De l’importance de la lutte contre le diable pour éviter qu’on doute de l’enseignement de l’Église
En ce temps de Carême, on se rappelle aussi des tentations de Notre Seigneur Jésus-Christ face au diable. Si même Lui a été confronté au diable, nous devons aussi chercher le secours de Dieu pour éviter les pièges du Malin. Et c’est ce que rappelait Saint Paul VI lors d’une audience du 15 novembre 1972 (https://www.lespsf.org/pdfdoc/ledemon_paul6.pdf) :
«Quels sont aujourd’hui les besoins les plus importants de l’Église?
Ne soyez pas étonnés par notre réponse que vous pourriez trouver simpliste, voire même superstitieuse ou irréelle: l’un de ses plus grands besoins est de se défendre contre ce mal que nous appelons le Démon.»
Et, il rappelle clairement que nous catholiques, nous sommes tenus de croire à l’existence du démon :
«Ils s’écartent de l’enseignement de la Bible et de l’Église ceux qui refusent de reconnaître son existence ou qui en font un principe autonome, n’ayant pas lui aussi, comme toute créature, son origine en Dieu; ou encore qui l’expliquent comme une pseudo-réalité, une invention de l’esprit pour personnifier les causes inconnues de nos maux. «
Puis il rappelle le problème de ceux qui donnent trop d’importance à la psychiatrie, etc. :
«À propos du Démon et de l’influence qu’il peut exercer sur les individus, sur les communautés, sur des sociétés entières ou sur les événements, il faudrait réétudier un chapitre très important de la doctrine catholique auquel on s’intéresse peu aujourd’hui. Certains pensent pouvoir trouver une compensation suffisante dans l’étude de la psychanalyse et de la psychiatrie, dans des expériences de spiritisme qui aujourd’hui, malheureusement, se répandent tant dans certains pays. On a peur de re tomber dans de vieilles théories manichéennes ou dans de funestes divagations, fantaisistes et superstitieuses. Aujourd’hui, on préfère afficher un esprit fort, sans préjugés, positiviste, quitte ensuite à attacher foi gratuitement à tant de lubies magiques ou populaires, ou, pire encore, à livrer son âme — son âme de baptisé, qui tant de fois a reçu la visite de la présence eucharistique et qui est habitée par l’Esprit-Saint — à des expériences sensuelles licencieuses, aux expériences délétères des stupéfiants ou aux séductions idéologiques des erreurs à la mode. Ce sont là autant de fissures par lesquelles le Malin peut facilement s’insinuer pour altérer l’esprit de l’homme. «
Et quelques mois auparavant, le 29 juin 1972, dans l’homélie à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul ( https://christroi.over-blog.com/article-la-fumee-de-satan-est-entree-dans-le-temple-de-dieu-paul-vi-61119740.html), il affirme qu’il a “le sentiment que, par quelque fissures, la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu. Il y a le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, la confrontation. On ne fait pas confiance à l’Eglise… On croyait qu’après le concile viendrait une journée de soleil pour l’histoire de l’Église. Au contraire, ce qui est venu, c’est une journée de nuages, d’obscurité, de recherche, d’incertitude… Nous croyons que quelque chose de préternaturel (le diable) est venu dans le monde pour troubler, pour étouffer les fruits du concile oecuménique et pour empêcher l’Eglise d’exprimer par un chant sa joie d’avoir repris pleinement conscience d’elle-même”.
Donc on voit bien le lien entre l’action du démon et les doutes concernant l’enseignement de l’Église. Et ces doutes, ces confrontations, etc., on a continué à les voir durant les 50 années qui ont suivi… comme on l’a vu à propos de l’enseignement en matière de morale sexuelle de l’Église notamment.
Et justement, en 2019 le Pape Emérite Benoît XVI expliquait que l’opposition à l’enseignement de l’Église était la cause principale de la crise des abus (https://terredecompassion.com/2019/04/18/texte-du-pape-emerite-benoit-xvi-sur-la-crise-des-abus-dans-leglise/). Et ce n’est pas par hasard que le Pape François voyait aussi l’action du diable dans les cas d’abus sexuels (https://www.lavie.fr/idees/debats/le-pape-et-satan-retour-sur-une-polemique-5729.php).
D’ailleurs récemment des exorcistes ont signalé l’augmentation de cas d’attaques démoniaques à cause des sectes, des nouvelles technologies, etc. (https://lesalonbeige.fr/la-frequentation-des-sectes-occultes-un-phenomene-croissant-encourage-par-les-reseaux-sociaux/).
Il faut donc continuer à prier, à demander de l’aide à Dieu et aux saints face aux attaques du démon. Et il faut aussi continuer à rappeler son existence afin qu’on ne doute pas de l’enseignement de l’Église.
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A bas la décadente « culture de mort » avec la prétendue « aide à mourir »
Communiqué de SOS Tout-Petits :
- Rosaires publics à Paris le samedi à 14 h. 30 au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, angle N-O (RER B Port-Royal)
- Chapelets publics en banlieue le vendredi à 18 h.00
Anniversaire de la floraison miraculeuse de la Sainte Épine
Les célébrations du 10e anniversaire de la dernière floraison miraculeuse de l’Épine Sainte (27 mars 2016), relique de la Passion du Christ conservée dans l’église paroissiale de San Giovanni Evangelista, s’achèvent à San Giovanni Bianco (province de Bergame). Ces célébrations, qui ont duré deux semaines, ont également été marquées par l’invitation de Mgr Antonio Suetta, évêque de Vintimille-San Remo. Le dimanche 22 mars, il a béni la relique lors de la procession traditionnelle à travers les rues de cette ville, en présence de milliers de fidèles. Il a ensuite présidé la messe solennelle. La clôture des célébrations a été assurée par Mgr Francesco Beschi, évêque de Bergame.
C’est Mgr Beschi qui a reconnu le miracle il y a dix ans, après la floraison survenue le dimanche de Pâques. L’évêque avait constitué une commission ad hoc – cette année-là, la fête de l’Annonciation et le Vendredi saint coïncidaient, une circonstance qui avait déjà provoqué d’autres floraisons et qui, dix ans auparavant, avait suscité des prières pour que le miracle se reproduise – cette commission avait observé l’Épine sainte durant l’hiver précédant immédiatement le prodige, ainsi que le Vendredi saint et le Samedi saint 2016 ; puis, le dimanche de Pâques, après la floraison, elle avait de nouveau observé la précieuse relique à plusieurs reprises. Cette commission hétérogène était composée de prêtres (dont le curé de l’époque, le père Diego Ongaro), du maire de la ville, du directeur du service d’oncologie et d’hématologie de l’hôpital Jean XXIII de Bergame, d’un notaire et d’autres spécialistes.
Le 28 mars 2016, lundi de Pâques, la commission rédigea son rapport indiquant qu’« un changement de couleur s’était produit sur l’Épine Sainte, particulièrement marqué au niveau des bourgeons apicaux : ceux-ci paraissaient également différents des observations précédentes ». Le même jour, l’évêque publia une déclaration confirmant la survenue du miracle, soulignant « la prudence, le sérieux et l’expertise de ceux à qui j’avais confié la surveillance de la relique ». Il proposa ensuite cette réflexion :
« Le fait que ce signe se produise en même temps que les célébrations de l’Annonciation et de la Passion, de la Mort et de la Résurrection de Jésus nous invite à méditer sur la manifestation de l’amour de Dieu communiquée dans l’histoire de Jésus de Nazareth, dans le mystère de l’Incarnation, de sa Passion et de sa Mort. »
Les différents miracles survenus dans cette petite ville de la province de Bergame attestent de son authenticité. Des phénomènes semblables à celui de 2016 se sont en effet produits à plusieurs reprises par le passé. On compte au moins quatre autres floraisons célèbres : celle de 1615, observée par l’évêque Giovanni Emo ; celle de 1885, également constatée par l’évêque de l’époque, Gaetano Camillo Guindani, avec un rapport signé par trente-cinq témoins ; celle de 1921, où la floraison s’accompagna d’un changement de couleur de l’épine, devenue vermillon ; et celle de 1932, observée par l’évêque Luigi Maria Marelli : dans ce cas, l’Épine Sainte, outre l’éclosion de petits bourgeons, prit une teinte rouge sang.
Un concert de musique techno dans une église à l’Alpes d’Huez
Dans le cadre du Tomorrowland Winter 2026, des concerts de musique techno ont lieu au sein de l’église Notre-Dame des Neiges de l’Alpes d’Huez, dans le diocèse de Grenoble-Vienne, alors que le Saint-Sacrifice de la Messe y est célébré régulièrement.
🚨⛪ 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗜𝗡𝗙𝗢 — À l’Alpe d’Huez, l’église Notre-Dame des Neiges s’est TRANSFORMÉE en boîte de nuit pour accueillir le show du DJ Afrojack lors du lancement du Tomorrowland Winter.
Connue habituellement pour ses concerts d’orgue chaque jeudi en saison, l’édifice… pic.twitter.com/wgK7houEzS
— L’Écho Chrétien (@lechochretien) March 27, 2026
L’évêque était-il informé ?
Les aides à domicile empêchées de se rendre chez les personnes âgées
Pour le moment c’est la hausse du prix des carburants qui vient perturber l’activité du secteur de l’aide à domicile : certaines se retrouvent à travailler à perte, mais d’autres ont choisi de ne plus se déplacer.
Dans quelques temps, c’est en raison de la légalisation de l’euthanasie que les aides à domicile cesseront leur activité.
Bienvenue dans le meilleur des mondes.
Le Père de Blignières et l’unité de l’Église, par l’abbé Gleize de la FSSPX
Source : https://fsspx.news/fr/news/le-pere-blignieres-et-lunite-leglise-58077
Image : Le Père Louis-Marie de Blignières
L’unité de l’Église repose d’abord sur la foi, et non sur l’obéissance. Inverser ces principes revient à transformer l’autorité papale en tyrannie.
