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Ordinariat traditionnel : face à une situation bloquée, il est préférable de mettre en avant des solutions plutôt que de se lamenter

Nous avons déjà évoqué (ici et ) le projet du père Louis-Marie de Blignières d’ériger un « ordinariat traditionnel ». Nous l’avons interrogé pour en savoir plus :

En quoi la création d’un Ordinariat faciliterait-elle la vie des communautés locales ? Il faudra toujours que l’évêque diocésain donne son accord pour la création d’un lieu de messe dans son diocèse. Or l’attraction des pédagogies traditionnelles (messe, catéchisme…) suscite des jalousies et empêche souvent la croissance des communautés locales.

La formule que je propose est l’institution d’une Administration apostolique personnelle établie de façon stable, comme celle qui a été établie à Campos au Brésil en 2002. Cette structure juridique serait aussi l’équivalent d’un Ordinariat personnel, tel qu’il existe en différents pays pour assurer de façon stable le soin pastoral des militaires et de leurs familles. Elle serait établie sur l’ensemble des diocèses français.

L’évêque placé à la tête de cet Ordinariat pourra ouvrir des paroisses personnelles, après simple consultation de l’évêque du lieu. C’est ce que prévoit le Décret d’érection de l’Administration apostolique personnelle Saint Jean-Marie Vianney à Campos du 18 janvier 2002, au n° VIII, § 1 :

« L’Administrateur apostolique pourra, selon les normes du droit et après avoir entendu l’avis de l’évêque du diocèse de Campos, ériger des paroisses personnelles afin de pourvoir au soin pastoral des fidèles de L’Administration apostolique ».

Ce sera là un précieux avantage pour ouvrir de nouveaux lieux de culte.

L’évêque de l’Ordinariat pourra ensuite confier la charge pastorale de la paroisse personnelle, soit à l’un des instituts issus d’Ecclesia Dei, soit à un prêtre incardiné dans l’Ordinariat. Les prêtres diocésains qui le désirent pourront célébrer ponctuellement dans les lieux de culte de l’Ordinariat.

Du point de vue canonique, l’inscription des fidèles dans l’Ordinariat traditionnel n’annulera pas pour eux la possibilité de pratiquer la messe et les sacrements en dehors de l’Ordinariat. L’évêque placé à la tête de l’ordinariat jouira d’une juridiction personnelle cumulative avec celle de l’évêque du lieu. Loin de constituer une « réserve de peaux-rouges » où les fidèles seraient parqués, l’Ordinariat proposé créera une alternative précieuse, qui sera utile – voire parfois indispensable – pour échapper à la rigidité administrative de certains diocèses et aux tracasseries de certains pasteurs.

Depuis Traditionis custodes, les autorités romaines semblent peu disposées à faciliter la vie des prêtres et des fidèles attachés à la messe traditionnelle. Les évêques doivent systématiquement demander l’autorisation de Rome pour permettre à un prêtre diocésain de célébrer selon le missel de 1962. Comment pensez-vous que les évêques diocésains et les autorités romaines acceptent l’idée même d’un Ordinariat ? Avez-vous pu sonder quelques dicastères à Rome sur ce sujet ?

Il est vrai que depuis plus de cinquante ans, la tendance dominante dans la hiérarchie française a été peu ou prou opposée à ce qui se faisait en faveur des pédagogies traditionnelles de la foi. Il est probable que cette opposition persiste chez plusieurs évêques diocésains. Mais les choses sont en train de changer lentement. Des évêques plus pragmatiques pourraient ne pas voir d’un mauvais œil une solution qui les déchargerait d’un souci, notamment par rapport à des presbyteria réticents envers les traditionalistes. D’autres évêques, soucieux de la mission, pourraient se réjouir de voir ouvrir une porte supplémentaire à l’évangélisation, par le biais des pédagogies traditionnelles, tout en gardant la juridiction cumulative sur les fidèles qui en bénéficieraient.

Pour les autorités romaines, les quelques sondages que nous avons déjà faits ne sont pas défavorables. Un prélat canoniste de haut rang nous a dit que c’était en soi une excellente solution, même si elle était prématurée sous le pontificat actuel. Mais, comme on l’a fait remarquer récemment dans un débat sur ce sujet :

« Le pontificat actuel ne durera pas éternellement et un changement d’équipe pourrait amener à reposer la question d’un Ordinariat. Cela pourrait venir d’une équipe romaine qui, sans être beaucoup plus favorable à la liturgie traditionnelle que l’actuelle, serait plus pragmatique et comprendrait que les communautés traditionnelles ne disparaîtront pas simplement parce que Rome l’a décidé. A partir de là, la question d’un encadrement juridique pacifiant et durable pourra être posée » (Forum catholique, 27 octobre 2024)

Cet Ordinariat serait limité à la France. Faudrait-il aussi créer un Ordinariat par pays, avec à chaque fois un évêque à sa tête ?

La présence d’un évêque à la tête de l’Ordinariat projeté pour la France comporte un élément important du point de vue de la hiérarchie. Le prélat à la tête de l’Ordinariat traditionnel serait évêque et membre de droit de la Conférence des Évêques de France, comme le sont les évêques des trois éparchies orientales établies en France. Ainsi la question traditionaliste ne serait plus « hors les murs » pour la hiérarchie française. Le caractère épiscopal est le fondement d’une certaine relation de collégialité entre les membres du corps épiscopal. Chacun informe les autres, il porte le souci des autres églises diocésaines – et les aide dans la mesure du possible –, tout en n’ayant juridiction que sur la sienne.

Dans le cas qui nous occupe, cela ferait cesser l’« insularité » actuelle de ces groupes sans pasteur épiscopal. Leur ordinaire donnerait de leurs problèmes une vraie connaissance à ses confrères, et il porterait auprès de ses ouailles la sollicitude des autres évêques. L’évêque est un successeur des Apôtre, qui participe d’un « charisme certain de vérité », comme le dit Vatican I. Le sens de l’Eglise et de la communion hiérarchique ne pourrait qu’y gagner.

La proposition mise à l’étude ne porte que sur l’ensemble des diocèses français. En juin 2001, une supplique signée de la quasi-totalité des Supérieurs et personnalités Ecclesia Dei comportait la demande d’instituer des « Vicariats apostoliques ». Dans l’esprit des signataires, confrontés à de grandes difficultés, il y aurait eu plusieurs Vicariats, selon les pays ou même les continents. Le motu proprio Summorum Pontificum, qui a changé les données, a ensuite reçu une application assez différenciée selon les pays. De même, l’application de Traditionis custodes a été plus ou moins rigoureuse. C’est sur la base de la situation en France que la présente proposition est lancée. On ne préjuge pas d’autres propositions, par exemple pour les pays anglo-saxons, qui seraient orientées davantage vers un retour de fait à Summorum Pontificum.

La possibilité que l’idée mise en chantier débouche à court terme est de toutes façons modeste. Appuyé sur une expérience de plusieurs décennies, je ne peux nourrir d’illusions sur ce point. Mais je sais, pour l’avoir vécu, que dans la Sainte Église ce qui paraît improbable à un moment peut devenir rapidement une réalité ! Ainsi, parmi la poignée de prêtres fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier allant à Rome au début de juillet 1988, qui aurait imaginé que leurs Instituts embryonnaires seraient aussi rapidement érigés de droit pontifical, qu’ils se maintiendraient et qu’ils croîtraient, comme il l’ont fait durant des décennies ?

En face d’une situation bloquée en de très nombreux endroits depuis le motu proprio du 16 juillet 2021, il est préférable de mettre en avant de façon constructive des solutions plutôt que de se lamenter. Un juste « sens de l’Église » suggère aux fidèles et aux prêtres traditionalistes de proposer respectueusement des solutions à la hiérarchie, plutôt que de récriminer sans fin sur les inconvénients de la situation actuelle.

Mgr Bernard Tissier de Mallerais (1945-2024)

D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:

Le 8 octobre 2024, il y a un mois, Mgr Bernard Tissier de Mallerais, l’un des quatre prêtres élevés à la dignité épiscopale par Mgr Marcel Lefebvre le 30 juin 1988 sans l’autorisation de Rome, nous a quittés. Sa mort imminente avait été annoncée quelques jours auparavant, alors qu’il se trouvait déjà en agonie.

Rappelons que Mgr Bernard Tissier de Mallerais, avec les autres évêques ordonnés et Mgr Lefebvre, avait été excommunié parce que son ordination épiscopale n’avait pas été réalisée en pleine communion avec Rome. Jean-Paul II, dans la Lettre ApostoliqueEcclesia Dei, publiée seulement deux jours après les ordinations de Mgr Lefebvre, soulignait la nécessité de l’excommunication prononcée contre les protagonistes de cet événement :

« En lui-même, cet acte a été une désobéissance au Souverain Pontife en une matière très grave et d’une importance capitale pour l’unité de l’Église, puisqu’il s’agit de l’ordination d’évêques par laquelle se perpétue sacramentellement la succession apostolique. C’est pourquoi une telle désobéissance, qui constitue en elle-même un véritable refus de la primauté de l’évêque de Rome, constitue un acte schismatique. En accomplissant un tel acte malgré la monition formelle qui lui a été envoyée par le cardinal préfet de la Congrégation pour les Évêques le 17 juin dernier, Mgr Lefebvre a encouru avec les prêtres Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta, la grave peine de l’excommunication prévue par la discipline ecclésiastique. »

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X avait invoqué un « état de nécessité » pour justifier ces ordinations comme nécessaires pour répondre aux besoins des fidèles désorientés par la grave crise interne à l’Église. La situation actuelle n’est pas très différente de celle de 1988 ; à bien des égards, elle est même encore plus complexe, ce qui peut laisser supposer que le fameux « état de nécessité » existe toujours.

