Jérôme Lejeune, le courage d’un savant chrétien
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐀𝐮𝐝𝐞 𝐃𝐔𝐆𝐀𝐒𝐓, déléguée générale de l’association des amis du professeur Jérôme Lejeune
- 𝐊𝐚𝐫𝐢𝐧 𝐋𝐄 𝐌𝐄́𝐍𝐄́, fille du professeur Jérôme Lejeune
- 𝐄𝐦𝐦𝐚𝐧𝐮𝐞𝐥 𝐒𝐀𝐏𝐈𝐍, chirurgien pédiatre et néonatal, professeur émérite
« Les établissements de soins chrétiens pourraient devoir fermer ou quitter la France »
Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, a été interrogé dans Le Figaro à propos de la loi sur l’euthanasie :

« Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion »
Mgr Stanislaw Gądecki, président de la Conférence épiscopale polonaise, a rappelé aux dirigeants gouvernementaux leur responsabilité dans la protection de la vie humaine dans son discours lors de la Marche annuelle pour la vie et la famille à Varsovie.
« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».
S’adressant aux responsables politiques du pays, il a poursuivi :
« Appelés à servir l’humanité et le bien commun, ils doivent prendre résolument le parti de la vie, notamment en matière de réglementation. C’est le devoir des députés et des sénateurs ; c’est aussi le devoir de la Diète [chambre basse du Parlement]. C’est le devoir de tous ceux qui bénéficient d’un large soutien populaire et qui, par conséquent, doivent aussi faire preuve d’un plus grand respect pour la vie. »
La Pologne est l’un des rares pays européens à protéger encore les enfants à naître en interdisant la quasi-totalité des avortements. Les seules exceptions concernent les cas de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.
L’archevêque a déclaré que tout député qui vote pour légaliser l’avortement ne peut pas recevoir la communion.
« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste. Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut recevoir la sainte communion ».
D’autres responsables catholiques aux États-Unis ont adressé des avertissements similaires à des élus catholiques, notamment l’archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, concernant l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Bien que Mme Pelosi se dise fervente catholique, elle défie ouvertement et à plusieurs reprises les enseignements de l’Église catholique sur l’avortement et soutient l’avortement. Face à son refus persistant de se repentir et à son obstination, Mgr Cordileone lui a signifié en 2022 qu’elle ne pouvait plus communier dans son diocèse.
Cet article date de 2023, mais il n’a rien perdu de sa pertinence.
Mobilisation à Paris contre la loi sur l’euthanasie
À deux jours du vote solennel à l’Assemblée nationale, entre 5 000 et 6000 opposants à la loi sur l’euthanasie se sont réunis dimanche 28 juin à Paris, malgré la chaleur. la préfecture avait interdit la manifestation mais le juge des référé a cassé cette décision permettant l’organisation de cette manifestation.

Sur les pancartes, le même mot d’ordre revient : « Tuer n’est pas un soin ». Le texte, doit encore repasser au Sénat le 7 juillet, avant une adoption définitive attendue à l’Assemblée le 15 juillet.
Élisabeth de Courrèges, ergothérapeute et figure de l’Appel du 28 juin, parle comme soignante.
« Nous avions vraiment envie de lancer un dernier cri avant le vote ».
Cette « aide à mourir » n’est pas une réponse à la détresse des personnes âgées ou en fin de vie :
« Nous, soignants auprès des personnes âgées et des personnes en fin de vie, nous n’en avons pas besoin. C’est même quelque chose qui va à l’encontre de nos pratiques. »
C’est précisément l’interdit de donner la mort qui a poussé la médecine française à inventer d’autres réponses, les soins palliatifs, « compétents et créatifs ». « Nous avons d’autres besoins, mais pas celui-là ».
« Jusqu’ici, face à une personne qui disait vouloir mourir, le réflexe de la société était la fraternité ». « Là, on change complètement de logique. À quelqu’un qui dit : “Je veux mourir”, la société pourra répondre : “Oui, on peut t’aider à mourir.” » « La fin de vie est encore un temps du possible ». « Un temps où l’on peut vivre de belles choses avec ses proches. » « Je trouve triste qu’une société, face à la souffrance, ait le choix entre l’amour ou la mort ». « Moi, je crois beaucoup plus à la première option. »
🔴⚡️[EN DIRECT] Plus de 6000 personnes désormais présentes, remplissant la place de Fontenoy pour la manifestation anti-euthanasie !
📍Ligne Droite est sur place. pic.twitter.com/SjmEhfGrJ9
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) June 28, 2026
🔴Breaking News : Non au suicide assisté : Unissons nos forces contre la loi sur l’euthanasie #euthanasie #suicide @Sante_Gouv pic.twitter.com/2BMAVta1F3
— LDC News International Agency (@LDCNewsagency) June 28, 2026
Les élus Marion Maréchal, Laurence Trochu (députés européens), Anne Sicard, Eddy Casterman, Hanane Mansouri (députés nationaux) et Philippe Vardon (conseiller général) étaient présents à la manifestation contre l’euthanasie.

🔴⚡️[EN DIRECT] @hanane_mnsr, députée UDR : « Ça fait deux ans que je me bats contre cette loi qui n’est pas du tout dans les préoccupations des Français ! […] La Haute Autorité de Santé a déjà lancé des offres d’emploi pour euthanasier ! » pic.twitter.com/x3QamPsvre
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) June 28, 2026

🔴⚡️@MarieLys_Pell : « Face à un si faible consensus, à une loi aussi grave, nous ne pouvons pas précipiter le débat sur l’euthanasie ! » pic.twitter.com/oVU2y2VQpG
— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) June 28, 2026
Bravo aux éligibles qui se battent pour la défense de la vie ! pic.twitter.com/vzhcA2DLrZ
— Notre-Dame de Chrétienté (@ndchretiente) June 28, 2026
Quatre mille personnes se sont rassemblées dimanche place de Fontenoy, à Paris, pour s’opposer à la loi «fin de vie». Mardi, l’Assemblée nationale se prononcera en troisième lecture sur ce texte qui prévoit de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. pic.twitter.com/G8PvkbOU2z
— Le Figaro (@Le_Figaro) June 28, 2026
La vérité sur les effets néfastes des vaccins éclate au grand jour
En Italie, le tribunal de Rimini ordonne au ministère de la Santé et à l’AIFA (Agence italienne des médicaments) d’indemniser un homme de 51 ans victime d’un infarctus suite à sa vaccination contre le virus à ARNm.
Le ministère de la Santé et l’AIFA ont été condamnés à verser une importante indemnité mensuelle à un homme de 51 ans, originaire de la province de Rimini, qui a développé une grave affection cardiaque après avoir reçu la troisième dose du vaccin à ARNm.
Le jugement rendu en mai par le juge Luciano Ardigò du tribunal du travail de Rimini, mais récemment publié par le Corriere di Bologna, n’est pas le premier du genre. Il confirme cependant une tendance jurisprudentielle : lorsqu’elles parviennent à saisir la justice, les personnes victimes d’effets indésirables liés à la vaccination obtiennent gain de cause. Ce système judiciaire, peu à peu, nuance le destin prometteur de la campagne de vaccination, présentée comme parfaite mais qui s’est révélée être un échec retentissant en termes d’efficacité et une catastrophe en matière de sécurité.
Cet homme, qui vit à Rimini avec sa femme et travaille comme magasinier, devra désormais vivre avec une cardiomyopathie causée par une myocardite soudaine pour le restant de ses jours, mais il pourra au moins compter sur une indemnisation de l’État, qui le dédommagera, au moins en partie, pour sa vie de personne handicapée.
Plus précisément, 12 000 € par an, plus un versement unique de 20 000 €. Conformément à la loi 210/92, le ministère et l’AIFA devront verser cette somme pendant toute la vie de l’homme. Les frais de justice sont également à prévoir.
L’avocat Luca Ventaloro n’en est pas à son premier procès lié à la vaccination.
« Je pratique le droit depuis une trentaine d’années, et j’ai déjà obtenu des dizaines de décisions favorables dans des affaires de vaccination contre la COVID-19, tant en Italie qu’à l’étranger. Cette décision est importante car elle établit sans équivoque le principe du préjudice vaccinal pour un homme qui devait se faire vacciner pour travailler, étant donné que le laissez- passer vert a rendu la vaccination pratiquement obligatoire. »
Ventaloro a raconté l’infarctus tragique de son client en janvier 2022, événement qui a tout déclenché.
« La presse locale en a également parlé car mon client – en parfaite santé avant la vaccination, comme l’a confirmé l’expert du juge – a été victime d’un infarctus au volant de sa voiture avec son épouse. Il a percuté le mur d’une église et a été secouru, sous la statue de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, par une infirmière qui s’est aussitôt rendue au bar voisin pour récupérer un défibrillateur public installé quelques jours auparavant. Cette intervention lui a sauvé la vie. »
L’implantation d’un défibrillateur sous-cutané par les médecins de l’hôpital a bouleversé son quotidien : contrôles médicaux constants, limitations, risques. Après avoir porté plainte pour suspicion d’effet indésirable lié au vaccin, l’homme a attendu le verdict jusqu’à aujourd’hui, qui lui est favorable et ordonne au ministère de lui verser une indemnisation à vie.
Le juge a exposé les faits clairement, soulignant comment, selon la littérature médicale, les vaccins à ARNm peuvent provoquer des effets indésirables affectant spécifiquement le cœur, notamment des myocardites. Ce risque est également mentionné dans le rapport de 2022 de l’Agence italienne du médicament. En 2023, l’INPS a également reconnu à cet homme de 51 ans un certain degré d’invalidité suite à son infarctus. Dans les motifs de la sentence, le juge a souligné qu’
« il existe une corrélation pathogénique entre les lésions myocardiques liées à l’activité du vaccin à ARNm, perceptibles sur la base des résultats de l’imagerie diagnostique même en l’absence de données cliniques ou immunohistologiques, et l’évolution ultérieure vers une cardiomyopathie progressive se manifestant par un épisode arythmique atteignant le niveau d’une probabilité appréciable ».
Hongrie : Derrière le mirage Péter Magyar, la purge et la fin de l’État de droit
Extrait d’un article publié par Madame Kata Jurák, Rédactrice en chef du journal Vasárnap.hu, journaliste hongroise et auprès du journal-blog L’Espoir :
” Ces derniers jours, les limites de l’exercice du pouvoir politique en Hongrie ont été repoussées à un point qui dépasse les scénarios les plus sombres. En tant que Premier ministre, Péter Magyar a lancé une offensive ouverte contre les institutions indépendantes qui, dépassant l’entendement, démantèle les derniers bastions de l’État de droit. L’ultimatum lancé dans l’affaire du « convoi d’or » et la convocation du procureur général assortie d’un délai strict ne sont pas des erreurs isolées, mais l’amorce d’une méthode de gouvernance autocratique et sans scrupules. Ce précédent inédit ne se contente pas de secouer l’opinion publique nationale ; il s’agit d’un signal d’alarme majeur pour tous les observateurs européens attachés à l’ordre institutionnel.
