“Notre Constitution reconnaît le catholicisme comme religion d’Etat”
Depuis le balcon du Palais de Monaco, le Prince Albert II souligne le rôle central du catholicisme à Monaco, religion officielle de la Principauté : « Notre foi est notre force. »
44ᵉ pèlerinage de Pentecôte sur le thème de la Mission
Alors que les inscriptions pour le prochain pèlerinage de Pentecôte vers Chartres ouvrent demain dimanche des Rameaux, voici un communiqué de Notre-Dame de Chrétienté :
À l’occasion de son 44ᵉ pèlerinage de Pentecôte, Notre-Dame de Chrétienté a choisi comme thème la Mission, comme réponse urgente aux attentes spirituelles de notre temps.
Une urgence missionnaire face à la soif spirituelle contemporaine
Dans une société toujours plus sécularisée et déchristianisée, marquée par la perte de repères et la quête de sens, une réalité s’impose avec force : la soif de Dieu demeure. En témoignent la
progression constante des demandes de baptême d’adultes, l’afflux de catéchumènes et la recherche de verticalité exprimée par de nombreux contemporains.
En réponse à cette attente, le pèlerinage de Chartres offre une occasion unique à des milliers d’âmes et de cœurs de s’unir pour partager les efforts et les consolations de la route, en sortant de leur quotidien pour retrouver le sens de leur vie : la joie de Dieu.
Une réponse à l’appel du pape Léon XIV
Le 5 octobre 2025, le pape Léon XIV annonçait à Rome à l’occasion du Jubilé des missionnaires et des migrants, « une nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église ». C’est à cet appel que le pèlerinage de Chartres répond cette année en invitant ses pèlerins à méditer sur la Vérité, indispensable à la transmission du dépôt de la foi, et sur la Charité, seule capable de témoigner concrètement de l’amour du Christ.
Lors de l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes du 23 au 27 mars 2026, le pape a appelé les évêques de France à « inclure généreusement » les fidèles attachés à la messe
traditionnelle. Notre-Dame de Chrétienté rend grâce de cette reconnaissance, l’usage du vetus ordo dans la fidélité à l’Eglise de Rome étant fondateur de son intuition missionnaire il y a 45 ans. Elle est honorée de la présence du Cardinal Burke qui célèbrera la messe de clôture le lundi 25 mai 2026 dans la cathédrale de Chartres.
Un chemin de Mission enrichi d’une nouvelle route
Pour accompagner la croissance du pèlerinage qui n’a pas pu accueillir toutes les demandes ces deux dernières années en raison de contraintes de sécurité de la colonne de marche, Notre-Dame de Chrétienté ouvre une nouvelle voie : la Route de Jérusalem. qui propose un itinéraire allégé (70 km) tout en offrant le même cadre spirituel. Cette route permettra à tous ceux qui voudraient bénéficier de ces 3 jours de reconversion sans avoir la condition physique de marcher les 100 km qui séparent Paris de Chartres, de le faire.
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !
Des pressions exercées pour que l’euthanasie de Noelia ait lieu, malgré les recours, au motif que les organes étaient déjà « sous compromis »
Noelia Castillo Ramos a été euthanasiée après que son père a épuisé tous les recours pour empêcher l’euthanasie de sa fille. La jeune femme de 25 ans, suicidaire après avoir subi un viol collectif alors qu’elle vivait dans un centre pour mineurs, était devenue paraplégique après avoir tenté de mettre fin à sa vie.
Le cas de Noelia est « exemplaire », comme le révèle Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ. En effet, Me Polonia Castellano, l’avocate espagnole qui défend ses parents, affirme que des pressions ont été exercées au sein de l’hôpital sur la mère de Noelia pour que l’euthanasie ait lieu, malgré les recours, au motif que les organes étaient déjà « sous compromis ». En effet, lorsque la mort est décidée sur une personne encore jeune, alors s’enclenche une procédure de « distribution » de ses organes, en particulier si la personne ne souffre que d’une maladie psychique.
Un important dispositif a d’ailleurs été déployé pour s’assurer que rien ne vienne interrompre la procédure : l’établissement où Noelia a été euthanasiée a été « bouclé en permanence ». Plusieurs agents se sont même répartis à l’intérieur pour surveiller les halls et les couloirs.
Qu’on ait laissé une jeune femme dépressive et handicapée être euthanasiée, renonçant à tout accompagnement, à tout soulagement, pour l’abandonner à sa souffrance, est déjà scandaleux en soi. Mais qu’on ait fait pression sur sa mère pour s’assurer que les organes seraient disponibles à la date prévue ajoute encore au scandale. Car c’est une réalité : les euthanasies rendent des organes disponibles dans un contexte de pénurie. Des organes d’autant plus précieux lorsqu’il s’agit d’une personne encore jeune, sans maladie qui engage son pronostic vital.
Et bien qu’on tente de rassurer la population en certifiant que les procédures sont cloisonnées, certains dénoncent les conflits d’intérêts de militants d’associations pro-euthanasie siégeant à la fois au sein des comités décidant d’autoriser les euthanasies et d’autoriser les prélèvements d’organes.
Une persécution insidieuse : la marginalisation culturelle et intellectuelle du christianisme
Les éditions Artège ont publié des homélies inédites de Benoît XVI, Le Seigneur nous tend la main, prononcées entre 2005 et 2017, lors des messes privées, célébrées uniquement avec son entourage, ses secrétaires et des religieuses chargées de son intendance. Il prêchait avec une fidélité qui ne s’est jamais démentie, même après sa renonciation au pontificat. À cette petite assemblée, le pape offrait chaque jour des homélies. Ses prédications, enregistrées par ses proches, ont été ainsi retranscrites. À l’approche de la fin de sa vie, Benoît XVI contemple sans relâche le coeur de la foi chrétienne : le mystère de Dieu fait homme, Jésus Christ, source et sens de toute existence. La tonalité spirituelle, épurée et christique confère à ces textes une qualité rare. Ils apparaissent comme le dernier legs d’un homme qui fut à la fois un immense théologien et un prédicateur de haute tenue. En voici un extrait :
Il me semble que nous devons beaucoup prier pour l’Eglise persécutée, pour ceux qui souffrent sous le poids de l’intolérance, et prier pour que le Seigneur les protège, dans la foi et dans la vie. Nous devons être intérieurement proches de l’Eglise persécutée d’aujourd’hui. Il existe aussi une persécution plus insidieuse : la marginalisation culturelle et intellectuelle du christianisme, la création d’une culture antichrétienne qui l’opprime de l’intérieur. Il paraît absurde d’être encore chrétien aujourd’hui. Au nom de la liberté, la liberté de croire est réprimée, le mariage homosexuel est proclamé au nom de la liberté, l’avortement est proclamé comme un droit fondamental, une fausse liberté qui s’oppose à la liberté de notre foi ; à tel point qu’il semble presque absurde d’être encore chrétien dans ce monde. C’est une persécution intérieure : nous devons être ouverts au Seigneur, afin qu’il nous guide et nous préserve, et nous devons aussi aider les plus faibles, afin que, dans ce contexte, ils restent fidèles. [12 mai 2013]
Les trois temps de l’Incarnation selon Jean-François Froger
De Marion Duvauchel pour Le Salon beige :
Pour comprendre le sens même du fait anthropologique qui s’appelle le « rite », il faut marquer une distinction essentielle, de type anthropologique et philosophique : celle entre la nature humaine et l’espèce humaine (Le livre de la nature humaine, éditions Grégoriennes, 2019. Voir aussi Le Bestiaire de la Bible, éditions DésIris, 1994. Voir aussi Les alliances, cycle d’entretiens avec la RCF. ). L’espèce se place au sein du monde animal et place l’homme au sein de ce monde. Elle ne devient proprement humaine que par le rituel mettant en œuvre le rapport de l’humanité à la divinité : collectivement en formant un corps (le Qahal Israël ou l’Église) ; individuellement en développant la relation unique qui le lie à son Créateur dans son âme. Et enfin en choisissant le Dieu qui se propose à nous. C’est pourquoi le sacrifice est anthropologiquement nécessaire et nécessaire anthropologiquement. Il est un rituel d’entrée dans la nature humaine.
Il a deux fonctions essentielles : il instaure en l’homme ou restaure le pôle de l’âme qui est celui de la sublimation, celui qui restitue au corps sa fonction de « lieu saint » capable de recevoir quelque chose du Dieu auquel il sacrifie. Dans l’humanité déchue, cette fonction de « lieu saint » est oubliée ou ignorée. C’est tout le sens de l’« illumination » de Jacob au moment du songe. Il découvre que le corps est le lieu même de la révélation. Et c’est cela même qui lui donne sa sacralité.
Pour tout homme, la mère est la « porte d’entrée » dans l’espèce humaine proprement dite. Dans le christianisme, l’hypostase divine, (qu’on appelle le Verbe), ne peut assumer la nature humaine qu’en entrant charnellement dans l’espèce humaine, par le biais d’une femme dont il « prend chair », c’est-à-dire qu’il prend de sa mère le matériel chromosomique. Et la tradition présente cette femme comme une vierge pure, une matrice pure. Il ne peut en être autrement. Les récits de l’intégration de Jésus dans l’espèce humaine par sa naissance d’une femme (l’Annonciation) se prolongent presque organiquement dans les récits de son intégration dans la nature humaine par sa circoncision et sa présentation dans le Temple. Ce sont ce que Jean-François Froger appelle « les trois temps de l’Incarnation ».
Car le Verbe incarné doit aussi assumer cette nature humaine qu’il vient sauver en entrant dans la ritualité par laquelle l’homme a une relation libre et consciente à la divinité. Tout Fils de Dieu qu’il soit, il obéit à ce rituel sacrificiel. Cette structure rituelle est celle du peuple de Dieu, elle est donc révélée. Le Christ lui-même est soumis au rituel qui est imposé à tout premier-né hébreu.
Entre la naissance dans une crèche et la présentation au temple, il y a un événement majeur et occulté par la tradition chrétienne : la circoncision. Elle est la marque de l’Alliance qui rend l’homme capable d’un culte vrai envers la divinité. Mais elle ne fait pas l’objet comme l’Annonciation et dans une moindre mesure la présentation au Temple d’une foule de représentations. Mais au-delà du thème pictural délicat à jeter sur une toile (Icones arabes, mystères d’Orient, éditions Grégoriennes, on trouve une représentation de la circoncision de Jésus), il y a une sorte d’effacement caractéristique sans doute de l’ignorance du sens vrai de cette opération faite sur le corps de l’homme. Du moins dans l’étrange réticence du monde chrétien moderne à montrer les représentations picturales de cette opération.
La circoncision est un rituel demandé par Dieu lui-même au cours de l’histoire, et très tôt dans cette histoire. Dans l’alliance avec Abraham, la première exigence est celle du changement de nom, d’Abram en Abraham, mais l’autre exigence de YHVH est celle du rituel de la circoncision. Ce rituel n’est pas propre au monde hébraïque, il semble venir de l’Égypte où il ne s’adressait qu’à des castes supérieures, officiers généraux, géomètres — ce qui indique une noblesse de l’homme.
Le monde juif affecte à ce rituel un sens nouveau. La circoncision porte sur la partie du corps humain qui figure symboliquement le plus hautement la paternité : c’est-à-dire la puissance inséminante (Voir le premier chapitre de l’Arbre des Archétypes, éditions grégoriennes, 2013. L’auteur, Jean-François Froger y analyse le sens des lettres de l’alphabet araméen et le mystère du signe écrit). Cette fécondité est vécue dans la conscience habituelle comme étant d’ordre biologique. Dans le récit de la Torah, Abraham, comme tous les parents, se prend pour le père de son enfant. Il faut donc qu’il entre dans une paternité nouvelle, dans un autre état et une autre conscience de la nature véritable de la paternité. D’autant qu’il est appelé à être le « père d’une grande nation ». Puisque le chrétien croit en un Dieu père, ce rituel l’intéresse au premier chef.
La circoncision est un acte qui consiste à enlever la peau qui protège le gland de la verge. On opère par là une transformation « réelle » sur le sexe. Mais cette opération n’est là que pour figurer une autre transformation, invisible celle-là, qui porte sur la relation sexuelle que le membre viril figure. Or l’acte sexuel implique la fécondité, l’enfant à venir, l’enfant possible, donc, la relation de paternité/filiation, concomitantes l’une de l’autre : il n’y a pas de père sans un fils et il n’y a pas de fils sans un père. Il s’agit d’opérer dans la conscience un changement dans l’idée qu’on se fait de la relation sexuelle et donc un changement dans la paternité/filiation. On va donc figurer sur le corps une opération visible mais qui signifie autre chose, d’invisible, mais bien réel. La circoncision fonctionne comme synecdoque pour les deux sexes. La femme est bien évidemment enveloppée dans ce « signe », enveloppée dans le rituel puisque la relation sexuelle la concerne également.
On comprend dès lors en quoi la présentation du nouveau-né est une consécration : il appartient à Dieu et on ne peut présenter le garçon au temple que s’il est circoncis. C’est pourquoi il y a un rituel de rachat par un sacrifice offert à Dieu dans le Temple. Seul le premier-né mâle est concerné, mais c’est par une synecdoque de toute la famille humaine.
L’intégration dans le peuple de Dieu se fait donc par un rituel complexe en plusieurs étapes: la circoncision (qui sépare le circoncis des hommes ne faisant pas partie du Peuple) ; la présentation au Temple, parce que le Peuple est précisément institué pour rendre un culte à Dieu et que le peuple n’est peuple que par la mise en œuvre de l’enseignement et de la règle révélés (la Torah), rendant ainsi à l’homme l’accès à la source de la parole divine dont il doit se nourrir en même temps qu’il mange son pain.
