Charbel Makhlouf, le saint aux milliers de miracles
Eglise universelle : Saint Charbel, le saint aux milliers de miracles
La paroisse de Vallet, dans le vignoble nantais, accueille depuis quelques années des reliques de saint Charbel (1828-1898). Une grande vénération au saint moine libanais, canonisé en 1977, et prestigieux thaumaturge, s’est développée sous la houlette de l’abbé Hervé Godin, curé de la paroisse, qui nous présente le sanctuaire et la nature de cette dévotion.
Eglise en France : Centenaire de la coupe d’éloquence de la DRAC
Fondée en 1924, la DRAC (Droits du Religieux Ancien Combattant) organise depuis 1926 un concours d’éloquence pour les lycéens qui aura lieu cette année le dimanche 22 mars. Bathilde Salleron, administratrice, nous présente le sujet de cette année : Quelles raisons les jeunes d’aujourd’hui ont-ils de défendre l’Eglise ?
Eglise en Marche : Restaurer la chapelle des Visitandines de Besançon
Fondée en 1630, la Visitation de Besançon a disposé pendant des siècles d’une chapelle au destin tumultueux : chapelle d’hôpital, hangar à machines, amphi de fac. Aujourd’hui, la Fraternité Saint Pie X s’est attachée à la restauration de ce “bijou”. L’abbé Mathias Jehl nous présente l’état d’avancement des travaux et les initiatives à venir.
Les hérésies du théologien jésuite français Bernard Sesboüé
Matthieu Lavagna s’intéresse au théologien catholique et jésuite Bernard Sesboüé (1934-2022), reconnu comme l’un des grands spécialistes contemporains de la christologie et de l’histoire des dogmes. Professeur de théologie dogmatique au Centre Sèvres (Facultés jésuites de Paris), il a travaillé principalement sur la christologie, les conciles œcuméniques ainsi que sur le développement historique des formulations de la foi chrétienne. À ce titre, il est aujourd’hui encore considéré en France comme une référence en matière théologique.
Cette considération est-elle justifiée ? Réponse de Matthieu Lavagna :
Ayant lu un certain nombre de ses ouvrages, j’adopte à son sujet une position nuancée. Il serait absurde de nier sa compétence encyclopédique en histoire de l’Église. Sesboüé est incontestablement un maître en la matière, et ses travaux témoignent d’une érudition impressionnante.
Mais ces éloges étant posés, certaines réserves s’imposent. Et elles ne sont pas mineures.
Un livre en particulier pose de réels problèmes: sa réponse à Frédéric Lenoir, Christ Seigneur et Fils de l’Homme. Dans cet ouvrage, Sesboüé défend en effet des thèses qui relèvent objectivement d’une lecture moderniste de la sainte Écriture.
La négation des prétentions divines de Jésus
Selon Sesboüé, Jésus n’aurait jamais revendiqué sa divinité. En effet, ce dernier ose écrire noir sur blanc :
« Jésus s’est-il personnellement proclamé Dieu ? Non, et heureusement. Car ceux qui vous disent qu’ils sont Dieu, vous les trouvez plutôt dans les hôpitaux psychiatriques » (p. 20).
Sesboüé martèle encore quelques pages plus loin :
« Jésus n’a nullement revendiqué le titre de Fils de Dieu, c’est vrai » (p. 25) et ajoute qu’« on devra donc dire que le titre de Fils de Dieu ne remonte pas à Jésus » (p. 31).
Le lecteur un tant soit peu familier des Évangiles a évidemment de quoi tomber de sa chaise ! En effet, il est un fait parfaitement avéré que Jésus revendique à plusieurs reprises le titre de Fils de Dieu dans les évangiles.
Lors de son procès devant le grand prêtre, on lui pose explicitement la question : « Es-tu le Christ, le Fils de Dieu ? » Jésus répond simplement : « Tu l’as dit » (Mt 26, 63-64 ; Mc 14, 61-62 ; Lc 22, 70-71) confirmant ainsi explicitement ce titre. Les chefs des prêtres eux-mêmes reprennent ensuite cette affirmation en la rapportant ainsi : « Il a dit : Je suis le Fils de Dieu » (Mt 27, 43) pour le condamner. Cette reconnaissance réapparaît d’ailleurs jusque dans le récit de la crucifixion : au pied de la croix, le centurion romain, témoin des événements, s’exclame : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » (Mt 27, 54 ; Mc 15, 39).
Dans l’évangile de Jean, Jésus défend explicitement ce titre et s’étonne des accusations qu’il reçoit suite à cette revendication « Pourquoi me reprochez-vous d’avoir dit : Je suis Fils de Dieu ? » (Jn 10, 36).
Les propos de Jésus sont si explicites que plusieurs témoins les reconnaissent. Nathanaël, frappé par la rencontre avec Jésus, s’écrie : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le Roi d’Israël ! » (Jn 1, 49) et Jean-Baptiste confirme lui aussi : « Celui-ci est le Fils de Dieu » (Jn 1, 34).
Enfin lorsque Jésus demande à ses disciples de l’identifier, Pierre répond avec enthousiasme : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (Mt 16,16). Et Jésus au lieu de reprendre Pierre confirme avec force : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 16, 17).
Ainsi, le titre de Fils de Dieu traverse l’ensemble des évangiles. On le retrouve aussi bien dans les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) que chez Jean.
Sesboüé est évidemment bien trop cultivé pour ignorer ces versets. Et pourtant, sa solution pour justifier la thèse qu’il avance est pour le moins surprenante : il affirme que toutes ces déclarations auraient été insérées dans la bouche de Jésus (et des autres personnages qui confessent sa filiation divine) après coup, par les évangélistes ! Autrement dit, pour Sesboüé, chaque affirmation de Jésus concernant sa divinité ne serait plus le témoignage direct des événements, mais une construction postérieure de la communauté chrétienne.
Il écrit en effet :
« Dans la confession de foi de Césarée de Philippe, Matthieu fait dire à Pierre : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (Mt 16,16). On peut penser qu’au plan de l’histoire, Pierre n’a confessé que la messianité de Jésus. Mais la communauté primitive, faisant mémoire de la scène, a ajouté spontanément le titre de Fils de Dieu qui appartient à sa confession du ressuscité. L’évangéliste emploie le terme de Seigneur à propos de Jésus de manière rétroactive. De même, la scène où Jésus marche sur les eaux s’achève sur cette confession de foi : “Vraiment tu es le Fils de Dieu” (Mt 14,33) » (p. 60-61).
La thèse de Sesboüé est donc claire. Jésus n’aurait jamais employé le titre de Fils de Dieu lui-même, et les disciples n’ont inventé ce terme qu’après sa Résurrection1, et ont mis cela dans la bouche de Jésus.
Reste alors une question : si Jésus ne s’est jamais revendiqué personnellement Fils de Dieu, quelles raisons avons-nous de croire qu’il l’est vraiment ? Si ce titre a été inventé postérieurement par les évangélistes à la fin du 1er siècle comme l’affirme Sesboüé, comment peut-on affirmer avec certitude que les premiers chrétiens n’ont pas surinterprété la filiation divine de Jésus ?
Remarquons aussi que l’affirmation selon laquelle Jésus et ses disciples n’ont pas proclamé le titre de fils de Dieu revient à nier le dogme de l’inerrance de l’Écriture puisque les passages cités précédemment émettent l’assertion selon laquelle Jésus a bien revendiqué ces titres explicitement. Or le magistère nous enseigne que
« toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l’Esprit Saint, et qu’il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée » (Dei Verbum 11)
Et d’ajouter :
« La sainte Mère Église a tenu et tient fermement et, avec la plus grande constance, que ces quatre Évangiles, dont elle affirme sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, durant sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné pour leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel (cf. Ac 1, 1- 2). […] de manière à nous livrer toujours sur Jésus des choses vraies et sincères » (Dei verbum 19)
Ces passages impliquent nécessairement que si les évangiles affirment que Jésus a revendiqué à de nombreuses reprises le titre de Fils de Dieu alors il serait contraire au dogme de l’inspiration scripturaire de soutenir la thèse contraire. Une telle négation revient purement et simplement à nier le dogme de l’inerrance de l’Écriture et donc à sombrer dans l’hérésie.
Éloges de Luther
Mais le modernisme de Bernard Sesboüé ne s’arrête pas en si bon chemin. Loin de se limiter à nier l’inerrance de l’Écriture, ce dernier n’a pas hésité à faire publiquement l’éloge et l’apologie de Martin Luther, allant jusqu’à se réjouir de célébrer avec les protestants les 500 ans de la Réforme !
En 2017, il affirmait sans rougir :
« Le jugement de l’Église catholique sur Luther était un jugement très sévère, pessimiste et [un jugement] de condamnation, parce que l’Église catholique a vu en Luther avant tout quelqu’un qui a désobéi. Ce qu’elle n’a pas su voir […] c’est la figure nouvelle de la foi que Luther représentait […] Depuis le milieu du XXᵉ siècle, l’Église catholique a commencé à changer son regard sur Luther et à le voir de manière beaucoup plus positive. Autrement dit, avec un long retard, elle était capable de discerner chez Luther cette figure nouvelle de la foi, qui était une exigence et qui représentait aussi un retour à la foi paulinienne, voulant prendre davantage de recul par rapport aux dévotions. On peut dire aussi que c’est une réaction contre certaines dévotions, à la manière de saint Ignace de Loyola, et un retour à la vraie foi pure. C’est la première fois qu’un anniversaire de Luther est célébré en même temps et ensemble par protestants et catholiques, et que chacun tente de souligner le côté positif de Luther. » (Entretien avec Bernard Sesboue, Editions Vie Chrétienne (@editionsviechretienne), disponible sur Youtube)2
Sesboüé semble oublier que Luther, en s’opposant à l’Église, a ouvert la porte à des siècles de divisions, d’hérésies et de chaos religieux. Faire l’éloge de Luther comme une « figure nouvelle de la foi » revient à réhabiliter l’insoumission comme une vertu théologique. On se demande comment un théologien catholique peut sérieusement considérer un hérétique notoire comme Luther comme « une nouvelle figure de la foi » qui représente « un retour à la vraie foi pure ».
Négation du dogme Hors de l’Église, point de salut
Concomitamment à l’éloge de cet illustre hérésiarque, Sesboüé s’attaque, selon une logique résolument protestante, au dogme Hors de l’Église, point de salut. Il affirme que les protestants n’ont pas besoin de se convertir à l’Église catholique et que les dénominations issues de la Réforme peuvent être considérées comme de véritables Églises au sens propre. Il emploie à plusieurs reprises l’expression « Églises issues de la Réforme ».
Cette position entre en contradiction flagrante avec le magistère catholique, qui stipule que :
« Les Communautés ecclésiales qui n’ont pas conservé l’épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre » (Dominus Iesus, 2000).
Pour Sesboüé, cependant, pas de quoi s’inquiéter :
« En dehors de l’Église catholique, il existe donc des regroupements chrétiens qui méritent le nom d’Église, parce qu’ils sont des Églises au sens théologique propre. […] L’Église du Christ subsiste aussi en elles, même si c’est de manière partielle. Leurs membres ne sont pas sauvés malgré leur appartenance à ces Églises, mais en vertu de leur appartenance […] L’adage “Hors de l’Église, point de salut” ne peut plus être invoqué par la théologie catholique en ce qui concerne les membres des autres Églises chrétiennes et ne pose plus aucun problème à leur sujet» (Hors de l’Église point de salut, 2004, p. 231).
