Un évêque peut-il empêcher des jeunes de donner leur vie à Dieu et en détruire d’autres dans leur vie religieuse ?
Suite au verdict du procès intenté à la FMND et à son supérieur de l’époque, considéré comme une quasi relaxe par maître Triomphe, l’évêque de Viviers (Ardèche) a publié un communiqué entraînant incompréhension, inquiétude et même colère. En effet, faisant fi de la présomption d’innocence consécutive à l’appel interjeté immédiatement, Mgr Giraud “demande à la FMND de ne plus accepter de postulants ou de novices, ni d’accueillir des vœux d’aucune sorte jusqu’à nouvel ordre“.
Outre le moment choisi pour sa diffusion, la veille de la messe Chrismale où se sont rendus plusieurs membres de la FMND, il semblerait que Mgr Giraud ne se soit rendu compte ni de la réalité du verdict, ni des conséquences juridiques d’un appel. Nous en voulons pour preuve l’échange lunaire entre un fidèle du diocèse et l’évêque au cours d’une visioconférence le 30 mars :
Le fidèle : “Sans même parler du fait que cette décision pourrait empêcher des vocations dont l’Église a tant besoin et blesser les religieux qui doivent prononcer des vœux notamment perpétuels, pourquoi agissez vous comme si il y avait eu un jugement exécutoire alors que le fait de faire appel anéantit ce jugement et que la présomption d’innocence s’applique ?“
Mgr Giraud : “Il y a tout dans le communiqué. Il n’y a rien à ajouter. Tout a été fait selon le droit.”
De nombreux parents de religieux de cette communauté étaient déjà blessés par le fait que Mgr Giraud refuse d’ordonner de nouveaux diacres et prêtres depuis des mois. Cette nouvelle décision arbitraire, prise sans aucun dialogue, a poussé une cinquantaine d’entre eux à accorder une interview à Tribune Chrétienne dans laquelle ils expliquent envisager de “saisir toutes les instances concernées, tant au niveau ecclésial qu’au niveau civil, ainsi que des associations de victimes” et demander à “être reçus par l’évêque de Viviers, par le nonce” mais également “entamer des démarches sur les plans civil et juridique pour mettre fin à ces abus d’autorité qui sont extrêmement nocifs et font eux aussi des victimes d’un autre type” car “c’est une porte ouverte à toutes les accusations injustes voire fausses contre des prêtres ou des consacrés, qui malgré la présomption d’innocence, pourraient être accusés par des membres de la hiérarchie de l’Église“.
Voici l’interview :
Vous êtes des parents de membres de la FMND. Comment se passent les relations avec vos enfants et avec la communauté ?
Nos enfants ont choisi de répondre à un appel de Dieu. Chacun a un chemin unique. Nous sommes de très nombreux parents à être vraiment touchés par l’accueil qui nous est toujours fait dans la communauté. Nous en avons témoigné nombreux sur le blog www.parentsdomini.fr. Nous voyons nos enfants s’épanouir dans cette communauté. Nous avons des temps personnels avec nos enfants. Et nos enfants voient également régulièrement leurs frères et sœurs, neveux et nièces et viennent dans leurs familles lors d’événements particuliers. Par ailleurs, nous rencontrons quand nous le souhaitons les supérieurs qui ont le souci de cet épanouissement de chacun, et nous leur en sommes reconnaissants. Lorsqu’il y a une difficulté, un problème, un accroc de santé, nous pouvons en parler en transparence. Il est important de signaler que nous n’avons jamais été interrogés à l’occasion de ce procès, ni par le tribunal, ni par leur évêque.
Comment comprenez-vous le communiqué de l’évêque de Viviers ?
Ce communiqué est incompréhensible ! Il est tout d’abord d’une grande violence dans sa forme, sans aucune humanité ni aucune considération ni pour nos enfants ni pour nous, leurs familles. Il prétend viser à retrouver la sérénité, mais ne fait que mettre de l’huile sur le feu. La sérénité existe dans la FMND, nous en sommes tout de même les premiers témoins. Ici, c’est l’évêque qui la fait perdre. Il empêche des jeunes de donner leur vie à Dieu, alors même que leurs familles sont d’accord. Il casse des jeunes qui se préparent depuis neuf années à leur engagement perpétuel. Il empêche des jeunes de répondre positivement à l’appel de Dieu. C’est une atteinte grave à la liberté et une forme d’abus de pouvoir et d’infantilisation d’adultes qui ont cheminé avec maturité dans ce choix de vie et de réponse libre à l’appel de Dieu.
N’y a-t-il pas une volonté de protéger d’éventuels abus ?
C’est un prétexte. En réalité, après le jugement du 24 mars par le tribunal de Privas, il ne reste presque plus rien des accusations. On a entendu pendant des années, y compris de l’évêque de Viviers qui l’a dit dans la presse, que la communauté recrutait trop jeune, or le tribunal a écarté cela. Et tant d’autres choses ont été écartées. L’un des points qui restent reprochés au supérieur et à la communauté, c’est… la relation aux familles. C’est un comble, après les centaines de témoignages que nous avons apportés !
Par ailleurs, il est scandaleux que la présomption d’innocence soit respectée par la République mais pas par l’évêque. Lorsqu’en 2019 le cardinal Barbarin a été condamné à six mois de prison avec sursis (comme le Père Bernard), il a remis sa démission au pape François. Le pape François l’a refusée, en raison de la présomption d’innocence, tant que la décision n’était pas définitive. Et heureusement, car plusieurs mois après, le cardinal Barbarin était totalement blanchi. L’évêque de Viviers devrait avoir le même respect de ces procédures et de la présomption d’innocence.
Quelles sont, à votre avis, les raisons de cet acharnement ?
Pour nous, il est malheureusement assez clair que le discours de la FMND gêne. Aujourd’hui, la communauté a le souci de transmettre la foi selon le Catéchisme de l’Église Catholique, de garder la fidélité à l’enseignement du Magistère, et de vivre totalement le concile Vatican II dans la fidélité à la Tradition de l’Église. C’est ce que Benoît XVI appelait l’herméneutique de la continuité. La FMND a également à cœur de transmettre fidèlement aux familles l’enseignement moral de l’Église, et l’encyclique Humanae vitae de Paul VI. Cette ligne gêne manifestement, en France, jusque dans notre Église… Nous espérons que le fait que la communauté ait de jeunes vocations ne suscite pas de jalousies. Mais comment comprendre une pareille décision. Il est possible aussi qu’après avoir validé oralement le projet de construction d’une église pour la communauté qui a reçu tous les accords de l’État, ainsi que de structures d’accueil, l’évêque précédent ait pris ombrage du succès des pèlerinages et évènements proposés par la Famille Missionnaire de Notre Dame.
Qu’envisagez-vous devant cette situation ?
Tout ! Actuellement, nous sommes très inquiets pour nos enfants, car la situation est la suivante : un évêque est en train de les détruire dans leur vie religieuse, c’est-à-dire dans toute leur vie. Ils en souffrent beaucoup, et nous ne pouvons pas l’accepter. Nous ne pouvons plus laisser faire ces agissements qui sont de l’ordre de l’abus de pouvoir. Nous allons nous organiser et saisir toutes les instances concernées, tant au niveau ecclésial qu’au niveau civil, ainsi que des associations de victimes. Cela ne peut plus durer.
Si l’évêque suspend les entrées dans la FMND, est-ce pour vérifier le discernement ?
Nous sommes là encore les premiers témoins que le discernement n’est pas pris à la légère. D’ailleurs, les Vœux perpétuels ne sont prononcés dans la FMND que neuf années après l’entrée, ce qui laisse un temps très long pour ce discernement. Naturellement, tout le monde peut faire des erreurs. Lorsque Mgr Giraud était évêque de Sens, il a ordonné un seul prêtre en neuf ans, le Père Matthieu Jasseron, et il l’a ordonné contre l’avis des formateurs du séminaire… Ce prêtre a quitté le sacerdoce dans des conditions tragiques. Va-t-on interdire les ordinations dans ce diocèse jusqu’à nouvel ordre ? C’est absurde.
Qu’attendez-vous désormais ?
Nous attendons d’être entendus par les autorités de l’Église, qui sont tellement tétanisées par les accusations qu’elles en viennent à prendre des mesures totalement disproportionnées, et extrêmement injustes. Nous voulons être reçus par l’évêque de Viviers, par le nonce, et nous allons aussi entamer des démarches sur les plans civil et juridique pour mettre fin à ces abus d’autorité qui sont extrêmement nocifs et font eux aussi des victimes d’un autre type. C’est une porte ouverte à toutes les accusations injustes voire fausses contre des prêtres ou des consacrés, qui malgré la présomption d’innocence, pourraient être accusés par des membres de la hiérarchie de l’Église. Nous nous battrons pour eux.
Fractures françaises et crise au Moyen Orient
Retrouver l’intervention de Gilles Kepel & Alexandre Devecchio chez les Eveilleurs le 16 mars dernier :
« Si j’avais quelque chose à dire aux jeunes, c’est qu’ils ne sont pas des victimes. Servez-vous de vos marges de manœuvre, participez à la reconstruction de votre pays ! »
« Le message à la jeunesse, c’est l’exigence »
« Aujourd’hui on n’apprend plus à analyser des faits mais à réciter un texte woke »
« L’idéologie post-moderne fabrique des individus qui s’inscrivent dans une forme d’isolement, on finit par avoir des individus parcellarisés à l’extrême ( sexe, couleur de peau, régime alimentaire etc..) »
« Le rôle d’un universitaire c’est d’essayer d’analyser les faits sociaux dans toute leur dimension »
« Le voilement des femmes s’est accéléré après le 11 septembre »
« L’importance du flux migratoire rend l’assimilation extrêmement difficile aujourd’hui »
La réinsertion par la marche : Compostelle
Saje Distribution accompagne Apollo Films à l’occasion de la sortie au cinéma du film COMPOSTELLE, le 1er avril, avec Alexandra Lamy, Julien Le Berre et Mélanie Doutey, film inspiré d’une histoire vraie.
