En 2025, 644.000 bébés sont nés et plus de 250 000 ont été avortés. C’est près d’un quart de naissances en moins qu’en 2010 selon l’Institut national de la statistique (Insee). Ce nombre a même été inférieur à celui des décès, une première depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et une tendance qui devrait perdurer, selon les démographes.
Ce recul démographique en 2025 représente “un choc substantiel” car “toutes les politiques publiques, toute notre économie et notre société, en sont affectées”, souligne dans un édito le haut-commissaire au Plan et à la Stratégie, Clément Beaune.
“Il faudra nécessairement, dans les années qui viennent, affronter la courbe du décrochage démographique”.
Travailler plus, augmenter la productivité grâce aux nouvelles technologies, avoir recours à l’immigration économique : Clément Beaune, dont la vie privée est symptomatique de la crise démographique, appelle à “ouvrir le débat” sur les “trois seules réponses concrètes” à ce phénomène. Les auteurs de la note prennent acte de la crise démographique sans apporter de solution pérenne :
Plus largement, cette réalité démographique appelée à durer doit désormais être pleinement intégrée aux débats que nos prochains travaux auront vocation à éclairer, en particulier ceux relatifs à l’augmentation de la productivité, à la progression du taux d’emploi et au recours à l’immigration économique. Il ne s’agit plus de traiter la baisse de la natalité comme une variable conjoncturelle, mais comme une donnée de fond susceptible de reconfigurer durablement les équilibres économiques, sociaux et collectifs.
