Soins palliatifs et assistance au suicide sont contradictoires
Lu sur le compte Twitter de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs:
📺@pdharreville, député communiste, a exposé les raisons de son opposition à la loi fin de vie.
Homme de gauche, il dénonce cette loi qui prône une fraternité inversée et qui vise les plus faibles et les plus vulnérables. #loifindevie pic.twitter.com/xahBuYhKQM— SFAP SoinsPalliatifs (@asso_SFAP) May 29, 2024
Astrid Panosyan, député Renaissance, ne votera pas le texte sur l’euthanasie
Elle déclare au Figaro :
[…] Initialement, j’étais prête à envisager la possibilité d’accepter ce texte dans une démarche compassionnelle pour apporter une réponse aux situations de malades atteints de maladies neurodégénératives incurables, avec un pronostic vital engagé à moyen terme, et ne pouvant bénéficier d’une sédation jusqu’au décès. Au départ, les critères d’accès à l’aide à mourir et la vérification du consentement à toutes les étapes pouvaient sembler très précis et assez stricts. J’étais néanmoins profondément gênée par la possibilité de demander à un tiers, médecin ou proche, d’administrer la dose létale, en cas d’impossibilité pour le malade de le faire lui-même. Cette exception me semble inutile et dangereuse car, dans les pays où l’euthanasie et le suicide assisté coexistent, c’est l’euthanasie qui prend le pas. Un autre aspect du texte pose problème : l’organisation d’un continuum d’accompagnement entre soins palliatifs et aide à mourir, alors qu’il s’agit d’une vraie rupture. Les soins palliatifs n’ont pas besoin de loi nouvelle, mais de moyens, alors que l’interdit de tuer est un principe universel dans les sociétés développées. Il est rare que des malades disent de manière définitive : «Je veux mourir.» La plupart d’entre eux envoient le message : «Je ne veux pas vivre ainsi.» Or les soins palliatifs permettent le plus souvent de réduire cette demande d’aide à mourir. […]
Votre mari, l’universitaire et intellectuel Laurent Bouvet, était atteint de la maladie de Charcot. Qu’avez-vous appris en l’accompagnant ?
Une expérience personnelle ne vaut pas vérité universelle. J’ai appris que le simple fait de savoir qu’il existe une aide à mourir, même si on n’y a pas recours, peut apparaître comme une réassurance ou un soulagement. Cela peut donner au patient le sentiment qu’il garde la main quand il le décide pour ne plus subir. C’est un message qu’il faut pouvoir entendre, car la loi Claeys-Leonetti a aussi ses limites, notamment pour des maladies neurodégénératives incurables. C’est la fameuse question du pronostic vital engagé à « moyen terme » pour lequel la sédation profonde et continue jusqu’au décès n’est pas possible. La question de la fin de vie nous met donc face à un dilemme entre le respect de la liberté afin de répondre aux douleurs qu’on ne peut soulager et celui de la fraternité, qui suppose qu’on ne doit jamais laisser une personne se sentir de trop.
Mais ce texte risque de créer une inégalité de traitement. Il y aura un décalage entre l’aide à mourir qui sera immédiatement disponible et les soins palliatifs qui mettront encore du temps à être accessibles à tous, même avec des crédits doublés en dix ans. Si on laisse les malades atteints de la maladie de Charcot se confiner dans leur propre corps, l’aide à mourir apparaît comme une réponse. Or les ordinateurs à commande oculaire qui permettent de communiquer et les fauteuils adaptés sont très chers et très faiblement remboursés. Les professionnels à domicile manquent, laissant les aidants familiaux en première ligne. Au Canada et en Oregon, ce sont les patients d’un niveau de vie modeste qui ont tendance à réclamer l’aide à mourir.
La mairie de Paris retire sa campagne de promotion de l’euthanasie
Communiqué des AFC:
Le 14 Mai dernier, la Mairie de Paris a fait procéder à l’affichage d’une campagne de communication faisant la promotion active de l’aide à mourir sous le slogan « choisir de mourir dans la dignité est un droit fondamental ».
A la suite d’un référé-liberté initié par les Associations Familiales Catholiques dont le jugement s’est avéré en demi-teinte, la mairie de Paris a, de sa propre initiative, décidé de faire retirer cette campagne d’affichage.
Les AFC accueillent favorablement ce retour à la raison de la mairie de Paris qui n’a pas attendu le jugement d’un référé-suspension pour prendre les mesures de retrait évoquées.
Les enjeux du débat parlementaire actuellement mené à l’Assemblée nationale commandent la plus grande sérénité, et cette campagne d’affichage d’opinion y contrevenait.
Les AFC rappellent leur attachement au principe d’accompagnement des personnes en fin de vie par le recours aux soins palliatifs et la mise en œuvre de dispositifs de soutien aux aidants. Les AFC demandent que soit menée une campagne d’information du grand public visant à mieux faire connaître les soins-palliatifs.
Crépol, suite
Une soirée dansante, le « Bal des farmers », était organisée samedi soir dans la salle des fêtes de Murinais par les jeunes agriculteurs de Saint-Marcellin et de Pont-en-Royans.
Une première rixe a éclaté devant la salle entre deux hommes qui sortaient de la soirée et une demi-douzaine d’autres qui étaient à l’extérieur, des jeunes venus de Saint-Marcellin. D’autres personnes étant sorties de la salle pour aider leurs deux amis, leurs adversaires ont été repoussés et ils se sont enfuis.
Mais dans un second temps, ils sont revenus avec des renforts, et une deuxième rixe beaucoup plus violente a éclaté, au cours de laquelle la victime principale a été rouée de coups de pied et de coups de poing. Ce jeune homme a pu sortir de l’hôpital dans la journée mais il a été sérieusement blessé à la tête, son incapacité totale de travail (ITT) ayant été fixée à 13 jours.
“Ce sont les mêmes qu’à Crepol” avoue le maire.
“Les agresseurs voulaient casser du blanc” raconte un témoin.
#Murinais (38) : un homme de 24 ans lynché par une bande ethnique lors d’un bal des Jeunes Agriculteurs. “Ce sont les mêmes qu’à #Crepol” avoue le maire.
“Les agresseurs voulaient casser du blanc” raconte un témoin. https://t.co/GMF7w04oPG pic.twitter.com/tysj2T07ON— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) May 30, 2024
Plus de 72 000 immigrés sont entrés illégalement dans l’Union européenne depuis le début de l’année
Selon les informations d’Europe 1, plus de 72 000 migrants sont entrés illégalement dans l’Union européenne depuis le début de l’année. Les entrées via l’Espagne et l’Europe orientale explosent, tandis que l’accès via l’Italie est en baisse de 60%.
Il s’agit de cas détectés soit par Frontex, l’agence européenne de surveillance aux frontières extérieures de l’Union, soit par les forces de sécurité intérieure des pays européens. Et le chiffre réel est possiblement plus important qu’annoncé.
Au sein de l’Union européenne, 386 157 demandes d’asile ont été enregistrées. 15% de ces demandes ont été faites en France. 24% en Allemagne.
Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu)
Une grande solennité s’est levée sur le monde : la Fête-Dieu, ainsi l’ont appelée nos pères, vraiment fête de Dieu, mais aussi fête de l’homme, étant la fête du Christ-médiateur présent dans l’Hostie pour donner Dieu à l’homme et l’homme à Dieu. L’union divine est l’aspiration de l’humanité ; à cette aspiration, ici-bas même, Dieu a répondu par une invention du ciel. L’homme célèbre aujourd’hui cette divine merveille. (Dom Prosper Guéranger)
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Faisons un bref historique de cette belle Fête-Dieu naguère si populaire…
La fête du Très Saint Sacrement date du XIIIe siècle. Dans une vision, la bienheureuse Julienne, prieure du monastère de Mont-Cornillon, près de Liège, apprit que Dieu la chargeait de travailler de tout son pouvoir à l’établissement d’une fête en l’honneur du Saint Sacrement. Le pape Urbain IV la rendit obligatoire pour l’Église entière en 1264 et le pape Jean XXII, en 1318, ordonna de porter l’Eucharistie en procession dans les rues et sur les chemins.
On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.
Les processions du Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir n’ont pas commencé avant l’institution de la Fête-Dieu. Cependant, avant cette époque, il existait des processions dans lesquelles on transportait le saint Sacrement enfermé dans un tabernacle. Ce n’était pas le Saint Sacrement que l’on voulait spécialement honorer, mais Notre-Seigneur considéré dans quelqu’une des circonstances de sa vie terrestre.
C’est ainsi que, dès le VIIe siècle, dans quelques églises, on portait le Saint- Sacrement à la procession destinée à honorer l’entrée triomphale de Notre-Seigneur à Jérusalem, le jour des Rameaux.
La bulle du Pape Jean XXII, ordonnant « de porter l’Eucharistie en procession clans les rues et les places publiques », fut publiée en 1318 ; mais elle ne faisait sans doute que confirmer une coutume probablement aussi ancienne que la Fête-Dieu (1264).
Aussitôt que ces processions furent instituées, la piété des fidèles s’efforça de leur donner tout l’éclat possible. C’est au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes, que s’avançait le Saint-Sacrement abrité sous un dais pour en souligner davantage la présence. Il était précédé d’une longue file d’enfants vêtus de blanc, qui balançaient des encensoirs ou jetaient des fleurs, pendant que la foule chantait les bienfaits de l’Eucharistie.