Depuis l’annonce des sacres survenue le 2 février dernier, le Père de Blignières s’en prend, à coups redoublés, à la Fraternité Saint Pie X(1). Les consécrations épiscopales du 1er juillet, seront selon lui schismatiques et passibles, comme telles, de l’excommunication latae sententiae. Or, elles ne le sont pas, en toute vérité, puisqu’elles représentent la mesure d’exception à laquelle il est légitime de recourir en raison d’un état de nécessité trop évident pour qu’il ait besoin d’être démontré. Trop évident aussi pour qu’il soit possible d’en démontrer la non-existence.
[Voilà une affirmation qui n’a rien d’évidente : l’état de nécessité donne-t-il tous les droits ? Y compris de contester le droit divin du pape de nommer les évêques ? A ce rythme on peut aussi – au nom de l’état de nécessité – remettre en cause le secret de la confession ! Comme le dit l’humoriste, quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. NDMJ]
Quel moyen le Père de Blignières se donne-t-il néanmoins pour conclure au schisme ?
Deux stratégies lui restent possibles. La première consiste à minimiser l’état de nécessité pour en conclure qu’il ne va pas jusqu’à réclamer la mesure d’exception si exceptionnelle que représentent les consécrations épiscopales. La seconde consiste à invoquer canoniquement le droit divin : quand bien même l’état de nécessité réclamerait la mesure d’exception susdite, celle-ci n’en resterait pas moins totalement illégitime et donc impossible, puisque consacrer des évêques à l’encontre de la volonté du Pape serait contraire au droit divin.
La première stratégie – qui prêche à des convertis – est déployée par le Père de Blignières dans les colonnes de ce magazine confortable et rassurant qu’est devenu Famille chrétienne. La deuxième stratégie, de nature à toucher les ecclésiadéistes éventuellement hésitants, fait montre, dans la revue Sedes sapientiae, de toutes les ressources du droit canonique et de la théologie, façon Vatican II. De ces ressources, nous avons montré ailleurs l’inanité(2).
Retenons seulement ici l’idée maîtresse de l’entretien paru dans Famille chrétienne : elle couvre son auteur de la honte la plus accablante. Comment celui-ci peut-il accuser la Fraternité Saint Pie X de ne « plus du tout se soucier de l’unité de l’Église » ? La véritable unité de l’Église est basée d’abord et avant tout sur la foi, ainsi que l’enseigne le Pape Pie XI dans l’Encyclique Mortalium animos : « Puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ». Le lien principal : c’est-à-dire le lien qui est lui-même au fondement de l’unité de gouvernement.
Or, que fait le Pape Léon XIV avec cet œcuménisme et ce dialogue interreligieux qui occultent de plus en plus, au point de l’affaiblir, ce lien principal de l’unité de l’Église ? Qu’ont fait avant lui tous ses prédécesseurs depuis Vatican II ? En vérité, ils ont séparé les catholiques de l’Église, sous prétexte de plaire à ceux qui en sont séparés. L’on doit en effet leur appliquer les propres paroles du Pape Léon XIII condamnant l’indifférentisme dans sa Lettre apostolique Testem benevolentiae : « Qu’on se garde donc de rien retrancher de la doctrine reçue de Dieu ou d’en rien omettre, pour quelque motif que ce soit : car celui qui le ferait tendrait plutôt à séparer les catholiques de l’Église qu’à ramener à l’Église ceux qui en sont séparés ».
A force de passer sous silence ou de minimiser les points de la doctrine qui font la différence entre les catholiques et ceux qui ne le sont pas, à force de vouloir s’ouvrir au monde tel qu’il est devenu depuis 1789, tous ces Papes, depuis Paul VI jusqu’à Léon XIV, ont mérité ce reproche injustement lancé par le Père de Blignières à la face de la Fraternité Saint Pie X. Non, ce n’est pas celle-ci, mais ce sont bien Léon XIV et ses prédécesseurs depuis Vatican II qui semblent « ne plus du tout se soucier de l’unité de l’Église ».
En réalité, la Fraternité Saint Pie X a, plus que tout autre, le souci de l’unité de l’Église, à une époque où les vérités les plus élémentaires de la foi catholique sont de plus en plus méconnues par les catholiques, à force d’être mises sous le boisseau par les plus hautes autorités dans l’Église, par le Pape et par la plupart des évêques. Et ce constat, ce n’est pas seulement nous qui le faisons, c’est aussi Mgr Schneider, dont la parole se fait de mieux en mieux entendre comme l’écho de celle tenue en son temps par Mgr Lefebvre. Que lui rétorquera le Père de Blignières ? Faudrait-il voir dans les propos tenus par l’évêque auxiliaire d’Astana, à l’instar de ceux tenus aujourd’hui par la Fraternité Saint Pie X, une « maximisation déraisonnable des critiques » que Mgr Lefebvre adressait jadis au Concile et à la réforme liturgique ? Certes non. Et c’est bien plutôt le Père de Blignières qui accable injustement la Fraternité en minimisant la réalité de l’état de nécessité.
La Fraternité, aux dires du bon Père se serait « installée progressivement dans une séparation volontaire de plus en plus radicale ». Mais séparation de qui et de quoi ? … Non certes séparation de l’unité de l’Église, mais séparation des erreurs qui entament cette unité. La séparation justifiée d’avec les orientations des hommes d’Église n’équivaut nullement à se séparer de l’Église. Tous les théologiens l’attestent. « Le schisme », dit le Dictionnaire de théologie catholique pour résumer leur pensée(3), « est une séparation illégitime [souligné en italique dans le texte] de l’unité de l’Église », car « il pourrait y avoir une séparation légitime, comme si quelqu’un refusait l’obéissance au Pape, celui-ci commandant une chose mauvaise ou indue. […] Il y aurait là une séparation de l’unité purement extérieure et putative », autrement dit une séparation apparente mais non réelle.
L’idée que le Père de Blignières se fait de l’unité de l’Église apparaît alors dans toute sa fausseté : ce n’est plus l’unité de foi, c’est une pseudo unité fondée sur l’obéissance absolue au Pape. A force d’insister sur la nécessité de cette obéissance, l’on en vient à méconnaître la gravité extrême de toutes les démarches qui scandalisent toujours davantage les membres de l’Église dans leur foi et dans leurs mœurs. La foi en vient à passer après l’obéissance, et, équivalemment, l’autorité de Dieu passe après celle des hommes d’Église. Il en va comme si le Pape n’était plus ce qu’il doit être – non plus le vicaire du Christ, chargé de faire entendre l’unique parole de l’unique vérité – mais un homme revêtu de l’autorité la plus absolue pour faire prévaloir tous les caprices de sa théologie personnelle. En propres termes, un véritable tyran.
En accusant la Fraternité de ne plus se soucier de l’unité de l’Eglise, telle qu’il la conçoit, le Père de Blignières encourage cette tyrannie.
Abbé Jean-Michel Gleize
1
Article intitulé : « La communion hiérarchique des évêques est-elle de droit divin ? » publié dans le numéro 174 de décembre 2025 de la revue Sedes sapientiae et mise en ligne sur le site de cette revue le 4 février 2026. « lnterview » publiée sur le site de Famille chrétienne le 13 février 2026. Article intitulé : « Les sacres de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X : une usurpation de juridiction », mis en ligne sur le site de la revue Sedes sapientiae le 21 février 2026 et repris sur le site Claves de la Fraternité Saint Pierre
2
Voir en particulier le numéro du Courrier de Rome de juin 2025 [qui explique ce qui relève du droit divin et du droit ecclésiastique dans les sacres :] lien : [chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://laportelatine.org/wp-content/uploads/2025/07/CDR-Juin-2025-Digital-gytcvv.pdf]
3
Article « Schisme » dans le Dictionnaire de théologie catholique, tome XIV, première partie, Letouzey et Ané, 1939, col. 1302.
(Sources : La Porte Latine – FSSPX Actualités)
Illustration : Photographe AC (Academia Christiana), source Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0
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L’urgence de l’humilité : clé de voûte d’un dialogue à reconstruire
À un an de l’échéance présidentielle, le spectacle est affligeant. La scène politique ressemble de plus en plus à un champ de bataille dévasté par les ego, où chaque camp, drapé dans sa certitude absolue, pilonne l’autre à coups de slogans réducteurs. Mais ce narcissisme ambiant n’est que le symptôme d’un mal plus profond : la déchristianisation galopante de notre société française. En évacuant la figure du sacré, l’homme moderne a non seulement perdu le sens de l’humilité, mais il a surtout brisé la notion même de Vérité.
Autrefois, la Vérité n’était pas une possession, mais une étoile polaire ; une exigence haute qui imposait à chacun de se décentrer et de reconnaître une autorité supérieure à son propre vouloir. Aujourd’hui, avec le recul du christianisme, nous assistons à une relativisation dramatique de ce concept. Cette érosion a une conséquence juridique redoutable : l’effacement du droit naturel au profit exclusif du droit positif. Puisqu’il n’y a plus de loi gravée dans le cœur de l’homme ou de principe intangible lié à sa nature créatrice, la loi devient une simple construction technique, une pâte malléable que le législateur pétrit au gré des sondages et des pressions sociétales.
Cette dérive est flagrante dans le débat sur la loi euthanasie. Quand le droit naturel, qui consacre l’interdit de tuer et le caractère sacré de la vie jusqu’à son terme, est jeté aux orties, l’humilité disparaît devant la toute-puissance d’un ego qui prétend décider de l’instant de sa fin, ou pire, de celle d’autrui. Sous couvert de “liberté” et de “progrès”, nous bâtissons une société où la dignité humaine devient relative, conditionnée par l’utilité ou la qualité de vie perçue. Sans cette barre de fer qu’est le droit naturel, notre barque dérive vers un monde où l’homme, devenu son propre Dieu, finit par s’auto-détruire par manque de limites.
