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L’Eglise menacée et persécutée… mais vivante et debout

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’agitation et le trouble qu’elle provoque est un des caractéristiques du temps présent. A tout point de vue, dans tous les milieux et dans tous les domaines, l’agitation frénétique, sinon hystérique, semble l’emporter sur la raison.

L’Eglise catholique n’y échappe pas. Des polémiques sont apparues après les propos que le pape a tenus lors de son voyage apostolique en Belgique. Des attitudes, plus d’irrespectueuses, à son égard ont été constatées. La fébrilité de quelques uns cache mal leur envie d’imposer à l’Eglise des « changements » d’attitudes voire de doctrine.

Bien évidement, ce sont les mêmes rengaines qui réapparaissent : la place des femmes dans l’Eglise, les questions sexuelles et l’avortement. Car, comme le dit François, tout est lié.
Il y a un lien étroit, en effet, sur la place des femmes mais aussi celle de l’homme dans la société et dans l’Eglise et les relations entre eux, dans le monde et devant Dieu. Aussi, pour comprendre ce qui nous arrive convient-il de revenir aux origines.

Jésus Lui-même a fait appel aux origines, lorsque, répondant aux pharisiens sur le « droit » de répudier sa femme, Il affirme :

« N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mat 19, 4-6).

Ce que l’on doit recevoir d’une telle affirmation du Fils de Dieu c’est d’abord la souveraineté absolue de Dieu tout puissant créateur de toute chose et de toutes les personnes humaines, voulue par Lui, sexuée. Dieu seul est le maître de la vie qu’Il nous donne « en abondance ». C’est en parfaite adéquation à cette vérité que le saint Père a exprimé son rejet de l’avortement, dans son langage propre qualifiant ceux qui le pratiquaient de « tueurs à gages ». Il y a là une constante de l’Eglise qui est irrévocable. Le monde serait parfaitement inspiré s’il se soumettait à cette Vérité divine et à sa loi d’amour. Car comme le dit encore Jésus au sujet de la loi est parfaitement clair :

« C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » (Mat 19, 8-9)

Cette réponse, à l’interrogation des pharisiens : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » (Mat 19, 7) signifie bien la supériorité de la loi naturelle, elle-même soumise à la Loi de Dieu, sur toute loi humaine. Car la loi (ou les lois) humaine(s) essaye(nt), sans y parvenir, à corriger les défauts des hommes. Mais, ces lois, détachées de leur légitimité originelle, s’opposent à la loi divine. Le « droit » à l’avortement désormais constitutionnalisé, en est l’illustration tragique. L’avortement, dont le nombre ne cesse de croitre, est le crime le plus abominable qui soit. On serait en droit de demander aux féministes, qui semble–t-ils ont pénétré dans l’Eglise, ce qu’elles pensent de cela. L’avortement n’est-il pas à leurs yeux le crime écologique le plus grave ? Le premier environnement dans lequel nous nous constituons et dans lequel nous nous développons, c’est-à-dire le corps d’une femme, n’est-il pas corrompu et souillé par, à la fois les viols et l’avortement ?

Sainte Hildegarde de Bingen (1098–1179), pionnière de l’agriculture biologique et du bien manger, que nous avons redécouverte avec joie, a écrit ceci :

« Dieu a lié la femme à l’homme par le serment de fidélité, qui jamais ne doit être rompu. Ainsi la femme et l’homme forment une harmonie qui ressemble exactement à celle du corps et de l’âme, que Dieu unit. » (Livre des Œuvres divines).

Ce lien étroit, a été gravement perverti par la loi dite « Mariage pour tous » Délibérément le législateur a supprimé le lien conjugal, et ainsi a fait de certains enfants des orphelin de père (PMA) ou de mère (GPA). Sainte Hildegarde prévenait déjà que :

« Quinconce brise ce serment de fidélité et persiste dans son erreur encourt l’exil à Babylone, en une terre de chaos et de sécheresse, en une éternelle jachère qui ne connaît pas la beauté des campagnes verdoyantes et pleine de vie, ni la bénédiction de Dieu. »

La crise écologique n’a pas d’autre source que la crise anthropologique.

Sainte Hildegarde, n’a jamais revendiqué une quelconque place dans l’Eglise qu’elle n’occupait déjà. Elle a servi l’écologie bien mieux qu’une Sandrine Rousseau ! Laquelle à, semble-t-il, fait des émules à l’université de Louvain !

Le pape François, conclue son encyclique « Laudato si » par l’évocation de la vraie place de la Vierge Marie et, dans la Sainte Famille, la place de saint Joseph :

« Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain. Totalement transfigurée, elle vit avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme « enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12, 1). Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre beauté. Non seulement elle garde dans son cœur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement (cf. Lc 2, 51.51), mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés ».

Le Fiat de Marie, a rendu possible la Révélation par l’Incarnation du Fils de l’Homme, et ainsi le sauvetage de l’humanité toute entière, hier, aujourd’hui et demain. L’écologie politique, voulant faire table rase du passé et militant en même temps en faveur de l’extinction du genre humain (avortement, refus de mettre au monde des enfants, politique de stérilisation forcée etc.) est l’exact contraire de la Bonne Nouvelle de l’Evangile.

L’encyclique en question évoque bien le rôle des femmes dont l’exemple parfait est la Vierge Marie qui, sans projet d’enfant donne son Oui pour porter l’Enfant-Dieu. Sa cousine Elisabeth recevra, dans sa vieillesse, cette même joie que toutes deux partageront dans la maison de Zacharie. Celui-ci comme Joseph restent discrets mais agissant dans l’ombre de leurs épouses. Car, comme le souligne le pape François dans cette même encyclique :

« A côté d’elle, dans la Sainte Famille de Nazareth, se détache la figure de saint Joseph. Il a pris soin de Marie et de Jésus ; il les a défendus par son travail et par sa généreuse présence, et il les a libérés de la violence des injustes en les conduisant en Égypte. Dans l’Évangile, il apparaît comme un homme juste, travailleur, fort. Mais de sa figure, émane aussi une grande tendresse, qui n’est pas le propre des faibles, mais le propre de ceux qui sont vraiment forts, attentifs à la réalité pour aimer et pour servir humblement. Voilà pourquoi il a été déclaré protecteur de l’Église universelle. Il peut aussi nous enseigner à protéger, il peut nous motiver à travailler avec générosité et tendresse pour prendre soin de ce monde que Dieu nous a confié. »

L’homme et la femme (Joseph et Marie, Zacharie et Elisabeth) enfin (ré) unis l’un à l’autre, selon le dessein originel de Dieu, réalisent leur véritable mission selon la spécificité propre à chacun de leur commune nature.

Au plan sexuel cela se traduit par une double donation : l’homme donne et confie sa semence à la femme pour qu’en son corps elle l’a féconde. La femme confie le fruit de son sein à l’homme en disant à l’enfant : « Voici ton père ! » Echo merveilleux au « Voici ta Mère » que Jean reçoit au pied de la Croix.

C’est ainsi que, au Noces de Cana, la Vierge Marie, s’adressant aux serviteurs, les prie de « Faire tout ce qu’Il (Jésus) leur dira ». Pour Son Eglise, dont Il est la Tête, Jésus instituera Douze Hommes, les Apôtres. A leur tour, en totale fidélité à leur divin Maître, ils choisiront encore des hommes pour le service de la table, ne pouvant pas abandonner le service de la parole :

« Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables.Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » (Act. 6, 2-4)

Les femmes, pour leur part, resteront à leur côté. A l’exemple de Marie : « Il n’ont plus de vin ! », les femmes ont vocation de montrer aux hommes les besoins de l’humanité. Telles est leur apostolat : une donation de la vie.

Avec la Résurrection, la Révélation est close car « Tout est accompli » Avec l’Institution de l’Eglise fondée par la Christ sur les Douze Apôtres, l’Institution est définitivement achevée. Le prêtre agissant « in personna christi » lors de la consécration eucharistique est configuré à Jésus en tant que Fils de Dieu (et non pas fille). Celui-ci, crucifié nu sur la croix, exhibe son sexe masculin qui a circoncis selon la prescription de la loi concernant les enfants males. Jésus est le Juif total qui obéit à la loi. Le baptême, reçu par les hommes comme par les femmes, est venu se substituer à la circoncision mais n’a nullement aboli la différence des sexes.

Au péché originel ayant pour conséquence de corrompre les rapports de l’homme et de la femme, introduisant le mal et la division dans le monde, le Christ vient rétablir l’ordre de la Création : l’union de l’homme et de la femme, image de l’union du Christ pour Son Eglise. Homme et femme dans une égale dignité (baptême) mais dans une complémentarité excluant toute confusion de genre, d’attribut, de fonction etc. Le corps de l’homme et celui de la femme, constitué d’une même chair et animé d’une même âme, n’ont pourtant pas la même forme. Le corps de l’homme est constitué pour donner, le corps de la femme pour recevoir. Les neurosciences révèlent que cette différence de formes sont présentent dans le cerveau qui n’est pas exactement le même s’agissant de celui de l’homme et de la femme (« Homme Femme – Ce que nous disent les neurosciences – La Nature a raison : nos différences sont des richesses » Pr René Ecochard – Artège)

La lutte des sexes qui n’est pas autre chose que la continuation de la lutte des classes marxiste doit cesser. La liberté ne se gagne pas dans la lutte acharnée des uns contre les autres. Elle n’a pas pour but d’obtenir des postes ou des fonctions. La liberté consiste à vivre concrètement ce que chacun : homme ou femme, a reçu et ce qu’il est appelé à vivre par son corps, son âme et son esprit. Le but recherché est la communion des âmes pour forme « une seul chair ».