Malheureusement, aujourd’hui, dans beaucoup de villes, sous prétexte de respecter la liberté de conscience et de ne pas entraver la circulation, Jésus-Hostie ne peut sortir des églises que difficilement.
L’office du Très Saint Sacrement, composé par saint Thomas d’Aquin, est une admirable exposition de l’enseignement catholique sur l’Eucharistie.
Les hymnes Sacris solemniis des Matines, Verbum supernum des Laudes, Pange lingua des Vêpres et la prose Lauda Sion, qu’on a appelée le Credo du Saint Sacrement, sont des modèles par leur profondeur de doctrine, leur concision pleine de clarté et leur simplicité majestueuse.
Les mélodies, très belles aussi, existaient déjà avant saint Thomas.
Pour célébrer dignement la Fête-Dieu, les chrétiens contribuent à l’éclat des cérémonies, dans la mesure de leur pouvoir, en ornant les rues qui se trouvent sur le passage du saint Sacrement, assistent à la Messe et à la bénédiction du saint Sacrement, et prennent part à la Procession.
Chants du Propre de la messe :
Introït : Cibavit eos
Cette fête comporte, en plus de la messe, la procession solennelle du Saint Sacrement dans les rues, aux chants d’hymnes et de cantiques, qui a valu à la fête son nom populaire de Fête Dieu, car on y adore le pain eucharistique sous l’apparence duquel Dieu se rend actuellement visible à nos yeux. Cette fête a été fixée au jeudi qui suit celle de la Sainte Trinité, en souvenir évidemment du Jeudi Saint et de l’institution du sacrement de l’Eucharistie. Mais en France depuis le concordat de 1801 ce jeudi n’est plus jour férié ni fête d’obligation, et la solennité de la fête a été reportée au dimanche suivant, supplantant ainsi le deuxième dimanche après la Pentecôte. On sait que l’office de cette fête, y compris la messe, a été composé entièrement par saint Thomas d’Aquin. Pour les chants du propre de la messe il a repris à l’Introït et au Graduel des pièces existantes. Les autres, Alléluia, Offertoire, Communion sont nouvelles.
Pour l’Introït saint Thomas d’Aquin a repris celui du Lundi de la Pentecôte, qui nous rappelle que dans les premiers siècles la fête de la Pentecôte était une fête baptismale comme celle de Pâques ; les chants des messes de la semaine de la Pentecôte, comme ceux de la semaine de Pâques, s’adressent tout particulièrement aux nouveaux baptisés, qui sont aussi des premiers communiants. C’est pourquoi il y est question de l’Eucharistie qu’ils ont reçue pour la première fois. Cette nourriture spirituelle est évoquée ici par un verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour remercier le Seigneur de ses bienfaits.
Cibavit eos ex adipe frumenti, et de petra melle saturavit eos.
Il les a nourris de la fleur du froment, et Il les a rassasiés du miel du rocher...
La mélodie est peu développée, tournant simplement autour de quelques notes. Elle est douce et paisible avec seulement un accent plus marqué sur le mot saturavit qui évoque le bonheur d’être rassasié. Cet Introït est accompagné bien entendu du premier verset du psaume 80.
Exsultate Deo adjutori nostro : jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu qui est notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.
Graduel : Oculi omnium
Comme l’Introït, ce Graduel de la fête du Saint Sacrement est une pièce ancienne qui a été reprise pour cette messe : le Graduel du vingtième dimanche après la Pentecôte. Le texte est tiré du psaume 144, encore un chant d’action de grâces pour tous les bienfaits dont le Seigneur nous a comblés, et en particulier la nourriture qu’il nous accorde tous les jours, notre pain quotidien où nous voyons aujourd’hui une figure de l’Eucharistie.
Oculi omnium in te sperant, Domine, et tu das illis escam in tempore opportuno. Aperis tu manum tuam, et imples omne animal benedictione.
Les yeux de tous espèrent en vous, Seigneur, et vous leur donnez la nourriture en temps opportun. Vous ouvrez la main et vous comblez tout être vivant de vos bénédictions.
Le mot ” animal ” en latin désigne toutes les créatures vivantes, et en premier lieu les hommes. La mélodie comme c’est généralement le cas dans les Graduels est faite en grande partie de formules que l’on rencontre dans d’autres pièces, avec de grandes vocalises. C’est en particulier la même qui conclut la première et la deuxième partie. Cette mélodie est ample et enthousiaste avec des montées et des descentes bien équilibrées embrassant toute l’étendue de l’octave.
Alléluia : Caro mea
Le texte de l’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est tiré de l’évangile de saint Jean, dans le discours sur le pain de vie.
Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus : qui manducat meam carmen, et bibit meum sanguinem, in me manet, et ego in eo.
Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
Si ces paroles du Christ scandalisèrent ses auditeurs au point qu’un grand nombre d’entre eux le quittèrent, elles nous sont devenues familières, et se passent de commentaires. La mélodie est celle d’un Alléluia existant auquel les nouvelles paroles ont été adaptées, mais d’une façon assez heureuse. Il y a un contraste entre la mélodie de l’Alléluia, qui se développe plus dans le grave que dans l’aigu, et celle du verset, qui se tient au contraire dans les hauteurs avec des envolées légères et enthousiastes, pour retrouver seulement à la fin la mélodie de l’Alléluia et sa profondeur.
Séquence : Lauda Sion
L’Alléluia de la fête du Saint Sacrement est suivi d’une Séquence, comme à Pâques et à la Pentecôte, mais celle d’aujourd’hui est beaucoup plus longue : c’est le célèbre Lauda Sion. Après une invitation à la louange, saint Thomas d’Aquin y procède à un exposé précis et détaillé de la foi catholique concernant la Sainte Eucharistie, avant de terminer par une invocation au Christ qui se donne à nous en nourriture pour qu’il nous conduise au ciel.
Cette Séquence se compose de vingt-quatre strophes dont les mélodies se répètent deux par deux (avec une exception : sept et huit répètent cinq et six) ; chaque strophe est formée de trois petits vers de huit, huit et sept pieds, mais à la fin elles s’élargissent : à partir de la dix-neuvième, les strophes ont quatre vers, trois de huit et un de sept pieds, et les deux dernières ont même cinq vers, quatre de huit et un de sept pieds. Comme cette pièce est très longue, nous n’en reproduisons pas ici le texte latin, et en donnons seulement la traduction :
Sion, loue ton sauveur, ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.
Ose autant que tu le peux, car il est supérieur à toute louange, et tu ne peux suffire à le louer.
Aujourd’hui est proposé un thème spécial de louange : le pain vivant qui donne la vie.
C’est ce pain qui fût donné sans ambiguïté au groupe des douze frères sur la table de la sainte Cène.
Que ta louange soit pleine, sonore et joyeuse, magnifique jubilation de l’âme.
Voici en effet le jour solennel où nous fêtons la première institution de ce banquet.
Cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à l’ancienne pratique.
Le nouveau succède à l’ancien, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.
Ce que le Christ accomplit à la Cène, il ordonna de le faire en mémoire de Lui.
Instruits par cette institution sacrée, nous consacrons le pain et le vin en hostie pour notre salut.C’est un dogme pour les chrétiens : le pain est changé en chair et le vin en sang.
Ce que tu ne comprends et ne vois pas, une foi vive l’atteste au-delà de l’ordre des choses.
Sous des apparences changées, par des signes seulement et non des réalités, se cachent des choses sublimes.La chair est une nourriture et le sang une boisson, mais le Christ demeure entier sous chaque espèce.
Il n’est ni brisé, ni rompu, ni divisé par celui qui le prend, mais il est reçu tout entier.
Un seul le reçoit, mille le reçoivent, ceux-ci autant que celui-là, et il est absorbé sans être consumé.
Les bons le reçoivent, les méchants le reçoivent, mais quel sort différent ! la vie ou la mort.
La mort pour les méchants, la vie pour les bons : vois les effets opposés d’une même absorption.
Si le sacrement est divisé, n’hésite pas, souviens-toi qu’il se cache autant dans une parcelle que dans la totalité.Aucune division de la chose, seul le signe est rompu : ni la nature ni la grandeur de ce qui est signifié n’est diminué.
Et voici les quatre dernières strophes que l’on chante souvent en dehors de leur contexte au salut du Saint Sacrement :
Voici le pain des Anges devenu la nourriture des voyageurs, vrai pain des fils qui ne doit pas être jeté aux chiens.
Il est désigné en figure lorsque Isaac est immolé, l’agneau pascal sacrifié, la manne donnée à nos pères.
Bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous, nourrissez-nous, protégez-nous, faites nous voir le bien souverain dans la terre des vivants
Vous qui savez et pouvez tout, qui nous nourrissez ici bas, faites-nous là-haut les commensaux, cohéritiers et compagnons des citoyens du ciel.
La mélodie est entièrement syllabique et d’une grande amplitude, montant très haut et descendant très bas mais toujours très affirmative.
Offertoire : Sacerdotes
Pour l’Offertoire de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas d’Aquin a choisi un passage du Lévitique, livre de l’Ancien Testament dans lequel Dieu donne des lois très précises et très détaillées au peuple d’Israël ; ce passage concerne la sainteté des prêtres :
Sacerdotes Domini incensum et panes offerunt Deo, et ideo sancti erunt Deo suo et non polluent nomen ejus.
