Offre spéciale pour les lecteurs du Salon beige pour la prochaine conférence des Eveilleurs à Versailles
Dans quelques jours, les Eveilleurs recevront ensemble deux observateurs aiguisés de l’actualité nationale et internationale.
L’un, Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro, chroniqueur sur CNews, est devenu incontournable dans le débat d’idées, et décrit avec une précision chirurgicale les fractures françaises d’aujourd’hui, après cinquante années d’immigration qui ont permis notamment l’implantation de l’Islam comme deuxième religion sur le sol national.
Le second, Gilles Kepel, politologue, essayiste, est aujourd’hui une référence dans la vie intellectuelle française pour ses travaux sur le monde arabe et le terrorisme islamique.
Décryptage de la crise identitaire qui frappe notre pays, de l’expansion de l’Islam dans le monde occidental, de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, de l’avenir de notre vieux continent frappé par la dénatalité, de la reconstruction de la paix dans les pays du Levant…
La conférence aura lieu lundi 16 mars à Versailles.
Les Eveilleurs proposent un tarif préférentiel pour les lecteurs du Salon Beige avec le code SBREDUC (50% de réduction sur tous les billets).
Tribune de SOS Calvaires à l’attention des maires de France
A l’attention des maires de France,
Les calvaires, ce patrimoine chrétien oublié dont les maires ont la responsabilité
Là, sur le carrefour, à l’ombre d’un grand chêne, se dresse une croix de pierre. Le temps a patiné le grès, les inscriptions sont effacées, mais la silhouette demeure. Depuis des décennies, parfois depuis des siècles, elle veille sur le village. Ces croix font partie du paysage français. Elles ponctuent les routes, marquent les entrées de hameaux, gardent la mémoire de missions, de drames ou de reconnaissances. Elles racontent à leur manière la longue histoire des villages.
Ces témoins silencieux disparaissent peu à peu. Les socles s’effondrent, la pierre se fissure, la végétation les recouvre. Leur disparition est lente, presque invisible, comme si une part de la mémoire des campagnes s’effaçait discrètement. Et pourtant on ne mesure jamais assez combien les Français aiment leur patrimoine. Dans les campagnes, ces croix comptent parmi les derniers repères visibles d’une histoire commune. Les commerces ont fermé, l’école a parfois disparu, la vie du village s’est déplacée ailleurs. Mais le clocher, la mairie et le calvaire demeurent encore. Ils sont les signes tangibles d’une continuité. Chez SOS Calvaires, nous en faisons l’expérience : chaque semaine, des maires nous sollicitent pour sauver une croix qui menace de tomber. Chaque jour, des habitants nous écrivent pour signaler une croix abandonnée. Ces appels disent tous la même chose : ce patrimoine compte encore.
Le 15 et 22 mars prochain, les Français éliront leurs maires qui porteront la responsabilité très concrète de veiller au patrimoine de leur commune. Certains pensent que la laïcité empêcherait l’entretien ou la restauration de monuments religieux. C’est faux. La loi de 1905 ne s’oppose pas à la conservation du patrimoine religieux ancien. Bien au contraire. Le Conseil d’État a rappelé en 2017 que les signes religieux présents dans l’espace public avant 1905 font pleinement partie du patrimoine des collectivités et peuvent être entretenus, restaurés ou remplacés. Les communes ont donc le droit d’engager les dépenses nécessaires à l’entretien et à la conservation des édifices cultuels et du patrimoine religieux dont elles sont propriétaires. Mieux encore : lorsqu’un monument appartient au domaine public communal, la collectivité a une obligation générale d’entretien de son patrimoine. Autrement dit : restaurer un calvaire n’est pas une entorse à la laïcité. C’est simplement assumer la responsabilité de son patrimoine.
Bien souvent, ces restaurations sont d’ailleurs beaucoup plus simples qu’on ne l’imagine. Il ne s’agit pas de grands chantiers spectaculaires, mais de gestes modestes : consolider un socle, nettoyer la pierre, redresser une croix, refaire une inscription effacée par le temps. Ces travaux peuvent être menés avec des artisans locaux, avec des bénévoles, avec l’aide d’associations spécialisées.
Mais au-delà de la pierre elle-même, restaurer un calvaire produit presque toujours un effet inattendu : le village se rassemble. Des habitants viennent prêter main-forte, des jeunes découvrent l’histoire du lieu, des anciens racontent les processions ou les fêtes d’autrefois. Un chantier de restauration devient un moment de transmission.
À l’approche des élections municipales, il est donc essentiel de rappeler aux futurs maires qu’ils sont les premiers gardiens de ce patrimoine de proximité. Ils ont la possibilité d’agir. Ils verront alors que ce n’est pas seulement une croix que l’on restaure : c’est un fragment d’histoire que l’on rend au village.
Louis Guéry, directeur général de S.O.S Calvaires
NB : S.O.S Calvaires est une association d’intérêt général qui œuvre pour la restauration et la sauvegarde du petit patrimoinechrétien en France.
Aujourd’hui commence la grande neuvaine à saint Joseph : déjà 140 000 personnes en prière
Aujourd’hui, 11 mars, commence la grande neuvaine à saint Joseph, proposée jusqu’au 19 mars, jour de sa fête. Cette démarche spirituelle rassemble chaque année des dizaines de milliers de fidèles. Cette année encore, près de 145 000 personnes sont attendues pour se confier à l’intercession du père adoptif de Jésus.
Organisée en lien avec le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac et le journal France Catholique, cette neuvaine invite les chrétiens à confier à saint Joseph les intentions les plus importantes pour notre temps : la protection de la vie, les familles, les pères, les jeunes, les prêtres, les couples ou encore les personnes en fin de vie.
Pendant neuf jours, les participants recevront chaque jour une méditation et une prière pour se mettre à l’école de ce grand saint, gardien de la Sainte Famille et puissant intercesseur, afin d’apprendre à accueillir la vie, protéger les plus fragiles et avancer dans la confiance en la Providence.
Confier son intention personnelle
Chacun est invité à participer à cet élan spirituel en déposant son intention de prière personnelle sur cette page.
Toutes les intentions recueillies pendant ces neuf jours seront apportées et déposées aux pieds de saint Joseph au sanctuaire de Cotignac le 19 mars, jour de sa fête.
Il est également possible de déposer un cierge au sanctuaire de Cotignac, signe concret de la prière confiée à saint Joseph, sur cette page.
Ainsi, au cœur de ce lieu marqué par les grâces et les pèlerinages depuis des siècles, les intentions et les cierges de milliers de fidèles seront présentées ensemble dans la prière, aux pieds de celui choisi pour être le chef de la Sainte Famille.
Un grand mouvement de prière
Au fil des années, cette neuvaine est devenue l’un des plus grands temps de prière en ligne de la francophonie catholique. Des dizaines de milliers de fidèles y participent, unissant leurs voix pour demander l’aide de saint Joseph dans les situations personnelles, familiales ou professionnelles.
Dans un monde souvent inquiet pour l’avenir, cette grande chaîne de prière rappelle que saint Joseph demeure un protecteur puissant pour les familles et pour la vie.
👉 Chacun peut encore rejoindre la neuvaine, déposer son intention de prière et faire brûler un cierge à Cotignac pour son intention dès aujourd’hui.
Ces petites images pieuses que l’on conserve toute une vie …
Dans beaucoup de familles, il existe encore un missel ancien ou un livre de prière transmis de génération en génération. Et il n’est pas rare d’y découvrir une petite image pieuse, soigneusement conservée entre deux pages : souvenir d’une communion, d’une confirmation… ou d’une profession de foi.
Ces images faisaient autrefois partie de la vie catholique ordinaire. Offertes à la famille, aux parrains et marraines, aux amis proches, elles rappelaient un moment important : celui où un jeune chrétien affirme personnellement la foi reçue au baptême.
Discrètes, modestes, mais profondément symboliques, elles avaient aussi une fonction très simple : garder vivante la mémoire d’un engagement spirituel.
