Le serment d’Hippocrate
Tout récemment, j’ai eu l’occasion d’assister à la présentation d’une thèse pour l’obtention du diplôme d’État de docteur en médecine. A la fin de l’exposé, le président du jury a demandé au futur médecin de lire à voix haute le serment d’Hippocrate et de jurer de le respecter en restant fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Sans vouloir reprendre textuellement l’ensemble de cette déclaration, je voudrais en citer juste deux passages qui m’avaient alors particulièrement interpellé :
« Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. »
Face à de telles paroles, on est surpris du peu de réactions des milieux médicaux contre la loi pour l’aide à mourir. Qu’ont-ils fait de leur serment exprimé en public, promesse de ne jamais provoquer la mort délibérément ?
Déjà à l’époque du Covid-19, les médecins ne s’étaient guère fait entendre lorsque des personnalités du monde politique et même médical avaient criées haut et fort dans les médias qu’il fallait interdire l’accès aux hôpitaux pour toutes personnes refusant le vaccin contre le Covid-19. Qu’en était-il alors de cette obligation inscrite dans le fameux serment qu’ils avaient pourtant juré de suivre : respecter la volonté des gens et leurs convictions ?
Dans un avenir proche, les personnels soignants risquent fort de se retrouver avec de terribles cas de conscience !
La semaine dernière, Tribune Chrétienne a publié le témoignage d’un médecin pour qui provoquer délibérément la mort remettait en question son engagement à accompagner ses patients jusqu’à la fin :
« Il faut non pas donner la mort mais favoriser les soins palliatifs dans leur qualité, et faire en sorte que chaque malade y ait accès. Je refuserai de pratiquer un acte de fin de vie au sens du suicide assisté. Je vais le mentionner au Conseil de l’Ordre des médecins. »
Heureusement, ce médecin n’est pas le seul à faire jouer la clause de conscience en refusant de participer à des actes provoquant la mort. Les évêques de France ont encouragé l’ensemble des responsables des établissements de santé confessionnels et leurs personnels à refuser tout acte contraire à leur conscience. Ainsi, une saine opposition se met en place contre cette loi injuste et totalement abusive. Mais comme toute forme de résistance, elle risque de déclencher des représailles de la part de nos dirigeants pour qui l’application de cette réglementation paraît étrangement urgente.
Les personnes et même les établissements qui refuseront d’appliquer cette loi pourraient bien se retrouver dans la situation des premiers chrétiens !
Face aux exigences de certains empereurs romains particulièrement tyrannique comme Néron ou Dioclétien qui réclamaient un culte impérial de la part du peuple, les chrétiens de l’époque se trouvèrent souvent face à de véritables dilemmes. Refuser de plier le genou devant l’empereur pouvait entrainer de sérieux problèmes mais accepter ce geste d’adoration pouvait être assimilé à de l’apostasie. Si nos dirigeants actuels continuent à dériver vers un totalitarisme de plus en plus assumé, nous risquons de nous retrouver rapidement dans la situation de ces premiers chrétiens : refuser d’obéir à des réglementations abusives ou se renier. A la vitesse où les choses évolues, nous pourrions ainsi être amenés à tester les limites de notre propre foi sous peu : serons nous capable d’assumer nos convictions quitte à perdre notre emploi ou voir nos comptes bancaires bloqués ?
La future loi sur l’ingérence intérieure pourrait bien être la prochaine étape pour certains d’entre nous !
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Euthanasie : la résistance cette loi continuera à s’inspirer du respect de la dignité de toute personne humaine
De Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais :
Réalisme – résistance – espérance
C’est une bien étrange et douloureuse gesticulation que nos dirigeants nous font vivre. Alors que nous avons célébré la fête nationale qui remettait sur le devant de la scène, ces trois grandes valeurs qui rassemblent encore les françaises et les français, la liberté, l’égalité et la fraternité, une majorité de députés a voté une loi sur la fin de vie, le suicide assisté et l’euthanasie.
Malgré les aller-retour entre le Sénat et l’Assemblée Nationale, c’est une proposition de loi qui ne tient même pas compte des derniers échanges, ni d’une majorité qui s’est délitée au fur et à mesure des votes que cette majorité a voté. La version finale est la plus dure et téméraire qui soit, en écartant les garde-fous et des précautions votés auparavant, refusant la clause de conscience aux pharmaciens et établissements servant les malades avec des règles protectrices des personnes qui sont ignorées.
Dans une sémantique anesthésiante, qui change les mots pensant que le réel s’y conformera, les députés ont rétabli une forme à peine déguisée de mise à mort organisée. On voudra nous faire croire que poser ou accompagner un acte qui donne volontairement la mort est un soin et honore la fraternité ! A force de manipulations et de matraquages, nos concitoyens doivent accepter de prendre des vessies pour des lanternes et se convaincre qu’ils ont franchi une nouvelle étape sur la voie du progrès ?!…
Les chrétiens catholiques, pour leur part, se rappelant les propos réitérés du Pape Léon XIV, se rappelleront que la solidarité et la fraternité ne peuvent consentir à la mort provoquée d’hommes et de femmes qui, dans leur fragilité et leur vulnérabilité, approchent de leur fin naturelle.
Certains diront encore : « et la souffrance, vous en faites quoi ? » Personne n’a le monopole de la compassion, et vouloir que la mort puisse être administrée n’est certainement pas signe d’une plus grande considération, d’une grande proximité et d’une authentique solidarité avec les personnes atteintes dans leur fragilité.
La page qu’une majorité de députés, bien limitée au regard des défis et enjeux d’une telle loi, a commencé à écrire, suscite une grande tristesse. Beaucoup auraient souhaité que la représentation nationale investisse ses énergies et ses responsabilités sur des champs sociaux qui touchent et éprouvent davantage le présent et l’avenir de notre pays et sa population …
Notre gratitude renouvelée va à nos élus qui ont su rester fidèles à leurs convictions ou se laisser éclairer par les réflexions, notamment celles de nombreux soignants trop souvent ignorés.
Nous espérons que la résistance à la loi qui vient d’être votée continuera à s’inspirer du respect de la dignité de toute personne humaine, d’une fraternité orientée vers la vie et de la solidarité envers les plus fragiles et vulnérables.
+ Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais
Le député européen et général (2S) Gomart répond à l’Express
Suite à un article publié le 24 juin, le député européen LR Christophe Gomart a exercé un droit de réponse qui a été refusé pour vice de forme.

Le voici :


Voter Mélenchon au 1er tour: vraiment?
Cher Charles,
Mettons tout de suite d’accord sur la finalité à obtenir : « la victoire de RN-UDR, ou de tout candidat propice à limiter l’immigration, notamment musulmane » et venons directement au fait : les moyens d’y parvenir.
Votre papier veut montrer l’urgence de créer les conditions favorables à une victoire du pôle RN UDR et vous proposez un scénario dans l’hypothèse que LE PEN soit largement devant les sondages.
Et ce scénario, comme la stratégie qui le sous-tend, soulève mille questions (même si LE PEN était haut dans les sondages) :
Votre argumentaire est tel que vous le décrivez : parfaitement logique. Mais rien dans la vie humaine, dans les évènements politiques ne relèvent de la pure logique. Et si cela nous échappait ? Et si nous étions pris à notre propre jeu ? Comme vous ne l’écrivez « rien n’est gagné » et les 10 mois qui nous séparent de la présidentielle sont une éternité politique où tout peut se passer.
Pire encore : le symbolique est souvent largement plus puissant en politique que la logique, Fillon peut vous parler de ses costumes…
Et il est symboliquement très problématique que Mélenchon accède même au 2nd second, même sous couvert de stratégie électorale ! Imaginez-vous qu’il se privera de revendiquer la légitimité que cette place au 2nd tour lui donnerait ? Lui donneriez l’occasion de se saisir du symbole que représente celui de « l’opposition légitimée par les urnes » au fascisme d’extrême droite» ?
Personnellement je préférai qu’un score ridicule dès le premier tour le remette à la place qui lui revient : le néant. Il y a tout à perdre d’un scénario où Méluch peut tisser son récit de résistant, là encore le symbole sera plus fort que tous les tweets dénonçant les dérives de l’extrême gauche.
Et je ne peux pas m’empêcher de noter que, paradoxalement, vous avez les mêmes arguments que LFI :
Comme eux vous pensez pouvoir tirer profit des heurts d’entre deux tours. Eux pensent mettre la pression grâce à ça. Vous, vous imaginez que l’ultime gouvernement Macron « prendra en charge » ces heurts. Macron n’a pas pris en charge les incendies, la dette, la sécurité, l’immigration, les crises successives, les couteaux dans les écoles, les attentats, les dégradations à chaque match…mais il prendrait en charge ces heurts ? Pour quelle raison ? Et quel intérêt pourrait le motiver à agir ici alors qu’il ne l’a fait nulle part ?
