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Les complotistes sont de gauche

Voici la Une de l’Huma du 11 mars :

Et voici un communiqué de l’avocat de Pierre-Edouard Stérin suite à des propos délirants de Christian Estrosi (alors même qu’un proche du couple Estrosi est placé en garde à vue dans l’affaire de la tête de porc) :

Nul doute que, dimanche soir, certains accuseront Stérin d’être responsable de leur défaite.

Chantiers-Education à Rome du 12 au 15 mars : Les groupes de paroles sur l’éducation en famille s’exportent en Europe

Communiqué des Associations Familiales catholiques :

Des responsables engagés dans les Chantiers-Éducation se réunissent à Rome pour un colloque international consacré au soutien de la mission éducative des familles. En organisant ce colloque à Rome, les Associations Familiales Catholiques veulent exporter la méthodologie des Chantiers-Education dans les pays européens afin d’encourager l’engagement quotidien des parents auprès de leurs enfants. Elles souhaitent rappeler le rôle irremplaçable de la famille dans la construction du bien commun ainsi que celui des parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

« C’est au sein des familles que se construit l’avenir des peuples. » – Léon XIV.

Ce colloque s’inscrit dans la longue tradition de l’engagement familial porté par les Associations Familiales Catholiques (AFC) fondées en 1905. Dès l’origine, les AFC se sont mobilisées pour défendre la liberté de conscience et soutenir les familles dans leur rôle éducatif.

Dans cette perspective, 450 Chantiers-Éducation accompagnent depuis trente-cinq ans les parents dans leurs responsabilités éducatives. Ces groupes de parole organisés par des parents pour les parents offrent un cadre d’écoute, de dialogue et de partage d’expériences permettant à chacun d’enrichir sa pratique éducative.

Au cœur de cette démarche se trouve une conviction forte : la famille est la première école de l’amour, le berceau de la vie et la cellule vitale de la société.

Lieu d’apprentissage de l’altérité et de la responsabilité mutuelle, elle constitue également un facteur essentiel de cohésion sociale.

Les organisateurs souhaitent que ces journées favorisent des échanges féconds et donnent à chacun des pistes concrètes pour poursuivre cette mission éducative, au service des familles et de la société.

A l’ombre des jardins de Riyad et de l’Arabie historique

Seconde partie de la trilogie journalistique réalisée par Antoine Bordier, auteur, biographe et consultant

La veille, j’avais quitté Riyad, celle que l’on appelle la ville « des jardins » ou mieux « des oasis ». Ce nom est aussi un prénom qui veut dire « calme ». Calme ?  Le lendemain matin, les Etats-Unis et Israël lancent leurs opérations « Fureur épique » et « Lion rugissant », contre l’Iran. De son côté, le pays que l’on appelait il y a 91 ans encore la Perse, se défend et attaque à son tour. Ses opérations s’appellent « Promesse tenue 4 ».

Alors que je me trouve à l’abri à Djeddah, ce 28 février, jour bissextile par excellence – comme si on voulait oublier ce premier jour de guerre l’année d’après – des rumeurs évoquent les premières frappes iraniennes, des drones et des missiles auraient touché la capitale. Ces rumeurs sont vraies. La guerre devient, dès le début, régionale et embrase tout le Moyen-Orient tombé dans les affres d’un affrontement qui pourraient vite se transformer en Troisième Guerre mondiale. Le conflit de trop ? Reportage sur Riyad, la capitale de l’Arabie « heureuse ».

Vue du ciel, je la vois immense, aux dimensions tentaculaires qui s’étendent du nord au sud, de l’ouest vers l’est sans discontinuer. Vue de la terre, je suis une fourmi qui déambule dans le modernisme des tours de béton, de fer et de verre, qui côtoient l’histoire et les traditions les plus anciennes. Oui, immergeons-nous dans ce village devenu ville, puis capitale de bédouins, il y a 200 ans. Il y a 200 ans…

Napoléon !

Ils ne sont pas nombreux à le savoir. Et vous ? Saviez-vous que Napoléon s’était intéressé à l’Arabie saoudite ? Certes, à son époque, à la fin du 18e siècle, l’Arabie saoudite n’est pas unifiée, elle est composée de clans et de tribus, de royaumes régionaux. Napoléon se trouve dans un autre pays, en Égypte, sous emprise de l’Empire ottoman. De l’autre côté du Nil et de la mer Rouge, la péninsule arabique attire son regard de convoitise. L’Orient le fascine, La Mecque encore plus, et l’Islam l’attire. Il ne mettra jamais les pieds à La Mecque, mais le chérif de l’époque répond à son échange épistolaire. Etrange, Napoléon qui n’est pas encore sacré Empereur y loue la religion musulmane, en évoquant les passages positifs du Coran. Pourquoi pas ?

A 1 000 km de La Mecque, plein est, Riyad est le berceau des Al Saoud, de cette famille qui va réussir un siècle plus tard à unifier le pays, lors d’une opération réalisée à la force des allégeances, de la diplomatie, du poignet et du sabre. Le pays de plus de 2 millions d’habitants en 1932, au moment de son unification, ne concentre dans la ville, qui commence par un R, que seulement près de 200 000 habitants. 

Riyad, la capitale qui grandit sans cesse

Aujourd’hui, la croissance démographique de la capitale est impressionnante. Entre 1976, il y a 50 ans, et maintenant, la population a été multipliée par… 9 ou 10 ! Elle est passée de 769 000 habitants à plus de 7 millions. Elle devrait dépasser les 8 millions cette année.

Cette croissance hors-norme s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, elle suit celle de la population globale du pays qui a, également, été multipliée 8 : passant de 4,8 millions à 37 millions d’habitants, la moitié étant composée d’immigrés.

Je ne connais pas Ninive, et je ne suis pas un prophète. Mais pour parcourir cette ville, Ninive qui se situe en Irak (en face de Mossoul), le prophète Jonas avait mis plusieurs jours. « Il fallait trois jours pour la traverser ». Pour traverser Riyad, combien de jours ? Cette ville ne cesse de grandir, ville adolescentrique en pleine force de l’âge, qui n’a pas atteint sa maturité. Elle fait 15 fois la superficie de Paris, plus de 1700 km2. Il faudrait une quinzaine d’heures à pied pour la traverser du nord au sud, soit deux ou trois jours, comme Ninive.

 

Un peuple de Bédouins

C’est à Riyad, que l’on apprend la grandeur et l’histoire de ce peuple de Bédouins. En se rendant au Musée national, en plein ramadan, autant dire qu’il n’y a presque personne, juste des touristes qui nous viennent de Chine et du Japon ! Triple dépaysement de cette rencontre de peuples et de civilisations différentes. Dans ce musée qui se situe sur la rue King Saud, plein sud, non loin du palais historique de Murabba entièrement restauré, avec son parc aux essences multiples et aux fleurs en éveil, qui vivifient votre matinée, vous apprenez tout ou presque : la période pré-islamique qui court du 5e ou 6e millénaire avant J.C., avec ces tribus qui se suivent et se succèdent en de véritables civilisations.

Leurs noms font rêver : les Obaïdes, ou Ubaïdes, en provenance de la Mésopotamie, de l’Irak et du Koweït, les Lihyan du 5e siècle avant J.C., dont le royaume se situait dans le nord-ouest de l’Arabie. Et, Riyad, me demanderiez-vous ? Il faut attendre le 18e siècle après J.C. pour que ce village émerge. Il est un jardin où se cultivent les dattes, de nombreux fruits, comme les mangues, et de nombreux légumes, grâce à son réseau d’eau souterraine. Riyad se situe sur le haut-plateau du Nejd (ou Najd), à plus de 700 mètres d’altitude. 

Un étage pour l’Islam, et en France ?

Le Musée national continue à nous dévoiler les secrets du royaume. Tout un étage est consacré à l’Islam, à Mohammed, au Prophète, ce qui peut indisposer le touriste agnostique, athée, chrétien ou appartenant à une autre religion. Mais non, cet étage comble son ignorance. Il faut déambuler avec l’envie et la prédisposition d’en savoir plus, de plonger dans une civilisation, une histoire qui est forcément religieuse, forcément islamique. Les influences juives et chrétiennes, zoroastrites y sont réelles, mais peu mentionnées. On aimerait en savoir plus sur Mahomet, l’orphelin devenu prophète, qui s’est nourri de ces autres religions.

En déambulant au 1er étage, en lisant la vie de Mohammed, je m’arrête un moment devant cette copie du Coran qui daterait de 650. Puis, je marche seul dans un long tunnel reconstitué qui déroule une frise sur plusieurs dizaines de mètres racontant l’émigration, l’exode du prophète chassé de La Mecque en 622 obligé de fuir vers la future Médine (sur la fameuse route de l’Hijra). Je ne peux m’empêcher, moi le catholique resté fidèle à son baptême et aux sacrements de l’Eglise, à l’écoute de son enseignement et de celui du Christ, je ne peux m’empêcher de penser à la France, à notre vieille terre qui oublie son histoire, celle de sa chrétienté. Quel musée national lui consacre un étage de plusieurs milliers de m2 ?

Nostalgique de Clovis, de son baptême en 496, de saint Louis, de sainte Jeanne d’Arc, des Carmélites de Compiègne martyres de la guillotine révolutionnaire, des Angevins, des Chouans et des Vendéens victimes du génocide des Républicains de la Terreur, et des visites de différents papes en France – celles de saint Jean-Paul II m’a marqué à tout jamais –, je m’éclipse vite pour me rendre à pied au palais de Murabba.

Murraba et le roi Abdelaziz

Il jouxte le Musée national. Nous changeons d’époque et nous nous retrouvons au début du siècle dernier. Ce palais entièrement restauré est une citadelle que la ville tentaculaire a rattrapée. Le fondateur de l’Arabie saoudite moderne, l’unificateur du royaume, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane ben Fayçal ben Turki ben Abdallah ben Mohammed ben Saoud (1877-1953), l’a fait construire en 1936. Il est en pierre. Il l’a voulu plein sud, à cet endroit, car c’est par là qu’il a entamé sa reconquête de Riyad. C’est le premier palais à avoir bénéficié de l’électricité et de toilettes. A la fin des années 40, le roi y fait installer des ascenseurs.

Son palais est gigantesque : 160 000 m2, des cours, des jardins, des pièces par dizaine, des hauts-murs de 10 mètres, une mosquée, etc.

Il est converti en musée en 1999. En 2017, le prince héritier Mohammed Ben Salmane, MBS, y reçoit le couple Trump.

