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Guido, futur saint patron des surfeurs

Le 1er mai 2009 mourait d’un accident de surf, Guido Schaffer, déclaré Vénérable par le Pape François. Découvrez Guido, futur saint patron des surfeurs !

Guido est mort le vendredi 1er mai, premier jour du mois dédié à la Sainte Vierge qu’il aimait tant.

Ce 1er mai 2009, sur la planche qu’utilise Guido pour surfer figure un extrait de l’Évangile de saint Matthieu (ch. 17, 14) :

“Le 20 mai 2023, le Pape François a signé le Décret canonique reconnaissant les vertus héroïques de Guido Schäffer. Un miracle reconnu ouvrira alors la porte vers la béatification.

Guido Schäffer est de cette génération de saints de notre temps, et ils sont nombreux, de plus en plus nombreux, dont on a l’impression en le rencontrant qu’il arrive tout droit du Sinaï. Sur son visage, l’empreinte du Visage du Bon Pasteur, de Celui qui a dit « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie », mais aussi « je suis le Pain descendu du Ciel » ; ou encore, « Je suis la Résurrection et la Vie ».

Il s’est approché du Buisson Ardent : l’Amour l’a saisi. L’Amour qui a comblé son âme et a fait de lui un homme accompli…consommé, consumé ! Un homme à genoux dans la prière, pour être un homme debout dans la vie !

Sur le visage de Guido les marques de l’Agneau blessé, immolé, ressuscité. N’aimait-il pas dire à ses amis lors d’une rencontre de prière : « L’amour, c’est chercher Dieu à chaque moment de notre existence. L’amour, c’est vivre intensément cette vie, les yeux fixés sur Jésus ».

Ainsi vécut Guido Schäffer, médecin, séminariste, surfeur.

Ainsi vécut Guido, réalisant à travers sa vie qu’une main soignait, celle du médecin. Qu’une autre main, guérissait, celle de Dieu.

Ainsi vécut celui qui voulait être consommé… qui, s’approchant du Buisson ardent, s’est laissé transformer et consumer par l’Amour.”

Avec le Sel de la Terre, approfondissez votre dévotion au Sacré-Cœur

Un grand jubilé du Sacré-Cœur vient de se terminer en 2025. C’est le moment pour chacun d’approfondir la doctrine catholique sur le mystère de « ce Cœur qui a tant aimé les hommes ».

Le dossier central du dernier Sel de la terre qui vient de paraître, montre que la dévotion au Cœur de Jésus n’est ni sentimentale ni secondaire, mais qu’elle condense tout le mystère du Christ et qu’elle appelle une réponse faite d’amour, de réparation et de confiance.

Le dossier s’ouvre d’abord sur quelques repères chronologiques qui permettent de situer historiquement le développement du culte du Sacré-Cœur, depuis ses origines jusqu’à sa diffusion dans toute l’Église. Vient ensuite l’étude de Dom Bernard Maréchaux sur l’ouverture du Cœur de Jésus et les origines du culte. Cette entrée en matière montre que la dévotion au Sacré-Cœur est loin d’être une création moderne, et qu’elle s’enracine dans la Révélation et les écrits des pères de l’Eglise.

L’article principal est donné par le Frère Marie-Dominique sur les apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie. Il permet de comprendre le cœur même de cette dévotion. Celle-ci n’est pas une sensibilité privée, mais une réponse publique à une demande du Christ lui-même. C’est le début de la dévotion moderne au Sacré-Cœur, déjà préparée par l’apostolat de Saint Jean-Eudes.

L’étude du Frère Angelico sur l’enseignement des papes met en valeur la grande synthèse théologique de Pie XII, pour qui le Cœur de Jésus est le symbole naturel de l’amour divin et humain du Verbe incarné. L’article montre aussi que le Magistère a progressivement accompagné, précisé et encouragé cette dévotion.

L’abbé Jean-Baptiste Brocard propose ensuite une présentation plus pastorale et spirituelle de la dévotion au Sacré-Cœur. Son propos insiste sur le fait que cette dévotion est un chemin de vie chrétienne intégrale : elle ne se réduit pas à quelques pratiques, mais engage toute l’existence dans une réponse d’amour, de fidélité et de réparation. Il rappelle aussi l’importance de comprendre ce que l’on honore réellement : le Cœur de Jésus incarné, signe vivant de son amour pour le Père et pour les hommes.

Le Sel de la terre est une revue thomiste garantie par un couvent dominicain. Il se devait d’étudier le rôle de l’ordre des Frères prêcheurs dans le développement de cette dévotion. L’article de Philippe Legrand met en lumière la manière dont l’ordre dominicain a contribué à la réflexion, à la diffusion et à l’enracinement doctrinal de cette dévotion, en l’inscrivant dans une tradition théologique rigoureuse.

L’étude d’Édouard-Maxime Breton sur l’intronisation du Sacré-Cœur dans les familles rappelle que la dévotion au Sacré-Cœur a aussi une portée domestique et sociale. Elle entend faire régner le Christ dans les foyers, y renouveler les cœurs et y réordonner la vie chrétienne. Le texte de Réginald Marie sur Notre-Dame et le Sacré-Cœur achève d’élargir la perspective en montrant le lien intime entre le Cœur de Jésus et le Cœur immaculé de Marie, dans l’économie du salut.

Le Sel de la Terre 135 comporte aussi un autre dossier sur les rapports entre nature et grâce, sur lequel nous reviendrons plus tard !

Pour se procurer le numéro : https://www.seldelaterre.fr/numeros/sdt135

N’hésitez pas à vous abonner à la revue : https://www.seldelaterre.fr/abonnements

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’extatique de Tours, une mystique méconnue

Depuis le XIXᵉ siècle, de nombreux mystiques catholiques ont annoncé à la France des événements graves et douloureux. Ces avertissements, permis par Dieu, ne doivent pas être compris comme des fatalités, mais comme des appels à la conversion et à la réparation face à l’éloignement spirituel de la « Fille aînée de l’Église ».

Cependant, à chaque époque, ceux qui ont retranscrit ces révélations ont souvent pensé que leur propre temps correspondait à celui de leur accomplissement. Tel fut notamment le cas des révélations reçues par l’extatique de Tours, religieuse souhaitant garder l’anonymat. En 1882, à la sortie de la guerre franco-prussienne et de conflits avec une Troisième République anti-chrétienne, l’abbé Paul de Jésus publia ces textes en déclarant :

« À l’heure où nous écrivons, le combat est engagé sur toute la ligne et devient de plus en plus violent. Cependant rien n’est perdu. La victoire de Dieu est certaine. Mais alors pourquoi ce retard ? Pourquoi la délivrance se fait-elle attendre si longtemps ? »

Plus d’un siècle plus tard, ces interrogations résonnent encore avec une étonnante actualité. L’abbé dressait déjà un constat qui pourrait aisément s’appliquer à notre époque :

« On veut chasser le Christ, on veut chasser Dieu (…). Pour leur punition, Il laisse ses ennemis se compter et prendre des forces ; il les laisse déployer tous leurs moyens d’action. »

En 1882, malgré une France largement catholique et pratiquante, l’abbé exprimait son inquiétude face au relâchement spirituel et au découragement des fidèles :

« Pour que l’on décide à la livrer au public, il n’a rien de moins fallu que les malheurs du jour présent. Il y a quelques années, à l’apparition des autres prophéties de ce genre, on priait, on espérait. Aujourd’hui, on ne prie plus avec autant de ferveur. On est tombé dans le découragement. »

Et aujourd’hui que pouvons-nous dire du relâchement spirituel et du découragement, 150 ans plus tard ?
Cette perspective invite à une grande prudence face à l’usage des prophéties. Trop souvent, elles sont utilisées pour susciter la peur.

Alors que l’extatique de Tours révèle :

« Puisque vous me demandez sur les événements, et bien ! Jésus me dit davantage sur les âmes, sur le prêtre, sur l’état de l’âme du prêtre en ce moment, que sur les châtiments qui vont tomber sur la France coupable »

Une prophétie n’est pas une prédiction inéluctable : elle ne s’accompagne jamais de dates précises. Elle annonce plutôt des faits et des événements qui se déploient au fil des années et qu’il nous appartient de discerner. Ainsi, en 1882, l’idée d’une France mahométane n’était pas même envisageable! À mesure que les événements s’enchaînent, il est essentiel de demeurer ancrés dans une réalité non fantasmée (déliquescence de l’éducation et de la famille, catastrophes climatiques ou encore persécutions antichrétiennes).

Le livre Révélations sur l’avenir prochain de la France et du monde, qui rassemble ces messages, a récemment été réédité, structuré et enrichi d’un sommaire par les Éditions Résiac. Cette publication conduit les lecteurs à l’espérance et les invite à prier pour la conversion de la France ainsi que pour le Triomphe de l’Église.

Lien pour découvrir le livre : https://www.resiac.fr/livres-resiac/12120-revelations-sur-lavenir-prochain-de-la-france-et-du-monde.html

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Les « valeurs » de l’Union européenne sont-elles celles du wokisme ?

Chronique de Nicolas Bauer sur Frontières à propos de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne contre la législation hongroise protégeant les enfants de la propagande LGBT (Commission européenne c. Hongrie, aff. C-769/22, 21 avril 2026) :

Sadisme israélien

Une religieuse a été violemment agressée par un israélien à Jérusalem. L’individu a été arrêté :

“La Vierge Marie m’a sauvée” : Marie Estelle Dupont, entre foi et psychologie avec l’Abbé Raffray

Interview de la psychologue Marie-Estelle Dupont à propos de la GPA (interview par l’abbé Matthieu Raffray le 26 avr. 2026 sur la chaine Youtube « Pour une Foi »). Retranscription à partir de 51’55.

Abbé Raffray : […] Alors justement, vous parlez de la GPA, c’est l’un de vos combats, enfin de ces derniers temps. Pour vous, qu’est-ce qui est le plus terrible dans la GPA ?

Marie-Estelle Dupont : D’abord, c’est que l’on programme sciemment qu’à l’instant où il va voir le jour, un enfant sera arraché au ventre qu’il a porté. C’est-à-dire que pour moi, il y a quand même une grande différence entre réparer un abandon par l’adoption, et concevoir un enfant dans le but de le séparer du ventre maternel, des battements cardiaques de sa mère, de la chaleur du corps de sa mère.

Je ne comprends pas comment il est possible de prétendre, dans une société libérale, progressiste, féministe, blablabla, égalitaire, inclusive, que utiliser l’utérus d’une femme comme un appartement Airbnb et vendre un enfant ne soit pas de l’esclavage. On parle de louer une femme et de vendre un bébé. Un bébé pour qui évidemment la notion de consentement est tout à fait nulle, et une femme pour qui la notion de consentement est tout à fait nulle parce qu’il y a quelque chose qui s’appelle la fabrique du consentement, et que vous ne verrez jamais une avocate qui gagne 20 000 balles par mois avoir envie de porter des bébés en étant payée.

Donc ce sont évidemment des femmes qui sont dans une profonde misère, qui ont d’ailleurs des taux d’idées suicidaires très élevés après parce qu’elles ont honte vis-à-vis de leur communauté d’avoir gagné leur vie comme ça. Que les liens d’attachement qui se tissent, notamment le chimérisme materno-fœtal qu’on connaît depuis les années 60, à savoir que les cellules du bébé restent, certaines cellules restent dans le corps de la mère pendant 27 ans, font que cette séparation peut être a priori envisageable et a posteriori extrêmement mal vécue, et donc il y a des taux de dépression et de suicide chez ces femmes très importants.

Et donc quand on voit toutes les connaissances qu’on a aujourd’hui en embryologie, sur l’attachement, sur ce qui se passe… Quand je vois que les musiques que j’ai écoutées enceinte, ou les aliments que j’ai mangés préférentiellement parce que j’avais des nausées et que c’était les aliments qui me donnaient le moins envie de vomir, aujourd’hui ça fait partie des… du fond psychique de mes enfants qui aiment ces morceaux de musique, qui s’endorment sur ces morceaux de musique dans la voiture, qui aiment ces aliments… Prétendre d’un côté, dans les cabinets d’obstétrique, dire aux femmes : « Vous ne faites pas ci, vous ne passez pas ça, vous ne prenez pas tel médicament, vous ne mangez pas de sucre, vous ne prenez pas la voiture, vous ne prenez pas trop le train », et à côté de ça, ensuite, dire : « Bah, au moment où il naît, il est séparé du ventre qu’il a porté, ce lien n’a jamais existé », je veux dire, c’est un délire absolument abominable.

Et aucune belle histoire qu’on raconte dans les médias ne peut nier ces évidences qui sont scientifiques, qui ne sont pas morales. Pour moi, la GPA ce n’est même pas des questions morales, c’est des questions d’impossibilité sur le plan scientifique. Sur le plan juridique, aucun contrat de travail ne peut stipuler qu’une employée, pendant 9 mois et même les semaines avant, est corvéable à merci, que sa sexualité, ses déplacements, son alimentation sont contrôlés. Enfin, je veux dire, ça n’a absolument aucun sens. Quand vous lisez des contrats de GPA, c’est à vomir. C’est à vomir. Celui qui utilise le ventre de cette femme a moins d’obligation que vous quand vous prenez un Airbnb à l’île de Ré pendant les vacances, quoi.

