Orban dénonce l’arbitraire du nouveau régime
L’un de nos amis, Français installé en Hongrie, nous adresse (et nous l’en remercions vivement) la traduction de la récente déclaration de résistance que l’ancien Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a publié sur sa page Facebook:
Après les décennies de dictatures imposées à la Hongrie par les occupations allemande puis soviétique, le peuple hongrois a conquis sa liberté en 1990 et instauré un État de droit démocratique.
En 2011, la sixième Assemblée nationale élue librement a adopté la Loi fondamentale de la Hongrie, mettant ainsi un terme à la période transitoire du changement de régime, consolidant les garanties de la souveraineté nationale, établissant les fondements de l’État de droit démocratique et engageant la Hongrie sur la voie de son essor.
À la suite des élections de 2026, le parti Tisza a modifié le système constitutionnel de la Hongrie. Après le 17ᵉ amendement à la Loi fondamentale, la Hongrie n’est plus un État de droit démocratique. Une nouvelle ère d’arbitraire et d’autoritarisme s’est ouverte dans le pays.
La restriction du droit de vote a mis fin à la compétition politique et, avec elle, à la démocratie. Le président de la République et le président de la Cour constitutionnelle ont été démis de leurs fonctions, abolissant ainsi la séparation des pouvoirs. Les mécanismes de contrôle et d’équilibre ont été supprimés et l’État de droit démantelé.
Le nouveau système politique ainsi créé est illégitime, car il a été instauré en violation flagrante de la Loi fondamentale et parce qu’il vise à assurer la détention exclusive du pouvoir. Le Fidesz rejette ce nouveau régime autoritaire. Nous ne participerons pas à l’élection des personnes nommées pour remplacer les responsables destitués. Après le rétablissement de l’État de droit démocratique, leurs décisions seront réexaminées.
Face à l’arbitraire, tout citoyen a le droit de résister. C’est pourquoi le Fidesz sera non seulement l’opposition au gouvernement, mais aussi au nouveau système politique. Il utilisera tous les moyens pacifiques, tant au Parlement qu’en dehors, pour s’opposer à l’exercice arbitraire du pouvoir.
À compter d’aujourd’hui, notre mission est de rétablir l’État de droit démocratique. Nous viendrons en aide aux victimes du régime autoritaire. Nous recenserons les violations du droit commises par le gouvernement Tisza. Une fois l’État de droit démocratique rétabli, nous accorderons aux victimes et aux personnes lésées les réparations auxquelles elles ont droit.
Afin de rétablir une vie civique stable, sereine et sûre, nous soutenons tous ceux qui élèvent la voix contre le régime autoritaire, qui défendent la liberté, qui s’unissent à d’autres pour agir et qui s’engagent en faveur du rétablissement de l’État de droit démocratique. Nul ne peut priver les Hongrois de leur droit à une vie libre, sûre, paisible et prospère.
Plus nous serons nombreux et courageux à faire entendre notre voix, plus vite prendra fin la dérive actuelle, et plus tôt nous pourrons retrouver la vie hongroise paisible, sûre et libre interrompue par la domination du parti Tisza.
Ainsi soit-il !
Euthanasie : BonSens.org porte plainte contre 4 membres du Conseil constitutionnel pour « prise illégale d’intérêts »
BonSens.org est une association, dont le vice-président est le Dr Perronne, regroupant des citoyens, artisans, entrepreneurs, paysans, avocats, ouvriers, scientifiques, médecins, professeurs… des gens de bonne volonté et de bon sens ont décidé d’agir pour faire face aux défis sanitaires et écologiques que le monde va affronter dans les prochaines décennies.
L’association annonce une plainte contre 4 membres du Conseil constitutionnel pour « prise illégale d’intérêts » :
La mission de BonSens : protéger les plus vulnérables
Conformément à l’article 2 de ses statuts, l’association BonSens.org a pour mission l’assistance aux personnes en situation de fragilité ou de détresse psychologique. Face à la loi sur l’aide à mourir, texte d’une gravité exceptionnelle, la garantie d’un contrôle de constitutionnalité impartial par des juges neutres constitue le dernier bouclier juridique des plus vulnérables. Sans neutralité, ce bouclier disparaît.
Acte 1 : La contribution extérieure de BonSens et la demande explicite de déport
BonSens.org a déposé le 18 juillet 2026 une « contribution extérieure » auprès du Conseil constitutionnel, ce mécanisme juridique permettant à la société civile de transmettre aux « Sages » une analyse d’inconstitutionnalité sur un texte de loi.
Dans cette contribution, l’association alertait sur les failles majeures du projet de loi (absence de traçabilité du consentement, critères d’accès trop larges, risques liés au don d’organes) et demandait expressément le déport des membres s’étant déjà exprimés ou engagés sur le sujet :
- M. Richard Ferrand : En raison de ses liens historiques et matériels avec le secteur mutualiste et assurantiel.
- MM. Jacques Mézard et Mme Laurence Vichnievsky : En raison de leurs engagements politiques anciens et répétés en faveur de l’assistance médicalisée à mourir.
- M. Alain Juppé : En raison de sa prise de position publique explicite (« Si j’étais parlementaire, je voterais certainement une loi sur la fin de vie ») et de sa propre reconnaissance d’être « à la limite » du devoir de réserve.

Acte 2 : Du refus de déport à la plainte pénale pour « prise illégale d’intérêts »
Constatant qu’aucun de ces membres ne s’est déporté proprio motu malgré ces alertes et leurs liens/engagements publics, un soupçon légitime apparaît : pourquoi s’obstiner à siéger en situation de conflit d’intérêts d’apparence évident ?
Parce que les déclarations d’intérêts et de patrimoine des membres du Conseil constitutionnel auprès de la HATVP ne sont pas publiques, seule une procédure pénale permet de lever le doute.
BonSens annonce donc avoir déposé ce jour une plainte simple auprès du Procureur de la République de Paris pour « prise illégale d’intérêts » (art. 432-12 du Code pénal) enregistrée sous le numéro de Parquet 26202000746. Cette action vise à permettre à la justice, par réquisitions judiciaires, de vérifier si cette obstination à siéger ne masque pas d’éventuels liens d’intérêts matériels , financiers ou institutionnels directs ou indirects avec les secteurs économiques impactés par la loi (santé, assurances, mutuelles).
Déclaration des membres du Bureau BonSens.org :
« Le projet de loi sur l’aide à mourir engage l’avenir de nos concitoyens les plus fragiles et touche à l’essence même de la protection de la vie humaine. Face à une réforme d’une telle gravité, nous ne pouvons accepter que des membres du Conseil constitutionnel se soient placés dans l’incapacité d’exercer un contrôle impartial sur un texte dont ils ont personnellement et prématurément cautionné la portée fondamentale. C’est pour protéger le droit des plus vulnérables à une justice irréprochable que nous engageons cette action. »
Hongrie : Peter Magyar s’assure de l’intégralité du pouvoir, dans l’indifférence totale des prétendus démocrates de l’UE
Le président hongrois a signé l’ubuesque amendement constitutionnel qui met fin à ses fonctions :
Cette modification met fin, en une seule phrase, au mandat du président de la République en exercice. Cette phrase rejoint la série de pseudo-solutions de type nœud gordien imposées par la force, qui resteront pour les générations futures comme de graves et honteux exemples historiques d’abus de pouvoir politique.
Ma signature est le sceau ultime de mes obligations présidentielles et du respect total, en toutes circonstances, que je porte à l’institution de la présidence. Elle atteste que j’ai toujours respecté la Constitution de la Hongrie et que je ne l’ai jamais violée. Elle demeure cependant la preuve durable qu’au nom d’intérêts de pouvoir, on a foulé aux pieds les valeurs fondamentales d’une société libre, l’État de droit, la démocratie et le principe de séparation des pouvoirs. La responsabilité exclusive de cette décision incombe au pouvoir qui a imposé la révision constitutionnelle.
Le même amendement met fin au mandat du président de la Cour constitutionnelle.
Après avoir pris le contrôle des médias, déchu les présidents de la République et de la Cour constitutionnelle, Peter Magyar a envoyé le parquet au centre de données hébergeant les serveurs du Fidesz, afin de saisir l’intégralité du système de communication et des bases de données du parti de Viktor Orbán, sous prétexte de « lutte contre la corruption ». Le Fidesz est ainsi paralysé.
En réaction, le procureur général Gabor Balint Nagy a annoncé sa démission :
« La raison de ma démission de la fonction de procureur général est uniquement de préserver les intérêts du ministère public : le fonctionnement et l’indépendance du parquet ne doivent, en aucun cas, être compromis par les luttes honteuses et politiquement motivées entourant le procureur général. »
A quand une réaction du peuple hongrois ?
Riche de l’expérience française, la Pologne refuse les « unions civiles pour tous »
Le 17 juillet, le président polonais Karol Nawrocki a opposé son veto à la loi instaurant les unions civiles, y compris pour les couples de même sexe. Le gouvernement de Donald Tusk défendait le projet ; le président y a vu un contournement de la protection constitutionnelle du mariage.
La France a introduit des unions similaires en 1999, avec le PACS, puis le « mariage » entre personnes de même sexe en 2013. Ensuite est venue la PMA pour les lesbiennes, et aujourd’hui la pression s’accentue déjà en faveur de la GPA pour les gays. C’est une pente glissante sur laquelle la Pologne refuse une nouvelle fois de s’engager malgré l’obstination de Donald Tusk.
Lorsque, vendredi matin, le président Karol Nawrocki s’est présenté devant les caméras, il ne faisait aucun doute que sa décision allait retentir bien au-delà de la Pologne. Il a opposé son veto à une loi qui – bien que son intitulé officiel parlant de « statut de la personne la plus proche » puisse paraître technique et plutôt anodin – créait en réalité une nouvelle institution formalisée du droit de la famille, alternative au mariage et qui plus est accessible aussi aux couples de même sexe.
