Les miracles eucharistiques, une énigme scientifique ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐀𝐧𝐭𝐨𝐧𝐢𝐚 𝐀𝐂𝐔𝐓𝐈𝐒, mère de saint Carlo ACUTIS et auteur de “Spiritual Insight : Notes personnelles de Carlo Acutis”
- 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐌𝐀𝐈𝐋𝐋𝐀𝐑𝐃, auteur de “Les miracles eucharistiques dans le monde”
- 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨 𝐒𝐄𝐑𝐀𝐅𝐈𝐍𝐈, cardiologue
Non, on n’a pas retrouvé 42 pages perdues du Nouveau Testament
Yves Daoudal corrige le désinformation colportée par les médias, y compris La Croix :
Non, on n’a pas retrouvé 42 pages perdues du Nouveau Testament. Des chercheurs ont réussi à reconstituer 42 pages des épîtres de saint Paul qui manquaient dans le codex H (ou 015). Un manuscrit terriblement mutilé, partiellement conservé au Mont Athos, et dont il y a sept autres morceaux dispersés à Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev, Paris, Turin, mais qui est une des références pour l’établissement du texte. Il date du VIe siècle et c’est un « témoin constant de premier ordre », selon la terminologie de Nestle-Aland, pour huit épîtres de saint Paul et pour l’épître aux Hébreux.
On avait vu que certaines pages portaient des traces de la page opposée qui avait disparu. Des traces souvent presque invisibles. Mais les dernières techniques d’imagerie ont permis de « lire » ces traces, y compris celles qu’on ne voyait pas.
Les spécialistes verront si l’on y trouve d’intéressantes variantes. Mais en tout état de cause cela ne peut être que très marginal. Le codex H n’est que l’un des 33 « témoins constants de premier ordre » pour la première aux Corinthiens, dont voici les versets 19-22 du chapitre 10, retrouvés dans le fragment Coislin 202 conservé à Paris.
79 ans, fracture de la hanche : on lui propose l’euthanasie …
Un prêtre catholique de 79 ans, le P. Larry Holland, qui se remet d’une fracture de la hanche à l’Hôpital de Vancouver au Canada, a déclaré qu’on lui a proposé deux fois l’Aide médicale à mourir (AMM), alors même qu’il avait clairement indiqué qu’il est prêtre catholique et moralement opposé à l’euthanasie.
Le père Holland a déclaré qu’il n’était pas en train de mourir, ni à ce moment-là ni maintenant, et que l’évocation de l’aide médicale à mourir par le médecin l’avait laissé « un peu sans voix » pendant un instant. Le médecin a ensuite abordé à nouveau le sujet, en disant que c’était « une chose dont ils doivent discuter avec une personne ayant reçu un diagnostic terminal ». Le père Holland se souvient avoir dit au médecin qu’il était moralement opposé à l’euthanasie. Le médecin expliqua qu’«il voulait simplement s’assurer que, si un diagnostic [terminal] était posé ou non… je connaisse les différents services auxquels j’avais accès».
Quelques semaines plus tard, une deuxième offre d’aide médicale à mourir est venue d’une infirmière qui, selon le prêtre, semblait mal à l’aise d’aborder le sujet et le faisait probablement par compassion en raison de la douleur qu’il endurait. « C’est une fausse compassion, en réalité », a-t-il déclaré.
Ces deux incidents surviennent alors que le Canada approche les 100 000 décès par aide médicale à mourir.
La commission des affaires sociales du Sénat a adopté une version plus restrictive de la proposition de loi sur l’euthanasie
Lu dans Le JDD :
Réunie le 29 avril, en amont de l’examen du texte en séance publique les 11, 12 et 13 mai prochain, la commission des affaires sociales du Sénat a adopté une version plus restrictive de la proposition de loi initialement portée par Olivier Falorni. Premier infléchissement : le texte ne reconnaît plus un « droit » à l’aide à mourir, mais une « assistance médicale à mourir » strictement limitée à la toute fin de vie, réservée aux patients dont le pronostic vital est engagé « à court terme ». […]
Autre évolution : si les critères de majorité et de discernement sont maintenus, la condition de nationalité ou de résidence en France a été supprimée. Les rapporteurs ont également insisté sur la nécessité de protéger les professionnels de santé, qualifiant la participation à une telle procédure de « rupture fondamentale » avec leur mission. La clause de conscience a été étendue à l’ensemble des intervenants potentiels, y compris les pharmaciens, psychologues et personnels médico-sociaux. Enfin, la commission a supprimé le délit d’entrave à l’aide à mourir. Le cadre général du dispositif reste toutefois inchangé sur un point : le suicide assisté demeure la règle et l’euthanasie l’exception, comme dans la version adoptée par les députés.
Du côté des opposants au texte, les critiques restent vives malgré ce resserrement affiché. « Ce qui est présenté comme un compromis n’en est pas un, a réagi auprès du JDD la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), Ségolène Perruchio. D’une part, cela valide le principe de l’aide active à mourir. D’autre part, la transformer en assistance médicalisée à mourir l’inscrit encore davantage dans le champ du soin. Cette évolution renforce la confusion entre soigner et donner la mort, alors même que de nombreux soignants rappellent que ces deux actes ne peuvent être assimilés. »
Elle juge par ailleurs « en grande partie illusoire » le resserrement aux seuls patients en toute fin de vie : selon elle, à ce stade, les malades expriment d’abord une demande de soulagement plutôt qu’un désir de mourir. Elle souligne aussi que leurs capacités de décision sont souvent altérées, parfois fortement, et que les demandes émanent plus fréquemment de l’entourage, avec un risque de pressions pour accélérer les choses.
Dans un communiqué, le collectif Les Éligibles dénonce des critères « flous et extensibles », fondés sur des notions médicales « insuffisamment définies » et susceptibles d’évoluer. Il alerte aussi sur une protection du consentement jugée « gravement insuffisante », en l’absence d’évaluation psychologique indépendante. Le collectif pointe enfin une « confusion éthique majeure » : en intégrant la mort provoquée dans le champ du soin et en impliquant les soignants dans un acte létal, le texte risquerait de fragiliser la relation de confiance, dans un contexte où les soins palliatifs restent « largement sous-développés ». […]
Louisiane : interdiction de la vente par correspondance de la pilule abortive
Bonne nouvelle aux Etats-Unis :
Une bonne nouvelle pour la vie aux Etats-Unis : la cour d’appel du cinquième circuit a donné raison à la Louisiane qui contestait la prescription et la délivrance de la mifépristone sans consultation en personne. En clair : cette cour d’appel fédérale interdit la vente par correspondance de la pilule abortive dans tous les Etats où elle est interdite.
Les trois magistrats (deux nommés par Trump et un par Bush ont souligné que la politique permettant l’envoi de la pilule abortive par la poste facilitait « désormais près de 1.000 avortements illégaux par mois en Louisiane ».
On estime actuellement qu’environ deux tiers des avortements aux États-Unis sont pratiqués à l’aide de pilules.
Cette décision est « sans doute le plus grand recul en matière d’accès à l’avortement depuis l’arrêt rendu en 2022 par la Cour suprême annulant l’arrêt Roe v. Wade », a commenté Politico.
L’arrêt sera contesté devant la Cour suprême. Mais il y a toutes les chances qu’elle le confirme.
Les ordinations épiscopales de la FSSPX : une question spirituelle
Dernier article de l’abbé Spriet :
Nous savons que les différends entre Rome et la FSSPX sont essentiellement doctrinaux mais je prétends (peut-être à tort) que la solution est aussi en grande partie spirituelle. Peut-être même est-elle d’abord spirituelle.
Pourquoi ? Parce qu’il existe un lien entre un certain aveuglement du cœur et de l’intelligence et l’action du démon (cf. l’oraison du Vendredi-Saint pour les hérétiques et les schismatiques). Cette tentation peut se présenter à chacun de nous.
Depuis le péché originel nous savons qu’il existe un lien funeste entre l’orgueil et les autres péchés. Par exemple : plus une âme est orgueilleuse et plus elle refuse de se soumettre à une autorité, tant en matière d’enseignement que de gouvernement. Orgueil et désobéissance, orgueil et manque de docilité vont de pair (la docilité est la capacité à se laisser instruire cf. IIa IIae q 49 a 3). Non serviam dit Satan.
Il ne faut pas “juger” le Magistère de l’Eglise (extraordinaire et ordinaire) mais bien plutôt être “jugés” par lui. En effet, c’est le Magistère de l’Eglise qui me dit où est la vraie foi, et non mon opinion sur ce que doit être la vraie foi qui me dit où est la vraie Eglise. C’est capital.
Saint Jean-Paul II et la cardinal Joseph Ratzinger avaient pointé le problème de fond en 1988 : “A la racine de cet acte schismatique [i.e des ordinations épiscopales contre l’interdiction pontificale], on trouve une notion incomplète et contradictoire de la Tradition. Incomplète parce qu’elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la Tradition qui, comme l’a enseigné clairement le Concile Vatican II, «tire son origine des apôtres, se poursuit dans l’Eglise sous l’assistance de l’Esprit-Saint: en effet, la perception des choses aussi bien que des paroles transmises s’accroît, soit par la contemplation et l’étude des croyants qui les méditent en leur cœur, soit par l’intelligence intérieure qu’ils éprouvent des choses spirituelles, soit par la prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, reçurent un charisme certain de vérité (Conc. Vatican II. Constitution Dei Verbum, n· 8 ; cf. Conc. Vatican I. Constitution Dei Filius, ch. 4 : DS 3020) ». Mais c’est surtout une notion de la Tradition, qui s’oppose au Magistère universel de l’Eglise lequel appartient à l’évêque de Rome et au corps des évêques, qui est contradictoire. Personne ne peut rester fidèle à la Tradition en rompant le lien ecclésial avec celui à qui le Christ, en la personne de l’apôtre Pierre, a confié le ministère de l’unité dans son Eglise (Cf. Mt. 16. 18 ; Lc. 10. 16 ; Conc. Vatican I, Constitution Pastor æternus, chap. 3 : DS 3060)”.
En d’autres termes, comme vous pouvez le voir dans les références ci-dessus : c’est au nom de la Parole de Dieu et du concile Vatican I en particulier, que la FSSPX devrait revoir sa manière de considérer la Tradition (et le Magistère) et ne pas se prendre pour la Tradition de l’Eglise ou les seuls garants fidèles de la Tradition.
Il n’est pas possible d’être vraiment catholique sans une vraie soumission à l’autorité du successeur de Pierre tant au niveau de la doctrine que du gouvernement (cf. Vatican I).
Que faire ?
Le pape Saint Pie X nous enseigne dans son Catéchisme : “Pouvons-nous être de quelque secours aux excommuniés ? Oui, nous pouvons être de quelque secours aux excommuniés et à tous les autres qui sont hors de la véritable Eglise, par des avis salutaires, par des prières et des bonnes œuvres, suppliant Dieu que, par sa miséricorde, Il leur fasse la grâce de se convertir à la foi et d’entrer dans la communion des Saints”. La question est donc profondément spirituelle.
Un appel à l’unité
Saint Paul exhortait les habitants d’Ephèse à l’unité dans le Corps du Christ qui est l’Eglise : “Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous” (Ep 4, 1-6).
Dans sa lettre accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, Benoit XVI soulignait : “Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit : « Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens ; notre cœur s’est grand ouvert. Vous n’êtes pas à l’étroit chez nous ; c’est dans vos cœurs que vous êtes à l’étroit. Payez-nous donc de retour ; … ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi ! » (2 Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place”.
Benoit XVI en appelait donc à une solution spirituelle pour trouver un chemin de réconciliation.
Inversement, il y a une fermeture spirituelle du cœur qui fait obstacle à la communion ecclésiale.
Deux années plus tard, lorsque Benoit XVI levait l’excommunication encourue par les quatre évêques de la FSSPX, le décret précisait ceci : “Par cet acte, on désire consolider les relations réciproques de confiance, intensifier et stabiliser les relations de la Fraternité Saint-Pie X avec le Siège Apostolique. Ce don de paix, au terme des célébrations de Noël, veut aussi être un signe pour promouvoir l’unité dans la charité de l’Église universelle et arriver à supprimer le scandale de la division. On souhaite que ce pas soit suivi de la réalisation rapide de la pleine communion avec l’Église de toute la Fraternité Saint-Pie X, témoignant ainsi une vraie fidélité et une vraie reconnaissance du Magistère et de l’autorité du Pape avec la preuve de l’unité visible” (décret du 21 janvier 2009). Le pape avait fait un geste de miséricorde et il en espérait des fruits d’unité.
