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Crépol : « Mandatée, l’AGRIF entre dans le dossier »

Ce vendredi 26 juin, le Président de l’AGRIF était l’invité de Richard de Sèze dans la Matinale « Ligne droite » de Radio Courtoisie pour une annonce de première importance : l’AGRIF vient d’être mandatée par des victimes de l’attaque de Crépol.

Malgré les obstructions judiciaires, qui durent depuis 2 ans, pour empêcher l’AGRIF de faire en sorte que la justice soit rendue dans le drame qui a coûté la vie au jeune Thomas, ce mandatement fait entrer l’association de plain-pied dans le dossier.

Dans cette émission Yann Baly est revenu sur cette affaire mais également sur plusieurs autres actions en cours de l’AGRIF.

Nouveau programme de financement pour les ONG pro-vie européennes

L’organisation allemande Droit à la vie pour tous (ALfA) et la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC) au Royaume-Uni ont convenu de coopérer pour promouvoir les organisations opposées à l’avortement en Europe. Dans le cadre d’une nouvelle initiative, le Défi EPIC, les organisations non gouvernementales bénéficieront d’un soutien financier pour des projets visant à protéger les enfants à naître et à aider les femmes confrontées à une grossesse non désirée. Cette annonce a été faite par ALfA.

Le budget du programme pour sa première année s’élève à 60 000 €. Un lauréat recevra une bourse de 30 000 €, tandis que deux finalistes se verront attribuer chacun 10 000 €. Les candidatures seront acceptées d’octobre à novembre, et les résultats devraient être annoncés avant la fin de l’année.

La présidente d’ALfA, Cornelia Kaminski, a déclaré que cette initiative vise à corriger ce qu’elle a qualifié de déséquilibre au sein de la société. Selon elle, le droit à l’avortement progresse politiquement en Europe, tandis que les organisations de défense de la vie prénatale disposent souvent de ressources très limitées. Ce nouveau programme a pour objectif de soutenir des projets efficaces et de renforcer la protection de la vie sur tout le continent.

SPUC est active depuis 1967 et compte parmi les plus anciennes organisations pro-vie du Royaume-Uni. ALfA a été fondée en Allemagne comme un mouvement opposé à l’avortement et militant pour la protection de la vie humaine dès la conception.

Profession de foi et crise de l’Eglise

Lu sur le site de la Charte de Fontevrault ce “mot de M. l’Aumônier”:

Merci au Salon Beige d’avoir mis en ligne « la profession de foi catholique de la FSSPX pour éclairer les âmes face aux erreurs modernes » (voir ici), datée à Menzingen du 24 juin 2026, Nativité de saint Jean-Baptiste. Sans cela, et comme beaucoup d’autres, je l’aurais probablement loupée, et c’eût été dommage car c’est, à mon avis, le texte du siècle !

En une vingtaine de pages resplendit l’architecture classique admirable des dogmes de la Foi catholique, dans une cohérence qui enthousiasme l’intelligence que ces vérités éclairent. C’est d’une limpidité cristalline : on comprend tout, on adhère à tout sans réserve ; et on est confondu par ce sens d’élection gratuite qui nous appelle à connaître dès ici-bas de si grands mystères, avec la possibilité réelle d’y correspondre dans la sainte Église.

Mais la jubilation vient de ce que l’exposé est scandé par le rejet tout aussi lumineux des erreurs opposées à chacune de ces vérités. Comme le bétail qu’on vient de libérer de l’hiver à l’étable, exulte au printemps dans la liberté retrouvée des larges pâturages, on semble bondir d’un paragraphe à l’autre en une litanie triomphale qu’on voudrait sans fin :

Je crois… je professe…
c’est pourquoi je rejette… je réprouve donc…

Je crois fermement… je reconnais…
je rejette donc… je rejette par conséquent avec indignation…

Le coup de maître tient au fait : d’avoir rédigé à la première personne, ce qui renvoie singulièrement chacun au centre de son âme ; mais de faire du document une publication universelle qui permettra au plus grand nombre d’en juger ; précisément dans ces jours où le Consistoire extraordinaire convoqué à Rome par Sa Sainteté Léon XIV, met en présence le Pape et ses collaborateurs institutionnels pour son diocèse de Rome et le gouvernement de l’Église universelle, et ceux-ci les uns en face des autres.

Leurs regards se croisent, ils discutent, ils travaillent ensemble sur les sujets qui leur ont été fixés, mais chacun sait que dans l’esprit des autres comme dans le sien propre, retentissent les pas d’une marche qu’aucun pouvoir humain ne peut arrêter : je crois fermement… je confesse… et donc je rejette…  je rejette tout ce qui va contre.. Mais alors moi : serai-je pris, ou bien laissé ? Et à quel prix ? Car voici le meilleur, le plus puissant, pour ne pas dire l’inexorable de cette profession de Foi catholique et du rejet des erreurs qui lui sont contraires : qu’ils en parlent ou qu’ils n’en parlent pas, chacun est dores et déjà assigné implacablement, non pas à sa conscience seulement, ni à la sainte Inquisition romaine, mais d’abord à la raison droite et à la rectitude de son jugement !

Le nœud de forfaiture est ainsi tranché, si vous me permettez l’allusion, latae sententiae : sans qu’il soit nécessaire de le dire. Les masques viennent d’être arrachés, comme à la pointe de l’épée, sans égratigner aucun visage ; du grand art ! Et voilà tous les esprits mis à nu devant la Vérité qui s’impose par elle-même avec autant de fermeté que de douceur. Quand l’Église a officiellement décidé de ne plus condamner les erreurs, on s’est efforcé, disait-on, de reformuler la foi de toujours dans un langage plus accessible aujourd’hui. La doctrine s’estompait sous des montagnes de mauvaise théologie incessamment démodée, pour laquelle on prônait l’exclusivité, en exigeant même la révérence due en principe au Magistère. Or, il s’agit pratiquement d’erreurs en contradiction flagrante avec les vérités immuables les plus hautes du Dépôt sacré de la Révélation et du Salut.

Depuis cinquante ans, ce texte était attendu, et d’aucuns avaient même escompté que ce serait peut-être le premier document du nouveau pontificat, après François. Il n’en fut rien. Quoi qu’il en soit, voilà qui est dit, et magnifiquement accompli : quod scripsi, scripsi, « ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (Jn 19, 22). La crise dite conciliaire est terminée : acta est fabula. L’épreuve de force, si elle devait se poursuivre, ne saurait se dénouer au niveau de l’Épiscopat : elle se joue, plus que jamais, au niveau de tous et chacun des Fidèles ; fondés à revendiquer et obtenir le respect de la Foi qui les sauve, et désormais superbement armés pour défendre les vérités divinement révélées, et rejeter sans concession les erreurs qui leur sont opposées, d’où que viennent les attaques, et quels qu’en soient les suppôts d’occasion ou de conviction.

A toutes fins utiles, voici les instructions évangéliques de Jésus pour la paix dans l’Église : « Si ton frère vient à pécher… » d’abord un reproche en particulier ; ensuite une réprimande en présence de deux ou trois témoins ; finalement, « considère-le comme un païen », c’est-à-dire en l’occurrence : ne lui donne plus un sou, ne participe plus à rien de ce qu’il promeut et trouve-toi un autre râtelier où l’on te nourrira, d’une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante. Remarquons que la séquence est conclue par les mêmes mots dits à Pierre pour lui conférer le pouvoir des Clés : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt, 18,18). C’est dire, par cette analogie du Christ lui-même, quelle assurance doit avoir l’engagement des Fidèles dans l’Église ; sans exclure, par ailleurs, que leur action donne des idées aussi aux Francs pour les problèmes qui sont les leurs, en faisant voir que rien n’est impossible à Dieu !

Mes petits livres de l’été juillet et août, d’Aurélie Kervizic, pour ne pas oublier le Bon Dieu pendant les vacances, c’est sur Livres en famille !

Les grandes vacances ! A ces mots nos chers enfants sautent de joie. Plus d’école, plus de catéchisme… Comment continuer à nourrir leur âme ? Comment les aider à ne pas oublier les bonnes habitudes de prière, de service, de bonne tenue ?

Dans “Mon petit livre de l’été”, Aurélie Kervizic répond à cette préoccupation en proposant chaque jour des mois de juillet et août une belle histoire vraie illustrée. “En regard de chaque texte, un dessin en pleine page, illustre le propos. On y trouvera donc par exemple l’histoire de l’enfance de saint Pascal Baylon, berger, l’histoire d’un chapelet, ou bien celle des petits souliers rouges de sainte Véronique Giuliani, lorsqu’elle était enfant, deux miracles du Saint-Sacrement exposé, ou un autre encore, lorsqu’une Hostie consacrée fut oubliée dans un tiroir, l’action miraculeuse d’un scapulaire, la vie de sainte Nina, l’histoire de sainte Anne d’Auray, de Notre-Dame du Liban…” (Lecture et tradition)

Ainsi par de beaux exemples à imiter, ces petits albums merveilleusement illustrés aideront les enfants à ne pas oublier le Bon Dieu.

SUR LIVRES EN FAMILLE : https://www.livresenfamille.fr/3077_aurelie-kervizic
La librairie au service de la famille !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Sacres FSSPX : la division qui vient

De Thomas Debesse :

Au sujet des sacres d’évêques annoncés par la Fraternité Saint Pie X pour ce 1er juillet 2026, beaucoup de commentateurs, portes-paroles, et chroniqueurs se sont longuement exprimés, défendant, dénonçant, justifiant, condamnant. Ils ont discuté le droit, ils ont discuté la doctrine, ils ont discuté la nécessité, ils ont discuté l’opportunité, ils ont discuté la fidélité. Il y a un sujet que je n’ai pas vraiment entendu traiter, c’est celui de la division qui vient.

Je n’ai pas de familiarité particulière envers Notre-Dame de la Salette, mais je ne peux m’empêcher de voir l’image de Marie pleurant dans ses mains.

En 1988, lors des premiers sacres, les familles se sont divisées, les associations se sont scindées, les communautés se sont séparées.

40 ans après, les blessures sont encore difficiles à guérir. Certaines réconciliation sont fragiles, et d’autres sont encore à faire. Et la division qui vient pourrait être pire encore.

Alors peut-être qu’il ne va rien se passer, peut-être que les gens sont blasés. Peut-être, et ce n’est pas une bonne chose, cette division est déjà suffisamment installée pour qu’elle ne puisse s’approfondir vraiment plus. Je ne sais. Mais peut-être ne savons-nous pas encore ce qui va vraiment nous arriver.

Car il y a une différence fondamentale entre une désobéissance et le renouvellement d’une désobéissance.

Vous connaissez cette phrase de l’Évangile de Matthieu au chapitre 5, « si on te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ». Pourquoi tendre l’autre joue à celui qui vous a giflé ? Parce que ce faisant vous mettez l’autre dans la position de reproduire son geste, vous le replacez en capacité de discerner son geste avant de le poser, et vous lui en donnez le temps. En fait tendre l’autre joue n’est pas un acte de faiblesse, c’est un acte fort, parfois même violent : vous identifiez clairement le mal qui a été fait et vous proposez le choix d’y renoncer, vous proposez le choix de la conversion. En théologie morale on dit alors que l’ignorance a été vaincue. Tendre l’autre joue garantit la ferme intention du mal quand l’acte mauvais est reproduit. Et si donc l’acte est répété, la condamnation peut être totale.