Une tradition presque oubliée
Pendant des décennies, ces images souvenirs accompagnaient les grandes étapes de la vie chrétienne. On les glissait dans un missel, on les conservait dans un livre, parfois même dans un portefeuille.
Avec le temps, cette petite tradition s’est estompée.
Et pourtant, à l’heure où beaucoup de familles cherchent à redonner du sens aux sacrements et aux étapes de la vie chrétienne, ces objets simples retrouvent une vraie pertinence.
Une image bien choisie devient un souvenir durable, qui traverse les années bien mieux que beaucoup d’objets modernes.
Un objet simple… mais chargé de sens
Contrairement à un simple faire-part, une image pieuse est faite pour être conservée.
Elle peut accompagner la prière, être gardée dans un livre spirituel ou simplement rester comme un souvenir discret d’un jour important.
Et il arrive souvent que, des années plus tard, on redécouvre ces images avec émotion.
Une petite collection d’images pour renouer avec cette tradition
Dans cet esprit, une nouvelle série d’images souvenirs de profession de foi vient d’être proposée sur la boutique Fabrefacio.
Ces images ont été conçues avec un souci de simplicité et de qualité :
format 7 × 11 cm, pratique à conserver
impression sur papier couché mat 170 g/m², pour un rendu élégant
verso vierge, permettant à chaque famille d’y inscrire son propre texte (date, prière, citation ou mot de remerciement)
Cette simplicité permet justement une grande liberté de personnalisation.
Des souvenirs qui traversent le temps
Dans un monde saturé d’images numériques et de souvenirs éphémères, ces petits objets ont quelque chose de précieux : ils restent.
Ils rappellent un moment fondateur dans la vie d’un jeune chrétien.
Et ils participent, à leur manière, à transmettre la mémoire de la foi au sein des familles.
👉 La collection peut être découverte ici : www.fabrefacio.fr
Fabrefacio est une boutique spécialisée dans les objets et supports destinés à accompagner la vie chrétienne et les grandes étapes sacramentelles. Son objectif est de proposer des produits sobres, beaux et durables, fidèles à l’esprit de la tradition.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
11 mars 1963, il pleut sur le Fort d’Ivry – Le docteur Petit raconte…
Le 11 mars 1963, le colonel Jean-Bastien-Thiry tombait au Fort d’Ivry sous les balles françaises d’un peloton d’exécution.
Le docteur Petit raconte : « J’ai eu le privilège redoutable et l’honneur de recueillir les dernières paroles de Bastien-Thiry et de faire sa connaissance à quatre heures du matin lorsqu’il a été réveillé par les magistrats et par l’Aumonier.
Le Père Vernet et moi étions là les premiers. Nous étions tous deux dans un petit bureau et attendions… Puis vint l’heure solennelle, cette heure qui m’a marqué profondément. Je crois que jamais ne vivrai quelques chose d’aussi émouvant que cette Messe célébrée par le Père Vernet dans une cellule attenante à celle de Bastien-Thiry qui venait d’être réveillé. Cette messe fut chantée. Je me rappelle très bien du Credo en latin, récité avec force. La présence ou plutôt l’action de Bastien-Thiry dans cette messe est un souvenir inoubliable. Il répondait phrase par phrase et chantait en même temps que le célébrant. Dans cette cellule-chapelle se trouvaient les trois avocats Maître Tixier-Vignancourt, Maître Le Coroller et Maître Dupuy, le directeur de la prison M. Marty et moi.
La messe dite, le cortège a commencé à se former. Là j’ai pu parler avec lui, quelques instants. Apprenant que j’exerçais à l’hôpital de Bourg-la-Reine, à quelques cent mètres de chez lui, il me dit « Docteur, je vous demande avec insistance de bien vouloir vous occuper de ma femme et de mes trois filles ». Pendant que nous bavardions, il était, indiscutablement le plus courageux de nous deux. J’ai eu l’impression, une fois cette messe terminée que je n’avais plus devant moi, un homme mais un enfant. Un enfant qui était beau, qui était blond, qui n’avait plus les pieds sur terre… Il était déjà monté vers le Ciel. Cette pensée peut vous paraître extraordinaire, mais c’est la vérité. C’est le souvenir que j’ai gardé de lui.
Tandis que nous parlions les avocats essayaient encore par différents moyens, de faire en sorte que l’on ne passe pas à l’exécution. Alors arriva le Procureur général Gerthoffer : « Allons pressons, pressons et que ça se fasse ! »
On a ouvert les portes, une camionnette était prête. Le Père Vernet est monté seul avec Bastien-Thiry. Je suis monté dans une autre voiture pour les suivre. Le cortège s’est mis en route, sous un temps extraordinairement bas, mauvais, pluvieux. D’une tristesse étrange. Nous nous dirigions rapidement vers le Fort d’Ivry où devait avoir lieu l’exécution. Courageux, Bastien-Thiry est apparu au pied d’un mur. Il y avait un poteau un peu plus loin. Digne, toujours calme, il s’est dirigé d’un pas bien frappé vers ce poteau. Avec le père Vernet, nous nous sommes mis à côte à côte pour essayer de nous donner du courage. Nous l’avons embrassé. Il avait son chapelet. La salve est partie. Il est tombé en avant. Le Père Vernet a retiré son chapelet de sa main serrée pour le remettre à son épouse. Nous l’avons embrassé une dernière fois.
Voilà exactement comment ça s’est passé. »
« Des hommes inflexibles, prêts au sacrifice suprême pour défendre leur idéal, peuvent renverser le sens de l’histoire et rendre son âme au Monde Libre ». Alexandre Soljenitsyne
Le colonel Bastien-Thiry mort en récitant son chapelet et en priant pour la France, demeure devant l’Histoire le symbole de la Fidélité et du respect de la parole donnée.
Retrouvez dans ce livre L’X en Croix, du colonel Bernard Moinet, lettres, témoignages, photos, poèmes, prières, évocations, … pour que le souvenir perdure.
Plus d’informations et commande sur LIVRES EN FAMILLE :
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L’X en Croix, Colonel Bernard Moinet, Editions Ulysse, nombreux documents et photos en noir et blanc, 64 pages, 6.50 €.
Plus de livres sur Bastien-Thiry .
https://www.livresenfamille.fr/module/ambjolisearch/jolisearch?s=bastien-thiry
Afin que nul n’oublie…
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11 mars 1963 : sacrifié pour la parole donnée
Du Cercle Bastien-Thiry :
Jean BASTIEN-THIRY (1927 – 1963) organisa l’attentat du Petit Clamart du 22 août 1962 contre Charles de Gaulle, alors président de la République. Condamné à mort par une juridiction d’exception1, il fut fusillé le 11 mars 1963.
Ses motivations ? La vérité, l’honneur, la fraternité, l’avenir de la nation française.
Extraits de sa déclaration prononcée en février 1962 lors de son procès :
« Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants »
« nous étions sincèrement partisans de l’Algérie française, parce que nous estimions cette solution réaliste et bénéfique pour tous ; mais nous concevions qu’il y eut d’autres solutions pour l’avenir algérien, solutions pouvant être défendues de façon honnête et sincère ; l’impératif absolu, quelle que fût la solution finalement retenue, était, en tout état de cause, et sous peine de trahison et d’infamie pour le pouvoir politique mettant en œuvre cette solution, de faire respecter la vie, la liberté et les biens des millions de Français de souche et de Français musulmans vivant sur cette terre. »

Photo de la tombe de Bastien-Thiry à Bourg la Reine lors de la célébration de dimanche après midi.
L’abandon de 1962 des populations algériennes qui étaient sous l’autorité régalienne de l’État français constitue un crime d’État, et doit être reconnu comme tel. Nous sommes en 2026, et la France, par la voix de plusieurs présidents de la République successifs a reconnu sa responsabilité dans cet abandon. Mais aucun n’a encore osé le caractériser comme la vérité l’exige. Il s’agit bien d’un crime planifié dans son ensemble par Charles de Gaulle. Ce crime fut :
–massif : le massacre des Harkis par les forces du FLN après les accords d’Evian se chiffre en dizaines de milliers de morts (entre 60 000 et 150 000 d’après les historiens), et l’épuration ethnique qui visa les Européens d’Algérie en milliers de victimes.