Abbé Raffray : Il m’est arrivé de rencontrer, complètement par hasard, un monsieur qui était très heureux de m’annoncer qu’il avait eu un enfant, qu’il l’avait fait tout seul. Alors je lui ai dit que ça n’existait pas, et donc on a eu une discussion un peu houleuse parce que moi je n’arrivais pas… enfin c’est compliqué, hein, de rester calme. Alors, je dis à ce monsieur, j’étais avec un ami qui le connaissait, je lui dis : « Mais attendez, en fait vous avez acheté un enfant, quoi ? » Et l’ami en question, pour essayer d’apaiser un peu la situation, dit : « Non, mais on ne peut pas dire ça, il ne l’a pas acheté, c’est pas comme ça ». Et le gars répond : « Bah bien sûr que si je l’ai acheté, ça m’a coûté 250 000 €, en plus c’était assez cher, mais tant mieux pour lui, de toute façon il sera plus heureux avec moi que avec un couple de parents alcooliques ».

Marie-Estelle Dupont : Mais il n’aurait pas été conçu en fait, cet enfant. Ça ne tient pas son argument. Ça c’est vrai dans le cas de l’adoption, mais d’ailleurs dans le cas de l’adoption on ne paye pas.

Abbé Raffray : Et alors, je lui ai dit : « Vous avez utilisé le ventre d’une femme », il me dit : « Bah elle était consentante, donc ça c’est suffisant ». Et : « Puis vous avez arraché l’enfant à sa mère », lui me répond : « Bah tout ça c’est le même consentement que celui d’une femme qu’on viole après l’avoir alcoolisée ». Il n’y a pas de consentement dans la GPA. La femme, elle est dans la misère.

Marie-Estelle Dupont : Et puis on voit comme un pur produit marchand une mentalité… et d’ailleurs j’ai toujours trouvé ça très étonnant que les gens de gauche qui sont contre, évidemment, l’esclavage, mais contre l’exploitation des corps et cetera… je ne vois pas pourquoi les gens de gauche ne sont pas vent debout contre la GPA. Olivia Maurel elle en parle très bien, elle est porte-parole de la déclaration de Casablanca qui milite pour l’abolition universelle de la GPA, elle a dit : « Mais je crois que les gens qui relativisent ça n’ont aucune conscience du marché que ça représente, des milliards de dollars que ça représente, des fermes à bébés où les femmes sont inséminées dans un pays, partent accoucher dans un autre, parfois ne touchent jamais l’argent parce qu’entre-temps le couple n’en a plus envie, on les force à avorter à leurs frais dans des conditions abominables ». Enfin c’est le nouvel esclavage en fait, c’est l’esclavage moderne.

Abbé Raffray : Et quand vous dites ça, vous êtes écoutée, entendue ?

Marie-Estelle Dupont : Ben je suis écoutée, je suis évidemment insultée par tous les militants pro-GPA. Je suis parfois interpellée par des femmes qui me disent : « Mais oui, mais moi j’ai eu un cancer, donc je suis stérile et cetera ». Et moi encore une fois, j’adore mes enfants donc j’ai beaucoup de peine pour les femmes qui ne peuvent pas enfanter, mais aucun couple en espérance d’enfant parce qu’il a des problèmes d’infertilité et cetera, qui sont venus me voir en consultation, ne m’ont parlé de GPA. Ils m’ont dit : « Ce qu’on voudrait, c’est qu’il y ait moins d’avortements et que la possibilité pour des femmes existe, quand elles n’ont pas envie de garder l’enfant, qu’on se rencontre plus facilement avec des plateformes et qu’on recueille l’enfant, que l’adoption soit facilitée, que… que voilà, qu’on ait plus d’informations aussi sur l’infertilité masculine… » Enfin… Mais je crois pas que notre souffrance… parce que dans ces cas-là, sous prétexte que j’ai souffert avec ma mère, ça justifierait que je maltraite mes enfants. Le fait qu’on souffre parce qu’on a une maladie, parce qu’on a l’impossibilité de concevoir un bébé, c’est profondément triste et c’est un très grand deuil que beaucoup de gens peut-être ne comprennent pas, mais ça n’autorise pas à louer une femme, ça n’autorise pas à la réduire au rang d’esclave, ça n’autorise pas à nier la dignité sacrée de l’enfant et la dignité absolue d’un bébé, et surtout son immense vulnérabilité qui nous met en position de responsabilité vis-à-vis de lui. Vous imaginez comment on fait un arbre généalogique quand on est un enfant né de GPA ? Alors, on a le don d’ovocytes parce que ce n’est pas les ovocytes de la mère porteuse, et puis on a la mère d’intention, ou alors les deux pères d’intention parce qu’en fait il n’y a pas de mère d’intention parce que c’est un couple d’hommes…

Abbé Raffray : C’est un peu compliqué. C’est même pas un père, c’est un parent 1 et un parent 2.

Marie-Estelle Dupont : Oui, c’est un parent 1 et un parent 2, évidemment. Donc c’est un peu compliqué l’arbre généalogique, et là on voit bien cette tentation de l’homme contemporain d’être dans un vertige narcissique de toute-puissance où en fait même cette question de l’arbre généalogique n’existe plus.

Abbé Raffray : Non, bien sûr, c’est… moi je vais même plus loin, c’est l’homme qui se prend pour Dieu, qui veut manipuler la vie, qui veut créer comme Dieu seul peut créer. Donc ça fait… c’est toute l’histoire de Prométhée, Frankenstein et cetera, on crée forcément des monstres, enfin des monstres dans le sens où c’est quelque chose de monstrueux, évidemment celui qui est le résultat d’une GPA il n’est pas coupable et c’est encore plus difficile pour lui… On crée de la souffrance, c’est ça que je dis, on crée de la souffrance. Bien sûr. Et… mais comment… comment on va s’en sortir ?

Marie-Estelle Dupont : On va s’en sortir en faisant chacun ce qui est en notre pouvoir. C’est-à-dire, je crois que ce constat ne doit pas nous paralyser, nous mettre dans le désespoir, parce que c’est justement la perte de l’espérance qui condamne notre société. Donc si on se dit : « Oui, le constat est préoccupant », parce qu’à cette perte d’espérance s’ajoute aussi la baisse de l’instruction, et un enfant qui n’a pas de connaissance est un enfant manipulable, et on voit bien comment l’idéologie est en train de prendre la place du savoir… Je crois que si on fait déjà chacun à notre niveau ce qu’on peut autour de nous en montrant l’exemple, en nourrissant les jeunes générations, en leur donnant envie de grandir au lieu d’être des adultes complètement geek… euh… gothiques, qui veulent surtout pas vieillir, mais donc s’ils ne veulent pas vieillir, ils n’ont pas envie de devenir adultes… Je crois que la vie humaine est un combat permanent entre le bien et le mal, et entre la lumière et les ténèbres, et qu’il s’agit pas de se présenter en défenseur du bien parce que là on fait la même erreur que les idéologues d’en face, mais dire : « J’essaie plutôt de nourrir le côté lumineux plutôt que de me noyer dans le constat de ce qui est sombre ». Je crois qu’on va déjà rééquilibrer les choses. […]

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Plus de décès que de naissances en France

Au premier trimestre, le nombre de décès en France a de nouveau dépassé celui des naissances.

Seuls 154.932 bébés ont vu le jour, soit 1,8 % de moins qu’en 2025 sur la période.

Le nombre de décès s’est établi à 174.024 malgré une baisse de 4,5 % de la mortalité, la grippe ayant été moins meurtrière que l’année passée.

On ne peut pas en même temps faire la promotion de la culture de mort, dénigrer la famille, et se plaindre que les Français n’ont plus d’enfants.

Deux mois de guerre au Liban : le pays continue de pleurer et de compter ses morts

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Le 2 mai, cela fera deux mois que le conflit a repris au Liban de manière intensive. Un accord de cessez-le-feu a bien été trouvé le 16 avril dernier, mais force est de constater qu’il n’est pas respecté, ni d’un côté, ni de l’autre. Aujourd’hui, le bilan est lourd : 2586 morts, 8020 blessés, plus d’un million de déplacés.

La situation humanitaire est catastrophique. Le nombre de déplacés représente près d’un quart de la population. ” Ils sont pourtant des milliers de Libanais à avoir fait le choix de rester dans leur village du Sud-Liban, refusant de quitter leur maison, refusant d’abandonner leur église ” estime Benjamin Blanchard. Il  continue : ” pour eux, la situation est apocalyptique. L’acheminement de convois humanitaires est extrêmement difficile, pour ne pas dire quasi-impossible. Ils manquent de nourriture, d’eau, de médicaments… A cela s’ajoute une guerre psychologique menée par le bruit des drones et les ordres d’évacuation forcée de l’armée israélienne “.

Aujourd’hui, le Liban pleure et compte ses morts : 390 morts et 835 blessés depuis le “cessez-le-feu” du 16 avril. En réalité, la guerre ne s’est pas arrêtée. L’armée israélienne a interdit le retour des habitants dans certaines localités et continue même d’exiger l’évacuation de villages. Pire, le 19 avril, Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, a publié une carte indiquant les zones qu’Israël entend occuper, officialisant ainsi sa volonté de créer une zone tampon.

Les chrétiens ne sont pas épargnés par cette guerre. Ils sont même directement visés. Personne n’a oublié la mort du père Pierre el-Raï, tué par un tir israélien alors qu’il portait secours à des paroissiens blessés par une première frappe, le 9 mars. Personne n’a oublié non plus la profanation du Christ de Debl par un soldat israélien, le 19 avril. Personne n’a oublié non plus la destruction des nombreuses églises qui se trouvent dans le sud du pays.

Pour les Libanais, cette guerre est la guerre de trop. Déjà éprouvés par la crise économique et sociale qui frappe le pays, il est urgent que la paix revienne au Liban et que les terres du sud soient restituées à la population, avec toutes les garanties nécessaires à une réinstallation sûre et pérenne.

La France, elle aussi, pleure ses morts avec le décès des sergent-chef Florian Montorio et caporal-chef Anicet Girardin, tués par une frappe du Hezbollah le 18 avril dernier.

Les services de l’Etat sont moins menacés par les Russes que par les ados de 15 ans

Mars 2025 :

« La Russie est une menace particulière dans le cyberespace » : l’alerte du patron de l’Anssi, le garde du corps numérique de l’Etat

Avril 2025 :

Le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a été hacké par… un ado de 15 ans.

Un jeune de 15 ans a été interpellé dans le cadre de l’enquête sur l’attaque informatique ayant visé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), entraînant de fuites de millions de données, a annoncé jeudi 30 avril la procureur de Paris.

Il a été mis en examen le 23 avril et écroué, a indiqué la semaine dernière le parquet de Paris, qui le relie à une centaine de signalements de piratages depuis le 19 décembre. Sa jeunesse correspond au profil des hackers dans les radars de la justice.

Liban : Nouvelles violations du cessez-le-feu

Sensé être en vigueur depuis le 17 avril dernier, le cessez-le-feu entre Israël et le Liban est violé quotidiennement, aussi bien par l’armée israélienne que par le Hezbollah. Huit nouveaux villages de la région de Tyr ont ainsi reçu des ordres d’évacuation forcée. Recevant une délégation de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) le président libanais Joseph Aoun a dénoncé, notamment « la destruction et démolition de maisons et de lieux de culte ».

Les Etats-Unis vont-ils entrainer l’armée libanaise ?

Le 27 avril, dans un entretien à Fox News, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio a évoqué la possibilité pour les Etats-Unis d’entrainer l’armée libanaise ou du moins certaines unité. Le but ? Permettre aux militaires libanais de désarmer le Hezbollah, « de manière à ce qu’Israël n’ait pas à le faire ». « La solution — sur laquelle les deux parties [Israël et le Liban] s’accordent — consiste à disposer de forces armées libanaises capables de s’attaquer au Hezbollah, de le désarmer et de le démanteler à l’intérieur de leur pays ». A ce jour, le Liban ne semble pas avoir reçu de proposition officielle allant en ce sens.

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Prions pour l’unité des catholiques

Avec Life :

L’heure est grave : les tensions ici et là, les soucis auxquels les curés sont confrontés, la peur ou la jalousie empêchant d’ouvrir nos portes à des communautés catholiques différentes de nous, la crainte des médias, la perspective douloureuse des sacres dans le cadre de la Fraternité saint Pie X, …

Et pourtant, les bourgeons sont nombreux et s’épanouissent ici et là en fleurs magnifiques… Une belle espérance nous envahit et nous procure de la joie.

Pour retrouver notre unité profonde, soyons enracinés dans la vérité et la charité.

Plus que jamais, l’Eglise a besoin de connaître une unité profonde, enracinée dans la vérité et la charité.  Et nul ne peut être uni à Dieu sans chercher l’unité avec ses frères, quels qu’ils soient.

“Qu’as-tu fait de ton frère ?” demande Dieu à Caïn.

Si nous voulons aller au Ciel, nous devons être parfaitement unis à Dieu et à sa Parole, connue et comprise par l’Ecriture et la Tradition.

Sur cette terre, nous sommes un seul Corps en apprenant à laisser tomber ce qui divise, en nous laissant façonner par l’Esprit-Saint et en remerciant Dieu pour le bien qui se fait chez les autres, quels qu’ils soient.

Car le Créateur a estimé que nous avons besoin de frères pour marcher vers Lui. C’est ainsi qu’Il peut régner.

Et voici le désir brûlant de son Cœur : « Que tous soient un, comme vous, Père, vous êtes en moi et moi en vous » (Jean 17, 21)

Chaque chapelet prié pour l’unité ouvre une brèche de lumière.

