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Le district de France de la Fraternité Saint-Pierre devient une Province

Lu sur Riposte catholique :

L’abbé John Berg, Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pierre, a nommé l’abbé Benoît de Giacomoni, Premier Provincial de France de la Fraternité Saint-Pierre.

Agé de 43 ans, l’abbé de Giacomoni est le Supérieur du District de France depuis juillet 2024.

Avec le développement de la Fraternité Saint-Pierre en France, la Fraternité fait évoluer sa gouvernance avec l’érection de cette province (comme elle l’avait fait pour les Etats-Unis en 2021). En juillet 2026, une quinzaine de prêtres de la nouvelle province de France se réuniront pour le Chapitre Provincial afin désigner les conseillers du provincial et de prendre d’éventuelles décisions spécifiques dans le cadre des constitutions de la FSSP. Ce changement est affecte essentiellement la gouvernance puisque le Provincial devient l’ordinaire direct des prêtres (incardination, nomination, appel aux ordres…).

L’actuel District de France et de Belgique de la Fraternité Saint-Pierre compte plus de 100 prêtres exerçant pour une grande partie d’entre eux leur ministère en France et en Belgique.

A propos de la proposition d’Ordinariat traditionaliste

Suite à la Lettre aux cardinaux en faveur d’une solution pour la messe traditionnelle, Christian Marquant écrit dans la Paix Liturgique daté du 12 janvier 2026 :

« S’il [l’ordinariat] s’ajoutait à ce qui existe déjà, comme l’Administration apostolique de Campos, pourquoi pas. […] Mais si l’ordinariat devait « chapeauter » tous les instituts, tous les prêtres et tous les fidèles traditionnels, soit en France, soit dans le monde entier, ce que les fidèles ont obtenu en un demi-siècle de Résistance serait définitivement gelé sans espoir d’une légitime et nécessaire extension. »

Or c’est précisément le sens de la Lettre envoyée par le père de Blignières à plusieurs cardinaux avant le Consistoire, ainsi que l’expliquait la revue Sedes Sapientiæ (n° 170) dans un article intitulé : « L’ordinariat traditionnel : un risque de cloisonnement ? ».

« L’ordinariat traditionnel proposé n’a pas pour fonction de remplacer, ni même d’englober les instituts (FSSP, ICRSP, IBP, etc.), paroisses ou communautés traditionnels qui célèbrent aujourd’hui l’ancien rite. Il n’est pas question de demander une structure dans laquelle devraient se ranger tous les catholiques traditionnels. La création d’un ordinariat a spécialement pour but d’obtenir un évêque (ou plusieurs), auquel les fidèles puissent demander les sacrements selon l’ancien rite latin. Cependant l’ordinariat traditionnel n’aura pas l’exclusivité de ce rite ; il ne sera pas « au-dessus », mais en un sens « à côté » et « aux côtés » des instituts, communautés et paroisses. Insistons sur ce point : ce projet ne limite pas l’usage de la liturgie ancienne à cet ordinariat. L’appartenance à la nouvelle structure sera libre, et l’on pourra être « tradi » en dehors d’elle. »

Démographie : l’autogénocide français

Ilyes Zouari, Chercheur indépendant, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone), avait publié un article sur le Club de Mediapart à propos de “l’autogénocide français”. Cet article a été censuré. Alors le voici :

Démographie : démarrage officiel de l’autogénocide français (désormais incontestable)

En 2025, les enterrements ont dépassé les naissances pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale. Désormais incontestable, le processus autogénocidaire en cours, qui affaiblit une France n’ayant toujours pas rattrapé son terrible retard démographique, résulte surtout du fanatisme écologique ambiant. La mise au pas des mouvements écologistes est désormais un impératif vital.

Selon les données qui viennent d’être publiées par l’Insee, ce mardi 13 janvier, le nombre de décès s’est élevé à environ 651 000 en 2025, contre seulement 645 000 pour les naissances. Ainsi, et pour la première fois depuis les horreurs de la seconde guerre mondiale, la France affiche un solde naturel négatif, entamant officiellement un processus autogénocidaire, dont l’ampleur atteindra bientôt des proportions dramatiques.

Un autogénocide qui s’accélérera d’année en année

Cette évolution résulte de l’effondrement de la natalité depuis une dizaine d’années, avec un Indice conjoncturel de fécondité (ICF) ayant atteint un plus bas historique de 1,56 enfant par femme en 2025 (le plus faible depuis 1917, lors de la première guerre mondiale), alors qu’il s’était longtemps maintenu à presque deux enfants par femme, soit à peu près au niveau du seuil de renouvellement des générations (2,07 en France). Ainsi, l’allongement de l’espérance de vie et le surcroît de naissances dû à l’immigration ne suffisent désormais plus à masquer l’effondrement de la natalité française, rendant dès lors impossible toute contestation de l’existence d’un processus autogénocidaire. 

Un processus qui n’en est d’ailleurs qu’à ses débuts, et dont le rythme ira en s’accélérant jusqu’à atteindre des proportions alarmantes. En effet, et même en maintenant le niveau de fécondité actuel, le déficit naturel global augmentera d’année en année, compte tenu de la pyramide des âges, pour se situer à moyen terme à environ 150 000 individus par an (soit légèrement plus que le nombre total de victimes causées par la bombe d’Hiroshima), avant d’augmenter encore les années suivantes. Une situation déjà bien inquiétante, mais qui sera probablement encore bien plus grave étant donné que rien ne permet de penser que le taux de fécondité ne poursuivra pas sa baisse pour d’aligner sur ceux observés dans les autres pays européens, comme l’Allemagne et l’Italie, où le déficit naturel annuel se situe actuellement à environ 350 000 et 300 000 individus, respectivement !

Cette évolution aura des conséquences économiques et sociales dramatiques sur notre pays. En effet, un déclin démographique entraînera à son tour un déclin économique de la France, ou au mieux une stagnation, réduisant ainsi la capacité de l’Hexagone à relever les grands défis technologiques, militaires et géopolitiques futurs, tout en détériorant les conditions de vie générales de la population. Une détérioration que l’on observe d’ailleurs déjà en Allemagne et en Italie, qui connaissent depuis plusieurs années une croissance globalement quasi nulle (et dont l’économie ne tient encore que grâce au dynamisme des exportations, du moins jusqu’à présent…). Par ailleurs, et dans un cadre légal favorisant encore l’immigration de peuplement, d’une manière ou d’une autre, au lieu de celle de travail à contrat à durée déterminée, un déclin démographique déstabilisera davantage la société française suite au recours grandissant à l’immigration qui s’imposera, et réduira donc encore plus la capacité d’assimilation de notre pays, déjà bien mise à mal depuis plusieurs années.

La responsabilité grandissante du fanatisme écologique 

Si plusieurs éléments peuvent contribuer à la baisse de la natalité, il convient de rappeler, et contrairement à ce que l’on entend souvent, que le désir d’enfant ne dépend pas principalement de questions financières. Et ce, comme le démontrent les très nombreux exemples de pays ayant déboursé des sommes considérables au cours des dix à quinze dernières années au bénéfice des familles, mais sans le moindre résultat ou presque sur le taux de natalité (comme en Allemagne, en Pologne ou en Italie, où le taux de fécondité n’a cessé de baisser jusqu’à atteindre des niveaux dramatiquement faibles, désormais inférieurs à 1,3 enfant par femme). 

L’évolution du taux de fécondité dépend, avant tout, de l’état d’esprit de la population, de sa manière de voir le monde et de se projeter dans l’avenir, ainsi que du temps disponible pour fonder une famille et s’en occuper convenablement. Or, la France n’est pas un de ces pays asiatiques où l’on doit souvent travailler entre 50 et 60 h par semaine, tout en ayant moins de 15 jours de congés payés par an, empêchant ainsi pratiquement toute vie familiale digne de ce nom. Hors quelques très petits pays, la France est même le pays occidental où l’on travaille le moins, tout en bénéficiant de la politique familiale la plus généreuse. 

Par conséquent, l’effondrement de la natalité française résulte surtout, et de loin, de l’état d’esprit de la population et de sa confiance en l’avenir. Une confiance qui s’est justement fortement érodée au cours des dix dernières années, à cause du terrible et incessant matraquage mené par les écologistes fanatiques et leurs relais politico-médiatiques, comme en témoignent les différents sondages plaçant désormais les considérations écologiques au premier rang des préoccupations et inquiétudes des Français de moins de 35 ans, et notamment des plus jeunes dont près de la moitié hésiteraient carrément à avoir la moindre descendance par « éco-anxiété » (c’est-à-dire par crainte de voir ses enfants vivre dans un monde invivable, chaotique et infernal, comme dans certains films de science-fiction…).

