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Le diocèse de Paris annonce le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

Sur le site internet du diocèse de Paris. Merci à Mgr Ulrich pour cette délicate bienveillance :

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Et si on s’interrogeait sur les fondements de la démocratie ?

Une semaine après le second tour des élections municipales, la France reste un peu sonnée par les changements que certains résultats annoncent pour l’avenir de notre pays et, très concrètement, celui de nos enfants. Le projet de loi sur l’euthanasie que les plus hautes autorités civiles veulent à tout prix voir inscrit dans la loi « avant l’été » traduit également une terrible course aux abîmes. Derrière les projets d’une « Nouvelle France » et des lois de mort, le Christ continue d’être combattu, moqué, ridiculisé, flagellé afin que toute référence chrétienne disparaisse définitivement.

C’est pourquoi le Club des Hommes en noir a voulu aller au cœur des choses plutôt que de nous contenter de l’écume des résultats électoraux. Cette semaine, Philippe Maxence reçoit l’écrivain et philosophe Maxence Hecquard pour la quatrième édition de son livre, Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne (éditions des Tilleuls, préface de Pierre Magnard). Cette plongée au cœur du monde dans lequel nous vivons permet de saisir les ressorts et la cohérence d’un système bâti comme une négation de Dieu et de l’ordre qu’il a créé.

“Etre missionnaire, avant même d’agir, requiert une manière d’être et de vivre les relations”

Lundi, le Saint-Père Léon XIV a reçu en audience trois communautés monastiques bénédictines : la communauté monastique de l’abbaye Sainte-Scholastique de Subiaco ; la communauté monastique de l’abbaye Santa Maria del Monte de Cesena ; et les moniales bénédictines de l’abbaye Sainte-Scholastique de Bari. Extrait de son discours :

[…] Saint Benoît, au chapitre IV de la Règle , nous exhorte, en indiquant ce que sont les « instruments des bonnes œuvres », à « veiller sans cesse sur les actions de notre vie » (48). Vous, moniales et moines bénédictins contemplatifs, savez combien la prière et la lecture priante de la Parole de Dieu, en particulier la Lectio divina, contribuent à cette vigilance, permettant à ceux qui les pratiquent de comprendre la vérité sur eux-mêmes, de reconnaître leurs faiblesses et leurs péchés, et de célébrer les grâces et les bénédictions du Seigneur. C’est ainsi que se fortifie en nous le désir de lui appartenir et que se confirme notre vœu de consécration. Que l’Écriture soit donc toujours « nourriture pour votre contemplation et votre vie quotidienne, afin que vous puissiez partager cette expérience transformatrice » (François, Constitution apostolique Vultum Dei quaerere , 19).

Le chemin de sanctification d’une personne consacrée, d’une religieuse, si riche soit-il de ferveur et d’inspiration, ne saurait se réduire à un simple parcours personnel. Il comporte une dimension communautaire essentielle, où la proclamation de la libération pascale prend forme dans le service fraternel, reflet de l’amour universel du Christ pour l’Église et pour l’humanité.

En ce sens, la synodalité, promue par le pape François comme fondamentale pour la vie de l’Église, se traduit, au monastère, par la pratique quotidienne du cheminement commun : l’écoute mutuelle, le discernement communautaire sous la conduite de l’Esprit Saint, la communion avec l’Église locale et la famille bénédictine. Elle se manifeste dans l’assemblée fraternelle, la prière commune et les décisions partagées, où autorité et obéissance s’unissent dans le dialogue, pour chercher ensemble la volonté de Dieu. La vie monastique ne saurait se réduire à un simple repli sur soi. Elle est un instrument pour faire naître dans le cœur des disciples un amour semblable à celui du Maître, un amour prêt à partager et à aider, même entre monastères. Ainsi, dans un monde souvent marqué par le repli sur soi et l’individualisme, la vie monastique sera de plus en plus un modèle pour tout le peuple de Dieu, nous rappelant qu’être missionnaire, avant même d’agir, requiert une manière d’être et de vivre les relations.

Il convient ici d’évoquer un aspect particulier du travail missionnaire cloîtré : l’intercession, par laquelle la Parole, faite prière, nous unit au Christ Médiateur, qui intercède pour nous (cf. He 7, 25). Intercéder est le privilège des cœurs qui battent à l’unisson avec la miséricorde de Dieu (cf. Catéchisme de l’Église catholique,  2635 ), prêts à recueillir et à présenter au Seigneur les joies et les peines, les espoirs et les angoisses des hommes d’aujourd’hui et de tous les temps (cf. Concile œcuménique Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et Spes , 1), et c’est là un aspect primordial et fondamental de l’œuvre qui vous est confiée.

Anne, la prophétesse, en est un exemple. « Elle ne quittait jamais le temple, mais y servait Dieu nuit et jour, par le jeûne et la prière » ( Lc 2, 37) . Veuve et désormais âgée, elle avait fait de la maison de Dieu sa demeure. La prière et l’ascèse l’ont conduite à reconnaître le Messie dans l’enfant pauvre et anonyme présenté par Marie et Joseph : elles lui ont permis de saisir, au cœur de l’histoire, l’intervention divine et d’en faire une annonce prophétique de joie et d’espérance pour tout le peuple d’Israël. […]

Affirmer des vérités bibliques, chrétiennes et scientifiques expose à la raillerie, à la marginalisation et aux poursuites judiciaires

La « tolérance libérale » contemporaine révèle une fois de plus son vrai visage. Par une courte majorité de 3 voix contre 2, la Cour suprême finlandaise a reconnu coupable le député démocrate-chrétien Päivi Räsänen (ancienne ministre de l’Intérieur) d’« incitation à la haine » pour avoir exprimé ses convictions sur le mariage et l’éthique sexuelle dans une brochure publiée il y a plus de vingt ans.

Mme Räsänen avait été condamnée, avec l’évêque luthérien Juhana Pohjola, pour avoir publié une brochure pour leur église en 2004. La condamnation portait sur la « rédaction et la diffusion publique d’un texte insultant un groupe », à savoir les homosexuels. La Cour suprême a toutefois acquitté à l’unanimité Mme Räsänen d’un tweet de 2019 contenant un verset biblique. Mme Räsänen et M. Pohjola avaient auparavant été acquittés à l’unanimité de toutes les charges par deux juridictions inférieures.

Le jeudi 26 mars, la Cour suprême finlandaise a prononcé des amendes pénales s’élevant à plusieurs milliers d’euros. À ce jour, aucune autorité européenne n’est intervenue pour dénoncer ce scandale ni pour exiger des explications quant au fonctionnement du système judiciaire finlandais et à son respect des droits fondamentaux, notamment la liberté de religion, de pensée et d’expression. Lors d’une conférence de presse suivant sa condamnation, l’ancienne présidente des démocrates-chrétiens s’est dite

« choquée et profondément déçue que le tribunal n’ait pas reconnu mon droit fondamental à la liberté d’expression. Je reste fidèle aux enseignements de ma foi chrétienne et continuerai de défendre mon droit, ainsi que celui de toute personne, à exprimer publiquement ses convictions ».

Elle examine actuellement, avec ses avocats, dont une équipe de l’Alliance pour la défense des libertés, la possibilité de se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Cette condamnation a été déclenchée par la publication en 2004 d’une brochure dont le titre peut se traduire par « Il les créa homme et femme : les relations homosexuelles remettent en question la conception chrétienne de l’humanité ». Ce titre n’a rien de choquant ni d’erroné ; pourtant, dans l’Europe libérale actuelle, affirmer des vérités bibliques, chrétiennes et scientifiques expose à la raillerie, à la marginalisation et aux poursuites judiciaires. La brochure a été publiée sur les sites web de la Fondation Luther Finland et du Diocèse missionnaire évangélique luthérien de Finlande, deux groupes au sein de l’Église évangélique luthérienne, dominante dans le pays, qui s’opposent au mariage homosexuel et à l’ordination des femmes. Outre Päivi Räsänen, le tribunal a également reconnu Juhana Pohjola coupable d’« incitation à la haine contre un groupe minoritaire », et l’a condamné à 20 jours de prison ou à une amende de 1 800 euros.

Le tribunal a estimé que la brochure rédigée par Räsänen et publiée par Pohjola décrivait l’homosexualité comme un « trouble du développement psychosexuel » et une « anomalie sexuelle », propos jugés dénigrants envers les homosexuels en tant que groupe, en raison de leur « orientation sexuelle ». Le procureur avait également requis une condamnation pour « incitation à la haine », en lien avec une publication de Räsänen sur les réseaux sociaux en 2019, mais cette accusation a été rejetée. Räsänen et Pohjola ont nié toutes les charges à chaque étape du procès, qui a débuté devant le tribunal de district d’Helsinki, lequel a prononcé un non-lieu début 2022. Cet acquittement a été confirmé à juste titre par la cour d’appel d’Helsinki fin 2023. Cependant, la Cour suprême, après avoir fait droit au pourvoi du parquet, a confirmé partiellement les charges.

En Islande, un prêtre catholique, le père Jakob Rolland, connaît une épreuve similaire, suite à une plainte déposée par la police de Reykjavik contre des propos tenus lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision islandaise RÚV. Il y critiquait l’interdiction, dans le pays, des « thérapies de conversion », c’est-à-dire l’approche visant à aider les personnes en questionnement sexuel à retrouver leur identité sexuelle biologique. Le prêtre avait également déclaré que l’Église n’excluait pas l’aide aux homosexuels et leur offrait la possibilité de participer pleinement à la vie quotidienne de la communauté, aux offices et à la prière, car

« la conversion est un mot clé dans la vie quotidienne des catholiques. Nous nous efforçons constamment de nous détourner du mal pour nous tourner vers le bien. »

Les élèves réalisent un film muet… et vous invitent à soutenir leur école !

À la Maison d’éducation Pauline Marie Jaricot, nos élèves ne se contentent pas de suivre des cours : ils créent, inventent, osent ! Leur dernier projet ? Un film muet entièrement imaginé, mis en scène et joué par elles, fruit de leur créativité et de leur esprit d’équipe.

Ce film est bien plus qu’un simple exercice artistique : il est le reflet de l’énergie, du talent et de l’engagement de nos élèves et de notre équipe pédagogique. Et aujourd’hui, il devient le moyen de soutenir notre école pour que ces projets uniques continuent de voir le jour.

Pour que nos élèves puissent continuer à s’épanouir dans un cadre éducatif stimulant et complet, votre soutien est essentiel.
👉 Faites un don pour l’école via HelloAsso :  https://www.helloasso.com/associations/maison-d-education-pauline-marie-jaricot/formulaires/1

Et contribuez directement à leur réussite !

