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Pologne : une statue de 55m de haut sera bénie à l’Assomption

La plus haute statue de la Vierge Marie en Europe sera inaugurée en Pologne le 15 août. Déjà, les fidèles affluent pour observer le monument qui culmine à plus de cinquante mètres de hauteur.

Cette impressionnante statue de la Vierge Marie a été érigée dans la commune rurale de Konotopie au centre du pays. Culminant à 55 mètres de hauteur, cette statue constitue le plus haut monument marial d’Europe.

Une éleveuse torturée dans un camp de gitans

Douce France :

Une éleveuse de 25 ans a été victime d’un  guet-apens, lundi 27 juillet, en Mayenne.  Attirée dans un camp de gitans pour y vendre un poney,  plusieurs hommes l’ont agressée avant de lui voler son animal et ses effets personnels. Elle a été brûlée au visage avec un briquet. Le parquet de Laval indique qu’une enquête a été ouverte pour vol avec torture ou acte de barbarie.

La Vie Chrétienne Victorieuse – Les Sept Mystères Révélés à l’apôtre Paul

Il y a des vérités que Dieu a gardées cachées au plus profond de Son cœur depuis la création du monde. Pendant des siècles, l’humanité a marché dans l’attente. Même les prophètes de l’Ancien Testament, fidèles sentinelles sur les remparts de la foi, ne voyaient que des contours flous, comme au travers d’un miroir obscur (1 Corinthiens 13:12). Ils percevaient la promesse, mais le dessin d’ensemble leur échappait.

Puis, au moment choisi par Dieu, le voile s’est déchiré. Cela ne s’est pas fait par l’effort d’un philosophe ou la sagesse d’un comité d’érudits, mais par l’action directe de l’Esprit de Dieu. Et pour porter ce message, Dieu n’a pas choisi un roi ou un chef religieux établi, mais un homme brisé : Saül de Tarse. Sur le chemin de Damas, ce persécuteur violent a été terrassé par la lumière du Christ, puis relevé pour devenir Paul, l’apôtre des nations.

Paul l’affirme clairement : son message ne vient pas d’une école rabbinique ou d’une tradition humaine. « L’Évangile que j’ai annoncé n’est pas de l’homme. Je ne l’ai ni reçu ni appris d’aucun homme, mais par une révélation de Jésus-Christ » (Galates 1:11-12). C’est là que repose toute l’autorité des Écritures : elles viennent du Ciel, non du raisonnement humain. « Ta Parole est établie à toujours dans les cieux » (Psaume 119:89), et « toute Écriture est inspirée de Dieu, utile pour enseigner, convaincre, corriger, instruire dans la justice » (2 Timothée 3:16).

À cet homme transformé par la grâce, Dieu a confié l’intendance de sept mystères ; vérités fondamentales, autrefois cachées, aujourd’hui révélées pour éclairer notre foi et transformer nos vies.

Le mystère de l’Incarnation : Dieu s’est fait homme
Au centre de toute la Révélation, il n’y a pas un système d’idées, mais une Personne : Jésus-Christ. Paul résume ce premier mystère avec une sobriété percutante : « Grand est le mystère de la piété : Dieu a été manifesté en chair, justifié en Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire » (1 Timothée 3:16).

Le Verbe éternel, Créateur de l’univers, a quitté la gloire du Père pour habiter parmi nous. Il a pris un corps humain, Il a connu nos fatigues, nos joies et nos souffrances. Il s’est fait proche des brisés, des malades et des rejetés, manifestant ainsi la plénitude de la grâce et de la vérité.

Cette vérité n’est pas une théorie théologique réservée à des érudits. C’est le socle de notre foi. La vraie piété ne consiste pas à accumuler des connaissances religieuses, mais à laisser la vie même de Jésus s’exprimer en nous au quotidien. Cela demande de la dépendance et de l’humilité, même si le monde autour de nous – ou parfois le milieu religieux traditionnel – ne le comprend pas.

Le mystère du Christ en nous : une présence intérieure

La Révélation franchit une étape supplémentaire, encore plus intime : « Le mystère caché dès les siècles… c’est Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Colossiens 1:26-27).

L’Évangile ne nous présente pas seulement un Sauveur qui a vécu il y a deux mille ans en Palestine, ni un Dieu lointain qui observe nos vies du haut du ciel. Il nous annonce un Christ qui vient habiter directement au-dedans de chaque croyant, qu’il soit Juif ou non-Juif.

Cette présence intérieure est une source de transformation permanente. Elle produit la paix, la force et le changement de cœur que nos propres efforts ne pourraient jamais accomplir. Et le plus frappant, c’est la façon dont Dieu opère : Il dépose ce trésor inestimable dans des « vases de terre » (2 Corinthiens 4:7), c’est-à-dire dans des êtres humains ordinaires, fragiles et imparfaits. C’est la preuve que toute la puissance et toute la gloire appartiennent à Dieu, et non à nous.

Le mystère de l’Église : un seul corps en Christ
Si Christ est la Tête, Il a un corps. S’Il est l’Époux, Il a une Épouse. Ce troisième mystère concerne la nature même de l’Église : « Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ » (Éphésiens 3:6).

En Christ, les barrières historiques, sociales et culturelles qui séparaient les hommes se sont effondrées. Il n’y a plus de distinction de race, de rang social ou d’origine : tous ceux qui croient ont été baptisés dans un seul Esprit pour ne former qu’un seul corps (1 Corinthiens 12:13).

Le prophète Ésaïe l’avait entrevu quand il écrivait : « Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples » (Ésaïe 56:7). Mais qui aurait pu imaginer que des nations étrangères aux alliances de la promesse deviendraient des pierres vivantes de cet édifice (1 Pierre 2:5) ? L’Église n’est donc pas une institution humaine ou un club social ; elle est le corps du Christ, animée par Son souffle et unie à Lui comme les sarments sont unis au cep de vigne.

Le mystère de l’Épouse : l’alliance et la fidélité
Pour faire comprendre la profondeur de cette relation, l’Esprit utilise l’image du mariage. Paul cite la création – l’homme et la femme devenant une seule chair – et ajoute : « Ce mystère est grand, je le dis par rapport à Christ et à l’Église » (Éphésiens 5:32).

L’amour de l’époux pour son épouse est appelé à refléter l’amour sacrificiel du Christ, qui s’est donné Lui-même pour l’Église afin de la rendre pure et sans tache (Éphésiens 5:25-27). En retour, l’attitude de l’épouse envers son mari illustre la confiance et la soumission paisible de l’Église envers son Seigneur.
Il n’y a ici aucune notion d’inégalité de valeur entre l’homme et la femme, car devant Dieu, « il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus-Christ » (Galates 3:28). Il s’agit plutôt d’une complémentarité voulue par Dieu pour montrer au monde le visage de Son alliance. Modifier ou mépriser ce modèle, c’est brouiller l’image de l’amour de Christ pour Son peuple.

Le mystère de l’endurcissement d’Israël : la souveraineté de Dieu

Au milieu de ce plan de salut universel, une question douloureuse se posait à Paul : pourquoi la majorité de son propre peuple, Israël, avait-elle rejeté le Messie ? Le cinquième mystère apporte une réponse claire : « Une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée » (Romains 11:25).

Cet endurcissement n’est ni définitif, ni le fruit du hasard. Il est survenu parce qu’Israël a cherché la justice par ses propres œuvres et par un zèle sans intelligence (Romains 10:2), manquant ainsi le salut offert gratuitement par la foi. Mais dans Sa sagesse insondable, Dieu a utilisé ce refus pour faire parvenir l’Évangile jusqu’aux nations païennes. Leur chute a ainsi été la richesse du monde (Romains 11:12).
« Si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, Il ne t’épargnera pas non plus » (Romains 11:21). Cette mise en garde est solennelle. Les chrétiens venus des nations n’ont donc aucun sujet de fierté ou de supériorité envers le peuple juif. Ils sont comme des branches sauvages greffées sur l’olivier franc. Et la promesse de Dieu demeure ferme : un reste fidèle subsiste, et un jour, Israël dans son ensemble reconnaîtra Jésus comme son Messie, et « tout Israël sera sauvé » (Romains 11:26).

Le mystère de l’enlèvement : la victoire sur la mort
Le sixième mystère touche à notre avenir et à notre espérance ultime. Face à la peur de la mort, Paul proclame une vérité qui apporte une consolation immense : « Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette » (1 Corinthiens 15:51-52).

La mort n’a pas le dernier mot. Au retour du Seigneur, au son de la trompette divine, les croyants qui sont morts ressusciteront en premier avec des corps incorruptibles. Puis, ceux qui seront encore vivants seront transformés instantanément, sans passer par la mort.

Le mystère de l’iniquité : la réalité du combat spirituel
Le plan de Dieu ne se déroule pas dans un monde neutre ou paisible. En parallèle du travail de l’Esprit, une force d’opposition est à l’œuvre : « Le mystère de l’iniquité agit déjà » (2 Thessaloniciens 2:7).
Ce mal ne se manifeste pas uniquement par des péchés évidents ou des attaques directes contre la foi. Il agit de manière plus subtile, notamment au sein même du milieu chrétien. Il s’infiltre par l’abandon silencieux des vérités bibliques au profit des idées à la mode ; le remplacement de la puissance de l’Esprit par des méthodes ou des traditions purement humaines ; le compromis avec la culture du monde sous prétexte de tolérance ; une religion de façade qui garde les apparences mais perd sa force intérieure.
Cette dérive prépare une rébellion finale contre Dieu. Si ce mal est encore retenu aujourd’hui, c’est par la présence du Saint-Esprit et la prière de l’Église fidèle. C’est pourquoi chaque croyant doit rester vigilant, discerner les pièges de son époque et garder sa foi fermement fondée sur les Écritures.