La réalité est pourtant bien différente de la propagande des mouvements écologistes. Si notre planète souffre bel et bien d’un certain nombre de maux, seule une infime partie de son potentiel en énergies renouvelables est aujourd’hui exploitée, de même qu’une infime partie de ses ressources minières et fossiles. De plus, et malgré les vastes espaces non encore exploités dans la majorité des pays du monde (y compris en France), les avancées scientifiques sont permanentes en matière d’agriculture (comme avec l’aéroponie, qui permet un rendement à l’hectare près de 80 fois supérieur, sans terre, soleil ni pesticides !), d’architecture, de transports, ou encore de traitement des déchets. Et tout cela, sans même parler des perspectives infinies qu’offre l’univers…

Quant au réchauffement climatique, la hausse attendue des températures ne fera que redonner à la France le climat qui était le sien aux époques de Charlemagne et de l’empire romain (ou d’Astérix et d’Obélix), elles-mêmes séparées par un refroidissement climatique, accompagné de terribles catastrophes naturelles, et parfois considéré par nos ancêtres comme une malédiction ou une punition divine. Il y a un millier d’années, à l’époque de l’Optimum climatique médiéval, les vignes étaient plantées jusqu’au sud de l’Angleterre et du Danemark, et le célèbre col du Théodule (situé entre l’Italie et la Suisse) n’était autre qu’une importante route commerciale. Autrement dit, la catastrophe ne réside guère dans la fonte très médiatisée de l’immense glacier qui le recouvre actuellement, mais dans la formation de celui-ci, il y plusieurs siècles. Un véritable drame pour toutes les populations qui peuplaient alors la région.

Il est donc bien naïf de s’imaginer que notre planète est surpeuplée, que l’humanité sera bientôt à court de ressources, ou que les déchets nucléaires ont vocation à être stockés ad vitam æternam sur notre planète (si tant est que la problématique continue à se poser, le prix Nobel français de physique, Gérard Mourou, affirmant qu’il devrait prochainement être possible d’en réduire la durée de radioactivité à seulement 30 minutes…). Et il est encore plus ridicule de parler de destruction de la planète et de fin du monde…

Le recul que l’on commence déjà à avoir au sujet des projections faites par les écologistes dans le passé, permettent d’ailleurs de constater qu’aucun des scénarios apocalyptiques établis par ces derniers et leurs pseudo-experts dans les années 1980 pour les années 2000 et 2010 ne se sont réalisés, tout comme ceux établis dans les années 1990 et 2000 pour les années 2020. Si urgence il y a, en France et plus globalement dans les pays du Nord, déjà assez vertueux en matière de respect de l’environnement (et qui n’ont aucune leçon à recevoir du reste du monde), celle-ci est donc avant tout démographique, n’en déplaise à certains. Pour paraphraser partiellement un ancien président de la République française : notre peuple brûle, se consume, et nous regardons ailleurs…

La mise au pas des mouvements écologistes, terrorisant notre jeunesse en l’abreuvant de mensonges du matin au soir, est désormais une nécessité vitale, un impératif relevant de notre sécurité nationale. Les préoccupations écologiques étant déjà largement partagées par l’ensemble de la population et des acteurs économiques et politiques (y compris les milieux pétroliers…), pour la simple raison que tout être humain ou presque souhaite vivre dans un environnement le plus sain possible (pour lui-même, sa famille et sa descendance), il n’est d’ailleurs nul besoin de permettre la création d’associations ou de partis politiques se réclamant de l’écologie. Par conséquent, il est nécessaire de commencer, au minimum, par assécher le plus que possible les sources de financement des mouvements écologistes afin de réduire leur capacité de nuisance et de destruction, notamment en mettant un terme à toute subvention et à toute forme de financement public, direct ou indirect, ainsi qu’à l’impunité judiciaire dont ils bénéficient dans le cadre de leurs actions illégales et souvent violentes. Et ce, d’autant plus que leur pouvoir de nuisance et de destruction dépasse largement la question démographique, frappant de plein fouet de nombreux secteurs d’activité et notre souveraineté stratégique (agriculture, industrie, métaux rares…).

Le terrible retard démographique de la France

L’effondrement de la natalité française est d’autant plus regrettable et dramatique que la France est déjà fortement affaiblie par un retard démographique de deux siècles par rapport aux autres grandes puissances européennes, et que le bref et léger baby-boom de l’après-guerre ne permit guère de rattraper (avec un indicateur conjoncturel de fécondité n’ayant jamais dépassé les 3,04 enfants par femme). D’ailleurs, si la France était proportionnellement aussi peuplée que le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie, elle compterait aujourd’hui, pour sa seule partie métropolitaine, non moins de 156, 129 et 107 millions d’habitants, respectivement. Et si l’on devait étendre cette comparaison au Japon, à la verdoyante Corée du Sud – aux deux tiers recouverte de forêts – ou à la partie uniquement non désertique et habitable de l’Égypte (dont les 109 millions d’habitants se concentrent sur seulement 6 % du territoire), la France métropolitaine abriterait respectivement 179, 280 et… 995 millions d’habitants ! Or, force est de constater que l’Hexagone ne parvient pratiquement plus à réduire son retard sur l’Allemagne, et qu’il a même été dépassé par le Royaume-Uni ces dernières années.

Ce retard considérable puise ses origines dans la très lente progression de la population française entre 1750 à 1945. Au terme de ces deux siècles perdus, celle-ci n’a ainsi été multipliée que par 1,6, alors que dans le même temps, et également dans leurs frontières actuelles, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne multipliaient la leur par trois, les Pays-Bas par quatre, et le Royaume-Uni par six ! Pourtant, l’essor démographique des autres pays européens se fit en dépit de lourdes pertes humaines, dues aux nombreux conflits et, surtout, à l’importante hémorragie migratoire qu’a connue le continent… à la seule et unique exception de la France. Sur cette période de deux siècles, guerres et émigration confondues, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie ont ainsi perdu plus de 20 millions de nationaux, chacun au total, tandis que l’Hexagone ne subissait qu’une « modeste » saignée d’environ 4 millions de personnes. 

La France, qui était trois fois plus peuplée que le futur Royaume-Uni, en 1750, et aussi peuplée que le Japon vers 1800, a donc longtemps été, démographiquement, l’homme malade de l’Europe et du monde. Une spécificité due à une déchristianisation précoce, ainsi qu’à une propagation bien plus importante que partout ailleurs des simplistes idées malthusiennes, qui ne cessent pourtant d’être infirmées génération après génération. Ce qui n’empêche pas pour autant certains responsables politiques français, cherchant à dissimuler leur incompétence, d’évoquer parfois l’existence d’un lien entre chômage et natalité plus élevés qu’ailleurs, comme l’avait encore fait François Hollande au cours de son mandat. Pourtant, dans l’année qui précédait la fin de celui-ci, en 2016, douze des quatorze pays de l’Union européenne ayant connu une croissance démographique totale supérieure à celle de la France, avaient terminé l’année avec, à la fois, une croissance économique supérieure et un taux de chômage inférieur….

Le déclin démographique de l’Hexagone ne fut naturellement pas sans conséquences sur son influence, et contribua même dans une large mesure au déclenchement des deux grandes guerres mondiales. En effet, si les équilibres démographiques étaient restés inchangés, l’Allemagne, moins sûre d’elle, n’aurait probablement jamais été aussi belliqueuse en 1914. Et la France, non effrayée par une écrasante infériorité numérique (39 millions d’habitants contre 62 au lendemain de la première guerre mondiale), n’aurait sans doute jamais cherché à mettre à genoux l’Allemagne après 1918, favorisant ainsi l’émergence du nazisme…et la mise en œuvre de l’Holocauste. Ainsi, ceux qui pensaient bien faire en faisant moins d’enfants ont, au final et involontairement, provoqué le chaos et la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes. 

Déjà lourdement affaiblie par les inepties malthusiennes, la France ne doit plus continuer à se laisser piéger par les prophètes de l’apocalypse et les théoriciens de la surpopulation humaine, auxquels l’Histoire a toujours fini par donner tort, faute d’avoir correctement apprécié le potentiel de la Terre et le génie humain. En s’affranchissant de leurs idées simplistes et de leur fanatisme, elle pourrait alors préserver son identité, redynamiser son économie, voire rattraper progressivement son terrible retard démographique sur ses grands voisins et gagner en influence économique et géopolitique en Europe et dans le reste du monde.

La dernière offensive du cardinal Roche

Un texte inédit, préparé par le cardinal Arthur Roche et distribué aux cardinaux lors du consistoire de la semaine dernière, vient d’être rendu public, en anglais et en italien. Dans ce document, le préfet du Dicastère pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements défend avec vigueur Traditionis Custodes, révélant ainsi que la messe traditionnelle en latin figurait en bonne place à l’ordre du jour de la réunion.

