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Euthanasie : le pire n’est jamais sûr

Dans un communiqué, le lobby de l’euthanasie, l’ADMD, commence à s’inquiéter “quant au déroulement des discussions parlementaires sur les propositions de loi relatives à la fin de vie“. Sur le texte relatif à l’euthanasie, plus de 2 000 amendements ont été déposés, ce qui permettrait d’empêcher l’aboutissement du processus législatif. L’Assemblée pense déjà décaler le vote solennel sur l’ensemble de la loi au 25 février.

A la suite d’une réunion qui s’est tenue lundi 16 février au Sénat, en présence de Sébastien Lecornu, de Gérard Larcher et de présidents de groupe, il aurait été envisagé le retour, en avril, de la seule proposition de loi relative aux soins palliatifs.

Il faut souligner que les partisans de l’euthanasie brûlent les étapes qu’ils s’étaient eux-même fixés : mettre le pied dans la porte avec une loi minimum autorisant l’euthanasie, ponctuée de moult garde-fous pour rallier les indécis et autres timorés. Au fil du temps, comme avec l’avortement, il suffira de faire sauter un à un ces pseudos garde-fous, comme les pays ayant légalisé l’euthanasie l’ont tous fait, et puis d’étendre le périmètre des personnes à éliminer.

Mais, emportés par leur folie, ils font déjà sauter ces fameux garde-fous. La liste des amendements rejetés en dit long sur l’esprit de la loi : tous ceux visant à s’assurer des capacités de discernement ou de consentement ou de l’absence de pressions ont été rejetés. Tous sans exception. Les députés ont validé un droit d’accès à l’euthanasie à égalité avec le suicide assisté alors que l’euthanasie était censée rester “exceptionnelle” … tout cela en maintenant leur refus d’utiliser les mots appropriés.

Désormais, certains se posent la question de voter cette loi. Le député Stéphane Peu, président du groupe GDR (communiste), avoue ne pas être prêt à l’approuver.

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), à l’origine du débat sur l’euthanasie et le suicide assisté en France, adhère à une idéologie radicale. Si l’ADMD se limite aujourd’hui à réclamer la légalisation de l’euthanasie volontaire des adultes malades, elle est néanmoins favorable à l’euthanasie des mineurs, des personnes handicapées ou âgées.

Interrogé durant l’Assemblée Générale de l’ADMD de 2022 sur l’opportunité « d’aller plus loin » que le texte de loi discuté alors et de réclamer l’extension de l’euthanasie aux mineurs, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, Jean-Luc Romero – président de l’ADMD jusqu’en 2021 – répondit qu’il y a un débat interne sur cette question mais que l’association « n’avait pas souhaité aller plus loin, en disant, stratégiquement, ce n’est pas le moment ». L’important serait déjà de faire adopter « le socle » de la loi autorisant le principe de l’euthanasie. Plus tard, dans un second temps, « comme les Belges ont amélioré leur texte, on l’améliorera » ; la Belgique a, en effet, largement étendu l’accès à l’euthanasie aux mineurs et aux personnes dépressives depuis la loi initiale.

Le député franc-maçon Jean-Louis Touraine, auteur d’une proposition de loi pour légaliser l’euthanasie en 2017 et régulièrement invité par l’ADMD, partage exactement et explicitement cette stratégie lors d’une une réunion avec l’association pro-euthanasie Le Choix le 30 novembre 2024 [1] :

« une fois qu’on aura mis le pieds dans la porte, il faudra revenir tous les ans et dire « on veut étendre ça. » […] [d]ans la première loi, il n’y aura pas les mineurs, il n’y aura pas des maladies psychiatriques, dans la première loi, il n’y aura même pas les maladies d’Alzheimer. Donc tout ça ne viendra pas tout de suite. Mais dès qu’on aura au moins obtenu une loi […] on pourra étendre les choses, […] il faudra introduire cette égalité, mais je pense que ce sera un combat important et que nous devrons continuer aussi au moment de l’application de la loi. »

L’actuel président de l’ADMD, Jonathan Denis, ne dit pas autre chose lorsqu’il écrit en 2022 :

« Comme la loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse, telle que votée en 1975, était très incomplète, nous devons craindre que la loi qui sera proposée au vote des parlementaires, en 2023 nous dit-on, ne réponde pas à l’ensemble de nos revendications […]. Nous devrons accepter des concessions qui ne seront que temporaires, transitoires. Car dès lors que le principe même de l’aide active aura été voté, le front des anti-choix aura été brisé et nous pourrons enfin avancer rapidement et faire évoluer la loi vers ce que nous souhaitons tous : une loi du libre choix qui ne comporte aucune obligation pour quiconque. [2] »

En 1985, Paul Chauvet, président de l’ADMD, écrivait déjà :

« Il conviendra donc toujours d’avancer sur deux plans : celui de la demande acceptable aujourd’hui, et celui affirmé, confirmé, de l’idéal recherché, pour faire progresser notre objet [3] ».

Une recherche dans les Bulletins de l’ADMD révèle le radicalisme de cette organisation. Sa position à l’égard de l’euthanasie forcée fut encore débattue en 1988, lorsque le bureau de l’association proposa de modifier ses statuts pour déclarer explicitement qu’elle « s’oppose à l’euthanasie qui ne serait pas l’expression d’une volonté libre et réfléchie de la personne ». Il s’agissait alors de mettre un terme à toute ambiguïté sur la question. Pudiquement, le bulletin suivant de l’association indique que cette proposition suscita de grandes difficultés et fut finalement rejetée [4].

Certes, plus tard, l’ADMD a déclaré s’opposer « à toute euthanasie pratiquée sans demande de la personne concernée », mais tout en soutenant des personnes poursuivies en justice pour avoir euthanasié des patients sans leur consentement. Ce fut le cas dès les années 1980, lorsque l’ADMD se réjouissait de l’acquittement de Pierre Thébault, un infirmier ayant tué une femme de 86 ans ayant une fracture du col du fémur [5], ou encore en 2013 lorsque l’ADMD soutenait le Dr Bonnemaison poursuivi en justice pour avoir empoisonné sept patients hors d’état d’exprimer leur volonté [6].

L’idéal supérieur de l’ADMD n’est pas l’euthanasie des personnes mourantes ou inconscientes, mais le suicide volontaire des personnes qui craignent de se voir dépérir. Pour Odette Thibault, théoricienne et cofondatrice de l’ADMD, le suicide « est le seul moyen de mourir… vivant », c’est « la suprême autonomie, celle qui définit l’être humain… avant qu’on ne la perde tout à fait. » Quant au sénateur Henri Caillavet, ancien président de l’ADMD, « le suicide conscient est l’acte unique authentique de la liberté de l’homme ». Cette apologie du suicide comme acte de liberté s’exprime en contrepoint d’une peur tout aussi extrême de la déchéance physique et de la dépendance. Pour Caillavet:

« Lorsque nous sommes – morts en nous-mêmes – pourquoi maintenir une flamme vacillante ne permettant plus qu’une existence végétative, sinon proche de la sénilité ? Est-ce vivre que de ne plus être autonomes, de dépendre d’autrui, de ne plus être capable d’intégrer le monde extérieur et d’être parfois soumis à un acharnement thérapeutique illusoire ? Certainement pas. »

De ce point de vue, un être privé d’autonomie et de capacités relationnelles ne serait pas ou plus vraiment humain ; ils auraient perdu toute dignité. Comme l’écrit Odette Thibault,

« Tout individu ne possédant plus ces facultés peut être considéré dans un état sous-humain ou infra-humain, poussé à l’extrême dans le cas du débile profond ».

Dès lors, ajoute-t-elle, « beaucoup d’individus sont des morts-vivants, déjà morts à l’humain bien avant la fin de leur vie organique ».

Les tuer ne serait donc pas un meurtre, puisqu’ils seraient déjà morts à l’humanité ; et cela ne violerait pas leur autonomie individuelle puisqu’ils en sont démunis. Odette Thibault va jusqu’à écrire :

« Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus graves atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine ».

À ces arguments sur l’indignité et l’inhumanité de la fin de vie s’ajoutent des considérations économiques, sur la charge sociale des personnes handicapées et séniles. Odette Thibault écrit encore à propos des personnes âgées :

« Dès qu’ils sont inutiles, ou qu’ils représentent une charge supplémentaire, comme c’est le cas dans les périodes de pénurie, on est content de les voir disparaitre ».

Un autre administrateur historique de l’ADMD, Albert Cuniberti, ajoute, dans le bulletin de l’association :

« l’acharnement que l’on met à conserver une dérisoire caricature de vie à un nombre croissant de vieillards qui ne le souhaitent pas, coûte de plus en plus cher et devient pour la société une charge de moins en moins supportable. »

Profanations des églises Saints-Pierre-et-Paul à Buchy et Saint-Martin à Rouvray-Catillon

Communiqué de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
de M. l’abbé Félix Noungou, curé de la paroisse Notre-Dame de Blainville – Buchy
et de M. l’abbé Sébastien Savarin, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Forges en Bray :

C’est avec une profonde émotion que la paroisse Notre-Dame de Blainville – Buchy et la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Forges en Bray ont constaté qu’une profanation a été commise probablement dans la nuit de ce vendredi 20 février 2026.

Des individus se sont introduits par effraction dans les églises de Buchy et de Rouvray-Catillon. Ils ont dérobé plusieurs objets de culte et ont emporté des hosties consacrées.

Au-delà du préjudice matériel, ces faits constituent une atteinte grave au caractère sacré du lieu et au droit des fidèles à l’exercice paisible de leur culte.

Nous remercions la gendarmerie qui s’est rendue immédiatement sur les lieux. Elle met en œuvre ses équipes de recherche afin de retrouver les malfaiteurs.

Le diocèse constate avec profonde amertume ces actes qui touchent l’ensemble de la population attachée à son patrimoine culturel et spirituel.

Un temps de prière et de réparation sera organisé prochainement dans les deux églises ; les modalités seront communiquées dans les jours à venir par les paroisses.

Au début du Carême, nous appelons les fidèles à s’unir dans la prière, en particulier pour le respect du Saint-Sacrement, pour la conversion des cœurs et pour la protection des lieux de culte. Nous en appelons à la vigilance de tous pour que soit respectée la liberté de culte dont l’ouverture des églises fait partie.

Fin de vie : Quand la mort devient une solution budgétaire

Sous couvert de « progrès », la France s’apprête à briser un tabou civilisationnel. Derrière les slogans, la loi Falorni cache une réalité brutale que nous ne pouvons plus ignorer.
🤔 1. La « Loi d’airain » d’une oligarchie
Comme l’analyse la philosophe Chantal Delsol, une minorité militante impose sa vision en méprisant les aspirations profondes des Français. Ce prétendu consensus est un mirage : l’étude Fondapol prouve que dès que l’on aborde le concret (absence de contrôle, dérives psychiatriques), l’adhésion s’effondre ( cf ref Maroun Badr MA PhD.. en premier commentaire).

🤔 2. Une « résignation organisée »
La députée Hanane Mansouri, dans une allocution magnifique à l’Assemblée Nationale, a eu les mots justes : proposer la mort quand on échoue à offrir le soin est une faillite morale. En l’absence de soins palliatifs partout en France, l’euthanasie n’est pas une liberté, c’est une solution par défaut imposée par une gestion comptable de la souffrance.

🤔 3. L’engrenage autoritaire et utilitariste
Le texte actuel va très loin :
* Délit d’entrave : Un proche tentant de dissuader un malade risquera la prison.
* Recours impossible : Les familles perdent tout droit de protéger les leurs.
* Recyclage humain : Comme le souligne Gregor Puppinck, l’euthanasie devient un gisement de prélèvements d’organes planifiés. C’est le stade ultime d’une société matérialiste.

🙁 Tenir la ligne
Refusons que la mort devienne une politique publique. La grandeur d’une nation se mesure à sa capacité à protéger les plus fragiles, pas à la technique de leur élimination.
L’urgence n’est pas de donner la mort, mais de donner les moyens de vivre et de soigner.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Peut-on encore parler de « liberté de choix » quand la seule alternative proposée par l’État est l’injection létale faute de lits en soins palliatifs ?

chantal delsol : « La loi fin de vie ou la loi d’airain de l’oligarchie »
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/chantal-delsol-la-loi-fin-de-vie-ou-la-loi-d-airain-de-l-oligarchie-20260219
Le Figaro

Fin de vie: analyse comparative des enquêtes Fondapol (2025) et IFOP (2026)
Maroun Badr, M.A., Ph.D.
https://lenouveauconservateur.org/uncategorized/fin-de-vie-analyse-comparative-des-enquetes-fondapol-2025-et-ifop-2026/
Le nouveau conservateur

Hanane Mansouri
https://www.youtube.com/watch?v=S6pc0mBBmeY
Groupe UDR YouTube

Décryptage de la proposition de loi sur l’euthanasie par Grégor Puppinck – EDM
https://www.youtube.com/watch?v=tc8OMuVHO3s
European Centre for Law and Justice (ECLJ)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Démographie : le bébé krach, avec Gérard-François Dumont

Jean-Baptiste Noé, rédacteur en chef de la revue Conflits, reçoit le démographe Gérard-François Dumont pour évoquer la chute des naissances en France. Comment évolue la démographie en Chine et en Inde ? Pourquoi les prévisions catastrophistes se sont révélées fausses ? Gérard-François Dumont revient sur les idées reçues de la démographie et analyse les différentes politiques publiques mises en place, rappelant les conséquence des politiques familiales sur la natalité.

