Euthanasie : les recours pleuvent au Conseil constitutionnel
Outre le recours du président du Sénat, déjà évoqué, le Premier ministre Sébastien Lecornu a saisi le Conseil constitutionnel à propos de la loi sur l’euthanasie:

Ce recours fait 5 pages.
Celui déposé par plus de 60 sénateurs fait 76 pages. Extrait :

Et plus de 60 députés LR ont également déposé un recours (49 pages). Extrait :
Les député(e)s soussigné(e)s déférent au Conseil constitutionnel la loi relative au droit à l’aide à mourir adoptée par le Parlement, en raison des nombreuses méconnaissances des principes et objectifs de valeur constitutionnelle qu’elle contient. Le texte qui vous est déféré soulève des questions de constitutionnalité totalement inédites, en ce qu’il permet à toute personne majeure résidant habituellement en France ou de nationalité française, remplissant les critères, souvent insuffisants ou d’application aléatoire, énoncés à l’article 4 d’obtenir à sa demande, sans contrôle du juge et avec un contrôle médical très lacunaire, le droit de mourir. « Mal nommer un objet c’est ajouter au malheur de ce monde » a écrit Albert Camus. Le texte déféré n’emploie pas le mot de suicide ni celui d’euthanasie, or c’est bien de cela dont il s’agit : il s’agit d’autoriser une personne à se donner volontairement la mort ou même de se la faire administrer par un tiers. Il exclut toute référence au respect de la dignité humaine qui est une norme sociétale et non subjective (Conseil constitutionnel n° 94-343/344 DC du 27 juillet 1994) opposable à « toute forme d’asservissement, y compris si elle est volontaire ( n° 2018-761 QPC du 1er février 2019) car elle relève de l’ordre public immatériel (CE commune de Morsang sur Orge 27 octobre 1995)
S’agissant d’une liberté d’interrompre sa vie, le texte créée un droit à l’aide à mourir qui, en méconnaissance de l’article 66 de la Constitution, n’est pas placé sous le contrôle de l’autorité judiciaire et auquel ni les proches ni des tiers ne peuvent faire obstacle ce qui remet en cause le principe de fraternité tel que défini par le conseil constitutionnel. S’agissant d’une liberté personnelle, celle de choisir le moment et les modalités de son décès, le dispositif n’offre aucun encadrement suffisant et ne protège pas suffisamment les personnes concernées par l’aide à mourir. Le dispositif n’offre pas davantage de garanties aux personnes vulnérables, qui en seront les premières victimes, en méconnaissance des exigences posées tant par votre jurisprudence sur 2 le handicap que sur le principe de fraternité (Conseil constitutionnel n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018) Ce principe met à la charge du législateur le respect de la solidarité entre les êtres et non d’aide à leur disparition. Si ces principes sont méconnus par l’ensemble du texte, les députés saisissants entendent les développer plus précisément sur les articles suivants.
Enfin les députés RN ont également déposé un recours :

Euthanasie : le Président de la République peut faire usage du second alinéa de l’article 10 de la Constitution pour demander une nouvelle délibération
Communiqué du chef de la maison d’Orléans :
Monseigneur le comte de Paris prend acte, avec regret, de l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Il relève l’étroitesse de la majorité qui a permis cette adoption, au rebours de l’objectif affiché d’une loi « de consensus ». Si cette loi était promulguée en l’état, elle lèverait l’interdit pénal de donner la mort, elle porterait au droit à la vie une atteinte grave, elle introduirait dans le droit positif des notions médicales imprécises, lourdes d’évolutions ultérieures aussi préoccupantes que prévisibles.
Il ne saurait être admis que, sous la pression de certains courants de pensée et d’intérêts économiques à peine dissimulés, le législateur dénature à ce point le sens des mots, et en particulier que l’aide à mourir puisse être regardée comme un soin, que l’euthanasie ou le suicide assisté soient considérés comme « mort naturelle » et que les personnels médicaux soient tenus, dans des conditions procédurales d’une brutalité inédite, de donner la mort sans pouvoir invoquer une quelconque clause de conscience.
Si notre pays devait voir s’appliquer cette législation, il méconnaîtrait son héritage spirituel et sa vocation universelle et civilisatrice. Il s’éloignerait du devoir de fraternité à l’égard des personnes les plus vulnérables. Au demeurant, les meilleures études d’opinion montrent que nos compatriotes sont, dans leur écrasante majorité, et sans considération d’âge, de conditions ou de sensibilité politique ou religieuse, hostiles à une telle évolution.
C’est pourquoi Monseigneur le comte de Paris se félicite que le Premier Ministre et le Président du Sénat aient décidé de saisir le Conseil constitutionnel de ce texte. Il ne doute pas qu’un nombre suffisant de députés et de sénateurs fassent de même. Pour ce qui le concerne, il appelle le Président de la République à faire usage du second alinéa de l’article 10 de la Constitution et à demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi. Ainsi le temps serait-il donné pour que les consciences s’éclairent, que les passions s’apaisent et que notre pays offre, à l’aune de la visite attendue du Souverain Pontife, le visage d’une nation en paix avec elle-même.
Sola liturgica?
Il est des vérités qui ne deviennent dangereuses qu’au moment où elles cessent d’être reliées aux autres.
L’histoire de l’Église nous montre que les plus grandes fractures ne sont pas toujours nées du refus de la foi, mais d’une fidélité devenue exclusive. Une intuition juste, une réaction salutaire, un trésor qui va peu à peu occuper tout l’horizon jusqu’à faire oublier la richesse de l’ensemble.
Au XVIᵉ siècle, les premiers réformateurs ne pensaient pas fonder une nouvelle Église. Beaucoup étaient persuadés d’être les véritables catholiques. Ils voulaient purifier l’Église, revenir à la radicalité de l’Évangile, redonner toute sa place à la grâce, au Christ et aux Écritures. Leur intention initiale n’était pas absurde. Elle répondait à des abus bien réels.
Les cinq sola – Sola Scriptura, Sola Fide, Sola Gratia, Solus Christus, Soli Deo Gloria – exprimaient chacun une vérité profondément chrétienne. Le catholicisme lui-même confesse que le salut est une grâce, reçu dans la foi, par le Christ, pour la gloire de Dieu.
La rupture ne s’est pas produite parce que ces vérités étaient fausses. Elle est née lorsqu’elles ont été progressivement détachées du reste de la Tradition vivante, de l’obéissance au Saint-Père. Une vérité isolée finit toujours par rétrécir la vérité tout entière.
C’est ce mécanisme qui m’interroge aujourd’hui.
J’emprunte volontairement l’expression Sola liturgica par analogie avec le Sola Scriptura. Non pour établir une équivalence doctrinale, qui serait absurde, mais pour désigner une même tentation : celle de faire d’un bien authentique le critère ultime de la catholicité.
La liturgie traditionnelle est un trésor de l’Église. Elle nourrit la foi de nombreux fidèles, manifeste avec une profondeur remarquable le sens du sacré et demeure une richesse. Mais un glissement peut s’opérer.
On ne dit plus seulement : « Cette liturgie nourrit admirablement la foi. »
On en vient peu à peu à penser : « Elle est le seul lieu où la foi demeure pleinement intacte. »
Puis : « Hors d’elle, et du catéchisme associé, la dérive est inévitable. »
Alors sans même s’en apercevoir, la fidélité liturgique devient le principal critère de l’orthodoxie.
La liturgie cesse d’être un don reçu avec gratitude de l’Église elle-même, elle devient une assurance.
Notre sécurité ne réside ni dans une forme liturgique, ni dans une école théologique. Elle réside dans le Christ vivant qui conduit son Église.
La réduction de type “sola liturgica” produit un autre effet, plus discret mais peut-être plus profond : elle rend progressivement incapable de recevoir les autres richesses de l’Église.
On devient méfiant envers ce qui ne provient pas de sa chapelle où la liturgie serait bien dite. La liturgie traditionnelle elle-même est jugée plus ou moins conforme. La diversité, qui est pourtant une note de la catholicité, devient suspecte.
J’ai parfois retrouvé ce phénomène dans certaines réactions suscitées par le livre de Gabrielle Vialla. Là encore, ce ne sont pas tant les conclusions qui m’interrogent que la méthode des raisonnements. On voit apparaître une confusion presque systématique entre le modernisme condamné par saint Pie X et les connaissances modernes elles-mêmes. Sans parler des propos condescendants, du mépris pour les sujets dits féminins.
Pourtant, ces réalités de modernisme et de modernité ne sont pas identiques.
Le modernisme est une hérésie parce qu’il soumet la foi aux philosophies relativistes de son temps. Les connaissances modernes, en revanche, sont des outils. Comme tous les outils, elles demandent un discernement. Elles peuvent être utilisées contre la foi, mais aussi à son service.
L’Église n’a jamais craint la vérité. Elle a accueilli la philosophie grecque, assimilé Aristote grâce au génie de saint Thomas d’Aquin, utilisé le droit romain, développé l’archéologie, reconnu la révolution copernicienne, accepté et soutenu l’imprimerie (alors même que celle-ci allait étendre le drame de la Réforme).
La tradition n’est pas un refuge contre l’intelligence. Elle est une mémoire vivante qui permet à l’intelligence de demeurer fidèle.
La liturgie traditionnelle continuera, je l’espère, à porter beaucoup de fruits dans l’Église. Mais elle les portera davantage qu’elle demeurera ce qu’elle est : un trésor parmi les trésors de la catholicité, et non le critère à partir duquel tous les autres seraient jugés.
“Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.” (Jn 15, 5)
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L’attachement de familles à la FSSPX : un choix prudentiel ?
Malgré les sanctions, les fidèles FSSPX semblent y rester, très majoritairement. Notamment les familles. Pour quelles raisons ? Ou plutôt, pour quels besoins, quelles “nécessités” ?
Analyse et perspectives.
LA FAMILLE, SOCIETE IMPARFAITE, A BESOIN D’UN APPUI EXTERIEUR
La doctrine catholique enseigne que la famille est une « société imparfaite » : elle n’a pas en elle-même tous les moyens de sa finalité.
Elle a besoin de communautés plus larges : communautés intermédiaires, jusqu’à l’État et l’Église.
La famille en a besoin notamment pour la transmission de la Foi : sacrements, enseignements (« caté », etc.), écoles, mouvements de jeunesse (scouts, etc.), etc.
Ce besoin correspond par nature à un « état de nécessité ».
CRISE DE LA FOI : AUSSI (SURTOUT ?) CRISE DE LA TRANSMISSION DE LA FOI ?
Il faudrait une étude rigoureuse sur ce sujet, mais la tendance semble être la suivante.
