Léon XIV en France : le piège de l’instrumentalisation
Tribune publiée sur le JDD :
Faut-il se réjouir de la venue du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre 2026 ? Oui, certainement, car la venue d’un pape est toujours accompagnée de nombreuses grâces pour les pays qui l’accueillent chaleureusement. C’est à la fois un honneur fait à la France, et un défi lancé pour recevoir dignement le Saint-Père.
Toutefois, ce sera une visite très périlleuse, en raison de son contexte politique et social. Il est à craindre, en effet, que le président Macron et son gouvernement cherchent à se prévaloir publiquement d’une bénédiction apostolique, à quelques mois de l’élection présidentielle, et après avoir gravement bafoué l’enseignement de l’Église sur tant de sujets essentiels. Puisse le Saint Père être bien inspiré et savoir, comme le fit Jean Paul II en 1996, rappeler la France à son devoir de fidélité envers les promesses de son baptême.
La visite du Saint Père, fin-septembre, interviendra quelques jours à peine après la promulgation de la loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. En effet, si le texte est voté définitivement le 15 juillet par l’Assemblée nationale, comme le veut le gouvernement, le Conseil constitutionnel devra alors se prononcer sur le texte dans la deuxième quinzaine du mois d’août, ouvrant alors la voie à sa promulgation. Pourtant, l’article 45 de la Constitution confère au gouvernement le pouvoir de prolonger la navette entre les deux assemblées, et donc de repousser l’examen final du texte. Ce serait sagesse. Mais, lors de sa rencontre avec le pape Léon XIV le 10 avril 2026, le président Macron s’est montré « inflexible » sur sa volonté d’imposer cette loi. Récemment, il a encore confirmé cette inflexibilité auprès du cardinal Aveline. Le président Macron en porte donc toute la responsabilité.
S’il est adopté, ce texte violerait effrontément le commandement divin de l’interdit de tuer. Il exposerait largement les plus fragiles à l’euthanasie et au suicide assisté, et ferait la promotion d’une conception relativiste de la dignité humaine. Il violerait aussi les droits des familles et la conscience des pharmaciens. Il ferait aussi obligation aux établissements catholiques d’accepter ces pratiques en leur sein. Puisse le Saint Père venir visiter de tels établissements en septembre, et les conforter dans la foi !
La visite du pape est annoncée alors que le gouvernement fait peser une autre menace encore sur l’Église. Il a entrepris de renforcer drastiquement son contrôle sur les écoles privées. La lutte contre les violences faites aux enfants est employée comme prétexte pour attenter à la réputation de toutes les écoles catholiques, et pour créer un « Conseil académique de l’enseignement privé ayant vocation à renforcer la capacité de pilotage de l’État ». Autrement dit, « l’enseignement libre » sera encore moins libre, et son « caractère propre » réduit à bien peu de choses. Or, les écoles catholiques sont, avec les paroisses, les principaux lieux d’évangélisation de la France. Priver ces écoles de leur liberté, c’est empêcher l’Église d’accomplir sa mission.
La visite du pape, enfin, interviendra pendant la campagne des élections présidentielles, et pourra difficilement échapper aux récupérations politiques. Il est à parier que ceux-là mêmes qui dénient au Saint Père le droit de critiquer une loi ne manqueront pas de lui attribuer des recommandations de vote.
C’est donc en terrain miné que le Saint Père vient visiter la France. Il lui faudra respecter le protocole tout en évitant de donner l’impression désastreuse de bénir M. Macron et les crimes politiques qu’il a commis. Au contraire. Une parole forte et prophétique est attendue.
Alors que le président Macron est en fin de règne, et que la France déchoit chaque année davantage de sa grandeur passée, un miracle est possible, car c’est du fond de sa détresse que la France a le plus besoin du Christ. « De profondis clamavi ad te Domine ».
Dans cette déchéance et errance d’une France qui a oublié son destin, puisse la venue du pape nous rappeler que notre peuple n’est grand qu’en proportion de sa fidélité au Christ. Ce message sonnerait comme un dernier rappel et avertissement adressé à notre peuple avant son effacement de l’histoire. Puisse le Vicaire du Christ, inspiré par l’Esprit Saint, nous rappeler à la grandeur de notre vocation de Fille aînée de l’Église.
Signataires :
Guillaume Drago, professeur agrégé des facultés de droit, président de l’Institut Famille & République
Geoffroy de Vries, avocat au barreau de Paris, délégué général de l’Institut Famille & République
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune
Grégor Puppinck, directeur général de l’ECLJ Centre Européen pour le Droit et la Justice
La vie chrétienne victorieuse – Le chrétien face au sexualisme contemporain
La Bible n’est pas silencieuse sur ce sujet. Dès les premières pages de l’Écriture, Dieu révèle son dessein pour l’humanité :
« Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa homme et femme. » (Genèse 1:27)
L’identité fondamentale de l’être humain trouve son origine dans le dessein du Créateur et non dans ses perceptions ou constructions personnelles. Elle s’enracine d’abord dans l’acte créateur de Dieu, puis est pleinement révélée et restaurée en Jésus-Christ pour ceux qui lui appartiennent.
Récemment, un responsable chrétien déclarait :
« Qu’il est douloureux de reconnaître que, face à une réalité humaine aussi complexe que l’homosexualité, nous peinons tant, en Église, à trouver les mots justes. »
Cette difficulté est compréhensible et révélatrice des tensions auxquelles l’Église est confrontée aujourd’hui. Les situations humaines sont souvent marquées par la souffrance, les blessures, les questionnements et les luttes intérieures. Pourtant, le croyant n’est pas laissé sans lumière. Les “mots justes” se trouvent ultimement dans la révélation de Dieu, même si leur mise en œuvre pastorale exige souvent sagesse, discernement et dépendance du Saint-Esprit.
Nous vivons dans une époque où de nombreuses doctrines et conceptions s’affrontent. Plus que jamais, les croyants sont appelés à « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. » (Jude 3)
Cette foi désigne l’ensemble de la vérité révélée par Dieu dans les Écritures. La révélation divine étant complète, les chrétiens sont appelés à la conserver fidèlement, sans la modifier pour l’adapter aux évolutions culturelles.
Dans un climat marqué par le relativisme moral, le croyant doit examiner ses convictions à la lumière de la Parole de Dieu. L’amour véritable ne peut être séparé de la vérité. De même, la vérité biblique ne doit jamais être présentée sans amour.
Aujourd’hui, l’homosexualité, entre autres, est souvent présentée comme une identité fondamentale de la personne. L’Écriture adopte cependant une autre perspective.
La Bible enseigne que l’identité profonde du croyant se trouve en premier lieu dans sa relation avec Dieu et dans son union avec Jésus-Christ. Il convient donc de distinguer plusieurs réalités : l’attirance ou la tentation, l’identité revendiquée, la pratique sexuelle.
L’existence d’une attirance n’est pas en elle-même un acte. Comme toute autre tentation résultant de la condition humaine déchue, elle peut constituer un combat réel et parfois durable. De nombreux chrétiens connaissent des luttes profondes dans différents domaines de leur vie.
Les Écritures appellent cependant chaque croyant à soumettre ses désirs, ses pensées et ses comportements à la volonté de Dieu. Seul l’Évangile de Jésus-Christ apporte une réponse véritable aux besoins les plus profonds du cœur humain.
L’Église rencontre aujourd’hui diverses interprétations du sujet. Certaines insistent davantage sur l’expérience humaine, d’autres sur les exigences morales. Le défi consiste à maintenir ensemble la sainteté de Dieu et sa grâce.
« En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui lui semblait bon. » (Juges 17:6)
Lorsque Dieu n’exerce plus son autorité sur le cœur, l’homme devient sa propre référence et suit ses propres pensées. Or, le cœur humain, marqué par le péché, n’est pas un guide infaillible. Pour les chrétiens, la question essentielle est donc celle-ci : Christ règne-t-il réellement en nous, dirigeant nos choix, nos désirs et notre conduite par sa Parole et par son Esprit ? »
Cependant, Dieu demeure riche en miséricorde. Il connaît parfaitement les combats de chacun et invite tout homme et toute femme à venir à lui.
« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à la repentance. » (Luc 5:32)
Cette parole souligne la grâce de Dieu : nul n’est trop pécheur pour être sauvé, mais il faut reconnaître son besoin du Sauveur.
L’Église ne peut ignorer l’enseignement biblique concernant la sexualité. Elle ne peut pas davantage oublier que chaque personne porte l’image de Dieu et mérite respect, écoute et compassion. Les personnes confrontées à une attirance homosexuelle ne doivent pas être considérées comme des cas particuliers de péché. Tous les êtres humains sont pécheurs et ont besoin de la grâce divine : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3:23)
L’accompagnement pastoral exige donc humilité, patience et discernement. Il ne s’agit ni de minimiser le péché ni d’écraser les consciences, mais de conduire chacun vers Christ. Car la Bible présente les relations sexuelles comme faisant partie du dessein de Dieu pour l’union d’un homme et d’une femme dans le cadre du mariage et prévient des conséquences terribles du péché. Comme toute forme de péché, le rejet du dessein de Dieu produit des conséquences morales et spirituelles profondes qui affectent l’ensemble de l’être humain.
L’apôtre Paul rappelle cependant que l’Évangile ne s’arrête jamais à la constatation du péché :
« Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus. » (1 Corinthiens 6:11)
La bonne nouvelle de l’Évangile est que le péché n’a pas le dernier mot. Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Il accueille le pécheur avec bienveillance, mais l’appelle aussi à une vie nouvelle.
L’épisode de la femme adultère illustre parfaitement cet équilibre. Jésus ne condamne pas immédiatement la femme, car en lui il y a une compassion sans limites pour le pécheur, et une séparation infinie d’avec son péché.
« Je ne te condamne pas non plus : va, et désormais ne pèche plus. » (Jean 8:11)
La repentance chrétienne ne consiste pas seulement à regretter ses fautes. Elle implique un changement de direction, fondé sur la foi en Christ. Cette transformation est l’œuvre du Saint-Esprit. Elle peut être progressive et s’accompagner de combats parfois prolongés. La Bible ne promet pas nécessairement la disparition immédiate de toutes les tentations, mais elle promet la présence, la grâce et la puissance de Dieu pour persévérer dans l’obéissance.
Pour ceux qui professent la foi chrétienne, l’Église possède une responsabilité particulière. Elle doit encourager la fidélité à la Parole de Dieu, offrir un accompagnement spirituel fidèle et exercer, lorsque cela est nécessaire, une discipline visant toujours la restauration.
« Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs. » (Proverbes 27:6)
Refuser le compromis doctrinal ne signifie pas manquer d’amour. L’amour véritable dit la vérité avec douceur, accompagne les personnes dans leurs luttes et garde ouverte la perspective de la restauration.
Jésus déclare :
« Entrez par la porte étroite… Spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et étroit le chemin qui mène à la vie. » (Matthieu 7:13-14)
Le chemin large représente la vie vécue indépendamment de Dieu. Le chemin étroit est celui de la repentance, de la foi et de l’obéissance. Ce chemin peut être difficile. Il implique parfois de renoncer à des désirs profondément enracinés. Mais il conduit à la vraie vie, celle qui se trouve dans la communion avec Dieu.
L’espérance chrétienne demeure entière. Aucun péché n’est plus grand que la grâce de Dieu. Aucun combat n’échappe à sa connaissance. Aucun homme ni aucune femme n’est hors de portée de son amour.
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1:9)
Dieu appelle chacun à venir à Christ tel qu’il est. Mais il ne laisse jamais celui qui vient à lui dans son état initial. Par l’action du Saint-Esprit, il le transforme progressivement à l’image de son Fils.
« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création. » (2 Corinthiens 5:17)
Ami, si vous vous reconnaissez dans ces lignes, sachez que Dieu vous connaît parfaitement. Il connaît vos luttes, vos blessures, vos questionnements et vos aspirations les plus profondes. Mais Il vous appelle aussi à trouver votre identité non dans vos désirs, quels qu’ils soient, mais dans la vérité de sa Parole.