Ce rapport de deux pages était l’un des quatre textes distribués aux cardinaux pour réflexion et discussion, chacun correspondant à l’un des quatre sujets initialement choisis par le pape Léon XIV : l’évangélisation, la Curie romaine, le synode et la synodalité, et la liturgie.

À leur arrivée au consistoire des 7 et 8 janvier, les cardinaux furent informés que, faute de temps, ils ne pourraient aborder que deux sujets. L’évangélisation et la synodalité furent retenues comme thèmes principaux, tandis que la liturgie et la réforme de la Curie furent mises de côté.

Par conséquent, bien que le rapport du cardinal Roche ait été distribué aux cardinaux, il n’a pas fait l’objet d’une discussion formelle.

Le pape Léon XIV convoquera un autre consistoire à la fin du mois de juin, au cours duquel des discussions sur la liturgie devraient avoir lieu. D’ici juin prochain, les cardinaux ont donc le temps de creuser les affirmations contenues dans ce document, comme le mythe d’une unité qui passerait nécessairement par une uniformité liturgique. Par ailleurs, au-delà de l’ancien rite qui n’est pas directement attaqué, ce qui est visé, c’est la fameuse  « réforme de la réforme », qui prendrait l’ancien rite comme référence. Refuser « la réforme de la réforme » liturgique c’est valider les aberrations liturgiques, que le cardinal Roche n’a jamais fait corriger, l’acolytat pour les filles et la communion dans la main obligatoire, c’est le refus de la messe orientée et des signes de sacralité hérités de la messe traditionnelle… 

Le cardinal Roche, en poste depuis 2021, a 75 ans depuis mars 2025.

L’itinéraire d’un imam salafiste devenu chrétien suscite un fort écho médiatique

Ancien imam salafiste, formé dans les cercles les plus rigoristes de l’islam sunnite, Bruno Guillot a quitté cette fausse religion après seize années d’engagement. Son témoignage, exposé notamment dans son livre Adieu Soulayman – Itinéraire d’un imam salafiste, constitue un document précieux pour notre époque.

Une jeunesse sans enracinement religieux
Né en 1986 à Charleroi, de parents français non pratiquants, Bruno Guillot grandit sans véritable transmission religieuse. Bien que d’origine catholique, sa famille ne lui donne ni formation doctrinale, ni pratique spirituelle. Il décrit une enfance marquée par un manque d’encouragements et une profonde carence affective, en particulier de la part de son père. Adolescent, il nourrit une ambition sportive intense. Passionné de football, fervent supporter de l’Olympique de Marseille, il s’entraîne quotidiennement dans l’espoir de devenir professionnel. Son talent est repéré : un club de première division belge, la RAAL La Louvière, lui propose un contrat semi-professionnel. Mais ce projet s’effondre brutalement lorsque son père s’y oppose en raison de résultats scolaires jugés insuffisants. Cette rupture marque un tournant décisif. Bruno se replie sur lui-même, nourrissant colère et ressentiment.

La rencontre avec l’islam : une conversion fulgurante
C’est dans ce contexte de désillusion et d’isolement qu’il fait la rencontre de deux jeunes Marocains de son âge, puis de leurs frères aînés, musulmans pratiquants. Il découvre alors un univers familial chaleureux, structuré, accueillant. Les repas partagés, l’attention portée à sa personne et le sentiment d’appartenance le touchent profondément. Progressivement, il s’initie à l’islam. On lui fait découvrir les conférences de l’apologète Ahmed Deedat, dont les ouvrages — majoritairement polémiques à l’encontre du christianisme — marquent durablement son esprit. En février 2002, à moins de quinze ans, il entre pour la première fois dans une mosquée. L’atmosphère, la discipline des fidèles, l’appel à la prière, l’impression d’humilité collective le frappent. Quelques minutes suffisent : il prononce la profession de foi islamique et devient musulman sous le nom de Soulayman. Il soulignera plus tard combien cette conversion est aisée : deux phrases suffisent pour entrer dans l’islam, ce qu’il interprète alors comme un « signe de Dieu» .

Du rigorisme à l’idéologie salafiste
Très rapidement, Bruno Guillot ne se satisfait pas d’un islam culturel ou modéré. Internet lui ouvre l’accès à des courants plus rigoristes, qu’il juge plus cohérents et plus fidèles aux textes. Il s’éloigne de la mosquée de Charleroi pour se rapprocher de cercles salafistes à Bruxelles. Là, il trouve ce qu’il cherchait : une pratique littérale, une séparation nette d’avec le monde non musulman, une discipline stricte jusque dans l’apparence. Il se plonge dans l’étude de l’arabe littéraire, qu’il maîtrise rapidement. Marié très jeune à une autre convertie, il part à dix-huit ans étudier en Égypte, puis, en 2009, est admis à l’université islamique de Médine, institution prestigieuse formant les cadres de l’islam sunnite mondial. Brillant étudiant, il se distingue par sa capacité d’analyse comparative des textes religieux. Il devient imam, prédicateur, et participe activement au prosélytisme. Il reconnaît avoir contribué à la conversion de nombreux Européens, convaincu alors de servir Dieu.

Les premières fissures
Malgré son immersion totale, certaines réalités troublent peu à peu sa conscience. Lors de son pèlerinage à La Mecque en 2014, financé par l’Arabie saoudite, il est témoin d’une bousculade meurtrière. Des dizaines de pèlerins meurent piétinés. Cette scène l’ébranle profondément : « Est-ce là la religion de Dieu ? » s’interroge-t-il. D’autres éléments accentuent son malaise. Il refuse à plusieurs reprises des mariages précoces impliquant sa propre fille, encore enfant. Il rejette également des propositions de polygamie et des sollicitations explicites pour rejoindre le djihad armé, que ce soit en Irak ou en Syrie.
Surtout, une question théologique devient centrale : celle de la crucifixion du Christ. L’islam nie formellement cet événement fondamental. Or, ses recherches approfondies le conduisent à reconnaître l’évidence historique de la mort de Jésus sur la Croix. Lorsqu’il exprime ses doutes à des autorités religieuses, la réponse est sans appel : dans l’islam, le doute n’a pas droit de cité.

Le témoignage du père et la rupture
Un tournant intervient lors de l’agonie de son père, atteint d’une tumeur au cerveau. Celui-ci, peu avant sa mort, s’est rapproché du catholicisme. Bruno, encore salafiste, espère alors le convertir à l’islam. Mais il est bouleversé par la paix profonde qui émane de cet homme mourant, par son attachement paisible au Christ, par sa sérénité face à la mort. Ce témoignage silencieux fissure définitivement l’édifice idéologique. Peu après, Bruno Guillot quitte l’islam. Il devient apostat aux yeux de ses anciens coreligionnaires, s’exposant à des menaces, à l’isolement et à une profonde dépression. Il découvre alors une réalité qu’il analysera lucidement : l’islam rigoriste tient davantage par la peur que par l’amour.

La rencontre avec Jésus-Christ
Fin 2017, lors d’une nouvelle lecture des Évangiles, associée à l’étude de textes islamiques traditionnels, il vit une expérience intérieure décisive. En janvier 2018, il prononce pour la première fois une prière non musulmane. Quelques semaines plus tard, dans une prière d’abandon total, il se convertit intérieurement au Christ. Il découvre alors la figure de Jésus dans toute sa plénitude : Fils de Dieu, unique Sauveur, offrant sa vie par amour pour les hommes. En juin 2018, il reçoit le baptême dans un contexte protestant évangélique. Toutefois, son cheminement se poursuit. Progressivement, il s’approche de l’Église catholique et reconnaît en elle l’unique dépositaire de la Révélation transmise par le Christ. Il confiera plus tard : « J’ai tout perdu en quittant l’islam, mais j’ai tout gagné en suivant le Christ. »

Un témoignage pour notre temps
Le parcours de Bruno Guillot est révélateur des conséquences dramatiques de la déchristianisation. Là où la foi catholique n’est plus transmise, des idéologies étrangères et destructrices trouvent un terrain fertile. Son témoignage rappelle l’urgence, pour les catholiques, de transmettre intégralement la foi, sans compromis ni dilution, et d’être apostoliques sans peur ni respect humain. la conclusion s’impose d’elle-même : il est temps d’œuvrer pour un véritable renouveau chrétien, courageux et décomplexé. C’est la mission que s’est donnée Nour Al Aalam. Plus que jamais, il est nécessaire de montrer les failles intellectuelles et historiques de l’Islam tout en annonçant la Bonne Nouvelle du christianisme aux musulmans. Car face à une foi qui s’affirme, seule une Foi encore plus vivante et fondée dans la Vérité pourra offrir une alternative salutaire.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/islam/29619-adieu-soulayman-itineraire-d-un-imam-salafiste.html

Adieu Soulayman itinéraire d’un imam salafiste, de Bruno Guillot & Marie Bourgois, journaliste spécialisée en histoire des religions.
Postface de Rémi Brague, membre de l’institut de France, Editions Nour Al Alam, 256 pages, 19.90 €.
Site à consulter : Nour Al Aalam – Sources : La Porte Latine pour cet article – Le Figaro – Cathobel – Marie de Nazareth

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Marche pour la Vie : tout ce qu’il faut savoir

Dans quelques jours, nous nous retrouverons pour défendre la vie lors de la Marche pour la Vie 2026. C’est l’occasion pour chacun de montrer son engagement et de porter un message d’espérance.