Le patriarche latin de Jérusalem peut à nouveau accéder au Saint-Sépulcre

Après avoir été empêché, par la police israélienne, d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe des Rameaux, le patriarche latin de Jérusalem a de nouveau été autorisé à y accéder, a déclaré lundi 30 mars le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

“J’ai donné l’instruction aux autorités compétentes d’accorder au cardinal Pierbattista Pizzaballa un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem”.

C’est pour des raisons de sécurité qu’Israël a demandé aux fidèles chrétiens, juifs et musulmans de “s’abstenir temporairement” de se rendre dans les lieux saints de la Vieille Ville, a-t-il soutenu, assurant que “les lieux saints des trois religions monothéistes à Jérusalem” ont dernièrement été ciblées par “des missiles balistiques” de l’Iran.

Sauf que le cardinal Pierbattista Pizzaballa devait célébrer la messe en petit comité, faute de fidèles, au Saint-Sépulcre et même cette célébration a été interdite.

Netanyahu a ajouté :

“Toutefois, compte tenu de la semaine sainte qui s’ouvre pour les chrétiens dans le monde, les forces de sécurité israéliennes élaborent un plan pour permettre aux responsables religieux de prier (au Saint-Sépulcre) dans les prochains jours”.

Prise en compte de l’impossibilité de l’application pratique de Traditionis custodes

De Jean-Pierre Maugendre sur Renaissance catholique :

À l’occasion de l’assemblée plénière de printemps de la Conférence des Evêques de France, du 23 au 27 mars, le cardinal Parolin, secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, a adressé, au nom du pape Léon XIV, un message à l’auguste assemblée.

Ainsi donc il faudrait pour avoir liturgiquement droit de cité dans l’Eglise être fidèle aux « orientations voulues par Vatican II en matière de liturgie ». Il est à craindre qu’à l’aune de ce principe, 95% des célébrations selon le rite réformé ne soient déclarées objectivement infidèles aux orientations du dit concile. Ainsi l’article 36 de la constitution sur la liturgie Sacrosanctum concilium (4 décembre 1963) rappelait : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins ». Chacun sait qu’il n’en fut rien et qu’il n’en est toujours rien sans que cela ne semble susciter la moindre réaction épiscopale. Il en est de même de la célébration face au peuple, générale dans les célébrations Novus ordo. Il n’en est nulle part question dans Sacrosanctum concilium. Quant à la communion dans la main, largement répandue aujourd’hui, on ignore de quel texte conciliaire elle serait la mise en œuvre. L’impression désagréable qui se dégage de ce constat est que l’invocation du Saint Concile et l’exigence d’y être fidèle ne concernent que les traditionalistes, les forces de progrès ayant depuis longtemps dépassé ce stade de fidélité à la lettre du Concile pour en respecter l’esprit. Il serait pédagogiquement pertinent et intellectuellement cohérent que ceux qui n’ont que le concile Vatican II à la bouche commencent par en respecter les textes !

Il faut néanmoins observer qu’il n’est plus question dans ce document d’œuvrer à la disparition de la célébration de la messe romaine traditionnelle, qui était l’objectif affirmé du motu proprio Traditionis custodes (16/07/2021) du pape François affirmant que le missel réformé était « l’unique expression de la lex orandi du rite romain ». L’impossibilité de l’application pratique de Traditionis custodes semble ainsi avoir été prise en compte en haut lieu. Il faut ainsi espérer que va s’atténuer la véritable guérilla menée par un certain nombre d’évêques de France contre les communautés ou les prêtres célébrant selon le Vetus ordo. Hostilité active qui se manifeste selon les diocèses par la limitation du nombre de personnes pouvant suivre le catéchisme, l’interdiction de célébrer les sacrements (baptêmes, confirmations) autres que la messe selon la forme traditionnelle, l’impossibilité de célébrer des mariages ou des baptêmes en dehors des lieux affectés à la célébration de la messe traditionnelle, voire l’éviction de certains diocèses. Il y a tout juste 60 ans, en 1966 donc avant la réforme liturgique, paraissait le célèbre ouvrage de Michel de Saint Pierre : Ces prêtres qui souffrent. L’auteur y narrait la manière dont a été marginalisée, ostracisée, mise à l’écart, voire persécutée toute une catégorie de prêtres dont le seul tort était de vouloir rester fidèles à la Tradition de l’Eglise. La situation ne s’est pas améliorée et croît chaque année la liste des prêtres, généreux et zélés, dont on apprend qu’ils ont pris un « temps de repos » pour se remettre d’une situation conflictuelle qu’ils ne parvenaient plus à assumer avec leur évêque.

Comment, enfin, dans le contexte actuel ne pas prendre en compte le fait que l’argumentation principale de la Fraternité Saint-Pie X pour justifier des sacres épiscopaux, éventuellement sans mandat pontifical, repose sur la précarité du statut des communautés globalement ex Ecclesia Dei, en butte aux vexations et marques d’hostilité des autorités épiscopales ? Vexations dont la Fraternité Saint-Pie X n’est d’ailleurs pas exempte puisque, dans certains diocèses, l’évêque diocésain n’accorde la délégation de pouvoir nécessaire à la validité des mariages que si ce mariage est célébré dans un lieu de culte de la Fraternité Saint-Pie X. « Qui n’a pas souffert par l’Eglise n’a pas souffert pour l’Eglise », Cardinal John Henry Newman.

Jean-Pierre Maugendre

Le “militant” libanais était un assassin…

Le nouveau maire RN de Grenay, Daisy Duveau, ainsi que Bruno Bilde, député RN du Pas-de-Calais, ont retiré à Grenay la plaque qui faisait du terroriste Georges Ibrahim Abdallah un citoyen d’honneur de la commune.

Mais pour BFM, il s’agit d’un “militant” :

Georges Ibrahim Abdallah a été condamné en à la perpétuité en 1987 pour complicité d’assassinat terroriste de diplomates américain et israélien.

Louisville verse 800 000 $ à un photographe qui avait contesté une ordonnance pro-LGBT

La ville de Louisville, dans le Kentucky, a conclu un accord avec une photographe de mariage qui contestait une ordonnance l’obligeant à travailler lors de cérémonies de « mariage » homosexuelles, en vertu duquel la ville doit payer 800 000 $ en frais d’avocat.

Chelsey Nelson, propriétaire d’un studio de photographie à Louisville, a intenté un procès à la ville en 2019 concernant son « Ordonnance sur l’équité », qui stipule que les entreprises ne peuvent refuser à un client la pleine et égale jouissance de biens, de services, de privilèges, d’avantages ou d’établissements publics en raison de divers attributs, notamment l’orientation sexuelle. Cette ordonnance interdit également aux entreprises de publier des communications suggérant une telle discrimination.

Selon l’Alliance pour la défense de la liberté (ADF), qui la représentait, cela signifiait que Nelson devait non seulement photographier des « mariages » homosexuels, mais qu’elle ne pouvait pas expliquer publiquement pourquoi elle souhaitait ne photographier que des unions monogames entre un homme et une femme. L’ordonnance n’avait pas encore été appliquée à son encontre, mais elle a intenté une action préventive afin de se protéger contre d’éventuelles atteintes à ses droits.

En octobre dernier, le juge Benjamin Beaton du district ouest du Kentucky a confirmé des décisions antérieures selon lesquelles la ville ne pouvait pas forcer Nelson à violer ses convictions religieuses, s’appuyant sur la décision de la Cour suprême des États-Unis de 2023 dans une affaire distincte selon laquelle le premier amendement de la Constitution américaine protégeait le droit d’un concepteur de sites web chrétien de ne pas produire de sites web pour des « mariages » homosexuels.

Mardi, l’ADF a annoncé que Louisville avait accepté de payer les honoraires des avocats.  Bryan Neihart, avocat principal de l’ADF, explique :

« Le gouvernement ne peut contraindre les Américains à dire des choses auxquelles ils ne croient pas ». « Pendant près de six ans, les autorités de Louisville ont tenté de le faire en menaçant de forcer Chelsey à promouvoir des opinions sur le mariage contraires à ses convictions religieuses. Ces menaces contredisent les principes fondamentaux du Premier Amendement, qui confèrent au peuple, et non au gouvernement, le droit de décider de ce qu’il convient de dire. Cet accord devrait servir d’exemple à Louisville : violer la Constitution américaine peut coûter cher. »

Nelson souligne :

« Le mariage étant très important pour moi, je prends soin de photographier et de partager sur mon blog chacune de ces cérémonies solennelles de manière à refléter ma vision du mariage ». « Mon but ultime dans la vie est d’honorer Dieu, et cela guide tout ce que je fais, y compris mes affaires ». « Quand je repenserai à ma vie, plus tard, je veux pouvoir dire que je suis restée fidèle à cet objectif, que j’ai mené ma course à bien et que j’ai terminé avec brio. »

Depuis des années, des militants LGBT tentent de contraindre des petits commerçants chrétiens, boulangersfleuristes ou prestataires de salles de réception, à proposer leurs services pour des « mariages » homosexuels. Malgré une décision de la Cour suprême sur la question, plusieurs États et collectivités locales persistent dans leur entreprise ; Cathy Miller, une boulangère chrétienne californienne, a saisi la Cour suprême en août dernier suite aux tentatives l’obligeant à réaliser un gâteau de mariage pour des lesbiennes.

Trois enfants renvoyés d’une l’école car leurs parents refusent d’appliquer les règles d’idéologie du genre

Une famille allemande vit un cauchemar : ses trois enfants, âgés de 9, 11 et 14 ans, ont été exclus sans délai de l’école Rudolf Steiner, un établissement Waldorf réputé pour son approche alternative. Leur crime ? Leurs parents ont refusé de signer un « code de conduite » imposant l’adhésion à la « diversité des genres et des identités sexuelles ».

Tout commence en septembre 2025, lors d’une réunion de parents. Le professeur de biologie, Mme Weber, emploie un langage « inclusif » systématique sur les questions de genre. Christoph Schröter, le père, interroge : « Pourquoi ce vocabulaire, alors que la biologie reconnaît deux sexes ? » La réponse ne tarde pas. Lors d’une réunion ultérieure, l’enseignante lâche, sans ironie : « Si un enfant s’identifie comme un chiot, il faut le prendre au sérieux. »

Pour les Schröter, c’est la goutte d’eau. Ils demandent des éclaircissements. L’école, au lieu d’engager un débat, impose à tous les parents un nouveau code de conduite : « Nous accueillons la diversité des genres et des identités sexuelles. » Le couple refuse de signer, jugeant cette exigence idéologique et contraire à l’esprit du contrat éducatif initial.

