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L’Église est-elle « contre » l’épanouissement sexuel féminin, en favorisant des unions lorsque l’épouse est la moins disposée ?

De Gabrielle Vialla pour Le Salon beige :

Connue des lecteurs pour plusieurs ouvrages et articles, j’ai été récemment frappée par la recrudescence de questions qui m’ont été faites, tant de laïcs que de prêtres, autour de cette objection. Elle fait notamment écho à certains propos lus sur ce blog à propos du divorce dans les milieux traditionnels. On y a lu que les méthodes naturelles permettraient des unions à des moments où l’épouse est la moins disposée, avec à la clé une possible souffrance physique et un stress lié à une éventuelle grossesse.

Tout d’abord, rappelons qu’une union conjugale ne devrait jamais être douloureuse, ni pour la femme ni pour l’homme. Si une douleur existe, il est nécessaire d’en rechercher la cause (médicale, psychologique, relationnelle) et d’y remédier. Cela relève d’un devoir élémentaire de charité envers soi-même et envers le conjoint.

En ce qui concerne la femme, quelle que soit la période du cycle, l’union doit être préparée avec délicatesse. Elle ne doit jamais être douloureuse, mais vécue de manière positive (sans verser dans l’injonctif culpabilisant). L’Église n’a jamais valorisé le dolorisme ni justifié la violence dans les relations conjugales.

Ensuite, comme tout apprentissage humain, la vie conjugale demande une éducation. Il existe des ouvrages, des personnes à consulter et des pasteurs capables d’accompagner.

Par ailleurs, une certaine vision légaliste réduit parfois l’enseignement à l’interdiction de la contraception et de l’avortement, et à la notion de « refus du droit du conjoint » ou de « devoir conjugal ». C’est une réduction grave. On invoque alors saint Paul en oubliant l’équilibre de son enseignement : l’amour de l’époux à l’image du Christ, la réciprocité et le don mutuel.

Tous les états de vie sont appelés à la chasteté. Celle du mariage n’est pas une chasteté au rabais : elle implique aussi un combat spirituel.

Dans la vie conjugale, les époux sont appelés à examiner leur conscience, à demander et à accorder le pardon. Cela commence par la charité et le respect mutuel, notamment dans la reconnaissance des différences entre l’homme et la femme. Il est frappant de constater que, dans des milieux religieux où, avec raison, on rejette la théorie du genre sur le plan politique et éducatif, ces différences entre hommes et femmes, notamment dans le désir, la frustration et le rapport au temps, peuvent être quelquefois niées.

À l’époque d’une hégémonie de la mentalité contraceptive et pornographique, bien dangereux sont ceux qui enseignent un prétendu droit sur le conjoint mais négligent de rappeler l’amour oblatif, la maîtrise de soi, l’ascèse et l’attention réciproque.

Avec Humanae vitae, l’Église a parlé de continence périodique, ce qui correspond à la réalité de la vie conjugale, qui n’a jamais été, selon les mots d’un abbé, un « open bar ». L’Église rappelle les époux à la responsabilité conjointe face à la vie. Elle les enjoint à la générosité et à la prudence. L’un n’exclut pas l’autre. De même, il ne peut y avoir d’opposition entre « épanouissement féminin » et « épanouissement masculin », ni entre « épanouissement des époux » et « ouverture à la vie ».

L’enseignement de l’Église a connu un développement doctrinal équilibré qui veut le bonheur de ses enfants. Il reste, en pratique, grandement méconnu ou caricaturé. N’agissons pas comme des enfants ingrats qui, malgré la flûte, n’ont pas voulu danser (Matthieu 11, 16).

Gabrielle Vialla auteur de La chasteté, Recevoir le féminin, et tout récemment Prier avec le cycle féminin

Du bricolage paisible et liturgique à Solesmes ?

Du bricolage paisible et liturgique à Solesmes ?

Le 20 mars 2026, un article du Salon Beige diffuse une lettre au pape de Dom Geoffroy Kemlin, père abbé de Solesmes, datée du 25 novembre 2025, en la qualifiant de « bricolage liturgique ». Ne sachant si cette lettre est authentique et le cas échéant si on a le droit de la diffuser, j’aborderai uniquement les idées évoquées. Cette lettre de Dom Kemlin informerait donc le pape de travaux d’une commission de leur congrégation (de France) sur des solutions pour la paix liturgique, entre novus et vetus ordo. Cette commission intégrerait désormais des augustiniens. Cette lettre fait part de tensions qu’il y aurait eu à une époque sur ce sujet entre les divers monastères de la congrégation, maintenant bien apaisées par compréhension mutuelle ; elle constate qu’il n’est pas possible d’éradiquer le vetus ordo, les fidèles y étant très attachés pour des motifs profonds et non identitaires, et propose donc d’inclure dans le missel romain le vetus ordo pour permettre à chaque prêtre de choisir librement sa célébration, quitte à concélébrer en français la messe de St Pie V (cas extrême ! ). Néanmoins, le nouveau lectionnaire serait obligatoire, ce qui peut interpeller.

Si la solution n’est pas forcément parfaite, elle est intéressante et tout bon bricoleur sait que parfois seul un bon bricolage peut sauver une situation qui semble sans solution raisonnable à moyen terme.

L’article précité du Salon Beige semble dénigrer cette proposition (« irréaliste, mauvaise action ») pour deux raisons :
– tout d’abord, le nouveau lectionnaire (devenant obligatoire) étant bien plus riche que l’ancien, il  tendrait à « confondre liturgie et lectio divina ». Pour mémoire, le nouveau lectionnaire comprend 3 lectures pour les dimanches et fêtes sur un cycle « années A-B-C », 2 lectures pour un temporal absolument complet (mardi de la Xème semaine ordinaire par exemple…) sur un cycle « années paire-impaire », et sanctoral (St Padre Pio le 23 septembre) plus complet que l’ancien.

Il me semble qu’il est difficile d’arguer que la richesse du lectionnaire va nuire à la méditation biblique, sachant qu’il n’y a sans doute qu’un très très faible pourcentage des laïcs adeptes de la lectio divina. La seule source de connaissance de la bible de la grand majorité reste l’écoute (en français) des lectures à la messe. L’argument serait aussi étrange que de dire que le silence à la messe tendrait à confondre liturgie et oraison.

Pour ma part, je suis fatigué d’entendre 10 fois par été lors des mariages l’épître de St Paul (éphésiens ch 5) mal tronçonné qui commence par « que les femmes soient soumises à leurs maris » alors que le verset précédent ordonne « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ ». Un peu de nouveau lectionnaire peut faire du bien.

– ensuite l’auteur évoque « l’affaiblissement des oraisons modernes ». C’est méconnaître les progrès en la matière, puisque le missel Laudate de la communauté Saint Martin, rajoute les anciennes antiennes déjà autorisées, pour chanter si l’on veut tout le grégorien, et donc bénéficier de prières qui seraient meilleures que les oraisons nouvelles [l’auteur de cette tribune semble confondre le propre de la messe (introït…) et les oraisons (collecte, secrète, post-communion. NDMJ]. L’auteur rappelle aussi l’absence d’offertoire, sans savoir que le pape François (tout en corrigeant les deux hérésies du Pater et du Credo) a ajouté les deux oraisons « Orate fratres » et « Suscipiat » à la prière « In spiritu humilitatis » (présente aussi bien à la messe de St Pie V que dans le nouvel ordo de 69. La notion de sacrifice y est donc maintenant bien explicitée dans l’offertoire, qui reste, je le concède, un peu court. [Le pape n’a rien ajouté, c’est la traduction défaillante qui a été revue et corrigée. NDMJ]

Pour s’opposer à cette idée de missel romain unique dans lequel on piocherait un peu ce qu’on veut, il faut donc trouver d’autres arguments. Le seul vrai problème pratique que j’entrevois serait le remplacement de nos missels, et leurs tailles ! En effet, ceux qui se sont intéressés au problème en compulsant le missel Laudate voient mal un nouveau « 800 » avec les partitions et le nouveau lectionnaire en latin et en français. Certains pourraient penser à un complot bénédictin, avec la congrégation de France inspirant un nouveau missel, et l’abbaye du Barroux devenue experte en la matière, publiant ce nouveau missel avec des dividendes juteux. Il me semble qu’il y a des complots plus crédibles.

