Un prêtre catholique affirme que le nouveau régime syrien force les chrétiens à suivre la charia
Le père Peter Fuchs rapporte que les chrétiens de Syrie sont forcés d’adopter les pratiques islamiques sous peine d’être punis, dans un entretien accordé à la branche allemande de LifeSiteNews.
Il explique comment les Alaouites sont massacrés par les islamistes et comment les chrétiens sont poussés à accepter l’islam, vivant dans la crainte d’être les prochains à être tués. Les chrétiens sont « terrifiés par les attaques génocidaires contre les alaouites ».
« Cela touche également les chrétiens au plus profond d’eux-mêmes, et de nombreux chrétiens disent naturellement que ce que nous voyons maintenant avec les alaouites pourrait nous arriver ; nous ne savons simplement pas quand », »les chrétiens de Syrie se souviennent tous du cri de guerre du Front Al-Nusra, qui a été fondé par Al-Sharaa en 2012 : ‘Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites dans la tombe’ ».
« Des familles chrétiennes ont ouvert leurs maisons aux alaouites ». « Ce qui est particulièrement dramatique, bien sûr, c’est que tout le monde est pauvre, y compris les chrétiens, et qu’ils ne peuvent pas subvenir aux besoins de leurs voisins alaouites comme ils le voudraient.
“Il y a de nombreux types de discrimination contre les chrétiens en ce moment, en particulier dans les zones rurales. »
On dit aux filles qu’elles doivent porter le hijab islamique en classe à l’école, et lorsque les filles disent à l’enseignant : « Nous n’avons jamais fait cela, nous sommes chrétiennes », l’enseignant répond : « Vous pouvez être chrétiennes à la maison, ici à l’école, vous portez le hijab ».
Les enfants doivent réciter des versets du Coran, y compris les enfants chrétiens. Et si les enfants chrétiens disent : « Nous ne voulons pas faire cela parce que nous sommes chrétiens », le directeur menace d’expulser les enfants de l’école.
» Et puis, bien sûr, nous entendons aussi des choses encore plus dramatiques ». « Il y a des postes de contrôle dans tout le pays, et nous avons entendu dire que lorsque des chrétiens se présentent en voiture à ces postes de contrôle, on leur dit que les combattants djihadistes qui s’y trouvent leur interdisent de passer tant qu’ils n’ont pas récité le credo islamique.
Un député LFI s’inquiète d’un poisson d’avril du Salon beige
Beaucoup d’entre vous ont apprécié le poisson d’avril de Michel. Manifestement, votre blogue préféré a des lecteurs inattendus: un député LFI, un certain Arnaud Le Gall, vient de questionner le ministre en commission des Affaires étrangères sur le sujet (comme quoi, ce n’est pas inutile de cliquer sur les sources d’un article!):
La réponse du ministre Barrot se trouve à 1h14 de cette vidéo : le ministre des Affaires étrangères déclare ne pas avoir été notifié de cette venue et quelqu’un dans la salle indique qu’il s’agit d’un poisson d’avril.
L’ONU appelle le Canada à interdire l’euthanasie des personnes handicapées
Voilà une actualité qui vient nourrir le débat sur l’euthanasie en France.
Le Comité des droits des personnes handicapées (CRPD) de l’Organisation des Nations unies a publié le 26 mars ses observations finales après avoir procédé les 10 et 11 mars à l’examen du rapport soumis par le Canada au titre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Face à l’euthanasie de personnes dont la mort naturelle n’est pas « raisonnablement prévisible », le comité explique être « extrêmement préoccupé ».
Pour Rosemary Kayess, vice-présidente du Comité et responsable du groupe de travail sur le Canada, il s’agit d’un « un faux choix ». Le CRPD dénonce
« des perceptions négatives et capacitistes de la qualité et de la valeur de la vie des personnes handicapées y compris le fait que la souffrance est intrinsèque au handicap plutôt que le fait que l’inégalité et la discrimination causent et aggravent la souffrance des personnes handicapées ».
Ainsi, l’ONU recommande d’« abroger la voie 2 de l’aide médicale à mourir, y compris en 2027 pour les personnes dont le seul problème médical est une maladie mentale ». Elle préconise également de renoncer à autoriser l’« aide médicale à mourir » (AMM) pour les « mineurs matures » et dans le cadre de « demandes anticipées ».
En outre, le Comité recommande la mise en place et le financement d’un « mécanisme fédéral de surveillance indépendant pour contrôler, réglementer et traiter les plaintes relatives à l’AMM ».
Face à cet avis tranché du Comité des droits des personnes handicapées, le réseau citoyen Vivre dans la Dignité « invite tous les candidats et candidates à la prochaine élection fédérale » à prendre connaissance de ces recommandations et à se positionner sur le sujet.
Le cardinal Aveline élu à la tête de la conférence des évêques de France
Le cardinal Jean-Marc Aveline, 66 ans, archevêque de Marseille, a été élu président de la conférence des évêques lors de leur assemblée de printemps à Lourdes. Son mandat de trois ans est renouvelable une fois. Il succède à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, 63 ans, archevêque de Reims, élu depuis six ans; Ce poste de représentation nationale de l’Église catholique mais aussi de coordination des évêques n’a aucune autorité sur ces derniers, nommés par le pape et n’ayant de compte à rendre qu’à lui. La conférence des évêques avec ses services nationaux permet d’aider, au quotidien, les évêques à exercer leur fonction.
Le père Christophe Le Sourt, jusqu’à présent Délégué national pour les Relations avec le Judaïsme au sein de la Conférence des évêques de France (CEF), a été nommé Secrétaire général de la CEF. À compter du 1er juillet prochain, il prendra la suite de Mgr Hugues de Woillemont, nommé Directeur général de L’Œuvre d’Orient. Né le 10 mai 1959, il a été ordonné prêtre pour le diocèse du Mans le 26 juin 1988.
“Le monde entier se demande ce qui se passe en France”
Interrogée dans Le Parisien, Marine Le Pen se montre combative dans l’adversité :
[D]ans le jugement, il est écrit ceci (elle lit, NDLR) : « Si Marine Le Pen pouvait se présenter à l’élection présidentielle en bénéficiant d’un appel suspensif cela constituerait un trouble à l’ordre public ». C’est-à-dire que les magistrats considèrent que les règles de l’état de droit en France, c’est-à-dire de pouvoir faire appel, sont un trouble à l’ordre public. Et pourquoi vise-t-elle la présidentielle ? Elle aurait pu aussi parler de n’importe quelle élection ! Non, elle a ciblé spécifiquement la présidentielle.
Vous avez fait appel ce mardi. On a appris que la cour d’appel de Paris envisage un procès avec une décision à l’été 2026. C’est plutôt rapide… Vous êtes satisfaites ?
C’est une très bonne nouvelle dans laquelle je veux voir le trouble qu’a créé le jugement.
Ce dimanche, vous organisez un grand rassemblement à Paris. Pourquoi ?
Car on a certain nombre de choses à dire, on veut pouvoir exprimer notre indignation. Mes électeurs ont aussi le droit de le faire, car ils sont scandalisés par cette décision. Et bien sûr, je compte bien prendre la parole à cette occasion.
Vous ne craigniez pas des débordements ?
Pourquoi je craindrais des débordements ! Il n’y a pas de raison. Le signal que nous lançons est pacifique et démocratique. Ça passe par une grande campagne de tracts, une manifestation, pourquoi avoir la moindre inquiétude ?
Vous interpellez qui ?
