Blogs avec images

Terres promises : les Accueils Louis & Zélie

Dans un monde chargé de bruits, de tensions, de séductions de toutes sortes et qui va de plus en plus vite, il arrive que des difficultés ou des drames surviennent, et que le chemin se fasse tout à coup plus fragile. Comment alors renouveler notre élan vital en trouvant un lieu d’écoute pour se poser et se reconstruire ?

C’est pour répondre à cet appel qu’ont été créés en 2015, à l’occasion de la canonisation des parents de Sainte Thérèse de Lisieux, les Accueils Louis et Zélie.

Des lieux de simplicité et de foi pour offrir un refuge et une boussole aux couples, aux familles et aux personnes isolées et en souffrance. Aujourd’hui, plus de 212 bénévoles animent 48 lieux d’accueil en France, en Belgique, en Suisse et en Espagne. On les retrouve de Lille à Ajaccio, de Bordeaux à Strasbourg, de la Bretagne à la Moselle, et avec une présence toute particulière en Vendée, où quatre centres d’accueil ont vu le jour pour ne laisser personne seul face à ses difficultés ou son drame personnel…

Ces bénévoles de Vendée qtémoignent du sens de leur écoute profonde…

Pour toute information, demande d’accompagnement et découvrir les contacts avec les 48 Accueils Louis & Zélie : http://www.accueillouisetzelie.fr

Prêtez pour ce beau projet de Misericordia !

L’association Misericordia est fondée en 2013 par Romain et Rena de Châteauvieux et devient une œuvre catholique de développement. Ses missions se structurent autour de trois piliers :

  • la présence fraternelle,
  • les actions sociales & éducatives
  • l’annonce de l’Évangile.

Son objectif : faire rayonner la miséricorde du Christ auprès des plus pauvres en bâtissant une culture de la rencontre, afin de transformer durablement les quartiers par une présence fidèle et fraternelle.

Le fonctionnement de l’œuvre repose à 99 % sur des dons privés – provenant principalement de particuliers et de fondations – ainsi que sur l’engagement bénévole massif de plus de 400 personnes ; s’y ajoute une équipe de près de 60 missionnaires répartis dans 6 lieux de mission : Chili, France, Argentine, États-Unis.

Le projet consiste à construire un centre Misericordia de 1000 m² à Aubervilliers (93), dans les locaux de la paroisse Saint-Paul du Montfort. Il s’agit de répondre à la forte croissance des besoins du quartier en créant un lieu ouvert, accueillant, structurant et visible. Le centre comprendra notamment un espace éducatif (salles de soutien scolaire, bibliothèque, ludothèque), une salle d’éveil artistique et musical, un café solidaire (le Café Misericordia), un espace de prière et des bureaux pour l’équipe salariée et les missionnaires. Ce projet permettra de tripler le nombre de bénéficiaires réguliers (de 300 à 900) et de mieux structurer les activités existantes (visites, fêtes, accompagnement des jeunes et des personnes isolées…). Le budget global est de 4 M€ (TTC) dont plus de 50 % sont déjà sécurisés.

Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtant à l’association Misericordia et ainsi contribuer à la construction de ce nouveau centre Misericordia ?

Pour découvrir ce projet et y investir (prêter), il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/misericordia-pret

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

L’ébullition des nouveaux catholiques : une menace pour l’évangélisation douce ?

Depuis plusieurs décennies, les bancs des églises se vident. Devant la fuite du monde, l’Institution semble avoir décidé de s’en rapprocher : les messes en langue vernaculaire, une liturgie réalisée face à l’assemblée et l’un des principaux enseignements de Jésus-Christ mis sous le tapis. De nos jours en effet, l’accent porte lourdement sur l’horizontalité, la souplesse et le nivellement vers les laïcs. L’Église se fait douce pour ne pas effrayer ses contemporains. À l’aune du record des baptêmes pour adultes l’année précédente, vous m’affirmerez que cette méthode fonctionne. De mon côté, je ne pense pas que ces jeunes se soient retrouvés à l’aide de ce récent virage d’évangélisation, mais bien grâce à la droiture des enseignements de notre religion millénaire.

Dépassement de soi, discipline, développement personnel : autant de mots pour définir une même prise de conscience. L’homme a reçu son âme de Dieu, il a été créé à son image, ce qui implique à la fois un héritage et un potentiel à honorer. Si beaucoup ne reconnaissent pas encore notre Seigneur, nombreux sont ceux qui s’accordent néanmoins sur l’importance de la responsabilité individuelle. Ainsi s’explique cette tendance à la culture d’une discipline physique, professionnelle et intellectuelle stricte. Dans un tel état d’esprit, les nouvelles générations pourraient être particulièrement sensibles à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Cependant, l’une des valeurs centrales de l’Évangile en mesure de faire vibrer le cœur de cette jeunesse est trop souvent écartée au profit de poncifs bienveillants.
Cette valeur, clivante pour notre temps, n’est autre que l’exigence.

Dans le treizième chapitre de Saint Luc, un figuier ne donne pas de fruits depuis trois ans. Jésus déclare alors : “Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?”. Dans la parabole des vignerons homicides, Jésus affirme : “ […] le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits”.
Enfin, l’exemple le plus révélateur se lit dans le chapitre quinze de l’Évangile selon Saint Jean. Les hommes sont les sarments, Jésus est le cep, Dieu le Père est le vigneron. Les sarments qui portent du fruit sont taillés par le Père pour qu’ils en produisent davantage. Au contraire, ceux qui n’en portent pas sont enlevés du cep, puis ils sèchent dehors avant d’être jetés au feu. Suite à quoi Jésus explique : “Ce qui manifeste la gloire de Mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit. Vous serez alors vraiment mes disciples”. Comment ne pas entendre que ceux qui ne portent pas de fruit ne peuvent être les disciples du Christ ?

Le message de notre belle religion est avant tout amour : mais est-ce que la complaisance à l’égard du péché en est une preuve ?

Dans un monde où tolérance est le maître-mot, l’exigence est cruelle. Mais n’est-il pas plus cruel encore d’abandonner les hommes à leurs mauvais penchants par crainte de les offenser en leur révélant les efforts que réclament le respect de leur potentiel divin ?
Si de nos jours, le Mal rencontre de moins en moins d’adversaires, c’est parce que le Bien, lui, est en carence de champions. Est-ce qu’un Saint-Georges, un Saint-Louis ou une Sainte-Jeanne aurait pu s’illustrer sans une piété exemplaire ?
Chaque homme est appelé à la sainteté. Pour y répondre dignement, une discipline de chaque instant est requise. La voie vers le Royaume de Dieu est pleine d’épreuves. Ici-bas nos croix ne sont pas légères. Mais comment suivre le Christ sinon en les portant avec bravoure ?
Les prêtres craignent-ils de faire fuir leurs ouailles en prêchant cette noble qualité et une attitude rigoureuse ? Est-ce que lire au minimum un des quatre évangiles est un devoir trop éprouvant pour un fidèle ? Est-ce que dix chapelets est une pénitence trop sévère ? Le recul de la crainte de Dieu n’est-il pas partiellement imputable à l’insouciance du repentir ?

La tolérance se fait parfois le masque de la lâcheté. La complaisance vis-à-vis du péché est grave. Ne faut-il pas connaître le Mal pour s’en guérir ? Légaliser l’assassinat d’innocents au nom de l’irresponsabilité sexuelle est Mal, il faut le dire. Se dégrader en maltraitant son corps et son âme est une insulte à notre ressemblance divine, il faut le dire aussi. Ne serions-nous pas reconnaissant de recevoir de l’aide pour retirer la paille qui loge dans notre œil ? N’est-ce pas aimer son prochain que de l’empêcher de se rendre haïssable ?
L’intolérance est un terme connoté de façon purement négative. Pourtant, l’intolérance au vice, qu’est-ce sinon une vertu ?

Le message du Christ est limpide. L’exigence du chrétien n’est pas sujette à interprétation. Oui, l’homme est faible à cause du péché originel, mais jamais notre Seigneur ne l’enjoint à se morfondre. Si nous tombons parfois, nous devons nous relever toujours. Notre vie en ce bas-monde est une lutte acharnée contre le prince du mal. Par la grâce de Dieu, son Fils unique nous a révélé le chemin et donné des armes. Honorons notre corps, notre esprit et notre âme. Nous avons reçu la Bonne Nouvelle, alors rayonnons de joie. Soyons exemplaires individuellement d’abord, et notre communauté entière le sera.