Les prêtres du Seigneur offriront l’encens et les pains à Dieu ; c’est pourquoi ils seront saints pour leur Dieu et ne profaneront pas son nom.
Ce texte nous rappelle qu’en instituant l’Eucharistie, le Christ a également institué le Sacerdoce, et qu’il ne peut y avoir d’Eucharistie sans sacerdoce.
La mélodie comme c’est généralement le cas pour les Offertoires est calme et contemplative, mais en même temps très affirmative. On remarquera les longues tenues sur panem angelorum, les mots même repris par saint Thomas d’Aquin dans la Séquence Lauda Sion.
Communion : Quotiescumque
Pour la Communion de la fête du Saint Sacrement, saint Thomas a choisi un passage de l’Épître de saint Paul aux Corinthiens qui est lue à la messe :
Quotiescumque manducabitis panem hunc et calicem bibetis, mortem Domini annutiabitis donec veniat ; itaque quicumque manducaverit panem vel biberit calicem Domini indigne reus erit corporis et sanguinis Domini.
Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et boirez à cette coupe, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ; c’est pourquoi quiconque mangera de ce pain ou boira à cette coupe sans en être digne sera coupable vis-à-vis du corps et du sang du Seigneur.
Malheureusement, comme à l’Offertoire, la mélodie a été calquée sur celle de la Communion de la Pentecôte, mais elle convient encore moins : la mélodie pleine de mouvement qui traduisait à merveille l’irruption du Saint Esprit dans le Cénacle s’adapte très mal à un texte didactique, et en outre beaucoup plus long.
Le Congrès brésilien a adopté un article interdisant à l’État de financer des activités liées à l’avortement
Le texte avait été introduit par l’opposition dans la loi d’orientation budgétaire adoptée en janvier, mais le président Luis Inacio da Silva y avait opposé son veto.
En vertu de la Constitution brésilienne, le veto de Lula a été soumis au vote du Congrès brésilien et il a été renversé par 339 voix contre 107 à la chambre basse, et 47 voix contre 23 à la chambre haute. Mardi 28 mai 2024, le Congrès brésilien a adopté un article interdisant à l’État de financer des activités liées à l’avortement ou encore à la chirurgie de réassignation sexuelle sur des mineurs.
Le texte interdit à l’État de dépenser de l’argent public pour financer ou promouvoir des « opérations de changement de sexe sur des mineurs » et « des avortements dans des cas non autorisés par la loi ». Au Brésil, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de problèmes avec le fœtus.
Le texte empêche également de financer des initiatives visant à « faire disparaître le concept de la famille traditionnelle » ou incitant à l’occupation de terres privées. Il stipule enfin que l’État ne peut financer de projets visant à « influencer les enfants et les adolescents, de l’école maternelle au lycée », en leur présentant « des options sexuelles différentes de leur sexe biologique ».
Christianophobie quotidienne
Le 28 mai à Loyettes, dans l’Ain, un homme d’origine turque a renversé une croix catholique avec son fourgon. Après avoir crié « Allahou Akbar », il s’est mis à prier sur les lieux de l’incident. L’homme a délibérément reculé avec son fourgon contre l’édifice, avant de l’attacher avec une sangle et de le renverser.
Mardi 28 mai également, à Rodez, un individu a percuté, avec sa voiture, un SUV imposant, et à vive allure les marches, situées au sud de la cathédrale. Les faits se sont produits, vers 16 heures, à une heure où l’endroit est particulièrement fréquenté et où quelques touristes visitent toujours la cathédrale. Aucun blessé, ni dégât à déplorer aux abords de la cathédrale. Le conducteur est un Français âgé de 55 ans, domicilié en Aveyron, inconnu des services de police. Selon des témoins il aurait crié “je déteste Jésus” et “je déteste le christianisme”. Une enquête en flagrance est ouverte.
Transidentité : une victoire pour la protection des mineurs
Communiqué du Syndicat de la famille :
Le gouvernement doit sortir de l’ambiguïté et avoir le courage de poursuivre à l’Assemblée nationale l’examen de la proposition de loi votée par le Sénat pour protéger les mineurs en encadrant des pratiques à risque et aux conséquences encore inconnues à long terme.
L’adoption par les sénateurs de la proposition de loi de Jacqueline Eustache-Brinio est une avancée sociale importante pour préserver les adolescents des risques de traitements hormonaux et médicaux qui seraient indument prescrits. Elle fait suite à un rapport parlementaire de grande qualité, très documenté, qui a analysé l’expérience et les législations d’autres pays, et s’est appuyé sur de nombreuses études scientifiques. L’avis des médecins, des personnels de santé et des professionnels de l’enfance et de l’éducation est en effet incontournable pour évaluer avec pragmatisme et efficacité l’impact pour les adolescents et les résultats des politiques publiques.
Le Syndicat de la Famille regrette l’obstruction de certains groupes politiques, notamment les écologistes à l’origine de motions de rejet, illustrant la puissance d’une idéologie destructrice pour l’avenir des enfants et ce, sur des pratiques qui sont tout sauf écolo ! Le groupe de la majorité présidentielle a quant à lui brillé par une position à géométrie variable. Au fond, ses membres sont d’accord avec la nécessité de protéger les enfants mineurs d’une pression idéologique aux conséquences graves voire irréversibles, mais la politique politicienne a malheureusement conduit une partie d’entre eux à voter contre le texte quand l’autre partie préférait se réfugier dans l’abstention… pour en réalité mieux soutenir le texte.
Parce que si le fait, pour des enfants mineurs, de s’interroger sur leur identité sexuelle est aussi vieux que le monde, il est de la responsabilité de la société de les accompagner et de leur offrir toute l’attention nécessaire tout en les préservant de toutes dérives idéologiques et médicales.
« Après l’adoption par les sénateurs de cette proposition de loi visant à protéger l’intérêt des enfants mineurs, leur santé et leurs besoins, l’Assemblée nationale doit maintenant poursuivre son parcours législatif dans les meilleurs délais. Le Gouvernement et sa majorité parlementaire doivent sortir de toute ambiguïté et faire le choix responsable de protéger des mineurs. La mobilisation du gouvernement aux côtés de tous les parlementaires soucieux du bien-être de la jeunesse doit permettre un débat apaisé à l’Assemblée nationale » souligne Lola Fasanello, du Syndicat de la Famille.
Les mineurs en questionnement de genre bientôt protégés par la loi ?
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Ce matin mercredi 29 mai à 0h45, les Sénateurs ont adopté en 1ère lecture la Proposition de loi visant à encadrer les pratiques médicales mises en œuvre dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre (texte ICI).
Juristes pour l’enfance salue cette avancée majeure en vue de la protection des mineurs en difficulté avec leur identité sexuée de fille ou de garçon.
En effet :
1/ Le texte interdit de prescrire au patient mineur des traitements hormonaux tendant à développer les caractéristiques sexuelles secondaires du genre auquel le mineur s’identifie (prescription de testostérone pour les filles et d’oestrogènes pour les garçons).
2/ Le texte interdit de réaliser sur un patient mineur des actes chirurgicaux de réassignation de genre (les mastectomies actuellement pratiquées à partir de 14 ans sans indication médicale seront ainsi interdites).
3/ Le texte encadre strictement la prescription initiale de bloqueurs de puberté, qui ne pourront être prescrits à un patient mineur que :
– après réunion de concertation pluridisciplinaire,
– par un médecin exerçant dans l’un des centres de référence,
– après évaluation par l’équipe médicale de l’absence de contre indication et de la capacité de discernement du mineur,
– après respect d’un délai minimal de deux ans après la première consultation du patient dans un centre de référence.
4/ Autre mesure protectrice, le diagnostic et la prise en charge des mineurs présentant une dysphorie de genre seront assurés dans des centres de référence spécialisés.
5/ Enfin, Juristes pour l’enfance salue l’attention portée par le législateur à la pédospychiatrie en France puisque la proposition prévoit l’élaboration d’une stratégie nationale pour la pédopsychiatrie pour garantir à tout enfant ou adolescent l’accès aux soins nécessaires à la bonne prise en charge de sa santé mentale. Trop nombreux sont en effet les témoignages de parents qui révèlent qu’il est plus rapide en France d’obtenir de la testostérone pour leur fille qu’une consultation pédopsychiatrique.
Juristes pour l’enfance salue la clairvoyance et l’engagement du Sénat qui accepte de sortir de l’idéologie pour prendre en compte les études médicales et scientifiques qui mettent en lumière les dangers de ces traitements dits de réassignation sexuelle et appellent à privilégier une approche prudentielle, en écartant en première intention la médicalisation précoce aux conséquences irréversibles au profit de la prise en charge au plan psychiatrique ou psychologique des troubles et difficultés des enfants.
JPE salue en particulier l’encadrement de la prescription des bloqueurs de puberté, qui tient compte des études très récentes révélant ce qui était déjà suspecté : les bloqueurs de puberté ne constituent pas une « pause » et, au contraire, ont des conséquences graves [voir ci-dessous].
Juristes pour l’enfance compte maintenant sur les députés pour adopter à leur tour cette proposition de loi indispensable pour une prise en charge de qualité des enfants.