Pour les fidèles FSSPX, la natalité moyenne doit être à 3,5 enfants (en tenant compte de ceux qui restent célibataires), avec un taux de transmission de la Foi d’environ 80 %. Cela signifie un bilan de 3,5 x 0,8 = 2,8 à chaque génération : 2 parents donnent 2,8 enfants cathos, soit + 0,8 par génération. C’est une croissance réelle mais qui reste modeste, alimentée aussi par les conversions.
Pour les Ecclesia Dei, la tendance semble la même, avec peut-être un peu plus de conversions.
Pour les « diocésains sérieux » (Communauté Saint Martin, scouts d’Europe, etc.), la natalité doit être proche de 3, et le taux de transmission 60 %, soit un bilan de 3 x 0,6 = 1,8. En y ajoutant les conversions, on observe une stabilité. C’est le « socle » des cathos français depuis 40 ans.
Pour les « cathos culturels », natalité de 1,5, et transmission de 30 % : le bilan est de 1,5 x 30 = 0,45. Ils disparaissent du paysage catho, hormis un vague sentiment d’appartenance.
En résumé, globalement, plus une famille veut transmettre, plus elle a besoin d’un « environnement tradi ».
Cet « environnement tradi » est donc un “état de nécessité statistique”.
MAIS… LES ECCLESIA DEI SONT INTERDITS DE S’ETENDRE !
A ce stade, nous pourrions dire que les Ecclesia Dei pourraient répondre aux besoins des fidèles.
C’est ce que Benoît XVI avait permis, avec Summorum Pontificum.
Aujourd’hui, avec Traditionis Custodes et la malveillance de beaucoup d’évêques, les apostolats Ecclesia Dei ne peuvent pas s’étendre. Parfois même, ils disparaissent. Dans tous les cas, ces apostolats sont fragiles, sans garantie dans le temps.
Et donc, pour les familles FSSPX ? Quand on a un toit, un emploi, une école, une messe, des scouts, etc., on ne va pas fragiliser cet équilibre en déménageant près d’une chapelle Ecclesia Dei qui n’existera peut-être plus l’été prochain…
Les familles ont besoin de stabilité, c’est une nécessité.
LES FAMILLES FSSPX VONT DONC RESTER… DONC LE CLERGE AUSSI : OU IRAIT-IL ?
Les familles FSSPX connaissent leurs besoins, leurs nécessités : elles vont y rester, majoritairement.
Répondant à ce besoin, ou l’anticipant, les clercs et religieuses resteront aussi.
De toutes façons, où iraient-ils ? Rejoindre la FSSP ? Pour quel apostolat ? Pour être prof de rugby à Sées ? Pour créer un nouvel institut, dont les statuts ne seront pas respectés par Rome, comme à Toulon, ou la Fraternité Saint Thomas Becket ?
Certes, on peut regretter que la FSSPX ne soit pas rentrée dans le rang en 1988 ou 2009. Mais la confiance dans le long terme n’était pas présente. Traditionis Custodes et Toulon semblent d’ailleurs leur donner un peu raison.
Certes, la FSSPX aussi peut énerver : son refus des canonisations, des mystères lumineux, ses outrances envers Ecclesia Dei, son ton souvent inutilement agressif, etc. Mon avis très personnel est que l’abbé Pagliarani gagnerait à être un peu plus silencieux, pendant quelques mois…
Mais, à la base, c’est Rome et la plupart des évêques qui sont défaillants, en ne répondant pas de manière optimale aux besoins des familles.
Ils ne répondent pas de manière optimale à l’ « état de nécessité » des familles.
« TODOS, TODOS, TODOS » CATHOLIQUES : ET DONC ? LIBERTE !!!
Ce qui est bien triste, c’est que tous sont catholiques. Personne n’a franchi la ligne rouge : aucun texte romain « infaillible » n’est hérétique, et la FSSPX n’est pas sédévacantiste.
Que Rome et les évêques laissent donc la LIBERTE au bien, notamment au bien permis par Ecclesia Dei ! Les besoins des familles seront alors progressivement assumés.
C’est ce que Benoît XVI avait permis. Mais c’est ce que la plupart des évêques ont freiné, en lui désobéissant, comme ils avaient désobéi à Jean-Paul II et sa demande d’application « large et généreuse » du Motu Proprio de 1988.
« In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas » : si la « pastorale moderne » n’est pas nécessaire (necessariis) au salut, si l’on peut avoir des doutes (dubiis) sur cette pastorale moderne, redonnez-nous la pleine LIBERTE de faire le Bien avec tous les éléments de la « pastorale tradi » !
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
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Le concept de Nouvelle France est un projet totalitaire de masse
Tribune de Laurence Trochu dans Le Nouveau Conservateur :

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Suggestions au lendemain du vote sur l’euthanasie
D’un prêtre :
- Faire célébrer des Neuvaines de Messes en l’honneur du Précieux Sang de Jésus
- Découvrir, redécouvrir les Sacrements, sans modération : Confession, Messe et Sacrement des Malades.
- Faire célébrer des Messes pour les âmes du Purgatoire.
- Exorciser nos diocèses, notre pays, de tous les actes de culture de mort depuis 60 ans.
- Faire bénir nos maisons. Consacrer nos familles au Coeur de Jésus, à Notre-Dame et à St Joseph.
- Faire connaître la vie des saints, ces visages de sainteté qui ont écrit des pages de Foi, d’Espérance et de Charité à travers l’histoire de notre pays dans le domaine de la santé.
- Demander la grâce de mourir en paix avec Dieu, son prochain, soi-même, avec la présence d’un prêtre.
- Demander la grâce de pouvoir vivre les derniers instants d’une personne à l’agonie, auprès d’elle : recevant ainsi la vraie transmission de la foi, de l’affection en ces instants si précieux, vivre les pardons nécessaires…
- Veillée Mariale le 14 août au soir, avec des textes de Saint Maximilien-Marie Kolbe, l’homélie de Saint Jean Paul II pour sa canonisation ou lors de ses visites en Pologne. Saint Maximilien a été tué dans un camp de concentration avec une injection létale la veille de l’Assomption.
- Renouveler le vœu de Louis XIII le 15 août.
- Que chaque diocèse annonce l’ouverture d’une maison pour les personnes au soir de leur vie
- Encourager les Petites Soeurs des Pauvres, les Servantes des Pauvres et autres présences de l’Eglise au service des malades et personnes au soir de leur vie sur terre.
- Encourager le personnel médical à vivre sans compromis “sa blouse blanche”
- Se former avec la Parole de Dieu, le catéchisme et enseignement de l’Eglise. (Humanae Vitae…) ; les principes non-négociables redéfinis par Benoit XVI et ses successeurs.
- Que continue de se lever une génération au service de la vie et de la famille, aussi en donnant sa vie comme prêtres, religieux, religieuses, missionnaires., personnel médical
- Accueillir une personne âgée de notre famille dans notre propre famille.
Euthanasie : le président du Sénat saisit le Conseil constitutionnel
Gérard Larcher, président du Sénat, a saisi le Conseil constitutionnel sur le projet de loi légalisant l’euthanasie. Communiqué :
Le Président du Sénat a déféré aujourd’hui la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir au Conseil constitutionnel, ainsi que le lui permet l’article 61 de la Constitution.
Il a décidé cette saisine car le texte issu de l’Assemblée nationale présente des zones d’ombres et des imprécisions qui méritent d’être examinées par le juge constitutionnel.
Le Président du Sénat avait annoncé cette saisine dès le rejet de ce texte par le Sénat le 7 juillet. Cette saisine porte sur quatre garanties nécessaires à la protection des libertés fondamentales, garanties que le texte voté par les députés n’apporte pas.
La volonté libre et éclairée du patient. Le Conseil Constitutionnel devra dire si un délai de réflexion de seulement deux jours permet de garantir le caractère libre et éclairé de la volonté exprimée par le patient de recevoir un geste létal.
La compétence de l’autorité judiciaire doit être préservée. Il faut permettre au juge judiciaire, gardien de la liberté individuelle, de se prononcer lorsqu’il y a doute sur le caractère libre et éclairé d’une demande d’aide à mourir.
La clause de conscience doit être étendue. Il faut permettre à tous ceux qui sont appelés à participer à l’aide à mourir de faire valoir leur clause de conscience et pas seulement aux médecins. Préparer une substance létale, comme cela pourrait être demandé aux pharmaciens, est un acte grave qui entraine des interrogations déontologiques et personnelles légitimes qui doivent être entendues.
La clause d’établissement doit être établie. Il faut respecter le caractère propre des établissements et leur permettre de soigner jusqu’à la fin de vie sans être contraints d’organiser l’aide à mourir.
13-14 août : Pèlerinage des étudiants et jeunes pros à Rocamadour
Pèlerinage des étudiants et jeunes pros à Rocamadour
13 & 14 août 2026
Et si tu prenais deux jours pour marcher, prier, respirer… et peut-être rencontrer Dieu d’une manière nouvelle ?
Que tu sois croyant, en recherche, ou simplement curieux, tu es le bienvenu pour ce pèlerinage à pied vers Rocamadour, haut lieu spirituel niché au cœur des causses du Lot.
Programme
Jour 1 – Jeudi 13 août
Départ de Saint-Denis-lès-Martel
Rendez-vous à 12h
Marche jusqu’à Floirac
Messe à 15h
Montée dans les causses du Lot
Bivouac en pleine nature
Adoration le soir
Dîner et petit-déjeuner fournis
Une première journée pour quitter le quotidien, entrer dans le silence, et se laisser peu à peu ajuster intérieurement.
Jour 2 – Vendredi 14 août
Marche vers Sanctuaire de Rocamadour
Messe à 15h à la basilique
Fin à 17h30
Une arrivée marquée par la prière et la joie d’avoir marché ensemble.
✨ Une marche dans les pas de Saint Louis
Tout au long du chemin, nous traverserons notamment Montvalent, lieu chargé d’histoire.
C’est par ici que passa le roi Louis IX au XIIIe siècle, lors de son pèlerinage vers Rocamadour.
Saint Louis venait confier au Seigneur ses responsabilités de roi, ses combats, et son désir de justice. En marchant sur ces mêmes chemins, nous sommes invités à faire de même : déposer nos vies, nos questions, nos choix… et laisser Dieu nous parler.
Au programme spirituel
Messes quotidiennes
Temps d’adoration
Enseignements (topos) donnés par un prêtre
Temps fraternels et échanges
Participation
20€ pour l’ensemble du pèlerinage (repas inclus)
Pourquoi venir ?
Pour prendre du recul, rencontrer d’autres jeunes, redécouvrir la foi… ou simplement marcher dans un cadre magnifique avec une dimension spirituelle.
Viens comme tu es. Seul, avec des amis, croyant ou en recherche.
Ce pèlerinage est fait pour toi.
