La nouvelle loi budgétaire de Donald Trump prévoit de suspendre pendant un an les subventions fédérales de Planned Parenthood
Le Sénat américain a validé à une voix près (grâce à JD Vance) mardi 1er juillet la nouvelle loi budgétaire de Donald Trump, qui prévoit notamment de suspendre pendant un an les subventions fédérales de Planned Parenthood.
Cette loi, votée par le Sénat mardi 1er juillet, prévoit notamment un durcissement migratoire et une hausse des dépenses militaires, financés par des coupes budgétaires santé publique, l’aide alimentaire et les politiques climatiques.
L’article 71113 prévoit ainsi de couper les subventions fédérales de toute institution « principalement engagée dans les services de planification familiale et de santé reproductive », qui pratique l’avortement et qui a touché plus de 80 000 dollars de Medicaid. Seul Planned Parenthood remplit ces critères.
D’après le dernier rapport annuel de Planned Parenthood, 200 centres de santé sexuelle dans 24 Etats différents sont menacés de fermeture. Les Républicains rappellent que l’alternative des centres de santé fédéraux (FQHC), qui ne pratiquent pas d’avortements, existe.
Planned Parenthood a déclaré qu’elle poursuivrait l’administration Trump. Alexis McGill Johnson, présidente et directrice générale de l’organisation, a fait cette annonce jeudi.
Le projet de loi, qui a été adopté par la Chambre des représentants jeudi par 218 voix contre 214 après des délibérations nocturnes, a été signé par le président Donald Trump. Alors que le texte initial du projet de loi adopté par la Chambre des représentants interdisait à l’organisation d’être financée pendant dix ans, le texte adopté par le Sénat ramène cette restriction à un an.
Planned Parenthood a reçu au moins 700 millions de dollars de fonds fédéraux par an, subventionnant ainsi des milliers d’avortements. Planned Parenthood a déclaré que, même en l’espace d’un an, 200 de ses 600 centres répartis dans tout le pays pourraient être contraints de fermer leurs portes en raison des réductions de financement.
Par ailleurs, le gouverneur de la Caroline du Sud, qui interdit l’avortement à partir de six semaines de grossesse, a pris un décret interdisant aux cliniques pratiquant des avortements de bénéficier d’un financement de l’État au titre de Medicaid. Planned Parenthood a intenté un procès et la décision de la Cour suprême a rejeté ce procès, permettant à l’État d’éjecter Planned Parenthood de son programme Medicaid. Cette décision obligera probablement Planned Parenthood à réduire ses services, voire à fermer des cliniques en Caroline du Sud.
Brent Leatherwood, président de la Commission pour l’éthique et la liberté religieuse (Ethics & Religious Liberty Commission), s’est particulièrement félicité de la suppression du financement de Planned Parenthood, un objectif de longue date pour les baptistes du Sud et la plus grande priorité législative de l’ERLC.
“L’instauration d’une véritable culture de la vie commence par l’arrêt du financement de Planned Parenthood par l’argent des contribuables. C’est précisément ce que le Congrès a fait”
“L’ERLC félicite le Congrès pour l’adoption de cet important projet de loi de réconciliation, qui comprend des politiques pro-vie et pro-famille essentielles. Avec les deux chambres qui votent maintenant pour défaire Planned Parenthood pour la première fois dans l’histoire de notre nation, il s’agit d’une étape vraiment historique pour le caractère sacré de la vie. Bien que cette disposition soit limitée à un an, elle jette les bases d’une action future visant à empêcher tout financement par le contribuable de l’industrie de l’avortement.
“Le mouvement pro-vie a passé un demi-siècle à s’efforcer de renverser l’arrêt Roe. Nous ferons preuve de la même détermination pour élaborer des propositions visant à garantir que plus jamais un seul dollar fédéral ne subventionnera la destruction de la vie”.
Martyres d’Orange : des religieuses sous la terreur
Dans Les Belles figures de l’Histoire, Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas et Véronique Jacquier :
La position de l’Église demeure inchangée concernant la franc-maçonnerie et se fonde sur trois éléments
Dans le numéro de la Nef de cet été, Benoît Dumoulin revient sur la visite d’Emmanuel Macron à la Grande Loge de France, une première pour un président en exercice. Extrait :
[…] Son propos a le mérite de la clarté et permet de mieux comprendre pourquoi l’Église continue d’interdire aux catholiques de devenir francs-maçons. Depuis le pape Clément XII en 1738 jusqu’à François en 2023, en passant par Benoît XIV, Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII et Jean-Paul II, la position de l’Église demeure inchangée concernant la franc-maçonnerie et elle se fonde sur trois éléments :
1. Le relativisme doctrinal, c’est-à-dire la volonté de n’admettre aucune vérité extérieure à l’homme, que ce soit sur un plan naturel ou surnaturel. Ni loi naturelle, ni Révélation chrétienne pourrait être la devise des francs-maçons pour qui la raison subjective est l’unique étalon de mesure: « Ils nient que Dieu soit l’auteur d’aucune révélation. Pour eux, en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d’enseignement, on doive avoir foi », affirme Léon XIII dans Humanum Genus (1884).
2. Le combat contre la civilisation chrétienne: quelle que soit l’obédience maçonnique, les francs-maçons entendent combattre l’influence sociale et politique du christianisme, notamment dans les institutions et les mœurs, même si cette dimension est plus présente au Grand Orient qu’à la Grande Loge. Voilà pourquoi ils sont si attachés à la laïcité dont ils ont une vision intransigeante, voire sectaire. Ils revendiquent d’ailleurs hautement les luttes anticléricales menées par leurs aînés sous la IIIe République.
3. Enfin, le culte du secret, les rites initiatiques et autres pratiques ésotériques forment une résurgence moderne de la gnose, hérésie des premiers temps de l’Église qui réservait la connaissance à un petit groupe d’initiés. L’inverse du christianisme où aucune vérité n’est cachée.
C’est désormais une habitude de compter la franc-maçonnerie au rang des interlocuteurs légitimes des pouvoirs publics, en tant que représentants des grandes traditions spirituelles et philosophiques de France, au même titre que les représentants des religions. Cela explique qu’ils soient régulièrement auditionnés par les parlementaires dans le cadre des projets de loi dits sociétaux. Mais compte tenu de leur désir d’influencer la société et de leur fonctionnement secret, ne serait-il pas plus juste de les considérer comme des lobbyistes et de les obliger à s’enregistrer comme représentants d’intérêt devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avec toutes les obligations déontologiques qui en découlent ? Quand un ancien dignitaire maçonnique affirme que 35 % des parlementaires seraient membres de la Fraternelle, cette mesure n’est malheureusement pas pour demain…
Le maire de Saint-Germain-en-Laye achève d’enterrer la droite locale
Communiqué d’Audace pour Saint-Germain (APSG), le groupe de l’union des droites siégeant dans l’opposition municipale à Saint-Germain-en-Laye (78) :
Vendredi 4 juillet, Emmanuel Macron visitait la Maison natale Claude-Debussy au 38, rue au Pain (78100 Saint-Germain-en-Laye). Bloquant ainsi pendant près de cinq heures, un matin de marché et en plein pendant les soldes, l’accès aux magasins de cette voie centrale, le président de la République a été reçu par le maire, Arnaud Péricard.
Lors des élections municipales de 2020, le groupe Audace pour Saint-Germain avait déjà relevé l’éclectisme du candidat Arnaud Péricard, soutenu par quelque huit formations politiques – nationales et locales.
La chute de popularité d’Emmanuel Macron : seulement 22 % d’opinions favorables, soit – 4 points en deux mois (Elabe/ Les Echos, 03/07/25) semblait ces derniers mois ramener au bercail l’ancien LR. C’est ainsi que la fédération Les Républicains des Yvelines a organisé dans notre ville sa galette des Rois le 21 janvier.
Las, à l’image d’un gouvernement qui tire à hue et à dia et réunit des MODEM mous, des LR durs et des EPR raides, la majorité municipale ne sait plus à quel saint se vouer. Adepte d’une communication intensive, porte-parole d’Edouard Philippe, Arnaud Péricard oscille comme le pendule entre majorité et opposition, au gré du temps, à la tête d’une coalition hétéroclite de grands droitiers et de vrais centristes.
Dans une ville en déclin, désertée sous son mandat par le PSG et par la maternité, où des pas-de-porte de plus en plus nombreux attendent un repreneur, Arnaud Péricard aura fait reculer la droite comme jamais. Entre les scrutins de 2022 et 2024, le résultat des LR a été divisé par deux tandis que triplait celui du RN. Quant à l’extrême-gauche, elle a progressé, en voix, de moitié en deux ans.
