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Sainte Lucie : la lumière de la foi

Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent dans son émission Les Belles figures de l’Histoire le père Jean-François Thomas :

 

Les raisons de notre attachement à la pédagogie traditionnelle de la Foi

Cette conférence, organisée par les fidèles du Finistère, a été donnée par Jean-Pierre Maugendre le 15 juin 2024 dans le cadre de la mobilisation bretonne pour le maintien de la Fraternité Saint Pierre et de la Tradition à Quimper : « Rendez-nous les sacrements, le catéchisme et nos prêtres ! »

Il évoque notamment ses parents, son père né et mort catholique et breton et sa mère, née luthérienne, puis rebaptisée et confirmée sous conditions par sa paroisse catholique, a été bien déçue quand le Concile est arrivé qu’on lui fasse faire tout ce parcours de Foi pour la faire revenir à la case départ, avec une messe moderne qu’on voyait au temple.

Vers davantage de contrôles pour les établissements privés sous contrat

Le Comité consultatif ministériel des maîtres du privé (CCMMEP) du 14 juin acte la croissance des contrôles des établissements scolaires privés sous contrat : utilisation des fonds publics, respect du contrat d’association et des valeurs de la République, comme la laïcité ou la liberté de conscience… Récemment, dans un établissement versaillais, la déléguée syndicale s’est offusquée qu’une photo du pape soit affichée en salle des professeurs.

  • Le contrôle du contrat d’association vérifiera le respect des programmes, la durée des heures de cours, la place du caractère propre et son articulation avec les programmes et les valeurs de la République, la cohérence des effectifs…
  • Le contrôle financier vérifiera que les fonds publics sont correctement utilisés, notamment les forfaits. Il s’assurera également de la bonne gestion des pactes et des IMP (Indemnités pour missions particulières), des heures d’enseignement et des investissements…

En cas de manquements, des sanctions seront envisagées comme la décontractualisation d’une ou de plusieurs classes et, dans les cas extrêmes, la rupture du contrat d’association.

La liberté scolaire risque de subir un nouveau coup de boutoir : après l’interdiction de l’école en famille, les restrictions posées aux établissements hors-contrat, voici que l’Etat s’attaque aux établissements sous contrat. Certains vont peut-être ouvrir les yeux…

Menace d’interdiction totale de la liturgie traditionnelle : la clarté du professeur Grillo dans la confusion du pontificat finissant

De Cyril Farret d’Astiès :

Les bruits d’une interdiction « stricte, radicale et définitive » de la messe traditionnelle se répandent à nouveau depuis quelques jours. Rappelons tout d’abord que le programme est affiché depuis 2021. Le pape François et ses spadassins n’ont jamais caché que l’objectif est l’éradication de la liturgie latine traditionnelle :

Répondant à vos demandes (quelle vaste blague), je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures à ce Motu Proprio, et de conserver les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, comme la seule expression de la lex orandi du Rite Romain. (Lettre explicative du pape François aux évêques concernant le motu proprio Traditionis custodes).

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Entre la volonté affichée initialement en 2021 et la réalité de l’application, il existe un écart important qui tient à plusieurs facteurs : impotence et âge des progressistes les plus convaincus ; incompréhension généralisée ; bienveillance pastorale de très nombreux prêtres diocésains et évêques ; lassitude pour cette politique incompréhensible au regard de la situation générale… sans oublier le facteur essentiel : la Providence divine qui veille depuis 1969 sur les livres liturgiques qui ont été et qui demeurent une expression admirable de la louange qui Lui est due.

La poursuite rabique de l’éradication n’en demeure pas moins dans quelques têtes. D’autant plus que ces quelques têtes ont probablement bien analysé qu’il y a urgence à parvenir à leur fin. Le temps joue contre elles. Le temps et surtout la Providence, mais ces quelques têtes ne veulent pas voir la Providence, ce n’est plus vraiment leur vocabulaire, ce n’est plus vraiment leur foi. L’épisode dont on ne peut savoir sur quelle décision il débouchera (tout est effectivement possible) est intéressant : il est apocalyptique, il révèle la nature bilieuse et révolutionnaire de cette prétention inouïe de faire disparaître ce qui demeurera éternellement le trésor de l’Église latine.

L’entretien (traduit ici) accordé par le professeur Grillo pour le blog Messa in latino est parfaitement révélateur du coup de force liturgique qui se joue ces dernières années dans un contexte plus vaste de coup d’État religieux.

Docteur en théologie de l’Institut de liturgie de Padoue, professeur de théologie sacramentaire à l’Université pontificale Saint-Anselme, le professeur Grillo n’est pas n’importe qui. Paix liturgique avait publié une lettre très instructive sur ce personnage clé du pontificat. Laïc italien et très en cour, il a à la fois les coudées très franches et l’entregent nécessaire pour concevoir et promouvoir cette politique d’éradication auprès du pape et de sa garde rapprochée au nombre desquels figure évidemment pour ce dossier le cardinal Roche.

Son entretien est sidérant de morgue et de certitudes. Mais le plus saisissant c’est de sentir aussi son autorité, les lignes transparaissent d’une forme de messianisme, il énonce des vérités fondamentales et fondamentalement nouvelles avec un ascendant extrêmement fort, comme s’il était missionné et protégé par la plus haute autorité. Compte tenu de ses positions anciennes et de l’influence qu’elles ont déjà eues, on ne peut douter de son empire et des protections dont il bénéficie.

Révolutionnaire et progressiste il l’est absolument. Non sans quelques contradictions mais avec ferveur. Pour lui il n’existe de salut qu’en Vatican II qui serait le méta-évangile d’où découlerait l’ecclésiologie que le pontificat en cours mettrait enfin en œuvre ; il n’hésite d’ailleurs pas à balayer d’un revers de main et avec un jugement déconcertant les pontifes Jean-Paul II et Benoît XVI qu’il semble profondément mépriser. Sa définition de la Tradition est emblématique de cet esprit : pour lui ce qui qualifie le mieux la tradition est « son aptitude au changement ». Et ceux qui ne gobent pas ses sornettes (c’est-à-dire vous et moi amis lecteurs), sont rien moins qu’hérétiques et sédévacantistes. Comme dans les procès staliniens, les dénégations en la matière n’ont d’autre effet pour le professeur Grillo que de prouver la déviance. Il est notable d’ailleurs, une fois de plus, que seuls sont frappés de jugement ceux qui entendent transmettre, bien modestement et simplement, ce qu’ils tiennent de leurs devanciers, qui le tiennent eux-mêmes des temps apostoliques. C’est ainsi à l’heure périphérique inclusive, nous n’en sommes plus très émus. Le professeur est persuadé que notre attachement inconditionnel et définitif pour la liturgie immémoriale relève de « passions esthétiques » et « d’émotion nostalgique » jaillies dans l’imagination de privilégiés, une « haute société » regardant l’Église comme « le plus célèbre musée » et parlant le latin par snobisme ou désœuvrement. Comme quelques machins bureaucratiques du type COMECE, CCEE, CEF, il pointe du doigt nos positions « morales, politiques et coutumières tout à fait préoccupantes » sans nous dire, lui non plus, en quoi ces positions auraient disparu du catéchisme et des saintes écritures. Soit… Il est inutile de vouloir lui faire ouvrir les yeux sur la réalité sociologique et spirituelle de nos pèlerinages, de nos assemblées, de nos séminaires. Les jugements du professeur Grillo, comme au bon vieux temps de la Convention, sont rendus sans recours.

