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“Un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante”

Outre l’objection de conscience sur l’avortement et l’euthanasie, le pape a défendu l’institution familiale lors de ses voeux au corps diplomatique, dénonçant la GPA et l’euthanasie :

[…] La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.

C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.

De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”, que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et en altérant le projet relationnel originel de la famille.

De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie. […]

À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. Une société n’est saine et avancée que lorsqu’elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s’efforce activement de la promouvoir. […]

“En Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus”

Extrait du discours de Léon XIV au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, ce matin :

[…] Il est douloureux de constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent.

Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle, soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social. […]

184 États entretiennent actuellement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Parmi eux figurent l’Union européenne et l’Ordre souverain militaire de Malte. 93 missions diplomatiques sont accréditées auprès du Saint-Siège à Rome, notamment celles de l’Union européenne et de l’Ordre souverain militaire de Malte. Les représentations accréditées auprès du Saint-Siège par la Ligue des États arabes, l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés sont également basées à Rome.

Marcher pour dire “non” à l’euthanasie : il est crucial de se mobiliser

Le texte de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté arrive prochainement devant le Sénat, suscitant une vive inquiétude chez de nombreux Français. Présentée comme un progrès, la légalisation de l’euthanasie soulève pourtant de graves questions éthiques, médicales et sociales.

Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la Vie, alerte sur les dangers d’une telle loi pour les personnes âgées, handicapées ou vulnérables. À travers cet entretien, elle rappelle les combats du mouvement pro-vie et appelle à une mobilisation massive pour défendre la dignité humaine, notamment lors de la manifestation prévue le dimanche 18 janvier.

Dans l’Union européenne, dire non ne sert à rien

La souveraineté est une coquille vide : comme le non des Français au traité constitutionnel en 2005, le non d’Emmanuel Macron au traité du Mercosur sera sans effet sur l’entrée en vigueur de ce traité.

Il est permis de penser que l’attitude d’Emmanuel Macron, ne portant pas à conséquence, est purement démagogique.

Avec le ralliement de l’Italie, la minorité de blocage (au moins quatre États membres et 35 % de la population de l’UE) au Mercosur est caduque. Ce texte sera adopté à la majorité qualifiée, lors d’un vote des représentants des Vingt-Sept, ce vendredi à Bruxelles. Ursula von der Leyen ira, lundi 12 janvier, au Paraguay, signer l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), négocié depuis vingt-six ans.

La France se retrouve isolée, privée de sa souveraineté aux côtés de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche ou de l’Irlande. Ainsi fonctionne l’Union européenne. Il reste donc à la quitter.

De son côté, le Rassemblement National engagera deux motions de censure : à l’Assemblée nationale contre le gouvernement, au Parlement européen contre la Commission von der Leyen.

Avortement : la clause de conscience spécifique aux sages-femmes supprimée en catimini

Le code de déontologie des sages-femmes a été mis à jour suite à la publication au Journal officiel d’un décret le 31 décembre. La mention « aucune sage-femme n’est tenue de concourir à une interruption volontaire de grossesse » a été supprimée.

Il s’agissait d’une « triple clause de conscience, qui était superfétatoire et stigmatisante » considère le Conseil national de l’ordre des sages-femmes (CNOSF). La clause générale et la clause spécifique à l’avortement sont, elles, toujours en vigueur.

Sauf que les pharmaciens ne peuvent pas bénéficier de ces clauses. Doit-on comprendre que les sage-femmes vont bientôt en être exclues ?

Cette révision du code de déontologie comprend également la suppression des différents articles sur les compétences des sages-femmes. L’ancienne version listait en effet, de manière exhaustive, les actes pour lesquels ces professionnelles sont habilitées. Or « le champ de compétence des sages-femmes est défini légalement, à l’instar des autres professions médicales (médecins et chirurgiens-dentistes) et à l’inverse des professions paramédicales » pointe le CNOSF.

Au cours des dernières années, les sages-femmes ont été autorisées à pratiquer des avortements médicamenteux et des IVG instrumentales.

Source : Gènéthique

Le Conseil d’Etat n’invalide pas l’utilisation de l’écriture inclusive sur des plaques commémoratives

L’association Francophonie Avenir a demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler la décision implicite par laquelle la maire de Paris a refusé de remettre dans leur état initial des plaques commémoratives regravées en écriture dite « inclusive », de juger illégale l’écriture utilisée et d’enjoindre à la maire de ne plus l’utiliser. Par un jugement du 14 mars 2023, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par un arrêt du 11 avril 2025, la cour administrative d’appel de Paris a rejeté l’appel de l’association Francophonie Avenir.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, l’association Francophonie Avenir demande au Conseil d’Etat d’annuler cet arrêt.

Par décision du 4 décembre, le Conseil d’Etat juge que le pourvoi de l’association Francophonie Avenir n’est pas admis car cette association n’a pas fait l’objet d’une procédure préalable d’admission selon le code de justice administrative.

Une loi reconnait la personnalité juridique des enfants à naître

A Porto Rico :

Le 22 décembre 2025, Jenniffer González, gouverneur de Porto Rico, un Etat associé des Etats-Unis, a signé la loi 183-2025 reconnaissant la personnalité juridique des enfants à naître. Rédigé notamment par le président du Sénat, Thomas Rivera Schatz, le texte considère que l’enfant à naître « à n’importe quel stade de gestation dans l’utérus de la mère » est une « personne physique ».

Ce texte vient clôturer une année historique pour l’Etat en matière de défense de la vie. Aucun article de cette nouvelle loi ne modifie toutefois la législation sur l’avortement. A Porto Rico, l’avortement est légal pour protéger la vie ou la santé de la femme enceinte, quel que soit le stade de la grossesse.

Plusieurs lois adoptées pour protéger la vie humaine

Quelques jours avant, le 20 décembre, le gouverneur avait également promulgué un autre texte concernant les enfants à naître, lui aussi rédigé par Thomas Rivera Schatz. La loi 166-2025 reconnait comme un « meurtre au premier degré » tout crime « commis contre une femme enceinte, entraînant la mort de l’enfant à naître, à n’importe quel stade de la gestation dans l’utérus de la mère », ou « lorsque l’enfant à naître décède des suites de « l’usage de la force ou de la violence contre la femme enceinte » ».

A ces deux lois s’ajoute encore la signature, le 30 octobre 2025, de la loi 122-2025 sur l’avortement. Le texte énonce qu’au moins un des parents ou tuteurs légaux d’une mineure de moins de 15 ans doit donner son consentement écrit en cas d’avortement. En outre, les autorités doivent être informées en cas de suspicion de viol.

Un quatrième texte, lui aussi rédigé par le président du Sénat, la loi 63-2025, a par ailleurs interdit « les interventions chirurgicales ou les traitements médicamenteux qui modifient le sexe biologique d’un mineur sous prétexte d’une transition de genre ou dans le cadre d’un traitement pour la dysphorie de genre ». « Cette loi représente un arrêt absolu de l’utilisation des mineurs pour promouvoir des idées non scientifiques et contre nature qui leur causent des dommages physiques irréversibles » a souligné la sénatrice Joanne Rodríguez, co-auteur de deux des propositions de lois.

Source : Gènéthique

Le Sénat pourrait supprimer le suicide assisté, mais maintenir l’euthanasie

Ce mercredi 7 janvier, la Commission des affaires sociales du Sénat a examiné la proposition de loi sur les soins palliatifs, ainsi que celle visant à légaliser le suicide assisté et l’euthanasie. Ces examens portaient sur les versions adoptées en 1er lecture par l’Assemblée nationale, le 27 mai dernier.

En ce qui concerne « l’aide à mourir », la Commission sénatoriale a resserré les conditions d’accès, les seules personnes effectivement en fin de vie y ayant accès.

L’euthanasie serait donc possible, mais pas le suicide assisté. D’après les co-rapporteurs, limiter ainsi l’accès à l’euthanasie en ferait une simple prolongation de la sédation profonde et continue déjà autorisée par la loi Clayes-Leonetti.

En réalité, la sédation autorisée vise à soulager des souffrances réfractaires aux soins classiques même s’il y a un risque d’accélérer la survenue de la mort. A l’inverse, l’euthanasie vise à donner la mort.

Ces deux démarches sont donc à l’opposée l’une de l’autre dans leur intention.

L’ensemble des sénateurs examinera la proposition de loi à partir du mardi 20 janvier et pour une durée de deux semaines.

Le Syndicat de la Famille invite à écrire dès maintenant aux sénateurs en utilisant, pour gagner du temps, sa plateforme dédiée

Pour en savoir plus sur le processus législatif

MaFrance.app : effet Streisand garanti

L’effet Streisand se produit lorsqu’en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait que l’on voulait dissimuler attire et concentre l’attention médiatique.

Le député EELV-NFP Sabrina Sebaihi a demandé l’interdiction du site MaFrance.app auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Une démarche qui a offert de la visibilité à cette plateforme, dont l’ambition est de dresser un état des lieux du pays.

Ce site dresse un état des lieux de la France au niveau local, sur 5 thèmes : Insécurité, Immigration, Islamisation, Défrancisation et Wokisme. En recherchant votre commune vous pouvez voir le nombre de mosquées, l’évolution de l’insécurité, etc.