On peut rétorquer que cela accentuera le bazar. Sans doute un peu, mais c’est peut être le prix à payer d’une paix liturgique, et avouons que certains de nos prêtres bricolent aussi en particulier dans des triduum d’avant la réforme de Pie XII, mais amputés par ci par là car trop longs… Le bricolage, ça marche, très longtemps parfois, c’est l’art de rechercher des solutions, mais comme disaient les shadoks, « chaque problème a une solution, et s’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème ».

Général (2S) Antoine PINOTEAU
bricolage et réparation de tracteurs à domicile

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Le socialisme, le communisme et la gauche démontrent qu’ils détruisent les sociétés »

Le Costa Rica a ordonné la fermeture de son ambassade à Cuba pour protester contre le gouvernement marxiste de ce pays insulaire.

« Nous devons débarrasser l’hémisphère des communistes », a déclaré la semaine dernière le président sortant Rodrigo Chaves.

La présidente élue Laura Fernández Delgado réitéré son opposition à la politique cubaine dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

« Le socialisme, le communisme et la gauche démontrent qu’ils détruisent les sociétés » s’est-elle exclamée.

Fernández , âgée de 39 ans, a remporté l’élection présidentielle avec 48 % des voix lors du scrutin du 1er février face à son adversaire Álvaro Ramos Chaves  Catholique et militante anti-avortement, elle qualifie l’avortement de « meurtre, ni plus ni moins ».

Le gouvernement cubain a affirmé que le pays était influencé par les États-Unis et placé sous leur « subordination »Cuba doit rappeler son ambassadeur de San Joséla capitale du Costa Rica.

Le Costa Rica emboîte le pas à d’autres pays d’Amérique latine qui font pression sur Cuba, notamment l’Équateur, qui a interdit l’entrée sur son territoire à l’ambassadeur cubain au début du mois.

Le Costa Rica compte un peu plus de 5 millions d’habitants, dont environ 65 % se déclarent catholiques, le catholicisme étant la religion d’État officielle selon sa Constitution de 1949.

Les élections municipales ont fait émerger trois clivages majeurs

Sur Polémia, Jean-Yves Le Gallou analyse les résultats des élections municipales :

Trois clivages

Les élections municipales ont fait émerger trois clivages majeurs :

  • le clivage ethnique,
  • le clivage France profonde / France des métropoles,
  • le clivage droite / gauche.

Il suffit d’ouvrir les yeux.

Le basculement démographique

Avec Saint-Denis, Creil est le symbole du Grand Remplacement. Les maires socialistes sont chassés par les nouveaux maîtres avec les mêmes égards que les Blancs d’Afrique du Sud.

En 1995, le FN avait présenté plus de 30 listes dans le 93. Son secrétaire départemental, Franck Timmermans, avait lui-même réuni 26 % des suffrages à Pierrefitte. Mais le PC avait gardé ses fiefs.

Trente ans plus tard, les Européens ont fui la Seine-Saint-Denis. Le RN n’y a présenté que trois listes, rassemblant moins de 10 % des suffrages. À Pierrefitte même, fusionnée avec Saint-Denis, c’est le lfiste Bayamoko qui l’a emporté. Fin de partie.

RN : bilan politique et désaveu stratégique

RN : succès dans la France profonde et à Nice, mais désaveu de la ligne stratégique de Marine Le Pen.

Marine Le Pen défendait le « ni droite, ni gauche » : mais il a volé en éclats à la base dans de nombreux endroits, sur la base d’alliances locales, et le clivage droite / gauche a puissamment structuré le deuxième tour.

Marine Le Pen défendait la « dédiabolisation », qui s’est avérée un double échec : elle a compliqué la constitution des listes par des purges à répétition pour de simples posts ; or, malgré — ou à cause ? — de la stratégie de dédiabolisation, le « cordon sanitaire » a été maintenu.

Marine Le Pen a multiplié les œillades à la gauche, parfaitement contreproductives : LFI mobilisant contre le RN des publics hostiles : Africains revanchards, musulmans revendicatifs, demi-intellectuels blancs frustrés.

Les défenseurs de cette stratégie font souvent valoir qu’elle s’accompagne d’une progression électorale : c’est vrai. Mais est-ce dû à la stratégie ou à la dégradation de la situation ? On notera qu’avec une stratégie différente, les partis nationaux progressent beaucoup plus rapidement qu’en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche et dans beaucoup de pays européens.

Lyon : contestation et soupçons de fraude

À Lyon, Aulas conteste le résultat et évoque des fraudes. Elles sont évidemment probables avec un maire sortant qui a utilisé la Jeune Garde comme auxiliaire à la mairie et est allié avec LFI.

À noter aussi que Doucet a, dans ses remerciements, beaucoup insisté sur le personnel de mairie et de préfecture qui a tenu les bureaux de vote : peut-être une manière de pointer l’absence d’assesseurs de la part d’Aulas ?

On espère que ce dernier a des billes pour documenter la fraude de l’extrême gauche.

Vierzon : symbole de l’union des droites

T’as voulu voir Vierzon ? T’as vu Vierzon !

Quant à lui, Franck Timmermans s’est réfugié à Vierzon, ville communiste depuis près d’un siècle, restée européenne. Il y a dirigé la campagne de Yannick Le Roux, qui a emporté la ville, en triangulaire, avec 48 % des voix.

À la tête d’une liste de large union à la base, allant du Modem à Reconquête, en passant par LR, DLF et le RN. Bravo à eux, et bon courage pour redresser une ville sinistrée, aux rues dégradées et aux commerces fermés. Avec la communauté de communes, un grand travail est à entreprendre. Au cœur du Berry, à proximité de Salbris, un pôle de résistance municipale française est en cours de constitution.

Belle victoire de l’union des droites à Vierzon. Après un siècle de communisme, la liste de Yannick Le Roux, qui a dans ses rangs les têtes de liste Modem et RN de 2020, l’emporte grâce à une union à la base, sans avoir tenu compte des partis. Superbe leçon !

Crépol : l’AGRIF ne lâche rien

Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :

Dans l’affaire de Crépol, le juge d’instruction de Valence et, lors d’un premier appel, la Chambre de l’instruction de Grenoble avaient déclaré l’AGRIF irrecevable en sa constitution de partie civile.

Le juge d’Instruction avait notamment rejeté la demande de l’AGRIF du fait que la qualification de discrimination raciale n’était pas retenue (contre toute évidence) dans cette dramatique affaire qui a coûté la vie au jeune Thomas.

Le 10 septembre 2024, la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Grenoble avait confirmé la décision du juge d’instruction sur le même fondement, en ajoutant cependant une motivation supplémentaire sans débat contradictoire.

Le 3 septembre 2025, la Cour de cassation a cassé cet arrêt en toutes ses dispositions et renvoyé l’affaire devant la même Chambre de l’instruction, autrement composée.

La nouvelle audience devant la Cour d’appel de Grenoble s’est tenue le 13 janvier 2026.

La décision est tombée ce 24 mars : la juridiction d’Appel de Grenoble maintient sa position de rejet, n’excluant pas la possibilité de qualification raciste des faits mais refusant de reconnaître le caractère aveugle et indifférencié de l’attaque qui justifierait la demande de constitution de partie-civile déposée par l’AGRIF.

Evidemment, l’AGRIF a demandé à ses avocats de se pourvoir, à nouveau, en Cassation.

Nous ne lâchons rien !

Ces procédures sont longues et coûteuses, soutenez l’AGRIF :

https://www.lagrif.fr/nous-soutenir/

La « question traditionnelle » s’est bel et bien invitée à l’agenda du pape

Le pape Léon XIV a accordé, le 5 mars, une audience privée à deux auteurs d’une étude d’envergure sur le dynamisme des communautés attachées à la messe traditionnelle aux États-Unis, marquant une étape dans la série de consultations menées par le souverain pontife sur la question de la Tradition.

L’audience est passée presqu’inaperçue, sinon des familiers des arcanes du Vatican : juste un entrefilet publié par le bulletin quotidien de la Salle de presse du Saint-Siège, indiquant que « le Saint-Père a reçu en audience MM. les Professeurs Stephen Bullivant et Stephen Cranney dans la matinée du 5 mars 2026 ».

