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Lettre du pape Léon XIV au supérieur de la Fraternité Saint Pie X

Au Révérend Pere Davide Pagliarani Supérieur Géneral de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous et, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre.

L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.

Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne, je vous demande et vous prie de tout mon cœur : revenez sur vos pas ! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.

L’Église est ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond.

Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.

Du Vatican, le 29 juin 2026

Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul

LÉON PP. XIV

source

Légaliser l’euthanasie pour faire des économies

Elisa Rojas, avocate franco-chilienne en situation de handicap, a été interrogée dans le Télégramme. Militante pour les droits des personnes handicapées, au sein du collectif Luttes et handicaps pour l’égalité et l’émancipation (CLHEE) qu’elle a fondé, elle vient de publier « Pour mourir, tapez 1 ». Extraits :

[…]

Euthanasie : pour l’autoriser, il faut l’autorité. Et vous ne l’avez pas

Lu ici :

Non, mesdames et messieurs les parlementaires, vous n’avez aucune autorité sur la vie et sur son terme, la mort.

Non, vous n’êtes pas comme des dieux. Et ceux qui y croient ou qui vous le disent, vous mentent.

Oui, vous êtes, comme nous tous, des humains qui avaient reçu la vie sans le vouloir. Pour certains, l’absence de contrôle sur l’origine de tout est insupportable et il faudrait donc se venger de ce manque d’emprise en décidant de tout le reste et donc de la mort.

Mais, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, interrompre volontairement la vie, à n’importe quelle étape entre la conception et la mort naturelle, est et restera un meurtre à de très rares exceptions près. Pour qu’il en fut autrement il faudrait que vous soyez l’auteur de la vie, celui qui donne l’autorité sur la vie et qui pourrait autoriser d’en modifier le cours. Mais aucun de nous ne l’est et ne le sera jamais. Chaque conscience le sait.

Personne n’a autorité sur la vie. Personne ne peut donc autoriser d’y mettre un terme.

Jamais le vote d’une loi ne donnera à quiconque l’autorité sur la vie et l’autorisation d’en disposer. Une loi qui autoriserait l’euthanasie vous donnera une illusion de puissance diabolique, d’un pouvoir que vous ne détiendrez jamais, pas plus que nous. Ce serait un leurre et un mensonge prométhéen que toute conscience réfute car elle sait qu’une loi humaine ne change pas la nature d’un acte.

De plus, une loi qui blesse les consciences et qui s’oppose à la loi naturelle inscrite dans le cœur de tous les hommes qui, depuis des millénaires, se battent pour préserver la vie, n’a aucune force de loi. Car aucune loi écrite ne peut violer celle que la petite voix chuchote à notre conscience. Vous le savez, vous qui votez et supprimez les lois, alors écoutez-la.

Demain, après le vote solennel, le silence se fera.

Mais vous, à jamais, vous serez de ceux qui auront choisi ou pas de décider du droit de tuer ou de laisser vivre. Ce poids, vous serez définitivement seul à le porter. Il sera lourd ou léger.

Une loi peut disparaître; la réalité de votre conscience, elle, ne s’effacera jamais.

Le rédacteur en chef du magazine America, dirigé par les Jésuites, condamne la prière à saint Michel

Le rédacteur adjoint du magazine hétérodoxe America, dirigé par les Jésuites, a exprimé sa répulsion envers la récitation de la prière à saint Michel Archange après la messe dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux. Zac Davis, également co-animateur du podcast « Jesuitical », a écrit sur X : « Je ne peux exprimer à quel point je déteste la prière à saint Michel après la messe. Elle me choque à chaque fois. »

« Sans parler du contenu et de l’intention de cette prière, le langage employé, sa répétition et l’importance qui lui est accordée engendrent un sentiment de paranoïa et de cynisme. Au lieu d’évangéliser le monde, chacun est prêt à lui faire la guerre », a-t-il écrit en réponse à un jésuite qui louait la récitation de cette prière après la messe. Pourtant, l‘évangélisation du monde et la guerre contre celui-ci « ne sont pas incompatibles ».

Davis a ensuite partagé sa conviction que la prière à saint Michel est acceptable dans la dévotion privée, mais qu’elle « n’a pas sa place » dans le contexte de la liturgie. De nombreux utilisateurs de X ont souligné le caractère inquiétant de l’opinion de Davis, étant donné que la prière vise les attaques spirituelles du diable et que, par conséquent, c’est le diable qui alimente l’opposition à la prière.

Le pape Léon XIII composa cette prière en 1884, suite, semble-t-il, à une expérience mystique impliquant une conversation entre Jésus et Satan au sujet d’une attaque démoniaque à grande échelle menée depuis un siècle contre l’Église catholique.  La prière implore saint Michel d’« être notre défense contre la méchanceté et les pièges du diable » et de « précipiter en enfer Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes ».

Le combat spirituel auquel fait référence cette prière est fortement appuyé par l’Écriture, qui affirme la nécessité de lutter spirituellement contre le diable et les démons, ennemis de nos âmes :

« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. » (Éphésiens 6:12)

Sur instruction du pape Léon XIII, cette prière était récitée à la fin des messes basses dans le monde entier de 1886 jusqu’aux changements liturgiques des années 1960. La récitation de la prière à saint Michel Archange et des autres prières léonines (introduites par le pape Léon XIII) après la messe a été officiellement supprimée par l’ instruction vaticane Inter Oecumenici du 26 septembre 1964, entrée en vigueur le 7 mars 1965. Il n’était pas interdit aux catholiques de réciter cette prière, mais après sa récitation obligatoire à la fin de la messe, la prière — et donc son effet protecteur — s’estompait en grande partie.

Ces dernières années, les évêques catholiques des États-Unis sont progressivement revenus à la tradition de réciter cette prière après la messe, notamment en réaction à la crise des abus sexuels au sein de l’Église.

Prière à saint Michel Archange :

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat. Soyez notre protection contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions humblement ; et vous, Prince de la Milice céleste, par la puissance de Dieu, précipitez en enfer Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre des âmes. Amen.

ONU : liens entre vente d’enfants, trafic d’êtres humains, adoption illégale et GPA

Communiqué de Juristes pour l’enfance :

« Vente d’enfants : Traite, adoption illégale, GPA – Des formes évolutives de la vente d’enfants qui appellent une réponse coordonnée »

« Sale of Children – Human Trafficking, Illegal Adoption, Surrogacy: Evolving forms of Sale of Children Requiring a Coordinated Response »

Un side event officiel se tient aujourd’hui 29 juin 2026 sur ce thème, à l’ONU à Genève, au Palais des Nations (Salle XI), en marge de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme.

Organisé par Juristes pour l’enfance et le Syndicat de la famille, cet événement vise à mettre en lumière les formes contemporaines de marchandisation des enfants : la traite d’enfants, l’adoption illégale internationale et la gestation pour autrui (GPA). Il souligne la nécessité pour les États d’adopter une approche globale et coordonnée afin de protéger efficacement les droits de l’enfant.

Les objectifs principaux de ce Side Event sont :

• Mettre en lumière les points communs entre traite d’enfants, adoption illégale internationale et formes de GPA constitutives de vente d’enfants ;

• Analyser les défis juridiques posés par la qualification de ces pratiques en droit international ;

• Démontrer la nécessité d’un effort mondial des États pour combattre la traite d’enfants ;

• Souligner les dangers de l’adoption illégale pour les enfants victimes et l’importance de préserver l’adoption légale dans l’intérêt supérieur de l’enfant ;

• Mettre en évidence que la GPA constitue une nouvelle forme de traite humaine affectant à la fois la mère porteuse et l’enfant.

