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Ils ont osé se parler

Lu dans Les 4 Vérités :

Les médias ne bruissent que de cela: Nicolas Sarkozy a reçu Jordan Bardella le 1er juillet dernier. Mais ce qui est troublant, c’est précisément qu’une telle rencontre trouble.

On pourrait commenter si nous savions de quoi les deux hommes avaient parlé, s’ils avaient échangé des opinions dont nous aurions ignoré qu’ils les partageaient. Mais rien de cela: nous ne savons pas ce qu’ils se sont dit. Simplement qu’ils se sont vus. Autant dire que la seule raison d’en faire des gorges chaudes consiste à laisser entendre que Nicolas Sarkozy a rompu le sacro-saint « cordon sanitaire ». Or, c’est précisément ce « cordon sanitaire » qui devrait choquer les commentateurs de bonne foi: comment comprendre que des électeurs de Bruno Retailleau et de Jean-Luc Mélenchon s’entendent pour « faire barrage » à ceux de Jordan Bardella – alors que chacun sait que les électeurs de Bruno Retailleau et de Jordan Bardella ont des préoccupations très proches sur de nombreux sujets ?

Cependant, la disparition du « front républicain » n’est (hélas) pas à l’ordre du jour. Ni du côté de Nicolas Sarkozy, dont l’entourage a déclaré: « C’est surtout une discussion sur les relations humaines plutôt qu’un rendez-vous politique. » Ni du côté de Jordan Bardella, dont le parti vient de mettre un coup d’arrêt à la timide dynamique d’union des droites qui se mettait en place depuis les dernières législatives. Pour les municipales de 2026, le RN a effectivement fait savoir qu’il n’y aurait pas d’alliance avec IDL, le parti de Marion Maréchal. Plus exactement, IDL peut présenter des candidats, mais à la condition que ces derniers soient investis par le RN et ne mettent pas le logo d’IDL sur leurs tracts.

Le RN veut bien des candidats alliés … à condition qu’ils soient RN! Intéressante conception de l’alliance. Il paraît que cette décision sanctionnerait l’abstention des 3 députés IDL sur un texte RN relatif aux retraites. C’est possible, mais cela serait consternant. D’autant que l’on dit aussi que les dirigeants du RN avaient refusé que les élus IDL se rattachent au groupe UDR d’Éric Ciotti – qui, lui, a pu s’abstenir sans déclencher la foudre. UDR reste donc le seul parti à être en mesure de s’allier avec le RN. Pour combien de temps ? On voit mal pourquoi les mêmes causes ne produiraient pas les mêmes effets et pourquoi le sectarisme ambiant n’aurait pas, à son tour, raison de cette alliance naissante.

Un homme monte sur l’autel de la basilique du Sacré-Coeur

Lundi 7 juillet vers 13h40, un homme est monté sur l’autel de la basilique du Sacré-Cœur à Paris «en gesticulant de façon virulente» et en criant, à trois reprises, «Allah Akbar». Le suspect a été placé en garde à vue.

Un agent d’entretien a tenté d’arrêter cet homme. L’individu lui a asséné un coup de poing au niveau du plexus. Le service de sécurité de la basilique est intervenu, avant d’être rejoint par un équipage militaire de la force Sentinelle.

Communiqué de Marie et Colomban Soleil en ce 2ème anniversaire de la disparition d’Emile

En ce triste 2ème anniversaire de la disparition de leur petit garçon, Marie et Colomban Soleil ont rédigé ce texte :

Aujourd’hui cela fait deux ans. Cela fait deux ans que la disparition d’Emile a déchiré nos vies, que le sol s’est dérobé nous nos pieds et que nous avons été noyés dans l’angoisse. Tout de suite, cet épouvantable soir du 8 juillet, il a fallu survivre. Cette angoisse ne nous a pas tués sur place ; à notre grande surprise elle nous a laissés vivants mais comment vivre avec elle ? Et nous avons tenu, d’abord « en attendant de le retrouver, en attendant qu’il nous soit rendu ». Et puis 9 mois plus tard nous avons appris qu’il nous faudrait attendre pour le retrouver beaucoup plus de temps que nous avions pensé, cramponnés que nous étions à l’espoir de le revoir vivant en ce monde. Et il a fallu apprendre à survivre sans lui, voir à nouveau la lumière et la joie dans ce monde que ce vide infini a laissé fade, noir et flou.

Impitoyablement, ce furent aussi deux années pendant lesquelles, tout en luttant pour ne pas perdre pied, pour ne pas nous faire aspirer dans le trou noir de notre détresse, il a fallu subir l’injonction permanente de l’étaler au grand jour. Rien ne nous aura été épargné, c’est un grand paradoxe : notre position de victime et notre grande fragilité, au lieu de susciter respect et protection, semble avoir donné tous les droits sur nous : nous avons vu étalés et décryptés nos visages, notre passé, nos parcours, nos opinions politiques réelles ou fantasmées, notre foi catholique, nos habitudes, nos qualités, nos défauts, ceux de nos chères familles, de nos amis. Nous avons vu les êtres que nous aimons trainés dans la boue, calomniés tant et plus. Partout : dans les médias, sur les réseaux. Nous avons été épiés, photographiés à notre insu, assiégés chez nous par les caméras, et on nous a dit : « Exprimez-vous ! Corrigez vous-mêmes ce qui est dit sur vous ! ».

Et pourtant, pendant deux ans, nous nous sommes encore et encore astreints au silence. Car nous n’avons rien à dire. Pourquoi nous demande-t-on de nous justifier de ce qui nous arrive ? Sommes-nous de si mauvaises personnes pour qu’il nous arrive une pareille horreur ? Qui pourrait au fond réellement mériter une telle souffrance ? Nous pensons sincèrement que personne ne mérite une souffrance pareille et nous ne la souhaitons à personne. Le mal existe, et il peut s’abattre sur n’importe lequel d’entre nous. Nous-mêmes peinons à regarder en face le mal qui a été fait à notre petit enfant si merveilleux et surtout si innocent.

Connaître la vérité nous aidera aussi, et surtout sa manifestation est un devoir à rendre à notre Emile. C’est bien pourquoi nous ne souhaitons aucunement y faire obstacle en risquant de dévoiler le secret de l’instruction. Nous sommes parents et, même sachant notre petit garçon éternellement heureux au Ciel, nous continuerons de toutes nos forces à défendre sa mémoire et à tout mettre en œuvre pour que justice lui soit rendue, grâce aux juges et aux enquêteurs que nous remercions une nouvelle fois pour leur engagement et leur humanité. C’est le plus important.

Nous-mêmes n’éprouvons pas le besoin de nous exprimer plus, nous avons besoin de reconstruire notre vie pour toujours amputée, aidés en cela par tous ceux qui nous ont témoigné de la bienveillance et de l’amour gratuit, en actes, en paroles, par la prière ; eux seuls nous ont rendu supportables ces deux années, qu’ils en soient infiniment remerciés. Grâce à eux,nous continuerons à survivre. Nous continuerons à penser à Emile, à parler de lui, à le faire connaître à ses frères et sœurs et à ceux qui ne l’ont pas connu, à user de nos regards chaque photo que nous connaissons déjà par cœur, à essayer de nous souvenir de ses traits, de sa voix que nous avons entendue pour la dernière fois il y a deux ans, de ses baisers et de sa tendresse de petit garçon. Nous continuerons à lui parler, à aller nous recueillir sur sa tombe et à l’aimer. Jusqu’à le retrouver.

Suicide assisté : l’Italie aussi

L’Italie se prépare à légiférer sur la fin de vie, avec un projet de loi qui sera débattu au Sénat le 17 juillet. Défendu par le camp de la Présidente du Conseil des ministres Giorgia Meloni, le texte a déjà été approuvé le 2 juillet par les commissions Justice et Santé de la Chambre haute.

En 2019, la Cour constitutionnelle s’était prononcée contre la condamnation systématique de l’euthanasie. Selon elle, cette pratique devrait être autorisée pour des patients « maintenus en vie par des traitements vitaux et atteints d’une pathologie irréversible, source de souffrances physiques et psychologiques jugées insupportables, mais pleinement en mesure de prendre des décisions libres et conscientes ». La Cour a demandé au parlement de légiférer sur le sujet.

Le texte proposé comprend quatre articles. Le premier établit que « le droit à la vie est un droit fondamental de la personne » : « La République assure la protection de la vie de chaque personne sans distinction d’âge, d’état de santé ou de condition sociale. » Puis, l’article 2 modifie l’article 580 du Code pénal sur l’incitation ou aide au suicide. Le projet de loi qui sera soumis au vote du Sénat introduit une exception à la punissabilité prévue par le Code pénal : la personne qui « facilite l’exécution » du suicide ne sera, si certaines conditions sont réunies, pas passible de poursuites pénales.

Les conditions sont les suivantes : la personne qui souhaite mourir doit être majeure, capable de discernement, et son désir de mourir doit avoir été formé de manière « libre et autonome ». Elle doit en outre être « prise en charge dans le cadre de soins palliatifs :», être maintenue en vie par des traitements qui remplacent des fonctions vitales, être atteinte d’une pathologie « irréversible » et subir des souffrances physiques et psychologiques « intolérables ».

Le projet de loi prévoit un accès généralisé et préventif aux soins palliatifs. Il dispose également que ni le personnel ni les ressources du Service national de santé ne peuvent être mis à contribution dans la démarche de suicide assisté. Ces mesures visent à éviter que des demandes de suicide assisté soient dictées par des manquements de la part des services publics.

Le Parti démocrate, le Mouvement 5 étoiles, l’Alliance Verts-Gauche, Italia Viva, Azione et Più Europa s’opposent à ce texte, le jugeant plus restrictif que les arrêts de la Cour constitutionnelle. Ils désapprouvent l’idée que le Service national de santé ne soit pas impliqué dans la démarche, craignant des « lacunes » en matière de protection des patients y demandant à y avoir recours.