L’Église, par miséricorde, accueille les brebis égarées. Dieu sait qu’elles sont nombreuses, ces brebis égarées. Et dans l’espérance d’en sauver un maximum, l’Église s’avance dans le monde. Les filets des pêcheurs d’hommes se font de moins en moins rigides. L’exigence à l’égard du charnel (chasteté, homosexualité) par exemple, est passée sous silence de peur de repousser ces mêmes brebis dans les ténèbres.
Cependant que cette mission d’évangélisation douce progresse, un nombre important de convertis et de recommençants lèvent la voix pour une approche en tout point opposée. Ces nouveaux catholiques considèrent que ces excursions de l’Église dans le monde menacent de niveler l’exigence religieuse vers le bas, à la hauteur des standards modernes.

Cette jeunesse revenue est d’une radicalité qui contraste fort avec la discrétion des fidèles de longue date. La croyance est une affaire privée qui doit se tenir en dehors des débats publics, répète-t-on depuis plus d’un siècle. Mais lorsque les médias financés par nos impôts blasphèment ; lorsque nos cérémonies nationales servent l’antéchrist ; lorsque nos églises brûlent ; lorsque la mort est le remède à l’irresponsabilité de la chair ; lorsqu’elle est aussi la solution au rejet de la vieillesse improductive : les nouveaux catholiques n’entendent plus se taire. Et même en dehors de cet aspect militant, ces jeunes comprennent mal pourquoi la lumière de Dieu devrait être couverte d’un vase. Loin des compromis avec l’État laïc et vierge du souvenir des persécutions républicaines, le nouveau catholique souhaite agir selon les commandements de Jésus : “Prêchez la bonne nouvelle à toute la création” ; “que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père Céleste” ; “mettez en pratique la parole, et ne vous contentez pas de l’écouter”.

Comment l’Église va-t-elle réagir vis-à-vis de ces groupes radicaux qui menacent la méthode d’évangélisation douce ? Parviendra-t-elle à maintenir l’équilibre entre un accueil emphatique et une exigence rigoureuse ? Enfin, pourra-t-elle rester tiède face à l’ébullition de cette nouvelle vague de catholiques ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Peut-on (encore) mourir en chrétien ?

Alors que l’euthanasie et le suicide assisté sont près d’être inscrits dans notre législation, le chrétien ne peut rester indifférent à cette étape qu’est la mort, ultime porte vers la vie éternelle. Mais mourir en chrétien, assisté d’un prêtre, après avoir reçu les sacrements, est-ce encore possible ? Et, de ce fait, comment se préparer malgré tout à la bonne mort ?

C’est ce sujet, à la fois grave et plein d’espérance, qu’abordent aujourd’hui les membres du Club des Hommes en noir. Au micro de Philippe Maxence, vous pourrez ainsi retrouver les abbés Celier et Guelfucci, le docteur de La Briolle et Jean-Pierre Maugendre.

Municipales 2026 : fragmentations et ruptures de plus en plus visibles

Éditorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :

Le scrutin municipal de 2026 a donné lieu à une fragmentation probablement inédite depuis le début de la Cinquième République. S’il n’y a pas de grand gagnant dans ces élections, des tendances se dégagent, porteuses d’espoir mais aussi d’inquiétudes pour le pays.

C’était normalement la dernière élection directe de l’ère Macron avant la présidentielle de 2027. Après neuf ans de présidence, un constat s’impose : si Emmanuel Macron a su se maintenir au pouvoir, il n’a pas créé un mouvement de masse ni une véritable famille politique.

Le macronisme n’est pas vendeur, LR résiste bien

Les troupes macronistes, menées par Gabriel Attal, ont remporté deux grandes villes : Bordeaux et Annecy, où d’anciens ministres évinc ent des élus écologistes. Loin d’être un succès populaire, ces deux gains s’ajoutent à des dizaines de villes de taille plus modeste.

Un constat s’impose pour Renaissance : l’étiquette Macron ne vend pas et l’avenir passera par des alliances, car les victoires ne s’opèrent presque qu’avec le soutien ou l’absence de la droite LR et des autres partis centristes (Horizons et MoDem). Les étiquettes centristes paient d’ailleurs assez mal car, si l’on met de côté la réélection peu glorieuse d’Édouard Philippe au Havre, il convient de mettre dans la balance la défaite du patron du MoDem et ancien Premier ministre François Bayrou à Pau.

Au centre droit, Les Républicains de Retailleau surnagent et se maintiennent dans l’essentiel de leurs bastions, progressant même en remportant quelques victoires historiques à Cherbourg et Besançon.

Les socialistes et leurs alliés tiennent bon, LFI fait des coups

La triple victoire à Paris, Lyon et Marseille est un symbole fort pour la gauche qui, unie, parvient à se maintenir dans les plus grandes villes du pays. Que ce soit avec les Insoumis à Lyon ou sans dans les deux autres, ces victoires seront utiles pour jouer les contrepoids en cas d’élection d’un candidat de droite en 2027, comme cela a pu être observé aux États-Unis.

À Lyon, la défaite de Jean-Michel Aulas engage la responsabilité de l’homme d’affaires, dont la campagne a été jugée très faible. À Marseille, la sociologie pesait probablement trop lourd sur le scrutin, comme à Paris.

LFI, de son côté, peut nourrir des regrets pour Toulouse, ville qui lui semblait acquise avec le soutien du reste de la gauche. En revanche, le parti mélenchoniste avance ses pions dans des villes comme Roubaix, Creil, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Saint-Fons.

C’est là une donnée incontournable de ce scrutin : la question ethnique, rarement évoquée sur les plateaux de télévision, mais qui s’impose dans les urnes.

Le RN progresse mais peine dans les grandes villes

Avec plus de 70 maires, l’attelage RN/UDR a indéniablement progressé. Si des villes comme Nîmes ou Toulon semblaient prenables, le parti présidé par Jordan Bardella a dû se contenter d’une réélection à Perpignan et d’environ 70 communes de plus de 3 500 habitants. Il s’enracine dans le bassin minier avec 14 villes dans le Pas-de-Calais, mais aucune dans le Nord voisin, en dépit de la présence de 6 députés et d’un sénateur.

Parmi les nouvelles prises du RN : La Seyne-sur-Mer, plus de 60 000 habitants, mais aussi Carcassonne et Cagnes-sur-Mer.

L’allié du RN, l’UDR d’Éric Ciotti, signe une victoire retentissante à Nice et conserve la ville de Montauban. La progression du RN concerne également le nombre de conseillers municipaux. S’il parvient à réussir aussi bien dans toutes les villes conquises en 2026 que dans celles prises au cours des 12 dernières années, il pourra prétendre à un véritable ancrage local. Mais, pour cela, le parti devra rompre avec une forme de centralisme et éviter l’implosion.

Pas de grand gagnant ni de grand perdant pour ces élections municipales, mais des tendances autrefois marginales qui prennent de l’ampleur : la fragmentation du paysage politique et la disparition du bipartisme local. La première répercussion du scrutin devrait avoir lieu en septembre avec les élections sénatoriales, qui pourraient renforcer le contingent de sénateurs RN, tandis que la droite LR devrait confirmer son statut de premier groupe à la Chambre haute. La gauche et le centre pourraient, eux, être encore davantage affaiblis.

Moyen-Orient : les évêques de France appellent à la prière, au jeûne et à la solidarité

Dans un communiqué du 17 mars, la présidence de la Conférence des évêques de France  rappelle que le chemin durable vers la paix ne peut jamais passer par la guerre et appelle à poursuivre les efforts en faveur du dialogue et de la fraternité entre les peuples :

Depuis plusieurs semaines, la guerre embrase une nouvelle fois le Moyen-Orient. Comme l’a rappelé le Saint-Père, l’humanité est entraînée vers « un abîme irréparable ». Dans le fracas des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, ce sont, comme toujours, les plus vulnérables qui subissent les conséquences les plus lourdes.

Face à cette situation alarmante, nous affirmons que le chemin durable vers la paix ne passe que par l’audace du dialogue, le courage de la diplomatie et le respect du droit international.