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De nombreuses enquêtes dénoncent l’existence de trafics d’organes en Chine
Des preuves de prélèvements forcés effectués sur des prisonniers ont été présentées lors d’un séminaire parlementaire à Londres.
Jan Jekielek, rédacteur en chef adjoint de The Epoch Times et auteur de Killed to Order, dénonce le système mis en place dans le pays. « En Chine, les délais d’attente ne se mesurent souvent pas en années, ni même en mois, mais en semaines, voire en jours ». Une Allemande a reçu trois foies en Chine entre 2015 et 2019.
Ethan Gutmann, journaliste d’investigation, souligne pour sa part l’existence de très nombreuses disparitions dans le territoire autonome du Xinjiang.
« Nous sommes face, au minimum, à un quart de million de morts parmi les Ouïghours et les Kazakhs, et ce chiffre ne cesse d’augmenter ».
Le droit international considère pourtant que le prélèvement d’organes sous contrainte est une forme de traite des êtres humains.
Des témoins ont démontré l’existence de trafics d’organes basés sur la coercition et la déshumanisation des minorités religieuses et ethniques, en particulier les Ouïghours et les adeptes du Falun Gong, une discipline spirituelle réprouvée par le PCC.
En 2022, la Société internationale pour la transplantation cardiaque et pulmonaire avait publié une déclaration sur l’éthique de la transplantation, indiquant qu’elle boycottait les études liées à la transplantation impliquant des organes ou des tissus provenant de Chine, compte tenu
« de l’ensemble des preuves montrant que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul à continuer de soutenir systématiquement le prélèvement d’organes ou de tissus sur des prisonniers exécutés ».
En 2019, un tribunal basé à Londres avait publié un rapport, dans lequel il est indiqué que la Chine aurait réalisé entre 60 000 et 90 000 transplantations par an, ce qui dépasse de loin les chiffres officiels du gouvernement, qui s’élèvent à environ 10 000. Les délais d’attente avaient également été pointés. Les conclusions du rapport avaient conduit à déterminer à l’unanimité que le prélèvement forcé d’organes avait été pratiqué pendant des années à une échelle considérable. Les autorités chinoises ont toujours réfuté ces allégations.
« Nous souhaitons un Dieu qui intervienne d’en haut pour arracher immédiatement l’ivraie »
Lors de l’Angelus, le pape a commenté la parabole du bon grain et de l’ivraie :
Après la parabole du semeur, Jésus continue de s’adresser aux foules à travers plusieurs images : le bon grain et l’ivraie, la graine de moutarde, le levain dans la farine (cf. Mt 13, 24-43).
Il s’agit de trois petites paraboles qui visent à rappeler l’avènement du Royaume de Dieu dans l’histoire, son action dans la vie des hommes, la manière dont il grandit, se développe et transforme le monde de l’intérieur. Par ces récits, Jésus nous met en garde contre la tentation de considérer Dieu comme une figure puissante, qui s’impose par la force, qui occupe l’espace pour dominer, qui arrive de manière triomphante. Au contraire, Dieu privilégie la petitesse, signe de son amour discret, qui nous laisse libres de l’accueillir ou de le refuser, qui cherche à se frayer un chemin même au milieu de l’ivraie, qui agit de manière cachée et invisible comme la plus petite des graines et qui fait lever la pâte en silence.
Frères et sœurs, à travers ces paraboles, Jésus nous dit quelque chose d’important sur la manière dont Dieu agit dans notre vie et dans l’histoire. Parfois, nous nous attendons à quelque chose de spectaculaire, nous souhaitons un Dieu qui intervienne d’en haut pour arracher immédiatement l’ivraie du mal. Nous imaginons un Dieu fort et puissant et, malheureusement, c’est à cette image que nous adaptons également notre manière d’être chrétiens et d’être Église. Au contraire, le Royaume de Dieu se répand même au milieu de l’ivraie et nous demande un regard capable de saisir le bien qui germe même dans les ténèbres du mal, sans tout juger aussitôt ; il vient comme la plus petite des graines et exige donc la patience de savoir accompagner les processus, en le reconnaissant dans la petitesse du quotidien et dans la simplicité de la vie ordinaire ; il grandit de manière invisible, comme le levain dans la farine, et ainsi, il nous libère du découragement et nous invite à avoir confiance même lorsqu’il nous semble que Dieu est absent. Car en réalité, Il nous accompagne toujours et son amour est toujours à l’œuvre pour nous.
Ce style de Dieu doit également devenir la manière dont, tant comme individus qu’en tant qu’Église, nous habitons la réalité qui nous entoure. Nous sommes appelés à adopter un style évangélique, sans nous opposer précipitamment par des jugements arrogants, sans nous imposer par le pouvoir et la force, sans perdre confiance dans l’œuvre de Dieu. Il s’agit – disait alors le cardinal Ratzinger – de nous soumettre à la logique de la graine, qui n’est pas celle du succès et de la grandeur, mais qui nous demande de nous faire petits et de servir la vie des personnes (cf. Discours au Congrès des catéchistes et des professeurs de religion, 10 décembre 2000). Ainsi, nous deviendrons nous-mêmes comme une petite graine d’Évangile qui germe et comme un levain d’amour qui transforme la pâte du monde.
Prions la Très Sainte Vierge Marie, qui a su accueillir la graine de la Parole dans la petitesse, afin qu’elle nous soutienne sur notre chemin et intercède pour nous.
Euthanasie : le combat continue
De Charlotte d’Ornellas dans le JDD :

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L’évangile de saint Matthieu et les communautés araméennes
Le 19 juillet, Terres de mission reçoit Françoise Breynaert, docteur en théologie, qui poursuit la présentation (débutée la semaine précédente) de son livre sur l’évangile de saint Matthieu dans l’Eglise de langue araméenne: “L’Evangile de saint Matthieu. Un collier d’oralité en pendentif en lien avec le calendrier synagogal” (Parole et Silence).
Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture pour l’été:
- “Le curé d’Ars et sainte Philomène” (Chiré),
- “Sainte Marie-Madeleine, femme de l’Evangile” (Clovis),
- “Nous, couples, qui sommes sur terre” (Artège),
- “De la liberté de l’esprit à l’engagement” (AES),
- “Garder les yeux fixés sur le Christ” (Téqui),
- “Blaise Pascal, un homme aux mille facettes” (Saint-Léger),
- “Les splendeurs de Marie corédemptrice” (Via Romana)
- “Sainte Thérèse de Lisieux. La brûlure du ciel” (Saint-Léger)
Huitième dimanche après la Pentecôte : “Faites vous des amis avec les richesses injustes”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les chants du propre de la messe du huitième dimanche après la Pentecôte sont à nouveau tous extraits du livre des psaumes, et nous allons trouver comme le dimanche précédent à l’Introït et à l’Alléluia un psaume de louange et d’action de grâces au Seigneur pour tous les bienfaits dont il nous a comblés. Dimanche dernier c’était le psaume 46, et aujourd’hui le psaume 47 qui lui fait suite, et qui est encore une acclamation triomphale, accompagnant l’entrée de l’arche d’alliance dans la cité sainte de Jérusalem…
Introït : Suscepimus
L‘Introït est le même que celui du 2 février, fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au temple (ou de la Purification de la Sainte Vierge, ou de la Chandeleur) ; ce jour-là l’entrée de l’Arche d’Alliance, présence symbolique de Dieu, préfigure l’entrée réelle de Dieu dans son temple en la personne d’un petit enfant. En ce temps après la Pentecôte, qui représente la vie de l’église sur la terre, nous remercions le Seigneur pour toutes les grâces reçues chaque fois que nous entrons dans une église
Suscepimus, Deus, misericordiam tuam in medio templi tui. Secundum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terræ, justitia plena est dextera tua.
Dieu nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple. Comme votre nom, votre louange est répandue jusqu’aux extrémités de la terre, car votre main droite est pleine de justice.
Nous trouvons déjà dans ce texte un thème qui reviendra souvent dans les derniers dimanches après la Pentecôte, celui des deux attributs divins qui se complètent : la justice, perfection de la volonté divine, que nous acclamons, et la miséricorde, pour laquelle nous rendons grâces.
La mélodie est vraiment celle d’un chant d’action de grâces. Elle s’élève dès le début en un grand élan plein d’enthousiasme, puis elle s’élève encore plus haut dans la deuxième phrase jusqu’à l’extrême aigu sur le mot nomen, le nom de Dieu, dont la louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre. Puis cet enthousiasme se calme peu à peu et la dernière phrase se fait plus calme et plus intérieure, s’inclinant avec recueillement devant la justice divine.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 47, que nous retrouverons dans l’Alléluia :
Magnus Dominus et laudabilis nimis in civitate Dei nostri, in monte sancto ejus.
Le Seigneur est grand et très digne de louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte (c’est-à-dire Jérusalem).
Graduel : Esto mihi
Entre les acclamations triomphales de l’Introït et de l’Alléluia, tirés l’un et l’autre du psaume 47, le Graduel du huitième dimanche après la Pentecôte constitue une pause de prière confiante et d’abandon à la divine Providence. Nous y retrouvons le psaume 30, qui revient souvent dans la liturgie : c’était déjà celui de la Communion de dimanche dernier et de l’Alléluia du dimanche précédent ; la deuxième partie de ce Graduel reprend d’ailleurs le premier verset du psaume, par lequel commençait cet Alléluia. Quant à la première partie, nous en avons déjà trouvé le texte dans l’Introït du dimanche de la Quinquagésime :
Esto mihi in Deum protectorem et in locum refugii, ut salvum me facias. Deus, in te speravi, Domine non confundar in æternum.
Soyez pour moi un Dieu protecteur et un lieu de refuge pour me sauver. Mon Dieu, j’espère en vous, Seigneur je ne serai pas confondu à jamais.
Le texte est le même que celui de l’Introït de la Quinquagésime. La mélodie était simple et légère et est évidemment très différente en ce dimanche : ici on retrouve des formules habituelles aux Graduels beaucoup plus ornées, avec de grandes vocalises. Le début se tient dans le grave, plein de calme et de paix, puis la mélodie s’élève en un bel élan sur le mot : facias. La deuxième partie est plus courte, et ne comporte pas de vocalise très développée, seulement deux formules bien connues, qui s’adaptent parfaitement au texte dans une ambiance d’assurance joyeuse.
Alléluia : Magnus Dominus
Nous retrouvons dans l’Alléluia du huitième dimanche après la Pentecôte le psaume 47 d’où était tiré l’Introït, et nous avons ici le premier verset du psaume, comme c’est presque toujours le cas, nous l’avons remarqué les dimanches précédents, pour les Alléluias de ce temps liturgique.
Magnus Dominus et laudabilis valde in civitate Dei, in monte sancto ejus.
