Macron veut aider les Ukrainiens en Ukraine, mais il est incapable de les protéger en France
En Seine-et-Marne, un Tunisien sous OQTF est suspecté d’avoir enlevé, séquestré et violé une lycéenne ukrainienne de 15 ans ! Bien connu des services de police et de la justice, le suspect est en garde à vue.
Cette jeune fille de nationalité ukrainienne sortait de son lycée, à Meaux, et se dirigeait vers un parc de la commune lorsqu’elle a été abordée par un individu aux alentours de 14h. Ce dernier est suspecté de lui avoir mis une main sur la bouche avant de l’entraîner de force dans son appartement. Alors que son agresseur prenait une douche, la jeune victime a trouvé le courage et la force de prendre la fuite en prenant le passeport de l’individu. Bloquée au rez-de-chaussée de l’immeuble, la lycéenne s’est mise à hurler. Alertée par des cris, une passante a sollicité l’aide d’un homme qui est parvenu à briser la porte vitrée qui entravait la fuite de la victime. Apeurée et en pleurs, la jeune fille a prévenu sa mère tandis que des témoins ont contacté la police et les pompiers.
La lycéenne, qui présentait des hématomes et des traces de griffures, a été conduite en milieu hospitalier. La police municipale a interpellé le suspect. Ce Tunisien de 27 ans a 15 mentions sur son TAJ (fichier de traitement des antécédents judiciaires). Visé par une OQTF, il était déjà connu de la justice pour des faits de nature sexuelle.
Propagande LGBTQXYZ en maternelle et primaire pour laver le cerveau des enfants
Une étude, récemment publiée par la British Psychological Society, évalue la façon dont les enfants peuvent se faire « laver le cerveau » pour qu’ils soient favorables à l’idéologie du genre.
Les travaux ont été menés par un groupe de psychologues qui a conçu une méthode afin de manipuler les enfants en « réduisant la croyance en l’immuabilité du genre », voire en encourageant les enfants à se déclarer eux-mêmes transgenres.
Les résultats ont montré que les enfants de 10 ans et moins, certains étant âgés de 5 ans seulement, étaient plus susceptibles d’adopter des comportements favorables au transgenrisme après.
« Les enfants âgés de 5 à 6 ans et de 9 à 10 ans qui ont visionné une vidéo d’une jeune fille transgenre nommée Jazz se sont distingués des enfants du groupe témoin, sans vidéo, à plusieurs égards : ils ont fait preuve d’une meilleure compréhension des identités transgenres, ont été moins enclins à considérer le genre comme immuable, et ont été moins enclins à juger que le genre à la naissance déterminait deux propriétés stéréotypées spécifiques au genre : jouer avec un service à thé plutôt qu’avec un camion ; aimer se maquiller plutôt que d’aller à la pêche ».
Voilà pourquoi les idéologues LGBTQXYZ axent leur propagande en primaire.
Saje fête ses 10 ans
10 années riches de succès cinématographiques… en attendant les suivants :
Le QR code : du contrôle des biens au contrôle des humains
Extrait d’un article paru sur Conflits sur le numérique et la sécurité :
Technologie créée en 1994 pour l’industrie automobile japonaise, le QR code a longtemps été boudé, voire moqué en Europe avant d’atteindre son pic de démocratisation avec le « pass sanitaire » lors de la Covid-19. S’il n’est plus surprenant de la voir en France remplacer le menu imprimé d’un restaurant, cette technologie est aujourd’hui présente partout au Japon, en Corée du Sud ou en Chine, utilisée notamment comme moyen de paiement. L’expérience chinoise devrait spécialement susciter notre méfiance, car les QR codes y sont également déployés comme outils de surveillance de masse : dès 2017, les autorités en installaient sur les maisons des localités à forte proportion de Ouïghours, afin de les scanner plusieurs fois par semaine, et ainsi contrôler les personnes présentes dans les foyers.
Si la France n’en est évidemment pas là, ce qui devait n’être qu’un dispositif « exceptionnel et temporaire » via le « pass sanitaire » n’aura peut-être été finalement qu’un prodrome, comme en atteste le QR code du « pass Jeux » requis pour circuler dans les « zones de restriction de circulation » à Paris pendant les Jeux olympiques. Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs sauté sur l’occasion pour élargir subrepticement la liste des données pouvant être collectées, sans jamais s’interroger sur la réelle nécessité de constituer une base de données visant pourtant plusieurs centaines de milliers de personnes.
Ces Jeux olympiques sont précisément le terrain de toutes les expérimentations. Ainsi la « loi JO », tout en interdisant la reconnaissance faciale et l’identification biométrique, autorise-t-elle la vidéosurveillance algorithmique en vue d’
« assurer la sécurité de manifestations sportives, récréatives ou culturelles qui, par l’ampleur de leur fréquentation ou par leurs circonstances, sont particulièrement exposées à des risques d’actes de terrorisme ou d’atteintes graves à la sécurité des personnes ».
Ces dispositifs pourront donc détecter en temps réel des « événements prédéterminés » : mouvements de foule, bagage abandonné, départ de feu, intrusion, etc. Pour cela, il ne faut pas seulement filmer en continu, mais également nourrir des algorithmes d’intelligence artificielle avec les images collectées. Comme souvent avec les lois d’expérimentation (celle-ci court jusqu’en 2025), il y a peu de doutes quant à la pérennisation de ses dispositions. La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, s’en est à peine cachée :
« Si cela fait ses preuves et que c’est entouré des garanties […], les Français attendent de nous qu’on agisse pour leur sécurité et qu’on fasse usage des moyens nouveaux, y compris numériques, pour favoriser cette sécurité. »
La boîte de Pandore est ouverte : après l’extension de cette technologie à la sécurité des transports – option d’ores et déjà en discussion – il est difficile de ne pas envisager la reconnaissance faciale dans quelques années.
Avortement aux Etats-Unis : la bataille pro-vie se poursuit
Le 27 juin, la Cour suprême a autorisé les hôpitaux de l’Etat de l’Idaho à pratiquer les avortements en cas d’urgence médicale. Avec 6 voix contre 3, les juges ont annulé la décision antérieure de la Cour qui autorisait l’interdiction de l’avortement dans l’Idaho, y compris en cas d’urgence. Cependant, cette ordonnance de procédure ne répond pas à toutes les questions, et notamment celle de savoir si les médecins peuvent pratiquer des avortements d’urgence hors de l’Idaho.
Depuis l’arrêt Roe v. Wade, l’Idaho a interdit l’avortement, sauf en cas d’inceste ou de danger pour la vie de la mère. Une personne qui pratiquerait l’avortement hors de ce cadre est passible de cinq ans de prison. En août 2022, l’administration Biden avait bloqué en partie l’application de cette interdiction, estimant qu’elle entrait en contradiction avec la loi fédérale sur le traitement médical d’urgence et le travail (EMTALA) qui impose aux hôpitaux affiliés à Medicaid de soigner toute personne présentant une urgence médicale. La décision de première instance avait été suspendue en janvier par la Cour suprême, en attendant qu’elle se prononce sur le fond. Elle avait ainsi rétabli l’interdiction de l’avortement. Mais, après avoir examiné les arguments des parties en avril dernier, la Cour a estimé qu’elle avait « accordé inopportunément » ce recours. Elle a donc levé la suspension de la décision de première instance et renvoyé l’affaire aux juridictions inférieures.
Le 28 juin, la Cour Suprême a confirmé la légalité de la loi de l’Etat de l’Iowa interdisant les avortements après six semaines de grossesse avec 4 voix contre 3. Elle ordonne au tribunal inférieur de lever le blocage temporaire de la loi. La Cour Suprême a réaffirmé qu’il n’existe pas de droit constitutionnel à l’avortement. Elle a considéré que « la loi sur les battements de cœur de l’embryon est rationnellement liée à l’intérêt légitime de l’État de protéger la vie des enfants à naître ». La juge en chef Susan Christensen a toutefois émis une opinion dissidente.
Des exceptions sont prévues en cas de viol si l’agression est signalée aux forces de l’ordre ou à un prestataire de santé dans les 45 jours, en cas d’inceste signalé dans les 140 jours, et si la grossesse met en danger la vie de la femme enceinte, ou encore en cas d’anomalie fœtale « incompatible avec la vie ».
Selon l’Institut Guttmacher, depuis l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, 14 États ont interdit la quasi-totalité des avortements, et 4 interdisent l’avortement après six semaines de grossesse.
Le Minnesota, le Wisconsin, le Kansas et l’Illinois, des Etats voisins de l’Iowa, autorisent l’accès à l’avortement au-delà de 20 semaines. Le Missouri et le Dakota interdisent, eux, presque totalement l’avortement, et le Nebraska l’interdit après 12 semaines.
Darmanin a dissous des associations d’estremedrouate… mais la violence vient de la gauche
Dans une circulaire, le ministre de l’Intérieur a appelé les préfets à la vigilance pour assurer le bon déroulement des élections législatives. Les services de renseignement craignent des violences et « de possibles troubles à l’ordre public », après le premier tour. Gérald Darmanin a précisé sur CNews :
« Il y a des notes du service de renseignement qui évoquent de possibles troubles à l’ordre public le 30 juin et plus certainement le 7 juillet, le jour du second tour, car nous avons en France un certain nombre d’agitateurs ».
« Une partie de l’ultra-gauche et de l’ultra-droite [sic] peuvent profiter de ce moment pour créer des émeutes, essayer d’attaquer des lieux de pouvoir ». « Nous nous y préparons, les policiers et les gendarmes seront en nombre ».
« Ce n’est pas la rue, ce n’est pas la force, ce n’est pas le coup de poing qui font la démocratie, ce sont les Français ».
Dans cette circulaire de dix pages, le ministre détaille la sécurité des sites sensibles, la lutte contre les manipulations d’information, mais aussi les cas de manifestations la veille et le jour du scrutin. Ces manifestations « ne devront pas être le support de propagande électorale », ni « troubler l’ordre public ». Si au cours de ces manifestations,
« les interdictions prévues dans le code électoral n’étaient pas respectées ou si cette manifestation avait une incidence sur le scrutin, il appartiendrait au juge de l’élection d’apprécier l’impact des évènements sur les élections lors d’un éventuel contentieux post-électoral ».
Interrogé sur Franceinter le 26 juin, Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, a également évoqué de possibles « manifestations sur la voie publique » et des « risques de troubles à l’ordre public » les soirs des élections législatives.
BFMTV évoque des risques « plus importants » après le second tour, avec « les services de renseignement » qui
« anticipent déjà des actions coordonnées de l’ultra-gauche et des risques de débordements dans certains quartiers sensibles ».
La réponse durable de l’Église catholique à l’athéisme pratique de notre époque
Traduction d’un texte du cardinal Sarah prononcé devant l’institut NAPA:
I. Remarques introductives
Je suis heureux de vous rencontrer, distingués invités de l’Institut Napa. Monsieur Busch, je vous remercie de votre invitation et le Centre catholique d’information de son coparrainage. Mon discours – “La réponse durable de l’Église catholique à l’athéisme pratique de notre époque” – reflète bien votre mission : préparer les dirigeants à apporter la vérité, la foi et la valeur dans le monde moderne par la liturgie, la formation et la communauté.
Mais je voudrais d’abord dire quelques mots sur l’Église catholique ici aux États-Unis. J’ai eu le privilège de voyager dans votre pays à de nombreuses reprises et j’ai trouvé qu’il s’agissait d’un lieu d’une grande importance pour l’Église universelle. Les États-Unis font partie de ce que l’on appelle communément “l’Occident”. L’Occident, bien qu’il ne soit pas le berceau du christianisme, est le foyer d’une grande partie de ce que l’on appelait autrefois la chrétienté, et d’une grande partie de ce qui est devenu la société moderne, dont les racines sont fermement européennes.
L’identité culturelle, économique, politique et, dans une moindre mesure, religieuse de l’Amérique correspond dans ses grandes lignes à celle de l’Europe. Si l’Amérique est le fruit de la foi et des lumières européennes, elle n’en est pas moins unique à bien des égards.
En ce qui concerne le catholicisme aux États-Unis, il est bien connu que les catholiques ont longtemps été une minorité reconnaissable. Les catholiques fréquentaient des églises et des écoles différentes ; ils jeûnaient le vendredi ; ils célébraient les jours saints différemment ; ils vivaient souvent dans des quartiers ethniques. Bref, les catholiques étaient différents. Néanmoins, ils étaient aussi fièrement américains. Leur foi leur inspirait un certain patriotisme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les catholiques ont combattu et sont morts pour la liberté aux côtés de leurs frères et sœurs protestants et juifs. C’est la foi des catholiques qui a inspiré un tel sacrifice. Ils constituaient une minorité religieuse, fermement attachée à sa foi, même s’ils étaient parfois traités comme des citoyens de seconde zone, voire pire.
Depuis les années 1960, les catholiques ont de plus en plus perdu leur identité unique. Ils ne constituent plus une minorité reconnaissable parce qu’ils se sont totalement assimilés à la culture américaine. Les catholiques d’ici sont souvent américains d’abord, catholiques ensuite.