La riposte de l’établissement est brutale : fin février 2026, les trois enfants sont exclus sur-le-champ, en pleine année scolaire. Aucun motif disciplinaire ne leur est reproché. Leur seul tort ? Avoir des parents qui osent contester une doctrine.

Christoph Schröter, engagé à l’AfD, dénonce une mesure « arbitraire et militante ». Sa femme évoque le traumatisme des enfants, « arrachés à leur quotidien sans sommation ». L’école, contactée, se défend mollement : l’exemple du « chiot » aurait été « sorti de son contexte », et le code de conduite ne serait « qu’une mesure d’inclusion ».

Les Schröter cherchent désespérément une nouvelle école. En attendant, leurs enfants restent à la maison, victimes collatérales d’un conflit qu’ils n’ont pas choisi.

Adoption de la loi Veil, une nouvelle date de fête nationale ?

Dix heures du matin, dimanche quinze mars deux-mille-vingt-six, ciel dégagé et soleil de printemps sur Budapest en Hongrie. Dans les rues et sur les grandes places, les locaux que je rencontre arborent à leur veste une cocarde rouge, blanche et verte.

En France, le quatorze juillet, avez-vous déjà surpris un citoyen affublé d’une cocarde bleue, blanc, rouge ? Lorsque la nuit tombe et que les Français lèvent les yeux au ciel, lequel songe une seule seconde à l’événement commémoré ? Dans notre pays, la célébration du jour le plus sacré de la république, s’il en est, n’est rien d’autre qu’un divertissement.

Par ailleurs, pourquoi le quatorze juillet ? Chaque citoyen le sait : le quatorze juillet est le jour de la prise de la Bastille. Pourquoi ce symbole ? Parce qu’on y a libéré des opposants à la monarchie absolue. Non, même le site du gouvernement reconnaît qu’il n’y avait dans les cellules que quatre faux-monnayeurs, deux fous et un libertin. En revanche, cette page s’abstient de préciser que ce dernier était accusé de crimes et d’inceste, que les faux-monnayeurs furent réarrêtés et les fous internés peu après. Finalement, l’héroïque prise de la Bastille n’aura libéré qu’un noble violent, présumé incestueux.

Certes, mais la Bastille a d’abord été prise pour récupérer de la poudre afin de faire face à l’imminence d’une répression royale. Mais encore ? Il y eut un combat épique que le peuple remporta.

Épique ?

Une centaine de soldats invalides et quelques gardes suisses dominaient les milliers d’insurgés depuis les remparts. La forteresse médiévale aurait pu tenir encore longtemps lorsque le gouverneur de Launay capitula. En signe de reconnaissance, la foule éleva sa tête sur l’extrémité d’une pique pour la mettre aux premières loges de la liesse parisienne.

Donc notre fête nationale célèbre la libération d’aliénés et de criminels. La France, pays qui compte le plus de victoires militaires au monde, célèbre la reddition d’une centaine d’infirmes et la décapitation d’un gouverneur ayant refusé d’ordonner un bain de sang.

Il y aurait un malentendu. Le quatorze juillet ne représente pas la prise de la Bastille, comme tout le monde le pense à tort, mais un événement qui eut lieu un an plus tard : la Fête de la Fédération. Est-il possible d’instituer fête nationale l’anniversaire d’une date dont la moitié du pays ignore l’existence ?

Enfin, contrairement à la prise de la Bastille, cette cérémonie-là a l’avantage de présenter une apparente communion : le Roi, les délégués de toutes les provinces, la garde nationale, les représentants politiques et une foule immense y participèrent.

Ce joli titre et les belles paroles que nous conservons de ce jour semblent être trop beaux pour être authentiques. En vérité, le Roi vivait assigné à résidence aux Tuileries ; monarchistes et patriotes se tenaient déjà par le col ; les questions religieuses agitaient les esprits (cependant que pour cette fête, un évêque athée célébrait une messe sur l’autel de la patrie) et la crise économique persistait.

En dépit de ces circonstances, les organisateurs de cette célébration étaient probablement de bonne volonté. Peut-être voulaient-ils même vraiment l’unité. L’unité, oui, mais laquelle ?
Moins d’un an plus tard, au même endroit, la garde nationale tirera sur la foule.

Finalement, cette date reflète l’idéal abstrait que des hommes tentèrent d’imposer à tout le pays, fût-ce au prix de plusieurs centaines de milliers de morts.

Cette question de la fête nationale est révélatrice de la scission française. Il existe pléthore d’autres jours éligibles à ce titre : le 27 novembre, pour l’appel de Clermont ; le 25 août, pour la mort de Saint Louis ; le 30 mai, pour le martyre de Sainte Jeanne d’Arc.

Malheureusement, toutes ces dates sont du mauvais côté de l’Histoire. L’Ancien Régime est méchant, la république est bonne. L’éloge d’événements ayant eu lieu sous un autre modèle de gouvernance constitue une menace. La république n’a pas les épaules pour porter l’immensité de notre héritage. Elle en abandonne alors la majeure partie au sol, la piétine, trie, sélectionne minutieusement quelques exemples épouvantails, puis s’en sert comme d’un marchepied pour mettre en scène le juste triomphe de ses valeurs.

Cependant le sang dont celles-ci sont tachées ne disparaît pas malgré les efforts de réécriture. Le modèle républicain souffre en effet d’une violente dissonance cognitive. Comment se construire sainement sur un récit de défense de la liberté, tout en s’étant fondé sur le génocide d’une région qui voulait être libre de la définir autrement ?

Là où de nombreux pays préparent leur fête nationale avec des ateliers pédagogiques, des chorales et une myriade d’autres activités, la France, elle, reste discrète d’abord, puis soudainement tapageuse avec un feu d’artifice qui occupe les esprits et ne dit rien de l’événement commémoré. Le malaise persiste donc malgré une distance de deux siècles. Le récit classique ne retient que les grandes lignes dans une perspective purement manichéenne. Nous pouvons comprendre pourquoi le registre réaliste n’est pas de mise : les décapitations en place publique, les noyades, les incendies d’églises pleines de vieillards, de femmes et d’enfants, la torture du Dauphin Louis XVII qui n’avait même pas dix ans…

Le consensus national est en voie d’extinction. L’exemple de Sainte Jeanne d’Arc l’illustre fort bien. Après la Révolution, cette martyre catholique est reprise par de farouches républicains qui voient en elle une héroïne du peuple, l’incarnation de la nation française et un symbole de résistance à l’étranger. Si sa piété est passée sous silence, elle n’en reste pas moins une figure admirable pour tout le pays. De nos jours, le patriotisme ayant été à son tour sacrifié au mondialisme, la figure de cette sainte est déchirée par divers groupes qui se l’arrachent. Les fidèles prient son intercession ; les nationalistes la prennent pour modèle ; les féministes y voient une victime du patriarcat et les théoriciens du genre surinterprètent sa volonté de garder son armure.

Les événements de gloire nationale sont progressivement broyés à mesure qu’une certaine grille d’acceptation morale se resserre. Finalement la révolution française était bourgeoise et patriarcale. Il faut maintenant puiser dans l’histoire récente pour mettre le progrès à l’honneur. Lequel de ses triomphes la république pourrait-elle célébrer ? L’abolition de la peine de mort ou la légalisation de l’avortement ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le procès contre la FMND marque un tournant périlleux pour la liberté religieuse en France

Suite à la décision de justice rendue le 24 mars par le tribunal de Privas contre la FMND et son supérieur, The European Times publie un article de fond (en anglais et traduit en français) qui montre que les enjeux sont très importants car ce sont bien les fondements de la vie religieuse qui sont attaqués :

Une affaire qui a suscité une vive inquiétude au sein des communautés religieuses et parmi les défenseurs des libertés civiles en France concerne la condamnation d’un abbé français en vertu d’une nouvelle loi controversée visant à lutter contre la « sujétion psychologique » (…).

Les accusations, émanant principalement de cinq anciens membres, dressaient le portrait d’une communauté où la vie était excessivement exigeante, avec peu de repos, une intimité limitée et des contacts restreints avec le monde extérieur. Ils évoquaient une pression constante de la part des supérieurs, notamment par le biais de la confession et de règles strictes, contribuant à ce qu’ils qualifiaient de « climat toxique ». Cependant, la défense et les soutiens de la FMND affirment que ces éléments ne constituent pas des abus, mais plutôt des aspects intrinsèques d’une vie consacrée librement choisie. Comme le soulignait un article : « Quiconque connaît un tant soit peu les exigences de la vie religieuse sait qu’elle implique des règles, une hiérarchie, des contraintes, des pratiques obligatoires et des interdits. C’est exigeant – parfois trop – et tout le monde n’a pas la vocation. C’est ainsi. »

En effet, la vie monastique, dans diverses traditions religieuses, est par nature rigoureuse. Elle implique souvent des vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, une routine quotidienne structurée et une certaine mise à l’écart de la société séculière. Ces pratiques, que certains trouvent épanouissantes et spirituellement enrichissantes, ont été présentées par l’accusation comme preuves de manipulation psychologique. Les détracteurs du verdict soulignent que les plaignants étaient des adultes ayant librement choisi d’entrer dans la communauté et étaient tout aussi libres de la quitter, comme plusieurs l’ont fait. L’absence de contrainte physique ou d’exploitation financière soulève des questions fondamentales quant à la nature des « abus » allégués.

Au cœur de cette controverse se trouve la nouvelle loi française sur la « sujétion psychologique », adoptée dans le cadre d’une lutte plus large contre les « déviances sectaires ». Si la notion de « sujétion psychologique » a été introduite en droit français en 2001 comme circonstance aggravante du délit d’« abus de faiblesse », la situation a considérablement évolué avec la loi de mai 2024. Cette législation récente érige la « sujétion psychologique » en infraction pénale à part entière, indépendante de tout « abus de faiblesse ». Dans l’affaire FMND, il n’est pas clair si la condamnation s’est fondée sur le cadre de 2001 ou sur les dispositions élargies de la loi de 2024, ce qui ajoute une ambiguïté juridique à une situation déjà complexe. Or, la loi a été largement critiquée pour son manque de précision. Des termes comme « sujétion psychologique » et « emprise » ne sont pas définis scientifiquement ni juridiquement, ce qui les rend sujets à une interprétation large et potentiellement arbitraire.

