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Deux BD primées pour Jean-François Vivier et ses dessinateurs F. Rizzato et Salvo – Succès mérité !

Jean-François Vivier a longtemps travaillé pour les éditions Dargaud et Lombard avant de voler de ses propres ailes et de créer Rêves de bulles, un label éditorial au profit d’œuvres humanitaires. Aujourd’hui directeur de la collection BD des éditions Artège,(Plein Vent) il souhaite développer la BD historique pour sensibiliser chacun, de manière ludique, aux grands hommes de notre patrimoine historique.

Dans tous ses albums, le fond historique est respecté, les dialogues s’enchainent pour nous mener dans ces aventures tragiques. Le texte concis répond au dessin et soutient le scénario pour bonne compréhension de l’histoire. C’est toujours un tour force de jongler entre bulles et planches pour raconter un événement. C’est ici réalisé avec brio.

Deux de ses derniers albums parus en 2025-2026, viennent de recevoir un prix littéraire couronnant son travail et ces recherches historiques :

– MONSEIGNEUR SALIEGE, celui qui a dit non ! vient de recevoir la MENTION SPECIALE DU PRIX DES AFCL (Association nationale des Familles de Compagnons de la Libération) illustré par Francesco Rizzato aux dessins réalistes et soignés qui montrent le drame et la douleur, tout en jouant avec les couleurs pour que l’espérance et la foi perdure.
– Plus d’informations, pages intérieures, recensions, sur LIVRES EN FAMILLE

– DAMIEN DE MOLOKAÏ, l’apôtre des lépreux a reçu le PRIX EUROPÉEN GABRIEL DE LA BD CHRÉTIENNE, début du mois d’avril 2026, illustré par Salvo dont le trait précis, épuré et évocateur campe le décor pour un scénario vivant et émouvant dans cette grande souffrance.
– Plus d’informations, pages intérieures, recensions, sur LIVRES EN FAMILLE

Découvrez l’œuvre de J.F. Vivier sur LIVRES EN FAMILLE, plus de trente cinq albums : aventures scoutes, récits historiques, héros, saints…
https://www.livresenfamille.fr/5668_jean-francois-vivier

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’IA capte ce qu’il y a de plus intime dans l’homme, puis nous dépossède de nos facultés les plus importantes que sont l’intelligence et la volonté

Xavier Lanne est l’auteur de L’Intimité Assiégée, enjeux réels des technologies et du transhumanisme, essai qui analyse la fragilisation de l’intimité à l’ère numérique, en croisant pensée chrétienne et transhumanisme. À partir de constats concrets — surveillance de masse, captation des données et influence des plateformes — il explique comment les technologies portent atteinte à la liberté la plus fondamentale, celle de la conscience et de l’intimité. L’ouvrage interroge la formule « je n’ai rien à cacher » à la lumière de la tradition de l’Église et propose des pistes pratiques pour protéger la dignité humaine au quotidien. La société transhumaniste actuelle ne peut que rejeter l’intimité en faveur d’une “transparence radicale”. Nous l’avons interrogé :

D’abord, pour nos lecteurs, pourriez-vous vous présenter ? Qu’est-ce qui fait de vous un spécialiste du numérique ?

Je m’appelle Xavier Lanne. Je travaille dans le secteur de la cyberdéfense et de l’intelligence artificielle. Mon parcours professionnel m’a conduit à travailler dans différents domaines du numérique : de l’opérationnel, avec le déploiement de moyens de cyberdéfense, à la R&D, avec la création d’un moteur d’IA comportementale pour la détection d’intrusion sur systèmes embarqués. J’ai ainsi été au contact de beaucoup de domaines du numérique : développement, IA, réseaux et infrastructures, systèmes embarqués, ainsi que la L2I (lutte informatique d’influence) et la LID (lutte informatique défensive).

Si la technique est une grande passion, la philosophie l’est tout autant. Depuis plus de dix ans, je m’interroge sur les enjeux éthiques des technologies en développant une réflexion philosophique, anthropologique et sociétale, toujours ancrée dans les enseignements de l’Église. Cela m’a amené à créer mon blog pour y publier mes réflexions, à intervenir en conférence pour traiter des enjeux de l’IA et dernièrement à publier mon premier livre : L’Intimité assiégée.

Ce livre est le fruit d’une réflexion sur la question de la nécessité humaine de protéger sa vie privée face aux plateformes intrusives. J’y propose une réponse qui articule à la fois philosophie et technique. Je pense que c’est vraiment ce qui me distingue de beaucoup d’auteurs : j’ancre ma réflexion à la fois dans la réalité technique que je connais très bien et dans le réalisme thomiste.

En 1947, alors que ni les réseaux sociaux ni l’intelligence artificielle n’existaient, Georges Bernanos écrivait dans La France contre les robots que la civilisation moderne est “une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.” En quoi l’arrivée de l’intelligence artificielle aggrave cette situation ?

Lorsque Bernanos emploie cette formule, c’est pour dénoncer la vitesse et l’emprise de la technologie sur la vie humaine. Depuis bien longtemps nous sommes entrés dans un monde où la productivité et l’efficacité priment sur la valeur morale et les qualités humaines. C’est également ce que je constate avec les technologies numériques.

Ces technologies en général, et l’intelligence artificielle plus particulièrement, sont une rupture qui nous fait basculer beaucoup plus loin et beaucoup plus profondément dans ce que dénonçait Bernanos. À son époque, le mouvement était unidirectionnel : l’homme dictait et déléguait à la machine des actions précises. C’était l’homme qui impulsait la machine. Aujourd’hui, en plus de cela, la technologie récupère nos données personnelles pour s’adapter et se reconfigurer à chaque individu.

C’est sur ce deuxième aspect que l’IA a un impact important. Avec très peu de données sur une personne, l’IA est capable d’établir des corrélations pour déterminer le profil psychologique précis d’une personne. Une fois ces données récupérées et le profil obtenu, les plateformes ciblent les informations pour atteindre des objectifs définis dans l’algorithme : capter l’attention le plus longtemps possible, faire réagir, vendre des produits, manipuler, etc. Plusieurs ingénieurs de chez Google, Facebook ou Twitter ont dénoncé ces algorithmes qui atteignent l’identité de la personne : “Le vrai produit, c’est ce changement graduel et imperceptible dans votre comportement et votre perception du monde. […] Changer votre façon d’agir, votre façon de penser, qui vous êtes !”

La raison pour laquelle la plupart des personnes sont prêtes à vivre cette “transparence radicale” (Zuckerberg) qu’imposent les plateformes est de pouvoir obtenir des informations et un environnement numérique adaptés, personnalisés, qui correspondent à nos attentes implicites. De ce fait, les IA qui génèrent les fils d’actualité ont la capacité de changer notre façon de percevoir le monde et notre façon de penser.

Les IA génératives, comme ChatGPT, vont plus loin encore, puisque chaque contenu est généré à la volée. Ce n’est plus un fil d’information qui est personnalisé, c’est l’information elle-même, et par là, notre façon d’accéder au monde. Car le risque avec ces IA, c’est de déléguer notre façon de penser, l’effort intellectuel, à l’IA. Or, l’intelligence et la volonté sont ce qui fonde la dignité propre de l’homme. La vertu morale passe donc par un travail de ces deux facultés d’où résulte une croissance spirituelle de la personne.

Enfin, au-delà de cette surveillance consentie, il y a évidemment la surveillance d’État, sujet d’actualité que je ne vais pas développer maintenant. Je soulignerais simplement qu’un article paru il y a quelques semaines mettait en lumière que les catholiques étaient particulièrement réprimés par la surveillance de l’État en Chine (Traduction française par Jeanne Smits).

En résumé, l’IA aggrave la situation en commençant par capter ce qu’il y a de plus intime dans l’homme, puis nous dépossède de nos facultés les plus importantes que sont l’intelligence et la volonté.

Dans votre ouvrage, L’intimité assiégée, vous faites un parallèle entre le transhumanisme et la gnose. Pouvez-vous expliquer cette convergence à nos lecteurs ?

Au fil de mon raisonnement, j’évoque effectivement le transhumanisme qui est ce courant que dénonçait justement Bernanos :

“chacun de vous se fuit soi-même, comme s’il espérait courir assez vite pour sortir enfin de sa gaine de peau…”.

Le transhumanisme est un courant philosophique qui cherche à “poursuivre et à accélérer l’évolution de la vie intelligente au-delà de sa forme humaine actuelle et des limites humaines, au moyen de la science et de la technologie” (Max More). Il se fonde sur l’idée que l’homme doit prendre en main sa propre évolution. Il ne rejette pas forcément l’idée que Dieu existe, mais rejette catégoriquement de s’y soumettre et de se soumettre à des lois morales ou naturelles qui limiteraient ses capacités (sauf s’il les choisit lui-même). On voit ici déjà un premier aspect d’une certaine gnose où le corps et la nature sont considérés comme des prisons dont on devrait s’affranchir.

Un deuxième aspect est le primat de l’esprit sur la matière. Les transhumanistes considèrent l’esprit indépendamment de la matière. Pour eux, l’esprit est indépendant du corps parce que, comme le disait Laurent Alexandre : “notre conscience peut être mise sur des microprocesseurs indépendamment de nos neurones.” S’affranchir entièrement du corps humain est l’objectif des post-humanistes. La seule chose qui doit alors subsister, c’est l’esprit.

Bien sûr, des divergences évidentes entre les religions et le transhumanisme persistent, notamment sur la façon dont on la pratique. Le transhumanisme considère que cette pratique réside dans l’action matérielle sur son propre corps. On retrouve cependant une réelle dimension religieuse que certains penseurs transhumanistes n’hésitent pas à développer.

Est-il possible d’utiliser de façon vertueuse ces nouvelles technologies et si oui, comment ?

Heureusement, oui !

On comprendra que la première chose à faire, c’est de ne pas céder à la tentation de dévoiler sa vie intime à des plateformes pour recevoir du contenu ciblé. Pour trouver des solutions respectueuses, on peut facilement se tourner vers des groupes d’entraide (je pense à wikilibriste.fr). Sinon, on trouvera de nombreuses solutions open source.