Quant à Fratelli d’Italia, Forza Italia, Lega et Noi Moderati, ils sont satisfaits de ce qu’ils considèrent comme un « juste équilibre ».

Arte diffuse un documentaire christianophobe financé par nos impôts

Laurence Trochu interroge :

 

La falsification de l’Histoire par le lobby LGBTXYZ

Jonathon Van Maren est directeur de la communication du Centre canadien pour la réforme bioéthique. Ses écrits ont été traduits dans plus de six langues et il collabore dans de nombreux journaux comme LifeSiteNews, National Post, National Review, First Things, The Federalist, The American Conservative, The Stream, Jewish Independent, Hamilton Spectator, Reformed Perspective Magazine, The European Conservative. Sur Lifesitenews, il vient de publier un article, “De l’Allemagne nazie à la Rome antique, personne n’est à l’abri de l’agenda LGBT“, pour dénoncer les mensonges historiques du lobby LGBT, qui tente de récupérer des personnages historiques.

D’Anne Frank à Abraham Lincoln, le mouvement pro-LGBT revendique des figures historiques bien-aimées pour normaliser son agenda – au diable les faits et le contexte. Au cours des deux dernières décennies, le mouvement LGBT s’est attelé à la tâche de rendre l’histoire « queer ». Non seulement il a réussi à élever les héros de son propre mouvement au rang de sacro-saints – de Harvey Milk à Alfred Kinsey – mais il a également prétendu, avec une grande promiscuité, que de grands personnages historiques, de William Shakespeare à Abraham Lincoln, étaient, si l’on louche bien sur les preuves, définitivement LGBT.

Cette campagne a connu des moments très amusants. Le North Hertfordshire Museum a annoncé il y a plusieurs années que l’empereur romain Héliogabale était manifestement transgenre et a rapidement corrigé ses plaques pour le souligner. Cette décision a été prise à la suite d’accusations portées contre l’empereur par ses ennemis politiques, qui trouveraient sans doute hilarant que, plus de mille ans plus tard, leurs calomnies soient finalement restées sans effet. Comme je l’ai noté dans un essai en 2024, des archéologues ambitieux déterrent aujourd’hui des Vikings homosexuels et des Saxons bisexuels avec une fréquence suspecte.

Deux exemples récents illustrent cette tendance. Le mois dernier, le média LGBT Pink News a annoncé qu’Anne Frank, la célèbre jeune morte aux mains des nazis à Bergen Belsen à l’âge de 15 ans, était bisexuelle. Pink News a cité comme preuve des passages du journal d’Anne Frank dans lesquels, alors qu’elle était en pleine puberté, elle racontait avoir été « terriblement curieuse » du corps d’une de ses amies et l’avoir embrassée par curiosité. Nier la bisexualité de Frank, affirme Pink News sans ironie, c’est « laver l’histoire de l’hétérosexualité ».

Bien sûr, Frank était célèbre pour son béguin pour Peter, son compagnon d’infortune (qui a également péri dans l’Holocauste). Pink News s’est senti obligé d’admettre que “Anne n’a jamais défini sa sexualité, et ce n’était peut-être pas le fait le plus important à son sujet. Après tout, c’était une adolescente réfugiée. Mais il est important de faire la lumière sur les moments où des personnages historiques ont exprimé une attirance pour le même sexe”. Pourquoi est-ce important ? La question se répond d’elle-même : pour normaliser l’agenda LGBT en l’associant à des personnages célèbres et très appréciés.

Mais les preuves sur lesquelles les militants LGBT s’appuient pour affirmer la bisexualité d’Anne Frank semblent bien solides par rapport à une autre affirmation récente. Comme l’a dit le Daily Mail de façon dramatique :

Lors de l’éruption du Vésuve, il y a 2 000 ans, deux résidentes de Pompéi se sont agrippées l’une à l’autre dans leurs derniers instants. Prises au piège d’une étreinte éternelle, elles ont été surnommées « les deux jeunes filles ».

Toutefois, une nouvelle analyse de l’ADN des corps suggère que le couple emblématique pourrait avoir besoin d’un nouveau nom. Des chercheurs de l’Institut Max Planck ont découvert qu’au moins une des deux personnes, si ce n’est les deux, étaient des hommes. David Reich, l’un des auteurs de la nouvelle étude, a déclaré : “Une paire d’individus que l’on pensait être des sœurs, ou une mère et une fille, s’est avérée inclure au moins un homme génétique. Ces résultats remettent en question les hypothèses traditionnelles sur le genre et la famille”.

Bien que la véritable nature de leur relation reste incertaine, les experts estiment qu’il pourrait s’agir d’amants homosexuels. Massimo Osanna, directeur du site archéologique de Pompéi, a déclaré précédemment : “Le fait qu’ils aient été amants est une hypothèse qui ne peut être écartée.

Qu’est-ce qui étaye cette hypothèse ? Rien, littéralement, à part les vœux pieux des activistes et le désir des experts de faire quelques gros titres à bon compte. En fait, aucune hypothèse ne peut jamais être prouvée, et les archéologues admettent qu’il est impossible de déterminer la relation entre les deux Pompéiens condamnés. Ou, comme le dit le Daily Mail :

Bien que la nature de leur relation ne soit pas claire, des études antérieures ont suggéré qu’ils auraient pu être des amants homosexuels. Par exemple, les experts soulignent leur position suggestive, la tête de l’un reposant sur la poitrine de l’autre. Cependant, les experts ont déjà déclaré que leur relation ne pouvait « jamais être vérifiée ».

« Lorsque cette découverte a été faite, qu’il ne s’agissait pas de deux jeunes filles, certains chercheurs ont suggéré qu’il aurait pu y avoir une connexion émotionnelle entre la paire », a déclaré le professeur Stefano Vanacore, qui a dirigé une équipe de recherche examinant la paire en 2017. “Mais il s’agit d’hypothèses qui ne pourront jamais être vérifiées.

Considérez un instant à quel point il faut être obsédé par la sexualité pour regarder deux personnes s’agripper l’une à l’autre au moment de leur mort mutuelle, alors qu’un volcan anéantit leur monde, et penser : “Hmmmm. Je parie qu’ils étaient gays ! Je suppose que nous devrions être reconnaissants aux « experts » de ne pas avoir conclu auparavant que les deux « jeunes filles » étaient manifestement des amantes lesbiennes, en raison de la position supposée « suggestive » de… la tête d’une personne reposant sur la poitrine de l’autre.

Il est toujours déconseillé de porter des lunettes roses sur le passé ; en revanche, les lunettes arc-en-ciel font actuellement fureur.

Nous sommes plus de 50% à vouloir réagir. Cela ne suffit plus

Combien de « Français de souche » faut-il désormais pour que leur vote permette de réagir ?

Rapprochons ces 2 articles : https://lesalonbeige.fr/la-communaute-algerienne-pese-10-sur-lelection-presidentielle/ et https://lesalonbeige.fr/encore-des-maths-au-service-des-elections/ .

Karim Zeribi nous dit que, d’après lui, sur 100 électeurs en France, il en a 10 qui sont de la « communauté algérienne ».

Or les musulmans votent à au moins 80% à gauche, peut-être même 90% : https://www.lavie.fr/actualite/93-des-musulmans-ont-voteacute-pour-franccedilois-hollande-36013.php

Or, aujourd’hui, sur 100 votants, les sondages pour les Présidentielles donnent généralement 50% – 50% au 2nd tour.

Un petit calcul simple montre que nous sommes largement plus de 50% à vouloir réagir. Mais cela ne suffit plus .

En effet, cela veut dire que ceux qui veulent réagir sont les suivants :
– 48 « de souche » qui ont compris le danger ;
– 2 (sur 10) de la Communauté algérienne, les plus assimilés (descendants de harkis, etc.).

Au contraire, votent pour la disparition de la civilisation française historique :
– 42 « de souche » encore contaminés par le Gauchisme et/ou la peur du « péril fasciste »
– 8 (sur 10) de la Communauté algérienne.

Donc, aujourd’hui, si nous étions avec un autre code de la nationalité, les 48 « de souche réac » gagneraient facilement contre les 42 « de souche gaucho », cela ferait 53,33% en faveur de la réaction.

Par exemple, au Qatar, la majorité de la population est immigrée. Mais quasiment aucun « allogène » n’obtient jamais la nationalité qatarie. Donc aucun ne vote.

Plus encore, si nous considérons les immigrés dans leur ensemble, et pas seulement la « communauté algérienne », le rapport serait encore plus large. En effet, même les immigrés non musulmans votent majoritairement à gauche : https://shs.cairn.info/revue-migrations-societe-2013-3-page-175?lang=fr.
Aujourd’hui, il y a donc sans doute 55% à 60% des « de souche » qui veulent une réaction. Mais ils sont de plus en plus noyés dans la masse.

Et cela ne va pas s’arranger, comme l’a montré cet article : https://lesalonbeige.fr/les-musulmans-majoritaires-en-france-en-2055-calculons/ .

Il y a donc une extrême urgence. Plus le temps passe, plus les « de souche » sont dilués, et plus la réaction nécessitera une grande proportion de « de souche réveillés ».

Pendant ce temps (pour une fois, critiquons frontalement le RN), Marine Le Pen refuse même l’alliance des Droites avec sa nièce Marion… https://lesalonbeige.fr/municipales-le-rn-ne-compte-pas-sur-des-alliances/

Rappelons qu’en 1998, c’était Jean-Marie Le Pen qui avait refusé l’union des Droites après les élections régionales… Réveillez-vous, au RN, ça suffit, il faut arrêter cet orgueil de croire que vous réussirez seuls ! Réfléchissez un peu : non seulement il faut le pouvoir, et vite. Mais aussi il faudra l’exercer, donc avec un consensus le plus large possible.