Voici toutes les informations pratiques pour ce grand week-end :

📅 Samedi 17 janvier : Veillée pour la Vie  

Rejoignez nous pour une veillée de prière, un moment de recueillement et d’intercession avant la marche :

• Lieu : Église Saint Roch (24 rue Saint Roch 75001 Paris)
• Date & heure : le 17 janvier à 20h00.

L’adoration se poursuivra jusqu’au matin, et sera clôturée par les laudes à 7h et la messe des bénévoles à 8h. 

🔴 Dimanche 18 janvier – JOUR-J : Marche pour la Vie  🔴

Rendez-vous au Trocadéro à 14h00 pour débuter la marche. Témoignages et discours de Monseigneur Rey, évêque émérite du diocèse de Fréjus Toulon, de délégations étrangères et de nos portes paroles.

Voici les informations essentielles :

📍 Lieu de départ : Place du Trocadéro
📅 Heure : 14h00
🗺️ Itinéraire : parcours circulaire :  départ et arrivée sur la place du Trocadéro

Des stands et animations vous attendent sur place pour rendre cette journée mémorable !

La diaspora du commissaire politique

Lu dans Les 4 Vérités :

Emmanuel Macron voudrait, si l’on en croit les gazettes, créer prochainement un « Haut-commissariat à la diversité ». Il paraît qu’il voudrait l’annoncer au sommet « Africa forward » (sic) qui se tiendra au Kenya en mai prochain. Passons sur le fait qu’il est étrange, quand la moitié au moins du continent africain est francophone, de réserver ce genre d’annonce à un sommet anglophone. Passons aussi sur le fait que ces éloges permanents et systématiques de la « diversité » sont assez pénibles et même franchement insupportables – et sont l’occasion, généralement, de limiter encore les libertés des Français, à commencer par leur liberté d’expression.

Sur le fond, au moins deux principes présidant à ce énième comité Théodule apparaissent plus que contestables.

Le premier concerne la racialisation, si je puis dire, des relations humaines. Selon « L’Opinion », Emmanuel Macron veut « faire des binationaux, français d’origine étrangère et ultramarins un atout de la France en matière de politique étrangère et d’entrepreneuriat ». Quand on lit une telle phrase, on se pince et on relit trois fois. Mais non, c’est bel et bien ce qui est écrit. J’ignore si c’est le journaliste ou le président qui le dit, mais il semble bien qu’Emmanuel Macron considère les Français d’outre-mer comme des binationaux. Étonnez-vous, après cela, des inepties qu’il a proférées sur la colonisation et notre outre-mer! On en vient à se demander si, pour « Jupiter », un Français à la peau noire peut être un citoyen français « normal ». Le communautarisme de Mélenchon a manifestement fait des émules, au détriment de la communauté nationale.

Le deuxième problème de fond tient à une bizarre inversion. M. Macron a, paraît-il, déclaré: « On veut mobiliser nos diasporas encore davantage. Le partenariat africain est clé. » À le lire, on jurerait qu’il est président d’un pays africain. Quand le roi du Maroc parle de la diaspora marocaine en France, on comprend ce qu’il veut dire. Mais « nos diasporas », dans ce contexte, ne peut signifier que les diverses diasporas africaines présentes en France. Ce qui implique que le président souhaite utiliser le communautarisme africain pour ses relations avec les pays africains. Idée plutôt bancale, sinon carrément dangereuse. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que M. Macron n’est pas très disposé à favoriser et promouvoir l’unité nationale!

Démographie : la France entre en zone rouge !

Communiqué du Syndicat de la famille :

La publication du baromètre annuel de l’INSEE révèle que, pour la première fois depuis la Première guerre mondiale, notre pays compte cette année plus de décès que de naissances. Derrière ce tournant historique se cache un décrochage profond de la natalité, qui atteint son plus bas niveau. Ces chiffres confirment une tendance lourde et durable, amplifiée par l’aveuglement des dirigeants. Au-delà du constat et de ce symptôme d’une société qui doute de son avenir, Le Syndicat de la Famille appelle à un sursaut politique pour faire de la natalité, du couple et de la famille une priorité.

Pour le Syndicat de la Famille, ces chiffres ne sont pas de simples données statistiques. Ils traduisent une réalité beaucoup plus profonde : la difficulté croissante pour les Français de se projeter, de fonder une famille et de transmettre. « Une nation qui ne fait plus d’enfants se met en danger. Sans enfants, il n’y a ni transmission, ni solidarité ni avenir commun », alerte Ludovine de la Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. Cette situation grave n’est ni accidentelle ni conjoncturelle mais résulte de choix politiques, économiques et culturels accumulés depuis des années : déconstruction de la politique familiale, manque de considération pour la famille, conciliation difficile entre vie privée et vie professionnelle, instabilité familiale et individualisation de la société. La baisse de la natalité n’est pas est le symptôme collectif d’un modèle qui ne soutient plus la famille.

Lucidité sans résignation : une voie de sortie existe

Le Syndicat de la Famille refuse tout fatalisme. S’il est d’une ampleur inédite et répétée, ce décrochage n’est pas irréversible. Pour cela, il est impératif de faire de la famille une priorité nationale assumée, et non une variable d’ajustement. « Soutenir la famille, c’est investir dans l’avenir » insiste Ludovine de La Rochère. La France a déjà démontré par le passé qu’une politique familiale ambitieuse pouvait produire des résultats rapidement. Elle peut le refaire.

Refuser la politique de l’autruche et faire le choix de mesures concrètes et immédiates

Le coût de cette crise démographique ne peut être durablement assumé, notamment par nos finances publiques et notre dette abyssale. Le gouvernement doit procéder à un changement de cap clair et courageux, autour de 5 axes structurants.

·        Changer de regard sur la famille en la reconnaissant comme un investissement d’avenir et non un coût, et en la prenant systématiquement en compte dans les décisions politiques ;

·        Relancer une véritable politique familiale, stable et lisible, avec un soutien renforcé aux familles, avec un Ministère de plein exercice, l’universalité des allocations, la revalorisation du quotient familial, mais aussi l’écoute des besoins des parents et un esprit de partenariat avec les partenaires sociaux dans l’intérêt des familles ;

·        Libérer et renforcer le congé parental en laissant les parents libres dans leur choix et l’organisation de leur quotidien ;

·        Favoriser la conciliation entre travail et vie familiale, en valorisant le temps parental et en sécurisant les parcours professionnels ;

·        Mener enfin une politique en faveur du logement, en particulier pour les jeunes couples et les familles avec enfants.

« La France fait aujourd’hui face à un signal d’alarme historique. Ne pas l’entendre serait une faute politique majeure. A l’inverse, y répondre avec ambition peut devenir un projet collectif fédérateur, porteur d’espérance et de confiance. Redonner envie et capacité de fonder une famille, c’est redonner un avenir à la France. Le temps du sursaut est maintenant » résume Ludovine de La Rochère.

Pétition contre les attaques anti-enseignement catholique

On nous signale une pétition lancée par l’APEL et l’UNIOGEC du Rhône: cette pétition répond aux attaques de la Métropole de Lyon contre le financement de l’enseignement catholique (qui a pratiquement divisé par deux ce financement, disent les signataires). Ces “braves” gauchistes veulent bien de nos impôts mais pas de nos libertés…

A signer ici.

En direct de Rome: un cardinal hors du commun

Un prêtre ami nous propose de republier ici l’article qu’il a signé “Romanus” sur Médias Presse Infos:

Avez-vous vu cette image étonnante prise lors du dernier consistoire à Rome ?

Je veux parler des dizaines de concélébrants au cours d’une messe autour du Pape, lors au moins de l’une des messes  du consistoire.

L’image étonnante est la suivante : celle d’un très doux et bon cardinal en rouge écarlate avec cette très belle cape propre aux cardinaux rouge du sang des martyrs avec une calotte rouge aussi.