Des serviteurs fidèles
Paul se considérait simplement comme un « serviteur de Christ et dispensateur des mystères de Dieu » (1 Corinthiens 4:1). Il n’était pas le propriétaire de ce message, mais un intendant chargé de le transmettre fidèlement à tous les hommes, sans distinction d’origine ou de condition.

Aujourd’hui, nous sommes les bénéficiaires et les gardiens de ces sept mystères. Ils ne nous sont pas donnés comme une connaissance spéculative, mais comme une lumière pratique pour conduire notre vie quotidienne, notre vie de famille et la vie de nos Églises.

Restons donc attachés avec fermeté à ce que nous avons appris dans les Saintes Écritures (2 Timothée 3:14). Elles seules font autorité pour notre foi. N’y ajoutons rien, n’en retranchons rien. Transmettons-les avec simplicité, intégrité et amour, car nous aurons à rendre compte de ce qui nous a été confié. En attendant ce grand jour où nous verrons notre Seigneur face à face, marchons dans la clarté de ces vérités révélées et laissons-les transformer nos vies pour Sa gloire.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Invasion

Dans la nuit de jeudi à vendredi 31 juillet, entre 50.000 et 60.000 migrants, soit environ 70 % de la population de Ceuta, ont franchi illégalement la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole, faisant 34 morts dont 18 noyés.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez est arrivé sur place pour dénoncer une « attaque » et une « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ».

Selon le gouvernement espagnol, la quasi-totalité de ces dizaines de milliers de migrants sont désormais retournés au Maroc.

De son côté, l’Italie a suspendu les accords de Schengen avec l’Espagne.

La baisse du nombre de naissances se poursuit

Le nombre de naissances a encore reculé en France au premier semestre 2026, selon les données provisoires de l’Institut national de la statistique (Insee), publiées jeudi 30 juillet.

Entre janvier et juin, un peu moins de 314 000 bébés ont vu le jour, contre plus de 317 000 au premier semestre 2025. Cela représente une baisse de 1,1% du nombre quotidien de naissances moyen entre les deux périodes.

Sur l’ensemble de l’année 2026, les naissances pourraient atteindre un nouveau point bas historique. Le déclin s’inscrit dans une tendance de plus long terme. En 2025, 644 000 bébés ont vu le jour, soit près d’un quart de moins qu’en 2010, date du dernier pic des naissances, selon l’Insee.

Mgr Cordileone répond au cardinal Roche : le maintien de Traditionis custodes n’est pas réaliste

L’archevêque Salvatore Cordileone a répondu au cardinal Arthur Roche en se demandant si les restrictions imposées à la messe latine traditionnelle par Traditionis Custodes peuvent être maintenues à long terme.

Mgr Cordileone, qui a récemment été nommé à la Signature apostolique, a déclaré qu’il était réticent à spéculer sur les intentions du pape Léon, mais a fait valoir que l’accent répété du pontife sur l’unité devrait encourager une approche pastorale plus large envers les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle.

« Je ne sais pas à quel point il connaît l’esprit du Saint-Père, mais je pense qu’une chose qui est claire pour tout le monde est que le Saint-Père veut rassembler tout le monde. Il est soucieux au sujet de l’unité ».

L’archevêque a averti que le maintien de restrictions strictes pourrait avoir des conséquences inattendues en encourageant certains des fidèles à rechercher des communautés en dehors de la pleine communion avec Rome.

« Ma préoccupation est que si ces restrictions restent en place, comme je l’ai dit dans ma déclaration, les gens auront l’impression qu’ils n’ont pas d’autre choix que de trouver de la nourriture spirituelle de la manière plus traditionnelle ».

« Je pense qu’il y a une préoccupation pour l’unité des deux côtés. Une préoccupation est que, si les restrictions restent en place, les gens iront dans des groupes qui ne sont pas en pleine communion avec le Siège de Rome. »

Dans le même temps, l’archevêque Cordileone a déclaré que l’accès plus large à la messe traditionnelle latine devrait être accompagné de garanties pour s’assurer que les participants restent pleinement engagés dans l’enseignement de l’Église.

« S’ils sont autorisés généreusement, nous devons nous assurer que les personnes qui accèdent à la messe sont en pleine communion en termes de croyance et d’acceptation des enseignements du Concile Vatican II. »

L’archevêque Cordileone a déclaré qu’il croyait que c’était déjà vrai pour la plupart des fidèles qui fréquentaient l’ancienne liturgie.

« Notre expérience ici aux États-Unis, et je pense que dans d’autres pays aussi, est que, pour la plupart, c’est le cas. »

L’archevêque Cordileone est allé plus loin lorsqu’on lui a demandé si Traditionis Custodes représentait une politique durable à long terme, arguant que l’intérêt croissant des jeunes catholiques suggérait le contraire.

« Pour être honnête, je ne pense pas que ce soit réaliste ». « Nous regardons la jeune génération. Ils aiment tous la tradition. Ils aiment la façon plus classique que l’Église adore. »

Il a déclaré que l’attraction s’étendait au-delà de la célébration de la liturgie préconciliaire et comprenait des célébrations plus traditionnelles de la messe post-conciliaire.

« Même l’ordo de la messe actuel , célébré d’une manière plus traditionnelle avec le prêtre ad orientem et la musique sacrée, avec une grande solennité et révérence : ils désirent cette profonde tradition. »

« Cela les emmène dans un endroit très profond. C’est imparable. Cela attirait les jeunes et continuera de le faire. »

La charité en actes à destination des adolescents

Professeur de français, Inès de Chantérac propose aux adolescents 25 petits textes sur divers sujets de savoir-être : dire merci, faire passer les autres avant soi-même, être serviable, développer son goût pour la culture, la conversation, la lecture, l’alcool,… Les textes sont amusants mais on se demande comment en est-on arrivé à publier un tel livre pour enseigner le minimum de savoir-vivre à des jeunes, alors que ce minimum s’acquiert normalement dans toute famille. Et c’est ainsi que l’on constate que la destruction méthodique de la cellule familiale provoque un bouleversement éducatif majeur.

Loin d’être « rasoir » ou moralisateur, Jésus disait merci ou pas ? se veut léger et humoristique avec des illustrations de presse du talentueux Ixène. Un livre pour exprimer aux adolescents que la politesse et la rectitude morale, loin d’être des habitudes de « coincés », sont bien une charité faite à l’autre, une manière de prendre soin de lui. Un véritable outil pour leur permettre de devenir des adultes droits !

Nouvelles censures sur X

Les comptes X de la Marche pour la vie, Notre-Dame de Chrétienté, abbé Raffray et Academia Christiana viennent d’être suspendus sans préavis :

Screenshot

Le voyage immobile – Et si, cet été, le plus beau des voyages était précisément celui qui ne demande aucun billet ?

Illustration : Morning Sun (1952), Edward Hopper (1882-1967), Columbus Museum of Art.
« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
— Blaise Pascal

Et si, cet été, le plus beau des voyages était précisément celui qui ne demande aucun billet ?
Chaque année, des millions de personnes font leurs valises. Elles cherchent le repos, la liberté, un espace où reprendre souffle. Elles espèrent qu’un ailleurs rendra ce que le quotidien a usé. Mais pourquoi partir si loin lorsque le désir le plus intime est simplement de retrouver son centre, de laisser retomber les inquiétudes accumulées et de respirer enfin ?

Voyager est une chance. Découvrir d’autres lumières élargit le regard. Pourtant, n’espérons-nous pas avant tout une paix intérieure que le rythme de nos vies a peu à peu ensevelie ? Les émotions nous soulèvent, nous entraînent, nous réjouissent ou nous blessent. Les contrariétés s’accumulent en silence ; les tensions s’inscrivent en nous sans que nous en ayons toujours conscience. Même les joies, si précieuses soient-elles, paraissent trop fugitives pour contrebalancer durablement le poids des soucis.

Alors nous préparons nos bagages avec l’espoir qu’un changement de décor dissipera nos préoccupations. Nous oublions une évidence : où que nous allions, nous partons toujours avec nous-mêmes.

Je l’ai vérifié au fil des années. Les premiers jours des vacances apportent une joie réelle : le paysage change, le rythme ralentit, les obligations s’effacent. Puis, presque imperceptiblement, je retrouve celui que j’avais emporté sans le savoir : moi-même. Les mêmes interrogations ressurgissent, les mêmes inquiétudes cherchent à reprendre leur place.

Il m’est arrivé de chercher cette paix au bord de la mer ou au sommet d’une montagne. Je l’ai souvent retrouvée plus simplement, au petit matin, dans le silence de ma maison. Une tasse de café entre les mains, tandis que le jour se lève doucement, il m’arrive de découvrir que le véritable voyage commence lorsque je cesse enfin de courir. Ce n’est pas le paysage qui a changé, mais mon regard. Je comprends alors que les vacances peuvent commencer sans que l’on soit parti nulle part.

J’ai compris qu’il existe un pays où l’on peut entrer chaque matin sans faire sa valise : le silence retrouvé.

Changer de paysage ne transforme pas le paysage intérieur. Nous ne faisons que déplacer le décor ; notre monde intime voyage avec nous.

Lorsque l’océan est en furie, les vagues semblent vouloir tout engloutir. Pourtant, quelques mètres sous la surface règne un calme étonnant. La tempête existe toujours, mais elle ne possède plus toute la mer. Il en va de même pour notre vie intérieure. Si nous apprenons à plonger en nous-mêmes, à fermer les yeux, à interrompre un instant le flot incessant des sollicitations, nous découvrons qu’au-dessous de l’agitation demeure un lieu plus profond où la paix n’a jamais complètement disparu.

