Si c’était à refaire, François Fillon n’appellerait certainement pas à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen
Lu dans Le Parisien :
François Fillon conserve un regard très critique à l’égard des deux quinquennats d’Emmanuel Macron, qui « restera dans l’histoire comme quelqu’un qui a beaucoup abîmé le pays », en ayant « accru la dette », sans effort sur la dépense publique, et pour avoir « affaibli l’image de la France à l’extérieur ». « Il a accéléré de façon brutale la chute du pays », poursuit l’ex-hôte de Matignon, qui « ne voit pas comment quelqu’un qui a été associé de façon importante aux deux quinquennats peut être élu président de la République demain ». Une critique à l’attention d’Édouard Philippe, une autre pour Gabriel Attal. Proche de Bruno Retailleau, qu’il lui arrive encore de conseiller parfois, François Fillon défend « un projet de droite fort, en rupture complète avec ce que le président a fait » depuis dix ans.
En 2017, il avait pourtant appelé à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen au second tour, car il lui semblait que l’ex-ministre de François Hollande était « de droite » et prenait la bonne direction. Si c’était à refaire, aujourd’hui ? « Je n’appellerais certainement pas à voter pour Emmanuel Macron après le constat que le pays s’enfonce dans la crise », répond François Fillon, sans jamais dire qu’il n’appellerait pas non plus à voter Marine Le Pen. Un choix qui, « à l’époque (en 2017), me paraissait impossible ». Et aujourd’hui ? L’intéressé se garde de répondre, laissant de fait la porte entrouverte.
A l’époque, en appelant à voter Macron, il pensait attirer la clémence de la justice sur ses affaires. Il s’est fait rouler dans la farine, comme toute victime du système. Il en tire donc les conséquences.
De Jérusalem à la Chine : Saint Thomas, apôtre de l’Orient
Marc Alibert, né en 1945, architecte des Bâtiments de France, aquarelliste primé — Prix Renaissance des Arts en 1999 — et chevalier de l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre, a tiré de ses nombreux voyages au Proche-Orient plusieurs ouvrages sur la Terre Sainte. Conjuguant l’œil de l’architecte, la main du peintre et la patience du chercheur, il restitue avec une précision documentée les paysages, les cités et les routes du premier siècle, et fait du relevé savant une véritable géographie sensible de l’aventure apostolique. Il se penche cette fois sur une histoire oubliée : l’évangélisation de l’Asie dès le premier siècle, sur les traces de saint Thomas, de Jérusalem à la Chine des Han, dans un album illustré d’aquarelles originales.
L’apôtre qui douta fut aussi celui qui osa le plus loin. De Jérusalem aux rivages de l’Inde, jusqu’aux ports de la Chine des Han, Thomas et ses compagnons portèrent l’Évangile aux confins du « monde connu », bien avant que l’Europe ne soit chrétienne. Ils suivirent les comptoirs de la diaspora juive et la langue araméenne des marchands, le long des routes qui reliaient déjà l’Occident aux empires d’Orient.
Cette histoire longtemps oubliée, des découvertes récentes viennent aujourd’hui la réveiller : la frise sculptée de Kong Wang Shan, les vestiges de Lianyungang, les colloques de Kochi et de Rome. Page après page, le faisceau d’indices se resserre et redonne corps à une expansion chrétienne dont l’Asie garde encore la trace.
Marc Alibert fait ce que nul relevé archéologique ne permet : il rend la couleur et le souffle à ces paysages disparus. Ses pinceaux relèvent les murs d’Antioche, les caravanes de Mésopotamie, les toits du Cénacle sous la pleine lune. Marc Alibert ne se contente pas de restituer une géographie : il en fait surgir la vie. Page après page, le voyage apostolique devient visible, et le lecteur chemine avec l’apôtre du Cénacle aux portes de la Chine.
Cet ouvrage révèle une histoire largement oubliée : l’expansion chrétienne vers l’Asie dès le premier siècle, sur les traces de l’apôtre Thomas, de Jérusalem aux ports de la Chine. Il unit la rigueur de l’enquête historique à la beauté de l’aquarelle. Un album savant et lumineux, fruit de décennies de recherches pluridisciplinaires, à garder à portée de main comme un nouveau « Devisement du monde » — du nom que Marco Polo donna au récit de ses voyages en Orient —, celui du premier siècle.
Ce qui reste quand on reste – Quand l’attente devient présence
Illustration : Paysage avec oiseaux jaunes (1923), Paul Klee
« Je ne sais pas si l’oiseau attendait quelqu’un. Mais je sais désormais que l’attente n’est pas toujours un vide. »
1. L’île et la surface
— Pourquoi il bouge pas ? Il est mort ?
Léo avait neuf ans. Assis à côté de moi sur le banc du square, il pointait du doigt un oiseau immobile sur un toit, trois maisons plus loin. J’ai hésité. Non parce que je cherchais une belle réponse, mais parce que je ne savais pas si l’oiseau était mort, justement.
Cette incertitude m’a paru, sur le moment, plus vraie que toutes les métaphores du monde.
— Je ne sais pas, mon chéri.
— Moi, je crois qu’il attend quelqu’un.
Il a posé sa tête contre mon bras. L’oiseau s’est envolé.
Des années plus tard, je repense encore à cette scène. Pas comme à un souvenir attendrissant. Comme à une petite brûlure. Léo n’avait pas cherché à me consoler. Il avait posé sa question, puis posé sa tête contre mon bras. C’était tout.
La rainure sous l’index
Quelques années auparavant, une autre question m’aurait attendu à la maison — muette, obstinée, comme un chat qu’on n’a pas nourri.
Ce soir-là, ma femme dormait déjà. Je me suis assis dans le salon, dans le noir. Non par mélancolie, mais par simple épuisement d’avoir tenu un rôle toute la journée. Les chaussures me serraient encore — ces chaussures trop étroites que j’avais gardées par obstination, ou peut-être par peur d’admettre qu’elles n’étaient plus à ma taille.
Le froid du carrelage montait à travers mes chaussettes, et j’ai posé mes mains à plat sur la table. Le bois était gras, sa surface familière sous mes doigts. Sous mon index, j’ai retrouvé une petite rainure, celle que j’avais faite un soir en épluchant des oranges, des années auparavant, sans même y penser.
J’ai respiré.
J’avais passé la journée à lire des chiffres, à vérifier des résultats, à traquer des écarts qui ne devaient pas exister. J’avais appris à me méfier de l’à-peu-près. Cette discipline m’avait donné la rigueur, la patience, le goût de la preuve.
Mais elle avait aussi laissé en moi un pli secret : vouloir comprendre avant de consentir, vérifier avant de faire confiance, tenir le réel à distance pour mieux l’observer.
Cette nuit-là, j’ai compris que ce pli était devenu une armure. Et que les armures, à force, finissent par peser plus lourd que ce qu’elles protègent.
Je me suis senti comme une île. Pas une île de carte postale. Une roche battue par les vagues, sans port, sans phare, avec juste cette fatigue dans les pieds et cette rainure sous l’index.
La brèche
Ce qui m’a arrêté, je ne l’ai trouvé ni dans un livre ni dans une technique de communication apprise en séminaire. Je l’ai trouvé dans une église froide, un mardi, un jour sans importance.
J’y étais entré parce qu’il pleuvait et que j’avais vingt minutes à tuer. Je gardais mon manteau, parce que le chauffage ne marchait pas. Une vieille femme toussait dans un coin. Le prêtre avait une voix fatiguée, presque excédée. Une messe s’achevait, presque déserte.
Sans réfléchir, j’ai suivi la petite file qui se formait vers l’autel. On m’a tendu l’hostie. Pas d’émotion particulière. Pas de musique intérieure. Juste un peu de farine sur mes doigts, une bribe de pain qui se délitait et l’odeur de la cire qui coulait sur les bougies.
Mais en posant cette parcelle sur ma langue, j’ai senti quelque chose d’étrange : la sensation, sans preuve ni raison, de ne plus être seul. Pas une voix céleste. Pas une illumination. Quelque chose comme une main posée sur une épaule qu’on croyait vide.
La farine s’est collée à mon palais. Je l’ai gardée un instant sans avaler. Ce pain rompu, je ne l’ai pas compris. Je l’ai senti se défaire sur ma langue, et avec lui quelque chose en moi qui se défaisait aussi — une coquille, peut-être, dont je n’avais pas su qu’elle m’enfermait.
La foi, je ne saurais toujours pas la définir. Ce jour-là, elle est passée par la farine sèche et la cire bon marché — comme si le sensible avait su, avant moi, ce que je ne pouvais pas encore croire.
Cette brèche ne m’a pas rendu plus fort. Elle m’a seulement appris à ne pas détourner les yeux quand la vie devenait irrespirable.
2. Le carton et le dépouillement
Quand il n’y a plus rien à réparer
Je revois une autre nuit. La chambre d’hôpital sentait le désinfectant et l’urine. Un ami agonisait. Sa respiration de scie rouillée, ses mains de papier de soie sur lesquelles j’avais posé les miennes.
Sa femme était sortie fumer, le dos voûté, les épaules rentrées comme si elle portait le toit sur elle. Je n’ai rien su dire. Les mots que je préparais mentalement — des phrases réconfortantes, des promesses vagues — claquaient dans ma tête comme de faux billets.
Alors j’ai tout lâché. J’ai cessé de chercher à réparer. J’ai simplement laissé ma main sur la sienne et compté ses expirations. La sixième s’est arrêtée un peu plus longtemps. La douzième a hésité.
Je n’ai rien dit.
Dans ce silence de néon, quelque chose s’est assis à côté de moi. Pas un ange. Pas une voix. Juste une épaisseur, une chaleur contre mon épaule, comme si quelqu’un s’était posé là sans faire de bruit.