Chaque “oui” humble et discret contribue à guérir les blessures du Corps du Christ.

Chaque cœur qui s’offre à cette intention laisse déjà le Ciel commencer sur la terre.

Avec Marie, prions ensemble pour l’unité des catholiques, des familles.

Recevez 3 méditations par semaine en remplissant le formulaire ci-dessous.

Service public ou machine à propagande ? Tout sur le rapport Alloncle

Service public dévoyé, écoles de journalisme formatées, propagande… Cette semaine dans “I-Média”, Floriane Jeannin et Jean-Yves Le Gallou reçoivent Edouard Chanot, directeur de l’Observatoire du journalisme et auteur de “Brèche dans le mainstream”. Il nous raconte comment les grands médias sont devenus des rouages du système macroniste ! Alors que la défiance des Français augmente crescendo, elle ne risque pas de redescendre avec le rapport Alloncle adopté de façon rocambolesque et révélant des dérives budgétaires inouïes et un manque criant de pluralisme à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde.

Portrait piquant : Daphné Deschamps, la militante à gauche de l’info !

Journée Nationale pour La Vie, dimanche 31 mai, journée pour fêter les mères et accueillir la vie

La Journée Nationale pour La Vie, une journée pour fêter les mères et accueillir la vie (journeepourlavie.fr)

Pourquoi cette journée dédiée à la maternité ?

Car il est urgent de promouvoir la grandeur de la maternité alors que notre société franchit un cap démographique sans précédent.

RAPPEL : Au 1er janvier 2026, la France franchit un cap démographique historique en entrant dans une phase de “décroissance naturelle”. 645 000 bébés nés en 2025, c’est le niveau le plus bas depuis 1945. Un taux de fécondité de 1,56 enfant par femme en 2025 (le seuil de renouvellement des générations est de 2,1). Un solde naturel négatif en 2025 (651 000 décès vs 645 000 naissances), 1ère fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Des acteurs de la vie soutiennent cette journée

L’association Choisir La Vie coordonne cette journée en lien avec :

  • Les Petites Soeurs des Maternités Catholiques (Annoncer, célébrer et servir “l’Évangile de la vie” auprès des familles, notamment au moment du désir, de l’attente et de l’accueil de l’enfant)
  • La Vigne de Rachel (Oeuvre de consolation pour toute personne touchée par la perte d’enfants non-nés)
  • Foyer El Paso (Foyer d’accueil et de soutien de femmes enceintes seules)
  • La Maison de Rosalie (Maison d’accueil pour femmes enceintes seules)
  • Veillées pour la Vie (Renouveler la culture de la vie à l’intérieur des communautés chrétiennes)
  • Les Associations Familiales Catholiques (AFC) (Depuis 120 ans, la mission des AFC est de mettre la famille au coeur de la société)

Comment ?

Chacun est invité à se mobiliser là où il vit :

  • En montrant la beauté de la maternité quelles que soient les situations. Une vidéo témoignage de 4 mamans sera postée sur les réseaux sociaux et le site internet la dernière semaine de mai.
  • En parlant des antennes d’écoute qui accompagnent les femmes dont la grossesse est difficile :
  • En proposant des maisons d’accueil pour les mamans et leurs bébés
  • En quêtant pour ces maisons d’accueil
  • En organisant des expositions, des conférences, des veillées, des lâchers de ballons
  • En rédigeant des intentions de prières universelles

Commandez nos outils de communication sur journeepourlavie.fr

L’historique

Une journée demandée par Saint Jean-Paul II et fixée par les évêques de France le jour de la fête des mères

En 1995, saint Jean-Paul II écrit au n° 85 de son encyclique Evangelium Vitae : « … je propose que soit célébrée, tous les ans, dans les différents pays, une Journée pour la Vie…Son but est de susciter, dans les consciences, dans les familles, dans l’Eglise et dans la société civile, la reconnaissance du sens et de la valeur de la vie humaine à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions…»

Depuis 1995, le Conseil Permanent de l’Épiscopat français a proposé que le jour de la fête des mères puisse être aussi la Journée pour la Vie.

CHOISIR LA VIE ?

Choisir La Vie, association loi 1901, affirme par des actions de sensibilisation et d’aide auprès des femmes vivant une grossesse difficile, la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine !

Pourquoi je ne quitte pas l’Église

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Il m’arrive parfois de parler avec des personnes de la situation actuelle de l’Église catholique. Elles se plaignent, et parfois à juste titre. Je ne veux pas nier qu’il existe aujourd’hui des problèmes très graves qui affectent l’Église. Cependant, il faut aussi être réaliste et dire la vérité : ces problèmes, sous des formes différentes, ont existé également dans le passé. Ce sont les problèmes d’un organisme vivant—un organisme qui, pour nous, a une origine surnaturelle, mais qui est composé d’hommes et de femmes portant leurs propres fardeaux, leurs défauts et leurs manquements.
Cela dit, on ne peut pas nier que le moment historique actuel soit particulièrement délicat pour la vie de l’Église. C’est un temps où l’on perçoit un certain désarroi dans des domaines tels que la doctrine, la liturgie et d’autres aspects de la vie ecclésiale—un désarroi qui ressemble presque à une perte d’identité et qui ne peut certainement pas être sous-estimé.
Pour certaines personnes, la solution pourrait être de quitter l’Église. Pour ma part, je continue de penser—peut-être aussi en raison de mes origines—que l’Église n’est pas un hôtel que l’on peut quitter pour en choisir un autre. Si nous croyons réellement qu’elle a une origine surnaturelle, nous ne pouvons pas décider soudainement de l’abandonner parce que certaines choses ne nous plaisent pas. Il faut une force—et dans notre cas, une force surnaturelle—pour continuer à appartenir à une institution qui, parfois, nous déçoit.
On peut le dire ouvertement : moi aussi, lorsque j’entre dans certaines églises et que je vois des liturgies négligées, mal célébrées, accompagnées d’une musique indigne du Temple de Dieu, je me demande : « Pourquoi continuer ? » Dans ces cas-là, je peux choisir de fréquenter des églises où la liturgie est mieux soignée. Non pas parce que je m’intéresse seulement aux formes extérieures, mais parce que celles-ci ont une grande importance : c’est à travers l’extérieur que nous pénétrons dans l’intérieur. On ne peut pas prétendre qu’une liturgie bâclée favorise une véritable participation spirituelle ; au contraire, elle risque de la compromettre.
Lorsque nous sommes confrontés à de telles célébrations, c’est souvent parce que ceux qui les permettent ne comprennent pas la liturgie ni le rôle de la musique en son sein. Il existe une ignorance très répandue, qui ne concerne pas seulement certains prêtres, mais aussi parfois les musiciens. Certes, il y a des personnes compétentes qui s’efforcent de faire de leur mieux, mais il y en a d’autres qui, malgré des diplômes, n’ont jamais approfondi le rôle et l’importance de la musique dans la liturgie.
Revenons cependant à la question initiale : pourquoi ne faut-il pas abandonner l’Église ? La réponse réside précisément dans ce qui a été dit : malgré tout, nous croyons en son origine surnaturelle. C’est l’Église voulue par Notre Seigneur. Si elle n’était qu’une institution humaine, on pourrait envisager de la quitter pour rejoindre un autre groupe, une autre confession chrétienne, ou même une autre religion. Mais il n’en est pas ainsi. Il ne s’agit pas seulement de ne pas vouloir partir : pour le croyant, ce n’est pas possible.
Cela ne signifie pas ignorer les difficultés. Au contraire, après de nombreuses années d’appartenance à l’Église, je peux dire que j’en ressens profondément le poids. Pourtant, c’est précisément pour cette raison que je crois important de continuer à en faire partie. Je suis aussi conscient de mes propres faiblesses, de mes péchés, de mes fragilités ; et cette conscience m’aide à supporter plus facilement ce que je vois chez les autres. Comme le rappelle l’Écriture, avant de juger les autres, il faut regarder la poutre qui est dans notre propre œil.
Cela ne signifie pas faire comme si tout allait bien—ce serait également une erreur. Il faut reconnaître l’état de dégradation existant, mais pour chercher à le transformer. Et ce changement ne viendra pas soudainement. Ce ne sera pas quelque chose qui, du jour au lendemain, transformera l’Église. Il viendra plutôt d’un travail quotidien : en allant à la rencontre des personnes, en les aidant à découvrir quelque chose de plus beau et de plus profond, souvent obscurci par des approches idéologiques.
Convaincre une personne, puis une autre, puis encore une autre : c’est ainsi que, peu à peu, une mentalité peut changer. Les personnes de ma génération ne verront probablement pas ce changement pleinement réalisé, car il faudra de nombreuses décennies pour réparer ce qui a été fait. Mais peut-être que nos petits-enfants pourront goûter les fruits du travail que nous accomplissons aujourd’hui.

Mourir par défaut de fraternité

Alors que le Sénat reprend l’examen du projet de loi sur la fin de vie, un silence étrange enveloppe le pays. On nous parle d’« aide à mourir ». Un euphémisme. Une précaution de langage pour masquer ce dont il s’agit réellement : l’entrée de la mort provoquée dans notre droit.

En tant que médecin, je refuse ce confort sémantique. Ce débat n’est pas technique. Il est moral. Il est politique. Il est civilisationnel.

L’illusion de l’autonomie souveraine
Tout repose sur un mot : liberté.

Mais quelle liberté ?

Celle d’un individu abstrait, parfaitement autonome ?
Ou celle, bien réelle, d’un patient épuisé, dépendant, parfois seul, dont le consentement vacille sous le poids de la souffrance ?

Le Comité consultatif national d’éthique l’a rappelé : la demande de mort naît rarement d’une volonté pure. Elle surgit dans la faille de la vulnérabilité.

On ne choisit pas librement de disparaître quand on a le sentiment d’être devenu un fardeau.
Et ce sentiment n’est jamais purement individuel. Il est le produit d’un environnement — familial, social, médical — qui n’a pas su répondre autrement à la fragilité que par l’effacement.

Un constat de carence : le soin avant la mort
Regardons la réalité en face.

En France, seul un patient sur trois accède aux soins palliatifs.
Des territoires entiers en sont dépourvus.
Des familles affrontent seules l’épreuve.
Des soignants tiennent, souvent, sans moyens suffisants.

Et dans ce contexte, que propose-t-on ? D’organiser la mort.

Avant de légiférer sur la fin, avons-nous tenu notre promesse de soin ? Non.

Proposer la mort là où le soin fait défaut n’est pas un progrès.
C’est un renoncement.

Le précédent canadien : l’effet de cliquet
On nous parle de « garde-fous ». L’histoire récente invite à la prudence.

Au Canada, l’aide médicale à mourir a été introduite en 2016 comme une exception strictement encadrée.

Moins de dix ans plus tard :

les critères ont été élargis
la pratique s’est installée
elle représente désormais près de 4,7 % des décès
Ce ne sont pas des craintes. Ce sont des faits.

Une fois la ligne franchie, la dynamique est connue :
ce ne sont pas les principes qui encadrent durablement les pratiques, ce sont les pratiques qui redéfinissent les principes.

La rupture du pacte soignant
Reste une question que le débat contourne : qui fera le geste ?

On évoque des clauses de conscience. On rassure.
Mais la réalité est simple : pour que certains puissent mourir, il faudra que d’autres donnent la mort.

Or, comme le rappelle le Conseil national de l’Ordre des médecins, provoquer la mort n’est pas soigner.

C’est franchir une frontière.

Et une fois franchie, cette frontière ne disparaît pas. Elle se déplace — et avec elle, le sens même du soin.

Conclusion : ce que nous choisissons d’être
Les sénateurs ne votent pas une mesure parmi d’autres.

Ils répondent à une question simple : que faisons-nous de la fragilité ?

L’entourons-nous, malgré tout ?
Ou organisons-nous, progressivement, sa disparition ?

Une société se juge à sa capacité à rester présente quand tout devient difficile.

Quand le soin manque, la mort ne doit jamais devenir une solution.
Et quand la fraternité recule, c’est toujours la vie qui devient optionnelle.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Sénat – « aide à mourir » euthanasie: Ne laissons pas le silence l’emporter

Tandis que la commission des affaires sociales s’apprête à débattre du « droit à l’aide à mourir », une étrange léthargie s’est emparée des ondes et des écrans…

Demeurons vigilants!
🙁 Contre l’abandon déguisé en liberté : Proposer la mort à celui qui souffre, ce n’est pas respecter son autonomie, c’est lui signifier que sa vie n’a plus de prix. La vraie liberté exige que nous garantissions l’accès aux soins palliatifs pour tous, avant même de songer à l’irréparable.

🙁 Pour protéger les plus vulnérables : En ouvrant cette porte, nous créons une pression invisible sur les plus fragiles, les malades, les anciens. Le risque n’est pas seulement législatif, il est anthropologique : celui de voir naître un « devoir de mourir » pour ne plus être une charge.

🙁 Pour l’honneur de la médecine : Le soin est un compagnonnage, pas une exécution. Ne demandons pas à la main qui soigne de devenir celle qui donne la mort.

🤗 Brisons l’omerta médiatique.
Rappelons aux parlementaires qu’une société se juge à la manière dont elle traite ses membres les plus souffrants.

🤗 Témoignons de l’espérance. Derrière les rapports froids, il y a des visages, des familles, et une soif de fraternité que la loi ne doit pas trahir.
Le mutisme d’aujourd’hui prépare les larmes de demain. Ne nous taisons plus.

