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Succès du Congrès international de la Chaire internationale de bioéthique Jérôme Lejeune

La Chaire internationale de bioéthique Jérôme Lejeune a organisé le IIe Congrès international de bioéthique à Rome les 17 et 18 mai, sur le thème « Jérôme Lejeune et les défis de la bioéthique au 21ème siècle ».  Le congrès s’est penché sur l’actualité de la pensée de ce généticien français pionnier de la bioéthique, pour éclairer les défis contemporains de la défense de la vie humaine. 42 organisations académiques internationales ont participé à l’événement, ce qui en fait une référence mondiale dans le domaine de la bioéthique.

L’événement a commencé par un mot de bienvenue de Jean Marie Le-Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune en France, et de Mónica López Barahona, présidente de la Fondation en Espagne et de la Chaire : « À l’occasion du 30e anniversaire de la mort du professeur Lejeune, ce congrès est guidé par plusieurs de ses discours qui, bien qu’ils aient été prononcés il y a des années, sont toujours d’actualité en raison de leur importance pour le respect de la vie et de l’intégrité de l’être humain ». Dans le cadre de cette introduction, Mgr. Robert Barron, évêque du diocèse de Winona-Rochester (Minnesota) et fondateur de Word on Fire Catholic Ministries, a également remercié la Fondation Jérôme Lejeune d’avoir organisé cet événement « pour relever les défis touchant les plus vulnérables, en traçant un chemin pour défendre la dignité de la personne, comme le professeur Lejeune l’a fait en son temps, et en affrontant la présence d’idéologies qui la détruisent et qui sont de plus en plus répandues dans les cultures ».

L’événement a été marqué par la participation d’orateurs américains de renom, tels qu’Orlando Carter Snead, de l’Université de Notre Dame, qui a souligné qu’« il est nécessaire de réimaginer le contexte humain dans lequel la question de l’avortement n’est pas un conflit entre étrangers, mais implique une mère et son enfant » et que « dans la reproduction assistée, l’enfant ne devrait pas être un objet conçu en réponse à l’individualisme humain ». William Sullivan, de l’université de Toronto et chercheur principal au Kennedy Institute of Ethics de l’université de Georgetown, a également participé au débat. Dans sa présentation, il a expliqué que « beaucoup de morts de personnes souffrant d’un handicap intellectuel et de développement sont déterminées par les décisions et les valeurs de personnes et de systèmes autres que celles des personnes concernées et de leurs proches, » et il a ajouté que « beaucoup de ces personnes meurent aussi seules ».

Parmi les sujets abordés, celui de l’embryon à trois parents et des chimères inter-espèces était l’un des plus intéressants. À ce sujet, Maureen L. Condic, de l’université de l’Utah (États-Unis), a déclaré que les chimères animal-humain « ne nous permettent pas de déterminer s’ils sont membres de notre espèce ou non. Par conséquent, les chimères homme-animal ont un statut moral intrinsèquement ambigu et, dans la plupart des cas, ne devraient pas être produites ». Miquel-Ángel Serra, chef d’équipe au Centre d’Études Avancées et au Centre commun de recherche de la Commission européenne, a conclu que « les technologies existantes et émergentes d’amélioration humaine, en particulier pour l’édition du génome, permettent des avancées significatives dans la guérison radicale ou palliative de nombreux patients » et a réfléchi aux risques qui existeraient « si elles étaient appliquées à des humains “normaux” pour les rendre “plus heureux” ou “super-intelligents” ».

Un autre thème majeur abordé a été le transhumanisme, conduit par la directrice académique de la section espagnole de la Chaire, Elena Postigo, qui a souligné que cette tendance « recherche l’humain augmenté, sans réaliser que la personne handicapée nous aide à comprendre que la grandeur de l’être humain ne réside pas dans la perfection génétique ou biopsychique, mais dans une vision intégrale de la personne ».

George Weigel, biographe de Jean-Paul II et membre honoraire du Ethics and Public Policy Center (USA), a également participé à l’événement. Dans son discours, il a évoqué la relation entre le Souverain Pontife et Jérôme Lejeune : « Jean-Paul II a veillé à ce que Lejeune, en devenant l’un des ardents défenseurs de la vie, en particulier des enfants à naître, était prêt à devenir un ‘signe de contradiction’, quelles que soient les pressions exercées par une société permissive ou l’ostracisme dont il a souffert ».

En outre, le congrès a donné lieu à des témoignages de familles, comme celui d’une mère d’un enfant porteur de trisomie 21, qui a été un patient du professeur Lejeune, ainsi que la famille d’Indi Gregory, la jeune fille britannique décédée des suites d’une maladie mitochondriale et admise au Queen’s Medical Center de Nottingham, après avoir été déclarée en phase terminale par les juges du pays.

Le congrès a réuni des experts et des chercheurs en bioéthique venus des États-Unis, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe pour débattre, outre les thèmes susmentionnés, de l’éthique médicale dans le diagnostic prénatal, de la fin de vie, des techniques de procréation artificielle et de la dysphorie de genre chez les mineurs. Les travaux de l’Institut médical Jérôme Lejeune, présent en France, en Espagne et en Argentine, ont également été abordés, en mettant l’accent sur le traitement intégral des maladies intellectuelles d’origine génétique.

Les interventions seront prochainement mises en ligne sur le site du congrès.

Pèlerinage à Chartres : la soif spirituelle des jeunes

Dimanche, dans l’émission En Quête d’esprit sur CNews, Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier recevaient

  • L’Abbé Jean de MASSIA, aumônier général du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté
  • François MENNESSON, étudiant
  • Yaël MORINIÈRE, étudiante

 

Mgr Alexandre de Bucy nommé évêque d’Agen

Le Pape François a nommé évêque d’Agen Monsieur l’Abbé Alexandre de Bucy, prêtre du diocèse de Versailles (il était au séminaire avec Mgr Valentin), à la disposition du diocèse de Pontoise, doyen du Doyenné d’Enghien-Montmorency et curé du groupement paroissial Notre-Dame-de-la-Fraternité.

Message de monseigneur Luc Crepy :

De nouveau, c’est un prêtre de notre diocèse qui est appelé par le pape François à l’épiscopat, nous nous réjouissons de pouvoir ainsi contribuer à la vie de l’Eglise.
Avec le diocèse de Versailles, et tout particulièrement avec le presbyterium, je souhaite à Mgr Alexandre de Bucy un heureux et fécond ministère épiscopal dans le diocèse d’Agen et je l’assure de notre prière fraternelle.
Que l’Esprit de Pentecôte l’accompagne dans sa mission de successeur des apôtres, dans la joie d’annoncer à tous l’Evangile du Christ ressuscité.

Luc CREPY
Évêque de Versailles

Message de monseigneur Alexandre de Bucy :

Chers frères prêtres, chers frères diacres,
Chers frères et sœurs, chers amis

Le pape François me nomme aujourd’hui évêque d’Agen. A l’approche de cette nouvelle mission, je tenais à vous retrouver par ces quelques mots d’action de grâces qui montent de mon cœur pour tout ce que j’ai reçu dans ce beau diocèse de Versailles. J’y ai grandi. J’y ai reçu l’appel à le suivre et à donner ma vie au Christ comme prêtre diocésain.
Mon cœur de prêtre et de pasteur a été façonné au contact de nombreux prêtres, diacres, consacrés, séminaristes et laïcs du diocèse, particulièrement ceux qui m’ont accueilli comme jeune prêtre au Val Fourré et à Gassicourt de Mantes-la-Jolie, mais aussi ceux de Sartrouville, qui m’ont accueilli comme jeune curé, et encore le séminaire de Versailles et tous les jeunes de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.
Je veux remercier les évêques qui m’ont accompagné sur ce chemin, Mgr Jean-Charles Thomas, qui m’a ordonné diacre et prêtre, Mgr Eric Aumonier, qui m’a fait confiance dans les nombreuses missions reçues de lui mais aussi en m’envoyant comme fidei donum dans le diocèse de San au Mali puis à Pontoise, et enfin Mgr Luc Crepy, qui a toujours été attentif à ce que je vivais en-dehors du diocèse.
Je vous invite tous à venir le dimanche 1er septembre à 14 h 30 pour mon ordination épiscopale en la cathédrale d’Agen.
Priez pour moi  ! Que le Seigneur me donne d’être un pasteur selon son cœur, doux et humble, et qu’il me donne la sagesse  !
N’hésitez pas à passer à Agen, si vous le souhaitez. Je me ferai une joie de vous recevoir, de vous faire découvrir ce beau diocèse et ses nombreuses richesses.
Soyez assurés de mes fidèles prières,

Alexandre de BUCY +

La messe d’installation et d’ordination a lieu le 1er septembre 2024, en la cathédrale Saint-Caprais d’Agen, à 14h30.