L’Évangile ne demande pas simplement de croire que Dieu existe ; il appelle chacun à croire Dieu, à recevoir ce qu’Il dit sur notre condition, sur notre péché et sur son salut en Jésus-Christ.
La repentance n’est pas une condamnation, mais une invitation. Christ reçoit tous ceux qui viennent à lui avec foi. Il pardonne, restaure et transforme progressivement ceux qui lui appartiennent.
La question ultime n’est donc pas : Que ressentez-vous ? mais : À qui appartenez-vous ? Car celui qui appartient à Jésus-Christ trouve en lui son identité, son pardon, sa force et son espérance.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La ferme condamnation des passeurs d’immigrés par le pape
Hier matin, lors d’une rencontre avec les organisations d’intégration des migrants, le pape Léon XIV s’est élevé contre les marchands de chair humaine :
[…] Depuis cette place, je tiens à adresser un message clair à ceux qui exploitent le désespoir ; à ceux qui organisent des routes de la mort, font du trafic d’êtres humains, retiennent des documents, exploitent les travailleurs, menacent les femmes, trompent les familles et transforment la souffrance des autres en affaire. Arrêtez-vous. Convertissez-vous (cf. Mc 1, 15). Les larmes et le sang de ces frères crient à Dieu et leurs souffrances arrivent jusqu’à Lui (cf. Gn 4, 10 ; Ex 3, 7-9). L’argent arraché à la vulnérabilité des pauvres ne donnera ni paix, ni honneur, ni avenir (cf. Jr 22,13 ; Jc 5, 1-6).
Pour chaque vie perdue, chaque famille trompée, chaque corps soumis, chaque femme menacée, chaque travailleur exploité, ils devront comparaître devant la justice divine (cf. 2 Co 5, 10). Brisez ces chaînes et affranchissez ceux qui sont sous le joug (cf. Is 58, 6). Restituez ce qui a été pris et faites réparation dès que possible. Revenez pendant qu’il est encore temps, car la miséricorde de Dieu peut atteindre même le pécheur le plus endurci, mais elle n’entre que par la porte étroite de la vérité, de la justice et de la conversion (cf. Ez 33, 11). […]
Loi euthanasie : Prions la Très Sainte Vierge Marie pour qu’Elle évite ce malheur à la France
Communiqué de Notre-Dame de Chrétienté :
Chers pèlerins et amis de Notre-Dame de Chrétienté,
À l’approche du 18 juin, date ultime à laquelle le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur la demande de référendum concernant la loi sur l’euthanasie, nous invitons tous les pèlerins et amis de Notre-Dame de Chrétienté à prier chaque jour le chapelet pour demander à la Sainte Vierge de protéger la France et ceux qui y habitent de la malice de cette loi mortifère. Dans ses derniers remaniements du 8 au 10 juin dernier, la proposition de loi aboutit au pire :
⚠️ Tous ceux qui se sentiront seuls, auront peur de peser sur leur entourage, n’auront pas accès aux soins palliatifs ou seront victimes de pression implicites ou explicites, n’auraient plus qu’à “choisir” entre suicide assisté et euthanasie ;
⚠️ La mort provoquée par euthanasie ou suicide assisté serait qualifiée de « mort naturelle » sur les actes de décès ;
⚠️ Les personnes vulnérables – sous curatelle ou tutelle, déficients intellectuels… – (qui ne peuvent même pas signer un chèque) pourraient demander à être « suicidées » ;
⚠️ Les dirigeants des établissements catholiques de santé ou de retraite auraient l’obligation d’organiser la mise en œuvre de tels actes si des patients ou résidents le leur demandaient ;
⚠️ Les pharmaciens n’auraient pas non plus droit au respect de leur liberté de conscience et seraient tenus de fabriquer les produits létaux sur demande.
🗓️ Le calendrier parlementaire prévoit de faire passer cette loi d’ici le 15 juillet. Seule la procédure référendaire offrirait le temps d’un véritable débat national sur un sujet aussi grave : la décision du Conseil constitutionnel revêt donc une importance capitale.

🙏 Face à cet enjeu de civilisation, confions à Notre-Dame de la Sainte Espérance les membres du Conseil constitutionnel et nos gouvernants. Alors que la France, Fille aînée de l’Église, s’apprête à accueillir le Saint-Père dans les prochains mois, demandons la grâce d’un sursaut spirituel pour notre pays, afin qu’il demeure fidèle à sa vocation de défense de la vie et de la dignité de toute personne humaine.
Du 13 au 18 juin, unissons nos chapelets avec confiance : Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez nous et sauvez la France !
Identité ou Foi : qui sont ces identitaires catholiques ?
L’enquête récente de La Croix L’Hebdo accuse la jeunesse patriote et enracinée d’instrumentaliser le catholicisme à des fins politiques. Mais qu’en est-il réellement ? Dans cette vidéo, Academia Christiana brise les caricatures médiatiques pour répondre aux polémiques et expliquer pourquoi l’amour de la Patrie charnelle trouve son accomplissement naturel dans la découverte de l’Église et l’amour du Christ.
Son objectif est de répondre aux interrogations régulières du public et dévoiler la réalité concrète des actions. Cette vidéo aborde notamment un phénomène marquant : l’accueil massif de nouveaux convertis. Aujourd’hui, environ la moitié des participants sont des jeunes qui n’ont pas grandi dans des familles chrétiennes. Animés par une quête de sens, ils trouvent un carrefour de rencontres où ils ne sont jamais jugés. Ce cadre de convivialité devient bien souvent la première étape d’un retour à la foi ou d’une démarche vers le baptême.
Nuit Blanche à Paris : la réponse du curé de l’église Saint-Laurent
Communiqué de l’abbé Paul Dollié, curé de l’église Saint-Laurent à Paris, à propos de la participation de sa paroisse à la Nuit Blanche :
La vérité vous rendra libres (Jean 8,32)
Pourquoi ai-je accepté l’œuvre de Marie-Luce Nadal Sous la peau du ciel à l’église Saint-Laurent ?
Voici les faits. L’association « Art, culture et foi », intermédiaire entre la mission Nuit Blanche de la Ville de Paris et le diocèse, est venue vers moi le 3 février 2026 pour me proposer d’accueillir une œuvre sonore dans le cadre de la Nuit Blanche. Voici comment la proposition m’a été faite : « Parmi les œuvres retenues par la Ville, nous cherchons à sélectionner celles qui présentent un caractère de spiritualité ou, à défaut, au moins de méditation. Nous y voyons l’occasion de montrer que le monde religieux est ouvert à l’art contemporain, qui est lui aussi une façon de rendre sensible l’invisible. »
J’ai vu que cette œuvre était respectueuse du lieu, qu’il n’y avait pas d’éléments contraires à la foi. L’autel, l’espace liturgique et les confessionnaux, qui représentent le tiers de l’église, n’ont pas été occupés et, dans les souhaits ou vœux émis tout au long de la soirée sur le « tissu sonore », il n’y avait pas de propos blasphématoires (CEC 2148).
J’ai accepté, car l’œuvre artistique, dans sa mise en place, n’empêchait pas l’adoration du Saint-Sacrement, qui est continue dans notre église. Pour information, je n’accepte aucun concert pendant les heures d’ouverture de l’église, qui sont des heures consacrées à la prière.
J’ai vu dans cette proposition une chance pour notre paroisse d’accueillir un public différent, une façon d’offrir à des personnes qui visitent rarement les églises d’amorcer un chemin vers un questionnement sur le sens de leur vie et la vérité de l’Évangile. Bref, pour reprendre le canon 1210 du Code de droit canonique, d’être un lieu de religion, au sens étymologique, re-ligare, un lieu qui relie à Dieu. J’ai eu, durant la Nuit Blanche, des rencontres dans ce sens.
Face à ce projet, sans chercher à me rencontrer, des défenseurs de la pureté du lieu, qui n’ont aucun lien avec mes paroissiens, ont, en début de soirée, empêché l’accès à l’église en utilisant le nom de Dieu à faux (Ex 20,7 ; CEC 2146). Quel dommage ! N’étaient-ils pas ceux qui pouvaient montrer à ses visiteurs que l’Église n’est pas simplement un édifice de pierres, mais une communauté capable de mettre le pied du visiteur sur la première marche de la foi ?
Pour information, je n’ai pas reçu un centime pour avoir ouvert mon église ; l’intérêt n’était pas lucratif mais pastoral : puisque nous sommes si timides pour rencontrer le monde, acceptons que le monde vienne à nous sans lui fermer la porte.
Je fais un vœu. Que tous ceux qui ont un zèle pour la pureté de nos temples de pierre aient la même passion pour le temple de chair que sont nos frères en humanité (Mt 25,40 ; 1 Co 12,27).
J’aimerais que nous, chrétiens, défenseurs du sacré, nous ayons la même énergie pour prendre concrètement en charge ceux qui croisent notre route, dans leurs besoins matériels et spirituels.
J’ai malheureusement, sur mon territoire paroissial, plusieurs visages bien concrets qui, aujourd’hui, attendent une main tendue pour sortir de l’humiliation.
La Cour de justice de l’Union européenne attendue sur la lutte contre la pornographie
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
Le droit français sanctionnant l’exposition des mineurs à la pornographie est-il applicable aux sites internet établis dans un autre État membre de l’Union européenne mais diffusant leur contenu pornographique sur le territoire français ?
Voilà la question à laquelle la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) doit répondre mardi prochain 16 juin 2026, dans l’affaire WebGroup Czech Republic et NKL Associates.
La CJUE a été saisie par le Conseil d’État en mars 2024 dans le cadre d’un renvoi préjudiciel. Les questions préjudicielles posées à la CJUE visent à trancher un point crucial pour la protection des enfants français, que l’on peut résumer ainsi : la France est-elle en droit d’imposer ses règles de protection des mineurs à des sites internet établis dans un autre État membre mais accessibles depuis son territoire ? Et peut-elle les sanctionner lorsque ces sites ne se conforment pas à ces règles, c’est à dire se refusent à contrôler l’âge des internautes qui accèdent à leur contenu pornographique ?
En l’espèce, les sociétés WebGroup Czech Republic et NKL Associates, établies en République tchèque et exploitant des sites à caractère pornographique, contestent le principe de l’application de la réglementation française interdisant l’exposition des mineurs à des contenus pornographiques. À l’appui de leur recours, elles invoquent le droit de l’Union européenne, et plus particulièrement le principe du « pays d’origine », selon lequel un prestataire de services en ligne est en principe soumis à la législation de l’État membre dans lequel il est établi hormis quelques exceptions prévues au texte notamment en matière de protection des mineurs.
Parallèlement, depuis le 14 juillet 2025, l’Union européenne a adopté, par l’intermédiaire de la Commission européenne, des lignes directrices relatives à l’article 28 du Digital Service Act. L’article 28 du DSA impose aux plateformes accessibles aux mineurs de garantir un niveau élevé de protection de confidentialité, sûreté et sécurité des mineurs. Les lignes directrices accordent une importance particulière au contrôle de l’âge notamment pour l’accès aux sites pornographiques. Elles préconisent le recours à des mécanismes de vérification ou d’estimation de l’âge qui soient fiables, efficaces et respectueux de la vie privée.
Grâce à ces lignes directrices établies par l’Union européenne, certaines obligations européennes harmonisées s’imposent directement aux plateformes, ce qui modifie partiellement l’articulation avec le principe du pays d’origine.
Si les mécanismes prévus par le DSA et ses lignes directrices permettent désormais de mettre en demeure ou même de poursuivre un État membre qui ne garantirait pas une protection suffisante des mineurs contre l’exposition à des contenus pornographiques, une décision de la CJUE consacrant une interprétation favorable à un niveau élevé de protection des mineurs constituerait néanmoins un signal fort. Elle renforcerait les efforts visant à inciter les États membres encore réticents à mettre en œuvre des dispositifs de protection efficaces et contribuerait ainsi à une harmonisation plus homogène de la protection des mineurs au sein de l’Union européenne.
