57% des Africains subsahariens vivant en France bénéficient d’un HLM contre seulement 11% des Français d’origine française
Le préfet Michel Aubouin, ancien inspecteur général de l’administration et directeur de l’accueil et de l’intégration des étrangers, dresse un bilan du logement social. Extrêmement coûteux, à hauteur pour l’État de 34 milliards d’euros par an, celui-ci se révèle profondément inefficace. Seuls 11 % des Français non immigrés en bénéficient.
57 % des étrangers et descendants d’étrangers en provenance d’Afrique sahélienne résident en logement social. Avec un taux de rotation annuel des occupants inférieur à 7 %, le modèle se révèle parfaitement inéquitable. Au point de créer « une rente de situation pour nombre de ses bénéficiaires qui, grâce au droit au maintien dans les lieux, y restent parfois sur plusieurs générations. » Loin de favoriser la « mixité sociale », il aggrave les fractures territoriales jusqu’à devenir un frein à l’intégration. Le « phénomène de concentration » qu’il engendre accentue le caractère communautaire de quartiers entiers, souvent abandonnés à eux-mêmes.
L’urgence est à un moratoire sur le logement social et à la suppression des lois SRU et Dalo.
🏙️ L’immigration et le logement social en France : données exclusives issues de notre étude conjointe avec la @Fondapol.
57% des immigrés originaires d’Afrique sahélienne (Mali, Niger…) vivent dans un logement social et 63% de leurs descendants – soit un taux 6 fois + élevé… pic.twitter.com/72MzLNTMJq
— Observatoire de l’immigration et de la démographie (@ObservatoireID) April 3, 2024
Des évêques dénoncent le débat mortifère sur l’euthanasie
Mgr Bruno Feillet, évêque de Séez, alerte, dans son message de Pâques, contre le danger d’une loi légalisant l’aide active à mourir :
La vie ou la mort ?
Au moment où les chrétiens célèbrent la fête de Pâques comme la victoire de la vie sur la mort, notre société s’évertue à faciliter la mort des enfants à naître et à accélérer celle des malades ou de nos grands aînés en phase terminale.
C’est pour moi un mystère de constater que depuis près de 50 ans, la législation grignote toujours un peu plus le respect de la vie. D’où vient-il que nous n’aimions pas la vie des plus faibles ? Ou, pour le dire autrement, comment se fait-il que nous préférions notre propre vie à celle des plus fragiles ?
Quel contraste de célébrer Pâques entre l’inscription de la liberté d’avorter dans la constitution et la promotion de l’aide active à mourir au nom d’une pseudo fraternité ! Pour les chrétiens, la Pâque fait mémoire de Celui qui a préféré se faire le plus faible jusqu’à mourir lui-même pour que nous ayons la vie par-delà la mort.
Puissions-nous retrouver ce goût de la vie et de l’accompagnement de toute vie. Tenir la main de notre parent jusqu’à son dernier souffle fait autrement du bien que de pousser la seringue pour abréger sa vie.
De même, Mgr Grégoire Cador, évêque de Coutances et Avranches, met en garde ses fidèles contre la légalisation prochaine de l’euthanasie :
Dans notre société vieillissante et de plus en plus désabusée malgré – ou peut-être à cause – du très haut niveau technologique et scientifique que nous avons atteint, voilà que certains nous proposent, face au désespoir de la douleur insoutenable, d’ériger l’aide à mourir en loi de fraternité.
Subtilement se développe dans les cœurs et les intelligences l’idée que certaines vies ne valent plus la peine d’être vécues et deviennent un poids dont il faut se débarrasser au nom d’un réalisme pragmatique. Insidieusement des personnes, effectivement diminuées dans leur capacité par l’âge, les problèmes de santé ou le handicap, se culpabilisent peu à peu d’exister : « A quoi bon vivre, si je ne suis plus qu’un poids pour mon entourage ? » Inéluctablement, ce qui est présenté comme un légitime « droit à mourir dans la dignité », évolue vers un véritable « devoir de partir ». Le plus faible doit laisser la place !
Si elle est valable dans le règne animal, cette loi de la jungle ne l’est pas dans la famille humaine. Tout homme est une histoire sacrée !
Au cœur de ce débat mortifère, il est bon d’entendre le cri des chrétiens qui retentit au cœur de la nuit pascale : « Christ est ressuscité alléluia, sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir, alléluia ! »
Dans l’offrande qu’il fait de sa vie sur la croix, Jésus nous propose une autre manière de « regarder la mort en face » : « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne ! » (Jean 10,18)
Habitée par cette foi profonde, la jeune Thérèse de Lisieux, fille de Normandie, honorée il y a peu par l’Unesco comme personnalité remarquable, a pu s’écrier, alors qu’elle n’avait que 24 ans et qu’elle s’apprêtait à mourir de tuberculose : « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie. »
Puisse le message de la mort vaincue par l’amour aider tous ceux qui œuvrent pour accompagner la vie jusqu’à son achèvement et donner le courage à nos législateurs de s’engager clairement sur le développement des soins palliatifs et du respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son dernier souffle.
Chronique des cinglés
Le groupe écologiste au Sénat a déposé, mardi 2 avril, une proposition de loi pour faciliter le changement de genre à l’état civil en “déjudiciarisant” la procédure. Il vise à pouvoir modifier la mention du sexe sur son état civil par simple demande en mairie, sans passer par le tribunal.
Le texte, porté par la sénatrice des Français de l’étranger Mélanie Vogel et cosigné par 15 collègues, entend “mettre fin aux discriminations subies par les personnes transgenres”.
Actuellement, cette procédure doit passer par la justice et nécessite, pour le demandeur, de démontrer que la mention de son sexe dans les actes d’état civil ne correspond pas à celui sous lequel il se présente et est connu, à travers, par exemple, des témoignages écrits attestant d’une transidentité.
La commission spéciale sur l’euthanasie devrait commencer ses auditions la semaine du 22 avril
Le député Olivier Falorni serait pressenti pour être le rapporteur de la loi sur l’euthanasie qui sera présentée le 10 avril en Conseil des ministres.
Les présidents des trois groupes de la majorité ont commencé à discuter de la distribution des rôles.
- Ancienne ministre déléguée chargée des Professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), qui a beaucoup travaillé le dossier quand elle était au gouvernement, est pressentie pour présider la future commission spéciale de 70 membres, qui examinera le texte en mai.
- Pour le poste de rapporteur général, le MoDem Olivier Falorni tient la corde. Le député de Charente-Maritime, militant de longue date d’une aide active à mourir, auteur de deux propositions de loi pour «une fin de vie libre et choisie », en a discuté avec Sylvain Maillard. Le patron du groupe Renaissance, convaincu par ce choix, a demandé au Rochelais, ancien du PS, de rassurer les députés Renaissance, dont certains ont besoin d’être pris par la main.
- Renaissance récupérerait les rapports thématiques sur les trois parties du texte (soins palliatifs, droits des patients en fin de vie, aide à mourir).
- Côté gouvernement, le ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, portera le projet de loi.
En attendant les débats dans l’hémicycle, à partir du 27 mai, la commission spéciale devrait commencer ses auditions la semaine du 22 avril, en pleines vacances parlementaires.
Renvoi de Mère Marie-Ferréol : le cardinal Ouellet et les Dominicaines du Saint-Esprit condamnés
Communiqué de Me Le Gouvello sur cette triste affaire qui entache l’Eglise en France:
Aujourd’hui, 3 avril 2024, le tribunal judiciaire de Lorient a rendu sa décision dans l’affaire opposant Sr Marie Ferréol (née Sabine Baudin de la Valette) au Cardinal OUELLET, à son ancienne communauté et aux visiteurs apostoliques, Dom Jean Charles NAULT et Mère DESJOBERT. Les juges ont reconnu que des fautes avaient été commises par ces derniers, à l’encontre de Sœur Marie Ferréol renvoyée de sa communauté après 34 ans de vie consacrée.
Pour mémoire, ce renvoi, intervenu le 21 octobre 2020, a été fait sans motif, sans possibilité de se défendre, dans des conditions dures et vexatoires (cf. communiqué du 08 août 2023).
Nous ne pouvons que saluer la qualité de la motivation du tribunal qui a opéré un examen approfondi des demandes, des moyens, des pièces communiquées par les parties : son raisonnement est largement développé et basé sur des éléments objectivement constatés.
Le tribunal a reconnu que chacun des défendeurs avait commis des fautes :
Les fautes de la communauté des Dominicaines ont consisté entre autres dans :
- Le non-respect de la procédure de renvoi de l’association (aucun avertissement préalable, aucune possibilité de connaître la décision envisagée, aucune information sur des faits précis
et datés lui étant reprochés, absence de toute possibilité de se défendre…) ; absence de motif du renvoi (pas de communication faite sur ses fautes, pas de faits précis reprochés, pas
d’avertissement préalable, absence de conseil à ses côtés…) ; - Le non-respect du devoir de secours : renvoi à la vie laïque, sans préparation matérielle, pas de proposition financière émise à l’égard de la sœur pour lui permettre « de bénéficier dans l’esprit d’équité et de charité énoncé par le droit canonique, de conditions de vie civile décentes, après 34 ans de vie religieuse et de services auprès de sa communauté ».
Pour les visiteurs apostoliques, le tribunal a considéré notamment que :
« M Nault a compromis l’exercice des droits fondamentaux de la défense, car quel que soit son statut, toute personne a le droit de connaître la nature précise des faits qui lui sont reprochés avant de se voir notifier une sanction. Devant les réclamations de Mme Baudin de la Valette sur ce point, les visiteurs lui ont répondu par courriers qu’il n’était pas nécessaire que les faits reprochés lui soient précisément notifiés car elle les connaissait, ce qui relève d’une conception personnelle mais erronée du droit fondamental de la défense. Les visiteurs n’avaient pas été habilités à ignorer les règles du droit canonique et les principes généraux du droit parmi lesquels figurent le respect des droits de la défense et le principe du contradictoire ».
Quant au Cardinal OUELLET, il a été reconnu à son égard la commission d’un abus de droit et d’une absence d’impartialité : selon le tribunal, « en droit canonique comme en droit civil, qui se prétend délégué doit prouver sa délégation ». Or, aucun mandat spécial du pape n’est produit et il ne relevait pas de la compétence du Cardinal OUELLET (responsable des évêques) d’agir à l’égard d’une communauté religieuse. Le tribunal constate en outre qu’aucun des actes concernant Sr Marie Ferréol n’est signé par le pape mais est au contraire signé du Cardinal OUELLET et de son secrétaire. En outre,
« le tribunal s’étonne aussi que le cardinal OUELLET, à supposer qu’il ait reçu un mandat spécial du pape pour prendre les trois décrets mentionnés ci-dessus, ne se soit pas récusé, en sa qualité d’’ami proche d’une des sœurs de l’institut des Dominicaines du Saint Esprit, Sœur Marie de l’Assomption [Emilie d’Arvieux], dont les positions étaient notoirement opposées à celles de Mme Baudin de la Valette. »
Le tribunal relève par ailleurs
« qu’il ne trouve pas dans ces attestations [attestations produites par les Dominicaines et les visiteurs apostoliques] la confirmation que les motifs très généraux figurant dans les décrets d’exclaustration, puis de renvoi de Mme Baudin de la Valette, rédigés par le cardinal OUELLET, étaient réellement fondés sur des faits graves et précis, au demeurant non énoncés, justifiant
la lourdeur des sanctions prononcées, au surplus sans respect du droit canonique et des droits fondamentaux de la personne ».
Le préjudice subi par la sœur a bien été reconnu comme étant matériel et moral, avec une atteinte à son honneur et à sa vie privée,
« ayant subi un renvoi infamant et vexatoire, sans avoir commis le moindre délit, sur la base de motifs non établis et ayant été renvoyée à la vie laïque sans ménagement ».
