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JO : une cérémonie anti-Puy du Fou

De retour sur CNews, Philippe de Villiers a abordé la nomination de Michel Barnier et les Jeux Olympiques :

Je voulais dire à Thoma Jolly, qu’au nom des droits de l’Homme, vous avez, vous et vos amis, amputé une population, une Nation, de l’acquis le plus précieux des vieux peuples : le droit à la continuité historique. Le droit, pour chacun d’entre nous, d’aller chercher dans les siècles passés, les mélodies manquantes. Vous avez sali Jeanne d’Arc en la traitant de travestie. La France est dans le temps long. Elle durera plus longtemps que vous, et vos lubies.

M. Boucheron, professeur au Collège de France : merci. Vous vous êtes vous-même défini comme un contre-modèle, un anti-modèle, un anti Puy du Fou. Ce faisant, vous avez rendu hommage au modèle, aux yeux de beaucoup de gens qui ne nous connaissaient pas. Vous avez érigé le Puy du Fou en une référence matricielle de l’hymne à la France de toujours. Le Puy du Fou est devenu un des hauts lieux de la mémoire vivante du dépôt millénaire. M. Boucheron, ne salissez pas ce que vous ne comprenez plus. Cessez de déposséder le peuple français de son passé, de son patrimoine, de ses héritages. Nous voulons dire à nos enfants et petits-enfants : “Soyez fiers d’être français“.

“La liberté dominicaine n’est pas l’obéissance inconditionnelle à Rome”

De Jean-Pierre Maugendre sur le site de Renaissance catholique :

En ces temps de confusion et, déjà, de résistance à la Révolution postconciliaire, il existait pour nous un havre de paix : Pontcallec, à quelques kilomètres de Lorient, en bordure de la rivière du Scorff. Lassés de ferrailler avec nos aumôniers militaires ou les curés brestois nous nous ressourcions régulièrement à l’ombre du château et dans la chapelle Sainte Anne, bercés par le chœur des religieuses qui maintenaient intacte la tradition immémoriale de la liturgie romaine traditionnelle.

Une belle œuvre

En effet, par un mystérieux dessein de la Providence, la communauté des dominicaines du Saint-Esprit, en charge d’écoles de filles et d’un foyer de garçons, était parvenue, en ces années de plomb, à maintenir à la fois une situation canonique parfaitement régulière et la célébration de la messe traditionnelle. Nous avions découvert l’œuvre de l’abbé Berto (1900-1968), le fondateur de la communauté, en particulier son livre Notre-Dame de Joie, déniché le numéro d’Itinéraires écrit en hommage « au Père » (No 132, avril 1969) avec les collaborations de Mgr Lefebvre, qui avait célébré les funérailles du défunt le 21 décembre 1968, l’éditorial de Jean Madiran, les contributions du père Calmel (O.P.) et de l’abbé Dulac, plusieurs textes de l’abbé Berto lui-même.  Ancien élève du séminaire français de Rome, du temps du père Le Floc’h, l’abbé Berto fut d’abord une âme sacerdotale (« Le sacerdoce fut le bonheur inénarrable de ma vie » écrivait-il) profondément ancrée dans sa terre de Bretagne, apôtre de la jeunesse et des pauvres, un « athlète de la foi » défenseur intrépide de Rome, de l’Eglise et amoureux ardent de la vérité – il était tertiaire dominicain -. Il fut l’expert de Mgr Lefebvre au Concile Vatican II aux 2èmes et 3èmes sessions et en revint terrifié. Comme l’écrit Jean Madiran, qui le voyait régulièrement à Saint-Cloud, où se trouvait l’Institution Saint-Pie X : « Il ne reconnaissait plus Rome. Il n’imaginait pas, avant de l’avoir vu et touché, que les choses en étaient à ce point ». S’il avait déjà eu des démêlés avec certains évêques « tartuffes mitrés » ou cardinaux français « janissaires de l’oppression » à propos des nouveaux catéchismes ou de l’encyclique Humanae Vitae, l’abbé Berto n’avait pas alors réalisé à quel point Rome n’était plus dans Rome. Mort en décembre 1968, il ne connut pas la réforme liturgique de 1969 dont Mère Marie de Saint-Paul, qui fut supérieure de l’Institution Saint-Pie X à Saint-Cloud, me confia, un jour, qu’elle l’aurait certainement tué. Sans surprise, aux origines de la Fraternité Saint Pie X les dominicaines du Saint-Esprit apportèrent leur concours à la jeune communauté, formant à la vie religieuse, à Pontcallec, les premières novices des futures sœurs de la Fraternité Saint Pie X et trois sœurs assurant de 1970 à 1972 divers services au séminaire d’Ecône. Les sacres de 1988 mirent fin à cette belle entente, les dominicaines restant néanmoins fidèles à la messe traditionnelle.

De curieuses innovations

Après des années bien confuses qui ont vu la révélation de scandales autour d’une « curieuse » démarche spirituelle appelée agapethérapie, la cessation d’activité du foyer de garçons Notre-Dame de Joie en 2013, la diminution des effectifs de la congrégation, la fermeture d’une maison à Draguignan, un communiqué du 25 juillet 2024 a officialisé, cerise sur le gâteau, le passage à la nouvelle liturgie de la communauté selon des modalités tout à fait étranges et atypiques : célébration une semaine par mois dans les maisons, sauf le dimanche, de la messe selon le Novus ordo, utilisation du lectionnaire et des préfaces réformées, suivi du calendrier liturgique actuellement en vigueur. Tout cela prenant effet au 1 décembre 2024, la retraite communautaire de juillet ayant déjà bénéficié de célébrations selon le Novus ordo. Logiquement des parents d’élèves se sont émus de ces changements (communiqués des 20 juillet et 28 août), s’étonnant qu’il ait fallu 55 ans pour que la communauté découvre le vrai sens de l’obéissance aux consignes liturgiques de Rome, sans que l’on sache d’ailleurs très bien ce qui se cache derrière ce terme générique. Ce n’est en effet pas d’aujourd’hui que la messe traditionnelle est mise au ban de l’Eglise dite conciliaire. Si cet argument est imparable on peut de plus s’interroger sur le bien-fondé d’opter pour les réformes liturgiques postconciliaires en 2024. Accepter cette réforme en 1969, par obéissance ou simplement en faisant confiance à l’autorité légitime était une chose, l’adopter en 2024 en est une autre toute différente au vu des résultats, tout sauf probants, de ladite réforme. Cela paraît aussi pertinent, avec un sens très sûr des causes perdues, que de demander l’asile politique à la RDA en 1988. Le communiqué du 25 juillet évoque la nécessité de préserver « la dignité, la piété et la beauté liturgiques » des cérémonies. Certes, mais comme le notent les parents, dans leur communiqué du 28 août ce n’est pas le sujet. Le débat doit être porté sur le plan de la doctrine. Or, depuis 55 ans, ce débat se révèle impossible.

De la véritable obéissance

Dans sa notice annonçant le décès de l’abbé Berto Mère Marie de Saint-Paul évoquait l’héritage du Père : « L’amour de la Vérité qui ne peut exister sans la haine de l’erreur, la fidélité au Saint-Père, seule garantie de la fidélité à l’Eglise ». Notons que la fidélité au Saint-Père n’a jamais consisté à faire sienne la célèbre formule actualisée et si l’on peut dire catholicisée : « Je suis en votre pouvoir Très Saint-Père comme le cadavre entre les mains du laveur de morts ». Cette obéissance-là, inconditionnelle et hors du champ de l’intelligence et de la raison, n’est pas une obéissance catholique, même dans la Compagnie de Jésus, et encore moins dominicaine. En effet c’est la vérité qui libère, la recherche de la Vérité étant au cœur de la vocation dominicaine. A propos de l’obéissance au pape le père de Chivré (o.p.) (1902-1984) dans un de ces aphorismes dont il avait le secret rappelait fort opportunément : « Ainsi se tissera la trame historique de l’Eglise, fil d’or des décisions infaillibles des pontifes prolongeant Pierre, fil noir des humanités pontificales prolongeant Simon, et dans ce chevauchement incompréhensible, on sent l’aiguille manipulée par une main invisible, attentive à tracer l’anagramme du Christ Roi et du Crucifié ressuscité ».

La liberté dominicaine n’est pas l’obéissance inconditionnelle à Rome, fut-elle représentée par un prestigieux cardinal canadien. Elle peut être aussi la vigoureuse admonestation d’une fille de St Dominique, sainte Catherine de Sienne, au pape Grégoire XI à propos de la croisade : « Très saint Père, par l’amour de l’Agneau immolé, sacrifié et abandonné sur la Croix, je vous conjure, vous qui êtes son Vicaire, d’accomplir sa douce volonté ; faites ce que vous pourrez faire, et vous serez excusé devant lui, et votre conscience sera déchargée. Si vous ne faites pas ce que vous pouvez, vous serez sévèrement repris de Dieu. (…) Je m’arrête ; pardonnez à ma présomption ».

A la même époque d’autres dominicaines enseignantes firent le choix, contre la Révolution conciliaire et le cléricalisme des fonctionnaires ecclésiastiques, de la fidélité à leurs constitutions et à la liturgie romaine traditionnelle. Elles sont aujourd’hui deux communautés religieuses prospères du Saint-Nom de Jésus de Fanjeaux d’une part, de Brignoles d’autre part. Leur aventure a été narrée dans un passionnant récit : Rupture ou fidélité, écrit par sœur Alice-Marie.

Tristesse et compassion

C’est d’abord la tristesse et la compassion qui doivent nous animer. Tristesse de voir une si belle œuvre dans la tourmente. Compassion pour les sœurs qui ont fait profession sur des constitutions et avec des choix liturgiques et doctrinaux aujourd’hui remis en cause. A cet égard il reste un livre à écrire sur la manière dont, en application du décret conciliaire sur la vie religieuse Perfectae caritatis (28 octobre 1965), fut imposé à toutes les communautés religieuses, masculines et féminines, un aggiornamento de leurs constitutions, source de bien des drames de conscience, de larmes et de pleurs.