Contrairement au mensonge du monde : nous naissons homme ou femme. Le sexe, dans lequel nous naissons, n’est pas une construction sociale de laquelle il faudrait « se libérer ». Notre naissance est un don que Dieu nous fait. Dieu sait mieux que nous-mêmes ce dont nous avons besoin. La liberté, qui vient de Dieu, consiste donc à aller jusqu’au bout de notre sexualité afin de rendre grâce dans notre corps de ce don prodigieux de la vie. C’est cette adoration aux pieds de Jésus que Marie-Madeleine accomplira de façon admirable. Sauvé par Jésus, elle se converti et court la première annoncer aux disciples la résurrection de son Bien Aimé. Voilà une belle liturgie propre aux femmes et un beau témoignage de foi.
Cette foi dans le Créateur fait dire à saint Paul :

« Dans cet Évangile se révèle la justice donnée par Dieu, celle qui vient de la foi et conduit à la foi, comme il est écrit : Celui qui est juste par la foi, vivra. Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et contre toute injustice des hommes qui, par leur injustice, font obstacle à la vérité. En effet, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu le leur a montré clairement. Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse, puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles. Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.
C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement. Et comme ils n’ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une façon de penser dépourvue de jugement. Ils font ce qui est inconvenant ; ils sont remplis de toutes sortes d’injustice, de perversité, de soif de posséder, de méchanceté, ne respirant que jalousie, meurtre, rivalité, ruse, dépravation ; ils sont détracteurs, médisants, ennemis de Dieu, insolents, orgueilleux, fanfarons, ingénieux à faire le mal, révoltés contre leurs parents ; ils sont sans intelligence, sans loyauté, sans affection, sans pitié.
Ils savent bien que, d’après le juste décret de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Epître aux Romains 1, 17-32)

L’Eglise, soumise au Christ, est infaillible. Sous la conduite de l’Esprit-Saint, elle reste fidèle au Père. Et placé sous la maternelle protection de la Vierge Marie elle est indestructible. Les deux milles ans de son histoire sur la terre atteste que cette soumission est gage de vérité, que sa fidélité est source de fécondité et que dés lors, elle demeure éternelle.

Le discernement est donc plus qu’urgent. Jésus disait déjà à ses disciple :

« Voilà, je vous envoie dans le monde comme des agneaux au milieu des loups ; soyez prudents comme des serpents et simples comme des colombes » (Mat 10,16)

Les hérésies, les erreurs et mêmes les révolutions qui on profondément meurtries l’Eglise n’ont jamais réussies à l’emporter ni à la faire dévier de la route tracée, une bonne foi pour toute par l’Incarnation, la Vie, la Mort et la Résurrection de son Unique Chef : Jésus-Christ Fils de Dieu.

Vers un retour de l’examen de la loi sur l’euthanasie, en 2025 ?

Michel Barnier a annoncé lors de son discours de politique générale qu’il souhaitait « reprendre le dialogue » avec le Parlement en début d’année 2025 sur le projet de loi sur la fin de vie, dont l’examen avait été suspendu à l’Assemblée en juin par la dissolution.

« Être fraternel, c’est savoir accompagner les personnes en fin de vie. Je sais l’engagement et le travail de beaucoup d’entre vous sur ce dossier grave. Nous reprendrons le dialogue avec vous, avec le Sénat, avec les soignants et les associations, en début d’année sur le projet de loi dont l’examen a été interrompu par la dissolution. Et, sans attendre, nos efforts en faveur du développement des soins palliatifs seront renforcés dès 2025 ».

La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet a souhaité la semaine dernière un réexamen « avant la fin de l’année ». Olivier Falorni (apparenté MoDem), rapporteur général du projet interrompu, a déposé une proposition de loi reprenant « intégralement » le texte tel qu’il était avant la dissolution.

Le gouvernement de Michel Barnier compte plusieurs opposants au texte, au premier rang desquels le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Des ministres macronistes comme Astrid Panosyan-Bouvet (Travail) ont aussi exprimé leur opposition. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Patrick Hetzel, était l’un des 5 députés LR ayant déposé à eux-seuls 2500 amendements contre le texte.

À l’inverse, Nathalie Delattre (Relations avec le Parlement), membre du Parti radical, a jugé ce texte « attendu de beaucoup de Français et aussi de façon aussi transpartisane par beaucoup de parlementaires ».

Les partisans du texte souhaitent relancer les travaux législatifs en s’appuyant sur une proposition de loi d’Olivier Falorni. Fort du soutien de la présidente de l’Assemblée et de plusieurs présidents de groupe, Olivier Falorni veut croire que sa proposition de loi pourra être inscrite à l’ordre du jour en novembre, lors d’une semaine dont le programme est fixé, non par le gouvernement, mais par l’Assemblée nationale. “Une semaine, c’est juste”, admet cependant le député, qui estime que son texte ne pourrait pas être entièrement examiné dans le temps imparti, ce qui nécessiterait de programmer la suite de la discussion sur au moins une autre semaine dite “de l’Assemblée”, un peu plus tard dans la session parlementaire.

Autre difficulté, le Sénat, où Les Républicains sont majoritaires, qui ne se montrera pas forcément prompt à inscrire le texte à son ordre du jour.

En cas de nouvelle dissolution en juillet prochain, le texte n’aura pas eu le temps d’aboutir, ne serait-ce qu’en première lecture.

Mgr Francis Bestion nommé évêque de Blois

Le pape François a nommé mardi 1er octobre évêque de Blois, Mgr Francis Bestion. Il était jusqu’à présent évêque du diocèse de Tulle. La messe d’installation aura lieu le dimanche 1er décembre à 15h en la cathédrale Saint-Louis de Blois.

Né le 8 mai 1957 à Fontans (Lozère), Mgr Bestion a été ordonné prêtre le 27 mai 1990 pour le diocèse de Mende. Diplômé d’une Licence de philosophie et d’une Licence canonique de théologie, il a été nommé évêque de Tulle en 2013.

On se souvient de son intervention, en 2019, sur l’usage des église, sur le respect du sacré, sur la loi de 1905 dont tout le monde parle sans en connaître les fondements. A noter aussi sa réaction en 2020, durant la pandémie, contre la jauge dans les églises :

 

Pélerinage en Pays Coutancais 2024 : un instant de paix au coeur du Cotentin

Découvrez le Pèlerinage en Pays Coutançais (PPC) 2024, une aventure spirituelle au cœur de la Normandie, un petit pèlerinage familiale dans la manche qui s’est axé cette année autour du patronage de St Marie Madeleine Postel. Née le 28 novembre 1756 à Barfleur, cette religieuse est connue pour son engagement dans l’éducation et son dévouement aux pauvres. En 1774, elle fonde une petite école pour les filles de sa paroisse. Pendant la Révolution française, elle continue clandestinement son apostolat, cachant des prêtres réfractaires et distribuant les sacrements en secret. En 1807, à 51 ans, elle rejoint une communauté religieuse et, plus tard, fonde la Congrégation des Sœurs des Écoles Chrétiennes de la Miséricorde. Elle consacre le reste de sa vie à l’éducation des jeunes filles et au soutien des plus vulnérables. Elle décède le 16 juillet 1846 et est canonisée en 1925 par le pape Pie XI.

Situé dans la région de Coutances, ce pèlerinage traditionnel attire chaque année une poignée de pèlerins. Dans cette vidéo, plongez dans les moments forts : la discrète et précieuse Chapelle de La Mare, la messe traditionnelle, et les chemins creux et bocages empruntés par les pèlerins.

Rendez-vous à Coutances de week end suivant le 15 août pour participer à cet événement unique.

Fête des anges : 9 jours pour prier mon ange gardien

Pourquoi prier son ange gardien ?

Dans sa bonté infinie, en plus de la vie, Dieu a voulu nous donner au jour de notre conception un esprit de sa cour céleste pour nous accompagner tout au long de notre vie sur terre et nous protéger de tout mal.

Pour la fête des anges gardien, que nous célébrons en ce 2 octobre, Hozana propose une neuvaine qui vous amènera à une plus grande familiarité avec cet être céleste, constamment tourné vers le trône de Dieu, envoyé pour nous aider, nous guider, nous inspirer.

Sainte Thérèse, Charles de Foucauld, Saint François-Xavier… Nombreux sont les saints qui priaient quotidiennement leur ange gardien.

Inscrivez-vous à la neuvaine ici :  https://lc.cx/X9Erjr 

Vous recevrez chaque jour pendant 9 jours un passage de la bible, quelques mots à adresser à votre ange gardien, la prière d’un saint à son ange gardien.

Ave Maria 2033 : Un mouvement inédit pour la résurrection spirituelle de la France grâce à la prière du chapelet

3 évêques, une communauté religieuse, 12 Youtubeurs, Instagramers et créateurs de contenus (dont des prêtres) et 2 associations catholiques ont initié un grand mouvement spirituel, intitulé “Ave Maria 2033”.

Ils appellent les catholiques de France à un sursaut spirituel, les invitant à remettre la prière du chapelet au cœur de leur vie. Les organisations et médias chrétiens, comme les laïcs, sont invités à rallier le mouvement et à participer, à leur manière et à leur rythme, à son rayonnement. Face au constat de la déchristianisation de la France, relancer la pratique du chapelet.

Le 1er juin 1980, au Bourget, le pape Jean-Paul II interpellait les Français, dans une exhortation restée célèbre : “France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?” 50 ans plus tard, le constat d’une très forte déchristianisation de la France frappe tous les esprits, évoquant la (quasi) disparition de la foi en France et actant, pour certains, “la fin de la chrétienté”dans notre pays (Chantal Delsol).

“Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferai la conquête du monde !”, disait saint Pie X.

Ce sont :

  • Monseigneur Rey du diocèse de Fréjus-Toulon,
  • Monseigneur Gobilliard du diocèse de Digne,
  • Monseigneur Rivière du diocèse d’Autun,
  • La Fraternité Saint-Pierre,
  • Père René-Luc,
  • Frère Benjamin,
  • le Catho de Service,
  • Prénom Marlène,
  • Ignis,
  • Extraordinary Mom,
  • Amen Média,
  • Sandy.God_Licious,
  • Admire et fais tienne,
  • Barth Simonnot,
  • Claire S2C,
  • La pause catho,
  • l’Association Notre-Dame Mère de la Lumière,
  • l’Association Hozana.

