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Union des droites : “Il est temps de mettre fin aux querelles et aux divisions stériles qui affaiblissent notre nation.”

Voici l’appel qui circule depuis quelques heures dans les réseaux sociaux et les boites mail :

Françaises, Français,

Au terme des élections européennes de ce 9 juin, les Français ont massivement désavoué Emmanuel Macron qui a pris la décision de dissoudre l’Assemblée Nationale et d’organiser des élections législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet prochains.

Face à la menace de reconstitution du prétendu FRONT ou UNION POPULAIRE (Union des partis de gauche) et d’une majorité présidentielle fragile mais désastreuse, il est crucial de rassembler les électeurs de droite et d’agir ensemble pour assurer un avenir stable et prospère pour notre pays.

Nous pouvons garantir ce pouvoir si nous unissons nos forces et nos voix. Il est temps de mettre fin aux querelles et aux divisions stériles qui affaiblissent notre nation. Nous devons nous rappeler pourquoi nous votons et ce pour quoi nous espérons : une vision commune.

Il n’est plus l’heure de débattre vainement de la manière dont telle ou telle réforme s’appliquera. Nous devons désormais choisir notre avenir et prendre des décisions courageuses pour le bien de tous.

Le dimanche 30 juin, lors des élections législatives, nous avons une chance historique. La majorité présidentielle peut-être celle de la France fière de ses racines, de ses valeurs et qui désire vivre convenablement sur la terre de ses ancêtres.

Ne laissons pas cette opportunité nous échapper. Rassemblons-nous pour construire un avenir meilleur.

Le Rassemblement National, les Républicains et Reconquête doivent joindre leurs forces pour faire élire une majorité d’Union Nationale à l’Assemblée en déposant des listes communes !

Unissons-nous pour la France, pour nos enfants, et pour les générations futures.

Pour que la France reste la France !

N’oubliez pas que si le peuple vote, le peuple gagne !

Vive la République, et surtout vive la France !

Eric Ciotti franchit le pas d’une alliance avec le RN, Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan enthousiastes

Merci à la jeune génération pour le rôle qu’elle a joué…

« Le principe même de GPA viole les besoins primaires du nouveau-né. »

Psychologue clinicienne, spécialisée dans le psychotrauma, Chloé Oudin-Gasquet a échangé avec une collègue psychologue à propos de la Gestation pour Autrui et autour des enjeux que cette pratique recouvre.

« Bien qu’il ne faille pas comparer adoption et GPA, il y a dans les deux cas un abandon, une séparation à la naissance du bébé d’avec la mère qui l’a porté et aujourd’hui la blessure d’abandon est connue et reconnue. »

« Le fœtus n’oublie pas : il y a une empreinte, une mémoire prénatale qui est authentifiée sur le plan scientifique aujourd’hui et qui met en évidence que la fondation de ce premier lien relationnel, ce lien d’attachement entre une mère et son bébé, laisse une empreinte de mémoire chez toute personne même si l’on n’en conserve pas de souvenir conscient. »

« La nature est bien faite, ce sont les facteurs sensoriels in utero qui vont permettre à l’enfant de se souvenir de sa mère à la naissance, de la reconnaître. Si l’on sépare l’enfant de sa mère à la naissance il est perdu. »

« Dans le cas de l’adoption, la séparation d’avec la mère est la conséquence d’un accident de vie, alors que dans le cas de la GPA c’est une organisation de cet abandon avant même la conception de l’enfant. »

« Dans le cas de la GPA le nouveau né va être dans une perte de repère sensoriel qui l’expose à un vécu émotionnel extrême. »

« Le principe même de GPA viole les besoins primaires du nouveau-né. »

« L’enfant porté va être exposé à quelque chose de très confusant : il est en contact avec une femme qui a reçu l’injonction de ne pas s’attacher à lui. Pourtant la société a bien conscience de ce qui se joue au niveau de l’attachement entre une mère et son bébé. »