Ce Side Event réunira des experts internationaux reconnus :

• Jonas Fiebrantz, Alliance Defending Freedom International

• Ludovine de La Rochère, Le Syndicat de la Famille

• Matthieu le Tourneur, Juristes pour l’enfance

• Jennifer Lahl, The Center for Bioethics and Culture Network

• Theresa Okafor, Director of the Foundation for African Cultural Heritage

De nombreuses délégations sont attendues pour cet Side Event. Cet évènement résonne particulièrement en ce qui concerne l’appréhension par les États de la nouvelle forme de vente d’enfant que constitue la gestation pour autrui. En effet, il se tient une semaine exactement après l’annonce de la signature d’une déclaration commune d’États appelant à un moratoire sur la gestation pour autrui, quelles que soient ses formes, en vue de l’adoption d’un instrument international contraignant d’abolition de la pratique [voir ICI].

“Nous rendons gloire à Dieu en offrant, en priant avec le corps unique, présent et personnel que nous recevons de Dieu à chaque instant”

Suite à la tribune publiée par “dollie” critiquant l’ouvrage « Prier avec le cycle féminin » de Gabrielle Vialla, cette dernière nous fait parvenir cette réponse :

Chers amis,

Notre époque flatte toujours davantage le morcellement de l’être humain. C’est au nom d’une volonté autonome, d’une dignité humaine éthérée séparée du réel, qu’après l’avortement, le suicide assisté peut être présenté massivement dans les pays occidentaux comme un droit.

Quel lien me direz-vous avec les accusations dont j’ai fait l’objet dans une tribune libre du Salon beige, concernant mon ouvrage Prier avec le cycle féminin ?

Le corps humain agonisant, avec ses râles, sa couleur, son odeur fait peur. Le corps blessé, mutilé, avec ses douleurs fait peur. Le corps déformé par le handicap fait peur. Le corps de quelques millimètres, non attendu, découvert lové dans le muscle utérin peut faire peur. Le corps sexué et ses manifestations peuvent faire peur. Le corps féminin complexe, délicat avec son cycle peut faire peur à l’homme comme il peut rester perturbant, inquiétant pour la femme. Je ne vous apprends rien en vous rappelant que tout cela n’est qu’une des conséquences du péché originel.

Seulement voilà, nous confessons que le Christ est venu dans la chair, qu’il a été conçu, est né de la Vierge Marie, qu’il est mort et ressuscité. Nous savons qu’il est homme masculin, et que cela a des implications directes sur la vie de l’Église, comme l’impossibilité pour une femme d’être prêtre catholique.

L’un des contrastes les plus souvent relevés entre les premiers chrétiens et la société gréco-romaine fut le refus de l’exposition des nouveau-nés, pratique qui consistait à abandonner un bébé non désiré à l’extérieur, où il mourait ou était recueilli pour être réduit en esclavage. C’était un signe de contradiction. Les chrétiens ne voyaient dorénavant plus le corps de la même façon. Rappelons que lorsque nous recevons, adorons le corps du Christ nous recevons et adorons l’âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus Christ sans que ce soit répété explicitement. « Ceci est mon corps. » (Luc 22, 19)

Aujourd’hui encore les chrétiens doivent témoigner de leur foi mais aussi de ce qui en découle. Nous devons être lucides sur ces peurs intemporelles, et sur les différentes formes de dualisme qui se nourrissent de ces peurs.

On m’a attribué des thèses aberrantes. Je n’ai jamais (quelle horreur !) prétendu à une doctrine du cycle.

Je ne confonds pas vie intérieure et vie spirituelle, vie de la grâce. Lorsque je parle de vie intérieure, je me situe sur le plan naturel et non pas surnaturel : il s’agit des choix que je fais, qui vont la nourrir ou l’abîmer, l’ancrer dans le réel, dans le temps, dans ma finitude. En cela, le cycle féminin peut devenir une école de vie intérieure. Pour ce qui est de la vie de la grâce en moi, comme me l’enseigne le catéchisme avec sainte Jeanne d’Arc, je m’en remets à la Miséricorde de Dieu.

Je me suis demandé comment des accusations aussi infondées, pouvaient m’être faites dans un blog catholique sans un grand éclat de rire ?

Mon hypothèse, vous l’avez compris, est que le cycle féminin dans son articulation avec la vie spirituelle, parmi d’autres problématiques corporelles fait peur, particulièrement peur. J’en témoigne dans mon ouvrage. Une vie spirituelle sans corps serait tellement plus facile. Une vie spirituelle en niant le cycle féminin semblerait tellement plus facile. Le démon le susurre aussi à qui mieux mieux…

Mais justement, nous rendons gloire à Dieu en offrant, en priant avec le corps unique, présent et personnel que nous recevons de Dieu à chaque instant. Cf saint Paul (1Co 6, 20).

On m’accuse en disant que ce n’est pas dans la Tradition de prier avec son cycle. Dans les siècles passés, on priait davantage avec les cycles naturels. Pour le cycle féminin, il n’était pas connu finement, mais il n’était pas nié ou volontairement caché. Le rapport au corps était plus immédiatement proche de la Création. On s’en remettait davantage à Dieu pour son fonctionnement, pour sa fin.

Quels signes magnifiques de liberté intérieure nous pourrions donner si nous cessions de craindre la beauté, la vulnérabilité de nos êtres, créatures limitées et tendrement aimées !

Gabrielle Vialla Prier avec le cycle féminin, La chasteté

Nous n’allons pas pleurer la disparition de la Ligue de l’enseignement

La Ligue de l’enseignement est connue pour avoir organisé la diffusion pour les écoles des films

La ligue de l’enseignement a également appelé à défiler pour défendre la dénaturation du mariage

Résultat : On apprend que, dans certains départements, la Ligue de l’enseignement est menacée de disparition.

L’association d’éducation populaire est en redressement judiciaire. Les collectivités n’ont plus les moyens de financer les associations parasites.

28 chrétiens massacrés au Nigéria

Dans la nuit du 22 juin, 28 chrétiens, dont le pasteur Markus Nyam de l’Église du Christ dans les Nations, ont été tués lors d’une attaque menée par des militants peuls armés contre Kawel, un petit village chrétien du centre du Nigeria.

Selon des survivants, les assaillants ont ouvert le feu sur les villageois, ont ciblé nommément les responsables chrétiens et ont empêché tout appel à l’aide après avoir coupé les communications.

Les habitants ont déclaré qu’ils se trouvaient chez eux lorsque l’attaque a commencé. Quiconque tentait de sortir était immédiatement pris pour cible, et même les bruits provenant de l’intérieur des maisons provoquaient des tirs de la part des assaillants. Les services téléphoniques et de télécommunications avaient été coupés, empêchant les habitants de contacter les forces de sécurité pendant l’attaque.

Parmi les morts figuraient également un médecin et cinq patients qui se trouvaient à l’intérieur du centre de santé du village au moment de l’attaque.

L’État du Plateau se situe dans la ceinture centrale du Nigeria, une région qui subit depuis de nombreuses années des attaques répétées contre les communautés agricoles. Les responsables chrétiens nigérians affirment que les villages chrétiens sont fréquemment pris pour cible par des militants peuls armés, souvent affiliés à des organisations islamistes extrêmement violentes.

Mort naturelle : le ministre Camille Galliard-Minier en désaccord avec le député Camille Galliard-Minier

Samedi 27 juin, le député LR Patrick Hetzel a interpellé en séance le ministre Camille Galliard-Minier, chargé de l’autonomie et des personnes handicapées :

À la suite de l’adoption en commission d’un amendement, l’alinéa 9 assimile le suicide assisté et l’euthanasie à une « mort naturelle ». On peut entendre que des difficultés ayant trait aux questions successorales se posent, mais il faut alors le dire clairement. Dans tous les cas, qualifier de mort naturelle l’autoadministration ou l’administration par un tiers d’une substance létale, cela pose un problème –⁠ vous en conviendrez aisément. C’est pourquoi nous souhaitons supprimer la seconde phrase de cet alinéa.

Madame la ministre, lorsque vous étiez députée, vous vous étiez montrée favorable à une rédaction de ce type. J’espère que la ministre Galliard-Minier aura une position différente de celle de la députée du même nom !

Il s’agit d’une question cruciale : la rédaction actuelle de l’alinéa saperait les fondements du droit médical et du droit pénal. Vous êtes en train d’inventer une fiction juridique et médicale, là où il convient de retenir une qualification exacte des causes du décès.