« Et lorsque les jours furent remplis de leur purification selon la Torah de Moïse, ils le firent monter à Jérusalem pour le présenter en présence de YHWH : le mâle ouvrant la matrice sera appelé « saint pour YHWH ». Luc 2, 22-23)
Ensuite de quoi on doit offrir un sacrifice, qui conclut le rituel, mais ne s’y assimile pas. L’héritage en effet (la transmission) ne saurait se réduire au seul lien individuel construit dans la filiation humaine, biologique, à la mère et au père. Pour Jésus, l’héritage dans la filiation humaine passe par la seule mère. Mais l’héritage est également collectif, comme membre d’un peuple. Aussi Jésus hérite-t-il du péché du peuple dont tous les membres, quoique rituellement assemblés dans l’alliance avec Dieu, héritent, outre l’accumulation des péchés individuels. Mais pour tout homme, l’héritage est collectif, et c’est pourquoi les hommes d’une société donnée héritent du péché du peuple ou de la « race » auxquels ils appartiennent, quoiqu’ils ne soient pas responsables des prévarications commises par ce peuple, cette nation ou cette race (C’est pourquoi tout homme blanc ou tout homme musulman hérite du péché de la race négrière à laquelle il appartient. Et cependant, on ne saurait leur imputer les crimes perpétrés. L’aporie ne trouve son issue que dans l’« agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et la formule rituelle se conclut par « prends pitié de nous » et enfin « donne-nous la paix ». Car le péché collectif ne peut s’effacer, sauf par un Dieu qui peut l’enlever, et Lui seul).
L’entrée d’un enfant dans l’espèce humaine est matérialisée par le moment et l’acte de sa conception, (qui est un moment « dans la nuit ») puis par sa naissance neuf mois plus tard, bien visible quant à elle. Elle se concrétise administrativement par le rituel de la déclaration à l’État civil par lequel le petit d’homme entre rituellement dans une « nature humaine » spécifiée en quelque sorte par la Nation à laquelle il appartient. Ce rituel fait entrer le nouveau-né dans une communauté de langue, de culture, d’histoire et l’identifie comme français, gabonais, polonais etc… Et il est bon que ce soit le père qui déclare l’enfant car en même temps qu’il le reconnaît comme sien, il le fait entrer dans la société à laquelle il appartient, et qui de ce fait est celle de la mère, même si elle vient et participe d’une autre culture. Ce rituel administratif, profane, n’est pas qu’une formalité : il est essentiel pour la constitution d’une généalogie ou pour sa prolongation. Il est aussi une forme de recensement. Et il manifeste que si l’entrée dans l’espèce humaine se fait par la mère, le père, lui, donne l’état civil : il communique le prénom choisi et il donne son nom à l’enfant.
Mais il est une autre « porte d’entrée » dans un autre « état » de la nature humaine, son état de grâce, son état de nature « sauvée ». Cette entrée se fait par le baptême.
Alors l’enfant entre dans la grande assemblée des rachetés, grâce au baptême qui est une nouvelle circoncision, celle du cœur. Il entre dans la véritable appartenance à l’humanité, par son appartenance à l’Église, peuple de Dieu né de l’alliance avec la divinité, dans le prolongement d’Israël. C’est la raison pour laquelle le rituel juste du baptême se fait en présence d’une communauté, qui figure (comme synecdoque) l’immense communauté de l’Église universelle.
Cette distinction entre espèce humaine et nature humaine s’effondre si l’on admet que l’homme est une espèce animale parmi toutes les autres. Alors le sens même du rituel disparaît. Le « nom du père », figure de cet acte par lequel il donne à l’enfant son état civil peut même aller jusqu’à l’effacement. Disparait avec lui une différenciation anthropologique qui « fait de l’homme ». C’est pourquoi il est criminel de priver un enfant du nom de la femme qui l’a porté et mis au monde, comme il est criminel de le priver de l’identité du père qui l’a conçu. La naissance sous x, droit prétendu de la mère, est une aberration. La revendication de certains adultes qui se sont vu privés de cette information qui figure leur entrée dans la nature humaine, est légitime.
C’est une requête de justice.
Fouad Abou Nader : « Il faut sauver les chrétiens du Liban-Sud ! »
De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de la quadrilogie Arthur, le petit prince
Ils ne sont plus que 30 000 Libanais chrétiens à survivre au sud du Litani, ce fleuve qui chapeaute Tyr et toute la région sud du Liban, telle une couronne, une couronne devenue une couronne d’épines. Ils étaient encore 75 000 avant le 2 mars, avant le début de la guerre, à résister aux coups de boutoirs israéliens qui veulent les chasser comme des étrangers, alors que cette terre gorgée d’eau, de lait, de miel, de vin et de vie, leur appartient depuis 2026 ans, depuis que le Christ, depuis que la Sainte Famille en a fait son jardin, son refuge, sa terre sainte, son chemin de repos. Ce chemin est devenu un chemin de croix, pire une passion sans fin… Mais, le Liban résiste et les autres pays arabes aussi. Jusqu’à l’affrontement ultime (?), celui que nous sommes en train de vivre au Moyen-Orient. Les chrétiens du Liban-Sud n’y réchappent pas. Ils sont comme les guetteurs de la Bible, ils sont aux avant-postes. Pour bien comprendre les enjeux de cette guerre sans fin dont on avait cru que le paroxysme avait eu lieu lors des guerres du Liban de 1975 à 1990, nous sommes allés rencontrer un homme et son organisation qui ont fait de la défense des chrétiens et de tous les Libanais leur CREDO. Il s’appellent Fouad Abou Nader et son ONG Nawraj. Fouad lance ce cri : “ Il faut sauver les chrétiens du Liban-Sud ! ”. Qui entendra ce cri lancé qui déchire le rideau du temple, celui de nos nuits ténébreuses, à quelques jours de la Semaine Sainte et de la Nuit de Pâques ? Qui ?
A Beyrouth, le quartier de Dora se situe dans le nord-est de la capitale, loin des bombes qui frappent quotidiennement depuis le 2 mars son centre et sa banlieue sud-ouest. C’est un quartier d’affaires, assez populaire, où se mélangent artisans, hôpital, PME-PMI et associations. Il est tout proche de Bourj Hammoud, du quartier des Arméniens, sorti des marécages dans les années 1915-1920 au moment du génocide perpétré par les Ottomans, les Turcs. Les Arméniens devenus apatrides, orphelins en mode survie, y ont dressé leur tente. Aujourd’hui, plus de 130 000 y représentent la 4e et 5e générations. Généralement, aux heures de pointe, la circulation est très compliquée dans ces quartiers en effervescence, tant les goulots d’étranglement y sont nombreux. Il faut dire qu’ici, au Liban, la conduite automobile est un vrai sport chaotique national et le code de la route y est malmené. Très. Et, en raison de la grave crise qui frappe le pays depuis 2019, les routes sont rarement entretenues. Mais, ce matin-là, en raison de la guerre, les routes sont fluides, peu incombrées. Et le soleil est raduit. Il me faut 20 petites minutes pour rejoindre, avec Georges, le quartier général de Nawraj.
Fouad Abou Nader, le moine-soldat de la bienfaisance

Au premier étage de cet immeuble, qui jouxte l’hôpital, dans ses bureaux, il est là, actif, énergique, tel un chef d’orchestre devant son pupitre, la baguette à la main qui virevolte dans les airs, faisant jouer les instruments de sa nouvelle composition : celle de la Bienfaisance. Le vieux soldat de 70 ans n’est pas fatigué (il fait 10 ans de moins). Il me fait surtout penser à un moine, tant il ne se perd pas dans des explications inutiles, un moine-soldat. Il lui manque juste la bure. Certains l’appellent encore “le héros”, lui qui a été blessé à plusieurs reprises et qui porte encore dans son corps les stigmates des guerres sans fin. Depuis une quinzaine d’années, celui qui commandait les Forces libanaises, durant les guerres du Liban, a déposé les armes dans les années 1987-1990. Le commandant est devenu docteur, et le docteur Fouad Abou Nader est devenu entrepreneur et philanthrope. Le guerrier est devenu le moine-soldat de la bienfaisance. « Oui, j’ai arrêté de me battre. Je me suis battu pendant une vingtaine d’années. Mon rôle en tant que chef des Forces libanaises était à la fois politique et militaire. Ma bataille, depuis 1987, je la mène sur le terrain de l’entreprise. Cette année-là, j’ai créé Tanit Group, spécialisé dans l’installation et le développement d’hôpitaux en Afrique et au Moyen-Orient. Aujourd’hui, nous sommes, surtout, présents au Nigéria. C’est mon fils, Anthony, qui en est le CEO depuis 2003. Son frère Georges est venu le rejoindre. Et, en 2010, j’ai créé mon ONG Nawraj. » Il s’installe de nouveau à son bureau, signe quelques papiers administratifs. S’interrompt et répond à quelques coups de téléphone. Il est sur le pont…
NAWRAJ, plus qu’une ONG
C’est son nouveau combat : NAWRAJ ! Un joli nom pour un combat des plus nobles et un verbe des plus essentiels : il s’agit de créer, mailler et tisser un Liban communautaire des plus fraternels, des plus solidaires, à travers des actions, des œuvres et des projets caritatifs, éducatifs, entrepreneuriaux, médicaux et sociaux. Nawraj ? Cela veut dire : “tribulum”. Drôle de nom qui nous renvoit au latin, mais il s’agit d’un outil agricole, un traineau en bois, tiré par des chevaux ou des boeufs, avec une planche incrustée de petites pierres angulaires qui sert au temps des moissons pour séparer les grains des épis de blé. Son sens plus profond, presque mystique, est celui-ci : il s’agit de séparer le bon grain de l’ivraie. Tel le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry qui rêve de roses et en prend soin, Fouad rêve de retrouver le Liban merveilleux des années trente, quarante et cinquante. Il rêve du Liban encore plus ancien, celui de Lamartine. Il rêve du Liban de la Paix, de la paix au Liban et dans tout le Moyen-Orient !
Des projets, toujours des projets
Depuis 2010, ce sont plus de 110 projets qui sont sortis de cette terre sainte où la Sainte Famille a séjourné, et y a goûté l’eau, le lait et le fameux miel des montagnes. Dans la vallée de la Bekaa, située entre le Mont Liban et l’Anti-Liban, l’ONG fournit, par exemple, des tracteurs, des engins et des équipements pour l’agriculture. Elle construit des réservoirs d’eau et fait jaillir de terre des épiceries et des petits commerces. Elle finance des entrepreneurs, car les projets sont multiples, transversaux, sociétaux. Dans le secteur éducatif, elle propose des bourses, et participe à la (re)construction d’écoles. Elle travaille aussi pour le vivre-ensemble, passerelle nécessaire pour relier les communautés entre-elles et faire nation. « Nos projets ne concernent pas que les chrétiens, insiste Fouad. Toutes les communautés religieuses sont concernées. Et, elles en bénéficient. Notre stratégie est une stratégie d’alliance… » Et, il n’est pas seul. Fouad Abou Nader en tant que Président de Nawraj étire son réseau sur tout le Liban, le Moyen-Orient et jusqu’en France où il a été, déjà, reçu par le Sénat. Il est, également, accueilli en Allemagne et en Italie. Depuis sa création, il y aura 16 ans cette année, son ONG a investi plusieurs millions d’euros au Liban, avec ses partenaires comme L’Œuvre d’Orient, la Région Auvergne-RhôneAlpes, et avec ses donateurs. Parmi ces-derniers, Chrétienté-Solidarité est très active. Yann Baly, son président que nous avons joint au téléphone, se rendra prochainement au Liban…

La caravane de l’Espérance avec le Nonce Apostolique
C’est ainsi que pourraient s’appeler les deux convois qui sont partis en urgence au secours des chrétiens crucifiés, de ces villageois qui vivent depuis des millénaires dans ces régions du sud et du sud-est du pays du Cèdre. Certains villages ont été complétement rasés, pendant la guerre de 2023-2024. Les photos du village de Taybeh, un village de l’est, sont impressionnantes. Comme s’ils étaient passés dans la lessiveuse de la mort, celle de la grande faucheuse, du diable lui-même. D’autres tiennent encore debout, par miracle. Quel courage – quelle folie diront les plus frileux et les plus égoïstes – que ce nonce qui part deux fois de suite en mission, en mode commando de la bienfaisance, vers ces populations bombardées. Il faut dire que l’ambassadeur du Pape Léon XIV au Liban n’est pas n’importe qui.
Un géant…
Mgr Paolo Borgia n’est pas un géant en taille, mais, il l’est en charité, en spiritualité, en humanité. Cela va faire 4 ans qu’il a été nommé comme nonce apostolique pour le Liban. Auparavant, il était nonce en Côte d’Ivoire. Il appartient à une très vieille famille : celle des Borgia. Ce nom parle à tout le monde, même au plus ignorant des chrétiens encore vivants. Borgia ?
Oui, le pape Alexandre VI (1431-1503) en est un. Et, les sujets les plus scabreux à son encontre ont existé. Mais, dans cette famille qui a eu plusieurs papes, il y a, aussi, des saints, comme saint François Borgia, qui apporta à l’Eglise toute son austérité, sa pureté, au moment des réformes du 16e siècle. Un saint parce qu’il a renoncé à la gloire, à son duché, après le décès de son épouse, pour rentrer chez les jésuites… Et Paolo Borgia ? Un futur saint ?
Sur le terrain du Liban-Sud, le nonce avec sa croix et sa soutane ne ressemble pas à un casque bleu, pourtant il apporte la paix. Il est un casque blanc et jaune, celui du Vatican. En se déplaçant sous bonne escorte, avec Fouad Abou Nader, Nawraj, et d’autres ONG comme l’Œuvre d’Orient, Caritas, Solidarity, et l’Ordre de Malte, il part en mission comme le Christ, comme les premiers apôtres, comme les premiers chrétiens, comme les premiers mar-tyrs. A la suite du pape, il est un apôtre de la Paix !