Le contexte juridique de cette affaire est pourtant d’une clarté absolue. Selon l’ordre constitutionnel du pays, le parquet est pleinement indépendant et le procureur général ne répond qu’au Parlement. Le chef du gouvernement n’est en aucun cas le supérieur hiérarchique de cette institution, et n’a absolument pas le droit d’exiger, sous forme d’ultimatum, des comptes rendus sur des enquêtes criminelles en cours. Lorsque le parquet général se voit contraint de rappeler sèchement mais fermement au Premier ministre que le pouvoir exécutif ne peut lui donner d’ordres, la frontière d’une gouvernance civile normale est franchie depuis longtemps. Ce tableau est encore noirci par les pressions politiques exercées sur Gábor Bálint Nagy pour le contraindre à la démission, une manœuvre qui a déjà poussé à un dépôt de plainte auprès du parquet d’instruction de Budapest pour suspicion d’abus de pouvoir.
Le gouvernement a visiblement entamé son mandat sous le signe de la revanche, armé de slogans grandiloquents : le programme baptisé « Purge » (« Tisztítótűz ») s’avère toutefois être un jeu politique extrêmement dangereux. Ce genre de campagne peut en un instant basculer dans la vengeance personnelle aveugle ou, pire encore, dans la construction effrénée d’une nouvelle clientèle politique sur les cendres de l’ancienne. La rhétorique utilisée par le Premier ministre, comparant le gouvernement précédent à la mafia sicilienne et calquant sa méthode pour régler ses comptes, est proprement révoltante et totalement incompatible avec les normes démocratiques. Dans cette chasse aux sorcières, le dirigeant du pays visionne désormais ouvertement l’incarcération de Viktor Orbán, s’affranchissant complètement du cadre de la justice indépendante, de la séparation des pouvoirs et de la sécurité juridique fondamentale. ”
Pour lire la suite de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/06/28/hongrie-derriere-le-mirage-peter-magyar-la-purge-et-la-fin-de-letat-de-droit/
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Un prêtre agressé en Corse. Add : les jeunes viennent réparer leurs méfaits
Le curé de la paroisse de Levie et de l’Alta Rocca affirme avoir été victime d’une agression dans la soirée du samedi 27 juin au presbytère. Dans un message publié sur Facebook ce dimanche, le religieux explique que trois jeunes auraient tenté à plusieurs reprises de forcer sa porte. Il dénonce également un climat de dégradations dans le village et appelle à une prise de conscience collective.
Hier soir j’ai été personnellement agressé au presbytère. Trois jeunes, n’habitant pas le village, sont venus défoncer ma porte à coup de pieds. Ils sont revenus trois fois. J’ai failli en attraper un, et heureusement, il a pu s’échapper, car la situation n’aurait pas été la même.Cet incident fait suite aux nombreuses voitures brûlées et autres dégradations.
Communiqué du diocèse d’Ajaccio :

Nouveau communiqué du diocèse :

A marche forcée : la Haute Autorité de santé cherche déjà à définir les substances susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’euthanasie
Sans attendre le vote des députés ce 30 juin, sans attendre le vote du Sénat, sans attendre le vote final de députés, le 15 juillet, la Haute Autorité de santé (HAS) a été saisie pour :
- définir les substances susceptibles d’être utilisées dans le cadre de l’euthanasie,
- élaborer des recommandations de prescription médicale, de manipulation et d’administration relatives aux formes pharmaceutiques adaptées en fonction de la voie d’administration,
- définir les conduites à tenir en cas de difficulté, d’échec ou de complication et les modalités d’accompagnement de la personne jusqu’à la constatation du décès.
La méthode de travail prévoit la constitution d’un groupe de travail chargé d’élaborer le texte des recommandations à partir de l’argumentaire scientifique qui sera fourni, et de l’expertise de chacun. La méthode de travail prévoit la constitution d’un groupe de travail et d’un groupe de lecture. Les groupes seront composés de professionnels de santé et d’usagers du système de santé. Le groupe de travail comprendra une quinzaine de personnes.
Les membres du groupe de travail auront pour mission d’analyser, de critiquer et de compléter si besoin l’analyse de la littérature réalisée, et de rédiger le texte des recommandations à partir de cette analyse et des avis exprimés au cours de plusieurs réunions de travail à la HAS.
Une première réunion du groupe de travail est prévue le jeudi 9 juillet et les autres : le jeudi 3 septembre 2026 ; le mercredi 9 septembre 2026 ; et après la phase de lecture le jeudi 8 octobre 2026.
Avortement : Il faut entendre la voix de celles qui veulent garder leur bébé mais subissent des contraintes ou des pressions
Auditionnée mardi 23 juin par la commission des pétitions du Parlement européen, Charlène, une Française à l’origine d’une pétition sur la protection de la maternité, a raconté le parcours qui l’a conduite à subir un avortement sous pression. Elle appelle désormais les institutions européennes à soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre leur grossesse. Elle a été interrogée dans Valeurs Actuelles :
Pouvez-vous nous raconter votre histoire autour de l’avortement ?
Je suis tombée enceinte quand j’avais 26 ans. J’étais dans une relation sérieuse. Ce n’était pas vraiment un accident, plutôt une inconséquence. J’étais heureuse d’être enceinte. Mon conjoint, qui parlait pourtant beaucoup d’enfants, a complètement paniqué et m’a demandé d’avorter. J’ai toujours répondu que je ne voulais pas avorter. En même temps, je n’arrivais pas à mettre un terme à la discussion, parce que, pour lui, cette possibilité était totalement inaudible et inenvisageable. Je suis d’abord allée voir mon médecin traitant. Il m’a dit : « Au vu de ce que vous me dites, je sais que vous allez garder votre bébé. La question est de savoir si vous le ferez avec lui ou sans lui. »
Ensuite, sous la pression de mon conjoint, nous sommes allés consulter un autre médecin. Je lui ai dit que je ne voulais pas avorter. Il m’a posé une question qui m’a stupéfaite : « Vous êtes croyante ? » Je lui ai répondu : « Non, cela n’a rien à voir ». Je ne comprenais pas pourquoi le fait de vouloir garder son bébé devait forcément être associé à une conviction religieuse.
Nous avons ensuite été orientés vers une psychologue du Planning familial. J’y suis allée dans un véritable objectif de dialogue, parce qu’à la maison toute discussion était devenue impossible. Je cherchais un espace de médiation. Je lui ai dit très clairement que je ne voulais pas avorter. Je parlais de mon bébé. Elle m’a répondu : « Ce n’est qu’un tas de cellules. » Je me souviens lui avoir rétorqué : « Vous aussi, vous n’êtes qu’un tas de cellules. Nous le sommes tous. » Malgré mes refus répétés, elle m’a répondu : « On prend quand même les rendez-vous, au cas où. » Les consultations se sont alors enchaînées. À la maison, la pression continuait.
Lors d’un des derniers rendez-vous, j’ai demandé au médecin : « Si je prends un comprimé, est-ce que je peux revenir en arrière ? » Elle n’a manifestement pas compris le sens de ma question. Elle m’a simplement répondu : « Aujourd’hui ou dans deux jours, c’est la même chose. » La veille de l’intervention, je devais prendre un médicament destiné à la préparer. J’ai refusé. J’avais déjà deux heures de retard sur la prise lorsque mon conjoint m’a porté le comprimé à la bouche. J’ai fini par capituler. Le lendemain, il m’a emmenée à la clinique.
Vous avez lancé une pétition au Parlement européen. Quel est son objectif ?
L’objectif est de soutenir la maternité et les femmes enceintes qui souhaitent poursuivre leur grossesse, en essayant de les protéger des pressions qu’elles peuvent subir. Ma conviction est que de nombreuses IVG sont motivées par des contraintes extérieures, qu’elles soient économiques, familiales, psychologiques ou d’une autre nature.
L’an dernier, une initiative citoyenne européenne intitulée My Voice, My Choice visait à faciliter le recours à l’avortement dans un autre pays lorsque les délais étaient dépassés dans son propre État. Moi, je dis que My Voice, My Choice ne devrait pas concerner uniquement les femmes qui souhaitent avorter. Il faut aussi entendre la voix de celles qui veulent garder leur bébé mais rencontrent des obstacles, subissent des contraintes ou des pressions.
En France, j’ai le sentiment qu’une seule voix est véritablement entendue. Le consensus autour de l’avortement est tel que, lorsqu’une femme souhaite poursuivre sa grossesse malgré des difficultés, cette situation devient presque invisible. L’avortement est devenu tellement banal dans le débat public que plus personne ne voit le problème que peuvent rencontrer ces femmes.
Vous avez été auditionnée ce matin au Parlement européen. Comment avez-vous vécu cette audition ? Votre pétition a-t-elle été retenue ?
Charlène. Oui. La pétition a été déclarée recevable et elle poursuit désormais son parcours institutionnel. Elle aurait pu être classée si la commission avait estimé qu’elle ne relevait pas des compétences de l’Union européenne, mais ce n’est pas le cas. Elle va maintenant être transmise à plusieurs commissions compétentes, notamment celles chargées des droits des femmes et de la famille, qui examineront les suites à lui donner et les éventuelles recommandations.
Globalement, j’ai reçu beaucoup de soutien de la part des députés européens. La plupart ont compris ma démarche. Il existe un consensus sur le fait qu’il faut soutenir la maternité, notamment dans un contexte de déclin démographique. Certains ont d’ailleurs souligné que cette question concernait aussi l’avenir de notre système de retraite et notre équilibre démographique.
En revanche, une députée européenne française a frontalement attaqué ma démarche. Elle a présenté ma pétition comme une remise en cause du droit à l’avortement, alors que j’ai clairement expliqué que ce n’était pas son objet. Je demande simplement que, de la même manière que l’on défend le droit à l’avortement, on défende aussi les femmes qui souhaitent garder leur enfant. Il devrait y avoir une forme de symétrie. Aujourd’hui, en France, je ne la vois pas.
Elle m’a également accusée d’appartenir à des mouvements politiques, ce qui est faux. Faute d’arguments, c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour tenter de discréditer mon témoignage.
Que demandez-vous concrètement ?
Je demande que soit examinée la faisabilité d’actions menées au niveau de l’Union européenne afin de renforcer le soutien médical, psychologique et social apporté aux femmes enceintes.
Je demande également un réexamen des financements publics et des campagnes de communication afin de vérifier qu’ils prennent aussi en compte les besoins des femmes qui souhaitent poursuivre leur grossesse et qu’ils ne soient pas uniquement orientés vers l’avortement.
Enfin, je souhaite que, dans les domaines relevant des compétences de l’Union européenne, soit garanti un environnement favorable à l’exercice de tous les droits des femmes, y compris celui de mener leur grossesse à terme.
Beaucoup d’acteurs affirment défendre les droits des femmes. Le Planning familial, par exemple, est censé avoir cette mission. Or, ce que j’ai vécu ne correspond pas à cette réalité. Dans mon cas, la psychologue a pris le parti de mon conjoint et a relayé les pressions que je subissais.
Terres de Mission – Antoni Gaudi : Fou ou génie ?