La France a parcouru exactement le même chemin. Lorsqu’en 1999 on y instaurait des unions civiles ouvertes aux couples homosexuels, on assurait qu’il n’y aurait ni « mariage » entre personnes de même sexe ni adoption pour de tels couples. Lorsqu’en 2013 fut introduit le « mariage pour tous », redéfinissant le mariage comme l’union de deux personnes indépendamment de leur sexe et donnant de ce fait aux couples homosexuels le droit d’adopter, on assurait qu’il n’y aurait ni PMA pour les lesbiennes ni GPA pour les gays. Lorsque les lesbiennes ont obtenu la PMA remboursée au nom de l’égalité des droits de tous les mariages et unions civiles, on assurait que la GPA pour les gays ne serait jamais à l’ordre du jour. C’était il y a quelques années à peine, et déjà Gabriel Attal – homosexuel déclaré, vivant en union civile avec le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné – exige que la France débatte du droit d’avoir des enfants par GPA.
Une loi qui devait entrer par la petite porte
Le projet polonais d’instauration d’unions civiles « pour tous » a été préparé par le gouvernement du premier ministre Donald Tusk, chef de file de la Coalition civique, formation centriste-libérale au pouvoir depuis 2023 en coalition avec des groupements centristes et de gauche. La loi prévoyait que deux personnes majeures pourraient conclure devant notaire un contrat réglant notamment la communauté de biens, l’accès à l’information médicale, le droit au logement ou les questions de sépulture, la possibilité d’une déclaration fiscale commune comme les couples mariés (plus avantageuse) ainsi que la possibilité de dresser un testament commun. Officiellement, il s’agissait de faciliter la vie des personnes vivant en couple sans être mariées. Dans la pratique, comme l’a souligné le président polonais, l’enjeu était bien plus grand.
Nawrocki, qui pendant la campagne présidentielle de 2025 s’était déclaré ouvert à une régularisation de la situation des personnes vivant en union informelle, avait d’emblée fixé une limite claire : aucune forme juridique ressemblant au mariage ne pouvait compter sur sa signature – et en Pologne, le président dispose d’un droit de veto. « Rien de ce qui est un quasi-mariage ne peut compter sur mon soutien. Il en va de même de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels », a-t-il rappelé pour motiver son veto.
La coalition de Donald Tusk ne dispose pas, à la Diète (la chambre basse du Parlement polonais), de la majorité des trois cinquièmes des députés qui lui permettrait de renverser le veto présidentiel.
Aux yeux du président Nawrocki, la loi « sur la personne la plus proche » reconstituait le noyau juridique du mariage sous un autre nom : enregistrement de l’union par l’État, obligations de loyauté et de sollicitude mutuelles, privilèges fiscaux, successoraux, sociaux et en matière de retraite. « En tant que gardien de la Constitution, je ne peux accepter une solution qui conduirait à la perte du statut particulier du mariage, défini à l’article 18 de la Constitution comme l’union d’une femme et d’un homme placée sous la protection et la tutelle de la République », a déclaré le président.
Nawrocki n’a d’ailleurs pas caché qu’il considère le texte adopté par la coalition gaucho-libérale de Donald Tusk comme une tentative de contournement de la Constitution. « Je n’accepte pas que l’on introduise par la porte de derrière des unions civiles destinées à remplacer ou à supplanter l’institution du mariage », a-t-il dit.
Ce que contenait réellement la loi
La loi bloquée par le veto du président n’était pas – contrairement à ce que suggérait son intitulé – une idée nouvelle du gouvernement. L’Institut Ordo Iuris, le plus gros think-tank juridique en Pologne, qui défend le mariage et la famille, a démontré dans une analyse que le projet de loi sur la personne la plus proche adopté par le gouvernement de Tusk le 30 décembre 2025 n’était qu’une version légèrement modifiée de la précédente « loi sur les unions civiles enregistrées » d’octobre 2024, sous un nom d’institution simplement changé.
Les juristes d’Ordo Iuris soulignaient que le projet violait les articles 18 et 71 de la Constitution polonaise, qui protègent le mariage et la famille en tant qu’union d’une femme et d’un homme. Selon eux, ces dispositions conféraient aux concubinages – y compris entre personnes de même sexe – la grande majorité des privilèges propres aux mariages, tout en privant une telle union de la présomption de stabilité et en dispensant les partenaires de nombreuses obligations traditionnellement liées au mariage et à la conception d’enfants.
De tels avis juridiques – émis depuis la première lecture à la Diète, le 12 février 2026, jusqu’à l’adoption de la loi par le Sénat, le 25 juin – ont façonné le débat public autour du projet. L’Institut Ordo Iuris a aussi organisé, avec le Centre pour la Vie et la Famille (Centrum Życia i Rodziny), la pétition « Stop aux unions civiles », remise avec ses plus de 62 500 signatures de citoyens le 2 juillet à la Chancellerie du président, avec un appel au veto. C’était une semaine avant la décision de Nawrocki. Ils n’étaient pas seuls dans ce combat : la majorité des politiciens de droite et des organisations conservatrices de la société civile se sont opposés à la loi « sur la personne la plus proche » du gouvernement de Donald Tusk.
L’argument de la justice et de l’avalanche de changements
Nawrocki ne s’est pas limité à l’argument des valeurs. Il a aussi pointé un déficit de responsabilité juridique : la nouvelle institution aurait donné aux couples presque les mêmes privilèges que le mariage, avec des obligations bien moindres. L’obligation de verser une pension alimentaire après séparation aurait été limitée ou facultative, et l’union elle-même aurait pu être dissoute par déclaration unilatérale devant notaire – sans le contrôle judiciaire qui accompagne un divorce. « L’État peut-il accorder presque les mêmes privilèges publics à des personnes qui n’assument pas d’obligations comparables et ne garantissent pas une stabilité semblable de leur union ? », a demandé, sur le mode rhétorique, le président. « Le mariage, qui assure le mieux la pérennité de la famille, ne peut devenir une option parmi d’autres, équivalentes, offertes par d’État. La famille est une communauté d’une importance fondamentale pour la survie de la nation », a-t-il ajouté.
Il a également attiré l’attention sur l’ampleur de l’ingérence dans le système juridique : la loi d’introduction modifiait pas moins de 238 autres lois – droit de la famille, droit civil, fiscalité, assurances sociales, procédures judiciaires. Pour le président, c’est la preuve que le gouvernement présentait comme une modeste amélioration administrative une réforme profonde du droit de la famille, qui exigeait un large débat de société et non un passage en douce sous un nom neutre.
Le veto ne signifie pas pour autant que le sujet soit définitivement clos. Nawrocki s’est déclaré prêt à signer une loi qui faciliterait réellement la vie des personnes proches – sans créer de nouvelle institution familiale et sans les droits patrimoniaux ou fiscaux propres au mariage.
La France : pas à pas, du PACS à aujourd’hui
La séquence qui suit l’adoption des unions civiles ouvertes aux duos homosexuels est bien connue en France. La France présente d’ailleurs un bilan démographique éloquent. L’indice de fécondité y était de 2,02 en 2010 – un niveau assurant le remplacement des générations. En 2020, il est tombé à 1,84 et, en 2025 – selon l’INSEE –, il a atteint 1,56 malgré la forte natalité de la population immigrée, très nombreuse. C’est le taux de fécondité le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Depuis l’introduction du PACS, le nombre de mariages baisse régulièrement tandis que le nombre d’unions civiles augmente : en 2020, celui-ci a pour la première fois dépassé le nombre de nouveaux mariages. Les unions civiles sont par principe moins durables que les mariages, et des familles moins stables signifient moins d’enfants.
En Pologne, l’indice de fécondité est encore plus bas. Selon l’Office central polonais de statistique (GUS), il s’élevait en 2024 à 1,099. Rafał Dorosiński, de l’Institut Ordo Iuris, dans son analyse « Égalité apparente, destruction réelle. Des conséquences de l’institutionnalisation des unions informelles », cite précisément les données françaises sur le PACS, en relevant que la proportion de personnes ayant des enfants y est nettement plus faible que parmi les personnes mariées du même âge. Comme il le résume : « moins l’union est formalisée, moins grande est la disposition à la parentalité ». Les données invoquées dans ce texte par le juriste polonais, qui est aussi membre du Conseil de la Famille et de la Démographie auprès du président de la Pologne, proviennent d’une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en 2013 sur la base de données de 2010 (« Les pacsés en couple hétérosexuel sont-ils différents des mariés ? », Population et Sociétés n° 497, Ined, février 2013). Après cette date, l’INED a, pour une raison ou une autre, cessé d’étudier les différences de fécondité entre les couples mariés et les couples pacsés. Les Polonais ont cependant des raisons de craindre que l’apparition d’une alternative au mariage semblable à celle introduite naguère en France ne vienne encore aggraver la situation démographique déjà tragique de la Pologne.
Deux voies, un même différend
Le différend n’est cependant pas clos. Le gouvernement de Donald Tusk ne renonce pas aux unions civiles comme alternative au mariage, et le ministre du Numérique et vice-premier ministre Krzysztof Gawkowski a élaboré de nouveaux modèles de documents d’état civil. Ceux-ci doivent permettre la transcription des « mariages » entre personnes de même sexe conclus dans un autre pays de l’Union européenne, en rendant possible l’inscription de deux hommes ou de deux femmes comme époux dans les documents polonais d’état civil. Le gouvernement de Donald Tusk, qui agit ainsi à l’encontre de la Constitution et des lois polonaises, invoque l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de novembre dernier, qui ordonne de reconnaître les « mariages » entre personnes de même sexe conclus dans un autre pays de l’UE, bien que l’UE n’ait aucune compétence en matière matrimoniale et familiale. Ce même vice-premier ministre, issu de la Nouvelle Gauche, a qualifié la décision du président de « honte ». Pour les défenseurs du mariage, le veto de Nawrocki signifie toutefois autre chose : l’arrêt en Pologne, en tout cas pour le moment, du mécanisme même qui, en France, a conduit pas à pas du « modeste » Pacte civil et de solidarité de 1999 à la redéfinition du mariage et à l’adoption par les couples homosexuels quatorze en plus tard, puis la PMA remboursée pour les lesbiennes, et désormais la revendication ouverte de la légalisation de la GPA pour les couples d’hommes.