 

Diriyah, Murabba et Turaïf

Deux jours après, je replonge dans le Riyad historique, celui des débuts de la dynastie Al Saoud. Plein nord-ouest, alors qu’Ali, tout sourire, me conduit à Diriyah, et me raconte sa vie heureuse de chauffeur UBER dans un anglais minimaliste que j’ai du mal à déchiffrer : « Oui, soyez le bienvenu en Arabie. Ici, nous sommes toujours heureux d’accueillir les étrangers. Et, nous aimons la France. Je vous emmène dans le berceau familial du roi… ». Nous échangeons aussi sur le carême, le ramadan ; je lui dis que je suis chrétien et lui offre une médaille miraculeuse de la rue du Bac, alors qu’il me dépose à Al Bujairi, un éco-système de parcs, de cafés et de restaurants, où la nature est célébrée, avec ses canaux remplis d’eau. Ce lieu moderne très prisé des Saoudiens et des touristes contraste avec la citadelle de Turaïf, à laquelle j’accède à pied 500 mètres plus loin.

Le changement d’époque est garanti. Bâtie au 15e siècle, elle est la première capitale des Al Saoud. Elle est en restauration par endroit, avec ses murs d’enceinte, ses maisons, ses mosquées, ses palais, ses puits, ses tours de garde et ses caves en pisé. L’ensemble, couleur sable, ressemble à des dunes en formation qui se sont figées avec le temps. Au pied de la ville, Salwa, qui en est, aussi, la première porte, est le palais des princes qui dirigeaient le premier Etat saoudien (1727-1818), avec ses canons de défense. Diriyah, qui regroupe aujourd’hui l’ensemble des sites, se pare d’autres palais (une dizaine) portant le nom d’un prince ou d’un imam. Le dallage des rues et ruelles datent de cette époque. Il y a, aussi, des musées qui racontent l’histoire de la famille.

L’ensemble de ces sites incroyables que l’on croirait sortis des dunes est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je comprends mieux pourquoi maintenant ! L’Arabie saoudite, cet orient fantasmé dans le conte des Mille et Une Nuits, renferme des trésors.

Après Riyad, direction Djeddah, la « Fiancée de la mer Rouge » !

Troisième partie de la trilogie Voyage en Arabie saoudite, en pleine guerre, à suivre…

De notre envoyé spécial Antoine BORDIER

Copyright des photos et montage A. Bordier et Gov.sa

Roumanie : un prêtre résiste à la spoliation de son abbaye

Nous avions évoqué ce sujet ici.

Pendant trois heures le 23 février, cet abbé catholique roumain a fait face à la police, attendant l’arrestation sur les marches de son église abbatiale pour avoir refusé de céder la propriété d’un monastère vieux de 900 ans au lobby maçonnique au sein du gouvernement local.

L’abbé norbertin Anzelm Fejes se tenait à l’entrée de son église abbatiale, dédiée à Notre-Dame des Douleurs, à Oradea, en Roumanie. Une foule de fidèles catholiques s’est rassemblée devant l’église, entourant l’abbé Anzelm en signe de soutien.

L’affaire ayant fait la une des journaux internationaux, les autorités locales ont ordonné à la police de se retirer et de reporter l’expulsion de l’abbé.

Juste avant de se présenter ouvertement aux autorités locales sur les marches de son église, l’abbé Anzelm avait célébré la messe. Après avoir donné la bénédiction finale, il déclara aux personnes présentes : « À partir de cet instant, je ne sais pas comment les choses évolueront », et les invita à prier.

Tandis que les fidèles récitaient le chapelet, l’abbé répondait calmement aux questions des médias dans la sacristie. Selon un journaliste présent, l’abbé Anzelm

« se tenait devant les caméras dans la sacristie – d’où l’on veut l’expulser – sans que l’agitation du monde extérieur ne l’affecte le moins du monde. Derrière son calme et son doux sourire se cachait une sérénité digne et inébranlable, celle que seules une foi intérieure profonde et la certitude tranquille de la vérité peuvent conférer. »

L’abbé s’apprêtait à répondre à une question sur les mesures que la hiérarchie prémontrée envisageait lorsque la porte s’ouvrit et qu’un fidèle signala l’arrivée de deux gendarmes : « Ils cherchent le Père Abbé. » L’abbé et sa suite traversèrent l’église, entourés de fidèles, puis l’abbé attendit sur le perron, sous une pluie battante. Les gendarmes demandaient alors à la foule – qui grossissait de part et d’autre de la rue et récitait le chapelet – de ne pas rester sur la chaussée. Plusieurs personnes priaient en larmes, tandis que les prêtres posaient la main sur les épaules de l’abbé.

Valer Marian, un Roumain orthodoxe et ancien sénateur au Parlement, était également présent à Oradea ce jour-là pour offrir une assistance juridique à l’abbé. Il a décrit  la scène :

Sous une pluie torrentielle et un froid glacial, à l’heure convenue, plus de 200 fidèles se sont rassemblés sur les trottoirs devant le monastère Saint-Étienne, premier martyr, et l’église attenante, Notre-Dame des Douleurs. Ils ont prié et exprimé leur solidarité avec l’abbé Anzelm.

Du côté des autorités, une trentaine de gendarmes étaient présents : un tiers visible et les deux tiers en faction à proximité. Une équipe de la police routière et au moins une équipe du SRI étaient également sur place. L’événement a suscité l’intérêt d’une dizaine de journalistes de la presse écrite et de la télévision roumaines et hongroises, dont des journalistes du  Magyar Nemzet, organe de presse officiel basé  à Budapest.

Un autre témoin oculaire des événements de la journée a décrit la tension des trois heures d’attente, au cours desquelles la ville et la police ont finalement cédé face à la foule :

La pluie ne semblait pas vouloir cesser, tout comme l’abbé restait immobile, poursuivant ses interviews. Une heure entière s’écoula dans une attente tendue. Les fidèles attendaient, l’abbé et son entourage attendaient, les gendarmes attendaient, la police (secrète et moins secrète) attendaient, les agents en civil et en uniforme attendaient, les journalistes attendaient, les passants curieux attendaient – ​​et l’huissier attendait lui aussi, de l’autre côté de la rue.

« Il attend qu’on se lasse et qu’on rentre chez nous, et nous, on attend qu’il abandonne », ont déclaré plusieurs personnes, mais aucune des deux parties n’a cédé d’un pouce. Une demi-heure à une heure s’est écoulée, puis des journalistes ont annoncé que la mairie d’Oradea avait publié un communiqué reportant l’exécution de la procédure d’expulsion visant le père Rudolf Anzelm Fejes d’une propriété municipale.

La décision a été justifiée par la reprise des cours au Collège national Mihai Eminescu et par le fait que certaines salles menacées d’expulsion coïncident, dans certains cas, avec les espaces dédiés aux activités pédagogiques. L’application de la mesure prévue lundi aurait donc directement perturbé le bon déroulement du processus éducatif. La mairie a précisé que ce report est purement administratif et temporaire. La procédure d’expulsion reste en vigueur et sera mise en œuvre ultérieurement, à une date qui sera déterminée ultérieurement, de manière à éviter toute perturbation des activités des élèves et des enseignants, dans le respect du cadre légal et de l’intérêt public.

Ni la foule ni l’abbé ne crurent ; Rudolf Anzelm Fejes déclara sur-le-champ qu’il resterait devant l’église et attendrait de recevoir une notification officielle du report de l’expulsion. L’attente se prolongea, mais lorsque l’huissier quitta les lieux, certains, transis de froid et trempés jusqu’aux os, finirent par croire à cette déclaration et quittèrent lentement les lieux.

« Nous serons là la prochaine fois aussi », ont-ils dit en partant.

Selon un journaliste, l’abbé a expliqué que « récemment, ses conditions de vie se sont considérablement dégradées du fait que, sur son lieu de service, il est soumis quotidiennement à des actes de terreur psychologique et à du harcèlement de la part des autorités. »

Par ailleurs, l’abbé a signalé une hostilité croissante de la part de ses voisins. Selon le journaliste : « À titre d’exemple des tensions et de l’agitation sociales dont il est victime, l’abbé a raconté un incident survenu dans une épicerie voisine. Deux individus l’auraient agressé entre les rayons et, d’après lui, un employé du magasin aurait ordonné aux agresseurs de quitter les lieux. Une autre fois, ils ont aspergé sa voiture d’acide. »

Il n’est peut-être pas incongru que, durant le Carême, où l’Église commémore les persécutions et les menaces proférées par les puissants contre Notre Seigneur Jésus-Christ, qui ont abouti à sa trahison, son arrestation, son procès et sa mort, Dieu permette à ses serviteurs d’être mis à l’épreuve par une persécution et une menace d’arrestation similaires.

Il n’est peut-être pas fortuit non plus que, lorsque les fidèles se rallient à leurs pasteurs, Dieu délivre ses serviteurs et déjoue les plans des méchants. Comme pour le Christ au Temple et saint Ambroise à Milan, il en va de même pour l’abbé Anzelm à Oradea : « Ils voulaient l’arrêter, mais ils craignaient la foule » (Mt 21, 46).

Un militant de gauche plaide coupable après avoir voulu détruire une cathédrale catholique

Un militant d’extrême gauche a plaidé coupable d’avoir planifié l’utilisation de plus de 100 explosifs pour faire sauter la cathédrale Saint-Matthieu à Washington, DC. Louis Geri a plaidé coupable aux accusations fédérales devant le tribunal le 5 mars, a annoncé le ministère de la Justice.

En octobre, Geri a pris pour cible la messe annuelle à laquelle assistent les juges de la Cour suprême des États-Unis et d’autres hauts responsables gouvernementaux. Les forces de l’ordre ont appréhendé cet homme du New Jersey tôt le matin du 5 octobre 2025. Dans ses écrits, il exprimait des sentiments anti-catholiques et antisémites, ainsi qu’une haine envers le Service de l’immigration et des douanes (ICE).

Le procureur fédérale Jeanine Pirro a souligné :

« Menacer de faire exploser des engins explosifs sur les marches d’une église catholique – ou de tout autre lieu de culte – constitue une violation non seulement de notre mode de vie, mais aussi du droit à la liberté de religion garanti par le Premier Amendement ». « Terroriser les croyants entraînera de graves conséquences et de lourdes peines de prison. »

En France, des élus d’extrême-gauche plaident pour détruire la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre en toute impunité :

 

Wyoming : l’avortement interdit au-delà de six semaines de grossesse

Lu dans Gènéthique :

Le 9 mars, Mark Gordon, le gouverneur du Wyoming, a signé le projet de loi HB 126, ou « Human Heartbeat Act », visant à interdire l’avortement à partir du moment où un « rythme cardiaque fœtal » est détecté, c’est-à-dire aux alentours de la sixième semaine de grossesse. Le texte prévoit des exceptions en cas de danger pour la vie de la mère ou d’atteinte « grave ou irréversible d’une fonction corporelle majeure » du fœtus.

Toute personne enfreignant volontairement la loi sera passible d’une peine de prison de cinq ans maximum, d’une amende pouvant allant jusqu’à 10 000 dollars, ou des deux.