Benoît XVI lèvera l’excommunication en 2009 dans un effort de rapprochement avec la Fraternité. Des progrès ont été réalisés dans cette direction, comme les rencontres entre les pontifes et les responsables de la Fraternité, la dernière étant celle entre l’abbé Davide Pagliarani, actuel supérieur général de la Fraternité, et le pape François, en 2022. Cependant, à ce jour, une pleine réconciliation n’a pas encore été atteinte.

Mgr Tissier de Mallerais a exercé diverses fonctions au sein de la Fraternité, mais il est probablement mieux connu pour sa monumentale biographie de Mgr Lefebvre, Marcel Lefebvre : une vie (Éditions Clovis, 2002). Cet ouvrage est une référence pour ceux qui souhaitent mieux connaître la figure de Mgr Lefebvre, bien sûr écrite par un ardent défenseur de son œuvre. Mgr Tissier de Mallerais a également publié un autre ouvrage en 2010, L’Étrange Théologie de Benoît XVI, dans lequel il critique certaines affirmations du pape Benoît XVI qu’il considère surprenantes en matière de doctrine catholique.

La nouvelle de la mort de Mgr Tissier de Mallerais a ravivé les discussions au sein de la Fraternité au sujet de possibles nouvelles ordinations épiscopales, ce qui pourrait aggraver la division avec Rome. Les deux évêques restants, après l’expulsion de Mgr Richard Williamson, Mgr Alfonso de Galarreta (1957) et Mgr Bernard Fellay (1958), ne sont pas encore d’un âge très avancé, mais la Fraternité envisage certainement d’autres aspects dans une perspective future. Rappelons que Mgr Lefebvre avait déclaré en 1975 qu’il ne se séparerait jamais de l’Église, et nombreux sont les fidèles, au sein de la Fraternité comme à l’extérieur, qui souhaitent ardemment une réconciliation entre le Saint-Siège et la Fraternité.

Dans son homélie pour les funérailles de Mgr Tissier de Mallerais, le supérieur général de la Fraternité, l’abbé Davide Pagliarani, a notamment déclaré :

« Mais cette perte, et le deuil dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui, sont compensés par la consolation de l’exemple qu’il nous laisse. Notre-Seigneur, qui garde toujours sa parole, est venu le chercher “comme un voleur” : nous n’étions pas préparés à une mort si soudaine. Mais dans sa délicatesse, Notre-Seigneur a voulu venir le chercher au moment même où il allait célébrer la messe. C’est à ce moment-là que Monseigneur a perdu connaissance. Son dernier acte, c’était d’aller célébrer la messe, et il est décédé après quelques jours. Ce n’est pas un hasard : la messe a été sa raison d’être. Il a cherché Mgr Lefebvre, parce qu’il cherchait la fidélité à la messe. Il l’a rejoint l’année même où la nouvelle messe a été promulguée, et il est resté fidèle à cette messe de toujours. Et maintenant, le Bon Dieu l’a considéré mûr : mûr pour cette nouvelle liturgie, la liturgie éternelle, dans laquelle les prêtres, les évêques, chantent sans cesse : “Voici l’Agneau qui a été immolé – cet Agneau, que moi-même j’ai immolé pendant toute ma vie en tant que prêtre – voici l’Agneau digne de recevoir la gloire et l’honneur dans l’éternité”. »

Des paroles d’espérance en la vie éternelle, nécessaires, mais qui ne nous empêchent pas de penser aux nombreuses questions qui agitent actuellement tant le Saint-Siège que la Fraternité elle-même.

Les ONG financées ou protégées par les États participent à la recomposition du monde et aux logiques impériales

Lu dans Conflits :

[…] L’idéologie libérale qui sous-tend les ONG a paradoxalement pu s’imposer grâce au soutien d’intellectuels venus de la gauche, désorientés par le reflux des mouvements sociaux dans les années 1970. La « dualité des pouvoirs » trotskiste, entre un Parti communiste à la proue du prolétariat et un État vendu à la bourgeoisie, a perdu en visibilité au profit d’une approche décentralisée du pouvoir. Celui-ci prolifère dans des rhizomes qui étendent leurs radicelles au mépris des frontières. Libéraux (Raymond Aron), sociaux-démocrates (Jürgen Habermas) et postmarxistes (Michael Hardt, Toni Negri) s’entendent pour discréditer le peuple comme l’État. Et leur préférer les figures déterritorialisées de l’empire et de la multitude des minorités en demande de soin et de reconnaissance.

La rencontre entre ces camps hier opposés n’a rien de fortuit. Elle est le fruit d’une stratégie orchestrée dans les universités nord-américaines pour conjurer le déclin de l’hégémonie américaine entamée en 1975, dans le triple contexte du ralentissement de la croissance, de la défaite au Vietnam et des revendications du tiers-monde. « Pour devenir hégémonique, un État doit protéger et fonder un ordre mondial universel dans sa conception […] un ordre que la plupart des autres États considèrent comme compatible avec leurs propres intérêts », écrit le géopoliticien néo-gramscien Robert Cox. L’hégémonie américaine porte l’influence de la bannière étoilée très au-delà des capacités limitées de son État. Pour chacun sur cette Terre, elle rend désirable « une nouvelle culture et une nouvelle philosophie qui prennent racine dans la conscience populaire avec la même force et le même caractère que les croyances traditionnelles ». Parce que leur modèle y a été théorisé, les institutions intermédiaires que sont les ONG confèrent une centralité incontestable aux universités américaines, au détriment des centres intellectuels européens marginalisés. Les ONG ont réduit au silence la critique tiers-mondiste de la mondialisation. Enfin, elles ont présenté sous son jour le plus aguicheur le modèle néolibéral qui a permis à la première puissance mondiale de garder son rang après 1975.

Elections américaines : un amendement constitutionnel adopté pour interdire le suicide assisté

Autre bonne nouvelle d’Outre-Atlantique :

Aux Etats-Unis, dans le cadre des élections qui se sont déroulées cette semaine, les électeurs de Virginie occidentale ont adopté « de justesse » un amendement constitutionnel visant à interdire le suicide assisté.

C’est « la première fois » que le mouvement pour le « droit de mourir » y est repoussé « de manière proactive ».

Claire Fourcade, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), s’est réjouie de ce vote sur X, soulignant que « rien n’empêche de tout faire pour soulager et de limiter ou arrêter des traitements ».

Source : Gènéthique

ARTE diffusera un docu-fiction gravement mensonger mettant en cause la réputation du Village d’Enfants de Riaumont

Communiqué de la communauté de Riaumont :

La chaîne de télévision ARTE diffusera prochainement, sous le titre « les enfants-martyrs de Riaumont » un docu-fiction gravement mensonger mettant en cause la réputation du Village d’Enfants de Riaumont. Sous le même titre racoleur, son auteur, Ixchel Delaporte, avait précédemment publié un livre, dont nous avons déjà précisément réfuté les fake-news les plus grossières de ces informations fallacieuses & intox (sur bit.ly/tabaqui).

Nous publierons prochainement une vidéo qui mettra en lumière les falsifications de ce film idéologique. Nous en soulignons ici seulement deux :

1- Plus du tiers de ce film concerne des abus sexuels qui auraient été commis en Belgique ou en Allemagne, dans des institutions qui n’ont – contrairement à ce qui est insinué – aucun lien avec le Village de Riaumont. Prétendre faire porter à la Communauté de Riaumont des crimes (supposés) qui ne sont pas de son fait est injustifiable.

2- La présentation du film sur le site de ARTE prétend que « des dizaines d’enfants sont victimes d’agressions sexuelles et de viols perpétrés par ces adultes censés prendre soin d’eux ». Dans son livre publié en mars 2022, à la page 162, le même journaliste, Ixchel Delaporte, parlait de « centaines » de mineurs qui auraient subi des violences sexuelles à Riaumont. La justice, saisie pourtant depuis plus de dix ans des déclarations de deux anciens pensionnaires (et non de dizaines encore moins de centaines …), n’a non seulement prononcé aucune condamnation, mais aucun des 9 membres de la communauté Sainte-Croix de Riaumont n’est même mis en examen pour des violences sexuelles, contrairement à ce qu’écrit Ixchel Delaporte à la page 12 de son livre.

Ces affirmations sont fausses et indignes.

La Communauté étudie actuellement la possibilité de porter plainte pour diffamation.

Profanation de l’église de Matigny (80)

Communiqué du diocèse d’Amiens :

L’évêque d’Amiens a été informé du cambriolage récent de l’Église de MATIGNY et de la profanation de son tabernacle, les hosties elles-mêmes ayant été profanées et emportées. Avec toute la communauté de la paroisse catholique Sainte Radegonde, il déplore vivement cet acte violent. En plus de celle de la mairie, une plainte est déposée à la gendarmerie par la paroisse.

