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L’acte de Foi, boussole doctrinale en temps de crise ! (I/II)

Du père Marcelino Constant pour Le Salon beige :

Certains pensent que les questions doctrinales suscitées par des changements de doctrinessurvenus à la suite du dernier concile et concernant ce qu’il faut croire ou faire pour être sauvé, relèvent plus de débats théologiques que du souci que devrait avoir tout catholique de le rester en gardant la Foi.

La Foi est insuffisante mais absolument nécessaire pour être sauvé 

La vertu de Foi est une disposition stable donnée par Dieu dans l’intelligence pour lui permettre d’adhérer fermement à la Révélation.

Cette vertu, donnée par le baptême, est une condition de la présence des deux autres vertus théologales (Charité et d’Espérance), sans lesquelles le Salut est impossible. Si, au soir de notre vie, nous serons jugés sur la Charité, celle-ci implique nécessairement la Foi, car tout amour présuppose la connaissance de l’aimé. L’amour surnaturel de Dieu en lui-même et par-dessus-tout implique la connaissance surnaturelle reçue de la Révélation ; celle-ci nous apprend notamment qu’il est Trinité, que son Fils s’est fait homme pour nous sauver par sa Passion en vertu de son Église qui prolonge dans le temps et l’espace sa mission prophétique, sacerdotale et royale.

À la suite de saint Paul qui affirme : « l’homme est justifié, non par les œuvres de la Loi, mais par la foi dans le Christ Jésus » (Ga 2, 16), on doit donc tenir avec Saint Thomas que la Foi est la première de vertus théologales. 

Outre la vertu de Foi, l’acte correspondant à celle-ci est nécessaire au salut de toute personne ayant l’usage de la raison(adulte), et cet acte doit parfois être aussi extérieur. En effet, la profession de la Foi publique est l’un des trois liens d’appartenance au corps de l’Église rappelé par le catéchisme de saint Pie X : 

« L’Église catholique est la société ou la réunion de tous les baptisés qui, vivant sur la terre, professent la même foi et la même loi de Jésus-Christ, participent aux mêmes sacrements et obéissent aux pasteurs légitimes, principalement au Pontife Romain. » 

Ainsi, cmême catéchisme précise cette affirmation en rappelant que l’hérésie est un obstacle à l’appartenance à l’Église : « Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés. », avant d’ajouter que :

« Les hérétiques sont les baptisés qui refusent avec obstination de croire quelque vérité révélée de Dieu et enseignée comme de foi par l’Église catholique : par exemple, les ariens, les nestoriens et les diverses sectes du protestantisme.»

Cet acte de Foi requis au salut de tout adulte, doit être conforme à sa nature, telle qu’admirablement résumé dans la prière de l’acte de Foi.

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées

L’objet de la Foi est l’ensemble des vérités constituant la Révélation, contenues dans la Tradition et l’Écriture Sainte, et toutes les vérités qui leur sont nécessairement liées.

Cette Révélation est close à la mort du dernier apôtre,saint Jean, et personne ne peut rien y ajouter, pas même le pape ou un concile. Ainsi, l’Église enseigne infailliblement :

«Le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre afin qu’ils publient une nouvelle doctrine que le Saint Esprit leur révélerait, mais afin qu’ils gardent saintement et exposent fidèlement le dépôt de la foi, c’est-à-dire la révélation transmise par les apôtres, avec l’assistance du Saint Esprit. » (Vatican I, Pastor Æternus).

Il n’y a donc pas de progrès objectif du dépôt de la Foi qui soit possible car aucune nouvelle vérité ne peut être ajoutée à la Révélation. En revanche, il est possible qu’il y ait un progrès subjectif consistant en une meilleure compréhension de la Révélation, en raison notamment de son explicitation possible par le magistère ecclésiastique :

« La doctrine de foi que Dieu a révélée n’a pas été proposée comme une découverte philosophique à faire progresser par la réflexion de l’homme, mais comme un dépôt divin confié à l’Épouse du Christ pour qu’elle le garde fidèlement et le présente infailliblement. […] » (Vatican I, Dei Filius)

Notons que cette explicitation doit toujours se faire dans le même sens : 

« C’est pourquoi « le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée. “Que croissent et progressent largement et intensément, pour chacun comme pour tous, pour un seul homme comme pour toute l’Église, selon le degré propre à chaque âge et à chaque temps, l’intelligence, la science, la sagesse, mais exclusivement dans leur ordre, dans la même croyance, dans le même sens et dans la même pensée” (Saint Vincent de Lérins). » […] 

Et donc

« si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend encore, qu’il soit anathème.» (Vatican I, Dei Filius)

Pie XI dans son encyclique Mortalium animos le rappellera en évoquant le magistère solennel des conciles œcuméniques :

« Cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. » 

 et que vous nous enseignez par votre Église,

La Révélation à laquelle nous pouvons et devons croire et professer par la vertu de Foi, est celle que nous recevons del’Église enseignante ou de son magistère infaillible ou constant :

« Puis il leur dit : ” Allez par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. ()» (Marc XVI, 15-16)

 Contrairement à ce qu’affirme la doctrine protestante, la Révélation non seulement ne se réduit pas à l’Écriture (car elle est complétée par la Tradition), mais elle est transmise aux baptisés par le pape et les évêques unis à lui et à qui le Christ a confié de manière exclusive la mission de sauver les âmes, notamment en les enseignant :

 « Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; or celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Luc 10,16).

À cette mission d’enseignement confiée par le Christ à la hiérarchie de son Église correspond une assistance du SaintEsprit proportionnée au degré d’autorité qu’elle veut engager dans son enseignement, et qu’elle manifeste dans la manière de s’exprimer.

… parce qu’étant la Vérité même, vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper.

C’est le motif surnaturel de la Foi qui lui donne une certitude plus élevée que celle à laquelle peut aboutir n’importe quelle démonstration, à savoir Dieu se révélant.

Dieu étant celui qui est, il ne peut ni faire erreur, ni nous mentir, car tant l’erreur que la malice impliquent défaut ou manque d’être, comme c’est le cas pour tout mal.

On comprend alors cet enseignement de l’Église expliqué admirablement par le docteur Angélique : 

«  celui qui n’adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à l’enseignement de l’Église qui procède de la Vérité première révélée dans les Saintes Écritures, celui-là n’a pas l’habitus de la foi. S’il admet des vérités de foi, c’est autrement que par la foi. Comme si quelqu’un garde en son esprit une conclusion sans connaître le moyen qui sert à la démontrer, il est clair qu’il n’en a pas la science, mais seulement une opinion. » 

Rejeter consciemment une seule vérité enseignée par l’Église comme révélée, c’est donc nécessairement perdre la vertu de Foi c’est-à-dire la confiance surnaturelle en Dieu et par le fait même la Charité, condition du Salut et à laquelle est ordonnée l’appartenance à l’Église. 

Le motif de la Foi étant l’autorité même de Dieu se révélant et attestant par son Église de ce qui est conforme à la Révélation et de ce qui ne l’est pas, il est très important de discerner le degré d’autorité engagé par tel ou tel enseignement donné à l’Église universelle par le pape ou celui donné par le corps épiscopal uni à lui. 

Un enseignement de l’Église est vraiment magistériel (fait au nom du Christ et avec une certaine assistance du SaintEsprit) dès qu’il a pour auteurs le pape ou les évêques unis à lui, et qu’il a pour objet la Foi ou la morale, c’est-à-dire ce qu’il faut croire ou faire pour aller au Ciel.

Cet enseignement magistériel, pour être infaillible, doit concerner directement un point concernant la Foi ou la morale et être affirmé, pour toute l’Église, comme étant divinement révélé ou nécessairement lié à la Révélation ou à tenir définitivement ; que ce soit par le biais d’un jugement solennel d’un concile ou du pape, ou par le magistère ordinaire universel , c’est-à-dire de l’ensemble du corps épiscopal (dispersé ou réuni) uni au papeou par une définition ex cathedra du pape.

Seuls ces enseignements ou ceux du magistère constant sont infaillibles et impliquent une adhésion (assentiment) absolument irrévocable de l’intelligence de celui qui veut conserver la foi.

Pour les enseignements non-infaillibles, il requiert selon le degré d’autorité engagé une adhésion a priori qui va de la simple docilité au vrai assentiment de l’intelligence mais non irrévocable.

Père Marcelino Constant

La clé de la Malle aux Mille trésors ! Abonnez-vos enfants et petits-enfants !

Quel enfant n’a jamais rêvé d’avoir, dans un recoin de sa maison, une malle pleine de merveilles où l’on peut fouiller à l’envi sans qu’elle ne désemplisse jamais ? Cette malle où l’on peut plonger la main en fermant les yeux pour y ressortir quelque trésor nouveau, une énigme, un secret, une piste à explorer ; cette malle sans fond qu’une main mystérieuse remplit sans cesse à notre insu de richesses inattendues et dont chaque joyau nous transporte vers des mondes inexplorés.

Eh bien, moi, je vous dirais que cette Malle existe ! Elle se remplit sans cesse de nouveaux trésors, elle peut se ranger dans un coin de la chambre, elle déborde de richesses, de mystères et d’aventures ! Et, mieux que les vieux coffres de rêve qui rouillent avec le temps, celle-ci ne prend pas la poussière. Elle fait découvrir aux enfants les trésors de la vie chrétienne, la joie de la lecture, l’amour des belles choses et des belles valeurs ; elle les amuse avec ses bricolages et ses recettes de cuisine, les emmène visiter l’Histoire et la culture. Tous les deux mois, cette Malle aux Mille Trésors apparaît dans la boîte aux lettres avec les plus précieuses merveilles à faire découvrir aux enfants : celles qui nourrissent l’âme et éveillent l’esprit, celles qui font grandir dans la véritable joie chrétienne.

Alors je vous dirais : offrez à vos enfants cette malle dont ils ont tant rêvé ! C’est un bagage où toute la famille pourra venir puiser.

La Malle aux Mille Trésors :
– Revue catholique
– bimestrielle
– destinée aux enfants et à ceux qui leur ressemblent
– 24 pages A4 en couleurs
– Pour filles et garçons

Je m’abonne à la MALLE AUX MILLE TRESORS : https://www.m-c-familles.fr/la-malle-aux-mille-tresors

Quelques témoignages sympathiques :

« Mes petites-filles vont encore beaucoup aimer ! Elles se plongent toujours avec délices dans leur revue de La Malle aux Mille Trésors et sont ravies de la montrer à leur Bonne-Maman et de lui demander de lire les belles histoires ! Bravo pour ce beau travail qui apprend le Beau et le Vrai aux enfants ! »
Sophie de P.

« Je suis toujours en admiration de vos bonnes idées – c’est joyeux et formateur. Je voudrais que tous les parents qui ont le souci d’élever leurs enfants la connaissent. »
Madame C.