Saint-Germain-en-Laye est une ville entreprenante et pondérée, attachée au travail, au patrimoine et à la tranquillité.
L’agitation et l’inconstance de cette fin de mandat déplaisent tout particulièrement à l’approche d’un scrutin municipal qui nous invite au contraire à nous concentrer sur la vie locale et sur les besoins immédiats des Saint-Germanois : se loger, se déplacer, vivre en sécurité, accéder à des services.
Entre national et local, entre la droite et le centre, il faut choisir !
En avant-première, le film Sacré Cœur diffusé à Paray-le-Monial
SACRE CŒUR a été présenté en avant-première vendredi dernier, 27 juin, à Paray-le-Monial, devant plus de 1330 personnes venues assister aux fêtes du Sacré Cœur et à la clôture de l’année jubilaire (350e anniversaire des apparitions de Jésus-Christ à sainte Marguerite-Marie). Standing ovation finale pour les réalisateurs qui étaient présents et très émus.
SACRE CŒUR sortira sur les écrans de cinéma le 1er octobre prochain, mais vous pouvez d’ores et déjà prévoir une séance spéciale près de chez vous. Parlez-en à votre curé dès maintenant pour programmer un bel événement pour la rentrée paroissiale. En fonction de la mobilisation attendue pour cette séance, il est tout à fait possible d’envisager de faire venir les réalisateurs ou l’un des intervenants du film à cette occasion.
Pour organiser une telle séance dans votre cinéma favori, n’hésitez pas à contacter Joséphine ([email protected] – pour tout l’ouest de la France) ou Coralie ([email protected] – pour tout l’est) cet été.
Lancement de SPUCTV
Voici des nouvelles toutes fraiches de la “Société pour L’Enfant à Naître” qui devraient intéresser beaucoup de lecteurs.
“Je suis ravi de pouvoir partager avec vous la nouvelle d’un tout nouveau projet sur lequel l’équipe des communications travaille depuis six mois. Dans un peu plus de deux semaines, SPUCTV sera lancé, avec le premier épisode d’une nouvelle émission de magazine hebdomadaire : Heartbeat. Chaque semaine, nous vous proposerons des interviews de personnalités pro-vie, les dernières nouvelles nationales et internationales et l’occasion d’approfondir des questions controversées.”
“SPUCTV fera partie intégrante de la mission globale de SPUC visant à mettre fin à l’avortement, par le biais de changements législatifs et culturels.
N’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne SPUCTV et de la partager avec toutes les personnes que vous connaissez et qui s’intéressent à la cause pro-vie ! Nous aimerions connaître votre avis, à vous, nos sympathisants, sur les sujets que vous souhaiteriez voir abordés dans les prochains épisodes de Heartbeat.
Je suis ravi de lancer SPUCTV et j’espère que vous nous rejoindrez dans cette aventure passionnante !”
Cordialement,
Peter Kearney
Communications Manager
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
5 juillet 1925-2025: hommage à Jean Raspail
Né le 5 juillet 1925, Jean Raspail aurait eu cent ans aujourd’hui.
Une bonne occasion pour prier pour l’auteur du “Camp des saints” ou de “Sire” – et le remercier pour tout la fidélité qu’il a témoignée au Royaume de France, abandonné par ceux qui prétendent le gouverner et qui, en réalité, l’asservissent à des intérêts étrangers!
RIP.
Traditionis custodes : Un nouveau livre confirme le rapport officiel du Vatican
Suite aux révélations de Diane Montagna sur le rapport officiel du Vatican qui a servi à justifier la publication de Traditionis Custodes, le bureau de presse du Vatican a déclaré que ce qui avait été publié était partiel et que la décision de François s’est aussi appuyée sur d’autres rapports. Or François lui-même a justifié ses restrictions par le questionnaire aux évêques dont on sait désormais pourtant qu’il était positif.
Ces révélations ont précipité la publication d’un livre, intitulé La liturgie n’est pas un spectacle : Le questionnaire aux évêques sur l’ancien rite – Une arme de destruction massive ? Il contient non seulement les sections du rapport officiel de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur son enquête auprès des évêques, mais aussi une section clé supplémentaire. Il est co-écrit par le liturgiste italien et ancien consulteur des Congrégations pour la doctrine de la foi et le culte divin, don Nicola Bux, et l’ancien rédacteur en chef de L’Osservatore Romano du Vatican, le journaliste italien Saverio Gaeta. Initialement prévu pour une sortie en octobre 2025, l’éditeur a pris la décision de rendre le livre disponible en ligne après avoir vu le rapport de Diane Montagna.
Un chapitre du livre, intitulé « La consultation scellée », contient ce qu’il appelle « la partie la plus intéressante du dossier, c’est-à-dire l’évaluation globale ». Le texte correspond à la version originale italienne publiée le 1er juillet. Un autre chapitre du livre, intitulé « Le Florilège du dossier », comprend la collection de citations tirées des réponses reçues des diocèses. Il correspond au recueil de citations publié le 1er juillet. Un troisième chapitre du livre, intitulé « Le questionnaire en détail », présente ce qui n’a pas été divulgué jusqu’à présent : des extraits choisis des résumés de chaque continent et des pays à l’intérieur de ces continents.
Le père Bux et Gaeta ont découvert des résumés contenant des données détaillées et précieuses sur la manière dont Summorum Pontificum était mis en œuvre, ou parfois ignoré, dans chaque pays. Par exemple, ils notent que « sur les 178 diocèses latins des États-Unis, 65% ont répondu, soumettant 115 rapports » et que « 62% des évêques rapportent que la FE [Forme Extraordinaire] répond à un besoin pastoral exprimé par les personnes qui, grâce à elle, mènent une vie de foi riche, profonde et fructueuse ». En revanche, ils notent « l’extrême faiblesse de la participation des diocèses sud-américains » qui « a conduit les responsables de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à suggérer que cela pouvait être dû à »la présence de la FSSPX, puisque la Fraternité est présente dans tous les pays d’Amérique du Sud, avec un grand séminaire, 10 prieurés, 61 chapelles et 8 écoles”. En fait, aucune réponse n’a été reçue de l’Argentine, du Chili, de l’Équateur, des Îles Falkland, du Pérou ou du Venezuela”.
De même, aucune réponse n’a été reçue de la part de nombreux pays d’Afrique. La synthèse sur le continent africain note cependant que “dans les trois régions où elle a été célébrée, les réponses ont exprimé un soutien total : Bénin (« Il n’y a que des aspects positifs, elle contribue à l’enrichissement et à la paix »), Gabon (« Aspects positifs : le silence, la méditation, la solennité du rite ; la forme est propice à l’approfondissement de la foi, elle transporte dans les sphères célestes ; et aspects négatifs : variété limitée des textes, la langue latine peut créer une barrière ou conduire à une distraction mentale »), Maurice (« Satisfaction générale après une période d’incompréhension »).
Par ailleurs, le résumé sur la France note que « sur les quatre-vingt-quinze juridictions latines en France, quatre-vingt-sept ont soumis un rapport ». Les réponses révèlent que « dans 80% d’entre elles, la messe dans la FE a été célébrée dans au moins un lieu, répondant à un besoin pastoral spécifique ». Relevant les aspects positifs et négatifs mis en évidence par les évêques français et leurs recommandations, la synthèse indique que :
« 42 % des évêques demandent que, d’une manière ou d’une autre, l’enrichissement mutuel des deux formes soit encouragé ; 17 % soulignent la nécessité de veiller à ce que les fidèles attachés à la forme extraordinaire ne vivent pas trop isolés du reste du diocèse, en favorisant toujours un esprit d’ouverture et de respect mutuel ; [tandis que] 13 % suggèrent de ne rien changer à l’équilibre pacifique que Summorum Pontificum a permis d’instaurer. »
Il ne s’agit là que d’un échantillon des résumés des continents et des pays. Le livre contient également d’autres données et analyses qui n’ont pas été divulguées jusqu’à présent.
La Vie est toujours un bien : le nouveau manuel de la pastorale de la vie
À l’occasion des 30 ans de l’encyclique Evangelium Vitæ du pape Jean-Paul II (25 mars 1995), le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie a publié un manuel intitulé :
LA VIE EST TOUJOURS UN BIEN : Initier des processus pour une Pastorale de la vie humaine
Le cardinal Farrell, préfet du dicastère, nous encourage à servir la vie de manière résolue et organisée :
« Nous devons veiller à ce que la valeur de la vie soit comprise et adoptée par les nouvelles générations. La dignité inaliénable de chaque être humain doit être inconditionnellement respectée.
