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Israël veut la création d’une « zone tampon » au sud Liban

Selon les chiffres officiels du gouvernement libanais, plus de 2 200 blessés et plus de 900 morts sont à déplorer depuis le 2 mars ! On compte également plus d’un million de déplacés à l’intérieur du pays. Les bombardements continuent. Ainsi, par exemple, en moins de trois semaines, la banlieue sud de Beyrouth a été bombardée à 115 reprises. Dans le sud, les affrontements se poursuivent aussi entre le Hezbollah et Israël.

Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et président du parti sioniste religieux, a évoqué la création d’une « zone stérile », une zone tampon au sud du Liban à l’issue de la guerre , dans le cadre d’une stratégie plus large de renforcement du « sionisme » et de développement agricole. Ce n’est pas la première fois qu’un responsable israélien évoque ainsi clairement ce genre de projet.

Mercredi 18 mars, en marge d’un évènement au Parlement italien, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a appelé Donald Trump à «mettre fin à la guerre au plus vite car le danger d’une escalade est vraiment imminent ». « Je dirais de laisser le Liban tranquille» a-t-il ajouté, en précisant que cet appel était  «adressé également aux Israéliens» afin de «résoudre les problèmes qui peuvent exister, ou qu’ils estiment exister, par les voies pacifiques de la diplomatie et du dialogue»

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Les bienfaits de la colonisation espagnole

A l’occasion de la visite d’une exposition à Madrid consacrée au rôle des femmes dans le Mexique indigène, le roi Felipe VI a déclaré que de ‘nombreuses exactions’ avaient été commises durant la période des conquêtes coloniales par l’Espagne.

Federico Jiménez Losantos, journaliste à El Mundo, a réagi :

«Il n’y a pas eu ‘beaucoup d’exactions’ de la part de l’Espagne lors de la conquête du Mexique. Elle a mis fin aux atrocités des Aztèques, qui sacrifiaient chaque année des milliers de personnes issues de tribus voisines. … Les Espagnols ont introduit en Amérique les églises, les hôpitaux, les universités, les bibliothèques, les imprimeries, la navigation, l’architecture, l’ingénierie, la langue, la religion, soit le meilleur de la civilisation européenne. Et le meilleur du Mexique actuel.»

NB: Pour un regard plus équilibré sur la colonisation espagnole, on peut lire l’excellent livre: Ceux qui devraient demander pardon de l’historien argentin Marcello Gullo Omodeo:

Ouvrage: Ceux qui devraient demander pardon de Marcelo Gullo Omodeo

 

 

Selon le renseignement américain, l’Iran n’a pas relancé ses activités d’enrichissement nucléaire

Lu dans Conflits :

L’Iran n’a pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire depuis l’attaque américano-israélienne de juin 2025, a déclaré la cheffe du renseignement américain Tulsi Gabbard dans une déclaration écrite, contredisant Donald Trump sur les objectifs de la guerre contre Téhéran.

« A la suite de l’opération +Midnight Hammer+, le programme d’enrichissement nucléaire iranien a été anéanti. Depuis lors, aucun effort n’a été entrepris pour tenter de rétablir leurs capacités d’enrichissement », affirme Mme Gabbard dans le texte soumis mercredi à une commission parlementaire.

« Les entrées des installations souterraines qui ont été bombardées ont été recouvertes de terre et bouchées avec du ciment », a-t-elle ajouté.

Encore du bricolage liturgique

Dom Geoffroy Kemlin, Abbé de Saint-Pierre de Solesme, vient de publier la lettre qu’il a adressée au Pape Léon XIV pour lui faire une proposition de liturgique : insérer le Vetus Ordo dans le nouvel ordo. Le prêtre pourrait choisir d’intégrer des éléments de l’ancien missel qui ne figurent plus dans celui de Paul VI : prières au bas de l’autel, offertoire. Et de l’autre, célébrer la messe selon l’ancien rite mais dans la langue du pays et plus seulement en latin, utiliser les nouvelles prières eucharistiques et les nouvelles préfaces, et utiliser le lectionnaire actuel.

Alors qu’il y a déjà un nombre incroyable de variantes dans le nouveau missel, cette proposition vient ajouter de nouvelles options, ce qui nous éloigne de l’unité liturgique revendiquée. Mais aussi, pourquoi s’échiner à ne vouloir voir qu’une seule tête (alors même, soulignons-le, qu’il n’y a pas deux messes de Paul VI célébrées pareillement), alors que la diversité liturgique est une richesse, souvent vantée par ailleurs ? Faut-il que les partisans de la nouvelle messe soient si peu satisfaits du missel qu’ils utilisent pour demander, ici une réforme de la réforme, là un mixage des deux rites, quand ce n’est pas carrément l’interdiction de l’ancien ?

Pour Yves Daoudal, cette proposition irréaliste est une mauvaise action. Si elle devait être mise en œuvre par le pape elle ne mettrait pas fin à la « querelle liturgique », elle l’exacerberait. Les nouvelles prières eucharistiques, la réforme du sanctoral, le nouveau cycle des lectures ont tout autant été contestées que la suppression de l’offertoire (voir ici à partir de la page 12). Multiplier les lectures dans la liturgie, c’est confondre la liturgie et la lectio divina. Et que penser aussi de la réforme du bréviaire, de l’abandon du temps de la Septuagésime, des Quatre-temps, de l’octave de la Pentecôte, … Par ailleurs, dans les oraisons du nouveau missel, on observe un net affaiblissement de certains thèmes : ceux relatifs au sacrifice, au péché, aux fins dernières… Quant aux péricopes, nombreux sont ceux qui ont critiqué l’absence de certains passages.

Dom Guéranger, restaurateur de l’ordre bénédictin en France après la Révolution qualifiait d’hérésie antiliturgique un certain nombre de mesures comme la volonté de célébrer face au peuple, en langue vernaculaire, et en changeant les textes de la sainte messe… On ne peut pas vraiment considérer qu’il serait le père de la réforme liturgique comme semble le penser Dom Kemlin.

L’évêque d’Anvers envisage d’ordonner des prêtres mariés d’ici 2028

Voilà une affaire qui donne du grain à moudre au moulin de la FSSPX : face à la crise des vocations, l’évêque d’Anvers Mgr Johan Bonny souhaite ordonner prêtres des hommes mariés dès 2028, écrit-il dans une lettre pastorale publiée jeudi :

[…] Dans chaque débat synodal entre fidèles, la question se pose de l’ordination d’hommes mariés aux côtés des hommes célibataires pour le sacerdoce. Le consensus sur cette question est presque total, dans toutes les composantes du Peuple de Dieu, en particulier parmi les plus fidèles et les plus dévots. Ce consensus n’est d’ailleurs pas nouveau ; il existe depuis de nombreuses années. La question n’est plus de savoir si l’Église peut ordonner des hommes mariés comme prêtres, mais quand elle le fera, et qui le fera. Tout retard est perçu comme une excuse. Plusieurs développements récents ont encore renforcé ce consensus. J’en mentionnerai trois.

Premièrement, il y a une pénurie historique de prêtres locaux dans de nombreux diocèses. Le nombre d’hommes célibataires souhaitant devenir prêtres est tombé à un niveau à peine supérieur à zéro. Heureusement, la plupart des diocèses peuvent faire appel à des prêtres étrangers pour combler ce manque dans une certaine mesure. Notre diocèse est très reconnaissant qu’un groupe important de prêtres étrangers comble cette pénurie chez nous. Ils enrichissent également notre vie ecclésiale d’une saine dose d’universalité et de catholicité. Cependant, ils ne peuvent pas répondre à tous nos besoins. Ils viennent nous aider, pas nous remplacer. De plus, il ne serait pas juste de faire peser le poids de nos pénuries sur leurs épaules. Eux aussi souhaitent vivement voir davantage de confrères locaux, même mariés, travailler à leurs côtés.

Par ailleurs, presque tous les diocèses travaillent aujourd’hui avec un certain nombre de prêtres catholiques mariés, à la joie et à la satisfaction de tous. Certains de ces prêtres, comme dans notre diocèse, appartiennent à une Église catholique orientale (originaires notamment de Roumanie, d’Ukraine, de Biélorussie ou du Moyen-Orient). Ils sont mariés et pères de (jeunes) familles. Certains ont suivi leur formation à notre séminaire interdiocésain de Louvain, aux côtés des autres séminaristes. Ils célèbrent les sacrements tant selon leur rite que selon le nôtre. Peu à peu, la plupart des prêtres catholiques orientaux mariés dans le monde vivent en Occident, et non en Orient. D’autres prêtres mariés sont des convertis ; ils étaient évêques, prêtres ou pasteurs dans d’autres traditions chrétiennes, se sont convertis au catholicisme et ont pu recevoir l’ordination sacerdotale catholique en tant que convertis mariés. Personne ne peut plus expliquer pourquoi l’ordination d’hommes mariés est possible pour les séminaristes catholiques orientaux ou pour les convertis catholiques, mais pas pour les vocations catholiques de souche.