Des agents immobiliers utilisent mafrance.app/lieux pour conseiller leurs clients, afin de les rassurer sur l’emplacement du bien immobilier.

Envie de savoir où se trouve le centre pour migrant le plus proche de chez vous ?  La mosquée la plus proche ?  Le quartier “sensible” le plus proche ?  C’est désormais possible sur mafrance.app/lieux. Pratique pour le prochain déménagement !

Union des droites : le président des LR du Haut-Rhin s’allie au RN

Alain Kott, président des LR du Haut-Rhin, a publié le communiqué suivant :

La tête de liste du Rassemblement national à Colmar, Nathalie Aubert s’est félicitée de ce ralliement, dans lequel elle a dit voir «un message fort d’unité et d’espoir».

Toutefois,  la fédération des Républicains du Haut-Rhin a fustigé une décision «contraire à la ligne aussi bien nationale que locale du parti». Le président des LR Bruno Retailleau «a suspendu avec effet immédiat Alain Kott de ses fonctions» de président départemental et une «procédure d’exclusion de notre famille politique a également été engagée à son encontre», a précisé dans un communiqué le bureau départemental haut-rhinois du parti.

La Marche pour la vie, une manifestation pour témoigner, transmettre et réparer

Le 18 janvier à 14h aura lieu la marche pour la vie à Paris. Alors que la France s’apprête à franchir un seuil avec la légalisation de l’euthanasie, Jean-Pierre Maugendre alerte sur la nécessité de se mobiliser autour de cette grande cause nationale et invite à venir à la partie priante de la fin du cortège.

I-Média – Transparence, argent public et audiovisuel : l’enquête Alloncle remet les journalistes à leur place

L’image de la semaine : Nagui / Alloncle, l’enquête qui dérange !

Cette semaine, il y a eu un “clash” médiatique entre Nagui et Charles Alloncle. L’un accuse l’autre de le jeter en pâture à “l’ire populiste” alors que Charles Alloncle lui demande des détails sur son enrichissement personnel grâce à ses émissions sur le service public. Pourquoi la question des rémunérations opaques dans l’audiovisuel public dérange-t-elle autant ? Entre méthodes d’intimidation et tentatives de diversion, il existe peut-être des vérités que certains membres de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public ne veulent pas entendre…

Le dossier du jour : Affaire Bilongo, le racisme antiblancs assumé

Un élu LFI a fait parler de lui notamment en banalisant le racisme antiblancs dans le discours public. L’affaire a été révélée par un propos absolument sexiste contre Rachida Dati, puis la mayonnaise a définitivement pris avec le mépris de classe contre les gens du nord ou la diagonale du vide avant que la toile ne déniche aussi des pépites racistes et racialistes totalement décomplexées…

Les pastilles de l’info :

– TF1 au secours de Brigitte Macron
– La politique intéresse-t-elle encore les Français ?
– Neige et grand froid : les phénomènes météorologiques dramatisés
– Street presse se paie Off Investigation : délation sous subvention

Portrait piquant : Elisabeth Lévy, la journaliste hors caste et hors norme

Les tracteurs sont entrés dans Paris

La contre-révolution est en marche si j’en crois les drapeaux utilisés :

Comprendre l’action invisible du malin

Le père Jean-Baptiste Edart, doyen de la faculté de théologie de l’Université catholique de l’Ouest, enseignant-chercheur et spécialiste de démonologie, vient de publier un ouvrage sur Le diable dans ses oeuvres afin de comprendre l’action invisible du mal et s’en libérer.

Toute l’oeuvre du Diable consiste à tromper, tenter, blesser l’homme pour qu’il se perde. Si l’enjeu final est manifeste, il est cependant complexe de déterminer et classifier la nature de son pouvoir, surtout lorsqu’on cherche à rendre compte de la frontière entre la tentation, action ordinaire du Démon, et son action extraordinaire – dont la possession est la plus connue. À cette frontière se trouve ce qui est souvent dénommé un « lien ». Quelle réalité ce terme recouvre-t-il ? Comment rendre compte théologiquement de cette métaphore ?

À cette fin, en s’appuyant sur saint Thomas d’Aquin et la psychologie cognitive contemporaine, cette étude expose comment le Démon exploite les émotions et les vulnérabilités mentales (biais cognitifs, schémas dysfonctionnels, etc.) pour influencer la cognition. Ainsi, à la notion de « lien » l’auteur substitue, pour plus de clarté, celle d’emprise cognitive. Ce concept d’emprise permet de définir la nature de cette action démoniaque intermédiaire entre la tentation et la possession, qui agit sur les facultés cognitives via nos blessures psychiques. Par cette emprise, le Diviseur vise à maintenir l’homme dans le péché et l’empêche d’accéder à la vérité et à la conversion.

En explicitant cette forme de l’action démoniaque, l’ouvrage confirme la pertinence et la nécessité d’intégrer la prière de libération comme outil ordinaire du combat spirituel dans une société marquée par l’évolution des troubles psychologiques, comme par le paganisme et l’occultisme.

Il évoque aussi l’importance des prières d’exorcismes, notamment lors du baptême et souligne :

Bien que moins explicite dans le nouveau rituel du baptême des enfants, cette notion demeure présente. Le démon est évoqué à travers les notions de mensonge et d’esclavage. Dans les prières liées au catéchuménat, la référence au mensonge de l’ennemi et aux chaînes de l’esclavage qu’il impose dans la cupidité, la méchanceté, l’angoisse et les désirs de la chair est également présente. Les prières des trois scrutins reprennent la thématique du mensonge et de l’esclavage du péché.

L’auteur souligne aussi la croissance des recours aux thérapeutes liés à l’occulte :

Nous avons eu des témoignages directs au sujet d’ecclésiastiques, diacres, prêtres ou évêques, d’une ignorance totale sur le sujet, conseillant le recours à ces praticiens de l’occulte, quand certains diacres ou prêtres n’exerçaient pas eux-mêmes ces “dons”. Cette croissance exponentielle de la fréquentation de ces praticiens ne peut pas ne pas avoir de conséquence sur la santé spirituelle des chrétiens.

Triple effet de la confusion sénatoriale (texte de la commission des affaires sociales du 7 janvier 2026) sur l’euthanasie

Par Aline Cheynet de Beaupré, Professeur de droit privé et sciences criminelles – Université d’Orléans

🔴 la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès (SPCMJD) est un SOIN et doit le rester, or le texte de la commission des affaires sociales en fait aussi un acte létal

🔴 une SPCMJD sera crainte dans l’avenir car on ne saura pas s’il s’agit de soigner ou euthanasier une personne.

🔴 loi de Gresham : la mauvaise monnaie chasse la bonne
S’il existe 2 options derrière une sédation (soin ou mort) pour une personne en fin de vie, c’est l’euthanasie qui l’emportera.

🕳️ En France, la SPCMJD est déjà mal connue du grand public alors qu’elle a 10 ans d’existence légale.
🕳️La confusion dans l’esprit des gens a déjà lieu au Québec où être transféré en soins palliatifs est souvent assimilé à être euthanasié prochainement.
🕳️Aux Pays-Bas où coexistent euthanasie et suicide assisté, il y a 98 % d’euthanasies.

C’est la mort des soins palliatifs.
D’ailleurs, qui a entendu parler de l’examen de l’autre texte relatifs aux soins palliatifs (par la même commission) qui auraient vocation à ne plus être un DROIT ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le sénat va-t-il maintenir la légalisation de la mort administrée?

Communiqué de la Fondation Lejeune:

À l’issue de la journée de débats en Commission des affaires sociales du Sénat sur la proposition de loi relative à la fin de vie, la Fondation Jérôme Lejeune exprime sa vive inquiétude.

Si la commission a restreint les conditions d’accès à l’euthanasie, rebaptisée « assistance médicale à mourir », elle a néanmoins maintenu la transgression fondamentale de ce texte : donner aux médecins le droit de provoquer intentionnellement la mort d’un patient.

Faire croire que des garde-fous juridiques pourraient encadrer un tel acte relève d’une illusion dangereuse. Autoriser la mise à mort, même sous conditions, revient à ouvrir une boîte de Pandore.

Depuis trente ans, l’évolution des lois de bioéthique en France illustre que chaque ouverture légale, même limitée, sert de point d’appui pour étendre progressivement les pratiques autorisées, du diagnostic préimplantatoire à la PMA pour toutes, jusqu’à la recherche quasi-libre sur l’embryon. La dérégulation progressive, souvent présentée comme encadrement éthique, a systématiquement élargi le champ de ce qui était initialement interdit. L’introduction de l’euthanasie dans notre droit ne peut que suivre cette trajectoire. Le seul garde-fou réellement protecteur est l’interdit de tuer.

Pour protéger les personnes les plus vulnérables, la Fondation Jérôme Lejeune appelle les sénateurs à supprimer l’autorisation de provoquer la mort, ce qui rendrait la proposition de loi inacceptable pour l’Assemblée.

La Fondation Jérôme Lejeune appelle tous les sénateurs à agir avec responsabilité et fermeté, à voter un rejet massif de la proposition de loi ou à imposer ces modifications essentielles, afin de préserver le respect de la vie humaine et d’empêcher toute dérégulation éthique supplémentaire.

