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Combien de prisonniers sont oubliés dans les geôles de Bakou ?

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Hier 14 janvier, quatre prisonniers politiques arméniens de l’Artsakh retenus à Bakou en Azerbaïdjan depuis plus de cinq ans, ont été rendus aux autorités arméniennes.Trois d’entre eux avaient été faits prisonniers en novembre 2020, après le cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui a mis fin à la guerre des 44 jours. Le dernier avait été enlevé par les forces frontalières azerbaïdjanaises le 29 juillet 2023, alors qu’il était transporté de l’Artsakh, soumis à un blocus, vers l’Arménie pour recevoir des soins médicaux urgents sous escorte de la Croix-Rouge.

Tous les quatre avaient été jugés et déclarés « coupables » par des tribunaux azerbaïdjanais et condamnés à des peines de 15 ou 20 ans de prison selon les cas, dans des procédures politiquement motivées et truquées, bien loin des standards de la Justice.

SOS Chrétiens d’Orient se réjouit du retour de ces quatre Arméniens en Arménie. « Ils ont été détenus illégalement dans les prisons azéries», dénonce Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient. « Et cette libération n’efface en rien l’injustice subie ».

« Cette libération ne doit pas faire oublier, continue Benjamin Blanchard, le sort de tous les autres prisonniers politiques arméniens détenus en Azerbaïdjan. Combien d’entre eux sont oubliés dans les geôles de Bakou ? »

« Parmi eux, se trouvent, notamment, les dirigeants de la république d’Artsakh, détenus dans des conditions lamentables. Leurs procès sont encore en cours. Les première réquisitions – de 15 ans de prison jusqu’à la prison à perpétuité pour Ruben Vardanyan – montrent que le pouvoir azéri est prêt à faire payer aux dirigeants de l’Artsakh leur attachement à leur pays ».

SOS Chrétiens d’Orient appelle donc à la libération des dirigeants d’Artsakh et à la restitution des territoires historiquement arméniens aux Arméniens afin de leur permettre de revenir vivre sur leurs terres.

Présente en Arménie depuis 2018, ayant envoyé 200 volontaires dans ce pays, SOS Chrétiens d’Orient continue d’apporter son soutien aux réfugiés de l’Artsakh et plus généralement au peuple arménien.

166ème Supplique mensuelle à Dieu pour le retour du Roi à Pontmain : samedi 17 janvier

Bien chers amis et pauvres Pèlerins du Roi,

C’est la 166ème Supplique à Dieu pour le retour du Roi, mais aussi le 155ème anniversaire de l’Apparition de Notre-Dame à Pontmain !

2026… Ça va rouler, ça va tanguer !

En ce début d’année, à tous les pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi, je souhaite une sainte, bonne et sereine année 2026, maternellement protégée dans la robe bleue de Notre-Dame de Pontmain.

Et cela surtout lorsque sur notre France, les événements s’accumulent et se précipitent, annonçant le tsunami imminent dont la vague destructrice est maintenant bien visible à tous, s’élevant inexorablement vers nous. Et ces événements sont uniquement d’ordre politique, c’est-à-dire concernant la Cité (Polis), et plus précisément la « morale de la Cité » comme le définit si bien Aristote puis saint Thomas d’Aquin.

Comme la vague prussienne de 1871, seule Marie de Pontmain peut la briser, peut la refouler.

Car en 1871, Marie à Pontmain si elle n’évoque pas les événements politiques d’alors, elle les sous-entend silencieusement comme existant et précédant le « MAIS » initial de son message écrit, puis elle les résout concrètement, pacifiquement mais fermement, définitivement. Quelle différence avec les caquetages et jacassements politiques actuels, incessants, où tout est dit, dédit, redit, mais maudit !

Oui, Notre-Dame Reine de France fait bien de la politique à Pontmain !

A ceux, prêtres ou laïcs, qui en doutent encore ou remettent en cause les intentions réelles de la Très Sainte Vierge sur notre pays, par fausse humilité, par indignation condescendante ou par laïcisme mortifère, je pose la question : Pourquoi Marie Mère de Dieu se déplace-t-elle spécialement en 1871 pour nous donner ce message si particulier dans ce contexte politique si particulier ?

Si telle que rédigée, cette dépêche de Pontmain n’est pas un remède préternaturellement politique, si elle n’est qu’une recommandation spirituelle, qu’une exhortation générale et polyvalente, pourquoi ne nous l’a-t-elle pas donnée dès 1830 à la rue du Bac, en 1846 à la Salette, ou encore en 1858 à Lourdes ? A-t-elle jugé que nous n’aurions pas compris alors ses termes ?

En 1871 au contraire, il apparaît clairement que Notre-Dame donne une solution métapolitique non seulement à un état de péril, mais aussi à une situation plus spécifique encore : celle de toute invasion, de toute submersion, de toute disparition… de son propre Royaume.

Oui, faisons de la politique à Pontmain comme d’autres font de la médecine à Lourdes… et faisons la correctement !

Mais le début d’une année est toujours le moment des bonnes résolutions.

Oh de grâce n’en prenons pas à tort et à travers… ni de trop nombreuses, ni de trop difficiles. Ne décidons que de résolutions à notre échelle et seulement utiles pour la France. Ne les accomplissons pas non plus en ordre dispersé, mais tous unis dans un esprit de corps que la Supplique de Pontmain se doit d’afficher plus que jamais maintenant… ne sommes-nous pas les bourrins de l’avant-garde du Roi ? Alors grelots et couleurs sont de mise sur nos colliers et nos harnais.

Aussi trois résolutions faciles à concrétiser sont réalisables pour 2026 :

Notre résolution n° 1

Ça va rouler, ça va tanguer !…
Aussi, nous chanterons le couplet 4 du cantique de Saint Brieuc « Mère de l’Espérance ». C’est le seul couplet qui évoque la mer et les flots et l’arrivée à bon port. Il remplacera le couplet 2. L’ordre des couplets sera donc : 1-3 / 4-5 / 7-11 / 13-14.
Ça, c’est une résolution facile à tenir.

Notre résolution n° 2
Faire apparaître l’esprit de corps du pèlerinage de la Supplique :

En cette année 2026, prenons la résolution d’en témoigner sur chacun de nous qui venons à la Supplique.
Comment ?

En portant résolument sur soi l’écharpe pénitentielle de la Supplique, d’abord systématiquement chaque 17 du mois à Pontmain, puis aussi osons la porter à l’extérieur pour témoigner encore plus du port de cette écharpe dans ce qu’est vraiment la Supplique de Pontmain. Cette écharpe pénitentielle doit être la « marque » de ce pèlerinage pour le retour du Roi de France et du Droit divin en France.

Il faut oser la porter pour être questionné et savoir répondre de la vérité sur ce qu’est réellement la France, qu’elle est en état de péché mortel, qu’elle est en train d’en mourir (nous sommes au dernier stade), que cette écharpe manifeste le signe de la pénitence, non pas une pénitence personnelle de celui qui la porte (quoique celle-ci peut y participer), mais surtout cette pénitence du corps social de la France, pénitence qu’elle vit dans toutes les malédictions, châtiments, catastrophes et échecs en tout genre, qu’elle subit en conséquence de son refus obstiné de son Roi de droit, le Christ.

Oh, ne nous dédouanons du refus du port de cette écharpe par une excuse aimable… C’est encore un refus !
Mais, de grâce, qu’il ne soit pas lui-aussi obstiné.

Débarrassons-nous une fois pour toute de cette fausse pudeur, de cette fausse humilité, de ce respect humain qui tue l’âme et notre être français.

A Pontmain, Notre-Dame a pris le soin de se vêtir de trois petites croix. Aurions-nous l’outrecuidance de faire la fine bouche pour ne pas vouloir les porter au travers de l’écharpe pénitentielle ?

Je compte sur votre résolution 2026 de vouloir, corps et âme, vous emparer de notre écharpe implorante.
Alors, notre esprit de corps de la Supplique ne restera pas sous le boisseau.

Notre résolution n° 3
A Loublande, à genoux au pied de la statue du Sacré-Cœur sur les coteaux des Rinfillières :

« Quand je verrai dans ce lieu que j’ai spécialement choisi pour répandre mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, mon Père fera grâce et mon cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »

Voilà la promesse du Sacré-Cœur… Alors qu’en faisons-nous ?

Sur le socle même de la statue, une prière déjà semble Lui répondre : « Cœur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez !

Il est donc temps maintenant de la formuler, de la crier, collectivement pour la France… au nom des Français, nous le ferons !
Car, et je l’ai répété plusieurs fois : Nous sommes l’avant-garde de la France royale.

De ce fait, en cette année 2026, nous devons en tant que corps constitué aller à Loublande forcer le Sacré-Cœur à sa promesse (Je connais quelqu’un plus fort que Dieu… c’est l’homme qui prie – saint Curé d’Ars) . C’est à la fois une exigence et un honneur pour la Supplique à Dieu pour le retour du Roi.

Mais nous n’irons pas seuls. Seront invités encore les membres de la Charte de Fontevrault et ceux de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc. Mais pas que… D’autres associations et mouvements seront conviés.

La date n’a pas encore été convenue… sans aucun doute aux beaux jours. Vous comprenez bien qu’une organisation sérieuse s’impose.

Loublauda visitanda est !

Chouandecoeur

Pour cette 166ème Supplique à Dieu pour le retour du Roi, le programme de ce samedi 17 janvier sera le suivant :

Programme et horaires de la Supplique :

Le matin,
. 10h30 >
Messe tridentine dans la Chapelle saint Jean XXIII, située au 1er étage de la maisons des Oblats de Marie (Bât. derrière le chœur de la basilique).

. 12h00 >
Repas (amené par chacun) dans la salle “Gorron” au rez-de-chaussée du Relais le Bocage, dans le couloir juste en face de la porte menant au 1er étage.

Remarque importante :
La Chapelle et la salle Gorron seront mises à notre disposition par le Relais le Bocage au prix de 200 €.

Merci de votre générosité.

L’après-midi :
. 13h45 précises !
Supplique selon le déroulement habituel pendant les jours courts, mais tout se déroulera dans la Chapelle saint Jean XXIII du 1er étage.

– Prologue à Marie-Enfant,
– Présentation de la Supplique à Notre-Dame de Pontmain,
– Demande d’intercession à sainte Jeanne la Pucelle,
– Prière au Sacré-Cœur de Jésus,
– Prières et cantiques du cours de l’Apparition de Notre-Dame.

Tout sera terminé vers 17h00, au plus tard.
Merci de votre diligence et votre discipline pour être à l’heure.

A samedi 17 qui vient, chers pèlerins !
N’OUBLIEZ PAS VOS ARMES : VOTRE LIVRET, VOTRE CHAPELET ET VOS BANNIERES POUR LA PROCESSION.
(il y aura des livrets uniquement pour les nouveaux pèlerins).

POUR CEUX QUI L’ONT, N’OUBLIEZ PAS VOTRE ÉCHARPE PÉNITENTIELLE.
Demandez la si vous n’en avez pas.
Elle est nécessaire au vu de l’état de péché mortel de notre pays et de sa chute temporelle en cours !

de grâce, venez nombreux !
En union de prière à Jésus, Christ et Roi de France, par Marie Reine.
Bien à vous,

ChouandecoeurCet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

💥 FLASH INFO – Les débats commencent le 20 janvier !

Chers amis,

Emmanuel Macron a annoncé, dans ses vœux aux Français, le 31 décembre dernier, vouloir « aller jusqu’au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité ».

Quel non-sens ! Quelle tristesse de vivre dans une société qui prime la mort avant la vie.

Les deux textes (l’un sur les soins palliatifs, l’autres sur l’aide à mourir) seront examinés à partir du 20 janvier au Sénat, pour être soumis à l’Assemblée en février !

Il nous faut prier de tout notre cœur ! Prions une dizaine par jour pour que nos parlementaires se laissent toucher par Celui qui est la Vie : le Christ.

La dernière fois que nous vous avons proposé de prier pour le respect de la vie, le gouvernement à sauté !
Continuons. Rejoignez la communauté de 1800 personnes qui prient tous les jours pour la vie, sur l’application Rosario !

1. Téléchargez Rosario en cliquant ici : https://rosario.app/fr_salon_beige_vie_1902
2. Cliquez sur “J’ai un code d’invitation”
3. Entrez le code : VIE

En union de prière,
Mathilde, de Rosario

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Euthanasie : l’ancien ministre de la santé François Braun écrit aux sénateurs

Voici la lettre :

Après un examen en première lecture par l’Assemblée nationale, la commission des affaires sociales du Sénat vient d’adopter une nouvelle version de la proposition de loi sur le « droit à l’aide à mourir ». Qu’il soit permis à un praticien et ancien ministre de la Santé, ainsi qu’à des professionnels du soin et des juristes, d’alerter la Haute assemblée sur la portée de cette rédaction avant son examen en séance publique en première lecture.

Le dispositif suggéré nous semble incompréhensible pour la population, inapplicable pour les soignants et incontrôlable pour les juristes. Puissent les sénateurs rétablir un cadre rigoureux autour de cette question de la fin de vie, avec toute la sagesse de cette institution. Ce texte pourrait en effet donner l’impression que la commission se plie aux exigences d’une Assemblée nationale en perte de repères, alors que la population française manifeste en priorité l’attente d’être dûment prise en charge médicalement et exprime son inquiétude face à une légalisation de l’euthanasie dans un contexte de carence d’accès aux soins majeure (enquête Fondapol).