De Chartres à Paris, 8000 chercheurs de Dieu

Le pèlerinage de Pentecôte 2024 de Chartres à Paris organisé par la Fraternité Saint-Pie X avait pour thème : « Chercher Dieu avec saint Thomas d’Aquin ».

A Chartres, l’abbé Gonzague Peignot, futur Supérieur de District, a célébré la messe d’envoi. Dimanche, Mgr Bernard Tissier de Mallerais a célébré la messe de Pentecôte au bivouac de Villepreux, puis lundi c’est l’abbé de Jorna, supérieur du district de France de la FSSPX, qui a célébré sur la place Vauban. Les homélies sont en ligne ici.

A l’arrivée à Paris, ce sont environ 8000 pèlerins qui ont processionné dans les rues jusqu’à la place Vauban, avec les unités scoutes en tête :

Photos : La Porte Latine

Le pèlerinage de Chartres et la question pastorale

De Cyril Farret D’Astiès pour Le Salon beige :

Les pèlerinages de Chartres ont rencontré cette année encore un beau succès. Rendons grâce à Dieu et remercions les organisateurs.

L’esprit traditionnel progresse et se diffuse. Traditionis custodes demeure globalement inappliqué quelles que soient les différentes positions des autorités religieuses à l’endroit de l’héritage liturgique commun. Ainsi, l’affaire de Quimper, Dieu merci, demeure un cas relativement isolé. Au-delà de tout ce qui a été dit et écrit, cette réaction empreinte d’un certain cléricalisme (pourtant unanimement dénoncé) est révélatrice de l’incompréhension fondamentale qui divise le catholicisme depuis plusieurs décennies. Cette incompréhension réside en grande partie dans le primat pastoral qui est devenu une fin en soi.

Selon le site de l’Église catholique de France, la pastorale est

« l’activité, née du dynamisme de la foi de l’Église, qui vise à donner à chacun selon ses besoins spirituels. Aujourd’hui se développe, à côté d’une pastorale générale qui définit les grands axes de l’action (dans un diocèse par exemple) des pastorales spécialisées, tourisme, malades, immigrés etc.. ».

Ors, vis-à-vis des catholiques de tradition, il n’est pas toujours envisagé de donner « à chacun selon ses besoins spirituels », il est peu question de prendre en compte « l’activité, née du dynamisme de la foi de l’Église ». Il s’agit parfois d’imposer un modèle pastoral par la force ou par la ruse (l’abbé Amar parle de mesquinerie dans une récente tribune). Et cette pastorale imposée — et par ailleurs souvent faillie — résulte d’une méconnaissance ou d’un déni envers la nécessaire cohérence entre liturgie traditionnelle (qui n’est pas de l’ordre de la pastorale insistons-nous) et les conséquences pédagogiques qui découlent de cette tradition liturgique (type de scoutisme, catéchisme sous forme de questions – réponses, grandes écoles de spiritualité, civilité, modalités des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles, pédagogies scolaires…).

Ce qui est profondément déroutant c’est que la réforme liturgique avait été menée pour une raison essentiellement pastorale. On voulait en effet modifier le culte par l’idée (conceptuelle, intellectuelle, sociologique…) que l’on se faisait des attentes du peuple. On promettait en échange de cet aggiornamento de faire jaillir un printemps dans l’Église ; on allait voir ce que l’on allait voir !

On a vu.

Sacrosanctum concilium, constitution sur la liturgie et premier document promulgué du concile, annonçait en son numéro 49 :

« C’est pourquoi, afin que le sacrifice de la messe, même par sa forme rituelle, obtienne une pleine efficacité pastorale, le saint Concile, à l’égard des messes qui se célèbrent avec le concours du peuple, surtout les dimanches et fêtes de précepte, décrète (…). »

Les grandes révisions envisagées étaient ensuite précisées (prière universelle, langue vernaculaire, concélébration, communion sous les deux espèces…). Dans un entretien donné au quotidien La Croix à l’occasion des trente ans du nouveau missel, le père Jounel, acteur important de la réforme, insistait sur ce motif pastoral : « J’ai ainsi parcouru la France, à cette époque, pour montrer qu’il s’agissait d’adapter la liturgie aux besoins actuels de la pastorale. » Paul VI lui-même, dans un fameux discours de présentation du nouveau rit le 26 novembre 1969, expliquait ses choix :

« Nous voulons encore une fois vous inviter à réfléchir sur cette nouveauté que constitue le nouveau rite de la messe (…). Et pourquoi ? (…) La réponse semble banale et prosaïque, mais elle est bonne, parce que humaine et apostolique. (…) Plus précieuse est la participation du peuple, de ce peuple d’aujourd’hui, qui veut qu’on lui parle clairement, d’une façon intelligible qu’il puisse traduire dans son langage profane. (…) »

On ne peut que regretter cette perte généralisée du sens liturgique qui, rappelons-le encore et encore, est d’abord et essentiellement un culte. Il semble que cette place prépondérante donnée à la pastorale était très largement partagée au mitant du XXe siècle, ce qui explique certainement le peu d’opposition à la réforme de la Semaine sainte par Pie XII ou la massive approbation de Sacrosanctum concilium en 1963. Le Mouvement liturgique avait si profondément labouré l’Église que plus personne ne semblait faire sienne la compréhension de la liturgie d’abord comme expression de la vertu de religion. C’est d’ailleurs le bénéfice de cette crise que de nous faire redécouvrir le sens profondément surnaturel de la liturgie à rebours d’un matériau pastoral. Mais n’approfondissons pas ici aujourd’hui les questions théologiques qui fondent notre attachement irrévocable à la liturgie traditionnelle, poursuivons sur les conséquences pastorales. Disons simplement que les luttes âpres qui traversent l’Église depuis 60 ans ne peuvent s’expliquer avec la clé de compréhension de la sensibilité ou de la pastorale. L’enjeu est bien plus profond.

Incontestablement cependant, ce sont souvent les aspects extérieurs, les pédagogies traditionnelles de la foi, qui attirent d’abord vers la liturgie traditionnelle. Pourtant, avec le temps, la compréhension plus profonde, plus spirituelle, moins identitaire (ou plus justement identitaire) prennent le dessus au fur et à mesure que la liturgie traditionnelle, par le génie de ses antiques et nobles prières, de ses gestes patinés, du cycle des ans, façonne notre âme de fils de l’Église. Au fur et à mesure que croît la compréhension plus juste de ce qu’est réellement la liturgie (et de tout ce qui en découle, qui en ruisselle, qui en jaillit plus exactement), l’attachement « sensible » cède la place à une véritable spiritualité liturgique que rien ni personne ne peut plus supplanter. Nourris par ce culte public rendu par le Christ à son Père et auquel nous sommes associés par l’Église, déjà initiés à la liturgie céleste, les besoins pastoraux s’effacent, ou restent à leur place fonctionnelle. Mais cette maturité spirituelle ne se décide pas et nous avons besoin pour l’atteindre d’une cohérence pastorale pour irriguer nos vies de baptisés.

Plus de 60 ans après cette révolution pastorale « pour le peuple », fort curieusement, on dénie en certains lieux aux catholiques de tradition la possibilité de vivre d’une pastorale spécifique. L’inversion est telle que les praticiens de la réforme se comportent parfois aujourd’hui en défenseurs inconditionnels de leur idée pastorale comme s’il s’agissait désormais d’une vérité révélée (la dernière et unique d’ailleurs en certains lieux), alors qu’elle n’est au mieux qu’une pédagogie, parfois un management. Non seulement on aimerait grandement comprendre en quoi les rites qui ont été supprimés avec le missel de Paul VI étaient mauvais ou dangereux pour la piété des fidèles et contraires à la Vérité ; mais on aimerait aussi que l’on nous explique pourquoi les pratiques pastorales traditionnelles sont les seules à susciter défiance et suspicion.

Dieu merci, la charité et le pragmatisme prévalent dans bien des diocèses et le Bon Dieu protège la liturgie traditionnelle.

Laurence Trochu : “Je me battrai pour favoriser la natalité en donnant une place centrale aux politiques familiales”

Laurence Trochu est cinquième sur la liste de Marion Maréchal. Elle est présidente du Mouvement Conservateur (ex-Sens Commun) et ancienne porte-parole de François Fillon en 2017.