Nous assurons les peuples du Moyen-Orient de notre proximité fraternelle et de notre solidarité concrète. Nous restons en contact régulier avec les patriarches et les divers responsables des communautés chrétiennes des pays concernés, ainsi qu’avec les autorités de l’État français et les services diplomatiques du Saint-Siège, nous efforçant de soutenir les populations les plus démunies, grâce au concours de l’Œuvre d’Orient notamment.

Aux catholiques de France, nous proposons, en ce temps de Carême, de prier et de jeûner d’une façon particulière pour la paix et de poser des gestes concrets de solidarité, en répondant aux demandes de dons ou en se manifestant, d’une façon ou d’une autre, auprès des communautés du Moyen-Orient.

Que l’Esprit de Dieu éclaire les consciences et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice !

+ Cardinal Jean-Marc Aveline,
archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France

+ Mgr Vincent Jordy,
archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France

+ Mgr Benoît Bertrand,
évêque de Pontoise, vice-président de la Ensemble des évêques de France.Conférence des évêques de France

Le CESE fait la promotion de l’idéologie du genre

Le CESE, cet organisme qui ne sert à rien, s’est trouvé une nouvelle occupation : militer en faveur de l’idéologie du genre, cette ignominie qui consiste notamment à justifier le charcutage d’enfants et d’adolescents mal dans leur peau. La séance publique du 25 mars sera consacré au thème :

Comment défendre nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre ?

Evidemment, ce sont les partisans de la loi naturelle qui font office de “méchants” :

Que sont les mouvements anti-genre et comment agissent-ils ?

Les mouvements dits « anti-genre » désignent un ensemble d’initiatives et d’acteurs qui contestent certaines évolutions récentes en matière de droits humains liés à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à la reconnaissance des droits des personnes LGBTQIA+.

Depuis plus de vingt ans, ces mouvements progressent avec une efficacité redoutable. Représentant un des pans traditionnels des idéologies masculinistes, ils trouvent désormais un écho favorable au sein des sphères politiques et médiatiques de nombreux pays, dont la France.

Plus d’1 milliard de dollars c’est le montant mobilisé en 5 ans en Europe par les mouvements anti-genre [sic]

Loin d’être un simple courant d’opinion, les mouvements anti-genre sont devenus de véritables écosystèmes avec une stratégie d’action coordonnée au niveau international qui disposent d’une force de frappe financière sans précédent.

Le CESE souhaite contribuer à une analyse partagée et à une réponse collective de la société civile organisée, fondée sur les valeurs démocratiques qui constituent le socle du pacte républicain.

La résolution “Consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre” sera présentée en séance publique mercredi 25 mars à partir de 9h30.

L’Union européenne s’attribue le concept d’« État de droit » pour habiller son souhait de contrôler les initiatives des États

Lu sur Economie Matin :

C’est après la signature du traité de Maastricht en 1992 que la notion d’« État de droit » réapparait. Dès lors, l’Union européenne s’attribue le concept d’« État de droit » pour habiller son souhait de contrôler les initiatives des États-nation sous le prétexte d’harmoniser l’ensemble des règles pour les rendre compatibles entre États signataires.

De fait, elle a pour objectif à terme la mise en place d’une « Union fédérale européenne », n’ayant aucune légitimité qui fait fi de la culture et de l’existence des États-nation. Sans constitution, sans organe de contrôle (un parlement sans initiative législative), c’est la Commission européenne qui agit dans l’immédiat pour s’accaparer « une souveraineté législative européenne et supranationale ». Comme le souligne à nouveau Ghislain Benhessa2, ce détournement organisé tend à masquer les identités nationales.

Les conséquences du détournement de l’objet

De ce fait, en se conformant au diktat européen, sous le regard de la BCE, c’est la soumission législative pour répondre au mieux à toutes les exigences minoritaires de l’UE concernant l’économie, l’énergie, l’écologie, la politique migratoire et de défense. Tout égarement ou refus d’obtempérer est traité devant les Cours européenne de Justice et des Droits de l’Homme.

L’objet de l’« État de droit » européen confirme de ce fait sa primauté contre l’« État de droit » des Nations. Un nouveau pas vers une Union fédérale des États en passant d’abord par un objectif supranational. Cet « État de droit » européen a la primauté sur les « État de droit » des 27. On est loin de la raison originelle de « État de droit » destiné avant tout à protéger les citoyens et préserver la culture de chaque Nation.

Un détournement volontaire vers une dérive supranationale

La Commission européenne s’est accaparée un droit « pseudo-législatif » qui est une dérive progressive vers la notion d’un « État de droit européen supranational ». Dans les actes et dans la communication, la Commission détourne cette notion comme un pouvoir subliminal correspondant au droit d’« un État européen supranational ». Dans le contexte mondial actuel, guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, avec les crises  économiques qui s’en suivront, tout cela passera inaperçu

Le Nicaragua interdit les ordinations de prêtres et de diacres catholiques dans quatre diocèses

Le gouvernement communiste du Nicaragua a interdit l’ordination des prêtres et des diacres dans quatre diocèses où les évêques ont été punis par l’exil.

Le président Daniel Ortega et son épouse et coprésidente Rosario Murillo ont interdit même aux évêques voisins d’ordonner des prêtres dans les diocèses de Jinotega, Siuna, Matagalpa et Estelí, dont les évêques ont tous été expulsés.

Parmi les évêques les plus éminents du pays, Carlos Herrera de Jinotega, président de la conférence épiscopale, a été exilé au Guatemala en novembre 2024 après avoir réprimandé un maire pro-Ortega pour avoir diffusé de la musique à plein volume devant sa cathédrale pendant la messe, qualifiant cela de « sacrilège ».

Plus tôt dans l’année, Herrera avait ordonné un prêtre et sept diacres dans le diocèse voisin de Matagalpa, dont l’évêque, Rolando Álvarez, fut exilé à Rome par le régime d’Ortega en janvier 2024 après avoir été emprisonné pendant 18 mois. Álvarez est également administrateur apostolique du diocèse d’Estelí. L’évêque Isidoro Mora de Siuna fut lui aussi exilé à cette époque.

Deux Nicaraguayens ont été ordonnés prêtres dans le diocèse de Limón, au Costa Rica, lors d’une « cérémonie secrète » afin d’éviter des représailles du régime d’Ortega.

La participation de certains prêtres aux manifestations contre le régime d’Ortega en 2018 aurait incité le dictateur à faire de l’Église catholique son ennemi numéro un. Depuis lors, le régime est devenu de plus en plus paranoïaque face à toute opposition potentielle.

Devenez « euthanasistes » !

Tribune grinçante du Professeur Jean-Marc Cosset, Oncologue/Radiothérapeute, Ancien chef de Département d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie (Paris), dans Le Point, qui a fait bondir le président de l’ADMD mis face à la réalité :

Jeunes médecins, vous qui hésitez encore pour choisir votre spécialité, ne tergiversez plus ! La nouvelle loi sur la fin de vie en passe d’être adoptée vous offre une opportunité unique : devenez « euthanasistes » !

La nouvelle législation va en effet vous permettre de cumuler les avantages :

1/ Un recrutement de patients inépuisable. Vos études de médecine vous ont bien appris que la vie est la seule maladie mortelle à 100 %. Par ailleurs, paraphrasant à peine Knock, il est évident que « tout homme bien portant est un moribond qui s’ignore ». Dans de telles conditions, le recrutement de votre patientèle ne vous posera jamais aucun problème.

2/ Une formation rapide et dénuée de complexité. Aucun diplôme n’est exigé, et tous vos collègues médecins blanchis sous le harnais vous confirmeront qu’il est de loin beaucoup plus facile de tuer un patient que de le soulager et a fortiori de le guérir d’une pathologie plus ou moins sévère.

3/ Une concurrence limitée. Nombreux sont vos collègues qui restent tétanisés par un serment d’Hippocrate que la nouvelle loi va devoir faire modifier. La filière « Euthanasie et suicide assisté » n’est donc pas – encore ? – encombrée. Profitez de l’aubaine !

4/ Des sponsors particulièrement actifs. Les associations pour « Mourir dans la dignité » ont clairement fait la preuve de l’activisme et de l’efficacité de leurs réseaux.