Macron ne traitera aucune rébellion ni aucun mort, et la justice ne sera dure qu’avec le camp national. Et les médias ne condamneront que l’extrême droite. Regardons Crépol, Quentin, etc…
Il est fort probable que si Mélechon fait un très bon score au 1er tour, il y aura des heurts. Autant lui mettre une droite démocratique par les urnes dès début.
Enfin, et pardon pour la métaphore mais le site s’y prête, mais il semble compliquer de pactiser avec Satan, sous un prétexte de logique, et d’espérer s’en sortir avec un Jésus au bout du compte.
Toute la littérature reconnue dans ce monde parle de cette tentation universelle d’utiliser le mal pour faire le bien. Spoiler alert : ça ne marche jamais et je préfère me couper la main que d’effleurer un bulletin LFI, quand bien même cela aurait toutes les apparences du choix logique.
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« 1926 : un tournant pour le monde et l’Église ? »
Les conférences données dans le cadre du colloque universitaire du CEP, qui s’est tenu en février 2026; sont en ligne. Cette journée intitulée : “1926 : un tournant pour le monde et l’Église ?” avait pour thématique le centenaire de l’Action-Française et des Cristeros.
Parmi les dix interventions qui traitent de ces deux thèmes, l’introduction de Dominique Tassot est en libre consultation, tandis que le reste des interventions est réservé aux abonnés “Complet”.
Le département d’État de Trump lutte contre l’avortement en Afrique
La seconde administration Trump a été une immense déception pour les défenseurs du droit à la vie. Les avancées de la première administration Trump étaient en grande partie le fruit du travail acharné de militants pro-vie tels que l’ancien vice-président Mike Pence, qui a œuvré sans relâche pour que les droits de l’enfant à naître soient au cœur des préoccupations pendant quatre ans.
Le seul point positif de la seconde administration a été le ministère des Affaires étrangères de Marco Rubio. « Nous allons commencer à empêcher toute ONG internationale qui pratique ou promeut l’avortement à l’étranger de recevoir un seul dollar de fonds américains », a déclaré le vice-président JD Vance lors de la Marche pour la vie en janvier, annonçant une nouvelle version élargie de la politique de Mexico, qui interdit l’utilisation de l’argent des contribuables américains pour financer des avortements à l’étranger.
Le 18 juillet, un rapport de l’Associated Press a détaillé le programme international pro-vie du département d’État américain. Selon l’Institute for Journalism and Social Change, une organisation militante pro-avortement, 17 organisations américaines pro-vie « ont dépensé plus de 9,3 millions de dollars à travers l’Afrique en 2023 et 2024 », ce qui s’ajoute aux « 16 millions de dollars qu’elles ont envoyés sur le continent de 2019 à 2022 – ce qui est une sous-estimation, ont déclaré les chercheurs ».
Bien que 25 millions de dollars puissent paraître une somme importante, l’Associated Press omet de préciser que les groupes pro-avortement – souvent financés massivement par l’argent du contribuable – dépensent des milliards de dollars en Afrique pour promouvoir leur programme de « planification familiale ». MSI Reproductive Choices (anciennement Marie Stopes International) a dépensé des centaines de millions de dollars rien qu’en 2025. International Planned Parenthood investit également des millions sur le continent.
La guerre contre l’avortement en Afrique est un combat de David contre Goliath, mais, heureusement, les pro-vie gagnent du terrain.
En mai, une cour d’appel kényane a cassé un jugement affirmant que l’accès à l’avortement est un droit fondamental.
En juin, lors d’une conférence au Ghana, les représentants de 20 pays africains ont finalisé un projet de charte appelant au rejet des droits à la santé sexuelle et reproductive. Ce texte sera soumis au vote de l’Union africaine l’année prochaine. Sharon Slater, cofondatrice de l’organisation américaine anti-avortement Family Watch International, a participé cette année à la collecte de fonds en faveur de l’adoption de cette charte au Parlement européen à Bruxelles.
Le département d’État américain a souligné :
« Les Américains attendent de leurs impôts qu’ils servent à financer des programmes qui sauvent des vies et qui reflètent les valeurs américaines, et non des activités liées à l’avortement, des programmes sociaux de gauche ou des bureaucraties étrangères dispendieuses ». « L’aide américaine continue de soutenir un large éventail de services de santé maternelle et infantile dans le cadre de la stratégie mondiale de santé « America First ». »
Est-ce que quelqu’un craint l’annonce du Jugement dernier et de l’Enfer ?
De l’abbé Guy Pagès :
Dans la dernière version du lectionnaire de la messe dominicale, revue sous l’autorité du cardinal Sarah, alors Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, on trouve encore des textes tirés de la Sainte Ecriture dont la lecture d’une partie est laissée à la discrétion du célébrant, et ce afin de ménager “la capacité des fidèles d’écouter avec fruit la lecture plus ou moins longue (Présentation générale du Missel romain, n° 360).
Or, l’extrait d’Evangile de ce dimanche 26 juillet (Mt 13.44-52), déjà passablement court, pouvait être réduit à seulement ces trois versets :
“En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.”
… tandis que pouvaient être supprimés les versets suivants :
“Le Royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du Royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »”
Cela n’aurait-il donc pas de sens que l’Evangéliste ait voulu donner à la suite ces trois paraboles sur le Royaume des Cieux ? Ou bien serait-ce que quelqu’un (Mais qui cela pourrait-il bien être ?) craint l’annonce du Jugement dernier et de l’Enfer où vont la plupart des hommes … faute d’en avoir été prévenus ?
En effet, « Nous affirmons qu’une grande partie de ceux qui sont condamnés aux supplices éternels subissent ce châtiment sans fin à cause de leur ignorance des mystères qu’il est nécessaire de savoir et de croire pour être placés parmi les élus. » (Saint Pie X, Lettre encyclique Acerbo nimis, 15 avril 1905)
Que l’on me permette de recommander mon ouvrage :
Le rééducation LGBTQXYZ
Le gouvernement veut “former 100 % des cadres du ministère de l’Education nationale” afin de mieux lutter contre les discriminations anti-LGBT+, selon un nouveau plan dévoilé samedi par le ministre chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Mme Aurore BERGE.
Cette mesure vise à “mieux qualifier et signaler les actes anti-LGBTI+” au sein des établissements scolaires, souligne le ministère dans un communiqué de présentation du nouveau Plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+ pour la période 2026-2029.
Cela prendra la forme d’un “module dédié à la lutte contre la haine anti-LGBT+ (…) ajouté à la formation des directeurs comme des inspecteurs” et d’un renforcement de la formation continue, a détaillé Mme Aurore Bergé.
Elle souhaite également que soit disponible dans tous les établissements scolaires, à la rentrée 2027, un vademecum sur la lutte contre les discriminations anti-LGBT+.
Nos enfants ne sauront pas plus lire, écrire ni compter, mais ils seront bien formatés…
Edouard Vieilfault : servir l’investissement chrétien
Vous souhaitez investir pour le Bien Commun ? Rendez-vous ici :https://www.credofunding.fr/fr/menu_item_pages/investir
Aujourd’hui, Genèse reçoit Edouard Vieilfault, directeur associé chez Credolending, la plateforme chrétienne de l’investissement, qui a accompagné depuis 5 ans plus de 60 projets dans de nombreux domaines tels que le patrimoine, l’éducation, la culture, la fragilité humaine, l’écologie.
Un homme de finance… mais surtout un homme de liens. Du conseil en gestion de patrimoine à l’ouverture d’un bar, jusqu’à l’investissement au service du Bien commun, son parcours raconte une même quête : créer de la valeur sans jamais perdre le sens. Avec CredoLending, il bâtit un pont inédit entre investisseurs et porteurs de projets. Un lieu où la finance devient féconde.
Chronique des cinglés
🔴🇩🇪 INSOLITE | Une militante LGBTQ+ “espérait” que l’auteur de l’attaque terroriste à Berlin soit “une personne blanche chrétienne”. pic.twitter.com/SPjMac2XrF
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) July 26, 2026
Nouvelle attaque au couteau à Paris
Vers 11h30 ce lundi, un homme armés de deux couteaux s’est attaqué à des femmes au nord-ouest de Paris.
