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Candace Owens licenciée pour avoir répété l’expression « le Christ est roi »

Andrew Klavan, animateur du Daily Wire, a déclaré que le licenciement de Candace Owens en mars dernier est dû à l’utilisation répétée de l’expression « le Christ est roi ».

M. Klavan, d’origine juive mais converti à l’anglicanisme, est un scénariste et auteur à succès. Bien qu’il se dise conservateur, il soutient ouvertement le « mariage » homosexuel. Lors d’un entretien avec le podcast britannique Triggernometry, M. Klavan a expliqué que le comportement de M. Owens rendait les choses « inconfortables » au sein de l’entreprise.

« Il y avait des choses qu’elle disait et qui étaient au moins perçues comme profondément antisémites ».

« Je crois aussi en la croix du Christ, mais si vous brûlez la croix sur la pelouse de quelqu’un, ce n’est plus la croix du Christ, c’est juste un véhicule ou un symbole de votre haine toxique ».

M. Klavan a déclaré que, bien qu’il ne sache pas si Mme Owens avait « l’intention » que ses remarques soient « reçues » de manière antisémite, les retombées « sont simplement devenues impossibles ».

Mme Owens a quitté le Daily Wire le 22 mars. Depuis novembre 2023, elle avait pris publiquement de nombreuses positions à l’encontre du discours néoconservateur dominant sur le conflit entre Israël et Gaza. Dans un tweet, elle a qualifié les attaques de « génocide ». Dans un autre, elle a cité la Bible en déclarant : « Heureux les artisans de la paix ». En réponse, Ben Shapiro, cofondateur du Daily Wire, a suggéré qu’elle démissionne tout en déclarant à ses partisans, lors d’une réunion privée, que son point de vue sur la guerre était « absolument honteux ». Mme Owens a indirectement répondu à M. Shapiro lors d’une interview avec Tucker Carlson, où elle a nié que ses propos étaient antisémites.

En mars, des catholiques traditionnels, des évangéliques, des juifs sionistes et d’autres se sont affrontés dans des débats houleux sur X pour savoir si l’expression « le Christ est Roi » était elle-même ou était utilisée à des fins « antisémites ». Le co-PDG du Daily Wire, Jeremy Boreing, a soutenu dans un long billet X que l’expression n’est « pas intrinsèquement antisémite » mais qu’elle « peut l’être » dans certains contextes.

En 2019, elle avait participé à la Convention de la droite à Paris.

Candace Owens a été vue récemment au sein du pèlerinage de Chartres.

 

Elle compte raconter sa conversion prochainement :

Il y a comme une logique de suicide collectif dans la pente euthanasique actuelle

Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, membre du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, signe une tribune dans L’Opinion contre le projet de loi actuellement en discussion :

La présentation par le président de la République du projet de loi « relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie » avait suscité de nombreuses inquiétudes. La directrice de la rédaction de La Croix avait qualifié les annonces présidentielles de « dévoiement de la valeur de fraternité ». Le moins que l’on puisse dire est que l’examen de ce projet par la Commission spéciale de l’Assemblée nationale a amplement confirmé ces inquiétudes.

Les critères d’éligibilité à la mort provoquée, d’emblée identifiés comme flous par de nombreux observateurs qualifiés, ont été considérablement élargis : en vue du recours au suicide assisté ou à l’euthanasie, pour appeler les choses par leur nom comme l’a recommandé le Conseil d’Etat, le critère du pronostic vital engagé à « court ou moyen terme » a été remplacé par celui d’une affection grave et incurable « en phase avancée ou terminale ». « Une affection grave en phase avancée » : voilà qui peut englober pratiquement toutes les pathologies, physiques comme psychiques.

Un article a été ajouté au projet de loi, avec l’avis expressément favorable du gouvernement, pour créer un délit d’entrave à la mort provoquée : «  Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur l’aide à mourir par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales de l’aide à mourir ».

Interdiction. N’y a-t-il pas là une interdiction, proprement liberticide, de tout débat durable sur la légitimité et le bien-fondé de la mort provoquée ? Certains médecins se demandent déjà si le fait de prendre en charge et de réanimer une personne en détresse qui a tenté de mettre fin à ses jours ne risquerait pas de tomber un jour ou l’autre sous le coup de cette disposition pénale.

Il est impressionnant de voir le nombre de personnalités très qualifiées, aux parcours professionnels, politiques, philosophiques et spirituels variés, qui ont pris la parole ces derniers jours avec vigueur et inquiétude sur le débat en cours. Marie de Hennezel, pionnière des soins palliatifs, dont François Mitterrand a préfacé le premier livre, La mort intime, a publié dans Ouest France une lettre ouverte au président de la République, qui, dénonçant l’assimilation de la mort provoquée à un soin, s’achève par une interpellation particulièrement vibrante :

« Vous rendez-vous compte de ce que cette perversion du concept de soin fera peser sur une profession déjà malmenée ? Comment ferez-vous pour restaurer cette confiance, pour protéger les plus vulnérables de notre société ? ».

Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’Etat, avait interrogé dans Le Monde dès septembre 2023 : « Légaliser l’euthanasie, n’est-ce pas renoncer à la construction de notre projet collectif ? ». Il vient de persister et de signer dans Le Figaro : « Au nom d’un droit nouveau, l’autodétermination de la personne, nous allons vers une société qui va ajouter au désespoir individuel une forme d’impuissance collective. Quand tout se juge à l’aune de l’utilité individuelle et de l’apparence de liberté, on ne parvient plus à penser en termes d’interdépendance et de solidarité ».

Humanisme. Beaucoup ont été saisis par le cri de Jeanne-Françoise Hutin dans Ouest France : « Si cette loi passe, je rends ma légion d’honneur ! ». Jeanne-Françoise Hutin est une grande personnalité de la pédagogie et de la construction européenne. En l’élevant au grade d’officier de la Légion d’Honneur il y a quelques années, le Président Macron avait déclaré :

« Vous êtes de ces humanistes qui rendent fier notre pays, et par les combats que vous avez livrés aux côtés de votre époux, dans l’enseignement et pour l’Europe, vous avez été un formidable moteur de progrès et un formidable exemple ».

Qu’est-ce qui justifie le cri d’alarme de Jeanne-Françoise Hutin ? Un certain sens du progrès précisément, qui passe par une meilleure prise en compte de la fragilité humaine. « La solution pour les personnes qui souffrent et qui sont malheureuses, souvent désespérées, ce serait donc de les tuer ! C’est dramatique ! Ces personnes, elles cherchent avant tout à être comprises, à être aimées, à être estimées ».

La litanie est longue des lanceurs d’alerte de l’authentique dignité : Didier Sicard, ancien président du CCNE, Emmanuel Hirsch, fondateur de l’espace éthique de l’AP-HP, Jean Léonetti, principal rédacteur de la loi qui porte son nom, de nombreuses associations de soignants, les philosophes Agata Zielinski, Jacques Ricot ou Dominique Bourg, le professeur Laurent Lantieri, qui a mené à bien la première greffe de visage au monde, le député et chef de service à l’hôpital Georges Pompidou Philippe Juvin, inquiet de voir qu’on repousse d’un revers de la main le serment d’Hippocrate, expression symbolique par excellence de la déontologie médicale, des députés aux appartenances partisanes variées comme le communiste Pierre Darhéville ou le socialiste Philippe Potier, sans oublier François Bayrou et la revue d’idées centriste France Forum.

Lanceurs d’alerte. Ces lanceurs d’alerte, malgré leurs états de service, crient dans le désert et se heurtent à la porte close d’un Gouvernement semble-t-il dépassé par une machine infernale qui s’est emballée.

Nous sommes tous désireux de lutter et contre la souffrance et contre l’obstination déraisonnable, dont il est d’ailleurs trop peu question dans les débats en cours. Il est évidemment plus que légitime d’engager un travail renouvelé à propos des douleurs réfractaires et des dispositifs innovants à mette en œuvre pour mieux y faire front. Mais la banalisation de la mort ne peut pas constituer une réponse juste à la souffrance humaine.

Si toute vie ne mérite pas d’être vécue et respectée, alors la logique de mort risque de l’emporter, ainsi que l’atteste la violence croissante de notre société. Il y a comme une logique de suicide collectif dans la pente euthanasique actuelle, une peur de vivre en réalité, un refus d’aimer la vie et de la faire aimer. Qui rouvrira un chemin de vie pour notre société si profondément blessée ?

Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, membre du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France.

Immigration et délinquance : il faut suivre

Maud Bregeon, député des Hauts-de-Seine et porte-parole du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, était invitée ce lundi 27 mai sur CNews. Interrogée sur l’attaque au couteau survenue dimanche à Lyon, par un immigré sous OQTF, elle a déclaré

« Il y a aujourd’hui en France, pas tout le temps, mais parfois, un lien entre insécurité et immigration. Et il faut être aveugle pour affirmer le contraire ».

