« Principes d’action » de Salazar, avec le coup d’œil de Gustave Thibon
António de Oliveira Salazar, selon Gonzague de Reynold, est « un homme de pensée transformé par devoir en homme d’action ; un maître devenu un chef ». Et Gustave Thibon de commenter : « Le président Salazar a la réputation bien établie d’un homme taciturne. Quand il se décide à parler, c’est pour dire vraiment quelque chose : ses paroles sont alors le fruit de la méditation, et de l’expérience, et elles pèsent leur poids de silence ».
Cet ouvrage – Principes d’action – est une invitation à découvrir la pensée qui a animé l’action d’un homme d’État, placé à la tête du Portugal de 1932 à 1968 et qui a présidé à son redressement. Le livre est composé d’extraits de discours prononcés par le président Salazar : extraits s’enchaînant les uns les autres selon un ordre logique
Salazar n’est pas un idéologue qui un beau jour aurait forgé des préceptes, ou des principes. Ces préceptes, ces principes, il les a tout bonnement recueillis à partir du dépôt immortel de la philosophie antique et chrétienne.
Un sommaire détaillé mène la réflexion :
• L’expérience Salazar, un modèle toujours vivant ?
• Réflexions en marge de la Révolution nationale portugaise, par Pierre Gaxotte
• La crise contemporaine et a réforme nécessaire : La profondeur de la crise – Le problème de l’éducation – La réforme des mentalités, première des forces évolutionnaires
• Principes d’action : Etudier dans le doute et réaliser dans la foi – Suprématie du bien commun – Valeurs permanentes et développements accidentels
• Les deux grandes valeurs de base : Dieu, et la patrie : L’Eglise et l’Etat – Vérité du nationalisme – La nation outre-mer
• Les cadres sociaux : la famille, le travail la richesse. La famille et les groupes naturels – Problèmes du travail et de son organisation corporative – Création de la richesse, problèmes de l’économie et des finances
• L’autorité et ses problèmes : L’autorité nécessaire et la liberté possible – L’opinion publique, les partis et la démocratie – Totalitarisme et communisme
• Politique internationale : Facteurs fondamentaux de la politique internationale – La Deuxième Guerre mondiale – L’après-guerre et l’Atlantique
• Conclusion : Politique et gouvernement
• Postface de Gustave Thibon
• Index des noms cités.
Salazar a su trouver les voies qui lui ont permis d’appliquer concrètement, avec sagesse et prudence, les principes de toujours aux problèmes de son pays et de son temps.
“A l’heure où, dans tant de pays, le fossé entre le pouvoir politique et les vraies réalités nationales se creuse toujours davantage, la personne et l’œuvre de Salazar apparaissent comme un exemple et un appel : pour notre compte, nous y trouvons une des rares raisons de ne pas désespérer d’un monde, où, ne serait-ce que dans un seul pays, le pouvoir peut encore être exercé et conservé par un sage”. Gustave Thibon.
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Principes d’action, Salazar, Préface de V. Chabrol, Postface de Gustave Thibon, Chire, 304 pages, 29€.
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24-25-26 juillet : Concert spirituel des petits chanteurs de Fra Angelico
Finissant leur colonie artistique et musicale, les petits chanteurs de Fra Angelico vous convient à leurs concerts.
Au programme de ces trois concerts, des pièces classiques et baroques retraçant en musique la vie et l’œuvre de saint Jean Bosco.
Vendredi 24 juillet 20h en l’église Saint-Germain d’Auxerre de Navarrenx;
Samedi 25 juillet 16h en la basilique supérieure du sanctuaire de Lourdes;
Dimanche 27 juillet 17h en l’église paroissiale Saint-Martin de Pau.
La colonie Fra Angelico est un camp d’été organisé et encadré par des séminaristes du séminaire Saint-Pierre de Wigratzbad (Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre) et des bénévoles. Elle accueille chaque été 60 jeunes filles et jeunes garçons de 12 à 17 ans.
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En 20 ans, 91 monastères ont fermé, aucun chez ceux dont l’office est exclusivement en latin
Pour la seule année 2026, qui n’est pas terminée, la Grande-Trappe de Soligny (Orne), le carmel de Compiègne (Oise), Notre-Dame du Port du Salut (Mayenne), ont fermé.
La sociologue Isabelle Jonveaux a examiné les monastères contemplatifs catholiques et livre ses résultats dans La Vie.
Sur ces 20 dernières années, près d’un tiers des monastères (environ 30 %) ont fermé. Les monastères de femmes sont proportionnellement plus touchés : 32 % d’entre eux ont fermé, contre 21 % des monastères d’hommes. Et cela s’accélère : jusqu’en 2015, il y avait environ moins de quatre fermetures par an. Le chiffre moyen tourne aujourd’hui autour d’une petite dizaine par an.
Les carmels ont connu 40 % de fermetures en 20 ans (34 ont fermé sur les 85 existants). Les proportions sont similaires chez les Clarisses (environ 40 % de fermeture) et les Visitandines (30 %). Les Trappistes connaissent également un taux élevé (36,4 %). En revanche, les Dominicaines (8 %) et les Bénédictins et Bénédictines (hommes et femmes confondus, 18 %) sont moins touchés.
Point intéressant de cette étude, la crise ne touche pas de façon uniforme les monastères :
En 2007, il existait 244 monastères de langue française, 36 mêlant français et latin et 23 monastères pour le latin exclusivement.
- Parmi les monastères dont la langue de l’office était le français en 2007, 34 % ont fermé.
- Ce chiffre descend à 19 % pour ceux qui utilisaient le français et le latin,
- il tombe à 0 % pour ceux dont l’office était exclusivement en latin…
Marc Baudriller quitte Boulevard Voltaire pour rejoindre Valeurs Actuelles
Le journaliste l’annonce sur Boulevard Voltaire :
[…] Après cinq ans intenses, je quitte BV, ce 21 juillet au soir, pour rejoindre Valeurs actuelles à la rentrée, comme rédacteur en chef délégué en charge de l’économie : un presque retour aux sources, puisque je renoue ainsi avec les 17 années passées à couvrir l’économie au sein du magazine Challenges. […]
Le combat continue. BV le poursuivra sous la houlette incisive et télévisée de Gabrielle Cluzel, bien sûr, avec l’appui d’une équipe elle aussi convaincue, dévouée, infatigable, talentueuse, multiforme, avec le truculent et très précis Georges Michel, le subtil Samuel Martin, le politique si chaleureux Yves-Marie Sévillia (que vous retrouverez aux commandes à ma suite, le vendredi soir, sur Radio Courtoisie), l’éclectique Florac, la bûcheuse Aliénor de Pompignan, la très sportive Sarah-Louise Guille, l’intraitable Jean Kast, la douce Iris Bridier, l’insondable Frédéric Sirgant, le bourreau des Verts Étienne Lombard, la célèbre Victoire Riquetti, la précieuse et très droite Sabine de Villeroché (elle gère aussi les affaires juridiques de BV), notre mémoire Eric de Mascureau, notre expert des réseaux sociaux Gabriel Bendayan, nos stagiaires, alternants, pigistes, collaborateurs que je ne puis tous citer – qu’ils me le pardonnent. Je vous laisse entre bonnes mains.
À la rentrée démarrera une campagne présidentielle décisive et dangereuse, cruciale pour le pays. À nos médias la noble tâche de tenter d’éclairer l’heure des choix et de dissiper les nuages toxiques. Avec vous. À très vite, donc.
A l’approche des élections, la censure se met en place
Récapitulatif de Marc Vanguard sur X :
- 8 juillet 2026 : les “ingérences intérieures”.
Une mission d’information du Sénat recommande notamment :
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- de créer avant la prochaine présidentielle un observatoire alimenté par des chercheurs et des associations, qui signalerait des contenus de “désinformation” et demanderait aux plateformes d’invisibiliser les “utilisateurs fautifs”.
- d’obliger les plateformes à retirer les contenus de “désinformation” signalés, voire de suspendre leurs algorithmes pendant les campagnes électorales.
- d’étendre encore les pouvoirs de régulation de l’Arcom, pour qu’ils s’appliquent à certains créateurs de contenus “dépassant un certain seuil d’audience”.
- de redistribuer les amendes infligées par l’Arcom et la CNIL en subventions à la presse. Objectif affiché : lutter contre la désinformation.
- 9 juillet 2026 : vers la vérification d’identité obligatoire pour les réseaux sociaux
Convocation d’une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs. Sa mission : trouver un compromis sur le texte qui devrait imposer la vérification d’âge (et donc d’identité) pour se connecter aux réseaux sociaux. Objectif affiché : protéger les mineurs en interdisant aux moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux.
- 9 juillet 2026 : vers des décisions administratives de retraits de contenus des réseaux sociaux
Le gouvernement dépose au Sénat, en procédure accélérée, le projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme, que certains surnomment “loi Aurore Bergé”.
Entre autres, ce texte prévoit que certains agents de police judiciaire, sans décision d’un juge, puissent exiger des plateformes (X, Facebook…) qu’elles retirent certains contenus. Par exemple s’ils incitent à la haine ou sont susceptibles de “créer un trouble grave à l’ordre public”. Objectif affiché : promouvoir la “cohésion républicaine” et lutter contre le racisme et l’antisémitisme.
- 9 juillet 2026 : “Chat Control 1.0” Le Parlement européen échoue à rejeter la prolongation de “Chat Control 1.0”.