Celui qui vous gifle la première fois pourrait être excusé par son ignorance, peut-être ne sait-il pas ce qu’il a fait. Peut-être s’est-il simplement emporté et il pourrait accuser ses propres passions. Mais en tendant l’autre joue vous ne laissez pas d’autre choix : la conversion, ou la ferme volonté du mal.

Et si c’est vous qui posez l’acte mauvais, et que la joue vous a été re-rendue, alors, vous ne pouvez plus être excusé, et seul le pardon sera votre secours. Lorsque la joue vous a été re-tendue et que vous avez renouvelé votre acte, votre sort ne dépend plus de votre volonté, votre sort est suspendu à la décision d’un autre. Vous ne pouvez plus compter sur votre propre puissance, vous ne pouvez plus alors compter que sur la Miséricorde. Votre Salut ne tient que dans la charité de celui que vous avez offensé.

Vous connaissez cette locution latine « Errare humanum est, sed perseverare diabolicum », L’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique.

Ainsi donc, je crains les souffrances à venir, je crains la division qui vient. Et je vous invite à partager cette crainte.

Il y a dans la passion trois dimensions que nous pouvons éprouver ici. D’abord la compassion, une forme profonde de charité : souffrir avec. Ce n’est pas le fait de partager la souffrance, mais de partager le fait de souffrir. La compassion c’est souffrir avec celui qui souffre. Ensuite vient l’empathie, qui suppose de partager la même souffrance, c’est-à-dire que la souffrance de l’autre vous atteint et vous éprouve. C’est une passion plus délicate et il faut savoir la mesurer car elle peut vous blesser. Vient ensuite la pitié. Le fait même que l’autre souffre vous atteint et cette souffrance de l’autre vous dirige. La pitié vous rend plus vulnérable encore, car la pitié a le pouvoir de vous faire donner votre vie.

Le Christ s’incarne, il vit parmi nous : c’est la compassion. Il souffre sur la croix, c’est l’empathie. Et il donne sa vie pour nous, parce qu’il a pitié de nous.

Et ici je pense que nous pouvons nous aussi vivre ces trois dimensions : la compassion, l’empathie, et la pitié.

Ta souffrance me bouleverse et je comprends qu’un Dieu puisse t’aimer.

Les purges en Hongrie et le coup d’État magyar commencent

Ce qui se passe en Hongrie, sous l’impulsion du Premier ministre « pro-européen » Peter Magyar est sans précédent. Prenons un exemple : un Hongrois qui a retiré des dizaines de drapeaux de la Gay Pride du pont Elizabeth à Budapest risque une amende de près de 2,6 millions de forints (7 300 €) et jusqu’à trois ans de prison s’il est reconnu coupable d’atteinte grave à la liberté de pensée et de réunion, à la veille de la  Marche des fiertés du 27 juin. Ordre et sécurité dans un « État de droit » et une démocratie renouvelée respectueuse des règles et des droits de tous, comme le prétend le Premier ministre Magyar ? Attention à ce que vous dites !

Si tel était le cas, pourquoi même des ONG financées par les philanthropes libéraux-socialistes habituels s’insurgent-elles contre les initiatives récentes du « président mandchou », ce protégé qu’ils ont eux-mêmes façonné avec la Commission européenne ? Pourquoi la TASZ (Union hongroise des libertés civiles) et Amnesty International s’élèvent-elles pour dénoncer les violations flagrantes et choquantes des normes démocratiques et de l’« État de droit », comme l’ont démontré les événements de ces dernières semaines, auxquels, il convient de le noter d’emblée, la Commission a répondu en débloquant le premier milliard d’euros de financement ? 

Face à la proposition antidémocratique de destituer le président de la République, en s’appuyant sur la majorité requise pour les réformes constitutionnelles (un tiers du Parlement, obtenue lors des dernières élections), le Premier ministre Peter Magyar souhaite destituer (de force ou non) le président de la République, sans motif et sans l’accord de la Cour constitutionnelle, afin de placer son protégé à la tête du pays et de s’affranchir de tout carcan institutionnel. De plus, Magyar veut limiter rétroactivement le mandat des parlementaires à douze ans, résolvant ainsi deux problèmes pour le Premier ministre actuel : d’une part, l’opposition (Fidesz, les démocrates-chrétiens du KDNP et le parti de droite Mi Hazánk) serait contrainte de remplacer la moitié de ses parlementaires (les plus expérimentés) ; d’autre part, la majorité de néophytes éviterait un embarras et pourrait mieux tirer parti de sa majorité, au détriment des arguments. 

Le 16 juin dernier, face à l’indifférence générale et au silence complice de toutes les institutions européennes, le Premier ministre sortant et sa majorité ont politiquement mis fin aux fonctions de Viktor Orbán en approuvant un amendement constitutionnel limitant rétroactivement le mandat de Premier ministre à huit ans, empêchant ainsi Viktor Orbán d’occuper à nouveau ce poste. Selon cet amendement, aucun Premier ministre depuis 1990 ne pourra exercer plus de deux mandats, même espacés de plusieurs années. Cette disposition à motivation politique, sans la signature du chef de l’État, n’entrera en vigueur que si ce dernier démissionne, compte tenu de la réforme constitutionnelle actuellement en cours d’approbation.

Lundi 22 juin, le Premier ministre Péter Magyar a qualifié les nouvelles mesures d’« Opération Purgatoire », alors même qu’il s’agit des atteintes les plus flagrantes jamais perpétrées contre l’État de droit en Hongrie. Pour le Premier ministre et son gouvernement, ces mesures sont nécessaires pour « rétablir l’État de droit », tandis que pour l’opposition, elles constituent un abus de pouvoir manifeste et, pour les ONG mondialistes de gauche et libérales-socialistes, des violations flagrantes de cet « État de droit ». La Commission européenne, qui a combattu le gouvernement Orbán avec acharnement ces treize dernières années, se félicite des décisions prises par Magyar. En effet, après avoir débloqué 16,6 milliards d’euros pour le nouveau gouvernement hongrois suite à un vote de confiance fin mai, elle en a débloqué 10,4 milliards supplémentaires. Cette récompense accordée à l’autocrate pro-européen et champion des violations de l’État de droit est sans précédent dans l’histoire européenne, exception faite de l’Europe de l’Est sous le régime communiste soviétique. 

Ce qui est également affligeant et inquiétant face à ce déclin et à cette érosion intolérables des principes fondamentaux de la démocratie et de l’ordre public, c’est le silence complice et inacceptable du PPE, dont Peter Magyar est membre. C’est là un signe supplémentaire du déclin douloureux d’une classe dirigeante qui, ayant renié ses valeurs chrétiennes fondatrices, se révèle désormais incapable de défendre les principes mêmes de l’« État de droit ». Qualifiez-les de pro-européens, mais ils se comportent comme des autocrates sans scrupules, muets face à un « coup d’État » sans précédent.  

La CEDH face à la liberté d’expression

De Nicolas Bauer :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a été saisie à de nombreuses reprises par des chaînes de télévision françaises protestant contre des sanctions de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Le dernier arrêt date du 18 juin 2026: CNEWS c. France (n°41355/23). La Cour a validé la censure par l’Arcom de propos tenus en novembre 2021 par le professeur Perronne. Il était reproché à CNEWS d’avoir laissé s’exprimer ce médecin alors qu’il minimisait la cinquième vague de Covid-19 et incitait les Français à ne pas se faire vacciner.

Affaires CNEWS: la liberté d’expression sur la Covid-19, l’immigration et l’islam

C’est la quatrième requête de CNEWS que la Cour rejette. En 2025, il s’agissait déjà d’une décision relative à des propos critiques du passe vaccinal contre la Covid-19, tenus par Ivan Rioufol dans l’émission «L’heure des pros 2». Deux autres décisions en 2023 et 2024 avaient porté sur des propos d’Éric Zemmour relatifs à l’immigration et l’islam dans «Face à l’info». Concernant l’arrêt du 18 juin 2026 relatif au professeur Perronne, il est encore possible pour CNEWS de demander et d’obtenir un renvoi de l’affaire devant la Grande chambre de la Cour, d’autant que deux des sept juges de la Chambre ont rédigé des opinions dissidentes solidement argumentées[1].

Si la Cour accepte de rejuger l’affaire CNEWS c. France (n°41355/23) en Grande chambre, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) pourra à nouveau déposer des observations écrites, comme nous l’avions fait au cours de l’examen de l’affaire devant la Chambre. En attendant, l’ECLJ a déposé cette semaine ses observations écrites dans l’affaire pendante C8 c. France (n°17525/25). La société qui a exploité la chaîne C8 entre 2005 et 2025 allègue une violation de sa liberté d’expression, en raison de la décision de l’Arcom de ne pas renouveler son autorisation d’émettre sur la TNT.

Les arguments de l’ECLJ dans la nouvelle affaire C8 c. France

La Cour considère que la régulation audiovisuelle se justifie «pour des raisons d’ordre technique qui tiennent aux contraintes inhérentes aux moyens de la communication audiovisuelle, à savoir la limitation des fréquences disponibles et la nécessité d’instaurer une certaine discipline dans l’attribution de ces fréquences»[2]. Elle contrôle les critères utilisés par les autorités nationales de régulation en matière d’attribution ou de renouvellement des fréquences audiovisuelles.

La décision de l’Arcom relative à la fermeture de C8 n’a pas été publiée sur son site internet. Elle ne respecte donc pas l’exigence du Conseil de l’Europe, qui a posé le principe selon lequel toute décision adoptée par les autorités de régulation doit être mise à la disposition du public[3]. Pour autant, la décision de l’Arcom ayant été jointe à la requête de C8, la Cour pourra examiner ses motivations.

La Cour opère une distinction entre les motivations objectives, telles que la détention de ressources techniques, technologiques ou financières modernes, ou encore l’expérience acquise par l’exploitant, et les motivations comportant une part inhérente de subjectivité, à l’instar de l’aptitude d’un projet à remplir une «fonction sociétale» ou à répondre à l’intérêt du public[4]. En l’espèce, l’Arcom a notamment tenu compte de l’accumulation des sanctions prononcées contre la chaîne C8 pour justifier la non-reconduction de son autorisation d’émettre sur la TNT[5].

Les enseignements du rapport parlementaire de Charles-Henri Alloncle

Concernant ces sanctions, l’ECLJ a estimé utile de citer devant la Cour des extraits du rapport parlementaire du 27 avril 2026 sur la régulation de l’audiovisuel[6]. Le député Charles-Henri Alloncle, rapporteur, a constaté «une asymétrie manifeste dans l’usage de la sanction pécuniaire, au détriment des seuls éditeurs privés». Parmi les «différences de traitement très précises» observées, le rapport note un contraste entre la «sévérité» déployée à l’encontre de C8 et la «retenue» dont bénéficie à l’inverse France Inter[7]. Charles-Henri Alloncle conclut ainsi:

C’est ce décalage qui appelle l’attention de votre rapporteur. D’un côté, une succession de décisions répressives, des montants élevés, des contentieux répétés et, à l’issue de cette séquence, la disparition même d’une chaîne. De l’autre, s’agissant du service public, des rappels, des mises en garde ou des interventions ponctuelles, mais plus aucune sanction financière depuis quinze ans. Une telle différence de traitement ne peut qu’alimenter le doute sur l’équilibre avec lequel le régulateur exerce son pouvoir de sanction. Elle est d’autant plus difficile à comprendre que l’audiovisuel public, financé par tous les contribuables et investi d’exigences particulières, devrait faire l’objet d’un contrôle au moins aussi exigeant[8].