Ce voyage-là ne demande ni billet d’avion ni réservation. Il ne coûte rien, sinon un peu de silence, un peu de courage et beaucoup de vérité. Car descendre en soi oblige à rencontrer ses peurs avant de découvrir cette paix qui les dépasse.

Les paysages du monde méritent d’être contemplés — mais aucune plage, aucune montagne, aucun coucher de soleil ne fera à notre place le ménage de notre cœur. Les véritables devoirs de vacances sont peut-être là : retrouver notre unité intérieure, réapprendre le silence, laisser retomber la poussière des jours afin de redevenir pleinement présents à nous-mêmes.

Alors, où que nous soyons cet été — sur une plage, dans une forêt, au sommet d’une montagne ou simplement chez nous — puissions-nous entreprendre ce seul voyage qui donne un sens à tous les autres : celui qui nous ramène au plus profond de nous-mêmes.

Regardez la femme du tableau de Hopper. Elle est assise dans une chambre presque nue, baignée par la lumière du matin. Elle n’a pas de valise à ses pieds. Pourtant, elle est déjà arrivée quelque part d’essentiel. Ce n’est pas le monde qui a changé autour d’elle ; c’est sa façon d’être au monde. Elle nous rappelle que le plus long des voyages n’est pas celui qui mène d’un pays à l’autre, mais celui qui conduit de la dispersion à la présence.

Ce silence n’est pas un vide : c’est le lieu même où l’on est enfin attendu.

Bel été à ceux qui partent. Et à tous, où qu’ils soient, je souhaite ce bien plus précieux qu’aucun dépaysement : la paix du fond du cœur. Les valises peuvent parfois rester dans le placard. La lumière, elle, n’a besoin d’aucun billet pour entrer. Il suffit d’ouvrir la fenêtre du cœur.
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« Le pape Léon ne modifiera pas Traditionis Custodes et ne reviendra pas à Summorum Pontificum »

C’est ce qu’a déclaré le cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le culte divin, dans un entretien.

Et pendant ce temps, Mgr Trinidad Antonio Márquez Guerrero, évêque auxiliaire de San Juan de los Lagos, Jalisco, au Mexique, peut danser en ornements épiscopaux, le 19 juillet, devant l’autel où va être célébrée la messe de la Journée diocésaine de la jeunesse, dans les arènes de la ville.

Première édition du pèlerinage Utrique Fidelis en Vendée-Anjou

A l’image de Feiz e Breizh en Bretagne, Nosto Fe en Provence, Arrebastir en Gascogne et Dex Aïe en Normandie, la première édition du pèlerinage Utrique Fidelis s’inscrit dans la restauration des pèlerinages traditionnels régionaux.

Se déroulant les 3 et 4 octobre 2026, le pèlerinage partira de Tiffauges (Vendée), village martyrs des colonnes infernales en 1794 pour rejoindre le sanctuaire Notre-Dame du Marillais (Anjou), où la Très Sainte Vierge Marie est apparue en 430 à Saint Maurille 4ème évêque d’Angers. Sur un peu moins de cinquante kilomètres, les pèlerins chemineront à travers les Mauges, territoire fortement marqué par le soulèvement vendéen de 1793 et d’où sont originaires Jacques Cathelineau le « Saint de l’Anjou » et Charles de Bonchamps.

Accompagné d’une dizaine de prêtres provenant d’instituts traditionnels, ce pèlerinage repose sur trois piliers que sont la dévotion mariale, la tradition et la mission. A l’image du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, les pèlerins marcheront dans des chapitres (une vingtaine) existant ou créés pour l’occasion et provenant de tous l’Ouest de la France (Charente, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée)

La première édition de ce pèlerinage dont le thème est l’urgence de la mission « Parce que la Charité du Christ nous presse » (2Co 5, 14), accueillera notamment des unités scoutes, mais également le chapitre Saint Jean Bosco dédié aux pèlerins atteints d’un handicap et à leurs accompagnants, ainsi que le chapitre Saint-Georges regroupant des pèlerins à cheval.

Situé à égale distance de Nantes, Angers et la Vendée, l’itinéraire du pèlerinage qui permet d’accueillir les poussettes effectuera une halte à la chapelle Saint-Joseph du Chêne où la statue de l’époux de la Très Sainte Vierge Marie fut couronnée grâce à un bref de Saint Pie X en 1906.

Le monde va vite, beaucoup trop vite ! Les repères s’effacent et ont même disparu. Il est essentiel que l’Ouest catholique garde ses points d’ancrage dans ce monde moderne et refuse de pratiquer sa Foi en retrait. Car la Foi n’est pas une idée laissée par nos aïeux, elle est un héritage vivant que l’on reçoit autant qu’on le transmet. Alors nous ne marcherons pas pour honorer des cendres, mais pour raviver le feu de la Tradition reçue et la fidélité qui la fait vivre. C’est vraiment à nous catholiques de l’Ouest de rester ancrés dans la Tradition et résolument tournés vers l’avenir.

« Ce travail de restauration, faisons-le chacun sur nous-mêmes, en devenant meilleurs et plus forts. Ne vous laissez pas entraîner par les séductions du mal, par l’esprit d’erreur et de mensonge. Gardez avec l’aide de Dieu, gardez fidèlement vos bons principes, vos fortes convictions, vos gouts simples, vos idées saines, vos mœurs pures, vos habitudes viriles et austères. Restez les dignes fils de l’Anjou, de la Bretagne et de la Vendée, les enfants soumis et dévoués de la Sainte Eglise votre mère. » Mgr Charles-Emile Freppel à Notre-Dame du Marillais – 1873

Les inscriptions sont désormais ouverte sur le lien suivant: https://www.helloasso.com/associations/utrique-fidelis/evenements/1ere-edition-du-pelerinage-utrique-fidelis

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Se déroulant les 3 et 4 octobre 2026, le pèlerinage partira de Tiffauges (Vendée), village martyrs des colonnes infernales en 1794 pour rejoindre le sanctuaire Notre-Dame du Marillais (Anjou), où la Très Sainte Vierge Marie est apparue en 430 à Saint Maurille 4ème évêque d’Angers. Sur un peu moins de cinquante kilomètres, les pèlerins chemineront à travers les Mauges, territoire fortement marqué par le soulèvement vendéen de 1793 et d’où sont originaires Jacques Cathelineau le « Saint de l’Anjou » et Charles de Bonchamps.

Accompagné d’une dizaine de prêtres provenant d’instituts traditionnels, ce pèlerinage repose sur trois piliers que sont la dévotion mariale, la tradition et la mission. A l’image du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, les pèlerins marcheront dans des chapitres (une vingtaine) existant ou créés pour l’occasion et provenant de tous l’Ouest de la France (Charente, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée)

La première édition de ce pèlerinage dont le thème est l’urgence de la mission « Parce que la Charité du Christ nous presse » (2Co 5, 14), accueillera notamment des unités scoutes, mais également le chapitre Saint Jean Bosco dédié aux pèlerins atteints d’un handicap et à leurs accompagnants, ainsi que le chapitre Saint-Georges regroupant des pèlerins à cheval.

Situé à égale distance de Nantes, Angers et la Vendée, l’itinéraire du pèlerinage qui permet d’accueillir les poussettes effectuera une halte à la chapelle Saint-Joseph du Chêne où la statue de l’époux de la Très Sainte Vierge Marie fut couronnée grâce à un bref de Saint Pie X en 1906.

Le monde va vite, beaucoup trop vite ! Les repères s’effacent et ont même disparu. Il est essentiel que l’Ouest catholique garde ses points d’ancrage dans ce monde moderne et refuse de pratiquer sa Foi en retrait. Car la Foi n’est pas une idée laissée par nos aïeux, elle est un héritage vivant que l’on reçoit autant qu’on le transmet. Alors nous ne marcherons pas pour honorer des cendres, mais pour raviver le feu de la Tradition reçue et la fidélité qui la fait vivre. C’est vraiment à nous catholiques de l’Ouest de rester ancrés dans la Tradition et résolument tournés vers l’avenir.

« Ce travail de restauration, faisons-le chacun sur nous-mêmes, en devenant meilleurs et plus forts. Ne vous laissez pas entraîner par les séductions du mal, par l’esprit d’erreur et de mensonge. Gardez avec l’aide de Dieu, gardez fidèlement vos bons principes, vos fortes convictions, vos gouts simples, vos idées saines, vos mœurs pures, vos habitudes viriles et austères. Restez les dignes fils de l’Anjou, de la Bretagne et de la Vendée, les enfants soumis et dévoués de la Sainte Eglise votre mère. » Mgr Charles-Emile Freppel à Notre-Dame du Marillais – 1873

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Profanation de l’église Saint-Pierre à Nevers

Des actes de vandalisme ont été découverts samedi 25 juillet dans l’église Saint-Pierre, à Nevers : tabernacle dégradé, une toile lacérée

Une plainte a été déposée et une enquête est en cours.

Un nouveau bienheureux pour le Liban

Samedi 25 juillet 2026, le patriarche maronite Elias Boutros Hoyek a été béatifié au siège patriarcal de Dimane au Liban, en présence du président de la République Joseph Aoun.