Je ne cesse d’interpeller tout le monde ! Pour que l’appel ait lieu le plus vite possible, parce que c’est une atteinte gravissime à la démocratie et au processus électoral. Sur ce point, il semble que j’ai été entendue. Je vais interpeller la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel. Je vais utiliser toutes les voies de recours possibles. Je ne me laisserai pas faire.
Nous sommes à deux ans de l’élection présidentielle, un certain nombre de recours vont être engagés. Nous croyons que nous allons les gagner. Il n’est pas question aujourd’hui d’envisager un plan B avant même d’être allé au bout du plan A…Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée
Éric Ciotti veut déposer une proposition de loi pour supprimer la possibilité de mettre en oeuvre l’exécution provisoire sur une peine d’inéligibilité…
Oui, parce que l’exécution provisoire ne fait actuellement l’objet d’aucun recours possible.
Vous pensez que ça peut être voté ?
Est-ce que j’ai espoir que les politiques fassent preuve de courage ? C’est un espoir ténu ! Si on écoute leurs propos récents, il y a toute une série de groupes qui devraient le voter. Maintenant, il peut y avoir beaucoup d’absents…
Vous avez aussi mis une pétition en ligne, déjà 300 000 signatures revendiquées. Ça sert à quelque chose ?
Je pense que donner à chacun la possibilité d’exprimer son sentiment c’est une façon de leur dire que leur avis importe. Je comprends que ces concepts-là peuvent paraître vieillots à certaines personnes, moi je trouve ça très moderne. […]
« Démocratie française exécutée », « État de droit violé », « régime autoritaire », « juges rouges » : vous tenez collectivement des propos très durs contre les institutions, n’est-ce pas dangereux ?
Quand on considère qu’on est condamné injustement et qu’on fait appel – parce que je bénéficie de la présomption d’innocence, j’ai fait appel – moi je considère que c’est ce jugement qui viole l’état de droit. Le gouvernement est contrôlé par le Parlement. Le Parlement est contrôlé par les juges. Et les juges sont contrôlés par qui ? On n’a pas le droit de dire qu’on est en désaccord avec une décision qui assume d’être une décision politique ? Je le dis, qu’on me poursuive. Je suis porte-parole de 13 millions d’électeurs. […]
[N]ous allons saisir le Conseil constitutionnel par une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), dont le but est de se prononcer sur l’incompatibilité qu’il y a entre une décision d’inéligibilité avec exécution provisoire, et la liberté des électeurs qui est inscrite dans la Constitution. Il faut désormais que la QPC que nous préparons soit validée, qu’elle soit transférée au Conseil constitutionnel. Je n’ose imaginer que ça ne sera pas le cas. Par ailleurs, je souhaite saisir aussi en la cour européenne des droits de l’homme sur ce sujet. Nous espérons que toutes ces initiatives que nous lançons nous apporteront la possibilité de pouvoir faire une présidentielle dans des conditions normales.
Sur quel aspect saisir la Cour européenne des droits de l’homme ?
Je vais la saisir en référé. Il est possible de le faire lorsque la décision prise crée un préjudice irréparable. Ce référé est en cours de rédaction. […]
Mettez-vous à la place du Kremlin à qui on donne, à juste titre, des leçons de démocratie matin, midi et soir. Là ils se disent : on a moyen de leur renvoyer le boomerang de leur leçon de morale en pleine poire.Pour le Kremlin, c’est évidemment un moyen de mettre Macron en difficulté. Pareil, si demain on donne des leçons à la Turquie qui a emprisonné le principal opposant d’Erdogan, ils nous regarderont en souriant. Et beaucoup d’autres pays aussi, c’est ça qui est grave. La France a un rôle à jouer dans le monde. Quand elle se décrédibilise à ce point avec la leader de l’opposition, favorite de l’opinion, empêcher de se présenter, le monde entier se demande ce qui se passe en France ? […]
Pour moi c’est un combat politique comme un autre. Aujourd’hui on utilise la bombe nucléaire parce que nous sommes proches du pouvoir. C’est ça que ça révèle. Plus vous êtes haut, plus vous êtes fort, plus les attaques contre vous sont lourdes. Ça ne m’atteint pas, ça me motive. L’injustice m’a toujours motivée de manière générale. Quand elle est commise par la justice, ça me donne une motivation d’airain, de granit.
Eveil, douceur et prière du chapelet : Caladia dévoile ses nouveaux langes “Chapelet”
Après plusieurs mois de réflexion et de création, Caladia est fière de présenter son tout nouveau lange : le Lange Chapelet, un accessoire d’éveil spirituel doux et inspirant, destiné aux tout-petits.
L’éveil à la foi avec une touche ludique
Le Lange Chapelet est bien plus qu’un simple accessoire pour bébé. Il a été conçu pour offrir une première rencontre avec les mystères du chapelet de manière douce et amusante. Les dessins, imaginés par Hélène Souron, talentueuse illustratrice, transforment chaque mystère en une illustration joyeuse et accessible pour les enfants. À travers des motifs pleins de tendresse, le lange devient un support idéal pour éveiller la curiosité des plus petits tout en les connectant à une dimension spirituelle.
“Notre objectif était de créer un produit à la fois ludique et porteur de sens. Le Lange Chapelet est une invitation à la prière tout en étant un compagnon de jeu et de réconfort pour les enfants”, explique Alix Pichelin, co-fondatrice de Caladia.
Un cadeau inspirant et original
Le Lange Chapelet n’est pas seulement un produit pratique et esthétique, c’est un cadeau chargé de valeurs. Parfait pour les parrains et marraines ou pour toute personne cherchant à offrir un présent à la fois original et spirituel, il transmet un message d’amour et de foi tout en apportant douceur et confort aux tout-petits.
Un produit éthique et de qualité
Confectionné en coton bio, le Lange Chapelet est fabriqué dans un atelier familial au Portugal, respectueux des valeurs éthiques de Caladia. Ce lange est disponible en deux tailles, parfaites pour être utilisées comme tapis d’éveil, doudou ou même comme décoration dans un coin prière.
Le Lange Chapelet est dès aujourd’hui disponible sur le site de Caladia : www.caladia-collections.fr.
À propos de Caladia :
Fondée en 2022, Caladia est une marque de textile et d’accessoires inspirée par la foi chrétienne. Chaque collection s’articule autour d’une thématique spirituelle, souvent liée au calendrier liturgique, et cherche à transmettre un message d’amour, de foi et de poésie à travers des créations de qualité. Caladia propose des produits pensés pour embellir le quotidien avec sens et simplicité.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Racisme anti-blanc : le “crime parfait” des antiracistes pour soumettre les Français
Yann Baly, Délégué général de l’AGRIF, était l’invité de Ligne Droite sur Radio courtoisie.
Depuis 40 ans, l’AGRIF se bat contre les racismes qui n’intéressent ni les pouvoirs publics, ni les “grandes” associations ultra-subventionnées, dites “anti-racistes” : les racismes anti-français et anti-chrétien.
L’AGRIF a fait figure de précurseur pour de nombreux combats. Citons, par exemple, les actions judiciaires et politiques que nous avons menées, dès le début des années 2000, contre Houria Bouteldja et ses “Indigènes de la République”. D’aucun nous disaient que nous perdions notre temps en nous attaquant à un groupuscule d’illuminés sectaires. Au contraire, nous agissions en visionnaires, dénonçant les prémices de ce qui allait devenir la déferlante wokiste. C’est ce combat que nous poursuivons sans relâche.
Espagne : transformation de Los Caidos en musée ?