Cette absence de “pause silencieuse” devant une transcendance qui nous dépasse a brisé le miroir de notre vie commune. Sans cette référence à une fraternité qui nous précède — cette idée que nous sommes tous, dans notre fragilité, responsables les uns des autres — l’autre n’est plus un prochain, mais un coût social ou un obstacle à évacuer. Ce vide spirituel est comblé par une manipulation des consciences qui nous mène tout droit vers un chaos social dont les signes avant-coureurs sont déjà là.
Le danger est immense. À mesure que l’élection approche, nous sentons monter cette flambée de violence. Une société qui ne partage plus une grammaire commune de la vérité et qui s’autorise à légiférer contre la vie elle-même est une société qui s’apprête à brûler ses propres fondations.
Il est temps de sortir de ce brouillard. L’humilité commence par reconnaître que la vie et la vérité ne sont pas notre propriété. À l’approche de ce rendez-vous démocratique, saurons-nous redécouvrir que la survie de notre nation exige de retrouver le respect de ces lois non écrites qui protègent les plus faibles ? Saurons-nous troquer nos certitudes de pacotille pour la simple nudité d’une quête de sens partagée ? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre : sans un retour à cette dimension spirituelle qui place l’humilité et le respect du vivant au centre de la cité, nous risquons de mourir de notre propre suffisance, dans un monde qui aura tout prévu, sauf l’essentiel : l’amour de l’autre dans sa “belle et humaine fragilité”.
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L’IA à l’école : de la béquille de l’esprit à la maïeutique augmentée
L’entretien du 22 mars 2026 avec Arnaud Durand, professeur de mathématiques expert du numérique:
https://www.youtube.com/watch?v=N1WgsC3tL2k
pose une question qui dépasse largement le cadre technique : l’intelligence artificielle est-elle le moteur d’une nouvelle Renaissance intellectuelle ou l’instrument d’un « délestage cognitif » sans précédent ? Si le « casse-tête » des professeurs semble être celui de la détection du plagiat, le véritable enjeu se situe ailleurs : dans la préservation de la singularité humaine face à l’automatisme statistique.
Le paradoxe de la réponse immédiate
À l’école, nous avons longtemps confondu la production (le résultat sur la copie) avec l’apprentissage (le cheminement intérieur). L’IA, en offrant des réponses « propres » et instantanées, agit comme un miroir déformant. Elle donne l’illusion de la maîtrise là où il n’y a que de la délégation. Comme le souligne Arnaud, utiliser l’IA pour rédiger à sa place, c’est accepter une « béquille » qui, à terme, atrophie le muscle de la réflexion. Le savoir ne s’hérite pas d’un algorithme ; il se conquiert par l’effort.
L’IA comme « 25ème copie » : la pédagogie de l’erreur
L’une des pistes les plus fécondes de cet échange réside dans l’utilisation de la faillibilité de l’IA. Puisque la machine ne « pense » pas mais prédit des probabilités, elle est sujette aux hallucinations et aux biais. En la présentant en classe comme une « 25ème copie » — souvent brillante dans la forme mais erronée dans le fond — l’enseignant inverse le rapport de force. L’élève n’est plus le consommateur passif d’une vérité machine, mais le juge critique d’une proposition technique. C’est ici que naît la véritable intelligence : dans la capacité à débusquer l’erreur derrière l’apparence du vrai.
Contre l’uniformisation, cultiver la singularité
Le danger le plus subtil de l’IA est celui de l’aplatissement du langage. À force de se nourrir de textes générés par des machines, notre propre expression risque de se conformer à cette norme statistique, polie mais sans âme. Or, l’éducation a pour mission de faire émerger une voix singulière. La « singularité humaine » évoquée en fin d’entretien est ce résidu précieux que l’IA ne peut simuler : l’intuition, l’émotion vécue et la capacité à s’adapter à l’autre dans un tissu social réel.
Conclusion : « Plus de machine, donc plus d’humain »
L’IA ne doit pas être un refuge pour éviter la honte de ne pas savoir, mais un levier pour apprendre à mieux questionner. Si elle devient un tuteur individuel, elle ne doit pas nous enfermer dans une bulle d’hyper-personnalisation qui nous dispenserait de l’effort vers autrui. Au contraire, plus la machine s’installe dans nos processus techniques, plus nous devons sanctuariser l’espace du dialogue, de la confrontation des idées et du vivant.
En somme, l’IA nous met au défi de redevenir des maîtres de notre propre pensée. Elle nous rappelle que le but de l’école n’est pas de remplir des cases, mais de former des citoyens capables de dire « je » avec discernement dans un monde de données.
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24 heures de messe pour les chrétiens persécutés
Alors que les conflits se multiplient et que la menace pèse plus lourdement que jamais sur les communautés chrétiennes, l’église Saint-Roch (Paris 1er) accueillera, les 10 et 11 avril 2026, un événement spirituel et solidaire exceptionnel : « 24 heures de messes pour les chrétiens persécutés ».
Pendant 24 heures, l’église Saint-Roch deviendra le cœur battant de la solidarité parisienne. Le dispositif est inédit :
- Un marathon liturgique : Des messes célébrées sans interruption pendant 24 heures selon différents rites latins et orientaux (maronites, syriaques, araméen…)
- L’unité : Ouvert à tous, ce rassemblement vise à offrir un soutien moral et spirituel concret à ceux qui, au loin, risquent leur vie pour leurs convictions.
- Entraide : 24 heures de rencontres avec les associations d’aide aux communautés chrétiennes dans le monde qui luttent sur le terrain.
- Paix du coeur : 24 heures de confessions
La messe de clôture sera célébrée par le vicaire général de Paris, Mgr Dominique Natta
Informations pratiques
● Quoi : 24h de messes pour les chrétiens persécutés.
● Où : Église Saint-Roch, 296 rue Saint-Honoré, 75001 Paris.
● Quand : Du vendredi 10 avril au samedi 11 avril 2026.
● Entrée : Libre et continue.
Renseignements: https://messe24h.fr/
Le diocèse de Rome qualifie de grave et indigne l’interdiction faite de célébrer les Rameaux au Saint-Sépulcre
Le vicaire général du pape Léon XIV pour le diocèse de Rome publie une déclaration après que le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a été empêché par la police israélienne d’entrer dans la basilique du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux :
Le diocèse de Rome exprime sa proximité fraternelle et sa solidarité avec le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, et avec le père Francesco Ielpo, custode de Terre Sainte, suite au rapport publié aujourd’hui par le patriarcat latin de Jérusalem et la custodie de Terre Sainte.
Nous avons appris avec une profonde tristesse que les autorités ecclésiastiques ont été empêchées d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre pour y célébrer la messe du dimanche des Rameaux – un acte qui paraît grave et injustifié, et qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la liberté de culte et au respect du statu quo dans les lieux saints.
En ces temps de tensions et de souffrances, le témoignage de celles et ceux qui œuvrent sans relâche pour le dialogue et la réconciliation mérite respect, attention et protection. Par sa mission pastorale et son engagement indéfectible pour la paix, le cardinal Pizzaballa est une référence spirituelle et humaine pour tous ceux qui croient au pouvoir de la fraternité entre les peuples.
Le diocèse de Rome s’unit à la prière offerte cet après-midi au mont des Oliviers, implorant le Seigneur d’accorder la paix à Jérusalem, à la Terre Sainte et à tous les peuples touchés par la violence, afin que les hostilités cessent et que s’ouvrent les voies de la justice, du respect et de la coexistence. Nous élevons également nos prières pour la population palestinienne de Gaza et de Cisjordanie, durement éprouvée par la violence des armes et par des souffrances humanitaires qui interpellent la conscience de la communauté internationale.
Cardinal Baldassare Reina, Vicaire général de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome 29 mars 2026
Le préfet de Moselle remet en cause le Concordat en autorisant l’ouverture des commerces Vendredi Saint
Communiqué du diocèse de Metz au sujet de l’ouverture des commerces le Vendredi Saint :
Alors qu’il était à Lourdes en Assemblée plénière des évêques de France, l’Archevêque-évêque de Metz, Mgr Philippe Ballot, a pris connaissance de l’arrêté préfectoral autorisant les commerces « à employer du personnel et à ouvrir dans toutes les communes du département de la Moselle le Vendredi Saint, 3 avril 2026 » (article 1 de l’arrêté du 23 mars 2026).
Il a immédiatement contacté le Préfet pour lui exprimer sa surprise face à cet arrêté inattendu à quelques jours du Vendredi Saint.
Il partage l’émotion de nombreux Messins et Mosellans, dont des commerçants. Cet arrêté déroge à ce qui est considéré, depuis de nombreuses années, comme une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale.
Mgr Philippe Ballot souhaite vivement que cet arrêté ne crée pas de précédent.
Metz, le 28 mars 2026
Les néophytes, une chance pour l’Eglise
Nous avons évoqué (voir notamment ici ou là) la conférence organisée par l’Union Lex Orandi autour du livre de Philippe Pélissier sur le thème: « L’attractivité de la liturgie traditionnelle – la preuve par l’exemple des convertis et des recommençants ». Un compte rendu vient d’en être donné sur le site de Lex Orandi.
Le rédacteur commence ainsi (et c’est un rappel indispensable – non seulement pour ces néophytes “particuliers” mais pour tous):
Soulignons ab initio la grande leçon de cette soirée : les néophytes sont une chance pour l’Eglise ! Accueillir des convertis ou des recommençants, c’est aussi enrichir la communauté et s’enrichir soi-même au contact de personnes enthousiastes dont on peut dire que le zèle ravive la flamme des « habitués » et nous rappelle la nature proprement extra-ordinaire du message évangélique.
