Liban : « Nous sommes en état de guerre ! »
Mgr Charbel Abdallah, archevêque maronite de Tyr, dénonce la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les chrétiens de son diocèse. Subissant la terrible crise économique qui a frappé le pays en 2019, ils vivent à présent au rythme des bombardements israéliens.
Au sud du Liban, des tirs de roquettes ont lieu quotidiennement depuis la nouvelle guerre de Gaza. La zone proche de la frontière israélienne est particulièrement touchée. « Les yeux du monde entier sont tournés vers la guerre à Gaza, mais les médias ne parlent que rarement du conflit armé qui en résulte au sud du Liban », déplore Marielle Boutros, responsable des projets pour l’AED au Liban. « Comme pour les habitants de Gaza, les habitants du Sud-Liban n’en sont pas à leur première guerre. Les gens n’en peuvent plus d’entendre le bruit des missiles, ils sont traumatisés. Ils ont vraiment besoin de nos prières. »
Mgr Charbel Abdallah, archevêque maronite de Tyr, l’un des plus vieux diocèses du monde, précise à l’AED que malgré le fait que « nous sommes en état de guerre », la plupart des personnes qui avaient fui vers Beyrouth ou plus au Nord sont désormais rentrées chez elles, faute d’argent et parce que leurs proches qui les ont accueillies ont des maisons trop petites pour loger autant de personnes. Aussi, les dix paroisses proches de la frontière israélienne, formant la quasi-totalité du diocèse maronite de Tyr, ont retrouvé une présence de 70% de leurs fidèles. Cependant,
« les paroisses de Alma el Chaeb et de Qawzah sont toujours presque vides, car elles se trouvent entièrement dans les zones de raids aériens ; une grande partie des maisons y a été complètement détruite. »
Selon l’archevêque, dans ces dix paroisses, les gens ne peuvent plus ramasser leurs récoltes car leurs champs sont désormais des terrains de guerre. De plus, une multitude de champs cultivés et des arbres fruitiers ont été détruits par les nombreux incendies causés par des bombes phosphoriques et resteront infertiles pour longtemps. Mgr Abdallah déplore que toutes ces personnes privées de leur seule source de revenus ne reçoivent aucune aide de l’État :
« Face à ces nombreux besoins, l’État est totalement absent. Les gens sont de plus en plus pauvres et incapables de vivre dignement. En raison de l’inflation extrême, même la couverture de la caisse nationale de sécurité sociale pour les hospitalisations, consultations, ou les médicaments est quasiment inexistante. »
En revanche, Marielle Boutros est profondément impressionnée par le courage et la fidélité des partenaires de projets de l’AED, nombreux dans le Sud du Liban :
« Aucun d’entre eux – évêques, prêtres, religieux et religieuses – n’a quitté la région malgré le danger constant. Ils estiment de leur devoir de demeurer auprès des gens qui souffrent et de leur apporter du soutien et de la consolation. »
Même les curés des deux paroisses situées dans la zone des raids aériens, Alma el Chaeb et Qawzah, sont toujours présents pour fortifier les quelques fidèles restés sur place.
Mgr Abdallah lui-même se rend chaque dimanche et parfois même en semaine dans les paroisses touchées par la guerre, bien que des bombes aient déjà frappé deux fois près de chez lui pendant ses visites. Après la messe, il rencontre les fidèles « pour faire un partage de vie ». En ces temps difficiles, l’archevêque et les agents pastoraux essayent de témoigner de leur foi par leurs actes avant de le faire par leurs paroles :
« On donne vie aux paroisses en maintenant toutes les fêtes habituelles : les fêtes de l’année liturgique, les fêtes des saints patrons, les premières communions… Ensuite, on se met à l’écoute des gens pour voir leurs besoins en vue de les aider avec nos modestes moyens. »
Selon l’expérience de Mgr Abdallah, « ces visites encouragent beaucoup les gens et ils sentent qu’ils ne sont pas abandonnés par l’Église. »
Pour pouvoir aider les gens, l’Église locale qui est l’une des plus pauvres du pays, a besoin de soutien. « Heureusement, des organisations catholiques comme l’AED et d’autres ONG sont présentes sur place », rapporte l’archevêque maronite, très reconnaissant pour l’aide apportée depuis des années :
« L’AED offre chaque mois des colis alimentaires variés à des milliers de familles nécessiteuses, fournissant un soutien crucial. De plus, la fondation offre à des centaines de personnes malades une aide mensuelle pour l’achat de médicaments et a équipé un dispensaire dans une de nos grandes paroisses pour soutenir les familles présentes. Merci à tous les bienfaiteurs pour votre générosité ! Priez pour nous, priez pour que cette guerre au Proche Orient se termine au plus vite ! »
Laurent Wauquiez : “Nos établissements d’enseignement privé jouent un rôle essentiel”
Le 3 juin (avant la dissolution), les directions de tous les établissements privés de la Région Auvergne Rhône-Alpes ont dû recevoir un courrier signé par Laurent Wauquiez, Président de la Région. Cette missive, favorable à l’école privée, rend hystériques les fanatiques du public :

RN : cela ne servait à rien de voter l’inscription de l’avortement dans la Constitution
Contrairement à ce que pensent certains au RN, cela ne donne pas des gages de bonne conduite au Système. C’est Médiapart qui l’écrit :
Le RN défend le droit d’accès à l’IVG : faux
Marine Le Pen a rompu avec l’histoire de son parti, qui ne remet désormais plus en cause le droit à l’interruption volontaire de grossesse – l’abrogation de la loi Veil de 1975 sur l’IVG était dans le programme du Front national (FN) jusqu’en 2002. Mais le Rassemblement national est loin de défendre le « droit fondamental à disposer de son corps » pour les femmes, comme le clame Jordan Bardella.
« Parce qu’aucune femme ne doit craindre qu’un seul de ces droits soit remis en cause, Marine Le Pen a soutenu l’inscription de l’IVG dans la Constitution », poursuit-il. Ce n’est pas un hasard si Jordan Bardella cite le nom de sa prédécesseure à la tête du parti et pas celui d’autres élu·es RN.
Car lors du vote qui a eu lieu au Congrès le 4 mars dernier, faisant de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution « la liberté garantie » de recourir à l’IVG, les parlementaires d’extrême droite ne se sont pas distingué·es par leur enthousiasme, le parti restant en réalité très divisé sur cette question. La preuve : près de la moitié des 91 élu·es n’ont pas voté pour – 11 contre, 20 abstentions, 14 absent·es, parmi lesquel·les la très catholique Laure Lavalette, qu’on sait opposée à cette mesure.
Rappelons aussi qu’en 2022, lorsque l’Assemblée a voté l’allongement du délai de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse, aucun·e des sept député·es RN de l’époque n’a voté pour (3 voix contre, 4 absent·es).
Même tendance au Parlement européen, où le RN comptait 18 représentant·es dans la mandature qui vient de s’achever. En 2020, alors que la Pologne s’apprête à interdire quasi totalement l’accès à l’avortement, une résolution est proposée pour condamner cette décision et soutenir les milliers de manifestant·es qui s’y opposent. Le RN s’abstient.
Parmi les votants, l’eurodéputée Annika Bruna dénoncera « la banalisation » de l’avortement en Europe. Questionnée sur cette abstention, Marine Le Pen répondra en se disant « attachée à la souveraineté » : « Chaque peuple a le droit de décider pour lui-même. » Et « en l’espèce, l’avortement n’est pas interdit en Pologne », a-t-elle ajouté, alors que l’IVG n’y est plus possible qu’en cas de viol, d’inceste ou de menace pour la vie de la mère.
Plus récemment, en avril 2024, les parlementaires européens ont aussi été invité·es à se prononcer sur l’entrée du droit à l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. L’extrême droite française, alliée des gouvernements italien et hongrois qui attaquent eux aussi les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, s’est là encore abstenue.
[…]
Les leaders du RN ne font pas mystère de leur projet de couper les subventions versées aux associations féministes. Mais ce n’est pas tout. « Ces derniers mois, on a vécu beaucoup de raids, de menaces, d’attaques sur les réseaux sociaux », expliquait jeudi 21 juin la présidente du Planning familial, Sarah Durocher. La militante a également rappelé les attaques dont ont fait l’objet plusieurs locaux de l’association. « On voit cela monter depuis un an et demi, depuis l’arrivée en nombre de parlementaires RN à l’Assemblée », a-t-elle insisté.
« En 2022, Marine Le Pen avait annoncé que si le RN arrivait au pouvoir il n’y aurait plus de ministère des droits des femmes. Ça veut dire plus de politiques publiques spécialisées », a enchaîné Clémence Pajot, directrice générale de la Fédération des centres d’information sur les droits des femmes et des familles. « Les politiques publiques (lutte contre les violences sexistes et sexuelles, éducation à la vie sexuelle et affective…) reposent quasiment uniquement sur nos associations. La fin des subventions, c’est plusieurs centaines de milliers de femmes qu’on ne pourra plus accompagner, des femmes victimes de violence, des femmes étrangères, des femmes LGBT », a-t-elle ajouté.
Jacques Myard : “La Macronie ou le temps des renégats”
Jacques Myard, Maire de Maisons-Laffitte et Candidat dans la 5ème circonscription des Yvelines, et ancien député (qui votait bien), communique :
La macronie toutes voiles dehors est entrée dans le camp de l’amnésie , le camp des renégats, le camp des trahisons.
Emmanuel Macron ? Connais pas !
Dans la 5ème circonscription des Yvelines, comme dans toute la France les candidats macronistes tuent le père et l’enterrent six pieds sous terre.
La macroniste de la 5eme des Yvelines fait très fort, il y a peu toutes ses affiches étaient un festival de Macron !
Les électeurs ont cru que Emmanuel Macron était le candidat, la candidate macroniste la suppléante !
Aujourd’hui, comme c’est étrange plus de photo de ce cher Emmanuel Macron, disparu, alors que tous ces clones macronistes nés au gré du concours de circonstances d’Emmanuel Macron, lui doivent tout .