Or, il y a quelques jours seulement, la tête de liste Renaissance aux élections européennes, Valérie Hayer, refusait de faire ce lien :

« Moi je n’essentialise pas les gens. Je ne fais pas de lien, comme le fait le Rassemblement national, entre délinquance et immigration ».

Y aurait-il des élections bientôt ?

Encore un bidule “éthique” en toc ?

Au Journal Officiel de samedi, a été publié le décret n° 2024-463 du 23 mai 2024 portant création du Comité consultatif national d’éthique du numérique.

Ce décret prévoit la création pour cinq ans d’un nouveau bidule, qui sera composé de vingt membres outre son président :

«1° Un membre du Conseil d’Etat et un membre de la Cour de cassation, nommés respectivement par le vice-président du Conseil d’Etat et par le premier président de la Cour de cassation ;

2° Sept personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les enjeux d’éthique du numérique :

– une personnalité proposée par le ministre chargé du numérique ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la sécurité intérieure ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la recherche ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé du travail ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la santé ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de la culture ;
– une personnalité proposée par le ministre chargé de l’éducation nationale ;

3° Six personnalités appartenant aux secteurs de la recherche scientifique et dotées d’une expertise particulière sur des sujets numériques, soit :

– un membre de l’Académie des sciences, proposé par son président ;
– un membre de l’Académie des technologies, proposé par son président ;
– un représentant de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, proposé par son président ;
– un représentant du Centre national de la recherche scientifique, proposé par son président ;
– un représentant de France Universités, proposé par son président ;
– un représentant de la Conférence des grandes écoles, proposé par son président ;

4° Trois personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les enjeux d’éthique, soit :

– un membre du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, proposé par son président ;
– un membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, proposé par son président ;
– un membre du Conseil national du numérique, proposé par son président ;

5° Deux personnalités qualifiées issues de la société civile, choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les enjeux d’éthique du numérique, soit :

– une personnalité qualifiée choisie en raison de sa connaissance de l’entreprise, de l’industrie et du monde du travail, proposée par le président du Conseil économique, social et environnemental ;
– une personnalité qualifiée choisie en raison de son action dans le domaine de la protection des droits des personnes dans le numérique, proposée par le Défenseur des droits.

Le président est nommé par décret du Président de la République. […] »

Il a pour mission de contribuer à la réflexion sur les enjeux d’éthique soulevés par les avancées des sciences, des technologies, des usages et des innovations dans le domaine du numérique et leurs différents impacts, notamment sociaux, économiques, environnementaux, individuels ou éducatifs, par la production de documents de référence, d’avis, de recommandations, d’actions de sensibilisation, l’animation de débats publics et la contribution aux réflexions internationales avec les instances qui conduisent des missions similaires.

Le comité pilote était dirigé par Claude Kirchner, directeur de recherche émérite à l’Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique (Inria). Cette annonce intervient alors qu’Emmanuel Macron a effectué plusieurs déclarations entendant faire de la France « une championne de l’intelligence artificielle ».

Il existe déjà un Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, dont l’éthique est en toc.

L’écologie intégrale a besoin de la reconnaissance de la famille

A l’occasion de la Journée internationale des familles, la FAFCE a adopté une résolution sur la centralité de la famille dans la transition écologique. Accueillie par l’organisation membre tchèque de la FAFCE à Brno, la résolution du Conseil d’administration de printemps a relié l’écologie et la dignité humaine aux préoccupations relatives à la pauvreté des enfants, à la protection des mineurs et à la sécurité numérique, ainsi qu’à l’hiver démographique.

La résolution de la FAFCE met l’accent sur un message d’espoir. Approuvée à l’unanimité, la résolution appelle

« les candidats aux élections du Parlement européen, les institutions européennes et tous les gouvernements nationaux à placer les familles au centre de leurs préoccupations. Il n’y a pas de protection possible de l’environnement sans protection de la famille ».

Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE, a conclu :

« Le problème n’est pas les enfants mais le consumérisme. Il n’y a pas d’écologie sans la personne, pas de personne sans la famille. Par conséquent, il n’y a pas d’écologie sans les familles et les communautés de familles au cœur de la transition ».

« La solidarité intergénérationnelle sera cruciale pour le succès de la transition écologique, ce qui nécessite une protagonisation de la famille et des réseaux familaux. C’est grâce à ces réseaux que nous pourrons lutter contre la pandémie de solitude et construire un avenir plein d’espoir. Alors que plus de 400 millions d’Européens voteront en juin pour le prochain Parlement, nous rappelons aux représentants politiques que protéger la planète, c’est protéger la famille ».

La résolution adoptée s’intitule « L’écologie intégrale a besoin de la reconnaissance de la famille ». Rappelant la récente déclaration Dignitas Infinita et l’encyclique papale Laudato Si’, la résolution souligne que « la dignité humaine de toute personne humaine prévaut sur et au-delà de toute circonstance et de tout contexte ».

Le Conseil d’administration a également accepté une nouvelle organisation membre à part entière, Accoglienza della Vita (Saint-Marin), qui était déjà observateur au sein de la Fédération, ainsi qu’une nouvelle organisation membre observateur au sein de la Fédération, en provenance d’Espagne : Asociación Católica de Propagandistas (ACdP). Fondée en 1909, l’ACdP est l’une des plus anciennes organisations catholiques laïques d’Espagne, dont le principal pilier est la participation des laïcs catholiques à la vie publique.

 

Les membres du Conseil d’administration de la FAFCE ont également écouté les contributions et les rapports d’activité des organisations membres à travers le continent, ainsi qu’une contribution des membres de la Plateforme Bouclier. La prochaine réunion ordinaire du Conseil d’administration aura lieu à Bruxelles, en novembre 2024.

 

A quelques jours de la Bulle d’indiction du Jubilé ordinaire de l’an 2025 du Saint Père Spes Non Confundit, les membres de la FAFCE ont échangé sur leurs activités à venir en 2025, notamment sur la sensibilisation aux réseaux familiaux et à l’hiver démographique, car « il est urgent qu’une législation responsable de la part des Etats s’accompagne du soutien ferme des communautés de croyants et de toute la communauté civile dans toutes ses composantes ».

La souffrance après l’avortement : un tabou

Depuis quatre mois, plusieurs femmes ayant subi un avortement ont été réunies par l’ECLJ. Elles sont allées à la rencontre de parlementaires français pour lever un tabou : la souffrance après l’avortement. Et espèrent obtenir des avancées législatives. Valeurs Actuelles tente de lever ce tabou :

« L’infirmière m’a dit que ce n’était pas un fœtus mais un amas de cellules, avant de le jeter à la poubelle. » Ce mercredi 22 mai, cinq femmes sont venues livrer leurs témoignages bouleversants. Elles ont été réunies par l’ECLJ (European Center for Law and Justice), pour pouvoir livrer leur expérience traumatique auprès d’une dizaine de parlementaires français, de tous bords politiques, qui ont accepté de les rencontrer. Leur objectif est triple : protéger les femmes de l’avortement contraint, faire reconnaître les violences psychologiques de l’IVG et mieux informer sur les alternatives à cette procédure. Leur détermination n’a pas été entamée par la constitutionnalisation de l’IVG le 4 mars 2024. Elle a même été renforcée par leur volonté de briser un tabou, celui de la douleur émotionnelle que provoque un avortement […]

 

Affaire Palmade : le bébé n’est pas mort !!

Pierre Palmade sera jugé par un tribunal correctionnel, annonce le procureur de la République de Melun. Il est poursuivi pour avoir causé des “blessures involontaires” dans un grave accident de la circulation, alors qu’il se trouvait sous l’empire de stupéfiants, le 10 février 2023 à Villiers-en-Bière (Seine-et-Marne). Outre le comédien, l’accident a fait trois blessés graves : un homme de 38 ans, son fils de 6 ans et sa belle-sœur de 27 ans, qui a perdu l’enfant qu’elle attendait.

Le juge d’instruction n’a pas repris l’intégralité des réquisitions du parquet, qui souhaitait que Pierre Palmade soit également poursuivi pour “homicide involontaire” après la perte du bébé. Mais un collège d’experts avait conclu qu’il était mort avant sa naissance. Donc qu’en fait il n’existe pas. Donc il n’y a pas eu de décès de bébé.

Les victimes “déplorent évidemment ce choix, au regard des éléments du dossier (…), mais également au regard de la décence et de l’humanité les plus élémentaires”, a réagi leur avocat, Mourad Battikh. En plaidant en faveur de poursuites pour “homicide involontaire”, “les parties civiles et le ministère public avaient pourtant impulsé une dynamique audacieuse pour faire évoluer le droit positif et le rendre plus humain”, juge-t-il.

Pierre Palmade se trouve en état de récidive légale “pour avoir déjà été condamné pour une infraction à la législation sur les stupéfiants”, précise le communiqué. La peine est normalement de sept ans d’emprisonnement pour blessures involontaires aggravées par deux circonstances, mais elle passe à 14 ans de prison et 200 000 euros d’amende du fait de la récidive.