Academia Christiana lance une formation en ligne gratuite
Bien commun, justice, autorité, liberté, loi naturelle… Ces mots reviennent sans cesse dans le débat public, et pourtant rares sont ceux qui pourraient en donner une définition précise.
Academia Christiana lance une formation en ligne gratuite : une introduction claire et vivante à la philosophie politique classique.
En 7 jours, à raison de 5 à 10 minutes par jour sur téléphone ou ordinateur, ce parcours propose de se réapproprier l’héritage d’Aristote et de saint Thomas d’Aquin.
Aucun prérequis n’est nécessaire. Chaque leçon quotidienne comprend un texte de fond, un lexique, une lecture classique commentée, une vidéo et un quiz. Une occasion unique de s’extraire du prêt-à-penser pour acquérir des repères solides au service de la Cité.
Du traditionalisme aux sacres contre la volonté du pape : un ouvrage de circonstances… !
Cette présentation du livre intitulé « Est-il possible de conférer l’épiscopat contre la volonté du pape ? » d’un « collectif de catholiques perplexes » est un extrait de son « Préambule » (pp. 5-9).
Le traditionalisme : une fidélité catholique mise en péril par une crise sans précédent ?
Si le traditionalisme existe et perdure, c’est en raison de la crise profonde que traverse l’Église. Cette crise apparaît sans précédent, en ce qu’elle implique depuis le dernier concile une majorité de la hiérarchie ecclésiastique, jusqu’au pape lui-même, dans l’exercice souvent déficient des pouvoirs de gouvernement, d’enseignement et de sanctification.
Face à cette situation, de nombreux fidèles — laïcs comme membres du clergé — ont choisi de demeurer fidèles à la tradition de l’Église afin de conserver et de transmettre intégralement la foi catholique. Leur réaction se manifeste notamment par le refus de certains enseignements, de liturgies ou d’abus d’autorité qu’ils considèrent contraires ou étrangers à la Révélation, telle que vécue et exprimée par la discipline, la liturgie et l’enseignement multiséculaires de l’Église.
Pour ceux qui douteraient de la gravité ou de la réalité encore actuelle d’une crise sans précédent, deux de ses signes objectifs devraient les alerter.
Le premier concerne la pratique de la communion dans la main. […]
Le second signe réside dans le manque de clarté doctrinale, voire la propagation d’erreurs graves observée dans les enseignements épiscopaux et même pontificaux depuis le Concile Vatican II. […]
Le traditionalisme : une résistance fidèle durement combattue
À cela s’ajoute une véritable marginalisation, voire une persécution des prêtres et des fidèles désireux de demeurer attachés, au moins à titre prudentiel, à la liturgie et au catéchisme traditionnels.
La possibilité pour les prêtres de vivre pleinement de ces canaux de la Tradition hérités de l’Église, dans la subordination aux papes et aux pasteurs légitimes, est bien souvent rendue très douloureuse. En effet, la plupart des membres de la hiérarchie considèrent cela non comme un droit légitime que le Siège Apostolique leur demanderait de reconnaître, mais comme une simple concession pouvant être accordée au cas par cas et révocable à tout moment.
Pire, cet attachement aux canaux de la Tradition est même présenté comme un obstacle à la communion ecclésiale. Celle-ci tend alors à être définie, dans les faits, davantage par une obéissance servile que par une vertueuse subordination aux pasteurs légitimes, une profession intégrale de la même foi et une participation au même culte.
Aucune position traditionaliste n’est sans risque malgré les intentions catholiques de leurs défenseurs…
Force est de constater qu’aucune des réponses institutionnelles apportées à la crise de l’Église — qu’il s’agisse de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ou des communautés dites ex-Ecclesia Dei — n’est exempte de risques au regard de la communion ecclésiale bien comprise.
Pour la première, le danger souvent évoqué est celui d’un schisme pratique, marqué par une autocéphalie de plus en plus revendiquée et une remise en cause de la théologie catholique de l’Église, notamment en ce qui concerne son indéfectibilité, son magistère ou la nécessité de lui appartenir par le lien de la subordination effective à la hiérarchie.
Pour les secondes, le risque serait plutôt celui d’une relativisation des problèmes doctrinaux, liturgiques et pastoraux suscités par les réformes récentes et certains enseignements de la hiérarchie, au point de prendre le risque de compromettre la profession intégrale et claire de la foi que l’on doit, sinon en justice du moins en charité, aux âmes troublées.
Cela étant posé, il convient de distinguer ce qui, dans les prises de position de ces communautés, relève des limites et des faiblesses humaines, de ce qui procède d’une véritable position de principe.
Une étude sur la possibilité de sacrer des évêques contre la volonté du pape que nous espérons constructive
Cette étude n’est pas une remise en cause des intentions catholiques de Monseigneur Lefebvre ou de sa fraternité, qui sont victimes de la crise de l’Église comme tous les catholiques soucieux de le demeurer entièrement. D’autant plus qu’il est probable que, sans son œuvre, la liturgie traditionnelle aurait quasi-disparu et que la plupart des communautés traditionnelles de tous bords n’existeraient pas.
S’autoriser à remettre en cause la possibilité de consécrations épiscopales réalisées contre la volonté du pape n’implique pas de réduire la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à cette seule décision, ni d’adhérer nécessairement à l’ensemble des positions défendues par certains supérieurs ou théologiens des communautés ex–Ecclesia Dei.
Nous sommes bien conscients qu’aborder la question des sacres épiscopaux contre la volonté du pape est une question chargée d’histoire et de passions, qui nous replonge fatalement vers les sacres de 1988 et l’œuvre de Monseigneur Lefebvre… Cependant, il ne faudrait pas que le poids de l’histoire, de la piété filiale pour les uns, de la douleur pour les autres, nous empêche d’analyser la question à nouveaux frais. Les circonstances qui ont conduit Monseigneur Lefebvre à sacrer quatre évêques en 1988 sont-elles les mêmes aujourd’hui ? L’hypothèse de la vacance du Siège Apostolique pour rendre compte de la crise de l’Église n’est-elle pas encore plus invraisemblable aujourd’hui qu’hier ?
De même que les historiens ont pu s’emparer de la question avec une attitude moins passionnée, il nous semble que l’approche théologique reste possible aujourd’hui sans s’ancrer dans l’événement du 30 juin 1988.
C’est dans cette perspective que nous souhaitons aborder la catholicité des consécrations épiscopales prévues le 1er juillet prochain par la Fraternité Saint-Pie X, dans le cas où elles auraient lieu en opposition avec le pape. Ainsi, nous entendons offrir des éléments de réflexion et de discernement à tous les catholiques de bonne volonté qui ne doivent pas demeurer dans l’ignorance des difficultés que soulèveraient de tels sacres au regard de la constitution divine de l’Église et de la Tradition, constitutive de la Révélation.
Dans ce qui suit, nous souhaitons présenter au lecteur le fruit d’une réflexion menée par plusieurs prêtres et laïcs autour de cette question particulièrement délicate. Notre intention est de l’aborder avec honnêteté, rigueur et sérénité, en évitant aussi bien les jugements passionnels que les approches purement pratiques ou utilitaires. C’est d’ailleurs la principale raison de l’anonymat des auteurs de cette étude. Puisse cet anonymat permettre au lecteur d’examiner les arguments exposés sans être influencé par la sympathie ou l’antipathie qu’il pourrait spontanément éprouver à l’égard des communautés auxquelles ces auteurs appartiennent, ou dont ils sont proches en tant que fidèles.
Collectif de catholiques perplexes
(composé de prêtres et de fidèles proches de différentes communautés traditionnelles, y compris de la Fraternité Saint-Pie X.)
Ps : Le livre est disponible sous 48h pour le modeste prix de 9,5 euros, ici : https://www.amazon.fr/possible-conf%C3%A9rer-l%C3%A9piscopat-contre-volont%C3%A9/dp/B0H2Q9FLGQ
“Très chers prêtres, renouvelez chaque jour votre “me voici” devant le Cœur transpercé du Christ”
Message du Saint-Père aux prêtres à l’occasion de la Journée pour la sanctification sacerdotale :
Très chers frères prêtres,
en ce jour où l’Église contemple le Cœur transpercé de son Seigneur, d’où jaillit une source inépuisable de paix et d’unité pour tout le genre humain, j’adresse d’abord à moi-même et à vous tous les paroles que Dieu a dites au peuple d’Israël : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2 ; cf. 1 P 1, 16). Cet appel divin traverse les siècles, résonnant encore aujourd’hui avec force pour chaque croyant et, d’une manière particulièrement exigeante, pour nous, prêtres. La sainteté n’est pas une option parmi d’autres ni un idéal abstrait : elle met en jeu l’identité même de toute personne qui veut participer à la vie du Ressuscité.
La sainteté est une participation au mystère du Christ
Dieu nous invite à participer à sa propre sainteté. Lorsqu’il nous appelle à être saints parce que Lui est saint, il nous montre le chemin à suivre : nous laisser modeler selon son Cœur. Et pour nous, très chers frères, cet appel est particulièrement radical. Le Seigneur a promis : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur, qui vous guideront avec science et intelligence » (Jr 3, 15). La sainteté qui nous est demandée est un abandon confiant : nous laisser transformer par son Saint-Esprit. Et pourtant, c’est précisément là qu’apparaît le grand paradoxe de notre vie sacerdotale : nous sommes appelés à participer à la sainteté même de Dieu, mais nous portons ce trésor dans des vases d’argile (cf. 2 Co 4, 7), nous sommes limités et imparfaits, souvent marqués par des faiblesses et des fatigues, parfois par des blessures. Comment un cœur humain, si vulnérable, peut-il répondre à un appel si élevé ? Le prêtre vit cette tension, mais il sait où trouver la paix : dans le côté ouvert du Seigneur Jésus.
Un chemin d’union
L’union de notre cœur avec le Cœur du Christ n’est pas une expérience réservée à quelques élus, mais un chemin sacramentel, eucharistique, qui se réalise au quotidien. Très chers frères, lors de notre ordination, nous avons été configurés au Christ, mais il convient de raviver sans cesse en nous le don de la grâce par la célébration quotidienne de l’Eucharistie, la prière, la méditation de la Parole de Dieu et le service humble envers nos frères et sœurs. Restons unis au Christ en tout : dans ce que nous faisons et dans ce qui nous arrive au quotidien. Alors la sainteté, recherchée en vain par des efforts isolés, se révélera pour ce qu’elle est : une réponse à la grâce qui nous précède, nous soutient, nous transfigure. Il n’y a pas, en effet, de séparations dans notre humanité. La prière, le ministère, les relations, la fatigue, les joies et les échecs, même le temps apparemment perdu ou l’amour qui semble gaspillé, tout devient un lieu privilégié où se révèle Dieu et son amour infini.
Le prêtre au cœur intègre, simple et pur, est contemplatif au beau milieu de l’action, miséricordieux, fidèle dans l’épreuve, joyeux dans le don de soi. Le monde a grand besoin de pasteurs qui n’offrent pas seulement des paroles ou des programmes, mais le témoignage vivant d’un cœur réconcilié, répandant le bon parfum de la sainteté du Christ. Une vie sacerdotale solide et configurée au Cœur de Jésus est un signe crédible d’unité, de paix et de miséricorde. Ainsi, en une époque marquée par les divisions et les peurs, nous pouvons être des artisans de paix, des témoins de la tendresse du Bon Pasteur, qui sait rassembler ceux qui sont dispersés et soigner ceux qui sont blessés, et notre zèle n’est pas de l’agitation, mais le débordement d’un amour qui « est extase, sortie, don, rencontre » (François, Lettre encyclique Dilexit nos, n. 28).