Cette dérogation aux règles européennes sur la confidentialité des communications autorise les messageries à scanner (si elles le souhaitent) les communications privées afin de détecter des contenus liés aux abus sexuels sur mineurs. Objectif affiché : protéger les mineurs en luttant contre les abus sexuels et la pédocriminalité en ligne.
- 12 juillet 2026 : vers une application européenne de vérification de l’âge
Dans une déclaration publiée le 12 juillet, Ursula von der Leyen fait l’éloge d’une application européenne de vérification de l’âge, qui s’inscrit dans le cadre du “portefeuille européen d’identité numérique”. Objectif affiché : protéger les mineurs en leur restreignant l’accès aux réseaux sociaux.
- 15 juillet 2026 : extension de la surveillance des déplacements
Adoption en première lecture du projet de loi “Ripost” qui, entre autres mesures, élargit fortement l’utilisation des lecteurs automatisés de plaques d’immatriculation.
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- Ceux-ci pourraient collecter les données signalétiques des véhicules, photographier leurs occupants, et conserver les données 1 an.
- Cette loi prolonge aussi jusqu’à fin 2030 l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique, née à l’occasion des Jeux olympiques.
Objectif affiché : lutter contre la délinquance et les “troubles à l’ordre public”.
CONCLUSION : chacun se fera son opinion. Il est vrai que la hausse des violences plaide pour un renforcement des moyens technologiques pour lutter contre la délinquance. Il est vrai aussi que l’effondrement du niveau scolaire est une bonne raison de tout mettre en œuvre pour redresser la barre, potentiellement en réduisant l’exposition des jeunes aux écrans.
MAIS :
- on peut aussi s’inquiéter de l’accumulation de projets de loi allant vers toujours plus de surveillance en cette période estivale
- on peut regretter que la lutte contre la criminalité passe autant par la surveillance de chacun, plutôt que par la sanction des criminels
- on peut aussi déplorer que la mesure la plus radicale prise contre la chute du niveau scolaire passe par la vérification d’identité pour se connecter aux réseaux sociaux
On pourrait finir par croire que tout ça n’est pas une coïncidence.
Chat control : censure et bons sentiments
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le 9 juillet, le Parlement européen a voté la prolongation du dispositif dit « Chat control 1.0 » (c’est-à-dire le règlement européen 2021/1232 adopté en 2021).
Ce dispositif permet à certains services digitaux, comme gmail ou messenger, de détecter des contenus pédopornographiques, pour les signaler aux autorités.
Il s’agit là d’une dérogation à la règle générale de l’interdiction de lire les messages privés des utilisateurs. Et il ne s’agit pas d’une obligation : ces fournisseurs de services ne sont nullement tenus de mener ce genre d’investigation ou d’informer les autorités du comportement de leurs clients.
Il reste que ce vote est fort inquiétant pour nos libertés – et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, il faut noter que le texte a été adopté par une… minorité de députés européens : 314 ont voté contre le texte et seulement 276 pour. Comment donc a-t-il été adopté ? C’est tout simple : après un premier rejet en mars dernier, le Conseil de l’Union européenne a représenté le texte aux parlementaires – et, pour le bloquer, il aurait fallu la majorité absolue du parlement européen (361 voix).
Le texte a donc, bien sûr, été adopté dans les formes, mais aussi en parfaite violation de la démocratie (il est vrai que l’UE n’a pas pour habitude de s’embarrasser de démocratie – rappelons que l’ancien président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait déclaré qu’il ne saurait y « avoir de choix démocratique face aux traités européens » !).
Par ailleurs, il est assez inquiétant d’autoriser des acteurs comme Google ou Facebook à lire la correspondance privée de leurs clients – fût-ce pour l’excellente raison de la lutte contre la pédocriminalité.
À ce compte, on voit mal pourquoi la Poste ne serait pas autorisée, elle aussi, à ouvrir nos lettres pour dénoncer certains comportements aux autorités.
Et, naturellement, le risque est que la lutte contre la pédocriminalité serve simplement à créer un précédent. Avec la même logique, on pourrait prétendre lutter contre le terrorisme ou contre les « comportements anti-républicains » – avec le danger d’une interprétation de plus en plus arbitraire.
Mais le plus grave reste que ce vote risque de servir de ballon d’essai pour la Commission qui a déjà présenté un projet de règlement dit « Chat control 2.0 » (ou Child Sexual Abuse Regulation, en acronyme CSAR).
Pour le moment, ce dernier texte n’est pas adopté. Mais on peut craindre qu’il le soit prochainement. Or, il est bien pire que le précédent : il prévoit un scan systématique de tous les messages privés avant leur éventuel chiffrement par les messageries.
Une grande majorité des spécialistes de la cryptographie est hostile à Chat control 2.0. Mais l’on a vu avec Chat control 1.0 que l’opposition n’avait guère de droits dans notre bel aujourd’hui…
Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que nous sommes en contexte pré-électoral et que tout porte à croire que la Macronie aiguise les couteaux de la censure pour interdire à toute opposition digne de ce nom de prendre la parole dans l’espace public. Outre cette prolongation de Chat control 1.0, nous avons notamment un rapport sénatorial contre la désinformation et les « ingérences intérieures » (sic), le contrôle de l’identité sur les réseaux sociaux sous couvert de protection des mineurs, et bien d’autres projets malsains. Tout se passe comme si les citoyens étaient priés de se taire s’ils ne veulent pas ânonner le « narratif » dominant.
Et l’on ne peut pas dire que les différentes droites soient très actives à Bruxelles ou à Paris pour défendre nos libertés !
Et si vous souscriviez au prêt participatif rémunéré pour l’Université catholique de l’Ouest ?
Plus de 700 k€ ont déjà été souscrits par 80 prêteurs dans le cadre du Prêt participatif rémunéré au profit de l’Université catholique de l’Ouest (UCO) ! À 68% de l’objectif fixé, il ne reste plus que 300 k€ à lever !
Une belle occasion de donner du sens à son épargne avec ce beau projet à financer !
À l’occasion de son 150ᵉ anniversaire, l’Université catholique de l’Ouest (UCO), institution de référence de l’enseignement supérieur français depuis 1875, ouvre aux investisseurs la possibilité de contribuer à la restauration de son emblématique Palais universitaire, véritable cœur historique de l’université situé à Angers (49). Depuis près d’un siècle et demi, ce lieu incarne la transmission du savoir, la recherche et la formation de générations d’étudiants. Aujourd’hui, il s’apprête à retrouver sa splendeur d’origine grâce à un ambitieux programme de rénovation qui permettra de préserver ce patrimoine exceptionnel tout en le préparant aux défis des décennies à venir.
En souscrivant à cet emprunt obligataire, vous ne financez pas seulement un chantier de restauration : vous participez à la renaissance d’un monument chargé d’histoire, vous prolongez l’engagement des premiers mécènes qui ont permis son édification et vous devenez, à votre tour, l’un des bâtisseurs de son avenir.
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Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
À la Sainte-Baume, le tombeau vide du Christ désormais sculpté au cœur de la grotte
Ce 22 juillet, fête de sainte Marie-Madeleine, le sanctuaire de la Sainte-Baume (Var) présente aux pèlerins un cycle sculpté désormais achevé, œuvre du sculpteur Jean-Joseph Chevalier, dont l’atelier est établi à Brignoles, au pied du massif.
Dernière pièce de l’ensemble, installée le 17 juillet dans la grotte : le tombeau vide du Christ — la pierre roulée, le banc funéraire et les linges abandonnés — taillé en pierre calcaire du Poitou, qui prend place dans le soubassement demeuré vacant d’un autel historique. Sur le mur qui lui fait face, au milieu des plaques d’ex-voto dorées, se trouve depuis 2024 Notre-Dame de Consolation, relief de la Vierge à l’Enfant. Et au sommet du massif, la chapelle du Saint-Pilon abrite le triptyque de sainte Marie-Madeleine portée par les anges, évocation des élévations quotidiennes de la sainte selon la tradition provençale.

Trois projets taillés à la main, dans la tradition de la taille directe — sans moulage ni résine —, par un artiste qui sert depuis plus de vingt ans les églises, abbayes et sanctuaires de France : « Le tombeau vide est le cœur silencieux de la foi. Le sculpter là, dans la grotte où Marie-Madeleine a pleuré et contemplé le Ressuscité, c’est donner aux pèlerins une pierre où poser leur prière », confie le sculpteur.
Le cycle est présenté en images sur la page que l’artiste consacre au sanctuaire : Sculpter pour la Sainte-Baume.
Sous le voile de Marie – La solitude habitée
Illustration : La Madone Sixtine (1512-1513), Raphaël, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.
Sous le voile entrouvert de Marie, le monde n’est pas épargné. Il est offert au Christ. Elle ne nous retire pas notre chemin ; elle nous apprend à le traverser autrement : non plus seuls, mais habités.
Nous cherchons Dieu dans les églises, dans l’émotion des paysages, dans l’extase artistique, dans la prière. Et pourtant, la grâce nous rejoint souvent dans l’ordinaire : au volant d’une voiture, la nuit, sur une route inconnue, devant une petite médaille posée sur le tableau de bord.
C’est là que se révèle la foi la plus douce : notre solitude n’est jamais vide. Elle est mystérieusement habitée.
