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Le “vivre ensemble”, c’est la gôche qui en parle le mieux

Le vivre-ensemble, c’est bon pour le populo. Pas pour celui qui fait la morale sur les plateaux TV. D’ailleurs cette photo est aussi « diverse » que le comité de rédaction de Libération :

Rentrée du Parlement européen : réélection de Roberta Metsola

La maltaise Roberta Metsola, 45 ans, a été réélue mardi présidente du Parlement européen à une écrasante majorité des eurodéputés, à l’ouverture de leur première session plénière à Strasbourg.

Issue du PPE, première force politique du Parlement, Roberta Metsola a été reconduite pour un nouveau mandat de deux ans et demi par 562 voix, contre 61 voix pour son unique adversaire, l’Espagnole Irene Montero (gauche radicale). Le Parlement comprend 720 députés.

Portée à cette fonction début 2022 par un accord entre le PPE, les socialistes (S&D) et les libéraux (Renew), Roberta Metsola devra, en vertu de ce pacte, laisser sa place dans deux ans et demi à un élu socialiste.

Bien qu’elle appartienne à l’aile la moins conservatrice de son groupe politique, cette mère de quatre enfants avait essuyé des critiques de la gauche au moment de son élection en 2022 en raison de son opposition à l’avortement. Elle avait notamment voté en 2021 contre des résolutions condamnant l’interdiction de l’avortement en Pologne ou au Texas. Mais elle s’était engagée lors de son accession à la présidence à défendre les positions officielles de l’institution et à « aller plus loin pour garantir et défendre les droits des femmes » et pour contrer les violences faites aux femmes – des priorités qu’elle a de nouveau rappelées mardi…

Les députés européens ont également élu vice-présidents du Parlement européen les députés européens ECR Roberts Zīle et Antonella Sberna (même groupe que Marion Maréchal).

Nicola Procaccini, coprésident d’ECR, a déclaré :

« Je félicite les élus. L’élection de nos deux candidats montre que l’ECR est un élément important de ce Parlement et qu’il jouera un rôle constructif dans les débats de cette Assemblée. La tâche du nouveau bureau du Parlement est maintenant de construire des ponts au-delà des clivages politiques ».

Joachim Brudziński, coprésident d’ECR, a ajouté :

« Chaque membre mérite d’être traité de manière égale, équitable et respectueuse. Sur ce point, je suis certain que Roberts Zīle et Antonella Sberna tireront le meilleur parti de leurs nouvelles fonctions. Je félicite mes collègues pour leur élection ainsi que les élus des autres groupes politiques ».

Roberts Zīle, ancien ministre letton des transports, des finances et des missions spéciales, est député européen depuis 2004. Il a déjà été élu vice-président en 2022, le premier issu des États baltes.

Après son élection, Zīle a déclaré :

« Je suis honoré et reconnaissant de la confiance renouvelée exprimée par les députés européens, et j’espère qu’elle reflète une appréciation du travail accompli jusqu’à présent. Venant d’un pays petit mais fier, la Lettonie, il est tout aussi important de représenter les intérêts de nos citoyens au sein de l’UE sur un pied d’égalité. Toutefois, le respect mutuel et la coopération sont de la plus haute importance dans ce rôle ».

Avant d’être élue au Parlement européen, Antonella Sberna était conseillère municipale chargée des services sociaux, de la jeunesse et de la politique familiale à Viterbo, en Italie. Antonella Sberna a commenté son élection :

« Je ressens une grande joie, mais surtout une grande responsabilité. Je me consacrerai au rôle institutionnel qui m’a été confié aujourd’hui, un rôle que je jouerai au nom des conservateurs européens. Je tiens également à remercier tous les députés des autres groupes qui ont choisi de me soutenir. Le fait de représenter notre parti pour la première fois à la vice-présidence du Parlement européen me rend fier et conscient du changement politique qui s’opère lentement mais sûrement au sein des institutions européennes ».

Les autres vice-présidents sont :

  • Younous OMARJEE (LFI)
  • Sabine VERHEYEN (PPE)
  • Ewa KOPACZ (PPE)
  • Esteban GONZÁLEZ PONS (PPE)
  • Katarina BARLEY (socialiste)
  • Pina PICIERNO (socialiste)
  • Victor NEGRESCU (socialiste)
  • Martin HOJSÍK (Renew)
  • Christel SCHALDEMOSE (socialiste)
  • Javi LÓPEZ (socialiste)
  • Sophie WILMÈS (Renew)
  • Nicolae ŞTEFĂNUȚĂ (Verts)

Aucun membre du groupe dans lequel siège le RN, 3e groupe au Parlement européen en effectif, n’a donc été élu vice-président.

Grand remplacement en Angleterre et au Pays de Galles

Selon une analyse du MailOnline, jusqu’à un habitant sur 22 dans certaines régions d’Angleterre et du Pays de Galles est un immigré arrivé dans le pays l’année dernière.

Middlesbrough – qui compte environ 150 000 habitants, selon les estimations officielles – a vu affluer un peu moins de 6 800 migrants internationaux en 2023. Cela signifie que la migration internationale de l’année dernière représentait à elle seule environ 4,4 % de la population totale de la ville.

La population de l’Angleterre et du Pays de Galles augmente de 610 000 personnes en un an pour atteindre 60,9 millions d’habitants, sous l’effet d’une immigration galopante. L’année dernière, c’est Birmingham qui a enregistré le gain net le plus important en termes de migrants internationaux, accueillant près de 25 000 citoyens non britanniques.

On recase les copains : l’ex-ministre Nadia Hai à la DILCRAH

Nadia Hai a été battue au second tour par son ex-collègue Aurélien Rousseau (Nouveau Front populaire) dans la 7e circonscription des Yvelines.

Élue député en 2017 après une carrière de conseillère chez HSBC et Barclays, ministre déléguée à la ville de 2020 à 2022, puis réélue en 2022, elle est pressentie pour diriger la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

Emmanuel Macron devrait confirmer cette nomination, lors d’un conseil des ministres.

Nadia Hai, de double nationalité franco-marocaine, succédera à un autre ex-ministre de la ville, Olivier Klein.

“Notre urgence démocratique est-elle de reprendre l’examen du projet de loi fin de vie ?”

Communiqué du Collectif Démocratie, éthique et solidarités :

À la suite de l’élection législative du 7 juillet 2024, l’opportunité de considérer comme une priorité politique la poursuite de l’examen du projet de loi relatif à la fin de vie a été évoquée par des parlementaires.

Dans un contexte institutionnel révélateur de tensions sociales profondes, cette démarche qui revient à légaliser l’acte létal témoigne de la fragilité et de la pauvreté des objectifs d’un projet de société qu’il nous faut pourtant construire sur la base des valeurs exigeantes qui rassemblent.

Susciter l’opportunité d’un consensus parlementaire favorable à l’acte létal médicalisé, inenvisageable aujourd’hui dans les domaines prioritaires qui déterminent le vivre en société, nous interroge sur la hiérarchisation de nos urgences et accentue le sentiment de fragilité de nos concitoyens les plus vulnérables et les moins protégés.

Une telle impatience à légiférer renforce les inquiétudes et les soupçons des professionnels de santé ou du médico-social qui observent les carences de toute nature contraignant à des pratiques inconciliables avec leurs conceptions humanistes du soin.

L’obstination à reprendre en l’état un processus législatif qui avait révélé nombre d’insuffisances et d’approximations avant la dissolution de l’Assemblée nationale, stupéfie les membres de la société civile estimant que la crise politique devrait plutôt nous associer à une réflexion respectueuse, prudente et loyale au service des valeurs de notre démocratie, de ses véritables défis, préoccupée des droits fondamentaux de chaque personne et de nos responsabilités au regard du bien commun.

Le Collectif Démocratie, éthique et solidarités considère comme un devoir moral et comme une urgence politique de consacrer les prochains mois aux concertations contributives au nouveau projet de société dont la France éprouve le besoin. Cette démarche impose une méthode de gouvernance, une culture et des pratiques politiques soucieuse se hiérarchiser et d’honorer les choix essentiels aux principes de notre démocratie.

La vie de la personne malade, en situation de handicap ou de perte d’autonomie constitue une priorité politique qui a été peu évoquée au cours de ces semaines d’élections. Il en est de même concernant le vieillissement de la personne, la perte d’autonomie et tout autant de désocialisation, de solitude jusqu’à éprouver le sentiment d’une « mort sociale ».

Les souffrances de la personne malade, ses détresses humaines et sociales, celles de ses proches ont  été, elles aussi, peu évoquées au cours de ces semaines de campagne électorale Elles méritent des choix institutionnels et organisationnels ainsi qu’une mobilisation sociales à hauteur des droits humains reconnus dans le cadre d’une approche personnelle, contextualisée, accompagnée et bénéficiant des dispositifs et des compétences adaptés, notamment lorsqu’un accès inconditionnel aux soins palliatifs s’impose.

Pour le Collectif Démocratie, éthique et solidarités, nos responsabilités politiques sont davantage engagées dans la reconnaissance de ces priorités et dans les réponses sociales, institutionnelles, voire législatives que nous devons leur apporter, que dans la précipitation à légiférer sur les conditions de légitimation d’un acte létal médicalisé.

Ces prochains mois, le Collectif Démocratie, éthique et solidarités y consacrera ses travaux ainsi que des concertations afin d’être force de proposition et contribuer ainsi aux avancées attendues.

17 juillet 1794 : 16 Bienheureuses carmélites de Compiègne, martyres de la Révolution dite française

Sous la Révolution française, elles furent condamnées à mort parce qu’elles avait conservé fidèlement la vie religieuse et, avant de monter à l’échafaud, elles renouvelèrent leur profession de foi baptismale et leurs vœux religieux.

