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Pays : International

L’Armée dans les quartiers ? D’autres y ont déjà pensé

Lu ici :

"La France a Marseille, les Etats-Unis ont le Mexique… Alors que
quelques voix s’élèvent dans l’hexagone, demandant une intervention de
l’armée pour mieux encadrer le secteur de l’import-export dans la
dynamique cité phocéenne, les Etats-Unis ont eux déjà franchi le pas.

Depuis 2007 et la mise en place d’un vaste plan d’action, Washington a
déjà investi plus de 1,6 milliards de dollars au sud du Rio Grande pour
lutter contre les trafics
. Le puissant voisin du nord aurait formé
environ 9000 policiers et militaires mexicains tout en fournissant des
avions de surveillance et des hélicoptères Blackhawk
.

Un nouveau seuil a été franchit au mois d’août avec l’envoi au
Guatemala de 200 Marines, appuyés par quelques hélicoptères de transport
dans le cadre de l’opération « Martillo » (Marteau). Ces hommes sont à
présent directement engagés dans la lutte contre les organisations
criminelles, et plus particulièrement contre le tristement célèbre
cartel des « Zetas »
, donné pour être le plus puissant du Mexique et de
l’Amérique centrale. Les Zetas tirent leurs revenus de la drogue, de
l’extorsion de fonds, des enlèvements et d’une très large palette
d’activités de vol et de contrebande. Les Zetas seraient présents sur la
moitié du territoire mexicain, obligeant Mexico à engager une véritable
opération de guerre contre eux
. Sous cette pression et, avec l’idée de
développer leur business vers le sud, le cartel se serait alors
largement implanté au Guatemala en profitant d’une frontière poreuse et
de la faiblesse des pouvoirs publics locaux.

Les Etats-Unis expliquent que leurs soldats n’interviennent pour
l’heure qu’en deuxième rideau, en appui de l’armée guatémaltèque, pour
le repérage et la surveillance des trafiquants. Personne n’est obligé de
les croire… Sont particulièrement ciblées les voies fluviales et
côtières permettant l’acheminement de forts tonnages de drogue, qui
finissent ensuite sur les rivages nord-américain."

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10 commentaires

  1. Ce n’est pas vraiment comparable : l’armée américaine est utilisée comme auxiliaire de la douane pour le contrôle des frontières…
    En France, il est proposé de substituer la police par l’armée dans le maintien de l’ordre (ce qui ne changerait rien sans changer la loi : quand l’armée a fait ce boulot en 1956 en AFN, il a fallu lui donner les pleins pouvoirs pour qu’elle soit efficace (ce qui in fine manquait à la police algéroise qui aurait sans doute pu y arriver avec les mêmes moyens)).
    Croire que tout va s’arranger en faisant débarquer l’armée est une utopie en tout cas : le malaise est avant tout sociétale et c’est la société qu’il faut transformer pour la guérison. L’armée peut être le bras armée de la transformation mais sans cette idée dernière, toute incursion militaire demeura vaine (ou débouchera sur une guerre civile, ce qui ne sera pas mieux).

  2. L’armée nord-américaine est aussi en Afghanistan et la production d’opium n’a jamais été aussi importante et les occidentaux (dont notamment la Russie qui a dénoncé ce qui se passait) n’a jamais été aussi envahi par cette drogue avec des relais vers l’Europe de l’Ouest via des états créés dans les Balkans grâce aux EU…Cherchez l’erreur.
    Par ailleurs les pays pauvres ne produiraient pas si les pays riches n’avaient pas des consommateurs de drogues.
    Cela permet en tout cas où États Unis de se trouver toujours plus présents en Amérique hispanophone et à l’industrie nord-américaine de vendre du matériel.
    Comme l’ont dit très justement certains hommes politiques courageux, en France il faut d’abord que la justice fasse son travail et que les policiers ne soient pas empêchés de faire le leur. Avec aussi une graduation des peines correspondant aux crimes et délits, et non pas quelques années de prison pour les coupables, et la mort pour les victimes.