Le parcours d’Adam illustre celui de nombreux mineurs délinquants : à la suite de plusieurs infractions il a été confié à la Projection Judiciaire de la Jeunesse. Au début du film il est placé en Centre éducatif fermé. Après une nouvelle récidive il est à nouveau déféré devant un juge des enfants. Il risque cette fois d’aller en prison. La juge lui propose une mesure alternative à la prison : la marche de rupture proposée par l’association Seuil.
Seuil est une association habilitée Lieu de Vie et d’Accueil. Elle propose aux jeunes, suivis par l’Aide Sociale à l’Enfance ou la Protection Judiciaire de la Jeunesse, de mettre en œuvre une mesure éducative alternative à la prison : des marches de rupture. Seuil accompagne en moyenne chaque année une trentaine de filles ou garçons âgés de 14 à 18 ans. Les principes de la marche de jeunes de 14 à 18 ans, se fait en duo, avec un adulte accompagnant, dure 3 mois environ, à raison de 20 / 25 km par jour, sans téléphone portable, écran ou musique, avec des temps de silence imposés chaque jour et écriture quotidienne d’un carnet de route.
Frédérique, une enseignante mise à pied pour avoir perdu son sang-froid face à un élève, en cours de séparation avec son mari, et Adam ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, face aux épreuves, un lien fragile se tisse. Si l’adolescent sacrifie le couteau qu’il a dérobé, il est regrettable que Frédérique renonce à son mariage en abandonnant son alliance.
Sans politique de « remigration », ce qui nous attend, c’est le « grand remplacement »
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Les lecteurs des « 4 Vérités » connaissent bien Jean-Yves Le Gallou. Cet ancien haut fonctionnaire, qui fut député européen FN, est le créateur de la fondation Polémia et le principal animateur des Bobards d’or qui « récompensent » les « meilleurs » journalistes de grand chemin pour leur collaboration à la vaste entreprise de désinformation.
Il est aussi l’un des meilleurs spécialistes français de l’immigration. Son dernier petit livre s’inscrit dans ce cadre. Résumons en quelques mots la thèse de l’ouvrage: sans politique de « remigration », ce qui nous attend, c’est le « grand remplacement », c’est-à-dire le fait de devenir d’ici 20 ans minoritaires sur la terre de nos ancêtres. Beaucoup de commentateurs jugeront sans doute cette thèse excessive et contesteront qu’il soit possible de pratiquer une politique de remigration réelle et concrète. Mais l’un des principaux apports de cet ouvrage est précisément de montrer que, dans l’histoire (même récente), la remigration a souvent été pratiquée – et parfois même volontairement.
Pour ne prendre qu’un exemple à la fois proche et récent, que j’ignorais, l’auteur cite le cas de la Lettonie qui, après avoir recouvré son indépendance à la chute de l’empire soviétique, a refusé d’accorder la nationalité lettone aux descendants de Russes qui l’avaient colonisée – provoquant ainsi le départ (volontaire) d’une bonne part de cette minorité russe.
Jean-Yves Le Gallou propose de mettre en place à la fois une préférence nationale (dont on rappellera, une nouvelle fois, qu’elle fut jadis instaurée par des gouvernements de gauche pour sauvegarder les emplois des nationaux) et une préférence de civilisation. Il me semble qu’il a évidemment raison quand il remarque que la nationalité ne suffit plus à définir un Français, tant la France compte de « Français de papier ». Il est clair qu’être Français, c’est aussi recevoir une histoire et partager des mœurs.
Le problème est que c’est beaucoup plus difficile à définir juridiquement que la nationalité. C’est pourquoi l’auteur propose une remigration par étapes, en commençant par cesser de délivrer de nouveaux titres de séjour et en expulsant les étrangers clandestins et délinquants. Pour les naturalisés (donc français), il distingue les assimilés (qui ont vocation à demeurer Français en France), les non-assimilées mais non hostiles, et les hostiles ou délinquants à déchoir de leur nationalité. La catégorie intermédiaire est logiquement la plus difficile à traiter mais Jean-Yves Le Gallou note justement que, si les Européens reviennent aux sources de leur civilisation, les non-assimilés deviendront hostiles ou s’assimileront.
Ce petit livre peut naturellement être contesté (personnellement, je ne suis pas certain du tout que le caractère ethnique soit aussi important que le pense Le Gallou: il me semble que le cardinal Sarah est plus européen que bien des députés LFI, quoique leur couleur de peau puisse indiquer l’inverse – et je crois donc que la question civilisationnelle est largement prioritaire). Cependant, je ne saurais trop en conseiller la lecture pour réfléchir enfin sérieusement à une politique migratoire menée pour l’intérêt de nos enfants.
Pays-Bas : élimination des fous par euthanasie
Aux Pays-Bas, le nombre de personnes ayant été euthanasiées en raison d’une démence a presque triplé depuis 2020. De 170 en 2020, ce nombre est passé à 499 en 2025, d’après les données publiées par les commissions régionales d’examen de l’euthanasie (RTE). La plupart de ces patients étaient conscients. L’année dernière, sept personnes qui n’étaient plus « mentalement compétentes » ont été euthanasiées.
L’euthanasie et le suicide assisté sont autorisés aux Pays-Bas depuis 2002, à condition que les médecins jugent que les souffrances sont « insupportables » et ne peuvent être soulagées.
Près de 10 000 personnes sont décédées par euthanasie en 2025.
Source : Gènéthique
Former les intelligences et les âmes
Nouvel épisode de Genèse, avec Mère Marie de la Miséricorde et Mère Marie Eugène de l’Enfant Jésus, soeurs de l’Institut des Dominicaines du Saint-Esprit. Une communauté féminine qui s’inscrit dans la grande tradition de l’Ordre de saint Dominique et dont la mission est de former les intelligences et les âmes à travers l’éducation chrétienne. Elles vivent les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance… et consacrent leur vie à Dieu et à la transmission. Elles dirigent notamment l’Institution Saint-Pie-X à Saint-Cloud.
Comment répond on à l’appel de Dieu aujourd’hui ? À quoi ressemble la vie dans un couvent ? Pourquoi l’éducation est-elle au cœur de leur mission ? Quels sont leurs projets ?
- 00:00 Introduction
- 01:26 Présentation
- 02:12 Ma Sœur ou ma Mère ?
- 04:34 Pourquoi changer de prénom ?
- 06:51 L’Institut des Dominicaines du Saint-Esprit…
- 12:30 Quel style de filles quand vous étiez jeunes ?
- 13:37 Aviez-vous des rêves “classiques” (mariage, métier) ?
- 15:50 À quel moment votre vie a changé ?
- 22:31 La réaction de votre famille
- 24:40 Un moment de doute ?
- 26:32 Les moments difficiles ?
- 30:17 Une journée type
- 31:22 Les activités en dehors des offices
- 33:41 Vœu de pauvreté
- 35:12 La tenue des Dominicaines
- 37:44 Les réactions des gens dans la rue
- 39:50 L’éducation au cœur de votre vocation
- 41:20 Saint Pie X
- 42:53 École hors contrat
- 44:30 Pourquoi des familles viennent chez vous ?
- 47:13 Les Humanités
- 52:48 Qu’est-ce que les enfants vous apprennent ?
- 55:26 La chose la plus belle dans une âme d’enfant
- 56:30 Le plus grand défi éducatif
- 59:08 Des mots devenus tabous
- 1:02:04 Le projet Communio
- 1:03:25 Une chapelle au cœur d’un établissement
- 1:08:25 Combien ça coûte ?
- 1:10:08 La jauge des dons pour Communio
- 1:12:02 Un mot pour les donateurs
- 1:13:20 Top 3 livres et films
- 1:19:09 Intentions de prière
- 1:21:12 Conclusion
L’honnêteté de la communication humaine
Extrait des paroles du pape lors du Regina Caeli, lundi de Pâques :
[…]
L’Évangile d’aujourd’hui (Mt 28, 8-15) nous demande de choisir entre deux récits : celui des femmes, qui ont rencontré le Ressuscité (v. 9-11), ou celui des gardes, qui ont été soudoyés par les chefs du Sanhédrin (v. 11-14). Les premières annoncent la victoire du Christ sur la mort ; les seconds annoncent que la mort l’emporte toujours et quoi qu’il arrive. Dans leur version, en effet, Jésus n’est pas ressuscité, mais son cadavre a été volé. D’un même fait, le tombeau vide, jaillissent deux interprétations : l’une est source de vie nouvelle et éternelle, l’autre de mort certaine et définitive.
Ce contraste nous invite à réfléchir sur la valeur du témoignage chrétien et sur l’honnêteté de la communication humaine. Souvent, en effet, le récit de la vérité est occulté par les fake news, comme on dit aujourd’hui, c’est-à-dire par des mensonges, des insinuations et des accusations sans fondement. Face à ces obstacles, cependant, la vérité ne reste pas cachée, bien au contraire : elle vient à notre rencontre, vivante et rayonnante, illuminant les ténèbres les plus épaisses. Comme aux femmes arrivées au tombeau, Jésus nous dit aujourd’hui : « N’ayez pas peur ! Allez annoncer » (v. 10). Il devient ainsi lui-même la bonne nouvelle à témoigner au monde : la Pâque du Seigneur est notre Pâque, la Pâque de l’humanité, car cet homme, qui est mort pour nous, est le Fils de Dieu, qui a donné sa vie pour nous. Tout comme le Ressuscité, toujours vivant et présent, libère le passé d’une fin destructrice, de même l’annonce pascale rachète notre avenir du tombeau. […]
R.I.P. Professeur Jean-Claude Lozac’hmeur qui nous laisse une oeuvre magistrale !