Après la Floride, la Georgie, l’Iowa et la Caroline du Sud, le Wyoming devient ainsi le cinquième État américain à adopter le « Human Heartbeat Act » et à interdire l’avortement à ce stade. Jusqu’à présent, l’avortement était autorisé dans l’Etat jusqu’à la viabilité du fœtus, soit entre 24 et 26 semaines de grossesse.

« Aujourd’hui, j’ai promulgué la loi sur le rythme cardiaque humain, réaffirmant ainsi mon attachement au caractère sacré de la vie. Je partage pleinement la détermination à défendre la vie des enfants à naître » a souligné le gouverneur sur X. Il a toutefois émis certaines réserves sur le texte qui ne prévoit aucune exception en cas de viol ou d’inceste, craignant que, même s’il est « bien intentionné », le projet de loi risque d’aboutir à « une initiative juridique fragile, risquant fortement de se terminer devant les tribunaux ».

Un recours en justice est d’ailleurs probable, Wellspring Health Access, la seule clinique à pratiquer l’avortement dans le Wyoming, ayant indiqué dans un communiqué être prête à contester le projet de loi devant les tribunaux. « Cette interdiction constitue une atteinte à la liberté constitutionnelle des habitants du Wyoming de prendre leurs propres décisions en matière de santé » considère Julie Burkhart, sa présidente.

Quand l’Etat macroniste préfère donner la priorité à l’euthanasie plutôt que de rendre la justice…

La réforme de la justice pénale portée par Gérald Darmanin, projet de loi SURE (pour « sanction utile, rapide et effective »), est finalement coupée en deux. Le premier texte, consacré à la justice criminelle, a été envoyé à la commission des lois de l’Assemblée nationale et devrait être examiné en conseil des ministres courant mars. Le garde des sceaux, Gérald Darmanin, espère faire examiner le second texte, sur l’exécution des peines, durant l’été.

Début février, à la suite d’un tête-à-tête avec son Sébastien Lecornu, premier ministre, le garde des sceaux a dû se rendre à l’évidence : le calendrier parlementaire ne dispose pas de créneaux suffisants pour voter l’ensemble de son projet de loi, notamment à cause de l’examen des deux propositions de loi sur la fin de vie. Le premier ministre lui a proposé deux options : soit le texte est coupé en deux, soit il est repoussé à une hypothétique session extraordinaire à l’été. Gérald Darmanin a choisi la première option.

Pourtant la réforme de la justice devrait être une cause prioritaire.

La famille d’Elias, tué d’un coup de machette en janvier 2025 à Paris, se bat pour l’instauration d’une loi qui obligerait les magistrats à rencontrer les victimes ou leurs proches en cas de dysfonctionnement judiciaire.

« Notre enfant est mort dans nos bras. La justice n’a pas protégé Elias. Nous voulons avoir des explications », martèle la mère d’Elias, Stéphanie Bonhomme. Cette femme, chef de service adjointe en médecine vasculaire à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, bataille depuis plus d’un an pour obtenir des réponses de l’institution judiciaire.

Même “encadrée”, la GPA est un esclavage

Le Figaro a consulté une dizaine de contrats et documents relatifs à la maternité de substitution établis au Canada, aux États-Unis, en Ukraine, en Inde, au Cambodge et au Mexique :

Christian est une mère au foyer Américaine de 41 ans. Elle a trois enfants avec son époux et parle avec une pointe de tristesse et beaucoup d’affection de son «quatrième fils», Nathan, dont elle a été la mère porteuse. Comme certaines femmes, Christian a accepté de porter l’embryon de parents d’intention qui, d’après l’agence qui les a mis en contact, ne pouvaient mener une grossesse à terme. Séduite par les opérations de communication pro-GPA (gestation pour autrui) et animée par sa tristesse face à des proches stériles, elle a rejoint une agence en 2018. Son objectif était simple : aider des couples hétérosexuels qui ne pouvaient médicalement pas avoir d’enfants à devenir parents.

Grâce à un système semblable à celui d’une application de rencontre, l’agence l’a associée à un couple dont le profil correspondait, sur le papier, à ses attentes. Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. À peine inséminée, Christian souffre d’une hémorragie subchronique et doit rester alitée pendant toute la grossesse. Elle est prise de violentes nausées, prend énormément de poids, est contrainte de subir des transfusions sanguines «car les médecins craignaient que je me vide de mon sang en accouchant».

Dans son contrat qu’elle a partagé au Figaro, plusieurs clauses interpellent : ses rapports sexuels ne pouvaient avoir lieu sans l’accord de son obstétricien ; elle devait suivre un régime alimentaire très strict ; elle n’avait aucune intimité pendant ses rendez-vous médicaux auxquels les acheteurs souhaitaient être toujours présents…

Le contrat de Christian n’est pas une exception, il est même la norme, puisqu’il a été signé dans un des pays où la GPA est la plus encadrée au monde.

La souffrance des chrétiens du Moyen-Orient depuis le début de la guerre en Iran

Un rapport de la branche allemande de Christian Solidarity International (CSI) décrit le sort des chrétiens depuis le début de la guerre en Iran le 28 février.

CSI rapporte que les chrétiens du Liban ont refusé de quitter leurs foyers malgré les attaques et un ordre d’évacuation émis par les Forces de défense israéliennes (FDI).

« Nous avons décidé de rester chez nous, car si nous quittons nos villages, nous ne pourrons certainement jamais y revenir », a déclaré Toni Elias, prêtre maronite du village chrétien de Rmeich. Son village se situe à un peu plus d’un kilomètre de la frontière libano-israélienne. L’armée israélienne avait déjà lancé un appel à l’évacuation le 2 mars. Les cloches de certaines églises avaient sonné pendant la nuit pour alerter les villages environnants, rapporte CSI.

« Nous n’avons ni armes, ni roquettes, nous ne représentons une menace pour personne », a déclaré Elias. « Nous restons ici et demandons à Dieu de nous protéger. »

Un partenaire local de CSI au Liban a expliqué pourquoi les citoyens chrétiens et d’autres refusent de quitter leurs maisons :

« Les chrétiens ont refusé de quitter leurs maisons par crainte que le Hezbollah ne les occupe, comme cela s’était produit lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2024. La situation est similaire à Aïn Ebel : des dizaines de familles, dont de nombreux enfants, refusent de partir, même si elles craignent que leurs maisons ne soient touchées par des missiles israéliens. »

Outre la menace d’être touchés par des tirs de roquettes et de perdre leurs maisons, les citoyens libanais ont également été durement touchés économiquement par la flambée des prix des produits de première nécessité tels que la nourriture et l’essence.

Le père Pierre al-Rahi, prêtre catholique, a récemment été tué par une frappe militaire israélienne après avoir tenté de porter secours à des personnes blessées lors d’une attaque précédente.

Une source du CSI en Irak a déclaré que les chrétiens du pays vivent dans la crainte constante de nouvelles frappes militaires.

« La population craint énormément les attaques iraniennes contre Erbil et la banlieue d’Ankawa ». « De nombreux chrétiens quittent Erbil pour se réfugier dans la plaine de Ninive, mais même là-bas, des affrontements ont lieu entre milices. »

« Je reçois beaucoup d’appels de gens qui me demandent : « Que devons-nous faire ? Où devons-nous aller ? » Des questions terribles, sans réponses. Je leur dis que je ne sais pas, mais qu’il faut persévérer comme l’ont fait nos grands-parents et nos parents. Notre pays est entièrement occupé par des milices soutenues par l’Iran, qui sont maintenant attaquées. Nous espérons qu’Israël et les États-Unis n’attaqueront pas les milices chrétiennes, dont le rôle est de maintenir l’ordre dans les villages chrétiens. »

Parallèlement, les chrétiens du Pakistan, voisin oriental de l’Iran, ressentent également les effets de cette escalade, bien que le pays ne soit pas directement impliqué dans la guerre.

« Des manifestants ont attaqué les consulats américains à Lahore et à Karachi et incendié des véhicules lors d’une marche vers l’ambassade des États-Unis à Islamabad. Le bureau des Nations Unies à Sakardu a été incendié ». « Les chrétiens pakistanais sont terrifiés. »

Les chrétiens craignent que le conflit ne soit perçu comme une guerre de religion entre les musulmans d’une part et les juifs et les chrétiens d’autre part.

« La majorité musulmane perçoit cette guerre comme une guerre des infidèles (chrétiens et juifs) contre les musulmans ». « Tant que la guerre se poursuit, la vie et les biens des chrétiens au Pakistan sont en danger. Notre plus grand souhait est que la guerre prenne fin et que ces problèmes soient résolus pacifiquement par la négociation. »

Même au Nigéria, bien que le pays soit éloigné du Moyen-Orient, des djihadistes utiliseraient la guerre comme prétexte pour attiser davantage le sentiment anti-chrétien.

« Au Nigéria, des prédicateurs islamistes radicaux incitent la population à se venger. Nombre d’entre eux encouragent leurs fidèles à attaquer les chrétiens nigérians en représailles à l’attaque américaine contre l’Iran. Le risque que des églises soient bientôt prises pour cible est réel ».

La communauté arménienne chrétienne d’Iran parle elle-même d’une « situation extrêmement tendue » à Téhéran.

« Jusqu’à présent, aucun Arménien de notre communauté n’a été tué, mais nos écoles sont fermées et notre centre culturel a été endommagé », écrit un membre du conseil politique de l’Église apostolique arménienne. « Nos organisations de jeunesse font le tour des familles de notre communauté pour s’assurer qu’elles ne manquent de rien. Nous restons unis et forts aux côtés de nos communautés arméniennes. »

Le pire ennemi du système est la simple émergence de la vérité

La revue Conflits évoque le discours prononcé en 1978 par le dissident tchécoslovaque Vaclav Havel, dans le contexte du totalitarisme soviétique. Il signe l’encouragement à la révolte non-violente et invite chacun à se saisir des rares espaces de liberté encore existants en vue de faire émerger des alternatives au totalitarisme :

Pour Vaclav Havel,

« la lutte des consciences doit remplacer la lutte des classes (…) Car le pouvoir est aussi puissant que nous le rendons possible (…) la parole libre peut mener au changement ».

Il en appelle ainsi à la responsabilité individuelle et rêve d’une société post-démocratique, là où la société tchécoslovaque est mue par l’arbitraire, éliminant toute forme d’expression non conformiste. Il s’interroge sur la manière de pouvoir agir lorsqu’on n’a pas de pouvoir, au sein d’une société où l’idéologie – même si avec le temps elle ne sert plus que de simple « alibi » au pouvoir – marque de son empreinte hypnotique, telle une religion, la conscience des individus, les amenant à renoncer à leur capacité à réfléchir, pour tomber dans la servitude.