Ces actes de dégradation, de vol et profanation de lieux sacrés sont graves. Ils injurient les catholiques dans ce qu’ils ont de plus sacré. Ils vont à l’encontre de l’adoration que les fidèles chrétiens ont envers Dieu. Ils blessent leur foi en la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Ils suscitent un scandale et une profonde tristesse.

Ces faits font suite à bien des dégradations et profanations de nombreux autres lieux chrétiens dans notre pays. L’évêque en appelle la vigilance et au respect dus aux églises, lieux de recueillement pour tous, héritées des générations passées, et à préserver pour les générations à venir.

Une messe de réparation sera célébrée par Mgr Gérard LE STANG, en cette église de Matigny, le samedi 23 novembre à 18h00. Face à la violence de cet acte de profanation, cette messe est célébrée pour réparer l’offense commise, apaiser les blessures subies, et redonner à cette église sa vocation première de prière et de rassemblement communautaire.

I-Média – Victoire de Trump : les médias en PLS

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur la victoire de Trump et la grosse déconvenue des médias français.

Les pastilles de l’info abordent :

1) Inondations en Espagne : le pouvoir chassé
2) Nicolas, un nouveau francocide ?
3) Conférence Polémia : J-9

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Marine Turchi, journaliste à Mediapart aux basses méthodes.

Concert de Noël du choeur Ephata

Le choeur Ephata nous prie d’annoncer son prochain concert de Noël (21 décembre à 20h30 dans l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles).

Réponse de SOS Tout-Petits au bulletin municipal « Vivre à Maisons-Laffitte »

Communiqué de SOS Tout-Petits :

A un article critique envers le Chapelet public SOS Tout-Petits du 5 avril 2024 à Maisons-Laffitte, nous opposons un « droit de réponse »…

Notre Chapelet du 5 avril 2024 à Maisons-Laffitte a donné lieu à un article dans la tribune libre du bulletin municipal « Vivre à Maisons-Laffitte » du mois de mai.

Il est émis par la «  Liste ensemble à gauche pour Maisons-Laffitte » et constitue une critique, avec les faibles arguments habituels, de ce qui est qualifié de « manifestation d’un bien autre temps contre le droit à l’avortement ». Vu l’effondrement moral et matériel si évident que connaît la France, notamment en raison de la dégradation voulue de la morale familiale traditionnelle et de la promotion de l’avortement volontaire, nous sommes plutôt heureux, en période de décadence, d’être « d’un autre âge », c’est-à-dire en retard plutôt qu’en avance.

Conformément à la loi sur la liberté de la presse, nous avons émis le 27 juin 2024, auprès du maire de Maisons-Laffitte, directeur de la publication, un « droit de réponse » qui, légalement, devait être publié au plus vite … ce qui n’a pas été fait.

Voici la suite : relance de notre part, publication tardive incomplète non conforme à la loi dans le numéro de novembre (infractions relevant du droit pénal), et lettre en deuxième « droit de réponse » de notre part, cette fois contre cette publication anormale.

Enfin est venue le 5 novembre la promesse du maire d’une publication conforme dans le numéro de décembre. Si c’est bien le cas, comme probable, nous renoncerons à l’exigence de publication du deuxième « droit de réponse »!

Sans doute la parution de notre texte dans le bulletin municipal pouvait gêner aussi bien l’opposition de gauche que la majorité. Il y a des évidences qu’on ne veut plus entendre, et, dès lors, il est difficile d’obtenir d’emblée le respect du droit de la part de ceux dont c’est pourtant la charge…

Voici ce texte en « droit de réponse ». Figurent entre guillemets des assertions de nos opposants que nous retournons contre eux. Nous n’avons pas jugé bon de répondre à certaines critiques hors sujet en ce qui nous concerne, ni à l’accusation d’obscurantisme qui est un classique du genre.

Droit de réponse

Mesdames, Messieurs, Monsieur le Conseiller municipal,

Combien vous avez raison de vous opposer à « la volonté de certains à vouloir à tout prix maîtriser le corps des autres » ! C’est, hélas, ce que fait la femme enceinte qui décide de la mise à mort du petit être humain qu’elle a l’honneur de porter en elle, avec la vocation de le protéger et de le chérir.

Vous voulez rejeter les « fausses informations »… Cela ne se voit guère. Ce que vous appelez « un amas de cellules », c’est un petit être humain vivant, organisé et distinct, avec ses propres chromosomes et en plein développement. Son coeur bat dès vingt jours de gestation. A dix ou treize semaines, alors que l’IVG légale peut encore le frapper, il agite ses jambes ou suce son pouce ; il a l’aspect d’un minuscule bébé. Il n’a plus qu’à grandir, dépendant de sa mère et nourri par elle. « Un amas de cellules »?

« Disposer de son corps », c’est en être responsable. C’est autre chose que le droit de détruire ce qu’il contient, au mépris de la maternité. Disposez-vous de votre logement pour tuer ceux qui s’y trouvent ? Le petit être humain n’est pas son corps. Se couperait-elle une main ?

Il ne s’agit pas d’entraver l’action des médecins quand de graves conflits de devoirs justifient une interruption pour motif médical, ni de juger des personnes, souvent éprouvées et soumises aux propagandes, mais des actes. Nous ne regrettons pas la législation antérieure à 1975, marquée par la répression et l’égoïsme. S’il est choquant de tuer un petit être humain par simple convenance ou pour effacer l’effet d’une vie sexuelle irresponsable, il est dramatique, avec l’appauvrissement de beaucoup, de pousser à l’avortement tant de femmes qui, faute de moyens ou de soutien, s’y résignent.

Même dans le cadre de la législation actuelle, nous souhaitons qu’une importante prime de naissance soit instituée, qui pourrait être de 8000 euros, à réduire selon la tranche marginale d’impôt sur le revenu compte tenu de l’enfant, pour ne pas trop enrichir les riches. Elle coûterait environ six milliards d’euros par an et sauverait des dizaines de milliers de petits êtres humains, avec quel réconfort pour les mères et les familles ! D’une efficacité sociale extraordinaire car très bien ciblée, elle freinerait une hécatombe de plus de neuf millions de morts ! On pourrait la prélever sans regret sur les déchaînements budgétaires idéologiques actuels de plusieurs dizaines de milliards, prétendus écologiques pour des résultats dérisoires ou contre-productifs.

La politique actuelle d’incitation à l’avortement est violemment anti-sociale. Par là les partis de gauche ont déserté l’action sociale, comme la plupart des autres en France, pour une idéologie mortifère.

Les chrétiens prient en réparation en raison de ce sinistre gâchis, en union avec tous ceux qui gardent quelque bon sens, et pour les mères qui sont victimes de non-assistance si des oeuvres ne les aident pas. C’est un message de bienveillance, d’espérance et de réconfort, qui s’étend aussi à celles qui, ayant consenti à l’avortement, pourront trouver la paix dans le pardon divin.

Avec nos meilleurs sentiments.

Jacques Bay

Vice-président de SOS Tout-Petits

SOS Tout-Petits     Prochains Rosaires et Chapelets

Rosaires à Paris à 14 h.30, le samedi, au croisement du boulevard du Montparnasse et  de l’avenue de l’Observatoire (RER B Port-Royal)
– 16 novembre
– 14 décembre
Chapelets en banlieue parisienne à 18 h.00 le vendredi
– 22 novembre : Maisons-Laffitte, en face de la Mairie, avenue de  Longueil (sortie du RER)
– 6 décembre : Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)

“Le recours aux hormones ou à la chirurgie pour chercher à changer de sexe est une destruction de l’œuvre créée”

La Commission d’éthique protestante évangélique (CEPE) vient de publier un document de 17 pages qui dessine les grandes lignes de sa vision de la dysphorie de genre et de la manière chrétienne d’accompagner les personnes en questionnement sur leur identité. En voici la conclusion :

Pour récapituler les grandes lignes d’une vision protestante évangélique de la dysphorie de genre, ancrée dans une théologie de la création et de la rédemption, nous affirmons que :

1) Nous subissons tous les conséquences du péché originel et que nous sommes tous malades du péché à des titres divers et que Dieu est venu en Jésus nous en délivrer par pure grâce. Cela doit nous rendre humble, compatissant et patient ;

2) Cette rupture avec le Créateur, rupture originelle et perpétuée, donne une clef de lecture des troubles dans le genre. Aussi l’on ne peut pas nécessairement imputer une responsabilité exhaustive à quelqu’un ou à une cause précise ;

3) Ces troubles de genre peuvent susciter en nous des réactions pécheresses, qui vont du rejet des personnes à une acceptation complice du travestissement de la réalité créée ;

4) Réduire une personne à sa vie sexuelle ou à son trouble de genre c’est pécher en niant notre commune humanité créée par Dieu et notre commun appel à la vie avec Dieu (cf. 1Pi 3.7) ;

5) Nier la réalité de deux sexes c’est nier le Créateur et sa belle et bonne création ;

6) Prétendre bâtir son identité uniquement sur son ressenti est un mensonge et une folie : « Se prétendant sages, ils sont devenus fous » dit Paul (Rm 1.22) ;

7) Se révolter contre son corps c’est se révolter contre son Créateur. Le recours aux hormones ou à la chirurgie pour chercher à changer de sexe est une destruction de l’œuvre créée. Prétendre se recréer à l’image qui nous convient c’est prendre la place de Dieu notre Créateur et notre Rédempteur en Christ, seul Sauveur pour notre âme et notre corps ;

8) Le Christ nous appelle à un accueil inconditionnel des personnes en souffrance que nous sommes toutes et tous. Mais cet accueil inconditionnel ne veut pas dire complicité ou acquiescement au péché consistant à œuvrer pour changer de sexe. Le Christ nous appelle certes à un accueil inconditionnel des personnes malades, que nous sommes toutes et tous, mais Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et, pour cela, il les appelle non pas à changer de corps ou d’état-civil mais à se repentir pour le pardon de leur péché et à mettre toute leur espérance en Christ seul.