Jean-Claude Lozac’hmeur, né en avril 1940 à Toulona a été rappelé à Dieu en ce Jeudi Saint, 2026 à Saint-Malo, passionné et passionnant combattant de la Foi, linguiste, médiéviste, critique littéraire et essayiste français.
Pour ceux qui l’ont connu son attachement viscéral à l’église et à la Messe était indéfectible. Homme profondément religieux, l’une de ses épreuves intimes fut certainement cette crise de l’Église qui paraissait sans fin. Il n’eut donc pas le triomphalisme d’un combat d’une vie mais connut l’épreuve douloureuse de l’échec apparent dudit combat. Pourtant, sans son opiniâtreté la messe traditionnelle n’aurait pas été implantée avec tant de vigueur en Bretagne. Et, contrairement à l’opinion répandue, son premier combat ne fut pas la messe mais les catéchismes, l’éthique (humanae vitae et l’avortement).
Il a grandi sur l’île de Molène, puis intègre le collège des Frères de Lamennais à Saint Renan, passe le Certificat d’études, puis le Baccalauréat section “math-élèm”. Il se marie en 1961 et aura 5 enfants. À 23 ans, il est reçu deuxième au CAPES, réussit le concours de l’IPES. Il fut premier et prit un poste au Collège de Combourg, dirigé par François Baibled. Désormais jeune élève-professeur, il termine le premier cycle universitaire puis intègre le second avec l’aide de Charles Foulon, qui l’introduit à Rennes-II. Il y assure successivement les postes de chargé de cours, assistant, maître de conférences, professeur de première classe. Il entame son troisième cycle avec le DEA à 29 ans, et le doctorat à 38 ans. Sa thèse, qu’il soutient en 1978, s’intitule La Genèse de la légende d’Yvain : essai de synthèse. Il la réalise en étant conseillé par le professeur Léon Fleuriot (neveu de Zénaïde Fleuriot), directeur de la section celtique à Rennes II. Ensemble, ils publièrent, avec Léon Prat et une introduction de Per Jakez-Elias, une anthologie de poésie celtique qui demeure une référence.
En 1985, il co-édite avec Maud Ozzava une traduction de la chanson d’Aiquin. Il travailla aussi avec Shigemi Sazaki, médiéviste japonaise, enseignante à l’université de Tokyo-Misei ; ils publièrent ensemble plusieurs articles et études consacrées à la légende du Graal
Dans un autre registre, il fut aussi pendant de longues années professeur de français à l’université d’été de Saint-Malo, dépendante de Rennes 2, dirigée par Charles Foulon. Convaincu que l’éducation et un enseignement supérieur différent du gauchisme ambiant était essentiel, il fut l’un des fondateurs de la Faclib de saint Malo, et le lien universitaire avec la Sorbonne pour l’ouverture et la délivrance des diplômes. Malgré les résultats des étudiants, l’asphyxie par les manoeuvres politiques qui étranglèrent les financements, la fit fermer et ce fut encore pour cet ouvrier de la première heure une grande souffrance.
Lorsqu’il était professeur émérite, il préparait ses étudiants de Rennes II mais aussi d’autres universités à l’Agrégation de lettres classiques, en assurant des cours de linguistique et de littérature française médiévale. Il continue à publier régulièrement ses recherches tout en sillonnant les châteaux européens au fil des invitations aux colloques universitaires. Il fut membre de la Société internationale arthurienne et de la Société de linguistique romane. Parmi ses écrits, dont un article sur le Roi pêcheur, il faut mentionner son Énigme du Graal et son article sur Mabonagrain qui sont cités dans le Dictionnaire de mythologie arthurienne de Philippe Walter.
Il est également l’auteur d’ouvrages antimaçonniques. Il fournit dans ce domaine « un travail fiable et documenté : oui, la franc-maçonnerie est bien une religion héritière des cultes à mystère de l’Antiquité ; et c’est par l’étude de leur symbolique, souvent d’abord hermétique, et de sa signification profonde, que l’on peut en déduire les finalités modernes. A mesure des découvertes explicatives de Jean-Claude Lozac’hmeur, c’est tout le mondialisme actuel qui se dessine et les contours d’une « religion d’État ». De l’Alchimie à la Rose-Croix, en passant par la Kabbale, la certitude s’installe : « Malgré leurs différences apparentes, l’objectif de ces traditions occultistes est le même : l’instauration d’un État mondial unifié dans lequel l’Homme sera devenu dieu par le développement des sciences et des techniques. » J.C. L
Ses ouvrages toujours disponibles :
• Actualité de l’Apocalypse, aux éditions des Cîmes,
• De la Ré-volution – Essai sur la politique maçonnique, aux éditions Sainte Jeanne d’Arc,
• Fils de la veuve – Recherches sur l’ésotérisme maçonnique, aux éditions de Chiré,
• De la Gnose au Graal – Aperçu sur une tradition initiatique, éditions des Cîmes,
• Les origines occultistes de la franc-maçonnerie – Recherches sur une religion d’Etat, éditions des Cîmes.
Vous retrouverez tous ces ouvrages sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/3597_jean-claude-lozac-hmeur
Jean-Claude Lozac’hmeur s’est éteint un Jeudi Saint. Lui, si attaché aux symboles nous invite certainement à y voir le combat qui continue, dans l’instauration de l’Eucharistie, ce grand mystère de Dieu qui s’est donné à nous et se donne toujours…
Ses obsèques seront célébrées jeudi 9 avril, à 14h30 en la chapelle Sainte-Anne de Saint Servan (52 rue Jean XXIII) à Saint-Malo -35400.
Sources diverses : Wikipédia, Les Cîmes, Livres en Famille, Chiré, Facebook.
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La Hongrie à l’heure de la décision
Extrait d’un article :
Il ne reste plus que quelques jours avant de connaître le résultat de l’élection hongroise (le 12 avril). Cette élection est probablement la plus suivie en Europe et dans le monde.
Cette élection déterminera l’avenir de la Hongrie, mais aussi de l’idéologie politique. En effet, depuis 2010, la Hongrie a adopté une politique patriote, indépendante, rendant jaloux un certain nombre de pays européens et l’Union Européenne. Ainsi, puisque la Hongrie progresse et est un pays respecté par l’ensemble des nations, l’Union Européenne (avec leurs amis les mondialistes et les wokistes) souhaite installer un gouvernement dépendant de la Commission de Bruxelles (mettant fin à l’indépendance de la Hongrie). Le candidat choisi par l’Union Européenne est : Peter Magyar.
Peter Magyar est accompagné par un conseiller financier considéré comme étant le « Mozart de la finance » : István Kapitány.
En France, en 2017, nous avons entendu ce surnom de « Mozart de la finance », inutile de dire le résultat neuf ans plus tard (dettes, impôts et prélèvements fiscaux les plus élevés, et j’en passe).
Le Fidesz-KDNP est le choix sûr ! Un début de réveil d’adhésion à une politique patriote déboute en Europe, ainsi la réélection de Viktor Orbán sera une bonne nouvelle !
Alors que les peuples français et européens sont pour une majorité, favorables à une politique patriote, d’indépendance, Hongroise, Hongrois, le destin de la Hongrie, de la France et de l’Europe est entre vos mains. Le 12 avril, votez Fidesz-KDNP !
Hajrá Orbán Viktor !
Hajrá FIDESZ-KDNP !
(Si par malheur Peter Magyar gagne (évidemment que c’est le peuple qui choisit), il ne faudra pas venir pleurer et regretter par la suite) !
Source de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/04/07/la-hongrie-a-lheure-de-la-decision/
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Arpajon (91) : aux cris de « Allah Akbar », un homme entre dans une église durant le week-end de Pâques
Dans l’après-midi du samedi saint 4 avril, Aymen B., un homme né en Tunisie, a été interpellé après être entré dans l’église Saint-Clément d’Arpajon, dans l’Essonne, et avoir crié « Allah Akbar » à de multiples reprises.
Il s’est agenouillé avant de se mettre au sol pour prier, puis de se relever et de renverser plusieurs objets. Le mis en cause a bousculé une fidèle dans l’église. Le prêtre a immédiatement alerté la police.
Après son interpellation, Aymen B. a fait l’objet d’un examen psychiatrique, qui a conclu à son discernement. Son domicile a également été perquisitionné. L’individu avait consommé une forte quantité de cannabis.
En fouillant son téléphone portable, les agents ont découvert qu’il avait effectué des recherches intrigantes. En effet, l’individu avait notamment tapé sur internet « Al Jazeera » et « Ben Laden ». Il a été placé en garde à vue, avant que celle-ci ne soit levée.
La FPEEI : une fédération de parents pour défendre et promouvoir les écoles libres
Extrait de la tribune de Marie des Neiges Guillotel, présidente de la Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes (FPEEI), dans l’Homme Nouveau :

Des antifas s’en prennent au sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray la nuit de Pâques
Dans la nuit de Pâques, du samedi 4 au dimanche 5 avril, à Sainte-Anne-d’Auray, de nombreux tracts ont été collés sur le mobilier urbain de la ville et dans le sanctuaire pour dénoncer les violences sexuelles au sein de l’Eglise. Une action revendiquée par les antifas des collectifs Gwened Antifa Crew et Action antifasciste du Pays d’Auray.
Ces faits interviennent après que le recteur de la basilique et du sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray, a été suspendu de ses fonctions suite à une plainte pour harcèlement sexuel. L’intéressé nie les faits mais, en attendant l’enquête, le diocèse a décidé de le mettre en retrait.
Les collectifs antifas se prennent pour des justiciers, salissant l’honneur d’un prêtre. L’anticlériclalisme ou la christianophobie, à peine voilée, y compris chez certains catholiques, qui s’auto-investissent d’une mission sur laquelle ils n’ont aucune compétence, pratiquant l’amalgame derrière le terme fourre-tout d'”abus”, transformant une plainte ou un soupçon en une accusation, mélangeant parfois la discipline monastique avec des abus spirituels, ajoutent à la confusion et au scandale et provoquent de nouvelles injustices.