Le Cœur du Christ est le cœur des saints
La réponse à la vocation à la sainteté ne réside pas tant dans l’effort d’ascèse et de perfection, bien que nécessaire, mais dans l’adhésion confiante à l’amour révélé dans le Cœur transpercé de Jésus. L’apôtre Jean nous fait contempler le côté ouvert du Crucifié (cf. Jn 19, 34), dans lequel Dieu nous montre définitivement comment Il est saint : non pas dans la distance inaccessible d’une perfection séparée, mais dans un amour qui se donne jusqu’à se laisser blesser et qui peut ainsi devenir source de miséricorde et de vie. Le Sacré-Cœur de Jésus est l’icône par excellence de l’amour de Dieu : un amour tout-puissant précisément parce qu’il est capable de se rendre vulnérable, de transformer la souffrance en grâce, la douleur en espérance.
Ce Cœur béni est donc le “lieu” où la sainteté se manifeste comme proximité et tendresse. La sainteté du prêtre peut alors s’exprimer dans une proximité humble et courageuse, en étant de tous et pour tous, en gardant ouverte la porte de l’enclos afin que beaucoup puissent entrer et trouver pâturage et repos (cf. Jn 10, 9). C’est pourquoi il nous est demandé une relation avec Dieu qui ne nous éloigne pas des hommes, mais qui nous rende proches de tous, qui façonne en nous des cœurs patients, tendres, capables de proximité, de compassion et d’écoute. Ainsi, l’union de notre cœur imparfait avec le Cœur transpercé de Jésus, réalise notre chemin de sainteté. Ce n’est plus nous qui vivons, mais le Christ qui vit en nous (cf. Gal 2, 20). Une telle sainteté ne se vit pas tout seul. Prenez soin de la fraternité sacerdotale : recherchez-vous, écoutez-vous, soutenez-vous. Le prêtre qui s’isole s’éteint peu à peu ; le prêtre qui marche avec ses frères grandit. Saint Augustin nous le rappelle encore : « Comment ne pas nous retrouver dans les ténèbres ? En aimant nos frères. Quelle est la preuve que nous aimons nos frères ? Celle-ci : que nous ne rompions pas l’unité et que nous observions la charité » (In Epist. Io. ad Parthos II, 3).
Très chers prêtres, renouvelez chaque jour votre “me voici” devant le Cœur transpercé du Christ. Abandonnez-vous totalement à Lui, afin de pouvoir aimer son peuple de l’amour même dont Il l’aime. Et rappelez-vous avec joie, comme aimait à le répéter le Saint Curé d’Ars, que « le sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus » (cf. Benoît XVI, Lettre pour la proclamation de l’Année sacerdotale [16 juin 2009], 569). Cet amour est le gage et la garantie que rien de nous ne sera perdu, si tout de nous est remis et offert. Je vous confie tous et chacun à la Vierge Marie, Mère des prêtres. Elle qui a gardé dans son cœur le mystère de son Fils, qu’elle nous enseigne à garder et à faire battre en nous le Cœur du Christ, Sauveur du monde.
12 juin 2026, solennité du Sacré-Cœur de Jésus.
LÉON PP. XIV
Message de Donald Trump à l’occasion de la consécration des Etats-Unis au Sacré-Cœur de Jésus
Message présidentiel de la Maison Blanche aux évêques catholiques américains à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance américaine :
Aujourd’hui, Melania et moi nous joignons à la prière des évêques catholiques réunis à Orlando, en Floride, alors qu’ils consacrent les États-Unis d’Amérique au Sacré-Cœur de Jésus à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance américaine – un moment fort de notre histoire nationale et un rappel poignant que l’Amérique a toujours été guidée par la main aimante de Dieu.
Bien avant la fondation des États-Unis, l’Amérique était déjà une terre de prière, un lieu de miracles et le berceau de certains des chrétiens les plus fidèles et dévoués de tous les temps. Des courageux groupes de missionnaires, de colons et d’explorateurs chrétiens qui ont dompté l’inconnu pour répandre l’Évangile, aux prêtres, aumôniers et fidèles qui ont façonné notre esprit à chaque génération depuis, l’amour de Jésus-Christ est resté au cœur de notre identité et de notre mode de vie.
Inspiré par ce fier héritage de foi, quelques années seulement après la fin de la Guerre d’Indépendance, Mgr John Carroll, premier évêque catholique des États-Unis et cousin du Père fondateur Charles Carroll, consacra notre jeune République à Marie, Mère de Dieu. Aujourd’hui, ce grand héritage de foi en Amérique franchit une nouvelle étape historique : les évêques catholiques américains consacrent notre nation au Sacré-Cœur de Jésus. Lors de cette consécration, ils célébreront dans la prière les nombreux dons que Dieu a faits à cette nation, fondée sur les vérités évidentes que notre Créateur a données à tous les hommes, le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Le 12 juin, après cette consécration, les chrétiens des États-Unis et du monde entier célébreront la fête du Sacré-Cœur de Jésus, une joyeuse célébration de l’amour infini de Dieu pour toute sa création.
Cette année, la fête du Sacré-Cœur de Jésus commémore à juste titre l’un des jours les plus marquants de la longue lutte de la civilisation occidentale contre le communisme athée. Le 12 juin 1987, le président Ronald Reagan prononçait son discours historique à la porte de Brandebourg à Berlin, en Allemagne, dans lequel il exhortait le secrétaire général soviétique Mikhaïl Gorbatchev à « abattre ce mur ».
Vers la fin de son discours, le président Reagan a identifié ce qu’il a appelé « la distinction la plus fondamentale entre l’Est et l’Ouest : le monde totalitaire engendre le retard parce qu’il fait violence à l’esprit, contrariant l’impulsion humaine à créer, à jouir, à vénérer ».
Le président Reagan a relaté la construction, dans les années 1960, d’une imposante tour de télévision par le gouvernement communiste est-allemand. « Pratiquement depuis lors », a-t-il déclaré, « les autorités n’ont cessé de s’efforcer de corriger ce qu’elles considèrent comme le principal défaut de la tour, en traitant la sphère de verre à son sommet avec toutes sortes de peintures et de produits chimiques. Pourtant, aujourd’hui encore, lorsque le soleil frappe cette sphère, cette sphère qui domine tout Berlin, la lumière dessine le signe de la croix. Là, à Berlin, comme dans la ville elle-même, les symboles d’amour, les symboles de culte, ne peuvent être étouffés. »
Ce même jour, à un peu plus de 320 kilomètres de là, le pape saint Jean-Paul II, chef de l’Église catholique romaine, s’exprimait dans son pays natal, la Pologne. Sur la péninsule de Westerplatte, là où, dans un extraordinaire élan d’héroïsme, un groupe isolé d’environ 200 guerriers polonais avait résisté pendant sept jours à quelque 4 000 soldats allemands attaquant par la mer, la terre et les airs au début de la Seconde Guerre mondiale, le pape lançait un appel à une assemblée de jeunes Polonais : « Chacun de vous, jeunes amis, trouve aussi son propre « Westerplatte » dans la vie. Un ensemble de tâches à entreprendre et à accomplir. Une cause juste pour laquelle vous ne pouvez pas vous soustraire au combat. Un devoir, une obligation, dont vous ne pouvez vous dérober. Vous ne pouvez pas « déserter ». Enfin, un certain ordre de vérités et de valeurs qu’il faut « défendre », tout comme à Westerplatte, en soi et autour de soi. Oui, défendre – pour soi-même et pour les autres. »
Le pape saint Jean-Paul II a conclu son allocution en citant les paroles d’un martyr polonais : « Plus horrible encore que la défaite des armes est la défaite de l’esprit humain. »
Grâce au leadership moral du président Reagan et du pape saint Jean-Paul II, au travail inlassable et à la détermination des hommes et des femmes libres du monde entier, et au témoignage moral de millions de personnes qui ont enduré de longues souffrances au sein des nations captives, les forces impies du communisme soviétique ont été vaincues et l’esprit humain a triomphé.
Aujourd’hui, près de quarante ans plus tard, notre nation et notre culture sont confrontées à de nouvelles idéologies menaçantes qui cherchent une fois de plus à exclure Dieu de notre société. Mais aujourd’hui, alors que les évêques catholiques consacrent les États-Unis d’Amérique au Sacré-Cœur de Jésus en cette année du 250e anniversaire de notre indépendance, nous réaffirmons notre engagement, à l’instar du président Reagan et du pape saint Jean-Paul II, à défendre notre identité spirituelle et notre précieux héritage civilisationnel. Par-dessus tout, nous prions pour que l’Amérique demeure, pour les 250 prochaines années et au-delà, une terre de foi, un pays de miracles, une lumière et une gloire pour toutes les nations.
Le maire préférant l’allahicité à la laïcité, un élu RN sort un crucifix et récite l’Ave Maria
Le groupe du Rassemblement national avait proposé au vote un amendement visant à faire respecter la laïcité au sein de la mairie, car plusieurs femmes portant un voile musulman assistaient à la séance. Après le rejet de son amendement, Kevin Nader, élu du Rassemblement national au conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, a récité un « Je vous salue Marie » une croix à la main.
« Nous voulons intégrer un article qui s’écrirait de la façon suivante : dans l’exercice de toute fonction de représentation de la collectivité, le port d’un signe ou d’une tenue manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ». « Puisque vous refusez d’être placé sous le signe de la laïcité dans ce conseil municipal […] on sera placé sous le signe de la croix »
Cette prière a suscité la fureur de Philippe Bouyssou, maire communiste.
Ivry : un élu RN récite un «Je vous salue Marie» en conseil municipal face à la laïcité à géométrie variable du maire PCF
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— Le JDD (@leJDD) June 12, 2026
Consécration des Etats-Unis au Sacré-Coeur de Jésus
Les évêques américains, réunis dans la basilique du sanctuaire national de Marie, Reine de l’Univers, à Orlando (Floride), ont consacré solennellement les États-Unis d’Amérique au Sacré Cœur de Jésus, hier jeudi 11 juin.

« Aujourd’hui, nous plaçons l’Église des États-Unis et ces États-Unis d’Amérique dans le Sacré-Cœur de Jésus. Non pas parce que nous avons tout résolu, mais parce que nous connaissons celui dont l’amour dure à jamais. » – Archevêque William E. Lori
L’année 2026 marque le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance.
Pour accompagner l’événement, les paroisses doivent organiser, d’ici le 4 juillet, 250 heures d’adoration, de préférence dans le cadre d’une dévotion profondément liée au Sacré-Cœur : l’Heure sainte.
Le cinéma n’est pas en reste puisque le film Sacré-Cœur de Sabrina et Steven J. Gunnell investira les salles américaines les 9, 10, 11 et 14 juin.
La consécration des États-Unis au Sacré-Cœur apparaît donc comme un retour aux sources, porté par la volonté de l’épiscopat américain de réinvestir la piété populaire, comme ils le firent déjà pendant deux ans avec le Renouveau eucharistique national, entre 2022 et 2024. En réaction à l’électrochoc provoqué par la publication d’un sondage de 2019 du Pew Research Center, affirmant qu’un tiers seulement des catholiques américains croyaient en la transsubstantiation – la transformation du pain et du vin en Corps et Sang du Christ lors de la messe –, les diocèses américains avaient multiplié processions, adorations et catéchèses avant de conclure la séquence par un Congrès eucharistique national à Indianapolis, rassemblant 55000 fidèles. En parallèle, les États-Unis constatent, depuis le Covid, une augmentation sensible du nombre de catéchumènes adultes. Depuis 2023, certains diocèses affichent des progressions spectaculaires: 72% pour l’archidiocèse de Newark (New Jersey), 105% pour le diocèse de Pueblo (Colorado), ou encore 112% à Norwich (Connecticut).
Une autre actualité ne manquera pas d’attirer sur elle l’attention des médias puisqu’elle concerne le sommet de l’État. Le 16 juin, le vice-président J.D. Vance, doit en effet publier Communion: Finding my Way Back to Faith – « Communion: comment j’ai retrouvé la foi » (Éd. HarperCollins), relatant sa conversion du protestantisme à la foi catholique.
D’ici là, le Sacré-Cœur sera donc à l’honneur, d’autant que la consécration des États-Unis se tiendra en présence d’une invitée de marque: sainte Marguerite-Marie, dont les reliques ont été transportées de Paray-le-Monial jusqu’à Philadelphie.