Halte aux anathèmes, l’urgence est à l’union sacrée.

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, charles.rosiers@gmail.com

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le Liban otage des Palestiniens

D’annie Laurent dans La Petite feuille verte :

Depuis son accession à la tête de l’État libanais, début janvier 2025, le président Joseph Aoun a inscrit à son programme la restauration de la souveraineté sur l’ensemble du territoire. Il s’agit de réserver l’exclusivité de la sécurité à l’armée et à la police, d’où l’insistance du gouvernement à opérer le désarmement du Hezbollah, parti-milice chiite parrainé par l’Iran au nom du soutien aux droits des Palestiniens (cf. PFV n° 103).

Le désarmement concerne aussi les camps dans lesquels vivent des descendants de Palestiniens contraints de quitter leur terre d’origine depuis la Nakba (Catastrophe en arabe), conflit qui a suivi le vote par l’ONU du plan de partage de la Palestine en deux États, l’un arabe, l’autre juif (29 novembre 1947), et qui s’est prolongé par une guerre opposant Israël à plusieurs pays arabes (Égypte, Liban, Syrie, Jordanie).

Le Liban a montré une grande générosité dans l’accueil des réfugiés (142 000 en 1948), et ceci malgré l’étroitesse de son territoire et la fragilité de son système multiconfessionnel. Sur la base de leurs valeurs, les chrétiens (politiques, religieux, intellectuels) s’y sont profondément investis. Les Églises locales ont contribué à l’installation des Palestiniens en mettant à leur disposition des terrains dont elles étaient propriétaires et sur lesquels ont été aménagés des camps de tentes qui furent peu à peu remplacés par des zones construites (habitations, écoles, hôpitaux, magasins, lieux de culte, rues, etc.). La plupart de ces camps sont situés aux abords des grandes villes.

Plusieurs autres vagues de Palestiniens se sont ensuite installées au Liban au gré des événements régionaux.

  • La guerre des Six jours (5-10 juin 1967) ayant opposé Israël à quatre pays arabes (Égypte, Syrie, Irak et Jordanie) ;
  • Septembre noir (1970) : expulsion de Jordanie où l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), fédération de partis militant pour la défense des droits palestiniens, créée à Jérusalem-Est à l’initiative de la Ligue arabe, tentait d’imposer par les armes ses choix au roi Hussein.
  • A partir de 1968, la Syrie qui accueillait aussi des Palestiniens, craignit d’être confrontée à une situation semblable à celle de la Jordanie. Opposé à leur armement, le régime d’Hafez El-Assad les aida à s’implanter solidement au Liban où ils créèrent des bases de départ pour des opérations militaires dirigées contre Israël.

Au fil des ans, les Palestiniens au Liban ont donc pu s’organiser politiquement et militairement en toute impunité, au risque de déstabiliser le pays d’accueil en refusant de se soumettre à l’autorité de l’État et en suscitant l’émergence de soutiens armés au sein des communautés libanaises dont ils se sentaient idéologiquement ou confessionnellement proches, notamment sunnites, chiites et druzes. Ces militants exigeaient pour les fedaïs (combattants palestiniens) une liberté absolue de mouvement, au nom de « la cause sacrée », ce qui entraîna des divisions et des affrontements avec l’armée et la gendarmerie. En 1969, l’attitude des Palestiniens provoqua une crise entraînant la démission du Premier ministre, Rachid Karamé, qui s’opposait à la fermeté du président de la République, Charles Hélou, lequel se réclamait des impératifs de la souveraineté et de la sécurité.

C’est dans ce contexte que la Ligue arabe se saisit de l’affaire allant jusqu’à imposer au Liban, qui en est membre fondateur, un règlement d’autorité. Réunis au Caire les 25 et 26 août 1969, les ministres arabes des Affaires étrangères décidèrent d’appuyer l’action de l’OLP au pays du Cèdre en insistant sur « la nécessité d’offrir toute l’aide matérielle possible et l’armement nécessaire à la révolution palestinienne et sur la nécessité de donner aux fedaïs la liberté totale d’action » ; ils rejetèrent aussi la suggestion du représentant libanais de confier à chaque gouvernement arabe sa liberté d’appréciation et d’action dans ce domaine.

La solidarité confessionnelle arabo-sunnite, sortie victorieuse de ces débats, déclencha dans chaque pays membre de la Ligue des manifestations hostiles aux «traîtres libanais », visant surtout le président Hélou, qui demandait formellement l’interdiction d’armes de guerre à l’intérieur des camps. Les pressions et manipulations des dirigeants arabes, jointes à la faiblesse des soutiens occidentaux, débouchèrent sur le choix du commandant en chef de l’armée, Emile Boustany, comme partenaire de Yasser Arafat pour négocier une solution. L’affaire s’acheva le 3 novembre 1969 par la signature du document appelé « Accord du Caire » qui mettait Hélou devant le fait accompli et fut ensuite approuvé par le Parlement libanais. Sur cet épisode, cf. Annie Laurent et Anntoine Basbous, Guerres secrètes au Liban, Gallimard, 1987, p. 26 à 31 ; Joe Khoury-Hélou, Charles Hélou, Hamlet de l’accord du Caire, Presses de l’Université Saint-Joseph, Beyrouth, 2014, p. 193-219.

Par ce texte, les Palestiniens résidant au Liban se voyaient reconnaître le droit de participer à la lutte armée contre Israël ; ils bénéficiaient d’un statut d’extraterritorialité dans l’Arkoub, région du sud-est favorisant un accès à la Syrie par où des armes pouvaient lui parvenir, et dans les camps où l’OLP fut autorisée à installer sa propre police et où l’armée libanaise n’avait pas le droit de pénétrer.

L’année suivante (1970), c’est Beyrouth que Yasser Arafat, chef du Fatah (« Conquête » en arabe), mouvement politico-militaire fondé par lui en 1959, a choisi pour y annoncer la naissance de « la révolution armée (qui) est la voie de la victoire et du retour en Palestine ». (Cf. A. Laurent et A. Basbous, id., p. 18). En Orient arabe, le Liban devenait le seul pays à permettre ce genre d’audace, de surcroît facilitée par la faiblesse d’une armée de métier mal équipée et par la proximité géographique d’une partie de son territoire avec Israël.

Chaque clause de l’Accord du Caire était assortie de l’engagement des Palestiniens à agir en coordination avec les autorités civiles et militaires libanaises. Mais dans la pratique, par le biais de concessions obtenues du deuxième bureau de l’armée et du ministère de l’Intérieur, en principe chargés de mettre en œuvre l’application du document, celui-ci servit de prétexte à la militarisation des camps, peu à peu transformés en fortins retranchés, ainsi qu’au recrutement et à l’entraînement de commandos qui s’étendirent à l’ensemble du pays. La police et l’armée furent dépouillées de facto de leurs prérogatives partout où l’OLP prenait position. Peu à peu, les Palestiniens en vinrent à tout régenter dans les zones qu’ils contrôlaient et à s’ingérer dans les affaires intérieures libanaises, encouragés par plusieurs régimes et partis arabes et musulmans qui voyaient dans cette emprise l’occasion d’en finir avec un système politique garantissant l’égalité citoyenne à tous les ressortissants.

La priorité fut alors donnée à la consolidation de l’implantation palestinienne au détriment de la lutte armée contre Israël. À partir de 1971, le nombre d’opérations contre l’État hébreu décrut dans de notables proportions tandis que les symboles de l’État libanais constituaient désormais la première cible des attaques de l’OLP, ce qui a conduit des partis chrétiens à s’armer pour résister à cette emprise (id., p. 32 à 38).

Seule une connaissance précise du contexte de l’époque permet de comprendre les causes de la guerre au Liban, déclenchée le 13 avril 1975 par l’agression de chrétiens à Aïn-Remmaneh (banlieue de Beyrouth), et suivie par une riposte de miliciens chrétiens contre un autobus transportant des Palestiniens armés. Plusieurs pays de la région s’engagèrent alors dans la déstabilisation du pays du Cèdre. Comme l’a montré le responsable politique chrétien orthodoxe, Ghassan Tuéni, avant d’être une « guerre civile », le conflit fut une « guerre pour les autres » (Une guerre pour les autres, JCLattès, 1985).

Mais quelle mouche a piqué Mgr de Kerimel ?

Riposte catholique révélait le 3 juillet que le nouveau chancelier et délégué épiscopal aux mariages de l’archidiocèse de Toulouse, nommé par Mgr de Kerimel, le père Dominique Spina, avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour le viol d’un lycéen de Pau dont il était le directeur de conscience, la peine avait été confirmée en appel. Selon la presse locale, au cours de l’instruction, le prêtre affirmait qu’il s’agissait d’une « relation consentie« , ce qui pose question sur son maintien dans le sacerdoce.

Le 7 juillet, la presse reprend l’information. La Croix indique que Mgr Guy de Kérimel, qui avait viré sans procès les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre quand il était encore à Grenoble, a dit prendre « le parti de la miséricorde ». Sic. La miséricorde instrumentalisé contre le droit, contre la justice, contre la vérité, contre les victimes…

« Il est vrai que l’abbé Spina a accompli une peine de cinq ans de prison dont un avec sursis pour des faits très graves qui se sont déroulés il y a près de 30 ans ». « Il n’exerce plus de charge pastorale, sinon celle de célébrer l’Eucharistie, seul ou exceptionnellement pour des fidèles. Considérant que nous n’avons rien à reprocher à ce prêtre depuis ces trente dernières années pour faits susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires, canoniques ou civiles, j’ai donc choisi de le nommer dans cette fonction administrative ».