Saint Thomas d’Aquin nous propose un chemin de vigilance et d’unité
Cette solution spirituelle a été exposée avec clarté par Mgr Augustine Di Noia, vice-président de la Commission pontificale Ecclesia Dei dans une lettre adressée aux prêtres de la FSSPX durant l’avent 2012. Je cite des passages qui sont d’une grande actualité car ils transcendent le temps. Ces conseils valent aussi bien pour les membres de la FSSPX que pour toute personne humaine dans l’Eglise.
“Afin de persévérer dans l’unité de l’Église, saint Thomas d’Aquin remarque que, d’après saint Paul, « il faut cultiver quatre vertus et proscrire les quatre vices qui leur sont opposés » (Commentaire de la Lettre aux Éphésiens, § 191). Que faut-il éviter sur la voie de l’unité ? L’orgueil, la colère, l’impatience et le zèle désordonné. D’après l’Aquinate, « le premier vice rejeté par [saint Paul] est l’orgueil. Quand une personne arrogante décide de diriger les autres, alors que ces autres, dans leur fierté, refusent de se soumettre, des désaccords surgissent dans la société, et la paix disparaît … La colère est le deuxième vice. Car un colérique est porté à l’injustice, verbale ou physique, ce qui provoque la confusion. …Le troisième est l’impatience. Parfois, un homme humble et doux, qui s’interdit de provoquer le trouble, ne supporte pas avec patience les attaques effectives ou projetées qu’on porte contre lui. … Le quatrième vice est le zèle désordonné. Le zèle désordonné peut porter sur n’importe quoi ; à cause de lui, les hommes vont juger de tout ce qu’ils voient, sans attendre le bon moment ou le bon endroit, et c’est une catastrophe pour la société » (ibid.) Comment pouvons-nous agir contre ces vices ? Saint Paul nous dit : « Ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour » (Ep 4,2). D’après l’Aquinate, en nous faisant voir la bonté présente chez les autres et reconnaître nos propres forces et nos propres faiblesses, l’humilité nous aide à éviter l’esprit de rivalité dans nos rapports avec autrui. La douceur « aplanit les difficultés et préserve la paix » (Commentaire de la Lettre aux Éphésiens, § 191). Elle nous aide à éviter les manifestations désordonnées de colère en nous donnant la sérénité de faire notre devoir avec égalité d’humeur et dans un esprit de paix. La patience nous rend capables de supporter la souffrance pour obtenir le bien recherché, surtout s’il est difficile à atteindre ou si des circonstances extérieures militent contre la réalisation de l’objectif. La charité fait éviter le zèle désordonné en nous donnant de nous soutenir les uns les autres, « en portant les défauts des autres avec charité » (ibid.). Saint Thomas donne ce conseil : « Quand quelqu’un tombe, il ne faudrait pas immédiatement le corriger, à moins qu’il y ait un temps et un lieu pour cela. Il faudrait attendre avec compassion, puisque la charité supporte tout (1 Co 13, 7). Il ne s’agit pas de tolérer par négligence ou complicité, par familiarité ou amitié charnelle, mais par charité. … Nous qui sommes forts, nous devons porter les infirmités des faibles (Rm 15, 1) » (ibid.). Le prudent conseil de saint Thomas peut nous être utile, si nous acceptons d’être formés par sa sagesse. Au cours des quarante dernières années, nos relations n’ont-elles pas parfois manqué d’humilité, de douceur, de patience et de charité ? (…) Comment les vertus d’humilité, de douceur, de patience et de charité peuvent-elles modeler nos pensées et nos actions. D’abord, si nous cherchons humblement à reconnaître la bonté qui existe chez ceux avec qui nous pouvons être en désaccord sur des points même apparemment fondamentaux, nous sommes capables d’examiner des questions disputées dans un esprit d’ouverture et en toute bonne foi. Deuxièmement, si nous avons une véritable douceur, nous pouvons garder un esprit de sérénité, en évitant de parler sur un ton qui divise ou de développer des considérations imprudentes qui offenseront au lieu de favoriser la paix et la compréhension mutuelle. Troisièmement, si nous gardons une vraie patience, nous reconnaîtrons que, dans la recherche du bien précieux que nous poursuivons, nous devons vouloir, si nécessaire, accepter la souffrance de l’attente. Enfin, si nous sentons encore le besoin de corriger nos frères, ce doit être avec charité, au bon moment et au bon endroit”.
L’heure est à la prière et à la pénitence afin que le Saint-Siège et la FSSPX trouvent un moyen d’éviter un nouvel acte schismatique.
A l’heure actuelle, il ne s’agit pas d’abdiquer le travail de notre intelligence et de demander le silence aux théologiens. Au contraire : il faut former notre conscience car chacun de nous est tenu de chercher la vérité (cf. CEC 1783, 1789, 1791). Les fidèles du Christ, pour former leur conscience, doivent prendre en sérieuse considération la doctrine sainte et certaine de l’Église (cf. Pie XII, Message radioph., 23 mars 1952 : AAS (1952), p. 270-278). Quand nous avons vu la vérité, nous devons l’embrasser et lui conformer nos décisions et nos actions. “L’ignorance du Christ et de son Évangile, les mauvais exemples donnés par autrui, la servitude des passions, la prétention à une autonomie mal entendue de la conscience, le refus de l’autorité de l’Église et de son enseignement, le manque de conversion et de charité peuvent être à l’origine des déviations du jugement dans la conduite morale” (CEC 1792). Les litanies de l’Esprit-Saint disent à merveille : “De la résistance à la vérité connue, délivrez-nous Seigneur”.
C’est la tâche que nous avons tous à accomplir : nous laisser enseigner docilement par l’Eglise pour former notre conscience et ne pas opposer de résistance à la vérité connue et enseignée par l’Eglise.
Sinon : quel gâchis !
Articles précédents :
- Ordinations épiscopales de la FSSPX : quel gâchis !
- Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un état de nécessité ?
- Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un aspect théologique
- Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un aspect ecclésiologique
- Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un acte schismatique ?
- Etre excommunié ?
L’Œuvre d’Orient dénonce la destruction d’un couvent à Yaroun
Communiqué :
Ce vendredi, l’armée israélienne a procédé à la destruction d’un couvent à Yaroun, un village du Sud Liban. Ce sanctuaire appartenait aux soeurs Salvatoriennes, un ordre religieux grec-catholique que L’Œuvre d’Orient connaît et soutient régulièrement, en particulier les écoles dont les religieuses s’occupent au Liban.
L’Œuvre d’Orient dénonce cet acte volontaire de destruction d’un lieux de culte et la destruction systématique des habitations du Sud-Liban visant à empêcher le retour des populations civiles.
L’Œuvre d’Orient rappelle que d’autres sanctuaires chrétiens ont également été détruits lors de la guerre en 2024, comme les églises melkites des villages de Yaroun et Derdghaya, toutes deux classées au patrimoine libanais.
Pour soutenir l’action de L’Œuvre d’Orient qui soutient les chrétiens du Liban dans leur mission au service des Libanais déplacés vous pouvez relayer l’appel de fonds vers https://secure.oeuvre-orient.fr/soutenir-liban
Terres de Mission : L’oppression des chrétiens en Algérie
Eglise universelle : Voyage du Pape en Afrique du 13 au 23 avril
Du 13 au 23 avril, le Pape Léon XIV a parcouru 17 700 kms visitant l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée Equatoriale. Journaliste à France catholique, Fabrice Madouas, dresse le bilan de cette rencontre avec un christianisme africain particulièrement dynamique et néanmoins confronté à de nombreux défis dont les relations avec l’Islam et l’émigration en Europe de nombreuses élites africaines.
Eglise en France : l’oppression des chrétiens en Algérie
L’ECLJ (Centre Européen pour le Droit et la Justice) vient de publier un rapport accablant, de 40 pages, sur l’absence de liberté religieuse en Algérie. Thibault van den Bossche, juriste à l’ECLJ, présente la situation des 8 000 catholiques et 150 000 protestants vivant en Algérie dans une situation de citoyens de seconde zone.
Eglise en Marche : Un mauvais rêve – Biopsie d’une meurtrière
Directeur de l’Espace Bernanos, Vianney Mallein, nous présente cette pièce : “Un mauvais rêve – Biopsie d’une meurtrière”, adaptée d’un roman policier de Georges Bernanos. Une nouvelle occasion de méditer sur les rapports de Bernanos, et de chacun d’entre nous, avec la vérité et le mensonge.
Ma vie sans moi
« Je suis celui qui n’est personne, et qui est tout le monde, et qui est le ciel même. »
Armand Robin.
Le Monde d’une voix.
“Ma vie sans moi” Editions Gallimard.
Mon ancien patron chez bioMérieux m’a dit quelque chose dans un avion. Il venait d’un monde où tout se mesure. Des charges virales, des seuils, des courbes qui montent ou qui s’infléchissent. Un monde où l’on met des chiffres sur le vivant pour savoir où agir. Il ne me regardait pas. Il regardait les nuages, comme on fixe un point pour ne pas cligner.
Il a dit : en voiture, quand ça part, on peut encore tenter quelque chose. Tourner, freiner, jurer. Ici, non.
J’ai répondu oui. J’ai hoché la tête comme on le fait quand on veut que la phrase passe. Je n’ai rien pris.
Parce que j’aime avoir quelque chose dans les mains. Un volant, une poignée, une phrase qui tient droit. J’aime sentir qu’il y a un endroit où appuyer, même si ça ne change presque rien. Même si c’est faux.
Il y a un endroit où ça ne prend pas.
Si je reste un peu trop longtemps immobile, je le sens : ça cogne dans la poitrine. Pas fort, pas spectaculaire. Juste régulier. Présent. La chemise bouge à peine. Une tension sous les côtes. Aucun capteur. Aucun chiffre. Rien que ce battement sans commande.
Je n’ai rien lancé. Je ne donne aucun ordre. Ça bat sans moi.
Si j’essaie d’imaginer l’arrêter, je ne trouve rien. Aucun levier. Aucun bouton. Même pas une idée crédible. Et pour le faire continuer, pareil. Je suis dedans, et je ne sais rien faire.
Je vis là-dedans depuis toujours, et la plupart du temps, je regarde ailleurs. Je prends quelque chose, n’importe quoi. Un écran, une phrase, une tâche minuscule. Juste de quoi occuper les mains. On s’occupe les mains pour ne pas sentir qu’elles sont vides.
Par moments, ça rate.
Pas longtemps. Une image trop nette. Une seconde qui ne glisse pas. Le bruit autour qui se creuse d’un coup. Et ça revient : il n’y a rien à tenir ici.
Thérèse de Lisieux avait peur. Pas une grande peur. Une peur qui revient, qui s’installe dans les coins, qui fatigue.
Elle disait : je suis trop petite pour monter l’escalier.
Avant l’ascenseur, il y a ça.
Trop petite.
Le dire sans détourner la tête. Sans chercher tout de suite une solution, une image, une sortie. Rester une seconde de plus. Peut-être deux.
Sentir que ça bat sans moi. Que ça tient sans moi.
Au début, ça creuse. Comme si le sol cédait un peu. Comme un léger vertige, pas assez fort pour tomber, mais suffisant pour que le corps hésite.
Puis ça ne tombe pas.
La respiration revient sans qu’on y pense. L’air entre, sort. Rien à décider là non plus.
Je ne sais pas ce que c’est. Ce n’est pas quelque chose que je comprends.
Mais ça tient.
Mon patron regardait les nuages. Peut-être qu’il ne pensait à rien. Peut-être qu’il savait déjà.
Moi, j’aurais cherché autour de moi. Un signe, une consigne, un bouton caché.
Je ne trouve pas.
Alors je reste là, les mains ouvertes. Un peu froides.
Elles ne tiennent rien.
Et pourtant, elles ne lâchent plus.
« Je tiens mon âme en paix et en silence, comme un petit enfant contre sa mère. » — Psaume 131
Illustration: Photo Sergyl Lafont: ciel de Lyon 21 juin 2017
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Mort d’Emile Soleil : les scandaleuses violations du secret de l’instruction
Tribune des parents d’Emile Soleil, parue dans le JDD :
C’est avec gravité que nous nous résignons à prendre la parole. Depuis des mois, malgré notre opposition, nous devons subir d’entendre ceux qui répondent systématiquement et complaisamment à la moindre sollicitation médiatique pour défendre l’image de ceux qui ne sont judiciairement pas mis en cause. Nous devons supporter de les entendre réécrire l’enquête judiciaire, en s’attribuant les mérites d’investigations en réalité programmées depuis de nombreux mois dans le secret de l’instruction, investigations qui rappellent que toutes les pistes ont toujours été explorées parallèlement par les enquêteurs et les juges.