Guillotinées à Paris le 17 juillet 1794, elles furent béatifiées par le Pape saint Pie X le 27 mai 1906. Voici le nom de ces religieuses, suivi de leur nom à l’état-civil :

  • Mère Thérèse de St. Augustin : Madeleine-Claudine Lidoine
  • Sœur Saint Louis : Marie-Anne-Françoise Brideau
  • Sœur de Jésus Crucifié : Marie-Amie Piedcourt
  • Sœur Charlotte de la Résurrection : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret
  • Sœur Euphrasie de l’Immaculée Conception : Marie-Claude-Cyprienne Brard
  • Mère Henriette de Jésus : Marie-Françoise de Croissy
  • Sœur Thérèse du Cœur de Marie : Marie-Anne Hanisset
  • Sœur Thérèse de St. Ignace : Marie-Gabrielle Trézel
  • Sœur Julie-Louise de Jésus : Rose Chrétien de Neuville
  • Sœur Marie-Henriette de la Providence : Anne Pelras
  • Sœur Constance de Jésus : Marie-Geneviève Meunier
  • Sœur Marie du Saint-Esprit : Angélique Roussel
  • Sœur Ste Marthe : Marie Dufour
  • Sœur St. François-Xavier : Elisabeth-Julie Verolot
  • Sœur Catherine : Marie-Anne Soiron
  • Sœur Thérèse : Marie-Thérèse Soiron

En 1792, après la chute du roi et la fermeture des derniers couvents, les seize carmélites de Compiègne occupent des maisons en ville, à Paris. Puis le 27 juin 1794, elles sont arrêtées, et jugées le 12 juillet. Quand la charrette les emmène, vêtues de leurs robes et de leurs manteaux blancs et chantant des cantiques, «elles ont l’air d’aller à la noce» dit un témoin. On rapporte que la foule impressionnée par leur calme et leur dignité, les accueille en silence. Après le Veni Creator, elles renouvelèrent leurs vœux de religion. Puis la prieure, mère Thérèse de Saint Augustin, au pied de l’échafaud, bénit chacune des sœurs et leur donna à embrasser une minuscule statuette de terre cuite cachée au creux de sa main. La plus jeune, sœur Constance, est appelée la première ; elle gravit les marches entonnant tout à coup le psaume 117 Laudate Dominum, omnes gentes (Louez Dieu, tous les peuples), repris par ses sœurs. On le chante au Carmel depuis le XVIe siècle pour consacrer l’entrée dans la maison de Dieu au moment d’une nouvelle fondation.

La consécration par laquelle, vers Pâques 1792, la communauté s’est offerte «en holocauste pour que la paix soit rendue à l’Église et à l’État» vient d’être ratifiée par le Seigneur. Leurs corps sont jetés dans l’une des fosses communes creusées dans le terrain sablonneux d’un jardin dépendant de l’ancien couvent de Picpus. Trois étaient parisiennes de naissance. Les autres sont au calendrier de l’Église de Paris en raison du lieu de leur martyre.

Il était une foi un prêtre

Voici un nouvel épisode de l’émission de Natalie Saracco, “Il était une foi” un prêtre, l’abbé Jean-Marie Moura. Le clou de cette émission n’est pas le prêtre mais Sonia, sa maman handicapée sur un fauteuil depuis l’âge de 4 ans ! Cette vidéo est un hymne au courage et à l’espérance ! Une véritable déclaration de foi et d’amour à Dieu qui montre qu’avec Lui, rien n’est impossible (son époux était lui aussi en fauteuil roulant et ils ont eu deux fils dont l’un prêtre !)

De Paris à Nouméa, ils s’en prennent aux églises

14 juillet 1984- 2024, il y a 40 ans, le père de Chivré, le chouan de Dieu rendait son âme à Dieu

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

” Inscrit dès son enfance sur ce registre des Grands Combats, rien n’a jamais pu détruire le Père de Chivré. Combattu, méprisé, brisé, réduit au silence, apparemment vaincu… mais toujours maintenu debout par son union vitale à Notre-Seigneur, par la Croix triomphante, par sa Messe, …”

Né en 1902, le Révérend Père de Chivré entre au noviciat des frères prêcheurs en 1925 et est ordonné en 1930. Il est rappelé à Dieu le 14 juillet 1984.

Le Père Bernard-Marie de Chivré aura été, comme le Père Calmel, l’image exemplaire d’un religieux dominicain ayant subi une continuelle persécution ecclésiastique pour sa fidélité

ON LIRA AVEC GRAND INTERET L’ARTICLE DE L’ABBE SIMOULIN : Le Chouan de Dieu :

Combattu, méprisé, brisé, réduit au silence, apparemment vaincu… mais toujours maintenu debout par son union vitale à Notre-Seigneur !

« Il faut me faire à cette idée, je ne suis pas aimé à cause des idées que j’aime et de la forme d’idéal qui m’a animé depuis toujours. Se fiancer à la Vérité, c’est se condamner au divorce d’avec beaucoup d’hommes.»

Artus de Chivré (1850–1911) hérite, de son père en 1881, du château de Gonneville (Manche) et s’y installe avec son épouse, Berthe Gilliard (1857–1941). De leur union, naissent 1 fils et 5 filles. La pieuse mère de famille se désole de n’avoir pas d’autre fils et, pour l’obtenir, fait le vœu de se rendre en pèlerinage au mont Saint-Michel si cette grâce lui est accordée. Le 12 février 1902, Mercredi des Cendres, un fils voit le jour et est baptisé : Michel Pierre Marie Gonzague.

Le 12 février 1911, le petit Michel reçoit de sa mère une image où elle écrit « Que toujours et partout la Sainte Vierge protège mon Michel ». L’image représente Notre-Dame remettant le rosaire à saint Dominique. Le Jeudi-Saint, 13 avril 1911, il fait sa première communion à Gonneville. En ce Jeudi-Saint, jour pour lequel il aura toujours une infinie vénération, se grave en l’âme de l’enfant cette certitude : « Je serai Prêtre ».

Le 21 juillet de la même année, l’épreuve frappe la famille avec la mort du père de famille.

Bernard, fils ainé, engagé volontaire à 19 ans, est tué en Belgique le 28 mai 1918. C’est son prénom que son frère voudra porter lorsqu’il aura à choisir un nom de religion, associé à celui de la Vierge : il sera frère Bernard-Marie.

Jusqu’en 1912, il suit les cours de l’Institut Saint-Paul à Cherbourg. A la rentrée de 1912, il est à Versailles où s’est établie la famille après la mort du chef de famille. Il obtient son baccalauréat au collège Saint Jean de Béthune.

Il n’a encore que 18 ans, et sent le désir d’aller plus loin et, surtout plus haut. La médiocrité lui fait horreur. « Une vie n’est digne de ce nom que si une volonté de grandeur se mêle de la conduire vers les sommets d’un amour capable de scandaliser les médiocres et d’enthousiasmer la populace, ainsi que les anges ». Les bons Pères Eudistes ont compris cela et voudraient bien le décider à les rejoindre. Ils lui ont même déjà réservé une chambre dans leur noviciat… mais, son professeur de philosophie, un Eudiste qu’il vénérait, lui dit : « Il vous faut un grand ordre » ! Voici donc notre Michel en retraite à la villa Manrèse à Clamart… chez les Pères Jésuites ! Au terme de son séjour, celui-ci déclare fièrement aux bons Pères : « Merci, mon Père… je vais chez les dominicains ».

Il se fait déjà remarquer en militant, par exemple avec L’Action Française pour l’instauration de la fête de sainte Jeanne d’Arc. Il s’occupe aussi des jeunes, et avec son confesseur, l’abbé Richaud, futur archevêque de Bordeaux, il fonde la première troupe scoute de France. « Chevalier de France », scout mestre de la 1ère de Versailles en 1922, chef de district en 1924, « Gazelle tranquille », tel est son totem, participe au Cours de Chamarande avec le Père Sevin, au Jamboree d’Ermelunden (Danemark) en 1924. Il a alors sous sa direction un certain Paul Philippe[4], chef de troupe à Saint-Cloud, avec qui il restera ami et qu’il aura la sainte impertinence de toujours appeler « Potame », diminutif d’un totem disgracieux, même lorsque le Père Paul Philippe, lui aussi dominicain, sera devenu Cardinal.

« Il fait ensuite son service militaire à Satory. Enfin, en 1924, il a frappé à la porte des dominicains à Amiens. Quelques années après, je vois et j’entends encore Maman lui demander : « Es-tu heureux ? ». C’est alors, je ne devrais pas le dire mais c’est ainsi, il a été entouré d’une espèce de lumière et a répondu combien la règle de Saint Dominique lui convenait. En tout cas, il n’en est jamais sorti et est resté très ferme sur ses positions malgré les tempêtes actuelles. Après quelques années de séminaire, il m’a dit combien il remerciait Maman de l’avoir fait attendre».

Il entre au noviciat de la province de France, situé à Kain (Le Saulchoir) en Belgique. Le maître des novices est alors le Père Berger, lequel, dit-on, « guérissait de la vanité et de la prétention propres à la jeunesse à coup de pieds au derrière (sic) ». Cela ne fait pas peur à notre novice, moins peur, en tout cas, que ces oppositions intellectuelles et spirituelles qu’il doit déjà affronter, au noviciat même, au contact d’un Chenu ou d’un Congar, son aîné. Nous sommes en 1925–1930 : le ralliement à la République, le démocratisme, le modernisme, le Sillon, l’Action Catholique constituent une part de l’ambiance dans laquelle il doit lutter pour assurer sa fidélité, et lui imposent un devoir de séparation intellectuelle d’avec certains de ses frères religieux. Déjà, il n’est pas aimé de tous, à cause des idées qu’il aime. Certains, toutefois, l’aimeront et estimeront sa droiture. Il nouera au Saulchoir de belles et profondes amitiés, entre autres avec le R.P. Garrigou-Lagrange, professeur au couvent.

Frère Bernard-Marie fait profession pour trois ans, le 23 septembre 1925, puis profession perpétuelle le 23 septembre 1928, avant d’être ordonné au sacerdoce le 25 juillet 1930. Le voici enfin totalement « Frère Prêcheur ». Il a 28 ans. et s’apprête à vivre l’absolu du don de soi : « Le don de soi est la condition de la vie. Plus l’homme s’épanche, plus il se fortifie ; plus sa vie est communiquée, plus elle est concentrée ; plus elle est généreuse, plus elle est maîtresse d’elle-même ; plus elle est rayonnante, plus elle est centrale. Et l’absorption en soi-même, qui se donne comme une garantie, une sécurité, une prudence de la vie qui se garde, est la condition même de la pourriture ».

Envoyé au couvent d’études du Havre, il est assigné ensuite au couvent d’Amiens. C’est là qu’une première atteinte grave du cancer vient le frapper. Un traitement aux rayons le laisse sans force, et c’est un pèlerinage à Lourdes qui lui rend définitivement les forces nécessaires.

