Mourir par défaut de fraternité
Alors que le Sénat reprend l’examen du projet de loi sur la fin de vie, un silence étrange enveloppe le pays. On nous parle d’« aide à mourir ». Un euphémisme. Une précaution de langage pour masquer ce dont il s’agit réellement : l’entrée de la mort provoquée dans notre droit.
En tant que médecin, je refuse ce confort sémantique. Ce débat n’est pas technique. Il est moral. Il est politique. Il est civilisationnel.
L’illusion de l’autonomie souveraine
Tout repose sur un mot : liberté.
Mais quelle liberté ?
Celle d’un individu abstrait, parfaitement autonome ?
Ou celle, bien réelle, d’un patient épuisé, dépendant, parfois seul, dont le consentement vacille sous le poids de la souffrance ?
Le Comité consultatif national d’éthique l’a rappelé : la demande de mort naît rarement d’une volonté pure. Elle surgit dans la faille de la vulnérabilité.
On ne choisit pas librement de disparaître quand on a le sentiment d’être devenu un fardeau.
Et ce sentiment n’est jamais purement individuel. Il est le produit d’un environnement — familial, social, médical — qui n’a pas su répondre autrement à la fragilité que par l’effacement.
Un constat de carence : le soin avant la mort
Regardons la réalité en face.
En France, seul un patient sur trois accède aux soins palliatifs.
Des territoires entiers en sont dépourvus.
Des familles affrontent seules l’épreuve.
Des soignants tiennent, souvent, sans moyens suffisants.
Et dans ce contexte, que propose-t-on ? D’organiser la mort.
Avant de légiférer sur la fin, avons-nous tenu notre promesse de soin ? Non.
Proposer la mort là où le soin fait défaut n’est pas un progrès.
C’est un renoncement.
Le précédent canadien : l’effet de cliquet
On nous parle de « garde-fous ». L’histoire récente invite à la prudence.
Au Canada, l’aide médicale à mourir a été introduite en 2016 comme une exception strictement encadrée.
Moins de dix ans plus tard :
les critères ont été élargis
la pratique s’est installée
elle représente désormais près de 4,7 % des décès
Ce ne sont pas des craintes. Ce sont des faits.
Une fois la ligne franchie, la dynamique est connue :
ce ne sont pas les principes qui encadrent durablement les pratiques, ce sont les pratiques qui redéfinissent les principes.
La rupture du pacte soignant
Reste une question que le débat contourne : qui fera le geste ?
On évoque des clauses de conscience. On rassure.
Mais la réalité est simple : pour que certains puissent mourir, il faudra que d’autres donnent la mort.
Or, comme le rappelle le Conseil national de l’Ordre des médecins, provoquer la mort n’est pas soigner.
C’est franchir une frontière.
Et une fois franchie, cette frontière ne disparaît pas. Elle se déplace — et avec elle, le sens même du soin.
Conclusion : ce que nous choisissons d’être
Les sénateurs ne votent pas une mesure parmi d’autres.
Ils répondent à une question simple : que faisons-nous de la fragilité ?
L’entourons-nous, malgré tout ?
Ou organisons-nous, progressivement, sa disparition ?
Une société se juge à sa capacité à rester présente quand tout devient difficile.
Quand le soin manque, la mort ne doit jamais devenir une solution.
Et quand la fraternité recule, c’est toujours la vie qui devient optionnelle.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Sénat – « aide à mourir » euthanasie: Ne laissons pas le silence l’emporter
Tandis que la commission des affaires sociales s’apprête à débattre du « droit à l’aide à mourir », une étrange léthargie s’est emparée des ondes et des écrans…
Demeurons vigilants!
🙁 Contre l’abandon déguisé en liberté : Proposer la mort à celui qui souffre, ce n’est pas respecter son autonomie, c’est lui signifier que sa vie n’a plus de prix. La vraie liberté exige que nous garantissions l’accès aux soins palliatifs pour tous, avant même de songer à l’irréparable.
🙁 Pour protéger les plus vulnérables : En ouvrant cette porte, nous créons une pression invisible sur les plus fragiles, les malades, les anciens. Le risque n’est pas seulement législatif, il est anthropologique : celui de voir naître un « devoir de mourir » pour ne plus être une charge.
🙁 Pour l’honneur de la médecine : Le soin est un compagnonnage, pas une exécution. Ne demandons pas à la main qui soigne de devenir celle qui donne la mort.
🤗 Brisons l’omerta médiatique.
Rappelons aux parlementaires qu’une société se juge à la manière dont elle traite ses membres les plus souffrants.
🤗 Témoignons de l’espérance. Derrière les rapports froids, il y a des visages, des familles, et une soif de fraternité que la loi ne doit pas trahir.
Le mutisme d’aujourd’hui prépare les larmes de demain. Ne nous taisons plus.
🤔 PPL Aide à mourir : examen du rapport et texte de commission
https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/commissions/commission-des-affaires-sociales/detail-actualite/ppl-aide-a-mourir-examen-du-rapport-et-texte-de-commission-7343.html
Demeurons vigilants!
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Michel de Saint-Pierre, un romancier serviteur de l’Eglise et défenseur de la foi
Avocat à la Cour, Thierry Bouclier vient de publier une passionnante biographie de Michel de Saint-Pierre (1916-1987).
Issu d’une famille de la noblesse normande, écrivain et journaliste, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, Michel de Saint-Pierre participa à de nombreux combats d’après-guerre, que ce soit pour défendre les partisans de l’Algérie française, les prêtres persécutés par les délires post-conciliaires, les patriotes français, etc.
Diplômé de lettres classiques, Michel de Saint-Pierre choisit de devenir simple ouvrier aux chantiers navals de Saint-Nazaire avant de s’engager comme matelot dans la Marine nationale. Il combat sur le Foch en 1940 et rejoint les rangs de la Résistance dès 1941, où il cumule les décorations. Il tient une chronique dans la revue Témoignage chrétien ; il est salué pour ses romans Ce monde ancien (1948) et La Mer à boire (1951) inspirés par sa vie d’ouvrier et de marin. Il accède à la plus grande notoriété en 1954 avec Les Aristocrates vendu à plus de 600 000 exemplaires, et qui est adapté au cinéma avec Pierre Fresnay.
Partisan de l’Algérie française, il plaide auprès du général de Gaulle la cause des combattants proscrits, puis dénonce dans Les nouveaux prêtres (1964) l’infiltration marxiste et moderniste au sein de l’Église de France. En 1968, il affronte avec courage un parterre d’étudiants activistes au théâtre de l’Odéon.
Catholique sans complexe, il est notamment l’auteur d’une biographie de sainte Bernadette et de La Passion de l’abbé Delance. Fidèle à Rome, il combattit pour le maintien de la messe traditionnelle, du catéchisme mais aussi de la liberté scolaire, que les évêques, prisonniers d’une complaisance coupable avec la miterrandie, étaient prêts à sacrifier.
Il s’engagea également en politique, aux côtés de la droite nationale, contre le communisme, mais échoua à la fin des années 70 à unir les différents partis patriotes.
Romancier à succès, Michel de Saint-Pierre s’est fait remarquer en publiant des romans sue des thèmes pour lesquels il avait mené de longues enquêtes, comme celui sur Les Nouveaux prêtres, qui provoqua l’ire de l’épiscopat et de la presse moderniste, alors que l’auteur avait passé deux années au sein des nouvelles paroisses marxistes. De même, son roman sur le Docteur Erikson peint le système médical monopolistique et le lobby pharmaceutique. Il est également l’auteur d’une biographie de Charette qui devait, contractuellement faire l’objet d’une fresque sur Antenne 2, série qui ne vit jamais le jour, la censure républicaine étant passée par là.
Retraite pour les couples au Barroux les 16 et 17 mai
3 questions à Guillaume d’Alançon, responsable des sessions “Marie qui guérit les couples”
Vous organisez des sessions sous le vocable « Marie qui guérit les couples » : à qui s’adressent-elles ? aux couples en difficulté ? A tous les couples. Il est parfois trop tard…
La prochaine session aura lieu le 16-17 mai ; elle arrive très vite et s’adresse à tous les couples. En effet, chacun a besoin d’être sauvé, réparé, guéri. Et le couple par essence est un lieu à la fois de blessures, de miséricorde et de résurrection puisqu’il manifeste la fidélité du Christ à son Eglise.
Cette session “Marie qui guérit les couples” est une heureuse occasion pour les époux de consolider, de réparer ou même de ressusciter leur amour. Voici le lien pour les informations et inscriptions
D’ou est née cette intuition ?
A l’Institut pour la Famille en Europe, (LIFE) notre souci est de prendre soin des familles et donc des couples. Face au délitement des valeurs familiales et à l’impuissance des structures existantes, nous savons qu’il faut puiser à la source de la miséricorde divine et que Marie est la mieux placée pour nous conduire à son Fils.
Notre association repose sur deux pieds, un premier, bien ancré partout en France avec 42 Accueils Louis et Zélie où les personnes en difficulté sont accueillies accompagnées et orientées pour guérir des blessures personnelles ou familiales, selon les enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Et un second spécialement dédié à l’intercession de Marie. Nous avons ouvert un sanctuaire « Marie qui guérit les couples » en 2018 à Solesmes, lieu de prière séculaire avec la création et l’installation d’une statue : les couples sont invités à venir puiser à la source pour refonder leur sacrement de mariage.
Comment accompagner les couples au-delà d’une session ?
Les témoignages reçus par des couples suite à ces sessions sont pour certains de l’ordre du miracle. Que de grâces la Vierge Marie obtient de son Fils ! Il suffit de les lui demander. Nous organisons une session (ou deux) par mois et il suffit de se rendre sur www.mariequigueritlescouples.com pour connaître les prochaines dates.
Life édite aussi des neuvaines avec Marie pour traverser telle ou telle situation ou mettre en place une prière conjugale. cf. https://www.life-editions.com
Mais il faut parfois creuser encore plus profondément et les Accueils Louis & Zélie peuvent aider à faire ce travail en couple (www.accueillouisetzelie.fr)
La FSSPX, les sacres : le point de vue d’un père de famille
Lu sur Perspective catholique :
Thibaut Marqueyrol – L’annonce récente de nouveaux sacres par la Fraternité Saint-Pie X a immédiatement déclenché un torrent de réactions, ou pour être plus exact, de jugements. D’un côté comme de l’autre, les voix s’élèvent : certains pour soutenir sans réserve, d’autres pour condamner sans appel. Dans ce tumulte médiatique et ecclésial, beaucoup s’autorisent un avis tranché, mais bien peu semblent s’interroger sur la portée — et la conséquence — de l’expression d’un tel avis.
En ce qui me concerne, je ne suis pas membre de la FSSPX. Je suis simplement un père de famille catholique qui souhaite le rester, et qui se sent le devoir sacré de faire en sorte que ses enfants le demeurent également.
Quant à savoir qui sera réellement concerné par les mesures que Rome pourrait prendre à la suite de ces sacres, l’avenir nous le dira. Cependant, plusieurs certitudes s’imposent à mon regard de père :
La primauté de Rome
Seule l’autorité romaine peut régler le fond du problème. L’histoire récente — notamment l’épopée des évêques chinois, d’abord considérés comme schismatiques avant d’être finalement reconnus — démontre que les situations canoniques les plus complexes peuvent trouver une issue par la volonté du Saint-Siège.
La réalité du terrain
Même si Rome devait prononcer une condamnation, une question demeure, pragmatique et vitale : où pourrais-je mettre mes enfants à l’école pour leur garantir une éducation cohérente ?
La pérennité de la foi
Quoi qu’il arrive dans les chancelleries, le catéchisme transmis à mes enfants ne bougera pas d’un iota. La doctrine reste le roc sur lequel je bâtis leur éducation.
En définitive, il n’y a que très peu de personnes dont l’avis compte réellement dans cette affaire : le Supérieur de la FSSPX qui a pris sa décision, les futurs évêques qui acceptent cette charge, et Rome. Ma position, humblement, est celle-ci : prions pour que Rome apporte une réponse pour le bien supérieur de l’Église, et attendons dans la paix.
Je ne prétends pas que ma position puisse intéresser qui que ce soit, car c’est celle d’un quidam. Mais elle est peut-être celle de beaucoup qui n’aspirent qu’à la paix extérieure et intérieure.
Pourquoi la paix intérieure ?