Plus de soixante sénateurs auraient exprimé des inquiétudes quant à la constitutionnalité de ce nouvel article (le Sénat lui-même a d’ailleurs voté contre la loi, mais cette décision a été annulée par l’Assemblée nationale), arguant qu’il pourrait porter atteinte aux libertés fondamentales. Les organisations de défense des droits humains et les défenseurs de la liberté religieuse ont relayé ces inquiétudes, soulignant que de tels concepts juridiques vagues peuvent facilement être instrumentalisés contre tout groupe dont les pratiques s’écartent des normes sociales ou sont perçues comme excessivement exigeantes. La procureure dans l’affaire FMND, Céline Nainani, aurait décrit la communauté comme « l’épicentre des abus liés aux manifestations sectaires », tout en reconnaissant que les « déviances sectaires » ou les « manifestations sectaires » ne font l’objet d’aucune définition juridique. Ce recours à des concepts mal définis dans une procédure pénale constitue un point de controverse majeur.

Cette condamnation marque un tournant majeur dans les relations entre l’État et les institutions religieuses en France. Traditionnellement, l’État s’est largement abstenu d’intervenir dans les pratiques spirituelles internes des communautés religieuses, pourvu qu’elles ne contreviennent pas aux lois pénales relatives aux violences physiques, à la fraude ou aux abus sexuels. En criminalisant la « sujétion psychologique » fondée sur les exigences de la vie monastique, l’État semble s’aventurer sur le terrain de l’évaluation et du jugement des engagements spirituels.

Comme l’a fait remarquer un commentateur : « Si ce raisonnement est poussé à son terme, il devient impossible de distinguer une religion exigeante d’une religion suspecte. Nombre de confessions sérieuses font appel à la conscience, mobilisent la crainte du mal, la crainte du péché et l’espoir du salut. Toute communauté religieuse structurée propose des normes, des interdits, des pratiques contraignantes et une hiérarchie spirituelle. Si ces éléments deviennent, en eux-mêmes, la preuve d’une influence indue, alors la liberté religieuse n’est rien de plus qu’une liberté conditionnelle, accordée uniquement aux croyances jugées « raisonnables » ou « modérées » par les autorités civiles. »

Les implications vont bien au-delà de la FMND. De nombreuses traditions religieuses, notamment diverses formes de catholicisme, le bouddhisme et d’autres voies spirituelles, impliquent une discipline rigoureuse, l’obéissance aux chefs spirituels et un certain détachement du monde matériel. Si ces pratiques peuvent être réinterprétées comme une « assujettissement psychologique » criminelle, alors tout chef spirituel qui inspire un engagement profond et une adhésion à un mode de vie exigeant pourrait potentiellement faire face à des accusations similaires. Cela crée un climat où les communautés religieuses peuvent se sentir contraintes d’édulcorer leurs principes ou pratiques fondamentaux pour éviter des répercussions juridiques, sapant ainsi l’essence même du pluralisme religieux et de la liberté de conscience.

Le danger réside dans la nature hautement subjective de la « soumission psychologique ». Ce qu’une personne perçoit comme un cheminement spirituel librement choisi et transformateur, une autre pourrait le considérer rétrospectivement comme une manipulation ou une coercition, surtout si elle éprouve par la suite désillusion ou regret. Dans ce contexte, la loi risque de devenir un instrument permettant à d’anciens membres mécontents de criminaliser des expériences qui, bien que parfois difficiles ou finalement inadaptées à leurs besoins, avaient été initialement entreprises volontairement.

De plus, le concept de « lavage de cerveau », souvent invoqué dans les débats sur les « déviances sectaires », est largement discrédité dans les milieux scientifiques et juridiques, car considéré comme une théorie pseudo-scientifique. Son application devant un tribunal soulève de sérieuses questions quant au respect des droits de la défense et au recours à des interprétations psychologiques subjectives plutôt qu’à des preuves objectives d’intention criminelle ou de préjudice. Le procès du père Bernard ne concerne donc pas seulement le sort d’un abbé ou d’une communauté religieuse ; il constitue un test pour l’avenir de la liberté religieuse en France et un avertissement pour les autres nations envisageant une législation similaire.

La condamnation du père Bernard Domini en vertu de la nouvelle loi française sur la « soumission psychologique » marque un tournant périlleux pour la liberté religieuse. Si l’État a un intérêt légitime à protéger les individus contre les abus avérés, cette loi, telle qu’appliquée dans l’affaire FMND, brouille la frontière entre accompagnement spirituel et manipulation criminelle. Elle risque de criminaliser des convictions et des pratiques religieuses profondes qui exigent un engagement et une obéissance significatifs, imposant de fait une définition étatique de ce qui constitue un niveau acceptable de dévotion religieuse.

Cette décision pourrait ouvrir la voie à de nouvelles ingérences judiciaires dans les affaires internes des communautés religieuses, érodant ainsi l’autonomie essentielle à la liberté de culte. Elle envoie un message inquiétant : en France, la rigueur de la vie monastique, jadis témoignage d’une profonde conviction spirituelle, peut désormais être considérée comme une infraction pénale. Le monde observe la France aux prises avec le délicat équilibre entre la protection de ses citoyens et la sauvegarde du droit fondamental à la liberté de religion.

Il faut tout de même rappeler que la FMND et son supérieur ont bénéficié de 7 relaxes et n’ont été condamnés que dans 3 décisions. C’est pour cela que la défense parle d’une quasi relaxe. Il n’y a donc aucun système d’emprise ou d’abus de faiblesse généralisée. Il s’agit de deux jeunes femmes qui ont quitté la communauté dans des conditions conflictuelles et douloureuses, ce qui arrive dans toute organisation humaine, et sans aucune volonté de nuire de la part de la FMND ou du père supérieur. L’une d’elle avait d’ailleurs quitté une autre communauté religieuse au bout de 6 années dans des conditions également compliquée…

Enfin, la FMND et son supérieur de l’époque ayant fait appel, ils sont donc présumés innocents jusqu’à leur procès en appel.   

De l’importance de la lutte contre le diable pour éviter qu’on doute de l’enseignement de l’Église

En ce temps de Carême, on se rappelle aussi des tentations de Notre Seigneur Jésus-Christ face au diable. Si même Lui a été confronté au diable, nous devons aussi chercher le secours de Dieu pour éviter les pièges du Malin. Et c’est ce que rappelait Saint Paul VI lors d’une audience du 15 novembre 1972 (https://www.lespsf.org/pdfdoc/ledemon_paul6.pdf) :

«Quels sont aujourd’hui les besoins les plus importants de l’Église?

Ne soyez pas étonnés par notre réponse que vous pourriez trouver simpliste, voire même superstitieuse ou irréelle: l’un de ses plus grands besoins est de se défendre contre ce mal que nous appelons le Démon.»

Et, il rappelle clairement que nous catholiques, nous sommes tenus de croire à l’existence du démon :

«Ils s’écartent de l’enseignement de la Bible et de l’Église ceux qui refusent de reconnaître son existence ou qui en font un principe autonome, n’ayant pas lui aussi, comme toute créature, son origine en Dieu; ou encore qui l’expliquent comme une pseudo-réalité, une invention de l’esprit pour personnifier les causes inconnues de nos maux. «

Puis il rappelle le problème de ceux qui donnent trop d’importance à la psychiatrie, etc. :

«À propos du Démon et de l’influence qu’il peut exercer sur les individus, sur les communautés, sur des sociétés entières ou sur les événements, il faudrait réétudier un chapitre très important de la doctrine catholique auquel on s’intéresse peu aujourd’hui. Certains pensent pouvoir trouver une compensation suffisante dans l’étude de la psychanalyse et de la psychiatrie, dans des expériences de spiritisme qui aujourd’hui, malheureusement, se répandent tant dans certains pays. On a peur de re tomber dans de vieilles théories manichéennes ou dans de funestes divagations, fantaisistes et superstitieuses. Aujourd’hui, on préfère afficher un esprit fort, sans préjugés, positiviste, quitte ensuite à attacher foi gratuitement à tant de lubies magiques ou populaires, ou, pire encore, à livrer son âme — son âme de baptisé, qui tant de fois a reçu la visite de la présence eucharistique et qui est habitée par l’Esprit-Saint — à des expériences sensuelles licencieuses, aux expériences délétères des stupéfiants ou aux séductions idéologiques des erreurs à la mode. Ce sont là autant de fissures par lesquelles le Malin peut facilement s’insinuer pour altérer l’esprit de l’homme. «

Et quelques mois auparavant, le 29 juin 1972, dans l’homélie à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul ( https://christroi.over-blog.com/article-la-fumee-de-satan-est-entree-dans-le-temple-de-dieu-paul-vi-61119740.html), il affirme qu’il a “le sentiment que, par quelque fissures, la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu. Il y a le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, la confrontation. On ne fait pas confiance à l’Eglise… On croyait qu’après le concile viendrait une journée de soleil pour l’histoire de l’Église. Au contraire, ce qui est venu, c’est une journée de nuages, d’obscurité, de recherche, d’incertitude… Nous croyons que quelque chose de préternaturel (le diable) est venu dans le monde pour troubler, pour étouffer les fruits du concile oecuménique et pour empêcher l’Eglise d’exprimer par un chant sa joie d’avoir repris pleinement conscience d’elle-même”.

Donc on voit bien le lien entre l’action du démon et les doutes concernant l’enseignement de l’Église. Et ces doutes, ces confrontations, etc., on a continué à les voir durant les 50 années qui ont suivi… comme on l’a vu à propos de l’enseignement en matière de morale sexuelle de l’Église notamment.

Et justement, en 2019 le Pape Emérite Benoît XVI expliquait que l’opposition à l’enseignement de l’Église était la cause principale de la crise des abus (https://terredecompassion.com/2019/04/18/texte-du-pape-emerite-benoit-xvi-sur-la-crise-des-abus-dans-leglise/). Et ce n’est pas par hasard que le Pape François voyait aussi l’action du diable dans les cas d’abus sexuels (https://www.lavie.fr/idees/debats/le-pape-et-satan-retour-sur-une-polemique-5729.php).

D’ailleurs récemment des exorcistes ont signalé l’augmentation de cas d’attaques démoniaques à cause des sectes, des nouvelles technologies, etc. (https://lesalonbeige.fr/la-frequentation-des-sectes-occultes-un-phenomene-croissant-encourage-par-les-reseaux-sociaux/).

