GPA en Ukraine : Juristes pour l’Enfance alerte l’ONU sur l’exploitation des femmes et des enfants
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
À l’occasion de l’Examen Périodique Universel (EPU) de l’Ukraine – mécanisme de l’ONU qui évalue périodiquement la situation des droits de l’homme dans chaque État membre – Juristes pour l’Enfance, Alliance Defending Freedom International et la Déclaration de Casablanca, dénoncent les graves violations des conventions internationales commises par la pratique de la gestation pour autrui (GPA) en Ukraine.
Tout d’abord la GPA, qui est légale en Ukraine depuis 2002, fait de ce pays l’une des destinations les plus attractives au monde grâce à des coûts faibles et une législation permissive. Le nombre de GPA commise par an est en forte hausse notamment à cause de l’augmentation mondiale de la demande et des interdictions dans d’autres pays.
De plus, le contexte de guerre aggrave l’exploitation : des cliniques ciblent les femmes en grande précarité financière, souvent mères de famille, avec des offres de paiement entre 11 800 et 17 800 euros par grossesse (voir ICI). Des publicités agressives (réductions « Black Friday », recrutement massif) et des pressions sur les mères porteuses sont documentées (voir ICI).
La GPA n’est pas une pratique anodine. Elle heurte la santé et les droits des mères porteuses, ainsi que ceux des enfants. Sont documentés les exemples suivants :
– Des enfants abandonnés (notamment handicapés) lorsque les commanditaires étrangers ne les récupèrent pas ;
– Des cas de « bébés stockés » dans des nurseries de fortune pendant la pandémie puis la guerre ;
– Des risques accrus pour la santé des mères (hémorragies, prééclampsie, troubles psychologiques) et des enfants (choc traumatique de l’abandon en raison de la séparation précoce de la mère, impacts sur le développement).
Au regard du droit international, ces pratiques constituent une vente d’enfants, une forme de traite d’êtres humains et une exploitation incompatible avec les obligations internationales de l’Ukraine en matière de droits de l’homme.
Juristes pour l’Enfance, ADF international et la Déclaration de Casablanca appellent l’Ukraine à interdire totalement la GPA et l’ONU à formuler des recommandations fermes en ce sens.
Voir la contribution ICI.
Grand remplacement : aux Etats-Unis aussi
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
La United American Muslim Association a acheté le Montfort Spiritual Center de Bay Shore (New York) pour 5,2 millions de dollars.
Le Centre spirituel Montfort était un séminaire ouvert par les Missionnaires montfortains (de saint Louis-Marie Grignion de Montfort) en 1926. Il avait fermé en 1972, puis il avait servi récemment de maison de retraite pour prêtres.
Il n’y avait plus de séminaristes, puis les vieux prêtres sont morts. Les musulmans en font une école islamique pour 120 collégiens et lycéens.
Devenez actionnaire de Chérubins, la 1ère plateforme d’histoires audios chrétiennes
À l’heure où les contenus audios occupent une place croissante dans le quotidien des plus jeunes, une conviction guide ce projet : ce que les enfants écoutent façonne durablement ce qu’ils deviennent. Les grandes histoires construisent l’imaginaire, nourrissent l’intelligence et le cœur, éveillent le sens du beau et transmettent, souvent avec plus de force que les discours, une certaine vision de l’homme. Pourtant, les familles peinent encore à trouver des récits capables d’allier une qualité artistique d’excellence aux valeurs qu’elles souhaitent transmettre à leurs enfants.
C’est pour répondre à cet enjeu qu’est née Chérubins. Dans un marché mondial du livre audio en forte croissance, la société s’est positionnée sur un segment encore largement inexploité, en développant une offre premium où chaque histoire est pensée pour émerveiller autant que pour transmettre. Portée par une équipe fondatrice expérimentée et des partenaires éditoriaux de référence, Chérubins a démontré la pertinence de son positionnement en fédérant une communauté déjà engagée de plusieurs milliers de familles.
La levée de fonds aujourd’hui proposée a vocation à accompagner une nouvelle phase d’accélération, en renforçant le catalogue d’histoires audio, les développements technologiques et le déploiement commercial de la société. Au-delà de ses perspectives de croissance, Chérubins ambitionne de devenir un acteur de référence des contenus audio à destination de la jeunesse, en bâtissant une marque culturelle durable dont le rayonnement s’inscrira dans le temps et bien au-delà des frontières françaises.
Souhaitez-vous devenir actionnaire de Chérubins et ainsi choisir d’investir dans une entreprise à fort potentiel de développement, mais également de soutenir une ambition culturelle au service des générations futures ?
Pour découvrir ce projet et y investir, il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/cherubins-capital
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
Les évêques consacreront l’Angleterre et le Pays de Galles au Sacré-Cœur de Jésus
L’initiative d’une paroissienne a touché les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles. Sarah Scott a écrit à plusieurs évêques pour leur demander la consécration officielle de l’Angleterre et du Pays de Galles au Sacré-Cœur de Jésus et a recueilli des soutiens grâce à une pétition en ligne. Plusieurs évêques ont reçu son courriel et la question a été transmise au secrétaire général de la Conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles, le chanoine William Agley, afin qu’il y réponde au nom des évêques.
Agley expliqua que la demande devait d’abord faire l’objet d’une enquête : il était nécessaire d’établir si une telle consécration avait eu lieu depuis l’émancipation des catholiques en 1829. N’ayant trouvé aucune trace d’une telle consécration, les évêques examinèrent la proposition lors de leur assemblée plénière suivante. Dans sa réponse à Scott, le secrétaire général écrivit :
« Je suis heureux de confirmer que les évêques sont d’accord pour que l’Angleterre et le Pays de Galles soient consacrés au Sacré-Cœur de Jésus. Ils vont maintenant étudier le moment et le lieu les plus appropriés. Dès qu’une décision aura été prise, les détails seront publiés. »
Agley a ajouté qu’il était reconnaissant à Scott d’avoir porté la question à l’attention de la Conférence et qu’il était convaincu que la consécration serait une source de bénédictions abondantes pour les deux pays.
Scott accompagna sa lettre d’une pétition dans laquelle il écrivait notamment :
« Nous, les fidèles, ressentons un profond appel à revenir à la source de tout amour et de toute miséricorde. Nos nations ont une riche histoire de foi, mais aujourd’hui, beaucoup se sentent perdus. Nous croyons que, par la consécration solennelle de nos pays, de nos familles et de notre avenir au Cœur du Christ, un véritable renouveau spirituel peut s’amorcer. En ces temps de peur et de division, nous avons besoin de ce ardent foyer d’amour pour guérir nos communautés et guider nos dirigeants. »
La Grande-Bretagne est liée à la dévotion au Sacré-Cœur depuis ses origines. Le directeur spirituel et défenseur de sainte Marguerite-Marie Alacoque était le jésuite français saint Claude de la Colombière, qui introduisit cette dévotion en Angleterre. En 1676, il fut envoyé à Londres comme prédicateur auprès de Marie de Modène, duchesse catholique d’York et future reine d’Angleterre. Il s’installa à la cour de Saint-James et, pendant trois ans, prêcha dans une ville marquée par une forte hostilité envers le catholicisme.
La dévotion qu’il apporta aux îles demeura secrète durant les persécutions des catholiques. Au XVIIIe siècle, elle fut renforcée par des prêtres français réfugiés en Angleterre pour fuir la Révolution française. Ce n’est qu’après l’émancipation des catholiques en 1829 que le développement public et légal de la dévotion au Sacré-Cœur fut possible : les catholiques purent reconstruire leurs églises avec une plus grande liberté, et nombre de ces nouveaux lieux de culte furent dédiés au Sacré-Cœur de Jésus.
L’inspiration de Scott est survenue au moment où les évêques américains avaient accompli un acte similaire en juin de la même année. La consécration aux États-Unis était liée au 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance , de sorte que cet événement patriotique soit non seulement l’occasion d’une célébration nationale, mais aussi d’une soumission spirituelle du pays au Christ.
Les évêques anglais ont annoncé qu’ils choisiraient la date et le lieu les plus appropriés pour la consécration, et que les détails seraient publiés prochainement. Il est possible qu’ils choisissent une date liée à un anniversaire important de l’histoire de l’Angleterre et du Pays de Galles.
Les chrétiens néerlandais s’opposent à un projet de loi visant à étendre l’accès aux avortements tardifs
Aux Pays-Bas, une « extension radicale » des avortements tardifs est à l’étude, avec des projets d’avortement entre 22 et 24 semaines pour des « raisons sociales » plutôt que médicales, ce qui suscite de vives inquiétudes chez les dirigeants chrétiens.
Martine Versteeg-ter Veen, directrice de MissieNederland (l’alliance évangélique néerlandaise), a exprimé son inquiétude :
« De plus en plus d’hôpitaux parviennent à maintenir en vie des enfants prématurés, parfois même jusqu’à 22 ou 23 semaines ». « Il est sidérant de lire qu’avec cet essai clinique, des enfants du même âge peuvent désormais être avortés sans raison médicale. »
MissieNederland fait désormais campagne avec des organisations de la société civile et des partis de la Tweede Kamer der Staten-Generaal, la chambre basse des représentants à La Haye, qui ont de sérieuses objections à ce projet.
« Continuons à construire ensemble une culture (de soins) dans laquelle les parents ne sont pas laissés seuls, les vies vulnérables sont protégées et la dignité humaine est au centre ».
Le SGP (Staatkundig Gereformeerde Partij), connu sous le nom de Parti politique réformé, est l’un des groupes politiques qui s’opposent à ces projets. Un communiqué de presse de la SGP indique que ce sont principalement les professionnels de santé qui expriment leur dégoût face à la perspective d’interrompre une grossesse tardive pour des raisons sociales.
Le SGP a indiqué que des conversations avec des prestataires de soins de santé dans divers hôpitaux ont révélé que des avortements entre 22 et 23 semaines pour des raisons sociales avaient déjà eu lieu à plusieurs reprises ces derniers mois. Diederik van Dijk, député du SGP, souligne :
« Cela a un impact considérable sur le terrain. De nombreux membres du personnel ont des objections morales à coopérer avec cette mesure ». « Alors que les professionnels de santé mettent normalement tout en œuvre pour sauver des bébés, on leur demande maintenant de laisser mourir un nouveau-né. »
« Nous détectons également la peur afin d’ouvrir le dialogue au sein des équipes. Je comprends parfaitement chaque professionnel de santé qui déclare : « Je ne coopérerai pas. » L’avortement est toujours une épreuve terrible, quel que soit le stade : il tue un enfant. Dans le cas des avortements très tardifs, cela se manifeste de façon particulièrement intense et tragique. Un bébé parfaitement formé, né vivant, puis délibérément abandonné à son sort dans le service de maternité d’un hôpital… C’est glaçant et cela crie vers le ciel ! »
Van Dijk s’est demandé si les plans d’avortement tardif respectaient même les directives légales des gynécologues et des hôpitaux.
« Avec cette expansion radicale de l’avortement, les limites du droit pénal sont littéralement mises à l’épreuve. Or, aucun débat politique ou social sérieux sur les questions morales, juridiques et pratiques n’a jamais eu lieu. Cette évolution contraire à l’éthique doit donc être stoppée immédiatement ! »
Van Dijk a soumis une série de questions parlementaires au ministre de la Santé, Sophie Hermans, concernant les hôpitaux qui prévoient de pratiquer ces avortements, leur fréquence, les circonstances du décès du bébé, les directives applicables et ce que l’on sait de la perception de la douleur chez les bébés à 22 et 23 semaines.
Instruction en famille : face à une loi illégitime, ils choisissent la résistance
Elle est diplômée de l’École Normale Supérieure (Ulm) et agrégée d’histoire, en fin de thèse à la Sorbonne, lui, également normalien, a travaillé un temps comme conseiller en cabinet ministériel. Parents de trois jeunes enfants, ils se battent pour instruire eux-mêmes leur fille de 3 ans et se heurtent à un mur administratif.
