Opérations de destruction dans le Sud Liban
Sept jours après la signature de l’accord-cadre entre Israël et le Liban, l’armée israélienne maintient sa pression sur le Sud-Liban. Si les combats ont à peu près cessé, les opérations de destruction systématique se poursuivent. De nombreuses détonations ont ainsi été entendues et des incendies signalés. Il s’agit pour Israël d’interdire tout retour de population dans la fameuse zone de sécurité le long de la frontière. Le premier juillet, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a répété que l’armée israélienne resterait « pour une durée indéterminée » dans ces zones.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Bénédiction d’une union entre personnes du même sexe : le cardinal Radcliffe sera-t-il excommunié ?
Le 13 juin 2026, deux hommes homosexuels, membres d’une organisation LGBTQ+, ont réuni amis et famille pour célébrer une « Messe d’action de grâce pour 50 ans d’amitié, de partenariat et d’engagement dans la poursuite de la justice ». Plus de 150 personnes se sont réunies à l’église Holy Apostles de Londres.
Le célébrant principal de la messe était le père Jim O’Keefe, un ami de longue date. Les concélébrants étaient Mgr John Crowley, évêque émérite du diocèse de Middlesbrough ; Mgr John Rawsthorne, évêque émérite du diocèse de Hallam ; et le chanoine Chris Vipers, prêtre de la paroisse des Saints-Apôtres. Le cardinal Timothy Radcliffe, figure centrale des récents synodes de Rome et fervent défenseur du ministère auprès des personnes LGBTQ+, a prononcé l’homélie.
Sœur Jeannine Gramick, SL, cofondatrice de New Ways Ministry, a participé à une proclamation dialoguée de l’Évangile, le récit d’Emmaüs (Luc 24, 13-35), en compagnie du théologien homosexuel James Alison, ainsi que de ses amis Pat Jones et Anne Smith.
Les deux hommes avaient déjà célébré des messes d’action de grâce similaires pour leur union civile en 2006 et leurs noces d’argent en 2016.
Lors de la messe du 25e anniversaire, l’évêque qui s’apprêtait à présider cette cérémonie avait reçu l’ordre de se retirer par le cardinal Cormac Murphy-O’Connor.
À la fin de la messe, les deux hommes ont reçu la bénédiction de tous les membres du clergé présents à l’autel :
« En rendant grâce à l’Église pour sa bénédiction envers ceux qui la recherchent en esprit et en vérité, nous te prions, Dieu d’amour, de répandre ta grâce sur Julien et Martin à l’occasion du 50e anniversaire de leur union. Que leur amour demeure généreux, toujours attentif aux besoins d’autrui, et qu’il approfondisse les liens qui les unissent. Que ta paix les accompagne et que ta lumière joyeuse illumine leur vie. Que la bénédiction de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit les accompagne et demeure avec eux, maintenant et à jamais. Amen. »
Pour mémoire, le Dicastère pour la Doctrine de la foi avait publié en 2021 une réponse à un dubium au sujet de la bénédiction des unions de personnes du même sexe, soulignant :
il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c’est-à-dire hors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe. La présence dans ces relations d’éléments positifs, qui en eux-mêmes doivent être appréciés et valorisés, n’est cependant pas de nature à les justifier et à les rendre ainsi légitimement susceptibles d’une bénédiction ecclésiale, puisque ces éléments se trouvent au service d’une union non ordonnée au dessein du Créateur.
Les membres du clergé qui ont participé à ce scandale seront-ils sanctionnés ?
Procédure du Dicastère pour la Doctrine de la Foi pour les prêtres et laïcs qui décident de quitter la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X
Le dicastère pour la Doctrine de la Foi a adressé aux évêques du monde entier une communication indiquant les mesures à prendre pour accueillir ceux, prêtres comme laïcs, qui décideraient de quitter la Fraternité Saint-Pie X après l’acte schismatique qui a conduit à la nouvelle excommunication. En voici une traduction non officielle :

L’intelligence artificielle est-elle une menace pour notre âme ou un simple outil ?
Découvrez cette analyse de la nouvelle encyclique Magnifique humanité du pape Léon XIV sur l’intelligence artificielle, un texte prophétique pour aider les catholiques à affronter ces bouleversements technologiques.
Dans cet entretien d’Academia Christiana, Victor reçoit Philippe pour un décryptage intellectuel, spirituel et politique des défis posés par la révolution technologique. Alors que l’intelligence artificielle s’immisce dans notre quotidien et capte notre attention via les smartphones, comment réagir en tant que chrétiens enracinés ?
Analyse en profondeur des limites algorithmiques (le fameux piège de la chambre chinoise), du mythe du transhumanisme, et des conséquences anthropologiques d’une technique qui se prétend neutre. Loin d’un fatalisme stérile face à la machine, cet échange propose des solutions concrètes ancrées dans la tradition et la philosophie aristotélico-thomiste. En s’inspirant du modèle bénédictin et de l’éducation intégrale, nous appelons la jeunesse de France à retrouver le sens du véritable travail et du bien commun. Ne subissez plus l’algorithme : comprenez-le pour rester un bâtisseur libre.
CHAPITRES DE LA VIDÉO :
- 00:00 – Les algorithmes décident déjà pour nous
- 01:40 – Encyclique Magnifique Humanité du Pape Léon XIV
- 02:55 – L’IA au quotidien : la menace invisible
- 06:43 – Le piège de la bulle algorithmique
- 10:50 – Philosophie et origines de la technique
- 15:14 – Définition réelle de l’intelligence artificielle
- 17:07 – L’illusion de l’IA : la chambre chinoise
- 19:46 – Les dérives du projet transhumaniste
- 26:46 – Désarmer l’IA face à la compétition armée
- 30:21 – La technique moderne est-elle neutre ?
- 34:44 – Conséquences écologiques de la toute-puissance
- 41:58 – Symbiose machine-humain : le grand danger
- 46:27 – Le travail au service de l’homme
- 49:46 – S’inspirer du modèle des moines bénédictins
- 52:22 – L’urgence de retrouver l’éducation intégrale
- 56:03 – Jeunesse catholique : devenez des bâtisseurs !
Crépol : malgré une nouvelle pirouette judiciaire, l’AGRIF est bien présente dans cette affaire
Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :
Par une ordonnance datée du 26 juin 2026, le juge d’instruction vient à nouveau de rejeter la demande de constitution de Partie-Civile de l’AGRIF dans l’affaire de l’attaque du bal de Crépol.
Le premier rejet, du 21 février 2024, était fondé sur le rejet (contre l’évidence) de la qualification raciste par le Parquet et le juge d’instruction et sur le fait que nous n’ayons pas été mandatés par une victime. Cela était déjà une aberration juridique.
La jurisprudence dit clairement que « l’accord des victimes n’est pas nécessaire dans le cas où l’infraction a été commise envers un groupe de personnes non individualisé ». Ce qui est exactement le cas dans l’attaque qui a visé le bal du 19 novembre 2023 mais cela fait partie des multiples évidences niées par la justice dans ce dossier.
Récemment, plusieurs victimes ont mandaté l’AGRIF.
Désormais, le rejet est motivé par le fait que nous ne soyons pas mandatés par TOUTES les victimes. Cela est encore plus aberrant et confine à l’obstruction judiciaire. On notera que l’absence de qualification de racisme a disparu des motivations du juge.
Heureusement, l’AGRIF a toujours un tour d’avance et nous avions prévu cette hypothèse. Me Jérôme TRIOMPHE, notre avocat coordinateur, est, bel et bien, personnellement désigné dans l’affaire et l’AGRIF prend en charge 100% les frais de défense de 2 victimes (d’autres victimes pourraient être prises en charge prochainement).
Nous sommes donc entrés dans le dossier et avons déjà contribué à remettre la qualification raciste des faits et celle de la bande organisée au cœur de la procédure.
Par ailleurs, nous ferons, une fois de plus, appel (pour la troisième fois puisque la Cour de Cassation avait fait droit à l’AGRIF en cassant la première décision de la Chambre de l’Instruction) de l’ordonnance de rejet pour l’AGRIF en tant que personne morale.
L’AGRIF ne lâche jamais rien !
SOUTENEZ NOTRE ACTION : lagrif.fr/nous-soutenir/
Regard juif nouveau sur le Nouveau Testament : les épreuves conduisent à l’union avec Dieu
Jésus annonce à plusieurs reprises que la foi sera éprouvée. Il dit à ses disciples : « Dans le monde, vous aurez des tribulations. Mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde » (Jean 16,33). De même, Jacques écrit :
« Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la persévérance » (Jacques 1,2-3).
Cette perspective éclaire le sens des paroles de la Torah :
« Car l’Éternel, votre Dieu, vous met à l’épreuve afin de savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme » (Deutéronome 13,4 selon la numérotation chrétienne ; 13,3 dans la Bible hébraïque).
L’épreuve n’a pas pour but d’informer Dieu de ce qu’il ignorerait. Elle a pour finalité de conduire l’homme vers une connaissance plus profonde de Dieu. Ici, le mot da’at ne désigne pas une simple connaissance intellectuelle, mais une union vivante avec Dieu, une relation si profonde qu’elle transforme toute l’existence.
Pourquoi l’épreuve produit-elle cette union ?
Parce que toute épreuve comporte un voile. Elle donne parfois l’impression que Dieu est absent. Elle peut prendre la forme de difficultés matérielles, de l’absence de réponses, de souffrances, d’oppositions ou d’obstacles qui semblent empêcher l’homme de s’approcher de Dieu.
Dans ces moments, tout semble cacher la présence divine, aussi bien à l’extérieur qu’au plus profond du cœur. L’homme est alors appelé à continuer son chemin sans laisser les circonstances décider de sa relation avec Dieu.
La foi consiste précisément à demeurer attaché à Dieu lorsque rien ne semble confirmer sa présence. Elle refuse de se laisser détourner par les objections, les doutes ou les apparences. Elle poursuit son chemin avec fidélité.
C’est alors que l’épreuve produit son fruit. En traversant le voile sans rompre son lien avec Dieu, l’homme découvre une relation plus profonde que celle qu’il possédait auparavant. Ce qui était seulement une conviction devient une expérience intérieure.
comparons cette réalité à une pierre placée au sommet d’une muraille. Lorsqu’elle tombe, elle atteint une distance beaucoup plus grande qu’une pierre située plus bas. De la même manière, plus la présence de Dieu paraît cachée dans une épreuve, plus son origine est élevée. Ce qui descend le plus profondément dans le monde provient des hauteurs les plus élevées.
Lorsque l’homme demeure fidèle au milieu de l’épreuve, il déchire progressivement les voiles qui cachaient la présence de Dieu. Ce qui était dissimulé devient alors une réalité vécue. La présence divine cesse d’être seulement une vérité apprise : elle devient une réalité intérieure.
C’est dans ce sens que la Torah affirme : « L’Éternel, votre Dieu, vous met à l’épreuve… afin que vous connaissiez » (Deutéronome 13,4). L’épreuve conduit à la da’at, c’est-à-dire à une union si profonde avec Dieu que l’homme en vient à percevoir sa présence avec la même évidence qu’il perçoit la vie qui anime son propre corps.
Ainsi, l’épreuve n’est pas seulement un obstacle à surmonter ; elle devient le chemin par lequel le voile se déchire et par lequel l’homme entre plus profondément à l’intérieur de la présence de Dieu.