Et il renchérit :
« Aucun chrétien baptisé n’est plus visé par l’adage classique “Hors de l’Église”… » (p. 236) « Nous sommes en présence d’un point formellement nouveau. Il est la conséquence du subsistit in et de la reconnaissance de l’ecclésialité, plus ou moins complète, des confessions non-catholiques. […] Leurs membres ne sont plus ordonnés à l’Église mais déjà incorporés en elle. Il n’est plus question de désir implicite ou d’ignorance invincible. » (p. 243)
Autrement dit, selon Sesboüé, tous les protestants — méthodistes, pentecôtistes, luthériens, baptistes, etc. — font partie de l’Église du Christ, indépendamment de leur ignorance invincible à l’égard de l’Église catholique. Cette position contredit le magistère bimillénaire de l’Église, qui enseigne que seule l’Église catholique est la véritable Église du Christ et que les dissidents doivent être évangélisés pour être ramenés au bercail (Pie XI, Mortalium animos)
Par ses prises de position, Sesboüé banalise la division chrétienne et dilue l’exclusivité salvifique de l’Église catholique. Ses éloges de Luther et sa négation du dogme Hors de l’Église, point de salut révèlent une vision résolument moderniste de la foi, en rupture ouverte avec la doctrine traditionnelle.
Même Vatican II rappelle, de manière explicite, qu’il n’y a pas de salut en dehors de l’Église catholique :
« Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, il [le concile] enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême (cf. Mc 16,16 ; Jn 3,5), c’est la nécessité de l’Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu’il nous a confirmée en même temps. C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Église catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus-Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient pas être sauvés. » (LG 14)
On pourrait objecter que certains protestants « ne savent pas » que l’Église de Dieu est l’Église catholique et ne sont donc pas visés. Certes, mais cette concession repose sur l’idée d’ignorance invincible, que Sesboüé rejette lui-même. Sa thèse s’applique donc au salut de tous les protestants, indépendamment de la présence ou de l’absence d’ignorance invincible. Une telle thèse contredit le magistère de l’Église, qui a toujours enseigné qu’il faut appartenir à l’Église catholique pour être sauvé, au moins par un désir implicite pour ceux qui ignorent, sans faute de leur part, la véritable Église. Mais Sesboüé balaie ce dogme d’un revers de la main en affirmant qu’« il n’est plus question de désir implicite ou d’ignorance invincible » (p. 243).
Conclusion
En définitive, le cas de Bernard Sesboüé illustre un paradoxe devenu fréquent dans une certaine théologie contemporaine : une érudition historique incontestable mise au service de thèses qui sapent les fondements mêmes de la foi qu’elles prétendent éclairer. Car une théologie qui commence par expliquer que Jésus n’a jamais revendiqué le titre de Fils de Dieu, qui relativise la fiabilité historique des Évangiles, qui réhabilite un hérésiarque condamné par l’Église pendant des siècles et qui vide de sa substance l’antique principe extra Ecclesiam nulla salus, constitue une rupture doctrinale manifeste. Une telle inversion est précisément ce que le magistère a toujours dénoncé sous le nom de modernisme.
Certes, l’érudition historique de Bernard Sesboüé mérite d’être reconnue. Mais l’autorité intellectuelle en matière historique ne suffit pas à garantir la justesse doctrinale. Dans l’histoire de l’Église, les plus grandes crises ont souvent été provoquées par des esprits brillants. Et la leçon demeure toujours la même : lorsque la théologie remet en question la fiabilité des Écritures et qu’elle se permet de contredire frontalement le magistère, elle cesse d’être un service rendu à la vérité.
Puissent les nouveaux théologiens s’éloigner de la pensée de ce jésuite et retrouver le chemin de la fidélité à l’enseignement de la sainte Église.
Le Liban crucifié sur l’autel de l’holocauste mondial ?
De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur, biographe et consultant
Depuis 2023, depuis la première fois où j’ai posé le premier pied en terre libanaise, la veille de la fête de saint Joseph, si on m’avait dit : « Tu vas connaître deux guerres, celle de 2023-2024 et celle de 2025-2026 », serais-je venu au Liban ? Un membre éminent du Rotary Club, en France, avait dit aux autres membres : « Il y va parce qu’il est journaliste ». Comme si les journalistes ont le droit – le devoir (?) – de risquer leur vie pour tenir informés les consommateurs d’actualités restés à l’abri…
Depuis ce premier pas du 18 mars 2023, d’autres ont suivi. C’est la 13e fois que je mets les pieds au Liban. En tout, j’ai vécu plus de 200 jours au Liban. Aujourd’hui, la situation est des plus critiques et périlleuses, deux mois après la visite du pape Léon XIV, « l’apôtre de la Paix ! ». De nouveau le Liban est attaqué, blessé, crucifié, massacré. Il est sur l’autel d’un holocauste qui ne dit pas son nom, tel un agneau que l’on offre en sacrifice. Au profit de qui ? Oui, à qui profite cette « guerre sans fin » ?
Eclairage sur un pays enténébré, qui est plus qu’un pays, « un message », plus qu’un message, une lamentation désespérante, un cri, une dernière expiration. Eclairage sur un peuple, qui est plus qu’un peuple, une « civilisation », « un berceau civilisationnel crucifié ». Eclairage sous les missiles où se mêlent carême et ramadan, envies d’entreprendre et de vivre, dépression et traumatisme, espérance et peur ultime, résistance et résilience. Eclairage sur une « guerre sans fin », que certain appellerait « génocide ».
« Tu es fou » me dit un Libanais en raccrochant, un ancien ministre. « Mais, encore une fois, pourquoi ne pas remettre ton voyage à des temps plus cléments », répète un autre, sur WhatsApp, un éditeur local. Que faire ? Un autre – mon co-auteur, Fady Gemayel, qui a eu l’initiative du livre : La stratégie d’entreprise en temps de turbulences –, un entrepreneur de haut-vol qui a vu son entreprise bombardée deux fois, me rassure : « Je vous souhaite un excellent voyage, et surtout serein ».
Que faire ?
Je suis en Arabie saoudite depuis deux semaines pour l’écriture de mon nouveau livre et quelques reportages, et mon billet d’avion est pour demain. Depuis le 28 février, depuis le déclenchement de cette nouvelle guerre régionale qui ne s’appelle pas encore la Troisième Guerre mondiale – tant mieux –, mais qui embrase tout le Moyen-Orient, mon stress est monté en flèche. A « l’abri » à Djeddah, dans l’ouest de l’Arabie, à 1500 km des premières frappes, je me soucie de plus en plus de la suite. Je reçois les premiers messages de mes proches, qui s’inquiètent à juste titre. Je les rassure. Tout va bien. Je suis à une centaine de km de La Mecque (ou Maqqa, et la fameuse Kaaba qui renferme la pierre noire).
Chrétien, catholique pratiquant, je vis mon carême dans un pays musulman qui a adopté le wahhabisme, le salafisme, le sunnisme fondamentaliste. Mais, étrangement, les gens sont calmes, très accueillants. Les femmes sont revêtues de leur niqab noir, et les hommes de leur tunique blanche, la dishdasha, et certains ont le bisht, sorte de manteau en tissu léger. Quand je croise l’un de leurs regards, aux yeux bleu, vert ou noir profond, j’ai l’impression de voir une femme en détresse, en exil, en prison. Mon impression est « occidentale », plus ou moins fausse. Il faut que je change de logiciel et que j’apprenne, que je reçoive, en toute humilité, cette nouvelle information cultuelle, culturelle, religieuse et sociétale. En mêmes temps, et de façon discrète et amicale, j’ai pu distribuer une demi-douzaine de médailles miraculeuses. Ils aiment Mariam !
Les Libanais au creux du rocher
Le 7 mars, mon avion décolle de Djeddah, avec une heure de retard. Je me prends en selfie à l’intérieur car, c’est incroyable mais vrai, nous ne sommes qu’une dizaine ! Ce n’est pas un film. C’est l’histoire, l’histoire d’un conflit dans une région aussi grande que l’Europe. Pendant le vol, l’avion se déroute, et nous survolons le Nil, Assiout, et les cités pharaoniques. Au loin, mais nous nous en écartons, hélas, le mont Sinaï. Je survole ce berceau de l’humanité, grand comme un continent, un océan, un Nil blanc et bleu. Il est plutôt vert vu du ciel. J’y contemple des cercles de même couleur qui sont alignés par six ou sept sur une double rangée. Je m’interroge : sont-ce des cultures, des sites archéologiques transformés en oasis, des fermes géantes de pisciculture ?
Dépaysement total. Le voyage est un rêve, la nature une planète débordant de merveilles.
A l’aéroport Rafic Hariri, tout se passe bien. Je passe un peu plus de temps que d’habitude à répondre aux questions de la Sûreté générale. Un officier se déplace. Il m’interroge en usant d’un parfait français. Je réponds calmement à toutes ces questions. Je lui réponds que je suis ici pour donner des conférences et présenter mes livres, dont : Arthur, le petit prince du Liban. Heureusement, j’ai un exemplaire dans mon sac-à-dos. Il me laisse passer et me salue tout sourire aux lèvres en me souhaitant : « Bonnes conférences ! » Elles seront toutes annulées deux jours après.
Dehors, c’est le calme plat. Je fais un 360° sur moi-même. Je ne vois aucun panache de feu en direction de Beyrouth au nord. Je viens d’atterrir au creux du rocher, celui de Dieu, là où les Libanais se sont réfugiés, les Libanais qui veulent croire en un avenir meilleur. Sans cesse…

Des guerres ou un « génocide » sans fin ?
Ce mot de « génocide », un Libanais l’avait utilisé pour répondre à l’une de mes questions avant que je ne mette, pour la première fois, les pieds au Liban. Ma plume et mon projet d’écriture – une véritable aventure humaine – me poussaient à venir au Liban, un rêve de 30 ans qui était apparu lors de cette rencontre à Paris, dans les années 1990, de ces deux séminaristes maronites de Jounieh – je ne les ai jamais revus.
Ce mot écrit et prononcé m’avait choqué. A l’époque, je le trouvais trop fort, appartenant trop à l’histoire, à l’histoire ancienne. Mais, je me trompais. Car, effectivement, au fil des hommes et de l’histoire, au fil des guerres, des persécutions et des pogroms, le peuple libanais, et, notamment, les chrétiens libanais ont vécu et vivent un lent génocide. Il s’agit même d’un mille-feuille génocidaire, comme si les chrétiens ici, les maronites, les melkites, les Grecs orthodoxes, les latins, les Arméniens apostoliques et catholiques, comme si tous, de génération en génération, étaient cloués sur le bois de la croix, celle du Christ offert en rançon pour payer la dette de l’humanité tout entière, celle des civilisations successives.
Quand j’évoque le sujet avec Elie, Georges, Fouad, Youmna, Tony, Fady, Sami, etc., tous ces Libanais locaux ou de la diaspora, pour eux, le mot de « génocide » s’expliquerait.
J’en avais parlé avec feu le docteur Robert Sacy, ce grand médecin d’une douceur exquise que j’avais rencontré lors d’un reportage en 2023. Il est mort trop tôt, trop jeune. Je l’avais pris en photo avec l’un de ses patients, un bébé de 6 mois récupéré dans une poubelle, le visage blessé, martyrisé par les brûlures d’une cigarette. Là encore, je me souviens lui avoir donné une médaille miraculeuse de la rue du Bac.