Dans un récent livre, un auteur revendique avoir dû abîmer toute une famille au nom de « la course au buzz ». Il relaye de purs fantasmes, faute d’avoir pu vérifier ce que certains lui disaient. Il ne s’agit pas d’un livre d’enquête, mais d’un livre qui, comme tous les médias, relaye partiellement – et en l’espèce partialement – la seule enquête en cours qui est judiciaire et secrète, et dont il ignore l’essentiel.
Il a fait de la disparition de notre enfant une « affaire personnelle », faisant le parallèle avec sa propre vie familiale, établissant une comparaison indécente entre ses souffrances et les nôtres, et expliquant l’écriture de ce livre comme un besoin de dire « Adieu » à Émile. Il s’agit d’un livre psychothérapeutique pour son auteur.
Cependant, l’auteur de ce livre contribue, comme le font d’autres, à compromettre la manifestation de la vérité, puisqu’il expose, le premier, des informations secrètes en reconnaissant qu’elles sont « déterminantes ». Depuis, ces éléments ont été complaisamment développés dans un récent reportage télévisé, puis désormais dans toute la presse. Après près de trois ans de violation continue du secret de l’instruction, voici désormais la ou les personnes impliquées dûment alertées sur des éléments qu’elles n’auraient jamais dû connaître. Ces innombrables et scandaleuses violations du secret de l’instruction sont gravissimes et aujourd’hui de nature à faire échec à la seule chose qui compte : la manifestation de la vérité pour savoir comment notre petit garçon est mort et a disparu.
Tout n’est pas justifiable par la liberté de la presse et la liberté de parole des uns et des autres. Ceux qui ont violé, divulgué ou commenté ce qui relève du secret de l’instruction concernant la disparition de notre petit garçon portent une responsabilité immense. Si, à cause de l’inconséquence ou de l’ego de certains, l’enquête était compromise, la faute pèserait sur eux.
Au milieu de ce tourbillon médiatique dans lequel certains osent même prétendre qu’Émile ne nous appartient plus, une chose essentielle a été oubliée : c’est nous, Marie et Colomban Soleil, qui avons perdu notre petit garçon. Nous demandons donc à chacun d’avoir la responsabilité et la décence de s’en rappeler, de cesser de divulguer, relayer et commenter des éléments relevant du nécessaire secret de l’instruction, et de cesser d’entretenir la machine médiatique qui ne vit que lorsqu’on la nourrit. Nous demandons à chacun de se souvenir que c’est nous qui souffrons les premiers et qui attendons en premier la vérité.
Nous réitérons plus que jamais nos remerciements aux magistrats instructeurs et aux enquêteurs de la cellule dédiée de la section de recherches de Marseille, et la totale confiance que nous avons en eux.
Ils abattent en toute discrétion un travail remarquable et considérable, mais qui est aujourd’hui entravé et risque d’être anéanti par ceux qui ont perdu de vue le seul objectif de cette instruction judiciaire : la vérité et la justice pour Émile et ses parents.
Ma Petite Liturgie – Tout comprendre à la Messe quand on est petit….
Le cadeau idéal pour une Première Communion !
Une explication de la liturgie simple et vivante pour les plus jeunes. Excellente initiative réalisée avec intelligence et pédagogie, qui fait de ce petit livre un incontournable des bibliothèques familiales.
Comment aider un enfant à aimer la Sainte Messe et à en comprendre toute la richesse ?
Conçu comme un guide pédagogique magnifiquement illustré, Ma petite Liturgie répond à cette question en décryptant, pas à pas, la beauté et la signification du plus grand trésor de l’Église. Pourquoi le prêtre porte-t-il une chasuble ? Que symbolisent les trois nappes sur l’autel ? Pourquoi mélange-t-on une goutte d’eau au vin ?
À travers des explications claires et des images délicates, ce livre révèle le sens caché de chaque objet, de chaque geste et de chaque prière. La démarche est structurée et didactique : le livre explore d’abord le lieu – l’église – puis s’attarde sur chaque objet liturgique (l’autel, le calice, les ciboires), les ornements du prêtre et le sens de ses gestes.
Agnès Basset explique la liturgie par des mots simples joliment illustrés permettant ainsi aux enfants de bien suivre les gestes du prêtre durant la messe. Le texte est clair, précis et enrichi d’un lexique complet qui rend les termes techniques accessibles. Son format adapté aux petites mains, permet de le glisser facilement dans le sac de missel, et la reliure cartonnée en fait un indestructible !
Un outil précieux pour nos enfants.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
Ma petite liturgie, Anne Basset, illustrations d’Estelle de La Charie, 74 pages, Petits Chouans, 17 €
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Proposition pour vivre la vocation de l’Église en Terre Sainte
Le cardinal Pierbattista Pizzaballa publie une lettre pastorale sur le thème « Ils retournèrent à Jérusalem dans une grande joie » pour
offrir un message plus structuré, une réflexion plus élaborée, et donc, exceptionnellement, plus longue. Cette Lettre n’est donc pas destinée à une lecture rapide ou partielle, ni à être utilisée comme un texte d’analyse politique. Elle doit être lue progressivement comme un instrument de discernement, et elle est également pensée pour favoriser le dialogue et la réflexion au sein de nos réalités ecclésiales, de nos communautés, dans les monastères et au sein des familles. Son but n’est pas d’offrir des réponses immédiates ou des solutions techniques, mais d’aider chacun à s’interroger sur la manière de vivre aujourd’hui la foi chrétienne sur cette Terre à la lumière de l’Évangile.
Il termine cette longue lettre ainsi :
Car en fin de compte, ce qui nous soutient, ce n’est pas notre force, mais la joie de l’Évangile. Une joie qui ne dépend pas des circonstances, qui ne faiblit pas même lorsque tout semble enveloppé de ténèbres. Une joie qui naît de la certitude que le Seigneur est avec nous, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il marche à nos côtés même dans les nuits les plus sombres, car il est ressuscité. Et il est vivant parmi nous.
L’Évangile de Luc se termine par une très belle image : après l’Ascension de Jésus, les disciples « retournèrent à Jérusalem, en grande joie » (Lc 24,52). Ils avaient été bouleversés, ils avaient eu peur, ils avaient douté. Et pourtant, à la fin, ils reviennent remplis de de joie.
Nous aussi, nous souhaitons retourner vers notre Jérusalem quotidienne – nos foyers, nos paroisses, nos communautés, notre engagement quotidien – avec cette même joie. Non pas une joie naïve, qui ignore les difficultés. Mais une joie pascale, qui sait que la lumière triomphe des ténèbres, que la vie vainc la mort, que l’amour désarme la haine.
Revenons à Jérusalem avec joie. Revenons à notre vie avec passion. Portons dans notre cœur le rêve de Dieu pour sa ville, et laissons ce rêve devenir, pas à pas, jour après jour, notre propre vie.
Que Marie, Mère de Dieu et de l’Église, Reine de Palestine et de toute la Terre Sainte, Patronne de notre diocèse, nous accompagne sur ce chemin.
Que la bénédiction de Dieu, Père de tous, Tout-Puissant et Miséricordieux, descende sur vous tous.
Quatrième dimanche après Pâques : “Le prince de ce monde est déjà jugé”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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La liturgie de ce jour exalte la justice de Dieu (Intr., Ev.) qui se manifeste par le triomphe de Jésus et par l’envoi du Saint-Esprit. « La droite du Seigneur a fait éclater sa puissance en ressuscitant le Christ d’entre les morts » (All.) et en le faisant monter au ciel le jour de son Ascension.
Du ciel il enverra à son Église l’Esprit de vérité (Év.), ce don excellent qui vient du Père des lumières (Ép.). L’Esprit-Saint nous enseignera toute vérité (Év., Off., Secr.), « il nous annoncera » ce que Jésus lui dira et c’est en écoutant cette parole de vie que nous serons sauvés (Ép.). L’Esprit-Saint nous dira les merveilles que Dieu a opérées pour son Fils (Intr., Off.) et ce témoignage de la justice éclatante faite à Notre-Seigneur consolera nos âmes et nous soutiendra au milieu des persécutions.
Comme ceux de tous les dimanches du temps pascal, les chants de ce quatrième dimanche expriment la joie et l’action de grâce des rachetés, morts au péché avec le Christ et ressuscités avec lui pour une vie nouvelle. Nous trouverons à l’Offertoire le triomphant Jubilate Deo, dont le texte était déjà celui de l’Introït de dimanche dernier.
Introït : Cantate Domino
La messe commence aujourd’hui avec l’Introït Cantate Domino exprimant une joie simple et légère. Le texte est néanmoins assez enthousiaste.
Cantate Domino canticum novum, quia mirabilia fecit Dominus : ante conspectum gentium revelavit justitiam suam.
Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles : à la face des nations il a manifesté sa justice.
C’est le début du psaume 97, cantique de louange au Seigneur, roi et juge universel. On trouve ailleurs sur ce même texte des mélodies plus éclatantes, mais celle-ci ressemble tout à fait à celle de l’Introït Quasimodo, celui du premier dimanche après Pâques : » Comme des enfants nouveau-nés « , c’est l’esprit d’enfance spirituelle, la joie légère et l’abandon filial des nouveaux baptisés de la nuit pascale. Avec eux nous chantons notre joie d’être redevenus enfants de Dieu. Le verset suivant du psaume est psalmodié à la suite avant le Gloria Patri et la reprise de l’Introït :
Salvavit sibi dextera ejus et brachium sanctum ejus
C’est sa main droite et son bras très saint qui l’ont fait triompher.
Alléluia : Dextera Dei
Comme c’est généralement le cas pour les dimanches du temps pascal, les deux Alléluias de ce quatrième dimanche sont très différents l’un de l’autre, il y en a un court et un long. Le premier a pour texte un verset du psaume 117, le grand psaume d’action de grâce pascal, celui de l’Hæc dies. C’est un texte que nous connaissons déjà d’ailleurs puisque nous avons entendu un chant d’Offertoire sur ces mêmes paroles.
Dextera Dei fecit virtutem, dextera Domini exaltavit me.
La droite de Dieu a agi avec puissance, la droite du Seigneur m’a élevé.
On le chante en particulier pendant la semaine sainte, où il est placé dans la bouche du Christ rendant déjà grâce à son père pour la résurrection. Chacun de nous peut le redire à son tour pour remercier le Seigneur d’avoir été racheté par la toute puissance divine. La mélodie est claire et joyeuse, toute en vocalises très souples, mais avec une conclusion qui semble rester en suspens d’une manière un peu contemplative.
Alléluia : Christus resurgens
Le texte du deuxième Alléluia du quatrième dimanche après Pâques est tiré du Nouveau Testament, mais non de l’Évangile. Il s’agit d’un passage célèbre de l’épître de saint Paul aux Romains.
Christus resurgens ex mortuis jam non moritur, mors illi ultra non dominabitur.
Le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort ne l’emportera plus jamais sur lui.
La mélodie chante cette grande victoire du Christ sur la mort d’une façon large, solennelle et enthousiaste en une vocalise qui se déploie comme une ample draperie.
La première phrase du verset reprend les thèmes de cette vocalise tandis que celle du mot mors au début de la deuxième phrase paraît plus tourmentée, comme si la mort se débattait en un dernier sursaut avant d’être définitivement vaincue. On retrouve la vocalise de l’Alléluia sur non dominabitur, et la reprise de l’Alléluia en accentue encore le caractère enthousiaste.
Offertoire : Jubilate Deo
L’Offertoire du quatrième dimanche après Pâques est le même que celui du deuxième dimanche après l’Épiphanie.
Nous avions dit alors que c’était une exception parmi les chants d’Offertoire qui sont généralement des méditations intérieures et contemplatives. Celui-ci au contraire est éclatant et triomphal, dépassant même par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire. Il célébrait alors la divinité et la royauté du Messie venu sur terre pour nous sauver. Il célèbre aujourd’hui la gloire du Ressuscité, et il marque dans les chants de ce dimanche le sommet d’une progression dans l’expression de la joie, toute simple et légère dans l’Introït, plus marquée dans le premier Alléluia, ample et solennelle dans le deuxième. La première partie de cet Offertoire reprend le début du psaume 65 qui figurait déjà à l’Introït de dimanche dernier :
Jubilate Deo, universa terra, psalmum dicite nomini ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, terre entière ; chantez un psaume à son nom.