Face au wokisme, les communautés musulmanes ont fini par voter Trump

À Dearborn, ville emblématique du Michigan à majorité arabe et musulmane, les bulletins dévoilant les soutiens massifs pour Trump ont révélé une révolte silencieuse de ces communautés contre l’ordre progressiste incarné par les démocrates. Contre le wokisme, contre cette idéologie qui veut réécrire leur identité, nier leurs valeurs, et dissoudre leurs familles dans le relativisme, ils ont choisi Trump. Selon Sofiane Dahmani :

Car derrière cette révolte se cachent des décennies de tensions et de mépris ressentis par ces communautés. Les électeurs musulmans et chrétiens du Michigan ne sont pas aveuglés par le charisme de Trump, loin de là. Ils voient en lui, non pas un messie, mais le dernier rempart contre une gauche progressiste qui impose des idéologies contraires à leurs convictions profondes. La « cancel culture, » la théorie du genre, le progressisme radical : autant de concepts qui heurtent une culture millénaire fondée sur la famille, la foi, et la tradition. Pour beaucoup d’habitants de Dearborn, les attaques constantes contre les valeurs traditionnelles sont devenues insupportables. Ils ne veulent pas que leurs enfants soient exposés dès le plus jeune âge à des discours qui brouillent les repères.

Un exemple illustre parfaitement ce sentiment : les réformes scolaires imposées par les administrations progressistes, visant à introduire l’éducation sur les questions de genre dès l’école primaire. À Dearborn, ces mesures ont provoqué une levée de boucliers parmi les familles musulmanes et chrétiennes. Ces parents, soucieux de transmettre leur héritage, voient dans ces réformes une menace directe. Pour eux, Trump n’est pas parfait, mais il est le seul à s’opposer frontalement à ce progressisme qui avance masqué. En réalité, ils se tournent vers lui comme une ultime défense, un bouclier contre ce qu’ils considèrent être une tentative d’effacement de leur mode de vie.

Et l’auteur termine ainsi :

Alors, les musulmans français auront-ils le courage de s’affranchir de La France Insoumise et de son agenda « progressiste »? Tout comme leurs coreligionnaires américains à Dearborn, pourront-ils reconnaître que leurs valeurs traditionnelles, la famille et la foi, ne se retrouvent plus dans les promesses d’une gauche qui défend un wokisme de plus en plus éloigné de leurs convictions profondes ?

Libération face aux dictatures

Sans scrupule, le quotidien qui a soutenu Pol Pot dénonce la dictature de Donald Trump…

Portes ouvertes du lycée Saint-Augustin (hors contrat pour garçons à Lyon)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

PORTES OUVERTES DU LYCÉE SAINT-AUGUSTIN ( HORS CONTRAT POUR GARÇONS À LYON)

Quand ? SAMEDI 16 NOVEMBRE, de 9h00 à 13h00.
Où ? 10 avenue du Chater 69340 Francheville (parking sur place).

– Présentation générale par le directeur
– Visite du lycée
– Rencontre avec des professeurs
– Echange avec des élèves

www.lycee-saintaugustin.fr

Le lycée est une période clef dans la construction de la jeunesse. Former des jeunes hommes heureux, libres et responsables implique une formation intégrale de la personne.
L’excellence intégrale que nous prônons considère la personne dans son ensemble : une intelligence pour apprendre et réfléchir, un coeur pour aimer, un esprit pour servir Dieu et le prochain.
Au Lycée Saint-Augustin, nous développons l’intelligence des jeunes. L’enseignement classique cohérent dispensé leur apporte une culture, notamment littéraire et historique, enracinée. Nous les formons aussi à la juste critique, nécessaire pour apprendre à raisonner, aiguiser son propre jugement et donc développer sa liberté intérieure.
Les professeurs attachent une grande importance à l’approfondissement des programmes, dans toutes les matières, afin de placer les lycéens sur la voie de la réussite des études post-bac.
Pour être un homme debout dans le monde, les jeunes doivent expérimenter la nécessité de l’effort. Sans effort, la réussite des études supérieures est impossible. Sans esprit de sacrifice, la Sainteté est inatteignable.

Cette recherche incessante de l’excellence est exigeante mais n’écrase pas. Elle épanouit le jeune et le rend heureux. « Gaudium de veritate » nous rappelle Saint-Augustin. La recherche de la Vérité implique une exigence, un combat intérieur. Et cette victoire intérieure, par la grâce de Dieu et notre volonté, nous fait grandir.

Conflit israélo-palestinien : “le véritable changement viendra d’une normalisation des relations entre Israël et l’Arabie saoudite”

Journaliste et reporter, Stéphane Amar a consacré plusieurs ouvrages à la guerre en Palestine. Interrogé dans Conflits, il déclare :

[…] La principale raison de l’aveuglement collectif qui a conduit à la catastrophe du 7 octobre réside dans l’adhésion au dogme de la solution à deux États qui infuse dans les élites israéliennes depuis les années 1990. Cette idéologie à l’origine des accords d’Oslo soutient que la séparation entre Israéliens et Palestiniens et la reconnaissance d’une souveraineté à ces derniers conduira à la paix ou, du moins, à un certain apaisement. Elle a commandé les retraits des villes palestiniennes de Cisjordanie à partir de 1995, le retrait du sud-Liban en 2000 et le retrait de la bande de Gaza en 2005.

Dans ces trois cas, le désengagement de Tsahal a débouché sur une dramatique aggravation du conflit.

La solution à deux États suppose que le conflit repose sur un contentieux territorial et que les deux peuples pourront vivre côte à côte paisiblement lorsqu’un compromis sera trouvé. Or, ni l’OLP de Yasser Arafat, ni le Hamas n’envisagent un partage du territoire, mais plutôt une « libération de la Palestine de la rivière à la mer ». Ce slogan ne résonne pas seulement sur les campus occidentaux, il imprègne la charte du Hamas, les médias palestiniens, les manuels scolaires, les réseaux sociaux, etc. Même si toute comparaison s’avère forcément hasardeuse, côté israélien, la montée en puissance du nationalisme religieux exclut également tout compromis sur ces territoires fondateurs de l’identité hébraïque. On peut choisir d’ignorer ces dimensions, mais cela ne change rien et cela empêche de penser d’autres solutions. En attendant, Israël continuera d’exploiter sa supériorité militaire en poursuivant son implantation en Cisjordanie.

[…] Pour Israël, l’occupation militaire de la Cisjordanie constitue, on l’a vu, un impératif sécuritaire de première importance. La colonisation de ce territoire répond, elle, à des impératifs d’aménagement du territoire, d’espace vital, si on peut utiliser ce terme quand on connaît sa résonance historique. Le pays connaît une très forte croissance démographique et les deux grands centres urbains, Tel-Aviv et Jérusalem, frôlent la saturation. Le seul foncier abordable se trouve dans les environs immédiats de ces agglomérations : en Cisjordanie. La démographie est le principal moteur de la colonisation, bien davantage que l’idéologie du grand Israël. Je ne vois aucune pression diplomatique capable d’enrayer ce processus.

Observez-vous un réel changement d’attitude des pays arabes ou un simple rapprochement opportuniste face à la menace iranienne ?

Les deux se mêlent. Il est évident que les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite voient d’un bon œil les déboires des proxys de l’Iran et de la République islamique elle-même face à Israël. Ces deux pays, qui se sont cassé les dents face aux Houthis, se réjouissent de l’affaiblissement de l’axe chiite. Cela explique leur grande modération dans la condamnation d’Israël et même, concernant les Émirats et Bahreïn, la poursuite enthousiaste des accords d’Abraham. Mais le véritable changement viendra d’une normalisation des relations entre Israël et l’Arabie saoudite. Le royaume envoie des signaux contradictoires, signe des tensions qui agitent les dirigeants saoudiens sur ce dossier. Il me paraît évident que le futur maître du pays, le prince Mohammed Ben Salman, réalisera ce rapprochement. La région prendra alors un visage très différent et, je l’espère, marchera vers une inexorable pacification.

Le député RN Stéphane Rambaud veut renforcer le fonds destiné aux « Chrétiens d’Orient »

Le 4 novembre, Stéphane Rambaud, député du Rassemblement National, a annoncé avoir déposé un amendement dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF) 2025 afin d’augmenter le soutien financier de la France auprès des Chrétiens d’Orient, aujourd’hui réduit à seulement 3 % de la population au Proche et Moyen-Orient.

Stéphane Rambaud aspire à faire passer l’aide aux Chrétiens d’Orient à 10 millions d’euros, contre « seulement » 1,5 million d’euros aujourd’hui (soit 500 000 euros de moins qu’en 2023). Cette aide a pour objectif d’honorer la mission historique de la France,  Fille aînée de l’Église, soit d’être protectrice de la communauté Chrétienne.