La reconnaissance par cette commission du principe d’une administration volontaire de la mort constitue un changement radical de positionnement d’une assemblée réputée pour être un gardien des fondements de notre société. C’est oublier que les valeurs du soin restent aujourd’hui le symbole de la résistance contre un affaissement collectif de la solidarité. Reconnaître que « l’assistance médicale à mourir » serait une donnée logique, légale, acceptable de la prise en charge du malade remet complètement en cause la nature de la démarche soignante.

Mais allons plus avant dans quelques détails du texte. L’expression « assistance médicale à mourir » qui se substituerait à celle d’ « aide à mourir » reste un euphémisme, qui omet encore une fois de mentionner l’euthanasie et le suicide assisté, ce dont il s’agit pourtant. Une première marque de clarification indispensable consisterait à assumer le choix de ces termes, comme en Belgique ou en Espagne. Plus grave encore, l’évocation d’un geste « médical » voudrait en faire un soin acceptable pour les malades en phase terminale.  Or, de manière très claire, donner la mort ne peut pas être un soin. C’est un tout autre chemin.

Le critère limitant l’accès à la mort provoquée aux personnes dont le pronostic vital est engagé à court terme, qui se veut donc plus restrictif que le texte adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale, accentue en fait la confusion. En effet, cette temporalité recouvre exactement celle de la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui encadre la sédation profonde et continue. L’arsenal législatif actuel permet déjà de répondre aux besoins de cette période de la vie. La sédation reste un acte thérapeutique qui correspond de manière très précise à une phase de l’accompagnement, lorsque plus aucune autre possibilité de soulager le patient n’existe. Elle est mise en œuvre lors de l’arrêt d’un traitement de suppléance vitale par exemple, ce qui est le cas chez les malades porteurs de maladies neurodégénératives. Aucun élément ne justifie donc une euthanasie à ce moment-là. Il n’y a pas d’urgence euthanasique puisque l’on peut déjà endormir totalement le patient. Et imposer un choix en toute fin de vie entre une sédation et une euthanasie ne fera que rajouter tensions et incompréhensions des proches et des équipes.

Mais l’enjeu est aussi à un autre niveau. Il s’agit des valeurs fondamentales de notre société. Traditionnellement dans ce type de débat, la prudence inspire la chambre de réflexion qu’est le Sénat. Il lui incombe de remplir pleinement ce rôle. Ne pas tenir compte de la réalité du « prendre soin », serait accepter le piège tendu par les partisans de la mort programmée, sous le masque d’une liberté et d’une autonomie supérieure à toute référence humaine et à toute éthique du soin.

Mesdames et Messieurs les sénateurs, ne faites pas basculer notre société dans un autre monde, car cette proposition de loi ne va pas « plus loin » mais va « ailleurs », comme le dit Jean Léonetti. D’autant que, contrairement à une rumeur persistante savamment entretenue, elle n’est pas une attente des Français. Dans une période de profonde instabilité, que ce soit sur le plan national comme sur le plan mondial, nos concitoyens ont besoin d’être rassurés et apaisés. Il est grand temps de défendre les valeurs fondatrices du collectif de solidarité et fraternité et de préserver au mieux un monde soignant en grande souffrance, pour lequel cette loi signerait une dégradation encore plus violente de leur mission.

Si un tel texte était voté, demain les carences accrues d’accès aux soins engendreront une spirale cynique conduisant à supprimer le souffrant à défaut d’avoir pu supprimer la souffrance. Certains, ayant obtenu de mettre « le pied dans la porte », envisagent ouvertement d’ouvrir tout grand l’accès à l’euthanasie, dans des délais extrêmement brefs comme nous le montre le Québec. Aucun pays au monde ayant ouvert la porte à l’euthanasie n’a pu résister à son extension rapide aux plus vulnérables, sous la pression d’un lobby mondial qui le réclame sans condition. C’est ainsi que l’on se découvre au fil du temps, éligible à une aide au suicide suite au vote d’une loi initialement dite « très limitée et encadrée ».

Jusqu’ici, la France s’est montrée pionnière dans les lois qu’elle a réservées à la prise en charge des personnes en fin de vie. Au nom de quoi devrions nous imiter les pays ayant légalisé l’euthanasie ? Le Sénat voudrait-il se parer de « modernité » ? Est-ce un progrès de provoquer la mort dans un pays qui laisse chaque jour mourir 500 personnes privées des soins dont elles ont besoin ? Une opportunité est aujourd’hui offerte à votre assemblée de rétablir du bon sens dans ce débat et d’encourager toutes les forces de solidarité et de soins de notre pays à ne pas se lancer dans une fuite en avant immaîtrisable. La priorité est l’accès aux meilleurs soins, notamment palliatifs, et à une politique de meilleure solidarité pour les Français. Il est encore temps de rappeler l’effet délétère d’un tel signal envoyé aux plus vulnérables, les personnes âgées, les malades psychiques, les personnes en situation de handicap ou précaires, qui attendent de meilleures conditions d’existence. Elles seront les premières exposées. Et il sera trop tard.

Dr. Francois BRAUN, médecin, ancien ministre

Dr. Alexis BURNOD, médecin, auteur de « Fin de vie, le cas de conscience » Edit. de l’Observatoire, 2024

Pr. Aline CHEYNET de BEAUPRE, Professeur de droit, coordinatrice du site d’information « lafindevie.fr »

Yves-Marie DOUBLET, juriste, auteur  de « Suicide assisté, le choix de la rupture et l’illusion du progrès », Fondapol 2024

Dr. Pascale FAVRE, médecin, auteur de « Les mots de la fin de vie : ne pas occulter les termes du débat » Fondapol 2024

Dr. Jean-Marie GOMAS, médecin, co-auteur de «  Fin de vie, peut-on choisir sa mort ? » Edit. Artège 2023

Nouvelle-Zélande : les avortements en hausse suite à la dépénalisation

En Nouvelle-Zélande, on a recensé 17 785 avortements en 2024, soit une augmentation de 37% depuis 2019.

L’Etat a dépénalisé l’avortement en 2020. Selon le directeur de Magma Healthcare, Simon Snook, cette hausse fait notamment suite au lancement d’un service national de télémédecine dédié en 2021.

Avec ce service appelé DECIDE, il est possible de pratiquer un avortement dit précoce par téléphone. En 2024, 67% des avortements étaient des avortements précoces. Ce taux était de 36% en 2020.

Le directeur de Magma Healthcare souhaiterait que les interruptions volontaires de grossesse soient « mieux financées », afin de « garantir l’accès gratuit à l’avortement pour toutes ». Selon lui, le coût de l’échographie préalable à l’avortement dans certains cas – entre 50 et 150 dollars, est un obstacle. Il veut qu’il y ait encore plus d’avortements…

Source : Gènéthique

Tout charcutage trans doit être payé par les gens normaux qui payent leurs cotisations sociales

La Caisse primaire d’assurance maladie de l’Isère et la Caisse nationale de l’assurance maladie ont été condamnées pour « discrimination » par le tribunal de Grenoble pour avoir refusé la prise en charge de « soins » dans le cadre du « parcours de transition de genre » d’une Grenobloise de 29 ans qui a décidé qu’elle était un homme.

Kyarra voulait que la sécurité sociale prenne en charge son ablation des seins. La justice française juge donc qu’il est « discriminatoire » de ne pas payer ce charcutage mammaire. Discriminatoire de quoi, ce n’est pas expliqué.

Plusieurs décisions de justice ont déjà été rendues dans ce sens. Huit autres procès sont en cours.

Assemblée : ce que la gauche arrive à faire en se mobilisant, le RN n’arrive pas à le défaire en restant dans l’amateurisme

Dans Politique Magazine, Jean Bouër dénonce l’apathie du RN à l’Assemblée nationale concernant l’immigration :

[…] Depuis le partage de l’ordre du jour des assemblées parlementaires, les groupes politiques disposent de moyens de proposer des textes. On appelle ça les niches. Certes, le poids est symbolique, car le texte peut être rejeté et même s’il est adopté lui faut-il encore l’aval du Sénat. Sauf qu’en politique, outre le fait que ça trompe, le symbole ça compte, et même énormément, ce que la gauche a très bien compris. Minoritaire dans l’opinion et chez les électeurs, elle parvient quand même à s’offrir quelques trophées, en utilisant les os à ronger qu’elle peut trouver. Nous sommes le 11 décembre dernier : l’Assemblée nationale débat d’une proposition de loi visant à garantir un renouvellement automatique des titres de séjour de longue durée. Tout un programme, ne serait-ce que par son nom évocateur ! Un texte facile à attaquer parce qu’il résume ce que certains pensent de l’immigration, et ce à une époque où sa critique se propage dans toutes les couches de l’opinion. Si on lit son contenu, qui a même été aggravé au cours des débats en hémicycle, on ne peut que sursauter : cette proposition de loi prévoit le renouvellement automatique des cartes de séjour pluriannuelles et des cartes de résident. En séance publique, elle a même été aggravée avec une disposition qui prévoit que le silence de l’administration dans un délai de quatre mois à compter de la demande de renouvellement du titre de séjour vaut acceptation de ladite demande… De quoi susciter des cris d’orfraie. Mais ce 11 décembre dernier, le RN avait manifestement piscine.

Sous la barbe du président de séance, le RN Sébastien Chenu, ce texte d’origine socialiste est adopté par 98 voix contre 37 avec une salve d’applaudissements. On était ce jour-là un jeudi, où généralement les députés sont encore supposés être à l’Assemblée nationale, l’hémicycle était pourtant clairsemé ; mais la gauche a compris que lorsqu’il y a enjeu, il faut être là. Il suffit juste d’être un peu plus nombreux que le camp d’en face… Le RN aurait pu se mobiliser, surtout avec un ordre du jour connu plusieurs semaines à l’avance. Qui plus est, le Gouvernement était contre. Mais manifestement, il devient laborieux de battre le rappel face à une gauche encore plus immigrationniste que jamais. Mais ce que la gauche arrive à faire en se mobilisant pour l’une de ses causes phares, le RN n’arrive pas à le défaire en restant dans l’amateurisme. Pourtant, il suffisait de battre le rappel quand cela était nécessaire, quitte à lancer l’alerte. Dans ce débat, la socialiste Colette Capdevielle, qui est à l’origine de cette proposition de loi, a même eu recours à la ritournelle classique : accuser le RN de racisme, ce qui en dit long sur la conception de la liberté d’opinion quand on n’est pas d’accord avec ce que prônent les bonnes âmes. On reste donc médusé par la manière dont, à peu de frais, la gauche ridiculise ses adversaires qui ont pourtant tout avec eux, à savoir le nombre et le soutien de l’opinion publique. Le RN aurait même pu utiliser la complicité tactique de l’exécutif. On se doute que ce texte ne sera pas examiné au Sénat, mais quand même…

Mais le RN a perdu une deuxième occasion le 11 décembre dernier. Le même jour, un autre texte-phare, la proposition de loi du député PS Emmanuel Grégoire – par ailleurs candidat à la succession d’Anne Hidalgo – a été adoptée. Ce texte vise « à protéger les mineurs isolés et à lutter contre le sans-abrisme » en prévoyant une « présomption de minorité » qui autorise la prise en charge des « mineurs isolés » par l’aide sociale à l’enfance (ASE), qui est un service départemental. Normalement, les « mineurs isolés » ne peuvent être accueillis par l’ASE quand ils sont considérés comme majeurs lors de l’évaluation organisée par les services départementaux. Ainsi, ils sont privés d’hébergement provisoire – dont il faut préciser qu’il est déjà saturé dans les grandes villes. C’est la fameuse polémique sur les MNA, qui défraye la chronique. Tant à Paris qu’en province, les services sociaux sont confrontés à de faux mineurs qui sont en fait de vrais adultes. Pour cela, la droite réclame des tests osseux afin d’établir la vérité sur l’âge de ces publics. Pour la gauche, il n’en est surtout pas question. Les tests osseux, c’est discriminatoire et cela a une connotation raciste, surtout quand cela suppose une appréciation sur la morphologie de l’étranger… Pour cette raison, la proposition de loi interdit ces tests osseux qui seraient quand même un moyen de vérifier l’âge des intéressés.

Désormais, cela ne sera plus possible et ces jeunes seront automatiquement hébergés par les services sociaux. La gauche joue également sur le pathos en faisant pleurer dans les chaumières en évoquant le sort des jeunes à la rue. On ne saurait être aussi caricatural dans ce commerce larmoyant et lacrymal… Même la commission des Lois de l’Assemblée nationale avait rejeté ce texte une semaine avant et le Gouvernement non plus n’était pas d’accord. Le RN pouvait également s’opposer à un texte débattu le même jour que le précédent. Mais là encore il y avait piscine pour les députés RN… Résultat : la proposition de loi est adoptée par 144 voix contre 100. Ce 11 décembre a bien été un jour d’infâmie pour le RN qui s’inflige un « Pearl Harbour » parlementaire avec deux textes immigrationnistes adoptés le même jour sous le nez de ces élus censés être plus nombreux que les autres.