Hier leur victoire, aujourd’hui c’est le reniement, l’amnésie. Aujourd’hui les macronistes battent les records du parjure, toute honte bue !
Plus fort encore !
Cela ne les empêche pas au nom de leur morale rétrograde de dénoncer, de fustiger la politique d’Éric Ciotti, qui défend justement un accord avec le Rassemblement National (RN) pour que les LR et les RN œuvrent ensemble au redressement de la Nation.
C’est là un procès en sorcellerie des macronistes digne du Moyen-Âge, c’est là l’illustration de leur fébrilité et de leur panique, ils pratiquent l’insulte de l’extrême droite, accusation éculée et ridicule.
Pour pallier son échec la candidate macroniste dans la 5ème circonscription des Yvelines tente de monopoliser les médias avec le soutien du pouvoir, c’est là une rupture totale de l’égalité de traitement entre les candidats.
Cet abus flagrant, cette connivence et partialité de certains médias ne peuvent pas tromper les électeurs : trop c’est trop !
Cependant il est parfois utile d’écouter les propos de Yaël Braun-Pivet candidate macroniste dans la 5ème des Yvelines, propos rapportés par TF1 le 14 JUIN 2024 :
Interrogée sur ce qu’elle ferait en cas de duel RN-Extrême gauche, elle affirme :
« Moi, ce que je recommanderais le cas échéant, c’est qu’on vote sans aucune difficulté pour des candidats écologistes, communistes, socialistes. »
Les masquent tombent !
Au Parlement européen, le groupe Renew Europe perd ses élus tchèques
Au Parlement européen, le groupe Renew Europe, où se trouvent les eurodéputés macronistes, vient de perdre ses élus tchèques. Après la forte baisse de 20 sièges après les élections européennes, le groupe de Macron, Renew Europe, vient de perdre sept de ses membres. Le parti du tchèque Andrej Babis a annoncé qu’il quittait le groupe en raison d’une ligne jugée pas assez dure sur l’immigration, malgré l’adoption du Pacte asile et migration, et trop en soutien de la transition écologique.
Ce départ fragilise le groupe au Parlement européen, déjà miné en interne par les coalitions au niveau national de certains de ses membres avec la droite nationale, comme aux Pays-Bas. Renew est parti pour perdre sa troisième place avec seulement 74 sièges face aux 83 du groupe des Conservateurs et Réformistes (CRE), où siègent les élus de Giorgia Meloni et Marion Maréchal.
Une perte d’influence qui embête Ursula von der Leyen. Elle veut un second mandat à la tête de la Commission européenne en s’appuyant sur la droite (PPE), le centre gauche (S & D) et les libéraux. Avec 398 sièges dans ces trois groupes, elle semble au premier abord assurée d’avoir la majorité de 360 élus nécessaire. Mais il y a traditionnellement entre 10 et 15 % de défections au moment du vote.
Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) hésite à former un nouveau groupe au Parlement européen. Après avoir quitté le groupe Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen, désormais dominé par le Rassemblement national (RN), l’AfD cherche à former son propre groupe au Parlement européen. La décision finale sera probablement prise lorsque la délégation de l’AfD auprès de l’UE se réunira à nouveau mardi 2 juillet.
Alexandre Benalla condamné à trois ans de prison dont un an ferme
La macronie reproche à Jordan Bardella des liens avec la Russie… alors que Benalla, proche de Emmanuel Macron, a passé des “contrats avec des oligarques russes alors qu’il était en poste à l’Elysée.”
Alexandre Benalla n’ira pas en prison : la cour d’appel avait aménagé la partie ferme de sa peine. Un juge d’application des peines en déterminera les conditions.
La Cour de cassation a rejeté mercredi 26 juin le pourvoi formé par l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla, rendant définitive sa condamnation à un an de prison ferme dans l’affaire des violences du 1er mai 2018. Alors qu’il était membre du cabinet d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a participé aux opérations de maintien de l’ordre lors du défilé du 1er mai 2018 à Paris, aux côtés des forces de l’ordre. On lui reproche d’avoir outrepassé son statut d’observateur en participant à plusieurs interpellations violentes de manifestants. Il a été mis en examen pour violences pour ces deux épisodes, ainsi que pour avoir porté un brassard de police sans autorisation.
Comme en première instance, l’ex-chargé de mission a en outre été sanctionné pour avoir frauduleusement usé de ses passeports diplomatiques après son licenciement, fabriqué un faux document afin d’obtenir un passeport de service et porté illégalement une arme en 2017.
Celui qui vit aujourd’hui en Suisse et travaille dans le privé reste visé en France par trois enquêtes. L’une d’elles porte sur son rôle dans la signature de contrats avec des oligarques russes alors qu’il était en poste à l’Elysée. Une autre, une information judiciaire ouverte en février 2019 pour « entrave à la manifestation de la vérité », vise à déterminer s’il a dissimulé des preuves, contenues notamment dans deux coffres-forts. Enfin, une troisième, lancée en avril 2019, porte sur des soupçons de « faux témoignage » de MM. Benalla et Crase devant la commission d’enquête du Sénat.
Folie belge : l’Église jugée coupable de discrimination pour avoir refusé à une femme une formation de diacre
Le tribunal civil de Malines a reconnu mardi l’ancien archevêque de Malines-Bruxelles Mgr Jozef De Kesel et l’actuel titulaire du siège, Mgr Luc Terlinden, coupables de discrimination pour avoir refusé, à deux reprises, la possibilité de suivre la formation de diacre à une fidèle au motif qu’elle est une femme.
Veer Dusauchoit a souhaité rejoindre la formation de diacre en juin 2023 et s’est heurté à un premier refus, au motif que les femmes ne peuvent pas être ordonnées diacres au sein de l’Église catholique. Quelques mois plus tard, en octobre, la Belge a réitéré sa demande auprès du nouvel archevêque, mais s’est heurtée à la même réponse négative. Veer Dusauchoit a saisi la justice en estimant que ce refus était en contradiction avec la Constitution belge. Les deux prélats, eux, se sont défendus en avançant que leur refus était fondé sur le droit canon et que la candidate était une femme.
Le tribunal estime que les deux prélats se sont rendus coupables de discrimination car l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des principes fondamentaux de l’État de droit.
“Le tribunal estime que les archevêques ont commis une faute dans l’appréciation de la candidature”. “Il s’agit uniquement de l’admission à une formation, pas de la question de l’ordination effective comme diacre.”
L’ancien archevêque et son successeur doivent donc verser à la plaignante 1 500 euros de dédommagement.
Le tribunal ne peut pas annuler le refus de l’archevêque ni décider à sa place qui sera admis à la formation de diacre :
“Le tribunal n’a aucune compétence en la matière”. “Cela serait contraire à la liberté religieuse. Les archevêques doivent pouvoir décider eux-mêmes qui est apte pour la formation.”
Sic.
Le prochain procès concerne des musulmans qui ont refusé à une femme de devenir imam (non, je rigole).
Symptomatique
Entre Lyon :
il n’y aura pas cette année d’ordinations sacerdotales dans l’archidiocèse de Lyon. Pourtant, chaque année, des prêtres étaient ordonnés dans ce diocèse. En 2023, il y en avait 2. Mais le diocèse semble rejoindre ces diocèses qui n’ont pas eu de prêtres depuis plusieurs années, voire depuis dix ans.
Et Toulon :
Depuis plus de deux ans pour l’un d’entre eux et un an pour les quatre autres, 5 séminaristes de la communauté des Missionnaires de la Miséricorde attendent l’ordination diaconale puis presbytérale. Cette attente n’est plus liée à la situation du diocèse de Fréjus-Toulon, dont les ordinations ont repris, mais à la célébration dans l’ancien rit, prévue dans les statuts de la communauté.
Comme le déclarait un maire qui avait financé la rénovation de l’Eglise de son village, mais où l’évêque avait interdit à un prêtre d’y célébrer la messe traditionnelle :
Mais qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?
Finalement c’est bien un gros rhume
Si c’est la grande presse qui l’écrit :
Le Covid de retour en Provence en ce mois de juin. Depuis quelques semaines, les demandes de tests PCR et les cas positifs repartent à la hausse, mais pas de panique, les symptômes relèvent de l’état grippal, sans complications : “Maux de tête et de gorge, courbatures, fièvre, mais rien de très méchant, ça ressemble à un gros rhume” rassure Élodie Roman, pharmacienne à la pharmacie de la Salle à Bouc-Bel-Air.
Honneur aux Missionnaires de la Miséricorde Divine
Communiqué de l’Union Lex Orandi :
Le dimanche 23 juin, le Supérieur des Missionnaires de la Miséricorde Divine, l’Abbé Jean-Raphaël Dubrule, a publié un communiqué qui ne peut laisser indifférent aucun fidèle attaché à la liturgie traditionnelle.
Il expose le refus des « instances romaines compétentes » d’autoriser l’ordination de quatre prêtres et deux diacres selon le missel de 1962, et, plus grave, l’opposition à ce que les futurs prêtres soient autorisés à célébrer selon l’ancien rite comme le prévoient les statuts de la communauté.
Cette annonce est une grande tristesse pour tout catholique : empêcher l’ordination de candidats au sacerdoce légitimement appelés par les supérieurs et par leur évêque pour des motifs étrangers à leur foi, leur mœurs ou leur doctrine est en soit choquant. Motiver ce refus par l’attachement des candidats et de leur communauté à la liturgie traditionnelle est, de plus, inquiétant. Cette annonce sonne comme un prélude aux rumeurs d’une décision romaine hostile à la liturgie traditionnelle qui enflamment la toile actuellement. Quoi qu’il en soit d’une décision futur étendue à toute l’Eglise, la mesure concernant les Missionnaires de la Miséricorde Divine est le nouvel acte d’une persécution qui frappe les pasteurs dans le but d’épouvanter le troupeau, comme cela a été fait ailleurs sous une autre forme. Expulsion des prêtres d’un institut à Quimper, suspens discrétionnaire du sacrement de l’ordre à Toulon : voilà le visage de l’Eglise synodale pour les fidèles catholiques dont le crime est de rester fidèles à la tradition reçue des temps apostoliques. La crise dans laquelle s’enfonce l’Eglise connaît là un nouveau et sombre développement.
