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Cardinal Sarah : le rejet de la liturgie et de la morale traditionnelles sont une forme d'”athéisme pratique” dans l’Église

Le préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a également établi un lien entre le rejet de la messe en latin et la défection de l’Europe à l’égard du christianisme.

Ces commentaires ont été faits lors d’une conférence que le cardinal Sarah a donnée à l’Université catholique d’Amérique (CUA) le jeudi 14 juin, lors d’un événement intitulé “Une soirée avec le cardinal Robert Sarah”, parrainé par l’Institut Napa et le Centre d’information catholique de Washington, D.C. Le cardinal guinéen a célébré la messe à la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée Conception avant de donner sa conférence et a été ovationné au début et à la fin de son intervention.

La conférence était intitulée “La réponse durable de l’Église catholique à l’athéisme pratique de notre époque”. Dans son discours, le cardinal a déploré le rejet de Dieu qui s’est emparé d’une grande partie de l’Occident, en particulier de l’Europe autrefois chrétienne. Selon lui, ce rejet de Dieu prend la forme non pas d’un athéisme intellectuel, mais d’un athéisme pratique par lequel l’homme moderne agit comme si Dieu n’existait pas ou n’avait pas d’importance.

Il a particulièrement dénoncé la manière dont cet athéisme pratique a pénétré jusqu’à l’Église, comme en témoigne le rejet de la morale catholique traditionnelle, de la doctrine catholique traditionnelle et de la forme traditionnelle de la liturgie catholique.

Parmi ses autres remarques sur l’état de l’Église, l’ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin, qui a longtemps défendu la messe latine traditionnelle et un retour à une manière plus respectueuse de célébrer la liturgie, a déclaré que la tentative répandue dans l’Église latine de se débarrasser de sa manière traditionnelle d’adorer Dieu, que l’Église a jugé bon d’utiliser pendant des siècles, est une forme d’athéisme pratique dans lequel Dieu n’est plus au centre du culte divin mais plutôt des sensibilités de l’homme moderne.

Liant ce rejet de la liturgie traditionnelle de l’Église au rejet de la théologie morale traditionnelle de l’Église, le cardinal Sarah a identifié les deux comme une forme subtile d’athéisme qui, selon lui, “n’est pas un rejet pur et simple de Dieu, mais qui pousse Dieu sur le côté”.

Se référant au pape Jean-Paul II sur les formes que peut prendre l’athéisme pratique, Sarah a déclaré :

“Nous le voyons dans l’Église lorsque la sociologie ou “l’expérience vécue” devient le principe directeur qui façonne le jugement moral. Il ne s’agit pas d’un rejet pur et simple de Dieu, mais cela met Dieu de côté. Combien de fois entendons-nous des théologiens, des prêtres, des religieux et même des évêques ou des conférences épiscopales dire que nous devons adapter notre théologie morale à des considérations uniquement humaines ?

On tente d’ignorer, voire de rejeter, l’approche traditionnelle de la théologie morale, telle qu’elle est si bien définie par Veritatis Splendor et le Catéchisme de l’Église catholique. Si nous le faisons, tout devient conditionnel et subjectif. Accueillir tout le monde signifie ignorer l’Écriture, la Tradition et le Magistère.

Aucun des partisans de ce changement de paradigme au sein de l’Église ne rejette carrément Dieu, mais ils considèrent la Révélation comme secondaire, ou du moins sur un pied d’égalité avec l’expérience et la science moderne. C’est ainsi que fonctionne l’athéisme pratique. Il ne nie pas Dieu, mais fonctionne comme si Dieu n’était pas central.

Le cardinal Sarah poursuit en appliquant une critique similaire au rejet de l’ancienne liturgie de l’Église. Sans nommer Traditionis Custodes, il a néanmoins averti que présenter les traditions liturgiques séculaires de l’Église comme “dangereuses” et se concentrer sur l’horizontalité est une façon de mettre Dieu de côté.

“Nous voyons cette approche non seulement dans la théologie morale, mais aussi dans la liturgie. Des traditions sacrées qui ont bien servi l’Église pendant des centaines d’années sont maintenant présentées comme dangereuses. L’accent mis sur l’horizontal repousse le vertical, comme si Dieu était une expérience plutôt qu’une réalité ontologique.”

Critiquant la mentalité qui consiste à considérer la tradition comme une limitation plutôt que comme une libération ou un perfectionnement, Sarah a ancré le rejet de la tradition dans l’attention portée au moment présent, inhérente à l’athéisme pratique.

“Les partisans de l’athéisme pratique comprennent implicitement que la foi limite en quelque sorte la personne… Les athées pratiques considèrent Dieu et son ordre moral comme un facteur limitant”. “Notre bonheur, selon cette façon de penser, se trouve dans le fait d’être ce que nous voulons être, plutôt que de nous conformer à Dieu et à son ordre.

Tout cela est très orienté vers le “maintenant”. Ce qui a du sens, c’est ce qui parle au moment présent, sans tenir compte de notre histoire individuelle et collective. C’est pourquoi les traditions de notre foi peuvent être si facilement rejetées. Selon les athées pratiques, la tradition est contraignante et non libératrice.

Pourtant, c’est à travers nos traditions que nous nous connaissons mieux. Nous ne sommes pas des êtres isolés, sans lien avec notre passé. C’est notre passé qui façonne ce que nous sommes aujourd’hui.

L’histoire du salut en est l’exemple suprême. Notre foi fait toujours écho à nos origines, depuis Adam et Ève, en passant par les royaumes de l’Ancien Testament, jusqu’au Christ en tant qu’accomplissement de l’ancienne loi, à l’avènement de l’Église et au développement de tout ce qui nous a été donné par le Christ. C’est ce que nous sommes en tant que peuple chrétien. Tout cela est radicalement lié. Nous sommes un peuple qui vit dans le contexte de ce que Dieu nous a créé, qui a été reçu plus profondément au cours des siècles, mais qui est toujours lié à la révélation du Christ, qui est le même hier et aujourd’hui. Chercher à se réaliser en se limitant à son expérience, à ses émotions ou à ses désirs, c’est rejeter ce que nous sommes en tant que créatures de Dieu, dotées d’une dignité sublime et créées en fin de compte pour Lui.

Le cardinal a également déploré une sorte de “paganisme” qui, selon lui, a pénétré dans l’Église et dans les rangs de la hiérarchie, avertissant que “la véritable crise est un manque de foi au sein de l’Église”.

Se référant à une conférence prononcée en 1958 par Joseph Ratzinger – qui, selon Sarah, “suggère que notre situation actuelle a des racines bien plus profondes que la révolution culturelle des années 1960 et 1970” – le cardinal a cité Ratzinger, qui a déclaré :

“Cette soi-disant Europe chrétienne est devenue, depuis près de 400 ans, le berceau d’un nouveau paganisme, qui ne cesse de croître au cœur de l’Église et menace de la miner de l’intérieur”.

Dans sa conférence de 1958, Ratzinger affirmait que l’Église

“n’est plus, comme autrefois, une Église composée de païens devenus chrétiens, mais une Église de païens qui se disent encore chrétiens, mais qui sont en fait devenus païens.  Le paganisme réside aujourd’hui dans l’Église elle-même (Les nouveaux païens dans l’Église, 1958)”.

Sarah a souligné qu’aussi “dure” que soit la critique de l’Église, Ratzinger a fait ses commentaires en 1958.

“La critique selon laquelle il existe un athéisme pratique dans l’Église n’est donc pas nouvelle à ce jour”.

Il a cependant affirmé que cet athéisme dans l’Église est “plus apparent aujourd’hui” qu’en 1958, et qu’il

“se manifeste par la perte d’une vie chrétienne pieuse, ou d’une culture chrétienne évidente, et sous la forme d’une dissidence publique, parfois même de la part de hauts fonctionnaires ou d’institutions éminentes”.

“Combien de catholiques assistent à la messe hebdomadaire ? “Combien sont engagés dans l’église locale ? Combien vivent comme si le Christ existait, ou comme si le Christ se trouvait dans leur voisin, ou avec la ferme conviction que l’Église est le Corps mystique du Christ ? Combien de prêtres célèbrent la Sainte Eucharistie comme s’ils étaient vraiment Alter Christus et, plus encore, comme s’ils étaient ipse Christus – le Christ lui-même ? Combien croient en la présence réelle de Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie ?

“La réponse est qu’il y en a trop peu”. “Nous vivons comme si nous n’avions pas besoin de la rédemption par le sang du Christ. C’est la réalité pratique pour un trop grand nombre de membres de l’Église. La crise n’est pas tant le monde séculier et ses maux que le manque de foi au sein de l’Église.

Canada : arrêtée pour la troisième fois en trois semaines pour avoir témoigné silencieusement en l’honneur des enfants à naître

Linda Gibbons a été emmenée au poste de police de Toronto, où on lui a “dit qu’elle pouvait partir si elle promettait de ne pas retourner à l’usine Morgentaler”, centre d’avortements. Gibbons a refusé “d’accepter les conditions” qui lui étaient offertes, et elle a donc été envoyée à la prison du Centre Vanier pour femmes, où elle se trouve toujours. On ne sait pas combien de temps elle y restera.

Mme Gibbons a été libérée vendredi dernier après avoir passé une nuit en prison et la date du procès pour sa deuxième arrestation est programmée à la fin du mois. Gibbons a dit qu’elle “ne s’y rendra pas, seulement par une arrestation forcée sur mandat de la police”.

La première arrestation de Gibbons a eu lieu le matin du 23 mai par la police de Toronto après qu’elle ait témoigné pendant trois heures devant l’usine d’avortements Morgentaler. Elle a été libérée de prison le lundi 27 mai, après avoir comparu à une audience de libération sous caution par vidéoconférence.

Quatre jours seulement après sa libération, Mme Gibbons est retournée à l’usine d’avortement pour poursuivre son ministère pro-vie. Elle a passé du temps à témoigner devant la même usine d’avortement sans être arrêtée. Au total, elle a passé deux jours à témoigner en silence et à prier, en brandissant une pancarte sur laquelle on pouvait lire : “Pourquoi maman ? Quand j’ai tant d’amour à donner”.

La “Loi sur l’accès sécurisé aux services d’avortement” de l’Ontario est entrée en vigueur le 1er février 2018 et a été adoptée l’année précédente par le gouvernement de Kathleen Wynne. La loi interdit toute activité pro-vie, y compris la prière, le conseil sur le trottoir et la manifestation de “désapprobation” de l’avortement, dans un rayon de 50 mètres autour des huit établissements d’avortements de l’Ontario.

