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Le pape reconnaît les vertus héroïques du père Caffarel

Lors de l’audience accordée à Son Éminence le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le Souverain Pontife a autorisé ce même Dicastère à promulguer les décrets concernant :

– l’offrande de la vie du Serviteur de Dieu Ludovico Altieri, évêque d’Albano, cardinal de la Sainte Église romaine, né le 17 juillet 1805 à Rome (Italie) et mort le 11 août 1867 à Albano Laziale (Italie) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Edward Joseph Flanagan, prêtre diocésain, fondateur de Boys Town, né le 13 juillet 1886 à Ballymoe (Irlande) et décédé le 15 mai 1948 à Berlin (Allemagne) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Enrico Caffarel, prêtre diocésain, fondateur de l’Association « Équipes Notre Dame » et de l’Institut séculier « Fraternité de Notre-Dame de la Résurrection », né le 30 juillet 1903 à Lyon (France) et décédé le 18 septembre 1996 à Beauvais (France) ;

– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Stanislava Samulowska (née Barbara), religieuse professe de la Société des Filles de Saint Vincent de Paul, née le 30 janvier 1865 à Woryty (actuelle Pologne) et décédée le 6 décembre 1950 à Guatemala City (Guatemala) ;

– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Maria de Bethléem du Cœur de Jésus Romero Algarín (née Maria Dolores), religieuse professe de la Congrégation des Servantes du Divin Cœur, née le 7 octobre 1916 à Séville (Espagne) et décédée le 12 novembre 1977 à Sanlúcar la Mayor (Espagne) ;

– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Giuseppe Castagnetti, laïc fidèle et père de famille, né le 15 mars 1909 à Montebaranzone (Italie) et décédé au même endroit le 22 juin 1965.

Le Père Henri Caffarel (1903-1996) avait une profonde conviction : les couples sont faits pour le bonheur. Le mariage en est un chemin car l’amour qu’on y reçoit et l’amour qu’on y donne sont source de bonheur. L’amour humain est pour lui, fondamentalement, un chemin d’accès à Dieu, par Jésus Christ. Le Père Henri Caffarel a pris il y a plus de cinquante ans l’initiative de réunir des couples pour réfléchir avec eux sur le sacrement de mariage et la vie conjugale. A la suite de sa rencontre avec quelques couples, le Père Henri Caffarel a entrepris d’approfondir le mystère du sacrement de mariage et d’apporter sa réflexion théologique à l’Église. Celle-ci s’est toujours appuyée sur la méditation de la Parole de Dieu, mais aussi sur l’observation, l’écoute, la participation des couples et l’apport de théologiens confirmés. A partir d’enquêtes détaillées, il a élaboré une vision renouvelée du mariage chrétien et de la sexualité.

Echec des fusions LFI-PS

Selon Alexis Brézet dans Le Figaro l’étiquette LFI a eu sur les électeurs l’effet d’un repoussoir : les Français qui refusent la violence politique, la jalousie sociale et la haine antisémite ont fait « barrage » aux amis de Jean-Luc Mélenchon.

Dans ces vingt-six villes où les candidats de la gauche, contre toute morale et contre tous leurs engagements, avaient choisi de pactiser avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, les résultats sont tombés comme autant de bulletins de défaite. Poitiers et Besançon, villes vertes, passent à droite. Brest et Clermont-Ferrand, villes roses, aussi. Limoges ne sera pas conquise. Avignon non plus. À Tulle, le maire sortant socialiste, à qui François Hollande, sans la moindre vergogne, avait conseillé « l’union, l’union, l’union » avec LFI, mord la poussière. Et Toulouse, ce symbole de tous les symboles, que Jean-Luc Mélenchon rêvait d’accrocher à son totem, lui a échappé. Il n’y a qu’à Grenoble, à Nantes et peut-être à Lyon que « l’alliance de la honte » a fonctionné, au profit des sortants.

Les fusions entre socialistes et Insoumis ont très souvent échoué. Les candidats qui les ont refusées, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan en tête, l’emportent. Les Ecologistes perdent de nombreuses villes importantes.
  • Emmanuel Grégoire garde la capitale dans le giron du PS, grâce à une large victoire face à Rachida Dati, malgré la présence au second tour de l’Insoumise Sophia Chikirou, à qui l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo avait refusé la fusion.
  • Le Marseillais Benoît Payan conserve son siège face au RN Franck Allisio, sans fusion avec LFI, Sébastien Delogu ayant finalement décidé de se retirer avant le second tour pour battre l’extrême droite.
  • A Rennes, la sortante Nathalie Appéré est réélue, sans accord avec LFI.
  • Le Lillois Arnaud Deslandes s’impose face aux Insoumis mais avec les écologistes.
  • Idem à Montpellier, avec Michaël Delafosse, ou à Rouen avec Nicolas Mayer-Rossignol, deux maires PS opposés aux rapprochements avec les Insoumis.
  • Les candidats socialistes à Amiens et Saint-Etienne qui prennent des villes à la droite, se sont passés d’accord avec LFI.

A l’inverse, les maires socialistes qui se sont alliés avec les Insoumis ont souvent perdu leur pari :

  • à Clermont-Ferrand, où le PS, qui contrôlait la ville, perd son bastion. Le maire sortant, Olivier Bianchi, avait fait cause commune avec LFI, et est battu par la droite.
  • Idem à Avignon, où le socialiste David Fournier perd.
  • A Brest, François Cuillandre, qui s’était allié aux Insoumis est balayé.
  • Bernard Combes a perdu à Tulle.
  • A Toulouse, le député LFI François Piquemal, rejoint par les socialistes, perd son duel face à la droite du sortant Jean-Luc Moudenc
  • A Limoges, le député LFI Damien Maudet, allié au PS, rate face au candidat LR.

En revanche la socialiste Johanna Rolland est réélue à Nantes après avoir fusionné avec les Insoumis, mais la droite réalise un gros score.

Après leur victoire à Saint-Denis au premier tour, les Insoumis s’imposent à Roubaix, à La Courneuve, à Vénissieux, à Creil (Oise) et au Tampon, à la Réunion.

Côté Ecologistes, la déroute est presque totale. A Poitiers, Besançon, et surtout Strasbourg, les Verts, alliés aux Insoumis, perdent des fiefs gagnés en 2020.

A Bordeaux, Pierre Hurmic, qui avait refusé les fusions, est lui aussi battu.

Seuls Grégory Doucet et Emmanuel Denis, qui avaient fusionné avec les listes insoumises, conservent leur poste à Lyon et Tours.

L’Œuvre d’Orient plaide pour un droit inaliénable des personnes à demeurer sur leurs terres

Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :

L’Œuvre d’Orient exprime sa profonde préoccupation face à l’offensive israélienne au Liban, déclenchée dans le contexte de l’attaque menée par le Hezbollah contre Israël. Cette escalade militaire plonge le pays dans une guerre aux conséquences humaines et sociales dévastatrices.

Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, soit près d’un Libanais sur cinq. Le bilan humain s’alourdit chaque jour, avec plus d’un millier de morts, dont plus d’une centaine d’enfants.

Cette guerre frappe durement, et souvent indistinctement, les populations civiles. Elle survient dans un contexte d’extrême fragilité : depuis plusieurs années, les Libanais subissent une succession de crises, économique, sociale et politique. En l’absence d’un État pleinement opérationnel, ce sont aujourd’hui les associations libanaises, les ONG internationales, les Eglises et communautés religieuses locales qui portent le poids de la réponse humanitaire, avec des moyens dramatiquement insuffisants dans un contexte mondial de recul de l’aide internationale.