–programmé : Charles de Gaulle avait en tête l’abandon de l’Algérie dès son arrivée au pouvoir en 1958. Son discours, qui au contraire, engageait la France vis à vis de ces populations, lui permettait en réalité de reprendre le pouvoir (tel que le démontre en autres le livre de H.C Giraud, Le piège gaulliste, 2022). Averti des menaces sur ces populations, il les sacrifia pour se dégager au plus vite de l’Algérie en signant les accords d’Evian avec le FLN.
–évitable, encore en août 1962 : l’armée française était sur place et aurait très bien pu mettre fin aux massacres si l’ordre d’intervenir avait été donné. Un transfert en France des populations menacées pour un accueil et une intégration dignes aurait pu être organisés par le gouvernement.
Mais « le chef de l’État de fait » Charles de Gaulle, comme le désigne Bastien-Thiry, a voulu se débarrasser du « boulet » algérien en choisissant la facilité. Ce faisant, ce n’est pas seulement toutes ces personnes d’Algérie qui avaient cru en lui qu’il sacrifiait, mais c’était également l’honneur et la parole donnée de la France. Une partie de sa civilisation même, sur laquelle se base le concept de fraternité issu de son héritage chrétien.
Mensonge, enlisement moral, haine. 63 ans après les faits, nous pouvons lister quelques conséquences objectives de la politique algérienne de Charles de Gaulle :
- Un encouragement au terrorisme barbare qui est parvenu à ses fins politiques ;
- Une fraternité qui disparaît progressivement du langage social et politique français ;
- Un régime FLN arabo-musulman toujours en place depuis cette date en Algérie, cultivant un ressentiment anti-Français aux conséquences politiques et sociétales désastreuses sur les deux pays;
- Aucune perspective de collaboration de confiance entre les deux pays depuis cette date ;
- Une dénonciation systématique de la colonisation dans le discours dominant, occultant ses bénéfices (hôpitaux, infrastructures, écoles..) et la complexité du conflit. A ce titre et pour rappel : les algériens engagés du coté français, étaient trois plus nombreux que les algériens engagés pour le FLN (155 000 hommes armés contre 50 000 combattants FLN) ;
A quand la justice et la vérité sur ce drame provoqué ? Il est temps d’avancer sur les points de base suivants :
- Une juste repentance : celle qui viendra du pouvoir algérien envers les Harkis et les pieds-noirs (Européens d’Algérie).
- La revalorisation de l’image des Harkis en France, qui étaient engagés au coté de la France et qui souffrent actuellement trop souvent d’une image de « collabos»;
- La reconnaissance par l’État français comme crime de l’abandon des Harkis et des Européens d’Algérie. A cette fin, la France devra s’extraire du culte idolâtre de Charles de Gaulle, qui fut le planificateur de cet abandon programmé.
- Enfin, la reconnaissance de l’État français envers ceux qui ont donné leur vie en s’opposant à ce drame ;
1 La cour militaire de justice, aux ordres de Gaulle. Un « simulacre de justice », tel que le décrit l’ancien haut magistrat Grégoire Finidori, dans son ouvrage Un formidable système répressif : les juridictions d’exception à la fin de la guerre d’Algérie (2022)
Cercle Jean Bastien-Thiry, 11 mars 2026
Nantes : La librairie Dobrée fait peau neuve
La librairie Dobrée existe depuis 1978 ! Elle a été rachetée par Chiré en 2013. Cette présence de nos idées, depuis presque 50 ans, dans le cœur de Nantes est certes une petite victoire sur l’esprit du monde, mais c’est tout de même une victoire !
N’hésitez pas à venir au 14 rue Voltaire, à Nantes. Après les multiples problèmes (informatiques, gestion, commandes, etc.), livres, statues, objets de piété, tout y est pour vous satisfaire ou pour vous donner l’idée originale d’un cadeau : une invitation à dîner, un remerciement, une communion, une confirmation, un mariage, tous les prétextes sont bons pour un cadeau intelligent et militant !
La librairie vous accueille du mardi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h et le jeudi et vendredi, elle reste même ouverte entre 12h30 et 14h30 !
Un avis, un conseil, une commande à passer ? Contactez par courriel : [email protected]
ou par téléphone : 02 40 69 84 84
Vous pouvez aussi :
- Commander sur le site https://www.chire.fr/ et choisir l’option retrait en magasin à Chiré et ajouter une note “faire passer par Dobrée”, vous aurez ainsi les frais de port gratuit !
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Encore un pas vers l’union des droites
Lundi soir, tous les partis conservateurs, nationalistes et souverainistes se sont alliés au Parlement européen pour adopter en commission un règlement majeur visant à faciliter l’expulsion des clandestins.
Les députés européens se prononçaient en effet en commission sur un projet de règlement visant à faciliter les « retours » (les reconduites aux frontières). Sous l’impulsion du patron de la délégation française du PPE, François-Xavier Bellamy, le texte du PPE (LR) a été adopté grâce au soutien de l’ECR (IDL de Marion Maréchal), des Patriotes pour l’Europe (RN) et de l’Europe des nations souveraines (Reconquête).
Début décembre, le même attelage s’était déjà formé, déjà sur la question migratoire, pour voter deux textes.
Marion Maréchal se réjouit de cette union :
Une nouvelle fois, la coalition des droites, dont notre Groupe ECR est la force pivot, et qui inclut également le PPE, les Patriotes et les Souverainistes, s’est imposée face à la gauche. Ensemble, nous avons ainsi obtenu de nombreuses avancées :
- possibilité de centres d’expulsion dans les pays tiers ;
- détention des clandestins permise pendant 24 mois et plus si les circonstances le justifient ;
- interdiction d’entrée sur le sol européen sans limite de temps ;
- possibilité de fouiller et saisir les biens (papiers d’identité, téléphone…) du clandestin sans son accord afin d’identifier son pays d’origine ;
- l’appel d’une décision d’expulsion ne suspend plus l’organisation de l’expulsion.
Ce n’est pas parfait, mais ce sont des progrès considérables qui tranchent avec le laxisme ayant prévalu jusque-là. C’était, encore une fois, une demande de notre alliée Giorgia Meloni, qui se bat à Rome et à Bruxelles pour protéger nos frontières et nos peuples. Le texte sera prochainement mis aux voix en séance plénière avant d’être négocié avec le Conseil. Félicitations à notre négociateur Charlie Weimers, avec lequel nous avons travaillé dès le début pour obtenir ces victoires. Et merci à François-Xavier Bellamy qui a su convaincre son groupe de travailler une nouvelle fois avec la droite. Grâce à ECR, grâce à la coalition des droites, nous forçons enfin l’UE à changer de direction. Nous continuerons à nous battre pour réparer les dégâts causés par des décennies de soumission à la gauche, pour rendre la France et à l’Europe plus sûres, plus prospères et plus fortes.
Il regrette sa transition de genre, commencée à 17 ans
Né homme, Karlee a entamé à 17 ans un parcours de transition sexuelle pour devenir une femme. Après plusieurs tentatives de suicide, il raconte son histoire et la prise en charge médicale française des personnes transgenres.
Son discours lui vaut des menaces de mort. Aujourd’hui, il a 30 ans et regrette ses nombreuses opérations. Après plusieurs tentatives de suicide, il a choisi de raconter son histoire et la prise en charge médicale française des transgenres.
Beaucoup de mes traumatismes non pansés proviennent de mon enfance. J’ai grandi dans une famille très peu soudée et dysfonctionnelle, entourée de frères et sœurs et de parents indifférents. Quant à mon homosexualité, je l’ai annoncée très tôt, à 13 ans. Mais j’en avais honte. J’ai grandi à la campagne et j’ai eu internet tardivement, j’ignorais ce qu’était la transidentité. C’est la famille américaine des Kardashian qui m’a appris l’existence des transitions de genre. À l’époque, mon copain m’avait fait remarquer que je parlais de moi au féminin, que je voulais être « la fille ».