Parce que leur conscience ne leur reproche rien dans le choix de suivre la tradition de l’Église de quelque côté de feu Ecclesia Dei que l’on soit. Il est malhonnête de demander aux laïcs des choses impossibles. Les laïcs n’ont pas à être entravés pour avoir le catéchisme et les sacrements dans une forme dont Benoît XVI a acté — si quelqu’un en doutait — qu’ils étaient légitimes et bons tels qu’ils sont.
Au-delà de telle ou telle communauté, c’est ce désir inaliénable et inextinguible du peuple de Dieu qui est le terreau de la Tradition. C’est ce que beaucoup d’évêques, et particulièrement en France, ne comprennent pas : ce ne sont pas les prêtres qui forment la masse de la Tradition, car c’est la masse qui donne des enfants à la Tradition, dont certains de ces enfants seront prêtres par l’aide de la providence dont nos pasteurs sont les instruments.
La paix extérieure ?
J’ai personnellement assez à faire spirituellement en m’occupant de ma carcasse avant d’aller regarder chez les autres. Ne nous sommes-nous pas déjà assez écharpés ? N’y a-t-il donc personne pour militer pour la fin de la torture spirituelle dans l’Église ? J’adresse donc cette suggestion aussi vibrante que triviale aux théologiens de tous bords : arrêtez de nous bourrer la cantine avec les sacres.
Etre excommunié ?
Sixième article de l’abbé Spriet :
De quoi parle-t-on ? Est-ce grave ou non ? Est-ce une question qui ne dépend que des ordinations épiscopales sans mandat pontifical (et même contre la volonté du pape) du 1er juillet prochain ?
Dès maintenant et avant même le 1er juillet 2026
Un canon du Code de droit de l’Eglise mérite notre attention. Can. 1364 § 1 : “L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latæ sententiæ”.
Il nous faut donc définir le schisme. Le canon 751 précise :
“On appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité ; apostasie, le rejet total de la foi chrétienne ; schisme, le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis” (cf. note 1).
Sous cet angle, quelques membres de la FSSPX sont peut-être déjà excommuniés latae sententiae pour schisme, du moins ceux qui continuent à approuver formellement l’acte schismatique du 30 juin 1988, et sont conscients que cela pourrait bien être une faute très grave.
Une peine supplémentaire (en plus de celle qui est liée au péché de schisme)
Le droit de l’Eglise est clair et formel : canon 1387 (dans la rédaction renouvelée du livre VI du Code, cf. site du Saint-Siège) :
“L’Évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu’un Évêque, et de même celui qui reçoit la consécration de cet Évêque, encourent l’excommunication latæ sententiæ réservée au Siège Apostolique”.
Comment éviter le péché de schisme ?
Dans la mesure où, “appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, [le Concile Vatican II] enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême (cf. Mc 16, 16 ; Jn 3, 5), c’est la nécessité de l’Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu’il nous a confirmée en même temps. C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Église catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient pas être sauvés” (Lumen Gentium 14) alors la question d’éviter le péché de schisme est cruciale. Il y va du salut des âmes. “Chaque personne est aimée de Dieu pour elle-même et a été rachetée par le sang du Christ versé sur la Croix pour le salut de tous les hommes” (Saint Jean-Paul II, Lettre apostolique Ecclesia Dei adflicta).
Il ne faut en aucun cas quitter l’Eglise catholique par un “refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis” (canon 751).
J’exhorte donc fraternellement les fidèles laïcs proches de la FSSPX à ne pas approuver la désobéissance constituée par ces ordinations illicites (si elles ont lieu bien sûr, et si elles ont lieu sans l’accord du pape Léon XIV), à ne pas vivre exclusivement en “vase clos” au sein de la FSSPX, mais à participer, par exemple, à des Messes, à des baptêmes célébrés par des prêtres ayant une mission canonique légitimement reçue d’un évêque en communion pleine et entière avec le successeur de Pierre. Cela les préservera du péché de schisme et donc de l’excommunication. Ils se maintiendront sur le chemin du salut éternel.
En disant cela, je ne fais que reprendre ce que saint Jean-Paul II écrivait déjà en 1988 : “Dans les circonstances présentes, je désire avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu’à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu’ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l’unité de l’Eglise catholique et de ne pas continuer à soutenir de quelque façon que ce soit ce mouvement. Nul ne doit ignorer que l’adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l’excommunication prévue par le droit de l’Eglise”.
La gravité de l’excommunication expliquée par saint Pie X
Nous lisons dans le Catéchisme rédigé par Saint Pie X :
“Peut-on se sauver en dehors de l’Eglise Catholique, Apostolique, Romaine ? Non, hors de l’Eglise Catholique, Apostolique, Romaine, nul ne peut se sauver, comme nul ne put se sauver du déluge hors de l’Arche de Noé qui était la figure de l’Eglise.
Qu’est-ce que les schismatiques ? Les schismatiques sont les chrétiens qui, ne niant explicitement aucun dogme, se séparent volontairement de l’Eglise de Jésus-Christ ou des légitimes pasteurs.
Qu’est-ce que les excommuniés ? Les excommuniés sont ceux qui, pour des fautes graves, sont frappés d’excommunication par le Pape ou l’Evêque, et sont par suite, comme des indignes, séparés du corps de l’Eglise, qui attend et désire leur conversion.
Doit-on craindre l’excommunication ? On doit craindre beaucoup l’excommunication, car c’est la peine la plus grave et la plus terrible que l’Eglise puisse infliger à ses fils rebelles et obstinés”.
Les effets de l’excommunication
Le code de droit en vigueur dans l’Eglise catholique actuelle stipule au can. 1331 § 1 :
“À l’excommunié il est interdit : 1° de célébrer le Sacrifice de l’Eucharistie et les autres sacrements ; 2° de recevoir les sacrements ; 3° d’administrer les sacramentaux et de célébrer les autres cérémonies du culte liturgique : 4° de prendre part activement aux célébrations mentionnées ci-dessus ; 5° d’exercer des offices, des charges, des ministères et des fonctions ecclésiastiques ; 6° de poser des actes de gouvernement”.
Ces peines sont très sévères et très graves.
Le 17 juin 1988 une “monition canonique” avait été envoyée à Mgr Lefebvre par Mgr Gantin pour lui rappeler le droit de l’Eglise et pour l’aider à quitter sa “contumace” (c’est-à-dire, en droit canonique, sa volonté de commettre consciemment un délit très grave) avant de procéder aux ordinations épiscopales. Peut-être en sera-t-il de même avant le 1er juillet 2026 : une monition sera peut-être envoyée aux évêques actuels de la FSSPX pour leur rappeler le droit de l’Eglise et pour les aider à ne pas commettre cet acte schismatique annoncé. Ce sera une ultime tentative de “correction fraternelle”. Prions pour qu’elle soit entendue le cas échéant.
Devant ces questions canoniques très graves souvenons-nous de ce que le bienheureux Pie IX a enseigné :
“la doctrine catholique la plus élémentaire nous apprend que personne ne peut passer pour évêque légitime s’il n’est pas rattaché par la communion de foi et de charité à la pierre sur laquelle a été bâtie l’Église du Christ, s’il n’adhère pas au pasteur suprême auquel ont été confiées, pour les conduire au pâturage, toutes les brebis du Christ, s’il n’est pas lié à celui qui confirme ses frères qui sont en ce monde ; et sans contredit « c’est à Pierre que le Seigneur a parlé, à un seul afin de fonder sur un seul l’unité” (Lettre encyclique Et si multa luctuosa, Sur l’obligation de croire à l’Église, 21 novembre 1873).
Note 1 : “On distinguera avec soin le schisme de la désobéissance pure et simple. Le schisme suppose un refus systématique et habituel de dépendance. Au contraire, la désobéissance peut n’être qu’un acte passager, sans que son auteur conteste aucunement l’autorité de la loi ou du législateur, et veuille se soustraire à elle de façon habituelle” R. Naz, art “schisme et schismatique”, in DDCan, VII (1965), col. 886-887.
Aux côtés des chrétiens dans le sud Liban en guerre
Ce mercredi 29 avril, Yann Baly s’est rendu au sud Liban pour apporter un soutien moral et matériel aux chrétiens du sud Liban.
Depuis 2025, Chrétienté Solidarité a ouvert une campagne de parrainages scolaires dans la région de Marjayoun, Hasbaya et Kawkaba, en partenariat avec Nawraj, l’établissement scolaire des Saints Cœurs de Marjayoun et la municipalité de Kawkaba.
C’est plus de 50 familles qui bénéficient désormais de cette aide.
[Parrainez un enfant du sud Liban : https://chretientesolidarite.fr/parrainage/ ]
Il s’agissait donc de rencontrer nos interlocuteurs locaux, des filleuls et leurs familles, entraînés dans une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah depuis le 2 mars dernier.
A Marjayoun, ce sont une directrice, des enseignants, des élèves et quelques parents marqués par une dure nuit de bombardements des secteurs environnant qui ont accueilli de Président de Chrétienté Solidarité.
Les élèves de différentes classes de collège et de lycée ont donné un témoignage important sur leur quotidien : cours à distance, vacarme incessant des explosions et des combats, crainte pour leur niveau scolaire et leur avenir… Tandis qu’ils parlaient, l’on entendait, non loin de là (l’établissement à quelques kilomètres à peine, en vis-à-vis, de Khiam, ville où se déroule de féroces combats ces derniers jours).
Provenant majoritairement de Kleeyaa, plusieurs jeunes lycéennes ont évoqué, de façon bouleversante et émouvante, la mort de leur charismatique curé, père Pierre Raï, tué par un éclat de missile israélien, le 9 mars dernier.
Sœur Hiam, la directrice, et les enseignants ont exprimé leur souci de l’avenir, les familles sans travail à cause de la guerre ne pouvant plus payer les scolarités, le niveau des élèves menacé par la précarité, l’impact psychologique de la guerre, la crainte d’une crise majeure et à long terme dans l’enseignement…
A Marjayoun comme à Kawkaba, les familles ont exprimé les mêmes inquiétudes.
Tous ont remercié Chrétienté Solidarité et les parrains pour leur aide, exprimant également leur gratitude à Yann Baly pour être venu les soutenir sur place malgré les risques.
Le Président de Chrétienté Solidarité a salué le courage exemplaire des chrétiens du sud Liban qui ont accepté de rester sur leur terre malgré la guerre. “Vous faites notre admiration et celles de tous les chrétiens du Liban. Votre détermination est un gage de renaissance du Liban et de pérennité de la présence chrétienne au pays du cèdre”, a-t-il déclaré aux jeunes et à leurs familles.
[ Faites un don pour aider le collège des Saints Coeurs : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/ ]
Creil : PS, PCF et écolos, victimes du grand remplacement qui n’existe pas
Omar Yaqoob, 46 ans, nouveau maire (La France insoumise) de Creil, troisième ville de l’Oise (36 000 habitants), et président de l’agglomération Creil Sud Oise (ACSO), a réussi un double exploit : battre le Parti socialiste (PS) – allié au Parti communiste français et aux Ecologistes –, au pouvoir depuis plus d’un siècle dans cette ancienne cité ouvrière, et devenir, à l’issue d’un scrutin serré, l’un des deux premiers présidents « insoumis » d’une intercommunalité.
Cet éducateur spécialisé – en disponibilité –, fils d’immigrés pakistanais, né à Creil et père de quatre enfants, est devenu depuis les élections municipales un des visages de la « nouvelle France », ce concept cher à Jean-Luc Mélenchon.
Alors que l’Occident vacille et que l’Est sombre dans le chaos, la Pologne a l’opportunité de guider l’Europe les plans politique, moral et spirituel
Voici une tribune de Tomasz Rowiński, historien des idées, rédacteur en chef de la revue « Christianitas » et ambassadeur de la Marche nationale pour la vie, publiée après la Marche nationale pour la vie en Pologne, dans le quotidien libéral « Dziennik Gazeta Prawna ». Il présente, dans le contexte de la Marche pour la vie, l’importance de la civilisation chrétienne pour le modèle de vie en Pologne et son attrait pour les autres habitants de l’Europe :
La Pologne est perçue à l’étranger comme un pays attractif : sûr, économiquement en plein développement, accueillant et profondément attaché à ses liens communautaires. Il est légitime de se demander : d’où vient cette attractivité ? On entend souvent dire qu’elle découle de la transformation et de l’intégration au monde occidental libéral après 1989. Cependant, cette réponse est incomplète et, de par son caractère unilatéral, même trompeuse.