Les conséquences sont évidentes. De nombreux catholiques ont les mêmes convictions que le reste de la population. Vous avez un président qui se déclare catholique et qui est un exemple de ce que le cardinal Gregory a récemment décrit comme un “catholique de cafétéria”. Nombre de vos fonctionnaires catholiques appartiennent à la même catégorie. Beaucoup de vos hôpitaux et universités catholiques ne sont catholiques que de nom. Le statut minoritaire de tant de choses catholiques ici aux États-Unis, qui constituait un témoignage important de la plénitude de notre foi catholique, a été échangé contre une assimilation culturelle.
J’ai suffisamment visité les États-Unis pour savoir que, si l’unicité de la communauté catholique a été perdue à un niveau global, il y a beaucoup de raisons de se réjouir de certains aspects spécifiques de la communauté catholique ici. L’Église catholique des États-Unis est très différente de l’Église européenne. En Europe, la foi est en train de mourir, et dans certains endroits, elle est morte. L’interaction entre les gouvernements sévèrement laïques et l’Église n’a pas servi la foi.
Cela existe en partie aux États-Unis, mais il y a aussi un dynamisme de la foi ici qui n’existe pas dans d’autres endroits de l’Occident. Je l’ai vu de mes propres yeux. En tant que président du Conseil pontifical Cor Unum, j’ai pu constater personnellement que les Américains sont parmi les personnes les plus généreuses au monde. Je vous remercie. Vos séminaires ont été largement réformés, les apostolats laïcs insufflent une nouvelle vie dans la foi, dans les paroisses il y a des poches de vie, et j’ai le sentiment que vos dirigeants épiscopaux sont généralement attachés à l’Évangile, à la foi en Jésus-Christ, et à la préservation de notre Tradition sacrée. Il ne fait aucun doute qu’il existe des divisions et des conflits internes, mais il n’y a pas de rejet global de la foi catholique, comme c’est le cas dans de nombreuses régions d’Europe et d’Amérique du Sud. Mon observation est qu’il existe des modèles de foi ici aux États-Unis qui pourraient peut-être servir de leçon à d’autres pays occidentaux.
Cela étant dit, votre culture, d’une manière générale, est devenue hostile à la foi. Un athéisme pratique s’est emparé de votre pays et menace le bien commun. C’est à cela que je voudrais réfléchir avec vous aujourd’hui : l’athéisme pratique qui infecte l’Occident et se glisse sensiblement dans l’Église elle-même.
II. L’athéisme pratique
Comme je l’ai noté dans un récent discours aux évêques du Cameroun, “de nombreux prélats occidentaux sont paralysés :
“De nombreux prélats occidentaux sont paralysés par l’idée de s’opposer au monde. Ils rêvent d’être aimés du monde. Ils ont perdu le souci d’être un signe de contradiction. Peut-être que trop de richesse matérielle conduit à se compromettre avec les affaires du monde. La pauvreté est une garantie de liberté pour Dieu. Je crois que l’Église de notre temps connaît la tentation de l’athéisme. Non pas un athéisme intellectuel. Mais cet état d’esprit subtil et dangereux : l’athéisme fluide et pratique. Ce dernier est une maladie dangereuse même si ses premiers symptômes semblent bénins”.
Par athéisme pratique, j’entends une perte du sens de l’Évangile et de la centralité de Jésus-Christ. L’Écriture devient un outil au service d’un objectif séculier plutôt qu’un appel à la conversion. Je ne pense pas que cela soit très répandu parmi vos évêques et vos prêtres ici aux États-Unis, grâce à Dieu, mais cela devient de plus en plus courant dans d’autres régions de l’Occident. Trop nombreux sont ceux qui ne prennent pas la foi au sérieux et la considèrent comme un obstacle au dialogue.
Saint Paul nous a mis en garde à ce sujet :
“Car il viendra un temps où l’on ne supportera pas la saine doctrine, mais où, suivant ses propres désirs et sa curiosité insatiable, on accumulera les maîtres, où l’on n’écoutera plus la vérité et où l’on se laissera entraîner vers des mythes” (2 Tm 4, 3-4).
Et pourtant, nous savons que la foi, l’Écriture et les sacrements en particulier, nous donnent la vie. C’est pourquoi saint Paul nous a également demandé de
“proclamer la parole, d’être persévérants, que cela soit commode ou non, de convaincre, de réprimander, d’encourager avec patience et enseignement” (2 Tm 4,2).
Il n’y a évidemment pas d’athéisme pur. Il faut faire confiance à quelque chose. La question n’est donc pas de savoir si vous croyez en Dieu ou non, mais en quoi vous croyez ; quel est votre “g” minuscule – dieu ? Pour beaucoup, dans la culture laïque, c’est le sexe et tous ses dérivés libertaires. Pour d’autres, c’est une compréhension positiviste de la nature, où les données objectives sont le seul facteur permettant de prendre des décisions. Pour d’autres encore, c’est la richesse, le pouvoir, le statut social ou l’activisme social.
Tous ces éléments sont de fausses idoles corrompues par lesquelles nous élevons quelque chose d’autre que le seul et véritable Dieu, dans toute sa majesté, son amour et sa miséricorde – tout comme les Israélites ont adoré le Veau d’or. Cela n’a rien de nouveau. La création, sous ses nombreuses formes, a toujours rivalisé avec le Créateur pour obtenir notre loyauté. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est la manière dont cette sorte d’athéisme pratique s’est infiltrée dans l’Église. Je voudrais passer en revue ce que nos trois derniers papes ont dit à ce sujet pour rappeler que l’Église est la voix prophétique de notre temps et que nous devons rester vigilants face aux voix de l’intérieur qui souhaitent modifier sa voix pour en faire quelque chose d’acceptable pour la culture séculière.
III. Le Saint Pape Jean-Paul II
Le grand pape saint Jean-Paul II a compris les dangers de l’athéisme mieux que quiconque. Il a vécu les horreurs d’un système politique déconnecté de Dieu et toutes ses conséquences. Bien que bon nombre des horreurs du communisme athée et du fascisme se soient produites de notre vivant, ou du moins de mon vivant, nous semblons avoir oublié les leçons brutales qui en ont été tirées. Des millions, voire des centaines de millions de vies ont été sacrifiées à des fins idéologiques motivées par la perte du sacré. Nous connaissons tous cette famille, la vie humaine, la dignité de la personne humaine créée à l’image de Dieu et à sa ressemblance, sont les plus sacrées de toutes les créatures vivantes. Pourtant, des meurtres, des tortures, des viols, des familles déchirées et tant d’autres péchés horribles contre la dignité de la personne ont été commis au nom de mensonges qui séparent l’homme de Dieu.
Saint Jean Paul a compris tout cela et a utilisé les armes de la foi contre l’athéisme émanant du communisme et de l’Est. D’une part, il a gagné cette guerre, mais d’autre part, la guerre se poursuit au niveau mondial et national, et même à l’intérieur de chacun d’entre nous. Comme l’a décrit Soljenitsyne,
“la ligne de démarcation entre le bien et le mal ne passe pas par les États, ni par les classes, ni par les partis politiques, mais par chaque cœur humain – et par tous les cœurs humains”.
C’est la bataille à laquelle chacun d’entre nous est confronté et même l’Église en fait l’expérience d’une manière eschatologique. La bataille n’est pas “là-bas”, mais ici, en commençant par chacun d’entre nous.
Cette localisation de l’éloignement de Dieu est quelque chose que chacun d’entre nous doit examiner régulièrement. En quoi ou en qui trouvons-nous un sens ? Comme je l’ai dit ailleurs, ce doit être Dieu, sinon il ne nous reste rien. “Dieu ou rien” est le titre d’un de mes livres. C’est vrai pour chacun d’entre nous, mais aussi pour l’Église elle-même.
Lors de l’audience générale de 1999, le pape Jean-Paul a parlé d’un athéisme pratique qui peut s’appliquer à certains membres de l’Église aujourd’hui :
“En commençant par l’Ecriture Sainte, nous remarquons immédiatement qu’il n’y a aucune mention de l’athéisme ‘théorique’, alors qu’il y a un souci de rejeter l’athéisme ‘pratique’…. Plutôt que d’athéisme, la Bible parle de méchanceté et d’idolâtrie. Celui qui préfère une série de produits humains, faussement considérés comme divins, vivants et actifs, au vrai Dieu est méchant et idolâtre”.
Nous voyons cela dans l’Église lorsque la sociologie ou “l’expérience vécue” devient le principe directeur qui façonne le jugement moral. Il ne s’agit pas d’un rejet pur et simple de Dieu, mais cela met Dieu de côté. Combien de fois entendons-nous des théologiens, des prêtres, des religieux et même des évêques ou des conférences épiscopales dire que nous devons adapter notre théologie morale à des considérations uniquement humaines ?
On tente d’ignorer, voire de rejeter, l’approche traditionnelle de la théologie morale, telle qu’elle est si bien définie par Veritatis Splendor et le Catéchisme de l’Église catholique. Si nous le faisons, tout devient conditionnel et subjectif. Accueillir tout le monde signifie ignorer l’Écriture, la Tradition et le Magistère.
Aucun des partisans de ce changement de paradigme au sein de l’Église ne rejette Dieu d’emblée, mais ils considèrent la Révélation comme secondaire, ou du moins sur un pied d’égalité avec l’expérience et la science moderne. C’est ainsi que fonctionne l’athéisme pratique. Il ne nie pas Dieu, mais fonctionne comme si Dieu n’était pas central.
Cette approche se retrouve non seulement dans la théologie morale, mais aussi dans la liturgie. Des traditions sacrées qui ont bien servi l’Église pendant des centaines d’années sont maintenant présentées comme dangereuses. L’accent mis sur l’horizontal repousse le vertical, comme si Dieu était une expérience plutôt qu’une réalité ontologique.
Les partisans de l’athéisme pratique comprennent implicitement que la foi limite en quelque sorte la personne. Ils interprètent l’axiome de saint Irénée – “la gloire de Dieu, c’est l’homme pleinement vivant” – comme signifiant que la fin suprême de l’homme est d’être pleinement lui-même. Cela est vrai si nous comprenons l’homme comme une créature faite pour Dieu, mais les athées pratiques considèrent Dieu et son ordre moral comme un facteur limitant. Notre bonheur, selon cette façon de penser, se trouve dans le fait d’être ce que nous voulons être, plutôt que de nous conformer à Dieu et à son ordre.
Tout cela est très orienté vers le “maintenant”. Ce qui a du sens, c’est ce qui parle au moment présent, sans tenir compte de notre histoire individuelle et collective. C’est pourquoi les traditions de notre foi peuvent être si facilement rejetées. Selon les athées pratiques, la tradition est contraignante et non libératrice.
Pourtant, c’est à travers nos traditions que nous nous connaissons mieux. Nous ne sommes pas des êtres isolés, sans lien avec notre passé. C’est notre passé qui façonne ce que nous sommes aujourd’hui.
L’histoire du salut en est l’exemple suprême. Notre foi fait toujours écho à nos origines, depuis Adam et Ève, en passant par les royaumes de l’Ancien Testament, jusqu’au Christ en tant qu’accomplissement de l’ancienne loi, à l’avènement de l’Église et au développement de tout ce qui nous a été donné par le Christ. C’est ce que nous sommes en tant que peuple chrétien. Tout cela est radicalement lié. Nous sommes un peuple qui vit dans le contexte de ce que Dieu nous a créé, qui a été reçu plus profondément au cours des siècles, mais qui est toujours lié à la révélation du Christ, qui est le même hier et aujourd’hui. Poursuivre l’accomplissement en abaissant nos objectifs à notre expérience, nos émotions ou nos désirs, c’est rejeter ce que nous sommes en tant que créatures de Dieu, dotées d’une dignité sublime et créées en fin de compte pour Lui.
IV. Le pape Benoît XVI
Cela nous amène au pape Benoît XVI. Lui aussi a compris de première main les dangers de l’athéisme, explicite ou implicite. Son travail de théologien, de préfet et de pape a mis l’accent sur la vie de foi en Europe, qu’il a cherché à renouveler. Il a compris que l’Occident était attaqué par un athéisme au sein des cultures traditionnellement chrétiennes de l’Europe.
Il a été encore plus explicite que Jean-Paul II quant à ses préoccupations concernant la perte de la foi au sein de l’Église. En tant que pape, il a déclaré :
Un phénomène particulièrement dangereux pour la foi est apparu à notre époque : il existe en effet une forme d’athéisme que nous définissons précisément comme “pratique”, dans laquelle les vérités de la foi ou les rites religieux ne sont pas niés mais sont simplement considérés comme sans rapport avec la vie quotidienne, détachés de la vie, inutiles. C’est ainsi que l’on croit souvent en Dieu de manière superficielle et que l’on vit “comme si Dieu n’existait pas” (et si Deus non daretur). À la fin, cependant, cette façon de vivre s’avère encore plus destructrice parce qu’elle conduit à l’indifférence à l’égard de la foi et de la question de Dieu” (Audience générale, 14 novembre 2012).
Dans une conférence prononcée en 1958, des années avant Vatican II, qui suggère que notre situation actuelle a des racines bien plus profondes que la révolution culturelle des années 1960 et 1970, il a déclaré :
“Cette Europe dite chrétienne est devenue, depuis près de quatre cents ans, le berceau d’un nouveau paganisme, qui ne cesse de croître au cœur de l’Église et menace de la miner de l’intérieur.”