Il faudrait quand même s’interroger sur cette difficulté du RN à se mobiliser quand l’enjeu est là. Elle est non seulement chronique, mais structurelle. Elle en dit long sur la gestion des ressources humaines dans une formation qui est peut-être celle qui a le plus intériorisé le logiciel de la Ve République : tout miser sur la présidentielle, donc sur le chef, mais négliger le reste, quitte à délaisser la tactique parlementaire et les « corps intermédiaires ». Plus que les Insoumis, les députés RN attendent le prochain match de cette élection, même s’ils ont un doute sur celui ou celle qui portera les couleurs – Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Lors de la dernière législative, on a constaté l’impréparation des cadres du RN. Ses adversaires ont ironisé sur telle candidate à la casquette nazie, soulignant les accointances fâcheuses des brebis galeuses de ce parti. Mais se rabattre sur ce supposé facteur idéologique est insuffisant. Normalement, un parti qui aspire à la prise du pouvoir suprême doit s’organiser en conséquence : il faut des structures, des équipes avec un minimum d’autonomie afin que les décisions au sommet soient bien préparées. Sauf que dans un parti qui ne jure – et ne vit – que par son chef, il devient difficile de laisser exister ces « corps intermédiaires » pourtant nécessaires. Les députés RN ont été élus parce qu’ils ont l’étiquette du parti et surtout parce qu’ils bénéficient de la qualification de leur candidate en vue du second tour. Ils sont là pour représenter Marine – ou bientôt Jordan, si la justice à la main lourde. Mais la démocratie moderne est une alchimie institutionnelle complexe où il faut être organisé et présent sur tous les fronts. Car la cour du pouvoir, ce sont aussi ces multiples arrière-cours.

Jean-Noël Barrot, un ministre des affaires qui lui sont complètement étrangères

Jean-Noël Barrot a annoncé l’ouverture d’un consulat au Groenland (56000 habitants) et a déclaré :

« Le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné, nié, ni être intégré par les Etats-Unis. Le Groenland a fait le choix du Danemark, le choix de l’Otan et le choix de l’Union. »

Sic.

Jean-Noël Barrot ignore que le Groenland a voté à 70% contre l’intégration du Danemark à la CEE, puis qu’il a voté à 53% pour se retirer de la CEE.

En 1982, un référendum sur le retrait de la Communauté économique européenne, à laquelle le Danemark avait adhéré en 1973, est organisé. Avec un taux de participation de 75 % et une majorité de 53 %, le camp du retrait l’emporte. En ratifiant le traité modificatif avec la Communauté européenne pour préciser la situation du Groenland le 1er février 1985, celui-ci se retire de la CEE avec l’accord des Groenlandais, du Danemark et de la CEE. Le territoire est retiré des accords sur le charbon et l’acier (CECA) et des accords sur l’énergie atomique (Euratom). Le Groenland devient alors un pays constitutif du royaume de Danemark et un territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne.

Par ailleurs le Danemark a un statut particulier dans l’UE, puisqu’il a obtenu de rester en dehors de l’essentiel du traité de Maastricht : citoyenneté européenne, monnaie unique, politique de défense et de sécurité, coopération policière et judiciaire…

Manifeste de la Marche pour la vie

Depuis trois ans, le Parlement travaille à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Ainsi les personnes âgées, les handicapés ou simplement les malades traversant une période difficile deviendraient des cibles de la culture de mort, comme les enfants à naître le sont déjà.

On nous affirme qu’il ne s’agit que de défendre la dignité humaine. Mais qui sont ces députés pour décider que la vie d’un handicapé est indigne d’être vécue ? La dignité humaine ne dépend pas de la santé, de l’âge, du regard des autres, et pas même de notre propre regard sur nous-mêmes : elle est intrinsèquement liée à notre qualité d’être humain. La dignité humaine ne peut se défendre que sans condition, sans vouloir reproduire les errements des totalitarismes du passé.

On nous dit aussi que la légalisation de l’euthanasie ne ferait que donner de nouveaux droits, sans rien retirer à personne. Mais c’est un mensonge évident : qui ne voit la pression morale qui sera exercée insidieusement (et même parfois brutalement) sur les « indésirables » ? Il est trop clair que cette légalisation présente des aspects économiques majeurs et sordides. Déjà, dans certains pays, les plus pauvres sont soumis à cet affreux chantage : ce soin est trop cher, mais nous pouvons vous proposer l’euthanasie gratuite. Est-ce cela, le « modèle social » que veulent promouvoir M. Falorni ou M. Macron ?

On nous dit encore que l’euthanasie constitue le complément du développement des soins palliatifs. Mais, là encore, c’est un mensonge : on ne peut pas à la fois légaliser la mort administrée et promouvoir les soins palliatifs – ne serait-ce que pour des raisons financières : comment trouverait-on les moyens de développer les soins palliatifs quand une piqûre létale coûte si peu cher ?

Il n’existe qu’une réponse possible à cette destruction des plus vulnérables : défendre la vie de sa conception à sa mort naturelle. Toute vie humaine. Sans condition.

C’est pourquoi nous marchons pour la vie, cette année comme chaque année. Nous ne pouvons pas nous résoudre à vivre dans une société où les médecins deviendraient des menaces pour leurs patients, comme les enfants pour leurs parents. La culture de mort ne peut créer qu’une société de la défiance, une société du mensonge, et finalement la guerre de tous contre tous. Comme le disait Mère Teresa, si l’on accepte qu’une mère puisse tuer son enfant dans son sein, nous serons implacablement amenés à admettre que les plus forts aient droit de vie et de mort sur les plus faibles. Cela a existé dans l’histoire. Cela fut toujours un désastre. Alors défendons la vie. Notamment la vie humaine la plus vulnérable et la plus fragile. C’est cela, la vraie défense de la dignité humaine.

Marche pour la vie : rosaire avec SOS Tout-Petits

Information de SOS Tout-Petits :

MARCHE POUR LA VIE Dimanche 18 janvier à Paris

Rendez-vous à 14 h. Place du Trocadéro au débouché de l’avenue du Président Wilson, devant le Palais de Chaillot, côté Est

Nous dirons le Rosaire en fin de cortège avec Renaissance Catholique et tout le groupe de prière

Après la consécration : déployer le mystère

La consécration est suivie de sept prières. Les trois premières sont des prières d’oblation, viennent ensuite deux prières d’intercession, enfin, deux prières de louange constituent la conclusion solennelle du Canon.

Nous détaillons aujourd’hui les trois prières qui suivent la consécration et constituent une unité, soulignée par la conclusion commune qui intervient à la fin de la troisième. Elles ont pour thème commun et principal l’oblation du sacrifice, mais chacune l’exprime avec un accent particulier. Ainsi :

– l’Unde et memores souligne le rôle de l’Église, comme offrant le sacrifice ;

– le Supra quae appelle l’agrément de Dieu, son regard bienveillant sur le sacrifice ;

– le Supplices demande l’acceptation définitive, le passage du sacrifice au rang des biens divins.

1. Unde et memores

La consécration s’achevait sur le commandement de Notre-Seigneur : « Toutes les fois que vous ferez celavous le ferez en mémoire de moi. » La prière qui suit manifeste que la Messe est la réponse adéquate à ce commandement. Au plan grammatical déjà, elle est enchaînée à la conclusion de la consécration, puisqu’elle commence par « c’est pourquoi, faisant mémoire » [unde et memores] et adjoint au nom du Christ l’adjectif « le même » [eiusdem].

Unde et mémores, Dómine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, eiúsdem Christi Fílii tui, Dómini nostri, tam beátæ passiónis, nec non et ab ínferis resurrectiónis, sed et in cælos gloriósæ ascensiónis : offérimus præcláræ maiestáti tuæ de tuis donis ac datis, hóstiam + puram, hóstiam + sanctam, hóstiam + immaculátam, Panem + sanctum vitæ ætérnæ, et Cálicem + salútis perpétuæ. C’est pourquoi, nous souvenant, Seigneur, nous vos serviteurs, et avec nous votre peuple saint, de la bienheureuse passion du Christ votre Fils, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et aussi de son ascension dans la gloire des cieux, nous offrons à votre glorieuse Majesté, — offrande choisie parmi les biens que vous nous avez donnés, — la victime parfaite, la victime sainte, la victime immaculée, le pain sacré de la vie éternelle et le calice de l’éternel salut.

Le « mémorial » subordonné au sacrifice

En quoi consiste cette réponse ? Il nous faut aller chercher le verbe : « nous offrons » [offerimus].

Nous avons ici la prière sacrificielle, centre de toute la liturgie de la messe, l’expression liturgique par excellence du fait que la messe est un sacrifice[1].

C’est l’offrande sacrificielle qui demeure au premier plan et c’est dans cette perspective qu’il faut envisager le thème du mémorial. C’est parce que la messe est un vrai sacrifice, substantiellement identique au sacrifice du Christ, qu’elle est le mémorial de la passion – et non l’inverse :

 […] si, en offrant le Saint Sacrifice de la messe, nous célébrons la mémoire de la passion et de la mort du Sauveur, il ne s’agit pas d’un acte purement subjectif ou psychologique émanant de notre faculté de mémoire.

Le rite eucharistique lui-même constitue le mémorial sacramentel et objectif de la mort du Christ. […]

Par là même que le sacrifice de la croix est réellement rendu présent dans le rite eucharistique, il s’y trouve objectivement commémoré[2].

Passion, résurrection, ascension

La prière ne mentionne d’ailleurs pas seulement la « bienheureuse passion », mais également « la résurrection du séjour des morts » et la « glorieuse ascension dans la gloire des cieux ». Nous avons déjà rencontré cette trilogie – passion, résurrection, ascension – dans la prière Suscipe sancta Trinitas de l’offertoire. Pourquoi la mémoire de la résurrection et de l’ascension est-elle adjointe ici à celle de la passion ? Parce que l’exaltation de Notre-Seigneur – sa résurrection d’abord, et son ascension ensuite – manifeste l’agrément de son sacrifice, elle en constitue la « ratification suprême »[3]. Puisque c’est ce même sacrifice que nous offrons, nous affirmons, par la mention de la résurrection et de l’ascension, la certitude que ce sacrifice est agréable à Dieu.

L’hostie immaculée et le calice du salut

C’est cette même certitude que tendent à souligner les adjectifs qualifiant la victime, l’hostie du sacrifice : « parfaite », « sainte », « immaculée ».

Remarquons à ce sujet que les expressions « hostie immaculée » et « calice du salut » qui désignent ici les oblats consacrés – le Corps et le Sang de Notre-Seigneur, réellement présents sur l’autel – sont identiques à celles qui servaient déjà dans l’offertoire à désigner les oblats non-consacrés – le pain et le vin. Cette redondance indique que notre sacrifice a bien été assumé par le sacrifice du Christ, converti, « transsubstantié » en son sacrifice[4].

C’est l’Église qui offre

Cette dernière considération nous invite finalement à examiner le sujet de cette prière d’offrande : « nous, vos serviteurs, et avec nous votre peuple saint » [nos servi tui, sed et plebs tua sancta]. Il s’agit bien de l’Église. L’offrant principal auquel l’Église s’appuie évidemment, le Christ, demeure comme à l’arrière-plan[5], tandis que le rôle de l’Église – présentée ici comme peuple sacerdotal[6] – est mis au premier plan.

Sa fonction propre est le sacrifice – non pas d’abord le sien, mais celui du Christ que toutefois elle ose s’approprier, ou plutôt dans lequel son sacrifice est assumé – sacrifice qu’elle offre en mémoire de la passion, assurée qu’elle est, par la résurrection et l’ascension, de son efficacité :

 Dans le Christ a été offerte une seule fois la victime qui est efficace pour le salut éternel. Que faisons-nous alors ? Est-ce que nous ne l’offrons pas chaque jour, mais pour commémorer sa mort ? [7]

 Le prêtre et les fidèles

On notera la distinction établie entre les « serviteurs » [nos servi tui] – expression par laquelle le prêtre se désigne lui-même, ainsi que ses assistants – et l’ensemble du « peuple saint » [sed et plebs sancta tua]. En effet, si tous participent à l’offrande du sacrifice, c’est à des titres différents :

[Dans le sacrifice eucharistique] les ministres sacrés ne tiennent pas seulement la place de notre Sauveur, mais de tout le Corps mystique et de chacun des fidèles ; là encore, les fidèles eux-mêmes, unis au prêtre par des vœux et des prières unanimes, offrent au Père Éternel l’Agneau immaculé, rendu présent sur l’autel uniquement par la voix du prêtre ; ils le lui offrent par les mains du même prêtre, comme une victime très agréable de louange et de propitiation, pour les nécessités de toute l’Église[8].

De tuis donis ac datis

Il faut enfin souligner l’expression caractéristique par laquelle sont d’abord désignés les oblats consacrés : « de tuis donis ac datis », que l’on peut traduire par : « choisis parmi les biens que vous nous avez donnés ». Les offrandes mêmes que nous avons la hardiesse de présenter à Dieu ne peuvent être que ses propres dons :

Tout vient de vous, et c’est de votre main même que nous vous avons donné[9].

Ces biens que Dieu nous a donnés et que nous lui offrons sont évidemment le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais nous pouvons également envisager que cette expression vise également, quoique secondairement, le pain et le vin, dont les accidents – les apparences sensibles – demeurent, dont nous avons vu qu’ils avaient été réellement offerts. Ainsi : « […] il faut voir dans ces paroles, non seulement l’aveu que de Dieu vient tout ce que nous pouvons lui donner, biens célestes et biens terrestres, mais aussi la joie très noble de ce que notre monde terrestre ait eu l’honneur de fournir leur enveloppe visible aux dons sacrés qui reposent maintenant sur l’autel. »

Conclusion

L’Unde et memores n’est pas une banale commémoration. Cette prière extrêmement riche condense en quelques phrases les divers aspects du mystère de la messe, sacrifice actuellement offert par l’Église et substantiellement identique au sacrifice de la Croix.

2. Supra quae

La prière Supra quae explicite le thème de l’agrément divin du sacrifice, déjà suggéré par la mention de la résurrection et de l’ascension. Nous demandons que Dieu tourne vers notre offrande son regard bienveillant [respicere], qu’il penche sur elle un visage propice et souriant [propítio ac seréno vultu] et ainsi les accepte [accepta habere].