À cette fin, j’invite tous les évêques, prêtres, religieux et laïcs à lire le présent manuel et à travailler à l’élaboration d’une Pastorale de la Vie humaine organique et structurée, capable de former de manière adéquate les agents pastoraux, les éducateurs, les enseignants, les parents, les jeunes et les enfants au respect de la valeur de la vie.
Je parle d’une pastorale ecclésiale “organique”, car l’Église est un organisme vivant et dynamique : c’est le Corps du Christ qui grandit. Le don inestimable de la vie lui est confié. En tant que telle, elle est appelée à toujours défendre, promouvoir et servir la vie, toute vie humaine.
La Pastorale de la Vie doit donc impliquer tous les “organes” qui composent le Corps de l’Église, tous les fidèles, pasteurs et laïcs. Elle doit être une préoccupation constante et dynamique de chaque fidèle baptisé pour engendrer une action pastorale unitaire, claire et cohérente, mais en même temps bien intégrée dans toutes ses parties.»
Remercier nos évêques pour leur action contre l’euthanasie et le suicide assisté
Proposition d’action du réseau vie :
Depuis maintenant des années, nos évêques se battent pour éviter la légalisation de l’euthanasie et le suicide assisté.
Nous vous proposons, alors que le débat reprendra à l’automne au Sénat, de profiter de l’été pour écrire à nos évêques et leur dire combien nous les remercions pour leurs actions passées et les encourageons pour les actions futures en faveur de la vie fragile.
Pour connaître l’adresse postale de votre évêque et le site internet de son diocèse, il suffit de consulter la carte fournie par le site de la Conférence des évêques de France ci-dessous.
Si nous ne soutenons pas nos pasteurs, personne ne le fera à notre place.
Quand le Pape Léon XIV parle de son enfance et de son assistance à la messe
Lors d’une rencontre le 3 juillet, avec 600 enfants et jeunes du patronage, au Vatican :
“Avec maman et papa, nous allions à la Messe chaque dimanche. A l’âge de 6 ans environ, j’ai servi la Messe en paroisse. Avant d’aller à l’école paroissiale, il y avait la Messe à 6h30 du matin. Maman nous réveillait et nous disait : “Allons à la Messe.” Servir la Messe me plaisait beaucoup; parce que déjà quand j’étais petit, on m’avait enseigné que Jésus est toujours proche, que le meilleur ami est toujours Jésus. Et qu’à la Messe, c’était une manière de trouver cet ami. Etre avec Jésus. Ceci, même avant de faire ma Première Communion. C’était en latin. Nous devions apprendre encore le latin pour la Messe. Pour moi, après, la langue a changé, c’est devenu l’anglais. Aux Etats Unis nous parlions anglais. Pour vous, ce serait l’italien. La chose n’était pas tellement en quelle langue on célébrait la Messe, mais plutôt avoir l’expérience de rencontrer d’autres enfants avec qui nous servions la Messe ensemble. Leur amitié. Et toujours, la proximité avec Jésus dans l’Eglise.”
«Andavi a Messa da bambino?»
Una bambina lo ha chiesto a Papa Leone XIV durante il Campo Estivo in Vaticano — e i suoi occhi si sono illuminati mentre ricordava di aver trovato il suo più grande Amico, Gesù, alla Messa delle 6:30 del mattino. pic.twitter.com/HeySm3gIeq
— EWTN Italia 🇮🇹 (@EwtnItalia) July 4, 2025
Septième 1er samedi du mois du jubilé: 5 juillet 2025 au Puy en Velay
De Salve-Corda:
L’idéal républicain meurt d’une overdose
Le franc-maçon Laurent Kupferman, engagé au sein du Grand Orient de France, a été retrouvé mort mercredi 2 juillet en fin de matinée dans un logement de Fontainebleau. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’essayiste et chroniqueur de 59 ans avait échangé avec deux hommes, de 39 et 58 ans, sur un site de rencontre avant de les rejoindre. Ensemble, ils auraient consommé du GHB et de la 3MMC, des drogues de synthèses. Quelques heures plus tard, vers 8h00, les deux hommes ont retrouvé l’écrivain inanimé. Une enquête pour «homicide involontaire» a été ouverte et les deux hommes ont été placés en garde à vue.
Le site 450.fm, qui se décrit comme «le journal de la franc-maçonnerie sous tous ses angles» a rendu hommage à
«l’essayiste, chroniqueur littéraire et franc-maçon engagé au sein du Grand Orient de France qui a marqué son époque par son érudition, son humanisme et son dévouement aux idéaux républicains».
Lors du débat sur la loi dénaturant le mariage en 2013, le site du magazine homosexualiste Têtu rappelait l’engagement duGrand Orient de France « en faveur de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe ». Etait interrogé sur ce point Laurent Kupferman « coauteur avec Emmanuel Pierrat de Ce que la France doit aux francs-maçons, aux éditions First »
« C’est à la fois un engagement pour le respect de la laïcité, et en faveur du projet de loi sur le mariage et l’adoption pour tous explique M. Kupferman. Le communiqué du Grand Orient de France en novembre est sans ambiguïté sur ces points. D’un côté il condamne au nom de la laïcité les propos du Cardinal Jean Vingt-Trois, en parlant d’imprécations stigmatisantes et en rappelant que les églises doivent se restreindre à la seule sphère spirituelle. De l’autre, il affirme son soutien à ce projet de loi qui vise à assurer une reconnaissance républicaine du libre choix matrimonial, au nom de l’égalité des droits. ».
322 actes antichrétiens ont été enregistrés en 2025, contre 284 sur la même période en 2024
Le ministère de l’Intérieur a indiqué jeudi que sur les cinq premiers mois de l’année
- 504 actes antisémites ont été recensés, contre 662 sur la même période en 2024, soit une baisse de 24 %. Ils restent toutefois en augmentation de 134 % par rapport à janvier-mai 2023.
- 322 actes antichrétiens ont été enregistrés en 2025, contre 284 sur la même période en 2024, soit une hausse de 13 %.
- 145 actes antimusulmans ont été recensés, contre 83 en 2024 sur la même période.
Incorrigible Amérique
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Donald Trump pourra dorénavant difficilement concourir pour le prix Nobel de la Paix. Certes, ce prix inutile est largement déconsidéré, atteignant même le grotesque lorsque le jury l’attribua à Barack Obama qui n’avait rien fait pour et qui participa ensuite massivement à l’agression contre la Libye, Etat souverain.
Pourtant, il se dit aux Etats-Unis que le président américain en rêve. Oui mais voilà, être aux commandes de la plus grande puissance militaire du monde finit par donner le vertige. Il faut être digne de ses prédécesseurs, assumer la « destinée manifeste », décider qui a le droit d’avoir une force nucléaire, épauler Israël, l’allié consubstantiel au rôle messianique tant mis en avant par les évangéliques américains, soutiens décisifs de Trump.
Alors il a frappé avec l’opération Midnight Hammer (marteau de minuit). Dans la forme avec habileté : les ruses et les leurres furent multiples. Des avions non destinés aux bombardements de l’Iran volaient vers le Pacifique, tandis que sept furtifs B2 traversaient l’Atlantique hors de vue des radars. Des discussions importantes devaient reprendre dimanche 22 juin avec les Iraniens, l’attaque eut lieu quelques heures avant.
Comme le Hamas avait endormi Israël, auquel il doit son ascension, l’Amérique a endormi les mollahs, déjà éprouvés par les bombardements israéliens qui ont anéanti leurs défenses aériennes, à défaut de leurs missiles balistiques d’attaque et de leurs centrifugeuses profondément enterrées. On ne sait pas encore si les fameuses bombes GBU-57 ont explosé suffisamment en profondeur pour détruire le site de Fordo, le plus enterré, mais peu importe, la démonstration est là.
Personne n’aurait parié sur cette décision il y a quelques mois. Trump avait tant critiqué les mauvaises habitudes américaines consistant à intervenir partout, à être le gendarme du monde ce qui coûtait une fortune et à décider quel régime avait le droit de vivre ou quel autre il fallait détruire, que l’on a un peu cru à une évolution salutaire de la géopolitique américaine. Le bilan parlait tellement de lui-même : le désastre des expéditions afghanes, irakiennes, libyennes, le soutien aux islamistes syriens, bosniaques, afghans, le bombardement honteux de la Serbie, l’abandon de multiples alliés comme le Sud-Vietnam, le Cambodge et le Laos, rien n’a marché, rien n’était moral, rien n’était intelligent. Et moins ça marchait, et plus on recommençait. L’écrivain Mark Twain a finement commenté (dès le XIXe siècle) l’amour de l’Amérique pour la guerre : « Dieu a inventé la guerre pour que l’Amérique apprenne la géographie. »
L’historien Philippe Conrad a décompté qu’en 249 ans d’existence l’Amérique a organisé plus de 400 interventions dans le monde et n’a été en paix que 20 ans. Trump n’a finalement pas échappé à cet ADN guerrier et impérialiste.