« Votre revue est parfaitement réussie ; c’est un très bon outil d’apostolat au-delà des enfants, car elle est lue aussi par les parents. Elle est simple, elle fait entrer un bon air « d’esprit d’enfance » dans les foyers. L’ensemble est d’une belle qualité. Longue vie à La Malle aux Mille Trésors. »
Abbé F.

« Ma filleule a 16 ans… J’ai voulu préalablement m’assurer qu’elle ne trouvait pas ce cadeau trop « enfantin » pour son âge ; mais elle s’est récriée et m’a demandé de ne pas la priver de cette Malle aux Trésors dont elle fait profiter le reste de la famille, et ses amies de passage. Aussi, je m’exécute de bonne grâce… »
Madame D.

« Je renouvelle mon abonnement, les enfants grandissent mais il apporte une bouffée de pureté et de fraîcheur à la maison. »
Madame de L.

« Petits et grands de la famille dévorent La Malle aux Mille Trésors. Une fois dans la bibliothèque, elle a quelques moments de repos avant d’être à nouveau feuilletée par les petites mains de passage, avides de retrouver, qui une belle image, qui une histoire drôle, ou approfondir une lecture pour le plus grand !
Bonne continuation ! On se régale tous ! »
Mme C.

« J’avoue que je vais à la boîte aux lettres, pour la lire avant mes enfants… »
Monsieur L.

Une belle oeuvre à faire rayonner pour le grand bonheur de tous !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Découvrir la théologie du corps

Une vidéo de Genèse :

Le corps. La beauté. L’amour. La sexualité. Le regard porté sur l’homme et la femme. Des sujets universels… mais aussi profondément bouleversés dans notre époque. Et pourtant, il existe au cœur de l’Église un enseignement immense, qui propose une vision radicalement différente de l’homme : une vision où le corps n’est pas un objet, mais le signe visible de la personne. Cet enseignement, c’est la théologie du corps de saint Jean-Paul II. 900 pages. 135 catéchèses. Une œuvre importante qui continue aujourd’hui de transformer des vies, des hommes, des femmes, des couples, des familles… et même notre manière de regarder le monde, l’art ou la beauté. Mon invité aujourd’hui est un grand spécialiste de la théologie du corps et il est français. Je reçois Yves Semen, philosophe, professeur, écrivain et fondateur de l’Institut de la Théologie du Corps. Depuis plus de 30 ans, il œuvre à transmettre cet enseignement à travers des centaines de conférences en Europe et à travers le monde. Avec lui, nous allons parler de Jean-Paul II, de la vocation du corps, de la crise anthropologique contemporaine… mais aussi de beauté et d’art. C’est quoi la théologie du corps concrètement. Pourquoi est-elle encore plus importante aujourd’hui. Comment se former à cette théologie.

Pour vous qui nous regardez ou nous écoutez, si vous souhaitez découvrir la théologie du corps, approfondir votre regard sur l’amour, le corps, la sexualité et tous les sujets évoqués dans cet épisode, rendez-vous sur le site https://institutdetheologieducorps.org/les-formations/ Pour soutenir Yves Semen et l’Institut de Théologie du Corps, vous pouvez faire un don ici : https://institutdetheologieducorps.org/nous-soutenir/faire-un-don/

 

10 juin : 100 jours de la guerre au Liban

Nous avons interrogé Karen Achkouty, Responsable de projet au Liban pour SOS Chrétiens d’Orient :

100 jours après le début de la guerre, quel est le quotidien des Libanais, aujourd’hui ?

Aujourd’hui, on compte plus de 3600 morts au Liban, plus de 11 000 blessés. Des villages entiers sont détruits, des milliers de logements sont à terre ; 17 hôpitaux ont été touchés dans tout le Liban ; trois sont fermés, parce que détruits ou trop proches des combats… Donc, vous imaginez bien que pour tous les Libanais touchés par la guerre, la vie quotidienne est plus que difficile. 

Ceux qui sont restés dans les villages du sud sont privés de tout ou presque. Ils vivent en pleine zone de guerre ; les bombardements israéliens sont quotidiens. Il est dangereux de se déplacer, dangereux d’aller cultiver son champ, etc. Ainsi, en début de semaine dernière, un homme, le docteur James George Karam, rentrait en voiture de Beyrouth vers son village de Qlayaa, avec ses deux enfants, Tony et Theodosia. Celle-ci, jeune étudiante, venait de passer ses examens. La voiture a été visée par un drone israélien. Tous les trois sont morts sur le coup.

Quant à ceux qui sont installés, depuis 100 jours maintenant, dans des centres d’accueil d’urgence, la situation n’est guère enviable. Ils ont été contraints de partir de chez eux en quelques minutes, de fuir la guerre et de tout laisser derrière eux. Impossible pour eux d’envisager un retour pour le moment… Et un retour pour retrouver quoi ? Un village ravagé, une maison détruite, une église en ruine ? Difficile aussi de trouver un travail dans les régions dans lesquelles ces familles se sont réfugiées. Quand on est agriculteur dans le sud du Liban, travailler à Beyrouth est compliqué ! Bref, le quotidien des Libanais touchés par la guerre est loin d’être facile. Avec SOS Chrétiens d’Orient, depuis Beyrouth, nous faisons au mieux pour soulager leurs souffrances. 

Justement, quelles sont les nouvelles de vos équipes au Liban ?

J’étais en rendez-vous, il y a quelques heures, avec le président de la municipalité de Rmeich, une ville du Sud-Liban, 6000 habitants auxquels il faut ajouter au moins 1000 déplacés des villages voisins. Celui-ci est bloqué à Beyrouth. C’est donc depuis la capitale qu’il fait partir les convois d’aide humanitaire qui permettent au village de vivre, ou du moins de survivre. Dès qu’il obtient une autorisation, il fait partir, par camion, des médicaments, de la nourriture, de l’essence, etc. Avec lui, nous avons vu comment nous pourrons l’aider ces prochains jours, ces prochaines semaines. 

Alors, autant dire que nos équipes et nos volontaires sont plus que jamais mobilisés. Vous savez, depuis le début de la guerre, nous avons mis de côté un certain nombre d’activités habituelles afin de pouvoir apporter notre soutien à ces milliers de Libanais touchés par la guerre. Aussi bien ceux qui ont dû quitter leurs villages, abandonner leurs maisons et laisser tout pour fuir les bombardements israéliens, que ceux qui ont fait le choix de rester, malgré tous les risques… 

Des pourparlers en vue d’un cessez-le-feu ont été annoncés la semaine dernière. Est-ce un espoir ?

Ces pourparlers ont échoué ; comme les précédents Le cessez-le-feu était conditionné, selon la déclaration officielle « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani ». Pour le premier ministre Nawaf Salam, cette négociation avec Israël est « la voie la plus rapide et la moins coûteuse pour le Liban et les Libanais, ainsi que pour le Sud et ses habitants ». Le Hezbollah a refusé, qualifiant même les négociations d’ « absurdes, humiliantes et honteuses pour le Liban ». En fin de semaine dernière, Benjamin Netanyhou a lui-même déclaré à ses ministres, selon la presse israélienne, qu’ « il n’y a actuellement aucun accord » puisque « le Hezbollah s’y oppose ».Un de ses ministres, Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, militant sioniste religieux expansionniste, lui avait d’ailleurs déjà répondu que « la cessation des hostilités avec le Liban est une grave erreur ». Aussi, dimanche 7 juin, l’armée israélienne annonçait-elle continuer « ses opérations dans tout le Liban » ! Le lendemain, elle lançait 40 raids aériens. Et ce matin, mardi 9 juin, elle demandait l’évacuation de la ville de Tyr.

Les Libanais vont donc continuer à vivre leur cauchemar. Comme c’est le cas depuis si longtemps. 

Que peut-on faire pour les aider ?

Prier, parler, donner ! Prier pour le Liban et les Libanais. Parler de ce qui se passe au Liban. Vous habitez à 3000 kilomètres du Liban ; les mauvaises nouvelles de là-bas sont donc vite oubliées ici. Il faut donc continuer à pleurer avec le Liban et, enfin, chacun peut évidemment soutenir toutes les associations qui agissent concrètement, là-bas.

Suppression de la subvention au planning familial : le maire assume

Communiqué du maire RN de Carpentras, Hervé de Lépineau, à propos de la suppression de la subvention au planning familial :

J’assume pleinement la suppression décidée par le conseil municipal le 5 juin dernier de la subvention annuelle de 3.000 euros que la ville de Carpentras accordait au Planning Familial de Vaucluse.

Outre le fait qu’il ne s’agit pas d’une association située à Carpentras mais à Avignon, celle-ci prend régulièrement et ouvertement position contre le Rassemblement National et ses candidats pendant les campagnes électorales, sortant ainsi de la neutralité politique qu’il devrait pourtant scrupuleusement observer, comme toute association qui bénéficie de subventions publiques.

Rappelons qu’en juillet 2024, à l’occasion des élections législatives anticipées, la section vauclusienne du Planning Familial a clairement appelé à voter pour le Nouveau Front Populaire, et plus particulièrement pour Raphaël Arnault, candidat LFI triplement fiché S et condamné en justice pour violences en réunion.

L’interdiction pour une collectivité de subventionner une association aux actions partisanes et politisées est d’ailleurs rappelée par le guide d’usage de la subvention 2025-2026 édité par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative.

De plus, la campagne publicitaire lancée par le Planning Familial avec comme slogan « Au planning on sait que des hommes aussi peuvent être enceints”, mensonge anthropologique s’il en est, pose un sérieux problème lorsque ce message est porté à la connaissance d’adolescents fragiles sur le plan psychologiques et en quête d’identité.

Le Planning Familial s’est ainsi largement éloigné de son objectif premier, à savoir l’égalité des droits, pour devenir un organe politisé et partisan, mais aussi un avant-poste d’une idéologie controversée qu’est le wokisme.

Le conseil municipal de la ville de Carpentras a donc décidé, à la majorité, (un des deux groupes d’opposition ayant même approuvé la délibération), de supprimer cette subvention, suppression qui ne fragilise en aucune façon l’équilibre financier du Planning Familial 84 bénéficiaire par ailleurs d’autres financements.

L’église de la République a réélu son grand-maître

Jean-Raphaël Notton a été réélu Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF), qui tenait son Convent en fin de semaine dernière.

Jean-Raphaël Notton, issu du congrès Ile-de-France, Outre-mer, Orients Eloignés, élu Grand Maître de cette obédience maçonnique qui rassemble près de 32 000 “frères” répartis dans 950 Loges, en 2025, a été reconduit dans ses fonctions. Né en février 1956, docteur en médecine, Jean-Raphaël Notton fut notamment Délégué général de l’Institut français de l’expertise hospitalière de 1997 à 2003. Il fut président du groupe médical “Participations sanitaires et sociales” et co-fonda ensuite “Autonomic” (organisation de salons autour du handicap, de la dépendance, et de l’accessibilité) et préside le groupe Participations Sanitaires et Sociales qui gère des établissements médicaux.