Depuis 2021, l’instruction en famille n’est plus un droit sur simple déclaration. La loi confortant le respect des principes de la République, dite loi contre le séparatisme, a instauré un régime d’autorisation, restreint à quatre motifs : la santé, la pratique sportive ou artistique intensive, l’itinérance de la famille, ou l’existence d’une « situation propre à l’enfant ».
C’est ce dernier motif qu’ils ont tenté de faire valoir. En vain.
« Le directeur académique des services de l’Éducation nationale a répondu que ma fille n’avait pas de situation propre, et que rien n’empêche sa scolarisation ». « Or, la seule question qui nous préoccupe est de savoir quelle option lui permettra de s’épanouir le mieux ».
Le nombre d’enfants instruits en famille est passé de plus de 72 000 en 2022 à 30 644 en 2025.
« Cette loi est illégitime », « On ne prend pas en compte le bien des enfants et l’État tend à s’arroger un monopole qui fut toujours le propre des tyrannies. Disons-le franchement : le bien de notre fille prime l’avis des bureaucrates ».
Après deux refus, les parents s’apprêtent à saisir le tribunal administratif :
« En attendant le jugement, nous nous apprêtons à entrer en désobéissance civile ».
L’atelier du regard – Méditation devant une peinture de Paul Urtin
Illustration : Paul Urtin (1874-1962), Intérieur (Collection particulière). Photo : Sergyl Lafont.
« Il faut regarder longtemps pour commencer à voir. »
Voici le salon peint par Paul Urtin. Je le fréquente sans en avoir franchi le seuil. Cette pièce est depuis longtemps devenue l’une des chambres de ma mémoire. Elle accompagne mon existence, témoin discret de mes joies, de mes inquiétudes et de mes heures de paix.
Une fenêtre ouverte sur une mystérieuse clarté, un feu tranquille dans l’âtre, une banquette tournée vers les flammes, quelques tableaux, des tapis usés. Rien d’extraordinaire. Rien qui cherche à retenir le regard. Et pourtant, tout y respire une profonde humanité.
À première vue, il ne s’y passe rien. Puis, peu à peu, une présence invisible se laisse pressentir. La chaise paraît avoir été reculée. La banquette conserve une empreinte. Le livre attend une main. Le foyer veille. Il ne manque personne. Ou peut-être sont-ils tous là.
Au fil des années, j’ai compris que cette toile ne représentait pas seulement un intérieur : elle révélait une manière d’habiter le monde.
Je croyais longtemps revenir devant ce tableau pour le contempler. Avec les années, j’ai compris que c’était lui qui me regardait. Ou plutôt qu’il travaillait mon regard. À chaque retour, il défaisait un peu de mon agitation, de ma dispersion, parfois même de mes illusions sur moi-même. Il ne m’enseignait aucune théorie ; il formait lentement une manière de voir.
Les peintres parlent volontiers de leur atelier comme du lieu où l’œuvre prend forme. Ce salon est devenu, pour moi, un atelier d’une autre nature. Non celui où l’on peint une toile, mais celui où le regard apprend à mûrir. Car regarder est un travail. Voir est une ascèse. Et toute véritable œuvre d’art finit par façonner celui qui accepte de la fréquenter avec fidélité.
Une demeure contre la dispersion
Notre époque ne manque pas d’images ; elle manque de demeures. Nos regards glissent d’un écran à l’autre sans consentir au temps nécessaire pour que le présent devienne présence. Le tableau d’Urtin ne cherche pas à séduire : il attend. Il oblige à ralentir. Il faut accepter de s’arrêter pour qu’il consente à nous parler.
Pourtant, une mise en garde s’impose. Il m’arrive de contempler cette paix et d’entendre une voix murmurer : « Vois comme tu es sensible. Vois comme tu sais reconnaître les vraies choses. » Ce n’est pas la voix du tableau ; c’est celle de l’orgueil.
Je croyais contempler une œuvre ; je m’en servais comme d’un miroir où venait se refléter l’image flatteuse de ma propre profondeur. La grâce ne se laisse jamais transformer en preuve de notre élévation. Il faut parfois laisser la peinture n’être qu’une peinture, la lumière une lumière. Renoncer à tout convertir en miroir de soi afin que ce qui nous dépasse puisse enfin advenir.
Car ce tableau, je l’ai appris à force d’y revenir, ne m’a jamais rendu sage. Il m’a seulement invité, chaque jour, à le devenir. Et chaque soir, en rentrant du travail, fatigué, parfois agité, je mesurais l’écart entre la paix qu’il m’offrait et celle que je prétendais avoir atteinte. Je m’y ancrais comme un bateau retrouvant son port. Mais le port n’est pas la demeure definitiva ; il est seulement le lieu où l’on reprend souffle avant de repartir.
La sagesse n’est pas un état que l’on possède. Elle est une orientation vers laquelle on revient, soir après soir, avec l’humilité de celui qui sait qu’il n’est jamais arrivé.
L’hospitalité du quotidien
Nous appelons volontiers les objets des « choses inanimées ». L’expression ment sur ce qu’elle désigne. Notre humanité se dépose en eux. Les meubles fidèles recueillent la mémoire de ceux qui vivent auprès d’eux. Une maison est un souvenir devenu visible. Les murs ne pensent pas ; ils se souviennent.
À force d’y revenir, les gestes, les conversations, les silences et les prières imprègnent les lieux. Une demeure finit par porter l’empreinte invisible de ceux qui l’habitent. Elle devient la mémoire silencieuse de leur passage.
Élie Faure, évoquant Vermeer, écrivait :
« Vermeer a peint jusqu’au silence rayonnant qui émane des choses amies, jusqu’à l’accueil qu’elles vous font. Cette femme et ce miroir ont l’habitude l’un de l’autre. »
Ces mots pourraient orner le salon d’Urtin. Entre cette fenêtre, ce parquet et moi s’est établie une étrange familiarité — non pas celle qui use, mais celle qui approfondit.
À mesure que les années passent, je découvre que les objets les plus simples possèdent une discrète fidélité. Ils ne parlent pas, mais ils demeurent. Ils ne retiennent rien pour eux-mêmes ; ils accueillent seulement la vie qui les traverse. Peut-être est-ce là leur secrète hospitalité : nous rappeler que les réalités les plus humbles peuvent devenir le lieu d’une présence qui les dépasse.
La musique de la lumière
À mesure que le regard s’attarde, le véritable sujet du tableau se révèle : la lumière.
La fenêtre n’éclaire pas seulement la pièce ; elle y invite le jour. Sur le parquet, sa clarté rejoint celle du foyer. Deux lumières dialoguent sans rivalité : l’une venue du dehors, l’autre gardienne du dedans. Elles se répondent avec une douceur qui ne cherche jamais à triompher.
Le parquet garde l’empreinte des pas. Il conserve le temps. Les saisons, les années, des vies entières ont glissé sur lui. Comme certaines mémoires, le bois se tait sans oublier.
Sur la cheminée repose une petite statuette blanche que les reflets effleurent sans jamais la saisir tout à fait. Elle n’occupe pas le centre. On pourrait ne pas la remarquer. Elle évoque ces demeures où une image pieuse trouvait naturally sa place, sans ostentation, comme une présence familière qui n’avait nul besoin de s’imposer. La statuette ne dit rien de tout cela ; elle le suppose. Dieu entre souvent chez nous sans faire de bruit.
La lumière d’Urtin ne révèle pas seulement les objets ; elle révèle leur manière d’être ensemble. Rien n’y est spectaculaire. Tout y est accord. Le feu répond à la fenêtre, le bois répond à la pierre, le silence répond à la lumière. Cette harmonie ne vient pas de l’absence de mouvement, mais d’une paix qui habite les choses sans jamais les figer.
On comprend alors que le véritable sujet du tableau n’est peut-être ni le salon, ni les meubles, ni même la lumière. C’est cette hospitalité silencieuse par laquelle le monde ordinaire devient capable d’accueillir davantage que lui-même. C’est peut-être ainsi que commence toute contemplation : lorsque les choses cessent d’être seulement des objets pour devenir les humbles gardiennes d’une présence invisible.
Depuis que le Verbe s’est fait chair
Depuis que le Verbe s’est fait chair, nous continuons pourtant à chercher Dieu dans l’extraordinaire. Nous l’imaginons volontiers dans le fracas des événements, les signes éclatants ou les expériences exceptionnelles. Or l’Écriture nous montre un Dieu qui préfère la discrétion : le murmure d’une brise légère pour Élie, la maison cachée de Nazareth, le pain rompu d’Emmaüs où la présence se révèle au moment même où elle semble s’effacer.
Le salon d’Urtin ne représente aucune scène religieuse. Pourtant, il prépare le regard à cette manière d’habiter le monde. Depuis l’Incarnation, la matière n’est plus jamais seulement matière. Le Créateur a pris un visage, partagé une table, travaillé le bois. Rien du quotidien n’est insignifiant. Le sacré peut visiter une cuisine, une table usée, un fauteuil marqué par les années.
Ce tableau devient alors une parabole silencieuse. Toute demeure humaine possède une vocation secrète : celle d’accueillir. Non seulement ceux qui franchissent son seuil, mais aussi cette Présence qui ne s’impose jamais et qui attend que nous lui ouvrions la porte de notre liberté.
Les disciples d’Emmaüs ne reconnaissent le Christ qu’au moment où ils lui disent :
« Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. »
Peut-être toute demeure authentique porte-t-elle secrètement cette même prière.
Chaque soir, en rentrant, je me suis souvent assis devant ce tableau comme devant une porte entrouverte. Je n’y suis jamais entré tout à fait. Mais j’ai appris à y revenir, non pour m’y installer, encore moins pour m’y admirer, mais pour me laisser accueillir par une paix qui ne dépendait pas de moi. La présence ne se force pas ; elle s’accueille. Et l’accueil le plus vrai est peut-être celui qui renonce à posséder ce qu’il reçoit.
Apprendre à demeurer
La fidélité elle-même est devenue suspecte ; on la confond volontiers avec l’immobilisme. Nous avons désappris à demeurer. Pourtant, demeurer n’est pas s’arrêter. C’est accepter qu’un lieu, une œuvre, un visage ou une présence nous façonnent lentement.
Les objets les plus humbles possèdent une patience que nous avons perdue. Ils restent quand nous passons. Ils conservent ce que nous oublions. Ils nous enseignent que nous ne sommes pas seulement appelés à traverser le monde, mais à y prendre corps dans sa profondeur.
La grande question n’est peut-être pas de posséder davantage, mais de s’enraciner davantage.
Habiter nos maisons pour réenchanter notre vie.
Habiter nos vies pour y laisser croître l’Être.
Habiter enfin ce monde comme une demeure reçue plutôt que comme un lieu à consommer.
Nous étions venus contempler un intérieur. Nous découvrons qu’une demeure véritable n’est pas d’abord un lieu où l’on entre, mais un lieu qui entre en nous.
Épilogue
Ce tableau m’accompagne depuis des années. Il m’a apaisé. Il m’a ancré. Il m’a aussi révélé ce piège si subtil de l’orgueil qui consiste à transformer toute grâce reçue en preuve de sa propre profondeur. Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’une œuvre véritable ne nous renvoie pas à nous-mêmes : elle nous ouvre à plus grand que nous.
Je ne suis pas devenu sage. J’ai seulement appris combien il est difficile de le devenir.
La sagesse n’est pas une conquête. Elle est une disponibilité : disponibilité à une paix qui se donne sans qu’on la mérite, à une lumière qui entre sans qu’on l’appelle, à une présence qui se retire au moment même où l’on croit la saisir.
Peut-être est-ce là le plus beau don que m’ait fait ce tableau : savoir que je pourrai revenir demain, fatigué, dispersé, inquiet ou orgueilleux, et qu’il sera encore là, fidèle à son silence. Comme une demeure qui n’exige rien avant d’ouvrir sa porte.
