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Les débuts catastrophiques de l’euthanasie aux Pays-Bas

Les Pays-Bas sont le premier pays à avoir légalisé l’euthanasie et le suicide assisté. Mais cette légalisation a été entourée d’événements catastrophiques et tragiques qui devraient faire réfléchir.

Cette légalisation s’est faite sous le gouvernement du fameux Wim Kok, qui avait d’ailleurs légalisé aussi, pour la première fois, le «mariage homosexuel» (2001)… La légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté s’est faite sous l’impulsion d’Els Borst, médecin et ministre de la santé (). La loi a été votée le 10 avril 2001 malgré une forte opposition de milieux religieux. Au lendemain, le Vatican avait condamné cette «triste primeur» des Pays-Bas.

Et cette loi sordide ne pouvait pas manquer d’être suivie de mauvais signes et autres malheurs. D’abord, quelques jours après la votation, le vendredi 13 avril 2001, un Vendredi Saint, est publiée une interview d’Els Borst dans laquelle elle se dit soulagée et dit même «tout est accompli», les dernières paroles du Christ sur la croix. Cela provoque un tollé, notamment dans les milieux chrétiens qui étaient justement opposés à cette loi inique. Elle a dû faire face à une motion de censure et après elle s’en est excusée.

Puis la loi est entrée en vigueur le 1er avril 2002. Quelques jours plus tard, la situation fut loin d’être joyeuse… en effet, le gouvernement de Wim KOK fut contraint à la démission à cause des révélations sur ses responsabilités lors du massacre de Srebrenica (1995).

En 2009, Els Borst reconnaît que cette loi a été «aprouvée trop tôt» et qu’elle a nui aux développements des soins palliatifs.

Le 8 février 2014, Els Borst est retrouvée morte dans le garage de son domicile, assassinée par un déséquilibré.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Un acte de nature schismatique entraînant l’excommunication latae sententiae

DÉCRET du Dicastère pour la doctrine de la foi :

Malgré les avertissements adressés au Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, l’évêque Alfonso de Galarreta, ayant accompli un acte de nature schismatique par la consécration épiscopale de quatre prêtres, sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife, a encouru ipso facto dans les peines prévues par le can. 1387 et par le can. 1364 § 1 CIC 2021.

Je déclare donc à toutes fins légales que l’évêque susmentionné Alfonso de Galarreta ainsi que Pascal Schreiber, Michael Goldade, Michel Poinsinet de Sivry et Marc Hanappier ont encouru ipso facto l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique.

Je déclare également que l’évêque Bernard Fellay, ayant participé directement à la célébration liturgique en tant que co-consécrateur, ayant ainsi adhéré publiquement à l’acte schismatique, a encouru l’excommunication latae sententiae prévue par le can. 1364 § 1 CIC 2021.

Les clercs et les fidèles laïcs sont avertis de ne pas adhérer au schisme de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, car ils encourraient ipso facto la peine d’excommunication latae sententiae.

Du Palais du Dicastère, 2 juillet 2026

Victor M. Carte. Fernández
Préfet

Jean J. Kennedy
Archevêque tit. d’Ossero
Secrétaire à la section disciplinaire

Mons. Armando Matthieu
Secrétaire à la section doctrinale

NOTE EXPLICATIVE

Depuis l’époque de Saint-Paul VI jusqu’aux derniers pourparlers, qui ont eu lieu récemment dans ce Dicastère, les multiples tentatives pour ramener les adhérents au mouvement initié par Mgr. Marcel Lefebvre à la pleine communion avec l’Église catholique se sont révélés vaines. Cette situation s’est encore aggravée en raison des récentes consécrations épiscopales célébrées sans mandat pontifical, contre la volonté du Saint-Père, en violation ouverte du droit canonique. Par conséquent, ce Dicastère, dans l’exercice fidèle des fonctions qui lui sont confiées, estime nécessaire de constater que cet acte a configuré le crime de schisme, avec les conséquences canoniques pour les ministres sacrés et pour les fidèles laïcs impliqués. En effet, comme déjà déclaré en 1988, « une telle désobéissance – qui entraîne un rejet pratique de la primauté romaine – constitue un acte schismatique » (cf. Jean-Paul II, Lett. ap. Ecclesia Dei, 3).

À cet égard, désormais :

  1. Les ministres sacrés appartenant à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, sont dans le schisme et doivent donc être considérés comme schismatiques (cf. Ecclesia Dei, 5 c ; Conseil pontifical pour les textes législatifs, Note explicative sur la excommunication par schisme dans laquelle encourent les adhérents au mouvement de l’évêque Marcel Lefebvre, 24.08.1996, 5-6), se trouvant soumis à l’excommunication prévue par le droit (can. 1364 § 1 CJC).
  2. En ce qui concerne les fidèles laïcs, doivent être tenus pour schismatiques et excommuniés ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X dans les conditions établies dans la Note explicative par le Conseil pontifical pour les Textes Législatifs de 1996 (cf. ibidem, 7), toujours en vigueur, que ce Dicastère fait sienne.
  3. Enfin, le saint Peuple de Dieu est averti que les ministres sacrés de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X administrent illégalement les sacrements et que le sacrement de la pénitence qu’ils administrent et le mariage auquel ils assistent sont invalides.

L’Église, en tant que mère attentionnée, accueillera avec une affection sincère et une vive sollicitude tous ceux qui souhaitent revenir à la pleine communion. Les nonces apostoliques établiront des procédures que les ordinaires pourront utiliser dans les différents cas.

Enfin, tous les fidèles sont exhortés à rester fermes dans la communion avec le Pontife Romain, avec les Évêques en communion avec lui et avec toute l’Église (cf. Lumen Gentium, 22 ; can. 751 CIC), et de s’abstenir de participer aux célébrations et activités promues par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X susmentionnée.

Du Palais du Dicastère, 2 juillet 2026

Victor M. Carte. Fernández
Préfet

Mons. Armando Matthieu
Secrétaire à la section doctrinale

Jean J. Kennedy
Archevêque tit. d’Ossero
Secrétaire à la section disciplinaire

“Je serai fidèle et obéissant… à notre Saint-Père le pape N., et à ses successeurs”

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a déclaré mercredi que les ordinations épiscopales effectuées quelques heures plus tôt par la Fraternité Saint-Pie-X sans mandat papal constituent un acte schismatique :

« Je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à dire à propos de cet incident ». « Avant tout, je tiens à exprimer mes profonds regrets. Je tiens à exprimer mes profonds regrets car, en parlant de l’unité de l’Église, un acte comme celui-ci porte gravement atteinte à cette unité. » « De toute évidence, cela constitue en soi un acte schismatique, car nous savons que les ordinations épiscopales sans mandat pontifical brisent l’unité de l’Église et sont également soumises à des sanctions très précises, qui consistent fondamentalement en l’excommunication ».

Le cardinal a déclaré qu’il ne connaissait pas « le calendrier et la manière » dont l’excommunication serait officiellement prononcée.

« J’espère que, malgré les événements d’aujourd’hui, le dialogue pourra reprendre et qu’une véritable solution pourra être trouvée ». « La question fondamentale est celle du Concile ; autrement dit, faut-il accepter ou non le Concile Vatican II ? »

« Il est certain que l’on ne saurait penser que l’histoire de l’Église s’arrête à un certain point ». « L’histoire de l’Église se poursuit, et par conséquent, le concile Vatican II constitue une étape importante de son histoire qu’il convient d’accepter et d’appliquer correctement. »

Dans la liturgie du sacre épiscopal se trouve notamment le mandat (du pape) puis le serment du futur évêque.

A la place du mandat, a été lu ce message (ce qui n’a jamais été fait dans l’Eglise…) :

« C’est l’Église catholique et romaine, toujours fidèle aux traditions reçues des apôtres, qui, dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, exige que nous pourvoyions au maintien de ces traditions, c’est-à-dire au dépôt de la foi, et que nous prenions les moyens nécessaires pour les transmettre fidèlement à tous les hommes pour le salut de leur âme.

Depuis le Concile Vatican II jusqu’à nos jours, les autorités dans l’Église ont été animées par un esprit contraire à la foi et ont agi contre la sainte tradition. Elles ne supportent plus la saine doctrine »

Concernant le serment, voici ce qu’ont déclaré les 4 nouveaux évêques hier :

Dans son homélie, le supérieur général de la FSSPX a souligné :

On nous accuse de ne pas aimer le pape, on nous accuse de ne pas le respecter. Mais c’est parce que nous aimons le pape, sincèrement, comme Vicaire du Christ, comme chef de l’Église, que nous ne voulons plus voir le pape humilié à côté de faux pasteurs, représentants de fausses religions. Combien de fois l’avons-nous vu pendant toutes ces années ?

C’est parce que nous aimons le Vicaire du Christ que nous ne voulons plus cette humiliation pour le pape, humiliation qui retombe sur toute l’Église, traitée sur un pied d’égalité avec les fausses religions.

A l’issue de la messe, la Maison générale de la FSSPX a diffusé ce communiqué :

En ce 1er juillet 2026, fête du Très Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, au Séminaire Saint-Pie X d’Écône, en Suisse, en présence de M. l’abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX, et d’un très grand concours de prêtres, religieux, religieuses et fidèles, S. Exc. Mgr Alfonso de Galarreta, assisté de S. Exc. Mgr Bernard Fellay, a conféré la consécration épiscopale à Mgr Pascal Schreiber, Mgr Michael Goldade, Mgr Michel Poinsinet de Sivry et Mgr Marc Hanappier, pour être évêques auxiliaires de la FSSPX, sans juridiction.

La Fraternité regrette sincèrement qu’en raison des circonstances exceptionnelles, ces consécrations aient dû être conférées sans l’autorisation du Saint-Père. Elle regrette tout particulièrement que le Supérieur général de la Fraternité ne se soit pas vu accorder la possibilité de rencontrer personnellement Sa Sainteté le pape Léon XIV, afin de lui exposer filialement les motifs graves qui rendaient cette cérémonie nécessaire.

La joie profonde qu’inspirent ces consécrations épiscopales ne saurait cependant être assombrie. En garantissant les moyens nécessaires à la préservation de l’héritage sacré de la Tradition, le don de ces quatre nouveaux évêques constitue véritablement une très grande grâce pour la Fraternité elle-même et pour toute l’Église. La FSSPX s’en réjouit profondément et fait monter vers Dieu une fervente action de grâces, remerciant tout particulièrement la très sainte Vierge Marie d’avoir permis cette transmission de la plénitude du sacerdoce, pour la plus grande gloire de Dieu, l’honneur de la Sainte Église et le salut des âmes.

Écône, le 1er juillet 2026

17 milliards de subventions

Entre 2019 et 2023, la Commission européenne aurait distribué près de 17 milliards d’euros à quelque 37 000 ONG et groupes d’intérêt. Le Parlement européen a décidé de créer un groupe de travail chargé de faire toute la lumière sur ces pratiques. Socialistes, Renew Europe, Verts et extrême gauche ont voté contre.

Une nouvelle plainte accusant deux anciens commissaires européens d’avoir alloué illégalement des subventions à des organisations entre 2019 et 2024 afin de financer des activités de lobbying a été déposée. L’Association des contribuables européens (TAE) a déposé plainte contre les anciens commissaires Frans Timmermans et Virginijus Sinkevičius, les accusant d’avoir attribué environ 7 milliards d’euros de manière insuffisamment transparente.

La Commission réfute l’existence de « contrats secrets », évoquant de simples accords de financement. Pourtant, ces documents demeurent largement inaccessibles au public, consultables uniquement sous des conditions très restrictives.

Les think tanks bruxellois comme Bruegel ou le CEPS, censés analyser les politiques européennes en toute indépendance, sont massivement subventionnés par les institutions qu’ils évaluent. Une administration disposant déjà du monopole de l’initiative législative peut-elle financer des organisations chargées d’influencer les élus ou d’orienter le débat public dans le sens de ses propres politiques ?

La Conférence épiscopale nordique rappelle que l’appartenance des catholiques à la franc-maçonnerie est incompatible avec la foi

Dans une lettre aux prêtres la Conférence épiscopale souligne que ceux qui font partie des loges maçonniques doivent s’abstenir de recevoir la communion et les autres sacrements, et interdit aux paroisses et institutions catholiques de collaborer avec la franc-maçonnerie.