Le droit canonique est pourtant clair :

483§2. Le chancelier et les notaires doivent être de réputation intègre et au-dessus de tout soupçon

L’association Parler et Revivre qui aide les victimes d’agressions sexuelles commises au sein de l’Eglise catholique dénonce :

« Il n’y a pas de prise de conscience du diocèse de Toulouse par rapport aux préconisations de la CIASE. On ne comprend pas le comportement du diocèse qui le met à un poste de représentation et qui porte atteinte à sa crédibilité ».

Mgr de Kerimel devrait présenter sa démission.

Sur CNews, Jean-Pax Méfret évoque les massacres de Français en Algérie

L’été 62:

Le pays qui n’existe plus :

Les quais de la douleur :

La 11ème édition du renouveau du Grand Sacre d’Angers : un succès brûlant !

Les angevins ont pu participer à une procession du Grand Sacre particulièrement solennelle et grandiose le dimanche 29 juin, sous un soleil ardent !

Même calfeutré dans sa maison en raison de la chaleur étouffante, il était en effet difficile de ne pas entendre les cantiques chantés par la foule de fidèles depuis le Parc St Nicolas jusqu’au tertre St Laurent.

Dès le matin à l’issue de la messe, les équipes de bénévoles s’affairent pour monter les structures, puis orner l’autel de multiples bouquets et guirlandes de fleurs. Le sol à son tour est soigneusement préparé à recevoir le passage de Notre Seigneur, accueillant des parterres splendides de pochoirs en sciure teintée, et des entrelacs de lierres et de fougères. A quelques pas, la chorale et les trompettistes s’adonnent à une dernière répétition ; c’est la fanfare qui donnera la cadence de la marche.

Plus à l’est, en centre-ville, et malgré la chaleur déjà montante, l’effervescence règne également, avec le même zèle que celui qui animait nos aïeux pendant des siècles jusqu’au Concile Vatican II, pour préparer le reposoir du tertre St Laurent. Il faut que la Tradition demeure. Rien n’est trop beau pour le Roi des Rois !

La procession doit être précédée de l’adoration du St Sacrement devant le magnifique reposoir de l’esplanade St Jacques.

Un peu avant 16h, l’abbé Gabard, Prieur de Gastines, prend la parole pour accueillir le clergé nombreux et la foule des fidèles, venus parfois de loin, certains depuis les confins de la Vendée et de la Charente Maritime. Un hôte d’honneur se joint à cette 11ème édition, l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint Pie X. La communauté des Dominicaines enseignantes du Rafflay est présente également pour la première fois, Deo gratias !

L’abbé remercie les bénévoles et donne le ton de l’événement : « Rien ne pourra être rétabli dans la société si Notre-Seigneur n’y retrouve pas la place qui Lui est due, s’Il n’est pas à nouveau publiquement honoré ! » Une occasion de commémorer dignement les 100 ans de l’encyclique Quas Primas sur la royauté universelle de NSJC, promulguée par le pape St Pie X.

Après les invocations et les litanies, la procession s’ébranle. En tête, le Garde Suisse donne le pas, puis les enfants de la Croisade Eucharistique, les jeunes filles symbolisant les Vertus précédées de leurs petits anges, et les deux rangs de premiers communiants, jetant des pétales pour joncher le sol au passage de leur Seigneur et Maître encadré des drapeaux de Saint Michel et du Sacré-Cœur. Enfin paraît le clergé et le ballet incessant des thuriféraires encensant le Roi des Rois, Lui-même présenté avec ferveur et majesté par Monsieur l’abbé Pagliarani dans un ostensoir resplendissant !

A la suite du dais, les religieuses, Sœurs de la Fraternité et Dominicaines du Rafflay, précèdent les scouts portant le Sacré-Cœur, puis les guides, les louveteaux et les jeannettes.

Pour continuer le cortège, l’orchestre déploie instruments à vent et cuivres, faisant retentir triomphalement le Lauda Sion et autres cantiques, repris en chœur par la chorale, et par la foule des près de 800 fidèles présents. Quel faste, quel honneur pour Notre Seigneur !

Dans les rues les badauds, pourtant calfeutrés chez eux, osent sortir sur le pas des portes avec leurs enfants, amusés et saluant les fidèles, pendant que le MJCF et les étudiants de la paroisse leur distribuent des tracts et leur expliquent la raison d’être de cette tradition angevine oubliée, mais restaurée depuis maintenant onze ans.
Des personnes plus âgées se montrent au balcon, retrouvant les airs des cantiques de leur enfance. Il faut dire que malgré les fronts ruisselants, les sourires sont sur les visages et les chœurs donnent de la voix !
L’arrivée au tertre saint Laurent renoue avec la Tradition : son érection à la fin du XIXème siècle avait en effet été voulue spécialement pour accueillir l’arrivée du Grand Sacre.
L’ostensoir est respectueusement posé sur le reposoir dressé devant le tertre, la foule s’agenouille en silence pour adorer Jésus, réellement présent dans la Sainte Hostie.

« Remercions Dieu de nous permettre de Lui présenter cette réparation des outrages et blasphèmes proférés contre Sa sainte présence. Remercions-Le d’accepter notre réparation, car si c’est justice pour nous de le faire, c’est par Son infinie Bonté qu’Il l’accepte ! » explique l’abbé Pagliarani à la suite de l’adoration.

L’abbé Gabard conclut, et donne rendez-vous à tous l’an prochain pour que « Christus regnat, Christus vincit, Christus imperat ! »

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“Beaucoup imaginent qu’ouverture internationale et souveraineté sont incompatibles”

Pierre-Marie de Berny est président du cabinet Vélite, spécialisé en renseignement d’affaires. Il a publié un rapport sur la souveraineté économique des entreprises du CAC 40. Extrait d’un entretien qu’il a donné à la revue Conflits :

[…] Beaucoup imaginent qu’ouverture internationale et souveraineté sont incompatibles, que défendre ses intérêts stratégiques reviendrait à se replier sur soi. Ce serait une erreur fondamentale. La France, comme l’Europe, doit rester ouverte aux échanges internationaux, car le commerce, les investissements étrangers et la coopération technologique sont des leviers indispensables de croissance et d’innovation. Il s’agit donc d’abord d’éviter les biais culturels et idéologiques, qui contribuent aux effets de mode comme celui de la délocalisation dans les années 2000. En plus d’être maîtrisée et organisée, je défends un modèle d’« ouverture contrôlée » : il faut que les centres névralgiques des entreprises – la recherche, le développement, les données sensibles, et la gouvernance  – restent sur le territoire français. Idéalement, le capital doit aussi être majoritairement français ou européen, afin d’éviter les prises de contrôle hostiles. Des entreprises comme Thales, Safran ou Vinci démontrent que ce modèle est viable et performant. […]

L’État doit donc jouer un rôle fondamental, mais en se concentrant sur ses fonctions régaliennes et stratégiques. Défense, cybersécurité, IA, technologies quantiques : ce sont des domaines où l’intervention publique est indispensable, car le risque est trop élevé pour le privé, ou les retours sur investissement trop lents. Cependant, il ne faut pas que l’État se noie dans trop de projets, comme c’est le cas avec des plans trop larges et peu ciblés, comme France 2030, qui, bien qu’ambitieux, manquent de focus et de priorités claires. L’État doit aussi créer un écosystème d’exemplarité et communiquer dessus : cesser d’acheter systématiquement américain, privilégier les fournisseurs européens ou français dans ses achats publics, réduire la dépendance aux cabinets anglo-saxons pour ses réflexions stratégiques. Enfin, l’État doit être un gardien vigilant. Quand un groupe stratégique s’éloigne de l’intérêt national par des prises de contrôle étrangères ou des délocalisations massives, il doit agir pour recadrer et protéger la souveraineté économique. La souveraineté est une fonction régalienne et un levier de puissance.

Qu’est-ce qui freine aujourd’hui l’investissement industriel et technologique en France ?

Le principal frein est d’ordre culturel et fiscal. Ce n’est pas une question de manque de moyens financiers : le capital existe mais son investissement est freiné par une fiscalité confiscatoire et un environnement réglementaire complexe. Les entrepreneurs et Français les plus fortunés passent plus de temps à se protéger des appétit insatiable de la machine étatique qu’à investir et à innover. Cette situation nourrit une défiance structurelle, un manque de confiance dans le cadre d’investissement. Il faut libérer les énergies, alléger l’oppression administrative et fiscale, et surtout récompenser le risque entrepreneurial. Tant que ce climat de confiance ne sera pas rétabli, l’investissement restera limité, freinant notre capacité à innover et à conquérir des marchés. La souveraineté industrielle française ne manque ni de talents ni de moyens. Elle manque d’un cap clair. […]

Vers une loi sur l’euthanasie à Malte

Alors que la dépénalisation de l’avortement est en discussion à Malte, le Premier ministre Robert Abela a annoncé le 2 juillet une future législation sur l’euthanasie.

Le gouvernement envisage d’autoriser les euthanasies pour les personnes en mesure de manifester leur volonté, la demande ne pouvant émaner que du patient lui-même. La personne qui demande l’euthanasie devra être âgée de plus de 18 ans, souffrir d’une maladie incurable en phase terminale entraînant la mort dans les six mois, et « avoir épuisé tous les traitements et services thérapeutiques disponibles ». Une période de réflexion d’une semaine serait prévue.

Une proposition qui inquiète l’association des soins palliatifs maltaise. Les professionnels affirment en effet que les médecins qui indiquent qu’un patient a six mois à vivre ont tort dans environ 75% des cas.