La deuxième chose, c’est évidemment d’apprendre à maîtriser nos appareils en étant maître de nos actions. Ça signifie : refuser la réaction, les fonctionnalités qui sont objectivement peu utiles (et Dieu sait que c’est difficile de juger objectivement), etc. Pour cela, on peut s’aider à l’aide de quelques configurations, comme la désactivation des notifications non strictement utiles ou passer l’écran en noir et blanc.

J’ajouterai une dernière règle qui me semble essentielle en cette période de déploiement du contrôle de l’âge. Sur les réseaux sociaux, une proportion importante d’utilisateurs y suivent l’actualité. Je ne peux évidemment pas défendre ces plateformes en raison du viol profond de l’intimité. Je pense qu’il est donc grand temps de réapprendre à suivre l’actualité à partir de sources objectives, non soumises à des algorithmes aux intérêts économiques et politiques inconnus. Pour cela, je conseille d’utiliser les lecteurs de flux RSS : une application à partir de laquelle on peut s’abonner à n’importe quel blog qui propose ce standard. D’ailleurs, pour ceux qui le souhaitent, je travaille actuellement sur un protocole (https://github.com/actupub/spec/) plus évolué que le flux RSS, ajoutant des mécanismes de filtrage et de fédération. Les contributeurs sont les bienvenus !

Les lois humaines participent de la providence divine

Extrait d’un article de l’abbé Barthe sur Res Novae :

[…] On évoquera ici une étude fondamentale de Jean-Rémi Lanavère : Loi naturelle et politique chez saint Thomas d’Aquin. Il y traite notamment de la providence divine, par laquelle Dieu conduit ses créatures vers la perfection, et qui peut être pensée sur le modèle de la vertu humaine de prudence. Inversement, la prudence politique ne sera authentique vertu que si elle a pour modèle la providence divine.

Dieu dans sa régulation de toutes choses, ou loi éternelle qu’on peut identifier à la providence divine, pourvoit aux besoins de toutes ses créatures. Il le fait de manière spécifique pour sa créature rationnelle, qui devient agent libre de la providence divine, et qui pourvoit à son tour :

  • l’homme reçoit en son cœur le dépôt de la loi divine, la loi naturelle qui est « participation de la loi éternelle [c’est-à-dire de la providence divine] dans une créature rationnelle » (ST, I-II, q 91, a 2) ;
  • et il devient providence pour lui-même et les autres hommes par les lois humaines qu’il édicte ou contribue à édicter : la créature rationnelle « participe elle-même de cette providence en pourvoyant à soi-même et aux autres » (ST, même lieu).

La loi naturelle est ainsi le maillon entre providence divine et prudence politique, spécialement dans l’activité législatrice du gouvernant. Étant précisé que cette activité, c’est un point très important, n’est pas seulement celle du gouvernant, mais aussi celle de tous les citoyens qui sont impliqués dans la recherche du bien commun. Parce qu’il est politique par nature, l’homme s’approprie cette loi inscrite dans son cœur par la providence de Dieu et l’applique aux autres comme il est aidé par eux :

« La nature politique de l’homme ne se réalise pas seulement parce que l’homme a naturellement besoin de l’aide des autres, mais parce que son désir naturel n’est satisfait qu’à condition de les aider. […] En vertu de la loi naturelle qui se trouve en lui, l’homme est plus image de Dieu en étant une providence pour les autres qu’en étant une providence pour soi. Il s’assimile plus à Dieu en se préoccupant du bien commun que de son bien propre. […] C’est en étant législateur que l’homme est le plus à l’image du Dieu provident, et c’est lorsqu’il est lui-même source de lois que la loi naturelle se manifeste le mieux en lui. »

Non que tout citoyen ait à exercer à proprement parler une activité de législateur, mais en désirant l’ordre qu’apporte la loi, en lui obéissant strictement, en soutenant son application chez autrui, le citoyen imite le Dieu provident.

Le rôle de la loi humaine est de passer de la généralité de la loi naturelle à une application à des situations pratiques. « Mais dérivation ne signifie nullement déduction », disait Michel Villey : les lois humaines ont un contenu propre en fonction des temps et des lieux. Jusqu’à un certain point, elles sont relatives, nous y reviendrons.

L’évacuation de la transcendance de la loi naturelle par le politique tel qu’issu de la Révolution a fait que les moralistes, par conviction ou par ralliement catho-libéral, ont pris leur parti de cette évacuation et ont dépolitisé la loi naturelle : dans cette nouvelle configuration, elle concerne en direct les individus, sans la médiation généralement nécessaire de la loi humaine[10]. Jean-Rémi Lanavère s’appuie sur Leo Strauss pour rendre Hobbes coupable de ce basculement moderne qui a contribué à faire de la loi naturelle une règle s’appliquant aux hommes hors société, dans « l’état de nature ». Elle devient ainsi loi de l’individu, loi des droits et devoirs humains, en deçà de la politique, mais aussi au-dessus, comme un corpus de normes universelles, loi naturelle détachée de l’appareillage religieux et métaphysique qui l’avait classiquement portée, sécularisée.

Ajoutons qu’au-dessus du champ politique, devenu amoral et areligieux, les « déclarations des droits de l’homme » le bornent plus qu’ils ne le transcendent : les lois humaines ne sont plus destinées à prescrire aux citoyens des actes vertueux, mais seulement à empêcher que les droits des individus soient lésés. Cette nouvelle loi naturelle est accessible à la raison, mais de manière immanente, selon le mode de l’évidence. Laquelle est sujette à variations, si l’on considère par exemple le statut de l’enfant à naître, qui est susceptible d’hériter dans le Code civil et est susceptible d’être éliminé dans la loi de dépénalisation de l’avortement. […]

Embarquez dans le projet OClocher en revivant le webinaire inspirant

Dans le cadre de l’opportunité actuelle de devenir actionnaire de ce projet, nous vous proposons de regarder le webinaire enregistré ce jeudi 23/04/2026 avec Xavier de Colombel (co-fondateur et président d’OClocher). En 30 minutes, vous embarquez dans ce beau projet vous permettant de bien appréhender les contours de cet investissement ainsi que ses fécondités à date et à venir.

Pour voir le webinaire, cliquez sur le lien ci-après :

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

Grand remplacement à Vienne

La proportion d’élèves musulmans dans les écoles primaires et secondaires de Vienne a continué d’augmenter, selon de nouvelles données officielles.

Les chiffres publiés par le bureau de la conseillère à l’éducation Bettina Emmerling montrent que les élèves musulmans représentent désormais 41,2 % de l’effectif scolaire, contre 39,4 % l’année précédente, ce qui en fait le groupe religieux le plus important dans les écoles viennoises.

En comparaison, 34,5 % des élèves se déclarent chrétiens, dont 17,5 % catholiques romains et 14,5 % orthodoxes. 23 % supplémentaires ont déclaré n’avoir aucune affiliation religieuse, tandis que des proportions plus faibles appartiennent à d’autres confessions.

Source : Yves Daoudal

Le triste sort d’une chapelle désacralisée à Paris

En 1909, Marie de la Passion voulait que l’on construise une chapelle à Paris dédiée à sainte Jeanne d’Arc que l’on venait de béatifier. La première pierre est posée le 2 juillet 1911 dans le 14e arrondissement. La bénédiction de la chapelle a eu lieu le 29 septembre 1913, et elle fut consacrée en 1964.

La chapelle est aujourd’hui désacralisée. Faute de moyens et de bras pour entretenir cet édifice, la communauté des Franciscaines missionnaires de Marie avait quitté, à la fin de l’année 2020, ce couvent. Racheté par In’li, filiale du groupe Action Logement, il est, depuis 2021, investi par la coopérative Plateau Urbain, en lien avec les associations Aurore et Carafol.

Du 16 au 25 avril, le collectif Cirque fier.e.s, un groupe qui se revendique LGBTQIA+ et féministe intersectionnel, y a tenu un show.

La chapelle Sainte Jeanne d’Arc fait partie, depuis 2021, du Village Reille, « un tiers-lieu d’occupation temporaire mixte », visant à développer des « expérimentations sociales, culturelles et artistiques, où chacun·e peut s’investir dans un projet commun tout en développant ses propres initiatives ». Un projet financé par la région Île-de-France.

Lors des représentations, l’autel disparaît, laissant place à un portail de cirque où se mêlent danses, acrobaties, nudité et obscénités. Sur son compte Instagram, le Cirque Fier.e.s présente les personnages : Esther, drag queen (la guide) ; Dany Tran, metteur en scène (le feu) ; Merry (le serpent), etc. La drag queen Esther lance les hostilités par ces propos :

« Vous savez que la chapelle Reille ce n’est pas son vrai nom, en vrai c’est la chapelle Sainte Jeanne d’Arc, et on va y mettre le feu ! »

L’eugénisme des embryons se développe à coup de milliers de dollars

Aux Etats-Unis, des start-up se lancent dans le développement de techniques d’édition du génome d’embryons humains, avec l’objectif déclaré de prévenir des maladies génétiques graves.

Les essais cliniques de modification héritable du génome, qui serait donc transmissible à toute la descendance, sont proscrits aux Etats-Unis et dans les 35 pays signataires de la convention d’Oviedo de 1997, dont la France.

Dax, né en Californie d’une mère porteuse, a été sélectionné pour ses gènes prometteurs. Son “père”, qui l’a commandé explique :

“Les données indiquent pour lui une taille de 1m92 et prédisent un QI de 146, ce qui est franchement pas mal, ainsi qu’une espérance de vie supérieure de près de deux ans à la moyenne”.

Cet informaticien et son conjoint ont donc choisi, sur différents critères, l’embryon qu’ils jugeaient comme le meilleur des embryons parmi les 12 fécondés et dont les gènes ont été analysés :

“Ce qui m’intéressait le plus, c’était le critère de l’intelligence, honnêtement. Le truc, c’est qu’on veut minimiser le facteur chance dans tout ce processus.” “Imaginons qu’il grandisse et que finalement il ne devienne pas un génie. Est-ce que je vais être un peu déçu ? Oui. Surpris surtout, forcément”. “Mais le principal reste qu’il soit heureux, en bonne santé et utilise au mieux ses capacités.”