Dans le texte déjà cité Mère Marie de Saint-Paul rappelait la piété indéfectible de l’abbé Berto à l’égard de la Vierge-Marie. C’est à elle que nous confierons ses filles des dominicaines du Saint-Esprit pour qu’elles conservent, sans altération, la grâce de la fidélité à la liturgie romaine traditionnelle, à la foi de toujours  et donc …au pape.

Jean-Pierre Maugendre

Le dynamisme de l’enseignement « hors contrat »

Michel Valadier, Directeur de la Fondation pour l’école, est interrogé dans France catholique :

Nous avons recensé 2 550 établissements libres « hors contrat », dont une centaine de nouveaux établissements ce mois-ci. Cela représente 130 000 élèves scolarisés et confirme la tendance observée depuis vingt ans : en 2014, il y avait environ 1 000 écoles pour 50 000 élèves.

Comment expliquer ce dynamisme ?

Il prend sa source dans l’évitement des écoles du public et du privé « sous contrat ». Les familles, en général, sont lassées de l’échec de la transmission des savoirs les plus élémentaires : écrire, lire, compter. Et bon nombre de familles catholiques se détournent des écoles privées « sous contrat » dont beaucoup ont réduit l’enseignement de la foi à peau de chagrin. Elles scolarisent leurs enfants dans le « hors-contrat » car elles ont les mêmes aspirations, simples, que ceux qui les ont fondées : commencer les cours du matin par la prière, intégrer le catéchisme dans l’emploi du temps, choisir des textes littéraires en fonction du vrai, du beau et du bien…

L’accélération tient aussi à la croissance du nombre d’écoles : créer une école, ce n’est pas si compliqué que ça ! Chaque année, nous proposons trois sessions de formation pour les créateurs d’écoles, constituant un réseau et démystifiant la difficulté. […]

Session d’été d’EECHO sur « Les clefs de Pierre », le rôle du Pape

Du mercredi 28 août au samedi 31 août, s’est tenu à 80 km au nord de Paris la session d’été de l’association EECHO (Enjeux de l’Etude du Christianisme des Origines) sur le rôle du pape.

« Et moi aussi, je te le dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtis mon Église ; et les portes du Shéol ne la forceront pas. À toi, je donne les clefs du Règne des Cieux : tout ce que tu lies sur la terre, que cela soit lié aux Cieux ; et ce que tu délies sur la terre, que cela soit délié aux Cieux » (Mt 16,18-19).

« Amen je vous le dis : tout ce que vous liez sur la terre, que cela soit lié aux Cieux ; et tout ce que vous déliez sur la terre, que cela soit délié aux Cieux » (Mt 18,18).

Autour du solide héritage judéo-araméen apparut une pluralité d’Églises locales dès le début. Sauvegarder l’unité vivante de foi entre tous ces rameaux fut la mission de Pierre.

Successeurs de Pierre, les Papes ont porté le titre latin de Vicarius Petri (lieutenant de Pierre), tandis que les évêques portaient celui de Vicaires du Christ. A partir d’Innocent III (1198-1216), ce dernier titre fut réservé au seul Pape qui devenait de plus en plus le centre du christianisme. Comment cela s’articule-t-il avec la Rencontre du Christ, « Alpha et Omega » ?

Les 11 interventions peuvent être regardées sur Youtube. Programme :

Bernard Scherrer – Les grandes étapes des missions de Pierre : https://www.youtube.com/watch?v=poIUM-vFB2Q
P. Michel Viot – Les Papes et la France : https://www.youtube.com/watch?v=nUgO5PgvJwM
Odon Lafontaine – L’évolution du rôle de l’évêque de Rome dans l’Histoire : https://www.youtube.com/watch?v=KnnV5ADJ92M
P. Frédéric Guigain – « Tu es le Messie, le Fils de Dieu – Vivant ! »: https://www.youtube.com/watch?v=P7hcWK9_5u4
Arnaud Boüan – L’évangélisation première de la Bretagne et son contexte : https://www.youtube.com/watch?v=wfOWnkFpL6g
P. Charles Anthonyswammy – Les origines du christianisme, enjeux pour l’Église en Inde : https://www.youtube.com/watch?v=EkDGu27I3ww
Arnaud Boüan – L’évangélisation de la Gaule au 1er siècle : https://www.youtube.com/watch?v=GxP-x-nnXeE
P. Frédéric Guigain – « Tu fortifieras tes frères » : https://www.youtube.com/watch?v=hjffOU9EyDM
Robin Sébille – “Ut unum sint”, qu’ils soient un : https://www.youtube.com/watch?v=VtLdA7RaTY4
P. Frédéric Guigain – « Pais mes brebis » : https://www.youtube.com/watch?v=IOCj_yVgDKY
Odon Lafontaine – Comment parler de l’islam aux enfants ? : https://www.youtube.com/watch?v=SYV9CL_8Hlg

Le Pape ne viendra pas en France pour l’ouverture de Notre-Dame

Contrairement à ce qui avait été annoncé par La Tribune, le pape François ne viendra pas en France à l’occasion de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Dans l’avion qui le ramenait de Singapour vers Rome vendredi, le pape François a démenti en répétant nettement deux fois sa réponse :

«Je n’irai pas à Paris, je n’irai pas à Paris»

Interrogé sur les élections américaines, il a osé mettre sur le même plan la politique contre l’immigration et l’avortement, déclarant

«je ne peux pas décider, je ne suis pas Américain. Mais renvoyer les migrants, ne pas donner aux migrants la capacité de travailler, ne pas donner aux migrants un bon accueil, c’est un péché, et un péché grave».

Pourtant, le catéchisme autorise les autorités à ne pas accueillir les immigrés :

Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges

Sur l’avortement, le pape a rappelé :

«Pratiquer un avortement, c’est tuer un être humain. Que cette parole te plaise ou non, c’est tuer ! L’Église n’est pas ‘fermée’ parce qu’elle ne permet pas l’avortement. L’Église ne permet pas l’avortement parce que c’est un meurtre, un assassinat. Et pour cela, nous devons donner des réponses claires.»

Arménie : une statue de Jésus-Christ de 77 mètres

L’Arménie s’apprête à dévoiler la plus haute statue de Jésus-Christ au monde.  La statue s’élève à une hauteur de 77 mètres (statue de 33 mètres, posée sur un socle de 44 mètres) et s’élèvera sur le mont Hatice (2528m) comme symbole d’unité, d’espoir et de lumière. Ce projet massif devrait atteindre plus de deux fois la hauteur de la statue du Christ à Rio de Janeiro et vise à attirer des visiteurs du monde entier et célébrer le profond héritage chrétien de l’Arménie. 

L’espace sous le monument ressemblera à une église ; aux angles, les sculptures des 12 disciples et au 1er étage un musée.

Le projet a été initié par le businessman Gagik Tsarukyan, leader du Parti Arménie Prospère et ancien député. La première pierre du monument a été posée en juillet 2022, en présence du ministre de l’Économie de l’époque, Vahan Kerobyan, et du Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme, Zurab Pololikashvili.

Consécration de l’élection présidentielle américaine de 2024 à la Bienheureuse Vierge Marie

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Le Père Ripperger publie une prière consacrant l’élection de 2024 à la Bienheureuse Vierge Marie

Tout le monde est invité à s’associer à cette prière quotidiennement, tant l’avenir des Etats Unis est lié à celui du reste du monde, et plus particulièrement de l’Occident.

Marie Immaculée, tabernacle vivant de la Divinité, où se cache la Sagesse éternelle pour être adorée et servie par les anges et les hommes, Reine du ciel et de la terre, sous l’empire de laquelle sont soumis tout ce qui est inférieur à Dieu, Patronne des États-Unis. d’Amérique, tristes et conscients de notre propre péché et des péchés de notre nation, nous venons à Toi, notre refuge et notre espoir. Sachant que notre pays ne peut pas être sauvé par nos propres œuvres et conscient de combien notre nation s’est éloignée des voies de ton Fils, nous te demandons humblement de tourner tes yeux vers notre pays pour provoquer sa conversion. Nous Te consacrons l’intégrité des prochaines élections et de leurs résultats, afin que ce qui est spirituellement et moralement le meilleur pour les citoyens de notre pays puisse être accompli et que tous ceux qui sont élus gouvernent selon les principes spirituels et moraux qui amènera notre nation en conformité avec les enseignements de ton Fils. Accorde la grâce aux citoyens de ce pays afin qu’ils choisissent des dirigeants selon le Sacré-Cœur de Ton Fils, afin que Sa gloire se manifeste, de peur que nous ne recevions les dirigeants que nous méritons. Faisant confiance aux soins providentiels de Dieu le Père et à vos soins maternels, nous avons la parfaite confiance que vous prendrez soin de nous et ne nous laisserez pas abandonnés. Ô Marie Immaculée, priez pour nous. Amen.

Chad Alec Ripperger (né le 11 octobre 1964) est un prêtre, théologien, philosophe et exorciste catholique américain. Il est bien connu dans les cercles catholiques traditionnels, a présenté de nombreuses conférences à travers les États-Unis sur des sujets théologiques et pastoraux, et est le fondateur de la Société catholique traditionnelle de la Mère la plus douloureuse (les Pères Doloran) dans l’archidiocèse de Denver au Colorado, États-Unis.