Les victimes, âgées de 19, 24 et 36 ans, «ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier», indique la préfecture de police de Paris. Deux d’entre elles, touchées au niveau des lombaires et de l’abdomen, sont actuellement en urgence absolue, la troisième est en urgence relative, mais aucun pronostic vital n’est engagé. L’une de ces femmes serait enceinte.
L’homme armé a été repéré par un policier hors service alors qu’il trottinait avec deux couteaux dans les mains. L’agent a immédiatement appelé des renforts et pris le suspect en filature pour finalement l’interpeller avec l’aide d’un équipage de police.
Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’homme avoue : «C’est Allah qui m’a ordonné.»
Attentat islamiste contre une manifestation LGBTQXYZ
Actualité symptomatique de la chute de l’Occident, à Berlin samedi, coincé entre le lobby LGBTQXYZ et l’islamisme conquérant
Samedi soir, une femme est morte, et 29 personnes ont été blessées, après qu’un homme en camionnette a foncé dans un groupe de participants, dans le bois de Tiergarten. Après une longue cavale, le suspect, Abdul Ballout, a été abattu par la police, dimanche soir, dans le quartier de Spandau.
Agé de 21 ans, Abdul Ballout, serait un partisan de l’État islamique, qu’il aurait tenté de rejoindre en Syrie, en 2025, avant qu’il ne soit arrêté au Liban. Il aurait couru en direction des forces d’intervention muni d’une arme blanche. Les membres de l’unité spéciale SEK-Berlin ont alors fait usage de leurs armes à feu. Abdul Ballout a été libéré d’un centre de détention pour mineurs en mai dernier. Il était connu des services de police notamment pour coups et blessures graves et extorsion avec violence.
Dans Le Monde, à part les mots croisés…
Bernard Arnault, patron de LVMH, a réagi à une enquête à charge publiée dans Le Monde :

Cholet : 4000 victimes de la Terreur recensées
Professeur d’histoire-géographie au lycée français international de Bangkok en Thaïlande et originaire du Maine-et-Loire, auteur d’un livre sur les massacres de masse commis par les révolutionnaires à Angers en 1793-1794, Jean-François Couet donnera une conférence à Cholet, mercredi 29 juillet. Il a été interrogé dans Ouest-France. Extrait :
Vote Mélenchon au 1er tour : une évidence
Certes, c’est un peu provocateur, et pourtant le constat s’impose de manière absolument logique.
AUTREFOIS 2 BLOCS, AUJOURD’HUI 3
Avant 2017, à part la surprise de 2002, la vie politique française s’articulait autour de 2 pôles : « Droite molle + Centre Droit », contre « Gauche modérée ». Le reste, c’étaient des extrêmes exclus, ou bien des supplétifs de ces 2 pôles.
Le 1er tour des élections présidentielles promettait alors peu de surprises.
Aujourd’hui, il y a 3 pôles : ce que nous appellerons par simplicité la « Droite dure » (RN-UDR), la « Gauche dure » (LFI et ses affidés), et un Centre allant de la « Droite molle » à la « Gauche modérée ».
Il y a donc 3 pôles, pour seulement 2 places en « finales », au 2e tour.
FAIRE GAGNER LE PEN, OU TOUT AUTRE CANDIDAT SI IMPARFAIT ?
Je postule ici qu’il faut souhaiter la victoire de RN-UDR, ou de tout candidat propice à limiter l’immigration, notamment musulmane.
J’en ai déjà présenté les arguments, notamment ici : https://archive.is/SuJvA.
Par ailleurs, l’urgence de la situation est démontrée ici : https://lesalonbeige.fr/nous-sommes-plus-de-50-a-vouloir-reagir-cela-ne-suffit-plus/ et ici https://lesalonbeige.fr/encore-des-maths-au-service-des-elections/
DES SONDAGES ACTUELS TROMPEURS
Certes, les sondages actuels donnent Marine LE PEN gagnante « dans tous les cas ».
Mais beaucoup d’électeurs n’ont pas encore choisi : entre 15 et 30 % d’indécis, selon les sondages.
Rien n’est donc gagné.
En effet, nous nous souvenons de 2002, des intimidations gauchistes dans la rue, dans les médias, des menaces/risques d’insurrection. C’est d’ailleurs ce que suggère M. BAGAYOKO. Tout cela fera peur à certains électeurs, qui préféreront l’agonie lente avec le Centre, plutôt que le bazar que promet la Gauche en cas de victoire patriote. Nous y reviendrons.
UNE SEULE CERTITUDE : LA FRANCE REJETTE MASSIVEMENT MELENCHON
Profitons des rencontres estivales pour faire ce test.
Certes, la diabolisation du RN persiste : difficile de dire publiquement qu’on est RN ou R! ou etc. En revanche, il est tout à fait admis de déclarer qu’on ne votera pas MELENCHON en cas de 2e tour contre LE PEN.
Essayez !
Vous verrez, les discussions qui suivront seront passionnantes. Vous n’aurez même pas besoin de parler, vous aurez juste libéré la parole grâce à une question socialement acceptée.
BILLARD A 2 BANDES : 1/ MELENCHON, POUR 2/ LE PEN
Nous nous plaçons ici dans l’hypothèse où LE PEN est largement devant dans les sondages.
Inutile de prendre des risques…
Dans ce cas, nous reprenons le principe ébauché ici : https://lesalonbeige.fr/presidentielle-ver-un-second-tour-rn-zemmour/ . Pour faire simple : s’il y a de la marge au 1er tour, comment utiliser cette marge pour préparer la suite ?
Réponse : voter MELENCHON au 1er tour, pour viser un 2e tour LE PEN – MELENCHON, seul cas de figure où il y a une quasi-certitude de victoire.
POLARISATION DROITE DURE – GAUCHE DURE : L’HEURE DES CLARIFICATIONS
Le Centre mène au même monde que la Gauche dure : moins de liberté (nos écoles, etc.), plus d’immigration-islamisation, d’injustice, de censure, des lois sociétales abominables, etc.
Certes, le RN déclare qu’il ne reviendra pas sur ces lois.
Retailleau dit d’ailleurs la même chose… (https://www.youtube.com/watch?v=ZTrufBwLlso&t=1700s)
Il ne reviendra pas sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, ni sur l’euthanasie : « tout ce qui a été fait avant, je n’y reviens pas ». Il précise aussi qu’il ne croit pas en la remigration.
Avec un 2e tour LE PEN – MELENCHON, le débat se polarisera sur le projet de société de long terme.
Chaque personnalité politique devra se déterminer par rapport à ces 2 projets. Quid des Valérie PECRESSE, des Xavier BERTRAND, etc. ? LR explosera, et c’est tant mieux.
POLARISATION DROITE DURE – GAUCHE DURE : PRESERVER LES PREMIERS TEMPS DU GOUVERNEMENT
Cette polarisation risque de provoquer des heurts dès l’entre deux-tours, beaucoup plus qu’en 2002.
Très cyniquement, je pense qu’il vaut mieux que ces heurts soient pris en charge par l’ultime gouvernement Macron de ce moment-là, plutôt que par le premier gouvernement RN-UDR.
Si cela devient vraiment dur, avec des morts, il vaut mieux que cette rébellion soit traitée par un ministre de l’Intérieur macroniste, au moins au début.
Les premiers temps d’un gouvernement RN-UDR seront très difficiles : il est alors préférable d’hériter d’une situation déjà dégénérée, plutôt que de la voir surgir quand on est aux commandes. Nous y reviendrons.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
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Les actions en justice de l’Agrif témoignent de l’existence d’un racisme anti-Blancs
Maître Jérôme Triomphe, avocat de deux victimes du bal de Crépol et membre de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif), a été interrogé dans le JDD sur la reconnaissance du caractère raciste du drame. Extrait :
Dans le débat public, certains nient l’existence même d’un racisme anti-Blancs. Quelles actions en justice de l’Agrif témoignent de ce phénomène en France ?
Je pourrais citer plusieurs affaires emblématiques que l’Agrif a plaidées, par exemple contre le clip de rap Pendez les Blancs qui avait donné lieu à une condamnation en première instance mais à une annulation de procédure en appel, du fait d’une erreur du parquet.
Le 11 septembre prochain seront jugés devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, à l’initiative de l’Agrif, les propos de monsieur Madjid Messaoudene, ancien élu de Saint-Denis, qui écrivait : « Nous sommes antiracistes contre tous les racismes », précisant : « Sauf contre le racisme anti-Blancs évidemment. » Cette affaire sera particulièrement d’actualité puisque certains s’évertuent à nier le racisme anti-Blancs.
Vous évoquez aussi le « racisme » antichrétien. La justice y est-elle réceptive ?