Elle s’exprime clairement pour une relance de la natalité européenne et contre l’idélogie LGBT. Extraits de son interview par Boulevard Voltaire :

“(…) Soutenir la liste de Marion Maréchal est une évidence pour les Conservateurs, tant nos priorités pour la France et l’Europe sont proches. En tant que cinquième de liste, je porte la voix des Conservateurs pour une Europe enracinée dans son identité, notamment chrétienne (…) Convaincue que nos enfants sont l’avenir de notre continent, je me battrai pour favoriser la natalité en donnant une place centrale aux politiques familiales vues comme des investissements dans les règles financières et économiques européennes. Cela nécessite, aussi, de refuser l’emprise des idéologies woke et LGBT en supprimant leurs innombrables financements (…)

La légalisation du mariage homosexuel a onze ans. Sens commun, devenu le Mouvement conservateur, est né en opposition à cette loi. Qu’en reste-t-il, aujourd’hui ?

Personne ne pourra dire que Sens commun n’avait pas alerté sur ce que contenait cette loi et ce qui y était en germe : la PMA sans père et les mères porteuses pour lesquelles il y a une grande hypocrisie. La loi Taubira intégrait déjà la GPA, avec la retranscription à l’état civil français des enfants nés de GPA à l’étranger. Prenez un avion retour de Colombie : il est rempli d’hommes qui sont allés faire leur marché pour acheter un bébé ! Comme le progressisme ne connaît pas de limites, la propagande LGBT se poursuit avec l’activisme transgenre d’ailleurs encouragé, protégé et financé par la Commission européenne (…)

Le Mouvement conservateur est un parti politique qui noue des alliances pour faire gagner les convictions qu’il porte. L’intuition initiale de Sens commun, devenu Mouvement conservateur, était de peser, en 2016, lors des primaires de l’UMP pour qu’émerge un candidat le plus proche possible de nos valeurs. C’est le rôle que nous avons joué et qui a conduit au choix de François Fillon, dont j’ai été la porte-parole. Mais depuis 2020, il est flagrant que la stratégie d’infusion des idées au sein des Républicains ne peut plus fonctionner. J’étais membre des instances de ce parti et j’ai vu comment les barons locaux ont vendu à la découpe leurs territoires à Macron, avec le silence complice ou même les encouragements des cadres dirigeants. Il y a encore, chez LR, des élus et des militants patriotes et conservateurs, mais ils n’ont plus aucune influence sur la ligne ni sur les votes. Ils servent de caution à un parti qui n’a plus ni chef ni ligne politique. Je sais bien que François-Xavier Bellamy se réjouit d’être fidèle à sa famille politique. Pour ma part, j’ai fait le choix de la fidélité à mes convictions et de viser l’efficacité.

La liste LR sera-t-elle en mesure de défendre ce pour quoi elle veut être élue au Parlement européen ? La réponse est non. LR siège avec le PPE d’Ursula von der Leyen, qui a voté 92 % des textes avec les socialistes et les macronistes ! Et le vote isolé de François-Xavier Bellamy n’y change rien (…) J’appelle donc les fillonistes orphelins à nous rejoindre. J’ai été le porte-parole de vos convictions en 2017, je le suis toujours : si vous voulez les défendre, ne gâchez pas votre voix, soyez efficaces !

Et pendant le même temps, François-Xavier Bellamy, qui partage pourtant les mêmes convictions que Laurence Trochu, invite à se positionner derrière lui sur le plateau de LCI Maxime Minot, député LR, pro-PMA et pro-GPA.

Comme le souligne Damien Rieu, les contradictions de LR sont permanentes sur tous les sujets :

Marion Maréchal au pèlerinage de Chartres

Présente dès samedi matin pour la messe à Saint-Sulpice du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, Marion Maréchal a marché les 40km entre Paris et le bivouac de Choisel, au sein du chapitre Saint-Louis de Gonzague, parfois sous la pluie.

Ce pèlerinage postule la nécessité d’une chrétienté et d’une reconnaissance effective de la royauté sociale du Christ

Dans L’Homme nouveau, Philippe Maxence évoque le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté. Extrait :

[…] Dans un océan d’athéisme et d’indifférence, d’oubli de la loi naturelle et de règne de l’horizontalité, 18 000 pèlerins ne représentent peut-être pas grand-chose. Un grain, seulement un grain, à condition, bien sûr, de mourir afin de porter du fruit. 

Mais mourir à quoi ? Mourir à l’esprit du monde, à cette mondanité ravageuse qui nous menace tous, y compris parmi ceux qui ont marché vers Chartres. La presse a souligné l’attachement de ce pèlerinage à « la messe en latin », à l’ancienne messe, à la forme extraordinaire ou encore au rite de saint Pie V, autant de termes pour tenter de cerner une réalité liturgique. 

Certains, ne pouvant plus nier la fécondité de ce pèlerinage, n’ont eu de cesse de le mettre en parallèle avec le rassemblement du Frat à Jambville (11 000 participants) ou de souligner que les pèlerins de Chartres n’étaient pas tous des habitués de la liturgie romaine traditionnelle. La belle affaire ! Autant d’affirmations qui ressemblent, à vrai dire, aux dernières cartouches avant la reddition dans un Camerone qui n’aura rien d’héroïque.  

La foi au risque de Quas Primas 

Alors que nous nous préparons l’an prochain à célébrer le centenaire de Quas Primas (11 décembre 1925), l’encyclique de Pie XI sur la royauté sociale du Christ, il n’est peut-être pas inutile de nous souvenir que ce pèlerinage de la Pentecôte n’est pas simplement le signe d’un attachement à une forme liturgique, aussi vénérable et ancienne soit-elle, mais qu’il postule aussi la nécessité d’une chrétienté et d’une reconnaissance effective de la royauté sociale du Christ. 

Limiter celle-ci à la reconnaissance des points non négociables en politique, à la création d’écoles catholiques ou à l’épanouissement de familles catholiques consisterait en une tragique réduction et en un terrible manque de foi. Il ne peut s’agir de vivre simplement au chaud dans des espaces communautaires que nous aurions réussi à protéger comme si le reste de la société ne nous concernait pas. Le salut du Christ est pour tous. 

Tout irréalisable qu’elle semble à notre foi attiédie, la reconnaissance sociale et politique du Sacré Cœur de Jésus, n’en reste pas moins l’objectif auquel nous devons tendre, à temps et à contre-temps. Là se trouve aussi la grande leçon de Péguy. C’est quand tout semble perdu que la moisson arrive. Si « le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt » 

Le duc d’Anjou au pèlerinage de Chrétienté

Le Prince Louis a participé au pèlerinage de Chartres lundi de Pentecôte, après avoir visité le bivouac de Gas dimanche soir, où il a pu s’entretenir avec le cardinal Müller. Voici son message :

Hier, alors que la colonne du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté s’ébranlait pour sa dernière étape, afin de parcourir les quelques kilomètres qui la séparaient encore de la cathédrale de Chartres, j’ai eu la grande joie de pouvoir me joindre aux milliers de pèlerins. Je tenais à être en communion avec cette jeunesse ardente qui prie et qui marche pour la France et pour l’Église universelle toute entière.

Magnifique leçon pour chacun d’entre nous de voir que l’Espérance, loin de mourir, habite et vivifie ceux qui sont inéluctablement appelés à être le futur de notre pays.

J’ai porté dans mes prières les joies et les souffrances de la France et de chaque Français et je les ai déposées aux pieds de la Vierge, dans la cathédrale de Notre-Dame de Chartres.

Je tiens à remercier tout spécialement Son Éminence le Cardinal Müller pour la Messe qu’il a accepté de célébrer pour nous à Chartres. Que saint Louis nous protège et nous garde tous.

“Nous nous engageons sans crainte pour le droit à la vie de chaque être humain, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle”

Voici l’homélie prononcée par le cardinal Gerhard Müller lors de la messe de clôture du pèlerinage de Chartres du 20 mai 2024, organisé par Notre-Dame de Chrétienté, sur le thème des fins dernières :

Chers frères et sœurs dans la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu !

Pour voir Dieu, nous devons suivre le Christ tout au long du chemin de notre vie, jusqu’à notre destination dans la demeure éternelle. Jésus n’est pas n’importe quel prophète, un créateur de sens ou un producteur de valeurs, mais bien plutôt le Verbe de Dieu fait chair. Lui seul pouvait dire à ses disciples : « Celui qui me voit – voit le Père » (Jean 14, 9).

La merveilleuse conséquence de l’incarnation du Verbe de Dieu dans la nature humaine et dans l’histoire de la vie de Jésus, est que nous puissions reconnaître la gloire de Dieu sur le visage humain de Jésus. Le Logos, ou le Verbe et la Raison de Dieu, est la lumière qui éclaire chaque personne. Jésus-Christ nous conduit en toute sécurité vers le sens et le but de notre vie, lorsque nous verrons Dieu face à face.