Le diocèse de Vannes a réagi dans un communiqué :
“Nous souhaitons rappeler que le Diocèse de Vannes, à l’instar de la Conférence Episcopale de France, est pleinement engagé pour que l’Eglise soit une maison sûre. Un service diocésain de prévention et d’accompagnement est très actif sur ce sujet.
L’équipe du sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray est particulièrement touchée par cette action violente menée le dimanche de Pâques. Les propriétaires (mairie et association propriétaire) ont décidé de porter plainte pour les dégradations apportées dans leurs espaces”.
Les quatre Evangiles en un seul
Prêtre du diocèse de Montpellier, le père René-Luc a effectué son séminaire à Rome, à l’Angelicum, où il a découvert le père Marie-Joseph Lagrange. Après avoir obtenu une licence de spiritualité à l’Institut Notre-Dame-de-Vie, il exerce un ministère de prédication et de mission dans son diocèse et au-delà. Il vient de publier L’Evangile puissance 4, texte des 4 évangiles fusionnés en un seul. Ce travail avait déjà été réalisé par le chanoine Weber au XIXe siècle et qui remporta un immense succès : plus d’un million d’exemplaires vendus. Son travail avait été salué par les papes Léon XIII et saint Pie X.
A son tour, le père René-Luc propose les quatre Évangiles réunis en un seul, avec une version qui utilise la nouvelle traduction liturgique. Le récit se fonde sur la mise en parallèle des quatre Évangiles du père Marie-Joseph Lagrange, grand exégète dominicain de l’école biblique de Jérusalem.
En outre, l’auteur propose à chaque page, en face d’une page de l’Evangile, des commentaires personnels qui s’enracinent dans les écrits des Pères de l’Église, du père Lagrange et d’exégètes contemporains.
Une bonne façon de méditer la Sainte Ecriture au quotidien.
Rosny-sous-Bois : intrusion et dégradations dans l’église Saint-Laurent, le Jeudi Saint
Communiqué du diocèse de Saint-Denis :
Jeudi 2 avril 2026, l’église Saint-Laurent située au 89 rue du Général Leclerc, à Rosny-sous-Bois (93), a fait l’objet d’une effraction et de dégradations. Le portail a été forcé avec une voiture bélier. Les grosses portes d’entrée ont été fracassées, les lampes arrachées, la porte de la sacristie et son encadrement ont été attaqués à la hache.
Le père Marcel Martinko, curé de la paroisse, a constaté avec consternation les faits à 10h30, en se rendant à l’église pour préparer la célébration du Jeudi Saint prévue le soir même à 19 h. Une douloureuse nouvelle au premier jour du Triduum pascal.
Aucun objet ne semble avoir été dérobé. Mgr Etienne Guillet, évêque de Saint-Denis, a fait part de sa préoccupation face à ces malveillances, alors que le 14 mars dernier, l’église Sainte-Thérèse des Joncherolles de Pierrefitte-sur Seine (Saint-Denis) avait également fait l’objet d’une intrusion.
Une plainte a été déposée.
Euthanasie : Le vote au Sénat approche, voici ce que vous pouvez faire
L’examen du texte au Sénat est repoussé aux 11, 12 et 13 mai. Ce délai est précieux : il nous permet d’agir sans précipitation sur un sujet aussi grave. Mais le danger n’est pas écarté : le texte reste une priorité politique, avec pour objectif une adoption avant l’été.
Noelia avait 25 ans. L’État a organisé sa mort.
Le 26 mars, Noelia Castillo Ramos, une jeune Espagnole de 25 ans, a été euthanasiée après vingt mois de combat judiciaire mené par son père pour tenter d’éviter l’issue fatale. Paraplégique à la suite d’une tentative de suicide, souffrant de troubles psychiatriques, elle avait confié dans sa dernière interview publique : “J’ai toujours eu le sentiment d’être seule.” L’État, qui avait failli à la protéger et à la soigner, a réussi à organiser sa mort.
Les partisans du texte français s’empressent de dire que cela ne pourrait pas arriver ici. Mais des parlementaires, des psychiatres et des associations de personnes handicapées alertent : les critères du texte en débat sont suffisamment flous pour que la France suive le même chemin.
Son histoire n’est pas un cas isolé espagnol. C’est un avertissement.
Le moment n’a jamais été aussi peu favorable à ce texte
Dans un contexte de crise budgétaire, économique et géopolitique, légaliser l’euthanasie est moins que jamais une priorité pour les Français. Mais sans mobilisation, le texte passera quand même.
Nous sommes 150 000. Doublez ce chiffre !
La pétition “Stop-Euthanasie : Ne Nous Laissons Pas Abattre !” approche 150 000 signataires, un record sur ce sujet. Des parlementaires nous ont confié que cette mobilisation les aide à convaincre leurs collègues encore indécis. Si chacun des signataires convainc une seule personne, nous atteignons 300 000.
✍️ Agissez maintenant
👉 https://www.stop-euthanasie.fr
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L’euthanasie et le suicide assisté ne doivent pas être légalisés en France. Merci de rester mobilisés, plus que jamais.
26 avril : Marche pour la vie à Lyon
L’examen en deuxième lecture de la réforme de la fin de vie par le Sénat, initialement prévu le 1er avril, est reporté au mois de mai.
Si ce report de dernière minute ne signifie pas que le projet de loi est mis de côté, cela nous donne encore du temps pour faire entendre nos voix ! Il est en effet de notre devoir d’exprimer notre désaccord profond avec cette proposition de loi en allant rencontrer nos députés dans leur permanence, mais aussi en venant manifester publiquement dans la rue, à Lyon le 26 avril à la Marche pour la Vie locale !
Pourquoi marcher (encore et encore) pour la vie ?
Si manifester n’a certes pas fait changer le cours de l’histoire ces précédentes années, cela a cependant permis non seulement de délivrer un témoignage public, mais aussi de changer des cœurs de personnes que nous avons pu rencontrer le long du parcours. Oui, témoigner notre attachement à la vie fragile, naissante ou touchant à son terme, c’est montrer au monde entier qu’il existe une autre voie que celle de l’abandon : la voie de l’entraide.
Nous est-il permis de nous plaindre que des lois passent, si derrière nous ne nous engageons pas au service de la vie ?
Nous est-il permis de nous étonner que des députés fassent voter des lois mortifères, si face à eux ne s’élève aucune voix pour leur faire obstacle ?
Nous est-il permis de critiquer ces politiques, ces promoteurs de l’euthanasie comme de l’avortement, si nous, nous nous taisons ?
Le 26 avril, les Lyonnais et les sudistes ont cette occasion de se mobiliser localement.
Chers amis, la Marche pour la vie de Lyon compte sur votre présence et votre soutien.
Et si la résurrection de Jésus n’était pas seulement une croyance… mais un fait historique ?
Dans cette vidéo, Matthieu Lavagna analyse la résurrection du Christ comme le ferait un historien, en s’appuyant sur des critères rigoureux utilisés pour étudier les événements de l’Antiquité. Pas besoin de foi ici. Seulement des faits. Et une question : quelle est la meilleure explication ?
Au programme :
- La mort de Jésus (confirmée par des sources non chrétiennes)
- Le tombeau vide
- Les apparitions à des centaines de témoins
- Le retournement total des apôtres
- La conversion de Paul et de Jacques
Ces éléments sont reconnus par une large majorité d’historiens, y compris sceptiques.
Une enquête rationnelle
Hallucination, complot, erreur, survie à la croix… ….Ou résurrection réelle ? Laquelle explique tous les faits sans exception ?
- 00:00 Introduction : La résurrection est-elle un fait historique ?
- 01:28 Les 5 faits historiques reconnus
- 02:14 Fait n°1 : La mort de Jésus sur la croix
- 03:08 Fait n°2 : L’ensevelissement dans le tombeau
- 07:22 Fait n°3 : La découverte du tombeau vide par les femmes
- 11:40 Fait n°4 : Les apparitions de Jésus vivant
- 17:51 Fait n°5 : Le changement radical des disciples et le martyre
- 24:43 Analyse des hypothèses explicatives
- 26:06 Pourquoi le corps ne peut pas avoir été volé par les disciples
- 27:57 Pourquoi les ennemis n’auraient pas volé le corps
- 28:38 Réfutation de l’hypothèse des pilleurs de tombe
- 30:08 Pourquoi Jésus n’a pas pu survivre à la croix
- 33:35 L’hypothèse de l’erreur de tombeau est-elle crédible ?
- 35:10 Explication des récits d’apparition
- 36:45 Pourquoi la théorie du complot ne tient pas
- 37:53 Réfutation de l’hallucination collective
- 41:17 L’hypothèse de la mauvaise identification (le frère jumeau)
- 45:45 Conclusion : La résurrection, meilleure explication historique
- 47:06 Le témoignage de l’expert juridique Sir Lionel Luckhoo
L’ombre douce et le silence des agneaux: Plaidoyer contre l’anesthésie collective face à la fin de vie
« Le danger n’est pas la loi, c’est le soulagement qu’elle procure à ceux qui restent. »
Sergyl Lafont.
On nous murmure que la passivité est une sagesse, une sorte de politesse faite au progrès. C’est un mensonge de velours. En réalité, rien n’est plus addictif que ce lent glissement vers l’absence. On s’habitue au silence comme on s’habitue à une pénombre : au début, on plisse les yeux, puis on finit par croire que l’obscurité est la couleur naturelle du monde.
La proposition de loi portée par Olivier Falorni, qui vise à légaliser une aide active à mourir sous certaines conditions, s’avance précisément dans ce clair-obscur de nos consciences. Elle ne surgit pas dans un désert moral : elle arrive dans une société fatiguée, inquiète devant la souffrance, et tentée de confondre soulagement et solution.