Eglise universelle : Gaudi, le soleil de Barcelone
Le 10 juin dernier, le pape Léon XIV bénissait la plus haute tour de la basilique de la Sagrada familia à Barcelone. A cette occasion, le Figaro hors-série publie sous le titre : “Gaudi, le soleil de Barcelone”, un numéro exceptionnel consacré au génial architecte de la Sagrada Familia : Antoni Gaudi. Isabelle Schmitz nous mène à la découverte de ce génie et de ses oeuvres.
Eglise en France : Le combat contre l’euthanasie et le suicide assisté continue
A partir du 22 juin, l’Assemblée nationale examine la nouvelle version du projet de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Félicité de La Vergnolle, de la Lejeune Académie, nous présente l’état actuel du projet qui suscite d’immenses réserves de la part du personnel médical.
Eglise en Marche : Les 60 ans de Chiré
Les 5 et 6 septembre, à l’occasion des 56èmes journées chouannes, seront célébrés les 60 ans de Chiré. L’actuel directeur, François-Xavier d’Hautefeuille, retrace l’historique de ce combat au service du livre contre-révolutio
Un chrétien nommé ambassadeur d’Irak aux Etats-Unis
Le gouvernement irakien a choisi son nouvel ambassadeur aux Etats-Unis. Un poste crucial, alors que la pression américaine est de plus en plus forte pour écarter les milices chiites pro-iraniennes des arcanes du pouvoir. Il s’agit de Grégoire Der Hagopian, un chrétien arménien. Diplomate chevronné de 49 ans, Grégoire Der Hagopian était conseiller aux affaires internationales du premier ministre irakien. C’est donc un bon connaisseur des relations entre les Etats-Unis et l’Irak. Sa nomination devrait être acceptée prochainement par les Etats-Unis.
Par ailleurs, après les Émirats arabes unis qui ont quitté l’OPEP, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, il y a deux mois, l’Irak a annoncé envisager de quitter, elle aussi, l’organisation, si cette dernière n’autorisait pas le pays à augmenter sa production de pétrole. En effet, depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Irak a vu ses exportations chuter de manière considérable. Autant de recettes en moins pour le pays, qui dépend très largement des revenus du pétrole.
Rappelons que l’Irak est le deuxième plus grand producteur et l’un de ses cinq membres fondateurs de l’OPEP.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Tensions politiques en Arménie
Depuis les élections du 7 juin, le climat politique est plus tendu que jamais, en Arménie. Les résultats sont contestés par les partis d’opposition qui ont déposé des recours devant la Cour constitutionnelle.
Les principaux opposants sont désormais inculpés. Samuel Karapetian, chef de file du parti Arménie forte, est en résidence surveillée pour complot ; Gagik Tsarukyan, du parti Arménie prospère, a été inculpé le 11 juin, pour fraude et évasion fiscale. Enfin, le 17 juin, la Commission électorale centrale, dirigée par un proche de Nikol Pachinian, autorisait de nouvelles poursuites contre l’ancien président Robert Kotcharian, au sujet d’une transaction immobilière datant de 2004. Le 17 juin, devant le Parlement, Nikol Pachinian s’en était pris d’ailleurs directement à ces trois opposants : « tant que je serai Premier ministre, je les écraserai personnellement à la racine et de manière ciblée ».
Source : SOS Chrétiens d’Orient
« Il se passe clairement quelque chose en ce moment»
Dans un dossier consacré aux nouveaux bâtisseurs, moines, restaurateurs de calvaire, fondateurs d’école, France catholique a interrogé le père Cyrille, moine bénédictin à l’abbaye du Barroux, bientôt envoyé à Bellefontaine. Extrait :
Comment expliquez-vous que ce soient les cisterciens trappistes de Bellefontaine qui soient venus vous chercher pour reprendre l’abbaye?
Père Samuel, qui a gouverné la communauté de Bellefontaine par intérim, a très bien expliqué la chose:
« Les frères ne pouvaient pas continuer à vivre seuls sur cette propriété immobilière du XIXe siècle de 120 hectares, devenue trop grande, pour un petit groupe de moines dont la moyenne d’âge avait atteint 80 ans. Mais l’abbaye va continuer à vivre ! En effet, des bénédictins vont pouvoir reprendre le flambeau de la vie monastique et s’installer à Bellefontaine dans le courant de l’année 2026. »
Pourquoi les moines du Barroux? Nous avons toujours éprouvé de la vénération au Barroux pour le Père abbé un peu mythique de Bellefontaine, Dom Gabriel Sortais (1902-1963). Dans les réunions entre les monastères, des liens se sont aussi créés, notamment avec Père Samuel, qui a rénové le magasin de Bellefontaine sur le modèle de celui du Barroux. Bref, mystérieusement, nos deux communautés se préparaient à quelque chose qui fut une passation du flambeau monastique en un lieu qui n’a presque jamais cessé d’être un lieu de prière, de lecture sainte et de travail manuel, et ce depuis 1000 ans !
Louis Guéry, directeur général de SOS Calvaires, déclare de son côté :
« Il se passe clairement quelque chose en ce moment. Depuis quelque temps, on sent que les chrétiens ne craignent plus de s’engager. Que ce soit chez les laïcs ou les consacrés, l’état d’esprit change. Il faudrait que nous soyons trois à quatre fois plus nombreux pour répondre aux demandes des maires et des particuliers qui nous contactent… »
L’association restaure actuellement un calvaire par jour. La moitié des bénévoles « sont des convertis ou des recommençants ». L’association observe d’un regard lointain les débats sur « l’identitarisme catholique » qui agitent le microcosme médiatique. Pierre-Alain Greco, chargé de communication de SOS Calvaires, souligne :
« Ces calvaires font partie de l’identité des villages dans lesquels ils sont installés dans la mesure où ils font partie du patrimoine. Or, en latin, patrimoine signifie “l’héritage de nos pères”. Ce ne sont pas juste des morceaux de bois ! Aucun calvaire n’a jamais été posé là par hasard. Il y a un vrai attachement de la population. »
Le travail des bâtisseurs de SOS Calvaires s’inscrit dans la vie de l’Église : dans les prochains mois, quatre croix de calvaire restaurées seront bénies par des évêques lors de leur installation.
Les catholiques du diocèse de Stockholm réclament une visite apostolique suite à des informations faisant état de corruption
Diane Montagna relate que, en Suède, des fidèles laïcs appellent Rome à enquêter sur ce qu’ils décrivent comme une corruption au cœur du seul diocèse catholique du pays.
Cet appel à une visite apostolique au diocèse de Stockholm fait suite à la publication d’une enquête en deux parties menée par des catholiques suédois. « Nous sommes désespérés », a déclaré un prêtre, décrivant un climat de peur qui règne notamment au sein du clergé diocésain. L’enquête décrit un « vide de pouvoir » au sommet de l’administration diocésaine, qui a permis la formation d’un « axe de pouvoir » au sein de la Chancellerie – un axe qui, selon l’enquête, s’est attaqué à ceux qu’il perçoit comme déloyaux ou menaçants. Les appels se font plus pressants à mesure que le cardinal Anders Arborelius, âgé de 76 ans, approche de la retraite et que le diocèse attend la nomination de son successeur.
Publié en suédois sous le nom de « Thomas More » et désormais disponible en anglais, ce rapport a été élaboré pendant deux ans par un groupe de catholiques du diocèse de Stockholm, à partir de sources directes, de documents et de témoignages de centaines de personnes à travers le diocèse. Selon les auteurs, il dénonce un système de gouvernance corrompue au plus haut niveau de la chancellerie diocésaine de Stockholm.
Ses auteurs affirment avoir fait part de leurs préoccupations au diocèse à maintes reprises et par les voies appropriées. Ils n’étaient pas les seuls : au fil des ans, de nombreuses autres personnes – membres du clergé, paroissiens et particuliers de tout le diocèse, sans lien avec le rapport – ont fait part de leurs inquiétudes directement au diocèse et au cardinal Arborelius lui-même. Leurs préoccupations sont restées sans réponse.
Le rapport a d’abord été diffusé parmi les prêtres et les laïcs du diocèse en novembre 2025 avant d’être rendu public en décembre. « Rester silencieux face à une telle situation », écrivent les auteurs, « reviendrait à accepter la gestion corrompue de ce genre d’affaires par le diocèse, et permettrait ainsi à davantage de personnes d’être lésées à l’avenir. »
Le père Tobias Unnerstål a été démis de ses fonctions de curé de la paroisse Christ-Roi de Göteborg en janvier 2022, suspendu de son ministère sacerdotal en novembre 2024, et n’a jamais été autorisé à prendre connaissance de la plainte à l’origine de ces deux décisions. En septembre 2025, le père Tobias a saisi le Dicastère pour le clergé à Rome. L’examen s’est conclu le 5 mai 2026, lorsque le Dicastère – dont le cardinal Arborelius est lui-même membre – a rendu son propre décret. Il a déterminé que la suspension de novembre 2024 avait été imposée sans respecter la procédure et était donc « invalide ». Le dicastère n’a cependant pas rétabli le père Tobias dans son ministère sacerdotal sans restriction. Se fondant sur des « documents en sa possession » non divulgués, il lui a imposé des restrictions pour une durée de trois ans. Selon le décret, ces documents faisaient état des préoccupations exprimées par le cardinal Arborelius concernant le « comportement du père Tobias envers les hommes ». À ce jour, les documents en question n’ont pas été communiqués au père Tobias, et l’on ignore si le Dicastère entend les lui fournir. Les restrictions reposent donc sur des éléments qu’il n’a jamais vus et qu’il ne peut par conséquent contester – un fait qui, de l’avis de sources proches du Dicastère pour le clergé, constitue la violation la plus fondamentale de la procédure prescrite par le droit canonique. Il peut faire appel de ce décret devant la Signature apostolique — qui, selon des sources connaissant ses antécédents récents, a souvent cassé les décisions du Dicastère pour le clergé.
Pour les catholiques de Suède qui réclament une visite apostolique au diocèse de Stockholm, le mode de gouvernance de ce diocèse est en cause : un prêtre démis de ses fonctions sans même avoir pris connaissance de la plainte déposée contre lui ; un autre maintenu en poste malgré un dossier documenté s’étendant sur trois décennies, et discrètement mis à la retraite avec une lettre de félicitations. Après avoir étudié les rapports d’enquête et consulté des sources bien informées au sein du diocèse, il apparaît que le cas du père Tobias Unnerstål et de son successeur n’est que le premier chapitre d’une chronique plus longue.
Sacres de la FSSPX : qu’en penser ?
La saison 2025-2026 se termine avec la diffusion ce vendredi d’une émission spéciale entièrement consacrée à la question des sacres épiscopaux qui seront conférés le 1er juillet prochain à quatre prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.
Exceptionnellement, cette émission d’une heure et demie est accessible à tous et permettra de mieux saisir les arguments des uns et des autres.
Au micro du Club des Hommes en noir, Philippe Maxence reçoit les abbés Hervé Benoît et Grégoire Celier ainsi que Messieurs Jean-Pierre Maugendre et Richard de Seze. Dans un esprit de dialogue et de vérité, tous apportent leurs arguments pour évaluer au mieux cet événement des sacres épiscopaux.