[NDLR : l’auteur de cette tribune est un juif converti au catholicisme]
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Juillet : prier avec le pape pour le respect de la vie humaine
Intention de prière du pape Léon XIV en ce mois de juillet :
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur de la vie, Tu nous as créés par amour et appelés à vivre en plénitude. Chaque personne est un don sacré qui reflète ton visage, du premier instant de son existence jusqu’au dernier souffle de son chemin sur la terre. Aujourd’hui, nous te demandons la grâce de reconnaître et de protéger la valeur unique et irremplaçable de chaque être humain. Apprends-nous à accueillir la vie sans condition, à prendre soin de la fragilité avec tendresse, à accompagner chaque étape avec respect et à défendre avec courage ceux qui n’ont pas de voix.
Pardonne-nous, Seigneur, quand nous tombons dans l’indifférence ou la culture du rejet, quand nous cessons de voir en l’autre un être digne d’amour. Donne-nous un cœur nouveau, capable de toujours choisir la vie, et des mains généreuses pour la protéger par des gestes concrets.
Fais de ton Église un témoignage vivant de l’Évangile de la vie, une maison ouverte où toute existence est célébrée, où personne ne se sente de trop et où la dignité soit toujours respectée et protégée. Seigneur Jésus, fais que nous aimions la vie comme Toi tu l’aimes : avec tendresse, fidélité et don total de soi. Que nous sachions proclamer, par nos paroles et nos gestes, que chaque vie humaine mérite le don total de nous-mêmes.
Amen.
Quelques promenades littéraires pour cet été avec Antoine de Lacoste
De Russie en Grande-Bretagne, de la campagne française au désert de Sibérie, Antoine de Lacoste invite à redécouvrir la littérature française et internationale pour un été ludique et formateur.
Découvrez son blog : https://leslivresdantoine.com/
Il serait bon de bannir une fois pour toutes l’expression « c’est une bonne lecture de plage », comme si le fait de contempler la mer autorisait à tenir en main un médiocre roman. Ce devrait être le contraire. Il n’y a pas de temps à perdre avec la très pauvre et très abondante production littéraire : on n’a jamais autant écrit et jamais aussi mal.
DE BONS ROMANS ET DE BONS ÉCRIVAINS
Les bons romans ne manquent pas pourtant, les bons écrivains non plus, mais il faut vouloir traverser le temps et l’espace, et peut-être accepter parfois de se laisser guider.
Une promenade sur les plages ou dans les campagnes françaises peut être l’occasion de découvrir des auteurs dont on parle peu, mais qui ne vous décevront pas. Jeunes et moins jeunes se délecteront des aventures de Gaspard des Montagnes (1922), d’Henri Pourrat. La tension est forte dès le début du récit lorsqu’Anne-Marie, 14 ans, est attaquée chez elle par des inconnus. Elle vient d’hériter et tout se sait dans les petits villages d’Auvergne. Grâce à un redoutable couteau et une main imprudemment passée sous la porte, elle sectionne le petit doigt de l’homme. Ce sera sa marque. Anne-Marie est en danger constant, mais Gaspard, héros populaire et joyeux, part en campagne contre les malandrins. C’est un roman de la terre, aux rebondissements incessants, merveilleusement écrit.
Plus tragiques sont les aventures de Don Luis racontées dans Le Flagellant de Séville (1951) de Paul Morand. Ce Jeune aristocrate espagnol épris d’idées nouvelles, lecteur de Voltaire, accueille avec joie les troupes bonapartistes en 1809. Sa femme, la belle et pieuse Maria, n’a pas le même point de vue : « Nous chasserons les Français ». Les époux s’aiment mais la guérilla commence et Don Luis aura des choix terribles à faire. Les premières pages austères racontant une procession de flagellants le Vendredi Saint ne doivent pas inquiéter le lecteur, on ne lâche pas ce roman flamboyant. Paul Morand a trop écrit mais certaines nouvelles méritent le détour : Parfaite de Saligny (1958), Le Bazar de la Charité (1944), et ce petit roman L’homme pressé (1942) plus léger, mais où le style de l’auteur est éclatant de talent.
EN VENDÉE
Vous pouvez arpenter la Vendée avec Michel Ragon qui nous gratifie d’une belle et émouvante évocation des guerres de Vendée, vue du côté paysan (Les Mouchoirs rouges de Cholet (1984), La Louve de Mervent (1985)), avec Ernest Pérochon (Au cri du Chouan, 1933) ou Marie de Sainte-Hermine (Une famille de brigands, 1848). Hors de « la guerre des géants », restons un peu en Vendée avec René Bazin (à ne pas confondre avec son neveu Hervé, guère recommandable), et La terre qui meurt (1899) ou Magnificat (1931). C’est beau, c’est catholique et c’est très bien écrit.
Avec plus d’insouciance, vous pouvez retrouver Le Fantôme de l’Opéra (1910) qui hante les souterrains de l’Opéra de Paris. Gaston Leroux est indémodable, tout comme Maurice Leblanc qui envoie Arsène Lupin rôder du côté des falaises d’Etretat dans L’aiguille creuse (1909). Ces auteurs sont constamment réédités et c’est justice : c’est bien écrit et il n’y a jamais rien de malsain. Pour les amateurs de romans policiers plus modernes, mais plus sanglants de ce fait, ne manquez pas Les Brumes de Capelans (2022), la traque d’un meurtrier avec un dénouement incroyable. L’auteur, Olivier Norek, est ensuite sorti de sa spécialité pour nous offrir un superbe roman de guerre, Les Guerriers de l’Hiver (2024). Nous sommes en Finlande en 1939, l’armée rouge attaque et les skieurs nordiques résistent, c’est inoubliable et pour tout public.
RESTONS EN NORMANDIE
Nous étions en Normandie, restons-y un peu avec Jean de La Varende. Une trilogie de haut niveau mérite une halte, même un peu prolongée : Le Centaure de Dieu (1938), Le Troisième jour (1947) et La Dernière Fête (1953) vous feront passer de délicieux moment avec Amélien de La Barre, ce hobereau royaliste, qui voit disparaître petit à petit son monde et ses traditions. Il est égoïste et maladroit, sa femme compense avec discrétion, mais il est touchant au fond. Et c’est si bien raconté. Ceux que trois volumes effraient (mais il ne faut pas), pourront se tourner vers Heureux les humbles (1951), où La Varende, dans plusieurs petites nouvelles drôles ou tristes, rend hommage aux humbles, aux héros discrets. La dernière, qui nous raconte l’épopée du docteur Costard, vaut le détour à elle seule.
Passons courageusement la Manche et allons en Angleterre. Tout le monde connaît Jane Austen (Orgueil et préjugés, 1813) qui fut un précurseur essentiel pour ce beau XIXe siècle littéraire. Allons-nous promener avec George Eliot. Le Moulin sur la Floss (1860) est un chef d’œuvre, Marcel Proust en était convaincu, nous aussi. Si vous êtes séduits, ce qui est probable, j’en prends l’engagement, vous pourrez poursuivre avec Silas Marner (1861) et Middlemarch (1872). Anthony Trollope, méconnu en France mais si populaire en Angleterre, vous régalera avec Le Directeur (1855), Les Tours de Barchester (1857) et surtout Le Docteur Thorne (1858) et La Cure de Framley. Trollope est un merveilleux conteur.
LES ROMANS DU XX° SIECLE
Passons au XXe siècle et accompagnons Elizabeth Goudge avec Le Pays du Dauphin vert (1944) ou La Colline aux Gentianes (1950). Rien de mièvre, contrairement à une légende bien ancrée. Ce sont d’excellents romans, tout simplement. Daphné du Maurier vous tiendra en haleine avec Le Bouc émissaire (1957), tout comme Charles Paliser, dont Le Quinconce (1989) fit le tour du monde.
Une mention spéciale pour Le Seigneur des anneaux (1954), abordé avec circonspection, avalé avec enthousiasme. Tolkien a créé un univers unique où le talent pur côtoie de discrètes pistes catholiques, discrètes mais bien réelles. Beaucoup de jeunes ont retrouvé le goût de la lecture grâce à Tolkien, aux exploits d’Aragorn, à la sagesse de Gandalf, au dévouement des petits hobbits qui auraient préféré rester bien au chaud mais ne se dérobent pas. Les orques sont vaincus et nous sommes bien contents d’avoir participé à cette lutte épique entre le bien et le mal.
La littérature allemande ne saurait être négligée et trois auteurs (mais la liste n’est pas close) méritent particulièrement notre attention. Thomas Mann a écrit, très jeune, Les Buddenbroeck (1901), superbe description de l’apogée et du déclin d’une grande famille de l’Allemagne du Nord. Ernst Wiechert nous entraîne, avec Missa Sine nomine (1953), au retour difficile d’un aristocrate allemand, libéré d’un camp en 1945, qui voit la ruine du château familial et va affronter le destin avec un recul et une profondeur impressionnante. Avec Narcisse et Goldmund (1948), Hermann Hesse nous offre une belle réflexion métaphysique, grave et picaresque à la fois. Narcisse, moine d’une grande intelligence, mais menacé par le terrible péché d’orgueil est ami de Goldmund qui quitte le monastère et va parcourir le monde en quête d’émotions charnelles. Ils se quittent et se retrouveront. C’est une superbe histoire, on ne s’ennuie jamais.
Tout près, en Autriche, il y a Stefan Zweig. Ses nouvelles sont inégales, mais il y a Le joueur d’échecs (1943), impressionnant. Hors des sentiers battus, il ne faut pas hésiter à s’aventurer vers La Pitié dangereuse (1939), unique roman du Viennois, un grand livre. Et bien sûr ses biographies, Zweig était un des maîtres du genre, avec notamment Marie-Antoinette (1932) pour une belle et intelligente réhabilitation. En Hongrie, Miklos Banffy, après avoir été ministre de l’Amiral Horthy, a écrit dans sa solitude aristocratique, la trilogie transylvaine aux trois titres somptueux : Vos jours sont comptés (1934), Vous étiez trop légers (1937), Que le vent vous emporte (1940). Vous aurez peut-être reconnu la fameuse prophétie de Daniel et son Mane, Tecel, Fares, asséné au roi Balthazar, puni, avec toute sa cour, d’avoir profané les vases sacrés du Temple de Jérusalem. Une lecture un peu exigeante au début mais le lecteur sera vite pris par les amours d’Adrienne et de Balint, sur fond de tension entre l’Autriche et la Hongrie.
ROMANS HISTORIQUES
Il est également question de Mane, Tecel, Fares, dans le grand roman historique de Piotr Krasnov, De l’Aigle impérial au drapeau rouge (1921), enfin réédité après avoir été introuvable pendant presque un siècle. Une fresque inoubliable de 1900 jusqu’au triomphe de la révolution bolchévique.
C’est le moment, puisque nous sommes en Russie, de parler du chef d’œuvre d’Irina Golovkina, Les Vaincus (1992). Ecrit toute une vie dans la clandestinité, le manuscrit fut retrouvé après la mort de l’auteur et la chute du communisme quasi concomitantes. Ce fut un grand succès. La parution en France fut discrète et c’est bien dommage, l’histoire des vaincus de la révolution bolchévique est un des plus beaux livres écrits en Russie ces dernières décennies.
Restons en Russie avec Andreï Makine (Français d’adoption) et participons à une incroyable course-poursuite dans la taïga avec L’archipel d’une autre vie (2016), ou évoquons les souvenirs politiques d’une vieille dame dans Croix rouges (2017), très beau roman du Biélorusse Sacha Filipenko. Elle n’a que peu de temps pour les raconter car Alzheimer est là. Son voisin de palier, en plein drame, n’est pas très intéressé. Il faudra bien l’écouter pourtant.
