Une célébration médiatique unanime qui masque un véritable plaidoyer idéologique
Un père de famille a analysé ce roman qu’il considère comme une tromperie. Il est vrai que la présentation du livre est très séduisante : l’histoire d’une belle relation entre un grand-père érudit et sa petite-fille de 10 ans, menacée de devenir aveugle, qu’il va emmener admirer, et nous avec, 52 chefs-d’œuvre en 52 semaines. Une initiation à l’art, au beau et à la vie.
La réalité est tout autre.
Ce livre arrive très opportunément en plein « débat » sur l’euthanasie et se garde bien d’annoncer que sa promotion en est la toile de fond, parmi d’autres positions idéologiques et choix d’« artistes » contemporains tout aussi contestables.
Dans ce concert d’éloges, beaucoup tombent dans le piège. Il est un des cadeaux du moment qui fonctionne très bien et se voit déjà outil pédagogique à destination des jeunes.
Les personnages principaux :
- Mona, petite fille de 10 ans vivant à Paris, admirative de son grand-père qu’elle appelle Dadé. Elle garde un attachement très fort à sa grand-mère, Colette, une femme « militante » et « courageuse » décédée lorsqu’elle n’avait que 3 ans. Un pendentif qu’elle lui a donné avant de mourir la relie à elle par une relation mystérieuse.
- Les parents de Mona : Paul et Camille. Camille est la deuxième femme de Paul, la première ayant « disparu avec son meilleur ami » (p 12). Paul est dépeint comme un brocanteur pas bien brillant, alcoolique à ses heures, persuadé de ne pas arriver à la cheville de Camille et d’Henry, son beau-père. Il est hanté par l’idée qu’en perdant sa boutique (…), « il perdrait le peu de respect qu’il pensait inspirer à sa fille » (p 45).
- Les grands-parents de Mona, parents de Camille : Henry et Colette Vuillemin. Henry, dit Dadé, va emmener sa petite-fille Mona dans les musées, au lieu de l’accompagner chez un psychiatre, comme demandé par ses parents, mais sans le leur dire, entretenant ainsi un « mensonge complice » (p 36) avec persistance (p 79). Colette est décédée lorsque Mona avait 3 ans. Il est interdit de parler de sa mort, et ce tabou plane comme une toile de fond tout au long du livre. On apprendra au fur et à mesure que Colette Vuillemin était en réalité une militante « courageuse » pour « le droit à mourir dans la dignité », combat ayant abouti à son propre euthanasie 7 ans plus tôt.
- Le Dr Van Orst, médecin auprès de qui Mona suivra plusieurs séances d’hypnose.
Extraits choisis
P 92 : Tu sais, Mona, aux XVIe et XVIIe siècles, malgré les travaux de grands scientifiques comme Copernic, Kepler et Galilée qui prouvèrent que la Terre tournait autour du Soleil et non l’inverse, l’Église continuait d’imposer une vision dogmatique selon laquelle l’Homme est au centre de tout. Mais, dans la société prospère et éduquée qui est celle dans laquelle évolue Vermeer, cette conviction est battue en brèche.
P 118, à propos de la consécration de l’ère du libertinage à la fin du règne de Louis XIV : – C’est quoi, Dadé, le « libertinage » ? C’est être libre ? – Oui. C’est être libre dans son corps et dans ses idées, en opposition aux consignes très strictes de l’Église. C’est faire plus de place au plaisir de l’instant qu’aux règles morales fixées par la religion.
P 150 : Non. J’admire David. Sa peinture est un paroxysme de ce qu’on appelle « l’idéal des Lumières », un idéal fondé sur l’appel à la Raison, au civisme, à l’égalité pour toutes et tous, contre les intérêts égoïstes, l’arbitraire du pouvoir et l’obscurantisme des dogmes religieux.
P 152 : Dès le 20 juin, dans la salle du Jeu de Paume à Versailles, un serment scella la résolution de toute une assemblée à rédiger une Constitution plus juste. (…) Ce fut, d’une certaine manière, le début de la Révolution française. (…) il aboutit à l’abolition des privilèges le 4 août de cette même année, et le 26, à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ce texte affirme que toi et moi, moi et toi, toutes et tous et tout un chacun, nous naissons et demeurons libres et égaux en droits. Et cela, vois-tu, c’était véritablement l’accès tant espéré à l’idéal des Lumières. Cela valait donc bien la peine d’être en révolte.
P 198 : – Comme il me plaît, ce Courbet ! À Henry aussi, il plaisait, plus qu’aucun autre artiste dans l’Histoire. Il raconta à Mona qu’avec sa grandmère, il avait même tenté – sans succès – de faire sortir sa dépouille du cimetière d’Ornans pour le panthéoniser à l’occasion du centenaire de la Commune. Car Courbet, poursuivit Henry, fut un acteur courageux de ce terrible conflit qui, en 1871, vit les Parisiens résister à la fois aux envahisseurs prussiens et à un gouvernement français capitulard. Le peintre s’était engagé pour un socialisme pacifiste et égalitaire, respectueux du patrimoine et tendu vers l’avenir. Las ! Vaincu et réprimé, il paya un lourd tribut : la prison, puis l’exil en Suisse, la disgrâce, la maladie et une mort précoce sous l’œil de son père, le 31 décembre 1877. Mona, en quittant le musée d’Orsay, se mit en tête qu’elle parviendrait un jour à faire entrer Courbet au Panthéon. Henry, amusé, souscrivit au projet. Pourquoi pas pour les deux cents ans de la Commune, en 2071 ?
P 216 : – Dadé, celui qui fera du mal aux animaux, je lui ferai la même chose. Et d’ailleurs, quand papa et maman me laisseront tranquille, je mangerai seulement des légumes. – Peut-être voudras-tu t’inscrire à la SPA, la Société protectrice des animaux ? Au XIXe siècle, elle prospéra en Angleterre, en Hollande et en Bavière puis s’implanta en Italie et en France en 1845. Et Rosa Bonheur fut l’une de ses premières adhérentes. – Mais, Dadé, est-ce que tu trouves ça bien de dire qu’on préfère les animaux aux humains ? – Je te le répète, Mona, les gens doivent avoir le droit de penser et de dire absolument tout ce qu’ils veulent. Je ne peux pas répondre autrement à ta question. Ce dont je suis certain, en revanche, c’est que pendant trop longtemps les animaux ont été considérés avec mépris, comme des êtres mécaniques et inférieurs, soumis aux besoins des hommes sans recevoir le moindre égard et, bien souvent, esclaves de leur cruauté. À partir du XVIIe siècle, des philosophes comme Jean-Jacques Rousseau en France ou Jeremy Bentham en Angleterre les qualifient d’« êtres sensibles », ce qui signifie qu’ils veulent prendre en compte leur souffrance, d’autant plus tragique qu’elle est muette. Et cela, c’est une grande avancée. Je crois que la peinture de Rosa Bonheur a le mérite de participer à ce progrès. En quittant le musée, Mona repérait tous les chiens qui gambadaient dans les rues de Paris et avait envie de les saluer comme des égaux.
P 252 : Elle serra son pendentif, comme s’il avait la propriété surnaturelle de produire de la lumière et de chasser les spectres. La journée s’écoula et Mona attendit d’être tranquille dans sa chambre pour observer sa rapine de plus près. « Hourra, se dit l’enfant, voilà mamie ! » Dans l’enveloppe, il y avait une petite coupure de presse jaunie. Elle était du 9 septembre 1967 et était titrée « Colette Vuillemin, son indigne combat pour la dignité », illustrée par la photographie d’une femme isolée et prise à partie par des gens ostensiblement agressifs. Cette femme, c’était Colette, si jeune qu’elle en était méconnaissable. La petite voulut lire le vieil article mais en saisit d’autant moins le sens qu’elle était bouleversée par ce qu’elle y sentait : une déferlante d’hostilité contre sa grand-mère. Le texte parlait de manifestation, de maladie, de mort et même de prison. C’était lourd, désagréable. Mona avait l’impression que son aïeule était souillée et brûlait d’aller en parler à ses parents. Mais elle savait qu’elle se ferait alors blâmer sans ménagement. Son grand-père ? Ils n’avaient jamais pu discuter de ce sujet et c’était là un interdit beaucoup trop menaçant. Mona triturait son pendentif, cherchait à se raisonner. Après tout, peut-être pourrait-elle investiguer avec l’aide du Dr Van Orst ? Et puis, surtout, le 9 septembre 1967, c’était il y a tellement longtemps : les choses avaient dû changer ensuite. Elle se raccrocha à cette pensée qui la réconforta.
P 262 : Par l’hypnose, Mona revivait ses premiers pas. Elle avançait, au grand air, sous l’œil de Colette qui lui tendait les bras et au cou de laquelle oscillait le pendentif en fil de pêche lesté du cérithe goumier. La toute petite fille le fixait, s’en approchait. Un, deux, quatre, six mètres, sans trébucher. Il y avait des cris de joie, des baisers. Et puis, dans ce parc où Mona avait appris à traverser la vie, se profila une ultime réminiscence. Un promeneur de hasard passa auprès de sa grand-mère, s’arrêta. « Je vous reconnais, madame : vous êtes Colette Vuillemin. Je vous admire infiniment, sachez-le » Et la silhouette disparut. Et les doigts du Dr Van Orst claquèrent.
P 263 : Ta grand-mère fut une combattante, une grande combattante, confia-t-il. Et, pour qualifier le pendentif, il parla de « talisman », de « fétiche » grâce auquel celles et ceux qui se battent se protègent des violences et des mauvais sorts que peut réserver la vie. Une grande combattante ? Mona pressa son grand-père de lui raconter. Mais Henry se ferma et son dos se voûta de longues minutes.
P 280 : Jusqu’à ce que, de l’une d’elles, Mona sorte une médaille plaquée or sur laquelle se découpaient une Vierge et un enfant. À son revers était gravé un prénom : « Colette ». – Ça, ma chérie, ça ne représentera plus jamais rien pour moi, confia l’aïeule, avant de montrer le cérithe goumier qui pendait à son cou et d’ajouter : voilà ce qui compte ; et un jour, ce sera pour toi. Mona ressentait les mains de sa grand-mère sur ses épaules, tellement bienveillantes, tellement douces. Les paupières fermées, l’enfant pleurait et pleurait encore, incapable de quitter ce fantôme revenu d’entre les morts ; elle resterait là, devant cette trappe, dans la fibre irréelle de cette affection retrouvée, à genoux, à jamais.
P 295 : Eh bien, vois-tu, Mona, rien n’est plus beau qu’aimer, rien n’est plus fort que l’attraction, l’inclination que l’on a pour quelqu’un. Quand ces sentiments sont réciproques, on ressent une espèce d’absolu. Mais ce que nous dit la sculpture de Claudel, sa grande leçon, c’est que, quoi qu’il arrive, l’amour n’est jamais tout à fait comblé. Et quand bien même le serait-il pendant la courte durée de l’existence terrestre, le temps et la mort qui guette finiront par séparer les amants. – Mais alors, c’est trop triste… – Oui, bien sûr, c’est triste, c’est la pire des injustices même… Mais comprends que cet irréductible vide, c’est justement ce qui entretient le désir ; c’est grâce à cela que nous sommes vivants et que nous éprouvons les émotions les plus fortes, c’est grâce à cela que nous agissons.
P 319 : – Nous sommes sur la bonne voie. Écoute : Mondrian s’intéressait de très près à une doctrine qui faisait fureur en Europe à l’époque, une doctrine qui prétendait être en mesure de révéler une vérité très ancienne et universelle. Il s’agit de la théosophie1 . – C’est une religion ? – En quelque sorte. Les mauvaises langues diront que c’est une secte, les partisans prétendront que c’est une sagesse. Disons que la théosophie cherchait une réconciliation généralisée de tous les cultes de l’Orient et de l’Occident, et même de toutes les connaissances pour créer sur Terre un climat d’harmonie où chaque humain serait habité par l’Illumination. Il s’agit de s’épurer soi-même le plus possible pour arriver à l’essentiel, c’est une quête de dépouillement et de sagesse.