Leur but : qu’en 2033 (soit 2000 ans après la mort et la résurrection de Jésus), la majorité des catholiques de France prie le chapelet quotidiennement.

Quelques jours seulement après le lancement du mouvement, près de 400 000 personnes ont été touchées par les communications de ses acteurs. Et les témoignages affluent déjà :

“Ça paraît bête, mais je n’ai jamais aimé prier le chapelet, j’ai toujours trouvé ça pénible et rébarbatif et à moins d’être avec des amies qui le priaient j’avais l’impression que ce n’était vraiment pas pour moi… mais depuis que je vois passer ce mouvement Ave Maria 2033 est née en moi une sincère envie de m’y mettre, depuis quelques jours c’est parti, et ça n’a plus du tout le même écho en moi. C’est le feuuuu” (follower de Claire S2C)

Comment rallier le mouvement ? N’importe qui peut rejoindre le mouvement à titre personnel. Nul besoin de s’inscrire : il suffit tout simplement de mettre en place la prière quotidienne du chapelet dans sa vie, progressivement, Ave après Ave, dizaine après dizaine. Et de faire connaître cette prière et cet élan autour de soi : auprès de sa famille, de ses amis, de ses collègues, dans sa paroisse, etc. Bref : prier le chapelet et être missionnaire !

Le site avemaria2033.fr recense tous les partenaires du mouvement : on y trouve les vidéos des participants, des ressources et des témoignages inspirants à diffuser largement pour faire grandirla dévotion du chapelet en France.Petit à petit, année après année, « Ave » après « Ave », la France répondra à sa vocation de filleaînée de l’Eglise, et les catholiques de France seront une majorité à répondre à la demandecéleste de prier le chapelet tous les jours !

Aide active à mourir

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“Il s’agit d’hommes et de femmes ! De pauvres êtres humains malades. Ils sont improductifs, si vous voulez… Mais cela signifie-t-il qu’ils ont perdu le droit de vivre ? Si l’on pose et met en pratique le principe selon lequel les hommes sont autorisés à tuer leur prochain improductif, alors malheur à nous tous, car nous deviendrons un jour vieux et séniles !… Alors aucun homme ne sera en sûreté : n’importe quelle commission pourra le mettre sur la liste des personnes “improductives” qui sont devenues “indignes de vivre'”. Et il n’y aura aucune police pour le protéger, lui, aucun tribunal pour venger son meurtre. Qui pourra encore avoir confiance dans son médecin ? Il décidera peut-être que ce malade est devenu “improductif”, ce qui reviendra à le condamner à mort. On ne peut s’imaginer la dépravation morale, la méfiance universelle qui s’étendront au coeur même de la famille, si cette doctrine terrible est tolérée, admise et mise en pratique. Malheur aux hommes si le saint commandement de Dieu “Tu ne tueras pas” n’est pas seulement violé, mais sa violation tolérée et exercée impunément !”.

Ce texte est de Mgr von Galen. Il date de 1941 et vise le “programme T4” mis en oeuvre par les nazis pour éliminer les malades incurables et improductifs. Nous ne sommes pas en Allemagne, le nazisme n’est au pouvoir dans aucun gouvernement, mais il est d’une cruelle actualité en France.

Exposition pédopornographique et zoophile au Conseil de l’Europe

Dénoncée par l’ECLJ sur les réseaux sociaux : Facebook et Twitter.

Cela a lieu alors que l’Assemblée du Conseil de l’Europe s’apprête à débattre et à voter cette résolution.

Le discernement comme vertu stratégique : suffit-il d’être intelligent pour savoir décider ?

Conférence de François Bert, fondateur de l’École du Discernement lors du deuxième colloque national de Souveraine Tech, vendredi 20 septembre au Palais du Grand Large de Saint-Malo :

Deux millions de personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté. Un rapport avec l’euthanasie ?

Tandis que certains s’acharnent à vouloir légaliser le meurtre des personnes âgées/inutiles/malades (choisissez le motif), on apprend que les personnes âgées pauvres sont de plus en plus nombreuses.

Deux millions de seniors vivent ainsi sous le seuil de pauvreté, selon le rapport annuel de l’association Les Petits Frères des pauvres, publié lundi. Ce chiffre correspond aux personnes de 60 ans et plus dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté monétaire, un niveau relatif fixé à 60 % du niveau de vie médian (soit 1216 euros par mois pour une personne seule, 1824 euros pour un couple).

Vivre à deux protège de la pauvreté, qui concerne 18,8 % des personnes âgées seules, contre 6,4 % de celles vivant en couple. Les femmes, qui vivent plus longtemps que les hommes et connaissent plus souvent la solitude, sont plus exposées.

Le massacre des innocents embryons

Une étude parue dans la revue The New Bioethics indique que « le nombre d’embryons humains cryoconservés à la suite d’une procréation artificielle a atteint un niveau record au Royaume-Uni ». Actuellement, 500 000 embryons sont cryoconservés au Royaume-Uni. Et, depuis 1991, « au moins 130 000 embryons stockés ont été détruits ».

Ce constat est établi à partir des données de l’Autorité britannique de fertilisation et d’embryologie humaines (HFEA) entre 1991 et 2019. Selon les chiffres, le nombre de cycles de fécondation in vitro (FIV) enregistrés dans les « cliniques de fertilité agréées » britanniques a atteint 76 000 en 2021. Il était de 6 700 en 1991.

Une autre étude, publiée en 2019 dans Fertility & Sterility, rapporte que « seules 8% des familles interrogées avaient l’intention de faire d’autres tentatives de grossesse avec leurs embryons cryopréservés après un an ». Ce qui conduit les auteurs de l’étude de 2024 à s’inquiéter de « la proportion toujours plus importante d’embryons congelés ». En effet, « en 2019, environ 40 000 embryons ont été décongelés pour la procréation artificielle, ce qui ne représentait qu’environ 8% du total entreposé ». Or, toujours en 2019, « plus du double de nouveaux embryons ont été stockés ».

Les auteurs invitent à réfléchir aux « implications éthiques de cette production «industrielle» d’embryons humains dont la plupart finiront congelés et détruits ».

En Belgique, en 2021, 8,7% des 96 167 embryons fabriqués dans le cadre d’une FIV ont été transférés. Ainsi, 18% seront congelés, et 52% détruits. « Comment justifier la création d’embryons humains dans ces conditions ? », interroge l’Institut européen de bioéthique.

Source : Gènéthique

Bienvenue dans le monde opaque des notes blanches de la DGSI

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Supprimées par Nicolas Sarkozy en 2002, elles sont à nouveau utilisées par la Direction générale de la sécurité intérieure, – DGSI -, depuis l’instauration des états d’urgence successifs, afin de proposer au ministère de l’Intérieur des assignations à résidence, perquisitions administratives et autres mesures d’exception.

Pour une fois que Nicolas Sarkozy avait adopté une bonne mesure en les supprimant, elles sont réapparues. Mais de quoi s’agit-il ? De ces fameuses notes blanches. Dignes d’un état policier, ce que la France est devenue, elles sévissent de nouveau depuis 2015. Le prétexte invoqué étant, vous vous en doutez, l’état d’urgence. Entre 2015 et 2017, nous avons vécu sous menaces terroristes, donc sous état d’urgence, puis nous avons enchaîné l’état d’urgence sanitaire de 2020 jusqu’au 1er août 2022. (1) Bienvenue dans le monde sans fin et programmé des « états d’urgence ».

En théorie, l’état d’urgence a été levé depuis lors. Mais qu’en est-il réellement ? Car, comme l’Hydre de Lerne, vous coupez une tête, mais une autre apparaît. Les Parisiens médusés ont assisté au bouclage de la capitale avant et pendant les JO de Paris. Grillages, contrôles, QR code pour rentrer chez soi, gendarmes, policiers et militaires armés jusqu’aux dents à tous les coins de rues. L’oppression policière à son paroxysme ? Que nenni ! Elle a encore de beaux jours devant elle. Laurent Nuñez, préfet de police de Paris depuis juillet 2022, – mais qui, rappelez-vous, s’était illustré aux côtés de Christophe Castaner dans la répression violente des Gilets Jaunes -, vous le prouve en déclarant, il y a peu, vouloir maintenir la vidéosurveillance algorithmique testée pendant les JO à Paris. (2)

Comme si tout cela ne suffisait pas, derrière cette débauche « sécuritaire » et dans un silence assourdissant, d’obscurs gratte-papier décident, dans la plus grande impunité, de votre sort. Malheur à vous si votre nom apparaissait dans une note blanche. Car, aussitôt, la machine infernale administrative se met en marche. Gérald Darmanin a annoncé fièrement à la fin des JO que 559 MICAS – Mesures Individuelles de Contrôle Administratif et de Surveillance – ont été prononcées à l’occasion de la tenue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (3) (4) (5) (6)

Un certain nombre de ces Micas visait des personnes, ni condamnées, ni même mises en examen, mais qui ont eu leur vie gâchée grâce à un auteur anonyme d’une de ces fameuses « notes blanches ». Ni signées, ni sourcées, ni datées. Juste de vagues soupçons de troubler l’ordre public. Il faut réaliser qu’une assignation à résidence, pour une durée indéterminée, ruine votre vie professionnelle et familiale. Vous risquez de perdre votre travail, votre couple et votre entourage.

Une infernale aberration tout comme la protection surréaliste des OQTF. Car, on peut légitimement se demander pourquoi un bon nombre d’OQTF restent en toute impunité sur notre territoire. Les notes blanches, ne serviraient-elles qu’à cibler les voix dissonantes qui osent contester la doxa gouvernementale ? En attendant, certains OQTF sèment la mort et la destruction dans notre pays, témoin le meurtre odieux de Philippine le 21 septembre 2024. À ce sujet, l’OQTF Marocain assassin récidiviste aurait dû être expulsé de France depuis au moins le 4 septembre 2024 car, le Maroc avait fait “parvenir son autorisation d’expulsion” aux autorités françaises. (7) Demande qui, mystérieusement, n’a pas été suivie d’effets. Pourquoi ?