Jakub Miśkiewicz
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Les avortements par naissance partielle demeurent des infanticides impunis
En 2022, le groupe Progressive Anti-Abortion Uprising (PAAU) a découvert les restes de cinq fœtus avortés dans une caisse devant la Washington Surgi-Clinic, à Washington D.C., clinique dirigée par le tristement célèbre médecin pratiquant des avortements tardifs, Cesare Santangelo. Bien que les autorités aient refusé d’enquêter, un premier examen médical a révélé que certains de ces décès étaient dus à un infanticide et à un avortement par naissance partielle, deux pratiques illégales.
Au lieu d’enquêter, le gouvernement fédéral a pris des mesures contre les militants pro-vie qui les avaient dénoncés. En août 2022, un jury de Washington D.C. a reconnu ces militants coupables de complot contre les droits de l’homme et de violation de la loi fédérale FACE (Freedom of Access to Clinic Entrances Act) pour avoir bloqué l’accès à la Washington Surgi-Clinic en octobre 2020. Le président Donald Trump les a graciés, ainsi que d’autres militants pro-vie, dès sa première semaine de mandat, mais les crimes qu’ils avaient mis au jour restent impunis.
Le sénateur Mike Lee et le représentant Chris Smith sont désormais à la tête d’une lettre exhortant Blanche à « enquêter de manière exhaustive sur les circonstances entourant » ces décès, rapporte The Daily Wire.
« Depuis quatre ans, les membres du Congrès sont profondément choqués par cette violation flagrante de la vie et du droit, mais le ministère de la Justice de l’administration Biden a refusé d’agir ». « Nous ne pouvons effacer les actes odieux et barbares qui ont coûté la vie à ces enfants au moment où ils étaient le plus vulnérables, mais nous ne pouvons plus tolérer que de tels actes d’anarchie et d’inhumanité échappent à notre système judiciaire. Sous la direction du président Trump et la vôtre, nous espérons que ces enfants obtiendront enfin justice. »
Une porte-parole du ministère de la Justice a répondu que le ministère
« est au courant de la demande des sénateurs et prend ces questions au sérieux. Comme pour toutes les allégations de conduite potentiellement criminelle, le ministère examinera attentivement les informations et enquêtera sur toute allégation crédible d’actes criminels. Le ministère reste déterminé à suivre les faits et la loi, quelles qu’en soient les conclusions. »
Le lobby pro-avortement s’efforce depuis longtemps de présenter l’infanticide comme un problème imaginaire, mais les faits démontrent qu’il est bien réel. Environ 2 avortements sur 1 000 aboutissent à une naissance vivante. Quarante-neuf ans et demi après l’arrêt Roe v. Wade, 85 817 bébés ont survécu à une tentative d’avortement.
En septembre 2024, le Family Research Council (FRC) a écrit que « les statistiques de neuf États américains sur les avortements montrent qu’au moins 277 nourrissons ont survécu à un avortement depuis 2006 ».
Seuls huit États exigent la publication de ces données, et aucune obligation de déclaration fédérale n’existe à ce sujet, ce qui laisse supposer que le nombre réel est plus élevé. Plusieurs anciens acteurs du secteur de l’avortement et des experts en politiques publiques ont témoigné devant le Congrès ou admis sous serment que des infanticides survenant après des avortements ratés se produisent en dehors des statistiques officielles.
L’infanticide est techniquement illégal en vertu de la loi fédérale de 2002 sur la protection des enfants nés vivants (Born-Alive Infants Protection Act). Cependant, cette loi « n’a pas directement instauré de sanctions civiles ou pénales », comme le reconnaissait un article de PolitiFact de 2019. Cette loi était « inefficace et purement symbolique », selon les propos de Dwight Duncan, professeur de droit à l’Université du Massachusetts et membre du Pro-Life Legal Defense Fund. Pourtant, depuis au moins dix ans, les démocrates du Congrès votent systématiquement contre la loi sur la protection des enfants nés vivants après un avortement (Born-Alive Abortion Survivors Protection Act), qui imposerait des soins médicaux de base aux nouveau-nés ayant survécu à un avortement, assortis de sanctions actuellement inexistantes en droit commun.
En septembre 2024, seuls 18 États disposaient de lois exigeant des soins médicaux pour les nourrissons nés vivants après une tentative d’avortement, laissant ainsi aux médecins pratiquant l’avortement la liberté de commettre un infanticide dans la majorité du pays.
Daniel Ortega déclare qu’il n’y aura plus d’élections au Nicaragua
Comme ça c’est plus simple.
Les élections appartiennent au passé au Nicaragua, a déclaré ce week-end le dictateur anti-catholique du pays, Daniel Ortega, âgé de 80 ans. Ortega a fait cette annonce lors d’une cérémonie commémorant le 47e anniversaire de la révolution sandiniste de 1979.
« Il n’y aura plus d’élections ici pour permettre aux partis d’opposition de tenter de s’emparer du gouvernement et du pouvoir ». « Nous travaillerons avec l’Assemblée nationale et les institutions compétentes sur des lois, car nous avons besoin de lois qui érigent un rempart contre les putschistes et les traîtres qui vendent leur pays. »
Les élections sont déjà devenues pratiquement dénuées de sens, les partis d’opposition étant interdits et les candidats de l’opposition arrêtés. Au lieu d’organiser une élection truquée, il a choisi d’éliminer purement et simplement toute concurrence électorale.
L’année dernière, le régime a donné à la présidence le pouvoir de « coordonner » les organes législatifs, judiciaires, électoraux et de contrôle ; et le régime a fermé ou confisqué au moins 61 médias nationaux depuis 2007, a déchu 25 journalistes de leur nationalité, a forcé 283 à l’exil et a emprisonné 15 personnes, dont 4 restent en détention.
Les autorités ont continué de réprimer la liberté religieuse, notamment par la surveillance du clergé, la confiscation des biens des églises et l’interdiction des processions religieuses. L’ONG Nicaragua Never Again a signalé que le régime avait expulsé au moins 261 personnalités religieuses et fermé 1 294 organisations religieuses depuis 2018.
Certains n’attendent pas la promulgation de la loi pour euthanasier certains patients
Le 2 juin 2026, alors que le patient est dans le coma, l’équipe de réanimation décide de limiter les traitements en cas de nouvelle aggravation de son état. L’antibiothérapie, l’alimentation, l’hydratation et les soins de confort doivent toutefois être maintenus. Les proches du patient contestent cette décision, rappelant qu’il “avait exprimé, dans ses directives anticipées et auprès de ses proches, la volonté de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie”. Après le rejet de leur demande par le tribunal administratif, ils saisissent en urgence le Conseil d’État.
Mais entre-temps, le malade se réveille et son avocat déclare :
“Les médecins ont pris leur décision alors qu’il était dans le coma. Mais il s’est réveillé ! Il est conscient et a communiqué sur sa volonté d’être soigné”. “C’est la première fois que je vois ça. C’est vertigineux”.
Pour l’hôpital, “aucune perspective curative n’existe”. Les médecins estiment qu’une nouvelle réanimation serait “inutile, disproportionnée et source de souffrances supplémentaires”.
Le Conseil d’État a rejeté le recours de la famille. Il rappelle qu’une telle décision concernant un patient “hors d’état d’exprimer sa volonté” doit résulter d’une procédure collégiale et prendre en compte ses directives anticipées. Mais celles-ci peuvent être écartées lorsqu’elles ne correspondent plus à la situation médicale. Voilà.
A son tour, Via dépose un recours devant le Conseil constitutionnel
A retrouver ici. Cette contribution de 13 pages développe, de manière autonome, plusieurs griefs complémentaires à celles déjà exprimées : garanties constitutionnelles de la liberté réelle des personnes vulnérables, droit au recours juridictionnel effectif, principe de sauvegarde de la dignité, égalité devant la protection de la loi, liberté de conscience et incompétence négative du législateur.

« Principes d’action » de Salazar, avec le coup d’œil de Gustave Thibon
António de Oliveira Salazar, selon Gonzague de Reynold, est « un homme de pensée transformé par devoir en homme d’action ; un maître devenu un chef ». Et Gustave Thibon de commenter : « Le président Salazar a la réputation bien établie d’un homme taciturne. Quand il se décide à parler, c’est pour dire vraiment quelque chose : ses paroles sont alors le fruit de la méditation, et de l’expérience, et elles pèsent leur poids de silence ».
Cet ouvrage – Principes d’action – est une invitation à découvrir la pensée qui a animé l’action d’un homme d’État, placé à la tête du Portugal de 1932 à 1968 et qui a présidé à son redressement. Le livre est composé d’extraits de discours prononcés par le président Salazar : extraits s’enchaînant les uns les autres selon un ordre logique
Salazar n’est pas un idéologue qui un beau jour aurait forgé des préceptes, ou des principes. Ces préceptes, ces principes, il les a tout bonnement recueillis à partir du dépôt immortel de la philosophie antique et chrétienne.
Un sommaire détaillé mène la réflexion :
• L’expérience Salazar, un modèle toujours vivant ?
• Réflexions en marge de la Révolution nationale portugaise, par Pierre Gaxotte
• La crise contemporaine et a réforme nécessaire : La profondeur de la crise – Le problème de l’éducation – La réforme des mentalités, première des forces évolutionnaires
• Principes d’action : Etudier dans le doute et réaliser dans la foi – Suprématie du bien commun – Valeurs permanentes et développements accidentels
• Les deux grandes valeurs de base : Dieu, et la patrie : L’Eglise et l’Etat – Vérité du nationalisme – La nation outre-mer
• Les cadres sociaux : la famille, le travail la richesse. La famille et les groupes naturels – Problèmes du travail et de son organisation corporative – Création de la richesse, problèmes de l’économie et des finances
• L’autorité et ses problèmes : L’autorité nécessaire et la liberté possible – L’opinion publique, les partis et la démocratie – Totalitarisme et communisme
• Politique internationale : Facteurs fondamentaux de la politique internationale – La Deuxième Guerre mondiale – L’après-guerre et l’Atlantique
• Conclusion : Politique et gouvernement
• Postface de Gustave Thibon
• Index des noms cités.