Il faut donc continuer à prier, à demander de l’aide à Dieu et aux saints face aux attaques du démon. Et il faut aussi continuer à rappeler son existence afin qu’on ne doute pas de l’enseignement de l’Église.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

A bas la décadente « culture de mort » avec la prétendue « aide à mourir »

Communiqué de SOS Tout-Petits :

La proposition de loi pour une « aide à mourir » par « substance létale » a été votée par l’Assemblée Nationale le 25 février alors que les soins palliatifs n’ont pas été correctement développés et sont difficilement accessibles. C’est un honteux scandale.
C’est comme pour l’avortement légal, institué et développé sans jamais apporter depuis plus de 50 ans, aux femmes dont beaucoup sont en difficulté matérielle et morale, une aide puissante comme serait une importante prime de naissance que nous réclamons inlassablement et qui sauverait des milliers de petits êtres humains.
On préfère la mort aux secours et à la Vie !
C’est d’emblée, cette fois, qu’on veut instituer un délit d’entrave, calqué presque mot pour mot sur celui de l’avortement légalisé, incluant de la même façon les « pressions morales et psychologiques », définition volontairement floue alors que « la loi pénale est d’interprétation stricte » (art. L111.4 du Code pénal) ; rien de tel pour permettre de piétiner la liberté de s’exprimer et d’agir !
Ainsi, la famille qui suppliera le grand-père très malade de ne pas se faire donner la mort pour rester encore en ce monde auprès de ses proches, risquera 2 ans de prison  et 30 000 euros d’amende !  (Les pressions dans le sens de « l’aide à mourir » ne coûteront que la moitié : un an de prison et 15 000 euros d’amende ; on ne se cache même pas de préférer, là encore, la mort à la Vie !)
Les professionnels de santé, dont les pharmaciens et leurs collaborateurs, feront bien de scruter la proposition de loi : la clause de conscience y est une denrée rare ; il ne semble pas qu’il y en ait pour tout le monde !
Fera-t-on des empoisonneurs de gré ou de force ? Est-ce cela, la liberté ?
Aux chrétiens il incombe d’affirmer avec énergie que la saine attitude est d’entourer le malade avec, autant qu’il est nécessaire, une assistance morale et les soins palliatifs aujourd’hui très efficaces quand on les met en oeuvre, ce que la loi Claeys-Léonetti permet largement.
Autant qu’il est possible, il faut apporter un vrai soutien spirituel, avec les derniers sacrements, pour que le malade, confiant dans l’amour de son Créateur, soit pénétré de sa vocation à la vie éternelle dans le bonheur et la contemplation auprès de Lui, et s’y prépare.
Voilà le vrai humanisme, au contraire de la désespérance athée !
Et pour ceux qui n’y croient pas, direz-vous ?
Qu’ils considèrent la suite ininterrompue de miracles dans la chrétienté depuis 2000 ans, dont certains très récents, qui témoignent de l’existence de Dieu, de sa toute-puissance et de sa bienveillance.
Chacun a le devoir d’éclairer sa conscience : une loi de suicide assisté n’est pas un progrès.
Cette sinistre proposition de loi n’a obtenu qu’une courte majorité à l’Assemblée Nationale. Il était prévu que le Sénat s’en saisît « à la hussarde » dès le 25 mars, ce qui suscita le 23 mars la protestation de deux sénateurs co-rapporteurs de la proposition de loi … d’où quelques délais.
Il faut prier ardemment pour que le texte soit posément examiné et rejeté, y compris, sans doute à l’avenir, en dernier lieu à l’Assemblée Nationale.
Ajoutera-t-on, dans l’hécatombe, aux femmes enceintes en difficulté non secourues et aux petits d’hommes qu’on massacre, les malades affligés précipités prématurément dans la mort ?
Prions pour les victimes de telles horreurs et pour l’urgente conversion de tous ceux qui en sont les tristes artisans, particulièrement les élus et gouvernants dévoyés.
Prochains Rosaires et Chapelets publics SOS Tout-Petits
  • Rosaires publics à Paris le samedi à 14 h. 30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, angle N-O (RER B Port-Royal)
– le 11 avril
– le 30 mai
– le 19 septembre
– le 3 octobre
  • Chapelets publics en banlieue le vendredi à 18 h.00
– le 10 avril à Saint Germain en Laye, près de l’entrée du parc du Château (sortie du RER)
– le 12 juin à Versailles, place du marché, au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch
– le 25 septembre à Bougival, place du Général de Gaulle
– le 16 octobre à Saint Germain en Laye, près de l’entrée du parc du Château (sortie du RER)
Défendons la Vie et prions !
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits

Anniversaire de la floraison miraculeuse de la Sainte Épine

Les célébrations du 10e anniversaire de la dernière floraison miraculeuse de l’Épine Sainte (27 mars 2016), relique de la Passion du Christ conservée dans l’église paroissiale de San Giovanni Evangelista, s’achèvent à San Giovanni Bianco (province de Bergame). Ces célébrations, qui ont duré deux semaines, ont également été marquées par l’invitation de Mgr Antonio Suetta, évêque de Vintimille-San Remo. Le dimanche 22 mars, il a béni la relique lors de la procession traditionnelle à travers les rues de cette ville, en présence de milliers de fidèles. Il a ensuite présidé la messe solennelle. La clôture des célébrations a été assurée par Mgr Francesco Beschi, évêque de Bergame.

C’est Mgr Beschi qui a reconnu le miracle il y a dix ans, après la floraison survenue le dimanche de Pâques. L’évêque avait constitué une commission ad hoc – cette année-là, la fête de l’Annonciation et le Vendredi saint coïncidaient, une circonstance qui avait déjà provoqué d’autres floraisons et qui, dix ans auparavant, avait suscité des prières pour que le miracle se reproduise – cette commission avait observé l’Épine sainte durant l’hiver précédant immédiatement le prodige, ainsi que le Vendredi saint et le Samedi saint 2016 ; puis, le dimanche de Pâques, après la floraison, elle avait de nouveau observé la précieuse relique à plusieurs reprises. Cette commission hétérogène était composée de prêtres (dont le curé de l’époque, le père Diego Ongaro), du maire de la ville, du directeur du service d’oncologie et d’hématologie de l’hôpital Jean XXIII de Bergame, d’un notaire et d’autres spécialistes.

Le 28 mars 2016, lundi de Pâques, la commission rédigea son rapport indiquant qu’« un changement de couleur s’était produit sur l’Épine Sainte, particulièrement marqué au niveau des bourgeons apicaux : ceux-ci paraissaient également différents des observations précédentes ». Le même jour, l’évêque publia une déclaration confirmant la survenue du miracle, soulignant « la prudence, le sérieux et l’expertise de ceux à qui j’avais confié la surveillance de la relique ». Il proposa ensuite cette réflexion :

« Le fait que ce signe se produise en même temps que les célébrations de l’Annonciation et de la Passion, de la Mort et de la Résurrection de Jésus nous invite à méditer sur la manifestation de l’amour de Dieu communiquée dans l’histoire de Jésus de Nazareth, dans le mystère de l’Incarnation, de sa Passion et de sa Mort. »

Les différents miracles survenus dans cette petite ville de la province de Bergame attestent de son authenticité. Des phénomènes semblables à celui de 2016 se sont en effet produits à plusieurs reprises par le passé. On compte au moins quatre autres floraisons célèbres : celle de 1615, observée par l’évêque Giovanni Emo ; celle de 1885, également constatée par l’évêque de l’époque, Gaetano Camillo Guindani, avec un rapport signé par trente-cinq témoins ; celle de 1921, où la floraison s’accompagna d’un changement de couleur de l’épine, devenue vermillon ; et celle de 1932, observée par l’évêque Luigi Maria Marelli : dans ce cas, l’Épine Sainte, outre l’éclosion de petits bourgeons, prit une teinte rouge sang. 

Un concert de musique techno dans une église à l’Alpes d’Huez

Dans le cadre du Tomorrowland Winter 2026, des concerts de musique techno ont lieu au sein de l’église Notre-Dame des Neiges de l’Alpes d’Huez, dans le diocèse de Grenoble-Vienne, alors que le Saint-Sacrifice de la Messe y est célébré régulièrement.

L’évêque était-il informé ?

Les aides à domicile empêchées de se rendre chez les personnes âgées

Pour le moment c’est la hausse du prix des carburants qui vient perturber l’activité du secteur de l’aide à domicile : certaines se retrouvent à travailler à perte, mais d’autres ont choisi de ne plus se déplacer.

Dans quelques temps, c’est en raison de la légalisation de l’euthanasie que les aides à domicile cesseront leur activité.

Bienvenue dans le meilleur des mondes.

Le Père de Blignières et l’unité de l’Église, par l’abbé Gleize de la FSSPX

Source : https://fsspx.news/fr/news/le-pere-blignieres-et-lunite-leglise-58077
Image : Le Père Louis-Marie de Blignières

L’unité de l’Église repose d’abord sur la foi, et non sur l’obéissance. Inverser ces principes revient à transformer l’autorité papale en tyrannie.

Depuis l’annonce des sacres survenue le 2 février dernier, le Père de Blignières s’en prend, à coups redoublés, à la Fraternité Saint Pie X(1). Les consécrations épiscopales du 1er juillet, seront selon lui schismatiques et passibles, comme telles, de l’excommunication latae sententiae. Or, elles ne le sont pas, en toute vérité, puisqu’elles représentent la mesure d’exception à laquelle il est légitime de recourir en raison d’un état de nécessité trop évident pour qu’il ait besoin d’être démontré. Trop évident aussi pour qu’il soit possible d’en démontrer la non-existence.

[Voilà une affirmation qui n’a rien d’évidente : l’état de nécessité donne-t-il tous les droits ? Y compris de contester le droit divin du pape de nommer les évêques ? A ce rythme on peut aussi – au nom de l’état de nécessité – remettre en cause le secret de la confession !  Comme le dit l’humoriste, quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. NDMJ]

Quel moyen le Père de Blignières se donne-t-il néanmoins pour conclure au schisme ?

Deux stratégies lui restent possibles. La première consiste à minimiser l’état de nécessité pour en conclure qu’il ne va pas jusqu’à réclamer la mesure d’exception si exceptionnelle que représentent les consécrations épiscopales. La seconde consiste à invoquer canoniquement le droit divin : quand bien même l’état de nécessité réclamerait la mesure d’exception susdite, celle-ci n’en resterait pas moins totalement illégitime et donc impossible, puisque consacrer des évêques à l’encontre de la volonté du Pape serait contraire au droit divin.

La première stratégie – qui prêche à des convertis – est déployée par le Père de Blignières dans les colonnes de ce magazine confortable et rassurant qu’est devenu Famille chrétienne. La deuxième stratégie, de nature à toucher les ecclésiadéistes éventuellement hésitants, fait montre, dans la revue Sedes sapientiae, de toutes les ressources du droit canonique et de la théologie, façon Vatican II. De ces ressources, nous avons montré ailleurs l’inanité(2).