Personne ne peut regarder sans trembler certaines douleurs extrêmes. Personne ne peut juger trop vite ceux qui demandent à partir. Dans une chambre d’hôpital, quand la fatigue devient plus lourde que les mots, la question de mourir n’est jamais une théorie. Elle est un vertige.
Mais c’est justement parce que cette question est tragique qu’elle engage toute la société.
Le paradoxe du « choix »
Sous le mot superbe d’« autonomie », se cache parfois une réalité plus rugueuse. Pour le fort, le bien-portant, le maître de son destin, le choix est une bannière. Mais pour le fragile ? Pour celui dont le corps s’effrite et dont la voix tremble ?
Dans une société qui a divinisé la performance et la rentabilité, l’autonomie peut devenir une injonction silencieuse. Elle risque de se transformer en un message implicite adressé aux plus vulnérables : puisque vous ne pouvez plus courir, pourquoi encombrer le chemin ?
Ce n’est pas la liberté qui menace alors. C’est la solitude.
La dignité n’est pas une île
On nous présente cette évolution comme l’ultime liberté. Mais la liberté sans la fraternité n’est qu’un abandon.
Le risque n’est pas seulement le geste autorisé.
Le risque est l’absence de regard.
Le danger n’est pas la loi elle-même.
Le danger est le soulagement qu’elle procure à ceux qui restent.
Une civilisation ne se juge pas seulement à sa capacité d’ouvrir des issues. Elle se mesure à sa force pour rendre le séjour supportable, même dans l’épreuve. Elle se reconnaît à la manière dont elle entoure ceux qui vacillent.
La tentation du moindre effort moral
Il est si tentant de se dire : « La loi est là, le cadre est fixé, je peux dormir tranquille. »
C’est là que commence l’anesthésie collective.
Peu à peu, nous risquons de déléguer notre compassion à un protocole chimique. De transformer le mystère de la fin en procédure administrative. D’évacuer la fragilité plutôt que de la porter ensemble.
Sortir de cette torpeur, ce n’est pas brandir des pancartes. C’est accepter d’être dérangés par la vulnérabilité d’autrui. C’est refuser la propreté clinique d’une solution qui dispense de présence.
Le réveil commence par un refus : refuser de croire que la compassion puisse se résumer à une issue de secours.
La vraie politesse de l’esprit, c’est l’attention. Et l’attention est le contraire exact de cette passivité douce qui nous berce.
Ne laissons pas le silence des lois couvrir le murmure des fragiles. 🕊️
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
“Benoît XVI estimait que la crise actuelle de nos sociétés n’est pas d’abord une crise morale, mais une crise de la vérité”
L’Académie des Sciences morales et politiques s’est réunie en séance solennelle le 30 mars sous la coupole pour la cérémonie d’installation de Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée Ier, comme membre associé étranger au fauteuil laissé vacant par le décès du Cardinal Joseph Ratzinger, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI (1927 – 2022). Le Cardinal Joseph Ratzinger avait été élu membre associé étranger le 13 janvier 1992 au fauteuil laissé vacant par le décès d’Andreï Sakharov.
Extrait du Discours de Bartholomée Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople :
[…] Cependant, aucune de ces joies ne saurait égaler celle qui nous est offerte de rendre hommage à notre prédécesseur sur ce siège, le vénérable pape Benoît XVI, de bienheureuse mémoire.
[…] Le pape Benoît XVI a témoigné de manière singulière que la foi et la raison ne s’opposent pas, mais se soutiennent et s’éclairent mutuellement. Dans sa trilogie Jésus de Nazareth, il a proposé une lecture christocentrique de l’Écriture, ouvrant un chemin où recherche scientifique et foi ne s’excluent pas, mais se rencontrent.
Son œuvre théologique, à la fois biblique et patristique, est entièrement orientée vers cette conviction fondamentale qu’il n’a cessé de rappeler : la vérité n’est pas une idée abstraite, mais une personne — le Christ lui-même, « le chemin, la vérité et la vie ». Dans la fidélité à l’héritage commun des Pères de l’Église d’Orient et d’Occident, il affirmait que le Verbe incarné constitue le principe d’intelligibilité du monde et de l’histoire.
C’est pourquoi Benoît XVI estimait que la crise actuelle de nos sociétés n’est pas d’abord une crise morale, mais une crise de la vérité. Son analyse du relativisme touchait à l’anthropologie et à l’épistémologie : lorsque la vérité est réduite à une construction arbitraire, la foi elle-même se réduit à une expérience subjective. Sa réponse reposait sur une ontologie du Logos, comme rencontre historique entre la révélation divine et la raison humaine, élevée, transformée et accomplie par l’Incarnation. Sur le plan scientifique, cela le conduisit à refuser toute tentative de « déhellénisation » du christianisme et à souligner au contraire l’unité profonde entre l’unicité du Dieu biblique et l’être de la pensée grecque. Sur le plan pastoral, il rappelait avec force que la crise spirituelle de notre temps trouve son origine dans l’oubli de Dieu et que la redécouverte de la dimension transcendante de l’existence humaine est une condition essentielle de la dignité de la personne et de la paix du monde.
C’est précisément ici, Mesdames et Messieurs, que sa pensée rejoint de manière remarquable la tradition intellectuelle qui inspire cette Académie et qui a trouvé en France une expression particulièrement significative. Les grandes valeurs issues de la Révolution française — liberté, égalité, fraternité — ne peuvent durablement subsister dans l’abstraction. Elles requièrent un fondement solide qui dépasse le changeant et garantit la dignité inaliénable de la personne humaine.
Sans enracinement dans la vérité, la liberté devient arbitraire, l’égalité se transforme en nivellement et la fraternité en simple exhortation morale sans force unifiante. En ce sens, la pensée de Benoît XVI nous rappelle que ces idéaux trouvent leur fondement ultime non pas seulement dans des conventions sociales, mais dans la vérité de l’homme lui-même, créé à l’image de Dieu et appelé à devenir, par la théosis, reflet du divin dans l’histoire.
Ainsi, la tâche qui vous incombe, à vous, membres de cette Académie, et à laquelle nous nous savons désormais associés, devient une responsabilité éminente : la recherche inlassable d’une vérité qui ne divise pas, mais unit ; qui ne domine pas, mais sert. Car seule une telle vérité peut fonder un ordre juste et ouvrir l’horizon d’un avenir où liberté, égalité et fraternité ne seront pas seulement proclamées, mais réellement vécues.
Benoît XVI. s’est efforcé de mettre fidélité et créativité au service d’une ecclésiologie renouvelée. Déjà comme Joseph Ratzinger, il avait marqué de son empreinte, lors du Concile Vatican II, des textes fondamentaux tels que Lumen Gentium, Dei Verbum et Gaudium et Spes, notamment en ce qui concerne la compréhension de l’Église comme peuple de Dieu, la Révélation comme rencontre vivante entre Dieu et l’homme, ainsi que le dialogue responsable de l’Église avec le monde. Plus tard, en tant que pape, il développa cette vision : dans Deus Caritas Est, il présenta l’Église comme expression de l’amour divin ; dans Spe Salvi, l’espérance comme réponse à la crise de la modernité ; et dans Caritas in Veritate, la nécessité de critères éthiques pour l’économie.
Ce n’est pas un hasard si nous évoquons ici ses discours prononcés en 2008 au Collège des Bernardins à Paris, en 2010 à Westminster Abbey et en 2011 devant le Bundestag allemand. Ces lieux ne représentent pas seulement des nations, mais les dimensions fondamentales de la civilisation européenne : la culture, la politique et le droit. À Paris, il rappela que la culture européenne est née de la quête de Dieu ; à Westminster, il souligna le rôle de la religion dans l’espace public ; à Berlin, il affirma que le droit doit être fondé sur la vérité.
Cependant, cet ensemble ne révèle toute sa profondeur qu’à la lumière de ses racines : Athènes, Rome et Jérusalem. À Jérusalem se manifeste la révélation du Dieu vivant et la dignité de l’homme créé à son image ; à Athènes, la quête de la raison pour la vérité et le sens ; à Rome, l’ordre du droit et de la vie civique. Dans la rencontre de ces trois héritages, Benoît XVI reconnaissait l’origine la plus profonde de l’Europe : l’unité de la foi, de la raison et du droit.
Permettez-nous toutefois d’ajouter que ce tableau demeure incomplet sans Constantinople, la « Nouvelle Rome ». C’est là que la tradition patristique a été conservée et transmise de manière vivante — une tradition qui a profondément marqué la pensée de Benoît XVI. Dans ses catéchèses sur les Pères de l’Église, il a mis en lumière de façon particulière l’actualité durable des Pères cappadociens et de saint Jean Chrysostome, chez qui se conjuguent la vérité de la foi, la profondeur liturgique et la responsabilité envers l’homme.
Dans cette tradition vivante, nous nous tenons nous-mêmes, en tant que successeurs de saint Jean Chrysostome sur le trône de Constantinople. Son témoignage nous rappelle que la liturgie ne peut jamais être séparée du souci du prochain et que la vérité se vérifie dans l’unité de l’adoration et de la charité agissante. Nous nous souvenons avec gratitude de la restitution de ses reliques en 2004 de Rome à Constantinople, signe spirituel de réconciliation entre nos Églises.
Les Pères cappadociens, en particulier saint Basile le Grand, ont montré que la connaissance de Dieu est inséparable de la responsabilité envers le prochain. Ainsi, Constantinople devient un lieu où se manifeste l’unité de la vérité, de la liturgie et de la responsabilité sociale — une unité essentielle pour l’équilibre spirituel de l’Europe.
Dans ce contexte, nous ne pouvons passer sous silence une dimension qui nous est particulièrement chère et dans laquelle nous nous sentions profondément unis à notre vénéré frère Benoît XVI : la responsabilité de l’homme envers la création. La crise écologique de notre temps n’est pas seulement une question technique, politique ou économique, mais, en son cœur, une crise spirituelle — une crise de la relation entre l’homme, le monde et Dieu.