Enfin, il existe un ensemble de problèmes liés à la santé psychosociale des prêtres et à la transparence de leur mode de vie. Les chrétiens aiment leurs prêtres, mais gardent souvent le silence sur leur mode de vie, que ce soit par respect pour leur ordination ou non. La question des abus sexuels continue de peser lourdement. Les sous-cultures et les modes de vie cléricaux ont fait leur temps. Il y avait plus de choses cachées derrière les murs que ce que les gens étaient autorisés à voir ou à entendre. En cours de route, de nombreux prêtres ou candidats à la prêtrise de grande valeur ont abandonné. La confiance dans l’Église et ses ministres s’en est trouvée gravement ébranlée . Comment reconstruire cette confiance ? Uniquement par l’authenticité, la reconnaissance et la transparence, en étant proches des gens et de leur vie quotidienne. Les gens aspirent à des prêtres qui, en tant que « pêcheurs d’hommes » ou « bons bergers », qu’ils soient mariés ou non, vivent au cœur de leur village ou de leur quartier, servent avec et pour le peuple, et sont prêts à aller vers les périphéries comme des missionnaires. Les « nouvelles relations » dont l’Église a un besoin urgent et qui sont mentionnées dans le Document final (cf. DF 50-52) s’inscrivent parfaitement dans ce contexte.

Il est illusoire de penser qu’un processus synodal et missionnaire sérieux en Occident ait encore une chance de réussir sans ordonner également des hommes mariés comme prêtres. Le Document final du synode considère qu’il incombe à l’évêque de soutenir et de rassembler tous les dons de l’Esprit (DF 69-71). En outre, il souligne la nécessité d’un « discernement ecclésial » largement soutenu lorsqu’il s’agit de la mission de l’Église : « c’est un discernement qui peut être qualifié d’« ecclésial », puisque c’est le Peuple de Dieu qui l’entreprend en vue de la mission. L’Esprit, que le Père envoie au nom de Jésus et qui enseigne tout (cf. Jn 14, 26), guide les croyants de tous les temps « dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13). Par la présence et l’action permanente de l’Esprit, la « tradition qui vient des apôtres progresse dans l’Église » (DV 8). En invoquant la lumière de l’Esprit, le Peuple de Dieu, qui participe à la fonction prophétique du Christ (cf. LG 12), « s’efforce de discerner les signes authentiques de la présence et du dessein de Dieu dans les événements, les besoins et les aspirations qu’il partage avec le reste de l’humanité contemporaine » (GS 11). Ce discernement s’appuie sur tous les dons de sagesse que le Seigneur accorde à l’Église et sur le sensus fidei accordé à tous les baptisés par l’Esprit. Dans cet Esprit, la vie d’une Église missionnaire et synodale doit être repensée et réorientée » (FD 81). Ce serait une bénédiction pour l’Église si nous pouvions également appliquer ce « discernement ecclésial » au type de prêtre dont une communauté a besoin, ou à la personne que la communauté considérerait comme un candidat approprié au sacerdoce. Le fait que presque aucun candidat local ne se présente à l’ordination me semble sans aucun doute lié à l’absence de discernement synodal dans la pastorale vocationnelle classique. Lorsque je visite des paroisses ou des unités pastorales, je rencontre régulièrement des personnes que la communauté considérerait comme de bons prêtres. Tout comme je connais moi-même plusieurs collaborateurs qui seraient tout à fait aptes à devenir candidats à l’ordination.

Pour ces raisons, je mettrai tout en œuvre pour ordonner des hommes mariés comme prêtres dans notre diocèse d’ici 2028. Je les approcherai personnellement et veillerai à ce qu’ils aient d’ici là la formation théologique et l’expérience pastorale nécessaires, comparables à celles des autres candidats au sacerdoce. Cette préparation sera transparente mais discrète, loin des projecteurs des médias. Les deux prochaines années serviront également à assurer la communication et les arrangements nécessaires, tant avec la et avec le Vatican, car nous pouvons apprendre les uns des autres grâce à nos expériences et à nos perspectives. Pour de nombreux évêques, l’ordination d’hommes mariés est devenue une question de conscience. À ce niveau également, la transparence, la responsabilité et l’évaluation sont importantes pour la crédibilité de l’Église (cf. FD 95-102). […]

Il reste à attendre la réaction de Rome : convocation au Vatican ? Demande de démission ?…

Jean-Luc Mélenchon incontournable à gauche

D’Olivier Frèrejacques, Président de Liberté politique :

L’entre-deux-tours des élections municipales de 2026 a confirmé ce que nous écrivions ici il y a quelques mois déjà : le cordon n’est pas coupé avec Jean-Luc Mélenchon. Pour gagner, la gauche sait s’unir et elle ne devrait pas s’en priver en 2027, même si cela ne se concrétise qu’au second tour.

La diabolisation n’a pas fonctionné. Certains le disaient hors jeu après ses petites provocations et ses attaques incessantes contre ses alliés socialistes, mais Jean-Luc Mélenchon est encore là et joue le juge de paix dans une majorité de grandes villes du pays. À Lyon, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Besançon… la gauche se rejoint même quand les édiles pestaient, il y a encore peu de temps, contre les sorties médiatiques de Jean-Luc Mélenchon et ses troupes.

LFI est du bon côté du manche

Les quelques voix qui s’opposent à ces alliances sont inaudibles, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, avant le message, le problème est celui du messager. François Hollande, président tellement méprisé qu’il est le seul à ne pas avoir osé briguer un second mandat ; Raphaël Glucksmann, le donneur de leçons, et son petit parti, tellement outrancier dans ses attaques contre Mélenchon ou Marine Le Pen qu’il peine à être audible. Enfin, quelques barons locaux tiennent aussi cette ligne : Catherine Trautmann à Strasbourg, Carole Delga dans le Sud-Ouest, mais elles ne pèsent finalement pas. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, lui, sait que le parti de Mitterrand doit sa survie à la locomotive LFI. Et pour cause, LFI n’est pas très différente de ses alliés socialistes, écologistes ou communistes. Les Insoumis sont un accélérateur du discours de gauche sur tous les sujets : économique, social, sociétal. Seules les questions internationales peuvent poser des problèmes dans une gauche française assez atlantiste et pro-israélienne, mais ces convictions se transforment vite en détail quand il convient de sauver une place d’élu ! Mélenchon se sait en position de force. Avant même les résultats des premiers tours, il avait qualifié les socialistes de « combinards » et ajouté : « Quand ils disent pas d’accord national, ça veut dire faites votre tambouille localement ». Ses troupes aussi, et elles se permettent de piétiner l’allié docile. Ainsi, le député Paul Vannier se moque-t-il sur les réseaux sociaux du revirement du maire de Nantes, qui avait fermé la porte à un accord avec les mélenchonistes avant de changer d’avis au soir du premier tour.

Par ailleurs, les socialistes n’ont plus le choix. S’allier avec les macronistes, même dans une version très gauchère, est voué à l’échec, le parti présidentiel étant balayé électoralement et marqué du sceau usé du président.

Mélenchon ou le syndrome de Stockholm en route vers l’Élysée

Fort de son statut de faiseur de roi, Mélenchon ne met pas le pied sur le frein mais sur l’accélérateur. Le 18 mars, il a déversé tout son fiel antiblanc de vieux colon atteint du syndrome de Stockholm, ethnomasochiste. Estimant que la France doit tout à l’Afrique ou au monde musulman, il s’est lancé dans un discours pour le moins étonnant : « Il a bien fallu un jour qu’un ou une se mette debout sur ses pattes, à l’autre bout du continent africain, pour qu’à la fin, ici, vous soyez en train de faire les malins, tout blancs, tout moches que vous êtes ». Il suffirait de changer « blanc » par « noir » (ou autre chose) pour avoir un scandale national… Par ailleurs, si son racisme envers les Blancs ne fait pas de doute, la sortie est également raciste envers les Noirs et les musulmans, dont il dénigre l’héritage au point d’en inventer un de toutes pièces.

Ces déclarations ne sont pas remises en cause à gauche, où l’on tient beaucoup trop au segment électoral qui est ici flatté. Là encore, Mélenchon a un coup d’avance. 2027 est sa dernière fenêtre de tir électoral et il jouera crânement sa chance ; il aurait tort de se gêner.

Alberta : vers une restriction de l’euthanasie ?

Au Canada, le gouvernement de l’Alberta veut interdire l’« aide médicale à mourir » (AMM) aux patients dont la mort naturelle n’est pas « raisonnablement prévisible ». Un projet a été déposé le 18 mars à l’Assemblée législative par le ministre de la Justice, Mickey Amery. Il est soutenu par Inclusion Canada, un groupe national de défense des droits des personnes porteuses de handicap. Seuls les patients dont le pronostic vital est inférieur à 12 mois pourront accéder à la procédure.

