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Article premier : l’homme précède la loi

De l’imposture bioéthique à la dignité sans condition

Face à une bioéthique qui prétend redéfinir l’humain par le décret juridique ou le mirage de l’autonomie, la tradition chrétienne rappelle une vérité non négociable : la dignité n’est pas un statut octroyé par la loi, mais une réalité reçue. Une réponse au constructivisme contemporain.

Notre époque ne conteste plus seulement des normes morales. Elle conteste qu’il existe un ordre humain antérieur à sa volonté.

De cette prétention naît une bioéthique dans laquelle le droit ne reconnaît plus une réalité qui le précède, mais revendique de la redéfinir. La question devient alors décisive : la dignité humaine est-elle une réalité que la loi découvre, ou un statut qu’elle attribue ?

I. Quand le droit prétend fabriquer l’humain

Le positivisme juridique, porté à son terme en bioéthique, conduit à une thèse redoutable : ce qui est légal tend à devenir moralement acceptable. La loi ne se contente plus d’encadrer un ordre préexistant ; elle prétend le constituer. Deux opérations structurent cette mutation.

La rupture fictive

La biologie décrit une continuité : de la fécondation à la mort naturelle, aucun saut de nature ne marque l’apparition ou la disparition de l’humain.

Le droit, lui, introduit des discontinuités — viabilité, conscience, autonomie — non pour décrire l’être, mais pour organiser des régimes d’utilité.
• L’embryon surnuméraire devient « matériau de recherche » sans que sa réalité ait changé.
• La personne âgée est d’abord un sujet à protéger, puis, lorsque sa dépendance est jugée excessive, un « patient éligible à une aide à mourir ».

Ce n’est pas la réalité qui varie : c’est le regard normatif qui la reconfigure — et, ce faisant, qui l’efface.

La capture du langage

On ne provoque plus la mort : on « respecte une volonté ». On ne met plus fin à une vie : on organise un « départ digne ». Ce travail lexical n’est pas accessoire ; il est constitutif.

Le langage ne décrit plus l’acte : il le rend d’abord acceptable, puis évident, puis, à terme, incontestable. Là où l’argument échoue, l’euphémisme s’impose — et ce qu’il nomme mal, il finit par le normaliser.

C’est ce que Magritte figurait : inscrire sur le réel une formule qui le contredit, comme si le décret pouvait neutraliser l’évidence. Mais le tableau de Magritte conservait la pipe ; le droit bioéthique, lui, tend à faire disparaître l’original.

Lorsque la loi se suffit à elle-même, elle cesse d’être ordonnée au vrai pour devenir une codification de la force — sous des formes civilisées, sans violence visible. Elle ne reconnaît plus des sujets : elle distribue des statuts. Et si la dignité n’est qu’un statut, elle devient réversible.

II. La dignité comme don : l’affirmation chrétienne

On pourrait objecter que cette critique demeure immanente : elle décrit une logique sans en sortir. Car si le droit peut redéfinir la dignité, c’est précisément qu’aucun fondement antérieur ne lui résiste. Existe-t-il une dignité que le droit découvre plutôt qu’il ne la produit ?

La réponse chrétienne n’est pas une préférence culturelle. Elle est une thèse sur le réel. Le christianisme affirme ici une thèse non négociable : l’homme ne vaut pas par ce qu’il produit, mais par ce qu’il est.

Créé à l’image de Dieu, chaque être humain possède une dignité inconditionnelle — irréductible à ses capacités, à son utilité, à son état de conscience. Cette affirmation repose sur trois convergences majeures :
• La raison anthropologique : Les capacités varient : conscience, autonomie, productivité déclinent ou disparaissent. Mais l’être demeure. Confondre l’être et ses capacités revient à réduire la personne à une fonction — or aucune fonction ne fonde une dignité ; elle ne mesure qu’une performance. Ce glissement autorise à requalifier toute vie dont la performance s’effondre en simple charge.
• La vulnérabilité constitutive : L’existence humaine est structurellement dépendante : elle commence dans le dénuement, se déploie dans l’interdépendance, et s’achève souvent dans la dépendance extrême. L’autonomie n’est qu’un moment — bref, fragile, conditionné. En faire le critère de la dignité revient à exclure de l’humanité effective ceux qui en expriment la condition la plus universelle : l’enfant, le malade, le vieillard — c’est-à-dire chacun de nous, à ses deux extrémités.
• La raison théologique : Dans l’Incarnation, Dieu n’assume pas une humanité idéalisée. Il assume la condition vulnérable elle-même : fatigue, souffrance, abandon, mort. Aucune dimension de l’existence humaine n’est déclarée indigne d’être portée. Si Dieu a assumé la vulnérabilité, aucune norme humaine ne peut la déclarer sans valeur.

Evangelium Vitae le formule avec une précision que le droit bioéthique contemporain ne peut évacuer :
« La vie humaine est sacrée et inviolable en chaque moment de son existence, y compris dans celui de la maladie et de l’affaiblissement » (§2).

Non parce qu’elle est utile, performante ou consentante — mais parce qu’elle est reçue de Dieu et portée par lui. La dignité est une réalité reçue, antérieure à toute décision — y compris celle du législateur.

III. Le piège du consentement

La modernité libérale a tenté de répondre à cette affirmation par un argument en apparence irréfutable : celui du consentement. Ce qui est librement voulu ne saurait constituer une atteinte à la personne. L’argument est puissant. Il peut aussi devenir un piège.

Car le consentement ne naît jamais dans le vide. Il se forme dans un milieu — social, économique, symbolique — qui le précède et le configure. Une société qui valorise l’autonomie, stigmatise la dépendance et peine à développer les soins palliatifs ne produit pas un consentement neutre : elle produit un consentement orienté.

La phrase que les soignants entendent le plus souvent n’est pas « je veux mourir », mais :

« Je ne veux pas être un poids. »

Cette nuance est décisive. Elle ne traduit pas une volonté souveraine ; elle manifeste l’intériorisation d’un regard social — celui d’une société qui a cessé d’accueillir la dépendance comme une dimension normale de l’existence humaine.

Le pouvoir contemporain ne contraint plus d’abord : il configure les désirs et les seuils d’acceptable. Il ne dit pas « tu dois mourir » ; il dit « tu peux mourir » — et il organise les conditions dans lesquelles cette possibilité devient une évidence, parfois même une attente. Le système atteint alors sa forme la plus efficace : il n’impose plus, il fait adhérer. Et ce à quoi il fait adhérer, c’est parfois à sa propre disparition.

Le consentement ne peut donc être le dernier mot éthique. Une société juste ne se mesure pas à la liberté qu’elle offre de mourir, mais à la fidélité avec laquelle elle accompagne pour vivre.

Conclusion : Face au crépuscule de l’homme

La question bioéthique n’est pas d’abord technique ni juridique. Elle est métaphysique : existe-t-il en l’homme quelque chose d’inconditionnel ?

Si la réponse est non, alors le droit peut légitimement distribuer des statuts, le consentement tenir lieu de fondement, et la mort administrée apparaître comme une forme de sollicitude. La logique est cohérente — mais, menée à son terme, elle devient inhabitable.

Si la réponse est oui — et c’est la réponse que ce texte défend —, alors la dignité humaine est reçue dans l’être même de la personne, antérieure à toute capacité. Elle ne varie pas avec l’utilité, ne décline pas avec l’autonomie, ne s’éteint pas avec la conscience.

C’est ce que la tradition chrétienne nomme l’imago Dei : cette empreinte originelle qui fait de chaque homme une personne dont la valeur précède et excède tout ordre juridique. Une empreinte que nul pouvoir n’a posée — et que nul pouvoir ne peut effacer.

Une civilisation qui conditionne l’existence à l’utilité ne supprime pas la violence : elle la rend administrative, normalisée — et d’autant plus difficile à reconnaître qu’elle prend le visage de la compassion.

Reste alors la question que notre époque esquive : que devient une création qui refuse de recevoir son origine ?

Toute civilisation qui cesse de recevoir l’être finit par vouloir le produire — et ce qu’elle produit, elle peut aussi le défaire.

C’est peut-être cela, le crépuscule de l’homme : non sa disparition, mais son refus de recevoir ce qu’il est. Et peut-être cela, la solitude de Dieu : la persistance d’un amour face à une liberté qui s’en détourne sans pouvoir l’abolir.

Mais la dignité de l’homme, parce qu’elle ne vient pas de lui, ne dépend pas de lui. Et ce qu’elle exige ne peut être aboli par aucune volonté humaine — pas même par celle qui légifère en son nom.

Illustration : René Magritte, La Trahison des images (1929). Du simulacre pictural au simulacre juridique : quand le langage ne décrit plus le réel, mais prétend s’y substituer. C’est précisément cette rupture que la bioéthique applique aujourd’hui à l’homme.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’acte de Foi, boussole doctrinale en temps de crise ! (II/II)

Du Père Marcelino Constant pour Le Salon beige (partie I à lire ici)

L’acte de Foi est un acte de l’intelligence impliquant le respect du principe de non-contradiction… 

Notre adhésion de Foi à la vérité divine révélée est une adhésion de l’intelligence mue par la volonté, sous la motion (l’influence) de la grâce. L’acte de Foi, bien que surnaturel, demeure un acte de l’intelligence et ne saurait se soustraire à sa loi première qu’est le principe de non-contradiction récusant que deux affirmations opposées soient simultanément vraies sous le même rapport.

Aussi, la Révélation, objet de la Foi, ayant pour auteur Dieu, Vérité première, est nécessairement Une et cohérente, ce qui exclut toute possibilité de contradiction.

Tant donc par son sujet que par son objet, la Foi ne saurait imposer l’adhésion à deux affirmations contradictoires. 

On comprend alors qu’en cas de contradiction réelle entre deux enseignements magistériels, il y a nécessairement un choix à faire. Faut-il choisir celui qui nous arrange ou celui qui est le plus récent ? 

Ni l’un ni l’autre. Dans la mesure où cette contradiction ne saurait concerner deux enseignements infaillibles (le SaintEsprit garantissant leur absence d’erreur et leur unité à travers le temps), c’est l’enseignement non infaillible ou rompant avec le magistère constant qui doit être rejeté en attendant une rectification éventuelle du pape ou d’un concile

En effet, ce n’est pas la date d’un document magistériel qui détermine son autorité mais les signes textuels manifestant le degré d’autorité engagé par l’Église enseignante ou, à défaut, la récurrence du magistère à enseigner la même doctrine.