Cette annonce doit aussi être saluée avec respect. Face aux menaces qui s’amoncèlent et pourraient se matérialiser à très court terme, le Supérieur des Missionnaires de la Miséricorde et les séminaristes de sa communauté ont choisi la voie de l’honneur. Il ont refusé de brader leur aspiration à se donner dans le sacerdoce dès lors qu’aucune garantie ne leur était fournie de pouvoir vivre une vie sacerdotale conforme à la vocation que l’Esprit-Saint leur a inspiré. Ils ont choisi un chemin étroit et douloureux de sanctification dans l’Eglise et par l’Eglise. Dans l’Eglise, car ils se soumettent à ses jugements même quand ils sont abusifs, et par l’Eglise, car ils acceptent de souffrir par celle à laquelle ils ont voué leur vie, en choisissant d’attendre dans la vérité et la charité plutôt que de céder aux faux-semblants et aux pressions. Ils nous montrent la voie. Il est possible que, sous peu, chaque fidèle soit confronté au même choix. Il faudra alors garder l’amour de l’Eglise et la rectitude des vérités transmises. Il faudra résister aux pressions et proclamer cette évidence : nulle autorité ne peut violer la conscience des fidèles qui veulent se sanctifier par les moyens que la Tradition de l’Eglise leur offre d’une manière imprescriptible.
Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Église, et de leur donner leur juste place. (…). Une société qui interdit ce qu’elle a longtemps considéré comme son noyau même, c’est impossible. » (Lettre du Saint-Père BENOIT XVI à tous les Évêques du monde pour présenter le Motu Proprio sur l’usage de la Liturgie Romaine antérieure à la Réforme de 1970 du 7 juillet 2007).
Le discernement de mon engagement s’appuie sur la volonté de servir mon prochain et mon pays
Nous avons interrogé Luc-Etienne Gousseau, lecteur assidu du Salon beige et candidat RN en Lozère.
Vous êtes candidat RN en Lozère. Comment abordez-vous cette campagne insolite, surtout dans un département qui constitue à lui seul une circonscription unique ? Quelles sont vos chances de succès ?
J’ai été nommé délégué départemental de la Fédération RN de Lozère très récemment le 10 juillet 2023. Nous nous sommes installés avec mon épouse et nos deux premiers enfants en 1995 à Mende où j’ai eu l’honneur de reprendre le cabinet d’avocat de l’incomparable Maître Henri Trémolet de Villers, ancien député et Maire de Mende. Cinq autres enfants sont nés en Lozère, dont André, mort en bas-âge et enterré à Mende.
Après 31 ans d’exercice de la profession, dont quatre en qualité de Bâtonnier de l’Ordre, je prends à 62 ans mon premier « bain de campagne électorale » que j’aborde avec un esprit combattif et détermination face à deux poids-lourds de la politique locale : Pierre Morel-à-L’Huissier (LIOT), réélu depuis 22 ans, objectivement Macron-compatible et la Présidente PS du département qui s’est invraisemblablement acoquinée avec le nouveau Front-Populaire de Jean-Luc Mélenchon !
La liste de Jordan Bardella a réalisé 32 % en Lozère aux élections européennes, ce qui peut donner raisonnablement tous les espoirs de victoire, sans doute dans le cadre d’une triangulaire au regard de la participation en hausse annoncée.
Vous avez reçu le soutien du responsable départemental de Reconquête [dont la liste a obtenu 5,4% des suffrages aux européennes en Lozère, NDPC] que vous connaissez bien et, pour la première fois, une alliance entre droite « conservatrice » et droite « nationale » devient envisageable, qu’en pensez-vous ?
C’est l’élément nouveau de cette campagne à droite. De Ciotti à Marion Maréchal en passant par Dupont-Aignan, un véritable afflux de sincères patriotes s’agrège au RN. Il s’agit-là peut-être d’un délicieux clin d’œil céleste de Patrick Buisson. Reconquête Lozère m’a effectivement et immédiatement apporté son plein et franc soutien. Ce n’est pas rien, cela va bien sûr compter dans le décompte final le 7 juillet au soir.
La dissolution a entrainé l’abandon (provisoire ?) du projet de loi qui allait tout droit vers l’euthanasie et le suicide assisté sans aucune des limites qu’avait promises le gouvernement. Le RN apparaît souvent comme indifférent aux questions « sociétales ». Y a-t-il une place pour des candidats (et des électeurs) pro-vie et pro-famille dans cette nouvelle majorité qui se dessine ?
Je ne pense pas que les questions sociétales laissent Marine Le Pen et Jordan Bardella indifférents car ils ont du sens politique bien sûr. Cependant, dans l’état de déliquescence morale et intellectuelle du pays, le premier réflexe salutaire est de rassembler tous les patriotes sincères pour sauver la patrie charnelle. L’histoire dira si l’on peut espérer un sursaut durable sans entendre le cri silencieux de la vie innocente et sans tenir solidairement jusqu’au bout la main de nos parents.
Vous êtes vous-même catholique pratiquant. Quelle place la foi joue-t-elle dans votre engagement politique ?
Jésus-Christ, sa Sainte Mère, tous les Saints de France au premier rang desquels Saint Louis et Sainte Jehanne d’Arc et les Saints martyrs vendéens sont mon roc et mon soutien. Le discernement de mon engagement s’appuie sur la volonté de servir mon prochain et mon pays comme Saint Jean-Paul II a appelé tous les baptisés à le faire à la lumière de « Gaudium et Spes ». Et nous devons mettre en œuvre cet engagement en tenant nécessairement compte de la Laïcité, spécificité française, outil politique incontournable pour rallier à la cause afin de chasser l’islamisation rampante ou explosive.
Pour l’instant, il faut ouvrir son cœur, prendre son courage à deux mains et se mettre vigoureusement à l’écoute du SOS lancé par le peuple de France en souffrance.
Pour aider ce candidat qui fait campagne dans un tout petit département, le moins peuplé de France, une cagnotte a été créée par son mandataire financier. Voici le lien pour y participer.
Pour approfondir la découverte de Luc-Etienne Gousseau, voici une interview qu’il a accordée à RCF.
Les bébés qui naissent maintenant seront les cotisants de dans 20 ans. Il faut mettre le paquet avec des politiques familiales fortes
Laure Lavalette, candidate pour le RN, sur BFM :
#LegislativesAnticipées2024 > “Les bébés qui naissent maintenant seront les cotisants de dans 20 ans. Il faut mettre le paquet avec des politiques familiales fortes.” @LaureLavalette
On aimerait entendre une telle proposition de la part de tous les candidats ! #Natalité pic.twitter.com/tf426upkJm
— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) June 26, 2024
Guerres de Vendée: Un son et lumière sur Cathelineau du 13 au 17 juillet en Anjou
Le choix des armes, voilà un titre prometteur pour ce nouveau spectacle que propose l’association Recordatio.
Ces jeunes bénévoles, au nombre d’une centaine, vont redonner vie à Jacques Cathelineau, le plus “saint” des chefs de guerre vendéens, à travers un son et lumière puissant, mêlant combats et danses sur une musique originale.
Rendez-vous du 13 au 17 juillet pour 5 représentations dans la cour du château de la Baronnière à la Chapelle-Saint-Florent.
RCF Anjou a interrogé le directeur artistique Lancelin Gonzaga et Henry Barret, chargé des relations presse, et en compagnie d’Anne Rolland-Boulestreau, historienne spécialiste des guerres de Vendée qui vient également présenter ses ballades historiques et gourmandes dans les Mauges durant tout l’été.
Education, sécurité : le RN pourra-t-il vraiment appliquer son “big bang de l’autorité” ?
Michel Valadier, directeur général de la Fondation pour l’école et Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la Justice, étaient invités de l’émission Ligne droite sur Radio courtoisie:
Le Parlement européen a adopté un règlement assimilant les embryons humains à des cellules et des tissus
Le 24 avril 2024, le Parlement européen a approuvé un nouveau règlement sur les normes de qualité et de sécurité des substances d’origine humaine destinées à une application humaine. Le 27 mai suivant, le Conseil européen a adopté ce règlement.
Dans ce dernier, on peut lire :
“Le présent règlement devrait s’appliquer au sang et aux composants sanguins, […] ainsi qu’aux tissus et cellules, y compris les cellules souches hématopoïétiques provenant du sang périphérique, du sang du cordon ombilical ou de la moelle osseuse, les cellules et tissus reproducteurs, les embryons, les tissus et cellules fœtaux et les cellules souches adultes et embryonnaires, tels que régis par la directive 2004/23/CE” (p. 7).
Deux aspects de ce passage sont essentiels. Le premier : il est explicitement indiqué que l’utilisation de cellules souches embryonnaires est licite. Mais cela implique la mort des embryons et est contraire à l’article 18, paragraphe 1, de la convention d’Oviedo, qui stipule :
“Lorsque la recherche sur les embryons in vitro est autorisée par la loi, celle-ci doit assurer une protection adéquate de l’embryon”.
Deuxième aspect critique : dans le règlement, les embryons sont assimilés à des cellules et à des tissus. Or, l’embryon, bien que composé de cellules au même titre que l’être humain adulte, est un organisme appartenant à l’espèce homo sapiens sapiens, et donc un être humain à part entière. Le zygote – la première cellule issue de la rencontre des gamètes mâle et femelle – est déjà un être humain.
Pour vérifier que le zygote est un organisme humain, il faut d’abord donner la définition de l’organisme : si le zygote possède toutes les caractéristiques présentes dans cette définition, alors il peut porter le titre d'”organisme”. L’organisme est une individualité – un être ontologiquement unitaire – composée de plusieurs parties, coordonnées et intégrées les unes aux autres, dotée d’une identité génotypique et phénotypique exclusive et hautement spécialisée et de fonctions propres qui génèrent une autonomie biologique.
L’organisme, d’un point de vue biologique et physiologique, n’appartient à rien, c’est une entité indépendante. L’appartenance à laquelle nous faisons référence n’est pas seulement génétique – toutes les cellules d’un organisme ont le même jeu de chromosomes – mais aussi fonctionnelle.