Supra quæ propítio ac seréno vultu respícere dignéris : et accépta habére, sícuti accépta habére dignátus es múnera púeri tui iusti Abel, et sacrifícium Patriárchæ nostri Abrahæ : et quod tibi óbtulit summus sacérdos tuus Melchísedech, sanctum sacrifícium, immaculátam hóstiam.           Sur ces offrandes, daignez jeter un regard favorable et bienveillant ; acceptez-les comme vous avez bien voulu accepter les présents de votre serviteur Abel le Juste, le sacrifice d’Abraham, le père de notre race, et celui de Melchisédech, votre souverain prêtre, offrande sainte, sacrifice sans tache.

 

On pourrait s’étonner d’une telle insistance, surtout après la consécration. N’est-il pas évident que le Corps et le Sang du Christ constituent une offrande agréable à Dieu ? Allons plus loin : n’est-ce pas douter de cela que de demander encore et toujours que cette offrande soit acceptée, qui plus est en faisant référence aux sacrifices de l’Ancien Testament – Abel, Abraham, Melchisédech – « qui ne furent qu’une ombre terrestre de [la] céleste éminence » du sacrifice du Christ[10].

Comprenons bien ce qui motive ces demandes répétées. C’est une étrange audace de la part de l’être humain que d’offrir à Dieu quoi que ce soit, même les dons les plus saints. Le sacrifice de la Nouvelle Alliance, en tant qu’action cultuelle, est essentiellement confié aux mains de l’Église, admise à se joindre au sacrifice du Christ. Il demeure, à ce titre, le signe extérieur de l’hommage rendu à Dieu par l’Église. Dès lors, l’homme fragile et captif du péché n’étant jamais digne du Dieu grand et saint, l’humble prière qui implore de Dieu un regard de clémence est toujours à sa place[11]. Ainsi que nous l’avons expliqué, notre sacrifice est « racheté » par et dans le sacrifice du Christ[12] : tel est le mystère de la messe. C’est la nécessité de cette rédemption du sacrifice que signale l’incessante demande d’agrément qui commence dès l’offertoire et parcourt tout le canon.

En l’occurrence, notre prière « comporte une allusion confiante aux illustres figures de l’Ancien Testament dont le sacrifice fut agréable à Dieu. […] Daigne Dieu – telle est notre prière – abaisser sur notre oblation le regard bienveillant qu’il a eu pour celle de ces hommes :

– Abel, le premier dont l’Écriture nous dit que le sacrifice fut agréé par Dieu : « Le Seigneur regarda favorablement Abel et ses offrandes. »[13]

– Abraham, qui ne refusa pas d’offrir son propre fils Isaac, figure saisissante du sacrifice du Fils de Dieu : « Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »[14]

– Melchisédech, grand-prêtre aux origines mystérieuses, qui offrait un sacrifice de pain et de vin : « Melchisédech, roi de Salem, apporta du pain et du vin ; il était prêtre du Dieu Très-Haut. »[15]

Les mosaïques du chœur de la basilique Saint-Vital de Ravenne, probablement inspirées par le canon romain, représentent ces trois sacrifices.

Abel et Melchisédech Abraham

3. Supplices

Première partie

Avec le Supplices, c’est d’une troisième façon que s’exprime notre oblation :

[Dans les donations entre humains] un don, pour être pleinement agréé, doit non seulement attirer le regard de bienveillance du donataire[16], mais être transféré par lui au rang de ses propres biens[17].

Par analogie, c’est ce transfert caractéristique de l’acceptation définitive que nous demandons pour notre sacrifice.

Supplices te rogámus, omnípotens Deus, iube hæc perférri per manus sancti Angeli tui in sublíme altáre tuum, in conspéctu divínæ maiestátis tuæ. Nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites porter ces offrandes par les mains de votre saint ange, là-haut, sur votre autel, en présence de votre divine Majesté.

 

L’« autel céleste » auquel il est fait référence est mentionné dans l’Apocalypse, ainsi que l’« ange »[18] qui est député à son service :

 Un autre Ange vint alors se placer près de l’autel, muni d’une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or placé devant le trône. Et, de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des saints[19].

Durant la première partie de cette prière, le prêtre est profondément incliné : cette posture, prescrite par l’usage antique pour présenter humblement une offrande, est extrêmement ancienne à cette endroit. Le baiser à l’autel qu’il fait avant de se redresser exprime quant à lui « la respectueuse ardeur de notre supplication »[20].

Deuxième partie

La deuxième partie du Supplices regarde déjà vers la communion.

Ut quoquot ex hac altáris participatióne sacrosánctum Fílii tui Cor + pus, et Sán + guinem sumpsérimus, omni benedictióne cælésti et grátia repleámur.

Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen

Et quand nous recevrons de la participation à l’autel le Corps et le Sang infiniment saints de votre Fils, puissions-nous tous être comblés des grâces et des bénédictions du ciel.

Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Le prêtre exprime le « vœu que l’admission de notre sacrifice sur l’autel du ciel ait pour effet une réception fructueuse des saints oblats par les assistants »[21]. La communion en effet, est un repas, mais un repas sacrificiel : la victime étant agréée et portée au rang des biens de Dieu lui-même, notre manducation de la victime devient communion avec Dieu, « commensalité à la table céleste »[22]. Dans la même perspective, remarquons qu’après avoir désigné les oblats pas des signes de croix, le prêtre se signe lui-même. Ce geste traduit notre souhait de faire passer leur bénédiction d’eux en nous.

Le franc-maçon qui voulait raser le Sacré-Coeur de Montmartre

Politologue, professeur de relations internationales, ancien membre de LFI, comédien dans un seul en scène sur la flottille pour Gaza et ex-chroniqueur de TPMP, Thomas Guénolé a annoncé mardi 13 janvier qu’il est membre du Grand Orient de France, la plus vieille obédience française et la plus importante d’Europe occidentale.

Thomas Guénolé avait fait parler de lui à plusieurs reprises après des déclarations polémiques, notamment lorsqu’il avait affirmé qu’il était favorable à «raser le Sacré-Cœur» de Montmartre, ou prôné l’interdiction du Rassemblement national (RN) ou de la chaîne de télévision CNews. Plus récemment, il avait défendu l’idée qu’il ne fallait pas rendre hommage à Brigitte Bardot. En 2019, Thomas Guénolé avait rompu brutalement avec LFI qui l’avait accusé de «harcèlement sexuel». Il est favorable à la légalisation du cannabis

Le réchauffement climatique souffle le chaud et le froid

Dans les prochaines années, fera-t-il -30°C l’hiver à Strasbourg, et la Seine pourrait-elle devenir une vaste patinoire ? Cette hypothèse scientifique circule. L’Amoc, un vaste courant marin dont l’effondrement pourrait entraîner des épisodes de froid très intenses durant la période hivernale dans toute l’Europe, inquiète de plus en plus de scientifiques. Au siècle prochain, des épisodes de froid intenses pourraient s’abattre régulièrement sur le nord de l’Europe.

L’Amoc est l’acronyme anglais qui désigne un vaste système de courant marin profond très puissant qui parcourt l’Atlantique et influence directement le climat de notre continent, l’Europe. Dans l’océan Atlantique, les eaux chaudes de surface remontent du Sud vers le Nord. En passant par les tropiques, elles apportent de la chaleur vers l’Europe. C’est ce qui rend nos hivers plus doux, alors que le nord de notre continent se trouve à la même latitude que le Canada.

Mais l’Amoc ne s’arrête pas là. En remontant encore vers le Nord, ces eaux chaudes se refroidissent et se densifient. Plus lourdes, elles s’enfoncent jusqu’à 4 000 mètres de profondeur et repartent pour un long périple vers le Sud et d’autres océans. Sans cette grande boucle, pas d’Amoc. Et sans Amoc, pas d’hiver doux en Europe.

Le problème, c’est que l’Amoc donnerait des signes de faiblesse. Au nord de l’Atlantique, le réchauffement climatique empêche les eaux chaudes de se refroidir, ce qui entrave leur plongée et ralentit toute la boucle. Selon des scientifiques, l’Amoc pourrait s’effondrer au siècle prochain, jusqu’à tomber à 20 % de sa puissance initiale. Les conséquences seraient dramatiques. En hiver, l’océan gèlerait jusqu’aux rivages de l’Europe. La glace de la banquise pourrait même atteindre les côtes de l’Angleterre et des Pays-Bas.

Et là on apprend que le sort de l’Amoc dépend de nos émissions de gaz à effet de serre et du réchauffement à venir…

La FNSEA déverse des pommes de terre devant l’Assemblée nationale : est-ce bien sérieux ?

“Servez-vous, manants !” L’action se veut forte, provocatrice : elle est indécente, stérile, contreproductive. Ces tas de pommes de terre jetées hier sur le bitume devant l’Assemblée Nationale par des agriculteurs en colère devaient symboliser dans l’esprit de leurs auteurs la rancoeur, l’exaspération d’un monde agricole à bout de souffle, combattant pour sa propre survie face à une aristocratie politique et technocratique bruxelloise ayant déjà décidé du sort réservé à ces malheureux forçats de la terre par la signature prochaine du maudit Traité du Mercosur.

Elle illustre le gâchis de l’abondance et le mépris du produit issu de la terre. Si les agriculteurs eux-mêmes en sont arrivés à gâcher, gaspiller, dévaloriser au bout du compte leur propre travail que l’on sait difficile, âpre, physique, exténuant, alors pourquoi ceux qui décident, encravatés et costumés trois pièces, auraient-ils un minimum de considération, d’empathie vis-à-vis de ce monde qui souffre.

En l’espace de deux semaine, nous avons pu suivre (et participer) à deux manifestations illustrant la division dans le monde agricole, division qui explique certainement aujourd’hui la difficulté des paysans à se faire entendre et à peser dans la balance des négociations.

Une première manifestation organisée par la Coordination Rurale et la Confédération paysanne qui, aux forceps, à l’arrache, au mépris de tout danger, ont franchi les barrages dressés devant eux pour apparaître, glorieux, à Paris, devant l’Arc de Triomphe.

Une dizaine de tracteurs, c’est peu. et pourtant cette image, elle, était forte en symbole pour ces paysans “montés” à Paris avec leur courage, leur abnégation, leurs valeurs du terroir.

La seconde manifestation organisée par la FNSEA était un barnum d’une centaine de tracteurs, “autorisés” à se déplacer selon un parcours bien évidemment prévu à l’avance avec les autorités préfectorales, munis d’ausweis en bonne et due forme, s’engageant à vider les lieux parisiens à l’heure dite (18 H pétantes…) et à donner la papatte en gage de soumission hypocrite…

Dans un camp, des paysans acculés à la ruine et à la disparition de leurs exploitations face à un Traité dont on connait déjà les conséquences. Dans l’autre, les représentants d’une industrie agro-alimentaire, dans l’apparence, simulant l’infamie, tout en acceptant les conditions du dit-Traité.

D’un côté, le respect de la terre et de ce qu’elle féconde pour nous. De l’autre, le mépris d’un syndicat de riches propriétaires, pas à une tonne près, montrant ses gros muscles dans une opération cousue de fil blanc.

Quels regard et réactions aurons eu les parisiens et les français face à ces images ? “Pourquoi les aider si c’est pour gaspiller ?” Quel est ce monde agricole qui fait aussi peu de cas de la terre nourricière ?

Je vous laisse juge.

P.MAGNERON

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse bovine

Le Dr Jacques POIRIER, Vétérinaire (Alfort 1974), Diplômé de l’institut Pasteur (Microbiologie / Immunopathologie), et Membre du comité d’experts “Santé Animale” de l’AFSSA (ANSES) de 2003 à 2006, nous adresse cet article très documenté (et apportant un point de vue que l’on entend peu dans le débat public) sur la Dermatose Nodulaire Contagieuse:

Dans une écrasante majorité (environ 80% de nos contemporains), les Français soutiennent – avec raison – la révolte de nos agriculteurs excédés par les incohérences des différents pouvoirs politiques qui se sont succédé au cours de ces cinquante dernières années. Or, comme dans tout conflit (heureusement, dans le cas présent, non armé !…), il existe des « effets collatéraux », toujours dommageables pour ceux qui en sont les victimes, en premier lieu – bien sûr –  les éleveurs, mais aujourd’hui aussi la profession vétérinaire, accusée de complicité avec le gouvernement français dans la gestion de la lutte contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse. Le Gouvernement et, avec lui, son « bras armé » – la profession vétérinaire – seraient responsables de la « tuerie » de bovins contaminés par la DNC et ce, dans le seul but de vouloir réduire le nombre de nos éleveurs.

Soyons clairs : autant la responsabilité (la culpabilité) de nos politiciens est totale en matière de politique agricole (le sujet du MERCOSUR en est une dramatique illustration), autant les règlements et instructions de Police Sanitaire en matière de lutte contre les maladies infectieuses animales ne sont pas directement du ressort du pouvoir politique. Certes, c’est toujours le pouvoir politique qui assume la responsabilité de la mise en oeuvre de la règlementation sanitaire , mais il ne peut s’en affranchir au motif qu’il existerait des méthodes plus « douces », mieux adaptées aux circonstances ou « plus acceptables » par l’opinion publique… En d’autres termes, dans le domaine de la Santé Animale, l’élaboration des lois et règlements est indépendante de toute pression politique ou médiatique. Ces règlements s’inscrivent dans le cadre d’une Police Sanitaire Vétérinaire, laquelle définit la conduite à tenir pour lutter contre chaque cas de Maladie Réputée Légalement Contagieuse (MRLC). Très concrètement, à chaque MRLC détectée dans une population animale (tuberculose, fièvre aphteuse, rage, DNC, …), une procédure spécifique est définie… Procédure qui impose d’appliquer les moyens de lutte les plus adaptés aux différents stades d’évolution de la maladie.