🤔 PPL Aide à mourir : examen du rapport et texte de commission
https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/commissions/commission-des-affaires-sociales/detail-actualite/ppl-aide-a-mourir-examen-du-rapport-et-texte-de-commission-7343.html

Demeurons vigilants!

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Michel de Saint-Pierre, un romancier serviteur de l’Eglise et défenseur de la foi

Avocat à la Cour, Thierry Bouclier vient de publier une passionnante biographie de Michel de Saint-Pierre (1916-1987).

Issu d’une famille de la noblesse normande, écrivain et journaliste, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, Michel de Saint-Pierre participa à de nombreux combats d’après-guerre, que ce soit pour défendre les partisans de l’Algérie française, les prêtres persécutés par les délires post-conciliaires, les patriotes français, etc.

Diplômé de lettres classiques, Michel de Saint-Pierre choisit de devenir simple ouvrier aux chantiers navals de Saint-Nazaire avant de s’engager comme matelot dans la Marine nationale. Il combat sur le Foch en 1940 et rejoint les rangs de la Résistance dès 1941, où il cumule les décorations. Il tient une chronique dans la revue Témoignage chrétien ; il est salué pour ses romans Ce monde ancien (1948) et La Mer à boire (1951) inspirés par sa vie d’ouvrier et de marin. Il accède à la plus grande notoriété en 1954 avec Les Aristocrates vendu à plus de 600 000 exemplaires, et qui est adapté au cinéma avec Pierre Fresnay.

Partisan de l’Algérie française, il plaide auprès du général de Gaulle la cause des combattants proscrits, puis dénonce dans Les nouveaux prêtres (1964) l’infiltration marxiste et moderniste au sein de l’Église de France. En 1968, il affronte avec courage un parterre d’étudiants activistes au théâtre de l’Odéon.

Catholique sans complexe, il est notamment l’auteur d’une biographie de sainte Bernadette et de La Passion de l’abbé Delance. Fidèle à Rome, il combattit pour le maintien de la messe traditionnelle, du catéchisme mais aussi de la liberté scolaire, que les évêques, prisonniers d’une complaisance coupable avec la miterrandie, étaient prêts à sacrifier.

Il s’engagea également en politique, aux côtés de la droite nationale, contre le communisme, mais échoua à la fin des années 70 à unir les différents partis patriotes.

Romancier à succès, Michel de Saint-Pierre s’est fait remarquer en publiant des romans sue des thèmes pour lesquels il avait mené de longues enquêtes, comme celui sur Les Nouveaux prêtres, qui provoqua l’ire de l’épiscopat et de la presse moderniste, alors que l’auteur avait passé deux années au sein des nouvelles paroisses marxistes. De même, son roman sur le Docteur Erikson peint le système médical monopolistique et le lobby pharmaceutique. Il est également l’auteur d’une biographie de Charette qui devait, contractuellement faire l’objet d’une fresque sur Antenne 2, série qui ne vit jamais le jour, la censure républicaine étant passée par là.

Retraite pour les couples au Barroux les 16 et 17 mai

3 questions à Guillaume d’Alançon, responsable des sessions “Marie qui guérit les couples”

Vous organisez des sessions sous le vocable « Marie qui guérit les couples » : à qui s’adressent-elles ? aux couples en difficulté ? A tous les couples. Il est parfois trop tard…

La prochaine session aura lieu le 16-17 mai ; elle arrive très vite et s’adresse à tous les couples. En effet, chacun a besoin d’être sauvé, réparé, guéri. Et le couple par essence est un lieu à la fois de blessures, de miséricorde et de résurrection puisqu’il manifeste la fidélité du Christ à son Eglise.

Cette session “Marie qui guérit les couples” est une heureuse occasion pour les époux de consolider, de réparer ou même de ressusciter leur amour. Voici le lien pour les informations et inscriptions

D’ou est née cette intuition ?

A l’Institut pour la Famille en Europe, (LIFE) notre souci est de prendre soin des familles et donc des couples. Face au délitement des valeurs familiales et à l’impuissance des structures existantes, nous savons qu’il faut puiser à la source de la miséricorde divine et que Marie est la mieux placée pour nous conduire à son Fils.

Notre association repose sur deux pieds, un premier, bien ancré partout en France avec 42 Accueils Louis et Zélie où les personnes en difficulté sont accueillies accompagnées et orientées pour guérir des blessures personnelles ou familiales, selon les enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Et un second spécialement dédié à l’intercession de Marie. Nous avons ouvert un sanctuaire « Marie qui guérit les couples » en 2018 à Solesmes, lieu de prière séculaire avec la création et l’installation d’une statue : les couples sont invités à venir puiser à la source pour refonder leur sacrement de mariage.

Comment accompagner les couples au-delà d’une session ?  

Les témoignages reçus par des couples suite à ces sessions sont pour certains de l’ordre du miracle. Que de grâces la Vierge Marie obtient de son Fils ! Il suffit de les lui demander. Nous organisons une session (ou deux) par mois et il suffit de se rendre sur www.mariequigueritlescouples.com pour connaître les prochaines dates.

Life édite aussi des neuvaines avec Marie pour traverser telle ou telle situation ou mettre en place une prière conjugale. cf. https://www.life-editions.com

Mais il faut parfois creuser encore plus profondément et les Accueils Louis & Zélie peuvent aider à faire ce travail en couple (www.accueillouisetzelie.fr)

La FSSPX, les sacres : le point de vue d’un père de famille

Lu sur Perspective catholique :

Thibaut Marqueyrol – L’annonce récente de nouveaux sacres par la Fraternité Saint-Pie X a immédiatement déclenché un torrent de réactions, ou pour être plus exact, de jugements. D’un côté comme de l’autre, les voix s’élèvent : certains pour soutenir sans réserve, d’autres pour condamner sans appel. Dans ce tumulte médiatique et ecclésial, beaucoup s’autorisent un avis tranché, mais bien peu semblent s’interroger sur la portée — et la conséquence — de l’expression d’un tel avis.

En ce qui me concerne, je ne suis pas membre de la FSSPX. Je suis simplement un père de famille catholique qui souhaite le rester, et qui se sent le devoir sacré de faire en sorte que ses enfants le demeurent également.

Quant à savoir qui sera réellement concerné par les mesures que Rome pourrait prendre à la suite de ces sacres, l’avenir nous le dira. Cependant, plusieurs certitudes s’imposent à mon regard de père :

La primauté de Rome

Seule l’autorité romaine peut régler le fond du problème. L’histoire récente — notamment l’épopée des évêques chinois, d’abord considérés comme schismatiques avant d’être finalement reconnus — démontre que les situations canoniques les plus complexes peuvent trouver une issue par la volonté du Saint-Siège.

La réalité du terrain

Même si Rome devait prononcer une condamnation, une question demeure, pragmatique et vitale : où pourrais-je mettre mes enfants à l’école pour leur garantir une éducation cohérente ?

La pérennité de la foi

Quoi qu’il arrive dans les chancelleries, le catéchisme transmis à mes enfants ne bougera pas d’un iota. La doctrine reste le roc sur lequel je bâtis leur éducation.

En définitive, il n’y a que très peu de personnes dont l’avis compte réellement dans cette affaire : le Supérieur de la FSSPX qui a pris sa décision, les futurs évêques qui acceptent cette charge, et Rome. Ma position, humblement, est celle-ci : prions pour que Rome apporte une réponse pour le bien supérieur de l’Église, et attendons dans la paix.

Je ne prétends pas que ma position puisse intéresser qui que ce soit, car c’est celle d’un quidam. Mais elle est peut-être celle de beaucoup qui n’aspirent qu’à la paix extérieure et intérieure.

Pourquoi la paix intérieure ?

Parce que leur conscience ne leur reproche rien dans le choix de suivre la tradition de l’Église de quelque côté de feu Ecclesia Dei que l’on soit. Il est malhonnête de demander aux laïcs des choses impossibles. Les laïcs n’ont pas à être entravés pour avoir le catéchisme et les sacrements dans une forme dont Benoît XVI a acté — si quelqu’un en doutait — qu’ils étaient légitimes et bons tels qu’ils sont.

Au-delà de telle ou telle communauté, c’est ce désir inaliénable et inextinguible du peuple de Dieu qui est le terreau de la Tradition. C’est ce que beaucoup d’évêques, et particulièrement en France, ne comprennent pas : ce ne sont pas les prêtres qui forment la masse de la Tradition, car c’est la masse qui donne des enfants à la Tradition, dont certains de ces enfants seront prêtres par l’aide de la providence dont nos pasteurs sont les instruments.

La paix extérieure ?

J’ai personnellement assez à faire spirituellement en m’occupant de ma carcasse avant d’aller regarder chez les autres. Ne nous sommes-nous pas déjà assez écharpés ? N’y a-t-il donc personne pour militer pour la fin de la torture spirituelle dans l’Église ? J’adresse donc cette suggestion aussi vibrante que triviale aux théologiens de tous bords : arrêtez de nous bourrer la cantine avec les sacres.

Etre excommunié ?

Sixième article de l’abbé Spriet :

De quoi parle-t-on ? Est-ce grave ou non ? Est-ce une question qui ne dépend que des ordinations épiscopales sans mandat pontifical (et même contre la volonté du pape) du 1er juillet prochain ? 

Dès maintenant et avant même le 1er juillet 2026 

Un canon du Code de droit de l’Eglise mérite notre attention. Can. 1364 § 1 : “L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latæ sententiæ. 

Il nous faut donc définir le schisme. Le canon 751 précise :

On appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité ; apostasie, le rejet total de la foi chrétienne ; schisme, le refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis” (cf. note 1). 

Sous cet angle, quelques membres de la FSSPX sont peut-être déjà excommuniés latae sententiae pour schisme, du moins ceux qui continuent à approuver formellement l’acte schismatique du 30 juin 1988, et sont conscients que cela pourrait bien être une faute très grave.

Une peine supplémentaire (en plus de celle qui est liée au péché de schisme) 

Le droit de l’Eglise est clair et formel : canon 1387 (dans la rédaction renouvelée du livre VI du Code, cf. site du Saint-Siège) :

 L’Évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu’un Évêque, et de même celui qui reçoit la consécration de cet Évêque, encourent l’excommunication latæ sententiæ réservée au Siège Apostolique. 

Comment éviter le péché de schisme ? 

Dans la mesure où, “appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, [le Concile Vatican II] enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême (cf. Mc 16, 16 ; Jn 3, 5), c’est la nécessité de l’Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu’il nous a confirmée en même temps. C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Église catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient pas être sauvés” (Lumen Gentium 14) alors la question d’éviter le péché de schisme est cruciale. Il y va du salut des âmes. Chaque personne est aimée de Dieu pour elle-même et a été rachetée par le sang du Christ versé sur la Croix pour le salut de tous les hommes” (Saint Jean-Paul II, Lettre apostolique Ecclesia Dei adflicta). 

Il ne faut en aucun cas quitter l’Eglise catholique par un refus de soumission au Pontife Suprême ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis” (canon 751). 

J’exhorte donc fraternellement les fidèles laïcs proches de la FSSPX à ne pas approuver la désobéissance constituée par ces ordinations illicites (si elles ont lieu bien sûr, et si elles ont lieu sans l’accord du pape Léon XIV)à ne pas vivre exclusivement en “vase clos” au sein de la FSSPX, mais à participer, par exemple, à des Messesà des baptêmes célébrés par des prêtres ayant une mission canonique légitimement reçue d’un évêque en communion pleine et entière avec le successeur de Pierre. Cela les préservera du péché de schisme et donc de l’excommunication. Ils se maintiendront sur le chemin du salut éternel. 

En disant cela, je ne fais que reprendre ce que saint Jean-Paul II écrivait déjà en 1988 : “Dans les circonstances présentes, je désire avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu’à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu’ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l’unité de l’Eglise catholique et de ne pas continuer à soutenir de quelque façon que ce soit ce mouvement. Nul ne doit ignorer que l’adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l’excommunication prévue par le droit de l’Eglise”. 

La gravité de l’excommunication expliquée par saint Pie X 

Nous lisons dans le Catéchisme rédigé par Saint Pie X : 

“Peut-on se sauver en dehors de l’Eglise Catholique, Apostolique, Romaine ? Non, hors de l’Eglise Catholique, Apostolique, Romaine, nul ne peut se sauver, comme nul ne put se sauver du déluge hors de l’Arche de Noé qui était la figure de l’Eglise. 

Qu’est-ce que les schismatiques ? Les schismatiques sont les chrétiens qui, ne nianexplicitement aucun dogme, se séparent volontairement de l’Eglise de Jésus-Christ ou des légitimes pasteurs. 

Qu’est-ce que les excommuniés ? Les excommuniés sont ceux qui, pour des fautes graves, sont frappés d’excommunication par le Pape ou l’Evêque, et sont par suite, comme des indignes, séparés du corps de l’Eglise, qui attend et désire leur conversion. 

Doit-on craindre l’excommunication ? On doit craindre beaucoup l’excommunication, car c’est la peine la plus grave et la plus terrible que l’Eglise puisse infliger à ses fils rebelles et obstinés. 

Les effets de l’excommunication 

Le code de droit en vigueur dans l’Eglise catholique actuelle stipule au can. 1331 § 1 :

 “À l’excommunié il est interdit : 1° de célébrer le Sacrifice de l’Eucharistie et les autres sacrements ; 2° de recevoir les sacrements ; 3° d’administrer les sacramentaux et de célébrer les autres cérémonies du culte liturgique : 4° de prendre part activement aux célébrations mentionnées ci-dessus ; 5° d’exercer des offices, des charges, des ministères et des fonctions ecclésiastiques ; 6° de poser des actes de gouvernement”. 