Cependant, si deux propositions apparemment contradictoires semblent toutes deux avoir été enseignées infailliblement, alors, soit la contradiction n’est qu’apparente et disparaît à la lumière d’une analyse plus approfondie du sens et du contexte des enseignements ; soit l’une des propositions ne remplit pas réellement les conditions requises pour relever de l’infaillibilité, malgré les apparences.  

Deux critères de réception de l’enseignement du pape et des évêques

Demeurer intégralement catholique en temps de crise ecclésiale suscitée notamment par un exercice déficient du pouvoir magistériel implique donc de garder comme critères de réception d’un acte magistériel ceux donnés par la prière de l’acte de Foi

Le respect de ces deux critères permet d’éviter les impasses des herméneutiques volontaristes continuistes ou rupturistes, toutes deux étant à bannir. En effet, le continuisme implique la négation de la réalité des déficiences, équivocités voire erreurs du magistère non infaillible au profit d’une compréhension moderniste de la Révélation. Tandis que le rupturisme implique le déni de l’exercice d’un vrai magistère depuis le pape Pie XII au profit d’une remise en cause de l’indéfectibilité de l’Église. 

Ces deux critères de réception de l’enseignement magistériel, donnés par la prière de l’acte de Foi, que sont le degré d’autorité engagé et la conformité avec le magistère antérieur infaillible ou constant doivent demeurer le rempart objectif pour tout catholique soucieux de persévérer dans la profession intégrale de la Foi. Ce rempart objectif est le meilleur antidote contre les erreurs véhiculées au sein de l’Église et contre le danger qu’elles font courir de perdre la Foi ou de s’ériger en magistère parallèle. 

Une attitude prudente à adopter en temps de crise…

Si le magistère non infaillible implique une vraie adhésion de l’intelligence du catholique, celui-ci qui n’est pas théologien n’est pas toujours en mesure de trancher définitivement s’il y a contradiction réelle ou seulement apparente entre deux affirmations magistérielles qui ne semblent pas conciliables. Mais cela ne doit pas remettre en cause la Foi du fidèle car l’unité de la Révélation et l’adhésion irrévocable qu’elle commande au magistère infaillible ou constantle préservent de tout rejet coupable de ce qui serait vrai dans une affirmation magistérielle équivoque.

Ajoutons que le SaintEsprit, qui assiste encore aujourd’hui son Église, n’a jamais permis que des propositions erronées soient enseignées de manière infaillible.

Ainsi, les simples fidèles doivent au moins, à titre prudentiel, s’en tenir aux enseignements du magistère infaillible ou constant, au lieu de faire leurs les affirmations équivoques ou erronées contenues dans le dernier concile du Vatican ou dans le magistère ou d’autres documents officiels postérieurconcernant tant le dogme : la liberté religieuse, les fausses religions et leur rapport à l’Église, le remplacement de l’ancienne alliance par la nouvelle, la collégialité ; que la morale : la légitimité de la peine de mort, l’impossibilité de la communion aux pécheurs publics (divorcés remariés, schismatiques…), l’impossibilité de la bénédiction de couples non réellement mariés, la hiérarchisation des fins du mariage, le devoir de subordination de l’épouse à l’époux.

Sur ces sujets, il est donc nécessaire de s’en tenir respectivement, pour le dogme, aux enseignements : de Quanta Cura de Pie IX, de Mortalium animos de Pie XIde la bulle pontificale Hæbreorum gens de Saint Pie V, de Pastor æternus de Vatican I ; et sur la morale aux enseignements : de la Profession de foi prescrite aux Vaudois, d’Innocent III, de Reconciliatio et paenitentia (n°34) de Jean-Paul II, de la Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles de la Congrégation pour la Doctrine de la Fo(1/10/1986)de Casti connubii de Pie XI, d’Arcanum divinæ Sapientiæ de Léon XIII.

Lorsqu’un enseignement du magistère, norme prochaine de la Foi, rend obscur ce qui était clair par les multiples interprétations qu’il suscite, il n’atteint pas sa finalité, rappelée par Pie XII dans Humani generis :

« l’acte du magistère est donc d’éclairer et de dégager ce qui n’était contenu dans le dépôt de la foi que d’une manière obscure et pour ainsi dire implicite. ».

Dans une situation où cela devient fréquent, on ne peut que supplier le Ciel pour que de telles déficiences cessent et que soient donnés à l’Église des théologiens et des pasteurs se tenant à disposition de la hiérarchie pour lui permettre de rectifier ce qui doit l’être aussi rapidement que le péril pour les âmes d’ignorer ou de rejeter la Révélation est grand.

Père Marcelino Constant

“Les splendeurs de Marie corédemptrice” avec Karen Darentière, Mgr Schneider, abbé Troadec, Abbé Barthe ….

La confrérie de Marie Corédemptrice de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile, Paris IX°, a organisé un colloque sur la corédemption de la Sainte Vierge, du 23 au 24 mai 2025 avec la participation de nombreux intervenants : son Excellence Mgr Schneider, l’abbé Patrick Troadec de la FSSPX, l’abbé Claude Barthe, le professeur Roberto de Mattei, le père de Nadaï, o.p., le père Serafino Lanzetta franciscain marial, l’abbé Manfred Hauke, professeur à la faculté de Théologie de Lugano.

L’inspiration du colloque fut le désir de cerner le lien indissoluble entre le mystère de la corédemption de Notre-Dame, de sa participation à l’acquisition des grâces salvifiques avec et sous son divin Fils, et les quatre dogmes mariaux. En effet, comme le Fils de Dieu s’est incarné, nous dit le Credo, « pour notre salut », Marie devint Mère de Dieu en vue de coopérer à notre rédemption, à la réparation du péché, par les mérites de sa compassion, subordonnés aux mérites infinis de la Passion du Christ, comme l’explique le Père J.C.de Nadaï ; afin d’exercer dignement son rôle de Mère du Rédempteur, offrant son Fils en sacrifice au père pour notre rachat, elle fut conçue immaculée en son âme, comme l’explique l’abbé Patrick Troadec et elle demeurera toujours vierge en son corps, comme le montre le Père Sérafino Lazetta ; après avoir accompli sa mission corédemptrice sur terre, elle monta corps et âme au ciel, d’où elle poursuit sa médiation maternelle, comme l’enseigne l’abbé Manfred Hauke. Ce mystère de la corédemption est comme le couronnement de tous les dogmes mariaux les liant dans le Cœur immaculé indéfectiblement uni au Sacré-Cœur.

Mais avant de sonder ce mystère, il faut d’abord rompre avec le « minimalisme » doctrinal qui enraciné dan le Concile Vatican II, règne dans l’Eglise depuis lors, comme l’explique le professeur De Mattei en abordant la confrontation théologique entre minimalistes et maximalistes lors du dernier concile. Et il faut renouer avec la doctrine mariale traditionnelle comme le fait l’abbé Barthe en parlant de la présence de la corédemption dans l’école française de spiritualité, montrant ainsi que la doctrine de la corédemption fait partie intégrante de l’enseignement pérenne de l’Eglise. Enfin il faudra évoquer Notre-Dame comme destructrice des hérésies, comme le proclame son Excellence Mgr Schneider puisque le titre de corédemptrice désigne celle dont il est dit : « Elle écrasera la tête du serpent » et encore, « Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier ».

Ce thème est d’une grande actualité. En effet l’Immaculée corédemptrice, qui porte l’Eglise pendant la passion qu’elle subit actuellement, triomphera de l’apostasie de la foi.
Le lecteur trouvera pour introduire chaque réflexion théologique, une belle œuvre d’art en couleurs, à contempler, accompagnée d’un commentaire spirituel, et pour la clore, un chapelet assorti de méditations. Pour finir, un bouquet final est offert à Notre-Dame grâce à l’hymne en son honneur, composé à la manière du Te Deum par saint Bonaventure.

Selon saint Louis-Marie Grignon de Montfort Marie a besoin de nouveaux apôtres pour préparer avec Elle le triomphe et la victoire finale de notre Seigneur. C’est pourquoi en ces temps obscurs de confusion doctrinale parmi les trompeuses lueurs du relativisme, du naturalisme et de l’anthropocentrisme souvent masquées sous les termes de dialogue, de discernement et accompagnement, de chemin ou assemblée synodale ou ecclésiale, invoquons souvent Notre-Dame comme la « destructrice des hérésies » avec confiance et amour filial.

Nul doute que la lecture de ce bel ouvrage fera de vous ces « choisis » de la Mère de Dieu, pour la gloire de son Fils. Une édition soignée, couverture avec rabats, illustrations en couleurs, un livre fort à lire et à offrir.

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Les splendeurs de Marie corédemptrice, Karen Darentière, Editions Via Romana, 264 pages, 24 €.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

III L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation

D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :

Dans le précédent article, nous avons vu que grâce au milliardaire Les Wexner, Epstein était devenu riche et avait commencé sa véritable ascension. Un deuxième homme joua un rôle majeur dans l’ascension relationnelle et financière d’Epstein. Il s’agit de Leon Black.

Il fut le PDG d’Apollo Global Management, un des plus importants fonds de gestion américain, qui pèse des centaines de milliards de dollars. La première rencontre avec Epstein daterait de 1996, mais cette date étant fournie par Leon Black lui-même, nous ne sommes sûrs de rien. La relation entre Black et Epstein ressemble trait pour trait à celle que ce dernier a nouée avec Wexner : des conseils de gestion ou d’optimisation fiscale non prouvés, des émoluments considérables, disproportionnés, même en cas de vraies prestations de conseil, des frasques sexuelles organisées par le pédophile pour son ami milliardaire. La révélation, si tardive, de l’affaire Epstein, précipita la chute de Leon Black qui fut mis à la porte d’Apollo Global Management en 2021.