Comme cette parole adressée au voyageur d’Emmaüs, qui devient peu à peu la prière de toute existence :
« Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. »
Alors seulement, nous comprenons que l’hospitalité des choses n’est jamais celle des choses seules. Elle est l’humble apprentissage d’une Présence qui, depuis que le Verbe s’est fait chair, habite silencieusement le monde et attend que nous apprenions enfin à demeurer en elle.
Le véritable chef-d’œuvre n’est peut-être pas la toile. C’est le regard qu’elle façonne lentement.
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Meurtre de Thomas à Crépol : la circonstance aggravante de racisme finalement retenue par les juges
Les magistrats de Valence ont ajouté la circonstance aggravante de racisme à l’encontre des mis en cause. Elle faisait l’objet de nombreux débats depuis le début des investigations.
C’est l’AGRIF qui a permis cette requalification, comme le rappelle son président, Yann Baly :
Après deux années de batailles judiciaires et procédurales (et malgré certaines obstructions regrettables pour l’empêcher de se constituer partie-civile), l’AGRIF accompagne, depuis juin dernier, des victimes de l’attaque de Crépol, qui l’ont sollicitée et sont désormais assistées par notre avocat.
En un temps record, Me Jérôme TRIOMPHE, a pu se livrer à une analyse de ce très complexe et volumineux dossier. Ce qui lui a permis d’envoyer 30 pages d’observations au juge afin d’établir la motivation de racisme anti-blanc et anti-français dans l’attaque du bal de Crépol qui s’est déroulée le 19 novembre 2023.
Les victimes viennent de nous informer, qu’à la suite de ces observations, les juges ont réouvert l’instruction et ajouté au dossier la circonstance aggravante de racisme que le Procureur avait refusé d’invoquer et qui n’avait, jusqu’alors, pas été discutée.
Les protagonistes de l’attaque sont désormais mis en examen avec cette circonstance aggravante de racisme.
L’AGRIF se félicite de cette décision importante pour la suite du dossier.
Histoire, patrimoine et aventure : emmenez les livres des “fabuleuses aventures de Jean et Henri” en vacances !
L’été est là avec le temps (en général !) tant attendu de l’eutrapélie, ce repos nécessaire à l’âme, cette vertu de détente et de bonne humeur… dans une juste mesure !
C’est également le temps des belles lectures, spirituelles ou profanes. C’est ainsi que s’offre à nous la possibilité de découvrir les livres des “fabuleuses aventures de Jean et Henri” et de suivre, en 1915, de jeunes enfants : Jean, Henri et leurs cousines Jeanne, Marthe et Alix de Catsberg. Pour ces enfants de la Belle Époque, avides d’aventures et de cette grande nouveauté qu’est l’aviation, lutter contre des agents secrets allemands après une rencontre avec Antoine de Saint-Exupery ou en compagnie de leur ami tonkinois ne fait pas peur. Et pour cause ! Cela leur permet de découvrir le Beaujolais ou le Mâconnais grâce aux moyens de transport à leur disposition : tacot, automobile ou aéroplane.
Le site 123loisirs.com les a bien cernés en écrivant d’eux : “Avec une désinvolture toute enfantine mais une bonne dose de cran, les deux frères se lancent dans l’aventure, imaginant déjà la Une des journaux : ” Jean et Henri au secours de la France ! “.
Et leurs cousines, les sœurs de Catsberg ? Elles ne sont pas en reste puisque, depuis la Flandre française, elles doivent même résoudre une enquête depuis leurs château d’Haeghedoorn, dans le village frontalier de Godewaersvelde. En compagnie de leurs cousins Jean et Henri, grâce à elles, nous découvrons les charmes et l’histoire de différentes régions de France durant la Belle Époque.
Découvrez les livres des fabuleuses aventures de Jean et Henri et de leurs cousines : https://jean-et-henri.fr/2023/09/16/la-collection-de-livres-des-fabuleuses-aventures-de-jean-et-henri/
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La Vie Chrétienne Victorieuse – Le levain : alerte biblique contre la corruption, refuge en Christ
La Parole de Dieu se sert souvent d’images simples pour communiquer des réalités profondes. Parmi celles-ci, le levain occupe une place remarquable. D’un bout à l’autre des Écritures, sauf lorsqu’il est simplement question d’alimentation, il est présenté comme l’emblème d’un principe de corruption qui agit intérieurement. Cette constance n’est pas fortuite : l’Esprit de Dieu enseigne ainsi, avec une précision remarquable, la manière dont le mal se développe dans le domaine moral et spirituel.
Le levain agit en secret. Il ne transforme pas par une action extérieure visible, mais par une influence intérieure, progressive, silencieuse. On ne le voit pas à l’œuvre, et pourtant, peu à peu, toute la pâte est atteinte. Cette action cachée correspond exactement à la manière dont le mal s’introduit et se propage. Il ne commence pas nécessairement par des formes grossières ou choquantes. Bien souvent, il prend naissance dans une concession apparemment insignifiante : une pensée tolérée, une doctrine légèrement altérée, une négligence dans la vie intérieure. Mais ce qui n’est pas jugé finit par s’étendre et influencer l’ensemble.
Dès les premiers livres de l’Écriture, Dieu enseigne ce principe. Lors de l’institution de la Pâque, en Exode 12, Israël devait ôter tout levain de ses maisons et manger pendant sept jours des pains sans levain. Cette ordonnance n’était pas simplement cérémonielle. Le peuple allait être délivré du jugement par le sang de l’agneau, mais cette délivrance impliquait immédiatement une séparation. L’Égypte, image du monde éloigné de Dieu, devait être laissée derrière, non seulement extérieurement, mais moralement.
Le levain représentait précisément les principes de cette ancienne condition : habitudes, pensées, influences incompatibles avec la nouvelle position du peuple racheté. Dieu montrait ainsi que la rédemption ne consiste pas seulement à être mis à l’abri du jugement, mais à être appelé à une vie de sainteté. La grâce qui sauve est aussi celle qui enseigne à renoncer à ce qui appartient au passé.
Ce même enseignement apparaît dans les offrandes. En Lévitique 2, il est expressément interdit d’introduire du levain dans l’offrande de gâteau. Cette offrande, composée de fleur de farine, présente de manière admirable la perfection morale du Seigneur Jésus dans son humanité. Rien ne devait en altérer la pureté. Aucun mélange n’était toléré.
Christ seul correspond parfaitement à cette figure. Dans toute sa vie, il n’y eut aucune trace de péché, aucune pensée indépendante de son Père. Il pouvait dire : « Le chef du monde vient, et il n’a rien en moi » (Jean 14:30). Sa vie entière fut un parfum agréable pour Dieu. Il est le pain pur, sans levain, l’offrande parfaite.
Cependant, le livre du Lévitique présente un contraste frappant. Lors de la fête des semaines, deux pains étaient offerts à l’Éternel, et cette fois ils étaient faits avec du levain (Lévitique 23:17). Dieu ne se contredit pas. Si le levain est exclu de ce qui figure Christ, pourquoi est-il ici introduit ?
Parce que ces pains ne représentent pas Christ, mais les croyants. Ils sont présentés à Dieu, sanctifiés pour lui, mais ils portent encore en eux la vieille nature. Le croyant possède une vie nouvelle, mais la chair (vieille nature) demeure en lui. Cette vérité est à la fois humiliante et précieuse. Elle nous empêche de nous glorifier, tout en nous gardant du découragement.
Car ces pains, malgré le levain, sont acceptés. Pourquoi ? Parce qu’ils sont présentés avec un sacrifice pour le péché. Tout repose sur l’œuvre de Christ. Dieu connaît parfaitement ce que nous sommes, et pourtant il nous reçoit en son Fils. Il y a là un équilibre admirable : une entière lucidité sur notre état, et une pleine assurance quant à notre acceptation.
Lorsque nous arrivons aux Évangiles, le Seigneur Jésus reprend lui-même cette image pour mettre en garde ses disciples.
Il dit : « Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens » (Matthieu 16:6).
Les disciples pensent d’abord à du pain alimentaire, ce qui montre combien l’intelligence spirituelle peut être lente lorsque le cœur est occupé de circonstances terrestres. Mais le Seigneur les conduit à comprendre qu’il parle de doctrine.
Le levain des pharisiens est celui du formalisme religieux. Ils attachaient une grande importance aux traditions et aux observances extérieures, mais leur cœur était loin de Dieu. Leur piété était une apparence. Le Seigneur appelle cela de l’hypocrisie. C’est une religion sans vie, où les formes remplacent la réalité.
Le levain des sadducéens est d’une autre nature : c’est le rationalisme (l’abus de la raison). Ils soumettaient la révélation divine au jugement de la raison humaine, rejetant tout ce qui dépassait leur compréhension, comme la résurrection ou l’existence des anges. Ici, ce n’est plus le formalisme qui remplace la Parole, mais l’intelligence humaine qui se place au-dessus d’elle.
À ces deux formes, l’Écriture ajoute encore le levain d’Hérode (Marc 8:15), qui représente l’esprit du monde : la recherche du pouvoir politique, le compromis moral et le désir de plaire aux autorités terrestres plutôt qu’à Dieu. Ainsi apparaissent trois dangers constants : le formalisme, le rationalisme et la mondanité. Ces influences peuvent sembler différentes, mais elles ont un point commun : elles écartent Christ de la première place.
La parabole du levain en Matthieu 13 s’inscrit dans cette même ligne. Le royaume des cieux est comparé à du levain qu’une femme cache dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte soit levée. Si l’on considère l’ensemble de l’Écriture, le levain ne peut y représenter un bien. Le contexte confirme cette interprétation : les paraboles qui entourent celle-ci montrent toutes un mélange persistant jusqu’à la fin.
Le blé et l’ivraie croissent ensemble, le filet rassemble de bons et de mauvais poissons, et la séparation n’intervient qu’au moment du jugement. Il ne s’agit donc pas d’une transformation progressive du monde par l’Évangile, mais de la coexistence du bien et du mal dans la sphère de la profession chrétienne.
Le levain représente ici une influence corruptrice introduite de manière cachée. La farine, pure en elle-même, peut évoquer la vérité divine. Mais quelque chose y est ajouté, discrètement, sans bruit. L’erreur ne se présente pas toujours comme une opposition ouverte ; elle s’introduit souvent sous une forme acceptable.
La femme, dans le langage symbolique de l’Écriture, représente fréquemment un système religieux. Le fait qu’elle cache le levain souligne le caractère subtil de cette influence. L’histoire de la chrétienté montre combien rapidement des éléments étrangers – traditions humaines, spéculations philsophiques, ambitions terrestres – se sont mêlés à la simplicité de la doctrine apostolique.
L’apôtre Paul reprend cette image avec une grande force : « Un peu de levain fait lever toute la pâte » (1 Corinthiens 5:6 ; Galates 5:9). Cette parole est appliquée à deux situations différentes. Soit un mal moral toléré dans l’assemblée : un péché grave n’est pas jugé, et cela compromet le témoignage tout entier. Soit un mal doctrinal : l’introduction du légalisme, qui altère la pureté de l’Évangile de la grâce.
Dans les deux cas, le principe est identique. Ce qui n’est pas jugé se propage. Le mal moral et le mal doctrinal ont la même gravité aux yeux de Dieu, car tous deux déshonorent Christ et corrompent le témoignage.
On n’est pas préservé du mal simplement en le scrutant, mais en étant occupé de la vérité. Et cette vérité est inséparable de la personne du Seigneur Jésus. Plus il remplit le cœur, plus le discernement est juste.
Il est très significatif que, dans Matthieu 16, l’avertissement contre le levain soit immédiatement suivi de la confession de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16:16). Après avoir mis en garde contre les influences corruptrices, le Seigneur conduit ses disciples à la vérité fondamentale sur sa personne. C’est sur ce fondement que l’Assemblée est bâtie.
