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La Bible est le livre le plus lu, recopié, traduit, imprimé et étudié de l’histoire

Claves propose une nouvelle série de formation sur la Bible, en 5 vidéos.

La Bible est le livre le plus lu, recopié, traduit, imprimé et étudié de l’histoire de l’humanité : connaissez-vous réellement la Bible ? Êtes-vous prêts à la découvrir en profondeur, pour vous nourrir des trésors de spiritualité et de prière qui y sont contenus ? Dans cette première vidéo, nous nous demandons ce qu’est vraiment la Bible, pourquoi et comment il faut la lire, si elle est vraiment “Parole de Dieu”, et si le christianisme peut être appelé une “religion du livre”…

De la nécessité de respirer, faire un pas de côté et lire « Est-il possible de conférer l’épiscopat contre la volonté du pape ? »

Sans être fidèle de la fraternité Saint Pie X, le fait est que j’ai d’abord considéré avec plus d’intérêt que de crainte ou de réprobation leur projet de sacres. Et si, me disais-je, c’était là, pour toute l’Eglise, l’opportunité d’examiner avec courage et lucidité ce que la Fraternité entend par « état de nécessité » ? Et si cette réitération du coup de tonnerre de 1988 pouvait pousser le pape, et toute la curie avec lui, à enfin considérer sérieusement cette affreuse crise, peut-être non pas causée mais pour le moins catalysée et aggravée par les ambiguïtés de Vatican II ? Après tout, « Dieu écrit droit avec des lignes courbes » a pu dire Paul Claudel, en écho poétique à l’« Etiam Peccata » de Saint Augustin.

Oui mais voilà…Si effectivement de tout mal Dieu peut tirer un bien, je n’avais en l’occurrence pas du tout pris la mesure du mal en question. C’est en me procurant cet ouvrage, dont j’ai entendu parler par le Salon Beige, que j’ai compris que ce que je prenais pour un acte paradoxalement à la fois frondeur et de fidélité (à la Foi et à la Tradition), mettant à mal le droit ecclésiastique mais potentiellement bénéfique, était in fine un grand péché. Pourquoi un grand péché ? Parce que contraire au droit divin positif ; comme l’exprime, non pas une formulation dogmatique, certes, mais tout de même le magistère pontifical constant : « On ne peut donc invoquer le salut des âmes contre l’ordre ecclésial voulu par le Christ lui-même. »

Un corps mystique sans tête ?

A grands traits, je me disais : « Après tout, rien de terrible puisque, comme l’explique la FSSPX, le schisme serait de donner aux nouveau évêques un pouvoir de juridiction, ce dont il n’est ici pas question ». Il me fallait, et cet ouvrage me l’a permis, mieux comprendre la nature de l’épiscopat et sa relation singulière au corps mystique du Christ pour vraiment saisir la gravité d’une telle blessure infligée à l’Eglise apostolique fondée sur Pierre. Il me fallait également mieux saisir ce qu’était l’indéfectibilité de l’Eglise pour réaliser qu’aucune œuvre particulière ou portion de cette Église ne peut s’arroger le rôle de garante de cette indéfectibilité.

La fin et les moyens

Enfin et surtout, il me fallait revenir à une évidence : on ne justifie jamais un mal objectif par un bien espéré ; en l’occurrence, de mon côté, le bien de la mise en lumière de la crise de l’Eglise et de ses causes profondes. Ce retour à la raison a été favorisé par la lecture à tête reposée de cet ouvrage riche mais à la lecture aisée. Il est bon, en effet, de savoir s’extraire un temps des joutes fébriles des réseaux sociaux, truffés de punch-lin, d’invectives et de jokers théologiques brandis abruptement de part et d’autre.

En somme, la lecture du texte de ce collectif m’a donné de réaliser les conséquences graves et funestes de la décision de sacrer des évêques en dépit de l’opposition du pape mais aussi le caractère parfaitement égoïste et léger de ma tendance initiale à considérer d’un œil indifférent, voire favorable, ces sacres à venir. En effet, ne comptant pas au nombre des fidèles de la FSSPX, je n’aurai pas à assumer les conséquences d’une éventuelle excommunication ; mais les hommes de bonne volonté de la Frat, si. Le souci de ces frères catholiques me fait aujourd’hui désirer qu’ils prennent le temps et la peine de considérer les arguments déployés par les auteurs de ce salutaire “ouvrage de circonstances”

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Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“Si la justice avait eu plus de moyens, ce drame et tous les autres auraient pu être évités”…

Fête de la musique : sortez les poubelles

D’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :

Comme chaque année, avec l’arrivée de l’été vient la fête de la musique. Instaurée en France par le socialiste pédo-complaisant Jack Lang, cette institution est l’occasion de débordements et de violences dans plusieurs agglomérations.

Il ne s’agit pas ici de faire le procès de la musique, ni même celui de ceux qui vont dans la rue jouer d’un instrument ou des chorales qui profitent de l’occasion pour faire profiter les passants de leurs talents. Non, ici, il est plutôt question d’un phénomène censé être culturel, qui tourne bien souvent au chaos, comme toutes les festivités publiques un peu facilement qualifiées de populaires, mais qui permettent en réalité au pire de s’exprimer dans les centres-villes.

Samedi, dans les rues de Paris et de plusieurs grandes agglomérations, il y aura des violences, de la casse, des viols. C’est le lot chaque année ; cette édition ne passera pas entre les mailles du filet, même si les fortes chaleurs pourraient provoquer des annulations et faire renoncer pas mal de monde à sortir dans les rues.

La fête rattrapée par la politique

À Paris, la fête a déjà été en partie gâchée pour les gauchistes. La petite sauterie organisée pour l’occasion par La France insoumise a ainsi été interdite en raison d’un risque de troubles à l’ordre public, lié à la présence du rappeur Médine et du collectif Adama.

Une décision scandaleuse et liberticide dont on ne peut pas se satisfaire. Il convient néanmoins de se rappeler que les mélenchonistes sont les premiers à réclamer l’équivalent lorsque des concerts ou des manifestations nationalistes ont lieu.

On notera enfin que cette édition aura un parfum un peu particulier puisque le père fondateur de l’événement est enfin déchu. L’immonde Jack Lang est en effet tombé de son piédestal à la faveur du scandale Epstein. Alors que le scandale du périscolaire, récupéré par une gauche qui en est à l’origine, bat son plein à Paris, célébrer la fête de l’ancien ministre de la Culture a quelque chose d’abject.

Espagne : 565 personnes décédées en 2025 par euthanasie

En 2025, 565 personnes sont décédées après une « aide à mourir » en Espagne. Un chiffre qui représente 1 décès sur 750. Ces données provisoires ont été présentées par le ministre de la Santé, Mónica García, en clôture de la journée intitulée « Cinq ans de la loi organique sur la réglementation de l’euthanasie : progresser en matière de droits ». Depuis l’entrée en vigueur de la loi, 1668 personnes ont eu recours à l’euthanasie. Les chiffres témoignent d’une augmentation constante des demandes : sur 3716 requêtes recensées, 1284 ont été formulées en 2025.

Au cours de l’année 2025, 1 187 procédures d’« aide à mourir » ont été finalisées, quelle que soit la date à laquelle elles ont été introduites. Ainsi, 47,7% des procédures ont abouti à l’euthanasie du demandeur. Dans 374 cas il était décédé afin la fin de la procédure. En outre 157 demandes ont été refusées, soit 13,2% des dossiers traités. La majorité de ces refus sont intervenus au début de la procédure, au moment de la décision du médecin traitant. Dans 8% des cas enfin, le patient a retiré sa demande.

Des disparités sont à noter selon les différentes communautés autonomes. Ainsi, la Catalogne a enregistré le taux le plus élevé de demandes d’« aide à mourir » en 2025, avec 6,14 demandes pour 100 000 habitants ; la moyenne nationale étant de 2,61. La Catalogne est suivie de la Navarre et du Pays basque où les demandes sont également plus fréquentes que la moyenne nationale. Si les cancers sont à l’origine de la majorité des demandes (37%), les maladies neurologiques sont la cause principale des euthanasies effectivement « accordées » (46%) devant les cancers (30%).

Par rapport aux autres pays dotés de cadres juridiques similaires, l’Espagne enregistre relativement peu d’euthanasies. Le taux de mortalité lié à l’« aide à mourir » y est de 0,13% alors qu’il atteint 5,96% aux Pays-Bas, 5,10% au Canada et 4% en Belgique. Pour la ministre de la Santé, ces écarts sont dus aux délais des procédures. De nouvelles mesures sont en cours d’examen…

Source : Gènéthique

Succès du colloque transpartisan au Sénat pour l’abolition universelle de la GPA

Un colloque transpartisan pour l’abolition universelle de la GPA, coorganisé par la Déclaration de Casablanca et le Think-tank Meta Nova et marrainé par la sénatrice Dominique Vérien, s’est tenu au Sénat le 15 juin.

Cet événement a réuni des responsables politiques, des juristes, des médecins, des intellectuels et des témoins directement concernés afin d’engager une réflexion approfondie sur les conséquences humaines, sociales et juridiques de cette pratique.

La diversité des sensibilités représentées a illustré le caractère profondément transpartisan du combat pour l’abolition universelle de la GPA. Parmi les intervenants figuraient notamment

  • Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes,
  • la sénatrice (UDI) Dominique Vérien, marraine de l’événement,
  • l’ancienne sénatrice (PCF) Laurence Cohen,
  • le professeur de droit Bertrand Mathieu,
  • le professeur de médecine René Frydman,
  • l’avocate Adeline Le Gouvello,
  • Olivia Maurel, née par GPA et porte-parole de la Déclaration de Casablanca.

Dans son discours d’ouverture, Dominique Vérien a présenté l’ensemble des enjeux de la GPA et invité les parlementaires à  « faire des choix de société et ne pas laisser la jurisprudence décider pour nous […] quels adultes nous voulons pour demain. » Elle a également mis en lumière le témoignage d’Olivia Maurel en déclarant avoir «  pris conscience du lien entre la mère et l’enfant en lisant le livre d’Olivia Maurel. »

Au cours des échanges, plusieurs principes fondamentaux ont été rappelés : « la dignité humaine ne se négocie pas. Le corps des femmes n’est pas à vendre » a dit Aurore Bergé. Ont également été mis en avant l’indisponibilité du corps humain, l’intérêt supérieur de l’enfant, ainsi que les conséquences psychologiques subies par les enfants nés de GPA. « Un enfant peut être aimé et blessé en même temps, ce n’est pas incompatible. Le conflit de loyauté est immense et c’est une violence terrible faite aux enfants. » a rappelé Olivia Maurel

Les interventions ont également souligné la nécessité de dépasser les représentations simplificatrices du débat. Jean-Noël Tronc, ancien conseiller du Premier ministre Lionel Jospin, ayant combattu avec son camp la proposition de loi de 2010 en faveur de la GPA, a insisté sur 5 idées fausses :

  • 1) « la GPA serait un sujet opposant la gauche et la droite » : NON, c’est un sujet transpartisan ; 
  • 2) « ce serait un combat positif pour la communauté LGBTQIA+ » NON, au contraire, cela la divise ; 
  • 3) « ce serait un sujet de bioéthique » : NON, c’est avant tout un sujet de société ; 
  • 4) « il y aurait une GPA éthique  » : NON, l’expérience du Royaume-Uni montre que cela ne peut exister ; 
  • 5) « l’abolition de la GPA serait un combat perdu » : NON, car de nombreux évènements nous prouvent le contraire. »

Alors que la sphère médiatique se concentre souvent sur les attentes des commanditaires, les participants ont souhaité remettre au centre de la réflexion les femmes et les enfants directement affectés par cette pratique. Plusieurs témoignages et analyses ont mis en lumière les mécanismes économiques, juridiques et psychologiques qui structurent l’industrie mondiale de la GPA. Dominique Vérien a d’ailleurs rappelé que « derrière les mots d’altruisme et de liberté se cache en réalité un système structuré ».