Nous rencontrons les mêmes problèmes. Dans un dossier que j’ai plaidé pour l’Agrif il y a quelques années, les jeunes auteurs de la profanation d’un cimetière chrétien avaient reconnu avoir agi avec une motivation antichrétienne. Contre l’évidence, le tribunal avait déclaré l’Agrif irrecevable en prétendant que les actes n’avaient pas été commis avec une motivation antichrétienne. Sur appel de l’Agrif, la cour d’appel avait rétabli la justice. La récente affaire de l’incendie de l’église de Saint-Omer est tout aussi révélatrice. Nous sommes en septembre 2024. Le mis en cause pour cet acte dévastateur a déjà six incendies d’églises à son actif. Le procureur général demande expressément au procureur de la République de retenir le caractère antichrétien dans le réquisitoire, démarche rare qui témoigne d’une volonté ferme. Malgré cette demande, et toutes les observations que l’Agrif a fournies pour démontrer le caractère antichrétien, le juge d’instruction refusera dans son ordonnance de règlement de retenir cette circonstance aggravante et décidera de renvoyer le mis en cause devant le tribunal correctionnel pour un simple délit. C’est parce que nous avons fait appel que la justice nous a donné raison en retenant la circonstance aggravante et en requalifiant le délit en crime.
Faire reconnaître ces circonstances aggravantes a donc un effet direct…
Évidemment. Au-delà de l’aggravation légale des peines, on ne peut pas juger sans examiner l’ensemble des circonstances et des motivations qui ont entouré l’acte poursuivi. C’est une question de justice.
Vanité des vanités, au musée des Beaux-Arts de Lyon – Ce qu’un tableau m’a appris sur la vie.
Illustration : Vanité, attribuée à Simon Renard de Saint-André (1613-1677), Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Que peut encore nous dire une Vanité du XVIIᵉ siècle, à nous qui avons appris à ne plus regarder qu’en passant ? Devant un tableau attribué à Simon Renard de Saint-André, au musée des Beaux-Arts de Lyon, le regard découvre peu à peu que la fragilité n’est peut-être pas l’envers de la vie, mais sa lumière la plus secrète.
I. Un havre de paix
Le musée des Beaux-Arts de Lyon m’est familier. Certains lieux vous accueillent comme une maison que l’on n’aurait jamais quittée. Le silence du palais Saint-Pierre est assez vaste pour recevoir chacun sans que les regards s’y heurtent. Rien ici ne presse le pas ni ne bouscule la pensée. Les œuvres n’interrompent jamais celui qui les contemple ; elles savent attendre, immobiles dans le silence des siècles. Le temps cesse d’être cet ennemi qu’il faudrait tuer ; il redevient une demeure à habiter. À une époque où l’on croise mille regards sans jamais vraiment se voir, où les rencontres ne font souvent que s’effleurer avant de disparaître, le musée accomplit le contraire : il rend à chacun la profondeur de son regard et le courage de ne plus se fuir.
Un jour, je me suis arrêté devant trois Vanités austères du XVIIe siècle accrochées côte à côte. Trois crânes. Beaucoup de visiteurs passent sans ralentir, mais mon regard s’est arrêté sur celle du milieu, attribuée à Simon Renard de Saint-André. Non pas sur le crâne posé sur la table de bois, mais sur trois bulles de savon survolant l’ensemble.
Je suis resté longtemps devant ce tableau, et je n’ai plus cessé d’y revenir. Non par curiosité, mais par besoin. Comme on demeure devant le tabernacle. Je ne viens pas lui demander des réponses ; je viens lui confier mes questions.
II. La table des absents
Je commence toujours par regarder le crâne. Non pour m’effrayer, mais pour me rappeler que nous sommes mortels. Ce crâne, ceint d’un laurier qui ne couronne plus rien, ne condamne pas la vie ; il lui rend son prix : celui d’un souffle compté, dans un monde qui préfère l’oublier et rêve d’être un consommateur éternel.
Puis le regard glisse vers les objets qui l’entourent. Loin d’être de simples accessoires, ils semblent attendre celui qui ne reviendra plus. La flûte repose comme un instrument que l’on s’apprête à reprendre, mais qui demeurera muet. La partition entrouverte garde encore le silence d’une musique interrompue. Ce parchemin aux cachets rompus — dérisoire titre de propriété que le temps a réduit à presque rien —, ce verre brisé, cette bouteille vide prolongent l’écho d’un repas partagé, d’une conversation à voix basse.
Il suffit parfois de rouvrir quelques lettres jaunies dans le tiroir d’un secrétaire pour que les voix reviennent. Ceux qui ne sont plus ne disparaissent jamais tout à fait. Ils demeurent tout près.
Longtemps, j’ai cru que ces objets annonçaient seulement la mort. Aujourd’hui, je veux croire qu’ils célèbrent la vie. Ou plutôt, ils murmurent que rien de ce qui a été vécu avec vérité ne disparaît tout à fait. L’absence elle-même devient alors, parfois, la preuve la plus éclatante de la présence.
Il a fallu qu’une main humaine trace ces lignes et qu’un sceau y appose sa marque dérisoire pour que ce papier fragile traverse les années. La table de Simon Renard de Saint-André n’est pas une table abandonnée : elle est comme habitée par la mémoire de vivants qui ne sont plus là, et dont on espère qu’ils n’ont pas tout à fait cessé d’être.
III. La lumière dans les bulles
Au-dessus de ce silence reposent enfin ces objets insaisissables : les bulles elles-mêmes. Quasiment invisibles, suspendues au-dessus du monde immobile de la table, elles semblent pourtant révéler le secret du tableau. Depuis près de quatre siècles, elles menacent de se rompre — et pourtant, elles demeurent.
Nous les croyons fragiles, mais c’est peut-être nous qui le sommes davantage, nous qui pouvons nous briser au moindre choc. La bulle, elle, ne prétend être rien d’autre que ce qu’elle est : une mince pellicule d’eau retenant un peu d’air, un peu de lumière, un peu de temps.
Après une vie passée à contempler le vivant, cette vérité a cessé d’être une abstraction. Un souffle qui s’interrompt, un cœur qui défaille, et tout peut basculer.
La Vanité contemple cette faille avec une clarté sereine, sans fausse pudeur ni illusion facile. Elle nous invite simplement à accueillir cette vérité : notre fragilité n’est pas l’opposé de notre beauté ; elle en est peut-être le prix.
En m’approchant des trois bulles, presque le visage contre la vitre, j’aperçois ce reflet d’une minutie saisissante : prisonnière de la sphère, la fenêtre de l’atelier se redessine, fidèle aux lois de l’optique et de la lumière. Le peintre n’a pas seulement cherché à imiter le réel avec une précision virtuose ; il a fixé sur la toile l’image même de l’éphémère.
De ce reflet minuscule, une seconde vérité se dégage : celle du temps lui-même. Ce que nous croyons posséder de notre monde — nos paysages, nos biens, nos certitudes — n’est peut-être qu’un reflet fragile à la surface du temps, promis à s’évanouir en un instant. Pourtant, aujourd’hui encore, cette même lumière vient rencontrer mon regard. C’est celle qui éclairait le visage de l’artiste tandis qu’il peignait, celle qui traversait ces carreaux, et qui atteint mes yeux plusieurs siècles plus tard.
La lumière voyage plus loin que nous. Elle traverse les âges comme une promesse silencieuse.
Le peintre ne démontre rien ; il laisse entrevoir qu’au cœur même de ce qui passe demeure une ouverture vers l’éternel. Les plus grandes vérités naissent souvent ainsi : d’une lueur aperçue, d’une présence discrète.
La fragilité n’est pas une anomalie qu’il faudrait cacher ; elle est peut-être le lieu même où la vie se révèle, avec sa gravité et sa grandeur. Alors, pourquoi une simple bulle de savon ne deviendrait-elle pas le signe fragile d’une espérance ?
Ce qui est transparent peut refléter le ciel. Ce qui est sur le point d’éclater peut encore contenir tout l’arc-en-ciel.
L’espérance n’est pas une fuite hors du réel ; elle est ce qui permet de traverser ses failles sans s’y briser.
IV. Une école de l’attention
Si je reviens devant cette Vanité, ce n’est pas pour y chercher un refuge. La vie n’est pas seulement un chemin harmonieux ; elle est aussi faite de colères retenues, de révoltes sans issue, de moments où le sens semble se dérober et où le silence paraît répondre à toutes nos questions. Les failles et les nuits où nos certitudes vacillent font partie du chemin.