Après avoir fait exhumer le corps du général Franco en 2019, le gouvernement socialiste espagnol veut en finir avec la dimension sacrée et réconciliatrice de la Vallée des Morts (Los Caidos) haut lieu de mémoire dédié aux victimes de la guerre civile espagnole.
Édifiée entre 1940 et 1959 à l’initiative de Franco, avec l’aide de prisonniers républicains, la Vallée de Cuelgamuros abrite les dépouilles de plus de 33 000 morts des deux camps du conflit civil. Son impressionnante croix de 150 mètres, la plus haute du monde, domine un sanctuaire où se recueillent depuis plus de 60 ans les bénédictins qui y assurent l’entretien liturgique et spirituel. L’objectif de ce monument monumental ? La réconciliation nationale, dans un pays marqué à vif par les affrontements fratricides des années 1930.
La « Loi de Mémoire Démocratique« , votée par le PSOE, prévoit ainsi une série de mesures visant à réécrire l’histoire du XXe siècle espagnol : déboulonnage de statues, changement de noms de rues, suppression des symboles dits « franquistes »… et transformation de la Vallée des Morts en musée d’État laïc.
Concrètement, l’objectif du gouvernement est d’expulser la communauté bénédictine, mettre fin à toute célébration religieuse dans la basilique, et désacraliser ce lieu chrétien. Le ministre de la Présidence, Félix Bolaños, a annoncé vouloir faire un espace muséal consacré à la « mémoire historique ».
Le cardinal Antonio Cañizares et l’évêque Juan Antonio Reig Pla ont publiquement dénoncé cette atteinte au patrimoine religieux et spirituel du pays.
Les moines bénédictins, en poste depuis 1958 et protégés par un accord signé entre l’État espagnol et le Saint-Siège en 1979, ont saisi la justice.
Procession en réparation des blasphèmes à Caen
Comme annoncé, une prière de réparation a été organisée devant le théâtre de Caen. Ouest France rapporte qu’une centaine de catholiques de la Fraternité Saint-Pie X ont processionné en 14 étapes en signe de protestation contre une pièce, jouée ce même soir au théâtre de Caen.
La procession a débuté à 19 h 30 à la chapelle Saint-Pie X et s’est terminée vers 21 h à l’église de La Gloriette.
L’enseignement catholique sous contrat, contraint et forcé de fermer des classes
À la rentrée de septembre 2025, dix classes de l’enseignement catholique à Paris vont fermer, alors que le privé attire toujours plus d’élèves.
Cette décision est qualifiée d’« injuste » par l’enseignement catholique, qui gagne des élèves malgré la baisse démographique, tandis que les effectifs du public plongent.
Mais l’Education nationale, plutôt que de se remettre en question en étudiant pourquoi les parents préfèrent placer leurs enfants dans des établissements sous contrat, plutôt que dans l’enseignement public (mais pourquoi donc ?), applique drastiquement les accords implicites, qui veulent que l’enseignement sous contrat se limite à 20% maximum de l’enseignement.
La solution, pour ces écoles, serait d’ouvrir des classes hors-contrat, au sein de leurs établissements, pour compenser les fermetures.
À la rentrée 2024, le public parisien a perdu 4200 élèves. Et à la rentrée 2025, une nouvelle baisse de 4300 élèves est prévue… Pour l’année scolaire 2025-2026, le public perdra donc 202 postes (110 dans le primaire et 92 dans le secondaire), ce qui devrait occasionner la fermeture de 178 classes.
Plainte contre Romain Taillandier pour le délit pénal d’entremise en vue de la GPA
Communiqué :
Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca, annonce avoir déposé ce jour auprès du Procureur de la République de Bordeaux une plainte contre Romain Taillandier, représentant de la société commerciale américaine Fertility Center de Las Vegas (FCLV), spécialisée dans la gestation pour autrui (GPA).
Cette plainte repose sur la proposition commerciale faite par Romain Taillandier, sur le sol français et notamment à Bordeaux, de prestations de GPA , ce qui constitue une violation de l’article 227-12 du Code pénal qui sanctionne le délit d’entremise en vue de la GPA. La législation française interdit strictement toute forme de marchandisation du corps humain et protège ainsi les femmes de l’exploitation reproductive.
En effet, Romain Taillandier a récemment annoncé sur ses réseaux sociaux qu’il allait venir en France pour rencontrer « les personnes qui souhaiteraient avoir des informations concernant la PMA ou la GPA » avec le Dr. Bruce Shapiro, fondateur du FCLV.
Ils seront notamment à Paris, Bordeaux et Lyon le 4, 5 et 6 avril 2025, ainsi que l’annoncent ses posts sur les réseaux sociaux.
La Déclaration de Casablanca, rassemble des experts et des personnalités engagées dans la lutte contre la GPA et la défense des droits des femmes et des enfants. À travers cette action en justice, elle réaffirme la nécessité de faire respecter la loi et d’empêcher l’implantation de pratiques contraires à la loi et aux principes fondamentaux du droit français.
Olivia Maurel et les signataires de la Déclaration de Casablanca appellent les autorités à une vigilance accrue face au contournement de la loi par des acteurs étrangers et réitèrent leur engagement contre toute forme de GPA, qu’elle soit commerciale ou prétendument « altruiste ».
Xertigny (88) : un prêtre à la retraite et une septuagénaire sauvagement tués à coups de pierres
Deux personnes, un homme et une femme venus de Dijon, ont été tuées lundi après-midi à Xertigny.
Un homme, âgé d’une trentaine d’années et notamment connu pour des affaires de stupéfiants, a été interpellé et placé en garde à vue. Celle-ci a toutefois été levée à l’issue de l’expertise psychiatrique du suspect. Il a été placé en hôpital psychiatrique.
L’homme était prêtre dans le secteur de Nancy, plus précisément au sein de la paroisse Saint-Pie X à Essey-lès-Nancy, à la retraite depuis à peine deux ans.
Le diocèse a communiqué :
Nous avons appris avec sidération et une profonde tristesse l’assassinat, hier à Xertigny (Vosges), du Père Pierre Panon, un prêtre incardiné dans le diocèse de Nancy et Toul, qui était à la retraite.
Nous nous associons à la peine immense de tous ses proches, en particulier de sa famille et des paroissiens de Saint-Pie-X (Essey-lès-Nancy), en les assurant de notre prière.
Nous portons également dans la prière la personne qui a été assassinée à ses côtés et adressons nos sincères condoléances à sa famille.
Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance pour tout le dévouement du Père Pierre Panon au service de notre diocèse et de l’Église.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de ce drame. Nous avons confiance en la justice et en son travail.
Que le Seigneur accompagne tous ceux qui sont touchés par cette tragédie.
La mosquée était installée dans un bâtiment de la mairie. Mais que fait la Libre Pensée ?
En février 2024, l’imam Mahjoub Mahjoubi était expulsé de France en raison de ses prêches radicaux.
En ce mois d’avril 2025, l’association des musulmans du Gard rhodanien qui gérait sa mosquée a été sommée de quitter sa mosquée, dans une décision du tribunal judiciaire de Nîmes, rendue publique le lundi 31 mars.
La mairie de Bagnols-sur-Cèze (Gard), propriétaire du bâtiment dans lequel la mosquée avait été installée, avait saisi la justice suite à l’expulsion de l’imam.
La Libre Pensée, si prompte à mener des procès pour interdire les crèches dans les mairies, semble aphone.