Déjà 1,7 M€ levés : rejoignez les 160 prêteurs pour l’abbaye du Barroux 

Plus de 1,7 M€ a déjà été levés auprès de 160 prêteurs pour financer ce beau projet des moines de l’abbaye du Barroux : la construction de leur caveau de dégustation de vins ! Il vous reste encore quelques jours pour contribuer à cette initiative qui permet de donner du sens à son épargne !

C’est cœur de la Provence des Papes que l’Abbaye du Barroux s’implante, et qui, depuis la pose de la première pierre le 21 mars 1980 ne cesse de se développer au sein de ce territoire d’exception.

L’abbaye du Barroux ne cesse de grandir : aujourd’hui, elle est composée de 65 moines qui vivent au rythme de la prière et du travail. Pour assurer sa pérennité, les projets réalisés et à venir ne manquent pas : le monastère s’est doté d’une infirmerie, d’un atelier de boulangerie et entrepris une extension de l’abbatiale, de la bibliothèque, du magasin et de l’hôtellerie.

L’huile, le pain et bien sûr le vin des moines du Barroux ont participé à la notoriété de cette congrégation rayonnante. Leur célèbre aventure vinicole a débuté en 1986 lorsque les moniales de Notre-Dame de l’Annonciation se sont installées sur une propriété viticole, la Font de Pertus. Peu de temps après, c’était au tour des moines de planter une vigne au pied de leur colline. Depuis, cette activité a pris de l’ampleur et s’est mise au service de tout un territoire. Il ne manque qu’un lieu de dégustation et de rencontres pour parfaire cette aventure : c’est le projet que nous vous proposons de financer, le caveau pour leurs vins Via Caritatis !

Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtant aux moines du Barroux pour financer la construction de leur caveau de dégustation de vins ?

Pour découvrir ce projet et rejoindre les 160 prêteurs, il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/abbaye-barroux-caveau

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

Euthanasie : 53 personnalités interpellent les sénateurs

Dans Le Figaro :

Mesdames, Messieurs les Sénateurs,

Lors de ses vœux pour l’année 2026, le président de la République a déclaré que cette année serait, dans dix ans, regardée comme « utile au pays », en raison notamment de la légalisation de la mort provoquée. En faisant de ce choix un marqueur d’utilité nationale, il n’a pas formulé une simple orientation politique : il a engagé une conception de la dignité humaine, du soin et de la solidarité nationale. Il vous revient aujourd’hui d’en mesurer pleinement la portée morale et les conséquences irréversibles.

Vous aurez en effet à vous prononcer dans quelques jours sur une proposition de loi instaurant un « droit à l’aide à mourir ». Il ne s’agit pas seulement d’options philosophiques ou de choix techniques, mais d’un basculement éthique majeur. Le législateur serait conduit à décider que l’accès à la mort médicalisée constitue une dérogation assumée à l’interdit de donner la mort à autrui, désormais reconnue comme un droit au nom des principes invoqués de liberté, d’égalité et de fraternité.

Notre nation traverse pourtant une période de fragilisation profonde. Les tensions sociales, la crise du système de santé, l’isolement croissant des plus vulnérables et l’érosion de la confiance démocratique imposent un devoir supérieur de responsabilité et de lucidité. Dans un tel contexte, admettre que la réponse sociale à l’expression de souffrances humaines profondes puisse être l’organisation légale de la mort constitue une injure faite à une conception digne et responsable des valeurs de la République.

La liberté fondamentale n’est pas de se voir proposer la mort comme un horizon souhaitable, mais de pouvoir décider en conscience des recours à une véritable assistance médicale.

Admettre qu’un concitoyen puisse solliciter un soignant afin qu’il le fasse mourir, c’est faire croire que la mort constitue une réponse sociale acceptable à des souffrances qui méritent mieux que cette compassion terminale. Les personnes en fin de vie, atteintes de maladies graves, chroniques ou évolutives, aspirent d’abord à bénéficier, sur l’ensemble du territoire, d’un environnement humain présent et bienveillant, de soins compétents pour prévenir et contrôler leurs douleurs, apaiser leurs souffrances et les accompagner fraternellement jusqu’au dernier instant.

Leur liberté fondamentale n’est pas de se voir proposer la mort comme un horizon souhaitable, mais de pouvoir décider en conscience des recours à une véritable assistance médicale, respectueuse de leur dignité, y compris dans les situations complexes qui justifient une approche personnalisée irréductible à un texte de loi. Elles n’ont pas à intégrer comme une norme sociale nouvelle que la règle serait désormais de ne pas prolonger indûment une existence soumise à des critères de recevabilité, y compris lorsque s’y mêlent des considérations économiques.

Admettre que la mort provoquée relève d’une autonomie individuelle exercée par l’intermédiaire d’un tiers procède d’une conception attentatoire aux droits et à la dignité de la personne vulnérable, qu’il s’agisse de maladie chronique physique ou psychique, de handicap ou de perte d’autonomie. Une approche digne nous engage au contraire à identifier et à comprendre ses besoins fondamentaux et à y apporter les réponses attendues.

Ne pas reconnaître que certaines demandes de mort anticipée sont la conséquence directe d’un déni de reconnaissance des droits de la personne, dont celui d’être intégrée à la vie sociale, est un reniement que nous ne pouvons plus tolérer. Quand l’un de nos concitoyens a perdu toute confiance en lui-même et en une société qui renonce à lui témoigner des solidarités de vie, sa demande de mourir dénonce d’abord notre propre trahison et notre abandon collectifs.

Admettre que la mort provoquée ne concernerait que l’individu, en ignorant la famille, les proches et les aidants présents parfois durant des années, constitue une atteinte supplémentaire. C’est abolir la signification de l’espace affectif et relationnel de la personne malade, et la condamner à la solitude d’une décision parfois envisagée pour ne plus être perçue comme un « fardeau ».

Instituer une mission médicale consistant à donner la mort constituerait une rupture supplémentaire avec les principes de dignité, de bienveillance, de rigueur et de justice qui fondent l’engagement soignant.

Admettre enfin que les professionnels de santé devraient intégrer dans leur déontologie un acte à finalité létale revient à pervertir le sens même du soin. Dans un contexte déjà marqué par des carences structurelles, l’acte de soigner est devenu pour beaucoup un acte de résistance éthique. Instituer une mission médicale consistant à donner la mort constituerait une rupture supplémentaire avec les principes de dignité, de bienveillance, de rigueur et de justice qui fondent l’engagement soignant.

Mesdames, Messieurs les Sénateurs, la proposition de loi visant à garantir l’accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs fait l’unanimité et s’impose sans tarder, à condition de disposer de moyens effectifs pour sa mise en œuvre. La proposition de loi relative à l’aide à mourir, en revanche, justifie un sursaut éthique et politique.

La France ne sera pas jugée, demain, sur sa capacité à avoir fait de la mort une « année utile ». Elle le sera sur la manière dont elle aura su demeurer fidèle à ses principes, protéger les plus vulnérables et affirmer que, dans son parcours de vie jusqu’à sa mort, la personne malade mérite mieux de notre nation qu’un droit à la mort provoquée.


*La tribune est signée par les membres du collectif Démocratie, éthique et solidarités :

Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI)

Nicolas Bauer, docteur en droit, Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ)

Sadek Beloucif, chef de service d’anesthésie-réanimation, Hôpital Avicenne, AP-HP 

Louis Bouffard, conférencier

François Braun, ancien ministre de la Santé

Alexis Burnod, médecin urgentiste et soins palliatifs

Agnès Certain, pharmacien praticien hospitalier, AP-HP

Françoise Chastang, praticien hospitalier, psychiatre, CHU de Caen Normandie

Aline Cheynet de Beaupré, professeur de droit privé, université d’Orléans

Raymond Dartevelle, historien, directeur scientifique de la chaire Assurance et Société à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Xavier Deau, médecin généraliste, ancien président de l’Association médicale mondiale, et vice-président du Conseil national de l’ordre des médecins

Vincent des Portes, médecin neuropédiatre, professeur, Université Lyon 1

Laëtitia Dosne, directrice générale, Helebor

Pierre-Henri Duée, directeur honoraire de recherche de l’Inrae, ancien président de la section technique du CCNE

Jean-Marie Faroudja, ancien président de la section éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des médecins

Pascale Favre, médecin, doctorante en éthique médicale

Michaël Finaud, médecin interniste et gériatre

Laurent Frémont, juriste, enseignant à Sciences-Po, Paris

Gilles Freyer, chef de service d’oncologie médicale, Hospices civils de Lyon, CHU de Saint-Étienne

Bruno Front, médecin généraliste

Sylvie Froucht-Hirsch, médecin anesthésiste-réanimateur

François Genin, co-fondateur de Voisins et Soins

Jean-Marie Gomas, gériatre, médecin de la douleur et de soins palliatifs

Raphaël Gourevitch, psychiatre, délégué de la société médico-psychologique

Didier Guérin, juriste

Marie de Hennezel, psychologue et écrivain

Emmanuel Hirsch, professeur émérite d’éthique, Université Paris-Saclay

Élisabeth Hubert, ancienne ministre

Vincent Hurstel, vétérinaire

Cyrille Jeanteur, ingénieur polytechnicien (X85) retraité, Locked In Syndrom (1997)

Magali Jeanteur, médecin et épouse-aidante

Olivier Joël, ancien universitaire à l’Université Paris-Dauphine

Clémence Joly, médecin de soins palliatifs

Jean Lacau Saint Guilly, professeur émérite, Sorbonne Université, cancérologue, ORL, Hôpital Fondation Rotschild

Véronique Lefebvre des Noëttes, psychiatre et gériatre, Hôpital Emile-Roux, AP-HP

Damien Le Guay, philosophe, maître de conférences, HEC

Jean Leonetti, ancien ministre

Marc Levêque, neurochirurgien, algologue

Sylvie Manouvrier, professeur honoraire de génétique médicale, Université de Lille

Philippe Marre, président honoraire de l’Académie nationale de chirurgie

Thibauld Massé, fonctionnaire civil

Catherine de Metz, juriste, maire adjointe Santé, senior, handicap, Gien

Israël Nisand, gynécologue obstétricien, président honoraire du Forum Européen de Bioéthique

Cécile Omnes, psychiatre hospitalier, centre hospitalier Plaisir

Hélène Paradis, expert-comptable, commissaire aux comptes

Didier Payen, professeur émérite de réanimation, Université Paris Cité Sorbonne, consultant recherche, département de maladies infectieuses, CHU de Nice

Il était une femme, qui mourut deux fois

Le matin mit un temps infini à apparaître. Un matin sans élan, sans promesse, qui s’avançait à pas comptés, retenu par ce qu’il allait accueillir.