Messes pour la vie dans toutes les paroisses du diocèse de Nantes
A la demande de l’évêque :

Rien de mieux que d’implorer le secours divin dans ce combat eschatologique contre les forces du mal.
Peut-on être contre l’euthanasie sans croire en Dieu ?
Dans le mensuel L’Incorrect, Michel Houellebecq débat en compagnie du grand rabbin de France Haïm Korsia et de l’abbé Pierre Vivarès, curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis à Paris. Le directeur de L’Incorrect Arthur de Watrigant voulait faire débattre Houellebecq avec un haut prélat catholique. Le cardinal Bustillo avait accepté sans hésiter mais la rencontre a été rendue difficile pour des raisons d’agenda. D’autres évêques furent contactés, mais aucun n’accepta l’échange.
Ils sont tous contre l’euthanasie mais pour des raisons différentes. Y a-t-il un soubassement religieux ou une inquiétude spirituelle derrière le refus du suicide assisté ? Michel Houellebecq qui ne croit pas, mais est fermement opposé à toute législation euthanasique.
« J’ai l’impression qu’effectivement, l’idée qui puisse y avoir une morale sans fondement religieux est pratiquement devenue incompréhensible à nos contemporains ».
Haïm Korsia déplore que le projet de loi prévoit qu’un proche puisse administrer l’injection létale :
« Faire administrer quoi que ce soit de létal par des proches, c’est rentrer dans ce risque majeur de culpabilisation sur deux ou trois générations ».
Michel Houellebecq répond :
« Je trouve que c’est bien que les proches se sentent coupables, parce qu’ils le sont.» « Parce que ça commence à m’énerver les proches, si vous voulez. On a ça tout le temps. Les proches qui disent : “Il m’a toujours dit qu’il ne voulait pas être un légume.” Moi, j’ai envie de leur répondre : Allez-y, je vous donne le poison. Faites-le. Faites le sale boulot. Ne demandez pas à un médecin de le faire, faites-le vous-même. ».
« Là, les gens veulent mourir et en plus, ils demandent à la société de les tuer. Comme un service qu’on leur doit ».
« Cette idée qu’une loi dite de “progrès” ou “d’avancée sociétale” est irréversible ne me convient pas. Par exemple, à titre personnel je suis favorable à l’avortement. Mais cela dit, j’étais très content quand la Cour suprême américaine a cassé l’arrêt Roe vs Wade. Ça prouvait qu’on peut revenir sur une loi. Ce n’est pas un processus irrémédiable. »
Elections européennes : voter pour la vie
Communiqué de la Marche pour la Vie :
Avant les prochaines élections européennes, nous souhaitons partager avec vous les votes enregistrés par groupe ou parti, des parlementaires français, sur la terrible et indécente constitutionnalisation de l’avortement.
80 parlementaires ont voté contre ce texte dans leur assemblée, soit 30 députés et 50 sénateurs. Au moment du Congrès à Versailles, ils n’étaient plus que 72 courageux à s’y opposer, ne cédant rien à la pression politique et médiatique :
- pour les Républicains : 38/133 sénateurs et 12/62 députés, soit 26% des parlementaires,
- pour le Rassemblement National : 0/3 sénateurs et 11/88 députés, soit 12% des parlementaires,
- pour l’Union Centriste : 6/56 sénateurs soit 11% des sénateurs de ce groupe,
- 3 Divers Droite,
- 2 Divers Gauche.
Parmi les responsables de parti ou de groupe, Eric Ciotti (LR) et Marine le Pen (RN) ont voté en faveur du texte et Bruno Retailleau (LR) s’y est opposé.
Une mention spéciale est à faire pour l’action remarquée du sénateur Stéphane Ravier (Reconquête), qui a proposé au Sénat une motion de rejet du texte, qu’il a été le seul à voter.
Au niveau européen, une résolution pour inscrire l’IVG dans la charte des droits fondamentaux a été votée le 11 avril 2024. Si cette résolution n’est pas pour l’instant contraignante, elle crée une nouvelle attaque contre la vie. La gauche et les macronistes ont voté en faveur du texte.
Seuls deux députés de droite s’y sont opposés :
- sur les 8 députés européens des Républicains : 7 étaient absents au moment du vote et 1 a voté pour,
- sur les 18 députés européens du Rassemblement National : 12 des députés se sont abstenus, 5 étaient absents et 1 a voté contre,
- Sur les 2 députés européens de Reconquête, 1 a voté contre, 1 était absent.
Un autre débat est actuellement en cours sur l’euthanasie et le suicide assisté à l’Assemblée Nationale. Si nous pouvons partager les votes des députés, liés à l’examen du texte avant les élections européennes, nous ne manquerons pas de vous en transmettre les résultats.
Voter lors des élections européennes est important. Nous vous invitons à donner votre suffrage à ceux que vous considérez comme les meilleurs protecteurs de la vie naissante ou finissante !
La Cour suprême finlandaise se penche sur le cas d’une politicienne accusée de « discours de haine » pour avoir cité la Bible
Le ministère public finlandais a fait appel de l’affaire devant la Cour suprême, bien que la parlementaire Päivi Räsänen ait déjà été acquittée à l’unanimité des accusations d’« incitation à la haine » liées à sa citation de la Bible devant le tribunal de district d’Helsinki et la cour d’appel.
Le procureur général a fait appel de l’affaire bien que cette mère de 12 enfants ait été acquittée. Commentant la présentation de sa défense, Mme Räsänen a déclaré :
Le cœur du procès est la question de savoir si les enseignements liés à la Bible peuvent être affichés et acceptés. Je considère que c’est un privilège et un honneur de défendre la liberté d’expression, qui est un droit fondamental dans un État démocratique.
Un acquittement par la Cour suprême constituerait un précédent plus solide que les décisions des tribunaux inférieurs pour des accusations similaires ultérieures. Il constituerait une garantie plus claire et plus solide pour la liberté des chrétiens de présenter les enseignements de la Bible – et renforcerait le principe de la liberté d’expression en général.
L’enquête de police contre Räsänen a débuté en juin 2019. Membre active de l’Église luthérienne finlandaise, elle s’était adressée à la direction de son Église sur Twitter/X et avait remis en question son parrainage officiel de l’événement LGBT « Pride 2019 », en l’accompagnant d’une image de versets bibliques tirés du livre de Romains du Nouveau Testament.
À la suite de ce tweet, d’autres enquêtes contre Räsänen ont été lancées, remontant à une brochure que Räsänen a écrite il y a 20 ans, basée sur le texte « homme et femme il les a créés. »
Pendant plusieurs mois, Mme Räsänen a subi treize heures d’interrogatoires de police sur ses croyances chrétiennes, la police lui demandant fréquemment d’expliquer sa compréhension de la Bible. Son équipe d’avocats, soutenue par l’ADF International, a demandé au tribunal de rejeter l’affaire.
La défense soutient que Räsänen a le droit à la liberté d’expression en vertu du droit international et que les lois sur les discours de haine n’éteignent pas ce droit.
La défense a également souligné le fait que Räsänen a constamment insisté sur le fait que toutes les personnes ont une dignité et ne devraient pas faire l’objet de discrimination – ce qui est incompatible avec le comportement d’une personne coupable de propager la « haine ».
Lorcan Price, avocat irlandais et conseiller juridique de l’ADF International, qui soutient la défense juridique de M. Räsänen, a déclaré :
Cette affaire marque un tournant dans l’histoire de la censure rampante en Europe. Dans une nation occidentale démocratique en 2024, personne ne devrait être jugé pour sa foi – pourtant, tout au long des poursuites contre Päivi Räsänen et l’évêque Pohjola, nous avons assisté à quelque chose qui s’apparente à un procès pour « hérésie », où les chrétiens sont traînés devant les tribunaux pour avoir des croyances qui diffèrent de l’orthodoxie approuvée de l’époque.
L’insistance de l’État à poursuivre ces poursuites après presque cinq longues années, malgré les décisions claires et unanimes des tribunaux inférieurs, est alarmante.
Prix d’interprétation féminine Cannes
D’un lecteur :
Effet domino dans tous les pays qui ont légalisé suicide assisté ou euthanasie : les digues qui ne tiennent pas sont des pièges
Discours de Tugdual Derville, porte-parole d’Alliance VITA, tenu lors de la manifestation contre l’euthanasie, lundi aux Invalides :
Chers amis,
A cette heure même 6 autres rassemblements se tiennent dans 6 grandes villes de notre pays. Nous sommes ici, non loin de l’Assemblée nationale et aussi à proximité immédiate de l’institution nationale des Invalides, réunis dans la gravité.
Car arrive ce soir, en séance publique, un projet de loi gravissime par son contenu et ses conséquences.
Toxique et néfaste, il l’était déjà quand le président de la République l’a présenté, dissimulé derrière les mots trompeurs d’aide à mourir et de fraternité. Et nous avons immédiatement dénoncé l’évidente supercherie. Car il s’agissait bel et bien du suicide assisté et de l’euthanasie ; c’est-à-dire de la fourniture à des patients de poison mortel à s’auto-administrer ou à se faire administrer par un tiers, éventuellement même par un proche. Quel basculement !