Obstruction judiciaire aux élections libres: le cas de Marine Le Pen

Mercredi 18 juin, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a organisé une réception sur le thème de l’obstruction judiciaire aux élections libres en Europe, en présence d’une cinquantaine de députés au Parlement européen et de diplomates en poste auprès du Conseil de l’Europe. Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ, a dénoncé l’usage fréquent des organes judiciaires pour faire obstacle à la candidature de responsables politiques conservateurs en Europe comme en Amérique. Il a analysé en particulier la condamnation dont a fait l’objet Marine Le Pen le 31 mars 2025, et exposé les « cinq actes » ayant conduit au « piège judiciaire » visant à empêcher la candidature de Marine Le Pen.

Bras de fer judiciaire sur l’avortement dans le Missouri

Jeudi 3 juillet, un juge du Missouri a bloqué plusieurs restrictions à l’avortement dans l’Eta. Selon l’ordonnance rendue par Jerri Zhang, juge de circuit du comté de Jackson, les restrictions à l’avortement seraient susceptibles de « violer le droit constitutionnel à l’avortement approuvé par les électeurs l’année dernière ».

Suite à cet arrêt le Planned Parenthood va reprendre les procédures dans l’Etat. Le procureur général du Missouri, Andrew Bailey, a toutefois déclaré que son bureau ferait « rapidement » appel de cette décision :

« Le Missouri ne restera pas les bras croisés pendant que l’industrie de l’avortement cherche à supprimer les garanties médicales de base ». « Nous continuerons à défendre l’intérêt impérieux de l’Etat à protéger la santé, la sécurité et le consentement éclairé des femmes. »

Après la révocation de l’arrêt Roe v. Wade en 2022, la loi du Missouri interdisant les avortements « sauf en cas d’urgence médicale » a été promulguée. Au mois de mai dernier, la Cour suprême du Missouri avait considéré que le juge Zhang n’avait pas appliqué les « bons critères » lorsqu’elle avait rendu des décisions en février et en décembre bloquant les restrictions en vigueur dans l’Etat.

Toutefois, après un réexamen, Jerri Zhang a à nouveau émis des injonctions préliminaires contre l’interdiction des avortements. Elle a en outre suspendu l’application de plusieurs autres lois, notamment relatives au délai de réflexion de 72 heures, aux exigences en matière d’autorisations pour les établissements pratiquant des avortements et à l’obligation pour les médecins pratiquant des avortements de détenir des « privilèges d’admission » dans certains hôpitaux situés à proximité de l’endroit où l’avortement est pratiqué.

En mai, l’Assemblée législative a approuvé une nouvelle proposition d’amendement constitutionnel visant à réimposer l’interdiction de l’avortement, mais en incluant des exceptions pour les grossesses faisant suite à un viol ou un inceste. La mesure pourrait être soumise au vote en 2026.

Un sommet pour rappeler que la liturgie est la source et le sommet de la vie de l’Eglise

Pendant quatre jours, du 1er au 4 juillet, le « Sommet sur la liturgie sacrée Fons et Culmen » s’est tenu au séminaire St. Patrick’s à Menlo Park, dans le diocèse de San Francisco, un rassemblement international qui a réuni certaines des principales figures actuelles de la pensée et de la pratique liturgiques dans l’Église. Parmi les participants figuraient les cardinaux Robert Sarah, Malcolm Ranjith et Seán O’Malley, ainsi que l’hôte de l’événement, l’archevêque Salvatore Cordileone, l’abbé Benedict Nivakoff, des musiciens, des théologiens et des liturgistes de renommée internationale.

L’initiative visait à placer la liturgie au centre de la vie ecclésiale, comme source et sommet de toute action pastorale, en reprenant l’esprit du mouvement liturgique qui a inspiré des auteurs tels que Dom Guéranger, Romano Guardini et Benoît XVI.

Le mardi 1er juillet a commencé par la célébration des Vêpres solennelles, où l’on pouvait déjà percevoir le ton de révérence, de beauté et de profondeur théologique qui marquerait tout le congrès. La séance a ensuite été présidée par le cardinal Robert Sarah, qui a prononcé un discours très attendu. Le cardinal guinéen, préfet émérite du culte divin, a lancé un appel clair à redécouvrir le caractère sacré de la liturgie et à la garder avec humilité et fidélité.

Le cardinal Sarah a rappelé que le prêtre n’est pas le maître des mystères, mais leur serviteur. La liturgie n’est pas un lieu d’expression personnelle, mais un lieu d’adoration. “Le célébrant doit être conscient du poids qui lui est confié, malgré sa fragilité et célébrer avec dévotion, obéissance et gratitude, selon les normes de l’Eglise.

La journée s’est terminée par un forum sur la formation liturgique dans les séminaires, au cours duquel ont été discutés des modèles concrets pour une pédagogie du rite qui forme le cœur du prêtre dans la fidélité à ce qui a été reçu.

Le mercredi 2 a été principalement consacré à des exposés, avec des contributions d’architectes, de théologiens et de musiciens qui ont abordé sous différents angles la noblesse du rite romain, l’architecture sacrée au service du mystère et le rôle de la musique liturgique en tant qu’art subordonné à la prière.

La messe quotidienne – toujours célébrée de manière solennelle, avec des homélies riches sur le plan doctrinal et un accompagnement musical de haut niveau – était au centre de la journée. Des moments prolongés d’adoration eucharistique et des espaces de confession ont également été prévus, donnant à la journée une tonalité marquée de retraite spirituelle.

Le jeudi 3 a été l’un des temps forts du congrès. La journée a commencé par la célébration de la Sainte Messe présidée par le Cardinal Seán O’Malley, Archevêque de Boston, suivie des Vêpres Pontificales célébrées par l’Abbé Benedict Nivakoff, en présence du Cardinal Sarah. Il régnait une atmosphère de communion hiérarchique et liturgique très stimulante en cette période d’incertitude. Parmi les interventions, celle du cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, a parlé de la pensée liturgique de Benoît XVI, en particulier du concept de participatio actuosa. Le cardinal Ranjith a souligné que la participation active n’est pas une question d’extériorité, mais d’union intérieure avec le mystère célébré. L’intervention du célébrant doit venir d’un cœur configuré au Christ, sans appropriation ni manipulation du rite. La journée s’est terminée par un dîner informel entre les participants et les intervenants…

La journée de clôture a eu lieu le vendredi 4 juillet. La journée a été marquée par les interventions de l’architecte Dino Marcantonio, de l’abbé Nivakoff et des prêtres Joshua Neu et Vincent Woo, qui ont traité de l’ars celebrandi, de la pastorale liturgique dans les paroisses et de la continuité avec la tradition. L’archevêque Salvatore Cordileone a prononcé un discours de conclusion profondément théologique et pastoral, affirmant que toute la liturgie doit être orientée vers le Christ, « notre pont vers le Père », et soulignant que « seul le meilleur doit être offert à la messe, parce que seul le meilleur est digne de Dieu ». Enfin, le cardinal Sarah a prononcé quelques mots qui ont servi de point d’orgue spirituel au congrès. Il a appelé à garder le don reçu et à laisser la liturgie transformer notre vie quotidienne, et pas seulement nos célébrations.

L’événement a également permis de consolider la figure de l’archevêque Salvatore Cordileone comme l’une des principales références internationales en matière de défense de la liturgie catholique. Son implication dans l’organisation du congrès, la qualité de son intervention et son travail constant pour retrouver la sacralité du culte dans son diocèse le placent de plus en plus comme une référence dans le mouvement actuel de restauration liturgique. Cordileone a fait preuve non seulement de fermeté doctrinale, mais aussi de sensibilité pastorale et de clarté formative, qualités qui ont fait de lui une voix de plus en plus écoutée aux États-Unis et à l’étranger.

“C’était Bagdad !”

Le grand remplacement n’existe pas. Mais TF1 découvre que la France ressemble de plus en plus à Bagdad.

Le même groupe de 50 jeunes, qui s’est incrusté sans payer, donc sans gilet de sauvetage. Ils ont poursuivi l’agent qui s’était réfugié dans un bungalow. Ils voulaient sa peau ! Il est traumatisé. Je ne peux pas assurer la sécurité de mes salariés. C’était Bagdad !”

Deux piscines du Bas-Rhin, une même ambiance. Pesante. Le stade nautique de Colmar a fermé ses portes durant trois jours la semaine dernière, après des incidents survenus dimanche. “Un groupe d’individus a commencé à insulter notre personnel. Puis il y a eu des échauffourées. Donc, très légitimement, notre personnel a décidé d’exercer son droit de retrait”, explique Éric Strauman, le maire (LR) de la commune. À Strasbourg, le même jour, la piscine du Wacken a subi des troubles comparables et n’a rouvert qu’avec des horaires restreints, après le même nombre de jours de fermeture.

Mardi, au Mans, ce qui devait devenir le plus grand parc aquatique de la région a fermé définitivement… quelques heures à peine après sa grande ouverture. En cause, “Une invasion de jeunes des cités”, qui ont violemment pris à partie un agent de sécurité, avant de lancer “une émeute de 200 à 300 personnes, munies de barres de fer et de pierres”. Les gendarmes sont intervenus par deux fois, avec des flash-balls. “Mais ils sont revenus aussitôt, poursuit le patron. Le même groupe de 50 jeunes, qui s’est incrusté sans payer, donc sans gilet de sauvetage. Ils ont poursuivi l’agent qui s’était réfugié dans un bungalow. Ils voulaient sa peau ! Il est traumatisé. Je ne peux pas assurer la sécurité de mes salariés. C’était Bagdad !”

La piscine de Fay-aux-Loges (Loiret), qui venait de rouvrir 15 jours auparavant, a été refermée jusqu’à nouvel ordre par la municipalité, consécutivement à l’irruption d’une quarantaine d’individus entrés sans payer, après avoir bousculé d’autres usagers dans la file d’attente, puis insulté et menacé le personnel. Des dégradations ont été constatées.