Mme Gibbons a été arrêté en septembre 2015 après avoir mené une manifestation silencieuse similaire devant le centre d’avortement Morgentaler. Après que Mme Gibbons a passé 141 jours en prison, un juge de l’Ontario l’a reconnue coupable en 2016 d’avoir enfreint une injonction civile de 1999 qui interdit les activités pro-vie à moins de 500 pieds du centre d’avortement Morgentaler de Toronto. Cette injonction a ensuite été remplacée par la “Loi sur l’accès sécuritaire aux services d’avortement” de l’Ontario. Gibbons a été libérée de prison après sa condamnation.

Au total, le plaidoyer pro-vie de Gibbons lui a valu de passer près de 11 ans en prison pour son témoignage pacifique en faveur des mères et des enfants à naître.

Transgenre en catimini

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La Californie ose tout, c’est même à ça qu’elle est reconnaissable. Son Sénat, toujours en pointe pour la promotion de l’idéologie LGBTQYUIOP, vient d’approuver un texte qui érode (ou démolit) encore plus la responsabilité parentale des élèves qui s’identifieraient comme transgenres ou homosexuels. Il ne sera plus permis de mettre en œuvre des procédures qui exigeraient que des enseignants dévoilent à qui que ce soit sans l’accord de l’élève cette dysphorie ou cette orientation sexuelle hétérodoxe. Tout ceci bien sûr afin de protéger les enfants qui seraient menacés dans des foyers pas aussi bienveillants que dans l’idéal.

La dépêche d’Associated Press (1) avoue : le débat était émotionnel (2), faut-il s’en étonner ? Les cas particuliers des Sénateurs qui ont différé la révélation (3) à leurs parents de leur homosexualité ou dysphorie de genre ont été montés en épingle et ont servi de levier dans le débat. Le retour de la raison dans les hémicycles, c’est pour quand ?
C’est la consécration du droit de l’enfant à mieux savoir que tout le monde ce qui lui convient et qui peut l’aider et le soutenir. Bref, il a beau être un enfant, il est déjà un adulte, le débat est clos.

Bien sûr, quelques voix se sont élevées pour tenter de promouvoir la transparence entre l’école et les parents. Elle n’ont pas été suffisantes.

Quelques réflexions rapides.

Il ne faut pas nier qu’il existe des parents maltraitants et toxiques, ou tout simplement incapables de réagir de façon constructive à l’annonce de l’homosexualité ou de la dysphorie de genre de leur enfant. Il est évident que face à de tels parents, l’état doit agir pour protéger l’enfant. Mais peut-il le faire avant qu’un comportement toxique puisse être reproché à un parent ? Le parent potentiellement coupable est-il coupable avant même que l’acte soit commis ? Les lois qui criminalisent l’intention possible puent.

Nonobstant la dépathologisation officielle de la dysphorie de genre, un enfant ou un adolescent qui en souffre a besoin de soins psychologiques, et pas forcément d’être conforté dans son idée. Peut-être conviendrait-il, face à l’épidémie de transgenrisme (4) de nos sociétés, de se préoccuper de mettre en œuvre des politiques visant à accompagner psychologiquement les jeunes et surtout de ne pas les enfermer dans des parcours de « soins » mutilants. Il y a forcément un point d’équilibre à trouver entre des thérapies de conversion invasives et irrespectueuses de l’enfant, et la sacralisation irrévocable de la moindre interrogation.

Couper le lien entre les enfants et leurs parents, c’est le propre des sectes et des régimes totalitaires. La destruction de la famille en tant que cellule de base de la vie dont une des fonctions essentielles est la protection de la génération montante est une de leurs méthodes récurrentes. Pour le bien du jeune, bien sûr. Il serait temps que le transactivisme et l’homosexualisme soient reconnus pour ce qu’ils sont ; des sectes perverses qui se nourrissent des faiblesses de leurs proies. Mais pour ça, il faudrait que l’état cesse d’en être complice.

Dessin allysonmiller1969 libre de droits via Pixabay

(1) https://apnews.com/article/california-gender-pronouns-schools-transgender-ccd2c81345428c3c0a5d9e41565598d2
(2) Emotional : émotionnel, affectif, émouvant, guidé par les sentiments, moral (reverso.net)
(3) Coming-out
(4) https://www.bvoltaire.fr/transgenre-par-mimetisme/

Les autorités françaises ont mis en place de nouvelles mesures pour simplifier le processus de regroupement familial pour les étrangers

Il faut lire la presse francophone algérienne pour apprendre que

“les autorités françaises ont mis en place de nouvelles mesures à même de simplifier et fluidifier le processus de demande de regroupement familial pour les étrangers”.

Désormais, les étrangers en situation régulière, dont les Algériens, peuvent soumettre leur demande de regroupement familial en ligne via le portail des étrangers en France, géré par le ministère de l’Intérieur. Cette plateforme numérique accessible à l’adresse de l’OFII, permet aux résidents de déposer leur demande sans avoir à se déplacer physiquement, simplifiant ainsi considérablement la procédure.

Un message clair et explicatif est affiché sur la page d’accueil :

« vous résidez en France en situation régulière, mais votre famille est restée dans votre pays d’origine ? Envoyez votre demande directement en ligne ».

Le portail en ligne offre une gamme de fonctionnalités conçues pour faciliter le processus de demande : création de compte, dépôt simplifié, aide à la demande et envoi direct.

Le regroupement familial pour les ressortissants algériens résidant en France est régi par l’Accord de 1968. Cet accord définit les procédures de regroupement familial, mais également d’autres aspects tels que la mobilité, le travail et les études en France. Plusieurs tentatives de révision profonde de cet accord par des députés de droite ont échoué face à l’opposition des députés de la majorité présidentielle et de gauche.

L’alliance entre la macronie et les dirigeants de LR (anti-Ciotti) mise en évidence

Cette alliance entre les dirigeants de LR (Larcher, Pécresse, Bertrand, Wauquiez, Copé, Baroin…) et le gouvernement macroniste est désormais sourcée, même si les médias l’occultent habilement. Tout cela était annoncé avant même les européennes. Les faits, rien que les faits, grâce au JDD et à Cnews :

Du côté de l’union nationale, les candidats n’avancent pas masqués. Qui aurait pu imaginer de telles affiches il y a quelques jours ?

Le financement de l’immigration : une marge de manoeuvre pour faire des économies

Extrait d’un entretien donné par Marine Le Pen au Figaro :

[…] Il y a quand même un éléphant dans le couloir des dépenses publiques. Il s’appelle l’immigration. Tout le monde fait semblant de ne pas voir ce qu’il pèse comme poids dans les finances publiques. Quand vous faites entrer 500 000 personnes légalement par an, il faut 4 000 lits d’hôpitaux supplémentaires. Non seulement on ne les ouvre pas, mais on en ferme, et l’hôpital s’effondre. Il faut aussi instruire leurs enfants. Il faut aussi les loger. Et, oui, il y a une pénurie de logements. Tout le monde dit : on a besoin de plus de policiers, parce qu’il y a plus d’insécurité. Mais, l’insécurité, c’est aussi lié à l’immigration massive, dérégulée. Vous voyez, c’est l’éléphant. Ce n’est pas seulement le poids financier, c’est aussi le fait que nous n’avons pas les marges de manoeuvre pour, en réalité, accueillir correctement ces gens. Donc, les services publics s’effondrent sur eux-mêmes.

[…]

Vous êtes attendue sur la sécurité et l’immigration. Que pouvez-vous faire en cohabitation ?

Toutes les mesures que l’on peut mettre en oeuvre. Et c’est ce qu’on fera : la suppression du droit du sol, la suppression des allocations familiales pour les parents d’enfants délinquants, la suppression des peines aménagées et des réductions de peine pour les atteintes aux personnes condamnées à plus de six mois de prison ferme. C’est le retour de la sacralisation de l’intégrité physique. Il y a aussi des textes qui existent déjà et qui ne sont pas appliqués, parce qu’il n’y a pas la volonté politique de les appliquer. Il y a une politique dissuasive d’immigration à mettre en oeuvre. Par exemple, nous allons voir quelle est l’intégralité des éléments de prestation non contributifs qui peuvent être, comme le RSA, soumis à un certain nombre de conditions. […]

Au moins 62 candidats LR investis avec le soutien du Rassemblement national

Le président des Républicains Eric Ciotti “salue le courage et la mobilisation de ces militants de France qui descendent dans l’arène politique pour faire barrage au péril mortel de l’extrême-gauche et tourner la page du macronisme”.

Selon Le Monde, la liste mêle d’anciens zemmouristes, des proches de Marion Maréchal, de vieux routiers de l’UMP, des chroniqueurs de CNews, des collaborateurs parlementaires, un porte-parole de Donald Trump en France et un ex-député macroniste.

Le président des Jeunes Républicains, Guilhem Carayon, sera candidat dans le département du Tarn.

Michel Hunault, député pro-famille entre 1993 et 2012 est candidat en Loire-Atlantique. Jacques Myard est investi dans les Yvelines. Arnaud Dassier, co-fondateur d’Atlantico, est également candidat après avoir mené les campagnes numériques de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, puis soutenu Eric Zemmour.

On trouve également l’ancien sénateur LR passé à Reconquête Sébastien Meurant dans le Val d’Oise, Olivier Rioult, candidat à Marseille et jusqu’alors secrétaire général du groupe majoritaire de Martine Vassal (divers droite) à la Métropole Aix-Marseille-Provence.

L’éditorialiste de CNews Guillaume Bigot, l’entrepreneur Sébastien Laye ; l’avocat Philippe Fontana ; l’ancien magistrat Charles Prats, l’ancien député de Vendée Gilles Bourdouleix (ancien président du CNIP), Typhanie Degois, député macroniste en 2017 avant de soutenir Marine Le Pen en 2022, Babette de Rozières ancien soutien d’Emmanuel Macron avant de rallier Jordan Bardella, Adrien Mexis, candidat dans la Marne, fut directeur de cabinet de Stéphane Ravier, alors au Front national, après avoir milité pour Jean-François Copé.