I. L’épreuve de l’inconnu et la main invisible
Je ne sais pas à quel moment une existence bascule. Je ne sais pas si ce que je vais raconter relève de la grâce, du hasard ou de l’instinct. Je n’ai aucune preuve. Seulement un souvenir qui ne m’a jamais quitté.
C’était à San Diego, vers vingt heures. La nuit était tombée. Dans une voiture de location, j’attendais une collègue partie chercher un confrère à l’aéroport.
Quelques instants plus tard, un policier s’est approché. Il m’a ordonné de dégager cette voie réservée aux taxis. Immédiatement.
Pris de panique. Voiture inconnue. Tableau de bord en anglais. Je ne connais ni cette ville ni cette voiture. Je m’engage sur une route obscure. Les phares défilent. Les panneaux restent incompréhensibles. J’avance sans choisir ma route.
En repensant à cette scène, ce qui me revient, ce n’est pas d’abord la peur. C’est une solitude étrange : celle qu’on éprouve au milieu de centaines de voitures quand tous les repères disparaissent.
Il existe des instants où le tableau de bord de notre existence s’éteint. Les sécurités familières s’effacent. Les commandes ne répondent plus. Et l’on découvre, avec une humilité neuve, que l’on ne maîtrise presque rien.
Puis, sans comprendre comment, je me suis retrouvé garé devant l’aéroport, sur une voie parfaitement autorisée.
Une seule question demeure en moi : qui me guidait, cette nuit-là ?
Je ne pourrai jamais le démontrer. Mais, avec les années, une certitude paisible s’est imposée : je n’avais pas traversé cette épreuve seul. J’ai reconnu, dans cette conduite mystérieuse, la délicate protection de la Vierge Marie.
Nos vies sont traversées de grâces silencieuses qui nous sauvent pendant que nous nous croyons seuls acteurs de notre histoire. Elles restent invisibles jusqu’au jour où l’épreuve les révèle, quand nos mains sont vides et que les choses se font sans nous.
Dieu n’aime ni les effets de scène ni les démonstrations. Il effleure notre fragilité, discrètement, pour ouvrir notre cœur à sa présence constante.
II. Le regard de la médaille et la liberté retrouvée
Pendant treize années, cette nuit a poursuivi son œuvre en moi, en silence.
Puis, un jour, sur une route pourtant familière, une attirance soudaine et violente a failli m’emporter. En quelques secondes, j’ai découvert combien notre liberté devient fragile quand la tentation surgit.
Je ne voulais pas céder. Mais ma seule volonté ne suffisait plus.
Mon regard s’est alors posé sur la Médaille miraculeuse de la Rue du Bac, fixée depuis des années sur le tableau de bord. Elle faisait partie du décor, comme le compteur.
Ce jour-là, pourtant, elle a cessé d’être un simple morceau de métal. J’ai eu l’impression très simple qu’un autre regard rencontrait le mien. Un regard qui ne condamnait pas. Un regard qui connaissait, au plus intime, ma faiblesse.
La tempête intérieure s’est retirée. Le calme est revenu.
Ce n’est pas l’objet qui m’a protégé, mais la présence de Marie vers laquelle il orientait mon cœur. Marie ne décide jamais à notre place. Elle ne supprime ni la peur ni la tentation. Mais elle rend possible ce que, seuls, nous ne parvenons plus à vouloir. Elle restaure notre liberté au lieu de s’y substituer.
À Cana déjà, Marie n’attirait pas les regards sur elle. Elle disait simplement aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Elle agit encore ainsi dans nos vies,et nous conduit toujours vers son Fils.
III. La longue nuit et l’apprentissage de la pauvreté
Il existe des épreuves plus longues que quelques secondes. Des saisons entières. Celles où l’angoisse précède chaque réveil. Celles où la prière heurte un plafond de silence. Celles où Dieu paraît absent.
Longtemps, j’ai cru que ce silence signifiait une absence. Puis j’ai compris qu’il m’enseignait une autre manière de reconnaître Dieu.
Une mère n’est pas toujours devant son enfant. Elle peut être derrière lui, les bras ouverts. L’enfant croit qu’il est seul. Il est pourtant porté par sa présence.
L’amour véritable ne vit pas d’émotions permanentes. Il vit de fidélité. De confiance. De persévérance.
Continuer à prier. Continuer à espérer. Continuer à aimer.
Marie connaissait ce chemin. Celle qui avait vécu les longues années silencieuses de Nazareth savait que Dieu travaille davantage dans l’humble quotidien que dans l’exceptionnel.
Au pied de la Croix, elle n’est pas restée pour retenir son Fils, mais pour demeurer avec Lui.
Elle nous apprend à ne pas fuir nos nuits, mais à les habiter dans l’espérance de l’aurore.
« Dieu ne retire pas toujours nos souffrances : il transforme la manière dont nous les traversons. Il ne supprime pas la solitude : il la visite. »
IV. La foi portée par le silence
La dernière étape de la vie spirituelle est peut-être la plus discrète : celle où il ne semble plus rien se passer.
On prie. On offre sa journée. Le silence demeure.
Peu à peu, on découvre qu’un amour mûr n’a plus besoin de manifestations continuelles pour être réel. Il ressemble à une veilleuse qui demeure allumée dans une maison endormie.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 29)
Cette parole adressée à Thomas éclaire aussi notre propre marche.
Les Évangiles ne racontent pas la rencontre du Ressuscité avec sa Mère. La tradition la contemple plus qu’elle ne la décrit.
Peut-être parce que celle qui avait cru sans comprendre, au jour de l’Annonciation, n’avait plus besoin de preuves visibles. Elle vivait déjà de cette confiance qui précède toute évidence.
La foi n’est pas une lumière qui supprime la nuit ; elle est la certitude qu’une main maternelle nous est tendue dans l’obscurité.
V. La liturgie invisible de l’ordinaire
Aujourd’hui, je ne cherche plus les circonstances exceptionnelles. La grâce n’a pas changé mes épreuves ni mes angoisses. Elle a changé mon regard.
Un volant, une médaille, une chambre silencieuse, une main posée sur une épaule : tout appartient désormais à une même histoire.
Dieu n’a pas sauvé le monde en supprimant l’ordinaire. Il est venu l’habiter.
Sous son voile, le quotidien cesse d’être banal pour devenir une liturgie invisible. Chaque fidélité, même minuscule, répond à une fidélité plus ancienne.
Vivre avec Marie ne consiste pas à quitter le monde. C’est apprendre à l’habiter avec sa présence.
Elle veille sur cette part secrète de nous-mêmes qu’aucun regard humain ne peut atteindre.
Épilogue — La mémoire d’une fidélité
Il m’arrive encore d’avoir peur. De douter. De tenir un volant que je ne maîtrise pas entièrement.
Mon quotidien reste le même, en apparence. Je n’ai aucune certitude sur ce qui s’est joué cette nuit-là, à San Diego, ou devant cette petite médaille. Et je n’en cherche plus.
Certaines vérités ne s’imposent jamais. Elles marchent simplement avec nous, jusqu’à devenir aussi naturelles que notre respiration.
La solitude est au cœur de notre existence. Personne ne peut croire, aimer, naître ou mourir à notre place. Mais cette solitude, habitée par la foi, n’est plus un désert. Elle devient une demeure.
Nous passons souvent notre vie à demander à Dieu de nous sortir de notre solitude. Lui vient l’habiter.
ce monde matériel nous sépare. Mais nous sommes déjà, dès cette terre, introduits dans le monde de Dieu. Plus Dieu s’enracine en nous, plus nous découvrons que nous appartenons déjà à cette communion invisible des saints, vivants et morts, où le temps commence à s’ouvrir sur l’éternité.
Lorsque viendra le moment du grand passage, la mort ne sera pas l’entrée dans un pays inconnu. Elle sera le dévoilement d’une Présence qui marchait à nos côtés depuis le commencement.
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Donald Trump dénonce l’ingérence de la Chine dans les processus électoraux
Dans son discours de jeudi soir à la nation, le président Donald J. Trump a déclaré que les systèmes de vote américains sont « dangereusement exposés au piratage, à l’exploitation et à l’ingérence étrangère », et a affirmé que la République populaire de Chine avait « perpétré la plus grande compromission de données électorales de l’histoire ».
Le président a également déclaré que des membres occupant les plus hauts niveaux de la communauté du renseignement avaient œuvré pour dissimuler des informations sur l’ingérence de la Chine et de « l’État profond » dans l’élection de 2020.
« Des renseignements bruts obtenus par le FBI en 2020, et enterrés par des bureaucrates véreux, indiquaient que les activités de la Chine comprenaient une tentative de fabrication de bulletins de vote illégaux pour Biden ». « La confiance du peuple américain est perdue ».
Le président a annoncé la déclassification et la publication immédiates de renseignements cruciaux révélant des vulnérabilités choquantes dans l’infrastructure électorale, à savoir 58 documents distincts. Cette mine de documents avait été rassemblée par le groupe de travail sur la transparence de la Maison Blanche et le personnel du Conseil consultatif du renseignement du président, avec le soutien des plus hauts responsables des agences de renseignement, qui, selon le président, ont tous confirmé l’authenticité des documents.
« Ces informations cruciales vous ont été dissimulées, à vous, le peuple américain, mais tout cela change dès maintenant ».
Un ensemble de documents montre que la Chine a acquis illégalement 220 millions de fichiers d’électeurs américains contenant des noms, adresses, numéros de téléphone, affiliations politiques et autres données sensibles « nécessaires pour s’inscrire sur les listes électorales et se livrer à d’autres activités néfastes, ce qui est exactement ce qui se passait ». Trump a qualifié cela de « cauchemar pour la sécurité des élections ».