Peut-être que c’était lui, l’ami, qui m’atteignait malgré ce souffle qui ne retenait plus l’air. Peut-être que c’était autre chose. Je n’ai pas cherché à savoir. J’ai simplement tenu bon.
Le carton
Quelques années plus tard, ce fut mon tour de perdre mes appuis.
Le jour où j’ai quitté mon dernier bureau, on m’a tendu un carton de déménagement marron avec des anses découpées. Je suis sorti par la porte de service — pas par fierté, simplement parce que je ne savais pas comment faire autrement.
Je me suis assis sur un banc, devant la rue indifférente, le carton entre les jambes. Dedans, un presse-papiers en verre, un vieux mug taché de café, une photo de promotion, un vieux ticket de métro jauni et trois stylos secs.
Le vertige m’a saisi.
Pas celui des hauteurs. Celui des trous.
Qui suis-je sans le mot « Monsieur » ? Sans cette petite couronne de papier qu’on prête aux chefs ? Sans le regard des autres qui vous assigne une place dans la salle de réunion ?
J’ai pensé à mon père, qui avait pris sa retraite trente ans plus tôt et s’était éteint en six mois. Il n’était pas seulement tombé malade. J’avais toujours eu le sentiment qu’il avait cessé de se lever pour quelqu’un.
Je me suis dit : c’est mon tour.
Le jeune homme
C’est peu après ce carton posé entre mes jambes que Mme Dufour, sans le savoir, m’a tendu une autre réponse.
La réponse est venue d’un café trop sucré chez Mme Dufour, notre voisine du troisième, une veuve de soixante-dix ans qui avait renversé la moitié du sucre sur la nappe en plastique.
Elle a passé un long moment à le ramasser du bout des doigts, en racontant son mari, ses derniers jours, la façon dont il serrait son oreiller. Je suis reparti avec du sucre sous les ongles et une étrange légèreté.
Elle ne m’avait pas donné de leçon de vie. Elle m’avait simplement permis d’être là, sans titre, sans utilité, sans rôle à jouer. Elle ne savait même pas que j’avais été cadre dans une grande entreprise. Elle m’appelait « le jeune homme ». J’avais cinquante-huit ans.
Dans ces gestes minuscules — un silence partagé, une main posée sur une nappe —, les fidélités se déposent sans bruit, nous laissant le temps de n’être plus rien d’autre que nous-mêmes.
On devient nécessaire parfois par accident, par habitude, ou simplement parce qu’un jour quelqu’un vous trouve là. L’amour ne se mérite pas. Il s’échoue sur nous comme une marée, et nous sommes simplement là pour ne pas nous dérober.
3. La voix fine
L’oiseau s’est envolé. Léo a retiré sa tête de mon bras pour courir après un chat.
Je suis resté seul sur le banc, avec sa question qui tournait en boucle :
— Et toi, t’attends qui ?
Je n’ai pas eu le temps de lui répondre. Peut-être parce que je ne savais pas encore.
Aujourd’hui, je crois que j’attends quelqu’un qui est déjà là. Quelqu’un qui se tient à côté de moi dans le silence de la cuisine et que je prends pour du vide.
Cette présence ne supprime ni les matins gris ni les nuits où l’on tourne dans l’appartement en se demandant à quoi tout cela rime. Elle ouvre seulement un espace minuscule : une rainure sous l’index, une place laissée libre au bord du silence.
Peut-être est-ce cela que j’ai mis tant d’années à apprendre : il existe des choses que l’on ne rencontre qu’à condition de cesser de vouloir les saisir. Une fidélité qui ne se mesure pas. Un amour qui n’attend pas que nous soyons devenus dignes de lui.
Rester
Alors je repense à Léo, à l’oiseau immobile sur le toit, à l’ami dont je comptais les respirations, au carton posé entre mes jambes, au sucre resté sous mes ongles, à cette vieille femme dans l’église froide et à la farine collée sur mon palais.
Tout cela tient peut-être dans le même geste : rester.
Rester auprès de celui qui souffre quand on ne peut rien réparer.
Rester quand un métier s’achève et que le nom qu’on portait avec lui disparaît.
Rester devant une question dont on ne possède pas la réponse.
Rester, c’est peut-être ne plus avoir besoin d’armure pour tenir.
Je ne sais pas si l’oiseau attendait quelqu’un. Mais je sais désormais que l’attente n’est pas toujours un vide.
Dans la cuisine silencieuse, je pose la main sur le bois. Mon index retrouve la rainure.
Et cette vieille question d’enfant, après tant d’années, n’a toujours pas fini de me chercher.
— Et toi, t’attends qui ?
Je ne réponds pas. J’écoute.
Mes mains restent ouvertes.
La question n’est plus pour moi une interrogation. Elle est devenue une adresse, une manière de tendre l’oreille vers ce qui ne parle pas.
Et, quelque part en moi, le pain continue de se rompre.
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24 septembre 2026 : Béatification de Mgr Fulton Sheen
Un très bel exemple pour les influenceurs et les jeunes d’aujourd’hui
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Le Concile voulait juste que les lectures soient dites en français
(à partir de 10mn55 )
On est très éloigné de l’ampleur de la réforme liturgique venue après le concile Vatican II et qui a tout changé avec le Missel de St Paul VI !!
D’ailleurs le Missel de 1965 réalisait les petits changements réellement souhaités par le Concile !
Il est donc faux de dire que la Messe et le calendrier actuels sont issus directement du Concile.
Rappel de l’opinion de Mgr Lefebvre sur le missel de 1965
…devons-nous conclure qu’il fallait garder toutes ces choses [les éléments du missel de 1962 modifiés par le missel de 1965] sans changement ? Le Concile avec mesure et prudence a répondu par la négative. Quelque chose était à réformer et à retrouver.
Il est clair que la première partie de la messe faite pour enseigner les fidèles et leur faire exprimer leur foi avait besoin d’atteindre ces fins d’une manière plus nette et dans une certaine mesure plus intelligible. À mon humble avis deux réformes dans ce sens semblaient utiles : premièrement les rites de cette première partie et quelques traductions en langue vernaculaire.
Faire en sorte que le prêtre s’approche des fidèles, communique avec eux, prie et chante avec eux, se tienne donc à l’ambon, dise en leur langue la prière de l’oraison, les lectures de l’Épître et de l’Évangile ; que le prêtre chante dans les divines mélodies traditionnelles le Kyrie, le Gloria et le Credo avec les fidèles. Autant d’heureuses réformes qui font retrouver à cette partie de la messe son véritable but. Que l’ordonnance de cette partie enseignante se fasse d’abord en fonction des messes chantées du dimanche, de telle manière que cette messe soit le modèle suivant lequel les rites des autres messes seront adaptés, autant d’aspects de renouvellement qui apparaissent excellents. Ajoutons surtout les directives nécessaires à une prédication vraie simple, émouvante, forte dans sa foi et déterminante dans les résolutions. C’est là un des points les plus importants à obtenir dans le renouveau liturgique de cette partie de la messe.
Pour les sacrements et les sacramentaux, l’usage de la langue des fidèles semble encore plus nécessaire, puisqu’ils les concernent plus directement et plus personnellement.
Article du 6 juin 1965, paru dans Itinéraire
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Touraine : les objets d’une église cambriolée ont été retrouvés
Porte-cierges, bénitiers, croix de procession, calices, vases, crucifix… La soixantaine d’objets liturgiques dérobés au sein de l’église de Chambray-lès-Tours a été restituée.
Ils avaient été volés lors d’un cambriolage perpétré dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août. Un homme était parvenu à revendre la marchandise auprès d’une entreprise de ferraillerie, qui avait donné l’alerte aux gendarmes.
L’enquête est toujours en cours. Elle n’a donné lieu à aucune interpellation à ce stade.
L’Islande vote non à l’Union européenne
Appelés samedi aux urnes pour se prononcer sur la reprise des négociations avec l’Union européenne, les Islandais se sont déplacés massivement.
Le «non» l’a emporté avec 52,8% des voix, contre 47,2% au «oui».
Toute discussion sur une adhésion de la riche île de l’Atlantique Nord est désormais gelée au moins jusqu’en 2028. Et puis ensuite on leur demandera de revoter…
Notre argent se perd, détruit par la bureaucratie, l’idéologie, le gaspillage, les gabegies
Alors que Sarah Knafo publie «Le Casse du siècle» chez Fayard, elle est interrogée dans le JDD. Extrait :
[…] Ce livre a un personnage principal. Il s’appelle Nicolas. C’est un salarié au salaire médian : il gagne 2 079 euros net par mois, et la moitié des Français gagne moins que lui. Son employeur lui verse 3 922 euros. Entre les deux, la moitié a disparu avant que Nicolas ait vu la couleur de son argent. Sur une carrière, un salarié à 2 000 euros net donne plus d’un million d’euros à l’administration. Vous avez bien lu. Et c’est sans compter la TVA sur tous ses achats, ses taxes locales, l’accise sur son carburant, l’alcool, le tabac. Plus d’un million d’euros ! De quoi acheter une maison comptant, au bord de la mer. Au lieu de cela, en échange de son million d’euros, il obtient un État qui se fait pirater ses données fiscales, n’équipe pas ses hôpitaux en climatisation, ne parvient plus à éteindre ses feux de forêt, ne tient plus ses frontières… Je peux continuer longtemps.
Vous avez été magistrate à la Cour des comptes. Quel chiffre résume, à lui seul, l’ampleur du « casse » ?
Savez-vous que nous dépensons aujourd’hui 234 milliards d’euros de plus qu’en 2020, l’année du Covid et du « quoi qu’il en coûte » ? Sans crise sanitaire, sans confinement, sans chômage partiel. Le plus stupéfiant : le total de ce que nous avons gaspillé depuis des années, et qui se chiffre en milliers de milliards d’euros, n’existe dans aucun bilan comptable de l’État.