« L’homme qui vit dans le système post-totalitaire est presque à tout moment poursuivi par les exigences du système – même si c’est avec les gants de l’idéologie. C’est pourquoi la vie est partout envahie par l’hypocrisie et le mensonge ».

Le pouvoir falsifie tout, manipule tous les citoyens. Et le système ne perdure – dans une sorte de processus auto-entretenu – que parce que tout le monde vit avec le mensonge et dans le mensonge, nous explique-t-il, avant d’analyser les ressorts de l’idéologie comme « ciment » de cette construction purement formelle et de l’enfermement psychologique des individus qui en résulte.

L’un des caractères distinctifs supplémentaires de ce système post-totalitaire par rapport à une simple dictature, généralement relativement éphémère par nature, selon Vaclav Havel, est que l’asservissement est valable à tous les niveaux, aussi bien à celui des simples citoyens que des dirigeants, eux aussi totalement aliénés par le système, les privant tout autant de leur identité la plus intime.

Et il est pour ainsi dire impossible de ne pas se conformer au système, sous peine d’arrestation ou de menaces sur ses proches. Il en résulte que – chacun se comportant de la sorte à tous les niveaux de la société – on peut aussi parler « d’autototalitarisme », le système s’entretenant de lui-même et lui assurant ainsi sa pérennité.

Le pire ennemi du système est, de fait, la simple émergence de la vérité.

« La capacité d’agir de ce pouvoir particulier ne peut se traduire par le nombre de ses adhérents, ni de ses électeurs, ni de ses soldats. Il se dilue dans la « cinquième colonne » de la conscience humaine, dans les intentions cachées de la vie, dans les aspirations refoulées à la dignité et à la réalisation des objectifs sociaux, politiques et des droits fondamentaux. Ce pouvoir ne se situe pas dans la force d’un groupe social ou politique précis, mais dans la force qui se cache dans toute la société, y compris dans ses structures de pouvoir ».

Vaclav Havel est presque visionnaire avant l’heure – ou du moins particulièrement avisé – lorsqu’il entrevoit qu’à tout moment le pouvoir peut vaciller pour peu que les artisans secrets de la vérité émergent. Ce dont le pouvoir est pleinement conscient, cadenassant ainsi toute source potentielle de discorde.

« Pourquoi a-t-on chassé Soljenitsyne de sa patrie ? Il n’avait certes pas de pouvoir réel. Aucun représentant du régime ne se sentait menacé par une quelconque aspiration de Soljenitsyne à occuper son fauteuil. On l’a expulsé pour une autre raison. Ce geste a trahi le besoin désespéré de tarir cette terrible source de vérité dont personne ne pouvait imaginer quels changements elle produirait dans la pensée de la société et à quelles secousses politiques ces changements pourraient aboutir. La réaction du système post-totalitaire obéissait à ce qui était inscrit dans ses gènes mêmes : il défendait l’intégrité de « l’apparence » pour se protéger lui-même. »

Notons que ce raisonnement est extensible à toutes les situations similaires (nous pouvons penser ici par exemple à la situation actuelle en Iran) : Vaclav Havel évoque différents types d’actions possibles susceptibles de mettre le feu aux poudres, parmi lesquelles non seulement les lettres ou pétitions de groupes d’intellectuels, mais aussi une grève d’ouvriers, un concert de rock (il évoque le célèbre épisode de The Plastic people of the Universe), une manifestation d’étudiants, un refus de participer à la « comédie électorale », un discours non censuré lors d’un congrès, ou encore une grève de la faim.

Sans aller jusque-là, si l’on se réfère à l’idée de Gustave Lebon selon laquelle les véritables révolutions sont rarement les révolutions violentes, mais bien plutôt celles silencieuses qui s’établissent dans la durée, ce sont aussi – nous dit Vaclav Havel – les poètes, peintres, musiciens, même parmi les citoyens ordinaires et non nécessairement artistes, qui eux aussi contribuent à révéler les vérités. Or, contrairement aux sociétés ouvertes, insiste-t-il, une simple poignée d’individus (comme dans le cas du petit millier de signataires de la charte 77), peut avoir un impact puissant au sein d’un tel système totalitaire.

Vaclav Havel explique ce qu’on entend réellement par dissidence et justifie l’existence de mouvements ou comités (nullement à vocation politique) par la nécessaire défense des individus non résignés ou soumis au système dont ils deviennent de fait la cible.

« Il arrive qu’on doive parfois tomber jusqu’au fond de la misère pour saisir la vérité, comme il faut descendre jusqu’au fond du puits pour apercevoir les étoiles. Il me semble que ce programme « par défaut », « minimaliste » et « négatif » qui concerne une simple « défense » de l’homme est dans un certain sens (et pas seulement dans nos conditions) un programme maximaliste et le plus positif qui soit. Il renvoie la politique à son point de départ, au seul point qui nous fera éviter les anciennes erreurs : à l’homme concret. »

Il poursuit d’ailleurs en évoquant, de manière plus large et là aussi visionnaire, nos sociétés ouvertes :

« Dans les sociétés démocratiques, où l’individu n’est pas violé avec la même cruauté, ce retournement fondamental de la politique est encore à venir. Il faudra que bien des choses empirent encore avant que la politique le comprenne comme une nécessité. Chez nous, grâce à la misère dans laquelle nous sommes jetés, la politique semble effectuer déjà ce tournant. Elle ne cherche plus une vision abstraite d’un modèle salvateur « positif » (ou bien une politique opportuniste, l’autre côté de la même pièce) mais elle se concentre enfin sur l’homme, celui qui a été plus ou moins asservi par ces modèles et cette politique. (…) Nous avons fait, à nos dépens, une expérience perverse qui était à l’opposé de celle-ci : les gens ont été organisés (par quelqu’un qui savait toujours mieux que les autres ce dont « le peuple avait besoin ») pour qu’ils soient, en apparence, libérés. »

A l’opposé de ceux qui – dans les sociétés occidentales – se fourvoient dans des rêves (généralement violents) de révolution, Vaclav Havel défend l’attachement à la défense des droits de l’Homme, au Droit, aux valeurs attachées à l’individu et à la non-violence, sans toutefois – précise-t-il – tomber non plus dans les affres du pacifisme dans sa dimension idéologique, ni s’appuyer sur des analyses marxistes en termes d’exploiteurs et d’exploités, qui sont tout simplement totalement inadaptées.

Il évoque ensuite les réformes possibles du système, tout en nuançant, dans la mesure où il s’agit alors probablement seulement d’une tentative de contenir les dérives de celui-ci, voire de le sauver (on pense à la future Perestroïka de Mickaël Gorbatchev, qui pourrait bien correspondre à cette situation).

« Ces réformes sont naturellement inabouties car elles combinent de manière « réaliste » une façon de se mettre au service de la vie et une façon de se mettre au service de « l’automouvement » post-totalitaire. Au fond, il ne peut pas en être autrement car elles rendent opaque la frontière entre la « vie dans la vérité » et la « vie dans le mensonge », elles embrouillent la situation, mystifient la société et rendent les repères confus. Sur le principe, il est bien entendu bon que cela arrive car ainsi s’ouvrent de nouveaux espaces. Simplement, il est plus difficile de déterminer la frontière qui sépare les compromis « acceptables » des compromis « inacceptables ». »

Vaclav Havel élargit, pour finir, la perspective à une vision globale et de long terme de notre monde.

S’appuyant sur les analyses d’Heidegger, il considère que :

« La technique, cet enfant de la science moderne que l’on peut considérer comme enfant de la métaphysique de notre temps moderne, a échappé aux mains de l’homme, elle a cessé de le servir, elle l’a asservi et l’oblige à l’assister dans les préparatifs de sa propre perte. Et l’homme n’en connaît pas l’issue. Les idées ne suffisant plus, il n’y a plus de foi et moins encore une quelconque vision politique de l’avenir qui remettrait son destin entre ses mains. »

A l’époque, nous étions encore loin de l’ère du numérique, des réseaux sociaux, et plus encore de l’Intelligence Artificielle… Que dirait-on aujourd’hui ?

Il se montre par ailleurs critique, à plusieurs reprises, à l’égard de la société de consommation et de la crise de la civilisation qu’il entrevoit et qui n’épargne pas les démocraties, se référant entre autres à Ortega Y Gasset qui, dans La révolte des masses s’inquiétait pour l’avenir de la culture, qualifiant « l’homme-masse » d’enfant gâté, conformiste et égalitaire.

« Seule leur façon de manipuler l’homme est infiniment plus subtile et raffinée que la brutalité du monde post-totalitaire », ajoute-t-il.

C’est ainsi qu’il en vient à souhaiter la véritable émergence de la société civile, appuyant aussi en partie son raisonnement sur les principes de l’autogestion. Mais il reste cependant volontairement flou, la perspective de cette « post-démocratie » qu’il évoque étant trop prématurée et lointaine pour qu’il puisse aller plus loin. Il avoue d’ailleurs davantage se poser de questions à ce sujet qu’il ne détient de réponses…

Des féministes attaquent des églises mexicaines lors des manifestations de la Journée internationale des femmes

Des groupes de féministes à travers le Mexique ont tenté d’attaquer et de vandaliser plusieurs églises catholiques lors de marches commémorant la Journée internationale des femmes dimanche.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des militants d’extrême gauche masqués incendiant les portes d’une église non identifiée à Querétaro. D’autres vidéos, tournées à Guadalajara et à Puebla (Mexique), montrent des dizaines de catholiques formant des chaînes humaines ou se tenant devant des églises pour les protéger du vandalisme, tout en étant insultés et, dans certains cas, victimes de jets d’œufs et d’autres projectiles.

En Amérique latine, les féministes ont pris l’ habitude de déchaîner leur rage et leur haine contre les églises catholiques à l’occasion de la Journée internationale des femmes, en vandalisant leurs sanctuaires et, dans certains cas, en s’attaquant violemment à leurs infrastructures.

L’église Notre-Dame du Carmen à Guadalajara a échappé aux actes de vandalisme de militantes féministes grâce à un important groupe de femmes catholiques qui se sont enlacées et ont formé une chaîne humaine devant l’édifice.

Offre spéciale pour les lecteurs du Salon beige pour la prochaine conférence des Eveilleurs à Versailles

Dans quelques jours, les Eveilleurs recevront ensemble deux observateurs aiguisés de l’actualité nationale et internationale.

L’un, Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro, chroniqueur sur CNews, est devenu incontournable dans le débat d’idées, et décrit avec une précision chirurgicale les fractures françaises d’aujourd’hui, après cinquante années d’immigration qui ont permis notamment l’implantation de l’Islam comme deuxième religion sur le sol national.