Euthanasie : l’intox des « lignes rouges »

Le projet de loi du gouvernement sur la fin de vie a été profondément remanié par la commission parlementaire. Les fameuses lignes rouges encadrant (strictement. Sic) l’euthanasie ont été supprimées : suppression de la notion de maladie incurable, création d’un délit d’entrave…

Le Premier ministre Gabriel ATTAL a indiqué hier dans “La Tribune Dimanche” que le gouvernement s’opposerait lors de l’examen du texte en séance, qui doit débuter aujourd’hui, à la nouvelle version du projet de loi sur l’accompagnement de la fin de vie issue de son examen en commission.

“Les conditions sont strictement encadrées : être majeur, français, en capacité d’exprimer son choix avec discernement jusqu’a la dernière étape, être atteint d’une maladie grave et incurable avec un pronostic vital engagé a court ou a moyen terme et des souffrances physiques ou psychologies réfractaires aux traitements”.

En remplaçant la notion de “pronostic vital engagé a court ou moyen terme” par une “phase avancée ou terminale de la maladie”, la version de la commission spéciale “peut conduire a inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du texte. Le gouvernement proposera donc d’y revenir”, indique M. ATTAL, qui entend maintenir

“l’équilibre issu des longs mois de concertation et des travaux de la convention citoyenne”.

Le débat au sein de l’assemblée risque de se limiter au maintien de ces fameuses limites, encadrant l’euthanasie, limites qui finiront par être abrogées, tôt ou tard, comme sur l’avortement.

Or la vraie limite c’est d’ouvrir ou non la porte au crime de l’euthanasie, qu’on l’appelle suicide assisté ou autre. L’équilibre c’est de renforcer les soins palliatifs et de refuser l’euthanasie. Les élus du Parlement sauront-ils ne pas se laisser berner par le faux débat qui leur est proposé ?

Chronique des cinglés

Les femmes sont destinées à être “invisibilisées” par ces hommes qui se prennent pour des femmes. Après le sport, voici le cinéma.

Au festival de Cannes, Karla Sofía Gascón, un acteur espagnol qui se prend pour une femme, a reçu un prix d’interprétation féminine.

Synopsis du film : Surqualifiée et surexploitée, Rita use de ses talents d’avocate au service d’un gros cabinet plus enclin à blanchir des criminels qu’à servir la justice. Mais une porte de sortie s’ouvre à elle, aider le chef de cartel Manitas à se retirer des affaires et réaliser le plan qu’il peaufine en secret depuis des années : devenir enfin la femme qu’il a toujours rêvé d’être…

Laïcité ? Emmanuel Macron veut prononcer un discours à l’intérieur de Notre-Dame de Paris

La cathédrale Notre-Dame de Paris va officiellement ouvrir le 7 décembre prochain.

Emmanuel Macron et l’archevêque de Paris n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les modalités de la cérémonie, selon Le Canard enchaîné. L’État étant le propriétaire de la cathédrale depuis 1905, Emmanuel Macron souhaiterait remettre symboliquement les clés de l’édifice au clergé. Pas question pour l’archevêque qui argue que le bail n’a jamais été rompu et qu’il n’y a donc pas besoin de lui remettre des clés qu’il possède déjà.

Emmanuel Macron souhaiterait prononcer un discours à l’intérieur de la cathédrale. Pas question pour Mgr Laurent Ulrich qui veut reléguer le chef de l’État sur le parvis de la cathédrale.

L’appel à la prière islamique chanté à la cathédrale de Coutances en présence de l’évêque

Lors du concert de la messe pour la paix / l’homme armé à Coutances, les spectateurs ont pu entendre l’appel à la prière musulmane chanté sous les voûtes de la cathédrale, en présence de Mgr Cador, qui a fait un petit discours de bienvenue.

Les chaises tournent le dos à l’autel et la scène est au fond, sous l’orgue.

 

Le texte :

Il est possible de demander des explications au diocèse, en ligne ou par téléphone : 02 33 76 70 70

Louisiane : la pilule abortive classée « substance dangereuse »

Lu sur Gènéthique :

Jeudi 23 mai, le Parlement de l’Etat de Louisiane a adopté une proposition de loi visant à classer la mifépristone et le misoprostol, les deux produits utilisés dans le cadre des avortements médicamenteux, comme « substances contrôlées et dangereuses ». Un vote qui intervient alors qu’une décision de la Cour suprême sur l’accès à la mifépristone est attendue prochainement. Les promoteurs du texte expliquent que cela permettra de protéger les femmes contre les avortements forcés.

Actuellement, en Louisiane, ces pilules abortives ne peuvent être délivrées que sur ordonnance. Cette nouvelle classification exigera que les médecins aient une « licence spécifique » pour les prescrire. Elle imposera également des contraintes en matière de stockage. Le fait d’en posséder « sciemment » sans ordonnance valide sera en outre passible d’amendes « élevées » et de peines d’emprisonnement.

Ces produits ne sont pas classés comme des « substances contrôlées » par le gouvernement fédéral, car les autorités de réglementation ne les considèrent pas comme présentant « un risque important d’utilisation abusive ».

Le texte se trouve maintenant sur le bureau du gouverneur, Jeff Landry, qui a indiqué qu’il soutenait la mesure.

L’avortement n’est autorisé en Louisiane que s’il existe un « risque substantiel » de décès ou d’invalidité pour la mère si elle poursuit sa grossesse ou lorsque le fœtus présente une « anomalie mortelle ». Actuellement, 14 Etats ont mis en œuvre des lois similaires.

L’OQTF du jour

Dans le métro lyonnais, dimanche après-mid, un individu de 27 ans a été interpellé et placé en garde à vue pour avoir blessé quatre personnes avec un couteau.

Cet individu de nationalité marocaine se trouvait sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), prononcée par la préfecture de la Vienne en 2022. Originaire de ce département, il avait effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique en Nouvelle-Aquitaine mais aussi à Lyon, au Vinatier.

Aucune des victimes n’est en danger. Touchées à l’abdomen, «deux d’entre elles, ont été secourues en urgence absolue», précise la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes, dans un communiqué paru dimanche en fin d’après-midi. L’une d’elles, mineure, a dû être prise en charge au bloc opératoire d’un hôpital lyonnais.

30 mai : Messe d’action de grâces du 42e pèlerinage de Chartres

La messe d’action de grâces du 42e pèlerinage de Chartres sera célébrée par l’abbé Jean de Massia, Aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté. Cette messe aura lieu:

JEUDI 30 MAI 2024 à 19h30
Fête du Très Saint Sacrement
en l’église Sainte Odile
2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 PARIS

Venez nombreux ! Apportez vos bannières de chapitre !

A l’issue de la cérémonie, tous ceux qui le souhaitent pourront se réunir pour un buffet dans la crypte. Une participation sera demandée à l’entrée (prix indicatif du dîner: 10€).

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous!
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous!

778ème Fête-Dieu à Liège

La plus ancienne fête liégeoise sera célébrée en la basilique Saint-Martin le jeudi 30 mai à 19h00. Elle sera présidée par le nouvel Archevêque de Malines-Bruxelles, mgr Luc Terlinden, aux côtés de mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

Du 26 mai au 9 juin, plus de 12 jours de festivités rassembleront des milliers de personnes. Une vingtaine d’évènements et célébrations seront proposés : expositions, concerts, eucharisties, balade-découverte du ruisseau Sainte-Julienne, théâtre de marionnettes, prières et même un ciné-débat inédit.

En particulier : la traditionnelle et 778 ème célébration annuelle de la Fête-Dieu au Mont-Saint-Martin. L’eucharistie solennelle sera suivie de la procession des peuples du monde vers la Cathédrale au son des trompes de chasses. Elle marquera des pauses à la collégiale SainteCroix, Place Saint-Lambert, l’Opéra, la Vierge de Del’Cour en Vinâve d’ile. Fait inédit, une reproduction d’une toile de 3 mètres de haut représentant saint Lambert sera déroulée de façon temporaire lors de l’étape sur la place Saint-Lambert qui ne possède plus d’évocation visuelle du célèbre fondateur de la cité ardente. A l’arrivée à la Cathédrale Saint-Paul aura lieu une grande soirée NightFever avec 1.000 bougies pour la paix.

Le week-end des samedi 1 juin et dimanche 2 juin: célébrations de la Fête-Dieu, aux messes dominicales, dans toutes les églises du diocèse, avec procession à différents endroits. Ce sera aussi le grand week-end des églises ouvertes partout dans le pays.

Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège dit :

«Je me réjouis de célébrer la Fête-Dieu, ce trésor patrimonial immatériel et spirituel de notre cité, qui est maintenant célébrée partout dans le monde catholique. C’est la fête de l’Eucharistie, qui est en quelque sorte le big bang de l’Amour. Sous l’impulsion de femmes mystiques et engagées socialement, en particulier sainte Julienne du MontCornillon et la bienheureuse Ève de Saint-Martin, la Fête-Dieu a été instaurée en 1246 à Liège par un de mes prédécesseurs, évêque de Liège. Il s’agit d’une des plus anciennes fêtes liégeoises. Etendue mondialement dès 1264, elle est fériée dans de très nombreux pays. Elle est célébrée dans tous les diocèses du monde sous le nom de Fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ ou Corpus Domini. Elle donne lieu à de magnifiques processions. Le pape François lui-même mène la procession à Rome. »

Roger Dumont, président de la confrérie du Saint-Sacrement dit :

« La Confrérie du Saint-Sacrement est heureuse de cette mobilisation autour de la Fête-Dieu, et en particulier autour de l’Eucharistie solennelle et de la procession des peuples du monde du jeudi 30 mai.»

Annette Colson, responsable du Mouvement Eucharistique Liégeois ajoute :

« C’est également l’occasion de prendre le temps de s’arrêter pour prier pour la paix dont le monde a actuellement tant besoin. De nombreux lieux seront ouverts et des temps de prière, libres ou animés, sont proposés. Le jeudi 30 mai, après la procession de la Fête-Dieu, nous invitons les liégeoises et les liégeois à venir déposer une bougie pour la paix à la cathédrale entre 21h et minuit lors de la NighFever ».

Une semaine de festivités est organisée, sur les deux rives de la ville et dans la région dont Banneux et Tancrémont. En 2023, plus de 2000 personnes ont participé, tous âges confondus.

  • La grande conférence d’ouverture est internationale. Le père Etienne Kern, recteur du sanctuaire de Paray-leMonial en France, expliquera les liens intimes et surprenants entre la fête du Sacré-Cœur et la Fête-Dieu, révélée à deux grandes saintes à 4 siècles d’écart. Rendez-vous le lundi 27 mai à 20h au sanctuaire de SainteJulienne de Cornillon.
  • Une exposition évoquera le bienheureux Jean Soreth (1394-1471), « ine glwére d’amon nos-ôtes » ? qui a marqué et défendu la ville au temps du sac de Liège.
  • Il y aura aussi le dimanche 2 juin à 14h00 une balade-découverte du ruisseau Sainte-Julienne de Retinne, village natal de la sainte, aux étangs de la Julienne à Argenteau.
  • Un grand ciné-débat est prévu le mardi 4 juin 20h au collège Saint-Louis avec le film-documentaire « Sacerdoce ».
  • Quatre journées de prière et d’adoration sont organisées dans quelques hauts-lieux spirituels de Liège : avec les sœurs de Notre-Dame des Anges à Glain le mercredi, à la basilique Saint-Martin le jeudi, à la cathédrale Saint-Paul le samedi, au Sanctuaire de sainte Julienne le dimanche avec les sœurs clarisses à l’église du SaintSacrement. ou encore au Sanctuaire de Notre-Dame de Banneux ou au Vieux Bon Dieu de Tancrémont.

Nul n’est de trop sur la terre : croissance de la population et ressources

Contrairement au discours écologiste dominant, la croissance de la population ne va pas de pair avec un appauvrissement dû à une bataille pour la survie. C’est en tout cas ce que le “Simon Abundance Index“, un modèle de mesure économique démontre.

Le 22 avril dernier, le “Simon Abundance Index” (SAI) 2024 a été publié le jour même de la « Journée de la Terre ». Cet outil mesure le rapport entre les ressources disponibles et la taille de la population. Par « abondance », on entend l’accès économique aux produits recherchés. Cet index a été calculé pour la première fois en 1980, donnant une valeur de référence de 100 – pour être ensuite suivi chaque année. L’objectif de son concepteur, l’économiste et professeur à l’université du Maryland Julian Simon (1932-1998), était de vérifier empiriquement son intuition : si une population augmente, le prix des ressources tend à baisser. Cet énoncé va à rebours de la loi de l’offre et de la demande qui induirait au contraire une hausse des coûts si la demande explose.

Son confrère de l’université de Stanford, le biologiste Paul Ehrlich, s’opposait à cette hypothèse : il était l’un des premiers écologistes à afficher la « surpopulation » comme le principal danger pour le futur de l’humanité. Pour ce dernier, l’augmentation exponentielle du nombre d’habitants de notre planère devait automatiquement engendrer une raréfaction des ressources et une crise économique majeure liée à l’augmentation des prix. Ehrlich était en droite ligne du premier mouvement écologiste qui a institué cette « Journée de la Terre » dès 1970. Ce même groupe dénonçait – avec raison – les dommages subis par notre environnement après deux siècles d’une croissance économique plus forte que jamais dans l’histoire de l’humanité.

Simon et Ehrlich sont tombés d’accord pour faire un pari : si le panier moyen comprenant cinq métaux augmentait entre 1980 et 1990, Ehrlich sortirait vainqueur… Les ressources choisies étaient le chrome, le cuivre, le nickel, l’étain et le tungstène. Pendant cette décennie, la population mondiale s’est accrue de 850 millions de personnes. En parallèle, le panier moyen de ces métaux a baissé de 36 %… Ehrlich s’est donc acquitté de sa dette de bonne grâce. Or, des années plus tard, le risque de la « surpopulation » obsède encore le mouvement écologiste qui s’est radicalisé en un demi-siècle — jusqu’à qualifier les êtres humains de cellules cancéreuses pour notre planète… Notons qu’il réclame aussi parfois l’imposition de lois limitant la consommation d’eau individuelle ou collective, voire interdisant la viande. Alors que de plus en plus d’observateurs s’inquiètent au contraire des conséquences d’un écroulement démographique, les media relaient encore l’idée qu’une chute de la natalité est une bonne chose car « il y a trop de monde sur Terre ».

Marian L. Tupy du Cato Institute a travaillé avec le professeur Gale L. Pooley de l’université de l’Utah pour compléter le SAI. Affinant le champ d’étude, ils ont suivi les 50 produits les plus échangés dans le monde sur la base d’un coût exprimé en temps de travail nécessaire et non en monnaie. Cela permet d’obtenir une vision plus objective de la prospérité d’une population par le suivi de son pouvoir d’achat. Le résultat est sans appel : entre 1980 et 2023, le prix moyen de ces 50 produits s’est écroulé de 70,4 % à l’échelle mondiale. Bien entendu, cette évolution est inégale et largement influencée par le rattrapage économie de la très populeuse Asie. Il n’empêche que pendant ces 43 ans, la population mondiale a augmenté de 80,2 % (de 4,4 à 8 milliards d’individus). Les calculs confirment les observations de Julian Simon faites sur une sélection de métaux : non seulement on n’observe pas d’appauvrissement dans le cadre d’une explosion démographique mais cette dernière est dépassée par la croissance économique.

Les êtres humains ne sont donc pas, selon Tupy, comparables à des sauterelles pillant les ressources disponibles. Nous ne sommes pas juste des consommateurs, mais aussi des créateurs grâce à l’intelligence individuelle et collective. Et cette considération n’exclut en aucun cas la nécessité d’une consommation raisonnée ou d’apprendre d’erreurs passées pour prendre soin de la nature. En effet, le SAI reste un indice économique qui n’induit pas que les ressources terrestres soient infinies. Néanmoins, il permet d’offrir un contrepoids objectif à une vision apocalyptique et anti-humaniste. Cet indice économique doit être par ailleurs interprété avec précaution : la croissance économique spectaculaire observée — dans un contexte de fortes pressions démographiques — a donc permis un enrichissement global et par là, un meilleur accès aux ressources. Mais est-ce là justement le signe d’un modèle fondé sur la surconsommation — une offre pléthorique qui crée de la demande ? Par ailleurs, les signes s’accumulent quant à la probabilité d’un effondrement démographique, a minima en Occident. On peut donc craindre une crise économique mondiale à cause de la corrélation entre population et richesse que semble indiquer le SAI. Un tel scénario confirmerait que la surconsommation n’est pas un modèle pérenne : la correction due à une chute de la population serait d’autant plus forte… Avec moins de cerveaux disponibles pour trouver des solutions.

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Le féminisme est un néo-catharisme

Eve Vaguerlant, agrégée, docteur en lettres, enseignante dans un collège d’Ile-de-France et mère d’une petite fille, publie un ouvrage dénonçant L’Effacement des mères : Du féminisme à la haine de la maternité. Les femmes ont de moins en moins d’enfants en France et aucune voix ne peut plus aujourd’hui s’autoriser à encourager une politique nataliste. Analysant ce tabou idéologique, l’auteur montre que, dès son origine, le féminisme issu des années 1970 n’a pas seulement eu pour vocation de libérer les femmes de l’emprise de leur père et de leur mari, mais de les éloigner de la maternité. Ce féminisme est allé plus loin en soutenant la négation de la différence des sexes, qui pousse à rejeter en priorité la première caractéristique du féminin, à savoir la possibilité de porter la vie. Aujourd’hui, en faisant du féminin un choix, un « ressenti », entièrement déconnecté de toute réalité biologique, les arrière-petites-filles de Mme de Beauvoir prônent une idéologie qui, à terme, nie purement et simplement la nature de l’homme et de la femme.