On s’en doutait depuis son départ précipité du G7, instance dont il n’a rien à faire et, cette fois, on ne peut que lui donner raison. Notre grand stratège, Emmanuel Macron, se crut obligé de se mettre en avant (une habitude pathologique) en affirmant que Trump partait négocier un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël. Il n’en savait rien et s’est fait remettre à sa place comme un enfant : « Volontairement ou pas, Emmanuel se trompe toujours. » Reconnaissons que c’est assez savoureux. Il faut lire à ce propos l’excellent essai de Thomas Boussion, L’immaturité permanente, pour mieux comprendre le mode de fonctionnement du néant infantile au pouvoir dans notre pays, qui aura du mal à s’en relever.
La décision de Trump n’a pas été sans provoquer des réactions chez ses amis. L’ex-journaliste de Fox-News, Tucker Carlson, avait d’emblée durement critiqué les bombardements israéliens et l’éventualité d’une attaque contre l’Iran. Il s’est fait traiter de « dingue » par le président qui l’avait pourtant encensé lorsque Carlson avait réalisé un passionnant entretien avec Vladimir Poutine qui obtint le score peu commun d’un milliard de vues. Steve Bannon, un des idéologues de la branche avancée du Trumpisme a volé au secours de Carlson, en vain.
Même Tulsi Gabbard, la directrice du renseignement national, qui a mis en doute l’imminence de la fabrication d’une bombe nucléaire par l’Iran, s’est fait rabrouer : « Je m’en fiche de ce qu’elle dit » a aimablement déclaré Trump.
Pourtant, la question est légitime : voilà 30 ans qu’Israël et les Etats-Unis affirment que l’Iran est proche d’avoir la bombe sans en avancer la moindre preuve. Depuis la manipulation américaine sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, il pourrait tout de même être permis de s’interroger sur la réalité de la bombe iranienne. Mais non, poser la question, c’est être un ami des Mollahs : le droit à la nuance, à la réflexion équilibrée a disparu du monde occidental. Il faut choisir : entre le Hamas et Israël, entre Khamenei et Netanyahou. Et lorsqu’en Syrie, on ne peut dire ouvertement qu’on est pour les islamistes, il faut au minimum rappeler que Bachar el-Assad, « l’homme qui tue son propre peuple », doit partir. C’est ce qui s’est passé, avec la participation active d’Israël. Maintenant c’est Al-Qaïda qui est au pouvoir et c’est en effet bien mieux. Pas de débat donc.
La Corée du Nord a droit à sa bombe (c’est fait), mais pas l’Iran. Quelle différence ? La Corée est loin d’Israël, tout simplement. Par ailleurs les Soviétiques avaient donné la bombe à l’Inde, alors les Américains l’ont donné au Pakistan. Mais bien sûr il faut faire attention à la prolifération nucléaire. Quant à Israël qui a acquis la bombe dans des conditions assez obscures, il n’accepte aucun traité, aucune inspection de l’AIEA. Ça n’émeut personne, c’est Israël et critiquer cet Etat c’est être antisémite donc il faut se taire.
Indépendamment du dossier nucléaire, la petite musique habituelle se fait entendre : il faut que le régime des mollahs tombe. Fort bien, mais comment ? Ils vont partir d’eux-mêmes ? Être renversés par les Iraniens descendus en masse dans la rue ? Non, bien évidemment.
Ceux qui font le parallèle avec la révolution islamiste de 1979 où le Shah est parti à cause d’un mouvement populaire, oublient deux faits : il y avait un remplaçant dont le portrait était brandi par des manifestants extrêmement nombreux, l’Ayatollah Khomeini, réfugié en France, à la demande des Américains d’ailleurs. Et puis l’appareil sécuritaire iranien était plus que défaillant.
C’est bien différent dans l’Iran d’aujourd’hui. Qui ira affronter les gardiens de la révolution, 120 000 hommes solidement armés ? Ils ont de plus la mainmise sur des pans entiers de l’économie iranienne. N’espérez pas manger du caviar en Iran, la filière est intégralement confisquée par les gardiens de la révolution qui sont donc fort riches.
Le régime est cadenassé et ne semble pas près de tomber, à moins d’une attaque totale des Etats-Unis, comme en Irak. En réalité, ce scénario n’est guère crédible. Si les minorités kurdes, turkmènes ou baloutch applaudiraient, l’écrasante majorité perse se rangerait, par patriotisme, dans le camp des mollahs. Les Américains le savent bien et se contenteront éventuellement de bombarder encore un peu. Comme ça, pour montrer qui est le plus fort.
Il n’y a pas d’alternative au pouvoir théocratique actuel. Sortir de la naphtaline le descendant du Shah réfugié aux Etats-Unis depuis des décennies relève de la plaisanterie.
Alors il faut recommencer à discuter et essayer de faire ce que les Américains ne savent justement pas faire, sortir d’un conflit par le haut en démontrant que ce qu’on a fait était nécessaire et qu’un compromis est maintenant possible.
Mais Trump ne peut à la fois soutenir Benjamin Netanyahou dont la stratégie assumée est celle du chaos tout autour d’Israël et faire la paix avec l’Iran. C’est là que la Chine et la Russie peuvent jouer un rôle, mais Trump l’acceptera-t-il ?
Partenariat entre l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc et S.O.S Calvaires
#Partenariat longue durée avec #JeannedArc.
Pour débuter cette collaboration entre #SOSCalvaires et l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, nous sommes allés tout près de Domrémy pour #restaurer 3 #statues.
⬇️ Retrouvez tout ça ici : https://t.co/p4WWZ4AjK2 pic.twitter.com/p3fAZi89aT— SOS CALVAIRES (@soscalvaires) July 3, 2025
“La communauté algérienne pèse 10% sur l’élection présidentielle”
Voilà qui explique la mollesse du gouvernement dans l’affaire Boualem Sansal :
“Nous sommes 5 millions (…) la communauté algérienne pèse 10% sur l’élection présidentielle. La communauté algérienne peut décider de qui est Président de la République française.”@KarimZeribi pic.twitter.com/eA3dmmvwie
— Damien Rieu (@DamienRieu) July 3, 2025
Les curés de paroisse doivent fermer leurs locaux dédiés aux Scouts et Guides de France
Dans France catholique, Guillaume Bonnet revient sur la polémique autour de la nouvelle présidente des Scouts et Guides de France et termine :

L’euthanasie au programme du Sénat à partir du 7 octobre
Les deux propositions de loi sur les soins palliatifs et l’euthanasie seront examinées au Sénat dès le 7 octobre.
Après avoir été adoptés par les députés le 27 mai dernier en première lecture, ces deux textes arrivent pour la première fois devant les sénateurs.
Deux semaines d’examen ont été réservées à ces deux textes par la conférence des présidents de la Chambre Haute. Ils feront l’objet d’une discussion générale commune, puis d’un vote solennel final prévu le 21 octobre à 14h30.
En attendant, les auditions se poursuivent actuellement à la commission des affaires sociales du Sénat. Après avoir entendu les deux anciens députés, Jean Leonetti et Alain Claeys, les sénateurs viennent d’auditionner deux avocats venus respectivement de Belgique et du Québec, ainsi qu’un professeur d’éthique de la santé néerlandais.
Menace sur la déductibilité fiscale des dons aux associations.
Un rapport de 60 pages de l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (Igéser) propose de revoir la déductibilité des dons aux associations.
5,5 millions de foyers profitent de ces réductions fiscales. En 2022, cela a représenté 3,63 milliards d’euros d’impôts récoltés en moins, soit une hausse de 23 % sur quatre ans.
Selon les règles en vigueur, un contribuable peut déduire de ses impôts 66 % de ses dons, dans la limite de 20 % de ses revenus. Les auteurs du rapport proposent de réduire ce plafond à 2 000 euros, quel que soit le niveau de revenu imposable.
Mais cela aurait un impact considérable pour toutes les associations d’utilité publique, car avec un avantage fiscal moins intéressant, les contribuables ne verseront pas les mêmes montants aux oeuvres caritatives.
