Blogs avec images

Mgr Eric Bidot nommé évêque de Tulle

Le Pape François a nommé Mgr Eric Bidot, évêque de Tulle. Mgr Bidot est agé de 53 ans et est religieux capucin. Il succède à Mgr François Bestion, nommé à Blois.

Né le 12 mai 1971 à Paris, il a été ordonné prêtre le 29 juin 2007, pour le diocèse de Clermont-Ferrand.

Depuis 2024 il était accompagnateur des frères étudiants capucins, à Paris, et animateur de retraites spirituelles, sessions et conférences en monastères ou communautés religieuses, à des prêtres diocésains et à des laïcs.

Le “Système” face à Marine Le Pen

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Depuis la condamnation de Marine Le Pen, j’ai croisé plusieurs observateurs de la vie politique française qui me faisaient part de leur incompréhension. Plus précisément de leur incompréhension devant l’inéligibilité de la candidate: pourquoi, demandaient-ils, torpiller la candidature de Marine Le Pen, si utile au « Système »?

À cette question, je peux imaginer trois types de réponse.

Tout d’abord, ce que l’on appelle par facilité le « Système » (ou « l’État profond ») n’est pas une structure organisée. Quelques milliers de dirigeants partagent certes une vision commune du monde – et cette vision est assez éloignée de celle du RN, ce qui explique largement l’hostilité que subit ce dernier. Toutefois, ces personnes divergent aussi sur de multiples sujets – et, par conséquent, une partie de cet « État profond » pourrait être tentée de laisser le pouvoir au RN (tout en « l’encadrant », pour éviter qu’il nuise aux intérêts des puissants du jour), ne serait-ce que pour éviter l’élection de Jean-Luc Mélenchon. Dans les couloirs du parlement, on dit que de plus en plus de hauts fonctionnaires se font à l’idée de cette arrivée du RN au pouvoir. Par conséquent, le « cordon sanitaire » semblant de moins en moins efficace, il a pu sembler utile à certains dirigeants de prévenir ce risque, en le « traitant » par une condamnation judiciaire.

Une deuxième réponse pourrait être que les juges, une fois saisis, n’obéissent plus à personne. On peut imaginer que certains politiciens aient voulu montrer par ce procès que le RN demeurait décidément « infréquentable » – mais que les juges aient été beaucoup plus loin que leurs « mandants ». D’autant que les parlementaires n’ont cessé de se défausser de leur pouvoir sur les juges qui seraient bien bêtes de n’en point profiter!

Enfin, une troisième réponse peut venir à l’esprit. D’un côté, on constate que la « dédiabolisation » ne fonctionne pas aussi bien que le souhaiteraient les dirigeants du RN (à chaque élection, le front républicain est réactivé avec une facilité déconcertante, y compris avec des gens qui, comme les élus LFI, assument publiquement leur idéologie totalitaire – dont le « front républicain » est censé nous protéger!). Mais, d’un autre côté, cette « dédiabolisation » fonctionne tout de même: il ne reste plus beaucoup de Français à croire que Marine Le Pen mange des enfants au petit-déjeuner ou décorerait Paris de drapeaux à croix gammée en cas de victoire! Or, la république, depuis ses origines, a besoin d’un diable (que ce soit le « contre-révolutionnaire » en 1793, le « clérical» en 1905, ou le « fasciste» après 1944). Jean-Marie Le Pen joua admirablement ce rôle de diable. Mais sa fille est un peu moins « convaincante » dans le personnage et certains ont pu penser qu’il serait opportun, pour éviter les « aventures » et conserver le pouvoir au « bloc central », de susciter un nouveau diable. Éric Zemmour fut un temps un très acceptable candidat au rôle. Mais il pèse désormais trop peu électoralement. Alors pourquoi pas Jean-Luc Mélenchon? Bien sûr, ce que j’écris n’est qu’hypothèse, mais ce serait logique. Dans ce cas, le « front républicain » pourrait opposer tous les partis à LFI – qui conteste aussi vigoureusement son antisémitisme que Jean-Marie Le Pen dans les années 1980, mais les médias auraient davantage de raison qu’alors d’en brosser un tableau méphistophélique. Inutile de dire que cet hypothétique changement de pied modifierait bien des choses dans le paysage politique – et permettrait notamment l’union des droites que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Attendons la suite, mais les mois à venir vont être passionnants!

« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous»

De Cyril Farret d’Astiès suite à cet article :

Bienvenue cher Frère Adrien,

Vous voilà classé à l’extrême droite. Vous verrez, on s’y habitue finalement assez vite.

Vous ne devriez pas vous en étonner ni vous en offusquer. L’immense Jean Madiran (évidemment d’extrême droite) avait démontré en son temps cette tactique de nos ennemis pour nous neutraliser. C’est ainsi, c’est la ruse de la gauche depuis 236 ans. Et la droite, bête à manger du foin, qui a une peur panique d’être qualifiée d’extrême droite, donne systématiquement des gages (allez donc consulter de temps en temps le fil d’actualité du Figaro pour comprendre), et nous en sommes là… ce n’est pas si grave. Vous verrez, si vous continuez ce sont des évêques eux-mêmes qui vous classeront à l’extrême droite, ça en rassure certains, ils espèrent ainsi décrédibiliser les réussites pastorales de catholiques qu’ils abhorrent.

Mais vous ne devriez pas vous défendre avec tant de frénésie. Laissez aboyer les aboyeurs et ne reprenez pas la rhétorique des ennemis qui vous veulent du mal : vous n’êtes pas financé par Bolloré, Stérin ou la Nuit du Bien Commun ? Très bien, mais quand même le seriez-vous, qu’est-ce que ça changerait ? Heureusement que certains parviennent à être financés par Bolloré, Stérin ou la Nuit du Bien Commun. Merci à Bolloré, Stérin ou la Nuit du Bien Commun de financer ce qu’ils financent.

Notre Seigneur nous a prévenus (St Jean 15)

« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. »

Sainte fête de Pâques cher Frère.

Cyril Farret d’Astiès

Călin Georgescu : « J’ai été écarté de l’élection par la mafia mondialiste »

Călin Georgescu, candidat écarté à la présidentielle en Roumanie, a été interrogé par Tucker Carlson à qui il a déclaré :

« J’ai été écarté de l’élection par la mafia mondialiste qui contrôle cette région comme une colonie. Tout le système en Roumanie, à 100%, était et est toujours coordonné et sous contrôle d’inférences étrangères. »

Georgescu affirme que l’administration Biden, ainsi que des figures comme Antony Blinken et Emmanuel Macron, ont orchestré cette ingérence pour empêcher la Roumanie de devenir un pays libre et indépendant. Il dénonce une volonté de maintenir la Roumanie dans un état de dépendance économique et politique.

Il ne faudrait pas oublier les immigrés clandestins dans l’accès à l’euthanasie…

Intervention lunaire du député Sandrine Rousseau en commission parlementaire :

Sept nouveaux calvaires érigés en Corse

Accompagnée de l’association angevine SOS calvaires, la confrérie Santa-Croce di San Martino a placé, vendredi 11 avril, une croix de bois de 7 mètres sur les hauteurs du village de San-Martino-di-Lota. C’est un des sept nouveaux calvaires qui vont être installés sur l’île pendant la semaine de Pâques.

Ces sept croix vont être installées pendant cette semaine Sainte : le dimanche 13 avril à Aleria, le lundi 14 à Speloncato, le mardi 15 à Ville di Paraso, le mercredi 16 à Costa, le jeudi 17 à Sartène, et le dimanche de Pâques à l’évêché à Ajaccio.

Voici la première :

La deuxième :

“En cette Semaine Sainte, mon gouvernement renouvelle sa promesse de défendre la foi chrétienne”

Ne boudons pas notre plaisir d’avoir au moins un chef d’Etat qui reconnaît la royauté de Notre-Seigneur, cela nous change de nos laïcards :

En cette Semaine Sainte, Melania et moi nous joignons à la prière des chrétiens qui célèbrent la crucifixion et la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, le Fils vivant de Dieu qui a vaincu la mort, nous a libérés du péché et a ouvert les portes du Ciel à toute l’humanité.

En commençant par l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem le dimanche des Rameaux et en culminant avec le Triduum pascal, qui commence le Jeudi saint avec la messe de la Cène du Seigneur, suivi du Vendredi saint, et atteint son apogée lors de la Veillée pascale dans la nuit du Samedi saint, cette semaine est un temps de réflexion pour les chrétiens afin de commémorer la crucifixion de Jésus et de préparer leur cœur, leur esprit et leur âme à sa résurrection miraculeuse d’entre les morts.

Au cours de cette semaine sacrée, nous reconnaissons que la gloire du dimanche de Pâques ne peut venir sans le sacrifice que Jésus-Christ a fait sur la croix. Dans ses dernières heures sur Terre, le Christ a volontairement enduré des douleurs atroces, la torture et l’exécution sur la croix par amour profond et constant pour toute sa création. Par sa souffrance, nous avons la rédemption. Par sa mort, nous sommes pardonnés de nos péchés. Par sa résurrection, nous avons l’espoir de la vie éternelle.  Le matin de Pâques, la pierre est roulée, le tombeau est vide et la lumière l’emporte sur les ténèbres, signe que la mort n’a pas le dernier mot.

En cette Semaine Sainte, mon gouvernement renouvelle sa promesse de défendre la foi chrétienne dans nos écoles, nos forces armées, nos lieux de travail, nos hôpitaux et nos institutions gouvernementales. Nous ne cesserons jamais de défendre le droit à la liberté de religion, de défendre la dignité de la vie et de protéger Dieu sur la place publique.

Alors que nous nous concentrons sur le sacrifice rédempteur du Christ, nous nous tournons vers son amour, son humilité et son obéissance, même dans les moments les plus difficiles et les plus incertains de la vie. Cette semaine, nous prions pour qu’une effusion du Saint-Esprit se produise sur notre nation bien-aimée. Nous prions pour que l’Amérique reste un phare de foi, d’espoir et de liberté pour le monde entier, et nous prions pour que nous puissions atteindre un avenir qui reflète la vérité, la beauté et la bonté du royaume éternel du Christ au Ciel.

Que Dieu vous bénisse, vous et votre famille, en cette période spéciale de l’année et qu’Il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.

La Maison Blanche, 13 avril 2025.

Traduction via Yves Daoudal

Les coraneries de l’Union européenne

9 842 534 euros, c’est la subvention, payée avec nos impôts, versée par le Conseil européen de la recherche – organisme créé par la Commission européenne et financé grâce au budget de l’UE – pour « Le Coran européen ».

Ce projet a pour objectif de « découvrir comment le Coran a influencé la culture et la religion en Europe, entre 1150 et 1850 ». Sur le site internet créé après l’obtention de la subvention, les responsables précisent :

« Notre projet repose sur la conviction que le Coran a joué un rôle important dans la formation de la diversité et de l’identité religieuses de l’Europe au Moyen Âge et au début des Temps modernes, et qu’il continue de le faire. »

La volonté de « remettre en question les perceptions traditionnelles du texte coranique et les idées bien établies sur les identités religieuses et culturelles européennes » n’est pas cachée.

Des figurants recherchés pour un film sur Compostelle

Le 18 avril, de 10h à 18h, le centre Roger Fourneyron au Put accueillera un grand casting ouvert à tous pour le film « Compostelle », réalisé par Yann Samuell, avec Alexandra Lamy à l’affiche.