P 354 : – Georgia O’Keeffe, reprit Henry, a surtout connu la notoriété en figurant des fleurs en cadrage très serré. Et, un peu comme ce paysage de lac t’a fait penser à des caresses, la corolle des pétales, le pistil, la tige, tels qu’elle les peint, font songer à l’anatomie humaine, à une partie du corps. On parle alors de « biomorphisme ». – Mais oui ! Regarde, Dadé, tout ce qui est rouge et rose ! En bas, on croit voir des langues ou des lèvres. Moi, j’aperçois trois bouches, et en haut, dans les nuages, ça ressemble à quelqu’un qui serait allongé et on apercevrait à la fois ses jambes et aussi ses fesses ! C’est trop drôle, Dadé, parce que moi, quand je tourne la tête vers le ciel, j’y vois souvent des choses, des animaux, mais là, c’est sûr, il y a trois paires de fesses qui flottent au-dessus de la montagne. C’est génial, le biomorphisme ! Et Mona partit d’un éclat de rire. Henry se contenta d’un froncement de sourcils faussement consterné, mais dut convenir que le commentaire, si puéril qu’il fût, visait juste. Et cela épargnait au vieil homme de devoir lui expliquer que les visions de Georgia O’Keeffe étaient très réputées pour ses allusions aux organes génitaux féminins… S’il l’avait voulu, Henry aurait pu en profiter pour expliquer que l’artiste affirmait sa propre identité en sexualisant au féminin la flore et les paysages. Cette grille de lecture lui paraissait toutefois trop étriquée. Il emprunta une interprétation moins érotique et plus philosophique.
P 365 : « Cela te protégera de tout. » Tels étaient les mots de la grand-mère de Mona, au moment où elle retira le cérithe goumier de son cou pour le passer autour de celui de sa petite-fille. Colette avait l’air fière, très résolue et un peu triste. Et Mona l’hallucina comme si elle était là, en face d’elle, sur le rebord d’un matelas, dans sa chambre ; elle sentit même un baiser de sa part sur son front. Enfin, il y eut cette injonction : « Garde sans cesse la lumière en toi, ma chérie. » Cette phrase de Colette s’était faufilée dans les canaux du temps. Le message, incompréhensible pour la bambine de trois ans qu’avait été Mona quand elle l’avait entendu, voilà qu’il parlait soudain à la jeune fille qu’elle devenait.
P 376 : – Comme tu le vois, cette œuvre s’appelle La Mère et montre une femme enceinte. Or, Hannah Höch a avorté par deux fois dans sa jeunesse, en 1916 et en 1918. Il faut dire que Raoul Hausmann fut un compagnon souvent cruel. D’un côté, il voulait en finir avec les traditions familiales, l’invitait à être une femme libre, émancipée. De l’autre, il voulait vivre égoïstement et la posséder ; elle avait fini par le craindre tellement qu’elle ne peignait qu’en secret, et s’arrêtait net dès qu’elle l’entendait monter l’escalier. – Ça fait peur ce que tu racontes, Dadé. J’espère qu’elle est partie. – Elle est partie, oui, en 1922, et elle a vécu ensuite avec une femme. Quand elle signe cette Mère, elle ne fréquente plus Raoul Hausmann depuis un bon moment. Mais ils ont continué à s’estimer l’un et l’autre, car leur intense émulation mutuelle leur a permis d’inventer une nouvelle technique artistique… – Attends, Dadé, je sais ce que tu vas dire ! Ils ont inventé le collage !
P 380 : Il s’agissait de très vieilles coupures de presse datées respectivement de 1966, 1969 et 1970. Elle les posa délicatement devant elle, au sol, s’agenouilla et se concentra pour saisir des bribes de ce qu’avait été cette mystérieuse grand-mère à laquelle elle songeait si souvent. « Colette Vuillemin, la mort sans la peur », titrait un papier en grosses lettres ; « Colette Vuillemin, sa lutte pour un dernier souffle digne », écrivait un autre, tandis que le troisième posait une question : « Veut-elle notre suicide à tous ? » On désignait à chaque fois son aïeule comme « une femme combative ». Mona aimait cette formule. Si, pour l’heure, elle n’était encore qu’une « jeune fille », elle deviendrait une « femme combative » comme Colette, elle se le jurait. Ce n’était cependant pas la seule expression à revenir en boucle. Un terme inconnu et difficile à lire clignotait également au fil des articles. C’était un terme doux, chantant, mielleux et confusément inquiétant par sa musicalité même. C’était le terme « euthanasie ».
P 404 : De quoi mamie est morte ?
P 407 : à propos de Niki de Saint Phalle,
C’est comme si l’univers de l’enfance assaillait et oppressait cette femme. Cette Mariée est de 1963. Son aspect rigide, cadavérique, est à rebours de l’image traditionnelle qu’on a des noces pleines d’entrain. Mais cette sculpture, dont le visage semble déchiré par un cri, est aussi l’expression d’une révolte. La décennie 1960 a été celle de très nombreuses luttes à travers le monde pour davantage de liberté et de tolérance, pour l’égalité entre les êtres, contre les guerres et l’impérialisme. Niki de Saint Phalle, avec cette Mariée qu’on croirait à l’agonie, pousse un hurlement… – Et il dit quoi, ce hurlement ? – Que les femmes ne doivent pas être figées dans un rôle de bonne épouse. Les femmes doivent pouvoir défendre leurs désirs et faire leurs propres choix, quels qu’ils soient, même les moins convenables. – Et qu’est-ce qu’elle a fait comme choix, Niki de Saint Phalle ? – Eh bien… (Henry laissa passer un long temps.) Eh bien par exemple, Niki de Saint Phalle a assumé à un moment de sa vie qu’elle ne serait pas une mère modèle. Elle s’est vouée à son art, c’est-à-dire à elle-même, plutôt qu’à ses enfants… Sa Mariée n’est pas qu’une expression de la mort, elle est aussi un appel à une renaissance féminine sous un autre aspect que celui de l’épouse dévouée. – Lequel ? – Celui de la sirène colorée que tu as vue dans le bassin tout à l’heure, par exemple, et surtout sous l’aspect de ses fameuses « Nanas », des sculptures de femmes en train de s’élancer, de danser, de sauter. Elles sont rondes avec des corps aux hanches énormes et une tête minuscule. Mais elles sont vivantes, libérées des diktats de la société. Elles incarnent un avenir radieux, à l’opposé de La Mariée, symbole d’un passé aliénant où les désirs sont bafoués.
P 409 : – Oui, Niki de Saint Phalle fut combative, Mona. Et ta grand-mère l’était aussi, tu peux en être certaine. Jusqu’au bout. – Je sais, Dadé.
P 412 : – Bien sûr que tu ressembles à quelqu’un, Mona… Et c’est vrai : ce n’est ni à ton père, ni à ta mère, et pas vraiment à moi non plus… – Mais à qui alors, Dadé ? – À ta grand-mère, Mona. Tu ressembles tellement à ta grand-mère. L’enfant ouvrit d’immenses yeux solaires. Ils n’étaient plus bleus mais jaunis par la révélation. Transfigurés. – Alors, Dadé, je t’en supplie, allons voir aujourd’hui le tableau préféré de mamie !
P 427 : Ce fut Paul qui prit la parole. Elle accueillit ses mots en sanglotant. – Mona, tu sais bien que je ne suis pas le meilleur pour causer. Mais voilà, sache que nous sommes fiers de toi. Moi, je trouve ça incroyable comme tu as été courageuse depuis presque un an. Tu as été malade et jamais tu ne t’es plainte ; tu as eu un secret avec ton grand-père et jamais tu ne l’as trahi ; tu t’es posé des questions sur ta famille et tu as eu raison de le faire. Et puis j’adorais Colette, tu sais. Tout le monde l’adorait. C’était une femme extraordinaire. Et elle t’aimait tellement, Mona ! Elle aurait été très fière de toi. Je vais te dire mieux : vous êtes les mêmes toutes les deux, exactement les mêmes. – Est-ce que tu veux qu’on en parle, ma chérie ? demanda timidement Camille. – Mona resta silencieuse. Elle avait pu tolérer les paroles de son père et les avait pleinement entendues, mais elle en voulait infiniment à sa mère d’avoir lu ce cahier. Car rien n’est plus cruel que d’observer, pour la première fois de son existence, celle-là dont on croit qu’elle devrait toujours nous protéger être l’agente d’une humiliation et d’une douleur. – Ainsi, entre Mona et sa mère, rien ne serait plus jamais comme avant. Une petite mort venait de frapper la jeune fille. Un deuil commençait. Mais – et Mona le décréta au plus profond de son âme – un nouveau départ aussi. Il allait juste falloir un peu de temps.
P 429 : – Dadé, parfois, je suis si triste que j’ai envie de disparaître. L’expression d’une telle pulsion de mort horrifia le vieil homme. Il fallait sortir Mona de la suie qui collait à son esprit. Il était temps de regarder un grand dessin de Jean-Michel Basquiat.
P 431 : – Mais alors, est-ce qu’en faisant ce dessin, Basquiat fait de la publicité pour la drogue ? – En un sens peut-être, car il témoignait de son pouvoir. La drogue permet de dépasser les perceptions humaines et de rendre l’existence plus intense. Mais Basquiat a également souffert de ses addictions et, de manière générale, a payé très cher ses excès.
P 434 : Camille, écrasée d’émotion, mesurant tout le cheminement qu’avait fait sa fille en un an, voulut enfin faire éclater ce grand tabou qu’avait été la mort de Colette Vuillemin. Car, désormais, Mona se tenait prête à tout recevoir, à tout savoir. À tout voir.
P 440 : Elle sentit toute l’ambiguïté de cet élément : le manteau était inquiétant avec sa forme phallique mais on pouvait aussi l’apprivoiser et se nicher à l’intérieur pour maîtriser ses angoisses. Henry n’évoqua que très allusivement les symboles sexuels de l’œuvre. Mais Mona n’eut pas besoin de lui pour les saisir.