La Marche nationale pour la vie, organisée par la Fondation Saint-Benoît, a rassemblé des dizaines de milliers de participants le dimanche 19 avril 2026. Le président Karol Nawrocki s’est joint à eux. Parmi les orateurs figurait le professeur Tonio Borg, ancien commissaire européen et actuel président de la plus grande fédération pro-vie d’Europe, « One of Us », venu à Varsovie pour « ressentir qu’il y a de l’espoir pour l’Europe ». Cependant, réduire la portée de cette Marche à la seule question, certes importante mais restreinte, de la protection de la vie de l’enfant à naître serait une grave erreur d’interprétation, tant sur le plan analytique que politique.
La civilisation du droit naturel et ses alliés surprenants
Depuis des décennies, les forces dominantes de la civilisation occidentale s’efforcent de minimiser l’importance sociale des mouvements pro-vie et leur place dans le débat public. Pourtant, l’engagement constant d’un si grand nombre de personnes devrait contraindre la classe politique et les leaders d’opinion à reconnaître qu’il s’agit de bien plus qu’une simple mode passagère ou une idéologie éphémère.
Aujourd’hui, les mouvements pro-vie constituent en grande partie l’étendard et l’emblème social d’un phénomène communément appelé opinion chrétienne. Puisque cette opinion ne montre aucun signe de déclin, même dans les pays les plus sécularisés d’Europe, après un événement d’une telle ampleur que la Marche nationale pour la vie, il est nécessaire de revenir à l’hypothèse selon laquelle la protection des acquis fondamentaux de la civilisation, dont les chrétiens sont les héritiers, est dans l’intérêt supérieur de la société – tant des croyants que de ceux qui abordent la foi avec réserve.
Bien que Dieu soit devenu le grand silencieux dans notre culture – ou, plus exactement, le grand réduit au silence –, le christianisme exerce encore une influence. Un nombre étonnamment diversifié de personnes en témoigne. L’acteur américain Jonathan Roumie, dont l’expérience transformatrice avec le rôle de Jésus dans la série « The Chosen » (disponible notamment sur Prime Video, Netflix et TVP VOD), a mis en garde, lors de la Marche pour la Vie de 2024 à Washington, contre les forces qui veulent nous faire croire que « l’avortement ne fait pas de mal ». Michel Houellebecq, le célèbre écrivain français et nihiliste revendiqué, qualifie, de façon surprenante, l’euthanasie de déclin et de régression civilisationnels. Ayaan Hirsi Ali, femme politique et intellectuelle féministe néerlandaise qui lutte pour les droits des femmes, en particulier au sein des communautés musulmanes, a abandonné l’athéisme pour le christianisme et débat désormais publiquement de la question avec son ami Richard Dawkins. Des personnes aussi différentes peuvent aujourd’hui défendre les grandes réalisations, certes non techniques, de la culture chrétienne. Les exemples de la vitalité de cette « civilisation du droit naturel » sont plus fréquents qu’on ne le pense.
Chantal Delsol, une philosophe française bien connue que l’on ne peut pas dire qu’elle rejette la modernité, affirme même que « le libéralisme ne vit que grâce aux principes moraux qui le précèdent et qu’il n’a pas pu inventer lui-même (…) l’uniformité de la société libérale est basée sur la structure morale héritée de la période illibérale ».
La Marche nationale pour la vie comme diagnostic social
Dans ce contexte, la Marche nationale pour la vie, comme le déclarent ses organisateurs, doit être perçue comme une réponse à plusieurs phénomènes qui fragilisent la cohésion de la société polonaise et la situation de l’État. Une réponse similaire à celle que souligne Delsol. Les instigateurs de la Marche la conçoivent comme un acte de mémoire collective, rappelant que la souveraineté et l’avenir de la Pologne reposent sur la préservation de sa propre vision du monde et de son mode d’organisation de la vie collective, forgés au fil des siècles.
Il ne s’agit certainement pas d’une voix nostalgique ou isolationniste, mais d’un appel conscient à la continuité culturelle, condition essentielle à la pérennité de tout État et de toute communauté nationale. Et cette continuité en Pologne revêt un caractère chrétien. Aujourd’hui, le christianisme polonais peut sembler très local face à la multiplicité des cultures et à la prédominance de la démocratie libérale en Occident, mais en réalité, il permet aux Polonais de puiser la sagesse aux meilleures sources universelles. Il demeure le fondement de la sensibilité polonaise, même si nous n’en avons pas toujours conscience.
Les trois piliers du modèle polonais
Il existe trois principes fondamentaux qui sous-tendent le modèle de vie polonais unique, forgé au fil des siècles d’expérience historique. Le premier est le respect de la vie humaine , de sa conception à sa fin naturelle. Même si les Polonais débattent de l’étendue de la protection juridique de la vie de l’enfant à naître (et elle devrait être aussi étendue que possible), la société polonaise s’oppose toujours à l’avortement, considéré comme un simple droit, présenté comme une condition sine qua non de la modernité et du progrès civilisationnel. Parallèlement, lorsque le respect chrétien pour la vie des plus vulnérables s’estompe, la sollicitude envers les personnes âgées, les familles et celles qui ont besoin de la solidarité communautaire diminue inévitablement. Ces différentes formes de solidarité sociale, profondément ancrées dans la culture du catholicisme polonais, ne sont pas de simples sentiments : elles comptent parmi les véritables sources de la force et du développement de la Pologne.
Le second pilier est la famille et le foyer, considérés comme l’idéal de la vie humaine. La définition constitutionnelle du mariage – l’union d’un homme et d’une femme – n’est ni l’expression d’un entêtement idéologique du législateur, ni l’imposition d’un dogme abstrait à la société. Elle consacre par la loi ce que chacun reconnaît comme le fondement naturel de la communauté humaine. Lorsque la famille s’affaiblit, la capacité des générations suivantes à tisser des liens solides et à bâtir des sociétés solidaires disparaît également – et aucune politique de redistribution ne saurait la remplacer pleinement. C’est précisément le soin que les Polonais portent à leurs foyers et à leurs proches, ancré dans l’éthique familiale, qui a été l’un des moteurs les plus importants, bien que souvent sous-estimés, de notre réussite collective et de nos ambitions ces dernières décennies.
Le troisième pilier est la compréhension de l’importance de l’État. Non pas comme un instrument aux mains de groupes d’intérêts puissants, mais comme une institution engagée à protéger le bien commun : les faibles face aux forts, les pauvres face aux riches, la vie quotidienne face à des revendications idéologiques qui représentent souvent des intérêts politiques et économiques étrangers. Le rêve d’une république juste qui a accompagné la renaissance de la Pologne en 1918 et sa libération en 1989 puisait sa source dans une conception chrétienne et classique de la politique, profondément ancrée dans notre culture. Il convient également de rappeler l’année 2015. Le tournant politique qui s’est alors produit – malgré ses imperfections – était avant tout une protestation citoyenne contre un manque de solidarité, contre des gouvernements indifférents au fait que la redistribution des fruits du développement privait des pans entiers de la société. Ni le programme « 500+ » ni la politique d’un salaire minimum décent n’étaient des inventions de commentateurs et de politiciens libéraux ; ils sont nés du républicanisme chrétien et de l’égalitarisme polonais.
Ce tournant était aussi une expression d’opposition à l’impossibilisme étatique en matière de protection de la vie de l’enfant à naître, à la soumission des gouvernements aux pressions des idéologies familiales et religieuses, et à l’acceptation sans réserve de la politique d’immigration européenne. Il ne s’agissait pas alors de xénophobie – l’hospitalité polonaise envers les réfugiés de guerre ukrainiens en 2022 est incontestable – mais de préserver le droit de la communauté à décider qui, quand et en combien de personnes peuvent l’intégrer.
La culture religieuse en tant que ressource civilisationnelle
Les principes évoqués ne constituent pas un ensemble de croyances disparates. Ils puisent leur source dans le modèle de vie polonais, forgé au fil des siècles et dont l’efficacité a été prouvée. Il est révélateur que les observateurs étrangers perçoivent en Pologne des aspects que nous-mêmes avons souvent du mal à apprécier : la sécurité, de bonnes relations, une réelle progression de la prospérité et un attachement à la religion. Ce n’est pas un hasard ; c’est notre tradition, que nous avons su adapter aux nouvelles circonstances historiques et qui assure, comme l’écrit Delsol, l’« uniformité » de la Pologne moderne, même si elle est attachée aux valeurs libérales.
La Pologne, en pleine modernisation – un processus naturel et souhaitable –, continue de préserver, parfois à contrecœur, son identité culturelle et, par conséquent, son indépendance et sa souveraineté. Or, les nations et les communautés politiques souveraines sont celles qui puisent dans leurs traditions les leçons essentielles à l’organisation de la vie collective. Non seulement dans la tradition, mais surtout dans des sources qui ne se limitent pas à la rationalisation de groupes d’intérêts particuliers et étroits, d’idéologies ou d’influences extérieures. Le christianisme, que nous avons si profondément médité au fil des siècles qu’il est devenu une seconde nature pour nous, est précisément une telle source.
La Pologne comme point de référence
Le fait que le réalisateur de « One of Us » soit venu à Varsovie pour y puiser de l’espoir n’est pas une simple courtoisie, mais la preuve que nous avons le potentiel non seulement de préserver la qualité de vie en Pologne, mais aussi d’influencer les sociétés occidentales en pleine mutation. Ces dernières années, des dizaines de milliers de jeunes Européens se sont tournés vers le christianisme, et les chrétiens constituent depuis longtemps une force d’influence polonaise, constamment sous-exploitée. Un tel regain de ferveur religieuse, comme celui que l’on observe aujourd’hui en France, est sans précédent.
Le docteur Ségolène du Closel, de la Fondation Jérôme Lejeune, centre intellectuel du mouvement pro-vie européen, est également intervenue à Varsovie. Selon elle, la Pologne n’est pas une périphérie, mais un centre névralgique des débats sur l’avenir du continent. Un lieu où un certain modèle de formation sociale a su perdurer jusqu’à ce que les espoirs placés dans le libéralisme, impuissant face aux défis contemporains, s’évanouissent. Alors que l’Occident vacille et que l’Est sombre dans le chaos, la Pologne a l’opportunité de guider l’Europe, non seulement sur le plan économique, mais aussi politique, moral et spirituel. Ces enjeux sont indissociables.
C’est pourquoi la Marche nationale pour la vie associe des enjeux souvent négligés, mais pourtant étroitement liés : la protection des plus vulnérables et le rappel de la continuité culturelle et historique de la Pologne. Cette année, la marche s’est déroulée sous le slogan « Foi et Fidélité 966-2026 », en référence au 1060e anniversaire du baptême de la Pologne, célébré le 14 avril et que le gouvernement actuel considère comme indigne d’une commémoration nationale. Le baptême de Mieszko n’était pas un simple acte religieux. C’était un événement civilisationnel qui a façonné l’identité de la Pologne et sans lequel, comme le dit l’adage, la Pologne n’existerait pas. Face à l’avenir et à des problèmes tels que le déclin démographique, nos difficultés ne semblent plus si différentes.
Les succès actuels de la Pologne seraient impossibles sans la continuité de son héritage. Nos valeurs chrétiennes et pro-chrétiennes (sans pour autant être confessionnelles) sont une condition essentielle de notre souveraineté. Un État, la sécurité, une culture forte et propre, le bien-être de ses citoyens : ces réalités ne sont pas aussi évidentes en Pologne qu’il n’y paraît. Nous les devons précisément à notre « structure morale » héritée. L’essentiel, cependant, est de ne pas se contenter de regarder le passé, mais de tendre sans cesse vers ce qui perdure.
Floride : une loi interdit la promotion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion par le gouvernement
Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a signé une loi qui interdira aux gouvernements locaux de financer ou de promouvoir des initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), menaçant potentiellement les activités pro-LGBT.
La nouvelle loi, SB 1134, définit en partie la DEI comme les efforts visant à « promouvoir ou adopter des formations, des programmes ou des activités conçus ou mis en œuvre en tenant compte de la race, de la couleur, du sexe, de l’origine ethnique, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle ». Cela met en péril les défilés et événements LGBT promus et financés par les villes et les comtés.