Elle rapproche le féminisme moderne de l’hérésie cathare :

Les cathares voulaient s’abstraire d’un monde jugé mauvais, pour tendre vers une vie de purs esprits ; les féministes veulent aujourd’hui créer un être féminin entièrement désincarné, indépendant de toute donnée biologique ; elles veulent épurer les rapports entre les hommes et les femmes, les rendre parfaitement lisses, vidés de toute pulsion de désir (du côté du mal en tout cas), afin de les rétablir sur le mode du contrat. Elles créent un nouveau puritanisme qui voit avec horreur la drague et même la galanterie et qui finit par ruiner la complicité sexuelle et l’érotisme. Elles aussi la chair en horreur, et rejettent la maternité qui fait de la femme un être tellement charnel. On a souvent recouru à propos des cathares à l’expression pascalienne “Qui veut faire l’ange fait la bête” ; en effet, l’idéal de pureté cathare aboutissait finalement, sinon à une ignoble débauche, du moins à un dévergondage qui rendait les gens insensibles à ce qu’il y a de beau dans l’engagement de deux êtres pour la vie ; sans parler de l’aveuglement ou de la cruauté dont il faut faire preuve pour laisser un enfant malade ou une personne âgée mourir de faim et de soif.

Transmettre la foi en 2024 : mission impossible ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent dans l’émission En Quête d’esprit :

  • Mgr Athanasius SCHNEIDER, évêque auxiliaire d’Astana
  • Steven GUNNELL, réalisateur
  • Victor, influenceur

 

Dépénalisation de la pédopornographie en Allemagne

La majorité sociale-libérale du Bundestag allemand a réduit les peines encourues pour la possession et la distribution de matériel pédopornographique, les ramenant au rang de délits. Les groupes pro-pédophiles se réjouissent.

Après la libéralisation du cannabis et la nouvelle loi permissive sur le changement de sexe, cette tolérance envers la possession de matériel pédopornographique, en la faisant passer d’un délit grave à un délit mineur et en réduisant les peines minimales pour la possession et la distribution de matériel pédopornographique, fait sombrer l’Allemagne.

Le projet de loi, qui entrera en vigueur dans les prochaines semaines, prévoit que « la possession et l’acquisition doivent être punies d’une peine minimale de trois mois d’emprisonnement et la distribution d’une peine minimale de six mois d’emprisonnement ». Les infractions visées par l’article 184b du code pénal sont donc qualifiées de délits.

L’Union chrétienne-démocrate (CDU) et l’Union chrétienne-sociale de Bavière (CSU), qui ont voté contre les amendements en faveur de la pédophilie et de la pédopornographie avec l’AfD (Alternative für Deutschland), se sont déclarées fermement opposées, convaincues que « la distribution, la possession et l’acquisition de matériel pédopornographique doivent, en principe, rester qualifiées de crimes ». Les associations de protection des mineurs, dont la « Deutsche Kinderhilfe – Die ständige Kindervertretung » (Aide allemande à l’enfance – Représentation permanente des enfants), dont le président, Rainer Becker, a également souligné qu’avec ces nouvelles règles, l’Allemagne pourrait également violer une directive de l’Union européenne qui considère tout support pédopornographique comme une infraction pénale grave.

La coalition de gauche, au lieu de combattre le phénomène répugnant de la maltraitance des enfants, est intervenue pour le « réguler » dans un sens permissif. Les législateurs majoritaires ont justifié leur décision en affirmant que la dépénalisation offre « la flexibilité nécessaire » pour faire face au « pourcentage élevé de délinquants juvéniles » et favorise également les parents et les enseignants qui découvrent de la pédopornographie sur les appareils des jeunes et la transmettent aux autorités compétentes. Au lieu de répondre aux exceptions prévues par la loi pour répondre à ces besoins particuliers, les socialistes, les verts, les libéraux et les gauchistes ont rétrogradé l’ensemble de la possession et de la distribution de pédopornographie. Une solution qui ne fait que favoriser les pédophiles !

Certains groupes favorables à la libéralisation de la pédophilie jubilent, en particulier « Krumme-13 », ou simplement K13, qui non seulement s’est félicité du vote, mais s’est également plaint qu’aucun politicien ne s’était encore « excusé auprès des milliers et des milliers de personnes concernées qui ont été victimes » des lois pénales aujourd’hui disparues. Une fois de plus, ces gauchistes et libéraux relativistes ont abusé du concept de « consentement », selon lequel si toutes les parties consentent librement, il n’y a pratiquement rien qui puisse être interdit à juste titre par la loi. Ce raisonnement corrompu s’applique à la justification de la pédophilie et de la pédopornographie, mais aussi au changement de sexe (genre) des garçons. En effet, le 12 avril, la même majorité gouvernementale et les gauchistes ont adopté une législation encourageant la prise de bloqueurs de puberté ou d’hormones de sexe opposé, ou encore la réalisation d’opérations chirurgicales irréversibles pour les enfants.

En Allemagne, la dépénalisation de la pédopornographie conduira sans aucun doute à la prolifération de la pédopornographie et à un retour au pire socialisme tribal, déjà expérimenté dans les communes socialo-communistes allemandes des années 1970 avec la « libération » des enfants de leurs inhibitions sexuelles, ainsi que l’usage de drogues et le « sexe libre ». Ce retour progressif au pire de 68 est-il la proposition de prospérité européenne future dont le socialisme, l’environnementalisme et le libéralisme sont porteurs ?

Solignac : Aménager une hôtellerie destinée à accueillir des retraitants

Le Diocèse de Limoges monte l’opération : Limousins Solidaires !

La soirée aura lieu le mercredi 29 mai à l’Opéra de Limoges, sur un principe de courtes présentations, de témoignages et de levée de dons.

L’opération organisée par Le Diocèse de Limoges permet de mettre en lumière 9 associations ou communautés dont le Prieuré Saint-Joseph de Solignac fait partie. Vous pouvez consulter la présentation du projet par Limousins Solidaire : L’ABBAYE DE SOLIGNAC (limousins-solidaires.fr). Ces associations œuvrent toutes au quotidien pour valoriser le diocèse et le Limousin.

Cette soirée inédite est l’occasion de présenter des projets à fort impact autour du handicap, de l’éducation, du développement durable, de la culture et du patrimoine, à un parterre de donateurs et de récolter des dons pour leur réalisation.

Chaque porteur de projet aura 3 minutes pour présenter son projet. A l’issue de chaque pitch un commissaire-priseur entre en scène et appelle la salle à faire des dons. Une première fois à 3 000€, puis 1 000€, puis 500€ et un dernier palier à 100€. Pour manifester son don les invités portent chacun un panneau avec un numéro unique qui lui est attribué à son arrivée. Dès lors que l’invité souhaite soutenir un projet, il lève son panneau au palier de son choix.

Si vous êtes prêts à soutenir le projet du Prieuré Saint-Joseph de Solignac :

Si vous ne pouvez être présent le 29 mai, la soirée sera retransmise en direct sur la page d’accueil du site https://limousins-solidaires.fr/  et vous pourrez ainsi y participer. Cependant pour l’heure l’objectif étant de remplir l’Opéra, nous vous encourageons à opter pour la solution via internet seulement si vous ou vos amis ne peuvent-être disponibles le 29 mai.

Terres de Mission – Pèlerinages de Pentecôte : la vitrine de la Tradition catholique

Eglise universelle : Succès du 42ème pèlerinage de Pentecôte

Les pèlerinages de Pentecôte sont devenus, pour le grand public, la vitrine du monde catholique traditionnel. Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, dresse le bilan du pèlerinage Paris-Chartres, fort de 18 000 participants,  et nous en présente les principaux temps forts et événements marquants, en particulier la présence du cardinal Muller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour la messe du lundi.

Eglise en France : Chartres t’appelle ! – Une Pentecôte de Chrétienté

Rémi Fontaine, un des fondateurs du pèlerinage de Chrétienté, N-D de Paris – N-D de Chartres, en 1983, nous présente les circonstances de la fondation du pèlerinage dans un beau livre de témoignages : “Chartres t’appelle ! – Une Pentecôte de Chrétienté”. Il nous présente la spiritualité propre de ce pèlerinage ainsi que ses intuitions fondatrices. Une belle œuvre de piété filiale !

Eglise en Marche : Opération prophète

Ce prophète est le cardinal Stefan Wyszynski, primat de Pologne dans les années 1950 qui prépare la voie à l’accession au Souverain pontificat de l’abbé Karol Wojtyla, futur pape Jean-Paul II. Ce film, distribué par Saje, nous est présenté par Laurent Dandrieu, critique cinématographique de Valeurs actuelles. Il nous décrit la lutte incessante du primat contre les autorités communistes, en mettant particulièrement en valeur la préparation du millénaire du baptême de la Pologne en 1966 et le pèlerinage à Czestochowa dont s’inspirera… le pèlerinage de Paris à Chartres à la Pentecôte.