Les persécutions…
Quand je me rends au Liban, et que j’aperçois ses montagnes, habillées de leur manteau de neige hivernale : le Mont Liban et l’Anti-Liban (drôle de nom !), je ne peux m’empêcher de penser à la montagne de Dieu, au mont Hermon, à ses cimes divines Sanir et Hermon, un peu comme Masis et Sis pour le mont Ararat, la montagne de Noé. Il faut s’y promener une Bible à la main, et feuilleter, lire les 69 fois où le mot Liban est mentionné, les 51 fois où le mot cèdre est écrit, les 16 fois où le mont Hermon est magnifié. C’est là, dans ses entrailles que se trouve la source du Jourdain. Les chrétiens y sont nés dès la venue du Christ. Puisque Jésus, avec ses parents, puis, avec sa mère et ses disciples, s’y rendait. Combien de fois ? Peut-être une dizaine de fois, voire plus. Il aimait se rendre à Tyr, la belle, qui est mentionnée 61 fois dans le Livre des livres. Et Sidon ? 38 fois…
Oui, cette terre est sacrée, sainte. Elle appartient à Dieu. « Enlève tes sandales, l’endroit que tu foules est sacré. » Elle est chrétienne, depuis les premiers pas du Christ dans la vallée de Cana. Etait-il allé jusqu’à Beyrouth ? Jusqu’à Antioche ?
A Sidon, Paul y a été maintenu prisonnier. Je m’y suis rendu, libre. J’ai vu l’endroit. Christianisant, émouvant, sanctifiant… Martyrisant ?
Oui, les premières persécutions chrétiennes y fleurissent comme un jardin de paradis. Ce qui expliqueraient pourquoi les racines des cèdres sont si profondes. Sous Hérode, sous Dioclétien, à Tyr, les premiers mar-tyrs versent leur sang. Les premières victimes d’un « génocide » sans fin ?
« Le juste grandira comme un cèdre du Liban » (Ps. 92, 13)
Oui, il faut relire Osée, les Psaumes, l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, pour bien aimer, comprendre et connaître cette terre sainte qui s’appelle le « Cœur de Dieu ». Dans la langue de l’Emmanuel, du Fils de Dieu, de Jésus, Liban vient de l’araméen : « Lev-Anon » ou le « Cœur de Dieu ».
Cette persécution des chrétiens, commencée dès le début du christianisme, cesse avec la conversion de l’empereur Constantin (au 4e siècle).
Puis, les persécutions reprendront un siècle plus tard. Là, ce sont les chrétiens de Byzance la grande qui persécutent les premiers Maronites. Ces-derniers se réfugient dans les hautes montagnes du Mont Liban, puis dans la Qadisha. Là, la Bible y résonne d’une façon particulière, à plus de 1000 m d’altitude. Succèderont à ces malheurs d’autres malheurs : les persécutions des musulmans, de façon plus ou moins larvées, jusqu’en 1920. Que de persécutions !
Depuis 1948, depuis la création de l’Etat d’Israël, depuis les guerres israélo-arabes, depuis les guerres du Liban (1975-1990), qui ont démarré en raison de l’arrivée massive des Palestiniens chassés de Jordanie et déplacés au Liban en 1969 (on parle de la présence de 400 000 palestiniens au Liban) qui voulaient faire du Pays du Cèdre leur bras armé contre Israël. Notamment, le nouveau leader de l’OLP, Yasser Arafat (leader de 1969 à sa mort en 2004 – il meurt en France à Clamart !). Ce-dernier disait notamment : « La paix pour nous signifie la destruction d’Israël. Nous nous préparons à une guerre totale, une guerre qui durera des générations. » Ceci explique cela…

La disparition des chrétiens du Levant ?
Aujourd’hui, les chrétiens, toutes communautés confondues, sont à peu-près entre 30 et 35%. Ils étaient majoritaires en 1975. Il faudrait ajouter qu’ils représentent près de 80% de la diaspora dans le monde, selon certaines sources. Soit, 11 millions de chrétiens.
Dans les années 1970, les Etats-Unis ne s’en étaient pas cachés. Henry Kissinger, le Secrétaire d’Etat (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères) aurait dit : « il faut que les chrétiens quittent le Liban ». D’autres sources précisent un échange qu’il aurait eu avec Soleimane Frangié (le président maronite du Liban de 1970 à 1976) : « Que voulez-vous ? Des terres ? Autre chose ? Il y a des bateaux prêts, on donnera de l’argent à chacun pour qu’il commence une nouvelle vie. Il y a des pays encore pleins de possibilités, comme le Canada. »
De fait, les chrétiens veulent rester sur leurs terres ancestrales. Alors les guerres se sont déchaînées, la Syrie, Israël, puis de nouveau Israël… Tout est fait pour que le « plan Kissinger » se déroule.
L’Iran, le Hezbollah, et Israël : des voisins ennemis jurés
L’actualité guerrière et mortifère nous a rattrapé. Le 28 février, les Etats-Unis et Israël entraient en guerre contre l’Iran. Le Liban, quelques jours après, le 2 mars, était entraîné dans cette guerre régionale, lorsque le Hezbollah a envoyé deux roquettes dans le nord de l’Etat hébreux. Puis, les drones, les missiles et d’autres roquettes ont répondu de part et d’autre. Conséquences, à ce jour, il faut déplorer près de 800 morts, plus de 2000 blessés, et plus de 790 000 personnes déplacées du sud du Liban. Tout le sud est en guerre, sans oublier les quartiers chiites de la banlieue de Beyrouth, le nord-est et la région de la Bekaa.
L’Iran et son bras armé au Liban le Hezbollah veulent la disparition de l’Etat d’Israël qui de son côté veut supprimer, aussi, la milice chiite, tous ses cadres et son armement. Il veut, aussi, il ne faut pas être naïf, réaliser le Grand Israël, qui comprend tout le sud du Liban à partir du fleuve Litani.
La présence chrétienne dans le sud, dans les villages comme Cana, Alma Sha’b, Qlayaa, etc., existe toujours. Mais, elle est de plus en plus en suspension…
Le 9 mars, le prêtre Pierre al-Raï est mort en portant secours à ses paroissiens bombardés.
« Nous ne partirons pas », disent les chrétiens du sud qui refusent toute épuration ethnique, tout génocide, toute persécution religieuse.

Des Messagers de Paix !
Finissons avec le pape Léon XIV et le président Aoun. Ce-dernier répète ce qu’il avait dit au moment du départ du pape, le 3 décembre : « Cette visite marquera la mémoire du Liban et de son peuple. Vous avez exprimé un message d’espoir et de paix. Vous êtes venus au Liban avec un message de paix et de réconciliation, et avez assuré que ce petit pays reste un exemple d’unité et de coexistence. Nous avons perçu votre volonté de voir ce pays rester un havre de réconciliation et de paix. Je vous dis que votre message a été bien reçu et que nous continuerons à rechercher la paix. Nous espérons que nous resterons dans vos prières, parce que ce peuple croyant mérite la vie et la paix ! »
Quant au pape Léon XIV : « Je porte en moi la douleur et la soif de vérité et de justice de tant de familles, de tout un pays ». Il ne cesse depuis d’appeler à la Paix : « Que les armes cessent… Œuvrez pour la Paix ! »
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier
17-23 août : session familiale à Sées (61) avec la Fraternité Saint-Pierre
Depuis 2018, la Fraternité Saint-Pierre propose au cœur de l’été une semaine de vacances chrétiennes pour les familles, avec leurs enfants jusqu’à 15 ans.
Venez vivre un temps de ressourcement spirituel et familial :
- le matin, vie spirituelle et temps de formation pour les parents, pendant que les enfants sont pris en charge ;
- l’après-midi, activités culturelles, ludiques et sportives en couple ou en famille ;
- le soir, moments de détente et de convivialité
Inscriptions :
https://www.oeuvredesretraites.fr/evenement/2026-session-dete-pour-les-familles-a-sees/
Quatrième dimanche de Carême – Laetare
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Le quatrième dimanche de Carême est appelé du premier mot de son Introït Lætare : réjouis-toi. C’est en effet un dimanche de joie au milieu du Carême. C’était jeudi exactement le jour de la mi-carême, mais c’est en ce dimanche que la liturgie marque une pause dans les austérités de ce temps de pénitence en nous faisant entrevoir le but final, la joie de la résurrection, mais en nous rappelant que pour y parvenir il faudra passer par la croix. C’est par le bois de la croix que la joie est venue dans le monde entier, ainsi que le chante une antienne de l’adoration de la croix du Vendredi Saint.
En ce jour on ne chante toujours pas l’Alleluia, ni le Gloria in excelsis Deo, mais on peut jouer de l’orgue et orner l’autel de fleurs, ce qui est interdit les autres dimanches de Carême, et les ornements violets peuvent être remplacés par des ornements roses, si l’église en possède, comme au troisième dimanche de l’Avent.
Ce rose n’est pas seulement une couleur aimable et gaie, c’est celle d’une fleur, la plus belle et la plus odorante de toutes, mais qui a la propriété de pousser sur des épines : encore un rappel de la joie qui nous vient par la croix. Pour marquer l’importance de la croix dans la joie de ce dimanche, la station à Rome se faisait dans la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem au temps où le pape allait, tous les jours de Carême, célébrer la messe dans une des nombreuses églises de Rome. On y vénérait la relique de la vraie Croix apportée par sainte Hélène, et cette basilique était un peu comme une enclave romaine de Jérusalem.
Nous allons voir justement qu’il est beaucoup question de Jérusalem dans les chants de cette messe, et Jérusalem, on le sait, c’est la figure de l’Église. A l’époque où le répertoire grégorien s’est constitué, de nombreux païens recevaient le baptême dans la nuit de Pâques, et en ce dimanche de Lætare l’Église tressaillait de joie à la pensée de tous ces nouveaux enfants qu’elle allait appeler à la vie.
Introït : Lætare
C‘est la joie de la Jérusalem nouvelle qu’annonçait le prophète Isaïe dans le passage qui forme le texte de l’Introït.
Lætare Jérusalem, et conventum facite, omnes qui diligitis eam ; gaudete cum lætitia, qui in tristitia fuistis, ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestræ.
Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation.
La mélodie est évidemment joyeuse et bondissante. Elle se nuance tout juste d’un petit voile pour évoquer la tristesse passée, la croix avant la joie. A la fin elle est empreinte de douceur pour parler de la consolation, avec la belle image des petits enfants rassasiés au sein de leur mère qu’Isaïe développe d’ailleurs un peu plus loin dans un passage célèbre du même chapitre. Le verset de cet Introït est le début du psaume 121, psaume à la gloire de Jérusalem que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion.
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.
Graduel : Lætatus sum
Le texte du Graduel du quatrième dimanche de Carême est tiré du psaume 121, que l’on retrouve à trois reprises dans cette messe, et en particulier la première partie de ce Graduel est formée du premier verset de ce psaume, celui qui accompagnait l’Introït :
Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : nous irons dans la maison du Seigneur.
La deuxième partie est formée d’un verset de la fin du psaume :
Fiat pax in virtute tua, et abundantia in turribus tuis.