Ces peines sont très sévères et très graves 

Le 17 juin 1988 une monition canonique avait été envoyée à Mgr Lefebvre par Mgr Gantin pour lui rappeler le droit de l’Eglise et pour l’aider à quitter sa “contumace” (c’est-à-dire, en droit canonique, sa volonté de commettre consciemment un délit très graveavant de procéder aux ordinations épiscopales. Peut-être en sera-t-il de même avant le 1er juillet 2026 : une monition sera peut-être envoyée aux évêques actuels de la FSSPX pour leur rappeler le droit de l’Eglise et pour les aider à ne pas commettre cet acte schismatique annoncé. Ce sera une ultime tentative de “correction fraternelle”. Prions pour qu’elle soit entendue le cas échéant. 

Devant ces questions canoniques très graves souvenons-nous de ce que le bienheureux Pie IX a enseigné :

la doctrine catholique la plus élémentaire nous apprend que personne ne peut passer pour évêque légitime s’il n’est pas rattaché par la communion de foi et de charité à la pierre sur laquelle a été bâtie l’Église du Christ, s’il n’adhère pas au pasteur suprême auquel ont été confiées, pour les conduire au pâturage, toutes les brebis du Christ, s’il n’est pas lié à celui qui confirme ses frères qui sont en ce monde ; et sans contredit « c’est à Pierre que le Seigneur a parlé, à un seul afin de fonder sur un seul l’unité” (Lettre encyclique Et si multa luctuosa, Sur l’obligation de croire à l’Église, 21 novembre 1873). 

Note 1 : “On distinguera avec soin le schisme de la désobéissance pure et simple. Le schisme suppose un refus systématique et habituel de dépendance. Au contraire, la désobéissance peut n’être qu’un acte passager, sans que son auteur conteste aucunement l’autorité de la loi ou du législateur, et veuille se soustraire à elle de façon habituelle” R. Naz, art “schisme et schismatique”, in DDCan, VII (1965), col. 886-887. 

Aux côtés des chrétiens dans le sud Liban en guerre

De Chrétienté Solidarité :

Ce mercredi 29 avril, Yann Baly s’est rendu au sud Liban pour apporter un soutien moral et matériel aux chrétiens du sud Liban.

Depuis 2025, Chrétienté Solidarité a ouvert une campagne de parrainages scolaires dans la région de Marjayoun, Hasbaya et Kawkaba, en partenariat avec Nawraj, l’établissement scolaire des Saints Cœurs de Marjayoun et la municipalité de Kawkaba.

C’est plus de 50 familles qui bénéficient désormais de cette aide.

[Parrainez un enfant du sud Liban : https://chretientesolidarite.fr/parrainage/ ]

Il s’agissait donc de rencontrer nos interlocuteurs locaux, des filleuls et leurs familles, entraînés dans une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah depuis le 2 mars dernier.

A Marjayoun, ce sont une directrice, des enseignants, des élèves et quelques parents marqués par une dure nuit de bombardements des secteurs environnant qui ont accueilli de Président de Chrétienté Solidarité.

Les élèves de différentes classes de collège et de lycée ont donné un témoignage important sur leur quotidien : cours à distance, vacarme incessant des explosions et des combats, crainte pour leur niveau scolaire et leur avenir… Tandis qu’ils parlaient, l’on entendait, non loin de là (l’établissement à quelques kilomètres à peine, en vis-à-vis, de Khiam, ville où se déroule de féroces combats ces derniers jours).

Provenant majoritairement de Kleeyaa, plusieurs jeunes lycéennes ont évoqué, de façon bouleversante et émouvante, la mort de leur charismatique curé, père Pierre Raï, tué par un éclat de missile israélien, le 9 mars dernier.

Sœur Hiam, la directrice, et les enseignants ont exprimé leur souci de l’avenir, les familles sans travail à cause de la guerre ne pouvant plus payer les scolarités, le niveau des élèves menacé par la précarité, l’impact psychologique de la guerre, la crainte d’une crise majeure et à long terme dans l’enseignement…

A Marjayoun comme à Kawkaba, les familles ont exprimé les mêmes inquiétudes.

Tous ont remercié Chrétienté Solidarité et les parrains pour leur aide, exprimant également leur gratitude à Yann Baly pour être venu les soutenir sur place malgré les risques.

Le Président de Chrétienté Solidarité a salué le courage exemplaire des chrétiens du sud Liban qui ont accepté de rester sur leur terre malgré la guerre. “Vous faites notre admiration et celles de tous les chrétiens du Liban. Votre détermination est un gage de renaissance du Liban et de pérennité de la présence chrétienne au pays du cèdre”, a-t-il déclaré aux jeunes et à leurs familles.

[ Faites un don pour aider le collège des Saints Coeurs : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/ ]

Creil : PS, PCF et écolos, victimes du grand remplacement qui n’existe pas

Omar Yaqoob, 46 ans, nouveau maire (La France insoumise) de Creil, troisième ville de l’Oise (36 000 habitants), et président de l’agglomération Creil Sud Oise (ACSO), a réussi un double exploit : battre le Parti socialiste (PS) – allié au Parti communiste français et aux Ecologistes –, au pouvoir depuis plus d’un siècle dans cette ancienne cité ouvrière, et devenir, à l’issue d’un scrutin serré, l’un des deux premiers présidents « insoumis » d’une intercommunalité.

Cet éducateur spécialisé – en disponibilité –, fils d’immigrés pakistanais, né à Creil et père de quatre enfants, est devenu depuis les élections municipales un des visages de la « nouvelle France », ce concept cher à Jean-Luc Mélenchon.

Alors que l’Occident vacille et que l’Est sombre dans le chaos, la Pologne a l’opportunité de guider l’Europe les plans politique, moral et spirituel

Voici une tribune de Tomasz Rowiński, historien des idées, rédacteur en chef de la revue « Christianitas » et ambassadeur de la Marche nationale pour la vie, publiée après la Marche nationale pour la vie en Pologne, dans le quotidien libéral « Dziennik Gazeta Prawna ». Il présente, dans le contexte de la Marche pour la vie, l’importance de la civilisation chrétienne pour le modèle de vie en Pologne et son attrait pour les autres habitants de l’Europe :

La Pologne est perçue à l’étranger comme un pays attractif : sûr, économiquement en plein développement, accueillant et profondément attaché à ses liens communautaires. Il est légitime de se demander : d’où vient cette attractivité ? On entend souvent dire qu’elle découle de la transformation et de l’intégration au monde occidental libéral après 1989. Cependant, cette réponse est incomplète et, de par son caractère unilatéral, même trompeuse.

La Marche nationale pour la vie, organisée par la Fondation Saint-Benoît, a rassemblé des dizaines de milliers de participants le dimanche 19 avril 2026. Le président Karol Nawrocki s’est joint à eux. Parmi les orateurs figurait le professeur Tonio Borg, ancien commissaire européen et actuel président de la plus grande fédération pro-vie d’Europe, « One of Us », venu à Varsovie pour « ressentir qu’il y a de l’espoir pour l’Europe ». Cependant, réduire la portée de cette Marche à la seule question, certes importante mais restreinte, de la protection de la vie de l’enfant à naître serait une grave erreur d’interprétation, tant sur le plan analytique que politique.

La civilisation du droit naturel et ses alliés surprenants

Depuis des décennies, les forces dominantes de la civilisation occidentale s’efforcent de minimiser l’importance sociale des mouvements pro-vie et leur place dans le débat public. Pourtant, l’engagement constant d’un si grand nombre de personnes devrait contraindre la classe politique et les leaders d’opinion à reconnaître qu’il s’agit de bien plus qu’une simple mode passagère ou une idéologie éphémère.

Aujourd’hui, les mouvements pro-vie constituent en grande partie l’étendard et l’emblème social d’un phénomène communément appelé opinion chrétienne. Puisque cette opinion ne montre aucun signe de déclin, même dans les pays les plus sécularisés d’Europe, après un événement d’une telle ampleur que la Marche nationale pour la vie, il est nécessaire de revenir à l’hypothèse selon laquelle la protection des acquis fondamentaux de la civilisation, dont les chrétiens sont les héritiers, est dans l’intérêt supérieur de la société – tant des croyants que de ceux qui abordent la foi avec réserve.

Bien que Dieu soit devenu le grand silencieux dans notre culture – ou, plus exactement, le grand réduit au silence –, le christianisme exerce encore une influence. Un nombre étonnamment diversifié de personnes en témoigne. L’acteur américain Jonathan Roumie, dont l’expérience transformatrice avec le rôle de Jésus dans la série « The Chosen » (disponible notamment sur Prime Video, Netflix et TVP VOD), a mis en garde, lors de la Marche pour la Vie de 2024 à Washington, contre les forces qui veulent nous faire croire que « l’avortement ne fait pas de mal ». Michel Houellebecq, le célèbre écrivain français et nihiliste revendiqué, qualifie, de façon surprenante, l’euthanasie de déclin et de régression civilisationnels. Ayaan Hirsi Ali, femme politique et intellectuelle féministe néerlandaise qui lutte pour les droits des femmes, en particulier au sein des communautés musulmanes, a abandonné l’athéisme pour le christianisme et débat désormais publiquement de la question avec son ami Richard Dawkins. Des personnes aussi différentes peuvent aujourd’hui défendre les grandes réalisations, certes non techniques, de la culture chrétienne. Les exemples de la vitalité de cette « civilisation du droit naturel » sont plus fréquents qu’on ne le pense.

Chantal Delsol, une philosophe française bien connue que l’on ne peut pas dire qu’elle rejette la modernité, affirme même que « le libéralisme ne vit que grâce aux principes moraux qui le précèdent et qu’il n’a pas pu inventer lui-même (…) l’uniformité de la société libérale est basée sur la structure morale héritée de la période illibérale ».

La Marche nationale pour la vie comme diagnostic social

Dans ce contexte, la Marche nationale pour la vie, comme le déclarent ses organisateurs, doit être perçue comme une réponse à plusieurs phénomènes qui fragilisent la cohésion de la société polonaise et la situation de l’État. Une réponse similaire à celle que souligne Delsol. Les instigateurs de la Marche la conçoivent comme un acte de mémoire collective, rappelant que la souveraineté et l’avenir de la Pologne reposent sur la préservation de sa propre vision du monde et de son mode d’organisation de la vie collective, forgés au fil des siècles.

Il ne s’agit certainement pas d’une voix nostalgique ou isolationniste, mais d’un appel conscient à la continuité culturelle, condition essentielle à la pérennité de tout État et de toute communauté nationale. Et cette continuité en Pologne revêt un caractère chrétien. Aujourd’hui, le christianisme polonais peut sembler très local face à la multiplicité des cultures et à la prédominance de la démocratie libérale en Occident, mais en réalité, il permet aux Polonais de puiser la sagesse aux meilleures sources universelles. Il demeure le fondement de la sensibilité polonaise, même si nous n’en avons pas toujours conscience.

Les trois piliers du modèle polonais

Il existe trois principes fondamentaux qui sous-tendent le modèle de vie polonais unique, forgé au fil des siècles d’expérience historique. Le premier est le respect de la vie humaine , de sa conception à sa fin naturelle. Même si les Polonais débattent de l’étendue de la protection juridique de la vie de l’enfant à naître (et elle devrait être aussi étendue que possible), la société polonaise s’oppose toujours à l’avortement, considéré comme un simple droit, présenté comme une condition sine qua non de la modernité et du progrès civilisationnel. Parallèlement, lorsque le respect chrétien pour la vie des plus vulnérables s’estompe, la sollicitude envers les personnes âgées, les familles et celles qui ont besoin de la solidarité communautaire diminue inévitablement. Ces différentes formes de solidarité sociale, profondément ancrées dans la culture du catholicisme polonais, ne sont pas de simples sentiments : elles comptent parmi les véritables sources de la force et du développement de la Pologne.

Le second pilier est la famille et le foyer, considérés comme l’idéal de la vie humaine. La définition constitutionnelle du mariage – l’union d’un homme et d’une femme – n’est ni l’expression d’un entêtement idéologique du législateur, ni l’imposition d’un dogme abstrait à la société. Elle consacre par la loi ce que chacun reconnaît comme le fondement naturel de la communauté humaine. Lorsque la famille s’affaiblit, la capacité des générations suivantes à tisser des liens solides et à bâtir des sociétés solidaires disparaît également – ​​et aucune politique de redistribution ne saurait la remplacer pleinement. C’est précisément le soin que les Polonais portent à leurs foyers et à leurs proches, ancré dans l’éthique familiale, qui a été l’un des moteurs les plus importants, bien que souvent sous-estimés, de notre réussite collective et de nos ambitions ces dernières décennies.

Le troisième pilier est la compréhension de l’importance de l’État. Non pas comme un instrument aux mains de groupes d’intérêts puissants, mais comme une institution engagée à protéger le bien commun : les faibles face aux forts, les pauvres face aux riches, la vie quotidienne face à des revendications idéologiques qui représentent souvent des intérêts politiques et économiques étrangers. Le rêve d’une république juste qui a accompagné la renaissance de la Pologne en 1918 et sa libération en 1989 puisait sa source dans une conception chrétienne et classique de la politique, profondément ancrée dans notre culture. Il convient également de rappeler l’année 2015. Le tournant politique qui s’est alors produit – malgré ses imperfections – était avant tout une protestation citoyenne contre un manque de solidarité, contre des gouvernements indifférents au fait que la redistribution des fruits du développement privait des pans entiers de la société. Ni le programme « 500+ » ni la politique d’un salaire minimum décent n’étaient des inventions de commentateurs et de politiciens libéraux ; ils sont nés du républicanisme chrétien et de l’égalitarisme polonais.