Voici la prière dans sa version originale :

Father Ripperger releases prayer consecrating 2024 election to the Blessed Virgin Mary :

Mary Immaculate, living tabernacle of the Divinity, where the eternal Wisdom lies hidden to be adored and served by angels and men, Queen of heaven and of earth, beneath whose sway are subject all things that are lower than God, Patroness of the United States of America, sorrowful and mindful of our own sinfulness and the sins of our nation, we come to Thee, our refuge and hope. Knowing that our country cannot be saved by our own works and mindful of how much our nation has departed from the ways of Thy Son, we humbly ask that Thou wouldst turn Thine eyes upon our country to bring about its conversion. We consecrate to Thee the integrity of the upcoming election and its outcome, so that what is spiritually and morally best for the citizens of our country may be accomplished, and that all of those who are elected would govern according to the spiritual and moral principles which will bring our nation into conformity with the teachings of Thy Son. Give grace to the citizens of this land so that they will choose leaders according to the Sacred Heart of Thy Son, that His glory may be made manifest, lest we be given the leaders we deserve. Trusting in the providential care of God the Father and Thy maternal care, we have perfect confidence that Thou wilst take care of us and will not leave us forsaken. O Mary Immaculate, pray for us. Amen.

Voici également la prière de l’archidiocèse de Boston pour demander à Dieu de donner sa grâce à tous les citoyens américains, en particulier aux dirigeants qui seront élus, et de pénétrer leurs cœurs pour les guider dans leur tâche d’accomplir Sa volonté.

Dieu notre père qui donne la vie, nous confions les États-Unis d’Amérique à ton cœur généreux. Tu es le rocher sur lequel cette nation a été construite. Toi seul est la source de ses chers droits à la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Reprends possession de cette terre pour ta gloire et daigne demeurer au milieu de ton peuple. Envoie ton Esprit toucher les cœurs des dirigeants de la nation. Ouvre leurs esprits à la grande valeur de la vie humaine et aux responsabilités qui accompagnent la liberté. Rappelle à ton peuple que le vrai bonheur se trouve dans l’accomplissement de ta volonté. Par l’intercession de Marie immaculée, sainte patronne de cette terre, accorde-lui le courage de rejeter la “culture de la mort”. Guide-le vers un nouveau millénaire de vie. Nous te le demandons au nom de Jésus Christ, notre Seigneur.
Amen

Reconquête : de la France chrétienne à la France néo-païenne

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Selon le Figaro, en 2022, « si seulement 7 % des non-pratiquants ont voté Zemmour, ils sont 10 % parmi les pratiquants occasionnels et 16 % parmi les réguliers. […] Par ailleurs, une enquête pour La Vie de mars 2022 montrait que ce vote pour Zemmour repose sur une dynamique spécifiquement religieuse : 71 % des électeurs catholiques qui votent pour lui le font au nom de leurs convictions religieuses. » (Ronan Planchon, Figaro Vox, 13 avril 2022). C’est-à-dire que le vote Reconquête correspondait aux points non-négociables de Benoît XVI : défense de la vie, du mariage, de la famille traditionnelle, de l’éducation indépendante. C’est Reconquête aussi qui se vit soutenir par de grandes figures de la droite catholique : Philippe de Villiers, Jean-Frédéric Poisson, Charlotte d’Ornellas lors de la campagne présidentielle, et Guillaume Peltier, Laurence Trochu, Nicolas Bay et Marion Maréchal, têtes de liste pour les élections européennes. La presse commente beaucoup ce nouvel espoir que la réaction catholique voit en Reconquête. Ce sont d’ailleurs des mouvements catholiques qui, les premiers, ont demandé à Éric Zemmour de se présenter comme « leur » candidat à l’élection présidentielle (Éric Zemmour, Le Suicide Français, Albin Michel, 2014). Même juif, même révolutionnaire, Zemmour est plus « catho-compatible » que tous les autres candidats. Ce schéma reprend celui qui a fait élire Donald Trump au Bureau Ovale en 2016. Malgré un candidat très éloigné du christianisme, 80% des évangéliques blancs américains ont voté pour lui (Noémie Taylor-Rosner, « États-Unis : les évangéliques blancs ont voté Trump, » Réforme, 14 novembre 2016).

Dans son discours de lancement de la campagne européenne de Reconquête au Palais des Sports, le 10 mars 2024, Guillaume Peltier rappelle les « valeurs chrétiennes de l’Europe. » Il met en garde contre cette France qui « ferm[e] tous les jours un peu plus la porte à Dieu pour faciliter l’entrée d’Allah. » Il rappelle que les « minarets remplacent nos clochers », « que le Ramadan remplace Noël. » Ce catholique pratiquant, qui excelle en tribune, en appelle à la France catholique. Lors de ce même meeting, Marion Maréchal conclut son discours en narrant la chanson de Roland, et Éric Zemmour défend avec élégance la cause pro-vie en faisant jouer en plein meeting la musique préférée des « futurs bébés », de Mozart. Marion Maréchal, pour ses vœux de Noël 2023 , est l’une des rares femmes politiques de notre siècle à tenir un discours éminemment catholique : « Il y a 2000 ans, un petit enfant est né dans l’humilité de Bethléem pour sauver l’humanité […]. Oui, je veux que la France et l’Europe restent chrétiennes. » Elle disserte sur la France de saint Louis, « qui apporte en procession les reliques de la Passion du Christ », de Charles VII, d’Henri IV, de Bossuet, celle du vœu de Louis XIII etc. Dans ses vœux, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen établit un parallèle entre Notre-Dame de Paris, « devenue pour un instant [lors de son incendie] Notre-Dame de la Nation, Notre-Dame de France » et « notre civilisation toute entière. » Elle souhaite aussi un joyeux Noël « à tous les chrétiens du monde, persécutés pour leur foi. »

Le 19 avril 2022, Marion Maréchal avait annoncé son adhésion à Reconquête et devenait vice-présidente exécutive. Le parti Reconquête, né d’un juif, devenait donc chrétien par une femme.

Pourtant, le 13 juin 2024, Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu, tous les quatre élus au Parlement Européen, et tous les quatre catholiques pratiquants, quittent le parti d’Éric Zemmour. Et le naturel revient au galop. La parenthèse chrétienne est aussitôt refermée derrière eux.

Le 7 septembre 2024, à Orange, Reconquête fait sa rentrée politique. La France chrétienne brille, pour une fois, par son absence. Les invités marquent la décadence du parti. Mila Orriols est érigée en héroïne martyre de la cause anti-islam, elle qui incarne pourtant la France athée et vulgaire, que Philippe de Villiers appelle aussi à combattre dans le dernier chapitre de son livre Les Cloches sonneront-elles encore demain (Albin Michel, 2016). Saint Louis en croisade n’aurait en effet jamais dit aux chefs des armées musulmanes : « Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul », propos tenus sur les réseaux sociaux par Mila en 2020, déclenchant la fameuse affaire. À Orange, Mila est invitée à présenter sa première chanson, « La Flèche. » Les paroles sont violentes, et surtout profondément révolutionnaires : « L’étendard sanglant est levé / À toutes nos familles endeuillées / Hissons-le haut pour nos absents / Non, nous ne serons plus jamais impuissants […] La peur changera de camp. »

Puis, la « vidéaste » et ancienne porte-parole de Génération Identitaire Thaïs d’Escufon tient à son habitude un discours très éloigné de la doctrine catholique, mélange de masculinisme et de repli identitaire. Elle avait notamment tweeté le 19 mars 2024 : « La virginité féminine est un cadeau, la virginité masculine est un boulet, je ne fais pas les règles. » Alice Cordier, du collectif Nemesis, elle-même catholique pratiquante, avait dénoncé ses nombreux propos néo-païens : « Thaïs se dit catholique, mais ce qu’elle prône ne l’est absolument pas. La virginité dans le catholicisme est à égalité entre les hommes et les femmes. On ne demande pas aux hommes d’aller enchaîner les conquêtes. » Yohan Pawer, influenceur ouvertement homosexuel et créateur du « Collectif Éros », défend ensuite une homosexualité indépendante du lobby LGBT et représente les « homos patriotes de droite » selon le journal Causeur, qui relate aussi qu’à gauche, on le considère comme « une dinde militant pour Thanksgiving » (Frédéric de Natal, Causeur, 5 juillet 2024). D’autres influenceurs et journalistes, plus ou moins connus, se joignent à la table ronde, qui occupe presque la moitié du meeting, avant le discours d’Éric Zemmour, qui profite du chaos actuel pour promouvoir, n’ayant plus le moindre élu en France, une « révolution antipolitique ». Le temps des philippiques du grand de Villiers est bel et bien révolu chez Reconquête. Le 7 septembre, la journée, comme le parti, « a surtout pris des airs de festival des influenceurs d’extrême-droite, réduits à discuter de leurs obsessions entre eux » (Youmni Kezzouf, Mediapart, 7 septembre 2024.)

Reconquête, qui était le parti des grands tribuns catholiques, devient aujourd’hui le parti des néo-païens et des cyber-identitaires en jeans moulants. N’est-ce pas finalement la marque de l’échec naturel d’un parti qui tenta, en 2022, et presque avec succès, de ressusciter la mystique républicaine ? Celle d’un parti voué à prendre de plein fouet l’incompatibilité de nature entre la médiocrité de la Révolution et le Bien Commun catholique et contre-révolutionnaire. La première gagne toujours sur le court terme, et elle marqué le meeting d’Orange par une victoire presque honteuse. Le second, néanmoins, se fait discret et nous rappelle de ne placer notre espérance qu’en lui, sans compromis.

Prier Padre Pio et Saint Michel

L’abbé Jean-François Billot (IBP) nous prie de publier cette annonce:

Pour se préparer aux fêtes de Padre Pio (23 septembre) et de saint Michel archange (29 septembre) en recevant chaque jour un dessin, des  méditations et des prières, s’inscrire à : [email protected]

Nouvelle-Calédonie : des paroissiens se sont improvisés surveillants des églises

Au cœur de Rivière-Salé, l’église Mémorial du 150e a été épargnée par les flammes, qui ont ravagé de nombreux bâtiments dans ce quartier Nord de Nouméa. Depuis les émeutes, le site est gardé jour et nuit par une équipe de jeunes, tous volontaires.