Le cardinal Müller au consistoire : « Nous devons répondre à la FSSPX »
L’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi demande une réponse formelle à la profession de foi de la FSSPX et le rétablissement de la Commission pontificale Ecclesia Dei.
Léon XIV avait demandé aux cardinaux de faire preuve de franchise. Et certains l’ont pris au mot. À la veille du consistoire, la FSSPX a adressé au pape et aux cardinaux une profession de foi accusant Rome de s’être écartée de la tradition et du magistère pérenne. Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a exhorté le consistoire à rejeter cette accusation. D’où la proposition de rédiger une réponse, affirmant que Rome n’a jamais abandonné la voie de la tradition, contrairement à leurs allégations. Cette position est d’autant plus significative que le cardinal allemand dirigeait le dicastère chargé de traiter précisément ce différend.
Le discours abordait également les conséquences d’un des scénarios : la déclaration de schisme suite aux consécrations des nouveaux évêques sans mandat conduirait de nombreux lefebvristes à demander un retour à Rome. Le cardinal a insisté sur la nécessité de préparer leur accueil, proposant une structure inspirée de la Commission pontificale « Ecclesia Dei », créée en 1988 par Jean-Paul II pour accueillir ceux qui souhaitaient retrouver la pleine communion avec Rome après les consécrations illicites.
L’excommunication suscite l’inquiétude, car, contrairement à il y a 38 ans, elle pourrait ne pas concerner uniquement les évêques consacrés et ceux qui consacrent. Si tel était le cas, l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X et principal artisan de la ligne dure, en serait exempté. La réaction de Rome reste incertaine, mais on s’attend à ce qu’un certain nombre de prêtres, de religieux et de religieuses quittent les schismatiques et souhaitent revenir à la pleine communion avec Rome.
Aujourd’hui, grâce au travail accompli à l’époque par la Commission pontificale « Ecclesia Dei », il existe au sein de l’Église, en pleine communion avec Rome, des institutions qui célèbrent l’ancienne liturgie et reconnaissent le concile Vatican II. Ecclesia Dei a été supprimée en 2019 par le pape François. Des restrictions concernant ces célébrations ont été introduites en 2021 avec Traditionis Custodes.
À la fin de la réunion, plusieurs cardinaux d’orientations différentes semblaient être d’accord et ont également apprécié la franchise du cardinal, l’un des plus reconnus pour ses études et sa carrière ecclésiastique.
“J’ai besoin de votre liberté, de votre franchise et de votre loyauté. Un conseil sincère est toujours un acte de communion”
Lors de l’ouverture du Consistoire, le pape Léon XIV a déclaré aux cardinaux :
[J]e souhaite vous demander une aide particulière. Le ministère que le Seigneur m’a confié ne peut être exercé seul. Il a besoin de votre expérience, de votre sagesse pastorale, de votre connaissance des Églises et des peuples qui vous sont confiés. Je compte sur vous pour m’aider à discerner ce que l’Esprit dit aujourd’hui à l’Église. J’ai besoin de votre soutien : fort, explicite et public. J’ai besoin de me sentir soutenu par vous, comme par des frères.
Je vous demande donc de m’accompagner non seulement au cours de ces journées de travail, mais aussi dans le service quotidien de la communion de l’Église universelle. Aidez-moi à écouter ce qui émerge des Églises, à reconnaître les signes d’espérance qui grandissent souvent dans le silence, mais aussi à ne pas ignorer les difficultés, les incompréhensions et les résistances qui peuvent ralentir le cheminement. J’ai besoin de votre liberté, de votre franchise et de votre loyauté. Un conseil sincère est toujours un acte de communion.
Je vous demande également de soutenir, chacun au sein de son Église et dans son ministère, cette manière de discernement ecclésial. Je sais que cela demande de la patience et suscite parfois des interrogations. Je suis toutefois convaincu que le Seigneur nous enseigne une manière plus évangélique de vivre ensemble la responsabilité qu’il nous a confiée. En dépendent également la crédibilité de notre témoignage et la fécondité de notre mission.
« Prier avec le cycle féminin » : Non, le cycle féminin n’est pas une école de vie intérieure
Le titre de ce livre : « Prier avec le cycle féminin » https://lesalonbeige.fr/si-je-nie-mon-feminin-cyclique-comment-pourrais-je-presenter-a-dieu-ce-qui-en-ce-cycle-me-destabilise-voire-me-fait-souffrir/ fait dépendre la prière du cycle féminin. Il sous-entend que le cycle féminin influence la prière. Or la prière est la relation de l’âme avec Dieu. C’est un acte spirituel.
Vouloir mettre la prière en relation avec les humeurs du corps est mauvais. Bien sûr, si une femme est fatiguée, elle peut offrir sa fatigue à Dieu, mais vouloir spiritualiser le cycle féminin, c’est attribuer une valeur spirituelle à des rythmes biologiques et cela ne peut se faire sans quitter la saine doctrine. Cela fait penser à certains courants ésotériques.
Faire dépendre la prière du cycle féminin offense Dieu, même si cela part d’une bonne intention. Il faut faire attention à ne pas réinventer la foi. Saint Vincent de Lérins dit que toute idée nouvelle qui ne fait pas partie de la Tradition de l’Eglise est contraire à la bonne doctrine.
La publicité pour le livre dit : « Comment prier en vérité si l’on ignore la réalité de la condition féminine ? » Ce n’est pas catholique de dire cela. Il n’y a pas besoin de connaître les sciences naturelles pour aimer, louer et servir Dieu. Faire dépendre une bonne prière de la connaissance du cycle féminin n’est pas conforme à l’enseignement traditionnel de l’Eglise.
La publicité continue : [Comment prier en vérité] « si l’on ne s’autorise pas à être pleinement femme devant Dieu ? » Il y a ici une sexualisation malséante de la prière. On mélange deux choses qui n’ont rien à voir : le cycle féminin et ce que Dieu attend de nous dans la prière.
La prière est un acte d’adoration, de louange, de contrition, de réparation, de demandes de grâces pour nous et pour les autres… C’est un acte de foi théologale, d’espérance, de charité. Ces trois vertus théologales n’ont rien à voir avec le cycle féminin. Vouloir établir un rapport entre ces vertus, qui sont dans la prière catholique, et le cycle féminin est contraire à la foi.
Le texte publicitaire continue : « À l’intime, le cycle féminin est vécu à la fois comme une vulnérabilité subie et la marque d’un rythme propre. L’auteur nous aide à comprendre un langage du corps, certes mystérieux, mais qui attend d’être éclairé par la grâce. » : Il y a de nouveau une association malséante, cette fois-ci entre le cycle féminin et la grâce. La grâce de Dieu ou grâce sanctifiante est la vie des trois personnes divines en nous. C’est l’inhabitation de la Sainte Trinité dans notre âme. Affirmer que cette présence sublime de Dieu en nous éclaire le cycle féminin est un affront à la Sainteté de Dieu. Dieu veut pour nous la sainteté. Sa grâce agit au plan surnaturel. La grâce divine ne cherche en rien à éclairer le cycle féminin qui, lui, est au plan physiologique. Ce sont deux choses différentes qui ne sont pas sur le même plan.
La publicité affirme : « Gabrielle Vialla témoigne dans cet ouvrage que, tout comme le cycle liturgique ordonne et sanctifie le temps de l’Église, le cycle féminin, à sa mesure, peut devenir une école de vie intérieure en l’unissant à la dynamique même de son corps. » : De nouveau, il y a une comparaison offensante, cette fois-ci entre le cycle féminin et le cycle liturgique.
Non, le cycle féminin n’est pas une école de vie intérieure. L’école de vie intérieure, nous la trouvons dans les écrits de maîtres spirituels comme Saint Alphonse de Liguori, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, les écrits de Dom Marmion : « le Christ vie de l’âme », « le Christ dans ses mystères », etc. Vouloir utiliser le cycle féminin comme école d’apprentissage de la vie intérieure est anti-chrétien.
Il existe cependant une grâce que Dieu voudrait nous donner à tous, une grâce qui ne dépend en rien du cycle féminin.
Cette grâce est exposée dans « Le livre de la grace spéciale » (Révélations de Sainte Mechtilde, approuvées par l’Eglise). C’est la grâce d’être revêtus des mérites des saints et de participer étroitement à la maternité spirituelle de Marie.
Cette grâce est proposée tant aux hommes qu’aux femmes. Elle est exposée au chapitre XI, première partie de ce livre. Ce chapitre est intitulé : « De sainte Agnès et de ce que les saints peuvent donner tous leurs biens a leurs dévots clients. » Voici un long extrait du chapitre, qui explique comment obtenir cette grâce extraordinaire :
« Et comme le texte de l’office ramenait sans cesse les paroles d’Agnès, Mechtilde saisie de tristesse se plaignit à Dieu de ce que, revêtue de l’habit de la religion et fiancée au Christ dès son enfance, elle ne l’avait jamais aimé de tout son coeur, comme cette bienheureuse vierge.
Au lieu de lui répondre, le Seigneur dit à sainte Agnès : « Donne-lui tout ce que tu possèdes. »
A ce mot, Mechtilde comprit que Dieu a conféré aux saints le privilège de donner tout ce que le Christ a opéré en eux, avec tout ce qu’ils ont souffert pour son amour, à ceux de leurs dévots et de leurs amis qui louent le Seigneur pour eux, lui rendent grâces et aiment les dons que Dieu leur a faits.
Et quand sainte Agnès eut accompli le désir du Seigneur, Mechtilde, au comble de la joie, supplia la Reine des vierges de louer avec elle son Fils, pour le remercier: « Récite un Ave Maria, » répondit la bienheureuse Vierge. Mais sous l’inspiration divine la sainte éclata en ces paroles de louange :
« Je vous salue au nom de la toute-puissance du Père, je vous salue au nom de la sagesse du Fils, je vous salue au nom de la bonté du Saint-Esprit, ô très douce Marie, lumière du ciel et de la terre.
Pleine de grâce, et votre plénitude découle sur tous ceux qui vous aiment.
Le Seigneur est avec vous, Fils unique du Père, Fils unique de votre coeur virginal, votre ami et très doux Epoux.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes, car vous avez mis en fuite la malédiction et attiré l’éternelle bénédiction.
Le fruit de vos entrailles est béni, lui le Créateur et le Seigneur de l’univers, qui bénit et sanctifie tout, qui unifie et enrichit toutes choses. »
Alors la bienheureuse Vierge Marie lui fit don de tous ses biens, même de sa maternité virginale, pour qu’elle devînt mère de Dieu en esprit, par la grâce, comme elle est Mère de Dieu, par nature.
Ceci fît comprendre à Mechtilde que les âmes qui se gouvernent d’après la volonté divine, l’aiment et l’accomplissent en toutes choses, deviennent réellement mères du Christ selon cette parole : Quiconque fera la volonté de mon Père, celui-là est mon frère, ma soeur et ma mère (Matth., XII, 50).” (fin de citation)
Le prologue du « livre de la grâce spéciale » dit que tous les lecteurs du livre sont appelés à recevoir toutes les grâces exposées dans ce livre. Cette grâce est donc proposée à tous ceux qui liront le livre. On peut le télécharger gratuitement sur ce lien : http://jesusmarie.free.fr/mechtilde_de_hackeborn.pdf
Il faut faire attention de ne pas tomber dans l’hérésie et un faux mysticisme qui offense Dieu. La publicité pour le livre “Prier avec le cycle féminin” véhicule des notions étrangères à la Tradition de l’Eglise. Il me semble que Gabrielle Vialla devrait renoncer à vendre son livre. Cela plairait à Dieu. En échange de son sacrifice, Dieu lui propose avec amour toutes les grâces du livre de la grâce spéciale qui correspondent à une bénédiction très spéciale de Jésus. C’est Jésus Lui-même qui a donné ce titre au livre, pour exprimer ainsi les trésors qu’il contenait. Dans ce livre, Jésus propose également de réparer Lui-même par sa sainte vie toutes les négligences et imperfections de notre vie.
Mais pour recevoir ces grâces, il ne faut pas s’écarter de la foi catholique car c’est ainsi qu’on est en communion avec Jésus. Il faut donc renoncer courageusement à la doctrine hétérodoxe du cycle féminin.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Cinquième dimanche après la Pentecôte : “va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Comme dimanche dernier, tous les chants du propre de la messe du cinquième dimanche après la Pentecôte sont extraits des psaumes, et nous allons y trouver à deux reprises, à l’Introït et à la Communion, le psaume 26, qui était déjà celui de l’Introït du quatrième dimanche, et dont nous avions dit qu’il était par excellence le psaume de la confiance en Dieu. Mais ce psaume comporte deux parties ; la première est l’affirmation de cette confiance, la seconde est la prière qui en résulte pour demander à Dieu sa protection…
Introït : Exaudi Domine… adjutor
Le texte de l’Introït du cinquième dimanche après la Pentecôte se situe au début de cette deuxième partie du psaume 26.
Exaudi Domine vocem meam qua clamavi ad te : adjutor meus esto, ne derelinquas me, neque despicias me, Deus salutaris meus.
Seigneur écoutez ma voix qui crie vers vous, soyez mon secours, ne m’abandonnez pas, ne me repoussez pas, Dieu qui êtes mon salut.
On pourra remarquer que la première phrase était déjà celle de l’Introït du dimanche dans l’octave de l’Ascension ; mais c’était surtout à cause de la phrase suivante : » Seigneur je cherche votre visage « , qui exprimait la prière des apôtres quelque peu désemparés après le départ de leur maître. Ici on ne retrouve pas cette deuxième phrase, et on passe directement au verset suivant du psaume, qui est un appel au secours, mais plein de confiance.
La mélodie de cette prière est dans l’ensemble calme et douce mais très expressive avec des accents bien soulignés, une montée suppliante sur l’appel au secours qui débute la deuxième phrase et un bel élan de confiance à la fin sur les mots salutaris meus.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 26, par lequel débutait l’Introït du quatrième dimanche :
Dominus illuminatio mea, et salus mea : quem timebo ?
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurai-je peur ?
Graduel : Protector noster
Le texte du Graduel du cinquième dimanche après la Pentecôte est encore une prière adressée à Dieu pour lui demander sa protection. Il est extrait du psaume 83 Quam dilecta tabernacula tua, dans lequel le peuple d’Israël, exilé loin de Jérusalem et du Temple, exprimait son ardent désir de revoir la maison de Dieu.
Protector noster aspice, Deus, et respice super servos tuos. Domine Deus virtutum, exaudi preces servorum tuorum.
Dieu notre protecteur, regardez et jetez les yeux sur vos serviteurs. Seigneur, Dieu des armées célestes, exaucez les prières de vos serviteurs.
Il faut remarquer que les derniers mots de la première partie super servos tuos ne figurent pas dans le psaume, qui dit : respice in faciem Christi tui, jetez les yeux sur le visage de votre oint. L’oint du Seigneur c’était le roi d’Israël, qui adressait cette supplication. On trouve d’ailleurs ce texte exact à l’Introït du quatorzième dimanche après la Pentecôte. Quant aux mots super servos tuos ils sont repris identiquement, texte et mélodie, au Graduel du sixième dimanche, où ils sont bien à leur place dans le psaume. Il semble qu’il y ait eu ici une volonté d’insister sur ce mot de » serviteur » car à la fin du Graduel également on chante : » exaucez les prières de vos serviteurs « , alors que le psaume dit seulement : » Exaucez ma prière « . Les serviteurs de Dieu ce sont ceux qui sont à son service, c’est nous tous en un certain sens, mais ce sont plus spécialement les âmes qui lui sont consacrées, à la prière desquelles nous nous unissons, pour le peuple de Dieu c’est-à-dire l’Église qui en a plus que jamais besoin. Non seulement les mots super servos tuos ont exactement la même mélodie que dans le Graduel de dimanche prochain, mais d’une façon générale nous nous trouvons dans une série de dimanches où les Graduels se ressemblent beaucoup, et les mêmes formules reviennent, notamment quelques grandes vocalises, ce qui n’empêche pas chaque mélodie d’être parfaitement adaptée au texte correspondant.
Alléluia : Domine in virtute tua
Le texte de l’Alléluia de cinquième dimanche après la Pentecôte est formé du premier verset du psaume 20, et on peut noter qu’à partir de ce dimanche et jusqu’à la fin du temps après la Pentecôte, tous les versets d’Alléluia, sauf de rares exceptions, ont pour texte le début d’un psaume. Celui-ci est un chant d’action de grâces de David, roi d’Israël, pour une grande victoire que Dieu lui a accordée sur ses ennemis.
Domine, in virtute tua lætabitur rex : et super salutare tuum exsultabit vehementer.
Seigneur le roi se réjouit de votre puissance. Il exulte avec force pour le salut que vous lui avez accordé.
C’est donc un chant de reconnaissance et de louange à la toute puissance divine pour toutes les grâces et les bienfaits dont elle nous a comblés.
La mélodie de cet Alléluia est assez extraordinaire et même unique dans le répertoire. Notons d’abord pour les connaisseurs que c’est le seul Alléluia du sixième mode, et encore s’agit-il ici d’un sixième mode assez particulier qui ressemble beaucoup au mode majeur moderne, et pourtant cette pièce n’est pas récente ; on la trouve dans les plus anciens manuscrits. Cette mélodie ample, solennelle et enthousiaste dont les larges vocalises balayent toute l’octave et même au delà, convient parfaitement pour exprimer les sentiments de louange et de reconnaissance du texte.
Offertoire : Benedicam Dominum
Le texte de l’Offertoire du cinquième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 15, prière du juste exprimant sa confiance en Dieu. Il sait que s’il s’appuie sur le Seigneur, il sera en sécurité. Saint Pierre a cité ce psaume dans son discours du jour de la Pentecôte en le mettant dans la bouche du Christ dont il prophétise la résurrection, et les versets qui sont chantés aujourd’hui se trouvent au début de la citation de saint Pierre, avant cette prophétie.
Benedicam Dominum, qui mihi tribuit intellectum : providebam Deum in conspectu meo semper : quoniam a dextris est mihi, ne commovear.
Je bénis le Seigneur qui me donne l’intelligence ; je vois toujours Dieu devant moi en ma présence, car il se tient à ma droite pour que je ne trébuche pas.
L’intelligence signifie que le Seigneur nous éclaire pour que nous sachions ce que nous devons faire. En ce temps après la Pentecôte qui figure le long cheminement de l’Église sur cette terre au milieu de bien des embûches, chacun de nous peut faire sienne cette prière, demandant au Seigneur son assistance et la lumière pour y voir clair. Illumina oculos meos chantions-nous déjà dans l’Offertoire du quatrième dimanche. La mélodie est très fervente et pleine de grands élans. On ne compte pas moins de sept montées successives, mais à la fin au contraire elle s’apaise et devient presque immobile sur les mots ne commovear en une longue contemplation pleine d’assurance.
Communion : Unam petii
Nous retrouvons dans la Communion du cinquième dimanche après la Pentecôte le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 26, qui est très utilisé dans ces premiers dimanches après la Pentecôte ; ce sera encore celui de la Communion de dimanche prochain, ce qui montre bien que la confiance en Dieu qu’exprime ce psaume est le sentiment dominant de cette période de l’année liturgique. L’antienne de Communion de ce jour est tirée de la première partie du psaume, à la suite de l’Introït de dimanche dernier ; elle exprime la sécurité que l’on éprouve lorsqu’on est auprès du Seigneur dans sa maison, objet des désirs de David quand il a composé ce psaume.
Unam petii a Domino, hanc requiram : ut inhabitem in domo Domini omnibus diebus vitæ meæ.
La seule chose que j’ai demandée au Seigneur, celle que je recherche, c’est d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie.
La maison du Seigneur, on le sait, c’est l’église de pierre avec un petit » é « , c’est l’Église des âmes avec un grand « É », et c’est aussi le ciel, objet de nos désirs.
Liban – Israël : Discussions en cours aux Etats-Unis
Alors que le cessez-le-feu au Liban peine à être parfaitement respecté – trois morts ces dernières heures dans le Sud-Liban – une cinquième session de discussions se poursuit, en ce moment même, aux Etats-Unis entre Israël et le Liban. Des discussions difficiles et qui n’aboutissent pas entre les deux parties, avec toujours les mêmes enjeux : le désarmement du Hezbollah pour les uns et le retrait des troupes israéliennes du Liban pour les autres. Rappelons que le Hezbollah ne reconnait pas ces discussions en cours.
Alors que le retrait des troupes israéliennes du Liban se discute aux Etats-Unis, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz a réaffirmé, le 25 juin, que les forces israéliennes resteront au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, « sans aucune limite de temps », à l’intérieur des zones tampon qu’Israël a créé dans ces pays.
L’objectif a-t-il ajouté est de « protéger nos habitants et nos communautés contre les éléments djihadistes ». « Nous ne ferons aucun compromis sur l’intérêt suprême d’Israël en matière de sécurité : protéger nos soldats et assurer la sécurité de nos citoyens, et nous ne nous retirerons pas des zones de sécurité », a déclaré le ministre à l’occasion d’une remise de diplôme dans une école d’officiers.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Donner sa vie | TRADITIO – Partie III : Une œuvre de charité
Le troisième épisode de la série documentaire TRADITIO – Pour l’amour de l’Église (FSSPX) est consacré au ministère sacramentel de l’Église. À travers la diffusion des saintes huiles et la célébration de la Semaine sainte, il met en lumière la vie liturgique qui sanctifie les âmes, transmet la grâce divine et prolonge l’œuvre rédemptrice du Christ dans le monde entier.
Les sacres de la FSSPX : “intransigeance” et “souplesse du Vatican”
« Je fais partie de tous ces catholiques qui sont écartelés par cette affaire. Je ne suis pas l’avocat de la Fraternité Saint-Pie X, mais je ne suis pas non plus son procureur. » Interrogé par Armel Joubert des Ouches, Guillaume Bernard, politologue, professeur à l’ICES, se dit « effaré par des jugements très péremptoires qui sont assénés par un certain nombre de commentateurs ».
Alors que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X s’apprête à procéder à de nouvelles consécrations épiscopales, Guillaume Bernard revient sur le cas chinois. Dans une interview de 13 minutes – « Rome menace d’excommunier la Fraternité Saint Pie X » – il affirme :
« Durant des siècles, il n’était pas besoin d’obtenir un mandat pontifical pour procéder au sacre d’un évêque. Ce n’est plus le cas depuis 1958. Il faut aujourd’hui un mandat apostolique pour pouvoir procéder à un sacre épiscopal. En 2018, le Saint-Siège, sous le pontificat de François, a trouvé un accord avec le Parti communiste chinois afin de réintégrer dans l’Eglise catholique des évêques qui avaient été désignés dans “l’Eglise patriotique”, l’Eglise catholique contrôlée par le Parti communiste chinois. »
Guillaume Bernard relève « l’intransigeance d’un côté » et « la souplesse de l’autre »…
Nouvelle religion dans l’église
Hier, dans l’église de Ligny-en-Barrois, dans le diocèse de Verdun, les fidèles pouvaient adorer regarder le match de l’équipe de France.
Faisant mentir le saint curé d’Ars, qui disait « Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes. », le curé efface la religion catholique au profit de la religion du sport. Remarquez, c’est sans doute moins grave que de célébrer la messe traditionnelle…
La météo est homophobe…
Initialement prévue samedi à Paris, la Marche des fiertés, cette “Gay Pride” LGBTQXYZ militante et scandaleuse, est reportée, suite à la demande de la préfecture de police.
Dans un communiqué, le préfet de police Patrice avait appelé les organisateurs de manifestations “de grande ampleur” à annuler leurs événements dans la capitale, en raison de “la canicule exceptionnelle” qui “éprouve les services de secours et les établissements de santé”.
Alexandre Schon, co-président de l’Inter-LGBT, qui organise l’événement dans la capitale, travaille sur un report en septembre. La fin du mois est déjà prise par la venue du pape…
Le festival Solidays, prévu de vendredi soir à dimanche à l’hippodrome de Longchamp à Paris, a aussi été annulé.
Faut-il euthanasier le Grand-Orient de France ?
L'”Eglise de la République” est mobilisée pour éliminer les personnes vulnérables :
À l’occasion de la venue de Mme @YaelBRAUNPIVET au @GODFOfficiel, le Grand Maître @BertinottiPier2 lui a remis le communiqué de presse du GODF appelant à l’adoption d’une loi sur la fin de vie, fidèle aux valeurs de liberté, de dignité et de fraternité qui animent le GODF. pic.twitter.com/8cRLlOZfTu
— GODF (Officiel) (@GODFOfficiel) June 26, 2026
Habituée de l’inversion accusatoire, la secte maçonnique accuse “certains lobbys religieux, rétifs à toute évolution en matière de droits et liberté pour l’individu”…
Euthanasie : notre corps nous appartient-il ?
Depuis les années 70, la question du droit à disposer pleinement de son corps a agité la société française, notamment à travers le débat sur le droit à l’avortement. Ce concept rencontre un obstacle central : la question de la dignité, qui sera consacrée notamment par les lois de bioéthique et reconnue comme principe à valeur constitutionnelle par le Conseil constitutionnel.
La constitutionnalisation de la liberté de recourir à l’IVG en 2024 constitutionnalise de fait la liberté de disposer pleinement de son corps. Ces deux idées, liberté et dignité, nous amènent à une question simple : sont-elles conciliables ?
Cette question est importante car les principes constitutionnels sont censés structurer la doctrine du droit. Or, si la doctrine n’est pas cohérente, le droit ne peut l’être et devient fragile, voire caduque.
Pour répondre à cette question, je vous invite à réfléchir au droit de disposer de notre corps et donc à la question de la propriété du corps.
Tout d’abord, afin de parler le même langage, je souhaiterais commencer par définir ces trois notions : la liberté, la dignité et la propriété.
I. La liberté
Étant catholique, je trouve que la meilleure définition de la liberté est celle qui la définit comme le fait de choisir le bien. Néanmoins, afin de toucher un public plus large, je reprendrai la définition de Jean-Jacques Rousseau : la liberté consiste à obéir aux lois que le peuple s’est données lui-même. Dans Du contrat social, il affirme que l’homme est véritablement libre lorsqu’il participe à la souveraineté populaire.
Il faut ajouter, pour mieux comprendre cette définition, que le droit actuel se construit autour d’une philosophie positiviste du droit : c’est la loi, expression du peuple, qui fait la justice. Cette conception, fondée sur l’expression nationale, donne une dimension relativiste au droit, mais nous la garderons car elle traduit, à mon sens, au mieux la réalité actuelle.
II. La dignité
Le terme dignité vient du latin dignitas, que les Romains décomposaient en trois aspects : le prestige lié au rang social, la réputation morale, et enfin le respect lié à une fonction. Il existe donc dans cette notion de dignité une idée de reconnaissance sociale.
Cette reconnaissance, avec le christianisme puis la philosophie humaniste, a pris une dimension universelle.
Dans le christianisme, l’homme étant fait à l’image de Dieu, il acquiert une dignité transcendante impliquant le respect de la nature humaine dans son intégralité.
Pour les humanistes apparus à la Renaissance et dont l’influence se prolonge jusqu’à l’époque contemporaine, notamment après les procès de Nuremberg qui débouchent sur la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette dimension universelle de la dignité humaine est reprise :
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »
La dignité humaine est donc universelle et ne peut souffrir d’aucune hiérarchie (sociale, ethnique ou idéologique).
III. La propriété
Enfin, penchons-nous sur la propriété. La définition juridique de la propriété découle du droit romain et se décompose en trois éléments : l’usus (le droit d’utiliser un bien), le fructus (le droit d’en percevoir les fruits) et l’abusus (le droit d’en disposer, y compris de le détruire).
Cette définition simple permet, à mon sens, d’appréhender la propriété dans son intégralité.
IV. Le corps est-il une propriété ?
Dès lors que ces définitions sont posées, une question se pose : suis-je pleinement propriétaire de mon corps ?
Pour l’usus et le fructus, la réponse est simple. Nous pouvons jouir pleinement de l’usage de notre corps et des fruits qu’il nous offre. Mais qu’en est-il de l’abusus ? A-t-on le droit de détruire ou de dégrader son corps ?
C’est ici que la question de la dignité vient se heurter à la notion de liberté.
Tout d’abord, repensons à quelques exemples du cadre légal : l’arrêt du Conseil d’État du 27 octobre 1995 interdisant le « lancer de nain », ainsi que la loi du 13 avril 2016 interdisant l’achat d’un acte sexuel.
Dans ces deux situations, nous constatons qu’il est juridiquement admis qu’il existe des limites à la libre disposition de son corps dès lors qu’est en cause la dignité humaine.
Par ces exemples, nous constatons que le droit français ne permet pas une libre disposition absolue du corps. Nous pouvons en user et en retirer les fruits autant que nous le souhaitons, dans la mesure où nous ne portons pas atteinte à notre dignité, mais aussi à celle d’autrui.
Il est intéressant de noter que, dès lors, l’abusus n’appartient ni à l’individu, ni à l’État. Dans une conception chrétienne, nous pouvons dire qu’il appartient à Dieu ; dans une conception moderne, à l’ensemble de l’humanité.
V. Tensions entre liberté et dignité
Dans une conception chrétienne de la liberté, il n’y a pas de conflit avec cette dimension universelle de la dignité. La difficulté réside plutôt dans l’évaluation de ce qui est bon, du fait de l’imperfection de la nature humaine marquée par le péché originel.
Dans une conception positiviste du droit, le relativisme de la liberté rend la conciliation avec l’idée de dignité universelle plus complexe. Cette difficulté peut être encore plus prégnante si l’on adopte une définition libertaire de la liberté. Mais restons ici sur la définition de Rousseau, plus équilibrée.
VI. L’euthanasie
Le droit faisant la justice, nous avons vu la dignité humaine questionnée avec la loi de 1975 sur l’avortement.
En effet, l’embryon et le fœtus sont des êtres vivants à part entière. Il est impossible de nier, sauf à faire preuve de mauvaise foi, qu’un fœtus ou un embryon est un être vivant. Par ailleurs, il s’agit d’un être vivant possédant un patrimoine génétique complet d’être humain, contrairement aux gamètes qui sont haploïdes.
Il s’agit donc bien d’un être humain au sens biologique.
Néanmoins, le droit français opère une distinction essentielle : il ne définit pas l’être humain comme une personne juridique. La personnalité juridique commence à la naissance, lorsqu’une personne naît vivante et viable.
Cela explique que, lors d’un accident de voiture, si une femme enceinte perd son enfant à la suite de l’accident alors qu’il n’est pas né vivant et viable, le responsable ne peut être poursuivi pour homicide.
Ainsi, bien qu’il s’agisse à mon sens d’un raisonnement contestable, nous pouvons admettre que l’avortement ne remet pas en cause l’universalité de la dignité des personnes humaines.
Pour la question de l’euthanasie, pudiquement appelée aide à mourir, cela ne tient plus.
La légalisation de l’euthanasie revient à détruire sa propre vie. Le problème est que l’abusus n’appartient ni à l’État ni à l’individu.
C’est d’ailleurs pour cette raison que le plan Aktion T4 visant à exterminer les personnes handicapées, mené par les nazis, est aussi mortifère ( c’est le cas de le dire ) que l’aide médicale à mourir. En effet, en détruisant l’universalité de la dignité humaine, on introduit de fait une hiérarchie dans l’humanité. Dès lors, on n’est plus ni chrétien, ni humaniste.
CONCLUSION
Ainsi, l’avortement déjà, mais l’euthanasie pleinement, viennent mettre en tension, sous prétexte de la liberté individuelle, le principe constitutionnel de dignité.
Cela pose deux problèmes.
Le premier est théorique, mais non sans conséquence : celui de la cohérence du droit. Si le droit se contredit, il n’a plus de cohérence et perd en intelligibilité. Il s’effondre comme système normatif structuré, et glisse vers une logique de décisions politiques successives sans véritable unité.
Enfin, et parce que c’est le débat du moment, l’euthanasie ne permet pas de préserver la dignité humaine en soulageant la souffrance par la mort. D’abord, parce que c’est une erreur de diagnostic : un homme veut mourir parce qu’il souffre. Ainsi, l’adversaire n’est pas la vie, mais la souffrance. C’est la souffrance que nous devons combattre.
Cette responsabilité est médicale, mais pas seulement. Elle est universelle, car nous allons tous souffrir, et si nous ne nous occupons pas de ceux qui souffrent, nous ne méritons pas que l’on s’occupe de nous lorsque nous souffrirons.
La dignité humaine étant la reconnaissance universelle de la vie humaine qui doit être préservée dans ses besoins fondamentaux, autoriser l’euthanasie revient à détruire cette notion universelle et à introduire des hiérarchies de dignité.
Reconnaître l’euthanasie, c’est reconnaître qu’il existerait des vies dont la valeur serait moindre.
En somme, il y a une dimension civilisationnelle dans cette loi qui se joue : soit nous nous appartenons pleinement et nous glissons vers une logique utilitariste de sélection des vies (sur des critères médicaux, sociaux, économiques…) , soit nous ne sommes pas pleinement propriétaires de notre corps car nous sommes tous unis dans une même humanité.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Euthanasie : retour nécessaire en 2022
Petit Rappel à l’usage de tous les politiques, autorités morales et religieuses, catholiques ou autres personnes qui avaient appelé à faire élire Macron à la dernière présidentielle de 2022 (soit en votant pour lui, soit en s’abstenant) et qui sont aujourd’hui très opposés à la nouvelle loi qu’il veut faire voter. Ils ne peuvent pas dire aujourd’hui “on ne savait pas” :
Le Monde du 22 avril 2022
“La grande réforme de société d’Emmanuel Macron, s’il est réélu, sera la reconnaissance du « droit de mourir dans la dignité ». C’est ce qu’a affirmé Richard Ferrand, sur Franceinfo, le 11 avril. Une confidence du candidat au détour d’un déplacement de campagne à Fouras (Charente-Maritime), le 31 mars, va dans le sens du pronostic du président de l’Assemblée nationale.
« Je vous donne un avis personnel, je suis favorable à ce qu’on évolue vers le modèle belge », a confié M. Macron à une femme qui lui demandait de légaliser « l’euthanasie », ainsi qu’à un homme atteint de la maladie de Charcot se disant prêt à aller en Belgique afin d’y recevoir légalement un produit létal. Le candidat ne leur a pas seulement livré son opinion. Il a laissé entendre qu’« un consensus » sur « le modèle belge » lui semblait possible. En Belgique, les personnes – y compris mineures – atteintes d’une pathologie incurable peuvent demander l’euthanasie selon certaines conditions. Celle-ci est pratiquée par un médecin.
Si les micros d’Europe 1 et de France Inter n’avaient pas capté l’aparté de Fouras, seule serait connue la feuille de route qu’Emmanuel Macron a présentée le 17 mars, en même temps que son programme : « Je soumettrai la fin de vie à une convention citoyenne, et sur la base des conclusions de celle-ci, je soumettrai ou à la représentation nationale ou au peuple le choix d’aller au bout du chemin qui sera préconisé. » Le chef de l’Etat prend-il un risque électoral en s’engageant à « faire évoluer » la loi ?
Marine Le Pen, elle, est « opposée à l’euthanasie et au suicide assisté. C’est la barrière qu’il ne faut pas franchir », a-t-elle résumé dans un tweet, ajoutant : « Je pense qu’il ne faut pas aller plus loin que la loi Leonetti de 2016, laquelle réaffirme le droit aux soins palliatifs. »
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La vie chrétienne victorieuse – L’humanisme séculier et la vision biblique de l’homme
La dignité originelle de l’homme
La Bible affirme dès l’origine la valeur incomparable de l’être humain : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Genèse 1:26-27). Mais elle révèle aussi que cette image a été profondément altérée par le péché. L’homme est donc à la fois grand par sa création et misérable par sa chute, cette tension est au cœur de toute réflexion biblique sur l’humanité.
L’humanisme séculier
L’humanisme a profondément façonné la pensée moderne. L’homme est placé au centre des préoccupations philosophiques, politiques, éducatives et sociales. Les notions de liberté, de dignité, d’autonomie, de droits humains et d’épanouissement personnel occupent désormais une place dominante dans la culture occidentale.
À première vue, plusieurs de ces préoccupations semblent légitimes. La Bible elle-même enseigne que l’homme possède une valeur particulière au sein de la création. Mais derrière certaines formes contemporaines de l’humanisme se dissimule une affirmation plus radicale : l’idée que l’homme peut se comprendre, se gouverner et trouver son accomplissement indépendamment de Dieu. C’est là le nœud du problème.
L’Écriture avertit pourtant :
« Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel ! » (Jérémie 17:5).
Et à l’inverse :
« Béni soit l’homme qui se confie en l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance ! » (Jérémie 17:7).
Le postulat de l’autonomie
Sous des apparences philosophiques élaborées, l’humanisme séculier s’articule autour d’un postulat central : l’autonomie de l’homme. Or ce principe n’a rien de neutre. Il s’enracine dans la rébellion originelle contre Dieu, telle qu’elle apparaît dès la Genèse. La parole du serpent : « Vous serez comme Dieu » (Genèse 3:5) introduit une prétention décisive : s’ériger en autorité morale autonome, en se donnant à soi-même la définition du bien et du mal.
Depuis lors, l’homme se pose en rival du divin. L’humanité est traversée par cette revendication d’indépendance. L’homme naturel ne se contente pas de vivre sans Dieu ; il prétend être son propre dieu, disposer de sa vie, fixer sa vérité, déterminer sa morale et tracer son avenir sans rendre de comptes à son Créateur.
L’Écriture met en lumière cette dérive : « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14:12). L’humanisme séculier apparaît ainsi moins comme un simple système de pensée que comme la formulation intellectuelle d’une révolte spirituelle ancienne.
La vraie valeur de l’homme
Le christianisme est souvent accusé à tort de dévaloriser l’être humain. Rien n’est plus éloigné de l’enseignement biblique. La Bible attribue à l’homme une grandeur incomparable : « Dieu créa l’homme à son image » (Genèse 1:27). Aucune autre créature terrestre ne reçoit une telle distinction.
L’homme possède une intelligence, une conscience morale, une capacité relationnelle et une responsabilité qui reflètent, de manière limitée, certains aspects du caractère divin. C’est précisément cette réalité qui constitue le véritable fondement des droits humains, de la justice et du respect de la personne.
Le Psaume 8 exprime cette noblesse : « Tu l’as fait de peu inférieur aux êtres célestes, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur » (Psaume 8:5). Et Jacques rappelle que l’homme est fait « à la ressemblance de Dieu » (Jacques 3:9). Si l’homme n’est qu’un produit du hasard, sa valeur devient relative et négociable. Si, au contraire, il est créé par Dieu, sa grandeur repose sur un fondement absolu.
La réalité du péché
Mais la révélation biblique ne s’arrête pas à la création. L’une des faiblesses majeures de l’humanisme séculier est son optimisme excessif concernant la nature humaine. La Bible présente une vision plus réaliste et plus honnête. L’homme a été créé bon, mais il est tombé dans le péché. Depuis Adam, toute l’humanité porte cette corruption.
« Les hommes livrés au mal ne comprennent pas ce qui est juste, mais ceux qui cherchent l’Éternel comprennent tout » (Proverbes 28:5).
Le péché n’est pas seulement un ensemble d’actes répréhensibles ; il est une puissance qui affecte la totalité de la personne. L’intelligence est obscurcie, la volonté est inclinée vers le mal, les affections sont désordonnées et corrompues.
Cette vérité explique pourquoi les progrès de la civilisation ne suppriment jamais les problèmes fondamentaux de l’humanité. Les siècles passent, les technologies évoluent, les connaissances s’accumulent, mais l’orgueil, la violence, la convoitise et l’égoïsme persistent. L’apôtre Paul le résume ainsi : « Il n’y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3:10), et : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23).
Le problème de la norme
L’humanisme séculier affirme que l’homme peut définir lui-même sa vérité et ses valeurs. Mais une question s’impose aussitôt : sur quelle base ? Lorsque Dieu est exclu de l’équation, il ne reste aucun fondement absolu pour distinguer le bien du mal. Les normes deviennent variables, conditionnées par l’époque et la culture. Ce qui est tenu pour juste aujourd’hui peut être condamné demain.
En rejetant l’autorité divine, l’homme ne gagne pas véritablement sa liberté ; il perd son point d’ancrage. Loin de s’émanciper, il devient souvent prisonnier de ses passions, de l’opinion publique ou des idéologies dominantes. Jésus a mis en lumière cette dépendance : « Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire les uns des autres ? » (Jean 5:44).
La liberté véritable ne consiste donc pas à se détacher de Dieu, mais à revenir à lui. Jésus déclare : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8:36). Et encore : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).
Nuance nécessaire
Il convient d’apporter ici une distinction importante. Tous les usages du mot « humanisme » ne désignent pas la même réalité. Historiquement, certains « humanistes chrétiens » ont cherché à promouvoir l’étude des langues, de la littérature, de l’histoire et des sciences tout en demeurant soumis à l’autorité des Écritures.
Dans ce sens, il est préférable de parler d’une vision biblique de l’homme plutôt que d’un humanisme chrétien. La Bible reconnaît pleinement la grandeur de l’être humain, encourage le développement des capacités que Dieu lui a données et valorise la connaissance, la culture et le travail. Elle refuse toutefois de faire de l’homme la mesure ultime de toute chose.
Elle valorise la liberté, sans transformer l’autonomie en principe suprême. Elle honore l’intelligence, sans faire de la raison une autorité absolue. Le croyant est appelé à vivre selon cette sagesse : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta propre intelligence » (Proverbes 3:5-6). L’apôtre Paul lui-même connaissait la littérature de son époque et citait certains auteurs de l’Antiquité lorsque cela servait la vérité de l’Évangile (Actes 17:28 ; Tite 1:12), rappelant ainsi que toute connaissance authentique appartient ultimement à Dieu.
Jésus-Christ, réponse de Dieu
C’est en lui que la réponse ultime de Dieu à la question de l’homme se révèle dans sa plénitude. Aucun autre personnage de l’histoire n’a manifesté avec autant de perfection ce qu’est véritablement l’homme selon Dieu. « La Parole est devenue chair » (Jean 1:14).
En Christ, Dieu s’est approché de nous dans notre condition. Il a connu la fatigue, la faim, les larmes et les épreuves. Il a partagé pleinement notre humanité sans jamais participer à notre péché. « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses » (Hébreux 4:15). Et Pierre affirme : « Lui qui n’a point commis de péché » (1 Pierre 2:22).
Là où Adam a échoué, Christ a parfaitement obéi. Là où l’humanité a cherché sa propre gloire, Christ a recherché celle du Père. Là où l’homme naturel revendique son indépendance, Christ manifeste une dépendance parfaite envers Dieu. En lui apparaît enfin l’humanité telle que Dieu l’avait voulue.
La grandeur de l’Évangile réside dans le fait qu’il prend au sérieux à la fois la valeur de l’homme et sa culpabilité. La croix révèle ces deux réalités simultanément. Si le péché n’était pas grave, la mort du Fils de Dieu aurait été inutile. Mais si l’homme n’avait aucune valeur, Dieu n’aurait pas envoyé son Fils pour le sauver.
Au Golgotha, nous découvrons en même temps la profondeur de notre misère et l’immensité de l’amour divin. « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5:8). L’apôtre Paul ajoute : « Dieu nous a réconciliés avec lui par Christ » (2 Corinthiens 5:18-19). Et encore : « Il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même… ayant fait la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1:20-22).
Le salut n’est pas le fruit d’un perfectionnement moral progressif, ni le résultat d’un programme éducatif ou politique. Il est un acte de grâce pure. Le pécheur repentant reçoit gratuitement le pardon grâce à l’œuvre accomplie par Jésus-Christ.
Lorsqu’un homme croit en Christ, il devient une nouvelle création : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5:17). Cette transformation touche progressivement toutes les dimensions de son existence. Son intelligence est renouvelée par la vérité. Sa volonté apprend à obéir à Dieu. Ses affections sont réorientées. Sa vie reçoit un sens nouveau.