Les villages du sud-Liban : des communautés menacées de disparition

Au Sud Liban des villages chrétiens, qui remontent aux premiers temps du christianisme, sont désormais presque totalement isolés du reste du pays. Ces communautés incarnent un témoignage vivant de foi, mais aussi de coexistence dans une région profondément éprouvée.

Malgré les ordres d’évacuation répétés, les bombardements, les destructions d’habitations et d’églises, les morts civils dont un prêtre, plus de 10 000 chrétiens font le choix courageux de rester chez eux. Ces populations ne sont pas armées et sont un témoignage de paix et de résistance pacifique.

Aujourd’hui, ces villages du Sud Liban font face à un risque existentiel. Les écoles chrétiennes, qui accueillaient plus de 10 000 élèves, chrétiens comme musulmans, ont été endommagées ou détruites. Le risque de rupture éducative est majeur une nouvelle fois dans ce pays.

La perspective d’une incursion terrestre élargie et de la création d’une zone tampon pourrait entraîner l’exil irréversible des habitants.

À cela s’ajoute une inquiétude concernant le patrimoine de la région. Le site archéologique de Tyr, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et placé sous protection renforcée depuis novembre 2024, est aujourd’hui directement menacé par les frappes israéliennes.

L’action de L’Œuvre d’Orient : une solidarité au cœur de la crise

Face à cette situation dramatique, L’Œuvre d’Orient est pleinement mobilisée. Présente au Liban à travers une équipe locale et des volontaires, elle intervient au plus près des besoins des populations. Elle apporte un soutien direct aux personnes déplacées, accueillies dans les congrégations religieuses, et les associations locales, sans distinction de confession.

L’Œuvre d’Orient soutient les hôpitaux chrétiens, tel que l’hôpital Geitawi et l’hôpital des Filles de la Charité. Elle vient également en aide à la préservation du patrimoine via la fondation ALIPH notamment en soutenant le projet de protection physique du site archéologique de Tyr. Les travaux seront réalisés en étroite coordination avec la Direction Générale des Antiquités (DGA).

Enfin, L’Œuvre d’Orient organise des convois d’aides humanitaires vers le Sud Liban, en coordination avec le nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) et d’autres partenaires comme Caritas Liban. A date quatre camions ont transporté 50 tonnes de produits de première nécessité à des villages isolés et d’autres convois sont prévus prochainement.

L’Œuvre d’Orient appelle la communauté internationale à :

  • œuvrer sans délai à un cessez-le-feu durable ;
  • garantir la protection des populations civiles, conformément au droit international humanitaire ;
  • préserver l’accès humanitaire aux zones les plus touchées ;
  • mobiliser des financements à la hauteur de la crise ;
  • protéger le patrimoine culturel et religieux du Liban.

Aujourd’hui, la population libanaise est prise en étau dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Sans action rapide, le risque est immense : celui de voir disparaître des communautés entières, porteuses d’une histoire, d’une foi et d’un modèle unique de coexistence.

Depuis 2020 L’Œuvre d’Orient grâce à ses 80 000 donateurs particuliers français, a pu soutenir 2 986 projets à la hauteur de 46 millions d’euros.

Sacres : l’argumentaire bancal de la FSSPX

De Jean Bouër dans Politique Magazine :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Politique Magazine ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Conférence le 8 avril : « Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? »

Afin de répondre à des interrogations suscitées par l’actualité ecclésiale, cette conférence aura pour but de traiter de la question théologique suivante :

« Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, même sans vouloir lui donner de juridiction ? »

À travers un exposé traitant de cette question à l’aune du magistère, de la liturgie et de la théologie traditionnelles, nous répondrons clairement à la question posée avant de répondre à quelques objections courantes en vogue dans le « milieu tradi »…

Ce temps d’enseignement sera suivi d’un moment d’échange, afin que chacun puisse poser ses questions ou exposer ses désaccords de manière constructive.

N’hésitez pas à partager cette invitation à tous ceux de votre entourage qui seraient concernés de près ou de loin par cette question!!!

Réservations recommandées ici:

https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-theologique-sur-le-sacre-episcopal-1985081369814?aff=oddtdtcreator&keep_tld=true

Conférence donnée par l’abbé Vernier, membre de l’apostolat parisien de la Fraternité Saint-Pierre.

« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite »

The New York Times consacre un long article à Pierre-Edouard Stérin, milliardaire, qui fait fantasmer nos gauchistes. Extraits :

Inspiré, a-t-il déclaré, par le soutien de George Soros aux causes libérales, M. Stérin a orienté des fonds vers des groupes de réflexion de droite, des programmes de formation politique, des influenceurs des médias sociaux et des organisations à but non lucratif afin de façonner le pays selon ses convictions : anti-immigration, libre marché, moins islamique et plus catholique.

Un programme financé par M. Stérin aurait, selon ses dires, formé au moins 4 000 candidats d’extrême droite aux élections municipales. Alors que le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite, est pressenti pour remporter l’élection présidentielle l’an prochain, M. Stérin s’efforce d’accélérer le virage à droite de la France.

« Je rêve d’une France redevenue économiquement puissante et d’une France qui redécouvre le sens des valeurs, qui embrasse ses racines chrétiennes », a déclaré M. Stérin, 52 ans.

La France rêvée par M. Stérin serait plus capitaliste, socialement conservatrice et trumpienne – et, aux yeux de ses détracteurs, raciste. Elle tolérerait une immigration très limitée, notamment en provenance des pays musulmans colonisés par la France. Les immigrés sans papiers coupables de délits ou ne travaillant pas seraient expulsés. Le port du voile islamique serait interdit dans l’espace public et la nourriture halal ne serait plus servie dans les écoles.

« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite », a déclaré M. Stérin, qui considère également le programme économique du Rassemblement national comme trop « étatique ».

M. Stérin souhaite interdire l’avortement, dont l’accès est pourtant inscrit dans la Constitution française depuis deux ans ; accroître la fréquentation des églises catholiques ; et encourager davantage de couples français à avoir des enfants. Finançant des projets chrétiens, il espère, dit-il, être canonisé un jour. Il réfute l’idée que ses positions sur l’immigration soient en contradiction avec celles du pape Léon XIV .

Enfin, il réduirait drastiquement les impôts du pays, démantèlerait le système de protection sociale, privatiserait l’éducation et les soins de santé, et supprimerait le financement public de la culture. « Je suis un fervent partisan de la concurrence », a-t-il déclaré.

L’objectif ultime, a déclaré M. Stérin, est d’amener au pouvoir un gouvernement de droite qui change fondamentalement l’aspect et le fonctionnement du pays. […]

« Si nous ne faisons rien, la France sera, dans 50 ans, la première république islamique d’Europe, ou la deuxième après la Belgique », a-t-il déclaré. « Je ne veux pas que mon pays devienne une république islamique. »

[…]

Liban, la passion des chrétiens et saint Joseph, le réveil des pères

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐕𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐆𝐄𝐋𝐎𝐓, président de L’Oeuvre d’Orient au Liban
  • 𝐅𝐫𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐜 𝐏𝐎𝐍𝐒, journaliste et écrivain
  • 𝐀𝐛𝐛𝐞́ 𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄, curé de Saint-André de l’Europe à Paris
  • 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐮𝐲 𝐋𝐄𝐕𝐄𝐒𝐐𝐔𝐄, fondateur des “pèlerins de Saint Joseph”
  • 𝐀𝐫𝐧𝐚𝐮𝐝 𝐆𝐔𝐈𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐓, président des EDC et chef d’entreprise

Hittler bat Zielinski

Amusant :

Charles Hittler, maire sortant sans étiquette de la petite ville d’Arcis-sur-Aube, a été réélu dimanche à l’issue d’une triangulaire qui l’opposait notamment à un autre candidat du nom d’Antoine Renault-Zielinski.