…/…

En séance en 3ème lecture le 27 juin 2026, Mme Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargé de l’autonomie et des personnes handicapées, a indiqué qu’elle était favorable aux amendements qui supprimaient la notion de mort naturelle dans cet article 9

Lors de la discussion en 1ère lecture en avril 2025, Mme Camille Galliard-Minier alors députée cosignait un amendement, sourcé ADMD, pour indiquer qu’était réputé décédée de mort naturelle une personne dont la mort résultait d’une aide à mourir.

Le député Philippe Vigier contredit le député Philippe Vigier

Samedi 27 juin, le député Les Démocrate Philippe Vigier, rapporteur général, pour la commission des affaires sociales, de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, s’est prononcé contre le délit d’entrave à l’euthanasie :

Nous abordons l’article 17. C’est un moment important. Je serai synthétique, mais je tiens d’abord à rappeler que lorsqu’Olivier Falorni a écrit son premier texte, en 2021, n’y figuraient ni délit d’entrave, ni délit d’incitation. Ces délits ne figuraient pas davantage dans le projet de loi déposé en 2024. La volonté d’Olivier Falorni, avec qui j’ai discuté plusieurs fois, comme beaucoup d’entre vous, était de ne pas s’engager dans une judiciarisation, afin qu’aucune suspicion ne puisse s’installer.

Chacun connaît le cheminement du délit d’entrave, d’abord apparu en commission spéciale, avant qu’un équilibre ne soit trouvé par le président Valletoux entre l’entrave et la pression. À ce stade, je considère que nous ne devons pas judiciariser l’aide à mourir. Restons-en au texte tel qu’il est sorti de la commission et tel que nous avons pu le voter ensemble après qu’une majorité s’est dégagée. Car, au fond, alors que nous arrivons presque au terme de la discussion, il convient surtout de bien répondre à l’attente très forte des patients, de ces malades auxquels je pense, en cet instant, qui veulent enfin disposer de ce droit à mourir. Tenons-nous-en à l’équilibre que nous avons su trouver tout au long du débat. Cela suppose de rejeter tous ces amendements.

Enfin, puisque la loi Veil a été évoquée, souvenons-nous que Simone Veil n’avait pas non plus judiciarisé le recours à l’IVG. Ce n’est que vingt ans plus tard que des sanctions pénales ont été imaginées, notamment pour punir l’entrave.

Bref, conservons dans le présent texte l’équilibre auquel nous sommes parvenus majoritairement en commission, sans le judiciariser.

Pourtant, lors de la séance du 24 mai 2025, le même député Vigier avait déclaré lors de la création du délit d’entrave :

Lorsqu’on est législateur, lorsqu’on vote la loi, qu’elle émane du gouvernement ou des parlementaires, la première des exigences est de faire en sorte que cette loi soit opérante, qu’elle soit appliquée. Nos concitoyens n’acceptent plus qu’on légifère, mais que les lois votées ne soient pas respectées.

Le droit à l’aide à mourir n’est pas un droit en moins, c’est un droit en plus, une réponse pour ces patients qui nous regardent, qui nous écoutent, qui sont dans une situation que nous avons tous longuement décrite. Mais on sait que des opposants farouches à ce droit voudront l’entraver. Or il n’y a pas pire, pour un État de droit, que de laisser faire cela –⁠ on l’a vu pour l’IVG, auquel l’accès est encore très restreint dans beaucoup de pays du monde.

Je vous invite à relire ce qu’avait dit Simone Veil, ici même, lorsqu’elle était montée à la tribune pour défendre sa loi. Elle souhaitait que ce nouveau droit soit vraiment appliqué. Ayons tous en tête, ce matin, qu’il y a cinquante ans, une femme courageuse a défendu un droit nouveau, comme nous le faisons ensemble à présent.

Alors, cher Thibault Bazin, quelle réponse faut-il apporter aux Françaises et aux Français qui veulent un meilleur accès aux soins ? Le rapporteur général du budget de la sécurité sociale que vous êtes saura certainement être très créatif, pour faire en sorte qu’on leur apporte ce qu’ils attendent. En matière de soins palliatifs, la proposition de loi dont nous avons débattu avant celle-ci en est la merveilleuse illustration.

Pourtant, n’oubliez pas que rien de cela ne correspond à ce dont certaines personnes ont besoin, ces personnes auxquelles on doit pourtant une réponse, au nom d’une exigence éthique et morale, au nom de l’humanité.

Cette reculade sur le délit d’entrave est destiné à convaincre les récalcitrants à voter cette loi, mais elle ne doit pas les berner : ce délit reviendra bien par la suite.

Mardi, ils voteront. Vous, vous avez déjà gagné.

Mardi, ils voteront. Mais vous, arrêtez de trembler : vous avez déjà gagné.
Veillée avant le vote du 30 juin sur la fin de vie

Le Semeur, Jean-François Millet (1850)
Légende : « Le semeur ne vérifie pas la terre ; il sème, confiant. Le reste appartient à Dieu. »

Il est 23 heures, en cette veille du 30 juin. Vous avez relu une énième analyse, vous avez partagé l’article, vous avez peut-être même prié en regardant les infos. Et pourtant, ce soir, une angoisse sourde vous étreint — celle qui chuchote : « À quoi bon ? Ils vont voter cette loi. Nous n’étions pas assez nombreux, pas assez forts, pas assez entendus. »

Je connais cette voix. Elle est le vertige des cœurs passionnés, la fatigue de ceux qui aiment la vie jusqu’à l’épuisement.

Mais si je vous écris cette nuit, ce n’est pas pour vous dire de vous battre plus fort. C’est pour vous rendre la paix que vous méritez. Car dans ce combat contre la culture de mort, nous avons tous, un jour, le souffle coupé par la peur de l’échec. Plus de mille huit cents amendements ont été déposés ces derniers jours ; vingt-trois seulement ont été retenus. Nous mesurons nos mots, nous comptons nos partages, nous nous jugeons à l’aune de ce que nous voyons — et ce que nous voyons, c’est une machine qui ne retient presque rien de ce que nous lui offrons.

Pourtant, notre pire ennemi n’est pas dans l’hémicycle. Il est dans ce miroir qui nous renvoie l’image d’un combattant impuissant.

Le piège est là : en voulant à tout prix être efficaces, nous acceptons de jouer sur le terrain du monde. Or le monde mesure le succès au bruit, au nombre, aux scrutins. Nous, nous mesurons la fidélité au silence et à l’amour. Goliath a la parole, les caméras, vingt-trois amendements et une majorité ; il n’a pas ce que nous avons : une petite graine plantée dans une conscience.

Imaginez : si votre vie entière, vos veilles et vos combats, ne devaient arracher qu’une seule âme au vertige de l’euthanasie, votre fronde face au géant serait déjà une victoire pour l’Éternité.

Dieu ne nous demande pas de sauver le monde. Il nous demande de semer. Le reste — la pousse, la moisson — Lui appartient déjà.

C’est pour cela que je vous supplie de retrouver le souffle. Nous sommes épuisés parce que nous oublions l’équilibre. Nous voulons tout porter, tout sauver, tout maîtriser. Nous confondons notre labeur avec une œuvre de salut. Alors, que faire quand l’angoisse monte ? Revenir à l’essentiel. À l’Ora.

Ce n’est pas fuir le front que de s’agenouiller. C’est aiguiser la lame. C’est tremper sa plume dans l’encrier de la grâce. Une parole qui ne sort pas du silence est une parole stérile ; elle rebondit sur les murs du monde sans jamais les fissurer. La parole née du recueillement, elle, est une pluie fine : elle pénètre là où personne ne la voit.

Mardi, les hommes voteront. Oui, c’est un jour grave — et pourtant ce ne sera pas le dernier mot. Le Sénat, qui a déjà rejeté ce texte deux fois, le rejettera sans doute une troisième fois ; l’Assemblée tranchera alors définitivement le 15 juillet. Mais n’attendez ni de mardi ni du 15 juillet une résolution selon nos calendriers humains. Déposez votre impuissance et votre ferveur au pied du Tabernacle. Car si la loi passe, mardi ou dans quinze jours, elle ne sera pas votre défaite, mais la leur. Une loi contre la vie est un château de sable ; les marées de l’histoire l’emportent toujours.