La loi stipule également que la DEI comprend les efforts visant à « promouvoir ou à accorder un traitement préférentiel ou des avantages spéciaux à une personne ou à un groupe en raison de la race, de la couleur, du sexe, de l’origine ethnique, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle de cette personne ou de ce groupe », ainsi qu’à « manipuler ou influencer de quelque manière que ce soit la composition des employés en fonction de la race, de la couleur, du sexe, de l’origine ethnique, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle ».
Lors d’une conférence de presse à Jacksonville, DeSantis a déclaré que la DEI désavantageait les « groupes défavorisés ».
« En matière de DEI, les groupes défavorisés sont, en premier lieu, évidemment, les hommes blancs. Et je pense qu’ils ont été victimes de discrimination. Beaucoup de gens disent : “Oh, ce n’est pas grave…” Non, ce n’est pas grave ». « C’est une erreur… On constate aussi, dans certaines universités qui ont mis en place ce système, une discrimination envers les étudiants américains d’origine asiatique. Elles créent des gagnants et des perdants, et je pense que la bonne approche consiste à traiter les gens au mérite et à ne pas essayer de les répartir en différents groupes. »
Le promoteur du projet de loi, Clay Yarborough, a cité les 900 000 $ dépensés par le comté de Broward pour la formation à la diversité, à l’équité et à l’inclusion (DEI) au cours de l’exercice 2020, comme preuve de la nécessité de cette loi. Selon M. Yarborough, cette formation inclut la présentation de l’image du « personnage en pain d’épice », utilisée pour promouvoir l’idéologie du genre.
« De plus, concernant les 2,8 millions de dollars de dépenses annuelles consacrées à la culture dans le comté de Broward, le manuel des subventions du comté indique que les subventions culturelles sont attribuées sur la base de critères de diversité, d’équité et d’inclusion, et que le comté déploie des efforts intentionnels en faveur de programmes axés sur la diversité, l’équité et l’inclusion ».
Les résidents de Floride pourront poursuivre en justice les fonctionnaires qui enfreignent la loi, et ces derniers pourront ensuite être destitués par DeSantis.
Un guide sur l’écologie pour la famille : est-ce réellement cela l’urgence pour les familles aujourd’hui ?
« L’écologie intégrale dans la vie familiale » est un nouveau document pour sensibiliser à la protection de la Création et de la vie humaine. Cet ouvrage est le fruit d’un engagement commun de deux dicastères du Saint-Siège : le Dicastère pour le service du développement humain intégral et le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. Ils ont répondu aux appels du pape François et du pape Léon XIV à écouter le cri des pauvres et de la Terre et à agir en conséquence. Ce document s’inspire des principes de l’exhortation post-synodale Amoris Laetitia et des enseignements de l’encyclique Laudato si’ . Des théologiens, des conseillers et des couples mariés ont également participé à son élaboration, partageant leurs expériences et leur expertise. Ce texte a été présenté par les cardinaux Michael Czerny, et Kevin Joseph Farrell. Il veut être un guide pratique destiné à inspirer et encourager les familles à adopter des attitudes et des pratiques qui promeuvent les enseignements de l’encyclique Laudato Si’ .
Silere non possum émet de sérieuses réserves sur cette publication :
L’intention affichée est louable ; le résultat, cependant, soulève de sérieuses questions quant aux priorités pastorales du Saint-Siège à une époque marquée par une crise de la famille qui est avant tout une crise de foi, une crise économique et une crise de l’éducation.
Un programme déguisé en Évangile
La structure du document trahit son approche : après une brève section sur les « fondements », le manuel consacre sept chapitres thématiques à des objectifs qui, comme l’indique explicitement l’introduction, sont « tirés de Laudato si’ ». Ni de l’Évangile. Ni du Catéchisme. Ni de la tradition bicentenaire de l’Église sur la famille. Les sept piliers proposés aux familles catholiques sont : l’écoute du cri de la terre, l’écoute du cri des pauvres, l’adoption d’une économie écologique, l’adoption de modes de vie écologiques, l’écologie et l’éducation intégrales, la spiritualité écologique et la participation communautaire.
L’adjectif « écologique » apparaît dans quasiment chaque chapitre. Le mot « Christ » est nettement moins fréquent. Même le chapitre sur la spiritualité s’intitule « Spiritualité écologique dans la famille », comme si la spiritualité chrétienne, pour être proposée à une famille aujourd’hui, devait nécessairement être qualifiée d’un adjectif environnementaliste.
Le renversement présumé des priorités
Dans la présentation , les deux cardinaux (âgés de 78 et 79 ans) écrivent que « ce volume, bien que principalement consacré aux familles, nous concerne tous ». Pourtant, il n’est pas question ici de la crise des vocations matrimoniales, du déclin de la natalité qui frappe l’Europe catholique, des nombreux cas de maltraitance infantile au sein des familles, de la méfiance croissante envers l’Église catholique, ni de la désintégration du lien conjugal. Il est question ici de la pandémie et de la nécessité d’une « approche fondée sur l’écologie intégrale ».
C’est révélateur. Le Médiateur italien pour les enfants et les adolescents a souligné à maintes reprises que la famille est aujourd’hui, statistiquement, le principal lieu de maltraitance infantile. Les familles « réelles » – celles qui devraient lire ce manuel (et qui ne le feuilletteront même jamais) – sont confrontées à des factures insoutenables, à l’impossibilité d’écouter leurs adolescents qui se réfugient sur TikTok, et à la quasi-impossibilité de transmettre la foi dans un contexte culturel hostile. Le document propose à ces familles, parmi les « actions suggérées », des conseils comme « créer un composteur ou un lombricomposteur », « récupérer l’eau de pluie », « installer des panneaux solaires », « se procurer un pluviomètre et le surveiller ».
On pourrait objecter qu’il s’agit de recommandations concrètes et que le détail fait partie intégrante du projet global. Mais lorsque le « détail » occupe des pages et des pages tandis que le « global » — la transmission de la foi, la lutte contre la sécularisation, la défense du mariage sacramentel — est relégué au second plan, il y a un problème.
Les points de coloration idéologique claire
1. La croissance démographique comme « non-problème » et le consumérisme comme véritable ennemi. Le chapitre 2 affirme : « On a tendance aujourd’hui à considérer la croissance démographique comme la principale menace pour l’humanité. Il faudrait plutôt s’intéresser au consumérisme extrême et à la pollution. » Certes, le document cite ensuite des critiques à l’égard de l’avortement, de la contraception forcée et de la stérilisation. Mais le cadre général traduit, dans un langage ecclésial, le cadre typique du décroissance occidental : le problème n’est pas le nombre excessif d’habitants, mais la surconsommation. C’est une thèse respectable, mais non une doctrine de foi : c’est une position parmi d’autres dans le débat économique et démographique, présentée pourtant comme la seule compatible avec l’Évangile.
2. « Multilatéralisme ascendant » et pression politique. Le document, citant Laudate Deum , invite les familles à exercer une « saine pression sur les dirigeants et les gouvernements, et à contrebalancer l’influence négative du marketing et de la désinformation ». Le chapitre 7 encourage les familles à « unir leurs forces pour des actions de plaidoyer , des campagnes de sensibilisation et l’implication des autorités locales et des décideurs ». Dans la perspective de ce manuel, les familles chrétiennes deviennent ainsi avant tout un acteur de la mobilisation politico-environnementale. La dimension spécifiquement ecclésiale – la famille comme « Église domestique », lieu de prière, de catéchèse et de transmission du dépôt de la foi – apparaît subordonnée.
3. La pandémie évoquée comme paradigme d’interprétation. L’inclusion, dans la Présentation , de la référence aux « effets de la récente pandémie » comme démonstration de la nécessité d’une « écologie intégrale » n’est pas anodine. La pandémie a également été, pour beaucoup au sein de l’Église, l’occasion de consolider un certain lexique mondialiste – « tout est lié », « maison commune », « fragilité systémique » – qui a des implications précises pour la gouvernance politique et économique mondiale. L’inclure dans un manuel familial revient à habituer les fidèles à interpréter leur vie domestique à travers ce lexique.
4. La sexualité reléguée au second plan, celui de l’environnement. La section la plus solide sur le plan doctrinal – la défense de la vie de la conception à la mort naturelle, le rejet de l’avortement, de la gestation pour autrui, de l’euthanasie et de l’insémination artificielle – est certes présente, notamment au chapitre 2. Mais elle est enchâssée entre des considérations sur le « trafic d’animaux menacés » et la « dignité des travailleurs ». L’effet rhétorique est inévitable :La défense de la vie humaine est présentée comme un engagement écologique parmi d’autres , plutôt que comme le fondement anthropologique sans lequel tout autre discours sur la nature s’effondre. La hiérarchie des valeurs s’aplanit.
5. Un langage oscillant entre catéchèse et ONG. Le document est truffé d’expressions que l’on retrouverait sans équivoque dans une brochure de Greenpeace ou des Nations Unies : « transition », « durabilité », « résilience », « plaidoyer », « parties prenantes » (sous la forme de « décideurs »), « autonomisation » (traduit par « autonomiser/renforcer »). À un moment donné, parmi les actions proposées, on lit même : « Œuvrer avec fructueux pour soutenir et renforcer (autonomiser/renforcer ?) les femmes. » La parenthèse, conservée dans le texte final, révèle une traduction approximative d’un jargon qui s’éloigne de la tradition catholique.
6. Citer Gandhi au lieu de saints. Au chapitre 4, dans un manuel destiné aux familles catholiques, l’invitation à « vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre » est attribuée au « Mahatma Gandhi ». Citer Gandhi n’est pas en soi une erreur. Mais dans un texte de quatre-vingts pages sur la vie familiale chrétienne, attribuer un principe formateur central à un maître spirituel hindou – alors que la tradition chrétienne de pauvreté évangélique, de saint François à saint Benoît Joseph Labre, de Charles de Foucauld à Mère Teresa, est si riche – révèle pour le moins une sensibilité qui cherche sa légitimité au-delà de ses propres frontières.
7. La « conversion écologique » comme marque distinctive de la vie chrétienne. Le document affirme : « Vivre sa vocation de gardiens de l’œuvre de Dieu n’est ni une option, ni un aspect secondaire de l’expérience chrétienne. » Et encore : « la dégradation de l’environnement peut être un péché. » Ces affirmations, prises isolément, peuvent se défendre. Mais l’accent mis sur la conversion écologique finit par se confondre avec, et parfois même remplacer, la conversion tout court : celle du péché, du monde, du vieil homme à l’homme nouveau en Christ. Dans le document, le vocabulaire de la conversion est presque toujours qualifié d’« écologique ».
Ce dont les familles ont vraiment besoin
Les familles catholiques d’aujourd’hui sont confrontées à des défis d’une gravité telle que le manuel ne fait qu’effleurer le sujet. La transmission de la foi aux enfants est en chute libre dans tout l’Occident : la majorité des enfants de catholiques pratiquants, en Italie comme en France, abandonnent la pratique religieuse à l’adolescence. La pornographie est devenue, selon de nombreuses études, le principal vecteur d’éducation sexuelle des mineurs ; le document ne la mentionne qu’une seule fois, en deux lignes. La crise économique a fait de la fondation d’une famille un luxe : le document reconnaît le problème des « trois T » (travail, salaire, revenu), mais n’offre aucune réflexion théologique approfondie sur le travail, les salaires équitables, le rôle de l’État et le marché. Le nombre de mariages religieux chute d’année en année : le document parle du mariage presque exclusivement pour évoquer la « complémentarité » comme enjeu écologique.
Un guide pastoral pour les familles chrétiennes en 2026 devrait aborder avant tout la question de la prière commune le soir, de l’éducation à la chasteté des enfants qui, à onze ans, ont déjà vu des choses que leurs grands-parents n’ont jamais vues, de l’explication à un enfant de la raison d’aller à la messe le dimanche alors que ses camarades vont à la piscine, de la réaction face à un enfant devenu adulte qui cesse de croire sans même avoir la décence d’en parler, du soutien à un couple en crise, de l’accompagnement d’un parent qui refuse de se confesser.
Le manuel des deux dicastères n’effleure que ces sujets. L’attention se porte ailleurs : sur le pluviomètre, le compostage, le jardin de balcon. Et nous ne réalisons pas qu’en persistant dans cette voie, nous diluons le message de l’Évangile au point de le rendre indiscernable d’une brochure environnementale. Nous nous justifions par des excuses fallacieuses – « commençons par le commencement », « petites habitudes quotidiennes », « tout est lié » – mais le résultat est sans appel : nous n’avançons pas.