Placardée dans le métro new-yorkais, une publicité géante indique : choisissez votre bébé, le meilleur, le plus intelligent, avec la meilleure santé. C’est la nouvelle lubie des milliardaires de la Silicon Valley qui investissent massivement dans des start-ups d’optimisation génétique.

L’une de ces entreprises, Herasight, a ouvert ses portes à France Télévisions. Dans un laboratoire de Caroline du Nord, l’ADN est extrait, puis le génome entier de chaque embryon est séquencé, tout comme celui des parents. “Il nous faut entre 48 et 72 heures pour avoir assez de données pour chaque échantillon“, précise une employée. L’objectif : croiser les informations et établir ce qu’on appelle un score polygénique, soit une estimation des prédispositions de chaque fœtus à développer tel trait ou telle maladie.

Ce processus, en vue de sélectionner un embryon, est interdit en France. Les États-Unis sont un des rares pays à l’autoriser. Justin Schleede, le directeur du laboratoire, se justifie au nom d’un droit supposé à tout maîtriser :

“Le but est d’avoir des enfants en bonne santé, qui ont du succès, qui ont tous les avantages dans la vie, quel que soit l’avantage.”

Pour le directeur ce ne serait pas de l’eugénisme car cette sélection ne vient pas du gouvernement, mais des clients. Sic.

Victoria et Marshall Fritz ont choisi de faire une FIV avec leurs propres gamètes pour pouvoir sélectionner un bébé, moyennant 25 000 dollars supplémentaires. Ils doivent choisir entre 14 embryons. Victoria Fritz est diabétique et elle ne veut pas que son enfant ait la même maladie. Mais elle-même, aurait-elle eu droit à la vie ?

“Peut-être que mes parents ne m’auraient pas choisie si cette technologie avait existé avant. Je ne sais pas si j’aurais été retenue. C’est quelque chose qui m’a fait réfléchir. On voit les risques de maladie de chaque embryon, mais on doit se rappeler que ce ne sont que des risques. Et ne pas avoir une santé parfaite n’empêche pas d’avoir une vie épanouissante. J’en suis la preuve. Je suis très contente d’être en vie, même si je n’ai pas un bulletin de santé parfait.”

Ces entreprises comptent bientôt vendre la sélection de la couleur des yeux ou des cheveux et veulent aller encore plus loin.

Vers une réforme de l’accouchement sous X ?

L’accouchement sous X est une pratique alternative à l’avortement, qui permet à la femme en détresse de confier, de façon anonyme, son enfant à naître à l’adoption plutôt que de l’éliminer.

Un rapport, qui doit être remis prochainement au gouvernement, recommande de “rééquilibrer” la loi concernant l’accouchement sous X afin de permettre aux enfants d’accéder à leurs origines tout en maintenant la possibilité pour les mères de ne pas avoir de contact avec eux. Il s’agirait d’aller vers “un accouchement confidentiel en s’inspirant du modèle allemand”, indique ce rapport du Conseil national de l’adoption (CNA) et du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop).

Si une mère biologique souhaite maintenir le secret de son identité, elle devra se manifester aux 12 ans de l’enfant et ce serait ensuite à la justice de trancher. “Le droit d’accès des enfants à leurs origines personnelles ne doit pas être un droit subordonné à la seule volonté de la mère de naissance”, justifie le rapport.

Il souligne également la “nécessité” de proposer un “accompagnement” par différents professionnels (psychologues, médecins etc.) des enfants concernés, des mères biologiques et des parents adoptifs.

Parmi ses autres recommandations : légaliser et encadrer le recours aux tests ADN dans une démarche de recherche des origines et supprimer la possibilité pour la mère de naissance de s’opposer à la levée du secret de son identité après son décès.

En 2023, 441 enfants sont nés sous X, d’après les dernières données disponibles de l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE).

Emmanuel Macron veut faire avorter les bébés d’Andorre

L’Andorre compte environ 85 000 habitants mais enregistre un taux de fécondité très faible qui entraîne un vieillissement rapide de la population. Mais c’est visiblement encore trop pour le co-prince d’Andorre, à savoir Emmanuel Macron, en visite dans la principauté aujourd’hui.

Andorre est avec le Vatican le dernier Etat en Europe où l’avortement est strictement interdit. Aucune femme ne réclame l’avortement.

« Je souhaite que ce débat progresse et qu’il permette de répondre à une demande que j’entends. Votre gouvernement a fait une proposition d’avancer. Elle me paraît proportionnée. »

« Le gouvernement s’efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée sans compromettre notre système politique », a déclaré le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, qui il y a un mois a dit espérer « dépénaliser » l’avortement d’ici un an.

Macron avait déjà évoqué le sujet lors de sa première visite en 2019.

L’autre co-prince est un évêque, MgrJosep-Lluís Serrano Pentinat. Son prédécesseur avait dit qu’il « abdiquerait » si l’avortement était dépénalisé.

Le projet de loi, qui devait être présenté en automne 2025, puis au premier trimestre 2026, pose un problème : il faudra une modification de la Constitution, qui dans son article 8 « reconnaît le droit à la vie et protège totalement celle-ci dans ses différentes périodes ».

“C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau” – l’abbé Berlioux nous offre un guide pour 31 jours avec Marie

Admirable institution du Mois de Marie ! C’est le mois du printemps et des fleurs ; il appartient donc à notre Mère du ciel que la Sainte Ecriture appelle le Lys des champs, la Fleur des vallées, la Rose des jardins de Jéricho. C’est le mois le plus beau. C’est le mois de Marie.

L’abbé Berlioux (1829-1887) était prêtre du diocèse de Grenoble. Il est né dans un petit village en face de l’Alpe d’Huez. Comme cela était assez habituel à l’époque, il a mis par écrit des conseils spirituels pour ses paroissiens. Ses livres sont des ouvrages simples et concrets, qui proposent trente jours sur une thématique précise : Un mois avec la Vierge Marie, Un mois avec nos amies les âmes du purgatoire, Un mois avec saint Joseph, Un mois avec le Sacré-Cœur de Jésus…

Dans ce livret, pour chaque jour : une lecture, une méditation guidée, un exemple – petite histoire avec une intervention de la sainte Vierge – et une prière. Lecture vivifiante ô combien !

Avec les petits, aimons la simplicité de Marie ; Avec les Bourgeois de Calais réfugions-nous sous son a protection ; Avec saint Edmond de Cantorbery aimons la chasteté ; Avec cet officier français protestant, laissons-nous guider par Marie ; Connaissez-vous la puissance du Souvenez-vous ? Et celle de l’Ave Maria chanté par ce petit mutilé ? …. Trente et une histoires, méditations guidées, lectures spirituelles pour rester avec Notre-Dame pendant tout ce mois de mai.
Pour mieux la connaître, mieux l’aimer. Ayons à cœur d’honorer la Sainte Vierge, de fleurir sa statue avec les enfants dans l’oratoire familial, réciter le chapelet…

Marie reine des foyers, Marie forte comme une armée rangée en bataille… Guidez nos pas, nos cœurs et nos âmes. Protégez nos familles, sauvez la France.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/liturgie-prieres/24783-un-mois-avec-la-vierge-marie.html

Un mois avec la Vierge Marie, Abbé Berlioux, 70 pages, 3€. Existe aussi en gros caractères 100 pages, 4€.
https://www.livresenfamille.fr/liturgie-prieres/24789-un-mois-avec-la-vierge-marie-gros-caracteres.html

Et vous trouverez une belle sélection des meilleurs auteurs sur la Vierge Marie, sur Livres en Famille, la librairie au service de la famille.

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Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : tout reste à faire

L’Assemblée nationale a finalement approuvé le rapport et les recommandations du député Charles Alloncle sur l’audiovisuel public. Ce dernier déclarait dans le JDNews :

Nous avons mené près de 70 auditions, entendu plus de 230 personnes pendant plus de 200 heures et exploré en profondeur les trois grandes dimensions de notre enquête : la neutralité, les conflits d’intérêts et les dérives financières. Chacune aurait d’ailleurs pu, à elle seule, justifier une commission d’enquête. Au départ, nous devions surtout travailler sur la neutralité. Mais, très vite, nous avons compris que le cœur du problème était ailleurs : dans l’utilisation des 4 milliards d’euros d’argent public, sur fond de conflits d’intérêts, de favoritisme, d’externalisation massive et de dépenses somptuaires. Avant la décision d’Éric Ciotti et du groupe UDR, l’Assemblée nationale n’avait jamais mené une telle enquête sur l’audiovisuel public. Après six mois de travaux, ce n’était pas un luxe. […]

Il y a eu énormément de révélations : surfacturations de certaines sociétés de production, indemnités de départ très élevées, maintien du système des animateurs-producteurs malgré les alertes répétées de la Cour des comptes, cumuls problématiques, communication financière trompeuse de France Télévisions ou encore dépenses difficilement justifiables. Mais s’il fallait n’en retenir qu’une, ce serait l’ampleur des conflits d’intérêts entre certains dirigeants de l’audiovisuel public et des sociétés de production privées. Plusieurs cas ont été mis en lumière. Celui de Nathalie Darrigrand est particulièrement frappant : après avoir attribué des contrats importants à la société Together, elle rejoint cette même structure quelques mois après avoir bénéficié d’une indemnité de départ de près de 400 000 euros de France Télévisions, tandis que le volume de contrats avec le groupe public augmente fortement. D’autres situations poussent à s’interroger : les allers-retours de Takis Candilis entre Banijay et France Télévisions, ou encore Anne Holmes, directrice de la fiction, qui a reconnu partir en vacances chez un producteur travaillant avec le groupe tout en affirmant, comme procédure de déport, laisser à ses N-1 le soin d’instruire ces dossiers… Le cas de Bernard-Henri Lévy pose également question : président du conseil de surveillance d’Arte, il a vu la chaîne acquérir pour 750 000 euros de ses propres documentaires en près de dix ans. […]