Les fautes et le préjudice étant constatées, le tribunal a condamné :
- l’association des DSE à payer à la sœur 33 622 € au titre du devoir de secours ;
- in solidum l’association des DSE, les visiteurs, le Cardinal OUELLET à payer à la sœur 182 400 € au titre de son préjudice matériel et 10 000 € au titre de son préjudice moral, outre 10 000 € au titre des frais irrépétibles.
Sur ces montants, le Cardinal OUELLET devra en assumer une plus large part (60% et 55%)
Pour Sr Marie Ferréol, cette décision apporte un grand soulagement : la justice a pu constater avec objectivité qu’une injustice avait été commise, un abus de pouvoir avéré. Ce jugement constitue une étape très importante en vue de sa réhabilitation. La reconnaissance de l’injustice, des irrégularités et fautes commises à son encontre, permettra d’avancer vers une
réhabilitation morale et un retour à un statut de consacrée au sein de l’Eglise.
Il est évidemment triste d’en être arrivé là, cependant cette voie était indispensable au regard de la gravité des faits. L’Eglise souligne la légitimité à agir pour faire valoir ses droits1 et le code de droit canonique le prévoit, sans qu’il soit malheureusement toujours respecté.
Ce jugement est un pas important pour la vérité et, espérons-le, pour l’Eglise elle-même, afin que, dans la gestion des abus, soient aussi pris en compte les abus de pouvoir.
[Addendum]
Dans un communiqué, les Dominicaines annoncent faire appel :
[…] Ce jugement rendu dans le cadre d’une procédure plaidée à juge unique et non en formation collégiale, est critiquable à plusieurs titres et nous avons donné instruction à nos avocats d’en interjeter immédiatement appel devant la Cour d’appel de Rennes.
Cette procédure d’appel va permettre de mettre en lumière les nombreuses erreurs de fait et de droit commises par le premier juge dans un contexte très médiatisé par Sabine de la Valette.
La Cour d’appel pourra examiner ce dossier dans une plus grande sérénité.
L’avortement liberté constitutionnelle : décadence morbide et politique anti-sociale
Communiqué de SOS Tout-Petits :
La France a fait un pas de plus vers la décadence en inscrivant dans la Constitution « la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
C’est le droit discrétionnaire de mettre à mort dans le délai légal le petit être humain qu’elle a vocation de protéger et de chérir.
Quant à cet autre droit qu’elle pourrait avoir de mener sa grossesse à terme sans subir de pression morbide ou de contrainte matérielle, en bénéficiant d’une importante prime de naissance modulée selon sa situation, il faudra attendre un pouvoir qui mette la politique sociale avant les lubies idéologiques.
C’est le 4 avril 2020, il y a quatre ans, que notre Président d’honneur et fondateur, le Docteur Dor, a quitté ce monde. Prions pour lui, et avec lui pour la protection de la Vie humaine, celle des mères contre les perversions violemment anti-sociales et celle des petits êtres humains en gestation contre le mépris et la mise à mort légalisée.
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
Soyons nombreux pour protester et prier en réparation !
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Une famille veut implanter un calvaire afin de “bousculer les catholiques endormis” [ADD.]
C’est un magnifique projet de création d’un calvaire sur le terrain privé d’une famille de catholiques qui veut poser un acte de foi. Cela se passe en Haute-Loire dans le petit village de saint-Vincent à 20 kilomètres au nord du Puy-en-Velay. Mgr Baumgarten, évêque des lieux, soutient le projet et une cagnotte a été mise en place.
Mathieu Bourdilleau avec sa femme et ses cinq enfants s’est lancé comme défi de financer un calvaire à Saint-Vincent. Il explique sa démarche liée à sa foi catholique. Cette famille vit à Saint-Vincent, à proximité du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le GR 765 qui relie Lyon au Puy-en-Velay. Après plusieurs mois de réflexions, il a décidé avec mon épouse de poser un acte de foi visible et durable afin de fédérer les catholiques autour d’un projet concret, ainsi que les amoureux du patrimoine : l’implantation d’un grand calvaire, c’est-à-dire une croix avec le Christ.
“La mise en place de ce calvaire de 5 mètres est tout d’abord un acte de foi et de dévotion, rendu visible aux yeux de tous. Nous voyons également l’installation de ce calvaire comme le point de départ d’une dynamique d’évangélisation sur le territoire de l’Emblavez. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’évêque du Puy d’évangéliser les milieux ruraux.”
Il ajoute : “Nous avons bon espoir qu’un projet de cette envergure suscite des questionnements, de la joie, de l’espoir, mais surtout des conversions.” (…)
La législation ne permettant pas l’installation d’un calvaire sur le domaine public, cette famille propose de l’implanter sur sa propriété. “Par le biais de nos 5 enfants, nous sommes engagés dans de nombreuses organisations catholiques locales pour jeunes : patronage, scout, maitrise de la cathédrale du Puy. Nous souhaitons que ce calvaire devienne un point de ralliement pour toutes ces organisations en mettant à disposition notre terrain (7000 m2) pour certains évènements mais également un lieu de prière pour les pèlerins de passage sur le chemin de Saint-Jacques.”
Bien entendu, comme toujours et comme partout, quelques grincheux anticléricaux ne voient pas cela d’un bon œil :
Une vingtaine de personnes se sont réunies le jeudi 28 mars à l’assemblée du village de Saint-Vincent pour débattre d’un projet « missionnaire d’évangélisation du milieu rural » et d’installation concomitante d’un calvaire de 5 mètres de haut à “Larcenac” (…)
Des riverains craignent pour les règles de bon voisinage et du “vivre ensemble”. “Outre une intrusion du fait religieux dans le domaine public sans respect des croyances et convictions de chacun, il est probable que ce projet ait des conséquences importantes en termes de flux de personnes et de véhicules et de besoins en aménagements.” Des nuisances sonores et visuelles sont également à craindre selon les habitants qui rappellent aussi que “il existe déjà une belle église au centre du village de Saint-Vincent dominée à quelques dizaines de mètres par un calvaire, laquelle a vocation à accueillir les chrétiens qui le souhaitent.”
Ainsi, tout en réaffirmant le droit de chacun de croire ou de ne pas croire dans la sphère privée sans tenter d’imposer ses convictions aux autres, un groupe d’habitants a lancé une pétition qui a pour but “de marquer la résistance à tout prosélytisme qui dépasserait les limites du domaine privé et qui mettrait à mal la quiétude du village”.
Ce sont toujours les mêmes arguments. Ces anticléricaux se plaignent de la désertification du milieu rural mais s’oppose à tout projet dès lors qu’il est à l’initiative de catholiques et lié à l’évangélisation, alors même qu’il s’agit d’un terrain privé. Mgr Baumgarten s’est engagé à venir célébrer une messe à l’église de Saint-Vincent et à bénir la croix. Il envisage aussi une procession avec la croix portée à dos d’hommes à travers le village, de l’église de Saint-Vincent au lieu d’implantation (1,6 km).
Raison de plus pour soutenir financièrement le projet en participant à la cagnotte.
Addendum : Pour répondre à un commentaire, l’association SOS Calvaires est impliquée dans ce projet comme le précise ce nouvel article :
Dans son projet, la famille Bourdilleau peut cependant compter sur l’association SOS Calvaires, à laquelle elle adhère et qui a pour but de « regrouper tous ceux qui s’intéressent à la sauvegarde des calvaires, oratoires et chapelles qui composent le patrimoine, pour les restaurer et les entretenir » (…) Localement, l’organisation est représentée par Étienne Boussit, chef de l’antenne pour la Haute-Loire et l’Ardèche. Le jeune homme de 20 ans, catholique affirmé et étudiant en géographie, est né au Puy-en-Velay ; il vit en Ardèche depuis quelques années.
Concernant l’initiative de Saint-Vincent, il confirme avoir vu avec les propriétaires « pour les démarches, pour poser le socle et faire venir la croix, qui a été commandée à l’association dont le dépôt est situé à Angers ». En effet, SOS Calvaires commercialise des croix, comme on peut le voir sur sa boutique en ligne, dont la base est dans le Maine-et-Loire.
Avec une poignée de bénévoles implantée sur le bassin du Puy-en-Velay – une petite douzaine l’an dernier -, un inventaire des croix et autres calvaires du département a été lancé : une cinquantaine était déjà recensée en octobre 2023
L’avortement prend-il vraiment sa source dans notre système politique ?
Dans un article paru sur le site de L’Homme nouveau, Stephen Vallet propose aux lecteurs de remonter à la source de l’avortement. Disons d’emblée que cet article est décevant. D’une part il s’avère stérile, d’autre part il se trompe de source.
Stérile, car l’auteur ne propose rien sinon de remettre en cause la démocratie moderne, sans proposer concrètement comment (mais est-ce ainsi que l’on relancera une culture de vie ?):
Dès lors que la souveraineté appartient au peuple, toute idée de loi supérieure, naturelle, morale et religieuse, est renvoyée au libre choix de celui-ci. Comme souverain, c’est à lui de proclamer ce qui vrai ou faux, juste ou injuste, bien ou mal. Le « relativisme éthique », dénoncé par les derniers papes, est au fondement même de la démocratie moderne. À défaut de bien le saisir, on s’épuise à remettre en cause les effets d’un système politique dont les fondements même sont intrinsèquement pervers.
La décision de faire entrer le droit à l’avortement dans la Constitution répond bien sûr à une manœuvre politicienne. Celle-ci se lave dans le sang des innocents de son refus de reconnaître une autorité supérieure à celle des hommes. Mais cette décision est aussi un effet logique du système politique dans lequel elle voit le jour tout comme la destruction des Juifs était un effet logique du système politique nazi ou l’éradication par l’utilisation de la force productive des opposants un effet logique du système soviétique.
On ne peut et on ne pourra pas s’opposer sérieusement à l’avortement sans remettre en cause le système politique qui l’a légalisé et sanctuarisé dans la Constitution. Cette affirmation implique de notre part une véritable conversion intellectuelle qui nécessite de sortir du conformisme social et moral et d’œuvrer en remontant aux causes. En sommes-nous capables ?
Comme l’écrivait Volkoff, moi aussi je suis moyennement démocrate… Mais en attendant les effets de la contre-révolution, je ne vois pas bien en quoi consiste cette remise en cause du système politique hérité de l’idéologie des Lumières. Faut-il arrêter de voter, pas un candidat à la présidentielle ne voulant remettre en cause l’avortement (pour les législatives, on peut encore en trouver) ? Faut-il cesser de payer nos impôts qui financent le crime de l’enfant à naître ? Comment doit-on sortir de ce conformisme social et moral ? Evidemment, il serait opportun de prêcher le règne du Christ-Roi sur les individus, les familles et les sociétés, dans la ligne de l’encyclique Quas Primas du pape Pie XI. Mais l’article reste sec.
Par ailleurs, en accusant la démocratie moderne et la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, qui affirme notamment en son article 6 que « La Loi est l’expression de la volonté générale. », l’auteur s’attaque sans doute à une cause du relativisme et de la culture de mort, mais certainement pas à la source de l’avortement. L’avortement n’est pas un débat politique, c’est d’abord une bataille spirituelle et c’est pourquoi le développement des veillées pour la vie à naître, lancées par Benoît XVI est si crucial. Car “cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne” (Matthieu 17:21 et Marc 9:29).