La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie est composée d’un verset situé à la fin du même psaume qui possède un caractère plus intime et personnel.
Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ.
Venez et écoutez, vous tous qui craignez Dieu et je vous raconterai tout ce que le Seigneur a fait pour mon âme.
La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus contemplative.
Communion : Dum venerit
Après la jubilation des quatre premiers chants de cette messe du quatrième dimanche après Pâques, qui a culminé dans l’immense acclamation de l’Offertoire, nous allons entendre quelque chose de tout à fait différent, qui ressemble beaucoup aux Communions des deux dimanches précédents. C’est à nouveau le Christ, le bon pasteur qui nous parle avec douceur sur le ton de la confidence. Le texte de cette antienne est tiré de l’évangile du jour, pris dans le discours après la Cène en saint Jean, et dans le même passage que celui de dimanche dernier. Notre Seigneur vient d’expliquer à ses apôtres qu’il leur est bon qu’il s’en aille afin de leur envoyer le Saint Esprit, et il ajoute :
Dum venerit Paraclitus, Spiritus veritatis, ille arguet mundum de peccato, et de justitia et de judicio.
Quand viendra le Paraclet, l’Esprit de vérité, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement.
Le Paraclet c’est à la fois le défenseur, l’avocat, le consolateur. Ce qu’il nous fait comprendre c’est le péché du monde, c’est-à-dire de tous ceux qui refusent de reconnaître le fils de Dieu et de se soumettre à lui. C’est que le Christ est vraiment le Juste par excellence et qu’entre lui et Satan, le prince de ce monde, le jugement est définitivement prononcé. La mélodie est très douce et un peu mystérieuse et elle se termine dans une ambiance de joie légère qui nous incite à la confiance en ce divin Esprit que nous allons bientôt recevoir.
Élections au Pérou : les irrégularités sans fin et la lutte du candidat catholique Rafael López Aliaga
Dimanche 12 avril, les Péruviens ont été convoqués pour élire le nouveau président, pour renouveler la Chambre des députés, le Parlement Andin et pour élire les sénateurs qui reviennent après plusieurs décennies. L’élection présidentielle concerne le choix des deux candidats pour le second tour. Le candidat Rafael López Aliaga, membre de l’Opus Dei, et défenseur de la vie humaine de la conception à la mort naturelle, tente de passer au second tour. Or, ce qui aurait dû être une journée de participation bien encadrée est devenu une suite de failles sans fin.
Les premiers problèmes ont commencé à être observés le matin. Alors que les bureaux de vote devaient ouvrir à 7h00, beaucoup (souvent des locaux dans des écoles, universités, etc.) n’ont été ouverts que vers midi voire vers 14h00. Et certains locaux n’ont tout simplement pas été ouverts. Le JNE (Jury National des Elections) a décidé de permettre aux gens dont les bureaux de vote n’ont pas pu ouvrir de voter le lendemain, le 13 avril. Tout cela se passait surtout à Lima, la capitale.
Puis d’autres irrégularités ont été signalées au cours de la journée. Par exemple, beaucoup d’ordinateurs portables qui avaient été distribués pour aider lors du dépouillement ne marchaient pas, ce qui a causé aussi des retards. Cela se passait aussi à Lima.
Après, il ne s’est pas passé un jour sans qu’on ne découvre une nouvelle irrégularité. Par exemple, on a même trouvé du matériel électoral dans la rue, près d’une poubelle à Lima.
Devant tant d’irrégularités, et sous la pression des médias, le chef de l’ONPE (Office National des Processus Electoraux), Piero Corvetto a dû démissioner en catastrophe. Il a aussi été mis en cause par le JNE pour délits électoraux présumés.
Pendant les jours qui ont suivi les élections, on a observé aussi la curieuse ascension du candidat de la gauche radicale Roberto Sánchez. Alors qu’au début du décompte des votes il était assez loin des deux premières places, il se retrouve assez rapidement près de Rafael López Aliaga et le dépasse même de quelques milliers de voix. Actuellement, selon le décompte de voix de l’Onpe, Rafael López Aliaga se trouve à la 3ème place.
Puis, des experts en statistiques ont remarqué des irrégularités concernant beaucoup de procès-verbaux qui portent le code 900’000 et suivants. Au Pérou, les gens votent par groupes de quelques centaines de votants et à la fin du dépouillement on remplit le procès-verbal correspondant à chaque groupe avec les résultats pour les différentes élections. Chaque groupe vote dans ce qu’on appelle une «mesa» (table), qui a un code d’identification, et qui est composée aussi de trois jurys choisis au hasard avant les élections et qui s’occupent du dépouillement de la «mesa». Normalement dans chaque zone (département, province, etc.) le code (qui est aussi celui de chaque procès-verbal) commence par les mêmes chiffres et sont distingués par les chiffres suivants. Mais, étrangement, les «mesas» correspondant aux codes 900’000 et suivants sont distribués partout au Pérou. Et on y trouve énormément d’irrégularités.
Par exemple, normalement le moment entre la saisie des résultats d’un procès-verbal et le moment où le procès-verbal est publié sur le site de l’ONPE, afin que tout citoyen puisse vérifier la véracité, doit être à peu près le même. Or, dans beaucoup de cas de procès-verbaux commençant par 900’000, la différence dans le temps est grande. Le candidat Rafael López Aliaga travaille actuellement avec une entreprise internationale spécialisée dans les enquêtes statistiques et il a donné une conférence de presse il y a quelques jours. Un expert a montré que, par exemple, pour un procès-verbal concernant l’élection présidentielle, la différence de temps entre la saisie des données et la publication du procès-verbal était de plus de 30 heures ! Le procès-verbal a été publié plus de 30 heures après la saisie des données. Et cela empêche la traçabilité du processus, ce qui doit être normalement possible. Et ce type de problème concerne 2538 procès-verbaux parmi ceux qui ont le code 900’000 et suivants, ce qui représente à peu près 133’000 votes pour le parti «Juntos por el Perú» du candidat Roberto Sánchez. L’expert a aussi montré que lors des élections de l’année 2021, quand Pedro Castillo, du parti «Perú Libre», proche de celui de Roberto Sánchez, avait pu passer au second tour, son parti avait obtenu beaucoup de votes par rapport à celui de López Aliaga, avec les procès-verbaux commençant par 900’000 et les suivants. En 2021 «Peru Libre» obtenait 24 % de votes et le parti de López Aliaga 3 %. En 2026, «Juntos por el Perú» obtient 30.2 % et le parti de López Aliaga, «Renovación Popular» obtient 1.5 %. A cela s’ajoutent des cas, dans ces procès-verbaux, où les signatures du début de la journée de vote et de la fin ne sont visiblement pas les mêmes pour la même personne.
L’élection étant serrée pour passer au second tour, beaucoup de gens soupçonnent que certains, au sein de l’Onpe auraient fait exprès de retarder la distribution du matériel électoral afin que Rafael López Aliaga perde de voix, là où il a le plus de soutien. Beaucoup dénoncent aussi l’application du plan «Morrocoy», du nom d’une tortue, et qui avait été utilisé au Vénézuela pour, entre autres, affecter les électeurs des endroits où l’opposition à Maduro était forte.
Il faut déplorer aussi l’attitude des observateurs de l’Union Européenne, présents à Lima le 12 avril, et qui semblent n’avoir pas pris la mesure de la gravité des événements. Beaucoup les soupçonnent de soutenir un agenda globaliste d’une certaine gauche, comme le youtuber espagnol Constantino de Miguel.
A présent de plus en plus de gens se rendent comptent de l’énorme quantité d’irrégularités et réclament même l’annulation des élections en invoquant l’article 31 de la Constitution qui stipule qu’un acte électoral est nul s’il y a eu empêchement de voter. Or, justement, le 12 avril beaucoup de personnes, surtout âgées et/ou handicapées n’ont pas pu voter parce qu’ils sont allés le matin et que les bureaux de vote étaient fermés. D’autres demandent des élections complémentaires pour faire voter les gens qui n’ont pas pu voter à Lima. Des associations d’entrepreneurs commencent à réclamer aussi un audit de l’Onpe.
Il y a eu aussi des manifestations comme celle du jeudi 30 avril à Lima. Et selon un sondage publié il y a quelques jours, 77 % des gens à Lima pensent qu’il y a eu fraude électorale.
Continuons à prier pour la paix au Pérou.
Jaime V. Torres-Heredia
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La vie chrétienne victorieuse – Sanctification
La vie chrétienne victorieuse, comparée à la métaphore -image directe et percutante- des quatre piliers de la Tour Eiffel, convergeant et s’élevant en un seul élément vers le ciel, commence par la « Sanctification » ; c’est le premier pilier d’une vie chrétienne victorieuse.
Nous pouvons dire que ce pilier est discret, car la vraie sainteté ne cherche pas à se montrer. Il est indispensable, car sans la séparation du mal, il n’y a ni vraie communion avec Dieu, ni puissance dans le service. Et il est constant, car la sanctification n’est pas un moment, mais un chemin quotidien.
Maintenant, nous entrons plus profondément dans ce pilier essentiel. Il y a deux aspects importants de la sanctification et il est important de distinguer ce que l’Écriture présente clairement:
a) La sanctification positionnelle (ou absolue).
C’est celle que Dieu opère une fois pour toutes au moment de la conversion.
En effet, le « croyant » est mis à part pour Dieu, en vertu de l’œuvre du Seigneur Jésus. Aux yeux de Dieu, il est devenu « saint », non de lui-même, mais par sa position en Christ.
« Vous avez été sanctifiés… » 1 Corinthiens 6:11
Ici, nous voyons que ce pilier est posé sur un fondement parfait : il ne dépend pas de soi, mais de Christ. Base inébranlable !
b) La sanctification pratique (ou progressive).
C’est celle qui se développe chaque jour dans la vie du croyant.
« C’est ici la volonté de Dieu, votre sanctification. » (1 Thessaloniciens 4:3)
Elle concerne, entre autres, les pensées, les paroles, les affections, les actes. Pour ce faire, Dieu ne nous laisse pas seuls : Il agit par différents moyens précis.
– La Parole de Dieu : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité ». (Jean 17:17) Cette parole agit comme une lumière et un lavage intérieur.
– Le Saint-Esprit. Il agit intérieurement pour convaincre, transformer et produire le fruit. Ce n’est pas un effort purement humain ; c’est une œuvre divine en nous. C’est ainsi que Dieu se sert des situations pour nous former.
« Il nous discipline… afin que nous participions à Sa sainteté ». (Hébreux 12:10)
Ainsi, avec la sanctification tout devient cohérent, vrai et orienté vers Dieu. Toutefois, il ne s’agit nullement de passer en un moment de l’imperfection à la perfection, de l’égoïsme au parfait renoncement ; mais de se soumettre à Christ, de s’abandonner à Lui pour lui permettre d’accomplir l’œuvre parfaite de Sa grâce, c’est à dire, la Sanctification.
Dès lors, l’Esprit de Dieu pousse et fait agir le croyant qui dans un libre abandon, s’est livré tout entier à Dieu. Il n’a plus besoin de se pousser lui-même. Ni effort, ni tension morale pour regarder à Christ. Il ne fait pas un pas sans s’appuyer sur Lui avec une confiance absolue et illimitée.
Il sait que la plus grande grâce et la seule délivrance, c’est d’être délivré de soi-même, de sa volonté propre et de pouvoir vivre pour le Seigneur. Et il sait que tout ce qui peut attirer le cœur en dehors de Christ n’est qu’une perte. Il est bien vrai que celui qui ne voudra pas suivre le Seigneur Jésus dans l’école où lui-même a « appris l’obéissance », ne trouvera jamais le vrai chemin de la sanctification. Toutefois, il suffit de savoir que le Seigneur Jésus est à côté de lui, surveillant le feu et modérant la chaleur selon ce que réclame l’œuvre de sa sanctification.
L’erreur habituelle est de toujours chercher à nous sanctifier nous-mêmes pour l’amour de Celui qui nous a sauvés, au lieu de laisser le Seigneur nous sanctifier Lui-même.
Ainsi, la sanctification est la preuve suprême que notre conversion est authentique, car sans « la sanctification personne ne verra le Seigneur ». (Hébreux 12:14)
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Pologne : Le président Nawrocki a opposé son veto aux divorces rapides
Le président Karol Nawrocki a bloqué la modification du Code de la famille qui devait permettre de dissoudre les mariages devant un officier d’état civil. La justification ? La protection de la famille, la crise démographique et la dignité de l’institution du mariage.