Dire qu’il est incalculable n’est pas une image, il n’a jamais été calculé par personne. C’est le crime parfait, celui dont l’étendue est un mystère pour les coupables eux-mêmes. Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose que nous ne sachions pas calculer. Saviez-vous que même Bercy est incapable de dire combien la France compte d’impôts ? Le gouvernement l’a écrit noir sur blanc en réponse à un sénateur : il n’existe aucun dénombrement centralisé et exhaustif des impôts et taxes en vigueur. Un pays qui ne sait même plus combien il a d’impôts en a forcément trop.
Où cet argent se perd-il concrètement ?
Ils le détruisent ! J’ai suivi l’argent poste par poste, dans la santé, dans la police, à l’école. Je montre comment il se perd en route, détruit par la bureaucratie, l’idéologie, le gaspillage, les gabegies, que je chiffre une à une. Je définis un principe simple : si l’État trouve les moyens de dépenser votre argent là où vous ne recevez aucun service, à l’étranger par exemple, c’est que vous payez trop d’impôts.
Que dire du nombre de fonctionnaires ?
La fonction publique comptait 4,6 millions d’agents en 1997, elle en compte 5,9 millions aujourd’hui : 1,3 million de plus en trente ans, quand la population n’a augmenté que de 15 %. Vos services publics se sont-ils améliorés ? Non, bien au contraire. Le nombre de fonctionnaires a souvent augmenté sans le moindre rapport avec le service rendu. Depuis 1980, le nombre d’agriculteurs a été divisé par trois pendant que les effectifs du ministère de l’Agriculture doublaient. L’industrie est passée de 22 % de la richesse française en 1980 à moins de 10 % aujourd’hui, mais nous avons augmenté le nombre d’inspecteurs du travail de 50 %. La liste est encore longue. Je m’engage à ce qu’aucun lecteur n’en sorte sans avoir appris quelque chose de fondamental, mais aussi sans savoir comment nous en sortir. […]
Vous critiquez le RN sur l’immigration comme sur l’économie. Sur quoi la rupture est-elle la plus profonde ?
Ils sont tout de même contre l’immigration négative, peu vigoureux sur la lutte contre l’islamisation du pays, sur la protection des libertés numériques, et le programme de Marine Le Pen prévoit d’octroyer des aides aux étrangers au bout de cinq ans sur notre sol. Au RN, la préférence nationale expire au bout de cinq ans ! Quant à l’économie, regardons ce qu’ils votent : 34 milliards d’euros d’imposition votés lors du dernier budget, de nouvelles taxes créées main dans la main avec La France insoumise, contre les Français de l’étranger, les détenteurs d’actions ou de contrats d’assurance vie. Bref, tout ce qui bouge, on le taxe ! Et la retraite à 60 ans, confirmée cette semaine devant le Medef. C’était la proposition n° 82 du programme de François Mitterrand en 1981 ! Le programme économique du RN, nous l’avons déjà essayé. Non merci, ça fait même quarante-cinq ans qu’on essaie ! Et je le dis avec du regret : je préférerais que ces débats nous opposent à la gauche. Mais nous ne sommes même pas encore au début de la campagne : nous ne pouvons pas nous contenter de « mieux que rien ». Notre peuple mérite ce qu’il y a de meilleur. […]
Terres de Mission Pornographie : Comprendre, combattre, résister
Eglise universelle : 20 ans de l’Institut du Bon Pasteur
Le 5 septembre seront célébrés à Courtalain, à proximité de Chartres, les 20 ans de la fondation de l’Institut du Bon Pasteur. Monsieur l’abbé Marin Cottard expose les circonstances de la création de cet Institut, son charisme propre ainsi que sa situation actuelle et l’état de ses apostolats, en particulier numériques.
Eglise en France : Pornographie : comprendre, combattre, résister
Un tsunami pornographique semble balayer la planète. Dans le No 108 de la revue “Liberté politique”, Olivier Frèrejacques expose l’ampleur du phénomène, ses conséquences dramatiques ainsi que les moyens de faire face à ce fléau.
Eglise en Marche : Restauration de la cathédrale de Cavaillon
A l’occasion des Journées du patrimoine, le 16 septembre, sera projeté en salle un film : “Au cœur d’une restauration” narrant les six années de travaux de restauration de la cathédrale Saint-Véran de Cavaillon. Lana et Thierry Jourdan présentent cet émouvant documentaire.
Réflexions sur la quasi-interdiction du pèlerinage de la FSSPX à Lourdes
Je ne suis ni un membre ni un sympathisant de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX) mais ai appris avec tristesse la décision à la fois politique et punitive de Monseigneur Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, en date du 13 août, qui a pour dessein d’asphyxier les pèlerinages de la FSSPX à Lourdes.
Son communiqué publié par le Salon Beige cache mal un embarras certain.
N’a-t-il pas reçu un ordre d’en haut : Rome ou la conférence épiscopale de France ?
Ne fallait-il pas montrer autorité, fermeté et détermination un mois et demi avant la venue du pape dans la cité mariale ?
Cette démonstration de force présentée comme une conséquence quasi automatique des récentes excommunications n’est-elle pas un aveu de faiblesse ?
Ces sanctions n’ont plus l’efficacité et l’exemplarité des siècles passés.
Elles ne font plus peur et ne revêtent plus un caractère infamant, car la papauté n’est plus la puissance temporelle et spirituelle qu’elle fut. L’autorité des évêques de France n’existe plus guère.
Les décisions prises par le Saint-Siège le 2 juillet et par le diocèse de Tarbes et Lourdes le 13 août ont un relent d’arbitraire.
La FSSPX se voit désormais privée du droit de célébrer des messes, faire des processions et administrer des sacrements dans l’enceinte du sanctuaire de Lourdes.
On peut interpréter cela comme une interdiction de fait de ses pèlerinages.
Trop c’est trop !
La FSSPX s’est créée en 1969-70 à l’instigation de Monseigneur Marcel Lefebvre (1905-1991), ancien archevêque de Dakar, en réaction à des décisions de Vatican II en matières doctrinale et liturgique. Il avait lui-même participé au concile.
Née en Suisse sous les auspices des évêques de Fribourg et Lausanne, elle a ensuite essaimé dans de nombreux pays, dont la France.
Elle est vite devenue une épine pour l’Église romaine, laquelle n’a cessé de grossir au fur et à mesure de la croissance du mouvement lefebvriste.
Aucun modus vivendi n’a jamais été trouvé, les deux parties campant sur leurs positions et se montrant incapables de se parler vraiment.
Une première rupture est survenue en 1988 avec des ordinations épiscopales non autorisées et suivies d’excommunications, que Benoît XVI leva en 2009 à la fois dans un esprit d’ouverture et un climat d’incompréhension.
La FSSPX fait aujourd’hui partie du paysage catholique, ce que le Saint-Siège et de nombreux clercs persistent à nier.
Depuis près de trois décennies elle organise annuellement à la fin d’octobre un pèlerinage à Lourdes en accord avec le diocèse et le sanctuaire.
Cela fut initié par Monseigneur Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes de 1998 à 2012.
Ce pèlerinage s’est toujours déroulé sans incident.
La donne a changé avec la décision du 13 août.
Le district de France de la FSSPX a déclaré récemment maintenir le pèlerinage de 2026 fixé du 24 au 26 octobre.
Qu’adviendra-t-il dans un contexte de quasi-interdiction et d’autoritarisme ?
Un accord sera-t-il trouvé ?
Dans le cas contraire que feront Monseigneur Micas et le Père Daubanes, recteur du sanctuaire ?
Fermeront-ils le sanctuaire à l’instar de leurs prédécesseurs aux « grandes heures » du COVID ?
Boucleront-ils les lieux de culte et la chapelle des confessions ?
Barricaderont-ils les espaces extérieurs (esplanade, prairie, allées, bords du Gave de Pau) ?
Couperont-ils les robinets des fontaines ?
Si des rassemblements ont lieu, recourront-ils à des sbires pour les disperser ?
On peut d’ores et déjà imaginer l’effet désastreux de telles mesures.
Les pèlerins de la FSSPX ne sont pas des trublions mais plutôt des gens respectueux de l’ordre et des valeurs.
Il ne faut toutefois pas les pousser à bout. Gare aux réactions d’une minorité agressée et blessée !
Je serai à Lourdes dans quelque temps, peu après le passage de Léon XIV.
J’espère que cet événement aura rempli le lieu de grâce.
À mon modeste niveau je prierai Marie et Bernadette pour le retour du bon sens.
EROUANI
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Quatorzième dimanche après la Pentecôte : le dimanche des deux maîtres
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Ce dimanche s’appelle aujourd’hui le dimanche des deux maîtres en raison de son Évangile, ou également le dimanche de la Providence, Domínica Providéntiae, en raison de ce même Évangile qui nous parle de la bonté paternelle de Dieu. Puisse cette belle formule nous accompagner toute la semaine !
La messe Protéctor noster de ce dimanche est de nouveau une messe belle et joyeuse. Aujourd’hui la communauté et l’âme ont l’impression d’assister à des fiançailles. Comme l’âme a désiré passer le « jour du Seigneur » dans les « parvis de Dieu », dans son « tabernacle » ! C’est ici sa « demeure ». Elle implore de Dieu un regard de complaisance sur son « oint » (c’est l’âme et la communauté, le Christ mystique).
Les chants du propre de la messe du XIVe dimanche après la Pentecôte, comme dimanche dernier, proviennent encore tous du livre des psaumes, hormis la Communion, qui est, cette fois, nous allons le voir, extraite de l’Évangile…
Introït : Protector noster
Le texte de l’Introït est emprunté au psaume 83, qui est utilisé assez souvent dans la liturgie. Nous l’avons rencontré notamment au Graduel du cinquième dimanche, qui commençait par les mêmes mots que l’Introït de ce jour. Dans ce psaume, le peuple d’Israël, exilé loin de Jérusalem et du temple, exprimait son ardent désir de revoir la maison de Dieu, et dans les versets qui forment cet Introït, c’est le roi d’Israël, oint du Seigneur (en latin Christus) qui lève les yeux vers le ciel pour le supplier.