L’Église, a-t-il poursuivi,
“n’est plus, comme autrefois, une Église composée de païens devenus chrétiens, mais une Église de païens qui se disent encore chrétiens, mais qui sont en réalité devenus païens. Le paganisme réside aujourd’hui dans l’Église elle-même” (Les nouveaux païens dans l’Église, 1958).
Il s’agit d’une critique sévère de l’Église, et pourtant ces propos ont été tenus en 1958, de sorte que la critique selon laquelle il existe un athéisme pratique dans l’Église n’est pas nouvelle à ce jour. Elle est néanmoins plus évidente aujourd’hui qu’elle ne l’était lorsque Joseph Ratzinger a fait ces observations, et elle se manifeste par la perte d’une vie chrétienne pieuse, ou d’une culture chrétienne évidente, et sous la forme d’une dissidence publique, parfois même de la part de hauts fonctionnaires ou d’institutions éminentes.
Combien de catholiques assistent à la messe hebdomadaire ? Combien sont engagés dans l’église locale ? Combien vivent comme si le Christ existait, ou comme si le Christ se trouvait dans leur prochain, ou avec la ferme conviction que l’Église est le Corps mystique du Christ ? Combien de prêtres célèbrent la Sainte Eucharistie comme s’ils étaient vraiment alter Christus et, plus encore, comme s’ils étaient ipse Christus – le Christ lui-même ? Combien croient en la présence réelle de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie ? La réponse est trop peu. Nous vivons comme si nous n’avions pas besoin de la rédemption par le sang du Christ. Telle est la réalité pratique pour un trop grand nombre de membres de l’Église. La crise n’est pas tant le monde séculier et ses maux que le manque de foi au sein de l’Église.
Le processus synodal, en particulier dans quelques pays européens, est un exemple de promotion de points de vue dissidents dans le contexte de l’Église institutionnelle. Le cardinal Zen s’est déjà exprimé efficacement sur ce sujet dans sa lettre aux participants du Synode l’année dernière, mais je voudrais ajouter quelques réflexions supplémentaires.
On nous dit que le Synode sur la synodalité doit amener toute l’Église à dialoguer. Peut-être s’agit-il d’une voie par laquelle l’Esprit Saint s’adresse à l’Église. Ce serait une bénédiction. On craint cependant que ce ne soit pas une voie par laquelle le sensus fidelium s’exerce.
Certaines voix au Synode ne s’expriment pas à partir du sensus fidei. Ce n’est pas parce qu’une personne s’identifie comme catholique qu’elle fait partie du sensus fidelium. Être catholique est plus qu’une identification culturelle, c’est une profession de foi. Elle a un contenu de foi particulier. Sortir de ce contenu, tant dans la croyance que dans la pratique, c’est sortir de la foi. Et c’est un grave danger de considérer toutes les voix comme légitimes. Cela conduirait à une cacophonie de voix qui n’est qu’un bruit, qui semble s’amplifier de nos jours. Comme l’a dit le cardinal Ratzinger :
“Une foi dont nous pouvons décider nous-mêmes n’est pas une foi du tout. Et aucune minorité n’a de raison de permettre à une majorité de lui prescrire ce qu’elle doit croire. Ou bien la foi et sa pratique nous viennent du Seigneur par l’intermédiaire de l’Église et de ses services sacramentels, ou bien elles n’existent pas” (Truth and Tolerance [San Francisco : Ignatius Press, 2004], partie 2, section 1).
Cette approche de la foi conduit à la confusion et à l’instabilité. Encore une fois, Ratzinger :
“Tout ce que les hommes font peut aussi être défait par d’autres… Tout ce qu’une majorité décide peut être révoqué par une autre majorité. Une église fondée sur des résolutions humaines devient simplement une église humaine… L’opinion remplace la foi” (Called to Communion [San Francisco : Ignatius Press, 1991], p139).
Cette attitude de fausse liberté et de conformisme semble se développer au sein de l’Église. Par exemple, certains prélats éminents se sont montrés ouverts à la perspective de l’ordination des femmes, suggérant que la doctrine peut changer. C’est le genre de chose que les catholiques devraient croire impossible et pourtant nous avons un haut fonctionnaire qui épouse une ecclésiologie qui rejette la stabilité de la doctrine. L’implication, bien sûr, est que nous sommes libres de définir la foi comme bon nous semble. Ce n’est pas catholique et c’est une source de grande confusion qui nuit à l’Église et aux fidèles. Heureusement, le pape François a clairement indiqué que ce n’était pas possible, mais la confusion grandit autour de ces questions lorsque le processus synodal global encourage de telles considérations. L’exemple de l’Allemagne est bien connu, mais il est important de s’en souvenir.
Le cardinal Ratzinger a identifié cette crise de la foi, cet athéisme pratique, comme le fruit d’une mauvaise ecclésiologie. Il a dit ceci :
“L’Église du Christ n’est pas un parti, ni une association, ni un club. Sa structure profonde et permanente n’est pas démocratique mais sacramentelle, donc hiérarchique. Car la hiérarchie fondée sur la succession apostolique est la condition indispensable pour parvenir à la force, à la réalité du sacrement. Son autorité n’est pas fondée sur la majorité des voix, elle est fondée sur l’autorité du Christ lui-même, qu’il a voulu transmettre à des hommes qui seraient ses représentants jusqu’à son retour définitif” (Rapport Ratzinger, p. 49).
C’est là le cœur du problème. La foi, l’Église, est fondée sur le Christ. Sans le Christ, nous n’avons rien. Trop de personnes dans l’Église trouvent le cœur de la foi dans ses affiliés. Oui, dans un certain sens, nous formons le corps mystique du Christ, mais seulement dans la mesure où nous vivons en Christ et où notre foi est centrée sur le Christ.
V. François
Le pape François a poursuivi l’appel contre l’athéisme. Il le fait différemment de Jean-Paul II et de Benoît XVI, mais il est clair que la vie sans Dieu est un chemin de destruction. En 2015, il a déclaré ce qui suit :
“Dans une société de plus en plus marquée par la laïcité et menacée par l’athéisme, nous courons le risque de vivre comme si Dieu n’existait pas. L’homme est souvent tenté de se substituer à Dieu, de se considérer comme le critère de toutes choses, de les contrôler, de tout utiliser selon sa propre volonté. Il est cependant très important de se rappeler que notre vie est un don de Dieu et que nous devons dépendre de lui, nous confier à lui et nous tourner vers lui en permanence” (Rencontre avec une délégation de la Conférence des rabbins européens).
Le Saint-Père comprend qu’il y a des poches au sein de l’Église qui ne vivent pas du cœur de Jésus. Il exhorte les évêques et les prêtres à mener une vie conforme à l’Évangile. Il a répété à maintes reprises que l’éclipse de Dieu conduit à la destruction de l’homme. Prenons au sérieux son appel à nous souvenir de Dieu, en particulier pour ceux d’entre nous qui sont dans l’Église.
VI. Remarques finales
Où allons-nous maintenant ? Permettez-moi de répondre à cette question en tant qu’évêque. Les évêques doivent élever la voix et devenir des enseignants clairs de la foi, témoignant à la fois par la parole et par la sainteté de leur vie. L’unité de la foi passe par la fonction d’évêque, qui doit être réaffirmée aujourd’hui. Il y a trop de confusion dans l’Église, et c’est à nous, évêques, qu’il revient d’apporter la clarté pour que les fidèles laïcs puissent eux-mêmes être témoins de la vérité.
Comme l’a dit le pape Jean-Paul II :
“L’évêque est appelé d’une manière particulière à être prophète, témoin et serviteur de l’espérance … s’appuyant sur la Parole de Dieu et s’accrochant fermement à l’espérance qui, comme une ancre sûre et inébranlable, atteint les cieux (cf. He 6,18-20), l’évêque se tient au milieu de l’Église comme une sentinelle vigilante, un prophète courageux, un témoin crédible et un serviteur fidèle du Christ” (Pastores Gregis, n° 3).
Cela exige une volonté d’être un signe de contradiction (voir Lc 2:34) pour le monde contemporain et, oui, pour certaines parties de l’Église contemporaine.
Cette responsabilité sera assumée grâce à un enseignement juste et à la sainteté – une sainteté enracinée dans une relation personnelle et intime avec le Christ. Le pape François a déclaré : “Il n’y a pas de témoignage sans un style de vie cohérent ! Aujourd’hui, il n’y a pas un grand besoin de maîtres, mais de témoins courageux, convaincus et convaincants ; des témoins qui n’ont pas honte du nom du Christ et de sa Croix ” (Homélie aux nouveaux archevêques métropolitains, 29 juin 2015).
Permettez-moi de terminer en revenant à mon point de départ. Les États-Unis ne sont pas comme l’Europe. La foi y est encore jeune et en pleine maturation. Cette jeune vitalité est un cadeau pour l’Église. Tout comme nous avons vu l’Église africaine, qui est également jeune, fournir un témoignage héroïque de la foi dans le sillage de ce document malavisé, Fiducia Supplicans, et sauver l’Église d’une grave erreur, l’Église ici aux États-Unis peut également être un témoin pour le reste du monde.
L’athéisme culturel qui s’est emparé de l’Occident n’a pas à s’emparer de l’Église ici. Vous avez une bonne direction épiscopale, de bons jeunes prêtres, des communautés avec des familles catholiques jeunes et dynamiques. Vous devez favoriser la croissance de tout cela pour le bien de vos familles, mais aussi pour le bien de l’Église mondiale. L’Institut Napa et le Centre d’information catholique font partie intégrante de cette mission et y jouent un rôle essentiel. Il faut vous féliciter pour ce que vous faites.
L’Amérique est grande et puissante sur le plan politique, économique et culturel. Cela s’accompagne d’une grande responsabilité. Imaginez ce qui pourrait arriver si l’Amérique devenait le foyer de communautés catholiques encore plus dynamiques ! La foi de l’Europe est mourante ou morte. L’Église doit puiser la vie dans des endroits comme l’Afrique et l’Amérique où la foi n’est pas morte.
Il est peut-être surprenant pour certains que les États-Unis puissent être un lieu de renouveau spirituel, mais je crois qu’il en est ainsi. Si les catholiques de ce pays peuvent être un signe de contradiction dans leur culture, l’Esprit Saint fera de grandes choses à travers vous.
Encore une fois, je vous remercie, M. Busch, l’Institut Napa et le Centre catholique d’information, de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à vous aujourd’hui dans le Capitole de votre pays et sur le campus de l’Université catholique d’Amérique. Puisse la foi de votre peuple grandir afin que la lumière du Christ puisse briller davantage. Je vous remercie.
Refus de la liberté fondamentale d’instruire en famille : état des lieux
Etat des lieux par Jean-Baptiste Maillard, secrétaire général de Liberté éducation, à l’occasion du dépôt d’une requête pour une famille ayant essuyé un refus d’IEF, qui est pourtant une liberté fondamentale, devant la CEDH :
Le problème de la bénédiction des couples de même sexe et ses conséquences pour la doctrine et la vie de l’Église catholique
Fiducia Supplicans affecte profondément et de manière préjudiciable l’Église catholique dans son ensemble, ainsi que les communautés catholiques locales.
Par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Marie à Astana.
Le document Fiducia Supplicans, publié par le Dicastère pour la doctrine de la foi le 18 décembre 2023 et approuvé par le pape François, concernant la possibilité d’accorder des bénédictions « simples », « spontanées », « courtes » et « non liturgiques » aux couples qui cohabitent dans l’adultère ou dans des relations de même sexe, affecte profondément et de manière préjudiciable l’Église catholique dans son ensemble, ainsi que les communautés catholiques locales.
1. Le véritable sens de la bénédiction.
L’autorisation de « bénir » les unions homosexuelles ou adultères n’exprime pas un soin authentiquement « pastoral », parce qu’une telle « bénédiction » n’est pas réellement une « bénédiction » au vrai sens biblique. La véritable bénédiction ne peut se produire que lorsque ceux qui la recherchent sont prêts à accepter l’enseignement de l’Église concernant ce pour quoi ils recherchent la bénédiction et sont prêts à se repentir et à vivre selon l’enseignement de l’Église si tel n’est pas le cas. Ceux qui se sont volontairement détournés des commandements de Dieu et mènent une vie qui lui déplaît et l’offensent, rejettent consciemment sa grâce et ne peuvent recevoir efficacement la bénédiction de Dieu sans se repentir d’abord de leur style de vie peccamineux.