Mais qui est ce très vieux cardinal qui ne concélèbre pas avec le pape ?

Un homme digne et droit malgré ses 97 ans ! Mais dès le sanctus ce vieillard est à genoux et il reste dans cette attitude d’adoration jusqu’au-delà de la communion.

Qui est-il ? Un des grands résistants au communisme au XXème  siècle dans son pays qui a connu l’une des persécutions les plus dures du XXème siècle.

Voici sa biographie dans Wikipedia :

« Ernest SIMONI, né à Troshan (municipalité de Blinisht, en Albanie), est un prêtre franciscain albanais.  Emprisonné et réduit aux travaux forcés par les autorités communistes entre 1963 et 1981 à cause de son ministère sacerdotal, il est créé cardinal le 19 novembre 2016 par le pape François.

Né en 1928 dans une famille pauvre et catholique, Ernest Simoni entre au collège franciscain dès l’âge de dix ans et y reste jusqu’en 1948, lorsque le régime communiste d’Enver Hoxha ferme le monastère et en expulse les novices. De 1953 à 1955, il effectue son service militaire obligatoire, tout en poursuivant clandestinement sa formation théologique, puis reçoit l’ordination sacerdotale en secret le 7 avril 1956.

Avec le durcissement de la répression du régime d’Enver Hoxha, c’est par obéissance envers son évêque qu’Ernest Simoni devient prêtre diocésain, pour mener plus discrètement et librement son ministère. Le 24 décembre 1963, il est arrêté au sortir de son église et emprisonné par les autorités communistes pour avoir célébré une messe à la mémoire du président américain John Fitzgerald Kennedy. Il subira des pressions et des tortures lors des premiers mois de son internement. Condamné à mort lors d’un procès sommaire, la peine est finalement transformée en peine d’emprisonnement et de travaux forcés dans les mines de chrome pour 25 ans. Seule la prière lui permit de supporter tant d’épreuves physiques et morales, bien que ses compagnons le considéraient comme un fou quand il récitait son chapelet ou célébrait la messe clandestinement avec les moyens du bord.

Libéré en 1981, au bout de 18 ans, la méfiance des autorités à son égard est toutefois toujours vive et il est contraint de travailler dans les égouts de Shkodër, et de mener son ministère dans la clandestinité. C’est seulement à la chute du régime en 1991 qu’il put reprendre son ministère en toute liberté, l’exerçant dans plusieurs villages montagnards albanais. Là, il travailla notamment à réconcilier une soixantaine de familles qui s’entretuaient à cause des vendettas. »

Mais ce que Wikipédia ne vous dit pas, c’est ce que Romanus a vu au cours de cette messe à Rome.

Car, ce n’est pas tout …

En effet lors de la messe pontificale célébrée  par SE le Cardinal Burke à l’autel de la Confession selon « la forme extraordinaire » du rite romain, SE le Cardinal Simoni était présent.

Après l’avoir chaleureusement salué le Cardinal Burke a laissé le micro à son aîné, le fameux Cardinal Simoni, qui a prononcé un solennel exorcisme dans Saint-Pierre de Rome tout en latin …

Ecoutez le court message audio dans la vidéo de cet « insolite » événement : 


 

Voilà qui est ce mystérieux cardinal qui ne concélèbre pas et que j’ai l’honneur et le privilège de connaitre.

L’homme que j’ai rencontré en 1990 à la chute du communisme en Albanie était l’un des seuls prêtres rescapés des horreurs de ce régime .

Il n’avait plus de dents et du mal à s’exprimer…

Romanus

La Loire en colère

Les éditions Via Romana viennent de publier une nouvelle édition d’une courte nouvelle (20 pages) de René Bazin (1853-1932), La Loire en colère, dont le titre originel est Les yeux tristes.

Il y raconte « la haute crue » submergeant la pittoresque île de Béhuard, dans la province de l’Anjou, inondation balayant tout sur son passage, et donnant lieu à une belle solidarité entre les habitants.

Marie qui guérit les couples, samedi prochain…

3 questions à Guillaume d’Alançon, responsable des sessions “Marie qui guérit les couples”

Vous organisez des sessions sous le vocable « Marie qui guérit les couples » : à qui s’adressent-elles ? aux couples en difficulté ? A tous les couples. Il est parfois trop tard…

La prochaine session aura lieu le 17 janvier ; elle arrive très vite et s’adresse à tous les couples. En effet, chacun a besoin d’être sauvé, réparé, guéri. Et le couple par essence est un lieu à la fois de blessures, de miséricorde et de résurrection puisqu’il manifeste la fidélité du Christ à son Eglise.

Cette session “Marie qui guérit les couples” est une heureuse occasion pour les époux de consolider, de réparer ou même de ressusciter leur amour. Voici le lien pour les informations et inscriptions :

Une journée pour prendre soin de son couple au Sanctuaire de La Peinière (35) – abbé Garnier

D’ou est née cette intuition ?

A l’Institut pour la Famille en Europe, (LIFE) notre souci est de prendre soin des familles et donc des couples. Face au délitement des valeurs familiales et à l’impuissance des structures existantes, nous savons qu’il faut puiser à la source de la miséricorde divine et que Marie est la mieux placée pour nous conduire à son Fils.

Notre association repose sur deux pieds, un premier, bien ancré partout en France avec 42 Accueils Louis et Zélie où les personnes en difficulté sont accueillies accompagnées et orientées pour guérir des blessures personnelles ou familiales, selon les enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Et un second spécialement dédié à l’intercession de Marie. Nous avons ouvert un sanctuaire « Marie qui guérit les couples » en 2018 à Solesmes, lieu de prière séculaire avec la création et l’installation d’une statue : les couples sont invités à venir puiser à la source pour refonder leur sacrement de mariage.

Comment accompagner les couples au-delà d’une session ?  

Les témoignages reçus par des couples suite à ces sessions sont pour certains de l’ordre du miracle. Que de grâces la Vierge Marie obtient de son Fils ! Il suffit de les lui demander. Nous organisons une session (ou deux) par mois et il suffit de se rendre sur www.mariequigueritlescouples.com pour connaître les prochaines dates.

Life édite aussi des neuvaines avec Marie pour traverser telle ou telle situation ou mettre en place une prière conjugale. cf. https://www.life-editions.com

Mais il faut parfois creuser encore plus profondément et les Accueils Louis & Zélie peuvent aider à faire ce travail en couple (www.accueillouisetzelie.fr)

La Marche pour la vie et l’euthanasie : 3 questions au Dr Geneviève Bourgeois

A l’approche de la Marche pour la vie, nous avons interrogé le Dr Geneviève Bourgeois, médecin Gériatre et porte parole de la Marche pour la vie :

Que propose la Marche pour la vie face aux deux propositions de loi sur la fin de vie et les soins palliatifs ?

La première grande loi sur la fin de vie a été la Loi Leonetti de 2005. Celle-ci a bien structuré les soins palliatifs : équilibrant la relation médecins – patients et donnant leur très juste place aux soins palliatifs entre acharnement thérapeutique et euthanasie, 2 voies qui étaient et qui sont toujours, sans issue. Depuis cette loi, tous les rapports parus ont révélé que l’accès aux soins palliatifs était insuffisant et que les soignants manquaient de formation. Les lois qui se succèdent depuis n’améliorent en rien ce constat mais vont toujours plus loin vers la mort administrée.

La Marche pour la vie rappelle que la voie juste est toujours celle des soins palliatifs, faite de soulagement et d’accompagnement. Ainsi, face à ces nouvelles propositions de loi, les amendements qui mettraient des soi-disant gardes fous (qui sauteront indéniablement ), ne seraient pas cohérents avec notre message. La Marche pour la vie propose donc de ne conserver que les éléments qui vont dans le sens du développement des soins palliatifs avec des nouvelles unités spécialisées dans tous les départements dépourvus et des formations pour les soignants ainsi que l’information du grand public sur les soins palliatifs pour en faciliter l’accès.

Plus largement, que pensent les médecins de ces deux propositions de loi ?

Les médecins sont très mal à l’aise. Certains, font des compromis éthiques pour tenter de se persuader qu’ils pourraient suivre cette loi.

D’autres sont effarés de l’évolution de leur métier. Et certains sont prêts à rendre la blouse.

Rappelons le sondage des soignants de soins palliatifs en 2023 par la SFAP. 98% des soignants refusaient que l’euthanasie puisse être considérée comme un soin et seuls 2% se disaient prêts à faire un tel geste.

L’euthanasie est incompatible avec notre serment d’Hippocrate.