  3. L’armée? = bouclage total + nettoyage complet, le tout limité dans le temps et sans état d’âme.
    A condition de plein de choses, la plus essentielle à mon sens étant la contribution de la population, car sans les civils, le renseignement passe mal et le temps est perdu.
    C’est refaire en moins exotique ce qui est actuellement en cours en Afghanistan. C’est refaire ce que notre armée avait si bien réussi en Algérie.
    En outre, avoir un sacré cran pour faire comme l’Empire d’outre Atlantique? Mais qui l’aurait aujourd’hui ce courage vu les conséquences inévitables de l’emploi de l’armée et les répercussions géopolitiques que cela impliquerait?
    J’attire l’attention sur le risque de déstabilisation réel du pays auquel les malfaisants et autres indésirables travaillent sous nos yeux. Car une émeute à Amiens, passe encore, mais répliquée sur l’ensemble des grandes villes du territoire, cela ne serait pas facilement contrôlable. A moins que…
    Les otages et les massacres auront lieu dans bien des quartiers…
    Anne, ma soeur Anne, si vous voyiez ce que je vois venir.

  4. L’armée rétablissant la loi dans les cités? Faut pas rêver!
    Le premier militaire qui, faisant usage de son arme, tuera “un pauvre jeune” qui n’avait que cela pour vivre décemment… (en BMW minimum), se retrouvera en tôle… Après les autres ne pourront plus rien faire (sauf se faire piquer leur Famas, comme c’est arrivé dans le métro!)
    Ou bien alors le fil qui retient l’épée de Damoclès (qui ne cesse de grossir) casse, les Kalach sortent des planques et nous manquerons de cercueils…
    Veillons et prions.

  5. Massu revient vite …….

  6. Et même si l’Armée pacifiait les nombreuses ” zones de non droit “, sans parler de la gestion politico – médiatique des morts inévitables, que ferait-on des milliers d’arrêtés ?
    Les prisons sont déjà surpeuplées avec plus de 65 000 individus incarcérés; et il y en a aussi plus de 80 000 autres encore dehors alors qu’ils ont pourtant été condamnés à de la prison ferme ( moins de 2 ans ) !
    Déjà en 2004, dans son livre « L’Islam dans les prisons », le sociologue Farhad Khosrokhavar avertissait :
    « Les musulmans forment la grande majorité de la population carcérale française. 50 % à 80 % des détenus dans les établissements proches des grands centres urbains et des quartiers sensibles sont musulmans. Rappelons que les musulmans représentent 7 % à 8 % de la population française. ( … ) Les musulmans en prison désignent surtout les habitants masculins des banlieues, parmi lesquels les jeunes, entre 18 et 35 ans, forment la grande majorité. »
    La seule solution à long terme est donc IMPÉRATIVEMENT de stopper l’immigration de masse actuelle !
    Et tant pis pour nos politiciens et leur rêve fou de créer artificiellement un nouveau peuple européen de remplacement !

  7. Cela peut avoir un intérêt, à deux conditions :
    – Que la justice applique des peines beaucoup plus fréquentes et beaucoup plus sévères ;
    – Que les règles d’engagement de la force, y compris mortelle, soient fortement assouplies.
    A défaut de quoi, l’intervention de l’armée aggraverait la situation, en démontrant l’impuissance des autorités malgré le recours à la solution, hum, finale.
    Très concrètement, si l’armée envoie des véhicules blindés dans les banlieues et que ceux-ci sont attaqués à coups de cocktails Molotov, les troupes doivent avoir le droit de tirer pour tuer.
    Sinon, à quoi bon faire intervenir l’armée ?
    Corrélativement, on note qu’il existe une marge d’amélioration extrêmement importante de la situation via l’application des deux points ci-dessus, même avec le seul recours à la police.
    En conséquence de quoi, “envoyer l’armée”, c’est un peu une rodomontade.

  8. Accord 5/5 avec R. MARCHENOIR.
    Mais ajoutons que la perte automatique de la nationalité française et l’anéantissement civil garantis complèteraient utilement l’arsenal de la PN contre les crapules…si justice était faite à due proportion de ce que qui est réservé pour sanctionner les infractions du code de la route.
    Qui dit armée dit loi martiale pour le secteur traité, sinon rien.

  9. @ R. Marchenoir et Ethos,
    Ça ne servirai à rien. La loi martiale ainsi que la pleine force ont déjà été employées en Algérie en 56 : résultat, 5 ans plus tard, on partait la queue basse en laissant se faire assassiner 100 000 harkis…
    L’histoire repasse toujours les plats à celui qui l’ignore…
    Ce n’est pas en redressant la situation pendant 5 ans par la force que vous changerez quoi que ce soit au problème !

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