Salazar a su trouver les voies qui lui ont permis d’appliquer concrètement, avec sagesse et prudence, les principes de toujours aux problèmes de son pays et de son temps.
“A l’heure où, dans tant de pays, le fossé entre le pouvoir politique et les vraies réalités nationales se creuse toujours davantage, la personne et l’œuvre de Salazar apparaissent comme un exemple et un appel : pour notre compte, nous y trouvons une des rares raisons de ne pas désespérer d’un monde, où, ne serait-ce que dans un seul pays, le pouvoir peut encore être exercé et conservé par un sage”. Gustave Thibon.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoignages/30809-principes-d-action.html?ref=043193205
Principes d’action, Salazar, Préface de V. Chabrol, Postface de Gustave Thibon, Chire, 304 pages, 29€.
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24-25-26 juillet : Concert spirituel des petits chanteurs de Fra Angelico
Finissant leur colonie artistique et musicale, les petits chanteurs de Fra Angelico vous convient à leurs concerts.
Au programme de ces trois concerts, des pièces classiques et baroques retraçant en musique la vie et l’œuvre de saint Jean Bosco.
Vendredi 24 juillet 20h en l’église Saint-Germain d’Auxerre de Navarrenx;
Samedi 25 juillet 16h en la basilique supérieure du sanctuaire de Lourdes;
Dimanche 27 juillet 17h en l’église paroissiale Saint-Martin de Pau.
La colonie Fra Angelico est un camp d’été organisé et encadré par des séminaristes du séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre) et des bénévoles. Elle accueille chaque été 60 jeunes filles et jeunes garçons de 12 à 17 ans.
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En 20 ans, 91 monastères ont fermé, aucun chez ceux dont l’office est exclusivement en latin
Pour la seule année 2026, qui n’est pas terminée, la Grande-Trappe de Soligny (Orne), le carmel de Compiègne (Oise), Notre-Dame du Port du Salut (Mayenne), ont fermé.
La sociologue Isabelle Jonveaux a examiné les monastères contemplatifs catholiques et livre ses résultats dans La Vie.
Sur ces 20 dernières années, près d’un tiers des monastères (environ 30 %) ont fermé. Les monastères de femmes sont proportionnellement plus touchés : 32 % d’entre eux ont fermé, contre 21 % des monastères d’hommes. Et cela s’accélère : jusqu’en 2015, il y avait environ moins de quatre fermetures par an. Le chiffre moyen tourne aujourd’hui autour d’une petite dizaine par an.
Les carmels ont connu 40 % de fermetures en 20 ans (34 ont fermé sur les 85 existants). Les proportions sont similaires chez les Clarisses (environ 40 % de fermeture) et les Visitandines (30 %). Les Trappistes connaissent également un taux élevé (36,4 %). En revanche, les Dominicaines (8 %) et les Bénédictins et Bénédictines (hommes et femmes confondus, 18 %) sont moins touchés.
Point intéressant de cette étude, la crise ne touche pas de façon uniforme les monastères :
En 2007, il existait 244 monastères de langue française, 36 mêlant français et latin et 23 monastères pour le latin exclusivement.
- Parmi les monastères dont la langue de l’office était le français en 2007, 34 % ont fermé.
- Ce chiffre descend à 19 % pour ceux qui utilisaient le français et le latin,
- il tombe à 0 % pour ceux dont l’office était exclusivement en latin…
Marc Baudriller quitte Boulevard Voltaire pour rejoindre Valeurs Actuelles
Le journaliste l’annonce sur Boulevard Voltaire :
[…] Après cinq ans intenses, je quitte BV, ce 21 juillet au soir, pour rejoindre Valeurs actuelles à la rentrée, comme rédacteur en chef délégué en charge de l’économie : un presque retour aux sources, puisque je renoue ainsi avec les 17 années passées à couvrir l’économie au sein du magazine Challenges. […]
Le combat continue. BV le poursuivra sous la houlette incisive et télévisée de Gabrielle Cluzel, bien sûr, avec l’appui d’une équipe elle aussi convaincue, dévouée, infatigable, talentueuse, multiforme, avec le truculent et très précis Georges Michel, le subtil Samuel Martin, le politique si chaleureux Yves-Marie Sévillia (que vous retrouverez aux commandes à ma suite, le vendredi soir, sur Radio Courtoisie), l’éclectique Florac, la bûcheuse Aliénor de Pompignan, la très sportive Sarah-Louise Guille, l’intraitable Jean Kast, la douce Iris Bridier, l’insondable Frédéric Sirgant, le bourreau des Verts Étienne Lombard, la célèbre Victoire Riquetti, la précieuse et très droite Sabine de Villeroché (elle gère aussi les affaires juridiques de BV), notre mémoire Eric de Mascureau, notre expert des réseaux sociaux Gabriel Bendayan, nos stagiaires, alternants, pigistes, collaborateurs que je ne puis tous citer – qu’ils me le pardonnent. Je vous laisse entre bonnes mains.
À la rentrée démarrera une campagne présidentielle décisive et dangereuse, cruciale pour le pays. À nos médias la noble tâche de tenter d’éclairer l’heure des choix et de dissiper les nuages toxiques. Avec vous. À très vite, donc.
A l’approche des élections, la censure se met en place
Récapitulatif de Marc Vanguard sur X :
- 8 juillet 2026 : les “ingérences intérieures”.
Une mission d’information du Sénat recommande notamment :
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- de créer avant la prochaine présidentielle un observatoire alimenté par des chercheurs et des associations, qui signalerait des contenus de “désinformation” et demanderait aux plateformes d’invisibiliser les “utilisateurs fautifs”.
- d’obliger les plateformes à retirer les contenus de “désinformation” signalés, voire de suspendre leurs algorithmes pendant les campagnes électorales.
- d’étendre encore les pouvoirs de régulation de l’Arcom, pour qu’ils s’appliquent à certains créateurs de contenus “dépassant un certain seuil d’audience”.
- de redistribuer les amendes infligées par l’Arcom et la CNIL en subventions à la presse. Objectif affiché : lutter contre la désinformation.
- 9 juillet 2026 : vers la vérification d’identité obligatoire pour les réseaux sociaux
Convocation d’une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs. Sa mission : trouver un compromis sur le texte qui devrait imposer la vérification d’âge (et donc d’identité) pour se connecter aux réseaux sociaux. Objectif affiché : protéger les mineurs en interdisant aux moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux.
- 9 juillet 2026 : vers des décisions administratives de retraits de contenus des réseaux sociaux
Le gouvernement dépose au Sénat, en procédure accélérée, le projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme, que certains surnomment “loi Aurore Bergé”.
Entre autres, ce texte prévoit que certains agents de police judiciaire, sans décision d’un juge, puissent exiger des plateformes (X, Facebook…) qu’elles retirent certains contenus. Par exemple s’ils incitent à la haine ou sont susceptibles de “créer un trouble grave à l’ordre public”. Objectif affiché : promouvoir la “cohésion républicaine” et lutter contre le racisme et l’antisémitisme.
- 9 juillet 2026 : “Chat Control 1.0” Le Parlement européen échoue à rejeter la prolongation de “Chat Control 1.0”.
Cette dérogation aux règles européennes sur la confidentialité des communications autorise les messageries à scanner (si elles le souhaitent) les communications privées afin de détecter des contenus liés aux abus sexuels sur mineurs. Objectif affiché : protéger les mineurs en luttant contre les abus sexuels et la pédocriminalité en ligne.
- 12 juillet 2026 : vers une application européenne de vérification de l’âge
Dans une déclaration publiée le 12 juillet, Ursula von der Leyen fait l’éloge d’une application européenne de vérification de l’âge, qui s’inscrit dans le cadre du “portefeuille européen d’identité numérique”. Objectif affiché : protéger les mineurs en leur restreignant l’accès aux réseaux sociaux.
- 15 juillet 2026 : extension de la surveillance des déplacements
Adoption en première lecture du projet de loi “Ripost” qui, entre autres mesures, élargit fortement l’utilisation des lecteurs automatisés de plaques d’immatriculation.
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- Ceux-ci pourraient collecter les données signalétiques des véhicules, photographier leurs occupants, et conserver les données 1 an.
- Cette loi prolonge aussi jusqu’à fin 2030 l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique, née à l’occasion des Jeux olympiques.
Objectif affiché : lutter contre la délinquance et les “troubles à l’ordre public”.
CONCLUSION : chacun se fera son opinion. Il est vrai que la hausse des violences plaide pour un renforcement des moyens technologiques pour lutter contre la délinquance. Il est vrai aussi que l’effondrement du niveau scolaire est une bonne raison de tout mettre en œuvre pour redresser la barre, potentiellement en réduisant l’exposition des jeunes aux écrans.
MAIS :
- on peut aussi s’inquiéter de l’accumulation de projets de loi allant vers toujours plus de surveillance en cette période estivale
- on peut regretter que la lutte contre la criminalité passe autant par la surveillance de chacun, plutôt que par la sanction des criminels
- on peut aussi déplorer que la mesure la plus radicale prise contre la chute du niveau scolaire passe par la vérification d’identité pour se connecter aux réseaux sociaux
On pourrait finir par croire que tout ça n’est pas une coïncidence.
Chat control : censure et bons sentiments
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le 9 juillet, le Parlement européen a voté la prolongation du dispositif dit « Chat control 1.0 » (c’est-à-dire le règlement européen 2021/1232 adopté en 2021).
Ce dispositif permet à certains services digitaux, comme gmail ou messenger, de détecter des contenus pédopornographiques, pour les signaler aux autorités.
Il s’agit là d’une dérogation à la règle générale de l’interdiction de lire les messages privés des utilisateurs. Et il ne s’agit pas d’une obligation : ces fournisseurs de services ne sont nullement tenus de mener ce genre d’investigation ou d’informer les autorités du comportement de leurs clients.
Il reste que ce vote est fort inquiétant pour nos libertés – et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, il faut noter que le texte a été adopté par une… minorité de députés européens : 314 ont voté contre le texte et seulement 276 pour. Comment donc a-t-il été adopté ? C’est tout simple : après un premier rejet en mars dernier, le Conseil de l’Union européenne a représenté le texte aux parlementaires – et, pour le bloquer, il aurait fallu la majorité absolue du parlement européen (361 voix).