Le RN constate amèrement les limites de sa stratégie de dédiabolisation
De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :
Le verdict du procès dit « des assistants parlementaires du RN », le 31 mars, a fait l’effet d’une bombe. J’avoue que je n’étais pas vraiment convaincu par les discours lénifiants selon lesquels « les juges n’oseraient pas » aller aussi loin et priver la présidente du principal parti de France de la possibilité de se présenter aux prochaines présidentielles. Il me semblait, au contraire, qu’il n’y avait aucune raison pour qu’ils ne manifestent pas avec éclat leur domination. Le « gouvernement des juges » avait déjà empêché François Fillon d’accéder au deuxième tour en 2017. Il avait condamné Nicolas Sarkozy – et menaçait même de le condamner à nouveau à sept ans de prison ferme dans l’affaire du financement libyen. Rappelons au passage que ces financements libyens demeurent toujours une simple hypothèse. Hypothèse crédible, certes, entraînant sans doute l’intime conviction des magistrats mais cette intime conviction est bien fragile pour entraîner une telle condamnation, spécialement pour un tel inculpé. On voit donc mal pourquoi les juges auraient hésité à appliquer la loi dans toute sa rigueur dans le cas de Marine Le Pen.
Naturellement, dans ce jugement, ce qui est scandaleux n’est pas tant l’amende, ni même la peine de prison avec sursis que plusieurs élus et cadres (anciens et actuels) du RN ont reçue (ils sont 23 condamnés), mais bel et bien la peine d’inéligibilité immédiatement applicable – c’est-à-dire pour laquelle l’appel n’est pas suspensif (prétendument pour éviter la récidive!). Une nouvelle fois, nous constatons que les parlementaires votent des lois sans songer aux conséquences. Car, enfin, cette peine d’inéligibilité systématique en cas de condamnation à une peine de prison dans une affaire de détournement de fonds publics et la possibilité de la rendre applicable même en cas d’appel ont bien été votées.
L’essentiel de la classe politique dénonce aujourd’hui le coup de force des juges, mais qui leur a donné cette arme? Le gouvernement des juges, c’est d’abord l’absence de gouvernement des hommes politiques.
Ceci étant, que peut-il désormais se passer au sein du RN, de la droite et, plus généralement, pour la politique française? Selon toute vraisemblance, les condamnés vont faire appel, ce qui n’empêchera pas la disqualification de Marine Le Pen pour 2027. Jordan Bardella prendra sans doute la relève. Du point de vue des faiblesses, le jeune président du RN a clairement moins d’expérience que Marine Le Pen, ce qui pourrait lui coûter cher (nous l’avons vu lors des dernières législatives). Côté atouts, il « hérite » d’un appareil partisan puissant et a plusieurs fois laissé entendre qu’il était bien plus favorable à l’union des droites que sa « patronne ». Sera-t-il capable d’en faire une réalité? L’avenir le dira.
En attendant, il y a fort à parier que le RN constate aujourd’hui amèrement les limites de sa stratégie de dédiabolisation et même de connivence – rappelons que le RN a permis à Richard Ferrand, très proche d’Emmanuel Macron, de devenir président du Conseil constitutionnel (et beaucoup de commentateurs supposaient que ce curieux soutien était la contrepartie d’une négociation dont le sort judiciaire de Marine Le Pen aurait été l’élément principal). On voit mal pourquoi, dans ces conditions, le parti à la flamme continuerait à soutenir le fragile équilibre parlementaire actuel. La censure, puis une nouvelle dissolution (si tous les gouvernements tombent en quelques semaines, comment Emmanuel Macron pourrait-il éviter de réitérer cette dissolution, dont il a pourtant convenu qu’elle avait été une erreur?!!) ont de fortes chances d’être les conséquences de cette condamnation.
Un chrétien pakistanais poignardé sur son lieu de travail après avoir refusé de se convertir à l’islam
Waqas Masih, un chrétien pakistanais de 22 ans, a été hospitalisé avec de graves blessures après avoir été poignardé dans le cou par son supérieur parce qu’il avait résisté aux pressions exercées sur lui pour qu’il renonce à sa foi.
Le 21 mars, le superviseur de Masih, Zohaib Iftikhar, l’a convoqué à une réunion privée dans l’usine de papier où il travaillait à Sharaqpur et lui a tailladé le cou avec un cutter parce qu’il refusait de renoncer au christianisme.
Iftikhar a depuis été arrêté et l’enquête sur l’incident porte sur une tentative de meurtre. Iftikhar a accusé Masih de « profaner » des pages du Coran, une tactique couramment utilisée par les musulmans pakistanais pour persécuter les chrétiens. Masih a nié ces allégations, tout comme le propriétaire de l’usine.
Un prêtre capucin pakistanais, le père Lazar Aslam, a rendu visite à Masih à l’hôpital et a déclaré à l’AED :
« J’ai prié pour son prompt rétablissement et pour le bien-être de toute sa famille. L’attaque contre Waqas Masih nous rappelle cruellement les défis auxquels sont confrontées les minorités religieuses au Pakistan et le besoin urgent d’un changement social pour promouvoir la tolérance et protéger les droits de tous les citoyens.
« Nous appelons humblement la communauté internationale à prier pour les victimes et leurs familles, ainsi qu’à sensibiliser à la situation difficile des communautés marginalisées au Pakistan, en veillant à ce que leurs voix soient entendues et leurs droits protégés »
« Malheureusement, les fausses accusations de blasphème et le harcèlement des communautés minoritaires vulnérables sont devenus une tendance inquiétante au Pakistan ». « Nous exhortons les institutions publiques et les personnes responsables à prendre des mesures concrètes pour prévenir de tels incidents et assurer la protection des droits des minorités.
Plus de 2 000 personnes au Pakistan « ont été accusées de blasphème » depuis 1987, et 40 d’entre elles risquent actuellement la peine de mort, selon un rapport de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale de décembre 2023.
1000 fromages de l’abbaye de Cîteaux à vendre en une semaine
Résumé de l’opération en cours
Les moines de l’abbaye de Cîteaux (à Nuits-Saint-Georges, en Côte-d’Or) viennent de lancer de grands travaux pour restaurer le « Définitoire », un bâtiment emblématique du 17e siècle de leur monastère. Cet immense projet, chiffré à plusieurs millions d’euros, sera en partie assuré par des dons et des subventions publiques.
Mais en parallèle, les moines lancent aussi une grande vente solidaire sur internet ! Au programme : leurs bons fromages (≈ 620g, type reblochon), issus de leur propre troupeau de vaches montbéliardes. Le défi est de vendre au moins 1000 fromages, avant le dimanche 6 avril à minuit !
Pourquoi ?
- pour permettre aux particuliers qui voudraient apporter leur pierre à l’édifice de s’associer au projet
- pour contribuer autant qu’ils le peuvent, par le fruit de leur travail monastique, à ces grands travaux
Les précommandes se font jusqu’au dimanche 6 avril à 23h59 (commandez vite !), et la livraison se fera entre le 15 et le 18 avril à domicile, pile à temps pour Pâques !
Vous pouvez :
- en apprendre plus et passer commande ici http://www.divinebox.fr/citeaux
- partager l’opération à vos proches grâce à ce lien de partage WhatsApp (modifiable avant envoi).

Le définitoire de l’abbaye de Cîteaux © Archipat
Un peu plus sur l’abbaye de Cîteaux
Fondée en 1098 en Bourgogne, l’abbaye Notre-Dame de Cîteaux marque le début de la réforme cistercienne (Cîteaux se dit Cistercius en latin !). Les débuts sont difficiles, mais tout change en 1112 avec l’arrivée de saint Bernard (de Clairvaux), dont le charisme contribue à l’expansion de la réforme à travers l’Europe. L’abbaye est confisquée puis vendue en tant que bien national à la Révolution, mais elle renaît en 1898.