Arménie : répression implacable contre l’une des plus anciennes Églises chrétiennes

De Raphaëlle Auclert, spécialiste d’histoire slave et enseignante à l’ICES, pour le Salon beige:

Le Catholicos de tous les Arméniens est poursuivi pour désobéissance par les autorités d’Erevan. Depuis la défaite infligée au pays par l’Azerbaïdjan en 2020, rien ne va plus entre le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian et l’Église arménienne. Les autorités, qui ont déjà arrêté des dizaines de prêtres, ont désormais engagé des poursuites pénales contre leur chef, le Catholicos de tous les Arméniens Garéguine II. Dernier rebondissement en date : une interdiction de sortie du territoire a été prononcée à son encontre le 14 février, soit deux jours avant un important événement religieux [1].

La première Église de l’humanité, victime de persécutions

L’Église apostolique arménienne (EAA) est l’une des plus anciennes institutions chrétiennes encore existantes à ce jour. Rappelons que l’Arménie fut le premier pays à proclamer le christianisme religion d’État, avec la conversion du roi Trinidate IV en 301 (ou 314). Elle rassemble environ 10 millions d’Arméniens à travers le monde. Environ 700 000 d’entre eux résident en France, soit l’équivalent d’un quart de la population de l’Arménie elle-même. Cette diaspora a notamment donné naissance à de grands musiciens français, comme Charles Aznavour et Michel Legrand. Indissociable de l’identité arménienne, l’EAA jouit d’un statut particulier sur ses terres historiques. La Constitution du pays lui confère en effet une mission exclusive en tant qu’Église officielle de l’État arménien.

Pourtant, ce statut ne protège plus le clergé contre un État désormais passé à l’offensive. Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent une pression constante exercée sur les serviteurs de l’Église, dont beaucoup ont été soumis à des perquisitions et à des arrestations depuis un an, y compris parmi les plus hauts dignitaires et leurs proches. Le chef même de l’Église apostolique arménienne, Garéguine II, figure parmi eux.

L’Église arménienne, ultime force d’opposition du pays

La brouille date de 2020 : les représentants de l’Église avaient alors critiqué vertement Nikol Pachinian pour l’incapacité de l’État à protéger la population arménienne du Haut-Karabakh (aussi appelé Artsakh en arménien) face à l’offensive des troupes azéries. A l’époque, 120 000 habitants de la région avaient été contraints de fuir, craignant des nettoyages ethniques et des persécutions.

Avec le temps, la confrontation a dépassé le cadre des simples débats pour dégénérer en un affrontement ouvert, marqué par des attaques personnelles et des pressions policières. L’été dernier, Pachinian avait publiquement affirmé que Garéguine II, astreint au célibat, entretenait secrètement une relation conjugale et avait un enfant. L’épouse du Premier ministre est même allée jusqu’à qualifier les chefs de l’Église de pédophiles. En réponse, le chef de l’État a été accusé d’avoir secrètement embrassé l’islam, ce qu’il a réfuté en proposant de démontrer personnellement au Catholicos qu’il n’était pas circoncis [2].

Parallèlement, les autorités ont ouvert des poursuite pénales à l’encontre d’une vingtaine de membres du clergé de l’Église arménienne et ont procédé à l’arrestation du frère et du neveu du Catholicos. Pachinian lui-même les a accusés d’ingérence électorale et de collaboration avec un service de renseignement étranger. Le gouvernement ne se limite du reste pas à l’Église et exerce la même pression sur l’opposition laïque. Au cours de l’année écoulée, plus d’une centaine de militants ont ainsi fait l’objet de perquisitions et plusieurs dizaines d’entre eux ont été arrêtés. Les principales cibles de ces décisions sont notamment accusées d’avoir « acheté des voix » [3].

Un rassemblement dans la ligne de mire des autorités arméniennes

Organisée du 16 au 19 février à Saint-Pölten, en Autriche, sous la présidence de Garéguine II, l’assemblée des évêques de l’Église apostolique arménienne (EAA) s’est pourtant tenue en l’absence du Catholicos, contraint de faire son discours par visioconférence [4]. En cause, les poursuites judiciaires engagées par les autorités arméniennes à son encontre. Le motif invoqué est l’« entrave à l’exécution d’une décision de justice » concernant Arman Saroyan, un évêque favorable au pouvoir et qui a pris position contre le hiérarque.

L’histoire remonte à la décision de Garéguine II de déchoir cet évêque de son statut ecclésiastique. Saroyan, appuyé par plusieurs alliés, avait alors pris partie pour le gouvernement et contesté cette décision devant une juridiction séculière. Bien que la question relevât purement du domaine ecclésiastique, la cour dénia au Сatholicos le pouvoir d’interdire à un prêtre pro-gouvernemental d’occuper sa charge [5]. Estimant la justice séculière incompétente pour statuer sur la nomination des hiérarques, Garéguine II avait, lui, maintenu sa décision le 27 janvier dernier. Nous connaissons la suite : le parquet général d’Arménie jugea ce motif suffisant pour ouvrir une enquête judiciaire et lui interdire de quitter le territoire.

Outre le Catholicos, six autres évêques ont été soumis aux mêmes restrictions par les autorités. Les observateurs estiment que ce calendrier n’est pas fortuit : les enquêtes ont été ouvertes le 14 février, soit juste avant le rassemblement prévu en Autriche. En outre, on notera la coïncidence frappante entre ces événements et les déclarations du Premier ministre Nikol Pachinian, qui affirmait que « l’initiative de convoquer l’assemblée des évêques hors d’Arménie vis[ait] à sortir le Catholicossat de l’Église apostolique arménienne de la République d’Arménie, à renforcer son caractère de marionnette entre les mains de certaines forces et à l’utiliser comme un outil contre la République d’Arménie». Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que l’opinion publique perçoive dans ce zèle des forces de l’ordre une motivation politique sous-jacente.

Une situation inédite

Ara Zograbian, l’avocat du Primat, a qualifié ces actes de «sans précédent» et de «démarche historiquement honteuse de la part des dirigeants arméniens». Le Catholicos accuse quant à lui le Premier ministre de violer la Constitution en s’immisçant dans les affaires de l’Église. D’autres membres du clergé de l’EAA ont également exprimé leur indignation, parmi lesquels l’archevêque Nathan Hovhannisian : « Les idées délirantes selon lesquelles l’assemblée épiscopale ne peut se tenir en dehors de l’Arménie n’ont aucun fondement et je m’étonne qu’à chaque fois, on ne sait pourquoi, un groupe d’incompétents veuille prendre notre peuple pour des imbéciles. »

Un début de campagne électorale explosif

Cette confrontation brutale intervient en amont des élections législatives arméniennes du mois de juin où, selon les sondages, seuls 17 % des électeurs se disent prêts à voter pour le parti au pouvoir. Partant, les pressions exercées sur l’Église pourraient s’apparenter à des tentatives de renforcer le contrôle de l’opinion publique afin d’éviter une défaite de Nikol Pachinian [6].

Malgré les efforts de l’opposition, de la diaspora et des organisations de défense des droits de l’homme, les répressions actuelles en Arménie sont faiblement couvertes par les médias internationaux, laissant le pouvoir agir en toute impunité. Aujourd’hui, le christianisme est confronté à de nombreux attaques dans le monde, qu’elles viennent d’extrémistes ou bien de gouvernements. C’est pourquoi il est crucial que la France, pays de tradition chrétienne et fille aînée de l’Église, prenne fermement position dans cette affaire et attire l’attention de l’opinion publique internationale sur cette violation flagrante des droits des croyants rattachés à l’Église apostolique arménienne. Une situation qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de l’orthodoxie en Ukraine, divisée et otage malgré elle des batailles politiques.

Sources :

  1. “Armenian Government Opens Criminal Case Against Catholicos Karekin II, Imposes Travel Ban Before Bishops’ Assembly”, The Armenian Report, 14 février 2026, https://www.thearmenianreport.com/post/armenian-government-opens-criminal-case-against-catholicos-karekin-ii-imposes-travel-ban-before-bis
  2. 2. “Pashinyan and Wife Accuse Clergymen of Pedophilia and Violating Celibacy Vows”, The Armenian Mirror-Spectator, 5 juin 2026, https://mirrorspectator.com/2025/06/05/pashinyan-and-wife-accuse-clergymen-of-pedophilia-and-violating-celibacy-vows/
  3. 3. “Armenian Opposition Activists Prosecuted After Local Election”, Azatutyun, 18 novembre 2025, https://www.azatutyun.am/a/33594805.html
  4. “Bishops’ Assembly Opens in St. Pölten”, PanArmenian.net, 18 février 2026, https://www.panarmenian.net/eng/news/330861/
  5. 5. “Bishop Gevorg Saroyan files lawsuit against Etchmiadzin”, Civilnet, 16 janvier 2026, https://www.civilnet.am/en/news/997078/bishop-gevorg-saroyan-files-lawsuit-against-etchmiadzin/
  6. 6. “Civil Contract Leads Armenian Poll With 17.3% Support”, Caucasus Watch, 8 septembre 2025,https://caucasuswatch.de/en/news/civil-contract-leads-armenian-poll-with-173-support.html

Egypte : Découverte d’un « véritable musée à ciel ouvert »

Les autorités égyptiennes ont annoncé la découverte d’un site archéologique inédit, sur le plateau d’Umm Arak, au sud du Sinaï.

Les archéologues qui auraient retrouvé des peintures et des gravures appartenant à une période allant de la Préhistoire au Moyen-Age.

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Un nombre élevé d’incendies criminels visant des églises en janvier 2026

Au cours du mois de janvier 2026, OIDAC Europe  a enregistré 39 crimes de haine antichrétiens ciblant des lieux de culte chrétiens, des symboles religieux et, dans deux cas, un individu chrétien.

Les incidents recensés comprennent 18 cas de vandalisme, 5 cas de profanation, 10 incendies criminels et 4 vols visant spécifiquement des symboles religieux. De plus, trois cas de violence contre des personnes ou des activités chrétiennes ont été enregistrés. L’un concerne une agression physique contre un prédicateur de rue aux Pays-Bas ; l’autre, l’interdiction d’une marche chrétienne au Royaume-Uni en raison de craintes de réactions hostiles. Un cas impliquait des violences physiques, mais a été principalement enregistré comme un incendie criminel.

Le plus grand nombre de cas recensés depuis janvier 2026 a été enregistré en Italie (10), suivie de l’Allemagne (8), de la France (7), de l’Espagne (3), de l’Autriche (2), de la Pologne (2), des Pays-Bas (1), du Portugal (1), de la Roumanie (1) et de la Serbie (1). En dehors de l’Union européenne, des cas supplémentaires ont été enregistrés au Royaume-Uni (2) et en Ukraine (1).

Un fait marquant de janvier 2026 a été le nombre élevé d’incendies criminels visant des églises, avec dix incidents recensés durant la période considérée. La majorité de ces incendies ont eu lieu en Allemagne (4) et en Italie (3), mais des incidents isolés ont également été signalés en France, en Serbie et en Roumanie. Quatre de ces incendies criminels ont impliqué la destruction délibérée d’objets sacrés, notamment des livres liturgiques, des crèches et deux autels. À Rome, une église a dû être évacuée suite à un incendie criminel. 

Pour le mois de février, OIDAC évoque l’assassinat de Quentin Deranque.

Syrie : Désengagement des Etats-Unis dans la région

Le dimanche 15 février, le gouvernement syrien a annoncé avoir repris la base d’al-Chaddadi, près d’Hassaké, au Nord-Est du pays, où se trouvaient les forces kurdes et une prison pour jihadistes.

Jusqu’alors, cette base était sous le contrôle de l’armée américaine qui était déployée dans la région dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe État islamique. Quelques jours auparavant, le 12 février, les Etats-Unis avaient annoncé s’être retirés de la base d’al-Tanf, point stratégique situé près des frontières avec la Jordanie et l’Irak.

Source : SOS Chrétiens d’Orient

“La génération qui vient est une génération de bâtisseurs d’éternité”

À l’occasion d’un dîner de Renaissance catholique, Louis Guéry, directeur général de SOS Calvaires, a prononcé le discours suivant :

Chers amis,

Je voudrais ce soir vous raconter l’histoire de Pierre-Yves. Pierre-Yves a la cinquantaine, il est chauffeur poids-lourds, marié, père d’un petit garçon. Il mène une vie simple, dans un pavillon de lotissement, dans le département de l’Indre. Il n’est pas catholique, il ne connaît pas Jésus, n’en a jamais vraiment entendu parler. Sans animosité envers la religion, ça ne l’intéresse pas vraiment. Marié civilement, il n’est jamais rentré dans une église et personne dans son entourage ne pratique la religion.