Et la procession liturgique de tant de milliers de jeunes (et moins jeunes) chrétiens depuis Paris jusqu’à cette magnifique cathédrale de Chartres, représente symboliquement le pèlerinage de l’Église vers la Jérusalem céleste.

Dans la Sainte Eucharistie, que nous célébrons maintenant ensemble, l’Église anticipe sacramentellement le banquet céleste des noces de tous les rachetés avec l’Agneau de Dieu, qui s’est offert historiquement et « une fois pour toutes » (He 9, 12) sur l’autel de la croix, pour notre salut.

Les difficultés physiques surmontées au cours de notre pèlerinage, et les tentations de l’âme et les doutes du cœur vaincus, approfondissent et renforcent l’espérance des croyants qu’ils sont sur le droit chemin du Royaume de Dieu, dans lequel Sa justice, Sa bonté et Son amour fondent le nouvel ordre du monde. Les Pères du Concile Vatican II, se référant à la grande théologie de l’histoire de Saint Augustin dans son ouvrage La Cité de Dieu, décrivent ainsi le chemin de l’Église en pèlerinage vers le Dieu trinitaire :

« L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu, annonçant la croix et la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. La vertu du Seigneur ressuscité est sa force pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement au milieu du monde le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière » (Lumen Gentium 8).

Il y a donc, d’un côté de notre pèlerinage terrestre, les persécutions dont l’Église a souffert, comme auparavant son chef et maître lui-même. Depuis les débuts du christianisme en Gaule romaine, de nombreux chrétiens de Lyon et de Vienne ont subi dans leur chair, de la part des masses populaires excitées, et des autorités de l’État, tout l’arsenal de l’hostilité à la foi catholique, depuis la calomnie publique jusqu’à l’exécution la plus cruelle. Le seul fait de confesser le Christ les rendait coupables de mort.

Et encore jusqu’à aujourd’hui, les chrétiens sont la communauté religieuse la plus persécutée de l’histoire de l’humanité. La déchristianisation de l’Europe est le programme actuel de ceux qui veulent lui voler son âme et en faire la victime de leur athéisme post-humaniste.

Mais selon l’interprétation chrétienne, l’histoire n’est pas un champ de bataille de luttes pour le pouvoir, la richesse et la jouissance égoïste de la vie. Eusèbe de Césarée, dans le 5ème Livre de son Histoire de l’Église, où il parle du martyre des chrétiens à Lyon à l’époque de l’empereur Marc Aurèle, dit au contraire qu’il voit l’histoire de la Cité de Dieu comme une lutte pacifique pour la paix de l’âme et le salut de tous. Les héros du christianisme ne sont pas, comme dans l’histoire profane, les empereurs et les généraux, mais les combattants pour la vérité et la foi. Les chrétiens ne luttent pas contre d’autres hommes, mais contre le mal dans leur propre cœur et dans le monde. Ils s’engagent pour la paix dans le monde, pour la justice sociale.

Un exemple brillant dans ce sens est le prêtre Franz Stock, dont les restes reposent ici, à Chartres, dans l’église Saint-Jean-Baptiste, et qui fut un grand artisan de la paix, notamment entre l’Allemagne et la France après les deux guerres mondiales dévastatrices. Il rassembla des séminaristes allemands parmi les prisonniers de guerre pour étudier la théologie. Et il était le recteur du célèbre « Séminaire des barbelés de Chartres », d’où sont sortis 600 prêtres et évêques.

En résumé : le principe de toute éthique est la dignité de chaque être humain en tant que personne créée par Dieu, et destinée à la vie éternelle.

Et il y a aussi, de l’autre côté de notre pèlerinage vers Dieu, les consolations de Dieu. Avec Son aide, nous avançons avec courage, et nous regardons vers le haut, avec espérance, malgré toutes les contestations extérieures, et la tentation de la résignation et de l’exil intérieur de l’âme.

« Ne craignez pas, j’ai vaincu le monde » (Jean 16, 33). Le Seigneur crucifié et ressuscité le redit chaque jour à Ses disciples qui vont à Sa rencontre sur le chemin de leur vie personnelle, en communion avec toute l’Église pérégrinante. Celui qui vit dans la conviction que Dieu l’a choisi de toute éternité, l’a racheté en Jésus-Christ, et l’a destiné au bonheur et à la paix éternels, celui-là est immunisé contre la propagande et l’opium des religions politiques de substitution. L’autodestruction par le suicide et l’euthanasie, la drogue et l’alcool, ou le refus de notre sexualité masculine ou féminine, ne sont pas des options pour les chrétiens. Et nous nous engageons sans crainte pour le droit à la vie de chaque être humain, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, pour sa dignité inviolable, pour la liberté civile, éthique et religieuse de chaque personne.

Le bien-être temporel et le salut éternel viennent en effet de Dieu, qui par sa grâce nous a sauvés de la puissance destructrice du mal. Dieu nous a appelés dans l’Esprit Saint, et nous a rendus capables de coopérer à l’édification du royaume de justice, d’amour et de paix.

La vraie consolation, celle qui nous soutient dans la vie et dans la mort, est la connaissance de la vérité dans la relation entre Dieu et l’homme :

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3, 16).

Souvent, l’Église du Christ n’est qu’un petit troupeau, une minorité persécutée et méconnue. Mais en réalité, en Jésus-Christ, elle est le sel de la terre, la lumière du monde, l’avant-garde de toute l’humanité en chemin vers son but. Et cela ne doit pas être confondu avec toutes les expériences horriblement ratées d’un paradis fabriqué par l’homme.

Le seul et véritable but de l’histoire est

« un ciel nouveau, une terre nouvelle – la Cité sainte, la Jérusalem nouvelle, qui descend du ciel « préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 2-5).

Christus vincit ! Christus regnat ! Christus imperat in saecula !

Amen.

Marine Le Pen rompt avec l’AfD : quel avenir pour le groupe Identité et Démocratie (ID) ?

Les tensions entre le RN et l’AfD étaient palpables depuis plusieurs mois. Marine le Pen s’était désolidarisée du thème de la remigration et avait été irritée par la suggestion de l’AfD de rattacher Mayotte aux Comores. Les propos que vient de tenir Maximilien Krah sur les SS sont la goutte d’eau de la rupture :

C’est fait : «Nous ne siégerons plus avec eux lors du prochain mandat», annonce le directeur de campagne de Jordan Bardella, Alexandre Loubet, ce mardi 21 mai à Libé. La faute à une flopée de déclarations visant à réhabiliter la SS, tenues par la tête de liste de l’AfD pour les européennes du 9 juin, Maximilian Krah, au journal italien La Repubblica. «Je ne dirai jamais que quiconque portait un uniforme SS était automatiquement un criminel», assume ainsi l’eurodéputé d’extrême droite, qui siège aux côtés de Jordan Bardella dans le groupe Identité et démocratie (ID), dans un entretien au quotidien italien daté du 18 mai.

«Il faut évaluer la culpabilité au cas par cas, à la fin de la guerre, il y avait près d’un million de SS. Même Günter Grass faisait partie de la Waffen-SS», poursuit le même, oubliant un peu vite que si le Prix Nobel de littérature allemand, par ailleurs engagé à gauche, a attendu le soir de sa vie pour révéler cet épisode, c’est sans doute qu’il éprouvait quelque chose comme un sentiment de culpabilité. Et d’enfoncer le clou : «Parmi les 900 000 SS, il y avait aussi beaucoup de paysans : il y avait certainement un pourcentage élevé de criminels, mais pas seulement.» 

Mais cette rupture et décision de ne plus siéger avec l’AfD doivent être analysées au regard des conséquences sur les alliances dans le futur parlement européen. Si l’AfD est maintenu au sein du groupe ID, alors le RN sera définitivement seul et isolé car il ne rejoindra jamais le groupe ECR dans lequel siégera Reconquête! Et si l’AfD est exclu du groupe ID, ce dernier perdra un nombre important de députés (10 à 20) et c’est le groupe ID qui perdra en influence…

Le véritable enjeu et risque est donc la perte d’influence du RN au parlement européen.

Le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE ou ECR) compte aujourd’hui 68 députés, présidé par Nicola Procaccini, l’homme de confiance de la Première ministre italienne Giorgia Meloni qui mène la campagne des élections européennes en Italie. Les prévisions actuelles pourraient le porter à 76 députés dont 4 chefs de gouvernement sans compter le probable ralliement d’un 5ème chef de gouvernement en la personne de Viktor Orban et ses 13 députés européens du Fidesz.