À Noirmoutier, tout était figé. La mer demeurait muette. Le ciel, bas et plombé, pesait sur les choses. Le temps n’avançait plus ; il s’étirait, lourd, presque immobile. Une respiration trop longue.

Dans une chambre étroite, Maurice d’Elbée était là.
Son corps ne reposait pas vraiment : il attendait. Brisé, immobilisé, réduit à la lenteur douloureuse de chaque souffle. Chaque inspiration prenait son temps, comme si l’air lui-même hésitait à entrer.

Et près de lui, elle.

Elle était assise depuis si longtemps que la chaise semblait l’avoir adoptée. Sa main ne quittait pas la sienne. Elle veillait sans mouvement, sans plainte, comme on veille une flamme fragile dans une pièce sans vent. Elle n’avait pas quitté ce chevet. Ni la nuit. Ni le jour. Le monde extérieur s’était dissous.

Puis des pas.
Lents. Calculés.

Les hommes parlèrent doucement. Trop doucement. Ils évoquèrent un avocat, une défense possible, un espoir, un mensonge, un instant d’attente hors de la chambre. Un instant seulement. Le mot glissa, trompeur, presque rassurant.

Elle refusa d’abord.
Puis elle hésita.

L’espérance pesa plus lourd que la peur. Alors elle se leva. Elle lâcha sa main. Et le temps se fendit.

Elle attendit.
Debout.
Assise.
Puis debout encore.

Les minutes s’allongèrent. Une heure entière passa, épaisse, muette. Aucun pas. Aucun visage. Le silence devint trop dense pour être supporté. Elle comprit. Elle comprit avant même de comprendre.

Quand elle sortit, la place était déjà prête :
Les soldats.
L’alignement.
Le fauteuil.

Tout était en place depuis longtemps.

Elle cria. Elle appela.
Il tenta de sourire — un sourire faible, presque absent, mais chargé de tout ce qu’un homme peut dire quand il n’a plus de futur.
Elle voulut traverser cet espace trop vaste, mourir avec lui, ne pas rester.

Des bras la retinrent. On la repoussa. Elle se débattit. Le monde était devenu solide, infranchissable.

Puis le commandement.
Bref. Définitif.
La salve éclata.

Et d’elle jaillit un cri qui n’était plus une voix. Quelque chose se détacha, se rompit, s’éleva. Ce n’était plus de la douleur seulement : c’était un arrachement, un départ.

Le corps de Maurice d’Elbée s’affaissa.
Elle resta là, vide, immobile, réduite d’une part d’elle-même partie avec lui.
Le temps reprit son cours.

Quelques jours plus tard, ils la fusillèrent à son tour.
Ils ne reposent toujours pas ensemble.
Ils n’ont ni tombe commune, ni mémoire fidèle.

Mais ce matin-là, à Noirmoutier, le temps s’était arrêté assez longtemps pour que deux âmes s’éloignent presque en même temps, l’une sous les balles, l’autre dans un cri trop long pour appartenir aux vivants.

C’était le 6 janvier 1794. Et le 6 janvier 2026, le silence était toujours aussi épais.

Vive la République.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Euthanasie : les sénateurs mécontentent tout le monde

D’un côté, le lobby de l’euthanasie, l’ADMD, se plaint qu’en commission des affaires sociales au Sénat, la droite a réécrit la proposition de loi sur l’aide à mourir… 

De l’autre, Louis Bouffard souligne que les sénateurs de la commission des affaires sociales viennent d’acter la possibilité de provoquer la mort d’un patient dont le pronostic vital est engagé à court terme. Certes, la notion de « phase avancée » est écartée. Mais c’est déjà le pied dans la porte. C’est une rupture éthique majeure, un renoncement au courage politique et à la responsabilité du législateur.

En ouvrant cette brèche, le Sénat laisse la porte grande ouverte aux dérives à venir — qui surviendront tôt ou tard, dès la seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Le document américain de Stratégie de sécurité nationale : un basculement géopolitique majeur

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

Le document américain de Stratégie de sécurité nationale, diffusé début décembre, constitue un véritable basculement géopolitique, exprimé dans les termes les plus clairs. Lire et analyser ce document est essentiel pour qui veut comprendre quelle sera la politique américaine des prochaines années.

Certes, de nombreux points sont déjà connus et appliqués par Donald Trump et ses équipes. Mais de nouveaux concepts sont développés et surtout, c’est la première fois que la vision du monde trumpienne est théorisée et synthétisée dans un document très accessible d’une petite trentaine de pages. De plus, cette vision corrobore celle que J.D. Vance avait développée à Munich le 14 février dernier, devant un parterre de dirigeants européens médusés. Il ne s’agit donc plus des idées personnelles d’un vice-président jugé extrémiste par nos sages démocrates, ni des habituelles foucades d’un président sanguin qu’il suffira de réussir à amadouer un jour. Il s’agit de la nouvelle doctrine américaine des relations internationales.

C’est Donald Trump lui-même qui nous gratifie d’une courte introduction. Ce n’est pas le plus intéressant : il a sauvé du gouffre l’Amérique et le monde, et mis fin à huit conflits. Parfait. La suite est plus instructive.

Tout d’abord, l’objectif général de la stratégie américaine semble demeurer immuable : les Etats-Unis doivent rester « le pays le plus fort, le plus riche, le plus puissant et le plus prospère du monde ». Rien de changé donc, mis à part, et ce n’est pas rien, le moyen d’y parvenir. Le document regrette très clairement que depuis la fin de la guerre froide, les élites américaines se sont convaincues « que la domination permanente des Etats-Unis sur le monde entier était de l’intérêt supérieur de notre pays. Pourtant, les affaires des autres pays ne nous concernent que si leurs activités menacent directement nos intérêts ».

Avec un raisonnement pareil, Bill Clinton n’aurait pas bombardé la Serbie, George Bush junior n’aurait pas détruit l’Irak et Barack Obama n’aurait pas donné le coup de main décisif à Nicolas Sarkozy pour anéantir la Libye. De plus, au-delà du principe, cette politique de domination permanente a un coût gigantesque que l’Amérique n’a plus les moyens de financer.

Bien sûr, ne rêvons pas, il faut rester la première armée du monde et la puissance financière américaine, même en déclin, peut encore permettre cela. Mais cet outil doit dorénavant s’insérer dans une nouvelle définition de l’intérêt national, moins large qu’auparavant. Il faut maintenant parler, dit le document, de « prédisposition au non-interventionnisme », ce qui, en soi, constitue une vraie révolution. Cette prédisposition « devrait fixer des critères élevés pour déterminer ce qui constitue une intervention justifiée ». Cela reste assez vague bien sûr, mais c’est mieux que les mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein ou sur le pseudo génocide serbe au Kosovo. La conclusion sur ce sujet est plus nette : « Les Etats-Unis rejettent le concept malheureux de domination mondiale pour elle-même », « l’époque où les Etats-Unis soutenaient à eux seuls l’ordre mondial comme Atlas est révolue ».

La suite va à rebours de ce que font les dirigeants européens : « L’unité politique fondamentale du monde est et restera l’Etat-nation. » Le mondialisme est enterré, tout le monde l’a compris, sauf Emmanuel Macron et ses amis.

La conclusion est logique : il faut mettre un terme à l’immigration de masse, et rejeter « les idéologies désastreuses du « changement climatique » et du « zéro net » qui ont tant nui à l’Europe, menacent les Etats-Unis et subventionnent nos adversaires ». L’adversaire en question étant bien sûr la Chine, qui inonde le monde entier de ses panneaux photovoltaïques sous les applaudissements béats des consternantes COP successives.

Remettre le concept d’Etat-nation au cœur des relations internationale est peut-être ce qu’il y a de plus intéressant dans cet exposé stratégique. Les grandes organisations internationales, type ONU, OMS, Unesco et autres, n’intéressent plus l’Amérique qui préconise maintenant l’unilatéralisme à la place du multilatéralisme. C’est d’ailleurs ainsi que fonctionnent des pays comme l’Inde, la Chine, le Japon ou l’Indonésie avec la réussite que l’on sait. Seule l’Europe s’obstine sur ses vieux schémas et tente de marcher vers une organisation fédérale dont les peuples ne veulent pas.