Ses manières pontifiantes sont très caractéristiques des coteries qui bénéficient d’une position sociale dominante permettant, grâce à la structure sur laquelle ils ont fait main basse et à la respectabilité que confèrent diplômes et prébendes dont ils jouissent de mener à bien leur propre idée sur toute chose. Tout n’est pas faux cependant dans les réflexions du professeur : la question des deux formes du rit romain est une question qu’il n’est pas illégitime de poser ; les réalités pastorales numériques ne peuvent pas être le critère d’appréciation de réalités supérieures ; la tradition n’est pas le traditionalisme ; la crise n’a pas surgi ex nihilo au cours du concile Vatican II…

Pour le professeur Grillo existe donc une nouvelle ecclésiologie, comme pour le cardinal Roche existe une nouvelle théologie de la messe. Ces nouveautés seraient seules légitimes parce que d’une part leurs promoteurs sont les héritiers adoubés de Vatican II et qu’ils sont au pouvoir et d’autre part parce que c’est le progrès, ou le sens de l’histoire. Tout ce qui découle de cette nouvelle ecclésiologie constituerait la foi enfin sincère. Foi dont on ne nous dit pas grand-chose, probablement parce qu’il n’y a en réalité rien à contempler. Et c’est donc très logiquement au nom de la pureté de cette nouvelle foi qui s’exprime dans un nouveau rit qu’il faut éradiquer ceux qui s’interrogent, ou qui s’opposent. Comme dans tout processus révolutionnaire la seule solution pour imposer une nouvelle réalité idéologique, c’est l’élimination physique.

Peut-être allons-nous vivre à nouveau des moments difficiles si ces terroristes parviennent à leur fin. Mais c’est une fin toute provisoire et qui ne doit pas trop nous impressionner. Quoi qu’il en soit, que le professeur Grillo, le cardinal Roche et les quelques évêques tapis dans l’ombre de leurs palais hypothéqués espérant la curée prennent bien des forces et se reposent avant que ne débute la bagarre parce que nous ne laisserons pas le Bon Dieu dépouillé de la vénérable et antique liturgie qui Lui rend gloire et qui nous sanctifie. Un dernier mot en cette veillée d’armes car la guerre n’est jamais bonne et elle n’est jamais sûre :

« Et maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu » (Actes 5:38-39).

Irlande du Nord : les avortements en hausse de 23,53 %

Lu sur Gènéthique:

Selon les statistiques du ministère de la Santé d’Irlande du Nord, 2 168 avortements ont été pratiqués entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2023, soit une augmentation de 23,53 % par rapport à l’année précédente où il y avait eu 1 755 avortements. Entre 2020 et 2021, après la modification de la loi, il y en avait eu 1 574.

Les chiffres révèlent que les avortements à 20 semaines de grossesse et plus ont augmenté de 26,32 %. Il y a eu 24 avortements à ce stade de grossesse, contre 19 l’année précédente.

Concernant les avortements pour des « handicaps non mortels » du fœtus, ils ont augmenté de 68,75 %, avec 27 avortements contre 16 l’année précédente. En vertu du point E du règlement sur l’avortement d’Irlande du Nord de 2020, les fœtus porteurs de trisomie 21, d’une fente labiale ou d’un pied bot peuvent être avortés jusqu’à la naissance.

Les chiffres révèlent aussi une augmentation de 11,11 % des avortements chez des jeunes filles de moins de 18 ans, avec 60 avortements entre 2022 et 2023 contre 54 l’année précédente. Les autres cas d’avortements se répartissent entre les femmes de 18 à 34 ans, avec environ 1663 avortements, et les femmes de plus de 35 ans avec 409 avortements.

Sur le plan régional, c’est le Belfast Trust qui a pratiqué le plus d’avortements, soit 667 avortements, suivis du Northern Trust avec 527 avortements.

Jersey a par ailleurs également enregistré une hausse du nombre d’avortements. Selon un rapport de Public Health Intelligence, environ 260 avortements ont été pratiqués en 2023, contre 240 en 2022, soit une augmentation de 8% du nombre d’avortements. Parmi ces avortements, 93 % étaient des avortements médicamenteux.

Prise de pouvoir gauchiste au Conseil de l’Europe ?

Pendant que la France se focalise sur ses élections législatives, deux élections cette semaine au sein du Conseil de l’Europe détermineront l’orientation à venir de l’institution. Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), pointe un risque de prise de pouvoir gauchiste à la tête de cette institution :

Mardi 25 juin, le futur secrétaire général du Conseil de l’Europe sera élu pour un mandat de cinq ans. Mercredi 26, trois nouveaux juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) seront élus pour neuf ans. C’est l’Assemblée du Conseil de l’Europe qui votera, parmi des candidats proposés par les gouvernements. Cette Assemblée est composée de parlementaires des 46 États membres et se réunit cette semaine en session plénière. Les résultats de ces deux élections auront un impact sur l’orientation globale du Conseil de l’Europe et sur la jurisprudence de la CEDH pour les dix prochaines années. Explications.

Depuis 2019, la secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejcinovic Buric, était une femme politique croate de droite. Elle sera remplacée par l’un de trois candidats qui ont été proposés par les gouvernements du Conseil de l’Europe. Ils ont pour point commun d’être progressistes : Alain Berset, ancien président socialiste de la Confédération suisse (2018-2023), Indrek Saar, ancien président du Parti social-démocrate estonien (2019-2022), et Didier Reynders, homme politique belge ancien président du Mouvement réformateur, de centre droit et appartenant au groupe Renew Europe, et commissaire européen à la Justice dans la commission von der Leyen (2019-2024).

Le commissaire aux Droits de l’homme, autre personnage clé du Conseil de l’Europe, est lui aussi depuis peu une personnalité de gauche. Michael O’Flaherty, universitaire irlandais, a été élu en avril 2024 par l’Assemblée du Conseil de l’Europe, pour un mandat de six ans. Cette élection était passée inaperçue. Ordonné prêtre en 1987, M. O’Flaherty a été réduit à l’état laïque et est devenu un militant anticlérical. Il se présente aujourd’hui comme ayant été gay depuis le moment de son entrée au séminaire et engage le Conseil de l’Europe dans une stratégie pro-LGBT.

Cela fait déjà près d’un an qu’un nouveau juge serbe aurait dû être élu à la CEDH. L’Assemblée du Conseil de l’Europe avait rejeté une candidature à l’automne dernier, celle d’une juriste qui avait collaboré avec deux organisations du réseau de l’Open society Foundations (OSF), fondé par le milliardaire progressiste George Soros. La Serbie a maintenu deux candidatures similaires, celle de Natasa Plavsic, magistrate ayant collaboré avec deux associations de l’OSF (Aire Centre et Civil Rights Defenders), et celle de Mateja Durovic, professeur.

Ce dernier, qui a voulu rester discret, n’a pas hésité pour l’occasion à supprimer une lettre de son nom de famille sur son CV de candidat à la CEDH. Des parlementaires de droite du Conseil de l’Europe se sont mépris sur son identité et ont l’intention de voter pour lui, puisqu’il n’a aucun engagement politique apparent. Or, avec le nom de “Djurovic”, sous lequel il est connu, il a travaillé avec l’European Policy Center, organisation directement financée par l’OSF de Soros. Il apparaît toujours sur le site de cette organisation comme l’un de ses collaborateurs, information qu’il a omise sur son CV de candidat (cinq pages).

Le futur juge de la CEDH au titre de l’Autriche sera aussi probablement un progressiste. Le gouvernement autrichien actuel est formé par un accord de coalition entre l’ÖVP et les Verts, prévoyant que la sélection des candidats pour la CEDH est effectuée par les Verts. Le gouvernement a proposé comme candidat un professeur hongrois, András Jakab, qui multiplie les interventions médiatiques pour s’opposer au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán. Ses recherches sont financées notamment par des fonds de l’Union européenne et de l’OSF. Une autre candidate pour l’Autriche, l’universitaire Ursula Kriebaum, a été engagée à Amnesty International.

Enfin, l’Assemblée du Conseil de l’Europe votera aussi pour le futur juge finlandais de la CEDH. Aux côtés de deux magistrats, la Finlande a aussi proposé un professeur de gauche, Juga Lavapuro. Ce dernier plaide pour l’interdiction des mouvements anti-immigration en Finlande, estimant que ceux-ci violaient les droits de l’homme du fait de leur supposé “racisme”. M. Lavapuro a par ailleurs mené une campagne médiatique contre Timo Soini, ancien ministre des Affaires étrangères de Finlande (2015-2019), après que celui-ci a assisté, dans sa vie privée, à une veillée de prière sur le thème de l’avortement.