Étant donné la perception largement répandue dans certains secteurs que les différents courants de la franc-maçonnerie présents au Danemark, en Finlande, en Islande, en Norvège et en Suède pourraient être compatibles avec le catholicisme, la Conférence épiscopale nordique a consulté le Dicastère pour la doctrine de la foi lors de son assemblée plénière tenue à Rome du 1er au 5 septembre 2025. D’après la lettre des évêques, la réponse du Dicastère a été « parfaitement claire ». Par conséquent, et afin de dissiper tout doute parmi les fidèles et le clergé, ils réaffirment qu’aucune exception ne permet à un catholique d’appartenir à la franc-maçonnerie.

Par conséquent, ils affirment que les mêmes normes universelles de l’Église catholique s’appliquent dans ces pays.

« La position de l’Église repose sur la conviction que les principes théologiques et philosophiques de la franc-maçonnerie sont incompatibles avec la pleine profession de la foi catholique. »

Elle interdit aux paroisses, aux instituts de vie consacrée, aux sociétés de vie apostolique et aux autres institutions catholiques de conclure des accords de collaboration avec les loges maçonniques ou d’utiliser des biens appartenant à ces dernières.

Les évêques demandent aux prêtres d’appliquer ces dispositions avec patience, prudence et sensibilité pastorale, en étudiant les documents de l’Église pour les expliquer clairement et fidèlement. Ils les encouragent également à accompagner les fidèles qui doivent rompre leurs liens avec la franc-maçonnerie, en leur rappelant que suivre le Christ exige de renoncer à tout ce qui empêche une « pleine adhésion à l’Évangile ».

La lettre se conclut par les signatures de tous les membres de la Conférence épiscopale nordique : Erik Varden, président de la Conférence épiscopale nordique et prélat territorial de Trondheim ; Raimo Goyarrola, vice-président et évêque d’Helsinki ; David Tencer, évêque de Reykjavik ; le cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm ; Czeslaw Kozon, évêque de Copenhague ; et Fredrik Hansen, évêque d’Oslo. Elle est également signée par la secrétaire générale de la Conférence épiscopale nordique, sœur Anna Mirijam Kaschner.

Division bénédictine

L’abbaye de Maredsous est un monastère bénédictin situé dans la province de Namur en Belgique. Le 30 juin, Cathobel publiait un texte du Fr. R.-Ferdinand Poswick, moine de l’abbaye de Maredsous, sous le titre “Ne faudrait-il pas encourager à une lucidité de fin de vie?” Le Fr. Poswick estime qu’au terme d’une vie “accomplie”, des personnes très âgées pouvaient légitimement vouloir s’en aller.

“Va-t-on les empêcher, moralement et institutionnellement, de chercher comment, en toute conscience, ‘tirer sa révérence’ le plus gentiment et simplement possible – sans être voué aux gémonies ?”

Le Père François Lear, abbé de Maredsous, tient à explicitement s’en distancier :

“Je tiens à exprimer avec clarté que les positions qui y sont développées ne reflètent en aucune manière la pensée ni la position du Père Abbé de Maredsous. Elles ne sauraient davantage être interprétées comme l’expression de la communauté bénédictine de Maredsous.

L’Église affirme avec constance la dignité inaliénable de toute vie humaine, depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle. Fidèle à cet enseignement, notre communauté entend promouvoir un accompagnement des personnes malades et en fin de vie fondé sur la compassion, la proximité, le soulagement de la souffrance et le développement des soins palliatifs, sans jamais remettre en cause le caractère inviolable de la vie humaine.

“L’avis exprimé [par le fr. Poswick] est une simple opinion personnelle et n’engage ni le Père Abbé ni la Communauté de Maredsous.”

A une époque, un moine ne pouvait pas publier de texte sans l’accord du père abbé.

La stratégie de campagne de Milei

De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

Nous avons déjà signalé dans ces colonnes l’excellent livre de Michael Miguères « La révolution Milei », mais il vaut la peine – surtout à la veille d’échéances électorales importantes – de revenir sur le sujet.

En particulier parce que le « mileisme » n’est pas simplement une doctrine libertarienne plus « radicale » que la plupart de celles qui sont arrivées au pouvoir dans différents pays développés, mais aussi une pratique politique qui peut donner à réfléchir à des candidats dans un contexte très différent de celui de l’Argentine.

Les médias de grand chemin ont réussi à faire de Javier Milei une espèce d’illuminé totalement isolé et dont le succès serait impensable ailleurs.

Mais rien n’est plus faux. D’abord, parce qu’être élu sans aucun soutien partisan suppose un immense soutien populaire.

Mais aussi parce que la pratique politique de Milei a été théorisée – comme le rappelle très opportunément Michael Miguères – par Murray Rothbard dans un contexte très différent de la société argentine – et pourrait donc logiquement servir ailleurs.

Cette partie de l’ouvrage est particulièrement utile pour nous, Français. Cela pourrait constituer une réponse originale (et potentiellement victorieuse) au débat qui semble empoisonner la vie politique à droite depuis des années sur « le » clivage pertinent.

Comme on sait, le RN affirme que ce dernier est désormais le clivage mondialistes/patriotes, tandis qu’Éric Zemmour et une bonne partie de la « droite hors les murs » affirment que le clivage gauche/droite demeure d’actualité.

Inutile de préciser que ce débat n’est pas simplement byzantin puisqu’il détermine les alliances de second tour.

Pendant longtemps, le RN a rêvé de récupérer les voix de la gauche radicale au second tour – tandis que, pour ma part, j’ai toujours pensé que la seule alliance envisageable pour le RN serait avec la droite.

L’évolution de LFI a rendu ce point de vue évident, mais sans réelle évolution doctrinale.

Or, Rothbard et Milei proposent une autre façon de voir les choses. Milei a bâti sa campagne – avant même d’être candidat – comme une bataille culturelle et, aujourd’hui encore, il passe deux heures par jour sur les réseaux sociaux pour convaincre.

Et cette bataille culturelle a été pensée dans le cadre de l’alliance proposée par Rothbard entre libertariens et « paléo­conservateurs », comme une forme de « populisme de droite » opposant le peuple aux profiteurs du système.

Cette opposition est extrêmement puissante. Aujourd’hui, deux types de populations profitent du « système » qui asphyxie la France : la caste dominante et les assistés. Précisons que le mot « assistés » est très différent du mot « pauvres » : c’est l’un des éléments les plus remarquables du mileisme d’avoir montré que la liberté permettait bien mieux de lutter contre la pauvreté que la bureaucratie.

Une telle campagne « populiste » défendant les producteurs contre les parasites pourrait enfin réunir la droite classique et le RN – et en finir avec le socialisme qui tue la France. Saurons-nous suivre l’exemple de Milei ?

Irlande : incendie criminel d’un ancien couvent à côté de l’église Saint-Patrick

L’ancien couvent Notre-Dame-de-la-Miséricorde, vieux de 150 ans et situé en Irlande du Nord, a été incendié volontairement dimanche. Dans un communiqué du 29 juin, le Service d’incendie et de secours d’Irlande du Nord (NIFR) a annoncé que plus de 70 pompiers de plusieurs casernes avaient éteint un important incendie la veille au soir au couvent de la Miséricorde, actuellement désaffecté. Ils pensent que l’incendie a été déclenché par un acte criminel. Le feu a été maîtrisé avant qu’il n’atteigne l’église Saint-Patrick voisine, mais il a gravement endommagé le bâtiment de l’ancien couvent.

Dans un communiqué publié après l’incendie, la paroisse de Downpatrick, à laquelle appartient Saint-Patrick, a exprimé sa gratitude envers les pompiers pour leurs efforts, qui ont non seulement éteint le feu, mais aussi empêché sa propagation à l’église. La paroisse a également déploré les dégâts causés à l’ancien couvent, d’autant plus que cela s’est produit moins de 24 heures après une ordination sacerdotale qui devait avoir lieu dans l’église Saint-Patrick.

L’église et l’ancien couvent sont situés à quelques minutes seulement du tombeau du saint patron de l’Irlande, saint Patrick.

« Nous sommes soulagés que l’incendie qui a ravagé l’ancien couvent la nuit dernière ait été empêché, grâce à l’héroïsme et au savoir-faire des pompiers d’Irlande du Nord, d’atteindre l’église Saint-Patrick. Les pompiers ont travaillé toute la nuit pour protéger Saint-Patrick et nous leur sommes infiniment reconnaissants ». « Alors que s’achève une journée mémorable pour la communauté paroissiale – l’ordination sacerdotale du père Thomas Hampton – où tous se sont unis dans un formidable élan d’hospitalité et d’accueil, la destruction d’un si bel édifice est particulièrement regrettable ». « Soyons reconnaissants qu’aucune vie n’ait été perdue. Et souvenons-nous de l’influence bienfaisante et indélébile de l’Ordre de la Miséricorde à Downpatrick, dont les sœurs ont honoré cette paroisse de leur présence pendant plus de 150 ans. »

Chronique des cinglés

Un homme qui se prend pour une femme a été escorté hors d’une zone naturiste réservée aux femmes d’une piscine à Berne en Suisse, dimanche 28 juin, indique un communiqué de la ville de Berne. Six policiers l’ont plaqué au sol, menottée puis évacué.

Le communiqué de la ville de Berne indique qu’«en raison de certaines caractéristiques physiques, elle n’a pas été perçue comme femme par d’autres baigneuses.» Sic. Selon le communiqué, plusieurs nageuses se sont senties dérangées par sa présence, tandis que d’autres ont exprimé leur solidarité. Face à une tension croissante et craignant un risque d’escalade, la direction de l’établissement a décidé de faire intervenir la police.

À l’arrivée des policiers, plusieurs femmes ont tenté de perturber leur intervention. Une policière a été légèrement blessée.

Le pire est à venir, avec ce communiqué de la ville :

«Il s’est avéré par la suite que cette décision était erronée. Le service des sports communiquera à l’avenir plus clairement les règles d’accès». «Le climat tendu a conduit à cette mauvaise évaluation de la situation. La Direction de l’éducation, des affaires sociales et des sports regrette vivement cette décision. Elle présente ses excuses à la personne concernée.» «Toutes les personnes qui s’identifient comme des femmes et vivent en tant que telles ont accès à l’espace nudiste facultatif ’’Paradiesli’’». «C’est le genre officiel figurant sur la carte d’identité qui fait foi. La personne concernée respectait donc le règlement d’accès.»

Rendre son âme à l’hôpital

illustration: Polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden

À l’Hôtel-Dieu de Beaune, le regard du malade pouvait encore s’élever. Aujourd’hui, il rencontre souvent un plafond blanc.

Rendre son âme à l’hôpital
Plaidoyer pour une médecine de la personne

À l’Hôtel-Dieu de Beaune, les lits des malades étaient tournés vers le Jugement dernier de Rogier van der Weyden. Avant de sombrer dans le sommeil ou dans l’éternité, le regard du souffrant pouvait encore s’élever. Il lui était rappelé que la maladie n’aurait pas le dernier mot.

Aujourd’hui, sous la lumière crue des néons, le patient fixe plus souvent un plafond blanc ou attend, des heures durant, sur un brancard.

Nous n’avons pas seulement transformé l’hôpital. Plus discrètement, nous avons transformé le regard porté sur celui qui y entre.

Vous, soignant, qui franchissez cette porte pour la dixième fois de votre garde, ce regard n’est plus tout à fait le même. Non par indifférence. Non par dureté. Mais parce que le système vous a progressivement appris à voir ce que ce patient a — une tension, un taux, un cathéter — avant de voir qui il est. Et, au fond de vous-même, vous le savez.

La tarification à l’activité, le virage ambulatoire et l’engorgement des urgences sont les signes d’une transformation profonde de l’hôpital. Jamais la médecine n’a été aussi performante dans sa capacité à traiter les corps. Jamais, pourtant, l’attention à la personne n’a été aussi menacée. À mesure que la puissance de la médecine s’est accrue, l’attention à la personne s’est parfois effacée derrière la performance de ses outils.

Il serait pourtant absurde d’opposer la technique à l’humain. La question est plus profonde : que soigne-t-on lorsque l’on soigne un homme ? Si la personne ne se réduit pas à la somme de ses paramètres biologiques, le soin ne peut davantage se limiter à leur correction.

De la paillasse au chevet
J’écris comme ancien chercheur, longtemps habitué à observer le vivant depuis la paillasse d’un laboratoire ; comme médecin devenu patient ; et comme chrétien convaincu que la beauté elle-même peut participer au soin.

Pendant des années, j’ai étudié la vie à travers des protocoles, des courbes et des chiffres. Puis vient un jour où l’on passe de l’autre côté. Dépouillé de la blouse blanche, revêtu de la casaque du malade, j’ai découvert ce que signifie réellement l’asymétrie de la relation de soin.

Presque rien ne semble plus vous appartenir. Votre corps est confié à la technique. Votre temps dépend des contraintes de l’institution. Jusqu’à votre nom, remplacé par le numéro inscrit sur un bracelet de plastique.