Le Seigneur est grand et très digne de louange dans la cité de Dieu, sur sa montagne sainte.
La cité de Dieu sur sa montagne sainte, c’est Jérusalem, nous l’avons dit à propos du verset de l’Introït. Cette acclamation accompagnait l’entrée de l’arche d’alliance, présence symbolique de Dieu. Nous devons la faire notre chaque fois que nous entrons dans une Église, où Dieu est réellement présent, en nous prosternant devant sa majesté : le Seigneur est grand…
La mélodie est vraiment celle d’une acclamation, avec une jubilation et un enthousiasme extraordinaire ; sa légèreté et son rythme très allant l’ont fait comparer à une danse.
Offertoire : Populum humilem
Le chant de l’Offertoire du huitième dimanche après la Pentecôte s’harmonise bien avec les prières que le prêtre récite à ce moment de la messe, présentant son offrande in spiritu humilitatis. Le texte est tiré du psaume 17, que nous avons déjà trouvé à la Communion du quatrième dimanche ; c’est un cantique d’action de grâces de David, délivré d’un grand péril, et remerciant le Seigneur d’avoir protégé sa faiblesse, et d’avoir abattu les orgueilleux qui ne comptaient que sur leur force :
Populum humilem salvum facies, Domine, et oculos superborum humiliabis : quoniam quis Deus præter te Domine ?
Seigneur, vous sauvez le peuple qui s’abaisse, et vous abaissez les yeux des orgueilleux, car qui est Dieu si ce n’est vous, Seigneur ?
Ces derniers mots rappellent le cri de saint Michel Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? La mélodie exprime admirablement cette humble soumission à la toute puissance divine, cette adoration reconnaissante. Elle commence calmement, puis s’élève en un grand élan de ferveur sur les mots salvum facies, et continue ensuite par des ondulations très expressives ; on remarquera la descente finale sur le mot Domine, où l’on s’incline profondément devant le nom du Seigneur par un motif répété trois fois.
Communion : Gustate et videte
Le texte de l’antienne de Communion du huitième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 33, qui revient souvent en ce temps liturgique : nous l’avions déjà trouvé au Graduel du septième dimanche. De plus on le chantait dans les premiers siècles tous les dimanches au moment de la Communion, et c’est probablement à cause du verset que nous chantons aujourd’hui qu’il avait été choisi. Le Graduel de dimanche dernier unissait deux grandes étapes de la vie spirituelle, la crainte de Dieu et l’illumination ; nous arrivons avec le texte de cette Communion au sommet de la vie spirituelle, la sagesse. Ce mot vient du latin sapere qui veut dire goûter, et c’est justement de goûter qu’il s’agit ici :
Gustate et videte, quoniam suavis est Dominus, beatus vir qui sperat in eo.
Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux : heureux l’homme qui met en lui son espérance.
Goûter, c’est dans l’ordre des sens le mode de connaissance le plus profond et le plus intime. La sagesse nous fait goûter la douceur de l’amour divin en nous unissant à lui cœur à cœur ; elle nous prépare à la vision béatifique : gustate et videte, et c’est ce bonheur éternel qui est l’objet de la vertu d’espérance.
La mélodie exprime bien ce mouvement par l’élan de l’intonation vers le mot videte, sommet de la pièce, toute la suite se déroulant en une douce ondulation contemplative. Il n’est pas besoin de souligner à quel point ce chant convient au moment de la Communion.
Combien d’entre nous sont prêts à souffrir pour proclamer l’Évangile ?
Extrait d’un entretien donné par le cardinal albanais Ernest Simoni, qui a passé 18 ans en prison pour la foi, au NCRegister :
Quelles sont vos préoccupations concernant l’Église contemporaine ?
Une question sérieuse ? Jésus nous a dit : « Tu es la lumière du monde. » Nous, en tant que pécheurs, sommes le sel de la terre, mais combien d’entre nous sont vraiment la lumière de Jésus ? Combien d’entre nous sont prêts à souffrir pour proclamer l’Évangile et sont engagés à proclamer l’Évangile de Jésus, le pouvoir infini de l’amour qui sauve toute l’humanité ? Nous, prêtres, vivons uniquement pour proclamer Jésus, pour sauver les âmes par la grâce de Jésus, pour être proches de tous les pauvres, pour aider tous les jeunes à se détourner de la promiscuité et de l’immoralité. Comme St. Paul dit que ceux qui sont comme le Christ ont crucifié leur corps et suivent la loi de la moralité et de la chasteté. La chasteté est la montagne de la victoire menant au paradis ; sans chasteté, c’est l’enfer.
Jésus récompense tous nos soucis, nos souffrances et nos prières de manière incommensurable si nous sommes proches de lui. […] St. Paul dit : « Je vis, mais pas moi, mais Christ vit en moi. » Et il sera avec nous aussi, si nous exaltons Jésus par nos œuvres, nos actes de réparation, la pénitence et la sainte messe – et en nous abstenant de toute forme d’immoralité sexuelle, de drogues – vraiment tout cela. Aimez vos parents par-dessus tout, après avoir aimé Dieu ; faites la volonté du Seigneur ; soyez une source de réconfort pour votre père, votre mère et tous les enfants ; posez des questions, demandez conseil et donnez cet amour, dont le plus puissant est l’amour d’un père et d’une mère.
La République tchèque abandonne la Convention d’Istanbul sur l’idéologie du genre
Le gouvernement tchèque a révoqué une décision du cabinet précédent sur la ratification de la Convention d’Istanbul, mettant officiellement fin à son examen au niveau gouvernemental.
Cette décision renverse une résolution adoptée en juin 2023 par le gouvernement de Petr Fiala, qui appelait à la poursuite du processus de ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, communément appelée Convention d’Istanbul.
Cette décision fait suite à la position prise par le Sénat tchèque, qui a refusé de soutenir la ratification de la convention le 24 janvier 2024. À l’époque, le document n’a pas réussi à obtenir la majorité requise.
Au cours du débat, les sénateurs opposés à la ratification ont fait valoir que le document contenait des dispositions idéologiques allant au-delà de la lutte contre la violence. Le sénateur Zdeněk Hraba a décrit la convention comme un “document idéologique”, tandis que le vice-président du Sénat, Jiří Oberfalzer, a noté que le texte utilise à plusieurs reprises le terme “genre” au lieu du sexe biologique.
Comme alternative, l’Institut Ordo Iuris de Pologne a rédigé une Convention relative aux droits de la famille. Selon ses auteurs, le document protège la famille en tant qu’unité fondamentale de la société, définit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme et ne contient aucune disposition idéologique associée à la théorie du genre.
3 adolescents sauvent une église d’un incendie
Un incendie s’est déclaré mardi 7 juillet dans la chapelle du Christ, datant du XVIᵉ siècle, à l’intérieur de l’église de Perriers-sur-Andelle, dans l’Eure.
Grâce à l’intervention rapide de plusieurs personnes avant l’arrivée des secours, le feu n’a pas atteint la charpente.
Lenny, 15 ans, et Mathias, 16 ans, sont allés chercher les extincteurs du presbytère afin de poursuivre la lutte contre l’incendie en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Nathan est intervenu pour s’assurer qu’aucun autre foyer ne s’était déclaré dans l’édifice.
Selon les pompiers, sans cette intervention rapide, le feu aurait très probablement gagné la charpente, avec des conséquences qui auraient pu être dramatiques.
Le député Anne Bergantz appartient à un courant qui a décidé d’éliminer les plus vulnérables
Christophe Billan, ancien président du mouvement Sens commun, adresse dans Valeurs actuelles une lettre ouverte au député MoDem Anne Bergantz. Il l’accuse d’avoir, en votant en faveur de la loi sur l’aide à mourir, participé à un « simulacre de démocratie » et à une rupture avec les fondements éthiques de la civilisation française.
Madame la députée,
Vous avez, hier, et pour la troisième fois, voté en faveur de la loi sur l’aide à mourir. J’ai lu avec intérêt le courrier que vous avez adressé à un grand nombre d’électeurs de votre circonscription. Les arguments qui y sont développés sont emblématiques de deux réalités tragiques : le simulacre de démocratie dans lequel nous évoluons, mais également le rôle central joué par votre courant politique dans l’affaissement de notre civilisation.
Votre lettre reprend scrupuleusement tous les éléments de langage du gouvernement et, plus largement, du courant qui œuvre insidieusement, depuis de longs mois, à ce passage en force. Au cours des neuf dernières années, nous nous sommes accoutumés aux éléments de communication des différents gouvernements macroniens, qui ont nié, puis relativisé le réel avant d’abdiquer devant lui. Nous avons pris l’habitude du mépris qui accompagne cette approche à l’égard de ceux qui n’acceptent pas la négation du réel et les effets du chaos qui en découlent. Mais cette loi inique a franchi une limite que nous pensions sacrée. En outre, nous savons désormais que le simulacre remplace systématiquement et intégralement le jeu démocratique.
Vous le savez, Madame : le simulacre est une apparence qui s’impose comme une réalité. Ces faux-semblants sont comme des ombres chinoises qui s’agitent au fond de la grotte. Elles ne sont pas des « animaux », mais la supercherie d’une main qui mime une forme. Vous contribuez à entretenir cette illusion, car vous avez instauré une confusion entre deux notions radicalement antagonistes : tuer et soigner.
Simulacre de débats contradictoires, de fausses délibérations, dans un mélange de cynisme, d’arrogance et de mépris pour tous ceux qui, durant des siècles, ont tenté de préserver le statut des plus vulnérables. Simulacre dans le dévoiement des mots employés pour dissimuler le réel : vous parlez « d’aide à mourir » pour ne pas dire suicide ou euthanasie. Vous insistez sur la « collégialité », quand, dans les faits, la personne vulnérable sera seule. Ni ses proches ni d’autres soignants ne seront prévenus ou consultés. Vous brandissez le terme de liberté alors que le plus fragile, le plus isolé, sera sans défense devant une structure habilitée à donner la mort, après un délai de réflexion réduit à quarante-huit heures. Vous évoquez la « conscience » alors que toutes les dispositions de cette loi la bafouent, au point de faire douter le Premier ministre.
Votre vote, Madame, participe à ce simulacre et vos arguments l’amplifient, sapant les fondements de notre civilisation. Étrange société, Madame, que vous appelez de vos vœux : les enfants ne sont plus souhaités, ceux qui sont là ne sont plus protégés et les anciens sont considérés comme des fardeaux. Votre complaisance envers ce simulacre de démocratie a entraîné l’épuisement de notre société. Chacun semble avoir déserté le champ de l’Histoire pour ne plus chercher d’autre horizon que la consommation et le divertissement.