“Je suis chrétien. Ça me ferait du mal de voir une église qui a été brûlée en face de moi”. “Je suis venu pour surveiller, pour éviter qu’on se retrouve comme à Montravel, où tout a été saccagé. Du coup, allez, on va surveiller, faire en sorte que personne ne vienne casser les vitres, brûler le petit jardin…”

Le père Michel Toekidjo est le référent des paroisses catholiques de Rivière-Salée et de Tina-sur-mer. Il a pu compter sur ces jeunes lorsqu’il ne pouvait pas accéder au lieu de culte. Le prêtre salue aujourd’hui l’initiative de ceux qu’il considère comme les anges gardiens de la paroisse.

“Je leur ai donné la clé du presbytère. Pour moi, c’était une aubaine. Ils vivent ici. Ils font leur petite popotte eux-mêmes, ils ne me demandent rien.”

Les initiatives comme celle-ci se sont multipliées pour aider à préserver les lieux de culte : entre la mi-juillet et début septembre, six implantations catholiques ont subi des incendies et des actes de vandalisme.

L’Allemagne va-t-elle enterrer le traité de Schengen ?

Ils ont beaucoup critiqué Jordan Bardella durant les dernières campagnes électorales, estimant que remettre des contrôles aux frontières était impossible. C’est exactement ce que se prépare à faire l’Allemagne.

Gérard-François Dumont, Professeur à Sorbonne Université, président de la revue Population & Avenir et auteur de Géographie des populations, déclare dans Le Figaro :

Premièrement, l’Allemagne annonce qu’elle ne veut plus accueillir de  migrants en situation irrégulière , ce qui est un point non négligeable. L’effet d’annonce est d’autant plus significatif que les mesures prises sont concrètes, telles que la suppression de l’aide aux demandeurs d’asile ayant déposé un dossier dans un autre pays de l’Union européenne. S’il est vrai que le contrôle réel de toutes les frontières allemandes est ardu à mettre en place, des effets pourront être observés si les décisions sont réellement appliquées.

Bien entendu, l’Allemagne n’a pas un rideau de fer et ne saurait surveiller l’intégralité de ses  frontières ; il s’agit, en réalité, de maîtriser les points de passage. D’autres outils comme les drones lui permettront sans doute de surveiller les autres territoires frontaliers, même sans présence physique. Lorsque l’on a la volonté politique de le faire, on a les moyens de le faire. La difficulté vient plutôt du fait que certaines décisions allemandes contreviennent aux traités internationaux qu’elle a, comme la France, signés.

Justement, cette décision réinterroge la libre circulation dans l’espace Schengen, d’autant plus que la coalition en place a également annoncé vouloir renvoyer plus de migrants en dehors de ses frontières. Une solution juridique « conforme au droit européen» telle que le souhaite Berlin est-elle possible ?

Cette décision ne va pas à l’encontre des règles de libre circulation dans l’ espace Schengen  dans la mesure où celles-ci prévoient qu’un pays puisse être autorisé, pour une période temporaire, à fermer ses frontières. En revanche, cela contrevient à la Convention de Genève (1951) sur le droit d’asile et la Convention européenne des droits de l’homme (1950), notamment en matière de regroupement familial. Il n’y a aujourd’hui pas de solution juridique possible conforme au droit européen puisque celui-ci vient moins des décisions de l’UE que de ces deux traités internationaux, qui existaient bien avant que commence le processus de mise en œuvre de l’UE.

Il est vrai que les décisions prises ensuite au sein de l’UE, qu’il s’agisse de règlements ou de directives, n’ont pas amélioré la possibilité de contrôler l’immigration irrégulière. Mais le fonctionnement général de la politique migratoire européenne demeure antérieur à la création même de l’Union européenne. L’Allemagne pourrait à tout moment s’extraire de ces traités, comme tout pays le peut. Il suffit de dénoncer la Convention européenne des  droits de l’homme  et ensuite d’y réadhérer, en formulant des réserves sur les aspects jugés trop contraignants. […]

En réaction, la Commission européenne a affirmé qu’elle étudiait le fond de ces mesures qui doivent être « proportionnées» et rester « exceptionnelles», évoquant même des « mesures alternatives» telles que des « patrouilles conjointes» entre États européens. Qu’en pensez-vous ?

Des patrouilles conjointes opèrent déjà pour contrôler certaines frontières communes, en coordonnant une police nationale des frontières avec l’Agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes,  Frontex. Deux éléments sont à prendre en considération.

D’abord, faire appel à Frontex n’est pas une honte pour un petit pays comme la Grèce. Tout le monde perçoit que le contraste entre sa superficie et l’immensité de ses frontières maritimes et terrestres, couplé avec sa position géographique et sa proximité avec la Turquie, lui rend complexe le contrôle de ses frontières par ses propres moyens. En revanche, si un pays comme  l’Allemagne demandait l’aide de Frontex, ce serait pour elle un motif de honte, puisque cela signifierait qu’elle n’est pas capable, avec ses propres moyens, d’assurer sa sécurité.

Le deuxième aspect est sensiblement plus grave : depuis plusieurs années, une action est conduite, non seulement pour rendre impossible la mission de Frontex, mais aussi pour en faire une  Organisation non gouvernementale , simplement chargée d’accueillir les migrants en situation irrégulière. Le directeur de Frontex avait d’ailleurs été poussé à la démission, son rôle ayant été réduit au simple accueil des migrants, bien loin de la maîtrise de l’immigration irrégulière. […]

Quelques jours après sa nomination, Michel Barnier a déclaré sur le plateau de TF1 vouloir prendre des « mesures concrètes» pour la « maîtrise des flux migratoires» dont il veut faire une priorité. La France pourrait-elle imiter son voisin allemand ?

En réalité, tout cela n’est qu’affaire de volonté politique. Certes, si l’on s’appuie sur une interprétation laxiste de l’ensemble des traités internationaux, le champ d’action sera très restreint. Mais avec la volonté politique d’agir, de faire en sorte que le politique s’impose sur les réglementations, cela n’est pas exclu. La France peut tout à fait, si elle le souhaite, dénoncer les  accords qu’elle a passés avec l’Algérie, qui permettent aux Algériens d’avoir un avantage migratoire plus élevé que les ressortissants d’autres pays. La France peut dès demain s’insurger pour que les pays étrangers délivrent des laissez-passer consulaires lorsqu’une personne doit être expulsée de France. La France peut également dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme tout en y réadhérant, sous des réserves, notamment concernant l’interprétation de l’article 8 de la Convention sur le groupement familial.

Une confrontation a lieu entre les gouvernements, d’un côté, Bruxelles, de l’autre. Les gouvernements travaillent pour l’intérêt de leur pays, mesurent les problèmes de concorde sociale que pose une immigration importante venue du Sud qu’ils souhaitent réguler. Le regard que porte, au contraire, l’UE sur ces questions est purement quantitatif, puisque l’idée d’une Europe  multiculturelle y est prégnante. Le débat est là. Qui, des jurés et technocrates bruxellois, des gouvernements ou des populations vont l’emporter ?

La République des copains : à Lyon

La mairie de Lyon emploie un trop grand nombre de collaborateurs « chargés de mission thématique ». Alors que la municipalité a le droit à 12 collaborateurs, en plus des 8 500 fonctionnaires, elle en compte 36, soit 24 de trop, selon la Chambre régionale des Comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes.

La Chambre régionale des Comptes s’interroge sur ces « chargés de mission » ou encore les « interlocuteurs réguliers de la direction de la communication ». Une vingtaine d’agents, contractuels ou fonctionnaires, travaillant officiellement dans l’administration, exercent en réalité « des missions politiques ». Il est demandé à la Ville de supprimer ces 24 chargées de mission.

La mairie EELV rappelle que les missions exercées par ces 24 chargés de mission thématique sont nécessaires pour la bonne mise en œuvre des grandes politiques publiques de la collectivité. Les chargés de mission thématique sont des agents administratifs qui exercent leur fonction de manière effective au service des Lyonnaises et des Lyonnais. Leur rôle est de coordonner l’action de la Ville de Lyon dans ses grandes politiques publiques et d’en assurer le suivi.

La Ville a fini par céder :

« La Ville de Lyon ne partage pas l’analyse juridique de la Chambre régionale des Comptes qui remet en cause l’organisation de la collectivité. Pour autant, pour protéger l’institution, la Ville de Lyon fait le choix de mettre en œuvre la recommandation émise par une autorité de contrôle et supprimera le pôle des chargés de mission thématique ».

Thomas Jolly assume : la cérémonie d’ouverture des JO se voulait politique

L’individu, directeur artistique de Paris 2024, a été interrogé dans Le Monde :

Certaines séquences, comme celles des drag-queens ou du chanteur Philippe Katerine nu en Bacchus, ont choqué. Cette cérémonie d’ouverture se voulait-elle politique ?

Bien sûr que c’était politique, même si je ne fais pas de prosélytisme. Ma mission était de dire qui nous sommes. Dans tous les tableaux apparaissaient des corps différents, de la diversité, des femmes et des hommes maquillés ou costumés. Le théâtre était partout, la question des genres également. Les rois français se poudraient et portaient des talons. Jeanne d’Arc, une des plus grandes travesties de notre histoire, n’a-t-elle pas été condamnée parce qu’elle était vêtue en homme ? Notre culture est faite de cette fluidité de genres.

Et donc, les femmes militaires qui portent le treillis sont des travesties ?

Bernard-Henri Lévy a discrètement été reconduit à la tête du conseil de surveillance d’Arte France

Le médiatique philosophe entame un nouveau mandat de cinq ans comme président du conseil de surveillance, le huitième depuis sa première nomination en 1993, au terme duquel il aura donc 80 printemps.