Il y a là un enseignement précieux. Pour discerner ce qui est faux, il faut connaître ce qui est vrai. Et pour rester ferme dans la vérité, il faut être gardé des influences qui la corrompent. Mais inversement, c’est la connaissance vivante de Christ qui protège contre l’erreur. Les contrefaçons séduisent surtout lorsque l’on connaît mal l’original.
Ainsi, la vigilance à laquelle nous sommes appelés n’est ni inquiète ni soupçonneuse. Elle est spirituelle. Elle consiste à juger ce qui doit l’être, tout en demeurant dans la dépendance du Seigneur. L’Esprit de Dieu conduit non à une méfiance permanente, mais à une communion réelle avec Christ, à une obéissance simple à sa Parole.
Aujourd’hui encore, les dangers demeurent. C’est pourquoi l’Écriture nous exhorte à éprouver toutes choses et à retenir ce qui est bon.
Mais cette vigilance ne doit jamais produire la crainte. Celui qui avertit est aussi celui qui garde. Le Bon Berger connaît ses brebis, et elles entendent sa voix. Sa présence est la lumière dans laquelle le mal est manifesté et jugé.
En définitive, la figure du levain nous rappelle deux vérités inséparables. D’une part, Dieu ne traite jamais le mal avec légèreté : il appelle les siens à la séparation et au discernement. D’autre part, toute notre sécurité repose non sur notre propre vigilance, mais sur la personne et l’œuvre parfaites de Jésus-Christ. En demeurant près de lui, nourris de sa Parole et dépendants de son Esprit, nous trouvons la force de rejeter ce qui altère la vérité et de marcher dans la simplicité d’une foi qui honore son nom.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Orban dénonce l’arbitraire du nouveau régime
L’un de nos amis, Français installé en Hongrie, nous adresse (et nous l’en remercions vivement) la traduction de la récente déclaration de résistance que l’ancien Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a publié sur sa page Facebook:
Après les décennies de dictatures imposées à la Hongrie par les occupations allemande puis soviétique, le peuple hongrois a conquis sa liberté en 1990 et instauré un État de droit démocratique.
En 2011, la sixième Assemblée nationale élue librement a adopté la Loi fondamentale de la Hongrie, mettant ainsi un terme à la période transitoire du changement de régime, consolidant les garanties de la souveraineté nationale, établissant les fondements de l’État de droit démocratique et engageant la Hongrie sur la voie de son essor.
À la suite des élections de 2026, le parti Tisza a modifié le système constitutionnel de la Hongrie. Après le 17ᵉ amendement à la Loi fondamentale, la Hongrie n’est plus un État de droit démocratique. Une nouvelle ère d’arbitraire et d’autoritarisme s’est ouverte dans le pays.
La restriction du droit de vote a mis fin à la compétition politique et, avec elle, à la démocratie. Le président de la République et le président de la Cour constitutionnelle ont été démis de leurs fonctions, abolissant ainsi la séparation des pouvoirs. Les mécanismes de contrôle et d’équilibre ont été supprimés et l’État de droit démantelé.
Le nouveau système politique ainsi créé est illégitime, car il a été instauré en violation flagrante de la Loi fondamentale et parce qu’il vise à assurer la détention exclusive du pouvoir. Le Fidesz rejette ce nouveau régime autoritaire. Nous ne participerons pas à l’élection des personnes nommées pour remplacer les responsables destitués. Après le rétablissement de l’État de droit démocratique, leurs décisions seront réexaminées.
Face à l’arbitraire, tout citoyen a le droit de résister. C’est pourquoi le Fidesz sera non seulement l’opposition au gouvernement, mais aussi au nouveau système politique. Il utilisera tous les moyens pacifiques, tant au Parlement qu’en dehors, pour s’opposer à l’exercice arbitraire du pouvoir.
À compter d’aujourd’hui, notre mission est de rétablir l’État de droit démocratique. Nous viendrons en aide aux victimes du régime autoritaire. Nous recenserons les violations du droit commises par le gouvernement Tisza. Une fois l’État de droit démocratique rétabli, nous accorderons aux victimes et aux personnes lésées les réparations auxquelles elles ont droit.
Afin de rétablir une vie civique stable, sereine et sûre, nous soutenons tous ceux qui élèvent la voix contre le régime autoritaire, qui défendent la liberté, qui s’unissent à d’autres pour agir et qui s’engagent en faveur du rétablissement de l’État de droit démocratique. Nul ne peut priver les Hongrois de leur droit à une vie libre, sûre, paisible et prospère.
Plus nous serons nombreux et courageux à faire entendre notre voix, plus vite prendra fin la dérive actuelle, et plus tôt nous pourrons retrouver la vie hongroise paisible, sûre et libre interrompue par la domination du parti Tisza.
Ainsi soit-il !
Euthanasie : BonSens.org porte plainte contre 4 membres du Conseil constitutionnel pour « prise illégale d’intérêts »
BonSens.org est une association, dont le vice-président est le Dr Perronne, regroupant des citoyens, artisans, entrepreneurs, paysans, avocats, ouvriers, scientifiques, médecins, professeurs… des gens de bonne volonté et de bon sens ont décidé d’agir pour faire face aux défis sanitaires et écologiques que le monde va affronter dans les prochaines décennies.
L’association annonce une plainte contre 4 membres du Conseil constitutionnel pour « prise illégale d’intérêts » :
La mission de BonSens : protéger les plus vulnérables
Conformément à l’article 2 de ses statuts, l’association BonSens.org a pour mission l’assistance aux personnes en situation de fragilité ou de détresse psychologique. Face à la loi sur l’aide à mourir, texte d’une gravité exceptionnelle, la garantie d’un contrôle de constitutionnalité impartial par des juges neutres constitue le dernier bouclier juridique des plus vulnérables. Sans neutralité, ce bouclier disparaît.
Acte 1 : La contribution extérieure de BonSens et la demande explicite de déport
BonSens.org a déposé le 18 juillet 2026 une « contribution extérieure » auprès du Conseil constitutionnel, ce mécanisme juridique permettant à la société civile de transmettre aux « Sages » une analyse d’inconstitutionnalité sur un texte de loi.
Dans cette contribution, l’association alertait sur les failles majeures du projet de loi (absence de traçabilité du consentement, critères d’accès trop larges, risques liés au don d’organes) et demandait expressément le déport des membres s’étant déjà exprimés ou engagés sur le sujet :
- M. Richard Ferrand : En raison de ses liens historiques et matériels avec le secteur mutualiste et assurantiel.
- MM. Jacques Mézard et Mme Laurence Vichnievsky : En raison de leurs engagements politiques anciens et répétés en faveur de l’assistance médicalisée à mourir.
- M. Alain Juppé : En raison de sa prise de position publique explicite (« Si j’étais parlementaire, je voterais certainement une loi sur la fin de vie ») et de sa propre reconnaissance d’être « à la limite » du devoir de réserve.

Acte 2 : Du refus de déport à la plainte pénale pour « prise illégale d’intérêts »
Constatant qu’aucun de ces membres ne s’est déporté proprio motu malgré ces alertes et leurs liens/engagements publics, un soupçon légitime apparaît : pourquoi s’obstiner à siéger en situation de conflit d’intérêts d’apparence évident ?
Parce que les déclarations d’intérêts et de patrimoine des membres du Conseil constitutionnel auprès de la HATVP ne sont pas publiques, seule une procédure pénale permet de lever le doute.
BonSens annonce donc avoir déposé ce jour une plainte simple auprès du Procureur de la République de Paris pour « prise illégale d’intérêts » (art. 432-12 du Code pénal) enregistrée sous le numéro de Parquet 26202000746. Cette action vise à permettre à la justice, par réquisitions judiciaires, de vérifier si cette obstination à siéger ne masque pas d’éventuels liens d’intérêts matériels , financiers ou institutionnels directs ou indirects avec les secteurs économiques impactés par la loi (santé, assurances, mutuelles).
Déclaration des membres du Bureau BonSens.org :
« Le projet de loi sur l’aide à mourir engage l’avenir de nos concitoyens les plus fragiles et touche à l’essence même de la protection de la vie humaine. Face à une réforme d’une telle gravité, nous ne pouvons accepter que des membres du Conseil constitutionnel se soient placés dans l’incapacité d’exercer un contrôle impartial sur un texte dont ils ont personnellement et prématurément cautionné la portée fondamentale. C’est pour protéger le droit des plus vulnérables à une justice irréprochable que nous engageons cette action. »
Hongrie : Peter Magyar s’assure de l’intégralité du pouvoir, dans l’indifférence totale des prétendus démocrates de l’UE
Le président hongrois a signé l’ubuesque amendement constitutionnel qui met fin à ses fonctions :
Cette modification met fin, en une seule phrase, au mandat du président de la République en exercice. Cette phrase rejoint la série de pseudo-solutions de type nœud gordien imposées par la force, qui resteront pour les générations futures comme de graves et honteux exemples historiques d’abus de pouvoir politique.
Ma signature est le sceau ultime de mes obligations présidentielles et du respect total, en toutes circonstances, que je porte à l’institution de la présidence. Elle atteste que j’ai toujours respecté la Constitution de la Hongrie et que je ne l’ai jamais violée. Elle demeure cependant la preuve durable qu’au nom d’intérêts de pouvoir, on a foulé aux pieds les valeurs fondamentales d’une société libre, l’État de droit, la démocratie et le principe de séparation des pouvoirs. La responsabilité exclusive de cette décision incombe au pouvoir qui a imposé la révision constitutionnelle.
Le même amendement met fin au mandat du président de la Cour constitutionnelle.
Après avoir pris le contrôle des médias, déchu les présidents de la République et de la Cour constitutionnelle, Peter Magyar a envoyé le parquet au centre de données hébergeant les serveurs du Fidesz, afin de saisir l’intégralité du système de communication et des bases de données du parti de Viktor Orbán, sous prétexte de « lutte contre la corruption ». Le Fidesz est ainsi paralysé.
En réaction, le procureur général Gabor Balint Nagy a annoncé sa démission :
« La raison de ma démission de la fonction de procureur général est uniquement de préserver les intérêts du ministère public : le fonctionnement et l’indépendance du parquet ne doivent, en aucun cas, être compromis par les luttes honteuses et politiquement motivées entourant le procureur général. »
A quand une réaction du peuple hongrois ?
Riche de l’expérience française, la Pologne refuse les « unions civiles pour tous »
Le 17 juillet, le président polonais Karol Nawrocki a opposé son veto à la loi instaurant les unions civiles, y compris pour les couples de même sexe. Le gouvernement de Donald Tusk défendait le projet ; le président y a vu un contournement de la protection constitutionnelle du mariage.
La France a introduit des unions similaires en 1999, avec le PACS, puis le « mariage » entre personnes de même sexe en 2013. Ensuite est venue la PMA pour les lesbiennes, et aujourd’hui la pression s’accentue déjà en faveur de la GPA pour les gays. C’est une pente glissante sur laquelle la Pologne refuse une nouvelle fois de s’engager malgré l’obstination de Donald Tusk.
Lorsque, vendredi matin, le président Karol Nawrocki s’est présenté devant les caméras, il ne faisait aucun doute que sa décision allait retentir bien au-delà de la Pologne. Il a opposé son veto à une loi qui – bien que son intitulé officiel parlant de « statut de la personne la plus proche » puisse paraître technique et plutôt anodin – créait en réalité une nouvelle institution formalisée du droit de la famille, alternative au mariage et qui plus est accessible aussi aux couples de même sexe.
La France a parcouru exactement le même chemin. Lorsqu’en 1999 on y instaurait des unions civiles ouvertes aux couples homosexuels, on assurait qu’il n’y aurait ni « mariage » entre personnes de même sexe ni adoption pour de tels couples. Lorsqu’en 2013 fut introduit le « mariage pour tous », redéfinissant le mariage comme l’union de deux personnes indépendamment de leur sexe et donnant de ce fait aux couples homosexuels le droit d’adopter, on assurait qu’il n’y aurait ni PMA pour les lesbiennes ni GPA pour les gays. Lorsque les lesbiennes ont obtenu la PMA remboursée au nom de l’égalité des droits de tous les mariages et unions civiles, on assurait que la GPA pour les gays ne serait jamais à l’ordre du jour. C’était il y a quelques années à peine, et déjà Gabriel Attal – homosexuel déclaré, vivant en union civile avec le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné – exige que la France débatte du droit d’avoir des enfants par GPA.