Nucléaire : ils reconnaissent leur erreur mais sans poser leur démission
En ouverture des débats, Ursula von der Leyen a souligné que réduire la part du nucléaire en Europe a été « une erreur stratégique ». Selon la présidente de la Commission européenne, « ce choix » de l’Europe a eu pour conséquence de la « détourner d’une source fiable et abordable d’énergie à faibles émissions ».
Quand on reconnaît son erreur, on démissionne, non ?
Avant elle, Emmanuel Macron avait également défendu la relance du nucléaire civil en tant que facteur « d’indépendance », notamment dans un contexte géopolitique où la dépendance aux hydrocarbures peut « devenir un instrument de pression, voire de déstabilisation ».
« Le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies ».
Suivez le séminaire Intelligence artificielle et santé
On nous signale qu’il reste encore quelques places (mais dépêchez-vous, cela ne va pas durer) pour le séminaire qu’organise la chaire internationale de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune le 14 mars prochain sur le thème: Intelligence artificielle et santé.
Intervenants : Pr. Olivier Rey, Stéphane Ragusa, Laetitia Pouliquen et Jean-Marie Le Méné, etc.
Le séminaire IA et santé aura lieu en présentiel, le samedi 14 mars 2026, de 14h30 à 18h30, à Paris 15e
Pour qui ? Il s’adresse aux scientifiques, médecins, philosophes, juristes, mais aussi à toute personne curieuse des enjeux bioéthiques soulevés par l’IA en matière de santé.
Inscription gratuite mais obligatoire, dans la limite des places disponibles : https://chairebioethiquelejeune.org/congreso-internacional-bioetica/seminaire-ia-et-sante/
Réponse au Cardinal Sarah de M. l’abbé Etienne Ginoux FSSPX
Source : https://fsspx.news/fr/news/reponse-au-cardinal-sarah-57576
Dans une tribune parue en France dans Le Journal du Dimanche du 22 février 2026, le cardinal Sarah, qui a été ces dernières années une forte source d’encouragement pour de nombreux fidèles, s’inquiète de l’annonce des sacres épiscopaux par la Fraternité Saint-Pie X.
Le cardinal écrit : « Combien d’âmes risquent de se perdre à cause de cette nouvelle déchirure ? » On est en droit de se demander si ce sont vraiment les âmes des fidèles fréquentant les chapelles de la Fraternité qui sont en danger, ou s’il ne faudrait pas davantage craindre pour le salut de ceux qui suivent les « prélats qui renoncent à enseigner le dépôt de la foi » ou les « loups déguisés en agneaux », justement dénoncés par le prélat.
Le remède proposé par Son Éminence à ceux qui veulent « mener le combat pour la foi, la morale catholique et la Tradition liturgique » est l’attachement au Successeur de Pierre. Tout catholique devrait alors accepter ce qui vient du pape sans jamais désobéir. Cela n’est pourtant pas aussi simple qu’il n’y paraît, car n’est-ce pas précisément de Rome que sont récemment venus l’ouverture des divorcés remariés à la communion eucharistique, la bénédiction des couples irréguliers, l’assertion selon laquelle Dieu veut la pluralité des religions, la remise en cause de titres traditionnellement attribués à la Très Sainte Vierge Marie et employés par de nombreux papes, ou encore la tentative de suppression à long terme du missel traditionnel ? Or le cardinal Sarah s’est lui-même opposé à nombre de ces nouveautés au nom de la Tradition.
D’un côté, il nous montre l’exemple du bon combat pour la foi, la morale catholique et la tradition liturgique ; de l’autre, il nous invite à obéir à ceux qui sont à l’origine des maux que nous combattons. Comment le faire alors même que des cardinaux peuvent répandre des opinions hétérodoxes, réprouvées par le cardinal guinéen, sans être cependant jamais inquiétés par les autorités de l’Église ? Qu’en conclure, sinon que nous n’avons d’autre choix, avant d’assentir, que de distinguer entre les enseignements fidèles à la foi de toujours et ceux qui sont l’expression d’une pensée nouvelle, irréconciliable avec le magistère antérieur ? Bien que le pape actuel n’exerce le souverain pontificat que depuis peu, ses nominations aux charges les plus élevées ainsi que ses discours et homélies ne permettent pas d’augurer un changement notable.
Enfin, le cardinal Sarah nous donne à méditer le bel exemple d’obéissance héroïque du Padre Pio. On nous permettra cependant de remarquer l’immense différence entre la situation du stigmatisé de Pietrelcina et celle de la Fraternité Saint-Pie X. Il accepta dans la foi, l’humilité et l’obéissance une grave injustice concernant sa personne, mais qui n’avait pas de conséquence extérieure quant au salut des âmes. La Fraternité s’élève quant à elle contre une injustice touchant le bien commun de l’Église, blessée dans sa foi, sa morale et sa liturgie, comme le reconnaît le cardinal. Comment rester silencieux alors que la foi et le salut des fidèles sont menacés ? N’est-il pas nécessaire, par charité pour ces âmes, que certains osent s’opposer à ceux qui propagent l’erreur ?
Saint Paul s’est publiquement opposé à saint Pierre à Antioche, avant que le premier pape ne reconnaisse son erreur. Saint Athanase, alors que la majorité des évêques est proche de l’hérésie d’Arius, est excommunié par le pape Libère mais continue de prêcher et d’éclairer les âmes. Le Padre Pio a donc eu raison d’obéir à des sanctions injustes le concernant, car rien ne menaçait la foi des fidèles. On sait moins qu’il refusa de célébrer la messe selon le missel expérimental de 1965 en langue vernaculaire et qu’il continua à célébrer la messe de son ordination jusqu’à sa mort, en 1968, quelques mois avant l’entrée en vigueur de la réforme liturgique. Qu’aurait-il fait alors ?
Éminence, nous vous supplions d’utiliser votre autorité, votre notoriété et votre plume pour convaincre le Saint-Père de mettre un terme à la crise doctrinale, morale et liturgique que traverse la sainte Église. Alors la Fraternité Saint-Pie X ne sera plus dans la nécessité d’ordonner des évêques sans mandat pontifical. Alors il y aura une véritable unité et une parfaite communion dans l’Église de Dieu : l’unité et la communion dans la foi.
Abbé Étienne Ginoux | F.S.S.P.X.
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L’Église est juge des arts | Entretien avec James Matthew Wilson
L’Église est “juge des arts” selon une expression du Concile Vatican II, rarement citée. Elle a un rôle d'”arbitre” quant à la beauté de la liturgie, mais ce rôle se joue aussi “ad extra” ! Comme l’Église du Christ est l’accomplissement parfait des transcendentaux, elle a pour droit et devoir de promouvoir le Beau. Par extension, le catholique se voit attribuer le rôle de “gardien de la culture.” Notre foi nous encourage à chercher, aimer et promouvoir la beauté de la civilisation chrétienne dans tous les aspects de notre vie !
C’est ce que Mgr Cordileone, par exemple, fait aux Etats-Unis, en soutenant des artistes catholiques comme le poète James Matthew Wilson, un poète, professeur et intellectuel américain qui développe ici cette question de première importance dans cet entretien exceptionnel présenté par Augustin Marie Bréchard, de la Fraternité Saint-Ephrem.
La vidéo est disponible ci-dessous ⬇️
https://www.youtube.com/watch?v=BpQxAtsyC4M
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Pélerinage de Loublande en l’honneur du Sacré Coeur, les 18 et 19 avril
Deux jours de marche et de prière, la beauté de la liturgie, une veillée traditionnelle et des temps forts d’amitié : le pèlerinage Notre Dame de Loublande revient pour la troisième fois cette année au cœur de la Vendée militaire pour honorer le Sacré Cœur et prier pour la conversion de la France. Les samedis 18 et 19 avril, prends ton sac à dos et rejoins-nous !