Le musée est devenu pour moi une école de l’attention, un acte de résistance contre la tyrannie de l’immédiat. Prendre son temps, c’est reconquérir une liberté oubliée : contempler sans posséder, recevoir sans consommer, demeurer sans chercher à capturer.
Lorsque je quitte le musée, la ville s’agite autour de moi et, dans ma poche, mon téléphone vibre. Mais je souris. Cette fois, il peut attendre. Un silence qui ne demande rien m’a été rendu.
Il est presque l’heure de fermer. Je me retourne une dernière fois. Les bulles sont toujours là. Le crâne aussi.
Et si la paix demeure, ce n’est pas parce qu’elle aurait oublié les âpretés de l’existence, mais parce qu’elle les a traversées.
Notre vie ressemble à cette bulle : brillante un instant, transparente l’instant suivant, et pourtant capable de porter tout le ciel avant de disparaître. La fragilité n’empêche pas la lumière ; elle en est parfois le plus fidèle miroir.
Les grands tableaux ne répondent pas à nos questions. Ils nous apprennent plutôt à les porter.
Au fond, il n’en reste peut-être qu’une seule :
Qu’aurai-je fait de la lumière qui m’a été confiée ?
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Le bouleversant témoignage d’une maman qui voit son enfant, Stanislas, renversé par une voiture puis passer des mois entre la vie et la mort, soutenu par la prière et l’affection de ses parents et de ses amis. Laurence Trochu nous présente cet émouvant récit dans lequel une expérience de mort imminente (EMI) donne son titre à l’ouvrage : “Maman, j’ai vu Jésus”.
IXe dimanche après la Pentecôte : “Jésus s’étant approché de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Les chants du propre de la messe de ce neuvième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, à l’exception cette fois de la Communion. A l’inverse des chants du dimanche précédent, c’est le Graduel qui nous fera entendre une acclamation triomphale à la majesté divine, alors que l’Introït et l’Alléluia sont des prières suppliantes.
► Introït : Ecce Deus
Le texte de l’Introït est tiré du psaume 53, composé par David alors qu’il était poursuivi par des ennemis implacables. Mais cet appel au secours est comme toujours plein de confiance dans la protection divine. Ce psaume est utilisé pendant la semaine sainte, où il est mis dans la bouche du Christ. L’Introït de ce jour commence par un verset exprimant la confiance dans le secours du Seigneur, avant d’implorer sa protection.
Ecce Deus adjuvat me, et Dominus susceptor est animæ meæ : averte mala inimicis meis, in veritate tua disperde illos, protector meus Domine.
Voici que Dieu vient à mon secours, le Seigneur est le soutien de mon âme : détournez les maux sur mes ennemis, dans votre fidélité dispersez-les, Seigneur, notre protecteur.
On voit que la première phrase est une affirmation à la troisième personne de notre confiance en Dieu, exprimée par une mélodie joyeuse et pleine d’allant, tandis que la deuxième phrase passe à la deuxième personne, et devient une prière suppliante, marquée par une mélodie plus tourmentée, surtout la cadence en demi-ton de inimicis meis. Mais on retrouve la confiance à la fin avec une belle courbe calme mais pleine d’assurance sur les mots protector meus. Cet Introït est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 53 :
Deus in nomine tuo salvum me fac : et in virtute tua judica me.
Mon Dieu par votre nom sauvez-moi, et par votre puissance faites-moi justice.
► Graduel : Domine Dominus noster
Entre les supplications de l’Introït et de l’Alléluia, nous allons trouver dans le Graduel du neuvième dimanche après la Pentecôte, une exclamation de louange, d’admiration et de reconnaissance pour le créateur et tous ses bienfaits, sur la terre, univers visible, et dans les cieux, univers invisible. C’est le début du psaume huit.
Domine Dominus noster, quam admirabile est nomen tuum in universa terra ! Quoniam elevata est magnificentia tua super cælos !
Seigneur, notre maître, que votre nom est admirable sur toute la terre ; que votre majesté est élevée au-dessus des cieux !
Pour la sixième fois consécutive en ces dimanches après la Pentecôte, la mélodie de ce Graduel utilise le cinquième mode grégorien, avec des formules typiques qui reviennent souvent et se ressemblent plus ou moins. Mais à chaque fois ces mélodies s’adaptent parfaitement au texte qu’elles doivent servir. Ici on n’a pas au départ un grand élan enthousiaste comme dans l’Introït et l’Alléluia de dimanche dernier ; la mélodie de la première phrase reste d’abord grave, calme et horizontale, exprimant une profonde adoration ; puis elle s’élève en un bel élan d’admiration, précisément sur le mot admirabile, et se poursuit en souples ondulations pleines du bonheur de contempler la splendeur divine.
► Alléluia : Eripe me
L’Alléluia du neuvième dimanche après la Pentecôte présente un contraste frappant avec le Graduel de cette messe ainsi qu’avec l’Alléluia Magnus Dominus du dimanche précédent. La plupart des Alléluias de ce temps liturgique sont des chants d’action de grâces et des acclamations enthousiastes et triomphales, mais il y a quelques exceptions. Nous avions rencontré dans l’Alléluia du sixième dimanche une prière suppliante mais pleine de confiance. Nous avons cette fois une supplication intense, presque douloureuse. Un Alléluia n’est pas toujours joyeux.
Le texte est le premier verset du psaume 58. Nous avons déjà remarqué que depuis le cinquième dimanche tous les Alléluias ont pour texte le premier verset d’un psaume, et il en sera ainsi tous les dimanches jusqu’au quatorzième dimanche, sans exception.
Eripe me de inimicis meis, Deus meus : et ab insurgentibus in me libera me.
Arrachez-moi à mes ennemis, mon Dieu et délivrez-moi de ceux qui se dressent contre moi.
Ce verset de psaume, où David demande au Seigneur d’abattre les ennemis qui le harcèlent sans cesse, est très utilisé au temps de la Passion dont il est une sorte de refrain ; il y est bien entendu placé dans la bouche du Christ. En ce temps après la Pentecôte, qui représente la longue marche de l’Église depuis les apôtres jusqu’à la fin des temps, il peut être mis dans la bouche de l’Église, c’est tout à fait d’actualité, ou de chaque âme chrétienne en proie aux épreuves et aux tentations. La mélodie est aussi suppliante que le texte. Elle s’étire comme une longue plainte.
► Offertoire : Justitiæ
Comme cela arrive assez souvent en ce temps après la Pentecôte, nous l’avons déjà constaté au sixième dimanche, et ce sera encore le cas les deux prochains dimanches, l’Offertoire du neuvième dimanche après la Pentecôte est repris à un autre dimanche de l’année. Aujourd’hui nous trouvons celui du troisième dimanche de Carême, méditation aimante et contemplative sur la loi divine et le bonheur qu’il y a à l’observer :
Justitiæ Domini rectæ, lætificantes corda, et dulciora super mel et favum, nam et servus tuus custodiet ea.
Les préceptes du Seigneur sont justes, ils réjouissent les cœurs et sont plus doux qu’un rayon de miel ; aussi votre serviteur les observe-t-il.
Les mots dulciora et ea qui sont au neutre se rapportent au substantif judicia qui figure dans le psaume, mais qui n’est pas repris dans le texte de l’Offertoire. Il est d’ailleurs à peu près synonyme du premier mot de ce texte justitiæ. On notera aussi à la fin, le passage de la troisième à la deuxième personne que l’on rencontre souvent dans les psaumes. Ce texte aurait pu être emprunté au psaume 118, la longue méditation sur la volonté de Dieu et ses commandements que l’on rencontre souvent au cours de l’année liturgique et d’où était tiré l’Offertoire de dimanche dernier.
En fait, celui-ci est pris dans un autre psaume, le psaume 18, dont la deuxième partie résume au contraire les mêmes thèmes en quelques versets très condensés. La mélodie est très calme, paisible et assurée, tournant toujours autour de la même note sur laquelle elle pose notes longues et cadences. Cependant la conclusion est surprenante : au lieu de se terminer sur cette même note, la mélodie descend un demi-ton plus bas, restant en suspens comme un long regard qui ne veut pas finir.
► Communion : Qui manducat
L’Antienne de Communion du neuvième dimanche après la Pentecôte est le seul chant de cette messe dont le texte n’est pas tiré d’un psaume, mais de l’Évangile. Il ne s’agit d’ailleurs pas de l’Évangile du jour, mais d’un passage célèbre du discours sur le pain de vie, dans l’Évangile de saint Jean qui convient particulièrement bien au moment de la Communion. Le nouveau Graduel publié par Solesmes en 1974 a affecté cette Communion à la fête du Saint Sacrement, où elle est également bien à sa place ; le texte figure d’ailleurs dans le verset d’Alléluia de cette fête.