A propos de l’expérience de ces néophytes, l’article précise:
Des témoignages exprimés et de l’expérience des prêtres présents, on retient d’abord que les catéchumènes ne viennent pas à la messe « tridentine » poussés par de simples considérations esthétiques. La beauté de la messe traditionnelle est pour eux une réalité, mais dans laquelle ils voient un élément d’un tout qui repose sur la Foi dans la présence réelle. Or, celle-ci leur semble souvent plus aisément perceptible dans une liturgie plus retenue et moins conviviale. Presque tous soulignent la noblesse de la cérémonie, le respect manifesté à Notre Seigneur, l’attitude des prêtres et des fidèles comme les facteurs clefs de leur option pour la Tradition.
Il est intéressant de noter que cette perception revêt pour certains une dimension émotionnelle, immédiatement acquise en assistant à la cérémonie. Une néophyte a même parlé de coup de foudre ! Chez certains, le silence qui accompagne la récitation du « canon » porte plus de sens que la lecture à haute voix de la « prière eucharistique ».
Mais pour d’autres, la démarche est plus intellectuelle et repose plutôt sur la cohérence étroite entre le déroulement de la messe et la définition théologique de l’Eucharistie. Dans les deux cas, ils considèrent que cette messe, centrée sur le Seigneur, rompt fortement avec la banalité du quotidien.
Enfin, tous soulignent la qualité de l’accueil qui leur fut réservé par les prêtres qu’ils ont rencontrés ainsi que la pertinence des pédagogies traditionnelles de la Foi comme les adorations, les pèlerinages, le catéchisme « questions/réponses ».
Ils sont entrés dans l’Eglise… par la voie de la liturgie latine
Le cardinal Sarah sur CNews : 2050 – L’Eglise sera-t-elle encore un phare ou l’écho lointain d’une voix oubliée ?
«La France doit continuer de jouer son rôle de fille aînée de l’Eglise»
«Ce que l’on attend du pape, c’est qu’il consolide et renforce notre foi»
«Le christianisme est la proclamation que Dieu a atteint l’homme»
«Si nous nous détachons de Dieu, nous nous perdons»
“Voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre”
Homélie du pape Léon XIV en ce dimanche des Rameaux :
Alors que Jésus parcourt le chemin de la croix, nous nous mettons à sa suite, nous suivons ses pas. Et en marchant avec Lui, nous contemplons sa passion pour l’humanité, son cœur qui se brise, sa vie qui se fait un don d’amour.
Nous regardons Jésus, qui se présente comme le Roi de la paix, alors qu’autour de Lui la guerre se prépare. Lui reste ferme dans la douceur, tandis que les autres s’agitent dans la violence. Il s’offre comme une caresse pour l’humanité, tandis que d’autres brandissent épées et bâtons. Il est la lumière du monde, alors que les ténèbres s’apprêtent à recouvrir la terre. Il est venu apporter la vie, alors que le plan visant à le condamner à mort s’accomplit.
En tant que Roi de la paix, Jésus veut réconcilier le monde dans l’étreinte du Père et abattre les murs qui nous séparent de Dieu et de notre prochain, car « C’est lui qui est notre paix » (Ep 2,14).
En tant que Roi de la paix, Il entre à Jérusalem à dos d’âne, et non à cheval, accomplissant ainsi l’ancienne prophétie qui appelait à se réjouir de l’arrivée du Messie : « Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations » (Zc 9, 9-10).
En tant que Roi de la paix, lorsqu’un de ses disciples tire l’épée pour le défendre et frappe le serviteur du grand prêtre, Il l’arrête aussitôt en disant : « « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée » (Mt 26, 52).
En tant que Roi de la paix, alors qu’Il était chargé de nos souffrances et transpercé pour nos fautes, Il « n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche » (Is 53, 7). Il n’a pas pris les armes, Il ne s’est pas défendu, Il n’a mené aucune guerre. Il a manifesté le doux visage de Dieu, qui refuse toujours la violence, et au lieu de se sauver lui-même, Il s’est laissé clouer à la croix, pour embrasser toutes les croix plantées à toutes les époques et en tous lieux dans l’histoire de l’humanité.
Frères et sœurs, voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et rejette celle-ci en disant : « Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang » (Is 1, 15).
En le regardant, Lui qui a été crucifié pour nous, nous voyons les crucifiés de l’humanité. Dans ses plaies, nous voyons les blessures de tant de femmes et d’hommes d’aujourd’hui. Dans son dernier cri adressé au Père, nous entendons les pleurs de ceux qui sont abattus, de ceux qui sont sans espoir, de ceux qui sont malades, de ceux qui sont seuls. Et surtout, nous entendons le gémissement de douleur de tous ceux qui sont opprimés par la violence et de toutes les victimes de la guerre.
Le Christ, Roi de la paix, s’écrie encore depuis sa croix : Dieu est amour ! Ayez pitié ! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères !
En reprenant les paroles du Serviteur de Dieu, Mgr Tonino Bello, je voudrais confier ce cri à Marie Très Sainte, qui se tient au pied de la croix de son Fils et qui pleure également aux pieds des crucifiés d’aujourd’hui :
« Sainte Marie, femme du troisième jour, donne-nous la certitude que, malgré tout, la mort n’aura plus d’emprise sur nous. Que les injustices commises par les peuples ont leurs jours comptés. Que les lueurs de la guerre soit un crépuscule. Que les souffrances des pauvres en sont à leurs derniers soubresauts. […] Et que, enfin, les larmes de toutes les victimes de la violence et de la douleur seront bientôt séchées, comme le givre sous le soleil du printemps » (Marie, femme de notre temps).
FSSPX : les candidats à l’épiscopat devraient rédiger une déclaration reconnaissant le pape Léon XIV et exprimant leur désir d’offrir leur service à l’Église
Mgr Athanase Schneider a été interrogé sur Certamen à propos des sacres organisés par la FSSPX :
Excellence, dans votre appel, vous exhortez le pape Léon XIV à accorder à la Fraternité Saint-Pie-X le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales, avant même la conclusion des discussions doctrinales. À votre avis, quelle serait une première étape concrète ?
Premièrement, la direction de la Fraternité Saint-Pie-X, indépendamment de sa situation canonique encore non résolue, devrait demander au pape Léon XIV d’accorder le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales en soumettant les dossiers des candidats, comme l’a fait Mgr Lefebvre en 1988. Dans le même temps, le supérieur général de la Fraternité et les candidats devraient signer la Professio Fidei traditionnelle ( Tridentino-Vaticana ), valable jusqu’en 1967, et l’envoyer au pape. En outre, ils devraient également rédiger une courte déclaration reconnaissant le pape Léon XIV et exprimant leur désir d’offrir leur service à l’Église par l’apostolat de la Fraternité, en préservant et en transmettant la foi et la liturgie traditionnelles, notamment par la formation sacerdotale et une vie sacramentelle et pastorale des fidèles selon la forme éprouvée, comme l’Église romaine l’a toujours exigé et pratiqué pendant des siècles, et que la Fraternité sacerdotale n’a d’autre intention que de faire de ses évêques, prêtres et fidèles de véritables enfants de l’Église romaine.
Vous êtes l’un des rares évêques à prendre publiquement et clairement position en faveur de la Fraternité Saint-Pie-X. Où est la solidarité de vos confrères ? Même des évêques considérés comme conservateurs et attachés à la forme extraordinaire du rite romain restent silencieux ou n’ont aucun mot aimable pour la Fraternité. Comment expliquez-vous cela ?
Cela dépend de plusieurs facteurs. Au cours des derniers siècles, une interprétation erronée et contraire à la tradition de deux dogmes du Concile Vatican I s’est répandue : le dogme de la primauté juridictionnelle (autorité gouvernementale) du pape et celui de son infaillibilité. Un prétendu papalisme s’est développé, c’est-à-dire une absolutisation, voire une forme de déification, de la personne du pape, faisant de lui la figure centrale de toute la vie de l’Église. Ce phénomène a pour conséquence d’occulter la centralité du Christ et le caractère traditionnel de la foi et de la liturgie. Dans cette conception excessive de la papauté, toute désobéissance à un décret papal est considérée comme un schisme. De plus, une notion erronée d’infaillibilité papale s’est largement répandue. Contrairement aux conditions claires et très précises de l’infaillibilité papale établies par le Concile Vatican I, une absolutisation de cette infaillibilité s’est installée dans l’esprit des fidèles et des pasteurs, ce qui signifie que chaque parole du pape est considérée de facto comme infaillible. De plus, une conception réductrice et excessivement restrictive du schisme s’est développée, assimilant à un schisme toute situation canoniquement irrégulière, quelles que soient les intentions ou les circonstances particulières, et même si les personnes concernées reconnaissent publiquement le pape et prient pour lui et l’évêque local lors de la messe. Par ailleurs, une consécration épiscopale effectuée contre la volonté du pape – c’est-à-dire une consécration illicite – est automatiquement qualifiée d’acte de schisme, voire d’acte intrinsèquement mauvais. Or, une telle conception contredit la tradition canonique constante de l’Église. Jusqu’au nouveau Code de droit canonique de 1983, une consécration épiscopale illicite n’était passible d’excommunication, mais simplement de suspension (destitution). Même dans le droit canonique actuel, une telle consécration n’est pas classée parmi les actes contre l’unité de l’Église, mais plutôt parmi les actes d’usurpation de charge ou de discrimination à l’égard des sacrements. De manière générale, au cours des derniers siècles, une attitude d’absolutisme à l’égard du positivisme juridique s’est développée au sein de l’Église, c’est-à-dire une norme établie par les hommes, en l’occurrence par l’autorité ecclésiastique. Par conséquent, dans la vie de l’Église, l’observance d’une norme ecclésiastique prime de facto sur la nécessité de préserver la clarté doctrinale et l’unicité de la foi et de la liturgie catholiques.