Auditeur de la 56ème session de l’Institut des Hautes études de Défense nationale (2003-2004), il fut président de l’Association nationale des Auditeurs de l’IHEDN (AA-IHEDN) de 2006 à 2009, puis président de l’Union IHEDN de 2009 à 2012, associations dont il est président d’honneur. Il fut colonel de la Réserve Opérationnelle de l’Armée de Terre, affecté au Centre pour la Doctrine de l’Engagement des Forces (C.D.E.F.) de 2004 à 2014, et conseiller de Défense auprès du ministère de l’Outre-mer de 2006 à 2009.

Initié à la Grande Loge de France en 1986, à la loge “Jean Jaurès” à Paris, Jean-Raphaël Notton, fut élu Grand Maître de la Grande Loge de France en juin 2025.

Derrière les crimes pédocriminels, des idées perverses sur la sexualisation des enfants

Lors des questions au gouvernement, mardi, Marine Le Pen a interrogé l’exécutif sur la mort de Lhyanna :

Monsieur le premier ministre, le chagrin du peuple français a fait écho à celui de sa famille et de ses proches à l’annonce de la mort de Lyhanna, 11 ans, assassinée par un homme déjà connu comme pédophile, un prédateur identifié, mais jamais interpellé, jamais neutralisé. Ce chagrin a laissé place à une colère justifiée : cette petite fille a été sacrifiée sur l’autel de la nonchalance d’un État dont l’appareil judiciaire a failli, un État englué dans le déni de l’explosion de la criminalité contre les enfants et la culture généralisée du « pas de vague ».

Une suite de révélations dépeignent un tableau d’ensemble effrayant et accablant, où s’inscrit ce drame. Il intervient après l’affaire du périscolaire parisien, qui a suscité des mises en cause d’une ampleur telle qu’elles dépassent manifestement la faute individuelle, alors même que le silence a protégé les bourreaux et que le laissez-faire a livré les jeunes et malheureuses victimes à l’indicible et à l’irréparable. Et que dire de tant d’autres affaires, d’Epstein aux enfants de l’ASE, captifs de réseaux de prostitution, en passant par l’affaire Bétharram ?

Ce drame a plusieurs causes, qui relèvent toutes du politique : sa réticence à traiter avec une fermeté absolue les atteintes à l’intégrité physique, en particulier des enfants ; son déni face à l’explosion de la criminalité, qui lui fait renoncer à l’attribution de moyens supplémentaires pour y faire face ; son aveuglement sur la délinquance des mineurs, qui embolise les institutions chargées des victimes mineures ; le manque récurrent de places de prison, qui affaiblit toute la chaîne pénale ; et je ne parle pas des idées perverses sur la sexualisation des enfants distillées dans certains milieux culturels pendant les années 1970 et relayées par des pans entiers de la pensée dite progressiste.

Vous n’êtes pas exclusivement responsables de ces dérives –⁠ elles durent depuis des décennies –, mais vous avez préféré les camoufler. J’en veux pour preuve la dissimulation volontaire du rapport remis par la Ciivise en 2023. Comptez-vous remettre tout à plat pour permettre aux Français de retrouver leur confiance, terriblement entamée…

(Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice.)

Manifestations pour Lyhanna: la gauche sans gêne récupère, la droite tétanisée s’aplatit

De Yann Baly, président de l’AGRIF :

Ce lundi 8 juin, suite à l’horrible martyre infligé à la petite Lyhanna par le barbare inhumain Jérôme Barella, de nombreux rassemblements ont été organisés devant les Tribunaux un peu partout en France et devant le Ministère de la Justice à Paris.

Ces manifestations auraient dû permettre de faire entendre la légitime colère des Français face à l’incurie d’un État aux abonnés absents qui, non seulement, ne protège plus et ne défend plus les Français mais, pire, constitue un vrai danger pour les honnêtes gens par son immobilisme et ses renoncements.

Malheureusement, dans la la plupart des rassemblements relayés par les médias, on a vu des mises en scènes, entendu des slogans et des discours qui sont ceux de la gauche boboïsée ou de l’extrême-gauche islamisée.

Des Femens aux députés de LFI, du Planing anti-familial aux associations féministes « bien pensantes » et ultra subventionnées, toute la nébuleuse gauchisante était à la manoeuvre pour récupérer et encadrer, avec ses slogans idéologiques, la juste exaspération du pays réel face au laxisme d’État. Les amis de Cohn Bendit, de Libération et de Gérard Miller dénonçant la pédophilie ! On croit rêver !

Pendant ce temps là, pas UNE SEULE personnalité de droite n’a formulé un discours clair et réclamé des actes forts ! Ils en sont encore aux réformettes pénales, peines incompressibles (incompréhensibles plutôt !), démissions, commissions d’enquêtes….. Tout l’attirail de la politique spectacle, enrobé de formules creuses, toujours les mêmes qu’elles soient prononcées par le ministre impuissant ou par l’opposition affadie !

On en a marre des « plus jamais ça », des « mains qui ne trembleront pas » et des débats sans fin où se répètent toujours les mêmes indignations contenues et une pseudo fermeté contrôlée. Il ne faut pas choquer, pas risquer d’être diabolisés, devancer les désirs et les délires de l’ARCOM. Bref, il faut s’aplatir.

Assez de cette droite de lamentation et de ces plateaux de télé où l’on entend toujours les mêmes constats et les mêmes débats sans que jamais personne ne donne jamais les vraies et vigoureuses solutions !

La seule mesure valable est le rétablissement de la peine de mort pour les assassins d’enfants ! *

Voilà ce que personne n’a osé dire depuis la découverte du drame de Lyhanna, comme personne n’avait osé le dire après le massacre de Lola ou la mort de Philippine. Certains audacieux disent regretter l’abolition de la peine capitale mais aucun n’en réclame le rétablissement. Ce qui figurait, il y a encore 15 ans, dans le programme du Front national et que défendaient même des responsables politiques de la droite RPR-UMP, est devenu l’un des nombreux tabous de la politique française. De quoi ont ils peur ? Du fantôme de Badinter ? D’être classés comme extrémistes par Plenel-Mediapart ? De ne jamais recevoir le Prix Nobel de la Paix ?

Les choses sont claires : soit la France en finira avec l’humanitaro-droit-de de-l’hommisme qui ne protège que les assassins, les terroristes, les voleurs et les violeurs, soit notre pays sombrera définitivement dans l’horreur et la barbarie.

Avec l’AGRIF, depuis 1984, notre ligne n’a pas varié : le droit et la justice doivent être au service des honnêtes gens et non des criminels !

Soutenez notre action, adhérez à l’AGRIF : https://www.lagrif.fr/dons/

Yann BALY

Le pape en France du 25 au 28 septembre : début de programme

Le programme officiel de la visite du pape en France se précise :

  • Vendredi 25 septembre : vêpres solennelles à Notre-Dame de Paris. Les prêtres, les diacres et leurs épouses, les personnes consacrées, religieuses et religieux, ainsi que les séminaristes de toute la France sont invités
  • Dans la soirée de ce vendredi 25 septembre : grande veillée de prière avec les jeunes de France
  • Samedi 26 septembre dans l’après-midi : messe solennelle en plein air à Paris
  • Dimanche 27 septembre dans l’après-midi : à Lourdes, messe sur la prairie face à la Grotte
  • Lundi 28 septembre dans l’après-midi : messe à la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

Le christianisme, une religion d’historiens ?

Philippe Maxence reçoit au micro du Club des Hommes en noir l’historien et essayiste Christophe Dickès pour son livre Le Christianisme, une religion d’historiens (Salvator). Un titre étonnant et qui propose d’entrer dans la singularité du christianisme à travers des chemins peu empruntés jusqu’ici.

Historien, l’auteur sait de quoi il parle. Il ne propose pas un plaidoyer pro domo mais entend montrer la véracité historique du christianisme trop souvent remise en cause alors que les preuves s’accumulent.

Christophe Dickès a reçu le prix François Millepierres de l’Académie française en 2022 pour son ouvrage Saint Pierre. Le mystère et l’évidence (Perrin) et le 25e prix Combourg-Chateaubriand, en 2025, pour son essai Pour l’Église, ce que le monde lui doit (Perrin).

Devenir prêtre

Découvrez le premier épisode de TRADITIO – Pour l’amour de l’Église, une série documentaire consacrée à la vie et à l’apostolat des prêtres de la Fraternité Saint Pie X à travers le monde. Intitulé Une œuvre de foi, ce premier épisode est consacré au sacerdoce catholique, à l’histoire de la FSSPX et à la formation sacerdotale dans ses séminaires internationaux. Il propose de découvrir la vocation du prêtre, son rôle dans l’Église et le chemin qui conduit de jeunes hommes à consacrer leur vie au service de Dieu et des âmes. Réalisé sur une période de deux ans par deux jeunes étudiants de Suisse et d’Allemagne en collaboration avec la Maison générale de la FSSPX, ce documentaire ouvre une série en trois volets retraçant l’apostolat de la Fraternité à travers le monde.

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Crise démographique en France

Selon l’INSEE (qui ne prend pas en compte la future légalisation de l’euthanasie, qui pourrait aggraver les chiffres suivants) :

En 2070, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, la France compterait 65,9 millions d’habitants, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026. La population augmenterait légèrement jusqu’en 2037 pour atteindre 69,8 millions d’habitants. Cette croissance démographique tiendrait exclusivement au solde migratoire, le solde naturel devenant négatif à partir de 2025. À partir de l’année 2037, le solde migratoire ne compenserait plus le déficit naturel et la population commencerait donc à diminuer.

D’ici 2070, le nombre d’habitants de moins de 45 ans baisserait de 8,9 millions, tandis que celui des personnes âgées de 45 à 64 ans serait quasi stable et que celui de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions. La hausse du nombre de personnes âgées serait essentiellement portée par celle des 80 ans ou plus (+4,6 millions) ; le nombre de centenaires pourrait être multiplié par 4.

En 2040, il y aurait 49 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 40 en 2026. Entre 2040 et 2070, l’évolution de ce rapport de dépendance démographique est plus incertaine ; selon le scénario central, il s’établirait à 62 pour 100.

Le vieillissement de la population est certain, mais la décrue de la population totale n’est que probable : à horizon 2070, il y aurait entre 61 à 71 millions de personnes en France, selon que l’on abaisse ou élève l’hypothèse de fécondité ou de solde migratoire.

L’évêque, principe visible de communion, avec le Christ, avec le Successeur de Pierre et avec l’Église universelle

Extrait du discours du pape Léon XIV aux évêques espagnols :

[L]e ministère de l’évêque assume une responsabilité particulière. Nous sommes appelés à être un principe visible de communion, en premier lieu de la communion avec le Christ, en gardant avec amour la foi reçue, dans la docilité à la Parole de Dieu et à la Tradition vivante de l’Église ; ensuite, dans la communion avec le Successeur de Pierre et avec l’Église universelle, avec le presbyterium et avec la communauté diocésaine elle-même, avec la vie consacrée, avec les mouvements, avec les associations et avec chaque charisme authentique que l’Esprit donne pour l’édification commune. Votre mission vous demande de garder l’unité, de favoriser le dialogue, de guérir les fractures et d’accompagner le chemin du peuple confié à vos soins.