Agnès Pannier-Runacher et Edouard Philippe au Bilderberg

L’actualité nous a fait presque oublier la réunion annuelle du groupe de Bilderberg, qui s’est tenue du 30 mai au 2 juin à Madrid. Si la teneur des conversations reste secrète, les sujets et l’identité des participants sont publiques. Cette année il y avait parmi les Français deux politiques :

  • Barbizet, Patricia, CEO, Temaris & Associés SAS, ancienne présidente du Siècle
  • Baudson, Valérie CEO, Amundi SA
  • Castries, Henri de, President, Institut Montaigne (cénacle de la gouvernance mondiale)
  • Mensch, Arthur, Co-Founder and CEO, Mistral AI
  • Pannier-Runacher, Agnès, Secrétaire d’Etat à l’Agriculture
  • Philippe, Édouard, Maire, Le Havre
  • Pouyanné, Patrick, CEO, TotalEnergies

Une alliance tacite du NPA aux macronistes

François Hollande, investi par le Parti socialiste dans le cadre du « Nouveau Front populaire », se porte candidat pour les élections législatives en Corrèze.

Or la macronie a annoncé ne pas investir de candidat face François Hollande.

Nous assistons ainsi à une alliance hétéroclite, avec des candidats du NPA soutenus par le NFP, jusqu’aux dissidents LR soutenus par la macronie…

Franc succès pour le Grand Sacre d’Angers

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Ce dimanche 9 juin, jour de la fête du Sacré Cœur, les catholiques d’Angers et des paroisses alentours ont répondu présents en nombre à l’appel du Prieuré de Gastines, organisateur du Grand Sacre depuis 2013.

Dépassant largement les dernières années, ce sont plus de 650 fidèles qui ont marché avec ferveur derrière le dais abritant le corps de Notre-Seigneur en cet après-midi ensoleillé de juin !
Le Ciel en effet était clément pour cette 10è édition, et les deux reposoirs ont pu être installés et décorés dans l’ambiance d’agitation joyeuse qui précède les grands événements.

L’itinéraire, légèrement modifié cette année, a emmené le cortège par la cale de la Savatte, devant les terrasses bondées, où les badauds étonnés, parfois goguenards, parfois indifférents ont fredonné presque malgré eux un instant le « Lauda Jerusalem » résonnant sur les cuivres et les flûtes de la fanfare.

L’arrivée au tertre saint Laurent rappelle tous les ans aux fidèles la raison historique de cette traditionnelle procession : la réparation de l’hérésie de Béranger contre la présence réelle du Christ dans la sainte Eucharistie, professée au XIè siècle.

Si les corporations de l’Ancien Régime et leurs célèbres « torches » ont disparu, si les autorités civiles et militaires de la ville ne brillent plus désormais que par leur absence, elles sont aujourd’hui remplacées par tous les patronages, scouts et guides, premiers communiants et autres membres de la croisades eucharistiques, tous défilant magnifiquement en procession pour l’honneur de Notre Seigneur, Roi des cœurs et des Nations.

Fiers de relever cette tradition quasi millénaire, les catholiques traditionalistes ont pu faire retentir leurs chants et leurs louanges dans les rues de leur cité !

 Nous voulons Dieu, Vierge Marie ; jusqu’à la mort, à Lui nos cœurs !

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour une onzième édition toujours plus belle et solennelle !

Quimper : les fidèles entendent maintenir leur mobilisation, en particulier pendant la saison des pardons

Communiqué des fidèles du diocèse de Quimper, qui manifestaient hier :

350 catholiques attachés au rite tridentin ont manifesté ce dimanche 16 juin dans les rues de Quimper. Drapeaux bretons, bannières, cantiques traditionnels et sonneurs s’étaient donné rendez-vous sur le parvis de la cathédrale Saint Corentin à 15h. Tous venaient protester contre les décisions prises le 19 mai dernier par Monseigneur Dognin, évêque de Quimper et Léon, à l’encontre des fidèles du diocèse attachés à la liturgie traditionnelle et contre sa décision d’expulser les prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre à qui ils étaient confiés jusqu’à présent.

Pour rappel, à l’heure où la presse unanime découvrait avec intérêt et émerveillement la messe en latin lors de la célébration de la Pentecôte retransmise en direct sur Cnews, le même jour, l’Évêque de Quimper et Léon signait une lettre teintée d’un cléricalisme d’un autre âge. Dans ce courrier, il supprimait dans tout le diocèse la célébration selon le rite traditionnel des messes en semaine, du triduum pascal, de la Fête-Dieu, des baptêmes, des mariages, des obsèques, ainsi que le catéchisme des enfants et les formations pour adultes ! Il ne resterait plus que trois messes le dimanche selon l’ancien rite dans tout le département, célébrées à tour de rôle par des prêtres tournants qui doivent, avant la fin de l’été, apprendre à dire la messe sous cette forme qui leur est pour la plupart inconnue. Une situation bancale, sans colonne vertébrale, sur un siège éjectable ! C’est cette situation que les fidèles sont venus dénoncer publiquement.

Après le mot d’envoi de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique et natif de Brest, venu apporter son soutien aux fidèles finistériens, le cortège s’est élancé dans le centre-ville de Quimper en direction de l’évêché, derrière une banderole demandant la « Tradition sans condition ». Rythmée par la récitation du chapelet, les cantiques traditionnels et les sonneurs, le cortège est arrivé devant la porte de l’évêché, qui est encore une fois restée close.

Le 5 mai dernier, un premier rassemblement avait déjà réuni plus de 300 personnes devant la porte toujours close de l’évêché. Depuis cette date, plus d’une vingtaine de fidèles se retrouvent tous les mardis soir pour prier le chapelet devant la porte de l’évêché, qui reste close. Le Télégramme, Ouest-France, La Croix, Famille Chrétienne, L’Homme Nouveau, Valeurs Actuelles, Breizh Info Boulevard Voltaire, TV Libertés et d’autres médias se sont pourtant fait l’écho la situation aberrante du diocèse de Quimper et Léon. Et la porte de l’évêché reste toujours close.

Pourtant, le 17 mai dernier, sur X, ex Twitter, la porte de l’évêché s’était entrouverte un instant pour relayer un post du parti Place Publique pour les droits LGBT en pleine campagne pour les élections européennes… Mais après un rapide rétropédalage en supprimant le compte officiel « diocèse29 » sur X, la porte de l’évêché reste toujours close pour les droits des fidèles attachés au rite tridentin… Monseigneur Dognin refuse visiblement le dialogue avec ses fidèles, ne leur laissant d’autre choix que de s’exprimer dans la rue.

Déterminés, les fidèles entendent maintenir leur mobilisation, en particulier pendant la saison des pardons. L’évêque ne pouvant pas gouverner son diocèse derrière ses murs, la porte de l’évêché devra bien s’ouvrir un jour… Les fidèles finistériens sont toujours dans l’attente d’une réponse de Monseigneur de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Evêques de France, à la lettre ouverte qu’ils lui ont envoyé fin mai pour demander une médiation. Ils continueront à venir réciter le chapelet devant l’évêché tous les mardis à 19h jusqu’à ce que la porte s’ouvre et qu’une discussion soit possible.

Des moines bâtisseurs dans le Lot-et-Garonne

Le JDD consacre un article à la construction de la nouvelle abbaye bénédictine Sainte-Marie de La Garde, près d’Agen :

Les élections législatives, une question de survie financière pour les partis politiques

Reconquête présente donc 330 candidats aux élections législatives. Face à la morgue du RN, Reconquête! est dans son droit. Risque-t-il d’en sortir plus faible, en raison du vote utile face aux islamo-gauchistes, ce qui favorise le RN, qu’en ne présentant pas de candidat ? Il faut souligner que les élections législatives sont primordiales pour les caisses des partis politiques. Les résultats vont en effet décider du montant qu’ils recevront dans les années à venir de la part de l’État. L’aide se décompose en deux parties :

  • La première part est calculée selon le nombre de parlementaires élus (députés et sénateurs).
  • L’autre part est estimée selon le nombre de voix obtenues. Pour y avoir droit, il faut que le parti politique obtienne au minimum 1% dans au moins 50 circonscriptions. Si ce seuil est dépassé, chaque bulletin va rapporter de l’argent aux partis.

Ce seuil des 50 circonscriptions est parfois décisif lors des accords entre partis et peut expliquer les négociations autour des circonscriptions considérées comme “gagnables” ou où un score honorable est atteignable. Si par exemple le RN avait proposé 40 circonscriptions à Reconquête, ce parti n’aurait pas eu droit au financement des partis… Ainsi, du côté du Front populaire, si LFI présente des candidats dans 229 circonscriptions, le PS 175 candidats et les Ecologistes 92, le Parti communiste n’a pas moins de 50 candidats, malgré son piteux résultat aux européennes (2,5%), ce qui permet de garantir la survie financière de cet ancien satellite de l’Union soviétique.

En 2024, un parlementaire rapportait 37 119,28 euros, et une voix environ 1,61 euro par an. Même s’il n’a pas réussi à faire élire de député aux élections de 2022, le parti Reconquête touche près de 1,6 million d’euros par an.

En raison du non-respect des règles de la parité, ce montant peut être amputé. Les Républicains se sont vus retirer près de 1,3 million d’euros pour avoir présenté 157 femmes contre 256 hommes.

Ce financement est à distinguer de celui des campagnes électorales : si le compte de campagne est approuvé, l’État accorde aux candidats ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour, un remboursement forfaitaire pouvant atteindre 47,5 % du montant du plafond des dépenses (montant plafonné en fonction du nombre d’habitants de la circonscription).

Reconquête présentera 330 candidats pour la victoire de ses idées et contre l’islamo-gauchisme

Eric Zemmour vient d’annoncer que Reconquête présentera 330 candidats mais pas face à Eric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan, Christelle D’Intorni, Charles Prats ou encore Guilhem Carayon qu’il soutiendra :

Pour la victoire de nos idées et contre l’islamo-gauchisme, Reconquête investit 330 candidats aux élections législatives.

Dans le grand combat qui s’annonce, toutes les forces de droite, sans exception, doivent impérativement se mobiliser. C’est donc avec le sens du devoir que nous allons nous lancer dans cette bataille cruciale pour la survie de notre pays.

330 candidats de Reconquête plus motivés que jamais, au regard de l’espoir que suscite cette dissolution, retourneront dès demain sur le terrain pour défendre les couleurs de la France.

Nous aurions voulu faire campagne dans une véritable Union nationale, mais le Rassemblement national a refusé à plusieurs reprises notre proposition que tant de Français appellent de leurs vœux. Cependant, après avoir examiné avec attention la carte électorale, nous avons décidé de ne nous présenter que dans 330 circonscriptions sur 577, afin d’être certains de ne pas nuire aux autres candidats de droite engagés dans cette campagne. Nous aurions pu concourir dans toutes les circonscriptions, mais il ne sera jamais dit que nous ayons fait quoi que ce soit qui puisse favoriser une victoire de l’islamo-gauchisme que j’ai combattu sans relâche pendant 30 ans.