Une fois ces principes posés, chaque région du monde est ensuite passée au crible. Tout d’abord l’Amérique du sud, appelée l’hémisphère occidental. La doctrine Monroe y est rappelée et adjointe d’un « corollaire Trump ». Le président James Monroe (1817-1825) avait indiqué que l’ensemble du continent américain se situait dans la sphère d’influence des Etats-Unis et que les Européens devaient définitivement s’en éloigner. Le document y rajoute la Chine, sans toutefois la menacer bien sûr. Mais il est dit que « des concurrents non hémisphériques ont fait des percées importantes dans notre hémisphère ». Il y a en effet bien longtemps que la Chine a noué des relations stratégiques avec le Chili, la Bolivie ou le Pérou dont les sous-sols sont riches en métaux rares. L’Amérique lance donc l’offensive contre cette implantation jugée dangereuse. Une première concrétisation spectaculaire vient de se produire au Vénézuéla. Trump n’en restera pas là.

En Asie, il faut gagner l’avenir économique et prévenir les affrontements militaires. Les quatre dernières administrations américaines (Biden, Obama, Bush, Clinton) ont favorisé l’ascension de la Chine. Il faut maintenant rééquilibrer la relation et, pour cela, renforcer la dissuasion militaire en s’appuyant sur le Japon, l’Australie et surtout l’Inde, pivot de ce « Quad », alliance à quatre censée tenir la Chine en respect. Ce n’est d’ailleurs pas gagné avec l’Inde qui n’a pas du tout apprécié que Donald Trump lui ordonne d’arrêter d’acheter du gaz et du pétrole à la Russie. Les vieux réflexes hégémoniques sont encore présents…

Lucide, l’administration américaine reconnaît que, contrairement à la Chine, elle ne s’est pas occupée du « Sud global ». Puis vient, bien sûr, le dossier Taïwan. Là aussi, le ton a changé. Pas de menaces, pas de risque de guerre évoqué, un simple rappel : « Nous maintiendrons notre politique à propos de Taïwan, ce qui signifie que les Etats-Unis ne soutiennent aucun changement unilatéral du statu quo dans le détroit de Taïwan ». Il n’est donc fait état d’aucun engagement précis en faveur de la souveraineté de l’île, convoitée par la Chine. Nul doute qu’à Pékin, on a dû lire cela avec intérêt.

L’Europe est le morceau de choix de ce catalogue géopolitique. Le document prend tout d’abord acte du déclin économique du vieux continent, 25% du PIB mondial en 1990, 14% aujourd’hui, et incrimine l’excès de réglementation européenne qui sape « la créativité et l’ardeur au travail ». Mais le plus grave est son déclin civilisationnel dû à sa politique migratoire laxiste, à l’effondrement de sa natalité, à la perte des identités nationales. Il va plus loin encore en s’inquiétant de la dérive des institutions européennes vers la censure, la répression des oppositions, les atteintes à la liberté d’expression, pour affirmer ensuite : « Le continent sera méconnaissable d’ici vingt ans ». On a envie de lui répondre que c’est malheureusement déjà le cas.

La conclusion de ce passage laisse pantois : « Nous voulons que l’Europe reste européenne ». Un propos qui, en France ou en Allemagne pourrait envoyer son auteur devant le tribunal.

Il faut donc « un renouveau spirituel », « cultiver la résistance » et de rappeler que les Européens veulent la paix mais que ce sont « des gouvernements minoritaires instables » qui ne la veulent pas et bafouent les démocraties. Une phrase attire l’attention : « L’influence croissante des partis patriotiques européens est source d’un grand optimisme ». En lisant cela, les dirigeants européens peuvent légitimement s’inquiéter sur la pérennité de leur alliance avec leur suzerain qui ne souhaite qu’une chose : leur départ.

Le document termine son tour d’horizon avec le Moyen-Orient « qui ne doit plus dominer la politique étrangère américaine » (voilà une bonne nouvelle après des décennies d’interventions désastreuses), et l’Afrique où « pendant trop longtemps, la politique américaine s’est concentrée sur la diffusion puis l’expansion de l’idéologie libérale. »

Tout cela n’est bien sûr que théorique à ce stade et les vieux démons peuvent ressurgir à tout instant comme l’a montré le récent bombardement de l’Iran à propos duquel aucune preuve n’a été fournie sur l’imminence d’une bombe atomique iranienne.

Malgré tout, c’est l’annonce d’un tournant géopolitique majeur qui s’inscrira peut-être dans la durée.

Antoine de Lacoste

La consécration, sommet de la messe (épisode 17/23)

1. Récit de l’institution ou consécration ?

Le récit de l’institution dans lequel sont enchâssées les paroles de la consécration s’enchaîne immédiatement à la conclusion de la prière Quam oblationem, par un simple pronom relatif :

 … dilectíssimi Fílii tui Dómini nostri Iesu Christi. Qui prídie quam paterétur accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas…

… votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ. Qui, la veille de sa Passion prit du pain dans ses mains saintes et adorables… »

Ne nous y trompons pas cependant. Il y a bien un récit, car le texte reprend minutieusement les gestes que le Seigneur accomplit lors de la dernière cène. Mais il n’y a pas qu’un récit. Les paroles consécratoires transcendent ce récit et réalisent ce qu’elles signifient, à savoir la présence réelle du Corps et du Sang de Notre-Seigneur sous les espèces du pain et du vin, et conjointement le renouvellement sacramentel du sacrifice de la Croix. Tel est le « mystère de la foi »[1], à la manifestation duquel est ordonné l’ensemble des rites qui entourent la consécration.

La transcendance des paroles de la consécration par rapport au récit de l’institution est particulièrement mise en évidence par la ponctuation et la disposition typographique adoptées dans le missel romain, qui signale le passage d’un discours de style narratif – le récit de l’institution – à un discours de style intimatif, propre à l’action sacramentelle – les paroles de la consécration. Elles sont en effet séparées par un point à la ligne des formules qui les précèdent. De plus, les paroles de la consécration sont imprimées en caractères typographiques plus grands, au centre de la page[2].

Qui prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, bene + díxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et manducáte ex hoc omnes. Celui-ci, la veille de sa Passion, prit du pain dans ses mains saintes et adorables et les yeux levés au ciel vers vous, Dieu, son Père tout-puissant, vous rendant grâces, il bé+nit ce pain, le rompît et le donna à ses disciples en disant : Prenez et mangez-en tous.
HOC EST ENIM CORPUS MEUM CAR CECI EST MON CORPS
Simili modo póstquam cenátum est, accípiens et hunc præclárum cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas : tibi grátias agens, bene + díxit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et bíbite ex eo omnes. De même, après le repas, il prit ce précieux calice dans ses mains saintes et adorables, vous rendit grâces encore, le bé+nit et le donna à ses disciples en disant : Prenez et buvez-en tous.
HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI, NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI : MYSTÉRIUM FIDEI : QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM. CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE : LE MYSTÈRE DE LA FOI : QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN REMISSION DES PÉCHÉS.
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis. Toutes les fois que vous ferez cela, vous le ferez en mémoire de moi.

L’attitude du prêtre marque également ce passage d’un style à l’autre. Tandis qu’il se tient droit en prononçant les paroles correspondant au style narratif, le prêtre s’incline sur l’autel, y posant ses coudes, au moment de proférer les paroles consécratoires.

Nous touchons ici un point capital de la théologie de la messe. Les paroles de la consécration sont, certes, prononcées à l’occasion d’un récit, mais saint Thomas d’Aquin exprime très clairement que si elles étaient proférées exclusivement par mode de récit (recitative), le sacrement ne serait pas réalisé[3]. Cette détermination du Docteur angélique fut reprise à son compte par le magistère suprême en la personne du pape Benoît XII[4].

Ainsi, bien que l’expression « récit de l’institution » pour désigner le rite central de la messe soit largement employée, elle demeure ambiguë. On lui préfère donc l’expression traditionnelle de « consécration ».

2. Le texte lui-même

Penchons-nous maintenant sur le texte lui-même du formulaire de la consécration[5].

Origine et histoire du texte

Quatre passages du Nouveau Testament rapportent l’institution de l’eucharistie. Ils se trouvent dans les évangiles de saint Matthieu, de saint Marc et de saint Luc, ainsi que dans la première épître aux Corinthiens. On est cependant frappé de constater que le récit de l’institution et les paroles consécratoires qui figurent dans le missel ne reproduisent pas purement et simplement l’un de ces textes de l’Écriture. Et pour cause : ils se rattachent probablement à une tradition antérieure au Nouveau Testament lui-même[6]. C’est une conséquence du fait que la messe fut célébrée par les premiers chrétiens bien avant que les évangélistes ou saint Paul aient pris la plume.

Ajoutons à cela que le texte figurant dans le missel romain se retrouve identique, à quelques détails mineurs près, dans les plus anciens livres liturgiques parvenus jusqu’à nous[7].

L’origine et l’histoire du formulaire de la consécration du missel romain nous mettent donc vraisemblablement en présence d’un monument de la tradition liturgique.

Deux points particuliers

Dans ce texte deux détails pourraient surprendre au premier abord.