Que des législateurs dans leur hémicycle nous imposent l’euthanasie et le suicide assisté accentue encore la perte de sens pour les soignants qui démissionnent déjà à tour de bras devant la répétition de mesures insensées depuis 5 ans. Des centaines de lits d’hôpitaux, y compris de soins palliatifs continuent à être fermés, les effectifs à être réduits et les conditions à se dégrader. Les autorités font tout pour limiter l’accès et la qualité des soins sous couvert d’économies, puis montent en totem les situations complexes et les souffrances réfractaires pour justifier la mort sur ordonnance. C’est profondément injuste, les patients ont besoin de soins et on leur propose la mort. Les médecins ont besoin de retrouver confiance dans le système de santé et ont leur impose la coercition.

En raison de l’actualité législative, la Marche pour la vie 2026 ne sera-t-elle consacrée qu’autour du thème de la fin de vie ?

Non bien sûr. La Marche pour la vie sera consacrée à toutes les attaques contre la Vie, car en début ou en fin de vie, la Vie est toujours fragile et digne d’être défendue. Depuis les années 70 on voit les attaques en début et en fin de vie avancer parallèlement, avec les mêmes arguments, simplement décalées. Aujourd’hui les ennemis de la vie veulent rattraper le chemin mortifère déjà parcouru en début de vie : on enlève déjà les garde fous, on fragilise la clause de conscience et on introduit déjà un délit d’entrave… La Marche pour la vie continue à défendre la vie de sa conception à sa fin naturelle.

10 Propositions pour que la protection de la vie humaine devienne une priorité nationale

Les 10 propositions de la Marche pour la vie :

  • Faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics ou un groupe d’associations, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020).

  • Mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.

  • Rejeter toute légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie, contraire à la solidarité.

  • Déployer un grand plan pour que les soins palliatifs soient accessibles à tout Français qui en aurait besoin.

  • Permettre le remboursement à 100% des actes liés à une maternité, alors qu’une prise en charge à 100% est déjà prévue pour une IVG.

  • Encourager dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permette d’entendre battre le cœur du fœtus.

  • Rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.

  • Encourager l’accouchement sous X pour permettre aux jeunes femmes en difficulté de mener leur grossesse à terme et de permettre ainsi l’adoption.

  • Déployer une éducation affective et sexuelle respectueuse d’autrui et de la vie naissante dans le système éducatif.

  • Défendre le droit absolu à l’objection de conscience des personnels de santé et protéger la clause de conscience spécifique.

Le combat pour la vie se poursuit dans le Wyoming

Le 6 janvier, la Cour suprême du Wyoming a annulé, par 4 voix contre 1, deux lois restreignant l’avortement considérant qu’elles violent la Constitution de l’Etat.

L’un des texte invalidé est une loi, adoptée en 2023, visant à interdire l’avortement, sauf en cas de viol, d’inceste, de danger pour la mère ou d’anomalie du fœtus.

L’autre est une loi interdisant de « prescrire, dispenser, distribuer, vendre ou utiliser » des pilules abortives.

Mises en cause par des associations, quatre femmes souhaitant avoir recours à l’avortement et deux obstétriciennes, les lois avaient déjà été suspendues en 2024 dans l’attente de la décision de la Cour suprême. La Haute juridiction a désormais confirmé le premier jugement rendu. Selon la Cour, les textes de loi vont à l’encontre d’un amendement constitutionnel adopté en 2012 garantissant aux « adultes compétents » le droit de prendre leurs propres décisions en matière de santé. Ils portent ainsi atteinte au droit des femmes, bien que « la décision d’une femme d’avorter mette fin à la vie fœtale » comme le reconnait l’arrêt.

Les juges précisent en outre que l’amendement concerné n’a pas été rédigé spécifiquement pour s’appliquer à l’avortement, mais ils estiment qu’il ne leur appartient pas d’« ajouter des mots » à la Constitution. « Les législateurs pourraient demander aux électeurs du Wyoming d’examiner un amendement constitutionnel qui traiterait plus clairement cette question » poursuit en revanche la Cour.

Le gouverneur républicain du Wyoming, Mark Gordon, a donc immédiatement demandé que la question de l’avortement soit à nouveau soumise aux électeurs à l’automne, lors des élections de mi-mandat. « Cette décision peut régler, pour l’instant, une question juridique, mais elle ne règle pas la question morale et ne reflète pas la position de nombreux citoyens du Wyoming, dont la mienne » a-t-il souligné. Pour pouvoir être soumis au vote des électeurs, l’amendement nécessiterait un vote à la majorité des deux tiers de la chambre des représentants.

En 2025, le Wyoming avait par ailleurs adopté des lois exigeant que les cliniques pratiquant des avortements soient « des centres chirurgicaux agréés » et que les femmes souhaitant avoir recours à un avortement médicamenteux réalisent au préalable une échographie. Là aussi, un juge a bloqué l’entrée en vigueur de ces lois jusqu’au jugement de la Cour suprême.

Source : Gènéthique

Chronique des cinglés de Bruxelles

La dernière invention en date de la dictature européenne consiste à mettre au point un système de déclaration obligatoire des prises de pêche récréative. Mais pour le moment, le projet est reporté :

« En raison de difficultés techniques, la Commission européenne n’est pas en mesure de mettre en ligne l’application européenne RecFishing pour l’enregistrement et la déclaration des prises des pêcheurs de loisir. Dans ce contexte, les obligations d’enregistrement et de déclaration qui devaient entrer en vigueur au 10 janvier 2026, sont reportées à une date ultérieure. »

« Dans ce contexte, les pêcheurs de loisir n’auront pas à s’enregistrer ou à déclarer leurs captures dans cette période transitoire. Il n’est pas envisagé de mettre en place d’éventuelles déclarations papiers en substitution. L’obligation entrera formellement en vigueur uniquement lorsque l’application sera disponible, dans les prochaines semaines. L’année 2026 restera de toutes façons une première année de mise en œuvre au cours de laquelle les contrôles auront une vocation pédagogique. »

Quand est-ce que le train européiste s’arrête ? Nous voulons descendre…

« Un nouveau gadget macronien pour nuire à l’identité et à l’unité françaises (…) une entreprise de culpabilisation, d’auto-flagellation et de repentance »

Yann Baly, président de l’AGRIF, était invité de l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

Utilisez les bus gratuits pour participer à la Marche pour la vie

La Marche Pour La Vie organise des cars en provenance de plusieurs villes GRATUITEMENT. Inscrivez-vous via les adresses ci-dessous :

Vous pouvez organiser un bus depuis une nouvelle ville via ce lien

Madame Élisabeth, une princesse au coeur de la Révolution

Apolline de Bourayne, professeur d’histoire-géographie, mère de famille, chroniqueuse à Radio Maria, vient de publier une biographie de Madame Élisabeth, une princesse au coeur de la Révolution. Soeur de Louis XVI, « Élisabeth la Folle » comme elle osa signer certaines de ses lettres (1764-1794), fascine par son empathie et sa délicatesse de cœur. Tantôt exubérante ou réservée, novatrice ou enracinée, elle fut un modèle de foi et de féminité.

Après l’échec de projets de mariage, elle épouse la vocation d’un célibat tourné vers les services des pauvres autant que vers l’apostolat des grands de la cour. Enfant terrible, elle polit son caractère à l’école des vertus et d’une farouche volonté jusqu’au sacrifice de sa vie, dans la loyauté à son Dieu et à son roi. Au cœur de l’épreuve révolutionnaire, contrairement à ses deux autres frères émigrés, elle reste fidèle à Louis XVI et se montre d’une trempe bien plus virile que de coutume. L’auteur évoque la terrible journée du 5 octobre :

C’est une kyrielle de femmes et de mères qui quittent Paris pour rejoindre Versailles. La farine manque, la disette guette. Elles craignent pour leurs enfants et veulent avertir le roi. Le temps est pluvieux lorsqu’elles quittent la capitale. Elles ont six heures de marche. Ce cortège hétéroclite est composé de femmes de la Halle, des harengères, des poissardes qui ont l’habitude de rencontrer le souverain. Elles sont honnêtes et respectueuses. Mais à cette colonne se greffent également des femmes violentes, politisées, qui réclament la tête de la “Messaline autrichienne”. Munies de couteaux et de pierres, elles s’écrient “qu’elles vont pendre l’Autrichienne et sa commère Polignac à la lanterne”. Le ton est donné. Et puis il y a ces hommes déguisés en femmes, parés de jupes et de corsages. Un cortège panaché. La reine serait la cause de tous les maux.