Je revois cette femme de quatre-vingt-quatre ans rencontrée un soir de décembre aux urgences. Les examens étaient rassurants ; elle pouvait rentrer chez elle. Pourtant, elle refusait de partir. — J’ai peur de la nuit, m’a-t-elle simplement dit.

Aucun protocole ne m’indiquait comment répondre à cette phrase. Alors j’ai simplement tiré une chaise et je suis resté auprès d’elle. Administrativement, ce n’était pas un acte médical. Humainement, c’était peut-être le soin le plus nécessaire.

Vous, soignant, vous rencontrerez peut-être une femme comme elle dès votre prochaine garde. Vous n’aurez probablement pas vingt minutes. Le tableau affichera quarante patients en attente. Vous repartirez presque aussitôt, avec le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait et, pourtant, de n’avoir pas pu faire tout ce qui comptait.

Ce n’est pas un reproche. C’est la blessure silencieuse de beaucoup de soignants — cette fatigue qui ne tient pas seulement aux heures de garde, mais au sentiment d’avoir dû sacrifier la rencontre à l’urgence permanente.

La maladie, épreuve de vérité anthropologique
La crise de notre système de santé n’est pas seulement budgétaire ou organisationnelle. Elle révèle une certaine manière de comprendre l’homme.

La maladie ne bouleverse jamais un organisme seulement. Elle atteint une existence. Le malade ne perd pas uniquement des capacités ; il perd souvent des évidences. Ce qui allait de soi — marcher, travailler, prévoir, aimer sans inquiétude — devient soudain incertain. Qui suis-je lorsque je ne peux plus faire ce qui me définissait ?

C’est pourquoi l’entretien d’admission ne peut être réduit à une simple collecte d’informations. Avant même d’être un dossier ou un protocole, celui qui franchit la porte de l’hôpital est une histoire en cours.

Cette conviction n’est pas nouvelle. Les hommes d’autrefois l’exprimaient dans le langage de leur foi : l’homme est créé à l’image de Dieu. Nous pouvons aujourd’hui l’énoncer autrement, sans en diminuér la portée : toute personne possède une dignité qui ne dépend ni de son autonomie, ni de ses performances, ni de son utilité.

Si elle en dépendait, la maladie l’altérerait inévitablement. Mais parce qu’elle tient au simple fait d’exister comme personne, elle demeure intacte jusque dans la dépendance et l’approche de la mort.

La beauté n’est pas un ornement : elle est un soin
Reléguer la beauté au rang d’accessoire revient à méconnaître ce qu’elle accomplit. Elle ne soigne pas à la manière d’un médicament. Mais elle participe à une autre dimension du soin : celle qui permet à une personne de demeurer elle-même lorsque la maladie menace de l’enfermer dans sa seule condition de malade.

La maladie rétrécit le monde. L’horizon se limite parfois à une chambre, à un plafond blanc. La beauté introduit une respiration dans cet enfermement. Une œuvre d’art aperçue au détour d’un couloir, la lumière traversant une fenêtre, quelques mesures de musique rappellent discrètement que le réel ne se réduit pas à la maladie. Elle ne nie ni la douleur ni l’angoisse. Elle leur refuse simplement le dernier mot.

Les anciens hôtels-Dieu l’avaient compris. Le retable de Beaune ne promettait pas la guérison. Il rappelait que la maladie n’épuisait jamais le destin d’une vie humaine.

Les recherches contemporaines commencent d’ailleurs à montrer ce que l’intuition des siècles pressentait déjà : un environnement beau, lumineux, ouvert à la nature ou à la musique contribue à réduire l’anxiété et à favoriser le bien-être du patient. Ces effets demeurent modestes au regard de la thérapeutique, mais ils confirment une vérité plus profonde : l’être humain ne vit pas seulement de traitements efficaces. Il vit aussi de ce qui nourrit son intériorité.

La beauté ne guérit pas à la place de la médecine. Elle aide la médecine à demeurer fidèle à sa véritable vocation.

Le coût humain de la réduction gestionnaire
Les outils de gestion étaient nécessaires. Le problème commence lorsque ces instruments cessent d’être au service du soin pour devenir le principal langage de l’institution. Alors ce qui ne peut être mesuré devient peu à peu invisible.

Dans les services, une phrase revient souvent, presque à voix basse : « Je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir. » Ce n’est pas la plainte d’un professionnel fatigué. C’est le signe qu’une médecine de la relation peine désormais à trouver sa place dans une organisation qui valorise d’abord ce qui peut être compté.

Le paradoxe est profond. Nous croyons parfois gagner en efficacité lorsque nous réduisons le temps de la rencontre. Pourtant, cette rencontre conditionne souvent l’efficacité elle-même. La relation n’est pas un supplément de confort. Elle appartient à la qualité même du soin.

Un hôpital qui mesure tout finit par ne plus savoir ce qui mérite d’être mesuré. Et c’est toujours la personne qui, silencieusement, en paie le prix.

Retrouver le sens premier du soin
Cela ne suppose pas d’abord des moyens supplémentaires, même si beaucoup font aujourd’hui défaut. Une part essentielle de cette refondation relève d’un choix de civilisation avant de relever d’un choix budgétaire.

Elle commence par l’accueil : l’entretien d’admission devrait offrir au patient la possibilité de dire ce qu’il souhaite que ceux qui vont le soigner sachent de lui avant même de connaître sa maladie.

Elle passe par les lieux eux-mêmes : l’architecture, la lumière, le silence, les œuvres d’art ne sont pas des raffinements destinés à embellir l’hôpital ; ils façonnent la manière dont une personne traverse l’épreuve de la maladie.

Mais la refondation commence peut-être par un geste plus simple encore. Avant d’entrer dans une chambre, marquer un instant d’arrêt. Se rappeler qu’au-delà du diagnostic se tient une personne. Puis se poser cette unique question :

« Qu’aimerais-je entendre si j’étais à sa place ? »
Aucun protocole ne prescrira jamais ce geste. Aucun logiciel ne pourra l’évaluer. Et pourtant, c’est peut-être là que la médecine retrouve, chaque jour, sa vérité la plus profonde.

Conclusion
Nous serons tous, un jour, celui qui attend. Celui qui remettra son corps entre les mains d’inconnus. À cet instant, nous espérerons la compétence — des diagnostics justes, des gestes précis.

Mais nous attendrons autre chose encore : une présence qui rassure, un regard qui nous rappelle que nous demeurons une personne avant d’être un patient.

C’est là que se joue la vérité du soin. La médecine n’est jamais seulement une science du corps. Elle est une rencontre entre deux vulnérabilités : l’une souffre et demande de l’aide ; l’autre met son savoir, son temps et sa présence à son service.

C’est pourquoi le temps consacré à écouter n’est jamais du temps perdu. Le silence partagé n’est jamais une parenthèse inutile. La beauté n’est jamais un luxe. Tout cela appartient déjà au soin, parce que tout cela rappelle au malade qu’il demeure plus grand que ce qui lui arrive.

À l’Hôtel-Dieu de Beaune, le regard du souffrant pouvait s’élever vers le retable de Rogier van der Weyden. Aujourd’hui, il rencontre souvent un plafond blanc. Nous ne rebâtirons pas les hôpitaux d’autrefois. Mais nous pouvons retrouver ce qui les animait : la conviction qu’aucune personne ne se confond jamais avec son diagnostic.

Car une civilisation ne se mesure pas seulement à ce qu’elle sait faire. Elle se révèle dans ce qu’elle choisit de reconnaître. Et elle demeure véritablement humaine aussi longtemps qu’elle sait voir un visage là où tout l’invite à ne regarder qu’un corps.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Un tribunal pakistanais acquitte un catholique aveugle qui risquait la peine de mort pour « blasphème » contre l’islam

Un tribunal pakistanais a acquitté un homme catholique aveugle qui avait été emprisonné pendant 10 mois sous de fausses accusations de blasphème.

Le tribunal de Lahore, capitale de la province du Pendjab, a acquitté Nadeem Masih des accusations de blasphème portées contre lui en vertu de l’article 295-C de la loi pakistanaise sur le blasphème, faute de preuves. Cette loi criminalise les insultes proférées à l’encontre du prophète Mahomet.

Masih était en détention depuis août 2025. Selon Christian Solidarity International (CSI), ce catholique était victime de fausses accusations de la part de promoteurs immobiliers qui voulaient s’emparer des terres de cet homme de 51 ans.

Son avocat a déclaré que les dix mois de prison avaient été particulièrement difficiles pour Masih en raison de son handicap.

« Il a passé dix mois éprouvants en prison. Des tâches quotidiennes simples, comme aller aux toilettes ou se nourrir, représentaient un véritable calvaire ». « Même un pauvre aveugle n’a pas été épargné. »

Masih a pardonné à ses persécuteurs.

« Je ne suis pas en colère contre ceux qui m’ont fait du mal ; je suis simplement rempli d’une joie pure à l’idée de tenir à nouveau la main de ma mère Martha, d’être entouré de mes sœurs et de recevoir la bénédiction du père Shafiq au milieu d’une pluie de pétales de rose ».

812 personnes ont été emprisonnées pour des accusations liées au blasphème dans la région du Pendjab en 2025.

L’organisation Voice of the Victims of Blasphemy Business Group a déclaré que cet acquittement constitue un rare exemple de non-lieu prononcé par un tribunal de première instance dans une affaire de blasphème. Selon l’organisation, la pression publique empêche généralement les tribunaux de première instance de classer ces accusations. 

Un juif messianique honoré par l’Université catholique de Fribourg

La Faculté de théologie de l’Université de Fribourg (Suisse) a annoncé, le 21 avril 2026, son intention de décerner le titre de docteur honoris causa au rabbin américain et théologien juif Mark S. Kinzer. Un communiqué de l’Université de Fribourg souligne :

«Par cette distinction, la Faculté rend hommage à un théologien, exégète et rabbin juif messianique de renommée internationale, dont l’œuvre universitaire et l’engagement en faveur du dialogue ont contribué de manière particulière à l’approfondissement des relations entre le judaïsme et le christianisme».

Cette annonce a immédiatement suscité des critiques et a «tout autant irrité» les partenaires de dialogue juifs et catholiques en Suisse, écrit le rabbin bernois Jehoschua Ahrens. Mark Kinzer, du moins du point de vue des juifs suisses, se situe en dehors du judaïsme en tant que représentant d’un judaïsme dit messianique. Pour le rabbin Ahrens, le judaïsme messianique ne saurait constituer un «pont entre le judaïsme et le christianisme».

Mark Kinzer a grandi dans une famille juive et est parvenu en 1971 à la conviction que Jésus de Nazareth était le Messie. Il appartient ainsi au mouvement des juifs messianiques qui se considèrent comme faisant partie du judaïsme, mais partagent des éléments de foi importants avec les chrétiens.

Leur appartenance au judaïsme est controversée. La plupart des instances représentatives des communautés juives ne reconnaissent pas les juifs messianiques comme des juifs.

Selon Ahrens, l’université de Fribourg fait preuve «malheureusement de peu de sensibilité envers la partie juive», et la décision de la faculté de théologie d’attribuer le titre de docteur honoris causa à Mark Kinzer «doit être remise en question»

La Faculté mentionne néanmoins que, contrairement à d’autres voix messianiques juives, Mark Kinzer rejette catégoriquement la mission auprès des juifs et la théologie de la substitution. Sic. Ainsi, “malgré” sa reconnaissance de la messianité de Jésus, ce rabbin reste fréquentable puisque hostile à la mission à destination des juifs…

La remise du doctorat honoris causa aura lieu le 16 novembre à l’Université de Fribourg.

Crépol : « Mandatée, l’AGRIF entre dans le dossier »

Ce vendredi 26 juin, le Président de l’AGRIF était l’invité de Richard de Sèze dans la Matinale « Ligne droite » de Radio Courtoisie pour une annonce de première importance : l’AGRIF vient d’être mandatée par des victimes de l’attaque de Crépol.

Malgré les obstructions judiciaires, qui durent depuis 2 ans, pour empêcher l’AGRIF de faire en sorte que la justice soit rendue dans le drame qui a coûté la vie au jeune Thomas, ce mandatement fait entrer l’association de plain-pied dans le dossier.

Dans cette émission Yann Baly est revenu sur cette affaire mais également sur plusieurs autres actions en cours de l’AGRIF.