Le dernier jour du mois d’avril 2026, le président Karol Nawrocki a opposé son veto à la révision du Code de la famille et de la protection de la personne préparée par le ministère de la Justice. La loi, adoptée par la Diète le 13 mars, prévoyait la possibilité de dissoudre un mariage devant l’officier d’état civil — sans intervention du tribunal.
Que prévoyait la loi ?
Le projet du ministère de la Justice prévoyait une procédure en deux étapes. Les époux devaient d’abord se présenter ensemble à l’état civil et déposer des déclarations écrites attestant du respect des conditions légales, puis, après un délai de réflexion d’au moins un mois, revenir pour déposer une déclaration commune de dissolution du mariage. Ce n’est qu’alors que le responsable de l’état civil aurait procédé à l’inscription correspondante dans le registre.
Cette procédure de dissolution devait s’appliquer exclusivement aux couples sans enfants mineurs communs et à condition que la femme ne soit pas enceinte. Le ministère a fait valoir qu’il s’agissait de traiter plus efficacement les affaires non contestées et de soulager les tribunaux, qui reçoivent chaque année entre 50 000 et 60 000 demandes de divorce, dont près de 40 % concernent précisément des couples sans enfants.
Pourquoi le président a-t-il dit « non » ?
« Il y a des affaires qu’il ne faut pas réduire à une simple formalité administrative. Le mariage n’est pas une simple inscription au registre. Le mariage est l’un des fondements de la vie sociale. Il est le fondement de la famille, le fondement de l’éducation des enfants, le fondement de la pérennité de la communauté nationale », a déclaré M. Nawrocki pour justifier sa décision.
Le président a souligné que l’intervention du tribunal dans les affaires de divorce remplit une fonction protectrice. Le tribunal peut percevoir des situations que le formulaire administratif ne détecte pas : la dépendance économique, la pression psychologique ou le déséquilibre des pouvoirs entre les époux. Le formulaire administratif, lui, ne le peut pas.
M. Nawrocki a également attiré l’attention sur le signal inquiétant que cette loi enverrait à la société.
Les couples sans enfants pourraient se séparer devant un officier d’état civil après seulement un an de union, tandis que ceux ayant des enfants devraient continuer à passer par la voie judiciaire. Selon le président, un tel mécanisme signifierait que l’enfant devient un obstacle à une sortie facile du mariage. « C’est socialement néfaste », a-t-il déclaré sans détour.
Le mariage sous la protection de la Constitution
Le président a rappelé que le projet de loi n’est pas une modification technique, mais une modification qui dévalorise une institution directement protégée par la Constitution de la République de Pologne. L’article 18 stipule que le mariage en tant qu’union entre une femme et un homme, la famille, la maternité et la parentalité restent sous la protection et la garde de la République. Nawrocki l’a formulé de manière concise : « La protection ne consiste pas à faciliter la séparation. La protection consiste à soutenir la pérennité malgré diverses difficultés. »
Il a également critiqué l’exposé des motifs du ministère, qui indiquait comme objectif de la modification « l’amélioration de l’efficacité du système juridique ». Selon le président, la réduction des files d’attente devant les tribunaux ne peut se faire au détriment de la fonction protectrice de la justice envers la famille. « Le rôle de l’État n’est pas de faciliter l’effondrement de ce qui compte le plus. Le rôle de l’État est de protéger les familles », a-t-il déclaré.
L’argument démographique
Le président a présenté des données qui jettent un éclairage différent sur l’ensemble du débat. La Pologne est aujourd’hui confrontée à l’une des crises démographiques les plus graves de son histoire, et les statistiques relatives au mariage et à la fécondité sont étroitement liées. Quatre enfants sur cinq nés en Pologne naissent dans le cadre du mariage, et le taux de fécondité des couples mariés est de deux — ce qui signifie le renouvellement des générations. La diminution du nombre de mariages durables et l’augmentation du nombre de divorces se traduisent donc directement par une baisse du nombre de naissances.
« Aujourd’hui plus que jamais, alors que la Pologne est confrontée à une crise démographique dramatique, l’État devrait soutenir la pérennité des familles et la décision d’avoir des enfants, et non créer des dispositions qui découragent la parentalité », a déclaré M. Nawrocki.
Et maintenant ?
Le veto signifie que la loi n’entrera pas en vigueur sous sa forme actuelle, à moins que le Sejm ne rejette la décision du président à la majorité requise par la Constitution.
En défense du mariage — pas seulement à la Chambre des députés
Le veto du président s’inscrit dans le cadre plus large de son engagement en faveur des questions familiales. À peine une quinzaine de jours plus tôt, le 19 avril, Nawrocki avait pris part à la Marche nationale pour la vie à Varsovie, qui s’était déroulée sous le slogan « Foi et fidélité 966–2026 », en référence au 1060e anniversaire du baptême de la Pologne. « Des milliers de personnes, au cœur de Varsovie, montrent à quel point la vie est importante pour la Pologne, à quel point la famille est importante pour la Pologne. C’est pourquoi le président polonais ne pouvait manquer d’être présent ici aujourd’hui », avait-il alors déclaré.
Indépendamment de l’évaluation des motivations politiques qui sous-tendent les décisions présidentielles, le veto opposé à la loi sur le divorce extrajudiciaire ouvre un débat important : comment un État moderne doit-il comprendre sa responsabilité envers l’institution du mariage ? L’efficacité des procédures administratives peut-elle primer sur le caractère particulier d’une union qui, comme le rappelle la Constitution, reste sous la protection et la tutelle de la République ? La Pologne répondra à ces questions au Sejm, devant les tribunaux et, surtout, au sein de ses propres foyers.
La Hongrie condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne au nom des valeurs de l’Union
Durant seize ans (2010-2026), les enfants hongrois furent épargnés de l’idéologie wokiste. La défaite du 12 avril dernier a marqué la fin d’un gouvernement patriote. Neuf jours plus tard, le 21 avril 2026, la Cour de justice de l’Union Européenne a condamné la Hongrie pour sa législation visant à lutter contre l’idéologie woke. La question est de savoir comment le nouveau gouvernement hongrois réagira à cette condamnation…
Analyse reçue par l’un de nos correspondants en Hongrie.
Le 21 avril 2026 un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a condamné la Hongrie en raison de la loi LXXIX adoptée en 2021, modifiant plusieurs actes législatifs nationaux en vue de protéger les mineurs. En substance, ces amendements interdisent ou restreignent l’accès aux contenus représentant ou promouvant la divergence par rapport à l’identité personnelle correspondant au sexe à la naissance, le changement de sexe ou l’homosexualité. La CJUE a jugé que cette loi est de nature à discriminer et stigmatiser les personnes LGBTI+, et que de ce fait la Hongrie a violé les valeurs européennes énumérées à l’article 2 du Traité de l’Union européenne (TUE), ainsi que plusieurs droits énoncés dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (la Charte). Cette décision a été qualifiée d’historique par plusieurs commentateurs, car il s’agit de la première condamnation d’un État membre au titre de l’article 2 du TUE.
Résumé de la loi hongroise sur la protection des mineurs
De façon générale, la loi votée par le parlement hongrois le 15 juin 2021 vise à renforcer la protection des mineurs. Elle s’inscrit à la fois dans la lutte contre la pédophilie et dans l’interdiction d’accès des mineurs à certains contenus considérés comme nuisibles à la santé et à la sécurité de l’enfant. Sont notamment visés les contenus pornographiques, ainsi que ceux représentant ou faisant la promotion du changement de sexe, de l’homosexualité ou d’une identité de genre différente du sexe à la naissance.
Les restrictions s’appliquent à l’audiovisuel (télévision, films), à la publicité, aux livres et aux contenus éducatifs. En pratique, la loi impose, dans les médias audiovisuels, une classification en catégorie interdite aux mineurs et une diffusion limitée à des horaires nocturnes. Des restrictions similaires s’appliquent aux publicités. Elle prévoit également des restrictions dans le domaine culturel, notamment concernant la vente et la présentation de livres. Dans le domaine éducatif, elle encadre strictement les contenus pédagogiques en matière d’éducation sexuelle, et réserve les interventions dans les établissements scolaires à des organismes agréés par l’État. En pratique, ce mécanisme a pour effet d’exclure certaines organisations, notamment celles engagées sur les questions LGBTI+, dès lors qu’elles ne figurent pas parmi les entités autorisées.
La Commission européenne saisit la CJUE
Après le vote de la loi en juin 2021, la Commission européenne a immédiatement réagi en qualifiant de « honte » le texte adopté par la Hongrie. En juillet 2021, elle a lancé une procédure d’infraction contre la Hongrie et a saisi la CJUE. Seize États membres ainsi que le Parlement européen se sont joints à cette initiative. La requête de la Commission européenne invoquait des manquements à l’article 2 du TUE ainsi qu’à plusieurs articles de la Charte.
Le 21 avril 2026, la CJUE a donné raison aux requérants.
Pour lire la suite de l’analyse : https://journallespoir.wordpress.com/2026/05/01/la-hongrie-condamnee-par-la-cour-de-justice-de-lunion-europeenne-au-nom-des-valeurs-de-lunion/
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« Ma crainte est que la Terre Sainte puisse devenir une sorte de “Disneyland chrétien” »
S’adressant aux représentants de l’’AED, le père Nikodemus Schnabel, religieux bénédictin, a offert un témoignage complet sur la présence chrétienne en Terre Sainte, fragile et en déclin rapide :
L’image de Jérusalem comme cœur battant du christianisme contraste fortement avec la réalité vécue aujourd’hui par ses fidèles. Pour le Père Nikodemus Schnabel, religieux bénédictin, il s’agit d’une « toute petite minorité », marquée par la guerre, les difficultés économiques, l’incertitude et un exode constant.
« Si vous pensez que c’est ici un eldorado du christianisme, la réalité est bien différente ». « Tous les chrétiens réunis représentent moins de 2%. Pour nous, rêver d’atteindre 5 ou 6% serait déjà beaucoup. Si l’on pense aux régions les plus sécularisées d’Europe – comme la République tchèque ou l’ancienne Allemagne de l’Est –, même là-bas les chrétiens sont souvent plus nombreux qu’ici ».
La conférence des évêques de cette petite région – qui recouvre Chypre, Israël, la Palestine et la Jordanie – compte 24 membres, reflétant une complexité ecclésiale unique. Et cependant la présence chrétienne réelle continue de décliner.
« Le paradoxe est clair ». « L’endroit où les événements les plus importants de notre foi ont eu lieu risque de perdre les chrétiens qui en sont originaires ».
« Ma crainte est que la Terre Sainte puisse devenir une sorte de “Disneyland chrétien” ». « Les lieux saints demeureront, avec des religieux et des prêtres. Mais il pourrait ne plus y avoir de familles chrétiennes, de jeunes chrétiens, de vie chrétienne ordinaire.
« Environ 60% des chrétiens arabophones dépendent du tourisme ». « Et la dernière bonne année remonte à 2019 ».
La pandémie, suivie des conflits et de l’instabilité, ont drastiquement réduit le nombre de pèlerinages, privant de nombreuses familles de leurs revenus.
« Nous ne sommes ni pro-Israël, ni pro-Palestine, mais pro-humains. »
Ce slogan, a-t-il expliqué, est le reflet de la réalité concrète d’une Eglise présente « de toutes les côtés » : avec les fidèles en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, de même qu’au sein des communautés de migrants.
L’abbé a également dénoncé l’hostilité croissante envers les chrétiens, de la part de groupes extrémistes juifs. Il a décrit des incidents tels que des crachats dans les rues, des actes de vandalisme, des incendies criminels, des profanations et des graffitis haineux. Selon lui, ce phénomène ne peut plus être considéré comme marginal.
Pour l’AED, son témoignage est un appel à ne pas s’habituer à la disparition silencieuse des chrétiens de Terre Sainte. Parce que sans communautés chrétiennes vivantes à Jérusalem, Bethléem ou Nazareth, les lieux saints risquent de devenir des symboles vides – un patrimoine sans témoins.
Et parce que, comme l’abbé l’a lui-même rappelé, « il n’y a pas d’Annonciation sans Nazareth, pas de Noël sans Bethléem, pas de Pâques sans Jérusalem. »
Camps d’été pour enfants et adolescents avec l’Institut du Bon Pasteur
Chaque année, l’association Saint-Vincent propose aux familles catholiques des camps d’été encadrés par des prêtres et séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur.