Élie Pierre Hoyek, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient de 1899 à 1931, est l’une des personnalités les plus marquantes de l’histoire religieuse et nationale contemporaine du Liban, ayant marqué ses contemporains tant par sa charité, notamment pendant la première guerre mondiale, que par son action en faveur du Liban. Ainsi, en 1919, il représente le Liban à la Conférence de paix de Versailles, défendant avec détermination le droit de son peuple à un État indépendant. Un an plus tard, le 1er septembre 1920, il est le témoin de la proclamation du Grand Liban par le général Gouraud. Cela lui vaut le surnom de « Père du Grand Liban ».

source : SOS Chrétiens d’Orient

Liban : La guerre n’est pas finie

Les opérations israéliennes se poursuivent au Liban, avec des bombardement aériens et d’artillerie dans le sud du pays. De même, les opérations de destructions se poursuivent à un rythme soutenu. Enfin, l’armée israélienne a annoncé avoir détruit d’importants tunnels souterrains du Hezbollah situés autour du château de Beaufort, toujours aux mains des soldats israéliens.

Son chef d’état-major, en visite au Sud-Liban, le 29 juillet, a déclaré que « la campagne sur tous les fronts n’est pas encore terminée ». Au Liban, a-t-il ajouté, « si nécessaire, nous avancerons plus loin encore et nous atteindrons d’autres zones ». Le 4 août prochain à Rome, un nouveau cycle de négociations sera ouvert entre le Liban et Israël.

source : SOS Chrétiens d’Orient

Moyen-Orient : Le conflit s’étend !

Le conflit au Moyen-Orient semble s’étendre à de nouveaux pays. En plus des bombardements sur l’Iran et des tirs de missiles et de drônes iraniens sur les alliés des Américains dans la région, le 27 juillet, les aviations américaines et saoudiennes ont visé en Irak, des milices chiites alliées des Iraniens.

Deux jours plus tard, une attaque de drone a visé le port de Damiette, en Egypte, le 29 juillet, perturbant les activités du terminal de gaz naturel liquéfié de Damiette, un maillon essentiel des exportations énergétiques de la région.

source : SOS Chrétiens d’Orient

Paroles de Forestier

Dans le journal « La Montagne » du dimanche 26 juillet, il y avait comme dans la plupart des journaux du jour un article sur l’évolution des incendies dans le Sud Ouest de la France : jusque là, rien de bien original direz-vous !

Par contre en illustration de l’article, il y avait une carte où figuraient les forêts brûlées en juillet 2026 mais aussi celles dévastées par les incendies de l’été 2022. La comparaison était déconcertante : les zones brûlées en 2022 étaient proches de Biscarosse mais aussi du Porge où sévissent les incendies cette année !

Suite à la gravité des feux de forêts en Gironde durant l’été 2022, Emmanuel Macron avait fait un discours officiel pour présenter à la nation sa nouvelle stratégie face aux incendies dans le cadre d’un vaste plan d’urgence. Trois axes composaient ce plan d’action :

– Mieux prévenir les incendies :
« Pour beaucoup d’entre vous, cet été fut une saison en enfer. L’enfer des flammes, de la fatigue, de la désolation. En Gironde, plus de 30 000 hectares de forêt ont été détruites. A La Teste-de-Buch, des milliers d’arbres centenaires ont été réduits à néant. Les habitants ont vu le crépi de leurs maisons roussir, certaines d’entre elles disparaître. Une vaste campagne de communication sera lancée sur les obligations légales de débroussaillement dans les prochains mois, accompagnée d’une évolution du cadre règlementaire applicable aux propriétaires. »

– Renforcer les moyens humains et matériels :
« Nous allons donc nous réarmer très puissamment en capacités humaines et en capacités matérielles. Ce réarmement passera par le doublement, dès la campagne 2023, du nombre de colonnes de renfort de sapeurs-pompiers. La France procédera également au renouvellement de sa flotte actuelle de 12 Canadairs et à l’achat de 4 Canadairs supplémentaires d’ici 2027. »

– Reboiser et gérer durablement :
« Le dernier axe, le troisième que j’évoquais, c’est celui de reboiser et de gérer durablement. Il nous faut d’abord réparer, replanter. Cela passera par un dispositif de soutien à la reconstitution des forêts incendiées comme je m’y suis engagé cet été,  avec la plantation d’un milliard d’arbres d’ici 10 ans. Je vais le dire aussi très clairement, l’État sera à vos côtés pour replanter, mais nous ne replanterons pas à l’identique. Nous devons adapter nos forêts aux nouvelles conditions climatiques à travers davantage de diversification. Je suis obligé de qualifier le caractère exceptionnel des feux de cette année 2022, mais aussi reconnaître à la lumière de ce que tous les experts nous disent que nous risquons de connaître désormais, à intervalles réguliers, des incendies de ce type et des saisons comme celle-ci. »

Belles paroles, belles promesses, quatre ans après qu’en reste-t-il ?

Je ne parlerai même pas de l’anecdote des Canadairs : les médias nous en ont rebattu les oreilles. La prévention est mille fois plus importante que les moyens de lutte contre le feu et pour une bonne prévention, il faut au préalable régler quelques problèmes évidents !

Le premier sujet, ce sont les coupe-feux. Dans une région qui compare son massif forestier à un océan de pins, dans une région où des incendies détruisent plusieurs milliers d’hectares régulièrement, l’importance des coupe-feux est primordiale. Même Emmanuel Macron le soulignait dans son discours. Malheureusement, rien n’a été fait dans ce sens, pire les quelques spécimens existants ne sont plus entretenus à cause de la protection de la faune et de la flore !

Ensuite, c’est l’acharnement de nos dirigeants contre les petites exploitations agricoles qui pose problème. En les faisant disparaître, ils font disparaître les prairies et les zones cultivées aux abords des villages alors qu’elles servent de protections naturelles contre le feu. Mais il y a pire, non seulement la forêt se rapproche des zones habitées mais en plus de nouvelles constructions s’implantent carrément en forêt !

En Juin dernier, j’étais en vacances près de Lacanau avec ma compagne. Passionnés de randonnées, nous avons eu l’occasion de parcourir les forêts entre Lacanau et le Porge : de sombres forêts de pins qui s’étendent jusqu’à la dune océane. Nous avons été surpris de découvrir au détour d’un chemin un hameau avec de nombreuses constructions récentes. Maisons et forêts s’entrelaçaient sans que l’on puisse deviner qui avait envahi l’autre. En tant que forestier, je n’ai pas pu m’empêcher de m’étonner devant une telle inconscience : qui avait pu donner l’autorisation de construire et pourquoi les règles de défrichements autour des habitations n’étaient elles pas respectées ?
Le danger était pourtant évident !

Enfin, dernier problème, c’est la promesse de planter un milliard d’arbres !
Pourquoi planter des arbres alors que l’on n’est pas capable de protéger ceux qui existent ?
Surtout, quel intérêt de reboiser avec des espèces résineuses comme le Pin ou le Douglas qui sont hautement inflammables ?
Tout forestier sait qu’une forêt naturelle mélangée de feuillus résiste mieux au feu et aux aléas climatiques qu’une plantation industrielle de résineux, c’est l’enfance de l’art !
Malheureusement, dans son discours notre président de la République s’est contenté d’afficher une arrogance belliqueuse là où il faudrait de l’humilité :
« Il faut renforcer la lutte contre le feu, nous allons nous réarmer en doublant les colonnes de renfort, nous allons procéder à l’achat de canadairs supplémentaires … »

Après la guerre contre un virus, après la guerre contre l’ingérence russe, voilà la guerre du feu !
C’est là le propre des gens en guerre contre Dieu, ils sont en guerre contre tout !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’Odyssée de Christopher Nolan : une version grecque d’Ulysse ou son portrait modernisé ?

Mon chroniqueur cinéma étant en vacances, je me rabats sur la revue canadienne Le Verbe pour une analyse du dernier film de Christopher Nolan, que je n’ai pas vu. Extrait :

[…] Nolan s’éloigne à plusieurs égards de l’œuvre originale. La rencontre avec le cyclope Polyphème — très différente dans le film — et les regrets prêtés à Ulysse au sujet du cheval de Troie sont à cet égard des exemples frappants.

Le cinéaste représente de même un Ulysse plus honnête, plus franc, qui signale même sa présence aux bêtes avant de les chasser, pour rendre la «partie» plus égale.

Cet Ulysse apparait également moins orgueilleux que l’original. Certes, il s’enorgueillit d’être le premier homme à entendre le chant des sirènes, mais aucune autre scène ne manifeste clairement ce défaut en lui.

L’Ulysse de Nolan fait également preuve de plus de chasteté. Ainsi, contrairement à l’Ulysse d’Homère, il ne couche pas avec la sorcière Circé. Et s’il succombe à la nymphe Calypso, comme le sous-entend le film, c’est contre son gré: elle le drogue et lui fait oublier sa patrie et sa famille.

Nolan met encore en scène un héros plus miséricordieux que celui d’Homère. Son Ulysse épargne une partie des prétendants et des serviteurs qui l’ont trahi. Et la ligne interprétative principale du film repose sur son regret de la guerre de Troie et des morts qu’elle a causés.

Les soldats d’Ulysse revêtent aussi un visage différent: ils font preuve de moins de stupidité que dans le poème original. Chez Homère, par exemple, seul l’équipage mange des fleurs de lotus, drogue causant l’oubli. Encore, c’est l’équipage, curieux et désobéissant, qui ouvre le sac des vents qu’Éole confie à Ulysse pour les aider à retourner à Ithaque. Une scène absente du film de Nolan.

Ulysse, dans le texte initial, est présenté comme un maitre, comme un vrai aristocrate. Les dieux affirment qu’il l’emporte sur tous les mortels par l’esprit. Calypso lui propose, pour cette même raison, de le rendre immortel. Nolan offre quant à lui une vision plus démocratique et égalitaire des personnages.