UN COUP DE MAÎTRE
Une nouvelle venue a fracassé les lettres russes : Gouzel Iakhina, une tatare du Kouban, rien que ça ! Son coup d’essai fut un coup de maître avec Zouleikha ouvre les yeux (2015), elle a brillamment poursuivi avec Les enfants de la Volga (2021) et l’inoubliable Convoi pour Samarcande (2023), un très grand moment littéraire.
Un retour par la Roumanie s’impose. Vous ne devez pas manquer les chefs d’œuvres de Virgil Gheorghiu, Le meurtre de Kyralessa (1966), Dracula dans les Carpathes (1982), titre étrange masquant une très belle aventure et surtout Dieu ne reçoit que le dimanche (1975). Gheorghiu, c’est le fond et la forme, un style unique qui nous envahit, une histoire profonde chantant les souffrances de son pays à travers des êtres d’exception.
Finissons en Italie, où tant de choses ont commencé. On ne lit plus Le Guépard (1958) à cause du film, très réussi il est vrai. Cela ne doit pas nous laisser détourner de ce grand roman, aux réflexions très fines, contant le passage de témoin entre le Prince vieillissant et Tancredi, le neveu fringant à qui tout réussit. Et la Sicile est si belle.
L’Italie c’est aussi Le Cheval rouge (1983), le chef d’œuvre d’Eugenio Corti. Ne craignez pas ses mille pages, il se déguste comme un grand vin, avec beaucoup d’émotion.
La place manque pour citer beaucoup d’autres titres en Europe, aux Etats-Unis, en Australie ou en Chine. C’est un premier choix.
Bonnes vacances et bonnes lectures.
Article paru dans l’Homme Nouveau, N°1858 du 27 juin 2026.
Vous retrouverez tous les livres du blog d’Antoine de Lacoste sur LIVRES EN FAMILLE, librairie partenaire.
https://www.livresenfamille.fr/
Bel été et bonnes lectures.
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La Fraternité Saint-Vincent-Ferrier supplie le Saint-Père de condamner les erreurs et de désavouer les prêtres ou les évêques qui les favorisent
Communiqué de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier :
1. La Fraternité Saint-Vincent-Ferrier (FSVF) prend acte des sacres épiscopaux conférés au sein de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) le 1er juillet 2026, contre la volonté du Souverain Pontife. Elle déplore profondément cet acte qui déchire la tunique sans couture du Christ. La FSSPX invoque un « état de nécessité ». Mais aucun état de nécessité ne pourra jamais permettre d’aller contre ce qui appartient à la constitution divine de l’Église.
2. Le communiqué du 12 février 2026 du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) rappelle l’existence des « différents degrés d’adhésion que requièrent les divers textes de Vatican II ». Cette doctrine traditionnelle permet aux catholiques d’adopter une juste position d’adhésion au magistère, tout en critiquant respectueusement les déficiences de certains textes.
3. En outre, la FSVF constate, avec de nombreux clercs et laïcs, l’existence de courants internes à l’Église, qui, « ne supportant plus la saine doctrine » (2 Tm 4, 3), mettent en doute les grandes vérités dogmatiques et morales, par un processus d’autosécularisation. Elle supplie le Saint-Père de condamner ces erreurs et, pour la protection du peuple chrétien, de désavouer les prêtres ou les évêques qui les favorisent, et d’encourager tous ceux qui s’y opposent.
4. La FSVF entend, dans ce contexte dramatique, continuer avec humilité et charité sa mission, sans compromission avec l’erreur, dans la fidélité intacte aux disciplines liturgiques et aux pédagogies traditionnelles, dans la communion visible avec l’unique Église du Christ et sa hiérarchie légitime.
5. Avec une vive conscience des tiraillements et déchirements qui vont toucher les consciences et les familles, la FSVF encourage les fidèles, inquiets ou désorientés, à maintenir et cultiver, avec la force que donnent la foi et les dons du Saint-Esprit, cette double fidélité, dans laquelle se trouve une voie cohérente et féconde. Elle demande, avec respect et insistance, au Saint-Siège de manifester sa paternelle sollicitude pour « tous ces fidèles catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine » (Motu proprio Ecclesia Dei, n° 5c).
Le 2 juillet 2026, fête de la Visitation de Notre-Dame
Les débuts catastrophiques de l’euthanasie aux Pays-Bas
Les Pays-Bas sont le premier pays à avoir légalisé l’euthanasie et le suicide assisté. Mais cette légalisation a été entourée d’événements catastrophiques et tragiques qui devraient faire réfléchir.
Cette légalisation s’est faite sous le gouvernement du fameux Wim Kok, qui avait d’ailleurs légalisé aussi, pour la première fois, le «mariage homosexuel» (2001)… La légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté s’est faite sous l’impulsion d’Els Borst, médecin et ministre de la santé (). La loi a été votée le 10 avril 2001 malgré une forte opposition de milieux religieux. Au lendemain, le Vatican avait condamné cette «triste primeur» des Pays-Bas.
Et cette loi sordide ne pouvait pas manquer d’être suivie de mauvais signes et autres malheurs. D’abord, quelques jours après la votation, le vendredi 13 avril 2001, un Vendredi Saint, est publiée une interview d’Els Borst dans laquelle elle se dit soulagée et dit même «tout est accompli», les dernières paroles du Christ sur la croix. Cela provoque un tollé, notamment dans les milieux chrétiens qui étaient justement opposés à cette loi inique. Elle a dû faire face à une motion de censure et après elle s’en est excusée.
Puis la loi est entrée en vigueur le 1er avril 2002. Quelques jours plus tard, la situation fut loin d’être joyeuse… en effet, le gouvernement de Wim KOK fut contraint à la démission à cause des révélations sur ses responsabilités lors du massacre de Srebrenica (1995).
En 2009, Els Borst reconnaît que cette loi a été «aprouvée trop tôt» et qu’elle a nui aux développements des soins palliatifs.
Le 8 février 2014, Els Borst est retrouvée morte dans le garage de son domicile, assassinée par un déséquilibré.
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Un acte de nature schismatique entraînant l’excommunication latae sententiae
DÉCRET du Dicastère pour la doctrine de la foi :
Malgré les avertissements adressés au Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, l’évêque Alfonso de Galarreta, ayant accompli un acte de nature schismatique par la consécration épiscopale de quatre prêtres, sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife, a encouru ipso facto dans les peines prévues par le can. 1387 et par le can. 1364 § 1 CIC 2021.
Je déclare donc à toutes fins légales que l’évêque susmentionné Alfonso de Galarreta ainsi que Pascal Schreiber, Michael Goldade, Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier ont encouru ipso facto l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique.
Je déclare également que l’évêque Bernard Fellay, ayant participé directement à la célébration liturgique en tant que co-consécrateur, ayant ainsi adhéré publiquement à l’acte schismatique, a encouru l’excommunication latae sententiae prévue par le can. 1364 § 1 CIC 2021.
Les clercs et les fidèles laïcs sont avertis de ne pas adhérer au schisme de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, car ils encourraient ipso facto la peine d’excommunication latae sententiae.
Du Palais du Dicastère, 2 juillet 2026
Victor M. Carte. Fernández
Préfet
Jean J. Kennedy
Archevêque tit. d’Ossero
Secrétaire à la section disciplinaire
Mons. Armando Matthieu
Secrétaire à la section doctrinale
Depuis l’époque de Saint-Paul VI jusqu’aux derniers pourparlers, qui ont eu lieu récemment dans ce Dicastère, les multiples tentatives pour ramener les adhérents au mouvement initié par Mgr. Marcel Lefebvre à la pleine communion avec l’Église catholique se sont révélés vaines. Cette situation s’est encore aggravée en raison des récentes consécrations épiscopales célébrées sans mandat pontifical, contre la volonté du Saint-Père, en violation ouverte du droit canonique. Par conséquent, ce Dicastère, dans l’exercice fidèle des fonctions qui lui sont confiées, estime nécessaire de constater que cet acte a configuré le crime de schisme, avec les conséquences canoniques pour les ministres sacrés et pour les fidèles laïcs impliqués. En effet, comme déjà déclaré en 1988, « une telle désobéissance – qui entraîne un rejet pratique de la primauté romaine – constitue un acte schismatique » (cf. Jean-Paul II, Lett. ap. Ecclesia Dei, 3).
À cet égard, désormais :
- Les ministres sacrés appartenant à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, sont dans le schisme et doivent donc être considérés comme schismatiques (cf. Ecclesia Dei, 5 c ; Conseil pontifical pour les textes législatifs, Note explicative sur la excommunication par schisme dans laquelle encourent les adhérents au mouvement de l’évêque Marcel Lefebvre, 24.08.1996, 5-6), se trouvant soumis à l’excommunication prévue par le droit (can. 1364 § 1 CJC).
- En ce qui concerne les fidèles laïcs, doivent être tenus pour schismatiques et excommuniés ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X dans les conditions établies dans la Note explicative par le Conseil pontifical pour les Textes Législatifs de 1996 (cf. ibidem, 7), toujours en vigueur, que ce Dicastère fait sienne.
- Enfin, le saint Peuple de Dieu est averti que les ministres sacrés de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X administrent illégalement les sacrements et que le sacrement de la pénitence qu’ils administrent et le mariage auquel ils assistent sont invalides.
L’Église, en tant que mère attentionnée, accueillera avec une affection sincère et une vive sollicitude tous ceux qui souhaitent revenir à la pleine communion. Les nonces apostoliques établiront des procédures que les ordinaires pourront utiliser dans les différents cas.
Enfin, tous les fidèles sont exhortés à rester fermes dans la communion avec le Pontife Romain, avec les Évêques en communion avec lui et avec toute l’Église (cf. Lumen Gentium, 22 ; can. 751 CIC), et de s’abstenir de participer aux célébrations et activités promues par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X susmentionnée.
Du Palais du Dicastère, 2 juillet 2026
Victor M. Carte. Fernández
Préfet
Mons. Armando Matthieu
Secrétaire à la section doctrinale
Jean J. Kennedy
Archevêque tit. d’Ossero
Secrétaire à la section disciplinaire
“Je serai fidèle et obéissant… à notre Saint-Père le pape N., et à ses successeurs”
Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a déclaré mercredi que les ordinations épiscopales effectuées quelques heures plus tôt par la Fraternité Saint-Pie-X sans mandat papal constituent un acte schismatique :
« Je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à dire à propos de cet incident ». « Avant tout, je tiens à exprimer mes profonds regrets. Je tiens à exprimer mes profonds regrets car, en parlant de l’unité de l’Église, un acte comme celui-ci porte gravement atteinte à cette unité. » « De toute évidence, cela constitue en soi un acte schismatique, car nous savons que les ordinations épiscopales sans mandat pontifical brisent l’unité de l’Église et sont également soumises à des sanctions très précises, qui consistent fondamentalement en l’excommunication ».
Le cardinal a déclaré qu’il ne connaissait pas « le calendrier et la manière » dont l’excommunication serait officiellement prononcée.