Que la paix vienne dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.
Ce psaume est un des cantiques des » Montées » que les Hébreux chantaient en montant à Jérusalem, et ils l’entonnaient en découvrant le Temple, la maison de Dieu. Jérusalem c’est comme toujours la figure de l’Église vers laquelle montent tous ceux qui se préparent au baptême, et nous tous qui nous préparons à renouveler les promesses. C’est la maison de Dieu où nous trouvons la paix et l’abondance. Ce Graduel commence par le même verbe que l’Introït Lætare, se réjouir, et la mélodie est très évidemment très joyeuse. Elle s’élève dès le début dans les hauteurs avec de grands élans enthousiastes puis elle redescend en s’inclinant profondément pour vénérer le nom du Seigneur. La deuxième partie est tout entière une acclamation enthousiaste.
Trait : Qui confidunt
Le Trait du quatrième dimanche de Carême est assez court puisqu’il n’a que deux versets. Ce sont les deux premiers versets du psaume 124, qui est encore un cantique des » Montées « , et fait encore l’éloge de Jérusalem, figure de l’Église, chantant particulièrement la sécurité qu’on y trouve.
Qui confidunt in Domino, sicut mons Sion : non commovebitur in æternum qui habitat in Jerusalem. Montes in circuitu ejus et Dominus in circuitu populi sui, ex hoc nunc et usque in sæculum.
Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé celui qui habite à Jérusalem. Des montagnes l’entourent : ainsi le Seigneur se tient autour de son peuple, dès maintenant et à jamais.
La mélodie est faite de formules psalmodiques ornées habituelles aux Traits que nous avons déjà rencontrées, notamment dimanche dernier. Mais, au début du deuxième verset, le mot montes, les montagnes, est revêtu d’une mélodie assez particulière avec de grands intervalles qui lui donnent un certain caractère descriptif.
Offertoire : Laudate Dominum
Comme ceux des deux dimanches précédents, l’Offertoire du quatrième dimanche de Carême est un chant de méditation, intérieur et contemplatif, qui est un peu à part dans les chants de cette messe, puisque, c’est le seul où il ne soit pas question de Jérusalem. Il est tiré du psaume 134, cantique de louange au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance, qui se manifesteront particulièrement dans le grand bienfait de la Rédemption.
Laudate Dominum, quia benignus est, psallite nomini ejus, quoniam suavis est : omnia quæcumque voluit fecit in cælo et in terra.
Louez le Seigneur, car il est bon ; chantez un psaume à son nom car il est doux : tout ce qu’il veut il le fait au ciel et sur la terre.
La mélodie est douce et calme, sans grands écarts. Elle prend un caractère plus affirmatif au début de la troisième phrase qui chante la toute-puissance divine.
Communion : Jerusalem quæ ædificatur
Pour la troisième fois au cours de cette messe du quatrième dimanche de Carême, nous trouvons à la Communion le psaume 121, le cantique que les pèlerins d’Israël chantaient en montant vers Jérusalem, et plus précisément dans le verset qui est chanté ici le cri d’admiration de tout le peuple en découvrant les murailles du temple après une longue marche :
Jerusalem, quæ ædificatur ut civitas, cujus particpatio ejus in idipsum : illuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini, ad confitendum nomini tuo, Domine.
Jérusalem qui est bâtie comme une cité dont les parties se tiennent entre elles, c’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, pour proclamer votre nom, Seigneur.
On remarquera une fois encore le passage de la troisième à la deuxième personne. Les tribus du Seigneur qui montent vers Jérusalem, ce sont tous les peuples que l’Église voit avec un tressaillement de joie monter vers elle pour y recevoir le baptême. Ils y seront tous unis dans la communion des Saints comme les pierres parfaitement ajustées de la cité sainte. Cette joie de l’Église se traduit par une mélodie ample et enthousiaste mais avec des cadences en demi-ton qui lui donnent en même temps un caractère mystique et contemplatif.
Ayant toujours fait l’école à la maison, il vise la mention très bien au bac
Le Figaro étudiant s’intéresse à Karol, qui n’est jamais allé à l’école. Âgé de 17 ans, l’adolescent est en classe de première et passe les épreuves du bac. Contrairement aux autres candidats, Karol, au regard de son statut de candidat libre, se soumet à un examen pour chacune des matières du tronc commun. Il n’y a pas de contrôle continu, et Karol a l’obligation de passer une épreuve en présentiel pour toutes les matières. Afin de se préparer au mieux, le jeune homme suit le programme de l’EIB school à distance, depuis la quatrième.
Pour le bac, le lycéen commence à travailler vers 9 h ses spécialités : physique chimie, SVT et maths jusqu’à midi. Puis, de 13h15 à 14h15 plusieurs jours par semaine, il suit un cours au Conservatoire régional de Tours. Enfin, il reprend de 14h30 à 18h30 pour travailler l’anglais, l’italien, l’histoire géographie, l’enseignement scientifique et le français. «Si je suis efficace, je termine à 17 heures».
En ce qui concerne son enseignement, Karol reçoit toutes les 10 semaines un manuel pour chaque matière avec toutes les leçons à faire.
Même en maternelle, Karol faisait l’école à la maison. «Ma mère a suivi des formations pour m’éduquer avec la pédagogie Montessori . Donc jusqu’au CP, c’était ma maîtresse». A partir du CE1, il a suivi le cours Sainte-Anne, une école privée hors contrat à distance.
Beaucoup de familles hésitent à faire école à la maison pour leurs enfants par peur qu’ils se retrouvent isolés socialement. Karol s’est fait des amis grâce à ses loisirs.
«Je fais du violon au Conservatoire de Tours donc j’ai des potes là-bas. Je pratique aussi le tennis et cette année j’ai intégré l’aumônerie de ma paroisse où j’ai rencontré de nouvelles personnes avec les mêmes centres d’intérêt que moi».
L’enseignement à domicile reste toujours possible en France. Ce système concerne aujourd’hui 30 600 enfants. Mais, depuis la loi sur le séparatisme entrée en vigueur en 2021, pour faire l’école à la maison, il faut monter un dossier et justifier sa demande (raison médicale, pratique sportive ou artistique, itinérance de la famille, projet éducatif…) et obtenir l’autorisation du Directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) de son département.
Un évènement au Parlement européen appelle à la protection de la vie humaine
Communiqué de One of us :
Le mercredi 11 mars 2026 après-midi, une conférence organisée au Parlement européen a réuni des parlementaires, des représentants de la société civile et des experts afin de discuter des implications de la récente décision de la Commission européenne concernant l’initiative « My Voice, My Choice » (MVMC) et de son impact sur les valeurs européennes et les mécanismes de financement.
L’événement a fait salle comble autour de députés européens issus de trois groupes politiques, représentant plus de la moitié du Parlement européen. Il a été ouvert par Paolo Inselvini (ECR) et Margarita de la Pisa (PfE), qui ont souligné qu’il existe aujourd’hui dans l’UE un besoin urgent de défendre les véritables valeurs de l’Union : la protection de la vie et la sauvegarde des plus vulnérables.
Parmi les intervenants figurait Ségolène du Closel, directrice de la Fédération européenne One of Us. Elle a alerté les participants sur l’importance de préserver à la fois la liberté et la vie dans l’élaboration des politiques européennes, et de rejeter l’injonction de choisir entre la vie ET la liberté que les promoteurs de l’avortement tentent d’imposer.
Au cours de cet événement, huit députés européens ont pris la parole, tandis que plusieurs autres députés étaient présents dans la salle. Matej Tonin, député européen du PPE, a rappelé que les trois revendications du MVMC ont été rejetées par la Commission européenne, les demandes visant à mettre en place de nouveaux mécanismes de financement européens et à allouer de nouveaux fonds à l’avortement, ainsi que de donner une suite législative à leur demande. Il a mis en évidence les tentatives de la Commission de manipuler l’opinion publique par le biais des allocations du FSE+ et par des opérations de relations publiques.
C’est ce qu’a confirmé Nicolas Bauer, expert juridique au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui a déclaré que la Commission européenne avait commis un abus de pouvoir en allouant des fonds du FSE+ à des services d’avortement, sujet qui relève de la compétence des Etats membres.
D’autres députés européens ont noté avec inquiétude que, même si la réponse de la Commission ne constituait pas une victoire claire pour MVMC, on observe une montée inquiétante de l’influence de l’idéologie destructrice pro-avortement au sein des institutions de l’UE. Miriam Lexmann, de Slovaquie, a déclaré : « L’idéologie ne dure pas éternellement. »
Ce point de vue a été renforcé par Ségolène du Closel, qui a expliqué comment le MVMC et les acteurs pro-avortement recourent à la pratique du mensonge, des menaces, des actions antidémocratiques ainsi qu’à l’intimidation pour influencer l’opinion publique — et malheureusement, certains Commissaires européens. Ses remarques ont été soutenues par Bert Jan Ruissen et Jadwiga Wiśniewska, qui ont mis en garde contre le risque que la Commission cède à la pression et utilise à mauvais escient le FSE pour financer des services d’avortement hors du champ de compétence de l’UE.
Grégoire François-Dainville, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune, a averti que l’ouverture du Fonds social européen (FSE) à l’avortement mettait en danger les personnes porteuses de trisomie 21, car les fonds destinés à les aider pourraient au contraire être utilisés pour les éliminer avant leur naissance. Depuis l’Italie, Maria Rachele Ruiu a réaffirmé son engagement à promouvoir le soutien à la maternité : « Toutes les tentatives visant à nous réduire au silence échoueront, car la vie est de notre côté. »
Le député européen Paulius Saudargas, membre du PPE, a conclu que la lutte pour la protection de la vie fragile est fondamentale, soulignant que la Commission européenne a l’obligation de répondre à l’initiative citoyenne européenne MVMC, mais toujours dans le cadre des traités de l’UE. Il a insisté sur le fait que l’Europe repose non seulement sur des valeurs communes, mais aussi sur le respect de la diversité des États membres, et que les institutions européennes ne doivent pas outrepasser leurs compétences. L’UE a bel et bien la compétence de soutenir la maternité, d’aider les femmes confrontées à des grossesses difficiles et de protéger les enfants.
La conférence s’est conclue par un appel clair aux institutions et aux décideurs politiques de l’UE afin qu’ils veillent à ce que les mécanismes de financement européens respectent la dignité humaine, les principes éthiques et les compétences des États membres. En un mot, le bon fonctionnement de la démocratie.
Victoire : la Conférence de la Haye abandonne son projet de convention internationale relative à la GPA transfrontière
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
La Conférence de la Haye de droit international privé (HCCH), organisation intergouvernementale mondiale permanente, œuvre pour l’unification du droit international privé. Elle a pour mission principale d’élaborer des projets de conventions internationales ensuite proposés aux États.
Le Conseil sur les affaires générales et la politique (le CAGP) de la Conférence, réuni du 3 au 6 mars 2026, vient d’annoncer l’abandon du projet de protocole définissant les conditions auxquelles les États devraient reconnaitre les filiations issues des GPA transfrontières (voir les recommandations ICI)
Or la Conférence travaillait sur ce projet depuis 15 ans !
- En 2010, le CAGP avait, pour la première fois, envisagé de consacrer la Gestation pour Autrui (GPA) comme thème de travail de la Conférence.