La liste des MRLC n’est pas figée. Et, si cela est justifié, sa révision peut être effectuée à tout moment par les Autorités Sanitaires, après consultation – entre autres – du Comité permanent d’Experts “Santé Animale” de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’Environnement et du Travail). Ce comité purement consultatif est constitué de 25 membres renouvelés tous les 3 ans, la plupart de formation vétérinaire, tous reconnus dans leurs domaines de compétences (chercheurs, praticiens, spécialistes de telle ou telle espèce animale, administratifs, responsables d’organisations professionnelles, infectiologues, enseignants, épidémiologistes, …). Par ailleurs, ce comité est indépendant. Ainsi, tout candidat susceptible d’entretenir des conflits d’intérêts avec l’Industrie Pharmaceutique ou porteur d’un mandat politique est écartée du groupe où prévaut l’expertise collective sur les compétences individuelles, fussent-elles exceptionnelles. A noter que ce comité consultatif n’émet que des avis, c’est-à-dire des recommandations argumentées basées, entre autres, sur l’expérience des épidémies passées et où aucune place n’est laissée à l’improvisation. Ajoutons que les avis de ce comité permanent d’experts sont rendus publics, ce qui le distingue radicalement du fameux Conseil de Défense et de Sécurité Nationale nommé par le Président de la République durant les années “Covid” et qui, en quatre (?) ans d’existence, n’a produit aucun compte-rendu de ses nombreuses réunions et décisions.

En règle générale, les avis du Comité d’Experts « Santé Animale » sont repris intégralement par l’Autorité de tutelle, via le Directeur de l’ANSES. Il arrive parfois que l’Autorité de tutelle ne reprenne pas ou ne reprenne que partiellement les avis techniques qui lui sont soumis. Il s’agit alors d’une décision politique qui, au demeurant, peut être parfaitement justifiée. Cette décision ne relève plus alors de la compétence des experts. En revanche, s’il le souhaite, tout citoyen peut, à tout moment et en toute transparence, comparer les deux « versions » disponibles (d’un côté l’Avis et de l’autre l’Arrêté ou le Décret d’application) et, le cas échéant, les commenter en toute liberté, sans risquer de se faire sanctionner par une quelconque instance ordinale ou politique.

Certes, au cours du XXe siècle, à l’occasion des campagnes nationales de lutte contre les grands fléaux sanitaires, les rapports entre les vétérinaires et les éleveurs ont parfois été “rugueux” et les drames vécus par des centaines de familles d’éleveurs se racontent encore dans les cours de ferme. Or, sans ces mesures rigoureuses et le grand pouvoir de résilience des éleveurs, jamais la France, dès la fin de la 2e Guerre Mondiale et jusqu’à ces deux dernières décennies, n’aurait pu se hisser au rang de N°2 mondial et de N°1 européen en matière d’exportation de denrées agro-alimentaires… Jamais la France n’aurait pu éradiquer la tuberculose au début des années 50 ou la brucellose dans les années 70 ; et ce, avant toute autre nation !…. Et si, aujourd’hui, notre pays est rétrogradé au 5e rang mondial, nul n’est autorisé à en faire porter la responsabilité à la profession vétérinaire et, encore moins, aux éleveurs.

Actuellement, les actions menées en France pour lutter contre l’expansion de la DNC ne sont donc que la mise en œuvre d’une procédure écrite de Police Sanitaire dont nul ne peut s’affranchir. Certes, sur le territoire national, à la mi-janvier 2025, l’épisode (et non « l’épidémie » !…) de DNC n’est pas encore totalement maîtrisé, mais les régions de l’est de la France où sont apparu les premiers foyers sont à nouveau indemnes. Qu’en aurait-il été si la Législation en la matière avait été moins rigoureuse ?…

En 2026, aucun éleveur ou vétérinaire en activité ne peut se vanter d’avoir vu un animal atteint de fièvre aphteuse sur le sol français. Si, peut-être, un éleveur de moutons de la Mayenne ainsi que son vétérinaire praticien !…Certes, il ne s’agit aujourd’hui que d’une anecdote complètement oubliée du grand public, mais l’évènement aurait pu rapidement tourner au drame… Nous sommes en 2001, en pleine crise de la Vache Folle chez nos voisins britanniques où une épidémie de fièvre aphteuse vient d’éclater… Une épidémie qui provoquera l’abattage de plusieurs dizaines (centaines) de milliers de bovins et d’ovins ainsi qu’un coût faramineux de plusieurs milliards d’euros (supporté par l’Union Européenne !). Or, la France en sera épargnée. Et il s’en sera fallu de très peu. En effet, un foyer s’était déclaré dans un élevage de moutons de la Mayenne. Rapidement, grâce à la vigilance de l’éleveur (qui venait de se faire livrer des moutons en provenance de Grande-Bretagne) et celui de son vétérinaire, tout le réseau sanitaire est alors mis en alerte maximale : le maire de la commune chargé de l’application des mesures sanitaires, la Direction des Services Vétérinaires (DSV) et, donc, la Préfecture du Département qui publie un arrêté préfectoral, le Laboratoire Départemental Vétérinaire, l’Administration Centrale qui confie au Laboratoire National Vétérinaire la responsabilité d’identifier la souche virale impliquée… Simultanément, trois périmètres en anneaux sont définis autour du foyer : un périmètre d’infection, un périmètre de protection ainsi qu’un périmètre de surveillance. Dans chaque périmètre,des mesures spécifiques sont appliquées, notamment l’abattage des animaux présents dans le périmètre d’infection et la vaccination à l’aide d’un vaccin inactivé dans le périmètre de protection .. Tout déplacement d’animaux est interdit…Au bilan, en l’espace de quelques semaines, l’alerte est levée, accompagnée d’un immense soulagement chez nos éleveurs, à l’exception bien sûr de l’éleveur qui a vu disparaître son cheptel et, avec lui, très probablement des décennies de labeur passionné.

C’est entendu, comparaison n’est pas raison, mais tels des pompiers devant un départ de feu, les vétérinaires se doivent d’intervenir rapidement sur les premiers foyers d’infection avec, pour objectif, la préservation des autres cheptels du canton, du département, voire de tout le territoire français…De plus, chaque infection a sa spécificité et les mesures pour la combattre sont différentes selon l’espèce animale concernée, la nature du germe pathogène, le mode d’élevage, le stade de l’épidémie (selon qu’on est au stade de foyers débutants, d’expansion ou au stade des foyers résiduels). Les mesures sanitaires évoluent… Il s’agit d’une sorte de guerre de mouvement coordonnée qui nécessite une remontée permanente des informations et que le citadin ou l’écologiste en charentaises derrière son écran ne peuvent pas comprendre, parce que – de surcroît – isolés de toute vision d’ensemble…

Et même si tous ces combats – car il s’agit bien de combats – n’ont jamais pu être menés sans produire des drames déchirants chez certains éleveurs, leurs descendants (tout au moins, ceux qui ont eu le courage d’assurer la relève) ont pu retirer des avantages substantiels de cette Politique Sanitaire en faisant de nos élevages, de nos campagnes et de notre agriculture en général l’un des fleurons (si ce n’est le premier) de notre économie nationale et qui – bien au-delà de l’économie – participe à la réputation de notre art de vivre à la Française. Sans forfanterie déplacée, c’est un lieu commun de dire que le maillage sanitaire et le réseau vétérinaire français constituent un exemple que tous les pays nous envient et ce, depuis des décennies.

Enfin, ne nous trompons pas de combat : c’est uniquement sur des causes purement politiques que notre pays est aujourd’hui relégué au 5e rang mondial des pays exportateurs de produits agro-alimentaires… Et la manière dont est gérée la lutte contre la DNC qui menace aujourd’hui notre cheptel bovin ne peut en aucune façon être rendue responsable du déclassement de la France dans le domaine agricole… L’arrivée de produits agro-alimentaires en provenance d’Amérique du sud et – qui sait ? – un jour de l’Ukraine ne feront que précipiter le déclin de nos filières agro-alimentaires. Pierre MOSCOVICI – ancien Président de la Cour des Comptes jusqu’au 31 décembre 2025 et nommé membre de la Cour des Comptes Européenne le 1er janvier 2026 ! – n’a-t-il pas écrit que le cheptel bovin français devait être réduit de 30% ?

Comme me le confiait un vétérinaire breton aujourd’hui disparu : « Tu peux discuter avec celui qui sait. Tu peux discuter avec celui qui ne sait pas. Mais méfie-toi de celui qui croit savoir »… Et nous, d’ajouter aujourd’hui : « Méfie-toi de celui qui ne veut pas savoir ».

Le district de France de la Fraternité Saint-Pierre devient une Province

Lu sur Riposte catholique :

L’abbé John Berg, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pierre, a nommé l’abbé Benoît de Giacomoni, Premier Provincial de France de la Fraternité Saint-Pierre.

Agé de 43 ans, l’abbé de Giacomoni est le Supérieur du District de France depuis juillet 2024.

Avec le développement de la Fraternité Saint-Pierre en France, la Fraternité fait évoluer sa gouvernance avec l’érection de cette province (comme elle l’avait fait pour les Etats-Unis en 2021). En juillet 2026, une quinzaine de prêtres de la nouvelle province de France se réuniront pour le Chapitre Provincial afin désigner les conseillers du provincial et de prendre d’éventuelles décisions spécifiques dans le cadre des constitutions de la FSSP. Ce changement est affecte essentiellement la gouvernance puisque le Provincial devient l’ordinaire direct des prêtres (incardination, nomination, appel aux ordres…).

L’actuel District de France et de Belgique de la Fraternité Saint-Pierre compte plus de 100 prêtres exerçant pour une grande partie d’entre eux leur ministère en France et en Belgique.

A propos de la proposition d’Ordinariat traditionaliste

Suite à la Lettre aux cardinaux en faveur d’une solution pour la messe traditionnelle, Christian Marquant écrit dans la Paix Liturgique daté du 12 janvier 2026 :

« S’il [l’ordinariat] s’ajoutait à ce qui existe déjà, comme l’Administration apostolique de Campos, pourquoi pas. […] Mais si l’ordinariat devait « chapeauter » tous les instituts, tous les prêtres et tous les fidèles traditionnels, soit en France, soit dans le monde entier, ce que les fidèles ont obtenu en un demi-siècle de Résistance serait définitivement gelé sans espoir d’une légitime et nécessaire extension. »

Or c’est précisément le sens de la Lettre envoyée par le père de Blignières à plusieurs cardinaux avant le Consistoire, ainsi que l’expliquait la revue Sedes Sapientiæ (n° 170) dans un article intitulé : « L’ordinariat traditionnel : un risque de cloisonnement ? ».

« L’ordinariat traditionnel proposé n’a pas pour fonction de remplacer, ni même d’englober les instituts (FSSP, ICRSP, IBP, etc.), paroisses ou communautés traditionnels qui célèbrent aujourd’hui l’ancien rite. Il n’est pas question de demander une structure dans laquelle devraient se ranger tous les catholiques traditionnels. La création d’un ordinariat a spécialement pour but d’obtenir un évêque (ou plusieurs), auquel les fidèles puissent demander les sacrements selon l’ancien rite latin. Cependant l’ordinariat traditionnel n’aura pas l’exclusivité de ce rite ; il ne sera pas « au-dessus », mais en un sens « à côté » et « aux côtés » des instituts, communautés et paroisses. Insistons sur ce point : ce projet ne limite pas l’usage de la liturgie ancienne à cet ordinariat. L’appartenance à la nouvelle structure sera libre, et l’on pourra être « tradi » en dehors d’elle. »

Démographie : l’autogénocide français

Ilyes Zouari, Chercheur indépendant, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone), avait publié un article sur le Club de Mediapart à propos de “l’autogénocide français”. Cet article a été censuré. Alors le voici :

Démographie : démarrage officiel de l’autogénocide français (désormais incontestable)

En 2025, les enterrements ont dépassé les naissances pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale. Désormais incontestable, le processus autogénocidaire en cours, qui affaiblit une France n’ayant toujours pas rattrapé son terrible retard démographique, résulte surtout du fanatisme écologique ambiant. La mise au pas des mouvements écologistes est désormais un impératif vital.

Selon les données qui viennent d’être publiées par l’Insee, ce mardi 13 janvier, le nombre de décès s’est élevé à environ 651 000 en 2025, contre seulement 645 000 pour les naissances. Ainsi, et pour la première fois depuis les horreurs de la seconde guerre mondiale, la France affiche un solde naturel négatif, entamant officiellement un processus autogénocidaire, dont l’ampleur atteindra bientôt des proportions dramatiques.

Un autogénocide qui s’accélérera d’année en année

Cette évolution résulte de l’effondrement de la natalité depuis une dizaine d’années, avec un Indice conjoncturel de fécondité (ICF) ayant atteint un plus bas historique de 1,56 enfant par femme en 2025 (le plus faible depuis 1917, lors de la première guerre mondiale), alors qu’il s’était longtemps maintenu à presque deux enfants par femme, soit à peu près au niveau du seuil de renouvellement des générations (2,07 en France). Ainsi, l’allongement de l’espérance de vie et le surcroît de naissances dû à l’immigration ne suffisent désormais plus à masquer l’effondrement de la natalité française, rendant dès lors impossible toute contestation de l’existence d’un processus autogénocidaire. 