Missions à haut-risque
Les 13 et 16 mars, deux missions, deux convois humanitaires partent au petit matin de Beyrouth. Il est 6h30. Le premier va s’arrêter dans les villages suivants : Deir Mimas, Al Klayaa (ou Oklayaa), Marjeyoun, Ebel El Saki, Rashaya Al Fakhar, Kawkaba, etc. Assis à son bureau, alors qu’il détaille cette première mission, Fouad se lève soudain de sa chaise et se dirige vers une carte accrochée au mur. Là, avec son doigt, il déroule le périple de tous les dangers. Ils sont une dizaine de voitures et de camionnettes, avec la présence de l’armée à l’avant et à l’arrière pour sécuriser « la caravane de l’Espérance ». Ils vont rouler plus de 2h30 depuis Beyrouth. A l’intérieur, dans certaines voitures, certains prient. L’ambiance n’est pas pesante, mais l’engagement est total. Tous sont concentrés sur cette première mission. Vers la Bekaa, la vallée verte si généreuse et onctueuse – plaine agricole de toutes les convoitises -, et après avoir passé Anjar, ville-frontière avec la Syrie, ville ancienne (il ne reste que des vestiges omeyyades du califat de Walid Ibn Abd Al-Malak vers 700) et ville nouvelle que la France et le Liban ont sorti de terre en 1939, pour accueillir les 5000 rescapés arméniens du Musa Dagh (le mont Moïse). Après Anjar, donc, direction plein sud. « Des bombardements ont accompagné notre route. Nous n’avons pas été touchés, mais nous les entendions très bien », raconte Fouad.

Témoignages
Mgr Borgia témoigne : « Nous avons retroussé nos manches pour décharger tout le matériel afin de pouvoir repartir. Aujourd’hui, nous avons visité six villages, toujours dans la même région, et nous avons rencontré les communautés », explique-t-il. « Des communautés maronites, des communautés mixtes chrétiennes, orthodoxes, grecsmelkites et latines, ainsi que des communautés grecs-orthodoxes ou maronites avec des druzes et des sunnites. Une très belle expérience, un très beau moment de fraternité », rajoute-t-il. L’émotion la plus grande, la plus profonde et la plus émotionnelle, a certainement été celle de la Messe des obsèques du père Pierre El Raï, à Qlayaa. Un nouveau martyr ! Celui de la Charité ! Ce prêtre portait secours à ses paroissiens, lorsqu’il a été tué à son tour, assassiné par les tirs de l’armée israélienne le lundi 9 mars. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt il donne beaucoup de fruits », dit le Seigneur à ses apôtres (Jean 12, 24).
Le 16 mars, de nouveau, Fouad et le nonce sont partis en tête du nouveau convoi. Direction, cette fois-ci, dans la région de Tyr, dans le sud-ouest. « Nous avons parcouru des zones désertes sans âme qui vive. Il y avait beaucoup de décombres et de ruines ». La dévastation comme seul horizon, la poussière des ténèbres comme seul oxygène. « Ils ont tous peur », martèle sans cesse Fouad. « Dans certains villages, ils ont utilisé des bombes à phosphore. Ils veulent tout détruire : la vie des femmes et des hommes, la vie des familles, la vie de la terre… » La terre ? La terre sainte, celle de Dieu !

Un appel, un cri… et des questions
De retour dans son bureau, après avoir laissé Mgr Borgia dans sa nonciature qui se trouve au pied du sanctuaire marial d’Harissa au nord de Beyrouth, Fouad Abou Nader s’interroge : « Peut-être que nous organiserons un troisième convoi pour Pâques (?) Mais, il faut dès maintenant penser à la fin de la guerre, qui je l’espère, nous l’espérons tous, arrivera bientôt. Il faut penser à la reconstruction. » Il lance un appel à la France, aux pays francophones :
« Nous avons besoin de vous, de votre aide, de votre assistance, de votre amitié et de votre compassion. Nous avons besoin de votre aide financière pour reconstruire les villages et permettre aux chrétiens, à tous les Libanais de rentrer chez eux. »
Cet appel est lancé alors que des questions demeurent et non pas des moindres : celle du Hezbollah, celle de son désengagement, celle de son désarmement. Que fera la France, que feront les Français et les 400 millions de francophones dans le monde ? Que feront les 14 millions de Libanais vivant en diaspora ? Oui, que fera la France de saint Louis qui avait engagé son Royaume à sauver le Liban chrétien ?
En cette belle fête des Rameaux, la France de Macron sera-t-elle fidèle à cette amitié, à cette fraternité qui lie les deux pays frères ?

Pour en savoir plus sur Nawraj : https://nawraj.org/
Pour aider les Chrétiens du Liban, contactez : [email protected]
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Reportage réalisé par Antoine BORDIER, auteur, biographe et consultant Pour le contacter : [email protected]
Copyright des photos A. Bordier et Nawra
Tout ça pour ça
Le Comité international olympique (CIO) a annoncé jeudi le retour des tests de féminité en vue des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Les hommes qui se prennent pour des femmes ne pourront plus concourir avec les femmes.
Le Comité international olympique (CIO) a conditionné la participation aux épreuves féminines des JO 2028 à des tests chromosomiques, déjà en vigueur de 1968 à 1996 dans le monde olympique. L’admissibilité aux compétitions olympiques féminines “est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin”, non-porteuses du gène SRY, a expliqué le CIO dans un communiqué, après une réunion de sa commission exécutive.
Cette nouvelle politique n’est pas rétroactive. Elle ne remet donc pas en cause la médaille d’or obtenue aux JO de Paris par la boxeuse algérienne Imane Khelif.
Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l’an dernier dans trois disciplines, l’athlétisme, la boxe et le ski, bien que leur application soulève des difficultés pratiques et légales: en France par exemple, les lois de bioéthique ne permettent pas de test génétique sans nécessité médicale.
Belgique : les euthanasies augmentent encore
Selon les chiffres publiés par la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie le 20 mars, 4 486 déclarations d’euthanasie ont été enregistrées en Belgique en 2025, ce qui représente une nouvelle hausse de 12,4 % par rapport à l’année précédente. Plus de vingt ans après la dépénalisation de l’euthanasie, l’acte se banalise chaque année un peu plus.
En 2024, moins de 4 000 euthanasies avaient été recensées, et jusqu’en 2022, moins de 3 000 procédures étaient comptabilisées. Depuis, elles n’ont pas cessé d’augmenter. Elles représentent désormais 4 % des décès du pays, soit 12 euthanasies en moyenne par jour.
- Les cancers restent la première pathologie à l’origine des demandes d’euthanasies, même si leur part diminue de 4,2 % cette année. Ils représentent 49,9 % des raisons invoquées en 2025.
- Les « polypathologies » sont en revanche en augmentation. Elles sont en effet à l’origine de 29,6 % des déclarations enregistrées, contre 26,8 % l’an dernier.
- Les maladies neurologiques (8,2 %), les maladies respiratoires (3,3 %) et les maladies cardiaques (2,4 %) viennent ensuite.
- Les euthanasies pour « troubles cognitifs » représentent, elles, 1,7 % des décès après euthanasies, et celles pour « affections psychiatriques » 1,6 %, soit une hausse par rapport à 2024.
Six euthanasies ont également été pratiquées suite à la rédaction de directives anticipées. Parmi les demandes, de plus en plus concernent en outre des personnes dont le pronostic vital n’est pas engagé à court terme (1 117 déclarations en 2025, soit 24,9 %, ccontre 932 en 2024). La loi belge n’exigeant pas que la personne soit en phase terminale, le dispositif ouvre la voie aux dérives qui se multiplient.
En 2025, un nouveau mineur a aussi été euthanasié, « portant à 7 le nombre total de cas depuis l’extension de la loi aux mineurs en 2014 ». 61 personnes de moins de 40 ans sont en outre décédées par euthanasie en 2025, soit 1,4 % du total. La plupart des patients concernés sont âgées de plus de 70 ans (73,7 %), et 45 % d’entre eux ont plus de 80 ans.
Comme en 2024, la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie n’a par ailleurs transmis aucun dossier au procureur du Roi en 2025. Serait-elle une simple chambre d’enregistrement renonçant à exercer un véritable contrôle ?
Source : Gènéthique
Conseils pour prier en famille
“Un enfant qui prie est un enfant heureux, une famille qui prie est une famille unie.”
Mère Térésa
La prière en famille est un moment fort pour les parents comme pour les enfants. Encouragé par l’Église catholique, ce temps de prière est fondamental pour la “petite Église domestique” comme surnommait saint Jean Chrysostome la famille.
La prière familiale permet de montrer, d’accompagner ses enfants et de les encourager à parler avec le Christ, avec le Père, la Sainte Vierge Marie ou un saint ou son saint patron. De plus, cela donne l’occasion de partager un moment particulier, tout en Vérité avec ses enfants, frères et sœurs ou parents qui enrichit et lie.
C’est un moment de douceur et de vulnérabilité où l’on peut confier sa journée (si l’on prie le matin) ou bien la passer en revue (si l’on prie le soir) demander pardon à un membre de sa famille si on pense l’avoir blessé et à Jésus, demander quelque chose au Seigneur et lui rendre grâce pour une joie partagée : le traditionnel et simple Pardon, S’il vous plaît et Merci. Ce temps peut également être accompagné d’un temps de lecture de la Parole de Dieu avec la lecture de l’Évangile par exemple, sans oublier un temps consacré aux intentions de prière de chacun.
Afin d’instaurer la prière en famille comme routine, il est judicieux de la délimiter dans le temps et l’espace. Cela signifie qu’on peut décider, en famille, d’un jour, d’une heure précise et d’un endroit précis pour prier tous ensemble.
Lorsque les enfants grandissent, les emplois du temps de chacun ne permettent pas toujours de prier quotidiennement, choisir un jour dans la semaine comme un rendez-vous assure de conserver ce beau moment de partage.
Avoir un coin prière chez soi, dans le salon ou dans une chambre, est répandu mais pas systématique pour tout le monde. Il est aussi possible de se rendre dans sa paroisse (ou dans une église quelconque) pour la prière familiale.
Il est primordial de ne pas s’imposer trop de règles et de cadres mais de laisser ce temps de prière spontané et doux, de le personnaliser à sa famille, à ses envies, aux évènements familiaux…
Prière pour la famille de Mère Teresa
“Père céleste, tu nous as donné en la Sainte Famille de Nazareth un modèle de vie.
Ô Père aimant, aide-nous à faire de notre famille un autre Nazareth où l’amour, la paix et la joie règnent. Que nous puissions être profondément contemplatifs, intensément eucharistiques et vibrants de joie.
Aide-nous à rester unis dans la joie comme dans la peine grâce à la prière en famille.
Apprends-nous à voir Jésus dans les membres de notre famille, spécialement dans les moments douloureux.
Fais que le Cœur eucharistique de Jésus rende nos cœurs doux et humbles comme le sien et qu’il nous aide à accomplir saintement nos devoirs familiaux. Que nous nous aimions les uns et les autres comme Dieu aime chacun de nous, de plus en plus chaque jour, et que nous nous pardonnions nos offenses comme tu pardonnes nos péchés.
Ô Père aimant, aide-nous à recevoir tout ce que tu nous envoies et à donner généreusement tout ce que tu demandes avec un grand sourire.
Cœur Immaculée de Marie, cause de notre joie, prie pour nous.
Saint Joseph, prie pour nous.
Saints anges gardiens, soyez toujours avec nous, guidez-nous et protégez-nous. Amen.”
Prière pour confier sa famille au Seigneur
“Cœur de Jésus, toi qui t’es consacré au Père par amour pour nous, nous voulons, dans le souffle de ton Esprit Saint, te rendre amour pour amour en nous consacrant à Toi.
Nous voulons te consacrer la vie de notre famille dans la situation où elle se trouve aujourd’hui.
Nous te consacrons notre passé, notre présent et notre avenir, notre maison, notre travail et nos gestes les plus simples.
Nous te consacrons nos joies comme nos épreuves.
Pour que l’amour dont tu nous as aimés nous garde en toi et demeure en nous à jamais.
Et pour que le feu de ton amour embrase le monde entier.
Amen.”
Prière pour confier ses enfants à Dieu
“Mon Dieu, voici mes enfants, ils viennent de vous. Ils sont vos enfants et vous les aimez encore plus que moi. Qu’ils sentent la main de votre amour sur leurs épaules et la douceur de votre présence à leur côté. Guidez-les pour qu’ils vivent pleinement l’aventure que vous souhaitez pour eux, non pas ce que moi, je rêve pour eux.
Délivrez-les du mal, et s’ils pèchent, qu’ils gardent les yeux tournés vers nous. Protégez-les de l’égoïsme, de la suffisance, du découragement. Apprenez-leur à se connaître et à s’épanouir avec la personnalité que vous leur avez donnée. Qu’ils se servent de leurs qualités et de leurs richesses pour vous servir et pour bâtir un monde plus juste et plus fraternel. Apprenez-leur à vivre au cours de leur être, la rencontre avec vous et avec les autres et qu’ils vous aiment par-dessus toutes choses.
Et quant à moi, Seigneur, aidez-moi à les aimer comme ils sont, à être ferme et à les corriger lorsque je le dois.
Donnez-moi la patience lorsqu’ils cherchent à se comprendre, et surtout quand le front haut, ils questionnent les principes des valeurs qui m’ont fait vivre. Aidez-moi à les respecter lorsqu’ils veulent répondre à ce que vous leur adressez au plus profond de leur être.
Que votre sagesse me console et me rassure et que votre providence les conseille et les soutienne quand ils partiront du foyer.
Enfin, lorsque mon travail de parent sera fini, quand ils seront formés et éduqués et qu’ils voleront de leurs propres ailes, accompagnez-les. Et faites qu’alors je me tourne vers vous, le cœur en paix, avec la joie de comprendre un peu mieux votre manière de faire et de nous aimer.”