Il serait logique et cohérent que les juges à la CEDH soient magistrats de profession. C’est d’ailleurs le cas de la moitié d’entre eux. La minorité des juges qui est issue d’un militantisme de gauche manque cruellement de déontologie. Parmi eux, Yonko Grozev a été juge entre 2015 et janvier 2024. Avant d’être juge, il avait fondé et dirigé pendant vingt ans le Comité Helsinki en Bulgarie ; pendant son mandat à la CEDH, il a siégé dans des délibérations d’affaires introduites par ce même Comité, c’est-à-dire en situation de conflits d’intérêts.

Le pire des juges de gauche de la CEDH est Darian Pavli, cousin du Premier ministre socialiste d’Albanie. Avant d’être élu juge au titre de l’Albanie en 2019, M. Pavli a travaillé pour Human Rights Watch (2001-2003) et pour l’Open Society Justice Initiative (2003-2017), financés par l’OSF. Il s’était présenté comme avocat sur son CV officiel du Conseil de l’Europe, alors que c’est apparemment un mensonge, et a siégé à la CEDH en situation de conflits d’intérêts à de nombreuses reprises. M. Pavli est pourtant encore juge à la CEDH, et ce jusqu’en 2028.

Les origines gauchistes du fascisme…

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Depuis quelques décennies maintenant, et de façon plus insistante ces derniers jours, les élites et électeurs de gauche ne cessent d’agiter la menace du fascisme comme étant le mal absolu et un risque de mort subite pour le pays ! Cette ritournelle a fonctionné à merveille à chaque fois, tant les connaissances historiques et politiques de nos contemporains sont faibles.

Car si le fascisme est un système politique effectivement dangereux, qui se sert de la violence en la rendant légale pour faire taire ses opposants et imposer des lois iniques, à l’image plus consensuelle de nombre de gouvernements dit démocratiques, à aucun moment, selon les principes mêmes de la sociologie des courants de pensée politique, il ne peut être positionné à droite de l’échiquier politique ! Eh oui, cela en surprendra plus d’un à gauche…

Ce courant politique est initié en 1922 (PNF Parti Nationale Fasciste) par Benito Mussolini. Immédiatement après sa création, un quadriumvirat composé de Benito Mussolini, Emilio De Bono, Italo Balbo et Cesare Maria De Vecchi, organise une marche sur Rome pour forcer le pouvoir monarchique en place à nommer Mussolini chef du gouvernement eu égard sa popularité au sein des Italiens. Nous connaissons la suite. De cette histoire il semble donc nécessaire de comprendre l’état d’esprit des principaux initiateurs du fascisme…

Benito Mussolini est un socialiste convaincu, militant de la première heure, qui deviendra le numéro deux du Parti Socialiste Italien, et qui sera connu pour ses organisations de grèves dures, son rejet de la bourgeoisie et du « système », ainsi que son athéisme militant. Au début de la Première Guerre mondiale, Mussolini s’oppose à la ligne de son parti qui refuse l’entrée en guerre de l’Italie. Cela sera un point de rupture. Après-guerre, en 1919, de retour aux affaires il crée son propre parti “les Faisceaux Italiens de Combat (Fascista)”, dont le symbole est le même que celui de la République française sous la Révolution : un faisceau de licteurs représentant la force étatique sous la Rome antique). Ce parti constitué, entre autres, d’anciens camarades socialistes, deviendra en 1922 le PNF. Mussolini n’a aucunement changé d’idée, il est et demeurera toujours un « pur socialiste ».

Emilio de Bono est un officier militaire, athée revendiqué (il écrira : « l’athéisme est éclairé et rationnel, fondé sur des principes scientifiques. Je suis militaire, j’admire la raison et c’est pourquoi je suis athée. ») Après la Première Guerre mondiale, il sera en lien étroit avec le Parti Socialiste Italien cherchant à négocier un poste de ministre. Mais, c’est le PNF, alors en pleine croissance vers qui finalement il se tournera, retrouvant en Mussolini la véritable ligne socialiste.

Italo Balbo, quant à lui, sans formation particulière, s’engage très tôt en politique pour faire tomber la monarchie qu’il souhaite remplacer par une République. C’est un admirateur de la Révolution française, il a une vision radicale de la politique. A l’image de la révolution bolchevique il rêve d’imposer une République socialiste en Italie. C’est bien évidemment un franc-maçon appartenant à la Loge Giovanni Bovio, où se trouvent de nombreux cadres du PNF, c’est ainsi qu’il rejoindra Mussolini.

Enfin, Cesare Marie de Vecchi, avocat de son état, est le seul dont l’idéologie socialiste est la moins aboutie, il manifeste un soutien de principe à la monarchie, mais souhaite tout de même un système où le Roi n’a plus aucun pouvoir, une marionnette. Bien que modéré, il penche cependant à gauche et se rapproche du PNF dont la ligne socialiste lui semble compatible avec le nationalisme affiché. Il sera un des députés du PNF, et un des fondateurs du Grand Conseil Fasciste.

Ces quatre personnages sont donc ceux qui ont permis au fascisme de prendre sa place sur l’échiquier politique de 1919 à 1945. Ce système est un héritage direct des Lumières et de la Révolution française, en passant par le Bolchevisme. Il est porté par des hommes qui se reconnaissent dans le socialisme le plus « pur » où l’Etat est tout et peut tout, à l’exact opposé des pensées politiques de droite. Le fascisme est intrinsèquement de gauche, c’est son ADN. Il est né de penseurs et de politiques qui ont milité ou adhéré aux idéologies socialos gauchistes, collectivisme, hyper centralisation, contrôle étatique des biens et des personnes, bureaucratie stérile, suppression de la dissidence, concentration des pouvoirs, dérives autoritaires, athéisme militant, etc.

La prochaine fois que quelqu’un se revendiquera antifa, rappelez lui que ses fondateurs étaient des socialistes « pur jus »…

Grand remplacement bruxellois

« Brussels Family »  « verse les allocations familiales en exécution d’une mission confiée par le gouvernement de la COCOM ». La COCOM c’est la « Commission communautaire commune », « l’institution chargée de l’exercice des compétences communautaires qui ne peuvent pas être réduites à un groupe linguistique dans la région de Bruxelles-Capitale »…

Si Macron obtient une majorité, l’examen du projet de loi sur l’euthanasie aura lieu en juillet

Juste avant les Jeux Olympiques. C’est en toute lettre dans le programme de gouvernement du parti Renaissance (ou Ensemble, ça change toute le temps) :

Il faut faire barrage à ce projet de l’extrême-centre (porté également par l’extrême-gauche).

L’immigrationnisme : une forme de fondamentalisme chrétien

Guillaume de Prémare, Rédacteur en chef de la revue Permanences, éditée par Ichtus, réagit à la tribune des “6 000 chrétiens” mobilisés, publiée dans La Croix :

[…] Que des chrétiens jugent personnellement et expriment publiquement que le vote RN leur est impossible en conscience, c’est une chose. C’en est une autre d’affirmer que l’Évangile écarte absolument un vote particulier pour tous les chrétiens et que cela doit être affirmé explicitement par les responsables religieux. Or, ces derniers sont fondés à condamner de grandes idéologies telles que le communisme et le nazisme, mais pas à intervenir directement dans des choix électoraux.

Je désapprouve cette manière de mettre l’Évangile au service de ses propres opinions : cela conduit à exercer sur les autres fidèles une pression morale, et sur la hiérarchie ecclésiastique une pression politique. Le vote est un choix personnel qui, pour être libre et éclairé, doit être, autant que possible, à l’abri de telles contraintes. D’autre part, disqualifier par principe un vote conduit à écarter sans examen les idées susceptibles de le motiver.

Or, de mon point de vue, la nécessité d’une politique migratoire plus ferme et restrictive fait partie des options qui ne méritent pas une réprobation religieuse via l’agitation de l’épouvantail RN. Au contraire, cela demande un examen politique sérieux au lieu de culpabiliser des chrétiens qui ont des inquiétudes légitimes pour l’avenir de leur pays et de leurs enfants.

J’estime plus fructueux de débattre en se fondant d’abord sur la raison politique et en acceptant des options divergentes plutôt que d’ériger en absolu ce qui est jugé « catholiquement correct » ou non. Par ailleurs, je me méfie du littéralisme appliqué aux textes sacrés, notamment : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. » Le chapitre XXV de Matthieu est un sommet de l’Évangile mais ne constitue pas une politique migratoire.