- A l’issue des travaux préliminaires menés par le Bureau permanent, un groupe d’experts avait été constitué en 2015, chargé d’examiner la faisabilité d’un protocole sur ce thème.
- Après 7 ans de travaux, le groupe d’experts avait passé la main à un groupe de travail qui, après 4 années supplémentaires, a rendu son rapport final en novembre 2025, pour conclure qu’il existait entre ses membres des divergences qui “suscitaient des difficultés quant à la possibilité d’établir une convention et qu’il n’avait pas été possible de parvenir à un consensus quant à savoir s’il convenait de faire avancer le projet au stade d’une Commission spéciale” (§ 45) (CP du GT ICI ; Rapport ICI)
- Dans ses Conclusions & Décisions, le CAGP de mars 2026 a accueilli favorablement le Rapport final du Groupe de travail et retenu la suggestion de ne pas convoquer, à ce stade, de Commission spéciale sur la question de la filiation issue de la GPA transfrontière.
Le CAGP conclut donc ces 15 années en proposant une suspension des travaux pour une durée indéterminée.
Autrement dit, la Conférence de la Haye abandonne l’idée d’une convention portant sur la filiation résultant d’une GPA transfrontière.
Elle n’exclut pas que la question puisse être réexaminée ultérieurement, le BP étant chargé de suivre de près les évolutions en la matière et de présenter une mise à jour au CAGP avant sa réunion de 2028 mais, en l’état, le projet est abandonné.
Juristes pour l’enfance salue cette décision raisonnable et espérée.
“Depuis le début, nous avons alerté les membres du groupe de travail sur le fait qu’un tel instrument international définissant les conditions auxquelles les États devraient reconnaitre les filiations issues de GPA transnationales ne serait rien d’autre que la 1ère norme internationale autorisant cette pratique”, rappelle Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l’enfance. “En effet, une telle convention reviendrait, de facto, à définir les conditions d’une GPA considérée comme acceptable, autrement dit à encadrer la pratique”.
“Or, il faut le dire et le redire : la GPA acceptable, dite éthique, n’existe pas, car ce n’est pas telle ou telle modalité de la GPA qui pose problème et pourrait être encadrée mais le principe même de la gestation pour le compte d’autrui qui n’est pas acceptable”, ajoute-t-elle.
Ce revirement dans les travaux de la Conférence de la Haye est un évènement majeur.
- L’abandon du projet, après 15 ans d’étude de faisabilité, est la reconnaissance éclatante que la définition des conditions d’une GPA “acceptable”, autrement dit l’encadrement de la GPA, n’est PAS POSSIBLE.
- Le 8 avril 2025, Olivia Maurel, une jeune femme née de GPA et porte-parole de la Déclaration de Casablanca pour l’abolition universelle de la GPA, avait été reçue par le Bureau permanent de la Conférence de la Haye pour faire valoir cette évidence, appuyée sur son histoire personnelle d’ « enfant vendue à sa naissance et remise contre un chèque » : la GPA ne peut pas s’encadrer (Voir ICI).
- En octobre 2025, Reem Alsalem, Rapporteuse spéciale ONU sur les violences contre les femmes a présenté aux Nations Unies son rapport consacré à la GPA dans lequel elle demande aux États de condamner la GPA sous toutes ses formes et de s’engager pour l’abolition universelle (voir le rapport ICI).
- Cette décision de la Conférence de la Haye pourrait constituer la première étape du processus indispensable d’abolition universelle de la GPA.
La communauté internationale devrait donc – on peut maintenant l’espérer – tirer de ce constat de l’impossibilité d’encadrer la GPA la conclusion qui s’impose : la seule solution à la GPA est son abolition universelle. La France saura-t-elle s’engager dans cette noble tâche, comme le Comité consultatif national d’éthique l’a demandé ? (avis n° 126 du 15 juin 2017 ICI)
En France, la révision de la loi de bioéthique à venir devrait être l’occasion de compléter la loi française afin d’assurer l’efficacité de la prohibition légale de la GPA et de rendre aux femmes et aux enfants la protection que cette prohibition tend à leur assurer.
La fabrique de terroristes est en pleine croissance
C’est le cercle vicieux du crime qui engendre la vengeance qui appelle le crime et ainsi de suite, dans un mouvement perpétuel et infini…
Aux Etats-Unis, une synagogue du Michigan a été attaquée par un homme identifié comme Ayman Mohamad Ghazali, citoyen américain né au Liban. Selon CBS News, le suspect aurait récemment perdu plusieurs membres de sa famille dans une frappe aérienne au Liban, un événement qui l’aurait profondément marqué.
Selon une source de la communauté libano-américaine du Michigan citée par le média américain, Ayman Mohamad Ghazali aurait subi un choc personnel majeur environ dix jours avant l’attaque. Une frappe israélienne dans le village de sa famille au Liban aurait tué deux de ses frères et deux de leurs enfants, tandis qu’une belle-sœur aurait été grièvement blessée.
Les oeuvres d’art ne sont pas les seules à pouvoir quitter le Louvre !
Paris : un détenu en visite au musée du Louvre s’échappe et prend la fuite en transports en commun
“Tout va très bien madame la marquise…”
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
“Ce qui blesse l’Église est l’existence en son sein d’une forme de « wokisme spirituel »”
De Philippe Darantière, président de Notre-Dame de Chrétienté, dans La Nef :
Ce qui fracture l’Église catholique porte le nom d’hérésie quand il s’agit d’une fracture doctrinale et de schisme lorsqu’il s’agit d’une fracture ecclésiale. L’histoire montre que les deux causes génèrent souvent une seule et même fracture, comme celle que dessine aujourd’hui le Chemin synodal allemand. Mais, dans l’histoire de l’Église, l’arianisme fut une hérésie non schismatique puisqu’elle ne constitua pas une Église du dehors mais se développa au sein même des structures ecclésiales de son temps. Une partie du clergé et de l’épiscopat s’y rallia, elle eut ses conciles et formula son Credo. À l’inverse, le grand schisme d’Occident ne professa aucune hérésie et l’Église canonisa des saints qui furent partisans soit du pape de Rome soit du pape d’Avignon.
L’Église catholique d’aujourd’hui est pourtant traversée par des tensions qu’on ne peut nier, et qui n’expriment pas seulement une saine diversité spirituelle en son sein. La question posée par le fait qualifié de « traditionalisme » d’une manière simplifiée en fournit un exemple. Il subsiste, au sein de l’Église catholique, un fait minoritaire mais profondément dynamique, qui n’est pas un rite propre comme le maronite ou le byzantin. Il ne bénéficie pas non plus d’une organisation ecclésiastique dédiée comme l’Ordinariat catholique anglican. Il dispose, comme le mouvement charismatique, de ses séminaires, de ses branches religieuses, de son clergé et de ses fidèles. Mais, à la différence du renouveau charismatique, il fait l’objet d’une assez large hostilité de la hiérarchie, le pape François ayant même écrit que l’usage de la liturgie traditionnelle « a été utilisé pour augmenter les distances, durcir les différences, construire des oppositions qui blessent l’Église et en entravent la progression, en l’exposant au risque de divisions ».
Il me semble au contraire que ce qui blesse l’Église est l’existence en son sein d’une forme de « wokisme spirituel » qui voudrait rompre avec son passé, abandonner les pans entiers de la doctrine, soit en les relativisant, soit en les taisant, et réécrire l’histoire de sa liturgie. Cela génère, hélas, une fracture dans l’unité de l’Église avec elle-même, une fracture dans l’unité « diachronique » selon le mot de Benoit XVI, l’unité comprise dans le temps et le développement de l’histoire de l’Église. À l’inverse, le fait qu’une famille spirituelle se réclame de l’usus antiquor dans ses rites et dans son expression doctrinale ne constitue pas une fracture pour l’Église.
Toutefois, tant que cette forme liturgique sera niée dans ce qu’elle représente comme diversité légitime, il sera difficile à ses fidèles de reconnaître dans la place qui leur est faite l’accueil « large et généreux » promis par saint Jean-Paul II en 1988. C’est en vue de l’unité de l’Église que cet accueil a été promis. Pour reconnaître la légitimité de l’attachement aux « formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine », le motu proprio Ecclesia Dei a posé comme conditions qu’il s’accompagne de la reconnaissance de « la continuité du concile (Vatican II) avec la Tradition ». Pour les catholiques qui s’identifient à cet héritage, la validité et le caractère en soi sanctifiant du nouveau rite est acquis, il n’y a pas lieu d’ajouter à cette reconnaissance d’autres exigences. Or un glissement semble s’opérer vers de nouvelles sommations, comme l’impératif de concélébration pour les prêtres ou la prévention à l’égard de l’exclusivisme liturgique pour les fidèles, ce dernier argument étant régulièrement opposé aux organisateurs du pèlerinage de Chartres. Il serait sain que les conditions fixées par l’Église pour la pleine communion, à savoir la profession du même Credo, la célébration des mêmes sacrements et la reconnaissance de la même hiérarchie, restent le cadre dans lequel s’opère la distinction entre fracture et diversité. C’est même le préalable pour avancer plus loin dans la compréhension mutuelle des charismes de chacun.
L’ancien rite et les pédagogies de la foi qui y sont attachées restent un chemin de sainteté dans l’Église catholique, dont il est à espérer qu’il s’ouvrira de nouveau largement, tant il est vrai que les diverses formes de spiritualité reconnues par l’Église ont pour terme le salut des âmes et la gloire de Dieu.
Plus de 800 000 déplacés au Liban
Selon le bilan officiel des autorités libanaises, daté du 12 mars, la guerre entre Israël et le Hezbollah a fait 822 600 déplacés, dont seulement 128 200 ont pu être accueillis dans des centres officiels. On compte également 1774 blessés et 687 morts.
Alors que le Liban compte déjà plus de 800 000 déplacés, le porte-parole de l’armée israélienne vient d’annoncer l’élargissement des régions libanaises visées par les appels à évacuation des populations avant les bombardements. Désormais, il est interdit aux Libanais de rester chez eux jusqu’à plus de 40 kilomètres au nord de la frontière israélienne. Quasiment toute la zone, située entre Tyr et Sidon doit être évacuée, avant de prochains bombardements.
Afin de faire taire les armes, le ministre des affaires étrangères libanais, a « demandé au Saint-Siège d’intervenir et de jouer un rôle de médiateur pour aider à préserver la présence chrétienne dans ces villages » du sud du Liban ! Déjà dans les années 80, le pape Jean-Paul II avait joué ce rôle, via son délégué personnel, le père lazariste Célestino Buhigas, qui par son action, permis l’enracinement des communautés chrétiennes dans le Chouf et le sud du pays.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Juristes pour l’enfance fait bloquer une cagnotte Leetchi mise en ligne pour financer un contrat de gestation pour autrui
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance est intervenue avec succès pour faire bloquer une cagnotte Leetchi mise en ligne pour financer un contrat de gestation pour autrui, c’est-à-dire en réalité pour obtenir le respect de la loi française.
Celle-ci réprouve les conventions de gestation pour autrui. L’article 16-7 du Code civil dispose qu’elles sont nulles, cette nullité étant d’ordre public, et des dispositions du code pénal répriment en particulier la provocation à abandon d’enfant.
Pourtant la semaine dernière, un média local n’a pas hésité à relayer une cagnotte Leetchi mise en ligne par deux hommes pour financer un contrat de gestation pour autrui qu’ils entendent réaliser.