France Télévisions incarne une bureaucratie lourde, marquée par des doublons, des zones grises et des avantages difficiles à justifier. Certaines situations interrogent directement l’usage de l’argent public. Le cas des deux directeurs des opérations spéciales est révélateur : malgré plus de deux heures d’audition, leurs périmètres respectifs sont restés flous. L’un d’eux, Arnaud Ngatcha, cumulait un poste au sein du groupe, rémunéré plus de 100 000 euros net, avec une fonction d’adjoint à la mairie de Paris. Plus troublant encore, une affirmation sous serment de Delphine Ernotte sur ses missions a été contredite par l’intéressé lui-même. Ces éléments, que nous avons documentés, posent une question simple : chaque euro d’argent public correspond-il réellement à des missions utiles et exercées ? À l’heure où la contrainte budgétaire s’accroît, il devient urgent de restaurer de l’efficacité dans la dépense publique […]

Nous avons documenté nombre d’entorses aux règles de pluralisme, y compris en période électorale, avec des déséquilibres marqués dans les temps de parole. Cela interroge d’autant plus que certaines directions assument publiquement une ligne éditoriale orientée, en rupture avec les obligations de neutralité du service public. Au-delà des chiffres, ces dérives tiennent aussi aux profils parfois très engagés de certains dirigeants ou cadres, y compris dans les instances censées garantir la régulation. Le cas de France TV Slash est tout aussi révélateur. Cette plateforme destinée aux jeunes a diffusé des contenus controversés sur la drogue, la pornographie transsexuelle, des thèses racialistes sur « le privilège blanc », un appel aux dons pour le comité Justice pour Adama Traoré… Delphine Ernotte a d’abord assumé ces choix, avant que les responsables ne reconnaissent certaines erreurs. Au fond, le sujet est celui du pilotage éditorial : comment garantir la neutralité et éviter que le service public ne devienne un outil d’expression militante ? […]

Ce qui m’a le plus marqué, c’est le nombre de témoignages reçus en off, souvent anonymes, via des messageries cryptées. Des professionnels qui travaillent au cœur de ces structures, témoins de dysfonctionnements, mais qui hésitent à les dénoncer. Cela révèle un climat préoccupant : une pression diffuse, une culture de l’omerta, un climat qui étouffe toute parole libre et indépendante. Donc, oui, il reste des zones d’ombre. Mais ce que nous avons mis au jour, en dépit des entraves répétées, qu’elles soient venues de France Télévisions, de la présidente de l’Assemblée, du président macroniste de la commission, lui-même administrateur de Radio France et LCP encore très récemment, actuel administrateur de France Médias Monde (France 24, RFI) pourtant objets de cette même commission d’enquête, est déjà suffisamment solide pour justifier des réformes profondes. Et j’en suis convaincu, ce travail n’est qu’un début.

Sacrilège

Le diocèse de Coire a annoncé dans un communiqué du 17 avril avoir terminé son enquête sur un incident survenu lors d’une bénédiction des animaux qui s’est tenue le 4 octobre dernier à la paroisse du Bon Pasteur à Zurich.

« En raison des mauvaises prévisions météorologiques, la bénédiction a été déplacée à l’intérieur et combinée avec une célébration eucharistique. Au cours de cette célébration, trois personnes ont partagé une partie de leurs hosties avec leurs chiens ».

L’évêque diocésain Joseph Bonnemain avait ouvert une enquête.

« Les conclusions de l’enquête ont clairement démontré que les trois individus n’ont pas agi avec une intention sacrilège. Par conséquent, ils ne peuvent être accusés de sacrilège, puisqu’ils n’avaient pas cette intention. Ils n’ont donc pas encouru l’excommunication réservée au Siège apostolique comme sanction pour leurs actes ».

Le droit canonique stipule que

« Celui qui jette les espèces consacrées ou qui, dans un but sacrilège, les emporte ou les conserve, encourt une excommunication latae sententiae réservée au Siège apostolique. »

La question en litige, selon la déclaration du diocèse, est de savoir si une personne peut commettre un sacrilège contre l’Eucharistie sans le vouloir. Selon le commentaire canonique de la Canon Law Society of America :

« Le canon envisage trois situations délictuelles possibles : jeter irrespectueusement les espèces sacrées (généralement des hosties consacrées) ou les disperser dans un lieu inapproprié, les prendre intentionnellement du tabernacle à des fins sacrilèges (par exemple, un rituel satanique), ou les conserver à de telles fins obscènes alors qu’elles ont été obtenues légitimement (par exemple, lors d’une eucharistie). »

L’évêque de Coire a conclu qu’un délit, ou crime canonique, n’aurait pu avoir lieu sans intention sacrilège de la part des catholiques impliqués.

Le droit canonique établit que les catholiques qui enfreignent une loi ne peuvent être punis s’ils sont « sans faute, ignorant qu’ils ont violé la loi ou le précepte ». Cependant, « l’ignorance grossière, passive ou affectée » n’exclut pas la possibilité d’une punition.

Si ces catholiques ne sont pas coupables car ils ignoraient la gravité de leur acte, faut-il alors condamner les clercs qui les ont gardés dans cette ignorance ?

Le diocèse a qualifié l’incident de « profondément regrettable » et a déclaré que l’évêque avait organisé une retraite avec toute l’équipe paroissiale pour approfondir l’exhortation apostolique du pape François sur l’Eucharistie, Desiderio desideravi.

Selon le site web local SwissCath, un chapelet de réparation a été récité le 3 janvier dans l’église même où l’incident s’est produit. Ce chapelet, organisé à l’initiative de laïcs locaux, a rassemblé une quarantaine de participants.

Mgr Bonnemain, prêtre de l’Opus Dei nommé par le pape François en 2021 à la tête du diocèse de Coire, a été confronté à un certain nombre de controverses ces dernières années. Il a essuyé des critiques de la part des prêtres diocésains après avoir publié un code de conduite enjoignant au clergé d’éviter « les jugements négatifs généraux sur des comportements prétendument non bibliques fondés sur l’orientation sexuelle » et de s’abstenir de poser des « questions offensantes sur la vie intime et la situation amoureuse » ou sur « les mariages et divorces antérieurs ». Plus de 40 prêtres ont refusé de signer le document, arguant que les normes les empêcheraient d’enseigner la doctrine catholique sur la sexualité, d’assurer une préparation adéquate au mariage et à l’ordination, et de poser des questions appropriées à leur rôle dans la confession sacramentelle. Les prêtres ont également critiqué les normes qui les obligeaient à « reconnaître les droits sexuels comme des droits humains, en particulier le droit à l’autodétermination sexuelle ».

L’évêque a également essuyé une vague de critiques après avoir déclaré qu’il ne sanctionnerait pas les prêtres bénissant les unions civiles entre personnes de même sexe , et pour sa proposition (retirée par la suite) de donner un nouveau nom au mariage entre un homme et une femme, tel que « mariage biologique », afin de le distinguer des autres types d’unions.

Le diocèse de Coire lui-même a également fait l’objet de nombreux incidents. En août 2022, une responsable paroissiale a récité des prières aux côtés d’un prêtre pendant la liturgie eucharistique lors d’une messe, ce qui a incité Mgr Bonnemain à ouvrir une enquête canonique préliminaire et à signer une lettre épiscopale conjointe le 5 janvier dernier, appelant au respect des normes liturgiques.

Les divisions entre chrétiens affaiblissent notre capacité à être des porteurs efficaces de paix

En attendant que le pape Léon XIV accueille en audience le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, il a reçu le chef de la communion anglicane, à qui il a déclaré :

Alors que notre monde souffrant a grandement besoin de la paix du Christ, les divisions entre chrétiens affaiblissent notre capacité à être des porteurs efficaces de cette paix. Si nous voulons que le monde accueille notre prédication avec sincérité, nous devons donc persévérer dans la prière et nos efforts pour lever les obstacles qui entravent la proclamation de l’Évangile. Cette insistance sur la nécessité de l’unité pour une évangélisation plus fructueuse a été un thème central de mon ministère ; elle se reflète d’ailleurs dans la devise que j’ai choisie lors de mon ordination épiscopale : «  In Illo uno unum » , « En l’Un – c’est-à-dire le Christ – nous sommes un »  (Saint Augustin,  Enarr. in Ps.,  127, 3).

Le pèlerinage et les préfectures

Le dernier numéro de l’Appel de Chartres s’est intéressé à la Direction des Soutiens du pèlerinage et notamment aux relations entre Notre-Dame de Chrétienté et les autorités préfectorales :

Notre pèlerinage emprunte près de 180 km de voies publiques, toutes colonnes confondues et organise plusieurs grands rassemblements (messes et bivouacs) de plusieurs milliers de pèlerins. Cet évènement requiert des déclarations en préfectures afin que les services de l’Etat s’assurent de la bonne prise en compte de la sécurité des pèlerins lors du déroulement nominal du pèlerinage ou en cas de crise. Mon rôle d’adjoint du directeur des soutiens consiste à assurer la coordination des pôles de la direction des soutiens dans l’élaboration de nos dossiers de sécurité adressés aux préfectures et à maintenir une relation appropriée avec les services de l’Etat, en préparation comme en conduite du pèlerinage, afin de faire face à tous les imprévus.

Qui sont vos principaux interlocuteurs au sein des services de l’État (préfecture, gendarmerie, police, pompiers) et comment perçoivent-ils la croissance constante du nombre de pèlerins ?

Ce sont les directeurs de cabinet des quatre préfectures qui centralisent l’action de l’Etat dans leur département respectif et coordonnent sa réponse aux besoins du pèlerinage. De nombreux contacts sont également pris avec les services de police et de gendarmerie en fonction des zones de responsabilité, urbaines ou rurales, de chaque entité. Enfin, les services départementaux d’incendie et de secours (BSPP à Paris) et la force militaire Sentinelle veillent à disposer d’ un ensemble d’information leur permettant de se familiariser en amont avec l’organisation complexe du pèlerinage. Nos interlocuteurs saluent généralement la qualité de l’organisation du pèlerinage. La planification des colonnes de pèlerins, l’organisation des grands rassemblements que sont les messes et les bivouacs témoignent d’ une expertise avérée de Notre Dame de Chrétienté mais aussi de la capacité de l’association à gérer la croissance du nombre de pèlerins en toute sécurité.

Avec les records d’inscriptions de ces dernières années, y-a-t-il des exigences spécifiques des autorités en matière de gestion de flux et de sécurité incendie sur les bivouacs ?