À 71 ans, je le vois de plus en plus clair : la terre est le temps des semailles, parfois arides. La moisson véritable n’appartient qu’à Dieu. Le semeur ne vérifie pas la terre ; il sème, confiant. Il sait que le vent, la pluie et le soleil ne sont pas ses alliés, mais les instruments d’un Maître qui ne se trompe jamais de saison.

Alors, ne vous lassez pas. Semez dans les larmes, semez dans le doute, semez même dans l’apparent échec. Notre rôle n’est pas de faire pousser l’arbre, mais de déposer la graine.

Le combat appartient au Seigneur. Nous ne portons pas le poids de la victoire ; nous portons celui, infiniment plus léger, du témoignage.

Quand le bruit de la mêlée couvrira la voix du silence, retournez à la source. C’est là que la paix vous attend — non pas une paix tiède, mais une force divine, une armure contre la peur.

Car c’est en Son nom que la vérité triomphera : non pas comme un succès humain, bruyant et éphémère, mais comme une moisson d’éternité, douce et silencieuse, qui germe déjà dans les cœurs fidèles.

En union de prière, surtout mardi. Semeurs, pas moissonneurs : voilà notre seule victoire — et elle est déjà acquise.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“Depuis deux mille ans on voit régulièrement des hommes qui veulent sauver l’Eglise malgré elle”

Voici l’homélie du TRP Dom Bertrand de Hédouville, abbé de Randol, à l’occasion de la fête des Saint Pierre et Paul, ce 29 juin 2026 :

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

On connait cette parole de saint Augustin dans son maître livre ‘’La Cité de Dieu’’ :

Deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu a fait la Cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste. Aussi, celle-là se glorifie-t-elle en elle-même ; celle-ci dans le Seigneur. Ch. VIII, n°11.

C’était à l’origine, c’est encore aujourd’hui.

Depuis deux mille ans on voit régulièrement des hommes qui veulent sauver l’Eglise malgré elle. Plein d’un zèle apparent ils enseignent, ils forcent, ils font grand bruit pour dire en substance : « L’Eglise c’est nous ! Les autres vont à la dérive ». Langage qu’a tenu nombre de petits et de grands hérésiarques, schismatiques et autres dissidents. Sans remonter jusqu’à Arius, Nestorius, Donat ou Luther, ni même Jansénius, pensons simplement à Lamenais, Loisy ou Drevermann.

Donc, aujourd’hui encore, on voit toute une mouvance flotter entre deux pôles : l’un de sauver l’Eglise malgré elle, l’autre de prendre ses distances de l’Eglise romaine. De part et d’autre c’est le vieux fonds gallican qui ressort, celui qui a conduit à la Constitution Civile du Clergé en 1790.

Et il est assez étonnant de voir encore aujourd’hui ceux qui se pensent purs, qui se veulent de vrais et uniques fils de l’Eglise, s’éloigner d’elle sous le spécieux argument de ‘’non-juridiction’’ :  Quelle puissance a un roi sans royaume ? Il est pourtant clair :

L’ordination d’évêques sans mandat du Saint-Père implique une rupture décisive de communion ecclésiale, autrement dit : un schisme. Cardinal Fernadez.

Comme disait Madame l’Abbesse : Le diable n’est jamais si hideux que quand il se fait canoniste.

C’est vrai que si l’Eglise est Sainte et Immaculée, sans tâche ni ride, l’Eglise d’ici-bas est formée de pécheurs, ce qui fait qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas, et ça depuis le jour même de sa fondation, le Vendredi Saint : « Omnes fugerunt – Tous s’enfuient ! ». La Pentecôte vient ensuite arranger les choses.

Au cours des 2000 ans d’histoire de l’Eglise, les hérésies n’ont été vaincues que par ceux qui sont restés dans l’Eglise et n’ont pas dévié de la ligne du Pape. Cardinal Müller.

Quand on défend l’Eglise avec sa volonté propre, quand on pense la sauver sans s’appuyer sur Pierre, quand on n’est plus habité par la vertu d’obéissance, on fortifie son moi, son amour de soi, et on méprise dans le fond l’enseignement du Christ. Les extrêmes se rencontrent, un climat de désobéissance s’installe à droite comme à gauche, une autre cité se fortifie alors dont les citoyens sont peut-être purs comme des Anges, mais orgueilleux comme des démons, comme il se disait des religieuses de Port-Royal.

Et pourtant il n’y a pas à se décourager, en deux mille ans, dans les périodes noires qu’a eu à traverser la Sainte Eglise, et il y en a eu de nombreuse, l’Esprit Saint a toujours plané sur elle, il y a toujours eu des saints, des martyrs, des docteurs qui ont, par la grâce de Dieu, charpenté la vie de l’Eglise.

Je ne retiens qu’un exemple. Les premiers chrétiens du Japon, baptisés par saint François-Xavier, furent très vite violements persécutés, martyrisés. Et on pouvait penser que cette Eglise d’Extrême-Orient était bel et bien morte. Mais lorsqu’au XIXème siècle, une nouvelle vague de missionnaires aborda au Pays du Soleil-Levant, des chrétiens, restés secrètement chrétiens pendant près de trois siècles, vinrent leur demander discrètement s’ils étaient de la religion des ‘’Quatre Blancheurs’’ :

  • La blancheur de la Vierge Immaculée,
  • La blancheur de l’Eucharistie,
  • La blancheur de la virginité des prêtres,
  • La blancheur du Pape.

Ils avaient su synthétiser parfaitement ce qu’est l’Eglise. A nous de continuer à garder ces mêmes vérités, sans sophisme. Dans l’évangile de dimanche dernier le Seigneur Jésus disait à Pierre :

Duc in altum – Va en eaux profondes.

Et il nous le dit toujours, avance dans les profondeurs de la foi, avance dans l’adhésion au Credo, avance dans la lecture du ‘’Catéchisme de l’Eglise Catholique’’, avance dans ta dévotion au Saint Père, avance dans ton désir de sainteté. C’est ainsi que se préparent les pêches miraculeuses.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

Jérôme Lejeune, le courage d’un savant chrétien

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐀𝐮𝐝𝐞 𝐃𝐔𝐆𝐀𝐒𝐓, déléguée générale de l’association des amis du professeur Jérôme Lejeune
  • 𝐊𝐚𝐫𝐢𝐧 𝐋𝐄 𝐌𝐄́𝐍𝐄́, fille du professeur Jérôme Lejeune
  • 𝐄𝐦𝐦𝐚𝐧𝐮𝐞𝐥 𝐒𝐀𝐏𝐈𝐍, chirurgien pédiatre et néonatal, professeur émérite

 

« Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion »

Mgr Stanislaw Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a rappelé aux dirigeants gouvernementaux leur responsabilité dans la protection de la vie humaine dans son discours lors de la Marche annuelle pour la vie et la famille à Varsovie.

« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».

S’adressant aux responsables politiques du pays, il a poursuivi :

« Appelés à servir l’humanité et le bien commun, ils doivent prendre résolument le parti de la vie, notamment en matière de réglementation. C’est le devoir des députés et des sénateurs ; c’est aussi le devoir de la Diète [chambre basse du Parlement]. C’est le devoir de tous ceux qui bénéficient d’un large soutien populaire et qui, par conséquent, doivent aussi faire preuve d’un plus grand respect pour la vie. »

La Pologne est l’un des rares pays européens à protéger encore les enfants à naître en interdisant la quasi-totalité des avortements. Les seules exceptions concernent les cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.

L’archevêque a déclaré que tout député qui vote pour légaliser l’avortement ne peut pas recevoir la communion.

« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste. Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion ».