L’ordination sacerdotale confère au prêtre le pouvoir spirituel et l’autorité de donner des bénédictions à des fins moralement licites qui s’accordent avec le sens véritable de la « bénédiction » selon l’enseignement pérenne de l’Église. Un prêtre n’est pas autorisé à accorder des bénédictions au-delà de ce cadre, car ce serait une offense à Dieu, une transgression de ses pouvoirs, un abus de son autorité et une mauvaise utilisation de la bénédiction parce qu’elle est donnée à des fins autres que celles pour lesquelles la bénédiction est prévue. Par exemple, un prêtre ne peut pas bénir un professeur de philosophie qui déclare qu’il va donner une conférence approuvant l’athéisme, car cela reviendrait à approuver les convictions athées de ce philosophe. S’il le faisait, le prêtre serait complice de l’athéisme, qui est un péché grave, et sa bénédiction serait illicite, car elle contredirait la loi naturelle et les vérités divinement révélées. Les effets de la bénédiction du prêtre comprennent la bénédiction des objets, la sanctification des fidèles et l’invocation de la générosité et des grâces de Dieu sur eux, et dans ces contextes, le terme « béni » est équivalent au terme « sanctifié ». C’est pourquoi ceux qui reçoivent la bénédiction sont appelés à vivre dans la droiture. Par conséquent, fermer les yeux sur le péché d’homosexualité, consistant à s’engager dans des actes homosexuels, au point de bénir une personne qui mène un style de vie homosexuel, équivaut à bénir l’abomination. Jamais, dans l’histoire de l’Église, les prêtres n’ont reçu l’autorité et le pouvoir de bénir des modes de vie peccamineux, car cela équivaut à les approuver et à les encourager !
L’Église bénit les individus et les groupes en général (comme la bénédiction donnée par le prêtre à la fin d’une célébration liturgique), même si certaines des personnes présentes sont en état de péché. Cependant, le dilemme réside dans « la possibilité de bénir les couples du même sexe », en désignant spécifiquement comme bénéficiaires d’une bénédiction les couples dont la relation en cours contredit directement les vérités divinement révélées. Le document Fiducia Supplicans précise que dans ce cas, le prêtre doit omettre « d’enquêter sur leur situation », ce qui signifie qu’il ne doit pas s’enquérir de leur situation ni en discuter avec eux. Ce qui revient à fermer les yeux sur toute situation ou état répréhensible dans lequel ils pourraient vivre. En même temps, cette injonction empêche effectivement le prêtre de les appeler à la repentance. En effet, non seulement une telle « bénédiction » ne sert à rien, puisqu’elle ne produira aucun bien pour ces « couples », mais au contraire, elle produira du mal, en leur faisant croire que non seulement leur union et les expressions de leur « amour » homoérotique ne sont pas pécheresses, mais qu’elles sont voulues comme bonnes par Dieu.
2. La « bénédiction » des couples de même sexe entraîne un préjudice spirituel pour les personnes concernées.
Si les gens n’ont pas l’intention de mener une vie morale selon la Parole de Dieu, ils ne demanderont probablement pas de bénédiction. Tragiquement, cependant, Fiducia Supplicans incite « les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe » à demander une bénédiction, malgré leur intention de continuer à mener un style de vie objectivement peccamineux. De cette manière, ce document permet scandaleusement aux clercs de bénir ceux qui mènent ouvertement une vie de péché, et qui peuvent commettre habituellement des péchés graves sans avoir l’intention de se repentir. Les couples hétérosexuels qui vivent ensemble sans contracter de « mariage » se verraient accorder le droit de recevoir une bénédiction « simple », « spontanée » et « non liturgique ». Plus grave encore est la bénédiction donnée aux couples homosexuels, puisque le péché de sodomie est plus grave que la fornication. « Bénir » un couple homosexuel signifie logiquement et implicitement bénir son mode de vie peccamineux et, surtout, sa conviction qu’il est intrinsèquement bon et donc moralement et socialement acceptable. Et si de telles unions sont licites, pourquoi les relations « polyamoureuses » ne pourraient-elles pas recevoir une bénédiction « simple » et « spontanée » ? Selon la logique de Fiducia Supplicans, un prêtre pourrait également bénir licitement un homme marié et sa maîtresse, un prêtre qui vit en concubinage ouvert, un membre d’une bande qui est un assassin impénitent, ou un dictateur qui affame des millions d’innocents.
Invoquer la grâce de Dieu sur ceux qui ont un mode de vie flagrant de péché sans les appeler à la repentance désensibilise le clergé et les laïcs au péché des actes homosexuels, et aux relations pécheresses en général. À terme, le péché sexuel ne sera plus considéré comme une violation du commandement de Dieu, « Tu ne commettras pas d’adultère », mais comme une réalité acceptable qu’il convient de bénir plutôt que de condamner.
Ceux qui défendent la licéité de Fiducia Supplicans affirment que bénir un couple de même sexe signifie bénir les deux individus séparément et non la relation, mais comment la bénédiction d’un couple de même sexe ne pourrait-elle pas impliquer la bénédiction de la relation qui lie le couple ? En effet, bénir un homme et une femme qui ont reçu le sacrement du mariage signifie non seulement bénir chacun des époux séparément, mais aussi leur lien sacré. La lettre aux Hébreux dit : « Que le mariage soit honoré de tous » (Hé 13,4). Cela confirme ce que Dieu a établi et ce qui est réaffirmé par Notre Seigneur Jésus-Christ. Le sacrement du mariage lie exclusivement un homme et une femme pour la vie et constitue la seule institution permettant un exercice moralement licite de la sexualité, acceptable par Dieu.
3. La « bénédiction » des couples de même sexe contredit la mission de l’Église d’appeler à la repentance.
L’une des missions principales de l’Église consiste à appeler les pécheurs à la repentance : « Que le repentir et la rémission des péchés soient prêchés en son nom à toutes les nations » (Lc 24,47). Et la toute première proclamation de Notre Seigneur Jésus-Christ est la suivante : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Mt 4,17). L’Église a été fondée et continue d’exister, de croître et de prospérer grâce au repentir des pécheurs, qui leur permet de recevoir la grâce sanctifiante de Dieu. Il est vain pour une personne de se convertir au catholicisme sans se repentir et sans mener une nouvelle vie vertueuse et chaste dans le Christ. L’Église appelle aussi constamment à la repentance les catholiques pratiquants, afin qu’ils maintiennent une vie vertueuse. Négliger l’appel à la repentance cause un grand tort à l’Église et aux fidèles.
En bénissant un couple homosexuel, un ecclésiastique néglige son devoir d’appeler les homosexuels à la repentance et sape son devoir d’appeler à la repentance, avec l’amour pastoral qui s’impose, non seulement les couples homosexuels, mais tous ceux qui commettent des péchés sexuels et ceux qui vivent dans un état de péché sexuel. La « bénédiction » de l’état de péché renforce les convictions morales erronées des pécheurs et les met à l’aise avec leur péché, ce qui les rend moins susceptibles de se repentir. Par conséquent, ceux qui soutiennent de telles bénédictions encouragent de facto les couples de même sexe à poursuivre leur mode de vie peccamineux, pour lequel Dieu les condamnera. Ceux qui autorisent la « bénédiction » des couples homosexuels portent le fardeau et la responsabilité du grave préjudice spirituel causé à ces personnes. Par conséquent, de telles « bénédictions » correspondent à la définition traditionnelle du scandale, car elles entraînent d’autres personnes dans le péché.
La Déclaration Fiducia Supplicans n’est évidemment pas un acte authentiquement pastoral, ni une initiative de vraie charité envers des personnes qui vivent dans des situations qui contredisent les vérités divinement révélées. Le but du soin pastoral est de bénéficier aux individus, en aidant les pécheurs à se repentir, en consolant les affligés, en aidant les malades, etc. Or, la « bénédiction » des couples de même sexe n’apporte aucun bénéfice ; au contraire, elle est préjudiciable à plusieurs niveaux. Ceux qui sont attirés par les personnes de même sexe qui reçoivent une telle « bénédiction », ainsi que le prêtre qui confère la « bénédiction », déclarent tacitement que leur activité homosexuelle est acceptable. Cela met gravement en danger leur salut éternel. Une telle « bénédiction » serait comme un sceau donné par l’Église – leur permettant de se vanter d’avoir reçu la « bénédiction de l’Église » – et constituerait une étape importante dans leur vie ! Et il n’y a aucune raison pour qu’elles ne puissent pas aller voir un prêtre plus d’une fois pour recevoir une telle « bénédiction ». De même, ceux qui sont attirés par les personnes de même sexe et qui participent à des « marches des fiertés », vêtues d’habits bizarres et brandissant des pancartes et des slogans « pro-LGBT », peuvent même entrer dans une église catholique, probablement avec l’accord préalable du prêtre, faire la queue et demander une bénédiction « simple » et « spontanée ».
Tout cela constitue un soutien important aux groupes et lobbies « LGBT » et à leur « fierté gay et lesbienne », et élève les homosexuels pratiquants au rang de « communauté » acceptable au sein de l’Église. Cette « bénédiction » renforce également les « communautés LGBT » dans la fausse conviction que leur mode de vie peccamineux est bon, les décourageant ainsi de se repentir. Surtout, elle les aide à justifier leurs efforts militants pour obtenir le « droit » de se marier, d’adopter des enfants et de normaliser l’activité homosexuelle. C’est ainsi que des sociétés entières, et même certaines communautés ecclésiales, deviendront de facto des promoteurs de l’idéologie « LGBT ».
4. La « bénédiction » des couples de même sexe est une contradiction entre la foi et la pratique de l’Église.
Lorsque les évêques déclarent que l’Église « bénit » désormais les couples de même sexe, ils affirment essentiellement qu’elle « bénit » le péché pour lequel Dieu a puni Sodome et Gomorrhe (cf. Gn 19,1-29). Lorsqu’un ecclésiastique « bénit » des personnes en tant que couple de même sexe, cela signifie qu’il ne s’oppose pas à ce qu’elles s’engagent dans une relation homosexuelle à long terme. Il déclare également de facto son consentement à la relation pécheresse de deux individus ou plus, quel que soit le type de déviance sexuelle qu’ils pratiquent.
Le plus grand danger potentiel de la décision de « bénir » les couples de même sexe est le risque de répercussions ultérieures. Il est inutile de préciser qu’une telle « bénédiction » n’est que « simple » et « spontanée » et qu’elle n’affirme pas le lien entre les deux parties, tout comme il est inutile de prétendre qu’elle n’a pas de signification liturgique. Les non-croyants et les personnes d’autres religions ne comprennent pas la signification d’une bénédiction catholique, et ils supposeront donc tout naturellement que recevoir une telle « bénédiction » signifie contracter une sorte de lien matrimonial. Il est donc inutile de prétendre que la décision de bénir les couples de même sexe « n’équivaut pas au sacrement du mariage ». Les conséquences immédiates et les implications cachées de cette décision, qui peuvent ne pas être claires à première vue, sont importantes sur le plan religieux, moral, ecclésiastique et sociétal. Il sera difficile de remédier à ces effets, et les dommages qu’ils causent, qui risquent fort de s’aggraver, seront également très difficiles à corriger.
Si deux laïcs ayant une relation homosexuelle peuvent recevoir une « bénédiction », il n’y a aucune raison pour qu’un prêtre homosexuel et son partenaire sexuel ne puissent pas en recevoir une. Il y aurait donc dans l’Église catholique des individus, clercs et laïcs, qui semblent avoir le « droit » de vivre en permanence dans le péché alors que l’autorité ecclésiastique non seulement ignore mais encourage directement leur mode de vie peccamineux. Ces « bénédictions » deviendront ainsi un moyen de corruption morale dans la communauté des fidèles, en particulier des mineurs et des jeunes. Pourquoi deviendrait-on membre d’une Église qui, de facto, promeut et bénit le péché et l’homosexualité ?
5. La « bénédiction » des couples de même sexe et l’abus du mot « discrimination ».
Fiducia Supplicans estbrandie comme une arme contre les catholiques fidèles – le clergé et les laïcs – car elle prétend que ces « bénédictions » sont une initiative pastorale d’amour et d’attention envers ceux qui sont attirés par les personnes de même sexe, qui souffrent de discrimination au sein de l’Église. Mais ceux qui affirment cela confondent le langage. Le terme « discrimination » est actuellement utilisé pour désigner un comportement injuste ou non charitable à l’égard d’autrui et, en ce sens, tous les catholiques conviennent que la charité, au sens propre du terme, doit être manifestée à l’égard de tous. Mais il faut aussi distinguer et différencier le bien du mal. C’est certainement quelque chose que ne font pas seulement les créatures rationnelles, mais que Dieu lui-même fait très certainement, puisqu’il distingue ou discrimine entre les mauvaises et les bonnes actions, condamnant les premières et bénissant les secondes. Ceux qui accusent l’Église de « discriminer » les homosexuels condamnent également toute distinction entre le bien et le mal.
6. La « bénédiction » des couples de même sexe et la propagande de l’idéologie du genre.
Fiducia Supplicans est également une arme que les ennemis de l’Église et les groupes « LGBT » peuvent facilement utiliser pour corrompre les sociétés et les rendre indulgentes à l’égard des modes de vie peccamineux. Ils peuvent facilement utiliser ce document du Vatican comme un moyen puissant pour exiger un statut légal pour les unions de même sexe dans la sphère civile, et l’acceptation de ce statut au sein de l’Église catholique, exacerbant ainsi la profonde division déjà présente au sein de l’Église.