Un exemple parmi mille suffit à illustrer le paradoxe. La municipalité de Cernusco sul Naviglio a récemment publié une vidéo sur Instagram annonçant que, pour les couples se mariant civilement, elle organisera des cours de préparation au mariage. La municipalité. Pour les couples civils. Des cours de préparation. Et pendant ce temps, dans la paroisse, on entend sans cesse que les fiancés « n’ont plus le temps », que les rencontres doivent être raccourcies, qu’il faut « s’adapter aux besoins actuels », que la préparation au mariage d’antan est trop exigeante pour le rythme de vie effréné des jeunes couples. Alors, réduisons. Simplifions. Rendons tout plus accessible.
Alors que l’État laïc redécouvre l’importance de la préparation, de la formation et de la réflexion sur l’entrée dans la vie commune, l’Église – la seule institution légitime à avoir une position pertinente sur le mariage, puisqu’elle le considère comme un sacrement – simplifie, rationalise et publie des manuels expliquant aux familles comment trier leurs déchets. Soyons clairs.
L’écologie sans le Christ
L’ouvrage « L’écologie intégrale dans la vie familiale » est un mauvais texte, non pas parce qu’il contient des hérésies – il n’en contient pas –, mais parce qu’il définit ses priorités d’une manière que les rares fidèles qui le liront auront du mal à percevoir comme une urgence pastorale. À une époque où les familles chrétiennes se sentent assiégées, isolées, économiquement étranglées et culturellement décriées, le message des deux dicastères est le suivant : prenez soin du compost, des pluviomètres, des panneaux solaires et du multilatéralisme citoyen , et faites-le en tant qu’« acteur de premier plan d’une écologie intégrale ».
Les cardinaux Czerny et Farrell confient la diffusion de l’ouvrage à l’intercession de saint François d’Assise et de sainte Hildegarde de Bingen, « connus pour leur profonde conception de la nature comme révélation divine ». Il est bon de rappeler que saint François, avant de devenir le « saint de l’écologie » du folklore contemporain, était l’homme des stigmates, d’une pauvreté extrême, qui prêcha au sultan pour le convertir et qui vouait une véritable passion au Christ crucifié. Sans ce centre christologique, le Cantique des créatures n’est qu’une poésie naturaliste. Il en va de même aujourd’hui pour toute écologie qui se prétend intégrale : sans la primauté explicite, absolue et ardente du Christ et du salut des âmes, elle risque de n’être qu’une voix écologiste parmi tant d’autres, avec un crucifix de plus accroché au mur. Mieux vaut ignorer sainte Hildegarde de Bingen et se demander ce que Benoît XVI dirait de ces paroles absurdes.
Une proposition de loi pour répondre aux récents scandales dans le périscolaire
Communiqué de presse de Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Education :
Les associations Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Education présentent une proposition de loi, envoyée au gouvernement et à tous les parlementaires, visant à étendre l’obligation de présentation d’une attestation d’honorabilité par toute personne exerçant une activité, rémunéré ou non, impliquant un contact habituel avec des mineurs.
Une réponse à une exigence de protection renforcée
Face aux insuffisances actuelles du dispositif de contrôle des antécédents judiciaires, révélées par des récents scandales notamment dans le périscolaire, et après un travail minutieux d’analyse des différents cadres juridiques des activités en contact habituel avec des mineurs, les trois associations entendent combler les failles permettant encore à des individus présentant des risques connus d’intervenir auprès d’enfants. Elles rappellent que la protection des mineurs constitue une priorité absolue et nécessite des outils à la fois efficaces, rapides, simples et respectueux des droits fondamentaux.
Le dispositif de l’attestation d’honorabilité, mis en place par la loi du 8 avril 2024 dans le champ de l’action sociale et des familles, repose sur un système d’information sécurisé permettant notamment de vérifier l’absence d’inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
Une réforme ambitieuse et structurante
La proposition de loi (ici) vise à franchir une nouvelle étape en généralisant et en simplifiant ce mécanisme. Elle vise à mettre en oeuvre :
- Une généralisation de l’obligation de présenter une attestation d’honorabilité pour toutes les personnes exerçant une activité, rémunérée ou non, en contact habituel avec des mineurs, quels que soient la nature de cette activité, le statut des personnes concernées et le champ d’activité couvert (éducation, sport, loisirs, transport, spectacle, garde d’enfants, etc.).
- Un contrôle systématique et annuel avec obligation de présentation de l’attestation avant le début d’activité puis chaque année.
- La prise en compte systématique de l’existence d’une mention, même temporaire (mise en examen ou condamnation non définitive) au FIJAISV, entraînant une incapacité d’exercice auprès des mineurs.
- L’impossibilité de recruter ou faire une intervenir une personne ne disposant pas d’une attestation d’honorabilité et l’obligation de mettre à l’écart immédiatement toute personne faisant l’objet d’une incapacité en cours d’exercice.
- L’information systématique des familles lorsque survient une incapacité d’exercice concernant une personne en contact avec leurs enfants.
Un renforcement du cadre judiciaire
La proposition comprend également deux mesures complémentaires :
Aujourd’hui, une juridiction pénale ou le procureur de la République selon les cas peut décider qu’un délit concernant une victime mineure puni d’une peine d’emprisonnement inférieure à cinq ans ne soit pas inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Il s’agit de mettre fin à cette possibilité, pour que l’inscription au FIJAISV soit automatique.
- La proposition prévoit que les condamnations concernant des infractions commises sur des mineurs doivent toutes faire l’objet d’une inscription au FIJAISV sans possibilité de dérogation.
Aujourd’hui, les délais de conservation des condamnations dans le FIJAISV varient entre trente ans (pour les crimes et les délits délit puni de dix ans d’emprisonnement) et (vingt ans dans les autres cas).
- La proposition prévoit une durée de conservation de trente ans des condamnations lorsque la victime est mineure, afin de garantir un suivi plus durable des personnes concernées.
Une mobilisation pour une adoption rapide
À travers cette proposition de loi, Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Éducation appellent les pouvoirs publics à agir rapidement afin de généraliser un outil jugé indispensable pour prévenir les risques et garantir un environnement sûr pour tous les enfants et ce, au plus tôt pour une mise en application dès la rentrée scolaire de septembre 2026.
Deux BD primées pour Jean-François Vivier et ses dessinateurs F. Rizzato et Salvo – Succès mérité !
Jean-François Vivier a longtemps travaillé pour les éditions Dargaud et Lombard avant de voler de ses propres ailes et de créer Rêves de bulles, un label éditorial au profit d’œuvres humanitaires. Aujourd’hui directeur de la collection BD des éditions Artège,(Plein Vent) il souhaite développer la BD historique pour sensibiliser chacun, de manière ludique, aux grands hommes de notre patrimoine historique.
Dans tous ses albums, le fond historique est respecté, les dialogues s’enchainent pour nous mener dans ces aventures tragiques. Le texte concis répond au dessin et soutient le scénario pour bonne compréhension de l’histoire. C’est toujours un tour force de jongler entre bulles et planches pour raconter un événement. C’est ici réalisé avec brio.
Deux de ses derniers albums parus en 2025-2026, viennent de recevoir un prix littéraire couronnant son travail et ces recherches historiques :
– MONSEIGNEUR SALIEGE, celui qui a dit non ! vient de recevoir la MENTION SPECIALE DU PRIX DES AFCL (Association nationale des Familles de Compagnons de la Libération) illustré par Francesco Rizzato aux dessins réalistes et soignés qui montrent le drame et la douleur, tout en jouant avec les couleurs pour que l’espérance et la foi perdure.
– Plus d’informations, pages intérieures, recensions, sur LIVRES EN FAMILLE
– DAMIEN DE MOLOKAÏ, l’apôtre des lépreux a reçu le PRIX EUROPÉEN GABRIEL DE LA BD CHRÉTIENNE, début du mois d’avril 2026, illustré par Salvo dont le trait précis, épuré et évocateur campe le décor pour un scénario vivant et émouvant dans cette grande souffrance.
– Plus d’informations, pages intérieures, recensions, sur LIVRES EN FAMILLE
Découvrez l’œuvre de J.F. Vivier sur LIVRES EN FAMILLE, plus de trente cinq albums : aventures scoutes, récits historiques, héros, saints…
https://www.livresenfamille.fr/5668_jean-francois-vivier
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’IA capte ce qu’il y a de plus intime dans l’homme, puis nous dépossède de nos facultés les plus importantes que sont l’intelligence et la volonté
Xavier Lanne est l’auteur de L’Intimité Assiégée, enjeux réels des technologies et du transhumanisme, essai qui analyse la fragilisation de l’intimité à l’ère numérique, en croisant pensée chrétienne et transhumanisme. À partir de constats concrets — surveillance de masse, captation des données et influence des plateformes — il explique comment les technologies portent atteinte à la liberté la plus fondamentale, celle de la conscience et de l’intimité. L’ouvrage interroge la formule « je n’ai rien à cacher » à la lumière de la tradition de l’Église et propose des pistes pratiques pour protéger la dignité humaine au quotidien. La société transhumaniste actuelle ne peut que rejeter l’intimité en faveur d’une “transparence radicale”. Nous l’avons interrogé :
D’abord, pour nos lecteurs, pourriez-vous vous présenter ? Qu’est-ce qui fait de vous un spécialiste du numérique ?
Je m’appelle Xavier Lanne. Je travaille dans le secteur de la cyberdéfense et de l’intelligence artificielle. Mon parcours professionnel m’a conduit à travailler dans différents domaines du numérique : de l’opérationnel, avec le déploiement de moyens de cyberdéfense, à la R&D, avec la création d’un moteur d’IA comportementale pour la détection d’intrusion sur systèmes embarqués. J’ai ainsi été au contact de beaucoup de domaines du numérique : développement, IA, réseaux et infrastructures, systèmes embarqués, ainsi que la L2I (lutte informatique d’influence) et la LID (lutte informatique défensive).
Si la technique est une grande passion, la philosophie l’est tout autant. Depuis plus de dix ans, je m’interroge sur les enjeux éthiques des technologies en développant une réflexion philosophique, anthropologique et sociétale, toujours ancrée dans les enseignements de l’Église. Cela m’a amené à créer mon blog pour y publier mes réflexions, à intervenir en conférence pour traiter des enjeux de l’IA et dernièrement à publier mon premier livre : L’Intimité assiégée.
Ce livre est le fruit d’une réflexion sur la question de la nécessité humaine de protéger sa vie privée face aux plateformes intrusives. J’y propose une réponse qui articule à la fois philosophie et technique. Je pense que c’est vraiment ce qui me distingue de beaucoup d’auteurs : j’ancre ma réflexion à la fois dans la réalité technique que je connais très bien et dans le réalisme thomiste.
En 1947, alors que ni les réseaux sociaux ni l’intelligence artificielle n’existaient, Georges Bernanos écrivait dans La France contre les robots que la civilisation moderne est “une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.” En quoi l’arrivée de l’intelligence artificielle aggrave cette situation ?
Lorsque Bernanos emploie cette formule, c’est pour dénoncer la vitesse et l’emprise de la technologie sur la vie humaine. Depuis bien longtemps nous sommes entrés dans un monde où la productivité et l’efficacité priment sur la valeur morale et les qualités humaines. C’est également ce que je constate avec les technologies numériques.
Ces technologies en général, et l’intelligence artificielle plus particulièrement, sont une rupture qui nous fait basculer beaucoup plus loin et beaucoup plus profondément dans ce que dénonçait Bernanos. À son époque, le mouvement était unidirectionnel : l’homme dictait et déléguait à la machine des actions précises. C’était l’homme qui impulsait la machine. Aujourd’hui, en plus de cela, la technologie récupère nos données personnelles pour s’adapter et se reconfigurer à chaque individu.
C’est sur ce deuxième aspect que l’IA a un impact important. Avec très peu de données sur une personne, l’IA est capable d’établir des corrélations pour déterminer le profil psychologique précis d’une personne. Une fois ces données récupérées et le profil obtenu, les plateformes ciblent les informations pour atteindre des objectifs définis dans l’algorithme : capter l’attention le plus longtemps possible, faire réagir, vendre des produits, manipuler, etc. Plusieurs ingénieurs de chez Google, Facebook ou Twitter ont dénoncé ces algorithmes qui atteignent l’identité de la personne : “Le vrai produit, c’est ce changement graduel et imperceptible dans votre comportement et votre perception du monde. […] Changer votre façon d’agir, votre façon de penser, qui vous êtes !”