Le R.P. Padé, provincial, le nomme prieur du couvent de Lille, en 1938. Ces premières années d’apostolat sont déjà celles d’une intense activité de prédicateur. Il prêche fréquemment à la cathédrale de Lille. Le cardinal Suhard, archevêque de Reims, le demande pour y prêcher un Carême. Ce sera le début d’une sainte amitié qui durera jusqu’à la mort du cardinal, devenu archevêque de Paris.

C’est à Lille que la guerre le trouve. Avec l’autorisation de ses supérieurs, il s’engage en tant qu’aumônier militaire et est affecté à une escadrille d’aviateurs. Lors de la débâcle, son unité, montée d’abord en Hollande, redescend vers la France et se trouve prise dans le piège de Dunkerque. Alors que les bombardements font rage au sud de Dunkerque, un officier s’adresse au Père :

« Tout de même, s’il y avait un peu un Bon Dieu, ces choses n’existeraient pas »,

et lui de rétorquer :

« Messieurs, voilà 20 ans que vous vous foutez de Dieu, voilà 2 mois que Dieu se fout de vous, le compte n’est pas encore quitte »[10].

Il est très actif, encourageant par son calme et sa sérénité les soldats : lorsque le combat fait rage et que pleuvent les obus, les soldats, qui l’avaient surnommé « la Mascotte », se regroupent autour de lui. Les balles et les obus semblent, en effet, ignorer l’aumônier. Cela lui mérite une citation à l’ordre de la Brigade aérienne :

« Aumônier de Chivré, Prêtre-soldat au courage simple et tranquille, s’est toujours trouvé dans l’unité la plus en danger et a tenu à être évacué le dernier. A réconforté les faibles aux heures difficiles et a su mériter par sa présence et sa bravoure l’estime et l’affection de tous ».

Il est parmi les derniers à embarquer pour gagner l’Angleterre, mais n’y reste pas longtemps. Il regagne donc la patrie (juillet 1940) où il retrouve quelques éléments de son unité. Avec ses chers aviateurs, le voici qui se retrouve à Pau. Là, blessé à la tête dans un accident de voiture, il est démobilisé mais reste très fatigué. Le Père Motte, provincial, l’envoie, encore convalescent, aumônier d’un pensionnat fondé par des sœurs dominicaines réfugiées de Lille et de Paris, dans un hôtel désaffecté à Sail-les-Bains, entre Vichy et Roanne.

C’est alors la reprise d’un apostolat intense. Le P. Motte lui confie la charge de vicaire provincial pour la zone sud. Sa tâche est délicate car les Pères dominicains de sa province, dispersés par la guerre et l’occupation, se mettent parfois dans des situations difficiles vis-à-vis de l’occupant ou des autorités, et celles-ci lui demandent de faire obéir ses religieux. Il se porte volontaire pour la Syrie mais ne reçoit pas l’autorisation de s’y rendre.

Le 7 novembre 1941, sa mère meurt à Gonneville. Le Père ne pourra être présent à ses obsèques. En 1943, après ces années d’apostolat tumultueux en zone sud, le Père est nommé au couvent du Havre. N’ayant pas les papiers voulus pour se rendre en zone interdite, il en fait l’objection au Père provincial, lequel lui répond comme un bon militaire : « Débrouillez-vous ! ». Le Père comprend sans peine ce genre de réponse, et se débrouille effectivement. Avec l’aide des anges gardiens, il passe sans encombre et retrouve cette Normandie qu’il aimait tant. Il ne la quittera plus.

Le couvent d’études du Havre, réputé pour la qualité de ses religieux était très estimé des Havrais. Notre Père est mangé par les apostolats de toutes sortes : prédications, missions, directions innombrables, courrier écrasant… Il enseigne la doctrine et prêche des retraites dans les pensions de la ville. C’est au terme d’une de ces retraites prêchée aux élèves que les religieuses se sont écriées : « une coule de grâce enveloppe cette maison ». Il est nommé prieur du couvent où il restaure la vie religieuse régulière. Il collabore à la fondation du couvent de Rouen, et son champ d’apostolat le conduit jusqu’à Paris, une semaine par mois. Nommé par la suite au couvent de Rouen, le prieur local trouve notre Père un peu encombrant et obtient qu’il soit renvoyé au Havre où il sera à nouveau prieur. Adversaire acharné du mensonge qui sévit dans les années suivant la Libération, il s’en va prêcher et crier la vérité au cours de missions, retournant les esprits et les cœurs. En 1950, à Bolbec, il retourne une foule d’ouvriers. En 1952, au cours du Carême, il en est de même pour une assemblée de paroissiens.

Cet apostolat très intense le fait apprécier du R.P. Suarez, maître général de l’ordre, lequel lui promet de maintenir le couvent du Havre. Le Père aimait évoquer ce couvent auquel il avait tant donné de lui-même. On a pu l’entendre parler du « gueuloir » du P. Monsabré, ce coin du parc dominant l’océan où le célèbre prédicateur allait s’exercer à déclamer ses sermons. Après le décès du P. Suarez, le 30 juin 1954, le couvent sera fermé et c’est au couvent de Rouen qu’appartiendra définitivement le Père.

En février 1956, Jean Madiran fonde la revue « Itinéraires ». Madiran témoignera lui-même de la place tenue par le Père dans cette fondation : « Avant d’être persécuté pour sa fidélité à la messe, le P. de Chivré était déjà mortellement suspect pour son amitié militante à l’égard d’Itinéraires. Cette longue amitié militante a commencé avec la naissance de la revue, et le P. de Chivré l’a maintenue jusqu’à sa mort ».

Mais le signe de la Croix est tracé à nouveau sur le Père. En octobre de cette même année 1956, un double sarcome du colon, l’arrête en plein élan. Le médecin qui l’opère, lui donne deux mois de vie. Il s’en sort… Après une année de convalescence, le voici de nouveau apte à la vie active. Il doit se ménager et, avec l’accord de ses supérieurs, il est contraint de quitter Rouen pour Versailles où son ami, Henri David, met un appartement à sa disposition. C’est, pour lui, un immense sacrifice que de quitter sa vie religieuse régulière et sa communauté de Rouen. Il mènera désormais une vie moins conventuelle, mais non pas moins apostolique.

C’est alors que lui revient cette pensée déjà ancienne de la nécessité d’un centre de réflexion et d’études, semblable à ce que fut « la Sapinière » pour faire barrage à cette perversion des esprits qu’il voyait contaminer l’élite de la société et de l’Église. C’est donc l’aventure d’Ecalles-Alix, petite bourgade près d’Yvetot, que commence une vie apostolique intense, différente mais tout aussi combattante… pour l’Eglise, pour l’Ordre et pour la patrie. Monsieur Rousselet, ami normand du Père, met à sa disposition une maison qui sera « Notre-Dame du Granit ». En parcourant le « Livre d’or », on y relève quelques noms : Jean Madiran, André Charlier, Gustave Thibon, Marcel de Corte, Jean Daujat, Pierre Virion, Louis Salleron, Mgr Ducaud-Bourget…

Sans être à la tête de la contestation, il est présent dans la bataille pour la défense de la Tradition. Tout comme Monseigneur Lefebvre ou le Père Calmel, il attire l’attention sur la nocivité de la réforme liturgique. Il est de ceux qui, dès 1966, préconisent un pèlerinage de la Tradition à Rome : « Dès 1966, le vaillant Père de Chivré, maintenant arrivé dans l’éternité, nous avait encouragé dans un projet de grand pèlerinage à Rome, après le blâme infligé par le Conseil permanent de l’Épiscopat aux défenseurs de la Tradition…[11]». Pour la fête du Christ Roi de 1968, il fait partie des 170 Prêtres qui signent le « Vade Mecum du Catholique Fidèle ».

En 1972, le Père est terrassé par une attaque cérébrale. Il se remettra peu à peu, obligé de réapprendre à parler et à écrire. La pensée demeure, intacte, mais ne peut s’exprimer. Un dominicain sans parole ! Un Prêtre sans voix ! Il doit réapprendre à célébrer la Messe. Durant cette épreuve, Dieu accordera au Père une grâce très délicate de protection mariale. En effet, alors qu’un ami priait le rosaire à ses côtés, le Père s’efforçait de dire avec lui les prières. Il n’arrivait pas toutefois à prononcer correctement les paroles du Pater Noster ni celles du Gloria Patri, mais il prononçait sans trébucher celles des Ave Maria.

Le Père reprend ses activités et ses contacts avec Ecône et Mgr Lefebvre. Le 4 juillet 1975, après les premières mesures de Rome contre Monseigneur et la Fraternité, le Père diffuse une note pour prendre sa défense : « Nous nous voyons obligé en conscience, non pas de nous révolter, mais d’organiser la résistance indomptable pour l’honneur de la Foi… Nous sommes arrivés au point de rupture qui va décider de la suppression du sacerdoce méditée en secret par plusieurs prélats marqués pour l’éternité du sacrement qu’ils profanent chez les autres. Il faut choisir sans ambiguïté ».

En 1977, il est à Ecône pour la Semaine Sainte et pour les ordinations. Durant l’été, il va encore voir Monseigneur à Ecône pour essayer d’aider à résoudre une crise qui secoue le séminaire, et se rend à Fanjeaux où il prêche la retraite annuelle d’une communauté de vingt sœurs dominicaines, arrivées à Fanjeaux le 2 juillet 1975, après avoir tout quitté de ce qui était leur vie, hormis leur habit, leur rosaire, leurs constitutions et leur fidélité à la Messe et à leurs vœux. Sans les connaître encore, il savait qu’il serait compris. De fait, il fut aimé à cause des idées qu’il aimait, et de la forme d’idéal qu’il vivait et prêchait. Treize fois, le Père reprendra le chemin de Fanjeaux, à la Clarté-Dieu puis au Cammazou, heureux et comme rajeuni par ce contact avec des âmes dominicaines qui partagent sa fidélité.

Le 25 juillet 1980, entouré de ses plus vieux amis, de Mgr Lefebvre et des sœurs de Fanjeaux, le Père fête, au Granit, son jubilé sacerdotal. Le 20 septembre 1980, il va, pour la dernière fois, à Ecône pour l’ordination de l’Abbé Simoulin.

1982 sera pour lui une année douloureuse : le 14 mai et le 19 mai verront le rappel à Dieu de ses sœurs Cécile et Geneviève.