Le 21 juin, dans la commune du Bernard (Vendée), une rixe a éclaté, provoquant deux hospitalisations et gâchant la fête de la musique organisée au parc aquatique.

A Léguevin (Haute-Garonne), la mairie a publié un communiqué pour annoncer la fermeture de la piscine municipale durant tout l’été, à cause de “problématiques récurrentes d’incivilités qui engendrent des coûts et des contraintes supplémentaires”.

A Porrentruy, petite commune suisse toute proche de la frontière française, “l’accès à la piscine de plein air sera limité du 4 juillet au 31 août aux personnes de nationalité suisse, aux titulaires d’un permis d’établissement et aux titulaires d’un permis de travail suisse valide”, ce qui revient à interdire l’entrée aux baigneurs français venant sans visa touristique.

9 jours avec Marie-Madeleine : l’amour qui relève

Marie-Madeleine est une femme bouleversée par l’Amour du Christ, qui a tout laissé derrière elle pour aimer Celui qui l’a sauvée du péché et de la mort. Sa vie nous montre que rien n’est plus fort que la miséricorde de Jésus. Ni nos fautes, ni nos blessures, ni notre honte ne peuvent entraver son amour pour nous !

Alors du 14 au 22 juillet, à l’occasion de sa fête, l’application de prière Hozana vous propose une neuvaine pour entrer avec elle dans un chemin de libération et de confiance. Prier 9 jours avec Marie-Madeleine, c’est découvrir que l’Amour du Christ n’est pas une idée lointaine, mais une présence vivante qui peut transformer toute une existence ! Y compris la nôtre.

Inscrivez-vous dès maintenant ici : https://lc.cx/R84qIG 

Un homme armé d’un couteau menace des fidèles avant la messe

Un homme de nationalité roumaine armé d’un couteau a menacé les fidèles dans la chapelle Saint-François à Rennes dimanche matin, avant d’être maîtrisé et interpellé. Le suspect a été placé en garde à vue.

3 fidèles ont déposé plainte. Une enquête a été ouverte.

Rosa Mystica 2025

Aux Philippines, les volontaires de l’association Rosa Mystica continuent de travailler sans relâche : ils visitent les différents villages, distribuent des médicaments, accompagnent des patients à l’hôpital et restent souvent sur place pour faire du catéchisme.

Voici un film présentant cette mission médicale et apostolique :

Abbé Pierre : la République savait

Dans l’émission “C dans l’air” du 9 mai 2025, intervention de Alban Mikoczy, ancien correspondant à Rome de France Télévisions :

“Ça va être assez impopulaire ce que je vais dire là, mais je l’assume parfaitement. Le rôle de la République française est honteux ! Il protège un député de la République !”

– Pourquoi dites vous cela ?!?

– Parce que le Vatican transmet les dossiers à la République française. Et la République française ne fait pas de communiqué comme l’évêque de Versailles mais prend le dossier et le classe. L’Abbé Pierre ne sera même pas inquiété par la justice publique française. Et, deuxièmement, plus tard, l’Abbé Pierre réapparaît dans les années 80 et 90 avec son combat pour le logement. A l’époque, des rumeurs circulent. Et des responsables qui étaient au courant, notamment des responsables politiques, se sont tus à ce moment-là.

Le dernier point qu’il faut soulever, ce sont les obsèques de l’Abbé Pierre. Il y a eu le message du pape Benoît XVI. On ne peut pas faire moins le service minimum : il fait 40 secondes, dans lequel il dit notamment qu’il confie à la compassion de Dieu l’Abbé Pierre… qui était à l’époque considéré comme un héros. “La compassion de Dieu”. Et je me souviens du sketch des Guignols le soir : c’était ce vilain Pape nazi qui montrait du doigt un éclésiastique français parfaitement respectable.

On a tous été aveugles !

– Les médias, les Guignols de l’Info, la République française…”

“Murmures de la cité” remercie les gauchistes pour leur publicité

Un spectacle célébrant l’histoire du Bourbonnais devait être victime des assauts de la gauche et des dissensions de la droite en raison d’une subvention de l’entrepreneur catholique Pierre-Édouard Stérin.

350 bénévoles animent le spectacle vivant historique, Murmures de la Cité. Dans une semaine, malgré les attaques de la gauche, les règlements de comptes entre forces politiques locales de droite, le spectacle tiendra la première représentation à Moulins.

Murmures de la cité, le mini Puy du Fou bourbonnais, affiche complet pour ses 3 spectacles nocturnes des 11,12,13 juillet. Échec et mat aux sectaires de gauche.

Le renouveau de la musique sacrée

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Rogatien DESPAIGNE, chef du chœur Ephata
  • livier BARDOT, professeur au conservatoire de Paris
  • Abbé Guillaume ANTOINE, prêtre du diocèse de coutances
  • Clémence FOUGERAY, étudiante en musicologie et en chant lyrique

 

Terres de Mission – Notre-Dame de Chrétienté : Bilan du 43e pèlerinage

Eglise universelle : Vie de saint Gérard

Saint Gérard Sagredo, né à Venise en 980, fut avec le roi saint Etienne, l’apôtre de la Hongrie. Le chanoine Gérard Trauchessec nous présente cette édifiante biographie du saint évêque de Csanád qui mourut martyr en 1046 : “Vie de saint Gérard Sagredo, apôtre et martyr de la Hongrie chrétienne”.

Eglise en France : Bilan du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté

Le 43ème pèlerinage de Chrétienté Paris-Chartres, à la Pentecôte, fut un beau succès. Philippe Darantière, président de Notre-Dame de Chrétienté, dresse le bilan de cet événement et explicite le contexte et le contenu de la déclaration : “Pour la Vérité, la Justice et la Paix”.

Eglise en marche : De beaux projets pour votre épargne

Edouard Vieilfaut, directeur associé de la société Credo lending, nous présente différents projets d’investissements au service du bien commun et de l’Eglise : la foncière OYKOS, le site de prière YOU PRAY et l’hospitalité des mères de Fanjeaux.

L’hérésie de notre époque

Mgr Schneider a été interrogé dans France catholique. Extrait :

« Si tu savais le don de Dieu ! »

Voici l’homélie de l’abbé Jouachim (FSSP) prononcée vendredi 4 juillet à l’occasion de la messe célébrée par l’abbé Berg (supérieur général de la FSSP) pour les 10 ans du rappel à Dieu de l’abbé Denis Coiffet :

Monsieur le Supérieur Général,

Mes chers confères,

Mes chers amis,

Nous savons tous qu’une image d’ordination, bien souvent, n’est pas seulement le souvenir d’une émouvante cérémonie ; elle n’est pas non plus un simple marque-page dans un bréviaire ou dans un missel. Cette image traduit quelque chose de la spiritualité du nouveau prêtre et, en ce qui concerne l’abbé Denis Coiffet dont nous célébrons les 10 ans du rappel à Dieu ce soir, elle dressait pour sa famille et ses amis il y a près de 50 ans, comme elle le fait toujours pour nous en 2025 d’ailleurs, un véritable programme de vie sacerdotale.

Cette image, en date du 29 juin 1977, représentait Notre Seigneur au pied d’un puits avec la samaritaine, et au verso on trouvait la phrase-clé de cet épisode célèbre de l’évangile : « Si scires Donum Dei » : « Si tu savais le don de Dieu ! ».

On y voit, de la part du Sauveur, la marque d’une extrême délicatesse : il ne juge pas, il ne condamne pas, et même s’il rappelle habilement en temps opportun à cette femme ses fautes actuelles et ses fautes passées, c’est dans une perspective de salut et de miséricorde.

Je pense, mes chers amis, que cette belle page de saint Jean a inspiré l’abbé Coiffet tout au long de sa vie de prêtre avec une mission bien précise : éveiller les âmes à l’amour de Dieu, leur révéler ses dons et sa miséricorde, mais aussi et surtout les aider à prendre conscience de la beauté de la vie ici-bas lorsqu’elle est dirigée vers la splendeur du Ciel.

Alors bien sûr, le Bon Dieu, pour ce faire, avait équipé l’abbé Coiffet en conséquence : il lui avait donné une carrure impressionnante et un tempérament de feu. L’abbé avait en outre cette capacité peu commune de susciter trois types de réactions successives chez ses interlocuteurs, qu’il s’agisse d’un petit pèlerin de Chartres dans le chapître enfant, d’un scout du Chesnay, d’un lycéen de l’Espérance, d’une mère de famille nantaise, d’un séminariste à Wigratzbad, d’un viticulteur bordelais, d’un général cinq étoiles ou d’un prélat dans son évêché.

La première réaction, c’était tout d’abord la sympathie car l’abbé Coiffet était d’un naturel jovial et prévenant. On retrouvait chez lui un je ne sais quoi de Jean Gabin, de Lino Ventura, et du Capitaine Haddock. Il possédait en outre cette capacité à mettre son interlocuteur, pourvu qu’il soit bienveillant à son égard, dans un rapport immédiat d’estime et de confiance. Auprès de lui, on se sentait écouté et compris.

La seconde réaction, c’était l’intérêt, car à une intelligence naturelle et à un esprit curieux et alerte, ses parents et ses éducateurs n’avaient pas manqué de greffer une bonne formation intellectuelle, humaine et même artistique ; et il n’est nul doute que ses parents et toute la fratrie de la place Bellecour ont eu pour lui, le petit dernier de la famille, un rôle essentiel.