Un vendredi matin d’avril 2023, comme tous les jours, Pierre-Yves se lève et s’habille pour démarrer sa journée, une journée comme une autre. Il est 4h30 du matin; pour un chauffeur poids-lourd, les journées commencent tôt. Et alors qu’il fait ses lacets courbés sur ses chaussures, assis dans le canapé du salon, il sent devant lui une chaleur, douce, très réconfortante, prégnante.

Il lève la tête lentement et voit devant lui deux soldats. Il les reconnait aux sandales, à l’uniforme. Ce sont des soldats romains, qui s’approchent de lui et qui entourent de part et d’autre un homme ensanglanté, défiguré, meurtri et dépouillé de ses vêtements. Il ne l’a jamais vu, mais il le reconnait. C’est Jésus qui revient de la flagellation. Il s’approche de Pierre-Yves, son regard est transperçant. Il lui dit : « N’aie pas peur, tout va bien aller. »  Le Christ fait alors demi-tour et s’éloigne peu à peu. La chaleur reste encore quelques instants dans le salon puis disparaît elle aussi. Pierre-Yves se réveille. Il tient dans ses mains ses lacets.

Il ne comprend pas ce qui lui est arrivé. Pierre-Yves prend sa tension. Est-ce qu’il a rêvé, est-ce qu’il a fait un AVC ? Non, il finit par boucler ses lacets, il se lève, ses jambes le supportent. Il retrouve ses esprits, prend son café comme tous les jours de la semaine, monte dans son camion et prend la route pour sa journée de travail comme d’habitude. La journée s’écoule, mais Pierre-Yves est troublé. Il a changé. Sur la route du retour, il se met à pleurer toutes les larmes de son corps, pendant plus de 3h. Lui qui n’avait pas pleuré depuis 30 ans. Il n’en avait jamais eu l’occasion.

Ce jour-là, Pierre-Yves s’est converti et sa famille avec lui. Depuis il a rencontré des prêtres, reçu le catéchisme, demandé le baptême. Aujourd’hui, il va à la messe le dimanche et récite son chapelet. En se remémorant quelques semaines plus tard cet événement qui a transformé sa vie, Pierre-Yves s’est rendu compte que le matin de cette apparition, c’était le vendredi saint d’avril 2023.

Pierre-Yves m’a raconté son histoire à l’abbaye de Fontgombault il y a quinze jours, le 18 janvier dernier. Là-bas, il participe avec plus de 70 bâtisseurs à un chantier du Moyen-Age : restaurer un chemin de croix, enfoui dans les ronces de la colline qui jouxte l’abbaye bénédictine. Ce chantier de plus de deux années se fait à coups de pioche et de pelle, sans outil thermique, car la colline est inaccessible depuis la route. Un chantier titanesque qui consiste à dégager les pentes abruptes des bords de la Creuse de la végétation qui depuis un siècle avait pris le dessus. Il faut creuser un escalier dans la colline, façonner un chemin au milieu des grottes où l’ermite Gombault, il y a 1000 ans, s’était installé avec ses compagnons avant de fonder l’abbaye.

Pierre-Yves et ses compagnons sont faits du même bois. Ils travaillent activement, dans la joie, depuis un an, et pour un an encore, à redresser les 14 croix du chemin que le temps avait fait oublier.

Parmi ces bénévoles de l’association SOS Calvaires que j’ai l’honneur de représenter ici devant vous, ils sont nombreux comme Pierre-Yves. J’aurais pu vous raconter l’histoire de Gaël qui a vu la Sainte Vierge au moment de sa troisième tentative de suicide quand la corde a mystérieusement lâché ; qui m’avoue en me tombant dans les bras, qu’il vit chez SOS Calvaires la jeunesse qu’il n’a jamais eue. J’aurais pu vous parler d’Allan, manouche habitant à Blois, qui, me dit-il, a beaucoup réduit les bagarres depuis qu’il a rencontré SOS Calvaires et Jésus.

Ils sont venus trouver dans notre association le moyen de dire la Foi qu’ils ont dans le cœur depuis quelques années. Ils sont venus dire haut et fort, au vu et au su des passants, qu’ils sont chrétiens. Quand ils restaurent des croix aux bords des routes, les voitures ne ralentissent pas, mais elles voient : ce groupe d’hommes au pied de cette croix du bord de route. Cela les interpelle, trouble ce que la routine donne à voir. Et rien ne nous réjouit autant que le passant qui s’arrête, regarde, formule un souvenir d’enfance, lance un mot d’encouragement. Ces bâtisseurs élèvent vers le ciel des témoins de la Joie qui est la leur depuis qu’ils sont chrétiens.

Ils sont venus aussi pour réparer le petit patrimoine oublié, et en restaurant, ils réparent ce qu’ils considèrent être des années d’errance. C’est une réparation charnelle qui s’opère. Le rattrapage de maçonnerie devient rattrapage du cœur. Chacun d’entre nous, quand il brosse la pierre pour lui enlever ses mousses médite aussi sur le propre démoussage de son âme. C’est une démarche expiatoire, une sorte de pèlerinage immobile. C’est la méditation du pauvre, quand les mots ne viennent pas, quand la pensée est obstruée, quand les distractions faciles empêchent de s’asseoir pour Lui. Les bâtisseurs de SOS Calvaires se lèvent et travaillent à restaurer ces croix, pour dire à Celui-là qu’on l’aime. C’est notre langage à nous. Prendre soin, rendre beau, redonner vie.

Il s’agit là d’une réparation par la transpiration parce que nos corps ne doivent pas oublier ce qu’est le poids du bois sur une épaule. Faites l’expérience de porter une croix en haut d’un sommet savoyard, vous retrouverez les sensations de souffrance de Celui qui a engendré notre civilisation, il y a deux millénaires. C’est la mémoire de ces souffrances, inscrites dans notre ADN d’hommes façonnés à l’image du Très Haut, que nos bâtisseurs cherchent à retrouver quand ils se lèvent, chaque samedi matin, qu’il vente où qu’il neige pour monter sur les cimes. Ils se retroussent les manches, prennent leur pinceau, leur brosse, leur débroussailleuse et s’activent au pied de leur croix. La tâche est simple, mais elle met le corps à rude épreuve. L’effort nous montre nos limites, nous rappelle la mesure de l’espace, de la gravité, du temps.

Nous voulons aussi restaurer ces croix car elles sont de notre territoire. C’est la croix du bord de route devant laquelle nous passons tous les matins pour rejoindre notre lieu de travail, c’est là que nous sommes nés, parfois, c’est cette terre que nous avons adoptée au moins, et sur laquelle nous voulons vivre et élever nos enfants. C’est là que nous prenons racine, que nos enfants prennent racine. C’est là que nous voulons porter du fruit en abondance ; C’est sur ces paysages qu’ont façonnés nos aïeux que nous voulons nous aussi poser notre empreinte, que nous voulons laisser la meilleure trace de nous-mêmes.

Enfin, ces aventures ne seraient pas, si elles n’étaient pas vécues ensemble. Quand, adulte, on cherche des amis avec qui partager des moments d’authenticité, de simplicité, de prière et de beauté, la fraternité qui nous rassemble, grâce à laquelle on chante autour d’un feu ou d’une bonne table, est le lien qui rassemble les hommes debout. Ces croix qui donnent les points cardinaux, ces croix qui déterminent le croisement des routes, nous voulons en faire des carrefours, des points de ralliement, pour que tous ceux qui veulent viennent, au pied de la croix, être là, épaule contre épaule, le nez en l’air et la joie au cœur.

Si Pierre-Yves comme Gaël ou Allan, ont rejoint SOS Calvaires, c’est pour toutes ces raisons. C’est pour professer haut et fort leur Foi et travailler à une œuvre concrète, enracinée et fraternelle. Pour tous ceux-là dont je me fais ce soir le porte-voix, je voudrais vous dire combien cette France des campagnes est belle, combien les croix des champs méritent d’être au centre de nos vies.

Chers amis du temps qui passe et de celui qui vient, Stat Crux dum tempus fugit. La Croix demeure tandis que le temps passe. Levez les yeux, regardez l’horizon, là-bas se dresse dans la brume, la croix de votre chez vous. Arrêtez-vous, elle vous attend depuis longtemps. Déposez-y une prière, un geste, une larme. Pour ceux qui sont loin, pour ceux qui sont seuls, ou pour ceux qui ne sont plus.

La génération qui vient est une génération de bâtisseurs d’éternité, ceux qui n’ont pas rejeté la pierre d’angle, mais qui s’efforcent de la tailler dans le roc. Ces pierres, maçonnées à la hâte il y a plus d’un siècle, n’appartiennent pas à la grande Histoire. La loi ne les protège pas. Elles sont malmenées par l’urbanisation des bourgs et l’élargissement des routes, elles sont parfois profanées par les artisans des ténèbres ; elles sont aussi, tout simplement victimes des accidents de la route. Leur taille modeste les rend sujettes à la destruction indifférente.  Seuls nos yeux peuvent les sauver. Jetons sur ces pierres notre regard, contemplons leur beauté simple, leur allure modeste, leur élégance figée. Notre coup d’œil porté sur ces vestiges leur donnera du prix. Car seule notre attention leur donnera toute leur valeur. Nous sauverons alors ces calvaires et en sauvant ces pierres, c’est je l’espère, la Croix qui nous sauvera.

Louis Guéry

La vie : un don inestimable

La France débat actuellement de la loi sur l’euthanasie. Une loi source de division et d’inquiétude.

La vie est précieuse. La vie est une mission.

La loi actuellement débattue provoque une source d’inquiétude. Désormais, l’être humain est réduit à prendre un létal car « une charge pour la société ». Une pure indécence ! Réduire l’être humain à un motif économique signifie que la vie n’est qu’économique. Cela créera des conflits intrafamiliaux, et une défiance vis-à-vis des services médicaux.

Donc, si une personne est âgée, malade, handicapée, le létal serait recommandé que les soins palliatifs. Ainsi le commandement « Tu ne tueras point » et le Serment d’Hippocrate seront rompus. Une rupture anthropologique.

Au lieu de mettre les moyens aux soins palliatifs, à des traitements, la loi préfère réduire les coûts de soins au profit de l’euthanasie, du létal.

Aussi, cette loi ouvrirait une boîte de Pandore, avec des actions et des résultats désastreux (nous pouvons le constater en Belgique, au Canada).

Dans cette même loi débattue à l’Assemblée nationale, toute entrave, tout empêchement à l’euthanasie est passible de sanction. Une sanction injuste. Où est la fraternité ?

Ainsi, l’Etat doit mettre les moyens dans les soins palliatifs, de défendre la vie !

En ce temps de Carême, prions pour la France, prions pour la vie !

La vie est un don inestimable !

Que Dieu protège la France de tout mal !

Source de l’article : https://journallespoir.wordpress.com/2026/02/19/la-vie-un-don-inestimable/

(Je vous recommande de signer la pétition de la Fondation Jérôme Lejeune : https://stop-euthanasie.fr/ )

(Tous mes remerciements à la Marche pour la vie, l’Alliance Vita, la Fondation Jérôme Lejeune de promouvoir et de défendre la vie. Aussi, je remercie les députés et sénateurs qui votent pour la protection de la vie) .

(Source de l’image : Marche pour la Vie).

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“La proposition que nous discutons représente une rupture que je ne suis pas prêt à approuver à ce stade”

Intervention du député Stéphane Peu, président du groupe GDR (communiste), concernant l’article 2 de la loi sur l’euthanasie :

Je profite également de cet article 2 pour m’exprimer. Dans le prolongement des propos de Mme Firmin Le Bodo, j’aborde ce texte avec beaucoup de doutes, beaucoup d’humilité, beaucoup de questions. Je me félicite que le projet initial ait été scindé en deux, les soins palliatifs d’un côté et l’aide active à mourir de l’autre. Cela me semble une bonne chose.

La loi Claeys-Leonetti n’a que dix ans et elle est loin d’être appliquée. Nous venons d’adopter un texte sur les soins palliatifs et je ne comprends pas bien cette précipitation alors que la loi précédente n’est toujours pas appliquée. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.  Mme Blandine Brocard applaudit également.)

La proposition que nous discutons représente une rupture que je ne suis pas prêt à approuver à ce stade. C’est une porte entrouverte, et nous savons que partout où une telle porte a été entrouverte, l’ouverture a ensuite été élargie à d’autres cas supplémentaires. À chaque fois, l’adoption d’une telle loi a représenté une rupture anthropologique. Nos concitoyens s’inquiètent beaucoup de la qualité des soins, de l’hôpital public, d’une loi sur le grand âge qui ne vient pas. Ils s’inquiètent également de la solitude de nos aînés, à laquelle notre société est bien en peine de répondre. Il y va de la responsabilité de la société tout entière, mais aussi de la responsabilité individuelle. Nous vivons un moment où l’individualisme triomphe et où bien d’autres périls menacent notre société –⁠ je pense notamment à la conception utilitariste et productiviste de l’être humain. Je me souviens qu’en 2020, lors de l’épidémie de covid, certains –⁠ notamment parmi les plus libéraux – ne comprenaient pas comment un pays pouvait mettre à l’arrêt son économie et dépenser autant d’argent pour lutter contre une épidémie qui ne concernait que les vieux.