LEON BLACK, LE SECOND MENTOR

Il était le fils d’Eli Black qui fut dirigeant d’une multinationale, United Brands, et se suicida en 1975 alors qu’il était pris dans la tourmente d’un scandale de corruption. C’est une famille d’origine polonaise. Eli s’appelait Elihu Menashe Blachowicz. Il est né en 1921 à Lublin d’une famille juive très pratiquante. Il émigra très jeune, en 1925, et s’installa avec sa famille, dans le Lower East Side de Manhattan, comme beaucoup de ses coreligionnaires d’Europe de l’Est. Les Blachowicz prirent ensuite le nom de Black, et Elihu devint Elie. Il se fit rabbin, d’obédience très orthodoxe, et affirmait que dix générations de rabbins l’avaient précédé, mais cela n’a jamais été vérifié.

Leon, son fils, entra dans un établissement financier très réputé, Drexel Burnham Lambert, où il développa des activité de fusions-acquisitions, domaine très novateur alors et particulièrement lucratif.

L’une des caractéristiques de Drexel fut d’investir massivement dans les « junk bonds » (littéralement, obligations pourries). Ces obligations étaient émises par des sociétés en grande difficulté avec évidemment des taux de rendement considérables, jusqu’à 20 ou 30%. Drexel s’endetta massivement pour acquérir ces titres, gagna beaucoup d’argent puis perdit tout lorsque le marché se retourna et que ces junk bonds devinrent totalement illiquides. Il est distrayant de constater que la faillite, également frauduleuse, de Robert Maxwell intervint à la même époque en Angleterre, en 1991. L’histoire ne dit pas (encore) si des liens existaient entre les deux empires.

Après la débâcle de Drexel, Leon Black fonda, avec des anciens de l’établissement failli, Apollo Global Management. L’activité principale de l’entreprise à ses débuts est très morale : Apollo achetait des entreprises en difficulté à bas prix, restructurait (licenciait en bon français) puis revendait plus cher quelques années après. L’argent engrangé chez Drexel permet ce jeu, au fond assez facile, mais qui nécessite une grosse trésorerie. Du Bernard Tapie à l’américaine en quelque sorte.

LE MEGA GROUP AUSSI DISCRET QUE PUISSANT

C’est ici qu’il faut évoquer l’existence d’un groupe important qui est peut-être un des nœuds gordiens de l’affaire Epstein. Il s’agit du Mega Group. C’est un club privé, relativement informel, de donateurs juifs américains pour la communauté juive et pour l’Etat d’Israël. Il semble avoir été fondé par Les Wexner (voir article précédent) et Charles Bronfman en 1991.

Ce dernier est le petit-fils d’un émigré juif d’origine russe qui fit fortune dans les distilleries au Canada. Le frère de Charles transmit ses parts à son fils, Edgar, qui liquida les actifs sains de l’empire familial pour investir maladroitement dans l’internet naissant, les médias et le cinéma. Il devint ami du célèbre homme d’affaires français Jean-Marie Messier, patron de Vivendi, qui acheta une partie de l’empire Bronfman. Mais le paiement de Vivendi se fit essentiellement en actions et leur valeur s’effondra en raison de la gestion calamiteuse de Messier.  Une faillite entraîna l’autre et les deux compères ruinèrent leurs entreprises respectives à peu près en même temps, en 2000.

Charles Bronfman, conscient des erreurs commises par son neveu avec Vivendi et l’inénarrable Messier, avait diversifié ses avoirs en amont et s’en sortit à peu près.

Wexner et Bronfman créent donc ensemble le Mega group en 1991. Son vrai nom est le Study group, appellation plus discrète, mais l’existence de l’organisation de pression informelle fit l’objet, le 4 mai 1998, d’une grande enquête du Wall Street Journal. Elle était intitulée « Titans of industry join forces to work for jewish philantropy ». Compte tenu des noms cités par le quotidien, et de leur poids financier, le Study Group fut dès lors appelé le Mega Group pour bien marquer sa puissance.

Il n’y avait ni statuts, ni liste officielle de ses membres. Il semble qu’il y en eut une vingtaine à ses débuts puis une cinquantaine ensuite. Quelques noms ont été cités par le Wall Street Journal : Les Wexner et Charles Bronfman, les fondateurs, Edgar Bronfman, son frère (père du failli), Michael Steinhardt, gestionnaire de fonds, Charles Schusterman, Harvey Meyerhoff, Laurence Tisch, Max Fisher, Max Lender, Leonard Abramson. D’autres noms sont apparus par la suite, comme le célèbre cinéaste Steven Spielberg, qui fut très actif et Ronald Lauder, héritier du groupe de cosmétiques Estée Lauder. Il fut président du Congrès juif mondial et est connu pour être proche de Benjamin Netanyahou avec qui il fit ses études à la Wharton School. Leon Black ne fut jamais cité ce qui est assez surprenant mais il est vrai qu’il est né en 1951 et Wexner en 1937 et ils se sont succédé dans leur relation avec Epstein.

Pendant des années, le Mega Group œuvra pour Israël en y dépensant des sommes considérables.

Les programmes furent très variés. L’un des plus connus est le Birthright Israël. Certaines figures de la communauté juive américaine s’inquiétaient d’un affadissement de l’identité juive parmi ses membres. Les mariages mixtes n’étaient pas rares et les liens avec Israël se distendaient. De plus, après la chute du monde communiste, plus aucune communauté juive à travers le monde n’était victime de persécution ou d’ostracisme.

Yossi Beilin, homme politique israélien, eut l’idée d’offrir aux jeunes juifs américains, et même au-delà, la possibilité de se rendre gratuitement en Israël. Il assimilait cela à une sorte de « droit de naissance », d’où Birthright.

Ce programme naquit en 1999, sous la houlette de Charles Bronfman et de Michael Steinhardt qui versèrent environ dix millions de dollars. D’autres donateurs s’y rajoutèrent comme Edgar Bronfman ou Lynn Schustermann. Il y en eut peut-être une douzaine et le ticket était d’au moins cinq millions. Le gouvernement israélien abonda pour l’équivalent et ce sont environ 140 millions de dollars qui permirent le démarrage du programme. Il prit de l’ampleur et attira d’autres donateurs comme Sheldon et Miriam Adelson qui sont devenus les plus gros donateurs.

Depuis sa création le programme a permis la venue en Israël de près d’un million de jeunes juifs venant du monde entier, dont beaucoup d’Amérique du Nord. Ce fut selon l’historien Leonard Saxe, de l’université Brandeis, le plus grand programme « éducatif juif » jamais créé.

Compte tenu de l’enjeu pour Israël, il est évident que le Mossad (sans qu’on puisse le prouver bien sûr), suivait de près les allées et venues de cette diaspora temporaire qu’il fallait motiver pour la suite. Les identités étaient nécessairement soigneusement vérifiées, c’est un minimum. La diversité des origines géographiques fournit naturellement une base humaine de recrutements possibles inégalable.

Birthright fonctionne toujours très bien. Environ 300 groupes du monde entier, représentant 40 pays, soit 10 000 personnes, sont venus en Israël au cours de l’hiver 2025-2026. Selon l’université Brandeis, 84% des anciens participants élèvent leurs enfants dans la foi juive.

D’autres programmes importants ont été financés par le Mega Group.

A suivre

Saint-Quentin : une association LGBTQXYZ fait la promotion de la pédocriminalité devant des enfants

Avec le soutien des autorités locales.

Prêtez pour la rénovation du Palais universitaire de l’UCO à Angers (49)

Dès sa fondation, l’Université catholique de l’Ouest (UCO) a voulu offrir aux jeunes générations un lieu de formation et de recherche au service de la vérité, de la liberté et de la société : chercher le vrai pour faire le bien.

Aujourd’hui, l’UCO célèbre 150 ans d’histoire, profondément ancrée dans le présent et résolument tournée vers l’avenir. Ce sont 13000 étudiants sur 10 campus qui y sont inscrits chaque année universitaire et 80000 Alumni qui ont bénéficié de cette formation et œuvrent aujourd’hui dans la société.

La restauration du Palais universitaire a comme premier but d’assurer sa conservation face aux altérations impactantes provoquées par le temps. Mais plus qu’une restauration, c’est une phase de renaissance qui s’ouvre afin de lui rendre l’ampleur et le sens de son architecture initiale. Ainsi, les trois chefs d’œuvre du chantier ont pour objectif de redonner son lustre au lanterneau et à la statue de la Vierge, de repositionner les faîtières des toitures et de retrouver le décor des pilastres et chapiteaux sur les façades.

Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtant à l’Université catholique de l’Ouest (UCO) afin de contribuer au financement de la rénovation du Palais universitaire à Angers (49) ?

Pour découvrir ce projet et y investir , il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/uco-palais-pret

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

Agression d’une dame âgée d’environ 70 ans à l’entrée de la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne

Sans complexe :

Dénatalité : la France vieillit, les alertes s’accumulent, l’action politique attend toujours

Communiqué du Syndicat de la famille :

Les nouvelles projections démographiques publiées par l’Insee le 8 juin 2026 confirment l’entrée de la France dans une période de profond bouleversement démographique. Ces données devraient placer la natalité au premier rang des priorités nationales. Pourtant, le sujet demeure largement absent du débat public et des agendas gouvernementaux.

Cette absence de réaction est d’autant plus préoccupante que la baisse de la natalité ne constitue pas un simple indicateur statistique. Elle engage l’avenir même de notre modèle social, de notre système de retraites, de notre économie et de la solidarité entre les générations. Les projections du Conseil d’orientation des retraites montrent déjà que le déficit du système pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliards d’euros dans les décennies à venir.

Alors même que les conséquences deviennent chaque jour plus visibles, les mesures susceptibles de soutenir les familles peinent à trouver leur place dans les priorités politiques. L’exemple récent du projet de loi de prêt à taux zéro permettant aux familles d’accéder au logement a été adopté en commission des Finances le 20 mai dernier. Son examen en séance publique, initialement prévu le 28 mai, a cependant été reporté à l’automne 2026 faute de créneau parlementaire disponible.

Les familles attendent. Le calendrier, lui, se décale.

Ce n’est pas nouveau : depuis plusieurs décennies, la politique familiale a perdu sa vocation universelle tandis que les contraintes pesant sur les familles se sont multipliées (difficultés d’accès au logement, pression économique, organisation du travail peu compatible avec les responsabilités parentales, insuffisante reconnaissance de l’apport des parents à la société).