L’euthanasisme, une idéologie issue de Nietzsche, exprimée dans “L’Antéchrist”

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

«Périssent les faibles et les ratés. Et qu’on les aide à disparaître… » Ces mots de Nietzsche dans L’Antéchrist (1895) décrivent parfaitement l’enjeu de civilisation du débat sur la fin de vie, entre deux philosophies qui s’affrontent.

D’un côté, celle de Nietzsche, philosophe allemand qui rejette violemment une civilisation chrétienne qui a selon lui trop le souci des faibles. Pour lui, la vie ne vaut pas d’être vécue à tout prix : « Si vous estimez que la vie ne vaut rien, qu’elle n’est que souffrance digne de pitié, pourquoi donc tenez-vous encore à elle… ? » Le même Nietzsche se fera le chantre de la volonté de puissance et du surhomme, qui inspireront ensuite le nazisme et les idéologies qui prônent la sélection des êtres humains pour améliorer la race humaine.

De l’autre côté, la civilisation chrétienne, appuyée sur la sagesse grecque – le serment d’Hippocrate – et la morale juive – les Dix Commandements – dont l’honneur dans l’histoire a été de protéger les plus vulnérables : les enfants par l’école, les malades par l’hôpital, et plus récemment encore, les vieillards en fin de vie. Ici point de faiblesse comme le reprochait Nietzsche, mais au contraire, la fleur d’une civilisation fondée sur le commandement de l’amour. L’amour en acte, et pas uniquement par des paroles généreuses, mais utopiques.

Ce conflit sous-jacent au projet de loi sur la fin de vie ne se résoudra pas facilement. Car face à cette inversion présentée comme un progrès, il y a une réelle difficulté à faire reconnaître la loi naturelle comme terrain d’entente entre croyants et non-croyants. La Révélation divine reste donc seule pour porter secours à à la « déroute de la raison », titre d’un livre récent de François-Xavier Putallaz, et faire entendre la voix de la conscience derrière l’écran de fumée du langage subverti – « mourir dans la dignité » – et de la manipulation de l’opinion.

C’est en Dieu seul désormais que réside le respect absolu de la personne humaine. En Dieu seul se trouve une vision positive de la nature humaine, qui malgré tout comporte quelque chose de bon, cette étincelle divine placée par amour par le Créateur dans sa créature. Et cette vision se trouve à rebours d’une conception pessimiste sur l’homme, qui fait de la personne un matériau, tout juste bon à jeter quand il est défectueux, selon cette « culture du déchet » si souvent dénoncée par le pape François.

Quel regard sur la mort ?

Cette dernière bataille découle aussi de notre regard sur la mort. La beauté de la civilisation chrétienne a été de montrer un horizon qui dépasse cet événement inéluctable et scandaleux, mais qui constitue le point de passage obligé vers l’au-delà. Dès lors, tous les efforts de cette civilisation seront d’en atténuer les effets douloureux, comme au Moyen Âge où la mort réunissait tout un village pour accompagner le deuil. Comme le font aujourd’hui les Petites Sœurs des Pauvres, et tant de religieuses, en situant la mort dans la continuité la plus douce possible avec la vie, jusqu’au dernier instant.

Comme elles, il s’agit ainsi de substituer à la prétention de tout maîtriser, y compris la mort, un consentement, une « plongée dans le mystère » comme l’écrit François-Xavier Putallaz. Mystère de l’amour qui offre un commandement nouveau par-delà la mort : « Viens, suis-moi. »

Prêtez pour la construction d’une église au château de Cressia

L’époque est malheureusement plutôt à la destruction de nos belles églises. Et pourtant, sur les hauteurs des vallées jurassiennes vaporeuses, se dresse un château fort du XIIIème siècle qui brille de ses mille feux. Chargé d’histoire, ce lieu resplendissant a su traverser les époques en étant le rempart au progressisme ambiant. Protecteur de l’abbaye Saint Pierre de Gigny implantée à proximité, ce château médiéval est aujourd’hui le cadre inspirant d’une œuvre éducative : le Cours Notre-Dame de l’Annonciation. En effet, en 1985, les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux rachètent cette pépite fortifiée pour y transmettre leur enseignement enraciné : « Graver le nom de Jésus au cœur de l’enfant ».

Comptant 64 élèves à son commencement, le Cours Notre-Dame de l’Annonciation se développe et rayonne au fil des ans pour atteindre près de 200 élèves de la Moyenne Section à la Terminale. Ce succès impose d’agrandir le cadre d’accueil. Dans l’esprit des bâtisseurs des grandes heures de notre civilisation, les Mères décident de construire une église ainsi qu’un nouveau réfectoire et une cuisine. Ces travaux commencés en 2022 arrivent dans leur dernière phase.

Nous pouvons déjà admirer la beauté de l’œuvre avec sa charpente et son clocher remarquable. Le financement de cet élan créateur a été assuré pour ses ¾ par de nombreux généreux donateurs sensibles à leur vocation féconde et si nécessaire à l’élévation de notre jeunesse. Le dernier ¼ est l’objet de cet appel à s’y associer, par la souscription à un prêt participatif, occasion unique de donner du sens à son épargne tout en offrant du beau, du bien et du vrai.

Avec 257 sœurs, 21 écoles et 2577 âmes accompagnées dans leur élévation, les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux poursuivent leur mission : créer des écoles chrétiennes libres où la transmission des vérités de la Foi et la culture classique sont mises à l’honneur.

Souhaitez-vous participer à ce projet de bâtisseurs des temps modernes en donnant du sens à votre épargne ?

À l’heure où chacun recherche une utilité féconde à son argent dûment gagné par son travail, les Mères de Fanjeaux nous proposent cette opportunité : devenir prêteur de leur congrégation. Il s’agit de contribuer à un prêt participatif rémunéré.

Pour s’informer et devenir prêteur des Mères, cliquez sur le lien ci-dessous :

https://www.credofunding.fr/fr/notre-dame-annonciation-cressia

Fête de la Très Sainte Trinité

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous voici dans le temps après la Pentecôte, le plus long de l’année liturgique, puisqu’il en couvre à peu près la moitié, et va nous conduire jusqu’à la fin de novembre. En ce premier dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la fête de la Très Sainte Trinité, Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit…

Autrefois, selon le rit romain, ce dimanche qui suivait la veillée nocturne du samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte à Saint-Pierre, était consacré au repos : Domínica vacat. Mais vers le VIIIe siècle, les calendriers romains commencent à noter une octave de la Pentecôte – à l’imitation certainement du dimanche in Albis – avec la lecture évangélique du colloque du Seigneur et de Nicodème (Jn, 3, 1-16) où il est question de l’efficacité de l’action du Saint-Esprit dans la régénération baptismale. Presque en même temps apparaît en usage la leçon actuelle pour la messe du Ier dimanche après la Pentecôte (messe que l’on ne peut entendre qu’en semaine quand le calendrier le permet) de l’Évangile selon saint Luc (6, 36-42). Toutefois en 1334, l’un et l’autre passages devinrent à peu près inutiles, en raison de la fête nouvelle de la Très Sainte Trinité, qui fut introduite par Jean XXII dans le rit romain.

Pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, nous trouvons une fête qui n’a pas pour but de commémorer un événement de l’histoire du salut, mais de nous remettre en mémoire et graver en notre esprit un des dogmes fondamentaux de la foi catholique. C’est seulement à la fin du Moyen Âge que l’Église en a éprouvé le besoin en raison du refroidissement des convictions et de la prolifération des théories hétérodoxes. Cette fête était célébrée en certains lieux dès le Xe siècle, à la suite de révélations privées, mais ce n’est qu’au XIVe siècle qu’elle a été instituée officiellement pour l’Église universelle et fixée au premier dimanche après la Pentecôte. Il s’agit donc ici d’un office composé, non de l’expression spontanée de la prière de l’Église comme pour les messes plus anciennes. Les mélodies ne sont pas originales, à part l’Alléluia qui a été repris dans un office existant. Ce sont des adaptations plus ou moins adroites, il faut le dire, de textes nouveaux à des mélodies qui avaient été faites pour d’autres.

Les textes de la messe de la fête de la Sainte Trinité ne constituent pas un exposé théologique du dogme, comme ce sera le cas dimanche prochain pour la fête du Saint Sacrement. Comment exprimer l’inexprimable ? Ils se contentent de répéter indéfiniment notre louange à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. En particulier les chants de la messe disent tous à peu près la même chose et on remarquera que les cinq pièces du propre : Introït, Graduel, Alléluia, Offertoire et Communion commencent toutes par le verbe bénir, benedicere c’est-à-dire : dire du bien. Et lorsque c’est l’homme qui est sujet, ce verbe est synonyme de louer. Ces textes s’inspirent plus ou moins de deux passages de la Bible, tous deux dans l’Ancien Testament, le cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise au livre de Daniel, qu’on trouvera au Graduel et à l’Alléluia, et les paroles de l’archange Raphaël au livre de Tobie, qu’on trouvera à la Communion et dont s’inspirent l’Introït et l’Offertoire, en y ajoutant la notion de Sainte Trinité dont l’Ancien Testament ne parlait évidemment pas.