Le fait de voir des chrétiens invoquer leur livre sacré, pour qualifier ou disqualifier de manière irréfragable une option politique, ne me convient pas. Cependant, je ne veux pas dire que l’Évangile n’ait rien à nous dire en matière de choix politiques. Il est nécessaire, en effet, de passer ses propres opinions au tamis de la foi ou de la loi naturelle. Mais j’affirme, en ce domaine, le primat de la conscience et le refus de la pression sur celle-ci.

Je suis catholique et cela ne heurte pas ma conscience d’envisager une politique migratoire qui conduirait à une reprise en main de nos frontières, à l’expulsion des immigrés clandestins et des délinquants étrangers, à la redéfinition de notre politique de visas ou encore des conditions d’accès à la nationalité française, dans le cadre d’un État de droit et dans le respect de la dignité humaine. Il n’y a, selon moi, pas de trahison de l’Évangile dans le fait de penser que, si notre pays ne met pas un terme au désordre migratoire actuel, notre sécurité intérieure et notre cohésion nationale, déjà largement affectées, plongeront dans l’abîme.

En revanche, cela heurterait ma conscience que la France aille au-delà des nécessités politiques pour abandonner absolument toute possibilité d’asile, pour refuser de secourir des migrants sur un bateau en Méditerranée et/ou pour organiser un mouvement de « remigration », c’est-à-dire des expulsions visant des personnes qui n’ont fait aucun mal et des mouvements de populations inhumains. De tels projets ne sont heureusement pas portés par le RN. Je reconnais ainsi bien volontiers que la froide rationalité politique n’est pas seule en cause dans un choix.

D’une certaine manière, il y a un double mouvement dans une délibération personnelle, au moment de choisir son bulletin de vote : d’une part, évaluer la pertinence de mesures précises, leur faisabilité concrète, mais aussi la capacité personnelle et collective de ceux qui les proposent à les mettre en œuvre, ou encore le contexte et les rapports de forces politiques du moment ; d’autre part passer ces mesures précises au crible de la loi naturelle et de nos principes de civilisation qui doivent tant à l’Évangile du Christ.

Au cœur de ce débat, il me semble nécessaire d’évoquer le défi brûlant du paradigme ethnique. L’ethnicisme est à la fois étranger à la tradition française – la France n’est pas une nation-ethnie – et contraire à la vision chrétienne universelle de l’égale dignité de tous les hommes. Il est vrai que l’ethnicisme peut faire son nid de manière glissante dans les questions migratoires. Mais j’observe qu’il se loge aujourd’hui dans la dialectique des luttes de la gauche radicale, opposant en quelque sorte « blancs » et « racisés ».

Jean-Luc Mélenchon l’affirme : « Il faut tout conflictualiser ! » Jusqu’à conflictualiser la race ? Monsieur Mélenchon a théorisé le concept de « créolisation » comme moyen d’aboutir à ce qu’il nomme « un nouveau peuple », allant jusqu’à affirmer que « ceux qui s’appellent Français de souche posent un problème à la cohésion nationale ». Voici comment il conflictualise clairement l’enjeu ethnique…

Enfin, il faut souligner que les signaux d’alerte concernant une fracturation grave de la nation française vont bien au-delà de l’immigration : fracture sociogéographique, fracture entre le peuple et les élites, fractures religieuses, etc. Probablement les chrétiens ont-ils une spécificité à apporter – comme artisans de paix.

Mais il ne me semble pas qu’il suffise d’appeler à lutter contre tel « diable », comme si un seul « démon » menaçait la concorde et la fraternité, ou encore d’appeler à « rejeter les extrêmes », comme le fait le bloc central pour garder la main. Il faut surtout traiter les enjeux sur le fond : déclassement social, sentiment de dépossession, insécurité culturelle, violence endémique dans nos rues, précarité grandissante, injustices sociales, faillite éducative, absence de projet commun, etc. Alors, in fine, pour qui voter, dans ce marasme politique, face à la crainte des radicalités et de la violence et compte tenu de la maigre confiance que nous accordons aux partis ? À chacun de se déterminer… en conscience.

Instruction en famille : État des lieux des restrictions et saisine de la CEDH

À l’occasion des élections législatives, les associations Liberté éducation et le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), attirent l’attention des candidats sur la disparition programmée de “l’école à la maison”, suite à l’adoption de la loi contre le séparatisme.

79 questions écrites ont été posées au cours de la 16e législature (depuis 2022) par des députés de tous les groupes politiques.

Il y a eu une Proposition de loi pour une école de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité de M. Max Brisson et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 8 février 2023 – exposé des motifs adopté le 11 avril 2023. Cette proposition prévoit que la demande d’instruction en famille puisse être faite en cours d’année et que « l’autorisation prévue au premier alinéa du présent article est accordée de plein droit aux enfants régulièrement instruits dans la famille au cours de l’année scolaire précédente et pour lesquels les résultats du contrôle organisé en application du troisième alinéa de l’article L. 131-10 ont été jugés suffisants.»

Le Rapport d’information sénatorial 383 (2023-2024), intitulé « Loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République : tout reste à faire » déposé le 6 mars 2024, n’intègre pas même l’instruction en famille dans le rapport lui-même et ne démontre à aucun moment en quoi la restriction serait efficace dans le cadre de la lutte contre le séparatisme.

26 députés Les Républicains ont déposé au Bureau de l’Assemblée nationale une Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur les nouvelles règles appliquées à l’instruction en famille (n°2445, 5 avril 2024).

Au 1er février 2023, sur les 60 638 demandes d’autorisation instruites pour l’année scolaire 2022-2023, seules 6 144 ont donné lieu à un refus d’autorisation, soit 10,1 % des demandes.

  • Sur les 6 329 demandes instruites effectuées au titre du motif 1°[maladie ou handicap], 992 ont donné lieu à un refus, soit 15,7% des demandes.
  • Sur les 697 demandes instruites effectuées au titre du motif 2°[sportif de haut niveau], 126 ont donné lieu à un refus, soit 18,1% des demandes.
  • Sur les 4 484 demandes instruites effectuées au titre du motif 3°[itinérance familiale], 1447 ont donné lieu à un refus, soit 32,3% des demandes.
  • Sur les 5 304 demandes instruites effectuées au titre du motif 4° [motif propre à l’enfant], 1 993 ont donné lieu à un refus, soit 37,6 % des demandes.
  • Sur les 43 824 demandes d’autorisation de plein droit instruites, 1 586 ont donné lieu à un refus, soit 3,6% des demandes.

Pour l’année scolaire 2023-2024, sur les 13 813 demandes d’autorisation faites pour les motifs 1, 2, 3 et 4, il y a eu 8 386 acceptations et 5 427 refus, soit un taux de refus de 39,3 %

Les associations annoncent le dépôt d’une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg contre le refus injustifié de l’Éducation nationale d’autoriser l’instruction en famille d’une petite fille de 3 ans (lors de la demande initiale) et plus largement contre le nouveau système d’autorisation pour pratiquer l’école à la maison.

Eric Ciotti : “Nous avons percé le mur de Berlin, la citadelle de la bien-pensance”

Extraits d’un entretien donné par Eric Ciotti dans Valeurs Actuelles :

Pakistan : Un homme accusé d’avoir brûlé un Coran lynché à mort et brûlé

Un Pakistanais accusé d’avoir profané un Coran a été lynché à mort et son corps brûlé jeudi par une foule qui l’a sorti d’un commissariat où la police l’avait amené pour assurer sa protection.

La police a procédé à des tirs de sommation en l’air mais la foule est parvenue à appréhender l’homme avant de le lyncher à mort. Des gens ont ensuite versé de l’essence sur son corps avant d’y mettre le feu. Les violences ont forcé les policiers à abandonner leur poste.

Fin mai, un chrétien accusé d’avoir brûlé des pages du Coran avait également été lynché par une foule dans le Pendjab (est) avant de succomber à ses blessures début juin.

Toujours dans le Pendjab, en février 2023, une foule avait battu à mort un musulman accusé d’avoir profané le Coran.

En décembre 2021, un directeur d’usine sri-lankais avait été battu à mort et brûlé par une foule en colère à la suite d’accusations de blasphème.