Les deux universitaires sont en effet les co-auteurs d’un ouvrage intitulé Trads : Latin Mass Catholics in the United States – Tradis : la messe en latin aux États-Unis – , qui doit paraître en novembre prochain aux prestigieuses éditions Oxford University Press, et dont le souverain pontife a probablement eu la primeur.

Contrairement aux débats souvent passionnels qui entourent la liturgie dite de Saint-Pie V, ce livre s’appuie, selon ses auteurs sur une méthodologie rigoureuse : sondages originaux, enquêtes de terrain et recueils de témoignages. Selon les deux chercheurs, les résultats de leurs travaux viendraient bousculer les clichés et les représentations caricaturales souvent véhiculés contre les catholiques attachés au rite traditionnel.

Cette audience s’inscrit dans un calendrier d’audiences particulièrement dense depuis l’été dernier. Le pape Léon XIV a successivement reçu les cardinaux Burke, Sarah, Zen et Müller, ainsi que des évêques tels que Mgr Athanasius Schneider, ainsi que le supérieur de la Fraternité Saint Pierre.

En sintéressant de près aux données sociologiques de la communauté traditionaliste américaine — lune des plus dynamiques au monde —, le souverain pontife chercherait-il une piste pour stabiliser la situation liturgique globale ?

Le thème « Liturgie et Tradition » au menu des évêques de France

Extrait du discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de printemps 2026 des évêques de France, prononcé le mardi 24 mars par Mgr Jean-Marc Aveline, Président de la Conférence des évêques de France :

 Jeudi enfin, nous prendrons un temps d’échange sur le thème « Liturgie et Tradition » sous la conduite de Mgr Olivier de Cagny. « Il est préoccupant que continue de s’ouvrir dans l’Église une douloureuse blessure concernant la célébration de la messe, le sacrement même de l’unité » écrit le cardinal Pietro Parolin dans la lettre qu’il nous adresse au nom du Pape. Nous savons tous l’urgence qu’il y a à écouter la soif spirituelle de tous les baptisés, de quelque façon qu’elle s’exprime, tout en tenant fermement le lien nécessaire à la grande Tradition de l’Église qui se déploie dans la communion avec tous les conciles, y compris le concile Vatican II. Ce sujet est suffisamment important pour que nous commencions à le porter ensemble, au fil de nos assemblées, en lien avec les travaux du Consistoire de juin prochain.

Le cas de la FSSPX sera-t-il abordé en même temps ? L’annonce des sacres pourrait amener les évêques à suspendre une certaine ouverture (utilisation de la basilique St Pie X à Lourdes lors du pèlerinage annuel fin octobre, …).

Le documentaire JE SUIS L’IMMACULEE CONCEPTION disponible en VOD et DVD

Le documentaire JE SUIS L’IMMACULEE CONCEPTION est désormais accessible sur la plupart des plateformes VOD (y-compris SAJE+) et en DVD dans toutes les librairies (y-compris sur La Boutique Saje).

« Je suis l’Immaculée Conception » : c’est ainsi que la Vierge Marie se présenta à sainte Bernadette en 1858 à Lourdes. A travers ce docu-fiction, de nombreux experts analysent l’Écriture Sainte pour nous aider à comprendre ce dogme de l’Immaculée Conception. Il nous plonge dans la vie de la Sainte Famille, depuis les noces de Cana jusqu’au Golgotha, mettant en lumière le rôle extraordinaire de Marie dans le plan du Salut.

Un nouveau mois de sursis pour les futures victimes de l’euthanasie

L’examen en deuxième lecture de la proposition de loi sur l’euthanasie par le Sénat, initialement prévu début avril, va être reporté au mois de mai, à la demande de la commission des Affaires sociales du Sénat.

Le Sénat se pencherait les 11, 12 et 13 mai en séance publique sur les deux propositions de loi. Ces textes devaient normalement être débattus du 1er au 3 avril.

La réunion de la commission des Affaires sociales censée se pencher sur la réforme ce mercredi matin a donc été annulée.

Néanmoins, ces deux textes font toujours partie des urgences du gouvernement, au détriment d’autres textes.

  • Le projet de loi simplification toujours en lévitation depuis deux ans. Fin janvier, une commission mixte paritaire conclusive avait pourtant semblé ouvrir la voie à l’atterrissage de ce texte présenté il y a deux ans par Bruno Le Maire.
  • Fusionner les prestations sociales en un versement unique, c’était la promesse formulée par le candidat Emmanuel Macron… en 2017. Presque dix ans plus tard, le projet de loi créant “une allocation de solidarité unifiée” est enfin sur les rails du Parlement. Cette réforme serait présentée en avril.
  • La régulation de l’enseignement supérieur privé, présenté en juillet dernier, mis sur pause après la chute du gouvernement Bayrou, devrait trouver un créneau mi-mai au Palais du Luxembourg.
  • La réforme du droit à l’information serait enterrée, malgré les Etats généraux de l’information, lancée en 2023 par Emmanuel Macron.
  • Le projet de loi cyber, censé transposer un règlement et deux directives européennes, est resté bloqué au stade de la commission à l’Assemblée. Le gouvernement table désormais sur la session extraordinaire de juillet pour l’entériner.
  • Chaque année ou presque, un projet de loi d’adaptation au droit de l’Union européenne permet de transposer tout un tas de dispositions bruxelloises, allant du numérique à l’énergie. Les 70 articles de ce PJL ont été digérés en moins de deux jours au Sénat, en février. L’exécutif cherche une place dans la navette à l’automne, côté Assemblée.
  • Le ministre Vincent Jeanbrun avait annoncé un plan logement pour le “début d’année” et comptait, “avant les municipales”, faire avancer la proposition de loi Gacquerre sur les passoires thermiques — adoptée en 2025 au Sénat et jamais inscrit à l’Assemblée. Le ministère entend désormais saucissonner son plan en faisant passer des mesures par voie réglementaire.
  • La proposition de loi sur l’impact environnemental de l’industrie textile, votée à l’Assemblée en mars 2024 et au Sénat en juin 2025, devrait faire l’objet d’une commission mixte paritaire au printemps 2026.
  • Adopté à l’unanimité fin janvier au Sénat, le projet de loi visant à faciliter le retour des biens culturels à des pays étrangers va revenir en juin à l’Assemblée. Il sera le premier texte que la nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard, défendra.
  • La transposition de la directive européenne pour améliorer la transparence des rémunérations et corriger les inégalités salariales femmes-hommes ne sera pas pour juin, alors que l’échéance est connue depuis trois ans.
  • Le gouvernement s’est engagé à actualiser la loi de programmation militaire (LPM), mais les retards répétés du texte interrogent parlementaires et industriels sur la pertinence d’avoir un nouveau cadre pluriannuel si proche de l’élection présidentielle. Son dépôt au Parlement est attendu après les municipales.
  • Présenté en juillet dernier, le projet de loi de lutte contre la vie chère dans les outre-mer attend encore son heure.

Terres promises : les Accueils Louis & Zélie

Dans un monde chargé de bruits, de tensions, de séductions de toutes sortes et qui va de plus en plus vite, il arrive que des difficultés ou des drames surviennent, et que le chemin se fasse tout à coup plus fragile. Comment alors renouveler notre élan vital en trouvant un lieu d’écoute pour se poser et se reconstruire ?

C’est pour répondre à cet appel qu’ont été créés en 2015, à l’occasion de la canonisation des parents de Sainte Thérèse de Lisieux, les Accueils Louis et Zélie.

Des lieux de simplicité et de foi pour offrir un refuge et une boussole aux couples, aux familles et aux personnes isolées et en souffrance. Aujourd’hui, plus de 212 bénévoles animent 48 lieux d’accueil en France, en Belgique, en Suisse et en Espagne. On les retrouve de Lille à Ajaccio, de Bordeaux à Strasbourg, de la Bretagne à la Moselle, et avec une présence toute particulière en Vendée, où quatre centres d’accueil ont vu le jour pour ne laisser personne seul face à ses difficultés ou son drame personnel…

Ces bénévoles de Vendée qtémoignent du sens de leur écoute profonde…

Pour toute information, demande d’accompagnement et découvrir les contacts avec les 48 Accueils Louis & Zélie : http://www.accueillouisetzelie.fr

Prêtez pour ce beau projet de Misericordia !