Eléonore pour Hozana.org
Municipales : archipélisation du pays et éparpillement des votes
Au lendemain des municipales 2026, le scrutin ne fait pas émerger de grand gagnant national, mais confirme selon le politologue Guillaume Bernard un double mouvement de fond : « l’archipélisation » du pays et l’éparpillement des votes. Si le Rassemblement national et La France insoumise progressent symboliquement, les partis traditionnels résistent localement, tandis que les écologistes apparaissent comme les grands perdants de cette séquence. Analyse de Guillaume Bernard sur RCF :
Les municipales 2026 ont rebattu les cartes dans plusieurs villes, sans pour autant provoquer de véritable séisme politique à l’échelle nationale. Le politologue observe bien des changements de majorité dans certaines communes, mais refuse d’y voir une lame de fond comparable à d’autres scrutins municipaux marquants.
Selon Guillaume Bernard, deux grandes cassures se dégagent de ces élections. La première est territoriale.
« On voit bien qu’il y a deux Frances : la France des métropoles et de leurs banlieues d’un côté, et puis de l’autre côté ce qu’on appelle la France périphérique, c’est-à-dire les villes moyennes, les petites villes, le rural ».
La seconde fracture serait davantage sociologique. D’un côté, un électorat qui continue de voter selon des considérations idéologiques, programmatiques ou en fonction d’une certaine idée de l’intérêt général. De l’autre, un vote que l’enseignant qualifie de plus en plus de communautariste.
À ses yeux, cette lecture rejoint le diagnostic formulé par Jérôme Fourquet sur « l’archipélisation » de la société française. Les bascules de villes comme Saint-Denis ou Roubaix vers LFI, pendant que Carcassonne, Castres, Menton ou Carpentras rejoignent le giron du RN, en seraient l’illustration la plus nette.
Pour autant, Guillaume Bernard nuance l’idée d’un retour général de l’étiquette partisane dans les municipales. Dans les grandes villes et les métropoles, les appartenances politiques demeurent déterminantes. En revanche, dans la grande majorité des 35 000 communes françaises, la logique reste d’abord locale, souvent personnelle, parfois dépolitisée.
« L’enjeu politique et idéologique des municipales se joue dans les grandes villes ou dans les villes moyennes, pas véritablement dans le monde des communes lambda », explique-t-il. Dans les petites communes, le vote se joue davantage sur la connaissance des personnes, leur bilan ou leur capacité à rassembler, plutôt que sur une ligne idéologique clairement identifiée.
Autre enseignement majeur du scrutin : la faiblesse persistante de la participation. Si la mobilisation a légèrement progressé par rapport à 2020, année marquée par la crise sanitaire, elle reste inférieure à celle de 2014. Une tendance lourde, qui inquiète le politologue.
« On est sur une longue période d’au moins 50 ans où il ne cesse d’y avoir une augmentation de l’abstention municipale ». « Cette participation très basse, et qui ne cesse de baisser depuis une cinquantaine d’années aux municipales, est le signe que la démocratie est malade ».
Il pointe aussi les effets de réformes récentes, notamment dans les petites communes, avec la limitation du panachage et l’évolution des règles de composition des listes. Ces modifications auraient pu, selon lui, accentuer encore le désintérêt des électeurs.
Parmi les faits politiques marquants du scrutin, Guillaume Bernard retient deux symboles : la prise de Saint-Denis par LFI dès le premier tour, et celle de Carpentras par le RN. Dans les deux cas, il y voit des signaux politiques puissants.
Pour autant, il refuse de désigner un vainqueur global. « Je crois qu’il n’y a aucun gagnant ». Certes, LFI réalise une percée et le RN confirme sa progression, mais sans que cela bouleverse fondamentalement les rapports de force nationaux.
Sur LFI, le constat est clair : le mouvement de Jean-Luc Mélenchon s’enracine dans certaines villes, souvent au sein même de la gauche. « Très souvent, les victoires de LFI sont des victoires internes à la gauche », note-t-il. Surtout, les coalitions du second tour montrent que la formation insoumise n’est pas massivement rejetée par l’électorat de gauche. « Parmi les électeurs de gauche, il y a un continuum idéologique et il n’y a pas de rejet de LFI », avance-t-il.
Côté RN, la progression est réelle mais géographiquement ciblée. « La progression se fait dans les villes petites et moyennes, il est quasiment totalement absent des grandes métropoles », souligne Guillaume Bernard. Il relève aussi une poussée surtout marquée dans le sud, signe selon lui d’un RN davantage identitaire que social.
Longtemps annoncés moribonds sur le plan national, Les Républicains comme le Parti socialiste montrent en revanche une capacité de résistance locale. Malgré leur effondrement aux présidentielles de 2017 et 2022, les deux partis conservent un réseau d’élus municipaux qui leur permet de rester visibles et implantés.
Le bloc présidentiel, lui, confirme ses limites territoriales. Renaissance et ses alliés n’ont jamais véritablement construit de maillage local solide. Le scrutin ne permet donc pas de tirer de leçon générale, entre des situations très contrastées comme celle d’Édouard Philippe au Havre et celle de François Bayrou à Pau.
En revanche, s’il fallait désigner un perdant net, Guillaume Bernard cite sans hésiter les écologistes. Après leur dynamique des années 2014-2020, ils n’ont pas réussi à confirmer et perdent plusieurs villes importantes, comme Bordeaux ou Strasbourg.
Que disent enfin ces municipales de la présidentielle 2027 ? Pas grand-chose de définitif, répond en substance Guillaume Bernard. Les résultats locaux ne se transposent pas mécaniquement au niveau national. En revanche, ils confirment les dilemmes stratégiques des principaux blocs.
Le Parti socialiste devra choisir entre l’alliance durable avec LFI ou une tentative d’autonomisation. Le centre et la droite devront, eux, décider s’ils sont capables de faire émerger une candidature commune pour exister face au RN. Mais le politologue redoute moins un débat de fond qu’une multiplication des calculs tactiques. « On risque d’être dans une tambouille électorale extrêmement vicieuse et décevante du point de vue du contenu du débat », prévient-il.
En somme, ces municipales 2026 ne dessinent pas encore clairement la présidentielle à venir. Elles montrent surtout une France politiquement fragmentée, territorialement fracturée, et traversée par une défiance civique persistante. Une photographie sans vainqueur absolu, mais riche d’enseignements sur les fragilités du moment.
La FSSPX nierait en pratique la gouvernance suprême du successeur de Pierre
De Thomas Fontana pour Le Salon beige :
La question soulevée ici n’est pas uniquement d’ordre disciplinaire, mais relève de la soumission à l’enseignement constant de l’Eglise catholique. En effet, la discipline évolue, peut diverger
d’une église particulière à une autre, le meilleur exemple étant le célibat presbytéral.
La fidélité à l’enseignement constant de l’Eglise jusqu’au deuxième Concile du Vatican est l’axe majeur de l’argumentaire de la FSSPX. Pour ce faire, elle n’hésite pas à se dérober à la discipline catholique romaine lorsqu’elle le juge nécessaire ; elle pratique une casuistique parfois douteuse, invoquant perpétuellement ce qu’elle appelle un « état de nécessité ».
Le Pape François a reconnu (quelques furent ses arrière-pensées) la grande efficacité de la FSSPX dans le domaine de l’apostolat catholique, et a accordé à ses membres de façon inédite et
surprenante, des facultés en matière de d’administration des sacrements.
Par une déclaration en date du 2 février 2026, le supérieur de la FSSPX, l’abbé Davide Pagliarani a provoqué un séisme en annonçant la consécration épiscopale de nouveaux évêques, sans mandat pontifical, le 1er juillet 2026.
Plusieurs autorités qualifiées (les cardinaux Sarah et Müller, Mgrs Eleganti et Musaert) ont déjà argumenté sur le plan canonique des conséquences de ces consécrations épiscopales. On entend notamment que ce sera un schisme. Le canon 751 du code de droit canonique de 1983 défini qu’ «on appelle schisme le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis ».
On soulignera ici la première partie du canon 751 qui donne la définition de l’hérésie :
« On appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité; apostasie, le rejet total de la foi chrétienne ; ». (canon 751 du code de droit canonique de 1983)
Pourquoi évoquer une hérésie pratique à propose de la FSSPX ? De quelle négation s’agit-il ? Simplement de la nature du sacrement de l’Ordre puisque la FSSPX ne veut des évêques que
comme « distributeurs de sacrement ». La FSSPX s’arrogeant le droit de ne pas se soumettre au code de droit canonique de 1983, on se réfèrera aux canons suivants du code de 1917 :
« Canon N° 218
§1. Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d’honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l’Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les mœurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l’Eglise répandue dans le monde entier.
§2. Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s’exerçant tant sur toutes les églises et chacune d’entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d’entre eux ; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
Canon N° 329
§1. Les évêques sont les successeurs des apôtres et d’institution divine ; ils sont préposés aux Eglises particulières qu’ils gouvernent en vertu d’un pouvoir ordinaire, sous l’autorité du Pontife
romain. §2. Le Pontife romain nomme librement les évêques. »
L’Eglise nous enseigne que l’évêque, successeur des apôtres a trois charges : sanctifier, enseigner et gouverner. Il est maître de doctrine, prêtre du culte sacré et ministre de gouvernement.
Ces charges sont inhérentes et indissociables du caractère de l’épiscopat. Il existe deux catégories d’évêques : diocésains et titulaires. Les deux ont la charge d’une église particulière, celle du titulaire est en terre infidèle (in partibus infidelium). L’évêque a toujours au moins radicalement une charge de gouvernement. Lorsqu’il exerce son pouvoir d’ordre, un évêque titulaire le fait sous la juridiction d’un évêque diocésain ou d’une Supérieur religieux qui a juridiction sur ses sujets. Ce pouvoir de juridiction, il le reçoit du Souverain Pontife et l’exerce en communion avec lui et avec tout le corps des évêques catholiques.
En voulant consacrer des évêques de sa propre autorité, la FSSPX tomberait pratiquement dans l’hérésie. Elle nierait en pratique la gouvernance suprême du successeur de Pierre, elle nierait le caractère de gouvernement indissociable au caractère épiscopal. Nous serions donc bien non pas seulement dans une situation de schisme, mais dans une situation d’hérésie pratique : un groupe de prêtres sans situation canonique régulière, sans en avoir l’autorité, s’arroge le droit de charger deux évêques, en situation litigeuse avec le Saint-Siège, de consacrer des évêques, sans charge de gouvernement, et en désaccord avec la doctrine catholique sur la nature de l’épiscopat.
Espérons qu’il n’existe pas de souhait de la FSSPX de « fauter pour être pardonné », c’est-à-dire de mettre le Saint-Siège devant un fait accompli pour espérer sa miséricorde ultérieure. Ce serait une faute lourde, comme celui qui se dit « je commets un acte impur, mais ce n’est pas grave, j’irai me confesser », un péché contre l’Esprit.
Dans cette crise on ne peut que reconnaître la griffe du Malin qui cherche à diviser, comme son nom le « diable » le signifie. Il souffle de ne pas se soumettre au serment anti moderniste que la FSSPX promeut pourtant.
Une erreur serait de faire le parallèle entre les sacres de 1988 et ceux, éventuels, de 2026. Depuis bientôt quarante ans, la situation a changé et les sacrements ont pu continuer à être prodigués selon les livres anciens, avec l’autorisation de Rome, malgré des frictions régulières avec certaines autorités. L’ordination sacerdotale de prêtres selon les livres anciens est une constante continue, autorisée malgré le motu proprio Traditionis custodes. La prétendue nécessité invoquée est-elle simplement un manque de confiance envers le Saint-Père, le Vicaire du Christ ou, plus grave, un doute général sur la validité des sacrements conférés par l’Eglise ?
Thomas Fontana
Réponse à Politique Magazine sur les sacres : Inséparable juridiction ?
Parmi les critiques théologiques dont les prochaines consécrations épiscopales font l’objet, certaines émanent de personnalités importantes, mais ce n’est pas toujours le cas. Ici et là, quelques contributeurs moins connus y vont aussi de leurs arguments pour s’immiscer dans le débat.
Ainsi Jean Bouër, un chroniqueur de Politique Magazine conteste l’argumentation « délicate » de la Fraternité qui affirme que les pouvoirs d’ordre et de juridiction sont séparables et qu’il est ainsi possible de sacrer des évêques sans leur donner une juridiction. Pour le chroniqueur, c’est au contraire un fait que « quand on sacre un évêque, on lui attribue toujours une juridiction.(1) » Preuve en est que, quand on sacre un évêque sans diocèse réel, comme un nonce ou un évêque auxiliaire, on lui attribue toujours un diocèse « in partibus infidelium », c’est-à-dire « dans les terres des infidèles ». Il s’agit souvent d’anciens diocèses tombés aux mains des musulmans au cours de l’histoire. On parle alors d’évêque « titulaire ».
C’est en effet ainsi que Mgr Lefebvre lui-même a été successivement nommé évêque titulaire d’Anthédon(2) (1947-1948), puis archevêque titulaire d’Arcadiopolis(3) (1948-1955) et enfin archevêque titulaire de Synnada à partir de 1962(4) ; trois diocèses situés en Turquie actuelle. Il y aurait donc là la preuve qu’il est nécessaire de donner une juridiction aux évêques, fut-ce un diocèse vide.
Mais le chroniqueur se méprend sur la raison de cette coutume. Le Dictionnaire de Théologie catholique(5) donne deux raisons à cette pratique : 1. Conserver la mémoire de certains sièges épiscopaux autrefois très florissants ; 2. tenir à la disposition du souverain pontife des évêques qui l’assistent dans le ministère apostolique. En aucun cas, il ne s’agirait d’une nécessité pour l’évêque lui-même d’avoir une juridiction. Au contraire, le même dictionnaire précise bien que les évêques titulaires sont « privés de tout usage et de tout exercice de la juridiction épiscopale afférent à leur titre ».