Semaine Sainte : retrouver le sens des jours saints

La Semaine Sainte approche, et avec elle le cœur de l’année liturgique. Ces jours où l’Église fait mémoire de la Passion du Christ, de sa mort et de sa Résurrection, risquent pourtant, une fois encore, de passer presque inaperçus dans le tumulte du quotidien.

Il est frappant de constater combien notre époque, si prompte à s’émouvoir, peine à se tenir durablement face au mystère de la Croix. Comme si le sacrifice du Christ, pourtant au centre de la foi chrétienne, était devenu difficile à contempler.

Or, la tradition nous donne une attitude simple : se tenir là.

Se tenir là comme saint Jean. Comme les saintes femmes. Et surtout comme la Vierge Marie, debout au pied de la Croix, silencieuse et fidèle, unie au sacrifice de son Fils.

C’est dans cet esprit qu’un parcours de prière proposé par l’artiste Prénom Marlène sur Hozana invite à vivre la Semaine Sainte « vue du cœur de Marie ». Jour après jour, à partir de l’Évangile, de brèves méditations et d’un support audio, il est proposé d’entrer, humblement, dans le mystère.

👉 Inscrivez-vous au parcours de sainte sainte en cliquant ici (c’est gratuit)

Plus de 70 mairies pour l’alliance RN-UDR

Malgré les défaites à Marseille et à Toulon, le RN et l’UDR emportent 71 mairies : 2 villes de plus de 100 000 habitants (Nice et Perpignan) et 10 villes de plus de 30 000 habitants (Montauban, Fréjus, Cagnes, Carcassonne, Castres, Six-Fours, Marignane, Carpentras, Menton, La Seyne-sur-Mer). Le candidat RN a battu Jacques Bompard à Orange.

Le RN perd Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, conquise en 2014.

Roubaix, territoire occupé

Avec 62,5% d’abstention le candidat LFI David Guiraud emporte la mairie de Roubaix, désormais occupée par les islamo-gauchistes :

 

LR offre Nîmes aux communistes

Le maintien de la liste LR, arrivée 3e avec 19,5% des voix au premier tour, a permis aux communistes d’emporter la ville de Nîmes, dans une triangulaire, avec 40,9%, devant le RN à 37,5% et LR à 21,5%.

L’obscurantisme contemporain : quand le consensus médiatique remplace la rigueur scientifique

Nous traversons une époque paradoxale où l’accès illimité à l’information semble s’accompagner d’un recul inédit de la pensée rationnelle.
Dans cette excellente émission sur Radio Courtoisie (21 mars 2026) :

https://www.youtube.com/watch?v=VLhd2DcoQSA

le mathématicien Bernard Beauzamy et ses invités ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils nomment l’obscurantisme contemporain. Ce phénomène ne réside pas dans l’absence de savoir, mais dans la substitution systématique de la preuve scientifique par le “consensus” émotionnel et médiatique.

La science, par définition, repose sur le doute, la vérifiabilité et la contradiction. Or, l’espace public actuel transforme trop souvent la démarche scientifique en un dogme d’État incontestable. On présente des modèles mathématiques incertains comme des vérités absolues, occultant les règles fondamentales des probabilités pour servir des narrations idéologiques.

Cette fragilité des preuves, amplifiée par des médias privilégiant le slogan à l’argument, installe une forme de “cancel culture” où toute remise en question est immédiatement disqualifiée.
Ce nouvel obscurantisme s’appuie sur une érosion délibérée de l’exigence éducative.

En affaiblissant la maîtrise des outils logiques et des disciplines fondamentales, on prive les citoyens de la structure intellectuelle nécessaire pour déceler les manipulations.
Le résultat est une vulnérabilité généralisée face aux arguments d’autorité : l’indignation remplace la démonstration, et la conformité idéologique l’emporte sur la quête de vérité.
Retrouver le courage de la rigueur, à l’image des travaux du professeur Paul Deheuvels, est aujourd’hui un acte de résistance nécessaire pour préserver notre liberté d’esprit.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Eglise profanée à Chèvremont (90)

L’église de Chèvremont (Territoire de Belfort) a été cambriolée, le week-end du dimanche 15 mars. Le ou les cambrioleurs ont dérobé des objets liturgiques, ainsi que deux calices centenaires. Le tabernacle a été vandalisé et les hosties jetées à terre. Une plainte a été déposée en gendarmerie.

D’autres églises de la région ont également fait l’objet de cambriolages ou de tentatives d’intrusion. A Meroux-Moval, des individus ont tenté de pénétrer dans l’église, une autre a été cambriolée près de Pont-de-Roide à Bourguignon.

Signes d’espérance dans les persécutions

Le 22 mars, Terres de mission reçoit Pierre Jovanovic, journaliste et éditeur, pour évoquer le livre qu’il a traduit et édité de Margherita Guarducci, épigraphiste qui démontra que la tombe de saint Pierre se trouvait bien au-dessous de la basilique Saint-Pierre de Rome, conformément à ce qu’en disait la tradition: “La découverte de la tombe de saint Pierre” (Le Jardin des livres).

Puis Thomas Oswald, rédacteur pour l’Aide à l’Eglise en Détresse, présente le livre qu’il a publié avec Benoît de Blanpré (directeur de l’AED): “Témoins de l’espérance” (Artège), un ensemble de portraits lumineux de chrétiens aux prises à la persécution.

Une confession mystérieuse

Pour redécouvrir un sacrement, il faut parfois entendre une histoire…

L’homme de cette histoire ( vraie ! ) a été conduit jusqu’à un confessionnal… d’une manière très mystérieuse. Et il y a trouvé la foi.

Sébastien Cairn, l’écrivain et chauffagiste, père de 6 enfants, raconte cette nouvelle histoire sur Youtube. Parfait pour le Carême !

Le lien ici :

https://youtu.be/NDxogG4rkIg

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Appel de CitizenGo pour les élections municipales à Paris

Le premier tour de dimanche a provoqué une onde de choc à Paris. Emmanuel Grégoire a obtenu 38 % et Rachida Dati 25 %. Sarah Knafo a obtenu 10 % avant de prendre la décision décisive de se retirer, afin de rallier les électeurs de droite.

Son geste change tout. Le second tour est désormais trop serré pour être tranché. Quelques milliers de voix pourraient décider de l’avenir de Paris.

Et cela signifie que votre vote compte vraiment.

Quiconque prendra l’Hôtel de Ville façonnera ce que vos enfants apprendront, quelles valeurs seront promues à l’école et quel type de ville Paris deviendra.

Des salles de classe aux bibliothèques en passant par les activités périscolaires, le prochain maire influencera l’esprit et les valeurs de toute une génération.

Si des personnes comme vous restent chez elles, d’autres décideront à votre place.

Mais si vous vous rendez aux urnes dimanche, vous contribuez à protéger ce qui compte le plus : votre famille, vos valeurs et l’avenir de Paris.

C’est l’un de ces rares moments où votre seule voix peut faire une vraie différence.

S’il vous plaît, ne laissez pas cette décision à d’autres : allez voter ce dimanche.

Merci de vous mobiliser et d’agir quand cela compte le plus.