Dans la note de recommandations remise aux parlementaires, les organisateurs ont souhaité interpeller les responsables publics sur leur responsabilité historique :

« Dans quelques années, nos enfants nous demanderont peut-être : à quel moment avez-vous accepté que la naissance d’un enfant puisse faire l’objet d’un contrat ? Face à cette question, il ne suffira pas d’invoquer le progrès, la technique ou la réponse apportée à certaines souffrances. Il faudra expliquer pourquoi notre société aura choisi de franchir une limite qu’elle considérait jusqu’alors comme essentielle à la protection de la dignité humaine. »

La Déclaration de Casablanca rappelle que la gestation pour autrui demeure interdite par le droit français. Toutefois, les contournements de cette interdiction par le recours à des marchés étrangers soulignent les limites des réponses strictement nationales. Face à un phénomène mondialisé, seule une mobilisation internationale permettra de garantir une protection effective des femmes et des enfants.

À ce titre, la Déclaration de Casablanca appelle :

  • les parlementaires français à renforcer la loi française pour dissuader les Français du tourisme procréatif et rendre à la loi française son efficacité et met à leur disposition une proposition de loi (👉téléchargez la PPL ici).
  • les gouvernements et les organisations internationales à engager sans délai les travaux nécessaires à l’élaboration d’un traité international visant l’abolition universelle de la gestation pour autrui.

Parce que la dignité humaine ne se négocie pas, parce que le corps des femmes ne peut devenir un objet de contrat et parce qu’un « bébé clef en main est contraire aux droits de l’homme », comme l’a dit Laurence Cohen, la Déclaration de Casablanca poursuivra son action en faveur d’une abolition universelle de la GPA fondée sur les principes des droits humains.

Les vins Via Caritatis et le projet du futur Cellarium

Si vous souhaitez découvrir les vins Via Caritatis et soutenir le projet du futur Cellarium, rendez-vous sur le site https://cellarium-via-caritatis.com/

La vigne. Le vin. Les moines. Les vignerons. Le travail manuel. La transmission. Depuis des siècles, les moines bénédictins entretiennent un lien profond avec la terre et avec le vin. Un lien spirituel, culturel… mais aussi profondément humain.

Aujourd’hui pourtant, le monde du vin traverse une crise historique en France. Des domaines disparaissent. Des vignerons souffrent. Et c’est tout un patrimoine qui est fragilisé. Mais au cœur du Vaucluse, au pied du Mont Ventoux, une abbaye bénédictine continue de faire vivre cette tradition. L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux.

À travers Via Caritatis, les moines du Barroux produisent des vins monastiques qui racontent une histoire : celle du travail, de la prière, de la beauté… et de la transmission. Héritiers du premier vignoble pontifical, planté par le pape Clément V en 1309, les moines et moniales des abbayes du Barroux, aux côtés des vignerons Caritatis, ont voulu faire renaître cette tradition ancienne.

Gabriel Teissier, directeur général de Via Caritatis, et 2 moines du Barroux, le père Cellerier et le responsable du vignoble de l’abbaye, sont interrogés sur Genèse.

Starmer, Macron… la censure numérique avant 2027 !

L’image de la semaine : Réseaux sociaux et portables, la grande interdiction en marche à l’approche de la présidentielle !


Le dossier du jour : Palantir et Anthropic… quand l’IA et nos données deviennent des enjeux géopolitiques.

Les pastilles de l’info :
– Le futur rêvé des médias et des ultra-riches
– CNews vs Radio France : l’ARCOM face à la question de la représentation politique
– Les biolabs ukrainiens : silence médiatique autour des déclarations de Tulsi Gabbard
– Thomas Porcher rejoint France Télévisions : pas de lever de bouclier contre la gauche médiatique !
– Raphaël Glucksmann et sa déclaration sur Elon Musk

Portrait piquant : Léa Salamé

Quand Anne Brassié, avec tout son cœur prend la plume pour vous écrire… cela donne un petit livre merveilleux, sur Livres en Famille.

Anne Brassié raconte à ses petites-filles – et ses petites filles, c’est vous …- l’histoire de leur famille et leurs souvenirs heureux. C’est un travail d’archéologue grâce auquel elle a découvert des trésors. Tous ses ancêtres réapparaissent avec leurs joies et leurs peines. Elle entrouvre aussi la porte de leur avenir. « On a si peu de temps pour s’aimer sur la terre ». Alors elle leur écrit…

C’est un acte d’amour comme pourraient le réaliser tous les grands-parents avant de partir. Ils sont les témoins, ils connaissent la vie, ils ont souffert, ont été heureux. Pourquoi ? Comment ? Les jeunes de notre temps ont besoin de cet ancrage. Ils ont besoin que l’on réhabilite ce passé si critiqué, ce pelé, ce galeux d’où venait tout leur mal !

L’auteur découvre aussi que nous sommes quelques fois de parfaites réincarnations de nos ancêtres. Nous sommes les maillons d’une chaîne. Le savoir aujourd’hui est plus nécessaire que jamais pour que nos enfants échappent au mensonge des lendemains qui chantent. Ecrire à ses petits-enfants c’est enfin leur laisser un souvenir, une présence invisible.

“Certains livres sont écrits pour distraire, d’autres pour instruire, quelques-uns pour convaincre. Et puis il en est, plus rares, qui naissent d’une nécessité intérieure : celle de transmettre. Cet ouvrage d’Anne Brassié appartient sans conteste à cette dernière catégorie. Il ne s’agit pas seulement d’un témoignage familial livré à la tendresse de quelques proches ; il s’agit d’un acte profondément humain, presque vital qui consiste à résister à la marée noire montante de l’oubli. Car l’oubli est aujourd’hui la grande tentation de nos sociétés.

Anne Brassié, un style inimitable ! « Il est à l’image de la conversation de notre chère amie, simple, directe, mais aussi merveilleusement cultivée, et d’autant plus pétillante qu’il s’agît de renverser les idoles du conformisme contemporain. »

Une très belle préface de Guillaume de Thieulloy : » Transmettre c’est aimer dans la durée. C’est refuser que les liens se brisent. C’est croire que ce que nous avons reçu mérite d’être offert. Puissiez-vous amis lecteurs, goûter la richesse de cet héritage. Puissiez-vous devenir, à votre tour, devenir des passeurs. C’est ainsi que les familles vivent, que les peuples demeurent, et que les civilisations perdurent… »

Lisez ce livre et offrez-le à vos enfants et petits-enfants. C’est un voyage dans le passé, pour construire un avenir plus heureux.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/contes-nouvelles-poemes-theatre-fables/30543-lettre-a-mes-petites-filles.html?ref=043193205
Lettres à mes petites-filles, Anne Brassié, The Book éditions, 112 pages

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L’église San Antón, à Madrid, est transformée en salle de télévision pour suivre la Coupe du monde.

Source : https://infovaticana.com/2026/06/17/la-iglesia-de-san-anton-en-madrid-se-convierte-sala-de-television-para-seguir-el-mundial/

Voici un grand extrait de l’article d’infovaticana :

Regarder un match de football dans une église peut paraître insolite, mais c’est pourtant ce qui se passe actuellement à la paroisse San Antón, en plein cœur de Madrid. Les écrans installés dans la nef diffusent les matchs de l’équipe nationale espagnole lors de la Coupe du monde. Ce n’est pas la première fois que cela se produit.

Selon La Nueva España , l’initiative a été lancée par le père Ángel García, fondateur de Mensajeros de la Paz (Messagers de la Paix) et curé de cette paroisse madrilène. Le prêtre a confirmé que les retransmissions se poursuivront tout au long du parcours de l’Espagne dans le tournoi. « Et nous continuerons à les diffuser jusqu’à ce que nous soyons champions », a-t-il déclaré au journal.

L’image montre les fidèles et les visiteurs occupant les mêmes bancs d’où ils assistent habituellement à la liturgie, mais au lieu de regarder l’autel, ils fixent leur regard sur les écrans répartis dans tout le temple pour suivre les événements sportifs.

Une initiative présentée comme un soutien social

Le responsable du stade de San Antón justifie cette proposition par des raisons sociales. Il explique que les retransmissions s’adressent aux personnes qui n’ont nulle part ailleurs où regarder les matchs ou qui cherchent à se protéger de la chaleur aux heures les plus chaudes de la journée.

La paroisse reste ouverte 24 heures sur 24 et sert depuis des années de vitrine aux activités menées par les Messagers de la Paix. Ce n’est pas la première fois que l’église accueille des initiatives en dehors des offices liturgiques habituels. Le père Ángel se souvient lui-même que d’autres événements publics, dont une visite papale, y ont déjà été retransmis.

Du temple au divertissement ou aux « illusions pastorales »

Ces dernières années ont vu proliférer des « initiatives pastorales » visant à attirer un public par le biais de concerts, de spectacles, d’activités culturelles et d’événements qui n’ont que peu de rapport avec la véritable vocation d’une Église. Leurs promoteurs présentent souvent ces initiatives comme des formes novatrices d’évangélisation adaptées aux sensibilités contemporaines.

Diffuser des matchs de football à l’intérieur d’un temple figure également sur la liste.

Le temple est un lieu réservé avant tout au culte de Dieu, à la prière et à la célébration des sacrements. Il ne s’agit pas d’une simple question fonctionnelle. L’église est un espace consacré, mis à part pour le culte divin, dont la vocation n’est pas d’offrir des divertissements ni de concurrencer les nombreuses formes de loisirs qui existent déjà hors de ses murs et qui, dans certaines limites, peuvent être pratiquées dans les salles paroissiales.

Les limites d’une approche pastorale de l’attraction

Derrière des initiatives comme celle de San Antón se cache une idée de plus en plus répandue : toute activité capable d’attirer des personnes dans une église constitue, de ce seul fait, une action pastorale positive.

La retransmission de la Coupe du monde à San Antón attirera peut-être des téléspectateurs pendant quatre-vingt-dix minutes, mais l’Église n’a pas été appelée à rivaliser avec les stades, les centres commerciaux ou les plateformes de divertissement, mais à offrir ce qu’aucun autre lieu ne peut offrir : la rencontre avec Dieu. […]

Fin de l’extrait.

Voici ce que Jésus a dit Lui-même à Sainte Gemma Galgani, au sujet des divertissements dans les églises :

Dans le livre “la folie de la croix – sainte Gemma Galgani 1878 -1903”, tome 2, “la contemplation du mystère” de Jean-François Villepelée, p.110, éditions du parvis, 1977, Gemma rapporte un entretien qu’elle a eu avec Jésus, le 13/10/1901. Jésus lui dit :

“[…] Personne ne se soucie plus de mon amour ; on se conduit envers mon Cœur comme s’il n’eut rien souffert pour personne et dût être oublié de tous ; et ce Cœur est continuellement attristé. Je reste presque toujours seul dans les églises ; et si beaucoup s’y rassemblent, c’est pour bien d’autres motifs ; en sorte que j’ai la douleur de voir mon sanctuaire transformé en un lieu de divertissement. J’en vois aussi beaucoup qui sous d’hypocrites apparences, me trahissent par des communions sacrilèges.” Jésus aurait continué ; mais je [Gemma] fut obligée de dire : “Jésus ! Jésus ! Je n’y tiens plus.” Jésus était fortement ému ; il s’arrêta et reprit ensuite doucement : ” Ma fille, il me faut des âmes qui me donnent autant de consolation qu’une foule d’autres me procurent de douleur. Il me faut des victimes et des victimes fortes. Pour calmer la juste divine colère de mon Père céleste, j’ai besoin d’âmes qui par leurs souffrances, leurs peines et leurs épreuves, s’interposent pour les pécheurs et les ingrats. Oh ! Si je pouvais faire comprendre à tous combien mon Père céleste est indigné contre le monde ! Plus rien ne le retient ! Il prépare un grand châtiment pour le genre humain. Que de fois j’ai essayé de le calmer ! La vue de ma croix et de mes tourments ne l’arrête plus. Que de fois je l’ai retenu en lui présentant un groupe d’âmes chères et de victimes courageuses ! Leurs pénitences, leurs privations et leurs actes héroïques l’arrêtaient.” Puis il ajouta : “Je n’en peux plus. Ces âmes ne peuvent plus suffire pour tant d’autres, ma fille, elles sont trop peu.”[…]

Je propose donc que nous disions les prières enseignées aux enfants de Fatima, pour réparer ces outrages faits à Dieu :

“Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas.”

“Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les Très Précieux Corps,
Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Et par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et ceux du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.”

“Ô mon Jésus, pardonnez-nous tous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre sainte miséricorde.”

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Ce qui nous fait vivre ne nous appartient pas – Méditation sur la grâce

Vilhelm Hammershøi a peint une femme lisant une lettre. On ne voit pas son visage. On ne saura rien de ce qu’elle contient. La lumière tombe, oblique et froide, sur une nuque penchée, sur des mains immobiles. Le tableau ne dit rien — et pourtant il retient. Ce n’est pas un silence vide. C’est le silence de quelqu’un qui reçoit.

Je reviens souvent à cette image. Elle touche à une chose difficile à admettre : dans une vie, quelque chose nous est donné avant même que nous soyons capables de le comprendre. Comme si le réel nous précédait.

Pendant longtemps, j’ai vécu à l’inverse. Comprendre d’abord. Saisir, prévoir, organiser — comme si la justesse d’une vie dépendait de cette maîtrise. La recherche m’avait formé à cela : formuler, construire, vérifier. Pendant des années, le protocole tenait lieu de méthode et presque de sagesse — comme si la rigueur du geste suffisait à garantir le sens de ce qu’on cherchait. Les résultats semblaient suivre. Je ne voyais pas encore qu’ils m’étaient aussi donnés.

Puis il y a eu cet avion. Au-dessus des nuages, dans le bruit continu des réacteurs, quelque chose s’est déplacé. Je ne tenais à rien. Je ne contrôlais rien. Je ne traversais pas le ciel : j’étais porté. Et cette passivité n’avait rien d’apaisant. Elle était une dépossession.

Alors sont revenus des visages. Des malades. Des situations sans issue. Ces moments où il ne restait plus que la présence — être là, sans solution. Je les avais longtemps vécus comme des limites. Ils apparaissaient autrement. Non comme des manques, mais comme des lieux où une autre justesse devenait possible — inaccessible à l’efficacité seule. Je découvrais ceci, sans encore pouvoir le formuler : ma vie ne commence pas avec ce que j’en fais.

Au sol, pourtant, tout se referme vite. Les projets reprennent, et avec eux l’impression d’être à l’origine de ce qui advient. C’est alors qu’une image m’est restée. Un ami disait : lorsqu’un joueur marque un but magnifique, il s’en attribue le mérite. Mais peut-être que son tir allait manquer. Et que la cage n’était pas exactement là. L’image amuse. Puis elle dérange. Car elle introduit une fissure entre le geste et son résultat. Bien sûr, le joueur frappe. Son travail est réel. Mais rien de ce qui rend ce geste possible ne vient de lui seul : ni les circonstances, ni les rencontres, ni même la possibilité d’agir. Nous préférons ne pas le voir.

Romano Guardini distinguait le destin de la destinée. Le destin écrase. La destinée appelle. Elle précède sans contraindre. Entre déterminisme et autonomie absolue, il ouvre un espace : celui d’une liberté qui répond à ce qui lui est donné. Je n’y ai pas accès dans l’abstrait. Mais je commence à en percevoir quelque chose : je frappe, sans doute — mais je ne suis pas à l’origine du terrain. La tradition chrétienne appelle cela une vocation.

C’est ici que la grâce devient difficile à penser. Longtemps, je l’ai comprise comme une aide — une manière d’ajuster ce qui échappe. Comme si, au moment décisif, quelque chose venait corriger la trajectoire. Mais cette idée ne tient pas. Dans l’avion, dans ces chambres où rien ne pouvait être réparé, je n’ai pas vu des issues transformées. Et pourtant, quelque chose était là. Une présence. Elle ne changeait pas les faits. Elle changeait le lieu depuis lequel ils étaient vécus.

La grâce ne faisait pas entrer le ballon. Elle empêchait que tout se réduise à cela. Elle introduisait une distance entre ce qui arrive et ce que cela dit de moi. Et dans cet écart, une forme de liberté devenait possible. Non pas réussir. Mais ne pas être entièrement défini par l’issue.

Cela ne se vérifie pas dans les moments faciles. Quand le réel résiste, les mots deviennent suspects. Expliquer trop vite revient souvent à recouvrir. Il existe des experiences devant lesquelles il n’y a pas de parole juste. Il faut alors consentir à cela : ne pas remplir le silence. Certaines vies demeurent sans clé.

Je reviens alors au tableau. La femme tient sa lettre. Elle ne possède ni son origine, ni toutes ses conséquences. Elle reçoit.

La cage a-t-elle bougé ? Je n’en sais rien. Et peut-être que la question n’est pas décisive. Le sens d’une vie ne coïncide pas avec ses résultats. La foi n’est pas l’assurance que quelque chose viendra ajuster les issues. Elle est ce déplacement discret : ne plus faire dépendre entièrement la valeur d’exister de ce qui réussit. Tenir, sans garantie, dans ce qui ne se laisse pas maîtriser.

Comme cette femme penchée sur une lettre qu’elle ne peut pas encore dire, je découvre peu à peu ceci : ce qui me fait vivre m’est donné avant que je puisse le comprendre.

Illustration: Vilhelm Hammershøi, Intérieur avec une femme lisant une lettre, 1899. Ordrupgaard, Copenhague.
Hammershøi ne peint pas ce qu’on lit. Il peint ce que cela fait de recevoir.

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Débat sur la réalité du paradis islamique

Entre l’abbé Pagès et Yassine Jabri, qui dirige la chaîne YouTube nommée « Miséricorde pour l’humanité ».

1. Il n’y a pas de Paradis en Islam aussi vrai que Jésus dit : « Je suis LE chemin, LA vérité et LA vie. Nul ne va au Père QUE par Moi(Jn 14.6) ». Il n’y a de Paradis QUE par Jésus, parce que, comme Il le dit encore : « Personne n’est monté au Ciel, si ce n’est celui qui est descendu du Ciel, le Fils de l’homme qui est dans le Ciel. (Jn 3.13) » ou encore, lorsqu’Il annonce aux Apôtres, et par eux à tous les chrétiens : « Je vous le dis en vérité, lorsqu’au Jour de la Résurrection le Fils de l’homme siégera sur Son trône de gloire, vous qui M’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. (Mt 19.28 ; Ap 3.21 ; 12.5) » De cette vérité capitale le Coran se fait l’écho en 3.55, verset ayant échappé aux multiples réécritures du Coran (Coran 2.106 ; 16.101), lorsqu’Allah dit à Issa (Coran 3.55) : « Ô Issa (Jésus) ! […] Je t’élèverai, toi et ceux qui t’ont suivi, au-dessus des incrédules, jusqu’au jour de la Résurrection. Alors se fera votre retour vers moi et je châtierai d’un châtiment douloureux les incrédules ! (Coran 3.55) » Ce verset affirme bien, conformément à la foi chrétienne, que seront sauvés ceux qui suivent Jésus, et non pas ceux qui suivent Mahomet.1
Dès lors, comment les musulmans, connaissant ce verset (Coran 3.55), peuvent-ils échapper à l’Enfer en préférant suivre Mahomet ?

2. Le Coran confesse que Jésus est déjà au Paradis (Coran 4.158), où Il introduit donc les chrétiens (Coran 3.55). Mahomet ne peut pas faire cela, parce qu’il était un pécheur (Coran 18.110 ; 40.55 ; 45.19 ; 47.19 ; 48.2 ; 80.1-12), qu’il est mort et enterré, et attend d’être jugé (Coran 46.9). Dès lors, de qui vaut-il mieux être le disciple, d’un homme qui était sans péché (Coran 19.19), qui est au Paradis, et qui y introduit ses disciples, ou bien d’un pécheur, qui n’a pas réussi à se sauver lui-même ? JE LE REDIS : L’ISLAM NE CONDUIT PAS AU PARADIS, MAIS AU CONTRAIRE EN DÉTOURNE EN FAISANT SUIVRE MAHOMET À LA PLACE DE JÉSUS.

3. L’islam ne peut pas conduire au Paradis où se trouve le Christ, puisqu’il est, par nature, antichrist, selon la définition qu’il revendique pour lui-même, donnée par saint Jean, six siècles AVANT la venue de l’islam : « L’Antichrist, c’est celui qui nie le Père et le Fils (1 Jn 2.22) ». L’islam se définit précisément comme celui qui refuse l’association du Père et du Fils : « Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant ! (Coran 4.171 ; 5.73 ; 9.28,30) » ; « Et comment [Allah] aurait-il un enfant alors qu’il n’a pas de compagne ! (Coran 6.101) ». « Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne un associé. (Coran 4.48) » Etc. Étant antichrist, l’islam ne conduit donc pas au Christ, ni au Paradis où se trouve le Christ (Coran 4.158).

4. L’islam refusant le Christ, refuse le Dieu Trinité, Communion de Personnes, et rejette ainsi le partage de la nature divine offert par la communion au Christ, et donc aussi la béatitude divine (2 P 1.4).2 C’est pourquoi LES BIENS du paradis musulman ne sont que ceux que le musulman connaît de la vie d’ici-bas, et qu’il différencie en les imaginant d’une jouissance décuplée – comme si la délectation des biens de ce monde pouvait combler l’abîme infini du cœur humain fait pour Dieu … Alors que le christianisme présente l’union à Dieu comme le but de notre création (2 P 1.4), l’islam n’a pas autre chose à proposer qu’un lupanar perpétuel et gratuit (Coran 2.25 ; 56.17,22,36-38 ; 78.33), où l’on jouit d’adolescentes (Coran 78.33), aux gros seins (Coran 78.33), à la virginité renouvelée après chaque rapport sexuel (Coran 37.48 ; 44.54 ; 55.54-76 ; 56.22 ; Ibn Kathir 3/564), qui passent leur existence couchées, offertes en récompense à la libido du musulman (Coran 36.56), ayant une puissance sexuelle égale à celle de cent hommes (Tirmidhi 2459 ; Ahmad 18509 ; Ad-Darami 2704) ; et pour ceux que cela intéresse, il y aura des compagnons aimants (Coran 56.7-40), et même de jeunes garçons (Coran 52.24 ; 56.17 ; 76.19), le tout dans un cadre luxueux (Coran 55.54), où coulent des fleuves de vin (Coran 47.15).3 Mais la question se pose de savoir ce qu’est le péché en islam s’il ne l’est plus au paradis ? Ou ce qu’est un paradis qui satisfait vices et péchés (Coran 2.219 ; 5.90-91 ; 4.15,24,25) … On comprend que le Démon appelle sainteté, le péché, et péché, la sainteté. RESTE QU’IL EST ÉVIDENT QUE PUISQUE L’ISLAM NE DONNE PAS ACCÈS À UN MONDE VÉRITABLEMENT AUTRE, IL NE DONNE PAS ACCÈS À UN AUTRE MONDE.