Même si son père était mort prématurément, alors que le jeune Denis était au séminaire, celui-ci a gardé toujours une profonde admiration pour un homme au caractère bien trempé et aux valeurs solidement ancrées ; un homme dont le bon sens faisait l’unanimité autour de lui. On l’imagine, répondant à son fils qui lui annonçait sa prochaine rentrée à la Grande Chartreuse : « A la semaine prochaine ! ». Et la semaine suivante, le jeune Denis était de retour. Par ailleurs, l’abbé aimait à rappeler cet évènement de mai 68, lorsque des agitateurs firent irruption dans l’entreprise paternelle à Lyon afin de mutiner les employés, et qu’ils se firent mettre dehors sans le moindre ménagement par ces mêmes employés : « On ne touche pas au patron ! »

Peut-être cet évènement a-t-il consolidé une conviction durable chez un jeune homme qui allait vivre son sacerdoce dans les années perturbées de l’après-Concile : le respect du père ; le respect de l’autorité légitime. En 1988, le cœur brisé mais l’âme en paix, il quittera ainsi celui qui pour lui était pour lui un seconde père à Ecône, afin de rester fidèle à celui qui incarne à la fois la paternité suprême et l’autorité, c’est-à-dire le pape : « Je vous quitte, dira-t-il à Mgr. Lefebvre, en raison des principes mêmes qui m’ont été transmis dans votre propre séminaire ».

L’autre personnalité qui aura sur le jeune prêtre une influence de premier ordre, ce sera le curé de Garges les Gonesse, « Monsieur le Curé », comme il l’appelait. Le vieux prêtre lui transmettra, si je puis dire, « les vieux trucs du métier », qui ne s’apprennent pas dans un séminaire, mais sur le terrain. C’est lui, en particulier, qui aidera le jeune Denis à devenir un vrai pasteur : un bon pasteur. Et cela commença ici-même, à Saint Martin de Bréthencourt.

Enfin, la troisième réaction que l’abbé Coiffet provoquait chez son interlocuteur, eût-il des sentiments hostiles à son égard, c’était après la sympathie, après l’intérêt, une certaine admiration. Admiration en raison de sa capacité à entraîner les autres, de rebondir face aux échecs, de persévérer dans les difficultés, mais aussi admiration provoquée par sa foi profonde et cette certitude qui ne l’avait jamais quittée, cette voix intérieure qui lui rappelait sans cesse que le Seigneur, pour des raisons que lui seul connait, avait voulu qu’un jour il soit son prêtre.

L’homme de Dieu forçait aussi l’admiration, car malgré sa stature, son charisme, sa gouaille, ses éclats de rire, ses envolées lyriques, ou ses prières du soir qui nous nouaient à tous la gorge dans les bivouacs de Choisel ou de Soulaires, il n’a jamais été celui qui s’impose, celui qui écrase, celui qui recherche le pouvoir, celui qui court après l’estime ou la récompense.

Quand on lui propose une responsabilité, que ce soit dans un apostolat, que ce soit Supérieur de District ou aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté, il l’accepte en y voyant la volonté de Dieu, tout en estimant qu’il y a sans doute plus compétent que lui pour cette charge ; le pouvoir pour le pouvoir ne l’intéresse pas ; et quand il pense que le temps est venu de passer la main, il remet sa charge sans aigreur. Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce fameux « place aux jeunes ! », qui traduisait si bien la confiance qu’il accordait aux autres, parfois à ses dépens, mais aussi la certitude qu’une autre aventure, qu’un autre défi l’attendait ailleurs.

Finalement, mes chers amis, notre bon abbé ressemblait sur bien des plans au saint patron de la Fraternité à laquelle il appartenait : comme lui, il était plein d’enthousiasme, d’une foi solide comme le granit breton, capable de fédérer, de motiver, mais aussi comme Pierre il était épicurien à ses heures, gaffeur en de nombreuses occasions, en particulier lorsqu’il programmait plusieurs invitations ou cérémonies le même jour dans les quatre coins de notre beau pays. Et ce qui était merveilleux, c’est que personne n’arrivait vraiment à lui en vouloir !

Mais tout comme saint Pierre aussi, mes chers amis, l’abbé Coiffet a sans doute entendu dans son cœur cette parole du Seigneur Jésus : « En vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. ». Il y a plusieurs manière de comprendre le verbe « ceindre ». Dans le langage biblique, cela signifie : «se tenir prêt pour la marche, ou pour l’action ». Les talents de l’abbé et la grâce de Dieu ont donc favorisé un ministère fécond qui a marqué les scouts, les paroissiens et les milliers de pèlerins de Chartres.

Mais voilà mes chers amis, le verbe « ceindre » veut dire aussi être prisonnier, être enchaîné. Et pour être le disciple du Seigneur, il faut prendre parfois prendre sa croix pour le suivre. Aussi l’abbé fût-il enchaîné pendant neuf mois par la maladie et il alla, comme saint Pierre, là où il ne voulait pas aller, c’est-à-dire à l’hôpital, dans ce lieu de souffrance, d’humiliation, de dépendance, puis d’anéantissement. Toutefois, nous le savons, Notre Seigneur a donné un éclairage merveilleux à ce mystère de la souffrance et de la mort : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ».

Désormais, mes chers amis, il nous reste deux choses à faire : la première est de continuer de prier pour lui, et c’est ce que nous faisons en ce moment ; la seconde est de nous montrer dignes de l’endroit qu’il nous a montré pendant toute sa vie de prêtre et dans lequel, nous l’espérons, il nous attend. Que nous soyons neveux ou cousins, prêtres, amis de longue date ou connaissances plus lointaines, nous lui sommes tous redevables de quelque chose et par conséquent, nous nous sentons tous d’une certaine manière héritiers. A nous de marcher à sa suite ; à nous de continuer notre aventure avec le Christ pour chef et pour guide.

Nous pouvons parfois être harassés par les difficultés de cette vie : situation douloureuse dans l’Eglise, surtout pour ceux qui aiment la Messe traditionnelle à laquelle l’abbé Coiffet était tant attaché ; crise de la famille ; crise de la société ; culture mort en pleine expansion et par-dessus tout, peut-être, difficultés ponctuelles ou récurrentes dans notre combat spirituel.

C’est là, mes chers amis, qu’il nous faut imaginer un lieu qui ressemble un peu au bivouac de Gas le soir de la Pentecôte avec une foule immense, des chants, des rires d’enfants, des gens harassés de fatigue et pourtant souriants, des millions d’inconnus, le visage buriné par la chaleur et le corps fourbu, des scouts qui se saluent, une magnifique adoration qui se prépare dans un endroit ombragé, la douceur du soleil qui se couche, des vieux amis qui se retrouvent ici ou là… Et dans ce lieu de joie et de paix, il nous faut imaginer notre cher abbé entouré de ses amis lumineux, l’abbé Christian-Philippe Chanut, l’abbé Claude Michel, Jean-Marie Sorlot et tant d’autres, pourquoi pas – rien n’est impossible à Dieu !- avec une cigarette dans la main droite et un verre de whisky dans la main gauche, dire à chacun d’entre nous, avec son bon sourire, son regard bienveillant, et d’une voix rauque et paternelle : « Continue ton pèlerinage ; marche droit et sois fidèle ; si tu savais le don de Dieu ! ». Amen.

Quatrième dimanche après la Pentecôte : “ils laissèrent tout et le suivirent”

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Introït  : Dominus illuminatio

Nous avons abordé avec le troisième dimanche après la Pentecôte (pour les chorales qui ne font pas la solennité de la fête du Sacré-Cœur) la longue série des dimanches de ce temps liturgique, qui sont des dimanches ordinaires, pour lesquels le célébrant revêt des ornements verts. Nous avons dit que durant cette période l’Église s’efforce, par les chants du propre de la messe, de nous inspirer les sentiments qui doivent habiter l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre, en utilisant principalement le livre des psaumes qui en constitue l’expression inépuisable. Elle le fait par petites touches, dans un désordre apparent, qui est en réalité l’œuvre du Saint Esprit.

On peut cependant trouver en ces premiers dimanches après la Pentecôte un sentiment dominant, qui est la confiance en Dieu : nous savons que nous sommes faibles, et incapables par nous-mêmes de surmonter les difficultés et les tentations qui nous assaillent, mais Dieu est tout puissant, et il nous aime, et si nous mettons notre confiance en lui nous n’avons rien à craindre. Un psaume exprime particulièrement ces dispositions de l’âme, c’est le psaume 26, composé par David lorsqu’il fut investi de la royauté, se sentant humainement démuni devant les périls qui le menaçaient ; ce psaume figurera à plusieurs reprises dans les messes les prochains dimanches, et dès celui-ci, en voici le début dans l’Introït 

Dominus illuminatio mea et salus mea, quem timebo ? Dominus defensor vitæ meæ, a quo trepidabo ? Qui tribulant me inimici mei, infirmati sunt et ceciderunt.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, pourquoi tremblerais-je ? Les ennemis qui m’assaillent, c’est eux qui chancellent et tombent.

On psalmodie à la suite le verset suivant du psaume 26 :

Si consistant adversum me castra, non timebit cor meum.
Même si une armée se dresse contre moi, mon cœur est sans crainte.

La mélodie calme et douce fait de cet Introït une prière pleine de ferveur et d’assurance. On remarquera au début de la deuxième phrase la même intonation qu’à la première phrase, mais une quarte plus haut, ce qui indique une insistance très marquée. Cette deuxième phrase se termine par une interrogation remontant à l’aigu d’une manière qui pourrait paraître angoissée, si la troisième phrase ne revenait à la calme assurance du début.