« Le bébé va être confronté à une absence de pensée, d’indicateurs d’affection mais plutôt à une dynamique programmée dans l’idée d’un détachement, ce qu’il va capter car c’est un fin capteur de la relation. Il capte tous les signaux d’amour mais il capte aussi les vides. La femme se programme à quelque chose de contre-nature. »

« Que la mère porteuse soit volontaire ou non elle s’oblige à entrer dans un processus qui ne la respecte pas elle-même, qui est contre son intégrité profonde (qu’elle en ait conscience ou pas) car elle va faire ce qu’aucune femme ne va faire, sauf dans des cas tragique de déni de grossesse et qui va rester comme une marque douloureuse pour l’enfant. »

« On est dans une perte de l’âme, de la conscience, au profit d’enjeux financiers. »

« Avec la découverte sur le microchimérisme, on sait maintenant que dans le système nerveux de la femme, l’enfant reste durablement présent et il risque fort de se rappeler à elle. »

« Avant de priver un enfant d’une mère ou d’un père à vie, il faudrait se poser la question : n’est ce pas aux adultes à s’adapter au fait que dans les choix qu’ils font dans leur vie privé, tout ne peut pas se réaliser. »

« Un enfant qui va manquer d’une mère ou d’un père va être boiteux dans la vie. Il y a un des deux piliers de ceux qui ont façonné son corps et son être et sa personne qui va manquer dans sa vie. »

« La GPA repose sur un très grand paradoxe : à la fois elle répond à un besoin presque obsessionnel de parents d’avoir un enfant, et en même temps on coupe l’enfant de sa filiation, on lui refuse son origine maternelle.»

« Une GPA ne peut jamais être éthique, on ne livre pas un enfant à quelqu’un d’autre. L’enfant n’est pas un objet que l’on cède à quelqu’un.»

L’union des droites est concrètement en marche : RN, LR, DLF et Reconquête y travaillent…

Marion Maréchal a rencontré Jordan Bardella et Marine Le Pen hier après-midi. Une entente pourrait avoir lieu avec, comme condition pour le RN, de traiter avec des personnes ayant eu une attitude “constructive” vis-à-vis de Jordan Bardella et du RN, ce qui semble exclure Eric Zemmour et Sarha Knafo.

La balle semble désormais dans le camp d’Eric Zemmour, qui n’était pas au courant de cette rencontre et qui n’a toujours pas rencontré Marion Maréchal ce matin.

Cette dernière s’est exprimée ce matin sur Cnews et a été très claire : les deux vice-président de Reconquête, Guillaume Peltier et Nicolas Bay, sont sur la même ligne qu’elle, tout comme Laurence Trochu, les électeurs du RN et de Reconquête sont massivement pour cette entente et elle ne laissera pas passer, à titre personnel, cette chance de battre Macron et de faire revenir la droite au pouvoir. Enfin, elle ne quittera pas Reconquête pour rejoindre le RN. Son but est de convaincre Eric Zemmour. Elle aurait demandé au RN 60 circonscriptions pour des candidats Reconquête.

Eric Zemmour n’a probablement pas le choix. La vraie droite doit lui être éternellement reconnaissant pour tout ce qu’il a apporté à la droite, d’autant plus que cette union, qu’il réclame depuis son entrée en politique, aurait été impossible sans son travail depuis 15 ans. Il peut et doit continuer à jouer un rôle primordial avec Reconquête en vue de la présidentielle de 2027 pour que cette droite authentique soit un aiguillon face à une Marine le Pen dont on connait les lacunes, notamment sociétales et économiques. Mais là, il s’agit des législatives et de battre la gauche et la macronie !

Un autre tremblement de terre s’annonce après l’intervention d’Eric Ciotti, président de LR, qui devrait avoir lieu à 13h00 (et non à 20h00 en raison de l’accélération des évènements). Il devrait annoncer un accord avec le RN et aurait demandé une centaine de circonscription sans candidat RN face à ses candidats.