Un processus qui n’en est d’ailleurs qu’à ses débuts, et dont le rythme ira en s’accélérant jusqu’à atteindre des proportions alarmantes. En effet, et même en maintenant le niveau de fécondité actuel, le déficit naturel global augmentera d’année en année, compte tenu de la pyramide des âges, pour se situer à moyen terme à environ 150 000 individus par an (soit légèrement plus que le nombre total de victimes causées par la bombe d’Hiroshima), avant d’augmenter encore les années suivantes. Une situation déjà bien inquiétante, mais qui sera probablement encore bien plus grave étant donné que rien ne permet de penser que le taux de fécondité ne poursuivra pas sa baisse pour d’aligner sur ceux observés dans les autres pays européens, comme l’Allemagne et l’Italie, où le déficit naturel annuel se situe actuellement à environ 350 000 et 300 000 individus, respectivement !

Cette évolution aura des conséquences économiques et sociales dramatiques sur notre pays. En effet, un déclin démographique entraînera à son tour un déclin économique de la France, ou au mieux une stagnation, réduisant ainsi la capacité de l’Hexagone à relever les grands défis technologiques, militaires et géopolitiques futurs, tout en détériorant les conditions de vie générales de la population. Une détérioration que l’on observe d’ailleurs déjà en Allemagne et en Italie, qui connaissent depuis plusieurs années une croissance globalement quasi nulle (et dont l’économie ne tient encore que grâce au dynamisme des exportations, du moins jusqu’à présent…). Par ailleurs, et dans un cadre légal favorisant encore l’immigration de peuplement, d’une manière ou d’une autre, au lieu de celle de travail à contrat à durée déterminée, un déclin démographique déstabilisera davantage la société française suite au recours grandissant à l’immigration qui s’imposera, et réduira donc encore plus la capacité d’assimilation de notre pays, déjà bien mise à mal depuis plusieurs années.

La responsabilité grandissante du fanatisme écologique 

Si plusieurs éléments peuvent contribuer à la baisse de la natalité, il convient de rappeler, et contrairement à ce que l’on entend souvent, que le désir d’enfant ne dépend pas principalement de questions financières. Et ce, comme le démontrent les très nombreux exemples de pays ayant déboursé des sommes considérables au cours des dix à quinze dernières années au bénéfice des familles, mais sans le moindre résultat ou presque sur le taux de natalité (comme en Allemagne, en Pologne ou en Italie, où le taux de fécondité n’a cessé de baisser jusqu’à atteindre des niveaux dramatiquement faibles, désormais inférieurs à 1,3 enfant par femme). 

L’évolution du taux de fécondité dépend, avant tout, de l’état d’esprit de la population, de sa manière de voir le monde et de se projeter dans l’avenir, ainsi que du temps disponible pour fonder une famille et s’en occuper convenablement. Or, la France n’est pas un de ces pays asiatiques où l’on doit souvent travailler entre 50 et 60 h par semaine, tout en ayant moins de 15 jours de congés payés par an, empêchant ainsi pratiquement toute vie familiale digne de ce nom. Hors quelques très petits pays, la France est même le pays occidental où l’on travaille le moins, tout en bénéficiant de la politique familiale la plus généreuse. 

Par conséquent, l’effondrement de la natalité française résulte surtout, et de loin, de l’état d’esprit de la population et de sa confiance en l’avenir. Une confiance qui s’est justement fortement érodée au cours des dix dernières années, à cause du terrible et incessant matraquage mené par les écologistes fanatiques et leurs relais politico-médiatiques, comme en témoignent les différents sondages plaçant désormais les considérations écologiques au premier rang des préoccupations et inquiétudes des Français de moins de 35 ans, et notamment des plus jeunes dont près de la moitié hésiteraient carrément à avoir la moindre descendance par « éco-anxiété » (c’est-à-dire par crainte de voir ses enfants vivre dans un monde invivable, chaotique et infernal, comme dans certains films de science-fiction…).

La réalité est pourtant bien différente de la propagande des mouvements écologistes. Si notre planète souffre bel et bien d’un certain nombre de maux, seule une infime partie de son potentiel en énergies renouvelables est aujourd’hui exploitée, de même qu’une infime partie de ses ressources minières et fossiles. De plus, et malgré les vastes espaces non encore exploités dans la majorité des pays du monde (y compris en France), les avancées scientifiques sont permanentes en matière d’agriculture (comme avec l’aéroponie, qui permet un rendement à l’hectare près de 80 fois supérieur, sans terre, soleil ni pesticides !), d’architecture, de transports, ou encore de traitement des déchets. Et tout cela, sans même parler des perspectives infinies qu’offre l’univers…

Quant au réchauffement climatique, la hausse attendue des températures ne fera que redonner à la France le climat qui était le sien aux époques de Charlemagne et de l’empire romain (ou d’Astérix et d’Obélix), elles-mêmes séparées par un refroidissement climatique, accompagné de terribles catastrophes naturelles, et parfois considéré par nos ancêtres comme une malédiction ou une punition divine. Il y a un millier d’années, à l’époque de l’Optimum climatique médiéval, les vignes étaient plantées jusqu’au sud de l’Angleterre et du Danemark, et le célèbre col du Théodule (situé entre l’Italie et la Suisse) n’était autre qu’une importante route commerciale. Autrement dit, la catastrophe ne réside guère dans la fonte très médiatisée de l’immense glacier qui le recouvre actuellement, mais dans la formation de celui-ci, il y plusieurs siècles. Un véritable drame pour toutes les populations qui peuplaient alors la région.

Il est donc bien naïf de s’imaginer que notre planète est surpeuplée, que l’humanité sera bientôt à court de ressources, ou que les déchets nucléaires ont vocation à être stockés ad vitam æternam sur notre planète (si tant est que la problématique continue à se poser, le prix Nobel français de physique, Gérard Mourou, affirmant qu’il devrait prochainement être possible d’en réduire la durée de radioactivité à seulement 30 minutes…). Et il est encore plus ridicule de parler de destruction de la planète et de fin du monde…

Le recul que l’on commence déjà à avoir au sujet des projections faites par les écologistes dans le passé, permettent d’ailleurs de constater qu’aucun des scénarios apocalyptiques établis par ces derniers et leurs pseudo-experts dans les années 1980 pour les années 2000 et 2010 ne se sont réalisés, tout comme ceux établis dans les années 1990 et 2000 pour les années 2020. Si urgence il y a, en France et plus globalement dans les pays du Nord, déjà assez vertueux en matière de respect de l’environnement (et qui n’ont aucune leçon à recevoir du reste du monde), celle-ci est donc avant tout démographique, n’en déplaise à certains. Pour paraphraser partiellement un ancien président de la République française : notre peuple brûle, se consume, et nous regardons ailleurs…

La mise au pas des mouvements écologistes, terrorisant notre jeunesse en l’abreuvant de mensonges du matin au soir, est désormais une nécessité vitale, un impératif relevant de notre sécurité nationale. Les préoccupations écologiques étant déjà largement partagées par l’ensemble de la population et des acteurs économiques et politiques (y compris les milieux pétroliers…), pour la simple raison que tout être humain ou presque souhaite vivre dans un environnement le plus sain possible (pour lui-même, sa famille et sa descendance), il n’est d’ailleurs nul besoin de permettre la création d’associations ou de partis politiques se réclamant de l’écologie. Par conséquent, il est nécessaire de commencer, au minimum, par assécher le plus que possible les sources de financement des mouvements écologistes afin de réduire leur capacité de nuisance et de destruction, notamment en mettant un terme à toute subvention et à toute forme de financement public, direct ou indirect, ainsi qu’à l’impunité judiciaire dont ils bénéficient dans le cadre de leurs actions illégales et souvent violentes. Et ce, d’autant plus que leur pouvoir de nuisance et de destruction dépasse largement la question démographique, frappant de plein fouet de nombreux secteurs d’activité et notre souveraineté stratégique (agriculture, industrie, métaux rares…).

Le terrible retard démographique de la France

L’effondrement de la natalité française est d’autant plus regrettable et dramatique que la France est déjà fortement affaiblie par un retard démographique de deux siècles par rapport aux autres grandes puissances européennes, et que le bref et léger baby-boom de l’après-guerre ne permit guère de rattraper (avec un indicateur conjoncturel de fécondité n’ayant jamais dépassé les 3,04 enfants par femme). D’ailleurs, si la France était proportionnellement aussi peuplée que le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie, elle compterait aujourd’hui, pour sa seule partie métropolitaine, non moins de 156, 129 et 107 millions d’habitants, respectivement. Et si l’on devait étendre cette comparaison au Japon, à la verdoyante Corée du Sud – aux deux tiers recouverte de forêts – ou à la partie uniquement non désertique et habitable de l’Égypte (dont les 109 millions d’habitants se concentrent sur seulement 6 % du territoire), la France métropolitaine abriterait respectivement 179, 280 et… 995 millions d’habitants ! Or, force est de constater que l’Hexagone ne parvient pratiquement plus à réduire son retard sur l’Allemagne, et qu’il a même été dépassé par le Royaume-Uni ces dernières années.

Ce retard considérable puise ses origines dans la très lente progression de la population française entre 1750 à 1945. Au terme de ces deux siècles perdus, celle-ci n’a ainsi été multipliée que par 1,6, alors que dans le même temps, et également dans leurs frontières actuelles, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne multipliaient la leur par trois, les Pays-Bas par quatre, et le Royaume-Uni par six ! Pourtant, l’essor démographique des autres pays européens se fit en dépit de lourdes pertes humaines, dues aux nombreux conflits et, surtout, à l’importante hémorragie migratoire qu’a connue le continent… à la seule et unique exception de la France. Sur cette période de deux siècles, guerres et émigration confondues, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie ont ainsi perdu plus de 20 millions de nationaux, chacun au total, tandis que l’Hexagone ne subissait qu’une « modeste » saignée d’environ 4 millions de personnes. 

La France, qui était trois fois plus peuplée que le futur Royaume-Uni, en 1750, et aussi peuplée que le Japon vers 1800, a donc longtemps été, démographiquement, l’homme malade de l’Europe et du monde. Une spécificité due à une déchristianisation précoce, ainsi qu’à une propagation bien plus importante que partout ailleurs des simplistes idées malthusiennes, qui ne cessent pourtant d’être infirmées génération après génération. Ce qui n’empêche pas pour autant certains responsables politiques français, cherchant à dissimuler leur incompétence, d’évoquer parfois l’existence d’un lien entre chômage et natalité plus élevés qu’ailleurs, comme l’avait encore fait François Hollande au cours de son mandat. Pourtant, dans l’année qui précédait la fin de celui-ci, en 2016, douze des quatorze pays de l’Union européenne ayant connu une croissance démographique totale supérieure à celle de la France, avaient terminé l’année avec, à la fois, une croissance économique supérieure et un taux de chômage inférieur….

Le déclin démographique de l’Hexagone ne fut naturellement pas sans conséquences sur son influence, et contribua même dans une large mesure au déclenchement des deux grandes guerres mondiales. En effet, si les équilibres démographiques étaient restés inchangés, l’Allemagne, moins sûre d’elle, n’aurait probablement jamais été aussi belliqueuse en 1914. Et la France, non effrayée par une écrasante infériorité numérique (39 millions d’habitants contre 62 au lendemain de la première guerre mondiale), n’aurait sans doute jamais cherché à mettre à genoux l’Allemagne après 1918, favorisant ainsi l’émergence du nazisme…et la mise en œuvre de l’Holocauste. Ainsi, ceux qui pensaient bien faire en faisant moins d’enfants ont, au final et involontairement, provoqué le chaos et la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes. 

Déjà lourdement affaiblie par les inepties malthusiennes, la France ne doit plus continuer à se laisser piéger par les prophètes de l’apocalypse et les théoriciens de la surpopulation humaine, auxquels l’Histoire a toujours fini par donner tort, faute d’avoir correctement apprécié le potentiel de la Terre et le génie humain. En s’affranchissant de leurs idées simplistes et de leur fanatisme, elle pourrait alors préserver son identité, redynamiser son économie, voire rattraper progressivement son terrible retard démographique sur ses grands voisins et gagner en influence économique et géopolitique en Europe et dans le reste du monde.

La dernière offensive du cardinal Roche

Un texte inédit, préparé par le cardinal Arthur Roche et distribué aux cardinaux lors du consistoire de la semaine dernière, vient d’être rendu public, en anglais et en italien. Dans ce document, le préfet du Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements défend avec vigueur Traditionis Custodes, révélant ainsi que la messe traditionnelle en latin figurait en bonne place à l’ordre du jour de la réunion.

Ce rapport de deux pages était l’un des quatre textes distribués aux cardinaux pour réflexion et discussion, chacun correspondant à l’un des quatre sujets initialement choisis par le pape Léon XIV : l’évangélisation, la Curie romaine, le synode et la synodalité, et la liturgie.

À leur arrivée au consistoire des 7 et 8 janvier, les cardinaux furent informés que, faute de temps, ils ne pourraient aborder que deux sujets. L’évangélisation et la synodalité furent retenues comme thèmes principaux, tandis que la liturgie et la réforme de la Curie furent mises de côté.

Par conséquent, bien que le rapport du cardinal Roche ait été distribué aux cardinaux, il n’a pas fait l’objet d’une discussion formelle.