Toutes les cellules maternelles travaillent à la survie de la mère et, si elle est enceinte, à la naissance de l’enfant ; la cellule du zygote, en revanche, travaille pour elle-même, pour sa propre survie. En bref, nous voyons une fonctionnalité du zygote qui est essentiellement différente de la fonctionnalité des cellules, tissus et organes de la mère, une fonctionnalité exquise et autonome. D’où sa distinction et donc son indépendance par rapport aux autres cellules. Deuxièmement, ses fonctions sont gérées par son propre génome, et non par celui de la mère. Le zygote est donc autonome. Il est le chef d’orchestre.
On peut donc dire que le zygote est un organisme complet (avec de l’ADN humain) parce qu’il ne fait pas partie d’un ensemble plus vaste, à savoir l’organisme de la mère, ni au sens génétique, ni au sens morphologique, ni au sens fonctionnel. Il s’agit d’une entité organique à part entière, distincte des autres entités biologiques et donc autonome. On en conclut que le zygote, bien que composé d’une seule cellule, peut revendiquer une identité individuelle propre, différente de celle prévisible en faveur de toute autre cellule de l’organisme hôte, identité propre à un organisme humain. Le zygote est déjà pleinement un être humain, en acte et non en puissance.
C’est pour toutes ces raisons que classer l’embryon comme n’importe quelle cellule ou n’importe quel tissu, comme le Parlement européen et le Conseil européen ont eu le courage de l’affirmer, est un blasphème d’un point de vue biologique et donc scientifique.
Le nouveau document hostile à la messe traditionnelle viserait les prêtres diocésains
The Remnant a obtenu des informations sur ce nouveau document du Vatican plus restrictif que Traditionis Custodes. Il est soutenu par le Secrétaire d’État du Vatican, le Cardinal Pietro Parolin, et a été présenté au Pape François.
Ce nouveau document, s’il était publié, interdirait à tous les prêtres autres que ceux appartenant à des instituts approuvés ex-Ecclesia Dei d’offrir le Saint Sacrifice de la Messe dans le Vetus Ordo. Ce qui laisse entendre que les fidèles de Quimper n’auraient en fait plus de messe dominicale
Il interdirait également aux évêques de célébrer eux-mêmes ou d’autoriser la célébration du Vetus Ordo dans leurs diocèses, et suspendrait les autorisations existantes accordées par le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements après Traditionis Custodes.
Certaines sources indiquent que les paroisses gérées par des instituts ex-Ecclesia Dei seraient autorisées à continuer.
En février 2023, quelques semaines après la mort de Benoît XVI, il a été rapporté qu’un projet de document était en cours d’examen par le Pape François, qui développerait et renforcerait son motu proprio Traditionis Custodes de 2021. Des sources vaticanes ont déclaré à l’époque que le document, une constitution apostolique, avait déjà été présenté au pape François à la fin du mois de janvier 2023 par les supérieurs du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, dirigé par le cardinal Arthur Roche. Ce document est resté au point mort et, un an plus tard, il était toujours dans l’impasse. Le pape François a donc confié à Mgr Viola, secrétaire du dicastère pour le culte divin le soin de superviser le document au début de cette année.
Pour rédiger ce document, Mgr Viola aurait bénéficié du soutien et de l’appui de trois personnalités clés de l’Église : le Secrétaire d’Etat du Vatican, le Cardinal Pietro Parolin ; le Préfet du Dicastère pour les Eglises Orientales, le Cardinal Claudio Gugerotti ; et le Nonce apostolique du Pape à Paris, l’Archevêque italien Celestino Migliore.
Au début du mois, Paix Liturgique a rapporté que Mgr Migliore “fait tout son possible pour que Traditionis custodes soit appliquée dans son intégralité” et “attise les flammes anti-liturgie traditionnelle des évêques français, insistant notamment pour que la messe traditionnelle soit tolérée le moins possible, et que les autres sacrements, notamment les baptêmes, les mariages et les confirmations, ne soient jamais donnés sous la forme traditionnelle.”
Derniers jours pour investir au profit de l’église au Château de Cressia
En 1985, les Mères enseignantes de Fanjeaux acquièrent le château de Cressia, protecteur de l’abbaye de Gigny elle-même à l’origine de la célèbre à Cluny, qui surplombe les vallées vaporeuses du Jura. Elles y implantent une œuvre éducative (le Cours Notre-Dame de l’Annonciation) avec 7 sœurs qui réunit 60 élèves. Leur enseignement construit autour de la littérature, du Latin et du Grec, du théâtre et de la musique offre des résultats spectaculaires. Les Mères se donnent pour vocation de « graver le nom de Jésus dans le cœur de chaque enfant ». Les élèves s’épanouissent dans un cadre inspirant où le beau resplendit. En effet, la particularité de cette congrégation est de créer des écoles dans des lieux patrimoniaux chargés d’histoire. Ce cocktail vertueux attirent toujours plus de nouvelles familles en quête d’une éducation intégrale qui élève les âmes. Le Cours Notre-Dame de l’Annonciation va atteindre les 200 jeunes filles, les Mères doivent agrandir pour mieux accueillir…
Les Mères imaginent d’abord de construire des salles de classe dans le parc du château. Elles organisent un appel aux dons pour assurer un premier financement pour cette nouvelle initiative. Après plusieurs relances, elles constatent, désœuvrées, que les donateurs n’y répondent pas. Elles font fausses routes…
Après une période de discernement et de prières, sous l’impulsion de la Mère générale, les Mères décident d’un acte de foi. Le Seigneur ne les appelle pas à « juste » agrandir leur cadre scolaire mais à bâtir une église ! L’enthousiasme au sein de la communauté prend son essor pour ce nouveau projet de haut vol. Mais il reste à identifier les artisans car un édifice comme celui imaginé requiert tailleur de pierre, charpentier, menuisier et maçon. Où les trouver ? Après une communication territoriale, les Mères se rendent compte, stupéfaites, que l’ensemble des corps de métier nécessaires se situent dans un rayon de 10 km. La providence confirme sa volonté. Les réunions de chantier initiales traduisent une ambiance des grandes heures de notre civilisation où chacun se sent concerné par une œuvre qui les dépasse. La beauté qui se fait jour éblouit et emplit les cœurs. Après la fierté, place à l’émerveillement.
Après avoir collectés 3 M€ d’euros en dons, les Mères décident de lancer un prêt participatif pour aller chercher le dernier million nécessaire à la finalisation du projet. Ouvert à la souscription depuis début mai, nous comptons à aujourd’hui plus de 800 K€ encaissés.
Il ne reste plus que quelques jours… Les Mères y sont presque !
Souhaitez-vous contribuer à ce prêt participatif au profit des Mères et ainsi donner du sens à votre épargne en finançant ce projet ?
Pour s’informer et investir, cliquer sur le lien ci-après : https://www.credofunding.fr/fr/notre-dame-annonciation-cressia
Saint-Pierre-et-Miquelon : un député RN chassé en pleine messe par la femme du préfet
D’Hélène de Lauzun :
Au cœur de la bataille pour les législatives qui doivent se tenir en France dimanche 30 juin, un incident peu commun est survenu à une candidate du Rassemblement National, en lice pour le poste de député pour la circonscription d’outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon. Alors qu’elle assistait à la messe dominicale en la cathédrale de la ville de Saint-Pierre, elle s’est fait expulser en pleine cérémonie comme personne indésirable. Elle dénonce la confiscation de l’autorité locale par une clique mue par une violente rancœur idéologique. Nous avons recueilli son témoignage.
Patricia Chagnon, par ailleurs députée européenne membre du groupe Identité et Démocratie, se présente pour les élections législatives sur la circonscription de l’île de Saint-Pierre-et-Miquelon en Atlantique nord comme candidate pour le Rassemblement National. Depuis quelques jours elle est en déplacement sur l’île pour faire campagne. Sur place, elle a pu mesurer une hostilité orchestrée contre sa personne et son parti, avec la complicité des autorités locales, en l’occurrence en la personne du préfet, représentant de l’autorité de l’Etat sur l’île.
Dimanche 23 juin était célébrée sur l’île la traditionnelle fête des Marins, prévoyant, à l’issue de la messe dominicale, une bénédiction des bateaux présents dans le port de Saint-Pierre. Patricia Chagnon était présente à la messe en la cathédrale de la ville, non en tant qu’élue ou candidate, mais bien en tant que simple fidèle. Installée au premier rang, où à son arrivée restaient quelques places vides, Patricia Chagnon a été abordée par deux femmes au moment de la communion. Pensant initialement que ces personnes étaient là pour donner l’eucharistie, la députée ne s’est pas tout d’abord pas méfiée. Mais les deux personnages, qui s’approchaient dans un but bien précis, s’en sont violemment pris à elle en lui demander de quitter l’Assemblée. « Madame, votre place n’est pas ici, sortez s’il vous plaît », s’est vu signifier la candidate. Après avoir demandé à ses interlocutrices de patienter jusqu’à la fin de la messe, et devant leur insistance et leur agressivité, Patricia Chagnon a préféré se lever et partir à leur injonction, soucieuse d’éviter un esclandre susceptible de troubler le recueillement des fidèles au moment même de la communion.
Profondément choquée d’un tel traitement, Patricia Chagnon ignorait au moment des faits qui étaient les deux femmes chargées de son expulsion. La première fut vite identifiée grâce à ses connaissances sur place : il s’agissait de l’ancienne maire socialiste de Saint-Pierre. L’identité de la deuxième est restée dans un premier temps mystérieuse. A l’issue de la messe, un rassemblement avait lieu sur les quais pour la bénédiction des bateaux. Patricia Chagnon y a rencontré le préfet, qu’elle a salué. La réponse du représentant de l’Etat fut plus que froide. Comme la candidate tentait d’attirer son attention sur les faits d’une extrême gravité qui venaient de se produire dans l’église, elle découvrit avec stupéfaction le fin mot de l’histoire : la deuxième personne n’était autre que l’épouse du préfet, qui après avoir lâché l’information refusa brutalement toute discussion.
Dans cette folle campagne, ce n’est pas la première fois que Patricia Chagnon s’est heurtée à l’hostilité ouverte de l’administration locale. Quelques jours plus tôt, le 18 juin, elle s’est vue empêchée de déposer une gerbe pour la commémoration de l’Appel du Général de Gaulle. Le préfet aurait reçu des instructions depuis Paris pour ce faire, arguant du fait que le mandat de Patricia Chagnon avait pris fin le 9 juin, avec les élections européennes. La députée européenne a mené son enquête : l’argument était fallacieux, car le règlement du Parlement européen prévoit que les députés de la législature précédente restent titulaires jusqu’à la convocation de la nouvelle assemblée, soit cette année au 16 juillet. Patricia Chagnon a tout de même pu assister aux cérémonies – sans dépôt de gerbe – et arborer son écharpe d’élue, mais a mesuré déjà à cette occasion la haine dont elle faisait l’objet – tout simplement en raison de son appartenance au Rassemblement National. Son expulsion de la cathédrale de Saint-Pierre n’était qu’un nouvel épisode d’un scénario orchestré localement, avec l’aval ou tout du moins la tolérance coupable de Paris.
Depuis les faits, l’entourage du préfet estime que la faute est du côté de Patricia Chagnon, qui n’aurait jamais été expulsée mais simplement invitée à « changer de place. » Une version que la candidate récuse : s’il ne s’agissait que d’un malentendu, pourquoi la femme du préfet ne s’est-elle pas excusée, même de manière purement formelle ? Pourquoi le préfet lui-même aurait-il refusé de discuter ?
Les faits sont graves et quasiment sans précédent. L’expulsion de Patricia Chagnon en pleine messe par l’action d’une ancienne maire et de l’épouse du préfet est une atteinte d’une rare violence à sa liberté de pratiquer sa religion. L’enceinte sacrée de l’église n’a pas été respectée par des femmes sans scrupules, agissant sans aucun mandat autre que celui de leur bonne conscience d’agir au service d’un prétendu camp du bien. A ceux qui lui ont demandé si elle avait été « invitée » à la cathédrale, Patricia Chagnon répond avec simplicité : « je suis catholique pratiquante, et chaque dimanche, je suis tout simplement invitée à l’église par Jésus ! »
Pris par la distribution de la communion, le curé n’a pas vu ce qui s’est passé. Contacté par Patricia Chagnon dans l’après-midi du dimanche, il s’est dit profondément choqué de la violence des faits.
La députée ajoute : « Nous n’avons plus affaire à des représentants de l’Etat, mais à des militants idéologiques, qui se permettent d’intervenir en pleine période électorale, avec un sentiment d’impunité totale. » Patricia Chagnon n’a pas l’intention de laisser passer « l’incident », qui devra remonter jusqu’au ministère de l’Intérieur. A deux reprises, elle s’est retrouvée victime d’un militantisme politique agressif et déterminé, procédant de manière opaque. Patricia Chagnon n’a par exemple jamais reçu le courrier lui interdisant de déposer sa gerbe le 18 juin, mais a dû se plier à des pressions sournoises et dénuées de toute transparence.
Patricia Chagnon tient à rappeler que son aventure n’est que l’expression de ce que pourquoi le Rassemblement National entend se battre de toutes ses forces lors du prochain scrutin : la restauration de la crédibilité de l’Etat, gravement malmenée par des fonctionnaires et des politiques corrompus.
Article originellement paru en anglais pour The European Conservative
⛪️ #SaintPierreEtMiquelon
Lors de la #messe dominicale à l’occasion de la Fête des #Marins, l’ancien maire socialiste et l’épouse du Préfet m’ont obligé à quitter la Cathédrale durant la #messe.
C’est l’expression d’une dictature politique.
Écoutez et partagez ⤵️ pic.twitter.com/fgRQNZq2WU— Patricia Chagnon-Clevers (@ChagnonPatricia) June 23, 2024
Protéger la vie : un repère essentiel pour éclairer le vote des 30 juin et 7 juillet
De l’équipe de Tout mais pas ça :
« On avait engagé une discussion parlementaire sur la fin de vie, avec un texte attendu, un progrès profondément attendu par beaucoup de Français. Évidemment qu’on le reprendra si on a une majorité pour le faire aboutir » a annoncé le premier ministre Gabriel Attal le 13 juin sur France Inter.
Cette priorité politique du parti Renaissance (qui constitue l’essentiel de la majorité présidentielle) figure dans son programme des élections législatives ; le calendrier est déjà arrêté : un nouveau texte serait présenté la 4ème semaine de juillet.
Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale qui a marqué le coup d’arrêt du processus législatif du projet de loi visant à légaliser euthanasie et suicide assisté en France, il est difficile de savoir ce qu’il adviendra d’une telle volonté. Car les militants de la mort administrée, après avoir largement exprimé leur déception dans les médias, sont repartis à l’assaut des candidats à la députation ; ils poursuivent leur travail de mise sous perfusion idéologique de l’opinion publique.
Plusieurs hypothèses peuvent être envisagées après le 2ème tour du 7 juillet :
Si la majorité présidentielle revient à l’Assemblée, un projet de loi, similaire à celui déjà examiné partiellement, fera l’objet d’un nouveau processus législatif, sous l’impulsion du nouveau gouvernement.
Si une nouvelle majorité de droite se dégage, la légalisation sera mise en échec par cette nouvelle formule politique.
Il faut aussi envisager qu’une proposition de loi (initiative parlementaire, et non initiative du gouvernement) soit présentée par des députés militants de la mort administrée si ils savent pouvoir compter sur une majorité de voix en faveur de l’euthanasie, tous bords politiques confondus.
Quel que soit le scénario, pour favoriser celui de l’abandon de ce texte mortifère, il est nécessaire d’interpeller les candidats aux législatives.
Avant le 1er tour (dimanche prochain), utilisez l’outil d’interpellation mis à disposition par la Fondation Lejeune pour sensibiliser les députés sortants (la plupart d’entre eux sont candidats), au respect de la vie humaine.
Edouard Philippe et François-Xavier Bellamy soutiennent le même candidat dans le Val-de-Marne [Add.]
Après les LR ralliant la Macronie, voici un macroniste soutenant un LR. Edouard Philippe se prépare-t-il à être le candidat unique en 2027 de Horizons et de LR, canal chefs à plumes ? Au moins, les magouilles de Gérard Larcher étaient plus faciles à comprendre :
Le maire Les Républicains de Saint-Maur-des-Fossés, Sylvain Berrios, a officialisé sa candidature pour Les Républicains dans la 1re circonscription du Val-de-Marne. Fait notable, il bénéficie du soutien d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe et d’autres personnalités influentes de LR, dont François-Xavier Bellamy et Annie Genevard (…) Face à lui se trouve le député sortant Frédéric Descrozailles du camp présidentiel (…)
L’élu local a indiqué au Monde qu’il mènerait sa campagne sur une « étiquette LR et Horizons », refusant de se rallier à l’initiative « Ensemble pour la République » qui doit réunir les candidats de la majorité. Pour rappel, la formation d’Édouard Philippe s’est inscrite au Journal officiel pour ces législatives anticipées sous son propre nom, contrairement au MoDem et Renaissance qui sont partie intégrante du groupement politique « Ensemble ».
Le candidat fait l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Créteil pour possible conflit d’intérêt dans des projets immobiliers.
Addendum jeudi 27 juin :
François-Xavier Bellamy nous fait savoir qu’il n’a jamais eu l’occasion de se prononcer pour soutenir Sylvain Berrios. Cette phrase qui lui est attribuée ne peut donc pas être de lui.
Dimanche, pas une voix pour le Front populaire socialo-communiste
Communiqué de Bernard Antony :
Il n’est pas du ressort de l’AGRIF de prendre positivement parti dans la compétition électorale des élections législatives.
En revanche, il en va de sa finalité d’association de défense de l’identité française et chrétienne de notre société de dénoncer vigoureusement les partis et coalitions qui, encore en 2024, osent sans scrupules présenter des candidats, n’hésitant pas après plus d’un siècle d’abominations communistes partout dans le monde, avec les répressions, massacres et génocides ayant causé la mort de plus de cent millions d’êtres humains et le malheur de plusieurs milliards, à se revendiquer de l’héritage marxiste-léniniste, stalinien ou trotskyste : candidats notamment du Parti communiste soi-disant français, le parti le plus odieusement et doublement collaborateur, puisque approuvant tout du 23 août 1939 (Pacte germano-soviétique) au 22 juin 1941 (début de la guerre entre Allemagne nazie et Russie soviétique) des crimes sans fin de Hitler et de son comparse Staline.
Et le PCF soutiendra tout de ses pareils de par le monde, les Mao, les Pol Pot, Castro, Ceausescu et autre Enver Hodja…
Comment un François Hollande, ancien président de la République, peut-il sans la moindre vergogne adhérer à ce « Front patibulaire », ainsi justement nommé par l’excellent G. W. Goldnadel ; ce Front rouge dont le sinistre Mélenchon à gueule de sans-culotte robespierriste est la triste figure emblématique ?
Si le misérable soutien à ce conglomérat de l’ancien trotskyste Lionel Jospin, à la réflexion, n’étonne pas, tant ce dernier fut un socialiste laïcard sectaire et venimeux, comment comprendre qu’un Raphaël Glucksmann ait pu se joindre à toute la clique dans ce Front des souteneurs du Hamas terroriste, qu’il s’agisse des trotskards et néo-trotskards à gueule de Poutou, de Lutte ouvrière ou du NPA, ou du PIR (Parti des Indigènes de la République) de l’islamo-gauchiste Houria Bouteldja ?
L’AGRIF exprime enfin sa consternation devant le fait qu’il existe encore des « gogos utiles » selon le qualificatif de Lénine, gogos des deux sexes, pour se joindre après les résultats des élections européennes à des manifestations totalement antidémocratiques pour faire pression sur le corps électoral.
Elle invite ses militants et amis à donner dimanche prochain l’exemple du mépris des intimidations bolcheviques ou islamo-gauchistes.