Protector noster, aspice, Deus, et respice in faciem Christi tui : quia melior est dies una in atriis tuis super millia.
Dieu, notre protecteur, regardez et jetez les yeux sur le visage de votre oint, car un seul jour passé dans vos parvis vaut mieux que mille.
L’oint du Seigneur, le roi d’Israël, est comme toujours la figure du Messie, mot qui signifie aussi oint en hébreu, et le temple, la maison de Dieu est la figure de l’Eglise, dont le Christ est la tête ; il est aussi la figure du ciel, où nous supplions Dieu de trouver un jour le bonheur éternel. Ce texte convient particulièrement bien au début de la messe où le prêtre, qui représente le Christ, monte à l’autel pour présenter nos prières. La première phrase exprime notre supplication par une mélodie très ardente avec un grand élan, qui culmine sur le mot Christi. La deuxième phrase exprime notre bonheur de nous trouver dans l’Eglise et notre aspiration au bonheur du ciel par une mélodie plus douce et mystique mais non moins fervente. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 83 :
Quam dilecta tabernacula tua, Domine virtutum ! concupiscit, et deficit anima mea in atria Domini.
Que vos tabernacles sont aimables, Seigneur des armées célestes. Mon âme soupire et languit après vos parvis.
Graduel : Bonum est confidere
Le Graduel du quatorzième dimanche après la Pentecôte exprime ce qu’on pourrait appeler le sentiment de base de toute âme chrétienne, la reconnaissance de notre faiblesse et de notre indignité, la confiance en la bonté et la toute puissance divine.
Bonum est confidere in Domino, quam confidere in homine. Bonum est sperare in Domino, quam sperare in principibus.
Mieux vaut mettre sa confiance dans le Seigneur, que de mettre sa confiance en l’homme ; mieux vaut mettre son espérance dans le Seigneur, que de mettre son espérance dans les grands de ce monde.
C’est un verset du psaume 117, grand cantique d’action de grâces qui est utilisé particulièrement dans la liturgie de Pâques. Il contient, entre autres, le verset Hæc dies. La confiance en Dieu, exprimée en ce Graduel, est évidemment la conséquence de notre reconnaissance pour ses bienfaits. La mélodie utilise des formules habituelles des Graduels qui reviennent souvent en ces dimanches après la Pentecôte, mais ici elles conviennent très bien pour traduire la confiance joyeuse du texte, et elles ne sont pas choisies au hasard. Ainsi les formules qui ornent dans chaque phrase le mot Domino sont toujours réservées au nom du Seigneur. On remarquera aussi comment sur le mot homine la mélodie descend dans le grave avec humilité.
Alleluia : Venite exsultemus
L‘Alleluia du quatorzième dimanche après la Pentecôte, comme la plupart de ceux de ce temps liturgique, est un chant de louange et d’action de grâces enthousiaste, dont le texte est formé encore une fois du premier verset d’un psaume. Il s’agit aujourd’hui du psaume 94.
Venite, exultemus Domino : jubilemus Deo, salutari nostro.
Venez, exultons pour le Seigneur, poussons des cris de joie pour Dieu notre Sauveur.
Ce psaume est bien connu car c’est celui de l’invitatoire des Matines qui débute chaque jour l’office de nuit, en invitant tous les chrétiens, ou au moins tous les prêtres, religieux et religieuses à venir louer le Seigneur. La mélodie, comme il convient, est celle d’une acclamation très joyeuse, et elle est proche parente de celle des alléluias des dixième, onzième et treizième dimanches de ce temps liturgique. On y retrouve encore un contraste assez net entre le mot Alleluia, à la mélodie peu développée et même ici assez statique, avec de longues tenues sur la même note, et le verset où la mélodie s’élève au contraire en grandes vocalises presque échevelées, surtout celle du dernier mot qui reprend d’ailleurs en grande partie la vocalise analogue qui concluait le verset de l’Alleluia du dixième dimanche.
Offertoire : Immittet Angelus
Le texte de l’Offertoire du quatorzième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 33, chant de louange et de reconnaissance au Seigneur, que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises dans ce temps après la Pentecôte : Graduels Venite filii du septième et Benedicam Dominum du douzième dimanche, Communion Gustate du huitième. Nous allons d’ailleurs retrouver une partie du texte de cette Communion dans la dernière phrase de l’Offertoire de ce jour.
Immittet Angelus Domini in circuitu timentium eum, et eripiet eos : gustate et videte, quoniam suavis est Dominus.
L’ange du Seigneur se tient autour de ceux qui le craignent et Il les délivre ; goûtez et voyez comme le Seigneur est doux.
Les deux versets qui sont ici réunis et qui se suivent d’ailleurs dans le psaume sont très différents. Le premier est une affirmation de la protection que le Seigneur nous accorde en particulier par le ministère de ses Anges. Le deuxième est une exclamation admirative devant la bonté et la douceur de ce divin protecteur. Et ce texte invite tous les hommes à goûter cette bonté et cette douceur, ce qui (nous l’avons déjà vu à propos de cette phrase dans la Communion du huitième dimanche) est le mode de connaissance le plus intime et le plus profond et nous conduit à la vision béatifique : Gustate et videte. La mélodie unit ces deux versets en un tout bien soudé à la fois très affirmatif et plein de douceur, et pour mieux marquer encore cette unité, à la fin du premier verset, sur les mots eripiet eos, la mélodie reste sur une teneur aiguë presque immobile que l’on va retrouver au début de la phrase suivante, alors que les autres phrases redescendent rechercher des cadences plus graves en des courbes très mélodieuses
Communion : Primum quærite
Le texte de l’Antienne de Communion du quatorzième dimanche après la Pentecôte n’est pas tiré d’un psaume mais de l’Evangile, et même de l’évangile du jour. Il arrive assez souvent au cours de l’année liturgique que le texte de la Communion soit extrait de l’Evangile du jour, mais dans les dimanches après la Pentecôte, c’est assez rare ; cela ne se produit que deux fois au troisième et au quatorzième, celui d’aujourd’hui. Il s’agit ici d’un texte très connu :
Primum quærite, regnum Dei, et omnia adjicientur vobis, dicit Dominus.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et toutes choses vous seront ajoutées dit le Seigneur.
Le texte de l’Évangile est ici un peu tronqué puisqu’il dit : Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et sa justice. La mélodie est également courte et peu développée, ce n’est qu’une petite antienne. Elle est légère et joyeuse, comme il convient à une invitation à nous détacher des biens de ce monde et à tourner nos regards vers le ciel.
Répondre à l’Islam – douze distinctions vitales
Les musulmans comprennent très souvent de travers la foi chrétienne, et nombre de leurs objections reposent sur des confusions. Pour les dissiper, il faut distinguer.
L’art de la distinction est essentiel à l’argumentation logique.
Dans cette intervention au forum « Jésus le Messie », à Paris, le 4 octobre 2025, le RP Louis-Marie expose douze distinctions fondamentales que tous les chrétiens devraient connaître et savoir manier pour répondre aux interrogations des musulmans et résoudre leurs difficultés :
CHAPITRES
00:00 — Annonce préalable : différents tracts d’apologétique
01:40 — Introduction : douze distinctions pour répondre à l’islam
06:19 — Première distinction : Dieu connu de façon naturelle (par la seule raison) / Dieu connu de façon surnaturelle(par révélation du mystère divin)
09:56 — Deuxième distinction : Mystère de la vie trinitaire de Dieu (mystère éternel) / mystère de l’incarnation du Verbe (mystère temporel)
12:07 — Troisième distinction : Ce que Dieu est de façon absolue (face aux créatures) / ce que Dieu est de façon purement relative (en Lui-même, dans ses relations intimes avec Lui-même)
15:11 — Quatrième distinction : Nature / personne
19:43 — Cinquième distinction : Privation d’un don gratuit perdu par le chef chargé de le transmettre / punition positive arbitrairement étendue à tous les enfants d’un coupable
22:05 — Sixième distinction : Châtiment au sens strict / Peine au sens large
25:02 — Septième distinction : Dette d’amour / Dette de peine
28:59 — Huitième distinction : Jésus victime / Jésus prêtre
31:36 — Neuvième distinction : miracle au sens fort (que Dieu seul peut accomplir) / miracle au sens faible (réalisable par un ange)
41:30 — Dixième distinction : Religion hébraïque, officiellement centrée sur l’attente du Messie (annoncé de façon de plus en plus précise par les prophètes successifs) / religion chrétienne, n’attendant plus personne (sinon le retour du Christ, à la fin des temps)
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Ne soyons pas hétérosexuels !
J’ai depuis longtemps trouvé le mot « hétérosexuel » suspect. D’ailleurs, je me définis rarement comme tel. Non que je ne sois pas attiré par les femmes, au contraire, mais plutôt parce que je le trouve extrêmement vulgaire. Cela revient à dire : « Je me tape des personnes d’un autre sexe. » Quelle blessure et quelle réduction pour le couple.
Je doute que l’hétérosexualité soit le seul moteur du couple. Sans en nier la dimension féconde et riche, si le couple dure, c’est qu’il n’est pas seulement hétérosexuel. Ce ne sont pas les « cinq minutes, douche comprise » qui permettent de tenir une vie.
Je me suis alors demandé d’où venait le mot « hétérosexuel ». Il apparaît dans la deuxième partie du XIXe siècle sous la plume d’un Austro-Hongrois, Károly-Mária Kertbeny. Ce terme émerge donc dans un monde post-chrétien qui se construit en rupture avec la philosophie chrétienne. Dieu n’étant plus, il faut redéfinir les termes, ce qui laisse place à cette confusion entre amour et sexualité.