L’avortement, c’est le retour des sacrifices humains, destinés à rendre un culte au diable. Ces sacrifices existaient partout dans l’Antiquité et ont été supprimés suite à l’essor de l’Eglise. Ce n’est pas pour rien que le meurtre des enfants à naître réapparaît aujourd’hui… Toutes les civilisations de la planète s’y sont livrées, pas seulement les Mayas et les Aztèques. Les archives archéologiques nous apprennent que le sacrifice humain, le sacrifice d’enfants, le meurtre d’enfants, est une constante de la civilisation humaine. Comment cela est-il possible ? Comment toutes ces civilisations situées à différents points cardinaux – dont nous savons qu’elles n’ont eu aucun contact les unes avec les autres – peuvent-elles arriver à la même conclusion, à savoir qu’en échange du meurtre de leurs propres enfants, elles seraient heureuses ou en sécurité ? En 2015, un ancien sataniste témoignait avoir pratiqué des avortements rituels. Il raconte cela dans un livre intitulé L’avortement est un sacrifice satanique.
À l’époque où la Vierge apparut à saint Juan Diego à Guadalupe, en 1531, les indigènes du Mexique restaient attachés à leur culte païen, à l’adoration des démons, avec notamment des sacrifices humains. Peu après les apparitions de la Sainte Vierge, près de 8 millions d’Indiens demandèrent le baptême. Ce fut Elle qui mit définitivement fin aux sacrifices humains. Notre-Dame de Guadalupe, sur l’image miraculeuse qu’elle nous a laissée, porte une ceinture noire qui indiquait la grossesse chez les Aztèques. La seule image miraculeuse où la Vierge montre aussi sa maternité divine ! C’est pour ce signe de la maternité divine et la fin des sacrifices humains que le mouvement pro-vie a pris pour protectrice la Très Sainte Vierge, sous le vocable de Notre-Dame de Guadalupe.
L’irréligion par omissions
Après quarante-trois ans de sacerdoce, l’abbé Jean-Paul André (FSSPX) propose un vademecum à l’usage de ceux qui croient au Ciel, ou n’y croient pas, ou plus. Son propos éclaire les cœurs en quête de sens et de vérité avec pour conclusion une double méditation des figures tutélaires de notre pays : sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de Lisieux, combattantes de l’Espérance. Extrait :
L’apostasie silencieuse frappe aujourd’hui le monde catholique. Elle est due en partie au silence de ceux qui, par mission, devraient parler ou écrire. Ne plus employer les termes ou les expressions de Christ-Roi, de transsubstantiation, de sacrifice expiatoire, de grâce sanctifiante, de vertu infuse, de médiation, de pénitence, etc. conduit à l’oubli de leur signification et à l’ignorance des réalités qu’ils désignent.
Si de la bouche de beaucoup de prêtres et de prélats sortent surtout les expressions de justice sociale, de parité, de paix entre les peuples, de bien vivre ensemble, de droit à l’immigration, de respect de la planète terre, d’écologie, etc. et qu’en plus, tel ou tel évêque interdit le port de la soutane dans son diocèse – car cet habit ecclésiastique est trop distinctif, trop différenciateur -, les catholiques sont portés à disparaître dans la masse et sont conduits dans la voie de la recherche des biens temporels à l’égal des incroyants, non plus dans celle du salut éternel.
Meditatio lance une série de méditations autour du sommeil
En 2023, près de la moitié des Français souffre d’un trouble du sommeil (source : enquête INSV/MGEN 2023)…
Fort de ce constat et soucieuse d’accompagner ses utilisateurs dans leur quotidien, l’application Meditatio lance une série de méditations autour du sommeil. Que ce soit pour simplement confier sa nuit à Dieu ou pour veiller pendant une insomnie, chacun y trouvera ce dont il a besoin.
Avec ces méditations, Meditatio ne promet pas à ses utilisateurs d’enrayer tous les problèmes de sommeil de leur vie mais leur propose de confier leur repos à Dieu et de veiller avec Lui tout au long de leurs nuits, qu’elles soient paisibles ou agitées. Et ces méditations autour du sommeil reçoivent déjà un accueil très favorable de la part des utilisateurs puisqu’elles se classent actuellement parmi les trois thématiques les plus écoutées sur l’application (après la Méditation du Jour et l’Evangile du Jour).
Avec plus de 290 000 téléchargements, Meditatio est la première application francophone de méditation chrétienne et a pour ambition de permettre à chacun de redécouvrir les pratiques
chrétiennes de méditation et de contemplation. S’endormir paisiblement, découvrir la méditation ignatienne, écouter les signes de Dieu, pratiquer la lectio divina, trouver la paix, découvrir la prière de présence… Grâce à ces parcours riches et variés, chaque utilisateur peut prendre le temps de se recueillir et de méditer quotidiennement sur la thématique choisie. Disponible sur iOS et Android, l’application est téléchargeable sur iPhone et sur Android.
30ème anniversaire du rappel à Dieu du professeur Jérôme Lejeune
Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation du professeur Jérôme Lejeune, est interrogée dans L’Appel de Chartres. Extrait :
Jérôme Lejeune a été déclaré Vénérable le 21 janvier 2021. L’Eglise reconnaît ainsi l’héroïcité de ses vertus, théologales et cardinales. Ce grand savant français, réputé dans le monde entier, qui alliait la rigueur scientifique à l’amour inconditionnel du médecin pour ses patients est, sans aucun doute, un grand modèle de laïc scientifique catholique du XXe siècle. En déclarant
vénérable cet infatigable défenseur des enfants à naître, ami de Saint Jean-Paul II, l’Eglise offre aux Serviteurs de la vie du monde entier un formidable signe d’espérance ! C’est une très grande étape. Il faut maintenant un miracle pour sa béatification.
Jérôme Lejeune a laissé un héritage multiple : découverte scientifique, réflexion éthique sur la vie, pensée catholique. Pouvez-vous commenter son regard sur ces thématiques ?
L’œuvre de ce grand généticien, qui a découvert la trisomie 21 et d’autres maladies chromosomiques, fut une œuvre de miséricorde. Œuvre de miséricorde au sens propre du terme, c’est-à-dire ce sentiment par lequel la misère d’autrui touche notre cœur et qui se manifeste par des actes corporels (nourrir, abreuver, visiter les malades…) et spirituels (annoncer la vérité). […]
En nous fondant sur la réflexion de Jérôme Lejeune, quel regard pouvons-nous porter sur la société d’aujourd’hui, à l’heure où la fragilité de la vie naissante comme finissante est menacée ?
Il y a 40 ans, Jérôme Lejeune écrivait avec une clairvoyance extraordinaire : “les initiales IVG ont une signification terrible : l’Interruption d’une Vie Gênante. Et l’âge n’y fait rien. Les vieillards sont aussi menacés que les plus jeunes.” A l’heure où dans la même semaine la France inscrit le droit à l’avortement dans la Constitution et prépare l’euthanasie, ce raccourci de Jérôme Lejeune est saisissant. Mais face à cette déferlante qu’il prévoyait, il invite à dire et redire la vérité :
“Le droit à la vie n’est pas donné par les gouvernements. Les gouvernements n’ont donc pas le pouvoir de retirer ce droit à qui que ce soit. […] Pour que la civilisation continue d’exister, la politique doit nécessairement se conformer à la morale : à la morale qui transcende toutes les idéologies parce qu’elle est inscrite au plus profond de notre être par le décret impénétrable qui régit à la fois les lois de l’univers et la nature des êtres humains. […] Un pays qui tue ses enfants tue son âme. Et quand il aura tué son âme, ce pays mourra “.
Et il invite à l’engagement :
« Dans une société pluraliste, c’est le devoir – je ne parle pas de droit, je parle de devoir – c’est le devoir de chaque citoyen d’essayer de faire entrer dans les lois de son pays, autant qu’il le puisse et légalement, la morale qui lui semble supérieure, car s’il ne le fait pas il trahit son devoir démocratique […] On dit que l’avortement est entré dans les mœurs et qu’on n’y peut plus rien. Mais les mœurs changent aussi. Cela nous en sommes sûrs parce qu’en 1974 il était encore interdit en France de tuer les très jeunes français. Alors le changement peut se produire dans l’autre sens et même sans jouer au prophète on peut être certain qu’il se produira. La santé par la mort est un triomphe dérisoire. C’est la vie qui seule peut gagner. »
« La tâche est immense, mais l’espérance aussi. »
L’enseignement libre : un défi pour l’enseignement catholique ?
En 2023, près de 100 000 élèves étaient scolarisés dans plus de 2 500 établissements privés hors contrat selon l’annuaire des écoles libres. L’éducation nationale recensait 1 900 établissements hors contrat à la rentrée 2022. Il y a dix ans, l’école libre ne comptait que quelques dizaines de milliers d’élèves.
Pour l’historien Charles Mercier, cet essor a principalement deux causes :
- d’une part, l’attachement à des pédagogies alternatives, alors que l’enseignement public et le privé sous contrat partagent une même culture pédagogique ;
- d’autre part, une volonté d’affirmer une identité religieuse plus centrale et authentique, alors que l’enseignement sous contrat, victime en quelque sorte de son succès auprès de familles de tous horizons, se banalise et se rapproche du public.
Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l’école, constate dans La Croix une croissance naturelle du hors contrat catholique :
« Une fois le primaire créé et dans la mesure où il grossit, la suite est mise en place ; ainsi, la moitié des nouveaux établissements sont des collèges. »
« Sans compter les quelques communautés religieuses traditionalistes déjà là il y a trente ans, la première motivation pour fonder ces écoles est religieuse, en réaction à l’affadissement de la dimension chrétienne de l’enseignement catholique : vouloir commencer la journée par la prière, inscrire l’instruction religieuse dans l’emploi du temps, etc. ».
Cette croissance du hors contrat n’est pas toujours bien vue par l’enseignement catholique. Mais son essor pourrait avoir pour impact de pousser certains établissements de l’enseignement sous contrat à mettre davantage en avant leur « caractère propre » inscrit dans le contrat d’association.
Abolition de la GPA : le pape va rencontrer Olivia Maurel
Olivia Maurel, née d’une mère porteuse, a envoyé une lettre au Pape pour lui raconter son histoire. Suite à cette lettre, le Pape l’a invitée ainsi qu’une délégation de la Déclaration de Casablanca pour l’abolition universelle de la maternité de substitution.
Le Pape rencontrera Olivia Maurel et la délégation de la Déclaration de Casablanca au Vatican le 4 avril avant la Conférence internationale de la Déclaration de Casablanca pour l’abolition de la maternité de substitution qui aura lieu à Rome les 5 et 6 avril.
Avec Olivia Maurel et son mari, Bernard Garcia Larrain – coordinateur de la Déclaration de Casablanca – Sofia Maruri – avocate et professeur à l’Université de Montevideo, experte de la Déclaration de Casablanca – et Adriano Borgnignon – Foro delle Famiglie – seront présents à la rencontre avec le Pape.
En janvier, le pape a appelé à une interdiction universelle de la pratique “méprisable” de la maternité de substitution, qui “représente une grave violation de la dignité de la femme et de l’enfant”, et a exhorté la communauté internationale à interdire cette pratique de manière universelle.
Olivia Maurel, mère de trois enfants, a découvert qu’elle était née par le biais d’une mère porteuse et depuis, elle se bat pour protéger les enfants et leurs mères de ce commerce. La Déclaration de Casablanca propose aux États de s’engager dans une Convention internationale pour promouvoir un contexte mondial de refus de la maternité de substitution, susceptible d’entraîner de nombreux pays dans ce sillage vertueux.
La Conférence internationale de Rome se veut une étape décisive pour soutenir et encourager les initiatives nationales et internationales, en vue de l’adoption d’un traité international. Des spécialistes des 5 continents apporteront leur expertise avec un double objectif :
- Informer les décideurs publics sur les effets néfastes de la maternité de substitution
- Fournir une boîte à outils juridiques aux Etats désireux de défendre leurs populations face à ce marché.