Le pape Léon XIV convoquera un autre consistoire à la fin du mois de juin, au cours duquel des discussions sur la liturgie devraient avoir lieu. D’ici juin prochain, les cardinaux ont donc le temps de creuser les affirmations contenues dans ce document, comme le mythe d’une unité qui passerait nécessairement par une uniformité liturgique. Par ailleurs, au-delà de l’ancien rite qui n’est pas directement attaqué, ce qui est visé, c’est la fameuse  « réforme de la réforme », qui prendrait l’ancien rite comme référence. Refuser « la réforme de la réforme » liturgique c’est valider les aberrations liturgiques, lesquelles ne préoccupent pas le cardinal Roche, l’acolytat pour les filles et la communion dans la main obligatoire, c’est le refus de la messe orientée et des signes de sacralité hérités de la messe traditionnelle… 

Le cardinal Roche, en poste depuis 2021, a 75 ans depuis mars 2025.

L’itinéraire d’un imam salafiste devenu chrétien suscite un fort écho médiatique

Ancien imam salafiste, formé dans les cercles les plus rigoristes de l’islam sunnite, Bruno Guillot a quitté cette fausse religion après seize années d’engagement. Son témoignage, exposé notamment dans son livre Adieu Soulayman – Itinéraire d’un imam salafiste, constitue un document précieux pour notre époque.

Une jeunesse sans enracinement religieux
Né en 1986 à Charleroi, de parents français non pratiquants, Bruno Guillot grandit sans véritable transmission religieuse. Bien que d’origine catholique, sa famille ne lui donne ni formation doctrinale, ni pratique spirituelle. Il décrit une enfance marquée par un manque d’encouragements et une profonde carence affective, en particulier de la part de son père. Adolescent, il nourrit une ambition sportive intense. Passionné de football, fervent supporter de l’Olympique de Marseille, il s’entraîne quotidiennement dans l’espoir de devenir professionnel. Son talent est repéré : un club de première division belge, la RAAL La Louvière, lui propose un contrat semi-professionnel. Mais ce projet s’effondre brutalement lorsque son père s’y oppose en raison de résultats scolaires jugés insuffisants. Cette rupture marque un tournant décisif. Bruno se replie sur lui-même, nourrissant colère et ressentiment.

La rencontre avec l’islam : une conversion fulgurante
C’est dans ce contexte de désillusion et d’isolement qu’il fait la rencontre de deux jeunes Marocains de son âge, puis de leurs frères aînés, musulmans pratiquants. Il découvre alors un univers familial chaleureux, structuré, accueillant. Les repas partagés, l’attention portée à sa personne et le sentiment d’appartenance le touchent profondément. Progressivement, il s’initie à l’islam. On lui fait découvrir les conférences de l’apologète Ahmed Deedat, dont les ouvrages — majoritairement polémiques à l’encontre du christianisme — marquent durablement son esprit. En février 2002, à moins de quinze ans, il entre pour la première fois dans une mosquée. L’atmosphère, la discipline des fidèles, l’appel à la prière, l’impression d’humilité collective le frappent. Quelques minutes suffisent : il prononce la profession de foi islamique et devient musulman sous le nom de Soulayman. Il soulignera plus tard combien cette conversion est aisée : deux phrases suffisent pour entrer dans l’islam, ce qu’il interprète alors comme un « signe de Dieu» .

Du rigorisme à l’idéologie salafiste
Très rapidement, Bruno Guillot ne se satisfait pas d’un islam culturel ou modéré. Internet lui ouvre l’accès à des courants plus rigoristes, qu’il juge plus cohérents et plus fidèles aux textes. Il s’éloigne de la mosquée de Charleroi pour se rapprocher de cercles salafistes à Bruxelles. Là, il trouve ce qu’il cherchait : une pratique littérale, une séparation nette d’avec le monde non musulman, une discipline stricte jusque dans l’apparence. Il se plonge dans l’étude de l’arabe littéraire, qu’il maîtrise rapidement. Marié très jeune à une autre convertie, il part à dix-huit ans étudier en Égypte, puis, en 2009, est admis à l’université islamique de Médine, institution prestigieuse formant les cadres de l’islam sunnite mondial. Brillant étudiant, il se distingue par sa capacité d’analyse comparative des textes religieux. Il devient imam, prédicateur, et participe activement au prosélytisme. Il reconnaît avoir contribué à la conversion de nombreux Européens, convaincu alors de servir Dieu.

Les premières fissures
Malgré son immersion totale, certaines réalités troublent peu à peu sa conscience. Lors de son pèlerinage à La Mecque en 2014, financé par l’Arabie saoudite, il est témoin d’une bousculade meurtrière. Des dizaines de pèlerins meurent piétinés. Cette scène l’ébranle profondément : « Est-ce là la religion de Dieu ? » s’interroge-t-il. D’autres éléments accentuent son malaise. Il refuse à plusieurs reprises des mariages précoces impliquant sa propre fille, encore enfant. Il rejette également des propositions de polygamie et des sollicitations explicites pour rejoindre le djihad armé, que ce soit en Irak ou en Syrie.
Surtout, une question théologique devient centrale : celle de la crucifixion du Christ. L’islam nie formellement cet événement fondamental. Or, ses recherches approfondies le conduisent à reconnaître l’évidence historique de la mort de Jésus sur la Croix. Lorsqu’il exprime ses doutes à des autorités religieuses, la réponse est sans appel : dans l’islam, le doute n’a pas droit de cité.

Le témoignage du père et la rupture
Un tournant intervient lors de l’agonie de son père, atteint d’une tumeur au cerveau. Celui-ci, peu avant sa mort, s’est rapproché du catholicisme. Bruno, encore salafiste, espère alors le convertir à l’islam. Mais il est bouleversé par la paix profonde qui émane de cet homme mourant, par son attachement paisible au Christ, par sa sérénité face à la mort. Ce témoignage silencieux fissure définitivement l’édifice idéologique. Peu après, Bruno Guillot quitte l’islam. Il devient apostat aux yeux de ses anciens coreligionnaires, s’exposant à des menaces, à l’isolement et à une profonde dépression. Il découvre alors une réalité qu’il analysera lucidement : l’islam rigoriste tient davantage par la peur que par l’amour.

La rencontre avec Jésus-Christ
Fin 2017, lors d’une nouvelle lecture des Évangiles, associée à l’étude de textes islamiques traditionnels, il vit une expérience intérieure décisive. En janvier 2018, il prononce pour la première fois une prière non musulmane. Quelques semaines plus tard, dans une prière d’abandon total, il se convertit intérieurement au Christ. Il découvre alors la figure de Jésus dans toute sa plénitude : Fils de Dieu, unique Sauveur, offrant sa vie par amour pour les hommes. En juin 2018, il reçoit le baptême dans un contexte protestant évangélique. Toutefois, son cheminement se poursuit. Progressivement, il s’approche de l’Église catholique et reconnaît en elle l’unique dépositaire de la Révélation transmise par le Christ. Il confiera plus tard : « J’ai tout perdu en quittant l’islam, mais j’ai tout gagné en suivant le Christ. »

Un témoignage pour notre temps
Le parcours de Bruno Guillot est révélateur des conséquences dramatiques de la déchristianisation. Là où la foi catholique n’est plus transmise, des idéologies étrangères et destructrices trouvent un terrain fertile. Son témoignage rappelle l’urgence, pour les catholiques, de transmettre intégralement la foi, sans compromis ni dilution, et d’être apostoliques sans peur ni respect humain. la conclusion s’impose d’elle-même : il est temps d’œuvrer pour un véritable renouveau chrétien, courageux et décomplexé. C’est la mission que s’est donnée Nour Al Aalam. Plus que jamais, il est nécessaire de montrer les failles intellectuelles et historiques de l’Islam tout en annonçant la Bonne Nouvelle du christianisme aux musulmans. Car face à une foi qui s’affirme, seule une Foi encore plus vivante et fondée dans la Vérité pourra offrir une alternative salutaire.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/islam/29619-adieu-soulayman-itineraire-d-un-imam-salafiste.html

Adieu Soulayman itinéraire d’un imam salafiste, de Bruno Guillot & Marie Bourgois, journaliste spécialisée en histoire des religions.
Postface de Rémi Brague, membre de l’institut de France, Editions Nour Al Alam, 256 pages, 19.90 €.
Site à consulter : Nour Al Aalam – Sources : La Porte Latine pour cet article – Le Figaro – Cathobel – Marie de Nazareth

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Marche pour la Vie : tout ce qu’il faut savoir

Dans quelques jours, nous nous retrouverons pour défendre la vie lors de la Marche pour la Vie 2026. C’est l’occasion pour chacun de montrer son engagement et de porter un message d’espérance.

Voici toutes les informations pratiques pour ce grand week-end :

📅 Samedi 17 janvier : Veillée pour la Vie  

Rejoignez nous pour une veillée de prière, un moment de recueillement et d’intercession avant la marche :

• Lieu : Église Saint Roch (24 rue Saint Roch 75001 Paris)
• Date & heure : le 17 janvier à 20h00.

L’adoration se poursuivra jusqu’au matin, et sera clôturée par les laudes à 7h et la messe des bénévoles à 8h. 

🔴 Dimanche 18 janvier – JOUR-J : Marche pour la Vie  🔴

Rendez-vous au Trocadéro à 14h00 pour débuter la marche. Témoignages et discours de Monseigneur Rey, évêque émérite du diocèse de Fréjus Toulon, de délégations étrangères et de nos portes paroles.

Voici les informations essentielles :

📍 Lieu de départ : Place du Trocadéro
📅 Heure : 14h00
🗺️ Itinéraire : parcours circulaire :  départ et arrivée sur la place du Trocadéro

Des stands et animations vous attendent sur place pour rendre cette journée mémorable !

La diaspora du commissaire politique

Lu dans Les 4 Vérités :

Emmanuel Macron voudrait, si l’on en croit les gazettes, créer prochainement un « Haut-commissariat à la diversité ». Il paraît qu’il voudrait l’annoncer au sommet « Africa forward » (sic) qui se tiendra au Kenya en mai prochain. Passons sur le fait qu’il est étrange, quand la moitié au moins du continent africain est francophone, de réserver ce genre d’annonce à un sommet anglophone. Passons aussi sur le fait que ces éloges permanents et systématiques de la « diversité » sont assez pénibles et même franchement insupportables – et sont l’occasion, généralement, de limiter encore les libertés des Français, à commencer par leur liberté d’expression.

Sur le fond, au moins deux principes présidant à ce énième comité Théodule apparaissent plus que contestables.

Le premier concerne la racialisation, si je puis dire, des relations humaines. Selon « L’Opinion », Emmanuel Macron veut « faire des binationaux, français d’origine étrangère et ultramarins un atout de la France en matière de politique étrangère et d’entrepreneuriat ». Quand on lit une telle phrase, on se pince et on relit trois fois. Mais non, c’est bel et bien ce qui est écrit. J’ignore si c’est le journaliste ou le président qui le dit, mais il semble bien qu’Emmanuel Macron considère les Français d’outre-mer comme des binationaux. Étonnez-vous, après cela, des inepties qu’il a proférées sur la colonisation et notre outre-mer! On en vient à se demander si, pour « Jupiter », un Français à la peau noire peut être un citoyen français « normal ». Le communautarisme de Mélenchon a manifestement fait des émules, au détriment de la communauté nationale.

Le deuxième problème de fond tient à une bizarre inversion. M. Macron a, paraît-il, déclaré: « On veut mobiliser nos diasporas encore davantage. Le partenariat africain est clé. » À le lire, on jurerait qu’il est président d’un pays africain. Quand le roi du Maroc parle de la diaspora marocaine en France, on comprend ce qu’il veut dire. Mais « nos diasporas », dans ce contexte, ne peut signifier que les diverses diasporas africaines présentes en France. Ce qui implique que le président souhaite utiliser le communautarisme africain pour ses relations avec les pays africains. Idée plutôt bancale, sinon carrément dangereuse. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que M. Macron n’est pas très disposé à favoriser et promouvoir l’unité nationale!

Démographie : la France entre en zone rouge !

Communiqué du Syndicat de la famille :

La publication du baromètre annuel de l’INSEE révèle que, pour la première fois depuis la Première guerre mondiale, notre pays compte cette année plus de décès que de naissances. Derrière ce tournant historique se cache un décrochage profond de la natalité, qui atteint son plus bas niveau. Ces chiffres confirment une tendance lourde et durable, amplifiée par l’aveuglement des dirigeants. Au-delà du constat et de ce symptôme d’une société qui doute de son avenir, Le Syndicat de la Famille appelle à un sursaut politique pour faire de la natalité, du couple et de la famille une priorité.

Pour le Syndicat de la Famille, ces chiffres ne sont pas de simples données statistiques. Ils traduisent une réalité beaucoup plus profonde : la difficulté croissante pour les Français de se projeter, de fonder une famille et de transmettre. « Une nation qui ne fait plus d’enfants se met en danger. Sans enfants, il n’y a ni transmission, ni solidarité ni avenir commun », alerte Ludovine de la Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. Cette situation grave n’est ni accidentelle ni conjoncturelle mais résulte de choix politiques, économiques et culturels accumulés depuis des années : déconstruction de la politique familiale, manque de considération pour la famille, conciliation difficile entre vie privée et vie professionnelle, instabilité familiale et individualisation de la société. La baisse de la natalité n’est pas est le symptôme collectif d’un modèle qui ne soutient plus la famille.

Lucidité sans résignation : une voie de sortie existe

Le Syndicat de la Famille refuse tout fatalisme. S’il est d’une ampleur inédite et répétée, ce décrochage n’est pas irréversible. Pour cela, il est impératif de faire de la famille une priorité nationale assumée, et non une variable d’ajustement. « Soutenir la famille, c’est investir dans l’avenir » insiste Ludovine de La Rochère. La France a déjà démontré par le passé qu’une politique familiale ambitieuse pouvait produire des résultats rapidement. Elle peut le refaire.