« J’espère que, malgré les événements d’aujourd’hui, le dialogue pourra reprendre et qu’une véritable solution pourra être trouvée ». « La question fondamentale est celle du Concile ; autrement dit, faut-il accepter ou non le Concile Vatican II ? »
« Il est certain que l’on ne saurait penser que l’histoire de l’Église s’arrête à un certain point ». « L’histoire de l’Église se poursuit, et par conséquent, le concile Vatican II constitue une étape importante de son histoire qu’il convient d’accepter et d’appliquer correctement. »
Dans la liturgie du sacre épiscopal se trouve notamment le mandat (du pape) puis le serment du futur évêque.

A la place du mandat, a été lu ce message (ce qui n’a jamais été fait dans l’Eglise…) :
« C’est l’Église catholique et romaine, toujours fidèle aux traditions reçues des apôtres, qui, dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, exige que nous pourvoyions au maintien de ces traditions, c’est-à-dire au dépôt de la foi, et que nous prenions les moyens nécessaires pour les transmettre fidèlement à tous les hommes pour le salut de leur âme.
Depuis le Concile Vatican II jusqu’à nos jours, les autorités dans l’Église ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi contre la sainte tradition. Elles ne supportent plus la saine doctrine »
Concernant le serment, voici ce qu’ont déclaré les 4 nouveaux évêques hier :

Dans son homélie, le supérieur général de la FSSPX a souligné :
On nous accuse de ne pas aimer le pape, on nous accuse de ne pas le respecter. Mais c’est parce que nous aimons le pape, sincèrement, comme Vicaire du Christ, comme chef de l’Église, que nous ne voulons plus voir le pape humilié à côté de faux pasteurs, représentants de fausses religions. Combien de fois l’avons-nous vu pendant toutes ces années ?
C’est parce que nous aimons le Vicaire du Christ que nous ne voulons plus cette humiliation pour le pape, humiliation qui retombe sur toute l’Église, traitée sur un pied d’égalité avec les fausses religions.
A l’issue de la messe, la Maison générale de la FSSPX a diffusé ce communiqué :
En ce 1er juillet 2026, fête du Très Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, au Séminaire Saint-Pie X d’Écône, en Suisse, en présence de M. l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX, et d’un très grand concours de prêtres, religieux, religieuses et fidèles, S. Exc. Mgr Alfonso de Galarreta, assisté de S. Exc. Mgr Bernard Fellay, a conféré la consécration épiscopale à Mgr Pascal Schreiber, Mgr Michael Goldade, Mgr Michel Poinsinet de Sivry et Mgr Marc Hanappier, pour être évêques auxiliaires de la FSSPX, sans juridiction.
La Fraternité regrette sincèrement qu’en raison des circonstances exceptionnelles, ces consécrations aient dû être conférées sans l’autorisation du Saint-Père. Elle regrette tout particulièrement que le Supérieur général de la Fraternité ne se soit pas vu accorder la possibilité de rencontrer personnellement Sa Sainteté le pape Léon XIV, afin de lui exposer filialement les motifs graves qui rendaient cette cérémonie nécessaire.
La joie profonde qu’inspirent ces consécrations épiscopales ne saurait cependant être assombrie. En garantissant les moyens nécessaires à la préservation de l’héritage sacré de la Tradition, le don de ces quatre nouveaux évêques constitue véritablement une très grande grâce pour la Fraternité elle-même et pour toute l’Église. La FSSPX s’en réjouit profondément et fait monter vers Dieu une fervente action de grâces, remerciant tout particulièrement la très sainte Vierge Marie d’avoir permis cette transmission de la plénitude du sacerdoce, pour la plus grande gloire de Dieu, l’honneur de la Sainte Église et le salut des âmes.
Écône, le 1er juillet 2026
17 milliards de subventions
Entre 2019 et 2023, la Commission européenne aurait distribué près de 17 milliards d’euros à quelque 37 000 ONG et groupes d’intérêt. Le Parlement européen a décidé de créer un groupe de travail chargé de faire toute la lumière sur ces pratiques. Socialistes, Renew Europe, Verts et extrême gauche ont voté contre.
Une nouvelle plainte accusant deux anciens commissaires européens d’avoir alloué illégalement des subventions à des organisations entre 2019 et 2024 afin de financer des activités de lobbying a été déposée. L’Association des contribuables européens (TAE) a déposé plainte contre les anciens commissaires Frans Timmermans et Virginijus Sinkevičius, les accusant d’avoir attribué environ 7 milliards d’euros de manière insuffisamment transparente.
La Commission réfute l’existence de « contrats secrets », évoquant de simples accords de financement. Pourtant, ces documents demeurent largement inaccessibles au public, consultables uniquement sous des conditions très restrictives.
Les think tanks bruxellois comme Bruegel ou le CEPS, censés analyser les politiques européennes en toute indépendance, sont massivement subventionnés par les institutions qu’ils évaluent. Une administration disposant déjà du monopole de l’initiative législative peut-elle financer des organisations chargées d’influencer les élus ou d’orienter le débat public dans le sens de ses propres politiques ?
La Conférence épiscopale nordique rappelle que l’appartenance des catholiques à la franc-maçonnerie est incompatible avec la foi
Dans une lettre aux prêtres la Conférence épiscopale souligne que ceux qui font partie des loges maçonniques doivent s’abstenir de recevoir la communion et les autres sacrements, et interdit aux paroisses et institutions catholiques de collaborer avec la franc-maçonnerie.
Étant donné la perception largement répandue dans certains secteurs que les différents courants de la franc-maçonnerie présents au Danemark, en Finlande, en Islande, en Norvège et en Suède pourraient être compatibles avec le catholicisme, la Conférence épiscopale nordique a consulté le Dicastère pour la doctrine de la foi lors de son assemblée plénière tenue à Rome du 1er au 5 septembre 2025. D’après la lettre des évêques, la réponse du Dicastère a été « parfaitement claire ». Par conséquent, et afin de dissiper tout doute parmi les fidèles et le clergé, ils réaffirment qu’aucune exception ne permet à un catholique d’appartenir à la franc-maçonnerie.
Par conséquent, ils affirment que les mêmes normes universelles de l’Église catholique s’appliquent dans ces pays.
« La position de l’Église repose sur la conviction que les principes théologiques et philosophiques de la franc-maçonnerie sont incompatibles avec la pleine profession de la foi catholique. »
Elle interdit aux paroisses, aux instituts de vie consacrée, aux sociétés de vie apostolique et aux autres institutions catholiques de conclure des accords de collaboration avec les loges maçonniques ou d’utiliser des biens appartenant à ces dernières.
Les évêques demandent aux prêtres d’appliquer ces dispositions avec patience, prudence et sensibilité pastorale, en étudiant les documents de l’Église pour les expliquer clairement et fidèlement. Ils les encouragent également à accompagner les fidèles qui doivent rompre leurs liens avec la franc-maçonnerie, en leur rappelant que suivre le Christ exige de renoncer à tout ce qui empêche une « pleine adhésion à l’Évangile ».
La lettre se conclut par les signatures de tous les membres de la Conférence épiscopale nordique : Erik Varden, président de la Conférence épiscopale nordique et prélat territorial de Trondheim ; Raimo Goyarrola, vice-président et évêque d’Helsinki ; David Tencer, évêque de Reykjavik ; le cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm ; Czeslaw Kozon, évêque de Copenhague ; et Fredrik Hansen, évêque d’Oslo. Elle est également signée par la secrétaire générale de la Conférence épiscopale nordique, sœur Anna Mirijam Kaschner.
Division bénédictine
L’abbaye de Maredsous est un monastère bénédictin situé dans la province de Namur en Belgique. Le 30 juin, Cathobel publiait un texte du Fr. R.-Ferdinand Poswick, moine de l’abbaye de Maredsous, sous le titre “Ne faudrait-il pas encourager à une lucidité de fin de vie?” Le Fr. Poswick estime qu’au terme d’une vie “accomplie”, des personnes très âgées pouvaient légitimement vouloir s’en aller.
“Va-t-on les empêcher, moralement et institutionnellement, de chercher comment, en toute conscience, ‘tirer sa révérence’ le plus gentiment et simplement possible – sans être voué aux gémonies ?”
Le Père François Lear, abbé de Maredsous, tient à explicitement s’en distancier :
“Je tiens à exprimer avec clarté que les positions qui y sont développées ne reflètent en aucune manière la pensée ni la position du Père Abbé de Maredsous. Elles ne sauraient davantage être interprétées comme l’expression de la communauté bénédictine de Maredsous.
L’Église affirme avec constance la dignité inaliénable de toute vie humaine, depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle. Fidèle à cet enseignement, notre communauté entend promouvoir un accompagnement des personnes malades et en fin de vie fondé sur la compassion, la proximité, le soulagement de la souffrance et le développement des soins palliatifs, sans jamais remettre en cause le caractère inviolable de la vie humaine.
“L’avis exprimé [par le fr. Poswick] est une simple opinion personnelle et n’engage ni le Père Abbé ni la Communauté de Maredsous.”
A une époque, un moine ne pouvait pas publier de texte sans l’accord du père abbé.
La stratégie de campagne de Milei
De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :
Nous avons déjà signalé dans ces colonnes l’excellent livre de Michael Miguères « La révolution Milei », mais il vaut la peine – surtout à la veille d’échéances électorales importantes – de revenir sur le sujet.
En particulier parce que le « mileisme » n’est pas simplement une doctrine libertarienne plus « radicale » que la plupart de celles qui sont arrivées au pouvoir dans différents pays développés, mais aussi une pratique politique qui peut donner à réfléchir à des candidats dans un contexte très différent de celui de l’Argentine.
Les médias de grand chemin ont réussi à faire de Javier Milei une espèce d’illuminé totalement isolé et dont le succès serait impensable ailleurs.
Mais rien n’est plus faux. D’abord, parce qu’être élu sans aucun soutien partisan suppose un immense soutien populaire.
Mais aussi parce que la pratique politique de Milei a été théorisée – comme le rappelle très opportunément Michael Miguères – par Murray Rothbard dans un contexte très différent de la société argentine – et pourrait donc logiquement servir ailleurs.
Cette partie de l’ouvrage est particulièrement utile pour nous, Français. Cela pourrait constituer une réponse originale (et potentiellement victorieuse) au débat qui semble empoisonner la vie politique à droite depuis des années sur « le » clivage pertinent.
Comme on sait, le RN affirme que ce dernier est désormais le clivage mondialistes/patriotes, tandis qu’Éric Zemmour et une bonne partie de la « droite hors les murs » affirment que le clivage gauche/droite demeure d’actualité.
Inutile de préciser que ce débat n’est pas simplement byzantin puisqu’il détermine les alliances de second tour.
Pendant longtemps, le RN a rêvé de récupérer les voix de la gauche radicale au second tour – tandis que, pour ma part, j’ai toujours pensé que la seule alliance envisageable pour le RN serait avec la droite.
L’évolution de LFI a rendu ce point de vue évident, mais sans réelle évolution doctrinale.
Or, Rothbard et Milei proposent une autre façon de voir les choses. Milei a bâti sa campagne – avant même d’être candidat – comme une bataille culturelle et, aujourd’hui encore, il passe deux heures par jour sur les réseaux sociaux pour convaincre.
Et cette bataille culturelle a été pensée dans le cadre de l’alliance proposée par Rothbard entre libertariens et « paléoconservateurs », comme une forme de « populisme de droite » opposant le peuple aux profiteurs du système.
Cette opposition est extrêmement puissante. Aujourd’hui, deux types de populations profitent du « système » qui asphyxie la France : la caste dominante et les assistés. Précisons que le mot « assistés » est très différent du mot « pauvres » : c’est l’un des éléments les plus remarquables du mileisme d’avoir montré que la liberté permettait bien mieux de lutter contre la pauvreté que la bureaucratie.