Le Dimanche des Rameaux 1984, 15 avril, le Père désigne le tabernacle aux fidèles présents à la messe, leur disant : « Vous aurez mieux que moi, plus que moi ». Et le Mercredi-Saint, 18 avril, le Père prend la route de Fanjeaux. Il veut célébrer ce Jeudi-Saint en terre dominicaine, et veut aussi baptiser une enfant convertie du bouddhisme et confiée aux sœurs. « Mais une extrême fatigue s’empara du Père au cours de ce voyage trop inconfortable et trop long pour lui ; il conduisait néanmoins la récitation du Rosaire avant la traversée de Chartres, et encore avant notre passage à Romagne… un arrêt près de Bordeaux semblait lui avoir rendu des forces, mais le reste du voyage, interminable, devait achever de l’épuiser au point qu’après Castelnaudary il ne savait plus où il était… Le Jeudi-Saint, après la Messe, le Père fit une grande et profonde génuflexion, et il trouva encore la force de se relever en prenant appui sur le reposoir ; peu de temps après, il tombait pour ne plus se relever ». Son seul souci sera alors le baptême de cette enfant, et il n’acceptera de se laisser faire que lorsqu’il saura que l’Abbé Simoulin viendra la baptiser le jour de Pâques. Le lendemain, Vendredi-Saint, une ambulance le ramène en Normandie où, veillé par ses anges gardiens, il s’éteindra chez lui, à Notre-Dame du Granit le 14 juillet. Sa messe d’obsèques, célébrée le 17 juillet dans l’oratoire aménagé de ses propres mains, sera suivie d’une brève cérémonie dans son couvent de Rouen. Il est inhumé dans le caveau dominicain du cimetière de Notre-Dame du Bon Secours.

D’après la biographie rédigée par Monsieur l’Abbé Michel Simoulin pour le livre « Le Prêtre ».

Retrouvez les ouvrages du père de Chivré sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/1247_rp-bernard-marie-de-chivre

Défense de la vie et de la famille : c’est le moment de faire entendre notre voix

Par Yann BALY, président de Chrétienté-Solidarité, délégué général de l’AGRIF :

Les actuels tractations politiciennes pour désigner un Premier ministre et constituer un gouvernement, ainsi que la simple analyse des rapports de force à l’Assemblée nationale nous donnent la certitude que l’instabilité va durer et que de nouvelles élections législatives auront lieu dans un an.

Les résultats des dernières élections ont démontré l’échec de la stratégie du RN et son incapacité à gagner une élection, en l’état actuel des choses. Puisse ses dirigeants comprendre qu’ils ne gagneront jamais seuls et qu’ils ne gagneront pas sur une ligne « ni droite, ni gauche ». Les reports de voix du second tour ont prouvé que la marge de progression du RN se situait nettement vers les électeurs de droite.

Ce second tour a également montré que des centaines de candidats ont manqué l’élection au premier tour ou ont été élus ou battus, au second, à quelques centaines de voix (parfois quelques dizaines).

Dans la perspective des prochaines législatives, voici donc l’occasion rêvée de faire entendre notre voix, d’intéresser les candidats ou les sortants à nos positions et de leur demander des engagements clairs.

Dans cette configuration, le vote « catho », le vote des défenseurs de la vie et de la famille, des opposants aux réformes « sociétales » de la culture de mort pèse et peut être décisif !

Chrétienté-Solidarité a mis en œuvre cette stratégie lors des récentes élections législatives. Nous avons soutenu partout les députés sortants, RN ou LR, qui ont voté contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution.

Par exemple, dans la 4e circonscription de Meurthe-et-Moselle, par une campagne de mailing et de démarchage ciblé, nous avons appelé à voter pour le sortant LR Thibaut Bazin contre la candidate représentant la tendance néo-progressiste du RN. Arrivé second au premier tour, Thibaut Bazin a été réélu au second tour. Nos voix ont pesé.

Par les mêmes moyens, nous avons soutenu Thibaut Monnier (Drôme) et Anne Sicard (Val d’Oise). Ces deux excellents candidats ont été élus. Nos voix ont compté.

Bien sûr, tous les candidats que nous avons soutenus n’ont pas été élus, hélas.

Il ne s’agit pas de prétendre que notre soutien est, à lui seul, décisif.

Il s’agit juste de dire et de faire savoir aux députés sortants et aux prochains candidats que, dans le contexte actuel, une élection peut se jouer à quelques dizaines ou quelques centaines de voix et que nos réseaux ont les moyens d’influer sur l’issue du scrutin.

C’est donc le moment ou jamais de faire entendre notre voix et de demander des engagements clairs sur les questions de la vie, de la famille et des réformes dites « sociétales » à ceux qui solliciteront nos suffrages.

Pour des candidats de la droite nationale, les réformes actuellement mises en œuvre par Giorgia Meloni et sa majorité en Italie sont un exemple à suivre. A nous de leur en indiquer le chemin !

Que toutes les associations familiales, pro-vie innocente, anti-euthanasie…. se mettent dès aujourd’hui au travail !

Macron préfère l’armée ukrainienne à l’armée française

Pour l’Ukraine :

Emmanuel Macron annonce la livraison d’avions de chasse et le renfort d’instructeurs militaires.

Pour la France, selon le Canard enchaîné :

Ça sent la poudre entre Macron et ses généraux ! Les galonnés voient fondre une partie des milliards promis par le chef de l’Etat. La livraison de nouveaux blindés a déjà été repoussée et tous les Rafale annoncés pour 2030 ne seront pas au rendez-vous… 

Culture de mort : la légalisation de l’avortement avance au Mexique

Par 29 voix pour et 7 contre, le Parlement de l’État de Puebla (centre du Mexique), gouverné par le Parti de gauche, a approuvé lundi une réforme du Code pénal local qui élimine toute sanction pour des avortements pratiqués jusqu’à douze semaines de gestation.

L’Église catholique avait appelé les députés à voter contre. « L’archevêché de Puebla manifeste son rejet énergique ». L’avortement « élimine à chaque fois une vie pleinement humaine, ce qui viole le droit fondamental à la vie ».

Le vote du Parlement de l’État de Puebla fait suite à deux décisions de la Cour suprême. La « criminalisation totale » de l’avortement avait été déclarée « inconstitutionnelle » en septembre 2021. « Les dispositions pénales qui criminalisent de manière absolue le droit » à l’avortement « sont contraires au droit à la dignité humaine », avait répété la Cour suprême en septembre 2023.

L’avortement est dépénalisé dans 14 des 32 États du Mexique.

Un militaire poignardé à Paris par un récidiviste

À moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de Paris, un militaire de l’opération Sentinelle a été blessé d’un coup de couteau gare de l’Est lundi par un homme déjà connu dans une affaire de meurtre, pour laquelle il avait été interné en psychiatrie. Que faisait-il donc dehors ?

Peu avant 22h00, le suspect, âgé de 40 ans, né en République démocratique du Congo et de nationalité française, a porté un coup de couteau «entre les deux omoplates», du militaire qui patrouillait dans la gare.

L’homme avait été naturalisé français en 2006. Sera-t-il déchu de sa nationalité et renvoyé dans son pays ?

Le suspect a très vite été interpellé par les autres soldats et le militaire blessé a été évacué conscient vers l’hôpital.

Cet homme est déjà connu de la justice pour un meurtre commis en 2018. Il avait mortellement poignardé un jeune homme de 22 ans à la station Châtelet-les-Halles.

Donald Trump choisit comme futur vice-président, le sénateur Vance, converti au catholicisme et symbole de l’Amérique déclassée

Les délégués républicains réunis à Milwaukee ont désigné lundi Donald Trump pour être leur candidat à la présidentielle du 5 novembre. Donald Trump a annoncé choisir le sénateur de l’Ohio James David Vance pour être son vice-président en cas de victoire à l’élection présidentielle de novembre.

Ex-critique devenu fervent défenseur de Donald Trump, J.D. Vance est un porte-voix de l’Amérique déclassée. Ancien militaire et auteur à succès, cet élu de 39 ans n’a eu de cesse de défendre au Congrès américain les causes chères à l’ancien président républicain, comme la lutte contre l’immigration et la défense du protectionnisme économique.

Vance a écrit le livre Hillbilly [péquenaud] Élégie, un récit sociologique sur la classe ouvrière blanche de l’Ohio. Il y raconte son enfance de petit Blanc en Ohio, entre une mère toxico et une grand-mère venue à sa rescousse, milieu dont il s’est lui-même extrait en intégrant l’une des plus prestigieuses universités du pays. Il raconte dans ce livre, transformé en série sur Netflix, comment ces « déplorables » qui votaient démocrates sont passés chez les Républicains.

En 2016, Vance était opposé à Trump. Il a changé de position après être entré dans la course au Sénat en 2021.

Vance s’est entre-temps converti au catholicisme, en 2019. Ayant choisi Augustin d’Hippone comme saint patron de sa confirmation, il déclare :

« Je suis devenu persuadé au fil du temps que le catholicisme était vrai […] et Augustin m’a donné un moyen de comprendre la foi chrétienne d’une manière fortement intellectuelle ».

Il dit que ses idées politiques sont inspirées par la théologie catholique.

En 2023, le sénateur J.D. Vance a proposé une loi pour interdire les traitements de transition de genre chez les mineurs.

Le 23 avril 2024, devant le Sénat, il s’est farouchement opposé à l’aide américaine à l’Ukraine. Ses arguments ne relèvent pas seulement d’une rhétorique trumpiste outrancière : ils ciblent la mémoire des classes moyennes heurtées par la guerre en Irak. Vance inscrit cette idér dans un récit qu’il rattache à une histoire de 40 ans d’échec des administrations successives en matière de politique étrangère : vis-à-vis de l’Irak, de l’Iran, de l’Europe et désormais de l’Ukraine. À 18 ans, quelques mois après l’attaque du 11 Septembre, il s’engage dans le corps des Marines et participe à l’invasion de l’Irak en 2003 : « comme tout hillbilly [péquenaud] qui se respecte, je voulais aller au Moyen-Orient pour tuer des terroristes ». C’est cette expérience qui est à l’origine de son opposition à tout conflit. Son opposition à l’assistance à l’Ukraine relève d’un isolationnisme empreint d’un « réalisme » vis-à-vis des faiblesses structurelles qui touchent la défense américaine. Son discours est traduit ici. Extrait :

En Irak, avant notre invasion, il y avait 1,5 million de chrétiens. Nombre d’entre eux étaient des communautés anciennes — des Chaldéens, des personnes dont la lignée et les ancêtres remontent à des personnes qui ont connu les apôtres littéraux de Jésus-Christ. Aujourd’hui, la quasi-totalité de ces communautés chrétiennes historiques a disparu. Voilà les fruits du travail américain en Irak — un allié régional de l’Iran — et l’éradication et la décimation de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde.

Est-ce là ce que l’on nous a dit qu’il allait se passer ? Le peuple américain — la plus grande nation majoritairement chrétienne du monde — pensait-il que c’était ce dans quoi il s’engageait ? Je ne le pensais quant à moi certainement pas. Et j’ai honte de ne pas l’avoir pensé.

Mais nous l’avons fait. Nous avons fait tout cela parce que nous n’avons pas réfléchi à la façon dont la guerre et les conflits mènent à des conséquences inattendues.

Je suis certain que l’application de ces leçons au conflit ukrainien peut sembler farfelue. Certainement, cela ne risque pas de déboucher sur un conflit régional ou même mondial plus large. En fait, certainement pas — je suis sarcastique. Il est évident que c’est le cas.

Alors que les alliés européens proposent d’envoyer des troupes pour combattre Vladimir Poutine, entraînant l’OTAN encore plus loin dans ce conflit, oui, la guerre en Ukraine menace de devenir un conflit régional plus large. Qu’en est-il de l’assaut contre les communautés chrétiennes traditionnelles ? Aujourd’hui même, le parlement ukrainien envisage de promulguer une loi qui déposséderait un grand nombre d’églises et de communautés chrétiennes en Ukraine. Ils disent que c’est parce que ces églises sont trop proches de la Russie. Et peut-être que certaines églises sont trop proches de la Russie. Mais on ne prive pas une communauté religieuse entière de sa liberté de culte parce que certains de ses membres ne sont pas d’accord avec vous sur le conflit du jour.

Une femme handicapée accusée d’être « égoïste » parce qu’elle refuse l’euthanasie

Cette histoire se passe au Canada, mais elle pourra se passer en France lorsque l’euthanasie sera légalisée.

Une infirmière d’un hôpital de l’Alberta à Heather Hancock a déclaré à une femme handicapée souffrant d’une infirmité motrice cérébrale depuis l’enfance :

« Vous êtes égoïste. Vous ne vivez pas, vous vous contentez d’exister ».

Née en 1968 dans l’Alberta, elle a travaillé en tant qu’employée d’hôpital en Colombie britannique avant d’arrêter en raison de l’aggravation de son état musculaire il y a une dizaine d’années.

« Vous devriez faire ce qu’il faut et envisager l’aide médicale à mourir (AMM) ».

Suite à cette affaire, l’infirmière a été retirée de l’équipe de soins.

Ces propos ne sont pas isolés. Depuis 2016, date de la légalisation du suicide assisté au Canada, le personnel médical a conseillé à cette femme de recourir à l’« aide à mourir » à trois reprises.

« Ils me considèrent comme un fardeau pour le système médical et pensent que l’argent de mes soins pourrait être dépensé pour une personne valide ».

Une autre Canadienne, Tracy Polewczuk, s’est également exprimée sur les problèmes similaires qu’elle a rencontrés au Québec. Atteinte de spina bifida, une malformation congénitale, elle déplore la dégradation des soins qu’elle reçoit à domicile quotidiennement à Pointe-Claire, à Montréal. A deux reprises des membres de son équipe soignante lui ont dit qu’elle était admissible à l’AMM.

« J’ai l’impression qu’on nous pousse vers l’AMM au lieu de nous donner l’aide dont nous avons besoin pour vivre ». « Je veux survivre. Je veux m’épanouir. Je veux retrouver ma vie. Je veux le contraire de ce qu’ils essaient de nous faire faire ».

Humani’Terre, une association française (soutenue par LFI ?) visée par une enquête pour financement du terrorisme

Depuis novembre 2023, Humani’Terre, proche des Frères Musulmans selon les services de renseignement, est ciblée pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et blanchiment aggravé. Ses avoirs ont été gelés le 5 juin.

Le 3 novembre 2023, moins d’un mois après les attaques terroristes du 7 octobre, le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire visant l’association Humani’Terre, héritière du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), pour ses liens présumés avec le Hamas. L’an dernier, cette association a été inscrite sur la liste des organisations sous sanctions du trésor américain.

L’enquête française a été ouverte pour financement du terrorisme, association de malfaiteurs terroriste criminelle et blanchiment en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. Elle a été confiée à la DGSI, à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière.

Cette ONG est accusée de servir d’organisation écran du Hamas. En février 2024, la TV israélienne révélait l’utilisation cynique par le Hamas du matériel médical donné par cette ONG.

48h avant les attentats du 7 octobre, des images captent le député LFI Thomas Portes à la frontière de Gaza avec des membres de Humani’terre, en l’occurrence Abu Amir Mutasen Eleiwa, l’un des dirigeants d’Humani’Terre.

L’Afrique, terrain d’affrontement international

Extrait d’un article paru dans la Revue Conflits n°52 :

Au xixe siècle le « Grand Jeu » voyait s’opposer Russes et Britanniques pour le contrôle de l’Asie centrale. Au xxie siècle, l’Afrique est la nouvelle arène, et elle s’est considérablement élargie. En effet, loin de n’opposer que la France, la Russie et leurs alliés respectifs, la compétition oppose désormais une multiplicité d’acteurs – tantôt partenaires, tantôt compétiteurs – tels que les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Iran, etc. Sans oublier la Chine et les États-Unis.

Pourquoi une telle lutte d’influence ?

Si elle n’est pas le cœur battant des relations internationales, l’Afrique n’est en revanche plus perçue comme une périphérie stratégique.

Certes, le sous-développement de la majorité des pays du continent, notamment dans sa partie subsaharienne, lui confère un poids économique limité. Quand bien même ce dernier est en croissance dans certains pays clefs qui constituent autant de marchés d’avenir (Côte d’Ivoire, Bénin, Nigeria, Kenya, Ouganda, Rwanda, etc.). Mais, de facto, pour les puissances qui s’y affrontent, le continent africain représente une source incontournable de matières premières stratégiques, voire critiques (minières, hydrocarbures, agricoles, etc.), ainsi qu’une région instable et conflictogène tout à la fois une source d’inquiétudes géostratégiques et un juteux marché de défense et de sécurité. Enfin, le continent est aussi un vecteur d’influence internationale via son poids diplomatique non négligeable fort de ses 28 % des voix à l’ONU et de ses trois sièges non permanents au Conseil de sécurité. Raison pour laquelle, par exemple, le vote des pays du continent fut particulièrement scruté en 2022 lors de la résolution à l’encontre de la Russie.

Ces potentialités ou ces risques, stratégiques, aiguisent l’intérêt des puissances en lice. Ce qui par corollaire stimule leurs rivalités respectives qui se répercutent d’autant plus sur les (dés)équilibres continentaux. Ainsi, l’Europe et la France, voisines immédiates de l’Afrique, sont directement concernées par la stabilité des pays du continent. Une donne que prend en compte la Russie, qui s’efforce de venir y contester leur présence. D’où une compétition d’influence qui s’exacerbe dans la course aux investissements, aux partenariats militaires, à l’aide au développement, au soft power culturel et religieux ; mais aussi au travers de féroces guerres informationnelles marquées par la prolifération des fake news numériques.

La Russie, la Turquie, mais aussi l’Iran sont devenues particulièrement actives dans le domaine.

La corne d’abondance

La principale valeur ajoutée du continent – mais non la seule – est son potentiel de matières premières, notamment minérales, avec un tiers des réserves mondiales dont 40 % de l’or, mais aussi hydrocarbures, avec 12 % des réserves prouvées de pétrole. Sans compter son potentiel agricole et agro-industriel largement sous-exploité.

L’exploitation, la transformation et l’exportation de ces ressources fait donc l’objet d’une forte concurrence. Certains pays comme la Chine et les Émirats arabes unis déploient dans cette optique une stratégie systématique destinée à sécuriser leurs approvisionnements miniers et agricoles. C’est la stratégie de « la mer vers la terre », qui élabore un continuum entre zones d’exploitation, corridors logistiques terrestres (routes, voies ferroviaires, ports secs) et hubs portuaires. Il en résulte des investissements massifs dans la construction d’infrastructures dans les pays concernés. Les ports, portes d’entrée et de sortie du continent, font d’ailleurs l’objet d’une intense concurrence pour leur contrôle et leur modernisation. Leur position est d’autant plus importante car ils donnent accès à l’hinterland africain, qui représente près d’un tiers des États du continent. Par exemple, en 2023 en Tanzanie, l’opérateur émirati DP World succède au chinois Hutchinson Port dans la gestion du hub tanzanien de Dar es-Salaam. Le groupe y remporte l’appel d’offre contre l’opérateur Indien Adani. Pour rappel, le système portuaire tanzanien est essentiel pour les échanges des pays enclavés que sont la Zambie, le Burundi, le Rwanda, le Malawi et l’Ouganda. D’autres acteurs sont présents tels que les Danois ou les Français via par exemple CMA-CGM. Paris accuse de facto un déclin depuis la revente des activités portuaires africaines du groupe Bolloré à l’opérateur italo-suisse MSC. De son côté, le Maroc, fort de son ambition maritime, bâtit le port de Dakhla Atlantique dans le but de capter les échanges de l’hinterland du Sahel occidental, en concurrence avec le Sénégal et la Mauritanie.

Terrain de jeu des puissances, miroir des impuissances

La compétition se polarise aussi autour des investissements. On observe ainsi depuis 2020 un retour des États-Unis inquiets de la montée en puissance chinoise sur le continent. Pékin est de fait, depuis 2009, le premier partenaire commercial du continent et son premier créancier. La Chine est omniprésente et a contribué, à l’évidence, à relativiser le poids de certains acteurs historiques dont la France. Il n’en demeure pas moins qu’elle est de plus en plus critiquée pour l’asymétrie de ses partenariats, le caractère délétère pour l’environnement de certaines activités minières ou encore le rôle de certains de ses expatriés dans des trafics illégaux tels que celui de l’or au Sahel.

En comparaison, l’Europe reste le premier investisseur du continent en stock. Selon l’UNCTAD, sur les cinq dernières années, la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas ont été les trois plus gros investisseurs du continent. Une dynamique qui se traduit dans les perceptions des leaders africains, comme en atteste l’enquête de Jeune Afrique menée auprès de 300 dirigeants dans 34 pays qui montre une Europe perçue comme plus fiable à long terme, loin devant la Chine, puis les États-Unis et la Russie.

De fait, face à une Chine et une Russie se comportant comme des puissances prédatrices, l’Europe fait figure, pour le moment, de partenaire à long terme.

Une donne qui pourrait changer dans la mesure où certains pays comme la Russie sont devenus omniprésents dans l’espace informationnel africain au point d’y façonner l’opinion en faveur de leurs intérêts, quitte à user de désinformation.

Prestataires de guerre

Les jeunes nations qui composent le continent sont soumises pour la majeure partie d’entre elles à une spirale d’instabilité presque endémique du fait d’un terreau historique, économique, communautaire et religieux très tendu.

Dès lors, la demande d’équipement et de formation militaire est soutenue dans l’ensemble du continent. Elle se traduit par la conclusion de partenariats militaires, de ventes d’armements, de constructions de bases ; ou bien la fourniture de prestations de service de sécurité (formation, protection, combat, etc.) via des sociétés militaires privées (SMP). Ces dernières sont généralement téléguidées par leurs États respectifs comme la société Sadat pour la Turquie. Elles peuvent devenir le principal levier d’action sécuritaire de leur État sur le continent à l’image de Wagner – devenue Africa Corps – pour la Russie. À noter que les États-Unis utilisent aussi des SMP dans la région, agissant en coordination avec leur gouvernement.

Turquie et Russie sont les deux outsiders sécuritaires du continent depuis une dizaine d’années.

Leurs champs d’action se situent principalement en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l’Afrique. Pour la Russie, l’objectif est avant tout de fragiliser les positions occidentales et surtout françaises dans la zone, tout en rentabilisant son action via l’exploitation – voire le trafic illégal – de l’or. Moscou solidifie cependant ses partenariats au-delà du Sahel et tente de s’implanter en Ouganda, en RDC, au Zimbabwe, etc.

La Turquie obéit à une posture d’influence à plus long terme. En vingt ans, Ankara s’est imposée comme un acteur sécuritaire à part entière sur le continent et en particulier dans le Sahel via sa fameuse « diplomatie du drone » Bayraktar. Ankara est aussi très implantée en Somalie. Récemment, elle a renforcé son rôle dans le pays via la signature de nouveaux accords de défense. La Turquie se positionne explicitement comme un compétiteur de la France et de son allié les Émirats arabes unis.

Inquiets de la montée en puissance militaire de la Russie et de la Chine, et soucieux de contrer le djihadisme qui s’y enracine, les États-Unis tentent de renforcer leur présence – déjà conséquente avec 7 000 hommes et plusieurs bases – sur le continent. Une approche qui les a conduits à se retourner contre leurs alliés français au Niger à l’été 2023. Un pari perdu, la junte de Niamey leur ayant signifié en mars 2024 leur expulsion de leur base d’Agadez : un départ confirmé quelques semaines plus tard. 

Parallèlement, les Etats-Unis subissent une attaque informationnelle, probablement orchestrée par la Russie, en Centrafrique, où ils tâchent de reprendre pied depuis décembre 2023 via la SMP Bancroft Global Development. Assez clairement, les États-Unis subissent le même matraquage informationnel que la France. Matraquage anti-français dans lequel les Américains s’étaient eux-mêmes engouffrés pour sauvegarder leurs propres positions au Niger. Comme le rappel Anas Amazal, expert en cyber-influence et e-réputation : « Russie, mais aussi Turquie et Iran sont très actifs depuis des années dans le domaine médiatique et digital. Via la plateforme X (Twitter) et de plus en plus via Telegram, où ils opèrent un matraquage informationnel très efficace destiné à dénigrer la France et les États-Unis. En n’hésitant pas à multiplier les fausses informations. » Des faits confirmés par des plusieurs sources au sein de l’armée française qui insistent au passage sur le rôle joué par Ankara, « la Turquie est un compétiteur sous-estimé et dont les opérations d’influence ne se limitent pas à la guerre de l’information ».

De son côté, la France, malgré les revers subis au Sahel, reste un acteur prépondérant de la sécurité avec 4 000 hommes sur le continent et quatre bases permanentes.

À rebours des idées reçues, elle reste une partenaire militaire très demandé, comme le Bénin qui a récemment confirmé sa volonté de coopération avec Paris. Son influence militaire s’étend d’ailleurs au-delà de la sphère francophone, comme au Nigeria, au Mozambique, voire peut-être bientôt, selon des sources militaire, en Angola ou en Éthiopie. Paris dispose aussi de plusieurs outils différenciants tels que le réseau des écoles nationales à vocation régionale, destinées à la formation des cadres dans les pays hôtes. Ayant pris conscience des enjeux informationnels de son action, l’armée française investit également de plus en plus dans les opérations d’influence.

La Chine, plus discrète malgré une base et 2 000 soldats à Djibouti, n’en demeure pas moins active. À l’été 2023, le troisième forum Chine-Afrique sur la paix et la sécurité matérialisait explicitement les visées de coopération sécuritaire de Pékin. Celle-ci est déjà active, via par exemple la formation d’officiers au sein de son académie militaire de Nankin. La Chine est aussi le deuxième plus gros fournisseur d’équipement militaire en Afrique subsaharienne avec 18 % de parts de marché en 2023, juste derrière la Russie (26 %) et la France (8 %). Par ailleurs, depuis quelques années et jusqu’à aujourd’hui, court l’information que Pékin viserait l’établissement d’une seconde base navale sur la façade Atlantique du continent : à la grande inquiétude de Washington qui tente de contrer ce dessein. Simultanément, selon des sources diplomatiques française, le Gabon s’apprêterait à revoir ses accords de défense avec la France, dont la fermeture de la base de Libreville, au profit… du gouvernement américain. Ceci expliquerait-il cela ? En tout cas si l’information se confirme, elle achèverait de positionner Washington comme un rival de la France en Afrique.  

La farandole des soft powers

La compétition d’influence s’incarne également dans des aspects plus religieux, culturels ou l’aide au développement. Ainsi, les Émirats arabes unis déploient une politique religieuse particulièrement active, en particulier dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Elle se distingue par le rejet de l’islam politique et plus particulièrement les Frères musulmans et le wahhabisme. Le pays exerce, en coordination avec le Maroc, un patronage doctrinal qui s’incarne par exemple dans les conférences pour la paix à Nouakchott. Cette action est bien vue par la France, car l’action culturelle émiratie est vu comme un appui à la résolution de la crise sécuritaire protéiforme du Sahel. Sans compter que l’influence religieuse d’Abu Dhabi contre directement les menées turco-qataries, parrains du frérisme. L’action turque dans le domaine est d’ailleurs de plus en plus prégnante, notamment dans le Sahel via, par exemple, la construction de nombreuses mosquées. Une stratégie finement articulée avec la pénétration économique et militaire d’Ankara sur le continent, comme le confirme un observateur militaire français : « Au Mali, j’ai pu constater une influence turque grandissante. Elle leur permet d’en retirer des débouchés et des gains économiques : vente d’armes, dont des drones, construction d’infrastructures, etc. » […]

Neuvaine à Sainte Anne pour confier les familles

Sainte Anne mère de la Vierge Marie a connu le célibat, le mariage, l’infertilité puis la maternité, la séparation, le veuvage….

C’est sur ses genoux que Marie a été initiée à la prière et à la connaissance de la Parole de Dieu. Son nom signifie « Grâce » et elle nous ouvre son cœur de “grand-mère” du ciel. Alors avec Sainte Anne, rendons grâce pour nos familles et demandons lui son intercession pour obtenir les grâces dont nous avons besoin, particulièrement dans un contexte social et politique de fragilisation des familles.

À l’occasion de sa fête, Hozana vous invite à prier une neuvaine à Sainte Anne du 18 au 26 juillet !

Inscrivez-vous ici pour prier la neuvaine du 18 au 26 juillet

Bellamy : philosophe de l’absurde ou prison mentale ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Bellamy semblait représenter un espoir, notamment en vue de la nécessaire « Union de la Droite ».
Les mesures qu’il propose semblaient de bon sens.

Malheureusement, il apparaît désormais vide, incohérent, et lâche.
Ou bien dans une “prison mentale” ?

Ecoutons pour cela son entretien récent sur LCI :

VITE – URGENCE – PROBLEMES EXISTENTIELS !!

Il commence fort, évoquant les « problèmes existentiels » de la France. On croirait entendre Bardella ou Zemmour. Il précise juste après qu’il s’agit des défis « migratoire, sécuritaire, financier, économique ». Oui, migratoire vient en premier.

Il souligne ensuite qu’il y a urgence : « ne pas perdre 3 ans », « nous ne pouvons pas nous payer le luxe d’attendre ».

Là, le journaliste Darius Rochebin s’engouffre dans la brèche, en demandant pourquoi Bellamy et ses amis refusent de faire partie d’un gouvernement, pour réagir à ces défis urgents. Il évoque une coalition avec le clan Macron. En bon journaliste gentil gentil, il n’évoque pas une coalition avec le RN, alors que les propos précédents de Bellamy sont équivalents à ceux du RN…

EUH… FINALEMENT, ON VA REFLECHIR, CONSTRUIRE, ETC.

Patatras… Bellamy botte en touche, pendant de longues minutes.

Urgence ? Bon en fait, les gars, on va prendre notre temps pour construire un projet. Le journaliste souligne que cela fait 12 ans que LR est « hors du pouvoir » ? Mais non, L’urgence ne doit pas être si urgente, puisque Bellamy confirme alors que la priorité doit être « de reconstruire une proposition politique claire ». Après 12 ans ? Pour encore 3 ans ? Alors qu’il y a urgence ? Bellamy, t’es sérieux ???

Darius insiste : « pourquoi ne pas participer aux affaires, maintenant ? ». Mais non, non, c’est non…

MONSIEUR LE PROFESSEUR DE PHILO

Là, au milieu de l’interview, Bellamy prend sa casquette de « professeur de philosophie ». On croit rêver. Il invoque la philo pour accabler Macron, coupable d’avoir créé un courant centriste très fort, conduisant aux 3 blocs actuels : très à gauche, Macron, très à droite. Il n’y a donc plus d’espace pour LR…

Pas un mot, bien sûr, sur l’éventuelle responsabilité de LR dans cette situation. Pourtant, depuis 50 ans, RPR – UMP – LR n’ont fait que trahir leurs promesses et leurs électeurs, aboutissant à la situation actuelle. Ce serait la faute de Macron ? On croit rêver.

DEPOSER LES TEXTES LES PLUS URGENTS POUR LE PAYS

Bellamy évoque ce qui peut être fait maintenant, avec des propositions de loi des députés LR.

Le premier qu’il cite, devinez quoi ? Un texte sur l’immigration. Encore et toujours sa priorité. Il est conscient que le texte déjà proposé s’est heurté au Conseil Constitutionnel, idem pour le référendum proposé par LR.
Puis, il cite la sécurité et la justice. Encore des priorités RN.

Mais « nous ne souhaitons pas entrer dans un gouvernement ». Lâcheté ? Bêtise ?
Quand même, il veut bien que d’autres travaillent : « laisser travailler un gouvernement qui serait prêt à avancer sur ces sujets essentiels ».

Tout le monde pense donc alors logiquement : euh… le seul gouvernement exprimant vouloir travailler sur ces sujets n’est-il pas le RN ?

BELLAMY ET SES AMIS : COURAGEUX ? EXEMPLAIRES ?

L’interview glisse donc logiquement sur ce sujet.

Bellamy évoque les députés au « courage exemplaire », et la force du Sénat « où nous avons une majorité ». Ce fameux Sénat LR qu’il faut absolument faire sauter à mon humble avis, comme présenté ici.

Là, la nausée arrive. Bellamy fustige le NPF, l’alliance depuis les Socialistes – Communistes – Ecolo – Anarchistes – LFI. Un extrait du RN J-Ph Tanguy est alors passé, où il traite les LR de « gros lâches », avec des arguments intéressants.

Bellamy répond que c’est « absurde ». Tiens, cela rappelle « la philosophie de l’absurde » de Sartre et Camus.

La suite est extraordinaire : « aller s’allier avec le RN, ç’aurait été la solution de facilité » (alors pourquoi ne pas essayer ?), et surtout « ce qu’a montré l’élection de dimanche, c’est que le RN est incapable de réunir une majorité ».

C’est comme dire : « vous êtes 3, vous êtes incapables de jouer à la belote / Tu veux jouer avec nous ? / Non, pourtant c’est important cela, essentiel, existentiel ; mais je vois que vous êtes incapable de jouer puisque vous êtes 3 / Mais si tu joues avec nous, nous serons suffisamment nombreux ? / Non, je vois que vous êtes incapables de jouer, donc je vais prendre le temps de me reconstruire ».

C’est du délire.

Ensuite, Bellamy rejette la responsabilité sur le RN : « le RN refuse de construire une alternative sérieuse ». Ben voyons… Qui refuse l’alliance Droite – FN puis RN depuis 50 ans ? Qui participe au « cordon sanitaire républicain » ? Que propose Bellamy pour construire cette alternative sérieuse ?

L’argument de Bellamy ensuite pour refuser cette alliance n’est pas une histoire d’extrême-droite, de fachos-nazis. Non, son argument est économique… En filigrane, cela signifie que le programme du RN sur l’immigration n’est pas un problème, pour Bellamy… C’est d’ailleurs ce que Sarkozy avait dit au JDD le 15 juin : il n’était pas contre, mais ce n’est pas le bon moment, quand LR est trop faible et le RN trop fort…

Aucun argument moral, juste de la tamboulle politicienne.

EXISTENCE DES AMIS DE BELLAMY AUJOURD’HUI

Bellamy conclut que sa famille politique existe, puisqu’il y a des députés et beaucoup de Sénateurs (encore !).

Il n’évoque pas le fait que ses députés ont été élus avec les voix de LFI, et que ses Sénateurs vont sauter si le RN s’organise bien…

LE RESUME DE LA PENSEE « PHILOSOPHIE DE L’ABSURDE » du professeur BELLAMY

– Il y a des défis existentiels urgents, mais on va prendre notre temps
– On participe à la grand-messe antifachos contre le RN, mais on ne leur reproche rien sur le thème de l’immigration : le différend est sur l’économie
– Grâce à cela, grâce aux voix des ennemis existentiels de la France, on a des députés, on a été très courageux de s’arranger avec LFI plutôt qu’avec Ciotti…
– On a surtout plein de Sénateurs
– On refera des propositions de lois, sachant qu’elles seront censurées par le Conseil Constitutionnel
– On accuse le RN de ne pas proposer d’alternative sérieuse, mais on ne propose rien soi-même, à part gagner les élections, même si on est à 5% aujourd’hui, et décrédibilisé…

La philosophie de l’absurde, à la sauce Bellamy, est aussi stérile que celle de Camus et Sartre.

A moins que ce soit une sorte de prison-mentale ?

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

Les Jeux financent les Jeux. Vraiment ?

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C’est en ces termes qu’en avril dernier, notre grand stratège dégoupillé pérorait sur l’auto-financement certain des Jeux Olympiques organisé par la France cet été. Quant à notre sémillante baigneuse en eaux polluées et néanmoins ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, dont le courage n’a d’égal que son entregent mondain, elle assénait avec conviction une prophétie dont nous attendons dès octobre prochain sa réalisation effective : “Je suis certaine qu’ils vont rapporter beaucoup plus à la nation qu’ils ne lui auront coûté.” Venant d’une personne épinglée pour son niveau de rémunération lors de son passage à la Fédération Française de Tennis, nous voilà rassurés…

Pourquoi douter de nos autorités dont la propension à nous faire passer des vessies pour des lanternes, notamment en matière budgétaire, a été élevée au rang de performance sportive de niveau international ?

Nous ne reviendrons pas sur la menace du pétard mouillé de Monsieur le Ministre des dérapages des comptes publics contre Vladimir Poutine à la tête d’une économie qui devait finir à genoux et dont nous apprenons aujourd’hui qu’elle se porte à merveille ; quand la nôtre, d’économie, est partie en lambeaux.

Nous ne reviendrons pas sur les propos de ce sinistre sire qui, écumant les plateaux télé depuis la dissolution, tente l’impossible en fustigeant les programmes économiques des uns et des autres comme pour mieux édulcoré grossièrement sa responsabilité dans le désastre budgétaire de notre pays depuis sept ans. Un vrai bide-gétaire…

Aussi, le “scénario à privilégier” par le Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges prévoyant notamment 10,7 milliards d’euros de retombées a de quoi surprendre. Qu’en est il vraiment de ce ruissellement si cher à nos portefeuilles, jamais vérifié dans les faits et qui a pourtant servi de feuille de route à nos dispendieux “marcheurs”.

Tout d’abord, le scénario a été revu à la baisse. Il n’est plus évoqué que 9 milliards d’euros de retombées.

Ensuite, cette équation mathématique comportent plusieurs inconnues comme le comportement de fréquentation des touristes, celui de leur dépenses et l’effet d’éviction qui ne manquera pas de se produire dans une ville (Paris), 5ème ville touristique au monde, et dont la simple organisation des Jeux ne saurait justifier d’un boom touristique supplémentaire. Il suffit d’observer le taux de remplissage particulièrement mauvais des hôtels pour mesurer la difficulté à venir. Et du départ précipité de bon nombre de parisiens fuyant une capitale, symbole de la liberté dans le monde, dans laquelle la circulation se fera munie d’un ausweiss.

Ensuite, et c’est une habitude propre à tous les événements d’envergure comme les Jeux ou encore l’organisation d’une Coupe du monde de football, le budget relatif aux infrastructures est déjà dépassé : 2,2 milliards d’euros de plus sur les 8,8 milliards d’euros du dossier de candidature soit 25 % de plus…

Sans parler des primes d’activité versées aux fonctionnaires, forces de police, sécurité portant le budget à un peu moins de 12 milliards d’euros. Pour l’instant…

Quant aux financeurs, privés certes, mais aussi publics c’est-à-dire vous, il semble que là aussi, l’optimisme de rigueur au moment de décrocher la timbale olympique a laissé place à une inquiétude bien légitime née de différents rapports anticipant un léger dérapage d’environ 2 à 3 milliards d’euros portant notre modeste participation à 5 milliards d’euros. Mais bon depuis Coubertin, on le sait bien l’important…

Est-il utile de rappeler qu’aucun événement de cette ampleur n’a pu être autofinancé dans le passé ? Doit on craindre un nouveau “Montréal 1976 ” ? Allons, allons ne noircissons pas le tableau et en guise de mot de la fin, laissons à la parole à notre guide budgétaire, notre génie de Bercy avec une citation qui, nous en sommes convaincu, sera à rappeler au moment du décompte définitif : “Les JO sont bien plus que de l’économie… L’idée n’est pas d’équilibrer les recettes et les dépenses mais de favoriser l’attractivité, et de faire rayonner le savoir-faire français partout sur la planète.“

Nous ne pourrons pas dire que nous n’étions pas prévenu.

Amitiés patriotes

P.MAGNERON
Président IDNF

Grosse fake news du député Insoumis Rima Hassan

Rima Hassan est accusée de mensonges à propos d’Israël. Hier après-midi à 17h39, l’élue publie une vidéo sur X, qui semble choquante, car on voit un soldat israélien se jeter sur une femme et la frapper à coup de pieds alors qu’elle est au sol.

Mais Rima Hassan a diffusé une vidéo dont il manque en réalité… les 8 premières secondes, durant lesquelles on peut voit le soldat appuyé tranquillement contre un mur. La femme voilée s’avance alors rapidement vers lui en sortant un couteau et le poignarde ! Sa réaction est donc un acte de défense d’un homme qui vient d’être poignardé :

 

Elle a visiblement supprimé son tweet, tout en omettant de s’excuser.

Appel à une politique de prévention de l’avortement

Communiqué de l’ECLJ :

Deux semaines avant la dissolution, l’ECLJ était à l’Assemblée nationale et au Sénat pour rencontrer des parlementaires portant plusieurs projets en lien avec l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Ces projets ont été conçus et discutés avec des femmes ayant subi une IVG et ayant eu le courage de témoigner devant ces parlementaires fin mai 2024.

Tous ces députés ont été réélus lors des élections législatives, qu’ils soient de l’ex-majorité présidentielle, des LR ou du RN, ce qui nous permet de poursuivre les projets suivants :

  • Agir sur la prise en charge par la Sécurité sociale des deux premières échographies car, actuellement, elles sont mieux remboursées dans le cadre d’une IVG (100%) que pour une femme qui poursuit sa grossesse (70%) ;
  • Modifier le contenu du site officiel « IVG.gouv » afin d’indiquer qu’il est fréquent que l’IVG ait des conséquences psychologiques négatives sur les femmes ;
  • Initier une mission d’information sur les dérives du Planning familial.

L’ECLJ poursuivra son travail auprès de la nouvelle Assemblée nationale afin de mener également d’autres projets, relatifs notamment à l’éducation sexuelle dans les collèges/lycées, aux alternatives à l’IVG ainsi qu’à la protection des femmes subissant des pressions pour avorter.

Pour soutenir la protection de la vie humaine, dès sa conception, nous vous incitons à signer notre appel à une politique de prévention de l’avortement.

Le régime polonais tente de soumettre les juges

Voici le communiqué d’un juge membre d’une association de magistrats, concernant la violation de l’Etat de droit par le gouvernement de Donald Tusk en Pologne :

Il n’est pas certain que cela émeuve la Commission européenne, focalisée par la Hongrie de Viktor Orban, qui préside actuellement l’UE.

L’OQTF du jour

Le même jour, dans la presse :

La Cour des Comptes alerte sur les finances du pays.

Et la presse relaie “un cas assez banal” : Un “couple tunisien” en “situation illégale” “dans un logement social” qui perçoit des aides depuis 10 ans. Le préjudice est de 67 000 euros.

Ce couple tunisien serait en situation illégale en France, rapporte Sud Ouest. Il était pourtant parvenu à obtenir une place dans un logement social et percevait depuis dix ans l’Aide sociale au logement (ASL) et la prime d’activité.

“C’’est un cas assez banal, concède Valérie Houlière. Des cas comme celui-là, on en a très régulièrement et pas seulement par signalement de la police. Au regard de la période soit 10 ans d’indus à rembourser, la somme finale de 67 000 euros n’est pas exceptionnelle”.

La CAF verse chaque année environ 100 milliards d’aides à plus de 13 millions d’allocataires. Environ 700 contrôleurs sont chargés de débusquer les fraudes. Près de 50 000 dossiers “problématiques” ont été recensés en 2022 pour un montant de 351 millions d’aides indûment perçues.

Le couple de fraudeurs présumés a été placé en garde à vue, la préfecture de Gironde l’a placé sous OQTF.

La CFDT va-t-elle radier les 22% de membres qui votent RN ?

Le député RN Maxime Amblard a été exclu de la CFDT. Représentant du personnel à Framatome, élu sous l’étiquette Rassemblement national, il a fait l’objet d’une procédure de radiation par la CFDT au lendemain de la dissolution. D’autres délégués syndicaux ont été sanctionnés pour avoir affiché leur soutien au parti de Jordan Bardella.

Pourtant, dans le cadre des élections européennes de 2024, l’institut Toluna-Harris Interactive a réalisé dimanche 9 juin 2024 une enquête au regard de la proximité syndicale, qui révèle la proximité de nombreux syndicalistes envers le RN.

Ainsi, parmi les syndicats de salariés, la CGT connaît un vote favorable à la liste LFI (25 %), et au RN (24 %). Force ouvrière (FO) se caractérise par un vote particulièrement porté sur la liste du RN (34 %), très nettement devant les listes LFI (12 %).

Les votes des autres syndicats apparaissent relativement dispersés entre les différentes listes. Ainsi, le trio gagnant chez les proches de la CFDT est constitué des listes du PS et de Place Publique (26 %), du RN (22 %) et de la majorité (21 %).

On observe chez ces trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) une différence marquée avec les résultats du scrutin de 2019, avec un net recul du score de la liste de la majorité présidentielle.

Eutrapélie : la vertu des vacances

Conseils pour vacances sans stress :

“La Haine du blanc : Afrique du Sud, alerte sur une épuration ethnique”

Le nouveau magazine Frontières propose un dossier de près de 60 pages avec le reportage d’Erik Tegnér en Afrique du Sud auprès des communautés blanches. Au cœur des bidonvilles blancs, dans les communautés afrikaners ou dans les fermes défendues par les Boers, les journalistes ont traversé le pays pour porter leur voix.

Ce numéro publie aussi un entretien avec un ancien radicalisé, une enquête sur l’aide sociale à l’enfance, sur un média de rap bien trop compromis ou sur les liens entre La France Insoumise et le Hamas…

Le PCF propose comme Premier ministre… une femme qui s’est opposée à la dénaturation du mariage

Huguette Bello, la candidate que le PCF veut installer à Matignon, est présidente du conseil régional de la Réunion. Elle a déjà été député, notamment en 2013, lors des débats sur la dénaturation du mariage. A l’époque, un article indiquait :

Elle ne participera pas au vote à l’Assemblée nationale aujourd’hui et ne souhaite pas se prononcer sur le sujet. Huguette Bello estime que la question du mariage ouvert à tous les couples ouvre également une brèche en ce qui concerne la PMA et la GPA. Elle y est farouchement opposée, indiquant que c’est une “marchandisation” du corps de la femme en ajoutant que “je milite trop pour les droits des femmes pour que j’accepte une telle chose“. Elle attend davantage les réponses et les mesures du gouvernement sur les violences faites aux femmes.

A 73 ans, Huguette Bello a siégé sur les bancs de l’Assemblée nationale entre 2007 et 2020 dans les rangs de la Gauche démocrate et républicaine. Elle était en 81e et dernière position sur la liste de Manon Aubry aux élections européennes. Qualifiée de « combattante de la dignité humaine et des droits des femmes » par Aurore Bergé en avril, l’élue réunionnaise est également louée par Gabriel Attal. Le premier ministre, lors d’une visite sur l’île, a salué « une grande républicaine ayant à cœur de mettre au centre de son engagement politique la question de l’éducation de nos enfants ».

Mais le nom d’Huguette Bello fait railler certains socialistes. « C’est une proposition sérieuse pour des gens qui ne veulent pas gouverner », réagit l’un d’entre eux. « Vu la galère qui va l’attendre, même si cela dure deux mois, il vaut quand même mieux quelqu’un d’assez solide », souligne un autre.

Voilà de quoi faire se déchirer la gauche :

 

Lettre des Français à l’usurpateur

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“Personne qui, par ruse ou par violence, s’empare d’un bien, d’un pouvoir, d’une dignité, d’un titre ne lui appartenant pas ou auquel il ne peut prétendre“. déf. usurpateur

Monsieur,

Si notre fière nation a parfois connu dans sa riche histoire des moments d’incertitude agités de soubresauts révolutionnaires, souvent violents et pourtant habillés aujourd’hui de vertus faussement romantiques, elle a toujours su en dépit des adversités trouver les ressources morales collectives nécessaires pour se redresser et emprunter la voie de la sagesse et du renouveau.

Les heurts qui ont émaillés son parcours ont marqué le pays aussi fortement que les luttes de pouvoir politique étaient intenses et la situation sociale et économique difficiles. Ainsi, la révolution agricole du 18ème siècle transformant profondément le tissu social français est le prélude à la révolution de 1789, la révolution industrielle post-napoléonienne préparant le terreau à celles de 1830 et 1848.

Les profondes mutations technologiques actuelles bousculent notre société et l’équilibre tranquille, ronronnant d’un système capitaliste triomphant né après 1945 dont la promotion ultime de consommer à tout va se trouve aujourd’hui confronté à sa propre limite face à la destruction massive des ressources de la planète et du sacro-saint dogme écologiste.

La déliquescence des institutions politiques internes du pays, particulièrement depuis la trahison du Traité de Lisbonne et l’abandon volontaire de notre souveraineté au profit d’intérêts privés européens, consacre l’idée présente dans l’esprit de la majorité des français que notre pays sombre dans un abysse sans fin, en l’absence de volonté clairement affichée des responsables politiques de défendre les intérêts vitaux de la France.

Votre investiture en 2017 incarne tout cela à la fois. Issu du monde des affaires (des affairistes ?), élu sur la base d’un projet hurlé à la face du monde dans un état extatique comme pour mieux vous convaincre vous-même, la société civile dont vous vous faîtes le chantre devait incarner un renouveau démocratique devant pallier l’insuffisance d’ hommes politiques dépassés. Ni de gauche, ni de droite, illusionniste et contorsionniste, “en même temps”, la ruse dont vous faites preuve chaque instant pour conserver ce pouvoir n’a d’égal que le mépris que vous affichez complaisamment envers vos concitoyens.

Votre dernière lettre adressée aux Français au soir du 2ème tour en est l’illustration la plus vile.

Petit décryptage. Selon vous, “Personne ne l’a emporté”, “seules les forces républicaines représentent une majorité absolue…” Mensonge. le tour de passe-passe de l’entre deux tours consistant à organiser le mariage de la carpe et du lapin a peut-être fonctionné pour faire barrage à 11 millions de français mais il est impensable de nier l’évidente victoire du rassemblement National qui a augmenté de 50 % son nombre de députés quand les autres partis, seuls, ont stagné voire baissé.

Le front républicain serait l’incarnation ultime de l’expression démocratique ? Alors comment expliquer le mépris affiché vis-à-vis de 11 millions de français, masse grandissante, grondant sa colère et son désespoir de ne pouvoir être entendu. Où est la démocratie quand une minorité exclut du champ politique une majorité d’opposants ?

Après avoir lancé cette “grenade dégoupillée” selon vos termes, vous placez “votre espérance dans la capacité de nos responsables politiques à faire preuve de sens de la concorde et de l’apaisement dans votre intérêt et dans celui du pays.” Tel un pompier pyromane, vous vous dégagez de votre responsabilité et contemplez le désordre que vous avez créé. Divisez pour mieux régler, en somme.

Après avoir mené le pays à la ruine par votre décadence et votre incompétence, votre caractère jupitérien selon certains medias complices se rapproche davantage de celui d’un Néron devant Rome en proie aux feux ou d’un Caligula dans son approche démagogique du pouvoir.

Il est temps de partir.

P.MAGNERON

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