5/ Un soutien psychologique. Outre les membres des associations déjà citées, des collègues belges euthanasistes, qui avaient déjà été invités à présenter leur expérience devant notre convention citoyenne nationale, sont prêts à revenir témoigner devant vous qu’« au début cela empêche de dormir, mais après on s’habitue ».

5/ Une rentabilité assurée. Une proposition d’amendement visant à « interdire la création de structures à visée lucrative organisant la fin de vie » a été repoussée. La porte est donc grande ouverte à la création de « maisons d’accompagnement de la fin de vie », offrant des prestations optimales aux patients qui le souhaitent, et ceci contre facturation adaptée.

N’hésitez donc plus ; engagez-vous dans une voie dont l’avenir est assuré, et rejoignez sans attendre la Société Française d’Euthanasie et de Suicide Assistée (SFESA).

Docteur Cyprien Tumoivitt, président de la SFESA

Le pape reconnaît les vertus héroïques du père Caffarel

Lors de l’audience accordée à Son Éminence le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le Souverain Pontife a autorisé ce même Dicastère à promulguer les décrets concernant :

– l’offrande de la vie du Serviteur de Dieu Ludovico Altieri, évêque d’Albano, cardinal de la Sainte Église romaine, né le 17 juillet 1805 à Rome (Italie) et mort le 11 août 1867 à Albano Laziale (Italie) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Edward Joseph Flanagan, prêtre diocésain, fondateur de Boys Town, né le 13 juillet 1886 à Ballymoe (Irlande) et décédé le 15 mai 1948 à Berlin (Allemagne) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Enrico Caffarel, prêtre diocésain, fondateur de l’Association « Équipes Notre Dame » et de l’Institut séculier « Fraternité de Notre-Dame de la Résurrection », né le 30 juillet 1903 à Lyon (France) et décédé le 18 septembre 1996 à Beauvais (France) ;

– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Stanislava Samulowska (née Barbara), religieuse professe de la Société des Filles de Saint Vincent de Paul, née le 30 janvier 1865 à Woryty (actuelle Pologne) et décédée le 6 décembre 1950 à Guatemala City (Guatemala) ;

– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Maria de Bethléem du Cœur de Jésus Romero Algarín (née Maria Dolores), religieuse professe de la Congrégation des Servantes du Divin Cœur, née le 7 octobre 1916 à Séville (Espagne) et décédée le 12 novembre 1977 à Sanlúcar la Mayor (Espagne) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Giuseppe Castagnetti, laïc fidèle et père de famille, né le 15 mars 1909 à Montebaranzone (Italie) et décédé au même endroit le 22 juin 1965.

Le Père Henri Caffarel (1903-1996) avait une profonde conviction : les couples sont faits pour le bonheur. Le mariage en est un chemin car l’amour qu’on y reçoit et l’amour qu’on y donne sont source de bonheur. L’amour humain est pour lui, fondamentalement, un chemin d’accès à Dieu, par Jésus Christ. Le Père Henri Caffarel a pris il y a plus de cinquante ans l’initiative de réunir des couples pour réfléchir avec eux sur le sacrement de mariage et la vie conjugale. A la suite de sa rencontre avec quelques couples, le Père Henri Caffarel a entrepris d’approfondir le mystère du sacrement de mariage et d’apporter sa réflexion théologique à l’Église. Celle-ci s’est toujours appuyée sur la méditation de la Parole de Dieu, mais aussi sur l’observation, l’écoute, la participation des couples et l’apport de théologiens confirmés. A partir d’enquêtes détaillées, il a élaboré une vision renouvelée du mariage chrétien et de la sexualité.

Echec des fusions LFI-PS

Selon Alexis Brézet dans Le Figaro l’étiquette LFI a eu sur les électeurs l’effet d’un repoussoir : les Français qui refusent la violence politique, la jalousie sociale et la haine antisémite ont fait « barrage » aux amis de Jean-Luc Mélenchon.

Dans ces vingt-six villes où les candidats de la gauche, contre toute morale et contre tous leurs engagements, avaient choisi de pactiser avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, les résultats sont tombés comme autant de bulletins de défaite. Poitiers et Besançon, villes vertes, passent à droite. Brest et Clermont-Ferrand, villes roses, aussi. Limoges ne sera pas conquise. Avignon non plus. À Tulle, le maire sortant socialiste, à qui François Hollande, sans la moindre vergogne, avait conseillé « l’union, l’union, l’union » avec LFI, mord la poussière. Et Toulouse, ce symbole de tous les symboles, que Jean-Luc Mélenchon rêvait d’accrocher à son totem, lui a échappé. Il n’y a qu’à Grenoble, à Nantes et peut-être à Lyon que « l’alliance de la honte » a fonctionné, au profit des sortants.

Les fusions entre socialistes et Insoumis ont très souvent échoué. Les candidats qui les ont refusées, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan en tête, l’emportent. Les Ecologistes perdent de nombreuses villes importantes.
  • Emmanuel Grégoire garde la capitale dans le giron du PS, grâce à une large victoire face à Rachida Dati, malgré la présence au second tour de l’Insoumise Sophia Chikirou, à qui l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo avait refusé la fusion.
  • Le Marseillais Benoît Payan conserve son siège face au RN Franck Allisio, sans fusion avec LFI, Sébastien Delogu ayant finalement décidé de se retirer avant le second tour pour battre l’extrême droite.
  • A Rennes, la sortante Nathalie Appéré est réélue, sans accord avec LFI.
  • Le Lillois Arnaud Deslandes s’impose face aux Insoumis mais avec les écologistes.
  • Idem à Montpellier, avec Michaël Delafosse, ou à Rouen avec Nicolas Mayer-Rossignol, deux maires PS opposés aux rapprochements avec les Insoumis.
  • Les candidats socialistes à Amiens et Saint-Etienne qui prennent des villes à la droite, se sont passés d’accord avec LFI.

A l’inverse, les maires socialistes qui se sont alliés avec les Insoumis ont souvent perdu leur pari :

  • à Clermont-Ferrand, où le PS, qui contrôlait la ville, perd son bastion. Le maire sortant, Olivier Bianchi, avait fait cause commune avec LFI, et est battu par la droite.
  • Idem à Avignon, où le socialiste David Fournier perd.
  • A Brest, François Cuillandre, qui s’était allié aux Insoumis est balayé.
  • Bernard Combes a perdu à Tulle.
  • A Toulouse, le député LFI François Piquemal, rejoint par les socialistes, perd son duel face à la droite du sortant Jean-Luc Moudenc
  • A Limoges, le député LFI Damien Maudet, allié au PS, rate face au candidat LR.

En revanche la socialiste Johanna Rolland est réélue à Nantes après avoir fusionné avec les Insoumis, mais la droite réalise un gros score.

Après leur victoire à Saint-Denis au premier tour, les Insoumis s’imposent à Roubaix, à La Courneuve, à Vénissieux, à Creil (Oise) et au Tampon, à la Réunion.

Côté Ecologistes, la déroute est presque totale. A Poitiers, Besançon, et surtout Strasbourg, les Verts, alliés aux Insoumis, perdent des fiefs gagnés en 2020.

A Bordeaux, Pierre Hurmic, qui avait refusé les fusions, est lui aussi battu.

Seuls Grégory Doucet et Emmanuel Denis, qui avaient fusionné avec les listes insoumises, conservent leur poste à Lyon et Tours.

L’Œuvre d’Orient plaide pour un droit inaliénable des personnes à demeurer sur leurs terres

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :

L’Œuvre d’Orient exprime sa profonde préoccupation face à l’offensive israélienne au Liban, déclenchée dans le contexte de l’attaque menée par le Hezbollah contre Israël. Cette escalade militaire plonge le pays dans une guerre aux conséquences humaines et sociales dévastatrices.

Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, soit près d’un Libanais sur cinq. Le bilan humain s’alourdit chaque jour, avec plus d’un millier de morts, dont plus d’une centaine d’enfants.

Cette guerre frappe durement, et souvent indistinctement, les populations civiles. Elle survient dans un contexte d’extrême fragilité : depuis plusieurs années, les Libanais subissent une succession de crises, économique, sociale et politique. En l’absence d’un État pleinement opérationnel, ce sont aujourd’hui les associations libanaises, les ONG internationales, les Eglises et communautés religieuses locales qui portent le poids de la réponse humanitaire, avec des moyens dramatiquement insuffisants dans un contexte mondial de recul de l’aide internationale.