Nous avons également refusé d’investir des candidats devant les artisans de l’union nationale. Reconquête apporte donc son soutien à Eric Ciotti, Nicolas Dupont-Aignan, Christelle D’Intorni, Charles Prats ou encore Guilhem Carayon.

Notre sérieux est indiscutable et l’intérêt de la France passera toujours avant l’intérêt d’un parti. Ce qui se joue dans ce scrutin, ce n’est pas tant la défense de notre parti, mais la défense de nos idées.

Par ces investitures, je fais le choix de continuer d’imposer dans le débat public, aux côtés de mes 330 candidats, les vérités qui ne seront portées par personne d’autre. La France a besoin des vérités que Reconquête a à dire. L’Union nationale en a également besoin. C’est également notre honneur de respecter et défendre les 1,3 million d’électeurs qui ont voté Reconquête pour les élections européennes, il y a une semaine à peine, face à tant d’autres listes. Comme tous les Français, ils ont le droit de voir leurs idées représentées.

Je m’exprimerai davantage sur tous ces sujets demain. Les Français peuvent compter sur nous pour tout donner, assurer la victoire de la France et garantir que cette victoire soit fidèle à leurs attentes.

Les personnes qui sont pour l’avortement sont irrationnelles

Matthieu Lavagna, auteur-conférencier catholique français travaillant dans le domaine de l’apologétique pour l’association Marie De Nazareth depuis 2021, diplômé de mathématiques, de philosophie et de théologie, consacre ses travaux principalement à la défense rationnelle de la foi catholique.

Dans ce nouveau livre intitulé La raison est pro-vie. Arguments non religieux pour un débat dépassionné, il aborde le sujet épineux et tabou de l’avortement, considérant qu’il devrait être possible de débattre d’une question essentielle qui met en jeu des vies, même si toute tentative se solde le plus souvent par un déchaînement d’accusations et par un dialogue impossible. Ce livre propose de suivre la démarche inverse de la tendance actuelle en élaborant une réflexion construite et rationnelle sur ce sujet clivant, examinant avec soin les arguments des deux « camps » respectifs.

L’auteur démontre notamment :

l’avortement consiste bel et bien à tuer directement et volontairement un embryon ou un foetus pour mettre fin à une grossesse. Et comme nous avons montré précédemment que l’embryon/foetus est un être humain innocent, il s’ensuit logiquement que l’avortement consiste à tuer directement et volontairement un être humain innocent.

Après cette prémisse, l’auteur répond aux différentes objections habituellement assénées par les partisans de la légalisation de l’avortement. Par exemple, ceux qui disent être contre l’avortement mais ne pas vouloir, en même temps, imposer leur point de vue aux autres, dans un relativisme moral aujourd’hui bien installé :

Or, le paradoxe est que ces personnes elles-mêmes ne croient pas au relativisme moral qu’elles prêchent. Il suffit de leur en faire prendre conscience avec quelques exemples : “Personnellement je suis contre le meurtre, mais si quelqu’un décide que tuer est moral pour lui, je ne vais pas lui imposer mon point de vue” ; “Je suis personnellement contre le génocide juif, mais si Hitler pensait que le génocide était une bonne chose, qui suis-je pour lui imposer ma morale ?”

Autre sujet, le cas de la peine de mort :

Sans vouloir trancher le débat sur la peine de mort, nous ferons simplement remarquer que les deux camps (pro et anti-peine de mort) peuvent au moins se mettre d’accord sur une chose : il est immoral de donner la mort à un innocent !  Et comme l’avortement est la mise à mort intentionnelle d’un innocent, les deux parties devraient être d’accord pour s’y opposer. Dans tous les cas, il n’y a pas d’incompatibilité à soutenir simultanément les deux propositions suivantes :

A : “il est immoral de tuer intentionnellement un être humain innocent.”

B : “Il est moralement acceptable de mettre à mort un être humain coupable de crimes très graves.”

Les anti-avortement peuvent donc être à la fois pour ou contre la peine de mort. c’est un autre sujet. En revanche il est parfaitement incohérent d’être pour l’avortement et contre la peine de mort. Comment peut-on soutenir qu’il est immoral de tuer des criminels alors qu’il est moralement acceptable de tuer des innocents ?

Autre argument “tarte à la crème”, celui de l’avortement en cas de viol :

Seriez-vous favorable à interdire l’avortement dans tous les autres cas que le viol ?” En général, la personne pro-choix rétorque que non, ce à quoi on peut répondre : “Ah, je vois ! Donc en fait, ce n’est pas le problème du viol qui vous préoccupe vraiment parce que vous êtes pour l’avortement même quand la femme n’est pas violée. Parlons des cas plus généraux avant de nous concentrer sur le cas particulier du viol. J’ai une question. Pensez-vous que tous les êtres humains sont égaux en dignité ?”

Nous avons ainsi recentré le débat proprement sur la question essentielle. En revanche, admettons qu’une personne “mi pro-choix, mi pro-vie” dise la chose suivante : “Je suis contre l’avortement dans la quasi-totalité des cas, mais le cas du viol, quand même… On ne peut pas imposer ça à la mère. Elle est totalement innocente !”

Ici, la réponse pro-vie doit se faire avec tact et douceur. Comme le dit Trent Horn : “Quand les gens demandent si l’avortement doit être autorisé en cas de viol, ils ne cherchent pas à savoir si le foetus est un humain, mais si VOUS êtes humains.” D’où l’importance de manifester une grande empathie et compassion à leur égard.

Le viol est un crime atroce et le seul qui mérite d’être sévèrement puni est le violeur. De même que la femme victime de cette agression a besoin de notre aide, l’enfant innocent mérite notre assistance lui aussi. Dans notre pays, il est illégal de punir le violeur en lui donnant la peine de mort, mais il est parfaitement permis de tuer l’enfant conçu à travers ce viol. Ceci est profondément  injuste : si on ne donne pas la peine de mort au violeur qui est coupable, pourquoi la donnerait-on à l’enfant qui est innocent ?

Dissolution et arrêt de la loi sur l’euthanasie : il est nécessaire de maintenir la pression sur les candidats, afin d’obtenir des garanties

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

Serait-ce un détour dont la Providence a le secret ? Dans la période d’incertitudes qui s’ouvre avec l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, une bonne nouvelle cependant : le projet de loi sur la fin de vie est suspendu de facto, comme tous les textes en cours d’examen, dans l’attente d’un nouveau gouvernement qui devra, s’il le souhaite, reprendre le processus législatif à son début. C’est-à-dire, très concrètement, un projet qui avait suscité plus de 3 300 amendements !

Le paradoxe est que c’est un député communiste, Pierre Dharéville, qui aura eu le dernier mot sensé sur ce texte, annonçant le 7 juin qu’il suspendait sa participation à ce débat « éprouvant » pour ne pas cautionner une « loi brutale », au lendemain de l’adoption de l’article qui définissait « l’aide à mourir », euphémisme désignant l’euthanasie ou le suicide assisté – seuls 55 députés avaient alors voté contre. Il reste encore un peu de chemin à ces élus courageux pour intégrer que seule la Rédemption – et ses disciples pratiquant la charité –, permet de restaurer leur pleine dignité aux malades et à la nature blessée.

Maintenir la pression

Mais ce projet de loi est-il pour autant enterré ? Il serait présomptueux de le penser, tant la volonté semblait forte de la part d’une minorité agissante d’ouvrir une nouvelle transgression de la loi naturelle. C’est pourquoi il est nécessaire pour les catholiques et leurs évêques de maintenir l’effort et la pression sur les candidats, afin d’obtenir des garanties en cas de victoire électorale, alors même que s’est ouverte une courte campagne qui sera difficile pour tous les partis.

Au-delà même de cette conjoncture heureuse pour les promoteurs de la vie, il convient de s’interroger sur la volonté exprimée dans les urnes : y a-t-il, sous-jacent, le rejet d’une politique menée depuis des années et qui jamais n’a pu ou voulu inverser le progressisme sociétal, à travers des réformes qui en apparence ne coûtaient rien, mais ont profondément déstabilisé la société sur le mariage, la famille, ou encore l’éducation sexuelle à l’école… ?

À ne prendre que le dernier gouvernement, clairement sanctionné par les urnes à travers ce scrutin européen, la constitutionnalisation de l’avortement, en parant la mort des innocents du sceau de la plus haute autorité, a constitué une blessure morale dans les consciences, quand bien même elle demeure cachée ou ignorée derrière la légalité affichée. Était-ce le pas de trop ? On ne peut aller indéfiniment dans le sens inverse de la vie, sans provoquer de réaction en retour… Une réaction en forme de sursaut d’une civilisation qui ne veut pas mourir ?

La première étape du redressement attendu de notre pays est ainsi de mettre un coup d’arrêt à cette surenchère permanente dans la transgression de l’ordre naturel. Sans cette pierre d’angle, toutes les autres réformes seraient construites sur du sable, et donc vouées à l’échec. Car c’est le tissu même dont est constituée la société qui a été fragilisé par la déchirure des familles et par le brouillage généralisé des repères. C’est donc par là qu’il faut commencer si l’on veut rebâtir.

Et si nos supposées élites d’aujourd’hui n’en sont pas convaincues, il revient aux chrétiens de s’en faire les porte-voix, sans craindre d’aller à contre-courant. L’histoire, avec l’aide de la grâce divine, pourrait finir par leur donner raison.

L’historien connu pour sa traque des anciens nazis votera Rassemblement national face à la France insoumise

Morceaux choisis de la manifestation du Front populaire hier :

Samedi 15 juin, Serge Klarsfeld a assuré qu’il voterait « sans hésitation » pour le RN en cas de duel avec LFI au second tour des élections législatives :

« Aujourd’hui, le Rassemblement National soutient les juifs, soutient l’État d’Israël et il est tout à fait normal, vu l’activité que j’ai eue ces 60 dernières années, qu’entre un parti antisémite et un parti pro-juifs, je vote pour un parti pro-juifs ».

Les acteurs du petit théâtre antifasciste peuvent cesser de jouer la comédie.

Eric Ciotti : “Ma seule ligne rouge sera la compromission avec le macronisme et la gauche”

Conforté par la justice, vendredi, qui a confirmé son statut de président du parti LR, Eric Ciotti déclare dans Le Journal du Dimanche :

[…] Je perçois partout en France des alliances souterraines entre certains chapeaux à plume, sous l’autorité de Gérard Larcher, et la garde rapprochée d’Emmanuel Macron. Ils scellent des accords cachés des Français. On découvre dans beaucoup de circonscriptions qu’il n’y a pas d’adversaire à certains de mes principaux opposants internes. Je note également des retraits réciproques dans le département de monsieur Larcher. Tout ça est indigne. J’ai proposé une nouvelle voie de courage à visage découvert, eux négocient dans le dos des militants des accords d’arrière-cuisine dans les palais de la République. Je le dis très clairement : je veillerai à ce que ceux qui passent ces alliances ne touchent pas les dividendes de la compromission.