Dans une interview, vous avez exprimé vos soupçons quant au fait que certains cercles influents au Vatican ne souhaitent pas réellement la réconciliation. Que faudrait-il au pape Léon XIV pour surmonter cette résistance, et croyez-vous qu’il en ait la volonté ?
Le pape possède une autorité pleine et entière et est souverain dans ses décisions. Il peut donc, bien entendu, agir même à l’encontre de l’avis du personnel de la Curie romaine. S’il était constamment dépendant de l’avis de ce personnel, il ne serait pas libre et n’exercerait pas véritablement sa fonction de pape. Le pape doit se tenir au-dessus des luttes partisanes et agir comme le véritable pasteur et père de tout son troupeau, qui comprend le clergé et les fidèles de la Fraternité Saint-Pie-X.
Quelles seraient les conséquences pour les centaines de milliers de fidèles de la FSSPX (familles, enfants, convertis, etc.) si les ordinations avaient lieu le 1er juillet sans mandat papal ? Quelle réalité pastorale risque-t-on de voir se dessiner ?
Si le Pape ne renouvelle pas le mandat apostolique et, même en prononçant l’excommunication pour les consécrations épiscopales illicites, seuls les évêques ayant consacré et ceux qui ont été consacrés seraient, à proprement parler, excommuniés légalement, c’est-à-dire selon la lettre de la loi, mais non les prêtres et les fidèles de la Fraternité. La pratique pastorale se poursuivrait très probablement comme actuellement. Il est également possible que la médiatisation mondiale et l’importante couverture médiatique de cet événement amènent de nouveaux croyants et convertis à la Fraternité, d’autant plus que la grave crise de foi – véritable urgence au sein de l’Église aujourd’hui – continue de s’aggraver sous nos yeux. À l’heure actuelle, rien n’indique que cette crise et cette urgence au sein de l’Église s’atténuent.
La crise s’intensifie rapidement ; elle est encore plus manifeste qu’en 1988. Quelles sont vos perspectives d’avenir ? Jusqu’où peut aller cette escalade entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie-X, et quel serait le pire scénario pour l’Église ?
Nous assistons chaque jour à un scénario incroyable, presque apocalyptique : la propagation ouverte des hérésies, la légitimation de l’homosexualité (c’est-à-dire la sodomie), le syncrétisme religieux (rituels païens), l’indifférentisme (toutes les religions sont le même chemin vers Dieu), la mise à mal de la discipline apostolique de l’Église dans les sacrements et le célibat des prêtres, les sacrilèges et l’apostasie. Tout cela est encouragé, voire perpétré en toute impunité par des évêques et des cardinaux dans diverses parties du monde. Dans cette situation, seule une intervention divine peut nous sauver, comme une persécution massive de l’Église et du Pape lui-même par des élites politiques antichrétiennes. Il pourrait également s’agir d’une profonde conversion du Pape à la tradition et d’un courage apostolique renouvelé, fruit des prières et des sacrifices d’innombrables fidèles, en particulier des plus humbles. Une chose est certaine : l’Église est toujours entre les mains de Dieu tout-puissant, et le Christ est le timonier de son navire, même s’il dort actuellement à bord, ballotté par de violentes tempêtes, et que le craquement de quelques planches pourries semble annoncer un naufrage imminent, comme le disait saint Grégoire le Grand. Nous croyons fermement qu’encore une fois, le Christ se lèvera et maîtrisera la tempête, et que la Sainte Église romaine, notre Mère, sera de nouveau le phare et la cathèdre de la vérité.
L’État israélien veut-il se mettre les chrétiens à dos ?
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité
À Jérusalem, plusieurs lieux saints comme le Saint-Sépulcre, l’esplanade des mosquées et le Mur des Lamentations sont fermés depuis le 28 février.
On peut regretter ces décisions mais nul ne peut se substituer à la politique de sécurité d’un État.
En revanche, l’interdiction faite au Patriarche latin de Jérusalem d’accéder à l’église du Saint Sépulcre pour y célébrer la messe des Rameaux est une atteinte inqualifiable à la liberté des chrétiens de célébrer leur foi.
Chrétienté-Solidarité condamne avec la plus grande fermeté ces mesures liberticides imposées par l’État d’Israël.
Il y a quelques jours nous mettions en garde le pouvoir israélien concernant les dérives d’une guerre sans discernement au Liban.
Cette attaque directe contre la foi et à l’identité chrétienne en Terre Sainte est une erreur grave.
L’hymne de la procession des Rameaux chante : “Lauda Jerusalem, Dominum ; Lauda Deum tuum, Sion. Hosanna, Hosanna, Hosanna Filio David “
Israël met-il les Chrétiens qui chantent cela sur le même plan que les djihadistes du 7 octobre ?
Le cardinal Pizzaballa empêché d’accéder au Saint-Sépulcre
Dans un communiqué, le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custodie de Terre Sainte dénoncent le fait que la police israélienne ait empêché le patriarche Pizzaballa et le custode Ielpo d’entrer dans la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux.
«Une première depuis des siècles: une mesure grave et injustifiée, une atteinte aux principes de liberté de culte».
Ce matin, 29 mars, la police israélienne a empêché le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, ainsi que le custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, alors qu’ils s’y rendaient pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux.
Empêcher l’entrée de ceux qui «assument les plus hautes responsabilités ecclésiastiques au sein de l’Église catholique et des Lieux Saints», dénoncent-ils, constitue «une mesure manifestement déraisonnable et gravement disproportionnée». Une décision jugée «précipitée et fondamentalement erronée, entachée de considérations inappropriées», qui « représente un grave violation par rapport aux principes fondamentaux de raison, de liberté de culte et de respect du statu quo».
Le cardianl Pizzaballa et le père Ielpo ont été arrêtés en chemin, «alors qu’ils se déplaçaient à titre privé et sans aucun caractère de procession ou d’acte cérémoniel». Ils ont donc été contraints de faire demi-tour. C’est «la première fois depuis des siècles» que des responsables de l’Église se voient «empêcher de célébrer la messe du dimanche des Rameaux dans l’église du Saint-Sépulcre».
Il s’agit – selon les termes sévères de la note – d’«un grave précédent» qui ignore «la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, ont les yeux tournés vers Jérusalem».
Le communiqué souligne ensuite que, pendant toute cette période, les chefs des Églises ont toujours respecté les consignes des autorités et les restrictions imposées en raison du conflit, agissant «en toute responsabilité».
«Les rassemblements publics ont été annulés, la participation a été interdite et des dispositions ont été prises pour retransmettre les célébrations à des centaines de millions de fidèles à travers le monde qui, en ces jours de Pâques, tournent leur regard vers Jérusalem et la basilique du Saint-Sépulcre».
C’est pourquoi le patriarche latin Pizzaballa et le custode de Terre Sainte Ielpo
«expriment leur profond regret aux fidèles chrétiens de Terre Sainte et du monde entier, déplorant que la prière, en l’un des jours les plus sacrés du calendrier chrétien, ait été ainsi empêchée».
A l’occasion de la solennité des Rameaux, le cardinal Pizzaballa, patriarche de Jérusalem des Latins, devrait animer un moment de prière pour la paix depuis le sanctuaire du Dominus Flevit, sur le Mont des Oliviers, à Jérusalem. À l’issue de celle-ci, le cardinal donnera sa bénédiction sur la Ville Sainte.
Pour les mêmes raisons liées au conflit, l’annulation de la procession traditionnelle du dimanche des Rameaux depuis le Mont des Oliviers à Jérusalem avait déjà été décidée ces derniers jours.
Le 230ième anniversaire de l’exécution du chevalier Charette
Le 230ième anniversaire de l’exécution du chevalier Charette
Les membres présents de la famille de Charette et Olivier du Boucheron, président du Souvenir Vendéen
A l’invitation du Cercle Charette, présidé par Yannick de Charette et d’Olivier du Boucheron, président du Souvenir Vendéen, ils étaient une cinquantaine de fidèles à la mémoire de François-Athanase Charette de la Contrie, rassemblés ce samedi place Viarme à Nantes, ancienne Place des Agriculteurs. Ils commémoraient, pour la 230ième fois, l’exécution du Roi de la Vendée Militaire, après sa capture dans les bois de la Chabotterie et un procès à charge à Angers.
Trois ans après le début de l’insurrection vendéenne, celui qui en avait mené les derniers combats contre les colonnes infernales de Turreau et de Cordelier était capturé par le général Travot. Il rendait le dernier soupir devant le peloton d’exécution qu’il avait commandé lui-même, ultime geste de sa grandeur qui avait marqué son action souvent victorieuse. Il était le dernier de ces grands généraux vendéens, « C’est trop tard pour la danse, juste l’âge pour la guerre » !
En mars 1793, les maraichins de La Garnache étaient venus lui demander de se mettre à leur tête, pour Dieu et pour le Roi. Il avait exigé l’obéissance tout en craignant l’issue fatale de cette épopée naissante. Il a tenté l’apaisement au traité de La Jaunaie, à condition, clause secrète, de sauver le Dauphin, clause jamais respectée. « Rien ne se perd jamais » répondait-il à Travot qui lui reconnaissait la bravoure et le désintéressement.
Charette ne connaitra pas « La victoire des vaincus » que Napoléon, qui admirait le chevalier, avait reconnue par le Concordat. Et le combat des Vendéens sera lui aussi magnifié et reconnu par les associations de la mémoire et par le Puy du Fou à la cinéscénie et au Dernier Panache. Puis par le film « Vaincre ou Mourir » qui a mis un terme définitif à l’omerta dans laquelle la république maintenait sous forme de négationnisme historique la volonté génocidaire, voulue et exécutée par le Comité de Salut public et la Convention.