L’euthanasie est autorisée au Canada depuis 2016. En 2019, un jugement de la Cour supérieure du Québec avait statué que « le fait de restreindre l’accès à l’AMM uniquement aux personnes dont la mort est prévisible » était « inconstitutionnel ». Suite à cet arrêt, le gouvernement a modifié le Code criminel en 2021 pour dépénaliser l’accès à l’AMM pour les personnes dont la mort n’est pas « raisonnablement prévisible »

Le projet de loi contient d’autres dispositions. Ainsi, il entend interdire l’« aide médicale à mourir » si le seul problème médical invoqué est un problème de santé mentale. Le gouvernement fédéral envisage en effet d’autoriser ces procédures dès l’année prochaine. La province veut « agir en amont ».

« Si les critères d’admissibilité au niveau fédéral sont élargis pour inclure les maladies mentales, comme nous nous y attendons en 2027, il y a un risque sérieux que des personnes vulnérables atteintes d’une maladie mentale choisissent cette option ultime, alors que d’autres options thérapeutiques s’offrent à elles », explique la Première ministre, Danielle Smith.

Le gouvernement provincial veut en outre inscrire dans la loi albertaine qu’un mineur ne peut recourir à l’AMM. Cela n’est toutefois pas autorisé actuellement. Il veut aussi « interdire aux médecins d’envoyer leurs patients à l’extérieur de la province pour obtenir l’aide médicale à mourir, si leur cas les empêchait d’y avoir accès en Alberta ». Et un proche devra être « témoin » de l’administration de la substance létale.

En outre, le projet de loi prévoit qu’un professionnel de santé ne puisse pas, de sa propre initiative, aborder la question de l’« aide médicale à mourir » avant que le patient évoque le sujet lui-même. Les praticiens qui ne se soumettraient pas à ces règles encourraient des sanctions prévues par la loi.

Depuis sa dépénalisation en 2016, 6273 personnes ont demandé l’« aide médicale à mourir » dans l’Alberta. En 2024, 4,6 % des décès après une euthanasie concernaient des patients dont la mort naturelle n’est pas « raisonnablement prévisible ». Certains experts sonnent l’alerte, dénonçant un « laxisme » vis-à-vis de la procédure, « perçue comme un outil thérapeutique plutôt que comme une décision mettant fin à une vie.

Source : Gènéthique

Le racisme anti-noir de Jean-Luc Mélenchon

D’Yves Daoudal :

Mélenchon toujours plus en roue libre :

« Il a bien fallu un jour qu’il y en ait un ou une qui se mette debout sur ses pattes à l’autre bout du continent africain pour qu’à la fin vous soyez ici en train de faire les malins, tout blanc, tout moche que vous êtes. »

J’en vois qui dénoncent le « racisme antiblanc » de Mélenchon.

Sans doute. Mais moi j’y vois d’abord un racisme anti-noir, et à la place du nouveau maire de Saint-Denis qui était à l’honneur j’aurais été vexé. Car dans la théorie de l’évolution selon Mélenchon, un jour en Afrique un singe s’est dressé et est devenu un homme noir, et « à la fin » des hommes noirs sont devenus blancs. Ainsi, selon Mélenchon, l’homme noir est plus près du singe… On est en plein dans le racisme de Darwin et de Gobineau. Celui qui a mené au nazisme.

Addendum :

L’AGRIF a chargé ses avocats de poursuivre le fondateur de La France Insoumise

L’abbé Gleize de la FSSPX répond à Mgr Eleganti : où est le schisme ?

Source : https://fsspx.news/fr/news/ou-est-le-schisme-57949
Image : Le pape Léon XIV lors d’une rencontre œcuménique et interreligieuse à Beyrouth, le 1er décembre 2025.

Le schisme existe bel et bien. Mais il n’est pas là où certains croient le voir.

L’annonce des consécrations épiscopales, prévues pour le 1er juillet prochain, n’a laissé personne indifférent. D’autant moins que la Lettre adressée le 18 février dernier au cardinal Fernandez par le Supérieur Général de la Fraternité est jusqu’ici restée sans réaction aucune de la part de Rome. Face à ce silence de Rome, des évêques parlent : les uns pour blâmer l’initiative des sacres, les autres pour la justifier et la défendre contre les reproches encourus.

Les propos de Mgr Schneider sont désormais bien connus. Reçu en audience le 18 décembre 2025 par le Pape Léon XIV, l’évêque auxiliaire d’Astana avait déjà plaidé la cause de la Fraternité Saint Pie X1. Par la suite, dans un entretien accordé le 17 février au journaliste Robert Moynihan2, Mgr Schneider s’est opposé assez fermement aux propos tenus par le cardinal Fernandez à l’adresse du Supérieur Général de la Fraternité Saint Pie X, lors de l’entretien du 12 février, propos rendus publics et par lesquels le Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi voulait imposer à la Fraternité la reprise d’un dialogue dont on pouvait déjà prévoir qu’il serait sans issue et n’aurait pour effet tangible que de reporter sine die la date des consécrations épiscopales, au grand détriment du salut des âmes.

Le 24 février, Mgr Schneider rendit public un « Appel fraternel adressé au Pape Léon XIV »3: « Le Saint-Siège », déclare-t-il, « devrait être reconnaissant envers la FSSPX, car elle est actuellement presque la seule entité ecclésiastique majeure à souligner ouvertement et publiquement l’existence d’éléments ambigus et incorrects dans certaines déclarations du Concile et dans le Novus Ordo Missae. Dans cette entreprise, la FSSPX est guidée par un amour sincère pour l’Église : si elle n’aimait pas l’Église, le Pape et les âmes, elle n’entreprendrait pas ce travail, ni ne dialoguerait avec les autorités romaines – et sa vie serait sans aucun doute plus facile ».

Et de conclure que le Pape devrait accorder sans conditions le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales du 1er juillet 2026. Enfin, le 9 mars dernier, dans un long entretien accordé au journaliste Andreas Wailzer sur la chaîne YouTube Kontrapunkt4, Mgr Schneider affirme sans ambages que les consécrations épiscopales ne seront pas schismatiques, car elles sont la réaction nécessaire et légitime exigée par le salut des âmes de la part de la Fraternité Saint Pie X.

De son côté Mgr Strickland, évêque émérite de Tyler, s’était déjà fait connaître jusqu’ici par son éloge appuyé de Mgr Lefebvre et de la Déclaration du 21 novembre 19745. Non content de reconnaître l’état de nécessité dans l’Église et de justifier l’attitude de la Fraternité Saint Pie X, le prélat des États-Unis en vient à légitimer les futures consécrations épiscopales annoncées par Don Davide Pagliarani6.

Ces deux prélats reconnaissent l’un et l’autre l’état de grave nécessité qui sévit dans l’Église depuis Vatican II, Et, chose remarquable, l’un et l’autre remontent aussi aux causes profondes de cette situation. Selon eux, la crise généralisée qui affecte toute l’Église ne s’explique pas seulement en raison de simples abus, qui proviendraient d’une mauvaise application des réformes entreprise par le Concile ou dans la dépendance de celui-ci.

La crise trouve d’abord et avant tout sa véritable explication dans ces réformes mêmes, dans la nouvelle doctrine sociale basée sur le principe faux de la liberté religieuse, dans la nouvelle ecclésiologie oecuméniste, dans la conception collégialiste et synodalisante du gouvernement de l’Église et dans la nouvelle liturgie protestantisée. Et l’un et l’autre de ces deux prélats donnent ainsi entièrement raison à l’œuvre entreprise par Mgr Lefebvre pour assurer la survie de l’Église à travers celle de son sacerdoce. Survie de l’unité de l’Église, à l’encontre de toutes ces forces de dissolution qui la menacent toujours plus.

De son côté, et à la suite du cardinal Sarah, Mgr Eleganti vient de s’exprimer7 pour dénoncer « un état d’esprit et un comportement schismatiques » dans la volonté d’accomplir les consécrations épiscopales prévues pour le 1er juillet prochain. Son propos se présente comme une désaveu de celui tenu par Mgr Schneider. Pourtant critique comme ce dernier sur les réformes issues du concile Vatican II8, l’ancien évêque auxiliaire de Coire recule devant les mesures d’exception à prendre pour assurer la survie de l’Église dans sa foi et dans ses mœurs, face à la corruption généralisée de la doctrine et de la morale.