L’association Misericordia est fondée en 2013 par Romain et Rena de Châteauvieux et devient une œuvre catholique de développement. Ses missions se structurent autour de trois piliers :

  • la présence fraternelle,
  • les actions sociales & éducatives
  • l’annonce de l’Évangile.

Son objectif : faire rayonner la miséricorde du Christ auprès des plus pauvres en bâtissant une culture de la rencontre, afin de transformer durablement les quartiers par une présence fidèle et fraternelle.

Le fonctionnement de l’œuvre repose à 99 % sur des dons privés – provenant principalement de particuliers et de fondations – ainsi que sur l’engagement bénévole massif de plus de 400 personnes ; s’y ajoute une équipe de près de 60 missionnaires répartis dans 6 lieux de mission : Chili, France, Argentine, États-Unis.

Le projet consiste à construire un centre Misericordia de 1000 m² à Aubervilliers (93), dans les locaux de la paroisse Saint-Paul du Montfort. Il s’agit de répondre à la forte croissance des besoins du quartier en créant un lieu ouvert, accueillant, structurant et visible. Le centre comprendra notamment un espace éducatif (salles de soutien scolaire, bibliothèque, ludothèque), une salle d’éveil artistique et musical, un café solidaire (le Café Misericordia), un espace de prière et des bureaux pour l’équipe salariée et les missionnaires. Ce projet permettra de tripler le nombre de bénéficiaires réguliers (de 300 à 900) et de mieux structurer les activités existantes (visites, fêtes, accompagnement des jeunes et des personnes isolées…). Le budget global est de 4 M€ (TTC) dont plus de 50 % sont déjà sécurisés.

Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtant à l’association Misericordia et ainsi contribuer à la construction de ce nouveau centre Misericordia ?

Pour découvrir ce projet et y investir (prêter), il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/misericordia-pret

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

L’ébullition des nouveaux catholiques : une menace pour l’évangélisation douce ?

Depuis plusieurs décennies, les bancs des églises se vident. Devant la fuite du monde, l’Institution semble avoir décidé de s’en rapprocher : les messes en langue vernaculaire, une liturgie réalisée face à l’assemblée et l’un des principaux enseignements de Jésus-Christ mis sous le tapis. De nos jours en effet, l’accent porte lourdement sur l’horizontalité, la souplesse et le nivellement vers les laïcs. L’Église se fait douce pour ne pas effrayer ses contemporains. À l’aune du record des baptêmes pour adultes l’année précédente, vous m’affirmerez que cette méthode fonctionne. De mon côté, je ne pense pas que ces jeunes se soient retrouvés à l’aide de ce récent virage d’évangélisation, mais bien grâce à la droiture des enseignements de notre religion millénaire.

Dépassement de soi, discipline, développement personnel : autant de mots pour définir une même prise de conscience. L’homme a reçu son âme de Dieu, il a été créé à son image, ce qui implique à la fois un héritage et un potentiel à honorer. Si beaucoup ne reconnaissent pas encore notre Seigneur, nombreux sont ceux qui s’accordent néanmoins sur l’importance de la responsabilité individuelle. Ainsi s’explique cette tendance à la culture d’une discipline physique, professionnelle et intellectuelle stricte. Dans un tel état d’esprit, les nouvelles générations pourraient être particulièrement sensibles à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Cependant, l’une des valeurs centrales de l’Évangile en mesure de faire vibrer le cœur de cette jeunesse est trop souvent écartée au profit de poncifs bienveillants.
Cette valeur, clivante pour notre temps, n’est autre que l’exigence.

Dans le treizième chapitre de Saint Luc, un figuier ne donne pas de fruits depuis trois ans. Jésus déclare alors : “Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?”. Dans la parabole des vignerons homicides, Jésus affirme : “ […] le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits”.
Enfin, l’exemple le plus révélateur se lit dans le chapitre quinze de l’Évangile selon Saint Jean. Les hommes sont les sarments, Jésus est le cep, Dieu le Père est le vigneron. Les sarments qui portent du fruit sont taillés par le Père pour qu’ils en produisent davantage. Au contraire, ceux qui n’en portent pas sont enlevés du cep, puis ils sèchent dehors avant d’être jetés au feu. Suite à quoi Jésus explique : “Ce qui manifeste la gloire de Mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit. Vous serez alors vraiment mes disciples”. Comment ne pas entendre que ceux qui ne portent pas de fruit ne peuvent être les disciples du Christ ?

Le message de notre belle religion est avant tout amour : mais est-ce que la complaisance à l’égard du péché en est une preuve ?

Dans un monde où tolérance est le maître-mot, l’exigence est cruelle. Mais n’est-il pas plus cruel encore d’abandonner les hommes à leurs mauvais penchants par crainte de les offenser en leur révélant les efforts que réclament le respect de leur potentiel divin ?
Si de nos jours, le Mal rencontre de moins en moins d’adversaires, c’est parce que le Bien, lui, est en carence de champions. Est-ce qu’un Saint-Georges, un Saint-Louis ou une Sainte-Jeanne aurait pu s’illustrer sans une piété exemplaire ?
Chaque homme est appelé à la sainteté. Pour y répondre dignement, une discipline de chaque instant est requise. La voie vers le Royaume de Dieu est pleine d’épreuves. Ici-bas nos croix ne sont pas légères. Mais comment suivre le Christ sinon en les portant avec bravoure ?
Les prêtres craignent-ils de faire fuir leurs ouailles en prêchant cette noble qualité et une attitude rigoureuse ? Est-ce que lire au minimum un des quatre évangiles est un devoir trop éprouvant pour un fidèle ? Est-ce que dix chapelets est une pénitence trop sévère ? Le recul de la crainte de Dieu n’est-il pas partiellement imputable à l’insouciance du repentir ?

La tolérance se fait parfois le masque de la lâcheté. La complaisance vis-à-vis du péché est grave. Ne faut-il pas connaître le Mal pour s’en guérir ? Légaliser l’assassinat d’innocents au nom de l’irresponsabilité sexuelle est Mal, il faut le dire. Se dégrader en maltraitant son corps et son âme est une insulte à notre ressemblance divine, il faut le dire aussi. Ne serions-nous pas reconnaissant de recevoir de l’aide pour retirer la paille qui loge dans notre œil ? N’est-ce pas aimer son prochain que de l’empêcher de se rendre haïssable ?
L’intolérance est un terme connoté de façon purement négative. Pourtant, l’intolérance au vice, qu’est-ce sinon une vertu ?

Le message du Christ est limpide. L’exigence du chrétien n’est pas sujette à interprétation. Oui, l’homme est faible à cause du péché originel, mais jamais notre Seigneur ne l’enjoint à se morfondre. Si nous tombons parfois, nous devons nous relever toujours. Notre vie en ce bas-monde est une lutte acharnée contre le prince du mal. Par la grâce de Dieu, son Fils unique nous a révélé le chemin et donné des armes. Honorons notre corps, notre esprit et notre âme. Nous avons reçu la Bonne Nouvelle, alors rayonnons de joie. Soyons exemplaires individuellement d’abord, et notre communauté entière le sera.

L’Église, par miséricorde, accueille les brebis égarées. Dieu sait qu’elles sont nombreuses, ces brebis égarées. Et dans l’espérance d’en sauver un maximum, l’Église s’avance dans le monde. Les filets des pêcheurs d’hommes se font de moins en moins rigides. L’exigence à l’égard du charnel (chasteté, homosexualité) par exemple, est passée sous silence de peur de repousser ces mêmes brebis dans les ténèbres.
Cependant que cette mission d’évangélisation douce progresse, un nombre important de convertis et de recommençants lèvent la voix pour une approche en tout point opposée. Ces nouveaux catholiques considèrent que ces excursions de l’Église dans le monde menacent de niveler l’exigence religieuse vers le bas, à la hauteur des standards modernes.

Cette jeunesse revenue est d’une radicalité qui contraste fort avec la discrétion des fidèles de longue date. La croyance est une affaire privée qui doit se tenir en dehors des débats publics, répète-t-on depuis plus d’un siècle. Mais lorsque les médias financés par nos impôts blasphèment ; lorsque nos cérémonies nationales servent l’antéchrist ; lorsque nos églises brûlent ; lorsque la mort est le remède à l’irresponsabilité de la chair ; lorsqu’elle est aussi la solution au rejet de la vieillesse improductive : les nouveaux catholiques n’entendent plus se taire. Et même en dehors de cet aspect militant, ces jeunes comprennent mal pourquoi la lumière de Dieu devrait être couverte d’un vase. Loin des compromis avec l’État laïc et vierge du souvenir des persécutions républicaines, le nouveau catholique souhaite agir selon les commandements de Jésus : “Prêchez la bonne nouvelle à toute la création” ; “que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père Céleste” ; “mettez en pratique la parole, et ne vous contentez pas de l’écouter”.