P 442 : Lors des cours de français, il y avait des séances consacrées à l’acquisition du vocabulaire et, parmi les exercices, l’élève devait choisir un mot rare et en donner la définition la plus complète possible sous la forme d’un petit exposé oral. Mona écoutait ses camarades parler d’une « naïade », d’une « flagornerie » ou encore d’un « hurluberlu ». Puis vint son tour. Son professeur prit sa voix méprisante et lui demanda : – Allez, c’est à vous, Mona. Debout. Et dites-nous donc sur quoi vous allez pérorer. Mona serra les poings et raidit la nuque. – « Euthanasie », répondit-elle, et elle dicta le mot à la classe somnolente. Son professeur leva un sourcil. Mona prit son souffle. – L’« euthanasie », c’est quand quelqu’un décide qu’il veut mourir parce qu’il est très malade et sait que c’est impossible d’aller mieux. Par exemple quand on est très vieux, qu’on a beaucoup de douleurs, et que la vie refuse de vous offrir des moments heureux alors qu’elle en offrait avant. C’est un acte incroyable, et très courageux. Et c’est un peu différent du suicide. Quand il y a l’euthanasie de quelqu’un, c’est qu’il en a parlé avec ses proches, sa famille, avec des médecins, et c’est un vrai choix parce qu’on aime la vie et que, quand on l’aime, on veut qu’elle soit belle jusqu’au bout, et on veut être digne au moment de mourir. Mona se tut une seconde en remarquant que tous ses camarades la regardaient, électrisés. – L’euthanasie, c’est autorisé dans quelques pays, comme par exemple la Belgique, mais c’est interdit dans beaucoup d’autres, et surtout en France. Il y a plusieurs raisons à ça : beaucoup de médecins disent que ça irait dans le sens contraire de leur métier puisqu’ils doivent soigner. Et puis les religions sont plutôt contre, parce qu’elles pensent que c’est Dieu qui doit décider de l’instant où on meurt. Alors, il y a eu des gens, y compris des gens qui croyaient en Dieu, qui ont quand même dit très fort que l’euthanasie, c’était quelque chose d’humain, et qu’on devait y avoir droit, parce qu’on a le droit d’être libre quand on meurt. Et ces gens-là, on dit qu’ils sont des militants et que leur cause, c’est de pouvoir mourir dans la dignité. Mona avait terminé. Elle se rassit. Un élève au premier rang demanda ce que signifiait « dignité » ; Mona répondit : – C’est quand les choses, elles sont grandes et qu’elles méritent le respect. Un second élève, par une espèce de réflexe de son âge, et propre au narcissisme de sa génération, grommela: – Moi, je mérite le respect ! La classe fut submergée par un brouhaha virevoltant. Si les voix étaient encore celles d’enfants, leurs intonations mimaient les accents abrupts et abrutis de l’adolescence. Puis le calme revint. Bon, eh bien, Mona, c’est un travail plus que convenable auquel manque cependant l’origine du mot. Mais comme vous ne connaissez pas les langues anciennes, c’est beaucoup vous demander, je le reconnais… – Cela vient du grec ancien, monsieur. – Oui, bon, très bien. J’imagine que vos parents vous ont quand même bien aidée pour cet exercice ! – Non. C’est ma grand-mère qui m’a aidée. Henry le savait : il ne lui restait que trois mercredis à passer au musée en compagnie de sa petite-fille. Bientôt, cela ferait un an et cinquante-deux visites. Henry méditait cette échéance et, un instant, s’interrogea: sa vie aurait-elle encore du sens, passé cette date ? Cette sensation de déréliction étrangla son cœur dont il commençait à sentir la fragilité. Alors, il bascula six décennies en arrière. Il se rappelait Colette. Il se rappelait la manière dont tous les deux, au bord de la mer, avaient ramassé des cérithes goumiers puis les avaient érigés en porte-bonheur, comment ils s’étaient juré l’amour, l’amour absolu, la communion éternelle. Quand il lui avait demandé si elle voulait être heureuse dans la vie, elle avait souri et répondu : « Non. Je veux être follement heureuse. » Colette qui, à peine devenue adulte, avait déjà commencé à militer pour le droit à mourir dans la dignité fit aussi jurer ce jour-là à Henry que, s’il le fallait, quand ils seraient très vieux, ils ne s’empêcheraient ni l’un ni l’autre de se donner la mort dans le respect de soi-même. Henry et Colette, tandis qu’ils étaient jeunes, vaillants, intrépides, et tellement beaux, avaient ainsi fait ce serment dans un mélange d’effusion sensuelle et de fierté tragique. Et ils avaient tenu parole. Ce n’était donc pas tant Mona que lui-même qui, en ce mélancolique mercredi, avait fondamentalement besoin de la consolation que l’art est capable d’offrir. À Beaubourg, l’enfant à la main et la poitrine comprimée, Henry gagna la salle où se trouvait l’installation minérale de Marina Abramović.
P 447 : L’œuvre de Marina Abramović lui avait prouvé qu’il demeurait des abîmes d’univers en mouvement au cœur des ténèbres et que l’existence ne s’arrêtait pas à la lumière du jour. Pour le dire autrement, elle avait apprécié ce moment d’obscurité, s’y était baignée plus qu’elle ne s’y était noyée, et elle redoutait un peu moins d’être rattrapée par le noir. Un tout petit peu moins. – Il faut que tu saches que Marina Abramović est encore en vie et qu’elle fait partie des plus grands artistes du XXe siècle. Née à Belgrade en Yougoslavie, elle est devenue une vedette mondiale à compter des années 1990. On lui doit en partie l’épanouissement d’une nouvelle forme d’expression : la performance. Elle s’était certes d’abord développée tout au long du XXe siècle mais elle aboutit véritablement grâce à Marina Abramović.
P 448 : Puis ils ont décidé de rompre leur couple… Leur vie à deux était terminée. Leurs retrouvailles étaient donc une séparation. – Oh… Oh, Dadé, c’est tellement triste ! – L’installation que tu as expérimentée doit donc te permettre d’éprouver, au contact de l’énergie des matériaux, du cuivre, du quartz, tout ce que l’artiste a elle-même éprouvé, c’est-à-dire des doutes et des souffrances immenses mais aussi une sensation de reviviscence. En nous délestant de ce qui nous pèse, nous revivons, dit Marina Abramović, et ce qui nous pèse, c’est parfois ce que l’on aime. – Dadé, tu es donc en train de me dire qu’une séparation, c’est… c’est… – … c’est aussi une nouvelle vie, une nouvelle chance à saisir, Mona. Pense au double sens du mot « départ ». Le départ est à la fois une fin et un commencement. Telle est la leçon d’aujourd’hui.
P 458 : Il récapitula : sa thérapie lui avait permis de découvrir que la petite fille avait été très attachée à sa grandmère Colette. Mona avait non seulement appris à marcher avec elle, mais elle avait ri, joué, partagé des centaines de choses imperceptibles qui l’avaient construite dans ses toutes premières années. Aussi Mona avait-elle vécu un choc psychotraumatique violent avec la disparition précoce et mystérieuse de son aïeule. Et puisqu’un tabou familial entoura par la suite l’euthanasie de Colette, le refoulement fut profond. Or, lors de l’ultime échange entre la grand-mère et l’enfant, la première avait offert à la seconde un pendentif. Ce pendentif avait d’abord joué, pendant des décennies, un rôle de fétiche scellant l’union de Colette et d’Henry. Il changeait de main, ou plutôt de cou, et une fois accroché à celui de Mona, il concentra toute la puissance solaire de cette aïeule partie trop vite. « Oublie le négatif, ma chérie ; garde sans cesse la lumière en toi », avait-elle dit avant de disparaître. L’inconscient de la petite fille plaça cette lumière dans cet objet de rien : un simple coquillage ramassé par deux amoureux sur une plage. Et puis, à dix ans, le traumatisme rejaillit. Un jour, tandis qu’elle faisait ses devoirs, Mona fut gênée par son cérithe goumier. Elle l’ôta sans méfiance. La nuit s’abattit d’un coup sur ses yeux, en dehors de toute cause explicable. On chercha un diagnostic mais il n’y avait aucune anomalie mécanique. Alors quoi ? C’était le cerveau qui hurlait sa douleur enfouie. Une deuxième fois, tandis qu’elle était à la brocante avec son père, le pendentif cassa et, à nouveau, ce fut la nuit. Et puis une troisième fois, pendant que Mona se tenait devant une œuvre de Hammershoi, elle retira son collier par un réflexe : le résultat fut le même. D’où cette déduction du médecin : C’était là une pathologie qui « ne tenait qu’à un fil ».
P 465 : Voilà, Dadé, c’est ça… notre leçon… grâce à Pierre Soulages. Le noir est une couleur. C’est même une couleur à perte de vue.
P 471 : Alors il se lança. Colette, raconta-t-il, était la fille d’un résistant de la Seconde Guerre mondiale, catholique et royaliste, qui, capturé par les nazis, s’était suicidé dans sa cellule avec du cyanure pour éviter de dénoncer ses camarades sous l’effet de la torture. De cet épisode héroïque et tragique, son orpheline de fille avait tiré deux leçons. La première, c’est que la foi en Dieu donne une force sidérante. Aussi devint-elle une chrétienne fervente. La seconde, c’est l’importance de choisir sa mort. Aussi devint-elle une militante de l’euthanasie. Henry et Colette tombèrent fous amoureux l’un de l’autre. Dans le scellement de leur union passionnée, sur une plage où ils ramassaient des cérithes goumiers, Colette avait fait promettre à Henry que si, un jour, elle décidait de disparaître, il ne l’en empêcherait pas. Il avait promis. Au fil des années 1960 et 1970, elle s’engagea de manière pionnière dans la cause de l’euthanasie. Malgré ses convictions religieuses – qu’elle n’abandonna jamais tout à fait -, Colette Vuillemin se heurta à des campagnes de calomnie très violentes de la part des milieux conservateurs et de l’Église. Il y eut par exemple d’abominables attaques dans la presse. Colette ne se découragea cependant jamais. Elle se bagarrait, encore et toujours. Son malaise, c’était de constater que les progrès de la médecine, très louables en eux-mêmes, produisaient des situations paradoxales. Au fur et à mesure qu’on trouvait les moyens de prolonger la vie, jusqu’à quatre-vingt-dix ou cent ans, parfois plus, au fur et à mesure qu’on repoussait la résistance de la nature humaine, apparaissaient des maladies neurodégénératives qui faisaient parfois de ces âges avancés des moments agoniques inacceptables. Colette Vuillemin milita pour remuer les consciences. Elle y parvint dans certains pays comme la Belgique et la Suisse. En France, ce fut plus difficile mais cela ne l’empêcha pas, de façon clandestine, d’accompagner dans leur dernier souffle, par sa présence bienveillante et solaire, des patients qui avaient préféré en finir plutôt que de continuer à souffrir. Il faut dire que Colette était une personnalité incroyablement joviale, férocement drôle, entourée de beaucoup d’amis. Elle fumait, appréciait les bons vins, dansait le tango mieux que personne. Elle avait d’improbables passions, quasi compulsives, et se mettait parfois à collectionner, sur un coup de tête, des gammes entières d’objets insolites : des minéraux, des cartes postales, des tissus rares, des dessous de verre… Et puis les fameuses figurines Vertunni. Un jour d’hiver, à soixante-dix ans passés, Colette eut des maux de tête épouvantables, puis des fourmillements incessants et des troubles du toucher. Pire, elle maîtrisait moins bien ses gestes, lâchant parfois sa cigarette sans le vouloir. Elle consulta. Le verdict tomba. Elle était atteinte d’une maladie rarissime, rongeant petit à petit le système cérébral, et contre laquelle n’existait aucun traitement : un mélange entre Alzheimer et Parkinson qui portait le nom d’un éminent professeur américain. « Ah ! Dieu me fait du pied sous la table pour que je le rejoigne », disait-elle pour désamorcer le drame et, de surcroît, elle le pensait vraiment. Elle s’attela alors à entretenir sa mémoire grâce à sa collection de figurines. À chacune, elle donna un nom et attribua une courte biographie fictive. Tous les matins, elle éprouvait son cerveau en en empoignant une au hasard, dont elle devait se remémorer l’histoire qu’elle avait elle-même imaginée. Au début, l’exercice ne lui posait aucun problème. Elle pouvait tirer du carton un arlequin, un fantassin, une lavandière ou un fauve du Bengale, elle tapait toujours juste, faisant montre d’une fraîcheur enfantine. Les médecins pouvaient-ils se tromper ? Et puis, un matin, elle buta sur un nom. Un autre s’effaça. Un troisième se confondit avec un quatrième. La maladie gagnait la partie. Très vite. Les crises devinrent plus intenses. Jusqu’à un épisode d’une cruauté asphyxiante. Colette saisit la figurine d’un jeune garçon allongé sur un banc et eut la sensation qu’elle avait tout oublié de ce qu’elle avait pu inventer à son sujet ; et cet homme de plomb, ce banc, cette position allongée, ces couleurs peintes, ces formes, furent nimbés de vide sémantique. Le langage s’était tari d’un coup et, avec lui, la signification du monde. Le cerveau vacillait, s’apprêtait à sombrer dans le chaos. Alors, revenue un instant à davantage de lucidité, Colette décida qu’il fallait en finir. Dignement. Mais rapidement. En finir avant de se transformer en une inertie respirante. Camille protesta contre cette décision parce que les signes de déclin lui semblaient beaucoup trop ténus. Et elle en voulut amèrement à son père de ne pas intervenir auprès de sa femme pour enrayer le destin. Mais Henry, bien qu’au désespoir, avait fait une promesse à la femme de sa vie. Tout se termina sur un repas éblouissant d’émotion : les amis de Colette se retrouvèrent autour d’elle pour lui porter un toast l’accompagnant vers l’au-delà. Elle était rayonnante, n’avait pas peur. Enfin, elle eut ces mots pour sa petite-fille : « Oublie le négatif, ma chérie ; garde sans cesse la lumière en toi. » Et elle partit pour une clinique dont Henry préféra oublier le nom.
Pour en savoir plus sur la théosophie, se renseigner sur sa fondatrice, Helena Blavatsky. Saint Maximilien Kolbe voyait en la théosophie un des adversaires puissants de l’Église.