Paul Joyeux et toute l’équipe CitizenGO

P.S. Atteindre des électeurs comme vous et leur rappeler d’agir ne coûte que quelques centimes à chaque fois. Merci de contribuer dès maintenant pour nous aider à mobiliser des milliers de personnes avant dimanche. Chaque contribution aide à faire pencher la balance.

Les mondialistes radicaux et les élites « woke » veulent effacer nos valeurs, mais ensemble, nous tenons bon. CitizenGO est un mouvement de millions de personnes à travers le monde, qui se battent chaque jour pour défendre la vie, la famille et la liberté contre ceux qui cherchent à les saper. Nous sommes fidèles, donc nous n’abandonnerons jamais.

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Dimanche de la Passion

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous entrons ce dimanche dans le temps de la Passion, où nous sommes maintenant durant les deux dernières semaines du Carême qui nous séparent encore de la fête de Pâques. Dimanche dernier, le dimanche de Lætare, nous nous étions réjouis par avance à la pensée de la prochaine victoire de la Résurrection, mais nous avions vu que pour parvenir à cette joie il fallait d’abord passer par la croix. Nous allons donc pendant ces deux semaines nous unir profondément aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui seront l’unique objet de notre prière et de nos chants. Les chants de la messe de ce dimanche de la Passion sont tous placés dans la bouche du Christ. Ce sont ceux d’un homme persécuté et abandonné de tous. Certes Il est Dieu, et d’un mot Il pourrait réduire ses persécuteurs à néant, mais Il cache volontairement sa divinité. C’est pourquoi on voile les crucifix et toutes les autres statues durant ce temps de la Passion, tout au moins devrait-on le faire, et pour la même raison on supprime le chant du Gloria Patri à l’Introït.

► Introït : Judica me

L‘Introït de ce jour a un texte bien connu, puisque c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel.

Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : Quia Tu es Deus meus, et fortitudo mea.
Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force.

Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés. Les deux premières phrases expriment sa souffrance en deux grandes montées qui culminent de façon douloureuse à la fin de la deuxième phrase sur les mots eripe me. Mais comme toujours le Christ exprime aussi sa confiance en son Père et son abandon total à sa volonté ; c’est la troisième phrase dont la mélodie est beaucoup plus douce. Cet Introït est accompagné du verset suivant du psaume :

Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tum, et in tabernacula tua.
Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple.

Comme nous l’avons dit le Gloria Patri est supprimé et après ce verset du psaume on reprend aussitôt l’Introït.

► Graduel : Eripe me

Comme l’Introït, le Graduel du dimanche de la Passion est encore une prière du Christ souffrant et en butte aux persécutions des pécheurs, mais confiant et soumis à la volonté de son Père. Curieusement, car c’est assez rare, les deux parties de ce Graduel sont empruntées à deux psaumes différents. La première est tirée du psaume 142, le dernier des sept psaumes de pénitence, prière du juste persécuté, et ce verset résume parfaitement les sentiments du Christ dans sa Passion.

Eripe me Domine, de inimicis meis : doce me facere voluntatem tuam.
Arrachez-moi Seigneur aux mains de mes ennemis, apprenez-moi à faire votre volonté.

La deuxième est extraite du psaume 17, qui est au contraire un chant d’action de grâces. Nous l’avons rencontré à l’Introït du dimanche de la Septuagésime où les tourments passés n’étaient évoqués que pour remercier le Seigneur de les avoir surmontés. Ici les versets ont été mis au futur, et le Christ y exprime la confiance en son Père qui le fera triompher de tous ses persécuteurs :

Liberator meus, Domine, de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exalatabis me : a viro iniquo eripies me
Vous me délivrerez Seigneur des peuples en colère, Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui m’attaquent, Vous m’arracherez aux mains de l’homme pervers.

La mélodie donne à cet ensemble une grande homogénéité. Elle est tout à fait semblable à celle des Graduels de la Quinquagésime et du troisième dimanche de Carême. Nous retrouvons ses grandes vocalises pleines de mouvement, ses longues tenues et son ambiance de ferveur mystique.

► Trait Sæpe expugnaverunt mea

Dans le Trait du dimanche de la Passion nous retrouvons encore une fois une prière du Christ victime des méchants mais mettant sa confiance dans son Père. C’est le début du psaume 128, petit psaume des degrés qui s’applique littéralement au peuple d’Israël, mais il est messianique et contient une prophétie très précise de la passion et notamment du supplice de la flagellation :

Sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Dicat nunc Israel : sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Etenim non potuerunt mihi : supra dorsum meum fabricaverunt peccatores.
Prolongaverunt iniquitatem sibi : Dominus justus concidet cervices peccatorum.
Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
Mais qu’Israël le répète, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse
Mais ils n’ont pas pu l’emporter contre moi. Les pécheurs se sont acharnés sur mon dos.
Ils ont fait durer leurs méchancetés, mais le Seigneur est juste, Il brise la tête des pécheurs.

La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée et l’on y retrouve un certain nombre de formules semblables à celles des Traits, des deux dimanches précédents. Cependant elle débute par une formule spéciale qui descend dans le grave.

► Offertoire : Confitebor tibi

L‘Offertoire du dimanche de la Passion est un chant de méditation, comme ceux des dimanches précédents, qui regroupe plusieurs versets du psaume 118, la longue contemplation de la loi de Dieu et de ses commandements que nous avons déjà rencontrés dans d’autres Offertoires. Ici la contemplation s’attache surtout à la parole de Dieu qui donne la vie, et elle se prolonge par une prière :

Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; retribue servo tuo : vivam, et custodiam sermones tuos : vivifica me secundum verbum tuum, Domine.
Je vous louerai de tout mon cœur. Rendez justice à votre serviteur, je vivrai et je garderai vos paroles. Faites moi vivre selon votre parole Seigneur.

Cette prière évidemment peut être celle de toute âme chrétienne, mais en ce dimanche de la Passion nous la mettons spécialement dans la bouche du Christ exprimant la confiance en son Père qui lui redonnera la vie après la mort de la croix.

La mélodie est pleine de ferveur avec de grands élans suivis de descentes bien balancées qui lui donnent un caractère très équilibré et en font une prière très expressive.

► Communion : Hoc corpus

Dans la Communion du dimanche de la Passion ce ne sont plus cette fois des versets de psaumes que nous plaçons dans la bouche du Christ, mais ce sont les paroles du Christ lui-même dans l’Évangile que nous répétons, et plus précisément les paroles par lesquelles il a institué la Sainte Eucharistie

Hoc corpus quod pro vobis tradetur: hic calix novi testamenti est in meo sanguine, dicit Dominus: hoc facite, quotiescumque sumitis, in meam commemoratonem.
Voici ce corps qui sera livré pour vous, voici le calice de la nouvelle alliance en mon sang dit le Seigneur ; chaque fois que vous le prendrez, faites cela en mémoire de Moi.

Remarquons que ce chant nous parle de l’Eucharistie en ce jour ou nous commémorons la Passion, montrant ainsi le lien étroit qui existe entre la messe et la croix. Nous retrouverons ce lien en sens inverse le Jeudi Saint, jour où l’on commémore l’institution de l’Eucharistie, et où l’Introït est un chant à la gloire de la Sainte Croix.

Ici le Christ n’exprime plus sa souffrance mais il offre son sacrifice en nous donnant le pouvoir de le renouveler tous les jours à la messe. La mélodie est d’abord grave et solennelle, puis elle s’élève en une montée très expressive qui culmine sur le mot quotiescumque avant de s’achever de manière calme et affirmative.

Il pleut des bombes sur le Liban, dès demain des roses ?