Le député n’a pas manqué de souligner la nécessité, ni la double portée de cet amendement : les Chrétiens d’Orient représentent, pour la France, un vecteur de la francophonie et des acteurs de la stabilité sociale au Proche-Orient, notamment au Liban.

Les propositions du Rassemblement National pour le budget 2025 vont au-delà d’une simple hausse de l’aide financière de la France envers les Chrétiens d’Orient, puisque cet amendement vise également à rediriger des fonds initialement destinés aux organisations multilatérales vers des actions plus ciblées. L’amendement II-AE120 propose en effet de réduire de 44%, soit de 20 millions d’euros les crédits destinés au Fonds d’amorçage et de préparation des projets (FAPS). Cette baisse est justifiée par le groupe parlementaire en raison du manque de transparence et de contrôle sur ce fonds, qui s’élève à plus de 45 millions d’euros.

Réel criminel : la nouvelle étude de Conflits

Conflits lance une nouvelle étude : Réel criminel. Observatoire de la criminalité en France, celle du quotidien, celle liée aux trafics mondiaux et au grand banditisme, Réel criminel fournit les vrais chiffres et des données inédites sur la criminalité en France.

Cette étude de 4 pages est dirigée par le criminologue Xavier Raufer, avec la base documentaire CRIMINO. Le premier volet de « Réel criminel » est consacré aux vrais chiffres de la délinquance en France.

La lettre est au format PDF. Vous pouvez la télécharger gratuitement dans le kiosque numérique (rubrique hors-série) en suivant ce lien : Télécharger Réel criminel

Pour soutenir le travail de Conflits, vous pouvez faire un don à la revue. Les dons sont défiscalisables. Vous pouvez aussi vous abonnner.

Le premier numéro se penche sur les chiffres du ministères de l’Intérieur. En voici un extrait :

1924-2024. Le magazine anticonformiste France catholique fête ses 100 ans !

Cet hebdomadaire anti-conformiste, en pleine croissance, poursuit son engagement pour transmettre les trésors de foi et de culture de notre civilisation. Le magazine souhaite donner aux catholiques les moyens de vivre leur foi en profondeur, afin d’en être fiers, de la transmettre aux jeunes générations et de devenir missionnaires. Il remet également à l’honneur la grande culture chrétienne. Il offre ainsi un antidote à la crise de la transmission.

Depuis sa fondation par le général de Castelnau – héros de la Grande Guerre –, France Catholique est ancré dans une glorieuse épopée, au cours de laquelle il a été témoin et acteur de la vie de l’Église. Ses profondes racines spirituelles et intellectuelles, jamais reniées, lui apportent une solidité vitale pour traverser les difficultés actuelles et éclairer ses lecteurs.

L’hebdomadaire offre à ses lecteurs – de plus en plus nombreux – une solide formation, dans la fidélité à l’Église et au pape. Avec une grande liberté de ton, ses articles font dialoguer l’intelligence et la foi, en étant exigeants et accessibles à tous, pour répondre à l’ardente soif de repères de notre société.

De prestigieux chroniqueurs contribuent à cette œuvre depuis son commencement: Gustave Thibon, Jean Guitton, Daniel Rops, le Père Bouyer, Jean de Fabrègues, le cardinal Daniélou… Jusqu’à aujourd’hui: Gérard Leclerc, Jacques Trémolet de Villers, Aymeric Pourbaix, Marie-Gabrielle Leblanc, Frédéric Guillaud, Véronique Jacquier…

Le numéro anniversaire est accessible en ligne.

Un exemple de l’anticonformisme de cet hebdomadaire :

Pour s’abonner c’est par ici.

Du 17 au 22 novembre : 15e nuit des témoins

L’AED organise la 15e tournée de la Nuit des Témoins, un événement fort et essentiel pour honorer la mémoire des chrétiens martyrs et inspirer ceux qui témoignent malgré les dangers.

Cette année, vous pourrez faire la connaissance et écouter des témoins de la foi qui mettent leur vie au service de l’Église en Arménie, au Burkina Faso et au Pakistan.

      • Le père Hamazasp Kéchichian, prêtre mekhitariste arménien, présentera le douloureux quotidien des Arméniens réfugiés de l’Artsakh (Haut-Karabagh) et leur peur de l’avenir.
      • Le père Laurent Balma, du diocèse de Kaya au Burkina Faso, témoignera des persécutions que subissent les chrétiens dans son diocèse mais aussi de la foi dont ils font preuve dans l’adversité.
      • Mgr Samson Shukardin, évêque d’Hyderabad et Président de la Conférence des Évêques du Pakistan, témoignera des nombreux cas de persécutions et d’emprisonnements de chrétiens et expliquera comment l’Église les soutient concrètement.
      • Naeem Yousaf Gill, directeur exécutif de la Commission Justice et Paix au Pakistan, témoignera des nombreux cas de persécutions et d’emprisonnement de chrétiens et expliquera comment l’Église les soutient concrètement.

Epidémie d’incendies d’églises au Canada : le gouvernement ne semble pas s’en préoccuper

Au Canada, le député Leslyn Lewis reproche aux libéraux de ne pas soutenir un projet de loi contre les incendies d’églises. Connue pour être l’un des députés pro-vie les plus en vue du Canada, Leslyn Lewis a critiqué le gouvernement Trudeau pour son manque apparent de soutien à un projet de loi qui vise à enrayer la vague d’incendies d’églises qui touche les chrétiens du pays.

Dans un billet sur X publié lundi, Leslyn Lewis a souligné que sous le gouvernement libéral du Premier ministre Justin Trudeau, les incendies d’églises ont augmenté de « 100 % » et que le gouvernement ne semble pas avoir exprimé la moindre « préoccupation ».

« Au cours des dernières années, des centaines d’églises et d’autres lieux de culte ont été incendiés au Canada. Sous le gouvernement libéral actuel, ces crimes ont augmenté de plus de 100 % », a écrit M. Lewis sur X.

« Où sont les préoccupations ou les actions des libéraux concernant ces attaques contre les églises chrétiennes ?

Le député conservateur Marc Dalton, a publié une vidéo le 31 octobre, soulignant la récente vague d’incendies d’églises et la façon dont son projet de loi, C-411, vise à mettre fin à cette situation.

Le projet de loi C-411, ou Loi modifiant le Code criminel (incendie criminel – incendies de forêt et lieux de culte), a été présenté par Dalton en juin. Si elle est adoptée, cette loi créera des infractions pénales spécifiques pour les incendies d’églises et les incendies de forêt.

M. Dalton a déclaré dans sa vidéo qu’il existe au Canada un « grave problème auquel il faut s’attaquer » concernant les églises catholiques et chrétiennes qui sont la cible d’incendies criminels. Il a souligné que depuis 2010, 592 églises ont été la cible d’incendies criminels au Canada, une grande partie de ces incendies étant concentrée sur les dernières années.

Dalton a noté que le Code criminel du Canada, dans sa version actuelle, n’inclut pas de protections spécifiques contre les incendies criminels visant les institutions religieuses. Le projet de loi C-411prévoit une peine minimale de cinq ans d’emprisonnement pour une première infraction de ce type, et de sept ans en cas de récidive.

Depuis le printemps 2021, 112 églises, pour la plupart catholiques, ont été incendiées, vandalisées ou souillées au Canada.

Les incendies d’églises ont commencé sérieusement après que les médias grand public et le gouvernement fédéral ont diffusé des affirmations douteuses selon lesquelles des centaines d’enfants avaient été enterrés et négligés par des prêtres et des religieuses catholiques qui dirigeaient certains des pensionnats aujourd’hui fermés au Canada, en particulier une école située à Kamloops, en Colombie-Britannique. Le discours anti-catholique qui s’est développé à la suite de ces affirmations se poursuit encore aujourd’hui, bien qu’aucun corps n’ait été découvert.

Un risque de malformation congénitale pour les bébés conçus in vitro ?

Lu sur l’Institut européen de bioéthique :

Selon une étude publiée dans le European Heart Journal (EHJ), les enfants conçus par procréation artificielle présentent un risque plus élevé de malformations cardiaques congénitales par rapport à ceux issus de conception naturelle.

L’étude s’est basée sur les données des registres de la procréation artificielle de quatre pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège et Suède) entre 1984 et 2015. Elle a porté sur tous les enfants nés vivants, soit plus de 7,7 millions au total. Parmi eux, 171.735 étaient nés après une procréation artificielle. L’étude montre que les malformations cardiaques étaient environ 36 % plus fréquentes chez ces bébés par rapport aux bébés conçus naturellement (risque absolu 1,84 % contre 1,15 %). Ce risque est similaire quel que soit le type de procréation assistée (fécondation in vitro seule ou avec injection intracytoplasmique de spermatozoïdes ICSI ; embryons frais ou congelés). Cependant, l’étude souligne que ce risque est plus élevé pour les naissances multiples que pour les naissances uniques après procréation artificielle (2,47 % contre 1,62 %). Les auteurs recommandent dès lors le transfert d’un seul embryon par tentative de procréation artificielle.

Contourner l’infertilité  résout-il vraiment le problème ?

La professeure Ulla-Britt Wennerholm (Université de Göteborg), qui a mené l’étude, a déclaré dans un communiqué de la Société européenne de cardiologie :

« Le fait que le risque de malformations cardiaques soit similaire quel que soit le type de procréation assistée utilisé peut indiquer qu’il existe un facteur commun sous-jacent à l’infertilité chez les parents et aux maladies cardiaques congénitales chez leurs bébés ».