La Mesure Individuelles de Contrôle Administratif et de Surveillance ne s’applique donc pas à un OQTF ? Son expulsion non plus ? Les scribouillards anonymes, préfèreraient ils contrôler quelques marginaux ? C’est assurément moins dangereux que de mettre la pression sur des OQTF récidivistes !
Ces fameuses notes blanches ne sont ni datées, ni signées, afin de protéger les fonctionnaires qui les rédigent. Mais les protéger de quoi ? De la rancœur légitime venant de citoyens lésés ? Le courage semble jouer les absents chez les technocrates. Se cacher derrière un clavier devient un sport national. Ces notes contiennent des extraits de rapports de police ou de renseignement sans aucune précision de leurs sources. Un fourre-tout anonyme, qui peut vous assigner à résidence pour une durée indéterminée et vous établir un « superbe » CV que vous aurez le plus grand mal à contester. Car, comment voulez-vous remettre en cause une note blanche puisqu’elle n’est, ni signée, ni datée et ni sourcée ?

Comment se débarrasser d’un faux rapport éventuel puisque vous ne connaîtrez jamais sa source, ni de quel service il émane ? Le parcours du combattant administratif est ouvert. Bon courage et bienvenu dans le monde glauque, sournois et destructeur des notes blanches.
Cette méthode insidieuse et cachée peut bousiller la vie de ceux qui osent s’opposer à l’État profond français et peut vous tomber sur le coin du nez du jour au lendemain.

La liberté d’expression n’est qu’une façade creuse. En coulisse, vous êtes menacés tous les jours si vous faites partie des voix contestataires. Comme dit le proverbe « un homme averti en vaut deux ». Savoir que ces notes blanches existent permet d’assurer ses arrières.

Claude Janvier.
Écrivain, essayiste et chroniqueur. Auteur du livre « Les Démasqués. Qui dirige réellement le monde ? » et co-auteur du livre « L’État Profond Français. Qui, comment, pourquoi ? » KA Éditions https://kaeditions.com/

Notes :
(1) https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15851
(2) https://fr.news.yahoo.com/laurent-nu%C3%B1ez-pr%C3%A9fet-paris-veut-223046254.html
(3) https://www.capital.fr/economie-politique/assignation-residence-1394075
(4) https://www.lejdd.fr/politique/exclusif-la-strategie-implacable-de-gerald-darmanin-pour-des-jo-sans-encombre-148998
(5) https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/09/03/des-avocats-contestent-la-capacite-de-darmanin-a-prendre-des-micas-en-periode-de-gestion-des-affaires-courantes_6303183_3224.html
(6) Paris 2024 : les assignations à résidence se multiplient, un jeune homme dénonce une situation kafkaïenne | franceinfo (radiofrance.fr)
(7) https://www.lopinion.ma/France-le-rapatriement-des-OQTF-maghrebins-refait-surface-apres-le-meurtre-de-Philippine_a58283.html

« Rendre la Bretagne à Dieu et à la Chrétienté »

Communiqué de l’Association « Feiz e Breizh » :

Pèlerinage “Feiz e Breizh” 2024 : une édition record rassemble plus de 2000 pèlerins marcheurs, avec une moyenne d’âge avoisinant les vingt ans.

La 7e édition du “pèlerinage pour la Bretagne” organisé par l’association Feiz e Breizh s’est achevée dimanche dernier, poursuivant une croissance retentissante avec la participation de plus de 2000 pèlerins inscrits, soit une quarantaine de chapitres venus marcher de toute la Bretagne et de la diaspora bretonne. Cet événement spirituel majeur est devenu en quelques années le plus grand pèlerinage catholique de Bretagne, renouant ainsi avec la ferveur des grands pardons. Près de 2500 fidèles ont assisté à la messe solennelle à Sainte-Anne-d’Auray. La basilique, devenue trop petite pour contenir la foule, dut ouvrir ses portes pour que la messe fût retransmise sur un écran géant installé sur le parvis.

Sous le thème “Marie, modèle de foi”, la colonne des pèlerins a parcouru une quarantaine de kilomètres en deux jours, à la suite de la Vierge, fille de sainte Anne et mère du Christ.

Au départ de l’église de Languidic, 2000 pèlerins ont assisté à la messe d’envoi célébrée par Monsieur l’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur. Dans une homélie enflammée, il exhorta les Bretons à prendre les chemins de la reconquête pour « rendre la Bretagne à Dieu et à la Chrétienté ». Les pèlerins se sont ensuite élancés vers le Levant, répartis en une quarantaine de chapitres placés sous la protection des saints en dévotion locale.

À travers la campagne et la lande, la longue colonne des pèlerins a marché en prière, ponctuant son parcours de chapelets, d’enseignements et de méditations pieuses, de musiques et de chants du pays, faisant la part belle à la langue bretonne, dans la joie et la ferveur de l’effort ! Le bivouac à Bieuzy-Lanvaux chez les sœurs du prieuré Notre-Dame-de-Fatima, a offert un moment de repos et de convivialité, marqué par une veillée bretonne traditionnelle et festive. Après la prière du soir, une retraite aux flambeaux a mené les pèlerins pour le Salut et l’Exposition du Saint Sacrement. L’adoration s’est prolongée en silence jusqu’à la fin de la nuit.

Le dimanche matin, la colonne a pris la direction de Sainte-Anne-d’Auray. Après le déjeuner, l’arrivée triomphale dans le sanctuaire s’est déployée dans un ordonnancement impressionnant. En tête des pèlerins, défilait une garde d’honneur avec l’étendard du pèlerinage, les kroaz feiz et les drapeaux des neuf pays de la Bretagne historique encadrant un brancard portant une vieille statue de saint Izidor, patron des paysans, symbole d’un pèlerinage populaire et enraciné. Derrière les porteurs de costumes traditionnel et précédant l’immense cohorte des pèlerins, jouaient les 70 sonneurs et percussionnistes du plus grand bagad catholique, Feiz ha Sevenadur.

La basilique ne put contenir les milliers de fidèles qui débordaient sur le grand parvis. La messe solennelle de clôture, célébrée selon le rit Tridentin, en l’honneur de sainte Anne, sur fond d’orgue, bombardes et cantiques bretons, concluait cette édition record. Le célébrant, Mgr Alain Castet, évêque émérite de Luçon (Vendée), articula tout son sermon sur les trois piliers de Feiz e Breizh : l’urgence de la mission, la fidélité à la Tradition et la conscience du patrimoine.

Les organisateurs invitent effectivement les pèlerins à se faire missionnaires en transmettant la foi de leurs pères : en restant fidèle au magistère constant de l’Église, en défendant la liberté de la sainte liturgie romaine et ses pédagogies traditionnelles, en promouvant la langue bretonne, notamment à travers la diffusion des cantiques dans les paroisses.

Intron Varia, skouer a feiz, pedit evidomp !

Très Sainte Vierge Marie, modèle de foi, priez pour nous !

Faudra-t-il dissoudre la Cour nationale du droit d’asile et le Conseil d’Etat ?

Condamné en 2019 pour agression sexuelle sur un mineur, Medhi F., un Algérien, a obtenu en 2023 le statut de réfugié. Le Conseil d’État a confirmé cette décision, malgré l’opposition de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

En juillet 2019, il avait été condamné à une peine de quatre ans d’emprisonnement, ainsi qu’à une peine complémentaire d’interdiction du territoire français (ITF) pour des faits d’agression sexuelle sur un mineur de 15 ans.

L’Ofpra refuse sa demande en invoquant l’article L. 511-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) :

« Le statut de réfugié est refusé ou il y est mis fin dans les situations suivantes : / (…) 2° La personne concernée a été condamnée en dernier ressort en France (…) soit pour un crime, soit pour un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de dix ans d’emprisonnement, et sa présence constitue une menace grave pour la société française. »

Medhi F. porte son dossier devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). En 2023, cette dernière casse la décision de l’Ofpra et lui accorde la qualité de réfugié, parce qu’elle estime que le texte exige la réunion de deux conditions cumulatives : une condamnation et une menace grave pour la société « à la date de la décision »…

L’Algérie n’est pas un pays en guerre. Comment cet individu peut-il rester avec le statut de réfugié alors qu’il a été condamné à 4 ans de prison après avoir agressé sexuellement un mineur ?

Encore un Français assassiné par un Algérien

Un jeune homme âgé de 17 ans est mort dimanche après avoir été poignardé à Subles (Calvados) par un suspect de nationalité algérienne, qui a été interpellé.

Les faits se sont produits dimanche matin, vers 6 heures, au sortir d’une discothèque. Alors qu’il rejoignait sa voiture, Kilian B., jeune boxeur originaire de Saint-Lô, a été impliquée dans une rixe sur le parking avec le suspect. L’individu aurait récupéré un couteau dans sa voiture, garée, avant de poignarder au cou l’adolescent. Il a ensuite été retenu par l’un des vigiles de la discothèque jusqu’à l’arrivée de la police.

Kilian B. avait été sacré champion de Normandie espoirs en mars dernier.

Synode : St Jean Chrysostome utilisé abusivement pour rendre synonymes Église, Synode et marcher ensemble

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

La dernière session du Synode sur la synodalité approchant (du 2 au 27 octobre), je m’y suis un peu intéressé.

Intrigué par la référence à saint Jean Chrysostome pour affirmer que selon ce Père grec “Église et Synode sont synonymes” (pape François) ou que “Église est synonyme de ‘faire chemin ensemble’” (Commission théologique internationale), j’ai pris le temps d’étudier le commentaire du psaume 149 en question (un ami, professeur de grec et théologien m’a aidé).
J’ai été assez surpris par mes découvertes. Je me permets de les partager, d’autant que l’intention de ce Synode est que tous puissent échanger librement en Église en toute charité.

La phrase originelle est : « Ἐκκλησία γὰρ συστήματος καὶ συνόδου ἐστὶν ὄνομα. »

« Car Église est le nom/le synonyme de rassemblement (rassemblement en un corps de plusieurs membres) et réunion (assemblée religieuse où l’on délibère). »

Le mot grec utilisé pour “réunion” est donc celui de synode.