Or la famille demeure le premier lieu de solidarité, de transmission, d’éducation et de préparation de l’avenir. Elle forme les citoyens, les travailleurs et les parents de demain. Soutenir les familles n’est pas une dépense parmi d’autres : c’est investir dans le renouvellement des générations et dans la stabilité de la société tout entière.

Face à l’urgence démographique, le temps des constats sans lendemain est passé :  le Syndicat de la Famille appelle à un changement radical de cap. La natalité doit redevenir un objectif assumé des politiques publiques et la famille être systématiquement prise en compte dans l’élaboration des lois, des budgets et des réformes.

“Nous ne pouvons croire en Jésus et tuer des innocents avant même leur naissance”

Extrait de l’homélie prononcée hier par le pape Léon XIV à Barcelone en la Sagrada Familia :

[…] « Si vous ne croyez pas que “Je suis celui qui suis”, vous mourrez dans vos péchés » ( Jn  8, 24). Des paroles fortes, qui ne sont en aucun cas des menaces ni du chantage. Elles sont une invitation au salut, c’est-à-dire un appel à la liberté par le Christ, qui désire pour nous le bien suprême et éternel. Face à la menace du mal, le Seigneur est toujours avec nous, toujours à nos côtés. « Je suis celui qui suis » : c’est le Nom Très Saint que Dieu a donné à Moïse du buisson ardent, révélant sa fidélité inébranlable. Incarné, il devient pour nous Emmanuel, source de grâce et de pardon, de salut et de vie nouvelle. C’est pourquoi, si nous ne croyons pas en Jésus-Christ, nous demeurons dans le péché et non seulement nous mourons, mais nous causons aussi la mort de notre prochain. Chers frères et sœurs, nous ne pouvons croire en Jésus et promouvoir la guerre. Nous ne pouvons croire en Jésus et tuer des innocents avant même leur naissance. Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, ceux qui fuient la misère. […]

C’est précisément la foi qui façonne les pierres et donne sens à l’édifice que nous habitons ensemble. Dans notre prière, nous découvrons donc le lien originel entre toutes choses et Dieu, créateur du ciel et de la terre : il est l’artiste qui a imprimé sa splendeur sur le cosmos. Créée à son image, l’humanité répond à l’œuvre de Dieu par son ingéniosité : c’est ainsi que l’artiste transforme son talent en louange et sa créativité en témoignage du Créateur lui-même. Architecte fervent de foi, le vénérable Antoni Gaudí a conçu ces espaces avec le désir de narrer les mystères de la vie du Seigneur : il a ainsi proposé un pèlerinage spirituel, conduisant à la rencontre du Christ, né, mort et ressuscité pour nous. Avec Gaudí, dont nous commémorons le centenaire, nous nous souvenons et rendons grâce ce soir à tous les promoteurs et mécènes, aux artistes et aux ouvriers qui ont œuvré à la construction de ce chef-d’œuvre architectural, qui est aussi une éloquente catéchèse faite de pierres, de couleurs et de lumière. Dans sa sagesse, l’Église renouvelle ainsi la Biblia pauperum des anciennes cathédrales, qui sont en elles-mêmes des messages d’une grande richesse pour l’évangélisation. À l’ère des images, il apparaît plus que jamais que l’art et la beauté sont d’éminents vecteurs d’évangélisation. […]

4 ans après un incendie, une église de l’Eure retrouve son clocher

En 2021, un incendie avait gravement touché l’église Saint-Pierre de Romilly-la-Puthenaye (Eure). Tout le mobilier eavait brûlé notamment un retable d’une valeur inestimable. Des tableaux et la statue de la Vierge étaient également partis en fumée. Les pompiers n’avaient réussi qu’à sauver une statuette en terre cuite datant du XVe siècle et quelques toiles qui étaient dans la sacristie.

Le clocher a été remis en place, jeudi 28 mai. Une réouverture de l’édifice est prévue en septembre.

C’est un événement exceptionnel. Après le miracle de Notre-Dame, nous avons notre petit Notre-Dame“, confie une habitante.

Le clocher, pesant environ huit tonnes, a nécessité des opérations de levage et d’équilibrage extrêmement précises. Les cloches, refondues à partir des anciennes, ont été bénies. Elles pèsent respectivement 110 kg et 70 kg et devraient retrouver leur emplacement dans les prochains jours.

Les travaux, estimés à trois millions d’euros, sont financés par l’assurance de l’église. Des financements complémentaires ont également été obtenus, notamment une enveloppe de 10 000 euros attribuée par la Fondation du patrimoine, issue de dons collectés via une plateforme participative.

Dans les prochains jours, l’autel sera remis en place au cœur de l’église.

Classement sans suite pour les 6 catholiques arrêtés pour avoir prié devant l’église Saint-Laurent

La justice a certainement d’autres chats à fouetter en ce moment, plutôt que de perdre son temps et ses moyens à poursuivre des catholiques qui ont osé prier à genoux devant une église pour protester contre l’utilisation de cette église à l’occasion de la Nuit Blanche.

En revanche, nous aimerions entendre Mgr Ulrich sur ce scandale.

Mort d’un soldat français au Liban, RIP

Le ministère des Armées a annoncé ce mercredi 10 juin la mort de Florian Gillet, soldat « déployé au Liban depuis le 1er juin ». Âgé de 21 ans, « il servait au sein du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine […] de Castres ».

Florian Gillet « a été atteint par un tir accidentel lors de la phase préparatoire d’un entraînement ». « Malgré la rapidité de sa prise en charge, il a malheureusement succombé à ses blessures », est-il indiqué.

Réponse aux objections formulées contre les futures consécrations épiscopales de la Fraternité Saint-Pie X

À quelques semaines des sacres épiscopaux du 1er juillet à Écône, le numéro de mai 2026 du Courrier de Rome revient sur les questions doctrinales qui se trouvent au cœur des débats actuels. À travers deux longues études de l’abbé Jean-Michel Gleize, ce numéro répond aux objections formulées contre les futures consécrations épiscopales de la Fraternité Saint-Pie X et met en lumière les principes ecclésiologiques qui les justifient.

Dans le premier article L’épiscopat à la croisée des chemins, l’auteur examine le postulat devenu central dans les milieux Ecclesia Dei selon lequel l’évêque recevrait, par son sacre lui-même, une orientation essentielle au gouvernement de l’Église. Cette thèse conduit ses défenseurs à considérer qu’une consécration épiscopale accomplie sans mandat pontifical constituerait nécessairement une atteinte à l’unité de l’Église. L’abbé Gleize entreprend de vérifier ce présupposé à la lumière de la théologie et du Magistère.

En s’appuyant sur Dom Gréa, le cardinal Journet, le cardinal Billot ou encore l’abbé Victor-Alain Berto, il montre que la distinction traditionnelle entre pouvoir d’ordre et pouvoir de juridiction demeure fondamentale. Une formule de l’abbé Berto résume à elle seule toute l’argumentation : « il n’est certainement ni d’exigence ni même de convenance que quiconque a reçu le sacre reçoive une juridiction ». Cette étude met en évidence les faiblesses doctrinales des objections adressées aux sacres.

Le second article, Quelle rupture ?, est consacré au récent ouvrage de l’abbé Albert Jaquemin sur Mgr Lefebvre et les sacres de 1988. L’intérêt de cette recension tient à ce qu’elle met au jour le véritable enjeu du différend entre Rome et Écône. Comme le reconnaît lui-même l’abbé Jaquemin, « le conflit ne porte pas principalement sur des questions disciplinaires ou liturgiques, mais sur le statut théologique de la Tradition » .

À partir de ce constat, l’abbé Gleize examine deux conceptions opposées de la Tradition : l’une, héritée de Vatican I, qui voit dans le Magistère le gardien fidèle d’un dépôt révélé immuable ; l’autre, issue de la nouvelle ecclésiologie postconciliaire, qui présente la Tradition comme une réalité en constante évolution. L’auteur montre ainsi que la question des sacres ne peut être comprise indépendamment de cette opposition fondamentale. Il conclut en défendant l’action de Mgr Lefebvre comme un acte de fidélité à « la doctrine catholique éternelle et au Magistère de toujours » .

Par-delà les polémiques du moment, ce numéro du Courrier de Rome offre une réflexion de fond et permet de mieux comprendre les principes doctrinaux invoqués par la Fraternité Saint-Pie X et les raisons profondes qui l’ont conduite à annoncer de nouvelles consécrations épiscopales.

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L’acte de Foi, boussole doctrinale en temps de crise ! (I/II)

Du père Marcelino Constant pour Le Salon beige :

Certains pensent que les questions doctrinales suscitées par des changements de doctrinessurvenus à la suite du dernier concile et concernant ce qu’il faut croire ou faire pour être sauvé, relèvent plus de débats théologiques que du souci que devrait avoir tout catholique de le rester en gardant la Foi.

La Foi est insuffisante mais absolument nécessaire pour être sauvé 

La vertu de Foi est une disposition stable donnée par Dieu dans l’intelligence pour lui permettre d’adhérer fermement à la Révélation.

Cette vertu, donnée par le baptême, est une condition de la présence des deux autres vertus théologales (Charité et d’Espérance), sans lesquelles le Salut est impossible. Si, au soir de notre vie, nous serons jugés sur la Charité, celle-ci implique nécessairement la Foi, car tout amour présuppose la connaissance de l’aimé. L’amour surnaturel de Dieu en lui-même et par-dessus-tout implique la connaissance surnaturelle reçue de la Révélation ; celle-ci nous apprend notamment qu’il est Trinité, que son Fils s’est fait homme pour nous sauver par sa Passion en vertu de son Église qui prolonge dans le temps et l’espace sa mission prophétique, sacerdotale et royale.

À la suite de saint Paul qui affirme : « l’homme est justifié 1, non par les œuvres de la Loi, mais par la foi dans le Christ Jésus » (Ga 2, 16), on doit donc tenir avec Saint Thomas que la Foi est la première de vertus théologales 2. 