Ce constat interroge quant au rapport bénéfice-risque réel de cette technique. La procréation artificielle est-elle une solution satisfaisante, sur le plan médical mais aussi éthique, pour répondre à l’infertilité ? En contournant le problème de l’infertilité sans en résoudre les causes sous-jacentes, la procréation artificielle répercute en effet sur la génération suivante des pathologies et faiblesses génétiques qui étaient sans doute à l’origine de cette infertilité. Si la majeure partie des enfants qui naissent avec cette technique ne sont pas touchés, le recours sans cesse plus important à la procréation artificielle pourrait augmenter à l’avenir les pathologies qui lui sont liées. À titre illustratif en 2013 en Belgique, 33.704 cycles de FIV étaient entrepris ; pour l’année 2021, 42.497 ont été entrepris, ce qui a conduit à 6.193 naissances, soit 5,25% du total des naissances.

L’étude précitée recommande d’informer les couples qui s’engagent dans une procréation artificielle sur les risques encourus avec cette technique.

La haine de soi, règle cardinale des Modernes

Paul-Marie Coûteaux publie dans le Nouveau conservateur n°14 un remarquable article sur “Deux résistances incomprises” introduisant le dossier sur la nécessaire réconciliation nationale (intitulé, selon le colonel Rémy, “De Gaulle – Pétain: Le glaive et le bouclier?”):

La Haine de soi, la haine tout court, née de l’incompréhension des hommes et du drame qu’est leur histoire, c’est la règle cardinale des Modernes : qu’on incendie une synagogue près de Narbonne, toute la classe politique est en émoi ; mais que, dans la seule année 2023, 39 églises soient saccagées ou brûlées (comme récemment à Saint-Omer), le silence est total. Haine de soi, encore et toujours. Bien entendu, les conséquences sont inévitables : beaucoup de Français se sont tant dépris d’eux-mêmes qu’ils ne se soucient plus de leurs frontières, ni de leur monnaie, de l’état des finances publiques, de leur politique étrangère, de leur instrument de défense, de l’autorité même de leur Etat, ni même de leur avenir comme Nation. Pire, leur attitude, à la fois revendicative et plaintive, vindicative et passive, signale un fonds moral aussi inquiétant pour un peuple que pour un individu : la perte de l’estime de soi. 

Deux mensonges cardinaux : sur le Politique et sur l’Histoire

Notre hypothèse est que cet état pathologique a une cause : une accumulation de mensonges qui désorientent tout un peuple. Ces mensonges, que Le Nouveau Conservateur se fait un devoir de pourfendre de numéro en numéro, sont sans cesse alimentés par un système oligarchique dont le dessein est aussi limpide que précis : détruire les Nations en général et la France en particulier en raison de ce qu’elle est, une puissance catholique, rationnelle (nourrie par le Logos) et humaniste (soucieuse de l’avenir de l’Homme davantage que de l’argent et des dogmes, ceux du Progrès ou de toute autre religion ou idéologie), présente sur quatre continents, influente sur tous, dangereuse partout. Et détruire les Etats aux fins de régenter une masse d’individus amnésiques et déboussolés, privés de toute défense, de toute conscience d’eux-mêmes, de toute souveraineté, par-là de toute action sur le monde. Entreprise anthropologique qui entend changer la nature même de l’homme, orchestrée par une poignée d’intellectuels post-nationaux, et repris par une masse d’intellectuels secondaires, plumitifs et médias en tous genres dont l’idéologie techno-progressiste transforme en esclaves ânonnant les ordres du Maître, le plus souvent dans sa langue. 

Pour lire le Nouveau conservateur, vous pouvez vous abonner au Club de la presse ou  commander le numéro en cliquant ci-dessous:

Nouveau conservateur n°14

 

Ceux qui pensent que la presse, la radio et la télévision apportent une information sûre vivent dans une époque révolue

Elon Musk, le patron de X, l’a exprimé brièvement, suite à la victoire de Trump :

 

“Vous êtes les médias maintenant”

Il a ajouté plus tard :

La réalité de cette élection était évidente sur 𝕏 , alors que la plupart des médias traditionnels mentaient sans relâche au public. Vous êtes désormais les médias. S’il vous plaît, postez vos pensées et observations sur 𝕏 , corrigez les autres lorsqu’ils se trompent et nous aurons au moins un endroit au monde où vous pourrez venir trouver la vérité.

H16 décrypte :

[…] Eh oui : comme l’avaient prévu les vilains complotistes – il s’agit essentiellement de ces individus qui sont parvenus à se décrocher des médias mainstream – ces élections ont duré longtemps après la fermeture des bureaux de vote. Si une vérité fait jour à la suite de ces dernières heures, c’est que le peuple américain semble incapable d’organiser des élections à la fois sûres, transparentes et bornées dans le temps…

Ou plus exactement, il apparaît – là encore, comme prévu tant ici que par la plupart des complotistes précédemment cités – que tous les moyens furent bons pour le camp démocrate pour rendre l’ensemble du processus aussi chaotique que possible, à tel point que toute déclaration de victoire d’un candidat quelques heures après la fin des scrutins revient à déclencher d’homériques batailles de chiffres et, inévitablement, juridiques (sans même évoquer l’ingérence étrangère, dont le leitmotiv semble coller à Trump dans la bouche de tous ses opposants avec une sorte d’obsession véritablement pathologique).

Cependant, toutes les gesticulations et les manœuvres observées n’ont un sens que dans un seul cas, celui où Harris a perdu et où Trump va retrouver le pouvoir dans deux mois et demi, quoi qu’en disent les médias de grand chemin.

Bien évidemment, à l’heure où paraissent ces lignes, rien ne permet encore de l’affirmer, mais la panique clairement affichée par les Démocrates et déjà largement perceptible chez eux quelques jours avant le scrutin, les mines grises et déconfites des analystes et des commentateurs médiatiques, les réactions gênées des dirigeants occidentaux ne permettent guère de doute : si Kamala Harris l’avait emporté ou si elle avait des chances sérieuses et surtout crédibles de décrocher la timbale, les mines seraient plus détendues et les teints moins gris.

Dès lors, il apparaît clair que les prochaines semaines seront particulièrement agitées aux États-Unis, que tous les moyens, légaux et moins légaux, seront convoqués pour interdire à Donald Trump de retrouver son fauteuil à la Maison-Blanche, mais que, compte-tenu du soutien populaire dont il jouit, il le retrouvera quand même.

Ceci ne surprendra que deux catégories de personnes.

La première est composée de ceux qui sont restés campés sur l’idée que la presse, la radio et la télévision du XXe siècle apportent une information sûre et non biaisée. Ceux-là vivent dans une époque révolue et deviennent les outils de résistance aux changements que l’internet et les médias alternatifs ont apportés ces 20 dernières années. Ils représentent le point d’ancrage à la fois des vieilles technologies et des techniques de manipulation psychologique mises en place sur ces dernières par les gouvernements au cours du siècle passé. Cela fait des décennies que ces médias et ces méthodes ont été employés, avec grand succès, pour orienter les opinions et les tendances dans la société, et ceux qui leur accordent encore de l’importance et de la crédibilité, bien que de moins en moins nombreux, comptent encore beaucoup dans ce qui forme « l’opinion publique ».

Cependant, cette « opinion publique » l’est déclarée essentiellement… par ces mêmes médias dont la confiance s’étiole visiblement chaque jour davantage :

 

Dès lors, à mesure que les populations les moins jeunes parviennent elles aussi à se détacher des médias menteurs de grand chemin, ne reste plus que la deuxième catégorie de personnes qui seront encore étonnées de l’issue inévitable de ces élections : celles qui ont un intérêt bien compris à ne surtout pas voir Trump revenir en poste. […]

Entretenir une relation transatlantique au mieux des intérêts français

Communiqué d’Action française :

« En démocratie, c’est le peuple qui choisit. » Mais les démocrates considèrent qu’il vote mal s’il ne choisit pas leurs champions. Les États-uniens viennent de le démontrer une deuxième fois en réélisant Donald Trump à la tête de leur pays : majorité des suffrages, majorité des grands électeurs, majorité au Sénat et à la chambre, la victoire est nette. Mais les États-Unis ne sont pas la France et nous ne pouvons que regretter cette marque d’aliénation intellectuelle, qui consiste à s’enthousiasmer de cette victoire, comme une certaine droite nationale, ou, comme le centre et la gauche, à la déplorer comme une catastrophe de portée mondiale. Les États-Unis sont également forts de cette américanisation des esprits, qu’on ne s’attendrait pas à trouver chez des patriotes.

Comme Kamala Harris si elle avait été élue, comme Biden juste avant lui, Donald Trump, et c’est normal, pensera d’abord à ce qu’il considérera être l’intérêt des États-Unis, que ce soit en matière de politique étrangère ou d’échanges économiques. Sur ces plans-là, quelles que soient leurs divergences, les administrations démocrates et républicaines ont toujours considéré l’Europe comme un protectorat à diviser, à neutraliser et à rentabiliser.