Nouveau programme de financement pour les ONG pro-vie européennes

L’organisation allemande Droit à la vie pour tous (ALfA) et la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC) au Royaume-Uni ont convenu de coopérer pour promouvoir les organisations opposées à l’avortement en Europe. Dans le cadre d’une nouvelle initiative, le Défi EPIC, les organisations non gouvernementales bénéficieront d’un soutien financier pour des projets visant à protéger les enfants à naître et à aider les femmes confrontées à une grossesse non désirée. Cette annonce a été faite par ALfA.

Le budget du programme pour sa première année s’élève à 60 000 €. Un lauréat recevra une bourse de 30 000 €, tandis que deux finalistes se verront attribuer chacun 10 000 €. Les candidatures seront acceptées d’octobre à novembre, et les résultats devraient être annoncés avant la fin de l’année.

La présidente d’ALfA, Cornelia Kaminski, a déclaré que cette initiative vise à corriger ce qu’elle a qualifié de déséquilibre au sein de la société. Selon elle, le droit à l’avortement progresse politiquement en Europe, tandis que les organisations de défense de la vie prénatale disposent souvent de ressources très limitées. Ce nouveau programme a pour objectif de soutenir des projets efficaces et de renforcer la protection de la vie sur tout le continent.

SPUC est active depuis 1967 et compte parmi les plus anciennes organisations pro-vie du Royaume-Uni. ALfA a été fondée en Allemagne comme un mouvement opposé à l’avortement et militant pour la protection de la vie humaine dès la conception.

Profession de foi et crise de l’Eglise

Lu sur le site de la Charte de Fontevrault ce “mot de M. l’Aumônier”:

Merci au Salon Beige d’avoir mis en ligne « la profession de foi catholique de la FSSPX pour éclairer les âmes face aux erreurs modernes » (voir ici), datée à Menzingen du 24 juin 2026, Nativité de saint Jean-Baptiste. Sans cela, et comme beaucoup d’autres, je l’aurais probablement loupée, et c’eût été dommage car c’est, à mon avis, le texte du siècle !

En une vingtaine de pages resplendit l’architecture classique admirable des dogmes de la Foi catholique, dans une cohérence qui enthousiasme l’intelligence que ces vérités éclairent. C’est d’une limpidité cristalline : on comprend tout, on adhère à tout sans réserve ; et on est confondu par ce sens d’élection gratuite qui nous appelle à connaître dès ici-bas de si grands mystères, avec la possibilité réelle d’y correspondre dans la sainte Église.

Mais la jubilation vient de ce que l’exposé est scandé par le rejet tout aussi lumineux des erreurs opposées à chacune de ces vérités. Comme le bétail qu’on vient de libérer de l’hiver à l’étable, exulte au printemps dans la liberté retrouvée des larges pâturages, on semble bondir d’un paragraphe à l’autre en une litanie triomphale qu’on voudrait sans fin :

Je crois… je professe…
c’est pourquoi je rejette… je réprouve donc…

Je crois fermement… je reconnais…
je rejette donc… je rejette par conséquent avec indignation…

Le coup de maître tient au fait : d’avoir rédigé à la première personne, ce qui renvoie singulièrement chacun au centre de son âme ; mais de faire du document une publication universelle qui permettra au plus grand nombre d’en juger ; précisément dans ces jours où le Consistoire extraordinaire convoqué à Rome par Sa Sainteté Léon XIV, met en présence le Pape et ses collaborateurs institutionnels pour son diocèse de Rome et le gouvernement de l’Église universelle, et ceux-ci les uns en face des autres.

Leurs regards se croisent, ils discutent, ils travaillent ensemble sur les sujets qui leur ont été fixés, mais chacun sait que dans l’esprit des autres comme dans le sien propre, retentissent les pas d’une marche qu’aucun pouvoir humain ne peut arrêter : je crois fermement… je confesse… et donc je rejette…  je rejette tout ce qui va contre.. Mais alors moi : serai-je pris, ou bien laissé ? Et à quel prix ? Car voici le meilleur, le plus puissant, pour ne pas dire l’inexorable de cette profession de Foi catholique et du rejet des erreurs qui lui sont contraires : qu’ils en parlent ou qu’ils n’en parlent pas, chacun est dores et déjà assigné implacablement, non pas à sa conscience seulement, ni à la sainte Inquisition romaine, mais d’abord à la raison droite et à la rectitude de son jugement !

Le nœud de forfaiture est ainsi tranché, si vous me permettez l’allusion, latae sententiae : sans qu’il soit nécessaire de le dire. Les masques viennent d’être arrachés, comme à la pointe de l’épée, sans égratigner aucun visage ; du grand art ! Et voilà tous les esprits mis à nu devant la Vérité qui s’impose par elle-même avec autant de fermeté que de douceur. Quand l’Église a officiellement décidé de ne plus condamner les erreurs, on s’est efforcé, disait-on, de reformuler la foi de toujours dans un langage plus accessible aujourd’hui. La doctrine s’estompait sous des montagnes de mauvaise théologie incessamment démodée, pour laquelle on prônait l’exclusivité, en exigeant même la révérence due en principe au Magistère. Or, il s’agit pratiquement d’erreurs en contradiction flagrante avec les vérités immuables les plus hautes du Dépôt sacré de la Révélation et du Salut.

Depuis cinquante ans, ce texte était attendu, et d’aucuns avaient même escompté que ce serait peut-être le premier document du nouveau pontificat, après François. Il n’en fut rien. Quoi qu’il en soit, voilà qui est dit, et magnifiquement accompli : quod scripsi, scripsi, « ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (Jn 19, 22). La crise dite conciliaire est terminée : acta est fabula. L’épreuve de force, si elle devait se poursuivre, ne saurait se dénouer au niveau de l’Épiscopat : elle se joue, plus que jamais, au niveau de tous et chacun des Fidèles ; fondés à revendiquer et obtenir le respect de la Foi qui les sauve, et désormais superbement armés pour défendre les vérités divinement révélées, et rejeter sans concession les erreurs qui leur sont opposées, d’où que viennent les attaques, et quels qu’en soient les suppôts d’occasion ou de conviction.

A toutes fins utiles, voici les instructions évangéliques de Jésus pour la paix dans l’Église : « Si ton frère vient à pécher… » d’abord un reproche en particulier ; ensuite une réprimande en présence de deux ou trois témoins ; finalement, « considère-le comme un païen », c’est-à-dire en l’occurrence : ne lui donne plus un sou, ne participe plus à rien de ce qu’il promeut et trouve-toi un autre râtelier où l’on te nourrira, d’une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante. Remarquons que la séquence est conclue par les mêmes mots dits à Pierre pour lui conférer le pouvoir des Clés : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » (Mt, 18,18). C’est dire, par cette analogie du Christ lui-même, quelle assurance doit avoir l’engagement des Fidèles dans l’Église ; sans exclure, par ailleurs, que leur action donne des idées aussi aux Francs pour les problèmes qui sont les leurs, en faisant voir que rien n’est impossible à Dieu !

Mes petits livres de l’été juillet et août, d’Aurélie Kervizic, pour ne pas oublier le Bon Dieu pendant les vacances, c’est sur Livres en famille !

Les grandes vacances ! A ces mots nos chers enfants sautent de joie. Plus d’école, plus de catéchisme… Comment continuer à nourrir leur âme ? Comment les aider à ne pas oublier les bonnes habitudes de prière, de service, de bonne tenue ?

Dans “Mon petit livre de l’été”, Aurélie Kervizic répond à cette préoccupation en proposant chaque jour des mois de juillet et août une belle histoire vraie illustrée. “En regard de chaque texte, un dessin en pleine page, illustre le propos. On y trouvera donc par exemple l’histoire de l’enfance de saint Pascal Baylon, berger, l’histoire d’un chapelet, ou bien celle des petits souliers rouges de sainte Véronique Giuliani, lorsqu’elle était enfant, deux miracles du Saint-Sacrement exposé, ou un autre encore, lorsqu’une Hostie consacrée fut oubliée dans un tiroir, l’action miraculeuse d’un scapulaire, la vie de sainte Nina, l’histoire de sainte Anne d’Auray, de Notre-Dame du Liban…” (Lecture et tradition)

Ainsi par de beaux exemples à imiter, ces petits albums merveilleusement illustrés aideront les enfants à ne pas oublier le Bon Dieu.

SUR LIVRES EN FAMILLE : https://www.livresenfamille.fr/3077_aurelie-kervizic
La librairie au service de la famille !

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Sacres FSSPX : la division qui vient

De Thomas Debesse :

Au sujet des sacres d’évêques annoncés par la Fraternité Saint Pie X pour ce 1er juillet 2026, beaucoup de commentateurs, portes-paroles, et chroniqueurs se sont longuement exprimés, défendant, dénonçant, justifiant, condamnant. Ils ont discuté le droit, ils ont discuté la doctrine, ils ont discuté la nécessité, ils ont discuté l’opportunité, ils ont discuté la fidélité. Il y a un sujet que je n’ai pas vraiment entendu traiter, c’est celui de la division qui vient.

Je n’ai pas de familiarité particulière envers Notre-Dame de la Salette, mais je ne peux m’empêcher de voir l’image de Marie pleurant dans ses mains.

En 1988, lors des premiers sacres, les familles se sont divisées, les associations se sont scindées, les communautés se sont séparées.

40 ans après, les blessures sont encore difficiles à guérir. Certaines réconciliation sont fragiles, et d’autres sont encore à faire. Et la division qui vient pourrait être pire encore.

Alors peut-être qu’il ne va rien se passer, peut-être que les gens sont blasés. Peut-être, et ce n’est pas une bonne chose, cette division est déjà suffisamment installée pour qu’elle ne puisse s’approfondir vraiment plus. Je ne sais. Mais peut-être ne savons-nous pas encore ce qui va vraiment nous arriver.

Car il y a une différence fondamentale entre une désobéissance et le renouvellement d’une désobéissance.

Vous connaissez cette phrase de l’Évangile de Matthieu au chapitre 5, « si on te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ». Pourquoi tendre l’autre joue à celui qui vous a giflé ? Parce que ce faisant vous mettez l’autre dans la position de reproduire son geste, vous le replacez en capacité de discerner son geste avant de le poser, et vous lui en donnez le temps. En fait tendre l’autre joue n’est pas un acte de faiblesse, c’est un acte fort, parfois même violent : vous identifiez clairement le mal qui a été fait et vous proposez le choix d’y renoncer, vous proposez le choix de la conversion. En théologie morale on dit alors que l’ignorance a été vaincue. Tendre l’autre joue garantit la ferme intention du mal quand l’acte mauvais est reproduit. Et si donc l’acte est répété, la condamnation peut être totale.

Celui qui vous gifle la première fois pourrait être excusé par son ignorance, peut-être ne sait-il pas ce qu’il a fait. Peut-être s’est-il simplement emporté et il pourrait accuser ses propres passions. Mais en tendant l’autre joue vous ne laissez pas d’autre choix : la conversion, ou la ferme volonté du mal.

Et si c’est vous qui posez l’acte mauvais, et que la joue vous a été re-rendue, alors, vous ne pouvez plus être excusé, et seul le pardon sera votre secours. Lorsque la joue vous a été re-tendue et que vous avez renouvelé votre acte, votre sort ne dépend plus de votre volonté, votre sort est suspendu à la décision d’un autre. Vous ne pouvez plus compter sur votre propre puissance, vous ne pouvez plus alors compter que sur la Miséricorde. Votre Salut ne tient que dans la charité de celui que vous avez offensé.

Vous connaissez cette locution latine « Errare humanum est, sed perseverare diabolicum », L’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique.

Ainsi donc, je crains les souffrances à venir, je crains la division qui vient. Et je vous invite à partager cette crainte.

Il y a dans la passion trois dimensions que nous pouvons éprouver ici. D’abord la compassion, une forme profonde de charité : souffrir avec. Ce n’est pas le fait de partager la souffrance, mais de partager le fait de souffrir. La compassion c’est souffrir avec celui qui souffre. Ensuite vient l’empathie, qui suppose de partager la même souffrance, c’est-à-dire que la souffrance de l’autre vous atteint et vous éprouve. C’est une passion plus délicate et il faut savoir la mesurer car elle peut vous blesser. Vient ensuite la pitié. Le fait même que l’autre souffre vous atteint et cette souffrance de l’autre vous dirige. La pitié vous rend plus vulnérable encore, car la pitié a le pouvoir de vous faire donner votre vie.

Le Christ s’incarne, il vit parmi nous : c’est la compassion. Il souffre sur la croix, c’est l’empathie. Et il donne sa vie pour nous, parce qu’il a pitié de nous.

Et ici je pense que nous pouvons nous aussi vivre ces trois dimensions : la compassion, l’empathie, et la pitié.

Ta souffrance me bouleverse et je comprends qu’un Dieu puisse t’aimer.