La règlementation applicable aux grands rassemblements s’applique à partir de 5000 participants. Le pèlerinage est donc concerné depuis longtemps ! Notre croissance en effectifs s’est accompagnée d’ une montée en compétence des pôles de la direction des soutiens, qui est force de proposition vis-à-vis des autorités pour assurer la sûreté (lutte contre les menaces intentionnelles telles que terrorisme, vol, agression…) et la sécurité (lutte contre les menaces accidentelles telles que les accidents, incendies) du pèlerinage. Ainsi, Notre Dame de Chrétienté est le premier opérateur privé en France à avoir mis en œuvre des moyens de vidéo-surveillance par drone permettant de jour comme de nuit d’identifier toute intrusion et tout départ de feu sur le bivouac. […]

Il est encore temps de rejoindre la direction des soutiens du pèlerinage en contactant [email protected]

Les dangers de l’occultisme

Véronique Jacquier reçoit :

  • 𝐀𝐛𝐛𝐞́ 𝐆𝐮𝐲-𝐄𝐦𝐦𝐚𝐧𝐮𝐞𝐥 𝐂𝐀𝐑𝐈𝐎𝐓, exorciste, recteur de la basilique d’Argenteuil et auteur de “La citadelle imprenable – Petite méthode pour résister à l’ennemi et obtenir la libération”
  • 𝐂𝐞𝐜𝐲𝐥𝐢𝐚 𝐑𝐀𝐍𝐂̧𝐎𝐍, journaliste et réalisatrice de documentaires
  • 𝐀𝐝𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐁𝐎𝐔𝐇𝐎𝐔𝐑𝐒, auteur de “Frédéric Lenoir, héritier, témoin et acteur de la diffusion d’un christianisme ésotérique”
  • 𝐀𝐠𝐧𝐞̀𝐬 𝐃𝐄𝐕𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑𝐒

Les idéologues du genre font leur propagande au collège, à l’insu des parents

Une mère témoigne auprès de Boulevard Voltaire que sa fille, après avoir été scolarisée dans un collège-lycée brestois, a, depuis, coupé les ponts avec sa famille et décidé de subir une « torsoplastie » pour se faire mutiler la poitrine. Un geste chirurgical irréversible contre lequel sa mère ne peut plus rien, puisque sa fille « en transition de genre » a maintenant 18 ans.

Cette mère de famille adresse une lettre à Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, pour dénoncer « l’influence des projets pédagogiques militants » dans les établissements scolaires qui ont précipité sa fille dans « des choix qu’elle pourrait un jour regretter ». Et insiste sur « l’urgence d’une réflexion sur la prise en charge de la transidentité au sein de l’Éducation nationale », précisant à BV vouloir alerter d’autres parents afin qu’« ils sachent où inscrire leurs enfants à la rentrée prochaine et là où il ne faut pas les mettre ».

Tout a commencé en classe de cinquième, lorsqu’elle découvre « fortuitement » que sa fille, alors âgée d’à peine 13 ans, se fait appeler par l’école du prénom masculin « Arthur » et qu’elle a, par ailleurs, été orientée par l’infirmière scolaire vers le Planning familial « en vue d’une éventuelle prise en charge hormonale ». La mère de famille qui déclare « n’avoir à aucun moment été ni consultée ni informée » apprendra, par la suite, que l’établissement scolaire a mis en place, au cours de la scolarité de sa fille, « un projet de deux ans consistant en la création de vidéos sur la transidentité en partenariat avec l’association (militante) Parlons Trans ». Au programme : la série brestoise TOPIC « dédiée aux jeunes et aux transidentités avec plusieurs jeunes transgenres et cisgenres » en quatre épisodes pour apprendre à vivre sa transidentité, mieux la comprendre, accompagner la transition de son enfant et autres.

Pour Séverine Duminy, coordinatrice nationale du collectif Parents vigilants jointe par BV,

« cette affaire est bien une trahison de la confiance des familles. Elle est l’illustration tragique de ce que le réseau des Parents vigilants dénonce : l’intrusion de l’idéologie à l’école au détriment de l’autorité parentale. »

Une intrusion qui n’a fait que se renforcer, depuis la mise en place des programmes obligatoires Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité (EVARS), en septembre 2025. La responsable du collectif, qui recueille de nombreux témoignages de parents, l’atteste :

« Nous constatons une banalisation préoccupante du sujet du changement de sexe présenté comme un acte simple. »

À cet égard, la responsabilité de l’Éducation nationale dans ses choix de « ressources pédagogiques » en accompagnement des programmes EVARS interroge. Sur la plate-forme Eduscol du ministère est ainsi recommandé à des enfants de 7 ans l’ouvrage Les filles, les garçons et moi, aux Éditions Milan, dans lequel l’enfant peut lire :

« Tu n’as pas le choix de ton sexe biologique mais ce n’est pas parce que tu es née avec une vulve que tu te sens fille. Tu as aussi un genre. Le genre est un sentiment profond et fort, à l’intérieur de toi, d’être né une fille, un garçon ou les deux. »

Tandis qu’en classe de seconde, selon le livret d’accompagnement du programme et sous couvert de lutte contre les discriminations, les élèves sont invités à « prendre conscience que l’identité de genre peut ne pas correspondre au sexe biologique » (temps 4) à travers des témoignages vidéo d’acteurs et influenceurs qui tous témoignent dans le même sens et présentent leur réassignation sexuelle de manière idéalisée. Ainsi, une certaine Laura Badler, youtubeuse trans, explique s’être libérée de son mal-être de garçon aigri et mal dans sa peau en changeant de sexe. L’actrice trans américaine Laverne Cox, première trans à faire la couverture du Times, en évoquant sa tentative de suicide avant de transitionner, suggère implicitement aux jeunes que la transition résout les problèmes.

Fouad Abou Nader remercie les donateurs de Chrétienté-Solidarité

Communiqué de Chrétienté Solidarité :

Depuis 2 mois, grâce à la générosité de ses amis, Chrétienté-Solidarité a déjà envoyé 3 aides financières importantes pour soutenir les villages chrétiens du sud afin de leur procurer des produits de première nécessité.

A l’exception d’Alma-al-Shaab, tous les villages chrétiens de la zone de guerre ont tenu, malgré les ordres d’évacuation israéliens et les tentatives d’incursion du Hezbollah.

Ces Libanais donnent une formidable leçon de courage à leurs compatriotes en restant sur leur terre malgré les immenses risques de la guerre. Ils se font la preuve vivante du patriotisme libanais et de l’enracinement indéfectible des chrétiens sur la terre du Liban.

L’ONG Nawraj, notre partenaire libanais, coordonne parfaitement ce travail de soutien.

Fouad Abou Nader, son infatigable président, a tenu à saluer notre action et à remercier nos donateurs.

Nous poursuivons nos efforts en direction des écoles touchées par la guerre.

Rapport Alloncle et loi Falorni : la neutralité de l’information à l’épreuve de l’ultime frontière

L’attente du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, dont le sort se décide ce lundi 27 avril 2026, intervient dans un contexte de forte polarisation autour du projet de loi relatif à l’« aide active à mourir ». Au-delà du seul débat législatif, une question plus large s’impose : celle des conditions dans lesquelles une démocratie délibère aujourd’hui sur les sujets les plus sensibles. Et, en particulier, celle du rôle du service public audiovisuel dans cette délibération.

Un débat de société sous tension narrative

À la lumière des auditions parlementaires et des pistes soulevées par les travaux de la commission, un constat s’impose : sur le plan strictement quantitatif, le pluralisme des positions semble globalement respecté. Les temps de parole ne révèlent pas de déséquilibre manifeste entre partisans et opposants du texte.

Pourtant, réduire l’analyse à cet indicateur serait passer à côté de l’essentiel. Ce qui structure aujourd’hui la perception du débat public n’est pas seulement la répartition des opinions, mais la forme même sous laquelle elles sont exprimées.

Les témoignages individuels, souvent bouleversants, occupent une place centrale dans la médiatisation de la fin de vie. Leur force tient à leur évidence : ils donnent un visage à des situations de souffrance extrême, difficilement contestables dans leur humanité. Mais cette puissance narrative produit aussi un effet secondaire : elle tend à reléguer les autres registres de réflexion — médicaux, philosophiques, juridiques — au rang d’abstractions désincarnées.

Quand l’émotion structure le débat public

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer froidement émotion et raison. Aucune délibération sur la fin de vie ne peut se passer de récits, ni ignorer ce que vivent les patients et leurs proches. Mais encore faut-il s’interroger sur l’effet de saturation émotionnelle que peut produire la mise en récit médiatique de la souffrance.

Dans ce cadre, une difficulté apparaît : comment maintenir un espace de réflexion réellement contradictoire lorsque le débat est d’abord structuré par l’identification empathique aux situations individuelles ? Autrement dit, comment délibérer lorsque l’émotion ne constitue plus seulement une composante du débat, mais son cadre dominant de réception ?

Une parole soignante en quête de place

Ce déséquilibre perçu ne concerne pas seulement les formats médiatiques. Plusieurs acteurs des soins palliatifs font état d’un sentiment de marginalisation dans l’espace public. Leur parole, centrée sur l’accompagnement, la complexité du soin et la temporalité de la fin de vie, serait trop souvent reléguée à une fonction technique, voire défensive.

Or, la question de la fin de vie ne se réduit pas à l’opposition entre deux positions idéologiques. Elle engage au contraire deux rationalités distinctes, toutes deux légitimes mais parfois difficiles à articuler : d’un côté, une logique d’autonomie individuelle, centrée sur la maîtrise de sa propre fin ; de l’autre, une éthique du soin fondée sur la protection des personnes vulnérables et l’accompagnement jusqu’au terme naturel de la vie.

Informer autrement que raconter

Dans une démocratie pluraliste, le service public de l’information ne peut se limiter à refléter les opinions existantes. Il a aussi pour responsabilité de structurer les conditions du débat, en rendant visibles les différentes dimensions d’un même enjeu.

Sur la fin de vie, cela implique au moins trois exigences simples mais souvent mises à l’épreuve :
• Ne pas réduire la discussion à une opposition entre autonomie et compassion, mais interroger leur articulation ;
• Distinguer clairement le soulagement de la souffrance de l’acte de donner la mort, distinction souvent brouillée dans les représentations publiques ;
• Intégrer pleinement la parole des soignants, y compris lorsqu’elle exprime des réserves ou des tensions éthiques.