Comment l’Église va-t-elle réagir vis-à-vis de ces groupes radicaux qui menacent la méthode d’évangélisation douce ? Parviendra-t-elle à maintenir l’équilibre entre un accueil emphatique et une exigence rigoureuse ? Enfin, pourra-t-elle rester tiède face à l’ébullition de cette nouvelle vague de catholiques ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Peut-on (encore) mourir en chrétien ?

Alors que l’euthanasie et le suicide assisté sont près d’être inscrits dans notre législation, le chrétien ne peut rester indifférent à cette étape qu’est la mort, ultime porte vers la vie éternelle. Mais mourir en chrétien, assisté d’un prêtre, après avoir reçu les sacrements, est-ce encore possible ? Et, de ce fait, comment se préparer malgré tout à la bonne mort ?

C’est ce sujet, à la fois grave et plein d’espérance, qu’abordent aujourd’hui les membres du Club des Hommes en noir. Au micro de Philippe Maxence, vous pourrez ainsi retrouver les abbés Celier et Guelfucci, le docteur de La Briolle et Jean-Pierre Maugendre.

Municipales 2026 : fragmentations et ruptures de plus en plus visibles

Éditorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :

Le scrutin municipal de 2026 a donné lieu à une fragmentation probablement inédite depuis le début de la Cinquième République. S’il n’y a pas de grand gagnant dans ces élections, des tendances se dégagent, porteuses d’espoir mais aussi d’inquiétudes pour le pays.

C’était normalement la dernière élection directe de l’ère Macron avant la présidentielle de 2027. Après neuf ans de présidence, un constat s’impose : si Emmanuel Macron a su se maintenir au pouvoir, il n’a pas créé un mouvement de masse ni une véritable famille politique.

Le macronisme n’est pas vendeur, LR résiste bien

Les troupes macronistes, menées par Gabriel Attal, ont remporté deux grandes villes : Bordeaux et Annecy, où d’anciens ministres évinc ent des élus écologistes. Loin d’être un succès populaire, ces deux gains s’ajoutent à des dizaines de villes de taille plus modeste.

Un constat s’impose pour Renaissance : l’étiquette Macron ne vend pas et l’avenir passera par des alliances, car les victoires ne s’opèrent presque qu’avec le soutien ou l’absence de la droite LR et des autres partis centristes (Horizons et MoDem). Les étiquettes centristes paient d’ailleurs assez mal car, si l’on met de côté la réélection peu glorieuse d’Édouard Philippe au Havre, il convient de mettre dans la balance la défaite du patron du MoDem et ancien Premier ministre François Bayrou à Pau.

Au centre droit, Les Républicains de Retailleau surnagent et se maintiennent dans l’essentiel de leurs bastions, progressant même en remportant quelques victoires historiques à Cherbourg et Besançon.

Les socialistes et leurs alliés tiennent bon, LFI fait des coups

La triple victoire à Paris, Lyon et Marseille est un symbole fort pour la gauche qui, unie, parvient à se maintenir dans les plus grandes villes du pays. Que ce soit avec les Insoumis à Lyon ou sans dans les deux autres, ces victoires seront utiles pour jouer les contrepoids en cas d’élection d’un candidat de droite en 2027, comme cela a pu être observé aux États-Unis.

À Lyon, la défaite de Jean-Michel Aulas engage la responsabilité de l’homme d’affaires, dont la campagne a été jugée très faible. À Marseille, la sociologie pesait probablement trop lourd sur le scrutin, comme à Paris.

LFI, de son côté, peut nourrir des regrets pour Toulouse, ville qui lui semblait acquise avec le soutien du reste de la gauche. En revanche, le parti mélenchoniste avance ses pions dans des villes comme Roubaix, Creil, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Saint-Fons.

C’est là une donnée incontournable de ce scrutin : la question ethnique, rarement évoquée sur les plateaux de télévision, mais qui s’impose dans les urnes.

Le RN progresse mais peine dans les grandes villes

Avec plus de 70 maires, l’attelage RN/UDR a indéniablement progressé. Si des villes comme Nîmes ou Toulon semblaient prenables, le parti présidé par Jordan Bardella a dû se contenter d’une réélection à Perpignan et d’environ 70 communes de plus de 3 500 habitants. Il s’enracine dans le bassin minier avec 14 villes dans le Pas-de-Calais, mais aucune dans le Nord voisin, en dépit de la présence de 6 députés et d’un sénateur.

Parmi les nouvelles prises du RN : La Seyne-sur-Mer, plus de 60 000 habitants, mais aussi Carcassonne et Cagnes-sur-Mer.

L’allié du RN, l’UDR d’Éric Ciotti, signe une victoire retentissante à Nice et conserve la ville de Montauban. La progression du RN concerne également le nombre de conseillers municipaux. S’il parvient à réussir aussi bien dans toutes les villes conquises en 2026 que dans celles prises au cours des 12 dernières années, il pourra prétendre à un véritable ancrage local. Mais, pour cela, le parti devra rompre avec une forme de centralisme et éviter l’implosion.

Pas de grand gagnant ni de grand perdant pour ces élections municipales, mais des tendances autrefois marginales qui prennent de l’ampleur : la fragmentation du paysage politique et la disparition du bipartisme local. La première répercussion du scrutin devrait avoir lieu en septembre avec les élections sénatoriales, qui pourraient renforcer le contingent de sénateurs RN, tandis que la droite LR devrait confirmer son statut de premier groupe à la Chambre haute. La gauche et le centre pourraient, eux, être encore davantage affaiblis.

Moyen-Orient : les évêques de France appellent à la prière, au jeûne et à la solidarité

Dans un communiqué du 17 mars, la présidence de la Conférence des évêques de France  rappelle que le chemin durable vers la paix ne peut jamais passer par la guerre et appelle à poursuivre les efforts en faveur du dialogue et de la fraternité entre les peuples :

Depuis plusieurs semaines, la guerre embrase une nouvelle fois le Moyen-Orient. Comme l’a rappelé le Saint-Père, l’humanité est entraînée vers « un abîme irréparable ». Dans le fracas des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, ce sont, comme toujours, les plus vulnérables qui subissent les conséquences les plus lourdes.

Face à cette situation alarmante, nous affirmons que le chemin durable vers la paix ne passe que par l’audace du dialogue, le courage de la diplomatie et le respect du droit international.

Nous assurons les peuples du Moyen-Orient de notre proximité fraternelle et de notre solidarité concrète. Nous restons en contact régulier avec les patriarches et les divers responsables des communautés chrétiennes des pays concernés, ainsi qu’avec les autorités de l’État français et les services diplomatiques du Saint-Siège, nous efforçant de soutenir les populations les plus démunies, grâce au concours de l’Œuvre d’Orient notamment.

Aux catholiques de France, nous proposons, en ce temps de Carême, de prier et de jeûner d’une façon particulière pour la paix et de poser des gestes concrets de solidarité, en répondant aux demandes de dons ou en se manifestant, d’une façon ou d’une autre, auprès des communautés du Moyen-Orient.

Que l’Esprit de Dieu éclaire les consciences et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice !

+ Cardinal Jean-Marc Aveline,
archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France

+ Mgr Vincent Jordy,
archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France

+ Mgr Benoît Bertrand,
évêque de Pontoise, vice-président de la Ensemble des évêques de France.Conférence des évêques de France

Le CESE fait la promotion de l’idéologie du genre

Le CESE, cet organisme qui ne sert à rien, s’est trouvé une nouvelle occupation : militer en faveur de l’idéologie du genre, cette ignominie qui consiste notamment à justifier le charcutage d’enfants et d’adolescents mal dans leur peau. La séance publique du 25 mars sera consacré au thème :

Comment défendre nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre ?

Evidemment, ce sont les partisans de la loi naturelle qui font office de “méchants” :

Que sont les mouvements anti-genre et comment agissent-ils ?