Les purges en Hongrie et le coup d’État magyar commencent

Ce qui se passe en Hongrie, sous l’impulsion du Premier ministre « pro-européen » Peter Magyar est sans précédent. Prenons un exemple : un Hongrois qui a retiré des dizaines de drapeaux de la Gay Pride du pont Elizabeth à Budapest risque une amende de près de 2,6 millions de forints (7 300 €) et jusqu’à trois ans de prison s’il est reconnu coupable d’atteinte grave à la liberté de pensée et de réunion, à la veille de la  Marche des fiertés du 27 juin. Ordre et sécurité dans un « État de droit » et une démocratie renouvelée respectueuse des règles et des droits de tous, comme le prétend le Premier ministre Magyar ? Attention à ce que vous dites !

Si tel était le cas, pourquoi même des ONG financées par les philanthropes libéraux-socialistes habituels s’insurgent-elles contre les initiatives récentes du « président mandchou », ce protégé qu’ils ont eux-mêmes façonné avec la Commission européenne ? Pourquoi la TASZ (Union hongroise des libertés civiles) et Amnesty International s’élèvent-elles pour dénoncer les violations flagrantes et choquantes des normes démocratiques et de l’« État de droit », comme l’ont démontré les événements de ces dernières semaines, auxquels, il convient de le noter d’emblée, la Commission a répondu en débloquant le premier milliard d’euros de financement ? 

Face à la proposition antidémocratique de destituer le président de la République, en s’appuyant sur la majorité requise pour les réformes constitutionnelles (un tiers du Parlement, obtenue lors des dernières élections), le Premier ministre Peter Magyar souhaite destituer (de force ou non) le président de la République, sans motif et sans l’accord de la Cour constitutionnelle, afin de placer son protégé à la tête du pays et de s’affranchir de tout carcan institutionnel. De plus, Magyar veut limiter rétroactivement le mandat des parlementaires à douze ans, résolvant ainsi deux problèmes pour le Premier ministre actuel : d’une part, l’opposition (Fidesz, les démocrates-chrétiens du KDNP et le parti de droite Mi Hazánk) serait contrainte de remplacer la moitié de ses parlementaires (les plus expérimentés) ; d’autre part, la majorité de néophytes éviterait un embarras et pourrait mieux tirer parti de sa majorité, au détriment des arguments. 

Le 16 juin dernier, face à l’indifférence générale et au silence complice de toutes les institutions européennes, le Premier ministre sortant et sa majorité ont politiquement mis fin aux fonctions de Viktor Orbán en approuvant un amendement constitutionnel limitant rétroactivement le mandat de Premier ministre à huit ans, empêchant ainsi Viktor Orbán d’occuper à nouveau ce poste. Selon cet amendement, aucun Premier ministre depuis 1990 ne pourra exercer plus de deux mandats, même espacés de plusieurs années. Cette disposition à motivation politique, sans la signature du chef de l’État, n’entrera en vigueur que si ce dernier démissionne, compte tenu de la réforme constitutionnelle actuellement en cours d’approbation.

Lundi 22 juin, le Premier ministre Péter Magyar a qualifié les nouvelles mesures d’« Opération Purgatoire », alors même qu’il s’agit des atteintes les plus flagrantes jamais perpétrées contre l’État de droit en Hongrie. Pour le Premier ministre et son gouvernement, ces mesures sont nécessaires pour « rétablir l’État de droit », tandis que pour l’opposition, elles constituent un abus de pouvoir manifeste et, pour les ONG mondialistes de gauche et libérales-socialistes, des violations flagrantes de cet « État de droit ». La Commission européenne, qui a combattu le gouvernement Orbán avec acharnement ces treize dernières années, se félicite des décisions prises par Magyar. En effet, après avoir débloqué 16,6 milliards d’euros pour le nouveau gouvernement hongrois suite à un vote de confiance fin mai, elle en a débloqué 10,4 milliards supplémentaires. Cette récompense accordée à l’autocrate pro-européen et champion des violations de l’État de droit est sans précédent dans l’histoire européenne, exception faite de l’Europe de l’Est sous le régime communiste soviétique. 

Ce qui est également affligeant et inquiétant face à ce déclin et à cette érosion intolérables des principes fondamentaux de la démocratie et de l’ordre public, c’est le silence complice et inacceptable du PPE, dont Peter Magyar est membre. C’est là un signe supplémentaire du déclin douloureux d’une classe dirigeante qui, ayant renié ses valeurs chrétiennes fondatrices, se révèle désormais incapable de défendre les principes mêmes de l’« État de droit ». Qualifiez-les de pro-européens, mais ils se comportent comme des autocrates sans scrupules, muets face à un « coup d’État » sans précédent.  

La CEDH face à la liberté d’expression

De Nicolas Bauer :

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a été saisie à de nombreuses reprises par des chaînes de télévision françaises protestant contre des sanctions de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Le dernier arrêt date du 18 juin 2026: CNEWS c. France (n°41355/23). La Cour a validé la censure par l’Arcom de propos tenus en novembre 2021 par le professeur Perronne. Il était reproché à CNEWS d’avoir laissé s’exprimer ce médecin alors qu’il minimisait la cinquième vague de Covid-19 et incitait les Français à ne pas se faire vacciner.

Affaires CNEWS: la liberté d’expression sur la Covid-19, l’immigration et l’islam

C’est la quatrième requête de CNEWS que la Cour rejette. En 2025, il s’agissait déjà d’une décision relative à des propos critiques du passe vaccinal contre la Covid-19, tenus par Ivan Rioufol dans l’émission «L’heure des pros 2». Deux autres décisions en 2023 et 2024 avaient porté sur des propos d’Éric Zemmour relatifs à l’immigration et l’islam dans «Face à l’info». Concernant l’arrêt du 18 juin 2026 relatif au professeur Perronne, il est encore possible pour CNEWS de demander et d’obtenir un renvoi de l’affaire devant la Grande chambre de la Cour, d’autant que deux des sept juges de la Chambre ont rédigé des opinions dissidentes solidement argumentées[1].

Si la Cour accepte de rejuger l’affaire CNEWS c. France (n°41355/23) en Grande chambre, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) pourra à nouveau déposer des observations écrites, comme nous l’avions fait au cours de l’examen de l’affaire devant la Chambre. En attendant, l’ECLJ a déposé cette semaine ses observations écrites dans l’affaire pendante C8 c. France (n°17525/25). La société qui a exploité la chaîne C8 entre 2005 et 2025 allègue une violation de sa liberté d’expression, en raison de la décision de l’Arcom de ne pas renouveler son autorisation d’émettre sur la TNT.

Les arguments de l’ECLJ dans la nouvelle affaire C8 c. France

La Cour considère que la régulation audiovisuelle se justifie «pour des raisons d’ordre technique qui tiennent aux contraintes inhérentes aux moyens de la communication audiovisuelle, à savoir la limitation des fréquences disponibles et la nécessité d’instaurer une certaine discipline dans l’attribution de ces fréquences»[2]. Elle contrôle les critères utilisés par les autorités nationales de régulation en matière d’attribution ou de renouvellement des fréquences audiovisuelles.

La décision de l’Arcom relative à la fermeture de C8 n’a pas été publiée sur son site internet. Elle ne respecte donc pas l’exigence du Conseil de l’Europe, qui a posé le principe selon lequel toute décision adoptée par les autorités de régulation doit être mise à la disposition du public[3]. Pour autant, la décision de l’Arcom ayant été jointe à la requête de C8, la Cour pourra examiner ses motivations.

La Cour opère une distinction entre les motivations objectives, telles que la détention de ressources techniques, technologiques ou financières modernes, ou encore l’expérience acquise par l’exploitant, et les motivations comportant une part inhérente de subjectivité, à l’instar de l’aptitude d’un projet à remplir une «fonction sociétale» ou à répondre à l’intérêt du public[4]. En l’espèce, l’Arcom a notamment tenu compte de l’accumulation des sanctions prononcées contre la chaîne C8 pour justifier la non-reconduction de son autorisation d’émettre sur la TNT[5].

Les enseignements du rapport parlementaire de Charles-Henri Alloncle

Concernant ces sanctions, l’ECLJ a estimé utile de citer devant la Cour des extraits du rapport parlementaire du 27 avril 2026 sur la régulation de l’audiovisuel[6]. Le député Charles-Henri Alloncle, rapporteur, a constaté «une asymétrie manifeste dans l’usage de la sanction pécuniaire, au détriment des seuls éditeurs privés». Parmi les «différences de traitement très précises» observées, le rapport note un contraste entre la «sévérité» déployée à l’encontre de C8 et la «retenue» dont bénéficie à l’inverse France Inter[7]. Charles-Henri Alloncle conclut ainsi:

C’est ce décalage qui appelle l’attention de votre rapporteur. D’un côté, une succession de décisions répressives, des montants élevés, des contentieux répétés et, à l’issue de cette séquence, la disparition même d’une chaîne. De l’autre, s’agissant du service public, des rappels, des mises en garde ou des interventions ponctuelles, mais plus aucune sanction financière depuis quinze ans. Une telle différence de traitement ne peut qu’alimenter le doute sur l’équilibre avec lequel le régulateur exerce son pouvoir de sanction. Elle est d’autant plus difficile à comprendre que l’audiovisuel public, financé par tous les contribuables et investi d’exigences particulières, devrait faire l’objet d’un contrôle au moins aussi exigeant[8].

Par ailleurs, les différentes mises en garde et amendes de l’Arcom contre C8[9] ne doivent pas toutes être considérées comme équivalentes. Ainsi, il convient de distinguer, d’une part, les cas d’atteintes aux bonnes mœurs, d’agressions sexuelles ou d’humiliations personnelles, d’autre part, les restrictions plus contestables concernant l’expression par Cyril Hanouna de son opinion sur «l’affaire Lola» ou la diffusion du film Unplanned sur l’IVG. Dans ce dernier cas, la décision de l’Arcom a été prise dans un contexte de pressions politiques, y compris gouvernementales, demandant la condamnation de C8.

Le régime français de régulation audiovisuelle, plus restrictif que les modèles européens

Les observations de l’ECLJ analysent différents régimes européens de régulation audiovisuelle et montrent que l’approche française est spécifique. Celle-ci est centralisée, descendante et axée sur le contrôle déontologique des contenus par une autorité unique (l’Arcom), alors que d’autres pays d’Europe privilégient une régulation purement économique et concurrentielle, limitant les interventions directes de la puissance publique dans la ligne éditoriale des chaînes.

Le plus inquiétant est l’évolution du régime français de régulation audiovisuelle. Par une décision du 12 juin 2026, l’Arcom a pour la première fois étendu son contrôle du pluralisme à l’ensemble des intervenants d’une chaîne[10], en s’appuyant sur une jurisprudence du Conseil d’État[11]. Dans cette mise en demeure à l’encontre de CNEWS, l’Arcom exige également que les intervenants ne tiennent pas de propos systématiquement critiques à l’égard de l’action de l’exécutif, du système judiciaire, de l’Union européenne ou encore de La France insoumise. L’Arcom remet en effet en cause:

la prédominance d’un même cadre d’interprétation de l’actualité, marqué par une focalisation, à travers les questions de sécurité intérieure, sur la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française, la mise en cause, notamment sur ces questions, de l’action de l’exécutif et de l’Union européenne et une forte défiance à l’égard de l’institution judiciaire, outre la critique systématique du parti La France insoumise, ce qui se traduit […] par la surreprésentation d’un même courant de pensée et d’opinion par rapport à d’autres perspectives et opinions également présentes dans le débat public[12].

Si CNEWS ne se soumet pas à la ligne éditoriale imposée par cette décision, rien ne permet d’exclure qu’elle subisse le même sort que C8, d’autant que l’Arcom a indiqué renforcer son contrôle en vue des élections de 2027.

Liechtenstein : le prince héritier mettra son veto à la légalisation de l’avortement

Le 26 juin, le prince héritier du Liechtenstein, Alois, a annoncé dans une interview accordée au quotidien Vaterland qu’il opposerait son veto si les habitants de la principauté venait à approuver l’avortement par référendum suite à l’initiative populaire lancée par le comité Fristenlösung für Liechtenstein[1].

« Nous militons en faveur d’une interruption de grossesse non punissable jusqu’au troisième mois, de la levée de l’interdiction d’information et de la prise en charge des frais par l’assurance maladie » explique sur son site le comité. Depuis le 19 juin, le recueil de signatures est en cours. 1 000 signatures valides doivent en principe être récoltées en six semaines pour qu’un référendum puisse avoir lieu. Celui-ci pourrait ensuite être organisé en novembre.