Une telle campagne « populiste » défendant les producteurs contre les parasites pourrait enfin réunir la droite classique et le RN – et en finir avec le socialisme qui tue la France. Saurons-nous suivre l’exemple de Milei ?
Irlande : incendie criminel d’un ancien couvent à côté de l’église Saint-Patrick
L’ancien couvent Notre-Dame-de-la-Miséricorde, vieux de 150 ans et situé en Irlande du Nord, a été incendié volontairement dimanche. Dans un communiqué du 29 juin, le Service d’incendie et de secours d’Irlande du Nord (NIFR) a annoncé que plus de 70 pompiers de plusieurs casernes avaient éteint un important incendie la veille au soir au couvent de la Miséricorde, actuellement désaffecté. Ils pensent que l’incendie a été déclenché par un acte criminel. Le feu a été maîtrisé avant qu’il n’atteigne l’église Saint-Patrick voisine, mais il a gravement endommagé le bâtiment de l’ancien couvent.
Dans un communiqué publié après l’incendie, la paroisse de Downpatrick, à laquelle appartient Saint-Patrick, a exprimé sa gratitude envers les pompiers pour leurs efforts, qui ont non seulement éteint le feu, mais aussi empêché sa propagation à l’église. La paroisse a également déploré les dégâts causés à l’ancien couvent, d’autant plus que cela s’est produit moins de 24 heures après une ordination sacerdotale qui devait avoir lieu dans l’église Saint-Patrick.
L’église et l’ancien couvent sont situés à quelques minutes seulement du tombeau du saint patron de l’Irlande, saint Patrick.
« Nous sommes soulagés que l’incendie qui a ravagé l’ancien couvent la nuit dernière ait été empêché, grâce à l’héroïsme et au savoir-faire des pompiers d’Irlande du Nord, d’atteindre l’église Saint-Patrick. Les pompiers ont travaillé toute la nuit pour protéger Saint-Patrick et nous leur sommes infiniment reconnaissants ». « Alors que s’achève une journée mémorable pour la communauté paroissiale – l’ordination sacerdotale du père Thomas Hampton – où tous se sont unis dans un formidable élan d’hospitalité et d’accueil, la destruction d’un si bel édifice est particulièrement regrettable ». « Soyons reconnaissants qu’aucune vie n’ait été perdue. Et souvenons-nous de l’influence bienfaisante et indélébile de l’Ordre de la Miséricorde à Downpatrick, dont les sœurs ont honoré cette paroisse de leur présence pendant plus de 150 ans. »
Chronique des cinglés
Un homme qui se prend pour une femme a été escorté hors d’une zone naturiste réservée aux femmes d’une piscine à Berne en Suisse, dimanche 28 juin, indique un communiqué de la ville de Berne. Six policiers l’ont plaqué au sol, menottée puis évacué.
Le communiqué de la ville de Berne indique qu’«en raison de certaines caractéristiques physiques, elle n’a pas été perçue comme femme par d’autres baigneuses.» Sic. Selon le communiqué, plusieurs nageuses se sont senties dérangées par sa présence, tandis que d’autres ont exprimé leur solidarité. Face à une tension croissante et craignant un risque d’escalade, la direction de l’établissement a décidé de faire intervenir la police.
À l’arrivée des policiers, plusieurs femmes ont tenté de perturber leur intervention. Une policière a été légèrement blessée.
Le pire est à venir, avec ce communiqué de la ville :
«Il s’est avéré par la suite que cette décision était erronée. Le service des sports communiquera à l’avenir plus clairement les règles d’accès». «Le climat tendu a conduit à cette mauvaise évaluation de la situation. La Direction de l’éducation, des affaires sociales et des sports regrette vivement cette décision. Elle présente ses excuses à la personne concernée.» «Toutes les personnes qui s’identifient comme des femmes et vivent en tant que telles ont accès à l’espace nudiste facultatif ’’Paradiesli’’». «C’est le genre officiel figurant sur la carte d’identité qui fait foi. La personne concernée respectait donc le règlement d’accès.»
Rendre son âme à l’hôpital
illustration: Polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden
À l’Hôtel-Dieu de Beaune, le regard du malade pouvait encore s’élever. Aujourd’hui, il rencontre souvent un plafond blanc.
Rendre son âme à l’hôpital
Plaidoyer pour une médecine de la personne
À l’Hôtel-Dieu de Beaune, les lits des malades étaient tournés vers le Jugement dernier de Rogier van der Weyden. Avant de sombrer dans le sommeil ou dans l’éternité, le regard du souffrant pouvait encore s’élever. Il lui était rappelé que la maladie n’aurait pas le dernier mot.
Aujourd’hui, sous la lumière crue des néons, le patient fixe plus souvent un plafond blanc ou attend, des heures durant, sur un brancard.
Nous n’avons pas seulement transformé l’hôpital. Plus discrètement, nous avons transformé le regard porté sur celui qui y entre.
Vous, soignant, qui franchissez cette porte pour la dixième fois de votre garde, ce regard n’est plus tout à fait le même. Non par indifférence. Non par dureté. Mais parce que le système vous a progressivement appris à voir ce que ce patient a — une tension, un taux, un cathéter — avant de voir qui il est. Et, au fond de vous-même, vous le savez.
La tarification à l’activité, le virage ambulatoire et l’engorgement des urgences sont les signes d’une transformation profonde de l’hôpital. Jamais la médecine n’a été aussi performante dans sa capacité à traiter les corps. Jamais, pourtant, l’attention à la personne n’a été aussi menacée. À mesure que la puissance de la médecine s’est accrue, l’attention à la personne s’est parfois effacée derrière la performance de ses outils.
Il serait pourtant absurde d’opposer la technique à l’humain. La question est plus profonde : que soigne-t-on lorsque l’on soigne un homme ? Si la personne ne se réduit pas à la somme de ses paramètres biologiques, le soin ne peut davantage se limiter à leur correction.
De la paillasse au chevet
J’écris comme ancien chercheur, longtemps habitué à observer le vivant depuis la paillasse d’un laboratoire ; comme médecin devenu patient ; et comme chrétien convaincu que la beauté elle-même peut participer au soin.
Pendant des années, j’ai étudié la vie à travers des protocoles, des courbes et des chiffres. Puis vient un jour où l’on passe de l’autre côté. Dépouillé de la blouse blanche, revêtu de la casaque du malade, j’ai découvert ce que signifie réellement l’asymétrie de la relation de soin.
Presque rien ne semble plus vous appartenir. Votre corps est confié à la technique. Votre temps dépend des contraintes de l’institution. Jusqu’à votre nom, remplacé par le numéro inscrit sur un bracelet de plastique.
Je revois cette femme de quatre-vingt-quatre ans rencontrée un soir de décembre aux urgences. Les examens étaient rassurants ; elle pouvait rentrer chez elle. Pourtant, elle refusait de partir. — J’ai peur de la nuit, m’a-t-elle simplement dit.
Aucun protocole ne m’indiquait comment répondre à cette phrase. Alors j’ai simplement tiré une chaise et je suis resté auprès d’elle. Administrativement, ce n’était pas un acte médical. Humainement, c’était peut-être le soin le plus nécessaire.
Vous, soignant, vous rencontrerez peut-être une femme comme elle dès votre prochaine garde. Vous n’aurez probablement pas vingt minutes. Le tableau affichera quarante patients en attente. Vous repartirez presque aussitôt, avec le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait et, pourtant, de n’avoir pas pu faire tout ce qui comptait.
Ce n’est pas un reproche. C’est la blessure silencieuse de beaucoup de soignants — cette fatigue qui ne tient pas seulement aux heures de garde, mais au sentiment d’avoir dû sacrifier la rencontre à l’urgence permanente.
La maladie, épreuve de vérité anthropologique
La crise de notre système de santé n’est pas seulement budgétaire ou organisationnelle. Elle révèle une certaine manière de comprendre l’homme.
La maladie ne bouleverse jamais un organisme seulement. Elle atteint une existence. Le malade ne perd pas uniquement des capacités ; il perd souvent des évidences. Ce qui allait de soi — marcher, travailler, prévoir, aimer sans inquiétude — devient soudain incertain. Qui suis-je lorsque je ne peux plus faire ce qui me définissait ?
C’est pourquoi l’entretien d’admission ne peut être réduit à une simple collecte d’informations. Avant même d’être un dossier ou un protocole, celui qui franchit la porte de l’hôpital est une histoire en cours.
Cette conviction n’est pas nouvelle. Les hommes d’autrefois l’exprimaient dans le langage de leur foi : l’homme est créé à l’image de Dieu. Nous pouvons aujourd’hui l’énoncer autrement, sans en diminuér la portée : toute personne possède une dignité qui ne dépend ni de son autonomie, ni de ses performances, ni de son utilité.
Si elle en dépendait, la maladie l’altérerait inévitablement. Mais parce qu’elle tient au simple fait d’exister comme personne, elle demeure intacte jusque dans la dépendance et l’approche de la mort.
La beauté n’est pas un ornement : elle est un soin
Reléguer la beauté au rang d’accessoire revient à méconnaître ce qu’elle accomplit. Elle ne soigne pas à la manière d’un médicament. Mais elle participe à une autre dimension du soin : celle qui permet à une personne de demeurer elle-même lorsque la maladie menace de l’enfermer dans sa seule condition de malade.
La maladie rétrécit le monde. L’horizon se limite parfois à une chambre, à un plafond blanc. La beauté introduit une respiration dans cet enfermement. Une œuvre d’art aperçue au détour d’un couloir, la lumière traversant une fenêtre, quelques mesures de musique rappellent discrètement que le réel ne se réduit pas à la maladie. Elle ne nie ni la douleur ni l’angoisse. Elle leur refuse simplement le dernier mot.
Les anciens hôtels-Dieu l’avaient compris. Le retable de Beaune ne promettait pas la guérison. Il rappelait que la maladie n’épuisait jamais le destin d’une vie humaine.
Les recherches contemporaines commencent d’ailleurs à montrer ce que l’intuition des siècles pressentait déjà : un environnement beau, lumineux, ouvert à la nature ou à la musique contribue à réduire l’anxiété et à favoriser le bien-être du patient. Ces effets demeurent modestes au regard de la thérapeutique, mais ils confirment une vérité plus profonde : l’être humain ne vit pas seulement de traitements efficaces. Il vit aussi de ce qui nourrit son intériorité.
La beauté ne guérit pas à la place de la médecine. Elle aide la médecine à demeurer fidèle à sa véritable vocation.
Le coût humain de la réduction gestionnaire
Les outils de gestion étaient nécessaires. Le problème commence lorsque ces instruments cessent d’être au service du soin pour devenir le principal langage de l’institution. Alors ce qui ne peut être mesuré devient peu à peu invisible.
Dans les services, une phrase revient souvent, presque à voix basse : « Je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir. » Ce n’est pas la plainte d’un professionnel fatigué. C’est le signe qu’une médecine de la relation peine désormais à trouver sa place dans une organisation qui valorise d’abord ce qui peut être compté.
Le paradoxe est profond. Nous croyons parfois gagner en efficacité lorsque nous réduisons le temps de la rencontre. Pourtant, cette rencontre conditionne souvent l’efficacité elle-même. La relation n’est pas un supplément de confort. Elle appartient à la qualité même du soin.