Lâché par la plupart des cadres du parti, n’avez-vous pas l’impression d’avoir réalisé un coup de force ?

Le pays est majoritairement de droite, mais reste gouverné et corseté par la gauche, car on a empêché tous ceux qui partagent les valeurs de droite de se rassembler. Une certaine intelligentsia a rendu la droite honteuse ! Redressons la tête. Désormais, ce rassemblement est possible. J’ai personnellement souhaité cette union, constatant l’incapacité de notre famille politique à mener ce combat seule, en raison de la faiblesse dans laquelle elle a été confinée par certains dirigeants. Je pense en particulier à la campagne désastreuse de madame Pécresse.

Excluez-vous la possibilité de travailler à nouveau avec ceux qui vous ont tourné le dos ?

Non. Je connais mes responsabilités. Je suis à la fois chef de famille mais aussi fils de cette famille, militant depuis mes 16 ans. Je souhaite demain rassembler pour redresser notre famille politique. Sans aucun sectarisme ni rancœur, chacun est et sera le bienvenu quelles que soient les attitudes et positions tenues cette semaine. Ma seule ligne rouge sera la compromission avec le macronisme et la gauche. Arrêtons notre entre-soi suicidaire pour parler aux Français.

Je tends la main notamment à François-Xavier Bellamy et à David Lisnard, pour que nous puissions proposer une offre politique claire et forte pour les élections législatives. Notre alliance avec Jordan Bardella et le Rassemblement national marque le renouveau d’une véritable alliance populaire à un moment critique où il est encore possible de sauver le pays du déclin. La France peut disparaître sous un régime autoritaire d’extrême gauche ! Je refuse Mélenchon à Matignon, Sandrine Rousseau à Beauvau, Rima Hassan au Quai d’Orsay !

Notre sondage montre que la majorité de vos sympathisants est favorable à cette coalition législative. N’auriez vous pas dû solliciter le vote des adhérents ?

Hélas, les tenants de l’immobilisme auraient bloqué ce vote de peur de la décision des militants. J’ai trop souvent participé à ces réunions stériles et impuissantes, j’en connais d’avance le résultat. D’ailleurs, ils ont refusé tout net d’étudier cette option et d’en débattre. […]

Fin de vie : comment répondre à la souffrance ?

Aymeric Pourbaix reçoit dans En Quête d’esprit :

  • Soeur Maylis, moniale de l’abbaye de Faremoutiers
  • Père Xavier SNOËK, chapelain de l’Ordre de Malte
  • Louis Bouffard, étudiant et porte parole des AFC

 

Un p’tit truc en plus d’Artus

Bruno de Seguins Pazzis n’a pas aimé :

Alors qu’ils viennent de braquer une banque, La Fraise et son fils Paulo, quittent leurs masques et vêtements dans une ruelle et pressent le pas vers leur voiture. Mais comme ils avaient garé celle-ci sur une place handicapés, juste devant un centre spécialisé, elle a été emmenée par la fourrière. Ils s’incrustent alors dans le bus du centre, La Fraise se faisant passer pour éducateur et Paulo, à sa demande, pour un handicapé prénommé Sylvain. En route pour quelques jours dans un gîte rural, avec le magot dans leurs sacs, ils espèrent pouvoir échapper à la police…

Avec : Artus (Paulo / Sylvain), Clovis Cornillac (la Fraise / Orpi / Lucien), Alice Belaïdi (Alice), Marc Riso (Marc), Céline Groussard (Céline), Gad Abecassis (Gad), Ludovic Boul (Ludovic), Stanislas Carmont (Alexandre), Marie Colin (Marie), Thibaut Conan (Thibaut), Mayane-Sarah El Baze (Mayanne), Théophile Leroy (Baptiste), Arnaud Toupense (Arnaud), Sofian Ribes (Soso), Boris Pitoeff (Boris), Benjamin Vandewalle (le vrai Sylvain). Scénario : Artus, Clément Marchand et Milan Mauger. Directeur de la photographie : Jean-Marie Dreujou.

Ce n’est pas vraiment facile de dire du mal d’un film qui, d’une part met en scène des handicapés mentaux, d’autre part totalise après cinq semaines d’exploitation en salle plus de 6,4 millions d’entrées ce qui le place à date en tête des douze films ayant dépassé en France un million d’entrées depuis le début de l’année, laissant ainsi loin et juste derrière lui le « blockbuster » Dune, seconde partie de Denis Villeneuve avec un peu plus de 4,1 millions d’entrées et dont le budget a légèrement dépassé 190 millions de dollars contre 6 millions d’euros pour Un p’tit truc en plus ! Pour la fréquentation, il est vrai que nombreux sont les films qui montrent que l’importance du nombre d’entrées n’est pas une garantie de qualité.

Pour ce qui est de la mise en scène de personnes handicapés, Un p’tit truc en plus n’est pas vraiment une nouveauté. Citons seulement Rain Man (1988) de Barry Levinson et plus près de nous le très beau Marie Heurtin (2014) de Jean-Pierre Améris. Mais il est vrai qu’il s’agit de comédies dramatiques ou de drames. Par ailleurs, avant Un p’tit truc en plus, des handicapés ont déjà tenus des rôles au cinéma (Pascal Duquesne dans Le Huitième jour de Jaco Van Dormael en 1996 face à Daniel Auteuil, ou encore Gabrielle Marion-Rivard et Alexandre Landry dans le mélodrame canadien Gabrielle de Louis Archambault en 2013).

Là où Victor Artus Solaro, dit Artus (humoriste et comédien qui a commencé à se faire un nom à partir de 2011 dans des émissions de télévision), innove un tant soit peu, c’est en intégrant ces handicapés au nombre d’une douzaine dans une comédie dans laquelle ceux-ci jouent pratiquement leurs propres rôles. On pourrait dire qu’il pourrait s’agir pour ces handicapés d’une forme d’autodérision, voire d’opération cathartique, qu’il n’y a donc rien de bien méchant dans tout cela, qu’il s’agit d’une comédie bien gentille abordant avec un humour un peu mordant mais tendre les différences. Une comédie généreuse au fond… C’est ce qu’une vision superficielle du film peut laisser croire. Aussi, si on y regarde d’un peu plus près, de quoi s’agit-il sinon d’une médiocre comédie réalisée par un humoriste qui, à l’heure où les thèmes de « l’inclusion » et du « droit à la différence » s’invitent dans le discours public, a su saisir l’air du temps et flirter avec cette fameuse « inclusion ». Et le spectateur, que voit-il se dérouler devant ses yeux sinon une vague comédie dont le scénario est très convenu, très mal écrit, bancal à de nombreux égards, pas abouti, et dont la mise en place et par ailleurs très poussive. Il ne s’agit que d’une suite désordonnée de sketchs dans lesquels l’humour potache se situe bien trop souvent au niveau d’histoires de « pipi caca ». C’est une répétition d’insultes et de gags eux-mêmes répétitifs e t prévisibles : le handicapé atteint du syndrome de Gilles de la Tourette qui profère tout au long du film, et de préférence dans les moments les plus sensibles, les insultes « enculé » et « fils de pute », son camarade autiste qui monologue en permanence sur la gouvernance de Nicolas Sarkozy, celle qui attire les balles ou tout autre projectile comme un aimant, celui qui enfile à tout moment des déguisements différents ou son voisin qui voue un culte effréné à Dalida… Et puis gag suprême, l’infecte nourriture servie à chaque repas qui s’écrase en gros plans dans les assiettes. Et comble de tout, pour être bien morale, le dénouement de cette « comédie » fait la part belle aux deux malfaiteurs qui sont, finalement et bien entendu, très gentils en raison de l’attachement qu’ils manifestent pour ceux qui ont « un p’tit truc en plus » et ceux qui les encadrent. Ça, si ça ne vous arrache pas les larmes… Au fond, il y a quelque chose de gênant, plus encore de nocif, dans tout cet étalage.

Enfin, et parce qu’il faut conclure sur ce qui pourrait devenir un film culte, pour la mise en scène de son premier long métrage, les quelques jolis plans du Vercors réalisés avec un drone et qui sont pratiquement hors sujet, ne nous montrent pas qu’Artus aurait des dispositions évidentes pour la réalisation. Dégoulinant d’opportunisme, de bons sentiments et de médiocrité.

Bruno de Seguins Pazzis

Quimper : Les Bretons demandent la liberté pour la messe et la pédagogie traditionnelle de la Foi

Samedi 15 juin à partir, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, donnait dans la ferme du château de Lanniron, une conférence intitulée Les Raisons de notre attachement à la pédagogie traditionnelle de la Foi. Il rappelait que son père est né et mort catholique et breton et que sa mere, née luthérienne, puis rebaptisée et confirmée sous conditions par sa paroisse catholique, a été bien déçue quand le Concile est arrivé qu’on lui fasse faire tout ce parcours de Foi pour la faire revenir à la case départ, avec une messe moderne qu’on voyait au temple.

“Au moment du baptême on demande à l’Eglise la foi qui donne la vie éternelle. La foi ne relève pas d’un sentiment mais est l’adhésion à un enseignement objectif. Mais cet enseignement traditionnel de l’Eglise, depuis 60 ans, est parti en fumée. Notre attachement à la messe n’est pas lié aux chants et à l’encens.

Deuxio, l’Eglise catholique c’est celle du Christ, pas celle du Pape François. Ce qui nous relie au Christ c’est la Tradition. Tertio, comme le dit la règle de base du droit canonique, sed prima lex – salus animarum. Le Salut des âmes est l’enjeu principal, mais le Pape François nous dit qu’il croit que l’enfer est vide. Seulement s’il n’y a plus besoin de sacrements parce que l’enfer est vide, il n’y a plus besoin de l’Eglise, des prêtres et du Pape François “.

Jean-Pierre Maugendre rappelle que la notion de sacrifice a été gommée après le Concile – avec comme résultat des églises vides et des gens qui vont courir et faire du sport le dimanche matin pour retrouver l’ascèse, l’exigence et le sacrifice que l’Eglise diocésaine ne leur donne plus – or, “si les choses ne coûtent rien, elles ne valent rien“.