Le groupe Identité et démocratie (ID) compte 59 élus dont 10 de l’AfD et 18 du RN. Il est présidé par l’italien Marco Zanni, proche du leader de la Ligue du nord Matteo Salvini. Il pourrait atteindre les 80 députés, AfD et RN compris.

Gaspard Proust au pèlerinage de Chartres

Gaspard Proust, qui a assisté samedi matin en l’église Saint-Sulpice à la messe d’envoi du 42e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, est revenu sur le pèlerinage de Chartres dans sa chronique de mardi matin sur Europe 1 :

 

Les tradis sortent du placard : l’Église peut-elle s’offrir le luxe de repousser ces jeunes ?

De Gabriel Cluzel dans Boulevard Voltaire à propos du pèlerinage de Chartres :

[…] Le problème est que quand le dentifrice est sorti, difficile de le faire rentrer. Alors, on fait quoi ? On continue les brimades basse intensité, les camouflets feutrés, les prêtres renvoyés (comme celui de la Fraternité Saint-Pierre à Quimper), les confirmations rejetées (à l’instar de Sées), les messes longtemps quémandées, concédées à contrecœur et au compte-gouttes – le dimanche, mais à l’exclusion des grandes fêtes, et attention ! Sans catéchisme ni confessions, et dans l’église la plus excentrée – et parfois, in fine, retirées. Les mariages refusés, et tant pis pour les jeune filles en pleurs, désolées d’imposer une heure de route à leurs invités pour passer la limite du département et trouver évêque plus conciliant. Tant pis, aussi – et c’est encore plus triste -, pour l’église de leur village, toujours vide, toujours fermée, qui a vu jadis le mariage de leur grand-mère et que l’on aurait pu, pour une fois, comme alors, nettoyer, fleurir, éclairer et remplir de fidèles, de morceaux d’orgue et de cantiques… D’aucuns préfèrent encore la laisser close que confiée, l’espace d’un jour, à des « tradis ». Ces derniers investissent des fortunes dans des hangars pour tenter de leur donner forme d’église. Ne ferait-on pas mieux de leur céder les chapelles anciennes menaçant ruine que l’on ne peut plus entretenir ?

Au milieu des rires, ils pensent à souffrir et offrir

Naturellement, nos prélats ne sont pas du même bois et si, pour l’un d’entre eux, comme on peut le lire dans Famille chrétienne, il aurait fallu « interdire » (sic) le pèlerinage de Chartres cette année, d’autres voudraient faire montre d’ouverture. Mais le motu proprio Traditionis custodes du pape François, il y a trois ans, a brisé leur élan.

Bien sûr, il est cruel pour un certain clergé français, qui avait cru en son temps être à la pointe du progrès, d’être perçu aujourd’hui comme une assemblée de « boomers » dont les réformes liturgiques trop audacieuses ont figé dans un cadre seventies daté, et donc déjà démodé, une religion éternelle.

Peut-être ce clergé trouve-t-il absurde que, si jeunes, ces pèlerins pensent à leurs fins dernières (puisque c’était le thème de l’édition de cette année) ? « Quand on nous aura mis dans une étroite fosse, quand on aura sur nous dit l’absoute et la messe, veuillez-vous rappeler, reine de la promesse, le long cheminement que nous faisions en Beauce », écrivait Charles Péguy, dont ils emboîtent le pas.

Qu’à l’âge de l’insouciance, ils veulent qu’on leur parle de l’enfer – sans lequel le sacrifice du Christ serait vain.

Qu’au milieu des rires, ils pensent à souffrir et offrir. Alors que justement, depuis tant d’années, ce clergé avait limé soigneusement aux entournures la « Pastorale de la Peur », comme l’appelait l’historien Jean Delumeau, avec l’espoir de rassurer et donc d’attirer.

Mais à un moment, il faut se rendre à l’évidence : si, au bout de 60 ans, les nostalgiques de la messe dite de saint Pie V que l’on croyait cacochymes et que l’on attendait de voir (tré)passer ne se sont pas éteints, qu’ils se sont même multipliés comme des petits pains et affichent une jeunesse insolente, c’est que l’on a confondu un EHPAD avec une pouponnière. Inutile d’attendre plus, c’est fichu, ils ne disparaîtront pas.

Une seule question : sont-ils catholiques, oui ou non ? S’ils le sont – peu importe la façon -, ils ont le droit de cité. Pleinement. Pas sur un strapontin éjectable, en marge, « gilet-jaunisés » et contraints à la mendicité. L’Église n’est pas la SNCF, avec ses wagons de plusieurs classes, ni la société indienne avec ses castes et ses intouchables.

Ce litige enkysté depuis de nombreuses années n’est pas qu’une tempête dans un bénitier, une querelle de sacristie qui ne passionnerait que les bigots. Car depuis plus de mille ans, quand l’Église éternue, c’est la France qui s’enrhume. Le nom du pèlerinage de Chartres – Notre-Dame de Chrétienté – est parlant : la chrétienté n’est pas qu’une somme de catholiques, elle est une vision de la société. Celle-là même qui, sédimentée durant des siècles, est en train aujourd’hui de se retirer sous nos pieds, vitesse grand V, avec tous les affres que l’on sait.

Le spécialiste des religions Guillaume Cuchet l’a dit, ce dimanche, à Boulevard Voltaire : dans le domaine spirituel, il y a le Grand Remplacement – celui, massif, des croyants par les athées – et le Petit Remplacement : à l’intérieur du cercle rétréci des religions mais gigantesque aussi à son échelle, celui du catholicisme par l’islam, qui deviendra religion majoritaire d’ici dix ou quinze ans. L’Église peut-elle s’offrir le luxe de repousser ces jeunes pousses qui repartent du vieux tronc, érigeant de nouveaux calvaires, là où tant d’autres, autour d’eux, les détruisent ou les méprisent ?

Le chemin de croix des musulmans convertis au catholicisme : «Si ma famille sait, elle me tue»

Plus de 350 ex-musulmans ont été baptisés cette année à Pâques. Le Figaro évoque le chemin de croix qui attend ces nouveaux catholiques.

[…] Dans l’islam, l’apostasie est condamnée par le Coran : le verset 217 de la deuxième sourate promet un châtiment divin à ceux qui quittent la religion. Certains hadiths – propos attribués au prophète Mahomet – vouent même une mort immédiate aux apostats.

Un grand nombre de ces convertis sont confrontés à l’ostracisation. «Sur mes cinq enfants, deux me rejettent : pour eux, je suis une mécréante», témoigne Myriam. D’autres finissent à la rue, conduisant des paroisses à leur trouver, non sans peine, un logement d’urgence. Aujourd’hui, Chaïnez n’est plus en contact avec une grande partie de sa famille. «Mon frère m’a dit : ‘maman a pété un plomb quand elle a su que tu étais devenue chrétienne’. Je n’ai invité personne de ma famille à mon baptême, ce serait vu comme une provocation» , souffle-t-elle. «Quand une amie musulmane a vu ma croix, elle a failli fuir», reprend Chaïnez. Certains sont même menacés physiquement. «Une baptisée récemment m’a dit : si ma famille le sait, elle me tue», confie le père T. Dans sa paroisse, Myriam a été incitée par un prêtre à évangéliser des musulmans. Elle a vivement refusé : «On ne se sent toujours pas en sécurité.» «Beaucoup se cachent. Dans certains lieux, on se met en danger», abonde Chaïnez.

Plusieurs sources interrogées par Le Figaro relatent que certains convertis préfèrent même changer de département pour se rendre à la messe, afin d’éviter d’y être «repérés». «L’erreur, c’est qu’à l’accueil, on va les inciter à retourner dans leur paroisse de référence» , soupire le père T. Au risque de les mettre en danger.

La solitude est d’autant plus violente que la familiarisation avec la nouvelle communauté n’est pas toujours aisée. «Il y a un vrai problème d’accueil dans les paroisses de France , admet M. J’ai passé de nombreux dimanches, des messes de Pâques et de Noël tout seul». Pour autant, «ce n’est pas propre aux chrétiens issus de l’islam : c’est pareil pour les célibataires, pour les personnes âgées» , nuance le comédien. Et pareil pour de nombreux nouveaux baptisés adultes non issus de l’islam. «Les paroisses ne sont pas encore suffisamment sensibles à la difficulté d’intégration des nouveaux baptisés» , reconnaît le père Jean-François Bour, directeur du Service national pour les relations avec les musulmans (SNRM), institution de la CEF.