Pour certains dons, les Français profitent d’une réduction fiscale à hauteur de 75 %, et le rapport préconise de ramener ce taux à 66 %.
Autre piste : revoir les avantages fiscaux dont bénéficient les ménages qui paient l’impôt sur la fortune immobilière. Aujourd’hui, ils déduisent 75 % du montant de leur don, dans la limite de 50 000 euros. Le rapport propose de descendre à 50 % et plafonner à 20 000 euros.
Le rapport ne propose pas, en revanche, de supprimer les dons que fait l’Etat aux associations…
La Commission d’enquête sur l’école libre s’attaque au secret de confession
La commission d’enquête Vannier-Spillebout sur l’école libre propose de lever le secret de la confession. En effet, la recommandation numéro 34 du rapport de la commission d’enquête demande de
lever systématiquement le secret obtenu dans le cadre de la confession dès lors qu’il porte sur des faits de violences commis sur un mineur de moins de 15 ans, qu’ils soient en cours ou non
En note de bas de page (la numéro 670), le rapport Vannier-Spillebout s’appuie sur le rapport de la Commission Sauvé – comme quoi, lorsqu’on enfonce une porte, d’autres prennent toujours le relais…
La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) avait appelé, dans son rapport, à « l’édiction par l’Église de directives précises aux confesseurs sur le secret de la confession qui ne peut pas permettre de déroger à l’obligation, prévue par le code pénal et conforme, selon la commission, à l’obligation de droit divin naturel de la protection de la vie et de la de la dignité de la personne, de signaler aux autorités compétentes les cas de violences sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable. Il ne s’agit pas de remettre en cause le secret de la confession en tant que tel mais, seulement dans le champ des violences sexuelles sur mineurs, de rappeler la lettre et l’esprit de la loi de la République (articles 223-6, 226-14, 434-1 et 434-3 du code pénal) qui s’impose à tous sur le territoire de la République ».
Interrogée par l’Humanité, Violette Spillebout, élue Renaissance du Nord, qui estime que cette levée est une « nécessité impérative », assure que le président de la conférence des évêques de France serait prêt à admettre une entorse:
La levée du secret de la confession pour les violences sur mineurs de moins de 15 ans est-elle réaliste ?
C’est une nécessité impérative pour protéger les enfants. Quand un prêtre a connaissance de tels faits, il a le devoir citoyen de les dénoncer. Les règles de la République doivent s’appliquer partout et pour tous. D’ailleurs quand nous l’avons auditionné, le président de la Conférence des évêques de France lui-même ne s’est pas montré fermé à cette proposition.
Le Festival des Chrétiens d’Orient ce week-end à l’abbaye d’Andecy
La deuxième édition du festival des chrétiens d’Orient aura lieu les 5, 6 juillet prochain à l’abbaye d’Andecy. Avec une actualité quotidienne toujours plus dramatique, L’Oeuvre d’Orient aura l’opportunité de recevoir :
- Mgr Youssef Soueif , archevêque maronite de Tripoli
- Sœur Blandine, une religieuse lieu de Bethléem
- René Elter, archéologue à Gaza,
- Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de L’Œuvre d’Orient jusqu’au 31 août.
Au programme : conférences, témoignages, stands, villages, tables rondes, projections de film, messes, temps de prière, musiques, traiteurs orientaux et bien d’autres…
Venez visiter la basilique royale de Notre-Dame de Cléry qui abrite les tombeaux de Louis XI et de Dunois
Des guides bénévoles seront présents cet été en la basilique Notre-Dame de Cléry, près d’Orléans, du dimanche 13 juillet au samedi 2 août.
Voici un texte écrit par un de ces guides sur ce site exceptionnel, tant par sa dimension architecturale que par son passé, d’une densité historique peu commune, puisque cette chapelle royale abrite le tombeau de Louis XI et celui de Dunois, le « bâtard d’Orléans », qui a délivré sa ville grâce à Jeanne d’Arc…
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Ma rencontre avec Louis XI à Notre-Dame de Cléry
Quelle que soit la direction par laquelle on arrive à Cléry-Saint-André, la majestueuse architecture de la basilique élancée qui s’élève au milieu des champs, dominant les toits du modeste village, crée un effet de surprise saisissant.
Que de grandeur soudaine, quelle prodigieuse beauté inattendue !
Approchons-nous et faisons maintenant le tour de cet élégant vaisseau de pierre.
Le contraste est très marqué entre la façade occidentale défensive, à l’allure assez archaïque, et la nef à la pure élévation gothique, couronnée de son sublime chevet, dont les élégants arcs-boutants laissent apparaître les immenses fenêtres enflammées. Toute cette vaste surface vitrée l’illumine en un monumental reliquaire projeté vers le ciel.
Curieusement, aucune gargouille ne défend le sanctuaire. Heureusement que le guide est là pour aider les visiteurs à lever les yeux vers les discrètes statues apotropaïques agrippées au point de rencontre des arcs-boutants et des culées : la monstrueuse fantaisie qui s’y exprime fascine les petits visiteurs et fait retomber les plus grands en enfance !
Aussitôt que l’on entre dans la basilique, le style gothique flamboyant, par son étonnante sobriété et par sa transparente luminosité, transporte l’âme, en un vertical ravissement, reflet de l’assomption de la Mère du Christ au Paradis… Il est vrai que les voûtes de la nef et du chœur culminent jusqu’à 27 mètres !
C’est vers la statue de Notre Dame, raison d’être de l’église, que converge toute la densité historique exceptionnelle de cette chapelle royale.
En 1280, un laboureur heurte du socle de sa charrue un morceau de bois qu’il déterre aussitôt : merveilleuse découverte ! Une statue de la Vierge à l’Enfant dont personne ne connaît la provenance… Très rapidement, à partir du moment où elle fut exposée à la vénération publique, cette statue s’avéra être miraculeuse… Guérisons d’aveugles, de femmes stériles, etc., ne firent qu’accroître le nombre des fidèles. Tous ces évènements ayant lieu sur son domaine royal, Philippe le Bel décida donc de bâtir une première église imposante pour mieux accueillir les foules grandissantes de pèlerins.
Hélas, le sanctuaire fut pillé et détruit en 1428 par les troupes anglaises de Salisbury, marchant sur Orléans. Seule la tour carrée fortifiée du clocher fut épargnée et est encore visible aujourd’hui.
Heureusement, la statue fut sauvée in extremis. Quelques jours après, lors du siège d’Orléans, Salisbury reçut un projectile lancé par un habitant de la ville, qui lui fracassa la tête ; transporté à Meung-sur-Loire, c’est là qu’il mourut, puni par la justice immanente du Tout-Puissant…
L’année suivante, Jeanne d’Arc, remontant de Blois à la tête de l’armée du Dauphin Charles pour délivrer Orléans, traversa Cléry, n’y voyant que de tristes ruines. Il est fort probable, néanmoins, que l’envoyée de Dieu ait eu l’occasion de vénérer la statue miraculeuse…
L’église que nous pouvons admirer aujourd’hui, fut reconstruite par Charles VII, agrandie par Louis XI, et achevée par Charles VIII.
La statue de la Vierge à l’Enfant n’est pas celle d’origine, puisque celle-ci fut brûlée par les huguenots.
C’est au XVIIe siècle qu’elle fut remplacée par cette autre sculpture en bois imitant le style médiéval.
Elle se trouve exposée sur le monumental maître-autel édifié au XIXe siècle, au-dessus du tabernacle, ce que personne ne se serait permis au Moyen-Âge ! En effet, au XVe siècle, « l’ymage » de Notre-Dame de Cléry était vénérée au pied du pilier est de l’entrée du chœur. La statue a été nettoyée en 2023, retrouvant ainsi les vivantes couleurs des visages de la Vierge Marie et de l’Enfant Jésus.
Conformément à l’iconographie médiévale, la Vierge est représentée en trône de la Sagesse, l’Enfant Jésus, le Verbe incarné, assis sur ses genoux. Le « divin enfançon » est nu comme il le sera, adulte, sur la croix… Sa Mère ne le retient pas de ses mains si bien qu’il paraît glisser de ses genoux. Anticipant la passion et la mort de son Fils – mais aussi sa glorieuse résurrection –, la sainte Vierge ne garde pas « le fruit de ses entrailles » pour elle ; en un geste d’offrande, elle présente aux pèlerins, à nous, « pauvres pécheurs », notre unique Sauveur.
Tous les visiteurs, le guide compris, ont redécouvert la figure ô combien complexe et fascinante de Louis XI, l’un de nos plus grands rois.