D’autres responsables catholiques aux États-Unis ont adressé des avertissements similaires à des élus catholiques, notamment l’archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, concernant l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Bien que Mme Pelosi se dise fervente catholique, elle défie ouvertement et à plusieurs reprises les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et soutient l’avortement. Face à son refus persistant de se repentir et à son obstination, Mgr Cordileone lui a signifié en 2022 qu’elle ne pouvait plus communier dans son diocèse.

Cet article date de 2023, mais il n’a rien perdu de sa pertinence.

Mobilisation à Paris contre la loi sur l’euthanasie

À deux jours du vote solennel à l’Assemblée nationale, entre 5 000 et 6000 opposants à la loi sur l’euthanasie se sont réunis dimanche 28 juin à Paris, malgré la chaleur. la préfecture avait interdit la manifestation mais le juge des référé a cassé cette décision permettant l’organisation de cette manifestation.

Sur les pancartes, le même mot d’ordre revient : « Tuer n’est pas un soin ». Le texte, doit encore repasser au Sénat le 7 juillet, avant une adoption définitive attendue à l’Assemblée le 15 juillet.

Élisabeth de Courrèges, ergothérapeute et figure de l’Appel du 28 juin, parle comme soignante.

« Nous avions vraiment envie de lancer un dernier cri avant le vote ».

Cette « aide à mourir » n’est pas une réponse à la détresse des personnes âgées ou en fin de vie :

« Nous, soignants auprès des personnes âgées et des personnes en fin de vie, nous n’en avons pas besoin. C’est même quelque chose qui va à l’encontre de nos pratiques. »

C’est précisément l’interdit de donner la mort qui a poussé la médecine française à inventer d’autres réponses, les soins palliatifs, « compétents et créatifs ». « Nous avons d’autres besoins, mais pas celui-là ».

« Jusqu’ici, face à une personne qui disait vouloir mourir, le réflexe de la société était la fraternité ». « Là, on change complètement de logique. À quelqu’un qui dit : “Je veux mourir”, la société pourra répondre : “Oui, on peut t’aider à mourir.” » « La fin de vie est encore un temps du possible ». « Un temps où l’on peut vivre de belles choses avec ses proches. » « Je trouve triste qu’une société, face à la souffrance, ait le choix entre l’amour ou la mort ». « Moi, je crois beaucoup plus à la première option. »

Les élus Marion Maréchal, Laurence Trochu (députés européens), Anne Sicard, Eddy Casterman, Hanane Mansouri (députés nationaux) et Philippe Vardon (conseiller général) étaient présents à la manifestation contre l’euthanasie.

La vérité sur les effets néfastes des vaccins éclate au grand jour

En Italie, le tribunal de Rimini ordonne au ministère de la Santé et à l’AIFA (Agence italienne des médicaments) d’indemniser un homme de 51 ans victime d’un infarctus suite à sa vaccination contre le virus à ARNm.

Le ministère de la Santé et l’AIFA ont été condamnés à verser une importante indemnité mensuelle à un homme de 51 ans, originaire de la province de Rimini, qui a développé une grave affection cardiaque après avoir reçu la troisième dose du vaccin à ARNm.

Le jugement rendu en mai par le juge Luciano Ardigò du tribunal du travail de Rimini, mais récemment publié par le Corriere di Bologna, n’est pas le premier du genre. Il confirme cependant une tendance jurisprudentielle : lorsqu’elles parviennent à saisir la justice, les personnes victimes d’effets indésirables liés à la vaccination obtiennent gain de cause. Ce système judiciaire, peu à peu, nuance le destin prometteur de la campagne de vaccination, présentée comme parfaite mais qui s’est révélée être un échec retentissant en termes d’efficacité et une catastrophe en matière de sécurité.

Cet homme, qui vit à Rimini avec sa femme et travaille comme magasinier, devra désormais vivre avec une cardiomyopathie causée par une myocardite soudaine pour le restant de ses jours, mais il pourra au moins compter sur une indemnisation de l’État, qui le dédommagera, au moins en partie, pour sa vie de personne handicapée.

Plus précisément, 12 000 € par an, plus un versement unique de 20 000 €. Conformément à la loi 210/92, le ministère et l’AIFA devront verser cette somme pendant toute la vie de l’homme. Les frais de justice sont également à prévoir.

L’avocat Luca Ventaloro n’en est pas à son premier procès lié à la vaccination.

« Je pratique le droit depuis une trentaine d’années, et j’ai déjà obtenu des dizaines de décisions favorables dans des affaires de vaccination contre la COVID-19, tant en Italie qu’à l’étranger. Cette décision est importante car elle établit sans équivoque le principe du préjudice vaccinal pour un homme qui devait se faire vacciner pour travailler, étant donné que le laissez- passer vert a rendu la vaccination pratiquement obligatoire. »

Ventaloro a raconté l’infarctus tragique de son client en janvier 2022, événement qui a tout déclenché.

« La presse locale en a également parlé car mon client – ​​en parfaite santé avant la vaccination, comme l’a confirmé l’expert du juge – a été victime d’un infarctus au volant de sa voiture avec son épouse. Il a percuté le mur d’une église et a été secouru, sous la statue de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, par une infirmière qui s’est aussitôt rendue au bar voisin pour récupérer un défibrillateur public installé quelques jours auparavant. Cette intervention lui a sauvé la vie. »

L’implantation d’un défibrillateur sous-cutané par les médecins de l’hôpital a bouleversé son quotidien : contrôles médicaux constants, limitations, risques. Après avoir porté plainte pour suspicion d’effet indésirable lié au vaccin, l’homme a attendu le verdict jusqu’à aujourd’hui, qui lui est favorable et ordonne au ministère de lui verser une indemnisation à vie.

Le juge a exposé les faits clairement, soulignant comment, selon la littérature médicale, les vaccins à ARNm peuvent provoquer des effets indésirables affectant spécifiquement le cœur, notamment des myocardites. Ce risque est également mentionné dans le rapport de 2022 de l’Agence italienne du médicament. En 2023, l’INPS a également reconnu à cet homme de 51 ans un certain degré d’invalidité suite à son infarctus. Dans les motifs de la sentence, le juge a souligné qu’

« il existe une corrélation pathogénique entre les lésions myocardiques liées à l’activité du vaccin à ARNm, perceptibles sur la base des résultats de l’imagerie diagnostique même en l’absence de données cliniques ou immunohistologiques, et l’évolution ultérieure vers une cardiomyopathie progressive se manifestant par un épisode arythmique atteignant le niveau d’une probabilité appréciable ».

Hongrie : Derrière le mirage Péter Magyar, la purge et la fin de l’État de droit

Extrait d’un article publié par Madame Kata Jurák, Rédactrice en chef du journal Vasárnap.hu, journaliste hongroise et auprès du journal-blog L’Espoir :

” Ces derniers jours, les limites de l’exercice du pouvoir politique en Hongrie ont été repoussées à un point qui dépasse les scénarios les plus sombres. En tant que Premier ministre, Péter Magyar a lancé une offensive ouverte contre les institutions indépendantes qui, dépassant l’entendement, démantèle les derniers bastions de l’État de droit. L’ultimatum lancé dans l’affaire du « convoi d’or » et la convocation du procureur général assortie d’un délai strict ne sont pas des erreurs isolées, mais l’amorce d’une méthode de gouvernance autocratique et sans scrupules. Ce précédent inédit ne se contente pas de secouer l’opinion publique nationale ; il s’agit d’un signal d’alarme majeur pour tous les observateurs européens attachés à l’ordre institutionnel.

Le contexte juridique de cette affaire est pourtant d’une clarté absolue. Selon l’ordre constitutionnel du pays, le parquet est pleinement indépendant et le procureur général ne répond qu’au Parlement. Le chef du gouvernement n’est en aucun cas le supérieur hiérarchique de cette institution, et n’a absolument pas le droit d’exiger, sous forme d’ultimatum, des comptes rendus sur des enquêtes criminelles en cours. Lorsque le parquet général se voit contraint de rappeler sèchement mais fermement au Premier ministre que le pouvoir exécutif ne peut lui donner d’ordres, la frontière d’une gouvernance civile normale est franchie depuis longtemps. Ce tableau est encore noirci par les pressions politiques exercées sur Gábor Bálint Nagy pour le contraindre à la démission, une manœuvre qui a déjà poussé à un dépôt de plainte auprès du parquet d’instruction de Budapest pour suspicion d’abus de pouvoir.