Les profils recherchés :

  • Hommes, femmes, enfants, retraités : toutes les générations et tous les parcours sont les bienvenus.
  • Adolescents âgés de 16 à 20 ans.
  • Hommes sachant chanter des chants liturgiques, pour certaines scènes spécifiques.

Le tournage se déroulera entre mai et juin 2025, au Puy-en-Velay et ses environs.

« Compostelle », c’est l’histoire d’Adam, un ado un peu paumé, à qui une juge propose un défi de taille : faire 1600 km à pied sur le chemin de Compostelle pour se retrouver. Sur sa route, une femme au franc-parler jouée par Alexandra Lamy, à l’énergie contagieuse, qui va l’accompagner dans ce road-trip pédestre… et existentiel.

“Des normes internationales, intangibles et supra-légales, interdisent absolument et sans exception l’euthanasie et l’assistance au suicide”

Nicolas Bauer, chargé de plaidoyer au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui vient de saisir trois instances des Nations unies (ONU) au sujet du débat français sur la fin de vie, est interrogé sur Boulevard Voltaire. Extrait :

Si nous avons choisi de nous adresser à ces instances, c’est que nous savons qu’il est possible que la saisine aboutisse. Nous les avons identifiées comme sensibles à la question de la fin de vie. Par exemple, le Comité des droits des personnes handicapées a recommandé au Canada, le 21 mars 2025, d’abroger l’euthanasie des personnes handicapées. C’est aussi ce même Comité qui avait ordonné au gouvernement français de ne pas euthanasier Vincent Lambert, en 2019.

De même, il y a quelques années, c’est le Rapporteur spécial sur les droits des personnes handicapées qui avait dénoncé l’euthanasie des personnes handicapées, en expliquant que

« si toutes les personnes malades ou présentant une incapacité, qu’elles soient ou non en phase terminale, avaient accès à la mort assistée, la société pourrait en conclure que la mort vaut mieux que la vie avec un handicap […]. Les personnes handicapées pourraient décider de mettre fin à leurs jours en raison de facteurs sociaux, tels que la solitude, l’isolement social ou l’absence d’accès à des services de soutien de qualité […]. Les personnes handicapées, notamment âgées, pourraient être exposées aux pressions explicites ou implicites liées à leur situation, y compris aux attentes particulières des membres de leur famille, aux pressions financières, aux injonctions culturelles et même à des mesures coercitives. »

Des normes internationales, intangibles et supra-légales, interdisent absolument et sans exception l’euthanasie et l’assistance au suicide. Elles sont rappelées dans notre pétition. La France a librement adhéré à ces normes en signant plusieurs traités internationaux, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Les instances que nous saisissons sont chargées d’examiner les lois et pratiques des États au regard de ces normes, en ayant une attention particulière pour les personnes vulnérables, qu’elles soient âgées, handicapées ou malades.

Euthanasie en commission des affaires sociales : le loup est sorti du bois

Communiqué d’Alliance Vita :

En commission des affaires sociales, les députés ont validé un droit d’accès à l’euthanasie à égalité avec le suicide assisté alors que l’euthanasie était censée rester exceptionnelle.

Un an après l’ouverture des débats, le cadre alors vanté par les promoteurs d’une légalisation du suicide assisté n’a cessé de dériver, au point qu’il ne restera bientôt pratiquement plus de limites pour administrer la mort. D’examen parlementaire en examen, les verrous sautent les uns après les autres : dans le nouveau texte porté par le député Falorni, les critères prévus pour accéder au suicide assisté et à l’euthanasie sont déjà aussi larges qu’invérifiables, la procédure est simple, voire expéditive, à la discrétion d’un seul médecin, et toute tentative d’opposition à l’euthanasie serait censurée et pénalisée. Alliance VITA confirme donc son alerte : forcer la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie alors que notre société est fracturée par la sévère crise que traverse notre système de santé est parfaitement irresponsable.

Pour Tugdual Derville, porte-parole de l’association :

« Ce qui est en train de se passer clarifie les enjeux, car le loup est sorti du bois. Personne ne peut plus ignorer en effet que les digues qu’on présente un temps ne sont que des leurres pour rassurer les indécis. L’interdit de tuer, dès qu’on le lève, envahit les espaces qu’on disait protégés ; les expériences à l’étranger l’ont prouvé. Le texte qui est aujourd’hui aggravé a le mérite de simplifier la question posée à la représentation nationale : soit la prévention du suicide relève encore de la solidarité universelle, soit on en exclut les plus vulnérables de nos concitoyens. Le reste des débats relève du jeu de dupe qui ne doit tromper personne. »

Alliance VITA a lancé une campagne nationale : « On veut des soins, pas l’euthanasie ! » Des tractages ont lieu dans toute la France et une grande mobilisation se tiendra dans une cinquantaine de villes le lundi 12 mai, date du début de l’examen des propositions de loi en séance publique à l’Assemblée nationale.

Il y a 230 ans Charette pleurait la mort de Louis XVII

Le 29 mars 2025 avait lieu en Vendée, dans les bois du célèbre Logis de la Chabotterie, une très belle et émouvante cérémonie à la Croix de Charette, lieu où fut arrêté le Généralissime des Armées Catholiques et Royales, il y a 230 ans. Cérémonie organisée par les Amis de la Chabotterie avec le soutien de l’association Jubilé  de la Vendée.

En exclusivité pour le Salon Beige, voici l’allocution prononcée au nom du généralissime :

« Moi, François Athanase Charette de La Contrie, je garde un souvenir précis de ce lieu même où vous êtes ici fidèlement rassemblés. Cela fait précisément 229 années. Ce lieu où mon cher garde du corps, Pfeiffer, m’enlève de force mon couvre-chef pour s’en coiffer, puis pour courir dans les bois, juste ici, devant vous. Pour, en se signalant ainsi aux bleus, aller à une mort certaine. Sacrifice accepté de sa personne, pour que je vive. Ou tout au moins pour que je vive encore un peu, le temps de terminer mon épopée avec panache, puisqu’il ne m’est resté plus que lui à défendre.

Mais que vois-je venir là ? Oui c’est bien lui mon vieux panache tout écorné, tout cabossé. Il revient, il témoigne toujours d’une foi, d’une espérance (le panache est déposé au pieds de la croix).

Mais, jadis, comment suis-je arrivé ici même, moi qu’on a appelé le « Roi de la Vendée », pour finir abandonné par presque tous, traqué comme une bête sauvage, alors qu’il y a peu encore nous étions si près de la victoire ? Moi qui ai combattu souvent, qui fut battu parfois, mais qui ne fut jamais abattu.

Je me souviens de la chute de ce tyran, Robespierre, qui voulait régénérer l’humanité, faire un homme nouveau ! Il lui fallait donc pour cela éliminer l’homme ancien, l’homme de nos bocages et de nos marais qui voulait tout simplement continuer à vivre paisiblement sa foi. Je me souviens de cette Convention atterrée face à notre puissance que rien ne semblait pouvoir arrêter. Je me souviens de ces généraux craintifs de l’armée de l’Ouest, à bout, et qui nous ont proposé la paix.

J’ai voulu cette paix. Beaucoup de mes proches craignaient que ce ne fut qu’un piège pour tuer notre résistance. Mais contre ces avis prudents et inquiets, j’ai espéré. J’ai gardé un immense espoir grâce à une clause secrète. Clause qui devait tout changer, mais que je ne pouvais confier à mes proches tant elle était fragile et risquée.

J’ai accepté à la Jaunaye un traité aux conditions vivement négociées. Que notre religion soit libre, d’abord. Que le territoire insurgé soit érigé en un corps de nation. Que l’armée vendéenne devienne une garde territoriale. Et, suite à sa tentative d’extermination, que notre peuple reçoive une juste indemnisation afin qu’il puisse revivre autant que possible, mais aussi pour confirmer cette infamie aux yeux des générations à venir.

J’ai bâti tout près d’ici, vers le midi à guère plus de trois lieues, une demeure qu’on appellera « Palais royal ». Cela m’a fait bien rire tant elle était accueillante mais modeste. Mon dessin politique était ambitieux. Je l’ai estimé crucial. Je voulais ériger sur notre terre ainsi protégée un petit royaume destiné à recevoir notre tout jeune roi. Voilà cette clause secrète : on m’avait promis le retour de Louis-Charles de France et de sa sœur Marie-Thérèse de France, les deux orphelins innocents maintenus ignominieusement dans la Tour du Temple.

Mais ce 20 juin 1795, à midi, coup de tonnerre. La foudre me tombe dessus. J’apprends que le petit roi, Louis le dix-septième, n’est plus. Le Palais royal restera vide, à jamais ! Mes sentiments sont violents, confus, atterrés. J’ai pleuré la mort du roi. Je voulais pour lui une couronne d’or et de pierres précieuses, il n’eut qu’une couronne d’épines. Je voulais pour lui un royaume sur terre, je compris d’un coup que son vrai royaume ne serait pas de ce monde.

A l’instant même j’ai compris intensément la parole d’un vieux prêtre, un sage : « l’Espérance se construit sur les ruines de l’espoir ». Et lors, il ne m’est resté plus qu’une dernière mission à accomplir : sauver l’honneur ! Transmettre une fierté. Transmettre un panache, pour encourager, pour fortifier l’âme de générations de combattants à venir, tant les épreuves futures resteront nombreuses, je le savais bien.

Panache relevé avec fierté par ceux de ma lignée, ces chers Athanase, Pair de France et Zouave pontifical, qui ont continué les combats de leurs époques. Je les avais prévenus : « tant que la Charette aura une roue, la Charette roulera ! ». Panache porté aussi par bien d’autres, pour défendre Dieu, le Roi et la France, tant Dieu est profondément inscrit dans la destinée de notre pays.

Je contemple aujourd’hui ces cérémonies, ces commémorations, ici même où je fus capturé, à Nantes où mon âme fut rendue à Dieu, ou encore, pas loin, dans ce grand théâtre du Puy-du-Fou. Ils ne sont parfois que quelques poignées de fidèles, deux ou trois pelotons, au mieux une grosse compagnie. Mais qu’ils ne perdent pas courage, avec guère plus j’ai battu des régiments entiers de bleus.

Il y a peu avec ma chère sœur Marie-Anne nous sommes allés à dix lieues d’ici, vers le Levant, sur notre « colline inspirée » de la Vendée, le Mont des Alouettes. Un Jubilé pour commémorer une chapelle de la réconciliation voulue par notre chère Marie-Thérèse. J’ai entendu le chant grégorien monter vers le ciel avec la fumée de l’encens. J’ai ouï la messe du père abbé bénédictin, famille séculaire qui comme toutes les familles bien vivantes engendrent des enfants, et essaiment vers de nouvelles fondations.

Et c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai honoré les parents de nos enfants du Temple, en saluant Louis, l’aîné de notre longue lignée capétienne. Et toute sa famille car là aussi la famille est bien vivante, et donne des enfants qui représenteront toujours les piliers de notre patrie, les murs fondateurs. Et c’est avec un immense respect que je lui ai remis mon fier panache, celui-là même que je voulais remettre jadis à notre petit Louis-Charles.

J’ai vu récemment de grandes affiches qui parlent gaillardement du « dernier panache »… Le dernier ? Ils me font bien rire ! Pourquoi le dernier ? Ils auraient dû dire le premier panache ! Je vois surgir dans mon petit royaume de Vendée toute une jeunesse qui sans bruit, comme la forêt qui pousse, se forme, entreprend, monte des spectacles, remplit les églises, fonde des familles et donne des vocations. Une jeunesse qui plus que jamais marche avec allégresse, avec fierté. Une jeunesse qui a la Foi et l’Espérance. Le panache est toujours bien vivant.