Ne soyons pas hétérosexuels : c’est peut-être la meilleure façon d’éviter l’idolâtrie moderne de la sexualité. Rendons à la sexualité sa place véritable, d’abord dans la sphère intime, et surtout, considérons-la pour ce qu’elle est : une belle passion, source de fécondité, mais certainement pas une divinité.
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Servantes d’autel, une possibilité issue de la réforme liturgique
Dans L’Homme nouveau, Caroline Mercier évoque la présence de filles parmi les servants d’autel, autorisée sous certaines conditions dans l’Église latine depuis les années 1990. Extraits :
[…] L’histoire du service de l’autel s’enracine dans l’organisation liturgique ancienne. Dès le IIIe siècle, apparaît la figure de l’acolyte comme ordre mineur distinct : une lettre du pape Corneille (251-253) mentionne déjà 42 acolytes à Rome. Le mot vient du grec akolouthos, « celui qui accompagne ». Sa fonction est de porter les cierges, préparer les offrandes et assister les ministres sacrés. Les Ordines Romani montrent ensuite des acolytes également chargés des burettes, des linges liturgiques et de la préparation de l’autel. L’acolytat était un service inscrit dans une hiérarchie liturgique précise, liée à la distinction entre clercs et laïcs. Dans ce contexte, le chœur était réservé aux ministres ordonnés ou à ceux engagés dans une voie cléricale. Le jeune servant était ainsi progressivement introduit dans un univers sacré et familiarisé au sacerdoce par le service du sanctuaire.
À partir du Moyen Âge se développent deux figures complémentaires : le puer cantor, enfant de chœur des maîtrises cathédrales, et le serviens altaris, servant d’autel, assistant du prêtre. En pratique, les mêmes enfants remplissent souvent les deux fonctions, apprenant le latin liturgique, les gestes du culte et les réponses de la messe. Les auteurs médiévaux voient dans les ministres de l’autel l’image des anges entourant le trône divin. Saint Thomas d’Aquin suggère que les ministres inférieurs (acolytes et autres clercs mineurs) représentent symboliquement l’assemblée et contribuent à la dignité de la liturgie. Après le concile de Trente, malgré la création des séminaires, la proximité entre service liturgique et sacerdoce demeure forte. Pendant plusieurs siècles, de nombreux prêtres découvrent leur vocation en servant l’autel. […]
Avec Ministeria Quaedam (motu proprio du 15 août 1972), les anciens ordres mineurs sont supprimés et l’acolytat devient un ministère institué distinct du service ordinaire de l’autel. Le cadre théologique et disciplinaire s’en trouve profondément transformé.
Le nouveau Code de droit canonique de 1983 introduisit, au canon 230 § 2-3, la possibilité pour des laïcs d’exercer certaines fonctions liturgiques par suppléance, lorsque les besoins pastoraux le justifient. Le texte ne précisait pas si cette disposition concernait également les femmes. La clarification intervint en 1992, par un responsum de la Commission pontificale pour l’interprétation authentique du Code, indiquant que le canon s’appliquait indistinctement aux hommes et aux femmes. C’est dans ce contexte que la Congrégation pour le Culte divin adressa, le 15 mars 1994, une lettre aux présidents des conférences épiscopales (Prot. N.2482/93). Ce texte mentionnait pour la première fois spécifiquement les filles servantes d’autel et établissait un cadre disciplinaire précis. La décision appartient à l’évêque diocésain ; ni les conférences épiscopales, ni les paroisses, ni les prêtres ne peuvent imposer une pratique uniforme ; et même dans un diocèse où l’évêque autorise les filles, aucun prêtre n’est tenu de les admettre. Le document précise en outre qu’il s’agit d’une faculté disciplinaire et non d’un droit attaché aux paroissiens. Il demande explicitement « de toujours expliquer aux fidèles la signification de ce service liturgique et d’encourager les garçons à servir à l’autel, ce service pouvant constituer le début d’une vocation sacerdotale. » Ce cadre fut confirmé par l’instruction Redemptionis Sacramentum (2004). La position romaine est ainsi plus nuancée qu’on ne le présente souvent : l’Église n’a ni supprimé la tradition antérieure ni imposé une uniformisation générale. Elle a ouvert une possibilité disciplinaire, laissée au discernement pastoral des évêques et à la prudence des communautés, si les besoins pastoraux locaux le justifient. […]
Malheureusement, comme pour la communion dans la main, l’utilisation de la langue vernaculaire, etc., une simple possibilité, en rupture avec la tradition, est devenue un “droit”, une généralisation.
Le nouvel évêque de Wheeling-Charleston étend la messe traditionnelle pour favoriser une plus grande unité
Le diocèse de Wheeling-Charleston aux Etats-Unis a nommé un délégué épiscopal pour les questions relatives à la célébration de la messe traditionnelle et a étendu la disponibilité de cette messe au sein du diocèse, a annoncé l’évêque Mgr Menjivar vendredi 28 août.
« Dans un effort pour favoriser une plus grande unité parmi les fidèles catholiques et pour répondre à leurs divers besoins spirituels, Mgr Evelio Menjívar, évêque du diocèse de Wheeling-Charleston, a annoncé que le révérend père Timothy J. Grassi, VF, curé de la paroisse Saint-Jacques de Charles Town, a été nommé délégué épiscopal pour les questions relatives à l’usus antiquior dans le diocèse de Wheeling-Charleston, à compter du 24 août 2026 ».
Le diocèse de Wheeling-Charleston couvre l’intégralité de l’État de Virginie-Occidentale.
L’évêque a annoncé qu’il assisterait dimanche à la messe solennelle qui aura lieu au prieuré de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie à Charles Town. Le Prieuré de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie abrite les Chanoines Réguliers de la Nouvelle Jérusalem, un ordre de chanoines augustins. On y célèbre régulièrement la messe traditionnelle.
Par ailleurs, l’évêque porte de deux à cinq le nombre d’églises pour la célébration de la messe traditionnelle dans son diocèse.
La nomination du nouveau délégué épiscopal et l’expansion de la messe en latin témoignent « d’un effort de la part de l’évêque Evelio pour s’assurer que les besoins spirituels de chaque membre de son troupeau soient pris en charge par les prêtres de notre diocèse ». En tant que délégué épiscopal, le très révérend Grassi « veillera à ce que ces célébrations soient légalement autorisées selon le droit universel de l’Église et les dispositions du Siège apostolique », a déclaré l’évêque, et « assistera l’évêque dans la mise en œuvre coordonnée, dans tout le diocèse, des dispositions applicables du droit universel et particulier concernant l’Usus Antiquior ».
En outre, le révérend Grassi
« aidera à coordonner les célébrations autorisées, les lieux, les calendriers et les dispositions pastorales ; à maintenir une communication appropriée avec les délégués épiscopaux locaux et les autres prêtres désignés pour le soin pastoral des fidèles ».
Trois autres prêtres ont été nommés délégués pour différentes régions du diocèse.
Dans la région de Wheeling, en Virginie-Occidentale, la messe en latin sera désormais célébrée chaque dimanche à la mission Notre-Dame des Sept Douleurs à compter du 20 septembre. Auparavant, elle y était célébrée le troisième dimanche de chaque mois.
Les messes en latin actuellement célébrées à la paroisse universitaire Saint-Jean de Morgantown continueront d’avoir lieu chaque semaine le samedi à 9h et le dimanche à 13h. Et à Charleston, la troisième région du diocèse, la messe en latin sera célébrée dans un lieu « à déterminer ».
Nommé en 2023 évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Washington, Mgr Menjivar a été nommé par Léon XIV évêque de Wheeling-Charleston le 1er mai 2026. Cette décision est donc l’une des premières de son pontificat.
GODF : l’Eglise de la République prépare ses armes pour 2027, notamment contre l’école libre
Guillaume Trichard vient d’être élu grand-maître du Grand-Orient de France, un poste qu’il avait déjà occupé en 2023. Dans Le Figaro, il explique que l’école libre n’a pas sans place dans la République et que le GODF compte bien influencer la campagne de 2027 :


Macron pourrait rester comme le président du parc Dragon Ball Z
D’Alexandre Devecchio sur Europe 1 :
« Napoléon a légué à notre pays l’Arc de Triomphe. Mitterrand, la pyramide du Louvre et la Bibliothèque nationale de France. Macron pourrait rester comme le président du parc Dragon Ball Z. […] Ce nouveau parc d’attractions est moins une nouvelle manifestation du « en même temps » macronniste qu’une preuve de sa cohérence idéologique. Avant même son élection, Macron avait annoncé la couleur, comme un manifeste politique : «Il n’y a pas de culture française ». Plus tard, il a dit à un journal américain que « les Français [devaient] déconstruire leur propre histoire. » Du début à la fin de son règne, il s’y sera employé. L’imaginaire macronniste, comme celui de Mélenchon, est post-national. Tous deux rêvent d’une « nouvelle France ». Même si ce n’est pas exactement la même, il n’y a peut-être pas une grande différence entre la France créolisée de Mélenchon et la France mondialisée de Macron. »
Dans Le Figaro, Vianney d’Alançon, créateur du parc de spectacles historiques Rocher Mistral, propriétaire du château de La Barben et de la forteresse de Saint-Vidal, classés Monuments historiques et président de l’association Avenir Culture et Patrimoine, dénonce cette préférence étrangère en matière de culture :
«Tandis que le président déroule le tapis rouge aux investisseurs saoudiens, la culture française souffre»
France Inter : des syndicats ne veulent pas franchir le mur de la honte
Cela sent le sapin chez France Inter : deux syndicats protestent contre l’arrivée du directeur adjoint de la rédaction du magazine Valeurs Actuelles, Charles Sapin, comme éditorialiste. Ce dernier arrive du Point, où il couvrait la droite de la droite et les mouvements populistes.