Je suis Olivia, je suis née de la gestation pour autrui et pourtant je suis contre la gestation pour autrui.
Je suis un paradoxe vivant et j’en suis consciente: je suis contre ce qui m’a mis au monde et à juste titre.
Je suis ici aujourd’hui pour donner une autre version de… pic.twitter.com/5FybDjAjYx
— Olivia Maurel (@maurel_olivia) March 30, 2024
Confondue avec une autre patiente, elle subit un avortement
Le 25 mars, une femme se rendant à l’hôpital à Prague, pour un examen de routine, a subi un avortement par erreur. D’origine asiatique, la patiente aurait été confondue avec une autre patiente d’origine similaire, qui devait subir un curetage, une intervention pratiquée pour vider le contenu de l’utérus après une fausse couche ou un accouchement. La femme enceinte de quatre mois et en parfaite santé a donc subi cette opération malgré elle, avant de faire une fausse couche.
Comme pour la peine de mort, le risque d’erreur médicale de ce genre nécessite d’interdire l’avortement…
Le porte-parole de l’hôpital a déclaré :
« Nous avons exprimé nos profonds regrets et nos excuses à la patiente et à toute sa famille pour cet événement malheureux et lui avons assuré que nous ferons tout pour atténuer les dégâts autant que possible et la dédommager ».
Comment comptent-ils la dédommager ?
Selon l’avocate de la victime, le personnel aurait dû se rendre compte que la patiente a signé un consentement qu’elle ne comprenait pas. Sic.
En République tchèque, l’avortement est autorisé jusqu’à la 12e semaine de grossesse, quel que soit le motif.
Une érotisation de la pensée et de l’expérience religieuses
Extraits d’un long article de Catherine Enisa sur Riposte catholique à propos à de l’ouvrage de Fabrice Hadjadj La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair :
[…] Refont aujourd’hui surface des livres scandaleux, remplis de descriptions pornographiques de réalités à valeur prétendument « mystiques », sous la plume du Cardinal Fernández.
Mais déjà l’ouvrage célèbre d’Yves Semen, La sexualité selon Jean-Paul II (Presses de la Renaissance, 2004, réédition Plon 2020), s’appuyant sur une « théologie du corps », de bonne volonté mais peut-être imprudente, développée par Jean-Paul II dans ses catéchèses du mercredi entre 1979 et 1984, surévaluait, certes de manière moins grossière mais dangereusement, la signification de l’union charnelle, au moyen d’une « métaphysique du don».
En fait, bien plus audacieuses, et d’une crudité un peu comparable à celle du cardinal Fernández, sont les thèses contenues dans un ouvrage, publié après celui d’Y. Semen, qui continue à avoir du succès, malgré un contenu offensant pour l’honnêteté, désinvolte pour la philosophie et contrariant pour la théologie orthodoxe. Il s’agit du livre de Fabrice Hadjadj, auteur très influent dans le monde catholique conservateur, La Profondeur des Sexes. Pour une mystique de la chair (Seuil, 2008, réédition Points 2014). Comme on pourra le constater, ce livre n’est pas sans une ressemblance saisissante avec ceux du Préfet du Dicastère de la Doctrine de la Foi qui actuellement font scandale. C’est pourquoi il est aujourd’hui important d’examiner avec un regard critique ce livre, qui est une sorte d’ouvrage de référence. […]
Hadjadj n’est pas le premier à prôner cette sorte d’hédonisme pseudo-mystique. Ce qui étonne, c’est qu’il ait eu un succès retentissant, précisément parmi les catholiques conservateurs et traditionalistes. Non seulement il n’y a eu ni le moindre tollé ni la moindre réserve, mais au contraire, cet auteur est vanté comme une grande figure de la philosophie et de la littérature catholiques depuis deux décennies. Il est temps que l’étiquette « catholicisme de bon aloi» soit retirée et remplacée par celle « d’hédonisme pseudo-mystique déguisé en catholicisme ».
2 avril 2005 : anniversaire de la mort du pape Saint Jean-Paul II
Voici une archive du 2 avril 2005, du stade Lech Poznań en Pologne, où les supporters ont demandé et obtenu une pause dans le match de football qui se jouait en raison de l’annonce de la mort du pape Jean-Paul II.
Le public s’est mis à chanter l’hymne national tandis que les joueurs visiblement émus priaient (vidéo plus longue ici) :
POLAND, 2 APRIL 2005
A football match involving Lech Poznan was abandoned after ultras demanded the referee stop play out of respect for Pope John Paul II on news of his death
Fans sang the National Anthem as players prayed and wept on the pitch pic.twitter.com/DHIzVV2ZHt
— Catholic Arena (@CatholicArena) April 2, 2024
MeToo des armées : une offensive pour déconstruire la seule institution qui tienne encore debout en France?
Un fait divers, sur lequel la Justice s’est pourtant prononcé, est exploité actuellement dans les médias pour discréditer et salir les armées françaises. Relayée et amplifiée par une députée macroniste de la première heure, Laetitia Saint-Paul, elle-même saint-cyrienne quelques années avant de rejoindre l’assemblée nationale en 2017, cette affaire hors norme est utilisée par Libération pour s’attaquer une fois de plus au conservatisme des armées :
Mais il existe un sexisme ordinaire qui les touche toutes, dans les représentations comme dans les pratiques (…) le sujet n’est pas assez pris au sérieux dans les armées (…)
La sociologue Camille Boutron déclare avec une mauvaise foi évidente :
“Il existe une masculinité hégémonique dans l’armée, autour d’un idéal guerrier d’autant plus marqué que l’armée française se veut opérationnelle : elle est là pour la défense, mais se pense aussi projetée sur des théâtres d’intervention à l’étranger. Face à cet idéal, on entend encore dire que mettre des femmes au combat serait l’assurance d’un chaos total. Le problème est donc structurel (…)
Au plus haut niveau de la hiérarchie, on trouve évidemment des militaires conservateurs, tradis, cathos, qui se réclament d’une tradition où la femme ne travaille pas et est mère d’une famille nombreuse. Ils ne veulent pas la voir en treillis, couteau entre les dents. Ce n’est pas la majorité du personnel, mais c’est un groupe assez puissant pour peser sur l’ensemble de la culture militaire”.
En raison de la sensibilité idéologique du sujet, il est très difficile pour les chefs d’état-major de leur envoyer à la figure certains arguments pourtant évidents.
Contrairement à ce que déclare cette sociologue, visiblement pas très au fait de la vraie vie opérationnelle, certaines fonctions ne sont pas accessibles aux femmes ou plus difficilement en raisons des différences physiques naturelles entre les hommes et les femmes. Ainsi, on trouve moins de femmes dans les fonctions combattantes comme les forces spéciales ou l’infanterie ou dans certaines spécialités très physiques comme les parachutistes ou les chasseurs alpins.
Si cette psychologue était honnête, elle se battrait pour une vraie égalité entre les hommes et les femmes au sein des armées et demanderait d’abolir des barèmes de sport différenciés, notamment pour le contrôle annuel de la condition physique du militaire (voir ici ).
Ainsi, quand la députée, ex-capitaine, Laetitia Saint-Paul a intégré la prestigieuse école des officiers de Saint-Cyr, elle a bénéficié de barèmes différenciés. A niveau universitaire équivalent (mêmes notes à l’écrit), les femmes bénéficient de barèmes très avantageux pour intégrer cette école. Pour obtenir un 20 sur 20, un garçon doit effectuer 17 tractions et 50 abdo, contre seulement 12 et 45 pour une filles ; un garçon doit nager 50 mètres en 29”6 et une fille aura le droit à 36”2. Par conséquent, certains garçons plus forts physiquement échouent aux concours des grandes écoles d’officiers pour laisser intégrer des femmes. Et pourtant, l’institution militaire est censée leur confier en sortie d’école les mêmes postes avec les mêmes exigences physiques.
Si les femmes veulent avoir accès aux mêmes métiers militaires que les hommes, ne doivent-elles pas avoir les mêmes capacités ? C’est peut-être une des raisons pour lesquelles 90% des personnes travaillant dans le BTP et 80% des ouvriers sont des hommes…ce qui ne semble pas déranger nos féministes. Mais quand il s’agit de détruire l’armée française, il y a du monde pour bavarder et cracher dans les médias.
Normalisation du RN sur l’OTAN et le marché européen de l’électricité
Les médias se sont délectées des dissensions, d’ordre stratégique, qui existent au sein de Reconquête. Pendant ce temps-là, par la voix de son président Jordan Bardella, le RN vient d’annoncer deux nouveaux renoncements programmatiques :
– Le RN ne souhaite plus sortir du commandement intégré de l’OTAN (à ne pas confondre avec l’appartenance à l’OTAN). Le RN s’aligne donc sur la décision de Nicolas Sarkozy en 2009, que François Hollande et Emmanuel Macron n’ont jamais dénoncée. Pourtant la France du général de Gaulle, de Georges Pompidou, de Valéry Giscard d’Estaing, de François Mitterrand et de Jacques Chirac pouvait se prévaloir d’une indépendance plus marquée vis-à-vis des Etats-Unis en ne faisant pas partie du commandement intégré de l’OTAN (1958-2009).
Faut-il sortir du commandement intégré de l’Otan ? « Si la guerre est toujours en cours, non », a ainsi répondu Jordan Bardella lors d’un entretien organisé à Paris par le média Politico et le think tank Europa Nova. « On ne change pas les traités en période de guerre », a insisté la tête de liste RN aux élections européennes (…)
Qu’en pense Marine Le Pen ? Le RN plaide depuis longtemps pour sortir du commandement de l’Alliance, comme l’avait fait le général de Gaulle en 1966, avant que Nicolas Sarkozy ne revienne sur cette décision en 2009. En avril 2022, soit deux mois après le début de l’invasion russe en Ukraine, Marine Le Pen, alors qualifiée pour le deuxième tour de la présidentielle, avait ainsi promis de « quitter le commandement intégré de l’Otan », au nom de « l’indépendance » de la France.
L’argument de la guerre en Ukraine est un mauvais argument dictée par la peur d’être accusé d’être pro-russe. En effet, la guerre concerne l’Ukraine, qui ne fait pas partie de l’OTAN du tout. Et en avril 2022, lorsque Marine Le Pen défendait la sortie du commandement intégré de l’OTAN…la guerre avait commencé et le spectre de l’utilisation de l’arme atomique était bien présent.
– Le RN ne souhaite plus sortir du marché européen de l’électricité, qui est pourtant une des causes de la flambée du prix de l’électricité et du gaz pour nos concitoyens :
Autre coup de canif dans le programme présidentiel de Marine Le Pen : alors que la candidate proposait une sortie pure et simple du marché européen de l’électricité en 2022, Jordan Bardella préfère modifier ses règles de fonctionnement — sans guère plus de précisions. En misant sur le nucléaire (encore plus), Bardella a dit vouloir faire de la France un “paradis énergétique”.
L’Espagne et le Portugal ont négocié en mai 2022 une sortie temporaire du marché européen de l’électricité pour une année, renouvelée en mai 2023, ce qui a permis une baisse du prix de l’électricité de 10 à 20% et leur a évité les hausses de septembre 2023. Mais pour obtenir la même chose pour la France, il faudrait être dans une logique d’affrontement avec la commission européenne et non d’adoucissement de ses propres positions…
Mais quand on caracole en tête des intentions de vote avec 30%, on se prend sans doute pour l’UMP des années Sarkozy.
M. Darmanin, VRP zélé de l’islam en France
Exceptionnelle. M.Darmanin nous avait déjà offert beaucoup de séquences quasiment lacrymo-islamophiles, depuis le
« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »
jusqu’au fabliau du fameux général Abdallah… Mais celle de février-mars 2024 est vraiment exceptionnelle. M.Darmanin mouille vraiment sa chemise pour la réussite de l’islam en France, donc de son islamisation.