Marina Abramović est une « artiste contemporaine serbe performeuse ». Il est nécessaire d’aller découvrir qui elle est et ce qu’elle fait pour prendre la mesure de ce que ce livre promeut, en gardant à l’esprit que nous parlons de l’enseignement d’un grand-père à sa petite fille de 10 ans. Ses « performances » ont pu consister, par exemple, à se lacérer le corps, se brûler, s’asphyxier et inviter des inconnus à la souiller.
Infiltrée au sein des associations islamo-gauchistes
Livre noir publie l’enquête sous couverture de Pauline Condomines qui a infiltré les milieux d’extrême-gauche (Soulèvements de la Terre, Dernière rénovation, Urgence Palestine…) : pro-Hamas & islamistes, antifas, éco-activistes, zadistes, associations LGBT & pro-migrants.
« L’idée d’infiltrer l’extrême gauche m’est venue lorsque j’ai enquêté sur Utopia56, qui faisait passer des migrants adultes pour des mineurs afin qu’ils obtiennent un logement »
👉 @p_condomines, notre journaliste infiltrée au cœur de l’extrême gauche, chez @andrebercoff. pic.twitter.com/Hoctv6Lu9x
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) April 10, 2024
« Je me suis infiltrée dans un collectif de Sans Papiers. Les militants aident les migrants à faire leurs dossiers pour les régulariser. En échange, les clandestins doivent se rendre en manifestation. Ceux qui vont le + en manif ont la priorité sur les dossiers » : @p_condomines pic.twitter.com/4tYVeHQK9c
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) April 10, 2024
« À Urgence Palestine, il y avait les militants du Pir, indigénistes, un homme fiché S pour islamisme, féministes radicales, des marxistes… »
👉 @p_condomines sur @SudRadio avec @andrebercoff pour parler de notre magazine sur l’extrême gauche (disponible en kiosque). pic.twitter.com/nVxCsrJc3R
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) April 10, 2024
“Dans l’association féministe où j’étais infiltrée, les militantes ne condamnaient pas le Hamas, elles disaient qu’il ne fallait pas avoir une vision trop occidentale”
👉 @p_condomines chez @andrebercoff pour parler de notre magazine sur l’extrême gauche (disponible en kiosque). pic.twitter.com/zBRaaVkG6Y
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) April 10, 2024
« Je ne comprends pas que la dissolution d’Urgence Palestine ne soit pas envisagée alors qu’il y’a des vidéos qui montrent Omar Alsoumi lancer des bouteilles sur des femmes juives. On préfère mettre en garde à vue des militantes du @Coll_Nemesis » : @p_condomines sur Sud Radio. pic.twitter.com/SjyfpxVj6Y
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) April 10, 2024
« J’ai parfois des patients qui disent “je veux mourir, j’en peux plus”, mais dans la grande majorité des cas, une fois qu’ils sont soulagés, il n’y a plus cette demande»
Lu dans Le Berry Répoublicain ce témoignage :
Anne-Claire Courau voit tous les jours des gens en détresse, et la question du droit de mourir, elle s’y confronte.
« J’ai parfois des patients qui disent “je veux mourir, j’en peux plus”, mais dans la grande majorité des cas, une fois qu’ils sont soulagés, il n’y a plus cette demande. Je vois environ 300 patients par an, il m’est arrivé seulement deux fois que les personnes expriment ce souhait jusqu’au bout. Sinon, ils changent tout le temps d’avis, ils ont juste besoin qu’on les écoute dans leur inconfort. »
Selon elle, le droit à mourir évoqué dans la future loi sur la fin de vie est
« la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, voire pire. Les gens sont dans une telle vulnérabilité que je trouve que c’est vouloir les enfoncer plus que les aider. Arrêter les soins permet déjà de ne pas maintenir en vain un état. On a aussi la solution de l’endormissement jusqu’au bout lorsque c’est vraiment nécessaire. On dit qu’on déconnecte le patient. »
Esther De Haro, infirmière dans l’équipe, évoque, elle aussi, son malaise face à ce projet de loi : « Je ne me vois pas faire une injection létale.
Vahina Giocante licenciée après avoir refusé d’avorter
Interrogée dans Libération, l’actrice révèle qu’elle a été virée à 19 ans d’un film où elle tenait le rôle principal, parce qu’elle était enceinte.
«Ce n’est pas tant d’être virée qui m’a meurtrie. Mais qu’immédiatement un premier assistant accourt pour me demander d’avorter, alors que j’avais tant besoin de bâtir une famille »
Elle a refusé et a donné naissance à son unique enfant, aujourd’hui âgé de 22 ans.
“L’avortement, mon corps, mon choix, bla-bla-bla”…
Islamisation de l’Angleterre
Le grand remplacement au Royaume-Uni est plus avancé qu’en France. Nous avons ainsi un aperçu de notre futur probable. L’islamisation de la société s’accélère :
Un imam a récité l’appel à la prière musulmane à Anfield à l’occasion d’un ftour (coupure du jeûne du Ramadan) organisé par Liverpool. 🗣️🤲🏽
Magnifique. ❤️
(🎥 @asim_lfc) pic.twitter.com/kOkYqY9HTW
— Instant Foot ⚽️ (@lnstantFoot) April 8, 2024
Londonistan is becoming a mosque.
The word Allah was projected among the city’s symbols like the parliament, London Eye and more pic.twitter.com/eKDPhv2RPw
— leonskee (@leeonskee) April 8, 2024
Les immigrés musulmans en Angleterre se présentent aux élections avec le mot « Islam » écrit sur les affiches électorales. Bradford, 30 % d’immigrés musulmans, ils vont gagner. L’Islam n’est pas une religion mais un parti politique. Bientôt dans votre ville. Bientôt la charia. https://t.co/40BWVA9oCA
— Toto (@toto474802) April 5, 2024
A Ramadan ‘iftar’ in Bristol cathedral!
This boils my blood!
Imagine Christian prayers in a mosque! Would never happen! pic.twitter.com/c1ljQ8C6l6— Paul Golding (@GoldingBF) April 5, 2024
1⃣ 32% des musulmans britanniques jugent souhaitable l’instauration de la charia au Royaume-Uni dans les 20 ans qui viennent.
Beaucoup de musulmans préfèrent ne pas exprimer d’avis (45%), nous verrons que c’est souvent le cas dans ce sondage. pic.twitter.com/nYJJlHKhAT— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 9, 2024
3⃣ Les musulmans britanniques plébiscitent à 57% l’obligation de l’usage de nourriture halal dans les cantines des écoles et des hôpitaux.
Seuls 12% des musulmans estiment qu’il vaut mieux ne pas rendre l’usage du halal obligatoire. pic.twitter.com/IkhoWTCTOQ— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 9, 2024
5⃣ De même, aucun avis tranché n’émerge de l’opinion des musulmans britanniques sur le djihad :
👉 21% disent avoir une image positive du djihad
👉 28% en ont une image négative
👉 mais la moitié des répondants préfèrent ne pas se prononcer pic.twitter.com/3Mef87h8mp— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 9, 2024
7⃣ Rares sont les musulmans à exprimer une opinion négative du Hamas : seulement 24% des répondants déclarent avoir une image négative du groupe terroriste.
Là encore, près de la moitié des répondants préfère ne pas exprimer d’avis positif ou négatif sur le Hamas. pic.twitter.com/ybXa2VKxwP— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 9, 2024
9⃣ Au sujet du 7 octobre, près de 40% des musulmans britanniques estiment que le Hamas n’a pas commis de meurtre et de viol le 7 octobre. pic.twitter.com/JPcOwQmtDD
— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 9, 2024
Bien sûr, il y a plusieurs façons de voir ces chiffres. Ainsi, on peut s’inquiéter qu’un tiers des musulmans soient pour l’instauration de la charia, mais ça ne reste qu’une minorité d’une minorité.
Et que pensent vraiment les 45% qui ne se prononcent pas sur cette question ?— Marc Vanguard (@marc_vanguard) April 9, 2024
Délit d’opinion par pancarte : Yona libérée après 10h de garde à vue
Après 10h de garde à vue, Yona a été libérée.
Rendez-vous à 20h30 en direct de l’émission de @Nicolas_Sunrise pour parler de cette journée de garde à vue et perquisition. Si vous avez des questions n’hésitez pas à commenter, j’essaierai d’y répondre ce soir. pic.twitter.com/BWyztznle5
— Enfant De France (@yona_nms) April 9, 2024
Mais cette manifestation zélée du pouvoir qui révèle une dérive autoritaire inquiétante est loin d’être terminée : les enquêteurs recherchent actuellement la seconde militante qui était présente avec elle dimanche dernier au carnaval de Besançon. Il est donc probable que cette militante subisse exactement le même sort.
La rapidité avec laquelle Yona a été mise en garde à vue après la plainte du maire pose question sur l’indépendance de la justice et sa neutralité politique. La perquisition en pleine journée chez ses parents : dans les faits, les perquisitions de ce type sont extrêmement rares. Son ordinateur personnel a été placé sous scellé.
Leur avocat Frédéric Pichon indique qu’il va porter plainte pour atteinte à la liberté individuelle par une personne dépositaire de l’autorité publique.
Rappelons l’objet des poursuites. Au moins celles-ci auront permis de donner une plus grande publicité à ces pancartes :

La jeune militante a été interrogée par Nicolas Faure :
L’Arizona juge valide une interdiction quasi-totale de l’avortement
La plus haute juridiction de l’Arizona a estimé mardi 9 avril qu’une loi de 1864 interdisant la quasi-totalité des avortements était applicable. Cette loi interdit tout avortement dès le moment de la conception, sauf si la vie de la mère est en danger. Le viol ou l’inceste ne sont pas considérés comme des exceptions valables.
Le procureur général de l’Arizona, la démocrate Kris Mayes, a prévenu qu’elle n’engagerait néanmoins aucune poursuite sur la base de cette loi. Mais comme, aux Etats-Unis, les procureurs sont élus, cela pourrait changer.
Restée en sommeil depuis des décennies, les juges ont estimé que rien ne s’oppose à son application depuis que la protection constitutionnelle de l’avortement a été annulée en 2022, rendant chaque État responsable de légiférer sur le sujet.
Lundi, Donald Trump a souligné vouloir laisser la main libre aux États américains pour légiférer sur l’avortement, en cas de retour à la Maison-Blanche.
« Les États détermineront par vote ou par une loi, ou peut-être les deux. Quelle que soit leur décision, elle doit avoir force de loi ».
Choix stratégique, qui reflète sans doute la position sincère de Trump, peu construite moralement. Néanmoins, l’avortement est une vulnérabilité électorale majeure pour les Républicains. Trump montre ici comment il compte la neutraliser, et c’est plutôt efficace.
L’église Notre-Dame, à Bringolo dans les Côtes d’Armor, ravagée par un incendie
Un incendie a frappé cette nuit l’église Notre Dame de Bringolo dans les Côtes d’Armor, une église inscrite aux monuments historiques, un patrimoine qui nous vient du XVIème siècle.
Seules les colonnes de l’édifice, le clocher et les murs de pierre sont restés debout. L’intérieur est méconnaissable. L’ensemble menace de s’effondrer.