Un autre ensemble de documents, a affirmé le président, montre que des membres de
« l’État profond au sein de nos agences de renseignement ont œuvré activement pour supprimer et minimiser les informations concernant l’ampleur de la sinistre ingérence électorale de la Chine, la dissimulant à la fois au président et au peuple américain. »
« Il s’agit d’une cybermenace qui vise le cœur même de notre démocratie ».
Le quatrième ensemble de documents montre que les preuves de fraude avaient été systématiquement dissimulées, notamment une campagne massive d’inscription illégale d’électeurs menée par les démocrates dans le Michigan – un État clé – en 2020. Trump a déclaré que l’administration Biden avait « traîné des pieds » dans son enquête sur le crime présumé et avait finalement fini par l’étouffer dans l’œuf.
Un cinquième ensemble de documents révèle qu’une enquête « stupéfiante » menée par le Département de la Sécurité intérieure a permis d’identifier 278 000 non-citoyens inscrits illégalement sur les listes électorales fédérales. Comme les États dirigés par les démocrates ont refusé de partager leurs fichiers électoraux, le nombre réel d’électeurs non citoyens est probablement beaucoup plus élevé, a déclaré Trump.
Des centaines de milliers de non-citoyens et de personnes décédées sont inscrits sur les listes électorales, « et pourtant, nous avons encore des élections sans pièce d’identité pour voter », a-t-il fait remarquer.
Il a déclaré que son administration travaillait avec les États et les juridictions locales pour les aider à corriger leurs propres vulnérabilités techniques avant les élections de mi-mandat de cette année.
Dissous, condamné, élu : peut-on être catholique en politique ?
Ancien responsable d’un mouvement dissous par le ministère de l’Intérieur en 2021, plusieurs fois condamné, aujourd’hui élu municipal à Segré : Jean-Eudes Gannat témoigne de son engagement de catholique en politique.
Dans cet entretien, Jean-Eudes Gannat retrace son parcours : de ses premiers engagements politiques dès l’adolescence à la création, puis à la dissolution en 2021, d’un mouvement qu’il avait fondé à Angers. Il revient sur ses condamnations judiciaires successives, qu’il analyse comme le symptôme d’une justice de plus en plus politisée, et répond aux critiques adressées par une partie de la presse catholique aux catholiques engagés politiquement. Il partage enfin son regard sur son mandat récent d’élu municipal à Segré et sur l’urgence, selon lui, d’un engagement catholique assumé dans la cité.
- 0:00 Introduction
- 1:01 Le parcours de foi de Jean-Eudes Gannat
- 7:02 Les débuts en politique, de l’adolescence à la fac de droit
- 17:00 La création d’un mouvement local à Angers
- 20:01 La dissolution par le ministère de l’Intérieur
- 22:00 Les condamnations judiciaires
- 24:01 Une justice politisée ? Le parallèle avec la déstalinisation
- 37:01 Répondre aux critiques de la presse catholique
- 44:01 L’affaire Barbara Butch et le débat sur l’art contemporain dans les églises
- 53:00 Le mandat d’élu municipal à Segré
- 55:01 « Les catholiques n’ont pas à faire de politique » : la réponse
- 1:00:01 Conclusion : l’urgence de l’engagement
Réseaux sociaux et protection des mineurs : la proposition de Juristes pour l’enfance pour une sécurité vraiment efficace
Communiqué de Juristes pour l’enfance :
La « proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » revient cette semaine sur l’agenda parlementaire. L’objectif est double : trouver un accord sur un texte qui satisfasse les deux chambres ainsi que le gouvernement ET qui réponde aux exigences de la Commission européenne à Bruxelles, c’est-à-dire qui n’empiète pas sur les compétences européennes fixées dans le DSA (Digital Services Act).
Sans nier la nécessité de réglementer l’accès aux réseaux sociaux, Juristes pour l’enfance souligne à nouveau que ce seul texte est insuffisant et qu’une protection des mineurs réellement efficace doit être envisagée plus largement tout en étant plus simple.
Pour cela, la seule solution réellement satisfaisante est l’encadrement de l’accès aux smartphones et objets connectés, encadrement qui doit être mis en œuvre par une interdiction de les vendre, les offrir ou les céder à des mineurs de moins de 16 ans.
Une telle régulation paraît la seule à même de remplir l’objectif de protection des mineurs.
En effet, les risques liés à l’usage du numérique pour les mineurs ne se limitent pas à l’accès aux réseaux sociaux. La difficulté se situe au niveau de la mise à disposition de smartphones (ou autres objets connectés) qui sont des ordinateurs portables connectés en permanence à internet avec les risques que cela comporte (sites aux contenus nocifs ou illicites pour les mineurs, mésusage de messageries, de l’IA, de jeux vidéos, etc.). A ces risques, s’ajoutent les dommages causés par une utilisation constante et massive des écrans encouragée par l’accès permanent à internet (dégradation de la capacité physique, troubles des interactions, de l’attention, de la concentration, etc.).
En outre, compte-tenu de la rapidité d’apparition des innovations numériques, il est impératif d’envisager une protection générale des mineurs dans ce domaine. Demain le risque majeur pour les mineurs ne sera certainement plus l’utilisation des réseaux sociaux, mais plutôt le déploiement de l’intelligence artificielle.
A défaut d’une protection générale, le risque est certain de toujours « courir » derrière les innovations technologiques et leurs éventuels risques pour les mineurs, et laisser pendant des nombreuses années des enfants exposés sans défense.
L’interdiction de la vente ou de l’offre gratuite de certains biens et produits à un mineur est une pratique déjà mise en œuvre par la loi française. Les objectifs de protection de la santé et de la vie des mineurs justifient les restrictions qui doivent être apportées à la libre circulation des marchandises par l’encadrement de la vente et de l’offre de smartphones et autres objets connectés à destination des mineurs, c’est-à-dire concrètement par leur interdiction pour les mineurs de moins de 16 ans.
Juristes pour l’enfance n’a pas choisi ce seuil d’âge de 16 ans au hasard. C’est celui retenu par le droit européen pour la protection des mineurs vis-à-vis du numérique et c’est également celui fréquemment retenu par la loi française comme une étape vers l’autonomisation du mineur ou sa responsabilisation (dans le domaine de l’éducation, du droit du travail, de la santé publique, du droit pénal, etc.).
En retardant l’omniprésence du numérique et de l’accès à internet, une telle réglementation participerait au respect du statut de minorité qui implique que c’est aux adultes de protéger les enfants du numérique et non pas aux enfants de se protéger eux-mêmes, comme on peut le lire souvent. Elle participerait également au respect de nombreux droits fondamentaux (santé, sécurité et protection, éducation, respect de la vie privée etc.).
Elle réglerait les difficultés liées au contournement des mesures d’interdiction d’accès aux réseaux sociaux ainsi qu’aux risques liés à la sécurité des données et aux atteintes au respect de la vie privée.
Par ailleurs elle limiterait pour les parents la charge que constituent la mise en œuvre et la supervision du contrôle parental et résoudrait le sujet des écrans dans les établissements scolaires.
Enfin, cet encadrement de la vente de smartphones et autres objets connectés à des mineurs ne les priverait pas de moyens d’expression et de communication. Les moins de 16 ans pourraient disposer d’un téléphone mobile permettant de passer des appels ou envoyer des SMS mais sans possibilité de connexion à internet.
Parallèlement, Juristes pour l’enfance rappelle l’urgence de la préconisation faite par la Commission Enfants et écrans (ici) de mettre en place des « propositions alternatives aux écrans, pour donner envie et possibilité aux enfants et aux adolescents de s’investir autrement. […] : les enfants et les adolescents ont besoin de retrouver l’intérêt que la société leur doit, de renouer avec le contact humain, de voir des aires de jeux, y compris de société, peupler les espaces urbains, les lieux d’attente et de transport. C’est cela faire place aux besoins des enfants. » (Rapport Enfants et écrans A la recherche du temps perdu du 6 avril 2024)
Une injure à la bonne foi et à la démocratie contre la fraternité et la morale chrétienne
Communiqué de SOS Tout-Petits :
La prétendue « aide à mourir »
Proposition de loi adoptée le 15 juillet 2026 par l’Assemblée Nationale
Une injure à la bonne foi et à la démocratie contre la fraternité et la morale chrétienne
1°/ La bonne foi…
Aider à mourir, c’est ce qui se fait depuis des siècles par les soins, la bienveillance, l’affection et les secours de la religion. Il ne s’agit pas de cela, mais d’aider à « faire mourir », c’est-à-dire concourir activement à la mort par empoisonnement.
2°/ La démocratie…
Il faudrait que l’Assemblée Nationale fût représentative ! Elle ne l’est pas, par volonté délibérée. Lorsque le Président de la République a dissous l’Assemblée Nationale, quels buts
poursuivait-il ? Les actes et les faits donnent la réponse. Chacun sait que le système de vote uninominal majoritaire par circonscriptions renforce considérablement une majorité constituée, par rapport à la structure de l’électorat (A la limite, avec 51 contre 49 dans toutes les circonscriptions on obtiendrait tous les sièges). Les partisans de Monsieur Macron se sont alliés avec toute la gauche, même la plus extrême de la France insoumise. Alors même qu’il est garant du fonctionnement régulier des institutions, le Président, avec son parti, n’a pas hésité à créer une majorité artificielle, purement électorale et incapable de gouverner, comme on l’a vu, mais qui renforçait son parti et toute la gauche, bien audelà de ce qu’ils sont dans l’électorat, avec, comme conséquences :
- la survie institutionnelle du parti de Monsieur Macron pour le faire durer « quoi qu’il en coûte » jusqu’à la fin de son mandat.