Nous avons souvent souligné que toute atteinte à l’environnement naturel constitue en même temps une atteinte à l’ordre de la création divine. Lors de notre intervention, à l’invitation de Benoît XVI, dans la chapelle Sixtine en 2008, nous avons rappelé que l’homme ne doit pas considérer le monde comme un simple objet à sa disposition, mais comme un don, comme un sacrement de la présence de Dieu. Lorsque cette attitude eucharistique disparaît, le monde cesse d’être un lieu d’action de grâce pour devenir un champ d’exploitation.
Bien qu’il ait rejeté toute instrumentalisation idéologique de la foi, Benoît XVI n’a jamais renoncé à dialoguer avec le monde sur les questions éthiques et politiques, dans un esprit qui ne cherchait pas à imposer, mais à témoigner de l’amour du Créateur pour sa créature. Cela ne l’empêchait pas d’exprimer avec lucidité la gravité de la situation contemporaine.
Dans un dialogue avec Jürgen Habermas en 2004, il constatait avec inquiétude l’érosion de l’universalité à laquelle avaient contribué « les deux grandes cultures de l’Occident : la foi chrétienne et la rationalité séculière ».
Que dirait-il aujourd’hui face au désordre croissant de l’ordre international ? Il nous rappellerait sans doute que la crise est d’abord de nature théologique. Que l’obscurcissement du Dieu vivant et la disparition de son icône — remplacée par le vide, le masque ou l’idole — privent l’homme de la dynamique de son être à l’image de Dieu, accentuent la fragilité de son existence, affaiblissent sa capacité de conversion et approfondissent en lui le vertige du nihilisme. Car sans vérité, la liberté se dissout.
Cette intuition appelle aujourd’hui une réflexion renouvelée, à l’heure où la question de la vérité se pose dans le contexte d’une transformation technologique sans précédent. Dans un monde où l’intelligence artificielle intervient de plus en plus dans les processus de connaissance et de décision, la tentation est grande de réduire la vérité à la fonctionnalité ou au calcul.
Or, la vérité de l’homme dépasse l’algorithmique. Elle est relation, révélation et sens. Lorsque la vérité est réduite à un produit technique, l’homme lui-même risque de devenir objet. Ici encore, l’avertissement de Benoît XVI conserve toute son actualité : une raison privée de vérité perd son orientation, et une liberté sans vérité se détruit elle-même.
Nous sommes donc appelés à unir le progrès technique à une responsabilité renouvelée envers la vérité — une vérité qui ne se fabrique pas, mais se reçoit ; qui ne se domine pas, mais se cherche ; et qui ne remplace pas l’homme, mais le confirme dans sa dignité.
Ainsi, la mission qui nous est confiée par cette Académie prend aussi une dimension profondément personnelle. Ce que nous avons tenté d’exprimer conceptuellement, nous l’avons vécu dans la rencontre avec lui. Nous gardons le souvenir lumineux d’une fraternité fondée sur le respect, la confiance et le désir sincère d’avancer sur le chemin du dialogue entre Rome et Constantinople.
Nous nous souvenons en particulier de l’année 2006, lorsque, dans le contexte délicat qui suivit le discours de Ratisbonne, le pape Benoît XVI se rendit à Istanbul. Si ce voyage fut perçu comme un geste envers le monde musulman, il s’inscrivait aussi dans la tradition ecclésiale des rencontres fraternelles entre Rome et Constantinople.
Nous avons eu la joie de l’accueillir au Phanar le 30 novembre. Ce fut un jour d’une grande densité spirituelle : prière commune, échange du baiser de paix, et engagement renouvelé à poursuivre le chemin ouvert par Paul VI et Athénagoras.
Joseph Ratzinger a su unir, d’une manière rare, intelligence et spiritualité, fidélité et ouverture, clarté et humilité. Sa vie est devenue un témoignage de l’unité entre théologie et prière, vérité et amour.
Son héritage demeure avant tout l’amour de la vérité — une vérité qui unit, transforme et éclaire. Son œuvre continuera de porter du fruit, même si sa voix et sa présence nous manquent.
Mais nous croyons qu’une vie vécue dans la vérité ne s’éteint pas dans le silence, mais se prolonge dans la lumière, dans la prière des fidèles et dans l’espérance.
C’est aussi la responsabilité liée à ce siège qui nous est confié: poursuivre ce dialogue dans l’esprit de vérité et d’amour, au service de l’unité de l’Église et de la paix du monde.
Permettez-moi, avant de prendre place, de saluer notre frère Benoît selon la tradition byzantine :
Αἰωνία σου ἡ μνήμη, ἅγιε Ἀδελφέ,
«Que ta mémoire soit éternelle, saint frère !»
Conférence le 8 avril : « Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? »
Afin de répondre à des interrogations suscitées par l’actualité ecclésiale, cette conférence aura pour but de traiter de la question théologique suivante :
« Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, même sans vouloir lui donner de juridiction ? »
À travers un exposé traitant de cette question à l’aune du magistère, de la liturgie et de la théologie traditionnelles, nous répondrons clairement à la question posée avant de répondre à quelques objections courantes en vogue dans le « milieu tradi »…
Ce temps d’enseignement sera suivi d’un moment d’échange, afin que chacun puisse poser ses questions ou exposer ses désaccords de manière constructive.
N’hésitez pas à partager cette invitation à tous ceux de votre entourage qui seraient concernés de près ou de loin par cette question!!!
Réservations recommandées ici:
Conférence donnée par l’abbé Vernier, membre de l’apostolat parisien de la Fraternité Saint-Pierre.
Hausse du nombre de baptêmes d’adultes : aux Etats-Unis aussi
Les chiffres rapportés par le National Catholic Register et plusieurs sources diocésaines révèlent une augmentation spectaculaire du nombre d’adultes s’apprêtant à rejoindre l’Église catholique. Sur 71 diocèses interrogés, 66 rapportent des hausses significatives de leurs programmes d’initiation chrétienne pour adultes (OCIA).
Le diocèse de Norwich, dans le Connecticut, enregistre une hausse de 112%, tandis que celui de Pueblo, au Colorado, affiche 105%. Même dans des bastions traditionnels comme le Texas ou la Floride, la croissance est fulgurante, avec +53% à Austin et +94% à Venice. L’archidiocèse de Newark, dans le New Jersey comprend 1 701 catéchumènes et candidats, soit une augmentation de 72% par rapport à 2023.
Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas seulement les populations immigrées qui gonflent les rangs. Les directeurs de catéchuménat notent une présence massive de jeunes adultes, issus des générations Millennials et Z. Pour ces nouveaux convertis, souvent nés dans une culture sécularisée ou issus de familles « sans religion », le catholicisme offre un ancrage solide dans un monde perçu comme chaotique et relatif.
Laura Nelson, du diocèse de Fort Worth, explique que ces jeunes cherchent une « vérité objective » et une stabilité que la culture moderne ne parvient plus à leur offrir. La soif de transcendance, la beauté de la liturgie traditionnelle et la clarté doctrinale de l’Église sont citées comme les principaux vecteurs d’attraction. Beaucoup arrivent au terme d’un cheminement personnel amorcé sur les réseaux sociaux, via des podcasts ou des vidéos de figures comme l’évêque Robert Barron.
Cette dynamique pourrait marquer la naissance d’une nouvelle culture catholique américaine. Si l’Église aux États-Unis a longtemps reposé sur un « catholicisme d’héritage » (transmis par la famille), elle semble basculer vers un « catholicisme intentionnel ». Les nouveaux arrivants ne rejoignent pas l’Église par habitude sociale, mais par un choix délibéré et souvent après une longue recherche intellectuelle.
La fête de Pâques, un renouveau spirituel ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐃𝐨𝐧 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐏𝐑𝐄́𝐀𝐔𝐗, modérateur général de la Communauté Saint-Martin et auteur de “La joie de servir”
- 𝐅𝐫𝐞̀𝐫𝐞 𝐁𝐚𝐩𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐒𝐒𝐎𝐌𝐏𝐓𝐈𝐎𝐍, religieux Carme
- 𝐉𝐨𝐬𝐡𝐮𝐚 𝐂𝐎𝐋𝐈𝐍, jeune baptisé et auteur de “Nous, les nouveaux baptisés”
“Par sa résurrection, le Seigneur nous confronte avec encore plus d’intensité au drame de notre liberté”
Extrait du message du pape Léon XIV lors de la bénédiction Urbi et Orbi :
[…] Frères et sœurs, par sa résurrection, le Seigneur nous confronte avec encore plus d’intensité au drame de notre liberté. Devant le tombeau vide, nous pouvons nous remplir d’espérance et d’émerveillement, comme les disciples, ou de peur comme les gardes et les pharisiens, contraints de recourir au mensonge et à la ruse pour ne pas reconnaître que celui qui avait été condamné est vraiment ressuscité (cf. Mt 28, 11-15) !
À la lumière de Pâques, laissons-nous émerveiller par le Christ ! Laissons son immense amour changer notre cœur ! Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !
Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant. On assiste à une “mondialisation de l’indifférence” de plus en plus marquée, pour reprendre une expression chère au Pape François, qui adressait au monde ses dernières paroles il y a un an depuis cette loggia, en nous rappelant : « Que de volonté de mort nous voyons chaque jour dans les nombreux conflits qui touchent différentes parties du monde ! » (Message Urbi et Orbi, 20 avril 2025).
La croix du Christ nous rappelle sans cesse la souffrance et la douleur qui environnent la mort, ainsi que l’angoisse qu’elle engendre. Nous avons tous peur de la mort et, par crainte, nous détournons le regard, préférant ne pas voir. Nous ne pouvons pas continuer à rester indifférents ! Et nous ne pouvons pas nous résigner au mal ! Saint Augustin enseigne : « Si tu as peur de la mort, aime la résurrection ! » (Sermo 124, 4). Aimons, nous aussi, la résurrection qui nous rappelle que le mal n’a pas le dernier mot, car il a été vaincu par le Ressuscité.