À bien y penser, Nolan représente un Ulysse à saveur chrétienne — pensons surtout à la chasteté et à la miséricorde évoquées plus haut. En soi, je n’ai rien contre une telle réinterprétation. Je la désire, même, lorsque la culture grecque se retrouve rehaussée par le christianisme.

Pourrait-on, de toute manière, présenter au grand public d’aujourd’hui un Ulysse véritablement grec? L’homme moderne apprécierait-il l’histoire d’amour entre Ulysse et Pénélope s’il voyait celui-ci commettre l’adultère à plusieurs reprises? Des idées profondément ancrées dans l’esprit moderne l’amènent spontanément à refuser une telle vision. Des idées qui, même s’il n’en est pas conscient, proviennent du christianisme.

Cela dit, je regrette l’incapacité naturelle des hommes à représenter et à comprendre les diverses visions du monde. On devient alors comme le poisson, qui ne voit plus l’eau dans laquelle il nage. Ou, pour reprendre l’allégorie de Platon, comme un prisonnier, qui identifie les ombres sur le mur devant lui à la totalité de la réalité.

Non, la société grecque ne pensait pas comme la nôtre. Il y avait, par exemple, l’esclavage, la violence, la guerre, les sacrifices, le polythéisme ou encore une hiérarchie plus grande entre les hommes. Ne pas prendre acte de cette altérité, c’est perdre de vue l’impact de l’enseignement du Christ dans l’histoire humaine.

Par exemple, le film de Nolan identifie, étrangement, une certaine version de la règle d’or — fais aux autres ce que tu veux qu’ils te fassent — à la loi de Zeus. Cela, d’une certaine manière, efface l’originalité et la profondeur du christianisme, dont on trouve certes des germes dans l’Antiquité grecque, mais pas le plein accomplissement.

En ne mesurant plus l’impact du christianisme dans sa manière de concevoir le monde, l’homme moderne oublie également la déformation possible du christianisme. D’ailleurs, Gilbert Keith Chesterton ne dénonçait-il pas la modernité comme remplie de «ces vertus chrétiennes devenues folles»?

Par exemple, s’il est vrai que le christianisme reconnait la dignité de tout homme, fait à l’image de Dieu, il n’implique pas de facto l’égalité en tout et la démocratisation de toutes les relations.

Et le christianisme, même s’il est aussi pour les simples, comme l’exprime régulièrement Jésus, n’exclut pas du tout la grandeur du logos, de l’intelligence humaine. C’est après tout en raison de ce logos même que l’homme est dit fait à l’image de Dieu.

Les dieux, dans L’Odyssée, louent Ulysse pour son intelligence, pour sa capacité à leur ressembler plutôt qu’aux animaux (aux porcs dans le cas, par exemple, de son équipage). Cet éloge de la raison, il traverse ensuite tout le monde grec, pour trouver son apogée, en particulier, chez les philosophes, recherchant la sagesse, cette connaissance voulue pour elle-même des réalités les plus hautes. Le chrétien, loin de nier cet héritage, se doit de l’élever encore plus haut, et ce, grâce au Logos lui-même, qui s’est fait chair, pour se dévoiler tout entier.

« Les chrétiens sont une composante essentielle de la société irakienne. »

Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, a déclaré que le retour des familles chrétiennes était une priorité nationale et s’est engagé à inclure les rapatriés dans un programme gouvernemental offrant un million de parcelles résidentielles.

« Le retour des chrétiens contraints à l’exil en raison des circonstances difficiles qu’a connues l’Irak est une priorité nationale et gouvernementale. La véritable force de l’Irak réside dans sa diversité nationale, religieuse et culturelle, ainsi que dans l’unité, l’intégration et la cohésion sociale de son peuple. Les chrétiens sont une composante active et essentielle de la société irakienne, et un partenaire clé dans la construction de l’État et la construction de l’histoire et de l’avenir de l’Irak ».

L’Irak comptait environ 1,5 million de chrétiens en l’an 2000, mais des vagues successives de migration ont réduit ce nombre à moins de 300 000 aujourd’hui.

Outre l’instabilité résultant de l’invasion de 2003 et du renversement du régime de Saddam Hussein, les chrétiens ont été spécifiquement ciblés par les groupes djihadistes au cours des décennies suivantes, notamment en 2014, avec l’invasion de Mossoul et de la plaine de Ninive par l’État islamique.

Ces déclarations ont été faites lors d’une visite du patriarche nouvellement élu de l’Église chaldéenne, Sa Béatitude Paul III Nona, au Premier ministre à Bagdad, le 11 juillet.

L’archevêque chaldéen Bashar Warda d’Erbil était également présent lors de la réunion avec le Premier ministre et a déclaré à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) que le sujet serait abordé par les évêques lors d’une réunion dans quelques semaines.

Selon l’archevêque Warda, le Premier ministre a déclaré à la délégation chaldéenne qu’il envisageait une contribution chrétienne accrue dans certains domaines, et a invité les hommes d’affaires de la diaspora à revenir investir dans le pays. L’archevêque Warda souligne :

« Le Premier ministre a vécu parmi les chrétiens, il les connaît donc très bien ». « Il a dit qu’il serait ravi de voir des chrétiens œuvrer dans les domaines de la santé et de l’éducation, car il leur fait confiance et connaît la qualité de l’enseignement et des soins qu’ils dispensent. Il nous a dit de compter sur lui pour tout ce dont nous aurions besoin, et c’est très encourageant. »

Al-Zaidi, âgé de 41 ans, est le plus jeune Premier ministre d’Irak. Banquier et homme d’affaires, il est issu d’une importante famille chiite du sud du pays.

Les confessions chrétiennes en Irak gèrent 18 écoles, dont certaines parmi les plus prestigieuses, ainsi qu’une université catholique à Erbil, un projet soutenu par l’AED et qui a rencontré un vif succès.

Al-Zaidi a déclaré que son gouvernement propose des mesures concrètes pour inciter les chrétiens à revenir au pays :

« Le gouvernement demeure pleinement engagé à consolider la stabilité et à garantir la sécurité, la justice et une paix civile durable pour tous les citoyens. Nous exprimons la pleine volonté du gouvernement de fournir toutes les facilités et le soutien nécessaires pour encourager et faciliter le retour des familles chrétiennes, notamment en garantissant leur admissibilité et leur inclusion immédiates dans le projet national en cours de construction d’un million de parcelles résidentielles. »

Marco Mencaglia, responsable du département des projets d’ACN, a déclaré :

« Nous nous réjouissons des propos du Premier ministre. Son message s’inscrit dans le cadre du soutien constant que nos bienfaiteurs apportent à la communauté chrétienne d’Irak. Après la défaite de l’État islamique en 2017, nous avons lancé le « Plan Marshall » pour aider à la reconstruction des habitations dans les villes et villages chrétiens, afin d’encourager les chrétiens à rester dans leur pays. Notre aide a permis à des milliers de personnes de rentrer chez elles. »

Suisse : Zurich interdit la Marche pour la vie dans le centre-ville

La ville suisse de Zurich n’a pas autorisé la tenue de la « Marsch fürs Läbe » (Marche pour la vie) dans le centre-ville pour la sixième fois consécutive.

Les autorités affirment que leur décision est fondée sur des préoccupations sécuritaires, mais les organisateurs soulignent que « quiconque souhaite garantir la sécurité doit s’attaquer à la source de l’agression, et non restreindre ceux qui exercent pacifiquement leurs droits constitutionnels fondamentaux ».

Le comité d’organisation de la Marche pour l’amour a annoncé qu’il ferait appel de la décision, mais l’événement de cette année aura lieu dans le quartier de Zurich-Oerlikon, le 19 septembre.

« Dans un État de droit, les menaces de violence ne doivent pas déterminer qui est autorisé à exprimer son opinion dans l’espace public. Autrement, le droit de manifester est déterminé par ceux qui sont prêts à l’empêcher ».

Dans un communiqué récemment publié, ils qualifient la mesure de « restriction disproportionnée à la liberté de réunion et d’expression » et soulignent que la visibilité publique est une composante essentielle de ces libertés, et qu’un lieu à Oerlikon attirerait beaucoup moins l’attention du public.

Les organisateurs soulignent également qu’aucune autre manifestation à vocation nationale ne soit déplacée en périphérie de la ville.

Pérou : la présidente Keiko Fujimori jure de reconnaître l’importance de l’Église catholique

La nouvelle présidente du Pérou, Keiko Fujimori, a prêté serment le 28 juillet de reconnaître « l’importance de l’Église catholique dans la formation culturelle et morale du Pérou » et a annoncé une politique visant à améliorer la qualité de vie des Péruviens « de la naissance à la vieillesse ».

Fujimori, élue à l’issue d’une élection serrée ayant nécessité un second tour, a pris ses fonctions lors d’une séance solennelle au Congrès de la République, où elle a reçu l’écharpe présidentielle pour le mandat 2026-2031. Elle est la première femme élue au suffrage universel à la tête du pays.

« Moi, Keiko Sofía Fujimori Higuchi, je jure devant Dieu, devant la patrie et devant les saints Évangiles d’exercer fidèlement la charge de présidente de la République que la Nation m’a confiée pour la période 2026-2031 ».

Le président a ensuite juré de défendre « cette terre, la souveraineté nationale, la liberté, la démocratie et l’indépendance des pouvoirs de l’État », ainsi que de faire respecter et d’appliquer la Constitution et les lois du Pérou.

« Je jure de préserver l’intégrité physique et morale de tous les Péruviens, en particulier ceux qui ont été historiquement marginalisés ».