Les mouvements dits « anti-genre » désignent un ensemble d’initiatives et d’acteurs qui contestent certaines évolutions récentes en matière de droits humains liés à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à la reconnaissance des droits des personnes LGBTQIA+.

Depuis plus de vingt ans, ces mouvements progressent avec une efficacité redoutable. Représentant un des pans traditionnels des idéologies masculinistes, ils trouvent désormais un écho favorable au sein des sphères politiques et médiatiques de nombreux pays, dont la France.

Plus d’1 milliard de dollars c’est le montant mobilisé en 5 ans en Europe par les mouvements anti-genre [sic]

Loin d’être un simple courant d’opinion, les mouvements anti-genre sont devenus de véritables écosystèmes avec une stratégie d’action coordonnée au niveau international qui disposent d’une force de frappe financière sans précédent.

Le CESE souhaite contribuer à une analyse partagée et à une réponse collective de la société civile organisée, fondée sur les valeurs démocratiques qui constituent le socle du pacte républicain.

La résolution “Consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre” sera présentée en séance publique mercredi 25 mars à partir de 9h30.

L’Union européenne s’attribue le concept d’« État de droit » pour habiller son souhait de contrôler les initiatives des États

Lu sur Economie Matin :

C’est après la signature du traité de Maastricht en 1992 que la notion d’« État de droit » réapparait. Dès lors, l’Union européenne s’attribue le concept d’« État de droit » pour habiller son souhait de contrôler les initiatives des États-nation sous le prétexte d’harmoniser l’ensemble des règles pour les rendre compatibles entre États signataires.

De fait, elle a pour objectif à terme la mise en place d’une « Union fédérale européenne », n’ayant aucune légitimité qui fait fi de la culture et de l’existence des États-nation. Sans constitution, sans organe de contrôle (un parlement sans initiative législative), c’est la Commission européenne qui agit dans l’immédiat pour s’accaparer « une souveraineté législative européenne et supranationale ». Comme le souligne à nouveau Ghislain Benhessa2, ce détournement organisé tend à masquer les identités nationales.

Les conséquences du détournement de l’objet

De ce fait, en se conformant au diktat européen, sous le regard de la BCE, c’est la soumission législative pour répondre au mieux à toutes les exigences minoritaires de l’UE concernant l’économie, l’énergie, l’écologie, la politique migratoire et de défense. Tout égarement ou refus d’obtempérer est traité devant les Cours européenne de Justice et des Droits de l’Homme.

L’objet de l’« État de droit » européen confirme de ce fait sa primauté contre l’« État de droit » des Nations. Un nouveau pas vers une Union fédérale des États en passant d’abord par un objectif supranational. Cet « État de droit » européen a la primauté sur les « État de droit » des 27. On est loin de la raison originelle de « État de droit » destiné avant tout à protéger les citoyens et préserver la culture de chaque Nation.

Un détournement volontaire vers une dérive supranationale

La Commission européenne s’est accaparée un droit « pseudo-législatif » qui est une dérive progressive vers la notion d’un « État de droit européen supranational ». Dans les actes et dans la communication, la Commission détourne cette notion comme un pouvoir subliminal correspondant au droit d’« un État européen supranational ». Dans le contexte mondial actuel, guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, avec les crises  économiques qui s’en suivront, tout cela passera inaperçu

Le Nicaragua interdit les ordinations de prêtres et de diacres catholiques dans quatre diocèses

Le gouvernement communiste du Nicaragua a interdit l’ordination des prêtres et des diacres dans quatre diocèses où les évêques ont été punis par l’exil.

Le président Daniel Ortega et son épouse et coprésidente Rosario Murillo ont interdit même aux évêques voisins d’ordonner des prêtres dans les diocèses de Jinotega, Siuna, Matagalpa et Estelí, dont les évêques ont tous été expulsés.

Parmi les évêques les plus éminents du pays, Carlos Herrera de Jinotega, président de la conférence épiscopale, a été exilé au Guatemala en novembre 2024 après avoir réprimandé un maire pro-Ortega pour avoir diffusé de la musique à plein volume devant sa cathédrale pendant la messe, qualifiant cela de « sacrilège ».

Plus tôt dans l’année, Herrera avait ordonné un prêtre et sept diacres dans le diocèse voisin de Matagalpa, dont l’évêque, Rolando Álvarez, fut exilé à Rome par le régime d’Ortega en janvier 2024 après avoir été emprisonné pendant 18 mois. Álvarez est également administrateur apostolique du diocèse d’Estelí. L’évêque Isidoro Mora de Siuna fut lui aussi exilé à cette époque.

Deux Nicaraguayens ont été ordonnés prêtres dans le diocèse de Limón, au Costa Rica, lors d’une « cérémonie secrète » afin d’éviter des représailles du régime d’Ortega.

La participation de certains prêtres aux manifestations contre le régime d’Ortega en 2018 aurait incité le dictateur à faire de l’Église catholique son ennemi numéro un. Depuis lors, le régime est devenu de plus en plus paranoïaque face à toute opposition potentielle.

Devenez « euthanasistes » !

Tribune grinçante du Professeur Jean-Marc Cosset, Oncologue/Radiothérapeute, Ancien chef de Département d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie (Paris), dans Le Point, qui a fait bondir le président de l’ADMD mis face à la réalité :

Jeunes médecins, vous qui hésitez encore pour choisir votre spécialité, ne tergiversez plus ! La nouvelle loi sur la fin de vie en passe d’être adoptée vous offre une opportunité unique : devenez « euthanasistes » !

La nouvelle législation va en effet vous permettre de cumuler les avantages :

1/ Un recrutement de patients inépuisable. Vos études de médecine vous ont bien appris que la vie est la seule maladie mortelle à 100 %. Par ailleurs, paraphrasant à peine Knock, il est évident que « tout homme bien portant est un moribond qui s’ignore ». Dans de telles conditions, le recrutement de votre patientèle ne vous posera jamais aucun problème.

2/ Une formation rapide et dénuée de complexité. Aucun diplôme n’est exigé, et tous vos collègues médecins blanchis sous le harnais vous confirmeront qu’il est de loin beaucoup plus facile de tuer un patient que de le soulager et a fortiori de le guérir d’une pathologie plus ou moins sévère.

3/ Une concurrence limitée. Nombreux sont vos collègues qui restent tétanisés par un serment d’Hippocrate que la nouvelle loi va devoir faire modifier. La filière « Euthanasie et suicide assisté » n’est donc pas – encore ? – encombrée. Profitez de l’aubaine !

4/ Des sponsors particulièrement actifs. Les associations pour « Mourir dans la dignité » ont clairement fait la preuve de l’activisme et de l’efficacité de leurs réseaux.

5/ Un soutien psychologique. Outre les membres des associations déjà citées, des collègues belges euthanasistes, qui avaient déjà été invités à présenter leur expérience devant notre convention citoyenne nationale, sont prêts à revenir témoigner devant vous qu’« au début cela empêche de dormir, mais après on s’habitue ».

5/ Une rentabilité assurée. Une proposition d’amendement visant à « interdire la création de structures à visée lucrative organisant la fin de vie » a été repoussée. La porte est donc grande ouverte à la création de « maisons d’accompagnement de la fin de vie », offrant des prestations optimales aux patients qui le souhaitent, et ceci contre facturation adaptée.

N’hésitez donc plus ; engagez-vous dans une voie dont l’avenir est assuré, et rejoignez sans attendre la Société Française d’Euthanasie et de Suicide Assistée (SFESA).