Il a traversé la mort pour nous donner la vie et la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas comme le monde la donne que je vous la donne » (Jn 14, 27). La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur ! C’est pourquoi j’invite tout le monde à se joindre à moi à la veillée de prière pour la paix que nous célébrerons ici, dans la Basilique Saint-Pierre, samedi prochain, 11 avril.
En ce jour de fête, abandonnons toute volonté de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur pour qu’il accorde sa paix à ce monde endeuillé par les guerres et marqué par la haine et l’indifférence qui nous font nous sentir impuissants face au mal. Nous recommandons au Seigneur tous les cœurs qui souffrent et qui attendent la paix véritable que Lui seul peut donner. Confions-nous à Lui et ouvrons-Lui notre cœur ! Lui seul fait toutes choses nouvelles (cf. Ap 21,5) !
La résurrection du Christ n’est pas un fait relevant du passé
Homélie de Léon XIV en ce matin de Pâques :
la création tout entière resplendit aujourd’hui d’une lumière nouvelle, un chant de louange s’élève de la terre, notre cœur exulte de joie : le Christ est ressuscité d’entre les morts et, avec Lui, nous ressuscitons nous aussi à une vie nouvelle !
Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés. Elle nous ouvre à l’espérance qui ne faiblit pas, à la lumière qui ne se couche pas, à cette plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !
C’est un message qui n’est pas toujours facile à accueillir, une promesse que nous avons du mal à accepter, car le pouvoir de la mort nous menace sans cesse, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Au plus profond de nous-mêmes, lorsque le boulet de nos péchés nous empêche de prendre notre envol, lorsque les déceptions ou la solitude que nous vivons assèchent nos espérances, lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie.
Mais aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.
Dans cette réalité, la Pâques du Seigneur nous invite à lever les yeux et à ouvrir notre cœur. Elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise. Elle nous met en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit. Le Seigneur est vivant et demeure avec nous. Il ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres : le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités.
Le Pape François nous le rappelait avec émotion dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium, en affirmant que la résurrection du Christ « n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétré le monde. Là où tout semble être mort, de partout, les germes de la résurrection réapparaissent. C’est une force sans égale. Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister : nous constatons que l’injustice, la méchanceté, l’indifférence et la cruauté ne faiblissent pas. Pourtant, il est aussi certain que commence à germer quelque chose de nouveau dans l’obscurité, qui tôt ou tard produira du fruit » (n° 276).
Frères et sœurs, la Pâque du Seigneur nous donne cette espérance, en nous rappelant que, dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour. C’est ce que nous dit l’Évangile proclamé aujourd’hui qui situe l’événement de la résurrection « le premier jour de la semaine » (Jn 20, 1). Le jour de la résurrection du Christ nous renvoie ainsi à la création, à ce premier jour où Dieu créa le monde, et il nous annonce en même temps qu’une vie nouvelle, plus forte que la mort, est en train de naître pour l’humanité.
Pâques est la nouvelle création opérée par le Seigneur ressuscité. Elle est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire.
Nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance. Et c’est à nous, ressuscités avec le Christ, qu’il revient de le porter dans les rues du monde. Courons donc comme Marie de Magdala, annonçons-le à chacun, portons par notre vie la joie de la résurrection afin que partout où plane encore le spectre de la mort, la lumière de la vie puisse resplendir.
Que le Christ, notre Pâques, nous bénisse et donne sa paix au monde entier !
“De nos jours encore, des tombeaux sont à ouvrir, et les pierres qui les scellent sont souvent si lourdes et si bien surveillées qu’elles semblent inamovibles”
Extrait de l’homélie du pape Léon XIV lors de la Vigile pascale :
[…] À l’exemple des femmes qui se sont précipitées pour annoncer la nouvelle à leurs frères, nous aussi nous voulons cette nuit quitter cette basilique, pour apporter à tout le monde la bonne nouvelle que Jésus est ressuscité et que, par sa force, ressuscités avec Lui, nous pouvons donner vie à un monde nouveau, de paix et d’unité, comme « une multitude d’hommes et en même temps […] un seul homme, car, bien qu’il y ait beaucoup de chrétiens, le Christ est unique » (Saint Augustin, Enarrationes in Psalmos, 127,3).
C’est à cette mission que se consacrent les frères et sœurs ici présents, venus de diverses régions du monde, qui vont bientôt recevoir le baptême. Après le long chemin du catéchuménat, ils renaissent aujourd’hui dans le Christ pour être des créatures nouvelles (cf. 2 Co 5, 17), témoins de l’Évangile. Pour eux, et pour nous tous, répétons ce que saint Augustin disait aux chrétiens de son temps : « Annonce le Christ, sème […], répands partout ce que tu as conçu dans ton cœur » (Sermo 116, 23-24).
Sœurs, frères, de nos jours encore, des tombeaux sont à ouvrir, et les pierres qui les scellent sont souvent si lourdes et si bien surveillées qu’elles semblent inamovibles. Certaines oppriment le cœur de l’homme, comme la méfiance, la peur, l’égoïsme, la rancœur. D’autres, conséquence de ces dernières, brisent les liens entre nous, comme la guerre, l’injustice, la fermeture entre les peuples et les nations. Ne nous laissons pas paralyser par elles ! Au fil des siècles, nombre d’hommes et de femmes, avec l’aide de Dieu, les ont fait rouler, parfois au prix de grands efforts, parfois au prix de leur vie, mais avec de bons fruits dont nous bénéficions encore aujourd’hui. Ils ne sont pas des figures inaccessibles mais des personnes comme nous qui, fortifiées par la grâce du Ressuscité, dans la charité et la vérité, ont eu le courage de parler, comme le dit l’apôtre Pierre, « avec les paroles de Dieu » (1 P 4, 11) et d’agir « avec la force que Dieu leur a donnée, afin que Dieu soit glorifié en tout » (ibid.).
Laissons-nous inspirer par leur exemple et, en cette Nuit sainte, faisons nôtre leur engagement, afin que partout et toujours dans le monde grandissent et s’épanouissent les don pascals de la concorde et de la paix.
Pâques : la clarté de la Vie face aux ombres de la loi
Alors que les cloches de Pâques célèbrent la victoire de la Vie sur la mort, le Parlement s’apprête à délibérer sur une « aide active à mourir ».
Sous ce terme feutré, véritable euphémisme d’une novlangue contemporaine, se cache un basculement redoutable : nous confondons désormais la liberté avec une maîtrise technique qui ne dit pas son nom.
Dans une société ivre d’efficacité, ce projet de loi impose silencieusement une vision ultra-matérialiste de l’existence. On voudrait gérer le trépas comme une échéance que l’on programme, réduisant l’être humain à un simple objet dont on évalue la rentabilité ou l’absurdité. Mais la dignité n’est pas un capital que l’on dilapide avec l’autonomie. Elle n’est pas une performance de bien-portants ; elle est ce qui subsiste quand tout le reste abdique. Pâques nous rappelle que la valeur d’une vie ne dépend ni de son utilité sociale ni de son confort sensoriel. Elle est un mystère intouchable qui échappe aux critères économiques de l’État.
Proposer la mort comme remède à la détresse, c’est transformer la compassion en abandon et ériger le vide en réponse. Beaucoup de demandes de fin de vie ne sont que le cri d’une solitude qui s’ignore ou la crainte de devenir un « poids » pour leurs proches. Répondre par un geste létal, c’est risquer de valider ce sentiment d’inutilité. C’est substituer la « culture du déchet » au principe fondamental de fraternité qui consiste à secourir, et non à éliminer.
Le véritable enjeu n’est pas de légiférer sur le vide pour masquer notre impuissance, mais de garantir à chacun la sécurité humaine d’un accompagnement réel. Avant d’ouvrir la porte à l’irréversible, ne devrions-nous pas assurer l’accès de tous aux soins palliatifs ? Soigner n’est pas seulement guérir ; c’est d’abord ne pas déserter. La blouse blanche ne doit pas devenir le linceul de l’éthique au service d’une vision désespérée de l’existence.
Choisissons une civilisation de l’accompagnement plutôt qu’une société qui s’habitue à considérer certaines vies comme devenues inutiles. Toute vie mérite d’être honorée, protégée et accompagnée jusqu’à son terme naturel. Le Christ est mort pour vaincre la culture de mort qui menace toujours l’homme : en ce saint jour de Pâques, nous savons que la victoire de la Vie est certaine.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Terres de Mission Pâques : le Christ est ressuscité. Réjouissons-nous !
Eglise universelle : Célébrer le saint jour de Pâques
En ce jour de Pâques, l’Eglise fête la Résurrection du Christ, coeur de notre foi. Le père Jean-François Thomas de la Compagnie de Jésus nous rappelle les nombreux témoignages (Evangiles, Saint Paul, Flavius Josèphe, Tacite, Pline le Jeune) qui font de cet événement un fait historiquement certain. Il insiste sur le changement radical d’attitude des Apôtres, consécutif à ce miracle.
Eglise en France : Le pape en visite à Monaco
Le samedi 28 mars, le pape Léon XIV s’est rendu en visite officielle à Monaco. Jeanne Smits analyse le déroulement et les principales interventions pontificales dans un pays qui reste un des derniers dans lequel le catholicisme est religion d’Etat.
Eglise en Marche : Prier pour les chrétiens persécutés
Les 10 et 11 avril auront lieu 24 heures de célébrations sans discontinuer de messes pour les chrétiens persécutés. Franck Baugin, initiateur de cet événement, et monsieur l’abbé Thierry Laurent, curé de Saint Roch, église où seront célébrées ces messes, présentent cette démarche de prière.
Pâques : Victimæ paschali laudes
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des pièces grégoriennes. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les chants la messe du Dimanche de Pâques vont exprimer l’allégresse des nouveaux baptisés, et plus généralement l’action de grâce des rachetés. Cependant, c’est seulement dans le Graduel et l’Alléluia que cette joie va éclater.