Mais où est le schisme ? « D’après le canon 1325 du Code de Droit Canonique de 1917, au § 2 » explique le spécialiste en droit canonique Raoul Naz9, le schisme porte atteinte à l’unité de l’Église « parce qu’il suppose un refus systématique et habituel de dépendance. Au contraire, la désobéissance peut n’être qu’un acte passager, sans que son auteur ne conteste aucunement l’autorité de la loi ou du législateur, et veuille se soustraire à elle de façon habituelle ». Or, il est clair et avéré que ni Mgr Lefebvre ni ses successeurs à la tête de la Fraternité n’ont jamais voulu se séparer de l’unité de l’Église, car ils n’ont jamais voulu refuser le principe même de la dépendance à l’égard de Rome. Si la Fraternité est schismatique, alors pourquoi tous ces contacts de la Fraternité avec le Vatican, avec Rome ? Pourquoi, après l’élection de Léon XIV, le Supérieur Général de la Fraternité a‑t-il écrit au Pape pour demander à le rencontrer ?

Non seulement, donc la Fraternité n’a jamais voulu se séparer de l’unité de l’Eglise, dans son intention, mais encore, indépendamment de cette bonne intention, l’acte même de la consécration épiscopale, pris en lui-même et bien qu’il soit accompli apparemment contre la volonté de Rome, ne représente pas un schisme. Il y a un schisme seulement si l’évêque qui consacre d’autres évêques a la prétention de leur donner une autorité pour gouverner, car cela seul le Pape peut le faire. Consacrer des évêques, même contre la volonté du Pape, sans leur donner de juridiction, ce n’est pas faire schisme, car ce n’est pas refuser dans son principe le pouvoir du Pape, qui est la source de la juridiction. Mgr Eleganti mélange tout.

Le schisme existe bel et bien. Mais il n’est pas là où Mgr Eleganti croit le voir. Et il est où il ne le voit pas. Le schisme, c’est cet œcuménisme éhonté poursuivi avec une obstination épouvantable par le Pape Léon XIV. Ce qui porte gravement atteinte à l’unité de l’Église, en effet, ce ne sont pas les sacres d’Ecône, c’est l’œcuménisme, c’est le dialogue interreligieux. Car prises, en elles-mêmes, ces initiatives supposent toutes que la dépendance à l’égard de Dieu ne passe pas nécessairement par la dépendance à l’égard du Vicaire du Christ qui est le Pape.

En décembre dernier, lors de son voyage au Liban, le Pape Léon XIV a dit en s’adressant à la fois aux chrétiens catholiques et aux musulmans, « votre présence ici aujourd’hui, dans ce lieu remarquable où les minarets et les clochers des églises se dressent côte à côte, mais s’élèvent tous deux vers le ciel, témoigne de la foi inébranlable de cette terre et de la dévotion sans faille de son peuple envers le Dieu unique. Ici, sur cette terre bien-aimée, puisse chaque son de cloche, chaque adhān, chaque appel à la prière se fondre et s’élever en un seul hymne, non seulement pour glorifier le Créateur miséricordieux du ciel et de la terre, mais aussi pour élever une prière sincère pour le don divin de la paix ». Où est le schisme ?

Abbé Jean-Michel Gleize

1
https://fsspx.news/fr/news/mgr-schneider-revele-des-details-son-audience-avec-leon-xiv-57390

2
https://fsspx.news/fr/news/rome-et-la-fraternite-mgr-schneider-repond-au-cardinal-fernandez-57406

3
https://fsspx.news/fr/news/mgr-schneider-lance-un-appel-au-pape-leon-xiv-au-sujet-la-fsspx-57437

4
https://fsspx.news/fr/news/mgr-schneider-les-consecrations-episcopales-la-fsspx-ne-seront-aucun-cas-schismatiques-57822

5
https://fsspx.news/fr/news/mgr-strickland-loue-hautement-mgr-lefebvre-49411

6
https://fsspx.news/fr/news/une-lettre-mgr-strickland-57460

7
https://lesalonbeige.fr/fsspx-mgr-eleganti-conteste-linterpretation-de-mgr-schneider/

8
https://fsspx.news/fr/news/mgr-eleganti-critique-fortement-vatican-ii-et-la-nouvelle-liturgie-54923 ; https://fsspx.news/fr/news/mgr-eleganti-vatican-ii-ou-le-printemps-annonce-qui-na-jamais-eu-lieu-56019

9
Raoul Naz (1889–1977) est la spécialiste incontesté du Droit canonique au vingtième siècle, auteur d’un classique Dictionnaire de droit canonique, Letouzey et Ané, 1965, au tome septième duquel (col. 886 et suivantes) figure la notice « Schisme » dont nous extrayons ces considérations.

(Sources : La Porte Latine – FSSPX Actualités)
Illustration : Abaca Press/ID 3D8M6RN-Banque d’images Alamy

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📚 Lire pour mieux vivre : une conférence de Jean-Pierre Maugendre à ne pas manquer !

“La lecture est en crise.” Le constat est posé.

Et pourtant, elle reste l’un des seuls moyens d’accéder à la vérité, de former son intelligence et de résister à la pensée unique.
À l’occasion de la parution de son livre La lecture en question, Jean-Pierre Maugendre donnera une conférence au Lycée Saint-Augustin :
« Bien lire pour mieux vivre »

🔥 Lire : un enjeu vital aujourd’hui

Nous lisons moins. Nous lisons mal. Et surtout… nous sommes de plus en plus incapables de penser en profondeur.
Pourquoi ? Parce que la lecture demande un effort que notre époque fuit bien souvent par manque de temps, d’addiction aux écrans et de dispersion permanente. Or, renoncer à lire vraiment, c’est renoncer à comprendre le monde.

Comme le rappelle Jean-Pierre Maugendre, la lecture permet d’entrer dans une culture, de bénéficier de l’expérience des autres, de découvrir la vérité et de construire une véritable vie intérieure.

Bref la lecture nous apprend à ne pas vivre à la surface des choses.

⚡ Une conférence pour reprendre les choses en main

Cette soirée ne sera pas une conférence de plus. C’est une invitation concrète à retrouver le goût de lire, à savoir quoi lire, à apprendre à lire vraiment et à transmettre la lecture aux jeunes.
Un véritable manuel de résistance intellectuelle, incarné par un auteur qui propose des solutions simples et accessibles.

🎯 Pour qui ? Pour tous ceux qui refusent la superficialité ambiante, la dictature de l’instant et l’appauvrissement intellectuel ! Parents, étudiants, éducateurs, jeunes, lecteurs… ou anciens lecteurs.

📍 Informations pratiques
📅 Lundi 23 mars 2026
🕒 20h30
📍 Lycée Saint-Augustin – 10 avenue du Chater, 69340 Francheville
🚗 Parking sur place
🎟 Entrée libre

👉 Soyons nombreux. Très nombreux.
👉 Invitez largement : amis, familles, jeunes.

Parce qu’au fond, la vraie question est simple :
voulons-nous encore former des intelligences… ou seulement consommer des contenus ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Notre-Dame de Chrétienté recrute ses bénévoles

En prévision du 44e pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres, l’association Notre-Dame de Chrétienté recrute ses bénévoles, et en particulier :

  • deux plombiers professionnels
  • médecins
  • kinésithérapeutes
  • chauffeurs Poids Lourds (C)
  • chauffeurs avec un permis remorque (BE)
  • volontaires pour le Service d’ordre, la Logistique et le pôle Clergé Cérémonies

Par ailleurs, pour intégrer les équipes Soutiens, il est nécessaire d’être majeur et en bonne santé.

Contact : [email protected]

L’ONU et l’obsession islamophobe

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’islamophobie, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, exhorte les gouvernements à adopter des mesures concrètes pour protéger les fidèles d’Allah. Mais il oublie deux faits : la religion la plus persécutée au monde est le christianisme, tandis que l’islam est persécuté par ses propres musulmans.

Les deux milliards de musulmans à travers le monde proviennent des quatre coins du globe, reflétant l’immense diversité de l’humanité. Pourtant, ils sont souvent victimes de discrimination institutionnelle, d’exclusion socio-économique, de politiques d’immigration discriminatoires, ainsi que de surveillance et de profilage injustifiés. Ces tendances inquiétantes sont alimentées par une rhétorique anti-musulmane et une haine manifeste, pouvant mener au harcèlement et à la violence contre des personnes et des lieux de culte.

Une fois encore, « les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour lutter contre les discours de haine, protéger la liberté religieuse et combattre  la discrimination à l’encontre des musulmans ». C’est le cri d’alarme lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Il l’a exprimé à l’occasion de la Journée mondiale contre l’islamophobie, un événement qui, depuis 2022, représente un « appel mondial à la réflexion, à la tolérance et, surtout, à l’action ». L’ islamophobie  est largement considérée comme un problème urgent dans nos sociétés. L’ONU lance donc un avertissement sans équivoque. Pourtant, elle omet un point crucial. 