Une loi qui devait entrer par la petite porte
Le projet polonais d’instauration d’unions civiles « pour tous » a été préparé par le gouvernement du premier ministre Donald Tusk, chef de file de la Coalition civique, formation centriste-libérale au pouvoir depuis 2023 en coalition avec des groupements centristes et de gauche. La loi prévoyait que deux personnes majeures pourraient conclure devant notaire un contrat réglant notamment la communauté de biens, l’accès à l’information médicale, le droit au logement ou les questions de sépulture, la possibilité d’une déclaration fiscale commune comme les couples mariés (plus avantageuse) ainsi que la possibilité de dresser un testament commun. Officiellement, il s’agissait de faciliter la vie des personnes vivant en couple sans être mariées. Dans la pratique, comme l’a souligné le président polonais, l’enjeu était bien plus grand.
Nawrocki, qui pendant la campagne présidentielle de 2025 s’était déclaré ouvert à une régularisation de la situation des personnes vivant en union informelle, avait d’emblée fixé une limite claire : aucune forme juridique ressemblant au mariage ne pouvait compter sur sa signature – et en Pologne, le président dispose d’un droit de veto. « Rien de ce qui est un quasi-mariage ne peut compter sur mon soutien. Il en va de même de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels », a-t-il rappelé pour motiver son veto.
La coalition de Donald Tusk ne dispose pas, à la Diète (la chambre basse du Parlement polonais), de la majorité des trois cinquièmes des députés qui lui permettrait de renverser le veto présidentiel.
Aux yeux du président Nawrocki, la loi « sur la personne la plus proche » reconstituait le noyau juridique du mariage sous un autre nom : enregistrement de l’union par l’État, obligations de loyauté et de sollicitude mutuelles, privilèges fiscaux, successoraux, sociaux et en matière de retraite. « En tant que gardien de la Constitution, je ne peux accepter une solution qui conduirait à la perte du statut particulier du mariage, défini à l’article 18 de la Constitution comme l’union d’une femme et d’un homme placée sous la protection et la tutelle de la République », a déclaré le président.
Nawrocki n’a d’ailleurs pas caché qu’il considère le texte adopté par la coalition gaucho-libérale de Donald Tusk comme une tentative de contournement de la Constitution. « Je n’accepte pas que l’on introduise par la porte de derrière des unions civiles destinées à remplacer ou à supplanter l’institution du mariage », a-t-il dit.
Ce que contenait réellement la loi
La loi bloquée par le veto du président n’était pas – contrairement à ce que suggérait son intitulé – une idée nouvelle du gouvernement. L’Institut Ordo Iuris, le plus gros think-tank juridique en Pologne, qui défend le mariage et la famille, a démontré dans une analyse que le projet de loi sur la personne la plus proche adopté par le gouvernement de Tusk le 30 décembre 2025 n’était qu’une version légèrement modifiée de la précédente « loi sur les unions civiles enregistrées » d’octobre 2024, sous un nom d’institution simplement changé.
Les juristes d’Ordo Iuris soulignaient que le projet violait les articles 18 et 71 de la Constitution polonaise, qui protègent le mariage et la famille en tant qu’union d’une femme et d’un homme. Selon eux, ces dispositions conféraient aux concubinages – y compris entre personnes de même sexe – la grande majorité des privilèges propres aux mariages, tout en privant une telle union de la présomption de stabilité et en dispensant les partenaires de nombreuses obligations traditionnellement liées au mariage et à la conception d’enfants.
De tels avis juridiques – émis depuis la première lecture à la Diète, le 12 février 2026, jusqu’à l’adoption de la loi par le Sénat, le 25 juin – ont façonné le débat public autour du projet. L’Institut Ordo Iuris a aussi organisé, avec le Centre pour la Vie et la Famille (Centrum Życia i Rodziny), la pétition « Stop aux unions civiles », remise avec ses plus de 62 500 signatures de citoyens le 2 juillet à la Chancellerie du président, avec un appel au veto. C’était une semaine avant la décision de Nawrocki. Ils n’étaient pas seuls dans ce combat : la majorité des politiciens de droite et des organisations conservatrices de la société civile se sont opposés à la loi « sur la personne la plus proche » du gouvernement de Donald Tusk.
L’argument de la justice et de l’avalanche de changements
Nawrocki ne s’est pas limité à l’argument des valeurs. Il a aussi pointé un déficit de responsabilité juridique : la nouvelle institution aurait donné aux couples presque les mêmes privilèges que le mariage, avec des obligations bien moindres. L’obligation de verser une pension alimentaire après séparation aurait été limitée ou facultative, et l’union elle-même aurait pu être dissoute par déclaration unilatérale devant notaire – sans le contrôle judiciaire qui accompagne un divorce. « L’État peut-il accorder presque les mêmes privilèges publics à des personnes qui n’assument pas d’obligations comparables et ne garantissent pas une stabilité semblable de leur union ? », a demandé, sur le mode rhétorique, le président. « Le mariage, qui assure le mieux la pérennité de la famille, ne peut devenir une option parmi d’autres, équivalentes, offertes par d’État. La famille est une communauté d’une importance fondamentale pour la survie de la nation », a-t-il ajouté.
Il a également attiré l’attention sur l’ampleur de l’ingérence dans le système juridique : la loi d’introduction modifiait pas moins de 238 autres lois – droit de la famille, droit civil, fiscalité, assurances sociales, procédures judiciaires. Pour le président, c’est la preuve que le gouvernement présentait comme une modeste amélioration administrative une réforme profonde du droit de la famille, qui exigeait un large débat de société et non un passage en douce sous un nom neutre.
Le veto ne signifie pas pour autant que le sujet soit définitivement clos. Nawrocki s’est déclaré prêt à signer une loi qui faciliterait réellement la vie des personnes proches – sans créer de nouvelle institution familiale et sans les droits patrimoniaux ou fiscaux propres au mariage.
La France : pas à pas, du PACS à aujourd’hui
La séquence qui suit l’adoption des unions civiles ouvertes aux duos homosexuels est bien connue en France. La France présente d’ailleurs un bilan démographique éloquent. L’indice de fécondité y était de 2,02 en 2010 – un niveau assurant le remplacement des générations. En 2020, il est tombé à 1,84 et, en 2025 – selon l’INSEE –, il a atteint 1,56 malgré la forte natalité de la population immigrée, très nombreuse. C’est le taux de fécondité le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Depuis l’introduction du PACS, le nombre de mariages baisse régulièrement tandis que le nombre d’unions civiles augmente : en 2020, celui-ci a pour la première fois dépassé le nombre de nouveaux mariages. Les unions civiles sont par principe moins durables que les mariages, et des familles moins stables signifient moins d’enfants.
En Pologne, l’indice de fécondité est encore plus bas. Selon l’Office central polonais de statistique (GUS), il s’élevait en 2024 à 1,099. Rafał Dorosiński, de l’Institut Ordo Iuris, dans son analyse « Égalité apparente, destruction réelle. Des conséquences de l’institutionnalisation des unions informelles », cite précisément les données françaises sur le PACS, en relevant que la proportion de personnes ayant des enfants y est nettement plus faible que parmi les personnes mariées du même âge. Comme il le résume : « moins l’union est formalisée, moins grande est la disposition à la parentalité ». Les données invoquées dans ce texte par le juriste polonais, qui est aussi membre du Conseil de la Famille et de la Démographie auprès du président de la Pologne, proviennent d’une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en 2013 sur la base de données de 2010 (« Les pacsés en couple hétérosexuel sont-ils différents des mariés ? », Population et Sociétés n° 497, Ined, février 2013). Après cette date, l’INED a, pour une raison ou une autre, cessé d’étudier les différences de fécondité entre les couples mariés et les couples pacsés. Les Polonais ont cependant des raisons de craindre que l’apparition d’une alternative au mariage semblable à celle introduite naguère en France ne vienne encore aggraver la situation démographique déjà tragique de la Pologne.
Deux voies, un même différend
Le différend n’est cependant pas clos. Le gouvernement de Donald Tusk ne renonce pas aux unions civiles comme alternative au mariage, et le ministre du Numérique et vice-premier ministre Krzysztof Gawkowski a élaboré de nouveaux modèles de documents d’état civil. Ceux-ci doivent permettre la transcription des « mariages » entre personnes de même sexe conclus dans un autre pays de l’Union européenne, en rendant possible l’inscription de deux hommes ou de deux femmes comme époux dans les documents polonais d’état civil. Le gouvernement de Donald Tusk, qui agit ainsi à l’encontre de la Constitution et des lois polonaises, invoque l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de novembre dernier, qui ordonne de reconnaître les « mariages » entre personnes de même sexe conclus dans un autre pays de l’UE, bien que l’UE n’ait aucune compétence en matière matrimoniale et familiale. Ce même vice-premier ministre, issu de la Nouvelle Gauche, a qualifié la décision du président de « honte ». Pour les défenseurs du mariage, le veto de Nawrocki signifie toutefois autre chose : l’arrêt en Pologne, en tout cas pour le moment, du mécanisme même qui, en France, a conduit pas à pas du « modeste » Pacte civil et de solidarité de 1999 à la redéfinition du mariage et à l’adoption par les couples homosexuels quatorze en plus tard, puis la PMA remboursée pour les lesbiennes, et désormais la revendication ouverte de la légalisation de la GPA pour les couples d’hommes.
Jakub Miśkiewicz
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Les avortements par naissance partielle demeurent des infanticides impunis
En 2022, le groupe Progressive Anti-Abortion Uprising (PAAU) a découvert les restes de cinq fœtus avortés dans une caisse devant la Washington Surgi-Clinic, à Washington D.C., clinique dirigée par le tristement célèbre médecin pratiquant des avortements tardifs, Cesare Santangelo. Bien que les autorités aient refusé d’enquêter, un premier examen médical a révélé que certains de ces décès étaient dus à un infanticide et à un avortement par naissance partielle, deux pratiques illégales.
Au lieu d’enquêter, le gouvernement fédéral a pris des mesures contre les militants pro-vie qui les avaient dénoncés. En août 2022, un jury de Washington D.C. a reconnu ces militants coupables de complot contre les droits de l’homme et de violation de la loi fédérale FACE (Freedom of Access to Clinic Entrances Act) pour avoir bloqué l’accès à la Washington Surgi-Clinic en octobre 2020. Le président Donald Trump les a graciés, ainsi que d’autres militants pro-vie, dès sa première semaine de mandat, mais les crimes qu’ils avaient mis au jour restent impunis.
Le sénateur Mike Lee et le représentant Chris Smith sont désormais à la tête d’une lettre exhortant Blanche à « enquêter de manière exhaustive sur les circonstances entourant » ces décès, rapporte The Daily Wire.
« Depuis quatre ans, les membres du Congrès sont profondément choqués par cette violation flagrante de la vie et du droit, mais le ministère de la Justice de l’administration Biden a refusé d’agir ». « Nous ne pouvons effacer les actes odieux et barbares qui ont coûté la vie à ces enfants au moment où ils étaient le plus vulnérables, mais nous ne pouvons plus tolérer que de tels actes d’anarchie et d’inhumanité échappent à notre système judiciaire. Sous la direction du président Trump et la vôtre, nous espérons que ces enfants obtiendront enfin justice. »
Une porte-parole du ministère de la Justice a répondu que le ministère
« est au courant de la demande des sénateurs et prend ces questions au sérieux. Comme pour toutes les allégations de conduite potentiellement criminelle, le ministère examinera attentivement les informations et enquêtera sur toute allégation crédible d’actes criminels. Le ministère reste déterminé à suivre les faits et la loi, quelles qu’en soient les conclusions. »
Le lobby pro-avortement s’efforce depuis longtemps de présenter l’infanticide comme un problème imaginaire, mais les faits démontrent qu’il est bien réel. Environ 2 avortements sur 1 000 aboutissent à une naissance vivante. Quarante-neuf ans et demi après l’arrêt Roe v. Wade, 85 817 bébés ont survécu à une tentative d’avortement.