La communion ainsi vécue possède également une force missionnaire. Une Église réconciliée en son sein peut s’adresser avec plus de liberté à ses frères d’autres confessions chrétiennes et d’autres religions, à ceux qui ne croient pas, aux autorités civiles et à tous les hommes de bonne volonté qui œuvrent pour le bien commun.

Cet appel à être signe de communion dans le Christ, en marchant dans l’unité et en tendant la main au frère que nous rencontrons, nous place face à un autre défi qui touche aujourd’hui le cœur de beaucoup : la difficulté d’assumer des engagements définitifs et de prendre des décisions vitales profondes. Chez tant de jeunes, et pas seulement chez eux, la question : “À qui suis-je destiné ?” résonne comme une recherche sincère de sens, d’appartenance et de don. Le cœur humain ne se comble pas en accumulant des expériences, des possibilités ou des certitudes provisoires. Il se comble lorsqu’il découvre un appel, lorsqu’il comprend que la vie n’atteint sa plénitude que si elle est donnée.

C’est pourquoi la pastorale vocationnelle ne peut se réduire à une simple recherche de chiffres. Elle naît de communautés vivantes, de prêtres heureux, de familles capables de témoigner de la beauté de la fidélité, d’une Église qui sait montrer avec simplicité que suivre le Christ n’appauvrit pas l’existence, mais l’enrichit. Là où l’Évangile est vécu dans la joie, le service et la communion, l’appel du Seigneur peut lui aussi être à nouveau entendu comme une promesse de vie. […]

Scandale Barbara Butch : l’Église de France ou le silence des agneaux

D’Olivier Frèrejacques, Président de Liberté politique :

La Nuit Blanche 2026, événement culturel du petit milieu parisien, a déclenché une nouvelle polémique avec la nomination de Barbara Butch comme directrice artistique. Cette dernière a programmé des installations artistiques contemporaines, dont des performances et expériences sonores immersives, dans plusieurs églises parisiennes.

Lors des Jeux Olympiques de 2024, la France avait découvert Barbara Butch à travers un tableau vivant largement perçu comme une moquerie de La Cène. La polémique avait dépassé les frontières de la capitale et le Vatican s’était dit « attristé » par certaines scènes, déplorant « l’offense faite à de nombreux chrétiens et croyants d’autres religions » ainsi que des « allusions ridiculisant les convictions religieuses ».

Même Jean-Luc Mélenchon avait pris ses distances, déclarant ne pas avoir aimé cette moquerie et s’interrogeant : « À quoi bon risquer de blesser les croyants ? ».

Après un tel scandale, pourquoi avoir de nouveau fait appel à Barbara Butch pour organiser des spectacles dans des églises parisiennes ? Que la mairie socialiste de Paris, empêtrée dans de graves affaires de pédocriminalité dans le périscolaire, pousse à ce genre d’événement ne surprend guère. En revanche, on est en droit de s’interroger sur les motivations des curés des paroisses concernées et de l’archevêque qui ont accepté d’accueillir un tel événement. Le visionnage des vidéos diffusées ne peut laisser un catholique de marbre.

Une poignée de chrétiens courageux s’est opposée à ces spectacles et a rapidement été placée en garde à vue, avec une diligence que les forces de l’ordre ne montrent pas toujours dans d’autres circonstances. Le silence assourdissant de l’archevêché est incompréhensible pour de nombreux catholiques, tandis que certains de ses prêtres jouent les BHL en col romain en dénonçant un « péril identitaire » largement fantasmé.

Les autorités diocésaines se terrent dans le silence, soit par peur de la réaction du monde médiatique et politique, soit parce qu’elles n’ont rien à reprocher à Barbara Butch et à son cirque dans les églises. Dans le premier cas, c’est de la lâcheté. Dans le second, c’est probablement plus grave encore.

Euthanasie : vers un vote solennel le 15 juillet

Après l’échec de la commission mixte paritaire, la proposition de loi visant à autoriser l’« aide à mourir » revient à l’Assemblée nationale pour une troisième lecture.

La commission des Affaires sociales s’est saisie du texte à partir du 8 juin et terminera ses travaux le 15 juin. 700 amendements ont été déposés. Il sera ensuite examiné dans l’Hémicycle lors de la semaine du Gouvernement, du 22 au 26 juin. Et c’est dès le 7 juillet que le Sénat procèdera à la troisième lecture, lors d’une session extraordinaire qui devra être convoquée par le président de la République.

Le ministre des Relations avec le Parlement a annoncé que le dernier mot serait donné aux députés à l’issue de cette lecture, et que le vote solennel interviendrait le 15 juillet.

Ce calendrier serré laisse penser qu’il y a urgence à inscrire l’euthanasie dans la loi française.

Le Sénat canadien adopte le projet de loi anti-chrétien interdisant la Bible

Les sénateurs canadiens ont voté en faveur du projet de loi C-9 des libéraux, qui, une fois devenu loi, abrogera les protections religieuses et criminalisera la citation de certains passages de la Bible, parmi lesquels ceux sur l’homosexualité.

Les sénateurs ont voté par 45 voix contre 13 en faveur du projet de loi C-9, intitulé « Loi modifiant le Code criminel (propagande haineuse, crime haineux et accès aux lieux religieux ou culturels) ». Il y a eu deux abstentions et 35 sénateurs étaient absents lors du vote.

Le projet de loi C-9 ayant été adopté avec des amendements, il doit maintenant retourner à la Chambre des communes. Les amendements de dernière minute proposés par certains sénateurs conservateurs au projet de loi, qui auraient permis de répondre aux préoccupations de nombreux groupes religieux, ont été rejetés.

La Campaign Life Coalition (CLC) a fustigé l’ adoption du projet de loi C-9, déclarant que « Dieu ne sera pas moqué ».

« C’est un jour sombre pour la liberté religieuse et la liberté d’expression au Canada ». « L’adoption de cette loi profondément troublante ne nous empêchera cependant pas de proclamer la Parole de Dieu, même si les vérités bibliques sont de plus en plus souvent qualifiées de haineuses par ceux qui sont hostiles au christianisme. On ne se moque pas de Dieu. Nous continuerons à proclamer sa Parole. »

Ce projet de loi C-9 supprime l’alinéa 319(3)b) du Code criminel du Canada qui protège l’expression des convictions religieuses d’une personne fondées sur des textes religieux tels que la Sainte Bible.

Le cardinal Frank Leo, archevêque de Toronto, a déclaré que si l’Église catholique reconnaît « l’importance de lutter contre la haine et de protéger les individus et les communautés contre la violence », des modifications doivent être apportées au projet de loi.

La suppression de l’exemption religieuse a suscité la condamnation de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Bravo les génies

Lu dans Les 4 Vérités :

Le 1er mars dernier, entrait en vigueur la taxe sur les petits colis. Celle-ci était censée être l’arme absolue contre l’invasion de produits chinois – tout en remplissant les caisses de l’État. Le principe était simple: tous les colis provenant d’un pays extérieur à l’Union européenne et d’une valeur inférieure à 150 euros paient une taxe de 2 euros par article. Trois mois plus tard, force est de constater que c’est un échec cuisant. Alors que Bercy tablait sur des recettes fiscales de 400 millions d’euros par an, nous sommes autour de 15 fois moins.

La raison est tout aussi simple que le principe de la taxe: les plateformes de commerce en ligne (notamment chinoises), qui étaient les principales cibles de cette taxe, ont logiquement délocalisé leurs envois vers la Belgique. Résultat: les Français ne consomment pas moins de produits chinois qu’avant, mais l’État français n’encaisse plus rien et le pouvoir d’achat des Français a reculé. Brillante démonstration de la nocivité du fiscalisme. Au passage, notons que l’écologie – qui était l’un des arguments en faveur de cette taxe – est également perdante, puisque les colis voyagent davantage.

Le problème du socialisme et de la technocratie, c’est qu’ils imaginent l’économie comme un système fixe, dans lequel si l’on veut donner à Paul, il faut prendre à Pierre – ou, dans lequel si on interdit de travailler plus de 35 heures par semaine, davantage de personnes travailleront. Mais ce n’est pas du tout ainsi que les choses se passent. Dans la « vraie vie », les acteurs économiques s’adaptent plus ou moins bien aux circonstances. Pour les 35 heures, l’adaptation a consisté à augmenter la productivité ou à mourir (et très peu à embaucher). Pour les petits colis, elle a consisté à changer la route d’acheminement des produits chinois à destination des clients français pour payer moins d’impôts.

Pour appliquer le socialisme, il faudrait fermer hermétiquement les frontières. Mais, bizarrement, nos modernes gauchistes sont à la fois internationalistes et socialistes, c’està-dire que, comme Macron, ils veulent « en même temps » des choses contradictoires – en l’occurrence fermer les frontières pour pouvoir taxer tranquillement et transformer les frontières en passoires. Le résultat est sous nos yeux : c’est un désastre. Nous détruisons l’économie française sous les normes et les impôts – et cela ne profite même pas à l’État qui voit ses impôts partir à l’étranger. Bravo, les génies !

“Toute vie humaine doit être reconnue et protégée de la conception à la mort naturelle”

Extrait du discours du pape Léon XIV devant le Parlement espagnol :

[…] Ce discernement commence par une affirmation fondamentale : toute société véritablement juste repose sur la reconnaissance de la dignité inviolable de la personne humaine. Cette dignité précède toute concession de l’État et ne saurait être subordonnée à un consensus social fluctuant ni aux caprices des majorités du moment (cf. Benoît XVI, Discours au Parlement fédéral allemand, 22 septembre 2011). Elle appartient à chaque être humain de par son existence même et doit, par conséquent, guider tout système juridique positif. La foi chrétienne la proclame sur la base de la Révélation ; la raison humaine peut la reconnaître comme une exigence inscrite dans la vérité de l’humanité (cf.  ibid.). Lorsque cette conviction demeure vivante, le droit devient une protection pour tous et une garantie contre l’imposition d’intérêts et de desseins particuliers.