Déjà, la citation est tronquée, et un autre terme est mis en coordination. Il est difficile alors de parler de synonyme.

Ensuite, saint Jean Chrysostome use partout dans son commentaire de l’analogie du chant et guère de la marche. La phrase du psaume qu’il commente est : « Alléluia ! Chantez au Seigneur un chant nouveau, louez-le dans l’assemblée de ses fidèles ! »

Rien ne permet d’affirmer que σύνοδος (assemblée) a été choisi en lien avec “faire chemin ensemble”, qui est seulement étymologique ici, et désigne une assemblée statique.

Au contraire, ce choix semble venir d’un jeu de sonorité autour du chant avec : συμφωνίας (concert de voix) à la phrase d’avant en lien avec le paronyme συνῳδος (“qui unit son chant ou sa voix”) qui se prononce à peu près comme synode en grec. Il faut savoir que saint Jean Chrysostome est un poète remarquable.

Par ailleurs, il va dire dans son Commentaire de la lettre aux Galates de manière claire que “Église est synonyme de ‘concert de voix’ (συμφωνίας) et unité”.

Il parait donc évident que l’Église est pour lui avant tout « symphonique », une idée chère à de nombreux Pères et que Benoît XVI a souvent commenté.

C’est intéressant, car l’analogie du chant permet d’unir le Ciel et la Terre dans une même louange de Dieu. Elle concerne donc toute l’Église (au Ciel et sur la Terre). Et le but ici-bas est d’abord de nous unir à la composante céleste de l’Église pour trouver notre juste note. Le reste vient ensuite.

L’analogie de la marche oublie qu’une bonne partie de l’Église n’est plus in via, en chemin, mais est installée dans les Cieux. Si nous réduisons l’Église à la synodalité, nous risquons de regarder simplement la composante terrestre.

Il n’est pas impossible de concilier ces deux idées dans la perspective d’une Église symphonique et synodale. Saint Jean Chrysostome invite d’ailleurs à cela dans son texte : chercher à vivre dans le Royaume des Cieux, tout en ayant à cœur l’amour du prochain ici-bas. Mais la dimension symphonique ne doit pas disparaître derrière la dimension synodale, comme les écrits du Synode semblent en avoir parfois le défaut.

La dernière session du Synode s’ouvre ce 2 octobre, il serait opportun que les autorités ecclésiales, avec tout le respect que nous leur devons, corrigent ce contre-sens sur la citation de saint Jean Chrysostome et sur l’ecclésiologie de son commentaire. Ne fut-ce que par souci de la vérité et par respect pour ce saint Père grec. Cela pourrait d’ailleurs les aider à équilibrer certains passages un peu équivoques ou bancals de leurs synthèses.

J’ai écrit mon analyse en détail ici (20 pages) :

https://sagessechretienne.fr/2024/09/28/synode-sur-la-synodalite-errare-humanum-est/

En union de prière en ce mois du Rosaire qui commence !

Angers : agression en marge d’un rassemblement en hommage à Philippine

Ce 30 septembre, deux manifestations se sont tenues à Angers, l’une organisée en hommage à Philippine, réunissant 150 personnes, l’autre par l’action antifasciste angevine, avec 60 personnes.

Témoignage d’un lecteur du Salon beige, agressé par des antifas à Angers :

“Il est environ 18h05 quand j’arrive à l’église Notre-Dame des Victoire à Angers. Sur le parking situé juste en face je distingue une dizaine d’individus vêtus de noir, cagoulés et armés de parapluies. Ils rejoignent la contre manifestation d’ultra gauche par rapport aux événements tragiques concernant Philippine. En traversant la route qui sépare le parking de l’église une voiture banalisée de la BAC s’arrête et me contrôle, nous rions tous jaunes car nous nous connaissons déjà… Ils contrôlent également deux personnes avec un look de gauche, présents sur ce même trottoir en face de l’église.

Après avoir pris congé de ces agents, entre 18h20/18h35 environ, la contre manifestation démarre et passe à côté de l’église Notre Dame des Victoires (simultanément à lieu la messe de semaine). Deux jeunes hommes que je ne connais pas (probablement des étudiants) et moi sommes pris à parti par la dizaine (peut être 15 désormais) de jeunes antifas non binaires. Ils poussent un des jeunes en lui disant de dégager, ils disent des mots tels “racistes, fachos” (nous n’avions pas affaire, hélas, à des originaux), je m’avance alors pour tenter un dialogue : je tente un “bonjour” avec un sourire.

Là dessus j’entends un “vous défendez votre église” puis les antifas non binaires nous on plaqué contre la façade de Notre Dame des Victoires en nous frappant à plusieurs, j’ai mis mes avants bras devant mon visage en mettant des coups de pieds pour les faire reculer puis la BAC a lancé une grenade pour faire fuir les assaillants. Nous n’avons pas eu mal car ils frappaient comme des filles (peut-être qu’un régime protéïné à base de viande bovine leur ferait du bien ?). La manifestation a continué son chemin et nous avons continué à veiller notre église.”

Quel avenir pour ce gouvernement Barnier ?

A la veille du discours de politique générale de Michel Barnier, qui renonce à solliciter les suffrages des parlementaires, Guillaume Bernard, interrogé sur RCF Anjou analyse si ce gouvernement constitué après deux longs mois d’incertitude politique, critiqué sur sa gauche comme sa droite, va durer dans le temps ? Quelles seront ses marges de manœuvre ? L’échec de ce gouvernement Barnier est-il aussi inéluctable que l’on ne le pense ?

“Un avortement est un homicide, les médecins qui font cela sont des tueurs à gage”

Dans l’avion de retour vers Rome, suite à son déplacement en Belgique, le pape a été interrogé sur l’avortement, suite à sa déclaration devant la tombe du roi Baudouin.

Dans l’avion, le pape a à nouveau parlé d’une « loi meurtrière », en insistant sur l’attitude du roi Baudouin, qui avait démissionné trente-six heures en 1990 pour ne pas avoir à ratifier cette loi sur l’avortement.

« Il faut en avoir dans le pantalon pour faire ça ». « Il l’a fait car c’est un saint, le procès de béatification va aller de l’avant ».

Un avortement est un homicide, les médecins qui font cela sont, si vous me permettez l’expression, des tueurs à gage

Le pape a précisé que l’avortement est un sujet auquel « on ne peut pas débattre ».

Les manipulations autour de l’agriculture et du climat

En collaboration avec Géraldine Woessner, Erwan Seznec signe Les Illusionnistes : Climat, agriculture, nucléaire, OGM, un livre-enquête publié en septembre 2024 qui plonge au cœur des contradictions de l’écologie politique. Erwan Seznec a été interrogé dans Conflits. Extrait :

Comment définir l’écologie politique ?

La décroissance est son concept clé. Elle considère l’humain comme un parasite qui dévore la terre-mère et qui doit s’autolimiter à tous les niveaux. Idée d’extrême-droite au départ, l’écologie décroissante a basculé dans l’anticapitalisme dans les années 1970. Ajoutez une couche de wokisme datant d’une quinzaine d’années et vous obtenez l’écologie politique actuelle, adversaire résolu du capitalisme patriarcal occidental prédateur, à la fois archaïque dans ses références (Malthus, l’animisme…) et très contemporaine, « produit de la culture populaire qui a donné le blockbuster Avatar : une compagnie minière veut détruire la forêt primitive, des rebelles connectés aux forces spirituelles telluriques se dressent pour leur tenir tête… », écrivons-nous dans le livre.

Son influence va bien au-delà de ses résultats électoraux (5,5% aux dernières Européennes, un record à 13% aux Européennes de 2019). Sa force tient dans sa capacité à mobiliser un réseau associatif extrêmement influent (Greenpeace, WWF, la FNE, Sea Shepherd, etc.) et dans la séduction qu’elle exerce sur une large partie de la fonction publique. Au nom de la protection de l’environnement, le pouvoir réglementaire est extensible presque à l’infini. Je rappelle qu’on parle sérieusement à notre époque de confier à l’Etat le pouvoir de dire combien de vols en avion nous devrions faire dans notre vie… Jean-Marc Jancovici, écouté de nombreux ministres et élus, est favorable à une telle limitation.

L’écologie est-elle dévoyée à des fins idéologiques ?

L’écologie, en tant que discipline scientifique visant à la compréhension et la protection de la nature, n’a plus qu’un lointain rapport avec l’écologie politique, qui n’est pas seulement une idéologie : c’est la dernière idéologie de l’offre politique contemporaine en France (avec l’antispécisme, éventuellement, mais ce dernier reste une niche politique), avec une conception de l’humain, inscrite dans le temps long, et une vision de transformation radicale de la société.

Quels sont ses leviers d’actions ?

En termes de leviers d’action et de stratégie, dans une perspective décroissante, je citerais la diabolisation de l’agriculture et du nucléaire. Les deux sont attaqués au nom de leurs défauts présumés, mais ce sont pour leur qualité que les idéologues les détestent. Aussi longtemps qu’il y aura des centrales nucléaires disponibles jour et nuit et une agriculture à haute productivité, il sera impossible de faire accepter aux citoyens « la sobriété », c’est-à-dire des rationnements d’énergie et d’alimentation. Car tel est le but. Et c’est saisissant à constater. Vous creusez pendant des jours les arguments des défenseurs du tout bio, par exemple (destruction de la biodiveristé, pollution, risque pour la santé, etc.). Au fil de vos recherches, vous voyez s’effondrer un par un tous ces arguments, par rapport à du conventionnel raisonné. À la fin, ne reste plus qu’un constat : la production va s’effondrer si on bascule au tout bio. Et ce sera une bonne chose…

Un exemple ou l’écologie politique s’écarte des recommandations scientifiques ?