Pour cela, il faut nous débarrasser de la légende noire qui l’a défiguré par la caricature monstrueuse qu’en a dessiné le XIXe siècle, qui confinait parfois au délire en faisant croire que, pour entretenir sa longévité, le souverain avait pris l’habitude de boire du sang de nourrisson…
La vérité est qu’à la suite de son père, Charles VII le Victorieux, Louis XI a ressuscité notre pays des ruines et des ravages de la guerre de Cent Ans, en privilégiant toujours la voie diplomatique sur celle des armes. Sans lui, la France, en tant qu’Etat-nation moderne, ne serait jamais parvenue jusqu’à nous.
C’est Louis XI qui organisa la Poste d’Etat avec la multiplication des relais de chevaux sur tout le royaume. Il éleva Tours au rang de capitale de la soie. Il favorisa l’essor de l’imprimerie dans toute la France.
A la fin de son règne, « l’universelle araigne » avait tissé sa toile en repoussant les frontières de notre pays quasiment à ses limites actuelles. Quelle revanche éclatante sur le triste souvenir de son père, qui, alors encore Dauphin déshérité, se voyait affublé par ses ennemis du titre dérisoire et méprisant de « petit roi de Bourges » !
Pour le guide, soulever la grille du caveau royal demeure un privilège qu’il a grande joie à partager à ses visiteurs : leur faire descendre les marches jusqu’au sarcophage de pierre, ouvert sur les crânes présumés de Louis XI et de son épouse Charlotte de Savoie. Les deux personnages historiques se voient ainsi livrés à nos yeux, et ces deux morts ravivent notre curiosité, intriguée par une proximité si soudaine.
Le sarcophage royal ne suit pas l’axe du sanctuaire, mais est orienté vers l’emplacement initial de la statue de la Vierge, au pied du pilier est de la croisée du transept : combien est touchante l’authentique piété de ce puissant monarque qui confie humblement sa dépouille mortelle à la Mère du Christ, aurore du salut, promesse de notre propre résurrection charnelle…
Quant au dessin préparatoire de la statue funéraire royale, hélas détruite par les huguenots, il cristallise merveilleusement toute la profonde originalité du souverain, qui incarne à lui seul le passage de la fin du Moyen-Âge aux prémices de la Renaissance.
De fait, rompant avec l’art des gisants, le roi avait expressément voulu se faire représenter à genoux, et non vêtu des habits du sacre à Reims, mais en élégant chasseur, « en prière pour l’éternité devant Notre-Dame de Cléry ». A ses côtés, il avait demandé que son chien de chasse préféré fût sculpté couché, la tête reposant sur ses pattes avant, jointes en une profonde prière canine. Sans en avoir conscience, le monarque s’attribuait l’animal symboliquement dévolu aux femmes dans l’art des gisants : aux pieds d’icelles, en effet, le chien incarnait leur fidélité autant à leur époux qu’à Dieu.
Ainsi, le roi de France avait-il souhaité témoigner de sa fidélité à Notre Dame, la remerciant de sa propre fidélité à son égard. En effet, le souverain était persuadé qu’il devait à la Mère de notre Rédempteur deux victoires militaires, en particulier celle de Montlhéry, qui avait sauvé in extremis le royaume de France, et la propre personne physique du roi, lequel s’était jeté lui-même à cheval au cœur de la mêlée, frôlant la mort…
La statue funéraire que nous pouvons voir aujourd’hui, fut commandée par Louis XIII pour réparer la destruction de la première par les protestants. Le monarque fit appel à un sculpteur orléanais, Michel Bourdin, qui l’acheva en 1622. Cette sculpture reprend la posture à genoux voulue par Louis XI, mais nous le montre vêtu du manteau fleurdelysé du sacre à Reims. Sur les épaules du roi repose une large chaîne constituée d’une alternance d’hermines et de coquilles Saint-Jacques, qui soutient un gros médaillon ornant la poitrine du souverain. La face du médaillon représente l’archange saint Michel terrassant le dragon de l’Apocalypse. Il s’agit de l’emblème de l’ordre militaire de Saint-Michel, institué par Louis XI. En effet, à cette époque, le puissant archange céleste était le saint patron du royaume de France, et le Mont Saint-Michel le symbole de la résistance à l’envahisseur anglais, puisque « les Godons » n’avaient jamais réussi à le prendre. Enfin, c’est ce même archange qui apparut à Jeanne d’Arc pour lui donner l’élan de la reconquête du royaume, et permettre au père de Louis de recevoir la couronne à Reims.
Arrêtons nous quelques instants pour admirer le talent de Michel Bourdin qui a réussi à restituer le visage de Louis XI sans en avoir le modèle sous les yeux. Le sculpteur a opéré un véritable tour de force en rendant vivant le marbre par l’expression si directe du visage du roi. Nous sommes touchés par les rides de vieillesse de cet homme de 60 ans, mais aussi par les marques que lui ont causé les innombrables soucis du royaume. Son regard suppliant la Mère de Dieu de venir à son secours est saisissant d’humanité, et nous le rend si proche…
En effet, malgré son statut de roi de France, l’un des souverains les plus puissants de l’époque, Louis XI ne s’est jamais départi d’un goût prononcé pour la simplicité, notamment dans sa manière de s’habiller, en opposition avec les fastes de la cour royale de son père, et avec ceux, encore plus somptueux, de la cour du duc de Bourgogne.
Lorsque Louis XI se déplaçait dans son royaume, il évitait, souventes fois, d’être logé chez les seigneurs locaux pour préférer camper sous la tente, à la militaire, voire être hébergé par les simples gens de son peuple.
Contrastant avec ce tempérament plutôt austère, Louis XI savait aussi surprendre son entourage par ses dons acérés d’imitateur, ce qui pouvait amuser la galerie lorsqu’il ridiculisait ses ennemis. Mais lorsqu’il s’en prenait à ses propres alliés, cela a fait plusieurs fois frôler au souverain l’incident diplomatique.
Autre fait témoignant du profond attachement de Louis XI à la Mère de notre Sauveur :
en 1471, de puissants seigneurs s’étant ligués contre le roi, celui-ci fait réciter dans la chapelle de Notre-Dame de Cléry, pour la première fois, au son des cloches, l’Angélus à midi pour recouvrer la paix de son royaume.
L’année suivante, par ordonnance royale, le souverain étendit cette pratique à toute la France.
Et en 1476, le pape Sixte IV fixe cette dévotion qui s’est ensuite répandue dans toute la chrétienté, s’ajoutant aux Angélus du matin et du soir, institués par Calixte III en 1456.
Après avoir admiré les fines sculptures de l’enfeu de la chapelle funéraire de Villequier qui émerveillent par leur incroyable virtuosité, nous pénétrons à l’intérieur, et découvrons sur la droite une seconde porte, celle-là même qu’empruntait Louis XI…
Mettant nos pas dans ceux du roi, nous gravissons un étonnant et magnifique escalier en colimaçon et arrivons à son fameux oratoire secret.
Nous éprouvons alors une vive émotion intacte que le temps ne saurait altérer : le silence paisible de cette humble pièce, sa douce lumière naturelle, nous font partager l’intimité du puissant souverain…
Nous avons la curieuse impression qu’il pourrait soudain surgir derrière nous, nous saluer, puis nous inviter à entamer une simple conversation, comme il savait les apprécier parfois avec les gens de son peuple.
Et Louis nous apparaît tout aussi humain que nous…
Comme l’on aimerait demeurer plus longtemps dans cet oratoire qui, par une minuscule fenêtre, nous donne à admirer la sublime vue plongeante sur le chœur, privilège proprement royal !
Mais il nous faut redescendre…
Heureusement, d’autres merveilles nous attendent !
Comme les vitraux du XXe siècle qui ornent le déambulatoire, très appréciés pour leur valeur héraldique, et qui nous permettent un voyage aux couleurs de toute beauté à travers le temps, en passant en revue les nombreux grands personnages historiques, nobles ou royaux, venus ici en pèlerinage.
Remontant jusqu’à l’extrémité nord du déambulatoire, nous nous arrêtons devant la statue de Jeanne d’Arc, que le futur Louis XI a rencontrée à Amboise alors qu’il n’avait que six ans. Sans l’intervention providentielle de la sainte, qui, après avoir délivré Orléans, fit sacrer Charles VII à Reims, Louis n’aurait jamais pu mener à bien la reconstruction du royaume initiée par son père. Par la grande subtilité de sa conception, cette sculpture, réalisée par Frédérique Maillard en 2008, nous offre une synthèse du paradoxe toujours vivant de cette héroïne unique, orante et guerrière, femme et enfant, martyre et invincible, pour l’éternité…
Traversons la nef jusqu’à la chapelle funéraire de Jean de Dunois, qui s’appuie sur le mur gouttereau du bas-côté sud. En effet, le bâtard d’Orléans, libérateur de sa ville grâce à Jeanne d’Arc, fidèle serviteur de Charles VII, était tombé en disgrâce auprès de Louis XI. Ce dernier lui ayant finalement pardonné, le souverain lui accorda l’insigne privilège d’être inhumé en sa propre chapelle royale, à la reconstruction de laquelle Dunois avait d’ailleurs participé.