Par ailleurs, les différentes mises en garde et amendes de l’Arcom contre C8[9] ne doivent pas toutes être considérées comme équivalentes. Ainsi, il convient de distinguer, d’une part, les cas d’atteintes aux bonnes mœurs, d’agressions sexuelles ou d’humiliations personnelles, d’autre part, les restrictions plus contestables concernant l’expression par Cyril Hanouna de son opinion sur «l’affaire Lola» ou la diffusion du film Unplanned sur l’IVG. Dans ce dernier cas, la décision de l’Arcom a été prise dans un contexte de pressions politiques, y compris gouvernementales, demandant la condamnation de C8.

Le régime français de régulation audiovisuelle, plus restrictif que les modèles européens

Les observations de l’ECLJ analysent différents régimes européens de régulation audiovisuelle et montrent que l’approche française est spécifique. Celle-ci est centralisée, descendante et axée sur le contrôle déontologique des contenus par une autorité unique (l’Arcom), alors que d’autres pays d’Europe privilégient une régulation purement économique et concurrentielle, limitant les interventions directes de la puissance publique dans la ligne éditoriale des chaînes.

Le plus inquiétant est l’évolution du régime français de régulation audiovisuelle. Par une décision du 12 juin 2026, l’Arcom a pour la première fois étendu son contrôle du pluralisme à l’ensemble des intervenants d’une chaîne[10], en s’appuyant sur une jurisprudence du Conseil d’État[11]. Dans cette mise en demeure à l’encontre de CNEWS, l’Arcom exige également que les intervenants ne tiennent pas de propos systématiquement critiques à l’égard de l’action de l’exécutif, du système judiciaire, de l’Union européenne ou encore de La France insoumise. L’Arcom remet en effet en cause:

la prédominance d’un même cadre d’interprétation de l’actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l’action de l’exécutif et de l’Union européenne et une forte défiance à l’égard de l’institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France insoumise, ce qui se traduit […] par la surreprésentation d’un même courant de pensée et d’opinion par rapport à d’autres perspectives et opinions également présentes dans le débat public[12].

Si CNEWS ne se soumet pas à la ligne éditoriale imposée par cette décision, rien ne permet d’exclure qu’elle subisse le même sort que C8, d’autant que l’Arcom a indiqué renforcer son contrôle en vue des élections de 2027.

Liechtenstein : le prince héritier mettra son veto à la légalisation de l’avortement

Le 26 juin, le prince héritier du Liechtenstein, Alois, a annoncé dans une interview accordée au quotidien Vaterland qu’il opposerait son veto si les habitants de la principauté venait à approuver l’avortement par référendum suite à l’initiative populaire lancée par le comité Fristenlösung für Liechtenstein[1].

« Nous militons en faveur d’une interruption de grossesse non punissable jusqu’au troisième mois, de la levée de l’interdiction d’information et de la prise en charge des frais par l’assurance maladie » explique sur son site le comité. Depuis le 19 juin, le recueil de signatures est en cours. 1 000 signatures valides doivent en principe être récoltées en six semaines pour qu’un référendum puisse avoir lieu. Celui-ci pourrait ensuite être organisé en novembre.

Lors des référendums, le Prince a le dernier mot, et il peut les invalider de sa propre autorité. De plus, pour entrer en vigueur, la loi doit avoir été adoptée par le Parlement et approuvée par l’héritier du trône.

Le prince héritier, qui conduit depuis 2004 les affaires du pays en tant que représentant de son père, le prince Hans-Adam II, considère que le projet mené par le comité ne protège pas assez « le bien juridique fondamental que constitue la protection de la vie ». Il pourrait cependant faire des concessions sur l’interdiction d’information.

Le comité reproche au prince héritier de manipuler le scrutin avec l’annonce de son veto. « Nous continuons comme avant. Il est désormais d’autant plus important de recueillir l’avis du peuple » déclarent sur leur site les initiateurs de l’initiative populaire.

« La population liechtensteinoise doit pouvoir exprimer son opinion sur ce sujet. Et si une majorité se prononce en faveur de l’initiative, cela pourra être l’occasion de reconsidérer les positions adoptées. »

La principauté du Liechtenstein a l’une des législations les plus restrictives d’Europe en matière d’avortement. L’interruption volontaire de grossesse y est interdite, et les médecins n’ont pas le droit d’informer les femmes enceintes à ce sujet.

En 2011, une initiative concernant l’avortement avait déjà eu lieu dans le pays. Alors que le taux de participation était particulièrement faible, 52 % des habitants de la principauté avaient voté contre le projet. Un mois avant le scrutin, le prince héritier avait annoncé son veto.

Source : Gènéthique

Supprimer les limitations imposées à la messe traditionnelle

Le 28 juin, le journaliste italien et rédacteur en chef d’Il Giornale, Tommaso Cerno, a publié un article affirmant qu’une célébration plus large de la messe traditionnelle en latin pour les catholiques qui « veulent rester fidèles au pape » pourrait devenir une mesure concrète pour apaiser les tensions avec la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX).

Selon des sources à Rome, l’éditorial a largement circulé dans la région du Vatican et à Borgo Pio, un quartier adjacent à la Cité du Vatican, et a suscité un vaste débat dans les médias traditionnels sur le rôle de la messe en latin dans l’Église catholique après les restrictions du pape François et à la veille des consécrations épiscopales de la FSSPX sans mandat papal.

« Et si nous assistions à un renversement de l’histoire de la liturgie ? À l’effondrement d’un malentendu de longue date : l’idée que le latin appartient à un musée, tandis que l’italien (ou d’autres langues nationales) serait la voie privilégiée vers l’avenir… Aujourd’hui, l’Église se heurte à un paradoxe : le retour même de la messe en latin et la possibilité de réparer la rupture avec le monde de la FSSPX pourraient devenir non pas un pas en arrière, mais un exercice de réalisme. »

Cerno soutenait que la question liturgique ne devait pas être considérée comme la cause principale de la division qui dure depuis des décennies avec la FSSPX et suggérait qu’une approche plus conciliante pourrait favoriser une plus grande unité ecclésiale.

Selon Cerno, la controverse liée à l’archevêque Marcel Lefebvre a toujours dépassé le cadre des formes liturgiques. Il écrit que les consécrations épiscopales de 1988 – réalisées sans l’approbation papale et ayant entraîné des excommunications à l’époque – témoignent que la rupture était avant tout un « court-circuit d’autorité et d’identité », un signal qui signifie : « Là, quelque chose s’est brisé. »

Des décennies après le concile Vatican II et la réforme liturgique, la situation a évolué différemment de ce qui était prévu. Cerno, journaliste laïque extérieur à l’Église catholique, s’interroge :

« Et si le latin devenait populaire ? Une langue qui n’appartient à personne et qui, paradoxalement, peut donc appartenir à tous. »

Selon lui, la liturgie traditionnelle attire les jeunes précisément parce qu’ils « cherchent à vivre une expérience inédite – une rencontre qui ressemble moins à une assemblée de copropriétaires qu’à un véritable rite : peu parlent, beaucoup écoutent ; le sens circule à travers le corps, le rythme et le silence. Le latin comme un vertige : non pas parce qu’on traduit chaque phrase, mais parce qu’on reconnaît une autre langue, sauvage. »

L’article, écrit par l’un des journalistes italiens les plus célèbres, a suscité un large débat à travers le pays et dans le monde entier. Vittorio Feltri, un autre journaliste italien conservateur bien connu, a salué la proposition de Cerno d’assouplir les restrictions strictes imposées à la liturgie traditionnelle, faisant remarquer que « même le Vatican diffuse depuis quelque temps un journal radiophonique entièrement en latin, Hebdomada Papae ». Il est donc étrange de se montrer si sévère envers la liturgie. L’écrivain catholique Damian Thompson, du Spectator, a mis en lumière l’appel de Cerno à envoyer un « signal » aux catholiques qui souhaitent la messe en latin tout en restant fidèles au pape, arguant que 

Lever les restrictions pour les « loyaux » ne serait pas une récompense pour nostalgie, mais un investissement dans la communion. Et qui sait, peut-être qu’en voyant Rome moins barricadée, même les rebelles auront plus de mal à franchir le pas décisif.

La Charte et la Supplique ensemble à Loublande : Lundi 6 juillet 2026

A tous les Pauvres pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi ,
A tous les Fontevristes et sympathisants,
A tous les Francs,
Mes chers amis,

Comme j’en avais annoncé le projet et la date à Pontmain le 17 juin dernier, et comme je l’annonce sur le Blogue de la Charte de Fontevrault par la présente, je vous confirme que le 6 juillet prochain aura lieu, pour ceux qui le voudront, et par leur propre moyen, le déplacement à Loublande (Deux-Sèvres) pour le pèlerinage sur les côteaux des Rinfillières, maison natale de Claire Ferchaud, à qui le Sacré-Cœur s’est adressé pour la France plusieurs fois au début du XXème siècle.
Pourquoi ce déplacement, et pourquoi maintenant ?

Pourquoi ce déplacement à Loublande ?
Pour correspondre à la promesse du Sacré-Cœur :

«  Quand je verrai dans ce lieu que J’ai spécialement choisi pour répandre Mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, Mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »,

et Lui répondre avec audace, après avoir fait amende honorable : « Coeur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »

Pourquoi maintenant ?
Parce qu’en cette mi-année 2026, la France, concernée et nommée dans cette promesse, est dans un tel état de déliquescence et de pourriture qu’elle est sur le point de disparaître si le Sacré-Cœur n’intervient pas directement.

Si la Supplique à Dieu pour le retour du Roi a été consacrée au Cœur Immaculé de Marie (17-02-2026), mise sous la protection et la sauvegarde de Saint-joseph (17-05-2026) et consacrée au Sacré-Cœur (17-06-2026), la Charte de Fontevrault n’avait pas encore reçu ces grâces.
Ce sera chose faite le 6 juillet prochain sur les côteaux des Rinfillières où les trois prières seront récitées au cours du Salut du Saint-Sacrement.
Alors, en ce 6 juillet 2026, la Charte de Fontevrault (organe temporel du royalisme providentialiste), et la Supplique (son organe spirituel) seront liées dans leur respective distinction primitive.

L’esprit du déplacement :
C’est l’esprit de la préparation préliminaire de cette visite aux Rinfillières, et l’esprit de son accomplissement par chacun.
Cet esprit est la compréhension et la pleine adhésion au but que nous voulons atteindre en faisant passer la Charte et la Supplique par Loublande :
La démarche est l’action expiatoire et réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus à l’emplacement qu’Il s’est choisi et comme Il le veut !
Ni plus, ni moins !

Surtout pas plus ! N’imitons pas Saül et son zèle superflu, et offensant parce que désobéissant.

Nous allons à Loublande en 2026 devant le Roi de France, le Sacré-Cœur, comme les bourgeois de Calais se sont présentés en 1347 à Edouard III roi d’Angleterre, en simple chemise, les pieds nus, la corde au cou, pour lui donner les clés de la ville et lui permettre d’y entrer et en avoir pleine possession.
Nous, nous y allons les mains vides, terriblement vides, sinon gonflées de nos péchés et de ceux du pays.
SURTOUT SANS RIEN D’AUTRE !

Ne nous chargeons pas plus, nous en sommes incapables… nos fautes et manquements, notre propre délaissement et celui de la France envers le Sacré-Cœur suffisent amplement !