Une cagnotte ne peut être organisée pour financer un objet illicite. L’article 6 du Code civil dispose qu’on « ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs » et l’article 1162 du même code précise encore qu’un « contrat ne peut déroger à l’ordre public ni par ses stipulations, ni par son but ; que ce dernier ait été connu ou non par toutes les parties ».
Le contrat liant les parties étant nul pour but illicite, le site a l’obligation de retirer la cagnotte, de restituer l’argent versé aux participants et d’interdire tout renouvellement de l’opération.
C’est ce qu’a demandé Juristes pour l’enfance, par la voix de son avocate, à la société commerciale gérant le site Leetchi et l’association se réjouit que notre intervention ait été couronnée de succès : le lien vers la cagnotte mentionne désormais qu’elle n’est pas disponible.
Juristes pour l’enfance veut souligner que l’absence de tout complexe du couple demandeur pour revendiquer publiquement une action qui viole la loi, peut sans doute être expliquée par l’inaction des pouvoirs publics français.
Alors que le fait de s’entremettre entre une personne ou un couple désireux d’accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre, ce que font les agences de gestation pour autrui, est un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende lorsque les faits sont commis à titre habituel ou dans un but lucratif, les pouvoirs publics se refusent obstinément à interdire la tenue des salons ou foires commerciales dans lesquelles des agences de gestation pour autrui étrangères réservent des stands pour placer leurs contrats auprès de français.
Nous déplorons l’omission ou la négligence de la justice française à poursuivre ceux qui enfreignent la loi, encourageant nos concitoyens à penser qu’ils peuvent assouvir leur désir d’enfant par tout moyen, y compris par celui-ci pourtant qualifié de traite d’être humain en juin 2024 par la directive 2024/1712 de l’Union européenne .
Il est temps que la France prenne la mesure de l’urgence de lutter contre ce nouveau fléau qui exploite la détresse des femmes et réduit l’enfant à un bien monnayable. Ce sera l’un des enjeux des prochaines présidentielles.
Il dépasse les courants politiques, nous demandons à tous les partis de s’engager à prendre des mesures pour éradiquer la gestation pour autrui sous toutes ses formes comme l’a demandé en 2025 la Rapporteuse spéciale de l’ONU contre la violence faite aux femmes et aux filles, Madame Reem Alsalem.
L’ILFM devient l’Académie pour l’école
Communiqué de la Fondation pour l’école :
Depuis sa création, la Fondation pour l’école agit avec une conviction simple et forte : former les professeurs et les directeurs, c’est soutenir ceux qui font vivre l’école au quotidien ! C’est pourquoi, avec l’ILFM, son organisme de formation, elle a déjà formé plus de 7 000 personnes.
Le renouveau de l’école auquel nous aspirons passe par l’engagement, le désir d’exigence et la joie de ceux qui y travaillent. C’est ce qui guide notre action depuis déjà 18 ans.
Aujourd’hui, nous sommes heureux de partager avec vous une étape importante de notre développement. L’ILFM évolue et devient l’Académie pour l’école.
Ce nouveau nom n’est pas un changement de cap. Il est une manière plus claire, plus lisible et plus fidèle de dire ce que nous faisons depuis longtemps : former non seulement des instituteurs pour les écoles libres mais aussi des équipes qui transmettent un savoir afin de soutenir effectivement le renouveau de l’école, partout en France.
Avec l’Académie pour l’école, nous affirmons notre volonté :
- de rendre notre action de formation plus visible et accessible à tous ceux qui sont à la recherche de contenu exigeant dont les fruits sont avérés;
- de mieux accompagner les écoles et leurs équipes afin de les aider à relever les défis toujours plus nombreux qu’ils rencontrent;
- d’amplifier notre impact, au service d’une éducation libre et exigeante.
La Fondation pour l’école porte l’Académie pour l’école, qui en est un prolongement naturel, pour répondre aux défis posés par la crise de l’école.
L’essentiel demeure : la même exigence, la même fidélité à nos convictions, la même volonté d’apporter quelque chose d’utile au pays.
Sans plus attendre, vous pouvez découvrir le nouveau site qui incarne cette mission.
Merci de nous accompagner dans cette aventure et de la soutenir !
La suite s’écrit avec vous, pour l’école et pour les générations à venir.
Transmissio 2026 : des vacances pour former les familles à la mission
La transmission n’a jamais été aussi fragile. Dans une société où les repères culturels et spirituels s’effacent rapidement, de nombreux parents s’interrogent : comment transmettre la foi à leurs enfants ? Comment les aider à rester enracinés dans une civilisation chrétienne devenue minoritaire ? Comment, tout simplement, former des familles solides capables de tenir dans la tempête culturelle contemporaine ?
C’est précisément pour répondre à ces questions qu’est née Transmissio, une initiative catholique originale qui propose aux familles de vivre quelques jours de vacances à la fois reposantes et profondément formatrices. Sous le patronage de saint Louis, ces « vacances avec le Bon Dieu » veulent offrir aux familles un temps pour se ressourcer, se former et fortifier leur mission éducative et spirituelle.
Après une première édition l’été dernier qui avait rassemblé plus de 500 participants, l’événement revient du 21 au 25 août 2026, au domaine de Chalès, en Sologne. L’intérêt est déjà manifeste : plus de 200 personnes sont inscrites plusieurs mois avant l’événement.
L’objectif est clair : proposer aux familles une véritable oasis de chrétienté, mêlant vie spirituelle, formation intellectuelle et moments de détente, afin de repartir fortifiées pour la rentrée.
« La Mission », thème de l’édition 2026
Cette deuxième édition sera placée sous un thème exigeant et profondément actuel : la Mission. Dans un monde largement sécularisé, la question se pose avec une acuité nouvelle : comment transmettre la foi ? Comment vivre en chrétien dans la cité ?
Transmissio invite les familles à se former pour répondre à l’appel missionnaire de l’Église : transmettre la foi à leurs enfants, mais aussi la faire rayonner dans leur environnement quotidien.
Ces vacances spirituelles veulent aussi redonner toute sa place à une vertu trop oubliée : l’eutrapélie, ce sens chrétien de la détente et de la joie, nécessaire pour reposer l’esprit et retrouver la force d’agir.
Pour nourrir cette réflexion, plusieurs intervenants reconnus ont déjà confirmé leur présence. Parmi eux :
– M l’abbé de Massia (Fraternité Saint-Pierre), abordera la mission au service du salut des âmes.
– M l’abbé Raffray (Institut du Bon Pasteur) portera un plaidoyer pour un apostolat doctrinal
– M l’abbé Loiseau (Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine) traitera de l’âme de tout apostolat
– Marie-Alpais Dumoulin, directrice de l’Institut de recherche des Missions étrangères de Paris, évoquera la grande aventure missionnaire française depuis le XVIIᵉ siècle.
– Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, développera une aventure missionnaire de la tradition : le MJCF
– Samuel Pruvost, grand reporter et formateur de missionnaires, interrogera un sujet brûlant : « La France de 2026 : terre de chrétienté ou pays de mission ? ».
Un première table ronde sur l’évangélisation au quotidien complètera ce programme
– L’évangélisation des rues – M l’abbé Pierre Lebas – Mission Charles de Foucault
– L’accompagnement des personnes fragiles – Blandine Phelip, cadre de santé en gériatrie
– L’évangélisation par les loisirs – Esprit de patronage
– L’évangélisation dans le monde professionnel – Sarkis Rouhban – consultant CEE Management
La dernière après-midi verra une deuxième table ronde sur le thème “Évangéliser en 2026 – transcendance, beauté, certitude, exigence” avec les interventions de :
– Philippe Pélissier, auteur de La Tradition les a convertis
– Steven et Sabrina Gunnell – Réalisateurs de Sacré Coeur
– Curtis Crane – Fondateur de Porta Fidei
– Père Aubry – Prieur de la Fraternité St Vincent Ferrier
Ces conférences, destinées aux adultes et aux adolescents, s’inscrivent dans un programme plus large : chaque tranche d’âge reçoit également un enseignement adapté, dispensé par des prêtres.
Concrètement, Transmissio propose un rythme équilibré : le matin, prière, enseignements et messe, l’après-midi, activités sportives, culturelles ou temps libre en famille, le soir, veillées, banquet, prière ou moments festifs.
Pendant les temps de formation des parents, les enfants sont pris en charge par tranche d’âge avec des activités adaptées : catéchisme, jeux et activités manuelles inspirés notamment des grandes figures missionnaires.
L’ensemble se déroule dans un cadre naturel exceptionnel, propice à la convivialité et aux amitiés chrétiennes.
La première édition avait rassemblé plus de 500 participants, preuve que ce type d’initiative répond à une attente profonde : celle de familles désireuses de vivre leur foi ensemble, tout en se formant pour affronter les défis culturels et spirituels de notre époque.
Pour cette édition 2026, l’intérêt est déjà au rendez-vous : plus de 200 inscrits à ce jour, et les inscriptions continuent d’affluer.
Car l’ambition de Transmissio dépasse largement quelques jours de vacances : il s’agit d’aider les familles à retrouver une vie enracinée dans la foi et la joie de l’Évangile, avec Dieu au centre de la vie familiale.
En un mot : se ressourcer pour mieux repartir en mission.
Les familles intéressées peuvent encore s’inscrire, mais il ne faudra sans doute pas tarder. Un fonds de solidarité est mis en place pour permettre au plus grand nombre de participer.
Inscription et information sur : https://transmissio.org/ – [email protected]
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Dégradation de la clôture de l’église Saint-François d’Assise à Toulouse
Avec un appel au meurtre explicitement raciste.

Une commune croit pouvoir user de l’église comme bon lui semble
Un lecteur nous informe que, lundi, la mairie de Villennes sur Seine (78) a fait poser sur l’église Saint-Nicolas (XIe) une plaque vantant le patrimoine de la ville.
L’église est classée monument historique. Or, avant de placer cette plaque, aucune demande de travaux n’a été effectuée : ni aux bâtiments de France, ni à la DRAC, ni à la préfecture, ni à la paroisse. Le diocèse n’a pas été informé.
Face à la polémique naissante, la mairie a fait retirer la plaque le lendemain causant des dégâts au pilier de l’église.
Une décision de la CJUE fondée sur des dérives idéologiques que les Etats-membres sont légitimes à refuser
Communiqué du Syndicat de la famille :
Le Syndicat de la Famille exprime sa profonde inquiétude après la décision rendue le 12 mars 2026 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) imposant aux États membres de délivrer des documents d’identité correspondant au « genre vécu » par des personnes qui estiment “être nées dans le mauvais corps”, une idée sans fondement scientifique.
Sous couvert de garantir la libre circulation des citoyens européens, la Cour impose de facto une conception subjective du sexe, au mépris de la réalité objective, et de la souveraineté des États-membres.
Cette décision est particulièrement grave pour plusieurs raisons.
1. Promotion d’une idéologie aux conséquences humaines majeures
La fragilisation des identités sexuées, issue de l’idéologie du genre, entraîne en particulier de nombreux adolescents à remettre en cause leur propre identité. Les pays gangrenés par cet activisme constatent l’augmentation exponentielle du nombre de ceux qui recourent à des bloqueurs de puberté et à des traitements hormonaux, voire même chirurgicaux, dont l’impact sur la santé et les conséquences sont largement irréversibles.