5. Tandis que le Coran présente les biens du paradis d’Allah, Allah, lui, demeure inconnaissable (Coran 3.179 ; 6.50,59,103), et donc impossible à aimer, car on ne peut aimer ce que l’on connaît. Et savoir qu’Allah a inventé le mal, le péché, la mort ne donne pas envie de le connaître … Comment aimer un dieu qui ne veut pas que tous les hommes croient et soient donc sauvés « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. (Coran 10.99) », à la différence du Dieu des chrétiens, qui, Lui, « veut que tous les hommes parviennent à la connaissance de la vérité et puissent ainsi être sauvés. (1 Tm 2.4) » ; « Si Allah le voulait, ils [les chrétiens] ne seraient pas associateurs ! (Coran 6.107) » Allah créé des hommes pécheurs pour pouvoir les maudire et les jeter en enfer (Coran 9.30,113 ; 48.6) : « Nous avons créé beaucoup de djinns et d’humains pour l’Enfer ! (Coran 7.179,186) » ; « Certes, si nous l’avions voulu, nous aurions mis chaque âme dans la bonne direction. Mais ma décision de remplir l’Enfer de djinns et d’hommes doit s’accomplir ! (Coran 32.13) » Un dieu qui fait que les hommes pèchent (Coran 28.68 ; 81.29) et en a créé un certain nombre pour pouvoir les damner, un tel dieu est-il aimable ? Si séduisant que se présente le paradis musulman, est-il en réalité autre chose que l’Enfer ?

6. Rejetant l’Esprit du Christ (Jn 14.17), l’islam ne reçoit pas la grâce de la divinisation qui permet de nous unir à Dieu, de nous transformer en Lui, pour jouir de la vie de Dieu (Jl 2.12 ; Mt 6.1-34 ; Mc 7.18-23 ; 1 Co 7.19), et en conséquence l’islam ne demande pas la transformation intérieure. En islam, l’homme, conçu sans le péché originel, naît juste, et cependant pèche. Dès lors, pourquoi ne continuerait-il pas à pécher au paradis d’Allah ? Parce que Satan n’y sera pas, rétorquent certains. Mais si le responsable des péchés est Satan, pourquoi en accuser les hommes ? La question est la même si tout dépend d’Allah : « Ton Seigneur crée et choisit ce qu’il veut. Ils n’ont pas le choix. (28.68) » Dans ces conditions, quel sens peuvent avoir en islam, jugement, récompenses et châtiments ?

7. L’islam n’offre aux musulmans aucune garantie d’aller au paradis, car tout dépend du bon plaisir, inconnu, d’Allah, qui égare qui il veut et sauve qui il veut (Coran 2.284 ; 3.129 ; 6.39 ; 22.77), en sorte qu’être musulman, c’est vivre dans l’angoisse permanente d’aller en Enfer … La seule assurance d’aller au paradis musulman est de mourir au jihad (Coran 2.154 ; 3.157-158,169), car : « Allah a acheté aux croyants leur personne et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent et ils se font tuer. (Coran 9.111) » ; « Qu’ils combattent donc dans la voie d’Allah ceux qui troquent la vie d’ici-bas contre la [vie] future. Quiconque combat dans la voie d’Allah, qu’il soit tué ou vainqueur, nous lui donnerons un très grand salaire. (Coran 4.74) » ; « Celui qui abandonnera son pays pour la cause d’Allah trouvera sur la terre d’autres hommes forcés d’en faire autant (sic) ; il trouvera des biens en abondance [le butin]. Pour celui qui aura quitté son pays pour embrasser la cause d’Allah et que la mort viendra surprendre, son salaire sera à la charge d’Allah. (Coran 4.100) » ; « Ceux qui seront tués dans la voie d’Allah, Allah n’égarera pas leurs œuvres. Il les dirigera et améliorera leur condition et les fera entrer dans le jardin qu’il leur aura fait connaître. Ô vous qui avez cru ! Si vous secourez Allah, il vous secourra et raffermira vos pieds ! (Coran 47.4-7) » Le paradis d’Allah est donc le paradis des assassins. Comment pourrait-il être le Paradis des saints ? Comment l’islam peut-il être encore légal ? Selon la foi chrétienne, « aucun homicide n’a la vie éternelle (1 Jn 3.15) » Le christianisme propose une relation filiale avec Dieu (« Notre Père »), et donc fraternelle avec tous les hommes, pas une relation servile conduisant à faire n’importe quoi, y compris des actes diaboliques. L’ISLAM CONDUIT NON AU PARADIS, MAIS EN ENFER.

8. Tous les hommes, corrompus par le péché originel, héritent de la mort. Mais Dieu fait miséricorde au nom du Christ. Avec le don de l’Esprit-Saint (Ez 36.27 ; Ac 2), le chrétien reçoit les arrhes du Paradis, et peut déjà, en cette vie, à la mesure de sa foi, jouir de la vie divine (Jn 17.3 ; Ep 1.18 ; 1 Jn 5.13), goûter aux fruits de paix, de joie, d’amour du Paradis … (Ga 5.23). Mais les musulmans, comme d’autres, dans leur orgueil, se scandalisent de la gratuité du salut chrétien, le trouvant trop facile. Pour eux, le paradis n’est pas un « cadeau gratuit », mais une récompense juste. Or la vie, qu’elle soit terrestre ou éternelle, ne peut être qu’un don, jamais un dû ! Malheur à qui prétend assigner Dieu au tribunal de Sa justice pour lui faire rendre ce qu’Il devrait ! Celui-là ne connaît ni Dieu ni lui-même ! Le Paradis chrétien est Dieu Lui-même, qui après nous avoir donné gratuitement tout ce que nous avons reçu ici-bas, met le comble à Son amour en Se donnant Lui-même ! Ce qu’Il fait à chaque eucharistie ! Malheur à celui à qui Dieu ne suffit pas ! Car tout est en Dieu, et rien n’existe ni ne peut exister en dehors de Lui. Celui donc qui désire Dieu ET autre chose, montre qu’il ne connaît pas Dieu ni ne L’aime pour Lui-même. Le Paradis est Dieu qui Se donne, non la récompense de multiples plaisirs donnés par un maître à des serviteurs bien obéissants. Le bonheur parfait est en Dieu, non en Ses dons. Toutefois, une chose est le don gratuit du salut, et autre chose sa réception (Jc 1.22-25) … Car si Dieu nous a créés sans nous, Il ne veut pas nous sauver sans nous. Que l’on ne s’y trompe donc pas : Être sauvé ne dispense pas de mener une vie de sainteté en reconnaissance pour le salut reçu, pour l’apprécier, en jouir, dès maintenant, s’en montrer digne, le conserver, et pour cela le faire fructifier (Mt 25.14-30), faire son « salut avec crainte et tremblement. (Ph 2.12) ». Et cela est si difficile, dit Jésus, que peu arrivent à franchir la porte étroite du Paradis (Mt 19.23-26 ; 22.14 ; Lc 13.24) … Le paradis chrétien étant la vision béatifique de Dieu, il ne peut exister que si Dieu est aimé pour Lui-même, indépendamment de tout ce qui n’est pas Lui, raison pour laquelle nul ne va au Paradis sans prendre sa croix et renoncer à tous ses biens (Lc 14.26-33).

9. « Et le jour où Il les rassemblera tous (…) Allah leur dira : L’Enfer est votre demeure, pour y rester éternellement, sauf si Allah en décide autrement. (Coran 6.128) » ; « Ceux qui sont damnés seront dans le feu (…) pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur en décide autrement — car ton Seigneur fait absolument tout ce qu’Il veut. Et quant aux bienheureux, ils seront au paradis, pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre. (Coran 11.106-108) » Si c’est « éternellement », ce n’est donc pas « tant que dureront le ciel et la terre » ! Allah ne sait donc pas que le ciel et la terre ne sont pas éternels, ni que le paradis et l’Enfer le sont, ni que la connaissance de cette éternité est cause de joie pour les sauvés, comme cause de peine pour les damnés, en sorte que contrairement à ce qu’il l’imagine, les damnés, privés d’espérance (Coran 40.49), sont incapables d’avoir de bons sentiments (Coran 6.25-27) et de prier (Coran 40.50)  Puisqu’Allah ne sait pas ces choses, que valent ses promesses du paradis ou de l’enfer ?

10. Mais pourquoi Allah se croit-il obligé d’annoncer que ceux qui suivent Jésus seront sauvés, et non pas ceux qui suivent Mahomet ? La réponse est que l’islam s’est formé dans un contexte où le christianisme était très présent, et que les rédacteurs du Coran ont concocté une religion pour le nouvel Empire Abbasside  devant lui permettre de rivaliser avec les grandes civilisations environnantes, notamment celle de l’Empire perse sassanide où, depuis le troisième siècle, se développait le manichéisme, qui était déjà lui-même un syncrétisme du judaïsme, du bouddhisme, du brahmanisme, du christianisme, et du zoroastrisme. C’est ainsi que Mahomet, comme Mani, reçut un livre venu du Ciel, et qu’il se proclamait, comme Mani « le sceau des prophètes (Coran 33.40) » d’une lignée comprenant aussi bien Zoroastre que Bouddha et Jésus. [Le manichéisme a pour fondement une séparation du monde entre royaume de la Lumière et royaume des Ténèbres, comme l’islam vient séparer les musulmans des non-musulmans, qui ne sont qu’impureté (Coran 4.49 ; 7.82 ; 8.55 ; 9.28 ; 24.21 ; 60.4) ! BREF, QUI PEUT VENIR EN EFFET APRÈS LE CHRIST, SINON L’ANTICHRIST ?

Selon Libération, Mgr Rey ne serait plus évêque

Bernadette Sauvaget, “spécialiste religieuse” à Libération, a osé écrire “l’ex-évêque Dominique Rey” :

La crainte d’être accusés d’« homophobie » a-t-elle dissuadée des témoins ?

Une vague d’indignation a déferlé sur le Royaume-Uni alors que les détails des sévices brutaux et du meurtre de Preston Davey, âgé de 13 mois, par le couple homosexuel qui l’avait adopté, font la une des journaux.

Le 16 juin – jour qui aurait été le quatrième anniversaire de Preston – une veillée aux chandelles a eu lieu au marché de Preston Flag’s Market, où Gary Nolan, le père biologique dévasté, a pleuré les « quatre mois de terreur vécus par son fils aux mains d’un monstre ».

La veille, les bourreaux du petit garçon avaient été reconnus coupables après un procès de huit semaines devant la Cour de la Couronne de Preston, dans le Lancashire. Jamie Varley a été reconnu coupable de meurtre, de deux chefs d’agression sexuelle avec pénétration, de cinq chefs de cruauté envers un enfant, d’agression sexuelle sur un enfant et de plusieurs infractions liées à la possession de matériel pédopornographique. John McGown-Fazakerley a été reconnu coupable de deux chefs de cruauté envers un enfant, d’agression sexuelle sur un enfant et d’homicide involontaire sur mineur.

Preston Davey est né prématurément le 16 juin 2022 à Manchester. Sa mère, Sarah Davey, avait un long casier judiciaire, notamment une condamnation pour meurtre en 1998. À cinq jours, Preston a été placé en famille d’accueil d’urgence. Durant ses cinq premiers mois, il s’est épanoui au sein de sa famille d’accueil, où il était décrit comme un bébé en pleine santé, joyeux et plein de vie.

Le 6 janvier 2023, Varley et McGown-Fazakerley, un couple homosexuel trentenaire, ont été agréés comme couple adoptant par Adoption Now, organisme qui fournit des recommandations aux conseils locaux. Varley était professeur de lycée ; son compagnon, directeur commercial dans le secteur financier. L’organisme Adoption Now a décrit Preston comme un petit garçon ayant besoin d’« amour, d’affection, de sécurité et de stabilité ». Les deux hommes lui ont rendu visite dans sa famille d’accueil le 13 février, soit 38 jours après l’agrément d’Adoption Now. Quarante et un jours plus tard, le 1er avril, Preston, âgé de neuf mois, emménageait chez ces deux hommes à Blackpool. Quatre mois plus tard, il décédait.