Le gouvernement a visiblement entamé son mandat sous le signe de la revanche, armé de slogans grandiloquents : le programme baptisé « Purge » (« Tisztítótűz ») s’avère toutefois être un jeu politique extrêmement dangereux. Ce genre de campagne peut en un instant basculer dans la vengeance personnelle aveugle ou, pire encore, dans la construction effrénée d’une nouvelle clientèle politique sur les cendres de l’ancienne. La rhétorique utilisée par le Premier ministre, comparant le gouvernement précédent à la mafia sicilienne et calquant sa méthode pour régler ses comptes, est proprement révoltante et totalement incompatible avec les normes démocratiques. Dans cette chasse aux sorcières, le dirigeant du pays visionne désormais ouvertement l’incarcération de Viktor Orbán, s’affranchissant complètement du cadre de la justice indépendante, de la séparation des pouvoirs et de la sécurité juridique fondamentale. ”

Pour lire la suite de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/06/28/hongrie-derriere-le-mirage-peter-magyar-la-purge-et-la-fin-de-letat-de-droit/

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Un prêtre agressé en Corse. Add : les jeunes viennent réparer leurs méfaits

Le curé de la paroisse de Levie et de l’Alta Rocca affirme avoir été victime d’une agression dans la soirée du samedi 27 juin au presbytère. Dans un message publié sur Facebook ce dimanche, le religieux explique que trois jeunes auraient tenté à plusieurs reprises de forcer sa porte. Il dénonce également un climat de dégradations dans le village et appelle à une prise de conscience collective.

Hier soir j’ai été personnellement agressé au presbytère. Trois jeunes, n’habitant pas le village, sont venus défoncer ma porte à coup de pieds. Ils sont revenus trois fois. J’ai failli en attraper un, et heureusement, il a pu s’échapper, car la situation n’aurait pas été la même.
Cet incident fait suite aux nombreuses voitures brûlées et autres dégradations.

Communiqué du diocèse d’Ajaccio :

Nouveau communiqué du diocèse :

A marche forcée : la Haute Autorité de santé cherche déjà à définir les substances susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’euthanasie

Sans attendre le vote des députés ce 30 juin, sans attendre le vote du Sénat, sans attendre le vote final de députés, le 15 juillet, la Haute Autorité de santé (HAS) a été saisie pour :

  • définir les substances susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’euthanasie,
  • élaborer des recommandations de prescription médicale, de manipulation et d’administration relatives aux formes pharmaceutiques adaptées en fonction de la voie d’administration,
  • définir les conduites à tenir en cas de difficulté, d’échec ou de complication et les modalités d’accompagnement de la personne jusqu’à la constatation du décès.

La méthode de travail prévoit la constitution d’un groupe de travail chargé d’élaborer le texte des recommandations à partir de l’argumentaire scientifique qui sera fourni, et de l’expertise de chacun. La méthode de travail prévoit la constitution d’un groupe de travail et d’un groupe de lecture. Les groupes seront composés de professionnels de santé et d’usagers du système de santé. Le groupe de travail comprendra une quinzaine de personnes.

Les membres du groupe de travail auront pour mission d’analyser, de critiquer et de compléter si besoin l’analyse de la littérature réalisée, et de rédiger le texte des recommandations à partir de cette analyse et des avis exprimés au cours de plusieurs réunions de travail à la HAS.

Une première réunion du groupe de travail est prévue le jeudi 9 juillet et les autres : le jeudi 3 septembre 2026 ; le mercredi 9 septembre 2026 ; et après la phase de lecture le jeudi 8 octobre 2026.

Avortement : Il faut entendre la voix de celles qui veulent garder leur bébé mais subissent des contraintes ou des pressions

Auditionnée mardi 23 juin par la commission des pétitions du Parlement européen, Charlène, une Française à l’origine d’une pétition sur la protection de la maternité, a raconté le parcours qui l’a conduite à subir un avortement sous pression. Elle appelle désormais les institutions européennes à soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre leur grossesse. Elle a été interrogée dans Valeurs Actuelles :

Pouvez-vous nous raconter votre histoire autour de l’avortement ?

Je suis tombée enceinte quand j’avais 26 ans. J’étais dans une relation sérieuse. Ce n’était pas vraiment un accident, plutôt une inconséquence. J’étais heureuse d’être enceinte. Mon conjoint, qui parlait pourtant beaucoup d’enfants, a complètement paniqué et m’a demandé d’avorter. J’ai toujours répondu que je ne voulais pas avorter. En même temps, je n’arrivais pas à mettre un terme à la discussion, parce que, pour lui, cette possibilité était totalement inaudible et inenvisageable. Je suis d’abord allée voir mon médecin traitant. Il m’a dit : « Au vu de ce que vous me dites, je sais que vous allez garder votre bébé. La question est de savoir si vous le ferez avec lui ou sans lui. »

Ensuite, sous la pression de mon conjoint, nous sommes allés consulter un autre médecin. Je lui ai dit que je ne voulais pas avorter. Il m’a posé une question qui m’a stupéfaite : « Vous êtes croyante ? » Je lui ai répondu : « Non, cela n’a rien à voir ». Je ne comprenais pas pourquoi le fait de vouloir garder son bébé devait forcément être associé à une conviction religieuse.

Nous avons ensuite été orientés vers une psychologue du Planning familial. J’y suis allée dans un véritable objectif de dialogue, parce qu’à la maison toute discussion était devenue impossible. Je cherchais un espace de médiation. Je lui ai dit très clairement que je ne voulais pas avorter. Je parlais de mon bébé. Elle m’a répondu : « Ce n’est qu’un tas de cellules. » Je me souviens lui avoir rétorqué : « Vous aussi, vous n’êtes qu’un tas de cellules. Nous le sommes tous. » Malgré mes refus répétés, elle m’a répondu : « On prend quand même les rendez-vous, au cas où. » Les consultations se sont alors enchaînées. À la maison, la pression continuait.

Lors d’un des derniers rendez-vous, j’ai demandé au médecin : « Si je prends un comprimé, est-ce que je peux revenir en arrière ? » Elle n’a manifestement pas compris le sens de ma question. Elle m’a simplement répondu : « Aujourd’hui ou dans deux jours, c’est la même chose. » La veille de l’intervention, je devais prendre un médicament destiné à la préparer. J’ai refusé. J’avais déjà deux heures de retard sur la prise lorsque mon conjoint m’a porté le comprimé à la bouche. J’ai fini par capituler. Le lendemain, il m’a emmenée à la clinique.

Vous avez lancé une pétition au Parlement européen. Quel est son objectif ?

L’objectif est de soutenir la maternité et les femmes enceintes qui souhaitent poursuivre leur grossesse, en essayant de les protéger des pressions qu’elles peuvent subir. Ma conviction est que de nombreuses IVG sont motivées par des contraintes extérieures, qu’elles soient économiques, familiales, psychologiques ou d’une autre nature.

L’an dernier, une initiative citoyenne européenne intitulée My Voice, My Choice visait à faciliter le recours à l’avortement dans un autre pays lorsque les délais étaient dépassés dans son propre État. Moi, je dis que My Voice, My Choice ne devrait pas concerner uniquement les femmes qui souhaitent avorter. Il faut aussi entendre la voix de celles qui veulent garder leur bébé mais rencontrent des obstacles, subissent des contraintes ou des pressions.

En France, j’ai le sentiment qu’une seule voix est véritablement entendue. Le consensus autour de l’avortement est tel que, lorsqu’une femme souhaite poursuivre sa grossesse malgré des difficultés, cette situation devient presque invisible. L’avortement est devenu tellement banal dans le débat public que plus personne ne voit le problème que peuvent rencontrer ces femmes.

Vous avez été auditionnée ce matin au Parlement européen. Comment avez-vous vécu cette audition ? Votre pétition a-t-elle été retenue ?