Aujourd’hui, elle a retrouvé son statut d’abbaye. Les 19 moines cisterciens-trappistes qui y vivent suivent la règle de saint Benoît, « ora et labora » (« prie et travaille ») : ils prient huit fois par jour (dès 3h30 !), et travaillent de leurs mains pour subvenir à leurs besoins. Leur principale activité économique est la fromagerie, où ils transforment le lait de leur troupeau. Vous pouvez déguster leur fromage, un délicieux « type reblochon » bien crémeux, et affiné au moins deux mois ! Vous avez jusqu’au dimanche 6 avril à 23h59 pour commander votre fromage de Cîteaux en ligne, sur la boutique monastique de Divine Box. Attention, les stocks partent vite !

L’abbaye de Cîteaux vue du ciel, avec le définitoire en premier plan ! © Abbaye de Cîteaux
Enquête sur la discrimination chez Disney
La Commission fédérale des communications (FCC) enquête sur la Walt Disney Company et l’un de ses réseaux de télévision pour déterminer s’ils ont continué à promouvoir des « formes injustes de discrimination à l’égard des personnes handicapées ».
Dans une lettre adressée au PDG de Disney, Bob Iger, le commissaire de la FCC, Brendan Carr, a déclaré que « des préoccupations importantes subsistent » concernant des « initiatives discriminatoires » potentielles chez Disney et ABC, même après que Disney ait semblé prendre ses distances avec la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI) plus tôt cette année.
« Bien que votre entreprise ait récemment modifié la manière dont elle présente certains efforts, il n’est pas évident que les politiques sous-jacentes aient changé de manière fondamentale, ni que les pratiques antérieures aient été conformes aux réglementations pertinentes de la FCC ».
Le commissaire a conclu sa lettre à M. Iger en déclarant que le Bureau de la FCC chargé de l’application de la loi « s’engagera auprès de votre entreprise pour obtenir un compte rendu des programmes, politiques et pratiques de Disney et d’ABC en matière d’IED ».
Le deuxième jour de son nouveau mandat, M. Trump a signé un décret ordonnant aux agences fédérales telles que la FCC de « lutter contre les préférences, les mandats, les politiques, les programmes et les activités illégales du secteur privé en matière de DEI ». De nombreuses entreprises de renom ont commencé à abandonner leurs initiatives ouvertement pro-DEI avant l’entrée en fonction de M. Trump, tandis que d’autres ont cédé à la signature du décret.
L’enquête de la FCC sur Disney et ABC soulève la question de savoir combien d’entreprises ont tenté de reformuler les DEI dans un langage différent plutôt que de les supprimer complètement.
Lettre ouverte aux Catholiques qui veulent changer le cours des choses
En mars 2026, se tiendront les prochaines élections municipales pour les 35 000 communes de France ; 2400 maires ont déjà démissionné de leur fonction ; on estime que 20 % des maires ont déjà fait le choix de ne pas se représenter en 2026. En campagne, il est de plus en plus difficile de trouver des cœurs vaillants prêts à offrir de leur temps pour les autres. Dans mon propre conseil, la moitié des conseillers raccrochera l’écharpe, par désintérêt pour l’engagement public ou atteints par la limite d’âge.
Dans nos villages de province, il suffit parfois de se présenter en mairie en proposant ses services pour être intégré à la liste majoritaire. Ce fut mon cas en 2020.
Or, après le président de la république, le maire est l’édile qui a le plus de pouvoir dans le champ d’actions qui est le sien.
Alors, à tous ceux qui ont été élevés dans le scoutisme à donner sans compter, à tous ceux qui craignent pour l’avenir de notre pays, à tous ceux qui se plaignent que rien n’avance, que les élites qui nous dirigent sont déconnectées des vrais réalités, que notre société court à sa perte dans tous les domaines : nous avons l’opportunité très concrète de changer le cours de ce qui est à notre portée, de travailler au bien de notre prochain (le vrai, le plus proche), de travailler très concrètement au bien commun d’une petite cellule de société.
A un an des prochaines élections municipales, le trimestre qui vient est le moment crucial pour intégrer la liste de votre maire. Ensuite, proposer nos idées, les défendre et leur donner vie, c’est toute la mission du Chrétien dans la Cité, elle est à la portée de chacun d’entre nous, pourvu qu’on veuille y passer du temps.
Quelle que soit la taille du village, quelle que soit la santé financière de la commune, des idées simples et du courage suffisent à changer le quotidien de nos petites communautés. Une assistante maternelle se présente avec un projet de crèche ? Proposez lui un bâtiment inutilisé. Votre voisin propose de surveiller votre maison pendant vos vacances ? Organisez une vigilance citoyenne. Votre église n’est plus visitée ? Faites-la ouvrir tous les jours et organisez-y des concerts religieux. Organisez une opération argent de poche pour désherber le cimetière en occupant les ados du village pendant les vacances Renouvelez les anciens jeux de l’aire de loisirs, aménagez un chemin de randonnée le long de la rivière, nettoyez un calvaire, organisez une séance de cinéma en plein air et un pique-nique dans le parc du village. Ces actions n’ont pas de couleur politique, mais elles ont la saveur de la vraie politique, celle qui donne vie au tissu social, celle qui œuvre pour le bien des âmes, le bien commun et le règne du Christ.
C’est le moment, engagez-vous.
Louis Guéry
Maire adjoint à Morannes sur Sarthe-Daumeray
Nouvelle persécution de l’établissement catholique L’Immaculée conception à Pau
Après avoir échoué à suspendre le directeur de l’établissement par le rectorat, qui a du le réintégrer, le ministère de l’Education nationale envisage des mesures pour le sanctionner, en cas de non-correction des manquements signalés dans le fameux rapport d’inspection qui avait entraîné la sanction contre le directeur.
Cette inspection générale avait été déclenchée et un rapport rédigé en juin 2024. Qu’est-il reproché à l’établissement catholique ? Des messes pendant les heures de cours, des «cours orientés, comme sur le génocide vendéen», des «manuels scolaires d’avant 2007» (sic), et puis bien entendu des discours «homophobes» ou «anti-avortement».
«Tout est mensonge», a déclaré au journal Sud-Ouest dimanche soir le directeur de l’établissement, Christian Espeso, ajoutant avoir «produit des dizaines de documents pour dénoncer les biais» du rapport.
«L’intérêt de mes élèves passera toujours avant les idéologues dans l’air du temps. Mes professeurs respectent les programmes, comme l’attestent nos résultats et toutes les inspections. Il nous arrive simplement d’être plus exigeants, mais cela n’est pas encore interdit».
Visiblement il est surtout interdit d’être catholique.
La mortalité infantile demeure élevée en France
Dans la série, “la France devient un pays du tiers-monde”, la France affiche désormais l’une des pires performances d’Europe en matière de mortalité infantile.
Alors que la France affichait les meilleurs résultats d’Europe en matière de mortalité infantile il y a vingt-cinq ans, elle occupe désormais la 23e position sur 27, entre la Pologne et la Slovaquie. Chaque année, environ 4 enfants sur 1000 décèdent avant leur premier anniversaire (la majorité dans le mois qui suit leur naissance), selon un récent rapport de l’Institut national d’études démographiques (Ined). Sans compter que les autres pays européens continuent d’améliorer cet indicateur tandis qu’en France, il stagne, voire continue de se dégrader.