 

14 problèmes majeurs avec l’actuelle proposition de loi sur l’euthanasie examinée au Sénat

La proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir adoptée le 27 mai 2025, est actuellement examinée par les sénateurs en commission. L’examen en séance publique commencera le 20 janvier 2026. L’ECLJ a identifié 14 problèmes majeurs de ce texte qu’il leur incombe de corriger, outre la violation de l’interdit de tuer :

1. La notion d’« aide à mourir » confond le suicide assisté et l’euthanasie et les assimile à un soin

2. « L’aide à mourir » ne concerne pas que les personnes en fin de vie

3. Une personne atteinte d’un trouble psychique peut demander le suicide assisté

4. La proposition de loi discrimine les personnes handicapées

5. La procédure de suicide assisté est expéditive

6. Le médecin référent a trop de pouvoir

7. Le collège pluriprofessionnel ne rend qu’un avis consultatif

8. Le suicide assisté est présenté comme une alternative aux soins palliatifs

9. Absence de recours juridique contre la décision du médecin

10. Les contrôles a priori et a posteriori sont insuffisants pour prévenir les dérives

11. La conscience des médecins violée

12. Tout établissement médico-social doit permettre l’euthanasie en son sein

13. Les pharmaciens sont obligés de délivrer la substance létale

14. Le délit d’entrave limite la possibilité de prévenir l’euthanasie et le suicide assisté

Conclusion de l’ECLJ :

L’analyse de la proposition de loi révèle un dispositif qui, par sa conception même, facilite l’accès au suicide. La procédure se singularise par son caractère expéditif, avec des délais de décision et de réflexion particulièrement courts ; un pouvoir de décision finale concentré entre les mains d’un seul médecin référent, et un collège pluriprofessionnel réduit à un rôle purement consultatif. L’absence quasi-totale de recours juridique pour les tiers et l’insuffisance des mécanismes de contrôle a priori éliminent de potentiels garde-fous, créant un boulevard vers la mort administrée, qui risque de devenir une autoroute en raison des difficultés d’accès aux soins palliatifs.

Cette légalisation française du suicide assisté et de l’euthanasie se révèle d’autant plus préoccupante qu’elle est nettement plus libérale que celle de ses voisins. Les délais prévus sont plus brefs qu’en Belgique ou en Autriche, le droit de recours pour les tiers est plus restreint qu’en Belgique, en Espagne ou aux Pays-Bas et l’absence de clause de conscience pour les pharmaciens est une exception par rapport aux pratiques canadienne, belge, suisse ou autrichienne.

Ce caractère particulièrement permissif laisse d’autant plus craindre l’effet de « la pente glissante » déjà observé à l’étranger et qui se manifeste systématiquement par un élargissement progressif des conditions d’accès et d’une augmentation constante du nombre d’euthanasies. En partant d’un cadre législatif initial ultralibéral, la France risque non seulement de suivre l’exemple des autres pays, mais même d’aggraver les dérives encore plus rapidement.

Une école catholique harcelée par l’administration et des mouvements gauchistes

Un reportage d’Armel Joubert des Ouches pour RITV sur la Maison d’éducation Pauline Jaricot :

Elle a remporté toutes les batailles juridiques lancées contre elle et notamment la dernière : une victoire au Conseil d’état, le 3 janvier 2026, après une assignation par le Ministère de l’éducation nationale. Depuis des mois, une école catholique hors contrat du département de l’Ain fait l’objet de toutes les menaces et autres intimidations depuis son ouverture en septembre 2024. Cette école regroupant 17 jeunes filles et une classe dédiée à des enfants porteurs de handicaps a pourtant obtenu toutes les autorisations nécessaires. Le projet avait même reçu un avis favorable de la mairie de Châtillon-sur-Chalaronne. Comment expliquer cet acharnement à vouloir faire fermer une école qui fonctionne ? Depuis le départ, un travail de sape a été mené par une quinzaine d’associations, d’organisations et de partis politiques de gauche et d’ultra gauche.

Agriculture : l’UE distribue des subventions aliénantes d’une main et rédige de l’autre des réglementations folles

Dans L’Homme nouveau, Arnaud Jaÿr, paysan et philosophe, décrypte la crise agricole. Extraits :

[…] D’une part, les agriculteurs sont pris en tenaille par les primes euro-gouvernementales qui les tiennent, et d’autre part, par le libre-échange mondial de la république universelle (conçue par Kant, Mandeville ou Adam Smith), qui les étouffe. La « paix des nations » du cosmopolitisme, le « doux commerce entre les peuples » de Montesquieu, selon les formules des utopies du XVIIIe siècle, entrent en guerre aujourd’hui contre les agriculteurs. L’arrivée en masse des tracteurs français à Bruxelles le 19 décembre dernier ne s’est pas trompée d’adversaire : là réside le nœud du problème, qui distribue des subventions aliénantes d’une main et rédige de l’autre des réglementations folles.

Pour comprendre la collusion entre démocratie et totalitarisme européen, il est intéressant de se pencher sur le jumelage des parlements et de la Commission européenne (non élue). Nos parlements, français ou européens, passent leur temps à valider en lois (françaises ou européennes) des textes de la Commission européenne, rédigés par des commissaires nommés et envoyés à Bruxelles par le président de la République. Pour la partie agricole, il s’agit souvent de hauts fonctionnaires ayant un rapport totalement hors sol avec la terre.

Cet abandon de notre souveraineté, agricole entre autres, est largement voté par des parlementaires qui seraient censés s’y opposer, au vu des discours électoraux de leurs partis. La soumission aveugle à ces lois n’est pas une obligation pour les dirigeants d’un pays bien géré. Il y a par exemple dans notre Code civil des lois dont l’infraction n’est pas sanctionnée par l’État. C’est la question de la distance d’appréciation réaliste entre les principes et leur application, entre le droit écrit et les situations de fait. L’application européenne du décret d’abattage des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire bovine devrait relever de cette distinction. On voit un pays comme l’Italie conserver ses troupeaux et ne sacrifier que les bêtes réellement malades, pendant que le gouvernement français déploie un zèle frénétique à appliquer la consigne d’abattage massif. Au risque de mettre en péril le cheptel français, un des plus performants au monde, en matière de patrimoine génétique et de qualité de la production (viandes, fromages). Une fois de plus, l’Italie vit dans son tort quand la France meurt dans son droit. D’autant que l’on sait que l’abattage des troupeaux n’est pas une bonne solution sanitaire, la quarantaine suffit, le virus étant moins dans les animaux sains que dans l’air lui-même.

On voit là que le problème est plus politique que social, c’està-dire qu’il dépasse une profession pour toucher tout un pays, dont les principaux secteurs vitaux (santé, éducation, industrie, justice, armée…) sont lourdement meurtris par l’illusion démocratique. Les sondages récents montrent que 76 % des Français sont opposés au Mercosur et c’est pourtant ce vers quoi leurs différents gouvernements tendent depuis 1999. Cette trahison des élites se retrouve dans bien des domaines et montre que le peuple français est trompé par ceux qui prétendent le représenter. Cette oligarchie politico-médiatique obéit à une administration technocratique non élue qui a confisqué le pouvoir, empêchant son remplacement par une politique réaliste. […]

La paranoïa s’installe chez France Télévisions

Depuis l’affaire Cohen-Legrand, révélée par L’Incorrect, Le Parisien révèle que les journalistes de la télévision d’Etat vivent dans la paranoïa :

Côté service public, la défiance a été renforcée par le mystère entourant l’identité et le mode opératoire de ces « espions de cafés ». « Legrand et Cohen ont été suivis », « leurs téléphones ont été piratés », « un couple avait fait du repérage », les spéculations de « barbouzeries » vont bon train dans le petit milieu. Jusqu’à une folle rumeur digne de Mata Hari prétendant qu’une jeune femme du « camp d’en face » aurait sciemment séduit un visage de France Télévisions pour mieux glaner des renseignements sur ses collègues. Ambiance…

(…) « Quand je m’assieds dans un café, je scanne désormais systématiquement les personnes assises aux tables qui m’entourent », témoigne un salarié de France Télévisions. « Au restaurant, je choisis des tables isolées où je sais qu’on pourra difficilement entendre ma conversation », décrit aussi un journaliste de France Inter.

Veillée de prière pour la vie samedi 17 janvier

Comme chaque année, une veillée de prière pour la vie est organisée le samedi, une veillée d’arme avant la Marche !

N’hésitez pas à venir prier à l’Eglise Saint Roch, 24 rue Saint Roch 75001 Paris, à 20h.

L’adoration se poursuivra jusqu’au matin, et sera clôturée par les laudes à 7h et la messe des bénévoles à 8h.

La France toujours fille aînée de l’Eglise ?