Outre la vertu de Foi, l’acte correspondant à celle-ci est nécessaire au salut de toute personne ayant l’usage de la raison 3 (adulte), et cet acte doit parfois être aussi extérieur 4. En effet, la profession de la Foi publique est l’un des trois liens d’appartenance au corps de l’Église rappelé par le catéchisme de saint Pie X : 

« L’Église catholique est la société ou la réunion de tous les baptisés qui, vivant sur la terre, professent la même foi et la même loi de Jésus-Christ, participent aux mêmes sacrements et obéissent aux pasteurs légitimes, principalement au Pontife Romain. » 

Ainsi, cmême catéchisme précise cette affirmation en rappelant que l’hérésie est un obstacle à l’appartenance à l’Église : « Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés. », avant d’ajouter que :

« Les hérétiques sont les baptisés qui refusent avec obstination de croire quelque vérité révélée de Dieu et enseignée comme de foi par l’Église catholique : par exemple, les ariens, les nestoriens et les diverses sectes du protestantisme.»

Cet acte de Foi requis au salut de tout adulte, doit être conforme à sa nature, telle qu’admirablement résumé dans la prière de l’acte de Foi.

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées

L’objet de la Foi est l’ensemble des vérités constituant la Révélation, contenues dans la Tradition et l’Écriture Sainte, et toutes les vérités qui leur sont nécessairement liées.

Cette Révélation est close à la mort du dernier apôtre,saint Jean, et personne ne peut rien y ajouter, pas même le pape ou un concile. Ainsi, l’Église enseigne infailliblement :

«Le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre afin qu’ils publient une nouvelle doctrine que le Saint Esprit leur révélerait, mais afin qu’ils gardent saintement et exposent fidèlement le dépôt de la foi, c’est-à-dire la révélation transmise par les apôtres, avec l’assistance du Saint Esprit. » (Vatican I, Pastor Æternus).

Il n’y a donc pas de progrès objectif du dépôt de la Foi qui soit possible car aucune nouvelle vérité ne peut être ajoutée à la Révélation. En revanche, il est possible qu’il y ait un progrès subjectif consistant en une meilleure compréhension de la Révélation, en raison notamment de son explicitation possible par le magistère ecclésiastique :

« La doctrine de foi que Dieu a révélée n’a pas été proposée comme une découverte philosophique à faire progresser par la réflexion de l’homme, mais comme un dépôt divin confié à l’Épouse du Christ pour qu’elle le garde fidèlement et le présente infailliblement. […] » (Vatican I, Dei Filius)

Notons que cette explicitation doit toujours se faire dans le même sens : 

« C’est pourquoi « le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée. “Que croissent et progressent largement et intensément, pour chacun comme pour tous, pour un seul homme comme pour toute l’Église, selon le degré propre à chaque âge et à chaque temps, l’intelligence, la science, la sagesse, mais exclusivement dans leur ordre, dans la même croyance, dans le même sens et dans la même pensée” (Saint Vincent de Lérins). » […] 

Et donc

« si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend encore, qu’il soit anathème.» (Vatican I, Dei Filius)

Pie XI dans son encyclique Mortalium animos le rappellera en évoquant le magistère solennel des conciles œcuméniques :

« Cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. » 

 et que vous nous enseignez par votre Église,

La Révélation à laquelle nous pouvons et devons croire et professer par la vertu de Foi, est celle que nous recevons del’Église enseignante ou de son magistère infaillible ou constant :

« Puis il leur dit : ” Allez par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. ()» (Marc XVI, 15-16)

 Contrairement à ce qu’affirme la doctrine protestante, la Révélation non seulement ne se réduit pas à l’Écriture (car elle est complétée par la Tradition), mais elle est transmise aux baptisés par le pape et les évêques unis à lui et à qui le Christ a confié de manière exclusive la mission de sauver les âmes, notamment en les enseignant :

 « Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; or celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Luc 10,16).

À cette mission d’enseignement confiée par le Christ à la hiérarchie de son Église correspond une assistance du SaintEsprit proportionnée au degré d’autorité qu’elle veut engager dans son enseignement, et qu’elle manifeste dans la manière de s’exprimer.

… parce qu’étant la Vérité même, vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper.

C’est le motif surnaturel de la Foi qui lui donne une certitude plus élevée que celle à laquelle peut aboutir n’importe quelle démonstration, à savoir Dieu se révélant.

Dieu étant celui qui est, il ne peut ni faire erreur, ni nous mentir, car tant l’erreur que la malice impliquent défaut ou manque d’être, comme c’est le cas pour tout mal.

On comprend alors cet enseignement de l’Église expliqué admirablement par le docteur Angélique : 

«  celui qui n’adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à l’enseignement de l’Église qui procède de la Vérité première révélée dans les Saintes Écritures, celui-là n’a pas l’habitus de la foi. S’il admet des vérités de foi, c’est autrement que par la foi. Comme si quelqu’un garde en son esprit une conclusion sans connaître le moyen qui sert à la démontrer, il est clair qu’il n’en a pas la science, mais seulement une opinion. » 

Rejeter consciemment une seule vérité enseignée par l’Église comme révélée, c’est donc nécessairement perdre la vertu de Foi c’est-à-dire la confiance surnaturelle en Dieu et par le fait même la Charité, condition du Salut et à laquelle est ordonnée l’appartenance à l’Église 5. 

Le motif de la Foi étant l’autorité même de Dieu se révélant et attestant par son Église de ce qui est conforme à la Révélation et de ce qui ne l’est pas, il est très important de discerner le degré d’autorité engagé par tel ou tel enseignement donné à l’Église universelle par le pape ou celui donné par le corps épiscopal uni à lui. 

Un enseignement de l’Église est vraiment magistériel (fait au nom du Christ et avec une certaine assistance du SaintEsprit) dès qu’il a pour auteurs le pape ou les évêques unis à lui, et qu’il a pour objet la Foi ou la morale, c’est-à-dire ce qu’il faut croire ou faire pour aller au Ciel.

Cet enseignement magistériel, pour être infaillible, doit concerner directement un point concernant la Foi ou la morale et être affirmé, pour toute l’Église, comme étant divinement révélé ou nécessairement lié à la Révélation ou à tenir définitivement ; que ce soit par le biais d’un jugement solennel d’un concile ou du pape, ou par le magistère ordinaire universel 6, c’est-à-dire de l’ensemble du corps épiscopal (dispersé ou réuni) uni au pape 7ou par une définition ex cathedra du pape 8.

Seuls ces enseignements ou ceux du magistère constant 9 sont infaillibles et impliquent une adhésion (assentiment) absolument irrévocable de l’intelligence de celui qui veut conserver la foi.

Pour les enseignements non-infaillibles, il requiert selon le degré d’autorité engagé une adhésion a priori qui va de la simple docilité au vrai assentiment de l’intelligence mais non irrévocable.

Père Marcelino Constant

[1] « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. » (Héb., XI, 6.)

[2] : « Par soi, il est certain qu’entre toutes les vertus la première est la foi. Puisque, en matière d’action, la fin est principe, nous l’avons déjà dit, nécessairement les vertus théologales, parce qu’elles ont pour objet la fin ultime, possèdent la priorité sur toutes les autres vertus. Mais, cette fin ultime elle-même, il faut qu’elle soit dans l’intelligence avant d’être dans la volonté parce que celle-ci se porte sur un objet en tant seulement qu’il est saisi par l’esprit. Aussi, comme la fin ultime est dans la volonté par l’espérance, et comme la charité est dans l’intelligence par la foi, nécessairement la foi est la première entre toutes les vertus : le fait est que la connaissance naturelle ne peut s’élever jusqu’à Dieu sous l’aspect ou il est objet de béatitude, selon que tendent à lui l’espérance et la charité. » (IIa IIae, Q3, art7)

[3] Il y a précepte divin de faire des actes de foi, au moins intérieurs : à l’âge de raison, dans les tentations contre les vérités religieuses ou après les péchés contre la foi, quand nous recevons quelque sacrement, quelquefois dans l’année, et surtout dans le péril de mort.

[4] Ce devoir de professer extérieurement la Foi, est enseigné par le Christ : « Celui qui m’aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; et celui qui m’aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. »(Mat., X, 32, 33.) Ce commandement nous oblige à professer publiquement notre Foi : quand la chose nous est prescrite par un commandement (à la messe dominicale…), ou quand le silence et l’abstention équivaudraient au reniement.

[5] Notons qu’un tel rejet n’équivaut pas à quitter l’Église par l’hérésie puisqu’il faut en effet pour cela que ce rejet soit public.

[6] Vatican I, Dei Filius, enseigne : « Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. »

[7] Pie IX, Lettre apostolique Tuas libenter 21 décembre 1863, affirme : « Quand même il ne s’agirait que de la soumission due à la foi divine, on ne pourrait pas la restreindre aux seuls points définis par des décrets exprès des Conciles œcuméniques, ou des Pontifes romains et de ce Siège Apostolique ; il faudrait encore l’étendre à tout ce qui est transmis, comme divinement révélé, par le corps enseignant ordinaire de toute l’Église dispersée dans l’univers, et que pour cette raison les théologiens catholiques, d’un consentement universel et constant, regardent comme appartenant à la foi. »

[8] Ainsi, Vatican I, enseigne dans Pastor Aeternus que : « le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité ».

[9] Cela, conformément au Commonitorium de Saint Vincent de Lérins, auquel fait référence le concile Vatican I dans Dei Filius : « Il faut veiller soigneusement à s’en tenir à ce qui a été cru partout, toujours, et par tous. »

La clé de la Malle aux Mille trésors ! Abonnez-vos enfants et petits-enfants !

Quel enfant n’a jamais rêvé d’avoir, dans un recoin de sa maison, une malle pleine de merveilles où l’on peut fouiller à l’envi sans qu’elle ne désemplisse jamais ? Cette malle où l’on peut plonger la main en fermant les yeux pour y ressortir quelque trésor nouveau, une énigme, un secret, une piste à explorer ; cette malle sans fond qu’une main mystérieuse remplit sans cesse à notre insu de richesses inattendues et dont chaque joyau nous transporte vers des mondes inexplorés.