Refuser la politique de l’autruche et faire le choix de mesures concrètes et immédiates

Le coût de cette crise démographique ne peut être durablement assumé, notamment par nos finances publiques et notre dette abyssale. Le gouvernement doit procéder à un changement de cap clair et courageux, autour de 5 axes structurants.

·        Changer de regard sur la famille en la reconnaissant comme un investissement d’avenir et non un coût, et en la prenant systématiquement en compte dans les décisions politiques ;

·        Relancer une véritable politique familiale, stable et lisible, avec un soutien renforcé aux familles, avec un Ministère de plein exercice, l’universalité des allocations, la revalorisation du quotient familial, mais aussi l’écoute des besoins des parents et un esprit de partenariat avec les partenaires sociaux dans l’intérêt des familles ;

·        Libérer et renforcer le congé parental en laissant les parents libres dans leur choix et l’organisation de leur quotidien ;

·        Favoriser la conciliation entre travail et vie familiale, en valorisant le temps parental et en sécurisant les parcours professionnels ;

·        Mener enfin une politique en faveur du logement, en particulier pour les jeunes couples et les familles avec enfants.

« La France fait aujourd’hui face à un signal d’alarme historique. Ne pas l’entendre serait une faute politique majeure. A l’inverse, y répondre avec ambition peut devenir un projet collectif fédérateur, porteur d’espérance et de confiance. Redonner envie et capacité de fonder une famille, c’est redonner un avenir à la France. Le temps du sursaut est maintenant » résume Ludovine de La Rochère.

Pétition contre les attaques anti-enseignement catholique

On nous signale une pétition lancée par l’APEL et l’UNIOGEC du Rhône: cette pétition répond aux attaques de la Métropole de Lyon contre le financement de l’enseignement catholique (qui a pratiquement divisé par deux ce financement, disent les signataires). Ces “braves” gauchistes veulent bien de nos impôts mais pas de nos libertés…

A signer ici.

En direct de Rome: un cardinal hors du commun

Un prêtre ami nous propose de republier ici l’article qu’il a signé “Romanus” sur Médias Presse Infos:

Avez-vous vu cette image étonnante prise lors du dernier consistoire à Rome ?

Je veux parler des dizaines de concélébrants au cours d’une messe autour du Pape, lors au moins de l’une des messes  du consistoire.

L’image étonnante est la suivante : celle d’un très doux et bon cardinal en rouge écarlate avec cette très belle cape propre aux cardinaux rouge du sang des martyrs avec une calotte rouge aussi.

Mais qui est ce très vieux cardinal qui ne concélèbre pas avec le pape ?

Un homme digne et droit malgré ses 97 ans ! Mais dès le sanctus ce vieillard est à genoux et il reste dans cette attitude d’adoration jusqu’au-delà de la communion.

Qui est-il ? Un des grands résistants au communisme au XXème  siècle dans son pays qui a connu l’une des persécutions les plus dures du XXème siècle.

Voici sa biographie dans Wikipedia :

« Ernest SIMONI, né à Troshan (municipalité de Blinisht, en Albanie), est un prêtre franciscain albanais.  Emprisonné et réduit aux travaux forcés par les autorités communistes entre 1963 et 1981 à cause de son ministère sacerdotal, il est créé cardinal le 19 novembre 2016 par le pape François.

Né en 1928 dans une famille pauvre et catholique, Ernest Simoni entre au collège franciscain dès l’âge de dix ans et y reste jusqu’en 1948, lorsque le régime communiste d’Enver Hoxha ferme le monastère et en expulse les novices. De 1953 à 1955, il effectue son service militaire obligatoire, tout en poursuivant clandestinement sa formation théologique, puis reçoit l’ordination sacerdotale en secret le 7 avril 1956.

Avec le durcissement de la répression du régime d’Enver Hoxha, c’est par obéissance envers son évêque qu’Ernest Simoni devient prêtre diocésain, pour mener plus discrètement et librement son ministère. Le 24 décembre 1963, il est arrêté au sortir de son église et emprisonné par les autorités communistes pour avoir célébré une messe à la mémoire du président américain John Fitzgerald Kennedy. Il subira des pressions et des tortures lors des premiers mois de son internement. Condamné à mort lors d’un procès sommaire, la peine est finalement transformée en peine d’emprisonnement et de travaux forcés dans les mines de chrome pour 25 ans. Seule la prière lui permit de supporter tant d’épreuves physiques et morales, bien que ses compagnons le considéraient comme un fou quand il récitait son chapelet ou célébrait la messe clandestinement avec les moyens du bord.

Libéré en 1981, au bout de 18 ans, la méfiance des autorités à son égard est toutefois toujours vive et il est contraint de travailler dans les égouts de Shkodër, et de mener son ministère dans la clandestinité. C’est seulement à la chute du régime en 1991 qu’il put reprendre son ministère en toute liberté, l’exerçant dans plusieurs villages montagnards albanais. Là, il travailla notamment à réconcilier une soixantaine de familles qui s’entretuaient à cause des vendettas. »

Mais ce que Wikipédia ne vous dit pas, c’est ce que Romanus a vu au cours de cette messe à Rome.

Car, ce n’est pas tout …

En effet lors de la messe pontificale célébrée  par SE le Cardinal Burke à l’autel de la Confession selon « la forme extraordinaire » du rite romain, SE le Cardinal Simoni était présent.

Après l’avoir chaleureusement salué le Cardinal Burke a laissé le micro à son aîné, le fameux Cardinal Simoni, qui a prononcé un solennel exorcisme dans Saint-Pierre de Rome tout en latin …

Ecoutez le court message audio dans la vidéo de cet « insolite » événement : 


 

Voilà qui est ce mystérieux cardinal qui ne concélèbre pas et que j’ai l’honneur et le privilège de connaitre.

L’homme que j’ai rencontré en 1990 à la chute du communisme en Albanie était l’un des seuls prêtres rescapés des horreurs de ce régime .

Il n’avait plus de dents et du mal à s’exprimer…

Romanus

La Loire en colère

Les éditions Via Romana viennent de publier une nouvelle édition d’une courte nouvelle (20 pages) de René Bazin (1853-1932), La Loire en colère, dont le titre originel est Les yeux tristes.

Il y raconte « la haute crue » submergeant la pittoresque île de Béhuard, dans la province de l’Anjou, inondation balayant tout sur son passage, et donnant lieu à une belle solidarité entre les habitants.

Marie qui guérit les couples, samedi prochain…

3 questions à Guillaume d’Alançon, responsable des sessions “Marie qui guérit les couples”

Vous organisez des sessions sous le vocable « Marie qui guérit les couples » : à qui s’adressent-elles ? aux couples en difficulté ? A tous les couples. Il est parfois trop tard…

La prochaine session aura lieu le 17 janvier ; elle arrive très vite et s’adresse à tous les couples. En effet, chacun a besoin d’être sauvé, réparé, guéri. Et le couple par essence est un lieu à la fois de blessures, de miséricorde et de résurrection puisqu’il manifeste la fidélité du Christ à son Eglise.

Cette session “Marie qui guérit les couples” est une heureuse occasion pour les époux de consolider, de réparer ou même de ressusciter leur amour. Voici le lien pour les informations et inscriptions :

Une journée pour prendre soin de son couple au Sanctuaire de La Peinière (35) – abbé Garnier

D’ou est née cette intuition ?

A l’Institut pour la Famille en Europe, (LIFE) notre souci est de prendre soin des familles et donc des couples. Face au délitement des valeurs familiales et à l’impuissance des structures existantes, nous savons qu’il faut puiser à la source de la miséricorde divine et que Marie est la mieux placée pour nous conduire à son Fils.

Notre association repose sur deux pieds, un premier, bien ancré partout en France avec 42 Accueils Louis et Zélie où les personnes en difficulté sont accueillies accompagnées et orientées pour guérir des blessures personnelles ou familiales, selon les enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Et un second spécialement dédié à l’intercession de Marie. Nous avons ouvert un sanctuaire « Marie qui guérit les couples » en 2018 à Solesmes, lieu de prière séculaire avec la création et l’installation d’une statue : les couples sont invités à venir puiser à la source pour refonder leur sacrement de mariage.

Comment accompagner les couples au-delà d’une session ?  

Les témoignages reçus par des couples suite à ces sessions sont pour certains de l’ordre du miracle. Que de grâces la Vierge Marie obtient de son Fils ! Il suffit de les lui demander. Nous organisons une session (ou deux) par mois et il suffit de se rendre sur www.mariequigueritlescouples.com pour connaître les prochaines dates.

Life édite aussi des neuvaines avec Marie pour traverser telle ou telle situation ou mettre en place une prière conjugale. cf. https://www.life-editions.com

Mais il faut parfois creuser encore plus profondément et les Accueils Louis & Zélie peuvent aider à faire ce travail en couple (www.accueillouisetzelie.fr)

La Marche pour la vie et l’euthanasie : 3 questions au Dr Geneviève Bourgeois

A l’approche de la Marche pour la vie, nous avons interrogé le Dr Geneviève Bourgeois, médecin Gériatre et porte parole de la Marche pour la vie :

Que propose la Marche pour la vie face aux deux propositions de loi sur la fin de vie et les soins palliatifs ?

La première grande loi sur la fin de vie a été la Loi Leonetti de 2005. Celle-ci a bien structuré les soins palliatifs : équilibrant la relation médecins – patients et donnant leur très juste place aux soins palliatifs entre acharnement thérapeutique et euthanasie, 2 voies qui étaient et qui sont toujours, sans issue. Depuis cette loi, tous les rapports parus ont révélé que l’accès aux soins palliatifs était insuffisant et que les soignants manquaient de formation. Les lois qui se succèdent depuis n’améliorent en rien ce constat mais vont toujours plus loin vers la mort administrée.

La Marche pour la vie rappelle que la voie juste est toujours celle des soins palliatifs, faite de soulagement et d’accompagnement. Ainsi, face à ces nouvelles propositions de loi, les amendements qui mettraient des soi-disant gardes fous (qui sauteront indéniablement ), ne seraient pas cohérents avec notre message. La Marche pour la vie propose donc de ne conserver que les éléments qui vont dans le sens du développement des soins palliatifs avec des nouvelles unités spécialisées dans tous les départements dépourvus et des formations pour les soignants ainsi que l’information du grand public sur les soins palliatifs pour en faciliter l’accès.

Plus largement, que pensent les médecins de ces deux propositions de loi ?

Les médecins sont très mal à l’aise. Certains, font des compromis éthiques pour tenter de se persuader qu’ils pourraient suivre cette loi.

D’autres sont effarés de l’évolution de leur métier. Et certains sont prêts à rendre la blouse.

Rappelons le sondage des soignants de soins palliatifs en 2023 par la SFAP. 98% des soignants refusaient que l’euthanasie puisse être considérée comme un soin et seuls 2% se disaient prêts à faire un tel geste.

L’euthanasie est incompatible avec notre serment d’Hippocrate.

Que des législateurs dans leur hémicycle nous imposent l’euthanasie et le suicide assisté accentue encore la perte de sens pour les soignants qui démissionnent déjà à tour de bras devant la répétition de mesures insensées depuis 5 ans. Des centaines de lits d’hôpitaux, y compris de soins palliatifs continuent à être fermés, les effectifs à être réduits et les conditions à se dégrader. Les autorités font tout pour limiter l’accès et la qualité des soins sous couvert d’économies, puis montent en totem les situations complexes et les souffrances réfractaires pour justifier la mort sur ordonnance. C’est profondément injuste, les patients ont besoin de soins et on leur propose la mort. Les médecins ont besoin de retrouver confiance dans le système de santé et ont leur impose la coercition.

En raison de l’actualité législative, la Marche pour la vie 2026 ne sera-t-elle consacrée qu’autour du thème de la fin de vie ?

Non bien sûr. La Marche pour la vie sera consacrée à toutes les attaques contre la Vie, car en début ou en fin de vie, la Vie est toujours fragile et digne d’être défendue. Depuis les années 70 on voit les attaques en début et en fin de vie avancer parallèlement, avec les mêmes arguments, simplement décalées. Aujourd’hui les ennemis de la vie veulent rattraper le chemin mortifère déjà parcouru en début de vie : on enlève déjà les garde fous, on fragilise la clause de conscience et on introduit déjà un délit d’entrave… La Marche pour la vie continue à défendre la vie de sa conception à sa fin naturelle.

10 Propositions pour que la protection de la vie humaine devienne une priorité nationale

Les 10 propositions de la Marche pour la vie :

  • Faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics ou un groupe d’associations, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020).

  • Mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.

  • Rejeter toute légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie, contraire à la solidarité.

  • Déployer un grand plan pour que les soins palliatifs soient accessibles à tout Français qui en aurait besoin.

  • Permettre le remboursement à 100% des actes liés à une maternité, alors qu’une prise en charge à 100% est déjà prévue pour une IVG.

  • Encourager dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permette d’entendre battre le cœur du fœtus.

  • Rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.

  • Encourager l’accouchement sous X pour permettre aux jeunes femmes en difficulté de mener leur grossesse à terme et de permettre ainsi l’adoption.

  • Déployer une éducation affective et sexuelle respectueuse d’autrui et de la vie naissante dans le système éducatif.

  • Défendre le droit absolu à l’objection de conscience des personnels de santé et protéger la clause de conscience spécifique.

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