Car ce que Guterres devrait clarifier , s’il voulait présenter un tableau fidèle de la réalité, c’est l’identité de ceux qui persécutent réellement les fidèles d’Allah. Nous autres Occidentaux, prisonniers d’un sentiment de culpabilité atavique et injustifié, semblons presque vouloir nous excuser d’avoir bâti des civilisations prospères et des démocraties accomplies. Désormais imprégnés d’une sorte de complexe d’infériorité morale envers le monde islamique, nous avons été conditionnés à nous accuser instinctivement au moindre soupçon, prêts à plaider coupables de toute forme de discrimination. La réalité, pourtant, raconte une tout autre histoire. 

Il est essentiel de s’interroger sur le silence qui entoure les crises véritablement dévastatrices. Prenons l’exemple de l’antisémitisme, qui menace les seize millions de Juifs à travers le monde, ou encore le massacre silencieux et ignoré qui décime les chrétiens chaque année. Les chiffres ne jugent pas, ils parlent. Et ils nous révèlent que le christianisme est la religion la plus persécutée au monde. Aujourd’hui, près de 400 millions de chrétiens – soit un sur sept – vivent sous le joug de la  persécution. Les chiffres de 2025 sont une plaie ouverte : près de 5 000 croyants tués pour leur foi. En moyenne, treize par jour. Un massacre quotidien qui, pourtant, est totalement ignoré des médias internationaux.

Le dernier rapport de  Portes Ouvertes dresse un tableau saisissant de l’horreur : sur les quelque 400 millions de personnes persécutées, 201 millions sont des femmes ou des filles, et 110 millions ont moins de 15 ans. Le front du martyre s’élargit : le nombre de pays connaissant un niveau de persécution « extrême » est passé de 13 à 15. Si la Corée du Nord demeure un véritable enfer pour les chrétiens, la liste noire s’allonge avec la Somalie, l’Érythrée, la Libye, l’Afghanistan, le Nigéria et la Syrie, cette dernière ayant sombré dans un abîme de violence sans précédent. Le Nigéria reste l’épicentre de ce bain de sang : à lui seul, il compte 3 490 victimes, soit  70 % du total mondial.  Outre les meurtres, qui ont malheureusement encore augmenté par rapport à 2025, on dénombre des milliers d’arrestations arbitraires et plus de 3 600 attaques directes contre des églises. À l’exception de la Corée du Nord, il s’agit de pays à majorité musulmane. 

Mais il existe un autre aspect de la question que les données rendent incontournable : si l’on élargit notre perspective, on découvre que les véritables ennemis de l’islam sont les musulmans eux-mêmes, pris au piège d’une guerre interne fratricide et permanente.

Et les dictatures. La Chine en est l’exemple le plus féroce : la répression de la  minorité ouïghoure  (turquiste, majoritairement musulmane) y est impitoyable, avec 1,5 million de personnes internées dans des camps de rééducation. Au Myanmar, 25 000 musulmans ont été tués et environ 700 000 réfugiés déplacés au cours de la dernière décennie, tandis qu’en Inde, les raids de nationalistes hindous continuent de  faire des victimes.

Au Pakistan, la quasi-totalité de la population est dévouée à Allah, et les minorités chiites et ahmadis, qualifiées d’hérétiques, subissent des arrestations et des attaques systématiques. En Afghanistan, le régime taliban exécute environ cinq mille chiites chaque année, tandis qu’en Irak, le conflit fratricide entre sunnites et chiites a entraîné un massacre qui a fait des dizaines de milliers de morts. Enfin, au Soudan, où 95 % de la population est musulmane, la guerre civile a causé la mort violente de 5 000 musulmans.

En cette journée contre l’islamophobie, l’ONU a le devoir moral de se tourner vers les dictatures et non vers l’Occident. À Téhéran, par exemple, António Guterres, le secrétaire portugais dont la gestion s’apparente de plus en plus à un exercice d’équilibriste idéologique, continue d’officier lors de la Journée contre l’islamophobie : un paradoxe flagrant, quand on sait que sous son égide, l’Iran, cet État qui réprime violemment quiconque ose contester les « préceptes d’Allah » (les dissidents sont qualifiés de « mohareb », ennemis d’Allah), siège sans difficulté au sein de diverses  commissions des droits de l’homme

Derrière cette obsession pour l’islamophobie se cache la direction habile de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Forte de ses 56 États membres et de l’Autorité palestinienne, l’OCI constitue le groupe de pression sectaire le plus puissant au monde, menant depuis des années une guerre diplomatique insidieuse visant à criminaliser toute critique de l’islam, et ciblant notamment les États-Unis et l’Europe.

Comme le documente l’avocate Deborah Weiss dans une monographie publiée par le  Center for Security Policy Press , l’agenda de l’OCI se déploie à travers le dédale des résolutions de l’ONU et des conférences multilatérales. Son objectif, cristallisé dans le programme d’action lancé en 2005, est aussi clair qu’inquiétant : instrumentaliser l’ islamophobie  pour désarmer intellectuellement l’adversaire. Il s’agit, en substance, d’interdire tout débat sur la violence de l’islamisme, de faire taire toute analyse du terrorisme djihadiste, de la persécution des minorités et des violations systématiques des droits humains commises au nom d’Allah.

En 2008, le premier rapport de l’OCI sur le sujet a tracé la voie, s’infiltrant dans le débat public par le biais du Conseil de l’Europe, de l’OSCE et des universités les plus prestigieuses, de Georgetown à Oxford. La thèse était un dogme tout trouvé : l’islamophobie « gagnait  les mentalités des Occidentaux », menaçant la stabilité mondiale.

Les conclusions de ce document résonnent aujourd’hui comme un ultimatum : l’Europe était invitée à « poursuivre et punir » par le biais de lois spéciales, à réduire le terrorisme à un simple « conflit politique » et à garantir la liberté absolue des pratiques islamiques, en invoquant le droit de les soustraire au « préjugé des lois des États ».

Municipales 2026 : la “nouvelle France” de LFI en piste

L’image de la semaine :

Les Duhamel, père, mère, oncle et fils, sur tous les plateaux. Quand le népotisme médiatique devient caricatural !

Le dossier du jour :

Après le premier tour des élections municipales, tout le monde ne parle plus que de la “nouvelle France”, expression labelisé par les élus de LFI. Entre Nathalie Saint-Cricq prise en flagrant défi de “off” contre Éric Ciotti, Bally Bagayoko, élu dès le premier tour à Saint-Denis, la ville des rois et du “peuple vivant”, sans oublier une curiosité à Arcis-sur-Aube avec Charles Hittler en tête face à Zielinski, ces élections municipales étaient pour le moins renversantes !

Les pastilles de l’info :

– Libération / StreetPress : la chasse aux “brebis galeuses” du RN, une délation persistante
– Débat du second tour à Paris : Chikirou exclue puis réintégrée !
– Près de 100 agents du périscolaire parisien poursuivis pour viols et agressions sur enfants
– 20 minutes : le journal défend la malbouffe avec le “tasty croustillant”

Portrait piquant : Benjamin Duhamel, l’héritier d’une dynastie médiatique

 

Le pape convoque les présidents des conférences épiscopales

À l’occasion du 10e anniversaire de l’exhortation Amoris Laetitia, Léon XIV a déclaré dans un message :

Prenant acte des changements qui continuent d’influencer les familles, j’ai décidé de convoquer en octobre 2026 les Présidents des Conférences Épiscopales du monde entier, afin de procéder, dans l’écoute réciproque, à un discernement synodal sur les mesures à prendre pour annoncer l’Évangile aux familles aujourd’hui, à la lumière d’Amoris laetitia et en tenant compte de ce qui se réalise dans les Églises locales.

Les chrétiens du sud Liban ravitaillés grâce à Chrétienté Solidarité

Communiqué de Chrétienté Solidarité :

Ce lundi 16 mars, sous la protection de la FINUL et de l’armée libanaise, un convoi a porté des denrées et produits de première nécessité à des villages chrétiens du sud Liban (Aïn-Ebel notamment, où 3 jeunes chrétiens ont été tués par une frappe israélienne samedi dernier).

Une partie de cette aide d’urgence a été financée par les dons récoltés par Chrétienté-Solidarité depuis le début de la guerre et transmis à nos amis de Nawraj (l’ONG libanaise dirigée par Fouad Abou Nader) en fin de semaine dernière.

Notre mobilisation ne doit pas faiblir. Il faut continuer !