Parler de « fin de vie » est trompeur

Première séance du mercredi 18 février 2026 à l’Assemblée nationale.

Article 1er (suite)

Mme la présidente :

Je suis saisie d’une série d’amendements identiques, nos 1, 81, 274, 284, 421, 487, 491, 827, 854, 1093, 1214, 1244 et 1807, tendant à supprimer l’article 1er. Sur ces amendements, je suis saisie d’une demande de scrutin public par les groupes Rassemblement national et Ensemble pour la République.
Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
La parole est à M. Patrick Hetzel, pour soutenir l’amendement no 1.

M. Patrick Hetzel :

Nous souhaitons supprimer cet article, dont la rédaction est assez trompeuse. Il y est question de « fin de vie », alors qu’en réalité, il ne s’agit pas forcément de fin de vie : un malade peut être en phase avancée de la maladie mais avoir encore –⁠ et c’est heureux ! – quelques années à vivre. Je m’appuie à la fois sur les déclarations de l’Académie nationale de médecine et sur celles du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE). Par ailleurs, 14 millions de personnes souffrent d’une affection de longue durée (ALD) dans notre pays ; toutes ne sont pas pour autant en fin de vie.

La loi doit respecter l’objectif constitutionnel d’intelligibilité, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas être équivoque. Or parler de « fin de vie » pour désigner les situations couvertes par cette proposition de loi est équivoque. Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir, comme sur l’euphémisation qui est à l’œuvre, notamment lorsqu’on parle d’aide à mourir au lieu d’euthanasie ou de suicide assisté.

Il est important d’en discuter car ce dont il est question, c’est d’une rupture anthropologique –⁠ nous sommes un certain nombre à le penser, et beaucoup de nos concitoyens le pensent aussi. Les sondages de la Fondapol –⁠ Fondation pour l’innovation politique – montrent qu’à mesure que les débats avancent, les Français sont de plus en plus dubitatifs sur ces questions touchant à la fin de vie. Il est important que la société prenne conscience de la rupture anthropologique en train de se jouer dans notre hémicycle.

IVG, avortement et statut du fœtus : pourquoi le droit français est-il si contradictoire ?

Le législateur français a bâti autour du statut du fœtus une architecture juridique d’une complexité remarquable. Cette complexité n’est pas accidentelle : elle est le produit d’une tentative de concilier des impératifs irréconciliables. Mais en refusant de trancher la question ontologique — qu’est-ce qu’un être humain ? — le droit a généré une série d’anomalies qui, mises bout à bout, révèlent non pas une simple imprécision technique, mais une incohérence systémique. Examinons ces contradictions texte à l’appui.

L’absurdité géographique : quand quelques centimètres multiplient la peine par six

L’article 221-1 du Code pénal est sans ambiguïté : « Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle. » (Code pénal, Livre II)

L’article 223-10 du même Code dispose : « L’interruption de la grossesse sans le consentement de l’intéressée est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

Or la distinction dans ces deux cas vient de l’attribution arbitraire de l’humanité de la part du droit français, en effet, on acquerrait notre personnalité juridique qu’une fois né viable. C’est pour cela qu’on distingue le fait de donner volontairement la mort à un fœtus, et le fait de la donner à un “humain” selon la loi.

La différence de traitement est vertigineuse. Un fœtus de sept mois, biologiquement identique d’une seconde à l’autre, voit son statut juridique basculer radicalement selon sa position dans l’espace. In utero, si un acte médical entraîne sa mort, la peine maximale est de 5 ans de prison. Ex utero, quelques secondes après l’expulsion, le même geste devient un meurtre passible de 30 ans de réclusion criminelle.

La question s’impose : comment expliquer qu’un trajet de quelques centimètres — la traversée du col de l’utérus — multiplie la peine par six ? La nature de la victime n’a pas changé. Son degré de développement est strictement identique. Sa capacité à ressentir la douleur, sa conscience, son activité cérébrale, son patrimoine génétique : tous ces paramètres biologiques sont les mêmes avant et après. Seule variable : la géographie.

Cette distinction révèle que le droit ne juge plus l’acte ni la victime, mais le lieu. L’humanité devient une convention territoriale. On ne protège plus un être ; on protège une localisation. Lorsqu’une loi pénale fait dépendre la qualification d’un homicide et l’ampleur de sa sanction de la position géographique de la victime, elle cesse de reposer sur un principe stable. Elle repose sur une fiction spatiale dont l’arbitraire est manifeste.

Notons d’ailleurs que cette incohérence n’est pas propre au droit pénal. Le Code civil lui-même contient une contradiction interne remarquable.

Quand le Code civil contredit le Code pénal : l’enfant conçu, tantôt né, tantôt inexistant

L’article 318 du Code civil dispose : « L’enfant conçu est réputé né chaque fois qu’il y va de son intérêt. » (Code civil, Livre I)

Cette règle, dite de l’infans conceptus, est un principe ancien du droit romain. Elle permet à l’enfant conçu mais non encore né de bénéficier d’une succession, de recevoir une donation, d’hériter. Le législateur reconnaît donc explicitement que l’enfant avant sa naissance peut être titulaire de droits patrimoniaux. Pour que ces droits puissent lui être attribués, il faut nécessairement qu’il soit considéré comme existant juridiquement.

L’article 725 du même Code civil confirme : dans les successions, l’enfant conçu est pris en compte s’il naît vivant par la suite. Le droit civil admet donc que l’enfant à naître possède une existence juridique rétroactive à la conception dès lors qu’il y va de son intérêt.

Or, confrontons cette reconnaissance à celle du Code pénal. L’article 223-10 sanctionne l’interruption de grossesse non consentie, mais ne qualifie jamais le fœtus de « personne ». L’article 221-1 sur le meurtre ne s’applique qu’après la naissance. Le Code pénal refuse donc de reconnaître au fœtus la qualité de sujet de droit protégé en tant que tel.
La contradiction est manifeste : le droit civil reconnaît l’enfant conçu comme existant juridiquement quand il s’agit de lui attribuer des biens, mais le droit pénal refuse de le protéger comme une personne quand il s’agit de le protéger contre la mort. L’existence juridique du fœtus est donc modulée selon la branche du droit concernée. Il existe pour hériter, mais pas pour être protégé. Il est « réputé né » pour recevoir, mais réputé inexistant pour survivre.

Cette asymétrie révèle que le statut juridique du fœtus n’est pas déterminé par une définition cohérente de l’humanité, mais par une sélection opportuniste selon les intérêts en jeu. Le droit ne définit pas ce qu’est un être humain, puis en tire des conséquences. Il définit d’abord le résultat souhaité — autoriser l’IVG, protéger la succession — puis ajuste le statut du fœtus en conséquence.

Ce que la France a signé et qu’elle préfère oublier

Le droit français ne vit pas en vase clos. Il s’inscrit dans un corpus de traités internationaux qui, en vertu de l’article 55 de la Constitution, ont une autorité supérieure aux lois nationales. Parmi ces traités figure la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ratifiée par la France le 7 août 1990 et publiée par le décret n°90-917 du 8 octobre 1990.

Le préambule de cette Convention stipule explicitement : « Gardant à l’esprit que, comme indiqué dans la Déclaration des droits de l’enfant, “l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance”. » Texte intégral de la CIDE

Cette formulation n’est pas incidente. Elle reprend explicitement le principe IX de la Déclaration des droits de l’enfant de 1959. Elle est le résultat de négociations diplomatiques lors de la rédaction du texte. Elle signifie, en termes clairs, que l’enfant mérite une protection juridique appropriée avant la naissance.

La France a signé ce texte le 26 janvier 1990. Elle l’a ratifié le 7 août 1990. Elle en a accepté tous les termes, y compris ce préambule. Or, l’article L2212-1 du Code de la santé publique dispose : « La femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin ou à une sage-femme l’interruption de sa grossesse. Cette interruption ne peut être pratiquée qu’avant la fin de la quatorzième semaine de grossesse. » Code de la santé publique

Cette législation refuse précisément toute protection juridique au fœtus avant la naissance. La Convention affirme une protection « avant comme après la naissance » ; la loi française autorise explicitement la suppression du fœtus jusqu’à 14 semaines. L’incompatibilité est structurelle.

On objectera que le préambule d’une Convention n’a pas de portée normative directe, que des réserves ont été formulées lors de la ratification. Mais ces objections techniques ne changent rien au fond : un État qui ratifie un traité dont le préambule affirme la protection de l’être humain avant la naissance, puis légifère en sens inverse, n’est pas dans une position de cohérence. Il est dans une position d’inconfort qu’il gère par le silence.

Ce silence est révélateur. Si la contradiction était mineure, elle aurait été traitée explicitement. Une réserve spécifique sur ce passage du préambule aurait été formulée lors de la ratification. Rien de tel. La France a préféré laisser coexister deux régimes juridiques opposés, en comptant sur l’inattention pour que la tension ne soit jamais mise au jour dans le débat public.

L’application sélective des critères

Le législateur justifie implicitement le statut du fœtus en invoquant des critères biologiques : la conscience, la viabilité, l’activité cérébrale « organisée ». Mais ces critères, appliqués avec rigueur, posent un problème majeur : ils ne s’appliquent pas qu’au fœtus.

Le patient en état végétatif persistant ne présente aucune activité cérébrale organisée, aucune conscience vérifiable, aucune interaction sociale. S’il était soumis aux critères invoqués pour le fœtus, il cesserait d’être une personne au sens de la loi. Or, le droit français le reconnaît pleinement comme tel.

Le nourrisson de trois mois échoue au test de Gallup — test de reconnaissance de soi dans un miroir — jusqu’à l’âge de douze à dix-huit mois. Sa conscience de soi n’est pas établie. Sa rationalité est nulle. Pourtant, la loi le protège sans réserve.

Le patient atteint de démence sévère a perdu toute rationalité, toute mémoire de son identité, toute capacité d’interaction sociale. Les critères cognitifs de l’humanité, appliqués uniformément, ne le concernent plus.

Face à ces cas, deux positions seulement sont logiquement tenables :

Soit les critères retenus sont défectueux, car ils s’appliquent de manière inégale et révèlent qu’ils ne définissent pas l’humanité mais opèrent une sélection politique déguisée en argument biologique.

Soit les critères sont valides et doivent être appliqués uniformément — position que personne n’ose défendre, car elle conduit à des conclusions insoutenables.
L’absence de troisième option est instructive. Elle indique que le système actuel ne repose pas sur une définition cohérente de l’humanité, mais sur une décision politique préalable — autoriser l’avortement — que l’on a ensuite tenté de justifier après coup en bricolant des critères suffisamment étroits pour ne viser que le fœtus. Plus de détails ici

La confusion entre convention et universel

Tout ce qui précède converge vers une contradiction fondamentale : l’humanité juridique est traitée comme une convention, mais appliquée comme un universel.

Une convention sociale — la majorité à 18 ans, le permis de conduire — est une règle subjective destinée à réguler le « faire ». Elle est territoriale : l’interdiction de conduire sans permis s’arrête à la porte de votre propriété privée. Sa validité est contractuelle.

L’humanité, en revanche, relève de l’universel. Elle protège l’« être », non le « faire ». L’interdiction de tuer ne s’arrête pas au seuil de votre domicile. Elle ne dépend ni du contexte, ni du consensus. Elle traverse la frontière entre public et privé.

Or, en séparant l’être biologique du statut juridique, le législateur fait basculer l’humanité du côté de la convention. Si « être humain » devient une ligne sur un curseur législatif, elle perd sa portée inviolable. Ce que la loi accorde par convention, elle peut théoriquement le retirer selon l’époque ou le régime.

Mais le droit ne peut assumer cette logique jusqu’au bout. Car si l’humanité était vraiment conventionnelle, sa validité se limiterait au domaine public. On pourrait alors, chez soi, définir que certains individus n’y ont pas droit. L’absurdité est telle que le législateur préfère masquer la contradiction plutôt que de la résoudre — car la résoudre impliquerait d’admettre que le fœtus est un être humain, avec les conséquences juridiques qui en découlent.
Conclusion : Quand la cohérence cède devant l’impératif politique

Ces anomalies — l’absurdité géographique, la contradiction entre Code civil et Code pénal, la Convention internationale ignorée, les critères appliqués de manière sélective, la confusion entre convention et universel — ne sont pas des détails techniques. Ce sont les symptômes d’un système juridique qui tente de défendre une position indéfendable rationnellement.

Lorsqu’une loi multiplie les exceptions, les contradictions et les silences, ce n’est pas un défaut de rédaction. C’est le signe qu’elle protège non pas un principe, mais un résultat politique. Le droit français sur l’IVG ne repose pas sur une définition stable de l’humanité. Il repose sur un impératif : autoriser l’avortement. Tout le reste — les seuils, les critères, les peines — a été construit après coup pour donner une apparence de cohérence à ce qui, par nature, ne peut en avoir.