De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince du Liban

Il n’y a pas un jour d’accalmie, pas une minute, pas une seconde. Les drones, eux, survolent sans cesse le ciel bleu du Levant si angélique et si pur. En un instant, il est devenu un ciel de nuages, d’orages, de tempêtes et de ténébres. Un ciel de violence, une terre de cendre.

Ici, c’est encore l’hiver. Les sommets enneigés du mont Liban et de l’Anti-Liban, cette chaîne de montagne qui sert de frontière naturelle avec la Syrie, ressemblent à des collines de lait. Les réfugiés, plus d’un million maintenant, sont éparpillés tels des chapelets de prières tout du long de la route principale qui longe la côte beyroutine. De l’autre côté, la Méditerranée.

Netanyahou, sous prétexte de combattre le Hezbollah, les a bombardés. Oui, il a bombardé des réfugiés, des familles entières ! Les crimes de guerre s’accumulent au-dessus de la tête d’un “homme” qui est comparé par certains à Hitler ou à Staline.

A date, ce samedi 21 mars, au Pays du Cèdre, à deux jours de la fête de l’une des saintes les plus réputées du Liban et du Moyen-Orient, sainte Rafqa, depuis le 2 mars, les victimes ont atteint les chiffres incroyables de 1030 morts et de plus 2650 blessés. Qui arrêtera la guerre, alors que la France de Macron et de Barrot fait son voyage diplomatique éclair – même pas 48h ? Qui remplacera les drones, les missiles et les roquettes par les fleurs et les roses ? Il ne reste plus qu’une seule chose à faire à notre humanité incapable d’arrêter cette marche funèbre vers une guerre encore plus élargie, vers la Troisième Guerre mondiale : prier, prier sans cesse…

Ce 2 mars, en réponse à la guerre déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le bras armé du Hezbollah, parti politique qui est représenté par 13 députés élus au Parlement, tire 6 roquettes dans le nord d’Israël, à partir des villages du sud du Liban… Le début d’une descente aux enfers.

Le communiqué du Hezbollah… à faire pâlir les morts !

“Au nom de Dieu, le Tout-Puissant et le Miséricordieux

« Il a été permis à ceux qui sont combattus de se défendre, car ils ont été injustement attaqués. Et Dieu est tout à fait capable de les soutenir ».

Par la grâce de Dieu, le Tout-Puissant et le Sage, en vengeance du sang pur de l’Imam suprême des musulmans, Son Éminence l’Ayatollah Ali Khamenei, que Dieu repose son âme en paix, versé injustement et perfidement par l’ennemi sioniste criminel, et pour défendre le Liban et son peuple, et dans le cadre de la riposte aux agressions israéliennes répétées, la Résistance islamique a visé, dans la nuit du dimanche au lundi, le 2 mars 2026, avec une salve de missiles de précision et un essaim de drones, le site de défense antimissile de Mishmar HaEmek appartenant à l’armée israélienne, au sud de la ville occupée de Haïfa. La direction de la Résistance a toujours affirmé que la poursuite des agressions israéliennes et l’assassinat de nos dirigeants, de notre jeunesse et de notre peuple nous donnent le droit de nous défendre et de riposter au moment et à l’endroit appropriés. L’ennemi israélien ne peut pas poursuivre son agression qui dure depuis quinze mois sans recevoir une riposte dissuasive pour mettre fin à cette agression et se retirer des territoires libanais occupés. Cette riposte est légitime et défensive, et les responsables et les parties concernées doivent mettre fin à l’agression israélo-américaine contre le Liban. « La victoire ne vient que d’Allah, le Tout-Puissant et le Sage ».”

Ce communiqué fait froid dans le dos. Il entraîne, depuis, le Liban dans une terrible guerre, qu’il ne peut gagner.

Ce 21 mars, Marwan Hamadé lors d’une conversation téléphonique, l’ancien ministre (6 fois) druze de 86 ans, actuel député, redit que “la majorité de la classe politique et la majorité de la population s’opposent au Hezbollah…”

Retour sur le cessez-le-feu du 27 novembre 2024

Oui, il faut prendre du recul, pour bien comprendre la situation. Dans la nuit du 26 au 27 novembre, les trois derniers missiles du Mossad s’abattent sur la banlieue sud de Beyrouth, à 500 mètres du centre-ville, à vol d’aigle. Je suis réveillé par le souffle des missiles avant leur impact sur le sol. Les déflagrations sont terribles.

Le lendemain, c’est le cessez-le-feu. Jour de fête. Jour de la fête de la Médaille Miraculeuse ! Est-ce un hasard ?

Le lendemain, plus aucune frappe sur Beyrouth. Par contre, en quinze mois, entre novembre 2024 et mars 2026, Israël n’a pas arrêté ses bombardements et son invasion du sud du Liban. Des dizaines de villages sont détruits, partis en poussière sous des tapis de bombes. Les tunnels du hezbollah et les maisons abritant les missiles sont rasés, partis en fumée.

Entre novembre 2024 et mars 2026, les dizaines de milliers de réfugiés tentent de rebatir une vie en retournant dans leur village et essaient de reconstruire, en vain. Ils sont chassés par Israël. Qu’ils soient chiites ou chrétiens. Chrétiens ?

Les villages chrétiens du Liban-Sud

“Je ne veux pas partir. Je veux rester vivre dans mon village”, s’écrie Charbel un jeune homme du village chrétien endeuillé de Aïn Ebel. Youssef et ses copains âgés d’une vingtaine d’années disent la même chose. Youssef rajoute : “Je ne veux pas faire la guerre. Je veux vivre en paix dans mon village. Israël doit rentrer chez lui. Et, le Hezbollah doit rendre ses armes…” (les prénoms ont été changés).

En plein Carême et alors que le Ramadan vient de se terminer (dans la nuit du 19 au 20 mars), tous les chrétiens disent, témoignent et veulent la même chose : rester dans leur village ancestral et vivre en paix. La paix ?

Naji est guide et voyagiste, son activité est tombé à zéro. De plus, il ne peut plus retourner dans sa ville de Tyr : “La ville de Tyr s’est vidée des ¾ de sa population. Moi, je ne peux plus y retourner. Mon oncle, Raymond, qui gère l’hôtel Al Fanar, a dû partir pour se mettre en sécurité à Beyrouth.”

Plein sud, les villages chrétiens du Liban se comptent par dizaines : Aïn Ebel, Alma el-Chaab, Baraachit, Cana, Debel, Deir Seryan, Qlayaa, Rmeich (à 4 km de la frontière), Tebnine, Yaroun, etc.

Des roses dès demain ?

Comment faire ? Comment arrêter une guerre entre le Hezbollah et Israël ? Comment arrêter une guerre qui, en plus, pour les Libanais pourraient se transformer en guerre civile ? Le pape Léon XIV le pourrait-il, lui qui est venu tel l’ange, telle la colombe, tel l’homme en blanc, lui, l’apôtre de la Paix ? Faudra-t-il que le Liban attende et subisse encore les abominations et les affres de la guerre, jusqu’à la fête de l’une des saintes les plus répétées du Liban : sainte Rafqa ? Et saint Charbel peut-il comme Padre Pio lors de la Seconde Guerre mondiale apparaître dans le ciel et dérouter, supprimer tous ces missiles ?

Saint Rafqa est fêtée le 23 mars, lundi prochain. La paix sera-t-elle effective dès demain, dès dimanche?

Cette sainte qui est la patronne des malades et des personnes qui souffrent va-t-elle intervenir bientôt? Rappelez-vous, elle avait été évoquée par le pape Jean-Paul II, qui l’avait béatifiée en 1985, lors de sa venue au Liban en 1997.

