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Immigration

Grand remplacement : un tiers de la France métropolitaine a un lien direct à l’immigration sur trois générations

Grand remplacement : un tiers de la France métropolitaine a un lien direct à l’immigration sur trois générations

L’Ined publie un ouvrage collectif issu de l’enquête Trajectoires et Origines 2 (TeO2), qui apporte un éclairage sur les trajectoires des immigrés, de leurs descendants et plus largement sur la diversité de la société française. Dirigé par Mathieu Ichou, Cris Beauchemin et Patrick Simon, l’ouvrage analyse les inégalités, les discriminations, les parcours scolaires et professionnels, les pratiques culturelles, les appartenances ou encore les expériences de racisme.

Cette enquête conduite de 2019 à 2020 sur un échantillon de plus de 27 000 personnes (âgées de 18 à 59 ans) permet d’analyser la troisième génération (les petits-enfants d’immigrés). Alors que parmi la population âgée de 18 à 59 ans, 13 % sont immigrés et 11 % descendants d’immigrés de la deuxième génération, la troisième génération en représente 10 % (au moins un grand-parent immigré). Un tiers de la France métropolitaine a ainsi un lien direct à l’immigration sur trois générations. Ces strates sont cependant entremêlées avec la population majoritaire dès la première génération à travers les unions mixtes.

La mixité des unions est non négligeable pour les immigrés : 39 % ont un conjoint d’une autre origine, dont 29 % sans ascendance migratoire. À la seconde génération, la mixité est encore plus prononcée : 59 % des enfants d’immigrés ont un conjoint d’une autre origine, dont 45 % sans ascendance migratoire. Le fait d’être issu d’un couple mixte renforce cette dynamique de mixité dans l’union : 90 % des descendants de couple mixte ont un conjoint qui n’est pas de l’origine du parent immigré, dont 74 % qui n’ont pas d’ascendance migratoire. Réciproquement, 12 % de la population majoritaire est en couple avec un conjoint immigré ou descendant d’immigré. Ces dynamiques de mixité se traduisent par une extension du lien à l’immigration qui concerne désormais, par les origines ou par alliance, 41 % de la population âgée de 18 à 59 ans.

71 % des immigrés, 94 % des descendants de deux parents immigrés et 98 % des descendants de couple mixte se sentent français, à comparer aux 97 % de la population sans ascendance migratoire. Ce sentiment d’appartenance nationale coexiste avec un attachement au pays d’origine des parents pour la seconde génération : 75 % avec deux parents immigrés partagent l’appartenance nationale du pays de leurs parents, et 46 % de ceux issus d’un couple mixte.

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