Édouard III a exigé pareilles expiation et réparation après une année de siège de la ville de Calais.
Le Sacré-Cœur fait le siège de notre propre cœur depuis notre naissance, et le siège de la France depuis 235 ans.

Si j’ai écrit dans un sonnet : « Car une fois encor Tolbiac est à Pontmain », je peux rajouter :

« Adoncques cette fois Calais est à Loublande !
Et dans le même esprit, dans nos simples atours,
L’étole autour du cou pour honorable amende,
Allons au Roi Jésus, montons jusqu’à sa cour,
De nos cœurs présenter les clés à Sa demande,
Et de la France offrir celles de Son retour. »

Les bourgeois de Calais ont été sauvés de la peine capitale par l’intercession de la reine d’Angleterre Philippa de Hainaut…
Nous, nous serons sauvés de la 2ème mort, et la France de la destruction, par l’intercession de la Reine de France Marie Immaculée !

Chouandecoeur

LOUBLANDE : PROGRAMME ET DÉROULEMENT DE LA JOURNÉE DU 6 JUILLET 2026

Avis préliminaires :
– 1. Les textes des prières seront accessibles quelques jours avant le 6 juillet, sur le site : https://lavieilleposte.blogspot.com

– 2.  Les prêtres présents sont invités à célébrer leur messe sur les différents autels tout au long de la journée, pourvu qu’ils amènent leur valise-chapelle complète, y compris le vin et les hosties, et s’assurent de la présence d’au moins un assistant. Les prêtres qui accepteraient de célébrer aux intentions de la Charte de Fontevrault recevront l’honoraire qui leur sera remis par l’Aumônier.

– 3. Les côteaux des Rinfillières sont considérés comme enceinte sacrée par la présence du Sacré-Cœur pendant de nombreuses années auprès de Claire Ferchaud. Dans les rassemblements de chrétiens, on est soucieux non seulement de l’état intérieur de son âme mais aussi de sa tenue extérieure, les uns vis-à-vis des autres et en tant que groupe clairement identifié.

– 4. Munissez-vous d’eau, par précaution, pendant ces fortes températures.

– 5. C’est le moment de porter son étole pénitentielle de la Supplique de Pontmain.

10:00 – Accueil informel sur les coteaux des Rinfillières

10:30 – Devant Notre-Dame des Rinfillières
Explication de la doctrine de l’expiation, fil rouge des “faits de Loublande” (Cœur sur le drapeau/ Communauté expiatrice/ Messe Perpétuelle) ; de la dévotion au cœur immaculée de Marie pour la période ; de la Supplique pour le retour du Roi et de la Charte de Fontevrault en suppléance de la France officielle et en représentance du Lieutenant qui doit venir.µ
Prière de Claire à Notre-Dame des Rinfillières

Procession vers la statue du Sacré-Cœur
Cantique : Réveille Ta puissance…

A la statue du Sacré-Coeur
Rorate caeli de super, et nubes pluant Iustum.
Procession en silence contrit jusqu’à la Grande Croix des Rinfillières

11:15 – Messe à l’autel principal de la Messe Perpétuelle, autel de la Sublime Adoration

12:00 – Salut du Saint Sacrement
R/ Adoremus in aeternum Sanctissimum sacramentum !
. Bénédiction à l’autel de la Sublime Adoration (autel à l’ouest),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de la Profonde Action de grâce (autel au sud),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de l’Intégrale Expiation (autel à l’est),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de l’Irrésistible Imploration (autel au nord)
. Consécration de la Charte et des présents au Cœur Immaculée de Marie.
(Inspirée de Madame Elisabeth)
. Prière de Claire Ferchaud à saint Joseph.
. Consécration de la Charte et des présents au Sacré-Cœur de Jésus.
(Inspirée du Vœu de Louis XIII)
. Bénédiction du Très Saint Sacrement
. Angelus.

12:45 – Repas tiré des sacs.

14:15 – Présentation de Claire et visite de la maison natale (M. Jean-Yves Robert)

15:00 – A la statue du Sacré-Cœur.
On marque l’heure de la Miséricorde.
Prière au Cœur broyé de Jésus

15:05 – Explications sur la blessure du Cœur de Jésus
par M. le Connétable de la Charte.

15:20 – Prières de Pénitence et expiation

16:00 – Explication du Providentialisme de Jeanne
par M. le Gouverneur de la Charte

16:15 – Prières pour la France et pour le retour du droit divin et du Lieutenant sur le trône de France
Chapelet avec les Ave Maria médités
Prière de Claire
Prière de Marcel Van
Prière des Francs
Prière à Notre Seigneur Jésus-Christ, vrai et unique Roi de France

16:50 – Oraisons pénitentielles sur le peuple et bénédiction finale
Cantique Mère de l’Espérance. Cantique de Pontmain.

17 :00 Fin des cérémonies.

Chouandecoeur

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Belgique : converti au catholicisme, un ex-musulman menacé

Né dans une famille musulmane, Ahmed Yetib s’est converti au catholicisme en 2018 et est devenu professeur de religion catholique à Charleroi en Belgique notamment, ce qui lui a valu des torrents d’insulte lorsque certains de ses élèves ont découvert son compte TikTok dans lequel il évoquait les deux religions.

Ahmed Yetrib craint de subir le sort de Samuel Paty. «Je ne me suis jamais senti aussi inquiet », confie-t-il.

Quitter l’islam demeure un parcours du combattant pour toute personne de culture musulmane qui délaisse sa religion.

« Ma conversion a immédiatement été rejetée par toute ma famille qui a coupé les liens avec moi ».

Etats-Unis : La Cour suprême valide l’exclusion des hommes des compétitions scolaires et universitaires féminines

Donald Trump avait ordonné l’année dernière aux agences fédérales de retirer leur financement aux établissements scolaires autorisant les athlètes de sexe masculin à participer aux compétitions sportives féminines.

La Cour suprême américaine a validé, mardi 30 juin, des lois votées dans plusieurs Etats du pays interdisant aux sportifs masculins de participer à des compétitions féminines scolaires ou universitaires. La plus haute juridiction du pays considère que ces Etats “peuvent déterminer l’éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique” assigné à la naissance. Plus de la moitié des Etats américains ont déjà adopté des lois en ce sens.

L’administration Trump, qui a soutenu ces interdictions, s’est engagée contre la participation des athlètes transgenres dans le sport.

On ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de l’appartenance au corps épiscopal dont le pape est la tête

Droit divin et sacres contre la volonté du pape : Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? A propos des sacres de la F.S.S.P.X

Résumé de la conférence de l’abbé Hilaire Vernier, FSSP, paru sur Claves.org, le samedi 20 juin 2026.

L’abbé Weil, de la FSSPX, a tenté de répondre à cette conférence, qu’il n’a visiblement ni lue ni écoutée, puisqu’il ne répond pas aux arguments. Alors les voici :

La perspective des sacres épiscopaux annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet prochain, très probablement conférés contre la volonté du pape, ne peut laisser indifférents les catholiques attachés à la Tradition de l’Église dans son intégralité.

De tels sacres posent une difficulté grave, non seulement en eux-mêmes, mais aussi dans les justifications avancées par la FSSPX.

En eux-mêmes, des sacres conférés contre la volonté du pape sont contraires au droit divin, à en croire le magistère constant de l’Église, tel que rappelé et explicité par Pie XII dans Ad Apostolorum principis du 29 juin 1958 :

« …c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents. Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. »

À l’appui de cet enseignement, qui se fonde explicitement sur le droit divin [1] et concerne tant la réception de l’éventuelle mission épiscopale (par laquelle sont communiqués les pouvoirs de juridiction et de magistère) que celle de la dignité épiscopale [2] (reçue par le sacre et impliquant l’accord au moins tacite du pape), nous voudrions exposer trois arguments théologiques résultant de la nature même de l’épiscopat catholique.

Premièrement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de la transmission d’un pouvoir de régence, compris par l’ensemble des théologiens, comme impliquant au moins une aptitude et un titre à recevoir les pouvoirs de juridiction et de magistère du Christ par le pape, constituant le consacré comme prince de l’Église [3]. Il ne s’agit pas ici de confondre ce pouvoir de régence (participation à la dignité royale du Christ, conférée par la consécration épiscopale [4]) avec le pouvoir de juridiction ni d’affirmer que celui-ci est communiqué par le sacre, mais il s’agit de ne pas réduire la distinction entre l’épiscopat et le presbytérat aux seuls pouvoirs de sanctification [5].

Autrement dit, tout sacre valide confère en lui-même une dignité et un statut princier, de soi inaliénables, qui rendent compte des pouvoirs de sanctification réservés (consacrer les huiles, les calices…) ou propres (ordonner, confirmer) à l’évêque, impliquant d’ailleurs toujours une juridiction (au moins déléguée) pour être exercés légitimement.

Affirmer le contraire reviendrait à soutenir qu’il ne serait pas contraire au droit divin que tous les diocèses puissent être habituellement gouvernés par des prêtres (non destinés à recevoir la consécration épiscopale), ou que le pouvoir de magistère puisse être détenu par des prêtres. De telles affirmations sont évidemment contraires au lien voulu par le Christ entre, d’une part, l’appartenance à l’Église enseignante et l’épiscopat, et, d’autre part, la détention d’une juridiction ordinaire sur des Églises particulières et l’épiscopat.

 

Deuxièmement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de la participation à l’apostolicité formelle de l’Église, comprise comme la réception légitime du pouvoir d’ordre épiscopal, c’est-à-dire dans la communion hiérarchique [6] avec le successeur de Pierre, Prince des apôtres.

Quel évêque catholique, même sans juridiction (ou sans diocèse à gouverner), ne serait pas formellement [7] successeur des apôtres, au moins au sens large [8] ? À moins de soutenir qu’un évêque catholique sans juridiction puisse être successeur des apôtres au même titre qu’un évêque orthodoxe, on est tenu d’affirmer cette inséparabilité.

 

Troisièmement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de l’appartenance au corps épiscopal dont le pape est la tête, et ce de droit divin, comme le rappelle le père Victor-Alain Berto :

« Au contraire un Évêque Sacré dans l’unité de l’Église, même s’il n’a actuellement aucune juridiction de pasteur ordinaire particulier, soit qu’il soit sacré comme évêque titulaire, soit qu’il se soit démis de son siège ou ait été déposé (pour une autre cause que de crime), fait partie du Corps épiscopal, parce que rien en lui ne contrarie la « vocation » des Prêtres du premier rang au gouvernement du peuple chrétien. [9] »

Il n’est pas question ici de collège épiscopal [10], mais bien du corps dont un évêque ne peut être séparé que par le schisme. À moins de dire que l’on puisse être membre du corps épiscopal contre sa tête, ou que l’on puisse être évêque de l’Église catholique sans subordination au pape, on est tenu d’affirmer cette inséparabilité.

 

Ces raisons expliquent que l’on ne trouve aucune référence magistérielle ou théologique antérieure au dernier concile affirmant qu’il ne serait pas contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, quand bien même aucune juridiction ne lui serait conférée. Elles expliquent également que le magistère ne distingue généralement pas le cas des évêques sacrés avec ou sans octroi de juridiction lorsqu’il affirme la nécessité qu’ils le soient toujours en communion avec le Siège apostolique [11].