Le texte a donc, bien sûr, été adopté dans les formes, mais aussi en parfaite violation de la démocratie (il est vrai que l’UE n’a pas pour habitude de s’embarrasser de démocratie – rappelons que l’ancien président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait déclaré qu’il ne saurait y « avoir de choix démocratique face aux traités européens » !).
Par ailleurs, il est assez inquiétant d’autoriser des acteurs comme Google ou Facebook à lire la correspondance privée de leurs clients – fût-ce pour l’excellente raison de la lutte contre la pédocriminalité.
À ce compte, on voit mal pourquoi la Poste ne serait pas autorisée, elle aussi, à ouvrir nos lettres pour dénoncer certains comportements aux autorités.
Et, naturellement, le risque est que la lutte contre la pédocriminalité serve simplement à créer un précédent. Avec la même logique, on pourrait prétendre lutter contre le terrorisme ou contre les « comportements anti-républicains » – avec le danger d’une interprétation de plus en plus arbitraire.
Mais le plus grave reste que ce vote risque de servir de ballon d’essai pour la Commission qui a déjà présenté un projet de règlement dit « Chat control 2.0 » (ou Child Sexual Abuse Regulation, en acronyme CSAR).
Pour le moment, ce dernier texte n’est pas adopté. Mais on peut craindre qu’il le soit prochainement. Or, il est bien pire que le précédent : il prévoit un scan systématique de tous les messages privés avant leur éventuel chiffrement par les messageries.
Une grande majorité des spécialistes de la cryptographie est hostile à Chat control 2.0. Mais l’on a vu avec Chat control 1.0 que l’opposition n’avait guère de droits dans notre bel aujourd’hui…
Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que nous sommes en contexte pré-électoral et que tout porte à croire que la Macronie aiguise les couteaux de la censure pour interdire à toute opposition digne de ce nom de prendre la parole dans l’espace public. Outre cette prolongation de Chat control 1.0, nous avons notamment un rapport sénatorial contre la désinformation et les « ingérences intérieures » (sic), le contrôle de l’identité sur les réseaux sociaux sous couvert de protection des mineurs, et bien d’autres projets malsains. Tout se passe comme si les citoyens étaient priés de se taire s’ils ne veulent pas ânonner le « narratif » dominant.
Et l’on ne peut pas dire que les différentes droites soient très actives à Bruxelles ou à Paris pour défendre nos libertés !
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À la Sainte-Baume, le tombeau vide du Christ désormais sculpté au cœur de la grotte
Ce 22 juillet, fête de sainte Marie-Madeleine, le sanctuaire de la Sainte-Baume (Var) présente aux pèlerins un cycle sculpté désormais achevé, œuvre du sculpteur Jean-Joseph Chevalier, dont l’atelier est établi à Brignoles, au pied du massif.
Dernière pièce de l’ensemble, installée le 17 juillet dans la grotte : le tombeau vide du Christ — la pierre roulée, le banc funéraire et les linges abandonnés — taillé en pierre calcaire du Poitou, qui prend place dans le soubassement demeuré vacant d’un autel historique. Sur le mur qui lui fait face, au milieu des plaques d’ex-voto dorées, se trouve depuis 2024 Notre-Dame de Consolation, relief de la Vierge à l’Enfant. Et au sommet du massif, la chapelle du Saint-Pilon abrite le triptyque de sainte Marie-Madeleine portée par les anges, évocation des élévations quotidiennes de la sainte selon la tradition provençale.

Trois projets taillés à la main, dans la tradition de la taille directe — sans moulage ni résine —, par un artiste qui sert depuis plus de vingt ans les églises, abbayes et sanctuaires de France : « Le tombeau vide est le cœur silencieux de la foi. Le sculpter là, dans la grotte où Marie-Madeleine a pleuré et contemplé le Ressuscité, c’est donner aux pèlerins une pierre où poser leur prière », confie le sculpteur.
Le cycle est présenté en images sur la page que l’artiste consacre au sanctuaire : Sculpter pour la Sainte-Baume.
Sous le voile de Marie – La solitude habitée
Illustration : La Madone Sixtine (1512-1513), Raphaël, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.
Sous le voile entrouvert de Marie, le monde n’est pas épargné. Il est offert au Christ. Elle ne nous retire pas notre chemin ; elle nous apprend à le traverser autrement : non plus seuls, mais habités.
Nous cherchons Dieu dans les églises, dans l’émotion des paysages, dans l’extase artistique, dans la prière. Et pourtant, la grâce nous rejoint souvent dans l’ordinaire : au volant d’une voiture, la nuit, sur une route inconnue, devant une petite médaille posée sur le tableau de bord.
C’est là que se révèle la foi la plus douce : notre solitude n’est jamais vide. Elle est mystérieusement habitée.
I. L’épreuve de l’inconnu et la main invisible
Je ne sais pas à quel moment une existence bascule. Je ne sais pas si ce que je vais raconter relève de la grâce, du hasard ou de l’instinct. Je n’ai aucune preuve. Seulement un souvenir qui ne m’a jamais quitté.
C’était à San Diego, vers vingt heures. La nuit était tombée. Dans une voiture de location, j’attendais une collègue partie chercher un confrère à l’aéroport.
Quelques instants plus tard, un policier s’est approché. Il m’a ordonné de dégager cette voie réservée aux taxis. Immédiatement.
Pris de panique. Voiture inconnue. Tableau de bord en anglais. Je ne connais ni cette ville ni cette voiture. Je m’engage sur une route obscure. Les phares défilent. Les panneaux restent incompréhensibles. J’avance sans choisir ma route.
En repensant à cette scène, ce qui me revient, ce n’est pas d’abord la peur. C’est une solitude étrange : celle qu’on éprouve au milieu de centaines de voitures quand tous les repères disparaissent.
Il existe des instants où le tableau de bord de notre existence s’éteint. Les sécurités familières s’effacent. Les commandes ne répondent plus. Et l’on découvre, avec une humilité neuve, que l’on ne maîtrise presque rien.
Puis, sans comprendre comment, je me suis retrouvé garé devant l’aéroport, sur une voie parfaitement autorisée.
Une seule question demeure en moi : qui me guidait, cette nuit-là ?
Je ne pourrai jamais le démontrer. Mais, avec les années, une certitude paisible s’est imposée : je n’avais pas traversé cette épreuve seul. J’ai reconnu, dans cette conduite mystérieuse, la délicate protection de la Vierge Marie.
Nos vies sont traversées de grâces silencieuses qui nous sauvent pendant que nous nous croyons seuls acteurs de notre histoire. Elles restent invisibles jusqu’au jour où l’épreuve les révèle, quand nos mains sont vides et que les choses se font sans nous.
Dieu n’aime ni les effets de scène ni les démonstrations. Il effleure notre fragilité, discrètement, pour ouvrir notre cœur à sa présence constante.
II. Le regard de la médaille et la liberté retrouvée
Pendant treize années, cette nuit a poursuivi son œuvre en moi, en silence.
Puis, un jour, sur une route pourtant familière, une attirance soudaine et violente a failli m’emporter. En quelques secondes, j’ai découvert combien notre liberté devient fragile quand la tentation surgit.
Je ne voulais pas céder. Mais ma seule volonté ne suffisait plus.
Mon regard s’est alors posé sur la Médaille miraculeuse de la Rue du Bac, fixée depuis des années sur le tableau de bord. Elle faisait partie du décor, comme le compteur.
Ce jour-là, pourtant, elle a cessé d’être un simple morceau de métal. J’ai eu l’impression très simple qu’un autre regard rencontrait le mien. Un regard qui ne condamnait pas. Un regard qui connaissait, au plus intime, ma faiblesse.
La tempête intérieure s’est retirée. Le calme est revenu.
Ce n’est pas l’objet qui m’a protégé, mais la présence de Marie vers laquelle il orientait mon cœur. Marie ne décide jamais à notre place. Elle ne supprime ni la peur ni la tentation. Mais elle rend possible ce que, seuls, nous ne parvenons plus à vouloir. Elle restaure notre liberté au lieu de s’y substituer.
À Cana déjà, Marie n’attirait pas les regards sur elle. Elle disait simplement aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Elle agit encore ainsi dans nos vies,et nous conduit toujours vers son Fils.
III. La longue nuit et l’apprentissage de la pauvreté
Il existe des épreuves plus longues que quelques secondes. Des saisons entières. Celles où l’angoisse précède chaque réveil. Celles où la prière heurte un plafond de silence. Celles où Dieu paraît absent.
Longtemps, j’ai cru que ce silence signifiait une absence. Puis j’ai compris qu’il m’enseignait une autre manière de reconnaître Dieu.
Une mère n’est pas toujours devant son enfant. Elle peut être derrière lui, les bras ouverts. L’enfant croit qu’il est seul. Il est pourtant porté par sa présence.
L’amour véritable ne vit pas d’émotions permanentes. Il vit de fidélité. De confiance. De persévérance.
Continuer à prier. Continuer à espérer. Continuer à aimer.
Marie connaissait ce chemin. Celle qui avait vécu les longues années silencieuses de Nazareth savait que Dieu travaille davantage dans l’humble quotidien que dans l’exceptionnel.
Au pied de la Croix, elle n’est pas restée pour retenir son Fils, mais pour demeurer avec Lui.
Elle nous apprend à ne pas fuir nos nuits, mais à les habiter dans l’espérance de l’aurore.
« Dieu ne retire pas toujours nos souffrances : il transforme la manière dont nous les traversons. Il ne supprime pas la solitude : il la visite. »
IV. La foi portée par le silence
La dernière étape de la vie spirituelle est peut-être la plus discrète : celle où il ne semble plus rien se passer.
On prie. On offre sa journée. Le silence demeure.
Peu à peu, on découvre qu’un amour mûr n’a plus besoin de manifestations continuelles pour être réel. Il ressemble à une veilleuse qui demeure allumée dans une maison endormie.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 29)
Cette parole adressée à Thomas éclaire aussi notre propre marche.