Les soins palliatifs transformés en « soins d’accompagnement », “morceau d’anthologie de logorrhée législative bavarde, bureaucratique et inutile”
Dans une tribune publiée par Atlantico, le député Patrick Hetzel s’inquiète d’une nouvelle dérive derrière le projet de loi sur l’euthanasie. Extrait :
[…] Pour tenter de convaincre les parlementaires les plus hésitants, le projet consacre tout un chapitre préliminaire aux soins palliatifs. Mais un examen attentif de celui-ci montre qu’ils sont sacrifiés au profit d’une nouvelle notion, les « soins d’accompagnement ». Ces derniers sont appelés à s’inscrire dans une stratégie décennale, morceau d’anthologie de logorrhée législative bavarde, bureaucratique et inutile. Manœuvre de diversion politique prenant en otage les soins palliatifs dans une instance nationale au statut non défini et un plan décennal, ce discours ne doit abuser personne. Le plan vise à la création de maisons d’accompagnement qui ne verront le jour qu’à longue échéance, alors que la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie sera d’effet immédiat. Comment peut-on parler de stratégie à dix ans, quand aujourd’hui 400 personnes meurent chaque jour, sans avoir eu accès aux soins palliatifs ? Qu’il s’agisse de soins palliatifs hier ou de soins d’accompagnement demain, la société attend des crédits et du personnel formé, non des textes déclamatoires et des usines à gaz qui n’ont pas leur place dans une loi. Comment ne pas imaginer que très rapidement, ce soit le manque de moyens, humains et financiers en matière de soins palliatifs, qui conduise par défaut d’accès aux soins, à un recours à l’euthanasie ? Le retard actuel en France en matière de traitement de la souffrance risque de créer un contexte favorable au développement de l’euthanasie parce que les moyens n’auront pas été mis préalablement. Tout ceci est éthiquement extrêmement dangereux. Sans compter que le choix du Président de la République, contrairement d’ailleurs à ce qu’il avait annoncé aux représentants des cultes, d’avoir un seul texte de loi qui comporte à la fois le volet soins palliatifs et le volet euthanasie et suicide assisté est troublant car cela laisse entendre qu’il y aurait un continuum entre soins palliatifs, suicide assisté et euthanasie. Or, éthiquement, il y a là une véritable rupture et le franchissement d’une ligne rouge. Mais, par la présentation même du texte, on cherche à masquer cela afin de rendre le projet plus « acceptable ». Louvoyer lorsque l’on touche aux valeurs fondamentales de la société est éminemment critiquable. Le Président de la République, plutôt que de s’inspirer de Machiavel, ferait mieux de relire celui dont il dit être intellectuellement proche : le philosophe Paul Ricoeur qui a écrit des choses très fortes sur l’éthique du politique.
Enfin les rédacteurs ont été pris à leur propre piège. Tout en se réclamant des droits des patients inscrits à l’article L. 1110-5 du code de la santé publique, il leur était difficile d’inscrire ces dispositions dans ce même code qui proscrit l’euthanasie. Parce qu’il s’agit de questions de société et non de santé publique, I ’avant-projet a fait le choix de dispositions législatives autonomes. Il en est de même de l’objection de conscience des médecins et des infirmiers. Elle ne figurerait pas dans le code de la santé publique. Cette même gêne se retrouve avec l’impact du suicide assisté et de l’euthanasie sur les contrats d’assurance-vie. Un suicide assisté et une euthanasie ne peuvent être considérés comme une mort naturelle. Il est difficile aussi de les assimiler à une mort violente, puisque cela reviendrait à estimer qu’il n’y a pas de différence entre le suicide et le suicide assisté. Pour cette raison, la clause de bénéfice de l’assurance-vie est renvoyée aux stipulations des contrats d’assurance. Mais permettre à un tiers d’euthanasier une personne et de le faire bénéficier d’une assurance vie, c’est ouvrir la voie à l’abus de faiblesse des patients.
A la différence des lois autrichiennes, belges et espagnoles qui assument pleinement le choix des mots, le texte évite soigneusement d’employer les termes de suicide assisté et d’euthanasie. Les avantages économiques et financiers d’une telle loi pour l’assurance maladie et nos régimes de retraite appartiennent au non-dit mais n’échappent à personne. D’ailleurs les mutuelles ne dissimulent pas leur soutien à cette initiative gouvernementale. De nouvelles perspectives sont ouvertes pour venir à bout de la surpopulation carcérale, ce dispositif étant appelé à s’appliquer aux personnes condamnées à une détention définitive et à celles placées en détention provisoire. On voit ainsi le signal qu’adresse ce texte avec toutes ses demi habiletés aux personnes les plus vulnérables, le dévoiement du sens du soin auquel il procède, les multiples contentieux auxquels il conduirait et les contradictions dans lesquelles il placerait les pouvoirs publics entre une politique de prévention du suicide et la légalisation du suicide assisté. Sans résoudre pour autant les problèmes essentiels posés par le mal mourir dans notre pays, sans répondre à la solitude des plus fragiles d’entre nous, en déstabilisant une société en mal de repères et un système de santé en crise. En somme, cela conduit à une nouvelle dérive éthique dont les faibles et les vulnérables seraient les premiers et grands perdants.
Il est également frappant que la voix des soignants soit si peu entendue par l’exécutif. Plus de vingt sociétés regroupant les professionnels de santé s’opposent au texte. Celles et ceux qui sont actuellement directement engagés au sein des unités de soins palliatifs lancent de très nombreuses alertes. Alors qu’au sein même de la santé, il y a actuellement une très forte crise de sens, le gouvernement semble totalement ignorer le risque qu’un tel texte va faire peser sur les professionnels de santé. Il y a d’ailleurs une autre interrogation très forte : si la clause de conscience des professionnels semble reconnue individuellement, le texte reste muet sur la question d’une dérogation collective susceptible d’exister pour les établissements. Est-ce à dire qu’il y aura une obligation pour les établissements de pratiquer des euthanasies ? Et l’on peut enfin légitimement s’interroger, alors que tant de nos concitoyens en fin de vie n’ont actuellement toujours pas la possibilité d’accéder aux soins palliatifs et que les dispositions de la loi actuelle sont très insuffisamment appliquées (notamment le fameux triptyque de la loi Clays-Leonetti : personne ne doit mourir dans l’isolement, personne ne doit subir d’acharnement thérapeutique et personne ne doit souffrir) : « N’avons-nous pas mieux à faire que de proposer le suicide à nos concitoyens ? Notre fraternité consiste-elle désormais à faire mourir car le « temps du mourir » serait devenu inutile ? Devons-nous désormais tout mesurer à l’aune des droits individuels, oubliant par la même l’existence de nos liens collectifs en société ? Sommes-nous désormais contraints de tout mesurer à l’aune de l’utilitarisme, notamment économique, lorsqu’il s’agit de penser la protection des plus vulnérables et des plus faibles ? ». Voilà des questions essentielles que le débat parlementaire ne doit nullement esquiver et c’est pourquoi il faut espérer que l’exécutif arrêtera enfin de nier l’évidence même de ces débats par un travestissement linguistique aussi insupportable que contraire à l’éthique que la France a toujours porté en matière de fin de vie. Sinon, nous risquons de jeter aux orties une voie qui fut justement patiemment construite autour d’un large consensus éthique. La loi à venir concernant la fin de vie sera-t-elle la première à faire voler largement en éclat le consensus qui a jusqu’alors très largement prévalu en la matière au moment de l’adoption des lois successives ? Ce ne serait alors plus une avancée sociétale comme certains nous l’annoncent mais un recul de la fraternité authentique.
« Les anges nous rappellent la beauté de notre nature humaine »
Don Pierre Doat, prêtre de la Communauté Saint-Martin et recteur du sanctuaire du Mont Saint Michel, est l’auteur d’un livre aux Editions Salvator « Le roman des anges », récapitulant ce que nous enseigne l’Église Catholique en France à propos de ces esprits.
Don Pierre Doat, de passage en Anjou pour une conférence et une dédicace répond aux questions de Thomas Cauchebrais de RCF Anjou :
#LibérezYona : Une jeune femme de 19 ans en garde à vue pour une simple pancarte
C’est l’une des deux jeunes femmes qui ont brandi des pancartes faisant le lien entre étrangers et violeurs pendant le défilé du carnaval à Besançon ce dimanche. Une militante du collectif d’extrême-droite Nemesis est en garde à vue pour provocation à la haine raciale. Il s’agit de Yona, une militante bien connue du collectif d’extrême-droite Nemesis.
Lundi, Anne Vignot, la maire de Besançon avait déposé plainte contre X pour incitation à la haine suite à ces pancartes.
Yona était venue pour rappeler que 46 femmes auraient pu être épargnées si les OQTF étaient appliquées comme le prévoit la loi. Demander à ce que les lois soient appliquées est devenu un délit. Et il y a même actuellement une perquisition en cours dans la maison des parents de Yona !
En 2021, le maire de Besançon Anne Vignot proposait d’accueillir des Afghans. En août dernier dans sa propre ville, une femme jeune était agressée sexuellement par l’un de ces réfugiés.


Marion Maréchal va-t-elle être placée en garde à vue pour avoir oser rappeler ce même chiffre sur CNews ?
Votre bilan migratoire @ValerieHayer ? En 2023, au moins 46 femmes, dont plusieurs grands-mères, ont été violées par des clandestins sous OQTF.#FaceÀFace #MarionVsHayer pic.twitter.com/wGeRqMVipO
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 9, 2024
« Pour les bobos comme Valérie Hayer, l’immigration leur sert à faire le sale boulot dans les cuisines, le ménage et être livreur»
Marion Maréchal (Reconquête) débattait hier face à Valérie Hayer (Renaissance) sur CNews. Extraits sur l’islam et l’immigration :
Immigration :
“Madame Hayer qui nous promet que dans deux ans, il n’y aura pas de Lampedusa fait partie du même gouvernement qui nous avait affirmé qu’ils appliqueraient 100% des OQTF, quelques années, après on est à 7%”@MarionMarechal, tête de liste Reconquête #LeFaceaFace pic.twitter.com/PgUWeUcvGu— Europe 1 (@Europe1) April 8, 2024
« Qu’est-ce que vous faites contre les Frères musulmans ?
L’Autriche a interdit les Frères musulmans.
Pourquoi vous laissez ces institutions ouvertes ? Pourquoi vous laissez ces mosquées ouvertes ? Quelle est la justification ?
La loi ça se change »#FaceAFace #MarionVSHayer pic.twitter.com/nvHSqyAym7— Damien Rieu (@DamienRieu) April 8, 2024
« Pour les bobos comme Valérie Hayer, l’immigration leur sert à faire le sale boulot dans les cuisines, le ménage et être livreur Uber Eats.
Faites plutôt en sorte que le travail paye mieux pour les Français. » Marion Maréchal#FaceÀFace #MarionVsHayerpic.twitter.com/Sj28zyIkXG— Génération Z | Grand Est (@GenerationZGE) April 9, 2024
On ne se bat pas pour restaurer ou imposer la démocratie. On ne peut tuer que pour la défense et la promotion des intérêts de la France
Chef d’état-major des armées de 2017 à 2021 et grand chancelier de la Légion d’honneur, le général Lecointre publie Entre guerres (Gallimard), un récit littéraire dans lequel il raconte son parcours militaire et ses dilemmes de soldat. Extrait de son entretien dans Le Figaro avec Eugénie Bastié :
[…] Il existe un modèle de guerre encadré par le droit international, un espace ritualisé où la guerre reste quelque chose d’atroce, puisqu’il s’agit de tuer, mais où on essaie d’éviter que l’animalité et la barbarie prennent le dessus. Je ne dis pas que c’est facile. Mais penser qu’on va annihiler la guerre conduit à nous priver de cet espace ritualisé de confrontation avec un ennemi de dignité égale à la vôtre. Transformer l’ennemi en criminel en infraction avec le droit n’humanise pas la guerre, bien au contraire. Lorsque vous êtes au combat, vous devez trouver en vous les ressources permettant de transgresser le tabou absolu qui consiste à donner la mort tout en contrôlant l’animalité qui est en vous. Les opinions publiques sont ignorantes de la tentation de violence extrême qui gît en chacun de nous, du traumatisme que cela crée. Elles pensent en toute bonne foi qu’ayant évacué la guerre et son cortège d’horreurs, on est dans son bon droit quand on poursuit un ennemi relégué au rang de criminel. Aussi j’ai toujours eu du mal avec l’expression « éradication du terrorisme » : cette surenchère verbale trahit le déni de la violence. Je parle dans le livre de cette conférence à la Sorbonne où je racontais cette tentation qui avait été la mienne d’exécuter un « interahamwe » (milicien rwandais), et j’ai senti dans le public un soutien à cette idée de vengeance, d’exécution sommaire. Ça m’a beaucoup frappé. On en oublie les principes qui sont au fondement de notre culture : l’habeas corpus, le respect de l’ennemi.
