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Culture de mort : Avortement / Marche pour la Vie

Une loi qui n’a produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi

Une loi qui n’a produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi

Extrait d’un article de Nicolas Sévillia dans La Nef :

[…] En ces temps sanitaires troublés, dans les- quels un nouveau variant vient chaque mois dis- puter l’existence d’un ancien variant, l’humanité entière n’aura peut-être compris qu’une seule chose, une seule vérité partagée par tous: on éradiquera définitivement le Covid-19 lorsqu’on aura supprimé la souche du virus. Autrement dit, lorsque la racine du mal aura été coupée. Il en va de même avec les modifications législatives successives adoptées par le Parlement français depuis 1975 qui n’ont fait qu’aggraver la loi Veil – promulguée le 17 janvier 1975 – autorisant, voilà plus d’un demi-siècle, l’avortement en France. Il en serait de même si l’on cédait à la tentation, somme toute parée de bonnes intentions, de revenir à « l’esprit » de la loi Veil. Une loi qui n’aura produit que des mauvais fruits depuis 45 ans ne peut pas être une bonne loi. Rétablir quelques filtres qui permettraient de diminuer l’intensité du mal n’empêchera jamais de l’anéantir définitivement. […]

En 2021 en France, l’avortement et les actes médicaux qui l’entourent sont mieux pris en charge que les frais et les examens liés à la grossesse. Par principe d’humanité. C’est la même logique qui prédomine depuis la Révolution. La terreur par principe d’humanité.

Devant cet abîme de désolation, une petite flamme vacille. C’est la génération des éveilleurs de conscience et d’espérance. « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse », disait Albert Camus au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Nous n’étions pas nés en 1975. Nous n’avons pas voté la loi Veil qui devait nous libérer de toute entrave et nous promettre l’enfant désiré – si et quand nous le voulions. Nous n’avons pas vu le bonheur, seulement le malheur des femmes seules, et des enfants tués dans le sein de leur mère. Nous ne voulons plus de l’embryon objet et de l’enfant projet. Le chemin sera long et difficile, et il doit commencer par un examen de conscience approfondi. Celui-là seul nous permettra de comprendre qu’aucune autre option n’est possible que celle de s’approprier les armes de la Vérité, fut-elle tranchante et sans concession. Des grands serviteurs de la vie, comme le vénérable Jérôme Lejeune, nous indiquent ce chemin:

« Il n’y a point d’Homme avec un grand H. Il y a des hommes, des personnes, et chacun d’eux est respectable. Si chacun veut bien verser une larme sur la condition de l’Homme, si les grandes consciences s’enorgueillissent de grands élans en parlant des droits de l’Homme, bien peu se préoccupent de chaque homme, si ce n’est la loi élémentaire de la charité, un mot fort décrié ces temps-ci, et pourtant irremplaçable, car la charité s’étend à tous et à chacun, et surtout au premier venu, celui qui est juste à côté de nous, le “prochain” comme nous le disent nos catéchismes. »

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