La séquence a commencé à mi-février, en guise d’apéritif, par une petite visite (d’allégeance envers un grand sage comme semble le suggérer la mise en scène de la photo ?) auprès de M.Al Issa.

M.Al Issa est secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM). M. Al Issa est saoudien. Il est même un ancien ministre de la justice de l’Arabie Saoudite et on sait que l’Arabie Saoudite est éminente dans deux domaines : la production pétrolière et son état de droit.
Aller parler de laïcité à la française et d’ingérence étrangère avec le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, c’est un peu comme discuter respect des frontières nationales avec Joachim von Ribbentrop ou fraternité humaine avec Leonid Brejnev : ça a du sens mais pas forcément celui qu’on souhaiterait.
Sautons de l’apéritif aux fromages et desserts : c’était les 20 et 21 mars et, pour M.Darmanin, la participation à deux repas successifs de rupture de jeûne en cette période de ramadan. Le 20 mars à la Grande mosquée de Paris, le 21 mars à l’Institut français de civilisation islamique de Lyon (celui-là même que M.Al Issa a inauguré en septembre 2019, financé en partie par fonds saoudiens, et dont la LIM reste partenaire).
A la grande mosquée de Paris, embrassades entre M.Darmanin et le recteur de la mosquée, M.Hafiz :

Puis dîner dont on ne sait pas s’il était privé (était présente l’épouse de M.Darmanin) ou public (puisqu’il y avait là préfet d’Île-de-France et de Paris, et préfet de police de Paris).
En tout cas, on y aura appris que M.Hafiz estime que « oui, le mois de ramadan renforce la citoyenneté des musulmans de France » ce qu’on a un peu de mal à comprendre sauf à considérer la France comme peut-être un pays déjà intégré à la LIM.
On y a aussi vu M.Darmanin serrer la pogne des imams de la mosquée : aura-t-il eu l’occasion de saluer l’imam Mamoun, celui-là même qui avait nourri cette séquence hilarante le 12 novembre 2023 : en feignant de découvrir qu’il y avait eu en France des actes antisémites commis depuis le 7 octobre 2023 alors même que la veille (11 novembre), il avait assisté à une visite de M.Darmanin à… la Grande mosquée de Paris (déjà) lors de laquelle M.Darmanin avait détaillé… les actes antisémites récents ?
Le lendemain 21 mars, M.Darmanin était donc à Lyon. Le président de l’institut, M. Kabtane (qui est aussi le recteur de la mosquée de Lyon) « a salué cet espace de dialogue et de réflexion comme un « bon modèle » pour permettre d’échanger avec les pouvoirs publics et d’avancer sur les questions affairant à l’organisation du culte musulman ».
Mais quels étaient donc les sujets de conversation pendant tous ces repas ? Ils avaient été expliqués par M.Darmanin lors d’un discours au FORIF (Forum de l’islam de France) le 26 février 2024, soit dix jours après sa visite à M. Al Issa.
Venons-en donc au plat de résistance, le discours de M.Darmanin au FORIF, trame des discussions dînatoires tant à Paris qu’à Lyon. Avec tout le déploiement de son arsenal de VRP de l’islam en France.
Déjà, le cadre : une session du FORIF, le Forum de l’islam de France, structure voulue par le macronisme pour tuer et remplacer le CFCM, ce qui fait que maintenant les deux structures coexistent. Comme indiqué dans le tweet du site musulman Mizane.info, le FORIF est une instance de discussion entre divers représentants du culte musulman. On peut se poser la question de la légitimité de la présence du ministre. Un peu comme si M.Darmanin participait à la Conférence des évêques de France à Lourdes ?

M.Darmanin, dans son discours de lancement, se fait tout miel, limite obséquieux. Il rappelle qu’il a déjà participé à la première session en 2022, commence par évoquer
« ce pas de deux entre l’islam de France et l’Etat [qui] donne le ton à une relation saine, stable et durable » et « témoigne de la confiance de l’importance du FORIF pour les musulmans de France et plus largement pour l’unité et la cohésion de la société française » !
Si le FORIF est vraiment un élément de cohésion de la société française, c’est que l’islamisation de cette dernière est encore plus avancée que ce qu’on peut croire.
A quoi cela sert-il le FORIF ? M.Darmanin le rappelle :
« pour organiser le culte, former les imams et nommer les aumôniers, construire des mosquées là où cela est nécessaire et créer des écoles là où des français musulmans souhaitent donner une éducation religieuse à leur enfant ».
C’est-à-dire participer à l’islamisation de la France. Et d’ailleurs, M.Darmanin rappelle à deux reprises qu’il souhaite le succès de ces initiatives :
« Je veux redire que j’ai confiance dans cette instance qu’est le FORIF parce que le FORIF est fait par et pour les musulmans de France, d’abord pour produire des résultats, concrets et utiles ».
Et, dans sa péroraison :
« En cette année 2024, je nous souhaite que le FORIF réussisse pleinement les chantiers entrepris pour cette deuxième session… Je crois que le FORIF a un rôle majeur à jouer pour asseoir la fraternité qui embarque tous les Français, de toutes les confessions et de toutes les origines dans la réalisation des promesses républicaines ».
Voilà donc le FORIF dépositaire de la réussite des promesses républicaines, via le succès de l’organisation du culte musulman, de la formation des aumôniers, de l’expansion des mosquées et autres écoles musulmanes !
M.Darmanin, dans tout son discours, déploie une sollicitude attentionnée. Déjà, comme à son habitude, il arrive à glisser (même si ce n’est pas vraiment de saison) un mot des soldats musulmans morts pour la France (« Le 11 novembre dernier, après avoir salué le sacrifice des soldats musulmans morts pour la France, j’ai eu l’occasion… »). Pour la Macronie, il y a deux catégories de soldats morts pour la France : les … soldats morts pour la France et, catégorie spécialement digne d’intérêt (électoral ?), les soldats musulmans morts pour la France.
La sollicitude darmaninesque vient aussi de nombre de félicitations pour une citoyenneté jugée impeccable. Par exemple, songez que « depuis son lancement en 2022, le FORIF a fait beaucoup, y compris pour répondre à des questions qui intéressent tous les cultes. Je tiens à dire que les responsables de l’islam de France ont été les premiers à s’efforcer [sic ! ] d’appliquer les règles de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République », loi qui avait été spécifiquement rendue nécessaire pour corriger des pratiques de l’islam en France.
Mais la sollicitude vient aussi du statut de victime très généreusement accordé par M.Darmanin aux musulmans dans leur ensemble. Le terme « victime » est utilisé quatre fois. Deux extraits :
« Régler les problèmes concrets, ce n’est pas les ignorer quand ils sont évidents et que nos compatriotes musulmans en sont les premières victimes » ;
« Les musulmans sont les premières [encore !] victimes des agissements et des paroles de quelques-uns qui tentent ainsi de les séparer de la France ».
Tellement victime que le ministre est tout fier d’annoncer
« la création avec le soutien de l’Etat de l’association de défense contre les discriminations et actes antimusulmans (ADDAM) [qui] a pour vocation une meilleure remontée auprès des autorités des actes antimusulmans qui sont manifestement encore sous-estimés ».
Commentaire de M. Louizi, attentif à l’islamisation de la France :

Ce tweet de M.Louizi pointait vers un article de Saphirnews : « « Nos concitoyens musulmans ont toute leur place dans la société, et doivent se sentir écoutés, pris en charges et protégés par notre République en cas de violation de la loi, de trouble à l’ordre publique, et lorsque nos valeurs sont mises à mal par celles et ceux qui font de la division, leur seul combat », affirme ADDAM ». Valeurs ? Il faut sans doute entendre « valeurs musulmanes » ?
La vie est dure pour les musulmans en France et donc, il faut tout améliorer. Tout y passe : les relations avec les banques, les assurances ; le soutien de l’Etat à la création de cette association musulmane pour la dénonciation des actes islamophobes, mais aussi la volonté de définition d’un statut de l’imam, de participer pour ce qui concernerait l’Etat à la formation des imams, bref la définition d’un véritable concordat entre l’Etat et les institutions musulmanes, soit l’exact contraire de la séparation d’un culte et de l’Etat.
Ajoutons deux particularités bien intéressantes :
Les carrés musulmans. Pensez donc, les pauvres musulmans, déjà discriminés, ne peuvent en plus pas être enterrés en France. Toujours M.Darmanin :
« Aujourd’hui, les musulmans de France sont nés en France, ont grandi en France, travaillent, vivent et élèvent leurs enfants en France, mais ils ont du mal à être enterrés en France, dans leur patrie, leur terre ».
C’est bien malheureux. Evidemment et rassurons les âmes sensibles, ce n’est pas que la place dans les cimetières manque. C’est uniquement parce que les musulmans veulent être enterrés entre eux, dans des carrés musulmans, qui sont interdits par la loi pour un principe tout bête de neutralité confessionnelle. Alors le ministre promet :
« Nous ferons en sorte que l’accès à une sépulture ne soit plus un sujet pour nos compatriotes quelle que soit leur religion et en respectant leurs demandes ».
Vous avouerez que c’est quand même ballot pour des adeptes forcenés du vivre-ensemble, comme le cher recteur de la mosquée de Paris, d’avoir besoin de coins spécialisés dans les cimetières pour mettre leurs morts et ne pas fricoter avec les morts ordinaires. Ce vivre-ensemble que souligne pourtant M.Hafiz dans le tweet ci-dessous :

Ou bien encore, dans son dernier Billet comme recteur :
« Des assertions telles que celles de Boualem Sansal, insinuant que l’islam fournit des outils d’une extraordinaire efficacité à l’extrémisme, ou les propos de Marion Maréchal Le Pen, déclarant que le mois sacré du ramadan est un indicateur de l’islamisation croissante de la société française, contribuent à stigmatiser des individus pour leur appartenance religieuse et une communauté de foi dans son ensemble, semant ainsi les graines de la division au cœur de notre pays. À l’opposé de ces discours toxiques, il est impératif de reconnaître et de saluer ceux qui refusent de faire de l’islam et des musulmans un fonds de commerce. En mettant en avant les voix qui prônent le dialogue, la compréhension et le respect mutuel, comme celles du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui présente ses vœux à l’occasion du mois de Ramadan, ou celle de notre frère, prêtre du diocèse de Lyon, le Père Vincent Feroldi, qui adresse ses chaleureux vœux à la communauté musulmane, à l’instar des responsables protestants, nous faisons un pas significatif vers la promotion d’un vivre-ensemble harmonieux au sein de notre société plurielle ».
Deuxième particularité : les imams détachés : on se rappelle l’annonce triomphale de M.Darmanin fin 2023 de l’arrêt de venue en masse d’imams des pays musulmans pour prêcher aux musulmans en France.

M.Darmanin le répète lors de la réunion du FORIF :
« Le président de la République a décidé de mettre fin au système des imams détachés qui ne correspondait plus aux besoins des fidèles ni aux aspirations de la société ».
Mais avec nuance, tout d’un coup : « La fin des imams détachés, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’imams étrangers ». Ah ? En fait, on s’en était aperçu en suivant le compte X du recteur de la Grande mosquée de Paris (tweet du 1/03/2024) :

Il n’y a plus d’imams détachés. Mais il y a des imams étrangers et qui reprennent les bonnes vieilles habitudes d’avant covid. Tout roule.