Soutenez notre action, rejoignez notre élan de solidarité en faisant un don : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/

Yann BALY

Président de Chrétienté-Solidarité

“J’appelle mes électeurs à chasser la gauche de la mairie de Paris”

Interrogée dans Le Parisien, Sarah Knafo explique pourquoi elle retire sa candidature :

[…] je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche. […] Maintenant, j’appelle mes électeurs à chasser la gauche de la mairie de Paris, sans hésitation. Je leur dis : si Rachida Dati est élue dimanche, ce sera grâce à vous et ce sera à vous qu’elle le devra. Il faut donc qu’elle entende le désir qu’ils ont exprimé dans les urnes. […]

Ces dernières vingt-quatre heures, j’ai tenté une union, comme je l’avais promis dès le début de ma campagne. Cette union que les électeurs attendent a été refusée jusqu’au bout. Je suis restée droite dans mes bottes, du début à la fin. […]

La seule chose qui a compté, c’est de pouvoir battre la gauche. Vous imaginez bien que cette liste n’est pas mon idéal politique, mais j’ai une conviction, c’est qu’on ne peut pas laisser Paris aux communistes et à leurs alliés. On ne peut pas laisser Paris à ceux qui veulent transformer la capitale en HLM géant, à Mme Simonnet (ex-LFI présente sur la liste d’Emmanuel Grégoire), à des antisémites, à ceux qui ont laissé l’omerta sur des affaires d’agressions dans le périscolaire, qui détruisent l’argent des Parisiens, qui couvrent des gabegies et des passe-droits. Ce qui est certain, c’est que le socialisme ne passera pas par moi. […]

Il faut noter par ailleurs que ce retrait ne prive pas Reconquête de conseillers municipaux dans les mairies de certains arrondissements. Sarah Knafo ne s’est désistée que pour la mairie centrale.

Droit à l’avortement selon la liberté religieuse

Ils ont osé :

Le 5 mars, un tribunal de l’Indiana a suspendu l’interdiction quasi totale de l’avortement dans cet État, estimant que « la loi porte atteinte à la protection de la liberté religieuse ».

Cette décision fait suite à un recours collectif introduit en 2022 dans lequel l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) affirme que la loi de l’Indiana « viole les libertés religieuses en entravant la possibilité d’avorter conformément à ses convictions sincères ».

Adoptée début août 2022 par les législateurs républicains de l’Indiana, une loi interdisant la plupart des avortements était entrée en vigueur le 15 septembre de la même année. Elle prévoit des exceptions pour le viol et l’inceste jusqu’à la dixième semaine de grossesse, et pour protéger la vie et la « santé physique » de la mère. Il s’agit de la première loi de ce type à être entrée en vigueur après l’annulation de l’arrêt Roe vs. Wade.

Source : Gènéthique

Trotskisme municipal

Lu dans Les 4 Vérités :

Le premier tour des élections municipales, dimanche dernier, devrait constituer un coup de semonce pour tous ceux qui veulent éviter le déclin de la France. La gauche, malgré son bilan calamiteux, se maintient dans ses bastions : le PS et les écologistes sont bien partis pour conserver les grandes villes qu’ils comptaient dans leurs escarcelles – bien que la qualité de vie ait considérablement reculé dans les grandes villes gérées par la gauche (en particulier du fait d’une explosion de l’insécurité, directement liée au laxisme des majorités municipales concernées).

Plus grave encore, LFI devient une importante force municipale (alors que le parti de Jean-Luc Mélenchon n’existait, jusqu’à présent, qu’au plan national). Dans la plupart des métropoles, les amis du tribun trotskiste ont réalisé d’importantes performances. Ils ont même emporté la ville de Saint-Denis dès le premier tour. Et, dans ce dernier cas, ils ne cachent pas leur sectarisme: le futur maire, un certain Bally Bagayoko, a ainsi osé déclarer: « Je suis certes le maire de tous, mais je suis avant tout un maire de gauche. » Ce qui laisse présager bien des délires fiscaux et normatifs ! Il a même repris en direct le journaliste Darius Rochebin. Alors que celui-ci parlait de la « ville des rois », le nouveau maire a corrigé: « la ville des noirs ». Les Blancs seront-ils invités à choisir entre la valise et le cercueil ?

En face de cette situation, qui manifeste nettement l’archipélisation du pays (le vivre-ensemble aura finalement conduit à la tribalisation et à la libanisation: bravo à nos dirigeants visionnaires !), la droite fait pâle figure. Certes, la droite LR devrait garder bon nombre de petites et moyennes communes (et corollairement la majorité au sénat), mais elle est pratiquement éliminée des grandes villes.

On peut davantage se réjouir des scores du RN qui conserve ses fiefs et devrait en conquérir de nouveaux. Cependant, alors que, malgré les polémiques, nous assistons à des fusions entre les listes PS et les listes LFI (pour « faire barrage à l’extrême droite »), je n’ai pas connaissance d’un seul accord entre LR et RN pour empêcher l’élection de majorités LFI-EELV-PS. Bien sûr, le deuxième tour peut partiellement rééquilibrer ce médiocre résultat (ne serait-ce qu’en raison du taux important d’abstention), mais tout cela augure bien mal des échéances nationales (présidentielle et législatives) de 2027.

Il y a tout de même une union LR-RN à Reims.

Un “scandale Epstein” à Paris ?

Lors d’un débat sur BFMTV concernant les abus sexuels dans le système éducatif, le député LR Sylvain Maillard s’en est pris à la mairie de Paris, et à Audrey Pulvar, adjointe à la mairie, affirmant :

« Sur 200 agents que vous avez engagés, 75 sont devant la justice pour des actes de viols ou d’attouchements sur des enfants ».

Une déclaration particulièrement grave, mais qui ne semble pas provoquer une onde de choc.

Depuis 2023, plusieurs enquêtes ont révélé une série de cas impliquant des animateurs périscolaires. 52 animateurs ont été suspendus en trois ans à Paris à la suite de signalements pour des faits d’agressions sexuelles. Pour la seule année 2025, 16 suspensions concernent directement des accusations à caractère sexuel sur des enfants. Dans le 11e arrondissement, 11 animateurs ont été suspendus en quelques mois, la majorité pour des faits à caractère sexuel. Dans une école du 7e arrondissement, neuf agents ont été suspendus en deux semaines.

Au-delà des suspensions administratives, plusieurs dossiers ont donné lieu à des procédures judiciaires.

Début 2026, la Défenseure des enfants de la Ville de Paris évoque 150 saisines en quelques semaines.

Et la mairie de Paris était informée dès 2015 : Emmanuel Grégoire avait été interpellé, en 2015, sur des cas d’agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris.

Le successeur d’Anne Hidalgo porte visiblement une part de responsabilité :

Jérusalem : fermeture du Saint-Sépulcre

La police israélienne a annoncé lundi que des débris de missiles étaient tombés dans la vieille ville de Jérusalem, notamment à proximité de la mosquée Al-Aqsa et de la basilique du Saint-Sépulcre, après des tirs en provenance d’Iran.

C’est la raison pour laquelle les autorités israéliennes ont fermé pour des raisons de sécurité les lieux saints de la ville comme tous les lieux publics non essentiels. À dix jours du début de la Semaine sainte, la question se pose de la célébration du triduum pascal si le Saint-Sépulcre demeure fermé.

La décision de fermeture concerne les sanctuaires des trois religions. Les lieux saints resteront donc fermés «jusqu’à nouvel ordre».

L’accès à l’esplanade des Mosquées a été fortement restreint et, le plus souvent, totalement interdit.

La célébration des Rameaux est traditionnellement marquée à Jérusalem par une grande procession, qui part de Bethphagé – sur la pente orientale du mont des Oliviers – pour rejoindre la basilique Sainte-Anne. Sa tenue est incertaine. À ce jour, les consignes en vigueur spécifient que les rassemblements en extérieur ne peuvent pas réunir plus de 50 personnes.

La fermeture du Saint-Sépulcre n’est pas inédite. La basilique a déjà été fermée à plusieurs reprises lors de conflits ou de crises majeures. Le plus longtemps avait alors été durant la guerre du Golfe en 1991.

À ce stade, tout dépendra de l’évolution de la situation militaire dans les prochaines semaines.

Union des droites à Carpentras

Communiqué de Bertrand de La Chesnais, qui a obtenu 14,3% au premier tour, derrière Hervé de Lépinau avec 26,7% :

Le 15 mars, les Carpentrassiens ont massivement demandé le changement et ont dispersé leurs voix sur les 4 listes opposées à Serge Andrieu et son équipe présentes au 1er tour.

Au second tour, le 22 mars prochain, nous voulons proposer une alternative simple ; c’est pourquoi, comme nous nous y étions engagés, nous nous rassemblons derrière le mieux placé, Hervé de Lépinau, et fusionnons nos listes.

L’union que j’appelle de mes vœux depuis 2020 se réalise enfin avec pour objectif principal de battre le couple Andrieu-Adolphe aux commandes depuis 18 ans à Carpentras et de mettre en œuvre une autre politique qui réponde aux attentes des carpentrassiens sur les plans de la sécurité, de la propreté et de l’attractivité.