Et je vois, comme la modeste rivière Vendée serpentant aux confins du département, qui serait sortie puissamment de son lit pour couvrir des régions entières, que mon petit « royaume de Vendée » est devenu une « Province de l’esprit », rayonnant dans la France entière. Je vois que les cœurs unis de Jésus et Marie, qui, à la suite de mes épopées marines, font fièrement le tour des mers du globe au grand étonnement du monde entier. Je me rappelle alors des premiers mots de celui qui m’a capturé, mais qui m’a respecté, le commandant Travot : « Que d’héroïsme perdu ! ». Je lui ai répliqué vivement, je me souviens bien : « Non Monsieur. Rien ne se perd, jamais ! ».

Et c’est en contemplant cette résurrection que j’ai compris le vrai sens de ma vie. Quand mon cher Pfeiffer m’a arraché mon couvre-chef pour partir à une mort certaine, à la place de la mienne, ici même, il m’a donné ces quelques jours de répit, de marche méditative vers Nantes. Six jours, pas plus. Cette ville qui m’avait tant acclamé, presque avec des rameaux, pour me conduire ensuite sur un chemin de croix. Ces jours de répit si nécessaires pour consciemment offrir ma vie entière. Et là j’ai compris que mes valeurs, que nos valeurs ne seraient véritablement transmises que si avec le panache nous y ajoutons le sacrifice offert. »

Pascal Théry,

Pour l’Association Jubilé de la Vendée

Le frère Paul-Adrien face à la désinformation des gauchistes

“Il est payé par Bolloré”, “il est payé par Sterin et le fonds du bien commun”, “il est d’extrême droite”… Depuis quelques mois, le frère Paul-Adrien est attaqué par certains médias et militants. Pourquoi ? Parce que des gens se convertissent….

Dans cette vidéo très personnelle, il répond point par point aux accusations. Pour ses auditeurs qui ont le droit de savoir comment vit cette chaîne, son modèle économique.

Au programme :

  • Comment un groupe a modifié ma page Wikipédia
  • Pourquoi certains refusent de devenir chrétiens à cause de ces mensonges
  • Le fonctionnement transparent de la chaîne
  • Le rôle du “fond du bien commun”, des dons, des sushis
  • Pourquoi je me bats pour un catholicisme gratuit, missionnaire et sans compromission
  • Mon appel à la douceur, à la charité… et à la vérité

Une Passion, quatre évangiles

De l’abbé Cras sur Claves :

La liturgie de la Semaine sainte nous offre d’entendre les quatre récits de la Passion du Christ : Matthieu (dimanche des Rameaux), Marc (mardi saint), Luc (mercredi saint) et Jean (vendredi saint). Il ne s’agit pas de quatre récits identiques, mais bien de quatre regards différents, en harmonie avec le projet de chaque Évangile.

Les différences entre les quatre versions sont méconnues. Dans l’inconscient collectif, la Passion du Christ correspond bien souvent aux souvenirs laissés par l’exercice du Chemin de la Croix, ou par le film de Mel Gibson. Beaucoup, par exemple, diront que Jésus a chuté trois fois, ce qui pourtant n’est pas précisé dans les textes. Et si on demande aux fidèles la différence entre la Passion lue le dimanche des Rameaux et celle du Vendredi saint, ils ne sauront que dire. Alors que les différences sont notables, et importantes à souligner, car Dieu a voulu les quatre versions, avec leurs tonalités particulières. La Passion du Christ est comme un grand diamant : il faut en découvrir chaque facette pour se faire une idée de l’ensemble, qui nous dépassera toujours. Car la Passion est un mystère de foi autant qu’un fait historique.

Marc et Matthieu

Ces deux évangiles sont très proches et montrent Jésus abandonné par les siens, affrontant seul une mort très douloureuse.

Tant chez Marc que chez Matthieu, la marche à la mort de Jésus est encadrée par deux prières. Au début, à Gethsémani, Jésus prie son Père et demande que le calice s’éloigne de lui, sans réponse. À la fin, au Golgotha, il prie encore, mais cette fois en disant « Mon Dieu » (la seule fois dans tous les évangiles) et en exprimant un sentiment d’abandon, qui est moqué par les spectateurs.

Les deux évangiles font état d’un procès juif suivi du procès romain. Dans les deux cas, Jésus est violenté physiquement. Ensuite, aucun ami ou disciple n’est présent au pied de la croix. Il n’y a que solitude, insultes et moqueries.

Finalement, en poussant un grand cri, Jésus expire, apparemment vaincu. Mais alors le Père intervient, alors qu’il semblait jusque-là comme absent. Il accomplit les paroles prophétiques de Jésus. Dans le procès juif, Jésus était accusé de vouloir détruire le Temple, et sur la croix on le lui rappela en se moquant de lui. Mais à sa mort, le voile du sanctuaire se déchire complètement. De même, Jésus avait été accusé de se prétendre le Messie, le Fils du Dieu béni, et bafoué pour cela sur la croix. Or, à sa mort, un centurion romain déclare : « Vraiment cet homme était le fils de Dieu ».

Ainsi ressort un thème bien marqué, que l’on trouvait déjà dans les chapitres précédents de Matthieu et Marc : Jésus doit souffrir et mourir, et ses disciples doivent prendre la croix et le suivre. Les deux évangélistes dramatisent les difficultés de la Passion : c’est à la fois un avertissement et une consolation pour les lecteurs. Si le maître lui-même trouve cela difficile, si les disciples perdent tout courage, c’est que la Passion dépasse les forces humaines. Mais Dieu a été finalement là pour Jésus, et il le sera aussi pour les disciples persécutés.

Les deux évangiles sont donc très proches, mais on peut relever quelques différences notables :

– Marc est très factuel. Il souligne l’échec des disciples à comprendre Jésus. Jésus n’y reçoit aucun soutien depuis la dernière cène jusqu’à sa mort. Marc est le plus brutal dans sa description de l’angoisse de Jésus et de la faillite des disciples. C’est en Marc qu’il y a le plus de souffrance. On peut dire que cet évangile se destine surtout à ceux qui souffrent et sont tentés de demander à Dieu : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

– Matthieu atténue un peu la noirceur de Marc. La prescience qu’a Jésus de ce qui doit lui arriver est plus claire, et sa souveraineté plus manifeste. Mais la grande différence avec Marc, c’est la question de la responsabilité : il faut désigner les coupables. Dans une série de scènes propres à Matthieu, on voit Judas essayant de rejeter sa responsabilité en rendant l’argent reçu, et les prêtres refusant cet argent. La femme de Pilate cherche à éviter à son époux sa responsabilité dans la mise à mort, et Pilate lui-même se déclare innocent en se lavant les mains. Pour Matthieu, tout le monde est coupable, à commencer par les chefs des Juifs à qui il fait dire : « que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ». On peut noter aussi en Matthieu le thème de l’accomplissement des Écritures, ainsi que le rapport de la Passion de Jésus avec son enfance : dans les deux cas il y a des phénomènes cosmiques (étoile / tremblement de terre), dans les deux cas on voit des païens amenés à la foi (mages / soldats), dans les deux cas les manœuvres des puissants de ce monde sont vouées à l’échec (Hérode le Grand / Pilate). Tout l’évangile de Matthieu est cohérent et converge vers son point culminant, la Passion. La réflexion est bien organisée et plus aboutie. Elle présente une intelligence chrétienne des événements.

Luc, c’est l’évangile du pardon et de la miséricorde. Dans le récit de la Passion, il diverge beaucoup plus de Marc que ne le fait Matthieu. Il adoucit les événements. On n’y trouve pas l’insistance sur la solitude de Jésus, qui ne se dit pas triste à en mourir. À l’agonie à Gethsémani, il est même consolé par un ange. Surtout Jésus apparaît en communion constante avec son Père, au point qu’à la fin il ne s’écrie pas « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi… » mais il dit paisiblement : « Père, entre tes mains je remets mon esprit ». Luc ne mentionne même pas la fuite des disciples. Tout cela montre que la Passion selon Luc est moins négative. Le Père y est présent, et pas uniquement après la mort. Jésus guérit l’oreille blessée du serviteur du grand-prêtre, Jésus pardonne sur la croix, et promet le paradis au bon larron. Les Juifs ne sont pas tous hostiles : certains accompagnent Jésus jusqu’au Golgotha et s’en retournent en se frappant la poitrine, tandis que les filles de Jérusalem se lamentent sur lui. Cette version est plus émouvante : elle vise à toucher le cœur du lecteur pour l’encourager à devenir disciple.

Jean

La différence est nette avec les trois synoptiques, et avec Marc elle est très forte : la moitié environ du récit johannique diffère de la passion de Marc. On pourrait presque dire qu’en Jean, il n’y a pas de passion de Jésus. L’aspect historique de la Passion est déjà connu. Le déroulement exact des faits intéresse donc moins Jean que le message théologique qu’il faut en retirer.

La Passion selon Jean, c’est le récit de l’élévation et de la victoire de Jésus. La souffrance est minimisée. La scène de l’agonie à Gethsémani est omise, et il n’y a pas de procès juif. Le procès romain est très développé et manifeste la majesté de Jésus (scènes de l’Ecce homo et de l’Ecce rex vester). Le chemin de croix n’est pas détaillé. Sur la croix, Jésus n’est ni insulté ni moqué. Il n’exprime pas de sentiment d’abandon : il meurt avec le soutien de sa mère et du disciple bien-aimé. Tout est résumé en Jn 10,18 : « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne ». Jésus et le Père sont un, et donc on ne voit pas Jésus demander (comme dans les synoptiques) que son heure soit repoussée ou que le calice de la Passion s’éloigne de lui. Au contraire, c’est son objectif : arriver à son heure, boire la coupe et accomplir sa mission, pour glorifier le nom de Dieu et accomplir les Écritures. Il contrôle tout. À Gethsémani, il n’a pas fléchi. Au contraire ce sont ceux qui venaient l’arrêter qui sont tombés à terre quand il a dit « c’est moi ». Jésus selon Jean, c’est le Fils de l’homme descendu des cieux et à qui le Père a remis tout jugement. Il ne peut donc pas être jugé par des créatures. Il faut souligner que le récit est structuré, avec pour centre le couronnement d’épines : Jésus est vraiment roi. C’est pourquoi il a pu dire au grand-prêtre : « pourquoi m’interroges-tu ? » Et à Pilate : « Tu n’as aucun pouvoir sur moi », ce qui l’impressionne. Tout au long de la Passion, Jésus n’est pas celui qui est jugé, mais celui qui juge. La victime est victorieuse… « Regnavit a ligno Deus » comme le chante l’hymne Vexilla regis : « Dieu a régné par le bois ». Notons bien que c’est la version choisie par l’Église pour le Vendredi Saint.

Conclusion

Les évangélistes ne se contredisent pas : ils se complètent, mettant en valeur les diverses facettes de la Passion. Comme Jésus l’a expliqué aux disciples d’Emmaüs : « ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26). De la souffrance à la gloire : les versions de la Passion expriment tout le parcours qui va de l’une à l’autre, de Marc insistant sur la souffrance, à Matthieu, puis Luc, puis Jean insistant sur la gloire.

Ainsi, on peut dire en forçant le trait que pendant la Passion :

– selon Matthieu et Marc, Jésus n’est vainqueur qu’aux yeux de Dieu. Sur la Croix il est méprisé.

– selon Luc, Jésus est vainqueur pour les disciples qui ont la foi. Sur la Croix il pardonne.