Eh bien, moi, je vous dirais que cette Malle existe ! Elle se remplit sans cesse de nouveaux trésors, elle peut se ranger dans un coin de la chambre, elle déborde de richesses, de mystères et d’aventures ! Et, mieux que les vieux coffres de rêve qui rouillent avec le temps, celle-ci ne prend pas la poussière. Elle fait découvrir aux enfants les trésors de la vie chrétienne, la joie de la lecture, l’amour des belles choses et des belles valeurs ; elle les amuse avec ses bricolages et ses recettes de cuisine, les emmène visiter l’Histoire et la culture. Tous les deux mois, cette Malle aux Mille Trésors apparaît dans la boîte aux lettres avec les plus précieuses merveilles à faire découvrir aux enfants : celles qui nourrissent l’âme et éveillent l’esprit, celles qui font grandir dans la véritable joie chrétienne.

Alors je vous dirais : offrez à vos enfants cette malle dont ils ont tant rêvé ! C’est un bagage où toute la famille pourra venir puiser.

La Malle aux Mille Trésors :
– Revue catholique
– bimestrielle
– destinée aux enfants et à ceux qui leur ressemblent
– 24 pages A4 en couleurs
– Pour filles et garçons

Je m’abonne à la MALLE AUX MILLE TRESORS : https://www.m-c-familles.fr/la-malle-aux-mille-tresors

Quelques témoignages sympathiques :

« Mes petites-filles vont encore beaucoup aimer ! Elles se plongent toujours avec délices dans leur revue de La Malle aux Mille Trésors et sont ravies de la montrer à leur Bonne-Maman et de lui demander de lire les belles histoires ! Bravo pour ce beau travail qui apprend le Beau et le Vrai aux enfants ! »
Sophie de P.

« Je suis toujours en admiration de vos bonnes idées – c’est joyeux et formateur. Je voudrais que tous les parents qui ont le souci d’élever leurs enfants la connaissent. »
Madame C.

« Votre revue est parfaitement réussie ; c’est un très bon outil d’apostolat au-delà des enfants, car elle est lue aussi par les parents. Elle est simple, elle fait entrer un bon air « d’esprit d’enfance » dans les foyers. L’ensemble est d’une belle qualité. Longue vie à La Malle aux Mille Trésors. »
Abbé F.

« Ma filleule a 16 ans… J’ai voulu préalablement m’assurer qu’elle ne trouvait pas ce cadeau trop « enfantin » pour son âge ; mais elle s’est récriée et m’a demandé de ne pas la priver de cette Malle aux Trésors dont elle fait profiter le reste de la famille, et ses amies de passage. Aussi, je m’exécute de bonne grâce… »
Madame D.

« Je renouvelle mon abonnement, les enfants grandissent mais il apporte une bouffée de pureté et de fraîcheur à la maison. »
Madame de L.

« Petits et grands de la famille dévorent La Malle aux Mille Trésors. Une fois dans la bibliothèque, elle a quelques moments de repos avant d’être à nouveau feuilletée par les petites mains de passage, avides de retrouver, qui une belle image, qui une histoire drôle, ou approfondir une lecture pour le plus grand !
Bonne continuation ! On se régale tous ! »
Mme C.

« J’avoue que je vais à la boîte aux lettres, pour la lire avant mes enfants… »
Monsieur L.

Une belle oeuvre à faire rayonner pour le grand bonheur de tous !

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Découvrir la théologie du corps

Une vidéo de Genèse :

Le corps. La beauté. L’amour. La sexualité. Le regard porté sur l’homme et la femme. Des sujets universels… mais aussi profondément bouleversés dans notre époque. Et pourtant, il existe au cœur de l’Église un enseignement immense, qui propose une vision radicalement différente de l’homme : une vision où le corps n’est pas un objet, mais le signe visible de la personne. Cet enseignement, c’est la théologie du corps de saint Jean-Paul II. 900 pages. 135 catéchèses. Une œuvre importante qui continue aujourd’hui de transformer des vies, des hommes, des femmes, des couples, des familles… et même notre manière de regarder le monde, l’art ou la beauté. Mon invité aujourd’hui est un grand spécialiste de la théologie du corps et il est français. Je reçois Yves Semen, philosophe, professeur, écrivain et fondateur de l’Institut de la Théologie du Corps. Depuis plus de 30 ans, il œuvre à transmettre cet enseignement à travers des centaines de conférences en Europe et à travers le monde. Avec lui, nous allons parler de Jean-Paul II, de la vocation du corps, de la crise anthropologique contemporaine… mais aussi de beauté et d’art. C’est quoi la théologie du corps concrètement. Pourquoi est-elle encore plus importante aujourd’hui. Comment se former à cette théologie.

Pour vous qui nous regardez ou nous écoutez, si vous souhaitez découvrir la théologie du corps, approfondir votre regard sur l’amour, le corps, la sexualité et tous les sujets évoqués dans cet épisode, rendez-vous sur le site https://institutdetheologieducorps.org/les-formations/ Pour soutenir Yves Semen et l’Institut de Théologie du Corps, vous pouvez faire un don ici : https://institutdetheologieducorps.org/nous-soutenir/faire-un-don/

 

10 juin : 100 jours de la guerre au Liban

Nous avons interrogé Karen Achkouty, Responsable de projet au Liban pour SOS Chrétiens d’Orient :

100 jours après le début de la guerre, quel est le quotidien des Libanais, aujourd’hui ?

Aujourd’hui, on compte plus de 3600 morts au Liban, plus de 11 000 blessés. Des villages entiers sont détruits, des milliers de logements sont à terre ; 17 hôpitaux ont été touchés dans tout le Liban ; trois sont fermés, parce que détruits ou trop proches des combats… Donc, vous imaginez bien que pour tous les Libanais touchés par la guerre, la vie quotidienne est plus que difficile. 

Ceux qui sont restés dans les villages du sud sont privés de tout ou presque. Ils vivent en pleine zone de guerre ; les bombardements israéliens sont quotidiens. Il est dangereux de se déplacer, dangereux d’aller cultiver son champ, etc. Ainsi, en début de semaine dernière, un homme, le docteur James George Karam, rentrait en voiture de Beyrouth vers son village de Qlayaa, avec ses deux enfants, Tony et Theodosia. Celle-ci, jeune étudiante, venait de passer ses examens. La voiture a été visée par un drone israélien. Tous les trois sont morts sur le coup.

Quant à ceux qui sont installés, depuis 100 jours maintenant, dans des centres d’accueil d’urgence, la situation n’est guère enviable. Ils ont été contraints de partir de chez eux en quelques minutes, de fuir la guerre et de tout laisser derrière eux. Impossible pour eux d’envisager un retour pour le moment… Et un retour pour retrouver quoi ? Un village ravagé, une maison détruite, une église en ruine ? Difficile aussi de trouver un travail dans les régions dans lesquelles ces familles se sont réfugiées. Quand on est agriculteur dans le sud du Liban, travailler à Beyrouth est compliqué ! Bref, le quotidien des Libanais touchés par la guerre est loin d’être facile. Avec SOS Chrétiens d’Orient, depuis Beyrouth, nous faisons au mieux pour soulager leurs souffrances. 

Justement, quelles sont les nouvelles de vos équipes au Liban ?

J’étais en rendez-vous, il y a quelques heures, avec le président de la municipalité de Rmeich, une ville du Sud-Liban, 6000 habitants auxquels il faut ajouter au moins 1000 déplacés des villages voisins. Celui-ci est bloqué à Beyrouth. C’est donc depuis la capitale qu’il fait partir les convois d’aide humanitaire qui permettent au village de vivre, ou du moins de survivre. Dès qu’il obtient une autorisation, il fait partir, par camion, des médicaments, de la nourriture, de l’essence, etc. Avec lui, nous avons vu comment nous pourrons l’aider ces prochains jours, ces prochaines semaines. 

Alors, autant dire que nos équipes et nos volontaires sont plus que jamais mobilisés. Vous savez, depuis le début de la guerre, nous avons mis de côté un certain nombre d’activités habituelles afin de pouvoir apporter notre soutien à ces milliers de Libanais touchés par la guerre. Aussi bien ceux qui ont dû quitter leurs villages, abandonner leurs maisons et laisser tout pour fuir les bombardements israéliens, que ceux qui ont fait le choix de rester, malgré tous les risques… 

Des pourparlers en vue d’un cessez-le-feu ont été annoncés la semaine dernière. Est-ce un espoir ?

Ces pourparlers ont échoué ; comme les précédents Le cessez-le-feu était conditionné, selon la déclaration officielle « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani ». Pour le premier ministre Nawaf Salam, cette négociation avec Israël est « la voie la plus rapide et la moins coûteuse pour le Liban et les Libanais, ainsi que pour le Sud et ses habitants ». Le Hezbollah a refusé, qualifiant même les négociations d’ « absurdes, humiliantes et honteuses pour le Liban ». En fin de semaine dernière, Benjamin Netanyhou a lui-même déclaré à ses ministres, selon la presse israélienne, qu’ « il n’y a actuellement aucun accord » puisque « le Hezbollah s’y oppose ».Un de ses ministres, Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, militant sioniste religieux expansionniste, lui avait d’ailleurs déjà répondu que « la cessation des hostilités avec le Liban est une grave erreur ». Aussi, dimanche 7 juin, l’armée israélienne annonçait-elle continuer « ses opérations dans tout le Liban » ! Le lendemain, elle lançait 40 raids aériens. Et ce matin, mardi 9 juin, elle demandait l’évacuation de la ville de Tyr.

Les Libanais vont donc continuer à vivre leur cauchemar. Comme c’est le cas depuis si longtemps. 

Que peut-on faire pour les aider ?

Prier, parler, donner ! Prier pour le Liban et les Libanais. Parler de ce qui se passe au Liban. Vous habitez à 3000 kilomètres du Liban ; les mauvaises nouvelles de là-bas sont donc vite oubliées ici. Il faut donc continuer à pleurer avec le Liban et, enfin, chacun peut évidemment soutenir toutes les associations qui agissent concrètement, là-bas.

Suppression de la subvention au planning familial : le maire assume

Communiqué du maire RN de Carpentras, Hervé de Lépineau, à propos de la suppression de la subvention au planning familial :

J’assume pleinement la suppression décidée par le conseil municipal le 5 juin dernier de la subvention annuelle de 3.000 euros que la ville de Carpentras accordait au Planning Familial de Vaucluse.