Le second, Gilles Kepel, politologue, essayiste, est aujourd’hui une référence dans la vie intellectuelle française pour ses travaux sur le monde arabe et le terrorisme islamique.

Décryptage de la crise identitaire qui frappe notre pays, de l’expansion de l’Islam dans le monde occidental, de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, de l’avenir de notre vieux continent frappé par la dénatalité, de la reconstruction de la paix dans les pays du Levant…

La conférence aura lieu lundi 16 mars à Versailles.

Les Eveilleurs proposent un tarif préférentiel pour les lecteurs du Salon Beige avec le code SBREDUC (50% de réduction sur tous les billets).

Tribune de SOS Calvaires à l’attention des maires de France

A l’attention des maires de France,

Les calvaires, ce patrimoine chrétien oublié dont les maires ont la responsabilité

Là, sur le carrefour, à l’ombre d’un grand chêne, se dresse une croix de pierre. Le temps a patiné le grès, les inscriptions sont effacées, mais la silhouette demeure. Depuis des décennies, parfois depuis des siècles, elle veille sur le village. Ces croix font partie du paysage français. Elles ponctuent les routes, marquent les entrées de hameaux, gardent la mémoire de missions, de drames ou de reconnaissances. Elles racontent à leur manière la longue histoire des villages.

Ces témoins silencieux disparaissent peu à peu. Les socles s’effondrent, la pierre se fissure, la végétation les recouvre. Leur disparition est lente, presque invisible, comme si une part de la mémoire des campagnes s’effaçait discrètement. Et pourtant on ne mesure jamais assez combien les Français aiment leur patrimoine. Dans les campagnes, ces croix comptent parmi les derniers repères visibles d’une histoire commune. Les commerces ont fermé, l’école a parfois disparu, la vie du village s’est déplacée ailleurs. Mais le clocher, la mairie et le calvaire demeurent encore. Ils sont les signes tangibles d’une continuité. Chez SOS Calvaires, nous en faisons l’expérience : chaque semaine, des maires nous sollicitent pour sauver une croix qui menace de tomber. Chaque jour, des habitants nous écrivent pour signaler une croix abandonnée. Ces appels disent tous la même chose : ce patrimoine compte encore.

Le 15 et 22 mars prochain, les Français éliront leurs maires qui porteront la responsabilité très concrète de veiller au patrimoine de leur commune. Certains pensent que la laïcité empêcherait l’entretien ou la restauration de monuments religieux. C’est faux. La loi de 1905 ne s’oppose pas à la conservation du patrimoine religieux ancien. Bien au contraire. Le Conseil d’État a rappelé en 2017 que les signes religieux présents dans l’espace public avant 1905 font pleinement partie du patrimoine des collectivités et peuvent être entretenus, restaurés ou remplacés. Les communes ont donc le droit d’engager les dépenses nécessaires à l’entretien et à la conservation des édifices cultuels et du patrimoine religieux dont elles sont propriétaires. Mieux encore : lorsqu’un monument appartient au domaine public communal, la collectivité a une obligation générale d’entretien de son patrimoine. Autrement dit : restaurer un calvaire n’est pas une entorse à la laïcité. C’est simplement assumer la responsabilité de son patrimoine.

Bien souvent, ces restaurations sont d’ailleurs beaucoup plus simples qu’on ne l’imagine. Il ne s’agit pas de grands chantiers spectaculaires, mais de gestes modestes : consolider un socle, nettoyer la pierre, redresser une croix, refaire une inscription effacée par le temps. Ces travaux peuvent être menés avec des artisans locaux, avec des bénévoles, avec l’aide d’associations spécialisées.

Mais au-delà de la pierre elle-même, restaurer un calvaire produit presque toujours un effet inattendu : le village se rassemble. Des habitants viennent prêter main-forte, des jeunes découvrent l’histoire du lieu, des anciens racontent les processions ou les fêtes d’autrefois. Un chantier de restauration devient un moment de transmission.

À l’approche des élections municipales, il est donc essentiel de rappeler aux futurs maires qu’ils sont les premiers gardiens de ce patrimoine de proximité. Ils ont la possibilité d’agir. Ils verront alors que ce n’est pas seulement une croix que l’on restaure : c’est un fragment d’histoire que l’on rend au village.

Louis Guéry, directeur général de S.O.S Calvaires

NB : S.O.S Calvaires est une association d’intérêt général qui œuvre pour la restauration et la sauvegarde du petit patrimoinechrétien en France.

Aujourd’hui commence la grande neuvaine à saint Joseph : déjà 140 000 personnes en prière

Aujourd’hui, 11 mars, commence la grande neuvaine à saint Joseph, proposée jusqu’au 19 mars, jour de sa fête. Cette démarche spirituelle rassemble chaque année des dizaines de milliers de fidèles. Cette année encore, près de 145 000 personnes sont attendues pour se confier à l’intercession du père adoptif de Jésus.

Organisée en lien avec le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac et le journal France Catholique, cette neuvaine invite les chrétiens à confier à saint Joseph les intentions les plus importantes pour notre temps : la protection de la vie, les familles, les pères, les jeunes, les prêtres, les couples ou encore les personnes en fin de vie.

Pendant neuf jours, les participants recevront chaque jour une méditation et une prière pour se mettre à l’école de ce grand saint, gardien de la Sainte Famille et puissant intercesseur, afin d’apprendre à accueillir la vie, protéger les plus fragiles et avancer dans la confiance en la Providence.

Confier son intention personnelle

Chacun est invité à participer à cet élan spirituel en déposant son intention de prière personnelle sur cette page.

Toutes les intentions recueillies pendant ces neuf jours seront apportées et déposées aux pieds de saint Joseph au sanctuaire de Cotignac le 19 mars, jour de sa fête.

Il est également possible de déposer un cierge au sanctuaire de Cotignac, signe concret de la prière confiée à saint Joseph, sur cette page.

Ainsi, au cœur de ce lieu marqué par les grâces et les pèlerinages depuis des siècles, les intentions et les cierges de milliers de fidèles seront présentées ensemble dans la prière, aux pieds de celui choisi pour être le chef de la Sainte Famille.

Un grand mouvement de prière

Au fil des années, cette neuvaine est devenue l’un des plus grands temps de prière en ligne de la francophonie catholique. Des dizaines de milliers de fidèles y participent, unissant leurs voix pour demander l’aide de saint Joseph dans les situations personnelles, familiales ou professionnelles.

Dans un monde souvent inquiet pour l’avenir, cette grande chaîne de prière rappelle que saint Joseph demeure un protecteur puissant pour les familles et pour la vie.

👉 Chacun peut encore rejoindre la neuvainedéposer son intention de prière et faire brûler un cierge à Cotignac pour son intention dès aujourd’hui.

Ces petites images pieuses que l’on conserve toute une vie …

Dans beaucoup de familles, il existe encore un missel ancien ou un livre de prière transmis de génération en génération. Et il n’est pas rare d’y découvrir une petite image pieuse, soigneusement conservée entre deux pages : souvenir d’une communion, d’une confirmation… ou d’une profession de foi.

Ces images faisaient autrefois partie de la vie catholique ordinaire. Offertes à la famille, aux parrains et marraines, aux amis proches, elles rappelaient un moment important : celui où un jeune chrétien affirme personnellement la foi reçue au baptême.

Discrètes, modestes, mais profondément symboliques, elles avaient aussi une fonction très simple : garder vivante la mémoire d’un engagement spirituel.

Une tradition presque oubliée

Pendant des décennies, ces images souvenirs accompagnaient les grandes étapes de la vie chrétienne. On les glissait dans un missel, on les conservait dans un livre, parfois même dans un portefeuille.

Avec le temps, cette petite tradition s’est estompée.

Et pourtant, à l’heure où beaucoup de familles cherchent à redonner du sens aux sacrements et aux étapes de la vie chrétienne, ces objets simples retrouvent une vraie pertinence.
Une image bien choisie devient un souvenir durable, qui traverse les années bien mieux que beaucoup d’objets modernes.

Un objet simple… mais chargé de sens

Contrairement à un simple faire-part, une image pieuse est faite pour être conservée.
Elle peut accompagner la prière, être gardée dans un livre spirituel ou simplement rester comme un souvenir discret d’un jour important.
Et il arrive souvent que, des années plus tard, on redécouvre ces images avec émotion.

Une petite collection d’images pour renouer avec cette tradition

Dans cet esprit, une nouvelle série d’images souvenirs de profession de foi vient d’être proposée sur la boutique Fabrefacio.
Ces images ont été conçues avec un souci de simplicité et de qualité :

format 7 × 11 cm, pratique à conserver
impression sur papier couché mat 170 g/m², pour un rendu élégant
verso vierge, permettant à chaque famille d’y inscrire son propre texte (date, prière, citation ou mot de remerciement)

Cette simplicité permet justement une grande liberté de personnalisation.

Des souvenirs qui traversent le temps

Dans un monde saturé d’images numériques et de souvenirs éphémères, ces petits objets ont quelque chose de précieux : ils restent.
Ils rappellent un moment fondateur dans la vie d’un jeune chrétien.
Et ils participent, à leur manière, à transmettre la mémoire de la foi au sein des familles.

👉 La collection peut être découverte ici : www.fabrefacio.fr

Fabrefacio est une boutique spécialisée dans les objets et supports destinés à accompagner la vie chrétienne et les grandes étapes sacramentelles. Son objectif est de proposer des produits sobres, beaux et durables, fidèles à l’esprit de la tradition.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

11 mars 1963, il pleut sur le Fort d’Ivry – Le docteur Petit raconte…

Le 11 mars 1963, le colonel Jean-Bastien-Thiry tombait au Fort d’Ivry sous les balles françaises d’un peloton d’exécution.

Le docteur Petit raconte : « J’ai eu le privilège redoutable et l’honneur de recueillir les dernières paroles de Bastien-Thiry et de faire sa connaissance à quatre heures du matin lorsqu’il a été réveillé par les magistrats et par l’Aumonier.

Le Père Vernet et moi étions là les premiers. Nous étions tous deux dans un petit bureau et attendions… Puis vint l’heure solennelle, cette heure qui m’a marqué profondément. Je crois que jamais ne vivrai quelques chose d’aussi émouvant que cette Messe célébrée par le Père Vernet dans une cellule attenante à celle de Bastien-Thiry qui venait d’être réveillé. Cette messe fut chantée. Je me rappelle très bien du Credo en latin, récité avec force. La présence ou plutôt l’action de Bastien-Thiry dans cette messe est un souvenir inoubliable. Il répondait phrase par phrase et chantait en même temps que le célébrant. Dans cette cellule-chapelle se trouvaient les trois avocats Maître Tixier-Vignancourt, Maître Le Coroller et Maître Dupuy, le directeur de la prison M. Marty et moi.