D’une part, il y a une dissymétrie importante entre les deux consécrations, la formule employée pour le pain est nettement plus brève que celle qui est employée pour le vin et, surtout, on n’y trouve pas l’équivalent du quod pro vobis et pro multis effundetur [« qui sera versé pour vous et pour beaucoup »].

D’autre part, la formule pour la consécration du vin contient une incise qui semble perturber le rythme naturel de la phrase : Mysterium fidei [« mystère de la foi »].

Dissymétrie des deux formules

La dissymétrie des deux formules consécratoires nous fait toucher un point important de la théologie de la messe, à savoir que la double consécration est requise pour la réalisation sacramentelle du sacrifice. En effet, saint Thomas d’Aquin explique que la double consécration « sert à représenter la passion du Christ, dans laquelle son sang fut séparé de son corps »[8]. C’est une doctrine que Pie XII a développée dans son encyclique Mediator Dei. Le pape rappelle d’abord la nature sacrificielle de la messe :

 Le saint sacrifice de l’autel n’est donc pas une pure et simple commémoration des souffrances et de la mort de Jésus-Christ, mais un vrai sacrifice, au sens propre, dans lequel, par une immolation non sanglante, le Souverain Prêtre fait ce qu’il a fait sur la croix, en s’offrant lui-même au Père éternel comme une hostie très agréable. “La victime est la même ; celui qui maintenant offre par le ministère des prêtres est celui qui s’offrit alors sur la croix ; seule la manière d’offrir diffère[9][10]

Puis Pie XII explique précisément le rôle de la double consécration :

 […] la divine sagesse a trouvé un moyen admirable de rendre manifeste le sacrifice de notre Rédempteur par des signes extérieurs, symboles de mort. En effet, par le moyen de la transsubstantiation du pain au corps et du vin au sang du Christ, son corps se trouve réellement présent, de même que son sang, et les espèces eucharistiques, sous lesquelles il se trouve, symbolisent la séparation violente du corps et du sang. Ainsi le souvenir de sa mort réelle sur le Calvaire est renouvelé dans tout sacrifice de l’autel, car la séparation des symboles indique clairement que Jésus-Christ est en état de victime[11].

C’est, d’après saint Thomas, ce qui explique la dissymétrie des deux formules consécratoires :

Puisque le sang consacré à part représente explicitement [expresse] la passion du Christ, c’est dans la consécration du sang qu’on fait mention de l’effet de la passion du Christ, plutôt que dans la consécration du corps qui est le sujet de la passion[12].

Ainsi, ce qui aurait pu paraître comme une anomalie dans le formulaire de la consécration s’avère en réalité particulièrement expressif d’un aspect central de la doctrine de la messe.

Mysterium fidei

Quant à l’expression Mysterium fidei – « Mystère de la foi » – que comporte la formule de consécration du vin, son origine demeure incertaine. Est-elle une réminiscence de la première lettre de saint Paul à Timothée[13] ? Était-elle originellement une exclamation du diacre ? Quand fut-elle introduite dans la formule de consécration ? Autant de questions non résolues par les liturgistes. Rappelons cependant que cette expression est tout à fait antique, puisqu’elle figure dans les plus anciens sacramentaires[14] et, quelque fut son histoire, elle constitue bien une déclaration de la transsubstantiation opérée par les paroles de la consécration[15].

Saint Thomas nous en explique les termes :

 On parle ici de “mystère” non pas pour exclure la vérité mais pour signaler qu’elle est cachée. Car le sang du Christ, précisément, se trouve dans ce sacrement d’une façon cachée[16]

« On appelle [le sacrement de l’eucharistie] “mystère de foi” au sens d’objet de foi. Effectivement, que le sang du Christ se trouve réellement dans ce sacrement, la foi seule nous le garantit. En outre, la passion du Christ elle-même nous justifie par la foi[17].

3. Les gestes et attitudes du prêtre

Ces mots que prononce le prêtre – qu’il s’agisse du récit ou des paroles consécratoires – sont accompagnés de gestes très précis et d’attitude déterminées qui participent également de la manifestation du « mystère de la foi ».

Reproduction des gestes Notre-Seigneur

Nous avons déjà évoqué le fait que le prêtre s’incline et s’appuie sur l’autel au moment de prononcer les paroles de la consécration. Auparavant, « en même temps qu’il relate un à un les gestes de Notre-Seigneur, le prêtre les reproduit lui-même en une imitation dramatique »[18]. Ainsi :

– le prêtre prend entre ses mains le pain et également le calice, « il les prend pour les présenter à Dieu »[19], comme on présente une oblation ;

– il élève son regard vers le ciel et sa prière vers le ciel, vers le Père tout-puissant, attitude qui se rattache également à l’idée d’oblation ;

– à gratias agens [« en rendant grâces »], il s’incline, exactement comme lorsqu’il rendait hommage lui-même en disant plutôt dans la messe : gratias agamus [« rendons grâces »] ;

– à benedixit [« il bénit »], il effectue un signe de croix.

C’est que le prêtre principal est Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont le prêtre est à l’autel l’instrument :

Nulle part la personnalité du prêtre ne s’efface, nulle part sa solidarité avec le Christ lui-même ne s’affirme autant que dans le rite consécratoire[20].

En effet, explique saint Thomas :

 Le prêtre porte l’image du Christ, en la personne et la vertu duquel il prononce les paroles de la consécration[21].

Génuflexions

Dès qu’il a proféré sur l’hostie les paroles de la consécration, le prêtre adore le Christ réellement présent sous les espèces du pain en faisant une génuflexion, avant même d’élever l’hostie consacrée. Ayant élevé l’hostie, il fait une nouvelle génuflexion. Il observe les mêmes règles pour la consécration du calice. Si le geste lui-même de la génuflexion est relativement récent – il remonte XVe siècle[22] –, la pratique d’effectuer un geste d’adoration existait déjà auparavant. Ainsi, une fois les paroles de la consécration prononcées, le prêtre s’inclinait devant le Corps du Seigneur avant de l’élever, et de même pour le précieux Sang[23]. Cette immédiateté marque bien que c’est par la force des paroles consécratoires que la Présence réelle advient, et non en vertu d’une approbation des fidèles à qui l’on montre l’hostie ou le calice.

Élévation

Au sujet de l’élévation, mentionnons l’apparition de ce rite au XIIIe siècle, pour l’hostie, puis au XIVe siècle, pour le calice, témoigne de l’approfondissement de la piété eucharistique au cours du Moyen-Âge, qu’il faut probablement rattacher à l’approfondissement théologique de la doctrine de la présence réelle, notamment en réaction à l’hérésie de Béranger de Tours.

Les théologiens ayant réaffirmé et défendu à nouveaux frais la doctrine catholique au sujet de la présence réelle, le besoin se fit sentir chez les fidèles de voir l’hostie consacrée, de contempler le corps du Seigneur. D’où l’introduction du rite de l’élévation au moment de la consécration, par lequel l’hostie est offerte à l’adoration des fidèles.

On peut également envisager élévation comme « signe expressif du sacrifice », en particulier de sa dimension impétratoire [dimension d’intercession] :

 Quelques soient les détails […] de l’origine historique [des gestes d’élévation de la victime], leur signification profonde est la suivante.

En élevant ainsi le Christ immolé et glorifié, pour le présenter à son Père plus encore que pour l’offrir à l’adoration des fidèles, le prêtre s’identifie au Christ Souverain Prêtre, il le rejoint, et tout l’Église avec lui, dans l’acte par lequel il se tient éternellement devant son Père, avec la puissance de son sang répandu, pour intercéder en notre faveur[24].

Ainsi, les deux intentions, adoration et intercession, ne font qu’une, car en adorant le Christ, les fidèles s’associent eux-mêmes à son offrande et présentent sa propre “eucharistie” à Dieu[25].

Doigts joints

Un dernier geste doit retenir notre attention. À partir de la consécration de l’hostie, le prêtre ne disjoint plus les pouces et les index, si ce n’est lorsqu’il doit toucher ou manier une hostie consacrée, jusqu’à l’ablution des doigts après la communion. Apparu à la même époque que l’élévation, ce geste témoigne particulièrement de la foi que nous avons en la présence réelle de Notre-Seigneur sous les espèces du pain, même s’agissant des petites parcelles qui pourraient se détacher de l’hostie, et que l’on veut donc pas perdre.

Il s’agit par le fait même d’un geste de foi dans le réalisme eucharistique, et plus largement de respect envers Notre-Seigneur, qui s’inscrit dans le mouvement général de la liturgie, tendant à inspirer une profonde révérence, avec l’usage des cloches, l’emploi d’expressions choisies – « ses mains saintes et vénérables » [sanctas ac venerabiles manus suas], « ce calice précieux » [hunc praeclarum calicem] – ou encore ce geste du diacre soulevant le bord de la chasuble du prêtre, rappelant celui de la femme malade qui effleura la frange du vêtement de Note-Seigneur et s’en trouva guérie.

4. Conclusion

Concluons en remarquant que l’ordre du Seigneur – « vous ferez cela en mémoire de moi » – est bien répété par le prêtre, mais n’appartient pas aux paroles mêmes de la consécration. La formule employée souligne d’ailleurs qu’il ne s’agit pas seulement de « faire mémoire », mais de reproduire, d’accomplir, ce que Notre-Seigneur a fait :

Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétisToutes les fois que vous ferez celavous le ferez en mémoire de moi.