Docteur Cyprien Tumoivitt, président de la SFESA

Le pape reconnaît les vertus héroïques du père Caffarel

Lors de l’audience accordée à Son Éminence le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le Souverain Pontife a autorisé ce même Dicastère à promulguer les décrets concernant :

– l’offrande de la vie du Serviteur de Dieu Ludovico Altieri, évêque d’Albano, cardinal de la Sainte Église romaine, né le 17 juillet 1805 à Rome (Italie) et mort le 11 août 1867 à Albano Laziale (Italie) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Edward Joseph Flanagan, prêtre diocésain, fondateur de Boys Town, né le 13 juillet 1886 à Ballymoe (Irlande) et décédé le 15 mai 1948 à Berlin (Allemagne) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Enrico Caffarel, prêtre diocésain, fondateur de l’Association « Équipes Notre Dame » et de l’Institut séculier « Fraternité de Notre-Dame de la Résurrection », né le 30 juillet 1903 à Lyon (France) et décédé le 18 septembre 1996 à Beauvais (France) ;

– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Stanislava Samulowska (née Barbara), religieuse professe de la Société des Filles de Saint Vincent de Paul, née le 30 janvier 1865 à Woryty (actuelle Pologne) et décédée le 6 décembre 1950 à Guatemala City (Guatemala) ;

– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Maria de Bethléem du Cœur de Jésus Romero Algarín (née Maria Dolores), religieuse professe de la Congrégation des Servantes du Divin Cœur, née le 7 octobre 1916 à Séville (Espagne) et décédée le 12 novembre 1977 à Sanlúcar la Mayor (Espagne) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Giuseppe Castagnetti, laïc fidèle et père de famille, né le 15 mars 1909 à Montebaranzone (Italie) et décédé au même endroit le 22 juin 1965.

Le Père Henri Caffarel (1903-1996) avait une profonde conviction : les couples sont faits pour le bonheur. Le mariage en est un chemin car l’amour qu’on y reçoit et l’amour qu’on y donne sont source de bonheur. L’amour humain est pour lui, fondamentalement, un chemin d’accès à Dieu, par Jésus Christ. Le Père Henri Caffarel a pris il y a plus de cinquante ans l’initiative de réunir des couples pour réfléchir avec eux sur le sacrement de mariage et la vie conjugale. A la suite de sa rencontre avec quelques couples, le Père Henri Caffarel a entrepris d’approfondir le mystère du sacrement de mariage et d’apporter sa réflexion théologique à l’Église. Celle-ci s’est toujours appuyée sur la méditation de la Parole de Dieu, mais aussi sur l’observation, l’écoute, la participation des couples et l’apport de théologiens confirmés. A partir d’enquêtes détaillées, il a élaboré une vision renouvelée du mariage chrétien et de la sexualité.

Echec des fusions LFI-PS

Selon Alexis Brézet dans Le Figaro l’étiquette LFI a eu sur les électeurs l’effet d’un repoussoir : les Français qui refusent la violence politique, la jalousie sociale et la haine antisémite ont fait « barrage » aux amis de Jean-Luc Mélenchon.

Dans ces vingt-six villes où les candidats de la gauche, contre toute morale et contre tous leurs engagements, avaient choisi de pactiser avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, les résultats sont tombés comme autant de bulletins de défaite. Poitiers et Besançon, villes vertes, passent à droite. Brest et Clermont-Ferrand, villes roses, aussi. Limoges ne sera pas conquise. Avignon non plus. À Tulle, le maire sortant socialiste, à qui François Hollande, sans la moindre vergogne, avait conseillé « l’union, l’union, l’union » avec LFI, mord la poussière. Et Toulouse, ce symbole de tous les symboles, que Jean-Luc Mélenchon rêvait d’accrocher à son totem, lui a échappé. Il n’y a qu’à Grenoble, à Nantes et peut-être à Lyon que « l’alliance de la honte » a fonctionné, au profit des sortants.

Les fusions entre socialistes et Insoumis ont très souvent échoué. Les candidats qui les ont refusées, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan en tête, l’emportent. Les Ecologistes perdent de nombreuses villes importantes.
  • Emmanuel Grégoire garde la capitale dans le giron du PS, grâce à une large victoire face à Rachida Dati, malgré la présence au second tour de l’Insoumise Sophia Chikirou, à qui l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo avait refusé la fusion.
  • Le Marseillais Benoît Payan conserve son siège face au RN Franck Allisio, sans fusion avec LFI, Sébastien Delogu ayant finalement décidé de se retirer avant le second tour pour battre l’extrême droite.
  • A Rennes, la sortante Nathalie Appéré est réélue, sans accord avec LFI.
  • Le Lillois Arnaud Deslandes s’impose face aux Insoumis mais avec les écologistes.
  • Idem à Montpellier, avec Michaël Delafosse, ou à Rouen avec Nicolas Mayer-Rossignol, deux maires PS opposés aux rapprochements avec les Insoumis.
  • Les candidats socialistes à Amiens et Saint-Etienne qui prennent des villes à la droite, se sont passés d’accord avec LFI.

A l’inverse, les maires socialistes qui se sont alliés avec les Insoumis ont souvent perdu leur pari :

  • à Clermont-Ferrand, où le PS, qui contrôlait la ville, perd son bastion. Le maire sortant, Olivier Bianchi, avait fait cause commune avec LFI, et est battu par la droite.
  • Idem à Avignon, où le socialiste David Fournier perd.
  • A Brest, François Cuillandre, qui s’était allié aux Insoumis est balayé.
  • Bernard Combes a perdu à Tulle.
  • A Toulouse, le député LFI François Piquemal, rejoint par les socialistes, perd son duel face à la droite du sortant Jean-Luc Moudenc
  • A Limoges, le député LFI Damien Maudet, allié au PS, rate face au candidat LR.

En revanche la socialiste Johanna Rolland est réélue à Nantes après avoir fusionné avec les Insoumis, mais la droite réalise un gros score.

Après leur victoire à Saint-Denis au premier tour, les Insoumis s’imposent à Roubaix, à La Courneuve, à Vénissieux, à Creil (Oise) et au Tampon, à la Réunion.

Côté Ecologistes, la déroute est presque totale. A Poitiers, Besançon, et surtout Strasbourg, les Verts, alliés aux Insoumis, perdent des fiefs gagnés en 2020.

A Bordeaux, Pierre Hurmic, qui avait refusé les fusions, est lui aussi battu.

Seuls Grégory Doucet et Emmanuel Denis, qui avaient fusionné avec les listes insoumises, conservent leur poste à Lyon et Tours.

L’Œuvre d’Orient plaide pour un droit inaliénable des personnes à demeurer sur leurs terres

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :

L’Œuvre d’Orient exprime sa profonde préoccupation face à l’offensive israélienne au Liban, déclenchée dans le contexte de l’attaque menée par le Hezbollah contre Israël. Cette escalade militaire plonge le pays dans une guerre aux conséquences humaines et sociales dévastatrices.

Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, soit près d’un Libanais sur cinq. Le bilan humain s’alourdit chaque jour, avec plus d’un millier de morts, dont plus d’une centaine d’enfants.

Cette guerre frappe durement, et souvent indistinctement, les populations civiles. Elle survient dans un contexte d’extrême fragilité : depuis plusieurs années, les Libanais subissent une succession de crises, économique, sociale et politique. En l’absence d’un État pleinement opérationnel, ce sont aujourd’hui les associations libanaises, les ONG internationales, les Eglises et communautés religieuses locales qui portent le poids de la réponse humanitaire, avec des moyens dramatiquement insuffisants dans un contexte mondial de recul de l’aide internationale.

Les villages du sud-Liban : des communautés menacées de disparition

Au Sud Liban des villages chrétiens, qui remontent aux premiers temps du christianisme, sont désormais presque totalement isolés du reste du pays. Ces communautés incarnent un témoignage vivant de foi, mais aussi de coexistence dans une région profondément éprouvée.

Malgré les ordres d’évacuation répétés, les bombardements, les destructions d’habitations et d’églises, les morts civils dont un prêtre, plus de 10 000 chrétiens font le choix courageux de rester chez eux. Ces populations ne sont pas armées et sont un témoignage de paix et de résistance pacifique.

Aujourd’hui, ces villages du Sud Liban font face à un risque existentiel. Les écoles chrétiennes, qui accueillaient plus de 10 000 élèves, chrétiens comme musulmans, ont été endommagées ou détruites. Le risque de rupture éducative est majeur une nouvelle fois dans ce pays.

La perspective d’une incursion terrestre élargie et de la création d’une zone tampon pourrait entraîner l’exil irréversible des habitants.

À cela s’ajoute une inquiétude concernant le patrimoine de la région. Le site archéologique de Tyr, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et placé sous protection renforcée depuis novembre 2024, est aujourd’hui directement menacé par les frappes israéliennes.

L’action de L’Œuvre d’Orient : une solidarité au cœur de la crise

Face à cette situation dramatique, L’Œuvre d’Orient est pleinement mobilisée. Présente au Liban à travers une équipe locale et des volontaires, elle intervient au plus près des besoins des populations. Elle apporte un soutien direct aux personnes déplacées, accueillies dans les congrégations religieuses, et les associations locales, sans distinction de confession.

