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France : Politique en France / Valeurs chrétiennes : Famille

Envisager de faire des économies sur le dos des familles quand la natalité s’effondre : un contresens historique

Envisager de faire des économies sur le dos des familles  quand la natalité s’effondre : un contresens historique

Communiqué du Syndicat de la famille :

Alors que la France connaît une crise démographique historique, un rapport gouvernemental publié ce 12 août envisage, à l’approche de l’élaboration du PLFSS, de faire des économies sur le dos des familles. Ses propositions pourraient coûter jusqu’à 2000 € par an pour les familles de deux enfants et plus de 3000 € pour celles de trois enfants. Le Syndicat de la Famille appelle le Gouvernement à rejeter ces pistes contre-productives et, au contraire, à rebâtir la politique familiale : la France n’a en effet pas d’autre choix que d’investir dans la famille pour assurer son avenir démographique, social et économique.

En 2025, seulement 645 000 enfants sont nés en France, soit 24 % de moins qu’en 2010. La fécondité est tombée à 1,56 enfant par femme et, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le solde naturel français est devenu négatif.

C’est pourtant dans ce contexte que l’IGF et l’IGAS proposent jusqu’à 4,2 milliards d’euros d’économies annuelles sur la politique familiale avec des mesures telles que la baisse de 20 % des plafonds de revenus pour les allocations familiales, l’exclusion de nombreuses familles de l’accès à certaines aides, la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité, …

Si ces mesures s’ajoutaient au report de 14 à 18 ans pour la majoration des allocations familiales, déjà acté, le choc serait considérable : par exemple, pour un couple biactif disposant de 78 000 € de ressources annuelles, la baisse atteindrait 2000 € avec deux enfants et plus de 3 000 € avec trois enfants.

L’essentiel de cette perte proviendrait de l’abaissement des plafonds : ces familles de classes moyennes basculeraient du taux plein à 50 % des allocations familiales.

Le paradoxe est saisissant : plus une famille a d’enfants, plus elle serait frappée par les économies imaginées dans ce rapport.

« On rendrait la réalisation du désir d’enfant et son éducation encore plus difficile pour les familles, souligne Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la FamilleCes pistes sont en contradiction directe avec l’urgence démographiqueNous demandons donc au Gouvernement de renoncer à toute réduction des dispositifs familiaux et, au contraire, de rebâtir une vraie politique familiale : la famille est un investissement incontournable et rentable. »

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