- le renforcement artificiel des partisans des idées dites « progressistes », c’est-à-dire la dégradation des moeurs et la politique de mort. Nous y voilà !
Le 15 juillet, cette représentation biaisée a adopté la loi dite « relative au droit à l’aide à mourir » par 291voix contre 241. Il aurait suffi de déplacer 26 voix pour que le texte fût rejeté. Sans la sur-représentation que nous dénonçons et qui a été délibérément créée, le texte aurait-il été adopté ? Non, sans doute. Où est la démocratie ?
3°/ la fraternité et la morale chrétienne
Le Conseil constitutionnel reste le dernier rempart devant de multiples anomalies dont celles-ci :
- Pas d’objection de conscience possible pour les pharmaciens et leurs collaborateurs qui préparent et fournissent la substance létale, ni pour le responsable de l’établissement ou du service où est soigné le malade. (Art.14 al.6) Où est la liberté ?
- Possibilité pour le malade (Art.4 al.8) de choisir « de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement » en déclarant son affection insupportable de ce fait, afin d’obtenir le droit d’être tué alors même que les soins la rendraient supportable. Où est la logique, sinon le choix de la mort pour elle-même ? La médecine va s’attaquer au malade en le tuant, plutôt qu’à la maladie… Fausse médecine de la solitude morale pour les affligés qui, tôt ou tard, percevront la terrible sentence : « Tu gênes et ne sers à rien. Donne-toi la mort ! »
Que reste-t-il de l’amour mutuel, à l’image de celui de Dieu qui ouvre la perspective de la félicité éternelle ?
On a permis, il y a plus de 50 ans, qu’un être humain, la mère, décide de la mise à mort d’un autre, le petit être humain en gestation qu’elle porte, alors que son éminente mission est de le protéger et de le chérir ; on n’a même pas mis en place une aide puissante pour l’en dissuader !
On veut aujourd’hui pousser les moribonds au suicide dans le désespoir, même quand on peut les soulager physiquement et moralement par les soins anti-douleurs et palliatifs, alors même qu’ils sont à la veille de pouvoir rencontrer dans l’espérance leur Sauveur éternel ; on n’a même pas développé les soins palliatifs comme il le faudrait !
Le combat doit se poursuivre, dans la mise en cause des programmes électoraux pour l’abrogation des mauvaises lois… et plus encore par la prière.
Prochains Rosaires et Chapelets publics SOS Tout-Petits
• Rosaires publics à Paris le samedi à 14 h. 30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, angle N-O (RER B Port-Royal)
- le 19 septembre
- le 3 octobre
- le 21 novembre
- le 12 décembre
• Chapelets publics en banlieue le vendredi à 18 h.00
- le 25 septembre à Bougival, place du Général de Gaulle
- le 16 octobre à Saint Germain en Laye, près de l’entrée du parc du Château (sortie du RER)
- le 27 novembre à Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil (près du RER)
- le 18 décembre à Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)
Défendons la Vie et prions !
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
Le cardinal Sarah déclare à l’UE que l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique sont des « bêtes apocalyptiques »
Le cardinal Robert Sarah, lors d’un discours prononcé mercredi devant le Parlement européen, a dénoncé l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique comme des « bêtes apocalyptiques » qui menacent de détruire la famille et l’humanité elle-même.
Dans son discours d’une heure environ, prononcé le 15 juillet lors d’une conférence (en italien) au Parlement européen intitulée « Europe et Afrique : dialogue avec le cardinal Robert Sarah », qui comprenait également des interventions de la vice-présidente du Parlement européen, Antonella Sburi, et du nonce apostolique auprès de l’Union européenne, l’archevêque Bernardito Auza, le prélat guinéen a fustigé les méfaits de l’avortement, du « mariage » homosexuel, de l’idéologie du genre et du fondamentalisme islamique, ainsi que leur impact sur l’Afrique, l’Europe et l’ensemble de la société.
Tout en dénonçant le fait que l’ONU, ainsi que les puissances européennes et autres puissances occidentales, aient cherché à imposer l’idéologie du genre aux nations africaines en échange d’une aide financière, le cardinal Sarah a repris les propos qu’il avait tenus lors du Synode sur la famille de 2015, selon lesquels l’idéologie du genre, ainsi que le fondamentalisme islamique, sont des « bêtes apocalyptiques ».
« En 2015, lors du Synode sur la famille, j’ai déclaré, et je ne retire pas un seul mot aujourd’hui, que “l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique représentent chacun, à leur manière, deux bêtes apocalyptiques qui menacent de détruire non seulement la famille, mais l’humanité elle-même, l’image de Dieu” ».
« Certains ont jugé cette image excessive. Je continue de croire qu’elle recèle une part de vérité. Se pourrait-il que ces forces, bien que très différentes par leur origine et leur forme, partagent le même prétexte de réécrire l’humanité à leur guise ? » « L’une au nom d’un prétendu progrès, l’autre au nom d’un prétendu retour à une pureté originelle, niant dans les deux cas la liberté religieuse et la dignité humaine. »
L’Église catholique enseigne que Dieu crée chaque individu, homme ou femme, au moment de sa conception et que le sexe est un trait immuable qui
« caractérise l’homme et la femme non seulement sur le plan physique, mais aussi sur les plans psychologique et spirituel, laissant son empreinte sur chacune de leurs expressions ».
Le document du Vatican de 1975, Persona Humana, mettait en garde contre les principes du mouvement transgenre moderne, déclarant qu’
« il ne peut y avoir de véritable promotion de la dignité de l’homme sans le respect de l’ordre essentiel de sa nature ».
L’enseignement catholique condamne également les mutilations corporelles et la stérilisation comme étant « contraires à la loi morale » et dénonce l’idéologie du genre.
Concernant le fondamentalisme islamique, le cardinal Sarah lui-même figure parmi plusieurs prélats catholiques de premier plan qui ont mis en garde contre l’immigration massive de musulmans et d’autres groupes vers l’Europe.
« Je le répète, nous devons œuvrer ensemble à la reconstruction des nations ravagées par la guerre, la corruption et l’injustice, mais cela ne signifie pas encourager le déracinement des peuples ni la destruction des nations ». « Certains instrumentalisent la Parole de Dieu pour justifier la promotion du multiculturalisme et se servent allègrement du prétexte de l’hospitalité pour justifier l’accueil d’immigrants. »
Plus tôt dans son discours, Sarah a souligné la place prépondérante accordée par l’Europe aux prétendus « droits » à l’avortement et à l’idéologie LGBT, et comment cela a contribué à l’« autodestruction » du continent en pervertissant la raison.
« Lorsque l’Europe construit des “droits” détachés de la vérité sur la personne humaine – l’avortement, que certains voudraient ériger en “droit fondamental”, l’“identité sexuelle” réduite à une pure construction subjective de soi –, la raison elle-même est pervertie : de simple instrument de connaissance de la vérité, elle devient un instrument de pouvoir capable de s’imposer par la force de la loi et de l’argent à ceux qui ne partagent pas ces promesses ».
Allemagne : le chef du groupe parlementaire CDU/CSU démissionne pour trafic d’enfant par GPA
Le 15 juillet, Jens Spahn, qui se dit catholique, le chef du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, annonçait à la presse la « naissance de son fils », obtenu par mère porteuse aux Etats-Unis.
Cette pratique est pourtant interdite en Allemagne, réprouvée par la CDU, et même Jens Spahn, en 2020, alors ministre de la Santé, l’avait formellement rejetée lorsqu’elle avait été proposée par le parti libéral. En 2020, alors ministre de la santé, il avait fait interdire les “thérapies” destinées à faire changer d’orientation sexuelle.
Le chancelier Merz a félicité les « nouveaux parents » avant de rétropédaler face à la polémique. Il a demandé à Jens Spahn de démissionner.
Jens Spahn a déclaré
« Ces derniers jours, j’ai compris que mon bonheur personnel, qui consiste à fonder une famille avec mon mari et à devenir père, est incompatible avec ma fonction politique. »
S’il a démissionné de son poste de président du groupe CDU, il reste député… et fier d’avoir eu un bébé par trafic d’êtres humains :
« Une chose m’est apparue de plus en plus clairement ces derniers jours : ma famille est ce qui compte le plus pour moi. »
Visite surprise du pape à l’abbaye du Mont Cassin
Lors d’une visite privée, lundi 20 juillet, à la communauté monastique et à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, dans le Latium, le Pape a prié sur la tombe de saint Benoît. Récitation de l’office de Sexte, visite des archives et de la bibliothèque, puis déjeuner avec les religieux a été son programme.
Au fondateur de l’Ordre des Bénédictins, dont on a célébré la mémoire liturgique le 11 juillet, le Souverain pontife a confié, comme l’a annoncé la Salle de presse du Saint-Siège via sa chaîne Telegram, «la supplication pour la paix dans ces régions du monde marquées par le sang et les conflits».

La visite était strictement privée et n’a été confirmée que dimanche à l’abbaye.