Prier pour la France, sous le patronage du Sacré Cœur
Du sanctuaire au sanctuaire, sur une boucle dans le bocage, les pèlerins de Loublande rendent hommage au Sacré Cœur sur les lieux même où Il est apparu au début du XXème siècle. L’histoire remonte à 1916, pendant la Première Guerre Mondiale. La France vient d’adopter la loi de séparation de l’Église et de l’État. Les Français sont de plus en plus athées, quand ils ne sont pas franchement hostiles à l’Église. Au nord de la Vendée, le Sacré Cœur Lui-même vient demander la conversion de la France. Il apparaît à une jeune bergère, Claire Ferchaud, qui depuis son enfance, voit l’Enfant Jésus lui parler, la former, la guider. Le Sacré Cœur lui donne une mission pour la France : consacrer le pays au Sacré Cœur de Jésus en imposant son emblème sur le drapeau tricolore et en faisant instituer la messe perpétuelle à Loublande : «Quand Je verrai dans ce lieu, les foules à genoux et demander pardon, Mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la Paix sur une France régénérée». Deux demandes restées lettre morte malgré les efforts de Claire Ferchaud, de prêtres et même de l’évêque plus tard. Avec la Vierge Marie, le pèlerinage de Loublande prie pour l’instauration de la messe perpétuelle et pour la France..
Marcher, prier, veiller
Après 2024 et 2025, c’est la troisième édition du pèlerinage de Loublande. En chapitres, la marche d’une vingtaine de kilomètres s’adresse à tous les âges. Elle commence par la messe, dans la forme traditionnelle du rite romain, et fait étape à Saint-Laurent-sur-Sèvre, sur le tombeau du Père de Montfort. Entre les temps de prière et de formation, s’intercalent des moments amicaux et une grande veillée traditionnelle le samedi soir où tous les talents ont leur place. Un chapitre statique accueille aussi les pèlerins non-marcheurs. Le tout dans une ambiance simple et familiale !
Les inscriptions sont ouvertes. Plus de renseignements sur notre site Internet : pelerinagesacrecoeurloublande.fr
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Un tout nouveau site Internet pour Kairos
La Fondation Kairos pour l’innovation éducative-Institut de France a le plaisir de vous annoncer qu’elle vient de mettre en ligne un tout nouveau site internet qui permet de suivre ses activités au service de l’éducation de la jeunesse.
Vous pourrez y retrouver par exemple la liste exhaustive des écoles soutenues, ou encore toutes les publications (colloques, sondages, articles…).
Camille Galliard-Minier, ministre de l’euthanasie
Lu sur Genethique:
Le 26 février, Camille Galliard-Minier a été nommée ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Elle remplace Charlotte Parmentier-Lecoq dont les propos avaient été épinglés par l’ONU.
L’ancienne ministre avait en effet réclamé que le « droit à l’aide à mourir » soit « accessible à toute personne en situation de handicap », « comme le prévoit la Convention des droits des personnes en situation de handicap des Nations unies ». Suite à de tels propos le Comité des droits des personnes handicapées avait réclamé des « mesures visant à garantir que les autorités de l’Etat partie s’abstiennent d’affirmer dans les médias publics et les réseaux sociaux que le Comité soutient la légalisation de l’euthanasie ».
Une députée active sur la fin de vie
Suppléante d’Olivier Véran en 2020, Camille Galliard-Minier était entrée au Palais Bourbon après la nomination de ce dernier au poste de ministre de la Santé. L’ancienne avocate a pris une part active au débat sur la fin de vie en tant que député de l’Isère (groupe Ensemble pour la République).
En effet, c’est elle qui avait demandé une seconde délibération sur l’amendement d’Annie Vidal (Ensemble pour la République) qui visait à interdire le recours à l’ « aide à mourir » en cas de souffrances psychologiques seules. Camille Galliard-Minier considérait alors « essentiel » de « préserver l’équilibre du texte ». Un « équilibre » de façade qui a permis l’adoption de la proposition de loi en deuxième lecture le 25 février dernier.
Un député sourd aux alertes
Et face à différents députés préoccupés par les pressions que pourrait faire peser sur les personnes vulnérables l’adoption d’un « droit à l’aide à mourir », la nouvelle ministre des Personnes handicapées osait affirmer que la proposition de loi ne serait « que protection », ajoutant : « La construction même de ce texte vise à protéger les personnes qui auront recours à l’aide à mourir ! ».
L’ancien député de l’Isère a voté en faveur de l’« aide à mourir » en deuxième lecture. Désormais ministre et censée porter les préoccupations des plus vulnérables d’entre nous, les écoutera-t-elle enfin ?
source : Gènéthique
Mort de Quentin : faut-il tendre l’autre joue ?
La mort tragique de Quentin Deranque, le 14 février dernier, repose la question de la montée en puissance de la violence politique et de la réponse du chrétien face à une société traversée par des affrontements constants qui, à défaut d’entraîner la mort physique, peuvent aussi entraîner la mort sociale, la délégitimation et la condamnation morale à perpétuité.
Après avoir laissé passer le temps de l’émotion, Philippe Maxence a voulu recueillir les réactions des membres du Club des Hommes face à la mort ignominieuse de Quentin et leur demander ce que doit être la bonne réponse du chrétien. Comme vous pourrez le constater, l’émotion était bien au rendez-vous.
Au micro du Club des Hommes en noir, vous retrouverez l’abbé Claude Barthe, l’abbé Grégoire Celier, Anne Le Pape et Richard de Seze pour près d’une heure de débat et de regard sur l’actualité, sur l’histoire et sur la théologie morale.
Un curé libanais meurt dans les bombardements
Communiqué de l’Œuvre d’Orient:
L’Œuvre d’Orient apprend avec effroi et une immense tristesse la mort du père Pierre el-Raï, prêtre maronite de Qlayaa, tué par un bombardement. Il a été tué à son domicile par un tir d’artillerie qui a également blessé 4 autres personnes. Ce tir d’obus est intervenu alors qu’un premier obus avait endommagé une première maison du village et que les habitants tentaient d’évacuer les personnes blessées par ce premier tir.
L’Œuvre d’Orient condamne avec la plus grande fermeté ces actes de guerre qui visent à déstabiliser le Liban tout entier et tuent des civils innocents. La mort d’un prêtre qui ne voulait pas quitter sa paroisse est une nouvelle escalade dans la violence aveugle.
L’Œuvre d’Orient dénonce également le risque d’annexion et de disparition des villages au sud du Litani, et notamment des villages chrétiens historiques.
Pour soutenir l’action de L’Œuvre d’Orient qui soutient les chrétiens du Liban dans leur mission au service des Libanais déplacés vous pouvez relayer l’appel de fonds vers https://secure.oeuvre-orient.
6e Congrès apostolique mondial sur la Miséricorde à Vilnius du 7 au 12 juin
Des milliers de pèlerins chrétiens se réuniront à Vilnius cet été, lorsque la ville accueillera le 6e Congrès apostolique mondial sur la miséricorde (WACOM), un rassemblement de cinq jours organisé par le Vatican qui s’est déjà tenu à Rome, Cracovie, Manille, Bogota et Samoa. Le thème en sera « Construire la cité de la miséricorde ». Le programme WACOM se déroule sur cinq jours complets, avec des conférences, des concerts, des débats et des inaugurations mettant en vedette une liste internationale d’intervenants, parmi lesquels John Pridmore, ancien gangster devenu conférencier catholique, Grzegorz Ryś, archevêque de Cracovie, Nicky Gumbel, pasteur anglican et fondateur d’Alpha, Matt Fradd, podcasteur catholique, et la famille Kissel, connue par des millions de personnes grâce à leur ministère sur YouTube.
« Chaque après-midi, les participants quitteront la salle de conférence pour se rendre dans les églises de la vieille ville pour l’Heure de la Miséricorde. De cette façon, la ville elle-même fait partie intégrante du congrès », explique Inesa Čaikauskienė, directrice du Congrès apostolique mondial de la Miséricorde Vilnius 2026.