La raison pour laquelle la plupart des personnes sont prêtes à vivre cette “transparence radicale” (Zuckerberg) qu’imposent les plateformes est de pouvoir obtenir des informations et un environnement numérique adaptés, personnalisés, qui correspondent à nos attentes implicites. De ce fait, les IA qui génèrent les fils d’actualité ont la capacité de changer notre façon de percevoir le monde et notre façon de penser.
Les IA génératives, comme ChatGPT, vont plus loin encore, puisque chaque contenu est généré à la volée. Ce n’est plus un fil d’information qui est personnalisé, c’est l’information elle-même, et par là, notre façon d’accéder au monde. Car le risque avec ces IA, c’est de déléguer notre façon de penser, l’effort intellectuel, à l’IA. Or, l’intelligence et la volonté sont ce qui fonde la dignité propre de l’homme. La vertu morale passe donc par un travail de ces deux facultés d’où résulte une croissance spirituelle de la personne.
Enfin, au-delà de cette surveillance consentie, il y a évidemment la surveillance d’État, sujet d’actualité que je ne vais pas développer maintenant. Je soulignerais simplement qu’un article paru il y a quelques semaines mettait en lumière que les catholiques étaient particulièrement réprimés par la surveillance de l’État en Chine (Traduction française par Jeanne Smits).
En résumé, l’IA aggrave la situation en commençant par capter ce qu’il y a de plus intime dans l’homme, puis nous dépossède de nos facultés les plus importantes que sont l’intelligence et la volonté.
Dans votre ouvrage, L’intimité assiégée, vous faites un parallèle entre le transhumanisme et la gnose. Pouvez-vous expliquer cette convergence à nos lecteurs ?
Au fil de mon raisonnement, j’évoque effectivement le transhumanisme qui est ce courant que dénonçait justement Bernanos :
“chacun de vous se fuit soi-même, comme s’il espérait courir assez vite pour sortir enfin de sa gaine de peau…”.
Le transhumanisme est un courant philosophique qui cherche à “poursuivre et à accélérer l’évolution de la vie intelligente au-delà de sa forme humaine actuelle et des limites humaines, au moyen de la science et de la technologie” (Max More). Il se fonde sur l’idée que l’homme doit prendre en main sa propre évolution. Il ne rejette pas forcément l’idée que Dieu existe, mais rejette catégoriquement de s’y soumettre et de se soumettre à des lois morales ou naturelles qui limiteraient ses capacités (sauf s’il les choisit lui-même). On voit ici déjà un premier aspect d’une certaine gnose où le corps et la nature sont considérés comme des prisons dont on devrait s’affranchir.
Un deuxième aspect est le primat de l’esprit sur la matière. Les transhumanistes considèrent l’esprit indépendamment de la matière. Pour eux, l’esprit est indépendant du corps parce que, comme le disait Laurent Alexandre : “notre conscience peut être mise sur des microprocesseurs indépendamment de nos neurones.” S’affranchir entièrement du corps humain est l’objectif des post-humanistes. La seule chose qui doit alors subsister, c’est l’esprit.
Bien sûr, des divergences évidentes entre les religions et le transhumanisme persistent, notamment sur la façon dont on la pratique. Le transhumanisme considère que cette pratique réside dans l’action matérielle sur son propre corps. On retrouve cependant une réelle dimension religieuse que certains penseurs transhumanistes n’hésitent pas à développer.
Est-il possible d’utiliser de façon vertueuse ces nouvelles technologies et si oui, comment ?
Heureusement, oui !
On comprendra que la première chose à faire, c’est de ne pas céder à la tentation de dévoiler sa vie intime à des plateformes pour recevoir du contenu ciblé. Pour trouver des solutions respectueuses, on peut facilement se tourner vers des groupes d’entraide (je pense à wikilibriste.fr). Sinon, on trouvera de nombreuses solutions open source.
La deuxième chose, c’est évidemment d’apprendre à maîtriser nos appareils en étant maître de nos actions. Ça signifie : refuser la réaction, les fonctionnalités qui sont objectivement peu utiles (et Dieu sait que c’est difficile de juger objectivement), etc. Pour cela, on peut s’aider à l’aide de quelques configurations, comme la désactivation des notifications non strictement utiles ou passer l’écran en noir et blanc.
J’ajouterai une dernière règle qui me semble essentielle en cette période de déploiement du contrôle de l’âge. Sur les réseaux sociaux, une proportion importante d’utilisateurs y suivent l’actualité. Je ne peux évidemment pas défendre ces plateformes en raison du viol profond de l’intimité. Je pense qu’il est donc grand temps de réapprendre à suivre l’actualité à partir de sources objectives, non soumises à des algorithmes aux intérêts économiques et politiques inconnus. Pour cela, je conseille d’utiliser les lecteurs de flux RSS : une application à partir de laquelle on peut s’abonner à n’importe quel blog qui propose ce standard. D’ailleurs, pour ceux qui le souhaitent, je travaille actuellement sur un protocole (https://github.com/actupub/spec/) plus évolué que le flux RSS, ajoutant des mécanismes de filtrage et de fédération. Les contributeurs sont les bienvenus !
Embarquez dans le projet OClocher en revivant le webinaire inspirant
Dans le cadre de l’opportunité actuelle de devenir actionnaire de ce projet, nous vous proposons de regarder le webinaire enregistré ce jeudi 23/04/2026 avec Xavier de Colombel (co-fondateur et président d’OClocher). En 30 minutes, vous embarquez dans ce beau projet vous permettant de bien appréhender les contours de cet investissement ainsi que ses fécondités à date et à venir.
Pour voir le webinaire, cliquez sur le lien ci-après :
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
Grand remplacement à Vienne
La proportion d’élèves musulmans dans les écoles primaires et secondaires de Vienne a continué d’augmenter, selon de nouvelles données officielles.
Les chiffres publiés par le bureau de la conseillère à l’éducation Bettina Emmerling montrent que les élèves musulmans représentent désormais 41,2 % de l’effectif scolaire, contre 39,4 % l’année précédente, ce qui en fait le groupe religieux le plus important dans les écoles viennoises.
En comparaison, 34,5 % des élèves se déclarent chrétiens, dont 17,5 % catholiques romains et 14,5 % orthodoxes. 23 % supplémentaires ont déclaré n’avoir aucune affiliation religieuse, tandis que des proportions plus faibles appartiennent à d’autres confessions.
Source : Yves Daoudal
Le triste sort d’une chapelle désacralisée à Paris
En 1909, Marie de la Passion voulait que l’on construise une chapelle à Paris dédiée à sainte Jeanne d’Arc que l’on venait de béatifier. La première pierre est posée le 2 juillet 1911 dans le 14e arrondissement. La bénédiction de la chapelle a eu lieu le 29 septembre 1913, et elle fut consacrée en 1964.
La chapelle est aujourd’hui désacralisée. Faute de moyens et de bras pour entretenir cet édifice, la communauté des Franciscaines missionnaires de Marie avait quitté, à la fin de l’année 2020, ce couvent. Racheté par In’li, filiale du groupe Action Logement, il est, depuis 2021, investi par la coopérative Plateau Urbain, en lien avec les associations Aurore et Carafol.
Du 16 au 25 avril, le collectif Cirque fier.e.s, un groupe qui se revendique LGBTQIA+ et féministe intersectionnel, y a tenu un show.
La chapelle Sainte Jeanne d’Arc fait partie, depuis 2021, du Village Reille, « un tiers-lieu d’occupation temporaire mixte », visant à développer des « expérimentations sociales, culturelles et artistiques, où chacun·e peut s’investir dans un projet commun tout en développant ses propres initiatives ». Un projet financé par la région Île-de-France.
Lors des représentations, l’autel disparaît, laissant place à un portail de cirque où se mêlent danses, acrobaties, nudité et obscénités. Sur son compte Instagram, le Cirque Fier.e.s présente les personnages : Esther, drag queen (la guide) ; Dany Tran, metteur en scène (le feu) ; Merry (le serpent), etc. La drag queen Esther lance les hostilités par ces propos :
« Vous savez que la chapelle Reille ce n’est pas son vrai nom, en vrai c’est la chapelle Sainte Jeanne d’Arc, et on va y mettre le feu ! »
L’eugénisme des embryons se développe à coup de milliers de dollars
Aux Etats-Unis, des start-up se lancent dans le développement de techniques d’édition du génome d’embryons humains, avec l’objectif déclaré de prévenir des maladies génétiques graves.
Les essais cliniques de modification héritable du génome, qui serait donc transmissible à toute la descendance, sont proscrits aux Etats-Unis et dans les 35 pays signataires de la convention d’Oviedo de 1997, dont la France.
Dax, né en Californie d’une mère porteuse, a été sélectionné pour ses gènes prometteurs. Son “père”, qui l’a commandé explique :
“Les données indiquent pour lui une taille de 1m92 et prédisent un QI de 146, ce qui est franchement pas mal, ainsi qu’une espérance de vie supérieure de près de deux ans à la moyenne”.
Cet informaticien et son conjoint ont donc choisi, sur différents critères, l’embryon qu’ils jugeaient comme le meilleur des embryons parmi les 12 fécondés et dont les gènes ont été analysés :
“Ce qui m’intéressait le plus, c’était le critère de l’intelligence, honnêtement. Le truc, c’est qu’on veut minimiser le facteur chance dans tout ce processus.” “Imaginons qu’il grandisse et que finalement il ne devienne pas un génie. Est-ce que je vais être un peu déçu ? Oui. Surpris surtout, forcément”. “Mais le principal reste qu’il soit heureux, en bonne santé et utilise au mieux ses capacités.”
Placardée dans le métro new-yorkais, une publicité géante indique : choisissez votre bébé, le meilleur, le plus intelligent, avec la meilleure santé. C’est la nouvelle lubie des milliardaires de la Silicon Valley qui investissent massivement dans des start-ups d’optimisation génétique.
L’une de ces entreprises, Herasight, a ouvert ses portes à France Télévisions. Dans un laboratoire de Caroline du Nord, l’ADN est extrait, puis le génome entier de chaque embryon est séquencé, tout comme celui des parents. “Il nous faut entre 48 et 72 heures pour avoir assez de données pour chaque échantillon“, précise une employée. L’objectif : croiser les informations et établir ce qu’on appelle un score polygénique, soit une estimation des prédispositions de chaque fœtus à développer tel trait ou telle maladie.
Ce processus, en vue de sélectionner un embryon, est interdit en France. Les États-Unis sont un des rares pays à l’autoriser. Justin Schleede, le directeur du laboratoire, se justifie au nom d’un droit supposé à tout maîtriser :
“Le but est d’avoir des enfants en bonne santé, qui ont du succès, qui ont tous les avantages dans la vie, quel que soit l’avantage.”
Pour le directeur ce ne serait pas de l’eugénisme car cette sélection ne vient pas du gouvernement, mais des clients. Sic.
Victoria et Marshall Fritz ont choisi de faire une FIV avec leurs propres gamètes pour pouvoir sélectionner un bébé, moyennant 25 000 dollars supplémentaires. Ils doivent choisir entre 14 embryons. Victoria Fritz est diabétique et elle ne veut pas que son enfant ait la même maladie. Mais elle-même, aurait-elle eu droit à la vie ?
“Peut-être que mes parents ne m’auraient pas choisie si cette technologie avait existé avant. Je ne sais pas si j’aurais été retenue. C’est quelque chose qui m’a fait réfléchir. On voit les risques de maladie de chaque embryon, mais on doit se rappeler que ce ne sont que des risques. Et ne pas avoir une santé parfaite n’empêche pas d’avoir une vie épanouissante. J’en suis la preuve. Je suis très contente d’être en vie, même si je n’ai pas un bulletin de santé parfait.”
Ces entreprises comptent bientôt vendre la sélection de la couleur des yeux ou des cheveux et veulent aller encore plus loin.
Vers une réforme de l’accouchement sous X ?
L’accouchement sous X est une pratique alternative à l’avortement, qui permet à la femme en détresse de confier, de façon anonyme, son enfant à naître à l’adoption plutôt que de l’éliminer.