Après de belles années au Point, où j’ai beaucoup appris et rencontré des confrères précieux, je suis fier de rejoindre aujourd’hui @Valeurs comme directeur adjoint de la rédaction et d’épauler @TugdualDenis à l’orée de cette présidentielle décisive.
Et maintenant, au boulot !
— Charles Sapin (@csapin) August 24, 2026
C’est une « ligne rouge inacceptable » selon le SNJ-CGT, qualifiant Valeurs actuelles d’« organe de l’extrême droite ».
La direction de France Inter explique que son arrivée s’inscrit dans une volonté d’« organiser la conversation entre toutes les opinions ». Il interviendra au sein d’un panel d’éditorialistes où « toutes les tendances seront représentées », et qui se succéderont les vendredis, samedis et dimanches : Anne Rosencher (L’Express) et Christian Chavagneux (Alternatives économiques) le vendredi, Camille Vigogne Le Coat (Nouvel Obs) et Béatrice Mathieu (L’Express) le samedi, et Charles Sapin et Leila Abboud (Financial Times) le dimanche.
Né au bout de 25 semaines de grossesse, il survit
Maraîchère à Mortroux, Sarah Quaghebeur vient de publier un livre pour raconter l’histoire de son bébé, né à seulement cinq mois de grossesse. La jeune femme y fait un parallèle entre la maternité et son travail de la terre.
“Il était vraiment à la limite. Je l’appelle souvent mon petit warrior, mon petit guerrier, parce qu’il a bravé plein d’épreuves dès son plus jeune âge”. “Jules pesait 880 grammes. Quand on m’a annoncé son poids, ça m’a marquée parce qu’un ou deux mois avant, on avait cueilli une très grosse tomate, qui pesait 890 grammes. Je me suis tout de suite dit que mon fils était plus petit qu’une tomate”. “C’était les montagnes russes émotionnelles pendant trois mois et demi. On ne savait pas si notre bébé allait survivre, personne ne peut nous le promettre. Pendant une heure ça allait bien, puis il désaturait donc ne pouvait plus respirer.” “Au bout de dix jours, il a fait un arrêt cardiaque et respiratoire. Il a fallu 25 minutes pour que les médecins le réaniment. On nous parlait de séquelles, on nous parlait même de tout arrêter. Finalement, au bout de trois jours, quand on a fait les examens, il n’avait aucune séquelle et aucune lésion.”
Aujourd’hui, son fils a 21 mois et court partout. Encore petit pour son âge, il rattrape peu à peu la normale.
Comment peut-on réaliser des avortements tardifs quand on voit que des bébés prématurés arrivent à s’en sortir ?
La Vie Chrétienne Victorieuse – Quand la terre tremble, Dieu parle encore…
La fragilité humaine face aux cataclysmes
Une nouvelle catastrophe vient de frapper — un séisme, un incendie, une tornade — et déjà les projecteurs de l’actualité se détournent des sinistres précédents. Les mémoires humaines sont courtes. Hier, c’étaient les forêts de France et d’Espagne qui brûlaient. Aujourd’hui, les caméras regardent ailleurs, au Népal. Mais la désolation, elle, demeure : le silence des ruines, les larmes des sinistrés.
À côté de ces séismes qui font trembler la terre, il en existe d’autres, plus discrets mais tout aussi puissants : ceux des réseaux sociaux. Une parole, une image, une rumeur peuvent en un instant bouleverser des milliers de consciences. Le chrétien est appelé, devant cette force nouvelle, au discernement et à la maîtrise de sa parole.
La mort, elle, ne cesse de réclamer son lot de victimes. Elle frappe sans pudeur, sans attendre que les plaies des précédents survivants aient seulement eu le temps de se refermer. Et le monde la suit, à bout de souffle, pour porter les premiers secours à des hommes et des femmes frappés de stupeur, se demandant pourquoi la nature s’est retournée contre eux.
Hommage aux « Samaritains » et dignité du secours
Que Dieu bénisse tous ces « Samaritains » modernes ! Secouristes, bénévoles, équipes médicales ou simples anonymes, ils se portent sans hésiter au-devant de ceux qui sont tombés sur le chemin de la vie. Il y a tant à faire pour les survivants, tant à faire pour consoler ceux qui ont été meurtris dans leur corps et dans leur âme.
Qu’ils soient bénis, tous ceux qui déblaient les gravats, reconstruisent les routes, consolident les digues, et rendent ces contrées de nouveau habitables. Cet élan de compassion honore l’humanité : il témoigne des vestiges de l’image de Dieu encore gravée dans le cœur humain.
Mais devant une telle accumulation de calamités, une question s’impose à notre conscience : qu’allons-nous faire, nous qui, par la grâce de Dieu, avons été épargnés jusqu’à ce jour ?
Sachons d’abord demeurer petits devant la face de l’Éternel. Gardons-nous de toute arrogance, de tout sentiment de supériorité morale. Nous pourrions, nous aussi, être les prochains à subir la rigueur des éléments ou la soudaineté d’un drame imprévisible. Être préservé n’est pas un brevet de justice personnelle ; c’est une invitation au questionnement intérieur. En effet :
« Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes » (2 Corinthiens 13:5).
La crainte de l’Éternel et l’inspection de nos brèches
Les circonstances actuelles nous obligent à revenir aux paroles du Seigneur Jésus-Christ. Ces vérités devraient s’afficher sur les panneaux de nos villes, à la place de tant d’images qui asservissent les cœurs à des convoitises trompeuses.
La crainte de l’Éternel – de ce Dieu unique, saint et juste, devant Lequel chacun de nous devra rendre compte de sa vie – ne devrait-elle pas nous porter à la prudence ? Ne devrait-elle pas nous inciter, nous chrétiens, à vérifier si nous ne conduisons pas notre existence sur des chemins qui Lui sont fermés ?
Regardons au fond de nous-mêmes : n’y a-t-il pas des points faibles prêts à céder sous la moindre tentation ? Des lézardes par lesquelles s’infiltre déjà ce qui est toxique pour notre âme ? Il est temps de réparer les brèches de notre propre vie. Ces brèches sont toujours la conséquence d’un laisser-aller, d’une tiédeur qui gagne peu à peu.
Réparons d’abord nos brèches, afin d’être en mesure de colmater ensuite celles du monde qui nous entoure, avant qu’il ne soit trop tard – pour lui comme pour nous.
Souvenons-nous que le Fils de Dieu a averti Ses disciples de la venue de temps difficiles. Il l’a fait pour que nous, rachetés à grand prix par Son sang, ne soyons pas pris au dépourvu lorsque ces secousses surviendront. Il l’a fait aussi pour qu’à notre tour nous avertissions nos contemporains du jugement qui vient, en leur montrant l’unique Refuge.
« Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines. Ce ne sera que le commencement des douleurs » (Marc 13.7-8).
« Il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel » (Luc 21.11).
Une actualité déjà écrite dans les Écritures
Quand nous ouvrons nos journaux ou allumons nos écrans, nous oublions trop souvent que les nouvelles vraiment fraîches ne se trouvent ni dans nos quotidiens ni au journal télévisé, mais depuis des siècles dans les pages de la Bible. Rien n’est plus actuel que la Parole de Dieu. Nos médias ne font, en réalité, que transcrire à leur manière ce que les Écritures ont révélé d’avance.
« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, Il vous conduira dans toute la vérité, […] et Il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16.13).
En tant que croyants instruits par la Révélation, nous pouvons non seulement connaître les événements à venir, mais aussi en comprendre les causes profondes. Nous savons pourquoi de telles tragédies se produisent, et pourquoi elles continueront de se reproduire. Plus encore : il nous est confié le remède pour rendre la santé spirituelle à un monde qui gémit sous le poids de son propre péché.
Dieu indique toujours la voie de la délivrance. Si notre génération acceptait de revenir sincèrement à Lui, elle pourrait encore connaître des jours de tranquillité. Le Seigneur Jésus a clairement annoncé un avenir assombri pour une humanité qui persiste dans la désobéissance ; il nous est pourtant donné, aujourd’hui encore, la possibilité d’appliquer le remède pour que la terre ne soit plus consumée par cette fièvre.
Un peuple qui s’humilie et revient à Dieu a toutes les chances de voir le Seigneur différer l’heure de Sa colère – une colère qui se manifestera pleinement, comme au temps du déluge de Noé, ou lorsqu’elle s’abattit sur Sodome et Gomorrhe. Seul celui qui se repent de tout cœur peut recevoir la grâce.
L’endurcissement des cœurs et les leçons de l’Histoire
Faut-il toujours que le malheur frappe pour que les âmes prennent conscience de l’existence de Dieu et se tournent vers Lui ? Faut-il la brutalité d’un séisme pour qu’elles réalisent que, derrière le mur qui les sépare de l’éternité, siège un Dieu saint qu’elles ont offensé – un Dieu qu’elles ont refusé d’entendre lorsque tout allait bien ?
« Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend pas garde » (Job 33:14).
Le séisme le plus dangereux n’est pas celui qui ébranle la terre sous nos pieds, mais celui que nous refusons de voir dans notre propre cœur. Tant que l’homme n’a pas tremblé devant Dieu, il n’est pas prêt à se tenir debout.
Il semble parfois que Dieu soit obligé d’élever la voix par le fracas des éléments, pour réveiller les consciences engourdies. Et pourtant Il est si proche ! Il est prêt, en cet instant même, à venir habiter le cœur de quiconque répond à Son appel :
« Voici, Je Me tiens à la porte, et Je frappe. Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi » ( Apocalypse 3.20).
« Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur » (Actes 3.19)
La terre gémit, comme en travail d’enfantement. Chaque séisme, chaque incendie, chaque tornade est un appel – non pour nous effrayer, mais pour nous ramener à Celui qui tient toutes choses entre Ses mains. Que ce temps de secousses soit pour nous un temps de réveil : comblons les failles de nos vies, veillons sur notre parole, et tournons-nous, sans tarder, vers le seul Refuge qui ne tremble jamais.
« C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers »(Psaume 46.3-4).
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Saint-Laurent-des-Autels : la Chapelle des Martyrs pour honorer les 230 habitants massacrés par les colonnes infernales
Dans le cadre d’une conférence organisée par l’association Les Amis de la Chapelle des Martyrs, vendredi 21 août à Saint-Laurent-des-Autels, Jean-François Couet, professeur d’histoire-géographie, a consacré son intervention à la résistance vendéenne et aux violences qui ont marqué les Mauges pendant la Révolution française.
Saint-Laurent-des-Autels a été touchée par le passage des colonnes infernales, les 16 et 17 mars 1794. 230 habitants ont été fusillés, parmi lesquels 71 enfants, 66 femmes et 93 hommes. Les victimes ont ensuite été enterrées dans plusieurs fosses communes.
La chapelle des martyrs fut construite en 1878 là où furent massacrés ces hommes, ces femmes et ces enfants. Elle fut bénie par l’évêque d’Angers, le lundi de Pentecôte 2 juin 1879, en présence de 8 000 fidèles.
Pour la Saint Augustin, offrez-vous un livre !
À l’occasion de la fête de saint Augustin, plongez dans le récit de sa vie mouvementée grâce à la l’excellente biographie de Louis Bertrand. Cet ouvrage, publié en 1913, a connu un immense succès et de très nombreuses rééditions. En ce jour, le 28 août, c’est l’occasion idéale pour de nouveaux lecteurs de découvrir ce personnage historique monumental et captivant.
Du grand art littéraire au service d’une biographie spirituelle. ” Scrutateur des abîmes et des contradictions du cœur humain, Louis Bertrand se révèle un peintre incomparable. J’ai succombé au charme d’une écriture talentueuse et c’est avec un vrai bonheur que j’ai poursuivi ma lecture de sa biographie passionnante, véritable histoire écoutée aux portes de la légende. ” Card. Poupard.
Un auteur passionné et injustement oublié
Louis Bertrand (1866-1941) est un écrivain aujourd’hui méconnu, pourtant membre de l’Académie française en son temps, – il succéda à Maurice Barrès en 1925. Sa vie bascule lorsqu’il s’installe en Algérie comme professeur. Sublimé par les paysages de l’Afrique du Nord, il se passionne pour l’histoire de cette région et décide de consacrer un livre à son plus illustre représentant : saint Augustin. Pour coller au plus près de la réalité, Bertrand voyage à Milan, Rome et Ostie, marchant directement dans les pas du saint pour reconstruire son histoire avec une précision et un style remarquables.
Le portrait d’une âme incandescente
Dès les premières pages, l’auteur nous transporte à Thagaste, la ville natale d’Augustin. Loin d’être un simple décor, cette description vivante reflète l’âme même du personnage : un homme de contrastes, passionné et tourmenté. Fils d’un père païen et de sainte Monique, Augustin est un jeune homme brillant mais rebelle. Professeur de rhétorique à Carthage puis en Italie, il mène une vie d’excès et de doutes intellectuels. C’est à Milan, grâce à sa rencontre avec saint Ambroise, qu’il retrouve la foi chrétienne abandonnée durant son enfance.
Un destin hors du commun
Revenu en Afrique pour devenir moine, il est finalement ordonné prêtre puis sacré évêque. Il passe le reste de sa vie à protéger son diocèse, guider les fidèles et combattre les hérésies. Auteur de l’incontournable La Cité de Dieu, il devient l’écrivain latin le plus prolifique de l’histoire, surpassant même Cicéron. Louis Bertrand redessine le vrai visage d’Augustin, bien plus humain et chaleureux que l’image austère laissée plus tard par le jansénisme. Le livre met aussi en lumière la richesse de la chrétienté africaine de l’Antiquité, qui s’éteindra face aux invasions des Vandales. C’est d’ailleurs durant le siège de sa ville par ces Barbares que saint Augustin rend son dernier soupir.
Ce livre, qui mêle habilement analyses de fond, anecdotes historiques et descriptions immersives, est la lecture idéale pour nourrir sa foi et enrichir sa culture chrétienne en ce jour de fête.
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Saint Augustin, Préface du cardinal Poupard, Louis Bertrand, Editions Via Romana, 390 pages, 25 €.
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Santé : la France ne peut pas avoir en même temps une politique de soin et une politique de mort
Samedi 22 août, à quelques semaines de l’ouverture des débats budgétaires pour 2027, le gouvernement a publié quatre décrets «relatifs à la soutenabilité de notre système de santé». Ils permettent de réduire la part remboursée par l’Assurance-maladie pour toute une série de soins : médicaments, soins dentaires, transports sanitaires… En revanche, l’avortement reste gratuit et l’Aide Médicale d’Etat n’est pas rabotée.
Mais ne vous inquiétez pas, si vous souffrez trop, le gouvernement vous propose l’euthanasie gratuite !
Un évêque de l’Ohio supprime les religieuses traditionnelles après le refus du Vatican de les reconnaître
L’évêque Earl K. Fernandes de Columbus, Ohio, a annoncé qu’une communauté traditionnelle de religieuses basée dans le diocèse depuis 24 ans sera supprimée.
Dans une lettre datée du 10 août, Mgr Fernandes annonçait que les Enfants de Marie, une communauté religieuse semi-contemplative et semi-apostolique fondée en 2002 et attachée aux pratiques traditionnelles dans le cadre de son charisme, seront officiellement supprimées en octobre. Cette décision fait suite au refus du Vatican d’établir la communauté comme « institut de droit diocésain », en raison de « problèmes de formation » non précisés.
Tout en louant les « œuvres apostoliques » de la communauté dans le diocèse et au-delà, en particulier leurs efforts pour promouvoir la dévotion au Saint-Sacrement et à la Vierge Marie, l’évêque a souligné qu’un responsable du Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique du Vatican, dirigé par sœur Simona Brambilla, l’avait récemment informé que la communauté ne serait pas approuvée comme institut diocésain « ni maintenant ni à l’avenir ». Mgr Fernandes a ajouté que, puisque la communauté n’obtiendrait jamais cette approbation, il estimait que cette suppression était la « seule option » pour que ses membres puissent discerner leur vocation au sein d’un autre institut.
« En tant que communauté relativement nouvelle, les Enfants de Marie ont cherché à réformer et à affiner leurs Constitutions ; à clarifier leur charisme spécifique ; à clarifier la question de la propriété des biens ; et à assurer la formation des membres de la communauté ».
« Désireuses de devenir un institut de droit diocésain et agissant de bonne foi, les Sœurs ont fourni au Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique les documents nécessaires pour entamer les démarches. Malgré tous leurs efforts, ces réformes se sont avérées difficiles ». « De plus, ces dernières années, certains problèmes de formation, voire des abus liés aux conseils évangéliques et au droit de séparation du forum intérieur et du forum extérieur, c’est-à-dire du forum de la conscience personnelle et du forum des actions extérieures observables, ont été portés à mon attention. »
Fernandes a poursuivi :
Après avoir sincèrement tenté de résoudre ces problèmes et d’en avoir tenu informé le Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique à Rome, un responsable du Dicastère m’a informé que, malgré les réformes entreprises, en raison des problèmes de formation inhérents à la vie communautaire depuis ses débuts et de la persistance de ces problèmes, les Enfants de Marie ne seraient ni maintenant ni à l’avenir approuvés pour être érigés en institut de droit diocésain, ce qui aurait offert à leurs membres une plus grande stabilité et l’assurance d’une prise en charge spirituelle et matérielle perpétuelle.
Sachant que cela ne serait pas possible et reconnaissant que certaines femmes des Enfants de Marie peuvent avoir une vocation authentique de religieuse consacrée dans un ordre reconnu par l’Église, j’ai déterminé que la suppression était la seule option afin que les membres puissent discerner leur vocation dans une nouvelle association ou un nouvel institut, ou dans le monde.
Dans une lettre datée du 10 août, les Enfants de Marie ont exprimé leur tristesse face à cette décision, leur gratitude envers Mgr Fernandes et leur acceptation de la volonté de Dieu.
« Nous avons récemment appris que le Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique a décidé que notre communauté ne sera pas prise en considération pour l’agrément en tant qu’institut de droit diocésain, ni maintenant ni à l’avenir ». « Des difficultés de formation imprévues sont apparues du fait de notre relative jeunesse ». « Notre cher évêque a pris soin de nous faire part des préoccupations du Dicastère. Suite à ces nouvelles informations et après de nombreuses prières, un temps de discernement et de consultation, Mgr Fernandes a pris la difficile décision de dissoudre les Enfants de Marie en tant qu’association publique de fidèles. Bien que cette décision soit douloureuse à accepter, nous l’accueillons dans un esprit de foi, d’humilité et d’obéissance filiale à l’Église que nous aimons. »
Les enfants de Marie ont continué :
Cette décision signifie que la communauté des Enfants de Marie cessera ses activités en octobre 2026. Bien que cette perspective nous attriste profondément, nous restons convaincus que Dieu n’abandonne pas l’œuvre qu’il a entreprise. Nous avons été témoins de sa grâce dans d’innombrables vies à travers cet apostolat, et nous avons la certitude que les graines qu’il a semées continueront de porter du fruit selon son plan parfait. Les amitiés tissées, les vies transformées et l’amour du Christ partagé par les Enfants de Marie perdureront d’une manière que Dieu seul connaît pleinement. Tandis que chacun de nous poursuit son discernement sur le chemin que le Seigneur trace devant nous, nous le faisons avec la certitude de sa fidélité et de la bienveillance de sa providence.