Enfin, les motifs invoqués pour justifier ces sacres impliquent non seulement la subversion d’un principe canonique concernant l’interprétation des lois purement ecclésiastiques, mais aussi celle d’un dogme.

La loi suprême de l’Église, le salut des âmes [12] est comprise comme « nécessité fait loi », et ce, même contre la loi divine interdisant tout sacre contre la volonté du pape. Ce qui revient à affirmer non seulement qu’une règle d’interprétation du droit canon puisse l’annuler en certaines circonstances mais surtout que le salut des âmes puisse exiger de commettre un péché.

Le dogme « Hors de l’Église, point de salut » semble, quant à lui, devenu : « hors des sacrements reçus par les prêtres de la FSSPX, point de salut ». Or cela est faux pour deux raisons.

Premièrement, si la FSSPX disparaissait, les sacrements validement célébrés — même selon le rite traditionnel — demeureraient dans l’Église.

Deuxièmement, si l’appartenance au corps de l’Église, au moins désirée implicitement, est toujours et pour tous nécessaire au salut, la réception des sacrements ne l’est pas tout autant, surtout pour des personnes qui en seraient privées malgré elles. Ajoutons à cela que, dans l’absolu, il vaut mieux appartenir à l’Église sans pouvoir recevoir les sacrements que de recevoir les sacrements sans appartenir à l’Église, à moins de considérer que les sacrements puissent être reçus fructueusement par des personnes coupables de péchés graves, comme ceux d’hérésie, de schisme ou de grave désobéissance.

Puissent ces considérations être reçues sans parti pris ni passion ni esprit de polémique, mais dans un souci de cohérence avec l’attachement inconditionnel à la totalité de la Révélation, telle que transmise et interprétée par le magistère constant de l’Église, valable à toute époque, même en temps de crise ; temps qui n’ont pas échappé à la connaissance du Christ fondant son Église et la régissant selon des principes immuables.

Pour un exposé plus approfondi de ces arguments concluant à l’impossibilité de sacrer un évêque contre la volonté du pape, en raison du droit divin, une conférence donnée le 8 avril dernier à Paris est accessible ici : https://www.youtube.com/watch?v=_jWmTHlHFTA

 Abbé Hilaire Vernier, Fssp

NDLR : On trouvera un ensemble de références et explications détaillées dans la vidéo qui accompagne cet article ainsi que dans sa description (https://drive.google.com/file/d/1hsML_hQ-MKHVaSmuHadXAQokX7nxgOOp/view) et dans son commentaire épinglé [*].

[1] Les « sacrés canons » se référant explicitement à ce qui précède : « la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur », indiquent clairement qu’ils sont ici l’expression du droit divin.

[2]  Si les deux références canoniques mentionnées dans ce passage se réfèrent à des évêques destinés à recevoir une juridiction, plus loin Pie XII fait référence en note au canon 953 qui parle bien de consécration épiscopale sans distinguer entre celle de l’évêque titulaire (sans juridiction) et celle de l’évêque résidentiel (avec juridiction) :

« La consécration épiscopale est réservée au pontife romain, de sorte qu’il n’est permis à aucun évêque de consacrer quelqu’un évêque, sans qu’il ait d’abord connaissance du mandat apostolique l’y autorisant. » (can 953)

[3] Léon XIII, encyclique Sapientiæ christianæ : « ils (les évêques) sont cependant véritablement princes dans la hiérarchie ecclésiastique »

[4] Ch. V. Héris o.p., Le Mystère du Christ, Desclée, Paris 1928, p.329. Il y a chez l’évêque, à la différence du prêtre, du fait même de son pouvoir d’ordre qui lui « confère une dignité royale, qui le fait prince de l’Église… une aptitude radicale à gouverner et à enseigner le peuple chrétien. »

[5] « L’évêque en effet a un ordre par rapport au corps mystique du Christ qui est l’Église, dont il reçoit la charge principale et pour ainsi dire royale. Mais par rapport au corps réel du Christ, contenu dans le sacrement, il n’a pas d’ordre supérieur au prêtre. » (Saint Thomas d’Aquin, opuscule XVIII, Vers la perfection de la vie spirituelle, chapitre 24).

[6] Cette communion peut se définir comme : « la légitimité de l’ordre reçu et l’introduction de celui qui en est revêtu dans la hiérarchie légitime, et par suite dans l’Église universelle. » (Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, Casterman, 1965, p. 113)

[7] Sont successeurs des apôtres matériellement, tous ceux qui ont reçu validement la consécration épiscopale, comme les évêques orthodoxes qui détiennent véritablement, bien qu’illégitimement, la plénitude du pouvoir d’ordre.

[8] Au sens strict, seuls les évêques résidentiels sont formellement successeurs des apôtres, étant dotés, en plus de la réception légitime de la plénitude du pouvoir d’ordre, d’un pouvoir de juridiction ordinaire, habituel et immédiat sur une Église particulière ou un diocèse.

[9] Cet extrait cité du livre Pour la sainte Église romaine (pp. 243-244) du père Victor-Alain Berto, théologien de Mgr Lefebvre durant Vatican II, est précédé immédiatement par ce passage :

« Quel est donc celui de ces deux pouvoirs [de l’Ordre ou de la juridiction] qui opère formellement dans celui qui en est pourvu, l’agrégation au Corps épiscopal ? Nous pensons que c’est le pouvoir de gouvernement, non actuel, mais en tant qu’il est normalement associé au Sacre, en tant que le Sacre y donne « vocation » et que cette « vocation » n’est pas contrariée par le schisme, et dans la mesure où rien n’annule cette vocation. Évêque est celui qui a reçu le Sacre, fut-ce au sein du schisme, fut-ce schismatiquement en se faisant sacrer sans mandat Apostolique ; mais alors il est Évêque sans être du Corps Episcopal ; il a « vocation » pour en être en vertu de son sacre épiscopal, il n’en est pas à cause de son schisme, il n’en sera jamais aussi longtemps qu’il demeurera dans le schisme, parce que le schisme annule la vocation. »

[10] Le collège épiscopal, distingué du corps épiscopal, signifie l’épiscopat uni et subordonné au pape (corps) mais en tant qu’il constitue un seul sujet moral (collège), ce qui arrive ponctuellement et toujours sur demande du pape, comme lorsqu’il convoque un concile œcuménique.

[11] Ainsi, Pie VI enseigne : « C’est à ce Siège (apostolique) absolument et sans exception qu’il appartient de confirmer ou d’infirmer la consécration tant des métropolitains que des autres évêques ». (Constitution Super soliditate 24 novembre 1786)

[12] Ainsi, on peut lire dans le code de droit canon en vigueur, au canon 1752 : « Dans les causes de transfert, les dispositions du can.1747 seront appliquées, en observant l’équité canonique et sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême. »

[*] Les références magistérielles sur lesquelles s’appuient la conférence, figurant dans le commentaire épinglé de la vidéo sont celles-ci :

Pie VI, Caritas du 13 avril 1791 : « Si ces évêques étrangers à sa métropole ont pu lui imprimer avec une hardiesse sacrilège le caractère épiscopal, ils n’ont pu du moins l’investir d’une juridiction qu’ils n’ont pas eux-mêmes d’après la discipline de tous les temps. »

Pie IX, Quartus supra, du 6 janvier 1873 : « …nous avons dû veiller à ce que le pouvoir d’instituer des évêques fût rendu tout entier au Siège apostolique d’où il procède (…) Quant à Notre droit de choisir un sujet en dehors des trois candidats proposés, Nous n’avons pas cru devoir le passer sous silence, afin que dans l’avenir le Siège Apostolique ne fût jamais forcé de recourir à l’exercice de ce droit. Du reste, n’en aurions-Nous pas parlé, que ce droit et ce devoir seraient restés dans toute leur intégrité à la chaire de Saint-Pierre.

En effet, les droits et les privilèges accordés à cette chaire par Jésus-Christ lui-même peuvent être attaqués, mais ne sauraient jamais lui être enlevés, et il n’est pas au pouvoir d’un homme de renoncer à un droit divin qu’il peut être parfois obligé d’exercer par la volonté de Dieu même. »

Pie IX, Et si multa luctuosa, du 21 novembre 1873 : « Or, la doctrine catholique la plus élémentaire nous apprend que personne ne peut passer pour évêque légitime s’il n’est pas rattaché par la communion de foi et de charité à la pierre sur laquelle a été bâtie l’Église du Christ, s’il n’adhère pas au pasteur suprême auquel ont été confiées, pour les conduire au pâturage, toutes les brebis du Christ, s’il n’est pas lié à celui qui confirme ses frères qui sont en ce monde ; et sans contredit « c’est à Pierre que le Seigneur a parlé, à un seul afin de fonder sur un seul l’unité ».

Pie XII, Ad Apostolorum Principis, 29 juin 1958 : « …c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents. Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. »

L’assemblée adopte la loi sur l’euthanasie

Le détail des votes est ici.

Il y avait 31 députés en plus que la majorité absolue (264). Or, 14 députés RN ont voté pour et 5 se sont abstenus, 5 députés LR ont voté pour et 3 se sont abstenus, soit 27 députés… La forte division au sein des Démocrates (19 pour contre 16), d’Horizons (16 pour contre 18) et de Liot (9 pour contre 7), montre que ce scrutin n’était pas joué d’avance.

Lors de la première lecture, en mai 2025, 305 députés s’étaient positionnés favorablement contre 199.

En mars 2026, le texte avait obtenu 299 voix contre 226.

Il reste 295 députés favorables à ce texte.

A chaque fois l’écart se ressert. La suite le 15 juillet, après le retour et probable refus du Sénat. D’ici là il est encore possible de les convaincre.

Lettre du pape Léon XIV au supérieur de la Fraternité Saint Pie X [Add: Réponse]

Au Révérend Pere Davide Pagliarani Supérieur Géneral de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous et, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre.

L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.

Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne, je vous demande et vous prie de tout mon cœur : revenez sur vos pas ! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.

L’Église est ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond.

Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.

Du Vatican, le 29 juin 2026

Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul

LÉON PP. XIV

source

Réponse :

Le Supérieur général
À Sa Sainteté
le Pape Léon XIV

Écône, le 30 juin 2026

Très Saint-Père,

Soyez très vivement remercié pour la lettre que Vous avez bien voulu m’adresser.

J’ai été profondément touché par Votre sollicitude paternelle.

Depuis longtemps, j’aurais souhaité avoir l’occasion de Vous rencontrer afin de Vous exprimer personnellement notre désir sincère de servir l’Église. Malheureusement, cette occasion ne s’est pas présentée.

Je vous demande simplement de bien vouloir considérer l’authenticité de cette intention, qui n’a rien de factice. Paradoxalement, dans le contexte actuel, il nous semble être précisément notre devoir de faire tout notre possible pour recoudre la tunique du Christ, déchirée par des forces et des pressions incompatibles avec un esprit authentiquement catholique. Je vous demande simplement de considérer l’authenticité de cette intention, avant de prendre une décision concernant la Fraternité Saint-Pie X. Il n’est pas trop tard.

Loin de nous l’idée de nous séparer de l’Église romaine ; au contraire, nous désirons la servir par des moyens extraordinaires, comme on vient en aide à une mère en difficulté qui a besoin d’un secours particulier, même si celui-ci n’est pas compris de tous. Mais je suis certain que le Saint-Père pourrait le comprendre.

Le Saint-Siège a déjà montré qu’il pouvait comprendre des situations très complexes et prendre le temps nécessaire.