Retenons seulement ici l’idée maîtresse de l’entretien paru dans Famille chrétienne : elle couvre son auteur de la honte la plus accablante. Comment celui-ci peut-il accuser la Fraternité Saint Pie X de ne « plus du tout se soucier de l’unité de l’Église » ? La véritable unité de l’Église est basée d’abord et avant tout sur la foi, ainsi que l’enseigne le Pape Pie XI dans l’Encyclique Mortalium animos : « Puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ». Le lien principal : c’est-à-dire le lien qui est lui-même au fondement de l’unité de gouvernement.

Or, que fait le Pape Léon XIV avec cet œcuménisme et ce dialogue interreligieux qui occultent de plus en plus, au point de l’affaiblir, ce lien principal de l’unité de l’Église ? Qu’ont fait avant lui tous ses prédécesseurs depuis Vatican II ? En vérité, ils ont séparé les catholiques de l’Église, sous prétexte de plaire à ceux qui en sont séparés. L’on doit en effet leur appliquer les propres paroles du Pape Léon XIII condamnant l’indifférentisme dans sa Lettre apostolique Testem benevolentiae : « Qu’on se garde donc de rien retrancher de la doctrine reçue de Dieu ou d’en rien omettre, pour quelque motif que ce soit : car celui qui le ferait tendrait plutôt à séparer les catholiques de l’Église qu’à ramener à l’Église ceux qui en sont séparés ».

A force de passer sous silence ou de minimiser les points de la doctrine qui font la différence entre les catholiques et ceux qui ne le sont pas, à force de vouloir s’ouvrir au monde tel qu’il est devenu depuis 1789, tous ces Papes, depuis Paul VI jusqu’à Léon XIV, ont mérité ce reproche injustement lancé par le Père de Blignières à la face de la Fraternité Saint Pie X. Non, ce n’est pas celle-ci, mais ce sont bien Léon XIV et ses prédécesseurs depuis Vatican II qui semblent « ne plus du tout se soucier de l’unité de l’Église ».

En réalité, la Fraternité Saint Pie X a, plus que tout autre, le souci de l’unité de l’Église, à une époque où les vérités les plus élémentaires de la foi catholique sont de plus en plus méconnues par les catholiques, à force d’être mises sous le boisseau par les plus hautes autorités dans l’Église, par le Pape et par la plupart des évêques. Et ce constat, ce n’est pas seulement nous qui le faisons, c’est aussi Mgr Schneider, dont la parole se fait de mieux en mieux entendre comme l’écho de celle tenue en son temps par Mgr Lefebvre. Que lui rétorquera le Père de Blignières ? Faudrait-il voir dans les propos tenus par l’évêque auxiliaire d’Astana, à l’instar de ceux tenus aujourd’hui par la Fraternité Saint Pie X, une « maximisation déraisonnable des critiques » que Mgr Lefebvre adressait jadis au Concile et à la réforme liturgique ? Certes non. Et c’est bien plutôt le Père de Blignières qui accable injustement la Fraternité en minimisant la réalité de l’état de nécessité.

La Fraternité, aux dires du bon Père se serait « installée progressivement dans une séparation volontaire de plus en plus radicale ». Mais séparation de qui et de quoi ? … Non certes séparation de l’unité de l’Église, mais séparation des erreurs qui entament cette unité. La séparation justifiée d’avec les orientations des hommes d’Église n’équivaut nullement à se séparer de l’Église. Tous les théologiens l’attestent. « Le schisme », dit le Dictionnaire de théologie catholique pour résumer leur pensée(3), « est une séparation illégitime [souligné en italique dans le texte] de l’unité de l’Église », car « il pourrait y avoir une séparation légitime, comme si quelqu’un refusait l’obéissance au Pape, celui-ci commandant une chose mauvaise ou indue. […] Il y aurait là une séparation de l’unité purement extérieure et putative », autrement dit une séparation apparente mais non réelle.

L’idée que le Père de Blignières se fait de l’unité de l’Église apparaît alors dans toute sa fausseté : ce n’est plus l’unité de foi, c’est une pseudo unité fondée sur l’obéissance absolue au Pape. A force d’insister sur la nécessité de cette obéissance, l’on en vient à méconnaître la gravité extrême de toutes les démarches qui scandalisent toujours davantage les membres de l’Église dans leur foi et dans leurs mœurs. La foi en vient à passer après l’obéissance, et, équivalemment, l’autorité de Dieu passe après celle des hommes d’Église. Il en va comme si le Pape n’était plus ce qu’il doit être – non plus le vicaire du Christ, chargé de faire entendre l’unique parole de l’unique vérité – mais un homme revêtu de l’autorité la plus absolue pour faire prévaloir tous les caprices de sa théologie personnelle. En propres termes, un véritable tyran.

En accusant la Fraternité de ne plus se soucier de l’unité de l’Eglise, telle qu’il la conçoit, le Père de Blignières encourage cette tyrannie.

Abbé Jean-Michel Gleize

1
Article intitulé : « La communion hiérarchique des évêques est-elle de droit divin ? » publié dans le numéro 174 de décembre 2025 de la revue Sedes sapientiae et mise en ligne sur le site de cette revue le 4 février 2026. « lnterview » publiée sur le site de Famille chrétienne le 13 février 2026. Article intitulé : « Les sacres de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X : une usurpation de juridiction », mis en ligne sur le site de la revue Sedes sapientiae le 21 février 2026 et repris sur le site Claves de la Fraternité Saint Pierre

2
Voir en particulier le numéro du Courrier de Rome de juin 2025 [qui explique ce qui relève du droit divin et du droit ecclésiastique dans les sacres :] lien : [chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://laportelatine.org/wp-content/uploads/2025/07/CDR-Juin-2025-Digital-gytcvv.pdf]

3
Article « Schisme » dans le Dictionnaire de théologie catholique, tome XIV, première partie, Letouzey et Ané, 1939, col. 1302.

(Sources : La Porte Latine – FSSPX Actualités)
Illustration : Photographe AC (Academia Christiana), source Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0

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L’urgence de l’humilité : clé de voûte d’un dialogue à reconstruire

À un an de l’échéance présidentielle, le spectacle est affligeant. La scène politique ressemble de plus en plus à un champ de bataille dévasté par les ego, où chaque camp, drapé dans sa certitude absolue, pilonne l’autre à coups de slogans réducteurs. Mais ce narcissisme ambiant n’est que le symptôme d’un mal plus profond : la déchristianisation galopante de notre société française. En évacuant la figure du sacré, l’homme moderne a non seulement perdu le sens de l’humilité, mais il a surtout brisé la notion même de Vérité.

Autrefois, la Vérité n’était pas une possession, mais une étoile polaire ; une exigence haute qui imposait à chacun de se décentrer et de reconnaître une autorité supérieure à son propre vouloir. Aujourd’hui, avec le recul du christianisme, nous assistons à une relativisation dramatique de ce concept. Cette érosion a une conséquence juridique redoutable : l’effacement du droit naturel au profit exclusif du droit positif. Puisqu’il n’y a plus de loi gravée dans le cœur de l’homme ou de principe intangible lié à sa nature créatrice, la loi devient une simple construction technique, une pâte malléable que le législateur pétrit au gré des sondages et des pressions sociétales.

Cette dérive est flagrante dans le débat sur la loi euthanasie. Quand le droit naturel, qui consacre l’interdit de tuer et le caractère sacré de la vie jusqu’à son terme, est jeté aux orties, l’humilité disparaît devant la toute-puissance d’un ego qui prétend décider de l’instant de sa fin, ou pire, de celle d’autrui. Sous couvert de “liberté” et de “progrès”, nous bâtissons une société où la dignité humaine devient relative, conditionnée par l’utilité ou la qualité de vie perçue. Sans cette barre de fer qu’est le droit naturel, notre barque dérive vers un monde où l’homme, devenu son propre Dieu, finit par s’auto-détruire par manque de limites.

Cette absence de “pause silencieuse” devant une transcendance qui nous dépasse a brisé le miroir de notre vie commune. Sans cette référence à une fraternité qui nous précède — cette idée que nous sommes tous, dans notre fragilité, responsables les uns des autres — l’autre n’est plus un prochain, mais un coût social ou un obstacle à évacuer. Ce vide spirituel est comblé par une manipulation des consciences qui nous mène tout droit vers un chaos social dont les signes avant-coureurs sont déjà là.

Le danger est immense. À mesure que l’élection approche, nous sentons monter cette flambée de violence. Une société qui ne partage plus une grammaire commune de la vérité et qui s’autorise à légiférer contre la vie elle-même est une société qui s’apprête à brûler ses propres fondations.

Il est temps de sortir de ce brouillard. L’humilité commence par reconnaître que la vie et la vérité ne sont pas notre propriété. À l’approche de ce rendez-vous démocratique, saurons-nous redécouvrir que la survie de notre nation exige de retrouver le respect de ces lois non écrites qui protègent les plus faibles ? Saurons-nous troquer nos certitudes de pacotille pour la simple nudité d’une quête de sens partagée ? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre : sans un retour à cette dimension spirituelle qui place l’humilité et le respect du vivant au centre de la cité, nous risquons de mourir de notre propre suffisance, dans un monde qui aura tout prévu, sauf l’essentiel : l’amour de l’autre dans sa “belle et humaine fragilité”.
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L’IA à l’école : de la béquille de l’esprit à la maïeutique augmentée

L’entretien du 22 mars 2026 avec Arnaud Durand, professeur de mathématiques expert du numérique:

https://www.youtube.com/watch?v=N1WgsC3tL2k

pose une question qui dépasse largement le cadre technique : l’intelligence artificielle est-elle le moteur d’une nouvelle Renaissance intellectuelle ou l’instrument d’un « délestage cognitif » sans précédent ? Si le « casse-tête » des professeurs semble être celui de la détection du plagiat, le véritable enjeu se situe ailleurs : dans la préservation de la singularité humaine face à l’automatisme statistique.

Le paradoxe de la réponse immédiate

À l’école, nous avons longtemps confondu la production (le résultat sur la copie) avec l’apprentissage (le cheminement intérieur). L’IA, en offrant des réponses « propres » et instantanées, agit comme un miroir déformant. Elle donne l’illusion de la maîtrise là où il n’y a que de la délégation. Comme le souligne Arnaud, utiliser l’IA pour rédiger à sa place, c’est accepter une « béquille » qui, à terme, atrophie le muscle de la réflexion. Le savoir ne s’hérite pas d’un algorithme ; il se conquiert par l’effort.