Gloire éternelle à Charette et aux Vendéens morts pour la cause la plus noble, la liberté des peuples, la liberté de conscience !
Henry Renoul
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les miracles sont crédibles !
Le 29 mars, Terres de mission reçoit Frédéric Guillaud, philosophe et chroniqueur, pour évoquer son nouveau livre: “Le triomphe de l’homme” qui se penche sur les origines lointaines de notre modernité et notamment cette prétention étrange de l’homme à décider de sa propre nature.
Puis Pierre Jovanovic, journaliste et éditeur, présente son livre “888” (Le Jardin des livres) à propos des miracles – notamment de la vision dans le futur dont on ont pu jouir le Christ, bien des saints et même… des espions de la CIA !
“Le sacré permet la communion”
Le cardinal Sarah a été interrogé dans France catholique. Extrait :

Un nouveau système d’inscription pour le pèlerinage de Chartres
Suite aux difficultés de l’an passé, Notre-Dame de Chrétienté a mis en place un nouveau système d’inscription : Credential.
Credential introduit cette année la création d’un compte utilisateur personnel, pour vous et votre famille, qui vous permettra de retrouver plus facilement vos informations et de vous inscrire aux prochains pèlerinages.
Certaines équipes de soutien ou certains chapitres marcheurs (notamment les unités scoutes) ne sont accessibles qu’aux personnes identifiées par leur responsable. Pour vous y inscrire, vous devrez demander à votre responsable un code d’invitation, qui vous permettra de sélectionner cette équipe pour vous ou pour un membre de votre famille concerné.
Pour intégrer une équipe Soutien, vous pouvez contacter [email protected].
Les inscriptions sont ouvertes à partir d’aujourd’hui, dimanche des Rameaux.
Le cardinal Eijk après avoir célébré la messe traditionnelle : «Ce fut une expérience impressionnante et inoubliable»
Le cardinal Willem Jacobus Eijk, archevêque d’Utrecht et primat des Pays-Bas, a publiquement apprécié sa première célébration de la Messe selon le rite tridentin, le dimanche 15 mars en l’église de l’Immaculée Conception d’Oss, comme une « expérience impressionnante et inoubliable », soulignant en outre son désir de continuer à la célébrer à l’avenir.
Dans une interview accordée à Messa in Latino, le prélat néerlandais a expliqué qu’il avait appris à célébrer la forme extraordinaire du rite romain au début de cette année et a mis en lumière les fruits spirituels qu’il a pu constater.
L’un des aspects les plus soulignés par le cardinal a été la réponse des fidèles.
« L’église était remplie de personnes qui priaient avec dévotion. La majorité étaient des jeunes et il y avait aussi de nombreuses familles ».
Mgr Eijk a en outre souligné la fréquence avec laquelle les participants ont eu recours au sacrement de la confession, un élément qu’il a considéré comme particulièrement significatif dans le contexte actuel.
Selon ses explications, la célébration a réuni non seulement des fidèles habitués de la Messe traditionnelle, mais aussi des catholiques qui participent normalement au Novus Ordo, ce qui témoigne — à son avis — d’un intérêt spirituel plus large.
Le cardinal a également voulu clarifier l’une des critiques habituelles à l’égard de la liturgie traditionnelle.
« Le prêtre ne célèbre pas ‘en tournant le dos au peuple’, mais orienté vers l’autel et, par conséquent, vers le Christ ».
À son avis, cette orientation aide les fidèles à diriger également leur attention vers le Seigneur, favorisant une participation plus consciente au mystère eucharistique.
Il a par ailleurs mis en valeur la valeur du silence dans la liturgie traditionnelle, qui offre « de larges opportunités pour la prière personnelle ».
Mgr Eijk s’est également référé à un phénomène qui, selon lui, est observé depuis plusieurs années : le nombre croissant de jeunes qui se rapprochent de la foi catholique, dans certains cas à travers la liturgie traditionnelle.
« Il est surprenant qu’un nombre non négligeable d’entre eux trouve le chemin vers le Christ et son Église à travers la Messe tridentine ».
Cette célébration s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par l’accueil récent dans l’archidiocèse d’Utrecht de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, qui a acquis une église précédemment fermée par manque de fidèles et de ressources.
Mgr Eijk a positivement évalué la présence de cette communauté et a en outre confirmé sa disposition à continuer à célébrer la Messe traditionnelle.
Dimanche des Rameaux : Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous entrons maintenant en ce dimanche dans la semaine qui précède Pâques et qui va nous faire revivre directement les douloureux souvenirs de la Passion. C’est la Semaine sainte. En ces jours, aucune fête ne peut supplanter l’office du temps. Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous y introduit. Il est ainsi appelé parce qu’à la Procession qui précède la Messe on porte des palmes et des rameaux bénits.
1- Ce dimanche rappelle et célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem quelques jours avant sa Passion.
C’était un dimanche. Le Divin Maître venait de Béthanie, monté sur un ânon, et entouré de ses disciples. Il s’avançait vers Jérusalem.
La Sainte Église veut que nous renouvelions chaque année le souvenir de ce triomphe de l’Homme-Dieu et qu’en ce jour Jésus soit acclamé par nous comme notre Roi.
2- La liturgie du dimanche des Rameaux est empreinte de joie et de tristesse. Elle exprime d‘un côté la joie à la vue du triomphe du Sauveur figuré par la procession des Rameaux, et, de l’autre, la tristesse à l’émouvant récit de la Passion selon l’Évangile de Saint Matthieu.
Les cérémonies du dimanche des Rameaux constituent comme un drame sacré en trois actes : 1) la bénédiction des Rameaux, 2) la procession, 3) la célébration de la messe pendant laquelle a lieu le chant de la Passion.
Première partie : la bénédiction des rameaux
Les chants de la bénédiction des Rameaux commencent par une petite antienne légère et joyeuse, dont le texte reprend les acclamations des Hébreux saluant l’entrée du Christ à Jérusalem, en citant un verset du psaume 117, psaume que l’on retrouve à Pâques. Ce verset est répété à la messe dans le Sanctus :
Hosánna fílio David benedíctus qui venit in nómine Dómini, Rex ĺsrael, hosánna in excélsis.
Hosanna au fils de David, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d’Israël, hosanna dans les hauteurs.
*****
La cérémonie de la Bénédiction des Rameaux a été considérablement réduite par Pie XII en 1956.
Pendant la distribution des rameaux, on chante deux autres petites antiennes qui reflètent bien la joie recueillie et quelque peu naïve des juifs à l’entrée de Notre Seigneur à Jérusalem.
Púeri Hebræórum, portántes ramos olivárum, obviavérunt Dómino, clamántes et dicéntes : « Hosánna in excélsis ».
Les enfants des Hébreux portant des rameaux d’olivier allèrent à la rencontre du Seigneur en s’écriant : « Hosanna dans les hauteurs ».
Les moines psalmodient les deux premiers versets du psaume, reprennent l’antienne puis les versets 7 et 8.
Deuxième partie : La Procession
La deuxième cérémonie de ce jour est la Procession qui fait suite à la bénédiction solennelle des rameaux.
Elle a pour objet de représenter la marche de Jésus vers Jérusalem et son entrée dans cette ville et c’est afin que rien ne manque à l’imitation du fait raconté dans l’Évangile que les rameaux qui viennent d’être bénits sont portés à la main par tous ceux qui prennent part à la Procession.
Le célébrant accompagné de ses ministres revient au pied de l’autel et, après la révérence convenable, met de l’encens et le bénit. Ensuite le diacre [ou le célébrant] se tournant vers le peuple dit :
Procedámus in pace
Avançons en paix.
Tous répondent :
In nómine Christi
Au nom du Christ. Ainsi soit-il
La Procession commence.
Occúrrunt turbæ cum flóribus et palmis Redemptóri óbviam…
Les foules accourent avec des fleurs et des palmes au-devant du Rédempteur, et rendent au vainqueur dans son triomphe les hommages qui lui conviennent ; les nations acclament le Fils de Dieu et dans les airs leurs voix, à la louange du Christ, disent comme un tonnerre : « Hosanna ».Cum Ángelis et púeris fidéles inveniámur…
Avec les anges et les enfants, ayons assez de foi pour acclamer le vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut des cieux !
C’est la 2e antienne qui peut accompagner la Procession.
Le Benedíctus si joyeux de l’Hosanna d’entrée se trouve dans la 3e antienne. Tempérée de gravité et de ferveur respectueuse, elle est tirée d’un manuscrit du Xe siècle:
Coepérunt omnes turbæ descendéntium gaudéntes laudáre Deum voce magna…
Dans sa joie, toute la foule qui descendait (de Jérusalem) se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus.
Ils disaient : « Bénit soit le Roi qui vient au nom du Seigneur !
La paix descend du ciel, gloire au plus haut des cieux !
Au Moyen Âge, la Procession était un hommage solennel à Jésus Roi. On sortait en ville, portant à la main des palmes ; Jésus était représenté dans le cortège soit par la croix, soit par le livre des Évangiles porté solennellement, soit, comme en Angleterre et en Normandie, par le Saint-Sacrement lui-même.
Aujourd’hui, la Procession des rameaux n’est qu’esquissée ; on sort simplement de l’église. En certains pays, on va encore jusqu’au cimetière.
Jusqu’à la réforme de la Semaine sainte sous le Pape Pie XII en 1956, la fin de la procession était marquée par une cérémonie tout à fait symbolique. Que les anciens se souviennent. Que les autres imaginent la scène :
Le cortège revient à la porte de l’église. Les chantres et les enfants de la maîtrise pénètrent seuls dans l’église et on ferme la grande porte derrière eux. Le clergé et les fidèles qui ont pris part à la Procession restent dehors devant la porte fermée. Alors, les chantres, ou de préférence les enfants, entonnent à l’intérieur de l’église une hymne de louange au Christ-Roi, et le clergé et le peuple qui sont au dehors répètent toujours le même refrain d’une belle gravité.
Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor,
Gloire, louange et honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur,Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium.
Pour qui l’hommage des enfants fit jaillir un pieux Hosanna.
Cette hymne merveilleuse est toujours chantée. Elle est l’œuvre de Théodulphe, évêque d’Orléans au IXe siècle.
La tradition rapporte que vers 821 le roi Louis le Débonnaire assistait à la Procession des Rameaux à Angers. La Procession passa près de la tour où était alors prisonnier l’évêque Théodulphe qui avait encouru la disgrâce du roi. Théodulphe se mit à chanter le Glória Laus dont il était l’auteur.
En entendant ce chant, le roi en fut si touché qu’il fit remettre Théodulphe en liberté.
En voici la traduction :
1) Vous êtes le roi d’Israël, le noble fils de David, ô Roi béni, qui venez au nom du Seigneur.
2) L’armée angélique tout entière, au plus haut des cieux, les hommes mortels et toutes les créatures vous adressent ensemble leurs louanges.
3) Le peuple hébreu vint au-devant de vous avec des palmes ; nous voici avec des prières, des vœux et des cantiques.
4) Vous alliez souffrir lorsqu’il vous offrit le tribut de sa louange ; à vous qui régnez maintenant, nous adressons ces hymnes.
Quand le chant est terminé, le sous-diacre frappe trois fois à la porte de l’église avec le pied de la croix de Procession ; la porte s’ouvre et le cortège entre dans l’église.
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Le texte du répons Ingrediénte que l’on chante en rentrant dans l’église est tout à fait analogue à celui des petites antiennes de la bénédiction des rameaux ; il est inspiré de l’Évangile, mais la mélodie est évidemment beaucoup plus ornée, faite de formules que l’on rencontre dans d’autres répons : elle est calme et douce, nous préparant déjà à l’ambiance toute différente de la messe.
Voici la traduction du texte :
Comme le Seigneur entrait dans la cité sainte, les enfants des Hébreux, annonçant par avance la résurrection de celui qui est la vie, tenant des rameaux de palmiers, criaient : Hosanna au plus haut des cieux.
Comme tous les répons celui-ci comporte un verset après lequel est reprise la dernière phrase :
Cumque audísset pópulus quod Jesus veníret Jerosólymam…
Lorsque le peuple apprit que Jésus venait à Jérusalem, ils sortirent au devant de lui.
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Troisième partie : la Messe
Après l’entrée triomphale à Jérusalem, toute la messe sera consacrée à cette douloureuse Passion qu’exprime parfaitement le messianique psaume 21 d’où est pris le texte de l’introït :
Dómine, ne longe fácias auxílium tuum a me, ad defensiónem meam áspice.
Seigneur, n’éloignez pas de moi votre secours, veillez à ma défense.Líbera me de ore leónis, et a córnibus unicornuórum humilitátem meam.
Délivrez-moi de la gueule du lion, protégez ma faiblesse des cornes des licornes.
La mélodie commence d’une façon grave et sombre puis elle s’élève progressivement dans la deuxième phrase jusqu’à l’aigu en un cri douloureux sur le mot áspice = veillez, préparé par un grand crescendo. La troisième phrase est plus calme et plus assurée, introduisant une note de confiance qui n’est pas dans le texte. Le verset est bien entendu le premier du psaume 21, celui que Notre Seigneur a récité sur la croix :
Deus, Deus meus, respíce in me, quare me dereliquísti ?
Mon Dieu, mon Dieu, regardez-moi. Pourquoi m’avez-vous abandonné ?Longe a salúte méa verba delictórum meórum.
La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
Et, comme dimanche dernier, on ne chante pas le Glória Pátri et on reprend aussitôt l’introït.
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Le graduel Tenuísti et le Trait du dimanche des Rameaux sont tout à fait exceptionnels par leurs dimensions. Le graduel d’abord est le plus long du répertoire ; de plus sa mélodie est très originale : elle n’est pas faite de formules qui reviennent souvent comme c’est habituellement le cas des graduels. Enfin il est un peu à part dans les chants de cette messe : s’il peut très bien être placé dans la bouche du Christ, il n’exprime aucune souffrance.
Le texte est tiré du psaume 72, qui est précisément une méditation sur la confiance que le juste doit toujours garder dans le Seigneur malgré la tranquillité dont semblent jouir les pécheurs. On trouvera le début de ce psaume dans la deuxième partie du graduel, tandis que la première partie exprime l’abandon à la volonté divine et l’espérance de la résurrection en des termes qui font penser à ceux de l’introït Resurréxi du dimanche de Pâques, pourtant tiré d’un autre psaume :
Tenuísti manum déxteram meam
Vous me tenez par la main droiteIn voluntáte tua deduxísti me
Vous me conduisez selon votre volontéEt cum glória assumpsísti me
Et vous m’élevez dans la gloireQuam bonus Ísrael Deus rectis corde…
Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur droit, et pourtant mes pieds ont failli être ébranlés, mes pas ont failli hésiter, car j’étais jaloux des pécheurs en voyant la paix où se trouvent les pécheurs.
La mélodie est très ornée mais ne comporte pas de grandes vocalises ; elle reste calme et paisible d’un bout à l’autre.
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Pour la dernière fois cette année, en ce dernier dimanche du Carême, le graduel est suivi d’un Trait. Nous y retrouvons le psaume 21, le grand psaume prophétique de la Passion d’où était tiré l’introït, et dont il reprend 14 versets sur 34. C’est donc le Christ qui parle.
| 7. Tractus. Ps. 21, 2-9, 18, 19, 22, 24 et 32. | 7. Trait. |
| Deus, Deus meus, réspice in me : quare me dereliquísti ? | Mon Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre regard, pourquoi m’avez-vous abandonné ? |
| V/. Longe a salúte mea verba delictórum meórum. | La voix de mes péchés éloigne de moi le salut. |
| V/. Deus meus, clamábo per diem, nec exáudies : in nocte, et non ad insipiéntiam mihi. | Mon Dieu, je crie pendant le jour et vous ne m’écoutez pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement. |
| V/. Tu autem in sancto hábitas, laus Israël. | Pourtant vous habitez dans votre sanctuaire et vers vous montent les louanges d’Israël. |
| V/. In te speravérunt patres nostri : speravérunt, et liberásti eos. | Nos pères ont espéré en vous et vous les avez délivrés. |
| V/. Ad te clamavérunt, et salvi facti sunt : in te speravérunt, et non sunt confusi. | Ils ont mis en vous leur confiance et ils n’ont pas été trompés. |
| V/. Ego autem sum vermis, et non homo : oppróbrium hóminum et abiéctio plebis. | Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple. |
| V/. Omnes, qui vidébant me, aspernabántur me : locúti sunt lábiis et movérunt caput. | Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant |
| V/. Sperávit in Dómino, erípiat eum : salvum fáciat eum, quóniam vult eum. | « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’il le sauve, puisqu’il l’aime. » |
| V/. Ipsi vero consideravérunt et conspexérunt me : divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt sortem. | Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique. |
| V/. Líbera me de ore leónis : et a córnibus unicórnium humilitátem meam. | « Seigneur, délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. » |
| V/. Qui timétis Dóminum, laudáte eum : univérsum semen Iacob, magnificáte eum. | Vous qui craignez le Seigneur, louez-le, vous tous, descendants de Jacob, chantez ses louanges. |
| V/. Annuntiábitur Dómino generátio ventúra : et annuntiábunt cæli iustítiam eius. | On parlera du Seigneur à la génération future. Et les cieux annonceront sa justice. |
| V/. Pópulo, qui nascétur, quem fecit Dóminus. | Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’il a fait. |
La mélodie reprend une des deux formules de psalmodie ornée que l’on trouve dans les Traits, celle du premier dimanche de Carême : calme, douce et très priante, avec de beaux élans vers l’aigu.
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L’offertoire Impropérium, un des grands chefs d’œuvre du chant grégorien, est le plus douloureux des chants de cette messe, et peut-être le plus douloureux de tout le répertoire. Le texte est tiré du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis :
Voici la traduction de son texte :
Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur ; j’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’y a eu personne ; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ; pour nourriture ils m’ont donné du fiel, et pour étancher ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre.
La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds : de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement ; Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot síti, la soif, qui éclate comme un cri ; Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont Notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.
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Le texte de l’antienne de Communion qui suit maintenant provient de l’Évangile. Ce ne sont plus les paroles des psaumes que nous mettons dans la bouche du Christ, mais ce sont celles qu’il a lui-même prononcées que nous répétons. Il s’agit ici de la prière qu’il a adressée à son Père, dans son agonie au jardin des Oliviers :
Pater, si non potest hic calix transíre nisi bibam illum ;
Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive ;fiat volúntas tua.
Que votre volonté soit faite.
Cette prière résume en quelques mots les sentiments du Christ dans sa Passion, la souffrance qu’il doit endurer, et sa soumission à la volonté de son Père. Bien que cette antienne soit beaucoup plus courte que le chant de l’offertoire et la mélodie beaucoup plus dépouillée, elle exprime pourtant la même souffrance. Cependant les derniers mots fiat volúntas tua sont plus paisibles et assurés.
“Encore aujourd’hui, combien de calculs sont faits dans le monde pour tuer des innocents ; combien de fausses raisons sont revendiquées pour les éliminer !”