Le chrétien n’est pas appelé à fuir le monde, mais à servir Dieu au milieu du monde. Son travail, ses études, sa famille, ses responsabilités civiques et ses activités culturelles deviennent autant d’occasions de glorifier Dieu.
L’appel de l’Évangile
Notre époque exalte l’autonomie, l’indépendance et l’autodétermination. L’Évangile adresse un message différent. Il appelle l’homme à reconnaître ses limites, son péché et son besoin de Dieu. Cette démarche peut sembler humiliante aux yeux du monde. En réalité, elle constitue le chemin de la véritable liberté.
Car l’homme ne trouve pas son accomplissement en s’éloignant de Dieu, mais en revenant à lui. Le choix demeure le même qu’au temps de Moïse : « Choisis la vie » (Deutéronome 30:19). Et Josué lance cet appel indémodable : « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir » (Josué 24:15).
Chaque être humain doit décider où placer sa confiance : en lui-même ou en Dieu, dans l’autonomie ou dans la grâce, dans les promesses changeantes des hommes ou dans les promesses éternelles du Seigneur. Jésus lui-même résume tout : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie » (Jean 14:6).
Exhortation conclusive
L’opposition entre l’humanisme séculier et la vision biblique de l’homme se ramène, en dernière analyse, à une question de souveraineté : qui occupe le centre, Dieu ou l’homme ? L’homme est à la fois grand et déchu, précieux et coupable, capable d’accomplissements remarquables et incapable de se sauver lui-même. L’Évangile apporte la seule réponse complète à cette contradiction profonde.
En Jésus-Christ, Dieu vient chercher l’homme perdu, lui offre le pardon, le réconcilie avec lui-même et entreprend en lui une œuvre durable de restauration. La vie chrétienne victorieuse ne s’édifie pas sur la confiance en soi, mais sur la grâce de Celui qui a tout accompli. La véritable humanité ne se trouve pas dans l’autonomie, mais dans la communion avec Dieu. C’est en Christ que l’homme découvre qui il est réellement, pourquoi il existe et quelle est sa destinée éternelle.
« Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité ; et vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute principauté et de toute autorité » (Colossiens 2:9-10).
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Les fondements anthropologiques du « Mois des fiertés » reposent sur une conception dualiste de la personne et une autonomie radicale
En réponse à la demande de conseils de la Cardinal Newman Society concernant les célébrations du « Mois des fiertés » dans les écoles et collèges catholiques, le père Colin J. Blatchford, directeur associé de Courage International, a averti que de telles célébrations ne sont pas appropriées pour les institutions catholiques et provoquent un « scandale ».
La Cardinal Newman Society a récemment recensé les événements et les initiatives organisés dans le cadre du « Mois des fiertés » dans des universités telles que DePaul, Georgetown et Notre Dame. Ces événements encouragent les étudiants à participer à des activités comme le « Big Gay Bingo » et les « Marches des fiertés », et valorisent les étudiants s’identifiant comme LGBTQ+.
La Cardinal Newman Society a également mis en lumière la réalité troublante des collèges catholiques qui abritent des centres de ressources LGBTQ offrant de nombreux documents pour affirmer les attirances et « identités » LGBTQ des étudiants, mais qui manquent de ressources sur l’enseignement de l’Église catholique concernant la sexualité humaine et les dangers de l’idéologie du genre.
Courage International est un apostolat catholique qui offre des ressources et un accompagnement aux hommes et aux femmes attirés par le même sexe. Son programme EnCourage propose un soutien pastoral aux familles et aux amis des personnes LGBTQ+.
Contrairement à d’autres programmes et ressources qui encouragent à être « fier » des attirances sexuelles désordonnées et de la confusion des genres, l’approche de Courage est ancrée dans l’enseignement de l’Église et les « Cinq objectifs de Courage » :
- Vivre dans la chasteté, conformément à l’enseignement de l’Église catholique romaine sur l’homosexualité. (Chasteté)
- Consacrer toute notre vie au Christ par le service d’autrui, la lecture spirituelle, la prière, la méditation, l’accompagnement spirituel individuel, la fréquentation régulière de la messe et la réception régulière des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. (Prière et Consécration)
- Afin de favoriser un esprit de fraternité, où nous pourrons partager nos pensées et nos expériences, et ainsi garantir que personne n’ait à affronter seul les problèmes liés à l’homosexualité.
- Se souvenir que les amitiés chastes sont non seulement possibles, mais nécessaires dans une vie chrétienne chaste ; et s’encourager mutuellement à nouer et à entretenir ces amitiés. (Soutien)
- Vivre une vie qui puisse servir de bon exemple aux autres. (Bon exemple/Modèle)
En plus de provoquer un « scandale », le père Blatchford a déclaré que lorsque les écoles et les universités catholiques encouragent la « fierté » LGBTQ, cela « conduit à la division et au tribalisme ».
« Si nous sommes séparés en différents groupes ayant des principes ou des règles morales différents, il ne peut y avoir de “communion” ni dans l’Église, ni dans la société ».
Le père Blatchford a déclaré que les écoles et les universités catholiques devraient plutôt aborder l’attirance pour les personnes du même sexe et la confusion des genres avec une compassion authentique enracinée dans l’amour de Dieu.
« Nous devons partager leur souffrance et la faire nôtre ». « Par ce sacrifice d’amour de notre part, [les élèves] apprendront à connaître l’amour de Dieu, et en tissant des liens de confiance avec eux, nous pourrons leur montrer qu’ils sont aimés et que Dieu a un plan pour leur vie. »
Vous trouverez ci-dessous l’interview du père Blatchford réalisée par la Cardinal Newman Society :
Est-il approprié pour une école ou un collège catholique de promouvoir les célébrations du « Mois des fiertés » ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
Non, car les fondements anthropologiques du « Mois des fiertés » reposent sur une conception dualiste de la personne et une autonomie radicale. Chacun des quatre derniers papes a souligné la nécessité de reconnaître la dignité de la personne humaine et a affirmé qu’aucun élément terrestre ne saurait définir pleinement qui nous sommes, au-delà de notre identité d’« enfant bien-aimé de Dieu ».
Toute autre étiquette ou identité exclut certaines facettes de la personne humaine, les considérant comme bonnes. L’histoire de notre vie, de par notre nature d’êtres raisonnables et faits pour les relations interpersonnelles, s’écrit en harmonie avec autrui et doit être confrontée à la vérité du réel.
Lorsque nous accordons plus d’importance à nos opinions qu’à la vérité, nous nous prenons pour des dieux et nous nous sentons responsables de tous nos succès comme de tous nos échecs. Cela conduit au désespoir lorsque nous nous retrouvons bloqués dans une situation que nous ne voulons pas, car nous sommes la cause de notre propre souffrance et nous ne pouvons ni y remédier ni chercher de l’aide à l’extérieur.
Quel effet cela a-t-il sur les élèves lorsqu’une école ou un collège catholique encourage ces jeunes à être « fiers » et à célébrer une « identité » LGBTQ+ ?
Cela engendre la division et le tribalisme. Nous sommes tous « enfants bien-aimés de Dieu », « créés à son image et à sa ressemblance », et tous ceux qui ont été baptisés ont reçu un « appel universel à la sainteté ». Chaque membre de l’Église est appelé à la sainteté ; cette vocation lui a été donnée au baptême.
Cet appel comporte deux dimensions : premièrement, nous apprenons à recevoir l’amour sacrificiel de Dieu en tant que son fils ou sa fille bien-aimé(e). Deuxièmement, nous devons répondre à l’amour qu’il nous a donné en le partageant avec les hommes et les femmes du monde entier qui ne connaissent pas son amour ou qui souffrent.
Cette dimension de l’appel universel à la sainteté pourrait être qualifiée de « parentage spirituel ». Chaque chrétien baptisé est appelé à apprendre à recevoir l’amour de Dieu et à vivre cet amour sacrificiel en le partageant avec autrui. Mais si nous sommes divisés en différents groupes, avec des principes ou des règles morales différents, il ne peut y avoir de communion ni dans l’Église, ni dans la société.
Quel impact cela a-t-il sur l’Église dans son ensemble lorsque les fidèles, et ceux qui ne sont pas en communion avec l’Église, voient une école ou une université catholique encourager les élèves à être « fiers » et à célébrer une « identité » LGBTQ+ ?
Cela provoque des scandales, même si c’est moins fréquent dans la culture actuelle. Ce qui a fait la grandeur de l’éducation catholique à travers l’histoire, c’est que, dès leur plus jeune âge, les jeunes étaient incités à s’approprier les principes philosophiques universels et à les appliquer à leur vie quotidienne. Ils étaient ensuite accompagnés pendant les 10 à 12 années suivantes, voire 16 ou plus, afin d’apprendre à mettre au mieux ces principes.
Lorsqu’un établissement d’enseignement supérieur catholique choisit les enseignements théologiques ou philosophiques de l’Église auxquels il se conforme, il compromet ce processus. En effet, il le vide de sa substance et ne propose qu’une coquille vide, là où devrait se trouver une relation pleine et entière avec Dieu.
Quels conseils donneriez-vous aux écoles et collèges catholiques concernant la gestion de l’attirance pour les personnes du même sexe et la confusion des genres chez les élèves ?
Le mot « compassion » vient du latin et signifie « souffrir avec ». Nous avons un Dieu qui a souffert et qui connaît intimement toutes les souffrances que nous traverserons. Et bien qu’il ne souhaite pas ces souffrances pour nous, à l’instar du vigneron, il utilise les épreuves que la nature impose à la vigne pour la tailler et produire les meilleurs raisins, afin d’élaborer le meilleur vin.
Dieu agit de même. Il ne souhaite ni le mal ni la souffrance pour nous, mais puisque nous vivons dans un monde déchu, il utilise les souffrances que nous endurons à cause de nos expériences et des actions d’autrui pour nous rapprocher de lui.
C’est pourquoi, et parce que le Christ lui-même a porté la souffrance humaine et en a fait la clé du salut, lorsque nous rencontrons la souffrance d’autrui, nous ne pouvons l’abandonner. Mais bien souvent, nous ne pouvons lui apporter ni réponse ni solution satisfaisante. Aussi, à l’instar des amis de Job, devons-nous partager sa souffrance et la faire nôtre. Par ce sacrifice d’amour, cette personne découvrira l’amour de Dieu et, en tissant des liens de confiance avec elle, nous pourrons lui témoigner notre amour et lui montrer que Dieu a un plan pour sa vie.
Concrètement, lorsque nous rencontrons une personne aux prises avec ces questions et qui nous invite à l’accompagner dans son cheminement de foi, il est important de garder à l’esprit trois choses : premièrement, lui témoigner notre amour ; deuxièmement, lui faire savoir que même si cela ne paraît pas évident aujourd’hui, Dieu a un plan unique pour sa vie ; et enfin, lui demander si elle serait disposée à partager son histoire.
Nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur tout ni d’approuver chaque action, mais nous cheminons ensemble vers Dieu. Nous sommes un groupe de personnes imparfaites qui s’efforcent de se rapprocher de Dieu par sa grâce.