L’idée d’une solennité spéciale en l’honneur de ce mystère, fondement de notre foi chrétienne, est belle, et le moment de sa célébration, à l’expiration du temps pascal, est heureusement choisi. On sentait comme le besoin de manifester toute notre reconnaissance à l’Auguste Triade, qui a daigné accomplir avec tant de miséricorde et tant d’honneur pour nous, l’œuvre de notre Rédemption (c’est la phrase que nous répétons à l’Introït, à l’Offertoire et à la Communion : « parce qu’il a fait éclater sur nous sa miséricorde »). Pour l’amour de nous, le Père éternel a daigné nous donner comme hostie et victime d’expiation son Fils unique lui-même ; Jésus nous a aimés in finem, c’est-à-dire jusqu’à s’immoler lui-même pour nous ; l’Esprit Saint s’est donné à nous si intimement qu’il est appelé donum, le don, précisément parce qu’il nous atteste l’amour du Père et du Fils à notre égard.

De plus, la révélation du dogme de la Très Sainte Trinité est un de ces secrets que les Hébreux avaient seulement entrevus mystérieusement, mais qui ne fut expressément révélé que dans la Nouvelle Loi. Il regarde la vie intime de Dieu ; or, les choses intimes ne se disent pas à tous, mais seulement aux amis. La connaissance de Dieu trine dans les Personnes et un dans son essence, marque le plus haut sommet de la science théologique et confère au peuple chrétien une perfection et une dignité si grandes qu’on peut bien dire qu’en ce dogme réside l’honneur, la gloire et le salut de l’Église. C’est donc fort à propos, après que l’Esprit Saint est venu instruire le troupeau des fidèles, les initiant à la possession intégrale de la vérité divine, que la famille chrétienne s’élève à la contemplation et à l’adoration in Spíritu et veritáte de l’auguste Triade, qui constitue la fin première et essentielle de l’Incarnation du Sauveur et de la rédemption du monde

Introït Benedicta sit

Voici le texte de l’Introït :

Benedicta sit Sancta Trinitas, atque indivisa unitas : confitebimur ei quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénie soit la Sainte Trinité et son indivisible unité ; Proclamons sa louange car elle a exercé envers nous sa miséricorde.

La mélodie est calquée presque note pour note sur celle de l’Introït Invocabit me du premier dimanche de Carême, qui est affirmative, pleine d’une assurance paisible et assez solennelle. Le verset est le premier du psaume 8 :

Domine Dominus noster : quam admirabile est nomen tuum in universa terra !
Seigneur notre maître que votre nom est admirable sur toute la terre.

Ce verset est suivi comme toujours du Gloria Patri qui convient aujourd’hui plus que jamais.

Graduel : Benedictus es

En ce premier dimanche après la Pentecôte, fête de la Sainte Trinité, le temps pascal étant terminé, nous allons retrouver le Graduel pour la première fois depuis le dimanche de Pâques.

Le texte de ce Graduel est emprunté au cantique des trois jeunes hébreux dans la fournaise, au livre de Daniel, grand cantique d’action de grâces dont tous les versets commencent par le verbe ” bénir “.

Benedictus es, Domine, qui intueris abyssos, et sedes super Cherubim. Benedictus es, Domine, in firmamento cæli et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni, Seigneur, qui contemplez les abîmes et trônez au-dessus des Chérubins. Vous êtes béni, Seigneur, au firmament du ciel, et digne des louanges dans les siècles.

La mélodie est calquée, à peu près note pour note là aussi, sur celle du Graduel Constitues eos de la fête des saints Apôtres Pierre et Paul le 29 Juin. Mais, comme on le sait, les Graduels sont généralement faits de formules toutes faites qui s’enchaînent les unes aux autres. Ils s’adaptent donc plus facilement à des textes différents. Ici l’adaptation est excellente et les grandes vocalises de la mélodie expriment bien la louange du texte. En particulier le mot Domine se retrouve une fois au grave et une fois à l’aigu sur des mélodies réservées habituellement au nom du Seigneur.

Alléluia : Benedictus es

L’Alléluia de la fête de la Sainte Trinité est la seule pièce ancienne de cette messe. Il a été repris à la messe de la veille, le samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte. Dans les premiers siècles, les samedis des Quatre-Temps étaient des jours d’ordinations et la messe était très longue ; commencée dans la soirée, elle se poursuivait une partie de la nuit, et servait de messe de dimanche. Cet Alléluia est donc bien à sa place aujourd’hui, d’autant que son texte convient parfaitement à la fête. Les messes des samedis des Quatre Temps comportent de nombreuses lectures, parmi lesquelles on trouve toujours le cantique des trois jeunes hébreux dont nous venons de parler à propos du Graduel. Le texte de l’Alléluia qui le suit en est également tiré.

Benedictus es, Domine, Deus patrum nostrorum, et laudabilis in sæcula.
Vous êtes béni Seigneur, Dieu de nos pères, et digne de louanges dans les siècles.

La mélodie cette fois, est originale. Elle est légère et très joyeuse.

Offertoire Benedictus sit

Le texte de l’Offertoire de la fête de la Sainte Trinité est à peu près le même que celui de l’Introït. Les trois personnes y sont seulement en plus explicitement énumérées.

Benedictus sit Deus Pater, unigenitusque Dei Filius, Sanctus quoque Spiritus : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Béni soit Dieu le Père et le Fils unique de Dieu ainsi que le Saint Esprit, car il a exercé envers nous sa miséricorde.

On remarquera dans ce texte que, si les trois personnes sont énumérées, les verbes restent au singulier, montrant bien qu’elles forment un seul Dieu.

Comme celle du Graduel, la mélodie est calquée sur celle de la pièce correspondante de la messe des saints apôtres Pierre et Paul, dont le Graduel et l’Offertoire ont exactement le même texte. Mais ici l’adaptation est moins heureuse. Cette mélodie est assez complexe et très ornée, pleine de mouvement, mais se termine dans une ambiance contemplative.

Communion Benedicimus

Nous trouvons dans l’antienne de Communion de la fête de la Sainte Trinité le texte du livre de Tobie dont ceux de l’Introït et de l’Offertoire étaient plus ou moins inspirés. Ce sont les paroles de l’Archange Raphaël lorsqu’il se fait connaître, et invite Tobie et sa famille à rendre grâces à Dieu pour tous les bienfaits qu’ils ont reçus par son intermédiaire.

Benedicimus Deum cæli, et coram omnibus viventibus confitebimur ei : quia fecit nobiscum misericordiam suam.
Bénissons le Dieu du ciel et proclamons sa louange devant tous les êtres vivants, car il a exercé envers nous sa miséricorde.

Ce texte nous rappelle ainsi que la Sainte Trinité est source d’amour. Seule petite différence avec le texte original, les verbes sont passés de la deuxième à la première personne : Bénissons au lieu de Bénissez. À part cela, c’est le texte exact de la Bible, tandis que l’Introït et l’Offertoire n’en avaient repris que les derniers mots et le verbe bénir au début. La mélodie est celle de la Communion Feci judicium de la messe d’une vierge martyre, avec quelques petites variantes. Elle est assez douce dans un mode contemplatif.

Diocèse de Quimper : les fidèles en appellent à Mgr de Moulins-Beaufort

Le jour même où les téléspectateurs découvraient la messe traditionnelle retransmise en direct sur Cnews, l’Évêque de Quimper et Léon [photo] signait une lettre évoquant la suite donnée à l’expulsion de la Fraternité Saint-Pierre : fin des messes en semaine, du Triduum pascal, des baptêmes, mariages et obsèques, des activités pastorales spécifiques comme le catéchisme. Les messes dominicales seront célébrées à tour de rôle par des prêtres et donc les communautés n’auront plus réellement de pasteur.

Plus de 300 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 5 mai devant l’évêché, resté fermé, pour demander le rétablissement de la convention signée entre l’évêque de Quimper et la Fraternité Saint Pierre. Les mardis 7, 14, 21 et jeudi 9 mai, plus d’une vingtaine de fidèles se sont retrouvés pour prier le chapelet devant la porte de l’évêché, toujours close.

Une lettre ouverte a été envoyée à Monseigneur de Moulins-Beaufort, dans laquelle les fidèles expriment leur écoeurement :

[…] Évêque de Quimper depuis 2015, Monseigneur Dognin a signé en 2016 une convention avec la Fraternité Saint Pierre, confiant à ses soins les fidèles de Quimper et Sainte Sève attachés à la liturgie traditionnelle. Il existe par ailleurs à Brest une communauté où l’ancien rite est célébré, desservie de tout temps par un prêtre diocésain.