Votre première bataille fut la guerre du Golfe. En quoi cette guerre interventionniste diffère-t-elle de la conception traditionnelle de la guerre ?
C’est une guerre pour restaurer le droit et non plus pour défendre son pays. Je ne crois pas que nous ayons compris à ce moment-là ce que signifiait cette nouvelle légitimation de la guerre par le rétablissement du règne du droit. Les opérations de guerre allaient désormais être considérées comme des opérations de police. Il y aura ensuite la nouveauté de l’humanitaire : ce sera la Somalie, qui, moi, m’a surpris : pourquoi intervenir ici plutôt qu’ailleurs ? L’invocation du droit international est-elle suffisante ?
La défense de la démocratie est-elle un motif légitime pour une guerre ?
Non, ça n’a aucun sens. On ne se bat pas pour restaurer ou imposer la démocratie. Se battre, c’est tuer. La guerre, c’est, selon la définition de Gaston Bouthoul, une «lutte armée et sanglante entre groupes organisés».On s’y résout pour des raisons très supérieures. Je pense qu’on ne peut tuer que pour la France, pour la défense et la promotion des intérêts de la France. Je ne vois pas de raisons internationales de cette nature qui vaillent. L’intervention humanitaire, c’est encore autre chose : vous êtes engagé en tant que force d’interposition, ce qui vous contraint à n’agir qu’en situation de légitime défense, comme des policiers. Ces opérations humanitaires dénaturaient ce qu’était la guerre. […]
Etats-Unis : Le sénateur Mike McDonnell quitte le parti démocrate après avoir été blâmé pour sa foi catholique
Lors d’une conférence de presse annonçant son adhésion au Parti républicain, le sénateur du Nebraska Mike McDonnell a déclaré que les démocrates l’avaient puni parce qu’il était catholique et pro-vie.
“J’ai demandé au parti démocrate du comté de Douglas de respecter le fait que je suis pro-vie, que je suis membre de l’Église catholique romaine. Mes convictions sont basées sur cela”.
Il a donné des précisions dans une déclaration écrite :
En 1984, je me suis inscrit comme démocrate. J’étais chrétien, membre de l’Église catholique romaine et pro-vie. En 2016, je me suis présenté en tant que candidat pro-vie pour le district législatif 5. Lorsque je me suis présenté pour ma réélection en 2020, j’étais pro-vie. J’ai demandé au Parti démocrate de respecter ma position pro-vie fondée sur la religion. Au lieu de cela, au cours de l’année dernière, ils ont décidé de me punir pour être Pro-Life. Les démocrates du comté de Douglas ont voté pour ne pas me nommer délégué et pour ne pas partager les ressources du parti avec moi parce que je suis pro-vie. Le parti démocrate de l’État a voté pour me censurer parce que je suis pro-vie. Être chrétien, membre de l’Église catholique romaine et pro-vie est plus important pour moi que d’être inscrit au parti démocrate. Aujourd’hui, je change mon affiliation au parti pour devenir républicain.
M. McDonnell étant passé de l’autre côté à la Chambre d’État du Nebraska, les républicains disposent désormais d’un nombre de voix suffisant pour surmonter une obstruction.
Le parti républicain du Nebraska (NEGOP) a déclaré dans un communiqué qu’il accueillait M. McDonnell comme “notre nouveau champion des valeurs conservatrices”.
“Le corps législatif monocaméral du Nebraska dispose désormais d’une majorité républicaine à l’épreuve de l’obstruction”.
À la suite de l’annonce de M. McDonnell, la présidente du Parti démocrate du Nebraska, Jane Kleeb, a déclaré :
“Le Parti démocrate du Nebraska continuera à défendre la liberté de reproduction et les droits de l’homme de la communauté LGBTQ”.
Les collège et lycée Frassati de Mandres-sur-Vair ont fêté leur saint patron
Le 4 avril, le collège et lycée Frassati de Mandres-sur-Vair ont fêté dignement leur saint patron, en écoutant une conférence donnée par leur professeur de lettres classiques sur la vie de Pier Giorgio Frassati.

Réunis dans l’église du village avec leur aumônier, l’abbé Garban de la Fraternité Saint-Pierre et l’administrateur diocésain venu pour l’occasion, ils ont ensuite chanté “Verso l’alto”, un cantique qu’ils avaient eux-même composé en son honneur, de vénérer une relique d’un morceau de vêtement envoyé par sa nièce, en l’honneur du premier établissement français à porter le nom du jeune bienheureux étudiant italien béatifié par Jean Paul II et donné comme modèle aux jeunes d’aujourd’hui.
Une messe solennelle et un verre de l’amitié a clôturé cette belle journée, en présence d’anciens élèves et de familles venus pour la circonstance.

Photos et détails de cette belle journée sur www.collegefrassati.com ou sur Facebook.
Marion Maréchal : “Je ne suis pas pour qu’il y ait d’envoi d’armes” à l’Ukraine
Marion Maréchal affrontait hier soir Marie Toussaint, tête de liste des Écologistes, dans un débat sur BFMTV. Marion Maréchal a une fois de plus clarifié sa position sur l’Ukraine, comme il y a quelques semaines (voir ci-dessous) et a affirmé être contre l’envoi d’armes à l’Ukraine, expliquant que cela nuisait à notre propre défense en affaiblissant nos armées.
Sur l’Ukraine, Marion Maréchal assume un constat nuancé loin des caricatures pro-russes mais également loin des va-t’en guerre d’aujourd’hui qui ont méthodiquement détruit l’outil de défense depuis au moins 3 quinquennats (Sarkozy, Hollande et Macron) avec la complicité de l’extrême gauche, en particulier les écologistes :
Après avoir voulu désarmer la France, les écologistes sont les plus bellicistes : pour Madame Toussaint, « l’armée quinoa » de ses rêves, c’est un porte-avions à voiles, des chars à panneaux solaires, des rations de combat végan.
Après avoir voulu désarmer la France, les écologistes sont les plus bellicistes : pour Madame Toussaint, « l’armée quinoa » de ses rêves, c’est un porte-avions à voiles, des chars à panneaux solaires, des rations de combat végan.#MarionVsToussaint #VotezMarion pic.twitter.com/eUTdgvXfKw
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 7, 2024

Mauvaise nouvelle pour l’UE en Slovaquie, bonne nouvelle pour l’Europe
L’allié du gouvernement Peter Pellegrini a remporté, samedi 6 avril, l’élection présidentielle en Slovaquie, face au diplomate pro-européen Ivan Korcok. Fort de 53,20% des voix, Peter Pellegrini a déclaré :
“C’est une grande satisfaction (…) Je veux être un président qui défendra les intérêts nationaux de la Slovaquie”.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a été un des éléments clés de la campagne, notamment depuis que le Premier ministre Robert Fico, allié du nouveau président, a remis en cause la souveraineté de Kiev et appelé à la paix avec Moscou. En place depuis octobre, l’actuel gouvernement composé du parti Smer-SD de Robert Fico, du parti Hlas-SD de Peter Pellegrini et du petit parti de droite SNS, a également interrompu son aide militaire à l’Ukraine.
Peter Pellegrini a été ministre dans les précédents gouvernements de Robert Fico. Pellegrini et Fico partagent les mêmes opinions souverainistes, anti-woke et contre toute aide à l’Ukraine contre la Russie.
« Le peuple slovaque a montré aujourd’hui qu’il reconnaît ce qui menace ce pays du côté des médias libéraux, des activistes, des ONG et des progressistes », a dit Fico.
Les eurobéats connaissent un lendemain de gueule de bois.
Norbert Röttgen, le principal expert en politique étrangère de la CDU, déclare :
« La Slovaquie doit alors décider si elle veut suivre M. Orbán ou rester dans l’UE. Quiconque se range du côté de l’agresseur n’a pas sa place dans l’UE. »
Quant au président de la commission des affaires européennes du Bundestag, Anton Hofreiter, il demande que l’UE suspende le versement des fonds européens qui sont dus à la Slovaquie :
« Il est important que le gouvernement slovaque reçoive un signal d’alarme clair de Berlin et de Bruxelles. »
Et si certains évêques s’occupaient de leurs diocèses plutôt que de produire des textes creux et tièdes ?
On reproche souvent au gouvernement français de créer des comités théodules ou des structures sur mesure pour recaser d’ancien ministres ou copains battus aux élections…avec nos impôts.
Nous, catholiques, ne pourrions nous pas faire savoir à certains de nos évêques qu’ils feraient mieux de s’occuper de l’évangélisation dans leurs diocèses respectifs plutôt que de publier des textes creux et sans aucun intérêt politique. D’autant plus que ces “travaux” se font dans des structures qui coûtent cher aux catholiques car financés par le denier du culte.
Ainsi les évêques de l’Euregio, qui rassemble l’archevêché du Luxembourg, le diocèse de Trèves en Allemagne, les diocèses de Metz, Verdun, Nancy et Toul, et Troyes en France ainsi que les diocèses de Liège et Namur en Belgique, se sont rassemblé pour produire un long, très long texte. Les huit évêques concernés viennent en effet de publier une lettre pastorale en vue des élections européennes.
C’est long. Cela part dans tous les sens avec toujours le même vocabulaire compliqué, évasif, nuancé à l’extrême si bien, qu’à la fin, on ne bénéficie d’aucun éclairage pour voter. Nous sommes bien loin des points non négociables de Benoit XVI qu’il avait lui-même formalisés dans une “note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques” lorsqu’il était encore le cardinal Ratzinger.
On subit les poncifs habituels :
“Tout au long de l’histoire, les peuples de l’Europe se sont trouvés gratifiés de qualités remarquables”, “La construction européenne a permis une paix durable en Europe”, “L’islam a apporté l’algèbre, les chiffres arabes, l’ouverture à la culture arabe et la relation avec l’Asie par la Route de la soie”, “La construction européenne a aussi accompagné une évolution à la hausse de l’espérance de vie” [pas pour les bébés avortés], “Ces incertitudes engendrent le populisme, qui est aussi la conséquence de la crise économique, et qui critique le projet européen“, “La Méditerranée est devenue un cimetière où sont mortes plus de vingt mille personnes de tous âges qui rêvaient d’Europe. Des frères et sœurs migrants nombreux frappent à notre porte”, “Le chemin européen doit être un chemin d’entraide, de partage des richesses, de solidarité et de fraternité” [avec les migrants, bien sûr].
Le terme “frontière” n’est utilisé qu’une seule fois pour évoquer la culture : “pensons (…) aux œuvres musicales polyphoniques et symphoniques qui se diffusaient en se jouant des frontières“. Le mot “terrorisme” n’est pas cité. Subsidiarité, non plus. Fédéralisme, non plus. Démocratie, non plus. Avortement, non plus. Euthanasie, non plus. Suicide assisté, non plus. Respect de la vie, non plus…
La conclusion proposée est :
1) Choisir l’union dans la diversité
2) Choisir la personne dans la solidarité
Il se dit qu’une homélie ne doit pas dépasser les 7 minutes pour conserver l’attention d’un fidèle. Là, l’exercice est complètement raté…
Orange ne roule pas des mécaniques
Le standard téléphonique du centre médical de Pissevin, quartier de Nîmes, ne fonctionne plus suite à une panne du réseau fixe. Des centaines d’habitants du quartier sont également privés d’une connexion internet fixe. Un huissier a été dépêché pour constater la panne, mais la réponse d’Orange a surpris les habitants :
“pour garantir la sécurité de nos techniciens, il a été convenu avec la mairie, les forces de l’ordre et Orange, que plus aucune intervention ne se faisait dans le quartier Pissevin jusqu’à nouvel ordre“.
Le quartier est touché par le trafic de drogue. Armando Melim, le directeur d’Orange dans la région et chargé des relations avec les collectivités, expliquer qu’Orange “a pris la décision unilatérale de ne plus intervenir à Pissevin.” La faute au vandalisme, aux câbles arrachés et sectionnés, aux armoires détruites.
“On a compris que les trafiquants espéraient ainsi désactiver la vidéosurveillance du quartier, ce qui n’a pas été le cas“.
Après une vingtaine de plaintes et des centaines de milliers d’euros dépensés en réparation, l’opérateur a opté pour l’abandon.