Outre le fait qu’il ne s’agit pas d’une association située à Carpentras mais à Avignon, celle-ci prend régulièrement et ouvertement position contre le Rassemblement National et ses candidats pendant les campagnes électorales, sortant ainsi de la neutralité politique qu’il devrait pourtant scrupuleusement observer, comme toute association qui bénéficie de subventions publiques.

Rappelons qu’en juillet 2024, à l’occasion des élections législatives anticipées, la section vauclusienne du Planning Familial a clairement appelé à voter pour le Nouveau Front Populaire, et plus particulièrement pour Raphaël Arnault, candidat LFI triplement fiché S et condamné en justice pour violences en réunion.

L’interdiction pour une collectivité de subventionner une association aux actions partisanes et politisées est d’ailleurs rappelée par le guide d’usage de la subvention 2025-2026 édité par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative.

De plus, la campagne publicitaire lancée par le Planning Familial avec comme slogan « Au planning on sait que des hommes aussi peuvent être enceints”, mensonge anthropologique s’il en est, pose un sérieux problème lorsque ce message est porté à la connaissance d’adolescents fragiles sur le plan psychologiques et en quête d’identité.

Le Planning Familial s’est ainsi largement éloigné de son objectif premier, à savoir l’égalité des droits, pour devenir un organe politisé et partisan, mais aussi un avant-poste d’une idéologie controversée qu’est le wokisme.

Le conseil municipal de la ville de Carpentras a donc décidé, à la majorité, (un des deux groupes d’opposition ayant même approuvé la délibération), de supprimer cette subvention, suppression qui ne fragilise en aucune façon l’équilibre financier du Planning Familial 84 bénéficiaire par ailleurs d’autres financements.

L’église de la République a réélu son grand-maître

Jean-Raphaël Notton a été réélu Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF), qui tenait son Convent en fin de semaine dernière.

Jean-Raphaël Notton, issu du congrès Ile-de-France, Outre-mer, Orients Eloignés, élu Grand Maître de cette obédience maçonnique qui rassemble près de 32 000 “frères” répartis dans 950 Loges, en 2025, a été reconduit dans ses fonctions. Né en février 1956, docteur en médecine, Jean-Raphaël Notton fut notamment Délégué général de l’Institut français de l’expertise hospitalière de 1997 à 2003. Il fut président du groupe médical “Participations sanitaires et sociales” et co-fonda ensuite “Autonomic” (organisation de salons autour du handicap, de la dépendance, et de l’accessibilité) et préside le groupe Participations Sanitaires et Sociales qui gère des établissements médicaux.

Auditeur de la 56ème session de l’Institut des Hautes études de Défense nationale (2003-2004), il fut président de l’Association nationale des Auditeurs de l’IHEDN (AA-IHEDN) de 2006 à 2009, puis président de l’Union IHEDN de 2009 à 2012, associations dont il est président d’honneur. Il fut colonel de la Réserve Opérationnelle de l’Armée de Terre, affecté au Centre pour la Doctrine de l’Engagement des Forces (C.D.E.F.) de 2004 à 2014, et conseiller de Défense auprès du ministère de l’Outre-mer de 2006 à 2009.

Initié à la Grande Loge de France en 1986, à la loge “Jean Jaurès” à Paris, Jean-Raphaël Notton, fut élu Grand Maître de la Grande Loge de France en juin 2025.

Derrière les crimes pédocriminels, des idées perverses sur la sexualisation des enfants

Lors des questions au gouvernement, mardi, Marine Le Pen a interrogé l’exécutif sur la mort de Lhyanna :

Monsieur le premier ministre, le chagrin du peuple français a fait écho à celui de sa famille et de ses proches à l’annonce de la mort de Lyhanna, 11 ans, assassinée par un homme déjà connu comme pédophile, un prédateur identifié, mais jamais interpellé, jamais neutralisé. Ce chagrin a laissé place à une colère justifiée : cette petite fille a été sacrifiée sur l’autel de la nonchalance d’un État dont l’appareil judiciaire a failli, un État englué dans le déni de l’explosion de la criminalité contre les enfants et la culture généralisée du « pas de vague ».

Une suite de révélations dépeignent un tableau d’ensemble effrayant et accablant, où s’inscrit ce drame. Il intervient après l’affaire du périscolaire parisien, qui a suscité des mises en cause d’une ampleur telle qu’elles dépassent manifestement la faute individuelle, alors même que le silence a protégé les bourreaux et que le laissez-faire a livré les jeunes et malheureuses victimes à l’indicible et à l’irréparable. Et que dire de tant d’autres affaires, d’Epstein aux enfants de l’ASE, captifs de réseaux de prostitution, en passant par l’affaire Bétharram ?

Ce drame a plusieurs causes, qui relèvent toutes du politique : sa réticence à traiter avec une fermeté absolue les atteintes à l’intégrité physique, en particulier des enfants ; son déni face à l’explosion de la criminalité, qui lui fait renoncer à l’attribution de moyens supplémentaires pour y faire face ; son aveuglement sur la délinquance des mineurs, qui embolise les institutions chargées des victimes mineures ; le manque récurrent de places de prison, qui affaiblit toute la chaîne pénale ; et je ne parle pas des idées perverses sur la sexualisation des enfants distillées dans certains milieux culturels pendant les années 1970 et relayées par des pans entiers de la pensée dite progressiste.

Vous n’êtes pas exclusivement responsables de ces dérives –⁠ elles durent depuis des décennies –, mais vous avez préféré les camoufler. J’en veux pour preuve la dissimulation volontaire du rapport remis par la Ciivise en 2023. Comptez-vous remettre tout à plat pour permettre aux Français de retrouver leur confiance, terriblement entamée…

(Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice.)

Manifestations pour Lyhanna: la gauche sans gêne récupère, la droite tétanisée s’aplatit

De Yann Baly, président de l’AGRIF :

Ce lundi 8 juin, suite à l’horrible martyre infligé à la petite Lyhanna par le barbare inhumain Jérôme Barella, de nombreux rassemblements ont été organisés devant les Tribunaux un peu partout en France et devant le Ministère de la Justice à Paris.

Ces manifestations auraient dû permettre de faire entendre la légitime colère des Français face à l’incurie d’un État aux abonnés absents qui, non seulement, ne protège plus et ne défend plus les Français mais, pire, constitue un vrai danger pour les honnêtes gens par son immobilisme et ses renoncements.

Malheureusement, dans la la plupart des rassemblements relayés par les médias, on a vu des mises en scènes, entendu des slogans et des discours qui sont ceux de la gauche boboïsée ou de l’extrême-gauche islamisée.

Des Femens aux députés de LFI, du Planing anti-familial aux associations féministes « bien pensantes » et ultra subventionnées, toute la nébuleuse gauchisante était à la manoeuvre pour récupérer et encadrer, avec ses slogans idéologiques, la juste exaspération du pays réel face au laxisme d’État. Les amis de Cohn Bendit, de Libération et de Gérard Miller dénonçant la pédophilie ! On croit rêver !

Pendant ce temps là, pas UNE SEULE personnalité de droite n’a formulé un discours clair et réclamé des actes forts ! Ils en sont encore aux réformettes pénales, peines incompressibles (incompréhensibles plutôt !), démissions, commissions d’enquêtes….. Tout l’attirail de la politique spectacle, enrobé de formules creuses, toujours les mêmes qu’elles soient prononcées par le ministre impuissant ou par l’opposition affadie !

On en a marre des « plus jamais ça », des « mains qui ne trembleront pas » et des débats sans fin où se répètent toujours les mêmes indignations contenues et une pseudo fermeté contrôlée. Il ne faut pas choquer, pas risquer d’être diabolisés, devancer les désirs et les délires de l’ARCOM. Bref, il faut s’aplatir.

Assez de cette droite de lamentation et de ces plateaux de télé où l’on entend toujours les mêmes constats et les mêmes débats sans que jamais personne ne donne jamais les vraies et vigoureuses solutions !

La seule mesure valable est le rétablissement de la peine de mort pour les assassins d’enfants ! *

Voilà ce que personne n’a osé dire depuis la découverte du drame de Lyhanna, comme personne n’avait osé le dire après le massacre de Lola ou la mort de Philippine. Certains audacieux disent regretter l’abolition de la peine capitale mais aucun n’en réclame le rétablissement. Ce qui figurait, il y a encore 15 ans, dans le programme du Front national et que défendaient même des responsables politiques de la droite RPR-UMP, est devenu l’un des nombreux tabous de la politique française. De quoi ont ils peur ? Du fantôme de Badinter ? D’être classés comme extrémistes par Plenel-Mediapart ? De ne jamais recevoir le Prix Nobel de la Paix ?

Les choses sont claires : soit la France en finira avec l’humanitaro-droit-de de-l’hommisme qui ne protège que les assassins, les terroristes, les voleurs et les violeurs, soit notre pays sombrera définitivement dans l’horreur et la barbarie.

Avec l’AGRIF, depuis 1984, notre ligne n’a pas varié : le droit et la justice doivent être au service des honnêtes gens et non des criminels !

Soutenez notre action, adhérez à l’AGRIF : https://www.lagrif.fr/dons/

Yann BALY

Le pape en France du 25 au 28 septembre : début de programme

Le programme officiel de la visite du pape en France se précise :

  • Vendredi 25 septembre : vêpres solennelles à Notre-Dame de Paris. Les prêtres, les diacres et leurs épouses, les personnes consacrées, religieuses et religieux, ainsi que les séminaristes de toute la France sont invités
  • Dans la soirée de ce vendredi 25 septembre : grande veillée de prière avec les jeunes de France
  • Samedi 26 septembre dans l’après-midi : messe solennelle en plein air à Paris
  • Dimanche 27 septembre dans l’après-midi : à Lourdes, messe sur la prairie face à la Grotte
  • Lundi 28 septembre dans l’après-midi : messe à la cathédrale Saint-Étienne de Metz.

Le christianisme, une religion d’historiens ?

Philippe Maxence reçoit au micro du Club des Hommes en noir l’historien et essayiste Christophe Dickès pour son livre Le Christianisme, une religion d’historiens (Salvator). Un titre étonnant et qui propose d’entrer dans la singularité du christianisme à travers des chemins peu empruntés jusqu’ici.