– selon Jean, Jésus est vainqueur aux yeux de tous. Sur la Croix, qui est son trône, il règne.

Comme l’Église le Vendredi Saint, il faut mettre en valeur ce dernier aspect, car la force des images fait que pour beaucoup de fidèles la Passion du Christ est celle que présente le film de Mel Gibson. C’est une vision ultra-réaliste et sanglante, basée sur Marc (et les révélations de la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich). Elle est importante, mais pas suffisante. Si le Christ a dit à sainte Marguerite-Marie qu’il avait plus souffert à Gethsémani que sur la Croix, il faut mettre en valeur ses souffrances morales. Car nous n’avons pas été sauvés par la seule souffrance physique de Jésus, mais par la puissance de son amour, exprimé par son sacrifice, aussi intérieur qu’extérieur.

Votre mutuelle soutient-elle l’euthanasie ?

La Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN, régime obligatoire de sécurité sociale de l’éducation dite nationale, comme le précise un lecteur) a envoyé à des parlementaires des propositions d’amendements de la loi sur l’euthanasie. L’organisme « préconise d’élargir les conditions d’accès au suicide assisté et à l’euthanasie au travers de quinze amendements prêts à l’emploi ».

Des élargissements tous azimuts

La mutuelle voudrait tout d’abord voir supprimer la notion de « phase avancée ou terminale » de la maladie des conditions à remplir pour avoir recours au suicide assisté. « Cette notion est médicalement très complexe à déterminer et a pour conséquence d’exclure certaines personnes atteintes de maladies dégénératives voire neurodégénératives », argumente la MGEN.

L’organisme recommande aussi de prévoir la possibilité de demander l’euthanasie via les directives anticipées, « notamment “dans un état de mort cérébrale” (sic), de “coma” ou d’”état végétatif irréversible” ». D’autres amendements visent à laisser le « choix » entre suicide assisté et euthanasie ou encore à supprimer le critère de nationalité.

Des euthanasies pour faire des économies ?

Le député LR Philippe Juvin interroge :

« Est-ce un calcul économique ou de l’idéologie ? Difficile à dire ». « Mais je ne suis pas sûr que ce soit le rôle d’un organisme chargé de rembourser des soins de faire la promotion de l’euthanasie alors que l’on sait bien qu’abréger des vies fait faire des économies à la société dans les pays où elle est autorisée ». « Les périodes de fin de vie coûtent très cher, particulièrement la dernière année ».

Procréation et embryologie au menu des prochains états généraux de la bioéthique

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a officialisé les dix thèmes retenus pour les prochains états généraux de la bioéthique, prévus en 2026. En effet, l’article 41 de la loi de bioéthique dispose qu’elle doit faire l’objet d’une révision « au plus tard en 2028, sept ans après sa publication ». En outre, le Code de la santé publique prévoit l’organisation d’états généraux « avec chaque révision et au moins tous les cinq ans, même en l’absence d’un projet de réforme ».

C’est le CCNE qui est en charge de leur organisation. Les dix thèmes retenus sont les suivants :

  1. numérique et santé ;
  2. santé et environnement ;
  3. examens génétiques et médecine génomique ;
  4. dons et transplantations d’organes ;
  5. neurosciences ;
  6. cellules souches et organoïdes ;
  7. procréation et embryologie ;
  8. organisation du système de soins ;
  9. population à travers les âges ;
  10. outre-mer.

La fin de vie est « un thème régulier de réflexion lors des états généraux de la bioéthique », « même si elle n’entre pas dans le champ de la loi proprement dite ». En revanche, les sujets de recherche génétique ou de procréation sont « dans le périmètre légal ».

Avec son dernier avis relatif à la baisse de la natalité et de la fertilité, le CCNE « ouvre déjà la porte à des réflexions sur la procréation ». Parmi les questions qui devront être débattues figurent la question de la PMA post-mortem ou encore la technique de la ROPA, à savoir le « don d’ovocyte d’une femme à sa conjointe qui portera l’enfant issu du don »…

Islam coranique : gagnons la bataille des mots

Islamisme ? Islam politique ? Islam radical ? En utilisant ces formules, il est « autorisé » de critiquer. De dénoncer clairement le danger. Même la Gauche le fait. C’est consensuel. C’est porteur.

En revanche, quasi impossible d’utiliser le mot « islam » tout seul. On risque une plainte pour « incitation à la haine ». Critiquer l’« islam tout seul » n’est pas consensuel, pas porteur. On donne l’impression de rejeter les personnes musulmanes, d’inciter à la haine contre elles.

Pour dénoncer l’islam, il faut y ajouter un adjectif.
La guerre des mots…

Cet article vise à montrer que nous aurions le plus grand intérêt à dénoncer l’ISLAM CORANIQUE.

L’ISLAM CORANIQUE EST POLITIQUE, RADICAL, VIOLENT, DANGEREUX

Avec Internet, chacun peut lire tous les versets appelant à la violence contre les Juifs-Chrétiens-Femmes-Infidèles-Etc., à la discrimination des femmes, à imiter le « beau modèle Mahomet », etc.

Il est donc légitime de critiquer l’« islam coranique », d’afficher clairement le danger représenté.

LE CORAN EST L’AUTORITE SUPREME DE L’ISLAM

Le Coran prétend être la parole incréée d’Allah. Aucun autre texte n’a la même autorité. Aucun autre n’est accepté unanimement par tous les groupes musulmans. Lire le Coran, c’est comme si le lecteur avait Allah en face de lui, qui lui donne son enseignement, ses ordres.

L’islam politique, radical, l’islamisme, ce sont l’application stricte des ordres donnés par Allah dans le Coran.
L’islam politique, radical, l’islamisme, ce sont donc en réalité l’islam coranique.

DENONCER L’ISLAM CORANIQUE, C’EST DENONCER L’ISLAM, DE MANIERE ACCEPTABLE

L’expression « islam coranique » renvoie aux deux réalités : la violence inacceptable, et la référence absolue de l’islam. Ces deux termes liés montrent la perversité intrinsèque de l’islam.

La charge mentale est forte en employant ces termes. Essayez, vous serez surpris.

Le Coran est en effet indéfendable. Il serait intéressant de comparer certains de ses fondements avec ceux de Mein Kampf.

Que les politiciens, les journalistes, et même tous les Patriotes, que tous utilisent ces termes « islam coranique ». A chaque fois, c’est le lien entre la violence et le fondement islamiste qui est ainsi rappelé, de manière socialement acceptable.

IL Y A UN ISLAM NON CORANIQUE, EN PRATIQUE

Cette dénonciation de l’ « islam coranique » aidera les nombreux « musulmans modérés » à expliquer leur positionnement. En effet, beaucoup de personnes issues de la culture musulmane ne veulent surtout pas se réclamer du Coran.

« Etudier » se dit « tâlib », en arabe. Etudier le Coran (et autres écritures), c’est entrer dans un dilemme : faire comme Allah l’a écrit, ou désobéir à Allah. Le premier choix, c’est devenir « tâliban ». Le second, c’est devenir apostat, donc rejeté par tous les proches.

Ces deux choix répugnent aux musulmans modérés, qui préfèrent donc ne pas savoir.
Ils font ramadan, évitent le porc, ont une certaine piété, etc. Mais ils se tiennent éloignés des textes sacrés violents. Sont-ils vraiment musulmans ? Ce n’est pas à nous de le dire.

En martelant le message du danger de l’ « islam coranique », nous aiderons ces musulmans à identifier et même dénoncer la cause profonde de leur mal-être : ce texte fondateur d’une religion qu’ils sont censés n’avoir pas le droit de quitter. Cela peut même aider certains à la quitter.

Même la courageuse Sonia Mabrouk se sent obligée de reprendre le journaliste Arthur de Watrigant quand il parle des « combattants de l’islam » ; elle le corrige avec « islamisme » (https://www.dailymotion.com/video/x9hhcd2 à 10min 50s).

Aidons les Français, aidons les « musulmans modérés », aidons toutes les bonnes volontés à désigner le cœur du problème, en utilisant sans relâche cette expression d’« islam coranique ».

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Même dans le foot…

Chaque année, pendant le carême, on voit un concours d’abominations, insultes, blasphèmes, satanisme en tout genre. Cette année n’a pas manqué à l’appel, avec le spectacle blasphématoire à Caen, le retour de la loi pro-mort visant à éliminer les personnes indésirables… Récemment, c’est même dans le football que le satanisme a fait son apparition.

Des supporters du club de football FC Kaiserslautern ont suscité la controverse début avril avec une chorégraphie aux allures sataniques dans le stade Fritz-Walter. A l’occasion du match à domicile contre le Fortuna Düsseldorf, ils ont mis en scène une image sombre avec des symboles sataniques et des incantations. Des films noirs ont transformé le virage ouest en une surface noire d’où émergeait un pentagramme rouge flamboyant inversé, symbole du satanisme. Au-dessus de l’étoile à cinq branches apparaissait une banderole en latin : « Exaudi Nos, Lucifer, Et Surge Ex Abysso, Sume Animas Nostras » (« Entends-nous, Lucifer, sors de l’abîme et accepte nos âmes »). En parallèle, une énorme figure de diable s’est élevée de la foule, accompagnée de fumée et de fontaines de feu. Une deuxième banderole criait : « Ad Lucem Nos Trahe, Orbem Mundi Regna » (« Conduis-nous vers la lumière, règne sur le monde »).

L’engagement pro-vie ne s’arrête pas à la Marche pour la vie

Communiqué de la Marche pour la vie de Lyon, qui s’est déroulée le 6 avril :

Il y a deux ans, nous étions 700, l’année dernière nous étions 1300, cette année nous étions près de 2000 ! A ce rythme dans 50 ans, c’est la France entière qui marchera avec nous !

Un immense merci à chacun d’entre vous pour cette marche lyonnaise historique !

Grâce à votre présence à la Marche pour la Vie Lyon, nous avons pu porter haut et fort un message d’espérance, de dignité et de solidarité.

Chaque pas, chaque sourire a montré combien la Vie humaine mérite d’être célébrée.

La Marche continue !

La Marche pour la Vie est un moment fort, mais notre engagement ne s’arrête pas là.

Nos associations partenaires oeuvrent chaque jour pour accompagner les mamans, soutenir les familles et protéger la vie.

Pourquoi ne pas prolonger votre engagement en rejoignant l’une d’elles ? Que ce soit Choisir la Vie, Réseau Vie, les Associations Familiales Catholiques, Juristes pour l’enfance, CitizenGO, la Fondation Jérôme Lejeune, 40 jours pour la vie, la Lejeune Academie, Génération Pro Vie, Femmes enceintes en difficulté, ou Mère de Miséricorde, chacune a besoin de bénévoles enthousiastes et déterminés !

En danger, nos traditions sont à protéger

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

La logique qui regarde le bébé panda devrait être la même que celle qui concerne les enlumineurs sur parchemin : toute espèce en voie de disparition réclame, pour survivre, d’être protégée. Tant pour le monde animal que pour ce qui relève de notre patrimoine immatériel.

En titrant son analyse magistrale – au parfum de testament – La fin d’un monde (Albin Michel), Patrick Buisson soulignait l’ampleur du problème. Les fondements de ce qui a pu construire notre identité collective, favoriser le lien social, entretenir une mémoire commune se sont trouvés dynamités non pas seulement par une pensée unique mais par une standardisation navrante. Finis les costumes régionaux, bonjour les T-shirt Mickey pour tous. Oubliées les ritournelles de nos campagnes, bienvenue aux tubes internationaux qui résonnent dans les supermarchés.