La messe dite, le cortège a commencé à se former. Là j’ai pu parler avec lui, quelques instants. Apprenant que j’exerçais à l’hôpital de Bourg-la-Reine, à quelques cent mètres de chez lui, il me dit « Docteur, je vous demande avec insistance de bien vouloir vous occuper de ma femme et de mes trois filles ». Pendant que nous bavardions, il était, indiscutablement le plus courageux de nous deux. J’ai eu l’impression, une fois cette messe terminée que je n’avais plus devant moi, un homme mais un enfant. Un enfant qui était beau, qui était blond, qui n’avait plus les pieds sur terre… Il était déjà monté vers le Ciel. Cette pensée peut vous paraître extraordinaire, mais c’est la vérité. C’est le souvenir que j’ai gardé de lui.

Tandis que nous parlions les avocats essayaient encore par différents moyens, de faire en sorte que l’on ne passe pas à l’exécution. Alors arriva le Procureur général Gerthoffer : « Allons pressons, pressons et que ça se fasse ! »

On a ouvert les portes, une camionnette était prête. Le Père Vernet est monté seul avec Bastien-Thiry. Je suis monté dans une autre voiture pour les suivre. Le cortège s’est mis en route, sous un temps extraordinairement bas, mauvais, pluvieux. D’une tristesse étrange. Nous nous dirigions rapidement vers le Fort d’Ivry où devait avoir lieu l’exécution. Courageux, Bastien-Thiry est apparu au pied d’un mur. Il y avait un poteau un peu plus loin. Digne, toujours calme, il s’est dirigé d’un pas bien frappé vers ce poteau. Avec le père Vernet, nous nous sommes mis à côte à côte pour essayer de nous donner du courage. Nous l’avons embrassé. Il avait son chapelet. La salve est partie. Il est tombé en avant. Le Père Vernet a retiré son chapelet de sa main serrée pour le remettre à son épouse. Nous l’avons embrassé une dernière fois.

Voilà exactement comment ça s’est passé. »

« Des hommes inflexibles, prêts au sacrifice suprême pour défendre leur idéal, peuvent renverser le sens de l’histoire et rendre son âme au Monde Libre ». Alexandre Soljenitsyne

Le colonel Bastien-Thiry mort en récitant son chapelet et en priant pour la France, demeure devant l’Histoire le symbole de la Fidélité et du respect de la parole donnée.

Retrouvez dans ce livre L’X en Croix, du colonel Bernard Moinet, lettres, témoignages, photos, poèmes, prières, évocations, … pour que le souvenir perdure.

Plus d’informations et commande sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/algerie-histoire-guerres/6036-l-x-en-croix-allocutions-prononcees-sur-la-tombe-du-colonel-bastien-thiry.html?ref=043193205
L’X en Croix, Colonel Bernard Moinet, Editions Ulysse, nombreux documents et photos en noir et blanc, 64 pages, 6.50 €.

Plus de livres sur Bastien-Thiry .
https://www.livresenfamille.fr/module/ambjolisearch/jolisearch?s=bastien-thiry
Afin que nul n’oublie…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Immigration et “esprit de l’Evangile”

Excellent article paru dans France catholique de la semaine dernière :

11 mars 1963 : sacrifié pour la parole donnée

Du Cercle Bastien-Thiry :

Jean BASTIEN-THIRY (1927 – 1963) organisa l’attentat du Petit Clamart du 22 août 1962 contre Charles de Gaulle, alors président de la République. Condamné à mort par une juridiction d’exception1, il fut fusillé le 11 mars 1963.

Ses motivations ? La vérité, l’honneur, la fraternité, l’avenir de la nation française.

Extraits de sa déclaration prononcée en février 1962 lors de son procès :

« Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants »

« nous étions sincèrement partisans de l’Algérie française, parce que nous estimions cette solution réaliste et bénéfique pour tous ; mais nous concevions qu’il y eut d’autres solutions pour l’avenir algérien, solutions pouvant être défendues de façon honnête et sincère ; l’impératif absolu, quelle que fût la solution finalement retenue, était, en tout état de cause, et sous peine de trahison et d’infamie pour le pouvoir politique mettant en œuvre cette solution, de faire respecter la vie, la liberté et les biens des millions de Français de souche et de Français musulmans vivant sur cette terre. »

Photo de la tombe de Bastien-Thiry à Bourg la Reine lors de la célébration de dimanche après midi.

L’abandon de 1962 des populations algériennes qui étaient sous l’autorité régalienne de l’État français constitue un crime d’État, et doit être reconnu comme tel. Nous sommes en 2026, et la France, par la voix de plusieurs présidents de la République successifs a reconnu sa responsabilité dans cet abandon. Mais aucun n’a encore osé le caractériser comme la vérité l’exige. Il s’agit bien d’un crime planifié dans son ensemble par Charles de Gaulle. Ce crime fut :

massif : le massacre des Harkis par les forces du FLN après les accords d’Evian se chiffre en dizaines de milliers de morts (entre 60 000 et 150 000 d’après les historiens), et l’épuration ethnique qui visa les Européens d’Algérie en milliers de victimes.

programmé : Charles de Gaulle avait en tête l’abandon de l’Algérie dès son arrivée au pouvoir en 1958. Son discours, qui au contraire, engageait la France vis à vis de ces populations, lui permettait en réalité de reprendre le pouvoir (tel que le démontre en autres le livre de H.C Giraud, Le piège gaulliste, 2022). Averti des menaces sur ces populations, il les sacrifia pour se dégager au plus vite de l’Algérie en signant les accords d’Evian avec le FLN.

évitable, encore en août 1962 : l’armée française était sur place et aurait très bien pu mettre fin aux massacres si l’ordre d’intervenir avait été donné. Un transfert en France des populations menacées pour un accueil et une intégration dignes aurait pu être organisés par le gouvernement.

Mais « le chef de l’État de fait » Charles de Gaulle, comme le désigne Bastien-Thiry, a voulu se débarrasser du « boulet » algérien en choisissant la facilité. Ce faisant, ce n’est pas seulement toutes ces personnes d’Algérie qui avaient cru en lui qu’il sacrifiait, mais c’était également l’honneur et la parole donnée de la France. Une partie de sa civilisation même, sur laquelle se base le concept de fraternité issu de son héritage chrétien.

Mensonge, enlisement moral, haine. 63 ans après les faits, nous pouvons lister quelques conséquences objectives de la politique algérienne de Charles de Gaulle :

  • Un encouragement au terrorisme barbare qui est parvenu à ses fins politiques ;
  • Une fraternité qui disparaît progressivement du langage social et politique français ;
  • Un régime FLN arabo-musulman toujours en place depuis cette date en Algérie, cultivant un ressentiment anti-Français aux conséquences politiques et sociétales désastreuses sur les deux pays;
  • Aucune perspective de collaboration de confiance entre les deux pays depuis cette date ;
  • Une dénonciation systématique de la colonisation dans le discours dominant, occultant ses bénéfices (hôpitaux, infrastructures, écoles..) et la complexité du conflit. A ce titre et pour rappel : les algériens engagés du coté français, étaient trois plus nombreux que les algériens engagés pour le FLN (155 000 hommes armés contre 50 000 combattants FLN) ;

A quand la justice et la vérité sur ce drame provoqué ? Il est temps d’avancer sur les points de base suivants :

  • Une juste repentance : celle qui viendra du pouvoir algérien envers les Harkis et les pieds-noirs (Européens d’Algérie).
  • La revalorisation de l’image des Harkis en France, qui étaient engagés au coté de la France et qui souffrent actuellement trop souvent d’une image de « collabos»;
  • La reconnaissance par l’État français comme crime de l’abandon des Harkis et des Européens d’Algérie. A cette fin, la France devra s’extraire du culte idolâtre de Charles de Gaulle, qui fut le planificateur de cet abandon programmé.
  • Enfin, la reconnaissance de l’État français envers ceux qui ont donné leur vie en s’opposant à ce drame ;

1 La cour militaire de justice, aux ordres de Gaulle. Un « simulacre de justice », tel que le décrit l’ancien haut magistrat Grégoire Finidori, dans son ouvrage Un formidable système répressif : les juridictions d’exception à la fin de la guerre d’Algérie (2022)

Cercle Jean Bastien-Thiry, 11 mars 2026

Nantes : La librairie Dobrée fait peau neuve

La librairie Dobrée existe depuis 1978 ! Elle a été rachetée par Chiré en 2013. Cette présence de nos idées, depuis presque 50 ans, dans le cœur de Nantes est certes une petite victoire sur l’esprit du monde, mais c’est tout de même une victoire !

N’hésitez pas à venir au 14 rue Voltaire, à Nantes. Après les multiples problèmes (informatiques, gestion, commandes, etc.), livres, statues, objets de piété, tout y est pour vous satisfaire ou pour vous donner l’idée originale d’un cadeau : une invitation à dîner, un remerciement, une communion, une confirmation, un mariage, tous les prétextes sont bons pour un cadeau intelligent et militant !

La librairie vous accueille du mardi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h et le jeudi et vendredi, elle reste même ouverte entre 12h30 et 14h30 !

Un avis, un conseil, une commande à passer ? Contactez par courriel : [email protected]

ou par téléphone : 02 40 69 84 84

Vous pouvez aussi :

Encore un pas vers l’union des droites

Lundi soir, tous les partis conservateurs, nationalistes et souverainistes se sont alliés au Parlement européen pour adopter en commission un règlement majeur visant à faciliter l’expulsion des clandestins.

Les députés européens se prononçaient en effet en commission sur un projet de règlement visant à faciliter les « retours » (les reconduites aux frontières). Sous l’impulsion du patron de la délégation française du PPE, François-Xavier Bellamy, le texte du PPE (LR) a été adopté grâce au soutien de l’ECR (IDL de Marion Maréchal), des Patriotes pour l’Europe (RN) et de l’Europe des nations souveraines (Reconquête).

Début décembre, le même attelage s’était déjà formé, déjà sur la question migratoire, pour voter deux textes.

Marion Maréchal se réjouit de cette union :

Une nouvelle fois, la coalition des droites, dont notre Groupe ECR est la force pivot, et qui inclut également le PPE, les Patriotes et les Souverainistes, s’est imposée face à la gauche. Ensemble, nous avons ainsi obtenu de nombreuses avancées :

  • possibilité de centres d’expulsion dans les pays tiers ;  
  • détention des clandestins permise pendant 24 mois et plus si les circonstances le justifient ;  
  • interdiction d’entrée sur le sol européen sans limite de temps ;  
  • possibilité de fouiller et saisir les biens (papiers d’identité, téléphone…) du clandestin sans son accord afin d’identifier son pays d’origine ;  
  • l’appel d’une décision d’expulsion ne suspend plus l’organisation de l’expulsion.