Admirons la voûte élégamment excentrique, constituée d’ogives en forme de Y s’embrassant, qui ondule comme un serpent, dans un magnifique condensé de l’art français en ses ultimes flamboyances. C’est par un effort d’imagination qu’il nous faut restituer l’aspect originel de la chapelle, en en dégageant la grande fenêtre est, et les arcades intérieures qui donnaient sur la nef, toutes stupidement bouchées au XIXe siècle.
On réalise alors combien cette chapelle funéraire devait être inondée directement par la lumière solaire matinale et zénithale, ainsi que par la lumière vespérale qui lui parvenait indirectement depuis les vastes fenêtres de la nef ! Et l’on saisit tout le profond abîme qui sépare la vision morbide de la mort qu’entretient un Romantisme souffreteux, de celle, inondée de la lumière divine du Christ, irradiant du robuste Moyen-Âge, tout glorieux de l’espérance chrétienne en la résurrection de la chair !
David Waléra
guide bénévole
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
I-Média : Patrick Cohen, militant de l’extrême centre sur le service public
Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin décryptent les manipulations médiatiques et l’emprise de l’”extrême centre” sur le service public.
Le dossier du jour : Patrick Cohen, symbole du journalisme militant
Alors que Stéphanie, la mère du jeune Elias, tué il y a quatre mois à coup de machette à Paris, est invitée de CNEWS, elle revient sur le traitement médiatique du meurtre de son fils notamment par Patrick Cohen. Le journaliste a sous-entendu que si Elias avait donné son téléphone, il serait encore en vie alors même que les conclusions de l’enquête n’ont pas été rendues. Pour Monsieur Cohen, la victime c’est toujours le coupable, comme à Crépol avec Thomas…
L’image de la semaine : Canicule et incompétence publique et politique !
Les conseils du gouvernement brassent de l’air à défaut de nous rafraîchir : Catherine Vautrin incite à “boire de l’eau” et à se mouiller la peau et les vêtements. Sur BFMTV, Agnès Pannier-Runacher parle des dangers de réchauffement à cause de la climatisation… sous une clim, quand François Bayrou a besoin qu’on lui souffle les réponses !
Les pastilles de l’info :
– La gauche voudrait contrôler le récit du réel sur l’audiovisuel !
– Louis Sarkozy sur RMC à la rentrée : et un média de plus !
– Jordan Bardella et sa rencontre pas si secrète avec Nicolas Sarkozy…
– Barbara Butch, après la Cène des JO, nommée chevalier des arts et des lettres
– Appel téléphonique Macron-Poutine : LCI entre téléphone rouge et téléphone Arabe !
– Faire un Don… à l’État ? L’étrange article de BFMTV !
Portrait piquant : Apolline de Malherbe
Le célibat des prêtres, un charisme à reconnaître, soigner et éduquer
Discours du Pape Léon XIV aux séminaristes des diocèses du Triventino, le 25 juin (traduction : Evangile de la vie) :
Je suis heureux de vous rencontrer à l’occasion de votre pèlerinage jubilaire. Je pense que vous étiez tous présents hier, donc voici pour vous une seconde opportunité de nous rencontrer. Votre terre se vante de profondes racines chrétiennes, qui remontent à l’antique Église d’Aquileia. Dans cette mémoire de la foi, resplendit le témoignage de nombreux martyrs et de saints pasteurs. Rappelons l’Évêque Cromazio, souvenons-nous de Jérôme et Rufin, exemplaires dans l’étude et dans la vie ascétique ; comme aussi les Bienheureux Tullio Maruzzo et Jean Schiavo, missionnaires qui irradièrent l’Évangile en divers peuples, langues et cultures.
Aujourd’hui, il nous revient de continuer cette œuvre passionnante. En particulier, vous chers séminaristes, qui êtes appelés à vous insérer dans cette riche histoire de grâce, pour en prendre soin et la renouveler à la suite du Seigneur. Ne vous découragez pas si parfois le chemin qui est devant vous est dur. Comme aimait à le dire aux prêtres de Rome le Bienheureux Jean-Paul Ier,
« entraînez-vous à la discipline d’un effort continu, long, pas facile. Les anges mêmes, vus en songe par Jacob, ne volaient pas, mais montaient une marche à la fois. Imaginons-nous un instant nous-mêmes, qui sommes de pauvres hommes privés d’ailes ! ». (Discours au clergé romain le 7 septembre 1978).
C’est ainsi que parlait un Pasteur en qui ont brillé les meilleures vertus de votre peuple : en lui, vous avez un modèle de vie sacerdotale.
Je voudrais aussi vous rappeler un passage de la conversion de saint Augustin, comme il le nous le donne lui-même dans ses Confessions. D’un côté, il était désireux de se décider pour le Christ. De l’autre côté, il était tiraillé de scrupules et de tentations. Profondément déboussolé, un jour il se retira pour réfléchir dans le jardin de la maison ; et là, la vertu de Continence lui apparut personnifiée et lui dit :
« En toi-même pourquoi te tiens-tu et ne tiens-tu pas ? Jette-toi en Dieu, sans aucune crainte. Il ne va pas se dérober pour que tu tombes. Jette-toi, rassuré : il t’accueillera et te guérira » (Conf. VIII, 27).
Comme un père, je vous répète ces mêmes paroles qui firent tant de bien au cœur inquiet de saint Augustin : elles ne valent pas seulement en référence au célibat, qui est un charisme à reconnaître, soigner et éduquer, mais peuvent orienter tout votre parcours de discernement et de formation vers le ministère ordonné. En particulier, ces paroles vous invitent à avoir une confiance démesurée dans le Seigneur, le Seigneur qui vous a appelés, renonçant à la prétention de vous suffire à vous-mêmes ou de pouvoir y arriver tout seuls. Ceci vaut non seulement pour les années de Séminaire mais pour toute la vie : à chaque instant, et combien plus dans la désolation ou bien même le péché, redites-vous les paroles du Psalmiste : « Je m’abandonne à la fidélité de Dieu maintenant et pour toujours » (Ps 51,10). La Parole de Dieu et les Sacrements sont des sources permanentes auxquelles vous pouvez toujours puiser une nouvelle sève pour la vie spirituelle et aussi pour l’engagement pastoral.
Ne pensez donc pas que vous êtes seuls, et encore moins ne pensez pas tout seuls. Sans aucun doute, comme l’affirme la Ratio fundamentalis, chaque de vous « est l’acteur de sa propre formation et est appelé à un chemin de constante croissance dans l’aspect humain, spirituel, intellectuel et pastoral » (Congr. per il Clero, Il dono della vocazione presbiterale, 130). Acteur ne veut pas dire soliste ! Pour autant, je vous invite à cultiver toujours la communion, en premier lieu avec vos compagnons de Séminaire. Ayez pleine confiance dans vos formateurs, sans réserve ou duplicité. Et vous, formateurs, soyez de bons compagnons de route des séminaristes qui vous sont confiés : offrez-leur l’humble témoignage de votre vie et de votre foi ; accompagnez-les avec une affection vraie. Sachez-vous, vous tous, soutenus par l’Église, en premier lieu par la personne de l’Évêque.
Pour terminer, la chose la plus importante : tenez le regard fixé sur Jésus (Cf He 12,2), cultivant la relation d’amitié avec Lui. A ce sujet, Robert Hugh Benson (1871-1914), prêtre anglais, écrit après sa conversion au catholicisme :
« S’il y a une chose qui ne laisse aucun doute dans l’Évangile, c’est justement celle-ci : la conscience vive de l’amitié de Jésus-Christ. (L’amicizia di Cristo, Milano 2024, 17).
Il demande, comme l’écrivait le Pape François dans son Encyclique Dilexit nos, « de ne pas avoir honte de reconnaître ton amitié pour Lui. Il te demande d’oser dire aux autres qu’il est bon pour toi de L’avoir rencontré » (DN, 211). Rencontrer Jésus, de fait, sauve notre vie et nous donne la force et la joie de communiquer l’Évangile à tous.