« Je jure que, dans le respect de la liberté de culte, je reconnaîtrai l’importance de l’Église catholique dans la formation culturelle et morale du Pérou, et je travaillerai sans relâche pour un pays sûr, prospère et uni. »

Dans son premier discours à la nation , Fujimori a déclaré qu’il assumait la présidence avec « une profonde humilité » et « un cœur plein de foi dans le destin de notre pays ».

« Je rends grâce à Dieu et je remets entre ses mains le travail que nous commençons aujourd’hui au service du Pérou ».

Le nouveau président a demandé à Dieu « la sagesse de décider, la force de persévérer » et l’aide « de ne jamais oublier que le pouvoir ne trouve de sens que lorsqu’il est exercé au service des autres ». Fujimori a déclaré avoir prononcé devant Dieu, « devant l’histoire et devant vous tous », « le serment le plus sacré qu’un citoyen puisse prêter » : défendre la Constitution, protéger les libertés et consacrer chaque jour au bien-être du pays.

En présentant les priorités de son gouvernement, Fujimori a annoncé que l’un de ses objectifs nationaux serait « d’améliorer la qualité de vie de tous les Péruviens, de la conception à la vieillesse ». À cette fin, elle a promis d’approuver « une politique de protection globale pour la petite enfance, l’enfance, l’adolescence et la famille ».

« Nous allons réorganiser les programmes sociaux et les services publics actuellement dispersés, afin de construire un véritable système de protection global, avec une couverture universelle et une prise en charge continue à chaque étape de la vie ». « Protéger nos enfants et renforcer leurs familles, c’est protéger l’avenir du Pérou ».

« Comme beaucoup d’autres, j’ai hâte d’entendre ce que le Saint-Père dira à la classe politique française »

L’évêque de Lourdes, Mgr Jean-Marc Micas, a été interrogé sur NCR à propos de la portée spirituelle de la visite papale en France, à un moment marqué par la légalisation de l’euthanasie et un renouveau de la foi catholique chez les jeunes.

« Comme beaucoup d’autres, j’ai hâte d’entendre ce que le Saint-Père dira à la classe politique ». « Je suis convaincu que le Pape transmettra et même renforcera le message que l’Église de France n’a cessé de marteler sur ce sujet. »

Quelques jours avant la légalisation de l’euthanasie en France, Mgr Micas s’était distingué par une lettre intitulée « Mon cœur pleure ». Il y dénonçait l’idée que l’aide médicale à mourir puisse défendre la dignité de la vie, la qualifiant d’« absurdité anthropologique » et de l’un des « grands mensonges de l’histoire de l’humanité qui ont coûté la vie à des millions de personnes “pour les sauver” ! ». L’adoption de cette loi ne fait que renforcer le devoir pastoral de la hiérarchie catholique dans le pays. « Notre mission d’évêques est aussi de rappeler aux fidèles que l’existence même de cette loi ne signifie pas que tout est permis », affirmait-il, paraphrasant la Première Lettre de saint Paul aux Corinthiens.

« Lourdes, c’est le monde à l’endroit, comme on aime à le dire », « ce qui signifie que la pauvreté, la misère, la maladie et le handicap ont le droit d’exister et ne sont pas occultés ; ils font partie intégrante de la réalité de la vie, de la famille humaine. » « Un magnifique laboratoire d’une humanité épanouie », qui offre déjà « un avant-goût de ce que pourrait être le paradis ». 

 « Il est extrêmement attentif. Il avait préparé notre rencontre et m’avait posé des questions précises sur Lourdes, sur le sanctuaire et sur sa mission »

La Vie Chrétienne Victorieuse – Le péché originel dissous par une théologie du genre

Comme beaucoup, j’ai lu l’article de Madame Perroni, et je comprends le trouble qu’il a pu susciter. Qu’il me soit permis d’y apporter ma réflexion, non dans un esprit de polémique, mais par souci de fidélité à ce que l’Écriture nous a transmis, et à ce qu’une telle lecture engage pour notre foi. Car retirer la faute d’Adam, c’est retirer la nécessité même du Christ.

La Genèse nous dit quelque chose de très simple, mais de très important : Dieu avait donné une interdiction, et cette interdiction n’a pas été respectée. « Tu ne mangeras pas », dit Dieu, et pourtant, l’homme mange. Ce n’est pas un détail qu’on pourrait retirer de l’histoire sans que rien ne change : c’est justement ce qui fait tout le sens du récit. Si on enlève cet interdit, il n’y a plus de désobéissance, plus de rupture entre Dieu et l’homme, et donc plus besoin de réconciliation. Or c’est exactement sur cette réconciliation que repose toute notre foi.

L’apôtre Paul l’écrit avec une clarté qui traverse les siècles : « comme par la désobéissance d’un seul homme la multitude a été rendue pécheresse, ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste » (Romains 5 :19). Retirer la faute d’Adam, c’est retirer la nécessité du Christ. Ce n’est pas une nuance parmi d’autres : c’est toucher à l’architecture même de notre salut.

Je sais que certains diront que le serpent n’est qu’un serpent, que le diable n’apparaît « que plus tard ». Mais l’Écriture elle-même dément cela : Jésus s’adresse directement à Satan comme à un être réel, notamment lors de la tentation au désert : “Retire-toi, Satan !”( Matthieu 4:10). Il évoque aussi le diable comme père spirituel de ceux qui s’opposent à lui : “Vous avez pour père le diable” (Jean 8:44). Dans ses paroles, Satan et le diable ne sont donc pas présentés comme de simples symboles, mais comme des figures actives et personnelles.

Enfin, le livre de l’Apocalypse nomme sans détour « le serpent ancien, appelé le Diable et Satan » (Apocalypse 12:9). Ce n’est pas une invention tardive : c’est le témoignage cohérent de l’Écriture.

J’invite donc à ne pas laisser le trouble s’installer. C’est un article, signé par une personne, qui propose une lecture partielle et qui n’assume pas jusqu’au bout ses propres conséquences ; car si elle l’avait fait, elle aurait dû dire clairement qu’il n’y a plus besoin de rédemption. Elle ne le dit pas. C’est peut-être le signe qu’elle-même hésite devant l’abîme que sa thèse ouvre.

Restons debout sur le roc qui ne bouge pas : le péché existe, la grâce aussi, et l’un ne se comprend que par rapport à l’autre. Ne laissons donc pas un article, même largement diffusé, remplacer ce que le Christ et l’Écriture nous ont donné de plus précieux : la certitude d’être aimés malgré la faute, et sauvés par grâce.

Fraternellement en Christ,
Berny

Nota bene :

Satan & le Diable

Satan, aussi appelé le diable, est présenté comme l’Adversaire réel et redoutable dont il ne faut ni sous-estimer la puissance ni ignorer l’existence. Il porte plusieurs noms bibliques : Satan (l’adversaire, celui qui s’oppose à Dieu et aux siens), le diable (l’accusateur, le calomniateur), et le serpent, en référence à sa ruse et à la séduction d’Ève en Éden. L’Apocalypse le nomme aussi « serpent ancien » et « accusateur des frères ».

Certains passages du prophète Ézéchiel (28:11-19) sont traditionnellement interprétés comme une évocation voilée de la chute de Satan, bien que le texte s’adresse formellement au roi de Tyr. On y décrit un être d’une perfection et d’une sagesse exceptionnelles, séjournant en Éden, le jardin divin, et occupant la fonction de chérubin protecteur aux ailes déployées. Puis le récit bascule : cet être, grisé par sa propre beauté, laisse son cœur s’enorgueillir et sa sagesse se pervertir sous l’effet de son éclat ; ce qui entraîne sa chute et sa précipitation sur la terre.

Définition du péché originel

Le péché originel, c’est l’état de chute dans lequel se trouve toute la race d’Adam depuis la désobéissance de notre premier père en Éden. Cet acte historique de révolte contre Dieu a introduit le péché dans le monde et placé l’homme sous la puissance du mal et de la mort.

Depuis Adam, tous les hommes naissent dans cette nature corrompue, séparée de Dieu, inclinée au mal et incapable de lui plaire. Ce péché originel n’est donc pas un acte que chaque enfant commet, mais la condition spirituelle dans laquelle il vient au monde, parce qu’il appartient à une race déjà tombée.

Cette solidarité avec Adam entraîne à la fois culpabilité devant Dieu, mort spirituelle et incapacité morale. C’est pourquoi il ne suffit pas de corriger l’homme ancien : Dieu doit donner une nouvelle vie et placer le croyant dans une nouvelle position « en Christ », second Homme et dernier Adam.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’Assomption : et si nous retrouvions le désir du Ciel ?

Le mois d’août approche avec l’une des plus grandes fêtes de l’année liturgique : l’Assomption de la Vierge Marie.

Dans un monde où tout nous pousse à vivre le regard rivé vers l’immédiat, Marie nous rappelle une vérité essentielle : notre patrie est au Ciel.

Son Assomption n’est pas seulement une récompense personnelle. Elle est une promesse pour chacun de nous. En contemplant Marie élevée corps et âme dans la gloire, nous découvrons notre propre vocation : être appelés à partager la vie de Dieu. L’Église célèbre ainsi Marie comme la première des sauvés, celle qui nous précède sur le chemin de l’espérance.

À quelques jours du 15 août, Hozana propose une neuvaine originale intitulée :

« Avec Marie, devenons citoyens du Ciel »

Pendant neuf jours, les participants recevront une méditation quotidienne pour apprendre à vivre davantage tournés vers les réalités éternelles, à l’école de la Vierge Marie, ainsi qu’une prière. Le tout en format texte ou audio.