Qui manducat carnem meam, et bibit sanguinem meum, in me manet, et ego in eo, dicit Dominus.
Qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui, dit le Seigneur.
On sait qu’en entendant ces mots, auxquels ils ne comprirent rien, un grand nombre de disciples se scandalisèrent et partirent. Nous qui savons et avons éprouvé la réalité de ces paroles, nous les répétons avec joie et enthousiasme. La mélodie est légère avec un grand élan qui monte vers les mots sanguinem meum. La deuxième phrase et ego in eo est plus calme et intérieure. C’est vraiment le Christ qui nous parle cœur à cœur.
La vertu évangélisatrice du pèlerinage
Extrait d’un entretien donné dans Le Nouveau Conservateur par Philippe Darantière, président de Notre-Dame de Chrétienté :

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La Vie Chrétienne Victorieuse – « La confiance en soi : l’illusion de l’invincibilité »
Pierre aimait sincèrement son Maître, mais il aimait aussi sa propre force. Cette nuit-là, Jésus lui annonça une chute qu’il jugeait impossible. Mais quand le coq chanta pour la troisième fois, Pierre comprit trop tard que sa propre force n’était que faiblesse. Son histoire est celle d’une confiance brisée et d’une foi renaissante. L’assurance de soi, même sincère, prépare souvent la chute. Seule, la confiance placée en Jésus-Christ demeure sûre.
Cette scène de l’avertissement du reniement, répétée par les quatre évangélistes, a quelque chose de solennel, presque de tragique. Jésus, dans l’institution de la Cène, tourne vers ses disciples un regard pénétrant :
« Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé », murmure-t-il (Luc 22:31).
Et Pierre, sans hésiter, de répondre avec cette fougue qui le caractérise :
« Seigneur, je suis prêt à aller avec toi en prison et à la mort ! » (Luc 22:33).
Matthieu et Marc rapportent la même assurance, teintée d’une pointe de défi : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. » (Matthieu 26:33). Jean, lui, note cette phrase pathétique : « Je donnerai ma vie pour toi. » (Jean 13:37).
Et pourtant…
Quelques heures plus tard, dans la cour glaciale du grand-prêtre, le même Pierre, le premier des apôtres, se met à nier. Pas une fois, ni deux, mais trois. D’abord avec une timide esquive : « Je ne sais pas ce que tu dis. » (Luc 22:57). Puis avec une irritation grandissante : « Je ne connais pas cet homme. » (Luc 22:58). Enfin, avec un serment qui sonne comme un blasphème : « Je ne sais pas de quoi tu parles ! » (Luc 22:60).
Et alors, le coq chanta.
Ce n’est pas un hasard si les Évangiles insistent sur ce détail. Le chant du coq, dans l’Antiquité, marquait le passage de la nuit au jour – mais ici, il scelle la fin d’une illusion. Pierre, en entendant ce cri, se souvient. Et il pleure. Non pas des larmes de regret superficiel, mais un déchirement : celui d’un homme qui découvre, dans la honte, que sa confiance en lui-même était bâtie sur le sable.
Car Pierre n’était pas un lâche. Il avait marché sur les eaux (Matthieu 14:29), confessé que Jésus était le Christ (Matthieu 16:16), frappé Malchus avec l’épée, et juré de suivre le Seigneur jusqu’au bout. Mais sa force, il la puisait en lui-même et c’était là son erreur. Jésus, lui, savait. Il avait prié pour lui, non pour l’épargner de l’épreuve, mais pour que sa foi ne défaille pas (Luc 22:32).
Car la vraie question n’était pas : « Pierre, tiendras-tu ? », mais : « Pierre, en qui places-tu ta confiance ? » Et la réponse, cette nuit-là, fut cruelle.
L’histoire de Pierre n’est pas un cas isolé. Elle résonne avec les chutes de tous ceux, qui, avant lui, avaient cru que leur propre bras les sauverait.
Les exemples suivants mettent en relief leur gravité.
Moïse, lui, avait vu la main de Dieu se déployer en Égypte, à la mer Rouge, dans le désert. Pourtant, à Mériba, excédé par les murmures du peuple assoiffé, il frappe le rocher au lieu de lui parler, comme Dieu l’avait ordonné. « Écoutez, rebelles ! », s’exclame-t-il, comme si sa propre autorité devait faire jaillir l’eau (Nombres 20:10). Et Dieu lui répond avec une sévérité rare : « Parce que vous n’avez pas eu confiance en moi. » (Nombres 20:12). En conséquence, Moïse, l’homme le plus humble de la terre n’entrera pas dans le pays donné par Dieu. Son frère Aaron subira le même châtiment.
Et que dire de la faiblesse morale de Samson ? Ce juge, doté d’une force surhumaine, jouait avec le feu. Il défiait les Philistins, brisait ses liens comme des fils de lin, mais cédait à Dalila, persuadé qu’il pourrait toujours échapper à son piège. « Si on m’attache avec des cordes neuves, je deviendrai faible comme un autre homme. » (Juges 16:11). Il mentait, à elle et à lui-même. Quand enfin les Philistins lui crèvent les yeux, il comprend, trop tard, que sa force n’était pas la sienne. Néanmoins, ces deux hommes, Moïse et Samson, entre autres, sont cités parmi les « héros de la foi » qui ont obtenu le témoignage d’être agréables à Dieu par la foi. (Hébreux 11 : 39).
Même Saul de Tarse, ce pharisien zélé, était convaincu de servir Dieu en persécutant les chrétiens. « Je suis un Juif, né à Tarse en Cilicie, mais j’ai été élevé dans cette ville, instruit aux pieds de Gamaliel dans la stricte observance de la loi de nos pères » (Actes 22:3).
Sa confiance en sa propre justice était inébranlable. Jusqu’à ce que, sur le chemin de Damas, une lumière l’aveugle et qu’une voix lui demande : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9:4). Sa chute (littérale) fut le début de sa conversion : non plus une confiance en ses œuvres, mais en Celui qu’il persécutait.
Ces récits, séparés par des siècles, se rejoignent en un point : la confiance en soi, quand elle devient autosuffisance, est une trahison. Non pas une trahison de Dieu – car Lui sait nos limites mieux que nous – mais une trahison de notre propre nature. L’homme, créé pour dépendre de son Créateur, se croit parfois capable de se suffire à lui-même.
Pourtant, la confiance en soi n’est pas le seul écueil. Il en est un autre, tout aussi subtil : le manque de confiance en Dieu. Cette nuit où la tempête secouait la barque sur le lac de Galilée, les disciples, paniqués, réveillèrent Jésus en hurlant : « Maître, nous périssons ! » (Matthieu 8:25). Pourtant, s’ils avaient vraiment cru que Celui qui dormait à l’arrière était le Maître des vents et des flots, ils se seraient allongés en paix à Ses côtés.
Car « la mer est à Lui, c’est Lui qui l’a faite » (Psaume 95:5). ” Qui a fermé la mer avec des portes…; Quand je dis: tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà; ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots? ” (Job 38:8-11)
Leur erreur n’était pas la peur de la tempête, mais l’oubli de Celui qui la dominait.
La Bible ne condamne pas toute confiance en soi. Le paysan qui sème son champ, l’artisan qui travaille de ses mains, la femme vertueuse qui veille sur ce qui se passe dans sa maison, l’étudiant qui prépare ses examens ; tous agissent avec une confiance raisonnable en leurs capacités.
Dieu nous a donné des dons, des talents, une intelligence ; il serait ingrat de les négliger.
Mais il y a une ligne rouge, fine et périlleuse, entre la confiance en soi comme outil (« Je vais étudier pour réussir mon examen ») et la confiance en soi comme idole (« Je n’ai besoin de personne, pas même de Dieu »).
Jacques, dans son épître, met en garde contre cette illusion :
« Vous qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville… Vous ne savez pas ce qui arrivera demain ! » (Jacques 4:13-14).
La vie est une vapeur, et nos projets, aussi solides soient-ils, tiennent à peu de chose. « Si le Seigneur le veut, nous vivrons. » (Jacques 4:15). Cette simple phrase : « si le Seigneur le veut » est le gardien de notre humilité.
La confiance en Dieu ne nie pas nos efforts ; elle les oriente. Elle ne nous demande pas de renoncer à notre intelligence, mais de la soumettre. Si Moïse, Samson, Pierre, ou Paul (Saul) nous semblent lointains, leurs erreurs, elles, sont éternellement actuelles. Combien de croyants, aujourd’hui, placent leur confiance dans leurs œuvres plutôt que dans la grâce ? Ils jeûnent, prient, donnent et s’imaginent que ces actes leur méritent le salut. Pourtant, Paul est catégorique :
« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres. » (Éphésiens 2:8-9).