C’est la France Orange mécanique.
Pour Donald Trump, la législation sur l’avortement relève de la liberté démocratique de chaque Etat
Donald Trump n’était plus président des États-Unis lorsque la décision d’abolir le droit fédéral à l’avortement a été prise par la Cour suprême en juin 2022. Mais il n’y est pas non plus complètement étranger car ce sont les nominations de juges qu’il a prononcées qui ont permis ce basculement. Il s’est d’ailleurs vanté dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social, d’être celui qui a ainsi facilité la fin de la garantie fédérale du droit à l’avortement.
Donald Trump a affirmé, lundi 8 avril, vouloir laisser chaque États américains légiférer sur l’avortement :
« Les États détermineront par vote ou par une loi, ou peut-être les deux. Quelle que soit leur décision, elle doit faire loi (…) Beaucoup (des Etats) aura un nombre de semaines différent comme limite de grossesse pour un avortement (…) Certains seront plus conservateurs que d’autres, et c’est comme ça. En fin de compte, c’est la volonté du peuple qui compte »
De son côté, Joe Biden a promis de rétablir le droit à l’avortement au niveau fédéral, c’est à dire dans la totalité des États américains.
Déclaration Dignitas infinita sur la dignité humaine
Rome publie aujourd’hui une déclaration sur la dignité humaine. Extraits :
L’avortement
47. L’Église ne cesse de rappeler que « la dignité de tout être humain a un caractère intrinsèque qui vaut depuis le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. C’est précisément l’affirmation de cette dignité qui est le préalable incontournable à la protection d’une existence personnelle et sociale, ainsi que la condition nécessaire pour que la fraternité et l’amitié sociale puissent se réaliser parmi tous les peuples de la terre ».[88] En se fondant sur cette valeur intangible de la vie humaine, le Magistère de l’Église s’est toujours prononcé contre l’avortement. À cet égard, saint Jean-Paul II écrit : « parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir contre la vie, l’avortement provoqué présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable. […] Mais aujourd’hui, dans la conscience de nombreuses personnes, la perception de sa gravité s’est progressivement obscurcie. L’acceptation de l’avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d’une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d’appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s’abuser soi-même. A ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20). Précisément dans le cas de l’avortement, on observe le développement d’une terminologie ambiguë, comme celle d’“interruption de grossesse”, qui tend à en cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l’opinion publique. Ce phénomène linguistique est sans doute lui-même le symptôme d’un malaise éprouvé par les consciences. Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses : l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance »[89]. Les enfants à naître sont ainsi « les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd’hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l’empêcher ».[90] Il faut donc affirmer avec force et clarté, y compris à notre époque, que « cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. La seule raison est suffisante pour reconnaître la valeur inviolable de toute vie humaine, mais si nous la regardons aussi à partir de la foi, “toute violation de la dignité personnelle de l’être humain crie vengeance en présence de Dieu et devient une offense au Créateur de l’homme” »[91]. L’engagement généreux et courageux de sainte Teresa de Calcutta pour la défense de toute vie conçue mérite d’être rappelé ici.
Gestation pour autrui
48. L’Église prend également position contre la pratique des mères porteuses, par laquelle l’enfant, immensément digne, devient un simple objet. À cet égard, les paroles du Pape François sont d’une clarté unique : « a voie de la paix exige le respect de la vie, de toute vie humaine, à partir de celle de l’enfant à naître dans le sein de la mère, qui ne peut être supprimée, ni devenir objet de marchandage. À cet égard, je trouve regrettable la pratique de la dite mère porteuse, qui lèse gravement la dignité de la femme et de l’enfant. Elle est fondée sur l’exploitation d’une situation de nécessité matérielle de la mère. Un enfant est toujours un cadeau et jamais l’objet d’un contrat. Je souhaite donc un engagement de la Communauté internationale pour interdire cette pratique au niveau universel ».[92]
49. La pratique de la gestation pour autrui porte atteinte, en premier lieu, à la dignité de l’enfant. Tout enfant, en effet, dès sa conception, sa naissance et ensuite dans sa croissance en tant que garçon ou fille, jusqu’à devenir adulte, possède une dignité intangible qui s’exprime clairement, bien que de manière singulière et différenciée, à chaque étape de sa vie. L’enfant a donc le droit, en vertu de sa dignité inaliénable, d’avoir une origine pleinement humaine et non artificielle, et de recevoir le don d’une vie qui manifeste en même temps la dignité de celui qui la donne et de celui qui la reçoit. La reconnaissance de la dignité de la personne humaine implique également la reconnaissance de la dignité de l’union conjugale et de la procréation humaine dans toutes leurs dimensions. Dans ce sens, le désir légitime d’avoir un enfant ne peut pas être transformé en un “droit à l’enfant” qui ne respecte pas la dignité de l’enfant lui-même en tant que destinataire du don gratuit de la vie.[93]
50. La pratique de la maternité de substitution porte atteinte, en même temps, à la propre dignité de la femme qui y est contrainte ou qui décide librement de s’y soumettre. Avec une telle pratique, la femme se détache de l’enfant qui grandit en elle et devient un simple moyen asservi au profit ou au désir arbitraire d’autrui. Ceci est en contradiction totale avec la dignité fondamentale de tout être humain et avec son droit à être toujours reconnu pour lui-même et jamais comme l’instrument de quoi que ce soit d’autre.
L’euthanasie et le suicide assisté
51. Il existe un cas particulier d’atteinte à la dignité humaine, plus silencieux mais qui gagne beaucoup de terrain. Il a la particularité d’utiliser une conception erronée de la dignité humaine pour la retourner contre la vie elle-même. Cette confusion, très répandue aujourd’hui, apparaît au grand jour lorsque l’on parle d’euthanasie. Par exemple, les lois qui reconnaissent la possibilité de l’euthanasie ou du suicide assisté sont parfois appelées “lois sur le droit de mourir dans la dignité” (“death with dignity acts”). L’idée que l’euthanasie ou le suicide assisté sont compatibles avec le respect de la dignité de la personne humaine est largement répandue. Face à ce constat, il faut réaffirmer avec force que la souffrance ne fait pas perdre à la personne malade la dignité qui lui est propre de manière intrinsèque et inaliénable, mais qu’elle peut devenir une occasion de renforcer les liens d’appartenance mutuelle et de prendre conscience de la valeur de chaque personne pour l’ensemble de l’humanité.
52. Il est certain que la dignité de la personne malade dans un état critique ou terminal exige de chacun les efforts appropriés et nécessaires pour soulager ses souffrances par des soins palliatifs appropriés et en évitant tout acharnement thérapeutique ou toute intervention disproportionnée. Ces soins répondent au « devoir constant de comprendre les besoins du malade : besoins d’assistance, soulagement de la douleur, besoins émotionnels, affectifs et spirituels ».[94] Mais un tel effort est tout à fait différent, distinct, et même contraire à la décision d’éliminer sa propre vie ou la vie d’autrui sous le poids de la souffrance. La vie humaine, même dans sa condition douloureuse, est porteuse d’une dignité qui doit toujours être respectée, qui ne peut être perdue et dont le respect reste inconditionnel. En effet, il n’y a pas de conditions sans lesquelles la vie humaine cesse d’être digne et peut donc être supprimée : « la vie a la même dignité et la même valeur pour tous : le respect de la vie de l’autre est le même que celui que l’on doit à sa propre existence ».[95] Aider la personne suicidaire à mettre fin à ses jours est donc une atteinte objective à la dignité de la personne qui le demande, même s’il s’agit de réaliser son souhait : « nous devons accompagner les personnes jusqu’à la mort, mais ne pas la provoquer ni favoriser aucune forme de suicide. Je rappelle que le droit aux soins et aux traitements pour tous doit toujours être prioritaire, afin que les plus faibles, notamment les personnes âgées et les malades, ne soient jamais écartés. En effet, la vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants ».[96] Comme cela a déjà été dit, la dignité de chaque personne, même faible ou souffrante, implique la dignité de tous.
La mise au rebut des personnes handicapées
53. L’un des critères permettant de vérifier l’attention réelle portée à la dignité de chaque individu est, bien entendu, l’attention portée aux plus défavorisés. Notre époque, malheureusement, ne se distingue guère par une telle attention : une culture du déchet est en train de s’imposer.[97] Pour contrer cette tendance, la condition de ceux qui se trouvent dans une situation de déficit physique ou psychique mérite une attention et une sollicitude particulières. Cette condition de vulnérabilité particulière,[98] si présente dans les récits évangéliques, interroge universellement ce que signifie être une personne humaine, précisément à partir d’un état de déficience ou de handicap. La question de l’imperfection humaine a également des implications évidentes d’un point de vue socioculturel, dans la mesure où, dans certaines cultures, les personnes handicapées souffrent parfois de marginalisation, voire d’oppression, étant traitées comme de véritables “déchets”. En réalité, tout être humain, quelle que soit sa condition de vulnérabilité, reçoit sa dignité du fait même qu’il est voulu et aimé par Dieu. Pour ces raisons, l’inclusion et la participation active à la vie sociale et ecclésiale de tous ceux qui sont, d’une manière ou d’une autre, marqués par la fragilité ou le handicap, devraient être encouragées autant que possible.[99]
54. Dans une perspective plus large, il convient de rappeler que la « charité, cœur de l’esprit de la politique, est toujours un amour préférentiel pour les derniers qui anime secrètement toutes les actions en leur faveur. […] “Prendre soin de la fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d’un modèle fonctionnaliste et privatisé qui conduit inexorablement à la ‘culture du déchet’. [… Cela] signifie prendre en charge la personne présente dans sa situation la plus marginale et angoissante et être capable de l’oindre de dignité” On crée ainsi, bien entendu, une activité intense, car “tout doit être fait pour sauvegarder le statut et la dignité de la personne humaine” ».[100]
Théorie du genre
55. L’Église souhaite avant tout « réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste” et particulièrement toute forme d’agression et de violence ».[101] C’est pourquoi il faut dénoncer comme contraire à la dignité humaine le fait que, dans certains endroits, de nombreuses personnes soient emprisonnées, torturées et même privées du bien de la vie uniquement en raison de leur orientation sexuelle.
56. En même temps, l’Église souligne les points fortement critiques présents dans la théorie du genre (gender). À cet égard, le pape François a rappelé que « la voie de la paix exige le respect des droits humains, selon la formulation, simple mais claire, contenue dans la Déclaration Universelle des Droits Humains dont nous venons de célébrer le 75ème anniversaire. Il s’agit de principes rationnellement évidents et communément acceptés. Malheureusement, les tentatives tentées ces dernières décennies d’introduire de nouveaux droits qui ne sont pas pleinement importants par rapport à ceux initialement définis et pas toujours acceptables, ont suscité des colonisations idéologiques, parmi lesquels la théorie du genre joue un rôle central, qui est très dangereuse parce qu’elle efface les différences dans la prétention de rendre tous égaux ».[102]
57. En ce qui concerne la théorie du genre, dont la consistance scientifique fait l’objet de nombreux débats au sein de la communauté des experts, l’Église rappelle que la vie humaine, dans toutes ses composantes, physiques et spirituelles, est un don de Dieu, qui doit être accueilli avec gratitude et mis au service du bien. Vouloir disposer de soi, comme le prescrit la théorie du genre, sans tenir compte de cette vérité fondamentale de la vie humaine comme don, ne signifie rien d’autre que céder à la tentation séculaire de l’être humain se faisant Dieu et entrant en rivalité avec le vrai Dieu d’amour que nous révèle l’Évangile.
58. Un deuxième aspect de la théorie du genre est qu’elle cherche à nier la plus grande différence possible entre les êtres vivants : la différence sexuelle. Cette différence fondatrice est non seulement la plus grande que l’on puisse imaginer, mais aussi la plus belle et la plus puissante : elle réalise, dans le couple homme-femme, la plus admirable réciprocité et est donc à l’origine de ce miracle qui ne cesse de nous étonner, à savoir l’arrivée de nouveaux êtres humains dans le monde.
