Partager cet article

Tribune libre

Thérèse de Lisieux histoire d’une flamme, en ce 3 octobre, un incontournable coup de coeur !

Thérèse de Lisieux histoire d’une flamme, en ce 3 octobre, un incontournable coup de coeur !

« Longtemps Thérèse m’ennuya et je me couchais de bonne heure, laissant choir, las, sur les draps, son autobiographie Histoire d’une âme… » Une main judicieuse glissa ce petit livre dans le sac à dos de notre auteur, Luc Adrian lors d’une longue marche… Bien conseillé, ou pas ! il sauta le manuscrit A et commença par la fin, le manuscrit C. Et ce fut pour lui un choc. Une illumination. Thérèse se révélait dans une brûlante confession, une immense amoureuse de Dieu. Une amoureuse du feu de Dieu. Cette lecture fut une rencontre et Luc Adrian nous livre ici la « traduction de cette rencontre à l’intention, en particulier, de ceux que rebutent les petites fleurs et les points de suspension à répétition. »

Lisieux, 1897 : une jeune femme de vingt-quatre ans s’éteint dans l’anonymat d’un obscur carmel de Normandie. Cent-quarante ans plus tard, Thérèse de Lisieux a transformé l’Eglise et la vie de millions de personnes. Qui était-elle pour avoir ainsi mis le feu au monde ? Une petite fille orpheline de sa maman à l’âge de quatre ans. Une enfant victime de harcèlement scolaire qui n’arrivait pas à grandir. Une jeune fille dévorée de scrupules qui a franchi tous les obstacles, jusqu’à faire appel au pape, pour réaliser son rêve : s’exiler à quinze ans dans la vie monastique afin de se livrer à son unique Amour et sauver les âmes au prix de son sang. Thérèse est une hypersensible passée de l’angoisse de l’abandon en Dieu. Une femme amoureuse, fragile, intrépide, géniale.

Elle ne surgit pas pour rien à la fin du XIX° siècle. Nous sommes dans une époque de tumulte et de contradiction, c’est le siècle des inventions, de la révolution industrielle. C’est aussi le siècle d’un anticléricalisme virulent, d’une explosion de l’athéisme. Thérèse surgit là, comme une flame d’espérance, comme un antidote à antithéisme. Luc Adrian le souligne : elle apparait au même moment que Frédéric Nietzsche. Au moment même où Thérèse fait sa consécration de carmélite, s’enferme volontairement dans ce carmel de Lisieux jusqu’à la fin de ses jours, Frédéric Nietzsche, le prophète de la mort de Dieu est interné dans un hôpital psychiatrique après une crise de folie. Cette synchronicité a une signification inouïe.
« Dieu est mort » clame Nietzsche, « Dieu est amour » clame Thérèse, qui nous rend le vrai visage de Dieu à l’orée d’un siècle, ce XX°, qui le niera, le piétinera.

Dans cette biographie romancée, où tout est vrai, le journaliste écrivain Luc Adrian pose un regard neuf sur « la plus grande sainte des temps modernes » Pie X. Par son humour, sa culture, la puissance de sa plume, il jette un pont au-dessus du ravin qui nous sépare de sainte Thérèse. Il nous offre ainsi une véritable rencontre avec cette sainte qui ne déçoit jamais ceux qui veulent bien saisir sa main.

Un voyage au grand air, à lire absolument. Ceux qui ont lu déjà de Luc Adrian, ce passionnant ouvrage « François, le chevalier sans armure » n’hésiteront pas une minute !
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoins-saints/30940-therese-de-lisieux-histoire-d-une-flamme.html?ref=043193205
Thérèse de Lisieux, histoire d’une flamme, Luc Adrian, L’Emmanuel, 480 pages, 24 €.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Partager cet article

Publier une réponse