Un enjeu démocratique plus large

La question posée dépasse donc largement le seul champ audiovisuel. Elle concerne la manière dont nos sociétés organisent aujourd’hui la confrontation des points de vue sur les sujets fondamentaux.

Le pluralisme ne se mesure pas uniquement à la diversité des opinions exprimées, mais aussi à la diversité des formes de rationalité reconnues comme légitimes dans l’espace public. À cet égard, le risque n’est pas tant l’absence de débat que sa réduction progressive à une dramaturgie de l’émotion, où l’argumentation cède le pas à l’identification.

Préserver un débat démocratique exige alors autre chose qu’un simple équilibre des temps de parole : cela suppose de maintenir les conditions d’une véritable mise en discussion des arguments, dans toute leur complexité, même lorsqu’ils résistent à l’évidence immédiate du récit. C’est à cette condition seulement que l’audiovisuel public pourra être ce qu’il prétend être : non pas un miroir de l’opinion, mais un espace de formation du jugement.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les sacres vus du terrain

Chers amis, chers lecteurs,

On peut dire que, sur ce blog, la bataille des sacres fait rage. Les différents instituts y vont de leurs arguments, et se faire une opinion n’est peut-être pas chose évidente loin s’en faut. Aussi je ne résiste pas à l’envie de mettre mon grain de sel et d’expliquer quel peut être le point de vue d’un simple fidèle (de la FSSPX, n’avançons pas masqués, n’est-ce pas ?).

L’abbé Spriet, dans l’un de ses articles parus récemment sur ce même blog résume bien la situation : La FSSPX déclare qu’il y a un état de nécessité, c’est son seul (ou ultime argument) et décide pour cela de sacrer des évêques sans l’autorisation du pape. Les autorités romaines étant défaillantes il convient d’y suppléer, et le moyen utilisé est ici le sacre d’évêques.
A cet état de fait certains disent :

• Il y a un état de nécessité mais ce n’est pas une raison pour « désobéir » au pape.

• Il n’y a pas d’état de nécessité, l’Eglise a toujours connu des crises et il est néfaste de s’en « séparer » pour vouloir la sauver. D’ailleurs les instituts Ecclesia Dei œuvrent de l’intérieur et parviennent à leurs fins sans avoir à se « séparer » de Rome.

Alors n’étant ni juriste ni théologien, en aucun cas je ne rentrerai dans des considérations techniques. Voilà simplement ce que peut constater un simple fidèle (et à l’instar de l’abbé Spriet je ne parlerai que pour la France, situation que nous connaissons le mieux) :

L’état de nécessité est pour nous simples fidèles, une réalité très tangible pour les raisons ci-dessous :

a. Sans affirmer un lien de dépendance systématique, on peut raisonnablement penser que l’existence et le maintien des instituts Ecclesia Dei tiennent par l’équilibre créé par la FSSPX. Autrement dit ces mêmes instituts verraient inévitablement leur influence réduite à peu de chose si la FSSPX n’exerçait pas un rôle de contrepoids indispensable. Et les sacres version 1 et 2 sont la condition de cet équilibre.

Dès lors comment ne pas privilégier une œuvre appelée à durer dans le temps par rapport à d’autres dont la situation est précaire et dépend du bon vouloir de l’évêque du lieu dont on connaît bien souvent l’hostilité ?

b. Les instituts Ecclésia Dei œuvrent de « l’intérieur » certes ! mais il se pourrait très bien que dans un mois ils aient été sommés de quitter leur paroisse. Leur stabilité est douteuse et dépend de décisions locales parfois bien arbitraires.

En effet nous avons pu voir à plusieurs reprises la FSSP se faire remercier manu militari et ipso facto de certains diocèses (Quimper, Dijon, Grenoble, Versailles et j’en passe…). Alors qu’on m’explique comment je peux bénéficier des sacrements et de la doctrine traditionnelle avec un institut qui pourrait très bien ne plus être là dans une semaine, en fonction du caprice d’un évêque ? (Et qu’on ne me dise pas « mais il faut faire confiance à la Providence » ça ne marchera pas !).

En effet on reste songeur quand on voit des fidèles de la FSSP finir avec une banderole devant leur église fermée sur laquelle est inscrite « nous ne sommes pas des Catholiques de seconde zone ».

Je n’ai aucune envie de m’entendre dire par mon évêque que « la seule chose qui compte c’est l’obéissance ». Autrement dit, pas de panique, arrêtez de réfléchir, on pense pour vous ! Malheureusement pour eux, mon cerveau n’a pas encore besoin d’une prothèse intellectuelle, et je veux ma messe tradi le dimanche sans devoir me justifier ni craindre jour après jour l’humeur changeante de mon évêque.

On reste dubitatif lorsque ces mêmes fidèles se voient interdire de manière purement arbitraire la tenue d’un pèlerinage entre Vienne et Fourvière.

Les exemples sont nombreux et illustrent trop bien la dépendance de ces instituts face à des pasteurs souvent très hostiles.

c. Certains disent encore qu’il y a de bons évêques. En effet il en existe, mais il faut vraiment les trouver.

Par ailleurs on sait parfois ce qu’il advient des bons évêques. On se rappelle tous de Mgr Rey, évêque de Frejus-Toulon à qui l’on a refusé d’ordonner des prêtres jugés trop tradis pour des raisons plus que douteuses.

Il s’est fait remercier par la suite purement et simplement.

Alors pareil, comment être en confiance avec des autorités aussi distantes, ou tout ce qui ne fonctionne pas dans le sens qu’il souhaite est immédiatement étouffé ?

d. Comment expliquer que lorsqu’un évêque de la FSSPX se déplace pour confirmer des enfants dans une de leurs paroisses, une bonne partie des candidats soient des fidèles de la FSSP ?
Si l’évêque est un bon évêque, ou s’il faut lutter de l’intérieur, ou encore s’il faut obéir quoi qu’il arrive… Pourquoi venir chez nous ? Justement parque dans ce cas précis l’évêque du lieu n’effectue pas son travail et il est normal que l’évêque de la FSSPX (sacré illégalement !?) vienne pallier cette défaillance.

Les exemples ci-dessus ne sont pas des théories ni des concepts sur l’état de nécessité mais des réalités bien vécues par les fidèles. Là, on ne parle pas d’ecclésiologie ou de droit canonique on parle d’avoir un simple accès aux sacrements pour sauver son âme. Force est de constater qu’il est laissé à la discrétion des évêques. Cette situation est inacceptable.

Alors je n’ai pas la prétention de mettre tout le monde d’accord sur un sujet aussi pointu, néanmoins il faut retenir ceci : marié et père de quatre enfants je reste pragmatique. Mon objectif est de transmettre à ma famille une doctrine sûre et des sacrements accessibles.

L’état intérieur de l’Eglise est actuellement beaucoup trop instable, les autorités trop incertaines et les garanties trop faibles pour que je puisse y aller sereinement.

Si je suis fidèle de la FSSPX c’est parce que j’ai la certitude absolue :

  • Que leurs sacrements sont valides.
  • Que leur doctrine est sûre
  • Qu’ils seront là dimanche prochain pour célébrer la messe traditionnelle (ce qui n’est pas le cas des autres instituts).
  • Et accessoirement que leur liberté de parole permet de dire la vérité mais également de dénoncer les erreurs.

Ces quatre critères-là je ne les retrouve pas ailleurs.

Par ailleurs :

  • Le simple fidèle que je suis ne va pas s’embarrasser d’un étroit juridisme qui semble ne plus correspondre à la situation. En effet si ma maison brûle je ne me soucie pas de savoir si mon extincteur est bien aux normes NF EN 2 et NF EN 2/A1 du code de production de l’Union Européenne. Je prends les moyens à disposition et j’essaie d’éteindre le feu.
  • On nous annonce depuis 40 ans que ces sacres illégaux vont causer « tôt ou tard » (c’est le mot de l’abbé Spriet) un véritable schisme ou une dérive. Force est de constater qu’il n’en est rien. En revanche ça fait bien plus que 40 ans que l’Eglise compte parmi ses membres officiels de véritables hérétiques et de véritables schismatiques sans que ceux-là soient inquiétés le moins du monde.
  • Enfin, si je puis me permettre de lancer une pique à ces instituts Ecclésia Dei, je dirais qu’ils sont bien prompts à tacler la FSSPX pour ces histoires de sacres mais on aimerait bien les entendre un peu plus pour condamner les erreurs et les hérésies qui s’accumulent jour après jour au sein de l’Eglise officielle. Leur silence est parfois assourdissant !
    Mais de fait, le peuvent-ils vraiment ? A mon sens, non, ou difficilement, leur situation dépendant du bon vouloir de celui qu’ils voudraient peut-être « corriger » …

Moralité, entre s’en tenir à une lecture purement juridique de la situation ou regarder en face la réalité difficile du terrain, il y a un choix à faire. A chacun de se déterminer !
Amitiés !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un acte schismatique ?

Cinquième article de l’abbé Spriet. Le précédent est ici.

Pie XII a enseigné clairement dans son encyclique Mystici Corporis :

“Pierre, par la vertu du primat, n’est que le Vicaire du Christ, et il n’y a par conséquent qu’une seule Tête principale de ce Corps, à savoir le Christ ; c’est lui qui sans cesser de gouverner mystérieusement l’Eglise par lui-même, la dirige pourtant visiblement par celui qui tient sa place sur terre, car depuis sa glorieuse Ascension dans le ciel, elle ne repose plus seulement sur lui, mais aussi sur Pierre comme sur un fondement visible pour tous. Que le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu’une seule Tête, Notre immortel Prédécesseur, Boniface VIII, l’a officiellement enseigné dans sa Lettre apostolique Unam sanctam et ses successeurs n’ont jamais cessé de le répéter après lui. Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s’attacher au Christ Tête de l’Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l’unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu’il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel  

Les ordinations épiscopales annoncées par la FSSPX posent des questions d’ordre canonique c’est-à-dire relatives aux lois qui régissent la société visible qu’est l’Eglise catholique fondée sur Pierre. Dans l’Eglise, les fidèles ont des droits et des devoirs. L’anarchie ne doit pas y régner.