Graduel : Propitius esto

Après la confiance en Dieu qu’exprimait l’Introït du quatrième dimanche après la Pentecôte, nous trouvons dans le Graduel un autre sentiment chrétien, la contrition de nos péchés : nous reconnaissons que les souffrances de cette vie sont un châtiment, et nous supplions Dieu de nous pardonner et de nous libérer. Le texte est tiré du psaume 78, qui est souvent utilisé dans la liturgie du Carême ; c’est une complainte du peuple élu, vaincu, emmené en captivité, et qui se tourne vers Dieu avec repentir :

Propitius esto, Domine, peccatis nostris, nequando dicant gentes : Ubi est Deus eorum ? Adjuva nos, Deus salutaris noster, et propter honorem nominis tui, Domine, libera nos.
Seigneur, pardonnez-nous nos péchés ; que les païens ne disent pas : où est leur Dieu ? Venez à notre secours, Dieu de notre salut, et pour la gloire de votre nom délivrez-nous.

La mélodie, comme c’est généralement le cas pour les Graduels, est faite de formules que l’on retrouve en différents autres Graduels, spécialement dans ceux de ces premiers dimanches après la Pentecôte. C’est particulièrement le cas pour les trois grandes vocalises de la deuxième partie.

Alléluia : Deus qui sedes

Comme celui du troisième dimanche, le texte de l’Alléluia du quatrième dimanche après la Pentecôte est un hommage à la justice infinie et toute puissante de Dieu. Il est tiré du psaume 9, qui était déjà utilisé dans l’Offertoire de dimanche précédent ; c’est un cantique de louange au Seigneur, protecteur des faibles et défenseur des opprimés :

Deus, qui sedes super thronum et judicas æquitatem, esto refugium pauperum in tribulatione.
O Dieu qui siégez sur votre trône, et jugez avec équité, soyez le refuge des pauvres dans leur détresse.

La mélodie est très ornée et chargée de neumes. Dans la vocalise de l’Alléluia elle est joyeuse et pleine d’une calme assurance. Dans le verset il y a un net contraste entre les deux phrases : la première qui rend hommage à la majesté et à la justice divines, contient une immense vocalise sur le mot thronum, le trône où siège cette majesté, vocalise assez exceptionnelle, montant et descendant en une contemplation éperdue, pour s’élever finalement en une dernière montée jusqu’aux sommets de l’échelle ; la deuxième phrase, qui est une prière, est au contraire beaucoup plus calme, et elle retrouve pour finir la vocalise de l’Alléluia et sa paisible assurance.

Offertoire : Illumina

Après la confiance en Dieu, la contrition de nos péchés et l’acclamation de la justice divine, nous trouvons dans l’Offertoire du quatrième dimanche après la Pentecôte une supplication ardente, qui monte vers le Seigneur dans une grande détresse. Le texte est tiré du psaume 12, composé par David alors qu’il était sur le point de succomber aux attaques de ses ennemis, ne voyant plus humainement quelle solution y apporter. C’est pourquoi il demande d’abord à Dieu la lumière : à l’affirmation de l’Introït Dominus illuminatio mea, le Seigneur est ma lumière, répond cette demande :

Illumina oculos meos, nequando obdormiam in morte, nequando dicat inimicus meus : Prævalui adversus eum.
Éclairez mes yeux, pour que je ne m’endorme pas dans la mort, pour que mon ennemi ne dise pas : je l’ai emporté contre lui.

Nous pouvons faire nôtre cette prière lorsque nous sommes accablés par les doutes et les tentations, que nous n’y voyons plus clair, et risquons de succomber à la mort du péché. C’est alors que l’ennemi infernal pourrait se vanter de nous avoir vaincus, car c’est bien de lui qu’il s’agit, et on a dit de cet Offertoire que c’était la seule pièce grégorienne qui faisait parler le diable ; il faut entendre avec quelle voix grave et sombre il prononce son prævalui : je l’ai emporté. Dans l’ensemble la mélodie est très suppliante, avec des montées successives de plus en plus insistantes, puis, après la descente dans les profondeurs sur le mot prævalui, une finale plus douce et contemplative.

Communion : Dominus firmamentum

Nous retrouvons dans la Communion du quatrième dimanche après la Pentecôte le même sentiment de confiance en Dieu que dans l’Introït. Le texte est tiré cette fois du psaume 17, encore un psaume de David, dans lequel il exprime sa reconnaissance au Seigneur qui l’a délivré une fois de plus d’une grande épreuve. Nous avions déjà rencontré ce psaume à l’Introït du dimanche de la Septuagésime, et le texte de cette Communion, pris au début du psaume, figurait dans le verset de cet Introït :

Dominus firmamentum meum et refugium meum et liberator meus, Deus meus adjutor meus.
Le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur, mon Dieu et mon secours.

On notera l’accumulation des adjectifs possessifs : c’est vraiment chacun de nous qui exprime personnellement sa confiance en Dieu dans le cœur à cœur de la Communion. La mélodie est très expressive, paisible, affirmative et pleine de ferveur. On remarquera comment les quatre substantifs firmamentum, refugium, liberator et adjutor ont leurs accents particulièrement bien soulignés.

Le concept de « guerre juste » : le cas de la guerre entre la Russie et l’Ukraine

La Nef consacre son dossier d’été sur la guerre juste, avec notamment un rappel sur le Magistère de l’Eglise, le cas de la dissuasion nucléaire, la nouveauté qu’est la robotisation, l’éthique dans l’Armée française, et une analyse du concept de la guerre juste par Pierre de Lauzun, avec un décryptage de cas pratiques, en Ukraine et à Gaza. Voici ce qu’il écrit sur l’Ukraine :

L’histoire des relations entre Russes et Ukrainiens est longue; le dernier épisode est la guerre menée depuis février 2022. Est-elle juste? La partie russe qui est à l’origine met en avant divers arguments (outre certains peu crédibles): la menace de l’Otan; le sort des russophones depuis 2014; l’histoire. Ils ne sont pas sans valeur: il y a eu une réelle poussée de l’Otan en Europe orientale, et le basculement de l’Ukraine peut être vu côté russe comme une menace grave. Mais ces arguments ne suffisent pas à justifier l’invasion. La recherche de solutions alternatives est restée très insuffisante; et le moyen utilisé est disproportionné.

En revanche, la défense ukrainienne paraît relever au départ de la guerre juste, même si de graves erreurs ont été commises (déclassement de la langue russe, bombardements de sa propre population dans le Donetsk, etc.). De même, les Occidentaux ont pris parti pour l’Ukraine et décidé de l’aider et de sanctionner l’agression, tout en évitant une guerre directe. Cela paraît justifié dans son principe. Mais cette guerre s’est prolongée, avec beaucoup de morts et de destructions. Or une fois enclenchée, la guerre a sa logique. C’est le choc de deux volontés contraires, dont la solution est recherchée dans la violence.

La sortie est dans le résultat sur le terrain: en général, la victoire d’une partie. Sinon la guerre se poursuit jusqu’à épuisement. C’est la logique à l’œuvre en Ukraine. La Russie contrôle 20 % de l’Ukraine; elle a une supériorité matérielle ; les sanctions ne l’ont pas mise à genoux : elle n’a pas de raison de s’arrêter. L’Ukraine vise à récupérer son territoire antérieur; elle a bien résisté; elle reçoit une aide conséquente: elle continue. Leurs buts de guerre sont incompatibles. Tant que ces facteurs seront à l’œuvre, la guerre continuera. Mais plus elle dure, plus les adversaires en subissent les effets, notamment l’Ukraine dont les infrastructures et l’économie sortiront dévastées (sans parler des victimes).

Les Américains ont eu bien des raisons d’aider les Ukrainiens, notamment donner un coup d’arrêt à la Russie. Cela renforçait leur hégémonie, avec un impact économique positif. Mais ces buts sont atteints, et ils peuvent dès lors vouloir une sortie. C’est a fortiori le cas avec Trump, désireux de se montrer homme de paix et de desserrer la proximité entre Russes et Chinois. Mais pour le moment il piétine.

La situation des Européens est différente: le coût de la guerre et des sanctions est élevé pour eux ; leur capacité à aider les Ukrainiens est limitée. Les sanctions les ont conduits à démanteler leurs entreprises en Russie, avec une perte de plus de 100 milliards. Or l’effet principal de ces mesures a été de conduire la Russie à réorienter son activité vers plus d’autonomie, à ressusciter un complexe militaro-industriel à la soviétique, et à se lier encore plus à la Chine. Le bilan n’est donc pas convaincant.

En outre, une victoire ukrainienne, avec la reconquête de tout son territoire, est désormais très improbable. Dans cette perspective, il faudrait négocier pour limiter les dégâts. Mais les Européens se placent dans une éthique de conviction. Il s’agit de punir la partie mauvaise: les Russes ont tort; ils ne doivent pas gagner. Et on inscrit cette guerre dans un grand récit de lutte des démocraties contre les régimes autoritaires. L’idée est alors que la Russie est dangereuse et qu’il faut l’arrêter dès que possible. Pourtant, piétinant devant la seule Ukraine, elle ne donne pas l’impression d’une puissance comparable à l’URSS. Mais les Européens sont désormais pris dans la logique de leur position. Ce faisant, ils risquent de reporter l’arrêt des hostilités à un niveau encore plus défavorable pour l’Ukraine. Si donc la réaction européenne initiale était justifiée, le jugement à porter n’est plus le même. Le souci de la paix devrait revenir au premier plan, une paix qui supposera des compromis – avant que l’Ukraine ne lâche complètement.

Compilation des témoignages sur l’avortement

Après plus d’une dizaine de témoignages vidéos avec des femmes ayant eu recours à l’avortement, l’ECLJ a compilé les passages les plus intenses pour faire ressortir la triste réalité de cet acte.

L’ECLJ agit pour que de véritables politiques de prévention de l’avortement soient mises en œuvre. Soutenez l’ECLJ en signant cette pétition.

Si vous souhaitez parler de votre expérience, vous pouvez nous écrire à [email protected] ou contacter l’Association “Mère de Miséricorde”: 0 800 746 966 / [email protected]

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