«Pendant deux ans et demi de catéchuménat, on ne me lâchait pas. Dès le lendemain de mon baptême, il n’y avait plus personne. Je me suis vraiment sentie abandonnée par l’Église. C’est très dur de faire partie d’une paroisse» abonde Myriam. Et sans doute d’autant plus ardu pour qui est pétri de culture musulmane, où “l’Oumma”, communauté des croyants, est vécue très différemment, comme un terreau de chaleur et de solidarité. Ce qui explique aussi, pour les nouveaux convertis, l’attrait pour les communautés évangéliques protestantes, plus chaleureuses.

Chaïnez nuance toutefois cette supposée «froideur» des paroissiens. «À Marseille, je me sens bien accueillie, pas du tout isolée. À chaque sortie de messe, j’ai des personnes avec qui discuter.» Elle reconnaît cependant que «beaucoup de convertis» issus de l’islam «ressentent de la solitude» .

[…] Des associations comme Ismérie ou le forum Jésus le Messie s’efforcent de pallier une absence regrettée par certains convertis. Le diocèse de Paris, lui, a confié à l’association Ananie la mission d’aider les paroisses à mieux accueillir «les musulmans en recherche et les convertis» , avec une «formation spécifique», peut-on lire sur son site.

Beaucoup portent, surtout au début de leur conversion, un regard dur envers leur ancienne religion. «Il y a un travail de pacification avec eux pour passer d’un discours de haine à un discours d’amour, ancré dans la foi catholique», relate Vincent Neymon, directeur d’Ismérie. L’Église oscille ainsi entre évangélisation et prudence. Nous voulons être prudents pour ne pas laisser croire aux musulmans que nous sommes dans une stratégie missionnaire» , assume ainsi le père Jean-François Bour. «Certains prêtres peuvent dire “l’islam, cela vous va aussi”, et n’ouvrent pas forcément le cheminement vers le Christ» , remarque Chaïnez. Une attitude qui agace Marc Fromager, ancien directeur et cofondateur de la mission Ismérie en 2020 : « Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Évangile» , rappelle-t-il en citant la Bible. « Il y a aussi eu des refus de baptême» , s’étonne Chaïnez. «Demander le baptême pour obtenir un papier administratif plus facilement ou épouser un chrétien ne peut être suffisant», argue le père Bour. […]

Le Liechtenstein dénature le mariage

Le 16 mai, le Parlement de la principauté du Liechtenstein a adopté à la quasi-unanimité un projet de loi dénaturant le mariage.

Le texte a été voté en deuxième lecture avec 24 députés pour et 1 contre. Le prince régent, Alois von und zu Liechtenstein, a indiqué qu’il n’opposerait pas son veto. La loi devrait donc entrer en vigueur le 1er janvier 2025.

Des partenariats entre couples homosexuels était déjà autorisés dans la principauté depuis 2011.

Fiducia Supplicans : rétropédalage du pape

Dans un entretien accordé à la chaîne américaine CBS, François réaffirme l’ouverture de l’Église à «tout le monde» et clarifie certains points des bénédictions autorisées par la déclaration doctrinale Fiducia Supplicans. Il dénonce aussi la gestation pour autrui. Florilège :

“La bénédiction est pour tous», on peut bénir n’importe quelle personne, mais pas l’union homosexuelle; «ce que j’ai permis, c’est de ne pas bénir l’union», parce que cela va à l’encontre de «la loi de l’Église».”

“Le migrant doit être accueilli. Ensuite, nous verrons comment le gérer. Peut-être faut-il le renvoyer, je ne sais pas, mais chaque cas doit être considéré de manière humaine.»”

La journaliste américaine Norah O’Donnell a demandé :

« Je suis curieuse de savoir si une petite fille qui grandit dans le catholicisme aujourd’hui aura un jour l’occasion d’être diacre et de participer en tant que membre du clergé à la vie de l’Église. »

Réponse de François : « non ».

Jusqu’au dernier Ukrainien

D’Antoine de Lacoste pour Le Salon beige :

Cette expression est devenue au fil du temps le symbole de l’engagement occidental. Son origine comporte plusieurs versions mais peu importe, elle est si révélatrice du cynisme des soutiens de l’Ukraine.

L’offensive ukrainienne de l’été 2023 sur le front sud, qui devait être le début de la reconquête des territoires perdus face à une armée russe qui semblait sur le recul, a échoué. Les blindés occidentaux et les soldats ukrainiens se sont cassé les dents sur la ligne Surovikine, du nom du général russe qui avait mis en place un système de défense techniquement remarquable.

Empêtrés dans les champs de mines d’une incroyable densité, gênés par les dents de dragon, hachés par l’artillerie, l’armée ukrainienne connut une saignée dont elle ne se remet pas. La charge victorieuse vers la Crimée, annoncée par nos grotesques généraux de plateaux, s’est transformée en déroute. Le sort de la guerre fut scellé à ce moment : l’Ukraine ne pouvait pas gagner.

Mais pour autant, la Russie le pouvait-elle ? Ou le front allait-il se figer dans une guerre d’usure sans fin ?

La réponse vient progressivement. Il y eut notamment la prise d’Avdiivka, bastion réputé le mieux défendu du front, et il y aura bientôt Chasov Yar, autre point clé sur le front du Donbass. Comme à Bakhmout en 2023, face aux hommes de Wagner, l’état-major s’obstine dans une stratégie incompréhensible : tenir jusqu’au bout. Il sacrifie ainsi ses meilleurs hommes. La communication prend le pas sur le réalisme.

La récente et inattendue offensive russe sur le front nord vient démontrer que l’armée ukrainienne est au bord de l’effondrement. Les Russes sont entrés avec une facilité déconcertante, de nombreux Ukrainiens se sont rendus bien volontiers et il a fallu attendre plus de 24 heures pour qu’une résistance se mette en place, après avoir prélevé des troupes sur le Donbass. Au passage, on a appris que l’argent donné à des entreprises privées pour construire des lignes de défense s’est évaporé. Beaucoup d’entreprises n’existaient que sur le papier. La corruption est toujours active en Ukraine et le contribuable européen appréciera. L’armée russe a pu contempler des tonnes de matériaux disposés en tas et laissées telles quelles !

Le constat est implacable : l’Ukraine n’a quasiment plus de réserves tandis les Russes se renforcent sans cesse et peuvent maintenant aligner plus de 500 000 hommes. Les derniers arrivés sont tous volontaires, une nouvelle mobilisation de réservistes s’est donc avérée inutile. De plus, ils ont reçu une formation de plusieurs mois, ce qui n’est pas le cas des Ukrainiens, recrutés de force (avec de nombreuses bagarres dans les rues) et envoyés à la va-vite vers le « hachoir à viande ».

Tout cela est pathétique. La seule chose qui empêche la fin de ce carnage, est l’obstination criminelle de l’occident. Le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken est allé en Chine demander à Xi Jinping de peser sur la Russie et d’appliquer les sanctions, en vain. Il est ensuite allé à Kiev assurer Zelensky de son soutien indéfectible pour finir sur la scène d’un bar jouant de la guitare électrique en chantant du Neil Young. Pendant ce temps les Ukrainiens meurent en masse.

Josep Borrell, haut-représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères (sic),  l’a récemment avoué : pour mettre un terme à cette guerre, il suffit que nous cessions de soutenir l’Ukraine, mais nous ne le ferons pas. Ce cynisme assumé est confondant. Alors l’Europe va continuer à envoyer des armes sophistiquées ou de rebut selon les cas, et beaucoup d’argent. Le contribuable en est vaguement informé et pas du tout consulté comme d’habitude.

Et c’est donc au nom de nos « valeurs démocratiques » que nous allons entretenir artificiellement cette guerre, jusqu’au dernier ukrainien.

Connaissez-vous les Éditions 3 Cœurs ?

Nous avons interrogé Gérald et Alma Valette Rios à l’origine de cette nouvelle maison d’édition catholique qui porte le nom des Éditions 3 Cœurs  :

Pouvez-vous vous présenter succinctement et décrire votre projet à nos lecteurs ?

Marié, père de 5 enfants, en équilibre permanent entre mes valeurs Catholiques et le monde du travail, je quitte la direction éditoriale d’une maison française et décide, avec mon épouse, de fonder un label indépendant, catholique, sur la base d’un modèle économique différent, moins gourmand, engagé.

Comme l’indique le pitch sur notre site : Notre maison d’édition est née d’une volonté de créer un repère fiable et sans compromis sur les sujets qui touchent à la Foi catholique. Nous répondons à une forte demande de la part de lecteurs qui cherchent à alimenter leur Foi dans un moment où la barque de l’Église Catholique est fortement chahutée. Nous allumons un phare dans la nuit, enfin nous essayons…

2) Votre projet a-t-il une spécificité au milieu des nombreuses maisons d’éditions qui existent ?