Fiducia Supplicans crée une situation dans laquelle les évêques et les prêtres fidèles servant dans des pays où la sodomie est désormais légalement autorisée pourraient potentiellement se voir interdire de s’exprimer contre elle et d’inviter les homosexuels à la repentance, et dans laquelle les thérapeutes pourraient se voir interdire de traiter ceux qui recherchent la guérison. Comment les évêques et les prêtres pourront-ils dire que l’enseignement de leur Église ne leur permet pas de « bénir » les couples homosexuels ? En fait, on leur dira que leur Église a autorisé de telles « bénédictions » et que leur refus de les accorder constitue un « comportement hostile » à l’égard des homosexuels, ce qui les expose à être poursuivis, expulsés et empêchés d’exercer leur ministère sacerdotal.
7. La « bénédiction » des couples de même sexe lors d’une cérémonie ressemblant à un mariage.
Fiducia Supplicans affirme que la bénédiction doit être « simple », « spontanée » et « non liturgique ». Cependant, les couples de même sexe prendront probablement rendez-vous avec le prêtre pour recevoir cette bénédiction « spontanée » et « non liturgique » et pourront même contracter un « mariage » homosexuel auprès d’un tribunal civil ou d’une « église » non catholique juste avant de la recevoir. Il peut même arriver que cette « bénédiction » soit accompagnée d’un sermon. Qu’est-ce qui peut empêcher cela tant que la « bénédiction est simple et spontanée » ? Le prêtre peut composer une prière « non liturgique » pour la « bénédiction », qui peut être relativement longue et inclure un langage émouvant qui ressemble au langage de « l’engagement » utilisé dans le sacrement du mariage. Les termes « simple », « spontané » et « court » se prêtent à une grande variété d’interprétations.
8. La « bénédiction » des couples de même sexe et l’acceptation d’autres situations de péché.
Les autorités civiles, en particulier dans les pays qui ont légalisé le « mariage homosexuel », accueilleront naturellement favorablement la décision de certains clercs de l’Église catholique de « bénir » les couples homosexuels. Et si cette pratique devient courante dans l’Église, il sera difficile d’y mettre un terme. Fiducia Supplicans est-elle un prélude à la demande d’une sorte de cérémonie de mariage pour les couples de même sexe dans l’Église catholique ? La facilité avec laquelle cette « bénédiction » s’est développée laisse penser qu’il existe des objectifs latents à long terme et de grande portée derrière son émission.
Étant donné la réaction favorable de nombreux groupes ecclésiastiques et séculiers à l’égard de Fiducia Supplicans, la signification de cette bénédiction « simple » ou « courte » peut facilement être élargie bien au-delà de son intention explicite initiale. En effet, comme indiqué ci-dessus (n°2), Fiducia Supplicans ouvre la porte à un éventail infini de situations de péché. Si un couple de même sexe peut être « béni », pourquoi pas deux mineurs attirés par des personnes de même sexe qui s’adressent à un prêtre pour obtenir une « bénédiction »? Qu’est-ce qui empêche de « bénir » un homosexuel adulte qui se présente à un prêtre avec un mineur ? Selon la logique de Fiducia Supplicans, le prêtre ne peut pas refuser de les « bénir », puisque le document ne dit rien sur l’âge de ceux qui demandent une telle « bénédiction ». Une enquête du prêtre sur l’âge des parties pourrait bien conduire au type d’« analyse morale exhaustive » que la Déclaration interdit.
9. La « bénédiction » des couples de même sexe et l’abus de l’obéissance ecclésiastique.
Un autre effet gravement préjudiciable de Fiducia Supplicans est que ceux qui n’approuvent pas les couples de même sexe au sein de l’Église catholique seront désormais qualifiés de désobéissants à l’autorité de l’Église. Cependant, la vérité est que le refus de « bénir » les couples homosexuels n’est pas un acte de désobéissance à l’Église, mais seulement aux autorités ecclésiastiques qui abusent du pouvoir que Dieu leur a conféré. Refuser de donner de telles « bénédictions » est, en fait, une véritable obéissance à Dieu, qui est plus digne d’être obéi.
Les pouvoirs séculiers, les lobbies « LGBT » et les programmes hostiles à l’Église sont en fin de compte la force motrice derrière la publication de cette Déclaration, dont le but est de semer la graine du doute profond dans le cœur de l’Église. Ils ne manqueront pas d’exercer des pressions considérables pour contraindre les catholiques à l’accepter et à la promouvoir. Ils invoqueront à tort l’obligation d’obéir à l’enseignement de l’Église, et les prêtres et fidèles qui critiqueront Fiducia Supplicans et refuseront de l’appliquer seront accusés d’être infidèles au Pape.
10. La « bénédiction » des couples de même sexe et son influence sur les enfants et les jeunes.
Aujourd’hui, les parents et les éducateurs catholiques sont confrontés à des difficultés considérables pour enseigner la saine morale catholique, en particulier la morale sexuelle, car les enfants et les adolescents sont constamment bombardés d’idées « LGBT » via les médias sociaux, et pire encore, par de nombreuses écoles catholiques et même par le clergé catholique. En outre, Fiducia Supplicans transmet aux mineurs et aux adolescents le message selon lequel l’Église accepte et approuve les couples de même sexe et leurs relations. Les éducateurs catholiques et les professeurs de catéchisme, trompés par la pratique de la « bénédiction » des couples de même sexe, peuvent très bien altérer leur enseignement sur la véritable morale catholique, au point même de justifier et de propager, directement ou indirectement, le style de vie homosexuel et la déviance sexuelle en général.
Conclusion
Fiducia Supplicans porte gravement atteinte à la foi et à la morale catholiques, transformant l’Église catholique, du moins dans la pratique, en un environnement accueillant et favorable pour les homosexuels impénitents et les adultères qui mènent des styles de vie peccamineux, au lieu d’appeler ces pécheurs à la repentance. Le prophète Isaïe déclare : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière, et de la lumière les ténèbres… car ils ont rejeté la loi de Yahweh des armées » (Is 5,20.24). Cette condamnation concerne en particulier les bergers de l’Église qui égarent le peuple.
Fiducia Supplicans n’est ni authentiquement pastorale ni authentiquement magistérielle, car elle sape la vérité divine immuable et l’enseignement constant du Magistère de l’Église concernant le mal intrinsèque des actes sexuels en dehors d’un mariage valide, en particulier les actes homosexuels. Cela empêche l’Église de refléter de manière convaincante le vrai visage du Christ ressuscité et d’irradier la beauté de sa vérité devant le monde entier.
Les dirigeants de l’UE s’accordent pour reconduire Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne
Les dirigeants des 27 sont tombés d’accord jeudi pour reconduire Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne, et ont élu le socialiste Portugais António Costa (qui a dû démissionner de son poste de Premier ministre pour une affaire de corruption) à la tête du Conseil, en remplacement du Belge Charles Michel.
Mais l’abstention de Giorgia Meloni pourrait compliquer la validation de von der Leyen par le Parlement. La dirigeante italienne s’est finalement abstenue sur la personne de von der Leyen, et a voté contre Costa et Kallas. Orbán a voté contre von der Leyen, pour Costa et s’est abstenu sur Kallas. En l’absence de consensus autour de la table, il suffit d’un vote à majorité qualifiée : au moins vingt pays représentant au moins 65 % de la population européenne. Meloni, même avec l’aide de quelques-uns (Hongrie, Slovaquie et République tchèque, en particulier) n’avait pas assez de poids pour faire dérailler l’accord.
Il reste encore, pour l’allemande, à passer l’étape du Parlement européen, qui n’est pas acquise, sans doute lors d’un vote le 18 juillet. Sa nomination doit être validée par une majorité absolue (au moins 361 élus) dans l’hémicycle à Strasbourg. En 2019, von der Leyen n’avait été élue qu’avec une majorité de neuf voix. Les trois principaux groupes pro-européens (outre le PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux) comptent à peine 399 députés, qui ne voteront pas en bloc. Les six élus français des Républicains ont déjà annoncé leur opposition. En 2019, la délégation PS-Place publique s’était opposée à une présidence von der Leyen, contre l’avis de son groupe. Rien ne dit que Raphaël Glucksmann changera de position. Deux options sont sur la table : tendre la main au groupe des Verts (54 sièges), ou, de l’autre côté du spectre politique, aux 24 élus de Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni. Voire aux deux à la fois. Ce sera l’enjeu des négociations à venir au Parlement européen, à partir de la semaine prochaine, et jusqu’à mi-juillet. Durant la campagne, Verts et sociaux-démocrates ont exclu de soutenir von der Leyen en cas d’accord formel avec Meloni. Et l’abstention de Meloni semble compliquer la possibilité d’un vote positif des élus de Fratelli.
Cet argument en faveur de l’euthanasie va vous étonner…
Eric Wolff candidat Modem de la majorité macroniste se présente dans la 7e circonscription du Bas-Rhin, face au député LR sortant Patrick Hetzel, bien connu pour ses votes en faveur de la vie.
Eric Wolff s’est exprimé pour l’euthanasie dans une vidéo publiée sur Facebook… Vu l’état du personnage, on se demande s’il n’est pas aussi pour la légalisation de substances illicites !
Les dessous de la bataille judiciaire autour de la liberté d’instruire en famille
Me Antoine Fouret raconte les dessous de la bataille judiciaire pour défendre les familles et leur libre choix d’instruire en famille :
Egypte : des centaines d’églises en construction
Le site de l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) parle de « travaux pharaoniques », et estime « qu’il est probable que, dans l’histoire du Moyen Orient, on n’ait jamais vu autant d’églises mises en chantier en même temps que cette année en Egypte ».
Dans un article publié le 23 janvier, Sa Béatitude Ibrahim Sidrak, Primat des coptes catholiques d’Egypte et Patriarche d’Alexandrie, qui dirige la petite Eglise copte catholique d’environ 300 000 fidèles, avait expliqué la situation actuelle des coptes en Egypte.
« Contrairement à d’autres pays voisins où la liberté religieuse a reculé, la nôtre s’est plutôt améliorée. Depuis une dizaine d’années, il y a un vrai progrès pour notre communauté. Nos églises sont reconnues par l’Etat et il y a bien moins d’actes de violence contre nous qu’auparavant. »
Lors de l’avènement de Mohamed Morsi et des Frères musulmans,
« Il était très risqué pour un chrétien de marcher seul dans la rue. Nos églises étaient menacées, des centaines ont été brûlées ».
Mgr Ibrahim Sidrak insiste sur la qualité des 180 écoles catholiques coptes, où
« beaucoup de musulmans souhaitent placer leurs enfants, et une partie des membres du gouvernement est passée par elles ».
Mais ce dont les coptes ont surtout besoin, c’est d’églises.
« Le gouvernement a levé les difficultés qui s’opposaient à la construction de nouvelles églises, et chaque diocèse a des projets de construction. »
« L’un des chantiers les plus symboliques de cette soif de reconstruction des coptes catholiques est notre cathédrale de Louxor, qui avait été incendiée et sera bientôt restaurée ».
Dans un article publié le 6 juin 2024, l’AED voit les chrétiens mettre « en chantier des centaines d’églises » grâce à la simplification des démarches accordées par le gouvernement d’Al-Sissi.
« Les églises représentent le cœur de nos communautés et elles sont difficiles d’accès pour beaucoup de paroissiens. Ceux qui habitent loin doivent consacrer jusqu’au quart de leur salaire pour pouvoir amener leur famille en bus à l’église pour la messe dominicale. »
Les catholiques pris en tenaille entre le progressisme « woke » et le changement démographique et l’affirmation d’un islam identitaire
Interrogé dans La Croix, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies de l’Ifop, évoque la percée du RN dans l’électorat catholique :
[…] Une partie de cette population catholique fait probablement l’expérience, avec un certain retard, de l’insécurité culturelle liée aux conséquences de l’immigration et à la montée de l’islamisme. Il y a eu des événements marquants comme l’égorgement du père Hamel en 2016, ou l’attentat de la basilique de Nice en 2020. Les catholiques qui ont participé à la longue histoire de la bataille entre l’enseignement catholique et laïc voient bien que cette querelle paraît totalement dépassée face aux drames qu’ont été les attentats contre les enseignants Samuel Paty et Dominique Bernard. Ils observent que les tensions qui touchent l’école ont dramatiquement changé de registre.
Ce public catholique pratiquant peut aussi ressentir une forme d’insécurité anthropologique face aux changements sociétaux dont nous venons de parler, pris en tenaille entre le progressisme « woke » d’un côté et, de l’autre, le changement démographique et l’affirmation d’un islam identitaire dans l’espace public. En 2017, François Fillon avait réussi à les séduire en reprenant le concept du « droit à la continuité historique », à savoir le droit pour un peuple d’aspirer collectivement à perpétuer sa culture ainsi que des valeurs qui le constituent en tant que nation. Aujourd’hui, une partie de cet électorat se tourne vers le RN.
Est-ce que la dynamique du vote RN montre que ces préoccupations culturelles et identitaires prennent le pas sur les questions sociales et économiques ?