Cette été, du 5 au 15 août, rendez-vous à l’abbaye d’Andecy à Baye (51):
– camp Saint-Vincent-de-Paul pour les enfants de 7 à 12 ans
– camp théâtre Sainte Louise de Marillac pour les jeunes filles de 13 à 16 ans
– camp théâtre Saint Charles de Foucauld pour les adolescents de 13 à 16 ans
Informations et inscriptions sur le site : campsaintvincentdepaul.fr
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Léon XIV et Madame Mullaly, par l’abbé Gleize de la FSSPX
Source : https://fsspx.news/fr/news/leon-xiv-et-madame-mullaly-58806
Restant jusqu’ici sourd aux démarches entreprises par le Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X pour obtenir de sa part une simple audience, le pape Léon XIV a reçu au Vatican, ce lundi 26 avril, avec tous les honneurs dus à un archevêque, la représentante officielle du schisme anglican, qui encourage le lobby LGBT, se déclare ouverte à la possibilité de l’avortement et a reçu une ordination invalide, perpétrée au mépris du droit divin.
Une étrange visite
« Une femme traverse la cour de Saint-Damase du Vatican vêtue de la soutane violette, d’une ceinture, d’un col romain, d’une croix pectorale et d’une bague épiscopale. Des cardinaux la saluent, lui ouvrent des portes, la conduisent au bureau du Pape. Elle posera aux côtés de Léon XIV. Elle recevra les honneurs dus à un primat. Elle bénira les uns et les autres, selon l’usage des évêques. L’image parcourra les unes, ouvrira les journaux télévisés, s’imprimera dans les manuels d’histoire œcuménique. Et l’image dira, sans mots mais avec une extrême éloquence, ceci : devant cette personne et devant le successeur de Pierre, les signes sacramentels sont interchangeables.
Cette équivalence visuelle est fausse. Et elle l’est d’une manière qui importe, parce que les signes sacrés ne sont pas des ornements protocolaires. Ce sont ce que saint Augustin appelait des verba visibilia, des paroles visibles : ils communiquent une réalité théologique. […] Ils signifient que celui qui les porte a reçu par imposition des mains en succession apostolique ininterrompue le pouvoir d’ordre, le caractère sacramentel. […] Ce pouvoir est, dans la foi catholique, la seule raison pour laquelle l’évêque s’habille comme il s’habille et bénit comme il bénit. Lorsque le signe se sépare de son contenu, il ne reste pas neutre : il devient actif en sens contraire. Il communique que le contenu n’a jamais vraiment importé »(1).
« Ce type de gestes ne correspond pas à un œcuménisme basé sur la clarté doctrinale, mais dilue les limites que l’Église elle-même a définies avec précision »(2).
Ainsi s’exprime le site « Infovaticana », un site conservateur fondé par le journaliste espagnol Gabriel Ariza(3). Chacun – du moins parmi ceux qui ont encore gardé la foi catholique et la droite raison – conviendra qu’il serait difficile de lui donner tort. Et que dire de plus ?
Les origines profondes de l’anglicanisme : un schisme compliqué d’une hérésie
Cette femme qui a arpenté les couloirs du Vatican en cette fin d’avril 2026 n’est autre que Sarah Mullaly, le Primat de la communion anglicane, l’archevêque de Cantorbéry. Elle fut bel et bien reçue par le Pape Léon XIV en cette matinée du lundi 27 avril 2026. Mais aujourd’hui encore, elle est à la tête d’une pseudo-église, qui est en réalité une rupture d’avec la vraie Eglise, double rupture d’un schisme et d’une hérésie.
La communion anglicane est en effet issue du schisme provoqué en 1534 par le Roi d’Angleterre Henry VIII Tudor, (1509-1547) avec l’Acte de suprématie qui est le principe même du refus de la juridiction du Pape, l’évêque de Rome, sur l’Eglise d’Angleterre. Pire : sous le successeur d’Henry VIII, le jeune roi Edouard VI (1547-1553), à l’instigation de l’archevêque de Cantorbéry, Thomas Crammer, le royaume d’Angleterre passe à l’hérésie protestante. En 1549, Crammer abolit l’ancienne liturgie et compose le Book of common prayer ou Prayer Book, équivalent du missel et du bréviaire catholique chez les protestant d’Angleterre. Parallèlement, en 1550, paraît le nouvel Ordinal anglican, avec les rites d’ordination aux ordres sacrés : ce rite est celui dont Léon XIII définira l’invalidité en 1896. Enfin, en 1552, toujours, Crammer publie une Confession de foi en 42 articles, essentiellement calviniste avec des points de doctrine luthérienne, zwinglienne et catholique.
Après un bref retour au catholicisme sous le règne de Marie Tudor (1553-1558), sous le règne d’Elisabeth Ière (1558-1603), le royaume d’Angleterre retourne définitivement au schisme et à l’hérésie. En 1559, la reine dépose les quinze évêques du royaume qui avaient refusé de prêter le serment d’observer l’Acte de suprématie. Tous les évêchés du royaume sont devenus vacants. Il fallait créer une nouvelle hiérarchie. Le 1er août 1559, Matthieu Parker est élu par le chapitre archevêque de Cantorbéry ; son sacre eut lieu le 17 décembre 1559. S’ensuit une grande persécution anticatholique au cours de laquelle beaucoup de catholiques mourront martyrs (parmi eux le jésuite saint Edmond Campion).
Des ordinations invalides et des pseudo évêques
Le sacre de Matthieu Parker est la source de toute la hiérarchie anglicane et il a été déclaré comme invalide par le Pape Léon XIII, en 1896.
Les Papes avaient déjà constamment déclaré cette invalidité, bien avant la déclaration de Léon XIII, par exemple Jules III en 1554, et Paul IV en 1555. Et jusqu’au dix-neuvième siècle, l’Eglise a toujours exigé que l’on réordonne sans condition et comme si l’ordinand n’avait jamais rien reçu, les ministres ayant reçu les ordres dans la communion anglicane, selon le rite d’Edouard VI.
L’acte solennel et infaillible qui sanctionne définitivement l’invalidité de principe des ordinations anglicanes est la Lettre apostolique Apostolicae curae du 18 septembre 1896(4). Le Pape Léon XIII y explique que le rite même des ordinations mis au point et utilisé par les anglicans n’est pas le vrai rite de l’Eglise. Les ordinations conférées selon ce rite sont donc invalides pour trois raisons : premièrement, par défaut de forme ; deuxièmement, par défaut d’intention, car le ministre qui use de ce rite ne peut avoir l’intention requise qui est de faire ce que fait l’Eglise, c’est-à-dire d’user de son rite ; troisièmement par défaut de ministre puisque depuis le sacre de Mathieu Parker, nul ministre de la communion anglicane n’est réellement ni prêtre ni évêque. Même si certains pseudo évêques anglicans ont pu, au cours des deux derniers siècles, demander et obtenir une ordination valide à des évêques schismatiques orthodoxes, il reste que les ordinations conférées par ces ministres anglicans eux ont toujours été invalides pour les deux premiers motifs indiqués ci-dessus.
Léon XIV cumule les scandales
Après le Jubilé oecuménique, après le voyage en Turquie et la récitation du Credo amputée du « Filioque » pour ne pas déplaire aux orthodoxes, le Pape Léon XIV donne ici dans le surréalisme. Cette venue de Sarah Mullaly dépasse en effet la portée d’une simple visite diplomatique. Nous avons clairement affaire ici à la visite d’une « cheffe » religieuse, reçue comme telle par un autre chef religieux, l’archevêque de Cantorbéry et l’évêque de Rome, deux chefs d’Eglises qui se considèrent comme sœurs. Déjà dans le Message qu’il lui adressa à l’occasion de son intronisation(5), le 20 mars dernier, le Pape a exprimé la reconnaissance officielle de la mission de dame Sarah, en invoquant pour elle, à plusieurs reprises, le Saint Esprit, et en demandant pour elle l’Esprit de Sagesse. Ce faisant, Leon XIV donne l’impression de considérer la pseudo Eglise anglicane comme un instrument de salut, dans la mesure où il encourage Madame Mullaly – qui n’est pas plus évêque que sainte Jeanne d’Arc – dans sa mission.
En autorisant aussi tout ce protocole, qui n’est pas qu’un simple protocole, comme le rappelle le site « Infovaticana », le Pape Léon XIV se met en contradiction ouverte avec ses deux prédécesseurs, Léon XIII qui a déclaré l’invalidité des ordinations anglicanes et aussi Jean-Paul II qui, par la Lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis du 22 mai 1994, a condamné la possibilité d’ordonner des femmes aux fonctions sacrées du sacerdoce(6).
L’état de nécessité
Les derniers scrupules qui pourraient encore faire hésiter certaines consciences, depuis que le Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X a annoncé de nouvelles consécrations épiscopales pour le 1er juillet prochain, devraient trouver ici de quoi faire piètre figure. Sans doute, oui, l’opération envisagée par la Fraternité présente-t-elle quelque allure paradoxale, puisqu’il s’agit de consacrer des évêques à l’encontre de la volonté du Pape. Mais le paradoxe le plus outrancier, n’est-il pas ici, de la part du Pape Léon XIV, cette attitude qui pousse la complaisance oecuméniste au-delà de ses limites ? Quel crédit le Souverain Pontife pourrait-il trouver, après cela, à excommunier ceux qui veulent demeurer fidèles à l’enseignement de Léon XIII, déclarant l’invalidité des ordinations anglicanes ? Voire à celui de Jean-Paul II déclarant l’impossibilité d’ordonner des femmes évêques ?…
Les sacres du 1er juillet prochain vont-ils décider Léon XIV à faire preuve d’une rigueur et d’une sévérité que l’on ne lui a pas encore connues jusqu’ici ? Certains le prophétisent déjà(7). S’il le faisait, il donnerait à la sainte Eglise de Dieu, déjà bien affligée à cause des suites incessantes et toujours pires du concile Vatican II, le scandale sans nom d’une injustice des plus criantes. Restant jusqu’ici sourd aux démarches entreprises par Don Davide Pagliarani pour obtenir de sa part une simple audience, le Pape reçoit avec tous les honneurs dûs à un archevêque la représentante officielle du schisme anglican, qui encourage le lobby LGBT, qui se déclare ouverte à la possibilité de l’avortement(8) et qui a reçu une ordination invalide, perpétrée au mépris du droit divin.
Abbé Jean-Michel Gleize
1
https://infovaticana.com/fr/2026/04/26/qui-est-sarah-mullally-la-eveque-recue-avec-honneurs-a-rome/
2
https://infovaticana.com/fr/2026/04/25/polemique-benediction-de-sarah-mullally-au-vatican-avant-sa-reunion-avec-le-pape/
3
Gabriel Ariza n’est pas en odeur de sainteté auprès du Vatican : https://benoit-et-moi.fr/archives/2018/actualite/vatican-vs-infovaticana.html
4
https://www.vatican.va/content/leo-xiii/la/apost_letters/documents/litterae-apostolicae-apostolicae-curae-13-septembris-1896.html
5
ttps://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/messages/pont-messages/2026/documents/20260320-arcivescovo-canterbury.html
6
https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_letters/1994/documents/hf_jp-ii_apl_19940522_ordinatio-sacerdotalis.html
7
https://tribunechretienne.com/le-pape-leon-xiv-serait-pret-a-excommunier-la-fraternite-saint-pie-x/
8
http://www.belgicatho.be/archive/2025/10/04/une-femme-soutenant-l-avortement-et-la-cause-lgbt-nommee-nou-6565177.html
Sarah Mullally a exprimé ses opinions pro-avortement dans un Blog où elle écrivit en 2012 : « Je pense que je décrirais mon approche de cette question comme étant pro-choix plutôt que pro-vie [sic], même s’il s’agissait d’un continuum, je me situerais quelque part entre le pro-vie en ce qui concerne mon choix et le pro-choix en ce qui concerne celui des autres, si cela a du sens. »
(Source : FSSPX Actualités)
Photo : Vatican Media
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Huis-clos à Auschwitz : les derniers jours de saint Maximilien Kolbe
Auschwitz, 1941. En représailles à l’évasion d’un prisonnier, 10 hommes sont condamnés à mourir de faim dans un bunker. Lorsqu’un père de famille est désigné par le sort, Maximilien Kolbe, prêtre polonais, s’avance pour prendre sa place. Maximilien s’engage alors dans un combat pour faire triompher l’amour dans cet enfer sur terre. MAXIMILIEN KOLBE est une production indépendante américano-polonaise, réalisé par Anthony D’Ambrosio. Il a été tourné principalement en Pologne, à Łódź.