Vous appartenez donc à un courant qui a décidé d’éliminer les plus vulnérables. En les considérant uniquement comme un fardeau coûteux, vous n’incarnez pas un progrès, mais une terrible régression. La fragilité n’est pas le contraire de la dignité ; elle en est souvent la condition. C’est d’elle que sont nés quelques-uns des plus grands textes, des plus belles œuvres et des lois les plus justes.
Mais, au fond, votre décision ne relève pas d’un accident de parcours. Au contraire, l’histoire démontre que le « centre » auquel vous appartenez constitue moins un équilibre entre deux logiques distinctes qu’un marécage dans lequel se diluent les idées et les intentions. Je pense, Madame, que le rôle d’un responsable politique ne consiste pas seulement à accompagner les évolutions mécaniques d’une société, mais aussi à préserver les principes fondamentaux qui permettent à une civilisation de demeurer fidèle à ses valeurs.
Les épreuves traversées par la France nous enseignent que l’opinion majoritaire d’une époque ne constitue pas nécessairement un critère suffisant pour déterminer ce qui est juste. L’honneur d’un responsable politique consiste à résister aux mouvements de l’opinion lorsqu’il estime que des principes essentiels sont en jeu. C’est bien ce qui a fait la différence entre Churchill et Halifax, ce qui a permis de distinguer de Gaulle de Pétain.
Le 10 juillet 1940, 569 élus votèrent pour donner les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. L’immense majorité était constituée d’élus du centre droit et du centre gauche. Se conformer à l’air du temps en ayant recours au simulacre n’est d’ailleurs pas le seul point commun qui vous lie à vos prédécesseurs centristes. Comme eux, vous brandissez de nobles sentiments pour dissimuler une absurdité inique. Les centristes de l’époque invoquaient la paix pour dissimuler leur lâcheté, quand vous parlez de dignité pour camoufler une logique de rentabilité. À l’heure où beaucoup, au sein de LR, sont tentés de rallier un nouvel avatar du macronisme et de ce centre dévoyé, il nous faut garder à l’esprit combien cette tentation fut, hier comme aujourd’hui, funeste.
Je pense, Madame, que votre responsabilité est immense. En réalité, le poids de cette décision incombe d’abord au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dont vous êtes la suppléante. Vous auriez dû, en conscience, Madame, refuser de suivre ses consignes de vote. Votre abdication contribue, une fois de plus, à faire de l’homme un simulacre et une ombre. Le chaos auquel nous sommes confrontés se manifeste chaque jour un peu plus comme le symptôme de cet affaissement. Soyez convaincue, Madame, que l’histoire vous jugera aussi durement qu’elle a jugé ceux qui ont participé à « L’Étrange Défaite » de 1940.
Euthanasie : la partialité du Conseil constitutionnel
L’ECLJ dénonce la partialité de quatre des neuf membres du Conseil constitutionnel sur l’euthanasie. En effet, Alain Juppé, Richard Ferrand, Laurence Vichnievsky et Jacques Mézard se sont déjà prononcés publiquement en faveur de l’euthanasie. C’est le cas en particulier de Jacques Mézard, ancien sénateur radical, qui est un véritable militant historique de l’euthanasie.
Quant à Richard Ferrand, il a non seulement pris position publiquement, mais aussi dirigé une mutuelle de santé et le plus grand groupe hospitalier privé français. Il serait scandaleux qu’ils prennent part au jugement.
La Vie Chrétienne Victorieuse – Le modernisme n’est pas moderne
« Ce qui a été, c’est ce qui sera,
et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera :
il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
S’il est une chose dont on dise : “Vois ceci, c’est nouveau !”,
cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. »
(Ecclésiaste 1.9-10)
L’illusion du progrès et l’invariabilité du cœur humain
L’humanité est habitée par une quête perpétuelle de nouveauté : le modernisme, une ancienne révolte sous un visage nouveau. Dans un monde où le changement est systématiquement présenté comme un signe de progrès et une promesse d’émancipation, le mot modernité résonne comme une garantie de liberté, de maturité et d’accomplissement supérieur par rapport au passé. Les avancées techniques, l’évolution des mentalités et la quête permanente de réinvention donnent l’impression que la société avance vers une version progressivement améliorée d’elle-même.
Pourtant, lorsqu’on passe le concept de « modernisme » au crible de l’histoire et des Écritures, le vernis craque. La Bible nous invite à exercer un discernement rigoureux : derrière les innovations techniques ou les transformations sociétales se cachent en réalité les mêmes vieux réflexes spirituels. On y retrouve l’éternel rejet de l’autorité divine, le désir d’autonomie absolue et l’illusion tenace que le bonheur humain réside dans la réinvention des règles morales et spirituelles.
Le livre de l’Ecclésiaste, né de la méditation du roi Salomon, pose un diagnostic d’une lucidité dérangeante sur cette agitation humaine : il n’y a rien de véritablement nouveau sous le soleil. Cette affirmation ne nie évidemment pas les progrès matériels, scientifiques ou industriels. Elle révèle une vérité anthropologique et spirituelle bien plus profonde : le cœur de l’homme, lui, demeure rigoureusement le même. Sans une intervention divine régénératrice, toute « nouveauté » n’est qu’un nouveau costume drapant une rébellion ancienne.
Ce que l’on nomme aujourd’hui « modernisme » – compris comme une volonté de changement, de rupture avec les normes reçues et d’émancipation vis-à-vis des cadres établis – n’est donc pas une réalité inédite propre à notre siècle. Il s’agit simplement de la réédition, dans un décor contemporain, de l’aspiration originelle de la Chute : la volonté humaine de s’affranchir de Dieu, de définir soi-même le bien et le mal, et de préférer la sagesse humaine à la révélation divine. Le problème fondamental de l’homme n’est pas d’ordre structurel, éducatif ou technique ; il est de nature spirituelle. L’homme est pécheur, naturellement indépendant de son Créateur et constamment enclin à suivre sa propre voie.
« Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
(Genèse 3.5)
Lorsque l’homme contemporain revendique le droit de redéfinir la vérité, la morale ou l’identité au nom de la modernité, il ne fait que réitérer la tentation d’Éden. Le modernisme change simplement d’habillage au fil des siècles, mais son moteur interne reste rigoureusement inchangé : il s’agit d’une tentative de substituer la volonté de l’homme à celle de Dieu, en maquillant cette rébellion sous les traits d’une évolution indispensable.
Le modernisme politique dans l’Ancien Testament
a) Le temps de Samuel : le piège du conformisme culturel (1 Samuel 8)
L’histoire du peuple d’Israël offre des exemples historiques majeurs où le désir de modernisation s’est traduit par des ruptures spirituelles dramatiques et des catastrophes nationales.
La première grande crise de « modernisme » dans l’histoire biblique se produisit à la fin du ministère du prophète Samuel. Israël occupait alors une position unique au sein du Proche-Orient ancien : le peuple n’avait pas de roi humain permanent. Dieu lui-même était son Roi, gouvernant à travers l’Alliance, sa Loi, et suscitant des juges pour délivrer le peuple lors des crises. Cependant, face au vieillissement de Samuel et à la pression militaire des puissances environnantes, les anciens d’Israël vinrent trouver le prophète avec une requête apparemment pragmatique et moderne :
« Établis sur nous un roi pour nous juger, comme en ont toutes les nations. » (1 Samuel 8.5)
Aux yeux des Israélites, cette demande représentait le sommet de l’efficacité politique. Le système théocratique fondé sur la foi et la dépendance directe envers un Dieu invisible leur paraissait archaïque, instable et dépassé. Ils voulaient entrer dans la norme géopolitique de leur temps, adopter une structure centralisée et s’aligner sur les standards du monde. Mais Dieu dévoile à Samuel la racine spirituelle de ce projet de modernisation :
« Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. » (v. 7)
Ce premier modernisme n’était pas une simple réforme administrative neutre ; c’était un abandon de la royauté divine. Sous prétexte de mise à niveau culturelle et de sécurité, Israël abandonnait sa spécificité – être un peuple saint, mis à part par Dieu – pour se fondre dans le moule des nations païennes. Samuel les avertit des lourdes conséquences, mais le peuple persista dans son refus de la dépendance divine.
b) L’arrogance de Roboam : la rupture générationnelle (1 Rois 12)
Un second pivot historique illustrant la dérive du modernisme apparaît à la mort du roi Salomon, lors de l’accession au trône de son fils Roboam. Le peuple, éprouvé par les lourds impôts et les corvées de Salomon, demanda un assouplissement de la politique royale. Confronté à cette crise sociale, Roboam sollicita deux conseils diamétralement opposés : celui des anciens, hommes d’expérience ayant servi Salomon, et celui des jeunes, compagnons de jeunesse de Roboam. Ces derniers l’incitèrent à une démonstration de force brute et à une rupture radicale avec la prudence du passé. Ils prônèrent un style autoritaire et novateur. Roboam rejeta la sagesse éprouvée des anciens et adopta la posture agressive de la « nouvelle vague ». Il répondit au peuple avec une arrogance inouïe :
« Mon petit doigt est plus gros que les reins de mon père… Mon père vous a châtiés avec des fouets, et moi, je vous châtierai avec des scorpions. » (1 Rois 12.10-11)
Cette volonté de rupture systématique, cette ambition de balayer les conseils du passé simplement pour afficher un style fort et moderne, produisit un désastre immédiat : le schisme irrémédiable du peuple de Dieu. Dix tribus firent sécession, brisant à jamais l’unité du royaume. L’histoire démontra ainsi qu’une innovation motivée par l’orgueil et déconnectée de la sagesse divine conduit inévitablement à la ruine.
Jésus-Christ face au modernisme de son époque
À l’époque de l’incarnation de Jésus, la société juive était en pleine ébullition politique et religieuse. Sous l’oppression de l’Empire romain, le peuple aspirait au « changement ». Dans ce contexte, les foules projetaient sur Jésus leurs propres désirs de modernisme messianique. Elles attendaient un libérateur nationaliste, un réformateur social, un roi puissant capable de chasser les Romains et d’instaurer une ère de prospérité matérielle.
L’Évangile selon Jean rapporte un moment de confrontation majeur entre les attentes du siècle et le plan de Dieu, juste après la multiplication des pains :
« Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul. » (Jean 6.15)
Le peuple voulait « moderniser » le ministère de Jésus en le pliant aux critères de réussite de son époque. Pourtant, Jésus refusa catégoriquement de se laisser enfermer dans l’agenda de l’opinion dominante. En se retirant dans la solitude, il réaffirma une vérité fondamentale, qu’il formulera plus tard devant Pilate :
« Mon royaume n’est pas de ce monde. » (Jean 18.36)
Le modernisme de la foule réclamait un réformateur politique ; Dieu offrait un Sauveur pour l’éternité. Jésus refusait systématiquement d’adapter son enseignement pour conserver la faveur des masses ou séduire les élites. Lorsqu’il enseignait des vérités spirituelles exigeantes, beaucoup de disciples le quittaient. De même, lorsque Pierre tenta de le détourner de la perspective de la souffrance et de la mort à Jérusalem, la réplique du Seigneur fut d’une sévérité absolue :
« Arrière de moi, Satan ! […] Tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » (Matthieu 16.23)
Jésus rejeta les raccourcis de la gloire humaine et choisit la voie intemporelle de l’obéissance totale au Père, manifestée par le sacrifice de la croix. Il dénonça également le modernisme religieux des chefs spirituels de son temps : ces traditions humaines qui, sous prétexte d’adaptation et de gestion, annulaient la portée véritable de la Parole de Dieu (Marc 7.9-13).
