Le gouvernement tchèque a révoqué une décision du cabinet précédent sur la ratification de la Convention d’Istanbul, mettant officiellement fin à son examen au niveau gouvernemental.
Cette décision renverse une résolution adoptée en juin 2023 par le gouvernement de Petr Fiala, qui appelait à la poursuite du processus de ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, communément appelée Convention d’Istanbul.
Cette décision fait suite à la position prise par le Sénat tchèque, qui a refusé de soutenir la ratification de la convention le 24 janvier 2024. À l’époque, le document n’a pas réussi à obtenir la majorité requise.
Au cours du débat, les sénateurs opposés à la ratification ont fait valoir que le document contenait des dispositions idéologiques allant au-delà de la lutte contre la violence. Le sénateur Zdeněk Hraba a décrit la convention comme un “document idéologique”, tandis que le vice-président du Sénat, Jiří Oberfalzer, a noté que le texte utilise à plusieurs reprises le terme “genre” au lieu du sexe biologique.
Comme alternative, l’Institut Ordo Iuris de Pologne a rédigé une Convention relative aux droits de la famille. Selon ses auteurs, le document protège la famille en tant qu’unité fondamentale de la société, définit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme et ne contient aucune disposition idéologique associée à la théorie du genre.