Les villages du sud-Liban : des communautés menacées de disparition

Au Sud Liban des villages chrétiens, qui remontent aux premiers temps du christianisme, sont désormais presque totalement isolés du reste du pays. Ces communautés incarnent un témoignage vivant de foi, mais aussi de coexistence dans une région profondément éprouvée.

Malgré les ordres d’évacuation répétés, les bombardements, les destructions d’habitations et d’églises, les morts civils dont un prêtre, plus de 10 000 chrétiens font le choix courageux de rester chez eux. Ces populations ne sont pas armées et sont un témoignage de paix et de résistance pacifique.

Aujourd’hui, ces villages du Sud Liban font face à un risque existentiel. Les écoles chrétiennes, qui accueillaient plus de 10 000 élèves, chrétiens comme musulmans, ont été endommagées ou détruites. Le risque de rupture éducative est majeur une nouvelle fois dans ce pays.

La perspective d’une incursion terrestre élargie et de la création d’une zone tampon pourrait entraîner l’exil irréversible des habitants.

À cela s’ajoute une inquiétude concernant le patrimoine de la région. Le site archéologique de Tyr, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et placé sous protection renforcée depuis novembre 2024, est aujourd’hui directement menacé par les frappes israéliennes.

L’action de L’Œuvre d’Orient : une solidarité au cœur de la crise

Face à cette situation dramatique, L’Œuvre d’Orient est pleinement mobilisée. Présente au Liban à travers une équipe locale et des volontaires, elle intervient au plus près des besoins des populations. Elle apporte un soutien direct aux personnes déplacées, accueillies dans les congrégations religieuses, et les associations locales, sans distinction de confession.

L’Œuvre d’Orient soutient les hôpitaux chrétiens, tel que l’hôpital Geitawi et l’hôpital des Filles de la Charité. Elle vient également en aide à la préservation du patrimoine via la fondation ALIPH notamment en soutenant le projet de protection physique du site archéologique de Tyr. Les travaux seront réalisés en étroite coordination avec la Direction Générale des Antiquités (DGA).

Enfin, L’Œuvre d’Orient organise des convois d’aides humanitaires vers le Sud Liban, en coordination avec le nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) et d’autres partenaires comme Caritas Liban. A date quatre camions ont transporté 50 tonnes de produits de première nécessité à des villages isolés et d’autres convois sont prévus prochainement.

L’Œuvre d’Orient appelle la communauté internationale à :

  • œuvrer sans délai à un cessez-le-feu durable ;
  • garantir la protection des populations civiles, conformément au droit international humanitaire ;
  • préserver l’accès humanitaire aux zones les plus touchées ;
  • mobiliser des financements à la hauteur de la crise ;
  • protéger le patrimoine culturel et religieux du Liban.

Aujourd’hui, la population libanaise est prise en étau dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Sans action rapide, le risque est immense : celui de voir disparaître des communautés entières, porteuses d’une histoire, d’une foi et d’un modèle unique de coexistence.

Depuis 2020 L’Œuvre d’Orient grâce à ses 80 000 donateurs particuliers français, a pu soutenir 2 986 projets à la hauteur de 46 millions d’euros.

Sacres : l’argumentaire bancal de la FSSPX

De Jean Bouër dans Politique Magazine :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Politique Magazine ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Conférence le 8 avril : « Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? »

Afin de répondre à des interrogations suscitées par l’actualité ecclésiale, cette conférence aura pour but de traiter de la question théologique suivante :

« Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, même sans vouloir lui donner de juridiction ? »

À travers un exposé traitant de cette question à l’aune du magistère, de la liturgie et de la théologie traditionnelles, nous répondrons clairement à la question posée avant de répondre à quelques objections courantes en vogue dans le « milieu tradi »…

Ce temps d’enseignement sera suivi d’un moment d’échange, afin que chacun puisse poser ses questions ou exposer ses désaccords de manière constructive.

N’hésitez pas à partager cette invitation à tous ceux de votre entourage qui seraient concernés de près ou de loin par cette question!!!

Réservations recommandées ici:

https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-theologique-sur-le-sacre-episcopal-1985081369814?aff=oddtdtcreator&keep_tld=true

Conférence donnée par l’abbé Vernier, membre de l’apostolat parisien de la Fraternité Saint-Pierre.

« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite »

The New York Times consacre un long article à Pierre-Edouard Stérin, milliardaire, qui fait fantasmer nos gauchistes. Extraits :

Inspiré, a-t-il déclaré, par le soutien de George Soros aux causes libérales, M. Stérin a orienté des fonds vers des groupes de réflexion de droite, des programmes de formation politique, des influenceurs des médias sociaux et des organisations à but non lucratif afin de façonner le pays selon ses convictions : anti-immigration, libre marché, moins islamique et plus catholique.

Un programme financé par M. Stérin aurait, selon ses dires, formé au moins 4 000 candidats d’extrême droite aux élections municipales. Alors que le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite, est pressenti pour remporter l’élection présidentielle l’an prochain, M. Stérin s’efforce d’accélérer le virage à droite de la France.

« Je rêve d’une France redevenue économiquement puissante et d’une France qui redécouvre le sens des valeurs, qui embrasse ses racines chrétiennes », a déclaré M. Stérin, 52 ans.

La France rêvée par M. Stérin serait plus capitaliste, socialement conservatrice et trumpienne – et, aux yeux de ses détracteurs, raciste. Elle tolérerait une immigration très limitée, notamment en provenance des pays musulmans colonisés par la France. Les immigrés sans papiers coupables de délits ou ne travaillant pas seraient expulsés. Le port du voile islamique serait interdit dans l’espace public et la nourriture halal ne serait plus servie dans les écoles.

« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite », a déclaré M. Stérin, qui considère également le programme économique du Rassemblement national comme trop « étatique ».

M. Stérin souhaite interdire l’avortement, dont l’accès est pourtant inscrit dans la Constitution française depuis deux ans ; accroître la fréquentation des églises catholiques ; et encourager davantage de couples français à avoir des enfants. Finançant des projets chrétiens, il espère, dit-il, être canonisé un jour. Il réfute l’idée que ses positions sur l’immigration soient en contradiction avec celles du pape Léon XIV .

Enfin, il réduirait drastiquement les impôts du pays, démantèlerait le système de protection sociale, privatiserait l’éducation et les soins de santé, et supprimerait le financement public de la culture. « Je suis un fervent partisan de la concurrence », a-t-il déclaré.

L’objectif ultime, a déclaré M. Stérin, est d’amener au pouvoir un gouvernement de droite qui change fondamentalement l’aspect et le fonctionnement du pays. […]

« Si nous ne faisons rien, la France sera, dans 50 ans, la première république islamique d’Europe, ou la deuxième après la Belgique », a-t-il déclaré. « Je ne veux pas que mon pays devienne une république islamique. »

[…]

Liban, la passion des chrétiens et saint Joseph, le réveil des pères

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐕𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐆𝐄𝐋𝐎𝐓, président de L’Oeuvre d’Orient au Liban
  • 𝐅𝐫𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐜 𝐏𝐎𝐍𝐒, journaliste et écrivain
  • 𝐀𝐛𝐛𝐞́ 𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄, curé de Saint-André de l’Europe à Paris
  • 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐮𝐲 𝐋𝐄𝐕𝐄𝐒𝐐𝐔𝐄, fondateur des “pèlerins de Saint Joseph”
  • 𝐀𝐫𝐧𝐚𝐮𝐝 𝐆𝐔𝐈𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐓, président des EDC et chef d’entreprise

Hittler bat Zielinski

Amusant :

Charles Hittler, maire sortant sans étiquette de la petite ville d’Arcis-sur-Aube, a été réélu dimanche à l’issue d’une triangulaire qui l’opposait notamment à un autre candidat du nom d’Antoine Renault-Zielinski.

Semaine Sainte : retrouver le sens des jours saints

La Semaine Sainte approche, et avec elle le cœur de l’année liturgique. Ces jours où l’Église fait mémoire de la Passion du Christ, de sa mort et de sa Résurrection, risquent pourtant, une fois encore, de passer presque inaperçus dans le tumulte du quotidien.