Un rapport, qui doit être remis prochainement au gouvernement, recommande de “rééquilibrer” la loi concernant l’accouchement sous X afin de permettre aux enfants d’accéder à leurs origines tout en maintenant la possibilité pour les mères de ne pas avoir de contact avec eux. Il s’agirait d’aller vers “un accouchement confidentiel en s’inspirant du modèle allemand”, indique ce rapport du Conseil national de l’adoption (CNA) et du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop).
Si une mère biologique souhaite maintenir le secret de son identité, elle devra se manifester aux 12 ans de l’enfant et ce serait ensuite à la justice de trancher. “Le droit d’accès des enfants à leurs origines personnelles ne doit pas être un droit subordonné à la seule volonté de la mère de naissance”, justifie le rapport.
Il souligne également la “nécessité” de proposer un “accompagnement” par différents professionnels (psychologues, médecins etc.) des enfants concernés, des mères biologiques et des parents adoptifs.
Parmi ses autres recommandations : légaliser et encadrer le recours aux tests ADN dans une démarche de recherche des origines et supprimer la possibilité pour la mère de naissance de s’opposer à la levée du secret de son identité après son décès.
En 2023, 441 enfants sont nés sous X, d’après les dernières données disponibles de l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE).
Emmanuel Macron veut faire avorter les bébés d’Andorre
L’Andorre compte environ 85 000 habitants mais enregistre un taux de fécondité très faible qui entraîne un vieillissement rapide de la population. Mais c’est visiblement encore trop pour le co-prince d’Andorre, à savoir Emmanuel Macron, en visite dans la principauté aujourd’hui.
Avortement : “Je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu’ils permettent de répondre à une demande que j’entends”, assure Emmanuel Macron en Andorre, État où l’IVG est interdite #BFM2 pic.twitter.com/LgTNyE4n2S
— BFM (@BFMTV) April 28, 2026
Andorre est avec le Vatican le dernier Etat en Europe où l’avortement est strictement interdit. Aucune femme ne réclame l’avortement.
« Je souhaite que ce débat progresse et qu’il permette de répondre à une demande que j’entends. Votre gouvernement a fait une proposition d’avancer. Elle me paraît proportionnée. »
« Le gouvernement s’efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée sans compromettre notre système politique », a déclaré le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, qui il y a un mois a dit espérer « dépénaliser » l’avortement d’ici un an.
Macron avait déjà évoqué le sujet lors de sa première visite en 2019.
L’autre co-prince est un évêque, MgrJosep-Lluís Serrano Pentinat. Son prédécesseur avait dit qu’il « abdiquerait » si l’avortement était dépénalisé.
Le projet de loi, qui devait être présenté en automne 2025, puis au premier trimestre 2026, pose un problème : il faudra une modification de la Constitution, qui dans son article 8 « reconnaît le droit à la vie et protège totalement celle-ci dans ses différentes périodes ».
“C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau” – l’abbé Berlioux nous offre un guide pour 31 jours avec Marie
Admirable institution du Mois de Marie ! C’est le mois du printemps et des fleurs ; il appartient donc à notre Mère du ciel que la Sainte Ecriture appelle le Lys des champs, la Fleur des vallées, la Rose des jardins de Jéricho. C’est le mois le plus beau. C’est le mois de Marie.
L’abbé Berlioux (1829-1887) était prêtre du diocèse de Grenoble. Il est né dans un petit village en face de l’Alpe d’Huez. Comme cela était assez habituel à l’époque, il a mis par écrit des conseils spirituels pour ses paroissiens. Ses livres sont des ouvrages simples et concrets, qui proposent trente jours sur une thématique précise : Un mois avec la Vierge Marie, Un mois avec nos amies les âmes du purgatoire, Un mois avec saint Joseph, Un mois avec le Sacré-Cœur de Jésus…
Dans ce livret, pour chaque jour : une lecture, une méditation guidée, un exemple – petite histoire avec une intervention de la sainte Vierge – et une prière. Lecture vivifiante ô combien !
Avec les petits, aimons la simplicité de Marie ; Avec les Bourgeois de Calais réfugions-nous sous son a protection ; Avec saint Edmond de Cantorbery aimons la chasteté ; Avec cet officier français protestant, laissons-nous guider par Marie ; Connaissez-vous la puissance du Souvenez-vous ? Et celle de l’Ave Maria chanté par ce petit mutilé ? …. Trente et une histoires, méditations guidées, lectures spirituelles pour rester avec Notre-Dame pendant tout ce mois de mai.
Pour mieux la connaître, mieux l’aimer. Ayons à cœur d’honorer la Sainte Vierge, de fleurir sa statue avec les enfants dans l’oratoire familial, réciter le chapelet…
Marie reine des foyers, Marie forte comme une armée rangée en bataille… Guidez nos pas, nos cœurs et nos âmes. Protégez nos familles, sauvez la France.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/liturgie-prieres/24783-un-mois-avec-la-vierge-marie.html
Un mois avec la Vierge Marie, Abbé Berlioux, 70 pages, 3€. Existe aussi en gros caractères 100 pages, 4€.
https://www.livresenfamille.fr/liturgie-prieres/24789-un-mois-avec-la-vierge-marie-gros-caracteres.html
Et vous trouverez une belle sélection des meilleurs auteurs sur la Vierge Marie, sur Livres en Famille, la librairie au service de la famille.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : tout reste à faire
L’Assemblée nationale a finalement approuvé le rapport et les recommandations du député Charles Alloncle sur l’audiovisuel public. Ce dernier déclarait dans le JDNews :
Nous avons mené près de 70 auditions, entendu plus de 230 personnes pendant plus de 200 heures et exploré en profondeur les trois grandes dimensions de notre enquête : la neutralité, les conflits d’intérêts et les dérives financières. Chacune aurait d’ailleurs pu, à elle seule, justifier une commission d’enquête. Au départ, nous devions surtout travailler sur la neutralité. Mais, très vite, nous avons compris que le cœur du problème était ailleurs : dans l’utilisation des 4 milliards d’euros d’argent public, sur fond de conflits d’intérêts, de favoritisme, d’externalisation massive et de dépenses somptuaires. Avant la décision d’Éric Ciotti et du groupe UDR, l’Assemblée nationale n’avait jamais mené une telle enquête sur l’audiovisuel public. Après six mois de travaux, ce n’était pas un luxe. […]
Il y a eu énormément de révélations : surfacturations de certaines sociétés de production, indemnités de départ très élevées, maintien du système des animateurs-producteurs malgré les alertes répétées de la Cour des comptes, cumuls problématiques, communication financière trompeuse de France Télévisions ou encore dépenses difficilement justifiables. Mais s’il fallait n’en retenir qu’une, ce serait l’ampleur des conflits d’intérêts entre certains dirigeants de l’audiovisuel public et des sociétés de production privées. Plusieurs cas ont été mis en lumière. Celui de Nathalie Darrigrand est particulièrement frappant : après avoir attribué des contrats importants à la société Together, elle rejoint cette même structure quelques mois après avoir bénéficié d’une indemnité de départ de près de 400 000 euros de France Télévisions, tandis que le volume de contrats avec le groupe public augmente fortement. D’autres situations poussent à s’interroger : les allers-retours de Takis Candilis entre Banijay et France Télévisions, ou encore Anne Holmes, directrice de la fiction, qui a reconnu partir en vacances chez un producteur travaillant avec le groupe tout en affirmant, comme procédure de déport, laisser à ses N-1 le soin d’instruire ces dossiers… Le cas de Bernard-Henri Lévy pose également question : président du conseil de surveillance d’Arte, il a vu la chaîne acquérir pour 750 000 euros de ses propres documentaires en près de dix ans. […]
France Télévisions incarne une bureaucratie lourde, marquée par des doublons, des zones grises et des avantages difficiles à justifier. Certaines situations interrogent directement l’usage de l’argent public. Le cas des deux directeurs des opérations spéciales est révélateur : malgré plus de deux heures d’audition, leurs périmètres respectifs sont restés flous. L’un d’eux, Arnaud Ngatcha, cumulait un poste au sein du groupe, rémunéré plus de 100 000 euros net, avec une fonction d’adjoint à la mairie de Paris. Plus troublant encore, une affirmation sous serment de Delphine Ernotte sur ses missions a été contredite par l’intéressé lui-même. Ces éléments, que nous avons documentés, posent une question simple : chaque euro d’argent public correspond-il réellement à des missions utiles et exercées ? À l’heure où la contrainte budgétaire s’accroît, il devient urgent de restaurer de l’efficacité dans la dépense publique […]
Nous avons documenté nombre d’entorses aux règles de pluralisme, y compris en période électorale, avec des déséquilibres marqués dans les temps de parole. Cela interroge d’autant plus que certaines directions assument publiquement une ligne éditoriale orientée, en rupture avec les obligations de neutralité du service public. Au-delà des chiffres, ces dérives tiennent aussi aux profils parfois très engagés de certains dirigeants ou cadres, y compris dans les instances censées garantir la régulation. Le cas de France TV Slash est tout aussi révélateur. Cette plateforme destinée aux jeunes a diffusé des contenus controversés sur la drogue, la pornographie transsexuelle, des thèses racialistes sur « le privilège blanc », un appel aux dons pour le comité Justice pour Adama Traoré… Delphine Ernotte a d’abord assumé ces choix, avant que les responsables ne reconnaissent certaines erreurs. Au fond, le sujet est celui du pilotage éditorial : comment garantir la neutralité et éviter que le service public ne devienne un outil d’expression militante ? […]
Ce qui m’a le plus marqué, c’est le nombre de témoignages reçus en off, souvent anonymes, via des messageries cryptées. Des professionnels qui travaillent au cœur de ces structures, témoins de dysfonctionnements, mais qui hésitent à les dénoncer. Cela révèle un climat préoccupant : une pression diffuse, une culture de l’omerta, un climat qui étouffe toute parole libre et indépendante. Donc, oui, il reste des zones d’ombre. Mais ce que nous avons mis au jour, en dépit des entraves répétées, qu’elles soient venues de France Télévisions, de la présidente de l’Assemblée, du président macroniste de la commission, lui-même administrateur de Radio France et LCP encore très récemment, actuel administrateur de France Médias Monde (France 24, RFI) pourtant objets de cette même commission d’enquête, est déjà suffisamment solide pour justifier des réformes profondes. Et j’en suis convaincu, ce travail n’est qu’un début.
Sacrilège
Le diocèse de Coire a annoncé dans un communiqué du 17 avril avoir terminé son enquête sur un incident survenu lors d’une bénédiction des animaux qui s’est tenue le 4 octobre dernier à la paroisse du Bon Pasteur à Zurich.
« En raison des mauvaises prévisions météorologiques, la bénédiction a été déplacée à l’intérieur et combinée avec une célébration eucharistique. Au cours de cette célébration, trois personnes ont partagé une partie de leurs hosties avec leurs chiens ».
L’évêque diocésain Joseph Bonnemain avait ouvert une enquête.
« Les conclusions de l’enquête ont clairement démontré que les trois individus n’ont pas agi avec une intention sacrilège. Par conséquent, ils ne peuvent être accusés de sacrilège, puisqu’ils n’avaient pas cette intention. Ils n’ont donc pas encouru l’excommunication réservée au Siège apostolique comme sanction pour leurs actes ».
Le droit canonique stipule que
« Celui qui jette les espèces consacrées ou qui, dans un but sacrilège, les emporte ou les conserve, encourt une excommunication latae sententiae réservée au Siège apostolique. »
La question en litige, selon la déclaration du diocèse, est de savoir si une personne peut commettre un sacrilège contre l’Eucharistie sans le vouloir. Selon le commentaire canonique de la Canon Law Society of America :
« Le canon envisage trois situations délictuelles possibles : jeter irrespectueusement les espèces sacrées (généralement des hosties consacrées) ou les disperser dans un lieu inapproprié, les prendre intentionnellement du tabernacle à des fins sacrilèges (par exemple, un rituel satanique), ou les conserver à de telles fins obscènes alors qu’elles ont été obtenues légitimement (par exemple, lors d’une eucharistie). »
L’évêque de Coire a conclu qu’un délit, ou crime canonique, n’aurait pu avoir lieu sans intention sacrilège de la part des catholiques impliqués.
Le droit canonique établit que les catholiques qui enfreignent une loi ne peuvent être punis s’ils sont « sans faute, ignorant qu’ils ont violé la loi ou le précepte ». Cependant, « l’ignorance grossière, passive ou affectée » n’exclut pas la possibilité d’une punition.