Vilnius a été choisie car elle est le berceau de la dévotion à la Divine Miséricorde, dont l’image est aujourd’hui présente dans pratiquement toutes les églises catholiques du monde. En 1934, une jeune religieuse polonaise nommée Faustina Kowalska vivait dans un couvent du quartier d’Antakalnis à Vilnius. Elle avait eu des visions d’une figure de Jésus avec deux rayons de lumière, rouge et blanc, jaillissant de son cœur et symbolisant un message de compassion et de pardon divin. Ces visions ont été transformées en la première image de la Divine Miséricorde par l’artiste local Eugeniusz Kazimirowski. L’original est toujours exposé au sanctuaire de la Divine Miséricorde dans la vieille ville de Vilnius, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui compte plus de 30 églises situées à quelques minutes à pied les unes des autres.
Vilnius est également l’une des capitales européennes les moins visitées, ce qui en fait une destination peu fréquentée pour les touristes religieux. Pour les pèlerins comme pour les autres visiteurs, Vilnius offre une expérience relativement peu fréquentée, sans le bruit, la pollution et la chaleur qui rendent d’autres destinations européennes moins agréables pour les touristes. La ville accueille environ 1,2 million de visiteurs par an, soit une fraction des 5 millions qui passent par la Cité du Vatican ou le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes en France.
Les pèlerins sont invités à s’inscrire avant le 1er avril, car les organisateurs ont l’intention de limiter le nombre total de participants à 5 000.
JPE à l’ONU : dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfant
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance est à l’ONU à l’occasion de la 61e session du Conseil des droits de l’Homme, à Genève, pour participer à un dialogue interactif avec la Rapporteure spéciale sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants, Madame Mama Fatima Singhateh.
JPE, par une déclaration écrite, demande à la Rapporteuse spéciale de dénoncer la gestation pour le compte d’autrui (GPA) comme une vente d’enfant au sens du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente d’enfants du 25 mai 2000, qui définit la vente d’enfant comme « tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou de tout groupe de personnes à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage » (art. 2).
« Je suis née, et j’ai été vendue » : Olivia Maurel, née de gestation pour autrui et porte-parole de la Déclaration de Casablanca pour l’abolition universelle de la GPA, prendra la parole par une déclaration orale pour demander que la pratique soit enfin identifiée comme ce qu’elle est, une forme de vente d’enfants (la Déclaration de Casablanca est un groupe international d’experts invitant les États à l’abolition universelle de la pratique).
Lors du dialogue interactif avec la Rapporteure spéciale sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants, Olivia Maurel rappellera avec force que la gestation pour autrui est contraire aux droits des enfants et des femmes, en les réduisant à des objets de transaction, et appellera à ce que la gestation pour autrui figure explicitement dans le mandat du prochain rapporteur sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants.
“Nous sommes aux côtés d’Olivia Maurel dans cette intervention importante à l’ONU, qui vise à sensibiliser la communauté internationale sur la triste réalité de la gestation pour autrui”, déclare Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l’enfance. “Cette pratique réalise une marchandisation du corps de la femme et une réification de l’enfant. Commander un enfant et le recevoir contre un paiement, qu’est-ce d’autre qu’une vente d’enfant ? Même avec de belles intentions, on ne saurait acheter un enfant, c’est tout. Un texte international sur la vente d’enfant existe, il est temps de l’appliquer à cette nouvelle forme de vente qu’est la GPA ».
En marge de cette intervention, des rencontres avec des délégations nationales sont prévues. Ces échanges visent à renforcer les alliances internationales en faveur de l’abolition de la gestation pour autrui et à promouvoir des politiques protectrices pour les enfants et les femmes à travers le monde.
Le cardinal Sarah répond aux critiques émises dans le quotidien La Croix
Après la publication de « 2050 » par le cardinal Robert Sarah, le quotidien La Croix a émis quelques critiques. A défaut d’être interrogé dans ce quotidien, le cardinal répond dans le JDD. Extrait :
Vous affirmez que « les grandes lignes de la théologie, les fondements de la foi, ne doivent pas s’effacer devant les modes passagères ou les opinions du moment », et ce sont ces grandes lignes que vous abordez justement dans votre livre. Quelle place donner alors au « climat, migrations et exclusions », comme s’interroge La Croix : « Non comme thèmes politiques mais comme lieux théologiques » ?
Ces réalités sont graves. Elles touchent des vies humaines, donc elles touchent le cœur de l’Église. Mais elles deviennent problématiques lorsqu’elles éclipsent la centralité de Dieu et que le discours ecclésial semble n’avoir plus d’autre horizon que l’agenda temporel. Oui, on peut parler de « lieux théologiques » – à une condition : que ces lieux soient éclairés par la foi, et non utilisés comme des substituts à la foi. Le pauvre n’est pas seulement un cas social : il est le visage du Christ. L’étranger n’est pas d’abord un dossier politique : il est un frère que Dieu confie à notre charité. La création n’est pas une idole verte : elle est un don, confié à l’homme pour être gardé dans la gratitude. Mais si l’on parle du climat sans parler du Créateur, si l’on parle de migrations sans parler de la dignité surnaturelle de l’homme, si l’on parle d’exclusions sans parler du péché et de la rédemption, alors on fait de l’Église une agence morale. L’Église n’est jamais plus utile au monde que lorsqu’elle est entièrement à Dieu.
Vous rappelez dans votre livre que « la vérité de l’Évangile n’est ni relative ni adaptable aux mœurs du temps ». Comment expliquez-vous que certains souhaiteraient voir l’Église évoluer notamment sur la morale chrétienne ?
L’homme moderne craint la vérité lorsqu’elle oblige. Il préfère une morale « fluide », sans frontières, où la conscience devient mesure ultime. Mais la conscience n’est pas un dieu : elle doit être formée par la vérité. La morale chrétienne n’est pas un catalogue d’interdits. Elle est la traduction concrète d’un mystère : Dieu a créé l’homme ; Dieu l’a racheté ; Dieu l’appelle à la sainteté. La complémentarité de l’homme et de la femme n’est pas une construction culturelle : elle est inscrite dans la création et élevée par le sacrement. Le respect de la vie, de sa conception à sa mort naturelle, n’est pas une opinion : c’est la reconnaissance que la vie est un don. Le célibat sacerdotal, dans l’Église latine, n’est pas une technique de gestion : il est un signe eschatologique, une disponibilité totale, un amour indivis. Ceux qui veulent adapter l’Évangile aux mœurs du temps confondent miséricorde et renoncement. La miséricorde relève le pécheur ; elle ne renomme pas le péché.
Cette tentation de « modeler l’Église à l’aune des contingences historiques » est plus significative en Occident, écrivez-vous, contrairement au continent africain qui se reconnaît plus humblement héritier du dépôt de la foi à transmettre. Comment comprendre ces différentes postures ?
L’Occident a été blessé par un orgueil particulier : celui de se croire adulte au point de ne plus avoir besoin de Dieu. Il a remplacé l’héritage par la suspicion, la tradition par le soupçon, l’autorité par la contestation permanente. Il veut réinventer ce qu’il a reçu. En Afrique, malgré les faiblesses et les difficultés, demeure souvent une conscience plus simple : nous sommes héritiers. Nous avons reçu la foi comme un trésor. On ne « modernise » pas un trésor : on le garde, on le transmet, on le fait fructifier. La vraie humilité consiste à accepter que la vérité nous précède. Cela ne signifie pas que l’Afrique serait indemne de tentations. Mais la posture fondamentale diffère : en Occident, on veut négocier avec la foi ; en Afrique, on la reçoit.
L’émergence d’un islam européen : mythe ou réalité ?
Lu dans La Petite Feuille verte :
Alors que le IIIème millénaire vient d’achever son premier quart de siècle, un constat s’impose à l’Europe : celle-ci n’est plus ce continent très largement chrétien qu’il était encore jusqu’au milieu du XXème siècle, sociologiquement parlant du moins, du fait d’une vague migratoire sans précédent.
Aujourd’hui, il en est résulté un pluralisme religieux dont l’islam est l’un des traits les plus marquants. En effet, une importante minorité musulmane a émergé en Europe et donc s’y affirme, avec une visibilité croissante, bousculant de la sorte un monde sécularisé, en mal de sens et en crise d’identité. En même temps, cet islam est traversé par de multiples courants dont on ne sait pas lequel finira par l’emporter. Sur ce point, les Européens de souche ont un rôle important à jouer.