Il l’a, également, élevée sur l’autel des saints, en 2001 : « En canonisant Rafqa Choboq Ar-Rayes, l’Église met en lumière le mystère de l’amour donné et accueilli pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Moniale de l’Ordre libanais maronite, elle a désiré passionnément aimer Dieu et donner sa vie pour ses frères. Puisse sainte Rafqa veiller sur ceux qui connaissent la souffrance, en particulier sur les peuples du Moyen-Orient affrontés à la spirale destructrice et stérile de la violence ! »

 

Sainte Rafqa, sauvez le Liban !

Pendant ces semaines où j’ai vécu sous les bombes au Liban, j’ai vu les chrétiens adorer, crier, pleurer, prier, faire pénitence et jeûner. Les Libanais sont sur la croix, en ces temps de Carême et de crucifixion qui durent depuis 1975. 50 ans !

Ces derniers jours, les frappes iraniennes et sa résistance démontrent que les Etats-Unis et Israël n’ont pas fini de faire la guerre. De l’autre côté de la frontière Tel Aviv et d’autres villes ont été frappé comme jamais. Et, l’Iran semble monter en puissance. De part et d’autre, des milliers de frappes. Plus de 30 000 ! Et, au bout du tunnel, les lumières se sont éteintes. Toujours la nuit.

Qui pourra arrêter cela ?

Le 23, tous les regards vont se tourner vers sainte Rafqa (1832-1914). En 1860, les Druzes attaquent les chrétiens. Rafqa sauve un enfant des massacres. Alors qu’elle termine ses jours dans un couvent près de Batroun (dans le nord du pays), elle devient aveugle et subit les souffrances d’une tuberculose osseuse. Ses compagnes, les autre soeurs, pour la déplacer, la disposent sur un drap, ses membres se disloquant. Elle vécut 82 ans, dont 29 dans des souffrances qu’elle supportait avec joie, patience et prière pour l’amour du Christ. Le 23 mars 1914, Rafqa meurt après avoir reçu la Sainte Communion. Elle fut enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta. Comme pour saint Charbel (1828-1898), le soir même, une lumière céleste scintilla sur son tombeau pendant deux nuits consécutives.

La veille du 23 mars, dans un songe, des jeunes ont vu tout le peuple Libanais (avec sa diaspora) se mettre à genoux et crier vers sainte Rafqa : SAUVEZ LE LIBAN ! Elle apparut, alors, dans un rayon plus cristallin que le cristal, plus lumineux que la lumière. Elle n’était pas seule. Il y avait, avec elle, saint Charbel, saint Maron, et la myriade des saints du Pays foulé par les pas de la Sainte Famille, du Christ et de ses apôtres !

Reportage réalisé par Antoine BORDIER

Copyright des photos A. Bordier et Raghda

Une guerre plus religieuse qu’il n’y paraît 

Ce lundi 16 mars, l’armée israélienne a mené des incursions dans le Sud Liban. Officiellement, elle cherche à démanteler les bastions du Hezbollah proches de la frontière entre les deux pays dans le but d’implanter une bande de protection pour les habitants du nord d’Israël. Un peu plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré :

« J’ai averti le président libanais que si son gouvernement ne parvient pas à contrôler le territoire et à empêcher le Hezbollah de menacer les communautés du nord d’Israël, nous prendrons du territoire et nous le ferons nous-mêmes. »

Ce nouveau front ouvert dans le Sud Liban, nous renvoie au premier jour du conflit contre l’Iran. Le 28 février, des frappes israélo américaines avaient tué l’ayatollah Ali Khamenei. Donald Trump s’était immédiatement félicité d’avoir décapité le gouvernement iranien ce qui devait selon lui précipiter la chute du régime des mollahs. En réalité, loin d’avoir décapité le gouvernement iranien, les frappes ont surtout tué leur Guide Suprême. Pire, elles ont fait de lui un martyre et ravivé la colère des populations chiites de tous le Moyen-Orient. D’ailleurs, il n’en fallut pas plus aux milices du Hezbollah pour réactiver immédiatement les bombardements sur le nord d’Israël. Alors que les forces israélo américaines avaient justifié le déclenchement de ce conflit par des prétextes humanistes comme le renversement d’un régime totalitaire, puis des prétextes sécuritaires contre l’enrichissement de l’Uranium à des fins militaires, il se transformait tout à coup en une guerre de religion !

Comme pour confirmer ce basculement vers le religieux, Donald Trump n’a rien trouvé de mieux que de laisser paraître le jeudi 5 mars une vidéo des plus surprenante. Filmée dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, on y voit le président des Etats-Unis entouré de pasteurs évangéliques demandant la bénédiction de Dieu sur lui et sur les militaires engagés au Moyen-Orient !
Les iraniens réclamant la vengeance divine pour l’assassinat de leur Guide Suprême, les israéliens se référant aux promesses bibliques de la Terre Promise et pour finir, le président américain recevant une bénédiction divine pour le guider dans ces temps difficiles : tout cela ressemble fort à un conflit religieux !

D’ailleurs, en considérant toutes ces informations, on a l’étrange impression de relire le livre de l’Apocalypse, et en particulier les passages concernant la bataille d’Armageddon :

« Le sixième ange versa sa coupe sur le grand fleuve de l’Euphrate. Son eau tarit pour préparer la voie aux rois qui viennent de l’Orient. Je vis sortir de la gueule du Dragon des esprits de démons qui vont vers les rois de toute la terre afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu Tout-puissant. Ils les rassemblent dans le lieu appelé Armageddon …
Les quatre anges qui étaient prêts pour l’heure, le jour, et l’année furent déliés afin qu’ils tuent le tiers des hommes. Le nombre des cavaliers de l’armée était de deux myriades de myriades, j’entendis le nombre …

Dans la vision, je vis les chevaux et ceux qui les montaient ayant des cuirasses couleur de feu. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions, de leurs bouches sortait du feu, de la fumée et du soufre. Le pouvoir des chevaux était dans leur bouche et leurs queues. Leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes et c’était avec elles qu’ils faisaient du mal. »

Peu à peu la prophétie de l’apôtre Jean semble se mettre en place. Déjà, le décor est posé : Armageddon correspond à la vallée de Megiddo située près de la frontière du Sud Liban. C’est non loin de cette région que l’armée israéliennes lance depuis lundi 16 mars des offensives terrestres contre le Hezbollah.

Pour ce qui est des personnages, ils entrent peu à peu en scène. Il y a bien sûr les forces israéliennes ainsi que les milices chiites mais d’autres armées sont attendues. Quel sera le prochain roi convoqué par les démons pour le grand jour de l’Eternel ?
Ne précipitons rien, nous n’en sommes qu’à l’introduction !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Objectif 400kg de pâtes de fruits pour aider l’abbaye de Tournay à refaire ses vieilles fenêtres

Résumé de l’opération en cours

Située près de Lourdes, l’abbaye de Tournay abrite une communauté de 16 moines bénédictins qui vivent de prière et de travail.

Aujourd’hui, les fenêtres qui datent de la construction du monastère en 1952 ont fait leur temps : courants d’air, mauvaise isolation… Il est grand temps de les changer, et ainsi de diminuer les factures de chauffage des frères !

Pour financer ce chantier, ils ont besoin d’un coup de pouce. Ils organisent donc une grande vente en ligne de leurs pâtes de fruits monastiques, 100 % « pur fruit ».