Les responsables de la FSSPX nous expliquent qu’ils ne veulent pas ordonner des évêques ayant une juridiction (un pouvoir de gouvernement)Mais qui va donner une mission aux évêques qui seront peut-être ordonnés sans mandat pontifical le 1er juillet prochain ? La FSSPX ? Le supérieur général de la FSSPX ? Mais qui a donné un pouvoir de gouvernement à ces supérieurs ? N’ont-ils pas une hiérarchie parallèle et indépendante de celle de l’Eglise fondée sur le successeur de Pierre ? Qui enverra ces évêques en mission en vertu de quel pouvoir ? Mgr Valdrini, doyen de la Faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris disait : “ ce n’est pas le sacre d’un évêque qui créé le schisme (…) c’est le fait de conférer ensuite à ces évêques une mission apostolique. Car cette usurpation des pouvoirs du Souverain Pontife prouve qu’on constitue ainsi une église parallèle” (cité dans Fideliter, n° 83 septembre-octobre 1991 p 13). Nous voyons bien que l’argument de la FSSPX d’ordonner des évêques sans juridiction ne tient pas.

Malheureusement les supérieurs de la FSSPX annoncent qu’ils sont prêts à désobéirde facto et non en théorie, au pape (jusqu’à preuve du contraire) et enfreindre des lois de l’Eglise (en particulier des lois relatives au chapitre 3 de la Constitution Pastor aeternus de Vatican I) (cf. note 1). Cela s’appelle commettre un délit. 

Un délit est “la violation extérieure et moralement imputable d’une loi à laquelle est attachée une sanction canonique au moins indéterminée” mais souvent déterminée (ou précisée) par l’autorité ecclésiale dans son droit (cf. CIC 83 / canon 2195). 

Dans l’Eglise catholique, tous les péchés graves ne sont pas des délits, mais tous les délits sont des péchés graves. 

Un antécédent historique qui éclaire la problématique des ordinations du 1er juillet prochain 

A la suite des ordinations à Ecône le 30 juin 1988, Saint Jean-Paul a publié un texte qui garde toute sa valeur théologiqu

“En lui-même, cet acte a été une désobéissance au Souverain Pontife en une matière très grave et d’une importance capitale pour l’unité de l’Eglise, puisqu’il s’agit de l’ordination d’évêques par laquelle se perpétue sacramentellement la succession apostolique. C’est pourquoi une telle désobéissance, qui constitue en elle-même un véritable refus de la primauté de l’évêque de Rome, constitue un acte schismatique (Lettre apostolique Ecclesia Dei adflicta). 

Il ne s’agissait pas de dire que tous les disciples de Mgr Lefebvre étaient automatiquement excommuniés parce que schismatiques. Mais il s’agissait de qualifier la nature de l’acte posé et de préciser sa gravité objective.  

Je ne mets nullement en doute l’intention de Mgr Lefebvre en 1988 : le for interne relève du Seigneur. Mais il s’agit de voir les choses objectivement. 

Si Mgr Fellay et Mgr de Galarreta procèdent à des ordinations épiscopales sans mandat pontifical le 1er juillet prochain (et même contre la volonté explicite du pape) : ils feront un acte schismatique et ils seront excommuniés en même temps que les évêques qu’ils auront ordonnés validement mais illicitement. 

Le fait de ne vouloir ordonner que des évêques sans juridiction ne change rien à la loi de l’Eglise. La bonne intention ne changera rien non plus au délit et donc à la sanction (la FSSPX veut sacrer des évêques pour le salut des âmes dans un contexte, jugé unilatéralement et subjectivement, comme étant de grave nécessité) : la peine d’excommunication sera latae sententiae (cf. note 2) c’est-à-dire automatique. 

Canon 1314 “Ordinairement la peine est ferendæ sententiæ, de telle sorte qu’elle n’atteint pas le coupable tant qu’elle n’a pas été infligée ; mais elle est latæ sententiæ, si la loi ou le précepte l’établit expressément, de telle sorte qu’elle est encourue par le fait même de la commission du délit”. 

Peut-être que la peine d’excommunication sera aussi officiellement déclarée après les ordinations, comme elle le fut en 1988. 

Pour que la peine soit encourue et produise son effet, il faut que l’auteur du délit ait commis celui-ci matériellement, mais aussi volontairement, librement, en connaissance de cause et en sachant, avant de poser l’acte, qu’une telle sanction pénale automatique était attachée à ce délit (cf. CIC 83 / canons 1321 et 1323; cf note 3).

Ce sera le cas objectivement. 

Un problème de cohérence 

Après les ordinations épiscopales de 1988 les membres de la FSSPX ont expliqué que Mgr Lefebvre, Mgr de Castro Mayer, et les quatre prêtres ordonnés évêques n’étaient pas excommuniés. Pourtant, par une lettre du 15 décembre 2008 adressée au cardinal Dario Castrillon Hoyos, Mgr Bernard Fellay sollicitait la levée de l’excommunication latae sententiae déclarée en 1988. Comment comprendre cette demande de la FSSPX ? N’était-ce pas un aveu a posteriori ?

De facto, cette excommunication a été levée le 21 janvier 2009 sur mandat pontifical par le cardinal Ré, préfet de la congrégation pour les évêques. Ce décret précise que Mgr Fellay sollicitait de nouveau la levée de l’excommunication latae sententiae” (sic) : ce n’était donc pas la première demande de la part de la FSSPX qui considérait donc bien, de façon réitérée, que ses évêques étaient excommuniés.  

Est-ce que cette levée réglait toute la question canonique de la FSSPX ?  Non. Dans une note de la Secrétairerie d’Etat relative aux quatre évêques de la FSSPX du 4 février 2009, il était précisé : 

La levée de l’excommunication a libéré les quatre évêques d’une peine canonique très grave, mais n’a rien changé à la situation juridique de la Fraternité Saint-Pie X qui, à l’heure actuelle, ne jouit d’aucune reconnaissance canonique de la part de l’Église catholique. Les quatre évêques eux-mêmes, bien que déliés de l’excommunication, n’ont pas une fonction canonique dans l’Église et n’exercent pas un ministère licite en son sein”.  

Nous en sommes encore là aujourd’hui avant le 1er juillet prochain. 

Il faut, en outre, se rappeler que la quasi-totalité ou la totalité des prêtres de la FSSPX (ordonnés après 1976) sont susceptibles d’avoir encouru la suspense latae sententiae pour avoir reçu l’ordination illicite sans lettres dimissoriales d’un évêque ou d’un autre ordinaire légitime (cf. canon 1388). 

Oui vraiment, quel gâchis !

(2) : Littéralement : “la sentence a déjà été portée” par l’autorité ecclésiale dans la promulgation de la loi. 

(3) : Considérations canoniques sur deux affaires médiatisées de censures ecclésiastiques : les évêques lefebvristes et l’avortement de Recife, Père Philippe Toxé op, L’année canonique, n°51, 2009, pages 195-218.

9e Marche pour la vie à Lyon

Quelques images de la manifestation d’hier dans le centre de la ville de Lyon, de la place Louis-Pradel pour rejoindre Palais de Justice des 24 colonnes en passant par les quais du Rhône et la place Bellecour :

Mauvaise foi républicaine ?

Chronique de Gérard Leclerc dans France catholique :

Le Journal du Dimanche du 5 avril publie une intéressante confrontation de notre ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de l’évêque de Nanterre, Mgr Matthieu Rougé, à propos de notre héritage civilisateur. Le premier vient de publier un essai intitulé Civilisation française, dont la thématique s’impose d’autant plus que nous sommes en butte à ce que le sociologue Norbert Elias appelait « des phénomènes de décivilisation », et donc de dissociation de ce qui permettait l’évolution harmonieuse de notre société.

Une rupture profonde

Forcément, au cours d’une telle discussion, se détache la question de la déchristianisation, de son ampleur, ainsi que des signes de réémergence qui attestent une continuité profonde : « La France est plus chrétienne qu’elle ne le sait », affirme Mgr Rougé.

Mais puisque la civilisation française se rapporte à une histoire qui n’est pas forcément linéaire, il n’est pas possible d’ignorer la Révolution de 1789 qui s’inscrit comme une rupture profonde. Jean-Michel Blanquer voudrait pourtant limiter son ampleur : « Je n’ai jamais opposé le christianisme et la République car j’ai trop conscience du caractère enchevêtré de ces deux histoires. » Et de se réclamer du juriste Maurice Hauriou, catholique et républicain « qui suppliait à 18 ans son évêque que l’Église reconnaisse la République ».

Il est vrai que l’ancien ministre donne à ce concept de République un contenu de générosité qui semble consonner avec l’esprit du christianisme. Mais n’est-ce pas au prix d’un sérieux oubli de la charge antichrétienne de la Révolution et de l’offensive d’une IIIe République acharnée dans son combat contre les Congrégations religieuses. De ce point de vue, son recours à Péguy apparaît d’autant plus paradoxal que le gérant des Cahiers de la quinzaine s’est opposé de toutes ses forces à ce qu’il appelait « la dictature combiste » et même à la loi de séparation de 1905 qu’il accusait d’être au service d’une métaphysique, dissimulée ou ouvertement exhibée.

Les hommes de la IIIe République avaient beau se prévaloir d’une liberté de conscience qu’ils opposaient aux contraintes dogmatiques, ils n’en étaient pas moins imprégnés des idéologies saint-simonienne et positiviste, quand ils n’étaient pas adeptes de cette contre-Église qu’était la franc-maçonnerie.

Un retour en arrière ?

Nous sommes très loin d’être sortis des querelles autour de la vraie nature de la Révolution française. François Furet s’était mis au travers de toute une historiographie classique, celle de l’université, en montrant la logique totalitaire d’un mouvement qui ne consistait pas seulement dans un changement institutionnel mais dans une régénération de l’espèce. On assiste aujourd’hui à un retour en arrière, notamment avec une extrême gauche qui n’hésite pas à se réclamer de Robespierre. Mgr Matthieu Rougé peut, dans le même sens, rappeler les propos de ce prédécesseur de Jean-Michel Blanquer, Vincent Peillon, qui allait jusqu’à écrire : « La Révolution française a échoué, car elle n’a pas réussi à éradiquer le catholicisme, religion intrinsèquement incompatible avec la liberté. » Même s’il y a quelque chose d’assez drôle dans cette affirmation si l’on songe au régime de Terreur imposé par la Révolution, elle a au moins le mérite d’imposer à nouveau un sérieux examen de notre héritage.