Tel un sage délivrant ses ultimes leçons sur la vie et l’observation du monde, le pape Jean-Paul II offrait à ses lecteurs un précieux témoignage dans ce qui fut son dernier livre, publié en 2005, année de sa mort. Le titre de l’ouvrage donnait le ton : Mémoire et identité (Flammarion). Le pape polonais y faisait le constat que « Les pays d’Europe occidentale se trouvent aujourd’hui à un stade que nous pourrions qualifier de “post-identité” ». Il pressait alors ses contemporains et les générations à venir à s’interroger : comment faire en sorte que la culture – qui est un bien supérieur à l’économie, « plus grand, plus humain »– ne soit pas détruite au profit de la civilisation de l’argent, « au profit du pouvoir excessif d’un économisme unilatéral » ? Celui qui a vécu avant son accession au trône de Pierre dans une Pologne mutilée, d’abord par le nazisme puis par le communisme, sait quels furent les ressorts de la survie psychologique de son peuple. Dans un discours prononcé au début de son pontificat au siège de l’Unesco, à Paris, à l’occasion de son premier voyage en France, Jean-Paul II avertissait son auditoire : « L’avenir de l’homme dépend de la culture. » On mesure aujourd’hui, dans le grand flou identitaire qui domine, la valeur prophétique de ces paroles délivrées en 1980. L’articulation d’une telle réflexion était pourtant simple. L’athlète de Dieu était aussi philosophe et, selon lui, la culture possède cet atout de rendre plus humain l’homme. Elle le civilise. La culture, affirmait-il, est un mode spécifique de l’exister et de l’être de l’homme. « La culture est ce par quoi l’homme en tant qu’homme devient davantage homme, “est” davantage. » Sous ce regard, le concept de Nation est appréhendé comme un espace protecteur : la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout précisément par la culture. Le Saint-Père d’insister : « La Nation existe par la culture et pour la culture ». Grande éducatrice des hommes donnant à “être davantage” dans une communauté nationale possédant une histoire qui dépasse celle de l’individu et de la famille.

La culture remonte dès son origine à deux acceptions. Du latin « cultura », ce terme correspond à la fois à la « culture de la terre » (l’agriculture) mais aussi au « culte des ancêtres » (la piété filiale). Ainsi, la matrice originelle du mot « culture » se réfère à la terre et aux morts. Faire fructifier la première, en même temps que se souvenir avec respect de ceux qui l’ont travaillée avant nous. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » s’interrogeait déjà saint Paul (1 Cor 4, 7).

Notre filiation nous fait naître sans mérite de notre part dans un peuple déterminé, sur un continent déterminé, dans une nation, dans une province, dans un milieu, dans une famille, qui ont eux-mêmes un passé, des traditions, des usages, une langue, une manière de concevoir l’existence. De tout cela, nous héritons. La filiation nous fait aussi grandir sur une terre particulière, dans des paysages, dans des bruits, dans des odeurs qui vont impressionner notre sensibilité. La liste des réalités qui interviennent dans notre construction personnelle et qui nous constituent pourrait être longue. Une chose est certaine : notre âme, cultivée par l’éducation selon le mot de Cicéron, reçoit de ce labourage intérieur une conception du vrai, du beau et du bien. Cette culture de l’âme se réalise dans des conditionnements liés à notre filiation, à celle qu’ont reçue nos parents, et ainsi de suite. L’universel, qui serait inaccessible sans la culture, nous est rendu sensible à travers les médiations propres à notre environnement.

Pourquoi cette réflexion en ce dimanche des Rameaux ? Parce qu’un tout récent article du Figaro fait état de la menace de disparition qui pèse sur les fêtes traditionnelles de nos terroirs. Ces festivités issues de notre passé, de notre gastronomie, de nos traditions agricoles, de nos coutumes, de nos arts de vivre régionaux, qui animaient nombre de villages et qui constituaient des rendez-vous annuels marqueurs de sens, s’effacent peu à peu. Faute de soutien financier des collectivités et de bénévoles, 30% de ces fêtes traditionnelles ont disparu en quatre ans indique une étude menée par Infopro.

On ne peut que se réjouir de l’heureuse initiative entreprise par lesplusbellesfetesdefrance.fr, association qui entend rassembler les amoureux des traditions françaises. Son but ? Proposer de labelliser ces fêtes pour mieux défendre leur survie, grâce à un jury composé de journalistes, d’élus et de mécènes. « Plus que de simples manifestations folkloriques, ces célébrations incarnent l’âme d’un peuple, la mémoire d’une région et la transmission vivante d’un patrimoine immatériel. Leur disparition signifierait non seulement une perte irréparable pour notre identité collective, mais aussi un appauvrissement du lien social qui tisse nos communautés » explique avec enthousiasme Thibault Farrenq, architecte de ce projet.

Occasion de rappeler, avant d’entrer dans la Semaine Sainte, qu’il est un lieu, un cadre privilégié entre tous, pour tisser et créer du lien. Celui de se retrouver dans une même âme, au sein d’une même nef, tournés vers les mêmes mystères qui ont fondé l’âme du doux royaume de France : célébrer la mort et la résurrection du Christ, et se mettre à l’école de son Evangile seul en mesure de pacifier nos mœurs. Et de donner un souffle inégalé à nos traditions les plus simples.

La Passion du Christ : la science à l’appui de la foi

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • l’abbé Guy-Amaury Cariot, recteur de la basilique d’Argenteuil
  • Jean-Christian PETITFILS, historien et écrivain
  • Dr Philippe BOXHO, médecin légiste

 

Restauration de Notre-Dame de Consolation à Paris

Le chantier pour la restauration de la chapelle Notre-Dame de Consolation (Paris VIII e ), Mémorial des victimes de l’incendie du Bazar de la Charité (4 mai 1897), classée au titre des Monuments historiques, est lancé pour une durée de deux ans minimum. Stéphane Bern, personnalité engagée en faveur de la sauvegarde du patrimoine français, est parrain du projet :

« Je suis heureux de vous apporter mon modeste concours pour sauvegarder votre belle chapelle ».

La chapelle Notre-Dame de Consolation fait face aujourd’hui à l’usure du temps et aux conséquences de la pollution. Un ambitieux programme de restauration des deux coupoles en plomb qui la surmontent, ainsi que ses vitraux, est en cours pour sauver ce chef-d’œuvre architectural. Ce chantier est placé sous le contrôle de la Direction Régionale des Aires Culturelles (DRAC) Île de France et sous la direction d’Arnaud Vialatte de Pemille, architecte du Patrimoine.

L’urgence d’une restauration

Les couvertures en plomb, zinc et cuivre des deux coupoles nécessitent d’importants travaux, leur étanchéité n’étant plus assurée, ce qui provoque de graves altérations sur les magnifiques décors intérieurs. Sur le dôme figurent quatre frises décorées avec le saint Suaire et les instruments de la Passion du Christ. A l’origine, ces décors étaient dorés à la feuille d’or, raison pour laquelle la chapelle a été qualifiée de « petit dôme des Invalides » : aujourd’hui cette dorure a disparu. Les trois vitraux du lanternon situé au-dessus du chœur sont abimés et encrassés. Le programme de réhabilitation prévoit, à court terme, la restauration complète de la grande et de la petite coupole avec le ravalement des façades (travaux déjà engagés) ; dans un second temps, la rénovation complète de l’intérieur de la chapelle et du chemin de croix.

Ces travaux urgents et nécessaires dans un bâtiment classé représentent évidemment un lourd investissement. En raison de ce classement, la DRAC Île de France soutient le projet à hauteur de 40 %. Parallèlement, une campagne de financement participatif a été lancée en partenariat avec la Fondation du patrimoine.

Le chantier a démarré le 7 octobre 2024. Trois mois ont d’abord été nécessaires pour mettre en place un immense échafaudage qui culmine à trente mètres de hauteur, et a été lui-même enveloppé entièrement d’une bâche de plastique pour protéger la chapelle des intempéries et éviter les émanations du plomb. Les tables en plomb de la couverture ont été en bonne partie retirées et expédiées en Grande-Bretagne pour être refondues selon une méthode traditionnelle. Pendant ce temps, le soubassement de la couverture, en plâtre et bois, est remis à neuf. Dès qu’il sera entièrement prêt, les tables de plomb seront remises en place. Les frises portant les instruments de la Passion ont été descendues en vue d’être restaurées, puis dorées à la feuille d’or, conformément à l’état initial de 1900. Parallèlement, les tailleurs de pierre nettoient les pierres salies au cours du temps, et retirent les pierres altérées afin de remettre des pierres neuves taillées à l’identique. Les gouttières en cuivre sont reprises, avant d’être, elles aussi, redorées. Couvreurs, charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, soudeurs, métalliers, serruriers, vitraillistes, électriciens : de nombreux corps de métier s’activent chaque jour pour faire avancer ce chantier d’exception.

“Je veux l’insécurité et l’inquiétude ; je veux la tourmente et la bagarre”- André Zirhneld, 1913-1942 – Un héros, tout simplement

Une préface : Un homme, une prière, un destin. Préface émouvante, détaillée du caractère trempé de cet homme fauché à l’aube de sa vie, par le général de corps d’armée Olivier Tramond : « Il était de la taille des Estiennes d’Orves, des Saint-Exupéry, ce philosophe d’origine alsacienne aux allures de James Dean de la France libre, mort au champ d’honneur à 29 ans, le 27 juillet en pleine guerre des sables. C’est la prodigieuse trajectoire de cet intellectuel antifasciste, de la bohème parisienne et du groupe Esprit, à l’âpreté des combats du désert, à la “Prière”, que retrace pour la première fois cette magistrale et passionnante biographie.

II était temps ! Le lecteur découvrira en ce compagnon de la Libération – sur une chevalerie qui n’en compte que 1038 – une des plus fascinantes figures de la Résistance extérieure. Ce rebelle né est de surcroit tombé sous l’uniforme mythique des commandos franco-britanniques du Special Air Service. SAS. Une extraordinaire unité fantôme de combattants d’exception qu’Hitler jugeait très dangereux, des as de raids les plus audacieux sur les arrières de Rommel. Zirnheld en était un des chefs les plus admirés.

« André Zirnheld le magnifique, l’homme qui n’a jamais rien demandé », comme le surnommait le général Bigeard n’est pas un inconnu. Premier officier parachutiste à la Croix de Lorraine tué par les allemands, il était aussi poète. C’est par ce poème « Prière », retrouvé dans son paquetage par ses compagnons, qu’il est entré dans la légende. Passé à la postérité sous le nom de “Prière du parachutiste”, voilà cependant que ce texte et son auteur sont du même coup passés à travers les mailles de la mémoire nationale. Une éclipse d’autant plus aberrante qu’il ne faut jamais perdre de vue, comme le rappelle Erwan Bergot que la « Prière fut écrite par un intellectuel, épris d’absolu qui ne savait pas encore que son destin serait de mourir au combat quatre ans plus tard, sous l’uniforme des parachutistes ». Oui, un prof de philo ! qui venait de soutenir en Sorbonne sa maîtrise sur Spinoza.

Cette odyssée, racontée à hauteur d’homme et fondée sur de formidables archives familiales inédites dont maints écrits méconnus de Zirnheld, nous emmène sur ses pas, du Quartier latin à Cyrénaïque, en passant par la Tunisie, le Liban, la Syrie, la Palestine, l’Egypte, Bazzaville … Une enquête qui tient à la fois du roman d’apprentissage, du récits d’aventures, de l’épopée, mais aussi de la quête de sens que le résistant poursuivra à travers le tumulte de la guerre.