Un droit qui refuse de nommer ce qu’il fait ne protège pas la liberté. Il la simule. Et une humanité définie par commodité politique est une humanité en sursis.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La Turquie refuse de reconnaître son incapacité à respecter la liberté de religion et la liberté d’expression

Le Parti politique chrétien européen (ECPP) est déçu par la réaction du gouvernement turc à la résolution du Parlement européen condamnant l’expulsion ciblée de chrétiens et de journalistes étrangers. L’ECPP trouve profondément préoccupant que la Turquie refuse de reconnaître son incapacité à respecter la liberté de religion et la liberté d’expression.

Au cours des dernières années, la Turquie a interdit à plus de 300 missionnaires chrétiens étrangers de revenir dans le pays, les qualifiant de menaces pour la sécurité nationale sans preuve, sans procès et sans possibilité réelle de faire appel.

La semaine dernière, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant fermement les expulsions ciblées de journalistes et de chrétiens étrangers menées sous des prétextes non fondés de sécurité nationale et sans procédure régulière. La résolution déplore l’absence d’accès aux preuves et à un contrôle judiciaire significatif, et réaffirme le soutien indéfectible du Parlement européen aux chrétiens et à la liberté de religion ou de conviction.

En réponse, le ministère turc des Affaires étrangères a publié un communiqué rejetant la résolution du Parlement et affirmant qu’elle « ne correspond pas à la réalité ». La déclaration rejetait également ce qu’elle qualifiait d’ingérence dans les procédures judiciaires et avertissait que la résolution allait à l’encontre des efforts visant à développer les relations entre l’UE et la Turquie, accusant le Parlement européen d’agir contre la Turquie et de tenter de s’ingérer dans ses affaires intérieures.

Le cri d’alerte de deux médecins en soins palliatifs

Claire Fourcade est médecin en soins palliatifs à Narbonne (Aude), ancienne présidente de la SFAP et Ségolène Perruchio est chef de service de soins palliatifs à Puteaux (Hauts-de-Seine), présidente de la SFAP. Dans une tribune publiée dans Le Figaro, elles alertent :

Quelques jours seulement après son examen au Sénat, la loi sur « l’aide à mourir » revient en deuxième lecture à l’Assemblée nationale dans une précipitation qui étonne autant qu’elle interroge.

Nous contestons en effet l’urgence d’un tel texte quand la fin de vie ne se classe qu’au 18e rang des priorités des Français du dernier baromètre Harris Interactive loin derrière bien d’autres questions, et en particulier celle de l’accès aux soins et dans un contexte national et international menaçant, incertain et anxiogène. La possibilité de demander à mourir est-elle la seule perspective à offrir ?

Nous contestons le récit dominant qu’on nous impose sur le consensus qui entourerait ce texte. La Fondapol (dans son étude très complète «les Français n’approuvent pas la proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté» de décembre 2025) comme les débats récents au Sénat et le vote très partagé de la première lecture à l’Assemblée, montrent les nuances et les ambivalences autour d’un projet clivant dès que l’on s’éloigne des questions binaires qui construisent des consensus factices pour entrer dans la complexité du sujet.

Nous contestons l’idée que la mort choisie et organisée par l’État serait la seule mort digne. Nous revendiquons l’égale dignité de toutes les personnes que nous accompagnons quelles que soient leurs vulnérabilités, leur âge ou leur utilité sociale. Sans exception.

Nous contestons qu’il s’agisse « d’une grande loi de liberté ». Liberté choisie pour un petit nombre certes, mais liberté perdue pour toutes les personnes « éligibles » dont la capacité à vouloir exister est rendue fragile par la maladie, la précarité ou la solitude de ne pas avoir à se demander si elles veulent continuer à vivre.

Nous contestons qu’il s’agisse d’une loi d’égalité quand tous les jours 500 patients meurent sans avoir eu accès aux soins palliatifs dont ils auraient eu besoin, quand la loi de 1999 garantissant un accès universel aux soins palliatifs laisse 50% des besoins non couverts et quand la stratégie décennale en cours n’a ni pilote, ni suivi, ni indicateurs.

Nous contestons qu’il s’agisse d’une loi de fraternité. « Ma vie, ma mort, mon choix, mon droit » est une logique ultra-libérale loin de la promesse d’un accompagnement inconditionnel et solidaire « parce que nous tenons à vous et que vous comptez pour nous tous ».

Nous contestons le tri des souffrances qu’impose cette loi. Comment déterminer de façon acceptable, claire et durable, les critères d’accès à ce nouveau « droit » ?
Nous contestons qu’il s’agisse d’une loi de modernité et de progrès social alors que les solutions qu’elle propose nous ramènent 40 ans en arrière quand la médecine pensait n’avoir d’autre choix que celui de donner la mort par les cocktails lytiques faute de mieux.

Nous contestons qu’il s’agisse d’une loi d’ultime recours pour des situations exceptionnelles. Elle devrait alors s’accompagner de conditions restrictives à l’image de la procédure autrichienne qui assume sa complexité. Le rejet de tous les amendements de protection et les critères larges et flous qui ont été adoptés consacrent au contraire l’ouverture d’un « nouveau droit » auquel rien ne doit faire obstacle : celui de choisir le moment de sa mort. Nous sommes en démocratie, ce choix est possible mais il doit être assumé clairement.

Nous contestons le tri des souffrances qu’impose cette loi. Comment déterminer de façon acceptable, claire et durable, les critères d’accès à ce nouveau «droit» ? Comment accepter que souffrir, expérience intime et subjective, puisse donner un droit à certains et non à d’autres ? Les personnes qui viendront demander l’accès à ce droit au motif de l’égalité de tous devant une souffrance qu’elles jugent insupportable seront bien sûr légitimes à le faire.

Nous contestons le pouvoir donné au médecin qui, à rebours de toute l’évolution récente de notre droit, se trouve être seul à décider, prescrire et administrer une substance létale au terme d’une collégialité et de délais minimaux et sans contrôle autre qu’a posteriori une fois la personne décédée. Il s’agit d’une loi du pouvoir médical et non d’une loi d’autonomie pour les citoyens.

Nous contestons la coercition exercée sur les soignants contraints, s’ils souhaitent user de leur clause de conscience, de rompre la promesse du non-abandon faite aux personnes accompagnées. Coercition également pour tous ceux qui voudraient soutenir le désir de vivre plutôt que celui de mourir par la création d’un délit d’entrave. Coercition enfin pour les établissements dont le projet s’opposerait à ces pratiques car si « les murs n’ont pas de conscience » comme on nous le répète, les murs ne soignent pas non plus, contrairement aux équipes qui les habitent.

Nous contestons l’idée d’une coexistence apaisée entre soins palliatifs et « aide à mourir ». Ce texte sera un frein aux progrès des soins palliatifs, du soulagement de la douleur et de l’accompagnement. Dans les dernières années, nous avons vu progresser à la fois les techniques (pompes d’analgésie intra thécale, chirurgie de la douleur…), les connaissances (développement des thérapies non médicamenteuses, littérature scientifique autour des souhaits de mort, « wish to hasten death ») et l’organisation des soins palliatifs (hôpitaux de jour orientés vers l’amélioration de la qualité de vie et permettant des soins palliatifs précoces, hospitalisation à domicile, projets de création de maisons d’accompagnement, équipes d’intervention rapide qui sont de véritables SAMU palliatifs…). Nous voyons naître outre- Atlantique, avec l’utilisation des thérapies psychédéliques, des perspectives qui pourraient révolutionner demain le soulagement de la souffrance. Qui peut croire que ce vaste mouvement se poursuivra inchangé si un tel texte est adopté quand on voit le recul spectaculaire des pays qui nous ont précédé sur ce chemin dans les classements internationaux de soins palliatifs (La Belgique a reculé de 21 places, le Canada de 11, l’Australie de 9 entre 2015 et 2021 quand le Royaume -Uni est resté 1er) ?

Nous contestons enfin que la mort provoquée puisse être considérée comme un soin qu’elle vient au contraire interrompre, supprimant la personne qui souffre et non sa souffrance et compromettant la confiance indispensable à la relation soignant-soigné.

Nous réaffirmons qu’un autre choix est possible et que la réponse à la souffrance ce n’est pas la mort mais le soin.

Levée de l’immunité parlementaire du député PS de l’Ariège Martine Froger

Le député socialiste de l’Ariège Martine Froger est mêlé à une enquête sur des abus de confiance, de biens sociaux et du travail dissimulé dans deux associations. Elle a omis de déclarer des revenus et la justice souhaite l’interroger. Le procureur a obtenu la levée de son immunité parlementaire.

L’enquête est menée depuis plus d’un an par le service de traitement du renseignement et d’action contre les circuits financiers clandestins (TRACFIN), le service de renseignement financier de Bercy.

Martine Froger, députée PS de l’Ariège, a omis de déclarer une partie de ses revenus à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, issus de deux associations ariégeoises dont elle était directrice salariée. Les deux associations sont le Centre d’accompagnement social aux techniques agropastorales (CASTA) et l’association BATI+, toutes deux liées à des chantiers d’insertion. L’enquête pointe aussi le fait que ces délits ont été couverts par d’autres personnes.

Mort de Quentin : la meute médiatique aux abois

Le dossier du jour : Quentin, lynchage mortel et mobilisation de la classe politico-médiatique

Les médias n’ont pas pu occulter l’affaire Quentin, tant l’émotion populaire était forte. Mais plutôt que le silence, ils ont choisi l’instrumentalisation. Les médias mainstream ont décidé d’orienter le récit pour charger l’extrême gauche tout en n’oubliant pas de cibler l’extrême droite. Jeune garde antifasciste et militants nationalistes se retrouvant ainsi face à face. Et si finalement c’était l’extrême centre qui sortait ses marrons du feu ? En présentant les deux extrêmes comme des repoussoirs, il s’impose comme le seul recours raisonnable, au mépris de la vérité des faits et de la mémoire de Quentin.

Les pastilles de l’info :

– Le ministère de l’Intérieur bascule LFI à l’extrême gauche, 70 % des Français approuvent.
– “Front commun contre l’extrême droite” : Les Inrockuptibles, Nova, StreetPress, Blast et L’Humanité sortent un hors-série
– Tuerie au Canada : Une femme ? Non un transsexuel !
– Sophie Adenot dans l’ISS : “La Terre est belle sans frontières”, le gauchisme de l’espace…

Portrait piquant : Patrick Cohen, l’éditorialiste bien-pensant

Fin de vie : une loi présentée comme un progrès, un recul éthique majeur

Intervention du député Patrick Hetzel à l’Assemblée à propos de la loi sur l’euthanasie :

L’Assemblée nationale examine actuellement, en deuxième lecture, une proposition de loi visant à instaurer en France un « droit à l’aide à mourir ». Présenté comme une avancée humaniste et comme l’ultime étape d’un progrès sociétal inéluctable, ce texte constitue en réalité une rupture profonde avec les principes éthiques qui fondent notre pacte social. Sous couvert de compassion, il introduit une logique nouvelle : celle selon laquelle donner la mort pourrait devenir une réponse légitime à la souffrance.

Chacun comprend l’émotion qui entoure les situations de fin de vie. Beaucoup d’entre nous ont été confrontés à la maladie grave d’un proche, à des douleurs difficiles à soulager, à l’angoisse de la déchéance. C’est précisément parce que ces situations sont humainement bouleversantes qu’elles appellent une grande prudence. La loi ne peut être écrite à partir de cas limites ou de récits poignants. Elle doit être élaborée en tenant compte de ses effets concrets sur l’ensemble de la société, sur les plus fragiles, et sur la manière dont nous concevons collectivement la dignité humaine.

Or la proposition actuelle repose sur une ambiguïté fondamentale. Elle prétend encadrer strictement l’aide à mourir, en la réservant à des situations exceptionnelles. Mais l’expérience des pays qui ont déjà légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté montre que ces garde-fous initiaux s’érodent presque toujours. Aux Pays-Bas, en Belgique, au Canada, les critères se sont progressivement élargis : d’abord aux maladies non terminales, puis aux souffrances psychiques, parfois même à des mineurs ou à des personnes incapables d’exprimer leur volonté. Ce phénomène, bien documenté, n’est pas une dérive accidentelle : il est inscrit dans la logique même du dispositif.

Dès lors que l’on reconnaît qu’il existe des vies dont il serait légitime d’abréger le cours, comment refuser ce « droit » à d’autres situations jugées tout aussi douloureuses ? Une fois le principe admis, la frontière ne cesse de reculer. Ce qui est présenté aujourd’hui comme une exception risque fort de devenir demain une option thérapeutique parmi d’autres, voire une solution encouragée pour des raisons économiques ou organisationnelles.

Car il ne faut pas être naïf : dans un système de santé sous tension, la légalisation de l’aide à mourir modifiera inévitablement les pratiques et les mentalités. La pression, même implicite, sur les personnes âgées, dépendantes ou handicapées pourrait devenir considérable. Combien se sentiront coupables de « peser » sur leurs proches ? Combien finiront par demander la mort non par choix libre, mais par crainte d’être une charge ?