Les Évangiles ne racontent pas la rencontre du Ressuscité avec sa Mère. La tradition la contemple plus qu’elle ne la décrit.
Peut-être parce que celle qui avait cru sans comprendre, au jour de l’Annonciation, n’avait plus besoin de preuves visibles. Elle vivait déjà de cette confiance qui précède toute évidence.
La foi n’est pas une lumière qui supprime la nuit ; elle est la certitude qu’une main maternelle nous est tendue dans l’obscurité.
V. La liturgie invisible de l’ordinaire
Aujourd’hui, je ne cherche plus les circonstances exceptionnelles. La grâce n’a pas changé mes épreuves ni mes angoisses. Elle a changé mon regard.
Un volant, une médaille, une chambre silencieuse, une main posée sur une épaule : tout appartient désormais à une même histoire.
Dieu n’a pas sauvé le monde en supprimant l’ordinaire. Il est venu l’habiter.
Sous son voile, le quotidien cesse d’être banal pour devenir une liturgie invisible. Chaque fidélité, même minuscule, répond à une fidélité plus ancienne.
Vivre avec Marie ne consiste pas à quitter le monde. C’est apprendre à l’habiter avec sa présence.
Elle veille sur cette part secrète de nous-mêmes qu’aucun regard humain ne peut atteindre.
Épilogue — La mémoire d’une fidélité
Il m’arrive encore d’avoir peur. De douter. De tenir un volant que je ne maîtrise pas entièrement.
Mon quotidien reste le même, en apparence. Je n’ai aucune certitude sur ce qui s’est joué cette nuit-là, à San Diego, ou devant cette petite médaille. Et je n’en cherche plus.
Certaines vérités ne s’imposent jamais. Elles marchent simplement avec nous, jusqu’à devenir aussi naturelles que notre respiration.
La solitude est au cœur de notre existence. Personne ne peut croire, aimer, naître ou mourir à notre place. Mais cette solitude, habitée par la foi, n’est plus un désert. Elle devient une demeure.
Nous passons souvent notre vie à demander à Dieu de nous sortir de notre solitude. Lui vient l’habiter.
ce monde matériel nous sépare. Mais nous sommes déjà, dès cette terre, introduits dans le monde de Dieu. Plus Dieu s’enracine en nous, plus nous découvrons que nous appartenons déjà à cette communion invisible des saints, vivants et morts, où le temps commence à s’ouvrir sur l’éternité.
Lorsque viendra le moment du grand passage, la mort ne sera pas l’entrée dans un pays inconnu. Elle sera le dévoilement d’une Présence qui marchait à nos côtés depuis le commencement.
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Donald Trump dénonce l’ingérence de la Chine dans les processus électoraux
Dans son discours de jeudi soir à la nation, le président Donald J. Trump a déclaré que les systèmes de vote américains sont « dangereusement exposés au piratage, à l’exploitation et à l’ingérence étrangère », et a affirmé que la République populaire de Chine avait « perpétré la plus grande compromission de données électorales de l’histoire ».
Le président a également déclaré que des membres occupant les plus hauts niveaux de la communauté du renseignement avaient œuvré pour dissimuler des informations sur l’ingérence de la Chine et de « l’État profond » dans l’élection de 2020.
« Des renseignements bruts obtenus par le FBI en 2020, et enterrés par des bureaucrates véreux, indiquaient que les activités de la Chine comprenaient une tentative de fabrication de bulletins de vote illégaux pour Biden ». « La confiance du peuple américain est perdue ».
Le président a annoncé la déclassification et la publication immédiates de renseignements cruciaux révélant des vulnérabilités choquantes dans l’infrastructure électorale, à savoir 58 documents distincts. Cette mine de documents avait été rassemblée par le groupe de travail sur la transparence de la Maison Blanche et le personnel du Conseil consultatif du renseignement du président, avec le soutien des plus hauts responsables des agences de renseignement, qui, selon le président, ont tous confirmé l’authenticité des documents.
« Ces informations cruciales vous ont été dissimulées, à vous, le peuple américain, mais tout cela change dès maintenant ».
Un ensemble de documents montre que la Chine a acquis illégalement 220 millions de fichiers d’électeurs américains contenant des noms, adresses, numéros de téléphone, affiliations politiques et autres données sensibles « nécessaires pour s’inscrire sur les listes électorales et se livrer à d’autres activités néfastes, ce qui est exactement ce qui se passait ». Trump a qualifié cela de « cauchemar pour la sécurité des élections ».
Un autre ensemble de documents, a affirmé le président, montre que des membres de
« l’État profond au sein de nos agences de renseignement ont œuvré activement pour supprimer et minimiser les informations concernant l’ampleur de la sinistre ingérence électorale de la Chine, la dissimulant à la fois au président et au peuple américain. »
« Il s’agit d’une cybermenace qui vise le cœur même de notre démocratie ».
Le quatrième ensemble de documents montre que les preuves de fraude avaient été systématiquement dissimulées, notamment une campagne massive d’inscription illégale d’électeurs menée par les démocrates dans le Michigan – un État clé – en 2020. Trump a déclaré que l’administration Biden avait « traîné des pieds » dans son enquête sur le crime présumé et avait finalement fini par l’étouffer dans l’œuf.
Un cinquième ensemble de documents révèle qu’une enquête « stupéfiante » menée par le Département de la Sécurité intérieure a permis d’identifier 278 000 non-citoyens inscrits illégalement sur les listes électorales fédérales. Comme les États dirigés par les démocrates ont refusé de partager leurs fichiers électoraux, le nombre réel d’électeurs non citoyens est probablement beaucoup plus élevé, a déclaré Trump.
Des centaines de milliers de non-citoyens et de personnes décédées sont inscrits sur les listes électorales, « et pourtant, nous avons encore des élections sans pièce d’identité pour voter », a-t-il fait remarquer.
Il a déclaré que son administration travaillait avec les États et les juridictions locales pour les aider à corriger leurs propres vulnérabilités techniques avant les élections de mi-mandat de cette année.
Dissous, condamné, élu : peut-on être catholique en politique ?
Ancien responsable d’un mouvement dissous par le ministère de l’Intérieur en 2021, plusieurs fois condamné, aujourd’hui élu municipal à Segré : Jean-Eudes Gannat témoigne de son engagement de catholique en politique.
Dans cet entretien, Jean-Eudes Gannat retrace son parcours : de ses premiers engagements politiques dès l’adolescence à la création, puis à la dissolution en 2021, d’un mouvement qu’il avait fondé à Angers. Il revient sur ses condamnations judiciaires successives, qu’il analyse comme le symptôme d’une justice de plus en plus politisée, et répond aux critiques adressées par une partie de la presse catholique aux catholiques engagés politiquement. Il partage enfin son regard sur son mandat récent d’élu municipal à Segré et sur l’urgence, selon lui, d’un engagement catholique assumé dans la cité.
- 0:00 Introduction
- 1:01 Le parcours de foi de Jean-Eudes Gannat
- 7:02 Les débuts en politique, de l’adolescence à la fac de droit
- 17:00 La création d’un mouvement local à Angers
- 20:01 La dissolution par le ministère de l’Intérieur
- 22:00 Les condamnations judiciaires
- 24:01 Une justice politisée ? Le parallèle avec la déstalinisation
- 37:01 Répondre aux critiques de la presse catholique
- 44:01 L’affaire Barbara Butch et le débat sur l’art contemporain dans les églises
- 53:00 Le mandat d’élu municipal à Segré
- 55:01 « Les catholiques n’ont pas à faire de politique » : la réponse
- 1:00:01 Conclusion : l’urgence de l’engagement
Réseaux sociaux et protection des mineurs : la proposition de Juristes pour l’enfance pour une sécurité vraiment efficace
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
La « proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » revient cette semaine sur l’agenda parlementaire. L’objectif est double : trouver un accord sur un texte qui satisfasse les deux chambres ainsi que le gouvernement ET qui réponde aux exigences de la Commission européenne à Bruxelles, c’est-à-dire qui n’empiète pas sur les compétences européennes fixées dans le DSA (Digital Services Act).
Sans nier la nécessité de réglementer l’accès aux réseaux sociaux, Juristes pour l’enfance souligne à nouveau que ce seul texte est insuffisant et qu’une protection des mineurs réellement efficace doit être envisagée plus largement tout en étant plus simple.
Pour cela, la seule solution réellement satisfaisante est l’encadrement de l’accès aux smartphones et objets connectés, encadrement qui doit être mis en œuvre par une interdiction de les vendre, les offrir ou les céder à des mineurs de moins de 16 ans.
Une telle régulation paraît la seule à même de remplir l’objectif de protection des mineurs.
En effet, les risques liés à l’usage du numérique pour les mineurs ne se limitent pas à l’accès aux réseaux sociaux. La difficulté se situe au niveau de la mise à disposition de smartphones (ou autres objets connectés) qui sont des ordinateurs portables connectés en permanence à internet avec les risques que cela comporte (sites aux contenus nocifs ou illicites pour les mineurs, mésusage de messageries, de l’IA, de jeux vidéos, etc.). A ces risques, s’ajoutent les dommages causés par une utilisation constante et massive des écrans encouragée par l’accès permanent à internet (dégradation de la capacité physique, troubles des interactions, de l’attention, de la concentration, etc.).
En outre, compte-tenu de la rapidité d’apparition des innovations numériques, il est impératif d’envisager une protection générale des mineurs dans ce domaine. Demain le risque majeur pour les mineurs ne sera certainement plus l’utilisation des réseaux sociaux, mais plutôt le déploiement de l’intelligence artificielle.
A défaut d’une protection générale, le risque est certain de toujours « courir » derrière les innovations technologiques et leurs éventuels risques pour les mineurs, et laisser pendant des nombreuses années des enfants exposés sans défense.
L’interdiction de la vente ou de l’offre gratuite de certains biens et produits à un mineur est une pratique déjà mise en œuvre par la loi française. Les objectifs de protection de la santé et de la vie des mineurs justifient les restrictions qui doivent être apportées à la libre circulation des marchandises par l’encadrement de la vente et de l’offre de smartphones et autres objets connectés à destination des mineurs, c’est-à-dire concrètement par leur interdiction pour les mineurs de moins de 16 ans.