M.Darmanin souhaite des imams mieux formés et mieux rémunérés (pourquoi s’en mêle-t-il ? Y aurait-il quelque subventionnement ? ). Il souhaite des aumôniers musulmans plus nombreux et mieux pris en charge :
« Le FORIF a dressé le constat de la nécessité d’une aumônerie musulmane mieux organisée et mieux formée. Le Conseil national de l’aumônerie musulmane et sa concrétisation interviendra [sic] dans les mois qui viennent ce qui permettra la nomination aux postes d’aumônier national et la mise à disposition de ressources pour les aumôniers musulmans au service des détenus, des personnes hospitalisées ou des militaires ».
Pour ce qui concerne la formation, M.Darmanin veut prendre en charge la partie « offre de formation non-religieuse » dont on n’a pas très bien compris les contours.
« En 2023, deux nouvelles formations pour la cadres religieux musulmans se sont ajoutées aux 34 diplômes universitaires « laïcité, fait religieux et citoyenneté » ».
Enfin, la transcription officielle du discours de M.Darmanin se termine par « Merci à tous les musulmans de France de ce qu’ils apportent à la République ! » et on aimerait savoir ce que le fait musulman apporte à la République (on ne parle pas des personnes). Peut-être le séparatisme hallal, puisque, toujours grâce au recteur de la Grande mosquée de Paris, on trouve ce tweet qui en souligne l’importance (on sait que le monopole du commerce hallal avec l’Algérie est pour cette mosquée une source fort lucrative de business) :

On ajoutera que la conclusion de M.Darmanin lors de son premier discours au FORIF en février 2022 était encore plus dérangeante :
« Aux dénonciateurs de mauvaise foi et de tout bord, vous me permettrez de répondre – pour une dernière fois encore! – avec les mots de Napoléon, rapportés par Pujol : « On dira que je viens détruire votre religion, ne les croyez pas. […] Je viens vous restituer vos droits, punir les usurpateurs, et je respecte (…) Dieu, son prophète et le Coran».
« Je respecte Dieu, son prophète et le Coran » : ça ressemble en fait tellement à l’énoncé de la profession de foi musulmane et c’était simplement émis par le ministre de l’intérieur français.
La fédération Musulmans de France paraissait plutôt satisfait de la session 2024 du FORIF et on la comprend (petite référence Wikipedia qui vaut ce qu’elle vaut : « Musulmans de France dépend de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE ou FOIE) qui est assistée d’un Conseil européen pour la fatwa et la recherche, composé de 29 oulémas et présidé par Youssef al-Qaradawi, un théologien proche des Frères musulmans et réfugié au Qatar depuis son expulsion d’Égypte en 2014. Al-Qaradawi a été interdit de séjour en France en 2012 ») :

Vu par Saphirnews, c’était tout aussi satisfaisant :
« Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a félicité, lundi 26 février, la « très bonne dynamique » engagée dans l’organisation du culte musulman à l’occasion de la deuxième session du Forum de l’islam de France (Forif). Pour le lancement des travaux, le locataire de la Place Beauvau a fixé de nouvelles feuilles de route et a plaidé pour une structuration du Forif ».
Terminons par le commentaire d’une spécialiste de l’islam radical, Mme Bergeaud-Blackler (tweet du 26/02/2024) :

Le travail auquel participe M.Darmanin est efficace et l’islamisation de la France marche tellement bien qu’on a appris que le proviseur du lycée parisien Maurice Ravel, qui avait demandé à trois élèves musulmanes d’ôter leur voile islamique et qui avait ensuite reçu de nombreuses menaces de mort (se référer à l’article du Salon beige sur l’islam, un communisme juridico-religieux durable par l’usage de la menace et du meurtre), venait de décider de quitter ses fonctions pour des raisons de sécurité. Traduite par le rectorat, cette décision reflète des « convenances personnelles ».

Comment il dit, M.Darmanin ? « Merci à tous les musulmans de France de ce qu’ils apportent à la République ! » ?
La Cour suprême de Floride permet l’entrée en vigueur de la loi interdisant l’avortement après 6 semaines de grossesse
Le 1er avril, la Cour suprême de Floride a permis l’entrée en vigueur de la loi interdisant l’avortement après 6 semaines de grossesse.
Alors qu’elle avait été adoptée l’année dernière, la loi avait jusque-là été mise en suspens dans l’attente de la décision de la Cour. La haute juridiction ayant confirmé la légalité de l’interdiction de l’avortement après 15 semaines, actuellement en cours dans l’Etat, le texte entrera en vigueur à la fin du mois.
Les magistrats ont considéré que la protection de la vie privée prévue par la Constitution de Floride n’inclut pas l’avortement. Selon l’avis majoritaire, rédigé par le juge Jamie Grosshans, le texte « ne mentionne pas l’avortement et ne contient pas de mot ou de phrase qui l’incorpore clairement ». « Les définitions des dictionnaires de l’époque et les indices contextuels suggèrent que l’avortement ne s’inscrit pas naturellement dans les droits en question » précise-t-il. La Cour suprême de l’Etat de Floride a ainsi renversé une jurisprudence antérieure datant de 1989.
Le même jour, la Cour a également décidé à l’unanimité, dans une autre décision, qu’un amendement portant sur l’avortement pouvait être soumis au vote lors des élections de novembre prochain en Floride. L’amendement 4 prévoit d’inscrire dans la Constitution de l’Etat qu’« aucune loi ne doit interdire, pénaliser, retarder ou restreindre l’avortement avant la viabilité » du fœtus en dehors de l’utérus, soit généralement autour de 24 semaines de grossesse, ainsi que si le médecin considère que l’avortement est « nécessaire pour protéger la santé » de la mère.
En janvier, Floridians Protecting Freedom, qui est à l’origine de la proposition, a réuni près d’un million de signatures d’électeurs de Floride, ce qui a permis que le texte soit examiné par la Cour suprême. Pour que le texte soit inscrit sur les bulletins de vote, il faut qu’il soit clair, sans ambiguïté pour les électeurs, et qu’il ne traite que d’un seul sujet. Ashley Moody, le procureur général républicain de Floride, a demandé à la Cour de rejeter l’amendement, arguant notamment du fait que le terme « viabilité » peut être trompeur. Elle estime en outre que la mesure retirerait du pouvoir au Gouvernement.
Dans un avis, les juges ont rejeté ses arguments.
« Le fait que l’objectif principal de l’amendement proposé soit de limiter l’ingérence du Gouvernement dans l’avortement est clairement énoncé dans des termes qui reflètent clairement et sans ambiguïté le texte de l’amendement proposé ».
En Floride, les amendements constitutionnels doivent recueillir le soutien d’au moins 60 % des électeurs pour être approuvés. Si l’amendement est adopté, il pourrait mettre fin aux interdictions à l’avortement prévues par la loi.
Des mesures concernant l’avortement sont actuellement en préparation dans une douzaine d’Etats des Etats-Unis, comme l’Arizona et le Nevada.
Le président polonais pose son veto à la pilule abortive
Vendredi, le président polonais Andrzej Duda s’est opposé à un projet de loi visant à libéraliser l’accès à la pilule du lendemain. La coalition au pouvoir depuis le mois de décembre avait en effet adopté un texte « visant à permettre l’accès libre à la pilule du lendemain à partir de l’âge de 15 ans ». A l’heure actuelle, elle ne peut être délivrée que sur présentation d’une ordonnance médicale.
Le communiqué présidentiel précise que le chef de l’Etat « ne peut accepter des solutions légales permettant aux enfants de moins de dix-huit ans d’avoir accès à des médicaments à usage contraceptif sans contrôle médical et sans tenir compte du rôle et de la responsabilité des parents », en vertu des « normes de protection de la santé des enfants ».
Ainsi, le président polonais demande au Parlement de réexaminer la loi sur les produits pharmaceutiques. Toutefois, il a indiqué être « ouvert aux solutions envisagées par la loi en question, en ce qui concerne les femmes majeures (âgées de plus de 18 ans) ».
Face à ce veto, le Premier ministre, Donald Tusk, a annoncé « lance[r] le plan B ». « Un règlement est en dernière phase de consultations », a indiqué vendredi la ministre de la Santé, Izabela Leszczyna. « Cette pilule sera disponible sur prescription pharmaceutique », délivrée par un pharmacien, à partir du 1er mai, a-t-elle précisé.
Prêtre = pédophile ?
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Deux individus, parmi tant d’autres, en 2021, sur les réseaux sociaux, m’ont traité de pédophile. L’un a commenté un de mes tweets rejetant la théorie de l’évolution par ces mots : « Retourne toucher des gosses et tais-toi ! », et l’autre blâmait un autre de mes tweets critiquant la politique anti-covid par ces mots : « Vous me semblez plus calé en pédophilie qu’en virologie dans l’Eglise catholique. Chacun sa spécialité ! ». Avec l’appui de la valeureuse Alliance générale contre le racisme et le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), j’ai porté plainte pour « injure publique en raison de l’appartenance à la religion catholique ». Eh bien, quel jugement pensez-vous que le juge vient de porter ?
Au sujet de la première plainte, il estima que le prêtre catholique que je suis n’a pas été stigmatisé « à raison de son appartenance à la religion catholique mais [que N] le vise ici en ce qu’il est prêtre, donc en considération de l’office qu’il exerce et ainsi en ce qu’il appartient au groupe des hommes d’Eglise dont certains ont vu leur comportement dénoncé pour avoir abusé de leur pouvoir sur les enfants qui leur étaient confiés afin de les éveiller à la foi catholique. » Et pour la seconde, que les propos incriminés ne visent pas le prêtre catholique que je suis « en raison de son appartenance à la religion catholique, mais en ce qu’il est prêtre et ainsi appartient au groupe d’hommes d’Eglise dont certains ont vu leur comportement dénoncé pour avoir abusé de leur pouvoir sur les enfants qui leur étaient confiés afin de les éveiller à la foi catholique » en sorte que j’ai été débouté de mes plaintes avec l’AGRIF, et condamné à payer les frais du procès …
En suite de ce jugement il apparaît qu’il est possible dans la République française de considérer un prêtre catholique indépendamment de la religion catholique qui lui donne pourtant son identité … et cependant de le traiter publiquement de pédophile, indépendamment de toute culpabilité personnelle, au seul motif qu’il est … prêtre catholique !
Bien entendu, nous avons avec l’AGRIF, fait appel de ces jugements.
https://www.islam-et-verite.com/pretre-pedophile/
Poissons d’avril ?
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Voici un petit florilège de quelques annonces parues dans vos medias préférés. S’agit-il d’informations bien réelles ou sommes nous en présence de canulars et autres blagounettes bien à propos en ce jour de poisson d’avril ? Pas facile tant les actualités quotidiennes nous réservent leur lot habituel de surprises en tout genre, cortège d’incongruités parfois déroutantes…
Dur retour à la réalité parlementaire pour l’ex première ministre sévèrement bornée, dont le passage à Matignon a laissé un goût amer à nombre de députés reprochant à l’ex dame de fer (sans rien dire) son appétence trop marquée pour le recours systématique à ce désormais honni 49.3. Afin de lui éviter moultes interpellations au sein de l’hémicycle pouvant aller jusqu’à la vexation verbale, ces amis du parti Renaissance lui ont proposé de siéger au beau milieu de cette enceinte et éviter ainsi “les bordures insupportables à la frontière des Insoumis” en lieu et place de quelques volontaires appelés à subir les attaques de ces barbares situés au delà du monde connu et civilisé. Nous ne pouvons que saluer cette initiative audacieuse consistant à déplacer une borne sans changer de frontière.