Un ouvrage majeur de droit canonique, le Ius canonicum de Wernz et Vidal, donne au contraire les évêques titulaires comme un exemple de séparabilité entre ordre et juridiction :
« Les deux hiérarchies [d’ordre et de juridiction] sont véritablement et réellement distinctes, de sorte que quelqu’un peut exister dans l’une sans exister dans l’autre [La note de bas de page indique ici : « par exemple, un évêque titulaire ; un laïc élu à la dignité de Pontife Romain »]. En effet, chacune de ces puissances ou hiérarchies possède une origine et une existence distinctes et indépendantes, des propriétés entièrement différentes, et des fins prochaines totalement distinctes.
Il n’est donc pas étonnant que, selon la doctrine constante de l’Église et des théologiens, il y ait une double hiérarchie — de l’ordre et de la juridiction — réellement distincte. Cf. Concile de Trente, session VII, canons 4 et 7.(6) »
Bref, Politique Magazine ferait bien de ne pas s’improviser en Théologie Magazine.
1
Politique Magazine, article « Rome-Écône : je t’aime, moi non plus ? » du 18 mars 2026.
2
Mgr Lefevbre venait d’être nommé au vicariat apostolique de Dakar, qui n’était pas encore un diocèse.
3
Il était alors nommé délégué apostolique. En raison de l’importance de cette charge, on lui donna un titre d’archevêque plutôt qu’un simple titre épiscopal. Ce titre cessa lorsqu’en 1955, Dakar fut réellement érigé en archidiocèse et que Mgr Lefebvre en devint le premier archevêque.
4
Lorsqu’il fut élu Supérieur de la congrégation des Pères du Saint-Esprit.
5
Article « Evêque », col. 1705.
6
Wernz et Vidal, Ius canonicum, t. 2, p. 51.
(Sources : Politique Magazine – FSSPX Actualités)
Illustration : @James Coleman | Unsplash
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Le souffle du vouloir : retrouver l’équilibre au cœur de la foi
L’illusion de la psychologisation à outrance
Il est un sujet qui, aujourd’hui, semble avoir presque disparu de nos conversations sur le bien-être : celui de la force morale et de la discipline intérieure. Dans un monde qui privilégie le ressenti immédiat, parler de « vertu » ou de « volonté » paraît démodé, voire suspect d’austérité. Nous vivons une époque où l’on « psychologise » tout à l’excès. Au moindre signe de mal-être, le réflexe est de courir chez l’expert, cherchant un diagnostic libérateur ou une explication extérieure, sans jamais interroger la pratique de nos propres vertus. C’est un oubli dommageable : en déléguant notre paix intérieure à des thérapies, nous oublions que nous possédons, en nous-mêmes, les outils les plus robustes pour construire notre sérénité.
Ce sentiment d’être « mal dans sa peau » est trop souvent traité comme une simple panne mécanique. Pourtant, comme le soulignait Henri Daniel-Rops dans son essai prophétique Vouloir, la santé de l’esprit est d’abord une conquête de la volonté sur le laisser-aller de la sensibilité. Le drame de l’homme contemporain est celui de l’éparpillement : nous « voulons » mille choses contradictoires, nous dispersant dans une agitation qui épuise notre psychisme. Cette fragmentation nous rend vulnérables à l’émotion « subie », ce moment où la peur, la rancœur ou l’emportement prennent le commandement. Pour retrouver l’équilibre, il nous faut redécouvrir le miracle de l’action choisie. Transformer une émotion qui nous assaille en un acte volontaire, c’est décider que l’intelligence, soutenue par la Grâce, reprend le gouvernail.
Un retentissement social : l’urgence du Vouloir
Le non-respect de cette discipline individuelle ne s’arrête pas à la sphère privée ; il retentit sur toute la société. Une collectivité composée d’individus qui ne pratiquent plus la maîtrise de soi devient inévitablement une société plus violente, plus nerveuse, où l’échange s’efface devant le cri. Sans la vertu de tempérance, l’écoute d’autrui devient impossible, car chacun est prisonnier de sa propre tempête intérieure. Il y a donc une urgence sociale à réhabiliter le « Vouloir » : la paix publique n’est que la somme des paix intérieures.
Les piliers de la reconstruction
Cette maîtrise de soi commence par la tempérance, que l’on gagne à voir comme une véritable hygiène de la liberté. En réglant nos appétits — qu’il s’agisse de la consommation d’images, de bruits ou de paroles impulsives — nous protégeons notre système nerveux et créons ce confort sensoriel dont l’âme a besoin pour respirer. Pour le chrétien, cette tempérance trouve sa plénitude dans la prière. S’arracher au flux du monde pour se placer devant l’Éternel est l’acte de volonté par excellence ; c’est là que se forge une sécurité émotionnelle que les thérapies seules ne peuvent offrir.
À cette paix des sens doit s’ajouter la force d’âme, cette colonne vertébrale qui transforme la plainte en persévérance. La santé mentale ne consiste pas à éviter l’épreuve, mais à posséder une structure intérieure capable de la porter sans s’effondrer. Daniel-Rops nous enseigne que vouloir, pour un croyant, c’est d’abord « vouloir ce que Dieu veut ». Cette adhésion transforme le courage en Espérance : on ne porte plus sa croix seul, on la porte vers la Lumière. Cette force d’âme nous rappelle que nous sommes toujours plus grands que nos difficultés dès lors que nous acceptons d’être aimés et portés.
L’ancrage final de cet équilibre est la prudence, cette vertu du discernement qui nous ramène sans cesse au réel. L’angoisse est souvent une maladie de l’imaginaire qui invente des futurs sombres. La prudence, éclairée par le don de Conseil, nous demande simplement : « Que puis-je faire de juste, ici et maintenant ? ». En simplifiant ainsi notre regard, en triant l’essentiel de l’accessoire sous le regard de Dieu, nous apaisons notre esprit. La prudence nous garde des complications inutiles et nous ancre dans la vérité du moment présent. Elle est la condition d’un dialogue authentique avec l’autre, car elle impose la pause nécessaire à la compréhension.
Conclusion : La Joie comme Victoire
En définitive, pratiquer la maîtrise de soi, la force et le discernement, c’est se traiter avec la même miséricorde que le Seigneur a pour nous. Daniel-Rops affirmait que la tristesse est souvent le fruit d’une volonté démissionnaire, tandis que la joie est une conquête. L’équilibre psychologique est donc une amitié avec soi-même qui s’épanouit dans l’effort et se fortifie dans la prière. Le « Vouloir » n’est plus alors un fardeau moral, mais l’instrument de notre dignité retrouvée et le seul rempart contre une société du chaos. En habitant nos vertus, nous trouvons le chemin le plus sûr vers une paix qui, tout en nous guérissant, guérit aussi le monde autour de nous.
Épilogue : Le courage de commencer
Tout grand édifice commence par la pose d’une première pierre, souvent humble et invisible. Il en va de même pour la santé de l’âme. Si l’horizon de la maîtrise de soi et de la paix intérieure peut sembler lointain, il ne demande pas d’héroïsme immédiat, mais simplement le courage de commencer par un « petit vouloir ».
Choisissez une seule émotion subie — une impatience, un agacement ou une peur — et décidez, par un acte pur de votre volonté, d’y répondre par une action choisie. C’est dans ce décalage infime, là où vous reprenez les commandes avec l’aide de Dieu, que commence votre véritable guérison. Ce n’est pas seulement votre équilibre que vous restaurez, c’est votre dignité d’homme libre.
Le chemin est tracé. Il ne reste qu’à vouloir.
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Au pied de la Croix, la fidélité de Marie
Au fil de la Semaine Sainte, la liturgie nous conduit progressivement vers les heures les plus sombres : celles de l’abandon, de la trahison et du sacrifice.
Dans ce moment où tout vacille, l’Évangile montre une réalité sobre : beaucoup s’éloignent. Les foules changent, les disciples se dispersent, et même les plus proches chancellent.
Mais quelques-uns demeurent.
Parmi eux, la Vierge Marie occupe une place singulière. Elle ne parle pas, elle ne se révolte pas, mais elle est là. Sa présence au pied de la Croix est sans doute l’un des témoignages les plus profonds de fidélité que nous ait transmis la tradition chrétienne.
Contempler la Passion à travers son regard permet de retrouver une dimension essentielle de la foi : non pas chercher à comprendre à tout prix, mais consentir, offrir, demeurer.
C’est ce que propose également le parcours de prière « La Semaine Sainte vue du cœur de Marie », proposé par l’artiste Prénom Marlène sur Hozana, qui accompagne ces jours décisifs par une méditation quotidienne enracinée dans l’Écriture.
Dans un monde marqué par l’évitement de la souffrance et du sacrifice, cette invitation à rester au pied de la Croix prend une résonance particulière.
Euthanasie : quelles dispositions pour que la France ne soit pas mise en porte-à-faux avec ses engagements internationaux ?
Question écrite du député Marie-France Lorho au ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées concernant la mise en conformité de la France sur ses engagements internationaux :
Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur les dérives contenues par la proposition de loi sur l’aide à mourir, pointées du doigt par le Comité des droits des personnes handicapées. Au mois de septembre 2025, le Comité des droits des personnes handicapées a fait part de ses inquiétudes quant à la proposition de loi sur l’aide à mourir. Cette institution considère dans un rapport que cette proposition de loi « constituerait une violation de l’obligation de la France de respecter, protéger et garantir le droit à la vie des personnes handicapées » : les critères d’éligibilité, qui sont directement associables au handicap ; les refus d’adoption d’amendements destinés à une meilleure information des personnes handicapées sur les soins et accompagnements disponibles ; la rapidité de la procédure ou le « délit d’entrave » constituent tant de points sur lesquels les personnes handicapées sont inquiètes. En vertu de la ratification qu’elle a apportée à la Convention relative aux droits des personnes handicapées, dont le comité est le relais, la France est tenue de faire primer cette autorité supérieure à celle des lois (article 55 de la Constitution). Aussi, elle souhaite savoir quelles dispositions elle entend prendre pour que la France ne soit pas mise en porte-à-faux avec ses engagements internationaux.
D’Artagnan aurait été retrouvé
Un squelette qui pourrait être celui de d’Artagnan a été découvert dans une église de Maastricht aux Pays-Bas, ville dans laquelle le célèbre mousquetaire est décédé il y a plus de 350 ans. Il a été retrouvé dans la nef d’une église dont les racines remontent au moins au XIIIe siècle, lors de travaux de réparations liés à l’effondrement d’une partie du sol.
Charles de Batz de Castelmore, dit d’Artagnan, mousquetaire des rois Louis XIII et Louis XIV, originaire de Lupiac (Gers) a passé sa vie au service de la couronne de France. Ce gentilhomme gascon a inspiré au XIXe siècle à Alexandre Dumas son héros des Trois mousquetaires.
Durant le siège de Maastricht en 1673, le mousquetaire a été tué, vraisemblablement par balle de mousquet. Son lieu de repos est depuis resté un mystère. Le diacre Jos Valke, présent lors de la première fouille, explique qu’une pièce française a été retrouvée à côté.
«De plus, l’emplacement de la tombe indique qu’il s’agit d’une personne importante : le squelette se trouvait à l’endroit où se trouvait l’autel et seules des figures royales ou autres figures importantes étaient enterrées sous un autel à l’époque».
Un échantillon d’ADN a été prélevé et est en cours d’analyse.
Elections législatives en Hongrie : un moment de bascule européen
De Raphaëlle Auclert, docteur en études russes et enseignante-chercheuse à l’ICES, pour le Salon beige:
Les élections législatives du 12 avril tracent une ligne de fracture qui divise l’Europe entière, qu’il s’agisse de l’agenda de politique intérieure, souverainiste pour le parti d’Orbán ou mondialiste pour celui de l’eurodéputé chrétien-démocrate Magyar, ou bien de l’attitude vis-à-vis de l’Ukraine. En effet, le gouvernement actuel défend une ligne non-interventionniste, comme en témoigne le récent veto de Viktor Orbán au prêt de 90 milliards d’euros promis par l’UE. S’y mêlent des frictions énergétiques : Budapest a annoncé le 25 mars qu’elle s’apprêtait à couper ses livraisons de gaz à l’Ukraine tant que cette dernière continuerait à entraver ses approvisionnements en pétrole russe via l’oléoduc Droujba. Ce sont donc deux Europes qui s’affronteront à l’occasion des échéances hongroises, chacune avec ses motivations et ses soutiens.
Relations avec Kiev
A la différence d’Orbán, Magyar est partisan d’une politique pro-ukrainienne assumée. En juin 2025, le secrétaire d’État hongrois a accusé sur la base d’enregistrements fournis par l’OTAN le conseiller à la sécurité de Magyar, Romulusz Ruszin-Szendi, d’avoir déclaré à une réunion de l’OTAN alors qu’il était chef d’état-major « Slava Ukraïny » (Gloire à l’Ukraine). Ces derniers mois, il s’est dit favorable au rétablissement du service militaire obligatoire, préalable possible à l’envoi de recrues sur le front ukrainien ? Un scénario qui n’est pas à exclure, a fortiori au regard de l’élaboration récente par l’armée ukrainienne de supports de formation destinés aux soldats en hongrois. Confirmant cette hypothèse, la Transcarpathie abriterait la construction de camps d’entraînement.
Par ailleurs, Magyar aurait activement recours aux services du renseignement militaire ukrainien par l’entremise de Roland Tseber. Ce natif de Transcarpathie, à la double origine ukrainienne et hongroise, fait partie depuis longtemps du cercle rapproché de Magyar, certains lui attribuant l’organisation de son déplacement à Kiev. En 2024, un scandale d’espionnage a éclaté et les autorités ont soupçonné Tseber d’être un agent des services secrets ukrainiens, étroitement lié à Kyrylo Boudanov, alors directeur de la Direction principale du renseignement et aujourd’hui secrétaire de cabinet du président Zelinsky. Malgré ces graves accusations, l’interdiction d’entrée sur le territoire qui le frappe et ses liens avérésavec des services de renseignement étrangers, Tseber continuerait d’alimenter TISZA en financements opaques via des ONG locales de Transcarpathie. Fin 2025, son nom figurait toujours sur une liste de sympathisants du parti.