Difficile de prôner en même temps une culture de mort autour de l’avortement et de diffuser une culture de vie en faveur de l’accueil de la vie à naître.
La drogue est prioritaire sur l’éducation
Leur histoire d’Etat de droit” est une vaste rigolade : à Saint-Ouen, des classes de maternelles pourraient déménager en raison du trafic de drogue.
Cette situation inquiète légitimement les parents d’élèves, invités à voter le jeudi 3 avril, pour un éventuel déplacement proposé par la mairie, vers des sites plus éloignés du point de deal !
De la drogue a été retrouvée dans la cour de l’école. Les contrôles de police n’ont pas empêché les dealers de rester.
Echec à l’euthanasie en Colombie
Le 26 mars, la Chambre des représentants de Colombie a rejeté une proposition de loi visant à réglementer l’euthanasie.
Malgré cette opposition législative, la pratique se poursuit « sous la protection de la Cour constitutionnelle », qui a récemment rendu des arrêts visant à étendre son champ d’application aux mineurs atteints de déficiences intellectuelles.
L’euthanasie a été dépénalisée en 1997 par la Cour constitutionnelle mais toutes les tentatives de légalisation ont échoué : 17 propositions de loi ont été rejetées par le Congrès ces dernières années.
Pour Luis Miguel López Aristizábal, membre du Congrès, la Cour se rend coupable d’un « activisme judiciaire dangereux » car « des décisions individuelles sont manipulées pour introduire des changements substantiels qui devraient faire l’objet d’un débat démocratique ».
« Il est inacceptable que la Cour constitutionnelle prétende légiférer », alors qu’« elle n’a pas le pouvoir de créer des lois ou des droits », s’insurge l’élu. « Le Congrès a été clair : ni l’euthanasie ni l’avortement n’ont été reconnus comme des droits fondamentaux, ni dans la Constitution et encore moins dans la loi ».
La Cour constitutionnelle a également dépénalisé l’avortement en 2006 et a étendu la pratique par la suite via divers arrêts.
« Nous assistons à une usurpation de fonctions qui érode la légitimité institutionnelle et remet en question la volonté d’un grand nombre de Colombiens », « la vie humaine sous toutes ses formes est un droit constitutionnel, reconnu par le droit international. La mort, en revanche, ne l’est pas ».
Arkansas : une loi pour combattre la désinformation sur l’avortement
Le 20 mars 2025, le gouverneur de l’Arkansas, Sarah Huckabee Sanders, a promulgué la loi HB 1610, qui modifie la loi de l’Arkansas sur la protection de la vie humaine et celle sur la protection de l’enfant à naître et clarifie la façon dont ces lois définissent une « urgence médicale » lorsqu’il s’agit de l’avortement.
La loi sur la protection de la vie humaine de l’Arkansas était une loi signée en 2019 mais qui n’est entrée en vigueur qu’après l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade en 2022. Cette loi interdit tous les avortements, sauf dans les rares cas où un avortement est nécessaire pour sauver la vie de la mère.
La loi sur la protection des enfants à naître (Arkansas Unborn Child Protection Act), adoptée en 2021, propose les mêmes règles et ajoute une disposition relative au droit d’action privé, qui permet aux particuliers de poursuivre au civil toute personne qui contribue à un avortement, ce qui élargit considérablement le champ d’application de la loi au-delà de l’action gouvernementale.
La nouvelle loi HB 1610, désormais connue sous le nom de loi 387, vise à garantir l’absence d’ambiguïté dans les situations d’urgence, en permettant aux professionnels de la santé d’agir sans crainte de répercussions juridiques, tout en donnant la priorité à la santé et à la sécurité de la mère et en luttant contre la désinformation concernant les réglementations de l’Arkansas en matière d’avortement. Le projet de loi a reçu le soutien unanime du Sénat et de la Chambre de l’Arkansas, avec des votes de 34-0 au Sénat et de 96-0 à la Chambre, et aucun vote contre le projet de loi de la part de quelque parti que ce soit.
Cette loi 387 clarifie les exceptions à l’interdiction de l’avortement qui permettent de sauver des vies, réfutant ainsi les affirmations selon lesquelles les lois pro-vie nuisent aux femmes.
Depuis l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade par la Cour suprême dans l’affaire Dobbs, les lois pro-vie sont attaquées par des opposants qui prétendent à tort qu’elles sont trop vagues et confuses, notamment en ce qui concerne les situations où la vie de la mère est en danger. Bien que toutes les lois américaines sur l’avortement prévoient des exceptions pour la vie de la mère, certains États modifient leurs lois afin d’établir des lignes directrices plus claires.
On entend par « urgence médicale » une situation qui, selon un jugement médical, complique l’état de santé d’une femme enceinte à un point tel qu’une interruption de grossesse ou un avortement est nécessaire pour préserver la vie d’une femme enceinte dont la vie est mise en danger par un trouble physique, une maladie physique ou une blessure physique, y compris une condition physique mettant la vie en danger causée par la grossesse elle-même ou découlant de celle-ci.
La loi définit la portée de ce qui constitue une urgence médicale. Elle exclut notamment les affections qui peuvent être traitées sans interrompre la grossesse et les affections psychologiques, telles qu’une menace pour la santé mentale de la mère ou l’automutilation, afin de protéger autant que possible la vie des enfants à naître. Par exemple, le texte stipule que le terme « urgence médicale » n’inclut pas ce qui suit :
- « Les conditions pour lesquelles il existe un traitement qui, selon un jugement médical raisonnable, peut permettre de préserver ou de maintenir la vie de la femme enceinte sans mettre fin à la grossesse.
- « Un état psychologique ou émotionnel. »
- « Un diagnostic médical fondé sur une allégation de la femme enceinte ou sur la présomption que la femme enceinte adoptera un comportement susceptible d’entraîner sa mort ou de provoquer une altération physique substantielle et irréversible d’une fonction corporelle majeure de la femme enceinte. »
La loi précise que les actes qui ne sont pas destinés à entraîner un avortement ne seront pas traités comme tels s’ils ont pour but de sauver la vie de la mère. Cela permettra aux médecins de s’occuper des grossesses extra-utérines, de traiter les cancers ou de gérer d’autres conditions médicales pour lesquelles le médecin doit donner la priorité à la santé de la mère en dépit des risques éventuels pour le bébé. La loi précise qu’il n’y a pas d’infraction « si un médecin agréé fournit un traitement médical à une femme enceinte qui entraîne une blessure accidentelle ou involontaire ou la mort de l’enfant à naître ».
Le panier à bébé : une alternative à l’avortement
Un hôpital de Tokyo est devenu le deuxième établissement médical du Japon à proposer un “panier à bébé” permettant aux parents en détresse d’abandonner anonymement et en toute sécurité leur enfant.
Les nourrissons de moins d’un mois peuvent être déposés, 24h/24 et 7j/7, dans un panier en forme de berceau installé dans une discrète pièce d’un hôpital de Tokyo géré par la fondation chrétienne Sanikukai.
Avant Sanikukai, l’hôpital catholique Jikei, situé dans la région de Kumamoto (sud-ouest du Japon) avait mis en place ce système en 2007. En mai 2024, 179 bébés et enfants en très bas âge auraient été abandonnés dans le “panier à bébés” de l’hôpital Jikei depuis ses débuts.