La biodynamie. Elle enthousiasme les écologistes. Quiconque a étudié ne serait-ce qu’une heure les principes de l’agriculture en biodynamie sait qu’il s’agit purement et simplement de magie. La biodynamie, c’est Harry Potter agronome. Je cite notre enquête : « Du maraîchage en biodynamie qui offre les mêmes rendements que l’agriculture conventionnelle, c’est possible. C’est aussi davantage d’emplois et davantage de goût. Changeons de modèle et utilisons les milliards de la PAC pour accompagner cette transition », twittait Yannick Jadot le 16 février 2019. Il ne mentait pas. Sur quelques productions, certaines saisons, avec de la chance, si les conditions s’y prêtent, la biodynamie peut avoir le même rendement que l’agriculture conventionnelle. Mais à grande échelle et sur la durée, elle n’a jamais fait ses preuves. Les études parfois citées tendant à démontrer le contraire proviennent invariablement de sources militantes. La biodynamie a été élaborée par un philosophe autrichien passionné par le paranormal, qui n’avait aucune compétence en agronomie. Rudolf Steiner (1861-1925) a d’abord créé sa doctrine ésotérique, l’anthroposophie. Il en a ensuite tiré une méthode d’agriculture extravagante. À la base, zéro expérimentation, aucune mesure d’efficacité, même pas de fondement théorique scientifique ». […]

La crise du droit canonique

Dans un ouvrage assez bref (135 pages), Paul-André Maur, haut fonctionnaire à la retraite, évoque la Crise de l’Eglise ou rupture de la Tradition, et plus précisément, comme le souligne le sous-titre, l’effacement du droit canon, qui aboutit à la création d’une Eglise synodale. Cette réflexion aborde un certain nombre de sujets, comme l’imposition arbitraire de la nouvelle messe, La Révolution dit française, la dynamique des groupes, la franc-maçonnerie, les accords avec le communisme (l’accord de Metz lors du Concile, et celui, plus récent, avec la Chine). L’intérêt de ce livre, comme le souligne l’abbé Claude Barthe dans sa préface, est d’aborder l’abandon du droit canon. L’auteur évoque notamment des affaires des années 70 (abbé Coache, Mgr Lefebvre) et, plus récemment, les Dominicaines du Saint-Esprit, qui montrent un certain mépris des droits de l’accusé et du droit canonique en général.

Dans la société civile en matière pénale, l’école de la Défense Sociale Nouvelle prévaut ; le caractère expiatoire de la peine s’efface, la place de la victime s’amenuise et l’on insiste sur la réinsertion du condamné.

Dans l’Eglise un mouvement analogue fait que le droit canon tend à éliminer le droit pénal car contraire à l’esprit du temps, et le pape Paul VI donne l’exemple du mépris des procédures canoniques. […]

Actuellement ce qui frappe les observateurs au Vatican c’est le désordre institutionnel : ils soulignent l’inflation législative et la quantité anormale de lois, décrets, ordonnances, instructions, rescrits sur les matières les plus disparates, découlant de l’absolutisme monocratique du pape François. Et la confusion qui en résulte tient en particulier à la mise à l’écart du Conseil pontifical pour les textes législatifs : le chaos le plus total est la résultante de ces facteurs.

Evoquant la Commission Sauvé, l’auteur écrit :

Ce qui caractérise le scandale de la Commission Sauvé tient au mépris du droit canonique, conséquence ultime de sa place infime dans l’enseignement des séminaires ou de ce qui subsiste sous ce nom.

Faute de juridiction pénale de l’évêque, même les infractions les plus graves ont été dissimulées et fort peu ou aucunement sanctionnées.

Il est très difficile ou même impossible d’obtenir des statistiques de l’activité des officialités en matière pénale : un prêtre canoniste dans une officialité française me confirme que les causes pénales avaient pratiquement disparu des rôles jusqu’à récemment.

L’hiver démographique qui s’est abattu sur l’Europe rend inopérants tous les projets de développement économique

De Gérard Leclerc dans France catholique :

Emmanuel Macron, en faisant appel à Michel Barnier comme Premier ministre, a probablement utilisé sa dernière carte possible. En effet, si celui-ci échouait dans l’entreprise presque impossible de trouver des majorités de compromis, en évitant des motions de censure fatales, on ne voit guère de solution de rechange. La Cinquième République, telle qu’elle a été conçue depuis ses origines, se trouve dans une situation de crise qu’elle n’a jamais connue. À la crise institutionnelle s’ajoutent d’autres crises qui mettent le pays en péril. Crise sécuritaire, crise migratoire, crise économique et financière. Il était d’ailleurs inévitable que tout cela aboutisse à une recomposition politique et idéologique, qui reflète les changements profonds de notre société. Et quand le terme de « décivilisation » est brandi pour caractériser notre dépression morale, on est bien obligé d’en déduire que nous sommes face à la nécessité d’un réexamen complet afin de déterminer un possible avenir.

Malheureusement, nous n’en sommes pas encore à ce stade de prise de conscience par nos dirigeants, du moins de la plupart d’entre eux. Quand on met le nouveau Premier ministre et son gouvernement en demeure de rester dans la stricte logique des réformes dites sociétales, avec ce qu’elles revêtent de culture hostile à la famille et même à la naissance, on se dit que c’est une culture délétère qui s’est emparée des esprits. Jean-Paul II n’avait cessé de préconiser une culture de vie à l’encontre de la culture de mort qu’il voyait se développer en Europe. Il avait parfaitement cerné les causes décivilisatrices, si évidentes aujourd’hui. L’hiver démographique qui s’est abattu sur l’Europe, qu’avait annoncé prophétiquement l’historien Pierre Chaunu, rend inopérants tous les projets de développement économique.

La naissance, maître mot de toute politique

Michel Barnier va devoir affronter la question épineuse du budget liée à la dette qui s’est accumulée ces dernières années. Mais les mesures de restriction des dépenses ne suffiront pas à résoudre nos affaires. Car là encore, nous nous trouvons face à des forces redoutables qui empêchent un redressement à long terme de notre économie. À la décélération démographique dont nous parlons n’est opposée aucune philosophie favorable à la naissance. Cette naissance dont la grande philosophe Hannah Arendt faisait le maître mot de toute politique. On pourra d’ailleurs se reporter à ce sujet sur le récent essai de Bérénice Levet, Penser ce qui nous arrive avec Hannah Arendt, Éditions de l’Observatoire.

La désagrégation de la famille se poursuit du fait d’un néo-féminisme irresponsable, qui déclare la guerre entre les sexes. On assiste aussi à l’expansion d’un mouvement aussi absurde que celui qui se réclame du slogan « No kids » analysée par Aziliz Le Corre dans L’enfant est l’avenir de l’homme. La réponse d’une mère au mouvement no kids, Albin Michel. Plus que jamais, c’est le retour à une culture de vie qui s’impose, car elle est à la racine de toute santé morale et sociale. D’elle dépend la victoire de la civilisation sur la culture de mort.

“Le Pacte pour l’avenir” de l’ONU

Il s’agit d’un Projet de résolution déposé par le Président de l’Assemblée générale le 20 septembre dernier. Le texte fait 67 pages. Derrière un catalogue de bons sentiments (éradication de la pauvreté, édifier des sociétés pacifiques, protéger les populations civiles…), on retrouve l’idéologie de l’avortement :

Assurer un accès universel aux soins de santé sexuelle et procréative et faire en sorte qu’il soit possible d’exercer ses droits en matière de procréation

Ou celle du gender :

parvenir à l’égalité des genres

Au-delà, on retrouve la défense du phénomène migratoire ou l’hystérie du changement climatique (on ne pourrait pas lutter contre le premier mais on pourrait contre le second…).

Cette proposition évoque aussi la réforme du Conseil de sécurité pour “le rendre plus représentatif, plus inclusif, plus transparent, plus efficace, plus efficient et plus démocratique” :

  • Réparer à titre prioritaire l’injustice historique faite à l’Afrique
  • Élargir le Conseil de sécurité
  • Le droit de veto est l’une des questions essentielles de la réforme du Conseil de sécurité

“La Révolution française en 1789 a essayé d’effacer Dieu de la terre. Mais Jésus est plus vivant que jamais”

Après avoir battu le Français Benoit Saint-Denis à l’UFC Paris dans la soirée du samedi 28 septembre, le combattant brésilien de MMA Renato “Moicano” Carneiro a insulté Emmanuel Macron devant les 16000 spectateurs :

“Fuck Macron, j’emmerde tous les mondialistes, j’emmerde tous ces putains de mondialistes qui essaient de faire passer un agenda politique corrompu”. “J’espère que vous comprenez que la démocratie est une erreur, la démocratie n’est pas le vrai gouvernement”.

Le combattant avait démarré ses propos, “en voulant dire du mal de la France”.

“Mais je suis allé au Louvre, je suis allé dans tout un tas de beaux endroits à Paris et j’ai juste une chose à dire : la Révolution Française en 1789 a essayé d’effacer Dieu de la Terre. Mais Jésus est plus vivant que jamais.”

 

“Les traditions culturelles et liturgiques constituent une bouée de sauvetage plus que bienvenue”

Environ 2000 pèlerins ont marché ce week-end vers Sainte-Anne d’Auray où une messe pontificale a été célébrée par Mgr Castet, évêque émérite de Luçon. La messe d’envoi avait été célébrée par l’abbé Raffray.

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec écrit :

40 ans. Une fine tranche de vie au regard de l’éternité. Une éternité au regard de la pente descendue. En 1985, à l’occasion d’une exposition itinérante Les Bretons et Dieu co-produite par l’Institut Culturel de Bretagne (I.C.B.) et par Buhez, association regroupant les musées d’archéologie, d’ethnographie et d’histoire de Bretagne, l’historien Alain Lacroix faisait remarquer une vérité qui n’a rien perdu de son évidence : « Comprendre la Bretagne d’aujourd’hui hors du phénomène religieux ne relèverait même pas du tour de force ». C’est que ce lien étroit, pour ne pas dire décisif et consubstantiel, entre la foi catholique et l’identité bretonne, la sagesse locale l’exprime au moyen d’un dicton synthétique : « Breton et Foi sont frère et sœur en Bretagne : Ar brezhoneg hag ar feiz a zo breur ha c’hoar e Breizh ».