Réalisé par Anthony D’Ambrosio, le film MAXIMILIEN KOLBE retrace les derniers jours héroïques du père Kolbe à Auschwitz, avec une série de flash back. La plupart des récits sur le père Kolbe s’arrêtent en général au moment où il se porte volontaire pour prendre la place d’un prisonnier dans le bunker de la faim. L’histoire de ce film commence là. Au-delà du martyr, le réalisateur a imaginé le huis-clos entre les condamnés à mort, prêts à s’entretuer jusqu’au cannibalisme, et l’intervention du père Kolbe, qui ira jusqu’à en confesser certains.
Il sortira en salles de cinéma le 20 mai prochain dans toute la France.
Guido, futur saint patron des surfeurs
Le 1er mai 2009 mourait d’un accident de surf, Guido Schaffer, déclaré Vénérable par le Pape François. Découvrez Guido, futur saint patron des surfeurs !
Guido est mort le vendredi 1er mai, premier jour du mois dédié à la Sainte Vierge qu’il aimait tant.
Ce 1er mai 2009, sur la planche qu’utilise Guido pour surfer figure un extrait de l’Évangile de saint Matthieu (ch. 17, 14) :
“Le 20 mai 2023, le Pape François a signé le Décret canonique reconnaissant les vertus héroïques de Guido Schäffer. Un miracle reconnu ouvrira alors la porte vers la béatification.
Guido Schäffer est de cette génération de saints de notre temps, et ils sont nombreux, de plus en plus nombreux, dont on a l’impression en le rencontrant qu’il arrive tout droit du Sinaï. Sur son visage, l’empreinte du Visage du Bon Pasteur, de Celui qui a dit « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie », mais aussi « je suis le Pain descendu du Ciel » ; ou encore, « Je suis la Résurrection et la Vie ».
Il s’est approché du Buisson Ardent : l’Amour l’a saisi. L’Amour qui a comblé son âme et a fait de lui un homme accompli…consommé, consumé ! Un homme à genoux dans la prière, pour être un homme debout dans la vie !
Sur le visage de Guido les marques de l’Agneau blessé, immolé, ressuscité. N’aimait-il pas dire à ses amis lors d’une rencontre de prière : « L’amour, c’est chercher Dieu à chaque moment de notre existence. L’amour, c’est vivre intensément cette vie, les yeux fixés sur Jésus ».
Ainsi vécut Guido Schäffer, médecin, séminariste, surfeur.
Ainsi vécut Guido, réalisant à travers sa vie qu’une main soignait, celle du médecin. Qu’une autre main, guérissait, celle de Dieu.
Ainsi vécut celui qui voulait être consommé… qui, s’approchant du Buisson ardent, s’est laissé transformer et consumer par l’Amour.”
Avec le Sel de la Terre, approfondissez votre dévotion au Sacré-Cœur
Un grand jubilé du Sacré-Cœur vient de se terminer en 2025. C’est le moment pour chacun d’approfondir la doctrine catholique sur le mystère de « ce Cœur qui a tant aimé les hommes ».
Le dossier central du dernier Sel de la terre qui vient de paraître, montre que la dévotion au Cœur de Jésus n’est ni sentimentale ni secondaire, mais qu’elle condense tout le mystère du Christ et qu’elle appelle une réponse faite d’amour, de réparation et de confiance.
Le dossier s’ouvre d’abord sur quelques repères chronologiques qui permettent de situer historiquement le développement du culte du Sacré-Cœur, depuis ses origines jusqu’à sa diffusion dans toute l’Église. Vient ensuite l’étude de Dom Bernard Maréchaux sur l’ouverture du Cœur de Jésus et les origines du culte. Cette entrée en matière montre que la dévotion au Sacré-Cœur est loin d’être une création moderne, et qu’elle s’enracine dans la Révélation et les écrits des pères de l’Eglise.
L’article principal est donné par le Frère Marie-Dominique sur les apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie. Il permet de comprendre le cœur même de cette dévotion. Celle-ci n’est pas une sensibilité privée, mais une réponse publique à une demande du Christ lui-même. C’est le début de la dévotion moderne au Sacré-Cœur, déjà préparée par l’apostolat de Saint Jean-Eudes.
L’étude du Frère Angelico sur l’enseignement des papes met en valeur la grande synthèse théologique de Pie XII, pour qui le Cœur de Jésus est le symbole naturel de l’amour divin et humain du Verbe incarné. L’article montre aussi que le Magistère a progressivement accompagné, précisé et encouragé cette dévotion.
L’abbé Jean-Baptiste Brocard propose ensuite une présentation plus pastorale et spirituelle de la dévotion au Sacré-Cœur. Son propos insiste sur le fait que cette dévotion est un chemin de vie chrétienne intégrale : elle ne se réduit pas à quelques pratiques, mais engage toute l’existence dans une réponse d’amour, de fidélité et de réparation. Il rappelle aussi l’importance de comprendre ce que l’on honore réellement : le Cœur de Jésus incarné, signe vivant de son amour pour le Père et pour les hommes.
Le Sel de la terre est une revue thomiste garantie par un couvent dominicain. Il se devait d’étudier le rôle de l’ordre des Frères prêcheurs dans le développement de cette dévotion. L’article de Philippe Legrand met en lumière la manière dont l’ordre dominicain a contribué à la réflexion, à la diffusion et à l’enracinement doctrinal de cette dévotion, en l’inscrivant dans une tradition théologique rigoureuse.
L’étude d’Édouard-Maxime Breton sur l’intronisation du Sacré-Cœur dans les familles rappelle que la dévotion au Sacré-Cœur a aussi une portée domestique et sociale. Elle entend faire régner le Christ dans les foyers, y renouveler les cœurs et y réordonner la vie chrétienne. Le texte de Réginald Marie sur Notre-Dame et le Sacré-Cœur achève d’élargir la perspective en montrant le lien intime entre le Cœur de Jésus et le Cœur immaculé de Marie, dans l’économie du salut.
Le Sel de la Terre 135 comporte aussi un autre dossier sur les rapports entre nature et grâce, sur lequel nous reviendrons plus tard !
Pour se procurer le numéro : https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt135
N’hésitez pas à vous abonner à la revue : https://www.seldelaterre.fr/abonnements
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L’extatique de Tours, une mystique méconnue
Depuis le XIXᵉ siècle, de nombreux mystiques catholiques ont annoncé à la France des événements graves et douloureux. Ces avertissements, permis par Dieu, ne doivent pas être compris comme des fatalités, mais comme des appels à la conversion et à la réparation face à l’éloignement spirituel de la « Fille aînée de l’Église ».
Cependant, à chaque époque, ceux qui ont retranscrit ces révélations ont souvent pensé que leur propre temps correspondait à celui de leur accomplissement. Tel fut notamment le cas des révélations reçues par l’extatique de Tours, religieuse souhaitant garder l’anonymat. En 1882, à la sortie de la guerre franco-prussienne et de conflits avec une Troisième République anti-chrétienne, l’abbé Paul de Jésus publia ces textes en déclarant :
« À l’heure où nous écrivons, le combat est engagé sur toute la ligne et devient de plus en plus violent. Cependant rien n’est perdu. La victoire de Dieu est certaine. Mais alors pourquoi ce retard ? Pourquoi la délivrance se fait-elle attendre si longtemps ? »
Plus d’un siècle plus tard, ces interrogations résonnent encore avec une étonnante actualité. L’abbé dressait déjà un constat qui pourrait aisément s’appliquer à notre époque :
« On veut chasser le Christ, on veut chasser Dieu (…). Pour leur punition, Il laisse ses ennemis se compter et prendre des forces ; il les laisse déployer tous leurs moyens d’action. »
En 1882, malgré une France largement catholique et pratiquante, l’abbé exprimait son inquiétude face au relâchement spirituel et au découragement des fidèles :
« Pour que l’on décide à la livrer au public, il n’a rien de moins fallu que les malheurs du jour présent. Il y a quelques années, à l’apparition des autres prophéties de ce genre, on priait, on espérait. Aujourd’hui, on ne prie plus avec autant de ferveur. On est tombé dans le découragement. »
Et aujourd’hui que pouvons-nous dire du relâchement spirituel et du découragement, 150 ans plus tard ?
Cette perspective invite à une grande prudence face à l’usage des prophéties. Trop souvent, elles sont utilisées pour susciter la peur.
Alors que l’extatique de Tours révèle :
« Puisque vous me demandez sur les événements, et bien ! Jésus me dit davantage sur les âmes, sur le prêtre, sur l’état de l’âme du prêtre en ce moment, que sur les châtiments qui vont tomber sur la France coupable »
Une prophétie n’est pas une prédiction inéluctable : elle ne s’accompagne jamais de dates précises. Elle annonce plutôt des faits et des événements qui se déploient au fil des années et qu’il nous appartient de discerner. Ainsi, en 1882, l’idée d’une France mahométane n’était pas même envisageable! À mesure que les événements s’enchaînent, il est essentiel de demeurer ancrés dans une réalité non fantasmée (déliquescence de l’éducation et de la famille, catastrophes climatiques ou encore persécutions antichrétiennes).
Le livre Révélations sur l’avenir prochain de la France et du monde, qui rassemble ces messages, a récemment été réédité, structuré et enrichi d’un sommaire par les Éditions Résiac. Cette publication conduit les lecteurs à l’espérance et les invite à prier pour la conversion de la France ainsi que pour le Triomphe de l’Église.
Lien pour découvrir le livre : https://www.resiac.fr/livres-resiac/12120-revelations-sur-lavenir-prochain-de-la-france-et-du-monde.html
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Les « valeurs » de l’Union européenne sont-elles celles du wokisme ?
Chronique de Nicolas Bauer sur Frontières à propos de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne contre la législation hongroise protégeant les enfants de la propagande LGBT (Commission européenne c. Hongrie, aff. C-769/22, 21 avril 2026) :
Sadisme israélien
Une religieuse a été violemment agressée par un israélien à Jérusalem. L’individu a été arrêté :
תקיפת הנזירה אתמול באזור קבר דוד בירושלים – שוטרי מרחב דוד איתרו את החשוד (36) ועצרו אותו בחשד לתקיפה ממניע גזעני >>> pic.twitter.com/agRpznR84X
— משטרת ישראל (@IL_police) April 30, 2026
“La Vierge Marie m’a sauvée” : Marie Estelle Dupont, entre foi et psychologie avec l’Abbé Raffray
Interview de la psychologue Marie-Estelle Dupont à propos de la GPA (interview par l’abbé Matthieu Raffray le 26 avr. 2026 sur la chaine Youtube « Pour une Foi »). Retranscription à partir de 51’55.
Abbé Raffray : […] Alors justement, vous parlez de la GPA, c’est l’un de vos combats, enfin de ces derniers temps. Pour vous, qu’est-ce qui est le plus terrible dans la GPA ?
Marie-Estelle Dupont : D’abord, c’est que l’on programme sciemment qu’à l’instant où il va voir le jour, un enfant sera arraché au ventre qu’il a porté. C’est-à-dire que pour moi, il y a quand même une grande différence entre réparer un abandon par l’adoption, et concevoir un enfant dans le but de le séparer du ventre maternel, des battements cardiaques de sa mère, de la chaleur du corps de sa mère.
Je ne comprends pas comment il est possible de prétendre, dans une société libérale, progressiste, féministe, blablabla, égalitaire, inclusive, que utiliser l’utérus d’une femme comme un appartement Airbnb et vendre un enfant ne soit pas de l’esclavage. On parle de louer une femme et de vendre un bébé. Un bébé pour qui évidemment la notion de consentement est tout à fait nulle, et une femme pour qui la notion de consentement est tout à fait nulle parce qu’il y a quelque chose qui s’appelle la fabrique du consentement, et que vous ne verrez jamais une avocate qui gagne 20 000 balles par mois avoir envie de porter des bébés en étant payée.
Donc ce sont évidemment des femmes qui sont dans une profonde misère, qui ont d’ailleurs des taux d’idées suicidaires très élevés après parce qu’elles ont honte vis-à-vis de leur communauté d’avoir gagné leur vie comme ça. Que les liens d’attachement qui se tissent, notamment le chimérisme materno-fœtal qu’on connaît depuis les années 60, à savoir que les cellules du bébé restent, certaines cellules restent dans le corps de la mère pendant 27 ans, font que cette séparation peut être a priori envisageable et a posteriori extrêmement mal vécue, et donc il y a des taux de dépression et de suicide chez ces femmes très importants.