A l’âge de l’individualisme exacerbé, combien de nos contemporains réclameraient non pas la tranquillité, le succès ni la santé, mais l’inquiétude, l’insécurité et la tourmente ? Puis le courage. Un mot disparu de notre lexique, remplacé par la notion guimauve de « résilience ». Zirnheld, savait avec Aristote que le courage constitue la première des qualités, celle qui garantit toutes les autres. Un homme vivant, est un homme capable d’engager en lui-même la première des batailles, strictement intérieure. Saint Michel contre le dragon. « Qui Ose Gagne », la fameuse devise du SAS. Dans ce livre, le penseur ne disparaît pas dans le guerrier, il s’y accomplit.

Ces pages nous ramènent au pays des hommes debout, des aventuriers, des anticonformistes et des idéalistes. « Certes ils n’étaient pas tous des anges, nous rappelle Kessel. » Zirnheld non plus. Pas des anges, mais des hommes habités par la fureur de vaincre, la sainte colère des justiciers, le goût du risque et la passion de la liberté.
A l’heure où la guerre fait son grand retour en Europe, cette passionnante enquête, fondée sur des archives inédites, se révèle d’une brulante actualité.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoignages/28526-andre-zirnheld-le-chant-d-un-partisan.html

André Zirnheld, le chant d’un partisan, De Alexandra Laignel-Lavastine, Editions du Cerf, 480 pages, 25 €

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Terres de Mission : Immersion dans la Russie de Poutine

Eglise universelle : Je reviens de Russie

Président de l’agence de voyages culturels et historiques Clio, Christian Marquant, effectue depuis de nombreuses années des séjours réguliers en Russie. Il nous décrit ici ce qu’est la vie quotidienne en Russie loin des propagandes des uns et des autres. Une vie somme toute normale, malgré la guerre en Ukraine et les sanctions internationales, dans un pays de vieille civilisation chrétienne.

Eglise en France : Les mystères du Saint Suaire de Turin

Scénariste d’une bande dessinée intitulée “Les mystères du Saint Suaire de Turin – L’odyssée du Linceul du Christ”, Thomas Oswald revient d’abord sur le périple du linceul : Jérusalem, Edesse, Constantinople, Paris, Lirey, Chambéry, Turin avant de présenter l’état des recherches scientifiques à propos de ce linceul.

Eglise en marche : Odeia : voyages et pèlerinages pour l’année jubilaire

Directrice de l’agence de voyages culturels et de pèlerinages Odeia (de odos : le voyage, la route), Sophie Magerand nous présente le programme des nombreux voyages et pèlerinages proposés dans les mois à venir, en particulier à Rome à l’occasion de l’année jubilaire.

Présentation : “La Servante” en DVD, l’émouvante histoire de la fondatrice, au XIXème siècle en Espagne, des Sœurs de Marie-Immaculée, Vincenta Maria Lopez, au service des femmes fragilisées en ayant quitté leurs campagnes natales.

Nefarious : Un psychiatre rationaliste devant se prononcer, le jour de son exécution, sur la responsabilité d’un tueur en série découvre que celui-ci est, en réalité, possédé par un démon : Nefarious. Captivant !

Le Dernier sacre : exposition du 11 avril -20 juillet

Du 11 avril au 20 juillet 2025, le Mobilier national propose un regard inédit sur Le Dernier Sacre français.

La Galerie des Gobelins plonge le visiteur dans les coulisses des préparatifs de la fastueuse cérémonie du Dernier Sacre français.

Le 16 septembre 1824, le roi Louis XVIII s’éteignait après de longues semaines de maladie. Le sacre de son successeur Charles X a lieu huit mois plus tard, le 29 mai 1825, à Reims : c’est une cérémonie grandiose.

Du 11 avril au 20 juillet 2025, le Mobilier national raconte cet événement dans le cadre d’une exposition riche en couleur et en décors, sous le commissariat général de Stéphane Bern, assisté pour la scénographie de Jacques Garcia : préparatifs, costumes, carrosse, décors, cérémonie, festin, cadeaux diplomatiques, commandes officielles, produits dérivés d’époque… Revivez le dernier sacre comme si vous y étiez !

Informations pratiques

Galerie des Gobelins, 42 avenue des Gobelins, 75013 Paris
Métro : Gobelins (ligne 7), Place d’Italie (lignes 5, 6)

Horaires d’ouverture

  • Du mardi au dimanche de 11h à 18h.
  • Dernière entrée 17h15.
  • Fermé le 1er mai 2025.
  • Ouvert le samedi 17 mai 2025 en nocturne de 19h à 23h à l’occasion de la Nuit des musées.

Tarifs

Visite libre sans réservation préalable, paiement sur place.

Plein tarif : 8 euros
Tarif réduit : 7 euros (étudiant et groupes à partir de 20 personnes)

Gratuit pour les enfants de moins de 18 ans, pour les 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne, les demandeurs d’emploi.

Louis de Bourbon était à l’inauguration :

Une présence abondante de sang sur la tunique d’Argenteuil

Le numéro de France catholique est consacré à la tunique d’Argenteuil.  À l’occasion de l’Année sainte, la Sainte Tunique de la basilique Saint-Denys d’Argenteuil (Val-d’Oise) sera exceptionnellement exposée au public du 18 avril au 11 mai. À cette occasion, le cardiologue italien Franco Serafini, auteur d’Un cardiologue rencontre Jésus, revient sur les derniers enseignements scientifiques de cette tunique portée par le Christ lors de sa Passion. Extrait :

Le Lavement des pieds au Collège des Frères Mont La Salle : pour le bien de la jeunesse du Liban

Par Antoine Bordier, auteur de la trilogie Arthur, le petit prince

Ah, cette colline qui se situe entre 300 et 350 mètres d’altitude et qui surplombe tout Beyrouth. Il faut y vivre quelques jours pour bien assimiler, comprendre et tenter de rejoindre le doigt de Dieu qui a marqué de sa croix et de ses grâces cette Terre Sainte. Ces 8 et 9 avril au matin, alors que la veille le bruit d’un drone israélien se faisait entendre, le Collège des Frères ouvre grandes les portes de la chapelle pour commémorer la scène du Lavement des pieds du Christ, avant sa Passion. Une foule de jeunes se tient debout dans un silence quasi religieux… Reportage lumineux au cœur de l’Education, de la Foi, de la Francophonie, de la Jeunesse et de l’Espérance !

Les ignorants sont nombreux sur le sujet, moi le premier. La Terre Sainte n’est pas seulement à Bethléem, à Jérusalem ou encore à Nazareth. Elle est, également, en Egypte, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Oui, le Christ, avec ses parents, puis, avec ses premiers disciples et ses apôtres, a foulé de ses pieds ces terres devenues saintes. Il y a vécu ; et, il a enseigné à des milliers de juifs. Un grand nombre se sont convertis. Jésus aimait tout particulièrement se rendre au sud de Beyrouth, dans les cités de Sidon et de Tyr. Il y a fait des miracles et de nombreuses conversions.

Longtemps après, comme si son enseignement ne devait jamais s’éteindre, mais plutôt s’étendre, et parce que la France a une vocation particulière sur le sujet, des centaines d’écoles françaises y ont fleuri au fil des siècles. Les premières écoles ? Elles furent ouvertes pendant les croisades, lorsque les chrétiens d’Occident décidèrent de défendre les chrétiens d’Orient et de sauver les lieux saints en péril, menacés par le sabre des conquêtes musulmanes. Puis, c’est à partir du 16è siècle, que l’école française s’enracina jusqu’à aujourd’hui, en Terra Sancta. Pensez : plusieurs centaines de milliers d’élèves se sont assis sur les bancs de ses établissements !

La première pierre vivante de l’enseignement qui perdure encore ? Elle fut posée par des franciscains en 1550, à Bethléem.

Et, au Liban ?

Il y a 490 ans…

Nous sommes en 1536. Le roi François Ier et Soliman le Magnifique, le sultan ottoman, se rapprochent presque fraternellement. Le second accorde au premier le privilège de commercer librement dans tous les ports ottomans. Cet accord est une première entre un empire chrétien et un empire musulman. En plus, le roi de France devient, après saint Louis, le protecteur officiel et exclusif des chrétiens d’Orient.

Dans cette haute-dynamique qui s’enracine pendant plusieurs siècles, des congrégations catholiques (comme les capucins, les carmes, les dominicains, les jésuites, les lazaristes, les sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, les Filles de la Charité, etc.) sont envoyées au Levant pour construire des églises, fonder des monastères, des écoles et des hôpitaux. C’est, également, dans ce contexte favorable que le pape Grégoire XIII fonde le Collège maronite de Rome en 1585. Des jeunes gens du Mont-Liban s’y rendent l’âme en fête pour acquérir une formation religieuse et intellectuelle. Ils retournent ensuite au pays pour assurer des fonctions au sein du patriarcat et pour fonder des écoles… Oui, la jeunesse est au cœur de leur vocation !

Grâce à cet échange politique, commercial, religieux et culturel, une fenêtre éducative francophone s’ouvre sur le Levant.

Le 29 octobre 1886 et le 10 octobre 1972

Ce jour-là, ce 29 octobre, trois frères des Ecoles lassaliennes (des Ecoles chrétiennes) embarquent à bord d’un bateau à vapeur qui rallie Alexandrie à Tripoli (dans le nord du Liban) en quelques jours. Ils y posent la première pierre des 7 futurs établissements (à ce jour) lassaliens. Le nom du premier collège s’appelle Collège Français de la Sainte Famille.

Plus de 85 ans plus tard, le Collège des Frères Mont La Salle ouvre ses portes, le 10 octobre 1972. Il accueille pour sa première rentrée près de 2000 élèves disséminés entre la 4è et la Terminale.

Ce collège est une véritable institution officielle, selon le décret ministériel libanais n° 4004 du 25 septembre 1972. « C’est un “établissement ouvert” car, tout en s’affichant comme établissement catholique, fidèle à ses origines, il accueille les jeunes de tous les milieux sociaux et de toutes les confessions. La formation qu’il donne veut ouvrir l’esprit des jeunes au respect des grands courants culturels et spirituels. Tout en étant trilingue, son enseignement s’enracine particulièrement dans les cultures arabe et française. L’enseignement du français y est approfondi ; le grand nombre d’élèves qui sont régulièrement admis à continuer leurs études dans les universités francophones en est une preuve éclatante. »

Cet esprit, ces valeurs, cette vocation, s’expliquent par la volonté d’un seul homme : Jean-Baptiste de La Salle.

« Un inventeur génial… »

Difficile de « résumer » la vie d’un tel saint. Surtout lorsque l’on sait que sa sainteté ne s’est pas arrêtée à la porte de sa mort. Elle est encore, aujourd’hui, diffusée. Elle suinte, telle une statue miraculeuse, sur les murs de ses établissements. De ses pierres vivantes, elle exhale, en plus, un parfum qui se répand dans tout le Liban.

Orphelin très tôt, né à Reims le 30 avril 1651, et décédé le 7 avril 1719, alors qu’il est, déjà, chanoine depuis l’âge de 16 ans, Jean-Baptiste de La Salle compte mettre entre parenthèse sa vocation sacerdotale pour s’occuper de ses 6 frères et sœurs.