Ce tournant était aussi une expression d’opposition à l’impossibilisme étatique en matière de protection de la vie de l’enfant à naître, à la soumission des gouvernements aux pressions des idéologies familiales et religieuses, et à l’acceptation sans réserve de la politique d’immigration européenne. Il ne s’agissait pas alors de xénophobie – l’hospitalité polonaise envers les réfugiés de guerre ukrainiens en 2022 est incontestable – mais de préserver le droit de la communauté à décider qui, quand et en combien de personnes peuvent l’intégrer.

La culture religieuse en tant que ressource civilisationnelle

Les principes évoqués ne constituent pas un ensemble de croyances disparates. Ils puisent leur source dans le modèle de vie polonais, forgé au fil des siècles et dont l’efficacité a été prouvée. Il est révélateur que les observateurs étrangers perçoivent en Pologne des aspects que nous-mêmes avons souvent du mal à apprécier : la sécurité, de bonnes relations, une réelle progression de la prospérité et un attachement à la religion. Ce n’est pas un hasard ; c’est notre tradition, que nous avons su adapter aux nouvelles circonstances historiques et qui assure, comme l’écrit Delsol, l’« uniformité » de la Pologne moderne, même si elle est attachée aux valeurs libérales.

La Pologne, en pleine modernisation – un processus naturel et souhaitable –, continue de préserver, parfois à contrecœur, son identité culturelle et, par conséquent, son indépendance et sa souveraineté. Or, les nations et les communautés politiques souveraines sont celles qui puisent dans leurs traditions les leçons essentielles à l’organisation de la vie collective. Non seulement dans la tradition, mais surtout dans des sources qui ne se limitent pas à la rationalisation de groupes d’intérêts particuliers et étroits, d’idéologies ou d’influences extérieures. Le christianisme, que nous avons si profondément médité au fil des siècles qu’il est devenu une seconde nature pour nous, est précisément une telle source.

La Pologne comme point de référence

Le fait que le réalisateur de « One of Us » soit venu à Varsovie pour y puiser de l’espoir n’est pas une simple courtoisie, mais la preuve que nous avons le potentiel non seulement de préserver la qualité de vie en Pologne, mais aussi d’influencer les sociétés occidentales en pleine mutation. Ces dernières années, des dizaines de milliers de jeunes Européens se sont tournés vers le christianisme, et les chrétiens constituent depuis longtemps une force d’influence polonaise, constamment sous-exploitée. Un tel regain de ferveur religieuse, comme celui que l’on observe aujourd’hui en France, est sans précédent.

Le docteur Ségolène du Closel, de la Fondation Jérôme Lejeune, centre intellectuel du mouvement pro-vie européen, est également intervenue à Varsovie. Selon elle, la Pologne n’est pas une périphérie, mais un centre névralgique des débats sur l’avenir du continent. Un lieu où un certain modèle de formation sociale a su perdurer jusqu’à ce que les espoirs placés dans le libéralisme, impuissant face aux défis contemporains, s’évanouissent. Alors que l’Occident vacille et que l’Est sombre dans le chaos, la Pologne a l’opportunité de guider l’Europe, non seulement sur le plan économique, mais aussi politique, moral et spirituel. Ces enjeux sont indissociables.

C’est pourquoi la Marche nationale pour la vie associe des enjeux souvent négligés, mais pourtant étroitement liés : la protection des plus vulnérables et le rappel de la continuité culturelle et historique de la Pologne. Cette année, la marche s’est déroulée sous le slogan « Foi et Fidélité 966-2026 », en référence au 1060e anniversaire du baptême de la Pologne, célébré le 14 avril et que le gouvernement actuel considère comme indigne d’une commémoration nationale. Le baptême de Mieszko n’était pas un simple acte religieux. C’était un événement civilisationnel qui a façonné l’identité de la Pologne et sans lequel, comme le dit l’adage, la Pologne n’existerait pas. Face à l’avenir et à des problèmes tels que le déclin démographique, nos difficultés ne semblent plus si différentes.

Les succès actuels de la Pologne seraient impossibles sans la continuité de son héritage. Nos valeurs chrétiennes et pro-chrétiennes (sans pour autant être confessionnelles) sont une condition essentielle de notre souveraineté. Un État, la sécurité, une culture forte et propre, le bien-être de ses citoyens : ces réalités ne sont pas aussi évidentes en Pologne qu’il n’y paraît. Nous les devons précisément à notre « structure morale » héritée. L’essentiel, cependant, est de ne pas se contenter de regarder le passé, mais de tendre sans cesse vers ce qui perdure.

Floride : une loi interdit la promotion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion par le gouvernement

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a signé une loi qui interdira aux gouvernements locaux de financer ou de promouvoir des initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), menaçant potentiellement les activités pro-LGBT.

La nouvelle loi, SB 1134, définit en partie la DEI comme les efforts visant à « promouvoir ou adopter des formations, des programmes ou des activités conçus ou mis en œuvre en tenant compte de la race, de la couleur, du sexe, de l’origine ethnique, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle ». Cela met en péril les défilés et événements LGBT promus et financés par les villes et les comtés.

La loi stipule également que la DEI comprend les efforts visant à « promouvoir ou à accorder un traitement préférentiel ou des avantages spéciaux à une personne ou à un groupe en raison de la race, de la couleur, du sexe, de l’origine ethnique, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle de cette personne ou de ce groupe », ainsi qu’à « manipuler ou influencer de quelque manière que ce soit la composition des employés en fonction de la race, de la couleur, du sexe, de l’origine ethnique, de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle ».

Lors d’une conférence de presse à Jacksonville, DeSantis a déclaré que la DEI désavantageait les « groupes défavorisés ».

« En matière de DEI, les groupes défavorisés sont, en premier lieu, évidemment, les hommes blancs. Et je pense qu’ils ont été victimes de discrimination. Beaucoup de gens disent : “Oh, ce n’est pas grave…” Non, ce n’est pas grave ». « C’est une erreur… On constate aussi, dans certaines universités qui ont mis en place ce système, une discrimination envers les étudiants américains d’origine asiatique. Elles créent des gagnants et des perdants, et je pense que la bonne approche consiste à traiter les gens au mérite et à ne pas essayer de les répartir en différents groupes. »

Le promoteur du projet de loi, Clay Yarborough, a cité les 900 000 $ dépensés par le comté de Broward pour la formation à la diversité, à l’équité et à l’inclusion (DEI) au cours de l’exercice 2020, comme preuve de la nécessité de cette loi. Selon M. Yarborough, cette formation inclut la présentation de l’image du « personnage en pain d’épice », utilisée pour promouvoir l’idéologie du genre.

« De plus, concernant les 2,8 millions de dollars de dépenses annuelles consacrées à la culture dans le comté de Broward, le manuel des subventions du comté indique que les subventions culturelles sont attribuées sur la base de critères de diversité, d’équité et d’inclusion, et que le comté déploie des efforts intentionnels en faveur de programmes axés sur la diversité, l’équité et l’inclusion ».

Les résidents de Floride pourront poursuivre en justice les fonctionnaires qui enfreignent la loi, et ces derniers pourront ensuite être destitués par DeSantis.

Un guide sur l’écologie pour la famille : est-ce réellement cela l’urgence pour les familles aujourd’hui ?

« L’écologie intégrale dans la vie familiale » est un nouveau document pour sensibiliser à la protection de la Création et de la vie humaine. Cet ouvrage est le fruit d’un engagement commun de deux dicastères du Saint-Siège : le Dicastère pour le service du développement humain intégral et le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. Ils ont répondu aux appels du pape François et du pape Léon XIV à écouter le cri des pauvres et de la Terre et à agir en conséquence. Ce document s’inspire des principes de l’exhortation post-synodale Amoris Laetitia et des enseignements de l’encyclique Laudato si’ . Des théologiens, des conseillers et des couples mariés ont également participé à son élaboration, partageant leurs expériences et leur expertise. Ce texte a été présenté par les cardinaux Michael Czerny, et Kevin Joseph Farrell. Il veut être un guide pratique destiné à inspirer et encourager les familles à adopter des attitudes et des pratiques qui promeuvent les enseignements de l’encyclique Laudato Si’ .

Silere non possum émet de sérieuses réserves sur cette publication :

L’intention affichée est louable ; le résultat, cependant, soulève de sérieuses questions quant aux priorités pastorales du Saint-Siège à une époque marquée par une crise de la famille qui est avant tout une crise de foi, une crise économique et une crise de l’éducation.

Un programme déguisé en Évangile

La structure du document trahit son approche : après une brève section sur les « fondements », le manuel consacre sept chapitres thématiques à des objectifs qui, comme l’indique explicitement l’introduction, sont « tirés de Laudato si’ ». Ni de l’Évangile. Ni du Catéchisme. Ni de la tradition bicentenaire de l’Église sur la famille. Les sept piliers proposés aux familles catholiques sont : l’écoute du cri de la terre, l’écoute du cri des pauvres, l’adoption d’une économie écologique, l’adoption de modes de vie écologiques, l’écologie et l’éducation intégrales, la spiritualité écologique et la participation communautaire.

L’adjectif « écologique » apparaît dans quasiment chaque chapitre. Le mot « Christ » est nettement moins fréquent. Même le chapitre sur la spiritualité s’intitule « Spiritualité écologique dans la famille », comme si la spiritualité chrétienne, pour être proposée à une famille aujourd’hui, devait nécessairement être qualifiée d’un adjectif environnementaliste.

Le renversement présumé des priorités

Dans la présentation , les deux cardinaux (âgés de 78 et 79 ans) écrivent que « ce volume, bien que principalement consacré aux familles, nous concerne tous ». Pourtant, il n’est pas question ici de la crise des vocations matrimoniales, du déclin de la natalité qui frappe l’Europe catholique, des nombreux cas de maltraitance infantile au sein des familles, de la méfiance croissante envers l’Église catholique, ni de la désintégration du lien conjugal. Il est question ici de la pandémie et de la nécessité d’une « approche fondée sur l’écologie intégrale ».

C’est révélateur. Le Médiateur italien pour les enfants et les adolescents a souligné à maintes reprises que la famille est aujourd’hui, statistiquement, le principal lieu de maltraitance infantile. Les familles « réelles » – celles qui devraient lire ce manuel (et qui ne le feuilletteront même jamais) – sont confrontées à des factures insoutenables, à l’impossibilité d’écouter leurs adolescents qui se réfugient sur TikTok, et à la quasi-impossibilité de transmettre la foi dans un contexte culturel hostile. Le document propose à ces familles, parmi les « actions suggérées », des conseils comme « créer un composteur ou un lombricomposteur », « récupérer l’eau de pluie », « installer des panneaux solaires », « se procurer un pluviomètre et le surveiller ».

On pourrait objecter qu’il s’agit de recommandations concrètes et que le détail fait partie intégrante du projet global. Mais lorsque le « détail » occupe des pages et des pages tandis que le « global » — la transmission de la foi, la lutte contre la sécularisation, la défense du mariage sacramentel — est relégué au second plan, il y a un problème.

Les points de coloration idéologique claire

1. La croissance démographique comme « non-problème » et le consumérisme comme véritable ennemi. Le chapitre 2 affirme : « On a tendance aujourd’hui à considérer la croissance démographique comme la principale menace pour l’humanité. Il faudrait plutôt s’intéresser au consumérisme extrême et à la pollution. » Certes, le document cite ensuite des critiques à l’égard de l’avortement, de la contraception forcée et de la stérilisation. Mais le cadre général traduit, dans un langage ecclésial, le cadre typique du décroissance occidental : le problème n’est pas le nombre excessif d’habitants, mais la surconsommation. C’est une thèse respectable, mais non une doctrine de foi : c’est une position parmi d’autres dans le débat économique et démographique, présentée pourtant comme la seule compatible avec l’Évangile. 

2. « Multilatéralisme ascendant » et pression politique. Le document, citant Laudate Deum , invite les familles à exercer une « saine pression sur les dirigeants et les gouvernements, et à contrebalancer l’influence négative du marketing et de la désinformation ». Le chapitre 7 encourage les familles à « unir leurs forces pour des actions de plaidoyer , des campagnes de sensibilisation et l’implication des autorités locales et des décideurs ». Dans la perspective de ce manuel, les familles chrétiennes deviennent ainsi avant tout un acteur de la mobilisation politico-environnementale. La dimension spécifiquement ecclésiale – la famille comme « Église domestique », lieu de prière, de catéchèse et de transmission du dépôt de la foi – apparaît subordonnée. 

3. La pandémie évoquée comme paradigme d’interprétation. L’inclusion, dans la Présentation , de la référence aux « effets de la récente pandémie » comme démonstration de la nécessité d’une « écologie intégrale » n’est pas anodine. La pandémie a également été, pour beaucoup au sein de l’Église, l’occasion de consolider un certain lexique mondialiste – « tout est lié », « maison commune », « fragilité systémique » – qui a des implications précises pour la gouvernance politique et économique mondiale. L’inclure dans un manuel familial revient à habituer les fidèles à interpréter leur vie domestique à travers ce lexique. 