Après avoir vérifié que le bébé est en sécurité, l’hôpital travaillera avec les autorités compétentes pour décider de la “meilleure étape possible”, y compris le placement en famille d’accueil ou dans un foyer pour enfants.
J.D. Vance annonce sa participation au pèlerinage de Chartres [Poisson d’avril]
Le vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, né le 2 août 1984 à Middletown, dans l’Ohio, a grandi dans une famille modeste, de confession évangélique. Après le divorce de ses parents, il vécu une enfance instable au cours de laquelle il est adopté à l’âge de 6 ans par le troisième mari de sa mère. En 2014, il épouse Usha Chilukuri, avocate américaine d’origine indienne, qu’il a rencontrée pendant sa formation à Yale. Le mariage est célébré selon un rite mixte, la jeune femme étant de religion hindouiste. Le couple a trois enfants. Bien qu’il ait grandi dans une tradition évangélique, J. D. Vance déclare en 2016 ne pratiquer ni ne se reconnaître dans aucune branche particulière de la religion chrétienne.
Dans son livre autobiographique Hillbilly Élégie, il raconte son éducation, en évoquant les problèmes sociaux de sa ville natale et l’importance de la pauvreté dans les Appalaches.
En 2019, il se convertit au catholicisme. Ayant choisi Augustin d’Hippone comme saint patron de sa confirmation, Vance déclare :
« Je suis devenu persuadé au fil du temps que le catholicisme était vrai […] et Augustin m’a donné un moyen de comprendre la foi chrétienne d’une manière fortement intellectuelle. »
Ami de Rod Dreher, également converti en venant visiter la cathédrale Notre-Dame de Chartres et qui déclarait à son propos :
J.D. a grandi pauvre, dans une famille profondément brisée, piégé dans une culture de chaos et d’impuissance. Un homme qui était autrefois un pauvre garçon dont la mère était toxicomane et qui connaissait à peine son père se tient aux portes du pouvoir mondial. Il incarne l’American dream. […] Rappelez-vous, il est diplômé de la faculté de droit de Yale et a travaillé dans la Silicon Valley. Il connaît à la fois les sommets et les bas-fonds de l’expérience américaine. Une chose importante à retenir à propos de J.D. est que, tout en critiquant les barrières économiques et sociales structurelles pour les pauvres et la classe ouvrière, il critique également les pauvres et la classe ouvrière pour leurs propres habitudes lorsqu’elles sabotent leurs intérêts. Vous pouvez lire cela dans Hillbilly Elegy, quand il parle de la paresse, de l’apitoiement sur soi-même et de l’usage de drogues comme les grands problèmes de la classe ouvrière. […] J.D. est complètement anti-woke – et pas seulement anti-woke en théorie, mais en pratique. Il n’a pas cette peur que les politiciens républicains normaux ont d’affronter le wokisme, parce qu’ils ne veulent pas être appelés « racistes » ou « homophobes ». […] J.D. et moi sommes devenus amis après notre fameuse interview de 2016. Lorsqu’il a exprimé un intérêt pour le christianisme, j’ai essayé de l’ouvrir à l’orthodoxie, qui est ma confession, mais il se sentait vraiment attiré par le catholicisme . Alors je l’ai présenté à quelques bons dominicains, qui l’ont catéchisé. Comme beaucoup de jeunes hommes intellectuels qui fondent des familles, J.D. voulait être plus sérieux à propos de Dieu. Son parcours en tant qu’enfant comprenait un court passage dans une église protestante fondamentaliste, avec son père. En tant qu’adulte, il n’a pas trouvé cela satisfaisant. Plus il explorait le catholicisme, plus il était attiré par sa profondeur intellectuelle et spirituelle. […]
En 2019, il se convertit au catholicisme. Ayant choisi Augustin d’Hippone comme saint patron de sa confirmation, Vance déclare :
« Je suis devenu persuadé au fil du temps que le catholicisme était vrai […] et Augustin m’a donné un moyen de comprendre la foi chrétienne d’une manière fortement intellectuelle. »
Il a annoncé sa participation au pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté à Chartres dans un entretien à lire ici.
Le « bracelet d’honneur » de la si triste République des juges
Bernard Antony, ancien député français au Parlement européen, président de l’AGRIF, communique :
Au mépris des suffrages de 12 millions de citoyens, le néo-gouvernement des juges, qui dicte désormais la loi et fait la politique dans notre pays, vient donc ce jour de priver iniquement Marine Le Pen du droit de se présenter à la prochaine élection présidentielle, comme le souhaitait d’ores et déjà près de la moitié du corps électoral.
Ainsi, au mépris du principe démocratique fondamental de la séparation des pouvoirs, voici que le judiciaire s’arroge désormais le droit d’éliminer la candidate la plus à même de l’emporter, sans qu’il y ait eu bien sûr de son fait le moindre enrichissement personnel ; voici également que sept autres députés et douze de leurs collaborateurs viennent de faire l’objet de condamnations, tout autant démesurées que disproportionnées.
Cela permet au principal porte-parole du système russo-poutinien, Dimitri Peskov, de profiter sans vergogne de cette infamie pour infliger à la France des leçons de libertés publiques. J’ai l’intime conviction que ce coup de Jarnac du pouvoir judiciaire en France n’entraînera pas l’éviction définitive de Marine Le Pen de notre vie politique. J’ai quelquefois eu avec elle des différents ou des désaccords sur les valeurs fondamentales de la vie. Mais je suis désormais persuadé que les Français vont vouloir la venger de ce dernier traquenard judiciaire qu’on vient de lui concocter, et je les approuverai.
Un jour qui n’est peut-être pas si loin, sera apportée la preuve de ce que la perversité de l’idéologie judiciaire, qui distribue les années de prison ou les bracelets qu’on leur substitue pendant une partie de leur condamnation, ne rendent pas service à la justice. Viendra bientôt le temps où deviendront comme des décorations justement acquises les bracelets des iniquités judiciaires contemporaines.
Spectacle blasphématoire à Caen : chemin de croix de réparation le 1er avril
Un spectacle blasphématoire, qui singe la sainte Vierge et les cardinaux notamment, détourne la musique sacrée pour créer des scènes “burlesques” tendancieuses et scandaleuses, aura lieu demain à Caen.
En réaction, un chemin de croix est organisé :

Réactions au coup d’Etat des juges
Marine Le Pen fera part de sa réaction à sa condamnation au journal de TF1 ce soir. En attendant, voici quelques réactions à droite (et au-delà) :
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée : c’est la démocratie française qui est exécutée.#JeSoutiensMarine
— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 31, 2025
Depuis des décennies, le camp national et notre famille ont subi tous les coups, toutes les attaques, toutes les injustices.
Des juges se pensant au-dessus du peuple souverain, ont décidé d’exécuter dans un tribunal, celle qu’ils n’ont jamais pu faire reculer dans les urnes.… pic.twitter.com/0dNl4ATox1
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) March 31, 2025
Le destin démocratique de notre nation confisqué par une cabale judiciaire indigne.
La candidate favorite à l’élection présidentielle empêchée de se présenter.
Ce n’est pas un simple dysfonctionnement, c’est un système de captation du pouvoir qui écarte systématiquement tout…
— Eric Ciotti (@eciotti) March 31, 2025
Ce n’est pas aux juges de décider pour qui doit voter le peuple.
Quels que soient nos désaccords, Marine Le Pen est légitime pour se présenter devant le suffrage.
Je regrette que les politiciens aient donné d’eux-mêmes ce pouvoir exorbitant à la justice. Il faudra tout changer.