En septembre 2024, le Family Research Council (FRC) a écrit que « les statistiques de neuf États américains sur les avortements montrent qu’au moins 277 nourrissons ont survécu à un avortement depuis 2006 ».
Seuls huit États exigent la publication de ces données, et aucune obligation de déclaration fédérale n’existe à ce sujet, ce qui laisse supposer que le nombre réel est plus élevé. Plusieurs anciens acteurs du secteur de l’avortement et des experts en politiques publiques ont témoigné devant le Congrès ou admis sous serment que des infanticides survenant après des avortements ratés se produisent en dehors des statistiques officielles.
L’infanticide est techniquement illégal en vertu de la loi fédérale de 2002 sur la protection des enfants nés vivants (Born-Alive Infants Protection Act). Cependant, cette loi « n’a pas directement instauré de sanctions civiles ou pénales », comme le reconnaissait un article de PolitiFact de 2019. Cette loi était « inefficace et purement symbolique », selon les propos de Dwight Duncan, professeur de droit à l’Université du Massachusetts et membre du Pro-Life Legal Defense Fund. Pourtant, depuis au moins dix ans, les démocrates du Congrès votent systématiquement contre la loi sur la protection des enfants nés vivants après un avortement (Born-Alive Abortion Survivors Protection Act), qui imposerait des soins médicaux de base aux nouveau-nés ayant survécu à un avortement, assortis de sanctions actuellement inexistantes en droit commun.
En septembre 2024, seuls 18 États disposaient de lois exigeant des soins médicaux pour les nourrissons nés vivants après une tentative d’avortement, laissant ainsi aux médecins pratiquant l’avortement la liberté de commettre un infanticide dans la majorité du pays.
Daniel Ortega déclare qu’il n’y aura plus d’élections au Nicaragua
Comme ça c’est plus simple.
Les élections appartiennent au passé au Nicaragua, a déclaré ce week-end le dictateur anti-catholique du pays, Daniel Ortega, âgé de 80 ans. Ortega a fait cette annonce lors d’une cérémonie commémorant le 47e anniversaire de la révolution sandiniste de 1979.
« Il n’y aura plus d’élections ici pour permettre aux partis d’opposition de tenter de s’emparer du gouvernement et du pouvoir ». « Nous travaillerons avec l’Assemblée nationale et les institutions compétentes sur des lois, car nous avons besoin de lois qui érigent un rempart contre les putschistes et les traîtres qui vendent leur pays. »
Les élections sont déjà devenues pratiquement dénuées de sens, les partis d’opposition étant interdits et les candidats de l’opposition arrêtés. Au lieu d’organiser une élection truquée, il a choisi d’éliminer purement et simplement toute concurrence électorale.
L’année dernière, le régime a donné à la présidence le pouvoir de « coordonner » les organes législatifs, judiciaires, électoraux et de contrôle ; et le régime a fermé ou confisqué au moins 61 médias nationaux depuis 2007, a déchu 25 journalistes de leur nationalité, a forcé 283 à l’exil et a emprisonné 15 personnes, dont 4 restent en détention.
Les autorités ont continué de réprimer la liberté religieuse, notamment par la surveillance du clergé, la confiscation des biens des églises et l’interdiction des processions religieuses. L’ONG Nicaragua Never Again a signalé que le régime avait expulsé au moins 261 personnalités religieuses et fermé 1 294 organisations religieuses depuis 2018.
Certains n’attendent pas la promulgation de la loi pour euthanasier certains patients
Le 2 juin 2026, alors que le patient est dans le coma, l’équipe de réanimation décide de limiter les traitements en cas de nouvelle aggravation de son état. L’antibiothérapie, l’alimentation, l’hydratation et les soins de confort doivent toutefois être maintenus. Les proches du patient contestent cette décision, rappelant qu’il “avait exprimé, dans ses directives anticipées et auprès de ses proches, la volonté de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie”. Après le rejet de leur demande par le tribunal administratif, ils saisissent en urgence le Conseil d’État.
Mais entre-temps, le malade se réveille et son avocat déclare :
“Les médecins ont pris leur décision alors qu’il était dans le coma. Mais il s’est réveillé ! Il est conscient et a communiqué sur sa volonté d’être soigné”. “C’est la première fois que je vois ça. C’est vertigineux”.
Pour l’hôpital, “aucune perspective curative n’existe”. Les médecins estiment qu’une nouvelle réanimation serait “inutile, disproportionnée et source de souffrances supplémentaires”.
Le Conseil d’État a rejeté le recours de la famille. Il rappelle qu’une telle décision concernant un patient “hors d’état d’exprimer sa volonté” doit résulter d’une procédure collégiale et prendre en compte ses directives anticipées. Mais celles-ci peuvent être écartées lorsqu’elles ne correspondent plus à la situation médicale. Voilà.
A son tour, Via dépose un recours devant le Conseil constitutionnel
A retrouver ici. Cette contribution de 13 pages développe, de manière autonome, plusieurs griefs complémentaires à celles déjà exprimées : garanties constitutionnelles de la liberté réelle des personnes vulnérables, droit au recours juridictionnel effectif, principe de sauvegarde de la dignité, égalité devant la protection de la loi, liberté de conscience et incompétence négative du législateur.

« Principes d’action » de Salazar, avec le coup d’œil de Gustave Thibon
António de Oliveira Salazar, selon Gonzague de Reynold, est « un homme de pensée transformé par devoir en homme d’action ; un maître devenu un chef ». Et Gustave Thibon de commenter : « Le président Salazar a la réputation bien établie d’un homme taciturne. Quand il se décide à parler, c’est pour dire vraiment quelque chose : ses paroles sont alors le fruit de la méditation, et de l’expérience, et elles pèsent leur poids de silence ».
Cet ouvrage – Principes d’action – est une invitation à découvrir la pensée qui a animé l’action d’un homme d’État, placé à la tête du Portugal de 1932 à 1968 et qui a présidé à son redressement. Le livre est composé d’extraits de discours prononcés par le président Salazar : extraits s’enchaînant les uns les autres selon un ordre logique
Salazar n’est pas un idéologue qui un beau jour aurait forgé des préceptes, ou des principes. Ces préceptes, ces principes, il les a tout bonnement recueillis à partir du dépôt immortel de la philosophie antique et chrétienne.
Un sommaire détaillé mène la réflexion :
• L’expérience Salazar, un modèle toujours vivant ?
• Réflexions en marge de la Révolution nationale portugaise, par Pierre Gaxotte
• La crise contemporaine et a réforme nécessaire : La profondeur de la crise – Le problème de l’éducation – La réforme des mentalités, première des forces évolutionnaires
• Principes d’action : Etudier dans le doute et réaliser dans la foi – Suprématie du bien commun – Valeurs permanentes et développements accidentels
• Les deux grandes valeurs de base : Dieu, et la patrie : L’Eglise et l’Etat – Vérité du nationalisme – La nation outre-mer
• Les cadres sociaux : la famille, le travail la richesse. La famille et les groupes naturels – Problèmes du travail et de son organisation corporative – Création de la richesse, problèmes de l’économie et des finances
• L’autorité et ses problèmes : L’autorité nécessaire et la liberté possible – L’opinion publique, les partis et la démocratie – Totalitarisme et communisme
• Politique internationale : Facteurs fondamentaux de la politique internationale – La Deuxième Guerre mondiale – L’après-guerre et l’Atlantique
• Conclusion : Politique et gouvernement
• Postface de Gustave Thibon
• Index des noms cités.
Salazar a su trouver les voies qui lui ont permis d’appliquer concrètement, avec sagesse et prudence, les principes de toujours aux problèmes de son pays et de son temps.
“A l’heure où, dans tant de pays, le fossé entre le pouvoir politique et les vraies réalités nationales se creuse toujours davantage, la personne et l’œuvre de Salazar apparaissent comme un exemple et un appel : pour notre compte, nous y trouvons une des rares raisons de ne pas désespérer d’un monde, où, ne serait-ce que dans un seul pays, le pouvoir peut encore être exercé et conservé par un sage”. Gustave Thibon.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoignages/30809-principes-d-action.html?ref=043193205
Principes d’action, Salazar, Préface de V. Chabrol, Postface de Gustave Thibon, Chire, 304 pages, 29€.
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24-25-26 juillet : Concert spirituel des petits chanteurs de Fra Angelico
Finissant leur colonie artistique et musicale, les petits chanteurs de Fra Angelico vous convient à leurs concerts.
Au programme de ces trois concerts, des pièces classiques et baroques retraçant en musique la vie et l’œuvre de saint Jean Bosco.
Vendredi 24 juillet 20h en l’église Saint-Germain d’Auxerre de Navarrenx;
Samedi 25 juillet 16h en la basilique supérieure du sanctuaire de Lourdes;
Dimanche 27 juillet 17h en l’église paroissiale Saint-Martin de Pau.
La colonie Fra Angelico est un camp d’été organisé et encadré par des séminaristes du séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre) et des bénévoles. Elle accueille chaque été 60 jeunes filles et jeunes garçons de 12 à 17 ans.
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En 20 ans, 91 monastères ont fermé, aucun chez ceux dont l’office est exclusivement en latin
Pour la seule année 2026, qui n’est pas terminée, la Grande-Trappe de Soligny (Orne), le carmel de Compiègne (Oise), Notre-Dame du Port du Salut (Mayenne), ont fermé.
La sociologue Isabelle Jonveaux a examiné les monastères contemplatifs catholiques et livre ses résultats dans La Vie.
Sur ces 20 dernières années, près d’un tiers des monastères (environ 30 %) ont fermé. Les monastères de femmes sont proportionnellement plus touchés : 32 % d’entre eux ont fermé, contre 21 % des monastères d’hommes. Et cela s’accélère : jusqu’en 2015, il y avait environ moins de quatre fermetures par an. Le chiffre moyen tourne aujourd’hui autour d’une petite dizaine par an.
Les carmels ont connu 40 % de fermetures en 20 ans (34 ont fermé sur les 85 existants). Les proportions sont similaires chez les Clarisses (environ 40 % de fermeture) et les Visitandines (30 %). Les Trappistes connaissent également un taux élevé (36,4 %). En revanche, les Dominicaines (8 %) et les Bénédictins et Bénédictines (hommes et femmes confondus, 18 %) sont moins touchés.
Point intéressant de cette étude, la crise ne touche pas de façon uniforme les monastères :
En 2007, il existait 244 monastères de langue française, 36 mêlant français et latin et 23 monastères pour le latin exclusivement.
- Parmi les monastères dont la langue de l’office était le français en 2007, 34 % ont fermé.
- Ce chiffre descend à 19 % pour ceux qui utilisaient le français et le latin,
- il tombe à 0 % pour ceux dont l’office était exclusivement en latin…
Marc Baudriller quitte Boulevard Voltaire pour rejoindre Valeurs Actuelles
Le journaliste l’annonce sur Boulevard Voltaire :
[…] Après cinq ans intenses, je quitte BV, ce 21 juillet au soir, pour rejoindre Valeurs actuelles à la rentrée, comme rédacteur en chef délégué en charge de l’économie : un presque retour aux sources, puisque je renoue ainsi avec les 17 années passées à couvrir l’économie au sein du magazine Challenges. […]
Le combat continue. BV le poursuivra sous la houlette incisive et télévisée de Gabrielle Cluzel, bien sûr, avec l’appui d’une équipe elle aussi convaincue, dévouée, infatigable, talentueuse, multiforme, avec le truculent et très précis Georges Michel, le subtil Samuel Martin, le politique si chaleureux Yves-Marie Sévillia (que vous retrouverez aux commandes à ma suite, le vendredi soir, sur Radio Courtoisie), l’éclectique Florac, la bûcheuse Aliénor de Pompignan, la très sportive Sarah-Louise Guille, l’intraitable Jean Kast, la douce Iris Bridier, l’insondable Frédéric Sirgant, le bourreau des Verts Étienne Lombard, la célèbre Victoire Riquetti, la précieuse et très droite Sabine de Villeroché (elle gère aussi les affaires juridiques de BV), notre mémoire Eric de Mascureau, notre expert des réseaux sociaux Gabriel Bendayan, nos stagiaires, alternants, pigistes, collaborateurs que je ne puis tous citer – qu’ils me le pardonnent. Je vous laisse entre bonnes mains.