C’est sur ce fondement qu’il me revient aujourd’hui de m’adresser avec calme et fermeté à celles et ceux qui portent la grave responsabilité d’organiser juridiquement la vie en société. Cette vie en société peut être menacée par la culture du déchet, comme  le pape François l’a si souvent souligné  (cf. Discours à l’Assemblée plénière de l’Académie pontificale pour la vie, 27 septembre 2021). À cet égard, si la vie cesse d’être reconnue comme une valeur fondamentale, quel avenir nos sociétés peuvent-elles espérer ? Une société qui jette l’ombre sur l’enfant à naître, les personnes âgées, les malades, ceux qui souffrent en silence ou ceux qui dépendent entièrement des soins d’autrui peut-elle véritablement être qualifiée de juste ? La défense de la vie humaine n’est ni une question partisane ni une préoccupation confessionnelle : c’est un but de la civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée de la conception à la mort naturelle, en toutes circonstances de son existence. Lorsque cette certitude est obscurcie, les plus vulnérables deviennent les premières victimes et la loi perd son sens le plus profond : servir et protéger chaque personne. Par conséquent, la grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent une plus grande fragilité.

Le bien commun est, en un certain sens, « la forme sociale de la dignité humaine » (cf. Magnifica humanitas , 59). Il ne consiste pas en la simple somme des intérêts individuels, mais en « la somme totale des conditions de la vie sociale qui permettent aux associations et à chacun de leurs membres d’atteindre plus pleinement et plus facilement leur propre perfection » (Gaudium et spes , 26). Lorsque le bien commun cesse d’être un horizon partagé, l’action publique risque de se fragmenter en intérêts particuliers, incapable de sauvegarder ce qui appartient à tous.

Dans ce contexte, la famille, première réalité humaine et fondement naturel de la communauté, revêt une importance particulière. Au sein du foyer, les générations s’entremêlent et une mémoire vivante se transmet, assurant une continuité intérieure à la société. Là où la famille est soutenue, la stabilité spirituelle et sociale des nations se trouve également renforcée. La famille sera toujours la première école de l’humanité où, avant tout, on apprend les fondements du vivre-ensemble : accueillir la vie, prendre soin des autres, pardonner, servir et appartenir à un groupe.

Les institutions éducatives jouent également un rôle crucial dans cette mission. En leur sein, les nouvelles générations peuvent apprendre à rechercher et à aimer la vérité, à s’interroger sur le sens de la vie et la dignité de chaque personne. C’est pourquoi de nombreux parents, soucieux de voir leurs enfants apprendre à nouer des relations avec autrui, à développer un esprit critique et à acquérir des valeurs solides, placent de grands espoirs dans ces institutions, qu’ils considèrent comme de précieux alliés dans leur éducation. Cette collaboration doit toujours respecter le « droit fondamental et inaliénable » des parents de « choisir le type d’éducation et de formation que reçoivent leurs enfants, conformément à leurs propres convictions morales, culturelles et religieuses » (cf. Magnifica Humanitas, 143 ; cf.  Pacte international relatif aux droits civils et politiques , art. 18.4).

L’affirmation de la dignité humaine ne saurait demeurer abstraite lorsque tant de personnes sont contraintes de tout quitter en quête de paix, de sécurité et d’avenir. Le drame tragique des migrations interpelle également la conscience des nations et les fondements éthiques de l’ordre international. Nombre d’hommes, de femmes et d’enfants sont forcés, souvent par des circonstances dramatiques, de quitter leurs communautés et d’abandonner leurs proches, leur histoire et leurs liens. Cette réalité dépasse toute interprétation purement démographique ou économique : elle constitue un enjeu éminemment moral et juridique. Partout où une personne est victime de discrimination en raison de son origine nationale, ethnique, religieuse ou linguistique, ou en raison de sa situation économique ou sociale, le principe universel de l’égale dignité de tous les êtres humains est gravement bafoué.

La situation des migrants et des réfugiés exige une réponse centrée sur les personnes, qui s’attaque aux causes profondes de leur exode et qui dépasse la simple gestion des flux migratoires. Il en résulte une double exigence de justice sociale : offrir des voies d’accès sûres et légales, un accueil respectueux et de réelles perspectives d’intégration ; et, simultanément, promouvoir le droit de demeurer sur son territoire, en veillant à ce que nul ne soit contraint de quitter son foyer en raison d’un manque de paix, de sécurité ou de conditions de vie décentes, du fait des inégalités économiques et des conséquences de la crise climatique (cf. Magnifica Humanitas, 81).

Ces dernières années, la multiplication des itinéraires dangereux a mis en lumière le coût exorbitant de cette réalité, si souvent occultée ou ignorée. Nombreuses sont les personnes qui continuent de tomber entre les mains de trafiquants et de passeurs exploitant leur désespoir. Il est essentiel de renforcer la prévention, le sauvetage et l’aide aux victimes, notamment dans le cadre de la coopération régionale et multilatérale.

Aucune nation ne peut relever seule un défi de cette ampleur. C’est pourquoi une réponse coordonnée, solidaire et efficace est essentielle, capable de garantir protection, accueil et de réelles perspectives d’intégration aux migrants. Lorsque la réponse institutionnelle est accessible, équitable et coordonnée, les frontières cessent d’être des lieux d’abandon et deviennent des espaces de protection responsable de la dignité humaine.

Vos Honneurs :

Le monde traverse une profonde crise spirituelle et culturelle, qui se manifeste par de multiples formes de violence, de polarisation et de méfiance mutuelle. Dans ce contexte, la paix apparaît comme une aspiration politique et, plus encore, comme un véritable impératif moral. Elle exige un débat public respectueux des opinions divergentes, des institutions dédiées au dialogue, une mémoire historique en quête de vérité et de réconciliation, et une vie sociale capable de préserver l’amitié civique et le respect mutuel malgré les désaccords. […]

De ce respect d’autrui découle également le devoir de préserver l’espace où s’épanouissent leurs convictions, leur conscience et leur relation avec Dieu. L’attention portée à cette sphère intérieure nous permet de mieux appréhender un enjeu crucial pour toute société véritablement démocratique : la liberté de pensée, de conscience et de religion, un droit fondamental qui protège la sphère la plus intime de l’individu. La liberté sur laquelle repose l’État contemporain, si elle est authentique, reconnaît la dimension religieuse de l’être humain, la respecte et la protège juridiquement ; elle empêche quiconque d’être contraint de renoncer à contribuer à la société en raison de sa foi.

Sans confondre les sphères juridique et morale, il est également important de rappeler que la liberté exige une pleine compréhension d’elle-même. Être libre ne signifie pas seulement être libre de toute contrainte ou disposer d’une multitude de choix ; cela signifie être capable de reconnaître le bien et d’y adhérer de manière responsable. Par conséquent, toute société véritablement libre requiert également une juste délimitation du pouvoir public, afin que la liberté des individus, des communautés et des associations ne soit pas indûment restreinte (cf. Dignitatis humanae , 1). Dans cette perspective, l’autonomie légitime de l’ordre temporel ne doit jamais être interprétée comme une hostilité envers le phénomène religieux. La foi ne cherche pas à s’imposer par des privilèges ou la contrainte ; toutefois, elle ne saurait être réduite au silence comme si elle était étrangère à la vie publique.

Dans ce contexte, le secret sacramentel de la confession revêt une importance particulière pour l’Église catholique. Il relève du domaine plus large de la liberté religieuse, qui garantit aux communautés de croyants un espace qui leur soit propre pour vivre, s’organiser et pratiquer leur discipline interne (cf. Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe,  Acte final d’Helsinki , 1er août 1975, Principe VII). Sa protection juridique, à l’instar de ce qui se fait pour certaines professions, implique la préservation d’un espace sacré de liberté intérieure, où les croyants peuvent s’ouvrir à Dieu sans crainte de pression extérieure, conformément aux normes internationales (cf. Cour pénale internationale,  Règlement de procédure et de preuve , Règle 73.3).

Mesdames et Messieurs:

Permettez-moi de m’attarder un instant sur certaines des images qui ornent cette Chambre. Dans cette salle des séances, la lumière naturelle pénètre par la verrière qui la surplombe. Cette lumière zénithale peut nous rappeler que la politique, elle aussi, doit reconnaître une mesure qui la précède et la transcende.

Les peintures ornant le haut du mur principal, évoquant la réception de l’Évangile et du Décalogue, nous rappellent aussi une vérité essentielle. Sans confondre l’ordre politique et l’ordre religieux, ces symboles nous invitent à reconnaître que la liberté moderne s’est aussi construite sur une longue éducation de la conscience, profondément marquée par la tradition chrétienne. Dans cette école intérieure, les peuples ont appris que la loi doit servir le bien, que la justice limite la force, que le pouvoir a besoin de légitimité, que les pauvres appartiennent pleinement à la communauté, que l’étranger doit être accueilli dans la dignité et que la vie humaine ne saurait être une marchandise.

Une loi n’atteint pas sa véritable grandeur par le simple fait d’avoir été formellement approuvée ; elle l’atteint lorsque, en plus d’être valide dans sa forme, elle peut se présenter devant la dignité de la personne et sortir de cet examen sans honte.

Je vous invite donc à lever les yeux :  non pas pour vous détourner de la réalité, mais pour vous souvenir que chaque décision prise par les pouvoirs publics affecte des personnes réelles, en particulier celles qui ont le moins de moyens de se faire entendre. Car une véritable vision réside précisément dans une analyse approfondie des enjeux de chaque décision publique. C’est pourquoi, parallèlement aux solutions techniques et aux réformes juridiques, un renouveau moral est également nécessaire. […]

La société française prise en tenaille par le wokisme et l’anti-raciste militant

Article tiré du bulletin de Laissez-les-vivre :

Comme Diane de Bourguesdon nous le démontre dans son essai Les indésirables écrit en mars 2026, la société française est réellement étouffée. L’auteur y effectue une dénonciation de la prolophobie à laquelle est condamnée cette dernière, prise en tenaille entre le wokisme d’une part et l’anti-racisme militant d’autre part. Dans cet essai très documenté, elle démontre comment toute la société est écrasée par une caste d’élites qui corsète le peuple. Les exemples abondent. Ainsi écrit-elle page 15 :

“Le wokisme s’impose comme une morale des temps modernes, désignant ceux qui appartiennent au camp du Bien et au camp du Mal. C’est un essentialisme, qui assène qu’un blanc, un homme, un chrétien, un hétérosexuel, sera, par nature, toujours le méchant face à un non-blanc, une femme, un musulman, un membre de la communauté LGBT.”

Et, pour faire appliquer cette maxime, quoi de mieux que le concept de” l’irresponsabilité pénale à géométrie variable”. Entre 2019 et 2023, les cas d’irresponsabilité pénale sont passés de 12 600 à 20 000. Pour se dédouaner et se donner en quelque sorte bonne conscience, les élites banches aisées et cultivées ont désigné le petit peuple blanc comme étant l’oppresseur des minorités de couleur, de religion ou d’orientation sexuelle différente.