Mgr Fernandes a soutenu et célébré la messe traditionnelle en latin et a encouragé les pratiques liturgiques traditionnelles dans son diocèse.
Le Pape rappelle qu’un médecin ne doit jamais donner la mort
Le Pape rappelle qu'un médecin ne doit jamais donner la mort, que la médecine ne doit pas servir la mort. pic.twitter.com/r2QOkSANVa
— Grégor Puppinck (@Gregor_Puppinck) August 27, 2026
L’Illinois accepte de ne pas contraindre les médecins chrétiens à promouvoir l’euthanasie… pour le moment
L’État de l’Illinois a accepté une injonction d’un tribunal fédéral lui interdisant temporairement d’appliquer sa nouvelle loi sur l’aide médicale à mourir aux hôpitaux catholiques placés sous l’autorité de Mgr Thomas John Paprocki, évêque du diocèse de Springfield (Illinois), du Lutheran Care Center et de quatre médecins de l’Illinois, le temps que leur action en justice fédérale suive son cours. La Société Thomas More a déposé une plainte en leur nom le 11 août, demandant à un tribunal fédéral de bloquer la loi sur les options de fin de vie avant son entrée en vigueur le 12 septembre.
Dans l’affaire Mary Keen Kirchoff, MD, et al. c. Treto, et al., les autorités de l’Illinois ont accepté de suspendre l’application de la loi aux plaignants nommés et aux établissements de santé catholiques du diocèse de Mgr Paprocki pour une période potentiellement prolongée, le temps qu’une autre affaire, soulevant des questions similaires, soit tranchée en appel. Dans l’intervalle, cette décision évite à ces médecins et à ces établissements d’être contraints de faciliter le suicide de patients, en violation de leur foi, du serment d’Hippocrate et de plusieurs siècles de tradition médicale.
À court terme, cette décision signifie que lorsque la loi entrera en vigueur le 12 septembre, les plaignants nommés pourront continuer à soigner leurs patients selon leur conscience. L’Illinois ne peut les contraindre à vanter les prétendus « bienfaits » du suicide assisté, à orienter leurs patients vers un prescripteur disposé à prescrire des médicaments létaux, à consigner ces demandes de manière à déclencher la procédure d’« éligibilité » de l’État en matière de suicide assisté, à éviter de diffuser ce que l’État considère comme de la « désinformation » sur le suicide, ni à falsifier les certificats de décès pour dissimuler les circonstances du décès. L’État ne peut pas non plus appliquer les sanctions prévues par la loi en cas de refus : amendes pouvant atteindre 10 000 $ par infraction, retrait de l’autorisation d’exercer et poursuites pénales.
Chronique des cinglés
L’année dernière, une femme du Queensland en Australie a donné naissance à des jumeaux de parents biologiques différents.
La femme a conçu naturellement à peu près au même moment où elle a reçu un transfert d’embryon par FIV dans le cadre d’un accord de gestation pour autrui avec un couple.
Les deux enfants sont nés le même jour, en novembre 2025, par césarienne. Leur filiation n’a jamais été contestée ; ils ont été élevés séparément ces dix derniers mois par leurs parents biologiques respectifs.
Mais cette situation a nécessité une procédure complexe devant le tribunal pour enfants du Queensland, car les règles relatives à la gestation pour autrui interdisent les situations où les « frères et sœurs biologiques » nés d’une grossesse par mère porteuse soient séparés.
Le tribunal a finalement statué que, bien que les enfants sont des « jumeaux gestationnels », ils ne sont pas considérés comme des frères et sœurs biologiques au sens des lois sur la gestation pour autrui, et a rendu une ordonnance officialisant la filiation des parents biologiques.
Deux bébés ont donc partagé le même utérus, ont grandi ensemble, sont nés le même jour… et ont ensuite été séparés à la naissance pour deux couples de parents différents. Et maintenant, un tribunal dit qu’ils ne sont même pas des « frères et sœurs de naissance ».
Pour corriger les abus dans la célébration de la forme ordinaire, il faut libéraliser la forme extraordinaire
Le cardinal Robert Sarah, ancien préfet du Dicastère pour le Culte Divin, a été interrogé dans Il Giornale à propos de son dernier ouvrage, Le Cantique de l’Agneau : Musique sacrée et liturgie céleste, coécrit avec Peter Carter.
Éminence, pensez-vous qu’il existe une aversion pour le chant latin et grégorien dans certains secteurs de l’Église ?
Il me semble que l’aversion de certains cercles culturels autoréférentiels est plus psychologique que véritablement fondée, et je pense qu’il s’agit uniquement d’une question d’âge : lorsque la génération des ’68ards’ disparaîtra, disparaîtront également ces unilatéralismes infondés qui sapent le statut culturel même du catholicisme latin.
Benoît XVI était convaincu que la forme extraordinaire (la messe en latin) pouvait influencer positivement les célébrations de la forme ordinaire qui manquaient de sacralité. Avait-il raison ?
Parmi les effets de la libéralisation de la forme extraordinaire, on compte l’influence positive, voire la correction, des abus potentiels dans la célébration de la forme ordinaire. Ces abus sont des actes extrêmement graves, mais nous ne saurions les assimiler à la forme ordinaire elle-même. De nombreux prêtres témoignent que la découverte de la forme extraordinaire les a aidés à mieux célébrer. Je crois que l’intention de Benoît XVI était également profondément humble et démocratique : assurer sa diffusion la plus large possible afin de permettre au peuple de Dieu, au fil des décennies, de choisir la forme qui correspond le mieux à la mise en pratique de sa foi. Mais tout cela a été étouffé dans l’œuf par Traditionis Custodes, du vivant même du pape émérite.
Quel est votre avis là-dessus ?
Cela ne me semblait ni sage ni respectueux. Mais Benoît, homme doux comme un agneau, s’est laissé humilier et, dans le silence et la prière, il a offert sa souffrance à Dieu, afin de mieux s’identifier à la douleur du Christ pour son Église et de la purifier.
Que pensez-vous de la demande de levée des restrictions ?
L’accès aux formes rituelles reconnues et existant depuis des siècles ne saurait être artificiellement restreint par des décrets. Si un rite ne sert pas la foi, il disparaîtra de lui-même ; si, au contraire, il la préserve et la promeut, nous ne devons pas le limiter, car nous limiterions la préservation et la diffusion de la foi elle-même.
Que diriez-vous aux nombreux fidèles attirés par la liturgie ancienne mais qui doivent peut-être parcourir des kilomètres pour assister à la messe ?
Je ne peux qu’admirer cette magnifique expression d’amour pour Dieu. Ce phénomène se répand de plus en plus. Si la hiérarchie est véritablement capable de discerner les signes des temps actuels – et non ceux de 1968, qui sont encore trop tard – alors des espaces de dialogue fraternel et serein pourront s’ouvrir. En tant qu’Église, nous ne pouvons pas faire la guerre à ceux qui assistent avec ferveur à la messe simplement parce qu’ils préfèrent une forme de célébration à une autre : c’est une attitude à courte vue et purement idéologique, donc contraire à l’esprit pastoral et non chrétien. Elle est nuisible et destructrice pour l’Église.
Venez fêter les 20 ans de l’Institut du Bon Pasteur au château de Courtalain (28) !
Érigé canoniquement en septembre 2006 sous le pontificat de Benoît XVI, l’Institut du Bon Pasteur a connu un bel essor en vingt ans : il compte aujourd’hui 65 prêtres et 45 séminaristes et est présent dans 10 pays.
Pour rendre grâce pour ces vingt années et célébrer cet anniversaire, l’Institut vous donne rendez-vous le 5 septembre prochain pour une grande journée de fête et d’action de grâce.
Au programme de cette journée :
– Messe solennelle à 10h30 en l’église Saint-Jean-Baptiste de Courtalain (28)
– Déjeuner et dîner (plusieurs propositions payantes sur place)
– Conférence avec l’abbé Philippe Laguérie et Laurent Dandrieu, animée par l’abbé Matthieu Raffray
– Démonstration de béhourd
– Animations musicales
– Kermesse familiale
– Buvette
– Veillée de chants
Pour ceux qui le souhaitent, il sera possible de loger sur place :
– Des chambres et gîtes, à partir de 95 €, sont à réserver directement auprès du château de Courtalain à l’adresse [email protected].
– Il sera également possible de planter sa tente pour les nuits du vendredi et/ou du samedi soir.
Nous vous attendons nombreux pour cette belle journée et n’hésitez pas à inviter vos proches et amis !
Informations et inscriptions : https://www.helloasso.com/associations/les-missions-du-bon-pasteur/evenements/les-20-ans-de-l-ibp
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Pour une bonne rentrée en septembre : Mon Meilleur Ami jour après jour avec les anges
“Rien n’est beau comme un enfant qui s’endort en faisant sa prière sous l’aile de son Ange Gardien, dit Dieu, et qui sourit aux Anges en commençant à s’endormir”.
Cette citation de Charles Péguy pourrait, à elle seule, résumer l’intention de l’auteur de ce nouvel ouvrage.
A la suite des petits livres de l’été, Aurélie Kervizic s’appuie désormais sur le cadre parfois déstabilisant de la rentrée scolaire pour apprendre aux enfants à vivre avec leur Ange Gardien.
Ainsi, en lisant chaque jour ces petites histoires vraies merveilleusement illustrées, ils pourront mieux le connaître pour mieux l’aimer. Ils sauront alors se confier et faire appel à lui comme à leur ami. Une protection garantie.
Mon Meilleur Ami, d’Aurélie Kervizic, sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/1630_editions-maelic
Vous y retrouverez ou découvrirez toute la Collection des petits livres d’Aurélie Kervizic. Les incontournables des bibliothèques familiales.
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