Mais pour cela, Arte France a changé ses statuts pour maintenir Bernard-Henri Lévy, âgé de 75 ans. Il a fallu reculer la limite d’âge autorisée pour le renouveler…

Témoignage sur l’avortement : “3 mois après, j’étais à nouveau enceinte…”

Après une première vidéo de témoignages anonymes de femmes ayant avorté, d’autres femmes ont courageusement accepté de témoigner de leur avortement.

Après Amélie et Alexandra, voici le témoignage de Valérie, qui a mis des années à se reconstruire après son avortement.

Comme le montrent ces nouveaux témoignages, l’éducation sexuelle juvénile et l’accès à la contraception de masse ne résolvent rien: elles préparent la voie à l’avortement, vers lequel le Planning familial et d’autres se font un devoir d’accompagner ces femmes.

March for Life : Jeanne Mancini passe le flambeau à Jennie Bradley Lichter

Aux Etats-Unis, la March for Life a présenté sa nouvelle présidente, Jennie Bradley Lichter, qui entrera en fonction en novembre en tant que présidente élue et prendra officiellement la direction de l’organisation le 1er février 2025. Jeanne Mancini continuera à siéger au conseil d’administration de la Marche pour la vie. Jennie Bradley Lichter a acquis une vaste expérience juridique et politique dans les secteurs public, privé et à but non lucratif, y compris aux plus hauts niveaux du gouvernement fédéral. Mariée et mère de trois enfants, Mme Lichter est une marcheuse de longue date. En plus de son travail juridique et politique, elle a fondé une initiative à l’Université catholique pour fournir des ressources tangibles et un soutien aux futures mères et à leurs enfants.

Jennie Bradley Lichter a déclaré :

« La Marche pour la vie est une organisation historique qui, depuis 50 ans, offre au mouvement pro-vie et à notre pays le grand cadeau d’un témoignage annuel massif, pacifique et joyeux de la dignité de la vie humaine à naître. Lorsque j’ai commencé à assister à la Marche nationale en tant qu’étudiante il y a plus de 20 ans, je n’aurais jamais pu rêver qu’un jour j’aurais l’honneur de la diriger ». « Je suis très touchée par la confiance que m’accorde le conseil d’administration et je le remercie de me donner l’occasion de suivre les traces de la grande Jeanne Mancini, que j’admire profondément, et de l’infatigable fondatrice de la Marche pour la vie, Nellie Gray. J’ai hâte de travailler aux côtés de la formidable équipe de la Marche pour la vie et des Américains pro-vie engagés dans tout le pays, afin de contribuer à la construction d’une nation où les enfants à naître sont protégés, où les mères sont soutenues et où l’avortement est impensable ».

Jennie Bradley Lichter succédera à Jeanne Mancini, qui n’est que la deuxième présidente de l’organisation fondée et dirigée par Nellie Gray en 1974, en réponse à la décision de la Cour suprême dans l’affaire Roe v. Wade l’année précédente. Les 12 années de mandat de Jeanne Mancini ont été marquées par une croissance constante et extraordinairement fructueuse, notamment lors de la Marche nationale, qui est devenue la plus grande manifestation annuelle de défense des droits de l’homme au monde, et par la mise en place d’un programme de marches d’État en pleine expansion, déjà présent dans 16 États. Parmi les grandes étapes franchies sous la direction de Jeanne Mancini, citons l’accueil du premier vice-président et du premier président des États-Unis en exercice lors de la Marche nationale pour la vie à Washington, ainsi que l’arrêt monumental de la Cour suprême dans l’affaire Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization.

Jeanne Mancini a déclaré :

« Diriger la Marche pour la vie a été l’honneur et l’opportunité d’une vie, dont je serai à jamais reconnaissante. J’ai vécu d’innombrables moments forts en tant que présidente de la Marche pour la vie, notamment le renversement de l’arrêt Roe v. Wade. Les héros avec lesquels j’ai pu travailler tout au long de mon parcours ont rendu tout cela possible, qu’il s’agisse de notre formidable conseil d’administration, de nos sympathisants, de notre merveilleux personnel ou, enfin et surtout, des millions de marcheurs que j’ai côtoyés au cours des 12 dernières années. Je suis convaincue que la construction d’une culture de la vie par le biais d’un témoignage public et compatissant de la dignité inhérente des enfants à naître et de leurs mères est aussi importante aujourd’hui qu’elle l’était le jour tragique où l’avortement a été légalisé pour la première fois aux États-Unis – ou à n’importe quel moment depuis lors. Je suis plus que ravi de voir comment l’organisation va continuer à se développer sous la direction de Jennie Bradley Lichter ».

Timothy Saccoccia, président du conseil d’administration de la Marche pour la vie, a ajouté :

« Il est impossible d’exprimer correctement la gratitude du conseil d’administration à l’égard de Jeanne Mancini, qui a dirigé l’organisation pendant 12 ans, à certains des moments les plus historiques de notre mouvement. Son leadership visionnaire a permis de concevoir un programme de marches d’État des années avant que nous n’entendions parler de Dobbs, et son attitude joyeuse a contribué à changer les cœurs et les esprits à travers l’Amérique. Je suis ravi que Jeanne reste avec nous au sein du conseil d’administration. En même temps, je suis très heureux d’accueillir Jennie Bradley Lichter en cette période de grand potentiel pour notre mouvement. Elle sera véritablement une dirigeante dans la tradition de ses prédécesseurs étonnants et dévoués, à un moment où la nécessité de marcher à Washington et dans les capitales de nos États n’a jamais été aussi importante. Je sais que les marcheurs de tout le pays auront l’occasion, dans les années à venir, de rencontrer Jennie et de marcher avec elle jusqu’à ce que l’avortement soit impensable ».

La grande misère des églises de France

Selon le ministère de l’Intérieur, 854 actes antichrétiens ont été enregistrés en France en 2023, dont «90% sont des atteintes aux biens, comme des cimetières ou des églises ».

923 faits avaient été recensés en 2022, contre 857 en 2021. Soit une moyenne d’au moins deux par jour… En 2023, selon le décompte réalisé par l’Observatoire du patrimoine religieux (OPR), sur 27 départs de feu dans des églises, 8 étaient d’origine criminelle, 19 accidentelle. Pour les neuf premiers mois de 2024, sur les 26 incendies déclarés, 14 sont d’origine criminelle. À noter que les chiffres liés au vandalisme sont sans doute minorés, car un nombre important de prêtres refuse de porter plainte. Pourtant le ministère de l’Intérieur les incite fortement à le faire.

Le père Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l’information, indique au Figaro :

«L’Église est face à un double défi. Assumer un patrimoine extrêmement important, de plus en plus difficile à occuper, alors qu’il y a une désaffiliation des Français au culte, et même une sorte d’aversion de l’opinion publique pour le christianisme, qui peut devenir haineuse contre les lieux de culte. La question d’un espace sacré concerne de moins en moins de personnes… À un moment donné, le vrai sujet, c’est de se réapproprier la signification des lieux de culte et de leur valeur pour notre vie sociale. »

Dans leur rapport sur les actes antireligieux en France, rendu en 2022, les députés Isabelle Florennes et Ludovic Mendès observaient

«un plateau inquiétant d’actes antireligieux et une intensification de la violence». «Les remontées des diocèses font d’ailleurs apparaître une crainte croissante des bénévoles qui assurent une présence physique durant les périodes d’ouverture des églises ». «Faute d’identification des auteurs pour une part non négligeable des faits, il est très difficile d’établir de manière complète les profils. Les affaires élucidées montrent des profils islamistes, d’ultradroite, d’ultragauche et satanistes, en plus des déséquilibrés et des mineurs qui sont probablement surreprésentés, étant a priori plus faciles à repérer. »

En vertu de la loi de 1905, quelque 40 000 édifices religieux appartiennent à des communes, dont 75 % comptent moins de 3 000 habitants. En septembre 2023, le président de la République avait annoncé le lancement d’une grande collecte en faveur du patrimoine religieux (tous cultes confondus), afin de soutenir les petites communes de moins de 10 000 habitants. Un an plus tard, plus de 10 millions d’euros ont été rassemblés, se félicite la Fondation du patrimoine.

Christus vincit résonne dans le stade plein de Singapour

50 000 fidèles de Singapour ont assisté à la messe du Pape au stade, lequel a déclaré dans son homélie :

Nous pouvons le voir dans tant de figures de saints : des hommes et des femmes conquis par le Dieu de la miséricorde, au point d’en devenir le reflet, l’écho, l’image vivante. Et je voudrais, pour conclure, en mentionner deux.

La première est Marie, dont nous célébrons aujourd’hui le Très Saint Nom. À combien de personnes son soutien et sa présence ont donné et donnent de l’espoir, sur combien de lèvres son Nom est apparu et apparaît dans les moments de joie et aussi de douleur ! Et cela parce qu’en Elle, en Marie, nous voyons l’amour du Père se manifester de l’une des manières les plus belles et les plus totales : celle de la tendresse – n’oublions pas la tendresse ! – la tendresse d’une maman, qui comprend tout, qui pardonne tout et qui ne nous abandonne jamais. C’est pourquoi nous nous tournons vers Elle !

Le deuxième est un saint cher à cette terre, qui y a trouvé l’hospitalité si souvent au cours de ses voyages missionnaires. Je veux parler de saint François Xavier, reçu à Singapour à de nombreuses occasions, la dernière fut le 21 juillet 1552.

Il nous reste de lui une belle lettre, adressée à saint Ignace et aux premiers compagnons, dans laquelle il exprime son désir d’aller dans toutes les universités de son temps pour « crier ici et là comme un fou et secouer ceux qui ont plus de doctrine que de charité », afin qu’ils se sentent poussés à devenir missionnaires par amour de leurs frères, « en disant du fond du cœur : “Seigneur, me voici ; que veux-tu que je fasse” » (Lettre de Cochin, janvier 1544).