Oui, c’est bien dans son terreau familial et dans cette épreuve terrible de la perte de ses parents que va naître sa magnifique vocation de saint prêtre-éducateur. Il devient prêtre en 1678 et se passionne pour la jeunesse. D’autant plus que la poussée démographique de ces années-là, en France, entraîne une croissance importante de la pauvreté. C’est pour cela qu’il fonde des écoles gratuites ; puis, sa propre congrégation : les Frères des Ecoles chrétiennes, qui portent, aussi, le nom de « lassaliennes ».

Il est canonisé en 1900. Le pape François dit de lui : « Saint Jean Baptiste de la Salle, est un inventeur génial et créatif dans sa vision pour l’école, dans sa conception de l’enseignement et de la pédagogie ».

Tel un pionnier, il invente une spiritualité et une pédagogie nouvelles. C’est ainsi que l’apprentissage de la lecture se fait dans ses écoles, non sur le latin, mais sur le français ! C’est, d’ailleurs, pour cela qu’il est devenu le saint patron des enseignants et des éducateurs.

Un lavement des pieds à Mont La Salle

Chaque matin, au Collège des Frères Mont La Salle, ils sont plus de 3000, de la petite section à la terminale à gravir la colline francophone pour y recevoir une instruction digne de ce nom. Du centre de Beyrouth, il faut compter 20 mn en temps normal pour rejoindre le site. Une forêt de pins, de cyprès et de chênes, annonce l’arrivée.

A l’entrée, la photo d’un ancien élève attire le regard : celle de Joseph Aoun. Le 9 janvier 2025, il est devenu le 14è Président de la République libanaise (depuis 1943) ! Le président est un ancien élève.

La barrière se lève. Nous entrons dans le haut-lieu – l’un des premiers par son nombre – de l’éducation au Liban francophone. Là, dans la verdure des pins, la dizaine de bâtiments se faufilent. Il y a le bâtiment de la Communauté des Frères, les salles de classe, le gymnase, la grande chapelle, le bâtiment de l’administration et les terrains de sport, le centre équestre, la piscine, etc. Mont La Salle est un observatoire qui domine Beyrouth.

Dans une des allées menant aux classes, 450 élèves de terminale sont en place. Ils sont vêtus d’un uniforme impeccable, bleu azur. Le lendemain, ce seront les collégiens qui se rendront à la grande chapelle.

« Aujourd’hui, nous fêtons le Lavement des pieds du Christ à ses apôtres », indique le nouveau directeur, Gilbert Hallal, qui a succédé il y a un an à Edouard Spanioli.

Dans l’église, au pied du grand autel, la scène est reconstituée : le prêtre maronite représentant le Christ s’est drapé d’un linge et s’agenouille devant chacun des 12 élèves (12 comme les 12 apôtres). « Nous signifions, ainsi, commente le directeur, que nous sommes au service de tous les élèves sans exception. » Sans exception ? Oui, car même Juda est représenté !

Le frère Emile : au service de la Jeunesse 

Il est là, avec son expérience et son amour, sa vocation dédiée à la jeunesse. Son talent de pédagogue, sa passion de la musique et des textes, celle des chansons et des poésies.

Le frère Emile Akiki est une pierre vivante qui synthétise l’esprit et les valeurs lassaliennes. Imaginez : à 15 ans, il frappe à la porte du Juvénat, du petit noviciat de Beit-Méry. Sa vocation ? C’est, d’abord, l’histoire d’une rencontre dans son village familial de Kfardebian avec le frère Bernard Rock, Lassalien. La rencontre a lieu à 1700 m d’altitude. Elle va le mener pendant plus de 70 ans du Liban à Bethléem (le noviciat), en passant par Jérusalem (où il est professeur de français et responsable de la petite section au Collège de La Salle, il a alors 25 ans). Puis, il revient au Liban à Tripoli où il est nommé responsable d’une école gratuite. Il y reste 3 ans (entre 1969 et 1972). Les guerres du Liban ne font pas encore rage. Mais les Palestiniens sont, déjà, là… Pendant un an, il fait une parenthèse pour parfaire sa formation en France (entre 1972 et 1973). Puis, il dirige le Collège Sainte-Marie à Beit-Méry. Le frère Emile est un francophone-francophile, qui aime jouer du Mozart à… l’harmonica.

Une sur-vie !

Son parcours est semé d’embûches à partir des Guerres du Liban, où il a failli perdre la vie à 5 reprises. Blessé, il continue son ascension. Premier de cordée, il n’est pas seul. Derrière-lui, toute une jeunesse, tout un peuple… Le serviteur ne veut pas se reposer. Son repos, c’est d’être au service de la jeunesse. Kidnappé deux fois, il en réchappe… grâce à Dieu et grâce à son flegme de montagnard aguerri.

Ensuite, il est nommé pour une mission très délicate dans le village de Zgharta qui a subi de plein fouet les atrocités des guerres. Il y restera 18 ans. Très délicate mission ? Oui, car beaucoup de familles avaient perdu leurs maisons, et des élèves étaient devenus orphelins. Nous sommes, alors, en 1981.

De guerres lasses, les tragédies du Liban se terminent en 1990. 35 ans après, le frère est là, toujours debout, malgré toutes ces épreuves. Il est resté ancré dans la confiance et le service. Il se rappelle de ses anciens élèves tombés sur le champ d’honneur. « C’était très dur. Et, je me souviens même que pendant les funérailles de 6 élèves, ils nous ont tiré dessus… » Ils ? Les Syriens et leurs alliés.

Direction le… désert

Entre 1996 et 2007, il parcourt… la Jordanie. Là, il respire la paix au milieu du désert, et dirige le Collège de La Salle à Amman. Il y rencontre même le roi Hussein et la reine Nour. « Le roi aimait la France. Je me souviens quand il a reçu Jacques Chirac, il m’avait également invité. Une sorte de complicité sur la langue française avait été nouée lors de ces rencontres. » Parmi ses autres souvenirs : celui d’un ambassadeur qui venait à la messe régulièrement. Ses souvenirs remontent à la surface…

Il oublie de raconter que, comme saint Jean-Baptiste de La Salle, il a innové. Notamment, en créant un jardin dans le… désert. « Nous n’avions pas le droit de creuser des puits », explique-t-il en souriant. Comment a-t-il fait ? Mystère. Le frère ressemble à un rocher, celui de la Bible d’où jaillit l’eau.

« A jamais ! »

Le frère Emile a refusé dans les années 2000 de recevoir l’Ordre du Mérite. Finalement, sur l’insistance de l’ambassadeur de France, il l’accepte au nom de l’Institut des Frères des Ecoles.

Aujourd’hui, le frère Emile approchant des 90 ans reste très actif, il est le coordinateur des Frères au Liban. Mélomane et musicien, il est aussi un compositeur. Comme si son âme, éternelle jeunesse, aimait virevolter au-dessus de Mont La Salle où il vit depuis 2007. Il aime fredonner des chants dédiés à la maman, au papa, à la jeunesse, à la famille et aux enfants. Et, c’est pour cela qu’il est rempli d’espérance pour le Liban. Il croit beaucoup en sa jeunesse, qu’il confie tous les jours à la Vierge Marie… en chantant ! Comme le Christ, il est un serviteur infatigable.

Terminons avec la belle apostrophe de saint Jean-Baptiste de La Salle qui résume bien cette vie donnée à la jeunesse du Liban, de la France et du monde entier (les 3116 frères sont présents, aujourd’hui, dans plus de 80 pays, et scolarisent plus de 1 million d’élèves).

« Vive Jésus dans nos cœurs. A jamais ! »

De notre envoyé spécial Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant. Auteur de la trilogie Arthur, le petit prince (d’Arménie, du Liban, d’Egypte).

Contact : [email protected]

Dimanche des Rameaux : Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous entrons maintenant en ce dimanche dans la semaine qui précède Pâques et qui va nous faire revivre directement les douloureux souvenirs de la Passion. C’est la Semaine sainte. En ces jours, aucune fête ne peut supplanter l’office du temps. Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous y introduit. Il est ainsi appelé parce qu’à la Procession qui précède la Messe on porte des palmes et des rameaux bénits.

1- Ce dimanche rappelle et célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem quelques jours avant sa Passion.
C’était un dimanche. Le Divin Maître venait de Béthanie, monté sur un ânon, et entouré de ses disciples. Il s’avançait vers Jérusalem.
La Sainte Église veut que nous renouvelions chaque année le souvenir de ce triomphe de l’Homme-Dieu et qu’en ce jour Jésus soit acclamé par nous comme notre Roi.

2- La liturgie du dimanche des Rameaux est empreinte de joie et de tristesse. Elle exprime d‘un côté la joie à la vue du triomphe du Sauveur figuré par la procession des Rameaux, et, de l’autre, la tristesse à l’émouvant récit de la Passion selon l’Évangile de Saint Matthieu.
Les cérémonies du dimanche des Rameaux constituent comme un drame sacré en trois actes : 1) la bénédiction des Rameaux, 2) la procession, 3) la célébration de la messe pendant laquelle a lieu le chant de la Passion.

Première partie : la bénédiction des rameaux

Les chants de la bénédiction des Rameaux commencent par une petite antienne légère et joyeuse, dont le texte reprend les acclamations des Hébreux saluant l’entrée du Christ à Jérusalem, en citant un verset du psaume 117, psaume que l’on retrouve à Pâques. Ce verset est répété à la messe dans le Sanctus :

Hosánna fílio David benedíctus qui venit in nómine Dómini, Rex ĺsrael, hosánna in excélsis.
Hosanna au fils de David, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d’Israël, hosanna dans les hauteurs.

*****

La cérémonie de la Bénédiction des Rameaux a été considérablement réduite par Pie XII en 1956.

Pendant la distribution des rameaux, on chante deux autres petites antiennes qui reflètent bien la joie recueillie et quelque peu naïve des juifs à l’entrée de Notre Seigneur à Jérusalem.

Púeri Hebræórum, portántes ramos olivárum, obviavérunt Dómino, clamántes et dicéntes : « Hosánna in excélsis ».
Les enfants des Hébreux portant des rameaux d’olivier allèrent à la rencontre du Seigneur en s’écriant : « Hosanna dans les hauteurs ».

Les moines psalmodient les deux premiers versets du psaume, reprennent l’antienne puis les versets 7 et 8.

Deuxième partie : La Procession

La deuxième cérémonie de ce jour est la Procession qui fait suite à la bénédiction solennelle des rameaux.

Elle a pour objet de représenter la marche de Jésus vers Jérusalem et son entrée dans cette ville et c’est afin que rien ne manque à l’imitation du fait raconté dans l’Évangile que les rameaux qui viennent d’être bénits sont portés à la main par tous ceux qui prennent part à la Procession.

Le célébrant accompagné de ses ministres revient au pied de l’autel et, après la révérence convenable, met de l’encens et le bénit. Ensuite le diacre [ou le célébrant] se tournant vers le peuple dit :

Procedámus in pace
Avançons en paix.

Tous répondent :

In nómine Christi
Au nom du Christ. Ainsi soit-il

 La Procession commence.

Occúrrunt turbæ cum flóribus et palmis Redemptóri óbviam…
Les foules accourent avec des fleurs et des palmes au-devant du Rédempteur, et rendent au vainqueur dans son triomphe les hommages qui lui conviennent ; les nations acclament le Fils de Dieu et dans les airs leurs voix, à la louange du Christ, disent comme un tonnerre : « Hosanna ».

Cum Ángelis et púeris fidéles inveniámur…
Avec les anges et les enfants, ayons assez de foi pour acclamer le vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut des cieux !

C’est la 2e antienne qui peut accompagner la Procession.