La liste « Carpentrassiens d’abord ! » a conduit une campagne digne, belle et pleine d’espoir, portée par une équipe soudée, compétente et ouverte ; elle va poursuivre son action, maintenant, en appui de la liste « Pour Carpentras ! », pour le bien-être de tous les carpentrassiens et celui des comtadins de son agglomération dont le sort est intimement lié.

En ce qui me concerne, fidèle à ma devise, je continuerai à servir les carpentrassiens en soutenant activement le mandat d’Hervé de Lépinau, avec toujours le souci de l’écoute et du service des plus fragiles.

Au second tour une triangulaire oppose Hervé de Lépinau à deux candidats de gauche.

Eric Didio : “Nous voyons ce bien qui ne fait pas de bruit”

Éric Didio, fondateur et président de Credofunding, est l’invité de GENESE.

Depuis plus de 11 ans, CredoFunding accompagne plus de 1 500 projets portés par des associations, des communautés religieuses et des congrégations.

Un homme de finance… mais d’abord un homme de vision. De la banque à l’entrepreneuriat, son parcours raconte une fidélité intérieure : pour que l’argent reste un serviteur. Avec Credofunding, il a fait naître bien plus qu’une plateforme, c’est un lieu d’espérance entre ceux qui portent des projets et ceux qui choisissent de les soutenir.

Municipales à Nice : LR ne sait plus où habiter

Le président des Républicains Bruno Retailleau a refusé ce matin d’apporter son soutien à Christian Estrosi pour le second tour des élections municipales à Nice, laissant le choix aux électeurs “en leur âme et conscience”. Bruno Retailleau a rappelé que son parti “avait un accord national avec Horizons”, le parti de Christian Estrosi, dont la liste compte des représentants de LR. Mais il juge que ce dernier mène une “campagne délétère”, et lui reproche “l’appel à la gauche et au communautarisme”. 

Puis ensuite, face à la polémique naissante, il a précisé sur X qu’il ne soutient pas non plus Eric Ciotti :

 

 

Théâtre catholique à Bourges

A Paray le Monial, depuis plusieurs années, la Troupe du Onzième Talent monte des spectacles chrétiens et les joue dans toute la France. Ce sont des comédies drôles et profondes, accessibles à un public familial. Ils rendent les mystères chrétiens savoureux en jouant avec humour les méandres de la grâce à la conquête du cœur humain. Leurs deux spectacles actuels sont centrés sur le Sacré Cœur qui s’est révélé à Paray le Monial.

Après avoir donné celui sur Ste Marguerite Marie, ils sont de retour à Bourges ce 21 mars, 16h et 20h à la salle Familia, pour donner celui sur St Claude la Colombière. Vous y êtes chaleureusement invités. Entrée libre. Toutes les infos sur cette troupe : troupe11talent.fr

La troupe est portée par un grand désir : Dévoiler la folie de Dieu.

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Missionnaire catholique à Taïwan : 8 mois avec les MEP

Rémi est parti 8 mois avec les ‪Missions Étrangeres‬ de Paris à Yuli, à Taïwan. Il raconte son expérience dans cet entretien avec la Fraternité Saint-Ephrem : la barrière de la langue, les épreuves et les joies de la mission, la situation religieuse à Taïwan, les rencontres inoubliables qu’il a pu faire ! Les Missions étrangères de Paris sont une société de vie apostolique catholique fondée en 1663. L’objectif de cette société est l’évangélisation des pays non chrétiens, spécialement en Asie, par la fondation d’églises et le développement d’un clergé local sous la juridiction d’évêques.

https://www.youtube.com/watch?v=rHwOKnBC2FQ

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Le Fascisme, mythes ou réalité

De Daniel Cadet pour Le Salon beige :

Et si l’origine du Fascisme se trouvait dans les Lumières, s’interroge l’historien Frédéric Le Moal, qui propose une définition :

« une idéologie socialiste et nationaliste, antilibérale, révolutionnaire et totalitaire, aspirant à former un homme nouveau, qui à l’aide d’un Parti unique, embrasserait l’ensemble de la société, de la vie de l’individu, en le coupant de ses traditions, sans oublier l’apologie de la violence ».

En fin de compte, le Fascisme hérita des Lumières et de Rousseau, de la Révolution Française et du jacobinisme, le concept de souveraineté populaire, sous la forme de volonté collective, le fantasme du Peuple-Un, le rêve de créer un peuple et un homme nouveau, le rejet viscéral du catholicisme. Le Fascisme se rattache à la grande facture de 1789. La culture fasciste n’est pas de droite ou « d’extrême droite », c’est en réalité un concept de démocratie totalitaire.

Rappelons aussi que la plupart des chefs du régime fasciste italien venaient de la gauche et Mussolini avait été un des dirigeants du Parti Socialiste italien, d’obédience marxiste. Le fascisme italien fit de l’Etat un mythe en s’appuyant sur la planification de l’économie et la redistribution des richesses. La vérité aujourd’hui c’est que le fascisme n’existe plus que par l’Antifascisme, concocté dans les années 1950 par Staline, le plus gigantesque assassin et manipulateur de l’Histoire, afin de déconsidérer de la manière la plus odieuse tout opposant quel qu’il soit…et cela fonctionne grâce à la naïveté du public.

D.Cadet

Le Fascisme, mythes et réalité Frédéric Le Moal, éditions de l’Homme Nouveau, 2025, 70 pages

Le Parlement écossais rejette l’euthanasie

Les parlementaires ont rejeté le texte par 69 voix contre 57, au terme d’un débat de plus de deux heures. Le texte aurait permis aux adultes atteints d’une maladie en phase terminale et une espérance de vie estimée à moins de six mois de demander une aide à mourir. Il a fait l’objet de plus d’un an de discussions et connu de nombreux amendements.

Les opposants au texte ont mis en avant l’absence de garde-fous, certains soutenant que des personnes vulnérables pourraient être poussées à mettre fin à leurs jours. D’autres encore redoutaient un impact sur les soins de fin de vie. Humza Yousaf, membre du SNP et ancien Premier ministre écossais, a souligné :

« Ma conscience me dit ceci : une société qui laisse une personne atteinte d’une maladie en phase terminale croire que ses seules options sont soit d’endurer des souffrances intolérables, soit de mettre fin à sa vie prématurément est une société qui l’a laissée tomber ».

Le rejet du texte va sans doute être scruté par Londres, où un projet de loi similaire sur l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles semble voué à l’échec. Il s’est enlisé à la Chambre des Lords, en raison des nombreux amendements déposés, rendant improbable l’adoption du texte avant la fin de la session parlementaire, prévue en mai.

Le sens chrétien de la mort – Le Père Gaston Courtois nous donne des clés pour le grand passage !

« Un regard plein d’espérance sur ce dernier instant qu’est la mort, souvent angoissant et difficile à la nature humaine. Seul Jésus, vainqueur de la mort, peut nous aider efficacement à nous préparer à faire une « bonne mort ». »

Gaston Courtois (21 novembre 1897 à Paris – 23 septembre 1970 à Rome) est un prêtre catholique français, membre de la congrégation des Fils de la Charité ; mais aussi auteur, éditeur, journaliste. Une figure sacerdotale discrète et pourtant hors du commun qui a laissé un héritage immense.

Les éditions Sainte Madeleine ont entrepris l’heureuse réédition de tous ses écrits. Dernière parution : LE SENS CHRETIEN DE LA MORT, d’une actualité percutante !

Le monde actuel ne nous encourage ni à vivre pleinement, ni à mourir en paix. Tout semble conçu pour nous détourner de la réalité de la mort, comme si elle n’avait aucune place dans l’existence. On nous incite à « réussir » notre vie selon des critères extérieurs, mais rarement à en chercher le sens profond. Pourtant, nous sommes mortels. Tous mortels. Et même si nous essayons de l’oublier, la mort revient parfois brusquement nous rappeler sa présence, en emportant un être cher.
Ce qui donne à la mort sa valeur aux yeux de Dieu, ce ne sont ni les paroles émouvantes ni les circonstances touchantes, mais les vertus incarnées au quotidien : la pureté et l’intensité de la charité présente dans notre cœur au moment ultime.
C’est pourquoi, dès aujourd’hui et chaque jour, aimons Dieu sans mesure, vivons dans la charité, suivons le Christ en portant nos croix, en accueillant les humiliations, et en persévérant dans la prière. C’est ainsi que nous nous préparons à une sainte mort.
Pour nous accompagner sur ce chemin, le Père Gaston Courtois offre ici des lumières précieuses sur la pensée de la mort — des lumières qui transfigurent notre existence et nous préparent au grand passage.