59. En ce sens, le respect de son propre corps et de celui d’autrui est essentiel face à la prolifération et à la revendication de nouveaux droits avancés par la théorie du genre. Cette idéologie « laisse envisager une société sans différence de sexe et sape la base anthropologique de la famille ».[103] Aussi est-il inacceptable que « certaines idéologies de ce type, qui prétendent répondre à des aspirations parfois compréhensibles, veulent s’imposer comme une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants. Il ne faut pas ignorer que “le sexe biologique (sex) et le rôle socioculturel du sexe (gender), peuvent être distingués, mais non séparés” ».[104] Par conséquent, toutes les tentatives visant à masquer la référence à la différence sexuelle inéliminable entre l’homme et la femme doivent être rejetées : « nous ne pouvons pas séparer le masculin du féminin dans l’œuvre créée par Dieu, qui précède toutes nos décisions et nos expériences, où il y a des éléments biologiques évidents ».[105] Ce n’est que lorsque chaque personne humaine peut reconnaître et accepter cette différence dans la réciprocité qu’elle devient capable de se découvrir pleinement, avec sa dignité et son identité propres.
Changement de sexe
60. La dignité du corps ne peut être considérée comme inférieure à celle de la personne en tant que telle. Le Catéchisme de l’Église Catholique nous invite expressément à reconnaître que « le corps de l’homme participe à la dignité de l’“image de Dieu” ».[106] Une telle vérité mérite d’être rappelée, surtout lorsqu’il s’agit de changement de sexe. L’être humain est en effet inséparablement composé d’un corps et d’une âme, et le corps est le lieu vivant où se déploie et se manifeste l’intériorité de l’âme, y compris à travers le réseau des relations humaines. Constituant l’être de la personne, l’âme et le corps participent ainsi à cette dignité qui caractérise tout être humain.[107] À cet égard, il faut rappeler que le corps humain participe à la dignité de la personne, dans la mesure où il est doté de significations personnelles, en particulier dans sa condition sexuée.[108] C’est en effet dans le corps que chaque personne se reconnaît comme engendrée par d’autres, et c’est à travers leur corps que l’homme et la femme peuvent établir une relation d’amour capable d’engendrer d’autres personnes. Sur la nécessité de respecter l’ordre naturel de la personne humaine, le pape François enseigne que « la création nous précède et doit être reçue comme un don. En même temps, nous sommes appelés à sauvegarder notre humanité, et cela signifie avant tout l’accepter et la respecter comme elle a été créée ».[109] Il s’ensuit que toute intervention de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception. Cela n’exclut pas la possibilité qu’une personne présentant des anomalies génitales qui sont déjà évidentes à la naissance ou qui se développent plus tard, choisisse de recevoir une assistance médicale afin de résoudre ces anomalies. Dans ce cas, l’opération ne constituerait pas un changement de sexe au sens où on l’entend ici.
Mila : “La police des mœurs agit en toute impunité (…). On n’est jamais assez musulmane”
L’interview de Mila est à écouter en intégralité. Elle ne parle à aucun moment d’islamisme mais toujours de la religion musulmane. Elle refuse de faire une différence entre “islam” et “islam” selon sa propre expression, et reconnait qu’elle a été forcée à débiter des éléments de langage il y a trois ans pour passer chez Quotidien.
Le final sur les pseudo féministes de gauche est succulent. Quand allons-nous ouvrir les yeux ?
Je suis époustouflé par le courage et la lucidité de @milafique ce matin chez @apollineWakeUp. Elle est libre, elle dit les mots, elle ne recule pas devant l’islam. Hors des chapelles et des partis, elle fait honneur à toutes les femmes françaises. https://t.co/PAoB0pILdj
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 8, 2024
On pourra également écouter son interview sur Boulevard Voltaire :
Contrairement à la promesse du gouvernement, il n’y aura pas de réforme de l’AME
Seulement des ajustements mineurs. Les étrangers en situation irrégulière du monde entier pourront continuer à se faire soigner gratuitement en France. Nous attendons la réaction de LR, qui avait exigé contre son vote de la loi immigration permettant essentiellement la régularisation de 10 000 clandestins en plus chaque année (et donc d’environ 50 000 étrangers grâce au regroupement familial)…
📺 Selon le ministre de la Santé Frédéric Valletoux, « il n'est pas question de toucher à l'AME [aide médicale d’État], qui n'est pas du tout ce que certains nous disent, de gabegie, d'un dispositif inutile »pic.twitter.com/hvLdDYIBdi
— TVL (@tvlofficiel) April 8, 2024
Le successeur du porte-avion Charles de Gaulle serait le “Simone Veil” ou le “François Mitterrand”
Le lancement du chantier industriel en vue de la construction du Porte Avion Nouvelle Génération (PANG) a été entériné en mai 2023 avec le vote de la loi de programmation militaire 2024-2030. Dans le budget de 413 milliards d’euros alloué à la défense pour cette période, un premier montant de cinq milliards sera consacré au PANG. Il faudra que la prochaine LPM alloue à nouveau 5 autres milliards pour boucler un projet estimé à 10 milliards.
D’ici sa livraison définitivé, espérons qu’une majorité de droite arrive au pouvoir et qu’elle soit assez courageuse pour éviter les noms envisagés aujourd”hui, selon Le Monde, qui sont le symbole de la France socialiste et de la culture de mort. Pauvres armées françaises !
D’ici là, son nom aura été dévoilé. Richelieu a été écarté, comme la pionnière de l’aviation Marie Marvingt un temps évoquée. Les derniers pronostics penchent pour Simone Veil. A moins que les partisans de François Mitterrand ne l’emportent.
La mutation des services de police
Le Premier ministre Gabriel Attal a publié un arrêté permettant à des services de police à faire usage d’une identité d’emprunt ou d’une fausse qualité, dans le cadre de missions relatives à la défense et à la sécurité nationale.
Parmi les services relevant du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, il s’agit d’abord de la direction du renseignement de la préfecture de police, sous l’autorité du préfet de police, Laurent Nuñez, mais aussi de la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et de ses représentations locales, sous l’autorité du directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux.
La sous-direction de l’anticipation opérationnelle, relevant de la direction des opérations et de l’emploi, sous l’autorité du directeur général de la gendarmerie nationale, Christian Rodriguez, aura les mêmes prérogatives.
Ainsi que le service national du renseignement pénitentiaire relevant du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti, sous l’autorité du directeur de l’administration pénitentiaire.
La palette des opérations concernées est vaste : indépendance nationale, intégrité du territoire et défense nationale ; mais aussi
- « les intérêts majeurs de la politique étrangère, l’exécution des engagements européens et internationaux de la France et la prévention de toute forme d’ingérence étrangère »,
- « les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France »
- « la prévention du terrorisme ».
- « la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des actions tendant au maintien ou à la reconstitution de groupements dissous »
- « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ».
- « prévention de la criminalité et de la délinquance organisées »
- « la prévention de la prolifération des armes de destruction massive ».
Quand l’agent dûment autorisé se fera passer pour un autre, il ne sera pas pénalement responsable de cet usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité. Il échappera donc aux articles 50 à 52 du Code civil qui sanctionnent d’ordinaire de tels abus.
Selon Jean-Yves Le Gallou, cet arrêté accorde les mêmes pouvoirs d’infiltration que ceux de la Stasi. Les « RG » et la gendarmerie ont longtemps été des services de police avec information ouverte et contacts humains avec des responsables politiques, économiques et sociaux. Leur mutation en services spéciaux est préoccupante pour les libertés.
Le biais de BFM
Hier se tenait un débat pour les élections européennes entre Marie Toussaint (EELV) et Marion Maréchal (Reconquête) :
Il y a aujourd’hui à l’école une offensive islamique concertée, organisée et vos élus, par clientélisme ou par idéologie, laissent prospérer cette offensive.#MarionVsToussaint #VotezMarion pic.twitter.com/GiHiYj059V
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 7, 2024
Chaque candidat a eu droit à une colométrie spécifique :
C’est quoi cette colorimétrie à la con derrière les candidates ? Qui a décrété que le gris / noir était la couleur de @Reconquete_off ? Y a un comité qui attribue ? C’est quoi les critères objectifs ? Pourquoi ce biais ? @BFMTV on peut savoir ? pic.twitter.com/Fkzhz87P1H
— Olivier Ubéda (@UbOliver) April 7, 2024
Qu’en pense l’ARCOM ?
Darmanin confie au Qatar une mission de répression des émeutes en France
L’État du Qatar et la France ont signé un certain nombre d’accords visant à renforcer la coopération en matière de sécurité entre les deux parties.
Dans ce cadre, les deux pays ont signé un accord administratif de coopération en matière de sûreté dans le cadre de la sécurisation des Jeux olympiques d’été (Paris 2024), qui se tiendront du 26 juillet au 11 août 2024. En vertu de cet accord, les Forces de sécurité du Qatar apporteront leur contribution à la couverture sécuritaire des Jeux olympiques de Paris grâce à la participation d’officiers aux patrouilles à pied, aux activités du Centre national des opérations, aux opérations de cavalerie, à l’utilisation de drones, à la neutralisation des explosifs et munitions, au soutien d’analystes en cybersécurité, à la détection d’explosifs par des chiens, à la lutte contre le terrorisme et à la maîtrise des émeutes.
Les Forces de sécurité du Qatar seront également concernées par la gestion de la sécurité civile lors d’événements sportifs internationaux, en assurant le contrôle des véhicules, les premiers secours et les opérations de recherche et de sauvetage. À cet égard, une équipe qatarie s’est rendue à Paris pour se familiariser avec les dispositions logistiques, les lieux, les affectations et autres dispositions.
Tout le monde a déjà oublié le nom du maire d’Avallon, mais pas celui de Macron…
En 2021, Emmanuel Macron saluait la passation de pouvoir de Jean-Yves Caullet à Jamilah Habsaoui, maire d’Avallon, chez laquelle ont été retrouvés 20 lingots d’or, 60 kg de cannabis, un kilo de cocaïne et des armes.
#Avallon (89) : Le message d’Emmanuel Macron, en 2021, lors de la passation de pouvoir de Jean-Yves Caullet à Jamilah Habsaoui, chez laquelle ont été retrouvés 20 lingots d’or, 60 kg de cannabis, un kilo de cocaïne et des armes.pic.twitter.com/IXK1JOTBbT
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 7, 2024
En 2022, elle apportait son soutien à Emmanuel Macron et exprimait sa détestation pour le Rassemblement national :
#Avallon (89) : quand Jamilah Habsaoui, la maire chez laquelle ont été retrouvés 20 lingots d’or, 60 kg de cannabis, un kilo de cocaïne et des armes, apportait son soutien à Emmanuel Macron et exprimait sa détestation pour le Rassemblement national pic.twitter.com/tCPUVlYLDF
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 7, 2024
Le spectacle tragique de la chrétienté s’effondrant
La Lettre de Rastignac dans Valeurs Actuelles :

Marche pour la vie à Lyon
Tandis que certains estiment que l’on ne pourra pas lutter contre l’avortement sans remettre en cause le système politique, la Constitution, et sans doute le ralliement de l’Eglise à la République, les militants pour la vie poursuivent leur témoignage en faveur de la vérité. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce dimanche à Lyon contre l’euthanasie et l’avortement.
Sur les banderoles, on pouvait lire «Euthanasie serment d’hypocrite» ou encore «L’avortement est aussi une violence faite aux femmes». Le diocèse de Lyon soutenait cette Marche pour la vie :
«Depuis 40 ans, la marche pour la vie s’engage avec détermination dans la défense du droit à la vie» et vise à «rappeler la dignité et la valeur de chaque vie humaine».
Essentielle pour défendre le droit à la vie auprès du grand public.
Essentielle pour soutenir et encourager les associations dévouées à cette cause.
Essentielle pour assurer la transmission de ces valeurs à toutes les générations.
Loin d’être inutile, cette Marche soutient un certain nombre d’associations exemplaires qui, avec détermination, œuvrent pour la défense du droit à la Vie. La Marche veut être porte-parole de ces associations qui œuvrent tous les jours dans l’ombre et qui jouent un rôle essentiel dans la préservation de la dignité de chaque vie humaine