À la rentrée démarrera une campagne présidentielle décisive et dangereuse, cruciale pour le pays. À nos médias la noble tâche de tenter d’éclairer l’heure des choix et de dissiper les nuages toxiques. Avec vous. À très vite, donc.
A l’approche des élections, la censure se met en place
Récapitulatif de Marc Vanguard sur X :
- 8 juillet 2026 : les “ingérences intérieures”.
Une mission d’information du Sénat recommande notamment :
-
- de créer avant la prochaine présidentielle un observatoire alimenté par des chercheurs et des associations, qui signalerait des contenus de “désinformation” et demanderait aux plateformes d’invisibiliser les “utilisateurs fautifs”.
- d’obliger les plateformes à retirer les contenus de “désinformation” signalés, voire de suspendre leurs algorithmes pendant les campagnes électorales.
- d’étendre encore les pouvoirs de régulation de l’Arcom, pour qu’ils s’appliquent à certains créateurs de contenus “dépassant un certain seuil d’audience”.
- de redistribuer les amendes infligées par l’Arcom et la CNIL en subventions à la presse. Objectif affiché : lutter contre la désinformation.
- 9 juillet 2026 : vers la vérification d’identité obligatoire pour les réseaux sociaux
Convocation d’une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs. Sa mission : trouver un compromis sur le texte qui devrait imposer la vérification d’âge (et donc d’identité) pour se connecter aux réseaux sociaux. Objectif affiché : protéger les mineurs en interdisant aux moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux.
- 9 juillet 2026 : vers des décisions administratives de retraits de contenus des réseaux sociaux
Le gouvernement dépose au Sénat, en procédure accélérée, le projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme, que certains surnomment “loi Aurore Bergé”.
Entre autres, ce texte prévoit que certains agents de police judiciaire, sans décision d’un juge, puissent exiger des plateformes (X, Facebook…) qu’elles retirent certains contenus. Par exemple s’ils incitent à la haine ou sont susceptibles de “créer un trouble grave à l’ordre public”. Objectif affiché : promouvoir la “cohésion républicaine” et lutter contre le racisme et l’antisémitisme.
- 9 juillet 2026 : “Chat Control 1.0” Le Parlement européen échoue à rejeter la prolongation de “Chat Control 1.0”.
Cette dérogation aux règles européennes sur la confidentialité des communications autorise les messageries à scanner (si elles le souhaitent) les communications privées afin de détecter des contenus liés aux abus sexuels sur mineurs. Objectif affiché : protéger les mineurs en luttant contre les abus sexuels et la pédocriminalité en ligne.
- 12 juillet 2026 : vers une application européenne de vérification de l’âge
Dans une déclaration publiée le 12 juillet, Ursula von der Leyen fait l’éloge d’une application européenne de vérification de l’âge, qui s’inscrit dans le cadre du “portefeuille européen d’identité numérique”. Objectif affiché : protéger les mineurs en leur restreignant l’accès aux réseaux sociaux.
- 15 juillet 2026 : extension de la surveillance des déplacements
Adoption en première lecture du projet de loi “Ripost” qui, entre autres mesures, élargit fortement l’utilisation des lecteurs automatisés de plaques d’immatriculation.
-
- Ceux-ci pourraient collecter les données signalétiques des véhicules, photographier leurs occupants, et conserver les données 1 an.
- Cette loi prolonge aussi jusqu’à fin 2030 l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique, née à l’occasion des Jeux olympiques.
Objectif affiché : lutter contre la délinquance et les “troubles à l’ordre public”.
CONCLUSION : chacun se fera son opinion. Il est vrai que la hausse des violences plaide pour un renforcement des moyens technologiques pour lutter contre la délinquance. Il est vrai aussi que l’effondrement du niveau scolaire est une bonne raison de tout mettre en œuvre pour redresser la barre, potentiellement en réduisant l’exposition des jeunes aux écrans.
MAIS :
- on peut aussi s’inquiéter de l’accumulation de projets de loi allant vers toujours plus de surveillance en cette période estivale
- on peut regretter que la lutte contre la criminalité passe autant par la surveillance de chacun, plutôt que par la sanction des criminels
- on peut aussi déplorer que la mesure la plus radicale prise contre la chute du niveau scolaire passe par la vérification d’identité pour se connecter aux réseaux sociaux
On pourrait finir par croire que tout ça n’est pas une coïncidence.
Chat control : censure et bons sentiments
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le 9 juillet, le Parlement européen a voté la prolongation du dispositif dit « Chat control 1.0 » (c’est-à-dire le règlement européen 2021/1232 adopté en 2021).
Ce dispositif permet à certains services digitaux, comme gmail ou messenger, de détecter des contenus pédopornographiques, pour les signaler aux autorités.
Il s’agit là d’une dérogation à la règle générale de l’interdiction de lire les messages privés des utilisateurs. Et il ne s’agit pas d’une obligation : ces fournisseurs de services ne sont nullement tenus de mener ce genre d’investigation ou d’informer les autorités du comportement de leurs clients.
Il reste que ce vote est fort inquiétant pour nos libertés – et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, il faut noter que le texte a été adopté par une… minorité de députés européens : 314 ont voté contre le texte et seulement 276 pour. Comment donc a-t-il été adopté ? C’est tout simple : après un premier rejet en mars dernier, le Conseil de l’Union européenne a représenté le texte aux parlementaires – et, pour le bloquer, il aurait fallu la majorité absolue du parlement européen (361 voix).
Le texte a donc, bien sûr, été adopté dans les formes, mais aussi en parfaite violation de la démocratie (il est vrai que l’UE n’a pas pour habitude de s’embarrasser de démocratie – rappelons que l’ancien président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait déclaré qu’il ne saurait y « avoir de choix démocratique face aux traités européens » !).
Par ailleurs, il est assez inquiétant d’autoriser des acteurs comme Google ou Facebook à lire la correspondance privée de leurs clients – fût-ce pour l’excellente raison de la lutte contre la pédocriminalité.
À ce compte, on voit mal pourquoi la Poste ne serait pas autorisée, elle aussi, à ouvrir nos lettres pour dénoncer certains comportements aux autorités.
Et, naturellement, le risque est que la lutte contre la pédocriminalité serve simplement à créer un précédent. Avec la même logique, on pourrait prétendre lutter contre le terrorisme ou contre les « comportements anti-républicains » – avec le danger d’une interprétation de plus en plus arbitraire.
Mais le plus grave reste que ce vote risque de servir de ballon d’essai pour la Commission qui a déjà présenté un projet de règlement dit « Chat control 2.0 » (ou Child Sexual Abuse Regulation, en acronyme CSAR).
Pour le moment, ce dernier texte n’est pas adopté. Mais on peut craindre qu’il le soit prochainement. Or, il est bien pire que le précédent : il prévoit un scan systématique de tous les messages privés avant leur éventuel chiffrement par les messageries.
Une grande majorité des spécialistes de la cryptographie est hostile à Chat control 2.0. Mais l’on a vu avec Chat control 1.0 que l’opposition n’avait guère de droits dans notre bel aujourd’hui…
Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que nous sommes en contexte pré-électoral et que tout porte à croire que la Macronie aiguise les couteaux de la censure pour interdire à toute opposition digne de ce nom de prendre la parole dans l’espace public. Outre cette prolongation de Chat control 1.0, nous avons notamment un rapport sénatorial contre la désinformation et les « ingérences intérieures » (sic), le contrôle de l’identité sur les réseaux sociaux sous couvert de protection des mineurs, et bien d’autres projets malsains. Tout se passe comme si les citoyens étaient priés de se taire s’ils ne veulent pas ânonner le « narratif » dominant.
Et l’on ne peut pas dire que les différentes droites soient très actives à Bruxelles ou à Paris pour défendre nos libertés !
Et si vous souscriviez au prêt participatif rémunéré pour l’Université catholique de l’Ouest ?
Plus de 700 k€ ont déjà été souscrits par 80 prêteurs dans le cadre du Prêt participatif rémunéré au profit de l’Université catholique de l’Ouest (UCO) ! À 68% de l’objectif fixé, il ne reste plus que 300 k€ à lever !
Une belle occasion de donner du sens à son épargne avec ce beau projet à financer !
À l’occasion de son 150ᵉ anniversaire, l’Université catholique de l’Ouest (UCO), institution de référence de l’enseignement supérieur français depuis 1875, ouvre aux investisseurs la possibilité de contribuer à la restauration de son emblématique Palais universitaire, véritable cœur historique de l’université situé à Angers (49). Depuis près d’un siècle et demi, ce lieu incarne la transmission du savoir, la recherche et la formation de générations d’étudiants. Aujourd’hui, il s’apprête à retrouver sa splendeur d’origine grâce à un ambitieux programme de rénovation qui permettra de préserver ce patrimoine exceptionnel tout en le préparant aux défis des décennies à venir.
En souscrivant à cet emprunt obligataire, vous ne financez pas seulement un chantier de restauration : vous participez à la renaissance d’un monument chargé d’histoire, vous prolongez l’engagement des premiers mécènes qui ont permis son édification et vous devenez, à votre tour, l’un des bâtisseurs de son avenir.
Souhaitez-vous souscrire au 1er Prêt participatif de l’histoire de l’UCO et ainsi contribuer à la valorisation & à la pérennité de son patrimoine d’exception qui honore le beau ?
Pour découvrir ce projet et y investir (prêter) , il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/uco-palais-pret
Une fois sur la Page, après avoir cliqué sur le bouton « Je souhaite investir », vous créez un compte gratuitement avec un mail et un mot de passe et en quelques étapes vous devenez prêteur de l’Université catholique de l’Ouest !
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
À la Sainte-Baume, le tombeau vide du Christ désormais sculpté au cœur de la grotte
Ce 22 juillet, fête de sainte Marie-Madeleine, le sanctuaire de la Sainte-Baume (Var) présente aux pèlerins un cycle sculpté désormais achevé, œuvre du sculpteur Jean-Joseph Chevalier, dont l’atelier est établi à Brignoles, au pied du massif.
Dernière pièce de l’ensemble, installée le 17 juillet dans la grotte : le tombeau vide du Christ — la pierre roulée, le banc funéraire et les linges abandonnés — taillé en pierre calcaire du Poitou, qui prend place dans le soubassement demeuré vacant d’un autel historique. Sur le mur qui lui fait face, au milieu des plaques d’ex-voto dorées, se trouve depuis 2024 Notre-Dame de Consolation, relief de la Vierge à l’Enfant. Et au sommet du massif, la chapelle du Saint-Pilon abrite le triptyque de sainte Marie-Madeleine portée par les anges, évocation des élévations quotidiennes de la sainte selon la tradition provençale.

Trois projets taillés à la main, dans la tradition de la taille directe — sans moulage ni résine —, par un artiste qui sert depuis plus de vingt ans les églises, abbayes et sanctuaires de France : « Le tombeau vide est le cœur silencieux de la foi. Le sculpter là, dans la grotte où Marie-Madeleine a pleuré et contemplé le Ressuscité, c’est donner aux pèlerins une pierre où poser leur prière », confie le sculpteur.
Le cycle est présenté en images sur la page que l’artiste consacre au sanctuaire : Sculpter pour la Sainte-Baume.