Le modernisme aujourd’hui : un défi pour l’Église
Pour notre siècle, ce défi atteint une intensité culturelle inédite. La pensée contemporaine est marquée par l’affirmation de l’autonomie absolue de l’individu, le relativisme moral et le rejet de toute autorité transcendante. La vérité devient subjective, l’expérience personnelle prime sur la révélation, et la morale s’aligne sur les consensus sociaux mouvants.
Cette philosophie exerce une pression colossale sur les chrétiens et les Églises pour qu’ils « modernisent » leur foi. Cette dérive se manifeste principalement dans trois domaines essentiels :
• La théologie : dilution ou occultation des vérités bibliques jugées politiquement incorrectes (la réalité du péché, le jugement divin, la repentance, la sanctification).
• L’éthique : alignement progressif des pratiques sur les mutations morales de la société, sous prétexte de compassion, de tolérance ou d’évolution des mentalités.
• Le culte : transformation de la foi en un produit de consommation ou de divertissement spirituel, axé sur le bien-être émotionnel plutôt que sur la crainte de Dieu.
Le piège actuel est identique à celui du temps de Samuel : vouloir un christianisme « comme toutes les nations », une foi calquée sur le monde pour éviter la marginalisation ou le qualificatif d’archaïque.
« Ne vous conformez pas au siècle présent. » (Romains 12.2) « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie. » (Colossiens 2.8)
L’apôtre Paul avait clairement annoncé qu’un temps viendrait où les hommes ne supporteraient plus la saine doctrine ; cherchant à satisfaire leurs propres désirs, ils accumuleraient des enseignants pour se faire dire ce qui leur plaît, et détourneraient leurs oreilles de la vérité pour se tourner vers des fables (2 Timothée 4.3-4). Le christianisme moderniste, imprégné de psychologie humaniste, apparaît ainsi comme une illustration frappante de cet avertissement apostolique.
Jésus-Christ, immuable au milieu des changements
« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13.8)
Face à l’instabilité chronique des idéologies humaines et des modes culturelles, la Parole de Dieu dresse un point fixe inébranlable. Cette affirmation doctrinale capitale est l’antidote absolu au poison du modernisme théologique. Elle trace une ligne de démarcation fondamentale :
• Sa personne ne change pas : il demeure le Fils éternel de Dieu, souverain et glorieux.
• Son œuvre ne change pas : son sacrifice à la croix est parfait, suffisant et valable pour tous les temps. Il n’a pas besoin d’être complété ou corrigé.
• Son enseignement ne change pas : ses paroles restent la norme absolue pour la vie chrétienne, quelles que soient les évolutions législatives ou sociétales.
L’homme moderne, malgré son confort technologique et ses connaissances scientifiques, a exactement le même besoin de repentance, de pardon et de nouvelle naissance que l’homme du premier siècle. Ce qui sauvait hier sauve encore aujourd’hui.
Conséquences pratiques pour les croyants véritables
S’opposer à l’esprit du modernisme ne revient pas à s’enfermer dans un légalisme rigide ni à rejeter, par principe, les progrès techniques. La véritable fidélité, active et éclairée, consiste à demeurer fermement attaché aux vérités spirituelles et morales immuables, tout en sachant utiliser, avec discernement, les moyens et les formes d’expression propres à chaque époque. Elle opère une distinction essentielle entre ce qui ne change jamais – la Révélation, l’Autorité et la Puissance – et ce qui peut légitimement évoluer, comme les moyens d’expression, les technologies ou les méthodes d’évangélisation, afin que le même message soit communiqué de manière toujours intelligible et actuelle.
« Combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. » (Jude 3)
La Bible n’a pas besoin d’être réactualisée, ni contextualisée dans son essence ; elle a besoin d’être crue et appliquée avec courage. Or, demeurer attaché à des vérités absolues dans une société relativiste conduit inévitablement à être perçu comme dépassé ou intolérant. C’est le prix historique de la fidélité.
« Tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés. » (2 Timothée 3.12)
Les croyants véritables acceptent cette position de témoins à contre-courant, sachant que la fidélité à Christ est infiniment plus précieuse que l’approbation du monde.
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Les abeilles de l’invisible – Le patient travail de Dieu dans l’ordinaire de nos vies
Illustration : La Dentellière (1669-1670), Johannes Vermeer, musée du Louvre.
« Nous sommes les abeilles de l’invisible. Nous butinons éperdument le miel du visible, pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible. »
— Rainer Maria Rilke, Lettre à Witold Hulewicz, 13 novembre 1925.
Certaines paroles traversent les siècles parce qu’elles portent en elles un mystère plus grand que celui qui les a fait naître. La célèbre image de Rainer Maria Rilke appartient à cette catégorie. Souvent admirée pour sa beauté, elle est plus rarement méditée jusqu’à son terme. Pourtant, cette intuition poétique rejoint l’une des vérités les plus profondes de la foi chrétienne. Ce que le poète pressent, l’Évangile l’accomplit : notre existence n’est pas destinée à accumuler les expériences, mais à laisser la grâce transformer tout ce que nous recevons afin que le visible devienne déjà participation à l’invisible.
Cette lente métamorphose est le véritable travail de Dieu dans une vie humaine. Elle ne s’impose pas avec fracas. Elle s’accomplit dans le silence des jours ordinaires, au rythme patient de la fidélité. Pour en entrevoir le mystère, deux images me guident : celle de l’abeille de Rilke et celle de la dentellière de Vermeer.
Le tableau de Vermeer semble, à première vue, d’une simplicité désarmante. Une jeune femme est penchée sur son ouvrage. Rien d’héroïque, rien d’exceptionnel : quelques fils entre les doigts, un visage incliné, une lumière venue de la fenêtre. Je me souviens d’être resté longtemps devant cette toile minuscule, au Louvre, étonné qu’un si petit espace pût contenir tant de silence. La beauté n’y surgit pas de l’extraordinaire ; elle naît d’une présence pleinement accordée à ce qui est.
La dentelle se construit fil après fil. Pris isolément, chaque geste paraît presque insignifiant. Pourtant, leur répétition patiente fait apparaître peu à peu une œuvre dont nul ne saurait dire à quel instant précis elle est née. Ainsi Dieu façonne-t-il les âmes, comme Vermeer peint la lumière : avec une délicatesse presque imperceptible.
C’est ici que l’intuition de Rilke prend tout son sens : « Nous sommes les abeilles de l’invisible. » L’abeille ne crée pas les fleurs ; elle recueille humblement ce que le monde lui offre pour en faire, dans le secret de la ruche, une substance nouvelle, capable de traverser le temps.
Toute vie humaine ressemble à ce patient travail. Chaque journée dépose en nous des rencontres, des fatigues, des pardons accordés ou refusés. Rien n’est indifférent. Tout peut devenir la matière première d’une œuvre invisible. La grâce ne nous donne pas une autre vie ; elle transfigure celle qui nous est déjà donnée.
Nous ne sommes pas ici pour accumuler les jours comme on empile des objets, mais pour recueillir ce que chaque journée nous offre afin qu’il mûrisse sous l’action de Dieu. Les événements cessent d’être de simples circonstances ; ils deviennent la matière d’une transformation intérieure dont nous ne sommes pas les artisans, mais les coopérateurs.
C’est peut-être là le grand malentendu de notre époque. Nous savons multiplier les expériences, mais nous peinons à les laisser porter leur fruit. Nous remplissons nos agendas comme si la valeur d’une existence dépendait de son activité visible. Pourtant, l’âme ne mûrit pas dans le bruit. Elle exige, comme la dentelle de Vermeer, le point après point ; comme le miel de Rilke, le secret de la ruche. Le silence n’est pas un vide à combler ; il est le lieu où Dieu apprend à notre cœur à recevoir avant d’agir.
Je l’ai appris dans ma chair. Une dépression m’a saisi voici quelques années, sans deuil ni échec pour l’expliquer, et les paroles du psaume montaient parfois jusqu’à mes lèvres sans que j’ose les prononcer : « Mon esprit est abattu en moi, mon cœur est consterné au fond de moi. » (Ps 143, 4). Dieu ne m’a pas enlevé cette épreuve ; il m’a appris, lentement, à la porter autrement. Depuis lors, je sais que la fragilité est le sol commun de toute existence humaine.
Cette lente métamorphose ne s’accomplit jamais seule. Je pense à tant de rencontres qui, sans que je m’en rende compte, ont déposé en moi un peu de leur miel. Un ami, une parole, un regard croisé dans une église : autant d’abeilles venues silencieusement nourrir ma ruche intérieure.
Le travail intérieur ne consiste pas à fabriquer une existence parfaite ; il consiste à accueillir avec confiance la vie qui nous est donnée. Ainsi agit la grâce : elle ne supprime pas les épreuves, elle leur donne une fécondité nouvelle. Même les blessures deviennent parfois les lieux où la miséricorde ouvre un passage. Nous voudrions souvent que Dieu change notre existence ; lui commence par changer notre regard.
J’ai passé une vie à observer le vivant sous toutes ses formes mesurables ; j’ai appris qu’aucune mesure ne rend compte de ce qui mûrit dans une âme. L’œuvre de Dieu obéit à une tout autre logique : le fruit ne mûrit jamais dans la précipitation.
Cette œuvre de maturation atteint son lieu le plus profond dans notre mémoire. Nous savons mal habiter notre passé. Les blessures anciennes continuent souvent de définir notre présent.
Le Christ ouvre un chemin radicalement différent. Dans le sacrement de la Réconciliation, la grâce ne détruit pas la mémoire ; elle la purifie et la transfigure. Ce qui n’était qu’une blessure devient une source de compassion ; ce qui semblait un échec devient une école d’humilité. Même nos pauvretés offertes deviennent comme des vitraux à travers lesquels Dieu laisse passer sa lumière.
Peu à peu, notre mémoire cesse d’être le lieu où nous entretenons nos blessures ; elle devient celui où nous reconnaissons sa fidélité. La grâce nous offre la liberté de regarder notre histoire avec les yeux mêmes du Christ. Ce regard n’efface rien ; il éclaire tout.