Juristes pour l’enfance n’a pas choisi ce seuil d’âge de 16 ans au hasard. C’est celui retenu par le droit européen pour la protection des mineurs vis-à-vis du numérique et c’est également celui fréquemment retenu par la loi française comme une étape vers l’autonomisation du mineur ou sa responsabilisation (dans le domaine de l’éducation, du droit du travail, de la santé publique, du droit pénal, etc.).
En retardant l’omniprésence du numérique et de l’accès à internet, une telle réglementation participerait au respect du statut de minorité qui implique que c’est aux adultes de protéger les enfants du numérique et non pas aux enfants de se protéger eux-mêmes, comme on peut le lire souvent. Elle participerait également au respect de nombreux droits fondamentaux (santé, sécurité et protection, éducation, respect de la vie privée etc.).
Elle réglerait les difficultés liées au contournement des mesures d’interdiction d’accès aux réseaux sociaux ainsi qu’aux risques liés à la sécurité des données et aux atteintes au respect de la vie privée.
Par ailleurs elle limiterait pour les parents la charge que constituent la mise en œuvre et la supervision du contrôle parental et résoudrait le sujet des écrans dans les établissements scolaires.
Enfin, cet encadrement de la vente de smartphones et autres objets connectés à des mineurs ne les priverait pas de moyens d’expression et de communication. Les moins de 16 ans pourraient disposer d’un téléphone mobile permettant de passer des appels ou envoyer des SMS mais sans possibilité de connexion à internet.
Parallèlement, Juristes pour l’enfance rappelle l’urgence de la préconisation faite par la Commission Enfants et écrans (ici) de mettre en place des « propositions alternatives aux écrans, pour donner envie et possibilité aux enfants et aux adolescents de s’investir autrement. […] : les enfants et les adolescents ont besoin de retrouver l’intérêt que la société leur doit, de renouer avec le contact humain, de voir des aires de jeux, y compris de société, peupler les espaces urbains, les lieux d’attente et de transport. C’est cela faire place aux besoins des enfants. » (Rapport Enfants et écrans A la recherche du temps perdu du 6 avril 2024)
Une injure à la bonne foi et à la démocratie contre la fraternité et la morale chrétienne
Communiqué de SOS Tout-Petits :
La prétendue « aide à mourir »
Proposition de loi adoptée le 15 juillet 2026 par l’Assemblée Nationale
Une injure à la bonne foi et à la démocratie contre la fraternité et la morale chrétienne
1°/ La bonne foi…
Aider à mourir, c’est ce qui se fait depuis des siècles par les soins, la bienveillance, l’affection et les secours de la religion. Il ne s’agit pas de cela, mais d’aider à « faire mourir », c’est-à-dire concourir activement à la mort par empoisonnement.
2°/ La démocratie…
Il faudrait que l’Assemblée Nationale fût représentative ! Elle ne l’est pas, par volonté délibérée. Lorsque le Président de la République a dissous l’Assemblée Nationale, quels buts
poursuivait-il ? Les actes et les faits donnent la réponse. Chacun sait que le système de vote uninominal majoritaire par circonscriptions renforce considérablement une majorité constituée, par rapport à la structure de l’électorat (A la limite, avec 51 contre 49 dans toutes les circonscriptions on obtiendrait tous les sièges). Les partisans de Monsieur Macron se sont alliés avec toute la gauche, même la plus extrême de la France insoumise. Alors même qu’il est garant du fonctionnement régulier des institutions, le Président, avec son parti, n’a pas hésité à créer une majorité artificielle, purement électorale et incapable de gouverner, comme on l’a vu, mais qui renforçait son parti et toute la gauche, bien audelà de ce qu’ils sont dans l’électorat, avec, comme conséquences :
- la survie institutionnelle du parti de Monsieur Macron pour le faire durer « quoi qu’il en coûte » jusqu’à la fin de son mandat.
- le renforcement artificiel des partisans des idées dites « progressistes », c’est-à-dire la dégradation des moeurs et la politique de mort. Nous y voilà !
Le 15 juillet, cette représentation biaisée a adopté la loi dite « relative au droit à l’aide à mourir » par 291voix contre 241. Il aurait suffi de déplacer 26 voix pour que le texte fût rejeté. Sans la sur-représentation que nous dénonçons et qui a été délibérément créée, le texte aurait-il été adopté ? Non, sans doute. Où est la démocratie ?
3°/ la fraternité et la morale chrétienne
Le Conseil constitutionnel reste le dernier rempart devant de multiples anomalies dont celles-ci :
- Pas d’objection de conscience possible pour les pharmaciens et leurs collaborateurs qui préparent et fournissent la substance létale, ni pour le responsable de l’établissement ou du service où est soigné le malade. (Art.14 al.6) Où est la liberté ?
- Possibilité pour le malade (Art.4 al.8) de choisir « de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement » en déclarant son affection insupportable de ce fait, afin d’obtenir le droit d’être tué alors même que les soins la rendraient supportable. Où est la logique, sinon le choix de la mort pour elle-même ? La médecine va s’attaquer au malade en le tuant, plutôt qu’à la maladie… Fausse médecine de la solitude morale pour les affligés qui, tôt ou tard, percevront la terrible sentence : « Tu gênes et ne sers à rien. Donne-toi la mort ! »
Que reste-t-il de l’amour mutuel, à l’image de celui de Dieu qui ouvre la perspective de la félicité éternelle ?
On a permis, il y a plus de 50 ans, qu’un être humain, la mère, décide de la mise à mort d’un autre, le petit être humain en gestation qu’elle porte, alors que son éminente mission est de le protéger et de le chérir ; on n’a même pas mis en place une aide puissante pour l’en dissuader !
On veut aujourd’hui pousser les moribonds au suicide dans le désespoir, même quand on peut les soulager physiquement et moralement par les soins anti-douleurs et palliatifs, alors même qu’ils sont à la veille de pouvoir rencontrer dans l’espérance leur Sauveur éternel ; on n’a même pas développé les soins palliatifs comme il le faudrait !
Le combat doit se poursuivre, dans la mise en cause des programmes électoraux pour l’abrogation des mauvaises lois… et plus encore par la prière.
Prochains Rosaires et Chapelets publics SOS Tout-Petits
• Rosaires publics à Paris le samedi à 14 h. 30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, angle N-O (RER B Port-Royal)
- le 19 septembre
- le 3 octobre
- le 21 novembre
- le 12 décembre
• Chapelets publics en banlieue le vendredi à 18 h.00
- le 25 septembre à Bougival, place du Général de Gaulle
- le 16 octobre à Saint Germain en Laye, près de l’entrée du parc du Château (sortie du RER)
- le 27 novembre à Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil (près du RER)
- le 18 décembre à Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)
Défendons la Vie et prions !
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
Le cardinal Sarah déclare à l’UE que l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique sont des « bêtes apocalyptiques »
Le cardinal Robert Sarah, lors d’un discours prononcé mercredi devant le Parlement européen, a dénoncé l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique comme des « bêtes apocalyptiques » qui menacent de détruire la famille et l’humanité elle-même.
Dans son discours d’une heure environ, prononcé le 15 juillet lors d’une conférence (en italien) au Parlement européen intitulée « Europe et Afrique : dialogue avec le cardinal Robert Sarah », qui comprenait également des interventions de la vice-présidente du Parlement européen, Antonella Sburi, et du nonce apostolique auprès de l’Union européenne, l’archevêque Bernardito Auza, le prélat guinéen a fustigé les méfaits de l’avortement, du « mariage » homosexuel, de l’idéologie du genre et du fondamentalisme islamique, ainsi que leur impact sur l’Afrique, l’Europe et l’ensemble de la société.
Tout en dénonçant le fait que l’ONU, ainsi que les puissances européennes et autres puissances occidentales, aient cherché à imposer l’idéologie du genre aux nations africaines en échange d’une aide financière, le cardinal Sarah a repris les propos qu’il avait tenus lors du Synode sur la famille de 2015, selon lesquels l’idéologie du genre, ainsi que le fondamentalisme islamique, sont des « bêtes apocalyptiques ».
« En 2015, lors du Synode sur la famille, j’ai déclaré, et je ne retire pas un seul mot aujourd’hui, que “l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique représentent chacun, à leur manière, deux bêtes apocalyptiques qui menacent de détruire non seulement la famille, mais l’humanité elle-même, l’image de Dieu” ».
« Certains ont jugé cette image excessive. Je continue de croire qu’elle recèle une part de vérité. Se pourrait-il que ces forces, bien que très différentes par leur origine et leur forme, partagent le même prétexte de réécrire l’humanité à leur guise ? » « L’une au nom d’un prétendu progrès, l’autre au nom d’un prétendu retour à une pureté originelle, niant dans les deux cas la liberté religieuse et la dignité humaine. »
L’Église catholique enseigne que Dieu crée chaque individu, homme ou femme, au moment de sa conception et que le sexe est un trait immuable qui
« caractérise l’homme et la femme non seulement sur le plan physique, mais aussi sur les plans psychologique et spirituel, laissant son empreinte sur chacune de leurs expressions ».
Le document du Vatican de 1975, Persona Humana, mettait en garde contre les principes du mouvement transgenre moderne, déclarant qu’
« il ne peut y avoir de véritable promotion de la dignité de l’homme sans le respect de l’ordre essentiel de sa nature ».
L’enseignement catholique condamne également les mutilations corporelles et la stérilisation comme étant « contraires à la loi morale » et dénonce l’idéologie du genre.
Concernant le fondamentalisme islamique, le cardinal Sarah lui-même figure parmi plusieurs prélats catholiques de premier plan qui ont mis en garde contre l’immigration massive de musulmans et d’autres groupes vers l’Europe.
« Je le répète, nous devons œuvrer ensemble à la reconstruction des nations ravagées par la guerre, la corruption et l’injustice, mais cela ne signifie pas encourager le déracinement des peuples ni la destruction des nations ». « Certains instrumentalisent la Parole de Dieu pour justifier la promotion du multiculturalisme et se servent allègrement du prétexte de l’hospitalité pour justifier l’accueil d’immigrants. »
Plus tôt dans son discours, Sarah a souligné la place prépondérante accordée par l’Europe aux prétendus « droits » à l’avortement et à l’idéologie LGBT, et comment cela a contribué à l’« autodestruction » du continent en pervertissant la raison.