Je me permets donc de Vous demander filialement de prendre le temps qu’exige ce discernement.

Si mes paroles ne suffisaient pas, je Vous demanderais de réfléchir à deux faits très simples. Tout d’abord, la Fraternité a déjà été déclarée schismatique en 1988, pour des raisons et dans des circonstances absolument analogues à celles d’aujourd’hui ; et pourtant, après tant d’années, nous nous parlons comme un père avec son fils. Votre Sainteté m’exhorte paternellement à éviter un schisme qui, théoriquement, aurait déjà eu lieu. Ne pensez-Vous pas que cette attitude même, dont j’apprécie profondément la sollicitude, constitue précisément la preuve que la Fraternité n’est ni schismatique ni hostile à l’Église ?

En second lieu, il y a quelques années, le Saint-Siège a confié à deux évêques de l’Église la mission de dialoguer avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X : Mgr Vitus Huonder, alors évêque de Coire, aujourd’hui décédé, et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana. Tous deux, après avoir pris le temps nécessaire au discernement, ont reconnu l’esprit profondément catholique de la Fraternité et en ont rendu publiquement témoignage.

Mais surtout, je me permets de m’adresser à Votre Sainteté au nom des milliers d’âmes qui ont retrouvé la foi catholique et la pratique religieuse grâce à l’apostolat de la Fraternité. C’est un fait dont Vos prédécesseurs ont eux-mêmes pris acte. Ces âmes n’ont qu’un seul désir : parvenir au salut par cet instrument que la Providence a mis à leur disposition. Elles ont souffert et elles sont sincères. Je suis certain que Votre cœur paternel de Pasteur universel sera sensible à cette situation si particulière. Un jour, toutes les difficultés entre le Saint-Siège et la Fraternité seront résolues. Un geste de compréhension de Votre part, loin de nuire à l’unité, ne pourrait que manifester aux yeux du monde et de tous les chrétiens Votre souci de l’unité et Votre bonté de père.

Je laisse tout cela à Votre bienveillante considération. Je renouvelle ma prière pour Votre Sainteté.

Depuis longtemps, avant même Votre élection, je prie sainte Rita pour la situation présente. J’ai vu dans l’élection d’un Pape augustinien un signe d’espérance. Je suis certain que la sainte intercédera. Il n’est jamais trop tard.

Je Vous prie de bien vouloir nous donner Votre bénédiction.

Et je saisis cette occasion pour Vous renouveler l’expression de mon très profond dévouement dans le Seigneur.

Don Davide Pagliarani

Légaliser l’euthanasie pour faire des économies

Elisa Rojas, avocate franco-chilienne en situation de handicap, a été interrogée dans le Télégramme. Militante pour les droits des personnes handicapées, au sein du collectif Luttes et handicaps pour l’égalité et l’émancipation (CLHEE) qu’elle a fondé, elle vient de publier « Pour mourir, tapez 1 ». Extraits :

[…]

Euthanasie : pour l’autoriser, il faut l’autorité. Et vous ne l’avez pas

Lu ici :

Non, mesdames et messieurs les parlementaires, vous n’avez aucune autorité sur la vie et sur son terme, la mort.

Non, vous n’êtes pas comme des dieux. Et ceux qui y croient ou qui vous le disent, vous mentent.

Oui, vous êtes, comme nous tous, des humains qui avaient reçu la vie sans le vouloir. Pour certains, l’absence de contrôle sur l’origine de tout est insupportable et il faudrait donc se venger de ce manque d’emprise en décidant de tout le reste et donc de la mort.

Mais, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, interrompre volontairement la vie, à n’importe quelle étape entre la conception et la mort naturelle, est et restera un meurtre à de très rares exceptions près. Pour qu’il en fut autrement il faudrait que vous soyez l’auteur de la vie, celui qui donne l’autorité sur la vie et qui pourrait autoriser d’en modifier le cours. Mais aucun de nous ne l’est et ne le sera jamais. Chaque conscience le sait.

Personne n’a autorité sur la vie. Personne ne peut donc autoriser d’y mettre un terme.

Jamais le vote d’une loi ne donnera à quiconque l’autorité sur la vie et l’autorisation d’en disposer. Une loi qui autoriserait l’euthanasie vous donnera une illusion de puissance diabolique, d’un pouvoir que vous ne détiendrez jamais, pas plus que nous. Ce serait un leurre et un mensonge prométhéen que toute conscience réfute car elle sait qu’une loi humaine ne change pas la nature d’un acte.

De plus, une loi qui blesse les consciences et qui s’oppose à la loi naturelle inscrite dans le cœur de tous les hommes qui, depuis des millénaires, se battent pour préserver la vie, n’a aucune force de loi. Car aucune loi écrite ne peut violer celle que la petite voix chuchote à notre conscience. Vous le savez, vous qui votez et supprimez les lois, alors écoutez-la.

Demain, après le vote solennel, le silence se fera.

Mais vous, à jamais, vous serez de ceux qui auront choisi ou pas de décider du droit de tuer ou de laisser vivre. Ce poids, vous serez définitivement seul à le porter. Il sera lourd ou léger.

Une loi peut disparaître; la réalité de votre conscience, elle, ne s’effacera jamais.

Le rédacteur en chef du magazine America, dirigé par les Jésuites, condamne la prière à saint Michel

Le rédacteur adjoint du magazine hétérodoxe America, dirigé par les Jésuites, a exprimé sa répulsion envers la récitation de la prière à saint Michel Archange après la messe dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux. Zac Davis, également co-animateur du podcast « Jesuitical », a écrit sur X : « Je ne peux exprimer à quel point je déteste la prière à saint Michel après la messe. Elle me choque à chaque fois. »

« Sans parler du contenu et de l’intention de cette prière, le langage employé, sa répétition et l’importance qui lui est accordée engendrent un sentiment de paranoïa et de cynisme. Au lieu d’évangéliser le monde, chacun est prêt à lui faire la guerre », a-t-il écrit en réponse à un jésuite qui louait la récitation de cette prière après la messe. Pourtant, l‘évangélisation du monde et la guerre contre celui-ci « ne sont pas incompatibles ».

Davis a ensuite partagé sa conviction que la prière à saint Michel est acceptable dans la dévotion privée, mais qu’elle « n’a pas sa place » dans le contexte de la liturgie. De nombreux utilisateurs de X ont souligné le caractère inquiétant de l’opinion de Davis, étant donné que la prière vise les attaques spirituelles du diable et que, par conséquent, c’est le diable qui alimente l’opposition à la prière.

Le pape Léon XIII composa cette prière en 1884, suite, semble-t-il, à une expérience mystique impliquant une conversation entre Jésus et Satan au sujet d’une attaque démoniaque à grande échelle menée depuis un siècle contre l’Église catholique.  La prière implore saint Michel d’« être notre défense contre la méchanceté et les pièges du diable » et de « précipiter en enfer Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes ».

Le combat spirituel auquel fait référence cette prière est fortement appuyé par l’Écriture, qui affirme la nécessité de lutter spirituellement contre le diable et les démons, ennemis de nos âmes :

« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. » (Éphésiens 6:12)

Sur instruction du pape Léon XIII, cette prière était récitée à la fin des messes basses dans le monde entier de 1886 jusqu’aux changements liturgiques des années 1960. La récitation de la prière à saint Michel Archange et des autres prières léonines (introduites par le pape Léon XIII) après la messe a été officiellement supprimée par l’ instruction vaticane Inter Oecumenici du 26 septembre 1964, entrée en vigueur le 7 mars 1965. Il n’était pas interdit aux catholiques de réciter cette prière, mais après sa récitation obligatoire à la fin de la messe, la prière — et donc son effet protecteur — s’estompait en grande partie.

Ces dernières années, les évêques catholiques des États-Unis sont progressivement revenus à la tradition de réciter cette prière après la messe, notamment en réaction à la crise des abus sexuels au sein de l’Église.

Prière à saint Michel Archange :

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat. Soyez notre protection contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions humblement ; et vous, Prince de la Milice céleste, par la puissance de Dieu, précipitez en enfer Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre des âmes. Amen.

ONU : liens entre vente d’enfants, trafic d’êtres humains, adoption illégale et GPA

Communiqué de Juristes pour l’enfance :

« Vente d’enfants : Traite, adoption illégale, GPA – Des formes évolutives de la vente d’enfants qui appellent une réponse coordonnée »

« Sale of Children – Human Trafficking, Illegal Adoption, Surrogacy: Evolving forms of Sale of Children Requiring a Coordinated Response »

Un side event officiel se tient aujourd’hui 29 juin 2026 sur ce thème, à l’ONU à Genève, au Palais des Nations (Salle XI), en marge de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme.

Organisé par Juristes pour l’enfance et le Syndicat de la famille, cet événement vise à mettre en lumière les formes contemporaines de marchandisation des enfants : la traite d’enfants, l’adoption illégale internationale et la gestation pour autrui (GPA). Il souligne la nécessité pour les États d’adopter une approche globale et coordonnée afin de protéger efficacement les droits de l’enfant.

Les objectifs principaux de ce Side Event sont :

• Mettre en lumière les points communs entre traite d’enfants, adoption illégale internationale et formes de GPA constitutives de vente d’enfants ;

• Analyser les défis juridiques posés par la qualification de ces pratiques en droit international ;

• Démontrer la nécessité d’un effort mondial des États pour combattre la traite d’enfants ;

• Souligner les dangers de l’adoption illégale pour les enfants victimes et l’importance de préserver l’adoption légale dans l’intérêt supérieur de l’enfant ;

• Mettre en évidence que la GPA constitue une nouvelle forme de traite humaine affectant à la fois la mère porteuse et l’enfant.

Ce Side Event réunira des experts internationaux reconnus :

• Jonas Fiebrantz, Alliance Defending Freedom International

• Ludovine de La Rochère, Le Syndicat de la Famille

• Matthieu le Tourneur, Juristes pour l’enfance

• Jennifer Lahl, The Center for Bioethics and Culture Network

• Theresa Okafor, Director of the Foundation for African Cultural Heritage

De nombreuses délégations sont attendues pour cet Side Event. Cet évènement résonne particulièrement en ce qui concerne l’appréhension par les États de la nouvelle forme de vente d’enfant que constitue la gestation pour autrui. En effet, il se tient une semaine exactement après l’annonce de la signature d’une déclaration commune d’États appelant à un moratoire sur la gestation pour autrui, quelles que soient ses formes, en vue de l’adoption d’un instrument international contraignant d’abolition de la pratique [voir ICI].

“Nous rendons gloire à Dieu en offrant, en priant avec le corps unique, présent et personnel que nous recevons de Dieu à chaque instant”

Suite à la tribune publiée par “dollie” critiquant l’ouvrage « Prier avec le cycle féminin » de Gabrielle Vialla, cette dernière nous fait parvenir cette réponse :

Chers amis,

Notre époque flatte toujours davantage le morcellement de l’être humain. C’est au nom d’une volonté autonome, d’une dignité humaine éthérée séparée du réel, qu’après l’avortement, le suicide assisté peut être présenté massivement dans les pays occidentaux comme un droit.

Quel lien me direz-vous avec les accusations dont j’ai fait l’objet dans une tribune libre du Salon beige, concernant mon ouvrage Prier avec le cycle féminin ?