Aussi, à l’heure où le catholicisme breton ne semble pas avoir échappé à la déferlante de la déchristianisation générale, une question se pose : Que reste-t-il aujourd’hui du catholicisme comme expression d’une foi inculturée ?

Depuis ses sept saints fondateurs, les fameux “pères de la patrie”, de saint Brieuc à saint Malo, de Tudgual à Tréguier ou Patern à Vannes, en passant par les grandes figures de prêtres comme Monsieur saint Yves ou saint Louis-Marie Grignion de Montfort, l’identité catholique de la Bretagne s’est tranquillement dessinée. Siècle après siècle, traditions, langue, architecture et musique bretonnes se sont constituées en parfaite osmose avec son âme religieuse. D’une façon quasi consubstantielle. Monseigneur Gourvès, évêque de Vannes jusqu’au début des années 2000, estimait, dans son ultime lettre pastorale intitulée Le renouveau de la culture bretonne ; un défi pour l’Eglise, que l’Eglise avait commis une très grave erreur en abandonnant la culture bretonne au tournant des années cinquante, même « là où elle aurait pu être sauvegardée ».

Cette déliquescence du catholicisme breton, l’historien Yvon Tranvouez en a livré une étude documentée, au titre évocateur : La Puissance et l’effacement (Presses Universitaires de Rennes, 2022). Son constat est implacable : « La Bretagne catholique a longtemps été une évidence, et voilà qu’elle ne l’est plus. On se souvient de sa puissance d’hier, on s’étonne de son effacement d’aujourd’hui ». En effet, non épargnée par la trahison de ses clercs dans le sillage des années post-conciliaires, la Bretagne a fait les frais de l’apparition d’une nouvelle religion hors-sol, laïcisée et mondialiste. Patrick Buisson, qui consacre dans son monumental ouvrage La fin d’un monde, plusieurs chapitres à l’effondrement du christianisme, rappelle le cas d’école de la Bretagne, où il n’y eut « pas de pitié pour la piété populaire ».

Identité, un mot honni

Il n’empêche, s’il existe un lien particulier entre la Foi et l’identité bretonne, on comprendra aisément que la croissance de l’une et la défense de l’autre ne se réaliseront qu’à leur profit mutuel. Le projet, spirituel et culturel, de l’association Feiz e Breizh est à cet égard éloquent. Sous le triptyque Foi – Tradition – Patrimoine, l’objectif est d’offrir aux Bretons la possibilité de renouer avec leur riche héritage patrimonial. Selon ses dirigeants, il ne saurait y avoir de fatalité au drame de l’effondrement du catholicisme en Armorique. Le pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray qu’ils organisent à la fin du mois de septembre, et qui se termine aujourd’hui avec une affluence record de plus de 2000 pèlerins, est devenu, en l’espace de quelques années, le plus important pèlerinage de Bretagne. Feiz e Breizh ou un état d’esprit qui claque comme une devise, faisant communier piété et culture bretonne dans une même ferveur. Un enrichissement mutuel pour le salut des âmes et la préservation d’une identité.

“Identité”, ce mot honni par les pédants et que les déracinés ont frappé d’anathème. “Identité” que les démiurges postmodernes veulent pouvoir modifier à leur guise. Oui, l’identité est bien le lieu décisif d’une partie majeure des tourments actuels. Dans son corps et dans son âme, l’homme de 2024 essuie de plein fouet, tel un petit mousse hébété, une tempête concentrée, identitaire et spirituelle. Ce drame intérieur fera jusqu’à faire dire au pape François lui-même : « Il n’y a pas pire aliénation que de faire l’expérience de ne pas avoir de racines ». Par son développement insolent Feiz e Breizh manifeste combien les traditions culturelles et liturgiques constituent une bouée de sauvetage plus que bienvenue. Bouée que le diocèse de Quimper vient pourtant de rejeter de façon invraisemblable, la communauté zélée des prêtres célébrant la messe ancienne étant priée de cesser son œuvre évangélisatrice… Quelle pitié ! Il faut le dire sans peur : dans le naufrage actuel des repères d’antan, le secours ne vient pas tant de la course au progrès que de la sagesse du passé. Les vieux pots ne font pas seulement les meilleures confitures, ils nous enseignent qu’on ne se moque pas du passé impunément.

Bertrand de Tinténiac, président du pèlerinage, en est persuadé :

« C’est bien parce que nous ne voulons pas nous abandonner à l’idéologie du monde et d’une chrétienté sans racine, coller à l’ère du temps, si prompt à suivre les humeurs de l’instant, et voguer au gré des modes et des influences, que Feiz e Breizh rassemble si largement ».

La Tradition, réalité devenue incontournable

Fort de l’engouement autour de ce double enracinement identitaire et liturgique, l’écosystème traditionnel a de beaux jours devant lui ! Pèlerinage de Chrétienté à Chartres, Feiz e Breizh à Sainte-Anne-d’Auray, sa petite sœur provençale Nosto Fe (qui organise un pèlerinage enraciné et traditionnel les 5 et 6 octobre prochains à Saint-Maximin) : partout où se trouve un peuple chrétien prêt à marcher derrière la croix, pourvu qu’il puisse communier dans un écrin rituel digne de la culture et de l’histoire de son pays, la chrétienté reste non seulement en marche mais conserve toute son énergie missionnaire ! « La Tradition, remède à la déchristianisation » sera justement le thème des 3èmes assises de la Tradition organisées à l’espace Saint-Martin (Paris, 3e) le samedi 12 octobre à venir, preuve supplémentaire de la dimension incontournable de l’univers traditionnel dans l’Eglise de France.

Se replonger dans une telle atmosphère n’est pas affaire de folklore ni même un moyen de survie. Dans un monde sans repères et sans Dieu, il est un préalable à tout redressement culturel et à toute résistance spirituelle. Et l’espoir d’une résurrection.

Victoire du FPÖ en Autriche

 Le FPÖ est arrivé en tête dimanche aux élections législatives, après une campagne en faveur de la remigration, avec 29%, et améliore son résultat de 13 points par rapport au scrutin de 2019. Il emporte 56 sièges sur 183.

Avec 26% des voix, le parti conservateur ÖVP du chancelier Karl Nehammer ne pointe qu’à la deuxième place, ten recul de 11,2 points.

Au parlement européen, le FPÖ siège avec le Fidesz hongrois de Viktor Orban et le RN.

Durant la pandémie, Herbert Kickl, patron du FPÖ, a accusé l’Organisation mondiale de santé (OMS) de «vouloir former un nouvel homme». Il dénonce par ailleurs la « folie du genre et le culte de l’arc-en-ciel » (mouvement LGBT).

Avec 29% des voix, il doit trouver des partenaires pour gouverner. Le président Alexander Van der Bellen, membre des Verts, devrait refuser à Herbert Kickl le privilège de former un gouvernement, estimant que ce dernier ne recueille pas sa « confiance ».

L’ÖVP pourrait former une grande coalition avec le parti social-démocrate (SPÖ). Celui-ci a enregistré le pire résultat de son histoire (21 %). L’ajout d’une troisième force devrait être nécessaire, ce qui n’augure pas d’une grande stabilité.

Profession de foi en Jésus-Christ et en son Église comme l’unique chemin vers Dieu et vers le salut éternel

De Mgr Schneider :

Nous croyons et professons inébranlablement ce que le Magistère ordinaire et universel de l’Église enseigne continuellement et infailliblement depuis le temps des Apôtres, à savoir

Que la foi en Jésus-Christ, Fils incarné de Dieu et l’unique Sauveur des hommes, est la seule religion voulue par Dieu.

Après l’institution de la nouvelle et éternelle Alliance en Jésus-Christ, personne ne peut être sauvé en adhérant aux enseignements et aux pratiques des religions non chrétiennes, parce que « la prière adressée à Dieu doit se relier au Christ, Seigneur de tous les hommes et unique Médiateur (1 Tm 2, 5 ; Hé 8, 6 ; 9, 15 ; 12, 24), le seul par qui nous avons accès auprès de Dieu (Rom 5, 2 ; Eph 2, 18 ; 3, 12). » (Présentation générale de la Liturgie des Heures, n. 6)

Nous croyons fermement qu’« il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4, 12), sinon le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts (voir Actes 4, 10).

Nous croyons qu’il est « contraire à la foi catholique de considérer l’Église comme un chemin de salut parmi d’autres, [que] les autres religions seraient complémentaires à l’Église, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu. » (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Dominus Iesus, 21)

Nous soutenons en outre que la Révélation divine, fidèlement transmise par le Magistère pérenne de l’Église, interdit d’affirmer

  • Que toutes les religions sont des chemins vers Dieu,
  • Que la diversité des identités religieuses est un don de Dieu et
  • Que la diversité des religions est une expression de la sage volonté de Dieu le Créateur. Nous soutenons donc que les chrétiens ne sont pas simplement des « compagnons de voyage » des adeptes de fausses religions – ce que Dieu interdit.

Nous implorons avec ferveur l’aide de la grâce divine pour tous ces hommes d’Église d’aujourd’hui qui, par leurs paroles et leurs actes, contredisent la vérité divinement révélée sur Jésus-Christ et son Église comme étant l’unique chemin par lequel les hommes peuvent atteindre Dieu et le salut éternel. Avec l’aide de la grâce divine, puissent ces hommes d’Église être en mesure de faire une rétractation publique, requise pour le bien de leur propre âme et de celle d’autrui. Car « ne pas accepter le Christ est le plus grand danger pour le monde ! » (Saint Hilaire de Poitiers, In Matth. 18).

Que par les prières, les larmes et les sacrifices de tous les vrais fils et filles de l’Église, et tout spécialement des  « petits » de l’Église, les Pasteurs de l’Église, et en premier lieu le Pape François, puissent recevoir la grâce d’imiter les Apôtres, d’innombrables Martyrs, de nombreux Pontifes Romains et une multitude de Saints, en particulier saint François d’Assise, qui « était un homme catholique et entièrement apostolique, qui s’est dévoué personnellement, et a ordonné à ses disciples d’œuvrer avant tout, à la conversion des païens à la Foi et à la Loi du Christ. » (Pape Pie XI, Encyclique Rite Expiatis, 37)

Nous croyons à cette divine vérité prononcée par Jésus-Christ, pour laquelle, avec la grâce de Dieu, nous sommes prêts à donner notre vie : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14, 6).