Quelques jours après l’arrivée de Preston chez eux, Varley envoya un SMS à sa sœur pour se plaindre que le bébé ne dormait pas : « Il est complètement épuisé aujourd’hui. Il n’a pas dormi de la nuit après 23h30. Il se réveille toutes les heures et demie. » Le 15 mai, McGown-Fazakerley appela les secours (999) mais raccrocha aussitôt. L’opératrice entendit cependant la phrase : « Posez-le. » (L’ordre venait probablement de Varley.) Dix jours plus tard, Preston fut admis à l’hôpital Victoria de Blackpool,  « hypotoné et inconscient », avec des ecchymoses à la tête.

Le personnel infirmier a remarqué l’état de Preston. Un rapport médical indiquait que le petit garçon présentait des « blessures inexpliquées, incompatibles avec la version des faits donnée ». Les services sociaux et la police du Lancashire ont été informés, mais les autorités ont conclu que les ecchymoses étaient probablement dues à l’apprentissage de la marche. Le 30 juin, Preston a été de nouveau hospitalisé, présentant de nouvelles contusions à la tête, ainsi que des éruptions cutanées, de la diarrhée, une forte fièvre et des vomissements. Pour éviter les questions, Varley a diffusé une vidéo du bébé « se faisant tomber une boîte à jouets dessus » et a étrangement commenté : « Vous allez tous croire qu’on le maltraite ou quelque chose comme ça. » Une semaine plus tard, le 6 juillet, Preston était de nouveau hospitalisé avec une fracture du coude.

Pourtant, les autorités ont ignoré l’évidence. L’assistante sociale de Preston, Amy Shepherdson, a envoyé un SMS à Varley après la troisième visite à l’hôpital pour le réconforter. « Juste pour vous rassurer, ils ont dit qu’ils n’avaient absolument aucune inquiétude », a-t-elle écrit. « Vous avez fait exactement ce qu’il fallait. » Lors d’une visite à domicile, elle a cependant remarqué que l’enfant avait « un visage très triste et pleurait un peu ».

Le journal The Gazette a rapporté que le 23 juillet, « Varley a pris une série de photos de Preston, sur une période de trois minutes et douze secondes. L’enfant, endormi ou inconscient, avait la tête et les bras dépassant de la barre horizontale supérieure de son lit, la nuque appuyée dessus, le corps partiellement suspendu et les jambes repliées comme celles d’une grenouille. Sa langue pendait et ses lèvres paraissaient bleues. » Le 27 juillet, Preston a de nouveau été transporté d’urgence à l’hôpital. Varley a affirmé l’avoir trouvé dans une baignoire. Il n’a pas pu être réanimé et son décès a été constaté.

Les crimes brutaux du couple ont été découverts lors de l’autopsie du 31 juillet, qui a conclu que la cause du décès du bébé n’était pas la noyade mais une « obstruction aiguë des voies respiratoires supérieures » et a constaté « environ 40 blessures externes et internes, notamment des ecchymoses au front, à la gorge, à la bouche, à la vessie et aux fesses de Preston, ainsi que des saignements pulmonaires avec des signes de « pénétration forcée » de l’anatomie « anormale » de l’enfant, considérés comme des signes cliniques d’abus sexuels. »

Après une longue enquête ayant permis de découvrir des images et des vidéos horrifiantes sur le téléphone de Varley, les deux hommes ont été arrêtés et inculpés. Leur procès s’est ouvert le 20 avril. Tous deux ont clamé leur innocence. Karen Tonge, du Service des poursuites de la Couronne, a qualifié l’affaire de « l’une des plus choquantes et des plus horribles que j’aie eu à traiter de toute ma carrière ». L’inspecteur principal Andy Fallows a qualifié les deux hommes de « véritables monstres » et a affirmé : « Presque dès le premier jour, ils se sont acharnés sur Preston, faisant de sa courte vie un véritable calvaire. »

Debbie Davey, la grand-mère de Preston, le cœur brisé, a déclaré au Telegraph que les maltraitances infligées à son petit-fils auraient dû être détectées plus tôt, notamment lorsqu’il a été ramené à l’hôpital avec un bras cassé. Elle s’est interrogée sur la crainte d’être accusés d’« homophobie », ce qui aurait pu dissuader les travailleurs sociaux de parler. Plusieurs autres commentateurs, dont les présentateurs de GB News, Patrick Christys et Michelle Dewberry, ont posé la même question. La psychologue Jo Hemmings a été directe lors de son intervention télévisée :

« Certaines erreurs ont peut-être été commises parce qu’il s’agit d’un couple homosexuel. On a l’impression qu’il faut faire plus attention avec un couple homosexuel. »

Un avortement par misoprostol seul représente un nouveau niveau d’horreur

La guerre contre les enfants à naître continue aux Etats-Unis, mais elle s’est déplacée vers un champ de bataille différent : l’avortement chimique.

Et sur ce point, les partisans de l’avortement font des suggestions de plus en plus horribles sur la façon dont les femmes enceintes pourraient avorter chez elles.

Leur dernière tactique consiste à pratiquer des avortements uniquement par misoprostol. 

L’idée n’est pas totalement nouvelle, mais l’impulsion récente donnée à cette démarche l’est. Elle repose sur la possibilité que la mifépristone, « médicament associé » au misoprostol, soit uniquement distribuée en personne par un professionnel de santé.

Sachez qu’un avortement par misoprostol seul représente un degré d’horreur inédit. Voici pourquoi :

Dans le protocole d’avortement actuel associant mifépristone et isoprostol, la mifépristone est administrée en premier. La mifépristone empêche la progestérone d’atteindre le fœtus, ce qui entraîne sa mort par inanition. La deuxième étape consiste à prendre du misoprostol, ce qui provoque les contractions qui expulsent l’enfant désormais mort de l’utérus.

Que se passe-t-il si on retire la mifépristone de l’équation ?

Les mères seront soumises à un déclenchement du travail par misoprostol et accoucheront de bébés vivants. Ces bébés, nés avant la viabilité, mourront ensuite hors de l’utérus. 

« Mariage laïque » dans l’abbatiale du Mont-Saint-Michel : pourquoi laisse-t-on faire cela ?

De nombreuses photos (https://www.instagram.com/p/DZIBnqLElAT?img_index=2) de ce qui a tout l’air d’un mariage laïque dans l’abbatiale du Mont-Saint-Michel ont récemment eu un grand succès sur les réseaux sociaux. Il est clair que ces photos du mariage de la mannequin chinoise Ming Xi sont très réussies, mais elles posent une question plus profonde : comment est-il possible de faire ce type de cérémonie dans le lieu le plus sacré du Mont-Saint-Michel ? On ne parle pas de la terrasse de l’abbatiale, voire du cloître, mais bien de l’abbatiale elle-même. Abbatiale dans laquelle est célébrée chaque jour la messe ainsi que les offices de la Fraternité Monastique de Jérusalem. Abbatiale qui est pourtant refusée aux couples catholiques qui souhaitent s’y marier au prétexte qu’il s’agit d’un musée tenu par l’Etat.

Comme toutes les églises françaises de l’époque, l’abbatiale du Mont-Saint-Michel a été spoliée par l’Etat à la Révolution. L’abbaye est aujourd’hui cogérée par le Centre des Monuments Nationaux et l’Établissement public du Mont-Saint-Michel. On découvre sur son site (https://www.abbaye-mont-saint-michel.fr/privatisation/evenements-professionnels-cocktails-seminaires) qu’il est possible de louer l’abbatiale entre 18h et 21h à partir de 3 000 €. Pour y faire quoi et dans quel cadre ? La grille tarifaire précise « Abbatiale 600 m² : 450 personnes assises en concert uniquement ». Manifestement l’option mariage laïque est aussi possible. Quelles autres étrangetés peut-on aussi y faire ? Les concerts respectent-ils les règles de la Conférence des Evêques de France (https://liturgie.catholique.fr/bibliotheque/textes-de-reference/textes-canoniques-et-juridiques/4366-a-propos-concerts-eglises/) ? Non plus, comme en témoigne ce programme de 2024 (https://www.abbaye-mont-saint-michel.fr/agenda/festival-de-musique-du-mont-saint-michel-et-sa-baie-via-aeterna). On rappelle que le document romain de 1987 :

« Il n’est pas légitime de programmer dans une église l’exécution d’une musique qui n’est pas d’inspiration religieuse et qui a été composée pour être exécutée dans des contextes profanes précis, qu’elle soit classique ou contemporaine, d’un haut niveau ou populaire : cela ne respecterait ni le caractère sacré de l’église ni l’œuvre musicale elle-même, qui serait exécutée dans un contexte qui ne lui est pas naturel. »

Pourtant, l’établissement public du Mont-Saint-Michel dispose d’un conseil d’orientation pour le gouverner, composé de membres religieux comme le stipule le Décret n° 2019-1338 du 11 décembre 2019 (article 14 https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000039492071/2026-03-03) et le précise sa plaquette institutionnelle (https://montsaintmichel.gouv.fr/medias/1-mont-saint-michel-plaquette-institutionelle-web-9798.pdf). A quoi sert ce conseil d’orientation si la sacralité de l’abbatiale n’est même pas respectée ? De quel droit les gérants de ce monument se permettent-t-ils de piétiner la raison d’être même de ce lieu ? Peut-on faire de l’argent à n’importe quelles conditions ? Tant qu’à générer des revenus, pourquoi des fiancés catholiques ne pourraient-ils pas s’y marier ? Cela respecterait au moins l’abbatiale.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Coupe du monde : garder son âme dans le bruit du monde

La Coupe du monde est ouverte depuis une semaine. Le dispositif fonctionne à plein : écrans saturés, réseaux enfiévrés, conversations captives. Durant encore un mois, une part considérable de l’attention collective convergera vers un même objet : le spectacle.

Le phénomène n’a rien d’anodin. Il révèle une difficulté croissante de nos sociétés à habiter le silence, à supporter l’attente, à demeurer seules avec elles-mêmes. Il révèle aussi la fonction sociale du divertissement de masse. Plus le vide intérieur s’accroît — et plus la déchristianisation progresse —, plus le besoin de nouveaux circenses devient impérieux. C’est une constante de l’histoire : lorsque la cité perd le sens de sa vocation, elle cherche dans le spectacle une compensation provisoire à son désarroi.

Ces moments de fusion collective ne sont jamais entièrement neutres. Lorsque l’homme n’habite plus son intériorité, l’excitation collective libère des forces de débordement, parfois de violence — signe du dévoiement de nos énergies intérieures lorsqu’elles cessent de viser ce qui les dépasse.

Qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas de condamner le sport. Ayant connu, enfant, l’enthousiasme populaire suscité par l’épopée des Verts en 1976, je sais ce que le football peut avoir de noble, de généreux et de fédérateur — une école d’effort, de discipline, de respect de l’adversaire et de dépassement de soi. C’est précisément pourquoi ce qu’on en a fait mérite d’être nommé pour ce qu’il est.

Le problème n’est pas le football, mais la place démesurée qu’une civilisation déboussolée lui accorde — avec la complicité empressée des médias, des annonceurs et, trop souvent, des pouvoirs publics.

Ce qui devrait demeurer un loisir devient un phénomène total. Le sport cesse d’être pratiqué pour être consommé. Il s’intègre aux rouages d’une industrie du divertissement dont la finalité n’est plus l’élévation de l’homme, mais la captation de son attention — et, progressivement, l’affaiblissement de son jugement. Chaque émotion est exploitée, chaque victoire marchandisée. Les passions collectives deviennent un marché. Et les citoyens, de simples clients du spectacle.