“La messe traditionnelle maintient cette exigence, mais c’est aussi celle qui a sanctifié nos anciens et qui manifeste la transcendance – le silence, la beauté des ornements, la langue spéciale pour s’adresser à Dieu qui est le latin…”

Jean-Pierre Maugendre cite ensuite l’historien Yvon Tranvouez qui dans sa jeunesse a largement suivi les dérives modernistes du prieur Bernard Besret, expert au concile Vatican II qui a fait de son abbaye un laboratoire dont l’échec et la dissolution en 1973, tandis qu’il défroquait et rejoignait le grand orient de France, devrait faire réfléchir. Selon Tranvouez “l’eucharistie de gauche est un partage fraternel, l’eucharistie de droite est un sacrifice“. C’est pourquoi pendant le Covid certains évêques ont du rappeler aux prêtres que même s’il y a personne, il faut célébrer la messe – pour certains, ce n’est qu’un rassemblement, un repas.

Jean-Pierre Maugendre aborde ensuite la question de l’obéissance :

“L’obéissance, c’est une grande vertu. C’est par l’obéissance du Christ à son père que nous sommes sauvés. Mais ce n’est pas une vertu cardinale ; elle est liée à la justice, l’obéissance étant due à l’autorité au service du bien commun, et à la prudence. Ce n’est pas un dressage, mais comme le rappelle Peguy, le noble agenouillement d’un homme libre”.

Cette exigence d’obéissance faite, le pistolet sur la tempe, par les évêques aux fidèles, cet attachement tatillon à une légalité ecclésiale qui fait litière du Salut et du lien avec le Christ permet “d’arrêter de réfléchir et d’utiliser les avantages d’être du côté du pouvoir “.

“Et comme l’écrit Hannah Arendt au sujet du procès Eichmann, l’obéissance à la règle n’est jamais une finalité. Depuis le Concile, les Papes veulent, sauf Benoît XVI, supprimer la messe traditionnelle en coupant l’Eglise de ses racines. Ils n’en ont pas le pouvoir. Et pour nous, la réponse est NON POSSUMUS c’est à dire que nous ne pouvons pas l’accepter..

Du reste, le discours des évêques a changé. Dans la Tradition, ce sont des gardiens de la Foi. C’est aussi le sens des promesses qu’ils donnent lors des messes d’ordination. Aujourd’hui ils se disent gardiens de l’unité. Mais l’unité se fait sur un sujet à un moment donné, elle n’est pas pérenne. Et l’unité d’une bande de gangsters autour de leur chef pour commettre des délits n’est ni une finalité, ni une vertu”.

Jean-Pierre Maugendre propose un slogan pour la manifestation: Mgr Dognin, rendez-nous les sacrements, le catéchisme  et nos prêtres !“.

Une manifestation se tient cet après-midi dans les rues de Quimper pour réclamer les sacrements, le catéchisme et nos prêtres, alors que Mgr Dognin a demandé à une dizaine (!) de prêtres d’apprendre à célébrer la messe traditionnelle pour les deux communautés, ce qui fait qu’elles n’auront plus de pasteur dédié.

Terres de Mission : La croix et la jubilation

Terres de Mission reçoit l’abbé François Dedieu, curé de La Garenne-Colombes, pour parler du sacrement de confirmation. Ce dernier vient en effet de publier un livre proposant de revenir à l’usage traditionnel de conférer la confirmation avant de recevoir l’Eucharistie : “La confirmation à sa juste place” (Artège).

Puis, Amaury présente les 7 routes de Notre-Dame, une initiative originale de 7 semaines de pèlerinage, tout au long de l’été, sur 7 routes convergeant vers Paris, pour célébrer la renaissance de Notre-Dame de Paris.

Enfin, Charlotte Seince, jeune femme atteinte d’une maladie chronique rare appelée la cryopyrinopathieet auteur du “Prix de la jubilation” (Artège), parle du sens chrétien de la souffrance et du désir d’être toujours plus unis au Christ dans les épreuves. Un témoignage magnifique sur la beauté de la vie humaine et la grandeur de notre destinée que devraient écouter avec attention les législateurs qui s’apprêtent à légaliser l’euthanasie au nom d’une conception faussée de la dignité.

Mes Malédictudes

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les Béatitudes sont l’un des passages les plus connus des Évangiles de Matthieu et de Luc. Jésus y annonce les diverses consolations et récompenses que le juste, le persécuté obtiendra dans son Royaume. Celles de Luc se terminent par une séquence de quatre « malédictions (1) » où le grec Ouai retranscrit l’hébreu Hoï (2). Le mouvement absurde et trop souvent démoniaque de notre monde m’inspire une réactualisation (plagiaire) de ces malédictions. L’imprécatho de pacotille se lâche, il espère être assez lucide sans être injuste, et ne pas trop en oublier en route.

Malheureux les vieux qui ne sont plus ni productifs ni solvables : ils seront euthanasiés.
Malheureux les enfants nés de PMA sans père, de GPA, ou tous ceux qui succombent à l´idéologie du genre : les mutilations anthropologiques, physiques ou psychiques dont ils souffrent seront niées.
Malheureux les enfants envisagés comme des projets, ou ceux qui ne seraient pas conformes à l’idéal rêvé : ils seront avortés.
Malheureuses les femmes qui n’ont plus assez d’espoir ou de courage pour donner la vie aux enfants qu’elles conçoivent, elles porteront cette blessure jusqu’à la fin de leurs vies (3).
Malheureux les hommes qui les y incitent ou les confortent dans cette décision : l’égoïsme asséchera leurs cœurs.
Malheureux les couples qui ne se réparent pas et malheureuses les familles qui se brisent, leurs naufrages entraîneront des noyades.
Malheureuses les personnes perméables à la propagande : elles y seront soumises.
Malheureux ceux qui dénoncent cette propagande : ils seront censurés, puis broyés.
Malheureux tous ceux qui n´ont pas assez de mots pour réfléchir et comprendre : ils seront manipulés.
Malheureux ceux qui souffrent d´addictions (alcool, drogue, écrans, sexe, argent, etc.) : ils seront rassasiés et, de ce fait, aliénés.
Malheureux ceux qui n’aiment que le reflet de leurs miroirs, les miroirs sont froids.
Malheureuses les foules, elles tueront de nouveaux boucs émissaires.
Malheureux tous ceux qui ne savent plus distinguer le bien du mal : sans carte ni boussole, ils seront perdus.
Malheureux tous ceux qui considèrent leurs frères comme le bétail d´un cheptel dont ils seraient le guide : même les guides forment un troupeau.
Malheureux les tyrans qui ordonnent les guerres et les casuistes qui les justifient coûte que coûte, le sang sur leurs mains sera un témoignage.
Malheureux les soldats qui font les guerres, et les peuples qui les subissent, ils en sortent meurtris, quand ils en sortent.
Malheureux tous ceux qui imaginent que l´homme peut transformer l´homme pour le rendre surhumain : depuis le jardin d’Éden ou la tour de Babel, leurs efforts sont voués à l´échec.
Malheureux ceux qui savent leurs faiblesses et qui en souffrent, mais qui imaginent que la Miséricorde de Dieu n´est pas faite pour eux : c´est la faute la plus grave qu´ils puissent commettre.
Malheureux suis-je, moi qui suis pécheur comme les autres, et hypocrite comme un pharisien : je m’érige en donneur de leçons. Aujourd’hui, j’aimerais n’être qu’un faux prophète, et que nous soyons tous heureux. Mais je n’ai pas d’autre mode d’emploi à proposer pour y parvenir que quatre évangiles.

Notre monde a besoin de Miséricorde.

Rémy Mahoudeaux
t.me/remseeks

Illustration : Le sermon sur la montagne, Fra Angelico
(1) Elles visent les riches, les repus, les rieurs, les adulés par des hommes.
(2) La traduction en Français de ce Hoï / Ouai ne pose pas de problème. « Malheur à vous » chez Émile Osty, Louis Segond, David Martin, John Nelson Darby et pour la Bible de Jérusalem ; « Quel malheur pour vous » dans la traduction liturgique de l’AELF ; « Malheureux » dans la TOB et chez sœur Jeanne d’Arc op. ; « J’ai mal pour vous » dans la Peshittâ traduite par Patrice Calame. Ni Claude Tresmontant, ni André Chouraqui ne traduisent ce Hoï / Oïe et se contentent d’une translittération.
(3) Merci à Jean Jardon de m’avoir permis d’éviter ce trou dans la raquette.

Sarkozy dénonce les tartuffes du risque fantasmé de «peste brune »

Extraits d’un long entretien donné par Nicolas Sarkozy dans Le JDD :

Quatrième dimanche après la Pentecôte – la pêche miraculeuse

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Nous avons abordé avec le troisième dimanche après la Pentecôte la longue série des dimanches de ce temps liturgique, qui sont des dimanches ordinaires, pour lesquels le célébrant revêt des ornements verts. Nous avons dit que durant cette période l’Église s’efforce, par les chants du propre de la messe, de nous inspirer les sentiments qui doivent habiter l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre, en utilisant principalement le livre des psaumes qui en constitue l’expression inépuisable. Elle le fait par petites touches, dans un désordre apparent, qui est en réalité l’œuvre du Saint Esprit.

On peut cependant trouver en ces premiers dimanches après la Pentecôte un sentiment dominant, qui est la confiance en Dieu : nous savons que nous sommes faibles, et incapables par nous-mêmes de surmonter les difficultés et les tentations qui nous assaillent, mais Dieu est tout puissant, et il nous aime, et si nous mettons notre confiance en lui nous n’avons rien à craindre. Un psaume exprime particulièrement ces dispositions de l’âme, c’est le psaume 26, composé par David lorsqu’il fut investi de la royauté, se sentant humainement démuni devant les périls qui le menaçaient ; ce psaume figurera à plusieurs reprises dans les messes les prochains dimanches, et dès celui-ci, en voici le début dans l’Introït …

Dominus illuminatio mea et salus mea, quem timebo ? Dominus defensor vitæ meæ, a quo trepidabo ? Qui tribulant me inimici mei, infirmati sunt et ceciderunt.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie, pourquoi tremblerais-je ? Les ennemis qui m’assaillent, c’est eux qui chancellent et tombent.

On psalmodie à la suite le verset suivant du psaume 26 :

Si consistant adversum me castra, non timebit cor meum.
Même si une armée se dresse contre moi, mon cœur est sans crainte.