4. La sexualité reléguée au second plan, celui de l’environnement. La section la plus solide sur le plan doctrinal – la défense de la vie de la conception à la mort naturelle, le rejet de l’avortement, de la gestation pour autrui, de l’euthanasie et de l’insémination artificielle – est certes présente, notamment au chapitre 2. Mais elle est enchâssée entre des considérations sur le « trafic d’animaux menacés » et la « dignité des travailleurs ». L’effet rhétorique est inévitable :La défense de la vie humaine est présentée comme un engagement écologique parmi d’autres , plutôt que comme le fondement anthropologique sans lequel tout autre discours sur la nature s’effondre. La hiérarchie des valeurs s’aplanit.

5. Un langage oscillant entre catéchèse et ONG. Le document est truffé d’expressions que l’on retrouverait sans équivoque dans une brochure de Greenpeace ou des Nations Unies : « transition », « durabilité », « résilience », « plaidoyer », « parties prenantes » (sous la forme de « décideurs »), « autonomisation » (traduit par « autonomiser/renforcer »). À un moment donné, parmi les actions proposées, on lit même : « Œuvrer avec fructueux pour soutenir et renforcer (autonomiser/renforcer ?) les femmes. » La parenthèse, conservée dans le texte final, révèle une traduction approximative d’un jargon qui s’éloigne de la tradition catholique. 

6. Citer Gandhi au lieu de saints. Au chapitre 4, dans un manuel destiné aux familles catholiques, l’invitation à « vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre » est attribuée au « Mahatma Gandhi ». Citer Gandhi n’est pas en soi une erreur. Mais dans un texte de quatre-vingts pages sur la vie familiale chrétienne, attribuer un principe formateur central à un maître spirituel hindou – alors que la tradition chrétienne de pauvreté évangélique, de saint François à saint Benoît Joseph Labre, de Charles de Foucauld à Mère Teresa, est si riche – révèle pour le moins une sensibilité qui cherche sa légitimité au-delà de ses propres frontières. 

7. La « conversion écologique » comme marque distinctive de la vie chrétienne. Le document affirme : « Vivre sa vocation de gardiens de l’œuvre de Dieu n’est ni une option, ni un aspect secondaire de l’expérience chrétienne. » Et encore : « la dégradation de l’environnement peut être un péché. » Ces affirmations, prises isolément, peuvent se défendre. Mais l’accent mis sur la conversion écologique finit par se confondre avec, et parfois même remplacer, la conversion tout court : celle du péché, du monde, du vieil homme à l’homme nouveau en Christ. Dans le document, le vocabulaire de la conversion est presque toujours qualifié d’« écologique ».

Ce dont les familles ont vraiment besoin

Les familles catholiques d’aujourd’hui sont confrontées à des défis d’une gravité telle que le manuel ne fait qu’effleurer le sujet. La transmission de la foi aux enfants est en chute libre dans tout l’Occident : la majorité des enfants de catholiques pratiquants, en Italie comme en France, abandonnent la pratique religieuse à l’adolescence. La pornographie est devenue, selon de nombreuses études, le principal vecteur d’éducation sexuelle des mineurs ; le document ne la mentionne qu’une seule fois, en deux lignes. La crise économique a fait de la fondation d’une famille un luxe : le document reconnaît le problème des « trois T » (travail, salaire, revenu), mais n’offre aucune réflexion théologique approfondie sur le travail, les salaires équitables, le rôle de l’État et le marché. Le nombre de mariages religieux chute d’année en année : le document parle du mariage presque exclusivement pour évoquer la « complémentarité » comme enjeu écologique.

Un guide pastoral pour les familles chrétiennes en 2026 devrait aborder avant tout la question de la prière commune le soir, de l’éducation à la chasteté des enfants qui, à onze ans, ont déjà vu des choses que leurs grands-parents n’ont jamais vues, de l’explication à un enfant de la raison d’aller à la messe le dimanche alors que ses camarades vont à la piscine, de la réaction face à un enfant devenu adulte qui cesse de croire sans même avoir la décence d’en parler, du soutien à un couple en crise, de l’accompagnement d’un parent qui refuse de se confesser.

Le manuel des deux dicastères n’effleure que ces sujets. L’attention se porte ailleurs : sur le pluviomètre, le compostage, le jardin de balcon. Et nous ne réalisons pas qu’en persistant dans cette voie, nous diluons le message de l’Évangile au point de le rendre indiscernable d’une brochure environnementale. Nous nous justifions par des excuses fallacieuses – « commençons par le commencement », « petites habitudes quotidiennes », « tout est lié » – mais le résultat est sans appel : nous n’avançons pas.

Un exemple parmi mille suffit à illustrer le paradoxe. La municipalité de Cernusco sul Naviglio a récemment publié une vidéo sur Instagram annonçant que, pour les couples se mariant civilement, elle organisera des cours de préparation au mariage. La municipalité. Pour les couples civils. Des cours de préparation. Et pendant ce temps, dans la paroisse, on entend sans cesse que les fiancés « n’ont plus le temps », que les rencontres doivent être raccourcies, qu’il faut « s’adapter aux besoins actuels », que la préparation au mariage d’antan est trop exigeante pour le rythme de vie effréné des jeunes couples. Alors, réduisons. Simplifions. Rendons tout plus accessible.

Alors que l’État laïc redécouvre l’importance de la préparation, de la formation et de la réflexion sur l’entrée dans la vie commune, l’Église – la seule institution légitime à avoir une position pertinente sur le mariage, puisqu’elle le considère comme un sacrement – ​​simplifie, rationalise et publie des manuels expliquant aux familles comment trier leurs déchets. Soyons clairs.

L’écologie sans le Christ

L’ouvrage « L’écologie intégrale dans la vie familiale » est un mauvais texte, non pas parce qu’il contient des hérésies – il n’en contient pas –, mais parce qu’il définit ses priorités d’une manière que les rares fidèles qui le liront auront du mal à percevoir comme une urgence pastorale. À une époque où les familles chrétiennes se sentent assiégées, isolées, économiquement étranglées et culturellement décriées, le message des deux dicastères est le suivant : prenez soin du compost, des pluviomètres, des panneaux solaires et du multilatéralisme citoyen , et faites-le en tant qu’« acteur de premier plan d’une écologie intégrale ».

Les cardinaux Czerny et Farrell confient la diffusion de l’ouvrage à l’intercession de saint François d’Assise et de sainte Hildegarde de Bingen, « connus pour leur profonde conception de la nature comme révélation divine ». Il est bon de rappeler que saint François, avant de devenir le « saint de l’écologie » du folklore contemporain, était l’homme des stigmates, d’une pauvreté extrême, qui prêcha au sultan pour le convertir et qui vouait une véritable passion au Christ crucifié. Sans ce centre christologique, le Cantique des créatures n’est qu’une poésie naturaliste. Il en va de même aujourd’hui pour toute écologie qui se prétend intégrale : sans la primauté explicite, absolue et ardente du Christ et du salut des âmes, elle risque de n’être qu’une voix écologiste parmi tant d’autres, avec un crucifix de plus accroché au mur. Mieux vaut ignorer sainte Hildegarde de Bingen et se demander ce que Benoît XVI dirait de ces paroles absurdes.

Une proposition de loi pour répondre aux récents scandales dans le périscolaire

Communiqué de presse de Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Education :

Les associations Juristes pour l’enfanceMamans Louves et SOS Education présentent une proposition de loi, envoyée au gouvernement et à tous les parlementaires, visant à étendre l’obligation de présentation d’une attestation d’honorabilité par toute personne exerçant une activité, rémunéré ou non, impliquant un contact habituel avec des mineurs.

Une réponse à une exigence de protection renforcée

Face aux insuffisances actuelles du dispositif de contrôle des antécédents judiciaires, révélées par des récents scandales notamment dans le périscolaire, et après un travail minutieux d’analyse des différents cadres juridiques des activités en contact habituel avec des mineurs, les trois associations entendent combler les failles permettant encore à des individus présentant des risques connus d’intervenir auprès d’enfants. Elles rappellent que la protection des mineurs constitue une priorité absolue et nécessite des outils à la fois efficaces, rapides, simples et respectueux des droits fondamentaux.

Le dispositif de l’attestation d’honorabilité, mis en place par la loi du 8 avril 2024 dans le champ de l’action sociale et des familles, repose sur un système d’information sécurisé permettant notamment de vérifier l’absence d’inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

Une réforme ambitieuse et structurante

La proposition de loi (ici) vise à franchir une nouvelle étape en généralisant et en simplifiant ce mécanisme. Elle vise à mettre en oeuvre :

  • Une généralisation de l’obligation de présenter une attestation d’honorabilité pour toutes les personnes exerçant une activité, rémunérée ou non, en contact habituel avec des mineurs, quels que soient la nature de cette activité, le statut des personnes concernées et le champ d’activité couvert  (éducation, sport, loisirs, transport, spectacle, garde d’enfants, etc.).
  • Un contrôle systématique et annuel avec obligation de présentation de l’attestation avant le début d’activité puis chaque année.
  • La prise en compte systématique de l’existence d’une mention, même temporaire (mise en examen ou condamnation non définitive) au FIJAISV, entraînant une incapacité d’exercice auprès des mineurs.
  • L’impossibilité de recruter ou faire une intervenir une personne ne disposant pas d’une attestation d’honorabilité et l’obligation de mettre à l’écart immédiatement toute personne faisant l’objet d’une incapacité en cours d’exercice.
  • L’information systématique des familles lorsque survient une incapacité d’exercice concernant une personne en contact avec leurs enfants.

Un renforcement du cadre judiciaire

La proposition comprend également deux mesures complémentaires :

Aujourd’hui, une juridiction pénale ou le procureur de la République selon les cas peut décider qu’un délit concernant une victime mineure puni d’une peine d’emprisonnement inférieure à cinq ans ne soit pas inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Il s’agit de mettre fin à cette possibilité, pour que l’inscription au FIJAISV soit automatique.

  •  La proposition prévoit que les condamnations concernant des infractions commises sur des mineurs doivent toutes faire l’objet d’une inscription au FIJAISV sans possibilité de dérogation.

Aujourd’hui, les délais de conservation des condamnations dans le FIJAISV varient entre trente ans (pour les crimes et les délits délit puni de dix ans d’emprisonnement) et (vingt ans dans les autres cas).

  • La proposition prévoit une durée de conservation de trente ans des condamnations lorsque la victime est mineure, afin de garantir un suivi plus durable des personnes concernées.

Une mobilisation pour une adoption rapide

À travers cette proposition de loi, Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Éducation appellent les pouvoirs publics à agir rapidement afin de généraliser un outil jugé indispensable pour prévenir les risques et garantir un environnement sûr pour tous les enfants et ce, au plus tôt pour une mise en application dès la rentrée scolaire de septembre 2026.

Deux BD primées pour Jean-François Vivier et ses dessinateurs F. Rizzato et Salvo – Succès mérité !

Jean-François Vivier a longtemps travaillé pour les éditions Dargaud et Lombard avant de voler de ses propres ailes et de créer Rêves de bulles, un label éditorial au profit d’œuvres humanitaires. Aujourd’hui directeur de la collection BD des éditions Artège,(Plein Vent) il souhaite développer la BD historique pour sensibiliser chacun, de manière ludique, aux grands hommes de notre patrimoine historique.

Dans tous ses albums, le fond historique est respecté, les dialogues s’enchainent pour nous mener dans ces aventures tragiques. Le texte concis répond au dessin et soutient le scénario pour bonne compréhension de l’histoire. C’est toujours un tour force de jongler entre bulles et planches pour raconter un événement. C’est ici réalisé avec brio.

Deux de ses derniers albums parus en 2025-2026, viennent de recevoir un prix littéraire couronnant son travail et ces recherches historiques :

– MONSEIGNEUR SALIEGE, celui qui a dit non ! vient de recevoir la MENTION SPECIALE DU PRIX DES AFCL (Association nationale des Familles de Compagnons de la Libération) illustré par Francesco Rizzato aux dessins réalistes et soignés qui montrent le drame et la douleur, tout en jouant avec les couleurs pour que l’espérance et la foi perdure.
– Plus d’informations, pages intérieures, recensions, sur LIVRES EN FAMILLE

– DAMIEN DE MOLOKAÏ, l’apôtre des lépreux a reçu le PRIX EUROPÉEN GABRIEL DE LA BD CHRÉTIENNE, début du mois d’avril 2026, illustré par Salvo dont le trait précis, épuré et évocateur campe le décor pour un scénario vivant et émouvant dans cette grande souffrance.
– Plus d’informations, pages intérieures, recensions, sur LIVRES EN FAMILLE

Découvrez l’œuvre de J.F. Vivier sur LIVRES EN FAMILLE, plus de trente cinq albums : aventures scoutes, récits historiques, héros, saints…
https://www.livresenfamille.fr/5668_jean-francois-vivier

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’IA capte ce qu’il y a de plus intime dans l’homme, puis nous dépossède de nos facultés les plus importantes que sont l’intelligence et la volonté

Xavier Lanne est l’auteur de L’Intimité Assiégée, enjeux réels des technologies et du transhumanisme, essai qui analyse la fragilisation de l’intimité à l’ère numérique, en croisant pensée chrétienne et transhumanisme. À partir de constats concrets — surveillance de masse, captation des données et influence des plateformes — il explique comment les technologies portent atteinte à la liberté la plus fondamentale, celle de la conscience et de l’intimité. L’ouvrage interroge la formule « je n’ai rien à cacher » à la lumière de la tradition de l’Église et propose des pistes pratiques pour protéger la dignité humaine au quotidien. La société transhumaniste actuelle ne peut que rejeter l’intimité en faveur d’une “transparence radicale”. Nous l’avons interrogé :

D’abord, pour nos lecteurs, pourriez-vous vous présenter ? Qu’est-ce qui fait de vous un spécialiste du numérique ?