Ce n’est pas parfait, mais ce sont des progrès considérables qui tranchent avec le laxisme ayant prévalu jusque-là. C’était, encore une fois, une demande de notre alliée Giorgia Meloni, qui se bat à Rome et à Bruxelles pour protéger nos frontières et nos peuples. Le texte sera prochainement mis aux voix en séance plénière avant d’être négocié avec le Conseil. Félicitations à notre négociateur Charlie Weimers, avec lequel nous avons travaillé dès le début pour obtenir ces victoires. Et merci à François-Xavier Bellamy qui a su convaincre son groupe de travailler une nouvelle fois avec la droite. Grâce à ECR, grâce à la coalition des droites, nous forçons enfin l’UE à changer de direction. Nous continuerons à nous battre pour réparer les dégâts causés par des décennies de soumission à la gauche, pour rendre la France et à l’Europe plus sûres, plus prospères et plus fortes.

Les sept sacrements d’hier à aujourd’hui

De l’union Lex Orandi :

La publication du motu proprio Traditionis Custodes, par le pape François, le 16 juillet 2021 a drastiquement réduit les conditions de célébration de la messe romaine traditionnelle et, concomitamment, la possibilité d’utiliser les rituels des sacrements antérieurs à la réforme liturgique.

La situation de la messe et des sacrements en France

Schématiquement quatre cas de figures se présentent en France depuis Traditionis Custodes :

  • Relative paix liturgique permettant aux fidèles qui le souhaitent de bénéficier sans difficultés majeures de la célébration de l’ensemble des sacrements selon la forme traditionnelle partout dans le diocèse.
  • Possibilité d’assister à la messe et de recevoir les sacrements selon la forme traditionnelle mais uniquement dans des lieux précis fixés par l’évêque.
  • Possibilité d’assister à la messe traditionnelle mais sans possibilité d’accéder à tous les autres sacrements, en particulier le mariage, la confirmation et le baptême, selon la forme traditionnelle. Dans ce cas il convient de distinguer les lieux de culte où existe une vie paroissiale conforme aux pédagogies traditionnelles de la foi et celles où n’est autorisée que la célébration de la messe, le reste des activités devant se fondre dans la « pastorale diocésaine ». On notera le cas baroque d’au moins un diocèse dans lequel la cérémonie du baptême est autorisée selon le rite traditionnel pour les enfants mais pas pour les adultes.
  • Impossibilité de bénéficier de la célébration de la messe et des sacrements selon la forme traditionnelle.

Les conditions de validité d’un sacrement

S’il a été abondamment écrit sur la réforme du rite de la messe, les modifications apportées au rituel des six autres sacrements par la réforme liturgique ont été beaucoup moins étudiées. C’est l’immense mérite du livre de l’abbé Barthe : Les sept sacrements d’hier à aujourd’hui que de traiter cette question, avec une belle préface de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana. Il faut convenir que cette publication a donné lieu à des échanges que l’auteur n’avait pas anticipés, mais qui sont restés au stade épistolaire, aucun débat contradictoire en face à face n’ayant pu avoir lieu. Ses contradicteurs reprochent à cet ouvrage de remettre en cause, par ses réserves, l’indéfectibilité de l’Eglise.

Rappelons ici les conditions de validité d’un sacrement :

  • la matière, définie par l’Eglise en conformité avec sa pratique séculaire : le pain de froment et le vin de raisin pour l’eucharistie, l’eau pour le baptême,
  • la forme, les paroles qui agissent et expriment le caractère particulier de chaque sacrement, ainsi pour le baptême : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »,
  • le ministre validement ordonné, généralement le prêtre mais pas exclusivement (en cas d’urgence n’importe qui peut baptiser),
  • que ce ministre ait l’intention de faire ce que veut faire l’Eglise.

Une analyse critique

Dans son travail, l’abbé Barthe s’attache essentiellement à l’étude de la forme, soit l’ensemble des prières qui accompagnent le rite sacramentel. En aucun cas il ne met en cause la validité des sacrements pour un défaut de forme. Il ne prétend pas non plus sacraliser le rite de 1962, qui est certainement perfectible, la seule liturgie parfaite étant celle du ciel. Il se contente d’observer que la multiplicité des possibilités liturgiques nuit, par nature, à la sacralité du rite. Il est d’ailleurs surprenant que, parmi la multiplicité des possibilités offertes, la seule interdiction soit celle de l’utilisation du rituel traditionnel. L’abbé Barthe, textes à l’appui, observe dans les nouveaux rituels des sacrements un affaiblissement des réalités surnaturelles, un amoindrissement du sens de chaque rite, afin d’en réduire les aspérités pour l’esprit du monde. Aucune vérité de foi n’est niée. Elles sont cependant souvent estompées. L’exemple le plus emblématique est celui du nouveau rituel du baptême. « Dans la forme traditionnelle, le baptême est présenté comme une infusion de la vie divine dans une dynamique de combat explicite contre l’emprise du démon à cause du péché originel ; le rituel nouveau ne marque que très peu cette perspective », en particulier par la quasi-disparition des exorcismes.

Les raisons d’une résistance

Si de nombreuses publications ont souligné la qualité de ce travail, d’autres voix se sont exprimées pour reprochant à l’auteur de « juger et condamner des prières approuvées par la sainte Eglise hiérarchique notre Mère ». Est-il incongru de rappeler que le fameux article 7 de l’Institutio Generalis présentant le missel réformé, en 1969, définissait la messe comme « le rassemblement du peuple de Dieu sous la présidence du prêtre » et a eu force de loi pendant plusieurs mois avant qu’il ne soit modifié par le pape ? Malheureusement « la sainte Eglise hiérarchique notre Mère » peut adopter des formulations hasardeuses dont le simple laïc n’est cependant jamais le juge, car c’est en définitive la Tradition de l’Eglise qui juge les nouveautés, si tant est que dans l’Eglise il puisse apparaître des nouveautés. Le terme de « nouveaux rituels catholiques » n’est-il pas, en lui-même, un oxymore ?

Les laïcs et les prêtres attachés à la célébration traditionnelle des sacrements le font pour trois raisons principales, cumulatives ou exclusives selon les personnes :

  • les nouvelles formules rituelles, cela a été abondamment démontré pour la messe, expriment de manière moins nette et limpide les réalités surnaturelles de la foi catholique. Il n’est pas question d’affirmer que l’Eglise donne à ses enfants « des serpents et des scorpions » à la place de « poissons et d’œufs », mais d’observer qu’en lieu et place d’une boisson roborative à la saveur manifeste et à l’identité affirmée c’est trop souvent une insipide infusion sans bouquet, ni corps qui est proposée.
  • il n’est pas du pouvoir de l’autorité suprême de rompre avec la tradition multiséculaire de l’Eglise. Il y a dans l’interdiction de la célébration des sacrements selon leur forme traditionnelle un abus de pouvoir auquel il est légitime de résister sans amertume, ni ressentiment mais aussi sans faiblesse, ni scrupule. On est d’ailleurs surpris du manque de respect témoigné envers les parents, les fiancés, etc. par des autorités qui n’ont à la bouche que le mot de dialogue et qui, sans avoir démontré en quoi ces rites traditionnels seraient nocifs, ne savent user que de l’argument d’autorité pour interdire qui un mariage, qui des obsèques selon ces rites.
  • au-delà des nouveaux rites de la messe dont les ambiguïtés ont été depuis longtemps identifiées, la fidélité aux pédagogies traditionnelles de la foi est aussi une question de cohérence globale (lire à cet égard l’article de l’Union Lex Orandi « Cinq raisons d’exiger la confirmation dans le rite traditionnel »).

La résistance aux « adaptations conciliaires », dont la légitimité et la fécondité apostolique peuvent être questionnées, est une simple mesure de prudence et de bon sens, ne remettant en cause ni l’indéfectibilité de l’Eglise, ni son magistère.

Ce travail documenté et apaisé sera d’une grande utilité pour tous ceux qui, sereinement mais fermement, se contentent de vouloir persévérer dans la fidélité aux moyens de sanctification dont usèrent leurs pères.

Il regrette sa transition de genre, commencée à 17 ans

Né homme, Karlee a entamé à 17 ans un parcours de transition sexuelle pour devenir une femme. Après plusieurs tentatives de suicide, il raconte son histoire et la prise en charge médicale française des personnes transgenres.

Son discours lui vaut des menaces de mort. Aujourd’hui, il a 30 ans et regrette ses nombreuses opérations. Après plusieurs tentatives de suicide, il a choisi de raconter son histoire et la prise en charge médicale française des transgenres.

Beaucoup de mes traumatismes non pansés proviennent de mon enfance. J’ai grandi dans une famille très peu soudée et dysfonctionnelle, entourée de frères et sœurs et de parents indifférents. Quant à mon homosexualité, je l’ai annoncée très tôt, à 13 ans. Mais j’en avais honte. J’ai grandi à la campagne et j’ai eu internet tardivement, j’ignorais ce qu’était la transidentité. C’est la famille américaine des Kardashian qui m’a appris l’existence des transitions de genre. À l’époque, mon copain m’avait fait remarquer que je parlais de moi au féminin, que je voulais être « la fille ».

Nucléaire : ils reconnaissent leur erreur mais sans poser leur démission

Une quarantaine de représentants d’États sont réunis ce mardi à Paris pour le deuxième sommet consacré à la relance du nucléaire civil.

En ouverture des débats, Ursula von der Leyen a souligné que réduire la part du nucléaire en Europe a été « une erreur stratégique ». Selon la présidente de la Commission européenne, « ce choix » de l’Europe a eu pour conséquence de la « détourner d’une source fiable et abordable d’énergie à faibles émissions ».

Quand on reconnaît son erreur, on démissionne, non ?

Avant elle, Emmanuel Macron avait également défendu la relance du nucléaire civil en tant que facteur « d’indépendance », notamment dans un contexte géopolitique où la dépendance aux hydrocarbures peut « devenir un instrument de pression, voire de déstabilisation ».

« Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies ».

Suivez le séminaire Intelligence artificielle et santé

On nous signale qu’il reste encore quelques places (mais dépêchez-vous, cela ne va pas durer) pour le séminaire qu’organise la chaire internationale de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune le 14 mars prochain sur le thème: Intelligence artificielle et santé.

Intervenants : Pr. Olivier Rey, Stéphane Ragusa, Laetitia Pouliquen et Jean-Marie Le Méné, etc.

Le séminaire IA et santé aura lieu en présentiel, le samedi 14 mars 2026, de 14h30 à 18h30, à Paris 15e

Pour qui ? Il s’adresse aux scientifiques, médecins, philosophes, juristes, mais aussi à toute personne curieuse des enjeux bioéthiques soulevés par l’IA en matière de santé.