LR pourrait donc exploser aujourd’hui entre ceux qui vont rejoindre Macron (Xavier Bertrand), ceux qui devraient s’opposer à cette entente avec comme chef de file Laurent Wauquiez qui va annoncer aujourd’hui sa candidature aux législatives en Haute-Loire et ceux qui accepteront de rejoindre la coalition dirigée par le RN.

Ali Juppé, le modèle de Macron…

– Merci Alain pour ton idée de dissolution !

– Je t’en prie Emmanuel. Tu verras, ce plan ne rate jamais.

Macron serait prêt à mettre sa démission dans la balance en cas d’échec aux législatives.

La secte de la République s’inquiète

Ils nous ressortent la stratégie de la peur, le théâtre antifasciste, comme le déclarait Jospin…

L’Eglise de la République dite française donne le “la” :

Les médias nous ressortent les heures les plus sombres du national-SOCIALISME :

 

Mais cette politique du barrage semble déjà perdue : l’accord entre les socialistes et les partisans du Hamas ne rassemble pas vraiment :

 

Les bobos semblent bien isolés :

Procession de la Fête-Dieu à Angers

Vidéo de la procession de la fête Dieu à Angers, de Notre Dame des Victoires à la Cathédrale saint Maurice :

Les États prédateurs : explications avec François-Xavier Carayon

François-Xavier Carayon, consultant en stratégie et auteur de “Les États prédateurs. Fonds souverains et entreprises publiques à la conquête de l’Europe” publié aux éditions Fayard, est interrogé sur Sud Radio… ou comment nos pépites industrielles sont pillées avec le silence complice du gouvernement et le carcan des règles communautaires sous la houlette de la Commission européenne :

Le département d’État américain critique les pays pro-vie et pro-mariage dans son rapport sur les droits de l’homme

Ces pays ont été épinglés pour ne pas s’être conformés à la définition des droits de l’homme de l’administration Biden, qui inclut les « droits reproductifs », l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Fin avril, le département d’État a présenté au Congrès ses rapports nationaux sur les pratiques en matière de droits de l’homme pour 2023 concernant les violations des droits de l’homme dans tous les pays recevant une aide étrangère des États-Unis et dans tous les États membres de l’ONU. Ce rapport est censé mesurer le respect des droits de l’homme tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans d’autres accords internationaux.

Cependant, bien que l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme garantisse que « tout individu a droit à la vie » et que l’article 6 déclare que « tout individu a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique », le rapport comprend une section sur l’avortement, appelée par euphémisme « droits reproductifs », ignorant le statut de personne des enfants à naître et leur droit protégé à la vie. Cette section a été initialement introduite par le président pro-avortement Barack Obama, puis retirée par Donald Trump, avant d’être rétablie par Joe Biden.

Le rapport a également favorisé l’agenda LGBT de l’administration Biden en incluant l’orientation sexuelle et « l’identité ou l’expression de genre » en tant que catégories spéciales supposées de droits de l’homme.

Le département d’État a critiqué l’Ouganda, pays pro-famille et pro-mariage, pour sa loi anti-homosexualité qui, selon le rapport, « vise les droits de l’homme de tous les Ougandais », la qualifiant de « législation draconienne anti-LGBTQI+ ». D’autre part, le rapport salue le fait qu’en Ouganda « de nombreuses organisations LGBTQI+ ont déclaré que le fait de gérer des programmes de santé, en particulier des programmes de prévention et de traitement du VIH, les protégeait d’un harcèlement potentiel ou d’une fermeture, bien que la promotion de la défense des personnes LGBTQI+ soit leur mission principale ».

Le département d’État a également fait l’éloge des gouvernements qui ont fait progresser les lois consacrant l’idéologie LGBT, notant en termes euphémiques les législations adoptées en 2023 au Kenya, au Japon, en Estonie et en Slovénie.