Le chant du Christus vincit :

Pau : des centaines d’élèves et parents manifestent pour soutenir le directeur suspendu par le rectorat

Suite à la suspension du directeur de l’établissement catholique Immaculée Conception à Pau, des centaines d’élèves et parents ont manifesté pour le soutenir :

Environ 200 personnes ont scandé, à plusieurs reprises, le nom du directeur. « J’ai le sentiment qu’on a fait un exemple », explique Nathalie. « Je pense qu’il y a une méfiance vis-à-vis de l’enseignement catholique et que Monsieur Espeso est le bouc émissaire car son établissement fonctionne bien », abonde Marie, qui a deux enfants scolarisés au collège.

« La décision est choquante dans sa rapidité d’exécution, on ne comprend pas trop et on est sous le choc ».

Les parents interrogés réfutent tout manquement à la laïcité :

« Ils n’obligent pas les enfants à participer. Ce sont des cours du soir pour enrichir les enfants ».

Interrogé dans Sud-Ouest, un professeur s’étonne :

Comment recevez-vous cette sanction pour le directeur de l’Immaculée-Conception ?

Je reste complètement interloquée par cette décision. Je trouve que cette sanction est énorme et disproportionnée. Après que la défense a passé dix heures à débouter chaque argument les uns après les autres, je ne comprends pas que le rectorat maintienne une sanction de ce niveau-là. […]

Je ne peux pas croire qu’une sanction aussi grave n’ait pas comme visée d’atteindre l’établissement. Un ensemble scolaire qui, pourtant, a fait ses preuves dans ses résultats et dans son accompagnement des élèves. Il y a peut-être une forme de jalousie, ou en tout cas une volonté d’atteindre cette réputation. De l’Immac, mais plus largement de l’enseignement catholique car d’autres établissements sont attaqués même si c’est moins médiatisé.

[…] Je crois que nous sommes quand même très très nombreux à être heureux de travailler ici et à se retrouver dans le projet de cet établissement. Certains ont décidé de s’attaquer à cela, mais je ne crois pas qu’on puisse laisser penser que c’est du moitié moitié. C’est un petit groupe.

Un salarié de l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique (Ogec), témoigne, lui aussi, de sa sidération :

«Je suis dépité et écœuré. Cette décision est injuste. Tout ce qui est reproché n’a jamais été matériellement prouvé. Des ‘‘on-dit’’ permettent aujourd’hui de prendre une décision très grave. L’inspection avait déjà établi son verdict avant même d’entendre les témoins. Rien n’a été retenu de ce que nous avons dit à Bordeaux.»

La bombe P a fait long feu

Le Monde reconnaît que la surpopulation est un mythe :

En dépit des thèses alarmistes d’économistes par le passé, tous les Etats du monde sont aujourd’hui touchés par la transition démographique et la baisse de la natalité, y compris les pays les moins développés, observe Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

En 1968, le biologiste et démographe Paul Ehrlich, professeur à l’Université Stanford, publie un essai spectaculaire qui aura un retentissement mondial : La Bombe P (Fayard, 1972). Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, il prévoit une explosion rapide de la population mondiale (la bombe P) qui conduira à une famine inévitable au seuil des années 1980. Selon ses calculs, la ville de Calcutta, en Inde, devait voir sa population multipliée par dix, passant de 7 millions d’habitants à près de 70 millions en l’an 2000. Il fonda en 1969 l’association Zero Population Growth, militant pour des politiques actives de réduction de la population, du planning familial à la stérilisation des femmes.

On sait ce qu’il en est advenu. La famine mondiale ne s’est pas produite, et la ville de Calcutta héberge aujourd’hui un peu plus de 19 millions de personnes. Comme les météorologues ou les économistes, les démographes sont bien plus pertinents dans leur analyse du passé que dans leurs prévisions de l’avenir.

L’analyse de Paul Ehrlich rejoint d’ailleurs des inquiétudes anciennes, comme celles du club de Rome, qui s’est réuni pour la première fois cette même année 1968, et, bien sûr, celle de Thomas Malthus à la fin du XVIIIe siècle. […] Les prédictions d’Ehrlich comme de Malthus ne se sont pas produites, pour les mêmes raisons. Le progrès technique a réduit drastiquement le nombre des famines. En 1950, les deux tiers des habitants de la planète souffraient de malnutrition, ils n’étaient plus que 15 % en 2000, alors que la population avait plus que doublé entre-temps, passant de 2,5 milliards à 6 milliards d’habitants.

Un progrès dans le domaine de la technologie, de la santé et de l’éducation qui a enrichi nos sociétés de manière considérable et enclenché un phénomène totalement sous-estimé et totalement majeur, celui de la transition démographique. […]

Reste aujourd’hui pour la plupart des pays du monde à gérer les conséquences de cette transition : le vieillissement des populations et ses conséquences en cascade. […]

Vers une purge au RN ?

Paris-Match annonce une nouvelle purge au RN :

Il serait peut-être temps de former des cadres, d’attirer des talents, de laisser s’exprimer les initiatives, de respecter les avis, de valoriser les personnes…

Education à la sexualité à l’école: le CESE idéologique et décevant

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Le Conseil économique, social et environnemental a présenté mardi 10 septembre 2024 ses rapport et avis intitulés « Éduquer à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) » .

Ces documents se révèlent dogmatique et de qualité assez médiocre ; les rédacteurs brandissent l’EVARS comme remède à tous les maux de notre société. Les violences, les suicides d’ados ou les abus sexuels, le cyberharcèlement etc. ? Selon l’avis et le rapport, ils sont dûs à l’absence des 3 séances d’éducation à la sexualité prévues par la loi. Le remède ? De l’EVARS partout, dans tous les lieux de socialisation de l’enfant, en commençant par l’école où l’avis préconise d’inclure pas moins de 30 heures annuelles d’EVARS depuis la maternelle ! Ainsi seront « déconstruits les schémas toxiques, enrayée la montée des violences sexuelles, du sexisme, des LGBTIQAphobies ».

L’avis et le rapport n’ont de cesse de fustiger la société. Si l’on peut certes partager certains constats (hypersexualisation de la société et en particulier du corps féminin, multiples formes de violence, omniprésence des outils numériques, impact des réseaux sociaux, exposition des enfants à la pornographie, prostitution des mineurs, conséquences des inégalités sociales, etc.), l’analyse de leurs causes et la recherche de solutions sont pauvres et marquées par des idéologies empêchant une véritable réflexion.

Les dangers de l’ « approche globale »

Le rapport et l’avis militent pour la création d’un « droit à l’EVARS » dès le plus jeune âge et dans tous les lieux de vie au nom du droit à disposer de son corps. Cette éducation est conçue « sous une acception extensive, à l’instar des préconisations de l’OMS qui promeuvent une « approche globale ». Or, celle-ci fait l’objet de nombreuses critiques de la part de pédopsychiatres, médecins et psychologues qui pointent du doigt l’inadaptation d’une sexualité adulte plaquée sur les enfants. Et c’est justement une telle conception d’une sexualité des enfants identique à celle des adultes qui fait le lit des abus sexuels.

L’apologie de la théorie du genre

Le CESE promeut l’idéologie du genre, encourageant la remise en cause de la binarité des sexes et l’existence de deux sexes, féminin et masculin. Il est dommageable qu’une telle institution relaye des thèses non étayées scientifiquement et préjudiciables au bon développement des enfants.

Le refus du dialogue

Il est tout aussi regrettable que le CESE refuse d’entendre les critiques légitimes formées notamment par des parents contre certaines dérives constatées de l’EVARS en milieu scolaire. Comment comprendre que pour répondre aux inquiétudes légitimes des parents, le CESE n’ait que la disqualification qui le conduit à taxer les critiques de « fake news, interprétation tendancieuse, panique morale, faux récits, relents conspirationnistes et haineux», et appelle à la création d’un délit d’entrave à l’EVARS ? Ainsi, le CESE, qui aime à se bâtir une réputation d’assemblée consensuelle et démocratique, va jusqu’à disqualifier les résultats d’une consultation populaire qui ne lui conviennent pas !

La fragilisation de la protection de l’enfant

Tout au long des documents, la place et le statut de l’enfant sont présentés comme « soumis à des systèmes multiples de domination » et la famille est désignée comme une structure d’inégalité et de domination.

Le CESE promeut le concept « d’infantisme » (idéologie issue du wokisme qui envisage l’enfant comme une monade sujet de droit qui devrait être affranchi des « systèmes multiples de domination » auquel il serait soumis par ses parents, sa famille, l’école…). La famille est présentée par ce rapport du CESE comme un lieu de violences sexuelles, éducatives, un véhicule de normes sexistes et de stéréotypes de genre et en tout état de cause comme un échec éducatif surtout en ce qui concerne l’apprentissage de la sexualité.

Juristes pour l’enfance salue la position courageuse du groupe CGT-FO qui s’est élevé contre cette présentation en alertant sur le fait que

« l’avis donne le sentiment de mettre en accusation la totalité du monde adulte, la société dans son ensemble semblant être mise à l’index alors que les adultes qui gravitent autour des enfants sont majoritairement bienveillants ».

Le groupe des Familles a, pour sa part, regretté « les descriptions caricaturales des familles ».

Juristes pour l’enfance souscrit à cette critique. Comme le dit la Convention internationale des droits de l’enfant dans son Préambule, la famille est

« l’unité fondamentale de la société et le milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, en particulier des enfants ».

Disqualifier ce milieu naturel et la protection assurée par les parents transforme les enfants en proie pour les idéologies et les totalitarismes de toutes sortes.

Les documents adoptés par le CESE manquent de clairvoyance et révèlent, par le refus de prendre en compte toutes les opinions, un inquiétant déficit démocratique.

Juristes pour l’enfance attend pour sa part de l’Etat français qu’il prenne de réelles mesures pour lutter contre les violences sur les enfants, les abus sexuels, la réification ou la sexualisation du corps des enfants, etc. dont une cause non négligeable réside dans l’accès sans limite à une pornographie violente, dégradante, et criminelle pourtant consommée par la quasi-totalité des adultes.