Chers amis, merci pour votre visite. Bonne route ! Que la Sainte Vierge vous accompagne toujours, ainsi que ma bénédiction.
L’union des droites existe dans les scrutins de l’Assemblée
Politico a analysé les 2 876 scrutins publics depuis le début de la législature au sein de l’Assemblée depuis l’année dernière et souligne que les 47 élus du groupe présidé par Laurent Wauquiez votent 7 fois sur 10 comme ceux du RN. Trois députés ont même voté plus de 8 fois sur 10 dans le même sens que le RN : François-Xavier Ceccoli (Haute-Corse), l’ancien ministre Patrick Hetzel (Bas-Rhin) et Anne-Laure Blin (Maine-et-Loire).
Laurent Wauquiez compte 77% de votes similaires à ceux du Rassemblement national. Pourquoi donc ne pas proposer l’union des droites comme Eric Ciotti ?
Ces statistiques sont assumées par l’entourage du nouveau patron des Républicains, Bruno Retailleau :
“Il n’y a rien de pire que de ne pas voter des textes avec lesquels on est d’accord sous prétexte que l’émetteur n’est pas le bon”.
A quand l’union des droites aux élections locales et nationales ?
Municipales : le RN ne compte pas sur des alliances
Selon le journaliste Charles Sapin dans Le Point, le RN refuse toute alliance pour les élections municipales de 2026. Or ce sont les municipales qui permettent l’ancrage d’un parti dans la durée. Les démarches d’union locale sont pourtant dans l’ADN des élections locales, comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou qui a longtemps été élu local. D’autant plus que localement l’esprit partisan est moins prégnant et les individualités politiques moins idéologues.
Il reste donc pour le RN à trouver ville par ville des dizaines de candidats crédibles qui accepteront de s’exposer. D’autant que les réseaux sociaux des candidats seront passés au crible par l’extrême gauche. Et qu’au moindre incident ils seront lynchés par leurs adversaires et lâchés par leur parti, qui a pris pour habitude de soutenir ses membres comme la corde soutient le pendu.
Le groupe RN à l’Assemblée a adressé un “avertissement” aux 3 députés IDL (proches de Marion Maréchal) en raison de leur abstention sur l’abrogation de la réforme des retraites. Sanction malhonnête puisque les députés UDR s’étaient aussi abstenus sans que cela leur soit reproché.
La dédiabolisation ne s’arrête jamais : c’est la gauche qui décide
L’ancienne journaliste de Présent, Caroline Parmentier, devenue député RN et abstentionniste sur l’avortement, continue de s’enfoncer en reniant son passé :

Comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou : Comment peut-on passer de Jean Madiran à Edwy Plenel comme directeur de conscience?
Natalité : comment comprendre le déclin sans remettre en cause l’avortement ?
Voici le communiqué de l’Académie de médecine, doublé d’un rapport, à propos de la crise de la natalité, faisant l’impasse sur le problème de l’avortement :
La France, comme d’autres pays développés, fait face à un recul préoccupant de sa natalité. La population de la France continue d’augmenter lentement (+0,25 %), portée surtout par l’immigration, alors que le taux de fécondité est tombé à 1,59 enfant par femme, son niveau le plus bas depuis la Première Guerre mondiale. Au-delà des chiffres annuels, l’analyse de la descendance finale (nombre d’enfants à la fin de la vie reproductive) révèle une stabilité rassurante : les femmes nées dans les années 1970 et au début des années 80 ont eu en moyenne deux enfants. Les naissances sont plus tardives, mais à ce jour, pas moins nombreuses à l’échelle d’une génération.
Malgré un solde naturel encore positif (+17 000), la baisse continue des naissances suscite cependant une inquiétude croissante, tant pour l’avenir du système social que pour l’équilibre démographique du pays. La natalité n’est pas qu’une affaire de chiffres : elle reflète l’état de santé global d’une société, son optimisme, sa capacité à se projeter dans l’avenir.
L’Académie nationale de médecine a analysé les nombreuses causes de ce phénomène.
Son rapport dresse un état des lieux et propose des pistes concrètes pour inverser la tendance. Le recul de la natalité n’a pas une cause unique. Il résulte d’un ensemble complexe de facteurs :
– Un report des maternités : l’âge moyen du premier enfant est passé de 24 ans en 1980 à près de 29 ans aujourd’hui. Cela peut réduire la probabilité d’avoir plusieurs enfants, surtout si le projet parental est retardé trop longtemps.
– Une fertilité vulnérable : près de 15 % des couples rencontrent des difficultés à concevoir. Le recul de l’âge à la maternité accroît mécaniquement le risque d’infertilité : une grossesse sur deux échoue après 40 ans. D’autres facteurs touchant au mode de vie et à l’environnement peuvent peser sur la fertilité. Le recours à la PMA progresse, mais reste difficile d’accès et insuffisamment soutenu [la PMA n’est pas une solution morale, NDMJ].
– La mortalité infantile augmente : Si l’espérance de vie atteint 85,6 ans pour les femmes et 80,0 ans pour les hommes, cela est dû avant tout aux soins et aux politiques de santé en faveur des adultes. Ce progrès cache une autre réalité : la mortalité infantile remonte, avec 4,1 décès pour 1 000 naissances en 2024, contre 3,5 en 2011. Ces décès surviennent surtout dans les premières semaines de vie. La France, autrefois en tête des pays européens pour la santé des nouveau-nés, est aujourd’hui à la 20ᵉ place. Cette évolution traduit un déséquilibre préoccupant : la santé des enfants ne bénéficie pas des mêmes investissements que celle des adultes.
– Des obstacles sociaux : logement, emploi des femmes, modes de garde peu accessibles… freinent les projets parentaux, en particulier chez les femmes aux revenus moyens.
– Un climat d’incertitude : les jeunes générations, marquées par les crises économiques, sanitaires et environnementales, questionnent davantage la parentalité, non pas par rejet, mais par prudence. L’ »éco-anxiété », sans être une cause directe du déclin des naissances, pèse sur les projets de parentalité chez les jeunes adultes.
La situation n’est pas irréversible et les Françaises souhaitent toujours en moyenne deux enfants, mais rencontrent des obstacles nombreux pour y parvenir. La génération née entre 2000 et 2010, issue d’un mini-baby-boom représenteront une cohorte nombreuse en âge de procréer d’ici 2030–2040. Si les conditions leur sont favorables (logement, emploi, accès à la parentalité, égalité femmes-hommes), la natalité pourrait rebondir. Mais cela exige de lever les freins structurels aujourd’hui identifiés.
L’Académie nationale de médecine propose une stratégie d’action à plusieurs volets :
– Créer une prestation universelle par enfant, simple et accessible dès le premier enfant.
– Développer un droit effectif à la garde d’enfants : créer 100 000 places de crèche, former et mieux rémunérer les professionnels de la petite enfance.
– Réformer le congé parental : instaurer un congé de naissance court, bien indemnisé, partagé entre les deux parents et coordonné avec une solution de garde.
– Faire de l’infertilité une priorité de santé publique : améliorer la prévention, les délais de prise en charge et l’accès à la PMA et à l’autoconservation ovocytaire dans tout le territoire [ce ne sont pas des solutions morales, NDMJ].
– Réduire la mortalité néonatale : renforcer les maternités de niveau 2 et 3, mutualiser les moyens, créer un registre national de la périnatalité.
– Prendre en compte les préoccupations écologiques et sociales : accompagner les jeunes dans leur projet de parentalité, même en période d’incertitude.
– Mettre en place des indicateurs fiables et un observatoire national pour mieux suivre les tendances et agir rapidement.
Mais la baisse de la natalité n’est pas une fatalité. Elle traduit des arbitrages individuels dans un environnement devenu trop peu accueillant pour les projets d’enfants. L’Académie appelle à une vision cohérente, intergénérationnelle et transversale, qui redonne confiance à toute une génération.
Éducation sexuelle obligatoire : une nouvelle ligne rouge franchie
Nicolas Bauer, docteur en droit et chercheur associé à l’ECLJ, réagit à la décision du Conseil d’État du 27 juin, qui valide la mise en œuvre en septembre 2025 du programme EVARS (éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité) dans les établissements publics et privés sous-contrat, dès la petite section de maternelle.
Le Conseil d’État se fonde notamment sur un principe du code de l’éducation selon lequel « la Nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République ». Au programme : veiller à ce que les garçons jouent à la poupée, demander aux enfants de dénoncer les parents qui donnent encore des fessées, promotion de l’homosexualisme et du transgenrisme…