Le petit peuple blanc est accusé d’être responsable de toutes les phobies possibles. Une seule phobie est désormais autorisée : “la prolophobie”, mépris autorisé pour ces gens qui « fument des clopes et roulent au diesel ». Comment ne pas voir dans ces descriptions un portrait de plusieurs familles aidées par SOS futures mères ? Condamnées à des RSA, certaines familles peinent tant bien que mal à joindre les deux bouts en jonglant avec de tous petits emplois précaires. Et c’est sur ces familles que plane l’ombre de l’ASE, le manque de ressources pouvant, entre autres, constituer un prétexte de placement. On reçoit souvent des photos de réfrigérateurs vides ou d’avis de virement de prestations familiales tout à fait insuffisantes. La misère des zones périurbaines est criante et voilà, pour couronner le tout, la vertigineuse hausse des prix du carburant. C’est ainsi que, le jeudi 23 avril, une émission de CNews détaillait cette infernale descente aux enfers de la nouvelle pauvreté.

Qui va vraiment utiliser la constitutionalisation de l’avortement ? C’est la classe politique qui l’a voulue et c’est un moyen de culpabiliser le peuple si ce dernier hésite à y avoir recours. Ainsi, nous avons l’exemple d’une maman bien peu argentée, dont la propre mère, beaucoup plus aisée qu’elle n’aurait surtout pas voulu qu’elle ait plus de deux enfants et lui refuse donc toute aide pour sa nouvelle grossesse. « Puisque tu as voulu garder la grossesse c’est à toi de te débrouiller avec », lui assène-t-elle à toute tentative de demande financière. Garder la grossesse ! Il ne s’agit même plus de dire garder l’enfant ! On note ici que la terminologie du Planning Familial a ainsi gagné une partie relativement aisée de la société.

Quelle contradiction entre la volonté de rendre l’avortement de plus en plus facile et de plus en plus tardif, de tenter de proposer l’avortement jusqu’à la fin de la grossesse pour cas de “détresse psychosociale” pour éliminer au maximum les pauvres, et de développer en même temps au maximum PMA et peut-être GPA ! En effet, ces dernières vont le plus souvent concerner les classes aisées de la société, et ce, même avec le concours financier de toute la population par le biais des cotisations sociales.

Les classes populaires sont chassées des villes par le mouvement conjoint de l’arrivée des migrants qui occupent quasiment tous les logements sociaux et par le phénomène dit de gentrification qui se caractérise par la réhabilitation d’anciens petits logements ouvriers désormais habités par les classes supérieures. En outre, les exigences du DPE bloquent totalement le marché immobilier tandis que la suppression des ZFE (zones à forte exclusion) risque de ne pas être très durable (risque d’un nouveau projet gouvernemental, d’une censure du Conseil Constitutionnel ou d’amendes considérables imposées par la Commission de Bruxelles).

A l’autre extrémité de la vie, la loi sur l’euthanasie sera d’autant plus appliquée dans les zones péri-urbaines démunies que la plupart de ces dernières sont dépourvues d’établissements de soins palliatifs. Là encore, la population rurale sera physiquement éliminée.

Or, comment un pays totalement désindustrialisé et qui, de surcroît, perd son autonomie agricole pourrait-il résister ? Ainsi, suite à de multiples plans sociaux, ventes de marques françaises et délocalisations d’usines, la part de l’industrie française dans le PIB est tombée à 13%, tandis que celle de l’agriculture s’effondre à 3,5% : et cette dégringolade ne semble pas prêt de s’arrêter. Et, alors que des églises et des croix sont brûlées et vandalisées au moins chaque semaine, les vitraux d’inspiration sataniste de Claire Tabouret s’imposent à Notre-Dame pour remplacer les vitraux de Viollet-le-Duc restés intacts. Est-elle influencée par Charles Manson et Aleister Crowley ? On peut s’interroger, alors que tant de Français ont donné sur leurs deniers pour que Notre-Dame soit reconstruite à l’identique.

Mais ne serait-ce pas de cette prolophobie-là que la France risque, à terme, de mourir ?

Car, en écartant le peuple et en diabolisant ses valeurs les plus saines, alors même que la population n’aurait eu besoin que d’une meilleure répartition des richesses ou, du moins, d’une absence de spoliations permanentes pour éclore, les classes dirigeantes wokistes ne courent-elles pas à leur propre perte ? La chute de Rome n’en constitue-t-elle pas un parfait exemple ?

Comme l’affirme Philippe de Villiers dans l’une de ses chroniques, c’est toujours une chute démographique qui précède une invasion. La chute du nombre des mariages et de la natalité à Rome avait nettement précédé les invasions barbares, ainsi que nous le rappellent les historiens Walker Larson et Christopher Dawson.

Nationaliste et chrétien

Dans Le Bien commun, Axel Tisserand répond à ceux qui jugent que l’on ne peut être à la fois nationaliste et chrétien :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Bien commun ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Le laxisme judiciaire et disciplinaire de l’Église catholique à l’encontre de ceux qui profèrent des hérésies ou qui bafouent les règles de l’Église

Suite à la déclaration de foi de l’abbé Paglariani, l’abbé Laurent Spriet propose deux articles sur le site de La Nef. Il y relève trois affirmations problématiques et difficilement conciliables avec la Tradition, et il propose une réflexion sur ce que cette déclaration de foi dit “en creux” de la FSSPX et de la crise actuelle dans l’Eglise. Extrait :

[…] “En creux”, cette déclaration dénonce la crise doctrinale qui sévit dans l’Église catholique (en Occident en particulier) depuis plus d’un siècle et spécialement depuis les années 50-60. N’est-il pas exact que des membres de l’Église, parfois clercs, nient certaines vérités de foi de l’Église ? N’existe-t-il pas un relativisme théologique qui nie que le Christ est l’unique Sauveur et Rédempteur ? Qui dénie à la Vierge Marie toute coopération à notre salut ? Qui enseigne qu’il n’existe pas une unique vraie religion ? Des personnes qui ne rappellent jamais les conditions demandées par saint Paul et par l’Église pour recevoir la sainte Communion ? Des personnes qui outrepassent leurs droits en matière de liturgie ? N’y a-t-il pas “un deux poids, deux mesures”, jusqu’à Rome, en matière d’accueil des personnes qui ne sont pas en pleine communion avec l’Église catholique ? Ne trouve-t-on pas aujourd’hui de nombreux baptisés qui nient : la nature sacrificielle de la Messe, la nécessité du baptême comme voie ordinaire du salut, la nécessité d’appartenir à l’Église pour être sauvé, l’existence et l’éternité de l’enfer ? Etc.

Il serait injuste et malhonnête de ne pas reconnaître que cette déclaration de foi de l’abbé Pagliarani dénonce des réalités du terrain (nonobstant les imperfections et les erreurs qu’elle comporte).

Si les sanctions canoniques vont s’appliquer, a priori, le 1er juillet prochain à l’encontre des évêques de la FSSPX (et des fidèles laïcs ?), ne faudrait-il pas s’interroger sur le laxisme judiciaire et disciplinaire de l’Église catholique à l’encontre de clercs et de laïcs qui profèrent des hérésies ou qui bafouent les règles de l’Église dans bien des domaines ?

Cependant la crise dans l’Église (et non de l’Église) ne justifie pas des ordinations épiscopales contre la volonté explicite du pape régnant. Elle ne justifie pas non plus que la FSSPX choisisse par elle-même des candidats à l’épiscopat (avec ou sans juridiction, cela ne change rien au problème).

3. Une nouvelle profession de foi venue de Rome ?

En vertu du canon 212 §2 et 3, j’ose formuler un souhait : devant la crise actuelle, notre pape Léon XIV pourrait publier une profession de foi (comme le fit en son temps saint Paul VI le 30 juin 1968). Il insisterait sur un certain nombre de vérités de foi mises à mal depuis 1968, non dans le Magistère mais dans la vie quotidienne de l’Église. Cette profession de foi confirmerait le Peuple de Dieu d’aujourd’hui dans la vraie foi.

De plus, pourquoi le Saint-Siège ne publierait-il pas, unilatéralement, un document dans lequel il préciserait “les différents degrés d’adhésion que requièrent les différents textes du Concile Vatican II” et leur interprétation, mais aussi “la différence entre l’acte de foi et l’hommage religieux de l’esprit et de la volonté” (cf. les propositions du Dicastère pour la Doctrine de la Foi du 12 février 2026) ? Ce document serait un critère sûr tant pour les membres de la FSSPX que pour tous les membres de l’Église catholique. Il viendrait enrichir l’instruction Donum veritatis sur la vocation ecclésiale du théologien en son numéro 23 (24 mai 1990). Ce serait très riche et très utile pour toute personne honnête et de bonne volonté. Même si ces précisions venaient après le 1er juillet.”

Loi Falorni : l’épreuve de vérité de la gauche

Préambule aux députés de gauche

Cet article procède d’une conviction simple : vous êtes sur le point de voter contre vous-mêmes.

Car enfin, vous n’ignorez rien des déserts médicaux, des inégalités sociales, des contraintes budgétaires ni de la vulnérabilité concrète dans laquelle vivent les plus fragiles. Vous avez consacré votre engagement politique à montrer que les choix humains sont toujours situés, conditionnés, influencés par des réalités matérielles. Et pourtant, au seuil de la mort, tout se passe comme si ces déterminations disparaissaient soudain, comme si l’individu redevenait une abstraction.

Loi Falorni : l’épreuve de vérité de la gauche

Lettre ouverte aux députés de gauche
Par le Dr Sergyl Lafont
Ancien interne des Hospices Civils de Lyon, médecin biologiste.

Emmanuel Macron ne pouvait pas faire passer cette loi seul. Il lui fallait davantage qu’une majorité parlementaire. Il lui fallait que cette réforme puisse être présentée comme un progrès social. Et cela supposait votre concours.

Car votre soutien ne s’ajoute pas simplement au texte : il en modifie profondément la signification politique. Sans vous, cette réforme est principalement interprétée à travers le prisme de la liberté individuelle. Avec vous, elle acquiert la légitimité d’une avancée portée au nom de la justice sociale et de l’émancipation. C’est précisément pour cette raison que votre responsabilité est particulière.

Et demain, si les soins palliatifs demeurent insuffisamment financés, si les associations de défense du handicap élèvent la voix, si les familles demandent des comptes, c’est aussi vers vous que les regards se tourneront.

Votre histoire politique repose sur une idée simple et exigeante : il n’existe pas de liberté réelle sans conditions réelles de liberté. Un choix n’est pas libre parce qu’il est juridiquement autorisé. Il ne l’est que lorsqu’il est rendu effectivement possible, humainement soutenable et socialement protégé.

C’est au nom de ce principe que vous avez construit le droit du travail, défendu les services publics, combattu les déterminismes sociaux et dénoncé les inégalités structurelles. Vous avez toujours refusé de confondre liberté formelle et liberté réelle.

Pourquoi cette exigence devrait-elle disparaître précisément au moment où la vulnérabilité est maximale ?

La gauche ne peut pas dénoncer les choix contraints dans tous les domaines de la vie, et sanctuariser comme libre une demande de mort née de ces mêmes contraintes. Car le renversement auquel vous êtes aujourd’hui confrontés est considérable. Pour la première fois, vous êtes invités à considérer comme pleinement libre une décision prise dans un contexte où la dépendance, la maladie, l’isolement et la peur de devenir une charge occupent souvent une place centrale.