GPA : la Rapporteuse spéciale des Nations-Unies dénonce la législation grecque et ses dérives

Rapporteuse spéciale des Nations-Unies sur la violence contre les femmes et les filles, Reem Alsalem vient de rendre publique la lettre qu’elle a adressée au Gouvernement grec cet été sur la pratique de la GPA dans cet Etat. Elle estime notamment que la législation grecque protège les commanditaires de GPA au mépris des droits des mères porteuses et de leurs enfants. Le Syndicat de la Famille avait alerté la Rapporteuse spéciale sur ce sujet en janvier 2024.

En Grèce, le recours à la GPA, autorisé dans un cadre supposé « éthique » depuis 2002, implique que la mère porteuse et les commanditaires concluent un accord avant la conception de l’enfant et le soumettent au tribunal de première instance pour validation. A la naissance de l’enfant, l’approbation ainsi obtenue permet d’inscrire d’emblée les commanditaires comme les parents à l’état civil. La mère porteuse, quant à elle, ne figure sur aucun des documents officiels de l’enfant. C’est notamment ce qui a conduit la Rapporteuse spéciale des Nations-Unies à dénoncer cette situation contraire au droit international aussi bien pour les mères que pour les enfants. Reem Alsalem souligne que cette procédure supprime notamment le droit de la mère porteuse de changer d’avis et de garder son enfant et elle empêche d’évaluer ce qui sera, à la naissance, le plus conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Experte internationale des violences faites aux femmes et aux enfants, la Rapporteuse déplore aussi la modification de la législation grecque en 2014 qui a supprimé l’obligation d’être citoyen ou résident permanent en Grèce aussi bien pour commander une GPA que pour devenir mère porteuse. Mais aucun contrôle n’a été prévu ni mis en place pour s’assurer qu’aucune traite humaine n’en résulte, y compris pour les femmes migrantes. Or la lettre d’une douzaine de pages adressée au Gouvernement grec abonde d’exemples concrets de violences et de non-respect des droits humains : césariennes sans raison médicale, visites médicales en présence des commanditaires sans l’accord de la mère porteuse, privation de liberté… La Rapporteuse des Nations-Unies souligne que la Grèce n’a même rien mis en place pour que les femmes victimes puissent demander de l’aide.

Reem Alsalem observe aussi que ce sont de plus en plus des femmes migrantes, et toujours des femmes pauvres, qui deviennent mères porteuses, des signes d’exploitation évidente de la vulnérabilité.

Pour le Syndicat de la Famille, qui avait alerté Reem Alsalem de la situation en Grèce, cette lettre officielle et désormais publique marque un tournant parce qu’elle fait part des enjeux humains et juridiques majeurs posés par la pratique de la GPA et parce qu’elle rappelle au Gouvernement grec qu’il est tenu, comme Etat membre des Nations-Unies, de changer sa législation pour se conformer au droit international dès lors qu’elle ne protège pas, y compris au moyen de mesures positives, les femmes et les filles des violences et non-respect de leurs droits.

Les observations adressées par Reem Alsalem au Gouvernement grec, qui avait 60 jours pour répondre, sont à ce jour restées lettre morte. C’est désormais au Comité des droits de l’Homme des Nations-Unies de se prononcer.

A la suite de la Rapporteuse spéciale, Le Syndicat de la Famille rappelle que le consentement de victimes de traite à des fins d’exploitation est inopérant si des mesures coercitives ont été employées, ce qui est à l’évidence le cas s’agissant de femmes qui sont systématiquement pauvres et vulnérables comme c’est le cas pour la pratique des mères porteuses.

Pour le Syndicat de la Famille, la solution ne saurait résider dans une règlementation plus stricte, comme semble le réclamer la Rapporteuse : la seule solution pour protéger les femmes et les enfants est l’abolition internationale de la GPA.

I-Média Débat Trump / Harris : les médias ont déjà choisi !

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur la nomination du nouveau premier ministre Michel Barnier et les coulisses de ce choix.

Le dossier du jour est consacré au débat des élections américaines Trump / Harris et son traitement médiatique unanime en France.

Les pastilles de l’info abordent :
1- Le coup de chapô : Victoire de Breizh info contre Ouest-France !
2- Delogu illettré : Mépris de classe ou incompétence ?
3- BFM aime se tartiner la pâte algérienne !
4- Louis Aliot et Jordan Bardella dézinguent les médias de gauche

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Taha Bouhafs, surnommé la chicha et la faucille.

Le livre doit reconquérir sa place sous peine de perte culturelle, intellectuelle et d’éveil de l’imagination

A l’occasion de la sortie de son ouvrage Donner le goût de la lecture aux enfants de 0 à 16 ans, véritable mine de conseils judicieux destinés aux parents, nous avons interrogé Valérie d’Aubigny :

Pourquoi est-il important selon vous que les enfants lisent ?

Alors que les écrans dévorent les journées et les nuits des enfants, le livre, même s’il a toujours un statut de loisir de qualité, doit reconquérir sa place sous peine de perte culturelle, intellectuelle et d’éveil de l’imagination. Il est le support privilégié pour accroître le vocabulaire – certains mots ne se rencontrant qu’à l’écrit -, pour explorer des temps, des lieux et surtout des psychologies, ce qui aide l’enfant à se construire en se connaissant mieux.

Par le livre, s’établit un lien irremplaçable entre l’auteur et le lecteur, qui forme ses propres images en fonction de sa culture, de sa maturité et de sa sensibilité et avance à son rythme. Le livre est un ami qui vous accompagne intimement. Le plaisir qu’il suscite se mérite, il demande du temps et de la concentration. Ce fruit que l’on cueille a une saveur tout autre qu’une énième vidéo reçue et non choisie sur un fil de réseau social.

Votre livre parle de la lecture de 0 à 16 ans. Pourquoi cette période ? Avant le CP la lecture est un peu limitée. Et après 16 ans, comment inciter les jeunes adultes à lire ?

Cette frontière peut sembler arbitraire en effet mais elle répond aux demandes des parents et des éducateurs. Ce choix correspond également à la tranche d’âge choisie pour Une Bibliothèque idéale. Que lire de 0 à 16 ans ? rééditée chez Critérion en une version revue et augmentée qui nous a demandé beaucoup de travail.

L’enfant dès les tout premiers mois est sensible à l’objet-livre qu’il perçoit par ses sens en éveil : le toucher, la vue avec des couleurs franches et déjà une éducation de l’harmonie des formes et des couleurs. Il est surtout très réceptif à l’instant privilégié que le livre lui offre dans une relation personnelle, chaleureuse, apaisée. Il voit les pages se tourner, écoute la voix du lecteur, s’imprègne des sons propres à sa langue maternelle, ce qui nourrit donc déjà durablement son attachement au livre, par imprégnation.

Pour ce qui est de la tranche haute, celle des grands adolescents, un accompagnement dans l’exploration parfois toute nouvelle du monde du livre s’avère de plus en plus nécessaire pour nourrir l’esprit critique. Le comité de lecture 123loisirs.com qui alimente de ses choix le site que je pilote depuis 2014 note une demande croissante de la part de jeunes adultes, conscients de leur manque de lien avec le livre et de leurs failles culturelles. Pour nourrir cette soif, il faut faire les bons choix, des livres riches, porteurs de souffle et de sens. C’est tout un art ! Multiplier les propositions, dans des genres variés qui n’écrasent pas le lecteur : la nouvelle, ciselée, puissante, étonnante, s’y prête tout à fait. Le roman policier, de bonne qualité de style, conduit souvent de nouveaux lecteurs vers la littérature classique. La poésie aussi peut toucher des lecteurs rétifs et ouvrir une porte…

Et vous, que lisez-vous actuellement ?

En cette rentrée, je dévore les nouveautés en littérature jeunesse et suis à l’affût de pépites, surtout celles qui passent sous les radars. Il faut avouer que la qualité très contrastée de l’offre, recelant le pire comme le meilleur, nécessite une solide expérience pour débusquer les bons romans échappant au wokisme et à la démagogie ou la médiocrité d’écriture. Je lis en ce moment une excellente biographie de J.R.R. Tolkien chez Mame destinée aux lecteurs à partir de 13 ans (surtout les passionnés du Seigneur des Anneaux et autres Hobbit) dont je vous donnerai bientôt des nouvelles sur le site 123loisirs.com puisqu’elle sort le 13 septembre !

Délit de faciès : et si ça avait été le RN ?

L’extrême-gauche mélenchoniste avoue cibler son militantisme en fonction de la race des personnes. François Ruffin parle d’une campagne au faciès en 2022 avec LFI :

“Pour un Noir ou un Arabe je sortais la tête de Mélenchon mais pour un Blanc, même dans les quartiers, ça devenait un verrou. Mes camarades me disaient faire la même chose” :

 

 

Le gouverneur de l’Alaska oppose son veto à un projet de loi qui obligerait les compagnies d’assurance à couvrir les pilules

Le gouverneur républicain Mike Dunleavy a déclaré à l’assemblée législative de l’Alaska que « contraindre les compagnies d’assurance à fournir une couverture obligatoire pendant un an est une mauvaise politique ». Ashley Carrick, principal auteur démocrate du projet de loi, envisage de tenter de passer outre le veto.

Actuellement, les compagnies d’assurance de l’Alaska ont pour politique de couvrir les contraceptifs, mais seulement pour une durée maximale de 90 jours à la fois. La loi HB 17 aurait exigé que tout assureur de soins de santé de l’État « fournisse une couverture » pour les « contraceptifs sur ordonnance » ainsi que pour les « consultations, examens, procédures et services médicaux » connexes, et

« rembourse un prestataire de soins de santé ou une entité de distribution pour la distribution de contraceptifs sur ordonnance destinés à durer une période de 12 mois pour les distributions ultérieures du même contraceptif sur ordonnance à l’assuré, indépendamment du fait que l’assuré ait été inscrit ou non au régime d’assurance de soins de santé au moment de la première distribution ».