Un hôpital qui mesure tout finit par ne plus savoir ce qui mérite d’être mesuré. Et c’est toujours la personne qui, silencieusement, en paie le prix.
Retrouver le sens premier du soin
Cela ne suppose pas d’abord des moyens supplémentaires, même si beaucoup font aujourd’hui défaut. Une part essentielle de cette refondation relève d’un choix de civilisation avant de relever d’un choix budgétaire.
Elle commence par l’accueil : l’entretien d’admission devrait offrir au patient la possibilité de dire ce qu’il souhaite que ceux qui vont le soigner sachent de lui avant même de connaître sa maladie.
Elle passe par les lieux eux-mêmes : l’architecture, la lumière, le silence, les œuvres d’art ne sont pas des raffinements destinés à embellir l’hôpital ; ils façonnent la manière dont une personne traverse l’épreuve de la maladie.
Mais la refondation commence peut-être par un geste plus simple encore. Avant d’entrer dans une chambre, marquer un instant d’arrêt. Se rappeler qu’au-delà du diagnostic se tient une personne. Puis se poser cette unique question :
« Qu’aimerais-je entendre si j’étais à sa place ? »
Aucun protocole ne prescrira jamais ce geste. Aucun logiciel ne pourra l’évaluer. Et pourtant, c’est peut-être là que la médecine retrouve, chaque jour, sa vérité la plus profonde.
Conclusion
Nous serons tous, un jour, celui qui attend. Celui qui remettra son corps entre les mains d’inconnus. À cet instant, nous espérerons la compétence — des diagnostics justes, des gestes précis.
Mais nous attendrons autre chose encore : une présence qui rassure, un regard qui nous rappelle que nous demeurons une personne avant d’être un patient.
C’est là que se joue la vérité du soin. La médecine n’est jamais seulement une science du corps. Elle est une rencontre entre deux vulnérabilités : l’une souffre et demande de l’aide ; l’autre met son savoir, son temps et sa présence à son service.
C’est pourquoi le temps consacré à écouter n’est jamais du temps perdu. Le silence partagé n’est jamais une parenthèse inutile. La beauté n’est jamais un luxe. Tout cela appartient déjà au soin, parce que tout cela rappelle au malade qu’il demeure plus grand que ce qui lui arrive.
À l’Hôtel-Dieu de Beaune, le regard du souffrant pouvait s’élever vers le retable de Rogier van der Weyden. Aujourd’hui, il rencontre souvent un plafond blanc. Nous ne rebâtirons pas les hôpitaux d’autrefois. Mais nous pouvons retrouver ce qui les animait : la conviction qu’aucune personne ne se confond jamais avec son diagnostic.
Car une civilisation ne se mesure pas seulement à ce qu’elle sait faire. Elle se révèle dans ce qu’elle choisit de reconnaître. Et elle demeure véritablement humaine aussi longtemps qu’elle sait voir un visage là où tout l’invite à ne regarder qu’un corps.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Un tribunal pakistanais acquitte un catholique aveugle qui risquait la peine de mort pour « blasphème » contre l’islam
Un tribunal pakistanais a acquitté un homme catholique aveugle qui avait été emprisonné pendant 10 mois sous de fausses accusations de blasphème.
Le tribunal de Lahore, capitale de la province du Pendjab, a acquitté Nadeem Masih des accusations de blasphème portées contre lui en vertu de l’article 295-C de la loi pakistanaise sur le blasphème, faute de preuves. Cette loi criminalise les insultes proférées à l’encontre du prophète Mahomet.
Masih était en détention depuis août 2025. Selon Christian Solidarity International (CSI), ce catholique était victime de fausses accusations de la part de promoteurs immobiliers qui voulaient s’emparer des terres de cet homme de 51 ans.
Son avocat a déclaré que les dix mois de prison avaient été particulièrement difficiles pour Masih en raison de son handicap.
« Il a passé dix mois éprouvants en prison. Des tâches quotidiennes simples, comme aller aux toilettes ou se nourrir, représentaient un véritable calvaire ». « Même un pauvre aveugle n’a pas été épargné. »
Masih a pardonné à ses persécuteurs.
« Je ne suis pas en colère contre ceux qui m’ont fait du mal ; je suis simplement rempli d’une joie pure à l’idée de tenir à nouveau la main de ma mère Martha, d’être entouré de mes sœurs et de recevoir la bénédiction du père Shafiq au milieu d’une pluie de pétales de rose ».
812 personnes ont été emprisonnées pour des accusations liées au blasphème dans la région du Pendjab en 2025.
L’organisation Voice of the Victims of Blasphemy Business Group a déclaré que cet acquittement constitue un rare exemple de non-lieu prononcé par un tribunal de première instance dans une affaire de blasphème. Selon l’organisation, la pression publique empêche généralement les tribunaux de première instance de classer ces accusations.
Un juif messianique honoré par l’Université catholique de Fribourg
La Faculté de théologie de l’Université de Fribourg (Suisse) a annoncé, le 21 avril 2026, son intention de décerner le titre de docteur honoris causa au rabbin américain et théologien juif Mark S. Kinzer. Un communiqué de l’Université de Fribourg souligne :
«Par cette distinction, la Faculté rend hommage à un théologien, exégète et rabbin juif messianique de renommée internationale, dont l’œuvre universitaire et l’engagement en faveur du dialogue ont contribué de manière particulière à l’approfondissement des relations entre le judaïsme et le christianisme».
Cette annonce a immédiatement suscité des critiques et a «tout autant irrité» les partenaires de dialogue juifs et catholiques en Suisse, écrit le rabbin bernois Jehoschua Ahrens. Mark Kinzer, du moins du point de vue des juifs suisses, se situe en dehors du judaïsme en tant que représentant d’un judaïsme dit messianique. Pour le rabbin Ahrens, le judaïsme messianique ne saurait constituer un «pont entre le judaïsme et le christianisme».
Mark Kinzer a grandi dans une famille juive et est parvenu en 1971 à la conviction que Jésus de Nazareth était le Messie. Il appartient ainsi au mouvement des juifs messianiques qui se considèrent comme faisant partie du judaïsme, mais partagent des éléments de foi importants avec les chrétiens.
Leur appartenance au judaïsme est controversée. La plupart des instances représentatives des communautés juives ne reconnaissent pas les juifs messianiques comme des juifs.
Selon Ahrens, l’université de Fribourg fait preuve «malheureusement de peu de sensibilité envers la partie juive», et la décision de la faculté de théologie d’attribuer le titre de docteur honoris causa à Mark Kinzer «doit être remise en question»
La Faculté mentionne néanmoins que, contrairement à d’autres voix messianiques juives, Mark Kinzer rejette catégoriquement la mission auprès des juifs et la théologie de la substitution. Sic. Ainsi, “malgré” sa reconnaissance de la messianité de Jésus, ce rabbin reste fréquentable puisque hostile à la mission à destination des juifs…
La remise du doctorat honoris causa aura lieu le 16 novembre à l’Université de Fribourg.
Crépol : « Mandatée, l’AGRIF entre dans le dossier »
Ce vendredi 26 juin, le Président de l’AGRIF était l’invité de Richard de Sèze dans la Matinale « Ligne droite » de Radio Courtoisie pour une annonce de première importance : l’AGRIF vient d’être mandatée par des victimes de l’attaque de Crépol.
Malgré les obstructions judiciaires, qui durent depuis 2 ans, pour empêcher l’AGRIF de faire en sorte que la justice soit rendue dans le drame qui a coûté la vie au jeune Thomas, ce mandatement fait entrer l’association de plain-pied dans le dossier.
Dans cette émission Yann Baly est revenu sur cette affaire mais également sur plusieurs autres actions en cours de l’AGRIF.
Nouveau programme de financement pour les ONG pro-vie européennes
L’organisation allemande Droit à la vie pour tous (ALfA) et la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC) au Royaume-Uni ont convenu de coopérer pour promouvoir les organisations opposées à l’avortement en Europe. Dans le cadre d’une nouvelle initiative, le Défi EPIC, les organisations non gouvernementales bénéficieront d’un soutien financier pour des projets visant à protéger les enfants à naître et à aider les femmes confrontées à une grossesse non désirée. Cette annonce a été faite par ALfA.
Le budget du programme pour sa première année s’élève à 60 000 €. Un lauréat recevra une bourse de 30 000 €, tandis que deux finalistes se verront attribuer chacun 10 000 €. Les candidatures seront acceptées d’octobre à novembre, et les résultats devraient être annoncés avant la fin de l’année.
La présidente d’ALfA, Cornelia Kaminski, a déclaré que cette initiative vise à corriger ce qu’elle a qualifié de déséquilibre au sein de la société. Selon elle, le droit à l’avortement progresse politiquement en Europe, tandis que les organisations de défense de la vie prénatale disposent souvent de ressources très limitées. Ce nouveau programme a pour objectif de soutenir des projets efficaces et de renforcer la protection de la vie sur tout le continent.
SPUC est active depuis 1967 et compte parmi les plus anciennes organisations pro-vie du Royaume-Uni. ALfA a été fondée en Allemagne comme un mouvement opposé à l’avortement et militant pour la protection de la vie humaine dès la conception.
Profession de foi et crise de l’Eglise
Lu sur le site de la Charte de Fontevrault ce “mot de M. l’Aumônier”:
Merci au Salon Beige d’avoir mis en ligne « la profession de foi catholique de la FSSPX pour éclairer les âmes face aux erreurs modernes » (voir ici), datée à Menzingen du 24 juin 2026, Nativité de saint Jean-Baptiste. Sans cela, et comme beaucoup d’autres, je l’aurais probablement loupée, et c’eût été dommage car c’est, à mon avis, le texte du siècle !
En une vingtaine de pages resplendit l’architecture classique admirable des dogmes de la Foi catholique, dans une cohérence qui enthousiasme l’intelligence que ces vérités éclairent. C’est d’une limpidité cristalline : on comprend tout, on adhère à tout sans réserve ; et on est confondu par ce sens d’élection gratuite qui nous appelle à connaître dès ici-bas de si grands mystères, avec la possibilité réelle d’y correspondre dans la sainte Église.
Mais la jubilation vient de ce que l’exposé est scandé par le rejet tout aussi lumineux des erreurs opposées à chacune de ces vérités. Comme le bétail qu’on vient de libérer de l’hiver à l’étable, exulte au printemps dans la liberté retrouvée des larges pâturages, on semble bondir d’un paragraphe à l’autre en une litanie triomphale qu’on voudrait sans fin :
Je crois… je professe…
c’est pourquoi je rejette… je réprouve donc…
Je crois fermement… je reconnais…
je rejette donc… je rejette par conséquent avec indignation…
Le coup de maître tient au fait : d’avoir rédigé à la première personne, ce qui renvoie singulièrement chacun au centre de son âme ; mais de faire du document une publication universelle qui permettra au plus grand nombre d’en juger ; précisément dans ces jours où le Consistoire extraordinaire convoqué à Rome par Sa Sainteté Léon XIV, met en présence le Pape et ses collaborateurs institutionnels pour son diocèse de Rome et le gouvernement de l’Église universelle, et ceux-ci les uns en face des autres.