Le terrorisme d’extrême gauche est enraciné dans une vision marxiste d’« un monde sans Dieu »
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a récemment déclaré à une délégation de dirigeants occidentaux que le terrorisme politique violent d’extrême gauche ne pouvait plus être ignoré.
Jeudi 16 juillet, lors d’une réunion ministérielle intitulée « Réunion ministérielle sur la résurgence du terrorisme politique », Rubio a exhorté les représentants de 66 nations réunis à Washington à faire de la lutte contre le terrorisme international une priorité. Il a qualifié le terrorisme d’extrême gauche de « mal spécifique et unique ».
« La violence de gauche a toujours été motivée par une haine, avant tout, une haine de la civilisation elle-même. C’est une révolte des pires contre les meilleurs, une révolte des faibles et des lâches contre les forts et les bons ».
« (Les terroristes) peuvent se dire anticapitalistes, anti-impérialistes, communistes, anarchistes ou marxistes, mais leur nature profonde reste la même. Il s’agit d’un ressentiment venimeux, dissimulé sous le voile des notions d’égalité, de justice et de libération – un besoin irrépressible de détruire ce que de grands hommes ont bâti, de anéantir la beauté et la justice, au nom d’un peuple empli de laideur et qui n’a rien d’autre à offrir au monde ». « Par la violence et la terreur, ils cherchent une fois de plus à nous imposer leur laideur. »
Le secrétaire d’État a fait remarquer qu’aucune des violences perpétrées par la gauche n’est motivée par l’idéalisme.
« Ce n’est pas une utopie ». « En fait, c’est tout le contraire. »
« On entend parfois dire que le communisme est une idée séduisante en théorie, mais vouée à l’échec en pratique. C’est faux. Le communisme n’a rien de séduisant en théorie ». « Le monde qu’il imagine pour nous tous est étriqué, uniforme, gris, nivelé par le bas, vidé de toute exception, et dépourvu de tout ce qu’il y a de bon et de noble dans l’âme humaine. »
« Le monde qu’il imagine est un monde sans courage, un monde sans créativité ni ambition, un monde sans héros, sans gloire ni grandes causes à défendre. Un monde sans miracles, sans mythes, sans hommes qui s’élèvent au-dessus des autres pour accomplir des choses incroyables et extraordinaires. »
« Le monde que le communisme envisage est un monde sans Dieu ».
« Pour ces architectes de la violence révolutionnaire, l’accomplissement suprême de notre civilisation est à leurs yeux une humiliation insupportable, un rappel de ce qu’ils ne peuvent pas faire et de ce qu’ils ne peuvent pas être ».
« Ils s’attaquent aux oléoducs, aux voies ferrées, aux réseaux électriques et aux laboratoires, symboles physiques et concrets du pouvoir, de l’invention et du progrès. Voilà la nature du terrorisme auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. »
Le département d’État a annoncé jeudi l’instauration de nouvelles restrictions de visa afin d’empêcher l’entrée sur le territoire américain des terroristes d’extrême gauche.
« Les étrangers qui financent, incitent ou soutiennent des terroristes d’extrême gauche sont des ennemis de notre civilisation. Ils ne sont pas les bienvenus aux États-Unis ».
SECRETARY RUBIO: “This is a distinctive and unique evil. It has always been driven by a hatred, above all else, for civilization itself.” pic.twitter.com/3t75pzaSRE
— Department of State (@StateDept) July 16, 2026
Euthanasie : des associations saisissent aussi le Conseil constitutionnel
Des associations et même des particuliers – pharmaciens, constitutionnalistes, … – saisissent eux aussi les Sages. Les organisations qui interpellent le Conseil ont depuis le début des débats affiché leur préoccupation vis-à-vis du texte :
- la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs;
- Un gros risque en plus ;
- les Eligibles et leurs aidants
- Alliance Vita
- Fondation Jérôme Lejeune.
Atteinte à la dignité humaine, atteinte à la protection de la santé, atteinte à la liberté personnelle et à la protection des personnes vulnérables : les griefs sont nombreux.
La Fondation Jérôme Lejeune « s’inquiète » ainsi pour les « personnes porteuses de déficiences intellectuelles qu’elle accompagne ».
« En effet les personnes porteuses de déficience intellectuelle disposent d’un discernement, et au regard de la loi peuvent être « aptes » à manifester leur volonté de façon libre et éclairée ». Or « il est difficile pour une personne porteuse de déficience intellectuelle de conceptualiser sa mort ». « De ce fait, et compte tenu du caractère irréversible de l’administration d’un produit létal, la personne porteuse de déficience intellectuelle doit être protégée d’un tel acte ».
Source : Gènéthique
Euthanasie : les recours pleuvent au Conseil constitutionnel
Outre le recours du président du Sénat, déjà évoqué, le Premier ministre Sébastien Lecornu a saisi le Conseil constitutionnel à propos de la loi sur l’euthanasie:

Ce recours fait 5 pages.
Celui déposé par plus de 60 sénateurs fait 76 pages. Extrait :

Et plus de 60 députés LR ont également déposé un recours (49 pages). Extrait :
Les député(e)s soussigné(e)s déférent au Conseil constitutionnel la loi relative au droit à l’aide à mourir adoptée par le Parlement, en raison des nombreuses méconnaissances des principes et objectifs de valeur constitutionnelle qu’elle contient. Le texte qui vous est déféré soulève des questions de constitutionnalité totalement inédites, en ce qu’il permet à toute personne majeure résidant habituellement en France ou de nationalité française, remplissant les critères, souvent insuffisants ou d’application aléatoire, énoncés à l’article 4 d’obtenir à sa demande, sans contrôle du juge et avec un contrôle médical très lacunaire, le droit de mourir. « Mal nommer un objet c’est ajouter au malheur de ce monde » a écrit Albert Camus. Le texte déféré n’emploie pas le mot de suicide ni celui d’euthanasie, or c’est bien de cela dont il s’agit : il s’agit d’autoriser une personne à se donner volontairement la mort ou même de se la faire administrer par un tiers. Il exclut toute référence au respect de la dignité humaine qui est une norme sociétale et non subjective (Conseil constitutionnel n° 94-343/344 DC du 27 juillet 1994) opposable à « toute forme d’asservissement, y compris si elle est volontaire ( n° 2018-761 QPC du 1er février 2019) car elle relève de l’ordre public immatériel (CE commune de Morsang sur Orge 27 octobre 1995)
S’agissant d’une liberté d’interrompre sa vie, le texte créée un droit à l’aide à mourir qui, en méconnaissance de l’article 66 de la Constitution, n’est pas placé sous le contrôle de l’autorité judiciaire et auquel ni les proches ni des tiers ne peuvent faire obstacle ce qui remet en cause le principe de fraternité tel que défini par le conseil constitutionnel. S’agissant d’une liberté personnelle, celle de choisir le moment et les modalités de son décès, le dispositif n’offre aucun encadrement suffisant et ne protège pas suffisamment les personnes concernées par l’aide à mourir. Le dispositif n’offre pas davantage de garanties aux personnes vulnérables, qui en seront les premières victimes, en méconnaissance des exigences posées tant par votre jurisprudence sur 2 le handicap que sur le principe de fraternité (Conseil constitutionnel n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018) Ce principe met à la charge du législateur le respect de la solidarité entre les êtres et non d’aide à leur disparition. Si ces principes sont méconnus par l’ensemble du texte, les députés saisissants entendent les développer plus précisément sur les articles suivants.
Enfin les députés RN ont également déposé un recours :

Euthanasie : le Président de la République peut faire usage du second alinéa de l’article 10 de la Constitution pour demander une nouvelle délibération
Communiqué du chef de la maison d’Orléans :
Monseigneur le comte de Paris prend acte, avec regret, de l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Il relève l’étroitesse de la majorité qui a permis cette adoption, au rebours de l’objectif affiché d’une loi « de consensus ». Si cette loi était promulguée en l’état, elle lèverait l’interdit pénal de donner la mort, elle porterait au droit à la vie une atteinte grave, elle introduirait dans le droit positif des notions médicales imprécises, lourdes d’évolutions ultérieures aussi préoccupantes que prévisibles.
Il ne saurait être admis que, sous la pression de certains courants de pensée et d’intérêts économiques à peine dissimulés, le législateur dénature à ce point le sens des mots, et en particulier que l’aide à mourir puisse être regardée comme un soin, que l’euthanasie ou le suicide assisté soient considérés comme « mort naturelle » et que les personnels médicaux soient tenus, dans des conditions procédurales d’une brutalité inédite, de donner la mort sans pouvoir invoquer une quelconque clause de conscience.
Si notre pays devait voir s’appliquer cette législation, il méconnaîtrait son héritage spirituel et sa vocation universelle et civilisatrice. Il s’éloignerait du devoir de fraternité à l’égard des personnes les plus vulnérables. Au demeurant, les meilleures études d’opinion montrent que nos compatriotes sont, dans leur écrasante majorité, et sans considération d’âge, de conditions ou de sensibilité politique ou religieuse, hostiles à une telle évolution.
C’est pourquoi Monseigneur le comte de Paris se félicite que le Premier Ministre et le Président du Sénat aient décidé de saisir le Conseil constitutionnel de ce texte. Il ne doute pas qu’un nombre suffisant de députés et de sénateurs fassent de même. Pour ce qui le concerne, il appelle le Président de la République à faire usage du second alinéa de l’article 10 de la Constitution et à demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi. Ainsi le temps serait-il donné pour que les consciences s’éclairent, que les passions s’apaisent et que notre pays offre, à l’aune de la visite attendue du Souverain Pontife, le visage d’une nation en paix avec elle-même.