Le pape insiste pour que l’Institut du Christ-Roi continue de servir l’Église selon son charisme propre
Alors que les rumeurs bruissent d’un nouveau tour de vis contre la messe traditionnelle, le Supérieurs de l’Institut du Christ-Roi ont rencontré le pape :
Le 24 juin 2024, à l’occasion des quarante-cinq ans de son ordination sacerdotale par saint Jean-Paul II, Monseigneur Gilles Wach, prieur général de notre Institut, a été reçu en audience privée par sa sainteté le Pape François, accompagné de Monseigneur Rudolf Michael Schmitz, son vicaire général, et du chanoine Louis Valadier, provincial de France.
Cette audience fut l’occasion de remercier le Saint-Père pour sa belle lettre Totum amoris est consacrée à saint François de Sales, notre saint patron. Mgr Wach a ensuite exposé tout le travail pastoral fourni par les prêtres de l’Institut à travers le monde au service des âmes. À deux reprises, le pape a insisté pour que nous continuions de servir l’Église selon notre charisme propre, dans cet esprit d’unité et de communion que permettent l’harmonie et l’équilibre de l’esprit salésien. Le Saint-Père a aussi exprimé sa reconnaissance pour les prières et le travail apostolique et missionnaire des Sœurs Adoratrices, ainsi que le généreux dévouement des oblats.
À la fin de la rencontre, le Saint-Père a invité notre supérieur général à lui rendre de nouveau visite avec tous les membres de l’institut ainsi que les sœurs qu’il recevra bien volontiers en audience.
Elle a osé le dire : parmi les 120 attaques au couteau par jour, on compterait ceux qui se coupent avec un couteau dans leur cuisine
Lu dans Les 4 Vérités :
Si les dirigeants macronistes voulaient nous persuader qu’ils sont plus que jamais déconnectés de la réalité vécue par les Français, ils devraient absolument faire connaître une députée Renaissance sortante – une dénommée Laure Miller (dont j’avoue que je n’avais encore jamais entendu parler), députée de la Marne. Lors d’un débat télévisé avec ses concurrents, elle répondit à la candidate Rassemblement national qui évoquait les 120 attaques au couteau par jour que connaît la France contemporaine que, dans ces statistiques, on comptait également les gens qui se coupent avec un couteau dans leur cuisine.
Il est probable que la candidate RN voulait lier l’ensauvagement bien réel du pays avec l’immigration islamique (les meurtres au couteau sont parfaitement « charia-compatibles »!). Auquel cas Mme Miller aurait pu lui objecter que l’essentiel de ces agressions au couteau se passent entre connaissances et même assez largement dans le cercle familial. Mais, au lieu de cela, elle conteste, contre tout bon sens, la statistique elle-même (bien qu’elle provienne de la Direction nationale de la police judiciaire et qu’elle ait été abondamment relayée par les médias).
La gauche a manifestement toujours un problème avec la réalité de l’insécurité. Elle considère qu’il ne s’agit que d’un « sentiment d’insécurité ». On sait que l’une des causes de l’échec de Lionel Jospin en 2002 avait été son refus d’entendre qu’une partie significative de l’électorat populaire en avait (déjà!) assez de cette réalité – et qu’elle avait très peu apprécié que les ténors de la gauche lui disent, en pontifiant: en fait, tout va bien! Mais cela n’a pas servi de leçon. Voici quelques mois, Éric Dupond-Moretti avait vertement repris son collègue Gérald Darmanin, qui avait osé parler d’« ensauvagement », affirmant: « Le sentiment d’insécurité est de l’ordre du fantasme. » Quand des jeunes filles se font enquiquiner (et parois pire) dans les rues, ce n’est pas grave, ce n’est qu’un fantasme. Quand des gamins se font racketter à l’école, cela n’a rien à voir avec la réalité. En fait, ce sont ces politiciens hors-sol qui n’ont rien à voir avec la réalité. André Frossard disait naguère: « Chaque fois que les circonstances mettent en demeure l’homme politique de choisir entre le parti et la vérité, il est constant qu’il choisit le parti. » Les temps n’ont guère changé – à ceci près qu’en refusant la vérité, ces politiciens sont en train de saborder avec elle leur propre parti!
Il faut que chacun de nous s’investisse au service du bien commun
Nous avons interrogé Sophie Dumont, amie de longue date du Salon beige et candidate RN en Côte d’Or:
Vous êtes candidate RN en Côte d’Or. Comment abordez vous cette campagne insolite ?
Avec beaucoup d’humilité. Je suis très reconnaissante à Marine Le Pen et à Jordan Bardella de m’avoir fait cette confiance en me donnant l’investiture sur cette circonscription , la plus vaste de Côte d’Or : 342 communes. C’est un défi en si peu de temps. J’essaie de faire au mieux avec mes réseaux, les militants totalement dévoués du RN, comme ceux d’autres formations politiques qui nous ont rejoints. Je bénéficie de beaucoup de bonnes volontés et j’en suis extrêmement reconnaissante. J’ai la chance de faire campagne dans une circonscription magnifique et je rencontre des personnes de qualité. C’est une grâce.
Pour la première fois, une alliance entre droite « conservatrice » et droite « nationale » devient envisageable, qu’en pensez-vous ?
C’est une opportunité historique, à un moment clé pour le pays. Nous ne pouvons nous permettre de laisser passer ce moment. Après il sera trop tard. Donc chacun doit œuvrer en faveur de cette union nationale, et pas seulement dans l’isoloir. Il faut que chacun de nous s’investisse au service du bien commun. Il n’est plus possible de laisser faire, sous prétexte de garder son intégrité.
Le RN apparaît souvent comme indifférent aux questions « sociétales ». Y a-t-il une place pour des candidats (et des électeurs) pro-vie et pro-famille dans cette nouvelle majorité qui se dessine ?
Bien sûr. J’adhère à un rassemblement et Marine Le Pen a eu plusieurs fois l’occasion de rappeler que, sur les questions sociétales, les députés avaient liberté de vote selon leur conscience. Je compte user de cette liberté si je suis élue, tout en respectant les opinions opposées. Sans l’union, nous ne sommes rien et le pays a trop à perdre dans la désunion. Juste avant la dissolution, le texte sur la fin de vie a montré une quasi unanimité du groupe contre ce texte mortifère. C’est parce qu’il y a eu un débat de haute qualité et que les positions de plusieurs députés ont pu ainsi évoluer dans le bon sens.
Vous êtes vous-même catholique pratiquante. Quelle place la foi joue-t-elle dans votre engagement ?
Je suis sous le regard de Dieu. Je me confie à lui et à la Vierge, comme hier matin avant de faire la première émission en direct de ma vie :Qu’ils fassent de moi ce qui leur plaira. Encore une fois, je demeure très humble car, si je suis élue comme je souhaite, je bénéficie d’un moment très particulier, d’une vague RN – et ce n’est pas moi mais l’étiquette dont je suis investie, que les électeurs choisiront. A moi ensuite de mériter cette confiance et de travailler pour porter leur voix!
Le Conseil d’Etat acte la disparition politique de LR
C’est un peu comme certaines étoiles que l’on voit encore, en raison du temps de propagation de leur lumière, alors qu’elle sont déjà mortes. LR possède de nombreux sénateurs et élus locaux mais n’est plus suffisamment représentatif dans le paysage politique, si bien que le recours formulé par LR pour pouvoir participer au débat ce soir sur TF1 a été rejeté par l’Arcom et le Conseil d’Etat dont voici les arguments :
“(…) L’Arcom n’a pas porté d’atteinte grave et manifestement illégale au caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion.
D’autre part, il résulte de l’instruction que les candidats soutenus par le parti Les Républicains ont obtenu 10,4% des suffrages exprimés au premier tour des élections législatives de 2022 et 61 députés dans l’Assemblée nationale dissoute, que Mme Pécresse, soutenue par ce mouvement, avait recueilli moins de 5% des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2022, que la liste conduite par M. Bellamy aux élections européennes du 9 juin 2024 a obtenu 7,25% des suffrages et que les sondages estiment, en l’état de l’instruction, que les candidats soutenus par cette formation politique pourraient obtenir entre 7 et 10 % des voix.”
LR va vivre ce que le FN a vécu pendant des années…mais avec des courbes inversées.
La messe, cette machine à remonter le temps
Extrait d’un entretien donné par le père Albéric, moine bénédictin à Sainte-Marie de La Garde, dans L’Appel de Chartres :

Un court-métrage sur Cotignac
Lumina est une chaîne youtube qui parle de cinéma chrétien, animée par Jean-Philippe Roger, réalisateur. Elle diffuse actuellement la bande-annonce d’un film sur Cotignac (ce sanctuaire si important pour la France puisque c’est après avoir été exaucé à Cotignac que Louis XIII consacra la France à la Vierge), réalisé par Jean-Philippe Roger sur un scénario d’Isabelle Daulphin:
L’AFCP : un « trépied » au service de la personne humaine
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Malmenée, désorientée, désunie, menacée dans son identité même, la personne humaine est plus que jamais d’actualité. Mais où trouver des repères ? Comment l’accompagner ? Les propositions ne manquent pas. Sont-elles pertinentes ? Et si vous vous intéressiez à celles que vous offre l’Association pour la Formation Chrétienne de la Personne qui, depuis plus de 30 ans, a accueilli plus de 3 000 sessionnistes pour un enseignement sur la Théologie du corps et formé près de 250 étudiants à l’anthropologie intégrale et à l’accompagnement de la personne ?
Des sessions « en béton armé »
« Un lieu unique pour consolider notre engagement dans le mariage, pour parler de la sexualité de façon très belle, très simple et très naturelle. Cette semaine est un véritable investissement pour toute une vie ! Un vrai cadeau ! » Karine et Jean, leur bébé dans les bras, ne masquent pas leur enthousiasme. Ils sont venus d’Amérique pour suivre la session « Amour, Sexualité et vie chrétienne » (ASVC), une session organisée tous les étés depuis plus de 30 ans par l’Association pour la Formation Chrétienne de la Personne à Solesmes, à l’ombre de l’abbaye Saint-Pierre. Tout près d’eux, Pierre et Sandrine, fiancés, sont venus pour se préparer à leur mariage. « Cette session, c’est du béton armé. Elle change complètement notre vision du mariage, du couple et du don de soi entre époux », explique Pierre.