Plus spécifiquement, nous souhaitons être une plateforme éditoriale qui répond à deux problématiques :

de nombreux ouvrages en langue anglaise ou espagnole ne trouve pas d’écho ou trop peu en France pour différentes raisons et c’est dommage car il y a des pépites qui éclairent notre Foi par leur apport culturels rafraichissants. Nous voulons être leur relais ici pour le public Francophone et les rendre disponibles.

– Ces auteurs, mais aussi des auteurs français, qui adressent le sujet de la Foi catholique, ne sont pas publiés par les maisons d’édition en raison d’une cible dite « de niche ». Cette frilosité comptable les obligent à l’auto édition, parcours du combattant et souvent très décevant. Par notre label éditorial, nous pouvons partager les risques et leur permettre d’être représentés par notre maison d’édition, les proposer aux libraires, leur assurer une présence sur internet, un référencement et un site qui les  représente.

Nous ne cherchons pas le profit pour le profit mais nous réinvestissons chaque euro gagné dans les ouvrages nouveaux pour leur ouvrir l’accès à leur public. Le succès des uns permet de porter les autres. Il est donc nécessaire de faire grandir notre réseau et de devenir une référence en terme de contenu, fiable et sans ambiguïté pour le faire connaitre.

Notre modèle économique n’est donc pas celui des autres maisons d’éditions, confrontés à des logiques financières différentes et sur un marché qui rend souvent impossible la prise de risque, et l’identité catholique est aujourd’hui malheureusement devenue une prise de risque pour beaucoup, nous n’en sommes pas, notre modèle est différent, nous prenons le contrepied du marché actuel.

3) Pouvez-vous nous parler de votre premier ouvrage Sœur Clare Crockett – Seule avec Christ seul ?

Sœur Clare Crockett a déjà fait l’objet d’un film documentaire très suivi aux USA, en Irlande, en Amérique latine et en Espagne, relayé sur de nombreux sites avec des millions de vues. Ce livre relate la conversion fulgurante de Clare Crockett, jeune Irlandaise à la vie mal orientée, qui se retrouve par quiproquo en pèlerinage en Espagne et finit par se retrouver en procession dans une église pour aller embrasser les pieds de Jésus cloué sur La Croix le vendredi Saint. Bouleversée, elle change de vie et devient Sœur dans la congrégation des Servantes de la maison de la Mère en Espagne. Elle est décédée la 16 avril 2016, à 33 ans. Depuis les témoignages se bousculent, conversion, Foi ardente…

Le livre en anglais et en espagnol rencontre un fort succès. Nous contactons la congrégation pour savoir si nous pouvons le publier en Français, juste avant l’entrée en Carême de cette année 2024. La sœur qui a rédigé le livre nous répond qu’ils sont justement à la recherche d’un éditeur français et que le livre est déjà traduit en Français… Elle accepte que nous portions l’ouvrage devant son public francophone et cela devient alors le premier livre et le lancement des Éditions 3 Cœurs.

4) Vous diffusez également un jeu Bible it. De quoi s’agit-il? 

Le jeu “Bible it” est une aventure familiale. Durant le Covid, un de nos enfants, notre fille, cherche un jeu pour la Patrouille guide dont elle est seconde. Fan du jeu Times’up, avec mon épouse, elle s’en inspirent et créent “Bible it”. De loin le jeu le plus drôle sur la Bible, les parties sont à mourir de rire. Quel que soit le niveau de connaissance, c’est juste hilarant de faire deviner des mots, des expressions, des paraboles de la Bible par différents moyens. Baptisé le Time’sup Catho par la presse, ce jeu rencontre un grand succès. A l’occasion du lancement de 3 Cœurs, nous avons récupéré les droits pour le diffuser nous même.

Une autre collection fait également partie du lancement, la petite collection familiale. Une ré-édition d’une collection du début 20ème, époque où l’on parlait encore de l’enfer, du purgatoire, de la confession… Sous forme de petits livrets à prix réduits, c’est un trésor et d’autres titres arrivent sous peu.

Enfin, gros projet de cette année, nous débutons la réalisation d’une bande dessinée historique sur Notre Dame de Guadalupe, grâce à la rencontre avec David Carron Olivares et son épouse Gabriella, auteur du livre référence « Notre Dame de Guadalupe » afin de faire connaitre ce mystère, les apparitions et la révélation, dans ce format pédagogique extrêmement pertinent.

5) Comment vous aider ?

Si vous pouvez relayer ces informations et diriger vers le site, ce serait une grande aide. Nous rencontrons tellement de familles et de personnes qui ont besoin de trouver des repères et des livres non dilués dans ce magma de spiritualité molle. Nos communautés ont besoins de liants et de réconfort, nous nous y employons humblement, avec l’aide de Dieu et de nos prochains.

La Nouvelle-Calédonie est le terrain de jeu du bloc turc

Selon l’analyse de la revue Conflits :

Mardi 14 mai, l’Assemblée nationale adoptait un texte de loi pour réduire l’exclusion du droit de vote en Nouvelle-Calédonie. Aussitôt, les Kanaks indépendantistes ont déclenché des émeutes qui ont déjà causé la mort de deux gendarmes et l’instauration de l’état d’urgence. Dans la fumée des incendies, on pouvait alors voir des Kanaks vêtus de tee-shirts avec le drapeau de la Nouvelle-Calédonie et de l’Azerbaïdjan. Et la main turque n’est pas loin. Le 24 février dernier, des représentants du peuple autochtone se sont rendus à une conférence internationale sur la décolonisation à Istanbul. Voyage payé semble-t-il par Bakou. En bref, la Nouvelle-Calédonie est le terrain de jeu du bloc turc qui fait payer à la France son soutien pour les « séparatistes » du Karabagh, tout en concrétisant une pensée violemment anti-colonialiste et anti-occidentale.

La revue analyse :

Si l’Azerbaïdjan entretient les indépendantistes kanaks en réponse au soutien français à Erevan, la Turquie les soutient pour des raisons plus idéologiques. Elles ne peuvent se comprendre sans avoir connaissance de l’actuel chef du renseignement turc, Ibrahim Kalin, universitaire et islamiste très proche d’Erdogan. Ses ouvrages lus par de nombreux Turcs et diffusés jusqu’en Chine promeuvent la fin d’un monde occidento-centré, et par là un ordre nouveau.

Son livre le plus important est Moi, l’autre et ailleurs (2016). Son postulat est que s’il y a un « je », il existe aussi « l’autre ». Et l’Occident aurait beaucoup de mal avec « l’autre ». La désignation de l’Orient, comme le lieu « où le soleil se lève », est révélatrice de ce centralisme européen. Mais Kalin reproche surtout à l’Occident chrétien son universalisme exclusif, au sens où l’autre doit lui ressembler. Il aurait donc naturellement accouché de la colonisation. Selon lui, l’islam serait aussi universaliste, mais d’un universalisme inclusif car il respecte les cultures locales.

Lorsque l’Occident est passé du regnum dei au regnum hominis, les progrès techniques se sont multipliés et ont ouvert les portes des océans. L’opposition monde chrétien / monde musulman s’est alors effacée pour devenir l’opposition monde chrétien / monde chinois, africain, arabe, etc. L’Occident s’est alors vu en moteur de l’histoire et s’est auto-chargée d’une mission de civilisation auprès des « primitifs ». C’est ce que porte aux nues Rudyard Kipling (1865-1936) dans Le Fardeau de l’homme blanc. Kalin présente ce poème comme la quintessence de l’occident moderne

Ibrahim Kalin reproche surtout à l’Occident moderne d’avoir rendu les peuples étrangers à leur histoire. Pour lui, « Anglais, Français, Italiens n’occupent pas seulement les terres d’Islam, ils produisent des élites idéologiques et politiques coupées de la tradition classique de l’islam ». Mais, Kalin s’oppose à la « paresse victimaire ». Il appelle ainsi à un retour des traditions et à la refonte d’un ordre mondial qui reposerait sur les différences.

Les idées de Kalin se diffusent en Chine, en Russie, en Inde, partout où les peuples progressent et refusent d’échanger la décrépitude de l’occident contre leurs traditions. Elles ne sont d’ailleurs pas contradictoires avec les idées réalistes des Européens qui, déjà sous Charlemagne ou François Ier, ont su s’entendre très pragmatiquement avec les Arabes et les Ottomans.