Objectif minimum : 400kg de pâtes de fruits d’ici le 29 mars !

Pour participer à l’opération, vous pouvez :

Préparation des pâtes de fruits par frère N. de l’abbaye de Tournay puis mise en boîte © Divine Box

En savoir plus sur l’abbaye de Tournay

Tout commence au XIᵉ siècle, lorsque des moines de l’abbaye de Marcilhac fondent un petit monastère à Madiran, dans les Hautes-Pyrénées. Mais au fil du temps, le lieu est abandonné et tombe en ruine au XVIIᵉ siècle… Il faudra attendre les années 1930 pour que les bénédictins de l’abbaye d’En-Calcat rachètent les bâtiments et y installent à nouveau une communauté monastique.

Mais l’histoire est mouvementée : la Seconde Guerre mondiale disperse les moines, qui ne peuvent retourner à Madiran qu’en 1941. Les vocations affluent alors rapidement, si bien que le monastère devient vite trop petit pour accueillir tous les frères !

Les moines se mettent donc en quête d’un nouveau lieu. Après plusieurs mois de recherche, ils trouvent finalement un terrain au bord de la rivière de l’Arros, près du village de Tournay, à une trentaine de kilomètres de Lourdes. La première pierre de la nouvelle abbaye est posée en 1951, et dès 1952 la première messe y est célébrée : la communauté peut enfin s’y installer.

Vue extérieure de l’abbaye de Tournay © Divine Box

Et aujourd’hui  ?

Aujourd’hui, l’abbaye compte seize moines bénédictins. Entre leurs sept offices quotidiens, ils travaillent de leurs mains et réalisent notamment d’incroyables pâtes de fruits artisanales, 100% « pur fruit » et même enrobées de chocolat pour certaines…

D’ailleurs, pour cette opération, les moines proposent leurs meilleures pâtes de fruits, en coffret :

  • pâtes de fruits aux 4 fruits rouges : cassis, cerise, fraise, framboise
  • pâtes de fruits aux 7 parfums : ananas, cassis, framboise, myrtille, orange, pamplemousse et poire
  • pâtes de fruits enrobées de chocolat : poire ou framboise

Avis aux amateurs de (très) bonnes pâtes de fruits !

Moine triant les pâtes de fruits ©Divine Box

La FSSPX envoie un livre aux évêques italiens pour expliquer les consécrations épiscopales

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X a écrit à chaque évêque diocésain d’Italie, leur envoyant un livre nouvellement publié expliquant et défendant son intention de procéder à des consécrations épiscopales.

L’ouvrage, intitulé Au service de l’Église, expose en détail les arguments selon lesquels la situation actuelle de l’Église connait une crise si grave qu’elle justifie une action extraordinaire.

Dans une lettre d’accompagnement, le supérieur du district italien, le père Gabriele D’Avino, présente l’initiative comme une « invitation à renouveler la réflexion sur la crise », insistant sur le fait qu’elle vise à encourager le dialogue plutôt qu’à provoquer la confrontation. Pourtant, le contenu du livre est bien plus direct : il affirme que certains membres de la hiérarchie ecclésiastique ont, selon ses propres termes, « altéré la foi », mettant ainsi des âmes en danger et créant une situation où la résistance à l’autorité devient non seulement permise, mais nécessaire.

La déclaration de la Fraternité accompagnant la distribution du livre l’explicite. Elle indique que la publication « réaffirme la justification des consécrations épiscopales annoncées » et présente « les principaux arguments théologiques et canoniques justifiant ce que Mgr Marcel Lefebvre appelait, en 1988, “opération survie” de la Tradition ». Elle s’ouvre sur une citation sans équivoque de saint Paul : « Si nous-mêmes, ou un ange du ciel, vous annoncions un autre évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » (Ga 1, 8), appliquant cet avertissement non pas aux menaces extérieures, mais à ce qu’elle perçoit comme des erreurs émergeant au sein même de l’Église.

L’ouvrage soutient que l’Église traverse une situation de nécessité « extraordinaire » ou « grave » sur le plan public. Il développe cette idée à travers une série de principes, affirmant que lorsque de nombreuses âmes sont en grand danger spirituel et « sans espoir d’assistance de la part des pasteurs légitimes », les évêques ont le devoir d’agir, même sans autorisation. Il déclare que « le grave besoin du plus grand nombre doit être assimilé au besoin extrême de chaque individu » et qu’une telle situation impose « un devoir d’assistance sub gravi », inhérent à la nature même de la charge épiscopale.

De là, la Fraternité tire sa conclusion la plus controversée : dans de telles circonstances, l’exigence habituelle d’un mandat papal pour les consécrations épiscopales n’est pas applicable. Le texte soutient qu’« en temps de nécessité, le devoir d’assistance est indépendant de la cause de la nécessité » et insiste sur le fait que ce devoir s’applique « même lorsque c’est le supérieur lui-même qui place des âmes en état de nécessité ». Il va plus loin, affirmant qu’un ordre donné dans une telle situation « n’est pas contraignant » et que celui qui n’obéit pas dans ces conditions « ne conteste pas l’Autorité dans son exercice légitime ».

Ce raisonnement est renforcé par le recours à la notion de juridiction suppléante, l’ouvrage affirmant que l’Église fournit l’autorité nécessaire lorsqu’elle fait défaut en raison de circonstances exceptionnelles. Il soutient que « le pouvoir de juridiction émane de la demande des fidèles, et non du consentement du supérieur hiérarchique », une position longtemps contestée par Rome mais essentielle à la conception que la Fraternité se fait d’elle-même.

La publication aborde également de front l’une des questions les plus sensibles : celle de savoir si la consécration d’évêques contre la volonté du pape constitue un schisme. Elle soutient qu’un tel acte n’est pas nécessairement schismatique s’il est accompli dans un véritable état de nécessité et dans l’intention de préserver la foi, rejetant explicitement l’idée que sa position implique une rupture avec l’Église.

L’ouvrage relate les tentatives infructueuses de parvenir à un accord entre Rome et la direction de la Fraternité. Bien que les personnes qui seront consacrées n’aient pas encore été annoncées et que le lieu de la cérémonie reste incertain, il est probable que la consécration des nouveaux évêques, prévue pour le 1er juillet, se déroulera comme prévu, marquant un tournant pour ce groupe traditionaliste et entraînant vraisemblablement l’excommunication des personnes impliquées.

La loi sur l’euthanasie revient au Sénat le 25 mars

Les examens, en deuxième lecture,

  • du rapport et élaboration du texte de la commission sur la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, relative au droit à l’aide à mourir (rapporteurs : Mme Christine Bonfanti-Dossat et M. Alain Milon)
  • et du rapport et élaboration du texte de la commission sur la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs,

commenceront le 25 mars à 8h30 au Sénat.

À Orange, le RN plus à gauche que LFI

Après avoir promis une mosquée, le candidat RN d’Orange, est prêt à voter pour un candidat dont il ne partage pas les convictions pour battre Jacques Bompard…

Avec de tels propos, pas besoin de gauche… on a le RN.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Chaque chrétien est tenu à la confession sacramentelle au moins une fois par an

Extrait d’un discours de Léon XIV aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique :

[…] Le sacrement de la réconciliation — nous le savons — a connu dans l’histoire un développement important, tant dans la compréhension théologique que dans la forme de sa célébration. L’Église, mère et maîtresse, en a progressivement reconnu le sens et la fonction, élargissant la possibilité de sa célébration. Pourtant, à la possibilité de recevoir de façon répétée ce sacrement ne correspond pas toujours, chez les baptisés, un empressement à y recourir: c’est comme si le trésor infini de la miséricorde de l’Église restait «inutilisé», à cause d’une distraction répandue parmi les chrétiens qui demeurent souvent longtemps en état de péché plutôt que de s’approcher du confessionnal avec une simplicité de foi et de cœur pour accueillir le don du Seigneur ressuscité.