En 2017, un étudiant avait été lynché après des rumeurs l’accusant d’avoir posté des commentaires blasphématoires en ligne.

Un couple de chrétiens avait été lynché dans le Pendjab en 2014 et leurs restes avaient été retrouvés brûlés dans un four après de fausses accusations de profanation du Coran.

Le suicide assisté n’est pas un droit, selon la CEDH

De Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) dans Valeurs Actuelles :

La Cour européenne des droits de l’homme a rendu un jugement très attendu en matière de fin de vie dans l’importante affaire Karsai contre Hongrie. Elle y confirme l’absence de droit au suicide assisté, sous réserve d’évolution future des sociétés européennes en la matière, et promeut pour la première fois les soins palliatifs.

Les partisans de l’euthanasie seront certainement déçus par le jugement rendu ce 13 juin 2024 par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans une affaire très sensible dans laquelle un ancien juriste de la Cour européenne atteint d’une maladie neurodégénérative était venu plaider lui-même devant les juges de Strasbourg. Ils espéraient que la CEDH, au terme d’une longue évolution jurisprudentielle, franchirait “enfin” le pas de la reconnaissance d’un droit au suicide assisté au titre de la Convention européenne des droits de l’homme. Les précédents de la Cour depuis une quinzaine d’années devaient en effet l’y conduire.

Prudemment, la Cour ne l’a pas fait, mais a indiqué, obiter dictum, qu’elle pourrait franchir ce pas plus tard, dans l’hypothèse où cette pratique deviendrait légalisée par une proportion significative des États européens et acceptée dans les normes éthiques internationales. Cette ouverture constitue l’un des principaux apports de cette décision. La Cour avait déjà eu recours à de telles ouvertures s’agissant de la reconnaissance future d’un droit à la PMA sans père et du sexe neutre. En d’autres termes, la CEDH considère qu’il est trop tôt pour créer un droit au suicide assisté ; cela reviendrait à obliger les 46 États membres du Conseil de l’Europe à légaliser cette pratique. La marche aurait été trop haute.

La Cour a tout de même confirmé les étapes qu’elle a déjà parcourues précédemment dans cette direction. Elle a réaffirmé que l’euthanasie et le suicide assisté ne violeraient pas l’interdiction d’infliger la mort intentionnellement énoncée dès l’article 2 de la Convention européenne. Elle a ensuite rappelé que ces pratiques entraient, selon elle, dans le champ de la vie privée garanti à l’article 8, et que les États peuvent les autoriser, mais à condition que des « garanties appropriées et suffisantes » soient adoptées pour prévenir les abus.

Quant à la principale question posée en l’espèce, portant sur l’éventuelle obligation des États de légaliser ces pratiques au titre du droit au respect de la vie privée, la Cour y a répondu par la négative. Elle a observé, au soutien de l’interdiction du suicide assisté, que « les implications sociales plus larges et les risques d’abus et d’erreurs que comporte la fourniture du suicide assisté pèsent lourdement dans la balance ». Elle a en outre estimé que les États disposent en la matière d’une « marge d’appréciation considérable » en raison du caractère extrêmement sensible de la question au point de vue moral et éthique, et compte tenu du fait que la majorité des États membres continuent d’interdire pénalement cette pratique.

Les États peuvent donc continuer d’interdire pénalement l’euthanasie et le suicide assisté dans leur pays, et même poursuivre les personnes qui auraient participé à ces pratiques à l’étranger sur leurs nationaux. La Cour conclut en indiquant que la question doit cependant rester ouverte, « compte tenu de l’évolution des sociétés européennes et des normes internationales en matière d’éthique médicale dans ce domaine sensible ».

Seul l’un des sept juges ayant tranché cette affaire a estimé à l’inverse, citant le philosophe Ronald Dworkin, que la Cour aurait dû créer un tel droit sans plus attendre, en vertu d’une « très nécessaire interprétation progressiste de la Convention ». Il s’est appuyé pour cela sur l’affirmation souvent répétée selon laquelle ladite convention serait un « instrument vivant » et non pas un texte figé.

Enfin, de façon novatrice et intéressante, plutôt que de créer un droit au suicide assisté, la Cour a préféré insister très clairement sur l’importance et la nécessité des « soins palliatifs de qualité, y compris l’accès à un traitement efficace de la douleur », lesquels sont qualifiés d’« essentiels pour assurer une fin de vie dans la dignité » (§ 154). C’est la première fois que la Cour insiste ainsi sur les soins palliatifs dans sa jurisprudence sur la fin de vie, et les présente comme relevant des obligations positives des États. C’est là un second apport significatif de ce jugement.

Cette décision peut paraître prudente, car la Cour indique ne pas vouloir aller plus vite que la société en imposant brutalement un nouveau droit de l’homme à la mort volontaire. Elle illustre toutefois la tendance de la Cour européenne à se détacher du texte de la Convention pour juger en fonction de l’évolution des législations, c’est-à-dire des mœurs.

Il y a en effet un danger pour les droits de l’homme à faire dépendre leur contenu et leur protection des changements des mentalités et des législations. Cela les rend variables et relatifs. Cette approche évolutive est même à l’opposé du rôle imparti aux droits de l’homme, qui ont été institués après la Seconde Guerre mondiale pour fixer des principes intangibles, à la lumière desquels juger de l’acceptabilité des diverses pratiques et législations. Les droits de l’homme ont pour rôle de poser une limite à des pratiques et évolutions, même majoritaires, et non de s’y conformer pour les consacrer. L’approche évolutive retenue par la Cour conduit à l’idée selon laquelle le suicide assisté serait un droit de l’homme en fonction du nombre de pays qui l’ont légalisé, ce qui est absurde philosophiquement. Cela revient à faire dépendre le contenu des droits de l’homme de la vie politique.

Certes, le juge doit interpréter la Convention pour l’appliquer à une réalité changeante, mais ce pouvoir n’est pas sans limite, tant par respect pour les droits et libertés définis dans le texte de la Convention que pour les États qui ont adopté ce traité et institué la Cour.

Il n’appartient pas au juge de s’écarter du texte de la Convention et de l’intention de ses rédacteurs : il n’y est pas légitime. Or, comment ne pas constater que la pratique de l’euthanasie est contraire au principe posé en tête de la Convention selon lequel « La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement » ? Des exceptions, comme la légitime défense, sont listées avec exhaustivité, mais aucune exception d’euthanasie n’est prévue dans la Convention, pas même l’éventuelle demande de mort de l’intéressé. C’est ce que soutient d’ailleurs le juge Serghides, auquel fait référence le juge Wojtyczek dans la présente affaire, lorsque celui-là écrit que « toute forme d’euthanasie ou de cadre législatif entourant pareille pratique non seulement serait dépourvue de base légale au regard de la Convention, mais aussi serait contraire au droit fondamental de la Convention que constitue le droit à la vie ».

Grégor Puppinck est directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ)

Les sanctions internationales sont-elles utiles ?

Voici un article intéressant d’une revue canadienne qui souligne que les sanctions commerciales touchent essentiellement la population d’un pays et non ses dirigeants. Par ailleurs elles entraînent souvent des surcoûts pour les pays qui les émettent. Finalement les sanctions commerciales sont une lubie de riches.