“La monarchie peut être le creuset du peuple vivant de demain”
Tribune du Duc d’Anjou, publiée dans Le Figaro :
« Saint-Denis, la ville des rois morts et du peuple vivant. » C’est une phrase devenue à la mode. En un sens, elle n’est pas fausse. La nécropole des souverains qui ont fait la France est au cœur d’un des départements les plus jeunes du pays, un des derniers qui tire la démographie française vers le haut. Le contraste est saisissant. Comme si cette terre était rendue plus fertile grâce à un terreau sacré. Quelle chance pour le peuple de Seine-Saint-Denis que de vivre à l’ombre d’un des monuments les plus emblématiques de notre histoire. Car en effet, ce mausolée abrite les dépouilles de ceux qui, patiemment, ont bâti notre pays. Ils lui ont donné sa forme, un espace géographique – un des plus beaux qui soit – mais aussi une âme. Une âme que le monde entier nous a enviée, faite d’honneur, de justice et d’élégance. Cette longue histoire et cette construction millénaire se rappellent à nous chaque année. Ainsi, nous célébrons en 2026 les 800 ans du sacre de saint Louis, roi du peuple s’il en est. S’occupant des malades et des pauvres, soucieux de faire appliquer une bonne justice pour tous, désireux de la paix avec les États voisins. Cela serait un beau programme de gouvernement pour la France du XXIe siècle. Justice sociale, souci des plus petits et des plus faibles, paix dans le monde. Bien sûr nous pouvons aussi faire le choix de la division. De dresser une France contre l’autre. De souhaiter l’avènement d’une nouvelle contre une ancienne. De fracturer la population française en autant de peuples irréconciliables. Si nous aimons la fureur et le fracas, si nous aimons mieux déconstruire que bâtir, si nous voulons briser l’âme de notre pays et partant son peuple, alors nous pouvons suivre ces sirènes. Mais je ne saurai m’y résoudre. Ni pour la France, ni pour les Français. Je ne veux pas renvoyer dos à dos notre histoire millénaire et le peuple vivant de 2026. Je ne veux pas prendre l’un pour écraser l’autre.
En tant qu’aîné des Capétiens, je veux rappeler l’héritage de ma tradition politique : c’est celle d’une royauté qui, œuvrant pendant plus de 800 ans, a constitué sans se hâter notre territoire national. Elle a agrégé pendant des siècles des régions, des principautés, des États et des îles dont les langues, les traditions et les coutumes lui étaient différentes. L’œuvre d’unification se pensait en générations entières et non en mandature éphémère. Bien entendu, tensions et violences ont existé dans ce processus mais les rois ont mis un point d’honneur à respecter les identités sans pour autant renoncer à exercer leur souveraineté pleine et entière. Les différences et l’altérité n’ont jamais été source de peur pour les rois de France. Elles étaient assumées et unifiées dans la personne royale. Elles étaient garanties tant qu’elles ne constituaient pas une concurrence pour l’État, et tant qu’elles ne nuisaient pas à la tranquillité publique et à la paix sociale. Nous avons oublié que la détention de l’autorité et l’exercice du pouvoir impliquent forcément un respect mutuel entre celui qui la détient et qui l’exerce et celui sur lequel ils s’appliquent. L’un et l’autre ne sont pas négociables. Cela détermine à terme la cohérence politique et sociale de notre Patrie.
Soyons intraitables avec ceux qui veulent former un État dans l’État comme nous devons l’être avec ceux qui souhaitent un égalitarisme stérile qui penserait masquer des différences pourtant nécessaires à l’épanouissement d’une société. Puisons dans notre histoire des enseignements féconds plutôt que de vouloir la brocarder. Faisons-la aimer dans ce qu’elle a d’aimable aux populations qui l’ignorent. Il ne saurait y avoir de nouvelle France. Il y a encore et toujours ce même pays qui évolue, qui se renforce ou qui s’affaiblit, qui se divise ou qui s’unifie, qui s’enrichit ou qui s’appauvrit au gré des âges. Notre passé européen nous renseigne qu’aucune nation n’est éternelle. La nôtre pas plus qu’une autre. Alors ne provoquons pas sa sortie de route de l’histoire. Continuons à la faire vivre. Apprenons à trouver des repères unificateurs, inscrivons-nous dans le temps long d’une réelle continuité.
À Saint-Denis, en effet mes ancêtres capétiens, mais également mérovingiens et carolingiens sont bel et bien morts. 1500 ans d’histoire reposent dans le calme. Mais quelque part leur action est encore vivante à travers la France contemporaine. Et je désire au plus profond de moi-même que leur exemple, leur figure et leur action continuent à être de puissants ressorts fédérateurs. Le peuple vivant de la France de 2026, c’est-à-dire l’ensemble de la population française sans exception, ne saurait vivre malgré eux voire en opposition à eux. Les Français établis de longue date comme les plus récemment arrivés sont et doivent être les fils spirituels de notre histoire et de nos rois. Les premiers sont parfois oublieux de leur passé en raison des carences éducatives dramatiques de notre système d’instruction ; les seconds sont maintenus dans un état d’ignorance coupable voire même de mensonges et d’exagérations criminels. Nous ne donnons plus les clés nécessaires pour comprendre, accepter et intégrer notre histoire. Les uns la négligent, les autres ne la connaissent pas ou la détestent. Quant à ceux qui considèrent la France comme une identité secondaire, voire administrative, ils ne comprennent décidément pas ce qu’est la France et doivent en tirer les conséquences. Il est grand temps de réparer toutes ces inconséquences. Il est grand temps d’arrêter de souffler sur les braises de la division qui ne demandent qu’à s’enflammer.
En tant que Chef de la Maison de Bourbon, j’aspire à incarner une forme de continuité, un repère dans lequel tous puissent se retrouver. À l’ombre d’une Couronne unificatrice, transcendance et subsidiarité peuvent se conjuguer. Verticalité et autonomies locales peuvent coexister. Retrouvons le goût des différences qui se complètent et qui ne s’opposent pas, le goût de la continuité historique, le goût de la paix entre les différents corps sociaux. Je ne veux pas voir se désagréger la France que nous ont laissée nos rois. Je veux qu’elle affronte les difficultés du temps, groupée autour d’un dénominateur commun, et qu’elle surmonte cette crise sociale, économique et identitaire. La monarchie peut être le creuset du peuple vivant de demain qui ne continuera à exister que s’il prend appui sur le peuple mort, celui de l’ensemble de nos ancêtres qui nous ont transmis ce pays, sa langue, ses coutumes et sa douceur de vivre.
Mes ancêtres les rois Henri IV et Louis XVIII, après les affres de guerres civiles qui avaient tant divisé les Français, ont chacun établi leur règne sur deux mots : paix et unité. Deux cents ans après le dernier, leur successeur n’a pas d’autre souhait pour la France. Que saint Louis, modèle des gouvernants, protège notre pays de la division, et garantisse la paix à notre temps.
Il existe aussi le droit de ne pas avoir à migrer
Extrait du discours du pape Léon XIV lors d’une rencontre avec les organisations d’accueil de migrants :
La dignité humaine exige des voies légales et sûres, le secours et l’assistance, la coopération réelle contre les trafiquants, la protection effective des victimes, des processus sérieux d’accueil et d’intégration, et des politiques qui permettent à chaque personne de vivre dignement sur sa propre terre. S’il existe un droit de chercher refuge lorsque la vie est menacée, il existe aussi le droit de ne pas avoir à migrer: le droit de rester chez soi sans faim, sans guerre, sans persécution, sans violence, sans que la terre devienne inhabitable, sans que la corruption vole le pain des pauvres, sans que les armes détruisent l’avenir des enfants. Nous ne pouvons pas nous accoutumer à compter les morts. La dignité humaine n’a pas de passeport et ne perd pas de sa valeur lorsqu’elle franchit une frontière.
Pourquoi le Pacte migratoire européen risque de renforcer le pouvoir des juges
Tribune du juriste Nicolas Bauer, docteur en droit, chercheur associé au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) et chargé d’enseignement à Sciences Po Strasbourg, parue dans le JDD :
Adopté en mai 2024 au cœur de la campagne des élections européennes, le Pacte sur la migration et l’asile était présenté par Emmanuel Macron comme une « réponse globale ambitieuse » aux enjeux migratoires. Jordan Bardella dénonçait au contraire un « Pacte de submersion » contraignant la France à « accueillir des milliers de migrants ». Au-delà des postures électorales, cette réforme européenne ne constitue pas un texte unique, mais une dizaine d’instruments législatifs contenant des mesures très diverses, applicables à partir du 12 juin 2026.
Certains changements pourraient aider les États à lutter contre l’immigration illégale. Ainsi, la procédure d’examen des demandes d’asile sera mieux organisée, avec notamment un filtrage préalable obligatoire. La base de données « Eurodac » sera renforcée, afin de permettre un suivi plus efficace des clandestins à l’échelle européenne. L’établissement d’une liste européenne de « pays d’origine sûrs » devrait également faciliter les expulsions.
Mécanisme de solidarité à géométrie variable
Plus controversé, le « mécanisme de solidarité » du Pacte repose sur un système de relocalisation des demandeurs d’asile. Les États les plus exposés à la pression migratoire pourront transférer une partie de ces migrants vers les pays moins touchés. La France, qui appartient au second groupe, devrait ainsi prendre en charge plus de 3 300 demandeurs d’asile supplémentaires entre le 12 juin et le 31 décembre 2026.
L’alternative offerte aux États refusant la relocalisation consiste à contribuer à une « réserve de solidarité », en versant 20 000 euros par migrant non accueilli. La Belgique a déjà déclaré qu’elle privilégierait cette option. Ce système ne satisfait ni la droite, qui y voit une forme de chantage, ni la gauche, qui refuse d’associer une valeur monétaire à l’accueil de migrants. Paradoxalement, le mécanisme de solidarité est censé aider l’Espagne à faire face à la pression migratoire, alors même que son gouvernement mène une politique particulièrement favorable à l’immigration. Ainsi, Pedro Sánchez a annoncé en avril 2026 la régularisation de 500 000 clandestins. Cette décision unilatérale illustre les limites de la solidarité : les règles de l’espace Schengen entravent la capacité des autres États à s’opposer à la circulation des étrangers ainsi régularisés.
Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, le Pacte migratoire affecte 40 % des dispositions du code des étrangers. Six décrets ont été publiés le 7 juin pour commencer à adapter le droit français, mais le Pacte nécessite également l’adoption d’une loi. Depuis les élections législatives de 2024, les gouvernements successifs ont préféré éviter de déposer le projet de loi qui aurait pourtant été indispensable pour préparer l’application du Pacte.
Le contentieux des étrangers représente déjà la moitié de l’activité des juridictions administratives
Par conséquent, une bonne partie du code des étrangers deviendra caduque à partir du 12 juin, car elle sera incompatible avec le Pacte. En cas d’incompatibilité, c’est le Pacte qui prévaudra, selon le principe de primauté du droit de l’Union européenne. Les règlements européens seront ainsi appliqués même s’il y a des dispositions nationales contraires. Le droit national devra par ailleurs être interprété en conformité avec la directive dite « accueil ».
Le juge administratif face aux lacunes du législateur
Tout ce travail de mise en conformité du droit français avec le Pacte européen aurait dû être effectué par le gouvernement et le Parlement. À défaut, ce sont les juges qui s’en chargeront. Ainsi, une juridiction administrative qui statuera sur les droits d’un étranger devra elle-même articuler les dispositions du code des étrangers avec celles du Pacte. Cette situation renforce le pouvoir d’appréciation des juges dans le domaine migratoire. Elle génère également une insécurité juridique et un risque d’aboutir à des jurisprudences incohérentes entre elles.
Le contentieux des étrangers représente déjà la moitié de l’activité des juridictions administratives. Il devrait encore s’alourdir et se complexifier, en raison du manque de préparation de la France à l’application du Pacte.