Dans l’émission en Quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit

  • l’a𝐛𝐛𝐞́ 𝐅𝐫𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐜 𝐅𝐀𝐆𝐎𝐓, curé de la paroisse Saint-Patern à Vannes et auteur de “Saint Martin de Tours : le treizième apôtre”
  • 𝐀𝐧𝐧𝐞 𝐁𝐄𝐑𝐍𝐄𝐓, romancière et essayiste, auteur de “Clovis et le baptême de la France”
  • 𝐀𝐲𝐦𝐞𝐫𝐢𝐜 𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐋𝐄𝐈𝐒𝐒𝐘𝐄, président de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc et auteur de “Jeanne d’Arc : Pourquoi Dieu a choisit la France”

“La Marche pour la vie ça sert à rien”

Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ? Peut-être l’avons-nous dite nous-même, ou fortement pensée…

Et pourtant. Si personne ne redit publiquement l’urgence de respecter la vie humaine, qui pourra encore en prendre conscience ? Si notre société n’entend plus aucune contradiction, si elle ne connaît pas les alternatives aux actes et lois mortifères, comment pourrions-nous espérer un quelconque changement ?

La Marche pour la vie est certes imparfaite, et surtout bien insuffisante pour l’ampleur du combat. Mais elle a le mérite d’exister, et nous croyons qu’elle est nécessaire. Nous croyons même qu’elle porte beaucoup plus de fruits qu’on n’en voit ! Au delà des “échecs” législatifs, sachons relever les fruits éducatifs, individuels, associatifs…

Voici une vidéo à transmettre aux sceptiques. Si vous ne venez pas ce dimanche, personne ne ne le fera à votre place !

Messe traditionnelle : évolutions positives à la chapelle des Franciscaines de Saint-Germain-en-Laye

Alors que la question liturgique demeure d’une brûlante actualité au matin du pontificat du pape Léon XIV, cette information en provenance du diocèse de Versailles est à prendre comme un indice intéressant.

En effet, nous apprenons que le curé, l’abbé Bruno L’Hirondel, a annoncé ce matin au cours de la messe traditionnelle à Saint-Germain-en-Laye que la messe serait désormais célébrée à un horaire plus familial.

Depuis le 19 mars 2023, la communauté partage la chapelle des Franciscaines avec la communauté catholique ukrainienne présente depuis 2020. Afin de permettre le plein épanouissement pastoral et spirituel de chaque communauté, une réorganisation prendra effet le dimanche 1er février : la communauté catholique ukrainienne célébrera désormais la liturgie dans le rit byzantin à la chapelle de l’hôpital à 10h00.

La messe traditionnelle selon les rubriques du missel de 1962 sera désormais célébrée à 10h30 (et non plus 11h30) chaque dimanche et fête d’obligation de septembre à juin par les prêtres de la paroisse, toujours en la chapelle des Franciscaines.

A cette décision très positive s’ajoutent d’autres bonnes nouvelles :

  • Quelques messes complémentaires seront également célébrées pendant les vacances et en juillet et août en fonction de la disponibilité des prêtres habituels ou sous la responsabilité du père L’Hirondel pour le recours à des prêtres extérieurs.
  • pour les familles qui fréquentent habituellement la chapelle des Franciscaines, la célébration de baptêmes avec l’ancien rituel sera possible à l’église Saint-Germain.
  • la mise en place d’un conseil autour du père L’Hirondel est à l’étude pour aborder ensemble la vie liturgique, les aspects pastoraux pratiques, les travaux, achats et autres sujets de la vie de la chapelle.

Cette information vient souligner qu’il n’y a pas besoin de nouveau texte pour rendre caduc Traditionis custodes.

Terres de Mission : Les sermons de Marcel Pagnol, enfin réédités

Eglise universelle : Lettre du pape Léon XIV sur le sacerdoce

Le 8 décembre 2025 le pape Léon XIV publiait, à propos du sacerdoce catholique, une lettre apostolique intitulée : Une fidélité qui génère l’avenir. Monsieur l’abbé Eric Iborra, vicaire à l’église Saint Roch à Paris, commente ce document rendu public alors que, comme le notait Jean-Marie Guénois dans le Figaro les 12 années de pontificat du pape François ont été marqués par une baisse de 10% du nombre de prêtres (à ce jour : 12 000 en France, 407 000 dans le monde).

Eglise en France : Les sermons de Marcel Pagnol

Les éditions Fayard viennent de rééditer Les sermons de Marcel Pagnol, préfacés par le père Calmels, abbé général des Prémontrés. Isabelle Schmitz qui a consacré un article à ce sujet, “Mes biens chers frères”, dans le numéro du Figaro Hors-Série sobrement titré Pagnol nous explique comment et pourquoi l’agnostique affirmé que fut Pagnol a écrit de si riches, émouvants et néanmoins  amusants sermons.

Eglise en Marche : Des contes pour Noël

Nicole Coppey, qui dirige, en Suisse, l’Ecole pédagogique d’art musical “Un, Deux, Trois, Musiques” écrit également des contes de Noël qui allient un récit pour enfants et la musique, au moyen de chants traditionnels. Elle nous présente ses deux derniers contes : “Tiroubi et le petit âne” et “Ce soir-là fut phénoménal”.

Haut-commissariat à la diversité : nouvel instrument macronien de division wokiste

Communiqué de Yann BALY, Président de l’AGRIF :

Emmanuel Macron annonce la création d’un Haut-Commissariat à la diversité.

Il s’agira plutôt d’un bas-commissariat au wokisme, à la repentance et à la promotion du racisme anti-blanc.

Un nouvel instrument au service de la destruction de la France. Macron est, chaque jour qui passe, toujours plus nuisible à notre unité et à notre identité nationales.

Les blancs et les asiatiques sont d’ailleurs exclus de la sélection macronienne chargée de diriger cette néfaste entreprise.

Depuis plus de 40 ans, l’AGRIF le répète : leur soi-disant anti-racisme est un racisme à l’envers !

Aidez nous à mener le combat pour l’identité française et chrétienne, rejoignez l’AGRIF !

La crise de l’Eglise, visible dès les années 1950

Les éditions DMM publient quatre conférence inédites de Jean de Viguerie, sous le titre Un historien face à l’église. Jean de Viguerie (1935 – 2019) est un historien français, professeur agrégé, spécialiste de l’histoire de l’éducation et de l’histoire de l’Église catholique au siècle des Lumières.

Dans ces conférences, l’historien analyse

  • la place de la religion dans tout Etat laïc à partir du cas de l’Eglise sous le Consulat et l’Empire
  • la suspicion avec laquelle l’Eglise a traité les miracles de Lourdes dès le début du XXe siècle
  • la crise de l’Eglise, avant et après le concile Vatican II.

L’Église sous le Consulat et l’Empire se lit comme un cours d’histoire et pose la question de la place de la religion dans tout État laïc.

Les miracles de Lourdes et le Docteur Bent est due à la redécouverte d’un cahier des années 1920, remis par la fille de ce médecin du Bureau des constatations médicales de Lourdes à l’historien. Jean de Viguerie ne se borne pas à rapporter le témoignage de Philippe Bent, mais décrit les caractères des miracles et comment déjà, au début du XXe siècle, ils sont considérés avec suspicion par l’Église.

1950, ou les débuts de la crise dans l’Église, nous plonge dans la correspondance de deux prêtres, professeurs de l’université catholique d’Angers, Monseigneur Lusseau et le Chanoine Catta avec un troisième prêtre à la Curie romaine, le Père Mura. Ces lettres révèlent les premières atteintes modernes à la doctrine de l’Église et à la liturgie : c’est toute la crise du Concile Vatican II qui s’annonce en filigrane, puisque le Concile a mis à jour cette crise larvée et lui a donné libre cours. Malgré leurs alertes, ni Rome ni les évêques nommés par Pie XII n’interviendront. Jean de Viguerie souligne ainsi :

Les racines de la grande crise de l’Eglise plongent dans le terreau de la révolution politique et en particulier de la révolution de 1944 à 1945, car c’est une véritable révolution. La liturgie elle-même commence à être touchée. La liste de faits de l’abbé Lusseau ne mentionne aucune déviation dans ce domaine. Mais le 17 décembre 1950, le chanoine Catta rapporte le fait suivant : “Des prêtres de Paris en sont, non seulement à dire toute la messe en français, mais même à improviser le canon.” Observation d’un très grand intérêt. La messe en français et le canon improvisé dès 1950.

L’Été 1976, ou la crise des ordinations sacerdotales expose cette situation conflictuelle où Mgr Lefebvre résiste aux sanctions graves du Vatican et ordonne des prêtres. Jean de Viguerie se montre historien mais aussi acteur. Il est passionnant de redécouvrir à 50 ans de distance, le face-à-face entre Paul VI et Mgr Lefebvre, ressuscité par l’historien.

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