Extraits :

[…]

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[…]

Quels diocèses français sont sans ordinations sacerdotales depuis au moins 10 ans ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Chaque mois de juin est celui des ordinations, et est couronné par le traditionnel communiqué de la Conférence épiscopale française qui a depuis 2011 la transparence de lister les ordinations sacerdotales par diocèse. Ce que ces communiqués ne disent pas ouvertement, c’est quels diocèses n’ont pas d’ordinations, et encore moins depuis combien de temps. Car, oui, il existe des diocèses sans ordination sacerdotale depuis, non pas deux ou trois ans, mais bien dix ans (ou plus) sans interruption…

Voici la triste liste de ces diocèses, le premier étant le celui dans la pire situation :

  • Carcassonne et Narbonne : la dernière ordination date de 2006, des propres mots de son nouvel évêque depuis 2023, Mgr Bruno Valentin, qui a le mérite de pointer ouvertement le sujet de la viabilité du diocèse.
  • Pamiers, Couserans et Mirepoix : il est difficile de dater la dernière ordination, qui est semble-t-il antérieure à au moins 2011. Il est vrai qu’il eut une ordination en 2023 mais le prêtre est en service au Diocèse aux Armées. De 2014 à 2022, l’évêque de Pamiers était Mgr Eychenne, actuel évêque de Grenoble-Vienne.
  • Aire-et-Dax : la dernière ordination date de 2012. Souhaitons que la dynamique missionnaire impulsée par Mgr Souchu, évêque depuis 2017, soit fructueuse.
  • Le Puy-en-Velay : les deux dernières ordinations datent de 2013. Mgr Baumgarten, évêque du Puy depuis 2022, déclarait l’an dernier à Famille Chrétienne « Le Seigneur ne nous met pas dans des situations impossibles ».
  • Le Havre : la dernière ordination date de 2014. L’actuel évêque, que Nicolas Hulot qualifiait en 2017 d’ « ultra-progressiste » en lui remettant les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur, se réjouissait il y a quelques mois sur KTO du « sursaut vocationnel » de son diocèse. Rendons grâce pour le courage de ces quelques jeunes hommes.

Le diocèse de Nevers, qui manquait d’ordinations depuis au moins 2010, a eu la grâce d’avoir un nouveau prêtre en 2024. Précisons que ces analyses sont réalisées avec les communiqués de juin de la Conférence des Evêques de France, complétées de recherches pour les rares ordinations survenues postérieurement. Cette recension ne détaille pas d’autres diocèses dans une grave situation : ceux ayant très peu d’ordinations par rapport à leur population, comme les diocèses de Saint-Denis ou d’Evry. Ou bien ceux avec une unique ordination en dix ans, comme Annecy ou Rodez-et-Vabres. Ou encore de nombreux diocèses principalement ruraux dont la situation vocationnelle n’est en réalité pas beaucoup plus enviable.

Avec une telle durée de 10 années continues sans ordination sacerdotale, il est difficile d’imaginer que ces territoires n’aient suscité aucune vocation. Il convient de se demander pourquoi ces quelques irréductibles jeunes hommes ont choisi un autre diocèse ou une communauté spécifique.

De manière plus générale, il est intéressant de consulter les analyses fouillées et précises du site trop peu connu “La vérité des chiffres” qui analyse au moins une fois par an les ordinations et les tendances dans un dossier d’une dizaine de pages. Comparant les diocèses entre eux, chiffres à l’appui, il propose plusieurs actions pour redresser la situation des diocèses en danger vocationnel : avancement de l’âge de la confirmation, accompagnement du scoutisme catholique, et ouverture à la messe tridentine. A bon entendeur…

Parlement européen : Sarah Knafo ne siégera pas dans le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) de Giorgia Meloni

La seule rescapée du parti d’Éric Zemmour, Reconquête !, ne siégera pas dans le groupe des Conservateurs et réformistes européens de Giorgia Meloni au Parlement européen.

Le groupe des Conservateurs et réformistes européen vient de dévoiler le nom de ses nouveaux membres. Y figurent Marion Maréchal, Nicolas Bay, Guillaume Peltier, Laurence Trochu, tous élus dimanche 9 juin sous les couleurs du parti Reconquête! aux élections européennes.

ECR devient ainsi le 3e groupe le plus important du Parlement européen, une place jusqu’à présent occupée par les libéraux de Renew Europe, où siège les eurodéputés soutenus par Emmanuel Macron. Renew doit, de son côté prochainement, confirmer la composition de son groupe, alors que ECR et le Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Obran n’ont pas encore trouvé d’accord.

Sarah Knafo siégera avec les non-inscrits.

Le groupe ECR a annoncé être passé de 77 à 83 eurodéputés. Parmi les nouveaux membres, on trouve les Démocrates danois, le parti bulgare Il existe un tel peuple, l’Union lituanienne agraire et des verts, les quatre députés français ayant quitté Reconquête! et l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR). Le Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán a annoncé qu’il ne chercherait plus à rejoindre le groupe, pour ne pas intégrer une famille politique où siège l’AUR, en raison de la «  position anti-hongroise » de ce mouvement.

Le groupe libéral Renew compte actuellement 80 membres.

Renew et ECR sont engagés dans une compétition pour le troisième poste le plus important de l’Union européenne : celui de Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité. Ce poste était réservé à la Première ministre libérale estonienne Kaja Kallas. Toutefois, si les conservateurs se maintiennent en troisième position dans les semaines à venir, la nomination de cette dernière pourrait être remise en question.

À l’issue des élections européennes, des personnalités politiques représentants les trois plus grandes familles politiques du Parlement européen devraient occuper les postes les plus importants à la Commission européenne, au Conseil européen et au poste de chef de la diplomatie. D’où l’intérêt pour ECR de rester le 3e groupe du Parlement devant Renew.

L’antisémitisme, c’est comme le chasseur, il y a le bon et le mauvais

Dans une tribune publiée par Le Monde, un avocat et un historien osent écrire :

Ce n’est pas un sketch, c’est très sérieux.

Le sketch, c’est celui-là :

L’Union européenne LGBTQXYZ

La rentrée des nouveaux parlementaires et de leurs assistants a lieu en ce moment au sein des institutions européennes, qui ne manquent pas de décliner aussitôt leur propagande :

I-Média – Elections législatives : les médias en campagne !

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’annonce de Jordan Bardella de la privatisation de l’audiovisuel public s’il devient premier ministre.

Le dossier du jour aborde les outils de la propagande médiatique dans le cadre des élections législatives.

Les pastilles de l’info :

  1. L’idiot du village global : Fiché S et candidat du Nouveau Front Populaire
  2. Décryptage : Règlement de compte à Reconquête dévoilé par le Canard enchaîné
  3. Top ou Flop : Libération : DRH du RN ?

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Nicolas Demorand, une figure emblématique du journalisme bobo sur le service public.

VIA | la voie du peuple choisit la paix civile et l’union nationale contre Renaissance ou le Nouveau Front Populaire

Communiqué de Jean-Frédéric Poisson :

La France est au bord d’une guerre civile. Les fractures sont là, communautés contre communautés, partisans contre partisans, voisins contre voisins. Ce chaos ne vient pas de nulle part. Il date du moment où la France a été dirigée contre ses racines, contre sa vocation, contre son unité, contre son peuple même.

S’il n’est pas le premier, Emmanuel Macron porte la lourde responsabilité d’avoir favorisé et accéléré l’installation d’une société dans laquelle se sont noyés nos repères communs au profit d’une montée de radicalismes ennemis de la France, de l’extérieur comme de l’intérieur. L’extrême-gauche, dans ses versions islamo-gauchiste ou LGBT-wokiste, y a fait son miel, d’excès en outrage, de violence en transgression. C’est le même chemin que la Macronie a pris, drapée d’une forme de respectabilité institutionnelle qui ne diminue ni sa dangerosité ni sa perversité.

Les ennemis intérieurs de la France sont là ! Toute complaisance à leur endroit relèvera d’une complicité coupable. 

Mais le fatalisme n’est pas notre ADN. Face à cet avenir, VIA | la voie du peuple a une responsabilité toute particulière, en cohérence avec son projet chrétien-social : soutenir toute solution qui vise à retrouver la paix civile et l’union nationale. Certes, comme nous le demandons depuis des années, refonder une droite rassembleuse sur un programme commun eut été préférable. L’urgence s’impose. Empêcher les promoteurs du chaos comme Renaissance de continuer à sévir ou comme le Nouveau Front Populaire d’accéder aux responsabilités gouvernementales est un devoir premier et supérieur à tout autre.

Soyons du côté de la France comme nous l’avons toujours été.

Soyons du côté des Français pour lesquels s’unir est un impératif de survie.

Ainsi VIA | la voie du peuple appelle solennellement chaque électeur aimant la France à voter, en son âme et conscience, dès le 1er tour, pour les candidats engagés dans une union nationale, clairement identifiés comme étant capables de constituer une majorité absolue et de gouverner ou, à défaut, une force de résistance face aux adversaires intérieurs de la France.

À l’aune du « trésor » que nous possédons comme militants constants de la Vie, de la dignité de la personne, des Libertés, de la Paix, de la souveraineté de la France, soyons combatifs et non résignés, déterminés et non passifs, convaincus et non vaincus.