Bernanos avait pressenti ce danger. Il dénonçait dans la civilisation des loisirs non pas un progrès de la liberté, mais une forme nouvelle de servitude consentie — celle d’une humanité qui renonce à penser pour s’abandonner au flux des images et des émotions organisées.

Or une civilisation ne vit pas durablement de distractions.

Le monde contemporain confond la paix avec l’anesthésie. Il croit trouver le repos dans l’accumulation des loisirs et des stimulations. Mais cette agitation permanente laisse derrière elle une fatigue singulière : celle d’une âme saturée de bruit, incapable d’entendre sa propre voix.

La paix véritable est d’une autre nature. Elle ne consiste pas à fuir la réalité, mais à l’habiter pleinement. Elle n’endort pas la conscience : elle l’éveille. Elle ne naît pas du vacarme, mais du recueillement.

C’est pourquoi les périodes de frénésie collective devraient devenir, pour ceux qui veulent demeurer libres, des occasions privilégiées de résistance intérieure. Faire oraison, c’est refuser que le tumulte du monde dispose entièrement de notre attention. C’est suspendre l’agitation pour revenir à l’essentiel. C’est redécouvrir cette présence discrète qui ne se manifeste ni dans les séismes médiatiques ni dans les clameurs des foules, mais dans le murmure d’une brise légère.

Jean Guitton rappelait que la sagesse consiste à ordonner les choses selon leur dignité propre. Le sport a sa place. Le loisir a sa place. Mais rien de tout cela ne doit occuper le centre de l’existence — et c’est précisément ce centre que le monde cherche à nous dérober. Reprendre le gouvernement de son propre temps : lire, dialoguer, transmettre à ses enfants le goût de la langue et de l’histoire — non comme un héritage abstrait, mais comme une expérience vivante de ce qui forme l’âme plutôt que de la distraire.

Lorsque le monde s’agite et s’enivre de son propre vacarme, il appartient aux chrétiens — et à tous les hommes libres — de préserver en eux une citadelle intérieure. Une civilisation ne se relève jamais par davantage de distraction. Elle se relève lorsque des hommes et
des femmes consentent à redevenir intérieurement disponibles à la vérité, à la beauté et à Dieu.

Dans un mois, le coup de sifflet final retentira. Les écrans se videront, la fièvre retombera. Restera la question que le bruit avait pour fonction d’étouffer : à quoi, au fond, consacrons-nous notre vie ?

Face aux nouveaux circenses, le devoir demeure inchangé : garder son âme.

Illustration : Morning Sun, Edward Hopper, 1952
La lumière crue qui inonde la femme solitaire dans Morning Sun, contemplant l’horizon depuis le dépouillement de sa chambre, semble souligner cette “difficulté croissante de nos sociétés à habiter le silence” et à préserver cette “citadelle intérieure” face au tumulte de la Coupe du monde.

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Le Conseil constitutionnel exclut tout referendum sur la proposition de loi visant à interdire l’euthanasie

Le Conseil constitutionnel estime que, s’agissant d’une question de société, elle ne peut être soumise à référendum.

Cette proposition de loi est la septième à avoir été soumise au Conseil constitutionnel et à avoir atteint ce premier stade de la procédure dite du « référendum d’initiative partagée ».

Instituée par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, cette procédure permet, à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, l’organisation d’un référendum sur une proposition de loi déclarée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel et soutenue par un dixième des électeurs.

Cette proposition de loi a bien été présentée par plus d’un cinquième des membres du Parlement à la date d’enregistrement de la saisine du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel devait examiner si l’objet de la proposition de loi respectait les conditions posées aux troisième et sixième alinéas de l’article 11 de la Constitution, et notamment de s’assurer qu’elle porte sur « des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent ».

Le Conseil a raisonné en deux temps, en s’attachant à déterminer, d’abord, si cet objet relève de la politique économique, sociale ou environnementale, puis si la proposition de loi présente le caractère d’une réforme.

  • Sur le premier point, le Conseil constitutionnel a relevé que le constituant a entendu exclure les « questions de société » du champ d’application de l’article 11 de la Constitution. Ainsi, n’entrent pas dans ce champ d’application les questions, d’ordre éthique, relatives à la fin de vie. Le Conseil a alors constaté que la proposition de loi, en ce qu’elle concerne « la provocation active de la mort », a pour objet une telle question de société, ainsi que cela ressort d’ailleurs de son exposé des motifs.
  • Sur le second point, le Conseil constitutionnel a relevé qu’aucune disposition législative n’autorise la réalisation d’actes relevant de l’euthanasie, de l’assistance au suicide ou de toute autre forme d’aide active à mourir. L’exclusion de la provocation active de la mort des soins que peut recevoir un patient, à laquelle procède la proposition de loi, ne constitue donc pas une réforme.

Au regard de ces éléments, le Conseil constitutionnel a conclu que la proposition de loi ne satisfait pas aux conditions de recevabilité constitutionnelles et organiques.

A quand l’euthanasie des membres du Conseil constitutionnel ?

La Suède et le Danemark autorisent la remigration. En Italie, c’est un sujet tabou

De Luca Volontè :

En Italie, le débat sur la remigration est devenu tabou, voire une source de culpabilité indélébile pour quiconque défend sa nécessité rationnelle. Il n’en va pas de même dans les pays scandinaves : dans ces « défenseurs des droits civiques », aussi vantés que surfaits, des lois sont adoptées en la matière, bien plus rigides et discrétionnaires que les propositions italiennes.

Le 15 juin, la Suède a notamment adopté une loi sur la « bonne conduite » visant à expulser les immigrés ayant un comportement inapproprié. Le texte a été adopté de justesse, à deux voix près (174 contre 172), révélant de profondes divisions au sein du Parlement. Des « défenseurs professionnels des droits humains » dénoncent un « climat de peur généralisé » et des « atteintes à la santé physique et mentale » des migrants les plus démunis, oubliant que ceux qui respectent les règles du pays scandinave et sont bien intégrés n’ont rien à craindre de cette nouvelle réglementation. La loi autorise les autorités à révoquer les permis de séjour des immigrés en cas de mauvaise conduite, comme des dettes impayées, un travail non déclaré ou des liens avec des organisations extrémistes.

Cette loi, qui concerne aussi bien les titulaires de permis de séjour en cours d’examen que ceux déjà accordés, s’inscrit dans un durcissement plus large des règles d’immigration entrepris par le gouvernement de centre-droit et son allié parlementaire, le parti nationaliste de droite des Démocrates de Suède, à l’approche des élections législatives de septembre. Le gouvernement suédois a déjà annoncé la nécessité de prendre des mesures supplémentaires pour garantir le rapatriement dans leur pays d’origine des personnes en situation irrégulière. Cette nouvelle loi a été critiquée par l’opposition socialiste, qui a gouverné le pays pendant 60 ans, et par les organisations de défense des droits humains car, selon elles, « la loi sur la bonne conduite laisse planer l’incertitude quant aux actions ou expressions qui peuvent leur être imputées », portant ainsi atteinte à « l’État de droit et au principe d’égalité devant la loi ». La loi ne précise pas quels comportements sont considérés comme inacceptables ; le gouvernement publiera un décret administratif à ce sujet, mais a déjà indiqué que les dettes impayées, le non-paiement des impôts, les casiers judiciaires et les liens avec des organisations extrémistes seront concernés. « Quiconque n’est pas déterminé à agir de manière responsable et à respecter les règles ne devrait pas être autorisé à rester », a déclaré le ministre de l’Immigration, Johan Forssell, lors de la présentation de la nouvelle réglementation en mars dernier. Il convient de rappeler qu’à compter du 1er janvier 2026, le gouvernement suédois a considérablement augmenté les aides financières destinées aux ressortissants de pays tiers (y compris les réfugiés) résidant légalement en Suède et qui décident de retourner définitivement dans leur pays d’origine.

Par ailleurs, conformément aux nouvelles règles , à compter du 12 juillet, les demandeurs d’asile et certaines autres catégories de migrants ne se verront accorder que des permis de séjour temporaires. L’aide s’élève à un maximum de 350 000 SEK (environ 32 000 €) par adulte et de 25 000 SEK par enfant, avec un maximum de 600 000 SEK par famille.

Mais la Suède n’est pas la seule concernée. Le gouvernement danois promeut une importante réforme législative visant à faciliter l’expulsion des ressortissants étrangers condamnés à au moins un an de prison pour des crimes graves, à condition que la peine soit « irrévocable ». Autrement dit, les personnes bénéficiant d’un sursis ou d’une assignation à résidence pour des délits mineurs seraient vraisemblablement exclues du champ d’application de cette nouvelle loi. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, socialiste, a annoncé que cette mesure entrera en vigueur dans les prochaines semaines et concernera tous les ressortissants étrangers présents au Danemark, quels que soient leur origine et leur pays d’origine. Elle a souligné que cette loi vise à lutter contre les actes de violence tels que les agressions graves et les agressions sexuelles. En Scandinavie, aucun parti politique (centre-droit, droite, libéral, gauche ou socialiste) ne peut empêcher un débat franc sur la réimmigration, tout comme il n’y a jamais eu de clivage radical sur les différentes lois et les aides à la parentalité et aux familles.

En Italie, c’est tout le contraire : quiconque évoque la remigration est stigmatisé à vie, étiqueté au minimum comme fasciste et islamophobe. Pourtant, à y regarder de plus près, une proposition de loi d’initiative populaire sur la « remigration et la promotion de la natalité » a été présentée au ministère de la Justice le 30 janvier et a déjà recueilli plus de 130 000 signatures. Ce texte est plus constructif que ceux de la Suède et du Danemark et « prévoit des mesures plus efficaces pour lutter contre l’immigration irrégulière, la traite des êtres humains et l’exploitation du travail, grâce à des sanctions pénales et financières plus sévères, une augmentation des expulsions et des rapatriements, ainsi que des dispositions spécifiques pour les étrangers condamnés pour des crimes graves, y compris la révocation de la nationalité acquise par naturalisation dans les cas prévus ». Il s’agit d’une proposition louable, nullement discriminatoire, d’autant plus qu’elle prévoit de nouvelles mesures pour encourager la natalité par le biais d’un « Fonds pour la natalité italienne » (article 17). Sur ces questions également, se libérer des catégories étroites de la rectitude politique imposées par la gauche serait extrêmement bénéfique pour le pays et pour la coalition au pouvoir elle-même.

Protection des mineurs face à la pornographie : la CJUE lève un obstacle juridique majeur

Communiqué de Juristes pour l’enfance :

Le droit français, protecteur des mineurs contre l’exposition à la pornographie, est-il applicable aux sites pornographiques établis dans un autre État membre de l’Union européenne mais diffusant leur contenu sur le territoire français ? 

C’est par l’affirmative que la Cour de justice européenne (CJU) vient de répondre à cette question dans un arrêt très attendu rendu ce mardi 16 juin 2026 dans l’affaire WebGroup Czech Republic et NKL Associates.

Dans cette affaire, le Conseil d’État avait saisi la CJUE en mars 2024 (dans le cadre d’un renvoi préjudiciel) afin de déterminer si la France est en droit d’imposer ses règles de protection des mineurs à des sites internet pornographiques établis dans un autre État membre, mais accessibles depuis son territoire, lorsque ces sites ne garantissent pas un niveau de protection des mineurs contre l’exposition à des contenus pornographiques équivalent à celui prévu par le droit français: il s’agit notamment d’imposer à ces sites la vérification de l’âge via le dispositif sécurisé dit du « double anonymat ».