Les finances publiques sont LA préoccupation majeure du gouvernement. Qu’on se le dise. C’est entre deux bons coups de fourchette arrosés d’une piquette élyséenne à bon marché (les temps sont durs pour tout le monde…) que le président du groupe Renaissance Sylvain Maillard, engoncé dans ces certitudes macroniennes, repu d’agapes et l’esprit probablement troublé par les vapeurs d’alcool, se serait distingué lors d’un dîner mondain à l’Elysée en soumettant à son maître une proposition pour le moins inédite, de nature à rétablir les comptes budgétaires, “simple, claire et nette : décréter une année blanche. Pas d’augmentation des pensions ni des prestations sociales, ce qui permettrait d’économiser 20 milliards d’euros.” Quelle audace ! Quelle connerie, aurait susurré le mentor des retraités rappelant à son invité débile l’intérêt de ménager électoralement le seul socle de voix prompt à suivre la Macronie dans ses délires, non rancunier après la période COVID : les vieux.
Sabrina AGRESTI-ROUBACHE a les dents longues, très longues et certainement la langue bien pendue. En charge de la Ville, de la Citoyenneté, elle va pouvoir exercer tous ses talents dans le cadre du programme Marseille en grand, elle, la locale de cette étape élyséenne d’un Tour de France des opérations anti-drogue. Madame sans gêne, c’est son joli et délicat surnom donné par les technocrates d’en haut qui voit en elle un loup dans la bergerie, inaugure prochainement un “Conseil National de la refondation pour la prévention de la délinquance”, énième comité Théodule ayant pour mission de “redonner ses lettres de noblesse à la prévention. qu’on enseignait autrefois à l’école et qu’on a laissé se perdre avec l’autorité.” Ca promet, au pays des dealers, trafiquants en tout genre, des kalachnikovs et autres balles perdues. En tout cas, on sera prévenu c’est déjà ça.
Le sarcasme est de mise, parfois, à l’Elysée. Le dernier brûlot pamphlétaire de Bruno L. M. (nous ne donnerons que son pseudo d’écrivain) a légèrement crispé l’allocataire en fin de droit élyséen qui s’est fendu d’une petite saillie verbale : “Il y a plein d’idées, dommage que l’auteur ne soit pas ministre de l’Economie.” Mais quel incompétent irresponsable a bien pu maintenir un pareil imbécile à ce poste ? aurait été tout aussi indiqué. Mais cela revenait certainement à désigner le coupable, la réponse étant dans la question…
Il est bon Jordan. Bon, parfois, ça dérape un peu sur les fiches. Normal, faut tout apprendre par coeur et disons le, quand on est jeune et qu’on n’a pas eu l’habitude de ce genre de mémorisation, l’exercice peut s’avérer compliqué. Surtout quand on ne maîtrise pas grand chose. Au cours de sa visite à la CPME, l’alter ego d’Attal s’est lancé dans une promesse qui a de quoi piquer les yeux : “si le RN arrive au pouvoir, je promets d’instaurer un délai de trois ans avant que les obligations liées au franchissement de seuil de 50 salariés s’imposent aux entreprises.” Bon. On lui dit ? Le délai en question est aujourd’hui de cinq ans… Suite à une loi de 2019… Que le RN n’avait pas voté… Aie. C’est dur la vie politique…
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
www.place-armes-idf.fr
“La faillite programmée annonce le désastre final”
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] C’est qu’en avril les agences de notation Fitch et Moody’s vont publier leurs notations qui seront suivies en mai de celles de Standard & Poor’s. Impossible d’y échapper et les tours de passe-passe comme la fois précédente ne permettront pas de maintenir les apparences.
Le président rassemble ses équipes : il aime le style guerrier. C’est qu’il faut tenir jusqu’aux élections européennes de juin prochain. Car, dans cette panique, le plus important pour les autorités de l’État est cette échéance électorale qui s’annonce sous un si mauvais jour : démocratie oblige ! La guerre intestine va se doubler d’une guerre des chiffres. C’est de funeste augure. […]
Il joue avec la guerre, comme il joue avec les chiffres et avec les finances de la France ; il joue avec la dissuasion nucléaire qui ne lui appartient pas mais qui appartient à la France, alors qu’il est prêt à la livrer à une fausse souveraineté européenne. Il joue avec la sécurité des Français en faisant croire que par sa seule présence, à Marseille comme à Cayenne, il va éradiquer les trafics de drogue alors que plus aucune ville de France n’est à l’abri des malfrats qui se moquent ouvertement, en prison comme dans tous les quartiers, de ses vaines postures ; il joue avec les agriculteurs qu’il a livrés à l’Europe ainsi que les pêcheurs, comme il a joué avec l’industrie et le commerce français, mis à l’encan par ses fausses spéculations sur des marchés où les intérêts français sont systématiquement bafoués ; il joue avec le nucléaire qu’il prétend relancer après l’avoir préalablement ruiné pour satisfaire des lubies électorales ; il joue avec la justice qu’il laisse aux mains d’incompétents et de chimériques fanatiques, comme il joue avec l’École et l’Enseignement supérieur qu’il laisse aux désordres mentaux, moraux et intellectuels ; il joue avec la santé des Français, santé physique et santé morale, détruisant l’appareil des soins sur l’ensemble du territoire qu’il abandonne, en ce domaine comme dans le reste ; cependant il se réjouit d’avoir constitutionnalisé le meurtre de centaines de milliers de petits Français, et il s’apprête, à l’encontre de l’avis des meilleurs du corps médical, à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Et, dans le même temps, il joue avec l’immigration dont il s’arrange sournoisement à supprimer tous les contrôles. De la même manière il a joué avec le Covid en se mettant dans les habits d’un chef de guerre qui met au pas son peuple, comme précédemment il avait joué avec la révolte des gilets jaunes dont il s’était servi pour faire son malin avec un prétendu grand débat dont il était le seul animateur et organisateur. Il joue avec tout, avec les opportunités du moment, avec les peurs pour récupérer à son profit ce qu’on appelle l’effet « drapeau ». Le sens national ne lui sert qu’à valoriser son personnage. Ses postures ne sont que des impostures.
Ce n’est pas pour rien que des Malika Sorel, des Fabrice Leggeri rejoignent le Rassemblement national. Il y a vraiment quelque chose d’effrayant dans ce que trame un homme comme Macron. Les esprits éclairés, tels les anciens diplomates au talent reconnu – ils sont plusieurs à être malheureux de ce qui se passe, des Martin, des Gliniasty –, les chefs militaires maintenant retirés du service actif et qui ont la rigueur de la pensée et du jugement – ils sont nombreux à mettre en garde –, les banquiers et les financiers qui ont l’audace de s’exprimer en vérité au-delà des langages convenus, les analystes, les géopoliticiens, les journalistes libres – ça existe, la preuve dans ce journal –, les gens qui connaissent leur histoire et leur géographie et qui ne se laissent pas abuser par la propagande officielle et internationale, tout ce monde-là – et ce n’est pas rien ! – se demande avec effroi jusqu’où ira la folle aventure macronienne, sur quel écueil elle se brisera, lui qui se moque de tout, transgresse toutes les règles, sauf à présider des cérémonies pour imposer sa figure et sa parole, lui qui brave tous les interdits de la sagesse la plus élémentaire et même de la décence, en tout cas celle qui convient pour un chef de l’État et un président de la France. Oui, jusqu’où ira-t-il ?
Il ouvre volontairement les portes à la guerre civile qu’il entretient savamment, franco-française, partisane, et aussi bien islamico-sociale qu’il alimente sans cesse au risque de bouleverser toute la société ; sa République s’en nourrit comme d’une substance nécessaire à sa survie. De telles perspectives de guerre intestine larvée ou ouverte, ne lui suffisent pas ; il y ajoute maintenant les menaces extérieures sur des crises dont il est incapable de comprendre les causes et les conséquences, mais dont il fait son affaire. Égarement, mensonge et mort, voilà ce qui le définit.
Mais les chiffres sont là. Ils se dressent devant lui dans leur énormité. Il ne pourra les évacuer de sa route. Plus de 3000 milliards, en fait 3300 milliards de dettes ; 112 %, bientôt 116 % du PIB ; un déficit budgétaire 2023 à 172 milliards et un déficit public sur l’ensemble des comptes de la nation à 5,6 % du PIB, soit largement plus d’un demi-point que ce qui était prévu. La charge des intérêts de la dette va devenir sous peu le poste le plus important du budget, supérieur à tous les autres, 54 milliards en 2024, et qui ne cessera de s’aggraver, peut-être 80 milliards en 2027. En 2024, l’amortissement de la dette venant à échéance est évalué à 156 milliards, et l’impasse budgétaire à 144 milliards qu’il faut déjà prévoir à la hausse dans de futurs budgets rectificatifs. Le déficit commercial s’établit à 100 milliards, ce qui est une amélioration par rapport à l’année précédente mais qui prouve que la France ne cesse de s’appauvrir.
Concrètement, c’est une faillite. En 2007, Fillon déjà la pronostiquait. Aujourd’hui, les chiffres ont doublé et triplé. Résultat chiffré de politiques aberrantes qu’il va falloir payer. La faillite programmée annonce le désastre final.
17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire
De Bernard Lugan :
Un véritable scandale s’est produit jeudi 28 mars à l’Assemblée où, par 67 voix contre 11, seuls 78 députés sur 577 étaient présents, les 510 autres étant probablement dans d’« agréables ailleurs » – mais où étaient donc les 88 députés RN et les 57 députés LR ? – , fut approuvée une proposition de résolution qui « condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 1961 » au cours de laquelle Le Figaro ose écrire qu’entre une trentaine et plus de 200 manifestants « pacifiques » seraient morts, selon les « historiens ».
Le texte porté par l’écologiste Sabrina Sebaihi et la députée Renaissance Julie Delpech « souhaite » en outre « l’inscription d’une journée de commémoration de ce massacre » à « l’agenda des journées nationales et cérémonies officielles ».
Or il s’agit là d’un scandale mémoriel car les députés ont allègrement violé la vérité historique.
Un contexte volontairement passé sous silence
Le 17 octobre prochain, comme chaque année, les autorités françaises, les islamo-gauchistes et le « Système » algérien vont commémorer un massacre qui n’a pas eu lieu…
Sur ce blog, ayant périodiquement à la même date déconstruit l’histoire officielle de ce prétendu « massacre », je me contenterai de renvoyer au chapitre IX intitulé « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire » de mon livre Algérie l’Histoire à l’endroit en ajoutant ici quelques éléments essentiels à la compréhension du montage culpabilisateur qui nous est imposé :
- La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.
- Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.
- En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.
- Assaillis de toutes parts, les 1 658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7 000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.
Une manipulation politique
Or, cette version des évènements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation comme nous le verrons plus loin !!!
Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’État Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu « massacre » du 17 octobre 1961[1].
Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet évènement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport.
La réalité
Quel est donc l’état des connaissances aujourd’hui ?
- Le 17 octobre 1961 à Paris, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation… et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ? L’enquête semble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton.
- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant « massacre » faisant des dizaines, voire des centaines de morts algériens, ni les hôpitaux parisiens, ni l’Institut Médico-Légal (la Morgue), n’enregistrèrent l’entrée de corps de « NA » (Nord-Africain dans la terminologie de l’époque). Ce qui ne veut naturellement pas dire qu’il n’y eut pas de blessés, mais mon analyse ne porte que sur les morts.
- À Puteaux, donc loin du périmètre de la manifestation, deux morts furent néanmoins relevés, or ils étaient étrangers à la manifestation. L’un d’entre eux deux, Abdelkader Déroues avait été tué par balle, quand le second, Lamara Achenoune, avait quant à lui été achevé par balle après avoir été étranglé.
- Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne était donc de 3 morts, pour rappel, Guy Chevallier, Abdelkader Déroues et Lamara Achenoune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des centaines de morts et de « noyés » auxquels la bien-pensance française rend annuellement hommage !!!
Conclusion : le seul mort algérien de la manifestation est donc un Français métropolitain…
Certes, postulent les accusateurs de la France, mais les cadavres des Algériens « massacrés » par la police furent reçus à l’IML, l’Institut Médico-Légal de Paris (la Morgue), les jours suivants.