Sous le voile de Marie – La solitude habitée
Illustration : La Madone Sixtine (1512-1513), Raphaël, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.
Sous le voile entrouvert de Marie, le monde n’est pas épargné. Il est offert au Christ. Elle ne nous retire pas notre chemin ; elle nous apprend à le traverser autrement : non plus seuls, mais habités.
Nous cherchons Dieu dans les églises, dans l’émotion des paysages, dans l’extase artistique, dans la prière. Et pourtant, la grâce nous rejoint souvent dans l’ordinaire : au volant d’une voiture, la nuit, sur une route inconnue, devant une petite médaille posée sur le tableau de bord.
C’est là que se révèle la foi la plus douce : notre solitude n’est jamais vide. Elle est mystérieusement habitée.
I. L’épreuve de l’inconnu et la main invisible
Je ne sais pas à quel moment une existence bascule. Je ne sais pas si ce que je vais raconter relève de la grâce, du hasard ou de l’instinct. Je n’ai aucune preuve. Seulement un souvenir qui ne m’a jamais quitté.
C’était à San Diego, vers vingt heures. La nuit était tombée. Dans une voiture de location, j’attendais une collègue partie chercher un confrère à l’aéroport.
Quelques instants plus tard, un policier s’est approché. Il m’a ordonné de dégager cette voie réservée aux taxis. Immédiatement.
Pris de panique. Voiture inconnue. Tableau de bord en anglais. Je ne connais ni cette ville ni cette voiture. Je m’engage sur une route obscure. Les phares défilent. Les panneaux restent incompréhensibles. J’avance sans choisir ma route.
En repensant à cette scène, ce qui me revient, ce n’est pas d’abord la peur. C’est une solitude étrange : celle qu’on éprouve au milieu de centaines de voitures quand tous les repères disparaissent.
Il existe des instants où le tableau de bord de notre existence s’éteint. Les sécurités familières s’effacent. Les commandes ne répondent plus. Et l’on découvre, avec une humilité neuve, que l’on ne maîtrise presque rien.
Puis, sans comprendre comment, je me suis retrouvé garé devant l’aéroport, sur une voie parfaitement autorisée.
Une seule question demeure en moi : qui me guidait, cette nuit-là ?
Je ne pourrai jamais le démontrer. Mais, avec les années, une certitude paisible s’est imposée : je n’avais pas traversé cette épreuve seul. J’ai reconnu, dans cette conduite mystérieuse, la délicate protection de la Vierge Marie.
Nos vies sont traversées de grâces silencieuses qui nous sauvent pendant que nous nous croyons seuls acteurs de notre histoire. Elles restent invisibles jusqu’au jour où l’épreuve les révèle, quand nos mains sont vides et que les choses se font sans nous.
Dieu n’aime ni les effets de scène ni les démonstrations. Il effleure notre fragilité, discrètement, pour ouvrir notre cœur à sa présence constante.
II. Le regard de la médaille et la liberté retrouvée
Pendant treize années, cette nuit a poursuivi son œuvre en moi, en silence.
Puis, un jour, sur une route pourtant familière, une attirance soudaine et violente a failli m’emporter. En quelques secondes, j’ai découvert combien notre liberté devient fragile quand la tentation surgit.
Je ne voulais pas céder. Mais ma seule volonté ne suffisait plus.
Mon regard s’est alors posé sur la Médaille miraculeuse de la Rue du Bac, fixée depuis des années sur le tableau de bord. Elle faisait partie du décor, comme le compteur.
Ce jour-là, pourtant, elle a cessé d’être un simple morceau de métal. J’ai eu l’impression très simple qu’un autre regard rencontrait le mien. Un regard qui ne condamnait pas. Un regard qui connaissait, au plus intime, ma faiblesse.
La tempête intérieure s’est retirée. Le calme est revenu.
Ce n’est pas l’objet qui m’a protégé, mais la présence de Marie vers laquelle il orientait mon cœur. Marie ne décide jamais à notre place. Elle ne supprime ni la peur ni la tentation. Mais elle rend possible ce que, seuls, nous ne parvenons plus à vouloir. Elle restaure notre liberté au lieu de s’y substituer.
À Cana déjà, Marie n’attirait pas les regards sur elle. Elle disait simplement aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Elle agit encore ainsi dans nos vies,et nous conduit toujours vers son Fils.
III. La longue nuit et l’apprentissage de la pauvreté
Il existe des épreuves plus longues que quelques secondes. Des saisons entières. Celles où l’angoisse précède chaque réveil. Celles où la prière heurte un plafond de silence. Celles où Dieu paraît absent.
Longtemps, j’ai cru que ce silence signifiait une absence. Puis j’ai compris qu’il m’enseignait une autre manière de reconnaître Dieu.
Une mère n’est pas toujours devant son enfant. Elle peut être derrière lui, les bras ouverts. L’enfant croit qu’il est seul. Il est pourtant porté par sa présence.
L’amour véritable ne vit pas d’émotions permanentes. Il vit de fidélité. De confiance. De persévérance.
Continuer à prier. Continuer à espérer. Continuer à aimer.
Marie connaissait ce chemin. Celle qui avait vécu les longues années silencieuses de Nazareth savait que Dieu travaille davantage dans l’humble quotidien que dans l’exceptionnel.
Au pied de la Croix, elle n’est pas restée pour retenir son Fils, mais pour demeurer avec Lui.
Elle nous apprend à ne pas fuir nos nuits, mais à les habiter dans l’espérance de l’aurore.
« Dieu ne retire pas toujours nos souffrances : il transforme la manière dont nous les traversons. Il ne supprime pas la solitude : il la visite. »
IV. La foi portée par le silence
La dernière étape de la vie spirituelle est peut-être la plus discrète : celle où il ne semble plus rien se passer.
On prie. On offre sa journée. Le silence demeure.
Peu à peu, on découvre qu’un amour mûr n’a plus besoin de manifestations continuelles pour être réel. Il ressemble à une veilleuse qui demeure allumée dans une maison endormie.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 29)
Cette parole adressée à Thomas éclaire aussi notre propre marche.
Les Évangiles ne racontent pas la rencontre du Ressuscité avec sa Mère. La tradition la contemple plus qu’elle ne la décrit.
Peut-être parce que celle qui avait cru sans comprendre, au jour de l’Annonciation, n’avait plus besoin de preuves visibles. Elle vivait déjà de cette confiance qui précède toute évidence.
La foi n’est pas une lumière qui supprime la nuit ; elle est la certitude qu’une main maternelle nous est tendue dans l’obscurité.
V. La liturgie invisible de l’ordinaire
Aujourd’hui, je ne cherche plus les circonstances exceptionnelles. La grâce n’a pas changé mes épreuves ni mes angoisses. Elle a changé mon regard.
Un volant, une médaille, une chambre silencieuse, une main posée sur une épaule : tout appartient désormais à une même histoire.
Dieu n’a pas sauvé le monde en supprimant l’ordinaire. Il est venu l’habiter.
Sous son voile, le quotidien cesse d’être banal pour devenir une liturgie invisible. Chaque fidélité, même minuscule, répond à une fidélité plus ancienne.
Vivre avec Marie ne consiste pas à quitter le monde. C’est apprendre à l’habiter avec sa présence.
Elle veille sur cette part secrète de nous-mêmes qu’aucun regard humain ne peut atteindre.
Épilogue — La mémoire d’une fidélité
Il m’arrive encore d’avoir peur. De douter. De tenir un volant que je ne maîtrise pas entièrement.
Mon quotidien reste le même, en apparence. Je n’ai aucune certitude sur ce qui s’est joué cette nuit-là, à San Diego, ou devant cette petite médaille. Et je n’en cherche plus.
Certaines vérités ne s’imposent jamais. Elles marchent simplement avec nous, jusqu’à devenir aussi naturelles que notre respiration.
La solitude est au cœur de notre existence. Personne ne peut croire, aimer, naître ou mourir à notre place. Mais cette solitude, habitée par la foi, n’est plus un désert. Elle devient une demeure.
Nous passons souvent notre vie à demander à Dieu de nous sortir de notre solitude. Lui vient l’habiter.
ce monde matériel nous sépare. Mais nous sommes déjà, dès cette terre, introduits dans le monde de Dieu. Plus Dieu s’enracine en nous, plus nous découvrons que nous appartenons déjà à cette communion invisible des saints, vivants et morts, où le temps commence à s’ouvrir sur l’éternité.
Lorsque viendra le moment du grand passage, la mort ne sera pas l’entrée dans un pays inconnu. Elle sera le dévoilement d’une Présence qui marchait à nos côtés depuis le commencement.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Donald Trump dénonce l’ingérence de la Chine dans les processus électoraux
Dans son discours de jeudi soir à la nation, le président Donald J. Trump a déclaré que les systèmes de vote américains sont « dangereusement exposés au piratage, à l’exploitation et à l’ingérence étrangère », et a affirmé que la République populaire de Chine avait « perpétré la plus grande compromission de données électorales de l’histoire ».
Le président a également déclaré que des membres occupant les plus hauts niveaux de la communauté du renseignement avaient œuvré pour dissimuler des informations sur l’ingérence de la Chine et de « l’État profond » dans l’élection de 2020.
« Des renseignements bruts obtenus par le FBI en 2020, et enterrés par des bureaucrates véreux, indiquaient que les activités de la Chine comprenaient une tentative de fabrication de bulletins de vote illégaux pour Biden ». « La confiance du peuple américain est perdue ».
Le président a annoncé la déclassification et la publication immédiates de renseignements cruciaux révélant des vulnérabilités choquantes dans l’infrastructure électorale, à savoir 58 documents distincts. Cette mine de documents avait été rassemblée par le groupe de travail sur la transparence de la Maison Blanche et le personnel du Conseil consultatif du renseignement du président, avec le soutien des plus hauts responsables des agences de renseignement, qui, selon le président, ont tous confirmé l’authenticité des documents.
« Ces informations cruciales vous ont été dissimulées, à vous, le peuple américain, mais tout cela change dès maintenant ».
Un ensemble de documents montre que la Chine a acquis illégalement 220 millions de fichiers d’électeurs américains contenant des noms, adresses, numéros de téléphone, affiliations politiques et autres données sensibles « nécessaires pour s’inscrire sur les listes électorales et se livrer à d’autres activités néfastes, ce qui est exactement ce qui se passait ». Trump a qualifié cela de « cauchemar pour la sécurité des élections ».
Un autre ensemble de documents, a affirmé le président, montre que des membres de
« l’État profond au sein de nos agences de renseignement ont œuvré activement pour supprimer et minimiser les informations concernant l’ampleur de la sinistre ingérence électorale de la Chine, la dissimulant à la fois au président et au peuple américain. »
« Il s’agit d’une cybermenace qui vise le cœur même de notre démocratie ».
Le quatrième ensemble de documents montre que les preuves de fraude avaient été systématiquement dissimulées, notamment une campagne massive d’inscription illégale d’électeurs menée par les démocrates dans le Michigan – un État clé – en 2020. Trump a déclaré que l’administration Biden avait « traîné des pieds » dans son enquête sur le crime présumé et avait finalement fini par l’étouffer dans l’œuf.
Un cinquième ensemble de documents révèle qu’une enquête « stupéfiante » menée par le Département de la Sécurité intérieure a permis d’identifier 278 000 non-citoyens inscrits illégalement sur les listes électorales fédérales. Comme les États dirigés par les démocrates ont refusé de partager leurs fichiers électoraux, le nombre réel d’électeurs non citoyens est probablement beaucoup plus élevé, a déclaré Trump.
Des centaines de milliers de non-citoyens et de personnes décédées sont inscrits sur les listes électorales, « et pourtant, nous avons encore des élections sans pièce d’identité pour voter », a-t-il fait remarquer.
Il a déclaré que son administration travaillait avec les États et les juridictions locales pour les aider à corriger leurs propres vulnérabilités techniques avant les élections de mi-mandat de cette année.