Valenciennes (59) : saccage de l’église Saint-Géry

L’église Saint-Géry de Valenciennes a été vandalisée ce dimanche 26 avril après-midi. Plusieurs éléments ont été endommagés, parmi lesquels une station du chemin de croix, une statue intitulée « Le Silence », des compositions florales, du mobilier ainsi que des cierges.

Alertés, les services de police sont rapidement intervenus sur place. Un homme a été interpellé et pris en charge par les forces de l’ordre.

Grâce à la mobilisation de plusieurs paroissiens, les lieux ont été réorganisés dans des délais rapides, permettant le maintien de la messe prévue de 18h30.

Déjà le 22 mars, trois jeunes s’étaient introduits dans l’église Saint-Géry, où ils avaient vidé un extincteur.

19ème année de la mission Rosa Mystica aux Philippines

Lettre aux amis de l’association Rosa Mystica :

Il y a un peu plus d’un mois, plus d’une quarantaine de volontaires se sont réunis aux Philippines pour la mission médicale annuelle Rosa Mystica.

Venus de plus de 10 pays différents (France, Suisse, Italie, Irlande, USA, Brésil, Belgique, Chine, Croatie, Australie, Philippines), ils ont aidé les populations les plus pauvres des Philippines. Comme les 3 dernières années, nous sommes allés dans la province de Sarangani, sur l’île de Mindanao, dans 6 villages différents.

Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur la présence de 8 médecins aux spécialités variées : pédiatrie, médecine générale, rhumatologie, médecine d’urgence, ORL, psychiatrie. La présence d’un radiologue américain a permis de réaliser près de 200 échographies. Ce fut une aide immense pour exclure ou diagnostiquer un grand nombre de pathologies.

En 6 jours de travail, nous avons pu aider 2275 patients dont presque un millier d’adultes et plus de 500 enfants. Notre opticienne Alexandra a eu la joie d’être aidée par une ophtalmologue de Manille, la Dr Araneta et une nouvelle recrue opticienne Claire-Marie. Environ 290 patients ont pu donc « retrouver la vue » grâce à leur travail et aux lunettes récoltées en France.

Notre mission médicale prend tout son sens grâce au soin des âmes qui s’effectue en parallèle du soin de corps. Nos deux prêtres, Fr Tim Pfeiffer et Fr Yvon Fillebeen ont œuvré sans relâche pendant la semaine, distribuant des centaines de médailles miraculeuses et imposant tout autant de scapulaires. Aidés par les volontaires philippins de la légion de Marie, ils ont pu apporter un grand soutien spirituel à ces populations et aux volontaires.

La mission médicale 2026 aura été perturbée par le début de la guerre dans les pays du Golfe. Une volontaire est restée bloquée 4 jours à Dubai avant de rentrer saine et sauve chez elle. Grâce à Dieu, malgré des changements de vol de dernière minute, tout le monde a pu retrouver son pays, en sécurité.

 

Chrétienté-Solidarité au Liban

Chrétienté-Solidarité est au Liban depuis quelques jours, avec pour objectifs d’apporter un soutien aux villages chrétiens du sud, coordonner des actions avec les ONG Nawraj de Fouad Abou Nader et assurer le suivi des parrainages scolaires dans tout le pays.

Yann Baly fera des points réguliers de ce travail :

Vers l’euthanasie de la proposition de loi sur l’euthanasie en Angleterre ?

La proposition de loi sur l’euthanasie en Angleterre et au Pays de Galles a dû être abandonnée samedi matin au bout de 14 jours d’examen à la Chambre des lords, où avaient été déposés 1.200 amendements.

Mais ce n’est que partie remise. Le texte, adopté par les députés le 20 juin 2025, sera présenté de nouveau lors de la prochaine session parlementaire, qui débutera le 13 mai. Or si un projet de loi est adopté une deuxième fois en termes identiques par la Chambre des communes, la Chambre des lords ne peut s’opposer à son adoption. Il pourrait alors entrer en vigueur à la fin de cette deuxième session.

Kenya : « l’avortement n’est pas un droit fondamental garanti par la Constitution »

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

En 2019, au Kenya, un médecin avait provoqué un avortement chez une jeune fille de 16 ans qui alléguait des douleurs et des saignements. Le médecin et la jeune fille avaient été inculpés, conformément à la loi. En mars 2022, un tribunal avait annulé les inculpations et avait même qualifié l’accès à l’avortement de « droit fondamental ».

La cour d’appel de Malindi vient d’annuler ce jugement, rappelant que « l’avortement n’est pas un droit fondamental garanti par la Constitution » mais que, « au contraire, la Constitution l’interdit expressément », tout en prévoyant « des exceptions, dans des circonstances limitées, où il peut être autorisé ». De ce fait « les droits constitutionnels ne sauraient, en eux-mêmes, faire obstacle à une enquête appropriée, à l’inculpation et à la poursuite des infractions alléguées en cause ».

Arnaud Montebourg donne le tournis au quotidien Le Monde

En 2021, Le Monde aimait beaucoup la reconversion de Arnaud Montebourg qui défendait la France.

En 2026, Le Monde n’aime pas du tout la reconversion de Arnaud Montebourg qui défend la France, mais allié à Pierre-Edouard Stérin :

Arnaud Montebourg, associé à Pierre-Edouard Stérin, fâché avec la social-démocratie

L’ancien ministre de l’économie est proche depuis des années de l’entrepreneur radical, prêt à payer chèrement son entregent et son image de « souverainiste de gauche ». Sévère sur son ancienne famille politique, il se défend toutefois d’avoir basculé à l’extrême droite.

Où habite Arnaud Montebourg ? François Hollande s’est posé la question, quelques jours après le passage de son ex-ministre dans l’émission de Léa Salamé sur France 2, « Quelle époque ! » du 11 avril. Vague à l’âme, cet « orphelin » de la politique déplore que « la gauche [soit] passée à côté de la nation, de la frontière ». Et s’il la franchissait, la frontière, celle de l’extrême droite ? L’ancien président en a disserté avec le député de l’Eure Philippe Brun, l’un des derniers socialistes encore proches du Bourguignon.

Un autre homme a regardé l’émission avec attention : le nouveau conseiller spécial de Jordan Bardella, François Durvye. Un ami de Montebourg qui l’a longtemps imaginé comme un partenaire au sein d’une « alliance des souverainistes », sans succès jusqu’à présent. Dans la séquence du « Photocall », consistant à interroger des personnalités, Arnaud Montebourg interpelle Marine Le Pen en des termes presque bienveillants : « J’ai envie de lui demander le programme. »

Les prises de position d’Arnaud Montebourg, désormais présentateur d’une émission sur BFM-TV, soulèvent des questions à gauche autant qu’elles réjouissent ses « nouveaux amis de la droite » – l’expression est de lui. Depuis sa proposition, inspirée par Eric Zemmour, de bloquer les transferts d’argent privés vers les pays qui ne rapatrient pas leurs ressortissants en 2022, il a signé une tribune en avril 2024, appelant à un référendum sur l’Europe, aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan et du conseiller du Rassemblement national (RN) Jérôme Sainte-Marie.

Un événement dans le monde religieux ! Réédition des missels traditionnels des abbé Guilhaim et Sutyn

L’édition ou la réédition d’un missel est toujours un événement important. C’est le baromètre certain d’une ferveur, d’une vitalité de la pratique religieuse, de conversions et d’un rayonnement toujours plus important de l’apostolat.

Les éditions DFT nous offre très belle édition en plein cuir, (plusieurs coloris), tout en rééditant à l’identique, l’édition plus simple du Missel Rituel et Vespéral des abbés Guilhaim et Sutyn, avec tranchefile, trois signets, tranche dorée, coins ronds, titre or : missel selon le rite traditionnel (imprimatur 1957, liturgie 1962) ; le « Grand Missel Rituel et Vespéral » édité à l’origine par les Ets Proost à Turnhout en Belgique et composé par l’Abbé A. Guilhaim et H. Sutyn. La dernière édition, 2011, était totalement épuisée.

Ce Missel contient vraiment tout ce que l’on peut attendre d’un Missel quotidien complet :

– Ordinaire de la Messe en deux couleurs avec explications, le Propre du Temps (Temporal) et le Propre des Saints (Sanctoral) pour tous les jours de l’année liturgique, avec tous les textes liturgiques (Introït, Collecte, Épître, Graduel, Alléluia, Évangile, Offertoire, Secrète, Communion, Post-Communion) en latin et en français (bonnes traductions d’après la Vulgate et avec vouvoiement) et avec une notice assez complète pour chaque jour (y compris tous les jours de carême).

– Avec également : les grandes prières du chrétien (matin et soir, Actes…), Litanies et dévotions diverses, Chants pour les Saluts, Vêpres (avec le Propre du Temps : antiennes et hymnes), Complies, Chemin de Croix, Psautier (85 psaumes pour la pénitence, la communion, etc)… Les Matines et les Laudes de Noël, des morts et du Triduo de la Semaine Sainte (latin-français).

– Le rituel complet des Sacrements (avec les prescriptions de l’Église, 1962, concernant le jeûne et l’abstinence), communion des malades et prières des agonisants, les Bénédictions, 29 Messes votives et les Oraisons, un Kyriale en notes grégoriennes, l’Exorcisme intégral de Léon XIII latin-français, ainsi qu’un grand choix de prières traditionnelles indulgenciées…

– Propre de France, de Belgique et du Canada.

« Ce nouveau Missel, très complet et composé avec soin, met à la portée des fidèles les richesses d’instructions et de prières de la liturgie catholique. Nous souhaitons qu’il reçoive de tous le meilleur accueil. » Monseigneur Georges Gauthier, Archevêque Coadjuteur de Montréal +.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/5930_abbes-guilhaim-sutyn

– Edition reliée plein cuir, 65 €, existe en noir, bordeaux ou vert. Nouveau.
– Edition reliée skyvertex, 55 €, existe en noir, bordeaux ou marron.

Découvrir le grand choix de missels traditionnels pour adultes et enfants :
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Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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