On affirme que cette loi consacrerait l’autonomie individuelle. Mais une liberté véritable suppose des alternatives réelles. Et c’est précisément là que réside l’un des dangers majeurs du texte : il risque de fragiliser le développement des soins palliatifs au moment même où ceux-ci devraient constituer la priorité absolue.

La France souffre déjà d’un retard important en la matière : inégalités territoriales criantes, nombre insuffisant d’unités spécialisées, formation encore trop limitée des professionnels, moyens humains et financiers souvent précaires. Dans de nombreuses régions, l’accès effectif à un accompagnement palliatif de qualité demeure aléatoire. Avant d’introduire un droit à provoquer la mort, n’aurait-il pas fallu garantir à tous le droit d’être soulagé, entouré, accompagné jusqu’au bout ?

L’éthique des soins palliatifs repose sur un principe clair : ne jamais abandonner le malade, soulager sa souffrance, l’accompagner sans chercher ni à hâter ni à retarder sa mort. En légalisant l’aide à mourir, on introduit une rupture profonde avec cette philosophie du soin. Le risque est réel de voir se développer une alternative faussement plus simple, moins coûteuse, et de détourner des ressources déjà insuffisantes. Là où l’on devrait investir massivement pour mieux soigner et mieux accompagner, on risque d’ouvrir une voie qui affaiblira durablement cette exigence.

Il existe également un enjeu majeur pour le corps médical. La vocation du médecin a toujours été de soigner et d’accompagner, jamais de donner la mort. En brouillant cette frontière essentielle, on fragilise la relation de confiance entre le patient et le soignant. Comment être certain, demain, que celui qui nous prend en charge agit exclusivement pour notre vie et pour l’apaisement de nos souffrances, et non pour abréger celle-ci ?

Refuser cette proposition de loi ne signifie pas ignorer la détresse des personnes en fin de vie ni se satisfaire du statu quo. Au contraire : c’est affirmer qu’une société humaine se grandit lorsqu’elle renforce la solidarité envers les plus vulnérables plutôt que lorsqu’elle organise leur disparition. C’est réclamer une politique résolue de développement des soins palliatifs, un accompagnement renforcé des familles, une présence humaine digne et compétente jusqu’au dernier instant.

La grandeur d’une civilisation se mesure à la manière dont elle traite ses membres les plus fragiles. En ouvrant la porte à l’aide à mourir, la France prendrait le risque d’un basculement anthropologique majeur, dont les conséquences pèseront longtemps sur les générations futures.

Nous avons le devoir collectif de chercher des réponses à la souffrance qui ne passent pas par la transgression de l’interdit fondateur de donner la mort. Soutenir, développer et sanctuariser les soins palliatifs constitue la voie la plus exigeante. Elle est aussi la plus fidèle à notre idéal d’humanité

Affaire Quentin : antifas criminels, gauche coupable et centre complice

Editorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté Politique :

Le drame qui a touché la capitale des Gaules il y a une semaine avec le meurtre du jeune nationaliste Quentin révèle une mécanique politique désormais criminelle rattachée à LFI, un système de complaisance du centre et un laisser-faire coupable du pouvoir macroniste.

Le déferlement médiatique autour du meurtre de Quentin, jeune nationaliste de 23 ans lynché par des militants antifa, a surpris jusque dans les rangs de la gauche, où l’on est d’ordinaire habitué à l’impunité. Le choc des images et la nouvelle donne médiatique n’ont cependant pas laissé de répit aux camarades de Jean-Luc Mélenchon. Les auteurs de l’attaque sont liés à La France insoumise : deux assistants du député Raphaël Arnault, ainsi qu’un de ses stagiaires, ainsi que d’autres militants de l’organisation antifasciste Jeune Garde. Cette structure criminelle faisait le service d’ordre de LFI à de multiples occasions et avait reçu le soutien appuyé de Mélenchon à de nombreuses reprises, notamment lors de sa dissolution en juin 2025. La gauche écologiste s’est également compromise avec ce groupement criminel. Le maire de Lyon lui-même a collaboré avec cette milice, l’affirmant publiquement.

Socialistes et macronistes : compères et complices

Plus généralement, toute la gauche rassemblée sous la bannière du Nouveau Front Populaire (NFP) a fait campagne autour de la Jeune Garde et a soutenu une alliance avec LFI qui impliquait ce rapprochement avec un groupe encore extra-parlementaire et violent. Le centre macroniste, en se retirant lors du second tour au profit des candidats NFP, a favorisé l’arrivée au Palais Bourbon de l’extrême gauche la plus violente. Par ailleurs, les autorités de l’État n’ont rien fait pour empêcher les agissements de la Jeune Garde après sa dissolution. Les noms, les coordonnées et les déplacements de ses membres sont connus des services, mais l’exécutif a laissé faire, et cela pour plusieurs raisons. Cette extrême gauche permet de pourrir les mouvements de contestation ; elle l’a fait lors des Gilets jaunes en venant casser là où la révolte, avant tout fiscale, était essentiellement pacifique. L’extrême gauche extra-parlementaire a également décrédibilisé les mobilisations syndicales lors de la loi travail, puis lors des manifestations sur la réforme des retraites. Enfin, ces organisations permettent de parasiter le débat politique en attaquant tout ce qu’elles considèrent comme fasciste, des LR au RN. Au-delà du drame qui s’est joué à Lyon, où un jeune homme a trouvé la mort, c’est le rapport de force politique qu’il convient d’envisager autrement. Il ne faut rien céder à l’extrême gauche, refuser son vocabulaire, sa réécriture de l’histoire et dénoncer sans relâche ceux qui la défendent directement et indirectement. Du centre complice à la gauche alliée et aux médias parasitaires, tous doivent être combattus.

Pour mieux comprendre la violence antifa, vous pouvez vous procurer les Cahiers de Liberté politique : Violences d’extrême gauche – Réalité, violences et réseau.

Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, a été mis en examen pour complicité de meurtre par instigation et placé en détention provisoire. Deux autres personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire. Le magistrat avait requis la mise en examen de sept hommes pour homicide volontaire. Ils “contestent l’intention homicide”, a-t-il souligné. “Deux ont refusé de s’exprimer” pendant leur garde à vue, les autres “reconnaissent leur présence” sur les lieux de l’agression et “certains admettent avoir porté des coups” à Quentin Deranque “ou à d’autres victimes”. Quatre des onze personnes interpellées dans le cadre de l’enquête, soupçonnées d’avoir aidé les autres à se cacher, ont été remises en liberté. Ces trois hommes et une femme “seront ultérieurement convoqués pour s’expliquer sur ces faits”.

Kiabi ne cède pas aux Sleeping Giants et ne retirera pas ses publicités de la chaîne CNews

Alertée par le collectif Sleeping Giants France, l’enseigne Kiabi a annoncé retirer ses publicités de la chaîne d’information en continu, CNews :

« Bonjour ! Merci pour votre message et pour l’alerte. Cette situation ne reflète ni nos valeurs ni nos engagements. Nous nous en excusons sincèrement. Nous faisons le nécessaire dès à présent pour faire retirer nos publicités de cette chaîne et pour renforcer nos contrôles afin que cela ne se reproduise pas. Merci pour votre compréhension. »

Le lendemain, la direction de l’enseigne a pointé une «initiative individuelle», sans accord de la direction :

Ce jeudi 19 février, la direction de Kiabi a indiqué que l’annonce faite sur les réseaux sociaux était «une initiative individuelle», réalisée «sans consultation ni accord de la direction». «Il ne s’agit en aucun cas d’une décision stratégique de l’entreprise. Kiabi ne fait aucune discrimination dans sa politique de communication et communique dans tous les médias autorisés par la loi et l’Arcom».

Le collectif Sleeping Giants avait harcelé Kiabi il y a quelques jours, en découvrant une de ses publicités sur CNews. « Sur #CNews la discrimination et/ou l’incitation à la haine sont récurrents : plus de 20 avertissements et sanctions #Arcom concernent ces motifs. Sans compter sa condamnation pour racisme. Faut-il vraiment que vous financiez *ça* avec vos pubs ? ».

Dégradations de la cathédrale Saint-Pierre à Montpellier, en présence des forces de l’ordre restées sans intervention

Le Karnaval des Gueux se tient chaque Mardi gras à Montpellier, bien que ce soit un événement interdit depuis plusieurs années par la préfecture de l’Hérault, car elle se termine par des débordements. Cette nouvelle édition a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont certaines se revendiquant antifascistes, ou de groupes d’extrême gauche.

Thierry Tsagalos, suppléant du député UDR Chalres Alloncle et candidat à l’élection municipale à Montpellier a publié des images montrant un feu allumé par les participants sous le porche de la cathédrale. Les manifestants l’auraient fait brûler à même le sol puis ont dansé autour. Des tags sur les portes ainsi que sur certains murs de l’édifice religieux ont également été découverts, et le candidat montre aussi une photo du parvis de la cathédrale, abîmé par les flammes.

Dans une vidéo tournée par l’un des participants, on peut voir un feu devant la cathédrale, ainsi que plusieurs autres allumés dans des bacs à ordures de la ville.

Au lendemain des faits, mercredi 18 février, le diocèse de Montpellier confirme les dégradations subies et réagit dans un communiqué de presse. L’archevêque de Montpellier, Mgr Norbert Turini, dénonce :

“Lors du festival des gueux, des individus se sont permis de souiller les portes et les murs de notre lieu de culte le plus central”.

Ces faits, survenus en présence des forces de l’ordre restées sans intervention, choquent aujourd’hui à la lumière du jour les fidèles et les habitants de notre ville.

L’archevêque interroge la “portée symbolique” de cet acte, soulignant que ce mercredi marque le premier jour du carême pour les catholiques. Le diocèse de Montpellier annonce avoir

décidé de saisir la justice afin que toute la lumière soit faite sur les motivations de cet acte et sur l’inaction des services d’ordre présents sur place“. “Nous attendons des autorités compétentes qu’elles assurent la protection des lieux de culte et la sérénité des croyants.”

Le préfet de l’Hérault avoue son impuissance en indiquant que

“une offensive était trop risquée pour les personnes présentes”

La Fraternité Saint-Pie X se réjouit de l’ouverture d’une discussion doctrinale mais refuse le report des ordinations épiscopales

Communiqué de la Fraternité Saint-Pie X à la proposition du Dicastère pour la Doctrine de la Foi :

Lors de l’entrevue du 12 février dernier entre Monsieur l’abbé Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et Son Éminence le cardinal Víctor Manuel Fernández, Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, organisée à la suite de l’annonce de futurs sacres épiscopaux pour la Fraternité, ce dernier avait proposé « un chemin de dialogue spécifiquement théologique, selon une méthodologie bien précise, […] pour mettre en évidence les minima nécessaires à la pleine communion avec l’Église catholique », conditionnant ce dialogue à la suspension des consécrations épiscopales annoncées.

À la demande du Préfet du Dicastère, le Supérieur général a présenté cette proposition aux membres de son Conseil, et a pris le temps nécessaire pour l’évaluer.

En date du 18 février, Monsieur l’abbé Pagliarani a fait parvenir sa réponse écrite au Cardinal, accompagnée de plusieurs annexes et signée par les cinq membres du Conseil général.

La question étant désormais du domaine public, en raison de la communication publiée par le Saint-Siège le 12 février, il paraît opportun de rendre également public le contenu de cette lettre et de ses annexes, afin de permettre aux fidèles intéressés de connaître avec précision la réponse apportée.

Monsieur le Supérieur général confie cette situation à la prière des membres de la Fraternité et de tous les fidèles. Il demande que la prière du chapelet, ainsi que les sacrifices du Carême qui s’ouvre, soient tout spécialement offerts pour le Saint-Père, pour le bien de la sainte Église, et pour préparer dignement les âmes à la cérémonie du 1er juillet.

Le cardinal Víctor Manuel Fernández a rencontré le pape Léon XIV aujourd’hui. Il a du lui rendre compte de cette longue lettre :

Réponse du Conseil général de la Fraternité Saint-Pie X au Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

Menzingen, le 18 février 2026
Mercredi des Cendres

Éminence Révérendissime,

Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir reçu le 12 février dernier, ainsi que d’avoir rendu public le contenu de notre rencontre, ce qui favorise une parfaite transparence dans la communication.

Je ne peux qu’accueillir favorablement l’ouverture à une discussion doctrinale, manifestée aujourd’hui par le Saint-Siège, pour la simple raison que c’est moi-même qui l’avais proposée il y a exactement sept ans, dans une lettre datée du 17 janvier 2019 1. À l’époque, le Dicastère n’avait pas vraiment exprimé d’intérêt pour une telle discussion, au motif – exposé oralement – qu’un accord doctrinal entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X était impossible.