Le décès faisant suite à une euthanasie ou un suicide assisté sera considéré comme une « mort naturelle »
Mercredi les députés ont terminé l’examen en commission de la proposition de loi relative à l’euthanasie. 39 amendements ont été adoptés sur les 723 déposés, parmi lesquels :
- Rétablissement du libre choix entre euthanasie et suicide assisté,
- Suppression du délit d’entrave comme le délit d’incitation à l’« aide à mourir ».
Aucune protection n’a été concédée aux personnes les plus vulnérables, aucune concession non plus sur la clause de conscience qui reste refusée aux pharmaciens et aux établissements.
La veille, les membres de la commission des Affaires sociales avaient rejeté toutes les mesures concernant les majeurs protégés. Ils ont rejeté les amendements visant à exclure les personnes porteuses de déficience intellectuelle du dispositif d’« aide à mourir ».
Au milieu des amendements rejetés, Hadrien Clouet (LFI – NFP) parvient à faire adopter le sien (165), « inspiré d’une proposition de l’ADMD » : le décès faisant suite à une euthanasie ou un suicide assisté sera considéré comme une « mort naturelle ».
L’examen de la proposition de loi sera examinée par l’ensemble des députés dès le 22 juin.
Source : Gènéthique
Le maire d’une ville de 46 000 habitants ne tremble pas devant la dictature algérienne
Christophe Barthès, le nouveau maire RN de Carcassonne, a annoncé jeudi son refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des prochaines élections législatives :
« Il ne me paraît pas cohérent que la Ville de Carcassonne mobilise ses moyens […] afin de contribuer à l’organisation d’un scrutin relevant d’un État dont les autorités entretiennent aujourd’hui des relations particulièrement dégradées avec la France »
. Selon la mairie, le consulat d’Algérie a sollicité la commune pour y installer des bureaux de vote destinés aux ressortissants algériens établis en France, appelés aux urnes le 2 juillet.
Pour justifier sa décision, le maire cite notamment le sort de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste sportif français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie.
Belfast, Henry Nowak : du sang sur les pavés, un même silence médiatique
L’image de la semaine : Après Henry Nowak, une nouvelle agression par un migrant choque le Royaume-Uni !
À Belfast, un ressortissant soudanais demandeur d’asile a sauvagement agressé un homme au couteau, lui faisant perdre un œil et tentant de la décapiter. La scène, filmée, a fait le tour des réseaux sociaux faisant éclater de violentes manifestations contre l’immigration. Comment les médias couvrent-ils l’événement ? Tout sur les émeutes… rien sur la victime. Décryptage du traitement médiatique à deux vitesses et focus sur une faille migratoire méconnue.
Le dossier du jour : Affaire Lyhanna : la justice protège-t-elle vraiment nos enfants ?
La mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée dans le Gers, a bouleversé la France entière. Au-delà de l’émotion, I-Média pose les questions que les chaînes d’info évitent : que révèle cette affaire sur le fonctionnement de la justice ? La presse étrangère semble plus clairvoyante que nos propres médias sur cette défaillance de plus de l’État !
Les pastilles de l’info :
– Jean-Eudes Gannat condamné à 3 mois de prison avec sursis et 4 655 € d’amende… pour avoir filmé des migrants squattant un parking.
– Matthieu Pigasse, le patron de médias d’extrême gauche, candidat à la présidentielle ? Léa Salamé sur “Quelle époque” en rêve !
– Patrick Bruel échappe à la détention provisoire, après 13 plaintes pour viol et tentatives de viol… il s’est “cassé la voix” !
– Delphine Ernotte accusée de parjure : la patronne de France Télévisions aurait menti sous serment devant une commission d’enquête parlementaire.
– Nuit Blanche à Paris : six manifestants catholiques face à Barbara Butch
Portrait piquant : Delphine Ernotte
Article premier : l’homme précède la loi
De l’imposture bioéthique à la dignité sans condition
Face à une bioéthique qui prétend redéfinir l’humain par le décret juridique ou le mirage de l’autonomie, la tradition chrétienne rappelle une vérité non négociable : la dignité n’est pas un statut octroyé par la loi, mais une réalité reçue. Une réponse au constructivisme contemporain.
Notre époque ne conteste plus seulement des normes morales. Elle conteste qu’il existe un ordre humain antérieur à sa volonté.
De cette prétention naît une bioéthique dans laquelle le droit ne reconnaît plus une réalité qui le précède, mais revendique de la redéfinir. La question devient alors décisive : la dignité humaine est-elle une réalité que la loi découvre, ou un statut qu’elle attribue ?
I. Quand le droit prétend fabriquer l’humain
Le positivisme juridique, porté à son terme en bioéthique, conduit à une thèse redoutable : ce qui est légal tend à devenir moralement acceptable. La loi ne se contente plus d’encadrer un ordre préexistant ; elle prétend le constituer. Deux opérations structurent cette mutation.
La rupture fictive
La biologie décrit une continuité : de la fécondation à la mort naturelle, aucun saut de nature ne marque l’apparition ou la disparition de l’humain.
Le droit, lui, introduit des discontinuités — viabilité, conscience, autonomie — non pour décrire l’être, mais pour organiser des régimes d’utilité.
• L’embryon surnuméraire devient « matériau de recherche » sans que sa réalité ait changé.
• La personne âgée est d’abord un sujet à protéger, puis, lorsque sa dépendance est jugée excessive, un « patient éligible à une aide à mourir ».
Ce n’est pas la réalité qui varie : c’est le regard normatif qui la reconfigure — et, ce faisant, qui l’efface.
La capture du langage
On ne provoque plus la mort : on « respecte une volonté ». On ne met plus fin à une vie : on organise un « départ digne ». Ce travail lexical n’est pas accessoire ; il est constitutif.
Le langage ne décrit plus l’acte : il le rend d’abord acceptable, puis évident, puis, à terme, incontestable. Là où l’argument échoue, l’euphémisme s’impose — et ce qu’il nomme mal, il finit par le normaliser.
C’est ce que Magritte figurait : inscrire sur le réel une formule qui le contredit, comme si le décret pouvait neutraliser l’évidence. Mais le tableau de Magritte conservait la pipe ; le droit bioéthique, lui, tend à faire disparaître l’original.
Lorsque la loi se suffit à elle-même, elle cesse d’être ordonnée au vrai pour devenir une codification de la force — sous des formes civilisées, sans violence visible. Elle ne reconnaît plus des sujets : elle distribue des statuts. Et si la dignité n’est qu’un statut, elle devient réversible.
II. La dignité comme don : l’affirmation chrétienne
On pourrait objecter que cette critique demeure immanente : elle décrit une logique sans en sortir. Car si le droit peut redéfinir la dignité, c’est précisément qu’aucun fondement antérieur ne lui résiste. Existe-t-il une dignité que le droit découvre plutôt qu’il ne la produit ?
La réponse chrétienne n’est pas une préférence culturelle. Elle est une thèse sur le réel. Le christianisme affirme ici une thèse non négociable : l’homme ne vaut pas par ce qu’il produit, mais par ce qu’il est.
Créé à l’image de Dieu, chaque être humain possède une dignité inconditionnelle — irréductible à ses capacités, à son utilité, à son état de conscience. Cette affirmation repose sur trois convergences majeures :
• La raison anthropologique : Les capacités varient : conscience, autonomie, productivité déclinent ou disparaissent. Mais l’être demeure. Confondre l’être et ses capacités revient à réduire la personne à une fonction — or aucune fonction ne fonde une dignité ; elle ne mesure qu’une performance. Ce glissement autorise à requalifier toute vie dont la performance s’effondre en simple charge.
• La vulnérabilité constitutive : L’existence humaine est structurellement dépendante : elle commence dans le dénuement, se déploie dans l’interdépendance, et s’achève souvent dans la dépendance extrême. L’autonomie n’est qu’un moment — bref, fragile, conditionné. En faire le critère de la dignité revient à exclure de l’humanité effective ceux qui en expriment la condition la plus universelle : l’enfant, le malade, le vieillard — c’est-à-dire chacun de nous, à ses deux extrémités.
• La raison théologique : Dans l’Incarnation, Dieu n’assume pas une humanité idéalisée. Il assume la condition vulnérable elle-même : fatigue, souffrance, abandon, mort. Aucune dimension de l’existence humaine n’est déclarée indigne d’être portée. Si Dieu a assumé la vulnérabilité, aucune norme humaine ne peut la déclarer sans valeur.
Evangelium Vitae le formule avec une précision que le droit bioéthique contemporain ne peut évacuer :
« La vie humaine est sacrée et inviolable en chaque moment de son existence, y compris dans celui de la maladie et de l’affaiblissement » (§2).
Non parce qu’elle est utile, performante ou consentante — mais parce qu’elle est reçue de Dieu et portée par lui. La dignité est une réalité reçue, antérieure à toute décision — y compris celle du législateur.
III. Le piège du consentement
La modernité libérale a tenté de répondre à cette affirmation par un argument en apparence irréfutable : celui du consentement. Ce qui est librement voulu ne saurait constituer une atteinte à la personne. L’argument est puissant. Il peut aussi devenir un piège.
Car le consentement ne naît jamais dans le vide. Il se forme dans un milieu — social, économique, symbolique — qui le précède et le configure. Une société qui valorise l’autonomie, stigmatise la dépendance et peine à développer les soins palliatifs ne produit pas un consentement neutre : elle produit un consentement orienté.
La phrase que les soignants entendent le plus souvent n’est pas « je veux mourir », mais :
« Je ne veux pas être un poids. »
Cette nuance est décisive. Elle ne traduit pas une volonté souveraine ; elle manifeste l’intériorisation d’un regard social — celui d’une société qui a cessé d’accueillir la dépendance comme une dimension normale de l’existence humaine.
Le pouvoir contemporain ne contraint plus d’abord : il configure les désirs et les seuils d’acceptable. Il ne dit pas « tu dois mourir » ; il dit « tu peux mourir » — et il organise les conditions dans lesquelles cette possibilité devient une évidence, parfois même une attente. Le système atteint alors sa forme la plus efficace : il n’impose plus, il fait adhérer. Et ce à quoi il fait adhérer, c’est parfois à sa propre disparition.
Le consentement ne peut donc être le dernier mot éthique. Une société juste ne se mesure pas à la liberté qu’elle offre de mourir, mais à la fidélité avec laquelle elle accompagne pour vivre.
Conclusion : Face au crépuscule de l’homme
La question bioéthique n’est pas d’abord technique ni juridique. Elle est métaphysique : existe-t-il en l’homme quelque chose d’inconditionnel ?
Si la réponse est non, alors le droit peut légitimement distribuer des statuts, le consentement tenir lieu de fondement, et la mort administrée apparaître comme une forme de sollicitude. La logique est cohérente — mais, menée à son terme, elle devient inhabitable.
Si la réponse est oui — et c’est la réponse que ce texte défend —, alors la dignité humaine est reçue dans l’être même de la personne, antérieure à toute capacité. Elle ne varie pas avec l’utilité, ne décline pas avec l’autonomie, ne s’éteint pas avec la conscience.
C’est ce que la tradition chrétienne nomme l’imago Dei : cette empreinte originelle qui fait de chaque homme une personne dont la valeur précède et excède tout ordre juridique. Une empreinte que nul pouvoir n’a posée — et que nul pouvoir ne peut effacer.
Une civilisation qui conditionne l’existence à l’utilité ne supprime pas la violence : elle la rend administrative, normalisée — et d’autant plus difficile à reconnaître qu’elle prend le visage de la compassion.
Reste alors la question que notre époque esquive : que devient une création qui refuse de recevoir son origine ?
Toute civilisation qui cesse de recevoir l’être finit par vouloir le produire — et ce qu’elle produit, elle peut aussi le défaire.
C’est peut-être cela, le crépuscule de l’homme : non sa disparition, mais son refus de recevoir ce qu’il est. Et peut-être cela, la solitude de Dieu : la persistance d’un amour face à une liberté qui s’en détourne sans pouvoir l’abolir.