L’Œuvre d’Orient soutient les hôpitaux chrétiens, tel que l’hôpital Geitawi et l’hôpital des Filles de la Charité. Elle vient également en aide à la préservation du patrimoine via la fondation ALIPH notamment en soutenant le projet de protection physique du site archéologique de Tyr. Les travaux seront réalisés en étroite coordination avec la Direction Générale des Antiquités (DGA).

Enfin, L’Œuvre d’Orient organise des convois d’aides humanitaires vers le Sud Liban, en coordination avec le nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) et d’autres partenaires comme Caritas Liban. A date quatre camions ont transporté 50 tonnes de produits de première nécessité à des villages isolés et d’autres convois sont prévus prochainement.

L’Œuvre d’Orient appelle la communauté internationale à :

  • œuvrer sans délai à un cessez-le-feu durable ;
  • garantir la protection des populations civiles, conformément au droit international humanitaire ;
  • préserver l’accès humanitaire aux zones les plus touchées ;
  • mobiliser des financements à la hauteur de la crise ;
  • protéger le patrimoine culturel et religieux du Liban.

Aujourd’hui, la population libanaise est prise en étau dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Sans action rapide, le risque est immense : celui de voir disparaître des communautés entières, porteuses d’une histoire, d’une foi et d’un modèle unique de coexistence.

Depuis 2020 L’Œuvre d’Orient grâce à ses 80 000 donateurs particuliers français, a pu soutenir 2 986 projets à la hauteur de 46 millions d’euros.

Sacres : l’argumentaire bancal de la FSSPX

De Jean Bouër dans Politique Magazine :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Politique Magazine ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Conférence le 8 avril : « Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? »

Afin de répondre à des interrogations suscitées par l’actualité ecclésiale, cette conférence aura pour but de traiter de la question théologique suivante :

« Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, même sans vouloir lui donner de juridiction ? »

À travers un exposé traitant de cette question à l’aune du magistère, de la liturgie et de la théologie traditionnelles, nous répondrons clairement à la question posée avant de répondre à quelques objections courantes en vogue dans le « milieu tradi »…

Ce temps d’enseignement sera suivi d’un moment d’échange, afin que chacun puisse poser ses questions ou exposer ses désaccords de manière constructive.

N’hésitez pas à partager cette invitation à tous ceux de votre entourage qui seraient concernés de près ou de loin par cette question!!!

Réservations recommandées ici:

https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-theologique-sur-le-sacre-episcopal-1985081369814?aff=oddtdtcreator&keep_tld=true

Conférence donnée par l’abbé Vernier, membre de l’apostolat parisien de la Fraternité Saint-Pierre.

« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite »

The New York Times consacre un long article à Pierre-Edouard Stérin, milliardaire, qui fait fantasmer nos gauchistes. Extraits :

Inspiré, a-t-il déclaré, par le soutien de George Soros aux causes libérales, M. Stérin a orienté des fonds vers des groupes de réflexion de droite, des programmes de formation politique, des influenceurs des médias sociaux et des organisations à but non lucratif afin de façonner le pays selon ses convictions : anti-immigration, libre marché, moins islamique et plus catholique.

Un programme financé par M. Stérin aurait, selon ses dires, formé au moins 4 000 candidats d’extrême droite aux élections municipales. Alors que le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite, est pressenti pour remporter l’élection présidentielle l’an prochain, M. Stérin s’efforce d’accélérer le virage à droite de la France.

« Je rêve d’une France redevenue économiquement puissante et d’une France qui redécouvre le sens des valeurs, qui embrasse ses racines chrétiennes », a déclaré M. Stérin, 52 ans.

La France rêvée par M. Stérin serait plus capitaliste, socialement conservatrice et trumpienne – et, aux yeux de ses détracteurs, raciste. Elle tolérerait une immigration très limitée, notamment en provenance des pays musulmans colonisés par la France. Les immigrés sans papiers coupables de délits ou ne travaillant pas seraient expulsés. Le port du voile islamique serait interdit dans l’espace public et la nourriture halal ne serait plus servie dans les écoles.

« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite », a déclaré M. Stérin, qui considère également le programme économique du Rassemblement national comme trop « étatique ».

M. Stérin souhaite interdire l’avortement, dont l’accès est pourtant inscrit dans la Constitution française depuis deux ans ; accroître la fréquentation des églises catholiques ; et encourager davantage de couples français à avoir des enfants. Finançant des projets chrétiens, il espère, dit-il, être canonisé un jour. Il réfute l’idée que ses positions sur l’immigration soient en contradiction avec celles du pape Léon XIV .

Enfin, il réduirait drastiquement les impôts du pays, démantèlerait le système de protection sociale, privatiserait l’éducation et les soins de santé, et supprimerait le financement public de la culture. « Je suis un fervent partisan de la concurrence », a-t-il déclaré.

L’objectif ultime, a déclaré M. Stérin, est d’amener au pouvoir un gouvernement de droite qui change fondamentalement l’aspect et le fonctionnement du pays. […]

« Si nous ne faisons rien, la France sera, dans 50 ans, la première république islamique d’Europe, ou la deuxième après la Belgique », a-t-il déclaré. « Je ne veux pas que mon pays devienne une république islamique. »

[…]

Liban, la passion des chrétiens et saint Joseph, le réveil des pères

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐕𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐆𝐄𝐋𝐎𝐓, président de L’Oeuvre d’Orient au Liban
  • 𝐅𝐫𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐜 𝐏𝐎𝐍𝐒, journaliste et écrivain
  • 𝐀𝐛𝐛𝐞́ 𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄, curé de Saint-André de l’Europe à Paris
  • 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐮𝐲 𝐋𝐄𝐕𝐄𝐒𝐐𝐔𝐄, fondateur des “pèlerins de Saint Joseph”
  • 𝐀𝐫𝐧𝐚𝐮𝐝 𝐆𝐔𝐈𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐓, président des EDC et chef d’entreprise

Hittler bat Zielinski

Amusant :

Charles Hittler, maire sortant sans étiquette de la petite ville d’Arcis-sur-Aube, a été réélu dimanche à l’issue d’une triangulaire qui l’opposait notamment à un autre candidat du nom d’Antoine Renault-Zielinski.

Semaine Sainte : retrouver le sens des jours saints

La Semaine Sainte approche, et avec elle le cœur de l’année liturgique. Ces jours où l’Église fait mémoire de la Passion du Christ, de sa mort et de sa Résurrection, risquent pourtant, une fois encore, de passer presque inaperçus dans le tumulte du quotidien.

Il est frappant de constater combien notre époque, si prompte à s’émouvoir, peine à se tenir durablement face au mystère de la Croix. Comme si le sacrifice du Christ, pourtant au centre de la foi chrétienne, était devenu difficile à contempler.

Or, la tradition nous donne une attitude simple : se tenir là.

Se tenir là comme saint Jean. Comme les saintes femmes. Et surtout comme la Vierge Marie, debout au pied de la Croix, silencieuse et fidèle, unie au sacrifice de son Fils.

C’est dans cet esprit qu’un parcours de prière proposé par l’artiste Prénom Marlène sur Hozana invite à vivre la Semaine Sainte « vue du cœur de Marie ». Jour après jour, à partir de l’Évangile, de brèves méditations et d’un support audio, il est proposé d’entrer, humblement, dans le mystère.

👉 Inscrivez-vous au parcours de sainte sainte en cliquant ici (c’est gratuit)

Plus de 70 mairies pour l’alliance RN-UDR

Malgré les défaites à Marseille et à Toulon, le RN et l’UDR emportent 71 mairies : 2 villes de plus de 100 000 habitants (Nice et Perpignan) et 10 villes de plus de 30 000 habitants (Montauban, Fréjus, Cagnes, Carcassonne, Castres, Six-Fours, Marignane, Carpentras, Menton, La Seyne-sur-Mer). Le candidat RN a battu Jacques Bompard à Orange.

Le RN perd Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, conquise en 2014.

Roubaix, territoire occupé

Avec 62,5% d’abstention le candidat LFI David Guiraud emporte la mairie de Roubaix, désormais occupée par les islamo-gauchistes :

 

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