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) March 31, 2025
Les juges décident des contours de l’élection présidentielle de 2027. Comme en 2017. Scandale. #MarineLePen
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) March 31, 2025
Fillon en 2017, la Roumanie il y a quelques semaines, et maintenant l’inéligibilité de Marine Le Pen pour 2027 : le deux poids, deux mesures du gouvernement des juges entrave la souveraineté populaire et sape nos démocraties.
— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) March 31, 2025
Je m’associe pleinement à la déclaration de la coordination du mouvement insoumis. Et j’ajoute : la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple. C’est à cela que servirait le référendum révocatoire dans une 6e République démocratique.
➡️ https://t.co/hIYz2q96gD pic.twitter.com/ypLI1FtGGO
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) March 31, 2025
Ceux qui craignent le jugement des électeurs cherchent souvent à se rassurer par celui des tribunaux.
À Paris, ils ont condamné Marine Le Pen et aimeraient l’écarter de la vie politique. Un mauvais film que l’on observe également dans d’autres pays comme la Roumanie.
Ce qui se…— Matteo Salvini (@matteosalvinimi) March 31, 2025
Je suis Marine! @MLP_officiel
— Orbán Viktor (@PM_ViktorOrban) March 31, 2025
Les juges empêchent Marine Le Pen d’être candidate : un coup de grâce pour la Ve République
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité :
Dans un pays dont le Président est minoritaire et isolé, où le gouvernement ne dispose d’aucune majorité parlementaire, la condamnation qui vient de frapper Marine Le Pen, en l’empêchant de se présenter à la prochaine élection présidentielle, ouvre une crise institutionnelle sans précédent.
L’élection présidentielle de 2027 paraissait être l’occasion de mettre fin à la crise politique qui immobilise nos institutions, à l’heure où la situation internationale et l’état de la France exigeraient un pourvoir ferme et stable.
Ce sabotage du processus démocratique, perpétré par 3 juges, sonne le glas de la Ve République.
Plus grave, elle plonge définitivement la France dans l’instabilité et la paralysie.
Chaque jour qui passe rapproche le pays du gouffre.
Devant cette urgence, la seule arme qui puisse arrêter la marche à la mort est une dissolution anticipée de l’Assemblée nationale et l’organisation de nouvelles élections législatives.
Les députés du RN doivent donc censurer le gouvernement minoritaire de François Bayrou à la première occasion qui se présentera et en faire de même pour les éventuels gouvernements à venir.
Avec ou sans élection présidentielle anticipée, il est vital de provoquer de nouvelles législatives pour tenter de redonner un gouvernement majoritaire au pays.
Nul doute que la situation de la France et le scandale démocratique en cours inciteront les Français à élire une majorité de salut national.
Marine Le Pen : condamnation et conséquences politiques
SOURCE : https://leconservateur-media.fr/2025/03/31/marine-le-pen-condamnation-et-consequences-politiques/
MARINE LE PEN : UNE CONDAMNATION POLITIQUE QUI VISE À L’ÉLIMINER DU JEU DÉMOCRATIQUE ?
Lundi 31 mars 2025 restera une date marquante dans la vie politique française. Marine Le Pen, figure centrale du Rassemblement National, a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate, ainsi qu’à une peine de prison aménageable avec un bracelet électronique et une amende de 100 000 euros. Cette décision, qui l’écarte de toute candidature à l’élection présidentielle de 2027, est perçue par ses partisans comme une attaque directe contre l’opposition nationale.
UN PROCÈS ENTACHÉ PAR DES MOTIVATIONS POLITIQUES ?
Dès l’ouverture du procès sur l’affaire des assistants parlementaires européens, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. La présidente du tribunal, Bénédicte de Perthuis, a justifié l’exécution immédiate de la peine par une volonté d’égalité entre élus et citoyens ordinaires, mais cette décision semble surtout viser à empêcher toute possibilité pour Marine Le Pen de briguer l’Élysée.
Dans les rangs du gouvernement, la condamnation était redoutée, mais également attendue. Certains observateurs politiques n’hésitent pas à qualifier cette affaire de « coup monté » pour évincer une adversaire qui représentait une alternative crédible aux partis traditionnels. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole, a même dénoncé « une violation des normes démocratiques » en réaction à cette condamnation.
LE RN DANS LA TOURMENTE MAIS PRÊT À RIPOSTER
Malgré ce revers judiciaire, le Rassemblement National ne compte pas abandonner la bataille politique. Marine Le Pen et son entourage envisagent plusieurs stratégies, dont un recours en appel, bien que celui-ci semble avoir peu de chances d’aboutir avant la présidentielle de 2027. Elle pourrait également choisir de passer le relais à Jordan Bardella, président du RN et favori pour la prochaine élection.
Cependant, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle reste influente au sein de l’Assemblée nationale et pourrait jouer un rôle clé en cas de victoire du RN. Un scénario où Jordan Bardella serait élu président et nommerait Marine Le Pen Première ministre reste une possibilité qui maintiendrait son emprise sur la politique française.
UNE MOBILISATION EN VUE ?
Face à ce qu’ils perçoivent comme une injustice, les militants du RN pourraient se mobiliser en masse pour protester contre cette décision. Une telle condamnation risque de renforcer la perception d’un « système » cherchant à museler toute alternative au pouvoir en place, un sentiment qui pourrait paradoxalement jouer en faveur du RN en galvanisant ses électeurs .
Cette affaire, loin de mettre un terme à la carrière politique de Marine Le Pen, pourrait bien être un tournant décisif, non seulement pour elle, mais pour l’ensemble de la droite nationale.
Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National (RN). Marine Le Pen et huit autres eurodéputés du parti ont été déclarés coupables de détournement de fonds publics. Cette condamnation pourrait entraîner une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire, menaçant directement la carrière politique de la leader du RN à l’approche des élections présidentielles de 2027 .
Toutefois, la décision de la justice soulève des interrogations. Pour Maître Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen, il s’agit avant tout d’une « élimination politique » sous couvert d’un procès judiciaire. Il dénonce un acharnement sans précédent contre sa cliente, qui a toujours coopéré avec la justice et répondu aux accusations avec « sincérité et sérieux ». Selon lui, la sanction demandée par le parquet est « disproportionnée » et « non justifiée », mettant en péril le droit fondamental à une élection libre et démocratique.
Marine Le Pen a également réagi en dénonçant un procès « à charge », où l’issue semblait écrite d’avance. Selon elle, la procédure vise uniquement à l’empêcher de se présenter en 2027, privant ainsi des millions de Français de leur candidate naturelle. « C’est ma mort politique qu’on réclame« , a-t-elle affirmé, soulignant la gravité de l’inéligibilité immédiate demandée par le parquet. Cette condamnation apparaît comme une tentative manifeste d’écarter un adversaire politique redouté par le pouvoir en place.
Loin d’être un simple dossier judiciaire, ce procès met en lumière une instrumentalisation de la justice pour des raisons politiques. Alors que des affaires similaires impliquant d’autres partis ont été traitées avec plus de clémence, la sévérité du jugement contre Marine Le Pen interroge sur l’équité du système judiciaire. Il en va non seulement de l’avenir du RN, mais aussi de la confiance des citoyens dans l’impartialité des institutions
Si Marine Le Pen venait à être déclarée inéligible, cela ne ferait que renforcer l’idée d’une justice politisée et alimenterait le ressentiment de nombreux Français envers un système perçu comme verrouillé par les élites en place. Le combat juridique et politique ne fait que commencer.
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