Réinitialiser la Hongrie
Arrêtons-nous maintenant sur Istvan Kapitányi, ancien cadre en vue de la société britannique Shell au passé trouble, qui fait partie du premier cercle de Péter Magyar. Cet homme au sourire conquérant aurait été impliqué dans les assassinats commandités de militants écologistes au Nigéria en 1995. A travers Kapitányi, c’est l’élite financière et industrialo-militaire qui soutient l’élection de Péter Magyar pour abattre le dernier rempart contre ses desseins militaristes. Si elle y parvenait, les Hongrois ordinaires se verraient précipités dans la tourmente ukrainienne à leur frontière, et en butte en interne à la « grande réinitialisation » prophétisée par le fondateur du Forum économique mondial Klaus Schwab.
Il faut dire que, dès ses débuts, Kapitány a fait ses preuves en tant que sénéchal du grand capital. On se souvient de son rôle dans la fourniture, par l’intermédiaire toujours de la société britannique Shell, des pesticides hautement toxiques dieldrine et aldrine, occasionnant de graves dommages à l’environnement et à la santé publique. En récompense de ses loyaux services, son ascension a ensuite été fulgurante dans la multinationale qui appartient, ne l’oublions pas, au fonds d’investissement BlackRock et participe activement au Groupe Bilderberg et au Forum économique mondial, promoteur de cette même réinitialisation. Or pour les tenants de ces lendemains radieux, la Hongrie a toujours fait figure de pays récalcitrant.
Après avoir quitté Shell, Kapitányi a non seulement bénéficié d’une large indemnité de départ, mais aussi d’un financement direct de Stonepeak, un autre fonds d’investissement, qui lui aurait versé jusqu’à 180 millions de dollars l’automne dernier pour des « prestations de conseil ». Après les affaires, Kapitányi s’est immédiatement lancé en politique, employant son pactole pour financer la campagne de Magyar.
Ainsi, les actifs soutiens de Magyar dans le renseignement ukrainien comme dans le grand capital sont révélateurs à la fois des tendances va-t-en-guerre et des valeurs mondialistes du parti Tisza, qui entraînent déjà les peuples européens dans les tourbillons mortifères du conflit ukrainien et de la grande réinitialisation. Au regard de cette perspective, la politique d’Orbán, qui n’est certes pas exempte de défauts – mais quelle entreprise humaine le serait ? – incarne le choix d’une Europe pacifiée, libre et souveraine.
La fréquentation des sectes occultes, un phénomène croissant encouragé par les réseaux sociaux
Léon XIV a rencontré les dirigeants de l’Association internationale des exorcistes. Parmi leurs priorités figure le nombre croissant de personnes qui font appel à eux après avoir fréquenté une secte. Internet joue également un rôle, a expliqué le vice-président, le père Francesco Bamonte, au journal La Bussola.
L’audience accordée le 13 mars par Léon XIV à Mgr Karel Orlita et au Père Francesco Bamonte, respectivement président et vice-président de l’Association Internationale des Exorcistes (AIE), ne saurait être qualifiée de routinière, à en juger par les nombreux points à l’ordre du jour figurant dans le communiqué publié par l’association, qui regroupe plus de 900 exorcistes à travers le monde. La souffrance trop souvent ignorée de ceux qui subissent l’action extraordinaire du diable, l’engagement de l’Église à libérer ces personnes, les besoins et les lacunes de la formation des exorcistes et des évêques, ainsi que du clergé en général, ne sont que quelques-unes des priorités portées à l’attention du Saint-Père, qui concernent aussi bien ceux qui exercent leur ministère que ceux qui l’ont quitté. Un héritage du passé ? Bien au contraire : sans les diaboliser (il convient de le dire), même les nouvelles technologies peuvent ouvrir la voie à la perdition. Peut-être même en passant par une secte, un phénomène en constante expansion.
Parmi les points soulevés auprès du Saint-Père, « la situation douloureuse et de plus en plus fréquente de personnes profondément perturbées par l’action extraordinaire du diable suite à leur fréquentation de sectes occultes » est frappante. Ce phénomène ne se limite-t-il pas à des cas extrêmes et sporadiques ?
Nombre de personnes perturbées par l’action extraordinaire du diable consultent des exorcistes après avoir fréquenté des sectes occultes. Une telle fréquentation, à l’instar de l’appartenance à des cercles ésotériques ou néo-païens ou du recours à des pratiques magiques, représente sans aucun doute un phénomène croissant, plus répandu et transversal, encouragé par les réseaux sociaux et même l’intelligence artificielle. L’accès à ces milieux dangereux et l’entrée dans ces sphères dangereuses sont ainsi facilités par internet, ainsi que par les appareils électroniques portables du quotidien, comme un smartphone standard.
Les futurs prêtres sont-ils suffisamment formés en démonologie ?
Malheureusement, cette discipline est souvent absente ou insuffisamment abordée dans les programmes de formation des séminaires ou des facultés de théologie. Elle peut être traitée dans le cadre de l’enseignement du dogme, de l’anthropologie théologique, de l’exégèse biblique ou de l’histoire des religions. Depuis plusieurs années, nous constatons toutefois une ouverture croissante dans divers séminaires concernant l’accompagnement pastoral des exorcistes. Des rencontres annuelles y sont organisées avec un prêtre exorciste, reconnu pour sa solide doctrine et son expérience, capable de témoigner de son ministère. Ainsi, la figure du prêtre exorciste deviendra plus familière aux futurs prêtres, favorisant une collaboration plus fructueuse entre prêtres exorcistes et non-exorcistes, pour le bien de nos frères et sœurs victimes de l’action démoniaque.
Les fidèles ont-ils besoin, eux aussi, de quelques connaissances de base sur le sujet ?
Cela peut certainement se faire, par exemple, au sein même des paroisses, grâce à une catéchèse de qualité confiée à des experts. Beaucoup dépend de la sensibilité des curés à ce sujet. Les fidèles sont assurément attentifs et intéressés par des informations exactes sur cette question délicate. L’Association Internationale des Exorcistes, parmi les objectifs énoncés dans ses Statuts, inclut également la promotion d’une juste compréhension du ministère de l’exorcisme au sein du peuple de Dieu. Elle poursuit actuellement cet objectif par le biais d’un site web , de l’émission mensuelle « Père, délivre-nous du malin », aimablement diffusée par Radio Maria chaque deuxième samedi du mois à 21h00, et par des conférences pour les fidèles dans les paroisses qui en font la demande.
Et comment pourrait-on ou devrait-on renforcer la formation spécifique des nouveaux exorcistes ?
Grâce à ses conférences annuelles, ses formations et ses stages de perfectionnement organisés sur tous les continents, l’Association Internationale des Exorcistes, avec un grand engagement et un dévouement sans faille, assure aux exorcistes une formation initiale et continue. La demande est croissante en Italie et à l’étranger, ce qui confirme la valeur de notre travail. Par ailleurs, plusieurs professeurs de notre association sont invités depuis des années à présenter des exposés lors du cours annuel sur le ministère de l’exorcisme, organisé par l’Athénée pontifical Regina Apostolorum de Rome et par le GRIS.
Enfin, une dernière réflexion sur Léon XIV : il fut élu le jour de l’apparition de saint Michel dans la péninsule du Gargan et prit le même nom que le pape Pecci, qui pratiqua l’exorcisme de Léon XIII. Il semble que la référence à son prédécesseur insuffle également l’espoir dans la lutte contre le diable au sein du nouveau pontificat « léonin »…
Le pape Léon XIV nous a accueillis très aimablement et nous a écoutés avec une grande attention. À la fin de l’audience, nous lui avons offert une image en métal de saint Michel Archange, provenant du sanctuaire qui lui est dédié à Monte Sant’Angelo, dans la péninsule du Gargan, en l’assurant que, dans nos prières, nous invoquerions l’intercession de saint Michel et de la Vierge Immaculée auprès de Dieu pour lui, afin de soutenir sa mission très élevée et délicate de Pasteur suprême de l’Église.
Nouvelle union des droites au Parlement européen pour durcir la politique migratoire
Jeudi 26 mars, le Parlement européen a validé un règlement visant à faciliter les «retours» (les reconduites aux frontières). Exit la fameuse directive retour de 2008, jugée trop permissive par de plus en plus d’États membres. 20% seulement des décisions d’expulsion de migrants au sein de l’Union européenne (les OQTF en France) aboutissent réellement. Les députés du PPE et des partis nationalistes ont voté ce texte main dans la main avec des députés du centre.
- Le règlement permet aux États membres d’ouvrir des «hubs», ces fameux centres pour migrants dans des pays en dehors de l’UE. L’objectif, y envoyer des clandestins déboutés du droit d’asile à qui une obligation de quitter le territoire a été signifiée.
- Le texte prévoit aussi des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés refusant de quitter le territoire de l’UE, comme des confiscations de documents d’identité, des détentions et des interdictions d’entrée prolongées sur le territoire.
- Le règlement prévoit de repousser le délai de rétention (aujourd’hui de 90 jours maximum en France) jusqu’à 24 mois maximum. Un délai qui peut être prolongé à la discrétion des États membres pour les personnes dangereuses.
- Il inclut une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel État membre, l’objectif étant par exemple qu’une décision prise en France puisse s’appliquer en Espagne et vice-versa.
Le règlement doit encore faire l’objet de négociations avec le Conseil européen. Pour être adopté définitivement, le règlement devra ensuite faire l’objet d’un dernier vote au Parlement. Le texte pourrait donc entrer en vigueur avant l’été. Si la procédure aboutit, le règlement entrera en vigueur immédiatement dans tous les États membres de l’Union, sans marge de manœuvre possible.
Giorgia Meloni a salué ce texte, y voyant «une politique migratoire enfin plus crédible».
«Il s’agit d’une étape importante pour rendre les retours plus efficaces, renforcer le contrôle des frontières et donner à l’Europe une politique migratoire enfin plus crédible». «L’Europe va enfin dans la bonne direction, sur une ligne que l’Italie a soutenue avec force».
Cette idée a déjà été testée par l’Italie en Albanie. Ce centre est longtemps resté largement vide, en raison d’une série de contestations judiciaires. En février, il accueillait environ 90 personnes, selon une source du ministère italien de l’Intérieur.
François-Xavier Bellamy se félicite :
« La gauche a tenté de faire tomber le texte que nous avions voté en commission il y a deux semaines, avec l’espoir de réunir une majorité en assemblée plénière jeudi, mais la manœuvre a échoué puisque notre texte a finalement été approuvé très largement ».
Marion Maréchal souligne :
C’était une étape historique de la coalition des droites en commission, c’est désormais une victoire en plénière du Parlement européen : le « règlement retour » pour plus de fermeté face aux clandestins a été voté par les députés.
Jordan Bardella salue cette victoire :
Grâce au travail, à l’influence et aux voix des Patriotes, et malgré l’opposition de la gauche, le « règlement retour » vient d’être adopté au Parlement européen. Il est désormais envoyé en trilogue en vue d’une adoption rapide. Une nouvelle étape franchie en faveur du durcissement des politiques migratoires, de la lutte contre l’immigration clandestine et du renforcement de la protection de nos frontières.
Nous venons de voter pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne. Ce qui changera concrètement avec ces négociations sur la directive retour : Rétention jusqu’à 24 mois au lieu de 90 jours. L’appel ne suspendra plus l’expulsion. Un étranger pourra désormais être renvoyé vers un pays tiers : fini le blocage quand le pays d’origine refuse. Ce n’est pas aux clandestins de décider de notre politique d’éloignement, mais aux États. Cela n’a été possible que parce que la droite européenne s’est unie. La gauche et le centre s’y sont opposés. Les Français attendent des actes. Ce n’est qu’un premier pas.
Des maires sortants vilipendés par la “nouvelle France” d’extrême gauche
Emission I-Média sur TV Libertés du 26 mars
L’image de la semaine : Des maires sortants vilipendés par la “nouvelle France” d’extrême gauche !
À Creil, Vaulx-en-Velin, Mantes-la-Jolie ou encore Le Blanc-Mesnil, des maires battus ont été hués, insultés, parfois exfiltrés sous escorte policière. Des scènes d’humiliation massivement relayées sur les réseaux sociaux… mais largement minorées par les médias mainstream.
Le dossier du jour : Les fuites de données, un phénomène relativisé ?
243 000 agents de l’Education nationale, 800 000 étudiants du Crous, 1,2 million de comptes bancaires à Bercy, 16,4 millions de dossiers policiers… les piratages massifs se multiplient et des fichiers entiers avec noms, prénoms, adresse, numéro de téléphone, mail, codes, se baladent sur internet. Pourtant, aucun média ne fait le lien entre toutes ces failles alors que l’Etat promeut toujours plus l’identité numérique. Un aveuglement collectif qui met en danger la sécurité des Français et leur vie privée.
Les pastilles de l’info :
– Frontex : Le directeur poursuivi pour “complicité de crimes contre l’humanité” pour… avoir fait son métier
– Montargis : Un maire RN conspué par France Info dans le champ lexical de la peur
– Le Canard enchaîné s’inquiète de l’arrivée du RN et de l’arrêt des subventions aux associations…
– Nelson Monfort, Alain Bauer : les “toutologues”
– Affaire Quentin : Les suites d’un feuilleton médiatique révélateur des dérives de l’info
– Bolloré auditionné à l’Assemblée : Ses répliques cinglantes sur France Télévisions
– Duel Duhamel-Panot sur France Inter
Portrait piquant : Edwy Plenel et le journalisme militant
Chiens rouges : un film pour comprendre autrement les guerres de Vendée
Dans un cinéma français trop souvent oublieux de ses racines et de son histoire, « Chiens rouges », réalisé par Théophane Clochereau, apparaît comme une œuvre rare et courageuse — et d’autant plus remarquable qu’elle a été réalisée avec des moyens dérisoires : à peine 500 euros de budget !