Charlène. Oui. La pétition a été déclarée recevable et elle poursuit désormais son parcours institutionnel. Elle aurait pu être classée si la commission avait estimé qu’elle ne relevait pas des compétences de l’Union européenne, mais ce n’est pas le cas. Elle va maintenant être transmise à plusieurs commissions compétentes, notamment celles chargées des droits des femmes et de la famille, qui examineront les suites à lui donner et les éventuelles recommandations.

Globalement, j’ai reçu beaucoup de soutien de la part des députés européens. La plupart ont compris ma démarche. Il existe un consensus sur le fait qu’il faut soutenir la maternité, notamment dans un contexte de déclin démographique. Certains ont d’ailleurs souligné que cette question concernait aussi l’avenir de notre système de retraite et notre équilibre démographique.

En revanche, une députée européenne française a frontalement attaqué ma démarche. Elle a présenté ma pétition comme une remise en cause du droit à l’avortement, alors que j’ai clairement expliqué que ce n’était pas son objet. Je demande simplement que, de la même manière que l’on défend le droit à l’avortement, on défende aussi les femmes qui souhaitent garder leur enfant. Il devrait y avoir une forme de symétrie. Aujourd’hui, en France, je ne la vois pas.

Elle m’a également accusée d’appartenir à des mouvements politiques, ce qui est faux. Faute d’arguments, c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour tenter de discréditer mon témoignage.

Que demandez-vous concrètement ?

Je demande que soit examinée la faisabilité d’actions menées au niveau de l’Union européenne afin de renforcer le soutien médical, psychologique et social apporté aux femmes enceintes.

Je demande également un réexamen des financements publics et des campagnes de communication afin de vérifier qu’ils prennent aussi en compte les besoins des femmes qui souhaitent poursuivre leur grossesse et qu’ils ne soient pas uniquement orientés vers l’avortement.

Enfin, je souhaite que, dans les domaines relevant des compétences de l’Union européenne, soit garanti un environnement favorable à l’exercice de tous les droits des femmes, y compris celui de mener leur grossesse à terme.

Beaucoup d’acteurs affirment défendre les droits des femmes. Le Planning familial, par exemple, est censé avoir cette mission. Or, ce que j’ai vécu ne correspond pas à cette réalité. Dans mon cas, la psychologue a pris le parti de mon conjoint et a relayé les pressions que je subissais.

Terres de Mission – Antoni Gaudi : Fou ou génie ?

Eglise universelle : Gaudi, le soleil de Barcelone

Le 10 juin dernier, le pape Léon XIV bénissait la plus haute tour de la basilique de la Sagrada familia à Barcelone. A cette occasion, le Figaro hors-série publie sous le titre : “Gaudi, le soleil de Barcelone”, un numéro exceptionnel consacré au génial architecte de la Sagrada Familia : Antoni Gaudi. Isabelle Schmitz nous mène à la découverte de ce génie et de ses oeuvres.

Eglise en France : Le combat contre l’euthanasie et le suicide assisté continue

A partir du 22 juin, l’Assemblée nationale examine la nouvelle version du projet de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Félicité de La Vergnolle, de la Lejeune Académie, nous présente l’état actuel du projet qui suscite d’immenses réserves de la part du personnel médical.

Eglise en Marche : Les 60 ans de Chiré

Les 5 et 6 septembre, à l’occasion des 56èmes journées chouannes, seront célébrés les 60 ans de Chiré. L’actuel directeur, François-Xavier d’Hautefeuille, retrace l’historique de ce combat au service du livre contre-révolutionnaire et présente le programme de ces prochaines Journées Chouannes.

Un chrétien nommé ambassadeur d’Irak aux Etats-Unis

Le gouvernement irakien a choisi son nouvel ambassadeur aux Etats-Unis. Un poste crucial, alors que la pression américaine est de plus en plus forte pour écarter les milices chiites pro-iraniennes des arcanes du pouvoir. Il s’agit de Grégoire Der Hagopian, un chrétien arménien. Diplomate chevronné de 49 ans, Grégoire Der Hagopian était conseiller aux affaires internationales du premier ministre irakien. C’est donc un bon connaisseur des relations entre les Etats-Unis et l’Irak. Sa nomination devrait être acceptée prochainement par les Etats-Unis.

Par ailleurs, après les Émirats arabes unis qui ont quitté l’OPEP, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, il y a deux mois, l’Irak a annoncé envisager de quitter, elle aussi, l’organisation, si cette dernière n’autorisait pas le pays à augmenter sa production de pétrole. En effet, depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Irak a vu ses exportations chuter de manière considérable. Autant de recettes en moins pour le pays, qui dépend très largement des revenus du pétrole.

Rappelons que l’Irak est le deuxième plus grand producteur et l’un de ses cinq membres fondateurs de l’OPEP.

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Tensions politiques en Arménie

Depuis les élections du 7 juin, le climat politique est plus tendu que jamais, en Arménie. Les résultats sont contestés par les partis d’opposition qui ont déposé des recours devant la Cour constitutionnelle.

Les principaux opposants sont désormais inculpés. Samuel Karapetian, chef de file du parti Arménie forte, est en résidence surveillée pour complot ; Gagik Tsarukyan, du parti Arménie prospère, a été inculpé le 11 juin, pour fraude et évasion fiscale. Enfin, le 17 juin, la Commission électorale centrale, dirigée par un proche de Nikol Pachinian, autorisait de nouvelles poursuites contre l’ancien président Robert Kotcharian, au sujet d’une transaction immobilière datant de 2004. Le 17 juin, devant le Parlement, Nikol Pachinian s’en était pris d’ailleurs directement à ces trois opposants : « tant que je serai Premier ministre, je les écraserai personnellement à la racine et de manière ciblée ».

Source : SOS Chrétiens d’Orient

« Il se passe clairement quelque chose en ce moment»

Dans un dossier consacré aux nouveaux bâtisseurs, moines, restaurateurs de calvaire, fondateurs d’école, France catholique a interrogé le père Cyrille, moine bénédictin à l’abbaye du Barroux, bientôt envoyé à Bellefontaine. Extrait :

Comment expliquez-vous que ce soient les cisterciens trappistes de Bellefontaine qui soient venus vous chercher pour reprendre l’abbaye?

Père Samuel, qui a gouverné la communauté de Bellefontaine par intérim, a très bien expliqué la chose:

« Les frères ne pouvaient pas continuer à vivre seuls sur cette propriété immobilière du XIXe siècle de 120 hectares, devenue trop grande, pour un petit groupe de moines dont la moyenne d’âge avait atteint 80 ans. Mais l’abbaye va continuer à vivre ! En effet, des bénédictins vont pouvoir reprendre le flambeau de la vie monastique et s’installer à Bellefontaine dans le courant de l’année 2026. »

Pourquoi les moines du Barroux? Nous avons toujours éprouvé de la vénération au Barroux pour le Père abbé un peu mythique de Bellefontaine, Dom Gabriel Sortais (1902-1963). Dans les réunions entre les monastères, des liens se sont aussi créés, notamment avec Père Samuel, qui a rénové le magasin de Bellefontaine sur le modèle de celui du Barroux. Bref, mystérieusement, nos deux communautés se préparaient à quelque chose qui fut une passation du flambeau monastique en un lieu qui n’a presque jamais cessé d’être un lieu de prière, de lecture sainte et de travail manuel, et ce depuis 1000 ans !

Louis Guéry, directeur général de SOS Calvaires, déclare de son côté :

« Il se passe clairement quelque chose en ce moment. Depuis quelque temps, on sent que les chrétiens ne craignent plus de s’engager. Que ce soit chez les laïcs ou les consacrés, l’état d’esprit change. Il faudrait que nous soyons trois à quatre fois plus nombreux pour répondre aux demandes des maires et des particuliers qui nous contactent… »

L’association restaure actuellement un calvaire par jour. La moitié des bénévoles « sont des convertis ou des recommençants ». L’association observe d’un regard lointain les débats sur « l’identitarisme catholique » qui agitent le microcosme médiatique. Pierre-Alain Greco, chargé de communication de SOS Calvaires, souligne :

« Ces calvaires font partie de l’identité des villages dans lesquels ils sont installés dans la mesure où ils font partie du patrimoine. Or, en latin, patrimoine signifie “l’héritage de nos pères”. Ce ne sont pas juste des morceaux de bois ! Aucun calvaire n’a jamais été posé là par hasard. Il y a un vrai attachement de la population. »

Le travail des bâtisseurs de SOS Calvaires s’inscrit dans la vie de l’Église : dans les prochains mois, quatre croix de calvaire restaurées seront bénies par des évêques lors de leur installation.