Sola liturgica?
Il est des vérités qui ne deviennent dangereuses qu’au moment où elles cessent d’être reliées aux autres.
L’histoire de l’Église nous montre que les plus grandes fractures ne sont pas toujours nées du refus de la foi, mais d’une fidélité devenue exclusive. Une intuition juste, une réaction salutaire, un trésor qui va peu à peu occuper tout l’horizon jusqu’à faire oublier la richesse de l’ensemble.
Au XVIᵉ siècle, les premiers réformateurs ne pensaient pas fonder une nouvelle Église. Beaucoup étaient persuadés d’être les véritables catholiques. Ils voulaient purifier l’Église, revenir à la radicalité de l’Évangile, redonner toute sa place à la grâce, au Christ et aux Écritures. Leur intention initiale n’était pas absurde. Elle répondait à des abus bien réels.
Les cinq sola – Sola Scriptura, Sola Fide, Sola Gratia, Solus Christus, Soli Deo Gloria – exprimaient chacun une vérité profondément chrétienne. Le catholicisme lui-même confesse que le salut est une grâce, reçu dans la foi, par le Christ, pour la gloire de Dieu.
La rupture ne s’est pas produite parce que ces vérités étaient fausses. Elle est née lorsqu’elles ont été progressivement détachées du reste de la Tradition vivante, de l’obéissance au Saint-Père. Une vérité isolée finit toujours par rétrécir la vérité tout entière.
C’est ce mécanisme qui m’interroge aujourd’hui.
J’emprunte volontairement l’expression Sola liturgica par analogie avec le Sola Scriptura. Non pour établir une équivalence doctrinale, qui serait absurde, mais pour désigner une même tentation : celle de faire d’un bien authentique le critère ultime de la catholicité.
La liturgie traditionnelle est un trésor de l’Église. Elle nourrit la foi de nombreux fidèles, manifeste avec une profondeur remarquable le sens du sacré et demeure une richesse. Mais un glissement peut s’opérer.
On ne dit plus seulement : « Cette liturgie nourrit admirablement la foi. »
On en vient peu à peu à penser : « Elle est le seul lieu où la foi demeure pleinement intacte. »
Puis : « Hors d’elle, et du catéchisme associé, la dérive est inévitable. »
Alors sans même s’en apercevoir, la fidélité liturgique devient le principal critère de l’orthodoxie.
La liturgie cesse d’être un don reçu avec gratitude de l’Église elle-même, elle devient une assurance.
Notre sécurité ne réside ni dans une forme liturgique, ni dans une école théologique. Elle réside dans le Christ vivant qui conduit son Église.
La réduction de type “sola liturgica” produit un autre effet, plus discret mais peut-être plus profond : elle rend progressivement incapable de recevoir les autres richesses de l’Église.
On devient méfiant envers ce qui ne provient pas de sa chapelle où la liturgie serait bien dite. La liturgie traditionnelle elle-même est jugée plus ou moins conforme. La diversité, qui est pourtant une note de la catholicité, devient suspecte.
J’ai parfois retrouvé ce phénomène dans certaines réactions suscitées par le livre de Gabrielle Vialla. Là encore, ce ne sont pas tant les conclusions qui m’interrogent que la méthode des raisonnements. On voit apparaître une confusion presque systématique entre le modernisme condamné par saint Pie X et les connaissances modernes elles-mêmes. Sans parler des propos condescendants, du mépris pour les sujets dits féminins.
Pourtant, ces réalités de modernisme et de modernité ne sont pas identiques.
Le modernisme est une hérésie parce qu’il soumet la foi aux philosophies relativistes de son temps. Les connaissances modernes, en revanche, sont des outils. Comme tous les outils, elles demandent un discernement. Elles peuvent être utilisées contre la foi, mais aussi à son service.
L’Église n’a jamais craint la vérité. Elle a accueilli la philosophie grecque, assimilé Aristote grâce au génie de saint Thomas d’Aquin, utilisé le droit romain, développé l’archéologie, reconnu la révolution copernicienne, accepté et soutenu l’imprimerie (alors même que celle-ci allait étendre le drame de la Réforme).
La tradition n’est pas un refuge contre l’intelligence. Elle est une mémoire vivante qui permet à l’intelligence de demeurer fidèle.
La liturgie traditionnelle continuera, je l’espère, à porter beaucoup de fruits dans l’Église. Mais elle les portera davantage qu’elle demeurera ce qu’elle est : un trésor parmi les trésors de la catholicité, et non le critère à partir duquel tous les autres seraient jugés.
“Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.” (Jn 15, 5)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’attachement de familles à la FSSPX : un choix prudentiel ?
Malgré les sanctions, les fidèles FSSPX semblent y rester, très majoritairement. Notamment les familles. Pour quelles raisons ? Ou plutôt, pour quels besoins, quelles “nécessités” ?
Analyse et perspectives.
LA FAMILLE, SOCIETE IMPARFAITE, A BESOIN D’UN APPUI EXTERIEUR
La doctrine catholique enseigne que la famille est une « société imparfaite » : elle n’a pas en elle-même tous les moyens de sa finalité.
Elle a besoin de communautés plus larges : communautés intermédiaires, jusqu’à l’État et l’Église.
La famille en a besoin notamment pour la transmission de la Foi : sacrements, enseignements (« caté », etc.), écoles, mouvements de jeunesse (scouts, etc.), etc.
Ce besoin correspond par nature à un « état de nécessité ».
CRISE DE LA FOI : AUSSI (SURTOUT ?) CRISE DE LA TRANSMISSION DE LA FOI ?
Il faudrait une étude rigoureuse sur ce sujet, mais la tendance semble être la suivante.
Pour les fidèles FSSPX, la natalité moyenne doit être à 3,5 enfants (en tenant compte de ceux qui restent célibataires), avec un taux de transmission de la Foi d’environ 80 %. Cela signifie un bilan de 3,5 x 0,8 = 2,8 à chaque génération : 2 parents donnent 2,8 enfants cathos, soit + 0,8 par génération. C’est une croissance réelle mais qui reste modeste, alimentée aussi par les conversions.
Pour les Ecclesia Dei, la tendance semble la même, avec peut-être un peu plus de conversions.
Pour les « diocésains sérieux » (Communauté Saint Martin, scouts d’Europe, etc.), la natalité doit être proche de 3, et le taux de transmission 60 %, soit un bilan de 3 x 0,6 = 1,8. En y ajoutant les conversions, on observe une stabilité. C’est le « socle » des cathos français depuis 40 ans.
Pour les « cathos culturels », natalité de 1,5, et transmission de 30 % : le bilan est de 1,5 x 30 = 0,45. Ils disparaissent du paysage catho, hormis un vague sentiment d’appartenance.
En résumé, globalement, plus une famille veut transmettre, plus elle a besoin d’un « environnement tradi ».
Cet « environnement tradi » est donc un “état de nécessité statistique”.
MAIS… LES ECCLESIA DEI SONT INTERDITS DE S’ETENDRE !
A ce stade, nous pourrions dire que les Ecclesia Dei pourraient répondre aux besoins des fidèles.
C’est ce que Benoît XVI avait permis, avec Summorum Pontificum.
Aujourd’hui, avec Traditionis Custodes et la malveillance de beaucoup d’évêques, les apostolats Ecclesia Dei ne peuvent pas s’étendre. Parfois même, ils disparaissent. Dans tous les cas, ces apostolats sont fragiles, sans garantie dans le temps.
Et donc, pour les familles FSSPX ? Quand on a un toit, un emploi, une école, une messe, des scouts, etc., on ne va pas fragiliser cet équilibre en déménageant près d’une chapelle Ecclesia Dei qui n’existera peut-être plus l’été prochain…
Les familles ont besoin de stabilité, c’est une nécessité.
LES FAMILLES FSSPX VONT DONC RESTER… DONC LE CLERGE AUSSI : OU IRAIT-IL ?
Les familles FSSPX connaissent leurs besoins, leurs nécessités : elles vont y rester, majoritairement.
Répondant à ce besoin, ou l’anticipant, les clercs et religieuses resteront aussi.
De toutes façons, où iraient-ils ? Rejoindre la FSSP ? Pour quel apostolat ? Pour être prof de rugby à Sées ? Pour créer un nouvel institut, dont les statuts ne seront pas respectés par Rome, comme à Toulon, ou la Fraternité Saint Thomas Becket ?
Certes, on peut regretter que la FSSPX ne soit pas rentrée dans le rang en 1988 ou 2009. Mais la confiance dans le long terme n’était pas présente. Traditionis Custodes et Toulon semblent d’ailleurs leur donner un peu raison.
Certes, la FSSPX aussi peut énerver : son refus des canonisations, des mystères lumineux, ses outrances envers Ecclesia Dei, son ton souvent inutilement agressif, etc. Mon avis très personnel est que l’abbé Pagliarani gagnerait à être un peu plus silencieux, pendant quelques mois…
Mais, à la base, c’est Rome et la plupart des évêques qui sont défaillants, en ne répondant pas de manière optimale aux besoins des familles.
Ils ne répondent pas de manière optimale à l’ « état de nécessité » des familles.
« TODOS, TODOS, TODOS » CATHOLIQUES : ET DONC ? LIBERTE !!!