De tempore paschali : Le temps pascal s’étend du début de la messe de la vigile pascale jusqu’à none du samedi dans l’octave de la Pentecôte, inclusivement.
Ce temps liturgique comprend :
- tempus Paschalis, le temps de Pâques, qui court du début de la messe de la vigile pascale jusqu’à none de la vigile de l’Ascension, inclusivement.
- tempus Ascensionis, le temps de l’Ascension, qui commence aux Ires vêpres de l’Ascension et se poursuit jusqu’à none de la vigile de la Pentecôte, inclusivement
- octavam Pentecostes, l’octave de Pentecôte, qui part de la messe de la vigile de Pentecôte et va jusqu’à none du samedi suivant, inclusivement
Introït : Resurrexi
L’Introït du Dimanche de Pâques surprend par sa douceur et sa mélodie en demi-teinte. Ici nous sommes au ciel et c’est le Christ ressuscité qui s’adresse à son Père, lui exprimant de manière très intime son bonheur de le retrouver et sa reconnaissance :
Resurrexi et adhuc tecum sum. Posuisti super me manum tuam. Mirabilis facta est scienta tua.
Je suis ressuscité et je suis toujours avec vous. Vous avez mis sur moi votre main, votre sagesse s’est montrée merveilleuse.
Ce texte est formé de trois versets du psaume 138, qui ne se suivent pas dans le psaume et ont été réunis ici. Mais dans le psaume il n’est pas question de résurrection ; il chante la présence universelle de Dieu, toujours auprès de nous, qui connaît toutes choses et qui nous guide. Le début de psaume est chanté comme verset de cet Introït :
Domine probasti me et cognovisti me, tu cognovisti sessionem meam et resurrectionem meam.
Seigneur vous m’éprouvez et vous me connaissez, vous savez quand je me couche et quand je me lève.
Mais en ce Dimanche de Pâques ces paroles doivent être mises dans la bouche du Christ ; Sessionem meam et resurrectionem meam ce n’est plus seulement le coucher et le lever, c’est la mort sur la croix et la résurrection, et le mot resurrexi prend tout son sens. Le mot adhuc (encore, toujours), c’est l’éternité bienheureuse, où le Fils retrouve son Père après avoir accompli sa mission sur la terre, mission dans laquelle la main de Dieu l’a toujours guidé, et où sa sagesse infinie s’est vraiment montrée admirable.
Comme dans tous les chants du temps pascal ce texte est ponctué d’Alléluias à la fin de chaque phrase. La mélodie presque immobile et immatérielle est vraiment céleste. La joie et l’amour qu’elle exprime transcendent tous les sentiments humains.
Graduel : Hæc dies
A partir de dimanche prochain, et durant tout le temps pascal, le Graduel sera remplacé par un Alléluia ; il y aura donc à la messe deux Alléluias qui se suivent. Mais en ce dimanche de Pâques et durant toute la semaine, il y a encore un Graduel, dont la première partie est reprise chaque jour ; elle est également chantée à la place de l’hymne à toutes les heures de l’office. C’est vraiment le refrain de la fête de Pâques exprimant la joie inépuisable des chrétiens :
Hæc dies quam fecit Dominus, exultemus et lætemur in ea.
Voici le jour que le Seigneur a fait, passons-le dans la joie et l’allégresse.
Ce texte est un verset du psaume 117, le grand cantique pascal d’action de grâces, dont nous trouvons le début dans la deuxième partie du Graduel :
Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in sæculum misericordia ejus.
Louez le Seigneur car il est bon, car sa miséricorde est éternelle.
La mélodie de ce Graduel est une mélodie type que nous avons déjà souvent rencontrée, et dont les vocalises souples et légères conviennent parfaitement pour exprimer la joie de Pâques. Elle comporte en plus quelques formules particulières, et surtout dans la deuxième partie, sur les mots quoniam bonus, une grande envolée vers l’aigu d’un enthousiasme extraordinaire.
Alléluia : Pascha nostrum
En ce dimanche de Pâques nous retrouvons l’Alléluia, qui avait été supprimé durant le temps de la Septuagésime et du Carême, et remplacé par un Trait.
Le texte du verset de cet Alléluia est très court ; il est tiré de la première Épître de saint Paul aux Corinthiens qu’on lit en ce jour :
Pascha nostrum immolatus est Christus.
Notre agneau pascal qui a été immolé c’est le Christ.
Ici c’est la mélodie qui est reine et qui exprime la joie de Pâques avec exubérance. On notera toutefois un contraste entre l’Alléluia lui-même, qui reste encore grave et assez retenu, et le verset, surtout la grande vocalise du mot immolatus qui s’élève et plane dans les hauteurs avec une légèreté presque immatérielle.
Séquence : Victimæ paschali
À la fin du verset Pascha nostrum de l’Alléluia du dimanche de Pâques, on ne reprend pas le mot Alléluia comme d’habitude après le verset, car il est suivi d’une Séquence. C’est une des cinq séquences qui ont été conservées dans la liturgie romaine parmi toutes celles qui avaient été composées au Moyen-Âge.
Celle-ci date probablement du XIe siècle ; elle est entièrement syllabique et relativement courte puisqu’elle ne comporte que huit strophes. Le texte est une profession de foi en la résurrection au milieu de laquelle s’insère un petit dialogue très vivant entre les apôtres et Marie-Madeleine, et la mélodie en souligne parfaitement toutes les inflexions :
Victimæ paschali laudes immolent Christiani. Agnus redemit oves : Christus innocens Patri reconciliavit peccatores.
Mors et vita duello conflixere mirando : dux vitæ mortuus regnat vivus.
Dic nobis Maria, quid vidisti in via ?
Sepulcrum Christi viventis, et gloriam vidi resurgentis : Angelicos testes, sudarium, et vestes. Surrexit Christus spes mea : præcedet suos in Galilæam.
Scimus Christum surrexisse a mortuis vere : tu nobis, victor Rex, miserere.
À la victime pascale les chrétiens offrent leur louange. L’Agneau a racheté les brebis : Le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son père.
La mort et la vie se sont affrontées en un duel fantastique : le maître de la vie est mort, mais vivant il règne.
Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?
J’ai vu le sépulcre du Christ vivant et la gloire du Ressuscité. – Les Anges ses témoins, le suaire et les linges. – Il est ressuscité le Christ, mon espérance : il précède les siens en Galilée.
Nous croyons que le Christ est vraiment ressuscité des morts, et vous roi victorieux ayez pitié de nous.
Offertoire : Terra tremuit
Après les débordements de joie du Graduel et de l’Alléluia, nous retrouvons dans l’Offertoire du dimanche de Pâques l’ambiance calme et contemplative de l’Introït. Et pourtant le texte est grandiose : il est tiré du psaume 75, qui est un chant d’action de grâces après une grande victoire due à l’action divine :
Terra tremuit et quievit dum resurgeret in judicio Deus.
La terre a tremblé, puis s’est tenue en repos lorsque Dieu s’est levé pour le jugement.
Dans le psaume, la terre c’est le pays et tous ses habitants, les peuples qui voulaient asservir le peuple d’Israël. Ils ont tremblé devant l’intervention divine puis se sont tenus en repos définitivement vaincus. En ce jour de Pâques il faut y voir également une allusion au tremblement de terre du vendredi saint, au repos du samedi saint, et à la résurrection qui a entraîné le jugement et la défaite définitive de l’ennemi infernal.
Dans les deux premières phrases, la mélodie part du grave et s’élève en un crescendo plein de mouvement, avant de redescendre d’une façon calme et paisible tout en restant dans une ambiance de joie intérieure et mystique. La troisième phrase est un Alléluia. Comme nous l’avons remarqué à l’Introït, les chants de ce jour sont ponctués d’Alléluias, mais ils sont généralement courts. Celui-ci au contraire est assez long ; il se déroule avec souplesse et sans grands intervalles, comme une vision extatique qui ne veut pas finir.
Communion : Pascha nostrum
Nous retrouvons dans la Communion du dimanche de Pâques, le texte de saint Paul d’où était tiré le verset de l’Alléluia, mais ici la citation est plus longue :
Pascha nostrum immolatus est Christus : itaque epulemur in azimis sinceritatis et veritatis.
Notre agneau pascal qui a été immolé, c’est le Christ : aussi festoyons avec les azymes de la sincérité et de la vérité.
Dans le contexte, saint Paul oppose ces azymes, c’est-à-dire ces pains sans levain, de sincérité et de vérité, au vieux levain de malice et de fourberie. C’est le symbole de la vie nouvelle à laquelle nous sommes nés dans la fontaine baptismale, rejetant toutes les œuvres mauvaises dont nous avons été lavés par le sang de l’agneau. C’est cette joie et cette pureté de nouveau-né qu’exprime la mélodie d’une simplicité, d’une fraîcheur et d’une légèreté délicieuses.
Dubaï : suppression des messes publiques
L’assistance aux messes à Dubaï est annulée jusqu’à nouvel ordre «suite aux directives du gouvernement», à cause du conflit au Moyen-Orient, ont annoncé les deux églises catholiques de l’émirat sur leurs sites internet en cette semaine de Pâques.
L’Église Sainte-Marie a décidé de fermer complètement ses portes, comme le découvrent de nombreux paroissiens en arrivant sur place en ce jour de Vendredi saint. Faute de mieux, des fidèles prient sur le trottoir.
Les offices sont diffusés en ligne sur Youtube.
L’autre église catholique de Dubaï, celle de Saint-François d’Assise, est également fermée. Cette église est située à Jebel Ali, zone côtière qui a été plusieurs fois touchée par les missiles et drones que l’Iran tire quotidiennement depuis un mois sur ses voisins du Golfe en représailles à l’offensive israélo-américaine sur son sol.