Et donc quand on voit toutes les connaissances qu’on a aujourd’hui en embryologie, sur l’attachement, sur ce qui se passe… Quand je vois que les musiques que j’ai écoutées enceinte, ou les aliments que j’ai mangés préférentiellement parce que j’avais des nausées et que c’était les aliments qui me donnaient le moins envie de vomir, aujourd’hui ça fait partie des… du fond psychique de mes enfants qui aiment ces morceaux de musique, qui s’endorment sur ces morceaux de musique dans la voiture, qui aiment ces aliments… Prétendre d’un côté, dans les cabinets d’obstétrique, dire aux femmes : « Vous ne faites pas ci, vous ne passez pas ça, vous ne prenez pas tel médicament, vous ne mangez pas de sucre, vous ne prenez pas la voiture, vous ne prenez pas trop le train », et à côté de ça, ensuite, dire : « Bah, au moment où il naît, il est séparé du ventre qu’il a porté, ce lien n’a jamais existé », je veux dire, c’est un délire absolument abominable.
Et aucune belle histoire qu’on raconte dans les médias ne peut nier ces évidences qui sont scientifiques, qui ne sont pas morales. Pour moi, la GPA ce n’est même pas des questions morales, c’est des questions d’impossibilité sur le plan scientifique. Sur le plan juridique, aucun contrat de travail ne peut stipuler qu’une employée, pendant 9 mois et même les semaines avant, est corvéable à merci, que sa sexualité, ses déplacements, son alimentation sont contrôlés. Enfin, je veux dire, ça n’a absolument aucun sens. Quand vous lisez des contrats de GPA, c’est à vomir. C’est à vomir. Celui qui utilise le ventre de cette femme a moins d’obligation que vous quand vous prenez un Airbnb à l’île de Ré pendant les vacances, quoi.
Abbé Raffray : Il m’est arrivé de rencontrer, complètement par hasard, un monsieur qui était très heureux de m’annoncer qu’il avait eu un enfant, qu’il l’avait fait tout seul. Alors je lui ai dit que ça n’existait pas, et donc on a eu une discussion un peu houleuse parce que moi je n’arrivais pas… enfin c’est compliqué, hein, de rester calme. Alors, je dis à ce monsieur, j’étais avec un ami qui le connaissait, je lui dis : « Mais attendez, en fait vous avez acheté un enfant, quoi ? » Et l’ami en question, pour essayer d’apaiser un peu la situation, dit : « Non, mais on ne peut pas dire ça, il ne l’a pas acheté, c’est pas comme ça ». Et le gars répond : « Bah bien sûr que si je l’ai acheté, ça m’a coûté 250 000 €, en plus c’était assez cher, mais tant mieux pour lui, de toute façon il sera plus heureux avec moi que avec un couple de parents alcooliques ».
Marie-Estelle Dupont : Mais il n’aurait pas été conçu en fait, cet enfant. Ça ne tient pas son argument. Ça c’est vrai dans le cas de l’adoption, mais d’ailleurs dans le cas de l’adoption on ne paye pas.
Abbé Raffray : Et alors, je lui ai dit : « Vous avez utilisé le ventre d’une femme », il me dit : « Bah elle était consentante, donc ça c’est suffisant ». Et : « Puis vous avez arraché l’enfant à sa mère », lui me répond : « Bah tout ça c’est le même consentement que celui d’une femme qu’on viole après l’avoir alcoolisée ». Il n’y a pas de consentement dans la GPA. La femme, elle est dans la misère.
Marie-Estelle Dupont : Et puis on voit comme un pur produit marchand une mentalité… et d’ailleurs j’ai toujours trouvé ça très étonnant que les gens de gauche qui sont contre, évidemment, l’esclavage, mais contre l’exploitation des corps et cetera… je ne vois pas pourquoi les gens de gauche ne sont pas vent debout contre la GPA. Olivia Maurel elle en parle très bien, elle est porte-parole de la déclaration de Casablanca qui milite pour l’abolition universelle de la GPA, elle a dit : « Mais je crois que les gens qui relativisent ça n’ont aucune conscience du marché que ça représente, des milliards de dollars que ça représente, des fermes à bébés où les femmes sont inséminées dans un pays, partent accoucher dans un autre, parfois ne touchent jamais l’argent parce qu’entre-temps le couple n’en a plus envie, on les force à avorter à leurs frais dans des conditions abominables ». Enfin c’est le nouvel esclavage en fait, c’est l’esclavage moderne.
Abbé Raffray : Et quand vous dites ça, vous êtes écoutée, entendue ?
Marie-Estelle Dupont : Ben je suis écoutée, je suis évidemment insultée par tous les militants pro-GPA. Je suis parfois interpellée par des femmes qui me disent : « Mais oui, mais moi j’ai eu un cancer, donc je suis stérile et cetera ». Et moi encore une fois, j’adore mes enfants donc j’ai beaucoup de peine pour les femmes qui ne peuvent pas enfanter, mais aucun couple en espérance d’enfant parce qu’il a des problèmes d’infertilité et cetera, qui sont venus me voir en consultation, ne m’ont parlé de GPA. Ils m’ont dit : « Ce qu’on voudrait, c’est qu’il y ait moins d’avortements et que la possibilité pour des femmes existe, quand elles n’ont pas envie de garder l’enfant, qu’on se rencontre plus facilement avec des plateformes et qu’on recueille l’enfant, que l’adoption soit facilitée, que… que voilà, qu’on ait plus d’informations aussi sur l’infertilité masculine… » Enfin… Mais je crois pas que notre souffrance… parce que dans ces cas-là, sous prétexte que j’ai souffert avec ma mère, ça justifierait que je maltraite mes enfants. Le fait qu’on souffre parce qu’on a une maladie, parce qu’on a l’impossibilité de concevoir un bébé, c’est profondément triste et c’est un très grand deuil que beaucoup de gens peut-être ne comprennent pas, mais ça n’autorise pas à louer une femme, ça n’autorise pas à la réduire au rang d’esclave, ça n’autorise pas à nier la dignité sacrée de l’enfant et la dignité absolue d’un bébé, et surtout son immense vulnérabilité qui nous met en position de responsabilité vis-à-vis de lui. Vous imaginez comment on fait un arbre généalogique quand on est un enfant né de GPA ? Alors, on a le don d’ovocytes parce que ce n’est pas les ovocytes de la mère porteuse, et puis on a la mère d’intention, ou alors les deux pères d’intention parce qu’en fait il n’y a pas de mère d’intention parce que c’est un couple d’hommes…
Abbé Raffray : C’est un peu compliqué. C’est même pas un père, c’est un parent 1 et un parent 2.
Marie-Estelle Dupont : Oui, c’est un parent 1 et un parent 2, évidemment. Donc c’est un peu compliqué l’arbre généalogique, et là on voit bien cette tentation de l’homme contemporain d’être dans un vertige narcissique de toute-puissance où en fait même cette question de l’arbre généalogique n’existe plus.
Abbé Raffray : Non, bien sûr, c’est… moi je vais même plus loin, c’est l’homme qui se prend pour Dieu, qui veut manipuler la vie, qui veut créer comme Dieu seul peut créer. Donc ça fait… c’est toute l’histoire de Prométhée, Frankenstein et cetera, on crée forcément des monstres, enfin des monstres dans le sens où c’est quelque chose de monstrueux, évidemment celui qui est le résultat d’une GPA il n’est pas coupable et c’est encore plus difficile pour lui… On crée de la souffrance, c’est ça que je dis, on crée de la souffrance. Bien sûr. Et… mais comment… comment on va s’en sortir ?
Marie-Estelle Dupont : On va s’en sortir en faisant chacun ce qui est en notre pouvoir. C’est-à-dire, je crois que ce constat ne doit pas nous paralyser, nous mettre dans le désespoir, parce que c’est justement la perte de l’espérance qui condamne notre société. Donc si on se dit : « Oui, le constat est préoccupant », parce qu’à cette perte d’espérance s’ajoute aussi la baisse de l’instruction, et un enfant qui n’a pas de connaissance est un enfant manipulable, et on voit bien comment l’idéologie est en train de prendre la place du savoir… Je crois que si on fait déjà chacun à notre niveau ce qu’on peut autour de nous en montrant l’exemple, en nourrissant les jeunes générations, en leur donnant envie de grandir au lieu d’être des adultes complètement geek… euh… gothiques, qui veulent surtout pas vieillir, mais donc s’ils ne veulent pas vieillir, ils n’ont pas envie de devenir adultes… Je crois que la vie humaine est un combat permanent entre le bien et le mal, et entre la lumière et les ténèbres, et qu’il s’agit pas de se présenter en défenseur du bien parce que là on fait la même erreur que les idéologues d’en face, mais dire : « J’essaie plutôt de nourrir le côté lumineux plutôt que de me noyer dans le constat de ce qui est sombre ». Je crois qu’on va déjà rééquilibrer les choses. […]
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Plus de décès que de naissances en France
Au premier trimestre, le nombre de décès en France a de nouveau dépassé celui des naissances.
Seuls 154.932 bébés ont vu le jour, soit 1,8 % de moins qu’en 2025 sur la période.
Le nombre de décès s’est établi à 174.024 malgré une baisse de 4,5 % de la mortalité, la grippe ayant été moins meurtrière que l’année passée.
On ne peut pas en même temps faire la promotion de la culture de mort, dénigrer la famille, et se plaindre que les Français n’ont plus d’enfants.
Deux mois de guerre au Liban : le pays continue de pleurer et de compter ses morts
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Le 2 mai, cela fera deux mois que le conflit a repris au Liban de manière intensive. Un accord de cessez-le-feu a bien été trouvé le 16 avril dernier, mais force est de constater qu’il n’est pas respecté, ni d’un côté, ni de l’autre. Aujourd’hui, le bilan est lourd : 2586 morts, 8020 blessés, plus d’un million de déplacés.
La situation humanitaire est catastrophique. Le nombre de déplacés représente près d’un quart de la population. ” Ils sont pourtant des milliers de Libanais à avoir fait le choix de rester dans leur village du Sud-Liban, refusant de quitter leur maison, refusant d’abandonner leur église ” estime Benjamin Blanchard. Il continue : ” pour eux, la situation est apocalyptique. L’acheminement de convois humanitaires est extrêmement difficile, pour ne pas dire quasi-impossible
Aujourd’hui, le Liban pleure et compte ses morts : 390 morts et 835 blessés depuis le “cessez-le-feu” du 16 avril. En réalité, la guerre ne s’est pas arrêtée. L’armée israélienne a interdit le retour des habitants dans certaines localités et continue même d’exiger l’évacuation de villages. Pire, le 19 avril, Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, a publié une carte indiquant les zones qu’Israël entend occuper, officialisant ainsi sa volonté de créer une zone tampon.
Les chrétiens ne sont pas épargnés par cette guerre. Ils sont même directement visés. Personne n’a oublié la mort du père Pierre el-Raï, tué par un tir israélien alors qu’il portait secours à des paroissiens blessés par une première frappe, le 9 mars. Personne n’a oublié non plus la profanation du Christ de Debl par un soldat israélien, le 19 avril. Personne n’a oublié non plus la destruction des nombreuses églises qui se trouvent dans le sud du pays.
Pour les Libanais, cette guerre est la guerre de trop. Déjà éprouvés par la crise économique et sociale qui frappe le pays, il est urgent que la paix revienne au Liban et que les terres du sud soient restituées à la population, avec toutes les garanties nécessaires à une réinstallation sûre et pérenne.
La France, elle aussi, pleure ses morts avec le décès des sergent-chef Florian Montorio et caporal-chef Anicet Girardin, tués par une frappe du Hezbollah le 18 avril dernier.
Les services de l’Etat sont moins menacés par les Russes que par les ados de 15 ans
Mars 2025 :
« La Russie est une menace particulière dans le cyberespace » : l’alerte du patron de l’Anssi, le garde du corps numérique de l’Etat
Avril 2025 :
Le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a été hacké par… un ado de 15 ans.
Un jeune de 15 ans a été interpellé dans le cadre de l’enquête sur l’attaque informatique ayant visé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), entraînant de fuites de millions de données, a annoncé jeudi 30 avril la procureur de Paris.
Il a été mis en examen le 23 avril et écroué, a indiqué la semaine dernière le parquet de Paris, qui le relie à une centaine de signalements de piratages depuis le 19 décembre. Sa jeunesse correspond au profil des hackers dans les radars de la justice.