Si Trump, comme il l’a annoncé, fait le choix de la paix en Ukraine, nous ne pourrons que nous en féliciter. Mais nous devrons faire respecter notre présence dans l’Indopacifique et ne pas accepter que le sort de notre agriculture et de notre industrie soit réglé à Washington tant les gouvernements européens, via l’OTAN et Bruxelles, sont inféodés aux intérêts américains qu’ils croient conformes à ceux de l’Europe. C’est particulièrement vrai de Macron.

Il appartiendra durant les quatre prochaines années aux gouvernements successifs de la France de savoir, sans a priori aucun, entretenir une relation transatlantique au mieux des intérêts français. Pays jadis allié, interlocuteur incontournable aujourd’hui en raison non seulement de sa puissance mais aussi de la persistance d’alliances pourtant devenues sans objet, les États-Unis doivent redevenir pour la France ce qu’ils sont, un rival avec lequel il convient de traiter.

“Puisse la victoire des Républicains aux États-Unis accélérer la réaction conservatrice qui s’annonce aussi en Europe”

Communiqué de l’ECLJ :

Pour l’ECLJ, c’est une nouvelle page qui commence avec l’élection de Donald Trump à la Présidence des États-Unis et la victoire des Républicains au Congrès. Car cette victoire du camp conservateur peut accroître considérablement notre capacité d’action.

En effet, l’ECLJ entretient d’étroites relations avec le vaste mouvement chrétien et conservateur américain, en particulier avec l’American Center for Law and Justice (ACLJ), dont plusieurs responsables sont des proches du Président Trump.

L’ECLJ va travailler pour nourrir l’action de la future administration américaine dans les domaines qui nous sont chers et sur lesquels nous avons une véritable expertise.

L’ECLJ est déjà intervenu par le passé devant la Cour Suprême des Etats-Unis en matière d’avortement dans la fameuse affaire Dobbs, ou pour faire libérer un pasteur américain prisonnier en Turquie. Nous allons agir encore davantage.

Ainsi, nous pourrons mieux soutenir les chrétiens persécutés à travers le monde, alors que la précédente administration américaine avait abandonné la cause de la liberté religieuse. Nous pourrons mieux défendre la vie humaine à l’ONU et à l’OMS, alors que l’administration Biden y faisait la promotion de l’avortement et de la culture de mort. Nous pourrons mener plus efficacement le combat culturel contre la gauche radicale, l’idéologie woke et l’islamisme; nous pourrons aussi mieux défendre les droits naturels et les libertés fondamentales. Enfin, nous serons plus forts face aux grandes fondations néolibérales, telles que les fondations Ford, Gates et Open Society, qui ont largement privatisé les institutions internationales.

Les combats sont immenses. Nous allons travailler sans relâche.

Certes, l’Europe et les États-Unis ont des intérêts divergents dans des domaines importants, et aucun responsable politique n’est parfait, mais les conservateurs de part et d’autre de l’Atlantique partagent largement les mêmes principes, et ont maintenant la possibilité d’accomplir beaucoup de bien ensemble.

Pour tous ces combats, nous aurons besoin de votre soutien et de votre engagement!

Puisse la victoire des Républicains aux États-Unis accélérer la réaction conservatrice qui s’annonce aussi en Europe, et être bénéfique à tous.

Bonnes et mauvaises nouvelles des Etats-Unis

Donald Trump a donc réussi l’exploit d’être réélu après avoir subi une défaite, une première aux Etats-Unis [Erratum : comme l’infdque un commentaire,  Grover Cleveland avait déjà réalisé cet exploit en 1893], d’habitude, les perdants disparaissent de la scène politique. Donald Trump a remporté tous les « swing states ».

Selon un sondage sorti des urnes, les électeurs catholiques ont largement préféré Trump à Harris, au niveau national comme dans les états clés. Trump a remporté le vote catholique avec une marge de 15 points : 56 % contre 41 %. Cette évolution représente un changement de 10 points en faveur de M. Trump entre 2020 et 2024.

Selon ce sondage, 61 % des électeurs catholiques estiment toutefois que l’avortement devrait être légal dans tous les cas ou dans la plupart des cas, et seulement 38 % estiment qu’il devrait être illégal dans tous les cas ou dans la plupart des cas. Les électeurs catholiques sont également divisés sur la question de savoir si l’avortement devrait être illégal après 15 semaines de grossesse, 49 % d’entre eux étant favorables à une telle loi et 49 % s’y opposant.

En même temps que l’élection présidentielle, un certain nombre de scrutins se déroulaient dans différents Etats, dont des référendums sur l’avortement.

Victoires pro-vie :

Un référendum d’initiative citoyenne en faveur du droit à l’avortement organisé mardi en Floride en parallèle de l’élection présidentielle, n’a pas recueilli assez de voix pour l’emporter. Il s’agit du premier échec d’un scrutin direct sur l’avortement aux États-Unis depuis que la Cour suprême a annulé la protection fédérale du droit à l’avortement en juin 2022. Depuis plus de deux ans, l’avortement l’avait toujours emporté dans les urnes, même dans les Etats conservateurs du Kansas et du Kentucky. En Floride, troisième Etat le plus peuplé du pays et qui a voté mardi pour le républicain Donald Trump à la présidentielle, l’amendement visait à réinstaurer la possibilité de réaliser un avortement jusqu’à la viabilité du fœtus (environ 24 semaines de grossesse), au lieu de six semaines actuellement. Il devait recueillir 60% de «oui» pour être adopté. Les électeurs ont été 57% à voter pour.

Les électeurs du Dakota du Sud ont rejeté une proposition visant à ajouter des protections pour le droit à l’avortement à la constitution de l’État. Celles-ci auraient autorisé la mère à mettre fin à sa grossesse au cours du premier trimestre. Le résultat préserve une loi de l’État qui fait de l’avortement un crime sauf pour sauver la vie de la mère.

Au Nebraska, seul Etat à avoir deux initiatives concurrentes, les habitants ont soutenu une mesure qui inscrit l’interdiction actuelle de l’avortement après la 12e semaine de grossesse dans la constitution de l’État, et ont rejeté une mesure concurrente qui cherchait à étendre le droit à l’avortement.

Défaites pro-vie :

Dans l’Etat de New York, les électeurs votaient pour étendre l’interdiction des discriminations liées à l’avortement et à l’identité de genre. La mesure, qui visait à établir que les personnes ne peuvent se voir refuser des droits en raison de leur «appartenance ethnique, origine nationale, âge et handicap» ou de «leur sexe, y compris leur orientation sexuelle, leur identité de genre, leur expression de genre, leur grossesse, l’issue de leur grossesse, leurs soins de santé reproductive et leur autonomie», a recueilli 74,3 % des votes.

Dans le Maryland, le texte qui visait à établir un droit à la liberté de procréation, défini comme incluant «la capacité de prendre et d’appliquer des décisions pour prévenir, poursuivre ou mettre fin à sa propre grossesse» a été adopté avec 75,8 % des voix.

Dans le Colorado, les électeurs ont approuvé à 61 % un amendement à la Constitution de l’Etat garantissant la protection de l’avortement. La mesure abroge l’interdiction du financement de l’avortement par l’Etat et les collectivités locales et permet à Medicaid, ainsi qu’à d’autres programmes publics d’assurance maladie, de couvrir la procédure. L’avortement est déjà légal au Colorado à tous les stades de la grossesse.

Dans le Nevada, les électeurs ont voté en faveur d’un amendement à la Constitution afin de protéger l’avortement jusqu’à la viabilité, ou après la viabilité dans les cas où la santé ou la vie d’une patiente peut être menacée.

Les habitants de l’Arizona ont approuvé une mesure de vote qui établirait un droit fondamental à l’avortement et interdirait à l’État de restreindre ou d’interdire l’avortement avant 24 semaines, avec des exceptions après cette date si un professionnel de la santé décide que cela est nécessaire pour «protéger la vie ou la santé physique ou mentale de la personne enceinte». Dans l’Arizona, l’avortement est actuellement interdit après 15 semaines.

Dans le Missouri, les électeurs ont décidé d’annuler l’interdiction quasi-totale de l’avortement et d’établir une garantie constitutionnelle du «droit fondamental à la liberté reproductive», y compris les soins d’avortement jusqu’à la viabilité du fœtus.

Par ailleurs,

  • Plusieurs États étaient appelés à élire de nouveaux gouverneurs. 8 des onze gouverneurs élus sont républicains, dans le New Hampshire, le Vermont, la Virginie Occidentale, l’Indiana, le Missouri, le Dakota du Nord, le Montana et l’Utah. Les démocrates ont remporté l’État de Washington, le Delaware et la Caroline du Nord.
  • Les républicains ont remporté la majorité au Sénat. Le basculement du Sénat a été rendu possible grâce à deux succès électoraux, en Virginie-Occidentale et dans l’Ohio. Ces deux victoires permettent au “Grand Old Party” de disposer d’au moins 51 sièges sur 100 contre 49 pour le camp démocrate au Sénat, d’autres résultats étant encore attendus. Les républicains ont une chance d’élargir encore leur majorité au Sénat s’ils gagnent dans le Montana et dans plusieurs États du Midwest. Il est toutefois peu probable qu’ils obtiennent la majorité de 60 voix nécessaire pour faire avancer la plupart des textes législatifs au sein de la chambre.
  • La Chambre des représentants attend toujours les résultats. Jusqu’alors à majorité républicaine, le parti de Trump emporte, pour l’instant, 201 sièges sur 435. Le parti réussit à prendre cinq sièges à ses rivaux démocrates. Une soixantaine de sièges restent indécis alors que le dépouillement n’est pas encore terminé et pourrait s’étaler sur plusieurs jours.