Du côté de la Fraternité, une discussion doctrinale était – et demeure toujours – souhaitable et utile. En effet, même si l’on ne parvient pas à se mettre d’accord, des échanges fraternels permettent de mieux se connaître mutuellement, d’affiner et d’approfondir ses propres arguments, de mieux saisir l’esprit et les intentions qui animent les positions de son interlocuteur, surtout son amour réel pour la Vérité, pour les âmes et pour l’Église. Cela vaut, en tout temps, pour les deux parties.

Telle était précisément mon intention, en 2019, lorsque j’ai suggéré une discussion dans un moment serein et pacifique, sans la pression ou la menace d’une éventuelle excommunication qui aurait rendu le dialogue un peu moins libre – ce qui, malheureusement, se produit aujourd’hui.

Cela dit, si je me réjouis, bien sûr, d’une nouvelle ouverture au dialogue et d’une réponse positive à ma proposition de 2019, je ne puis accepter, par honnêteté intellectuelle et fidélité sacerdotale, devant Dieu et devant les âmes, la perspective et les objectifs au nom desquels le Dicastère propose une reprise du dialogue dans la situation actuelle ; ni, d’ailleurs, le report de la date du 1er juillet.

Je vous en expose respectueusement les raisons, auxquelles j’ajouterai quelques considérations complémentaires.

  1. Nous savons d’avance tous deux que nous ne pouvons pas nous mettre d’accord sur le plan doctrinal, en particulier concernant les orientations fondamentales prises depuis le Concile Vatican II. Ce désaccord, du côté de la Fraternité, ne relève pas d’une simple divergence de vue, mais d’un véritable cas de conscience, né de ce qui s’avère une rupture avec la Tradition de l’Église. Ce nœud complexe est malheureusement devenu encore plus inextricable avec les développements doctrinaux et pastoraux survenus au cours des récents pontificats.

    Je ne vois donc pas comment un processus de dialogue commun pourrait aboutir à déterminer ensemble ce qui constituerait « les exigences minimales pour la pleine communion avec l’Église catholique », puisque – comme vous l’avez vous-même rappelé avec franchise – les textes du Concile ne peuvent être corrigés, ni la légitimité de la Réforme liturgique remise en cause.

  2. Ce dialogue est censé permettre de clarifier l’interprétation du Concile Vatican II. Mais celle-ci est déjà clairement donnée dans le post-Concile et les documents successifs du Saint-Siège. Le Concile Vatican II ne constitue pas un ensemble de textes librement interprétables : il a été reçu, développé et appliqué depuis soixante ans, par les papes qui se sont succédé, selon des orientations doctrinales et pastorales précises.

    Cette lecture officielle s’exprime, par exemple, dans des textes majeurs tels que Redemptor hominisUt unum sintEvangelii gaudium ou Amoris lætitia. Elle se manifeste également dans la Réforme liturgique, comprise à la lumière des principes réaffirmés dans Traditionis custodes. Tous ces documents montrent que le cadre doctrinal et pastoral dans lequel le Saint-Siège entend situer toute discussion est d’ores et déjà déterminé.

  3. Le dialogue proposé se présente aujourd’hui dans des circonstances qui ne peuvent être ignorées. En effet, nous attendions depuis sept ans un accueil favorable à la proposition de discussion doctrinale formulée en 2019. Plus récemment, nous avons écrit par deux fois au Saint-Père : afin de solliciter d’abord une audience, puis pour exposer avec clarté et respect nos besoins et la situation concrète de la Fraternité.

    Or, après un long silence, ce n’est qu’au moment où des sacres épiscopaux sont évoqués que l’on propose la reprise d’un dialogue, lequel apparaît donc comme dilatoire et conditionné. En effet, la main tendue de l’ouverture au dialogue s’accompagne malheureusement d’une autre main déjà prête à infliger des sanctions. Il est question de rupture de communion, de schisme 2 et de « graves conséquences ». Qui plus est, cette menace est désormais publique, ce qui crée une pression difficilement compatible avec un vrai désir d’échanges fraternels et de dialogue constructif.

  4. Par ailleurs, il ne nous paraît pas possible d’entreprendre un dialogue pour définir quels seraient les minima nécessaires à la communion ecclésiale, tout simplement parce que cette tâche ne nous appartient pas. Tout au long des siècles, les critères d’appartenance à l’Église ont été établis et définis par le Magistère. Ce qui devait être cru obligatoirement pour être catholique a toujours été enseigné avec autorité, dans une fidélité constante à la Tradition.

    Dès lors, on ne voit pas comment ces critères pourraient faire l’objet d’un discernement commun par le moyen d’un dialogue, ni comment ils pourraient être réévalués aujourd’hui au point de ne plus correspondre à ce que la Tradition de l’Église a toujours enseigné, et que nous désirons observer fidèlement, à notre place.

  5. Enfin, si un dialogue est envisagé en vue d’aboutir à une déclaration doctrinale que la Fraternité puisse accepter, concernant le Concile Vatican II, nous ne pouvons ignorer les précédents historiques des efforts déployés en ce sens. J’attire votre attention en particulier sur le plus récent : le Saint-Siège et la Fraternité ont eu un long parcours de dialogue, commencé en 2009, particulièrement intense pendant deux ans, puis poursuivi de manière plus sporadique jusqu’au 6 juin 2017. Pendant toutes ces années, on a cherché à atteindre ce que le Dicastère propose maintenant.

    Or, tout s’est finalement terminé de manière drastique par une décision unilatérale du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Müller, qui, en juin 2017, a solennellement établi, à sa manière, les « minima nécessaires pour la pleine communion avec l’Église catholique », incluant explicitement tout le Concile et le post-Concile 3. Cela montre que, si l’on s’obstine dans un dialogue doctrinal trop forcé et sans suffisamment de sérénité, à long terme, au lieu d’obtenir un résultat satisfaisant, on ne fait qu’aggraver la situation.

Ainsi, dans le constat partagé que nous ne pouvons pas trouver d’accord sur la doctrine, il me semble que le seul point sur lequel nous pouvons nous rejoindre est celui de la charité envers les âmes et envers l’Église.

En tant que cardinal et évêque, vous êtes avant tout un pasteur : permettez-moi de m’adresser à vous à ce titre. La Fraternité est une réalité objective : elle existe. C’est pourquoi, au fil des années, les Souverains Pontifes ont pris acte de cette existence et, par des actes concrets et significatifs, ont reconnu la valeur du bien qu’elle peut accomplir, malgré sa situation canonique. C’est également pour cela que nous nous parlons aujourd’hui.

Cette même Fraternité vous demande uniquement de pouvoir continuer à faire ce même bien aux âmes auxquelles elle administre les saints sacrements. Elle ne vous demande rien d’autre, aucun privilège, ni même une régularisation canonique qui, dans l’état actuel des choses, s’avère impraticable en raison des divergences doctrinales. La Fraternité ne peut pas abandonner les âmes. Le besoin des sacres est un besoin concret à court terme pour la survie de la Tradition, au service de la sainte Église catholique.

Nous pouvons être d’accord sur un point : aucun d’entre nous ne souhaite rouvrir des blessures. Je ne répéterai pas ici tout ce que nous avons déjà exprimé dans la lettre adressée au pape Léon XIV, et dont vous avez directement connaissance. Je souligne seulement que, dans la situation présente, la seule voie réellement praticable est celle de la charité.

Au cours de la dernière décennie, le pape François et vous-même avez abondamment prôné « l’écoute » et la compréhension des situations particulières, complexes, exceptionnelles, étrangères aux schémas ordinaires. Vous avez également souhaité une utilisation du droit qui soit toujours pastorale, flexible et raisonnable, sans prétendre tout résoudre par des automatismes juridiques et des schémas préétablis. La Fraternité ne vous demande rien d’autre dans le moment présent – et surtout elle ne le demande pas pour elle-même : elle le demande pour ces âmes dont, comme déjà promis au Saint-Père, elle n’a d’autre intention que de faire de véritables enfants de l’Église romaine.

Enfin, il est un autre point sur lequel nous sommes également d’accord, et qui doit nous encourager : le temps qui nous sépare du 1er juillet est celui de la prière. C’est un moment où nous implorons du Ciel une grâce spéciale et, de la part du Saint-Siège, de la compréhension. Je prie en particulier pour vous le Saint-Esprit et – ne le prenez pas comme une provocation – son épouse très sainte, la Médiatrice de toutes les grâces.

Je tiens à vous remercier sincèrement pour l’attention que vous m’avez accordée, et pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à la présente question.

Veuillez agréer, Éminence Révérendissime, l’expression de mes salutations les plus distinguées et de mon dévouement dans le Seigneur.

Davide Pagliarani, Supérieur général
+ Alfonso de Galarreta, Premier Assistant général
Christian Bouchacourt, Second Assistant général
+ Bernard Fellay, Premier Conseiller général, Ancien Supérieur général
Franz Schmidberger, Second Conseiller général, Ancien Supérieur général

Un bébé qui était atteint d’une « tumeur vasculaire rare » et qui « risquait de mourir » a été soigné in utero

Belle nouvelle rapportée par Généthique :

La tumeur a été détectée vers la fin du septième mois de grossesse. Risquant de « comprimer la respiration », elle « grandissait très vite », « atteignant toute la base du visage du bébé » et mettant en jeu son pronostic vital.

En effet, le syndrome de Kasabach Merritt est « une tumeur très agressive » qui « a comme particularité d’aspirer les plaquettes, les plaquettes étant un élément important pour la coagulation ». Dès lors, « le bébé se retrouve avec un taux de plaquettes très bas et soumis à des hémorragies qui peuvent être fatales », explique le professeur Laurent Guibaud qui a proposé le traitement anténatal.

Face aux « signes de souffrance laissant supposer que sa coagulation devait commencer à être défectueuse », les médecins des Hospices civils de Lyon ont décidé, en accord avec la famille, de l’administration d’un antiangiogénique, le Sirolimus, visant à limiter la prolifération des vaisseaux. Le traitement a été administré par voie orale, à la mère.

« C’est la première fois que ce traitement a été utilisé en anténatal pour traiter une tumeur vasculaire de ce type-là », affirme le Pr Guibaud.

Issa est né par césarienne, le 14 novembre 2025, à la maternité de Hautepierre à Strasbourg. La taille de la tumeur a diminué et il n’a pas besoin d’être intubé pour respirer. Toutefois son taux de plaquettes est « assez bas », requérant une transfusion. « Malgré sa tumeur, c’est un enfant normal, il mange bien, il grandit bien », témoigne sa maman reconnaissante.

Cette thérapie anténatale avait déjà été utilisée pour soigner d’autres types de malformations. Issa poursuit son traitement et est régulièrement suivi par l’hôpital de Mulhouse. « C’était très stressant », confie la maman d’Issa, « mais on a bien fait de garder espoir : il est là ».

Jean-Louis Picoche est décédé le 3 février 2026. Picoche ? un nom répertorié dans toutes les bonnes bibliothèques ! Mais qui était Jean-Louis Picoche ?

Jean-louis Picoche est né à Paris en 1931. Fils d’instituteur, il entame ses études d’espagnol à la Sorbonne ; Capes, Agrégation d’espagnol, Doctorat es lettres. Il poursuit ensuite une carrière d’enseignant, d’abord en secondaire puis dans le cadre de l’Université. Spécialisé dans les auteurs romantiques espagnols, il publie des études tant en France qu’en Espagne.
Passionné par l’enseignement et acteur infatigable de la transmission et du témoignage, il écrit pour les jeunes d’excellents romans d’aventures basés le plus souvent en Espagne. Il connait si bien ce pays qu’il le fait découvrir et aimer à toutes les époques au fil des pages. Il est publié par Elor, Clovis et avec succès par les Editions Bulle d’Or.

Grand ami de Marie-Claude Monchaux, il lui demande d’illustrer son roman Histoire d’un peintre et d’une Infante, co-écrit avec Marie Chevallier qui reçut le prix Saint-Exupéry Romand jeunesse, en 1992 édité par Bulle d’Or.

Dans son numéro de 2017, la revue critique littéraire jeunesse Plaisir de Lire écrira : Erudition et justesse de ton. « Nous sommes en 1654 et l’Espagne est en pleine décadence quand le jeune Gabriel rentre à la cour de Philippe IV. A ce titre il côtoie les grands et saura gagner tout particulièrement l’estime et le cœur de l’infante Margarita. Aux côtés de Gabriel les jeunes lecteurs découvriront Madrid au XVIIe siècle et les fastes de la Cour mais aussi ses drames. Ils pénétreront avec bonheur dans l’atelier du grand Vélasquez où s’élaborent lentement les toiles du Maître. Un ouvrage exceptionnel pour son érudition et sa justesse de ton.

Un autre roman de Jean-Louis Picoche, toujours aux éditions Bulle d’Or, Au-delà de Canicosa, est également sélectionné pour le Prix Saint-Exupéry, Valeurs jeunesse. Les illustrations toniques et flamblyantes de Daniel Lordey entrainent le lecteur au cœur de la tourmente et la tornade espagnole. « Un chevalier chrétien ne se rend pas sans combattre ». Nous sommes en Espagne, au Xe siècle… L’empire musulman d’Almanzor menace presque toute la péninsule ibérique. Quelques preux chevaliers castillans unissent leurs forces avec leurs voisins pour amorcer la reconquista… Sur fond de querelles familiales, cette enquête historique éclaircira le mystère de la mort des sept infants de Lara. Le récit est aussi célèbre en Espagne que l’est la Chanson de Roland chez nous

D ’autres ouvrages retiennent l’attention du public, parmi eux le poignant : Cristeros, aux éditions Clovis.