Leurs regards se croisent, ils discutent, ils travaillent ensemble sur les sujets qui leur ont été fixés, mais chacun sait que dans l’esprit des autres comme dans le sien propre, retentissent les pas d’une marche qu’aucun pouvoir humain ne peut arrêter : je crois fermement… je confesse… et donc je rejette… je rejette tout ce qui va contre.. Mais alors moi : serai-je pris, ou bien laissé ? Et à quel prix ? Car voici le meilleur, le plus puissant, pour ne pas dire l’inexorable de cette profession de Foi catholique et du rejet des erreurs qui lui sont contraires : qu’ils en parlent ou qu’ils n’en parlent pas, chacun est dores et déjà assigné implacablement, non pas à sa conscience seulement, ni à la sainte Inquisition romaine, mais d’abord à la raison droite et à la rectitude de son jugement !
Le nœud de forfaiture est ainsi tranché, si vous me permettez l’allusion, latae sententiae : sans qu’il soit nécessaire de le dire. Les masques viennent d’être arrachés, comme à la pointe de l’épée, sans égratigner aucun visage ; du grand art ! Et voilà tous les esprits mis à nu devant la Vérité qui s’impose par elle-même avec autant de fermeté que de douceur. Quand l’Église a officiellement décidé de ne plus condamner les erreurs, on s’est efforcé, disait-on, de reformuler la foi de toujours dans un langage plus accessible aujourd’hui. La doctrine s’estompait sous des montagnes de mauvaise théologie incessamment démodée, pour laquelle on prônait l’exclusivité, en exigeant même la révérence due en principe au Magistère. Or, il s’agit pratiquement d’erreurs en contradiction flagrante avec les vérités immuables les plus hautes du Dépôt sacré de la Révélation et du Salut.
Depuis cinquante ans, ce texte était attendu, et d’aucuns avaient même escompté que ce serait peut-être le premier document du nouveau pontificat, après François. Il n’en fut rien. Quoi qu’il en soit, voilà qui est dit, et magnifiquement accompli : quod scripsi, scripsi, « ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (Jn 19, 22). La crise dite conciliaire est terminée : acta est fabula. L’épreuve de force, si elle devait se poursuivre, ne saurait se dénouer au niveau de l’Épiscopat : elle se joue, plus que jamais, au niveau de tous et chacun des Fidèles ; fondés à revendiquer et obtenir le respect de la Foi qui les sauve, et désormais superbement armés pour défendre les vérités divinement révélées, et rejeter sans concession les erreurs qui leur sont opposées, d’où que viennent les attaques, et quels qu’en soient les suppôts d’occasion ou de conviction.
A toutes fins utiles, voici les instructions évangéliques de Jésus pour la paix dans l’Église : « Si ton frère vient à pécher… » d’abord un reproche en particulier ; ensuite une réprimande en présence de deux ou trois témoins ; finalement, « considère-le comme un païen », c’est-à-dire en l’occurrence : ne lui donne plus un sou, ne participe plus à rien de ce qu’il promeut et trouve-toi un autre râtelier où l’on te nourrira, d’une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante. Remarquons que la séquence est conclue par les mêmes mots dits à Pierre pour lui conférer le pouvoir des Clés : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt, 18,18). C’est dire, par cette analogie du Christ lui-même, quelle assurance doit avoir l’engagement des Fidèles dans l’Église ; sans exclure, par ailleurs, que leur action donne des idées aussi aux Francs pour les problèmes qui sont les leurs, en faisant voir que rien n’est impossible à Dieu !
Mes petits livres de l’été juillet et août, d’Aurélie Kervizic, pour ne pas oublier le Bon Dieu pendant les vacances, c’est sur Livres en famille !
Les grandes vacances ! A ces mots nos chers enfants sautent de joie. Plus d’école, plus de catéchisme… Comment continuer à nourrir leur âme ? Comment les aider à ne pas oublier les bonnes habitudes de prière, de service, de bonne tenue ?
Dans “Mon petit livre de l’été”, Aurélie Kervizic répond à cette préoccupation en proposant chaque jour des mois de juillet et août une belle histoire vraie illustrée. “En regard de chaque texte, un dessin en pleine page, illustre le propos. On y trouvera donc par exemple l’histoire de l’enfance de saint Pascal Baylon, berger, l’histoire d’un chapelet, ou bien celle des petits souliers rouges de sainte Véronique Giuliani, lorsqu’elle était enfant, deux miracles du Saint-Sacrement exposé, ou un autre encore, lorsqu’une Hostie consacrée fut oubliée dans un tiroir, l’action miraculeuse d’un scapulaire, la vie de sainte Nina, l’histoire de sainte Anne d’Auray, de Notre-Dame du Liban…” (Lecture et tradition)
Ainsi par de beaux exemples à imiter, ces petits albums merveilleusement illustrés aideront les enfants à ne pas oublier le Bon Dieu.
SUR LIVRES EN FAMILLE : https://www.livresenfamille.fr/3077_aurelie-kervizic
La librairie au service de la famille !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Sacres FSSPX : la division qui vient
Au sujet des sacres d’évêques annoncés par la Fraternité Saint Pie X pour ce 1er juillet 2026, beaucoup de commentateurs, portes-paroles, et chroniqueurs se sont longuement exprimés, défendant, dénonçant, justifiant, condamnant. Ils ont discuté le droit, ils ont discuté la doctrine, ils ont discuté la nécessité, ils ont discuté l’opportunité, ils ont discuté la fidélité. Il y a un sujet que je n’ai pas vraiment entendu traiter, c’est celui de la division qui vient.
Je n’ai pas de familiarité particulière envers Notre-Dame de la Salette, mais je ne peux m’empêcher de voir l’image de Marie pleurant dans ses mains.
En 1988, lors des premiers sacres, les familles se sont divisées, les associations se sont scindées, les communautés se sont séparées.
40 ans après, les blessures sont encore difficiles à guérir. Certaines réconciliation sont fragiles, et d’autres sont encore à faire. Et la division qui vient pourrait être pire encore.
Alors peut-être qu’il ne va rien se passer, peut-être que les gens sont blasés. Peut-être, et ce n’est pas une bonne chose, cette division est déjà suffisamment installée pour qu’elle ne puisse s’approfondir vraiment plus. Je ne sais. Mais peut-être ne savons-nous pas encore ce qui va vraiment nous arriver.
Car il y a une différence fondamentale entre une désobéissance et le renouvellement d’une désobéissance.
Vous connaissez cette phrase de l’Évangile de Matthieu au chapitre 5, « si on te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ». Pourquoi tendre l’autre joue à celui qui vous a giflé ? Parce que ce faisant vous mettez l’autre dans la position de reproduire son geste, vous le replacez en capacité de discerner son geste avant de le poser, et vous lui en donnez le temps. En fait tendre l’autre joue n’est pas un acte de faiblesse, c’est un acte fort, parfois même violent : vous identifiez clairement le mal qui a été fait et vous proposez le choix d’y renoncer, vous proposez le choix de la conversion. En théologie morale on dit alors que l’ignorance a été vaincue. Tendre l’autre joue garantit la ferme intention du mal quand l’acte mauvais est reproduit. Et si donc l’acte est répété, la condamnation peut être totale.
Celui qui vous gifle la première fois pourrait être excusé par son ignorance, peut-être ne sait-il pas ce qu’il a fait. Peut-être s’est-il simplement emporté et il pourrait accuser ses propres passions. Mais en tendant l’autre joue vous ne laissez pas d’autre choix : la conversion, ou la ferme volonté du mal.
Et si c’est vous qui posez l’acte mauvais, et que la joue vous a été re-rendue, alors, vous ne pouvez plus être excusé, et seul le pardon sera votre secours. Lorsque la joue vous a été re-tendue et que vous avez renouvelé votre acte, votre sort ne dépend plus de votre volonté, votre sort est suspendu à la décision d’un autre. Vous ne pouvez plus compter sur votre propre puissance, vous ne pouvez plus alors compter que sur la Miséricorde. Votre Salut ne tient que dans la charité de celui que vous avez offensé.
Vous connaissez cette locution latine « Errare humanum est, sed perseverare diabolicum », L’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique.
Ainsi donc, je crains les souffrances à venir, je crains la division qui vient. Et je vous invite à partager cette crainte.
Il y a dans la passion trois dimensions que nous pouvons éprouver ici. D’abord la compassion, une forme profonde de charité : souffrir avec. Ce n’est pas le fait de partager la souffrance, mais de partager le fait de souffrir. La compassion c’est souffrir avec celui qui souffre. Ensuite vient l’empathie, qui suppose de partager la même souffrance, c’est-à-dire que la souffrance de l’autre vous atteint et vous éprouve. C’est une passion plus délicate et il faut savoir la mesurer car elle peut vous blesser. Vient ensuite la pitié. Le fait même que l’autre souffre vous atteint et cette souffrance de l’autre vous dirige. La pitié vous rend plus vulnérable encore, car la pitié a le pouvoir de vous faire donner votre vie.
Le Christ s’incarne, il vit parmi nous : c’est la compassion. Il souffre sur la croix, c’est l’empathie. Et il donne sa vie pour nous, parce qu’il a pitié de nous.
Et ici je pense que nous pouvons nous aussi vivre ces trois dimensions : la compassion, l’empathie, et la pitié.
Ta souffrance me bouleverse et je comprends qu’un Dieu puisse t’aimer.
Les purges en Hongrie et le coup d’État magyar commencent
Ce qui se passe en Hongrie, sous l’impulsion du Premier ministre « pro-européen » Peter Magyar est sans précédent. Prenons un exemple : un Hongrois qui a retiré des dizaines de drapeaux de la Gay Pride du pont Elizabeth à Budapest risque une amende de près de 2,6 millions de forints (7 300 €) et jusqu’à trois ans de prison s’il est reconnu coupable d’atteinte grave à la liberté de pensée et de réunion, à la veille de la Marche des fiertés du 27 juin. Ordre et sécurité dans un « État de droit » et une démocratie renouvelée respectueuse des règles et des droits de tous, comme le prétend le Premier ministre Magyar ? Attention à ce que vous dites !
Si tel était le cas, pourquoi même des ONG financées par les philanthropes libéraux-socialistes habituels s’insurgent-elles contre les initiatives récentes du « président mandchou », ce protégé qu’ils ont eux-mêmes façonné avec la Commission européenne ? Pourquoi la TASZ (Union hongroise des libertés civiles) et Amnesty International s’élèvent-elles pour dénoncer les violations flagrantes et choquantes des normes démocratiques et de l’« État de droit », comme l’ont démontré les événements de ces dernières semaines, auxquels, il convient de le noter d’emblée, la Commission a répondu en débloquant le premier milliard d’euros de financement ?
Face à la proposition antidémocratique de destituer le président de la République, en s’appuyant sur la majorité requise pour les réformes constitutionnelles (un tiers du Parlement, obtenue lors des dernières élections), le Premier ministre Peter Magyar souhaite destituer (de force ou non) le président de la République, sans motif et sans l’accord de la Cour constitutionnelle, afin de placer son protégé à la tête du pays et de s’affranchir de tout carcan institutionnel. De plus, Magyar veut limiter rétroactivement le mandat des parlementaires à douze ans, résolvant ainsi deux problèmes pour le Premier ministre actuel : d’une part, l’opposition (Fidesz, les démocrates-chrétiens du KDNP et le parti de droite Mi Hazánk) serait contrainte de remplacer la moitié de ses parlementaires (les plus expérimentés) ; d’autre part, la majorité de néophytes éviterait un embarras et pourrait mieux tirer parti de sa majorité, au détriment des arguments.