Le Salvador a été critiqué parce que « certaines personnes transgenres ont fait état de difficultés à s’inscrire sur les listes électorales et à voter parce que leur identité de genre ne correspondait pas au genre indiqué sur leur carte d’identité ». Le département d’État a également reproché au Salvador, pays pro-vie, son interdiction universelle de l’avortement et à la Hongrie d’exiger des femmes qu’elles visualisent les signes vitaux du fœtus avant de procéder à un avortement. Il a également cité le Burkina Faso, le Cameroun et l’Ouganda pour ne pas avoir fourni de « santé sexuelle et reproductive », euphémisme préféré des partisans de l’avortement pour désigner le meurtre des enfants à naître.

Le rapport demande également au Burundi et à la Roumanie de fournir une éducation sexuelle aux jeunes, déclarant que dans ces pays « il existe des obstacles en matière d’infrastructure et d’information qui empêchent les individus de préserver leur santé génésique, notamment l’absence de soins de santé communautaires et d’une éducation sexuelle adaptée à l’âge des adolescents ».

La Pologne a été critiquée parce qu’elle n’autorise pas les « couples LGBTQI+ à adopter » et parce que sa législation « empêche l’idéologie LGBT dans les écoles, appelle à la protection des enfants contre la corruption morale et déclare que le mariage est une union entre une femme et un homme uniquement ».

La Hongrie a été signalée pour avoir empêché « les personnes transgenres ou intersexuées de modifier le sexe ou le genre qui leur a été assigné à la naissance sur les documents légaux et d’identité » et pour avoir protégé les mineurs contre l’endoctrinement et la prédation grâce à une loi qui oblige « les sites web contenant toute forme de contenu LGBTQI+ (…) à demander aux utilisateurs de vérifier qu’ils ont 18 ans ou plus, avec des avertissements concernant le “contenu pour adultes” ».

Enfin, dans une critique qui touche à la liberté religieuse, le département d’État a cité le Burundi pour avoir permis à l’Église catholique d’interdire à ses écoles d’opérer avec des organisations qui violent les enseignements moraux catholiques. Le rapport indique que « le 8 mars, l’Église catholique romaine du pays a ordonné que toutes les écoles placées sous son égide cessent de travailler avec des organisations “dont les enseignements sur la santé sexuelle violent la doctrine de l’Église et la culture burundaise”. L’ordre visait l’éducation sexuelle et la sensibilisation aux LGBTQI+”.

Ce rapport sur les droits de l’homme n’est qu’un exemple de plus de l’attachement de l’administration Biden à l’agenda de la gauche, qui consiste à exporter l’avortement et l’idéologie LGBT par le biais de la politique étrangère des États-Unis, sous le couvert de ce que l’on appelle les « droits de l’homme ». Ces questions sont également au cœur de la campagne électorale de M. Biden, qui s’est engagé à faire de Roe v. Wade la « loi du pays » s’il se voyait confier une loi fédérale sur l’avortement.

Victoire judiciaire d’un couple catholique empêché d’accueillir des enfants parce qu’il rejette l’idéologie « LGBTQIA »

Un juge a statué en faveur d’un couple catholique à qui le Massachusetts interdisait d’adopter parce qu’il adhérait à l’enseignement catholique sur la sexualité humaine et le mariage.

Dans son ordonnance, le juge a écrit que la décision du ministère de l’enfance et de la famille du Massachusetts (DCF) avait placé Mike et Kitty Burke face à un

« dilemme fondamental dans cette affaire : ils pouvaient renoncer à leurs croyances religieuses et recevoir une licence d’accueil, ou ils pouvaient adhérer à ces croyances et renoncer à la licence ».

Il s’agit d’une victoire importante qui devrait avoir des conséquences significatives pour les familles chrétiennes.