Lors des référendums, le Prince a le dernier mot, et il peut les invalider de sa propre autorité. De plus, pour entrer en vigueur, la loi doit avoir été adoptée par le Parlement et approuvée par l’héritier du trône.

Le prince héritier, qui conduit depuis 2004 les affaires du pays en tant que représentant de son père, le prince Hans-Adam II, considère que le projet mené par le comité ne protège pas assez « le bien juridique fondamental que constitue la protection de la vie ». Il pourrait cependant faire des concessions sur l’interdiction d’information.

Le comité reproche au prince héritier de manipuler le scrutin avec l’annonce de son veto. « Nous continuons comme avant. Il est désormais d’autant plus important de recueillir l’avis du peuple » déclarent sur leur site les initiateurs de l’initiative populaire.

« La population liechtensteinoise doit pouvoir exprimer son opinion sur ce sujet. Et si une majorité se prononce en faveur de l’initiative, cela pourra être l’occasion de reconsidérer les positions adoptées. »

La principauté du Liechtenstein a l’une des législations les plus restrictives d’Europe en matière d’avortement. L’interruption volontaire de grossesse y est interdite, et les médecins n’ont pas le droit d’informer les femmes enceintes à ce sujet.

En 2011, une initiative concernant l’avortement avait déjà eu lieu dans le pays. Alors que le taux de participation était particulièrement faible, 52 % des habitants de la principauté avaient voté contre le projet. Un mois avant le scrutin, le prince héritier avait annoncé son veto.

Source : Gènéthique

Supprimer les limitations imposées à la messe traditionnelle

Le 28 juin, le journaliste italien et rédacteur en chef d’Il Giornale, Tommaso Cerno, a publié un article affirmant qu’une célébration plus large de la messe traditionnelle en latin pour les catholiques qui « veulent rester fidèles au pape » pourrait devenir une mesure concrète pour apaiser les tensions avec la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX).

Selon des sources à Rome, l’éditorial a largement circulé dans la région du Vatican et à Borgo Pio, un quartier adjacent à la Cité du Vatican, et a suscité un vaste débat dans les médias traditionnels sur le rôle de la messe en latin dans l’Église catholique après les restrictions du pape François et à la veille des consécrations épiscopales de la FSSPX sans mandat papal.

« Et si nous assistions à un renversement de l’histoire de la liturgie ? À l’effondrement d’un malentendu de longue date : l’idée que le latin appartient à un musée, tandis que l’italien (ou d’autres langues nationales) serait la voie privilégiée vers l’avenir… Aujourd’hui, l’Église se heurte à un paradoxe : le retour même de la messe en latin et la possibilité de réparer la rupture avec le monde de la FSSPX pourraient devenir non pas un pas en arrière, mais un exercice de réalisme. »

Cerno soutenait que la question liturgique ne devait pas être considérée comme la cause principale de la division qui dure depuis des décennies avec la FSSPX et suggérait qu’une approche plus conciliante pourrait favoriser une plus grande unité ecclésiale.

Selon Cerno, la controverse liée à l’archevêque Marcel Lefebvre a toujours dépassé le cadre des formes liturgiques. Il écrit que les consécrations épiscopales de 1988 – réalisées sans l’approbation papale et ayant entraîné des excommunications à l’époque – témoignent que la rupture était avant tout un « court-circuit d’autorité et d’identité », un signal qui signifie : « Là, quelque chose s’est brisé. »

Des décennies après le concile Vatican II et la réforme liturgique, la situation a évolué différemment de ce qui était prévu. Cerno, journaliste laïque extérieur à l’Église catholique, s’interroge :

« Et si le latin devenait populaire ? Une langue qui n’appartient à personne et qui, paradoxalement, peut donc appartenir à tous. »

Selon lui, la liturgie traditionnelle attire les jeunes précisément parce qu’ils « cherchent à vivre une expérience inédite – une rencontre qui ressemble moins à une assemblée de copropriétaires qu’à un véritable rite : peu parlent, beaucoup écoutent ; le sens circule à travers le corps, le rythme et le silence. Le latin comme un vertige : non pas parce qu’on traduit chaque phrase, mais parce qu’on reconnaît une autre langue, sauvage. »

L’article, écrit par l’un des journalistes italiens les plus célèbres, a suscité un large débat à travers le pays et dans le monde entier. Vittorio Feltri, un autre journaliste italien conservateur bien connu, a salué la proposition de Cerno d’assouplir les restrictions strictes imposées à la liturgie traditionnelle, faisant remarquer que « même le Vatican diffuse depuis quelque temps un journal radiophonique entièrement en latin, Hebdomada Papae ». Il est donc étrange de se montrer si sévère envers la liturgie. L’écrivain catholique Damian Thompson, du Spectator, a mis en lumière l’appel de Cerno à envoyer un « signal » aux catholiques qui souhaitent la messe en latin tout en restant fidèles au pape, arguant que 

Lever les restrictions pour les « loyaux » ne serait pas une récompense pour nostalgie, mais un investissement dans la communion. Et qui sait, peut-être qu’en voyant Rome moins barricadée, même les rebelles auront plus de mal à franchir le pas décisif.

La Charte et la Supplique ensemble à Loublande : Lundi 6 juillet 2026

A tous les Pauvres pèlerins de la Supplique à Dieu pour le retour du Roi ,
A tous les Fontevristes et sympathisants,
A tous les Francs,
Mes chers amis,

Comme j’en avais annoncé le projet et la date à Pontmain le 17 juin dernier, et comme je l’annonce sur le Blogue de la Charte de Fontevrault par la présente, je vous confirme que le 6 juillet prochain aura lieu, pour ceux qui le voudront, et par leur propre moyen, le déplacement à Loublande (Deux-Sèvres) pour le pèlerinage sur les côteaux des Rinfillières, maison natale de Claire Ferchaud, à qui le Sacré-Cœur s’est adressé pour la France plusieurs fois au début du XXème siècle.
Pourquoi ce déplacement, et pourquoi maintenant ?

Pourquoi ce déplacement à Loublande ?
Pour correspondre à la promesse du Sacré-Cœur :

«  Quand je verrai dans ce lieu que J’ai spécialement choisi pour répandre Mon amour miséricordieux sur le monde, les foules à genoux et demander pardon, Mon Père fera grâce, et mon Cœur apparaîtra dans le triomphe de la paix sur une France régénérée. »,

et Lui répondre avec audace, après avoir fait amende honorable : « Coeur de Jésus, l’heure est venue : avancez, triomphez, régnez ! »

Pourquoi maintenant ?
Parce qu’en cette mi-année 2026, la France, concernée et nommée dans cette promesse, est dans un tel état de déliquescence et de pourriture qu’elle est sur le point de disparaître si le Sacré-Cœur n’intervient pas directement.

Si la Supplique à Dieu pour le retour du Roi a été consacrée au Cœur Immaculé de Marie (17-02-2026), mise sous la protection et la sauvegarde de Saint-joseph (17-05-2026) et consacrée au Sacré-Cœur (17-06-2026), la Charte de Fontevrault n’avait pas encore reçu ces grâces.
Ce sera chose faite le 6 juillet prochain sur les côteaux des Rinfillières où les trois prières seront récitées au cours du Salut du Saint-Sacrement.
Alors, en ce 6 juillet 2026, la Charte de Fontevrault (organe temporel du royalisme providentialiste), et la Supplique (son organe spirituel) seront liées dans leur respective distinction primitive.

L’esprit du déplacement :
C’est l’esprit de la préparation préliminaire de cette visite aux Rinfillières, et l’esprit de son accomplissement par chacun.
Cet esprit est la compréhension et la pleine adhésion au but que nous voulons atteindre en faisant passer la Charte et la Supplique par Loublande :
La démarche est l’action expiatoire et réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus à l’emplacement qu’Il s’est choisi et comme Il le veut !
Ni plus, ni moins !

Surtout pas plus ! N’imitons pas Saül et son zèle superflu, et offensant parce que désobéissant.

Nous allons à Loublande en 2026 devant le Roi de France, le Sacré-Cœur, comme les bourgeois de Calais se sont présentés en 1347 à Edouard III roi d’Angleterre, en simple chemise, les pieds nus, la corde au cou, pour lui donner les clés de la ville et lui permettre d’y entrer et en avoir pleine possession.
Nous, nous y allons les mains vides, terriblement vides, sinon gonflées de nos péchés et de ceux du pays.
SURTOUT SANS RIEN D’AUTRE !

Ne nous chargeons pas plus, nous en sommes incapables… nos fautes et manquements, notre propre délaissement et celui de la France envers le Sacré-Cœur suffisent amplement !

Édouard III a exigé pareilles expiation et réparation après une année de siège de la ville de Calais.
Le Sacré-Cœur fait le siège de notre propre cœur depuis notre naissance, et le siège de la France depuis 235 ans.

Si j’ai écrit dans un sonnet : « Car une fois encor Tolbiac est à Pontmain », je peux rajouter :

« Adoncques cette fois Calais est à Loublande !
Et dans le même esprit, dans nos simples atours,
L’étole autour du cou pour honorable amende,
Allons au Roi Jésus, montons jusqu’à sa cour,
De nos cœurs présenter les clés à Sa demande,
Et de la France offrir celles de Son retour. »

Les bourgeois de Calais ont été sauvés de la peine capitale par l’intercession de la reine d’Angleterre Philippa de Hainaut…
Nous, nous serons sauvés de la 2ème mort, et la France de la destruction, par l’intercession de la Reine de France Marie Immaculée !

Chouandecoeur

LOUBLANDE : PROGRAMME ET DÉROULEMENT DE LA JOURNÉE DU 6 JUILLET 2026

Avis préliminaires :
– 1. Les textes des prières seront accessibles quelques jours avant le 6 juillet, sur le site : https://lavieilleposte.blogspot.com

– 2.  Les prêtres présents sont invités à célébrer leur messe sur les différents autels tout au long de la journée, pourvu qu’ils amènent leur valise-chapelle complète, y compris le vin et les hosties, et s’assurent de la présence d’au moins un assistant. Les prêtres qui accepteraient de célébrer aux intentions de la Charte de Fontevrault recevront l’honoraire qui leur sera remis par l’Aumônier.

– 3. Les côteaux des Rinfillières sont considérés comme enceinte sacrée par la présence du Sacré-Cœur pendant de nombreuses années auprès de Claire Ferchaud. Dans les rassemblements de chrétiens, on est soucieux non seulement de l’état intérieur de son âme mais aussi de sa tenue extérieure, les uns vis-à-vis des autres et en tant que groupe clairement identifié.

– 4. Munissez-vous d’eau, par précaution, pendant ces fortes températures.

– 5. C’est le moment de porter son étole pénitentielle de la Supplique de Pontmain.

10:00 – Accueil informel sur les coteaux des Rinfillières

10:30 – Devant Notre-Dame des Rinfillières
Explication de la doctrine de l’expiation, fil rouge des “faits de Loublande” (Cœur sur le drapeau/ Communauté expiatrice/ Messe Perpétuelle) ; de la dévotion au cœur immaculée de Marie pour la période ; de la Supplique pour le retour du Roi et de la Charte de Fontevrault en suppléance de la France officielle et en représentance du Lieutenant qui doit venir.µ
Prière de Claire à Notre-Dame des Rinfillières

Procession vers la statue du Sacré-Cœur
Cantique : Réveille Ta puissance…

A la statue du Sacré-Coeur
Rorate caeli de super, et nubes pluant Iustum.
Procession en silence contrit jusqu’à la Grande Croix des Rinfillières

11:15 – Messe à l’autel principal de la Messe Perpétuelle, autel de la Sublime Adoration

12:00 – Salut du Saint Sacrement
R/ Adoremus in aeternum Sanctissimum sacramentum !
. Bénédiction à l’autel de la Sublime Adoration (autel à l’ouest),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de la Profonde Action de grâce (autel au sud),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de l’Intégrale Expiation (autel à l’est),
Déplacement,
. Bénédiction à l’autel de l’Irrésistible Imploration (autel au nord)
. Consécration de la Charte et des présents au Cœur Immaculée de Marie.
(Inspirée de Madame Elisabeth)
. Prière de Claire Ferchaud à saint Joseph.
. Consécration de la Charte et des présents au Sacré-Cœur de Jésus.
(Inspirée du Vœu de Louis XIII)
. Bénédiction du Très Saint Sacrement
. Angelus.

12:45 – Repas tiré des sacs.

14:15 – Présentation de Claire et visite de la maison natale (M. Jean-Yves Robert)

15:00 – A la statue du Sacré-Cœur.
On marque l’heure de la Miséricorde.
Prière au Cœur broyé de Jésus

15:05 – Explications sur la blessure du Cœur de Jésus
par M. le Connétable de la Charte.