Il est frappant de constater combien notre époque, si prompte à s’émouvoir, peine à se tenir durablement face au mystère de la Croix. Comme si le sacrifice du Christ, pourtant au centre de la foi chrétienne, était devenu difficile à contempler.

Or, la tradition nous donne une attitude simple : se tenir là.

Se tenir là comme saint Jean. Comme les saintes femmes. Et surtout comme la Vierge Marie, debout au pied de la Croix, silencieuse et fidèle, unie au sacrifice de son Fils.

C’est dans cet esprit qu’un parcours de prière proposé par l’artiste Prénom Marlène sur Hozana invite à vivre la Semaine Sainte « vue du cœur de Marie ». Jour après jour, à partir de l’Évangile, de brèves méditations et d’un support audio, il est proposé d’entrer, humblement, dans le mystère.

👉 Inscrivez-vous au parcours de sainte sainte en cliquant ici (c’est gratuit)

Plus de 70 mairies pour l’alliance RN-UDR

Malgré les défaites à Marseille et à Toulon, le RN et l’UDR emportent 71 mairies : 2 villes de plus de 100 000 habitants (Nice et Perpignan) et 10 villes de plus de 30 000 habitants (Montauban, Fréjus, Cagnes, Carcassonne, Castres, Six-Fours, Marignane, Carpentras, Menton, La Seyne-sur-Mer). Le candidat RN a battu Jacques Bompard à Orange.

Le RN perd Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, conquise en 2014.

Roubaix, territoire occupé

Avec 62,5% d’abstention le candidat LFI David Guiraud emporte la mairie de Roubaix, désormais occupée par les islamo-gauchistes :

 

LR offre Nîmes aux communistes

Le maintien de la liste LR, arrivée 3e avec 19,5% des voix au premier tour, a permis aux communistes d’emporter la ville de Nîmes, dans une triangulaire, avec 40,9%, devant le RN à 37,5% et LR à 21,5%.

L’obscurantisme contemporain : quand le consensus médiatique remplace la rigueur scientifique

Nous traversons une époque paradoxale où l’accès illimité à l’information semble s’accompagner d’un recul inédit de la pensée rationnelle.
Dans cette excellente émission sur Radio Courtoisie (21 mars 2026) :

https://www.youtube.com/watch?v=VLhd2DcoQSA

le mathématicien Bernard Beauzamy et ses invités ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils nomment l’obscurantisme contemporain. Ce phénomène ne réside pas dans l’absence de savoir, mais dans la substitution systématique de la preuve scientifique par le “consensus” émotionnel et médiatique.

La science, par définition, repose sur le doute, la vérifiabilité et la contradiction. Or, l’espace public actuel transforme trop souvent la démarche scientifique en un dogme d’État incontestable. On présente des modèles mathématiques incertains comme des vérités absolues, occultant les règles fondamentales des probabilités pour servir des narrations idéologiques.

Cette fragilité des preuves, amplifiée par des médias privilégiant le slogan à l’argument, installe une forme de “cancel culture” où toute remise en question est immédiatement disqualifiée.
Ce nouvel obscurantisme s’appuie sur une érosion délibérée de l’exigence éducative.

En affaiblissant la maîtrise des outils logiques et des disciplines fondamentales, on prive les citoyens de la structure intellectuelle nécessaire pour déceler les manipulations.
Le résultat est une vulnérabilité généralisée face aux arguments d’autorité : l’indignation remplace la démonstration, et la conformité idéologique l’emporte sur la quête de vérité.
Retrouver le courage de la rigueur, à l’image des travaux du professeur Paul Deheuvels, est aujourd’hui un acte de résistance nécessaire pour préserver notre liberté d’esprit.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Eglise profanée à Chèvremont (90)

L’église de Chèvremont (Territoire de Belfort) a été cambriolée, le week-end du dimanche 15 mars. Le ou les cambrioleurs ont dérobé des objets liturgiques, ainsi que deux calices centenaires. Le tabernacle a été vandalisé et les hosties jetées à terre. Une plainte a été déposée en gendarmerie.

D’autres églises de la région ont également fait l’objet de cambriolages ou de tentatives d’intrusion. A Meroux-Moval, des individus ont tenté de pénétrer dans l’église, une autre a été cambriolée près de Pont-de-Roide à Bourguignon.

Signes d’espérance dans les persécutions

Le 22 mars, Terres de mission reçoit Pierre Jovanovic, journaliste et éditeur, pour évoquer le livre qu’il a traduit et édité de Margherita Guarducci, épigraphiste qui démontra que la tombe de saint Pierre se trouvait bien au-dessous de la basilique Saint-Pierre de Rome, conformément à ce qu’en disait la tradition: “La découverte de la tombe de saint Pierre” (Le Jardin des livres).

Puis Thomas Oswald, rédacteur pour l’Aide à l’Eglise en Détresse, présente le livre qu’il a publié avec Benoît de Blanpré (directeur de l’AED): “Témoins de l’espérance” (Artège), un ensemble de portraits lumineux de chrétiens aux prises à la persécution.

Une confession mystérieuse

Pour redécouvrir un sacrement, il faut parfois entendre une histoire…

L’homme de cette histoire ( vraie ! ) a été conduit jusqu’à un confessionnal… d’une manière très mystérieuse. Et il y a trouvé la foi.

Sébastien Cairn, l’écrivain et chauffagiste, père de 6 enfants, raconte cette nouvelle histoire sur Youtube. Parfait pour le Carême !

Le lien ici :

https://youtu.be/NDxogG4rkIg

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Appel de CitizenGo pour les élections municipales à Paris

Le premier tour de dimanche a provoqué une onde de choc à Paris. Emmanuel Grégoire a obtenu 38 % et Rachida Dati 25 %. Sarah Knafo a obtenu 10 % avant de prendre la décision décisive de se retirer, afin de rallier les électeurs de droite.

Son geste change tout. Le second tour est désormais trop serré pour être tranché. Quelques milliers de voix pourraient décider de l’avenir de Paris.

Et cela signifie que votre vote compte vraiment.

Quiconque prendra l’Hôtel de Ville façonnera ce que vos enfants apprendront, quelles valeurs seront promues à l’école et quel type de ville Paris deviendra.

Des salles de classe aux bibliothèques en passant par les activités périscolaires, le prochain maire influencera l’esprit et les valeurs de toute une génération.

Si des personnes comme vous restent chez elles, d’autres décideront à votre place.

Mais si vous vous rendez aux urnes dimanche, vous contribuez à protéger ce qui compte le plus : votre famille, vos valeurs et l’avenir de Paris.

C’est l’un de ces rares moments où votre seule voix peut faire une vraie différence.

S’il vous plaît, ne laissez pas cette décision à d’autres : allez voter ce dimanche.

Merci de vous mobiliser et d’agir quand cela compte le plus.

Paul Joyeux et toute l’équipe CitizenGO

P.S. Atteindre des électeurs comme vous et leur rappeler d’agir ne coûte que quelques centimes à chaque fois. Merci de contribuer dès maintenant pour nous aider à mobiliser des milliers de personnes avant dimanche. Chaque contribution aide à faire pencher la balance.

Les mondialistes radicaux et les élites « woke » veulent effacer nos valeurs, mais ensemble, nous tenons bon. CitizenGO est un mouvement de millions de personnes à travers le monde, qui se battent chaque jour pour défendre la vie, la famille et la liberté contre ceux qui cherchent à les saper. Nous sommes fidèles, donc nous n’abandonnerons jamais.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Dimanche de la Passion

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous entrons ce dimanche dans le temps de la Passion, où nous sommes maintenant durant les deux dernières semaines du Carême qui nous séparent encore de la fête de Pâques. Dimanche dernier, le dimanche de Lætare, nous nous étions réjouis par avance à la pensée de la prochaine victoire de la Résurrection, mais nous avions vu que pour parvenir à cette joie il fallait d’abord passer par la croix. Nous allons donc pendant ces deux semaines nous unir profondément aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui seront l’unique objet de notre prière et de nos chants. Les chants de la messe de ce dimanche de la Passion sont tous placés dans la bouche du Christ. Ce sont ceux d’un homme persécuté et abandonné de tous. Certes Il est Dieu, et d’un mot Il pourrait réduire ses persécuteurs à néant, mais Il cache volontairement sa divinité. C’est pourquoi on voile les crucifix et toutes les autres statues durant ce temps de la Passion, tout au moins devrait-on le faire, et pour la même raison on supprime le chant du Gloria Patri à l’Introït.