Sondage sur l’euthanasie sur Cnews [Addendum]

Le site de Cnews organise aujourd’hui un sondage sur l’euthanasie. Pour le moment, le oui l’emporte largement. N’hésitez pas à aller voter pour renverser la tendance.

Addendum : Bravo aux lecteurs !

La capsule suicide ne semble pas si bien fonctionner

La justice suisse s’interroge sur les circonstances du décès d’une Américaine qui aurait mis fin à ses jours en ayant recours à la « capsule » de suicide assisté Sarco. En effet, alors que la mort est censée être provoquée par une asphyxie à l’azote, l’Américaine présente « des marques inexpliquées sur le cou » selon les informations communiquées par le médecin légiste au procureur. Ce qui laisse supposer que la mort est due à une strangulation.

Florian Willet, président de The Last Resort, la société qui propose la capsule, est toujours en détention provisoire, cinq semaines après les faits. Il était la seule personne présente dans la forêt au moment du décès de la femme. Deux avocats et une photographe néerlandaise avaient également été arrêtés mais, arrivés sur les lieux après le décès, tous ont finalement été libérés après 48 heures.

Bien que les faits aient été filmés, « une pratique courante parmi les organisations d’aide à la mort en Suisse pour prouver que la personne s’est donné la mort de son plein gré », il y aurait des « lacunes inexpliquées » dans l’enregistrement. The Last Resort nie que son président ait étranglé la femme, affirmant qu’elle souffrait d’une ostéomyélite, ce qui aurait causé les marques.

Source : Gènéthique

Médecins sans frontières : une ONG compromise avec le Hamas

Le JDD a enquêté sur la politisation de cette ONG.

Aucun membre actuel du staff de Médecins sans frontières n’a souhaité s’expliquer et les fondateurs de l’ONG ont préféré botter en touche lorsque nous les avons contactés pour s’exprimer sur les dérives de l’association humanitaire.

Depuis un an, MSF est sous le feu des critiques pour sa communication très orientée en faveur du Hamas. À Gaza, l’ONG dispose de huit cents collaborateurs locaux sur lesquels elle s’appuie pour alimenter la presse en témoignages sans avoir la possibilité de vérifier les informations. C’est ainsi que, dès le début de la guerre entre Israël et le Hamas, MSF a diffusé une fake news sur l’attaque de l’hôpital Al-Ahli à Gaza qui a fait le tour de tous les grands médias internationaux. L’association a aussi affirmé ignorer que l’hôpital Al-Shifa servait de base de combat aux terroristes du Hamas, malgré les témoignages et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant des otages emmenés de force par des hommes armés dans les couloirs du bâtiment.

Dans les colonnes du JDD, en juin dernier, un médecin de l’ONG nous confirmait qu’une partie de l’hôpital Al-Shifa était interdite aux soignants par des hommes armés bien avant le début du conflit et qu’il avait alerté sa hiérarchie sur cette situation. Des faits contestés par la direction de MSF France.

Interrogée, l’association qualifie notre enquête de « démarche dangereuse et irresponsable » qui « soutient la rhétorique des autorités israéliennes ». La meilleure défense reste l’attaque. Mais cette réponse semble bien légère vu la gravité des accusations portées par d’anciens membres de l’ONG. À commencer par celles de l’ancien secrétaire général de MSF, Alain Destexhe, qui a publié un rapport dans lequel il reproche à l’association d’être complice du Hamas et d’être sortie du cadre humanitaire pour se politiser.

L’ONG n’a jamais condamné les violations du droit humanitaire commises par le Hamas à Gaza selon le rapport Destexhe, qui a analysé pendant plusieurs mois les publications de MSF et de ses salariés sur les réseaux sociaux. Officiellement guidés par les principes de « neutralité et impartialité », une cinquantaine de salariés de MSF ont pourtant fait l’apologie des massacres du 7 octobre.

Certains étaient même engagés dans des organisations terroristes comme Fadi Al-Wadiya, membre du Jihad islamique palestinien et tué par Tsahal en juin dernier. « C’était un spécialiste dans la fabrication et l’utilisation de missiles et de roquettes », nous précise le porte-parole de l’armée israélienne, Olivier Rafowicz. Combien sont-ils à avoir infiltré l’ONG ? Impossible d’obtenir un chiffre précis. Il confirme cependant que « des éléments terroristes utilisent la couverture d’organisations internationales pour mener une activité de guerre contre Israël ».

D’autres personnalités inquiétantes ont aussi émergé du rapport Destexhe, comme le docteur Ghassan Abu Sitta, ce médecin qui a témoigné dans de nombreux médias (dont la BBC) sur le « massacre de cinq cents civils à l’hôpital Al-Ahli » suite à un bombardement israélien. En réalité, il s’agissait d’un tir raté de roquette du Hamas dont le bilan est évalué à une cinquantaine de morts.

Sur les réseaux sociaux, Abu Sitta a appelé les Palestiniens « à se battre et mourir en martyr ». Des positions qui lui ont valu un signalement de l’Allemagne et une interdiction d’entrée dans l’espace Schengen pour apologie du terrorisme, radicalisation et antisémitisme. Ce qui n’a pas empêché la sénatrice EELV, Raymonde Poncet-Monge, de l’inviter au Sénat en mai dernier pour partager son témoignage avec les élus. Pourquoi inviter un islamiste diffuseur de fake news au sein du Parlement français ? Une question embarrassante sur laquelle la sénatrice (contactée par le JDD) ne souhaite pas s’étendre.

En France, Médecins sans frontières semble aussi avoir sa part d’ombre. Ghassan Abou Chaar, vice-président de MSF France, a publié sur X un message très ambigu après l’attaque du 7 octobre, demandant « aux gens d’être informés avant de cracher ». Un appel à la retenue troublant face à l’émotion du moment et à la barbarie mise en œuvre ce jour-là. Mais ce qui surprend le plus, ce sont les liens entre Médecins sans frontières et l’activiste Rima Hassan. Avant d’être élue députée européenne, la militante politique a fait partie du conseil d’administration de Médecins sans frontières entre 2021 et 2022 en tant que membre coopté et en sa qualité de fondatrice et présidente de l’Observatoire des camps de réfugiés. Quel était son rôle ? Contactée, l’élue de La France insoumise n’a pas voulu répondre à nos questions.

« MSF est devenue une organisation politique engagée. » C’est la principale critique formulée en off par ses anciens membres qui ne se reconnaissent plus dans l’ONG créée en 1971. Ils sont peu à oser prendre la parole publiquement face à une organisation qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1999 et qui pèse, à l’international, plusieurs milliards d’euros. […]

A propos des ONG, la revue Conflits consacre son dossier de novembre aux ONG, bras armés des Etats :

Parcoursup : un modèle de concurrence faussée et opaque

Le Tribunal administratif de Paris s’est opposé à la publication du code source du système de sélection de Parcoursup. Motif: risque d’atteinte à la sécurité des systèmes d’information de l’administration. L’opacité de l’orientation de nos enfants n’a rien à envier à « Bienvenue à Gattaca ».

 

Abbaye de Bonneval – objectif : vendre 400kg de bons chocolats pour faire face à la hausse du coût du cacao

Résumé de l’opération en cours

Face à l’augmentation historique du coût du cacao (+190% en un an), les sœurs chocolatières de l’abbaye de Bonneval se réinventent pour traverser la tempête.

Elles ont ainsi réorienté leur production sur certains chocolats pralinés (malakoffs, bonbons au praliné), et en ont profité pour améliorer leur recette de gianduja à l’ancienne, pour intégrer plus de noisettes et moins de sucre.

Mais elles lancent aussi et surtout une grande opération spéciale de vente en ligne : objectif 400kg vendus avant le 10 novembre !

Au programme : de bons chocolats artisanaux et monastiques ! En tablettes (75% et 78% de cacao), en sachets (noisettes enrobées, nougats enrobés etc…), et même en coffrets (praliné aux éclats de noisettes, pâtes de fruits framboise enrobées etc…)

Plus d’infos et pré-commandes : https://divinebox.fr/operation-chocolat-abbaye-bonneval/

La Chocolaterie de l’abbaye de Bonneval

A Bonneval, on ne plaisante pas avec le chocolat, et le savoir-faire de l’abbaye est exceptionnel…

La chocolaterie existe en effet depuis 1878, ce qui en fait l’une des plus anciennes de France. Dingue non ? Mais en plus de son ancienneté, les sœurs ne travaillent qu’avec de bons et vrais ingrédients traditionnels : pas de graisse végétale (autre que le pur beurre de cacao), ni de de colorant, de stabilisant, d’arôme ou de conservateur. Et enfin, côté fabrication, l’abbaye part du cacao pur et assure elle-même le “conchage” du chocolat, ce qui est très rare aujourd’hui ! Bref, un savoir-faire vraiment remarquable.

D’ailleurs, la chocolaterie de l’abbaye de Bonneval est labellisée EPV “Entreprise du Patrimoine Vivant”, un label délivré par le ministère de l’Économie et des Finances, qui distingue les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux d’excellence.

Bref, vous êtes entre de bonnes mains, et vous allez faire des heureux en offrant ces bons chocolats à Noël !

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