Mais la dignité de l’homme, parce qu’elle ne vient pas de lui, ne dépend pas de lui. Et ce qu’elle exige ne peut être aboli par aucune volonté humaine — pas même par celle qui légifère en son nom.
Illustration : René Magritte, La Trahison des images (1929). Du simulacre pictural au simulacre juridique : quand le langage ne décrit plus le réel, mais prétend s’y substituer. C’est précisément cette rupture que la bioéthique applique aujourd’hui à l’homme.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’acte de Foi, boussole doctrinale en temps de crise ! (II/II)
Du Père Marcelino Constant pour Le Salon beige (partie I à lire ici)
L’acte de Foi est un acte de l’intelligence impliquant le respect du principe de non-contradiction…
Notre adhésion de Foi à la vérité divine révélée est une adhésion de l’intelligence mue par la volonté, sous la motion (l’influence) de la grâce. L’acte de Foi, bien que surnaturel, demeure un acte de l’intelligence et ne saurait se soustraire à sa loi première qu’est le principe de non-contradiction récusant que deux affirmations opposées soient simultanément vraies sous le même rapport.
Aussi, la Révélation, objet de la Foi, ayant pour auteur Dieu, Vérité première, est nécessairement Une et cohérente, ce qui exclut toute possibilité de contradiction.
Tant donc par son sujet que par son objet, la Foi ne saurait imposer l’adhésion à deux affirmations contradictoires.
On comprend alors qu’en cas de contradiction réelle entre deux enseignements magistériels, il y a nécessairement un choix à faire. Faut-il choisir celui qui nous arrange ou celui qui est le plus récent ?
Ni l’un ni l’autre. Dans la mesure où cette contradiction ne saurait concerner deux enseignements infaillibles (le Saint–Esprit garantissant leur absence d’erreur et leur unité à travers le temps), c’est l’enseignement non infaillible ou rompant avec le magistère constant qui doit être rejeté en attendant une rectification éventuelle du pape ou d’un concile.
En effet, ce n’est pas la date d’un document magistériel qui détermine son autorité mais les signes textuels manifestant le degré d’autorité engagé par l’Église enseignante ou, à défaut, la récurrence du magistère à enseigner la même doctrine.
Cependant, si deux propositions apparemment contradictoires semblent toutes deux avoir été enseignées infailliblement, alors, soit la contradiction n’est qu’apparente et disparaît à la lumière d’une analyse plus approfondie du sens et du contexte des enseignements ; soit l’une des propositions ne remplit pas réellement les conditions requises pour relever de l’infaillibilité, malgré les apparences.
Deux critères de réception de l’enseignement du pape et des évêques…
Demeurer intégralement catholique en temps de crise ecclésiale suscitée notamment par un exercice déficient du pouvoir magistériel implique donc de garder comme critères de réception d’un acte magistériel ceux donnés par la prière de l’acte de Foi.
Le respect de ces deux critères permet d’éviter les impasses des herméneutiques volontaristes continuistes ou rupturistes, toutes deux étant à bannir. En effet, le continuisme implique la négation de la réalité des déficiences, équivocités voire erreurs du magistère non infaillible au profit d’une compréhension moderniste de la Révélation. Tandis que le rupturisme implique le déni de l’exercice d’un vrai magistère depuis le pape Pie XII au profit d’une remise en cause de l’indéfectibilité de l’Église.
Ces deux critères de réception de l’enseignement magistériel, donnés par la prière de l’acte de Foi, que sont le degré d’autorité engagé et la conformité avec le magistère antérieur infaillible ou constant doivent demeurer le rempart objectif pour tout catholique soucieux de persévérer dans la profession intégrale de la Foi. Ce rempart objectif est le meilleur antidote contre les erreurs véhiculées au sein de l’Église et contre le danger qu’elles font courir de perdre la Foi ou de s’ériger en magistère parallèle.
Une attitude prudente à adopter en temps de crise…
Si le magistère non infaillible implique une vraie adhésion de l’intelligence du catholique, celui-ci qui n’est pas théologien n’est pas toujours en mesure de trancher définitivement s’il y a contradiction réelle ou seulement apparente entre deux affirmations magistérielles qui ne semblent pas conciliables. Mais cela ne doit pas remettre en cause la Foi du fidèle car l’unité de la Révélation et l’adhésion irrévocable qu’elle commande au magistère infaillible ou constant, le préservent de tout rejet coupable de ce qui serait vrai dans une affirmation magistérielle équivoque.
Ajoutons que le Saint–Esprit, qui assiste encore aujourd’hui son Église, n’a jamais permis que des propositions erronées soient enseignées de manière infaillible.
Ainsi, les simples fidèles doivent au moins, à titre prudentiel, s’en tenir aux enseignements du magistère infaillible ou constant, au lieu de faire leurs les affirmations équivoques ou erronées contenues dans le dernier concile du Vatican ou dans le magistère ou d’autres documents officiels postérieurs concernant tant le dogme : la liberté religieuse, les fausses religions et leur rapport à l’Église, le remplacement de l’ancienne alliance par la nouvelle, la collégialité ; que la morale : la légitimité de la peine de mort, l’impossibilité de la communion aux pécheurs publics (divorcés remariés, schismatiques…), l’impossibilité de la bénédiction de couples non réellement mariés, la hiérarchisation des fins du mariage, le devoir de subordination de l’épouse à l’époux.
Sur ces sujets, il est donc nécessaire de s’en tenir respectivement, pour le dogme, aux enseignements : de Quanta Cura de Pie IX, de Mortalium animos de Pie XI, de la bulle pontificale Hæbreorum gens de Saint Pie V, de Pastor æternus de Vatican I ; et sur la morale aux enseignements : de la Profession de foi prescrite aux Vaudois, d’Innocent III, de Reconciliatio et paenitentia (n°34) de Jean-Paul II, de la Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (1/10/1986), de Casti connubii de Pie XI, d’Arcanum divinæ Sapientiæ de Léon XIII.
Lorsqu’un enseignement du magistère, norme prochaine de la Foi, rend obscur ce qui était clair par les multiples interprétations qu’il suscite, il n’atteint pas sa finalité, rappelée par Pie XII dans Humani generis :
« …l’acte du magistère est donc d’éclairer et de dégager ce qui n’était contenu dans le dépôt de la foi que d’une manière obscure et pour ainsi dire implicite. ».
Dans une situation où cela devient fréquent, on ne peut que supplier le Ciel pour que de telles déficiences cessent et que soient donnés à l’Église des théologiens et des pasteurs se tenant à disposition de la hiérarchie pour lui permettre de rectifier ce qui doit l’être aussi rapidement que le péril pour les âmes d’ignorer ou de rejeter la Révélation est grand.
Père Marcelino Constant
“Les splendeurs de Marie corédemptrice” avec Karen Darentière, Mgr Schneider, abbé Troadec, Abbé Barthe ….
La confrérie de Marie Corédemptrice de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile, Paris IX°, a organisé un colloque sur la corédemption de la Sainte Vierge, du 23 au 24 mai 2025 avec la participation de nombreux intervenants : son Excellence Mgr Schneider, l’abbé Patrick Troadec de la FSSPX, l’abbé Claude Barthe, le professeur Roberto de Mattei, le père de Nadaï, o.p., le père Serafino Lanzetta franciscain marial, l’abbé Manfred Hauke, professeur à la faculté de Théologie de Lugano.
L’inspiration du colloque fut le désir de cerner le lien indissoluble entre le mystère de la corédemption de Notre-Dame, de sa participation à l’acquisition des grâces salvifiques avec et sous son divin Fils, et les quatre dogmes mariaux. En effet, comme le Fils de Dieu s’est incarné, nous dit le Credo, « pour notre salut », Marie devint Mère de Dieu en vue de coopérer à notre rédemption, à la réparation du péché, par les mérites de sa compassion, subordonnés aux mérites infinis de la Passion du Christ, comme l’explique le Père J.C.de Nadaï ; afin d’exercer dignement son rôle de Mère du Rédempteur, offrant son Fils en sacrifice au père pour notre rachat, elle fut conçue immaculée en son âme, comme l’explique l’abbé Patrick Troadec et elle demeurera toujours vierge en son corps, comme le montre le Père Sérafino Lazetta ; après avoir accompli sa mission corédemptrice sur terre, elle monta corps et âme au ciel, d’où elle poursuit sa médiation maternelle, comme l’enseigne l’abbé Manfred Hauke. Ce mystère de la corédemption est comme le couronnement de tous les dogmes mariaux les liant dans le Cœur immaculé indéfectiblement uni au Sacré-Cœur.
Mais avant de sonder ce mystère, il faut d’abord rompre avec le « minimalisme » doctrinal qui enraciné dan le Concile Vatican II, règne dans l’Eglise depuis lors, comme l’explique le professeur De Mattei en abordant la confrontation théologique entre minimalistes et maximalistes lors du dernier concile. Et il faut renouer avec la doctrine mariale traditionnelle comme le fait l’abbé Barthe en parlant de la présence de la corédemption dans l’école française de spiritualité, montrant ainsi que la doctrine de la corédemption fait partie intégrante de l’enseignement pérenne de l’Eglise. Enfin il faudra évoquer Notre-Dame comme destructrice des hérésies, comme le proclame son Excellence Mgr Schneider puisque le titre de corédemptrice désigne celle dont il est dit : « Elle écrasera la tête du serpent » et encore, « Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier ».
Ce thème est d’une grande actualité. En effet l’Immaculée corédemptrice, qui porte l’Eglise pendant la passion qu’elle subit actuellement, triomphera de l’apostasie de la foi.
Le lecteur trouvera pour introduire chaque réflexion théologique, une belle œuvre d’art en couleurs, à contempler, accompagnée d’un commentaire spirituel, et pour la clore, un chapelet assorti de méditations. Pour finir, un bouquet final est offert à Notre-Dame grâce à l’hymne en son honneur, composé à la manière du Te Deum par saint Bonaventure.
Selon saint Louis-Marie Grignon de Montfort Marie a besoin de nouveaux apôtres pour préparer avec Elle le triomphe et la victoire finale de notre Seigneur. C’est pourquoi en ces temps obscurs de confusion doctrinale parmi les trompeuses lueurs du relativisme, du naturalisme et de l’anthropocentrisme souvent masquées sous les termes de dialogue, de discernement et accompagnement, de chemin ou assemblée synodale ou ecclésiale, invoquons souvent Notre-Dame comme la « destructrice des hérésies » avec confiance et amour filial.
Nul doute que la lecture de ce bel ouvrage fera de vous ces « choisis » de la Mère de Dieu, pour la gloire de son Fils. Une édition soignée, couverture avec rabats, illustrations en couleurs, un livre fort à lire et à offrir.
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Les splendeurs de Marie corédemptrice, Karen Darentière, Editions Via Romana, 264 pages, 24 €.
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III L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Dans le précédent article, nous avons vu que grâce au milliardaire Les Wexner, Epstein était devenu riche et avait commencé sa véritable ascension. Un deuxième homme joua un rôle majeur dans l’ascension relationnelle et financière d’Epstein. Il s’agit de Leon Black.
Il fut le PDG d’Apollo Global Management, un des plus importants fonds de gestion américain, qui pèse des centaines de milliards de dollars. La première rencontre avec Epstein daterait de 1996, mais cette date étant fournie par Leon Black lui-même, nous ne sommes sûrs de rien. La relation entre Black et Epstein ressemble trait pour trait à celle que ce dernier a nouée avec Wexner : des conseils de gestion ou d’optimisation fiscale non prouvés, des émoluments considérables, disproportionnés, même en cas de vraies prestations de conseil, des frasques sexuelles organisées par le pédophile pour son ami milliardaire. La révélation, si tardive, de l’affaire Epstein, précipita la chute de Leon Black qui fut mis à la porte d’Apollo Global Management en 2021.