La mélodie calme et douce fait de cet Introït une prière pleine de ferveur et d’assurance. On remarquera au début de la deuxième phrase la même intonation qu’à la première phrase, mais une quarte plus haut, ce qui indique une insistance très marquée. Cette deuxième phrase se termine par une interrogation remontant à l’aigu d’une manière qui pourrait paraître angoissée, si la troisième phrase ne revenait à la calme assurance du début.

Graduel : Propitius esto

Après la confiance en Dieu qu’exprimait l’Introït du quatrième dimanche après la Pentecôte, nous trouvons dans le Graduel un autre sentiment chrétien, la contrition de nos péchés : nous reconnaissons que les souffrances de cette vie sont un châtiment, et nous supplions Dieu de nous pardonner et de nous libérer. Le texte est tiré du psaume 78, qui est souvent utilisé dans la liturgie du Carême ; c’est une complainte du peuple élu, vaincu, emmené en captivité, et qui se tourne vers Dieu avec repentir :

Propitius esto, Domine, peccatis nostris, nequando dicant gentes : Ubi est Deus eorum ? Adjuva nos, Deus salutaris noster, et propter honorem nominis tui, Domine, libera nos.
Seigneur, pardonnez-nous nos péchés ; que les païens ne disent pas : où est leur Dieu ? Venez à notre secours, Dieu de notre salut, et pour la gloire de votre nom délivrez-nous.

La mélodie, comme c’est généralement le cas pour les Graduels, est faite de formules que l’on retrouve en différents autres Graduels, spécialement dans ceux de ces premiers dimanches après la Pentecôte. C’est particulièrement le cas pour les trois grandes vocalises de la deuxième partie.

Alléluia : Deus qui sedes

Comme celui du troisième dimanche, le texte de l’Alléluia du quatrième dimanche après la Pentecôte est un hommage à la justice infinie et toute puissante de Dieu. Il est tiré du psaume 9, qui était déjà utilisé dans l’Offertoire de dimanche précédent ; c’est un cantique de louange au Seigneur, protecteur des faibles et défenseur des opprimés :

Deus, qui sedes super thronum et judicas æquitatem, esto refugium pauperum in tribulatione.
O Dieu qui siégez sur votre trône, et jugez avec équité, soyez le refuge des pauvres dans leur détresse.

La mélodie est très ornée et chargée de neumes. Dans la vocalise de l’Alléluia elle est joyeuse et pleine d’une calme assurance. Dans le verset il y a un net contraste entre les deux phrases : la première qui rend hommage à la majesté et à la justice divines, contient une immense vocalise sur le mot thronum, le trône où siège cette majesté, vocalise assez exceptionnelle, montant et descendant en une contemplation éperdue, pour s’élever finalement en une dernière montée jusqu’aux sommets de l’échelle ; la deuxième phrase, qui est une prière, est au contraire beaucoup plus calme, et elle retrouve pour finir la vocalise de l’Alléluia et sa paisible assurance.

Offertoire : Illumina

Après la confiance en Dieu, la contrition de nos péchés et l’acclamation de la justice divine, nous trouvons dans l’Offertoire du quatrième dimanche après la Pentecôte une supplication ardente, qui monte vers le Seigneur dans une grande détresse. Le texte est tiré du psaume 12, composé par David alors qu’il était sur le point de succomber aux attaques de ses ennemis, ne voyant plus humainement quelle solution y apporter. C’est pourquoi il demande d’abord à Dieu la lumière : à l’affirmation de l’Introït Dominus illuminatio mea, le Seigneur est ma lumière, répond cette demande :

Illumina oculos meos, nequando obdormiam in morte, nequando dicat inimicus meus : Prævalui adversus eum.
Éclairez mes yeux, pour que je ne m’endorme pas dans la mort, pour que mon ennemi ne dise pas : je l’ai emporté contre lui.

Nous pouvons faire nôtre cette prière lorsque nous sommes accablés par les doutes et les tentations, que nous n’y voyons plus clair, et risquons de succomber à la mort du péché. C’est alors que l’ennemi infernal pourrait se vanter de nous avoir vaincus, car c’est bien de lui qu’il s’agit, et on a dit de cet Offertoire que c’était la seule pièce grégorienne qui faisait parler le diable ; il faut entendre avec quelle voix grave et sombre il prononce son prævalui : je l’ai emporté. Dans l’ensemble la mélodie est très suppliante, avec des montées successives de plus en plus insistantes, puis, après la descente dans les profondeurs sur le mot prævalui, une finale plus douce et contemplative.

Communion : Dominus firmamentum

Nous retrouvons dans la Communion du quatrième dimanche après la Pentecôte le même sentiment de confiance en Dieu que dans l’Introït. Le texte est tiré cette fois du psaume 17, encore un psaume de David, dans lequel il exprime sa reconnaissance au Seigneur qui l’a délivré une fois de plus d’une grande épreuve. Nous avions déjà rencontré ce psaume à l’Introït du dimanche de la Septuagésime, et le texte de cette Communion, pris au début du psaume, figurait dans le verset de cet Introït :

Dominus firmamentum meum et refugium meum et liberator meus, Deus meus adjutor meus.
Le Seigneur est mon appui, mon refuge et mon libérateur, mon Dieu et mon secours.

On notera l’accumulation des adjectifs possessifs : c’est vraiment chacun de nous qui exprime personnellement sa confiance en Dieu dans le cœur à cœur de la Communion. La mélodie est très expressive, paisible, affirmative et pleine de ferveur. On remarquera comment les quatre substantifs firmamentum, refugium, liberator et adjutor ont leurs accents particulièrement bien soulignés.

Quelques éléments d’explication sur la campagne de Marion Maréchal

Plusieurs journaux (Le Parisien, Valeurs actuelles et L’incorrect) ont donné des explications, assez précises et se recoupant pour l’essentiel, de ce qu’il s’est passé entre Marion Maréchal et le RN d’une part et Marion Maréchal et Reconquête d’autre part dans les 48 heures qui ont suivi le résultat des européennes. On peut retrouver des extraits dans cet article.

Depuis l’exclusion de Marion Maréchal, Guillaume Peltier et Nicolas Bay, les fédérations Reconquête se divisent entre ceux qui soutiennent Marion Maréchal et ceux qui suivent Eric Zemmour et Sarah Knafo dans leur volonté de présenter le maximum de candidats. Les commentaires publiés dans les articles du Salon Beige montre que beaucoup aimeraient en savoir plus.

Voici un texte très circonstancié qui circule actuellement au sein de Reconquête sur les réseaux sociaux :

“La vérité sur Reconquete et la campagne de Marion

UN : La campagne de Marion a été sabotée depuis le départ.

Lors de son ralliement à Reconquête, Éric avait proposé la tête de liste des élections européennes à Marion. Mais il a fallu un an de négociation pour qu’il tienne sa parole car après la présidentielle, il ne voulait plus ! Mais quand l’évidence de cette candidature s’est finalement imposée… tout a été fait pour la freiner.

Pourquoi ?

L’entourage d’Éric craignait que Marion ne lui fasse de l’ombre avec un trop bon score, 7 ou plus. En effet, Éric, mal conseillé et enfermé dans une bulle, pense sérieusement que l’échec de 2022 était un accident et qu’il sera président en 2027. Il en est convaincu, il le dit d’ailleurs en privé à tous ses interlocuteurs. Cette ambition est devenue totalement irrationnelle et déconnectée à l’heure où notre principal concurrent est 6x plus haut que nous et aux portes du pouvoir.
Elle ne tient compte ni rapport de force ni du contexte.

Concrètement ?

Dès le mois d’octobre, des Offs dévastateurs de proches d’Éric ont pourrit la campagne de Marion, brisant le récit, entraînant de nombreux articles négatifs, surtout pendant les dernières semaines, freinant toute dynamique positive tout en imprimant l’idée d’une campagne ratée et d’une candidate nulle. Dévastateur et irresponsable.

L’équipe de Marion a refusé de rentrer dans ce jeu et s’est contenté de répondre laconiquement pour ne pas alimenter des articles qui détruisaient à petits feux la campagne et Reconquete!. Un exemple de cette bonne foi ? Il est impossible de trouver le moindre off contre Sarah Knafo, pas un seul, alors qu’elle est à l’origine de la stratégie d’hostilité et d’enfermement d’Éric.

Une stratégie qui voulait invisibiliser au maximum Marion, en lui prenant une grande partie du rare temps de parole qui était accordé à Reconquete. De Janvier à Mars, Éric a été trois fois plus présent que Marion en TV. Heureusement, à partir de Mai, Marion a obtenu qu’Éric laisse de l’exposition à la tête de liste… sauf la dernière émission, la plus importante, 24h avant la fin, sur Cnews, une émission où Éric a violemment attaqué Jordan Bardella empêchant tout vote des électeurs RN qui voulaient quand même soutenir Marion. Des milliers de votes ont probablement été perdus à ce moment là.

Beaucoup plus grave : alors que Marion refusait d’attaquer frontalement le RN (la suite lui donnera raison…) l’équipe d’Eric Zemmour lui a coupé le financement de la campagne pendant 1 mois et demi pour la forcer à le faire ! Ce chantage immonde est un procédé inconcevable. Imagine t-on Ciotti couper le financement de la campagne de Bellamy pour le forcer à attaquer le RN ? Macron couper le financement de Hayer ? Impossible. Cette pratique n’existe pas en politique. Si l’équipe de Marion a refusé de faire sortir cette information, c’est qu’elle aurait fait scandale et aurait fait exploser la campagne sur le champ.

Au niveau du parti, beaucoup a été fait pour freiner la campagne. Certains employés du parti ne répondaient que rarement aux demandes de l’équipe de campagne. Les fichiers étaient inaccessibles. Les mails de Marion aux adhérents souvent bloqués ou retardés. Un exemple visible de ce sabotage : le directeur de la communication numérique du parti, Samuel Lafont, n’a pas fait une seule publication mentionnant Marion sur son Twitter de toute la campagne ! Dans une entreprise, ce niveau de déloyauté serait une faute grave.

Pire, les humiliations se sont multipliés. De Sarah Knafo qui s’est habilement fait attribuer une hausse dans les sondages (8%) liée à l’annonce de sa candidature alors que le sondage avait été réalisé avant, en pleine polémique « Ou est la maman! » à Éric qui humiliera Marion devant les caméras en prenant la parole juste avant elle lors de l’allocution sur les résultats du dimanche soir, captant ainsi tout le temps de parole des télévisions. Aucun chef des autres partis n’a osé faire cela à son candidat après 9 mois de campagne épuisante. Il serait impossible de lister toutes les petites humiliations que Marion a subit, jusque dans l’interdiction d’afficher sa photo dans les aperçus des mails à destination des adhérents au contraire de Sarah et Éric. Vérifiez.