Ce fut le IVᵉ Concile du Latran, en 1215, qui établit que chaque chrétien est tenu à la confession sacramentelle au moins une fois par an; et le Catéchisme de l’Église catholique, après le Concile Vatican II, a confirmé cette norme (cf. CEC, n. 1457), qui est aussi une loi de l’Église: «Tout fidèle parvenu à l’âge de discrétion est tenu par l’obligation de confesser fidèlement ses péchés graves au moins une fois par an» (C. de D.C, n.  989).

Saint Augustin affirme : « Celui qui confesse ses péchés agit déjà avec Dieu. Dieu accuse tes péchés ; si tu les accuses toi aussi, tu te joins à Dieu » (In Iohannis evangelium tractatus 12, 13: CCL 36, 128). Reconnaître nos péchés, en particulier en ce temps de Carême, signifie donc « nous mettre d’accord » avec Dieu, nous unir à Lui.

Le sacrement de la réconciliation est alors un « laboratoire d’unité » : il rétablit l’unité avec Dieu, à travers le pardon des péchés et l’infusion de la grâce sanctifiante. Cela conduit à l’unité intérieure de la personne et l’unité avec l’Église ; c’est pourquoi cela favorise aussi la paix et l’unité au sein de la famille humaine. On pourrait se demander : les chrétiens qui portent de graves responsabilités dans les conflits armés ont-ils l’humilité et le courage de faire un sérieux examen de conscience et de se confesser ?

Mais — demandons-nous encore — l’homme, petite et simple créature, peut-il vraiment « rompre l’unité » avec le Créateur ? Cette image n’est-elle pas partielle et, en définitive, appauvrissante de la Révélation que Jésus nous a faite de Dieu ?

En réalité, le péché ne rompt pas l’unité entendue comme dépendance ontologique de la créature envers le Créateur : même le pécheur demeure totalement dépendant de Dieu Créateur, et cette dépendance, lorsqu’elle est reconnue, peut ouvrir le chemin de la conversion. Le péché rompt plutôt l’unité spirituelle avec Dieu : il consiste à lui tourner le dos, et cette possibilité dramatique est aussi réelle que le don de la liberté que Dieu lui-même a fait aux êtres humains. Nier la possibilité que le péché rompe réellement l’unité avec Dieu signifie en réalité méconnaître la dignité de l’homme, qui est — et demeure — libre et donc responsable de ses actes.

Très chers jeunes prêtres et ordinands, ayez toujours une vive conscience de la très haute mission que le Christ lui-même, à travers l’Église, vous confie : reconstruire l’unité des personnes avec Dieu à travers la célébration du Sacrement de la réconciliation. La vie entière d’un prêtre peut être pleinement réalisée en célébrant assidûment et fidèlement ce sacrement. En effet, combien de prêtres sont devenus saints dans le confessionnal ! Il suffit de penser à saint Jean-Marie Vianney, à saint Léopold Mandić et, plus récemment, à saint Pio de Pietrelcina et au bienheureux Michał Sopoćko.

L’unité rétablie avec Dieu est aussi l’unité avec l’Église, qui est le corps mystique du Christ : nous sommes membres du « Christ total ». Le thème de votre cours cette année : « L’Église appelée à être maison de miséricorde », serait incompréhensible si l’on ne partait pas de la racine qu’est Jésus Christ ressuscité. L’Église accueille les personnes comme « maison de miséricorde » parce qu’elle accueille tout d’abord continuellement son Seigneur dans la Parole écoutée et proclamée et dans la grâce des sacrements.

Pour cette raison, dans la célébration de la Confession sacramentelle, tandis que les pénitents sont réconciliés avec Dieu et avec l’Église, l’Église elle-même s’édifie, et est enrichie par la sainteté renouvelée de ses enfants repentants et pardonnés. Dans le confessionnal, chers frères, nous collaborons à l’édification continue de l’Église : une, sainte, catholique et apostolique; et ce faisant, nous donnons aussi de nouvelles énergies à la société et au monde. […]

Inde : l’État du Maharashtra a adopté une loi anti-conversion

Lu ici :

Le 16 mars, l’État indien du Maharashtra a adopté une loi anti-conversion soutenue par le parti pro-hindou BJP au pouvoir. Elle vise à interdire les conversions religieuses obtenues par contrainte ou fraude, avec des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison. Déjà en vigueur dans 13 États, ce type de législation suscite de vives critiques. Des responsables chrétiens et des ONG dénoncent un texte « draconien » susceptible de restreindre la liberté religieuse, de cibler les minorités et de compliquer les mariages interreligieux. L’obligation de notifier toute conversion et la définition floue de « l’incitation » inquiètent particulièrement, en raison des risques d’abus et de plaintes malveillantes.

Israël veut la création d’une « zone tampon » au sud Liban

Selon les chiffres officiels du gouvernement libanais, plus de 2 200 blessés et plus de 900 morts sont à déplorer depuis le 2 mars ! On compte également plus d’un million de déplacés à l’intérieur du pays. Les bombardements continuent. Ainsi, par exemple, en moins de trois semaines, la banlieue sud de Beyrouth a été bombardée à 115 reprises. Dans le sud, les affrontements se poursuivent aussi entre le Hezbollah et Israël.

Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et président du parti sioniste religieux, a évoqué la création d’une « zone stérile », une zone tampon au sud du Liban à l’issue de la guerre , dans le cadre d’une stratégie plus large de renforcement du « sionisme » et de développement agricole. Ce n’est pas la première fois qu’un responsable israélien évoque ainsi clairement ce genre de projet.

Mercredi 18 mars, en marge d’un évènement au Parlement italien, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a appelé Donald Trump à «mettre fin à la guerre au plus vite car le danger d’une escalade est vraiment imminent ». « Je dirais de laisser le Liban tranquille» a-t-il ajouté, en précisant que cet appel était  «adressé également aux Israéliens» afin de «résoudre les problèmes qui peuvent exister, ou qu’ils estiment exister, par les voies pacifiques de la diplomatie et du dialogue»

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Les bienfaits de la colonisation espagnole

A l’occasion de la visite d’une exposition à Madrid consacrée au rôle des femmes dans le Mexique indigène, le roi Felipe VI a déclaré que de ‘nombreuses exactions’ avaient été commises durant la période des conquêtes coloniales par l’Espagne.

Federico Jiménez Losantos, journaliste à El Mundo, a réagi :

«Il n’y a pas eu ‘beaucoup d’exactions’ de la part de l’Espagne lors de la conquête du Mexique. Elle a mis fin aux atrocités des Aztèques, qui sacrifiaient chaque année des milliers de personnes issues de tribus voisines. … Les Espagnols ont introduit en Amérique les églises, les hôpitaux, les universités, les bibliothèques, les imprimeries, la navigation, l’architecture, l’ingénierie, la langue, la religion, soit le meilleur de la civilisation européenne. Et le meilleur du Mexique actuel.»

NB: Pour un regard plus équilibré sur la colonisation espagnole, on peut lire l’excellent livre: Ceux qui devraient demander pardon de l’historien argentin Marcello Gullo Omodeo:

Ouvrage: Ceux qui devraient demander pardon de Marcelo Gullo Omodeo

 

 

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