Dans des affaires similaires, des poursuites ont récemment été engagées par deux familles chrétiennes du Vermont qui se sont vu retirer leur agrément en raison de leurs convictions sur la sexualité humaine.

Marianne chez les cathos ? Jean-François Kahn s’étrangle

Jean-François Kahn (86 ans), cofondateur de l’hebdomadaire Marianne, dirigé par Natacha Polony depuis 2018, prend position contre la cession du titre par Daniel Kretinsky au fondateur de Smartbox, le catholique Pierre-Edouard Stérin.

« Je ne peux cautionner le fait qu’il y ait un acheteur qui, dans tous les domaines, soit l’exact inverse de ce pour quoi nous avons créé le journal ».

« Marianne ne peut devenir la propriété d’un personnage ultralibéral en matière économique, qui n’est pas laïc, et qui n’est pas patriote, car toujours exilé fiscal en Belgique », « au-delà des divergences avec la direction de la rédaction de Natacha Polony, sur le souverainisme et le protectionnisme, ce journal n’avait pas rompu avec ses fondamentaux jusqu’ici ».

Les négociations exclusives entre le fonds d’investissement Otium de Pierre-Edouard Stérin courent jusqu’à la mi-juin avec CMI France, groupe de médias de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. M. Stérin finance déjà plusieurs médias numériques comme Néo, Factuel ou encore Le Crayon. Critique envers le projet de loi consacré à la fin de vie, il a récemment fait un don de 18 000 euros au magazine L’Incorrect à travers le Fonds du Bien Commun.

« Financer un journal vichysto-maurrassien montre bien qu’il a des convictions très ancrées ». « Je refuse que mon nom, encore lié à Marianne, soit associé à M. Stérin alors que je suis très inquiet par la montée de l’extrême droite ».

La gauche en roue libre : un local associatif catholique saccagé à Angers

Message du propriétaire qui lance un appel aux dons :

Ce lundi 10 juin, nous avons découvert avec stupeur la destruction de notre local associatif par des manifestants antifascistes, ainsi que le vol du tiroir-caisse contenant plusieurs centaines d’euros.

Vitrines, frigos, mobilier, verres, tireuse, devanture ; tout a été saccagé sans que la police n’intervienne, dans une ambiance de guerre civile hallucinante.

Cette haine gratuite et ce vol avec effraction nous plongent dans la stupéfaction : nous n’avons jamais embêté qui que ce soit ni fait de politique. Notre tiers-lieu est à vocation conviviale et chrétienne.

Pour pouvoir réouvrir nos portes, c’est pas moins de 25 000 euros qu’il va falloir investir afin de repeindre les menaces de mort, racheter le matériel etc. Auxquels il faudra ajouter des frais de justice pour poursuivre les voyous responsables de ces actes délirants.

Ne laissez pas la bêtise sectaire l’emporter sur la joie et la convivialité au nom de motifs politiques fumeux. De grâce, aidez-nous à réouvrir notre bar ! Dès maintenant, faites un don, même modeste. Des jeunes filles ou des personnes âgés auraient pu être à l’intérieur… Nous ne céderons à aucune violences ni intimidations, nous voulons obtenir justice et rouvrir notre tiers-lieu : pour cela, votre soutien est indispensable. Nous comptons sur vous. N’attendez pas pour nous aider et faire tourner cette cagnotte. Chaque euros compte !

De même à Lyon :

 

Et à Nantes :

L’union des gauches plus rapide que l’union des droites (encore une fois!)

Le PC”F”, le PS, Place publique, EELV et LFI viennent d’annoncer un accord électoral et des candidatures uniques partout en France pour les législatives :

 

Jordan Bardella salue « l’attitude constructive » de Marion Maréchal

La rencontre entre Jordan Bardella et Marion Maréchal ce jour constitue-t-il un premier pas vers l’union des droites ? Voici leurs réactions à l’issue :

 

Jordan Bardella indique avoir eu des discussions avec des cadres des Républicains.