Votons dans l’Espérance !

Brochette de voyous

Tandis que Libé diffuse une fausse nouvelle sur un candidat RN, LFI collectionne les candidats aux moult casseroles. Outre l’antifa Raphaël Arnault, à propos duquel Alice Cordier diffuse aujourd’hui un enregistrement dans lequel on entend menacer d’une balle dans la tête (Mila et Alice Cordier portent plainte contre Raphaël Archenault), on trouve une belle collection de voyous :

  • La candidate LFI Amal Bentounsi, dans la sixième circonscription de Seine-et-Marne, est inscrite au fichier des atteintes à la sécurité publique, pour 11 rôles de droit commun. Elle est fichée pour mouvements extrémistes et violences urbaines. Elle avait écrit en 2015 sur le compte du collectif « Urgence notre police assassine » qu’elle dirigeait : « On ne peut pas reprocher à un croyant d’être homophobe si sa religion le lui commande. » Ce collectif affiche en victime Bilal Nzohabonayo, un islamiste pro-Daesh qui avait agressé des policiers au cri « d’Allah Akbar » avant d’être abattu
  • Ismaël Boudjekada, candidat aux législatives proche du NFP dans la 9e circonscription des Français établis hors de France a été condamné aujourd’hui pour apologie du terrorisme à 200 00€ d’amende et 3 ans d’inéligibilité, après avoir qualifié le Hamas de mouvement de résistance. Il devrait faire appel de cette décision pour différer l’exécution de cette peine et pouvoir se présenter aux élections législatives
  • Manon Monmirel, candidate du Nouveau Front populaire dans la 12e de Seine-Saint-Denis, avait diffusé cet élégant tweet :

Aaah les programmes électoraux…

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Nous vous proposons cette semaine notre décryptage des programmes électoraux présentés par les principaux partis en lice pour ces élections législatives.

En introduction de cette thématique, nous revenons, un brin taquin reconnaissons le, sur les promesses du candidat Macron lors des élections présidentielles 2017. Nous en profitons pour lancer cette mise en garde à vous, amis électeurs : “les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.”(dixit super-menteur J. Chirac).

Le programme d’EM de 2017 déclinait six chantiers afin de “retrouver notre esprit de conquête pour bâtir une France nouvelle” (dixit bonimenteur Macron) :

1ER CHANTIER : EDUCATION ET CULTURE

Objectif : cohésion nationale

Moyens : remettre la transmission des savoirs fondamentaux , de notre culture au coeur du projet de nos écoles

Résultat : Chute historique des mathématiques entre 2018 et 2023 (selon PISA). 26ème en math, 29ème en compréhension écrite. Si les connaissances sont au point mort, l’entrée du wokisme dans nos écoles et universités, des manuels apprenant la sexualité à des gamins de 3 ans connaissent un franc succès. C’était donc ça la transmission des savoirs fondamentaux.

2EME CHANTIER : LA SOCIETE DU TRAVAIL

Objectif : créer des emplois, protéger chacun et améliorer le pouvoir d’achat

Moyens : simplification du droit, réforme de l’assurance chômage, plan pour la formation et la qualification des plus fragiles.

Résultat : baisse du taux de chômage mais par radiation massive de chômeurs. Il voulait un droit universel du chômage : il a réduit drastiquement les conditions d’accès et la durée du chômage. Quant au pouvoir d’achat, les primes Macron, mesure phare, présentent un bilan mitigé pour un montant moyen très modéré (506 euros en 2022). Et oui pour reverser de la valeur, encore faut il que l’entreprise en créée ce qui est de moins en moins le cas. Pire, la précarité et les inégalités sont en forte hausse.

3EME CHANTIER : MODERNISATION DE NOTRE ECONOMIE

Objectif : émergence d’un nouveau modèle de croissance

Moyens : transition écologique, industrie du futur, agriculture de demain, libérer la société de ces carcans et des blocages

Résultat : Jamais notre économie n’a paru aussi faible, fragilisée. La transition écologique s’est accompagnée de normes nombreuses, complexes et incomprises venant scléroser un peu plus notre pays. L’industrie du futur incarnée par les licornes est en marche mais non rentable malgré l’importance des aides et subventions publiques. Le “choose france” est acclamé tel un succès mais les 15 milliards d’investissements réalisés le sont par des structures étrangères dont la condition préalable à leur installation est l’obtention de généreuses aides publiques qui, une fois versées, les incitent à délocaliser. M. Lemaire nous a mis à genoux.

4EME CHANTIER : RENFORCER LA SECURITE DE LA NATION

Objectif : assurer la sécurité intérieure et à l’international

Moyens : stratégie de maintien de la paix à l’international et lutte contre le terrorisme, faire respecter la laïcité, restaurer l’autorité de l’Etat, garantir l’indépendance de l’autorité judiciaire

Résultat : La position de la France est affaiblie à l’international. La mise à mal de notre corps diplomatique , des erreurs de jugement sur la situation internationale ont conduit à la décrédibilisation de notre pays : le conflit Russie-Ukraine en est un exemple. Quant à la sécurité intérieure, les banlieues doivent encore rigoler de cette “autorité” sur laquelle ils s’assoient tous les jours en exerçant leurs petits trafics sans inquiétude aucune. Rodéos urbains, incivilités croissantes, chocs des cultures menant à l’incompréhension entre les populations, la société française est profondément divisée. Quant à la laïcité, il n’est pas certain que la vague migratoire actuelle ait une quelconque idée de ce machin.

5EME CHANTIER : RENOUVEAU DEMOCRATIQUE

Objectif : Moraliser et responsabiliser la vie publique

Moyens : ?

Résultat : Certainement le chantier dans lequel l’étendue du pouvoir jupitérien de notre gaudillo a pu donner toute sa mesure. Crise des gilets jaunes, crise des retraites réglée à coup de 49.3, escamotage de la représentation parlementaire… Bref, toute la panoplie de mesures utilisées habituellement par les dictateurs en herbe. Là aussi, jamais la représentation nationale n’a été autant décriée

6EME CHANTIER : DEFENSE DU PAYS A L INTERNATIONAL

Objectif : relancer une Europe ambitieuse et assurer une nouvelle politique africaine

Moyens : ?

Résultat : Il a été demandé poliment à la France de faire ses valises et partir gentiment d’Afrique après plus d’un siècle de construction culturelle et civilisationnelle commune. Virée par la Russie et la Chine, la France a perdu sa chasse gardée dans l’indifférence coupable de nos “jeunes décideurs de demain”. Quant à notre position au sein de l’Europe, notre situation budgétaire désastreuse scelle notre indépendance tandis que les coups de menton répétés d’un EM donneur de leçon aux autres partenaires n’amusent plus la galerie.

Voilà en quelques mots un premier bilan de promesses électorales d’un programme dont on nous disait qu’il avait été construit avec plus de “30 000 Français et Françaises au cours de 3000 ateliers de nos comités locaux”. Déjà une façon de suggérer que la responsabilité de nos gouvernants n’est pas engagée… Sans comptes 500 experts et cerise sur le gâteau, cette phrase qui résume à elle seule le vide la pensée macronienne : “ce programme a un objectif principal : qu’à la fin du quinquennat, chacun maîtrise son destin et que nous vivions tous mieux ensemble.”

Dur, dur…

Amitiés patriotes

P.MAGNERON
Président IDNF

Ne jamais reculer face aux critiques politiques

C’est la méthode de LFI, mais d’autres pourraient en prendre de la graine:

 

Pourquoi le RN s’agenouille-t-il devant la fake news du tweet antisémite ? [ADD.]

C’est un mystère de plus dans une campagne qui devient folle.

Alors que la fake news de Libération, qui insulte l’honneur de l’ex-candidat RN Joseph Martin,  a été prouvée et “débunkée“, tous les “journalistes” reprennent cette fausse information en boucle pour mettre mal à l’aise les représentants du RN. Jean-Philippe Tanguy (RN), sur LCI hier soir et encore ce matin devant Apolline de Malherbes sur RMC, se couche et est incapable de rétablir la vérité. Cette attitude est incompréhensible.