Étaient en cause des sites pornographiques établis en République tchèque qui contestaient la possibilité de se voir imposer la réglementation française interdisant l’exposition des mineurs à des contenus pornographiques. À l’appui de leur recours, ces derniers invoquaient le droit de l’Union européenne, et plus particulièrement le principe du « pays d’origine », selon lequel un prestataire de services en ligne est en principe soumis à la législation de l’État membre dans lequel il est établi, hormis quelques exceptions prévues par la Directive 2000/3 dite « e-commerce », notamment en matière de protection des mineurs.

La Cour considère qu’ “une mesure nationale imposant, au prestataire d’un service donné, la mise en place d’un système de vérification de l’âge des utilisateurs des sites pornographiques doit être considérée comme étant proportionnée à l’objectif de protection des mineurs et de la dignité humaine” (Considérant 94).

Selon la Cour, la Directive e-commerce ne s’oppose pas à ce qu’un État membre prévoie des mesures visant à obliger les prestataires d’un service donné, établis dans d’autres États membres, à mettre en place un système de vérification d’âge des utilisateurs des sites pornographiques, lorsque ces prestataires n’ont pas pris les mesures appropriées visées à l’article 28 ter de la directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil, du 10 mars 2010 appelée « Services de médias audiovisuels », à savoir mettre en place et utiliser des systèmes permettant de vérifier l’âge des utilisateurs des plateformes de partage de vidéos en ce qui concerne les contenus susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs.

La Cour ajoute que, si la libre circulation et la liberté d’entreprise sont des principes fondamentaux, l’intérêt supérieur de l’enfant et la dignité humaine (consacré par la Charte des droits fondamentaux de l’UE) confèrent aux États une légitimité forte pour agir, à condition de cibler individuellement les acteurs récalcitrants.

Par conséquent, l’Arcom conserve son droit d’agir par le biais de notifications individuelles et d’engager la procédure de blocage ou de déréférencement d’une plateforme pornographique récalcitrante, qu’elle soit située sur le territoire national, au sein de l’Union européenne ou ailleurs dans le monde.

Pour Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l’enfance, « La décision de la CJUE, qui reconnaît l’application, à des sites établis dans des États membres de l’UE, du dispositif français de protection des mineurs contre l’exposition aux contenus pornographiques, constitue une avancée importante et mérite d’être saluée.

Comme notre association le fait depuis des années, la Cour établit un lien explicite entre l’exposition des mineurs à la pornographie et l’atteinte à la dignité de la personne humaine. Il appartient désormais à l’Arcom de poursuivre et de renforcer son action de contrôle afin de garantir le respect effectif de ces obligations de vérification de l’âge par les sites diffusant des contenus pornographiques accessibles depuis le territoire français.

Missionnaires catholiques à travers le monde

Deuxième partie du reportage Traditio sur l’oeuvre missionnaire de la FSSPX :

Allemagne : passé à tabac par la police pour avoir tenté d’organiser une marche avec une croix

Robert Bąkiewicz, dont nous évoquions hier la condamnation pour avoir défendu une église contre des féministes, a été violemment passé à tabac par la police allemande à Berlin pour avoir tenté d’organiser une marche avec une croix afin de prier pour les 6 millions de victimes polonaises de la Seconde Guerre mondiale déclenchée par les Allemands.

Robert Bąkiewicz a été passé à tabac, interpellé, puis transporté à l’hôpital. Des images de cette intervention brutale de la police allemande ont notamment été diffusées par la plus grande chaîne d’information polonaise, REPUBLIKA :

Mobilisation le 22 juin contre l’euthanasie et le suicide assisté

Avec Alliance Vita :

À l’occasion de l’examen en troisième lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté, Alliance VITA organise une mobilisation nationale le lundi 22 juin 2026 à Paris et dans toute la France.

À Paris, un rassemblement se tiendra à proximité immédiate de l’Assemblée nationale, au moment même de la reprise des débats parlementaires.

Cette mobilisation s’inscrit dans la campagne : « Nos mourants ne sont pas des encombrants » Elle réunira autour d’une scénographie symbolique tous ceux qui partagent la conviction qu’aucune vie n’est de trop.

Choisir sa ville

Ruptures de couple : une étude OpinionWay pour les AFC montre qu’une séparation sur trois aurait pu être évitée

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) publient une enquête réalisée par OpinionWay auprès de 1 013 Français âgés de 30 à 49 ans ayant vécu une rupture de couple au cours des dix dernières années. L’étude met en lumière les causes des séparations et montre qu’une part importante d’entre elles pourraient être prévenues.

Parmi les personnes interrogées, 18 % étaient mariées, 15 % pacsées et 67 % vivaient en union libre. Un tiers avaient au moins un enfant. La durée médiane de la relation était de cinq ans.

La première cause de séparation réside dans la différence de projets de vie et de valeurs. Viennent ensuite les difficultés liées au caractère du conjoint, la déception vis-à-vis du partenaire et l’usure du temps. L’infidélité n’arrive qu’en sixième position.

La communication ressort comme un enjeu majeur. Près des trois quarts des répondants jugent qu’elle était insatisfaisante dans les mois précédant leur séparation. Avec le recul, 22 % considèrent qu’une meilleure communication aurait constitué le premier moyen de prévenir leur rupture.

Plus largement, 34 % des personnes interrogées reconnaissent que leur propre séparation aurait pu être évitée. Et 76 % se déclarent favorables à des mesures de préparation ou d’accompagnement des couples.

Pour les AFC, ces résultats révèlent que les couples se forment parfois trop rapidement, sans avoir suffisamment échangé sur leurs attentes respectives. 77 % des personnes interrogées estiment ainsi que les séparations pourraient être évitées si les partenaires prenaient davantage de temps pour se connaître avant de s’engager.

« L’histoire d’une séparation est souvent celle d’un échec qui aurait parfois pu être évité. Prévenir les ruptures, c’est permettre aux couples de mieux se connaître, mieux communiquer et traverser les difficultés », soulignent les AFC.

Les AFC proposent trois mesures :

  • une préparation à la vie de couple en mairie lors du mariage, du PACS ou d’une demande de certificat de vie commune, incluant une formation à la communication et à la résolution des conflits ;
  • le remboursement par les CAF des séances de conseil conjugal afin d’encourager un accompagnement plus précoce ;
  • enfin, une meilleure différenciation entre mariage, PACS et union libre, pour montrer que les régimes comportant davantage de devoirs ouvrent également davantage de droits.

Pour les AFC, une telle politique de prévention est devenue un enjeu de bientraitance intrafamiliale et de paix sociale.

Baudouin, un roi face aux crises de son temps : les révélation des archives inédites

« Le roi Baudouin était un homme d’espérance. Il puisait sa force dans une foi profonde », le roi Philippe.

Le roi Baudouin de Belgique 1930-1993, par la longueur exceptionnelle de son règne, a été un acteur et un témoin privilégié des bouleversements politiques et sociaux de la seconde moitié du XX° siècle. A travers son histoire, ce livre raconte celle de l’Europe et du monde, de l’immédiat avant-guerre à la chute du mur de Berlin, en passant par la décolonisation et la construction européenne.

Grâce à l’accès aux archives personnelles du roi Baudouin jusque-là inédites, à de nombreuses autres archives et à des témoignages de première main, cet ouvrage livre de nombreuses révélations et lève des zones d’ombre, depuis son enfance, marquée par la guerre et la souffrance, jusqu’aux circonstances exactes de son décès brutal.

Comment le roi a-t-il vraiment rencontré la reine Fabiola ? Pourquoi les conclusions de l’affaire Lumumba, doivent-elles être fondamentalement revues ? Quels liens entretenait-il avec les dirigeants de son temps, tels De Gaulle, Habyarimana, Franco, Reagan, Mobutu, Sadate, Gorbatchev, Bush, Elizabeth II, Juan Carlos, le Shah d’Iran, les présidents chinois, l’empereur du Japon, Mitterrand ou Jean-Paul II ?

Comment a-t-il vécu les semaines qui ont précédé sa décision de ne pas cautionner la loi sur l’avortement ? C’est un chapitre touchant que celui-ci : « Belges, il n’y a plus de roi ! ». Il est des moments dans la vie où le plus difficile n’est pas de faire son devoir, mais de savoir où il est.

Comment a-t-il pesé dans le dénouement de la “grève du siècle” de 1960 ou dans les débats institutionnels belges ? Pourquoi des centaines de milliers de belges lui ont-ils rendu hommage avant ses funérailles grandioses rassemblant des dirigeants venus du monde entier ?

Finalement qui était l’homme derrière le roi ? « Ce grand roi aura continûment incarné les vertus auxquelles notre peuple dans ses meilleurs moments aspire. Il ne les aura pas seulement rappelées, conseillées, il les aura vécues de façon exemplaire. Et si tant de reconnaissance déferle maintenant – en 1993 – c’est que le roi Baudouin a, sans cesse, avec simplicité et persévérance, aidé notre peuple à mieux être ». F.X. de Donnea, le 15 décembre 1996, ancien premier ministre.

L’auteur, Vincent Dujardin est professeur ordinaire à l’Université catholique de Louvain et professeur invité à l’université de Strasbourg. Il a également enseigné à la KU Leuven et à l’université Jagellonne de Cracovie. Son travail porte sur l’histoire politique belge, l’intégration européenne et les relations internationales. Fruit d’une enquête menée durant vingt ans à traves la Belgique, l’Europe ou les Etats-Unis, cet ouvrage propose une immersion au coeur des secrets d’un règne d’exception.

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Baudouin un roi face aux crises de son temps, Vincent Dujardin, Editions Mame, 800 pages, 30€.

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Réaction du pape Léon XIV sur les sacres de la FSSPX

Interrogé par un journaliste devant la Villa Barberini à Castel Gandolfo, le 16 juin, le pape Léon XIV a déclaré :

« Nous les avons invités, et j’envisage encore de leur adresser un nouvel appel, pour leur dire : “Ne faites pas cela. Essayons de vivre la communion dans l’Église.” Mais c’est leur choix. Ils doivent comprendre ce que cela signifie pour eux-mêmes et pour l’Église ». « Assurément, la division entre les chrétiens est toujours une réalité douloureuse ». « Mais ils refusent d’accepter certains éléments fondamentaux de l’Église, à commencer par plusieurs points du concile Vatican II. Et s’ils font ce choix, je le regrette. Mais nous devons avancer. »

Louis XVIII, un roi méconnu

Deux siècles après sa mort, le roi Louis XVIII (1757-1814-1824) reste méconnu. Dans un ouvrage collectif voulant montrer que ce règne a voulu allier restauration et modernité, Jean-François BELHOSTE, Arnaud BELLAMY-BROWN, Jean-Paul CLÉMENT, François de COUSTIN, Francis DEMIER, Alain LAQUIÈZE, Jean-Michel LENIAUD, Catherine MASSIP, Pierre MICHON, Martin MOTTE, Eric PEUCHOT reviennent sur ces dix années durant lesquelles le frère de Louis XVI, héritant d’un royaume sous occupation étrangère, tente de redonner à la France sa place dans le concert des nations par une diplomatie et une marine renouvelée. Il reconstitue l’économie, qui avait durablement souffert durant l’anarchie révolutionnaire et les guerres napoléoniennes. L’ouvrage se penche aussi sur les arts, du néoclassicisme au romantisme, qui connaissent, dans une France apaisée, une période particulièrement féconde.

L’ouvrage est préfacé par le prince Louis de Bourbon.

 

Quand l’homélie de France Culture court-circuite le texte sacré

Dimanche 14 juin, les auditeurs de la messe radiodiffusée sur France Culture ont pu assister à une homélie assez déconcertante. Le texte du jour, tiré de l’Évangile selon saint Matthieu (10, 5-6), livrait pourtant des consignes claires et sans ambiguïté de la bouche même de Notre-Seigneur à ses Douze apôtres :

« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. »

Face à la dureté et à la spécificité de cet ordre de mission — qui s’inscrit dans le cadre historique et eschatologique précis du salut proposé au peuple élu —, le prédicateur a choisi de faire l’impasse sur toute explication textuelle. Pourtant, dès les premières minutes du sermon, ce passage a été immédiatement instrumentalisé pour justifier un discours sur l’amour universel du Christ.