Il ne faut pas raisonner de manière binaire. Pour beaucoup de ces électeurs, ce n’est pas l’économique et le social versus l’identitaire et le sécuritaire. Les deux se mêlent. Le RN articule à la fois les préoccupations de pouvoir d’achat, de déclassement – qui pourraient pousser à voter à gauche – avec l’insécurité physique et culturelle. C’est ça qui fait son succès dans les catégories populaires. Typiquement, une petite classe moyenne qui vote RN va dire que l’école, ou le collège, du quartier n’est plus bien fréquentée, qu’il faut mettre les enfants dans le privé. C’est à la fois social, avec le coût financier supplémentaire que cela représente, et identitaire. Elle va devoir payer un loyer élevé et l’école privée, tout en pensant que dans son quartier les logements sociaux vont surtout aux populations issues de l’immigration et qu’elle n’y a pas le droit, car elle n’est pas assez pauvre. Donc c’est à la fois de l’économique et de l’identitaire qui s’entremêlent.
Lors des dernières élections, le RN a fait une percée chez les cadres et les urbains, qui sont plutôt des « gagnants de la mondialisation », selon l’expression consacrée. Comment l’expliquer ?
Chez les cadres, le RN est à 18 %, ce qui était certes inimaginable il y a vingt ans, mais chez les ouvriers et employés, c’est 45 %, le clivage de classe demeure donc très marqué dans cet électorat. Pour expliquer cette progression chez les cadres, on peut penser que même s’ils se sentent personnellement préservés d’une forme de déclassement, ils la redoutent. Cette appréhension est par exemple très forte dans les classes moyennes aux confins des départements de Seine-et-Marne ou de l’Oise. Ils n’ont qu’une hantise quand vous allez là-bas, c’est d’être, comme ils disent, « rattrapés par la banlieue », alors qu’ils se sont endettés pour acheter un pavillon dans des zones préservées de la délinquance et culturellement homogènes.
Le camp macroniste n’a pas voulu, pendant ses premières années d’exercice du pouvoir, aborder ces questions, pour ne pas faire le « jeu du RN », selon l’expression consacrée. Il y a bien eu quelques personnalités de son camp qui se sont exprimées sur la question, notamment l’ancien ministre de l’intérieur Gérard Collomb, qui, alertant sur la nécessaire « reconquête républicaine » dans les quartiers ghettoïsés, avait dit craindre que la coexistence se transforme à terme en « face à face ». Mais fondamentalement ces thématiques ne sont pas dans l’ADN d’Emmanuel Macron. Le RN par son antériorité sur le sujet et le fait qu’il n’ait jamais été au pouvoir, bénéficie, lui, d’une crédibilité sur la question.
[…] Selon nos études, 53 % des Français souscrivent à la théorie du grand remplacement, à savoir la disparition d’une population blanche et chrétienne au profit d’une population africaine et musulmane. C’était déjà le cas de 49 % des électeurs d’Emmanuel Macron et même 35 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, à la présidentielle de 2017.
Une franco-marocaine à l’Éducation nationale, c’est oui mais un franco-russe aux Affaires étrangères serait-il possible aussi?
Le sujet de la bi-nationalité et des restrictions d’emploi n’en finit de faire débat au point d’obliger Marine Le Pen à calmer ses propres députés. Ainsi, elle vient de se déclarer “un peu estomaquée” par les propos de son député Roger Chudeau, ont le nom circule pour le ministère de l’éducation nationale :
Invitée ce vendredi matin sur CNews, Marine Le Pen s’est dit « un peu estomaquée » par les propos du député RN Roger Chudeau concernant « les ministres franco-français » en pleine polémique sur l’idée d’écarter les bi-nationaux des postes sensibles. « L’amour pour son pays ne dépend pas du fait d’avoir ou de ne pas avoir une double nationalité » a défendu la candidate sortante du Pas-de-Calais.
Et pourtant. Et pourtant. A l’heure on l’on évoque les ingérences étrangères, il serait tout à fait légitime de se poser la question de l’accession à un poste de ministre d’une personne ayant une double nationalité.
Imagine-t-on un franco-américain ministre de l’économie et des finances ou ministre des armées ?
Imagine-t-on un franco-russe (exemple très en vogue) un ministre des affaires étrangères ?
Roger Chudeau, à très juste titre, a souligné le désastre provoqué par Najat Valaud-Belkacem lors de son passage au ministère de l’éducation nationale (l’enseignement de l’arable au collège, les ABCD de l’éducation introduisant la théorie du genre, c’est elle !). Elle s’est également déclarée être en faveur du droit de vote aux élections locales pour les étrangers installés sur le territoire depuis au moins cinq ans.
Oui, posséder la double-nationalité franco-marocaine pose problème pour exercer un ministère aussi important. Et c’est d’autant plus vrai lorsque l’on sait que cette dernière a appartenu au Conseil de la communauté marocaine de l’étranger (CCME) de 2007 à 2011. Il a été créé par le roi du Maroc Mohammed VI en 2007 et il est «notamment chargé du suivi et de l’évaluation des politiques publiques du Royaume envers ses ressortissants à l’étranger, […] de veiller à la défense des intérêts des Marocain(e)s de l’étranger à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc […]”
Loin des polémiques artificielles médiatiques et des tentatives de désamorçage de dédiabolisation, l’électeur français a très bien compris le message de bon sens.
La suppression de la double nationalité ne fait plus partie du programme du RN depuis…janvier 2022.
J’ai renoncé à l’interdiction de la double nationalité il y a plusieurs années parce que je me suis rendu compte que cette mesure était profondément injuste.
L’amour que l’on a pour son pays ne dépend pas du fait d’avoir ou de ne pas avoir une double nationalité. pic.twitter.com/U0tbNajJwN
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) June 28, 2024
Chili : les évêques rappellent que la vie d’un être humain demeure sacrée et inviolable du moment de sa conception à sa mort naturelle
Face au projet du chef de l’Etat chilien Gabriel Boric de légaliser l’avortement et l’euthanasie, les évêques du pays préviennent du danger qu’il y a à « relativiser la vie humaine » et rappellent que toute vie humaine demeure « sacrée et inviolable ».
Depuis 2017, l’avortement est autorisé dans trois situations : en cas
- de viol,
- de danger pour la vie de la mère
- de non-viabilité du fœtus.
Entre 2018 et juin 2023, 4 272 femmes ont eu recours à un avortement dans le cadre de la loi, selon des données du ministère de la santé.
Les cinquante évêques que compte le pays ont publié une protestation commune :
« Nous regrettons profondément ces initiatives, qui portent atteinte à la valeur sacrée et inviolable de la vie humaine »
La vie d’un être humain demeure
« sacrée et inviolable du moment de sa conception à sa mort naturelle ».
« Il n’existe aucun prétendu droit sexuel et reproductif qui porterait atteinte à la vie humaine, et même dans les situations les plus douloureuses, toute vie doit être respectée, en sorte qu’on ne puisse en aucun cas l’éliminer au motif de la souffrance. »
En septembre 2022, lors d’un premier référendum, les électeurs rejetaient un projet visant à consacrer un prétendu droit à l’avortement, avant de rejeter, un peu plus d’un an plus tard, une modification de la Constitution visant à graver le droit à la vie dans le marbre de la loi.
Gabriel Boric ne dispose pas d’une majorité suffisante au Parlement pour faire imposer ses projets de réforme : les annonces du chef de l’Etat seraient en fait des signaux adressés à son électorat à deux petites années de la prochaine élection présidentielle.
9 policiers morts en 2023, ça fait rigoler Mélenchon
Les services du ministère de l’Intérieur recensent 15150 policiers blessés en 2023, soit plus de 40 quotidiennement. Une augmentation de 4,1% par rapport à l’année 2022. Cette courbe augmente depuis trois ans.
Neuf policiers ont perdu la vie pendant leurs heures de travail en 2023. Depuis 2010, 124 policiers sont décédés en service. 51% sont des décès accidentels, 25% lors du trajet domicile-travail, et 24% à la suite d’un homicide volontaire ou involontaire.
Dans les manifestations d’extrême-gauche, le slogan “Un flic mort, c’est un vote pour le RN en moins” revient régulièrement; Interrogé sur ce sujet, Jean-Luc Mélenchon répond :
“on a le droit de rigoler quand même”.
“Un flic mort, c’est un vote pour le RN en moins, que dites-vous M. Mélenchon à ce slogan scandé dans les cortèges qui vous soutiennent?”
Sa réponse: “on a le droit de rigoler quand même”.
Il ne respecte rien, pas même les morts pour la 🇫🇷.
Il ne cache même plus sa haine du flic! pic.twitter.com/edIF8k82eR— Matthieu Valet (@mvalet_officiel) June 27, 2024
Jean-Luc Mélenchon a porté plainte contre Olivier Marchal, policier devenu cinéaste à succès pour avoir déclaré sur C8 :
« Ce que le mec dit sur les flics, ce n’est pas possible de dire ça. Moi, je ne peux pas. J’ai vu l’émission face à ce mec de la BAC qui était exceptionnel et qui a été d’une élégance et d’une dignité en face à ce connard, qui est quand même un aboyeur. Moi, je ne peux pas. Ce mec est laid. Il est laid à l’intérieur. C’est un usurpateur, une espèce de tribun dangereux. »
Les flics :
« Des types ordinaires avec des salaires de merde au service des citoyens. […] Des types qui continuent aujourd’hui à faire leur job dans des conditions lamentables. »
Et les anti-flics :
« Des petits marquis qui hurlent à la mort du fond de leurs appartements bourgeois. […] Ceux qui se permettent de juger. De condamner. Sans savoir. Qui ne connaissent rien à la violence, à l’odeur du sang et de la mort. » « C’est aussi ça, un flic, mesdames et messieurs les artistes qui vomissaient ceux que vous acclamiez il y a encore quelque temps parce qu’ils avaient risqué ou donné leurs vies pour protéger vos vies de citoyens privilégiés du terrorisme. »
Le Parlement géorgien adopte le projet de loi de « protection des valeurs familiales et des mineurs » contre les LGBTQXYZ
Le Parlement géorgien a adopté en première lecture par 78 voix contre zéro (l’opposition a boycotté le scrutin) le « paquet » anti-LGBT, à savoir le projet de loi de « protection des valeurs familiales et des mineurs » et 18 amendements à des lois existantes.
Il s’agissait de la demande d’un million de citoyens géorgiens qui se sont mobilisés en faveur de la législation le 17 mai dernier, lors des rassemblements et processions pour la Journée de la famille (instituée en 2014 en réponse à la gay pride).
Les deuxième et troisième lectures auront lieu à la rentrée du Parlement en septembre.
Le paquet comporte aussi un amendement constitutionnel stipulant que « la protection des valeurs familiales et des mineurs est garantie par la loi constitutionnelle », mais le parti au pouvoir n’a pas actuellement la majorité des deux tiers.
Des femmes tabassées au rassemblement gauchiste de StreetPress
Les militantes du collectif Nemesis étaient venues avec des pancartes avant d’être lynchées :
Avant d’être lynchées par les nervis d’ultra-gauche de @streetpress, les militantes du Collectif Némésis avaient brandi des pancartes : « Voter Front Populaire, c’est voter pour Raphaël Arnault qui agresse des femmes »#nouveaufrontpopulaire pic.twitter.com/tXyj1NVSXG
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 27, 2024
StreePress annonce les choses ainsi :
Des militantes et militants d’extrême droite du @Coll_Nemesis ont tenté de perturber notre rassemblement, ils se sont fait sortir. https://t.co/FRbooUBajQ pic.twitter.com/b9mMoOx8XQ
— StreetPress (@streetpress) June 27, 2024
Les images sont éloquentes :
Paris : d’autres images du lynchage des militantes du collectif Némésis par des nervis d’ultra-gauche liés au site @streetpress pic.twitter.com/0FWLbrZBNR
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 27, 2024
C’est la jurisprudence Quatennens… :
Sophie Binet, la patronne de la CGT, félicite les militants d’avoir lynché les militantes du Collectif Némésis#NouveauFrontPopulaire pic.twitter.com/B4Tb09F1Ci
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 27, 2024
Après avoir lynché les militantes du collectif Némésis, les activistes de @streetpress ont pourchassé les filles dans les rues pic.twitter.com/vUf4voqxfe
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 27, 2024
Militantes du collectif Némésis lynchées par des nervis de @streetpress : La séquence dans son intégralité pic.twitter.com/jJw71upaPN
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 27, 2024
Futura Sciences découvre que l’homme de la Préhistoire prenait soin des enfants handicapés
Une nouvelle étude révèle qu’Homo neanderthalensis était bien plus empathique et altruiste qu’on ne pourrait le penser.
En 1989, des archéologues fouillant la grotte de Cova Negra en Espagne ont découvert de nombreux restes d’individus néandertaliens. Parmi les ossements exhumés, un fragment en particulier a attiré l’attention de chercheurs qui se sont récemment penchés sur ce trésor. Il s’agit d’un petit os provenant de l’oreille interne d’un enfant néandertalien. Jusque-là, pourrait-on dire, rien d’incroyable. L’analyse de ce fragment va cependant révéler tout un pan du comportement social des Néandertaliens.
L’os présente en effet certaines malformations qui sont caractéristiques de la trisomie 21. Les malformations sont telles que les scientifiques supposent que l’enfant devait être sourd et affecté de troubles sévères de l’équilibre. Des handicaps qui ont dû rendre cet enfant totalement dépendant des adultes. Une dépendance qui aurait pu lui être fatale très rapidement. Or, l’étude du fossile révèle qu’il a survécu jusqu’à l’âge de 6 ans.