Si ces catholiques ne sont pas coupables car ils ignoraient la gravité de leur acte, faut-il alors condamner les clercs qui les ont gardés dans cette ignorance ?
Le diocèse a qualifié l’incident de « profondément regrettable » et a déclaré que l’évêque avait organisé une retraite avec toute l’équipe paroissiale pour approfondir l’exhortation apostolique du pape François sur l’Eucharistie, Desiderio desideravi.
Selon le site web local SwissCath, un chapelet de réparation a été récité le 3 janvier dans l’église même où l’incident s’est produit. Ce chapelet, organisé à l’initiative de laïcs locaux, a rassemblé une quarantaine de participants.
Mgr Bonnemain, prêtre de l’Opus Dei nommé par le pape François en 2021 à la tête du diocèse de Coire, a été confronté à un certain nombre de controverses ces dernières années. Il a essuyé des critiques de la part des prêtres diocésains après avoir publié un code de conduite enjoignant au clergé d’éviter « les jugements négatifs généraux sur des comportements prétendument non bibliques fondés sur l’orientation sexuelle » et de s’abstenir de poser des « questions offensantes sur la vie intime et la situation amoureuse » ou sur « les mariages et divorces antérieurs ». Plus de 40 prêtres ont refusé de signer le document, arguant que les normes les empêcheraient d’enseigner la doctrine catholique sur la sexualité, d’assurer une préparation adéquate au mariage et à l’ordination, et de poser des questions appropriées à leur rôle dans la confession sacramentelle. Les prêtres ont également critiqué les normes qui les obligeaient à « reconnaître les droits sexuels comme des droits humains, en particulier le droit à l’autodétermination sexuelle ».
L’évêque a également essuyé une vague de critiques après avoir déclaré qu’il ne sanctionnerait pas les prêtres bénissant les unions civiles entre personnes de même sexe , et pour sa proposition (retirée par la suite) de donner un nouveau nom au mariage entre un homme et une femme, tel que « mariage biologique », afin de le distinguer des autres types d’unions.
Le diocèse de Coire lui-même a également fait l’objet de nombreux incidents. En août 2022, une responsable paroissiale a récité des prières aux côtés d’un prêtre pendant la liturgie eucharistique lors d’une messe, ce qui a incité Mgr Bonnemain à ouvrir une enquête canonique préliminaire et à signer une lettre épiscopale conjointe le 5 janvier dernier, appelant au respect des normes liturgiques.
Les divisions entre chrétiens affaiblissent notre capacité à être des porteurs efficaces de paix
En attendant que le pape Léon XIV accueille en audience le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, il a reçu le chef de la communion anglicane, à qui il a déclaré :
Alors que notre monde souffrant a grandement besoin de la paix du Christ, les divisions entre chrétiens affaiblissent notre capacité à être des porteurs efficaces de cette paix. Si nous voulons que le monde accueille notre prédication avec sincérité, nous devons donc persévérer dans la prière et nos efforts pour lever les obstacles qui entravent la proclamation de l’Évangile. Cette insistance sur la nécessité de l’unité pour une évangélisation plus fructueuse a été un thème central de mon ministère ; elle se reflète d’ailleurs dans la devise que j’ai choisie lors de mon ordination épiscopale : « In Illo uno unum » , « En l’Un – c’est-à-dire le Christ – nous sommes un » (Saint Augustin, Enarr. in Ps., 127, 3).
Le pèlerinage et les préfectures
Le dernier numéro de l’Appel de Chartres s’est intéressé à la Direction des Soutiens du pèlerinage et notamment aux relations entre Notre-Dame de Chrétienté et les autorités préfectorales :
Notre pèlerinage emprunte près de 180 km de voies publiques, toutes colonnes confondues et organise plusieurs grands rassemblements (messes et bivouacs) de plusieurs milliers de pèlerins. Cet évènement requiert des déclarations en préfectures afin que les services de l’Etat s’assurent de la bonne prise en compte de la sécurité des pèlerins lors du déroulement nominal du pèlerinage ou en cas de crise. Mon rôle d’adjoint du directeur des soutiens consiste à assurer la coordination des pôles de la direction des soutiens dans l’élaboration de nos dossiers de sécurité adressés aux préfectures et à maintenir une relation appropriée avec les services de l’Etat, en préparation comme en conduite du pèlerinage, afin de faire face à tous les imprévus.
Qui sont vos principaux interlocuteurs au sein des services de l’État (préfecture, gendarmerie, police, pompiers) et comment perçoivent-ils la croissance constante du nombre de pèlerins ?
Ce sont les directeurs de cabinet des quatre préfectures qui centralisent l’action de l’Etat dans leur département respectif et coordonnent sa réponse aux besoins du pèlerinage. De nombreux contacts sont également pris avec les services de police et de gendarmerie en fonction des zones de responsabilité, urbaines ou rurales, de chaque entité. Enfin, les services départementaux d’incendie et de secours (BSPP à Paris) et la force militaire Sentinelle veillent à disposer d’ un ensemble d’information leur permettant de se familiariser en amont avec l’organisation complexe du pèlerinage. Nos interlocuteurs saluent généralement la qualité de l’organisation du pèlerinage. La planification des colonnes de pèlerins, l’organisation des grands rassemblements que sont les messes et les bivouacs témoignent d’ une expertise avérée de Notre Dame de Chrétienté mais aussi de la capacité de l’association à gérer la croissance du nombre de pèlerins en toute sécurité.
Avec les records d’inscriptions de ces dernières années, y-a-t-il des exigences spécifiques des autorités en matière de gestion de flux et de sécurité incendie sur les bivouacs ?
La règlementation applicable aux grands rassemblements s’applique à partir de 5000 participants. Le pèlerinage est donc concerné depuis longtemps ! Notre croissance en effectifs s’est accompagnée d’ une montée en compétence des pôles de la direction des soutiens, qui est force de proposition vis-à-vis des autorités pour assurer la sûreté (lutte contre les menaces intentionnelles telles que terrorisme, vol, agression…) et la sécurité (lutte contre les menaces accidentelles telles que les accidents, incendies) du pèlerinage. Ainsi, Notre Dame de Chrétienté est le premier opérateur privé en France à avoir mis en œuvre des moyens de vidéo-surveillance par drone permettant de jour comme de nuit d’identifier toute intrusion et tout départ de feu sur le bivouac. […]
Il est encore temps de rejoindre la direction des soutiens du pèlerinage en contactant [email protected]
Les dangers de l’occultisme
Véronique Jacquier reçoit :
- 𝐀𝐛𝐛𝐞́ 𝐆𝐮𝐲-𝐄𝐦𝐦𝐚𝐧𝐮𝐞𝐥 𝐂𝐀𝐑𝐈𝐎𝐓, exorciste, recteur de la basilique d’Argenteuil et auteur de “La citadelle imprenable – Petite méthode pour résister à l’ennemi et obtenir la libération”
- 𝐂𝐞𝐜𝐲𝐥𝐢𝐚 𝐑𝐀𝐍𝐂̧𝐎𝐍, journaliste et réalisatrice de documentaires
- 𝐀𝐝𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐁𝐎𝐔𝐇𝐎𝐔𝐑𝐒, auteur de “Frédéric Lenoir, héritier, témoin et acteur de la diffusion d’un christianisme ésotérique”
- 𝐀𝐠𝐧𝐞̀𝐬 𝐃𝐄𝐕𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑𝐒
Les idéologues du genre font leur propagande au collège, à l’insu des parents
Une mère témoigne auprès de Boulevard Voltaire que sa fille, après avoir été scolarisée dans un collège-lycée brestois, a, depuis, coupé les ponts avec sa famille et décidé de subir une « torsoplastie » pour se faire mutiler la poitrine. Un geste chirurgical irréversible contre lequel sa mère ne peut plus rien, puisque sa fille « en transition de genre » a maintenant 18 ans.
Cette mère de famille adresse une lettre à Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, pour dénoncer « l’influence des projets pédagogiques militants » dans les établissements scolaires qui ont précipité sa fille dans « des choix qu’elle pourrait un jour regretter ». Et insiste sur « l’urgence d’une réflexion sur la prise en charge de la transidentité au sein de l’Éducation nationale », précisant à BV vouloir alerter d’autres parents afin qu’« ils sachent où inscrire leurs enfants à la rentrée prochaine et là où il ne faut pas les mettre ».
Tout a commencé en classe de cinquième, lorsqu’elle découvre « fortuitement » que sa fille, alors âgée d’à peine 13 ans, se fait appeler par l’école du prénom masculin « Arthur » et qu’elle a, par ailleurs, été orientée par l’infirmière scolaire vers le Planning familial « en vue d’une éventuelle prise en charge hormonale ». La mère de famille qui déclare « n’avoir à aucun moment été ni consultée ni informée » apprendra, par la suite, que l’établissement scolaire a mis en place, au cours de la scolarité de sa fille, « un projet de deux ans consistant en la création de vidéos sur la transidentité en partenariat avec l’association (militante) Parlons Trans ». Au programme : la série brestoise TOPIC « dédiée aux jeunes et aux transidentités avec plusieurs jeunes transgenres et cisgenres » en quatre épisodes pour apprendre à vivre sa transidentité, mieux la comprendre, accompagner la transition de son enfant et autres.
Pour Séverine Duminy, coordinatrice nationale du collectif Parents vigilants jointe par BV,
« cette affaire est bien une trahison de la confiance des familles. Elle est l’illustration tragique de ce que le réseau des Parents vigilants dénonce : l’intrusion de l’idéologie à l’école au détriment de l’autorité parentale. »
Une intrusion qui n’a fait que se renforcer, depuis la mise en place des programmes obligatoires Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité (EVARS), en septembre 2025. La responsable du collectif, qui recueille de nombreux témoignages de parents, l’atteste :
« Nous constatons une banalisation préoccupante du sujet du changement de sexe présenté comme un acte simple. »
À cet égard, la responsabilité de l’Éducation nationale dans ses choix de « ressources pédagogiques » en accompagnement des programmes EVARS interroge. Sur la plate-forme Eduscol du ministère est ainsi recommandé à des enfants de 7 ans l’ouvrage Les filles, les garçons et moi, aux Éditions Milan, dans lequel l’enfant peut lire :
« Tu n’as pas le choix de ton sexe biologique mais ce n’est pas parce que tu es née avec une vulve que tu te sens fille. Tu as aussi un genre. Le genre est un sentiment profond et fort, à l’intérieur de toi, d’être né une fille, un garçon ou les deux. »
Tandis qu’en classe de seconde, selon le livret d’accompagnement du programme et sous couvert de lutte contre les discriminations, les élèves sont invités à « prendre conscience que l’identité de genre peut ne pas correspondre au sexe biologique » (temps 4) à travers des témoignages vidéo d’acteurs et influenceurs qui tous témoignent dans le même sens et présentent leur réassignation sexuelle de manière idéalisée. Ainsi, une certaine Laura Badler, youtubeuse trans, explique s’être libérée de son mal-être de garçon aigri et mal dans sa peau en changeant de sexe. L’actrice trans américaine Laverne Cox, première trans à faire la couverture du Times, en évoquant sa tentative de suicide avant de transitionner, suggère implicitement aux jeunes que la transition résout les problèmes.
Fouad Abou Nader remercie les donateurs de Chrétienté-Solidarité
Communiqué de Chrétienté Solidarité :
Depuis 2 mois, grâce à la générosité de ses amis, Chrétienté-Solidarité a déjà envoyé 3 aides financières importantes pour soutenir les villages chrétiens du sud afin de leur procurer des produits de première nécessité.
A l’exception d’Alma-al-Shaab, tous les villages chrétiens de la zone de guerre ont tenu, malgré les ordres d’évacuation israéliens et les tentatives d’incursion du Hezbollah.
Ces Libanais donnent une formidable leçon de courage à leurs compatriotes en restant sur leur terre malgré les immenses risques de la guerre. Ils se font la preuve vivante du patriotisme libanais et de l’enracinement indéfectible des chrétiens sur la terre du Liban.
L’ONG Nawraj, notre partenaire libanais, coordonne parfaitement ce travail de soutien.
Fouad Abou Nader, son infatigable président, a tenu à saluer notre action et à remercier nos donateurs.
Nous poursuivons nos efforts en direction des écoles touchées par la guerre.