L’islam est l’un des plus grands défis auxquels l’Europe actuelle est confrontée, « un défi redoutable », estimait le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical de la Culture, à la veille du Synode des évêques pour l’Europe qui allait se dérouler à Rome du 1er au 23 octobre 1999 et se faire l’écho de quelques inquiétudes concernant la volonté conquérante d’une partie des musulmans et le relativisme doctrinal en progression dans certains milieux catholiques (Le Figaro, 30 septembre 1999).
Il convient donc de porter un regard lucide sur cette réalité comme l’ont fait d’autres représentants de l’Église catholique au cours des dernières décennies. Retenons ici la réflexion du cardinal italien Giacomo Biffi, ancien archevêque de Bologne, qui écrivait en 2001 dans un article sur l’immigration musulmane :
« Le phénomène se présente lourd et grave ; et les problèmes qui en découlent – pour la société civile comme pour la communauté chrétienne – comportent beaucoup d’aspects nouveaux, doublés de complications inédites, ayant un fort impact sur la vie de nos populations ».
Il ajoutait :
« Nous sommes en présence d’une interpellation de l’histoire. Il faut l’affronter sans panique et sans superficialité » (Sedes Sapientiae, n° 75).
De fait, ce sont là les deux termes indispensables à un jugement équilibré et à des choix responsables. Il faut bannir la peur et l’irénisme, choisir la lucidité et le courage, autrement dit prendre en considération les éléments propres à l’islam qui freinent ou empêchent son assimilation à la civilisation européenne. Pour cela, il est essentiel de ne plus se laisser submerger par l’émotion ou l’approche compassionnelle mais de redonner sa juste place à la raison.
La question posée est donc la suivante : la présence croissante de l’Islam en Europe permet-elle d’affirmer qu’il existe un Islam européen ?
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DES MUSULMANS EN EUROPE
1°/ Quelques caractéristiques
a) Combien y a-t-il de musulmans en Europe ? Selon les résultats d’une enquête effectuée en 2017 par l’Institut américain Pew Research, leur nombre dans l’Union européenne (UE) s’élevait alors à 25,8 millions, soit près de 5% de la population alors qu’il était estimé à 16 millions en 2007. Certaines études prévoient qu’en 2050 ce nombre pourrait atteindre 35,8 millions, soit 7,4% pour l’UE (Observatoire de l’immigration et de la démographie, 24 juin 2020).
Et si la Turquie intégrait l’Union, il faudrait y ajouter 80 millions de personnes. Ce pays étant le plus peuplé, il disposerait du plus grand nombre de sièges au Parlement de Strasbourg. On en mesure les conséquences sur les orientations de l’UE (diplomatiques, législatives, culturelles, etc.).
Cependant, l’UE, avec ses 28 États membres, ne peut pas être confondue avec le continent européen car elle n’en recouvre pas la totalité. L’Europe compte en tout 50 pays, parmi lesquels la Grande-Bretagne qui s’est retirée de l’UE en 2020 avant de s’en rapprocher par un partenariat signé en 2025.
Il est cependant malaisé de fournir des indications précises car, dans certains États de l’UE, la loi interdit de retenir les données confessionnelles dans les recensements, au nom de la laïcité et du respect des convictions religieuses. Il reste que l’islam est devenu la deuxième religion après le christianisme (toutes confessions confondues).
b) Des provenances diverses.
Comme l’a noté le journaliste Jean-Loup Bonnamy, « l’accroissement démographique de l’islam en Europe est dû à un flot ininterrompu d’immigrés » (« L’islam en Europe : état des lieux », La Nef, n° 358, mai 2023). D’où la multiplicité des identités musulmanes.
- Maghreb et Proche-Orient arabe ;
- Afrique subsaharienne ;
- Turquie, Russie, Caucase ;
- Asie centrale et Extrême-Orient : Iran, Afghanistan, Pakistan, Inde, Indonésie, Bangladesh ;
- Balkans : Bosnie, Albanie, Kosovo. Il s’agit là d’Européens islamisés durant l’Empire ottoman ;
- Européens de souche convertis à l’islam.
c) La grande majorité des musulmans établis en Europe appartiennent au sunnisme, mais leur islam varie selon leur identité d’origine.
- Les sociétés dont l’islam imprègne toute la vie, publique et privée (États arabes, Asie centrale).
- Les Turcs, tiraillés entre le sunnisme inséparable de la turcité, la sécularisation héritée du système d’Atatürk et la réislamisation imposée par le régime de Recep Tayyip Erdogan depuis 2016.
- Les pays ayant hérité de systèmes laïcs institués lors de l’époque coloniale (Afrique noire).
- Les Iraniens sécularisés ou de confession chiite ayant quitté leur pays lors de la Révolution islamique de 1979.
d) Autres diversités dans l’approche de l’islam (culte, droit, politique).
- Quel est l’islam authentique : religion de paix, d’amour et de tolérance ? ; religion idéologique, intolérante ou conquérante ?
- Dans la pratique : religion tranquille, privatisée ? ; militante, prosélyte, voire djihadiste ?
L’islam sunnite, ultra-majoritaire, n’étant pas doté d’une structure hiérarchique représentative, il est impossible de répondre à ces questions. Cela pose le problème de la représentativité des interlocuteurs et de la crédibilité de leurs conceptions.
Ces différentes formes de diversité rendent pertinente la formule : « L’islam est pluriel ». Mais ce constat ne doit pas servir de prétexte pour dissimuler les vrais problèmes que pose l’islam à partir de ses sources fondamentales, notamment le Coran et la Sunna (Tradition mahométane) ainsi que la charia (loi islamique).
2°/ L’enracinement de l’islam en Europe
L’islam n’est plus un facteur étranger à l’Europe ; résultat d’un important flot migratoire, il en est devenu une composante interne qu’il n’est plus possible d’ignorer ou de négliger.
Cet enracinement s’accompagne d’une réappropriation de la religion et de la culture. On assiste à une évolution importante de ce point de vue. Les premiers immigrés, au début et au milieu du XXème siècle, le plus souvent des hommes venus en célibataires pour des raisons économiques et pour une période transitoire, arrivaient avec l’espoir de retourner dans leurs pays. Ils n’avaient pas de revendications particulières sur le plan religieux et cultuel. Peu à peu, ils ont bénéficié de la part des pays d’accueil de mesures qui ont favorisé leur communautarisation : extension du regroupement familial ou du droit du sol pour la nationalité, application de la charia par certains tribunaux européens.
La réislamisation se manifeste par diverses pratiques. Le culte est en constante progression comme en témoignent de nombreux signes : construction de mosquées, prières dans les rues et d’autres espaces publics, pratique du Ramadan qui est de plus en plus suivie par des non pratiquants habituels et s’impose même aux employés des secteurs privé et public, ouverture d’écoles sous contrat avec l’État
ou totalement libres, ainsi que de librairies confessionnelles, extension du marché halal organisé, horaires séparés pour les femmes dans les lieux de loisirs, polygamie clandestine.
La propagation du port du voile islamique par les femmes, signe d’une affirmation identitaire, gagne de plus en plus les jeunes générations.
Une étude sur les immigrés de toutes provenances établis en France, publiée par l’INSEE le 30 mars 2023, montre la supériorité de la transmission religieuse au sein des familles musulmanes : 91% contre 67% chez les catholiques (La Croix, 31 mars 2023).
Comme leurs coreligionnaires dans le monde entier, les musulmans d’Europe se réislamisent donc fortement, certains subissant l’influence des pays d’origine, voire d’idéologies relevant de l’islamisme.
On a longtemps voulu minimiser le phénomène en considérant que les musulmans établis en Europe étaient aussi peu pratiquants que les chrétiens. C’était pour rassurer, comme si, même sans le dire, on considérait qu’être musulman, assidu à sa pratique et attaché à sa doctrine, pouvait poser des problèmes à nos sociétés.