Le projet de loi a été adopté par le Sénat de l’État par 16 voix contre 3 et par la Chambre des représentants de l’État par 26 voix contre 12. Dans son message de veto, M. Dunleavy a expliqué qu’il

« fixe les normes selon lesquelles l’État peut appliquer les exigences de couverture des méthodes contraceptives. Les contraceptifs sont largement disponibles et obliger les compagnies d’assurance à fournir une couverture obligatoire pendant un an est une mauvaise politique ».

La représentante démocrate Ashley Carrick, principale promotrice de la loi HB 17, n’a ni confirmé ni nié son intention de tenter de passer outre le veto, se contentant de dire que toutes les options étaient sur la table.

Outre les prix de l’assurance qu’une telle obligation entraînerait, le fait d’imposer la couverture de la contraception soulève des problèmes de conscience en raison des objections morales de nombreux chrétiens au contrôle des naissances et du fait que de nombreux types de « contraception » communément présentés comme des alternatives à l’avortement sont en fait des formes de celui-ci.

En janvier 2023, par exemple, la Food & Drug Administration (FDA) des États-Unis a modifié l’étiquette du Plan B pour « préciser » qu’il ne s’agissait pas d’un abortif. Mais ces médicaments ont en fait un potentiel abortif, et le fait qu’ils empêchent la conception ou l’implantation dépend du moment où ils sont pris par rapport au cycle de la femme.

La manipulation de la sémantique par les activistes de l’establishment médical rend la question encore plus confuse. Le Congrès américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG), une autorité médicale prétendument impartiale mais en réalité très favorable à l’avortement, a redéfini le terme « conception » dans les années 1960 pour faire référence à l’implantation (nidation) plutôt qu’à la fécondation.

Malgré cela, une enquête de 2011 a révélé que la plupart des gynécologues-obstétriciens continuaient d’affirmer que la vie commence à la fécondation et non à l’implantation, et une enquête de 2019 a révélé que 96 % des biologistes « affirmaient que la vie d’un être humain commence à la fécondation ».

Quatorze États interdisent actuellement tous les avortements ou la plupart d’entre eux. Mais le lobby de l’avortement travaille fébrilement à annuler ces effets dissuasifs en déréglementant la distribution des pilules abortives, en protégeant juridiquement et en soutenant financièrement les voyages à des fins d’avortement, en construisant de nouveaux établissements d’avortement près des frontières communes aux États pro-vie et pro-avortement, en faisant des États libéraux des sanctuaires pour ceux qui veulent se soustraire aux lois de leurs voisins plus pro-vie ou les violer, et en inscrivant les « droits » à l’avortement dans les constitutions des États.

Des familles poursuivent le district scolaire du Colorado qui oblige les enfants à partager leur chambre avec des élèves « transgenres »

L’Alliance de défense de la liberté (Alliance Defending Freedom, ADF) a déposé une plainte fédérale contre un district scolaire du Colorado qui a forcé plusieurs filles à partager leur chambre avec des garçons qui prétendent être des filles.

En décembre dernier, lors d’un voyage scolaire, les autorités des écoles publiques du comté de Jefferson avaient obligé une fille de 11 ans à partager non seulement une chambre mais aussi un lit avec un garçon qui « s’identifiait » comme fille, lui demandant de ne pas dire à ses parents ce qu’il en était. Mais la mère de la fille était accompagnatrice du voyage, et après plusieurs tentatives elle réussit à faire changer de chambre le garçon qui se disait fille. Lorsque l’ADF a demandé des éclaircissements, les autorités scolaires ont ouvertement menti en prétendant que le garçon qui s’identifie comme fille était malade et qu’on l’avait changé de chambre pour qu’il ait plus d’espace…

L’action en justice est également introduite au nom d’une famille dont le garçon de 11 ans a été envoyé en camping avec une conseillère « non binaire » de 18 ans sans que le garçon ait la possibilité de contacter ses parents, et au nom d’une famille qui veut éviter que la situation se reproduise.

Malgré la plainte, les autorités du district (qui ne sont évidemment pas une exception) affirment qu’elles ont l’intention de continuer à organiser les voyages sur la base de « l’identité de genre » et non selon le sexe biologique, sans tenir compte des opposants, et sans prévenir les familles. Car tel est le dogme LGBT qui doit s’appliquer à tous.

L’ADF entend faire valoir que ce sont les parents, et non le gouvernement, qui ont le droit et le devoir de diriger l’éducation de leurs enfants, ce qui implique de protéger la vie privée des enfants, notamment contre les violations de leur intimité corporelle par l’exposition au sexe opposé dans des lieux intimes, comme les chambres à coucher ou les douches. Et que les écoles doivent informer les parents de leur politique afin que ces derniers puissent prendre les meilleures décisions pour leurs enfants.

(via YD)

L’importance de la confession sacramentelle, selon un psychologue

Le psychologue, philosophe et auteur canadien de renom, Jordan Peterson, félicite les catholiques d’avoir souligné l’importance de la confession sacramentelle. Elle

donne aux gens la possibilité de prendre un nouveau départ, et qui n’a pas besoin d’un nouveau départ ?

Jordan Peterson a exposé les avantages du sacrement de la confession lors d’une récente manifestation organisée dans une abbaye norbertine de Californie. Les catholiques ont

« une explication beaucoup plus approfondie de l’utilité de l’humilité, de la confession, du repentir, de l’expiation – parce que c’est vraiment le processus par lequel les gens reviennent à leur meilleur moi ».

M. Peterson, titulaire d’un doctorat en psychologie clinique, a raconté que lorsqu’il travaillait comme thérapeute, la première question qu’il posait à ses patients était toujours : « Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?

« Et les gens ne savent pas ». « Ils viennent parce qu’ils souffrent et peut-être qu’ils souffrent comme Job (dans la Bible)… ou peut-être qu’ils ont fait quelque chose de stupide, ou peut-être que quelqu’un leur a fait quelque chose de malveillant ».

« La première chose que l’on fait en tant que thérapeute, c’est d’écouter la confession des gens. … ils rendent compte de leurs actes et il est alors possible de déterminer où se situe l’erreur.

Le fait que les catholiques aient formalisé cela, c’est une telle utilité potentielle pour les gens – il faut d’abord se débarrasser de ce qui est arrivé. Pour que vous sachiez ce que vous avez fait de mal et que vous puissiez cesser de le faire. Parce que cela ne fait que vous blesser, et si vous le reportez à l’avenir, vous ne ferez qu’empirer les choses.

Le sacrement de la confession n’est pas reconnu ni pratiqué par les protestants, ce que Peterson a qualifié de négatif :

Parfois, votre péché peut être plus que vous ne pouvez supporter, plus que vous ne pouvez expier, et […] il y a une voie miséricordieuse pour sortir de cela, parce qu’ils peuvent être absous et c’est vraiment utile pour les gens parce que si vous portez sur vous une horrible chose sanglante que vous avez faite, qu’allez-vous faire avec cela ? Surtout si vous ne savez pas comment l’expier ?

« Dans la pratique catholique, l’Église assume d’une certaine manière cette culpabilité », « cela peut être utilisé de manière irresponsable, mais vous voyez ce que je veux dire : cela peut être un véritable acte de miséricorde ».

Peterson n’est pas catholique, mais il a fréquemment et de plus en plus exprimé son intérêt intellectuel pour de nombreux aspects de la foi catholique. Sa femme Tammy s’est convertie au catholicisme à Pâques.

Discutant de la souffrance, de la confession, de l’humilité et de la grâce, M. Peterson a expliqué comment les thérapies séculières tentent d’aider les gens, mais comment la confession est un « véritable acte de miséricorde ». Pour les personnes qui cherchent une thérapie, il a dit qu’elles ont d’abord « besoin du désir de régler le problème : C’est le repentir. Ensuite, vous obtenez la révélation qui détermine la façon dont vous allez procéder. Tout cela est réel, sérieusement réel ».

« Vous pouvez pécher toute votre vie si vous êtes catholique et vous repentir sur votre lit de mort » », a-t-il ironisé. « Eh bien, ce n’est pas si simple, personne n’a jamais pensé cela, parce que vous devez vraiment vous repentir … vous n’auriez pas le temps de vous éclaircir pendant que vous êtes en train de mourir ».

L’extrême gauche tente d’intimider l’ISSEP : sans succès

Depuis plusieurs jours, l’extrême gauche tente d’intimider l’ISSEP par un tombereau de menaces. La raison ? Une conférence de Marguerite Stern connue pour sa dénonciation des dérives idéologiques transgenres. Cet engagement lui vaut une haine tenace de fanatiques d’extrême gauche.

La nuit de mardi à mercredi, les menaces proférées par courriel et sur les réseaux sociaux envers l’ISSEP se sont concrétisées par la dégradation de la devanture. Des appels à manifester et empêcher la tenue de la conférence par tous les moyens circulent également.

L’ISSEP, lieu de liberté, fait savoir que sa démarche est guidée par la volonté de cultiver la curiosité, d’encourager le débat et de nourrir la réflexion. Contrairement à un nombre croissant d’universités françaises, l’ISSEP ne cédera jamais à l’idéologie woke ni à aucune autre.

Si l’extrême gauche pense nous faire reculer sous la pression, c’est qu’elle nous connaît très mal. Nous sommes ravis de recevoir Marguerite Stern dans nos locaux et nous lui réserverons le meilleur accueil. Quant aux nervis d’extrême gauche, qu’ils sachent que nous disposons d’images vidéo de leur attaque. Nous les avons immédiatement transmises aux autorités. La police scientifique est rapidement intervenue sur les lieux pour effectuer les relevés nécessaires, et nous avons bien sûr porté plainte.

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