Depuis 2500 ans et l’antique serment d’Hippocrate, le système de santé est protégé par l’interdit de donner la mort à une personne malade, qui doit être toujours soulagée, sans acharnement thérapeutique, mais jamais tuée. Et voilà qu’on lèverait cet interdit de tuer, clé de voute de la déontologie médicale qui protège le faible du fort, notamment du mortel abus de faiblesse qui consiste à laisser entendre que certaines vies seraient devenues indignes d’être vécues.
Les critères d’éligibilité de la prétendue « aide à mourir » du projet gouvernemental étaient présentés comme stricts, garantis, rassurants. Il n’en est rien. Celui de « pronostic vital engagé à moyen terme » comme celui de « souffrances psychologiques jugée insupportable » ouvraient la voie à toutes les dérives. Car ils sont inopérants, invérifiables… Nous l’avons démontré lors de notre audition à l’Assemblée nationale devant la commission spéciale chargée d’étudier ce texte de loi.
Nul ne pouvait par ailleurs ignorer l’effet domino que l’on observe dans tous les pays qui ont, peu ou prou, légalisé suicide assisté ou euthanasie : les digues qui ne tiennent pas sont des pièges. On commence par forcer la légalisation pour telle ou telle situation présentée comme extrême, savamment orchestrée. Mais il s’agit de faire sauter le verrou. En ensuite, au nom de l’égalité, tout glisse et le cadre disparait. C’est ainsi que dans ces pays, on euthanasie ou suicide des personnes qui n’ont pas de maladie mortelle, mais seulement des souffrances psychiques ou des polypathologies liées à l’âge, tout en délaissant les soins palliatifs.
Voilà ce que promettait ce projet, mais nous n’en sommes plus là. Car cet effet domino a déjà commencé puisque la commission spéciale a lourdement aggravé ce projet avant son arrivée en séance plénière. Nous l’avons constaté lors de notre audition : les députés-militants qui se sont pressés dans cette commission ont pratiquement fait sauter toutes les digues. Nous n’allons pas le détailler. Deux exemples : l’exigence d’un pronostic vital engagé a été supprimée ; et des délais de réflexions sont passé de 2 jours (ce qui était déjà affligeant) à zéro !
Si la loi est votée en l’état, on va pouvoir euthanasier rapidement une personne qui ne souffre en rien d’une maladie mortelle et sans que quiconque puisse l’en protéger, car il n’y a pas de recours possible. Il est même prévu une amende de 15.000 euros et un emprisonnement d’un an pour quiconque prétendrait dissuader quelqu’un de recourir au suicide assisté ou à l’euthanasie. On peut estimer à 40.000 morts par euthanasie chaque année le résultat de ce qu’est devenu ce texte qui se présentait comme minimaliste. Voilà ce que devient la fraternité dont la loi se revendique !
Nous pouvons dire notre colère en entendant Madame Vautrin, ministre de la Santé, se prétendre surprise de ces ajouts, alors que c’est le gouvernement qui a allumé cet incendie qu’il savait incontrôlable.
Voilà le sens de notre alerte et de notre présence aujourd’hui.
Les sept dominos géants que vous avez sous les yeux sont tour à tour déstabilisés, menacés par ce texte de loi, tandis que nous faisons tout pour les sauvegarder.
- Premièrement, la prévention du suicide grande cause nationale qui ne devrait souffrir aucune exception serait entamée si l’Etat organisait des suicides assistés : exclure de cette prévention ceux qui ont le plus besoin d’être protégés du suicide est une discrimination injuste.
- Deuxièmement, les soins palliatifs sont dénaturés et concurrencés par la prétendue « aide à mourir » qui veut faire croire que faire mourir est un soin alors que toute la culture palliative se fonde sur le refus de l’acharnement thérapeutique et de l’administration délibérée de la mort.
- Troisièmement, les progrès dans la lutte contre la douleur sont découragés quand l’injection létale est proposée comme solution, une solution qui risque d’être de facilité, dictée par l’incompétence alors que les centres de lutte contre la douleur sont encore trop peu nombreux et surchargés.
- Quatrièmement, la confiance soignant-soigné est à son tour ruinée par la levée de l’interdit de tuer. C’est le risque de toute-puissance des soignants qui a conduit à formaliser cet interdit dans la relation de soins : peut-on faire confiance à la main qui soigne quand elle peut tuer ?
- Cinquièmement, la paix sociale serait minée par les conflits inhérents à la pratique du suicide assistée et de l’euthanasie, conflits au sein des équipes soignantes et des familles, mobilisation de la justice, sans oublier les incessantes controverses politique autour des révisions d’une telle loi.
- Sixièmement, la protection des plus fragiles serait mise à mal par une pratique faisant intrusion dans les moments de grande vulnérabilité : elle risque d’inciter les plus faibles à l’auto-exclusion. Comment résister à la pression de proches, de soignants, de la société qui vous juge sans utilité ni valeur ?
- Enfin, septième domino, c’est donc le principe même de fraternité, qui se mesure dans ces six premiers dominos, qui est bousculé. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette loi, qu’elle se prétende de fraternité, alors que c’est la fraternité qu’elle abat.
Nous l’avons dit, cet effet domino est en place. Il commence même. Les amendements votés en commission ne font que confirmer notre alerte.
Ne tuons pas la fraternité ! Tel est notre cri. Tel est l’enjeu de notre mobilisation. Au lieu de saper tous ces fondements de la fraternité, le gouvernement serait mieux inspiré de les renforcer en commençant par prendre soin de notre système de santé si fragile, des personnes âgées dépendantes et finalement de tous ceux qui doutent, du fait de leur isolement, de leur précarité ou de leur dépendance, au point de se demander si elles ont encore une place dans la société.
Mgr Gobilliard appelle à prier pour la vie contre la loi sur l’euthanasie
L’évêque de Digne publie ce communiqué :

Claves fait peau neuve
Après deux années d’existence, le site de formation et d’évangélisation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, Claves a été complètement refondu afin de le rendre plus pratique, précis et intuitif.
Tous les articles publiés depuis deux ans (près de 500) restent en ligne, ainsi que tous les podcasts (près de 300). Claves représente ainsi une formidable base de formation et d’approfondissement, pour annoncer l’Évangile et répondre aux questions.
Les articles sont classés par rubrique : théologie, Ecriture sainte, liturgie, spiritualité, Histoire…
Dans un article publié le 27 mai, l’abbé Roy revient sur l’ouvrage d’Henri de Soos sur l’euthanasie. Extrait :
[…] L’euthanasie, ultime liberté ?
Le dernier argument est philosophique, et pourtant tellement banalisé : l’euthanasie serait l’ultime expression de la liberté humaine. Henri de Soos reprend le sujet en posant quelques questions.
– La personne qui veut se suicider, est-elle réellement libre ? La liberté peut-elle consister à choisir de ne plus jamais choisir ?
– Devrait-on reconnaître un droit au suicide ? Il faut distinguer entre la « faculté-liberté » : ce qu’une personne peut effectivement faire, et le « droit-créance, » qui implique des devoirs pour les autres. Si l’euthanasie est une légalisation (voire une incitation) du suicide, comment encore faire la prévention d’un phénomène qui recouvre souvent un vrai aspect de contagion (« effet Werther »).
– On serait euthanasié pour « mourir dans la dignité »… Mais peut-on seulement perdre sa dignité ? Elle est un attribut essentiel de tout être humain. En la concevant comme relative ( c’est la mentalité portée par les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, symptomatique de l’individualisme occidental), on nie l’évidence de nos interdépendances, la nécessité de nos relations, on tombe dans le fantasme du surhomme, du refus de nos fragilités. Or c’est la dégradation des relations humaines qui conduit à ce relativisme : c’est notre regard sur la personne qui lui octroie ou qui obscurcit sa dignité.
– « Liberté pour tous, obligation pour personne » clament les militants de l’euthanasie : l’expérience prouve que les pressions existent, et que la pente peut rapidement devenir glissante. Avec le caractère normatif de la loi, le phénomène s’ancre dans les mentalités (pour nos contemporains, la loi fait le bien – l’auteur relève l’exemple de la peine de mort). Le message renvoyé aux personnes vulnérables et dépendantes est alors terrible : chacun se pose la question de la valeur de sa vie, de celle de ses proches. Ces pressions intériorisent chez nos anciens une générosité détournée (« ma vie n’a plus de sens, je suis un poids, autant laisser la place »). La pression est souvent celle de l’entourage, avec des difficultés relationnelles, familiales, parfois même des préoccupations financières. L’argument pécuniaire est plus présent encore au niveau des sociétés : le Canada a déjà fait le calcul des économies réalisées, et s’y ajoute désormais celui de l’écologie…
– Alors cette liberté n’enlève-t-elle rien à personne ? L’argument ne peut sembler vrai qu’au niveau purement individuel, car l’impact sur les médecins, les institutions médico-sociales, les entourages des malades et plus généralement les personnes fragiles est terrible et patent.
Autant de questions qui devraient engager nos contemporains – et nos dirigeants – à aborder avec une grande circonspection le sujet de la fin de vie : on ne joue pas impunément avec l’interdit de tuer, dans des sociétés déjà profondément blessées par la mentalité individualiste. Le livre d’Henri de Soos vient le rappeler avec beaucoup de justesse, arguments et faits objectifs à l’appui. Une lecture importante en cette période cruciale.