La presse se bouscule sur la route du pèlerinage de Chartres

Affluence oblige, la presse est venue en nombre découvrir cette curiosité qu’est la présence de 18000 catholique pèlerinant de Paris à Chartres.

Pour la première fois Le Pèlerin (sic) a publié un article sur les pèlerins…

Libération a publié deux articles au ton très politique (ici et ) en oubliant d’évoquer la présence de Marion Maréchal sur la colonne samedi…

Fidèle au poste, L’Echo Républicain a réalisé son reportage sur la colonne.

Aleteia a monté une petite vidéo sur l’arrivée à Chartres.

Ouest France a publié un article dimanche, sur les deux pèlerinages.

La Croix a publié plusieurs articles dont un reportage sur cette Chrétienté en marche. Paix Liturgique relève la tribune de l’abbé Amar dans La Croix :

Dans un article intitulé Pèlerinage de Chartres : « Peut-on en finir avec les tradis ? », il appuie où ça fait mal : « Nombreux sont ceux, et probablement jusqu’à Rome, qui croient qu’il faut en finir avec les tradis. Vu la moyenne d’âge des assemblées aux messes de saint Pie V mais aussi l’accueil généreux de la vie dans ce milieu, il est difficile de penser que le phénomène tradi va disparaître à court ou moyen terme. Alors qu’il était censé régler une bonne fois pour toutes la « question tradi », le motu proprio du pape François Traditionis custodes n’a pas freiné la tendance qu’on peut observer au moins dans certains pays : la fréquentation des messes traditionnelles est en légère mais sensible augmentation, les séminaires continuent de se remplir (y compris celui d’Écône), les écoles hors contrat se développent. Mais surtout, ce qui change, c’est la manière d’être tradi : s’il a longtemps été un mouvement un peu recroquevillé sur lui-même, le traditionalisme tend à devenir un courant au sein de l’Église de France. Il devient même un lieu d’enracinement spirituel (parmi d’autres) qui participe désormais à la formation d’une bonne partie de la jeunesse catholique, selon des degrés divers. »

Quand le RN défendait la Nouvelle Calédonie par la voix de sa députée, Marion Maréchal, en 2016

Les temps ont bien changé à l’heure où Marine le Pen propose un 4ème référendum et Jordan Bardella le report de la réforme constitutionnelle pour le dégel du corps électoral qui prive 40 000 Français du droit de vote :

Pour Geoffroy Lejeune (JDD), la proposition de Marine le Pen est une énorme erreur politique “à des années lumières de ce qu’attendent les électeurs du RN :

Marion Maréchal a de nouveau exprimé sa fermeté sur ce sujet :

Remise du Prix Saint-Jean-Paul-II pour la Famille, l’Amour et la Vie

L’institut pour la famille en Europe (LIFE) a créé il y a quatre ans le Prix Saint Jean-Paul II pour la Famille, la Vie et l’Amour afin de mettre en lumière des auteurs et artistes qui s’inscrivent dans les pas de saint Jean-Paul II. Il revêt une étonnante actualité puisqu’il est une manière d’être missionnaire à contre-courant de la culture dominante de notre temps.

Il récompense cette année trois livres dans les sections essai-réflexion, témoignage, vie spirituelle, et un film dans la section création artistique.

La remise des prix se tiendra mercredi 22 mai 2024 à 18h à la salle Madeleine Delbrêl (dans la crypte de l’église Saint Dominique), dans le 14ème arrondissement de Paris, en présence de Mgr Dominique Rey. Entrée libre.

Devenir “écoutante” pour aider les mères en difficulté

L’association Choisir la Vie recherche des écoutantes pour son antenne d’écoute SOS Femmes Enceintes qui vient en aide aux femmes enceintes confrontées à la solitude, l’angoisse, la violence, le doute et les pressions de toutes sortes (ivg…).

Il s’agit d’assurer une permanence d’une demi-journée (8h-14h ou 14h-20h) ou d’une journée (8h-20h) par semaine. Une formation est bien sûr assurée.

Si vous vous sentez concernée et prête à vous investir pleinement, adressez votre candidature à [email protected].

Priorité politique

D’un génocide l’autre

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D’un génocide l’autre

Il y a quelques semaines, l’Assemblée Nationale a voté la reconnaissance du génocide des chrétiens Assyro-Chaldéens perpétré par les Turcs entre 1915 et 1918, en même temps que le génocide arménien, déjà reconnu. Le texte approuvé est le même que celui voté par le Sénat en février 2023. Ce génocide a fait quelque 250000 victimes et les massacres ont été accompagnés de destructions d’églises et de monastères sur ce territoire de Cilicie et d’Anatolie orientale conquise par l’empire turco-ottoman.

Parmi les intervenants à la tribune de l’Assemblée, Véronique Besse, députée de Vendée départementale qui n’a pas manqué de défendre cette reconnaissance mais aussi de souhaiter « que la France passe au tamis de la vérité sa propre histoire ». Et elle le rappelle « il n’y a pas de prescription pour les crimes contre l’humanité ».
Véronique Besse pointe naturellement les crimes commis en Vendée Militaire (Vendée, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique et Deux-Sèvres) par les armées républicaines et leurs trop fameuses colonnes infernales entre 1793 et 1795. Et, à la suite d’historiens et de juristes internationaux – Reynald Sécher et Jacques Villemain – elle qualifie ces massacres de génocide. Il est remarquable que ces deux tragédies, l’assyro-chaldéenne et la vendéenne, sont tout à fait comparables.
La reconnaissance du génocide vendéen a déjà fait l’objet de propositions de lois à l’Assemblée et au Sénat sans aboutir. « Les bienfaits de la Révolution française » reste un dogme indéboulonnable qui ne souffre aucune mise en cause !

Seule la France Insoumise n’a pas approuvé la reconnaissance du génocide assyro-chaldéen en s’abstenant de participer au vote. Quelle serait la position des groupes parlementaires si une reconnaissance du génocide vendéen était soumise à leur vote ?
En balayant devant sa porte « la France pourrait redevenir le généreux avocat des causes des plus faibles, des populations martyres, des pays occupés » conclut la députée vendéenne.

Henry Renoul

Vers le texte sur l’euthanasie le plus permissif au monde

Lu sur le compte Twitter de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs:

𝗙𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗽𝘂𝘁𝗲́𝘀 𝗳𝗼𝗻𝘁 𝘀𝗮𝘂𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗲-𝗳𝗼𝘂𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝗶𝗱𝗲 𝗮̀ 𝗺𝗼𝘂𝗿𝗶𝗿 Le «modèle français» de la fin de vie s’annonce encore plus permissif que prévu. En quelques jours, plusieurs «conditions strictes» proposées par le gouvernement pour limiter l’accès à l’aide à mourir ont sauté lors de l’examen du texte en Commission spéciale:

👉 Introduction de l’aide à mourir dans le code de la Santé Publique. 

👉 Suppression du critère de pronostic vital engagé

👉  Remplacement par le critère de “phase avancée ou terminale” de la maladie, encore plus large et flou

👉  Porte ouverte au suicide assisté OU à l’euthanasie, au choix

👉  Inscription de la demande d’euthanasie dans les directives anticipées – au cas où la personne ne serait plus conscient

👉  Assouplissement du délai de réflexion de 48H

👉  Création d’un délit d’entrave à l’aide à mourir

«Notre désarroi et notre inquiétude sont immenses devant ce texte qui devient le plus permissif au monde et nous place dans la droite ligne du Canada, c’est-à-dire avec la possibilité d’un nombre d’euthanasies supérieur à 40.000 par an en France»  @clairefourcade3

En direct : Messe de clôture du pèlerinage de Chartres

Messe célébrée par le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à 15h.

Le pèlerinage de Chrétienté sur BFM

Terres de Mission : Le miracle de l’Eucharistie

En ce jour de la Pentecôte, “Terres de Mission” reçoit l’abbé Guillaume de Menthière, prêtre du diocèse de Paris, pour son livre sur la messe : “Ce pain qui donne vie” (Salvator).

Puis, deux animateurs, Vianney et Rémi, viennent présenter La Traversaine de Marie, une marche à la suite de Notre-Dame à travers toute la Vendée qui aura lieu l’été prochain.

Enfin, Guillaume de Thieulloy présente quelques livres : “Saint Pie X” de René Bazin (Via Romana), “Ah ! si j’étais Pape…” du sociologue Michel Michel à propos de la crise contemporaine du catholicisme (Les Unpertinents), “Joseph Ratzinger et l’histoire de la théologie” de Gabriele Palasciano (L’Harmattan), et “Credo” de Mgr Schneider, magnifique synthèse de la foi catholique, éditée par Contretemps.

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