Ces résultats, présentés dans la revue Science Advances, soulignent deux choses fondamentales : la première est que les soins portés à l’enfant ont été faits forcément de manière désintéressée, et donc par pure compassion altruiste. La seconde est que la mère de l’enfant n’a pu, à elle seule, subvenir aux soins de son enfant durant six années, compte tenu de l’implication active nécessaire de chaque membre adulte pour la survie du groupe. Il apparaît de fait que l’enfant n’a certainement pas seulement bénéficié de l’attention particulière de sa mère, mais également d’autres adultes, voire du groupe tout entier.
Tandis que nous constitutionnalisons l’avortement, l’homme de la Préhistoire prenait soin de ses petits, même atteints de trisomie…
La justice confirme Eric Ciotti comme président LR
Nouvel échec pour les “chapeaux à plumes” de LR, qui réclamaient à un juge civil la nomination d’un administrateur ad hoc pour remplacer Éric Ciotti. Ils ont été déboutés. Le tribunal a rejeté la demande signée par 703 membres du conseil national des Républicains, qui exigeaient la nomination d’un mandataire ad hoc si Éric Ciotti ne convoquait pas un nouveau bureau politique avant mercredi, 18h30.
Je salue la décision du tribunal judiciaire de Paris qui confirme ma présidence @lesRepublicains.
J’appelle à la fin des manœuvres juridiques inutiles et invite tous les Républicains à me rejoindre pour construire la victoire de la France. 🇫🇷 pic.twitter.com/QF510dObT7
— Eric Ciotti (@ECiotti) June 27, 2024
Moi aussi, je suis un castor !
Le Salon beige a déjà parlé de l’incroyable tribune de « 6000 chrétiens » « contre l’extrême droite » (voir ici ou là). J’avoue bien volontiers que nos confrères m’ont beaucoup amusé avec la signature du cher Jean Raspail (mort depuis 4 ans), du plus fameux fantôme contemporain Jean-Michel Trogneux, de Jacques Mesrine ou de Jawad Bendaoud « aubergiste » (!). Il n’y manquait plus que Xavier Dupont de Ligonnès (mais je ne désespère pas de le voir resurgir du néant pour dénoncer la fameuse « extrême droite » !).
J’avoue donc sans peine que cette histoire m’a réjoui – en des temps où les occasions de rigoler ne sont pas si fréquentes et où elles valent donc de l’or. Mais, au-delà de la galéjade, peut-être vaut-il la peine de lire cette tribune ligne à ligne et, au-delà de la forme, de répondre sur le fond.
La première chose qui saute aux yeux, c’est l’usage dévoyé de l’autorité. Ces braves signataires (je parle ici des vrais, pas des fantaistes !) nous expliquent que c’est « au nom de leur foi chrétienne » qu’ils voteront « contre l’extrême droite ». Personnellement – mais j’y reviendrai plus bas –, c’est ma foi et plus encore mon attachement à la loi naturelle et aux principes non négociables qui me poussent à soutenir la coalition LR-RN, mais il ne viendrait pas à l’idée d’asséner à mes coreligionnaires des raisons religieuses pour imposer mon vote comme eux prétendent m’imposer le leur.
Plus grave encore, cette tribune est publiée dans « La Croix », exemple caricatural de ce que j’appelle le « journalisme chauve-souris » (par référence au grand La Fontaine : « Je suis oiseau voyez mes ailes ; […] Je suis souris, vivent les rats ! » – en l’occurrence, je suis le quotidien « officieux » de l’épiscopat, catholiques, obéissez ; je suis « libre journal », il est inadmissible de me demander une quelconque fidélité au dogme). Ce que je reproche à « La Croix », c’est de refuser de choisir entre le libre débat et l’autorité magistérielle. Ici, ils nous disent à demi-mot que c’est en tant que « journal officieux » de l’épiscopat qu’ils nous somment de voter « contre l’extrême droite ». Mais il est très probable que, si je critique cette position et que je demande à savoir quels évêques nous demandent de voter ainsi, et en vertu de quelle autorité, l’on me répondra que « La Croix » n’a rien à voir avec l’épiscopat et que les journalistes sont parfaitement libres de défendre les positions politiques ou religieuses qui leur conviennent. Personnellement, je comprendrais bien qu’un évêque, dans un mandement pontifical, nous dise pourquoi le vote RN pose des problèmes (je suis très loin d’être un inconditionnel du RN et une journaliste de « La Vie » m’avait même dit naguère que Marine Le Pen estimait que j’étais son pire adversaire !). Mais je trouve insupportable que l’on prétende nous imposer une autorité qui s’assume aussi peu.
Autant dire que, du point de vue de l’autorité morale, cette tribune ne vaut rigoureusement rien.
Mais le pire est à venir. La tribune commence par l’appel évangélique à l’amour du prochain. Mais comment ne pas voir qu’une partie significative de l’électorat RN vote précisément pour cela ? Les « gilets jaunes » votent RN (quand ils votent encore car beaucoup ont tout simplement cessé de croire que la politique pouvait améliorer leur vie quotidienne) parce qu’ils préfèrent soutenir leur voisin que le lointain ou l’étranger. L’amour du prochain, selon l’évangile, n’a pas vocation à connaître de limite. Mais il est certain que le « test » ultime consiste à aimer le « vrai » prochain : celui que nous voyons concrètement à côté de nous. Il est trop facile d’envoyer 50 euros pour aider les petits Chinois ou les petits Africains et de laisser crever son frère à côté de soi. J’admire ceux qui, comme Mère Teresa et tant d’autres, ont fait le choix de partir loin soigner le parfait étranger. Mais comment voulez-vous que j’aie la moindre estime pour le gaucho bobo qui piétine son voisin « Français de souche » et se donne bonne conscience en envoyant trois francs six sous pour soigner le lointain – voire, pire encore, encourage les esclavagistes des filières de passeurs qui lui amèneront demain la « bonniche » qui nettoiera son appartement parisien ! Le prochain, c’est d’abord celui que nous n’avons pas choisi et à côté duquel la divine Providence nous demande de vivre. Ne comptez pas sur moi pour considérer que ces bobos sont, si peu que ce soit, altruistes. Ils se donnent simplement bonne conscience à bon compte.
Contrairement à ce que laissent entendre les signataires de cette tribune, il est faux que quelque chrétien que ce soit doute de l’égale dignité de tous les hommes. En revanche, celui qui méprise son prochain n’est guère crédible dans l’amour du lointain. Et vous aurez beaucoup de mal à me faire croire que M. Macron et les siens aient le moindre respect (je ne parle même pas d’amour !) pour les « gilets jaunes » – disons, si vous préférez, pour le « Français de base ».
La tribune nous avertit également que le programme du RN n’est « que manipulation et illusion ». Figurez-vous que cela fait un moment que je ne crois plus au Père Noël (je ne me souviens pas d’ailleurs y avoir jamais cru ; si mes souvenirs sont bons, chez moi, l’on parlait plus facilement de l’incarnation du Christ que de l’icône grassouillette de Coca Cola) : les programmes politiques, les promesses électorales me laissent en général de marbre. Il se trouve d’ailleurs que, professionnellement, j’ai été aux premières loges pour voir comment des hommes politiques de premier plan appréciaient leurs propres promesses et cela aurait amplement suffi à me dissuader d’y croire si j’avais eu la moindre tentation en ce sens. Bien sûr, les promesses de Jordan Bardella ne font pas exception. Mais pourquoi diable devrais-je crois davantage aux promesses de « Jupiter » ou à celles du camarade Mélenchon ? Certes, l’hypothétique arrivée au pouvoir du RN ne va changer radicalement nos conditions de vie. Mais cela vaut pour tous. Et choisir Bardella plutôt que Mélenchon ou Attal est, à ce stade, simplement un libre choix entre diverses options dont je ne vois vraiment pas pourquoi elles ne seraient pas également défendables.
Plus fort encore, si je comprends bien mes estimables « correligionnaires » (pas sûr que Jawal Bendaoud soit vraiment un correligionnaire !), le vote RN entraînerait la disparition de la planète pour cause de réchauffement climatique. Mais de qui se moque-t-on ? Pourquoi pas nous dire carrément que Marine Le Pen mange les petits enfants ? C’est ça le niveau de l’argumentation politique dans la France de 2024 ? C’est ça le niveau de l’argumentation morale des chrétiens contemporains?
Cependant, le plus grave n’est pas ce qui est dit dans cette tribune. C’est ce qui n’est pas dit. Car moi aussi, je suis un « castor » : moi aussi, je veux faire barrage – et c’est pour cela que je voterai sans la moindre hésitation pour la coalition RN-LR dimanche prochain (il est vrai que, dans ma circonscription, il n’y a guère de choix alternatif !). Car mes chers “correligionnaires” oublient un peu facilement que la majorité macroniste veut rien moins que l’élimination des « parasites » : non seulement la majorité du sieur Attal, après avoir fait de l’avortement un « droit constitutionnel » (ben voyons !), était à deux doigts de légaliser l’euthanasie des vieillards et des malades, mais le programme de Renaissance pour les actuelles législatives prévoit la reprise du processus – on a les priorités que l’on peut ! Je suis sidéré que des « chrétiens » (je mets le mot entre guillemets non pour dénier aux chrétiens signataires de cette tribune qu’ils soient réellement chrétiens, mais parce que j’ignore combien de “Bendaoud” ont signé) ferment les yeux sur cette réalité très concrète et très sordide. Si “les heures les plus sombres” ont des chances de revenir, c’est bien sous le gouvernement de MM. Attal et Macron. L’Aktion T4 est plus au programme de la Macronie qu’au programme du RN! Quant au « Nouveau Front populaire », il suffit de feuilleter son programme pour savoir pourquoi un être doué d’un peu de bon sens ne peut le soutenir – et qu’a fortiori un chrétien convaincu souhaitant voter pour ces énergumènes, dont certains appellent au pogrom avec une parfaite tranquillité d’esprit (tout en hurlant au retour des « heures plus sombres » dans une sorte de merveilleuse inversion accusatoire), ferait nécessairement face à un sérieux dilemme moral.
Que des chrétiens préfèrent voter pour ceux qui crient « mort aux juifs » et qui considèrent que le « droit à l’avortement » devrait être le sommet des fameuses (et fumeuses) « valeurs de la république » plutôt que pour ceux qui prétendent s’occuper du sort des gilets jaunes est, en soi, fascinant. Qu’ils prétendent nous imposer leur vote au nom de notre commune morale catholique est, en revanche, incompréhensible. En tout cas, c’est au-dessus de mes forces. Non possum. Tout simplement. Je ne prétends pas les convaincre. Je prétends moins encore que notre foi commune devrait leur imposer de voter RN. Mais qu’ils n’essaient pas, en retour, de me faire croire que, pour être fidèle à l’évangile, je devrais réclamer toujours plus d’avortement et d’euthanasie. Ils n’y arriveront pas – et il n’est pas impossible qu’ils me poussent ainsi à m’interroger sur l’espèce d’étrange simonie qui les conduit à tenter d’imposer leurs convictions politiques à leurs frères au nom d’une bizarre conception du dogme chrétien qui nécessiterait d’ignorer et même de piétiner le Décalogue !
En tout cas, pour ce qui me concerne, et sans la moindre hésitation, je “ferai barrage” (comme mes éminents “correligionnaires” mais en sens inverse): barrage à Macron, barrage à Mélenchon. Je ne suis pas sûr que tout aille bien avec le vote Bardella, mais je suis certain que tout ira mal avec le vote LREM ou LFI. Donc, moi aussi, je fais barrage; moi aussi, je tiens à jouer les castors!
Guillaume de Thieulloy
I-Média : Tous les médias contre Bardella ?
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur la manipulation autour d’un extrait trompeur tiré d’une conférence de Jordan Bardella devant les journalistes.
Le dossier du jour aborde l’offensive médiatique contre le RN qui se poursuit et le premier débat des élections législatives sur TF1.
Les pastilles de l’info aborderont :
1) L’affaire Divine et la propagande d’Envoyé Spécial
2) La bataille d’influence politique des grands patrons de presse
3) Julian Assange libéré : le deux poids deux mesures ?
4) Joseph Martin réhabilité après les calomnies de Libération
5) L’Arcom met en garde Sud Radio pour des propos climatosceptiques
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Marine Baousson, une figure médiatique de la propagande LGBT et de la promotion de la laideur.
(Encore) des Maths au service des élections !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Encore des Maths, après cet article
Aujourd’hui : quel est l’impact du « grand remplacement » sur les possibilités d’un sursaut français par le vote ?
Calculons.
Considérons (très abusivement) que tous les immigrés voteront contre ce sursaut. Dans ce cas, le sursaut ne peut venir que grâce au vote des « de souche ». Prenons quelques scénarii, avec cette hypothèse :
1/ S’il n’y avait aucun immigré en France, le sursaut serait possible avec 50% des votants « de souche ».
2/ Avec 10% d’immigrés, il faut 50 / 0,90 = 55,56% des « de souche » qui votent pour le sursaut.
3/ Avec 20% d’immigrés, il faut 50 / 0,80 = 62,5% des « de souche » qui votent pour le sursaut.