Depuis la loi sur l’euthanasie, “il y a de la peur du côté des patients, et je pense que cette peur est justifiée”
En mars 2021, l’Espagne est devenue le quatrième pays européen et le sixième au monde à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Les données du ministère de la Santé indiquent que 749 demandes d’euthanasie ont été reçues entre 2021 et 2022 et, parmi ces demandes, 363 ont été réalisées.
Trois ans après, Manuel Martínez-Sellés, cardiologue à l’hôpital Gregorio Marañón (Madrid) et président du Collège des médecins, constate un « changement important » dans la relation médecin-patient :
« Avant, un patient qui se présentait dans un hôpital ou un centre de santé en Espagne avait les garanties que tout serait fait pour son bien. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Il y a de la peur du côté des patients, et je pense que cette peur est justifiée ».
Il déplore également le manque d’investissements pour les soins palliatifs soulignant que la loi sur l’euthanasie ne s’est pas accompagnée d’une législation nationale sur les soins palliatifs malgré la demande des professionnels de santé.
De communiste à identitaire
Lu sur Academia Christiana :
Raphael Ayma est passé du parti communiste à la droite conservatrice identitaire. Né dans une famille franco-espagnole aux idéaux communistes assumés, il s’est toujours intéressé aux sujets politiques. Fortement marqué par les gilets jaunes, la marche pour le climat et les échecs politiques de Jean-Luc Mélenchon, l’attentat du Bataclan aura profondément marqué sa réflexion politique. Ensemble nous évoquerons son parcours. Comment un jeune issu de la génération Z peut-il faire évoluer ses convictions politique au grès de sa confrontation au réel.
Nous reviendrons sur sa participation au colloque d’Academia Christiana sur l’écologie politique et l’impact des jeunes générations sur la prise en compte de cette question, mais aussi les difficultés que notre famille politique rencontre dans son rapport à l’écologie.
On évoquera également le reportage réalisé par Raphaël Ayma pour Breizh Info sur la crise politique espagnole de novembre à décembre 2023, un mouvement fait de fortes manifestations conservatrices contre la gauche espagnole menée par les indépendantistes catalans.
Il sera aussi question du mouvement Tenesoun, dont Raphaël Ayma est l’actuel porte parole, un mouvement localiste provençal, attaché à la défense de l’identité provençale, de l’enracinement, de la ruralité et de toutes les traditions des terroirs méridionaux. Le mouvement a mené une récente campagne en Camargue autour de la défense de la Bouvine et des traditions taurines.
Un rouleau compresseur qui avance sans égard pour ceux qu’il va écraser
Intervention du député LR Patrick Hetzel sur le Projet de loi sur la fin de vie :
Madame la Présidente, Madame la Ministre, Mes chers collègues,
L’heure est grave et à de nombreux titres. Vous nous proposez une rupture anthropologique majeure puisque vous voulez institutionnaliser, par la loi, le fait de rendre possible le suicide et même l’euthanasie. C’est une question éthique majeure. Or, pour des questions aussi fondamentales, la loi doit être claire et intelligible. Par le vocabulaire utilisé, le gouvernement cherche à euphémiser, parlant d’aide à mourir, là où en réalité, il est exclusivement question de suicide assisté et d’euthanasie. Il n’est pas très éthique de ne pas nommer correctement les choses. Il est des sujets pour lesquels il n’est pas possible de louvoyer et de manœuvrer. Machiavel n’a pas sa place lorsque l’on aborde un sujet aussi grave pour notre société voire notre civilisation. Dans son ouvrage « soi-même comme un autre » Paul Ricoeur insiste sur la nécessité de s’envisager soi-même en tant qu’autre. Le respect porté aux autres en général et aux plus fragiles en particulier, est un reflet de ce qu’est ontologiquement et profondément une société. Donner la mort est évidemment tout sauf anodin. Inclure cette perspective dans la pratique professionnelle des soignants c’est rompre avec au moins 25 Siècles de déontologie médicale puisque le serment d’Hippocrate date du 4ème Siècle avant notre ère.
Ensuite, il est très choquant de légiférer sur une telle question alors même que nous savons tous que chaque jour, en France, entre 400 et 500 de nos concitoyens qui devraient pouvoir accéder à des dispositifs de soins palliatifs en sont privés par manque de moyens financiers et humains. De sorte que, légaliser le suicide assisté et l’euthanasie alors même que cet accès aux soins palliatifs reste limité et très inégalement réparti sur le territoire national, peut conduire à ce que des personnes demandent le suicide assisté parce qu’elles seraient privés d’un accès aux soins palliatifs. Vous avouerez que cela est particulièrement choquant. Ni vous comme ministre, ni nous comme parlementaires, nous ne pouvons accepter que ce soit un choix par défaut. Ce serait terrible.
Autre question particulièrement troublante c’est que vous cherchez à radicalement transformer la philosophie des soins palliatifs. En effet, ces derniers sont justement nés pour éviter l’acharnement thérapeutique, soulager les douleurs et offrir des soins jusqu’à la fin de la vie. Or, là aussi, vous jouez avec les mots. Mais derrière ces mots, il y a un projet qui cache son dessein. Vous parlez de soins d’accompagnement. Terme plus générique et englobant dans lequel vous cherchez à absorber les soins palliatifs. Mais ce que vous faites ipso facto, c’est la construction d’un continuum entre soins palliatifs d’une part et suicide assisté et euthanasie d’autre part. Or, la philosophie des soins palliatifs est radicalement différente du fait de donner la mort. Elle a justement pour but de proposer de tenir la main du patient plutôt que de le tuer. Donner la mort n’est pas un soin. C’est un acte d’une nature radicalement différente. Vous ne pouvez pas passer sous silence cette rupture fondamentale avec des valeurs pluriséculaires.
Mais j’irai encore plus loin. Avec ce projet de loi, Madame la Ministre, vous allez pervertir ce trésor national que sont aujourd’hui les soins palliatifs. Le triptyque sur lequel ils reposent est consubstantiel à la pratique des soins palliatifs. Permettez-moi de le rappeler : personne ne doit mourir seul, personne ne doit subir d’acharnement thérapeutique et enfin, personne ne doit souffrir.
Ce projet qui a une dimension civilisationnelle et profondément humaniste est basé sur une confiance réciproque et inaliénable entre les soignants et les patients. Confiance, qui repose évidemment aussi sur le fait que le patient n’a pas à s’inquiéter : les soignants, à aucun moment, ne seront là pour lui donner la mort. Quelle ironie du sort que de vouloir qualifier l’acte létal de soin ultime. C’est vouloir donner bonne conscience à ceux qui seront conduits à pratiquer le geste mais c’est balayer d’un revers de la main, une valeur fondamentale, la protection de la vie. Sans compter que le psychologue Abraham Maslow nous a appris que le besoin de sécurité et de protection faisait partie des besoins de base de tout individu. En autorisant des soignants et des tiers, comme vous le prévoyez, à donner la mort à autrui, vous rompez avec la philosophie même du soin. Les lois doivent protéger et rassurer et non pas inquiéter. Vous allez rompre un équilibre sociétal fondamental.
Permettez-moi de vous le dire, je vois autour de moi des personnes littéralement assommées par ce qui s’est passé en commission spéciale la semaine dernière. Parce que âgées, malades, dépendantes quelquefois, vulnérables souvent, elles en sont pour certaines à s’excuser d’être encore là, de « coûter » à la société. Elles ne vous écriront pas, Madame la Ministre, trop occupées à se faire toutes petites. Eux et leurs proches sont persuadés que les dés sont déjà jetés.
Madame la ministre avez-vous conscience que votre loi n’en est qu’au stade du débat parlementaire et produit déjà des effets terribles auprès des plus fragiles et des plus vulnérables de nos concitoyens ?
Que faisons-nous de notre humanité ? Je ne me résoudrai jamais qu’elle soit simplement mise en ligne et en colonnes dans un tableau Excel. Le message que nous devons inlassablement passer, c’est qu’il y a un pacte social et que ce pacte social c’est celui de la fraternité véritable.
Beaucoup de personnes rencontrées ces derniers jours me parlent d’un rouleau compresseur qui avance sans égard pour celles et ceux qu’il va écraser.
Le sujet du grand âge, de la souffrance et de la fin de vie sont des dimensions essentielles. En commission, Madame la Ministre, vous avez parlé de processus, de technique, de dimension règlementaire du serment d’Hippocrate. A la place, j’aurais aimé vous entendre parler de relation, d’inclusion, de fraternité véritable.
C’est d’autant plus paradoxal que celles et ceux qui incarnent aujourd’hui ces valeurs existent. Ce sont tous ces professionnels qui sont engagés au sein des équipes de soins palliatifs ainsi que des bénévoles qui suivent les patients. Avec ce texte, ils vont désespérer car vous êtes en train d’inoculer la mort là où ils se battent pour que jusqu’au bout, ce soit la vie qui règne.
Des marges de progrès pour prendre soin de tous existent, développons avant tout ces pratiques qui marchent et qui sont soucieuses de l’autre. Ce dont il est question ici c’est de notre humanité commune. Revenons collectivement à la raison avant de commettre l’irréparable.
Neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus : rendre amour pour amour du 30 mai au 7 juin
En juin 1675, Jésus révèle son Divin Coeur à une religieuse de l’Ordre de la Visitation, Soeur Marguerite-Marie, au Monastère de Paray-le-Monial. Dans ce qu’on décrit comme « la grande Apparition », Jésus lui dit : « Voici ce Coeur qui a tant aimé les hommes jusqu’à se consommer pour leur témoigner de son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour ».
Pour la fête du Sacré-Coeur de Jésus, l’Abbé Olivier Barnay vous propose, à travers une neuvaine sur Hozana du 30 mai au 7 juin, de plonger dans le Coeur de Jésus. Comprendre l’importance de cette dévotion, saisir tout l’Amour de Dieu pour nous, discerner comment répondre à cet Amour, se donner des clefs pour réparer les offenses faites au Coeur de Jésus, et enfin, s’y consacrer.
Les intentions de prière confiées pendant la neuvaine seront toutes déposées au sanctuaire du Sacré-Coeur de Paray le Monial qui fête cette année le grand Jubilé des 350 ans des apparitions de Jésus à sainte Marguerite-Marie !
Interview surréaliste de Marion Maréchal par une journaliste-militante de France Inter
La journaliste-miltante, Sonia Devillers, non contente d’avoir essayer de faire admettre à Marion Maréchal qu’une femme pouvait être un homme, a ensuite considéré que défendre la famille française, cétait être pétainiste…
Marion Maréchal a raison : il est urgent de privatiser l’audiovisuel public, épinglé récemment pour son manque de pluralisme !
Le maire de Varsovie interdit les croix, même sur les bureaux
Le maire pro-Lgbt Rafal Trzaskowski, membre du parti Plate-forme civique (PO) du Premier ministre Donald Tusk, a ordonné le retrait des croix, des images de saints et d’autres symboles religieux, non seulement sur les murs, mais aussi sur les bureaux des employés de bureau de Varsovie. Un ordre qui rappelle la dictature communiste et qui est contraire à la Constitution.
Rafal Trzaskowski est devenu célèbre lorsqu’il a signé, sans consultation publique, la « déclaration LGBT » controversée, qui prévoit l’octroi de nombreux privilèges aux personnes qui s’identifient à l’idéologie LGBT. Cette déclaration concernait, entre autres, l’introduction dans les écoles des programmes demandés par le mouvement LGBT et le parrainage par le maire de la « Gay Pride Parade ».
Le 8 mai, il a déclaré la guerre à la croix et à la liberté religieuse en Pologne, en signant un ordre exigeant le retrait des croix, des images de saints et d’autres symboles religieux. Les symboles religieux devront disparaître de tous les espaces publics des bureaux de Varsovie, et tous les événements organisés par les bureaux de la capitale devront être « de nature laïque, c’est-à-dire qu’ils ne contiendront pas d’éléments religieux, par exemple des prières… ». Ces restrictions doivent s’appliquer à la croix et aux événements religieux, et non aux drapeaux arc-en-ciel et aux cérémonies en l’honneur de la fierté LGBT.
M. Trzaskowski justifie sa décision par son prétendu souci de neutralité de l’État dans la sphère religieuse et par les sentiments des non-croyants. En réalité, il ne s’agit pas d’un combat pour la neutralité, mais d’une tentative d’athéisation de la part d’un représentant de l’État. Mais il est significatif que pour justifier sa décision, Trzaskowski n’ait pas cité la Constitution, mais un fragment de la loi adoptée à l’époque de la Pologne communiste !
Il ne pouvait pas invoquer la Constitution car son ordre d’enlever les croix est contraire à la loi fondamentale polonaise. La Constitution de la République de Pologne ne prévoit pas la neutralité idéologique ou la « laïcité » de l’État, mais son impartialité. Comme l’explique l’Institut de culture juridique Ordo Iuris, « la différence est importante car l’utilisation de ce dernier concept dans le texte de la Constitution était délibérée et visait à exclure les attitudes des autorités publiques hostiles à la religiosité ». En résumé, la Constitution polonaise ne promeut pas l’athéisme et la « neutralité », mais engage l’État à une coopération amicale avec l’Église « pour le bien de l’homme et le bien commun ». En témoignent la présence de croix et de chapelles dans les bureaux, les écoles, les gares et les hôpitaux polonais, ainsi que la possibilité d’organiser des réunions de Noël ou de Pâques dans les espaces publics.
La décision de M. Trzaskowski viole de nombreux articles de la Constitution, en premier lieu l’article 53, qui garantit à chacun la liberté de conscience et de religion, y compris le droit de manifester publiquement sa religion sous diverses formes. Selon l’Institut Ordo Iuris, Trzaskowski peut être accusé d’avoir commis un crime en vertu de l’article 231 du code pénal : l’abus de pouvoir par un fonctionnaire public.
L’ordonnance de Trzaskowski constitue un abus de pouvoir manifeste. La Constitution stipule clairement que les restrictions au droit de manifester sa religion ne peuvent être introduites « que par la loi et seulement en cas de nécessité ». Selon les juristes, « l’ordonnance de Trzaskowski n’est non seulement pas un acte légal, mais elle ne remplit même pas les autres conditions de restriction de la liberté religieuse énoncées dans la Constitution de la République de Pologne ». Si un employé était contraint de retirer une croix ou une image sacrée de son bureau, cela constituerait une violation du statut des fonctionnaires.
Un homme reste un homme : Six associations LGBT+ portent plainte contre Marion Maréchal
Elle a rappelé une vérité, elle doit être exécutée :
Transgenre récompensé à #Cannes2024 : dire toute la journée qu’un homme est une femme, ça n’en fait pas une vérité. Être une femme est une réalité biologique. #Les4V pic.twitter.com/VYKMhjaipK
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 27, 2024
⚠️ Six associations LGBT+ portent plainte contre Marion Maréchal pour avoir dit que l’actrice transgenre ayant gagné un prix au festival de Cannes était “un homme”.
➡️ Après @Margueritestern et @doramoutot, c’est au tour de @MarionMarechal d’être la cible des censeurs et de… pic.twitter.com/Tnd0WStg2G
— ASLA (@ASLA_asso) May 27, 2024
Mais elle ne se laisse pas impressionner :
Je ne me laisserai pas intimider par les menaces judiciaires des militants trans et par les journalistes militants de France Inter : la vérité, c’est qu’être un homme ou une femme est une réalité biologique ! Les chromosomes XX et XY sont indépassables. #FranceInter pic.twitter.com/xNenSBh6PO
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) May 28, 2024
Elections en Afrique du Sud : vers une défaite pour l’ANC ?
Lu dans Conflits :
Le 29 mai, l’Afrique du Sud est appelée à renouveler son Parlement national et ses assemblées provinciales. Pour la première fois depuis la fin de l’apartheid (1994), l’ANC pourrait obtenir moins de 50 % des voix, selon certains sondages. Cette perspective marque un tournant après trente ans de domination politique pour un parti aujourd’hui confronté à de vives critiques. Un mouvement qui fait face à une opposition en rang serré et à de nombreuses divisions internes. L’ANC, autrefois symbole de la lutte contre la ségrégation raciale et pilier de la transition démocratique, doit également composer avec une population de plus en plus désillusionnée par sa gestion du pays.
L’arrivée de Cyril Ramaphosa à la présidence en 2018 avait suscité de grands espoirs de changement et de renouveau. Un mandat cependant marqué par des défis économiques et sociaux majeurs. La hausse de la criminalité (en moyenne 130 viols et 80 meurtres par jour au cours des trois derniers mois de 2023), un chômage qui reste un problème endémique, atteignant 32 % l’année dernière (plus de 60 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont sans emploi), des inégalités économiques qui persistent, creusant un peu plus les barrières raciales loin d’avoir disparues depuis la chute du régime afrikaner, et des allégations de corruption, touchant même les plus hauts échelons de l’État, ont terni l’image de son administration, qui s’est aggravée durant la pandémie de Covid-19.
De plus, les fréquentes coupures d’électricité ont exaspéré la population, sapant la confiance en la capacité du gouvernement à fournir des services de base contraignant même Cyril Ramaphosa à déclarer « le pays en état de désastre nation ». Face à la pression croissante de ses électeurs, l’ANC a tenté de se défendre et n’a eu de cesse de vanter ses réussites depuis la fin de l’apartheid. Le parti affirme que les niveaux de pauvreté ont diminué, que davantage de Sud-Africains vivent dans des logements décents et que l’accès aux soins de santé s’est amélioré. Une perception qui est loin d’être ressentie au quotidien par les Sud-africains qu’il peine à convaincre. En promettant de créer des millions d’emplois supplémentaires au cours des cinq prochaines années, l’ANC s’est engagé également à stimuler les investissements, à soutenir le secteur privé et à intensifier la lutte contre la corruption, espérant pouvoir se maintenir avec une majorité stable.
L’Alliance démocratique (DA), dirigée par l’afrikaner John Steenhuisen, se pose comme l’alternative au pouvoir en place. Accusant l’ANC d’avoir fait sombrer le pays dans le chaos, la DA propose une libéralisation de l’économie et une privatisation accrue. Le parti promet de créer deux millions de nouveaux emplois se plaçant face aux réalités économiques d’un pays où le Rand ne vaut quasiment plus rien face à l’euro ou le dollar, de mettre fin aux coupures d’électricité et de réduire de moitié le taux de crimes violents. Sa campagne, marquée par des messages alarmistes (son clip de campagne montre le drapeau de la nation arc-en-ciel se consumer doucement sous un fond sonore parlé très angoissant) et des propositions concrètes, cherche à convaincre les électeurs qu’un changement de direction est nécessaire. Les sondages indiquent d’ailleurs que la DA pourrait augmenter sa représentation parlementaire, ouvrant la voie à la formation d’une vaste coalition.