Les spécialistes de l’islam ont trop voulu réduire leurs analyses à la sociologie, sans tenir suffisamment compte des spécificités propres de l’identité musulmane. Ils ont ainsi oublié que les hommes sont façonnés par une culture d’autant plus prégnante qu’elle est religieuse.
On se rend compte désormais qu’une attitude privilégiant l’accueil de cette nouvelle religion et fondée sur une approche laïcisante ne permet pas d’appréhender la réalité islamique dans son exactitude et sa totalité.
Elle ne permet pas de donner des réponses adéquates au défi présenté par l’islam puisque celui-ci est porteur d’un projet qui se veut à la fois social, politique et religieux : englobant, totalisant, voire totalitaire. L’islam est certes une religion mais il n’est pas qu’une religion comme l’a souligné le cardinal Biffi : « L’identification absolue entre religion et politique fait partie de la foi à laquelle les musulmans ne peuvent renoncer, même s’ils attendent prudemment pour la faire valoir d’être en situation de prépondérance » (« Sur l’immigration », Sedes Sapientiae, op. cit.). Sur ce sujet, cf. PFV n° 55 : L’islam est-il une religion ? Et PFV n° 56 : L’islam n’est-il qu’une religion ?
Voici la recommandation émise par le pape Jean-Paul II à la suite d’un Synode spécial des Évêques pour l’Europe qu’il avait convoqué à Rome du 1er au 23 octobre 1999.
« Il est important d’avoir un juste rapport avec l’islam. Comme cela s’est révélé plusieurs fois ces dernières années à la conscience des évêques européens, ce rapport doit être conduit avec prudence, il faut en connaître clairement les possibilités et les limites […]. Il faut être conscients, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane » (Ecclesia in Europa, 2003, n° 57).
Les constats que nous venons de dresser nous permettront d’entrer dans une réflexion plus précise sur deux points essentiels.
1°/ Les conditions requises de la part des musulmans pour passer d’un islam en Europe à un islam européen.
2°/ Les conditions requises de la part des États européens en vue de réaliser cet objectif.
Tel sera le programme de la prochaine Petite Feuille Verte (n° 110).
Un rapport du Planning familial met en lumière la vitalité de la résistance européenne face à la propagande
Dans un rapport de soixante pages publié le 23 février 2026, le Planning familial lance une véritable fatwa contre ceux qu’il qualifie de « réactionnaires ». En ligne de mire, la question délicate de l’éducation à la sexualité.
Sous couvert de cartographier l’opposition à l’Éducation Complète à la Sexualité dans six pays d’Europe, l’officine s’alarme de la résistance croissante des parents et des associations catholiques. Ce que le Planning nomme « panique morale » n’est pourtant que le légitime sursaut de conscience de familles refusant de voir l’âme de leurs enfants sacrifiée sur l’autel du progressisme.
Derrière les acronymes technocratiques comme « EVARS », se cache une réalité brutale. S’appuyant sur les directives de l’Unesco, ces programmes ne se contentent plus d’expliquer la biologie ; ils prétendent enseigner « l’identité de genre ». On y explique à des enfants, dès le plus jeune âge, que leur sexe est une « assignation à la naissance » et qu’être un homme ou une femme n’est qu’un « sentiment ressenti ».
Cette intrusion dans l’intimité des consciences est une violation flagrante de la complémentarité des sexes, et un déni de réalité. Comme le rappellent justement les collectifs SOS Éducation ou le Syndicat de la Famille, le rôle de l’école est d’enseigner la lecture et l’arithmétique, pas de troubler les enfants avec des concepts de fluidité de genre dès la maternelle.
Le rapport du Planning familial a le mérite de mettre en lumière la vitalité de la résistance européenne. De l’Espagne, où l’association Hazte Oir rappelle des vérités biologiques élémentaires, à l’Italie où Pro Vita & Famiglia dénonce l’intrusion de militants LGBT dans les salles de classe, le réveil est général.
En France, la vigilance de groupes comme Parents Vigilants porte ses fruits. La pression populaire a déjà forcé le ministère à expurger les versions les plus radicales du programme scolaire. Mais le combat est loin d’être gagné : le Planning familial déplore aujourd’hui la restriction de ses interventions dans les écoles primaires.
C’est une victoire pour la protection de l’enfance, car le sanctuaire scolaire ne doit pas être le terrain de jeu de professeurs militants ou d’associations subversives aux agendas troubles.
Le point le plus inquiétant du rapport réside dans la stratégie de fuite en avant du Planning familial. Face à la résistance des peuples et des gouvernements souverains — à l’instar de celui de Giorgia Meloni en Italie —, l’association appelle désormais l’Union européenne à la rescousse. L’objectif ? Faire de l’éducation sexuelle une « compétence partagée » de l’UE pour imposer, par des sanctions financières, cette idéologie globale aux États récalcitrants.
Cette volonté de court-circuiter la souveraineté des familles et des nations est une dérive totalitaire qui tait son nom. Les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Aucune instance supranationale, aucune association subventionnée ne peut légitimement se substituer à eux pour aborder les questions de l’intime.
“L’Eucharistie, cœur battant de toute communauté chrétienne”
En visite à la paroisse “S. Maria della Presentación”, Léon XIV a déclaré :
[…] Mes très chers frères et sœurs, par le Baptême, nous avons tous reçu la grâce de l’eau nouvelle, qui lave tout péché et étanche toute soif. À l’image de la Samaritaine, nous avons aujourd’hui, en ce Carême, un temps pour redécouvrir le don de ce Sacrement qui, telle une porte, nous a introduits à la foi et à la vie chrétienne. Bon et miséricordieux Pasteur, le Seigneur nous attend et nous accompagne toujours, où que nous soyons et tels que nous sommes. Dans sa miséricorde, il guérit nos blessures et devient un don pour nous, nous permettant à notre tour d’être un don pour nos frères et sœurs.
Je sais que votre communauté paroissiale vit dans une région confrontée à de nombreux défis. Les situations préoccupantes de marginalisation et de pauvreté matérielle et morale y sont légion. Même les adolescents et les jeunes adultes risquent de grandir sous l’influence de prédateurs ou désabusés quant à leur avenir. Nombre d’entre eux aspirent à un foyer, à un emploi qui leur permette de vivre dignement, à des lieux sûrs où se retrouver, jouer et construire ensemble un avenir meilleur.
Comme à la source de l’Évangile, hommes et femmes viennent dans cette paroisse le cœur brisé, la dignité bafouée et assoiffés d’espérance. Il vous incombe, avec urgence et force de libération, de témoigner de la proximité de Jésus, de son désir de racheter notre existence des maux qui la menacent, en nous proposant une vie juste, vraie et pleine de sens. À commencer par l’Eucharistie, cœur battant de toute communauté chrétienne, je vous encourage à faire en sorte que les activités paroissiales soient le signe d’une Église qui, telle une mère, prend soin de ses enfants, sans les condamner, mais en les accueillant, en les écoutant et en les soutenant face au danger. Que la Parole de l’Évangile, qui jaillit en nous comme une source de vérité, nous aide tous à ouvrir les yeux, à discerner avec sagesse le bien du mal, et ainsi à former des consciences libres et adultes. […]
Alliance avec les islamo-gauchistes de LFI : l’hypocrisie du PS
Au niveau national, le PS annonce se désolidariser de LFI, alors que localement il y a déjà des alliances (sans parler de celles à venir d’entre-deux-tours), pour éviter de perdre des municipalités PS.
Joué-lès-Tours : La liste de gauche menée par Romain Fredon (La France Insoumise avec le soutien de socialistes) organise une soirée en présence de plusieurs personnalités dont deux députés : le socialiste Laurent Baumel et l’écologiste Charles Fournier, par ailleurs candidat avec l’union de la gauche (hors LFI) à Tours.
LFI et PS main dans la main pour gagner la mairie de Niort
Le Parisien a comptabilisé au moins 69 villes où les socialistes et les insoumis partiront côte à côte le 15 mars.
La France insoumise affirme conduire des listes dans 380 villes et être engagée dans 124 listes de gauche.
La question reviendra au second tour.
Elon Musk et Louis XIV
Lu dans Le Bien commun :

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