4/ Avec 30% d’immigrés, il faut 50 / 0,70 = 71,43 % des « de souche » qui votent pour le sursaut. C’est sans doute déjà la réalité dans certaines circonscriptions du 93, par exemple.
5/ A partir de 50% d’immigrés, ce n’est plus possible, même si 100 % des « de souche » votent pour le sursaut…
Ces chiffres théoriques sont évidemment à nuancer : en réalité, il existe heureusement des immigrés qui veulent le sursaut français.
Mais cette théorie correspond quand même à une tendance réelle : plus la part de la population immigrée (notamment islamo-gauchiste) augmente, plus le sursaut devient difficile, car il repose essentiellement sur les « de souche ».
Et donc ?
La conclusion s’impose : essayons maintenant, puisqu’il y a une possibilité.
Cela revient à dire : votons RN, malgré ses nombreuses imperfections.
Vous hésitez ? Vous penchez plutôt du côté de Reconquête ou autre ?
Considérez alors l’argument suivant : tant que le RN n’aura pas exercé le pouvoir, aucun autre ne pourra pas progresser. Même Mégret, parti avec quasiment tous les cadres du FN, n’a pas réussi.
Autrement dit : si le RN déçoit, le vote du « sursaut français » pourra se tourner vers d’autres formations plus sérieuses, plus courageuses, par exemple Reconquête.
Et donc ? La conclusion de la conclusion : votons tous RN pour les Législatives, donnons-leur la chance d’exercer le pouvoir.
Si le RN se débrouille bien, tant mieux.
Si le RN est lâche et inefficace, un espace sera possible pour d’autres, en particulier Reconquête.
Pour les Européennes, les Maths étaient plutôt du côté de Reconquête. Pour les Législatives, elles semblent plutôt du côté du RN.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
Pour les familles, Macron et le Nouveau Front Populaire, c’est non !
Communiqué du Syndicat de la famille :
A l’issue d’une campagne éclair au lendemain de la dissolution, Le Syndicat de la Famille appelle les familles à se mobiliser fortement dans les urnes dès le 30 juin pour faire entendre leurs voix. L’analyse des programmes conduit à s’opposer clairement et massivement aux dangers du Nouveau Front Populaire comme au projet porté par Emmanuel Macron et ses alliés d’aujourd’hui et de demain et à soutenir les candidats qui portent une ambition pour la famille afin qu’ils puissent la mettre en œuvre.
La famille, un investissement urgent et gagnant
Apolitique, Le Syndicat de la Famille s’adresse à tous les élus pour défendre les droits des familles et soutenir une culture de la famille dans notre société. Dans le contexte actuel, il s’agit d’avoir conscience de l’apport bénéfique de la famille pour toute la société et de soutenir le couple, la natalité, la petite enfance, l’éducation. Mais ce sont aussi les autres politiques publiques qui doivent prendre en compte la famille, qu’il s’agisse du logement, de la santé, de la sécurité, de l’emploi ou encore de la culture… C’est ce qui a été porté au cours de cette campagne éclair. Après avoir largement relayé ses propositions pour la prochaine législature, Le Syndicat de la Famille constate la volonté affichée par la plupart des candidats des droites de renforcer la politique familiale.
Les lignes rouges
Ces élections législatives sont l’occasion de stopper les dérives sociétales qui se succèdent depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017. Outre la PMA sans père, c’est aujourd’hui la GPA qui est dans les tiroirs de l’ancienne majorité, tout comme le prosélytisme transactiviste dont les jeunes sont aujourd’hui les victimes. Il est urgent de stopper cette logique de déconstruction portée par l’essor du wokisme.
Sur l’euthanasie et le suicide assisté, la famille doit rester un sanctuaire. Engagée auprès de ceux qui sont en fin de vie, elle ne doit en aucune manière être impliquée dans l’acte de donner la mort. Il en va aussi de la garantie de protéger les malades de toute forme de pression. Grâce à la dissolution, le funeste projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté est interrompu. Mais Emmanuel Macron, Gabriel Attal et leurs alliés ont réaffirmé leur volonté de légaliser le suicide assisté et l’euthanasie. Il en est de même du côté du Nouveau Front Populaire alors que le rassemblement de droite s’est clairement affiché contre ce projet de loi.
« Les Français ont l’occasion de faire gagner la famille et toute la société à l’occasion des élections législatives. Le Syndicat de la Famille appelle à une mobilisation massive pour faire de la famille une priorité nationale. Cela passe par une opposition sans la moindre ambiguïté au Nouveau Front Populaire comme à Emmanuel Macron et ses alliés, officiels ou officieux. Les membres du Syndicat sont engagés pour porter ces propositions auprès des candidats jusqu’au 2e tour. Cette mobilisation et cet élan permettront d’écrire une nouvelle page pour les familles. L’enjeu est simple : faire gagner la famille. Le Syndicat de la Famille entend y contribuer aujourd’hui pour agir dès le 8 juillet » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille
Discerner avant de voter
Ce matin, Louis Daufresne recevait sur Radio Notre-Dame le frère Jacques-Benoît Rauscher, dominicain, docteur en sociologie, et François Fèvre, ancien directeur de RCF Sarthe et candidat LR soutenu par le RN, pour réfléchir aux critères de discernement à la veille du vote:
Tant que Marine Le Pen refusera de se positionner clairement sur le clivage droite-gauche, le RN restera bloqué à mi-chemin.
Ce qui se déroule sous nos yeux avec une coalition entre Eric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan, Marion Maréchal et le RN, qui sera soutenue au second tour par Eric Zemmour et Reconquête, est inespéré. C’est une alliance des droites qui ne dit pas son nom car Marine Le Pen continue à refuser de se qualifier de droite (ce qui n’est pas complètement faux).
Mais les élections européennes nous en apprennent beaucoup sur la recomposition politique qui se déroule en Europe. L’analyse de Thibault Muzergues, auteur de Post-populisme, nous éclaire car il y voit la fin du “populisme” et le grand retour du clivage droite-gauche. Extraits de l’interview accordé à l’Incorrect :
Dans votre dernier ouvrage, vous montrez que le postpopulisme est progressivement en train de supplanter le populisme de la décennie dernière. Qu’entendez-vous par postpopulisme, et en quoi se distingue-t-il du populisme ?
Le postpopulisme est d’abord un moment, ce qui vient après le populisme : la crise populiste des années 2010 est déjà derrière un grand nombre de pays européens (hormis l’Allemagne et la France, qui y sont encore), et les populistes ne font plus recette : regardez l’Italie, où la Lega de Matteo Salvini est retombée sous la barre des 10% et termine derrière Forza Italia (pourtant menée par le fantôme de Silvio Berlusconi), alors que le Mouvement Cinq Étoiles, qui fait le plus mauvais résultat de son histoire dépasse tout juste cette barre des 10%. Le populisme, qui se basait sur un clivage entre le peuple et les élites, ne fait plus recette, et il est aujourd’hui dépassé par un retour au clivage classique entre la gauche et la droite – avec une droite plus conservatrice toutefois, et une gauche qui se cherche encore.
Au regard des résultats des droites aux dernières élections, la tendance au postpopulisme est-elle confirmée sur le continent ? Quelles conséquences sur le plan doctrinal ?
Le parlement européen est à la fois plus à droite, mais aussi dans une large mesure postpopuliste : les plus grands gagnants de cette élection, ce sont bien entendu les chrétiens-démocrates du PPE (centre-droit), qui ont généralement droitisé leur ligne et en tirent profit pour consolider leur place de plus grand groupe au Parlement européen. Les autres gagnants sont les Conservateurs et Réformistes européens (CRE) de Giorgia Meloni, qui eux aussi gagnent des sièges et pourraient bien se retrouver troisième plus grand groupe du parlement, coiffant ainsi au poteau le groupe Renew d’Emmanuel Macron. Un centre-droit qui s’est droitisé, une droite dure redevenue conservatrice et respectueuse des institutions, voilà un cocktail gagnant pour ces élections européennes (…)
On assiste à une grande recomposition de la droite française. Le RN, dont vous dites qu’il faisait figure d’exception, opère-t-il sa mue postpopuliste ? Cela signifie-t-il que nous inclinons vers un retour du clivage droite-gauche ?
La mue du RN est en cours (…) Et il est vrai qu’après un long travail de dédiabolisation, le RN est aujourd’hui en phase de construction de son acceptabilité, y compris dans les élites (…) Cela étant, le papillon n’est pas encore sorti de son cocon : dans son programme économique, le RN reste fondamentalement étatiste, voire socialiste (…)
Tant que Marine Le Pen refusera de se positionner clairement sur le clivage droite-gauche, tant que le RN ne se fondra pas dans le mainstream sur les questions économiques et internationales, ce dernier restera bloqué à mi-chemin, avec des conséquences probables sur ses performances.
En fait, c’est paradoxalement l’union de la gauche qui fait revenir le vieux clivage sur le devant de la scène, tandis que Macron et Le Pen ont tout intérêt à faire durer leur duel entre élites et populistes. Jordan Bardella le comprendra-t-il à temps ? C’est l’un des enjeux de cette élection…(…)”
1000 raisons de croire dans l’au-delà
Pour son cinquième numéro, le magazine 1000 Raisons de croire franchit le seuil de la mort et se penche sur les « expériences de mort imminente », un phénomène étonnant qui valide de
nombreux aspects de la doctrine chrétienne. Ce trimestriel est disponible dans tous les kiosques depuis le 19 juin.
Que nous révèlent les expériences de mort imminente (EMI) sur la mort et l’au-delà ? Pour y répondre, 1000 raisons de croire donne la parole à deux « expérienceurs » ayant radicalement changé de vie à leur « retour » sur terre, ainsi qu’à Khadija, musulmane marocaine, qui s’est convertie au Christ suite à une EMI. Le docteur Patrick Theillier, quant à lui, raconte son incroyable expérience en tant qu’ancien responsable du Bureau des constatations médicales, à Lourdes.
Par ailleurs, qu’ont en commun le Linceul de Turin, le Suaire d’Oviedo, la Tunique d’Argenteuil, et les fragments d’hosties de Lanciano et de Tixtla ? Elles sont toutes tachées d’un même sang appartenant au groupe AB, le plus rare. Quelle en est l’explication rationnelle ? 1000 raisons de croire répond.
Plongez aussi dans l’intimité spirituelle de l’ancienne première dame Cécilia Attias qui se livre avec cœur sur sa nouvelle vie à New York. Prolongez le voyage en Irlande pour découvrir le sanctuaire marial de Knock !
Dédié au grand public, le magazine a pour ambition de faire découvrir toute la beauté, la profondeur et la vérité de la foi chrétienne. Le magazine répond aux questions de ceux qui cherchent des arguments tangibles à la vérité de la foi chrétienne. Son objectif est de nourrir le débat, afin de sortir de l’écueil actuel du relativisme.
A couteaux tirés
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Alors que, selon plusieurs sources, il y aurait en France plus de 120 attaques au couteau quotidiennement, le Gouvernement a instauré une loi visant à interdire le port de cet objet dans l’espace public. Mais, “en même temps” une députée de la Macronie, indique que, dans les chiffres avancés, il faudrait inclure quelques accidents domestiques.
Sans doute, a-t-elle raison : il arrive parfois que, lorsque l’on épluche les pommes de terre, le couteau glisse de la main et occasionne ainsi quelques blessures. Cependant, il faudrait être particulièrement maladroit pour que le couteau se plante dans l’abdomen du voisin. D’ailleurs, je doute fort que l’on épluche fruits et légumes sur la voie publique.
Je suggère, à Mme Laure Miller, bien mal à droite en cuisine, un stage dans l’Aveyron au pays du couteau “Laguiole” afin de l’initier à l’art du maniement de cet ustensile. Les aveyronnais, dont beaucoup, ont un couteau “Laguiole” à la poche, sont assez dégourdis pour l’utiliser sans se blesser eux-mêmes, ni sans blesser le voisin. Ce petit bijou, qui sert principalement à couper des tranches de jambon et de saucisson ou à tartiner de savoureuses tartines de Roquefort, à d’autres utilisations. Hormis le tire-bouchon dont on connaît l’usage, se trouve également une alène. Celle-ci sert à perforer la panse des ruminants (vaches) afin de les libérer d’une trop grande satiété d’herbage. À trop brouter, on rumine mal. Ainsi, grâce à ce couteau, bien des vaches ou des taureaux ont pu être sauvés.
Mais ce n’est tout. Sur l’illustration, vous remarquerez la présence de petites pointes en laiton en forme de croix. Lorsque, le carillon du clocher du village voisin sonnait l’Angélus, les bergers plantaient en terre leur couteau face à la croix inscrite sur le manche. Ils se mettaient en prière pour rendre gloire à Dieu. Les pèlerins du Chemin de Saint Jacques-de-Compostelle, traversant l’Aubrac, se joignaient à eux dans des Alléluias.
Le couteau de Laguiole est donc bien un instrument liturgique. Il permet de couper le pain que le Christ transforme en son Corps et Le livre sur le bois de la Croix.
Ne faudrait-il pas que le couteau soit tiré plus souvent de la poche ?