Les premiers sondages (notons en passant que les sondages des européennes étaient globalement conformes à ce qui est sorti des urnes) montrent que le RN ne semble pas pouvoir obtenir de majorité absolue :

  • RN : 235-265 sièges
  • Ensemble : 125-155 sièges
  • NUPES : 115-145 sièges
  • LR : 40-55 sièges

Législatives : Le cartel des gauche – s’il se reconstitue – peut avantager le RN en multipliant les duels RN/gauche, configuration la plus favorable pour le RN

Sur Polémia, Jean-Yves Le Gallou revient sur les enseignements de ce scrutin européen :

1. Trois tendances marquent les élections européennes sur l’ensemble du continent : la régression de la gauche (et des écologistes), le maintien du centre mou (le Parti populaire européen), la nette progression des partis identitaires.

2. En dehors de la France, on notera la forte progression de l’AfD en Allemagne et du FPÖ en Autriche. La radicalité prêtée à l’AfD ne semble pas lui avoir porté préjudice car c’est là où elle est le plus radicale – l’Est du pays – qu’elle est la plus puissante malgré la concurrence d’un parti de gauche anti immigration.

3. Ceci étant, les forces identitaires auront du mal à bloquer la dérive immigrationniste de l’Union européenne. La distorsion entre les choix des élites et ceux des peuples n’est pas en passe d’être résorbée.

4. En France, le rejet de Macron et la montée de l’insécurité se sont traduits par une forte progression du vote national et identitaire de 23,3 % en 2019 (Bardella) à 37 % en 2024 (Bardella et Marion). La progression de Bardella est spectaculaire et le maintien de Marion au-dessus des 5 % malgré la puissance du « vote utile » est remarquable.

 

5. À Crépol, Bardella a doublé son score, passant de 23 % à 46 % et le total Bardella/Marion atteint 49,5 %. À Bellabre, bourg de l’Indre menacé par un foyer de clandestins, le même phénomène de prise de conscience électorale s’est produit. Comme à Callac en Bretagne.

 

6. Plus encore qu’un coup de poker, la dissolution décidée par Emmanuel Macron est un passeport pour le chaos. En 1997 Patrick Devedjian avait ainsi commenté la dissolution décidée par le président de la République : « Il y avait une fuite de gaz dans l’appartement, Chirac a craqué une allumette pour y voir clair. »

7. Le vote de rejet du président lors des Européennes va se traduire aux législatives par un rejet de l’extrême centre macroniste qui ne sauvera ses sièges que dans le réduit des centres villes. Mais la mobilisation des esclavagistes de la France ubérisée sera insuffisante pour sauver la Macronie.

 

8. Avec un potentiel de 38 %, le RN peut parfaitement emporter la majorité, voire la majorité absolue (en 1993, avec 44 % des voix, l’alliance RPR/UDF avait emporté 80 % des sièges).
Le cartel des gauche – s’il se reconstitue – peut paradoxalement avantager le RN en multipliant les duels RN/gauche, configuration la plus favorable pour le RN.

9. D’autant que le lassant « front républicain » pourra difficilement se mettre en place sauf à réaliser une improbable alliance, de Rima Hassan à Meyer Habib.

10. Au soir du 7 juillet, Macron-Néron se retrouvera au mieux sans majorité, au pire avec une majorité RN. Comme Mac Mahon en 1877, il lui faudra « se soumettre ou se démettre ». Se soumettre puis se démettre ?

11. Pour le RN, les difficultés commenceront. Cohabiter ou non ? Comment faire face à une situation budgétaire désastreuse après avoir fait des promesses électorales généreuses ? Quels ralliements obtenir d’une partie de la classe dirigeante au service d’une victoire qui pourra paraitre précaire ? Les dirigeants du RN peuvent se dire : « Enfin les difficultés commencent ! »

12. Coté LR, la tentation est grande de jouer le coup d’après. David Lisnard est en embuscade et se prépare à se poser en garant du temple budgétaire, prêt à pourfendre l’État social.