En juillet 1926, un événement extraordinaire survient au Mexique : toutes les églises catholiques sont fermées, les prêtres exilés, le culte interdit. A Tlaloc, Mariano, étudiant en agronomie, et Guadalupe, une jeune indienne organisent la résistance. Mais les soldats fédéraux se mettent à tuer ceux qui s’opposent aux consignes officielles. Mariano et Guadalupe s’enfuient pour rejoindre les premiers éléments de guérilla qui combattent sous l’étendard du Christ-Roi, d’où leur surnom de Cristeros. Ils deviennent soldats, réalisant des coups de main audacieux, puis espions, s’infiltrant dans les lignes ennemies. Mais la trahison les guette. Telle sera l’épopée merveilleuse et tragique des Cristeros, dont la foi et l’héroïsme rayonnent encore aujourd’hui au coeur du Mexique catholique.

Jean-Louis Picoche a dans tous ses ouvrages voulu transmettre cette flamme qui l’animait. Cette flamme de la foi, cette flamme du vrai, de la belle histoire qui se raconte de générations en générations. Sa plume alerte qui séduit le jeune lecteur, a conquis aussi bien des cœurs plus aguerris. Ses pages sont si belles, si tragiques parfois et si pleines d’espérance.

Rappelé à Dieu le 3 février 2026, à l’âge de 96 ans, ses obsèques traditionnelles ont été célébrées en la chapelle Notre-Dame des Grèves de Pornichet en Loire Atlantique le 9 février 2026.
Nos prières l’accompagnent comme il avait lui-même accompagné avec nous l’édition de ces deux grands ouvrages primés, avec conviction et ferveur.

Retrouvez tous les ouvrages de Jean-Louis Picoche sur LIVRES EN FAMILLE
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La prophétie de Sodome

– Si Dieu existe, il ne peut pas laisser passer ça !

Ma compagne a entièrement raison de s’indigner ainsi, et heureusement d’autres l’ont fait avant elle. Ainsi, Jean-Noël Barrot, notre ministre des Affaires étrangères a fait part de son « indignation » à la Presse en découvrant qu’un diplomate français était impliqué dans le scandale lié aux dossiers Epstein. Mieux, La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 11 Février que toute la lumière devrait être faite sur cette affaire « effroyable et tentaculaire ». Mais le summum a été atteint ce lundi 16 Février avec cette déclaration de Tim Burchett, député républicain du Tennessee. Selon lui, les fameux fichiers Epstein contiendraient « des horreurs indicibles venues des profondeurs de l’enfer ». Il a fortement déconseillé à quiconque de consulter les pièces jointes : « ça vous collera à la peau, ça vous hantera » !

Depuis plus d’une semaine, chaque jour apporte son lot d’informations sensationnelles sur l’affaire Epstein. Cet énorme scandale a des ramifications dans de nombreux pays et touche indifféremment des « Têtes couronnées », des milliardaires, des hommes politiques ou même des artistes célèbres. Surtout, son niveau d’abomination semble être sans limite, chaque nouvelle révélation est plus sordide que la précédente !

Face à tant d’horreur, je rassure ma compagne :

– Tu as raison, jamais Dieu ne laissera passer cela : quand ça va trop loin, il intervient. Et là, c’est vraiment allé trop loin. Du temps d’Abraham, il y a déjà eu une histoire de ce genre et à l’époque, Dieu était intervenu assez brutalement !

– Ah bon ! Tu veux dire une affaire avec des caméras et des jets privés ! Dit-elle moqueuse.

Je poursuis, imperturbable :

– Alors qu’Abraham avait choisi d’installer son camp sur les collines environnantes de la cité de Sodome, son neveu décida de se fixer en ville. Quelques années plus tard, Lot était devenu un notable de la célèbre cité. Malheureusement, la ville était réputée pour son immoralité, et les abominations y avaient pris de telles proportions que Dieu envoya des messagers avec ordre de la détruire. En les voyant arriver, Lot les invita chez lui, mais tous les habitants de Sodome se pressèrent devant sa maison en réclamant qu’il leur livre les visiteurs pour les violer selon leurs coutumes. Comme Lot ne voulait pas qu’ils les maltraitent, il leur proposa ses deux filles encore vierges afin qu’ils les traitent selon leurs envies. Cependant, la foule ne voulut rien entendre et décida de pénétrer dans la maison pour s’emparer de l’ensemble des occupants. Les deux messagers de Dieu aveuglèrent les assaillants qui durent renoncer à leur funeste projet. Le lendemain matin, dès l’aube, Lot et sa famille acceptèrent de fuir la sinistre ville sans emporter le moindre bagage. A peine avaient-ils quitter Sodome qu’une pluie de feu s’abattit sur la cité maudite, détruisant tout sur son passage, même les habitants.

– Et tu penses qu’aujourd’hui Dieu voudrait détruire tous ces monstres impliqués dans cette horrible affaire ? Me demande Léna légèrement sceptique.

– Disons qu’il y a deux manière de lire ce récit biblique. Soit on le lit comme une histoire du passé révélant le niveau de perversion de certaines populations à cette époque lointaine, soit on le lit comme un texte prophétique qui nous parle de la fin des temps.

– Et alors, ça nous apprend quoi sur cette fin des temps ? Demande-t-elle soudain intéressée.

– Abraham a fait le choix d’habiter sur les collines en dehors de Sodome : il représente les croyants qui vivent en accord avec Dieu. Lot, de son côté, est une sorte de croyant non pratiquant : il craint Dieu mais veut surtout profiter des plaisirs de la vie. Quand vient l’heure de la destruction finale, Lot et sa famille ont juste le temps de fuir, mais sans rien sauver d’autre que leur propre vie. Quant aux autres habitants, ils périssent dans les flammes de la colère divine. Tu vois, ce récit est une bonne illustration de ce qui attend l’ensemble de l’humanité à la fin des temps.
– D’accord, mais c’est pour quand ? Demande-t-elle impatiente.

– Disons que ça se rapproche de plus en plus rapidement. Mais patience, ça bouge !

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La Jeune Garde, bras armé de la France Insoumise

Le Parisien révèle l’accord entre la milice d’extrême-gauche et la parti de Mélenchon. Un ancien membre de la Jeune Garde témoigne du fonctionnement interne du mouvement et sur ses figures centrales, Raphaël Arnault et Jacques-Elie Favrot, interpellé mardi soir dans le cadre de l’enquête pour « homicide volontaire ».

Ce militant expérimenté affirme que Jacques-Elie Favrot était l’un des « cadres solides » de la Jeune Garde, fondée en 2018. « Ce sont les deux meilleurs potes, Jef est loyal, il fait sa sécurité. C’est Raph qui l’a formé, c’est le suiveur », raconte-t-il à propos de sa proximité avec Raphaël Arnault. Décrit comme « plutôt taiseux », Favrot aurait, selon lui, appartenu à « un groupe antifa d’action au niveau de Lyon destiné à taper ». « Jef, c’est celui qui frappe ».

Concernant les faits ayant conduit à la mort de Quentin Deranque, l’ancien militant assure ne pas avoir été surpris : « On savait que ça arriverait un jour ou l’autre ». Les violences qui ont entouré la mort de Quentin Deranque ne l’ont donc « pas du tout surpris ». Onze personnes ont été interpellées dans ce dossier et demeurent présumées innocentes.

Au sein de la Jeune Garde, le rapprochement entre Raphaël Arnault et Jean-Luc Mélenchon, entre 2022 et 2024, a été vécu comme une victoire.

« Pour nous, c’était tapis rouge ». « On savait qu’on aurait des postes, tant qu’on se faisait discret, poursuit-il. On fait le sale boulot et on est remerciés avec des postes derrière ».

Des membres du mouvement assuraient « systématiquement » le service d’ordre lors d’événements de LFI.

« On fait le sale boulot et on est remerciés avec des postes derrière ».

« Systématiquement, on s’occupait du service d’ordre. Et quand on n’est pas de service d’ordre, on se met autour de l’événement, on fait du repérage, du cadrage… »

Lors des questions parlementaires à l’Assemblée, Gérald Darmanin souligne :

« Il y a de la brutalisation quand on justifie l’action de la Jeune Garde et qu’on investit aux élections législatives son dirigeant ». « La Jeune Garde tue et la France insoumise devrait le condamner ».

Quant à Sébastien Lecornu, il a recadré Mathlde Panot qui accusait Némésis :

« Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject ». « Il est temps que vous fassiez le ménage (…) dans vos propos, (…) dans vos idées et surtout (…) dans vos rangs »

Lettre ouverte au Dr Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

Le Dr Geneviève Bourgeois, médecin gériatre, signe une lettre ouverte au Dr Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées :

Christine Lagarde croit en la victoire du RN à la Présidentielle de 2027

La semaine dernière, on apprenait que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, anticipait une victoire du RN à la Présidentielle de 2027. Et que par conséquent il démissionne pour que ce soit Macron qui nomme son successeur.

Cette semaine, c’est Christine Lagarde qui croit en la victoire du RN à la Présidentielle de 2027. Le Financial Times affirme que la gardienne de l’euro envisageait de quitter ses fonctions avant l’échéance de son mandat de huit ans, en 2027. Et ce, afin de laisser le président français participer au choix de son successeur. La présidente de la BCE Christine Lagarde prévoirait de démissionner avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron, alors que son mandat s’achève en octobre 2027.

À Bruxelles comme à Paris, on craint qu’un parti souverainiste à la tête de la France complique la sélection du futur dirigeant de la plus importante institution financière européenne.

Banque de France, Banque Centrale Européenne… l’extrême-centre ne veut pas que l’on touche au grisbi.

Un député italien demande si Raphaël Arnault ne serait pas impliqué dans des violences commises à Rome

En janvier 2026, Raphaël Arnault était à Rome avec le réseau antifasciste international, pour manifester contre la cérémonie d’Acca Larentia en hommage à l’assassinat commis par plusieurs militants d’extrême gauche, à Rome le 7 janvier 1978, devant le siège du Mouvement social italien, situé via Acca Larenzia. Durant ces jours, plusieurs militants de la Jeunesse nationale (Gioventù Nazionale), mouvement de jeunesse du parti Fratelli d’Italia (FdI), ont été agressés à Rome. Quatre d’entre eux collaient des affiches commémorant les événements tragiques de 1978. Ils ont été encerclés et agressés sur un parking par une vingtaine de personnes. Tous les quatre sont hospitalisés. Leur état est préoccupant.

Les antifas, agresseurs, ne parlent pas italien. Les jeunes, en portant plainte, le soulignent. Les médias européens le confirment : un réseau antifasciste violent existe, imbriqué avec des anarchistes et l’islam radical. Et de fait, certains de ces agresseurs parlent un étrange dialecte « arabo-européen ».

Fabio Rampelli, vice-président de la Chambre des députés, a posé une question concernant l’attaque contre les jeunes du GN. Le mode opératoire, la technique et le matériel (notamment des radios bidirectionnelles) laissent penser à une préméditation. Il ne s’agit que d’une hypothèse, mais le député souhaite savoir si la présence de Raphaël Arnault, et peut-être celle de son groupe « La Jeune Garde », pourrait avoir un lien avec les événements.

« L’enquête courageuse d’Il Giornale confirme nos dires et leurs investigations. La présence d’Arnault à Rome durant cette période de tensions ouvre de nouvelles pistes qu’il convient d’explorer. »

Depuis Rome, Arnault a également publié une vidéo sur Instagram dénonçant la prolifération des « fascistes en Europe ». Dans cette même vidéo, il accuse Giorgia Meloni de propager ce qu’il qualifie de « fascisme ».

Atteint du Covid, il est euthanasié

Cette glaçante affaire autrichienne pourrait être d’actualité en France, si les parlementaires votent la loi sur l’euthanasie.

Samuel a été enterré mercredi 11 février à l’âge de 22 ans. Le suicide assisté de ce grand brun à peine sorti de l’adolescence a choqué l’Autriche. Atteint du syndrome de fatigue chronique, ou encéphalomyélite myalgique (EM/SFC), Samuel avait décidé d’alerter le public sur sa situation, douze jours avant sa mort, en annonçant sur le forum en ligne Reddit sa décision de se suicider en raison « du niveau de souffrance inimaginable » et en dénonçant le manque de reconnaissance officielle de cette maladie encore mal connue. Se traduisant par une fatigue extrême, ce syndrome parfois assimilé à une des formes de Covid long s’était déclenché chez Samuel à la suite d’une infection au Covid-19 contractée en 2024.

Logique mercantile soutenue par les mutuelles : il est moins cher d’éliminer le malade que de chercher à le soulager.

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