Inspiré d’une histoire vraie, le film nous plonge au cœur de la Guerre de Vendée, cette tragédie longtemps occultée où des Français, enracinés dans leur foi et leur fidélité, se levèrent contre la violence révolutionnaire. Loin des relectures idéologiques habituelles, « Chiens rouges » choisit l’incarnation plutôt que le discours.
Quatre amis, engagés dans une mission secrète, se retrouvent pris dans une spirale qui les dépasse : traque, peur, loyauté, sacrifice. Ce qui devait être une action précise devient une épreuve intérieure, où se révèlent les fidélités profondes — et les failles. C’est dans cette tension que naît leur nom, « Chiens Rouges », à la fois stigmate et signe d’une fidélité poussée jusqu’au bout.
Mais ce qui frappe surtout, au-delà du sujet, c’est la force du résultat : avec presque rien, Théophane Clochereau parvient à créer une atmosphère saisissante, portée par l’engagement de ses acteurs et une réelle justesse de ton. Cette économie de moyens donne au film une authenticité rare, loin des productions formatées.
« Chiens rouges » n’est pas seulement un film : c’est une œuvre habitée, un témoignage, presque un acte de mémoire. À ce titre, il mérite largement d’être découvert, soutenu et diffusé.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le Pape est plus libéral que Macron!
Un lecteur nous fait découvrir le podcast Histoire de France de Romain Croisade. La dernière vidéo s’intitule “Le Pape est plus libéral que Macron (et le Roi aussi)”. Bien sûr il y aurait beaucoup de nuances à apporter sur les termes, mais c’est un jeu de chamboule-tout assez divertissant (et souvent instructif):
Ordonner des hommes mariés ? Et les femmes ?
Vous l’avez probablement lu.
Le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, l’évêque belge d’Anvers, Mgr Johan Bonny, a annoncé dans une lettre pastorale son intention d’ordonner prêtres des hommes mariés d’ici 2028, argumentant ce choix par le manque de vocation dans son diocèse.
Par ailleurs, il affirme vouloir s’atteler à l’ordination des femmes :
« Un point difficile reste la demande de rendre le sacrement de l’ordre accessible aux femmes, à commencer par l’ordination diaconale. » « L’alternative à l’ordination ne peut pas simplement être la “non-ordination”. »
Sans vouloir faire le tour du sujet dans cet article, voici quelques commentaires.
L’Évangile nous dit :
Matthieu 19, 12 : « Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
Luc 18, 29-30 : « Jésus déclara : “Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause du royaume de Dieu, une maison, une femme, des frères, des parents, des enfants, sans qu’il reçoive bien davantage en ce temps-ci et, dans le monde à venir, la vie éternelle.” »
Si vous voulez lire une histoire édifiante :
Alors que nous parlons d’ordonner prêtres des hommes mariés, je vous conseille de lire l’histoire de père Jean et de mère Claire. De leur nom de baptême, ils s’appelle Claude d’Elbée (1892-1982) et Louise de Sèze (1894-1980).
Le père Jean est connu pour avoir écrit le livre Croire à l’amour, qui a eu un grand succès et que l’on trouve encore en librairie. Il nous édifie sur l’amour de Dieu à l’école de sainte Thérèse de Lisieux.
Claude et Louise se sont mariés le 31 janvier 1918, dans un vrai mariage d’amour, mais ont reçu ensuite l’appel à se donner pleinement au Seigneur, lui comme prêtre et elle comme carmélite. Après la confirmation de cet appel et le choix d’y répondre, elle est entrée au Carmel de Louvain en 1921, et lui est devenu prêtre chez les pères du Sacré-Cœur de Picpus à Paris. Il a été ordonné le dimanche 2 août 1925.
Au moment de se quitter, ils ont laissé leurs alliances en ex-voto à Paray-le-Monial, pour que seul Jésus les unisse. Ils ont donc choisi la continence pour le Royaume, dans l’état du mariage, en vivant séparés.
Remarquons que plusieurs des apôtres et des premiers évêques ont eu un parcours similaire. En effet, certains comme saint Pierre étaient mariés avant leur appel et leur choix de se rendre « eunuques pour le Royaume ». C’était au début de l’Église, au moment où le célibat sacerdotal est devenu une évidence. Le père Jean et la mère Claire, vivant au siècle dernier, peuvent donc nous aider à comprendre ce choix du célibat sacerdotal.
Ils ont gardé une grande discrétion sur leur parcours particulier durant toute leur vie. Cependant, à la fin de sa vie, Mère Claire a fini par écrire leur histoire, pour éviter toute confusion, et encourager ceux qui ont « quitté femme ou mari » pour le Royaume.
Leur mariage a toujours été considéré comme valide, mais ils ont vécu toute leur vie séparée, par amour du sacerdoce et de la vie consacrée. Puisse cette offrande de leur vie encourager tous ceux qui ont fait ou qui feront le choix d’être « eunuques pour le Royaume ».
Vous trouverez l’introduction de leur biographie ici : https://excerpts.numilog.com/books/9782307091554.pdf
Le livre entier s’achète encore en eBook : https://www.furet.com/ebooks/histoire-de-deux-vocations-qui-n-en-sont-qu-une-pere-jean-et-mere-claire-louise-d-elbee-claire-marie-du-coeur-9782307091554_9782307091554_1.html
En ce qui concerne le projet d’ordination des femmes :
Si l’évêque d’Anvers dit qu’il veut ordonner des femmes, c’est probablement qu’il doit avoir des candidates, prêtes à choisir la virginité et le célibat, comme le font les prêtres, et à œuvrer pour la prière et la sanctification du peuple de Dieu. Des femmes qui ne perçoivent pas l’appel à entrer dans des monastères ou des communautés, mais à vivre leur consécration au milieu des fidèles et à leur service.
Dans ce cas-là, connaît-il l’existence de l’Ordo Virginum, ou Ordre des Vierges consacrées ?
Un Ordre qui remonte aux premiers temps de l’Église, puis qui a été en déclin à partir de la chute de l’Empire romain et des instabilités qui s’en sont suivies. La chrétienté médiévale n’a pas jugé utile de le restaurer, mais les nécessités missionnaires des deux derniers siècles lui ont donné un nouvel essor. Des grandes figures de Vierges consacrées ont été sainte Geneviève, sainte Marcelline et sainte Agnès.
https://ordovirginum.fr/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_vierges_consacr%C3%A9es
Cet évêque pourrait proposer à ces femmes la consécration dans l’Ordre des Vierges : une cérémonie publique avec l’évêque, qui a des tonalités entre les vœux religieux, l’ordination et le mariage, mais qui est encore autre chose. Et ensuite, à lui de solliciter l’aide de ces femmes pour les nécessités de son diocèse, comme par exemple : de soutenir les groupes de prière, d’accompagner la transmission de la foi, de veiller à rendre nos Églises accueillantes, de susciter et d’accompagner les vocations sacerdotales et consacrées, etc.
À ce propos, vous savez sûrement que le Synode sur la Synodalité, qui a eu lieu de 2021 à 2024, a laissé la place à 15 groupes de travail qui ont visiblement beaucoup travaillé depuis (vu la longueur des documents) et qui sont en train de rendre leurs rapports finaux ces semaines-ci (5 sont déjà sortis à la date du 24 mars 2026) :
https://www.synod.va/en/the-synodal-process/phase-3-the-implementation/the-study-groups/final-reports.html
J’aurais été content que, dans celui sur la participation des femmes dans la vie et le gouvernement de l’Église, ils réfléchissent au devenir et à l’intérêt de l’Ordo Virginum. Je n’ai rien vu à ce sujet. Probablement un oubli… À moins que cela soit prévu dans un autre rapport non encore publié.
À ce sujet du Synode sur la synodalité, on remarque que ce terme se retrouve un peu partout désormais dans le langage ecclésiastique. J’avais écrit un article sur la notion de synodalité à la lumière de saint Jean Chrysostome (dont une citation a été utilisée abusivement). Je remets le lien, si cela intéresse certains :
https://lesalonbeige.fr/synode-st-jean-chrysostome-utilise-abusivement-pour-rendre-synonymes-eglise-synode-et-marcher-ensemble/
https://sagessechretienne.fr/2024/09/28/synode-sur-la-synodalite-errare-humanum-est/
En ce qui concerne son projet d’ordonner des hommes mariés :
Mon expérience, c’est qu’il y a beaucoup de jeunes qui sont prêts à vivre le célibat consacré, ou au moins à l’envisager pour une certaine durée. Mais personne ne les appelle.
Souvenons-nous que lors de l’évangélisation des premiers siècles de l’Église, ils étaient nombreux à avoir choisi le célibat pour le Royaume sans pour autant être prêtre ou évêque. Cela répondait aux nécessités d’un monde à évangéliser comme celui d’aujourd’hui. Et la plupart n’était pas religieux ou moines, car les ordres monastiques n’ont pris leur essor qu’à partir du troisième siècle, à partir du désert d’Égypte.
Pour tout dire, j’ai moi-même choisi le célibat pour le Royaume, ni comme prêtre, ni comme religieux, mais parmi les laïcs pour être disponible pour la prière et la mission. Je l’ai choisi par des promesses (ou vœux privés), comme l’ont fait Pauline Jaricot, Bartolo Longo, Pierre Goursat, et bien d’autres. Parmi ceux que j’ai cités, deux d’entre eux ont ensuite été conduits à une autre forme de consécration ; mais ce fut une étape essentielle dans leur parcours.
Or je constate que les autorités diocésaines se soucient trop peu de ce genre d’appel. Elles devraient. Car cela permet d’avoir des missionnaires et des chrétiens engagés pour aider les prêtres qui en ont bien besoin. Cela développe l’amour du célibat consacré pour le Royaume. Et cela permet à certains d’envisager plus sereinement l’appel au sacerdoce ou à la vie consacrée.
Aujourd’hui, de nombreux jeunes convertis se posent la question du sacerdoce ou d’un appel à la vie consacrée. Un prêtre me disait que les propédeutiques reçoivent ces temps-ci beaucoup de demandes. Mais la marche à franchir pour entrer au séminaire est parfois trop haute. Par ailleurs, certains qui sortent d’années sabbatique en écoles de vie ou autres formations chrétiennes (Philanthropos, etc) peinent à trouver des lieux de vie chrétienne missionnaire. C’est aussi le cas de ceux qui ont passé quelques années dans des communautés ou séminaires, et qui se retrouvent pour diverses raisons à nouveau dans le monde.
Mon avis est que les diocèses devraient appeler des jeunes (et moins jeunes) qui cherchent à suivre davantage le Seigneur, et sont prêts à envisager le célibat consacré par des vœux privés temporaires, dans des foyers ou colocations priantes et missionnaires. Selon leurs formations, certains pourraient même accéder aux ordres mineurs ou aux divers ministères laïcs institués. Ce serait pour eux une étape essentielle dans leur parcours, et pour l’Église une réponse à ses besoins actuels, notamment en ruralité.
L’Église saura-t-elle appeler des ouvriers à la moisson ?
Après quelques temps à vivre ainsi comme consacrés dans le monde, certains feront très certainement un autre choix vocationnel : séminaire, vie religieuse, ou mariage. Et il est probable que certains décideront de rester célibataires consacrés dans le monde (laïcs consacrés) pour garder une disponibilité pour aider là où le Seigneur les appelle. Car l’Église a besoin de personnes qui aient cette disponibilité et cette liberté : n’étant pas liés aux intérêts d’une famille, d’une paroisse ou d’une communauté, ils peuvent servir et donner leur vie là où le Seigneur les appelle, sans souci de notoriété ou de carrière. Ils peuvent aussi faire un lien indispensable entre les paroisses, les monastères, les villages, les écoles et les entreprises.
Notons que tel était l’état de vie du Seigneur Jésus lui-même : célibataire consacré dans le monde, sans être du monde. Avons-nous assez médité là-dessus ?
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Mai, le mois de Marie au jour le jour avec Aurélie Kervizic
C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau à la Vierge Chérie, chantons un chant nouveau.
Il est arrivé comme prévu pour cette belle fête de l’Annonciation. Le dernier « Kervizic » pour le mois de mai ! Un enchantement pour les yeux et l‘âme !
Savez-vous quelle est la personne la plus représentée au monde ? C’est la Vierge Marie. Elle est partout, dans les églises, les chapelles, les lieux de pèlerinages, les monastères, sur les calvaires au bord des chemins, dans les maisons, dans les niches creusées dans les murs… Peintures, sculptures, vitraux en hommage à Notre-Dame foisonnent. Et les litanies de la Vierge nous viennent à l’esprit, « Etoile du matin, Consolatrice des affligés, refuge des pêcheurs…. Comment connaître Notre Mère, Notre-Dame, la Douce Vierge Marie ?
Au fil des pages avec des illustrations délicieuses, l’auteur nous fait découvrir jour après jour la sainte Vierge : Qui est Marie ? La Bambina, Le saint Nom de Marie. Puis Marie Stella, Le sourire de Marie, Marie de tous les noms… Les enfants n’auront plus peur en écoutant l’histoire de Marie Clédor et du sourire de Marie. Les garçons seront enthousiastes avec les chevaliers de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem. Connaissez-vous bien l’histoire de la Médaille miraculeuse et les mains de Marie ? La puissance de la médaille, du scapulaire à la « dernière heure » ? Que de belles histoires à découvrir, de miracles extraordinaires, de grâces reçues et d’amour à méditer, à garder comme un trésor dans son cœur.
C’est aussi un magnifique portrait de notre Maman du Ciel, soutenu par ces histoires vraies, originales et écrites avec une spiritualité mariale délicate, adaptée au jeune lecteur et si joliment illustrées.