À une époque où tant d’inquiétudes nous accaparent, cette neuvaine offre une respiration spirituelle : retrouver le goût de la prière, remettre nos préoccupations entre les mains de Notre-Dame et laisser grandir en nous l’espérance chrétienne.

L’Assomption nous rappelle que le Ciel n’est pas une idée abstraite mais notre véritable destination.

Vous pouvez rejoindre gratuitement la neuvaine ici.

Les catholiques, champions du relativisme …

L’hérésie relativiste régnante dans la société n’impacte pourtant pas seulement les catholiques … Comment se fait-il qu’ils en soient cependant les champions ? Si la hiérachie de l’Eglise est, par devoir, responsable de la communauté et de son salut, que dit la situation actuelle ? Doit-elle rejeter l’idéologie qui guide sa pastorale depuis des décennies pour sauver ce qui peut encore l’être, ou bien doit-elle continuer à prêcher, avec “le vénéré prédécesseur” de Léon XIV, que ” toutes les religions sont voulues par Dieu et mènent à Dieu” ?

NB : Dans la section III du Syllabus, Pie IX condamne les affirmations suivantes :

– « Tout homme est libre d’embrasser et de professer la religion qu’il aura jugée vraie d’après la lumière de la raison. »
– « Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion. »
– « On peut au moins avoir une bonne espérance du salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans la véritable Église du Christ. »
– « Le protestantisme n’est autre chose qu’une forme différente de la même vraie religion chrétienne, dans laquelle il est également possible de plaire à Dieu comme dans l’Église catholique.»
https://www.nationalsurveyreligiousleaders.org/publications-all

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Enfin, le gouvernement expulse les étrangers…

Les Français auraient-ils été entendus ?

Un arrêté ministériel d’expulsion a été remis à Xenia Fedorova, journaliste notamment au JD News. Au motif que « son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que sa présence sur le territoire français « constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». Elle « s’inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » dans le but « de déstabiliser l’ordre public » en France.

Xenia Fedorova va « immédiatement former un recours », annonce son avocat.

En attendant voici sa dernière chronique parue dans le JD News :

Enzo Bianchi, fondateur de la Communauté de Bose, a assisté à la célébration du Vetus Ordo

Les restrictions imposées à la forme extraordinaire du rite romain, introduites par le pape François en 2021 avec Traditionis Custodes, sont de plus en plus impopulaires. Les appels à leur levée se multiplient au sein de l’Église et dans l’opinion publique, et la semaine dernière a été marquée par un geste significatif en ce sens. Le dimanche 19 juillet, Enzo Bianchi, fondateur de la Communauté de Bose, a assisté à la célébration du Vetus Ordo à 11 heures en l’église de la Misericordia à Turin.

Il est en effet l’une des figures les plus influentes du catholicisme progressiste. Né en 1943 dans le Piémont, Enzo Bianchi, marqué par le concile Vatican II qui s’achève, laisse tomber ses études de comptabilité en 1965 pour fonder à Bose une communauté monastique, œcuménique et mêlant hommes et femmes dans le célibat. La règle qu’il écrit en 1968 est approuvée la même année par l’archevêque de Turin mais la communauté n’obtient qu’en 2001 le statut d’association privée de fidèles.

Le site web Lo Spiffero a rapporté que Bianchi a également adressé un bref message aux fidèles à la fin de la liturgie. L’ancien prieur de Bose a réaffirmé son soutien au concile Vatican II et à la réforme liturgique, ajoutant toutefois espérer que les deux rites « puissent coexister ». Ce même esprit anime le motu proprio Summorum Pontificum, mandaté par Benoît XVI, convaincu que « les deux formes d’usage du rite romain peuvent s’enrichir mutuellement ».

Ce geste fort de Bianchi intervient deux mois après sa prise de position publique en faveur d’un « climat d’accueil et d’inclusion » envers les traditionalistes. Dans un article paru dans la revue mensuelle Vita Pastorale, le fondateur de Bose relate une anecdote concernant l’une de ses nombreuses rencontres avec François, au cours de laquelle le pape argentin lui aurait demandé conseil sur la manière d’entamer une réconciliation avec les lefebvristes. Bianchi aurait alors suggéré « une miséricorde qui cherche à les inclure, en veillant à ce que l’Eucharistie redevienne l’origine et la source de la communion pour tous ».

Si Bergoglio s’inquiétait des traditionalistes non en communion avec Rome, Léon XIV a démontré dans sa récente lettre aux évêques français qu’il souhaitait une plus grande bienveillance envers ceux qui, au contraire, restaient fidèles au Pape et subissaient les conséquences des mesures restrictives introduites en 2021. La position conciliante de Prévost a été défendue par Bianchi, qui, dans son article, l’a définie comme « une invitation pressante à la compréhension mutuelle, à cesser de se juger les uns les autres, dans le désir d’une véritable compréhension de l’autre et de ses raisons ». La solution pour lui est une « paix liturgique » au sens de « pax eucharistica ».

C’est dans ce sens que semblent s’interpréter la présence de Bianchi dans l’église de Turin, via Barbaroux, et ses paroles à la fin de l’ancienne liturgie autorisée par l’ordinaire du diocèse. Plusieurs participants ont été touchés par ce geste de proximité et de pacification liturgique dans lequel l’un reconnaît l’autre comme un frère, démontrant ainsi qu’il est possible d’accepter leurs positions sur la base d’une seule foi, sans que personne ne perde son identité et toujours en communion avec l’Église.

Le 22 août, Bianchi interviendra lors du 84e Cours d’études chrétiennes à Assise, lors d’une rencontre consacrée à la liturgie. Il sera accompagné d’Andrea Grillo, l’un des plus farouches opposants au Vetus Ordo. Les arguments de l’ancien gourou de Bose parviendront-ils à atténuer, ne serait-ce qu’un peu, l’hostilité inflexible du théologien, connu pour avoir été réprimandé par l’Athénée pontifical de Sant’Anselmo suite à un texte irrespectueux envers saint Charles Acutis ? Quoi qu’il en soit, la présence de Bianchi à Turin confirme que l’appel à la levée des restrictions sur la messe tridentine n’est plus l’apanage du monde traditionaliste, mais une conviction désormais largement partagée, même par ceux qui défendent des sensibilités ecclésiastiques différentes. 

Censure bancaire

Des journalistes, militants, associations et élus classés à droite dénoncent la fermeture soudaine de leurs comptes bancaires, souvent sans explication.

Le directeur de la rédaction de L’Incorrect, Arthur de Watrigant, affirme que le compte du journal chez Qonto a été fermé en plein été, en même temps qu’un compte de secours ouvert dans un autre établissement.

Le vidéaste Vincent Lapierre, le collectif Némésis, Breizh Info, l’Institut Iliade, TV Libertés, le média Frontières et le site Fdesouche font également état de difficultés bancaires.

Alice Cordier, responsable du collectif Némésis, affirme qu’un directeur d’agence lui aurait expliqué que l’association avait été cataloguée comme un « compte politique à risques ». Après la fermeture de son compte au Crédit mutuel, le collectif aurait essuyé plusieurs refus et perdu une grande partie de sa collecte. Le Crédit mutuel affirme que Némésis n’aurait pas transmis certains justificatifs comptables, ce que les responsables du collectif démentent.

Des députés du Rassemblement national, parmi lesquels Stéphane Rambaud, Jean-Philippe Tanguy, Franck Allisio et Thomas Ménagé, auraient également été radiés de leur banque. Les établissements justifient notamment leur vigilance par les règles relatives aux « personnalités politiquement exposées » et par leurs obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Pourtant des structures d’extrême gauche, communautaires ou islamistes continuent de disposer de comptes dans les mêmes banques : Justice pour Adama, Millî Görüş et Ummah Charity.

Incendies et enfer des normes

En cette période de graves incendies, les sapeurs-pompiers pointent du doigt certaines normes européennes.

Marc Vermeulen, directeur du Sdis 33, avait interpellé la préfecture sur les normes européennes «très contraignantes».

La première, l’AdBlue, ce dispositif anti-pollution obligatoire sur les véhicules diesel. L’AdBlue est un liquide composé d’urée et d’eau déminéralisée, stocké dans un réservoir séparé de celui du carburant. Son rôle : déclencher une réaction chimique qui transforme une partie des gaz polluants émis par le moteur en azote et vapeur d’eau, des substances beaucoup moins nocives pour l’environnement. Ce système équipe aujourd’hui la quasi-totalité des véhicules diesel afin de répondre aux exigences européennes en matière d’émissions d’oxyde d’azote. Une obligation qui touche également les véhicules d’incendie et de secours. Lorsque le réservoir est vide ou qu’une panne est détectée, le véhicule peut perdre en puissance, voire refuser de redémarrer après un arrêt. Pratique avec un camion de pompiers…

Le 14 juillet, le député socialiste Pascale Got avait interrogé le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur sur les conséquences opérationnelles des normes européennes d’émissions polluantes imposant l’utilisation du système AdBlue sur les véhicules lourds des services d’incendie et de secours.