Toute cette lente transformation converge vers un centre unique : l’Eucharistie. Le miel recueilli au fil des jours n’est pas destiné à demeurer enfermé dans la ruche de notre cœur. Il est appelé à devenir offrande.
À l’autel, nous apportons notre semaine entière, ses joies, ses fatigues et ses pauvretés. Dans ce mystérieux échange, le Christ reçoit notre histoire pour nous communiquer la sienne. Le visible est alors assumé dans l’invisible, et nos journées entrent dans l’aujourd’hui éternel de Dieu.
Le miel lentement élaboré n’est plus une possession ; il devient nourriture.
Notre époque admire ce qui produit, ce qui accélère et ce qui se mesure. L’Évangile révèle une tout autre fécondité : celle de la présence. Vieillir est cette lente conversion du regard. Nous découvrons que l’essentiel n’est pas d’occuper le temps, mais de l’habiter.
Le Ressuscité en est la révélation parfaite. Son corps glorieux n’a pas effacé les blessures de la Passion. Les plaies demeurent, mais elles rayonnent désormais de la lumière de Pâques. Dieu ne sauve pas notre humanité en la remplaçant ; il la sauve en l’accomplissant.
Dès lors, nos propres blessures changent de signification. Offertes au Christ, elles deviennent des chemins de compassion. Cette compassion prend chair dans les gestes les plus simples : écouter sans interrompre, tenir une main fatiguée, prier dans le secret. Aucun de ces gestes ne fera la une des journaux. Pourtant, chacun possède déjà le poids de l’éternité. C’est là que les abeilles de l’invisible accomplissent le plus fidèlement leur vocation.
Au terme de ce chemin apparaît naturellement Marie. Saint Luc résume toute son existence en une phrase : « Marie gardait toutes ces choses et les méditait dans son cœur. » (Lc 2, 19).
Marie accueille les événements, les garde, les laisse mûrir. Rien n’a été perdu, parce que rien n’a cessé d’être offert. Tout est devenu Magnificat. Elle est l’icône parfaite des abeilles de l’invisible : elle recueille fidèlement tout ce que Dieu dépose dans sa vie et le laisse devenir louange.
Le chapelet nous introduit dans cette même école de patience et de confiance. Chaque Je vous salue Marie ressemble au retour discret d’une abeille vers une fleur toujours nouvelle. Peu à peu, le nectar devient miel ; ce que nous pensions connaître devient nourriture intérieure. Nous découvrons alors que notre véritable œuvre n’est pas celle que nous accomplissons pour Dieu, mais celle qu’il accomplit en nous.
C’est cette humble moisson, recueillie avec l’aide invisible de tant de visages croisés sur le chemin, que nous présenterons un jour au Seigneur. Lorsque viendra le Grand Passage, nous ne nous avancerons pas avec le bilan de nos réussites, mais les mains ouvertes, portant simplement cette pauvre récolte que sa grâce aura lentement mûrie.
Alors nous comprendrons qu’aucun acte d’amour n’était insignifiant, qu’aucune fidélité cachée n’était inutile. Tout aura été recueilli dans la grande ruche de Dieu. Nous découvrirons que la dentellière de Vermeer et les abeilles de Rilke nous conduisaient vers un même mystère : celui d’une vie dont la véritable fécondité demeure longtemps invisible avant d’apparaître dans toute sa lumière.
L’espérance chrétienne est là : croire que rien de ce qui est vécu dans l’amour ne se perd ; croire que Dieu poursuit patiemment son œuvre dans le secret de nos jours ordinaires, jusqu’au jour où nous découvrirons que le miel recueilli au fil de nos vies était déjà le commencement de la vie éternelle.
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Toutes vos questions sur le Nouveau Testament. Et les réponses
Une oeuvre qui a changé la face du monde : le Nouveau Testament, et pourtant, qui parmi nous en a lu au moins un livre de bout en bout ? Un évangile en entier ?
Ouvrage le plus lu, traduit et diffusé au monde, le Nouveau Testament est cependant contesté, et pose des questions importantes :
– qui a rédigé les évangiles ? quand ?
– comment sont organisés ces livres ?
– qui les a choisis, sur quels critères ?
– pourquoi certains livres ont-ils été écartés ?
– le texte est-il fiable, alors que nous n’en avons pas les manuscrits originaux ? que répondre aux musulmans ?
Pas de parodie de mariage en Pologne
Le président polonais Karol Nawrocki oppose son veto aux deux lois instituant un « statut de la personne la plus proche », visant à légaliser les unions entre personnes de même sexe :
« Je vais maintenant aborder les lois qui n’ont pas reçu mon approbation et pour lesquelles je dois exercer mon droit de veto présidentiel. Il y en a deux : la loi sur le statut de la personne la plus proche au sein d’une union et le contrat de cohabitation, ainsi que la loi contenant les dispositions préliminaires. Ces projets de loi créent une nouvelle institution formalisée dans le droit de la famille, dotée d’un large éventail de droits similaires à ceux des conjoints. Ils ouvrent une voie légale vers le mariage sous une autre appellation et sans l’ensemble des obligations que le mariage implique. En tant que garant de la Constitution, je ne peux approuver des décisions qui conduiraient à la perte du statut particulier du mariage, tel que décrit à l’article 18 de la Constitution comme l’union d’un homme et d’une femme, placée sous la protection et la garde de la République de Pologne. »
Nie zgadzam się na wprowadzanie tylnymi drzwiami związków partnerskich, które mają zastąpić czy podmienić instytucje małżeństwa – Prezydent RP Karol Nawrocki. pic.twitter.com/H3e8VGCZI2
— Kancelaria Prezydenta RP (@prezydentpl) July 17, 2026
83 attaques contre les chrétiens en Israël entre avril et juin
Le Religious Freedom Data Center (RFDC) a publié, au début du mois, son rapport trimestriel, dans lequel il recense les agressions commises à l’encontre des chrétiens en Israël d’avril à juin 2026.
Quatre-vingt-trois actes de harcèlement ont été recensés, principalement à Jérusalem. Crachats, agressions, menaces, insultes, vandalisme… sont le quotidien des chrétiens de Jérusalem. Ces actes ont d’ailleurs souvent lieu en pleine journée et sont régulièrement commis par des enfants encouragés par leurs parents.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Arménie : Le projet de la route Trump avance
Début juin, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan signaient un accord en vue de la mise en place de la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (TRIPP), qui permettra à l’Azerbaïdjan de rejoindre son enclave du Nakhitchevan. Le gouvernement américain détiendra presque les trois-quarts de la société de gestion de la route et aura « les droits exclusifs d’occupation du sol, les droits de développement, les autorisations connexes et tous les autres droits » liés à la construction de cet axe.
Selon l’aveu même du ministère de la justice arménien, certaines de ces dispositions ne sont pas conformes au droit arménien, tant sur le plan fiscal que sur le plan du contrôle des voyageurs, qui ne sera pas effectué par des fonctionnaires arméniens, à la demande du président azerbaïdjanais Ilam Aliyev.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Liban : Bientôt des « zones pilotes » ?
Du 14 au 16 juillet, le Liban et Israël ont poursuivi, à Rome, leurs négociations au sujet de la création de « zones pilotes », qui permettraient à l’armée libanaise de reprendre le contrôle de certaines zones du territoire libanais jusqu’alors sous contrôle israélien. Selon l’ambassade américaine au Liban, ces négociations auraient été « positives ».
Pour autant, à ce jour, ces fameuses « zones pilotes » n’ont pas été mises en place et l’armée israélienne est toujours présente au Liban. De nouvelles opérations de destructions systématiques sont d’ailleurs en cours et plusieurs raids ont encore eu lieu la nuit dernière. Israël réaffirme régulièrement sa volonté de rester au Liban.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Quelle orientation les autorités romaines veulent-elles donner aux catholiques pour aller ainsi de l’avant ?
De Côme de Prévigny sur Renaissance catholique :
Le 16 juin dernier, le pape Léon XIV s’est exprimé à la sortie de sa résidence de Castel Gandolfo à propos de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX). Celle-ci s’apprêtait alors à consacrer quatre évêques sans mandat pontifical et le pape affirmait que cette décision l’affectait, tout en concluant vouloir avancer. « S’ils font ce choix, disait-il, cela me désole, mais nous devons aller de l’avant ».
Vers où aller ?
Immédiatement, une question surgit : Quelle orientation les autorités romaines veulent-elles donner aux catholiques pour aller ainsi de l’avant ? Vers quelle destinée doit avancer l’Église si ce n’est vers le Ciel ? Vers quelles avancées doivent travailler les hommes d’Église si ce n’est la sanctification des fidèles ? La FSSPX ne chercherait-elle pas les mêmes buts ?
Souvent il n’est pas inutile d’interroger ses interlocuteurs à propos de leurs projections sur l’avenir pour connaître leurs perspectives, leurs réels espoirs et leurs souhaits plus ou moins cachés. À son enfant, on demande ce qu’il veut faire plus tard ; à un candidat à l’embauche, on le questionne pour savoir où il s’imagine exercer dans dix ans ; à un potentiel président, on le sonde pour savoir comment il voit son pays à la fin de son mandat. Cette manière de faire permet de comprendre la véritable motivation qui anime nos contemporains.
Dans la crise qui ébranle l’Église et qui a vu les supérieurs de la FSSPX s’opposer aux plus hautes autorités de l’Église, on est tenté de recourir à ce dispositif pour essayer de résoudre le conflit, dissiper les malentendus, s’affranchir des mauvaises intentions. À tous ceux qui sont attachés de près ou de loin au combat de Mgr Lefebvre et de la défense de la tradition catholique, à tous ceux qui, la main sur le cœur, proclament leur déférence envers le pontife romain et leur amour de la Sainte Église et de ses pasteurs, on pourrait demander comment ils voient les relations entre le Saint-Siège et la FSSPX dans cinquante ans, ou même dans cent ans. Sans aucun doute, beaucoup répondraient qu’ils espèrent que les tensions seront enfin apaisées, par l’institution par Rome d’une structure véritablement protectrice des œuvres traditionnelles. Ils rêveraient d’une structure canonique suffisamment protégée, permettant à l’univers traditionnel dans sa grande globalité d’observer la liturgie et le catéchisme comme ils l’a toujours fait, sans essuyer les tracasseries auxquelles le monde « ex-Ecclesia Dei » est soumis depuis quarante ans, sans avoir à subir ces retournements qui cachent une volonté non feinte de les voir disparaître. Cette pensée rejoint l’idéal nourri par Mgr Lefebvre qui voulait faire l’expérience de la Tradition, mais avec l’assurance de ne pas être trompé. Malgré les vicissitudes des temps, cette attitude ne mésestime pas les risques d’un isolement, ni ne cherche à s’affranchir de façon volontaire de toute la structure de l’Église institutionnelle par laquelle les canaux de la grâce continuent de couler ordinairement.