En effet, pour gouverner, la DA pourrait s’allier avec des partis tels que le Freedom Front Plus (FF+) qui défend le droit aux Afrikaners à prendre leur propre destin en main (le parti s’est allié au CapXit, un mouvement qui réclame un référendum pour la sécession de la province du Cap, la seule dirigée par la DA) et l’Inkhata Freedom Party (IFP) qui a récemment perdu son leader historique, le prince Mangosuthu Buthelezi. Ces partis, et d’autres plus mineurs, ont signé une Charte multipartite pour l’Afrique du Sud, s’engageant à diriger le pays ensemble si leurs voix combinées dépassent les 50 %. Une telle coalition pourrait redessiner le paysage politique sud-africain, traditionnellement dominé par l’ANC.
L’Economic Freedom Fighters (EFF), dirigé par Julius Malema, incarne une voix radicale et de plus en plus influente sur la scène politique. Avec des propositions telles que la redistribution des terres aux plus démunis (la majorité étant toujours aux mains des afrikaners) et la nationalisation des secteurs clés de l’économie, l’EFF attire les électeurs les plus marginalisés de la société sud-africaine. Malema, connu pour sa rhétorique incendiaire et son béret rouge emblématique, promet, à qui veut l’entendre, une société plus juste.
Ses discours, teintés d’un racisme anti-blanc assumé, trouvent un écho dans une population noire où le taux de pauvreté reste alarmant : plus de 60% chez les noirs contre 1% pour les Blancs et 6% chez les Indiens selon les statistiques avancées par la South African Human Rights Commission (SAHRC). Toutefois, les diverses enquêtes d’opinion montrent une certaine stagnation de son électorat et il est peu probable qu’il puisse remporter ces élections, ni être un solide allié à l’ANC qui refuse toujours de le considérer comme un interlocuteur crédible.
Dans ce même crédo populiste, Jacob Zuma, ancien président (2009-2018) et figure controversée de la politique sud-africaine. Il a fait son retour sur la scène avec le parti Mkhonto we Sizwe (MK), du nom de la branche armée de l’ANC durant la lutte contre le régime de ségrégation raciale. Évincé par Ramaphosa, mis en cause dans plusieurs affaires de corruption et emprisonné pour outrage au tribunal, Zuma reste une figure influente, surtout dans la province du Kwazulu, sa région natale. Dans son manifeste, il affirme être en mesure de créer cinq millions d’emplois et de lutter contre la corruption, se posant paradoxalement en redresseur de torts. Malgré une faible intention de vote au niveau national, il pourrait surprendre dans des bastions locaux où sa popularité demeure intacte et jouer les faiseurs de roi dans une province traditionnellement et férocement disputée entre l’ANC et l’IFP.
L’Afrique du Sud, dotée d’institutions démocratiques robustes, fait face à une élection cruciale pour son avenir. Les résultats détermineront non seulement la prochaine direction politique du pays, mais aussi sa capacité à surmonter les défis économiques et sociaux persistants comme à reprendre un leadership à l’international terni par un soutien à la Russie et à la Palestine.
Erik Tegner est actuellement en Afrique du Sud pour enquêter sur la racisme anti-blancs, pour Livre Noir.
Je suis en Afrique du Sud pour enquêter sur le racisme anti-blanc qui sévit ici avec des centaines d’assassinats de fermiers blancs et de leurs enfants par des noirs (1 par semaine), des lois d’expropriation et un nouvel apartheid. Tout cela dans le silence absolu des médias. pic.twitter.com/n3W7emOpZr
— Erik Tegnér (@tegnererik) May 17, 2024
Traduction: une HAINE contre les blancs. Je suis en ce moment en 🇿🇦 pour Livre Noir et c’est ce que j’y constate depuis 15 jours: des milliers d’assassinats de fermiers blancs + discrimination au travail avec des milliers de familles jetées dans des bidonvilles. Inclus ce p’tit. https://t.co/T7gNfxBAAO pic.twitter.com/TrFb510avD
— Erik Tegnér (@tegnererik) May 27, 2024
Je suis dans le plus grand bidonville de blancs d’Afrique du Sud à Munsieville, où vivent femmes & enfants dans la misère. Ici comme des 10aines de milliers d’autres en 🇿🇦 des travailleurs blancs pourtant qualifiés ont perdu leur travail via des lois de discriminations racistes. pic.twitter.com/SgYi7kiBna
— Erik Tegnér (@tegnererik) May 24, 2024
Augmentation notable du risque de tentatives de suicide chez les adultes ayant subi une transition de genre
Selon une étude publiée le mois dernier dans la revue Cureus, il existe une « augmentation notable » du risque de tentatives de suicide chez les adultes ayant subi une transition de genre avec intervention chirurgicale.
Les scientifiques ont comparé les données de 1 501 adultes américains âgés de 18 à 60 ans ayant subi une chirurgie de changement de genre et ayant consulté « pour diverses raisons » un service d’urgences, avec plusieurs autres groupes témoins, représentant au total 15 millions de personnes ayant également consulté un service d’urgences.
« Ces données, recueillies entre le 4 février 2003 et le 4 février 2023, ont été analysées pour examiner le nombre de tentatives de suicide, de décès, d’automutilations et de syndromes de stress post-traumatique (SSPT) dans ces différents groupes. »
Les chercheurs concluent que
« les patients ayant des antécédents de “chirurgie d’affirmation de genre” présentent un risque 12,12 fois plus élevé de faire une tentative de suicide (3,47% contre 0,29) que les patients qui n’ont pas eu ce recours ».
De même, le risque de décès est 3,35 fois plus élevé, le risque d’automutilation 9,88 fois, et celui de SSPT 7,76 fois.
“Si cette loi passe, je remettrai en question mon métier”
L’équipe mobile de soins palliatifs du CH Sud Gironde de Langon se dit “très inquiète et préoccupée” par le projet de loi en discussion. Le Dr Didier Roche, spécialiste en gériatrie au CH Sud Gironde de Langon, s’inquiète :
“Le problème, c’est que la loi d’avant n’est pas bien appliquée. Évidemment que personne ne veut mourir dans d’atroces souffrances. Mais c’est à ça que les soins palliatifs doivent servir : apaiser les douleurs et permettre au patient de vivre jusqu’au bout. Encore faut-il en avoir les moyens.”
“Ce sont des gens qui meurent comme ils peuvent. Mais plutôt que de leur donner accès aux soins, on veut faire une loi pour les faire mourir plus vite. Est-ce qu’on veut faire cette loi pour rétablir les comptes de la nation ?”
“Il y a trois unités de soins palliatifs, dont une au CHU de Bordeaux, cinq lits dans un service de médecine à La Réole et plusieurs équipes mobiles, dont la nôtre au CH Sud Gironde de Langon.” “On n’est même pas dix soignants à temps plein et on couvre un quart du département, soit 200.000 personnes.”
Laetitia Favereau, infirmière du CH Sud Gironde :
“Si cette loi passe, je remettrai en question mon métier”. “Je ne suis pas là pour donner la mort. On sait que la fin de vie fait peur, que la mort est tabou en France, mais ce que je vois depuis 14 ans, c’est que les derniers moments valent le coup. C’est pour ça qu’il faut renforcer les soins palliatifs, il devrait être là, le débat.”
Maria Collot, psychologue :
“Les soins palliatifs, on se dit souvent que c’est trois jours dans un couloir d’hôpital avant de mourir mais la réalité ce n’est pas ça. Ça peut durer des semaines, des mois, voire des années et le patient peut mourir chez lui à la fin s’il le veut et si c’est possible.”
“On s’aperçoit aussi, que le deuil est très difficile pour les proches d’un patient euthanasié. Moi, j’ai plusieurs cas où les malades sont allés en Belgique, et aujourd’hui, leur famille n’arrive pas à faire le deuil.”
“Quant au geste de donner la mort, il est largement sous-estimé. C’est une chose qui laisse des traces à tout jamais, et c’est très difficile de se reconstruire après.”
Le mal c’est le bien et tuer c’est la vie !
Les enfants de 1984, le célèbre roman de George Orwell, sont parmi nous. A commencer par Agnès Firmin Le Bodo, député de Seine Maritime, ancienne ministre de la santé et porte-parole
du parti d’Edouard Philippe Horizons. Hier, lors de l’examen du projet de loi visant à légaliser la mise à mort des personnes fragiles, elle a déclaré
“Le choix de légaliser l’aide à mourir demeure résolument une façon de défendre la vie”
“Le choix de légaliser l’aide à mourir demeure résolument une façon de défendre la vie”, estime @agnesfirmin, présidente de la commission spéciale, qui évoque une “grande loi de fraternité”. “Ce projet de loi est difficile, parce qu’il touche à l’intime.”#DirectAN #FinDeVie pic.twitter.com/wZgvD0jCqx
— LCP (@LCP) May 27, 2024