Première mystification : le 11 juin 2023, Monseigneur Dognin a renouvelé la convention confiant les fidèles de Quimper et Sainte Sève à la Fraternité Saint Pierre et, le 17 décembre 2023, il l’a brutalement déchirée et ordonné le renvoi du diocèse des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre, affirmant : « au fil des ans, j’ai constaté que cette messe dominicale s’est transformée de facto en la création de deux paroisses personnelles (non canoniques) avec toutes les activités afférentes, en parallèle des activités paroissiales ». Comment croire que l’évêque, ayant effectué une visite pastorale au printemps 2023 et renouvelé une convention avec la Fraternité Saint Pierre en juin, se soit tout d’un coup aperçu en décembre que « au fil des ans », la communauté avait évolué dans une direction qu’il désapprouvait ? Aurait-il été aveugle en juin et aurait-il recouvré la vue en décembre ? Vouloir nous le faire croire est absurde et méprisant !

Deuxième mystification : le 22 décembre 2023, Monseigneur Dognin se rétracte au sujet des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre dans un nouveau courrier : « Ils sont fidèles aux orientations et choix pastoraux de leur Fraternité sacerdotale tout en maintenant la communion avec moi. Il est évident qu’on ne peut pas le leur reprocher ». Il change alors d’argument et affirme : « c’est précisément la position de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre au sein de l’Église en général qui pose un problème ». Cette affirmation est mensongère et insultante ! Le 29 février 2024, le Pape François a reçu trois Supérieurs de la Fraternité Saint Pierre à la suite du décret du 11 février 2022 signé par lui, confirmant le droit propre de la Fraternité Saint Pierre à célébrer la liturgie selon l’ancien ordo. Lors de cette rencontre, le Pape François les a encouragés à « servir toujours davantage la communion ecclésiale à travers (leur) charisme propre ». Monseigneur Dognin s’autorise à parler pour « l’Eglise en général » alors que, selon François, le charisme propre de la FFSP doit être mis « toujours davantage » au service de la communion ecclésiale, preuve s’il en faut qu’il n’est pas un obstacle à cette dernière. C’est donc notre évêque qui est en désaccord avec le Pape, pas la Fraternité Saint Pierre !

Troisième mystification : le 19 mai 2024, Monseigneur Dognin a de nouveau écrit aux fidèles de Quimper et Sainte Sève. Dans ce dernier courrier, il énonce : « J’ai donc décidé, après avoir entendu mes conseils, de garder dans le diocèse trois messes dominicales selon le Missel de 1962 ». C’est au détour d’une phrase, dans un courrier adressé « Aux fidèles qui participent aux messes célébrées avec le Missel de 1962 à Quimper et Sainte Sève » que les fidèles de l’église Saint Martin de Brest, où est également célébrée la liturgie traditionnelle, apprennent que l’évêque leur retire les messes en semaine, le triduum pascal, la Fête-Dieu, les baptêmes, les mariages, les obsèques, le catéchisme et les formations pour adultes ! Jusque-là, il n’avait jamais été question que la communauté de Brest soit concernée par une décision qui visait la Fraternité Saint Pierre, puisqu’elle est desservie par un prêtre diocésain. Mais Monseigneur Dognin a, en catimini, étendu sa décision. Il ne restera plus que trois messes dominicales selon l’ancien rite dans tout le diocèse, célébrées à tour de rôle par des prêtres remplaçants, tout le reste est supprimé !

Monseigneur, nous tenons à exprimer ici notre écœurement devant tant de duplicité, de faux-semblants et de contre-vérités. La parole de notre évêque est maintenant totalement discréditée à nos yeux, mais aussi devant tous les catholiques du diocèse. Les faits parlent d’eux-mêmes : il n’est plus question de liturgie ou de choix pastoraux, ce qui est en cause ici, c’est la vérité. Notre évêque nous a trompé depuis des mois, nous ne pouvons plus le croire pour l’avenir. Nous vous demandons, Monseigneur, qu’un médiateur épiscopal soit nommé, afin de garantir qu’un cadre d’expression dans la vérité nous soit offert, avant que le désespoir d’avoir été trahi ne provoque une cassure irrémédiable au sein du diocèse. […]

Une nouvelle mobilisation aura lieu le dimanche 16 juin à Quimper.

Les chapelets devant l’évêché les mardis à 19h continuent.

Les Belles figures de l’Histoire : saint Vincent Ferrier

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas :

 

Pour la fête des mères, un pèlerinage de 2000km en 2h

Parce que tout au long de son histoire, notre pays a fait l’objet d’une sollicitude toute particulière de la Mère de Dieu.

Parce que nous avons besoin plus que jamais de l’intercession de Marie pour que la France soit toujours une terre de saints

Parce que nous voulons répondre à son amour et lui renouveler notre consécration et celle de notre pays.

C’est pour toutes ces raisons que l’association du M de Marie construit un nouvel itinéraire de pèlerinage :

Le Chemin du M, 

un chemin de 2000km 

100% marial et 100% français.

LE CHEMIN DU M

Nous souhaitons matérialiser le M que Marie a dessiné au XIXème siècle, et y créer le “chemin du M”, sur le modèle des chemins de Compostelle. Pour cela nous édifions 180 oratoires pour jalonner les 2000km du tracé qui relie 5 lieux d’apparition Mariale.

Ces oratoires seront édifiés tous les 10km en lien avec les paroisses locales, pour devenir des points d’étape et l’occasion de haltes spirituelles quotidiennes pour les pèlerins.

180 oratoires doivent être conçus, financés et installés pour couvrir l’ensemble de l’itinéraire. Les installations ont déjà commencé mais nous avons besoin de vous pour aller au bout du projet !

DIMANCHE 26 MAI 2024

Pour inaugurer ce grand projet, le dimanche 26 mai 2024, jour de la fête des Mères, nous organisons un événement national hors-norme durant lequel les 2000 km du M de Marie seront retracés en quelques heures ! 200 équipes de pèlerins marcheront chacune 10 km pour aller d’un futur oratoire à un autre. Nous aurons ainsi collectivement retracé le M de Marie sur la France en un temps record !

Une manière concrète et symbolique de redire à la Vierge Marie que nous avons recours à elle et que nous la prions de se souvenir que notre pays lui est consacré comme elle l’a reconnu elle-même en y imposant sa marque.

Pour rejoindre une étape le dimanche 26 mai : www.mdemarie.fr/#lacarte

LE M DE MARIE

Au XIXème siècle, la Vierge Marie est venue à cinq reprises visiter le sol de France: à la rue du Bac (1830), à La Salette (1846), à Lourdes (1858), à Pontmain (1871) et enfin à Pellevoisin (1876). Reliés entre eux, ces lieux d’apparition forment un M sur la France, symbole que l’on retrouve également au verso de la médaille miraculeuse donnée par Marie à la rue du Bac. 

Du 1er juin au 12 septembre 2020, l’association du M de Marie a organisé le grand pèlerinage qui a retracé le M de Marie dans un vibrant élan de piété populaire. Parties de Lourdes et La Salette, les deux calèches mariales ont attiré à leur suite des foules de pèlerins, touchant par la même occasion un grand nombre de français croisés sur le chemin.

L’Université d’été 2024 du Centre Charlier au pays de Saint Benoît

Entretien avec Yann Baly, président du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité:

Le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité organisent leur 42e université d’été à Subiaco en Italie, pourquoi ce choix ?

En cette année 2024, pour cause d’élections, on parle beaucoup de l’Europe. Pour notre part, nous avons voulu retourner aux sources de l’Europe chrétienne. En ce sens, n’y a-t-il pas de lieu plus inspiré que la grotte de Subiaco où a vécu Saint Benoit, père des moines d’Occident et patron de l’Europe ! Grâce au professeur Roberto de Mattei, nous avons pu trouver un lieu d’accueil exceptionnel, à deux pas du Sacro Speco.

Quel en sera le thème général ?

Le thème sera « Reconstruire une Europe chrétienne ». A l’instar d’Otto de Lorraine-Habsbourg, un grand Européen enracinée dans notre histoire commune, nous défendons l’Europe des cathédrales, pas l’Europe des banques et de la finance ! Ce thème général sera décliné par des intervenants français et italiens. Nous aurons notamment l’immense joie d’accueillir Virginie Coda-Nunziante, qui fut encore très récemment la coordinatrice de la Marche pour le Vie à Rome. Elle est une des chevilles ouvrières de notre université.

D’autres activités sont-elles programmées ?

Bien sûr ! La prière et la messe (tridentine) quotidiennes seront au cœur de notre séjour. Nous aurons également des visites touristiques sur les pas de Saint Benoit et une journée à Rome avec une guide-conférencière de qualité. Comme à l’accoutumée, nos journées se termineront par des veillées, avec les chants d’Europe, de France et de Chrétienté.

Comment s’inscrire ?

Le plus vite possible (les places sont limitées), en ligne pour courrier, par le lien suivant : https://chretientesolidarite.fr/universite-dete-2024/

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