Je m’appelle Xavier Lanne. Je travaille dans le secteur de la cyberdéfense et de l’intelligence artificielle. Mon parcours professionnel m’a conduit à travailler dans différents domaines du numérique : de l’opérationnel, avec le déploiement de moyens de cyberdéfense, à la R&D, avec la création d’un moteur d’IA comportementale pour la détection d’intrusion sur systèmes embarqués. J’ai ainsi été au contact de beaucoup de domaines du numérique : développement, IA, réseaux et infrastructures, systèmes embarqués, ainsi que la L2I (lutte informatique d’influence) et la LID (lutte informatique défensive).

Si la technique est une grande passion, la philosophie l’est tout autant. Depuis plus de dix ans, je m’interroge sur les enjeux éthiques des technologies en développant une réflexion philosophique, anthropologique et sociétale, toujours ancrée dans les enseignements de l’Église. Cela m’a amené à créer mon blog pour y publier mes réflexions, à intervenir en conférence pour traiter des enjeux de l’IA et dernièrement à publier mon premier livre : L’Intimité assiégée.

Ce livre est le fruit d’une réflexion sur la question de la nécessité humaine de protéger sa vie privée face aux plateformes intrusives. J’y propose une réponse qui articule à la fois philosophie et technique. Je pense que c’est vraiment ce qui me distingue de beaucoup d’auteurs : j’ancre ma réflexion à la fois dans la réalité technique que je connais très bien et dans le réalisme thomiste.

En 1947, alors que ni les réseaux sociaux ni l’intelligence artificielle n’existaient, Georges Bernanos écrivait dans La France contre les robots que la civilisation moderne est “une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.” En quoi l’arrivée de l’intelligence artificielle aggrave cette situation ?

Lorsque Bernanos emploie cette formule, c’est pour dénoncer la vitesse et l’emprise de la technologie sur la vie humaine. Depuis bien longtemps nous sommes entrés dans un monde où la productivité et l’efficacité priment sur la valeur morale et les qualités humaines. C’est également ce que je constate avec les technologies numériques.

Ces technologies en général, et l’intelligence artificielle plus particulièrement, sont une rupture qui nous fait basculer beaucoup plus loin et beaucoup plus profondément dans ce que dénonçait Bernanos. À son époque, le mouvement était unidirectionnel : l’homme dictait et déléguait à la machine des actions précises. C’était l’homme qui impulsait la machine. Aujourd’hui, en plus de cela, la technologie récupère nos données personnelles pour s’adapter et se reconfigurer à chaque individu.

C’est sur ce deuxième aspect que l’IA a un impact important. Avec très peu de données sur une personne, l’IA est capable d’établir des corrélations pour déterminer le profil psychologique précis d’une personne. Une fois ces données récupérées et le profil obtenu, les plateformes ciblent les informations pour atteindre des objectifs définis dans l’algorithme : capter l’attention le plus longtemps possible, faire réagir, vendre des produits, manipuler, etc. Plusieurs ingénieurs de chez Google, Facebook ou Twitter ont dénoncé ces algorithmes qui atteignent l’identité de la personne : “Le vrai produit, c’est ce changement graduel et imperceptible dans votre comportement et votre perception du monde. […] Changer votre façon d’agir, votre façon de penser, qui vous êtes !”

La raison pour laquelle la plupart des personnes sont prêtes à vivre cette “transparence radicale” (Zuckerberg) qu’imposent les plateformes est de pouvoir obtenir des informations et un environnement numérique adaptés, personnalisés, qui correspondent à nos attentes implicites. De ce fait, les IA qui génèrent les fils d’actualité ont la capacité de changer notre façon de percevoir le monde et notre façon de penser.

Les IA génératives, comme ChatGPT, vont plus loin encore, puisque chaque contenu est généré à la volée. Ce n’est plus un fil d’information qui est personnalisé, c’est l’information elle-même, et par là, notre façon d’accéder au monde. Car le risque avec ces IA, c’est de déléguer notre façon de penser, l’effort intellectuel, à l’IA. Or, l’intelligence et la volonté sont ce qui fonde la dignité propre de l’homme. La vertu morale passe donc par un travail de ces deux facultés d’où résulte une croissance spirituelle de la personne.

Enfin, au-delà de cette surveillance consentie, il y a évidemment la surveillance d’État, sujet d’actualité que je ne vais pas développer maintenant. Je soulignerais simplement qu’un article paru il y a quelques semaines mettait en lumière que les catholiques étaient particulièrement réprimés par la surveillance de l’État en Chine (Traduction française par Jeanne Smits).

En résumé, l’IA aggrave la situation en commençant par capter ce qu’il y a de plus intime dans l’homme, puis nous dépossède de nos facultés les plus importantes que sont l’intelligence et la volonté.

Dans votre ouvrage, L’intimité assiégée, vous faites un parallèle entre le transhumanisme et la gnose. Pouvez-vous expliquer cette convergence à nos lecteurs ?

Au fil de mon raisonnement, j’évoque effectivement le transhumanisme qui est ce courant que dénonçait justement Bernanos :

“chacun de vous se fuit soi-même, comme s’il espérait courir assez vite pour sortir enfin de sa gaine de peau…”.

Le transhumanisme est un courant philosophique qui cherche à “poursuivre et à accélérer l’évolution de la vie intelligente au-delà de sa forme humaine actuelle et des limites humaines, au moyen de la science et de la technologie” (Max More). Il se fonde sur l’idée que l’homme doit prendre en main sa propre évolution. Il ne rejette pas forcément l’idée que Dieu existe, mais rejette catégoriquement de s’y soumettre et de se soumettre à des lois morales ou naturelles qui limiteraient ses capacités (sauf s’il les choisit lui-même). On voit ici déjà un premier aspect d’une certaine gnose où le corps et la nature sont considérés comme des prisons dont on devrait s’affranchir.

Un deuxième aspect est le primat de l’esprit sur la matière. Les transhumanistes considèrent l’esprit indépendamment de la matière. Pour eux, l’esprit est indépendant du corps parce que, comme le disait Laurent Alexandre : “notre conscience peut être mise sur des microprocesseurs indépendamment de nos neurones.” S’affranchir entièrement du corps humain est l’objectif des post-humanistes. La seule chose qui doit alors subsister, c’est l’esprit.

Bien sûr, des divergences évidentes entre les religions et le transhumanisme persistent, notamment sur la façon dont on la pratique. Le transhumanisme considère que cette pratique réside dans l’action matérielle sur son propre corps. On retrouve cependant une réelle dimension religieuse que certains penseurs transhumanistes n’hésitent pas à développer.

Est-il possible d’utiliser de façon vertueuse ces nouvelles technologies et si oui, comment ?

Heureusement, oui !

On comprendra que la première chose à faire, c’est de ne pas céder à la tentation de dévoiler sa vie intime à des plateformes pour recevoir du contenu ciblé. Pour trouver des solutions respectueuses, on peut facilement se tourner vers des groupes d’entraide (je pense à wikilibriste.fr). Sinon, on trouvera de nombreuses solutions open source.

La deuxième chose, c’est évidemment d’apprendre à maîtriser nos appareils en étant maître de nos actions. Ça signifie : refuser la réaction, les fonctionnalités qui sont objectivement peu utiles (et Dieu sait que c’est difficile de juger objectivement), etc. Pour cela, on peut s’aider à l’aide de quelques configurations, comme la désactivation des notifications non strictement utiles ou passer l’écran en noir et blanc.

J’ajouterai une dernière règle qui me semble essentielle en cette période de déploiement du contrôle de l’âge. Sur les réseaux sociaux, une proportion importante d’utilisateurs y suivent l’actualité. Je ne peux évidemment pas défendre ces plateformes en raison du viol profond de l’intimité. Je pense qu’il est donc grand temps de réapprendre à suivre l’actualité à partir de sources objectives, non soumises à des algorithmes aux intérêts économiques et politiques inconnus. Pour cela, je conseille d’utiliser les lecteurs de flux RSS : une application à partir de laquelle on peut s’abonner à n’importe quel blog qui propose ce standard. D’ailleurs, pour ceux qui le souhaitent, je travaille actuellement sur un protocole (https://github.com/actupub/spec/) plus évolué que le flux RSS, ajoutant des mécanismes de filtrage et de fédération. Les contributeurs sont les bienvenus !

Les lois humaines participent de la providence divine

Extrait d’un article de l’abbé Barthe sur Res Novae :

[…] On évoquera ici une étude fondamentale de Jean-Rémi Lanavère : Loi naturelle et politique chez saint Thomas d’Aquin. Il y traite notamment de la providence divine, par laquelle Dieu conduit ses créatures vers la perfection, et qui peut être pensée sur le modèle de la vertu humaine de prudence. Inversement, la prudence politique ne sera authentique vertu que si elle a pour modèle la providence divine.

Dieu dans sa régulation de toutes choses, ou loi éternelle qu’on peut identifier à la providence divine, pourvoit aux besoins de toutes ses créatures. Il le fait de manière spécifique pour sa créature rationnelle, qui devient agent libre de la providence divine, et qui pourvoit à son tour :

  • l’homme reçoit en son cœur le dépôt de la loi divine, la loi naturelle qui est « participation de la loi éternelle [c’est-à-dire de la providence divine] dans une créature rationnelle » (ST, I-II, q 91, a 2) ;
  • et il devient providence pour lui-même et les autres hommes par les lois humaines qu’il édicte ou contribue à édicter : la créature rationnelle « participe elle-même de cette providence en pourvoyant à soi-même et aux autres » (ST, même lieu).

La loi naturelle est ainsi le maillon entre providence divine et prudence politique, spécialement dans l’activité législatrice du gouvernant. Étant précisé que cette activité, c’est un point très important, n’est pas seulement celle du gouvernant, mais aussi celle de tous les citoyens qui sont impliqués dans la recherche du bien commun. Parce qu’il est politique par nature, l’homme s’approprie cette loi inscrite dans son cœur par la providence de Dieu et l’applique aux autres comme il est aidé par eux :

« La nature politique de l’homme ne se réalise pas seulement parce que l’homme a naturellement besoin de l’aide des autres, mais parce que son désir naturel n’est satisfait qu’à condition de les aider. […] En vertu de la loi naturelle qui se trouve en lui, l’homme est plus image de Dieu en étant une providence pour les autres qu’en étant une providence pour soi. Il s’assimile plus à Dieu en se préoccupant du bien commun que de son bien propre. […] C’est en étant législateur que l’homme est le plus à l’image du Dieu provident, et c’est lorsqu’il est lui-même source de lois que la loi naturelle se manifeste le mieux en lui. »

Non que tout citoyen ait à exercer à proprement parler une activité de législateur, mais en désirant l’ordre qu’apporte la loi, en lui obéissant strictement, en soutenant son application chez autrui, le citoyen imite le Dieu provident.

Le rôle de la loi humaine est de passer de la généralité de la loi naturelle à une application à des situations pratiques. « Mais dérivation ne signifie nullement déduction », disait Michel Villey : les lois humaines ont un contenu propre en fonction des temps et des lieux. Jusqu’à un certain point, elles sont relatives, nous y reviendrons.

L’évacuation de la transcendance de la loi naturelle par le politique tel qu’issu de la Révolution a fait que les moralistes, par conviction ou par ralliement catho-libéral, ont pris leur parti de cette évacuation et ont dépolitisé la loi naturelle : dans cette nouvelle configuration, elle concerne en direct les individus, sans la médiation généralement nécessaire de la loi humaine[10]. Jean-Rémi Lanavère s’appuie sur Leo Strauss pour rendre Hobbes coupable de ce basculement moderne qui a contribué à faire de la loi naturelle une règle s’appliquant aux hommes hors société, dans « l’état de nature ». Elle devient ainsi loi de l’individu, loi des droits et devoirs humains, en deçà de la politique, mais aussi au-dessus, comme un corpus de normes universelles, loi naturelle détachée de l’appareillage religieux et métaphysique qui l’avait classiquement portée, sécularisée.

Ajoutons qu’au-dessus du champ politique, devenu amoral et areligieux, les « déclarations des droits de l’homme » le bornent plus qu’ils ne le transcendent : les lois humaines ne sont plus destinées à prescrire aux citoyens des actes vertueux, mais seulement à empêcher que les droits des individus soient lésés. Cette nouvelle loi naturelle est accessible à la raison, mais de manière immanente, selon le mode de l’évidence. Laquelle est sujette à variations, si l’on considère par exemple le statut de l’enfant à naître, qui est susceptible d’hériter dans le Code civil et est susceptible d’être éliminé dans la loi de dépénalisation de l’avortement. […]

Embarquez dans le projet OClocher en revivant le webinaire inspirant

Dans le cadre de l’opportunité actuelle de devenir actionnaire de ce projet, nous vous proposons de regarder le webinaire enregistré ce jeudi 23/04/2026 avec Xavier de Colombel (co-fondateur et président d’OClocher). En 30 minutes, vous embarquez dans ce beau projet vous permettant de bien appréhender les contours de cet investissement ainsi que ses fécondités à date et à venir.

Pour voir le webinaire, cliquez sur le lien ci-après :

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

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