La confiance en ses propres mérites est une illusion hasardeuse. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Corinthiens 4:7), leur rappelle Paul. Nos talents sont des dons, pas des trophées. Certaines Églises, aussi, tombent dans le piège. Elles misent sur des stratégies marketing, des programmes sophistiqués. Le Seigneur Jésus n’a pas besoin de nos méthodes ; Il cherche notre obéissance. Et que dire de ceux qui, comme Pierre avant sa chute, se croient à l’abri de la tentation ? « Moi, je ne tomberai jamais ! » Combien de mariages brisés, de ministères souillés, de vies dévastées par cette présomption ? « Que celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber. » (1 Corinthiens 10:12).
Le monde moderne, avec son culte de la performance et de l’autonomie, alimente cette illusion. « Sois toi-même », « Crois en toi », « Tu as tout en toi ». Ces slogans, répétés à l’envi, résonnent comme des échos déformés de la chute de l’humanité au jardin d’Éden : « Vous serez comme des dieux. » (Genèse 3:5).
Or, la Bible nous rappelle une vérité dérangeante : nous ne sommes pas des dieux. Nous sommes des créatures fragiles, faillibles, et désespérément en besoin de grâce. Pour certains, c’est dur à entendre. Alors, où placer notre confiance ? Pas en nous-mêmes, car « le cœur est trompeur par-dessus tout.» Pas en les autres, car « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme.» Pas dans les circonstances, car « le monde passe et sa convoitise aussi.» En Jésus, car Lui seul a vaincu le péché, la mort et Satan. Lui seul peut dire : « Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin » (Apocalypse 22:13).
Pierre, après sa chute, l’a compris. Quand Jésus, sur le rivage de Tibériade, lui demande : « M’aimes-tu ? », il ne répond plus avec arrogance, mais avec humilité : « Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21:15-17). Sa confiance en lui-même était brisée ; sa confiance en Christ, elle, était inébranlable.
Paul, lui aussi, avait troqué sa confiance en sa propre justice contre une foi totale en Jésus : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2:20). Et il pouvait ajouter, avec une assurance nouvelle : « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Philippiens 4:13).
La vraie confiance n’est pas l’absence de doute, mais la certitude que Dieu est fidèle, même quand nous ne le sommes pas. « Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Timothée 2:13).
Au terme de ce parcours, une question persiste : comment cultiver cette confiance en Christ ?
Peut-être en commençant par reconnaître notre faiblesse. Nos forces sont limitées, les siennes sont infinies. Ensuite, en méditant Sa Parole ; « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10:17). Plus nous connaissons Jésus, plus nous Lui faisons confiance. En priant. La prière n’est pas un monologue où nous informons Dieu de nos besoins ; c’est un dialogue où nous reconnaissons notre dépendance. Et enfin, en n’oubliant pas nos chutes. Pierre n’a jamais oublié son reniement. Cette mémoire douloureuse était le gardien de son humilité. De même, nos échecs peuvent devenir, non pas des stigmates de honte, mais des rappels que notre force vient d’ailleurs.
Un jour, l’apôtre Jean, vieux et exilé sur l’Île de Patmos (Mer Égée), écrivit ces mots :
« Ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et voici la victoire qui triomphe du monde, notre foi » (1 Jean 5:4).
La victoire ne vient pas de nous. Elle vient de Celui en qui nous plaçons notre foi. Et c’est là, peut-être, la plus belle leçon de l’histoire de Pierre : la confiance en soi mène à la chute ; la confiance en Christ, à la victoire.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Si le Conseil constitutionnel ne garantit pas la liberté des établissements religieux, un recours sera déposé devant la CEDH
Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, signale que
d’éminents juristes, de toute l’Europe, se sont rassemblés autour de nous pour remettre au Conseil constitutionnel une « contribution volontaire en défense du droit des organisations religieuses à ne pas être contraintes d’organiser la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté ». Parmi les 35 signataires figurent quatre anciens juges de la Cour européenne des droits de l’homme, d’anciens commissaires européens et des universitaires.
Nous nous activons pour faire intervenir aussi d’autres autorités.
Si le Conseil constitutionnel ne garantit pas la liberté des établissements religieux, nous sommes prêts, déjà, à aller à la Cour européenne des droits de l’homme. Notre stratégie est déjà en place.
Enfin, parce que les problèmes de la loi sur l’euthanasie ne se limitent pas à la liberté des établissements religieux, l’ECLJ, en tant que tel, a aussi remis au Conseil un mémoire exposant de façon précise et explicite les graves problèmes contenus dans cette loi. Je vous assure que la liste est impressionnante. J’ai lu et relu cette loi pour l’analyser et, à chaque fois, j’y découvre de nouveaux risques d’abus. J’ai moi-même du mal à l’admettre. Il est terrible de devoir constater que cette loi, malgré les discours rassurants de certains, ouvre en fait un véritable « boulevard » à la mort dès lors qu’un médecin serait désireux de « libérer » un patient de ses souffrances.
Je vous préviens d’ores et déjà qu’il sera quasiment impossible de faire constater une « euthanasie abusive », car tout le processus est entre les mains d’un seul médecin. Je vous invite à lire attentivement notre analyse détaillée, et à la partager autour de vous. Les gens ne réalisent pas à quel point cette loi est faite pour faciliter la mort.
Censure : Macron se félicite que la France soit alignée sur le Vietnam communiste
Emmanuel Macron a remercié le régime communiste vietnamien de faire comme la France en censurant les réseaux sociaux :

Au Vietnam, plus de 160 prisonniers politiques sont détenus pour avoir exercé pacifiquement leur liberté d’expression ou critiqué le pouvoir. Les articles 117 et 331 du Code pénal permettent de condamner jusqu’à vingt ans de prison pour « propagande contre l’État » et jusqu’à sept ans pour « abus des libertés démocratiques ». Le régime emprisonne journalistes, blogueurs et simples citoyens pour leurs publications : 29 journalistes étaient encore derrière les barreaux en mars 2026, et le Vietnam figurait au 174ᵉ rang sur 180 pour la liberté de la presse. Son décret 147 impose déjà l’identification des comptes, le retrait des contenus jugés illégaux et la transmission des données des utilisateurs aux autorités avec très peu de garanties. La France, qui avait pour étendard la liberté, remercie donc publiquement l’un des régimes les plus répressifs du monde d’avoir rejoint son “mouvement”. Lorsque le Vietnam adopte votre modèle de contrôle de la parole, ce n’est pas une consécration : c’est une alerte. On attend désormais les félicitations de la Corée du Nord et du Turkménistan.
Quelle sera la phase suivante ?


“Soyons des missionnaires auprès des malades, des sans-espérance autour de nous”
Dans La Nef, un moine de Sainte-Marie de La Garde propose de résister à l’euthanasie avec les armes de vie de la foi. Extrait :
[…] Quelle sera donc notre arme suprême pour affronter maladie, vieillesse, perte d’autonomie et mort ? La grâce intérieure que le Christ, vrai Dieu et vrai homme, nous a méritée par sa mort, et que son exemple nous rend visible extérieurement. Pas de plus beau modèle, de plus bel exemple à suivre, que celui du Christ, spécialement face à la souffrance du corps, de l’esprit et de l’âme, face à la plus terrible cruauté des hommes, face à la solitude de la mort sur la croix. Il nous a tous aimés, individuellement, et il nous a aimés… jusque-là ! Et « Il s’est livré lui-même pour nous, s’offrant à Dieu en sacrifice, victime d’agréable d’odeur » pour nous racheter, et que nous soyons rendus à nouveau dignes d’avoir part à cet héritage dans son propre royaume, qui est aussi celui de Dieu. Ce n’est pas une « arme d’auto-délivrance », une arme qui cause la mort, mais une arme de vie, d’union au Christ Rédempteur et Sauveur, une arme de communion qui fait de nous, non plus seulement des bénéficiaires, mais aussi des coopérateurs à notre propre rédemption, aux dires de saint Thomas d’Aquin, et pas seulement de notre rédemption personnelle, mais de la rédemption du monde, de tous les souffrants, de tous les désespérés de la terre. Affirmation reprise par le Catéchisme de l’Église Catholique au n. 618.