► Introït : Judica me

L‘Introït de ce jour a un texte bien connu, puisque c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel.

Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : Quia Tu es Deus meus, et fortitudo mea.
Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force.

Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés. Les deux premières phrases expriment sa souffrance en deux grandes montées qui culminent de façon douloureuse à la fin de la deuxième phrase sur les mots eripe me. Mais comme toujours le Christ exprime aussi sa confiance en son Père et son abandon total à sa volonté ; c’est la troisième phrase dont la mélodie est beaucoup plus douce. Cet Introït est accompagné du verset suivant du psaume :

Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tum, et in tabernacula tua.
Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple.

Comme nous l’avons dit le Gloria Patri est supprimé et après ce verset du psaume on reprend aussitôt l’Introït.

► Graduel : Eripe me

Comme l’Introït, le Graduel du dimanche de la Passion est encore une prière du Christ souffrant et en butte aux persécutions des pécheurs, mais confiant et soumis à la volonté de son Père. Curieusement, car c’est assez rare, les deux parties de ce Graduel sont empruntées à deux psaumes différents. La première est tirée du psaume 142, le dernier des sept psaumes de pénitence, prière du juste persécuté, et ce verset résume parfaitement les sentiments du Christ dans sa Passion.

Eripe me Domine, de inimicis meis : doce me facere voluntatem tuam.
Arrachez-moi Seigneur aux mains de mes ennemis, apprenez-moi à faire votre volonté.

La deuxième est extraite du psaume 17, qui est au contraire un chant d’action de grâces. Nous l’avons rencontré à l’Introït du dimanche de la Septuagésime où les tourments passés n’étaient évoqués que pour remercier le Seigneur de les avoir surmontés. Ici les versets ont été mis au futur, et le Christ y exprime la confiance en son Père qui le fera triompher de tous ses persécuteurs :

Liberator meus, Domine, de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exalatabis me : a viro iniquo eripies me
Vous me délivrerez Seigneur des peuples en colère, Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui m’attaquent, Vous m’arracherez aux mains de l’homme pervers.

La mélodie donne à cet ensemble une grande homogénéité. Elle est tout à fait semblable à celle des Graduels de la Quinquagésime et du troisième dimanche de Carême. Nous retrouvons ses grandes vocalises pleines de mouvement, ses longues tenues et son ambiance de ferveur mystique.

► Trait Sæpe expugnaverunt mea

Dans le Trait du dimanche de la Passion nous retrouvons encore une fois une prière du Christ victime des méchants mais mettant sa confiance dans son Père. C’est le début du psaume 128, petit psaume des degrés qui s’applique littéralement au peuple d’Israël, mais il est messianique et contient une prophétie très précise de la passion et notamment du supplice de la flagellation :

Sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Dicat nunc Israel : sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Etenim non potuerunt mihi : supra dorsum meum fabricaverunt peccatores.
Prolongaverunt iniquitatem sibi : Dominus justus concidet cervices peccatorum.
Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
Mais qu’Israël le répète, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse
Mais ils n’ont pas pu l’emporter contre moi. Les pécheurs se sont acharnés sur mon dos.
Ils ont fait durer leurs méchancetés, mais le Seigneur est juste, Il brise la tête des pécheurs.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée et l’on y retrouve un certain nombre de formules semblables à celles des Traits, des deux dimanches précédents. Cependant elle débute par une formule spéciale qui descend dans le grave.

► Offertoire : Confitebor tibi

L‘Offertoire du dimanche de la Passion est un chant de méditation, comme ceux des dimanches précédents, qui regroupe plusieurs versets du psaume 118, la longue contemplation de la loi de Dieu et de ses commandements que nous avons déjà rencontrés dans d’autres Offertoires. Ici la contemplation s’attache surtout à la parole de Dieu qui donne la vie, et elle se prolonge par une prière :

Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; retribue servo tuo : vivam, et custodiam sermones tuos : vivifica me secundum verbum tuum, Domine.
Je vous louerai de tout mon cœur. Rendez justice à votre serviteur, je vivrai et je garderai vos paroles. Faites moi vivre selon votre parole Seigneur.

Cette prière évidemment peut être celle de toute âme chrétienne, mais en ce dimanche de la Passion nous la mettons spécialement dans la bouche du Christ exprimant la confiance en son Père qui lui redonnera la vie après la mort de la croix.

La mélodie est pleine de ferveur avec de grands élans suivis de descentes bien balancées qui lui donnent un caractère très équilibré et en font une prière très expressive.

► Communion : Hoc corpus

Dans la Communion du dimanche de la Passion ce ne sont plus cette fois des versets de psaumes que nous plaçons dans la bouche du Christ, mais ce sont les paroles du Christ lui-même dans l’Évangile que nous répétons, et plus précisément les paroles par lesquelles il a institué la Sainte Eucharistie

Hoc corpus quod pro vobis tradetur: hic calix novi testamenti est in meo sanguine, dicit Dominus: hoc facite, quotiescumque sumitis, in meam commemoratonem.
Voici ce corps qui sera livré pour vous, voici le calice de la nouvelle alliance en mon sang dit le Seigneur ; chaque fois que vous le prendrez, faites cela en mémoire de Moi.

Remarquons que ce chant nous parle de l’Eucharistie en ce jour ou nous commémorons la Passion, montrant ainsi le lien étroit qui existe entre la messe et la croix. Nous retrouverons ce lien en sens inverse le Jeudi Saint, jour où l’on commémore l’institution de l’Eucharistie, et où l’Introït est un chant à la gloire de la Sainte Croix.

Ici le Christ n’exprime plus sa souffrance mais il offre son sacrifice en nous donnant le pouvoir de le renouveler tous les jours à la messe. La mélodie est d’abord grave et solennelle, puis elle s’élève en une montée très expressive qui culmine sur le mot quotiescumque avant de s’achever de manière calme et affirmative.

Il pleut des bombes sur le Liban, dès demain des roses ?

De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince du Liban

Il n’y a pas un jour d’accalmie, pas une minute, pas une seconde. Les drones, eux, survolent sans cesse le ciel bleu du Levant si angélique et si pur. En un instant, il est devenu un ciel de nuages, d’orages, de tempêtes et de ténébres. Un ciel de violence, une terre de cendre.

Ici, c’est encore l’hiver. Les sommets enneigés du mont Liban et de l’Anti-Liban, cette chaîne de montagne qui sert de frontière naturelle avec la Syrie, ressemblent à des collines de lait. Les réfugiés, plus d’un million maintenant, sont éparpillés tels des chapelets de prières tout du long de la route principale qui longe la côte beyroutine. De l’autre côté, la Méditerranée.

Netanyahou, sous prétexte de combattre le Hezbollah, les a bombardés. Oui, il a bombardé des réfugiés, des familles entières ! Les crimes de guerre s’accumulent au-dessus de la tête d’un “homme” qui est comparé par certains à Hitler ou à Staline.

A date, ce samedi 21 mars, au Pays du Cèdre, à deux jours de la fête de l’une des saintes les plus réputées du Liban et du Moyen-Orient, sainte Rafqa, depuis le 2 mars, les victimes ont atteint les chiffres incroyables de 1030 morts et de plus 2650 blessés. Qui arrêtera la guerre, alors que la France de Macron et de Barrot fait son voyage diplomatique éclair – même pas 48h ? Qui remplacera les drones, les missiles et les roquettes par les fleurs et les roses ? Il ne reste plus qu’une seule chose à faire à notre humanité incapable d’arrêter cette marche funèbre vers une guerre encore plus élargie, vers la Troisième Guerre mondiale : prier, prier sans cesse…

Ce 2 mars, en réponse à la guerre déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le bras armé du Hezbollah, parti politique qui est représenté par 13 députés élus au Parlement, tire 6 roquettes dans le nord d’Israël, à partir des villages du sud du Liban… Le début d’une descente aux enfers.

Le communiqué du Hezbollah… à faire pâlir les morts !