« C’est une expérience fantastique à vivre, renchérit Sandrine. Cela remplit d’enthousiasme. Si je devais retenir un mot, ce serait la miséricorde, et la miséricorde appliquée au couple, cela donne envie de le vivre et de s’engager pour la vie. »
Pas moins enthousiaste, le P. François Potez, curé de Saint-Philippe-du-Roule à Paris, est depuis de nombreuses années un des conférenciers de ces sessions : « Ces sessions sont pour les fiancés aussi bien pour les couples qui ont 30 ou 40 ans de mariage l’occasion d’une (re)découverte de toutes les dimensions du couple : physiologiques, théologiques, spirituelles, à l’école de saint Jean Paul II, la découverte de l’amour conjugal dans toutes ses dimensions. C’est aussi l’occasion de faire le point sur sa vie de couple dans tous les domaines : la tendresse, la fidélité, la liberté, la vie sexuelle, tout ce qui concerne le vécu concret de l’amour. Je suis très heureux de donner cet enseignement. C’est un sujet qui me passionne et qui est tellement important aujourd’hui ! »
Le modérateur de l’AFCP, le P. Gabriel Villemain, tient à être présent lors des sessions. « La porte d’entrée à notre institut de formation à l’anthropologie, l’IKW, est souvent une session ASVC, grâce à la qualité de l’enseignement, celle des conférenciers, de toute l’équipe d’organisation, de l’accompagnement des personnes présentes, qui donne envie d’aller plus loin dans l’approfondissement du mystère de la Personne humaine et aussi dans son accompagnement. Il y a dans toute personne humaine un potentiel extraordinaire. Quand on peut aider une personne à le découvrir et à le faire fructifier, à grandir en liberté intérieure pour aimer en vérité et se donner, c’est une très grande joie. Nous sommes une œuvre d’Église et c’est une mission magnifique. Notre évêque, Mgr Jean-Pierre Vuillemin m’a dit à plusieurs reprises qu’il comptait sur notre charisme particulier pour le bien de toute l’Église. C’est un encouragement très fort pour nos équipes, pour tout notre travail. »
Le « trépied » de l’AFCP
Sessions, IKW, accompagnement : c’est pour ainsi dire le « trépied » de l’AFCP. Trois services, aidés par celui des membres actifs de l’Association, qui ont le même but : faire grandir la personne humaine sous le regard de Dieu en la formant et en l’accompagnant dans son intégralité. L’enseignement donné a pour fondement la philosophie réaliste, à l’école d’Aristote, de saint Thomas d’Aquin et de saint Jean-Paul II, enrichie de l’apport des sciences éthiques et humaines (psychologie, sciences politiques, sociologie, physiologie, etc.).
Les sessions ASVC, ouvertes à tous, quel que soit l’état de vie, sont un moment privilégié de réflexion et de mise au point de sa vie, grâce à un enseignement solide et un accompagnement personnalisé. Ces cinq jours de formation se déroulent pendant l’été à Solesmes. Conférences, temps spirituels et moments de convivialité et d’échanges, temps d’écoute, permettent de découvrir la beauté de l’amour humain, profondément ancré dans l’altérité homme-femme, ainsi que la beauté et l’exigence du mariage. Elle favorise une remise en question de la vie conjugale afin d’aider les couples à s’y épanouir pleinement et d’accompagner les célibataires dans leurs réflexions. Les conférences s’appuient sur la théologie du corps de saint Jean-Paul II, ainsi que l’enseignement de l’Église, en particulier l’éclairage apporté par l’encyclique Humanæ vitæ de Paul VI (1968). Elles permettent d’approfondir les questions affectives et morales qui touchent l’amour conjugal, pour l’épanouissement de chacun.
L’Institut Karol Wojtyla est un institut de formation universitaire. Il a été fondé en 2012 comme une école d’anthropologie chrétienne et d’aide à l’accompagnement de la personne. Il s’adresse à tous ceux qui se préoccupent de la personne humaine, que ce soit dans leur travail, leur apostolat ou leur vie privée, et à tous ceux qui ont une responsabilité dans la formation, l’éducation et l’accompagnement humain. La formation donne des clés pour comprendre la personne humaine dans son intégralité, en tant que corps et esprit, aussi bien être affectif qu’être intelligent, autant désir que volonté. Les cours sont donnés en présentiel à Paris sous la forme de conférences et de séminaires. À l’issue de ce parcours de formation universitaire en 6 week-ends sur 3 ans et des stages d’écoute est délivré un diplôme universitaire d’anthropologie et d’accompagnement de la personne, reconnu grâce au partenariat avec l’UCO. Puis une 4e année est proposée sur l’accompagnement spécifique de l’AFCP.
Voici le témoignage d’une étudiante sur son cursus à l’IKW :
« J’ai cherché en divers lieux – shiatsu, médecine traditionnelle chinoise, bouddhisme, églises locales, engagements éducatifs et solidaires – à comprendre ‘qui est l’homme et comment il se construit’. Les réponses étaient partielles et souvent très décevantes. Ma formation chrétienne était alors très lacunaire et je n’avais jamais fait de philosophie. C’est par une suite d’événements providentiels qu’avec mon mari nous avons participé à une session Amour, Sexualité et Vie chrétienne.
Tiraillée entre un grand idéal altruiste et un épuisement progressif de mes forces vitales, je me dispersais car je ne savais comment discerner mes priorités, et je confondais esprit de service et faire plaisir. Mon esprit était comme incapable d’articuler le moindre propos cohérent. La session ASVC fut une première véritable lumière pour moi ainsi qu’un point de repère important pour notre couple. Mon mari m’encouragea à poursuivre dans cette voie et à m’inscrire à la formation de l’IKW.
Et quelle ne fut pas la joie, la jubilation que je ressentis dès le premier week-end en étant enfin face à ce vrai bien que j’avais cherché partout : la vérité intégrale, simple et belle sur l’homme, la dignité incroyable que Dieu a mise en chacun de nous afin que nous rayonnions de lui au sein de la création. Au fil de la formation, la lumière s’est faite dans mon intelligence.
Il y eut de nombreux combats pour tenir le cap des quatre années. Mais j’ai pu m’appuyer sur ma promotion. J’ai également découvert cette paix joyeuse de faire partie du peuple de Dieu, debout, en marche, chacun selon ses charismes, dans une seule et même direction. En somme, je me suis sentie accueillie et respectée par cette formation certes exigeante, mais qui tient ses promesses à travers la qualité de ses intervenants et le sérieux des enseignements si divers et complets.En faisant l’IKW, j’ai accepté de me laisser transformer peu à peu et, aujourd’hui, je suis quelqu’un de plus libre, de plus solide. Je me sens aussi davantage capable de discerner la juste place de chaque chose et d’agir efficacement dans la vocation unique qui est la mienne. C’est un chemin de vie commencé ici et qui s’enrichit peu à peu à mesure que l’élan initial s’épanouit dans les lieux où fleurissent les grâces reçues à l’IKW. Deo gratias ! »
L’AFCP comporte également un service d’accompagnement, qui s’adresse à toute personne majeure souhaitant surmonter ses difficultés et ordonner sa vie. La méthode d’accompagnement qu’elle propose, loin d’être une technique de plus parmi tant d’autres, est unique. Son but : amener la personne accompagnée à un développement unifié, intégral et ordonné d’elle-même, en (re)découvrant sa richesse, sa dignité et son dynamisme propre, afin d’agir librement. Et ainsi lui redonner la liberté intérieure lui permettant de choisir ce qui la rendra profondément heureuse aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle. Au rythme d’une rencontre par mois, par une écoute attentive, discrète et bienveillante, est offert un moment privilégié de réflexion et de mise au point. Progressivement, la personne comprend ses conditionnements et l’impact de ses émotions principales dans ses réactions et ses actes. Cette meilleure compréhension d’elle-même est cruciale pour qu’elle discerne ce qui est bon pour elle, pour retrouver une liberté intérieure l’amenant à agir de façon responsable.
Pour tout renseignement :
AFCP – 1 rue des Marbreries – 72300 SOLESMES – 02 43 62 10 23 – Site : asso-afcp.fr
Les soixante-huitards attardés sont surtout des Frankenstein dangereux!
Nous avons interrogé Sébastien Meurant, ancien sénateur et candidat LR soutenu par la coalition d’Union nationale (que nous avions déjà interrogé sur son soutien à Éric Zemmour lors de la présidentielle)
Vous avez décidé de rejoindre Eric Ciotti et d’être candidat « Union nationale ». Pourquoi ?
Tout simplement, parce qu’il faut tourner au plus vite la page d’Emmanuel Macron sans donner le pouvoir à l’extrême gauche. Tourner la page d’Emmanuel Macron car son bilan est calamiteux : plus de 1000 milliards d’euros de dette publique supplémentaire, plus de 3 millions d’immigrés supplémentaires, des insultes permanentes contre la France et les Français – si possible depuis l’étranger, c’est plus élégant ! –, des libertés publiques toujours plus attaquées, etc. Il nous a fait deux fois le coup du « Moi ou le chaos ». La réalité, c’est lui et le chaos. Pour autant, il ne faut surtout pas donner le pouvoir à l’extrême gauche car ces gens sont des fous furieux. Ils promeuvent partout l’idéologie « woke » – y compris dans ce qu’elle a de plus délirant (comme cette idée absurde de changer de sexe sur simple déclaration). Ils appellent au meurtre des policiers, assument sans complexe un racisme anti-blancs. Mais le plus grave est peut-être qu’ils facilitent la progression de la charia et de l’islam radical dans nos villes par pur clientélisme électoral. Devant la réalité de la situation française et devant les menaces, les querelles partisanes, aussi légitimes soient-elles, doivent s’effacer.
Cela signifie-t-il que les divergences que vous aviez naguère avec le RN ont disparu ?