DEUX La divergence stratégique

Pendant la campagne deux stratégies se sont opposées : celle de l’équipe d’Eric, qui voulait attaquer violemment le RN, celle de Marion, qui voulait souligner ses différences sur les idées mais pas attaquer un concurrent beaucoup trop fort, en pleine vague et avec lequel il faudra un jour travailler.
Sur le terrain, les retours étaient très clairs, les électeurs ne comprenaient pas les attaques contre le RN. Ces attaques étaient nocives et empêchaient toute alliance par la suite ansi que le vote “panaché”, c’est à dire le vote des électeurs Bardella qui aiment bien Marion et voulaient voter pour elle car Bardella avait déjà explosé son score.

TROIS Les sondages, la campagne et les résultats

Marion Maréchal a-t-elle fait une bonne campagne ? Elle est partie en campagne à 5 et a terminé à 5,5. Vu comme cela, le résultat semble mitigé. Sauf qu’entre temps, le RN a explosé en prenant NEUF points. Reconquete aurait du être balayé et finir à 2 ! Cette campagne n’était pas une campagne pour monter mais pour tenir, pour ne pas baisser face à la Bardellamania qui a tout écrasé. Évidemment ce n’est pas la lecture qui en sera faite, notamment à cause des Offs destructeurs de l’équipe d’Eric et du score final.
Mais c’est incontestablement un exploit d’avoir tenu, d’autant plus quand on connaît le contexte interne… La victoire est bien celle de Marion et des militants qui ont tout donné pendant de longs mois et ont augmenté notre nombre de voix de 400.000 par rapport aux législatives 2022.

Mais qu’en est-il de la théorie de la fuite des électeurs Zemmour 2022 ?

En 2022, nous avons fait 7%… mais pour la moitié des électeurs, ce n’était pas vraiment un vote de fidélité mais un vote unique… c’est pour cela que Reconquête! a terminé à 4% aux législatives. Quand ils ont vu l’échec de la présidentielle, déçus, ils sont partis. Pour toujours. Le socle de Reconquete c’est donc 4, pas 7.
L’équipe d’Eric a expliqué que Marion avait fait fuir la moitié des électeurs de Z, mais ils étaient partis depuis bien longtemps !
Éric candidat aux européennes n’aurait eu que la moitié des électeurs de 2022 également. C’est ce que montre les sondages qui mesure la déperdition.
Contrairement à ce que veut faire croire l’entourage d’Eric, Marion n’a donc fait fuir aucun électeur Z 2022. D’ailleurs dans le baromètre de popularité Ifop Paris Match, Marion est à 93% de popularité chez les électeurs d’Eric Zemmour… soit 20 points de plus que lui même !

Autre point important : Marion n’a fait aucun couac pendant sa campagne. Aucune erreur. Alors que pendant la présidentielle, de l’avis général, de nombreuses erreurs et dérapages coûteux et inutiles ont été commis (réfugiés ukrainiens, bras d’honneur, fausse mise en scène à la station essence, polémiques inutiles, brutalité..).  La seule erreur de la campagne : une sortie de Sarah Knafo qui a défendu l’abattage halal (contredisant Marion) et a probablement fait fuir des milliers d’électeurs qui refusent l’islamisation ou la souffrance animale gratuite.

QUATRE La question des législatives :

Alors que Reconquete s’apprêtait à faire le procès de Marion au lendemain des élections européennes (Une conférence de presse anti-Marion était prévue dès le lundi “pour la disséquer” – Source AFP- en l’accusant de ne pas avoir assez attaqué le RN) le président Macron a annoncé la dissolution, renversant totalement les choses… et montrant que la stratégie de Marion était la bonne : ne pas se mettre à dos le grand gagnant, le RN, celui qui a réussi à faire ce que nous prônions depuis 40 ans, l’union et la chute du cordon sanitaire.

Dès lors deux choix pour Reconquête :
1. obtenir un accord de coalition
2. Se présenter seul contre la coalition, faire 1 ou 2 %, se ridiculiser (un parti qui fait 1% devient un groupuscule !), ridiculiser nos idées, et disparaître définitivement.

Enfin il y a un impératif politique : alors que la vie politique se divise en trois grands blocs, nous ne devons pas nous marginaliser nous devons en être ! Malgré les tentatives de négociation de Marion (le RN ne voulait pas négocier avec Z et S qui l’ont trop attaqué), cela n’a pas été possible. Le rapport de force est défavorable, les attaques ont laissé trop de traces. Le RN a finalement refusé. On peut le déplorer évidemment, dire que c’est injuste pour nous tous, pour la cause, mais ce n’est pas de notre faute.

Mais même sans accord, faut-il vraiment présenter des candidats Reconquête au risque de passer de 5,5 à 1 et surtout de faire gagner la gauche ou la macronie ? Impossible, c’était contraire au principe de l’union des droites que nous défendons depuis si longtemps. C’était devenir le diviseur. Ce n’est pas l’esprit de Reconquête ni les convictions de Marion.

C’est pourquoi, les 3 Vice Président de Reconquete, Marion, Guillaume [Peltier], Nicolas [Bay] et la présidente de notre parti allié, Laurence [Trochu], soit 4 députés européens sur 5, ont annoncé hier leur opposition aux candidatures Reconquete pour ces législatives. Depuis, notre sénateur Stéphane Ravier et une majorité de Délégué départementaux, cadres et militants ont soutenu cette initiative.

Aujourd’hui, maintenant que l’election est passée et que la séparation est consommée, cette vérité doit être dite aux militants et aux adhérents qui sont abreuvés du récit mensonger diffusé par les canaux officiels et les groupes d’action numérique du parti. Rétablissez la vérité. Partagez la.

Si l’on prend un peu de recul, et même beaucoup, on pourra se souvenir des conditions surprenantes dans lesquelles s’est déroulé le ralliement de Marion Maréchal en mars 2022. Depuis le début de la campagne en 2021, et même avant, chaque ralliement avait été préparé, cadencé et mis en scène de manière millimétrée (Guillaume Peltier, Stéphane Ravier, Gilber Collard, Jérôme Rivière…) par Sarha Knafo. Or, le ralliement de Marion Maréchal s’est mal déroulé. Le lien avec ce qui écrit plus haut ne peut qu’interpeller, avec, déjà, le fameux temps de parole comme enjeu :

En sourdine, d’autres critiques viennent… des proches de Marion Maréchal elle-même. Plusieurs de ses amis ne cachent pas leur étonnement, voire leur colère, sur le calendrier choisi. « À quoi ça sert de le faire maintenant s’interroge l’un d’eux. Je comprends l’intérêt pour l’équipe Zemmour, qui cherche à se relancer, mais pour elle, c’est du gâchis. » Parce qu’il reste plus de quatre semaines avant le premier tour et que la campagne semble quasiment paralysée par la guerre en Ukraine, qui absorbe l’attention. « Le timing me consterne, abonde un autre. Je plaidais pour gagner encore du temps. Là, ça n’aura aucun impact. »

Pour ne rien arranger, les chaînes d’information n’ont pas diffusé le meeting de Toulon : elles avaient épuisé le temps de parole d’Éric Zemmour, scrupuleusement comptabilisé par l’Arcom (ex-CSA).

One of us se réjouit des résultats aux élections européennes

Communiqué de la fédération One of us, réunissant 50 associations et dédiée à la protection de la vie humaine et de la dignité, de la conception à la mort naturelle:

La fédération One of Us se réjouit des résultats des récentes élections européennes. Des résultats qui mettent en évidence un engagement fort des citoyens européens en faveur des valeurs fondamentales et qui témoignent d’un soutien généralisé à la vie et à la famille.

Cette issue électorale souligne l’inquiétude croissante des électeurs quant à la sauvegarde des valeurs essentielles qui soutiennent la société européenne. Reconnaissant le message fort de l’électorat, One of Us insiste sur l’importance cruciale de maintenir une relation étroite avec les citoyens européens et de veiller à ce que leurs voix soient entendues continuellement et pas seulement en périodes électorales.

« Nous sommes encouragés par les résultats des élections, qui montrent que les Européens sont profondément attachés aux valeurs fondamentales de l’Union européenne, telles que la protection de la vie et la défense de la famille », a déclaré Tonio Borg, ancien commissaire européen et membre du conseil de One of Us. « Il est vital que nous restions étroitement engagés avec les citoyens, les tenant informés et impliqués dans les débats politiques en cours, afin que leurs voix résonnent au Parlement européen et pas seulement lors des élections ».

En réponse aux résultats des élections, One of Us s’engage à promouvoir un dialogue continu et une collaboration avec les membres du Parlement européen de tous groupes politiques. La fédération vise à construire une force politique multipartite dédiée à représenter les intérêts des sans-voix et à défendre la dignité inhérente à la personne humaine.

« Au cœur de notre mission se trouve la conviction inébranlable que chaque être humain a une valeur intrinsèque. Promouvoir et protéger la dignité humaine à travers l’Europe n’est pas seulement un impératif moral, mais également un pilier fondamental de l’Union européenne. Nous sommes déterminés à faire en sorte que nos politiques et actions reflètent cet engagement, favorisant une société où chaque vie est respectée et valorisée», a déclaré Marina Casini, présidente de la fédération One of Us.

Pour faciliter cet engagement, notre fédération mène des initiatives visant à tenir les citoyens informés des évolutions législatives, et offre une plateforme de communication directe entre les citoyens et leurs représentants.

Notre organisation préparera également une série d’événements et de forums pour discuter des questions clés et des stratégies afin de promouvoir les valeurs de la vie et de la famille à travers l’Europe.

Pour nous soutenir et rester informés sur la défense de la dignité inhérente à la personne humaine au sein des institutions européennes, visitez http://www.oneofus.eu/fr/ et signez notre appel citoyen.

Extrême-gauche : Raquel Garrido et Alexis Corbière se sont fait remplacer

La Révolution dévore ses enfants. Les députés sortants LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière viennent d’en faire les frais.

La créolisation chère à Jean-Luc Mélenchon commence et Raquel Garrido a été remplacée par le franco-gambien Aly Diouara, connu pour ses propos antisémites et anti-blancs :

 

Alexis Corbière s’est fait remplacer par Sabrina Ali Benali, dans un licenciement sans préavis :

Danielle Simonnet a également été écartée au profit de la CGTiste Céline Verzeletti :

Sainte Élisabeth du Portugal : une reine exemplaire

Aymeric Pourbaix, le père Jean-François Thomas et Véronique Jacquier évoquent cette reine du Portugal, sainte patronne des épouses :

 

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