En posant cette question, on se rendrait probablement compte que bien peu se résignent à imaginer la FSSPX comme une structure résolument autonome dans la durée, attendant soit la Parousie, soit un ralliement de l’Église à tous les principes et pratiques observés par la Fraternité dans le moindre détail afin d’idéaliser une situation qui n’a jamais existé.
De bien curieux espoirs
Parallèlement, lorsqu’on considère les espoirs que nourrissent aujourd’hui certains cardinaux et évêques en matière de foi et de mœurs, on reste songeur. Comment concilier leurs propositions avec deux mille ans de tradition tant elles s’y opposent catégoriquement ? Forcément, on se demande ce que pensent réellement les autorités romaines sur ces différents points, pourquoi elles ne réaffirment pas de façon solennelle la vérité pour couper court aux erreurs qui prolifèrent ?
Il y a trois ans, alors que le chemin synodal allemand s’achevait, le monde catholique tout entier gémit, stupéfait de se réveiller en pleine hétérodoxie et de découvrir ce que des évêques avaient pu voter de façon autonome. Ces derniers avaient adopté la création d’un conseil synodal permanent, l’ouverture de la prédication aux laïcs, l’accession des femmes aux ministères sacrés, le mariage religieux des personnes de même sexe, etc. Le Saint-Siège, qui doit fortifier ses frères dans la foi, a alors réagi. Il est compliqué de dire qu’il l’a fait fermement. Le cardinal Parolin, secrétaire d’État, a alors déclaré à Civiltà cattolica le 13 mars 2023 : « Le chemin synodal prend des décisions qui ne correspondent pas exactement à ce qu’est actuellement la doctrine de l’Église. » La formule est-elle une simple tournure diplomatique ? Pourquoi ne pas dire que ces décisions ne correspondent en rien à la doctrine de l’Église ? Que vient donc faire cet adverbe « exactement » ? Serait-ce un acte de charité que de laisser des chrétiens se nourrir de faux espoirs pour finalement les doucher à terme par une déclaration définitive de refus ? Ou bien est-il volontaire de leur laisser miroiter l’idée que les choses pourraient néanmoins changer un jour ? Car que vient faire l’adverbe « actuellement » dans la bouche du cardinal ? Doit-on penser que, dans un avenir plus ou moins proche, il en sera peut-être autrement de la doctrine de l’Église ?
« Les gens veulent que la doctrine de l’Église change ; ils veulent que les mentalités changent. Je pense que nous devons changer les mentalités avant même de penser à changer la position de l’Église sur une question donnée. Il me semble très peu probable, surtout dans un avenir proche, que la doctrine de l’Église change quant à son enseignement sur la sexualité et le mariage ».
Toutes ces questions posées expliquent l’état de confusion dans lequel se trouvent un grand nombre de catholiques alors que, pendant des siècles, les papes leur ont rappelé que, sur les sujets de fond, en matière de foi et de mœurs, la doctrine ne pouvait pas varier.
Faudrait-il donner quelque espoir à tous ceux qui s’opposent à la doctrine exposée par l’Église pendant deux mille ans pour leur faire croire que leurs assauts répétés auraient gain de cause, à force d’insistances ?
Poser les bonnes questions
Alors, forcément, pour ne pas se laisser gagner par d’affreux doutes, on aimerait poser des questions aux autorités les plus hautes dans l’Église et leur demander, bien humblement : Est-ce que vous pensez que dans cinquante ans ou dans cent ans, les femmes pourront devenir prêtres ? Faut-il en effet déduire que Jean-Paul II se serait égaré en affirmant solennellement dans la lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis « que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église » ?
De même, pensez-vous que, dans un siècle, il soit possible que, en administrant le sacrement du mariage, les prêtres de l’Église catholique ne reçoivent pas forcément les consentements d’un homme et d’une femme ?
Ces questions seront sans doute jugées téméraires par ceux qu’elles gêneraient. Ceux qui pensent qu’exprimer un tel doute est déplacé se satisferont finalement de ce marasme doctrinal. Les réponses permettraient pourtant de comprendre vers quoi l’Église doit véritablement avancer. Elles auraient le mérite de distinguer une formule diplomatique d’une parole ambiguë, affranchissant d’ailleurs les autorités de volontés qui pourraient bien ne pas être les leurs. Au-delà de la seule question de la FSSPX, cela permettrait de résoudre les incompréhensions de bon nombre de catholiques perplexes qui, à travers le monde, écoutent avec inquiétude les discours des hommes d’Eglise et lèvent souvent les yeux vers le Ciel en demandant, toujours humblement : Quo vadis Domine ? Où allez-vous Seigneur ?
Côme de Prévigny
Un Prêt participatif pour offrir un avenir aux victimes de la prostitution
L’association Solenciel a lancé un prêt participatif rémunéré ouvert à tous pour offrir un avenir aux victimes de la prostitution. Déjà plus de 200K€ levés auprès de 44 prêteurs !
Chaque reconstruction est une victoire. Chaque emploi est une renaissance. Aujourd’hui, Solenciel ouvre un nouveau chapitre de son histoire pour permettre à des centaines de femmes de retrouver leur liberté, leur dignité et leur place dans la société.
En France, près de 50 000 personnes sont victimes de prostitution, parmi lesquelles 15 000 à 20 000 mineurs. Derrière ces chiffres se cachent des parcours marqués par les violences, l’exploitation et l’exclusion. Pourtant, une autre histoire est possible.
Depuis sa création en 2017 à Grenoble, l’Association Solenciel accompagne les personnes souhaitant sortir de la prostitution grâce à un modèle inédit associant accompagnement social, insertion professionnelle et reconstruction personnelle. En sept ans, 165 personnes ont déjà retrouvé le chemin d’une vie libre et autonome, grâce à un parcours d’accompagnement de deux ans construit autour d’une conviction forte : l’emploi est un levier essentiel de reconstruction.
Une méthode qui transforme les vies
Le parcours développé par l’Association Solenciel repose sur quatre étapes complémentaires :
- retrouver confiance grâce à une écoute bienveillante et un accompagnement individualisé ;
- se reconstruire grâce à un contrat de travail, des formations et un accompagnement vers le logement ;
- bâtir un projet de vie durable ;
- s’envoler vers une autonomie retrouvée avec un suivi personnalisé.
En devenant employeur, aux côtés d’entreprises partenaires engagées, Solenciel dépasse les freins traditionnels à l’insertion et offre aux bénéficiaires une véritable perspective d’avenir. L’association ne se contente pas d’accompagner : elle redonne les moyens de choisir sa vie.
Une urgence nationale
Aujourd’hui, plus de 200 personnes attendent de pouvoir intégrer le parcours Solenciel. Face à cette demande croissante, l’association poursuit son développement avec l’ouverture d’une nouvelle antenne à La Réunion en septembre 2026, avant une implantation à Bordeaux en 2027. Cette dynamique de croissance permettra d’accompagner davantage de personnes vers une reconstruction durable, partout où les besoins sont les plus importants.
Donner du sens à son épargne pour financer l’espoir
Pour soutenir ce déploiement, Solenciel lance un Prêt Participatif rémunéré, ouvert à tous. Cette campagne permet à chacun de devenir acteur d’un projet à fort impact social en finançant directement l’ouverture de nouvelles antennes et l’accompagnement de nouvelles bénéficiaires. Au-delà d’un investissement, il s’agit d’un engagement concret en faveur de la dignité humaine. Parce que derrière chaque euro investi se trouve une personne qui reprend confiance. Parce que derrière chaque emploi se construit une nouvelle liberté. Parce qu’un regard, une main tendue et une opportunité peuvent transformer un destin.
Souhaitez-vous donner du sens à votre épargne en prêtantà l’association Solenciel pour assurer la poursuite et l’accélération de son déploiement ?
Pour découvrir ce projet et y investir (prêter), il vous faut cliquer sur le lien ci-après qui vous dirigera sur la Page de Présentation officielle : https://www.credofunding.fr/fr/solenciel-pret
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
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À propos de Solenciel
Fondée en 2017 par Rodolphe Baron, l’Association Solenciel accompagne les personnes victimes de prostitution dans leur reconstruction grâce à un parcours de 24 mois associant insertion sociale, emploi et formation. Présente à Grenoble, Lyon, Toulouse, Nantes et Paris, l’association ouvrira une sixième antenne à La Réunion en 2026 avant de poursuivre son développement à Bordeaux en 2027. Son ambition est de permettre à toujours plus de personnes de retrouver une vie libre, digne et autonome grâce au travail et à l’accompagnement humain.
Euthanasie : Voici les députés qui ont changé de vote entre le 30 juin et le 15 juillet
Il est recommandé de féliciter ceux qui ont pris la décision de voter contre. Quant aux autres, il sera utile de voter pour leur euthanasie électorale lors du prochain scrutin.
Euthanasie : le RN renonce déjà
D’habitude les partis attendent au moins le résultat des élections pour renoncer. Mais avec le RN, nous avons l’assurance de ne pas être déçu : il renonce avant même d’arriver au pouvoir. Cela a été le cas sur l’avortement, sur l’UE et l’euro. Et maintenant sur l’euthanasie.
Le Rassemblement national, dont les députés ont voté pourtant massivement contre la loi sur l’euthanasie, ne reviendra pas sur ce texte s’il arrivait au pouvoir. Le porte-parole du parti Laurent Jacobelli, député de Moselle, s’est empressé de déclarer ne pas vouloir
«revenir sur toutes les lois. Il faudra vérifier simplement qu’il n’y a pas d’abus. Parce que c’est ça le risque aujourd’hui».
Buter les personnes en fin de vie, ce n’est pas un abus ?
«Nous serons très vigilants à ce qu’il n’y ait pas d’excès, à ce que les plus fragiles, ceux qui sont le plus isolés, ceux qui sont les plus faibles, ne soient pas tentés de mourir tout simplement pour soulager, selon eux, leurs familles ou la société»
Sans abroger la loi ce sera difficile d’empêcher quoi que ce soit…
Création d’ un « Observatoire de la fin de vie »
Au lendemain du vote définitif de la loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie par l’Assemblée nationale, et face à un texte « flou »et « mal écrit », Laurent Frémont lance avec Emmanuel Hirsch un « Observatoire de la fin de vie » en France.
« Cette loi ne prévoit pas de contrôle dans son application »
Ce sera donc fait.
Et de son côté que peut faire l’Eglise ? Un prêtre suggère l’ouverture d’une maison pour les personnes au soir de leur vie sur terre, dans chaque diocèse !
Un prêtre en France a essayé il y a plus de 25 ans… on lui a coupé l’herbe sous les pieds.