« Cela » c’est la double consécration, c’est la transsubstantiation et simultanément le renouvellement sacramentel du sacrifice du Christ.

Arizona : Un projet de loi pour punir les prêtres qui refusent de violer le secret de la confession

Un nouveau projet de loi en Arizona menacerait les prêtres catholiques d’amendes massives et jusqu’à deux ans de prison s’ils refusent de rompre le secret sacré de la confession.

Cette loi est la dernière tentative de la démocrate Stacey Travers. Travers avait proposé une loi similaire en 2023, qui n’avait finalement pas aboutie.

Le projet de loi 2309 oblige les prêtres à signaler tout cas d’abus ou même de menace d’abus au confessionnal dont ils auraient connaissance. Tout manquement à cette obligation est passible d’une peine criminelle de catégorie 6, pouvant atteindre 150 000 dollars d’amende et deux ans d’emprisonnement. Cette peine ne concerne toutefois qu’une première infraction. Les prêtres qui persistent à enfreindre cette loi, pourtant exigée par le droit canonique et l’Église catholique, s’exposent à des peines d’emprisonnement de plusieurs années.

Lundi, LifeSiteNews a contacté le bureau de la députée Travers par téléphone et par courriel afin de recueillir des informations sur le projet de loi. LifeSiteNews a demandé si un expert en liberté religieuse avait examiné la proposition, notamment au regard d’une loi similaire en vigueur dans l’État de Washington, depuis abrogée suite à une décision fédérale. Mme Travers n’a pas répondu à cette question, ni aux autres concernant ses tentatives de prise de contact avec les responsables catholiques.

LifeSiteNews a également interrogé Travers sur d’autres difficultés juridiques potentielles liées au projet de loi, compte tenu des récentes décisions de la Cour suprême en faveur de la liberté religieuse, comme par exemple une décision de juin 2025 qui protégeait le droit des parents de refuser les programmes scolaires à caractère sexuel.

Un responsable catholique a critiqué la loi, affirmant qu’elle était vouée à l’échec juridique si elle était adoptée. 

« Le caractère sacré du secret de la confession – connu en droit civil sous le nom de privilège du prêtre et du pénitent – ​​est reconnu par le droit américain depuis l’arrêt People v. Philips en 1813 », a déclaré Doyle, directeur exécutif de la Ligue d’action catholique, à LifeSiteNews dans un courriel. Cette affaire, portée devant les tribunaux de New York, a confirmé que les prêtres catholiques ne peuvent être contraints de témoigner de ce qu’ils entendent en confession.

Doyle a déclaré que cette loi ressemblait à une « manœuvre politique ». Il a déclaré que les motivations de Travers étaient claires, étant donné qu’elle avait reçu le soutien de groupes pro-avortement et pro-LGBT.

Doyle a fait remarquer :

Elle a coparrainé des projets de loi visant à abroger l’ancienne interdiction de l’avortement après 15 semaines de grossesse dans l’État ; à supprimer l’obligation de déclarer les avortements ; à ratifier l’amendement sur l’égalité des droits ; à supprimer la protection de l’objection de conscience pour les professionnels de la santé dans la fourniture de contraceptifs ; à interdire les thérapies de conversion ; à légaliser le suicide assisté ; et à établir le mariage homosexuel comme un droit en vertu de la Constitution de l’Arizona.

« Pour Travers et d’autres démocrates de gauche, l’Église catholique est un adversaire idéologique qu’on peut vilipender et discréditer en la présentant comme indifférente aux abus sexuels », a-t-il déclaré. « Leurs motivations sont cyniques, malveillantes et punitives. »

Le directeur exécutif de la Ligue d’action catholique a appelé ses coreligionnaires catholiques à s’opposer à cette proposition.

« Les catholiques doivent clairement faire savoir que toute tentative de violation du sceau sera considérée comme une tentative de criminaliser le catholicisme, à laquelle nous nous opposerons par tous les moyens appropriés », a déclaré Doyle à LifeSiteNews.

L’Oeuvre d’Orient face aux violences en Syrie

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient:

La ville d’Alep a de nouveau été le théâtre d’affrontements meurtriers dans la nuit du 6 au 7 janvier. Selon nos partenaires sur place, ces violences ont fait au moins neuf morts, constituant l’un des épisodes les plus graves observés depuis plusieurs mois.

Présente à Alep depuis de très nombreuses années, L’Œuvre d’Orient continue d’accompagner la population locale, qu’elle a soutenue sans interruption durant toute la guerre. La ville abrite une communauté chrétienne ancienne et nombreuse, durement éprouvée par le conflit, à l’instar de l’ensemble des habitants d’Alep.

Situation actuelle sur le terrain :

– Écoles et administrations sont fermées

– Des habitants ont été contraints de se déplacer, afin de s’éloigner des zones proches de la ligne de front

– Les besoins humanitaires augmentent rapidement, notamment pour l’accueil des personnes déplacées et les soins aux civils

L’Œuvre d’Orient appelle l’ensemble des parties prenantes à faire cesser les combats.

Sur place, l’ensemble des partenaires de l’Œuvre d’Orient ainsi que son collaborateur présent à Alep sont pleinement mobilisés pour venir en aide aux populations déplacées et assurer le soutien médical et humanitaire nécessaire aux civils.

Victoire décisive de la Maison d’éducation Pauline Jaricot devant le Conseil d’Etat

De Thérèse Madi, Présidente de l’association Maison d’Éducation Pauline-Marie Jaricot :

Le 2 janvier 2026, le Conseil d’État a rendu une décision majeure en faveur de la Maison d’Éducation Pauline-Marie Jaricot, mettant un terme à une procédure administrative lourde et éprouvante. Par cette ordonnance, la plus haute juridiction administrative a reconnu le bien-fondé de notre démarche et a sanctionné des décisions qui portaient une atteinte injustifiée à notre fonctionnement et à notre projet éducatif.

Cette victoire dépasse largement le cadre de notre seul établissement. Elle constitue un précédent important pour toutes les écoles libres, rappelant que la liberté de l’enseignement n’est pas une tolérance accordée, mais un droit fondamental qui doit être respecté par l’administration. Elle affirme que les projets éducatifs indépendants, lorsqu’ils sont sérieux, rigoureux et respectueux du droit, sont pleinement légitimes.

Depuis plus d’un an, notre école a dû faire face à un harcèlement administratif coûteux en énergie, en temps et en moyens financiers. Nous avons choisi de nous défendre, non par esprit de confrontation, mais pour rester fidèles à notre mission éducative et pour ne pas laisser fragiliser, par le silence ou la résignation, l’ensemble de l’enseignement libre.

Ce combat a été mené au prix de frais d’avocat importants, que notre association doit aujourd’hui assumer. Or, en défendant notre école, c’est bien l’intérêt général des écoles libres que nous avons servi.

C’est pourquoi nous lançons un appel au soutien et à la solidarité.

Par votre don, vous contribuez concrètement à :

  • Soutenir une école qui a tenu bon,
  • Défendre la liberté de choix éducatif des familles,
  • Permettre aux écoles libres de ne pas céder face à des pressions injustes.

Chaque aide, même modeste, est un acte de résistance pacifique au service de l’éducation, de la liberté et de l’avenir de nos enfants.

Pour nous aider :

https://www.helloasso.com/associations/maison-d-education-pauline-marie-jaricot/formulaires/1

Aider aujourd’hui, c’est protéger demain la liberté d’enseigner.

Ce combat gagné est un combat pour tous.

Merci de nous aider à le porter jusqu’au bout.

Thérèse Madi

Présidente de l’association

Maison d’Éducation Pauline-Marie Jaricot

Extrait de la décision du Conseil d’Etat :

Euthanasie : la commission des lois du Sénat estime que les articles litigieux ne peuvent pas être adoptés

Dans son rapport sur la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale le 27 mai 2025, relative au droit à l’aide à mourir, la commission des lois du Sénat souligne que

Les articles 2 et 4 de la proposition de loi instaurent un droit à une aide à mourir, conditionné au respect de cinq critères cumulatifs. Cette aide à mourir prendrait la forme d’une assistance au suicide ou, si le patient n’est pas en mesure de s’administrer lui-même la substance létale, d’une euthanasie.

Ces articles introduisent ainsi une double rupture par rapport à l’état du droit, qui n’autorise qu’une sédation profonde et continue, associée à une analgésie, maintenue jusqu’au décès.

En premier lieu, ils inscrivent la fin de vie dans un horizon temporel plus large que la sédation profonde et continue jusqu’au décès, qui n’est plus celui de la mort imminente.

En second lieu, ils autorisent, pour la première fois, un acte létal per se, le décès ne pouvant plus être considéré comme naturel.

L’article 17 crée, sur le modèle du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse, un délit d’entrave à l’aide à mourir, qui pourrait être puni d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Sur proposition de son rapporteur, Agnès Canayer, la commission a considéré que ces articles ne pouvaient pas être adoptés dans l’état issu des travaux de l’Assemblée nationale. Elle a émis un avis de sagesse au bénéfice d’une réécriture du texte qui sera portée par les rapporteurs de la commission des affaires sociales, saisie au fond.