Cette affirmation est également fausse. En effet, l’Annexe III du « Rapport Mandelkern » donne un décompte détaillé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris du 19 octobre au 4 novembre. Pour mémoire, le 17 octobre il n’y eut aucune entrée, et 2 le 18 octobre.
Sur ce nombre de 41 morts, 25, soit 13 corps identifiés et 12 corps non identifiés sont mentionnés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ». Ceci fait que les 16 autres morts n’ont rien à voir avec la manifestation du 17 octobre.
En ce qui concerne les 25 morts restants, notons immédiatement que le sous-titre de l’Annexe III est singulier car la manifestation dont il est question eut lieu le 17 octobre et non les 19 et 20 octobre. De plus, ce titre est trompeur car il laisse sous-entendre que ces 25 décès auraient donc pu être causés par la police française, chiffre d’ailleurs régulièrement et péremptoirement transformé en morts avérés par certains auteurs ou journalistes. Or :
- Si ces derniers avaient pris la peine de lire le document en question dans son originalité et son intégralité, et non à travers ses recensions, ils auraient vu qu’en face de chaque corps est porté un numéro de dossier de la police judiciaire suivi de la précision suivante : « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire ».
- Or, grâce à ces « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire », il apparait clairement que 17 de ces 25 défunts ont été tués par le FLN, la strangulation-égorgement, l’emploi d’armes blanches etc., n’étant pas d’usage dans la police française… D’autant plus que parmi ces 17 morts, quatre furent assassinés le 19 octobre, soit deux jours après le 17 octobre, à savoir un commerçant qui avait refusé de suivre la grève du 19 octobre décrétée par le FLN et deux autres ligotés et noyés par ce même FLN…
- Cela interroge donc sur le placement de ces morts dans la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ».
Voyons le détail de cette liste :
Corps Identifiés :
- 6 furent tués par le FLN (strangulation, arme blanche, arme à feu)
- 2 décès sur la voie publique (troubles mentaux et alcoolisme)
- 1 décès par crise cardiaque le 21 octobre
- 1 décès par accident de la circulation
- 1 mort à l’hôpital Boucicaut des blessures reçues le 17 octobre.
- 2 morts dont les causes ne sont pas élucidées.
Corps non identifiés
- 7 tués par le FLN (1 arme blanche, 2 noyades, 1 noyade nu, 2 armes à feu, 1 strangulation)
- 1 mort de blessures à la tête. Blessures reçues le 17 octobre ? Nous l’ignorons.
- 1 mort des suites de blessures reçues Place Saint-Michel
- 3 morts dont les causes ne sont pas élucidées.
Conclusion, sur 25 morts « pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre », la Morgue n’en a reçu que deux décédés très probablement des suites de blessures reçues le 17 octobre. Une interrogation demeure pour l’un d’entre eux, mais sans aucune certitude.
Soit 2 ou 3 morts des suites de leurs blessures, aucun n’ayant perdu la vie durant la manifestation[2] laquelle n’a donc comme il a été dit plus haut, connu qu’un seul mort, le Français Guy Chevallier.
Nous voilà donc très loin des 50, 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains, et pour lesquels François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!
Mais, plus encore :
- Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », nous apprend que du 1er au 30 octobre 1961, 90 cadavres de « NA », furent reçus à l’Institut Médico-Légal. Or, selon les enquêtes judiciaires, chaque décès étant suivi d’une enquête, la plupart de ces morts étaient des musulmans pro-Français assassinés par le FLN !!!
- Pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, dont plusieurs dizaines de noyés. Or, toujours après enquête, il fut établi que la quasi-totalité de ces morts étaient des victimes du FLN (Harkis, partisans de la France, individus ayant refusé d’acquitter « l’impôt de guerre », membres du MNA etc.). Or, une des méthodes d’assassinat du FLN était l’étranglement ou l’égorgement suivi de la noyade…
Pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent donc un exemple extrême de manipulation de l’histoire.
Quand la liberté de penser sera rétablie dans cette Corée du Nord mentale qu’est devenue la pauvre université française, ils feront l’objet de thèses car ils seront alors étudiés comme un cas d’école de fabrication d’un mythe. Comme Katyn, comme les « charniers » de Timosoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak.
Mais, dans l’immédiat, sourds, aveugles ou simples agents d’influence, les butors continueront à ânonner la légende culpabilisatrice du « 17 octobre 1961 ». D’autant plus que, dans l’actuel contexte de tension franco-algérienne, Alger va faire donner ses affidés qui seront complaisamment relayés par ses habituels supplétifs de presse.
Un rapport parlementaire exige davantage de contrôles des établissements privés sous contrat
Mardi 2 avril, la commission des affaires culturelles et de l’éducation examinera le rapport de la mission d’information sur le financement public de l’enseignement privé sous contrat. Cette mission a pour objet de mesurer le montant et l’évolution de l’ensemble des financements publics des établissements d’enseignement privé sous contrat, d’évaluer la manière dont ces établissements sont contrôlés ainsi que d’estimer les effets de cette dépense publique sur le fonctionnement du système scolaire dans son ensemble, de manière à préconiser, le cas échéant, des pistes d’évolution.
Ce rapport est signé de deux parlementaires Christopher Weissberg, député Renaissance des Français de l’étrange, et Paul Vannier, député LFI du Val-d’Oise. Cet ancien prof d’histoire-géographie a rédigé une partie du programme sur l’éducation du candidat Mélenchon en 2022.
L’école privée sous contrat totalise 2 millions d’élèves répartis dans 7 500 établissements. L’enseignement y est quasi intégralement catholique (98 % des effectifs). Les rapporteurs souhaitent visiblement rallumer la guerre scolaire, à défaut de corriger les carences de l’enseignement public :
« Il faut remettre du contrôle et du pilotage dans le système privé. Sinon, on risque d’aboutir à une concurrence déloyale entre le privé et le public. »
« Quel est le montant total consacré aux établissements privés sous contrat ? Dix, onze, peut-être douze milliards d’euros… Personne n’en sait rien. C’est hors de contrôle, quasiment. C’est d’une grande opacité. »
« Depuis la mobilisation monstre sur l’école privée, sous François Mitterrand, plus personne n’ose demander de comptes au privé, voilà la raison profonde de cette étonnante situation ».
Paul Vannier prône un système de « malus » se traduisant par une baisse des dotations, s’il apparaît que la sociologie de l’établissement présente un écart notable avec ceux du public, situés à côté.
Le député LFI souhaite rétablir le contrat rompu avec le lycée musulman Averroès et remettre en question celui de l’établissement catholique parisien Stanislas…
L’enseignement catholique a organisé une conférence de presse, mercredi dernier, pour répondre par avance aux conclusions des deux députés. Philippe Delorme son secrétaire général évoque « un rapport parlementaire à charge, vu la façon dont a été posé le problème ». Ces accusations contre l’enseignement privé relèvent de la « caricature » et du « fantasme ». Il dénonce des « contre-vérités » sur son financement et son prétendu manque d’effort en termes de mixité scolaire.
« La majorité de nos établissements sont pauvres, 30 % d’entre eux ont une cotation d’aptitude financière (CAF) inférieure à 5 %. En outre, le bâti scolaire est un vrai souci, notamment en ce qui concerne la mise en conformité aux normes. »
Il a tenu à rappeler qu’un élève du privé coûtait deux fois moins cher à l’État qu’un élève du public…
« Si nous avons du succès, c’est parce que nous fonctionnons bien et que les familles nous font confiance ».
Par ailleurs, près de 100 000 élèves sont scolarisés dans plus de 2 500 établissements privés hors contrat, un chiffre en forte croissance, alors que, il y a dix ans, ils ne comptaient que quelques dizaines de milliers d’élèves.
Le numéro d’avril de Gloria, consacré à la divine Miséricorde
Le dossier explique ce qu’est la divine Miséricorde et pourquoi on lui consacre un dimanche.
Sainte Faustine : La rubrique vous présente la secrétaire et apôtre de la divine Miséricorde.
Qui est la veuve de Sarepta ? On vous présente la femme choisie par Dieu pour sauver le prophète Élie pendant la famine.
Qu’a enseigné le Christ ressuscité aux pèlerins d’Emmaüs ?
Du Père Renaud Silly, o.p., docteur en théologie, dans France catholique :
On aurait bien voulu être là ! Quel dommage qu’ils n’aient pas disposé d’un iPhone pour L’enregistrer – et Le filmer ! C’est la remarque que je me fais chaque fois en entendant que Jésus a expliqué « chez Moïse et les prophètes tout ce qui le concernait » (Lc 24, 27). Ma jalousie, je la partage avec tout fidèle, lecteur pieux de l’Écriture, exégète qui en scrute les profondeurs dans les pauvres limites de sa science, pasteur qui reçoit la mission redoutable d’en discerner le sens précis pour nourrir la foi de l’Église. Pensez ! Quel pédagogue surpassera celui-là ? Que d’énigmes cachées dans les replis secrets de nos Bibles ont dû être résolues !
Mais consolons-nous. Les disciples, déjà, abandonnaient les lieux où s’étaient produits les moments les plus sacrés de leur vie. La conversation avec le Christ a ressuscité la foi dans leur cœur déjà mort. La foi chrétienne, aujourd’hui comme hier, s’allume au foyer ardent de la lecture spirituelle de l’Ancien Testament : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24, 32). Or l’écho de l’entretien nous parvient à travers la grandiose composition du Nouveau Testament. En bon professeur, Jésus a fait mieux que communiquer seulement un contenu à ses élèves comme une oiselle donne la becquée à ses rejetons : il a rendu les disciples capables de L’imiter. Il a transmis la méthode et les principes : toute l’Écriture parle de lui, spécialement de sa Pâque. « Ignorer l’Écriture, c’est ignorer le Christ », disait saint Jérôme dans un adage que tout exégète chrétien installe méticuleusement dans sa propre lectio divina.
La science des Écritures
Or, s’il est impossible sans l’Ancien Testament de comprendre qui est le Christ, la réciproque aussi est vraie : la science possédée par Jésus, c’est la science des Écritures. Sa conscience humaine comme Christ s’est formée à partir d’elles. Déjà dans sa première parole à nous être parvenue : « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Écoutant et interrogeant les docteurs, dans le Temple de Jérusalem, Jésus occupe la position du fils sage, qui désire ardemment être instruit par la Torah, celle aussi du Fils de Dieu qui est Israël : « Écoute, mon fils, l’enseignement de ton père et l’instruction (torah) de ta mère » (Pr 3, 1). Avec une simplicité d’enfant, il comprend ce commandement d’une manière plus profonde que ses propres mère et père de Nazareth, pourtant zélés observants de la Loi, et il l’applique à la lettre dans la maison de son Père, à Jérusalem. Déjà aussi la fidélité à l’Écriture se révèle comme une mystérieuse nécessité : « Je dois être », ce qui anticipe « ne fallait-il pas ? » aux pèlerins d’Emmaüs (Lc 24, 26).
Intimité filiale
La mémoire scripturaire de Jésus se dévoile, combinant l’intimité filiale avec la nécessité de l’épreuve :
« Tu ne voulais sacrifice ni oblation, mais tu m’as fait un corps, tu n’exigeais holocauste ni victime, alors j’ai dit : “voici je viens”. Au rouleau du livre il m’est prescrit, ô Dieu, de faire ta volonté » (Ps 39/40, 7-9).
Faire la volonté du Père, c’est lui offrir le sacrifice d’amour jusqu’à l’extrême, et lui présenter une grande prière en faveur des pécheurs.
Octave de Pâques : Alléluia ! Apporter la joie pascale dans le monde (retraite du 2 au 9 avril)
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