Extrait de l’homélie du pape Léon XIV lors de la messe célébrée au stade Louis II à Monaco :
[…] La joie de la foi et la force de notre témoignage découlent de cette rédemption, en tout lieu et en tout temps. L’histoire de Jésus résume en effet le destin de chacun de nous, à commencer par les plus petits et les opprimés. Encore aujourd’hui, combien de calculs sont faits dans le monde pour tuer des innocents ; combien de fausses raisons sont revendiquées pour les éliminer ! Cependant face à l’insistance du mal la justice éternelle de Dieu se dresse, qui sans cesse nous délivre de nos tombeaux, comme pour Lazare, et nous donne une vie nouvelle. Le Seigneur libère de la souffrance en suscitant l’espérance. Il convertit la dureté du cœur en transformant le pouvoir en service, en manifestant le véritable nom de sa toute-puissance : miséricorde. C’est la miséricorde qui sauve le monde : elle prend soin de chaque existence humaine, depuis son apparition dans le sein maternel jusqu’au moment où elle se flétrit, et dans toute ses fragilités. Comme l’a enseigné le Pape François, la culture de la miséricorde repousse la culture du rejet. […
L’Église à Monaco est appelée à témoigner en vivant dans la paix et la bénédiction de Dieu : alors, bien-aimés, rendez heureux beaucoup de personnes par votre foi en manifestant la joie authentique, celle qui ne se gagne pas par un pari, mais qui se partage par la charité. La source de cette joie est l’amour de Dieu : amour pour la vie naissante et indigente, à accueillir et à soigner sans cesse ; amour pour la vie jeune et âgée, à encourager dans les épreuves de chaque âge ; amour pour la vie, en bonne santé comme malade, parfois solitaire, qui a toujours besoin d’être accompagnée avec attention. Que la Vierge Marie, votre patronne, vous aide à être un lieu d’accueil, de dignité pour les petits et les pauvres, de développement intégral et inclusif. […]
“Portez l’Évangile dans vos choix professionnels, dans votre engagement social et politique”
Lors de sa rencontre avec les jeunes et les catéchumènes à Monaco, Léon XIV a déclaré :
[…] Chers jeunes, n’ayez pas peur de tout donner, votre temps, vos énergies, à Dieu et à vos frères ; de vous dépenser sans compter pour le Seigneur et pour les autres. C’est ainsi seulement que vous trouverez une saveur toujours nouvelle et un sens toujours plus profond à la vie. Le monde a besoin de votre témoignage pour surmonter les dérives de notre époque et en affronter les défis, et surtout pour redécouvrir la douce saveur de l’amour de Dieu et du prochain.
À vous, jeunes catéchumènes, qui vous préparez au baptême, et à vous qui avez déjà reçu ce don de grâce, j’adresse mes vœux les plus chaleureux : puissiez-vous vivre dans le Christ une vie pleine et authentique. Puissiez-vous être, pour le bien de tous, dans la foi, l’espérance, la justice et la charité, des artisans de paix. Vous êtes le visage jeune de cette Église et de cet État. Monaco est un petit pays, mais il peut être un grand laboratoire de solidarité, une fenêtre d’espérance. Portez l’Évangile dans vos choix professionnels, dans votre engagement social et politique, pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, en diffusant la culture de l’attention aux autres. Vivez tout comme une mission et faites de toute chose un don à Dieu qui vous veut les uns pour les autres amis dans le Christ, et fidèles compagnons de route. […]
“Annoncez l’Évangile de la vie”
Lors de sa rencontre avec la communauté catholique de Monaco, le pape Léon XIV a souligné :
[…] Il me semble toutefois nécessaire de souligner un deuxième aspect : l’annonce de l’Évangile comme défense de l’homme. En souhaitant que tout le monde accueille la bonne nouvelle de l’amour du Père, Jésus se pose en “avocat”, afin surtout de défendre ceux qui sont considérés comme abandonnés par Dieu, qui sont jugés, oubliés et marginalisés. Il se fait la voix et le visage du Dieu miséricordieux qui « défend le droit de tous les opprimés » (Ps 103, 6).
Je pense alors à une Église appelée à se faire “avocate”, c’est-à-dire à défendre l’homme : tout l’homme et tous les êtres humains. Il s’agit d’un chemin de discernement critique et prophétique visant à promouvoir « un développement intégral de l’humanité, qui respecte sa dignité et son identité authentique, ainsi que sa fin ultime qui renvoie au mystère de pleine communion avec le Dieu Trinité et entre nous » (Commission théologique internationale, Quo vadis, humanitas n. 22).
C’est là le premier service que doit rendre l’annonce de l’Évangile : éclairer la personne humaine et la société afin que, à la lumière du Christ et de sa Parole, elles découvrent leur identité, le sens de la vie humaine, la valeur des relations et de la solidarité sociale, le but ultime de l’existence et le destin de l’histoire.
À cet égard, je tiens à vous encourager à accomplir un service passionné et généreux dans l’évangélisation. Annoncez l’Évangile de la vie, de l’espérance et de l’amour ; apportez à tout le monde la lumière de l’Évangile afin que la vie de chaque homme et de chaque femme soit défendue et promue, de sa conception à sa fin naturelle ; offrez de nouveaux repères capables d’endiguer ces poussées de sécularisme qui risquent de réduire l’homme à l’individualisme et de fonder la vie sociale sur la production de richesses.
Il est important que l’annonce de l’Évangile et les formes de la foi, si profondément ancrées dans votre identité et dans votre société, se gardent du risque de se réduire à une habitude, fût-elle bonne. Une foi vivante est toujours prophétique, capable de susciter des questions et de présenter des défis : défendons-nous vraiment l’être humain ? Protégeons-nous la dignité de la personne en préservant la vie à toutes ses étapes ? Le modèle économique et social actuel est-il vraiment juste et empreint de solidarité ? Est-il animé par l’éthique de la responsabilité qui nous aide à dépasser la « logique de l’échange d’équivalents et du profit comme fin en soi » (Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 38), pour construire une société plus juste ? […]
“Toujours protéger avec amour chaque vie humaine, à tout moment et dans toutes les conditions”
Lors de son arrivée au palais princier à Monaco, le pape Léon XIV a déclaré :
Vous êtes parmi les rares pays du monde à avoir comme religion d’État la foi catholique. Celle-ci nous met devant la souveraineté de Jésus qui engage les chrétiens à devenir dans le monde un Royaume de frères et sœurs, une présence qui n’écrase pas mais relève, qui ne sépare pas mais relie, prête à toujours protéger avec amour chaque vie humaine, à tout moment et dans toutes les conditions, afin que personne ne soit jamais exclu de la table de la fraternité. C’est la perspective de l’Écologie intégrale qui, je le sais, vous tient particulièrement à cœur. Je confie à la Principauté de Monaco, en vertu du lien si profond qui l’unit à l’Église de Rome, une mission toute particulière dans l’approfondissement de la Doctrine sociale de l’Église et dans l’élaboration de bonnes pratiques, locales et internationales, qui en manifestent la force transformatrice. Même dans une culture peu religieuse et très sécularisée, la manière d’aborder les problèmes typiques du Magistère social peut révéler la grande lumière de l’Évangile à notre époque, une époque où il est si difficile pour beaucoup d’espérer.
“Notre Constitution reconnaît le catholicisme comme religion d’Etat”
Depuis le balcon du Palais de Monaco, le Prince Albert II souligne le rôle central du catholicisme à Monaco, religion officielle de la Principauté : « Notre foi est notre force. »
44ᵉ pèlerinage de Pentecôte sur le thème de la Mission
Alors que les inscriptions pour le prochain pèlerinage de Pentecôte vers Chartres ouvrent demain dimanche des Rameaux, voici un communiqué de Notre-Dame de Chrétienté :
À l’occasion de son 44ᵉ pèlerinage de Pentecôte, Notre-Dame de Chrétienté a choisi comme thème la Mission, comme réponse urgente aux attentes spirituelles de notre temps.
Une urgence missionnaire face à la soif spirituelle contemporaine
Dans une société toujours plus sécularisée et déchristianisée, marquée par la perte de repères et la quête de sens, une réalité s’impose avec force : la soif de Dieu demeure. En témoignent la
progression constante des demandes de baptême d’adultes, l’afflux de catéchumènes et la recherche de verticalité exprimée par de nombreux contemporains.
En réponse à cette attente, le pèlerinage de Chartres offre une occasion unique à des milliers d’âmes et de cœurs de s’unir pour partager les efforts et les consolations de la route, en sortant de leur quotidien pour retrouver le sens de leur vie : la joie de Dieu.
Une réponse à l’appel du pape Léon XIV
Le 5 octobre 2025, le pape Léon XIV annonçait à Rome à l’occasion du Jubilé des missionnaires et des migrants, « une nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église ». C’est à cet appel que le pèlerinage de Chartres répond cette année en invitant ses pèlerins à méditer sur la Vérité, indispensable à la transmission du dépôt de la foi, et sur la Charité, seule capable de témoigner concrètement de l’amour du Christ.
Lors de l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes du 23 au 27 mars 2026, le pape a appelé les évêques de France à « inclure généreusement » les fidèles attachés à la messe
traditionnelle. Notre-Dame de Chrétienté rend grâce de cette reconnaissance, l’usage du vetus ordo dans la fidélité à l’Eglise de Rome étant fondateur de son intuition missionnaire il y a 45 ans. Elle est honorée de la présence du Cardinal Burke qui célèbrera la messe de clôture le lundi 25 mai 2026 dans la cathédrale de Chartres.
Un chemin de Mission enrichi d’une nouvelle route
Pour accompagner la croissance du pèlerinage qui n’a pas pu accueillir toutes les demandes ces deux dernières années en raison de contraintes de sécurité de la colonne de marche, Notre-Dame de Chrétienté ouvre une nouvelle voie : la Route de Jérusalem. qui propose un itinéraire allégé (70 km) tout en offrant le même cadre spirituel. Cette route permettra à tous ceux qui voudraient bénéficier de ces 3 jours de reconversion sans avoir la condition physique de marcher les 100 km qui séparent Paris de Chartres, de le faire.
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !
