S’il gagne les élections, Macron mènera au bout le projet de loi sur l’euthanasie
Le chef de l’Etat l’a annoncé lors de sa conférence de presse ce matin :
🔴#DirectElysee Lors de la conférence de presse, @EmmanuelMacron s’exprime rapidement sur la #findevie : “Sur les projets de loi en cours, mon souhait c’est qu’ils puissent être repris”, “la question de la fin de vie est une question importante pour nos concitoyens” #Findevie…
— Gènéthique (@Genethique) June 12, 2024
Si le Comité central de la Conférence des évêques de France publie un communiqué pour les élections, il sera opportun que ce fait soit dûment mentionné.
Le bon côté de la dissolution de l’Assemblée nationale est le coup d’arrêt porté au projet démoniaque de légalisation de l’euthanasie. Le 30 juin prochain se tiendra le premier tour des élections législatives. Nous serons le dernier jour du mois du Sacré-Cœur mais aussi le jour de la fête de saint Paul, l’apôtre des nations païennes.
C’est pourquoi certaines paroisses proposent d’ici-là (et même jusqu’au 7 juillet, jour du second tour) de réciter avec cœur et beaucoup de foi la neuvaine irrésistible au Sacré-Cœur de Jésus afin de demander : « la grâce d’AVOIR DES GOUVERNANTS SELON VOTRE CŒUR ! »
Et de terminer par les invocations :
- « Saint Paul, apôtre des nations, priez pour nous ! »
- « Sainte Jehanne d’Arc, sauvez la France ! »
Récitons cette neuvaine quotidiennement, fidèlement et en famille. Récitons-la avec beaucoup de confiance ! Elle est irrésistible sur le Cœur de Dieu si l’on croit fermement qu’il peut tout.

Par ailleurs, lors de cette conférence de presse lunaire, Emmanuel Macron a expliqué qu’il n’y a pas d’ensauvagement en France et pas de submersion migratoire, et que ce n’est qu’un sentiment “négatif” nourri par la montée en épingle de faits divers. Le Mozart du mépris a néanmoins concédé que “nous pensons qu’il faut plus de fermeté”. Après 7 années au pouvoir, il serait temps d’y penser (et d’agir).
Selon un sondage, 57% des Français souhaitent qu’Emmanuel Macron démissionne en cas de défaite de la majorité présidentielle aux élections législatives.
Politique familiale : Les AFC adressent 15 propositions aux candidats aux élections législatives
Les alliances d’appareils c’est une chose qui peut être utile, mais il faut aussi ne pas omettre le fond… Investir dans la famille, c’est rebâtir la confiance et préparer l’avenir. Les AFC interpellent les candidats :

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe écrit à tous les nouveaux députés européens
Alors que la politique politicienne occupe l’essentiel de l’actualité, la Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) rappelle que nous avons voté pour de nouveaux députés au Parlement européen. La FAFCE écrit une lettre ouverte aux députés européens élus pour la législature 2024-2029. Cette lettre fait suite à la diffusion d’une boîte à outils politique détaillant les priorités de la nouvelle législature, du point de vue de la famille. Les cinq domaines mis en avant sont l’hiver démographique, la famille en tant qu’investissement, l’équilibre travail-famille, la protection des enfants et l’écologie intégrale :
Lettre ouverte à tous les élus du Parlement européen
Chère députée, cher député,
Félicitations pour votre élection ! Les citoyens européens vous ont confié l’honneur de les représenter pour cette cinq ans législature. C’est une grande responsabilité pour l’avenir de l’Europe et pour les familles européennes.
A cette occasion, au nom de toutes les organisations membres de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), je voudrais partager avec vous quelques-unes de nos réflexions et propositions pour ce mandat, que vous pourrez trouver dans la boîte à outils que nous avons préparée dans le but d’inspirer votre activité législative.
1. L’Europe est plongée dans un hiver démographique qui constitue un défi pour les générations futures.
Les défis démographiques doivent reposer sur le principe de la solidarité intergénérationnelle, en mettant l’accent sur la promotion des réseaux familiaux en tant qu’antidote à la solitude : Les familles sont le trésor de l’Europe. Je voudrais vous inviter à soutenir, promouvoir et garantir la renomination d’un commissaire européen en charge du sujet de la démographie, doté de ressources suffisantes pour mettre en place une coopération intergouvernementale en vue de relever ces défis. J’aimerais également proposer de créer et de rejoindre un intergroupe du Parlement européen sur « la démographie, l’équilibre travail-famille et les générations futures », en vertu de l’article 35 du Règlement.
2. Les familles jouent un rôle central dans la formation de nos sociétés et constituent un investissement pour l’avenir de l’Europe
Investir dans les familles, c’est investir dans l’avenir. C’est la raison pour laquelle les politiques familiales devraient être considérées comme des investissements dans la balance des comptes des États, et non comme des coûts. Je vous invite à promouvoir et à participer à une réflexion européenne de haut niveau et au sein du Parlement européen sur la réforme des critères macroéconomiques des politiques familiales.
3. L’équilibre travail-famille devrait être la clé des politiques d’égalité de traitement
Les États membres sont compétents en matière de politiques familiales et le principe de subsidiarité doit toujours être respecté pour le bien de l’Union européenne. Cependant, l’Europe peut promouvoir l’équilibre travail-famille en reconnaissant le droit à la déconnexion et le dimanche comme jour de repos commun en Europe. Il existe également quatre directives pertinentes qui peuvent être révisées afin d’améliorer l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée des familles.
4. Nos enfants sont l’avenir de l’Europe et leur protection doit être une priorité
Nos enfants sont notre avenir. Les nouvelles générations sont confrontées à des risques croissants liés à l’évolution rapide de notre époque. La numérisation aide les sociétés à bien des égards, mais il est nécessaire d’en faire un usage responsable pour éviter les effets secondaires destructeurs.
Dans cette optique, nous aimerions proposer de reconnaître la consommation de pornographie comme un problème de santé publique et de l’introduire comme une forme d’abus sexuel sur les enfants dans la proposition de directive de la Commission relative à la lutte contre les abus sexuels sur les enfants. En outre, je vous invite à soutenir l’initiative de la European Child Shield Platform, car ses membres très divers font un travail fructueux en rassemblant des données et en proposant des solutions aux conséquences sur la santé physique et mentale de nos générations futures.
En outre, nous vous invitons à soutenir une convention internationale pour l’abolition de la maternité de substitution, inspirée de la déclaration de Casablanca, car la maternité de substitution est une forme de traite des enfants et d’exploitation des femmes.
Enfin, nous aimerions vous proposer, en tant que membre du Parlement européen, de promouvoir une institution véritablement inclusive, par la création d’un organe représentatif au sein du Parlement européen pour les personnes handicapées et les personnes ayant des besoins particuliers.
5. La Création souffre et les familles sont la clé de l’écologie humaine intégrale
Il n’y a pas de développement durable sans familles. Comme le rappelle la résolution de notre dernière réunion de printemps du Conseil de Présidence, « l’écologie humaine intégrale implique une approche holistique de la complexité des problèmes écologiques, unissant les dimensions culturelles, politiques, sociales et économiques de cette réalité ». Je vous invite à placer les familles au centre de la solution pour protéger la Création et prévenir une dégradation catastrophique de l’environnement.
La FAFCE souhaite mettre à disposition son expérience en Europe et ses idées issues de la base de nos associations membres sur tout le continent.
La FAFCE souhaite contribuer à la résolution des défis actuels et être la voix des familles. Nous serons très heureux de coopérer avec vous pendant votre mandat.
Notre équipe basée à Bruxelles et moi-même restons à votre disposition et vous souhaitons un mandat fructueux pour les familles.
Je vous adresse mes meilleurs vœux,
Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE
Irak : 10 ans après Daesh, la communauté chrétienne reste fragile
À l’occasion du 10e anniversaire de la prise de Mossoul par Daech – annonçant son invasion des plaines de Ninive le 6 août – Mgr Warda, archevêque chaldéen d’Erbil, souligne que la communauté chrétienne a toujours besoin d’aide :
Le groupe extrémiste islamiste s’est emparé de Mossoul et des villages situés au nord et à l’est de la ville entre le 4 et le 10 juin 2014, provoquant un exode massif de chrétiens, de yézidis et d’autres. L’occupation de Mossoul a laissé les villes et villages chrétiens de la plaine de Ninive vulnérables à une nouvelle avancée, qui s’est effectivement produite le 6 août 2014, forçant toute la population chrétienne à fuir vers le Kurdistan irakien.
S’adressant à l’AED, l’archevêque d’Erbil, Mgr Warda, a déclaré qu’environ 9 000 familles chrétiennes sont maintenant rentrées chez elles dans les plaines de Ninive après avoir fui il y a dix ans lorsque Daech s’est emparé de la région. Au total, environ 13 200 familles chrétiennes avaient fui vers son archidiocèse dans la région autonome du Kurdistan irakien. L’évêque est très reconnaissant à la communauté internationale – y compris à l’AED – d’avoir fourni une aide d’urgence et aidé à reconstruire les villages détruits, permettant à des milliers de familles chrétiennes de retourner dans leur pays natal, avec « tout le monde travaillant dans un seul but ».
Il a ajouté que « tous ces souvenirs tristes et terrifiants sont toujours là, mais au moins [les familles chrétiennes] pouvaient commencer à construire et à montrer que l’avenir est entre [leurs] mains ». Mgr Warda a souligné que « les églises se remplissent à nouveau » et qu’ »il y a tant d’enfants » qui reçoivent la catéchèse et se préparent à leur première communion.
L’université catholique d’Erbil, espoir pour les jeunes
L’évêque a ensuite souligné le rôle particulier de l’Université catholique d’Erbil – la seule université catholique d’Irak, créée en 2015 et soutenue par l’AED – pour le développement de l’unité chrétienne dans la région. La communauté chrétienne a besoin de toute l’aide possible pour « faire briller la flamme de la foi chrétienne » dans le cœur historique de l’Irak, ajoutant : « Je demande à mon peuple d’être patient et persévérant. »
Pourtant, de nombreux chrétiens ont quitté ou prévoient de quitter le pays en raison des difficultés économiques actuelles, car, même si la persécution n’est plus la principale préoccupation, « la pression d’être une minorité est réelle ».
Mgr Warda appelle la communauté internationale à ne pas oublier les chrétiens irakiens qui souffrent « au milieu de tant de crises dans le monde ». L’archevêque a ajouté qu’il « aimerait voir » les dirigeants mondiaux rappeler aux politiciens irakiens qu’ils doivent « se soucier des minorités – chrétiens, yézidis et autres ».
Il a exprimé sa gratitude pour l’aide de l’AED : « La réponse de l’AED et d’autres organisations caritatives chrétiennes a été d’une grande aide qui nous a permis d’aider ceux qui en ont besoin. Nous prions pour vous et pour tous nos bienfaiteurs. Nous prions pour que tout ce que vous donnez, nous le multipliions d’une manière qui aidera à répondre aux besoins du peuple. »
“Se passer de Dieu. Voilà le germe de mort de nos sociétés contemporaines”
Extrait de l’éditorial du père Danziec dans L’Homme nouveau :
[…] Se passer de Dieu. Voilà le germe de mort de nos sociétés contemporaines. Autant l’époque moderne s’était attachée à séparer la raison de la Foi, cherchant à reléguer cette dernière au domaine privé. Autant notre monde postmoderne s’applique à arracher aux cœurs des hommes le désir même de Dieu. Étouffer le maître de la Vie jusqu’à perdre le sens du bien. Et du réel ! S’abstenir du Cœur, c’est-à-dire écrire les pages de son existence armé d’un stylo, si beau soit-il, sans que ce dernier soit muni d’une encre vive et éclatante.
Une vie, pour être pleinement vécue, ne peut se priver de son organe essentiel. Bien au contraire de nous passer de lui, le Sacré Cœur doit devenir pour nos âmes le passage obligé. « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes » et qui réclame notre gratitude autant que notre bon zèle.
Comme la politesse nous oblige à la prévenance, la raison illuminée par la Foi nous oblige à passer par Celui qui est à l’origine de tout pour vivre ici-bas en plénitude. « Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits : car séparés de moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5). Et si nous ne sommes que de passage ici-bas, et si un jour nous rejoindrons à notre tour la dalle d’un caveau dans le gris des cimetières, la dévotion au Sacré Cœur de Jésus nous presse de sortir de nous-même. Tout de suite, sans attendre.
Au chevalier qui sommeille en nous, le Cœur de Jésus, tel un don Diègue du Ciel, nous interroge : « Rodrigue, as-tu du cœur ? » En guise de réponse, aurons-nous la même générosité, spontanée et imperturbable, que le héros du Cid ?
La force du message du Sacré Cœur tient à sa pertinence autant qu’à son bon sens. Et ce message, le voici : ne pas avoir peur que notre vie touche un jour à sa fin mais craindre plutôt qu’elle n’ait jamais commencé par défaut d’être passée par son brasier d’amour, d’abnégation et de courage. Par son Divin Cœur. Tout est là.
LR : tentative de putsch des traîtres habituels
Face à la tentative de putsch des caciques de LR, Eric Ciotti tient le coup, dénonce la parodie de bureau politique et fait fermer le siège du parti :
J’entends beaucoup d’élucubrations sur la fermeture du siège LR.
J’ai pris cette décision à la suite des menaces reçues et des désordres d’hier.
Je dois garantir la sécurité du personnel.
De surcroît, aucune réunion n’a jamais été prévue au siège cet après-midi. https://t.co/YdkTikAseC
— Eric Ciotti (@ECiotti) June 12, 2024

Et ce matin Pascal Praud s’est payé les “chefs à plumes” de la machine à perdre :
Pascal Praud se paie les “chefs à plumes” de LR qui refusent l’union de la droitepic.twitter.com/I5cMSoC8Dr
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 12, 2024
Masquez cette croix…
L’école catholique Cours Perrier à Villefranche-sur-Saône a décidé d’enlever la croix de l’écusson de l’uniforme :

Des parents se montrent déçus :

La question de l’avenir de Reconquête! se posera nécessairement dans les prochains jours selon Valeurs actuelles…et le Parisien [ADD]
Suite à l”échec d’une entente entre Reconquête et le RN, beaucoup se demandent ce qu’il s’est vraiment passé entre Marion Maréchal, Jordan Bardella, Marine le Pen d’un côté, et, au sein de l’état-major de Reconquête de l’autre. Même s’il ne faut pas exclure un véritable piège tendu par Marine Le Pen et Jordan Bardella pour faire exploser Reconquête! afin qu’il disparaisse de la vie politique, il faut néanmoins souligner que les tensions internes qui y règnent étaient déjà propices à une explosion.
Valeurs actuelles apporte des précisions très factuelles. Extraits :
« La droite la plus conne du monde, toujours. Rien de neuf sous le soleil. » Ce cadre de Reconquête semble porter la voix de tout un camp. « Dépité », « désolant », « rageant »… les qualificatifs ne manquent pas au sein du parti d’Éric Zemmour et Marion Maréchal à l’évocation de l’incroyable montagne russe émotionnelle traversée ces dernières 72 heures (…) « On avait tout pour réussir… et on a tout gâché », lâche, désemparé, un historique du mouvement (…)
9 juin (…) En route vers le QG, les équipes de la tête de liste Maréchal grattent prestement les grandes lignes d’un discours imprévu. « Là, il y a quelque chose à faire », explique-t-elle à ses équipes. Le « quelque chose » en question ? Ce grand rassemblement des forces de droite, au sens le plus large possible. « Je suis prête à rencontrer dans les jours qui viennent Marine Le Pen et Jordan Bardella, Éric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan pour travailler ensemble », lâche-t-elle lors de sa courte allocution. À ses côtés, le visage serré d’Éric Zemmour trahit les sentiments contraires qui traversent le président-fondateur de Reconquête. Et pour cause : il n’a pas été prévenu d’une telle « initiative personnelle », comme décrit par un cadre du parti.
Symbole, s’il en fallait encore un, des divisions profondes qui auront fracturé le mouvement de l’intérieur ces derniers mois. Quand Marion Maréchal prône pour épargner, globalement, le Rassemblement national et Jordan Bardella durant sa campagne pour ne pas froisser un potentiel partenaire de travail, Éric Zemmour, Sarah Knafo et les zemmouristes de la première heure pensent l’inverse : pour récupérer un électorat tenté en grande proportion par le vote Bardella, il faut, selon eux, afficher frontalement (et, parfois, violemment) leurs divergences.
À ce désaccord stratégique se sont progressivement mêlées des rancœurs personnelles, des inimitiés farouches ou encore des improbables différends financiers. Le tout culminant dans une situation intenable qui a atteint son paroxysme lors de la dernière semaine de campagne. Les deux « clans » s’adressent alors à peine la parole. L’ambiance est électrique.
Lors du dernier jour de campagne officielle, le 7 juin, Philippe Vardon, directeur de campagne et proche conseiller de Marion Maréchal, Nicolas Bay et Guillaume Peltier, tous deux vice-présidents du parti et candidats aux européennes, apprennent à leur grand étonnement qu’ils ont perdu leurs autorisations de publier des messages sur les boucles de discussions internes du parti !
Les offs assassins fusent par presse interposée. Sarah Knafo, en 3ème position sur la liste conduite par Marion Maréchal, et Éric Zemmour multiplient les saillies à l’endroit de Jordan Bardella et du Rassemblement national. « Le vote Bardella, c’est un vote pour rien, un vote bidon », tance l’ancien journaliste sur le plateau de CNews le 7 juin. Le « camp d’en face » manque de s’étouffer. « Zemmour est pyromane, il sape tout notre travail », peste dans la foulée l’entourage de la tête de liste. L’implosion semble inévitable (…)
Et pourtant. Ce 9 juin, en deuxième partie de soirée, Marion Maréchal oublie (…) le climat anxiogène qui règne au sein de son parti. Sa tête est ailleurs. Dans la foulée de son discours d’union, elle et ses proches (dont la plupart ont connu, comme elle, l’appareil mariniste par le passé) décrochent leurs téléphones (…) Jordan Bardella et Marine Le Pen sont rapidement à l’écoute. On fait comprendre à Marion Maréchal que le chemin vers une éventuelle alliance sera sinueux, mais pas impossible (…) Conséquence de la communication quasi rompue entre les deux « clans », le reste de l’état-major de Reconquête se perd dans un brouillard des plus épais. La rumeur d’une rencontre entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Marion Maréchal se répand comme une traînée de poudre au sein du mouvement. « On nous a gardés à l’écart depuis le départ, jure un cadre. On l’a appris quasiment dans la presse (…) », jure un cadre du parti (…)
Marion Maréchal (…) sort de 9 mois de campagne, épuisée mentalement et physiquement, mais elle sent qu’il y a une opportunité rare, inédite, qui se présente pour le parti dans son ensemble. Donc elle reprend son bâton de pèlerin et elle fonce », répond son équipe (…)
Marine Le Pen et Jordan Bardella [posent] les conditions sine qua non (…) : un accord qui se ferait via une « plateforme extérieure » à Reconquête!, un droit de regard sur les candidatures proposées par Marion Maréchal et l’absence totale d’Éric Zemmour et Sarah Knafo, que ce soit dans les négociations ou, sans surprise, dans la future coalition. (…)
En face, Marion Maréchal tente de convaincre le ticket à la tête du RN de reconsidérer sa position vis-à-vis d’Éric Zemmour et son absence du dispositif. « Malgré tout ce qu’elle a vécu, malgré tous ses désaccords, elle s’est battue pour lui », souffle son entourage. Sans succès. Marine Le Pen et Jordan Bardella se montrent intraitables. Marion Maréchal en prend acte.
Une première estimation du nombre de circonscriptions allouées à ces candidats affiliés à Reconquête et Debout La France (contacté par Marion Maréchal, Nicolas Dupont-Aignan avait esquissé un accord, confirmé le lendemain) est mise sur la table : ce sera une soixantaine, dont une dizaine jugée « gagnable » par le RN. La question d’une candidature de Marion Maréchal, tout juste élue au Parlement européen, est également évoquée, mais aucune décision n’est actée à l’issue de la réunion (…)
Tenu à l’écart de discussions décisives pour l’avenir du parti qu’il a fondé en 2021, Éric Zemmour s’agace. Il envoie un SMS à Marion Maréchal. Il veut des réponses, connaître la teneur des échanges. Marion Maréchal lui répond : il est, selon elle, plus souhaitable d’en discuter lors d’un bureau exécutif exceptionnel [le 11 juin] (…). Marion Maréchal et ses équipes continuent d’échanger, toute la matinée, avec le Rassemblement national. Des premières discussions ont lieu avec Kevin Pfeffer, le trésorier du parti. On échange sur les premières candidatures « présélectionnées » et les circonscriptions ciblées. Le nom de Stanislas Rigault est évoqué (…) « Il est toujours resté courtois à notre égard », souffle-t-on en interne (…) L’affaire suit ainsi son cours une bonne partie de la matinée. Fait rare : un relatif optimisme s’empare des troupes. Marion Maréchal pense pouvoir convaincre Éric Zemmour et Sarah Knafo de se mettre en retrait de l’initiative qu’elle tente de mettre sur pied pour leur camp. Hélas, hélas, hélas. Une notification sur le téléphone de Marion Maréchal s’apprête à tout chambouler, une nouvelle fois. C’est Jordan Bardella.
Le président du RN ne se défile pas : l’accord vient de tomber à l’eau. Les arguments avancés par ce dernier ? Une crainte de son bureau exécutif quant à la personne d’Éric Zemmour, perçu comme un repoussoir plus qu’un argument de rassemblement. « S’il n’avait été question que de Marion et d’une poignée d’autres et qu’ils avaient décidé de quitter Reconquête, cela aurait été une autre histoire », souffle un cadre du RN.
Marion Maréchal reste sonnée, dans les cordes. Le bureau exécutif de Reconquête est décalé à 16h30. « Jusqu’au bout, on essaye de convaincre le RN de trouver des compromis », souffle son entourage pour expliquer les raisons d’un report qui ne fait qu’accentuer encore un peu plus la colère et l’incompréhension d’Éric Zemmour et de ses proches (…)
Le tant attendu bureau exécutif s’ouvre dans une ambiance glaciale. Il dure à peine 10 minutes. Juste le temps pour les deux visions de s’opposer une dernière fois. Résumons ainsi : Éric Zemmour et Sarah Knafo reprochent à Marion Maréchal d’avoir tenté de négocier un accord « en catimini » sans les inclure dans le processus décisionnel. Marion Maréchal, elle, leur rapporte les contours du deal en question… et les explications limpides apportées par Jordan Bardella pour justifier sa non-ratification (…)
L’échange conclu, Marion Maréchal tourne les talons et quitte le siège de Reconquête. Nicolas Bay et Guillaume Peltier, tout aussi remontés, lui emboîtent le pas quelques minutes plus tard. Fin de l’aventure ? Personne n’ose encore le formuler ainsi, mais la question se posera nécessairement dans les prochains jours.
Quant à Éric Zemmour, il se refuse à rendre les armes. Invité sur le plateau de Face à l’info sur CNews ce mardi soir, le président de Reconquête a tenté une ultime main tendue à Jordan Bardella : « Je ne demande rien. Je n’ai jamais rien demandé. Ni circonscription, ni poste, rien. Seulement l’union. »
Devant sa télévision, un proche de Marion Maréchal lâche, dans un soupir : « On avait raison depuis le début sur la stratégie. 9 mois en enfer, à devoir se battre pour expliquer qu’il ne fallait pas insulter l’avenir, à devoir se justifier à chaque fois qu’on refusait de taper comme des sourds sur Bardella… et tout cela pour quoi ? Pour voir Éric faire son mea culpa et tenter de tout réparer en catastrophe ? C’est trop tard… »
A l’heure où la gauche et l’extrême gauche arrivent à conclure un accord électoral en moins de deux heures, accord qui comprend déjà plus de 5 partis dont le NPA et LFI, après les insultes violentes qu’ils ont échangées depuis des mois, il est une fois de plus regrettable de constater que les partis de droite en sont incapables.
Marine Le Pen refuse le qualificatif de droite mais réalise une alliance avec Eric Ciotti, sur lequel s’abat une vague d’opposition d’une violente inouïe. A ce stade, aucun personnalité dit de gauche n’a fait le moindre signe au RN. Et du côté de Reconquête, il est tout de même incompréhensible que les dirigeants ne se soient pas rendus compte de l’immense espoir que ce parti avait suscité au sein de la droite hors les murs.
Addendum :
Selon Le Parisien, qui dresse un tableau à peu près similaire pour ce qui concerne les relations au sein de Reconquête, Eric Ciotti aurait joué un rôle dans ce capotage :
Selon une source bien informée en dehors de Reconquête, c’est Éric Ciotti lui-même qui aurait posé comme condition à son accord avec Marine Le Pen qu’il n’y ait pas de deal entre le RN et Reconquête. Et ce, afin de s’épargner dans sa circonscription des Alpes-Maritimes la concurrence de Philippe Vardon, directeur de campagne de Marion Maréchal, homme fort de l’extrême droite niçoise et rival pour la mairie de Nice… « C’est une opération de Ciotti pour sauver son cul… » conclut la même source.
Concernant Reconquête, voici quelques détails supplémentaires qui renvoient dos à dos les équipes respectives :
Commencé à 16h30, le bureau exécutif dure à peine 5 minutes. Le temps pour Marion Maréchal de fustiger le « sabotage » de sa campagne par Éric Zemmour et sa conseillère Sarah Knafo qui, en ciblant Jordan Bardella, ont rendu, selon elle, tout rapprochement avec le RN impossible. « C’était brillant de faire du RN la cible principale. Ça a fait capoter l’accord », grince-t-on dans son entourage. Selon ses proches, il y aurait eu un tir de barrage interne au RN contre un accord avec Reconquête à cause de cette stratégie zemmouriste.
« Zemmour a bon dos », répond un proche du président de Reconquête qui pointe plutôt les exigences trop élevées de Marion Maréchal dans la négociation avec le RN. «Tous ses proches sont des anciens du RN. Pas sûr que le RN en veuille ! Et puis taper sur LR comme elle l’a fait durant toute la campagne n’aide pas pour faire un accord avec le RN quand lui-même deale avec Ciotti », ajoute le même.
De son côté, Jordan Bardella a livré sa version : « Il faut de la confiance, les invectives, les prises de position d’Éric Zemmour très excessives ont rendu les conditions d’un rassemblement caduc », a-t-il affirmé au JT de France 2. Sans expliquer pourquoi cela ne l’avait pas empêché d’entamer, la veille, avec enthousiasme, des discussions (…)
Que va désormais faire Reconquête aux législatives ? Personne ne semblait avoir la réponse ce mardi au sein du parti. « Ce n’est plus notre sujet », assume-t-on sèchement dans l’entourage de Marion Maréchal. La rupture au sein du parti d’Éric Zemmour n’a jamais semblé aussi forte.
L’Incorrect publie également un article sur le sujet (inaccessible en ce moment ???) :

Selon un franc-maçon “le discours sur la peste brune ou la menace fasciste que représenterait le RN n’a plus lieu d’être”
Daniel Keller, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental et ancien grand maître du Grand Orient de France déclare :
Je pense que le discours sur la peste brune ou la menace fasciste que représenterait le RN n’a plus lieu d’être. Je comprends effectivement l’étonnement, la crainte même que peut susciter l’histoire du Rassemblement National, ses origines que je n’oublie pas évidemment. Mais je ne crois pas que les libertés fondamentales ni les grandes valeurs républicaines seront menacées demain.
Ce qui érode le pacte social et le modèle social et républicain de notre cher pays, ce sont surtout les risques de déclassement économique, d’appauvrissement social, notamment des classes moyennes, et les défis vertigineux en termes de politique régalienne, de respect de la laïcité, d’immigration, de sécurité ou de politique pénale et sur lesquels les Français ont exprimé leur mécontentement dimanche. […]
Le 7 juillet au soir, nous aurons peut-être un premier ministre venu du Rassemblement National. Les corps constitués qui irriguent notre pays doivent-ils s’y préparer ?
Nous sommes républicains avant tout et, encore une fois, le peuple français fera son choix. Oui, tout le monde devra se rassembler pour permettre à la France de se redresser et au pays d’aller mieux dans les trois ans à venir. Nous devrons tous aider à ce que cette nouvelle expérience gouvernementale, si elle doit advenir, ne soit pas le chaos que certains annoncent. Et puis en 2027 les Français trancheront à nouveau.
Installer Bardella à Matignon, accompagné d’un chaos social, pour que Marine Le Pen n’ait aucune chance en 2027
Le journal allemand Bild rapporte qu’Ursula Von der Leyen a été mise dans la confidence par Macron de son projet de dissolution et qu’il lui a expliqué sa stratégie :
« Le calcul de Macron est simple. Prendre tout le monde de court en annonçant des élections et une campagne très courte. Le contexte ne sera pas le même que pendant les élections européennes. Selon Macron, dans le meilleur des cas, la sidération générale empêchera le RN de gagner. Et si dans le pire des cas pour Macron, le RN réussit à gagner les élections et à disposer d’une majorité : il s’agira alors d’installer Bardella à Matignon et de ‘griller le RN’ en le forçant à gouverner sans qu’il puisse obtenir de résultats conformes à son programme, le tout accompagné d’un chaos social, de façon à ce que Marine Le Pen n’ait plus aucune chance de l’emporter en 2027 » !
Le chaos social étant déjà présent, ce calcul de Macron, s’il est réel, est risqué pour lui aussi.
Malgré les défections des barons LR, Eric Ciotti tient bon
Le président de LR sait qu’il a les électeurs avec lui :
Depuis 13h, j’ai reçu des milliers de messages de soutien au rassemblement des droites. Merci pour votre confiance !
Les Républicains seront au rendez-vous pour éviter l’arrivée au pouvoir de la NUPES, mettre fin au chaos migratoire, sécuritaire et budgétaire et remettre nos…
— Eric Ciotti (@ECiotti) June 11, 2024
Je reçois depuis deux heures des milliers de messages d’électeurs de droite qui retrouvent l’espérance pour la France.
Le rassemblement que nous organisons est la seule solution pour faire battre l’union de la gauche extrême.Nous sommes prêts à tourner la page du Macronisme !
— Guilhem Carayon (@GuilhemCarayon) June 11, 2024
David Lisnard, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, Gérard Larcher, Xavier Bertrand, François-Xavier Bellamy refusent l’union des droites.
Pour favoriser l’union des droites, Eric Zemmour renonce à se présenter aux législatives
Invité de CNews, le président de Reconquête a déclaré :
J’annonce que je ne me présenterai pas aux législatives. Dans la circonscription où j’étais candidat en 2022, il y a un député RN sortant. Je ne veux pas empêcher sa réélection. Je ne serai pas l’obstacle à l’union. Je ne demande rien pour moi, ni circonscription, ni poste, rien. Seulement l’union.
Tout le monde le sait, j’ai des désaccords avec le RN et LR. On ne s’allie pas avec des clones. Je l’ai dit, car j’ai une parole libre et que je défendrai toujours mes convictions. Mais au-delà de ces différences, je mets mon ego de côté : nous sommes à un moment historique où l’alliance est nécessaire.
Ce n’est pas le politique qui parle, ce soir. C’est le patriote qui aime son pays, c’est le fils d’ambulancier, qui voit son peuple crever. On a une chance unique d’entamer la lutte contre le Grand remplacement. Il faut la saisir maintenant.
La gauche a toujours su s’unir aux grandes heures de son histoire. Face au nouveau peuple islamo-gauchiste incarné par Jean-Luc Mélenchon, la droite et tous ceux qui veulent que la France reste la France doivent s’unir.
Le RN rejette tout accord avec Marion Maréchal faute d’avoir obtenu la tête d’Eric Zemmour
Marion Maréchal vient de diffuser ce communiqué qui montre malheureusement la volonté hégémonique du RN et la rancoeur de Marine Le Pen. Le fait qu’Eric Ciotti soit très isolé au sein de LR pour rejoindre cette union des droites peut également avoir poussé le RN, dans sa quête infinie de normalisation, à renoncer à cette alliance :

Union des droites : “Il est temps de mettre fin aux querelles et aux divisions stériles qui affaiblissent notre nation.”
Voici l’appel qui circule depuis quelques heures dans les réseaux sociaux et les boites mail :
Françaises, Français,
Au terme des élections européennes de ce 9 juin, les Français ont massivement désavoué Emmanuel Macron qui a pris la décision de dissoudre l’Assemblée Nationale et d’organiser des élections législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet prochains.
Face à la menace de reconstitution du prétendu FRONT ou UNION POPULAIRE (Union des partis de gauche) et d’une majorité présidentielle fragile mais désastreuse, il est crucial de rassembler les électeurs de droite et d’agir ensemble pour assurer un avenir stable et prospère pour notre pays.
Nous pouvons garantir ce pouvoir si nous unissons nos forces et nos voix. Il est temps de mettre fin aux querelles et aux divisions stériles qui affaiblissent notre nation. Nous devons nous rappeler pourquoi nous votons et ce pour quoi nous espérons : une vision commune.
Il n’est plus l’heure de débattre vainement de la manière dont telle ou telle réforme s’appliquera. Nous devons désormais choisir notre avenir et prendre des décisions courageuses pour le bien de tous.
Le dimanche 30 juin, lors des élections législatives, nous avons une chance historique. La majorité présidentielle peut-être celle de la France fière de ses racines, de ses valeurs et qui désire vivre convenablement sur la terre de ses ancêtres.
Ne laissons pas cette opportunité nous échapper. Rassemblons-nous pour construire un avenir meilleur.
Le Rassemblement National, les Républicains et Reconquête doivent joindre leurs forces pour faire élire une majorité d’Union Nationale à l’Assemblée en déposant des listes communes !
Unissons-nous pour la France, pour nos enfants, et pour les générations futures.
Pour que la France reste la France !
N’oubliez pas que si le peuple vote, le peuple gagne !
Vive la République, et surtout vive la France !
Eric Ciotti franchit le pas d’une alliance avec le RN, Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan enthousiastes
Merci à la jeune génération pour le rôle qu’elle a joué…
📺 Le président des Républicains Éric Ciotti a accepté l’alliance électorale avec le Rassemblement National. #Dissolution pic.twitter.com/9PgHFBwc5S
— TVL (@tvlofficiel) June 11, 2024
Merci à @ECiotti d’appeler au rassemblement pour la France.
Je l’attendais depuis le second tour de l’élection présidentielle de 2017 où j’avais ouvert la voie.— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) June 11, 2024
Je serai ce soir chez Christine Kelly à 19h pour évoquer mon enthousiasme de voir la France réaliser enfin ce grand rassemblement.#RassemblementPourLaVictoire#Dissolution
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 11, 2024
« Le principe même de GPA viole les besoins primaires du nouveau-né. »
Psychologue clinicienne, spécialisée dans le psychotrauma, Chloé Oudin-Gasquet a échangé avec une collègue psychologue à propos de la Gestation pour Autrui et autour des enjeux que cette pratique recouvre.
« Bien qu’il ne faille pas comparer adoption et GPA, il y a dans les deux cas un abandon, une séparation à la naissance du bébé d’avec la mère qui l’a porté et aujourd’hui la blessure d’abandon est connue et reconnue. »
« Le fœtus n’oublie pas : il y a une empreinte, une mémoire prénatale qui est authentifiée sur le plan scientifique aujourd’hui et qui met en évidence que la fondation de ce premier lien relationnel, ce lien d’attachement entre une mère et son bébé, laisse une empreinte de mémoire chez toute personne même si l’on n’en conserve pas de souvenir conscient. »
« La nature est bien faite, ce sont les facteurs sensoriels in utero qui vont permettre à l’enfant de se souvenir de sa mère à la naissance, de la reconnaître. Si l’on sépare l’enfant de sa mère à la naissance il est perdu. »
« Dans le cas de l’adoption, la séparation d’avec la mère est la conséquence d’un accident de vie, alors que dans le cas de la GPA c’est une organisation de cet abandon avant même la conception de l’enfant. »
« Dans le cas de la GPA le nouveau né va être dans une perte de repère sensoriel qui l’expose à un vécu émotionnel extrême. »
« Le principe même de GPA viole les besoins primaires du nouveau-né. »
« L’enfant porté va être exposé à quelque chose de très confusant : il est en contact avec une femme qui a reçu l’injonction de ne pas s’attacher à lui. Pourtant la société a bien conscience de ce qui se joue au niveau de l’attachement entre une mère et son bébé. »
« Le bébé va être confronté à une absence de pensée, d’indicateurs d’affection mais plutôt à une dynamique programmée dans l’idée d’un détachement, ce qu’il va capter car c’est un fin capteur de la relation. Il capte tous les signaux d’amour mais il capte aussi les vides. La femme se programme à quelque chose de contre-nature. »
« Que la mère porteuse soit volontaire ou non elle s’oblige à entrer dans un processus qui ne la respecte pas elle-même, qui est contre son intégrité profonde (qu’elle en ait conscience ou pas) car elle va faire ce qu’aucune femme ne va faire, sauf dans des cas tragique de déni de grossesse et qui va rester comme une marque douloureuse pour l’enfant. »
« On est dans une perte de l’âme, de la conscience, au profit d’enjeux financiers. »
« Avec la découverte sur le microchimérisme, on sait maintenant que dans le système nerveux de la femme, l’enfant reste durablement présent et il risque fort de se rappeler à elle. »
« Avant de priver un enfant d’une mère ou d’un père à vie, il faudrait se poser la question : n’est ce pas aux adultes à s’adapter au fait que dans les choix qu’ils font dans leur vie privé, tout ne peut pas se réaliser. »
« Un enfant qui va manquer d’une mère ou d’un père va être boiteux dans la vie. Il y a un des deux piliers de ceux qui ont façonné son corps et son être et sa personne qui va manquer dans sa vie. »
« La GPA repose sur un très grand paradoxe : à la fois elle répond à un besoin presque obsessionnel de parents d’avoir un enfant, et en même temps on coupe l’enfant de sa filiation, on lui refuse son origine maternelle.»
« Une GPA ne peut jamais être éthique, on ne livre pas un enfant à quelqu’un d’autre. L’enfant n’est pas un objet que l’on cède à quelqu’un.»
L’union des droites est concrètement en marche : RN, LR, DLF et Reconquête y travaillent…
Marion Maréchal a rencontré Jordan Bardella et Marine Le Pen hier après-midi. Une entente pourrait avoir lieu avec, comme condition pour le RN, de traiter avec des personnes ayant eu une attitude “constructive” vis-à-vis de Jordan Bardella et du RN, ce qui semble exclure Eric Zemmour et Sarha Knafo.
🗣️ “Un choix s’offre à moi”
👉 @MarionMarechal s’exprime après la réunion avec @J_Bardella et @MLP_officiel au siège du RN à Paris pic.twitter.com/knPXICTnAm
— LCI (@LCI) June 10, 2024
La balle semble désormais dans le camp d’Eric Zemmour, qui n’était pas au courant de cette rencontre et qui n’a toujours pas rencontré Marion Maréchal ce matin.
Cette dernière s’est exprimée ce matin sur Cnews et a été très claire : les deux vice-président de Reconquête, Guillaume Peltier et Nicolas Bay, sont sur la même ligne qu’elle, tout comme Laurence Trochu, les électeurs du RN et de Reconquête sont massivement pour cette entente et elle ne laissera pas passer, à titre personnel, cette chance de battre Macron et de faire revenir la droite au pouvoir. Enfin, elle ne quittera pas Reconquête pour rejoindre le RN. Son but est de convaincre Eric Zemmour. Elle aurait demandé au RN 60 circonscriptions pour des candidats Reconquête.
Je suis soutenue dans cette démarche de dialogue avec le RN, LR et Nicolas Dupont-Aignan par @G_Peltier, @NicolasBay_ et @LaurenceTrochu. Ce n’est évidemment pas une initiative personnelle.#HDPros #UnionNationale pic.twitter.com/akIhJqrAsL
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 11, 2024
📺 Marion Maréchal affirme qu’elle ne quittera pas Reconquête! pour rejoindre le RN. #Dissolution pic.twitter.com/n6y3rRXyac
— TVL (@tvlofficiel) June 11, 2024
Marion Maréchal, vice-présidente de Reconquête! sur l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale : «Il y a l’opportunité de s’épargner 3 ans supplémentaires d’Emmanuel Macron, donc 1,5 million d’entrées supplémentaires de migrants d’ici 2027» dans #HDPros pic.twitter.com/cvXR1V3vfi
— CNEWS (@CNEWS) June 11, 2024
Eric Zemmour n’a probablement pas le choix. La vraie droite doit lui être éternellement reconnaissant pour tout ce qu’il a apporté à la droite, d’autant plus que cette union, qu’il réclame depuis son entrée en politique, aurait été impossible sans son travail depuis 15 ans. Il peut et doit continuer à jouer un rôle primordial avec Reconquête en vue de la présidentielle de 2027 pour que cette droite authentique soit un aiguillon face à une Marine le Pen dont on connait les lacunes, notamment sociétales et économiques. Mais là, il s’agit des législatives et de battre la gauche et la macronie !
Dans ce moment crucial de la politique française, l’heure est à un grand rassemblement pour la victoire.
Hier encore, la gauche rassemblée en #frontpopulaire a montré sa volonté de reprendre le pouvoir à Emmanuel Macron.
Pour le moment, les modalités d’un rassemblement ne…
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 11, 2024
Un autre tremblement de terre s’annonce après l’intervention d’Eric Ciotti, président de LR, qui devrait avoir lieu à 13h00 (et non à 20h00 en raison de l’accélération des évènements). Il devrait annoncer un accord avec le RN et aurait demandé une centaine de circonscription sans candidat RN face à ses candidats.
⚡️Éric Ciotti envisage un accord avec le Rassemblement national. Il s’exprimera ce soir au JT de TF1. (Le Figaro) pic.twitter.com/LvidpolI7l
— Livre Noir (@Frontieresmedia) June 11, 2024
LR pourrait donc exploser aujourd’hui entre ceux qui vont rejoindre Macron (Xavier Bertrand), ceux qui devraient s’opposer à cette entente avec comme chef de file Laurent Wauquiez qui va annoncer aujourd’hui sa candidature aux législatives en Haute-Loire et ceux qui accepteront de rejoindre la coalition dirigée par le RN.
Le travail pour construire la grande coalition du camp national se poursuit.
Avec @G_Peltier, nous avons rencontré ce matin @dupontaignan qui, comme nous, sait que nous avons une occasion historique de sauver notre pays. #dissolution pic.twitter.com/xaLWen8FaD— Marion Maréchal (@MarionMarechal) June 11, 2024
Ali Juppé, le modèle de Macron…
– Merci Alain pour ton idée de dissolution !
– Je t’en prie Emmanuel. Tu verras, ce plan ne rate jamais.
Macron serait prêt à mettre sa démission dans la balance en cas d’échec aux législatives.
La secte de la République s’inquiète
Ils nous ressortent la stratégie de la peur, le théâtre antifasciste, comme le déclarait Jospin…
L’Eglise de la République dite française donne le “la” :

Les médias nous ressortent les heures les plus sombres du national-SOCIALISME :
Ils sortent l’artillerie lourde pic.twitter.com/ZBtPIcGHG6
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 10, 2024
Mais cette politique du barrage semble déjà perdue : l’accord entre les socialistes et les partisans du Hamas ne rassemble pas vraiment :



Les bobos semblent bien isolés :

Procession de la Fête-Dieu à Angers
Vidéo de la procession de la fête Dieu à Angers, de Notre Dame des Victoires à la Cathédrale saint Maurice :
Les États prédateurs : explications avec François-Xavier Carayon
François-Xavier Carayon, consultant en stratégie et auteur de “Les États prédateurs. Fonds souverains et entreprises publiques à la conquête de l’Europe” publié aux éditions Fayard, est interrogé sur Sud Radio… ou comment nos pépites industrielles sont pillées avec le silence complice du gouvernement et le carcan des règles communautaires sous la houlette de la Commission européenne :
Le département d’État américain critique les pays pro-vie et pro-mariage dans son rapport sur les droits de l’homme
Ces pays ont été épinglés pour ne pas s’être conformés à la définition des droits de l’homme de l’administration Biden, qui inclut les « droits reproductifs », l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
Fin avril, le département d’État a présenté au Congrès ses rapports nationaux sur les pratiques en matière de droits de l’homme pour 2023 concernant les violations des droits de l’homme dans tous les pays recevant une aide étrangère des États-Unis et dans tous les États membres de l’ONU. Ce rapport est censé mesurer le respect des droits de l’homme tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres accords internationaux.
Cependant, bien que l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme garantisse que « tout individu a droit à la vie » et que l’article 6 déclare que « tout individu a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique », le rapport comprend une section sur l’avortement, appelée par euphémisme « droits reproductifs », ignorant le statut de personne des enfants à naître et leur droit protégé à la vie. Cette section a été initialement introduite par le président pro-avortement Barack Obama, puis retirée par Donald Trump, avant d’être rétablie par Joe Biden.
Le rapport a également favorisé l’agenda LGBT de l’administration Biden en incluant l’orientation sexuelle et « l’identité ou l’expression de genre » en tant que catégories spéciales supposées de droits de l’homme.
Le département d’État a critiqué l’Ouganda, pays pro-famille et pro-mariage, pour sa loi anti-homosexualité qui, selon le rapport, « vise les droits de l’homme de tous les Ougandais », la qualifiant de « législation draconienne anti-LGBTQI+ ». D’autre part, le rapport salue le fait qu’en Ouganda « de nombreuses organisations LGBTQI+ ont déclaré que le fait de gérer des programmes de santé, en particulier des programmes de prévention et de traitement du VIH, les protégeait d’un harcèlement potentiel ou d’une fermeture, bien que la promotion de la défense des personnes LGBTQI+ soit leur mission principale ».
Le département d’État a également fait l’éloge des gouvernements qui ont fait progresser les lois consacrant l’idéologie LGBT, notant en termes euphémiques les législations adoptées en 2023 au Kenya, au Japon, en Estonie et en Slovénie.
Le Salvador a été critiqué parce que « certaines personnes transgenres ont fait état de difficultés à s’inscrire sur les listes électorales et à voter parce que leur identité de genre ne correspondait pas au genre indiqué sur leur carte d’identité ». Le département d’État a également reproché au Salvador, pays pro-vie, son interdiction universelle de l’avortement et à la Hongrie d’exiger des femmes qu’elles visualisent les signes vitaux du fœtus avant de procéder à un avortement. Il a également cité le Burkina Faso, le Cameroun et l’Ouganda pour ne pas avoir fourni de « santé sexuelle et reproductive », euphémisme préféré des partisans de l’avortement pour désigner le meurtre des enfants à naître.
Le rapport demande également au Burundi et à la Roumanie de fournir une éducation sexuelle aux jeunes, déclarant que dans ces pays « il existe des obstacles en matière d’infrastructure et d’information qui empêchent les individus de préserver leur santé génésique, notamment l’absence de soins de santé communautaires et d’une éducation sexuelle adaptée à l’âge des adolescents ».
La Pologne a été critiquée parce qu’elle n’autorise pas les « couples LGBTQI+ à adopter » et parce que sa législation « empêche l’idéologie LGBT dans les écoles, appelle à la protection des enfants contre la corruption morale et déclare que le mariage est une union entre une femme et un homme uniquement ».
La Hongrie a été signalée pour avoir empêché « les personnes transgenres ou intersexuées de modifier le sexe ou le genre qui leur a été assigné à la naissance sur les documents légaux et d’identité » et pour avoir protégé les mineurs contre l’endoctrinement et la prédation grâce à une loi qui oblige « les sites web contenant toute forme de contenu LGBTQI+ (…) à demander aux utilisateurs de vérifier qu’ils ont 18 ans ou plus, avec des avertissements concernant le “contenu pour adultes” ».
Enfin, dans une critique qui touche à la liberté religieuse, le département d’État a cité le Burundi pour avoir permis à l’Église catholique d’interdire à ses écoles d’opérer avec des organisations qui violent les enseignements moraux catholiques. Le rapport indique que « le 8 mars, l’Église catholique romaine du pays a ordonné que toutes les écoles placées sous son égide cessent de travailler avec des organisations “dont les enseignements sur la santé sexuelle violent la doctrine de l’Église et la culture burundaise”. L’ordre visait l’éducation sexuelle et la sensibilisation aux LGBTQI+”.
Ce rapport sur les droits de l’homme n’est qu’un exemple de plus de l’attachement de l’administration Biden à l’agenda de la gauche, qui consiste à exporter l’avortement et l’idéologie LGBT par le biais de la politique étrangère des États-Unis, sous le couvert de ce que l’on appelle les « droits de l’homme ». Ces questions sont également au cœur de la campagne électorale de M. Biden, qui s’est engagé à faire de Roe v. Wade la « loi du pays » s’il se voyait confier une loi fédérale sur l’avortement.
Victoire judiciaire d’un couple catholique empêché d’accueillir des enfants parce qu’il rejette l’idéologie « LGBTQIA »
Un juge a statué en faveur d’un couple catholique à qui le Massachusetts interdisait d’adopter parce qu’il adhérait à l’enseignement catholique sur la sexualité humaine et le mariage.
Dans son ordonnance, le juge a écrit que la décision du ministère de l’enfance et de la famille du Massachusetts (DCF) avait placé Mike et Kitty Burke face à un
« dilemme fondamental dans cette affaire : ils pouvaient renoncer à leurs croyances religieuses et recevoir une licence d’accueil, ou ils pouvaient adhérer à ces croyances et renoncer à la licence ».
Il s’agit d’une victoire importante qui devrait avoir des conséquences significatives pour les familles chrétiennes.
Dans des affaires similaires, des poursuites ont récemment été engagées par deux familles chrétiennes du Vermont qui se sont vu retirer leur agrément en raison de leurs convictions sur la sexualité humaine.
Marianne chez les cathos ? Jean-François Kahn s’étrangle
Jean-François Kahn (86 ans), cofondateur de l’hebdomadaire Marianne, dirigé par Natacha Polony depuis 2018, prend position contre la cession du titre par Daniel Kretinsky au fondateur de Smartbox, le catholique Pierre-Edouard Stérin.
« Je ne peux cautionner le fait qu’il y ait un acheteur qui, dans tous les domaines, soit l’exact inverse de ce pour quoi nous avons créé le journal ».
« Marianne ne peut devenir la propriété d’un personnage ultralibéral en matière économique, qui n’est pas laïc, et qui n’est pas patriote, car toujours exilé fiscal en Belgique », « au-delà des divergences avec la direction de la rédaction de Natacha Polony, sur le souverainisme et le protectionnisme, ce journal n’avait pas rompu avec ses fondamentaux jusqu’ici ».
Les négociations exclusives entre le fonds d’investissement Otium de Pierre-Edouard Stérin courent jusqu’à la mi-juin avec CMI France, groupe de médias de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. M. Stérin finance déjà plusieurs médias numériques comme Néo, Factuel ou encore Le Crayon. Critique envers le projet de loi consacré à la fin de vie, il a récemment fait un don de 18 000 euros au magazine L’Incorrect à travers le Fonds du Bien Commun.
« Financer un journal vichysto-maurrassien montre bien qu’il a des convictions très ancrées ». « Je refuse que mon nom, encore lié à Marianne, soit associé à M. Stérin alors que je suis très inquiet par la montée de l’extrême droite ».
La gauche en roue libre : un local associatif catholique saccagé à Angers
Angers (49) : La mobilisation contre l’extrême droite dégénère. Les activistes d’ultra-gauche attaquent un bar dont ils accusent le patron de voter à droite. pic.twitter.com/6LSI5SXfc3
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 10, 2024
Angers : le café saccagé par les militants de gauche est en réalité un bar catho.
Voici ce qu’il en reste.
Si vous voulez aider les propriétaires : https://t.co/Jz4UdfNKbBhttps://t.co/k8PR2GdJXs pic.twitter.com/brizFLhPAP— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 10, 2024
Message du propriétaire qui lance un appel aux dons :
Ce lundi 10 juin, nous avons découvert avec stupeur la destruction de notre local associatif par des manifestants antifascistes, ainsi que le vol du tiroir-caisse contenant plusieurs centaines d’euros.
Vitrines, frigos, mobilier, verres, tireuse, devanture ; tout a été saccagé sans que la police n’intervienne, dans une ambiance de guerre civile hallucinante.
Cette haine gratuite et ce vol avec effraction nous plongent dans la stupéfaction : nous n’avons jamais embêté qui que ce soit ni fait de politique. Notre tiers-lieu est à vocation conviviale et chrétienne.
Pour pouvoir réouvrir nos portes, c’est pas moins de 25 000 euros qu’il va falloir investir afin de repeindre les menaces de mort, racheter le matériel etc. Auxquels il faudra ajouter des frais de justice pour poursuivre les voyous responsables de ces actes délirants.
Ne laissez pas la bêtise sectaire l’emporter sur la joie et la convivialité au nom de motifs politiques fumeux. De grâce, aidez-nous à réouvrir notre bar ! Dès maintenant, faites un don, même modeste. Des jeunes filles ou des personnes âgés auraient pu être à l’intérieur… Nous ne céderons à aucune violences ni intimidations, nous voulons obtenir justice et rouvrir notre tiers-lieu : pour cela, votre soutien est indispensable. Nous comptons sur vous. N’attendez pas pour nous aider et faire tourner cette cagnotte. Chaque euros compte !
De même à Lyon :
👉🏻 A #Lyon un quinzaine de types cagoulés se disant antifascistes ont frappé 3 jeunes sous prétexte qu’ils avaient un physique de « droitards ». 15 face à 3 jeunes de 15-16 ans. Ils sont pitoyables et d’une lâcheté inouïe.
— Aliette Espieux (@Aliette_Espieux) June 10, 2024
Et à Nantes :
#Nantes : les manifestants de gauche anti-RN caillassent un appartement car un drapeau français est accroché à sa fenêtre #dissolution pic.twitter.com/e5rAYPs0ua
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 10, 2024
L’union des gauches plus rapide que l’union des droites (encore une fois!)
Le PC”F”, le PS, Place publique, EELV et LFI viennent d’annoncer un accord électoral et des candidatures uniques partout en France pour les législatives :

Jordan Bardella salue « l’attitude constructive » de Marion Maréchal
La rencontre entre Jordan Bardella et Marion Maréchal ce jour constitue-t-il un premier pas vers l’union des droites ? Voici leurs réactions à l’issue :
Je souhaite que la majorité que nous présentions soit la plus large possible : je suis parfaitement disposé à discuter avec des personnalités qui partagent l’ambition de porter au pouvoir une partie de nos idées.
Marion Maréchal a une démarche constructive à l’égard du RN. pic.twitter.com/VtLeiW59nH
— Jordan Bardella (@J_Bardella) June 10, 2024
“Un choix s’offre à moi”, déclare Marion Maréchal à l’issue d’une réunion avec le Rassemblement national pic.twitter.com/zlPn0C5EUu
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 10, 2024
Jordan Bardella indique avoir eu des discussions avec des cadres des Républicains.
Les premiers sondages (notons en passant que les sondages des européennes étaient globalement conformes à ce qui est sorti des urnes) montrent que le RN ne semble pas pouvoir obtenir de majorité absolue :
- RN : 235-265 sièges
- Ensemble : 125-155 sièges
- NUPES : 115-145 sièges
- LR : 40-55 sièges

Législatives : Le cartel des gauche – s’il se reconstitue – peut avantager le RN en multipliant les duels RN/gauche, configuration la plus favorable pour le RN
Sur Polémia, Jean-Yves Le Gallou revient sur les enseignements de ce scrutin européen :
1. Trois tendances marquent les élections européennes sur l’ensemble du continent : la régression de la gauche (et des écologistes), le maintien du centre mou (le Parti populaire européen), la nette progression des partis identitaires.
2. En dehors de la France, on notera la forte progression de l’AfD en Allemagne et du FPÖ en Autriche. La radicalité prêtée à l’AfD ne semble pas lui avoir porté préjudice car c’est là où elle est le plus radicale – l’Est du pays – qu’elle est la plus puissante malgré la concurrence d’un parti de gauche anti immigration.
3. Ceci étant, les forces identitaires auront du mal à bloquer la dérive immigrationniste de l’Union européenne. La distorsion entre les choix des élites et ceux des peuples n’est pas en passe d’être résorbée.
4. En France, le rejet de Macron et la montée de l’insécurité se sont traduits par une forte progression du vote national et identitaire de 23,3 % en 2019 (Bardella) à 37 % en 2024 (Bardella et Marion). La progression de Bardella est spectaculaire et le maintien de Marion au-dessus des 5 % malgré la puissance du « vote utile » est remarquable.
5. À Crépol, Bardella a doublé son score, passant de 23 % à 46 % et le total Bardella/Marion atteint 49,5 %. À Bellabre, bourg de l’Indre menacé par un foyer de clandestins, le même phénomène de prise de conscience électorale s’est produit. Comme à Callac en Bretagne.
6. Plus encore qu’un coup de poker, la dissolution décidée par Emmanuel Macron est un passeport pour le chaos. En 1997 Patrick Devedjian avait ainsi commenté la dissolution décidée par le président de la République : « Il y avait une fuite de gaz dans l’appartement, Chirac a craqué une allumette pour y voir clair. »
7. Le vote de rejet du président lors des Européennes va se traduire aux législatives par un rejet de l’extrême centre macroniste qui ne sauvera ses sièges que dans le réduit des centres villes. Mais la mobilisation des esclavagistes de la France ubérisée sera insuffisante pour sauver la Macronie.
8. Avec un potentiel de 38 %, le RN peut parfaitement emporter la majorité, voire la majorité absolue (en 1993, avec 44 % des voix, l’alliance RPR/UDF avait emporté 80 % des sièges).
Le cartel des gauche – s’il se reconstitue – peut paradoxalement avantager le RN en multipliant les duels RN/gauche, configuration la plus favorable pour le RN.
9. D’autant que le lassant « front républicain » pourra difficilement se mettre en place sauf à réaliser une improbable alliance, de Rima Hassan à Meyer Habib.
10. Au soir du 7 juillet, Macron-Néron se retrouvera au mieux sans majorité, au pire avec une majorité RN. Comme Mac Mahon en 1877, il lui faudra « se soumettre ou se démettre ». Se soumettre puis se démettre ?
11. Pour le RN, les difficultés commenceront. Cohabiter ou non ? Comment faire face à une situation budgétaire désastreuse après avoir fait des promesses électorales généreuses ? Quels ralliements obtenir d’une partie de la classe dirigeante au service d’une victoire qui pourra paraitre précaire ? Les dirigeants du RN peuvent se dire : « Enfin les difficultés commencent ! »
12. Coté LR, la tentation est grande de jouer le coup d’après. David Lisnard est en embuscade et se prépare à se poser en garant du temple budgétaire, prêt à pourfendre l’État social.
13. Mais la France, homme malade de l’Europe, dans une Europe, homme malade du monde, peut-elle encore longtemps tergiverser ?
Les tractations à Bruxelles commencent, avec comme arbitre Giorgia Meloni
Les analystes constatent que l’Europe est en train de se droitiser et de se fragmenter. Le vote a confirmé la tendance apparue dès 2019 au Parlement de Strasbourg : la fin de la traditionnelle alliance centre droit – centre gauche, et l’avènement d’une droite nationale puissante.
En Italie, le parti Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, en Hongrie le Fidesz de Viktor Orban, en Autriche le FPÖ d’Herbert Kickl, triomphent, comme le RN en France. Ailleurs, en Allemagne, dans les pays baltes et nordiques, ils arrivent en deuxième position, mais avec des scores élevés. D’après les premières projections globales, les populistes de droites, eurosceptiques et souverainistes non inscrits recueillent 215 sièges sur 720, contre 184 pour la droite classique (PPE).
Alors que 8 capitales sur 27 sont déjà dirigées ou codirigées par la droite nationale, ce succès conforte les souverainistes dans leur volonté de refaçonner l’Union.
Le Hongrois Viktor Orban, président pour six mois du Conseil de l’Union européenne à partir du 1er juillet, déclare « notre plan n’est pas de quitter l’Europe, mais de la conquérir ».
A Rome, Giorgia Meloni, aux commandes depuis septembre 2022, veut » construire une majorité différente, qui exclut la gauche » avec sa formation à Strasbourg, appelée ECR (Européens conservateurs et réformistes, où siègent les élus Reconquête).
Le succès de l’Italienne en fait donc une faiseuse de roi d’autant plus influente, qu’au Parlement, le groupe ID (Identité et Démocratie, où siège le RN), a implosé fin mai avec la rupture entre le Rassemblement National et l’AfD allemande.
Dans les prochains jours, le grand marchandage va commencer pour des postes clés européens, ce qu’à Bruxelles on appelle les top jobs, à commencer par la présidence de la commission européenne.
Deux instances vont codécider le nom du futur chef de la Commission européenne. D’abord le conseil européen, c’est-à-dire, les chefs d’Etat et de gouvernement, qui se verront à Bruxelles pour un dîner informel le 17 juin, puis pour un conseil les 27 et 28 juin. Avec la dissolution, la France risque d’y être muette. Ensuite, le Parlement de Strasbourg. Celui-ci tiendra sa première session du 16 au 19 juillet avec trois missions : constituer ses groupes politiques, élire son président et approuver à la majorité le nom du candidat que le conseil lui propose.
La macronie choisit de faire élire un Italien sur le quota des députés européens français
L’eurodéputé Sandro Gozi, candidat en France en sixième position sur la liste de Valérie Hayer Besoin d’Europe, a été officiellement élu au Parlement européen en vertu des 13 sièges remportés par la liste présidentielle, qui a obtenu 14,6% des voix.
Le secrétaire général du Parti démocrate européen et ancien sous-secrétaire aux Affaires européennes des gouvernements Renzi et Gentiloni, choisi lors de ces élections comme l’un des trois Spitzenkandidat d’Europe Renouveau, reviendra donc à Strasbourg lors de la législature 2024-2029, après la première élection qui s’est déroulée en 2019, également en France, avec la liste Renaissance du président Macron.
S’il s’était présenté en Italie, sa réélection n’était pas garantie. La présidente du conseil italien a obtenu 28,9 % des voix, dépassant son score des législatives de 2022. Giorgia Meloni a gagné son pari et sort renforcée à Rome comme à Bruxelles.