Ce qui est bien triste, c’est que tous sont catholiques. Personne n’a franchi la ligne rouge : aucun texte romain « infaillible » n’est hérétique, et la FSSPX n’est pas sédévacantiste.
Que Rome et les évêques laissent donc la LIBERTE au bien, notamment au bien permis par Ecclesia Dei ! Les besoins des familles seront alors progressivement assumés.
C’est ce que Benoît XVI avait permis. Mais c’est ce que la plupart des évêques ont freiné, en lui désobéissant, comme ils avaient désobéi à Jean-Paul II et sa demande d’application « large et généreuse » du Motu Proprio de 1988.
« In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas » : si la « pastorale moderne » n’est pas nécessaire (necessariis) au salut, si l’on peut avoir des doutes (dubiis) sur cette pastorale moderne, redonnez-nous la pleine LIBERTE de faire le Bien avec tous les éléments de la « pastorale tradi » !
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
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Le concept de Nouvelle France est un projet totalitaire de masse
Tribune de Laurence Trochu dans Le Nouveau Conservateur :

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Suggestions au lendemain du vote sur l’euthanasie
D’un prêtre :
- Faire célébrer des Neuvaines de Messes en l’honneur du Précieux Sang de Jésus
- Découvrir, redécouvrir les Sacrements, sans modération : Confession, Messe et Sacrement des Malades.
- Faire célébrer des Messes pour les âmes du Purgatoire.
- Exorciser nos diocèses, notre pays, de tous les actes de culture de mort depuis 60 ans.
- Faire bénir nos maisons. Consacrer nos familles au Coeur de Jésus, à Notre-Dame et à St Joseph.
- Faire connaître la vie des saints, ces visages de sainteté qui ont écrit des pages de Foi, d’Espérance et de Charité à travers l’histoire de notre pays dans le domaine de la santé.
- Demander la grâce de mourir en paix avec Dieu, son prochain, soi-même, avec la présence d’un prêtre.
- Demander la grâce de pouvoir vivre les derniers instants d’une personne à l’agonie, auprès d’elle : recevant ainsi la vraie transmission de la foi, de l’affection en ces instants si précieux, vivre les pardons nécessaires…
- Veillée Mariale le 14 août au soir, avec des textes de Saint Maximilien-Marie Kolbe, l’homélie de Saint Jean Paul II pour sa canonisation ou lors de ses visites en Pologne. Saint Maximilien a été tué dans un camp de concentration avec une injection létale la veille de l’Assomption.
- Renouveler le vœu de Louis XIII le 15 août.
- Que chaque diocèse annonce l’ouverture d’une maison pour les personnes au soir de leur vie
- Encourager les Petites Soeurs des Pauvres, les Servantes des Pauvres et autres présences de l’Eglise au service des malades et personnes au soir de leur vie sur terre.
- Encourager le personnel médical à vivre sans compromis “sa blouse blanche”
- Se former avec la Parole de Dieu, le catéchisme et enseignement de l’Eglise. (Humanae Vitae…) ; les principes non-négociables redéfinis par Benoit XVI et ses successeurs.
- Que continue de se lever une génération au service de la vie et de la famille, aussi en donnant sa vie comme prêtres, religieux, religieuses, missionnaires., personnel médical
- Accueillir une personne âgée de notre famille dans notre propre famille.
Euthanasie : le président du Sénat saisit le Conseil constitutionnel
Gérard Larcher, président du Sénat, a saisi le Conseil constitutionnel sur le projet de loi légalisant l’euthanasie. Communiqué :
Le Président du Sénat a déféré aujourd’hui la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir au Conseil constitutionnel, ainsi que le lui permet l’article 61 de la Constitution.
Il a décidé cette saisine car le texte issu de l’Assemblée nationale présente des zones d’ombres et des imprécisions qui méritent d’être examinées par le juge constitutionnel.
Le Président du Sénat avait annoncé cette saisine dès le rejet de ce texte par le Sénat le 7 juillet. Cette saisine porte sur quatre garanties nécessaires à la protection des libertés fondamentales, garanties que le texte voté par les députés n’apporte pas.
La volonté libre et éclairée du patient. Le Conseil Constitutionnel devra dire si un délai de réflexion de seulement deux jours permet de garantir le caractère libre et éclairé de la volonté exprimée par le patient de recevoir un geste létal.
La compétence de l’autorité judiciaire doit être préservée. Il faut permettre au juge judiciaire, gardien de la liberté individuelle, de se prononcer lorsqu’il y a doute sur le caractère libre et éclairé d’une demande d’aide à mourir.
La clause de conscience doit être étendue. Il faut permettre à tous ceux qui sont appelés à participer à l’aide à mourir de faire valoir leur clause de conscience et pas seulement aux médecins. Préparer une substance létale, comme cela pourrait être demandé aux pharmaciens, est un acte grave qui entraine des interrogations déontologiques et personnelles légitimes qui doivent être entendues.
La clause d’établissement doit être établie. Il faut respecter le caractère propre des établissements et leur permettre de soigner jusqu’à la fin de vie sans être contraints d’organiser l’aide à mourir.
13-14 août : Pèlerinage des étudiants et jeunes pros à Rocamadour
Pèlerinage des étudiants et jeunes pros à Rocamadour
13 & 14 août 2026
Et si tu prenais deux jours pour marcher, prier, respirer… et peut-être rencontrer Dieu d’une manière nouvelle ?
Que tu sois croyant, en recherche, ou simplement curieux, tu es le bienvenu pour ce pèlerinage à pied vers Rocamadour, haut lieu spirituel niché au cœur des causses du Lot.
Programme
Jour 1 – Jeudi 13 août
Départ de Saint-Denis-lès-Martel
Rendez-vous à 12h
Marche jusqu’à Floirac
Messe à 15h
Montée dans les causses du Lot
Bivouac en pleine nature
Adoration le soir
Dîner et petit-déjeuner fournis
Une première journée pour quitter le quotidien, entrer dans le silence, et se laisser peu à peu ajuster intérieurement.
Jour 2 – Vendredi 14 août
Marche vers Sanctuaire de Rocamadour
Messe à 15h à la basilique
Fin à 17h30
Une arrivée marquée par la prière et la joie d’avoir marché ensemble.
✨ Une marche dans les pas de Saint Louis
Tout au long du chemin, nous traverserons notamment Montvalent, lieu chargé d’histoire.
C’est par ici que passa le roi Louis IX au XIIIe siècle, lors de son pèlerinage vers Rocamadour.
Saint Louis venait confier au Seigneur ses responsabilités de roi, ses combats, et son désir de justice. En marchant sur ces mêmes chemins, nous sommes invités à faire de même : déposer nos vies, nos questions, nos choix… et laisser Dieu nous parler.
Au programme spirituel
Messes quotidiennes
Temps d’adoration
Enseignements (topos) donnés par un prêtre
Temps fraternels et échanges
Participation
20€ pour l’ensemble du pèlerinage (repas inclus)
Pourquoi venir ?
Pour prendre du recul, rencontrer d’autres jeunes, redécouvrir la foi… ou simplement marcher dans un cadre magnifique avec une dimension spirituelle.
Viens comme tu es. Seul, avec des amis, croyant ou en recherche.
Ce pèlerinage est fait pour toi.
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De nombreuses enquêtes dénoncent l’existence de trafics d’organes en Chine
Des preuves de prélèvements forcés effectués sur des prisonniers ont été présentées lors d’un séminaire parlementaire à Londres.
Jan Jekielek, rédacteur en chef adjoint de The Epoch Times et auteur de Killed to Order, dénonce le système mis en place dans le pays. « En Chine, les délais d’attente ne se mesurent souvent pas en années, ni même en mois, mais en semaines, voire en jours ». Une Allemande a reçu trois foies en Chine entre 2015 et 2019.
Ethan Gutmann, journaliste d’investigation, souligne pour sa part l’existence de très nombreuses disparitions dans le territoire autonome du Xinjiang.
« Nous sommes face, au minimum, à un quart de million de morts parmi les Ouïghours et les Kazakhs, et ce chiffre ne cesse d’augmenter ».
Le droit international considère pourtant que le prélèvement d’organes sous contrainte est une forme de traite des êtres humains.
Des témoins ont démontré l’existence de trafics d’organes basés sur la coercition et la déshumanisation des minorités religieuses et ethniques, en particulier les Ouïghours et les adeptes du Falun Gong, une discipline spirituelle réprouvée par le PCC.
En 2022, la Société internationale pour la transplantation cardiaque et pulmonaire avait publié une déclaration sur l’éthique de la transplantation, indiquant qu’elle boycottait les études liées à la transplantation impliquant des organes ou des tissus provenant de Chine, compte tenu
« de l’ensemble des preuves montrant que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul à continuer de soutenir systématiquement le prélèvement d’organes ou de tissus sur des prisonniers exécutés ».
En 2019, un tribunal basé à Londres avait publié un rapport, dans lequel il est indiqué que la Chine aurait réalisé entre 60 000 et 90 000 transplantations par an, ce qui dépasse de loin les chiffres officiels du gouvernement, qui s’élèvent à environ 10 000. Les délais d’attente avaient également été pointés. Les conclusions du rapport avaient conduit à déterminer à l’unanimité que le prélèvement forcé d’organes avait été pratiqué pendant des années à une échelle considérable. Les autorités chinoises ont toujours réfuté ces allégations.