15:20 – Prières de Pénitence et expiation

16:00 – Explication du Providentialisme de Jeanne
par M. le Gouverneur de la Charte

16:15 – Prières pour la France et pour le retour du droit divin et du Lieutenant sur le trône de France
Chapelet avec les Ave Maria médités
Prière de Claire
Prière de Marcel Van
Prière des Francs
Prière à Notre Seigneur Jésus-Christ, vrai et unique Roi de France

16:50 – Oraisons pénitentielles sur le peuple et bénédiction finale
Cantique Mère de l’Espérance. Cantique de Pontmain.

17 :00 Fin des cérémonies.

Chouandecoeur

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Belgique : converti au catholicisme, un ex-musulman menacé

Né dans une famille musulmane, Ahmed Yetib s’est converti au catholicisme en 2018 et est devenu professeur de religion catholique à Charleroi en Belgique notamment, ce qui lui a valu des torrents d’insulte lorsque certains de ses élèves ont découvert son compte TikTok dans lequel il évoquait les deux religions.

Ahmed Yetrib craint de subir le sort de Samuel Paty. «Je ne me suis jamais senti aussi inquiet », confie-t-il.

Quitter l’islam demeure un parcours du combattant pour toute personne de culture musulmane qui délaisse sa religion.

« Ma conversion a immédiatement été rejetée par toute ma famille qui a coupé les liens avec moi ».

Etats-Unis : La Cour suprême valide l’exclusion des hommes des compétitions scolaires et universitaires féminines

Donald Trump avait ordonné l’année dernière aux agences fédérales de retirer leur financement aux établissements scolaires autorisant les athlètes de sexe masculin à participer aux compétitions sportives féminines.

La Cour suprême américaine a validé, mardi 30 juin, des lois votées dans plusieurs Etats du pays interdisant aux sportifs masculins de participer à des compétitions féminines scolaires ou universitaires. La plus haute juridiction du pays considère que ces Etats “peuvent déterminer l’éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique” assigné à la naissance. Plus de la moitié des Etats américains ont déjà adopté des lois en ce sens.

L’administration Trump, qui a soutenu ces interdictions, s’est engagée contre la participation des athlètes transgenres dans le sport.

On ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de l’appartenance au corps épiscopal dont le pape est la tête

Droit divin et sacres contre la volonté du pape : Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? A propos des sacres de la F.S.S.P.X

Résumé de la conférence de l’abbé Hilaire Vernier, FSSP, paru sur Claves.org, le samedi 20 juin 2026.

L’abbé Weil, de la FSSPX, a tenté de répondre à cette conférence, qu’il n’a visiblement ni lue ni écoutée, puisqu’il ne répond pas aux arguments. Alors les voici :

La perspective des sacres épiscopaux annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet prochain, très probablement conférés contre la volonté du pape, ne peut laisser indifférents les catholiques attachés à la Tradition de l’Église dans son intégralité.

De tels sacres posent une difficulté grave, non seulement en eux-mêmes, mais aussi dans les justifications avancées par la FSSPX.

En eux-mêmes, des sacres conférés contre la volonté du pape sont contraires au droit divin, à en croire le magistère constant de l’Église, tel que rappelé et explicité par Pie XII dans Ad Apostolorum principis du 29 juin 1958 :

« …c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents. Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. »

À l’appui de cet enseignement, qui se fonde explicitement sur le droit divin [1] et concerne tant la réception de l’éventuelle mission épiscopale (par laquelle sont communiqués les pouvoirs de juridiction et de magistère) que celle de la dignité épiscopale [2] (reçue par le sacre et impliquant l’accord au moins tacite du pape), nous voudrions exposer trois arguments théologiques résultant de la nature même de l’épiscopat catholique.

Premièrement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de la transmission d’un pouvoir de régence, compris par l’ensemble des théologiens, comme impliquant au moins une aptitude et un titre à recevoir les pouvoirs de juridiction et de magistère du Christ par le pape, constituant le consacré comme prince de l’Église [3]. Il ne s’agit pas ici de confondre ce pouvoir de régence (participation à la dignité royale du Christ, conférée par la consécration épiscopale [4]) avec le pouvoir de juridiction ni d’affirmer que celui-ci est communiqué par le sacre, mais il s’agit de ne pas réduire la distinction entre l’épiscopat et le presbytérat aux seuls pouvoirs de sanctification [5].

Autrement dit, tout sacre valide confère en lui-même une dignité et un statut princier, de soi inaliénables, qui rendent compte des pouvoirs de sanctification réservés (consacrer les huiles, les calices…) ou propres (ordonner, confirmer) à l’évêque, impliquant d’ailleurs toujours une juridiction (au moins déléguée) pour être exercés légitimement.

Affirmer le contraire reviendrait à soutenir qu’il ne serait pas contraire au droit divin que tous les diocèses puissent être habituellement gouvernés par des prêtres (non destinés à recevoir la consécration épiscopale), ou que le pouvoir de magistère puisse être détenu par des prêtres. De telles affirmations sont évidemment contraires au lien voulu par le Christ entre, d’une part, l’appartenance à l’Église enseignante et l’épiscopat, et, d’autre part, la détention d’une juridiction ordinaire sur des Églises particulières et l’épiscopat.

 

Deuxièmement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de la participation à l’apostolicité formelle de l’Église, comprise comme la réception légitime du pouvoir d’ordre épiscopal, c’est-à-dire dans la communion hiérarchique [6] avec le successeur de Pierre, Prince des apôtres.

Quel évêque catholique, même sans juridiction (ou sans diocèse à gouverner), ne serait pas formellement [7] successeur des apôtres, au moins au sens large [8] ? À moins de soutenir qu’un évêque catholique sans juridiction puisse être successeur des apôtres au même titre qu’un évêque orthodoxe, on est tenu d’affirmer cette inséparabilité.

 

Troisièmement, on ne peut pas séparer la réception de l’épiscopat catholique de l’appartenance au corps épiscopal dont le pape est la tête, et ce de droit divin, comme le rappelle le père Victor-Alain Berto :

« Au contraire un Évêque Sacré dans l’unité de l’Église, même s’il n’a actuellement aucune juridiction de pasteur ordinaire particulier, soit qu’il soit sacré comme évêque titulaire, soit qu’il se soit démis de son siège ou ait été déposé (pour une autre cause que de crime), fait partie du Corps épiscopal, parce que rien en lui ne contrarie la « vocation » des Prêtres du premier rang au gouvernement du peuple chrétien. [9] »

Il n’est pas question ici de collège épiscopal [10], mais bien du corps dont un évêque ne peut être séparé que par le schisme. À moins de dire que l’on puisse être membre du corps épiscopal contre sa tête, ou que l’on puisse être évêque de l’Église catholique sans subordination au pape, on est tenu d’affirmer cette inséparabilité.

 

Ces raisons expliquent que l’on ne trouve aucune référence magistérielle ou théologique antérieure au dernier concile affirmant qu’il ne serait pas contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, quand bien même aucune juridiction ne lui serait conférée. Elles expliquent également que le magistère ne distingue généralement pas le cas des évêques sacrés avec ou sans octroi de juridiction lorsqu’il affirme la nécessité qu’ils le soient toujours en communion avec le Siège apostolique [11].

Enfin, les motifs invoqués pour justifier ces sacres impliquent non seulement la subversion d’un principe canonique concernant l’interprétation des lois purement ecclésiastiques, mais aussi celle d’un dogme.

La loi suprême de l’Église, le salut des âmes [12] est comprise comme « nécessité fait loi », et ce, même contre la loi divine interdisant tout sacre contre la volonté du pape. Ce qui revient à affirmer non seulement qu’une règle d’interprétation du droit canon puisse l’annuler en certaines circonstances mais surtout que le salut des âmes puisse exiger de commettre un péché.

Le dogme « Hors de l’Église, point de salut » semble, quant à lui, devenu : « hors des sacrements reçus par les prêtres de la FSSPX, point de salut ». Or cela est faux pour deux raisons.

Premièrement, si la FSSPX disparaissait, les sacrements validement célébrés — même selon le rite traditionnel — demeureraient dans l’Église.

Deuxièmement, si l’appartenance au corps de l’Église, au moins désirée implicitement, est toujours et pour tous nécessaire au salut, la réception des sacrements ne l’est pas tout autant, surtout pour des personnes qui en seraient privées malgré elles. Ajoutons à cela que, dans l’absolu, il vaut mieux appartenir à l’Église sans pouvoir recevoir les sacrements que de recevoir les sacrements sans appartenir à l’Église, à moins de considérer que les sacrements puissent être reçus fructueusement par des personnes coupables de péchés graves, comme ceux d’hérésie, de schisme ou de grave désobéissance.

Puissent ces considérations être reçues sans parti pris ni passion ni esprit de polémique, mais dans un souci de cohérence avec l’attachement inconditionnel à la totalité de la Révélation, telle que transmise et interprétée par le magistère constant de l’Église, valable à toute époque, même en temps de crise ; temps qui n’ont pas échappé à la connaissance du Christ fondant son Église et la régissant selon des principes immuables.

Pour un exposé plus approfondi de ces arguments concluant à l’impossibilité de sacrer un évêque contre la volonté du pape, en raison du droit divin, une conférence donnée le 8 avril dernier à Paris est accessible ici : https://www.youtube.com/watch?v=_jWmTHlHFTA

 Abbé Hilaire Vernier, Fssp

NDLR : On trouvera un ensemble de références et explications détaillées dans la vidéo qui accompagne cet article ainsi que dans sa description (https://drive.google.com/file/d/1hsML_hQ-MKHVaSmuHadXAQokX7nxgOOp/view) et dans son commentaire épinglé [*].

[1] Les « sacrés canons » se référant explicitement à ce qui précède : « la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur », indiquent clairement qu’ils sont ici l’expression du droit divin.

[2]  Si les deux références canoniques mentionnées dans ce passage se réfèrent à des évêques destinés à recevoir une juridiction, plus loin Pie XII fait référence en note au canon 953 qui parle bien de consécration épiscopale sans distinguer entre celle de l’évêque titulaire (sans juridiction) et celle de l’évêque résidentiel (avec juridiction) :

« La consécration épiscopale est réservée au pontife romain, de sorte qu’il n’est permis à aucun évêque de consacrer quelqu’un évêque, sans qu’il ait d’abord connaissance du mandat apostolique l’y autorisant. » (can 953)

[3] Léon XIII, encyclique Sapientiæ christianæ : « ils (les évêques) sont cependant véritablement princes dans la hiérarchie ecclésiastique »

[4] Ch. V. Héris o.p., Le Mystère du Christ, Desclée, Paris 1928, p.329. Il y a chez l’évêque, à la différence du prêtre, du fait même de son pouvoir d’ordre qui lui « confère une dignité royale, qui le fait prince de l’Église… une aptitude radicale à gouverner et à enseigner le peuple chrétien. »

[5] « L’évêque en effet a un ordre par rapport au corps mystique du Christ qui est l’Église, dont il reçoit la charge principale et pour ainsi dire royale. Mais par rapport au corps réel du Christ, contenu dans le sacrement, il n’a pas d’ordre supérieur au prêtre. » (Saint Thomas d’Aquin, opuscule XVIII, Vers la perfection de la vie spirituelle, chapitre 24).

[6] Cette communion peut se définir comme : « la légitimité de l’ordre reçu et l’introduction de celui qui en est revêtu dans la hiérarchie légitime, et par suite dans l’Église universelle. » (Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, Casterman, 1965, p. 113)

[7] Sont successeurs des apôtres matériellement, tous ceux qui ont reçu validement la consécration épiscopale, comme les évêques orthodoxes qui détiennent véritablement, bien qu’illégitimement, la plénitude du pouvoir d’ordre.

[8] Au sens strict, seuls les évêques résidentiels sont formellement successeurs des apôtres, étant dotés, en plus de la réception légitime de la plénitude du pouvoir d’ordre, d’un pouvoir de juridiction ordinaire, habituel et immédiat sur une Église particulière ou un diocèse.