Le corps humain agonisant, avec ses râles, sa couleur, son odeur fait peur. Le corps blessé, mutilé, avec ses douleurs fait peur. Le corps déformé par le handicap fait peur. Le corps de quelques millimètres, non attendu, découvert lové dans le muscle utérin peut faire peur. Le corps sexué et ses manifestations peuvent faire peur. Le corps féminin complexe, délicat avec son cycle peut faire peur à l’homme comme il peut rester perturbant, inquiétant pour la femme. Je ne vous apprends rien en vous rappelant que tout cela n’est qu’une des conséquences du péché originel.

Seulement voilà, nous confessons que le Christ est venu dans la chair, qu’il a été conçu, est né de la Vierge Marie, qu’il est mort et ressuscité. Nous savons qu’il est homme masculin, et que cela a des implications directes sur la vie de l’Église, comme l’impossibilité pour une femme d’être prêtre catholique.

L’un des contrastes les plus souvent relevés entre les premiers chrétiens et la société gréco-romaine fut le refus de l’exposition des nouveau-nés, pratique qui consistait à abandonner un bébé non désiré à l’extérieur, où il mourait ou était recueilli pour être réduit en esclavage. C’était un signe de contradiction. Les chrétiens ne voyaient dorénavant plus le corps de la même façon. Rappelons que lorsque nous recevons, adorons le corps du Christ nous recevons et adorons l’âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus Christ sans que ce soit répété explicitement. « Ceci est mon corps. » (Luc 22, 19)

Aujourd’hui encore les chrétiens doivent témoigner de leur foi mais aussi de ce qui en découle. Nous devons être lucides sur ces peurs intemporelles, et sur les différentes formes de dualisme qui se nourrissent de ces peurs.

On m’a attribué des thèses aberrantes. Je n’ai jamais (quelle horreur !) prétendu à une doctrine du cycle.

Je ne confonds pas vie intérieure et vie spirituelle, vie de la grâce. Lorsque je parle de vie intérieure, je me situe sur le plan naturel et non pas surnaturel : il s’agit des choix que je fais, qui vont la nourrir ou l’abîmer, l’ancrer dans le réel, dans le temps, dans ma finitude. En cela, le cycle féminin peut devenir une école de vie intérieure. Pour ce qui est de la vie de la grâce en moi, comme me l’enseigne le catéchisme avec sainte Jeanne d’Arc, je m’en remets à la Miséricorde de Dieu.

Je me suis demandé comment des accusations aussi infondées, pouvaient m’être faites dans un blog catholique sans un grand éclat de rire ?

Mon hypothèse, vous l’avez compris, est que le cycle féminin dans son articulation avec la vie spirituelle, parmi d’autres problématiques corporelles fait peur, particulièrement peur. J’en témoigne dans mon ouvrage. Une vie spirituelle sans corps serait tellement plus facile. Une vie spirituelle en niant le cycle féminin semblerait tellement plus facile. Le démon le susurre aussi à qui mieux mieux…

Mais justement, nous rendons gloire à Dieu en offrant, en priant avec le corps unique, présent et personnel que nous recevons de Dieu à chaque instant. Cf saint Paul (1Co 6, 20).

On m’accuse en disant que ce n’est pas dans la Tradition de prier avec son cycle. Dans les siècles passés, on priait davantage avec les cycles naturels. Pour le cycle féminin, il n’était pas connu finement, mais il n’était pas nié ou volontairement caché. Le rapport au corps était plus immédiatement proche de la Création. On s’en remettait davantage à Dieu pour son fonctionnement, pour sa fin.

Quels signes magnifiques de liberté intérieure nous pourrions donner si nous cessions de craindre la beauté, la vulnérabilité de nos êtres, créatures limitées et tendrement aimées !

Gabrielle Vialla Prier avec le cycle féminin, La chasteté

Nous n’allons pas pleurer la disparition de la Ligue de l’enseignement

La Ligue de l’enseignement est connue pour avoir organisé la diffusion pour les écoles des films

La ligue de l’enseignement a également appelé à défiler pour défendre la dénaturation du mariage

Résultat : On apprend que, dans certains départements, la Ligue de l’enseignement est menacée de disparition.

L’association d’éducation populaire est en redressement judiciaire. Les collectivités n’ont plus les moyens de financer les associations parasites.

28 chrétiens massacrés au Nigéria

Dans la nuit du 22 juin, 28 chrétiens, dont le pasteur Markus Nyam de l’Église du Christ dans les Nations, ont été tués lors d’une attaque menée par des militants peuls armés contre Kawel, un petit village chrétien du centre du Nigeria.

Selon des survivants, les assaillants ont ouvert le feu sur les villageois, ont ciblé nommément les responsables chrétiens et ont empêché tout appel à l’aide après avoir coupé les communications.

Les habitants ont déclaré qu’ils se trouvaient chez eux lorsque l’attaque a commencé. Quiconque tentait de sortir était immédiatement pris pour cible, et même les bruits provenant de l’intérieur des maisons provoquaient des tirs de la part des assaillants. Les services téléphoniques et de télécommunications avaient été coupés, empêchant les habitants de contacter les forces de sécurité pendant l’attaque.

Parmi les morts figuraient également un médecin et cinq patients qui se trouvaient à l’intérieur du centre de santé du village au moment de l’attaque.

L’État du Plateau se situe dans la ceinture centrale du Nigeria, une région qui subit depuis de nombreuses années des attaques répétées contre les communautés agricoles. Les responsables chrétiens nigérians affirment que les villages chrétiens sont fréquemment pris pour cible par des militants peuls armés, souvent affiliés à des organisations islamistes extrêmement violentes.

Mort naturelle : le ministre Camille Galliard-Minier en désaccord avec le député Camille Galliard-Minier

Samedi 27 juin, le député LR Patrick Hetzel a interpellé en séance le ministre Camille Galliard-Minier, chargé de l’autonomie et des personnes handicapées :

À la suite de l’adoption en commission d’un amendement, l’alinéa 9 assimile le suicide assisté et l’euthanasie à une « mort naturelle ». On peut entendre que des difficultés ayant trait aux questions successorales se posent, mais il faut alors le dire clairement. Dans tous les cas, qualifier de mort naturelle l’autoadministration ou l’administration par un tiers d’une substance létale, cela pose un problème –⁠ vous en conviendrez aisément. C’est pourquoi nous souhaitons supprimer la seconde phrase de cet alinéa.

Madame la ministre, lorsque vous étiez députée, vous vous étiez montrée favorable à une rédaction de ce type. J’espère que la ministre Galliard-Minier aura une position différente de celle de la députée du même nom !

Il s’agit d’une question cruciale : la rédaction actuelle de l’alinéa saperait les fondements du droit médical et du droit pénal. Vous êtes en train d’inventer une fiction juridique et médicale, là où il convient de retenir une qualification exacte des causes du décès.

…/…

En séance en 3ème lecture le 27 juin 2026, Mme Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargé de l’autonomie et des personnes handicapées, a indiqué qu’elle était favorable aux amendements qui supprimaient la notion de mort naturelle dans cet article 9

Lors de la discussion en 1ère lecture en avril 2025, Mme Camille Galliard-Minier alors députée cosignait un amendement, sourcé ADMD, pour indiquer qu’était réputé décédée de mort naturelle une personne dont la mort résultait d’une aide à mourir.

Le député Philippe Vigier contredit le député Philippe Vigier

Samedi 27 juin, le député Les Démocrate Philippe Vigier, rapporteur général, pour la commission des affaires sociales, de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, s’est prononcé contre le délit d’entrave à l’euthanasie :

Nous abordons l’article 17. C’est un moment important. Je serai synthétique, mais je tiens d’abord à rappeler que lorsqu’Olivier Falorni a écrit son premier texte, en 2021, n’y figuraient ni délit d’entrave, ni délit d’incitation. Ces délits ne figuraient pas davantage dans le projet de loi déposé en 2024. La volonté d’Olivier Falorni, avec qui j’ai discuté plusieurs fois, comme beaucoup d’entre vous, était de ne pas s’engager dans une judiciarisation, afin qu’aucune suspicion ne puisse s’installer.

Chacun connaît le cheminement du délit d’entrave, d’abord apparu en commission spéciale, avant qu’un équilibre ne soit trouvé par le président Valletoux entre l’entrave et la pression. À ce stade, je considère que nous ne devons pas judiciariser l’aide à mourir. Restons-en au texte tel qu’il est sorti de la commission et tel que nous avons pu le voter ensemble après qu’une majorité s’est dégagée. Car, au fond, alors que nous arrivons presque au terme de la discussion, il convient surtout de bien répondre à l’attente très forte des patients, de ces malades auxquels je pense, en cet instant, qui veulent enfin disposer de ce droit à mourir. Tenons-nous-en à l’équilibre que nous avons su trouver tout au long du débat. Cela suppose de rejeter tous ces amendements.

Enfin, puisque la loi Veil a été évoquée, souvenons-nous que Simone Veil n’avait pas non plus judiciarisé le recours à l’IVG. Ce n’est que vingt ans plus tard que des sanctions pénales ont été imaginées, notamment pour punir l’entrave.

Bref, conservons dans le présent texte l’équilibre auquel nous sommes parvenus majoritairement en commission, sans le judiciariser.

Pourtant, lors de la séance du 24 mai 2025, le même député Vigier avait déclaré lors de la création du délit d’entrave :

Lorsqu’on est législateur, lorsqu’on vote la loi, qu’elle émane du gouvernement ou des parlementaires, la première des exigences est de faire en sorte que cette loi soit opérante, qu’elle soit appliquée. Nos concitoyens n’acceptent plus qu’on légifère, mais que les lois votées ne soient pas respectées.

Le droit à l’aide à mourir n’est pas un droit en moins, c’est un droit en plus, une réponse pour ces patients qui nous regardent, qui nous écoutent, qui sont dans une situation que nous avons tous longuement décrite. Mais on sait que des opposants farouches à ce droit voudront l’entraver. Or il n’y a pas pire, pour un État de droit, que de laisser faire cela –⁠ on l’a vu pour l’IVG, auquel l’accès est encore très restreint dans beaucoup de pays du monde.

Je vous invite à relire ce qu’avait dit Simone Veil, ici même, lorsqu’elle était montée à la tribune pour défendre sa loi. Elle souhaitait que ce nouveau droit soit vraiment appliqué. Ayons tous en tête, ce matin, qu’il y a cinquante ans, une femme courageuse a défendu un droit nouveau, comme nous le faisons ensemble à présent.

Alors, cher Thibault Bazin, quelle réponse faut-il apporter aux Françaises et aux Français qui veulent un meilleur accès aux soins ? Le rapporteur général du budget de la sécurité sociale que vous êtes saura certainement être très créatif, pour faire en sorte qu’on leur apporte ce qu’ils attendent. En matière de soins palliatifs, la proposition de loi dont nous avons débattu avant celle-ci en est la merveilleuse illustration.

Pourtant, n’oubliez pas que rien de cela ne correspond à ce dont certaines personnes ont besoin, ces personnes auxquelles on doit pourtant une réponse, au nom d’une exigence éthique et morale, au nom de l’humanité.

Cette reculade sur le délit d’entrave est destiné à convaincre les récalcitrants à voter cette loi, mais elle ne doit pas les berner : ce délit reviendra bien par la suite.

Mardi, ils voteront. Vous, vous avez déjà gagné.