Le piège de l’autonomie

On vous parle d’autonomie, de dignité, d’autodétermination. Mais ce sont précisément les catégories que votre tradition intellectuelle a appris à interroger.

Quand un salarié accepte un emploi dégradé faute d’alternative, vous ne parlez pas de liberté. Quand une personne renonce à un droit parce qu’elle ne dispose pas des moyens de l’exercer, vous ne parlez pas de liberté. Quand une situation sociale conduit un individu à consentir à ce qu’il n’aurait jamais souhaité dans d’autres circonstances, vous dénoncez les mécanismes qui fabriquent ce consentement.

Pourquoi cette vigilance critique s’interromprait-elle lorsqu’il s’agit de mourir ?

Pourquoi considérer comme parfaitement autonome une demande qui peut être traversée par la solitude, la dépendance, le sentiment d’être un poids ou l’absence d’accompagnement suffisant ? Poser cette question n’est pas manquer de respect aux malades. C’est prendre au sérieux ce que vous avez toujours affirmé sur la fragilité des choix humains lorsque les conditions sociales se dégradent.

Ce que disent les faits

Dans les pays ayant légalisé l’aide à mourir, les motivations invoquées sont remarquablement constantes : perte d’autonomie, peur de dépendre, sentiment d’être une charge pour les proches, isolement, perte de dignité. En Oregon, où l’aide à mourir est légale depuis 1997, les données officielles montrent que la peur de « peser sur l’entourage » figure régulièrement parmi les premières raisons invoquées, souvent devant la douleur physique.

Autrement dit, ce que la loi entérine n’est pas seulement une souffrance médicale. Elle entérine aussi des représentations sociales de la dépendance, de l’utilité et de la dignité. Or ces représentations ne naissent pas dans le vide. Elles sont produites par des sociétés qui valorisent l’autonomie, la performance et l’indépendance.

Lorsqu’une personne en vient à penser que sa vie vaut moins parce qu’elle dépend des autres, cette conviction n’est jamais purement individuelle. Elle reflète aussi le regard collectif porté sur la vulnérabilité.

L’injustice concrète

La France demeure profondément inégalitaire face à la fin de vie. L’accès aux soins palliatifs reste insuffisant. Les disparités territoriales sont considérables. Les ressources humaines manquent. La solitude touche de nombreux malades.

Dans certains territoires, on ne choisit pas entre plusieurs formes d’accompagnement. On espère simplement bénéficier d’un accompagnement.

Peut-on sérieusement parler d’un choix libre lorsque les conditions permettant de vivre dignement la fin de vie ne sont pas assurées de manière égale pour tous ? Vous avez toujours soutenu qu’un droit n’est réel que lorsque chacun dispose effectivement des moyens de l’exercer. Pourquoi ce principe cesserait-il de valoir ici ?

Légaliser l’aide à mourir dans un contexte aussi inégalitaire ne corrige pas une injustice : cela risque de la consacrer.

Ce que personne ne veut regarder en face

Il faut le dire clairement : ceux qui demandent à mourir ne mentent pas sur leur souffrance. Ils disent une vérité. La question n’est pas de contester leur vécu, mais d’examiner ce que la société a fait — ou n’a pas fait — pour qu’ils en soient arrivés là.

Ce ne sont pas des conservateurs qui alertent en premier. Ce sont des militantes féministes, des collectifs antivalidistes, des organisations de personnes handicapées qui se réclament elles-mêmes de la gauche radicale. Elles voient dans ce texte non pas une libération, mais le risque d’un message implicite : qu’une existence marquée par la dépendance puisse être perçue comme moins digne d’être vécue.

Toute politique publique est confrontée à des contraintes budgétaires. Les soins palliatifs exigent du temps médical, des équipes formées, des structures adaptées et une présence humaine continue. Ils représentent un investissement collectif important.

Il ne s’agit pas d’affirmer que le législateur rechercherait délibérément une solution moins coûteuse. Mais il serait imprudent d’ignorer qu’un système durablement sous tension financière peut progressivement privilégier les réponses les moins exigeantes en ressources.

Plusieurs associations représentant des personnes handicapées ou vulnérables alertent depuis des années sur ce risque. Leur inquiétude mérite d’être entendue.

D’autant que la décision dont il est ici question possède une caractéristique unique. Une réforme peut être corrigée. Une politique publique peut être réorientée. Une mort ne se répare pas.

L’instant de cohérence

Votre vote ne sera pas un vote ordinaire. Il dira si, oui ou non, la gauche demeure fidèle à son exigence intellectuelle la plus profonde.

Il dira si vous continuez à penser la liberté à partir des conditions réelles d’existence, ou si vous acceptez qu’elle devienne, dans les moments les plus tragiques, une abstraction juridique. Il dira si la vulnérabilité appelle d’abord davantage de solidarité — ou l’autorisation d’une sortie.

Il dira aussi ce que vous pensez, au fond, d’une personne qui dit vouloir mourir parce qu’elle a peur de peser sur sa famille. Est-ce une liberté qu’il faut honorer ? Ou une détresse qu’il faut soignant ?

La question n’est pas de nier la souffrance. Elle est de savoir ce que signifie, politiquement, y répondre.

Toute votre histoire politique repose sur une intuition fondamentale : lorsqu’un être humain se trouve acculé par la précarité, l’isolement ou la dépendance, la réponse juste n’est pas de valider sa résignation, mais de transformer les conditions qui la produisent. Et pourquoi cette vérité s’arrêterait-elle précisément là où la détresse prend la forme d’un désir de mourir ?

Le véritable progrès social n’est pas de rendre la mort accessible. Il est de rendre la vie, jusqu’à son terme, réellement habitable.

Tant que cette exigence n’est pas satisfaite, ce texte ne consacre pas pleinement une liberté. Il entérine une défaite. La défaite d’une société qui n’a pas su garantir à chacun la certitude qu’il demeurait digne d’être accompagné jusqu’au bout.

Une société juste n’offre pas aux plus fragiles le moyen de disparaître. Elle fait en sorte qu’ils n’en viennent jamais à le désirer.

Illustration : Le Retour du fils prodigue, Rembrandt, vers 1668, détail – Musée d’État de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Note de l’auteur sur l’illustration : L’étreinte du Fils prodigue de Rembrandt dit ce que devrait être une société digne : une communauté qui accueille la fragilité sans condition, qui entoure au lieu d’écarter, qui soutient au lieu d’abréger. Face à la tentation de la mort administrée, l’honneur de la politique — et singulièrement d’une gauche fidèle à elle-même — est de protéger le plus vulnérable, jamais d’organiser sa disparition.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Dissous pour avoir dénoncé le grand remplacement

Par un Décret du 3 juin 2026, le gouvernement dissous le groupement de fait « Patria Albiges », mouvement identitaire albigeois. Je ne connais pas cette association mais les raisons de cette dissolution laissent songeur.

Il est notamment reproché à « Patria Albiges » de

«  promouvoir de manière régulière la théorie du « grand remplacement » et de prôner régulièrement la « remigration » présentée comme la solution face à l’insécurité, les attentats mais aussi la criminalité, notamment le narcotrafic »

À ce compte là autant interdire les statistiques et considérer comme obligatoire de promouvoir l’immigration puisqu’il serait interdire de prôner l’immigration négative.

Ou encore

 lors de l’attaque au couteau dans un jardin municipal à Annecy, en réaction à laquelle, le 10 juin 2023, l’un des dirigeants du groupement et deux autres membres ont apposé des affiches sur les grilles de parcs municipaux d’Albi mentionnant : « Parc fermé – raison de fermeture : risque élevé de se faire poignarder – protégeons nos familles de l’immigration », action revendiquée par une publication sur le compte Instagram du groupement

Est-il vraiment possible de croire que l’Europe serait elle-même sans l’empreinte de la foi ?

Extrait du discours du pape Léon XIV avec le monde de la culture, de l’art, de l’économie et du sport :

[…] Est-il vraiment possible de croire que l’Europe – que nous aimons tant – serait elle-même sans l’empreinte de la foi ? Pourquoi craindre que l’éternité n’imprègne notre quotidien ? Le cri de mes prédécesseurs résonne encore : N’ayez pas peur ! Ouvrez grand les portes au Christ ! Jésus-Christ ne nous prend rien et nous donne tout.

Je veux demander à haute voix : qui sont exclus malgré leurs vertus et leurs capacités ? Nous ne pouvons ignorer que la condition des pauvres représente un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, remet constamment en question nos vies, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques, et l’Église (cf. Dilexite , 9).

En effet, le Christ redonne au bien commun la place qui lui revient, celle d’un sage arbitre qui apaise la cupidité des uns et nourrit l’espoir des autres, tout en aspirant à tous les sauver.

Cette Église, « experte en humanité », bien qu’allant parfois à contre-courant, insiste sur le fait que « les structures économiques et institutionnelles ne sont justes que dans la mesure où elles servent le développement intégral de la personne et favorisent la participation responsable de tous » ( Magnifica humanitas , 34). […]

Un évêque assassiné au Mozambique

Mgr Osório Citora Afonso, évêque du diocèse de Quelimane, a été retrouvé mort samedi 6 juin au matin, à son domicile épiscopal de Quelimane. L’évêque a été tué par balles, dont une l’a atteint à la poitrine. Les forces de sécurité poursuivent l’enquête mais aucun détail précis n’a encore été livré.

Toutes les communautés chrétiennes pleurent la disparition du quatrième évêque du diocèse de Quelimane, érigé en 1954 sous le patronage de Notre-Dame de la Délivrance.

Depuis Madrid, «Léon XIV a appris avec tristesse le grave acte de violence» qui a causé la mort de Mgr Citora Afonso, a déclaré le directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège. Le

«Pape s’unit dans la prière au peuple des diocèses et du Mozambique en cette heure de désarroi, afin que le Seigneur leur accorde la consolation, qu’il garde dans son amour chaque homme et chaque femme et qu’il arrête la main des violents».

Connu sous le nom de «Don Osorio», il a travaillé pour le dicastère pour l’Évangélisation, section pour la Première évangélisation et les nouvelles Églises particulières (2017-2023), avec lequel il entretenait des liens étroits.

Le président de la République du Mozambique, Daniel Francisco Chapo, a présenté ses plus sincères condoléances et a souligné dans son message que

«le décès de Mgr Osório représente une perte irréparable pour la société mozambicaine et la communauté chrétienne, mettant en lumière son témoignage d’humilité, son dévouement pastoral et sa promotion des valeurs de paix et de réconciliation».

Membre de l’Institut missionnaire Consolata, Mgr Citora était secrétaire de la Conférence épiscopale du Mozambique, évêque de Quelimane depuis août 2025 et, depuis avril de cette année, a été nommé par le Pape Léon XIV, administrateur apostolique intérimaire de l’archidiocèse de Beira.