Ce dispositif, conçu pour réduire les émissions d’oxydes d’azote des poids lourds effectuant de longs trajets routiers, s’applique de la même manière aux véhicules de lutte contre les incendies, dont le profil d’usage est pourtant radicalement différent : trajets courts entre la caserne et le sinistre, puis fonctionnement prolongé à l’arrêt ou à faible vitesse, souvent dans des conditions de chaleur et de poussière extrêmes qui perturbent le bon fonctionnement du système SCR. Les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) sont confrontés, sur le terrain, à des difficultés croissantes liées au fonctionnement de ce dispositif qui peut entraîner, en cas de défaillance technique, de défaut de détection ou d’absence de liquide, une limitation automatique des performances du moteur, voire une impossibilité de redémarrage du véhicule. Les représentants des sapeurs-pompiers alertent sur ces dysfonctionnements, qui peuvent survenir alors même que les véhicules sont entretenus conformément aux préconisations des constructeurs. Les engins d’incendie interviennent dans des situations d’urgence où chaque minute est déterminante pour sauver des vies, protéger les biens et préserver l’environnement. Toute immobilisation ou limitation de leurs capacités opérationnelles est susceptible de compromettre la continuité du service public de secours et de mettre en danger les intervenants comme les populations. Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement entend engager des discussions avec les autorités européennes afin d’obtenir une dérogation spécifique pour les véhicules d’incendie et de secours ou, à défaut, permettre la mise en œuvre d’aménagements techniques garantissant que les dispositifs antipollution ne puissent, en aucune circonstance, empêcher ou limiter l’engagement opérationnel d’un véhicule de secours en intervention.

La réponse se fait attendre.

Outre l’AdBlue, les sapeurs-pompiers souhaitent bénéficier d’exonérations similaires à celles déjà accordées aux véhicules militaires pour d’autres réglementations. Le règlement GSR2 impose depuis 2024 de nouveaux équipements de sécurité sur les véhicules neufs. Notamment le système d’évitement de collision piéton. Lorsque les véhicules interviennent en forêt ou dans le maquis, ce dispositif ne parvient pas toujours à distinguer un arbre d’un piéton, ce qui provoque un arrêt automatique du véhicule… Ce phénomène peut se produire à l’avant comme à l’arrière du véhicule, ce qui peut retarder l’évacuation rapide des équipes sur les lieux d’un incendie et compromettre leur sécurité.

La « protection » de la famille est une « mission primordiale » pour l’Église aujourd’hui

Commentant sur son blog les lectures de la liturgie du dimanche 26 juillet, le cardinal Zen a évoqué les paraboles de la graine de moutarde, du levain et de la perle :

[…] En rassemblant ces trois métaphores, on peut dire que la première étape pour entrer dans le Royaume des Cieux consiste à découvrir des trésors, à reconnaître des perles, à entendre l’appel de Dieu, à prendre la résolution de lui obéir et à faire vœu de l’aimer par-dessus tout.

Mais ce n’est que le début. Ayant entendu cet appel et y ayant répondu, nous devons persévérer jusqu’au bout, laissant la graine germer et la levure agir ; sinon, comme la courroie, elle pourrira et deviendra inutile.

N’avons-nous pas déjà trouvé le trésor, reconnu la perle et investi toute notre vie en elle ? Jésus nous a conduits dans son Église, et si nous lui sommes reconnaissants, nous devons suivre fidèlement ses enseignements au sein de cette Église, en devenant humblement et courageusement ses disciples. Nous ne sommes pas simplement sa ceinture, ni simplement revêtus de lui ; il vient en nous, et nous entrons en lui, devenant membres de son corps.

Qu’est-ce qui pourrait nous détourner de Lui ? Il ne devrait pas y en avoir, mais nous devons tout de même affronter les trois ennemis, les trois forces du mal qui nous tentent sans cesse : les désirs et les passions égoïstesles tendances du monde et le diable.

Le diable existe ; la Bible dit : « Il parcourt le monde à la recherche de proies à dévorer. » Nous devrions prier davantage l’archange Michel pour obtenir sa protection.

Les tendances mondaines, c’est-à-dire ceux qui ont cédé au diable, ne sont pas aussi laides que le diable lui-même. Elles useront de paroles douces pour vous gagner leur sympathie, alors soyez très prudent !

Mais ne devrions-nous pas être encore plus vigilants face à nos propres désirs et penchants égoïstes ? Nous ne devons pas baisser notre garde et ne jamais les considérer comme insignifiants. Même de petites choses, si elles deviennent des habitudes, peuvent miner notre volonté. Examinons-nous davantage, prions davantage ! Les mauvaises habitudes sont aussi néfastes que la drogue !

Bien sûr, l’éthique et la morale ne se limitent pas aux sixième et neuvième commandements , mais ces types de péchés sont les plus addictifs. En particulier, les péchés des personnes LGBTQ+, qui contreviennent totalement au dessein du Créateur pour l’humanité : un homme et une femme s’aimant pour la vie et se transmettant la vie. Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont non seulement qualifiées de péché dans la Bible , mais aussi d’abomination (particulièrement répugnantes) aux yeux de Dieu. Dieu, dans sa miséricorde, a également envoyé le feu pour détruire Sodome.

Je n’ai pas assisté à la réunion des cardinaux fin juin, mais j’ai lu attentivement tous les comptes rendus. Lors de la première réunion, les cardinaux ont débattu de la question suivante : « Dans quel monde sommes-nous appelés aujourd’hui à répandre l’Évangile ? » Parmi les nombreuses questions difficiles abordées, les cardinaux ont déclaré : « Le problème fondamental semble être que les gens ont perdu le sens de la vie. (Ils n’ont pas trouvé les trésors et les perles, ou bien ils les ont trouvés mais ont abandonné.) »

Si l’on nie la valeur inestimable de la vie et de la famille, que reste-t-il de beau dans la vie ? C’est comme abandonner une source et chercher de l’eau dans une piscine percée ! J’ai entendu dire que même le diable l’a admis : détruire la famille, c’est sa victoire.

Apprécions en silence le plan d’amour de Dieu, remercions-le et louons-le ; et soyons prêts à payer le prix pour la « santé » de nos familles !

La meilleure façon de lutter est d’agir : prendre soin des autres, les aider et accomplir de bonnes actions nous encourage à persévérer dans le bien. Mobilisons-nous tous : évêques, prêtres, moines, religieuses, paroissiens mariés et célibataires, familles heureuses et familles en difficulté, faisons des familles notre mission première, la priorité absolue de notre ministère pastoral. Demandons aux parents de la Vierge Marie d’intercéder pour nous, demandons aux parents de Thérèse de l’Enfant Jésus d’être nos patrons, et que la jeunesse soit remplie de foi dans le plan d’amour de Dieu.

Une “théologienne” nie le péché originel et l’existence du diable dans l’Osservatore Romano

Il y a longtemps que des « théologiens » nient le péché originel. Mais c’est la première fois semble-t-il qu’un théologien le fait dans l’Osservatore Romano (édition du 4 juillet).

Le titre d’un article est : « Dans la Genèse, il n’y a pas de “non”, à l’origine d’un malentendu », puis, juste en dessous, on lit avec insistance : « Le serpent, la femme et le fruit. Et Satan ? »  Marinella Perroni signe l’article dans Donne Chiesa Mondo – Il Diavolo in noi – Monthly magazine of the Osservatore Romano , n° 157, juillet 2026 (ici). Elle ne formule jamais clairement la réponse.

L’article comporte des passages très clairs :

  • a) « Les protagonistes de l’histoire sont (…) un serpent (…), une femme (…) et un fruit », donc dans le récit du péché originel, « il n’y a pas de diable » ;
  • b) à partir du VIe siècle et des spéculations sur les esprits surnaturels, « le diable apparaîtra comme une entité à part entière : “par l’envie du diable, la mort est entrée dans le monde, et ceux qui sont de son parti en font l’expérience” (Sg 2, 24) » ;
  • c) par conséquent, « les trois protagonistes du récit de la Genèse — le serpent, la femme et le fruit — deviendront le diable, la femme et le péché ».

La question se pose : que signifie « deviendront » ? S’agit-il d’un progrès dans la révélation, ou bien d’une assimilation du serpent au diable ?

La note sur Genèse 3,1 de la Bible de Jérusalem précise que « la tradition sapientielle, puis le Nouveau Testament et toute la tradition chrétienne [ont reconnu le serpent comme l’adversaire (ou le tentateur), le diable ». Dans l’Écriture, il faut certes partir du sens littéral, mais « dans la tradition vivante de toute l’Église » (CEC 113), il faut demeurer attentif à « l’analogie de la foi », c’est-à-dire à la « cohérence des vérités de foi entre elles et dans la totalité du plan de la Révélation » (CEC 114). Autrement dit, toute interprétation littérale est possible, mais un texte doit aussi rendre compte des phases historiques successives de la Révélation et de son rapport à tout le mystère chrétien : ces éléments sont essentiels à sa compréhension, et l’on ne peut élaborer une théologie ni une pastorale sans les prendre en considération, comme semble le suggérer l’article en question.

Marinella Perroni a été pendant dix ans présidente de la Coordination des théologiennes italiennes, spécialiste des « études de genre », versions féministes, dans ce qu’on appelait autrefois la Sainte Ecriture. Elle affirme tranquillement :

« Dans l’ancien mythe biblique communément appelé la Chute, il n’y a ni diable, ni puissance divine à laquelle les êtres humains soient soumis. » Le récit ne parle que de la « contradiction » selon laquelle « être de Dieu, être choisi par Dieu, ne signifie pas être comme Dieu. Et c’est là que réside la tension inépuisable entre l’humanité et le divin – il n’y a pas de péché. »

Et il ne peut pas y avoir de péché puisque le récit biblique est le premier discours théologique féministe, sur le désir d’être comme Dieu :

« Il est tout à fait beau de voir que, dans l’Éden, la femme endosse le rôle de celle qui a le courage de s’engager dans ce désir, d’en revendiquer le droit et d’en discuter les limites, afin de contribuer à définir cette frontière infranchissable qui sépare les humains de Dieu, sans aucune possibilité de négociation. »

Le problème est que s’il n’y a pas de péché il n’y a pas non plus d’incarnation rédemptrice.

Et c’est écrit dans le journal officiel du Vatican.

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