+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

avec les participants de la Conférence sur l’identité catholique 2024

Pittsburgh, le 29 septembre 2024

Res Novae publie aussi ces réflexions d’un théologien :

Dans le cadre de nombreuses rencontres interreligieuses, et dans le sillage du Document sur la fraternité humaine, pour la paix mondiale et le vivre-ensemble, signé par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar le 4 février 2019 à Abou Dhabi, le successeur de Benoît XVI développe une « théologie des religions » dont il est possible d’esquisser quelques traits saillants :

1/ Tout d’abord un irénisme certain, sinon déconnecté de la réalité, en particulier à l’égard de l’islam[1]. Ainsi, « le véritable islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence[2]. » Et encore : « Dans l’histoire de cette nation [l’Indonésie] et dans la culture que l’on y respire, la mosquée, comme les autres lieux de culte, sont des espaces de dialogue, de respect mutuel, de coexistence harmonieuse entre les religions et les différentes sensibilités spirituelles[3]. »

2/ La disparition au moins implicite de l’évangélisation ad gentes, le but étant maintenant de « promouvoir l’harmonie religieuse pour le bien de l’humanité[4] » et surtout de faire en sorte que chacun cherche Dieu en pratiquant sa propre religion : « Je vous encourage à poursuivre sur cette voie : que tous, tous ensemble, chacun cultivant sa propre spiritualité et pratiquant sa propre religion, nous puissions marcher à la recherche de Dieu et contribuer à construire des sociétés accueillantes, fondées sur le respect mutuel et l’amour réciproque, capables d’écarter la rigidité, le fondamentalisme et l’extrémisme, qui sont toujours dangereux et jamais justifiables[5]. » Une telle position n’assume plus le caractère universel du mandat missionnaire de l’Église, pourtant encore rappelé par le dernier concile et le magistère postérieur : parce que le Christ Jésus est « l’unique médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2, 5) et qu’il n’existe de salut en aucun autre (cf. Ac 4, 12), « il faut […] que tous se convertissent au Christ connu par la prédication de l’Église, et qu’ils soient eux aussi incorporés par le baptême à l’Église, qui est son Corps[6] ».

3/ Même si François admet que « les doctrines et les dogmes de chaque expérience religieuse sont différents[7] », selon lui les différences entre les religions ne touchent pas à l’essentiel et donc à la vérité, mais seulement à leurs aspects visibles : « Les aspects visibles des religions – les rites, les pratiques, et autres – constituent un patrimoine traditionnel qui doit être protégé et respecté ; mais ce qui se trouve “en dessous”, ce qui coule de façon souterraine comme le “tunnel de l’amitié”, c’est-à-dire la racine commune à toutes les sensibilités religieuses est unique : c’est la quête de la rencontre avec le divin, la soif d’infini que le Très-Haut a mis dans notre cœur, la recherche d’une joie plus grande et d’une vie plus forte que n’importe quelle mort qui anime le cours de notre vie et nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller à la rencontre de Dieu[8]. » De ce fait, les différences religieuses sont minimisées : « En regardant en profondeur, en saisissant ce qui coule au plus profond de nos vies, ce désir de plénitude qui habite le fond de nos cœurs, nous découvrons que nous sommes tous frères, tous pèlerins, tous en marche vers Dieu, au-delà de ce qui nous différencie[9]. » En réalité, conscient des différences substantielles et irréductibles entre les religions, le christianisme a toujours maintenu le caractère unique et indépassable de son message, autrement dit de l’Évangile. C’est pourquoi « la foi chrétienne ne peut pas accepter des “révélations” qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l’achèvement. C’est le cas de certaines religions non chrétiennes et aussi de certaines sectes récentes qui se fondent sur de telles “révélations”[10] ».

4/ Tout cela implique un relativisme religieux radical, notamment quant à la communication du salut : « Toutes les religions sont un chemin vers Dieu. Elles sont – je fais une comparaison – comme des langues différentes, des idiomes différents, pour y parvenir[11]. » Au-delà de leurs divergences doctrinales, toutes les religions possèdent comme « racine commune » une quête naturelle « de la rencontre avec le divin, la soif d’infini que le Très-Haut a mis dans notre cœur[12] ». Exit la spécificité surnaturelle de la révélation biblique et donc la distinction entre la foi théologale propre à la religion chrétienne et la croyance propre aux autres religions[13], autrement dit entre ce qui est divin – Dieu s’est révélé (cf. He 1, 1-2) – et ce qui est simplement humain – la vertu naturelle de religion. Il n’est plus question de reconnaître que, « par la Révélation divine, Dieu a voulu se manifester et se communiquer lui-même ainsi que manifester et communiquer les décrets éternels de sa volonté concernant le salut des hommes[14] ». Et encore moins que le Christ est « à la fois le médiateur et la plénitude de toute la Révélation[15]. » Comme toutes les autres religions, le christianisme est ravalé à une « sensibilité religieuse » particulière parmi d’autres. Il n’y a plus de religion vraie ou fausse et le christianisme ne prétend plus être l’« unique vraie religion[16] », mais chacun « s’engage ensemble à chercher la vérité en apprenant de la tradition religieuse de l’autre[17] ». L’unité entre les hommes ne résulte plus de leur conversion à la vérité révélée dans le Christ (cf. Jn 10, 16 ; 14, 6), mais « des liens personnels d’amitié, du respect mutuel, de la défense réciproque des espaces et des idées des autres[18] ».

Conclusion : l’ensemble de cette approche, qui ne tient même plus compte du magistère conciliaire et postconciliaire sur la question, équivaut à une négation ou un abandon pratiques de l’autocompréhension de l’Église catholique et de sa doctrine sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Église, tel que formulée notamment dans la déclaration Dominus Iesus de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Celle-ci avait notamment affirmé qu’« il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l’Église comme un chemin de salut parmi d’autres. Les autres religions seraient complémentaires à l’Église, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu[19] ». Concrètement, cette « théologie des religions » choisit également de faire l’impasse sur la vérité dans le discours ecclésial ad extra, comme si le Christ ne devait plus être aujourd’hui confessé devant tous comme « l’unique médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2, 5), le « Sauveur du monde » (Jn 4, 42) et la « vérité » en-dehors de laquelle nul ne vient au Père (Jn 14, 6), « le seul véritable Dieu » (Jn 17, 3). En un mot, c’est l’abolition de la foi chrétienne.

Procès en béatification du roi Baudouin de Belgique, qui avait refusé de signer la loi sur l’avortement

Le pape François a annoncé dimanche, devant les 37500 fidèles, alors qu’il présidait une messe dans le stade Roi Baudouin à Bruxelles, qu’il initierait le “procès de béatification” du roi des Belges (1930-1993), qualifié d’”homme de foi” :

“À mon retour à Rome, je lancerai le processus de béatification du roi Baudouin. Que son exemple d’homme de foi illumine les dirigeants. Je demande que les évêques de Belgique s’emparent de cette cause pour la faire avancer”.

Cette annonce a surpris jusque dans les rangs des évêques de Belgique.

Le pape avait déclaré samedi qu’il souhaitait que la cause de béatification de celui qui régna sur la Belgique de 1951 jusqu’à sa mort en 1993 “progresse”. Le souverain pontife avait tenu ces propos alors qu’il se recueillait sur la tombe du roi Baudouin dans la crypte royale à Laeken.

Après la rencontre dans la basilique de Koekelberg avec les évêques, les prêtres, les religieux et les personnes consacrées, le Souverain pontife s’est rendu dans la crypte royale, sous l’église Notre-Dame de Laeken, où sont rassemblées les tombes de nombreux membres de la Maison Royale de Belgique. Accueilli par les actuels souverains, le roi Philippe et la reine Mathilde, le Pape s’est recueilli en silence devant la tombe du roi Baudouin. Ensuite, devant le roi et les personnes présentes, le Souverain pontife a «salué le courage» de Baudouin, lorsqu’il a choisi de «quitter son poste de roi pour ne pas signer une loi homicide». Le Pape a exhorté «les Belges à se tourner vers lui en ce moment où des lois criminelles sont élaborées», en référence aux lois en faveur de l’avortement et de l’euthanasie.

Cette déclaration a fait bondir le Centre d’action laïque, qui a dénoncé une “provocation, le jour même de la journée internationale pour le droit à l’avortement”. Le 30 mars 1990, le roi Baudouin avait adressé une lettre au gouvernement, annonçant qu’il ne signerait pas la loi qui dépénalisait l’avortement. Le texte avait été voté quelques jours plus tôt au parlement. Le monarque arguait dans sa missive que cette disposition était contraire à sa foi. Ce refus avait ouvert une crise institutionnelle inédite en Belgique. Une astuce constitutionnelle avait finalement été trouvée : la Constitution contient un article qui organise l’impossibilité de régner du Roi. Pendant 36 heures, le gouvernement avait dès lors repris les pouvoirs du souverain et signé la loi sur l’avortement. Le Roi avait ensuite repris ses fonctions.

Satan : un adversaire trop discret ?

Dans l’émission En Quête d’esprit, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Anne Bernet, spécialiste d’histoire religieuse
  • Élisabeth Content, membre de la paroisse Saint-Michel à Paris
  • le père Jean-Pascal Duloisy, exorciste du diocèse de Paris

Dom Pateau : Le film “Libres”, un voyage au cœur de l’âme

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault dans l’Indre, dom Pateau est interrogé par Jean-Pierre Maugendre sur TV Libertés à propos du film Libres, qui sort en salles mercredi prochain. Il témoigne de la réponse de ceux qui ont tout quitté pour chercher Dieu et… Le trouver. Parce que la vie n’est pas faite que de réseaux sociaux, de réfrigérateurs et de fêtes !

 

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