Le territoire du diocèse de Quelimane s’étend sur 57 798 kilomètres carrés et compte actuellement 29 paroisses et missions, environ 1 930 communautés chrétiennes et 1 366 593 catholiques, selon les statistiques de 2025.

Italie : pas d’éducation sexuelle sans l’accord des parents

L’éducation sexuelle dans les écoles italiennes sera désormais soumise au consentement parental, le Sénat italien ayant définitivement adopté jeudi soir une réforme promue par le gouvernement de droite.

La réforme, portée par le ministre italien de l’Éducation Giuseppe Valditara, exclut également l’éducation sexuelle des crèches et des écoles primaires. Giuseppe Valditara a déclaré après l’adoption de la loi au Sénat que la réforme protégerait les mineurs “de la confusion engendrée par la propagande de genre” et rétablirait le principe constitutionnel selon lequel les parents sont responsables de l’éducation de leurs enfants.

Les écoles devront dorénavant informer les familles au moins sept jours à l’avance de toute initiative d’éducation sexuelle, en précisant notamment les experts ou organisations externes impliqués.

Pro Vita & Famiglia a salué cette mesure, affirmant qu’elle permettrait aux parents de rejeter les initiatives qu’ils jugeraient inappropriées.

“Les parents pourront s’informer, identifier et rejeter à l’avance les projets inappropriés qui promeuvent la fluidité de genre, l’avortement, la maternité de substitution et une vision idéologique de la sexualité chez les mineurs”.

Les processions solennelles ne sont pas une survivance folklorique mais la foi en la présence du Seigneur ressuscité

Lors de la messe ce matin à Madrid, le pape a déclaré dans son homélie :

[…] Ce mémorial du Seigneur présent dans le Pain eucharistique est au cœur de votre foi et de l’histoire de votre peuple. Ici à Madrid, mais aussi dans tant d’autres lieux d’Espagne, le Corpus Christi n’est pas une fête de plus dans le calendrier liturgique, mais un retour aux racines de la foi pour renouveler l’amour et la fidélité à Dieu. Les processions solennelles de ce jour ont façonné pendant des siècles la piété, l’art, la musique, l’architecture et la vie du peuple espagnol. Encore aujourd’hui, elles expriment et manifestent le sentiment spirituel de ce pays à travers la beauté et l’élégance des tapis de fleurs, des autels dans les rues, du soin apporté aux ostensoirs et à leur exposition, ainsi que des chants et des ornements. Il ne s’agit pas d’une manifestation extérieure, d’une survivance folklorique ou d’une simple parure esthétique : il s’agit ici de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et continue de passer au milieu de nous, qui se fait pain pour notre faim de vie et visite les recoins de notre cœur et de notre histoire, même les plus sombres.

Ainsi, si le Christ se donne en nourriture lors de la célébration eucharistique, la procession dit qu’Il ne reste pas enfermé dans le temple, mais qu’Il sort à notre rencontre. Jésus marche dans les rues, traverse les places, visite nos quartiers, habite les lieux de notre vie quotidienne. Il est le Dieu proche qui marche avec son peuple, le Seigneur de l’histoire, la consolation des faibles, la lumière pour les familles, l’espérance pour les malades, la paix pour ceux qui souffrent. Le Christ qui passe dans les rues dans l’ostensoir est le même qui s’identifie aux pauvres, aux opprimés, à ceux qui sont seuls et sans défense. Ce n’est pas un hasard si ici, en Espagne, l’Église a uni pendant des années la solennité du Corpus Christi à la Journée de la Charité.

Il ne s’agit pas seulement de sortir l’ostensoir, mais de sortir nous-mêmes de l’égoïsme, de l’indifférence, d’une foi confortable et privée, pour répondre à son invitation à la conversion, changer notre regard, accueillir sa présence qui nous transforme et fait de nous des bâtisseurs d’un monde nouveau.

C’est pourquoi la mémoire historique des processions du Corps et du Sang du Christ ne se laisse pas emprisonner dans la nostalgie ; elle devient, au contraire, une invitation aujourd’hui, pour notre vie personnelle, pour nos relations, pour la société, pour la construction de l’avenir. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre l’invitation à “se souvenir” que nous avons entendue dans la première lecture : « Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur, ton Dieu, t’a fait parcourir ces quarante années dans le désert » ; souviens-toi de comment, quand tu avais faim, il t’a nourri de la manne. Il s’agit de “se souvenir” précisément pour ne pas oublier qui est le Seigneur et pour ne pas succomber à la tentation de se fier à d’autres idoles et de se nourrir d’un pain qui ne rassasie pas.

Voici donc une exhortation pour l’Espagne d’aujourd’hui et de demain : que la religiosité qui anime ce pays depuis des siècles ne soit pas un musée du passé, mais une école de foi où on peut encore s’abreuver. Une école qui nous enseigne à nous agenouiller devant Dieu et devant notre prochain, car personne ne peut s’agenouiller devant le Seigneur et mépriser son prochain ; une école qui nous enseigne la gratuité de l’amour qui se fait don, afin qu’il circule parmi nous et brise les chaînes de tout égoïsme ; une école où nous apprenons que Dieu est une présence réelle et que nous sommes nous aussi appelés à être présents dans les situations et les défis de la société, à ne pas fuir et à nous engager personnellement dans la construction du bien commun.

Frères et sœurs, je souhaite rappeler ici saint Manuel González, l’évêque des tabernacles abandonnés. Sa vie nous rappelle que l’Eucharistie ne doit pas être honorée uniquement lors des grandes célébrations ou de manière occasionnelle, mais aussi dans la fidélité silencieuse de celui qui accompagne le Seigneur par une amitié humble et discrète qui se nourrit jour après jour. Je voudrais également rappeler les vers poétiques de saint Jean de la Croix : « Je connais bien moi la source qui jaillit et coule, bien que de nuit » (Chant de l’âme qui se réjouit de connaître Dieu par la foi). Dans la prison conventuelle de Tolède, où il était incarcéré dans des conditions extrêmement dures, précisément aux alentours de la fête du Corps et du Sang du Christ en 1578, il reconnaît, depuis la nuit de cette prison, la présence cachée du Seigneur d’où jaillit une lumière qui ne connaît pas de crépuscule et d’où coule une vie qui ne s’épuise pas. Jésus Eucharistie est « cette source éternelle qui est cachée », source qui coule et étanche la soif sans éblouir, sans s’imposer par une puissance extérieure, sans se présenter de manière spectaculaire (cf. ibid.).

Revenons à Lui par un amour sincère. Ouvrons-nous à la rencontre avec Lui, laissons-Le désaltérer les aridités de notre cœur, pour ensuite sortir sur les chemins de la vie et de l’histoire et porter parmi les gens ce courant d’eau fraîche, ce courant d’amour, de paix, de justice et de joie. Buvons à nouveau à cette source eucharistique, qui ne nous enferme pas dans une dévotion privée, mais nous envoie arroser nos frères, les familles, les pauvres, ceux qui souffrent, ceux qui ont perdu espoir. La grâce eucharistique nous transforme, et fait aussi de nous des acteurs de la transformation de l’histoire et un signe d’espérance pour ceux que nous rencontrons.

“Vous pouvez changer le cours de l’histoire ! Faites-le avec amour !”

Samedi soir, la pape a rencontré les jeunes lors d’une veillée de prière et leur a dit :

[…] N’ayez pas peur du mariage et de fonder une famille !

Au cours des siècles d’histoire de l’Église, nous, chrétiens, avons vécu dans toutes sortes de sociétés, traversant les changements des cultures que nous avons partagées et contribué à façonner. Il y a un texte ancien, qui s’appelle la Lettre à Diognète, qui nous offre à ce sujet une belle intuition : « Les chrétiens sont au monde ce que l’âme est au corps » (VI). Telle est notre manière de vivre : les disciples de Jésus sont toujours contemporains, mais jamais prisonniers du temps qui passe. Nous sommes libres en Christ ! Et le Christ nous a libérés par son amour. Grâce à cet amour, nous sommes toujours libres face à toute contrainte et à toute tromperie. Nous sommes libres des modes, car nous sommes disciples de la vérité ; nous sommes ouverts à l’avenir, car nous savons que la mort ne nous attend pas. Au contraire, le sens de l’histoire culmine dans la communion éternelle de vie que Dieu prépare pour tous. Dans cette perspective, vous surtout, les jeunes, êtes appelés à donner une nouvelle orientation à la société, en devenant les protagonistes du changement à partir de vos liens quotidiens, de ce que vous vivez en famille, à l’université et au travail. En vous voyant, chers jeunes, pleins de cet enthousiasme motivé par la foi, je me réjouis de penser à votre capacité à témoigner du Christ dans le monde, y compris dans la réalité numérique, pour communiquer les valeurs et la beauté de l’Évangile (cf. Christus vivit, n. 105 ; Salutation lors du Jubilé des missionnaires numériques, 29 juillet 2025).

Je vous invite donc tous à être ensemble le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5, 13). Pour vivre ainsi, il faut avant tout comprendre la société actuelle, en vivant avec sagesse, afin de pouvoir ensuite la transformer en tant que témoins de l’Évangile. Le jeune chrétien, en effet, rayonne tant dans la joie que dans l’épreuve, donnant du goût à la réalité parce qu’il l’habite comme une personne qui savoure la vie en son for intérieur, sans attendre que la richesse, le plaisir ou le pouvoir lui en donnent la saveur. Telle est notre liberté, qui trouve sa source dans la foi, capable de donner lumière et saveur à toute société, à toute expérience humaine. En revanche, quand la vie n’a plus de goût, c’est comme si elle nous était arrachée : nous ne la sentons plus comme la nôtre. Face au vide de l’indifférence et du conformisme, face à la violence de la guerre et du mensonge, soyez vous-mêmes l’étincelle d’une humanité nouvelle.

C’est pourquoi je voudrais vous confier à tous une mission : soyez humains. Oui, soyez humains ! : des hommes et des femmes de chair et d’os. Pas des apparences mais des visages fiables. Des personnes qui recherchent la justice parce qu’elles en ont faim, comme du pain quotidien. Des personnes qui désirent une vie honnête et droite, parce qu’elles font volontiers aux autres ce qu’elles voudraient que les autres leur fassent. Soyez humains comme l’est le Christ, l’homme parfait, le Ressuscité qui partage avec nous l’histoire en tout temps. En cultivant cet engagement, regardez les Apôtres, les premiers chrétiens, habitants d’un monde païen. À leur exemple, soyez des missionnaires de l’Évangile face aux pauvretés matérielles et spirituelles de notre temps, sachant bien que notre foi est un style de vie qui s’accomplit dans la charité (cf. Ga 5, 6). Telle est, chers jeunes, la vertu qui change l’histoire plus que toute autre. Vous pouvez changer le cours de l’histoire ! Faites-le avec amour !

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