Le Benedíctus si joyeux de l’Hosanna d’entrée se trouve dans la 3e antienne. Tempérée de gravité et de ferveur respectueuse, elle est tirée d’un manuscrit du Xe siècle:

Coepérunt omnes turbæ descendéntium gaudéntes laudáre Deum voce magna…
Dans sa joie, toute la foule qui descendait (de Jérusalem) se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus.

Ils disaient : « Bénit soit le Roi qui vient au nom du Seigneur !

La paix descend du ciel, gloire au plus haut des cieux !

Au Moyen Âge, la Procession était un hommage solennel à Jésus Roi. On sortait en ville, portant à la main des palmes ; Jésus était représenté dans le cortège soit par la croix, soit par le livre des Évangiles porté solennellement, soit, comme en Angleterre et en Normandie, par le Saint-Sacrement lui-même.

Aujourd’hui, la Procession des rameaux n’est qu’esquissée ; on sort simplement de l’église. En certains pays, on va encore jusqu’au cimetière.

Jusqu’à la réforme de la Semaine sainte sous le Pape Pie XII en 1956, la fin de la procession était marquée par une cérémonie tout à fait symbolique. Que les anciens se souviennent. Que les autres imaginent la scène :

Le cortège revient à la porte de l’église. Les chantres et les enfants de la maîtrise pénètrent seuls dans l’église et on ferme la grande porte derrière eux. Le clergé et les fidèles qui ont pris part à la Procession restent dehors devant la porte fermée. Alors, les chantres, ou de préférence les enfants, entonnent à l’intérieur de l’église une hymne de louange au Christ-Roi, et le clergé et le peuple qui sont au dehors répètent toujours le même refrain d’une belle gravité.

Glória, laus, et honor tibi sit, Rex Christe, Redémptor,
Gloire, louange et honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur,

Cui pueríle decus prompsit Hosánna pium.
Pour qui l’hommage des enfants fit jaillir un pieux Hosanna.

Cette hymne merveilleuse est toujours chantée. Elle est l’œuvre de Théodulphe, évêque d’Orléans au IXe siècle.

La tradition rapporte que vers 821 le roi Louis le Débonnaire assistait à la Procession des Rameaux à Angers. La Procession passa près de la tour où était alors prisonnier l’évêque Théodulphe qui avait encouru la disgrâce du roi. Théodulphe se mit à chanter le Glória Laus dont il était l’auteur.

En entendant ce chant, le roi en fut si touché qu’il fit remettre Théodulphe en liberté.

En voici la traduction :

1) Vous êtes le roi d’Israël, le noble fils de David, ô Roi béni, qui venez au nom du Seigneur.
2) L’armée angélique tout entière, au plus haut des cieux, les hommes mortels et toutes les créatures vous adressent ensemble leurs louanges.
3) Le peuple hébreu vint au-devant de vous avec des palmes ; nous voici avec des prières, des vœux et des cantiques.
4) Vous alliez souffrir lorsqu’il vous offrit le tribut de sa louange ; à vous qui régnez maintenant, nous adressons ces hymnes.

Quand le chant est terminé, le sous-diacre frappe trois fois à la porte de l’église avec le pied de la croix de Procession ; la porte s’ouvre et le cortège entre dans l’église.

*****

Le texte du répons Ingrediénte que l’on chante en rentrant dans l’église est tout à fait analogue à celui des petites antiennes de la bénédiction des rameaux ; il est inspiré de l’Évangile, mais la mélodie est évidemment beaucoup plus ornée, faite de formules que l’on rencontre dans d’autres répons : elle est calme et douce, nous préparant déjà à l’ambiance toute différente de la messe.

Voici la traduction du texte :

Comme le Seigneur entrait dans la cité sainte, les enfants des Hébreux, annonçant par avance la résurrection de celui qui est la vie, tenant des rameaux de palmiers, criaient : Hosanna au plus haut des cieux.

Comme tous les répons celui-ci comporte un verset après lequel est reprise la dernière phrase :

Cumque audísset pópulus quod Jesus veníret Jerosólymam…
Lorsque le peuple apprit que Jésus venait à Jérusalem, ils sortirent au devant de lui.

*****

Troisième partie : la Messe

Après l’entrée triomphale à Jérusalem, toute la messe sera consacrée à cette douloureuse Passion qu’exprime parfaitement le messianique psaume 21 d’où est pris le texte de l’introït :

Dómine, ne longe fácias auxílium tuum a me, ad defensiónem meam áspice.
Seigneur, n’éloignez pas de moi votre secours, veillez à ma défense.

Líbera me de ore leónis, et a córnibus unicornuórum humilitátem meam.
Délivrez-moi de la gueule du lion, protégez ma faiblesse des cornes des licornes.

La mélodie commence d’une façon grave et sombre puis elle s’élève progressivement dans la deuxième phrase jusqu’à l’aigu en un cri douloureux sur le mot áspice = veillez, préparé par un grand crescendo. La troisième phrase est plus calme et plus assurée, introduisant une note de confiance qui n’est pas dans le texte. Le verset est bien entendu le premier du psaume 21, celui que Notre Seigneur a récité sur la croix :

Deus, Deus meus, respíce in me, quare me dereliquísti ?
Mon Dieu, mon Dieu, regardez-moi. Pourquoi m’avez-vous abandonné ?

Longe a salúte méa verba delictórum meórum.
La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.

Et, comme dimanche dernier, on ne chante pas le Glória Pátri et on reprend aussitôt l’introït.

*****

Le graduel Tenuísti et le Trait du dimanche des Rameaux sont tout à fait exceptionnels par leurs dimensions. Le graduel d’abord est le plus long du répertoire ; de plus sa mélodie est très originale : elle n’est pas faite de formules qui reviennent souvent comme c’est habituellement le cas des graduels. Enfin il est un peu à part dans les chants de cette messe : s’il peut très bien être placé dans la bouche du Christ, il n’exprime aucune souffrance.

Le texte est tiré du psaume 72, qui est précisément une méditation sur la confiance que le juste doit toujours garder dans le Seigneur malgré la tranquillité dont semblent jouir les pécheurs. On trouvera le début de ce psaume dans la deuxième partie du graduel, tandis que la première partie exprime l’abandon à la volonté divine et l’espérance de la résurrection en des termes qui font penser à ceux de l’introït Resurréxi du dimanche de Pâques, pourtant tiré d’un autre psaume :

Tenuísti manum déxteram meam
Vous me tenez par la main droite

In voluntáte tua deduxísti me
Vous me conduisez selon votre volonté

Et cum glória assumpsísti me
Et vous m’élevez dans la gloire

Quam bonus Ísrael Deus rectis corde…
Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur droit, et pourtant mes pieds ont failli être ébranlés, mes pas ont failli hésiter, car j’étais jaloux des pécheurs en voyant la paix où se trouvent les pécheurs.

La mélodie est très ornée mais ne comporte pas de grandes vocalises ; elle reste calme et paisible d’un bout à l’autre.

*****

Pour la dernière fois cette année, en ce dernier dimanche du Carême, le graduel est suivi d’un Trait. Nous y retrouvons le psaume 21, le grand psaume prophétique de la Passion d’où était tiré l’introït, et dont il reprend 14 versets sur 34. C’est donc le Christ qui parle.

7. Tractus. Ps. 21, 2-9, 18, 19, 22, 24 et 32. 7. Trait.
Deus, Deus meus, réspice in me : quare me dereliquísti ? Mon Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre regard, pourquoi m’avez-vous abandonné ?
V/. Longe a salúte mea verba delictórum meórum. La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
V/. Deus meus, clamábo per diem, nec exáudies : in nocte, et non ad insipiéntiam mihi. Mon Dieu, je crie pendant le jour et vous ne m’écoutez pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement.
V/. Tu autem in sancto hábitas, laus Israël. Pourtant vous habitez dans votre sanctuaire et vers vous montent les louanges d’Israël.
V/. In te speravérunt patres nostri : speravérunt, et liberásti eos. Nos pères ont espéré en vous et vous les avez délivrés.
V/. Ad te clamavérunt, et salvi facti sunt : in te speravérunt, et non sunt confusi. Ils ont mis en vous leur confiance et ils n’ont pas été trompés.
V/. Ego autem sum vermis, et non homo : oppróbrium hóminum et abiéctio plebis. Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple.
V/. Omnes, qui vidébant me, aspernabántur me : locúti sunt lábiis et movérunt caput. Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant
V/. Sperávit in Dómino, erípiat eum : salvum fáciat eum, quóniam vult eum. « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’il le sauve, puisqu’il l’aime. »
V/. Ipsi vero consideravérunt et conspexérunt me : divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt sortem. Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.
V/. Líbera me de ore leónis : et a córnibus unicórnium humilitátem meam. « Seigneur, délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. »
V/. Qui timétis Dóminum, laudáte eum : univérsum semen Iacob, magnificáte eum. Vous qui craignez le Seigneur, louez-le, vous tous, descendants de Jacob, chantez ses louanges.
V/. Annuntiábitur Dómino generátio ventúra : et annuntiábunt cæli iustítiam eius. On parlera du Seigneur à la génération future. Et les cieux annonceront sa justice.
V/. Pópulo, qui nascétur, quem fecit Dóminus. Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’il a fait.

La mélodie reprend une des deux formules de psalmodie ornée que l’on trouve dans les Traits, celle du premier dimanche de Carême : calme, douce et très priante, avec de beaux élans vers l’aigu.

*****

L’offertoire Impropérium, un des grands chefs d’œuvre du chant grégorien, est le plus douloureux des chants de cette messe, et peut-être le plus douloureux de tout le répertoire. Le texte est tiré du psaume 68 qui est, comme le psaume 21, un des grands psaumes prophétiques de la passion, annonçant tout spécialement la solitude du Christ et l’abandon de tous ses amis :

Voici la traduction de son texte :

Mon cœur s’est attendu à l’outrage et au malheur ; j’ai espéré quelqu’un qui s’attristât avec moi, mais il n’y a eu personne ; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé ; pour nourriture ils m’ont donné du fiel, et pour étancher ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre.

La mélodie exprime parfaitement cette souffrance. Tous les mots sont soulignés par des neumes longs et lourds : de nombreuses cadences en demi-ton sonnent douloureusement ; Cette mélodie culmine à l’aigu dans la dernière phrase sur le mot sítila soif, qui éclate comme un cri ; Ce n’est pas seulement la soif physique dont il est question ici, mais la soif d’une réponse généreuse à l’amour infini dont Notre Seigneur a fait preuve en mourant pour nous.

*****

Le texte de l’antienne de Communion qui suit maintenant provient de l’Évangile. Ce ne sont plus les paroles des psaumes que nous mettons dans la bouche du Christ, mais ce sont celles qu’il a lui-même prononcées que nous répétons. Il s’agit ici de la prière qu’il a adressée à son Père, dans son agonie au jardin des Oliviers :

Pater, si non potest hic calix transíre nisi bibam illum ;
Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive ;

fiat volúntas tua.
Que votre volonté soit faite.

Cette prière résume en quelques mots les sentiments du Christ dans sa Passion, la souffrance qu’il doit endurer, et sa soumission à la volonté de son Père. Bien que cette antienne soit beaucoup plus courte que le chant de l’offertoire et la mélodie beaucoup plus dépouillée, elle exprime pourtant la même souffrance. Cependant les derniers mots fiat volúntas tua sont plus paisibles et assurés.

Pie VII : le pape qui défia Napoléon

Dans l’émission Les Belles figures de l’Histoire, sur CNews, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, jésuite :

 

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services