L’IA comme « 25ème copie » : la pédagogie de l’erreur

L’une des pistes les plus fécondes de cet échange réside dans l’utilisation de la faillibilité de l’IA. Puisque la machine ne « pense » pas mais prédit des probabilités, elle est sujette aux hallucinations et aux biais. En la présentant en classe comme une « 25ème copie » — souvent brillante dans la forme mais erronée dans le fond — l’enseignant inverse le rapport de force. L’élève n’est plus le consommateur passif d’une vérité machine, mais le juge critique d’une proposition technique. C’est ici que naît la véritable intelligence : dans la capacité à débusquer l’erreur derrière l’apparence du vrai.

Contre l’uniformisation, cultiver la singularité

Le danger le plus subtil de l’IA est celui de l’aplatissement du langage. À force de se nourrir de textes générés par des machines, notre propre expression risque de se conformer à cette norme statistique, polie mais sans âme. Or, l’éducation a pour mission de faire émerger une voix singulière. La « singularité humaine » évoquée en fin d’entretien est ce résidu précieux que l’IA ne peut simuler : l’intuition, l’émotion vécue et la capacité à s’adapter à l’autre dans un tissu social réel.

Conclusion : « Plus de machine, donc plus d’humain »

L’IA ne doit pas être un refuge pour éviter la honte de ne pas savoir, mais un levier pour apprendre à mieux questionner. Si elle devient un tuteur individuel, elle ne doit pas nous enfermer dans une bulle d’hyper-personnalisation qui nous dispenserait de l’effort vers autrui. Au contraire, plus la machine s’installe dans nos processus techniques, plus nous devons sanctuariser l’espace du dialogue, de la confrontation des idées et du vivant.

En somme, l’IA nous met au défi de redevenir des maîtres de notre propre pensée. Elle nous rappelle que le but de l’école n’est pas de remplir des cases, mais de former des citoyens capables de dire « je » avec discernement dans un monde de données.

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24 heures de messe pour les chrétiens persécutés

Alors que les conflits se multiplient et que la menace pèse plus lourdement que jamais sur les communautés chrétiennes, l’église Saint-Roch (Paris 1er) accueillera, les 10 et 11 avril 2026, un événement spirituel et solidaire exceptionnel : « 24 heures de messes pour les chrétiens persécutés ».

Pendant 24 heures, l’église Saint-Roch deviendra le cœur battant de la solidarité parisienne. Le dispositif est inédit :

  • Un marathon liturgique : Des messes célébrées sans interruption pendant 24 heures selon différents rites latins et orientaux (maronites, syriaques, araméen…)
  • L’unité : Ouvert à tous, ce rassemblement vise à offrir un soutien moral et spirituel concret à ceux qui, au loin, risquent leur vie pour leurs convictions.
  • Entraide : 24 heures de rencontres avec les associations d’aide aux communautés chrétiennes dans le monde qui luttent sur le terrain.
  • Paix du coeur : 24 heures de confessions

La messe de clôture sera célébrée par le vicaire général de Paris, Mgr Dominique Natta 

 Informations pratiques 

Quoi : 24h de messes pour les chrétiens persécutés. 

Où : Église Saint-Roch, 296 rue Saint-Honoré, 75001 Paris. 

Quand : Du vendredi 10 avril au samedi 11 avril 2026. 

Entrée : Libre et continue.

Renseignements: https://messe24h.fr/

Le diocèse de Rome qualifie de grave et indigne l’interdiction faite de célébrer les Rameaux au Saint-Sépulcre

Le vicaire général du pape Léon XIV pour le diocèse de Rome publie une déclaration après que le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a été empêché par la police israélienne d’entrer dans la basilique du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux :

Le diocèse de Rome exprime sa proximité fraternelle et sa solidarité avec le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, et avec le père Francesco Ielpo, custode de Terre Sainte, suite au rapport publié aujourd’hui par le patriarcat latin de Jérusalem et la custodie de Terre Sainte.

Nous avons appris avec une profonde tristesse que les autorités ecclésiastiques ont été empêchées d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre pour y célébrer la messe du dimanche des Rameaux – un acte qui paraît grave et injustifié, et qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la liberté de culte et au respect du statu quo dans les lieux saints.

En ces temps de tensions et de souffrances, le témoignage de celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour le dialogue et la réconciliation mérite respect, attention et protection. Par sa mission pastorale et son engagement indéfectible pour la paix, le cardinal Pizzaballa est une référence spirituelle et humaine pour tous ceux qui croient au pouvoir de la fraternité entre les peuples.

Le diocèse de Rome s’unit à la prière offerte cet après-midi au mont des Oliviers, implorant le Seigneur d’accorder la paix à Jérusalem, à la Terre Sainte et à tous les peuples touchés par la violence, afin que les hostilités cessent et que s’ouvrent les voies de la justice, du respect et de la coexistence. Nous élevons également nos prières pour la population palestinienne de Gaza et de Cisjordanie, durement éprouvée par la violence des armes et par des souffrances humanitaires qui interpellent la conscience de la communauté internationale.

Cardinal Baldassare Reina, Vicaire général de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome 29 mars 2026

Le préfet de Moselle remet en cause le Concordat en autorisant l’ouverture des commerces Vendredi Saint

Communiqué du diocèse de Metz au sujet de l’ouverture des commerces le Vendredi Saint :

Alors qu’il était à Lourdes en Assemblée plénière des évêques de France, l’Archevêque-évêque de Metz, Mgr Philippe Ballot, a pris connaissance de l’arrêté préfectoral autorisant les commerces « à employer du personnel et à ouvrir dans toutes les communes du département de la Moselle le Vendredi Saint, 3 avril 2026 » (article 1 de l’arrêté du 23 mars 2026).

Il a immédiatement contacté le Préfet pour lui exprimer sa surprise face à cet arrêté inattendu à quelques jours du Vendredi Saint.

Il partage l’émotion de nombreux Messins et Mosellans, dont des commerçants. Cet arrêté déroge à ce qui est considéré, depuis de nombreuses années, comme une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale.

Mgr Philippe Ballot souhaite vivement que cet arrêté ne crée pas de précédent.

Metz, le 28 mars 2026

Les néophytes, une chance pour l’Eglise

Nous avons évoqué (voir notamment ici ou ) la conférence organisée par l’Union Lex Orandi autour du livre de Philippe Pélissier sur le thème: « L’attractivité de la liturgie traditionnelle – la preuve par l’exemple des convertis et des recommençants ». Un compte rendu vient d’en être donné sur le site de Lex Orandi.

Le rédacteur commence ainsi (et c’est un rappel indispensable – non seulement pour ces néophytes “particuliers” mais pour tous):

Soulignons ab initio la grande leçon de cette soirée : les néophytes sont une chance pour l’Eglise ! Accueillir des convertis ou des recommençants, c’est aussi enrichir la communauté et s’enrichir soi-même au contact de personnes enthousiastes dont on peut dire que le zèle ravive la flamme des « habitués » et nous rappelle la nature proprement extra-ordinaire du message évangélique.

A propos de l’expérience de ces néophytes, l’article précise:

Des témoignages exprimés et de l’expérience des prêtres présents, on retient d’abord que les catéchumènes ne viennent pas à la messe « tridentine » poussés par de simples considérations esthétiques. La beauté de la messe traditionnelle est pour eux une réalité, mais dans laquelle ils voient un élément d’un tout qui repose sur la Foi dans la présence réelle. Or, celle-ci leur semble souvent plus aisément perceptible dans une liturgie plus retenue et moins conviviale. Presque tous soulignent la noblesse de la cérémonie, le respect manifesté à Notre Seigneur, l’attitude des prêtres et des fidèles comme les facteurs clefs de leur option pour la Tradition.

Il est intéressant de noter que cette perception revêt pour certains une dimension émotionnelle, immédiatement acquise en assistant à la cérémonie. Une néophyte a même parlé de coup de foudre ! Chez certains, le silence qui accompagne la récitation du « canon » porte plus de sens que la lecture à haute voix de la « prière eucharistique ».

Mais pour d’autres, la démarche est plus intellectuelle et repose plutôt sur la cohérence étroite entre le déroulement de la messe et la définition théologique de l’Eucharistie. Dans les deux cas, ils considèrent que cette messe, centrée sur le Seigneur, rompt fortement avec la banalité du quotidien.

Enfin, tous soulignent la qualité de l’accueil qui leur fut réservé par les prêtres qu’ils ont rencontrés ainsi que la pertinence des pédagogies traditionnelles de la Foi comme les adorations, les pèlerinages, le catéchisme « questions/réponses ».

Ils sont entrés dans l’Eglise… par la voie de la liturgie latine

 

Le cardinal Sarah sur CNews : 2050 – L’Eglise sera-t-elle encore un phare ou l’écho lointain d’une voix oubliée ?

«La France doit continuer de jouer son rôle de fille aînée de l’Eglise»

«Ce que l’on attend du pape, c’est qu’il consolide et renforce notre foi»

«Le christianisme est la proclamation que Dieu a atteint l’homme»

«Si nous nous détachons de Dieu, nous nous perdons»

“Voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre”

Homélie du pape Léon XIV en ce dimanche des Rameaux :

Alors que Jésus parcourt le chemin de la croix, nous nous mettons à sa suite, nous suivons ses pas. Et en marchant avec Lui, nous contemplons sa passion pour l’humanité, son cœur qui se brise, sa vie qui se fait un don d’amour.

Nous regardons Jésus, qui se présente comme le Roi de la paix, alors qu’autour de Lui la guerre se prépare. Lui reste ferme dans la douceur, tandis que les autres s’agitent dans la violence. Il s’offre comme une caresse pour l’humanité, tandis que d’autres brandissent épées et bâtons. Il est la lumière du monde, alors que les ténèbres s’apprêtent à recouvrir la terre. Il est venu apporter la vie, alors que le plan visant à le condamner à mort s’accomplit.

En tant que Roi de la paix, Jésus veut réconcilier le monde dans l’étreinte du Père et abattre les murs qui nous séparent de Dieu et de notre prochain, car « C’est lui qui est notre paix » (Ep 2,14).

En tant que Roi de la paix, Il entre à Jérusalem à dos d’âne, et non à cheval, accomplissant ainsi l’ancienne prophétie qui appelait à se réjouir de l’arrivée du Messie : « Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations » (Zc 9, 9-10).

En tant que Roi de la paix, lorsqu’un de ses disciples tire l’épée pour le défendre et frappe le serviteur du grand prêtre, Il l’arrête aussitôt en disant : « « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée » (Mt 26, 52).

En tant que Roi de la paix, alors qu’Il était chargé de nos souffrances et transpercé pour nos fautes, Il « n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche » (Is 53, 7). Il n’a pas pris les armes, Il ne s’est pas défendu, Il n’a mené aucune guerre. Il a manifesté le doux visage de Dieu, qui refuse toujours la violence, et au lieu de se sauver lui-même, Il s’est laissé clouer à la croix, pour embrasser toutes les croix plantées à toutes les époques et en tous lieux dans l’histoire de l’humanité.