Obéissance amoureuse
Jésus, fils de Dieu et fils de l’homme, a affronté et embrassé librement, volontairement la mort, propre de la condition humaine. Malgré son effroi face à elle, lui, le Prince de la Vie, il l’assuma à bras-le-corps… et le cœur, dans un acte de soumission totale et empreinte du plus grand amour, envers le dessein rédempteur de son Père envers toute l’humanité. Son obéissance jusqu’à la mort a transformé la malédiction de la mort en une bénédiction pour tous les hommes. À sa suite, notre propre mort et les souffrances qui la précéderont peut-être, seront transformées en un acte d’obéissance amoureuse envers le Père.
Comment nous y préparer ? Accueillons les « petites morts » de chaque jour, en disant : « Puisque tu le veux Jésus, je le veux aussi avec toi, et joyeusement ! » Soyons des missionnaires auprès des malades, des sans-espérance autour de nous, leur rappelant au creux de l’oreille, tout en mêlant douceur et prière, leur immense dignité, leur participation à l’action rédemptrice et salvatrice du Christ, leur disant, selon ces mots d’une carmélite, Sœur Marie du Saint-Esprit, morte de leucémie en 1967, qu’un grand amour nous attend tous : « Si je meurs, ne pleurez pas, c’est un amour qui me prend. Si j’ai peur – et pourquoi pas ? Rappelez-moi simplement qu’un amour, un amour m’attend. Il va m’ouvrir tout entière à sa joie, à sa lumière. »
Discrimination artistique
Lors des son concert aux Fêtes de Gand, le 20 juillet, la chanteuse néerlandaise Sophie Straat a lancé :
« Tous les hommes blancs à l’arrière ! C’est l’heure des filles, des queers, des personnes de couleur ! » « Plus de temps pour la nuance : il est déjà trop tard, bien trop tard pour la nuance. Tous les hommes blancs au fond ! »
L’office anti-discrimination Unia a reçu près de 200 signalements. Mais les a rejeté, car il s’agit là d’une « expression symbolique et artistique ».
Essaie-t-on une expression artistique avec les noirs et les arabes pour voir ?
Une initiative au service des enfants les plus fragiles : la Classe Notre-Dame de l’Espérance
Depuis deux ans, la classe Notre-Dame de l’Espérance, au sein du Sénevé école & collège à Castres (Tarn), accueille des enfants porteurs de handicap de 6 à 12 ans présentant des besoins éducatifs exceptionnels. Pour poursuivre cette mission essentielle, elle a aujourd’hui besoin de votre soutien.
Une classe pour que chaque enfant trouve sa place
Ces enfants ont souvent connu des parcours scolaires difficiles. Comme tous les autres, ils ont besoin d’un lieu où ils puissent apprendre, grandir et s’épanouir avec un accompagnement adapté à leurs capacités.
Fidèle à sa mission, l’école a ouvert la classe Notre-Dame de l’Espérance en 2024, pour répondre aux besoins des familles. Grâce à un enseignement individualisé assuré par deux enseignants spécialisés, chaque enfant progresse à son rythme. Notre ambition est de lui permettre d’acquérir les fondamentaux (lecture, écriture, mathématiques), tout en développant son autonomie, sa confiance en lui, ses compétences sociales et sa vie relationnelle. Lorsque cela est possible, les élèves rejoignent également les autres classes de l’école afin de favoriser leur inclusion.
Cette initiative, soutenue à deux reprises par la Fondation Jérôme Lejeune par la prise en charge de la formation de notre équipe éducative, apporte une réponse concrète à des familles qui recherchent une scolarisation adaptée pour leur enfant.
Aujourd’hui, cette classe a besoin d’aide !
La classe Notre-Dame de l’Espérance ne reçoit aucune subvention publique. Les frais de scolarité ne suffisent pas à financer les professionnels indispensables à un accompagnement aussi personnalisé.
Le Sénevé vient donc de lancer une campagne de collecte sur CredoFunding afin de maintenir cette classe spécialisée Notre-Dame de l’Espérance.
Faisant confiance à la Providence, elle demande à chacun d’en être les instruments !
LIEN : https://www.credofunding.fr/fr/le-seneve
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
GPA en Ukraine : Juristes pour l’Enfance alerte l’ONU sur l’exploitation des femmes et des enfants
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
À l’occasion de l’Examen Périodique Universel (EPU) de l’Ukraine – mécanisme de l’ONU qui évalue périodiquement la situation des droits de l’homme dans chaque État membre – Juristes pour l’Enfance, Alliance Defending Freedom International et la Déclaration de Casablanca, dénoncent les graves violations des conventions internationales commises par la pratique de la gestation pour autrui (GPA) en Ukraine.
Tout d’abord la GPA, qui est légale en Ukraine depuis 2002, fait de ce pays l’une des destinations les plus attractives au monde grâce à des coûts faibles et une législation permissive. Le nombre de GPA commise par an est en forte hausse notamment à cause de l’augmentation mondiale de la demande et des interdictions dans d’autres pays.
De plus, le contexte de guerre aggrave l’exploitation : des cliniques ciblent les femmes en grande précarité financière, souvent mères de famille, avec des offres de paiement entre 11 800 et 17 800 euros par grossesse (voir ICI). Des publicités agressives (réductions « Black Friday », recrutement massif) et des pressions sur les mères porteuses sont documentées (voir ICI).
La GPA n’est pas une pratique anodine. Elle heurte la santé et les droits des mères porteuses, ainsi que ceux des enfants. Sont documentés les exemples suivants :
– Des enfants abandonnés (notamment handicapés) lorsque les commanditaires étrangers ne les récupèrent pas ;
– Des cas de « bébés stockés » dans des nurseries de fortune pendant la pandémie puis la guerre ;
– Des risques accrus pour la santé des mères (hémorragies, prééclampsie, troubles psychologiques) et des enfants (choc traumatique de l’abandon en raison de la séparation précoce de la mère, impacts sur le développement).
Au regard du droit international, ces pratiques constituent une vente d’enfants, une forme de traite d’êtres humains et une exploitation incompatible avec les obligations internationales de l’Ukraine en matière de droits de l’homme.
Juristes pour l’Enfance, ADF international et la Déclaration de Casablanca appellent l’Ukraine à interdire totalement la GPA et l’ONU à formuler des recommandations fermes en ce sens.
Voir la contribution ICI.
Grand remplacement : aux Etats-Unis aussi
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
La United American Muslim Association a acheté le Montfort Spiritual Center de Bay Shore (New York) pour 5,2 millions de dollars.
Le Centre spirituel Montfort était un séminaire ouvert par les Missionnaires montfortains (de saint Louis-Marie Grignion de Montfort) en 1926. Il avait fermé en 1972, puis il avait servi récemment de maison de retraite pour prêtres.
Il n’y avait plus de séminaristes, puis les vieux prêtres sont morts. Les musulmans en font une école islamique pour 120 collégiens et lycéens.
Devenez actionnaire de Chérubins, la 1ère plateforme d’histoires audios chrétiennes
À l’heure où les contenus audios occupent une place croissante dans le quotidien des plus jeunes, une conviction guide ce projet : ce que les enfants écoutent façonne durablement ce qu’ils deviennent. Les grandes histoires construisent l’imaginaire, nourrissent l’intelligence et le cœur, éveillent le sens du beau et transmettent, souvent avec plus de force que les discours, une certaine vision de l’homme. Pourtant, les familles peinent encore à trouver des récits capables d’allier une qualité artistique d’excellence aux valeurs qu’elles souhaitent transmettre à leurs enfants.
C’est pour répondre à cet enjeu qu’est née Chérubins. Dans un marché mondial du livre audio en forte croissance, la société s’est positionnée sur un segment encore largement inexploité, en développant une offre premium où chaque histoire est pensée pour émerveiller autant que pour transmettre. Portée par une équipe fondatrice expérimentée et des partenaires éditoriaux de référence, Chérubins a démontré la pertinence de son positionnement en fédérant une communauté déjà engagée de plusieurs milliers de familles.
La levée de fonds aujourd’hui proposée a vocation à accompagner une nouvelle phase d’accélération, en renforçant le catalogue d’histoires audio, les développements technologiques et le déploiement commercial de la société. Au-delà de ses perspectives de croissance, Chérubins ambitionne de devenir un acteur de référence des contenus audio à destination de la jeunesse, en bâtissant une marque culturelle durable dont le rayonnement s’inscrira dans le temps et bien au-delà des frontières françaises.
Souhaitez-vous devenir actionnaire de Chérubins et ainsi choisir d’investir dans une entreprise à fort potentiel de développement, mais également de soutenir une ambition culturelle au service des générations futures ?
Pour découvrir ce projet et y investir, il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/cherubins-capital
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