Le Père Gaston Courtois est un pasteur des âmes, tourné vers la formation des âmes jeunes qui seront les piliers de demain. Qui n’a pas connu Les BHBV, les Belles Histoires Belles vies, constamment rééditées, Fripounet et Marisette pour les plus anciens et d’autres périodiques (Ames vaillantes, Perlin et Pinpin) et sans compter que ce bâtisseur a été l’un des premiers à faire découvrir au grand public le père de Tintin, Hergé !

Son parcours ? Des études supérieures de lettres et de psychologie, 1915 la guerre,1916 le Front, 1917 gravement blessé il est démobilisé, en 1919 le Séminaire de Saint-Sulpice, puis Les Fils de la Charité en 1921. Ordonné prêtre en 1925, nommé en 1929 à l’Union des Oeuvres, il en devient le Directeur de 1937 à 1957.

En 1930, le journal Cœurs Vaillants paraît. Son succès immédiat donnera naissance, en 1936, au Mouvement des Cœurs Vaillants, qu’il fonde avec Jean Pihan, puis en 1937 les Âmes Vaillantes. Il reprendra le célèbre « A cœurs vaillants rien d’impossible » sous le pseudonyme de Jacques Cœur. A l’origine de nombreuses initiatives, il monte entre autres : les Éditions Fleurus en 1946, la revue Familial Digest, qui deviendra la revue Panorama Chrétien en 1949. En 1955, il est élu procureur général de son Institut à Rome. En 1960, il est nommé Secrétaire Général et Directeur du Secrétariat international de l’Union Pontificale Missionnaire du clergé. L’abbé Gaston Courtois meurt le 23 septembre 1970 à Rome après une vie bien remplie.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/spiritualite/30120-le-sens-chretien-de-la-mort.html
Le sens chrétien de la mort, Père Gaston Courtois, Editions Sainte Madeleine, 7€

Retrouvez toute l’œuvre du père Gaston Courtois sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/1459_abbe-gaston-courtois

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Dérive liberticide en Espagne avec la plateforme HODIO

Lgouvernement socialiste a présenté HODIO, ou « Empreinte de la haine et de la polarisation », un outil développé par le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations. Ce système a été mis au point par l’Observatoire espagnol du racisme et de la xénophobie (OBERAXE), un organisme placé sous l’égide du ministère de l’Inclusion. Il fonctionnera grâce à une collecte massive de messages publiés sur les réseaux sociaux, qui seront ensuite analysés par des algorithmes capables de classer le contenu selon des « critères de polarisation, de discrimination ou de conflit politique ». Des critères définis par le gouvernement, bien entendu. 

L’outil, comme indiqué sur la page institutionnelle dédiée,

« analyse la présence de discours de haine et de polarisation sur les principaux réseaux sociaux utilisés en Espagne (Instagram, TikTok, X, YouTube et Facebook) et génère un classement public et transparent comparant le niveau d’exposition à la haine sur les différentes plateformes… HODIO mesure et évalue la présence de discours de haine et de polarisation sur les médias sociaux, en publiant périodiquement un classement qui mesure la prévalence des discours de haine et la diffusion des contenus. À partir de ces données, un rapport semestriel est établi, comprenant un classement, une véritable liste noire ou « index », permettant de suivre l’évolution de la situation sur chaque plateforme de médias sociaux. »

L’initiative, présentée à Madrid  le mercredi 11 mars lors du premier « Forum contre la haine » organisé par le gouvernement socialiste et de gauche espagnol, constitue une nouvelle étape dans la stratégie gouvernementale de contrôle du débat public en ligne et, plus généralement, dans l’espace numérique. Autrement dit, l’objectif est de signaler publiquement les utilisateurs et les conversations jugés indésirables par les autorités. HODIO ne se contentera pas d’identifier les infractions, mais mesurera également la « polarisation » et l’impact social de certaines opinions, un concept beaucoup plus large et nettement plus difficile à définir juridiquement.

Le recours à l’intelligence artificielle pour la classification des messages soulève un manque flagrant de transparence, les critères d’évaluation des contenus n’ayant pas été rendus publics. Qui contrôle les contrôleurs ? Le lancement de cette plateforme intervient après des semaines de critiques croissantes du gouvernement à l’encontre des réseaux sociaux, accusés d’attiser les conflits politiques et de diffuser des messages extrémistes. Ces critiques font suite à de nouvelles propositions restrictives du gouvernement Sánchez lui-même concernant le fonctionnement des plateformes de médias sociaux, le tout au nom de la réduction des contenus préjudiciables, de la protection de la jeunesse et de la promotion de la paix sociale.

En réalité, il s’agit d’une série de restrictions et de contrôles concrets de la liberté d’expression et de la vie sociale et civile des citoyens qui, très concrètement, sont de plus en plus surveillés et profilés. Sánchez, fortement incriminé par les enquêtes judiciaires menées depuis des mois contre son entourage politique et familial, semble s’irriter des critiques formulées à son encontre sur les réseaux sociaux par l’opposition et ses détracteurs en général, et souhaite donc les contrôler. 

L’initiative de Sanchez ressemble fortement à l’approche récemment adoptée par l’Union européenne, qui a approuvé l’an dernier le « règlement sur les services numériques », obligeant les plateformes à supprimer les contenus jugés « illégaux ou préjudiciables » et à soumettre leurs systèmes à un contrôle réglementaire. En novembre dernier , l’UE a également approuvé le « Bouclier européen de la démocratie », élément de sa stratégie de surveillance numérique, visant à contrer les pressions exercées sur la démocratie européenne par une approche systémique, à plusieurs niveaux et participative, pilotée depuis Bruxelles, selon les critères de la majorité au pouvoir.

Tout cela est très inquiétant, mais malheureusement rien de nouveau ; tout a déjà été vécu et vu à l’œuvre au siècle dernier, au-delà du rideau de fer, où le « soleil du futur » réchauffait le cœur de ceux qui étaient au pouvoir, tout en emprisonnant les dissidents. 

La Conférence de La Haye recule sur la GPA : un coup d’arrêt majeur au développement de cette pratique scandaleuse

Communiqué du Syndicat de la famille :

L’organisation internationale annonce la fin de ses travaux portant sur la reconnaissance internationale de la GPA auprès de ses 90 Etats-membres. Une bonne nouvelle pour l’intérêt supérieur de l’enfant et la dignité des femmes puisque la Conférence de La Haye renonce donc à faciliter le trafic international d’enfants qui résulte de la gestation pour autrui (GPA). Elle doit désormais s’engager dans la lutte contre cette pratique pour protéger l’intérêt supérieur de l’enfant et la dignité de la femme.

Le Syndicat de la Famille se réjouit que la Conférence de La Haye ait enfin mis un terme à la mission de son groupe de travail « filiation – maternité de substitution ». Celui-ci était en effet supposé élaborer un « instrument juridique international » qui aurait permis aux commanditaires d’enfants par GPA d’être considérés comme leurs parents par les 90 Etats-membres de la Conférence de La Haye, ce qui revenait à leur imposer de reconnaître de facto la GPA.

L’institution internationale de droit privé avait fait, jusque-là, comme si la gestation pour autrui ne posait pas de graves problèmes humains, éthiques et civilisationnels. Prétendant ne pas s’intéresser aux enjeux de fond, elle déclarait s’en tenir aux seuls aspects techniques qui permettraient d’aboutir à un système international instaurant une filiation juridique entre commanditaires et enfants nés de mères porteuses.

Son motif officiel était de protéger les droits de l’enfant alors que, à l’évidence, le respect de ses droits comme, plus largement, de son intérêt supérieur de l’enfant, ne peut impliquer qu’un seul objectif pour la Conférence de La Haye : la lutte contre le trafic international d’enfant généré par la gestation pour autrui, donc contre la pratique de la gestation pour autrui.

Le Syndicat de la Famille avait été auditionné à La Haye en 2018 et avait été reçu à ce sujet en 2019, 2022 et 2025 au ministère de la Justice. La France était en effet représentée au sein de ce groupe de travail par un conseiller du ministère de la Justice et ce, malgré le fait qu’Emmanuel Macron ait toujours déclaré que la GPA est une « ligne rouge » pour lui.

La gestation pour autrui consiste à utiliser une femme pour obtenir d’elle un enfant au profit de tiers, et à séparer celui-ci de sa mère. Ainsi, dans le cadre d’une GPA, les commanditaires disposent de l’enfant et de sa mère, ce qui relève d’une forme d’esclavage suivant la Convention relative à l’esclavage de 1926 (article 1er, alinéa 1).

La GPA est en outre contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant, à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), au Protocole additionnel à la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier la traite des femmes et des enfants, ainsi qu’à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

Au nom du Syndicat de la Famille, sa présidente, Ludovine de La Rochère, en appelle aux responsables et Etats-membres de l’institution internationale : « dans le prolongement de la Convention du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale qu’elle avait élaborée, la Conférence de La Haye doit désormais s’engager dans la lutte contre la gestation pour autrui ».

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