Historien, l’auteur sait de quoi il parle. Il ne propose pas un plaidoyer pro domo mais entend montrer la véracité historique du christianisme trop souvent remise en cause alors que les preuves s’accumulent.

Christophe Dickès a reçu le prix François Millepierres de l’Académie française en 2022 pour son ouvrage Saint Pierre. Le mystère et l’évidence (Perrin) et le 25e prix Combourg-Chateaubriand, en 2025, pour son essai Pour l’Église, ce que le monde lui doit (Perrin).

Devenir prêtre

Découvrez le premier épisode de TRADITIO – Pour l’amour de l’Église, une série documentaire consacrée à la vie et à l’apostolat des prêtres de la Fraternité Saint Pie X à travers le monde. Intitulé Une œuvre de foi, ce premier épisode est consacré au sacerdoce catholique, à l’histoire de la FSSPX et à la formation sacerdotale dans ses séminaires internationaux. Il propose de découvrir la vocation du prêtre, son rôle dans l’Église et le chemin qui conduit de jeunes hommes à consacrer leur vie au service de Dieu et des âmes. Réalisé sur une période de deux ans par deux jeunes étudiants de Suisse et d’Allemagne en collaboration avec la Maison générale de la FSSPX, ce documentaire ouvre une série en trois volets retraçant l’apostolat de la Fraternité à travers le monde.

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Crise démographique en France

Selon l’INSEE (qui ne prend pas en compte la future légalisation de l’euthanasie, qui pourrait aggraver les chiffres suivants) :

En 2070, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, la France compterait 65,9 millions d’habitants, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026. La population augmenterait légèrement jusqu’en 2037 pour atteindre 69,8 millions d’habitants. Cette croissance démographique tiendrait exclusivement au solde migratoire, le solde naturel devenant négatif à partir de 2025. À partir de l’année 2037, le solde migratoire ne compenserait plus le déficit naturel et la population commencerait donc à diminuer.

D’ici 2070, le nombre d’habitants de moins de 45 ans baisserait de 8,9 millions, tandis que celui des personnes âgées de 45 à 64 ans serait quasi stable et que celui de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions. La hausse du nombre de personnes âgées serait essentiellement portée par celle des 80 ans ou plus (+4,6 millions) ; le nombre de centenaires pourrait être multiplié par 4.

En 2040, il y aurait 49 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 40 en 2026. Entre 2040 et 2070, l’évolution de ce rapport de dépendance démographique est plus incertaine ; selon le scénario central, il s’établirait à 62 pour 100.

Le vieillissement de la population est certain, mais la décrue de la population totale n’est que probable : à horizon 2070, il y aurait entre 61 à 71 millions de personnes en France, selon que l’on abaisse ou élève l’hypothèse de fécondité ou de solde migratoire.

L’évêque, principe visible de communion, avec le Christ, avec le Successeur de Pierre et avec l’Église universelle

Extrait du discours du pape Léon XIV aux évêques espagnols :

[L]e ministère de l’évêque assume une responsabilité particulière. Nous sommes appelés à être un principe visible de communion, en premier lieu de la communion avec le Christ, en gardant avec amour la foi reçue, dans la docilité à la Parole de Dieu et à la Tradition vivante de l’Église ; ensuite, dans la communion avec le Successeur de Pierre et avec l’Église universelle, avec le presbyterium et avec la communauté diocésaine elle-même, avec la vie consacrée, avec les mouvements, avec les associations et avec chaque charisme authentique que l’Esprit donne pour l’édification commune. Votre mission vous demande de garder l’unité, de favoriser le dialogue, de guérir les fractures et d’accompagner le chemin du peuple confié à vos soins.

La communion ainsi vécue possède également une force missionnaire. Une Église réconciliée en son sein peut s’adresser avec plus de liberté à ses frères d’autres confessions chrétiennes et d’autres religions, à ceux qui ne croient pas, aux autorités civiles et à tous les hommes de bonne volonté qui œuvrent pour le bien commun.

Cet appel à être signe de communion dans le Christ, en marchant dans l’unité et en tendant la main au frère que nous rencontrons, nous place face à un autre défi qui touche aujourd’hui le cœur de beaucoup : la difficulté d’assumer des engagements définitifs et de prendre des décisions vitales profondes. Chez tant de jeunes, et pas seulement chez eux, la question : “À qui suis-je destiné ?” résonne comme une recherche sincère de sens, d’appartenance et de don. Le cœur humain ne se comble pas en accumulant des expériences, des possibilités ou des certitudes provisoires. Il se comble lorsqu’il découvre un appel, lorsqu’il comprend que la vie n’atteint sa plénitude que si elle est donnée.

C’est pourquoi la pastorale vocationnelle ne peut se réduire à une simple recherche de chiffres. Elle naît de communautés vivantes, de prêtres heureux, de familles capables de témoigner de la beauté de la fidélité, d’une Église qui sait montrer avec simplicité que suivre le Christ n’appauvrit pas l’existence, mais l’enrichit. Là où l’Évangile est vécu dans la joie, le service et la communion, l’appel du Seigneur peut lui aussi être à nouveau entendu comme une promesse de vie. […]

Scandale Barbara Butch : l’Église de France ou le silence des agneaux

D’Olivier Frèrejacques, Président de Liberté politique :

La Nuit Blanche 2026, événement culturel du petit milieu parisien, a déclenché une nouvelle polémique avec la nomination de Barbara Butch comme directrice artistique. Cette dernière a programmé des installations artistiques contemporaines, dont des performances et expériences sonores immersives, dans plusieurs églises parisiennes.

Lors des Jeux Olympiques de 2024, la France avait découvert Barbara Butch à travers un tableau vivant largement perçu comme une moquerie de La Cène. La polémique avait dépassé les frontières de la capitale et le Vatican s’était dit « attristé » par certaines scènes, déplorant « l’offense faite à de nombreux chrétiens et croyants d’autres religions » ainsi que des « allusions ridiculisant les convictions religieuses ».

Même Jean-Luc Mélenchon avait pris ses distances, déclarant ne pas avoir aimé cette moquerie et s’interrogeant : « À quoi bon risquer de blesser les croyants ? ».

Après un tel scandale, pourquoi avoir de nouveau fait appel à Barbara Butch pour organiser des spectacles dans des églises parisiennes ? Que la mairie socialiste de Paris, empêtrée dans de graves affaires de pédocriminalité dans le périscolaire, pousse à ce genre d’événement ne surprend guère. En revanche, on est en droit de s’interroger sur les motivations des curés des paroisses concernées et de l’archevêque qui ont accepté d’accueillir un tel événement. Le visionnage des vidéos diffusées ne peut laisser un catholique de marbre.

Une poignée de chrétiens courageux s’est opposée à ces spectacles et a rapidement été placée en garde à vue, avec une diligence que les forces de l’ordre ne montrent pas toujours dans d’autres circonstances. Le silence assourdissant de l’archevêché est incompréhensible pour de nombreux catholiques, tandis que certains de ses prêtres jouent les BHL en col romain en dénonçant un « péril identitaire » largement fantasmé.

Les autorités diocésaines se terrent dans le silence, soit par peur de la réaction du monde médiatique et politique, soit parce qu’elles n’ont rien à reprocher à Barbara Butch et à son cirque dans les églises. Dans le premier cas, c’est de la lâcheté. Dans le second, c’est probablement plus grave encore.

Euthanasie : vers un vote solennel le 15 juillet

Après l’échec de la commission mixte paritaire, la proposition de loi visant à autoriser l’« aide à mourir » revient à l’Assemblée nationale pour une troisième lecture.

La commission des Affaires sociales s’est saisie du texte à partir du 8 juin et terminera ses travaux le 15 juin. 700 amendements ont été déposés. Il sera ensuite examiné dans l’Hémicycle lors de la semaine du Gouvernement, du 22 au 26 juin. Et c’est dès le 7 juillet que le Sénat procèdera à la troisième lecture, lors d’une session extraordinaire qui devra être convoquée par le président de la République.

Le ministre des Relations avec le Parlement a annoncé que le dernier mot serait donné aux députés à l’issue de cette lecture, et que le vote solennel interviendrait le 15 juillet.

Ce calendrier serré laisse penser qu’il y a urgence à inscrire l’euthanasie dans la loi française.

Le Sénat canadien adopte le projet de loi anti-chrétien interdisant la Bible

Les sénateurs canadiens ont voté en faveur du projet de loi C-9 des libéraux, qui, une fois devenu loi, abrogera les protections religieuses et criminalisera la citation de certains passages de la Bible, parmi lesquels ceux sur l’homosexualité.

Les sénateurs ont voté par 45 voix contre 13 en faveur du projet de loi C-9, intitulé « Loi modifiant le Code criminel (propagande haineuse, crime haineux et accès aux lieux religieux ou culturels) ». Il y a eu deux abstentions et 35 sénateurs étaient absents lors du vote.

Le projet de loi C-9 ayant été adopté avec des amendements, il doit maintenant retourner à la Chambre des communes. Les amendements de dernière minute proposés par certains sénateurs conservateurs au projet de loi, qui auraient permis de répondre aux préoccupations de nombreux groupes religieux, ont été rejetés.

La Campaign Life Coalition (CLC) a fustigé l’ adoption du projet de loi C-9, déclarant que « Dieu ne sera pas moqué ».

« C’est un jour sombre pour la liberté religieuse et la liberté d’expression au Canada ». « L’adoption de cette loi profondément troublante ne nous empêchera cependant pas de proclamer la Parole de Dieu, même si les vérités bibliques sont de plus en plus souvent qualifiées de haineuses par ceux qui sont hostiles au christianisme. On ne se moque pas de Dieu. Nous continuerons à proclamer sa Parole. »

Ce projet de loi C-9 supprime l’alinéa 319(3)b) du Code criminel du Canada qui protège l’expression des convictions religieuses d’une personne fondées sur des textes religieux tels que la Sainte Bible.

Le cardinal Frank Leo, archevêque de Toronto, a déclaré que si l’Église catholique reconnaît « l’importance de lutter contre la haine et de protéger les individus et les communautés contre la violence », des modifications doivent être apportées au projet de loi.

La suppression de l’exemption religieuse a suscité la condamnation de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

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