Inscription gratuite mais obligatoire, dans la limite des places disponibles : https://chairebioethiquelejeune.org/congreso-internacional-bioetica/seminaire-ia-et-sante/

Réponse au Cardinal Sarah de M. l’abbé Etienne Ginoux FSSPX

Source : https://fsspx.news/fr/news/reponse-au-cardinal-sarah-57576

Dans une tribune parue en France dans Le Journal du Dimanche du 22 février 2026, le cardinal Sarah, qui a été ces dernières années une forte source d’encouragement pour de nombreux fidèles, s’inquiète de l’annonce des sacres épiscopaux par la Fraternité Saint-Pie X.

Le cardinal écrit : « Combien d’âmes risquent de se perdre à cause de cette nouvelle déchirure ? » On est en droit de se demander si ce sont vraiment les âmes des fidèles fréquentant les chapelles de la Fraternité qui sont en danger, ou s’il ne faudrait pas davantage craindre pour le salut de ceux qui suivent les « prélats qui renoncent à enseigner le dépôt de la foi » ou les « loups déguisés en agneaux », justement dénoncés par le prélat.

Le remède proposé par Son Éminence à ceux qui veulent « mener le combat pour la foi, la morale catholique et la Tradition liturgique » est l’attachement au Successeur de Pierre. Tout catholique devrait alors accepter ce qui vient du pape sans jamais désobéir. Cela n’est pourtant pas aussi simple qu’il n’y paraît, car n’est-ce pas précisément de Rome que sont récemment venus l’ouverture des divorcés remariés à la communion eucharistique, la bénédiction des couples irréguliers, l’assertion selon laquelle Dieu veut la pluralité des religions, la remise en cause de titres traditionnellement attribués à la Très Sainte Vierge Marie et employés par de nombreux papes, ou encore la tentative de suppression à long terme du missel traditionnel ? Or le cardinal Sarah s’est lui-même opposé à nombre de ces nouveautés au nom de la Tradition.

D’un côté, il nous montre l’exemple du bon combat pour la foi, la morale catholique et la tradition liturgique ; de l’autre, il nous invite à obéir à ceux qui sont à l’origine des maux que nous combattons. Comment le faire alors même que des cardinaux peuvent répandre des opinions hétérodoxes, réprouvées par le cardinal guinéen, sans être cependant jamais inquiétés par les autorités de l’Église ? Qu’en conclure, sinon que nous n’avons d’autre choix, avant d’assentir, que de distinguer entre les enseignements fidèles à la foi de toujours et ceux qui sont l’expression d’une pensée nouvelle, irréconciliable avec le magistère antérieur ? Bien que le pape actuel n’exerce le souverain pontificat que depuis peu, ses nominations aux charges les plus élevées ainsi que ses discours et homélies ne permettent pas d’augurer un changement notable.

Enfin, le cardinal Sarah nous donne à méditer le bel exemple d’obéissance héroïque du Padre Pio. On nous permettra cependant de remarquer l’immense différence entre la situation du stigmatisé de Pietrelcina et celle de la Fraternité Saint-Pie X. Il accepta dans la foi, l’humilité et l’obéissance une grave injustice concernant sa personne, mais qui n’avait pas de conséquence extérieure quant au salut des âmes. La Fraternité s’élève quant à elle contre une injustice touchant le bien commun de l’Église, blessée dans sa foi, sa morale et sa liturgie, comme le reconnaît le cardinal. Comment rester silencieux alors que la foi et le salut des fidèles sont menacés ? N’est-il pas nécessaire, par charité pour ces âmes, que certains osent s’opposer à ceux qui propagent l’erreur ?

Saint Paul s’est publiquement opposé à saint Pierre à Antioche, avant que le premier pape ne reconnaisse son erreur. Saint Athanase, alors que la majorité des évêques est proche de l’hérésie d’Arius, est excommunié par le pape Libère mais continue de prêcher et d’éclairer les âmes. Le Padre Pio a donc eu raison d’obéir à des sanctions injustes le concernant, car rien ne menaçait la foi des fidèles. On sait moins qu’il refusa de célébrer la messe selon le missel expérimental de 1965 en langue vernaculaire et qu’il continua à célébrer la messe de son ordination jusqu’à sa mort, en 1968, quelques mois avant l’entrée en vigueur de la réforme liturgique. Qu’aurait-il fait alors ?

Éminence, nous vous supplions d’utiliser votre autorité, votre notoriété et votre plume pour convaincre le Saint-Père de mettre un terme à la crise doctrinale, morale et liturgique que traverse la sainte Église. Alors la Fraternité Saint-Pie X ne sera plus dans la nécessité d’ordonner des évêques sans mandat pontifical. Alors il y aura une véritable unité et une parfaite communion dans l’Église de Dieu : l’unité et la communion dans la foi.

Abbé Étienne Ginoux | F.S.S.P.X.

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L’Église est juge des arts | Entretien avec James Matthew Wilson

L’Église est “juge des arts” selon une expression du Concile Vatican II, rarement citée. Elle a un rôle d'”arbitre” quant à la beauté de la liturgie, mais ce rôle se joue aussi “ad extra” ! Comme l’Église du Christ est l’accomplissement parfait des transcendentaux, elle a pour droit et devoir de promouvoir le Beau. Par extension, le catholique se voit attribuer le rôle de “gardien de la culture.” Notre foi nous encourage à chercher, aimer et promouvoir la beauté de la civilisation chrétienne dans tous les aspects de notre vie !

C’est ce que Mgr Cordileone, par exemple, fait aux Etats-Unis, en soutenant des artistes catholiques comme le poète James Matthew Wilson, un poète, professeur et intellectuel américain qui développe ici cette question de première importance dans cet entretien exceptionnel présenté par Augustin Marie Bréchard, de la Fraternité Saint-Ephrem.

La vidéo est disponible ci-dessous ⬇️

https://www.youtube.com/watch?v=BpQxAtsyC4M

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Pélerinage de Loublande en l’honneur du Sacré Coeur, les 18 et 19 avril

Deux jours de marche et de prière, la beauté de la liturgie, une veillée traditionnelle et des temps forts d’amitié : le pèlerinage Notre Dame de Loublande revient pour la troisième fois cette année au cœur de la Vendée militaire pour honorer le Sacré Cœur et prier pour la conversion de la France. Les samedis 18 et 19 avril, prends ton sac à dos et rejoins-nous !

Prier pour la France, sous le patronage du Sacré Cœur

Du sanctuaire au sanctuaire, sur une boucle dans le bocage, les pèlerins de Loublande rendent hommage au Sacré Cœur sur les lieux même où Il est apparu au début du XXème siècle. L’histoire remonte à 1916, pendant la Première Guerre Mondiale. La France vient d’adopter la loi de séparation de l’Église et de l’État. Les Français sont de plus en plus athées, quand ils ne sont pas franchement hostiles à l’Église. Au nord de la Vendée, le Sacré Cœur Lui-même vient demander la conversion de la France. Il apparaît à une jeune bergère, Claire Ferchaud, qui depuis son enfance, voit l’Enfant Jésus lui parler, la former, la guider. Le Sacré Cœur lui donne une mission pour la France : consacrer le pays au Sacré Cœur de Jésus en imposant son emblème sur le drapeau tricolore et en faisant instituer la messe perpétuelle à Loublande : «Quand Je verrai dans ce lieu, les foules à genoux et demander pardon, Mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la Paix sur une France régénérée». Deux demandes restées lettre morte malgré les efforts de Claire Ferchaud, de prêtres et même de l’évêque plus tard. Avec la Vierge Marie, le pèlerinage de Loublande prie pour l’instauration de la messe perpétuelle et pour la France..

Marcher, prier, veiller

Après 2024 et 2025, c’est la troisième édition du pèlerinage de Loublande. En chapitres, la marche d’une vingtaine de kilomètres s’adresse à tous les âges. Elle commence par la messe, dans la forme traditionnelle du rite romain, et fait étape à Saint-Laurent-sur-Sèvre, sur le tombeau du Père de Montfort. Entre les temps de prière et de formation, s’intercalent des moments amicaux et une grande veillée traditionnelle le samedi soir où tous les talents ont leur place. Un chapitre statique accueille aussi les pèlerins non-marcheurs. Le tout dans une ambiance simple et familiale !

Les inscriptions sont ouvertes. Plus de renseignements sur notre site Internet : pelerinagesacrecoeurloublande.fr

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Un tout nouveau site Internet pour Kairos

La Fondation Kairos pour l’innovation éducative-Institut de France a le plaisir de vous annoncer qu’elle vient de mettre en ligne un tout nouveau site internet qui permet de suivre ses activités au service de l’éducation de la jeunesse.

Vous pourrez y retrouver par exemple la liste exhaustive des écoles soutenues, ou encore toutes les publications (colloques, sondages, articles…).

Camille Galliard-Minier, ministre de l’euthanasie

Lu sur Genethique:

Le 26 février, Camille Galliard-Minier a été nommée ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Elle remplace Charlotte Parmentier-Lecoq dont les propos avaient été épinglés par l’ONU.

L’ancienne ministre avait en effet réclamé que le « droit à l’aide à mourir » soit « accessible à toute personne en situation de handicap », « comme le prévoit la Convention des droits des personnes en situation de handicap des Nations unies ». Suite à de tels propos le Comité des droits des personnes handicapées avait réclamé des « mesures visant à garantir que les autorités de l’Etat partie s’abstiennent d’affirmer dans les médias publics et les réseaux sociaux que le Comité soutient la légalisation de l’euthanasie ».

Une députée active sur la fin de vie

Suppléante d’Olivier Véran en 2020, Camille Galliard-Minier était entrée au Palais Bourbon après la nomination de ce dernier au poste de ministre de la Santé. L’ancienne avocate a pris une part active au débat sur la fin de vie en tant que député de l’Isère (groupe Ensemble pour la République).

En effet, c’est elle qui avait demandé une seconde délibération sur l’amendement d’Annie Vidal (Ensemble pour la République) qui visait à interdire le recours à l’ « aide à mourir » en cas de souffrances psychologiques seules. Camille Galliard-Minier considérait alors « essentiel » de « préserver l’équilibre du texte ». Un « équilibre » de façade qui a permis l’adoption de la proposition de loi en deuxième lecture le 25 février dernier.

Un député sourd aux alertes

Et face à différents députés préoccupés par les pressions que pourrait faire peser sur les personnes vulnérables l’adoption d’un « droit à l’aide à mourir », la nouvelle ministre des Personnes handicapées osait affirmer que la proposition de loi ne serait « que protection », ajoutant : « La construction même de ce texte vise à protéger les personnes qui auront recours à l’aide à mourir ! ».

L’ancien député de l’Isère a voté en faveur de l’« aide à mourir » en deuxième lecture. Désormais ministre et censée porter les préoccupations des plus vulnérables d’entre nous, les écoutera-t-elle enfin ?

source : Gènéthique

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