[9] Cet extrait cité du livre Pour la sainte Église romaine (pp. 243-244) du père Victor-Alain Berto, théologien de Mgr Lefebvre durant Vatican II, est précédé immédiatement par ce passage :

« Quel est donc celui de ces deux pouvoirs [de l’Ordre ou de la juridiction] qui opère formellement dans celui qui en est pourvu, l’agrégation au Corps épiscopal ? Nous pensons que c’est le pouvoir de gouvernement, non actuel, mais en tant qu’il est normalement associé au Sacre, en tant que le Sacre y donne « vocation » et que cette « vocation » n’est pas contrariée par le schisme, et dans la mesure où rien n’annule cette vocation. Évêque est celui qui a reçu le Sacre, fut-ce au sein du schisme, fut-ce schismatiquement en se faisant sacrer sans mandat Apostolique ; mais alors il est Évêque sans être du Corps Episcopal ; il a « vocation » pour en être en vertu de son sacre épiscopal, il n’en est pas à cause de son schisme, il n’en sera jamais aussi longtemps qu’il demeurera dans le schisme, parce que le schisme annule la vocation. »

[10] Le collège épiscopal, distingué du corps épiscopal, signifie l’épiscopat uni et subordonné au pape (corps) mais en tant qu’il constitue un seul sujet moral (collège), ce qui arrive ponctuellement et toujours sur demande du pape, comme lorsqu’il convoque un concile œcuménique.

[11] Ainsi, Pie VI enseigne : « C’est à ce Siège (apostolique) absolument et sans exception qu’il appartient de confirmer ou d’infirmer la consécration tant des métropolitains que des autres évêques ». (Constitution Super soliditate 24 novembre 1786)

[12] Ainsi, on peut lire dans le code de droit canon en vigueur, au canon 1752 : « Dans les causes de transfert, les dispositions du can.1747 seront appliquées, en observant l’équité canonique et sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême. »

[*] Les références magistérielles sur lesquelles s’appuient la conférence, figurant dans le commentaire épinglé de la vidéo sont celles-ci :

Pie VI, Caritas du 13 avril 1791 : « Si ces évêques étrangers à sa métropole ont pu lui imprimer avec une hardiesse sacrilège le caractère épiscopal, ils n’ont pu du moins l’investir d’une juridiction qu’ils n’ont pas eux-mêmes d’après la discipline de tous les temps. »

Pie IX, Quartus supra, du 6 janvier 1873 : « …nous avons dû veiller à ce que le pouvoir d’instituer des évêques fût rendu tout entier au Siège apostolique d’où il procède (…) Quant à Notre droit de choisir un sujet en dehors des trois candidats proposés, Nous n’avons pas cru devoir le passer sous silence, afin que dans l’avenir le Siège Apostolique ne fût jamais forcé de recourir à l’exercice de ce droit. Du reste, n’en aurions-Nous pas parlé, que ce droit et ce devoir seraient restés dans toute leur intégrité à la chaire de Saint-Pierre.

En effet, les droits et les privilèges accordés à cette chaire par Jésus-Christ lui-même peuvent être attaqués, mais ne sauraient jamais lui être enlevés, et il n’est pas au pouvoir d’un homme de renoncer à un droit divin qu’il peut être parfois obligé d’exercer par la volonté de Dieu même. »

Pie IX, Et si multa luctuosa, du 21 novembre 1873 : « Or, la doctrine catholique la plus élémentaire nous apprend que personne ne peut passer pour évêque légitime s’il n’est pas rattaché par la communion de foi et de charité à la pierre sur laquelle a été bâtie l’Église du Christ, s’il n’adhère pas au pasteur suprême auquel ont été confiées, pour les conduire au pâturage, toutes les brebis du Christ, s’il n’est pas lié à celui qui confirme ses frères qui sont en ce monde ; et sans contredit « c’est à Pierre que le Seigneur a parlé, à un seul afin de fonder sur un seul l’unité ».

Pie XII, Ad Apostolorum Principis, 29 juin 1958 : « …c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents. Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques. »

L’assemblée adopte la loi sur l’euthanasie

Le détail des votes est ici.

Il y avait 31 députés en plus que la majorité absolue (264). Or, 14 députés RN ont voté pour et 5 se sont abstenus, 5 députés LR ont voté pour et 3 se sont abstenus, soit 27 députés… La forte division au sein des Démocrates (19 pour contre 16), d’Horizons (16 pour contre 18) et de Liot (9 pour contre 7), montre que ce scrutin n’était pas joué d’avance.

Lors de la première lecture, en mai 2025, 305 députés s’étaient positionnés favorablement contre 199.

En mars 2026, le texte avait obtenu 299 voix contre 226.

Il reste 295 députés favorables à ce texte.

A chaque fois l’écart se ressert. La suite le 15 juillet, après le retour et probable refus du Sénat. D’ici là il est encore possible de les convaincre.

Lettre du pape Léon XIV au supérieur de la Fraternité Saint Pie X [Add: Réponse]

Au Révérend Pere Davide Pagliarani Supérieur Géneral de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

C’est avec paternité que je souhaite m’adresser à vous et, à travers vous, aux évêques, aux prêtres, aux séminaristes et aux fidèles liés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, conscient de la responsabilité que le Seigneur m’a confiée en tant que Successeur de l’Apôtre Pierre.

L’Église reconnaît l’attachement à la vie liturgique, l’engagement dans la formation sacerdotale, le zèle apostolique et le désir de fidélité à la Tradition qui caractérisent de nombreuses personnes et communautés liées à cette Fraternité. Cela a motivé l’attitude d’attention et de bienveillance que mes Prédécesseurs vous ont constamment manifestée.

Dans cet esprit, et rempli d’affection chrétienne, je vous demande et vous prie de tout mon cœur : revenez sur vos pas ! Je vous exhorte à considérer avec attention le bien spirituel des fidèles car l’acte schismatique que vous avez l’intention d’accomplir les priverait de la réception licite, voire dans certains cas valide, des sacrements qu’ils aiment et recherchent pour leur sanctification.

L’Église est ouverte à un chemin de dialogue et d’entente que le Saint-Esprit peut rendre possible et fécond.

Je prie pour vous car déchirer la Tunique sans coutures du Christ est un péché d’une extrême gravité. Que le Seigneur éclaire vos consciences et réveille vos cœurs. En vertu de l’autorité que j’ai reçue du Christ, c’est le cœur attristé, mais encore rempli d’espoir, que je me sens le devoir de vous demander de renoncer à votre projet. Je confie ces intentions au Cœur Immaculé de Marie, Mère du Bon Conseil.

Du Vatican, le 29 juin 2026

Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul

LÉON PP. XIV

source

Réponse :

Le Supérieur général
À Sa Sainteté
le Pape Léon XIV

Écône, le 30 juin 2026

Très Saint-Père,

Soyez très vivement remercié pour la lettre que Vous avez bien voulu m’adresser.

J’ai été profondément touché par Votre sollicitude paternelle.

Depuis longtemps, j’aurais souhaité avoir l’occasion de Vous rencontrer afin de Vous exprimer personnellement notre désir sincère de servir l’Église. Malheureusement, cette occasion ne s’est pas présentée.

Je vous demande simplement de bien vouloir considérer l’authenticité de cette intention, qui n’a rien de factice. Paradoxalement, dans le contexte actuel, il nous semble être précisément notre devoir de faire tout notre possible pour recoudre la tunique du Christ, déchirée par des forces et des pressions incompatibles avec un esprit authentiquement catholique. Je vous demande simplement de considérer l’authenticité de cette intention, avant de prendre une décision concernant la Fraternité Saint-Pie X. Il n’est pas trop tard.

Loin de nous l’idée de nous séparer de l’Église romaine ; au contraire, nous désirons la servir par des moyens extraordinaires, comme on vient en aide à une mère en difficulté qui a besoin d’un secours particulier, même si celui-ci n’est pas compris de tous. Mais je suis certain que le Saint-Père pourrait le comprendre.

Le Saint-Siège a déjà montré qu’il pouvait comprendre des situations très complexes et prendre le temps nécessaire.

Je me permets donc de Vous demander filialement de prendre le temps qu’exige ce discernement.

Si mes paroles ne suffisaient pas, je Vous demanderais de réfléchir à deux faits très simples. Tout d’abord, la Fraternité a déjà été déclarée schismatique en 1988, pour des raisons et dans des circonstances absolument analogues à celles d’aujourd’hui ; et pourtant, après tant d’années, nous nous parlons comme un père avec son fils. Votre Sainteté m’exhorte paternellement à éviter un schisme qui, théoriquement, aurait déjà eu lieu. Ne pensez-Vous pas que cette attitude même, dont j’apprécie profondément la sollicitude, constitue précisément la preuve que la Fraternité n’est ni schismatique ni hostile à l’Église ?

En second lieu, il y a quelques années, le Saint-Siège a confié à deux évêques de l’Église la mission de dialoguer avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X : Mgr Vitus Huonder, alors évêque de Coire, aujourd’hui décédé, et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana. Tous deux, après avoir pris le temps nécessaire au discernement, ont reconnu l’esprit profondément catholique de la Fraternité et en ont rendu publiquement témoignage.

Mais surtout, je me permets de m’adresser à Votre Sainteté au nom des milliers d’âmes qui ont retrouvé la foi catholique et la pratique religieuse grâce à l’apostolat de la Fraternité. C’est un fait dont Vos prédécesseurs ont eux-mêmes pris acte. Ces âmes n’ont qu’un seul désir : parvenir au salut par cet instrument que la Providence a mis à leur disposition. Elles ont souffert et elles sont sincères. Je suis certain que Votre cœur paternel de Pasteur universel sera sensible à cette situation si particulière. Un jour, toutes les difficultés entre le Saint-Siège et la Fraternité seront résolues. Un geste de compréhension de Votre part, loin de nuire à l’unité, ne pourrait que manifester aux yeux du monde et de tous les chrétiens Votre souci de l’unité et Votre bonté de père.

Je laisse tout cela à Votre bienveillante considération. Je renouvelle ma prière pour Votre Sainteté.

Depuis longtemps, avant même Votre élection, je prie sainte Rita pour la situation présente. J’ai vu dans l’élection d’un Pape augustinien un signe d’espérance. Je suis certain que la sainte intercédera. Il n’est jamais trop tard.

Je Vous prie de bien vouloir nous donner Votre bénédiction.

Et je saisis cette occasion pour Vous renouveler l’expression de mon très profond dévouement dans le Seigneur.

Don Davide Pagliarani

Légaliser l’euthanasie pour faire des économies

Elisa Rojas, avocate franco-chilienne en situation de handicap, a été interrogée dans le Télégramme. Militante pour les droits des personnes handicapées, au sein du collectif Luttes et handicaps pour l’égalité et l’émancipation (CLHEE) qu’elle a fondé, elle vient de publier « Pour mourir, tapez 1 ». Extraits :

[…]

Euthanasie : pour l’autoriser, il faut l’autorité. Et vous ne l’avez pas

Lu ici :

Non, mesdames et messieurs les parlementaires, vous n’avez aucune autorité sur la vie et sur son terme, la mort.

Non, vous n’êtes pas comme des dieux. Et ceux qui y croient ou qui vous le disent, vous mentent.

Oui, vous êtes, comme nous tous, des humains qui avaient reçu la vie sans le vouloir. Pour certains, l’absence de contrôle sur l’origine de tout est insupportable et il faudrait donc se venger de ce manque d’emprise en décidant de tout le reste et donc de la mort.

Mais, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, interrompre volontairement la vie, à n’importe quelle étape entre la conception et la mort naturelle, est et restera un meurtre à de très rares exceptions près. Pour qu’il en fut autrement il faudrait que vous soyez l’auteur de la vie, celui qui donne l’autorité sur la vie et qui pourrait autoriser d’en modifier le cours. Mais aucun de nous ne l’est et ne le sera jamais. Chaque conscience le sait.

Personne n’a autorité sur la vie. Personne ne peut donc autoriser d’y mettre un terme.

Jamais le vote d’une loi ne donnera à quiconque l’autorité sur la vie et l’autorisation d’en disposer. Une loi qui autoriserait l’euthanasie vous donnera une illusion de puissance diabolique, d’un pouvoir que vous ne détiendrez jamais, pas plus que nous. Ce serait un leurre et un mensonge prométhéen que toute conscience réfute car elle sait qu’une loi humaine ne change pas la nature d’un acte.

De plus, une loi qui blesse les consciences et qui s’oppose à la loi naturelle inscrite dans le cœur de tous les hommes qui, depuis des millénaires, se battent pour préserver la vie, n’a aucune force de loi. Car aucune loi écrite ne peut violer celle que la petite voix chuchote à notre conscience. Vous le savez, vous qui votez et supprimez les lois, alors écoutez-la.

Demain, après le vote solennel, le silence se fera.

Mais vous, à jamais, vous serez de ceux qui auront choisi ou pas de décider du droit de tuer ou de laisser vivre. Ce poids, vous serez définitivement seul à le porter. Il sera lourd ou léger.

Une loi peut disparaître; la réalité de votre conscience, elle, ne s’effacera jamais.

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