Frères et sœurs, voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et rejette celle-ci en disant : « Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang » (Is 1, 15).

En le regardant, Lui qui a été crucifié pour nous, nous voyons les crucifiés de l’humanité. Dans ses plaies, nous voyons les blessures de tant de femmes et d’hommes d’aujourd’hui. Dans son dernier cri adressé au Père, nous entendons les pleurs de ceux qui sont abattus, de ceux qui sont sans espoir, de ceux qui sont malades, de ceux qui sont seuls. Et surtout, nous entendons le gémissement de douleur de tous ceux qui sont opprimés par la violence et de toutes les victimes de la guerre.

Le Christ, Roi de la paix, s’écrie encore depuis sa croix : Dieu est amour ! Ayez pitié ! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères  !

En reprenant les paroles du Serviteur de Dieu, Mgr Tonino Bello, je voudrais confier ce cri à Marie Très Sainte, qui se tient au pied de la croix de son Fils et qui pleure également aux pieds des crucifiés d’aujourd’hui  :

 « Sainte Marie, femme du troisième jour, donne-nous la certitude que, malgré tout, la mort n’aura plus d’emprise sur nous. Que les injustices commises par les peuples ont leurs jours comptés. Que les lueurs de la guerre soit un crépuscule. Que les souffrances des pauvres en sont à leurs derniers soubresauts. […] Et que, enfin, les larmes de toutes les victimes de la violence et de la douleur seront bientôt séchées, comme le givre sous le soleil du printemps » (Marie, femme de notre temps).

FSSPX : les candidats à l’épiscopat devraient rédiger une déclaration reconnaissant le pape Léon XIV et exprimant leur désir d’offrir leur service à l’Église

Mgr Athanase Schneider a été interrogé sur Certamen à propos des sacres organisés par la FSSPX :

Excellence, dans votre appel, vous exhortez le pape Léon XIV à accorder à la Fraternité Saint-Pie-X le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales, avant même la conclusion des discussions doctrinales. À votre avis, quelle serait une première étape concrète ?

Premièrement, la direction de la Fraternité Saint-Pie-X, indépendamment de sa situation canonique encore non résolue, devrait demander au pape Léon XIV d’accorder le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales en soumettant les dossiers des candidats, comme l’a fait Mgr Lefebvre en 1988. Dans le même temps, le supérieur général de la Fraternité et les candidats devraient signer la Professio Fidei traditionnelle ( Tridentino-Vaticana ), valable jusqu’en 1967, et l’envoyer au pape. En outre, ils devraient également rédiger une courte déclaration reconnaissant le pape Léon XIV et exprimant leur désir d’offrir leur service à l’Église par l’apostolat de la Fraternité, en préservant et en transmettant la foi et la liturgie traditionnelles, notamment par la formation sacerdotale et une vie sacramentelle et pastorale des fidèles selon la forme éprouvée, comme l’Église romaine l’a toujours exigé et pratiqué pendant des siècles, et que la Fraternité sacerdotale n’a d’autre intention que de faire de ses évêques, prêtres et fidèles de véritables enfants de l’Église romaine.

Vous êtes l’un des rares évêques à prendre publiquement et clairement position en faveur de la Fraternité Saint-Pie-X. Où est la solidarité de vos confrères ? Même des évêques considérés comme conservateurs et attachés à la forme extraordinaire du rite romain restent silencieux ou n’ont aucun mot aimable pour la Fraternité. Comment expliquez-vous cela ?

Cela dépend de plusieurs facteurs. Au cours des derniers siècles, une interprétation erronée et contraire à la tradition de deux dogmes du Concile Vatican I s’est répandue : le dogme de la primauté juridictionnelle (autorité gouvernementale) du pape et celui de son infaillibilité. Un prétendu papalisme s’est développé, c’est-à-dire une absolutisation, voire une forme de déification, de la personne du pape, faisant de lui la figure centrale de toute la vie de l’Église. Ce phénomène a pour conséquence d’occulter la centralité du Christ et le caractère traditionnel de la foi et de la liturgie. Dans cette conception excessive de la papauté, toute désobéissance à un décret papal est considérée comme un schisme. De plus, une notion erronée d’infaillibilité papale s’est largement répandue. Contrairement aux conditions claires et très précises de l’infaillibilité papale établies par le Concile Vatican I, une absolutisation de cette infaillibilité s’est installée dans l’esprit des fidèles et des pasteurs, ce qui signifie que chaque parole du pape est considérée de facto comme infaillible. De plus, une conception réductrice et excessivement restrictive du schisme s’est développée, assimilant à un schisme toute situation canoniquement irrégulière, quelles que soient les intentions ou les circonstances particulières, et même si les personnes concernées reconnaissent publiquement le pape et prient pour lui et l’évêque local lors de la messe. Par ailleurs, une consécration épiscopale effectuée contre la volonté du pape – c’est-à-dire une consécration illicite – est automatiquement qualifiée d’acte de schisme, voire d’acte intrinsèquement mauvais. Or, une telle conception contredit la tradition canonique constante de l’Église. Jusqu’au nouveau Code de droit canonique de 1983, une consécration épiscopale illicite n’était passible d’excommunication, mais simplement de suspension (destitution). Même dans le droit canonique actuel, une telle consécration n’est pas classée parmi les actes contre l’unité de l’Église, mais plutôt parmi les actes d’usurpation de charge ou de discrimination à l’égard des sacrements. De manière générale, au cours des derniers siècles, une attitude d’absolutisme à l’égard du positivisme juridique s’est développée au sein de l’Église, c’est-à-dire une norme établie par les hommes, en l’occurrence par l’autorité ecclésiastique. Par conséquent, dans la vie de l’Église, l’observance d’une norme ecclésiastique prime de facto sur la nécessité de préserver la clarté doctrinale et l’unicité de la foi et de la liturgie catholiques.

Dans une interview, vous avez exprimé vos soupçons quant au fait que certains cercles influents au Vatican ne souhaitent pas réellement la réconciliation. Que faudrait-il au pape Léon XIV pour surmonter cette résistance, et croyez-vous qu’il en ait la volonté ?

Le pape possède une autorité pleine et entière et est souverain dans ses décisions. Il peut donc, bien entendu, agir même à l’encontre de l’avis du personnel de la Curie romaine. S’il était constamment dépendant de l’avis de ce personnel, il ne serait pas libre et n’exercerait pas véritablement sa fonction de pape. Le pape doit se tenir au-dessus des luttes partisanes et agir comme le véritable pasteur et père de tout son troupeau, qui comprend le clergé et les fidèles de la Fraternité Saint-Pie-X.

Quelles seraient les conséquences pour les centaines de milliers de fidèles de la FSSPX (familles, enfants, convertis, etc.) si les ordinations avaient lieu le 1er juillet sans mandat papal ? Quelle réalité pastorale risque-t-on de voir se dessiner ?

Si le Pape ne renouvelle pas le mandat apostolique et, même en prononçant l’excommunication pour les consécrations épiscopales illicites, seuls les évêques ayant consacré et ceux qui ont été consacrés seraient, à proprement parler, excommuniés légalement, c’est-à-dire selon la lettre de la loi, mais non les prêtres et les fidèles de la Fraternité. La pratique pastorale se poursuivrait très probablement comme actuellement. Il est également possible que la médiatisation mondiale et l’importante couverture médiatique de cet événement amènent de nouveaux croyants et convertis à la Fraternité, d’autant plus que la grave crise de foi – véritable urgence au sein de l’Église aujourd’hui – continue de s’aggraver sous nos yeux. À l’heure actuelle, rien n’indique que cette crise et cette urgence au sein de l’Église s’atténuent.

La crise s’intensifie rapidement ; elle est encore plus manifeste qu’en 1988. Quelles sont vos perspectives d’avenir ? Jusqu’où peut aller cette escalade entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie-X, et quel serait le pire scénario pour l’Église ?

Nous assistons chaque jour à un scénario incroyable, presque apocalyptique : la propagation ouverte des hérésies, la légitimation de l’homosexualité (c’est-à-dire la sodomie), le syncrétisme religieux (rituels païens), l’indifférentisme (toutes les religions sont le même chemin vers Dieu), la mise à mal de la discipline apostolique de l’Église dans les sacrements et le célibat des prêtres, les sacrilèges et l’apostasie. Tout cela est encouragé, voire perpétré en toute impunité par des évêques et des cardinaux dans diverses parties du monde. Dans cette situation, seule une intervention divine peut nous sauver, comme une persécution massive de l’Église et du Pape lui-même par des élites politiques antichrétiennes. Il pourrait également s’agir d’une profonde conversion du Pape à la tradition et d’un courage apostolique renouvelé, fruit des prières et des sacrifices d’innombrables fidèles, en particulier des plus humbles. Une chose est certaine : l’Église est toujours entre les mains de Dieu tout-puissant, et le Christ est le timonier de son navire, même s’il dort actuellement à bord, ballotté par de violentes tempêtes, et que le craquement de quelques planches pourries semble annoncer un naufrage imminent, comme le disait saint Grégoire le Grand. Nous croyons fermement qu’encore une fois, le Christ se lèvera et maîtrisera la tempête, et que la Sainte Église romaine, notre Mère, sera de nouveau le phare et la cathèdre de la vérité.

L’État israélien veut-il se mettre les chrétiens à dos ?

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité

À Jérusalem, plusieurs lieux saints comme le Saint-Sépulcre, l’esplanade des mosquées et le Mur des Lamentations sont fermés depuis le 28 février.

On peut regretter ces décisions mais nul ne peut se substituer à la politique de sécurité d’un État.

En revanche, l’interdiction faite au Patriarche latin de Jérusalem d’accéder à l’église du Saint Sépulcre pour y célébrer la messe des Rameaux est une atteinte inqualifiable à la liberté des chrétiens de célébrer leur foi.

Chrétienté-Solidarité condamne avec la plus grande fermeté ces mesures liberticides imposées par l’État d’Israël.

Il y a quelques jours nous mettions en garde le pouvoir israélien concernant les dérives d’une guerre sans discernement au Liban.

Cette attaque directe contre la foi et à l’identité chrétienne en Terre Sainte est une erreur grave.

L’hymne de la procession des Rameaux chante : “Lauda Jerusalem, Dominum ; Lauda Deum tuum, Sion. Hosanna, Hosanna, Hosanna Filio David “

Israël met-il les Chrétiens qui chantent cela sur le même plan que les djihadistes du 7 octobre ?

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