Le 16 juin dernier, face à l’indifférence générale et au silence complice de toutes les institutions européennes, le Premier ministre sortant et sa majorité ont politiquement mis fin aux fonctions de Viktor Orbán en approuvant un amendement constitutionnel limitant rétroactivement le mandat de Premier ministre à huit ans, empêchant ainsi Viktor Orbán d’occuper à nouveau ce poste. Selon cet amendement, aucun Premier ministre depuis 1990 ne pourra exercer plus de deux mandats, même espacés de plusieurs années. Cette disposition à motivation politique, sans la signature du chef de l’État, n’entrera en vigueur que si ce dernier démissionne, compte tenu de la réforme constitutionnelle actuellement en cours d’approbation.
Lundi 22 juin, le Premier ministre Péter Magyar a qualifié les nouvelles mesures d’« Opération Purgatoire », alors même qu’il s’agit des atteintes les plus flagrantes jamais perpétrées contre l’État de droit en Hongrie. Pour le Premier ministre et son gouvernement, ces mesures sont nécessaires pour « rétablir l’État de droit », tandis que pour l’opposition, elles constituent un abus de pouvoir manifeste et, pour les ONG mondialistes de gauche et libérales-socialistes, des violations flagrantes de cet « État de droit ». La Commission européenne, qui a combattu le gouvernement Orbán avec acharnement ces treize dernières années, se félicite des décisions prises par Magyar. En effet, après avoir débloqué 16,6 milliards d’euros pour le nouveau gouvernement hongrois suite à un vote de confiance fin mai, elle en a débloqué 10,4 milliards supplémentaires. Cette récompense accordée à l’autocrate pro-européen et champion des violations de l’État de droit est sans précédent dans l’histoire européenne, exception faite de l’Europe de l’Est sous le régime communiste soviétique.
Ce qui est également affligeant et inquiétant face à ce déclin et à cette érosion intolérables des principes fondamentaux de la démocratie et de l’ordre public, c’est le silence complice et inacceptable du PPE, dont Peter Magyar est membre. C’est là un signe supplémentaire du déclin douloureux d’une classe dirigeante qui, ayant renié ses valeurs chrétiennes fondatrices, se révèle désormais incapable de défendre les principes mêmes de l’« État de droit ». Qualifiez-les de pro-européens, mais ils se comportent comme des autocrates sans scrupules, muets face à un « coup d’État » sans précédent.
La CEDH face à la liberté d’expression
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a été saisie à de nombreuses reprises par des chaînes de télévision françaises protestant contre des sanctions de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Le dernier arrêt date du 18 juin 2026: CNEWS c. France (n°41355/23). La Cour a validé la censure par l’Arcom de propos tenus en novembre 2021 par le professeur Perronne. Il était reproché à CNEWS d’avoir laissé s’exprimer ce médecin alors qu’il minimisait la cinquième vague de Covid-19 et incitait les Français à ne pas se faire vacciner.
Affaires CNEWS: la liberté d’expression sur la Covid-19, l’immigration et l’islam
C’est la quatrième requête de CNEWS que la Cour rejette. En 2025, il s’agissait déjà d’une décision relative à des propos critiques du passe vaccinal contre la Covid-19, tenus par Ivan Rioufol dans l’émission «L’heure des pros 2». Deux autres décisions en 2023 et 2024 avaient porté sur des propos d’Éric Zemmour relatifs à l’immigration et l’islam dans «Face à l’info». Concernant l’arrêt du 18 juin 2026 relatif au professeur Perronne, il est encore possible pour CNEWS de demander et d’obtenir un renvoi de l’affaire devant la Grande chambre de la Cour, d’autant que deux des sept juges de la Chambre ont rédigé des opinions dissidentes solidement argumentées[1].
Si la Cour accepte de rejuger l’affaire CNEWS c. France (n°41355/23) en Grande chambre, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) pourra à nouveau déposer des observations écrites, comme nous l’avions fait au cours de l’examen de l’affaire devant la Chambre. En attendant, l’ECLJ a déposé cette semaine ses observations écrites dans l’affaire pendante C8 c. France (n°17525/25). La société qui a exploité la chaîne C8 entre 2005 et 2025 allègue une violation de sa liberté d’expression, en raison de la décision de l’Arcom de ne pas renouveler son autorisation d’émettre sur la TNT.
Les arguments de l’ECLJ dans la nouvelle affaire C8 c. France
La Cour considère que la régulation audiovisuelle se justifie «pour des raisons d’ordre technique qui tiennent aux contraintes inhérentes aux moyens de la communication audiovisuelle, à savoir la limitation des fréquences disponibles et la nécessité d’instaurer une certaine discipline dans l’attribution de ces fréquences»[2]. Elle contrôle les critères utilisés par les autorités nationales de régulation en matière d’attribution ou de renouvellement des fréquences audiovisuelles.
La décision de l’Arcom relative à la fermeture de C8 n’a pas été publiée sur son site internet. Elle ne respecte donc pas l’exigence du Conseil de l’Europe, qui a posé le principe selon lequel toute décision adoptée par les autorités de régulation doit être mise à la disposition du public[3]. Pour autant, la décision de l’Arcom ayant été jointe à la requête de C8, la Cour pourra examiner ses motivations.
La Cour opère une distinction entre les motivations objectives, telles que la détention de ressources techniques, technologiques ou financières modernes, ou encore l’expérience acquise par l’exploitant, et les motivations comportant une part inhérente de subjectivité, à l’instar de l’aptitude d’un projet à remplir une «fonction sociétale» ou à répondre à l’intérêt du public[4]. En l’espèce, l’Arcom a notamment tenu compte de l’accumulation des sanctions prononcées contre la chaîne C8 pour justifier la non-reconduction de son autorisation d’émettre sur la TNT[5].
Les enseignements du rapport parlementaire de Charles-Henri Alloncle
Concernant ces sanctions, l’ECLJ a estimé utile de citer devant la Cour des extraits du rapport parlementaire du 27 avril 2026 sur la régulation de l’audiovisuel[6]. Le député Charles-Henri Alloncle, rapporteur, a constaté «une asymétrie manifeste dans l’usage de la sanction pécuniaire, au détriment des seuls éditeurs privés». Parmi les «différences de traitement très précises» observées, le rapport note un contraste entre la «sévérité» déployée à l’encontre de C8 et la «retenue» dont bénéficie à l’inverse France Inter[7]. Charles-Henri Alloncle conclut ainsi:
C’est ce décalage qui appelle l’attention de votre rapporteur. D’un côté, une succession de décisions répressives, des montants élevés, des contentieux répétés et, à l’issue de cette séquence, la disparition même d’une chaîne. De l’autre, s’agissant du service public, des rappels, des mises en garde ou des interventions ponctuelles, mais plus aucune sanction financière depuis quinze ans. Une telle différence de traitement ne peut qu’alimenter le doute sur l’équilibre avec lequel le régulateur exerce son pouvoir de sanction. Elle est d’autant plus difficile à comprendre que l’audiovisuel public, financé par tous les contribuables et investi d’exigences particulières, devrait faire l’objet d’un contrôle au moins aussi exigeant[8].
Par ailleurs, les différentes mises en garde et amendes de l’Arcom contre C8[9] ne doivent pas toutes être considérées comme équivalentes. Ainsi, il convient de distinguer, d’une part, les cas d’atteintes aux bonnes mœurs, d’agressions sexuelles ou d’humiliations personnelles, d’autre part, les restrictions plus contestables concernant l’expression par Cyril Hanouna de son opinion sur «l’affaire Lola» ou la diffusion du film Unplanned sur l’IVG. Dans ce dernier cas, la décision de l’Arcom a été prise dans un contexte de pressions politiques, y compris gouvernementales, demandant la condamnation de C8.
Le régime français de régulation audiovisuelle, plus restrictif que les modèles européens
Les observations de l’ECLJ analysent différents régimes européens de régulation audiovisuelle et montrent que l’approche française est spécifique. Celle-ci est centralisée, descendante et axée sur le contrôle déontologique des contenus par une autorité unique (l’Arcom), alors que d’autres pays d’Europe privilégient une régulation purement économique et concurrentielle, limitant les interventions directes de la puissance publique dans la ligne éditoriale des chaînes.
Le plus inquiétant est l’évolution du régime français de régulation audiovisuelle. Par une décision du 12 juin 2026, l’Arcom a pour la première fois étendu son contrôle du pluralisme à l’ensemble des intervenants d’une chaîne[10], en s’appuyant sur une jurisprudence du Conseil d’État[11]. Dans cette mise en demeure à l’encontre de CNEWS, l’Arcom exige également que les intervenants ne tiennent pas de propos systématiquement critiques à l’égard de l’action de l’exécutif, du système judiciaire, de l’Union européenne ou encore de La France insoumise. L’Arcom remet en effet en cause:
la prédominance d’un même cadre d’interprétation de l’actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l’action de l’exécutif et de l’Union européenne et une forte défiance à l’égard de l’institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France insoumise, ce qui se traduit […] par la surreprésentation d’un même courant de pensée et d’opinion par rapport à d’autres perspectives et opinions également présentes dans le débat public[12].
Si CNEWS ne se soumet pas à la ligne éditoriale imposée par cette décision, rien ne permet d’exclure qu’elle subisse le même sort que C8, d’autant que l’Arcom a indiqué renforcer son contrôle en vue des élections de 2027.
Liechtenstein : le prince héritier mettra son veto à la légalisation de l’avortement
Le 26 juin, le prince héritier du Liechtenstein, Alois, a annoncé dans une interview accordée au quotidien Vaterland qu’il opposerait son veto si les habitants de la principauté venait à approuver l’avortement par référendum suite à l’initiative populaire lancée par le comité Fristenlösung für Liechtenstein[1].
« Nous militons en faveur d’une interruption de grossesse non punissable jusqu’au troisième mois, de la levée de l’interdiction d’information et de la prise en charge des frais par l’assurance maladie » explique sur son site le comité. Depuis le 19 juin, le recueil de signatures est en cours. 1 000 signatures valides doivent en principe être récoltées en six semaines pour qu’un référendum puisse avoir lieu. Celui-ci pourrait ensuite être organisé en novembre.
Lors des référendums, le Prince a le dernier mot, et il peut les invalider de sa propre autorité. De plus, pour entrer en vigueur, la loi doit avoir été adoptée par le Parlement et approuvée par l’héritier du trône.
Le prince héritier, qui conduit depuis 2004 les affaires du pays en tant que représentant de son père, le prince Hans-Adam II, considère que le projet mené par le comité ne protège pas assez « le bien juridique fondamental que constitue la protection de la vie ». Il pourrait cependant faire des concessions sur l’interdiction d’information.
Le comité reproche au prince héritier de manipuler le scrutin avec l’annonce de son veto. « Nous continuons comme avant. Il est désormais d’autant plus important de recueillir l’avis du peuple » déclarent sur leur site les initiateurs de l’initiative populaire.
« La population liechtensteinoise doit pouvoir exprimer son opinion sur ce sujet. Et si une majorité se prononce en faveur de l’initiative, cela pourra être l’occasion de reconsidérer les positions adoptées. »
La principauté du Liechtenstein a l’une des législations les plus restrictives d’Europe en matière d’avortement. L’interruption volontaire de grossesse y est interdite, et les médecins n’ont pas le droit d’informer les femmes enceintes à ce sujet.
En 2011, une initiative concernant l’avortement avait déjà eu lieu dans le pays. Alors que le taux de participation était particulièrement faible, 52 % des habitants de la principauté avaient voté contre le projet. Un mois avant le scrutin, le prince héritier avait annoncé son veto.
Source : Gènéthique