La commission s’est prononcée sur les trois articles en s’appuyant sur des considérations principalement juridiques. Tout d’abord, les travaux du rapporteur ont démontré l’absence d’unanimité autour du principe d’ouverture d’une aide à mourir, voire la vive inquiétude exprimée par un nombre significatif de professionnels de la santé, d’une part, mais aussi par de nombreux intervenants extérieurs au domaine de la santé, d’autre part.

Sur le plan juridique, l’adoption du texte représenterait une profonde rupture quant au rapport de notre société à la mort.

L’instauration d’une aide à mourir créerait une incitation à la mort qu’aucun intervenant n’a niée, y compris ceux en faveur du texte, la seule existence de cette procédure conduisant nécessairement les personnes en fin de vie à s’interroger sur l’éventualité ou non de s’en saisir. Il est à craindre que l’accompagnement de la fin de vie, en particulier par le biais des soins palliatifs, et le soulagement de la souffrance ne soient délaissés au profit d’une accélération de la fin de vie, à mesure que les chances de rémission s’amenuiseraient.

Plusieurs des critères fixés par le texte pour accéder à une aide à mourir relèvent de l’appréciation difficilement objectivable, malgré tous les progrès de la médecine, du médecin ou du patient, notamment sur le caractère insupportable des souffrances. Le domaine d’application de la loi paraît donc extensible, et dépendra notamment de la pratique individuelle de chaque médecin. Les expériences étrangères ont en outre démontré qu’autant la jurisprudence que la législation ont rapidement étendu le périmètre des aides à mourir, une fois que le principe en a été adopté : le législateur de 2026 doit donc avoir en tête le risque que ce texte serve de « pied dans la porte » vers une extension future du champ couvert par ce droit à mourir, malgré toutes les garanties mises en avant par les promoteurs du texte.

Les garanties établies par le texte paraissent d’ailleurs insuffisantes au regard du public particulièrement vulnérable auquel le texte s’adresse. Outre le « flou » des critères d’accès à l’aide à mourir, dénoncé par de nombreuses personnes auditionnées, la volonté explicite de mise à l’écart du juge, avec l’ouverture du droit au recours au seul demandeur de l’aide à mourir, laisse craindre, dans l’intimité des familles, des situations difficiles, autant pour le patient qui risque de faire l’objet d’abus de faiblesse, que pour les proches qui estimeraient que les critères ne sont pas remplis, et n’auraient d’autres moyens d’accès au juge qu’une plainte pour homicide ou tentative d’homicide, dont les délais d’examen seraient incompatibles avec la temporalité d’une demande d’aide à mourir.

Au-delà de l’opportunité ou non d’ouvrir une aide à mourir, il est non seulement juridiquement inutile mais surtout dommageable pour les patients de consacrer cette aide à mourir en « droit ». Surtout, le terme de droit à l’aide à mourir constituerait un premier pas sémantique vers un droit inconditionnel à choisir sa mort, auquel la commission s’est opposée.

Enfin, la reprise presque identique à l’article 17 du dispositif du délit d’entrave à l’IVG pour l’aide à mourir soulève certaines fragilités juridiques qui soulignent son absence d’utilité sociale.

L’ensemble de ces considérations a conduit le rapporteur à écarter la proposition d’émission d’un avis favorable au texte transmis par l’Assemblée nationale, autant en opportunité qu’au regard des nombreuses lacunes juridiques qu’il contient.

Le texte sera examiné en séance publique à compter du mardi 20 janvier.

Un anniversaire hallucinant

Il y a tout juste quatre ans, Jean Castex alors premier ministre annonçait au journal de « TF1 » avec un sérieux sans égal :

« Pour freiner la progression fulgurante du variant Omicron, à compter du 3 janvier 2022, la consommation dans les bars et les cafés ne pourra plus se faire debout mais seulement de manière assise. »

En relisant cette déclaration, on peut se demander comment un peuple a supporté une telle absurdité sans réagir !

Aucun humoriste, pas même Raymond Devos dans ses pires délires n’aurait osé interpréter un sketch aussi absurde. Malheureusement pour nous, nous sommes de plus en plus confrontés à ce genre de consignes aussi délirantes que contradictoires.

Ainsi le port du masque considéré comme inutile au début de l’épidémie de Covid-19 était rapidement devenu obligatoire. Ensuite était apparu le vaccin anti-Covid qui empêchait la transmission, puis ne l’empêchait plus mais évitait les formes graves de la maladie avant d’entraîner des effets secondaires parfois mortels. En réalité, nous n’avons guère été épargnés ces dernières années par l’incohérence apparente de nos dirigeants. Je parle à leur égard « d’incohérence apparente », car une technique bien connue de manipulation des foules consiste à les maintenir dans un climat de peur et de confusion. Une fois que les gens sont totalement déboussolés, vous leur apportez la solution que vous teniez en réserve, et tels des moutons effrayés, ils se précipitent dans le piège préalablement tendu !

Tout récemment, on a eu l’exemple de la « Dermatose Nodulaire ». Au début, la maladie touchant les bovins n’étaient pas dangereuse mais par précaution nécessitait l’abattage des bêtes malades. Puis un jour, le ministère de l’Agriculture a imposé la destruction de tout le troupeau » aux premiers signes d’infection. Une fois les éleveurs terrorisés par la menace qui planait au-dessus de leur bétail, on leur a promis un vaccin sensé protéger les animaux et éviter leur mise à mort. Immédiatement, même les plus récalcitrants à la vaccination ont réclamé le traitement miracle sans même prendre le temps d’en connaître les effets secondaires !

Si la peur est mauvaise conseillère pour chacun d’entre nous, elle demeure un merveilleux outil de manipulation pour nos dirigeants !

Quel contraste avec ce passage des Evangiles :

« Vers le soir, Jésus demanda à ses disciples de passer sur l’autre bord du lac. Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans leur barque. Il s’éleva alors une grande tempête et les flots se jetaient dans la barque au point qu’elle se remplissait. Lui, il dormait à la poupe du bateau sur un coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?
S’étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer de s’apaiser, et il y eu un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, n’avez-vous point de foi ? »

Alors que nos dirigeants ont choisi de gouverner par la crainte, Jésus préfère apporter la paix. Il ne joue pas avec la peur, au contraire il nous aide à la surmonter pour devenir des hommes et des femmes confiants et non du bétail apeuré. Et à ce propos, en décembre dernier, lors de l’abattage de 208 vaches à la ferme des Bordes sur Arize en Ariège, de nombreux manifestants ont résisté aux CRS qui tentaient de passer en force pour détruire les animaux. Malgré les menaces et le gaz lacrymogène, quelques paysans se sont agenouillés courageusement face aux forces de l’ordre pendant que Pierre Guillaume Mercadal tentait de les convaincre d’abandonner leur sinistre projet. Il s’est adressé à eux sans crainte, sans haine, et il a su cette fois-ci trouver les mots justes pour toucher leur cœur. * *

Pendant qu’il parlait, plusieurs gendarmes émus par la situation ont relevé leur casque et comme dans une scène des Evangiles, on a pu assister à un dialogue amical entre CRS et paysans !
N’est-ce pas là, la meilleure forme de résistance face à de la violence injustifiée ?

* * Journal d’un croyant de 2025 – La fin de la paysannerie

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

2026, une année de reconquête française et chrétienne

Communiqué de l’AGRIF :

Le bureau de l’AGRIF souhaite à ses adhérents, amis et bienfaiteurs une belle et heureuse année 2026.

Une année dont nous voulons qu’elle soit de reconquête française et chrétienne.

L’AGRIF va maintenir une pression maximale et multiplier les actions contre ceux qui salissent notre pays et notre foi.

Plusieurs rendez-vous judiciaires sont d’ores et déjà programmés. Le premier sera d’importance puisque, dans l’affaire de Crépol, grâce à notre persévérance, le racisme anti-français et anti-blanc devra à nouveau être jugé par la Cour d’appel de Grenoble le mardi 13 janvier prochain.

Nous engageons également des poursuites contre l’influenceuse algérienne Sofia Belemmane qui s’est répandue en propos de haine anti-française en fin d’année 2025.

Par ailleurs notre plainte contre la « journaliste » Nassira Al Moadem a enfin été reçue. Elle avait qualifié la France de « pays de racistes dégénérés ».

De nombreuses autres affaires sont également en cours dont nous vous tiendrons, bien évidemment, informés des avancées.

Pour ce travail de longue haleine, nous avons, aujourd’hui plus que jamais, besoin de votre aide. N’oubliez pas votre réadhésion 2026. Si vous n’êtes pas encore adhérent, c’est le moment de nous rejoindre. Vous pouvez également aller plus loin dans votre soutien en faisant un don (défiscalisé à 66%) à l’AGRIF. https://www.lagrif.fr/nous-soutenir/

N’hésitez pas à faire connaître l’AGRIF autour de vous, partagez nos publications imprimées ou en ligne (X, Facebook, Instagram…).

Pour ceux qui le peuvent, venez nous rencontrer à l’occasion de notre traditionnelle galette des rois qui se tiendra le jeudi 22 janvier (ET NON LE 18 comme indiqué par erreur il y a quelques jours) à Paris. Inscriptions à [email protected]

Merci par avance pour votre précieux et essentiel soutien !

Yann BALY, Président

Bernard ANTONY, Président-fondateur émérite

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