2. Remise en cause du rôle de l’état civil
L’état civil n’a pas vocation à enregistrer des identités ressenties, mais à constater des faits objectifs, au premier rang desquels le sexe. Transformer cette institution fondamentale en outil d’auto-déclaration identitaire fragilise la sécurité juridique et la cohérence du droit, mais aussi la sécurité des citoyens par les détournements de cette possibilité à des fins criminelles.
3. Ingérence dans les choix démocratiques des États-membres
En prétendant imposer la redéfinition du sexe, la CJUE porte gravement atteinte à la souveraineté des Etats-membres pour tout ce qui touche à la famille et au sociétal alors que ces domaines ne sont pas du ressort de l’Union européenne suivant le TFUE.
4. Double dérive de l’Union européenne
Ce faisant, la CJUE contribue à la double dérive de l’Union européenne : la primauté systématiquement donnée à l’individu au détriment de l’ensemble de la société, à commencer par les plus vulnérables, et le déni de la réalité sexuée de l’être humain.
Le Syndicat de la Famille appelle les responsables politiques français et européens à prendre enfin la mesure de ces dérives anthropologiques, sociales et juridiques, et à y mettre un terme. Pour Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat, “l’Union européenne doit notamment supprimer de l’ensemble de ses textes toute mention de “l’identité de genre” comme terme non défini et non définissable juridiquement, et d’origine purement idéologique”.
Soutien aux chrétiens du sud Liban : une première aide acheminée
Par Chrétienté Solidarité :
Notre première aide au profit des villages chrétiens du sud Liban a été transférée hier à nos partenaires de l’ONG Nawraj dirigée par Fouad Abou Nader.
Grâce à votre générosité, c’est une importante quantité de produits de première nécessité qui va être envoyée auprès de ces courageux habitants qui ne veulent pas quitter leur terre, notamment ceux du village d’Alma Al-Shaab et Qleyaa dont le curé a été tué par un tir israélien il y a quelques jours.
Durant des années, ces communautés ont résisté à l’emprise du Hezbollah. Ils sont désormais pris dans une guerre qui n’est pas la leur. Plus que jamais, ils ont besoin de notre soutien.
Depuis 46 ans, Chrétienté-Solidarité et ses militants soutiennent avec constance et détermination la légitime volonté des chrétiens libanais à vivre libres dans un pays souverain.
Wa nabka ! On continue !
Rejoignez-nous, aidez-nous à financer les prochains convois de la solidarité chrétienne : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/
Yann Baly,
Président de Chrétienté-Solidarité
Bernard Antony,
Président fondateur
« La Carte de la Honte » : un site compile polémiques et démêlés judiciaires de candidats de gauche
A l’occasion des élections municipales, retrouvez sur ce site la liste des candidats de gauche qui déshonorent la politique. Exemples :
- Gwenn Thomas-Alves, 43e sur la liste LFI de Vitry-sur-Seine de Hocine Tmimi. Célèbre la libération de Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité pour complicité dans l’assassinat de diplomates américains et israéliens dans les années 80.
- Janie Arnéguy, candidate UG à Nîmes, 24e sur la liste, accusée par l’ex-député LREM, Françoise Dumas d’avoir participé à une intrusion dans sa permanence en 2019, durant laquelle un tract avec une menace de mort a été déposé
- Xavier Sadoulet, candidat LFI à Saint-Étienne, 28e sur la liste de V. Mercier. Insinue que Quentin Deranque est responsable de sa mort ; affirme que Mahsa Jîna Amini n’a pas été tuée pour un voile mal porté mais par la police des mœurs
- Ali Rahni, candidat DVG à Roubaix, en 3e position sur la liste de Karim Amrouni. Il lui est reproché, y compris par LFI (sic), « des accointances avec des figures de l’islam politique ».
- Nathalie Oziol député LFI et tête de liste à Montpellier critique la qualification de « fanatique musulman » pour désigner l’assassin de Samuel Paty.
- Gaby Charroux, maire PCF de Martigues et candidat pour un quatrième mandat, a été mis en examen pour favoritisme dans une affaire de corruption au sein de la Semivim, bailleur social de Martigues qu’il a présidé jusqu’en 2023.
- Jean Paul Brenelin, candidat LFI à Dijon sur la liste d’Olivier Minar, pour ses posts anti-flics “La police Colonialiste raciste de Retailleau, le semeur de haine raciale”
Canada : vers la criminalisation des chrétiens
Tous les débats sur un projet de loi libéral qui pourrait ouvrir la voie à la criminalisation de l’expression et des croyances religieuses lors de la citation de certains passages de la Bible ont été arrêtés, ce qui signifie que le projet de loi deviendra bientôt loi.
Tous les députés libéraux et bloc-québécois se sont unis par un vote de 186 contre 144 pour interrompre tous les débats sur le projet de loi C-9, connu sous le nom de « Loi sur la lutte contre la haine ».
Ce projet de loi C-9, présenté par le Parti libéral et visant à censurer la liberté d’expression, a suscité une vive opposition de la part des Canadiens religieux de diverses confessions. S’il est adopté, il pourrait supprimer certaines protections accordées aux convictions religieuses sincères, notamment en ce qui concerne les questions LGBT.
Le projet de loi devrait être adopté par la Chambre des communes dès la fin de cette semaine, puis transmis au Sénat pour examen, où il sera très probablement entériné sans discussion.
David Cooke, directeur des campagnes de Campaign Life Coalition (CLC), a averti que le projet de loi C-9, lorsqu’il deviendra loi, entraînera la « poursuite des chrétiens canadiens » lorsqu’ils citeront la Bible sur des questions de vie et de famille.
« Ce projet de loi entraînera assurément des poursuites contre les chrétiens canadiens qui citent les Saintes Écritures pour défendre le dessein de Dieu concernant le mariage, le genre et le caractère sacré de toute vie humaine, de la conception à la mort naturelle ».
« Nous avons déjà constaté que des prédicateurs de rue et des militants chrétiens engagés étaient pris pour cible par des procureurs généraux zélés qui s’opposent à la diffusion de la Parole de Dieu auprès des homosexuels, des transgenres et des drag queens. Ce ciblage ne fera que s’amplifier avec le projet de loi C-9, car le consentement requis du procureur général sera supprimé, permettant ainsi à n’importe quel policier de porter des accusations sur la base de simples « renseignements » ou accusations provenant du public. »
Les députés conservateurs ont fustigé la tentative des libéraux de « censurer » le débat sur le projet de loi.
Le gouvernement fédéral du Premier ministre Mark Carney a récemment adopté un amendement au projet de loi supprimant une exception religieuse, ce qui a suscité la condamnation de la Conférence des évêques catholiques du Canada, qui a rédigé une lettre ouverte dénonçant l’amendement proposé et demandant son retrait.
« Qualifier l’avortement de ce qu’il est réellement – le meurtre d’un être humain – pourrait être interprété comme une mise en cause des femmes. Affirmer une évidence – que les femmes transgenres, c’est-à-dire les hommes biologiques, devraient être exclues des toilettes et des installations sportives réservées aux femmes – pourrait être perçu comme une forme de haine envers les personnes transgenres ».
Kurdistan irakien : six soldats français blessés et un mort dans une attaque de drones
Communiqué d’Emmanuel Macron :
L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation. Plusieurs de nos militaires ont été blessés. La France se tient à leurs côtés et avec leurs proches. Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques.
Le groupe jihadiste Ashab al-Kahf revendique l’attaque.
RIP
Mais qui est donc Francis Finn et que racontent ses livres ?
Sélectionnés par nos amis critiques littéraires – littérature jeunesse-, les livres du Père Finn collectionnent les « coup de cœur » les ***** étoiles, les « A la une », chez 123 Loisirs, Plaisir de Lire, Action familiale et scolaire, Chouette un livre, … (dont je vous recommande le travail rigoureux des recensions de livres par leur comité de lecture !)
Mais qui est donc ce Père Finn dont les ouvrages sont en pile pour les distributions de prix , garnissent déjà bien des bibliothèques familiales et scolaires et toujours réédités ?
Né le 4 octobre 1859 à Saint-Louis, dans le Missouri, au cœur d’une Amérique encore jeune et profondément marquée par l’immigration irlandaise, le père Francis James Finn grandit dans une famille catholique fervente qui façonne très tôt son regard sur la jeunesse et l’éducation. Élève à l’université de Saint-Louis, dont son père est le shérif, il découvre la spiritualité ignatienne et entre au noviciat de la Compagnie de Jésus le 24 mars 1879, à Florissant. Ses années de formation le conduisent ensuite au Woodstock College, dans le Maryland, où il étudie la philosophie et la théologie, malgré des interruptions fréquentes dues à une santé fragile.
Avant même son ordination sacerdotale, il enseigne dans plusieurs établissements jésuites du Midwest américain, notamment au St. Mary’s College au Kansas entre 1881 et 1883, puis à Saint-Xavier College à Cincinnati. C’est au contact direct des élèves qu’il découvre sa véritable mission : parler au cœur des jeunes par le récit et l’exemple.
Le 29 juin 1891, année décisive, il est ordonné prêtre et publie presque simultanément son premier grand roman, Tom Playfair, inspiré de ses années d’enseignement ; l’ouvrage connaît un succès immédiat et ouvre une carrière littéraire exceptionnelle.
À partir de la fin du XIXᵉ siècle, Cincinnati devient le centre de sa vie apostolique. Professeur de littérature en 1897 puis vicaire pendant plus de trente ans à la paroisse Saint-Xavier, il consacre son énergie à la formation chrétienne de la jeunesse, convaincu que la lecture peut façonner les consciences autant que l’école ou la chaire. Dans ses romans — publiés de 1890 à 1926 — il met en scène des collégiens américains confrontés aux choix moraux du quotidien, proposant une vision lumineuse de la foi, du courage et de l’amitié.
Surnommé parfois le « Horatio Alger catholique », le père Finn compose au total vingt-sept ouvrages destinés aux jeunes lecteurs. Des titres comme Percy Wynn, Harry Dee ou Claude Lightfoot traduisent son désir d’offrir une littérature à la fois vivante et formatrice, où l’aventure sert toujours l’épanouissement intérieur. Traduites en plusieurs langues, ses histoires connaissent une large diffusion dans le monde catholique au début du XXᵉ siècle.
Le père Francis Finn s’éteint à Cincinnati au début de novembre 1928, laissant derrière lui l’image d’un éducateur passionné qui voyait dans chaque enfant une promesse à faire grandir. Son autobiographie, publiée en 1929 à New York, apparaît comme le prolongement naturel de cette mission : un témoignage simple et fervent, où l’expérience personnelle se transforme en héritage spirituel.
” C’est une excellente idée de garnir nos bibliothèques familiales de ces romans édifiants pour la jeunesse”. De très nombreuses rééditions proposées par Le Lion, Edilys, Saint-Rémi et Clovis permettent de redécouvrir une œuvre exceptionnelle née entre les salles d’étude du Kansas et les paroisses de Cincinnati, mais destinée à toutes les générations. Les dessinateurs se succèdent et ne se ressemblent pas : Lucie Marquet, Marco Percivati, Isabelle de Saizieu, Guillaume Le Baube, Nestor Cambier et Jobbé-Duval. Traduits en une dizaine de langues, les romans du Père Finn ont bénéficié d’une énorme popularité jusqu’à ces dernières décennies.