Pourquoi le RN est-il incapable de rétablir une vérité aussi simple alors que toutes les preuves existent ? Si le RN obtient la majorité absolue avec ses alliés Eric Ciotti et Marion Maréchal, les fake news vont se multiplier et il serait de bon ton d’avoir une cellule réponse un peu plus courageuse qu’aujourd’hui.

Hier soir Mathieu Bock-Côté a dénoncé cette injustice avec force en citant notamment l’article très complet de L’Incorrect :

Joseph Martin est victime d’une cabale comme il le dit au JDD :

Contacté par le JDD, Joseph Martin assure que la presse a livré une interprétation erronée de son tweet. « Venger les victimes de la Shoah, est-ce antisémite ? Non et tous les Juifs qui me connaissent m’envoient des messages de soutien », déclare-t-il, revendiquant un « message de mémoire à toutes les victimes de la Shoah », tout en reconnaissant que sa « phrase était mal tournée ». « Je regrette et je suis profondément blessé par la campagne de calomnie médiatique », déplore-t-il.

« Le fond de moi-même était le respect », insiste Joseph Martin, faisant également valoir que son « Twitter n’est pas antisémite du tout » et que lorsqu’il s’est présenté à des élections municipales en 2014, il y avait « des candidats de confession juive sur (sa) liste ». « M’accuser d’être antisémite porterait à sourire si le sujet n’était pas si grave », ajoute-t-il. Le Canard enchaîné, Libé – et le RN – sont visiblement allés trop vite en besogne ? « Ils n’ont pas pu résister au matraquage médiatique, mais je reste pour toujours un défenseur du RN et du peuple juif », conclut l’intéressé. Loyal, jusqu’au bout.

Voici un autre tweet de l’intéressé :

Addendum : le RN le réhabilite

La Commission européenne veut “décoloniser” nos rues

Entre 2024 et 2026, plusieurs pays européens – dont la France – accueilleront l’entreprise de « décolonisation de nos rues » supervisée par la Commission européenne via deux projets récemment validés.

  • Le premier, « Explorer les paysages urbains de l’UE pour déconstruire les récits coloniaux » (EUrban DECO), veut démontrer comment « l’idéologie coloniale » serait « encore » influente dans l’environnement urbain. Son objectif : dresser des cartes urbaines « révisées » de sept villes européennes qui mettront en exergue les « références clés liées à l’héritage colonial » pour les renommer « du point de vue des peuples colonisés ». Les porteurs de ce projet prévoient d’associer activement les « communautés d’immigrés » et les « associations de migrants » pour attirer l’attention des politiques et « exiger » une action collective sur le sujet.
  • Le second projet, « Marches de décolonisation urbaine dans l’UE » (UDEW), est similaire. Les associations qui le portent partent du postulat que même si « la plupart » des pays de l’UE ont « reconnu leur passé colonialiste », un grand nombre de lieux ont encore des noms dédiés à leur passé colonial. Il serait donc nécessaire de les cartographier (une nouvelle fois) et de sensibiliser le public, en particulier les jeunes issus de l’immigration, pour qu’ils « prennent conscience » du passé colonial de l’Union européenne.

C’est dans le cadre du programme « Citoyens, égalité, droits et valeurs » (CERV), doté d’un budget de 1,55 milliard sur sept ans (2021-2027), que la Commission a fixé parmi ses priorités le financement de projets qui feraient « mieux connaître les expériences marquantes de l’histoire européenne moderne » telles que « la migration, la décolonisation, l’esclavage et l’impérialisme [qui] sont ancrés dans l’histoire européenne et ont tous des conséquences pour la société d’aujourd’hui ».

Avec notre pognon.

6 plaintes pour violences en réunion et menaces de mort contre La Jeune Garde et son chef, le candidat NFP Raphaël Arnault

Raphaël Archenault alias Arnault, leader du collectif d’extrême-gauche La Jeune Garde et candidat aux législatives pour le Nouveau Front populaire, est fiché S. L’Incorrect a eu accès aux PV de 6 plaintes à son encontre entre 2022 et 2024, notamment pour violences en réunion et menaces de mort, qui viennent prouver s’il le fallait encore leur grande violence.

La plainte la plus récente date 14 juin pour « des faits de menace matérialisée par écrit, image ou autre objet de violences » et pour « violences subies ». La victime explique qu’il a été informé par des amis qu’une menace de mort à son encontre a été inscrite sur la statue Louis XIV de la place Bellecour de Lyon : « Pleure X tu pisseras moins dans ton chino ». Ce dernier explique surtout avoir été agressé le jour même avec sa fiancée et un ami à la gare de Lyon Perrache, où ils ont été pris à partie par un groupe d’une dizaine de personnes. Sa fiancée a réussi à s’enfuir, pendant que lui et son ami essayaient de se défendre. Dans sa plainte, il témoigne :

« Une fois au sol, j’ai pris des coups de matraque téléscopique […] J’ai pris un gros coup de pied au niveau du crâne. J’ai perdu connaissance »

Parmi le groupe d’agresseurs, la victime a formellement reconnu Raphaël Arnault mais assure que celui-ci ne l’a pas frappé.

Le 7 juin, alors que la campagne pour les élections européennes bat son plein, des militants du parti Reconquête collaient des affiches pour soutenir la candidature de Marion Maréchal lorsqu’un scooter noir s’arrête à leur niveau. Le conducteur les traite de « fascistes », « racistes » et les intimide : « On va revenir, bougez pas » avant de les menacer de mort : « On va vous crever ! » et « Toi, je vais te mettre une balle dans la tête ». Les jeunes militants affirment avoir formellement reconnu Raphaël Arnault. Une plainte a été déposée le 18 juin pour « menace de mort et intimidation ».

Le 9 mai 2024, un jeune homme de 19 ans se trouvait sur la passerelle du Palais de justice de Lyon et a croisé un groupe d’une vingtaine d’individus. Le groupe a passé à tabac le jeune militant politique lui assénant de nombreux coups-de-poing à la tête et au corps. L’un d’eux lui a envoyé une « béquille » au niveau de la mâchoire, au même instant, l’assaillant lui lançant en même temps « de la part de La Jeune Garde ». La jeune victime s’en sort avec une double fracture de la mâchoire. Une plainte a été déposée le 14 mai au motif de « violence commise en réunion suivie d’incapacité n’excédant pas 8 jours » dans laquelle il raconte :

« Je me suis rendu à l’hôpital où j’ai été opéré car le coup de béquille m’a fait une double fracture de la machoire »

Octobre 2023. Deux militants de Reconquête, qui échangeaient dans le tramway à propos de leur engagement politique, ont été agressés par un militant antifasciste. Ce dernier, masque chirurgical sur le visage, s’est approché des deux amis après qu’ils soient sortis du tram, en les invectivant : « Tu es un FAF ». Il les a suivis et a envoyé un crochet au visage de l’un d’eux. Lors de sa chute, la victime laisse tomber ses lunettes de vue, volontairement écrasées par l’agresseur qui assène un second coup au niveau du flanc droit. Son ami a filmé la scène. L’antifasciste les menace de nouveau – « Tu veux que je t’en mette une » – puis prend la fuite. Le 5 octobre, une plainte a été déposée à l’encontre de La Jeune Garde au motif de « violences volontaires suivies de dégradations ».

Le 24 février 2022, un étudiant rennais porte plainte pour « violence commise en réunion suivie d’incapacité n’excédant pas 8 jours ». À l’occasion d’une réunion féministe antifa qui se tient à l’université Rennes II et vraisemblablement organisée par Raphaël Archenault, cet étudiant, suspecté d’être royaliste à cause d’un symbole scout sur la coque de son téléphone, est exfiltré de la conférence, puis séquestré dans une salle de cours par deux proches amis du leader antifa : Safak Sagdik et Lucas Labaj. Il est tabassé au sol, gazé et filmé par les deux individus, avant de recevoir une chaise sur la tête. Il est finalement exfiltré par le service de sécurité de la fac. Cette mésaventure lui vaudra deux jours d’ITT.

Mais visiblement, cela ne gêne pas le NFP ni Libération.

Quant à Gérald Darmanin, il possède tous les éléments pour dissoudre ce collectif, mais il n’en est rien pour l’instant.

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