Comment peut-on, sans sourciller, utiliser un verset de stricte restriction géographique et communautaire pour en faire une justification universaliste ?

Cette approche n’est pas isolée. Elle fait écho aux thèses développées par le Père Benoist de Sinety dans son ouvrage La cause du Christ. Il qualifie de « faussaires » ceux qui passent leur temps à défendre une identité chrétienne ou des réflexes de préservation, affirmant :

« Ne cherchons pas le Christ dans les discours de haine ou les replis identitaires ; il n’y en a pas. Il est là où l’on panse les plaies, là où l’on accueille l’étranger… »

Mais les véritables « faussaires » ne sont-ils pas ceux qui pratiquent le tri sélectif dans les Écritures pour évacuer ce qui dérange le dogme officiel d’amour universel du Christ ? L’Évangile selon saint Matthieu regorge de structures rudes que le dogme officiel tente aujourd’hui d’édulcorer. Pensons à Matthieu 15, 26, face à la Cananéenne : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Les tentatives des traducteurs modernes pour adoucir le terme en « chiots » ou « petits chiens » n’y changent rien : dans le monde sémitique antique, le mot marque une frontière d’exclusion étanche. Que dire également de la radicalité absolue de saint Luc 14, 26 :

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants […] il ne peut être mon disciple. »

En refusant d’affronter la réalité littérale et historique du texte, l’Église ouvre la porte aux critiques les plus destructrices pour la foi. Les historiens de l’exégèse historico-critique, à l’instar de Simon Claude Mimouni, mettent au jour de telles contradictions. Pour la critique profane, ce grand écart permanent démontre que l’Église a opéré une relecture universelle artificielle pour gommer le nationalisme initial du Jésus de l’histoire.

Nos prêtres doivent cesser d’avoir peur de la sainte rigueur des textes. À force de vouloir lisser l’Évangile pour le rendre compatible avec les valeurs du monde, on finit par vider la Parole de Jésus de sa substance.

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Contre l’euthanasie, l’arme de la prière

Un prêtre ami nous demande de diffuser cette prière qu’il a écrite pour épargner à la France le fléau de l’euthanasie:

Seigneur Jésus, nous avons recours à Vous dans la situation catastrophique que vit notre pays : d’ici quelques semaines risque d’être adoptée une loi autorisant l’euthanasie, ce qui va directement contre Vos lois et menace les plus faibles. Par la miséricorde de Votre Coeur uni à celui de la Vierge Marie que nous prenons comme avocate dans cette situation, nous Vous supplions qu’il n’y ait pas d’ euthanasies dans notre pays.

(Lire la prière si possible chaque jour et faire suivre.)

Michael Gasparro et l’origine de l’homosexualité : quand le désir a une histoire

L’un des grands interdits contemporains consiste à poser une question simple : d’où viennent les attirances homosexuelles ? Non pas pour accuser, humilier ou réduire les personnes concernées à un problème, mais pour refuser un autre réductionnisme, plus moderne et plus puissant encore : celui qui prétend que le désir n’aurait pas d’histoire.

C’est précisément ce que Michael Gasparro, thérapeute américain invité par Lila Rose, remet en question. Il ne parle pas de l’homosexualité comme d’une maladie. Il ne propose pas une formule magique destinée à transformer une personne. Il ne réduit pas non plus toutes les attirances homosexuelles à un seul traumatisme, à un seul type de famille, à une seule blessure. Sa thèse est plus fine, et donc plus dérangeante : certaines attirances, notamment lorsqu’elles sont vécues comme non désirées, douloureuses ou contradictoires avec la foi d’une personne, peuvent être comprises à partir d’une histoire affective, relationnelle et parfois traumatique.

En un mot : le désir n’est pas toujours une identité. Il peut aussi être une mémoire.

Le premier intérêt de Gasparro est de sortir du slogan “born gay”, souvent utilisé comme argument politique définitif. L’idée est simple : si l’on naît ainsi, il n’y a rien à comprendre, rien à interroger, rien à accompagner autrement que par l’acceptation. Or la réalité humaine est rarement aussi plate. Les recherches contemporaines elles-mêmes ne permettent pas de ramener l’orientation sexuelle à un déterminisme génétique unique. Elles indiquent plutôt un enchevêtrement complexe : facteurs biologiques, tempérament, environnement, expériences précoces, attachements, blessures, maturation psychologique.

Gasparro s’inscrit dans cette brèche. Il ne dit pas : “tout est éducatif”. Il ne dit pas non plus : “tout est biologique”. Il dit plutôt : regardons ce qui s’est passé dans la vie d’une personne. Regardons comment elle a appris à habiter son corps. Regardons comment elle a été regardée, reconnue, blessée, sécurisée ou insécurisée. Regardons ce qui a pu être aimé, admiré, craint, idéalisé, puis parfois sexualisé.

C’est ici qu’apparaît l’un des points les plus importants de son approche : certains besoins non comblés peuvent devenir sexualisés. Un besoin d’approbation masculine, de sécurité, de tendresse, d’appartenance, d’admiration ou de reconnaissance peut, dans certaines histoires, prendre une forme érotique. Ce n’est pas une accusation. C’est une hypothèse clinique. Un garçon qui s’est senti exclu du monde masculin, humilié par les autres garçons, étranger à son propre sexe, trop sensible, trop différent ou trop peu confirmé, peut parfois développer une fascination pour ce monde dont il s’est senti privé. L’autre homme devient alors plus qu’un autre : il devient le signe d’une virilité, d’une assurance, d’une beauté ou d’une puissance que le sujet ne se sent pas posséder.

L’attirance homosexuelle, dans cette lecture, n’est pas d’abord un caprice sexuel. Elle peut être la forme érotisée d’une quête d’unité avec ce dont on s’est senti séparé.

Cette phrase est capitale, parce qu’elle permet d’éviter deux erreurs symétriques. La première serait de dire : “tout homosexuel a été traumatisé”. C’est faux, brutal et indéfendable. La seconde serait de dire : “aucune blessure, aucun attachement, aucune expérience précoce ne peut jamais jouer un rôle dans le développement du désir”. C’est tout aussi idéologique. L’homme n’est pas un pur programme biologique. Il est un être de chair, de mémoire, de liens, de blessures, de honte et de consolation.

Gasparro insiste aussi sur l’importance de l’exposition sexuelle précoce et des abus. Là encore, il faut parler avec précision. Il ne s’agit pas de dire que tout abus produit une homosexualité, ni que toute homosexualité vient d’un abus. Il s’agit de reconnaître qu’une expérience sexuelle précoce, surtout lorsqu’elle est imposée, confuse, honteuse ou traumatique, peut profondément marquer l’imaginaire, le corps et les scénarios futurs du désir. Une mémoire sexuelle blessée peut revenir sous forme d’attirance, de compulsion, de répétition ou de trouble intérieur. Refuser d’examiner cette possibilité au nom d’un dogme politique, ce n’est pas protéger les personnes. C’est parfois les empêcher de comprendre leur propre souffrance.

Un autre point intéressant concerne ce que l’on appelle trop vite un “enfant gay”. Gasparro invite à une grande prudence. Un garçon plus sensible, plus doux, moins intéressé par les codes virils classiques, plus artistique, plus proche de sa mère ou moins à l’aise avec les groupes masculins ne doit pas être enfermé dans une prophétie identitaire. Il n’est pas “déjà gay”. Il est d’abord un enfant. Il a besoin d’être accueilli, reflété, sécurisé, et non corrigé avec brutalité ni étiqueté avec empressement.

C’est peut-être l’un des points les plus précieux pastoralement. Beaucoup d’adultes ont cru aider des enfants en les assignant très tôt à une identité sexuelle. D’autres, à l’inverse, ont cru les aider en les humiliant parce qu’ils ne correspondaient pas assez aux attentes de leur sexe. Dans les deux cas, on peut manquer l’enfant réel. Gasparro propose une autre voie : ne pas corriger violemment, ne pas étiqueter idéologiquement, mais refléter. Aider l’enfant à se recevoir lui-même sans honte, dans son corps sexué, dans son tempérament propre, dans sa manière singulière d’être garçon ou fille.

Cette nuance est décisive. Il ne s’agit pas de fabriquer des garçons caricaturalement virils ou des filles caricaturalement féminines. Il s’agit d’éviter que la différence de tempérament devienne une blessure d’appartenance. Un garçon doux n’est pas moins garçon. Une fille vive, combative ou indépendante n’est pas moins fille. La vraie réponse chrétienne n’est pas le stéréotype ; c’est l’intégration.

Le mot “réintégrative” prend alors tout son sens. Il ne s’agit pas de convertir une personne comme on changerait une opinion politique. Il s’agit de réunifier ce qui a été séparé : le corps et l’âme, le désir et la mémoire, le besoin affectif et son expression sexuelle, la blessure et la dignité. La thérapie réintégrative, telle que Gasparro la présente, cherche moins à imposer une conclusion qu’à permettre à la personne de revisiter les lieux intérieurs où certains scénarios se sont formés.

Cette approche choque notre époque parce qu’elle conteste une nouvelle sacralisation du désir. La modernité sexuelle affirme volontiers que chacun doit explorer, déconstruire, transformer, fluidifier son identité. Mais elle devient soudain très rigide lorsqu’une personne souhaite interroger des attirances homosexuelles non désirées. Là, l’exploration devient suspecte. Là, la liberté thérapeutique devient dangereuse. Là, le désir cesse d’être fluide et redevient intangible.

Il y a donc une contradiction profonde. On nous explique que l’identité est partout construite, sauf quand il s’agit de l’orientation sexuelle, qui devrait être reçue comme une essence intouchable. On nous explique que chacun doit être libre de se réinventer, sauf celui qui désire se réconcilier avec son sexe, sa foi, son histoire et une possible orientation différente de sa vie affective.

Pour un regard chrétien, cette contradiction est révélatrice. L’Église ne réduit jamais la personne à son désir. Elle sait que le désir humain est profond, puissant, parfois magnifique, parfois blessé, souvent ambigu. Elle sait aussi que l’homme ne se comprend vraiment qu’à partir de sa vocation à l’amour, et non à partir de la seule intensité de ses attirances. Dire cela n’est pas mépriser ceux qui éprouvent des attirances homosexuelles. C’est refuser de les enfermer dans une catégorie plus petite que leur âme.

Le mérite de Michael Gasparro est de rappeler que certaines souffrances ne peuvent être guéries si l’on interdit d’en chercher l’origine. Certaines personnes ne demandent pas qu’on les confirme dans une identité. Elles demandent qu’on les aide à comprendre pourquoi elles souffrent, pourquoi elles répètent certains scénarios, pourquoi tel désir leur semble à la fois puissant et étranger, pourquoi leur corps paraît parfois parler une langue plus ancienne que leur volonté.

Le débat sur l’origine de l’homosexualité ne devrait donc pas être confisqué par les slogans. Il doit rester ouvert, prudent, humain. Il faut refuser les caricatures : non, toute personne homosexuelle n’est pas un malade ou un traumatisé ; non, toute tentative d’exploration thérapeutique n’est pas une violence ; non, la compassion ne consiste pas toujours à valider immédiatement ce qu’une personne ressent ; non, la liberté ne consiste pas à interdire à certains d’espérer un chemin d’intégration différent.

Le christianisme ne promet pas une vie sans blessures. Il promet que les blessures peuvent devenir des lieux de vérité. C’est peut-être cela que notre époque supporte le moins : l’idée que le désir, lui aussi, puisse avoir besoin d’être sauvé.

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