Les catholiques du diocèse de Stockholm réclament une visite apostolique suite à des informations faisant état de corruption

Diane Montagna relate que, en Suède, des fidèles laïcs appellent Rome à enquêter sur ce qu’ils décrivent comme une corruption au cœur du seul diocèse catholique du pays.

Cet appel à une visite apostolique au diocèse de Stockholm fait suite à la publication d’une enquête en deux parties menée par des catholiques suédois. « Nous sommes désespérés », a déclaré un prêtre, décrivant un climat de peur qui règne notamment au sein du clergé diocésain. L’enquête décrit un « vide de pouvoir » au sommet de l’administration diocésaine, qui a permis la formation d’un « axe de pouvoir » au sein de la Chancellerie – un axe qui, selon l’enquête, s’est attaqué à ceux qu’il perçoit comme déloyaux ou menaçants. Les appels se font plus pressants à mesure que le cardinal Anders Arborelius, âgé de 76 ans, approche de la retraite et que le diocèse attend la nomination de son successeur.

Publié en suédois sous le nom de « Thomas More » et désormais disponible en anglais, ce rapport a été élaboré pendant deux ans par un groupe de catholiques du diocèse de Stockholm, à partir de sources directes, de documents et de témoignages de centaines de personnes à travers le diocèse. Selon les auteurs, il dénonce un système de gouvernance corrompue au plus haut niveau de la chancellerie diocésaine de Stockholm.

Ses auteurs affirment avoir fait part de leurs préoccupations au diocèse à maintes reprises et par les voies appropriées. Ils n’étaient pas les seuls : au fil des ans, de nombreuses autres personnes – membres du clergé, paroissiens et particuliers de tout le diocèse, sans lien avec le rapport – ont fait part de leurs inquiétudes directement au diocèse et au cardinal Arborelius lui-même. Leurs préoccupations sont restées sans réponse.

Le rapport a d’abord été diffusé parmi les prêtres et les laïcs du diocèse en novembre 2025 avant d’être rendu public en décembre. « Rester silencieux face à une telle situation », écrivent les auteurs, « reviendrait à accepter la gestion corrompue de ce genre d’affaires par le diocèse, et permettrait ainsi à davantage de personnes d’être lésées à l’avenir. »

Le père Tobias Unnerstål a été démis de ses fonctions de curé de la paroisse Christ-Roi de Göteborg en janvier 2022, suspendu de son ministère sacerdotal en novembre 2024, et n’a jamais été autorisé à prendre connaissance de la plainte à l’origine de ces deux décisions. En septembre 2025, le père Tobias a saisi le Dicastère pour le clergé à Rome. L’examen s’est conclu le 5 mai 2026, lorsque le Dicastère – dont le cardinal Arborelius est lui-même membre – a rendu son propre décret. Il a déterminé que la suspension de novembre 2024 avait été imposée sans respecter la procédure et était donc « invalide ». Le dicastère n’a cependant pas rétabli le père Tobias dans son ministère sacerdotal sans restriction. Se fondant sur des « documents en sa possession » non divulgués, il lui a imposé des restrictions pour une durée de trois ans. Selon le décret, ces documents faisaient état des préoccupations exprimées par le cardinal Arborelius concernant le « comportement du père Tobias envers les hommes ». À ce jour, les documents en question n’ont pas été communiqués au père Tobias, et l’on ignore si le Dicastère entend les lui fournir. Les restrictions reposent donc sur des éléments qu’il n’a jamais vus et qu’il ne peut par conséquent contester – un fait qui, de l’avis de sources proches du Dicastère pour le clergé, constitue la violation la plus fondamentale de la procédure prescrite par le droit canonique. Il peut faire appel de ce décret devant la Signature apostolique — qui, selon des sources connaissant ses antécédents récents, a souvent cassé les décisions du Dicastère pour le clergé.

Pour les catholiques de Suède qui réclament une visite apostolique au diocèse de Stockholm, le mode de gouvernance de ce diocèse est en cause : un prêtre démis de ses fonctions sans même avoir pris connaissance de la plainte déposée contre lui ; un autre maintenu en poste malgré un dossier documenté s’étendant sur trois décennies, et discrètement mis à la retraite avec une lettre de félicitations. Après avoir étudié les rapports d’enquête et consulté des sources bien informées au sein du diocèse, il apparaît que le cas du père Tobias Unnerstål et de son successeur n’est que le premier chapitre d’une chronique plus longue.

Sacres de la FSSPX : qu’en penser ?

La saison 2025-2026 se termine avec la diffusion ce vendredi d’une émission spéciale entièrement consacrée à la question des sacres épiscopaux qui seront conférés le 1er juillet prochain à quatre prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. 

Exceptionnellement, cette émission d’une heure et demie est accessible à tous et permettra de mieux saisir les arguments des uns et des autres.

Au micro du Club des Hommes en noir, Philippe Maxence reçoit les abbés Hervé Benoît et Grégoire Celier ainsi que Messieurs Jean-Pierre Maugendre et Richard de Seze. Dans un esprit de dialogue et de vérité, tous apportent leurs arguments pour évaluer au mieux cet événement des sacres épiscopaux.

Le cardinal Müller au consistoire : « Nous devons répondre à la FSSPX »

L’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi demande une réponse formelle à la profession de foi de la FSSPX et le rétablissement de la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Léon XIV avait demandé aux cardinaux de faire preuve de franchise. Et certains l’ont pris au mot. À la veille du consistoire, la FSSPX a adressé au pape et aux cardinaux une profession de foi accusant Rome de s’être écartée de la tradition et du magistère pérenne. Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a exhorté le consistoire à rejeter cette accusation. D’où la proposition de rédiger une réponse, affirmant que Rome n’a jamais abandonné la voie de la tradition, contrairement à leurs allégations. Cette position est d’autant plus significative que le cardinal allemand dirigeait le dicastère chargé de traiter précisément ce différend.

Le discours abordait également les conséquences d’un des scénarios : la déclaration de schisme suite aux consécrations des nouveaux évêques sans mandat conduirait de nombreux lefebvristes à demander un retour à Rome. Le cardinal a insisté sur la nécessité de préparer leur accueil, proposant une structure inspirée de la Commission pontificale « Ecclesia Dei », créée en 1988 par Jean-Paul II pour accueillir ceux qui souhaitaient retrouver la pleine communion avec Rome après les consécrations illicites.

L’excommunication suscite l’inquiétude, car, contrairement à il y a 38 ans, elle pourrait ne pas concerner uniquement les évêques consacrés et ceux qui consacrent. Si tel était le cas, l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X et principal artisan de la ligne dure, en serait exempté. La réaction de Rome reste incertaine, mais on s’attend à ce qu’un certain nombre de prêtres, de religieux et de religieuses quittent les schismatiques et souhaitent revenir à la pleine communion avec Rome.

Aujourd’hui, grâce au travail accompli à l’époque par la Commission pontificale « Ecclesia Dei », il existe au sein de l’Église, en pleine communion avec Rome, des institutions qui célèbrent l’ancienne liturgie et reconnaissent le concile Vatican II. Ecclesia Dei a été supprimée en 2019 par le pape François. Des restrictions concernant ces célébrations ont été introduites en 2021 avec Traditionis Custodes.

À la fin de la réunion, plusieurs cardinaux d’orientations différentes semblaient être d’accord et ont également apprécié la franchise du cardinal, l’un des plus reconnus pour ses études et sa carrière ecclésiastique.

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