Jour après jour, les enfants apprendront à regarder Marie avec tendresse. D’un chapitre à l’autre, ils pourront mieux la connaître, mieux l’aimer, mieux l’imiter jusqu’à s’approprier cette devise célèbre de saint Bernard : “Enfants de Marie, enfants du Paradis !”.
Aurélie Kervizic a mis son talent merveilleux d’écrivain et de dessinatrice au service des plus jeunes, pour les aider à vivre sous le regard du Bon Dieu. Et quand la plume et le pinceau s’allient pour un tel idéal, c’est enchantement pour les yeux, le cœur et l’âme.
Pas seulement pour les plus jeunes, mais aussi pour les parents, les grands-parents réquisitionnés pour la lecture. Quelle douce obligation !
Déjà des milliers de petites mains ont tourné les pages de ces album ravissants.
– Un texte aéré, des mots choisis pour accompagner l’enfant et lui faire lever les yeux vers le ciel. Une reliure solide pour les petites mains. Un format à l’italienne permet une lecture partagée et animée en découvrant ces dessins fourmillants de détails.
Ma Maman du Ciel, Mai jour après jour avec la Vierge Marie, Aurélie Kervizic, 106 pages, Editions Maélic, 17€ – Sur LIVRES EN FAMILLE.
Autres titres de cette collection, d’Aurélie Kervizic :
– Ma petite histoire de Noël
– Mon petit Jésus – Janvier
– Mon petit livre de carême,
– Ma Semaine Sainte
– Mon petit livre de l’été, juillet
– Mon petit livre de l’été, août
– Mon meilleur ami, septembre
– Mes amies les âmes, novembre
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/3077_aurelie-kervizic
Livres en Famille, la librairie au service de la famille.
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Extension de la légalisation de l’avortement au Kirghizistan
La réglementation relative à l’avortement a été mise à jour en décembre 2025.
La réglementation précédente nécessitait l’obligation de justifier d’indications sociales pour accéder à un avortement entre 12 et 22 semaines. Ces « indications sociales » exigeaient une justification documentée (par exemple, le décès du conjoint ou la preuve que la grossesse résultait d’un viol). Ces pièces justificatives devaient être approuvées par un comité se réunissant une fois par semaine.
Cette extension est le fruit du militantisme du Planning familial.
Nouvelle hausse des baptêmes d’adolescents et d’adultes en France
Plus de 13.000 adultes recevront le baptême cette année à Pâques (+28% par rapport à 2025) et plus de 8.000 adolescents (+10%), selon des chiffres publiés mardi par la Conférence des évêques de France (CEF) en marge son assemblée de printemps à Lourdes.
Cette hausse confirme une tendance perceptible depuis plusieurs années puisqu’en dix ans, le nombre de ces baptêmes a plus que triplé.
Sondés par la CEF, 40% des catéchumènes affirment avoir vécu une épreuve (maladie, deuil…).
Le catholicisme semble profiter d’un regain de faveur chez les jeunes.
Il y a aussi un véritable défi d’intégration pour l’Église, qui peine parfois à répondre aux attentes des nouveaux venus en terme après leur baptême. Conscients de la difficulté, les évêques d’Ile-de-France ont lancé en avril 2025 un concile provincial (grande assemblée) sur l’accueil des catéchumènes, qui durera jusqu’à 2027.
Deux tiers des adultes sont des femmes, 34% des ouvriers ou employés, 25% des étudiants, 45% viennent d’une famille à tradition chrétienne.
Cette embellie du côté des catéchumènes ne fait pas oublier la chute des baptêmes de bébés: en 2024, l’Eglise n’a baptisé que 150.000 enfants de zéro à sept ans (sur 660 800 naissances).
Violée et euthanasiée
Noelia Castillo a demandé l’euthanasie, légale en Espagne.
Elle est la première personne à bénéficier de l’euthanasie pour dépression en Espagne.
Elle vivait dans un centre supervisé avec des mineurs non accompagnés lorsqu’elle a été victime d’un viol collectif.
Traumatisée, elle a tenté de se donner la mort en sautant du cinquième étage. Mais elle est devenue paraplégique en 2022. Elle a 25 ans.
Sa demande d’aide à mourir a été validée par les autorités catalanes et confirmée par les tribunaux.
Son père s’est battu pour la sauver. En vain. L’Espagne préfère euthanasier une victime brisée par son propre système plutôt que de la soigner et punir ses agresseurs.
« Confinements désastreux, vaccins inefficaces. » La vérité devant la commission
En Italie, la Commission Covid a procédé à la déconstruction la plus complète et systématique des mesures de confinement mises en place pour endiguer la propagation du SARS-CoV-2. L’audition a accueilli une véritable autorité en la matière : Jay Bhattacharya, directeur des Instituts nationaux de la santé (NIH) et professeur de médecine à l’université de Stanford. Cet organisme du département américain de la Santé supervise également l’Institut national des maladies infectieuses ( NIID), qui, durant la pandémie, sous l’impulsion d’Anthony Fauci, a joué un rôle prépondérant et a été l’autorité la plus consultée au niveau mondial pour la promotion des mesures de lutte contre le virus.
On s’attendait à une audition très importante, et Bhattacharya, fortement soutenu par la nouvelle politique de santé trumpienne de Kennedy, a été à la hauteur des attentes, démantelant complètement les confinements comme mesures de lutte contre le virus.
Bhattacharya l’a fait en direct des États-Unis, en comparant les données de la Suède, l’un des rares pays à ne pas avoir instauré de confinement, où les taux de mortalité sont nettement inférieurs à ceux de pays comme l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis eux-mêmes, qui ont introduit des mesures restrictives plus strictes, notamment dans notre pays, qui a agi comme un État policier.
Les comparaisons de Bhattacharya portaient également sur certains États américains, comme la Californie et la Floride, où, dans le premier cas, un taux de mortalité très élevé a été observé suite aux confinements promus par le gouvernement démocrate et un taux de mortalité plus faible en Floride, qui n’avait pas choisi cette voie.
Bhattacharya était l’un des auteurs de la célèbre Déclaration de Great Barrington, qui postulait que l’immunité collective pouvait être atteinte sans politiques restrictives : « Mais nous avons été massacrés, humiliés, censurés », a déclaré le scientifique. « L’OMS a même tenté de nous contredire, mais les données ont finalement donné raison à nos yeux. »
Bhattacharya, qui occupe désormais un poste clé dans la gouvernance sanitaire au sein de l’administration américaine, a démontré, chiffres à l’appui, que « les confinements étaient inutiles pour freiner la propagation du virus et nuisibles aux objectifs sociaux ». Lors de son contre-interrogatoire par les commissaires, le scientifique a également abordé la question des vaccins. Plus précisément, face au sénateur Alberto Bagnai (Lega), qui l’interrogeait sur les preuves scientifiques démontrant que le vaccin n’empêchait pas l’infection : « Cela était déjà ressorti d’essais cliniques randomisés en décembre 2020 », a-t-il expliqué. « Aucune réduction de la probabilité de propagation de la maladie n’a jamais été démontrée, et cela était connu depuis décembre 2020, donc avant le début de la campagne de vaccination de masse dans le monde. Nous savions que le vaccin pouvait protéger contre l’infection au Covid-19 pendant deux mois maximum, mais pas qu’il pouvait empêcher la propagation de la maladie. Or, en mars 2021, il était clair que le vaccin n’empêchait pas l’infection, mais réduisait plutôt la protection. »
Le scientifique a cité des études scientifiques menées en Israël et à Gibraltar, les premiers pays à avoir vacciné, et a lui-même déclaré avoir été vacciné et avoir contracté la Covid-19 quelques mois plus tard. La première étude systématique démontrant la baisse d’efficacité du vaccin au fil du temps remonte à juin 2021 : « Elle a été publiée dans le New England Journal of Medicine en septembre 2021. »
Au cours de l’audience, la question ancestrale des personnes guéries a également été abordée : « Je me la suis moi-même posée, a-t-il déclaré, mais nous ne pouvions pas en discuter car l’idée d’immunité était injustement niée par de nombreux scientifiques et gouvernements. Le directeur de l’OMS lui-même rejetait l’idée d’immunité collective, tout en étant certain que seul un vaccin pouvait conférer une immunité : une illusion. »
Interrogé par Bagnai, il a alors déclaré : « Je ne veux pas spécule , mais les gouvernements avaient décidé que la vaccination obligatoire était nécessaire, notamment grâce à des outils comme le Pass Vert. C’est pourquoi autoriser des exceptions fondées sur l’immunité naturelle aurait compliqué ces mêmes politiques. Un certificat médical attestant que j’ai eu la Covid aurait suffi. » Mais les gouvernements ont ignoré cette voie pour imposer la vaccination obligatoire. Il est clair qu’ignorer l’immunité acquise après guérison a été une erreur coûteuse.
Puis, lors d’une conversation avec Claudio Borghi de la Ligue , il a réaffirmé : « Le confinement n’a protégé aucune vie humaine, le choix de l’Italie était mauvais. »
C’est pourquoi, à la fin de l’audition, Alice Buonguerrieri, membre du Parti démocrate italien (FdI) et présidente du groupe au sein de la commission Covid, a déclaré :
« Durant la pandémie, les gouvernements italiens ont pris des décisions drastiques qui ont gravement restreint les droits constitutionnels des citoyens. Ils l’ont fait en se fondant sur de prétendues raisons scientifiques, pourtant réfutées par des études et des avis d’experts. Aujourd’hui encore, nous subissons les conséquences de certaines mesures dépourvues de fondement scientifique, qui ont touché aussi bien les enfants que les adultes : pensons aux dépistages du cancer reportés, à l’impossibilité de pratiquer une activité physique et à la dépression engendrée par le confinement. Et il est paradoxal que, durant cette période, la Constitution italienne ait été bafouée par ceux qui, aujourd’hui, au nom de sa défense, ont empêché une réforme de la justice indispensable à la modernisation de l’Italie. »
Sacerdoce : le cardinal Hollerich s’écarte de la foi de l’Eglise rappelée par Jean-Paul II
Le cardinal Hollerich, archevêque de Luxembourg, a formulé une hérésie en se déclarant favorable à l’ordination des femmes :
«Je ne peux pas imaginer, à long terme, comment l’Église pourrait subsister si la moitié du peuple de Dieu souffrait de ne pas avoir accès au ministère ordonné». «J’ai également appris, en tant qu’évêque, que ce n’est pas seulement une revendication de quelques associations de femmes de gauche».
Le prélat luxembourgeois s’est exprimé ainsi lors d’un symposium, à Bonn, le 19 mars, intitulé «Synodalité et Praedicate Evangelium – deux éléments fondamentaux de la réforme de l’Église du pape François».
L’archevêque a admis avoir lui-même été plus conservateur sur cette question par le passé, mais aurait changé d’avis. Il a également constaté que l’accès à la prêtrise pour les femmes était largement soutenu par ces dernières.
L’archevêque a appelé à la patience, relevant qu’il s’agissait surtout d’une préoccupation dans l’Église occidentale. Pour les femmes issues d’autres cultures, l’ordination sacerdotale est un «problème artificiel (…) C’est aussi une réalité que nous devons accepter.» Il faudra encore du temps avant que cette question soit abordée de la même manière dans toutes les cultures.
Sera-t-il convoqué à Rome par le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi ?
Rappelons la déclaration dogmatique définitive formulée ex cathedra par le pape Jean-Paul II dans la Lettre apostolique Ordination Sacerdotalis le 22 mai 1994 :
Bien que la doctrine sur l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes ait été conservée par la Tradition constante et universelle de l’Église et qu’elle soit fermement enseignée par le Magistère dans les documents les plus récents, de nos jours, elle est toutefois considérée de différents côtés comme ouverte au débat, ou même on attribue une valeur purement disciplinaire à la position prise par l’Église de ne pas admettre les femmes à l’ordination sacerdotale.
C’est pourquoi, afin qu’il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l’Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église.
Nouvelle aide de Chrétienté-Solidarité aux villages chrétiens du sud Liban
Communiqué de Chrétienté Solidarité :
La guerre s’étend dans le sud du Liban et l’armée israélienne semble lancée dans une occupation prolongée du vaste zone allant de la frontière israélo-libanaise et le fleuve Litani.
De violents combats opposent Israël au Hezbollah.
Malgré les ordres d’évacuation répétés, les habitants de plusieurs villages chrétiens refusent toujours de quitter leur terre. Pour l’heure, ces communes sont épargnées mais les courageux résistants se trouvent de plus en plus isolés, surtout depuis que les bombardements israéliens ont détruit les ponts sur le Litani qui permettaient de relier cette zone au reste du Liban.
Cette situation complique le ravitaillement.
Cependant, nos partenaires de Nawraj empruntent des itinéraires de remplacement afin de poursuivre cette aide essentielle.
En ce début de semaine, grâce à la générosité de nos donateurs, nous avons pu faire parvenir à Nawraj un second virement qui a permis d’acheter de nouveaux stocks de fuel (essentiel pour les générateurs permettant l’approvisionnement électrique et donc en eau), de vivres et de produits de première nécessité.
Notre village partenaire de Kawkaba est au coeur de ce dispositif. Situé à l’est de la zone de guerre, il est une plate-forme stratégique pour l’acheminement de l’aide.
Merci à ceux d’entre vous qui nous ont déjà donné. Cette aide venant de France est importante pour nos frères chrétiens du Liban, dépassant le seul soutien matériel. Elle est un réconfort moral.
A l’approche de Pâques, il nous faut redoubler nos efforts pour que les chrétiens de cette terre foulée par le Christ puissent continuer de vivre enracinés chez eux.
Poursuivons ce magnifique élan de générosité !
Pour faire un don :
- en ligne avec ce lien : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/
- Par chèque à l’ordre de Chrétienté-Solidarité 70, boulevard Saint Germain 75005 PARIS
Merci !
Yann BALY
Président de Chrétienté-Solidarité