À travers un style clair, nourri d’observations concrètes et d’une profonde charité pastorale, le père Finn demeure ce guide discret qui accompagne la jeunesse sur le chemin du devoir, de la joie chrétienne et de la maturité intérieure.
Retrouvez tous les titres disponibles du père Francis Finn sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/module/ambjolisearch/jolisearch?s=francis+finn
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Affaire Pelicot et BFMTV : drame sordide ou business médiatique ?
Viols de Mazan : BFM au cœur de l’affaire Pelicot
Le gendre de Gisèle Pelicot, Pierre Peyronnet, est rédacteur en chef de la Matinale de BFMTV. Pourtant, aucun journaliste ne l’a présenté comme tel lors de ses interventions. Surmédiatisation du procès, business éditorial avec le livre de Caroline Darian, puis le livre de Gisèle Pelicot vendu à 63 000 exemplaires en une semaine, droits d’auteur estimés entre 800 000 et 2,3 millions d’euros, one-man-show du fils… Jusqu’où ira la marchandisation de cette affaire sordide ?
Les pastilles de l’info :
– Quentin : la gauche tente d’imposer un narratif alternatif
– Libération (encore) sauvé par Kretinsky : 17 millions € supplémentaires
– “On a été mauvais” admet Macron sur le nucléaire
– SOS Racisme et l’Etat : conflit d’intérêts ou ingérence ?
– Aphatie insulté par Chikirou : “va te faire enc*ler” en italien
Portrait piquant : Jean-Michel Aphatie
FSSPX : Mgr Eleganti conteste l’interprétation de Mgr Schneider
Mgr Marian Eleganti conteste l’interprétation selon laquelle toute excommunication du Vatican imposée à la Fraternité Saint-Pie-X en raison de ses consécrations épiscopales prévues le 1er juillet pourrait être invalide.
Son intervention fait suite aux propositions de l’évêque Athanasius Schneider, qui suggère que les excommunications contre la FSSPX ne seraient pas valides car la Fraternité n’a pas l’intention de se séparer de Rome. Mgr Schneider a tenu ces propositions lors d’une récente réunion privée de la Confrérie Notre-Dame de Fatima. Il a précisé que l’absence d’une telle intention remettrait en question la légitimité des sanctions canoniques si les consécrations avaient lieu.
« Par conséquent, je pense que, si l’excommunication était appliquée, elle ne serait en quelque sorte pas valable car il n’y a pas d’intention de commettre un acte schismatique de la part de la Fraternité de Pie X, et on ne peut être puni quand on n’a pas l’intention de le faire, selon le droit canonique ».
Durant le pontificat du pape François, Mgr Schneider a été le visiteur officiel du Saint-Siège auprès de la FSSPX, ce qui lui a permis d’avoir une connaissance approfondie de la vie interne du mouvement à une époque où Rome cherchait à mieux cerner sa position. Il a également exhorté publiquement le pape Léon XIV à envisager d’approuver les consécrations épiscopales prévues par la Fraternité plutôt que de les condamner, en présentant une telle démarche comme un possible pas vers la réconciliation entre le Vatican et la FSSPX.
Cependant, Mgr Eleganti, évêque auxiliaire émérite de Coire en Suisse, a rejeté cet argument, insistant sur le fait que l’absence d’une intention déclarée de rompre avec Rome ne modifierait pas la nature objectif de l’acte.
« Déclarer une intention douteuse n’est d’aucune utilité ». « Dire qu’ils n’ont pas l’intention de provoquer un schisme, c’est une façon de tromper les gens sur la nature schismatique objectif et les conséquences d’un tel acte de désobéissance. »
« C’est une manœuvre pour pratiquer une autonomie totale tout en prétendant être en union avec le Pape. Ce n’est en réalité pas le cas tant que le Pape n’accepte ni n’autorise ces consécrations ».
L’évêque suisse a développé ses préoccupations, arguant que la question devait être jugée sur la base des actions concrètes de la Fraternité plutôt que sur les intentions que ses dirigeants prétendent avoir.
« Il ne s’agit pas de ce qu’ils affirment ou déclarent, mais des faits qu’ils créent ». « Il ne s’agit pas principalement des intentions, mais des faits objectifs et du comportement. »
L’évêque a ensuite exposé quatre points qui, selon lui, démontrent une tendance à l’indépendance vis-à-vis de l’autorité de l’Église.
- « Premièrement, agir en toute autonomie sans mandat papal ni mission confirmée ;
- deuxièmement, fonctionner avec des évêques qui ne sont pas en union avec le pape et le collège épiscopal ;
- troisièmement, maintenir des centaines de prêtres non incardinés ;
- et enfin, exister dans une sorte de nirvana juridictionnel par auto-autorisation, se considérant comme les seuls vrais catholiques, avec les seuls vrais sacrements, du moins sans défauts, et la seule vraie doctrine ».
Mgr Eleganti a soutenu que ces développements mettent en lumière un problème ecclésiologique plus profond au sein du mouvement, suggérant que ses structures ressemblent de plus en plus à celles d’une Église parallèle.
« Ils prétendent ne pas vouloir une Église à côté de l’Église, tout en en créant une et en se comportant d’une manière qui correspond exactement à cela ».
Il s’est également demandé si la Fraternité recherchait véritablement une réconciliation canonique avec Rome, suggérant qu’une régularisation complète compromettrait l’indépendance dont elle jouit actuellement.
« C’est hypocrite car, à vrai dire, ils ne veulent aucune régularisation ». « Cela signifierait perdre leur autonomie et se soumettre à ce qu’ils considèrent comme une Église universelle erronée. Et c’est précisément là un état d’esprit et un comportement schismatiques. »
La situation des chrétiens en Algérie et la question kabyle s’invitent au Parlement européen
Communiqué de Chrétienté Solidarité :
Organisée à l’initiative de Chrétienté-Solidarité, à l’invitation du député européen (ECR) Nicolas Bay, une importante réunion s’est tenue le mercredi 11 mars 2026 au Parlement européen de Strasbourg.
Sous l’intitulé “Libertés des minorités en Algérie”, cette rencontre a réuni des intervenants prestigieux :
- le docteur Charlotte Touati (chercheur à l’Université de Lausanne, spécialiste des chrétientés en Afrique du Nord) est intervenue sur la situation des chrétiens en Algérie
- Azwaw At-Qasi (Président de la Ligue kabyle des droits de l’homme) a traité de la dure répression algérienne à l’encontre des Kabyles et de tout ce qui a trait à l’identité kabyle.
- L’invité de marque était Ferhat Mehenni (Président du Gouvernement kabyle en exil) qui a porté la voix de la Nation kabyle au sein de l’assemblée législative européenne où il a appelé les parlementaires à reconnaître l’indépendance de la Kabylie, proclamée solennellement le 14 décembre 2025 à Paris.
De nombreux contacts ont été pris avec des députés et des associations de défense des droits et libertés. Un programme d’initiatives parlementaires a été fixé.
Retour en vidéo sur cette journée importante.
Formons, ce 25 mars, un Grand Chapelet sur notre pays !
Pour faire triompher la Paix et l’unité en ces temps remplis d’inquiétude, nous vous invitons à une grande action de prière lors de la fête de l’Annonciation !
Répondons tous ensemble à l’appel de la Vierge Marie à former un Grand Chapelet sur la France et sur chacun de nos pays… pour obtenir la protection de notre Mère du Ciel !
Origine du Grand chapelet sur la France
Un matin de janvier 2019, Véronique Radigois ressent un appel pressant de la Vierge Marie lui demandant de tracer un grand chapelet sur une carte de France en plaçant les différents grains sur des lieux où Elle est apparue ainsi que sur des sanctuaires où Elle est honorée.
Ce chapelet sur la carte de France est devenu pour Véronique un pèlerinage, car ensuite la Vierge Marie lui a demandé de faire le tour de tous les sanctuaires situés sur ce Grand chapelet. Ce qu’elle fit, en voiture, 3 fois de suite, pour chacun des Mystères : joyeux, douloureux et glorieux. Elle put ainsi prier dans des hauts lieux, flamboyants, pleins de gloire, comme Notre Dame de France, Notre Dame de Paris, de Chartres, de Reims, mais aussi dans des petites chapelles humbles, pauvres, et même délaissées. Ce chapelet permet de les réintégrer, de leur redonner une vraie place, car tous ces lieux ont une histoire forte.
Suite aux milliers de kilomètres parcourus, Véronique a écrit un livre pour partager son expérience et cet appel de la Vierge Marie à réaliser ce Grand chapelet sur la France.
En ces temps où les églises, la chrétienté, et la dévotion à Marie sont menacés, nous sommes invités à retourner dans ces lieux si merveilleux, chargés d’Histoire, où la Vierge Marie nous accorde, plus que n’importe où ailleurs, des grâces particulières… La Sainte Vierge demande instamment ce chapelet sur la France pour la protéger des fortes menaces qui pèsent sur elle. N’oublions pas que le Christ ne peut rien refuser à Sa Mère…
Concrètement, le mercredi 25 mars :
→ Nous sommes tous invités à nous rendre dans un sanctuaire marial proche de chez nous pour prier aux pieds de notre Mère céleste. Nous lui demanderons d’intercéder auprès de son divin Fils pour la protection de notre pays. Nous lui offrirons la prière du chapelet qui est si puissante. Et nous honorerons Jésus par l’eucharistie, l’adoration ou la prière ardente devant le Tabernacle.
. Ceux qui ne peuvent s’y rendre pourront aller dans une église ou une chapelle dédiée à la Vierge Marie. Les personnes dans l’impossibilité de se déplacer prieront depuis chez elles, en se reliant, en esprit, à un sanctuaire de leur pays.
Dans le monde entier !
Dans les 61 pays où est prié le Chapelet perpétuel pour le monde, l’appel est lancé pour que chacun, ce 25 mars, en Amérique, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie… aille implorer la Vierge Marie dans un de ses sanctuaires !
Pour que les guerres soient arrêtées au plus vite, pour que tous nos pays soient placés sous le Manteau de Marie ! Nous serons reliés les uns aux autres comme les grains du chapelet par le cordon invisible mais extrêmement réel et fort de la prière, et nous formerons un Immense chapelet sur le monde.
Le bouclier de la prière des enfants
Nous connaissons tous la puissance de la prière des enfants, comme à Pontmain où quelques enfants ont obtenu par leur prière l’arrêt de la guerre. Aussi, ce 25 mars, emmenons nos enfants près de la Vierge Marie, avec l’assurance que la pureté de leur prière atteindra le Ciel. Pensons également à inviter les enfants du caté, du patronage, des scouts et des écoles catholiques et à relayer largement cette information.
Rendez-vous donc le 25 mars dans les sanctuaires du monde entier !
Et n’oublions pas que c’est la Vierge Marie, elle-même, qui a demandé expressément la construction de nombreux sanctuaires. Parce que c’est là qu’elle est le plus présente et agissante. C’est là qu’elle nous attend, pour présenter nos prières à Jésus, Son Fils, qui répond toujours favorablement aux demandes de Sa Mère !
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Mais que s’est-il passé dans la tête d’Eric Ciotti ?
Alors que son adversaire Christian Estrosi est empêtré dans un scandale, Eric Ciotti, qui avait manifesté contre la loi Taubira, vient donner des gages au lobby LGBT, lequel milite désormais ouvertement pour la vente d’enfants par GPA :