“Au nom de Dieu, le Tout-Puissant et le Miséricordieux

« Il a été permis à ceux qui sont combattus de se défendre, car ils ont été injustement attaqués. Et Dieu est tout à fait capable de les soutenir ».

Par la grâce de Dieu, le Tout-Puissant et le Sage, en vengeance du sang pur de l’Imam suprême des musulmans, Son Éminence l’Ayatollah Ali Khamenei, que Dieu repose son âme en paix, versé injustement et perfidement par l’ennemi sioniste criminel, et pour défendre le Liban et son peuple, et dans le cadre de la riposte aux agressions israéliennes répétées, la Résistance islamique a visé, dans la nuit du dimanche au lundi, le 2 mars 2026, avec une salve de missiles de précision et un essaim de drones, le site de défense antimissile de Mishmar HaEmek appartenant à l’armée israélienne, au sud de la ville occupée de Haïfa. La direction de la Résistance a toujours affirmé que la poursuite des agressions israéliennes et l’assassinat de nos dirigeants, de notre jeunesse et de notre peuple nous donnent le droit de nous défendre et de riposter au moment et à l’endroit appropriés. L’ennemi israélien ne peut pas poursuivre son agression qui dure depuis quinze mois sans recevoir une riposte dissuasive pour mettre fin à cette agression et se retirer des territoires libanais occupés. Cette riposte est légitime et défensive, et les responsables et les parties concernées doivent mettre fin à l’agression israélo-américaine contre le Liban. « La victoire ne vient que d’Allah, le Tout-Puissant et le Sage ».”

Ce communiqué fait froid dans le dos. Il entraîne, depuis, le Liban dans une terrible guerre, qu’il ne peut gagner.

Ce 21 mars, Marwan Hamadé lors d’une conversation téléphonique, l’ancien ministre (6 fois) druze de 86 ans, actuel député, redit que “la majorité de la classe politique et la majorité de la population s’opposent au Hezbollah…”

Retour sur le cessez-le-feu du 27 novembre 2024

Oui, il faut prendre du recul, pour bien comprendre la situation. Dans la nuit du 26 au 27 novembre, les trois derniers missiles du Mossad s’abattent sur la banlieue sud de Beyrouth, à 500 mètres du centre-ville, à vol d’aigle. Je suis réveillé par le souffle des missiles avant leur impact sur le sol. Les déflagrations sont terribles.

Le lendemain, c’est le cessez-le-feu. Jour de fête. Jour de la fête de la Médaille Miraculeuse ! Est-ce un hasard ?

Le lendemain, plus aucune frappe sur Beyrouth. Par contre, en quinze mois, entre novembre 2024 et mars 2026, Israël n’a pas arrêté ses bombardements et son invasion du sud du Liban. Des dizaines de villages sont détruits, partis en poussière sous des tapis de bombes. Les tunnels du hezbollah et les maisons abritant les missiles sont rasés, partis en fumée.

Entre novembre 2024 et mars 2026, les dizaines de milliers de réfugiés tentent de rebatir une vie en retournant dans leur village et essaient de reconstruire, en vain. Ils sont chassés par Israël. Qu’ils soient chiites ou chrétiens. Chrétiens ?

Les villages chrétiens du Liban-Sud

“Je ne veux pas partir. Je veux rester vivre dans mon village”, s’écrie Charbel un jeune homme du village chrétien endeuillé de Aïn Ebel. Youssef et ses copains âgés d’une vingtaine d’années disent la même chose. Youssef rajoute : “Je ne veux pas faire la guerre. Je veux vivre en paix dans mon village. Israël doit rentrer chez lui. Et, le Hezbollah doit rendre ses armes…” (les prénoms ont été changés).

En plein Carême et alors que le Ramadan vient de se terminer (dans la nuit du 19 au 20 mars), tous les chrétiens disent, témoignent et veulent la même chose : rester dans leur village ancestral et vivre en paix. La paix ?

Naji est guide et voyagiste, son activité est tombé à zéro. De plus, il ne peut plus retourner dans sa ville de Tyr : “La ville de Tyr s’est vidée des ¾ de sa population. Moi, je ne peux plus y retourner. Mon oncle, Raymond, qui gère l’hôtel Al Fanar, a dû partir pour se mettre en sécurité à Beyrouth.”

Plein sud, les villages chrétiens du Liban se comptent par dizaines : Aïn Ebel, Alma el-Chaab, Baraachit, Cana, Debel, Deir Seryan, Qlayaa, Rmeich (à 4 km de la frontière), Tebnine, Yaroun, etc.

Des roses dès demain ?

Comment faire ? Comment arrêter une guerre entre le Hezbollah et Israël ? Comment arrêter une guerre qui, en plus, pour les Libanais pourraient se transformer en guerre civile ? Le pape Léon XIV le pourrait-il, lui qui est venu tel l’ange, telle la colombe, tel l’homme en blanc, lui, l’apôtre de la Paix ? Faudra-t-il que le Liban attende et subisse encore les abominations et les affres de la guerre, jusqu’à la fête de l’une des saintes les plus répétées du Liban : sainte Rafqa ? Et saint Charbel peut-il comme Padre Pio lors de la Seconde Guerre mondiale apparaître dans le ciel et dérouter, supprimer tous ces missiles ?

Saint Rafqa est fêtée le 23 mars, lundi prochain. La paix sera-t-elle effective dès demain, dès dimanche?

Cette sainte qui est la patronne des malades et des personnes qui souffrent va-t-elle intervenir bientôt? Rappelez-vous, elle avait été évoquée par le pape Jean-Paul II, qui l’avait béatifiée en 1985, lors de sa venue au Liban en 1997.

Il l’a, également, élevée sur l’autel des saints, en 2001 : « En canonisant Rafqa Choboq Ar-Rayes, l’Église met en lumière le mystère de l’amour donné et accueilli pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Moniale de l’Ordre libanais maronite, elle a désiré passionnément aimer Dieu et donner sa vie pour ses frères. Puisse sainte Rafqa veiller sur ceux qui connaissent la souffrance, en particulier sur les peuples du Moyen-Orient affrontés à la spirale destructrice et stérile de la violence ! »

 

Sainte Rafqa, sauvez le Liban !

Pendant ces semaines où j’ai vécu sous les bombes au Liban, j’ai vu les chrétiens adorer, crier, pleurer, prier, faire pénitence et jeûner. Les Libanais sont sur la croix, en ces temps de Carême et de crucifixion qui durent depuis 1975. 50 ans !

Ces derniers jours, les frappes iraniennes et sa résistance démontrent que les Etats-Unis et Israël n’ont pas fini de faire la guerre. De l’autre côté de la frontière Tel Aviv et d’autres villes ont été frappé comme jamais. Et, l’Iran semble monter en puissance. De part et d’autre, des milliers de frappes. Plus de 30 000 ! Et, au bout du tunnel, les lumières se sont éteintes. Toujours la nuit.

Qui pourra arrêter cela ?

Le 23, tous les regards vont se tourner vers sainte Rafqa (1832-1914). En 1860, les Druzes attaquent les chrétiens. Rafqa sauve un enfant des massacres. Alors qu’elle termine ses jours dans un couvent près de Batroun (dans le nord du pays), elle devient aveugle et subit les souffrances d’une tuberculose osseuse. Ses compagnes, les autre soeurs, pour la déplacer, la disposent sur un drap, ses membres se disloquant. Elle vécut 82 ans, dont 29 dans des souffrances qu’elle supportait avec joie, patience et prière pour l’amour du Christ. Le 23 mars 1914, Rafqa meurt après avoir reçu la Sainte Communion. Elle fut enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta. Comme pour saint Charbel (1828-1898), le soir même, une lumière céleste scintilla sur son tombeau pendant deux nuits consécutives.

La veille du 23 mars, dans un songe, des jeunes ont vu tout le peuple Libanais (avec sa diaspora) se mettre à genoux et crier vers sainte Rafqa : SAUVEZ LE LIBAN ! Elle apparut, alors, dans un rayon plus cristallin que le cristal, plus lumineux que la lumière. Elle n’était pas seule. Il y avait, avec elle, saint Charbel, saint Maron, et la myriade des saints du Pays foulé par les pas de la Sainte Famille, du Christ et de ses apôtres !

Reportage réalisé par Antoine BORDIER

Copyright des photos A. Bordier et Raghda

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services