Non. Je continue à ne pas être d’accord en tout avec le RN. En particulier, le chef d’entreprise que je suis n’approuve pas tout du programme économique du RN. Mais il n’y a pas besoin d’être d’accord sur tout pour s’allier. D’ailleurs il est clair que les LR sont beaucoup plus proches du RN que Raphaël Glucksmann de Jean-Luc Mélenchon ; pourtant, personne à gauche n’a l’air de trouver étrange l’alliance du PS et de LFI. En l’occurrence, je suis d’accord – comme d’ailleurs 95% des électeurs de droite et plus de 65% des Français de toute opinion – avec le RN sur les questions régaliennes : restaurer l’autorité de l’Etat et en finir avec la submersion migratoire me semblent les priorités absolues. Les débats sur les questions secondaires peuvent attendre !
Vous avez été le seul sénateur du Mouvement conservateur. Pensez-vous qu’il y ait un espace politique pour la droite conservatrice ?
J’ai effectivement toujours assumé que j’étais conservateur car les soi-disant « progressistes » me semblent surtout des apprentis sorciers. Mais je ne me suis jamais défini seulement comme conservateur puisque je suis également membre d’Oser la France, le mouvement souverainiste de Julien Aubert. Je suis de droite traditionnelle de façon générale. J’aime bien l’idée du grand conservateur britannique Disraeli : « Réformer ce qu’il faut, conserver ce qui vaut. » Il ne faut pas conserver pour le plaisir de conserver. Mais moins encore réformer ou révolutionner sans jamais réfléchir aux conséquences. Quand on pense que la dernière loi de bioéthique, votée sous Emmanuel Macron, n’a pas seulement permis la conception d’enfants sans père, mais encore la création de chimères (c’est-à-dire le croisement entre des gamètes humains et des gamètes d’autres animaux), on se dit que les soixante-huitards attardés de la gauche contemporaine sont surtout des Frankenstein dangereux. Mais, pour revenir à votre question, bien sûr qu’il existe un espace politique pour la droite conservatrice. Je pense que c’est d’abord un mouvement culturel, mais il faut évidemment qu’il irrigue le monde politique. Et je suis bien certain qu’au sein de la majorité d’union nationale que j’appelle de mes vœux de nombreux parlementaires en reviendront au bon sens et au principe de réalité – ce qui, à tout prendre, est le B-A BA du conservatisme !
Miracles inexpliqués, bilocation… : Mère Yvonne-Aimée
Sœur Yvonne-Aimée de Jésus, fut tour à tour maîtresse des novices, Supérieure puis fondatrice et première Supérieure Générale de la Fédération des monastères des Augustines. Patrick Mahéo est auteur, en collaboration avec le Père René Laurentin, de plusieurs livres sur la résistante Mère Yvonne-Aimée, à l’origine de miracles toujours inexpliqués. Médecin généraliste, il est chargé de son dossier médical. Le magazine « Bretons » l’a interrogé sur ce personnage :
Comment vous êtes-vous retrouvé en charge du dossier médical de Mère Yvonne-Aimée ? Parce que vous êtes né après sa mort…
Oui, tout à fait. Mère Yvonne-Aimée est morte en 1951 et moi je suis né en 1954. L’une des raisons est que je suis originaire de Malestroit, tout comme Sœur Odile, la sœur archiviste. Nous sommes des locaux. Et d’autre part, quand le Père Laurentin a pris le dossier d’Yvonne-Aimée en main, en 1980, il a voulu une caution médicale au vu de l’immensité du dossier. J’ai été contacté en 1984.
Influencé par des opposants à Mère Yvonne-Aimée, j’avais un a priori tout à fait négatif. Et je me suis dit que ce dossier médical allait être traité très rapidement, expédié, même. J’allais trouver des failles et l’affaire serait classée. Mais je n’ai pas trouvé de faille, pas de contradiction dans son parcours, tant psychologique que médical proprement dit. Ni de falsification. Et donc, cela fait quarante ans désormais que je travaille sur ce dossier, d’abord avec René Laurentin, puis depuis une douzaine d’années avec la sœur archiviste.
Alors, expliquez-nous. On peut lire dans différents témoignages qu’elle est morte d’une hémorragie cérébrale mais qu’elle était déjà atteinte de plusieurs autres maladies mortelles. Qu’en est-il exactement ?
Après la biographie Un amour extraordinaire, parue en 1985, le Père Laurentin a publié des dossiers sectoriels sur la vie d’Yvonne-Aimée, sur ses stigmates, ses bilocations. Nous avons publié ensemble en 1992 un dossier intitulé L’amour plus fort que la souffrance. Histoire médicale d’Yvonne-Aimée de Malestroit. Toute sa vie a été une vie de souffrance, souffrance physique due à ces maladies dites naturelles.
Nous avons la preuve bactériologique d’une tuberculose pulmonaire, puis d’une tuberculose rénale, puis d’une insuffisance rénale qui lui fait prendre trente kilos en quelques mois. C’était une jolie jeune fille et l’œdème va complètement la défigurer, lui faire prendre trente kilos. À l’époque, il n’y avait aucun traitement pour ces maladies-là. Les traitements antituberculeux efficaces sont arrivés à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945. Donc, comment a-t-elle pu vivre avec ça ? Nous n’avons pas la réponse à cette question. Nous avons la preuve bactériologique des pathologies.
Mais comment a-t-elle pu en réchapper ? Nous avons non seulement les témoignages des médecins qui se sont succédé, mais aussi les analyses de crachats ou d’urine. Les documents ont été conservés. C’est assez extraordinaire. C’est pour ça qu’il y a 60 000 documents d’archives conservés à Malestroit.
Il y a donc ces maladies authentiquement diagnostiquées, mais aussi à côté toute la vie mystique. Comment a-t-elle pu endurer autant de souffrances, pendant autant de temps ? Comment n’en est-elle pas morte, eh bien ça, c’est un vrai mystère. La science ne peut pas l’expliquer. On sèche…
Vous avez aussi forcément approché de près ces fameux cas de bilocation, des moments où Mère Yvonne-Aimée était présente dans deux endroits différents en même temps…
Oui. Nous avons d’ailleurs publié avec René Laurentin un livre sur ses bilocations. On en a recensé 151. Et sur ce total, il y en a onze où on peut attester de façon formelle qu’elle est aux deux endroits, au même moment. C’est-à-dire qu’il y a des gens qui la voyaient d’abord, et qui pouvaient même la toucher. Donc ce n’est pas une vue de l’esprit. Elle ne biloquait pas pour son propre plaisir, mais pour des missions très précises…
Elle est morte en 1951. Mais on rouvre son cercueil en 1957. Pour quelle raison ?
Elle est morte le 3 février 1951 d’une hémorragie cérébrale foudroyante, en quelques instants. Quand on meurt d’une hémorragie interne, le corps se décompose assez vite. Surtout quand il s’agit d’une hémorragie cérébrale. Il y a donc une rapide décomposition du corps et les sœurs ont été obligées de procéder à la mise en bière et de fermer le cercueil. Les obsèques ont eu lieu le 8 février. Elle a été enterrée dans un terrain marécageux.
Et en 1955, un procès, en vue de sa béatification, est ouvert. Dans l’Église catholique, la procédure fait qu’on commence par la reconnaissance du corps. Il faut exhumer la personne concernée. Pour l’identifier. Alors, on ouvre le tombeau. Il est plein d’eau. Puis, on sort le cercueil, on va déposer le corps dans une salle pour l’examiner. Quatre médecins sont présents.
Et, là, c’est la stupéfaction, le corps baigne dans l’eau mais est absolument intact. Et, en particulier, les globes oculaires sont absolument conservés, alors que, après un décès, les yeux, qui sont remplis d’eau, s’effondrent. Il y a incompréhension du corps médical présent. Il n’y a pas d’explication scientifique. Oui, c’est un mystère. Comment expliquer cela ? Et ici, il n’est pas question de subconscient, d’inconscient, d’hallucination ou de projection psychique. C’est même assez déstabilisant.
[…]
Qu’en est-il du dossier de sa béatification ? Que se passe-t-il depuis 2009 et la demande à Rome de l’évêque de Vannes, Monseigneur Centène, pour la levée du « verrou » ?
C’est d’abord grâce à Monseigneur Gourvès que tout s’est déclenché alors qu’il était sans doute un peu foncièrement contre. Le pauvre était chez sa sœur, à Plougastel-Daoulas, et ressent des douleurs. Il prend sa voiture et file vers Vannes ! Hospitalisation immédiate. Il a un infarctus. On lui dit : Monseigneur, il va vous falloir du repos. Il cherche une chambre. À Vannes, à Auray. Il ne reste plus que Malestroit où une chambre vient de se libérer. On le prévient : la chambre donne sur le cimetière.
Et de sa fenêtre, il ne voit peut-être pas un défilé, mais beaucoup de gens qui viennent se recueillir sur la tombe de Mère Yvonne-Aimée. Il est impressionné. Il s’écrie même : Yvonne-Aimée, guéris-moi ! Lorsqu’il est guéri, il laisse sa canne sur la tombe. Or, c’est interdit parce qu’il ne faut pas laisser d’objet de vénération sur sa tombe puisqu’Yvonne-Aimée n’est pas reconnue par l’Église.
Ensuite, il a tout fait pour débloquer le dossier. Il a nommé une commission, une commission historique, une commission théologique, etc. Et ensuite, il est parti en retraite, c’est Monseigneur Centène qui l’a remplacé et le dossier est parti à Rome. Et depuis, nous attendons.

Vous êtes candidat RN en Lozère. Comment abordez-vous cette campagne insolite, surtout dans un département qui constitue à lui seul une circonscription unique ? Quelles sont vos chances de succès ?
C’est l’élément nouveau de cette campagne à droite. De Ciotti à Marion Maréchal en passant par Dupont-Aignan, un véritable afflux de sincères patriotes s’agrège au RN. Il s’agit-là peut-être d’un délicieux clin d’œil céleste de Patrick Buisson. Reconquête Lozère m’a effectivement et immédiatement apporté son plein et franc soutien. Ce n’est pas rien, cela va bien sûr compter dans le décompte final le 7 juillet au soir.