« Lorsque l’Europe construit des “droits” détachés de la vérité sur la personne humaine – l’avortement, que certains voudraient ériger en “droit fondamental”, l’“identité sexuelle” réduite à une pure construction subjective de soi –, la raison elle-même est pervertie : de simple instrument de connaissance de la vérité, elle devient un instrument de pouvoir capable de s’imposer par la force de la loi et de l’argent à ceux qui ne partagent pas ces promesses ».
Allemagne : le chef du groupe parlementaire CDU/CSU démissionne pour trafic d’enfant par GPA
Le 15 juillet, Jens Spahn, qui se dit catholique, le chef du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, annonçait à la presse la « naissance de son fils », obtenu par mère porteuse aux Etats-Unis.
Cette pratique est pourtant interdite en Allemagne, réprouvée par la CDU, et même Jens Spahn, en 2020, alors ministre de la Santé, l’avait formellement rejetée lorsqu’elle avait été proposée par le parti libéral. En 2020, alors ministre de la santé, il avait fait interdire les “thérapies” destinées à faire changer d’orientation sexuelle.
Le chancelier Merz a félicité les « nouveaux parents » avant de rétropédaler face à la polémique. Il a demandé à Jens Spahn de démissionner.
Jens Spahn a déclaré
« Ces derniers jours, j’ai compris que mon bonheur personnel, qui consiste à fonder une famille avec mon mari et à devenir père, est incompatible avec ma fonction politique. »
S’il a démissionné de son poste de président du groupe CDU, il reste député… et fier d’avoir eu un bébé par trafic d’êtres humains :
« Une chose m’est apparue de plus en plus clairement ces derniers jours : ma famille est ce qui compte le plus pour moi. »
Visite surprise du pape à l’abbaye du Mont Cassin
Lors d’une visite privée, lundi 20 juillet, à la communauté monastique et à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, dans le Latium, le Pape a prié sur la tombe de saint Benoît. Récitation de l’office de Sexte, visite des archives et de la bibliothèque, puis déjeuner avec les religieux a été son programme.
Au fondateur de l’Ordre des Bénédictins, dont on a célébré la mémoire liturgique le 11 juillet, le Souverain pontife a confié, comme l’a annoncé la Salle de presse du Saint-Siège via sa chaîne Telegram, «la supplication pour la paix dans ces régions du monde marquées par le sang et les conflits».

La visite était strictement privée et n’a été confirmée que dimanche à l’abbaye.
Le terrorisme d’extrême gauche est enraciné dans une vision marxiste d’« un monde sans Dieu »
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a récemment déclaré à une délégation de dirigeants occidentaux que le terrorisme politique violent d’extrême gauche ne pouvait plus être ignoré.
Jeudi 16 juillet, lors d’une réunion ministérielle intitulée « Réunion ministérielle sur la résurgence du terrorisme politique », Rubio a exhorté les représentants de 66 nations réunis à Washington à faire de la lutte contre le terrorisme international une priorité. Il a qualifié le terrorisme d’extrême gauche de « mal spécifique et unique ».
« La violence de gauche a toujours été motivée par une haine, avant tout, une haine de la civilisation elle-même. C’est une révolte des pires contre les meilleurs, une révolte des faibles et des lâches contre les forts et les bons ».
« (Les terroristes) peuvent se dire anticapitalistes, anti-impérialistes, communistes, anarchistes ou marxistes, mais leur nature profonde reste la même. Il s’agit d’un ressentiment venimeux, dissimulé sous le voile des notions d’égalité, de justice et de libération – un besoin irrépressible de détruire ce que de grands hommes ont bâti, de anéantir la beauté et la justice, au nom d’un peuple empli de laideur et qui n’a rien d’autre à offrir au monde ». « Par la violence et la terreur, ils cherchent une fois de plus à nous imposer leur laideur. »
Le secrétaire d’État a fait remarquer qu’aucune des violences perpétrées par la gauche n’est motivée par l’idéalisme.
« Ce n’est pas une utopie ». « En fait, c’est tout le contraire. »
« On entend parfois dire que le communisme est une idée séduisante en théorie, mais vouée à l’échec en pratique. C’est faux. Le communisme n’a rien de séduisant en théorie ». « Le monde qu’il imagine pour nous tous est étriqué, uniforme, gris, nivelé par le bas, vidé de toute exception, et dépourvu de tout ce qu’il y a de bon et de noble dans l’âme humaine. »
« Le monde qu’il imagine est un monde sans courage, un monde sans créativité ni ambition, un monde sans héros, sans gloire ni grandes causes à défendre. Un monde sans miracles, sans mythes, sans hommes qui s’élèvent au-dessus des autres pour accomplir des choses incroyables et extraordinaires. »
« Le monde que le communisme envisage est un monde sans Dieu ».
« Pour ces architectes de la violence révolutionnaire, l’accomplissement suprême de notre civilisation est à leurs yeux une humiliation insupportable, un rappel de ce qu’ils ne peuvent pas faire et de ce qu’ils ne peuvent pas être ».
« Ils s’attaquent aux oléoducs, aux voies ferrées, aux réseaux électriques et aux laboratoires, symboles physiques et concrets du pouvoir, de l’invention et du progrès. Voilà la nature du terrorisme auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. »
Le département d’État a annoncé jeudi l’instauration de nouvelles restrictions de visa afin d’empêcher l’entrée sur le territoire américain des terroristes d’extrême gauche.
« Les étrangers qui financent, incitent ou soutiennent des terroristes d’extrême gauche sont des ennemis de notre civilisation. Ils ne sont pas les bienvenus aux États-Unis ».
SECRETARY RUBIO: “This is a distinctive and unique evil. It has always been driven by a hatred, above all else, for civilization itself.” pic.twitter.com/3t75pzaSRE
— Department of State (@StateDept) July 16, 2026
Euthanasie : des associations saisissent aussi le Conseil constitutionnel
Des associations et même des particuliers – pharmaciens, constitutionnalistes, … – saisissent eux aussi les Sages. Les organisations qui interpellent le Conseil ont depuis le début des débats affiché leur préoccupation vis-à-vis du texte :
- la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs;
- Un gros risque en plus ;
- les Eligibles et leurs aidants
- Alliance Vita
- Fondation Jérôme Lejeune.
Atteinte à la dignité humaine, atteinte à la protection de la santé, atteinte à la liberté personnelle et à la protection des personnes vulnérables : les griefs sont nombreux.
La Fondation Jérôme Lejeune « s’inquiète » ainsi pour les « personnes porteuses de déficiences intellectuelles qu’elle accompagne ».
« En effet les personnes porteuses de déficience intellectuelle disposent d’un discernement, et au regard de la loi peuvent être « aptes » à manifester leur volonté de façon libre et éclairée ». Or « il est difficile pour une personne porteuse de déficience intellectuelle de conceptualiser sa mort ». « De ce fait, et compte tenu du caractère irréversible de l’administration d’un produit létal, la personne porteuse de déficience intellectuelle doit être protégée d’un tel acte ».
Source : Gènéthique
Euthanasie : les recours pleuvent au Conseil constitutionnel
Outre le recours du président du Sénat, déjà évoqué, le Premier ministre Sébastien Lecornu a saisi le Conseil constitutionnel à propos de la loi sur l’euthanasie:

Ce recours fait 5 pages.
Celui déposé par plus de 60 sénateurs fait 76 pages. Extrait :

Et plus de 60 députés LR ont également déposé un recours (49 pages). Extrait :
Les député(e)s soussigné(e)s déférent au Conseil constitutionnel la loi relative au droit à l’aide à mourir adoptée par le Parlement, en raison des nombreuses méconnaissances des principes et objectifs de valeur constitutionnelle qu’elle contient. Le texte qui vous est déféré soulève des questions de constitutionnalité totalement inédites, en ce qu’il permet à toute personne majeure résidant habituellement en France ou de nationalité française, remplissant les critères, souvent insuffisants ou d’application aléatoire, énoncés à l’article 4 d’obtenir à sa demande, sans contrôle du juge et avec un contrôle médical très lacunaire, le droit de mourir. « Mal nommer un objet c’est ajouter au malheur de ce monde » a écrit Albert Camus. Le texte déféré n’emploie pas le mot de suicide ni celui d’euthanasie, or c’est bien de cela dont il s’agit : il s’agit d’autoriser une personne à se donner volontairement la mort ou même de se la faire administrer par un tiers. Il exclut toute référence au respect de la dignité humaine qui est une norme sociétale et non subjective (Conseil constitutionnel n° 94-343/344 DC du 27 juillet 1994) opposable à « toute forme d’asservissement, y compris si elle est volontaire ( n° 2018-761 QPC du 1er février 2019) car elle relève de l’ordre public immatériel (CE commune de Morsang sur Orge 27 octobre 1995)
S’agissant d’une liberté d’interrompre sa vie, le texte créée un droit à l’aide à mourir qui, en méconnaissance de l’article 66 de la Constitution, n’est pas placé sous le contrôle de l’autorité judiciaire et auquel ni les proches ni des tiers ne peuvent faire obstacle ce qui remet en cause le principe de fraternité tel que défini par le conseil constitutionnel. S’agissant d’une liberté personnelle, celle de choisir le moment et les modalités de son décès, le dispositif n’offre aucun encadrement suffisant et ne protège pas suffisamment les personnes concernées par l’aide à mourir. Le dispositif n’offre pas davantage de garanties aux personnes vulnérables, qui en seront les premières victimes, en méconnaissance des exigences posées tant par votre jurisprudence sur 2 le handicap que sur le principe de fraternité (Conseil constitutionnel n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018) Ce principe met à la charge du législateur le respect de la solidarité entre les êtres et non d’aide à leur disparition. Si ces principes sont méconnus par l’ensemble du texte, les députés saisissants entendent les développer plus précisément sur les articles suivants.
Enfin les députés RN ont également déposé un recours :