LEON BLACK, LE SECOND MENTOR
Il était le fils d’Eli Black qui fut dirigeant d’une multinationale, United Brands, et se suicida en 1975 alors qu’il était pris dans la tourmente d’un scandale de corruption. C’est une famille d’origine polonaise. Eli s’appelait Elihu Menashe Blachowicz. Il est né en 1921 à Lublin d’une famille juive très pratiquante. Il émigra très jeune, en 1925, et s’installa avec sa famille, dans le Lower East Side de Manhattan, comme beaucoup de ses coreligionnaires d’Europe de l’Est. Les Blachowicz prirent ensuite le nom de Black, et Elihu devint Elie. Il se fit rabbin, d’obédience très orthodoxe, et affirmait que dix générations de rabbins l’avaient précédé, mais cela n’a jamais été vérifié.
Leon, son fils, entra dans un établissement financier très réputé, Drexel Burnham Lambert, où il développa des activité de fusions-acquisitions, domaine très novateur alors et particulièrement lucratif.
L’une des caractéristiques de Drexel fut d’investir massivement dans les « junk bonds » (littéralement, obligations pourries). Ces obligations étaient émises par des sociétés en grande difficulté avec évidemment des taux de rendement considérables, jusqu’à 20 ou 30%. Drexel s’endetta massivement pour acquérir ces titres, gagna beaucoup d’argent puis perdit tout lorsque le marché se retourna et que ces junk bonds devinrent totalement illiquides. Il est distrayant de constater que la faillite, également frauduleuse, de Robert Maxwell intervint à la même époque en Angleterre, en 1991. L’histoire ne dit pas (encore) si des liens existaient entre les deux empires.
Après la débâcle de Drexel, Leon Black fonda, avec des anciens de l’établissement failli, Apollo Global Management. L’activité principale de l’entreprise à ses débuts est très morale : Apollo achetait des entreprises en difficulté à bas prix, restructurait (licenciait en bon français) puis revendait plus cher quelques années après. L’argent engrangé chez Drexel permet ce jeu, au fond assez facile, mais qui nécessite une grosse trésorerie. Du Bernard Tapie à l’américaine en quelque sorte.
LE MEGA GROUP AUSSI DISCRET QUE PUISSANT
C’est ici qu’il faut évoquer l’existence d’un groupe important qui est peut-être un des nœuds gordiens de l’affaire Epstein. Il s’agit du Mega Group. C’est un club privé, relativement informel, de donateurs juifs américains pour la communauté juive et pour l’Etat d’Israël. Il semble avoir été fondé par Les Wexner (voir article précédent) et Charles Bronfman en 1991.
Ce dernier est le petit-fils d’un émigré juif d’origine russe qui fit fortune dans les distilleries au Canada. Le frère de Charles transmit ses parts à son fils, Edgar, qui liquida les actifs sains de l’empire familial pour investir maladroitement dans l’internet naissant, les médias et le cinéma. Il devint ami du célèbre homme d’affaires français Jean-Marie Messier, patron de Vivendi, qui acheta une partie de l’empire Bronfman. Mais le paiement de Vivendi se fit essentiellement en actions et leur valeur s’effondra en raison de la gestion calamiteuse de Messier. Une faillite entraîna l’autre et les deux compères ruinèrent leurs entreprises respectives à peu près en même temps, en 2000.
Charles Bronfman, conscient des erreurs commises par son neveu avec Vivendi et l’inénarrable Messier, avait diversifié ses avoirs en amont et s’en sortit à peu près.
Wexner et Bronfman créent donc ensemble le Mega group en 1991. Son vrai nom est le Study group, appellation plus discrète, mais l’existence de l’organisation de pression informelle fit l’objet, le 4 mai 1998, d’une grande enquête du Wall Street Journal. Elle était intitulée « Titans of industry join forces to work for jewish philantropy ». Compte tenu des noms cités par le quotidien, et de leur poids financier, le Study Group fut dès lors appelé le Mega Group pour bien marquer sa puissance.
Il n’y avait ni statuts, ni liste officielle de ses membres. Il semble qu’il y en eut une vingtaine à ses débuts puis une cinquantaine ensuite. Quelques noms ont été cités par le Wall Street Journal : Les Wexner et Charles Bronfman, les fondateurs, Edgar Bronfman, son frère (père du failli), Michael Steinhardt, gestionnaire de fonds, Charles Schusterman, Harvey Meyerhoff, Laurence Tisch, Max Fisher, Max Lender, Leonard Abramson. D’autres noms sont apparus par la suite, comme le célèbre cinéaste Steven Spielberg, qui fut très actif et Ronald Lauder, héritier du groupe de cosmétiques Estée Lauder. Il fut président du Congrès juif mondial et est connu pour être proche de Benjamin Netanyahou avec qui il fit ses études à la Wharton School. Leon Black ne fut jamais cité ce qui est assez surprenant mais il est vrai qu’il est né en 1951 et Wexner en 1937 et ils se sont succédé dans leur relation avec Epstein.
Pendant des années, le Mega Group œuvra pour Israël en y dépensant des sommes considérables.
Les programmes furent très variés. L’un des plus connus est le Birthright Israël. Certaines figures de la communauté juive américaine s’inquiétaient d’un affadissement de l’identité juive parmi ses membres. Les mariages mixtes n’étaient pas rares et les liens avec Israël se distendaient. De plus, après la chute du monde communiste, plus aucune communauté juive à travers le monde n’était victime de persécution ou d’ostracisme.
Yossi Beilin, homme politique israélien, eut l’idée d’offrir aux jeunes juifs américains, et même au-delà, la possibilité de se rendre gratuitement en Israël. Il assimilait cela à une sorte de « droit de naissance », d’où Birthright.
Ce programme naquit en 1999, sous la houlette de Charles Bronfman et de Michael Steinhardt qui versèrent environ dix millions de dollars. D’autres donateurs s’y rajoutèrent comme Edgar Bronfman ou Lynn Schustermann. Il y en eut peut-être une douzaine et le ticket était d’au moins cinq millions. Le gouvernement israélien abonda pour l’équivalent et ce sont environ 140 millions de dollars qui permirent le démarrage du programme. Il prit de l’ampleur et attira d’autres donateurs comme Sheldon et Miriam Adelson qui sont devenus les plus gros donateurs.
Depuis sa création le programme a permis la venue en Israël de près d’un million de jeunes juifs venant du monde entier, dont beaucoup d’Amérique du Nord. Ce fut selon l’historien Leonard Saxe, de l’université Brandeis, le plus grand programme « éducatif juif » jamais créé.
Compte tenu de l’enjeu pour Israël, il est évident que le Mossad (sans qu’on puisse le prouver bien sûr), suivait de près les allées et venues de cette diaspora temporaire qu’il fallait motiver pour la suite. Les identités étaient nécessairement soigneusement vérifiées, c’est un minimum. La diversité des origines géographiques fournit naturellement une base humaine de recrutements possibles inégalable.
Birthright fonctionne toujours très bien. Environ 300 groupes du monde entier, représentant 40 pays, soit 10 000 personnes, sont venus en Israël au cours de l’hiver 2025-2026. Selon l’université Brandeis, 84% des anciens participants élèvent leurs enfants dans la foi juive.
D’autres programmes importants ont été financés par le Mega Group.
A suivre
Saint-Quentin : une association LGBTQXYZ fait la promotion de la pédocriminalité devant des enfants
Avec le soutien des autorités locales.
🟡 « J’aime tripoter mon fils. »
Dans #Facealinfo, @gabriellecluzel revient sur La Marche des Fiertés à Saint-Quentin.
Depuis 2024 les Parents Vigilants alertent sur cette association qui intervient dans les établissements scolaires.
📲 Rejoignez https://t.co/ctkzUEx4wS pic.twitter.com/8S3gZ4Pov4
— Parents Vigilants (@LesParentsVigil) June 10, 2026
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Aux abords de la basilique de Saint-Quentin, devant de nombreux jeunes enfants, un spectacle de drag-queens provoque l’indignation.
Des paroles d’une chanson qui promeut la pédophilie ont été entendues : « J’aime en secret tripoter mon fils »,… pic.twitter.com/2C4npkWx7J
— Bastion (@BastionMediaFR) June 9, 2026
Prêtez pour la rénovation du Palais universitaire de l’UCO à Angers (49)
Dès sa fondation, l’Université catholique de l’Ouest (UCO) a voulu offrir aux jeunes générations un lieu de formation et de recherche au service de la vérité, de la liberté et de la société : chercher le vrai pour faire le bien.
Aujourd’hui, l’UCO célèbre 150 ans d’histoire, profondément ancrée dans le présent et résolument tournée vers l’avenir. Ce sont 13000 étudiants sur 10 campus qui y sont inscrits chaque année universitaire et 80000 Alumni qui ont bénéficié de cette formation et œuvrent aujourd’hui dans la société.
La restauration du Palais universitaire a comme premier but d’assurer sa conservation face aux altérations impactantes provoquées par le temps. Mais plus qu’une restauration, c’est une phase de renaissance qui s’ouvre afin de lui rendre l’ampleur et le sens de son architecture initiale. Ainsi, les trois chefs d’œuvre du chantier ont pour objectif de redonner son lustre au lanterneau et à la statue de la Vierge, de repositionner les faîtières des toitures et de retrouver le décor des pilastres et chapiteaux sur les façades.
Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtant à l’Université catholique de l’Ouest (UCO) afin de contribuer au financement de la rénovation du Palais universitaire à Angers (49) ?
Pour découvrir ce projet et y investir , il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/uco-palais-pret
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
Agression d’une dame âgée d’environ 70 ans à l’entrée de la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne
Sans complexe :
Pour 100 % Frontières, nous avons récupéré la vidéo d’une dame âgée d’environ 70 ans, victime d’un vol violent au sein de la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, commis par un individu décrit comme étant d’origine nord africaine.
La vidéo date de lundi soir, peu avant 18 h… pic.twitter.com/fEylWWCPU4
— Jules Laurans (@Jules_Laurans) June 10, 2026
Dénatalité : la France vieillit, les alertes s’accumulent, l’action politique attend toujours
Communiqué du Syndicat de la famille :
Les nouvelles projections démographiques publiées par l’Insee le 8 juin 2026 confirment l’entrée de la France dans une période de profond bouleversement démographique. Ces données devraient placer la natalité au premier rang des priorités nationales. Pourtant, le sujet demeure largement absent du débat public et des agendas gouvernementaux.
Cette absence de réaction est d’autant plus préoccupante que la baisse de la natalité ne constitue pas un simple indicateur statistique. Elle engage l’avenir même de notre modèle social, de notre système de retraites, de notre économie et de la solidarité entre les générations. Les projections du Conseil d’orientation des retraites montrent déjà que le déficit du système pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliards d’euros dans les décennies à venir.
Alors même que les conséquences deviennent chaque jour plus visibles, les mesures susceptibles de soutenir les familles peinent à trouver leur place dans les priorités politiques. L’exemple récent du projet de loi de prêt à taux zéro permettant aux familles d’accéder au logement a été adopté en commission des Finances le 20 mai dernier. Son examen en séance publique, initialement prévu le 28 mai, a cependant été reporté à l’automne 2026 faute de créneau parlementaire disponible.
Les familles attendent. Le calendrier, lui, se décale.
Ce n’est pas nouveau : depuis plusieurs décennies, la politique familiale a perdu sa vocation universelle tandis que les contraintes pesant sur les familles se sont multipliées (difficultés d’accès au logement, pression économique, organisation du travail peu compatible avec les responsabilités parentales, insuffisante reconnaissance de l’apport des parents à la société).
Or la famille demeure le premier lieu de solidarité, de transmission, d’éducation et de préparation de l’avenir. Elle forme les citoyens, les travailleurs et les parents de demain. Soutenir les familles n’est pas une dépense parmi d’autres : c’est investir dans le renouvellement des générations et dans la stabilité de la société tout entière.
Face à l’urgence démographique, le temps des constats sans lendemain est passé : le Syndicat de la Famille appelle à un changement radical de cap. La natalité doit redevenir un objectif assumé des politiques publiques et la famille être systématiquement prise en compte dans l’élaboration des lois, des budgets et des réformes.