Mardi, ils voteront. Mais vous, arrêtez de trembler : vous avez déjà gagné.
Veillée avant le vote du 30 juin sur la fin de vie

Le Semeur, Jean-François Millet (1850)
Légende : « Le semeur ne vérifie pas la terre ; il sème, confiant. Le reste appartient à Dieu. »

Il est 23 heures, en cette veille du 30 juin. Vous avez relu une énième analyse, vous avez partagé l’article, vous avez peut-être même prié en regardant les infos. Et pourtant, ce soir, une angoisse sourde vous étreint — celle qui chuchote : « À quoi bon ? Ils vont voter cette loi. Nous n’étions pas assez nombreux, pas assez forts, pas assez entendus. »

Je connais cette voix. Elle est le vertige des cœurs passionnés, la fatigue de ceux qui aiment la vie jusqu’à l’épuisement.

Mais si je vous écris cette nuit, ce n’est pas pour vous dire de vous battre plus fort. C’est pour vous rendre la paix que vous méritez. Car dans ce combat contre la culture de mort, nous avons tous, un jour, le souffle coupé par la peur de l’échec. Plus de mille huit cents amendements ont été déposés ces derniers jours ; vingt-trois seulement ont été retenus. Nous mesurons nos mots, nous comptons nos partages, nous nous jugeons à l’aune de ce que nous voyons — et ce que nous voyons, c’est une machine qui ne retient presque rien de ce que nous lui offrons.

Pourtant, notre pire ennemi n’est pas dans l’hémicycle. Il est dans ce miroir qui nous renvoie l’image d’un combattant impuissant.

Le piège est là : en voulant à tout prix être efficaces, nous acceptons de jouer sur le terrain du monde. Or le monde mesure le succès au bruit, au nombre, aux scrutins. Nous, nous mesurons la fidélité au silence et à l’amour. Goliath a la parole, les caméras, vingt-trois amendements et une majorité ; il n’a pas ce que nous avons : une petite graine plantée dans une conscience.

Imaginez : si votre vie entière, vos veilles et vos combats, ne devaient arracher qu’une seule âme au vertige de l’euthanasie, votre fronde face au géant serait déjà une victoire pour l’Éternité.

Dieu ne nous demande pas de sauver le monde. Il nous demande de semer. Le reste — la pousse, la moisson — Lui appartient déjà.

C’est pour cela que je vous supplie de retrouver le souffle. Nous sommes épuisés parce que nous oublions l’équilibre. Nous voulons tout porter, tout sauver, tout maîtriser. Nous confondons notre labeur avec une œuvre de salut. Alors, que faire quand l’angoisse monte ? Revenir à l’essentiel. À l’Ora.

Ce n’est pas fuir le front que de s’agenouiller. C’est aiguiser la lame. C’est tremper sa plume dans l’encrier de la grâce. Une parole qui ne sort pas du silence est une parole stérile ; elle rebondit sur les murs du monde sans jamais les fissurer. La parole née du recueillement, elle, est une pluie fine : elle pénètre là où personne ne la voit.

Mardi, les hommes voteront. Oui, c’est un jour grave — et pourtant ce ne sera pas le dernier mot. Le Sénat, qui a déjà rejeté ce texte deux fois, le rejettera sans doute une troisième fois ; l’Assemblée tranchera alors définitivement le 15 juillet. Mais n’attendez ni de mardi ni du 15 juillet une résolution selon nos calendriers humains. Déposez votre impuissance et votre ferveur au pied du Tabernacle. Car si la loi passe, mardi ou dans quinze jours, elle ne sera pas votre défaite, mais la leur. Une loi contre la vie est un château de sable ; les marées de l’histoire l’emportent toujours.

À 71 ans, je le vois de plus en plus clair : la terre est le temps des semailles, parfois arides. La moisson véritable n’appartient qu’à Dieu. Le semeur ne vérifie pas la terre ; il sème, confiant. Il sait que le vent, la pluie et le soleil ne sont pas ses alliés, mais les instruments d’un Maître qui ne se trompe jamais de saison.

Alors, ne vous lassez pas. Semez dans les larmes, semez dans le doute, semez même dans l’apparent échec. Notre rôle n’est pas de faire pousser l’arbre, mais de déposer la graine.

Le combat appartient au Seigneur. Nous ne portons pas le poids de la victoire ; nous portons celui, infiniment plus léger, du témoignage.

Quand le bruit de la mêlée couvrira la voix du silence, retournez à la source. C’est là que la paix vous attend — non pas une paix tiède, mais une force divine, une armure contre la peur.

Car c’est en Son nom que la vérité triomphera : non pas comme un succès humain, bruyant et éphémère, mais comme une moisson d’éternité, douce et silencieuse, qui germe déjà dans les cœurs fidèles.

En union de prière, surtout mardi. Semeurs, pas moissonneurs : voilà notre seule victoire — et elle est déjà acquise.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“Depuis deux mille ans on voit régulièrement des hommes qui veulent sauver l’Eglise malgré elle”

Voici l’homélie du TRP Dom Bertrand de Hédouville, abbé de Randol, à l’occasion de la fête des Saint Pierre et Paul, ce 29 juin 2026 :

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

On connait cette parole de saint Augustin dans son maître livre ‘’La Cité de Dieu’’ :

Deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu a fait la Cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste. Aussi, celle-là se glorifie-t-elle en elle-même ; celle-ci dans le Seigneur. Ch. VIII, n°11.

C’était à l’origine, c’est encore aujourd’hui.

Depuis deux mille ans on voit régulièrement des hommes qui veulent sauver l’Eglise malgré elle. Plein d’un zèle apparent ils enseignent, ils forcent, ils font grand bruit pour dire en substance : « L’Eglise c’est nous ! Les autres vont à la dérive ». Langage qu’a tenu nombre de petits et de grands hérésiarques, schismatiques et autres dissidents. Sans remonter jusqu’à Arius, Nestorius, Donat ou Luther, ni même Jansénius, pensons simplement à Lamenais, Loisy ou Drevermann.

Donc, aujourd’hui encore, on voit toute une mouvance flotter entre deux pôles : l’un de sauver l’Eglise malgré elle, l’autre de prendre ses distances de l’Eglise romaine. De part et d’autre c’est le vieux fonds gallican qui ressort, celui qui a conduit à la Constitution Civile du Clergé en 1790.

Et il est assez étonnant de voir encore aujourd’hui ceux qui se pensent purs, qui se veulent de vrais et uniques fils de l’Eglise, s’éloigner d’elle sous le spécieux argument de ‘’non-juridiction’’ :  Quelle puissance a un roi sans royaume ? Il est pourtant clair :

L’ordination d’évêques sans mandat du Saint-Père implique une rupture décisive de communion ecclésiale, autrement dit : un schisme. Cardinal Fernadez.

Comme disait Madame l’Abbesse : Le diable n’est jamais si hideux que quand il se fait canoniste.

C’est vrai que si l’Eglise est Sainte et Immaculée, sans tâche ni ride, l’Eglise d’ici-bas est formée de pécheurs, ce qui fait qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas, et ça depuis le jour même de sa fondation, le Vendredi Saint : « Omnes fugerunt – Tous s’enfuient ! ». La Pentecôte vient ensuite arranger les choses.

Au cours des 2000 ans d’histoire de l’Eglise, les hérésies n’ont été vaincues que par ceux qui sont restés dans l’Eglise et n’ont pas dévié de la ligne du Pape. Cardinal Müller.

Quand on défend l’Eglise avec sa volonté propre, quand on pense la sauver sans s’appuyer sur Pierre, quand on n’est plus habité par la vertu d’obéissance, on fortifie son moi, son amour de soi, et on méprise dans le fond l’enseignement du Christ. Les extrêmes se rencontrent, un climat de désobéissance s’installe à droite comme à gauche, une autre cité se fortifie alors dont les citoyens sont peut-être purs comme des Anges, mais orgueilleux comme des démons, comme il se disait des religieuses de Port-Royal.

Et pourtant il n’y a pas à se décourager, en deux mille ans, dans les périodes noires qu’a eu à traverser la Sainte Eglise, et il y en a eu de nombreuse, l’Esprit Saint a toujours plané sur elle, il y a toujours eu des saints, des martyrs, des docteurs qui ont, par la grâce de Dieu, charpenté la vie de l’Eglise.

Je ne retiens qu’un exemple. Les premiers chrétiens du Japon, baptisés par saint François-Xavier, furent très vite violements persécutés, martyrisés. Et on pouvait penser que cette Eglise d’Extrême-Orient était bel et bien morte. Mais lorsqu’au XIXème siècle, une nouvelle vague de missionnaires aborda au Pays du Soleil-Levant, des chrétiens, restés secrètement chrétiens pendant près de trois siècles, vinrent leur demander discrètement s’ils étaient de la religion des ‘’Quatre Blancheurs’’ :

  • La blancheur de la Vierge Immaculée,
  • La blancheur de l’Eucharistie,
  • La blancheur de la virginité des prêtres,
  • La blancheur du Pape.

Ils avaient su synthétiser parfaitement ce qu’est l’Eglise. A nous de continuer à garder ces mêmes vérités, sans sophisme. Dans l’évangile de dimanche dernier le Seigneur Jésus disait à Pierre :

Duc in altum – Va en eaux profondes.

Et il nous le dit toujours, avance dans les profondeurs de la foi, avance dans l’adhésion au Credo, avance dans la lecture du ‘’Catéchisme de l’Eglise Catholique’’, avance dans ta dévotion au Saint Père, avance dans ton désir de sainteté. C’est ainsi que se préparent les pêches miraculeuses.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

Jérôme Lejeune, le courage d’un savant chrétien

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐀𝐮𝐝𝐞 𝐃𝐔𝐆𝐀𝐒𝐓, déléguée générale de l’association des amis du professeur Jérôme Lejeune
  • 𝐊𝐚𝐫𝐢𝐧 𝐋𝐄 𝐌𝐄́𝐍𝐄́, fille du professeur Jérôme Lejeune
  • 𝐄𝐦𝐦𝐚𝐧𝐮𝐞𝐥 𝐒𝐀𝐏𝐈𝐍, chirurgien pédiatre et néonatal, professeur émérite

 

« Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion »

Mgr Stanislaw Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a rappelé aux dirigeants gouvernementaux leur responsabilité dans la protection de la vie humaine dans son discours lors de la Marche annuelle pour la vie et la famille à Varsovie.

« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».

S’adressant aux responsables politiques du pays, il a poursuivi :

« Appelés à servir l’humanité et le bien commun, ils doivent prendre résolument le parti de la vie, notamment en matière de réglementation. C’est le devoir des députés et des sénateurs ; c’est aussi le devoir de la Diète [chambre basse du Parlement]. C’est le devoir de tous ceux qui bénéficient d’un large soutien populaire et qui, par conséquent, doivent aussi faire preuve d’un plus grand respect pour la vie. »

La Pologne est l’un des rares pays européens à protéger encore les enfants à naître en interdisant la quasi-totalité des avortements. Les seules exceptions concernent les cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.

L’archevêque a déclaré que tout député qui vote pour légaliser l’avortement ne peut pas recevoir la communion.

« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste. Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion ».

D’autres responsables catholiques aux États-Unis ont adressé des avertissements similaires à des élus catholiques, notamment l’archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, concernant l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Bien que Mme Pelosi se dise fervente catholique, elle défie ouvertement et à plusieurs reprises les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et soutient l’avortement. Face à son refus persistant de se repentir et à son obstination, Mgr Cordileone lui a signifié en 2022 qu’elle ne pouvait plus communier dans son diocèse.

Cet article date de 2023, mais il n’a rien perdu de sa pertinence.

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