13. Mais la France, homme malade de l’Europe, dans une Europe, homme malade du monde, peut-elle encore longtemps tergiverser ?

Les tractations à Bruxelles commencent, avec comme arbitre Giorgia Meloni

Les analystes constatent que l’Europe est en train de se droitiser et de se fragmenter. Le vote a confirmé la tendance apparue dès 2019 au Parlement de Strasbourg : la fin de la traditionnelle alliance centre droit – centre gauche, et l’avènement d’une droite nationale puissante.

En Italie, le parti Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, en Hongrie le Fidesz de Viktor Orban, en Autriche le FPÖ d’Herbert Kickl, triomphent, comme le RN en France. Ailleurs, en Allemagne, dans les pays baltes et nordiques, ils arrivent en deuxième position, mais avec des scores élevés. D’après les premières projections globales, les populistes de droites, eurosceptiques et souverainistes non inscrits recueillent 215 sièges sur 720, contre 184 pour la droite classique (PPE).

Alors que 8 capitales sur 27 sont déjà dirigées ou codirigées par la droite nationale, ce succès conforte les souverainistes dans leur volonté de refaçonner l’Union.

Le Hongrois Viktor Orban, président pour six mois du Conseil de l’Union européenne à partir du 1er juillet, déclare « notre plan n’est pas de quitter l’Europe, mais de la conquérir ».

A Rome, Giorgia Meloni, aux commandes depuis septembre 2022, veut » construire une majorité différente, qui exclut la gauche » avec sa formation à Strasbourg, appelée ECR (Européens conservateurs et réformistes, où siègent les élus Reconquête).

Le succès de l’Italienne en fait donc une faiseuse de roi d’autant plus influente, qu’au Parlement, le groupe ID (Identité et Démocratie, où siège le RN), a implosé fin mai avec la rupture entre le Rassemblement National et l’AfD allemande.

Dans les prochains jours, le grand marchandage va commencer pour des postes clés européens, ce qu’à Bruxelles on appelle les top jobs, à commencer par la présidence de la commission européenne.

Deux instances vont codécider le nom du futur chef de la Commission européenne. D’abord le conseil européen, c’est-à-dire, les chefs d’Etat et de gouvernement, qui se verront à Bruxelles pour un dîner informel le 17 juin, puis pour un conseil les 27 et 28 juin. Avec la dissolution, la France risque d’y être muette. Ensuite, le Parlement de Strasbourg. Celui-ci tiendra sa première session du 16 au 19 juillet avec trois missions : constituer ses groupes politiques, élire son président et approuver à la majorité le nom du candidat que le conseil lui propose.

La macronie choisit de faire élire un Italien sur le quota des députés européens français

L’eurodéputé Sandro Gozi, candidat en France en sixième position sur la liste de Valérie Hayer Besoin d’Europe, a été officiellement élu au Parlement européen en vertu des 13 sièges remportés par la liste présidentielle, qui a obtenu 14,6% des voix.

Le secrétaire général du Parti démocrate européen et ancien sous-secrétaire aux Affaires européennes des gouvernements Renzi et Gentiloni, choisi lors de ces élections comme l’un des trois Spitzenkandidat d’Europe Renouveau, reviendra donc à Strasbourg lors de la législature 2024-2029, après la première élection qui s’est déroulée en 2019, également en France, avec la liste Renaissance du président Macron.

S’il s’était présenté en Italie, sa réélection n’était pas garantie. La présidente du conseil italien a obtenu 28,9 % des voix, dépassant son score des législatives de 2022. Giorgia Meloni a gagné son pari et sort renforcée à Rome comme à Bruxelles.

Euthanasie : l’ADMD en deuil

Ne boudons pas notre plaisir, la dissolution permet de supprimer l’odieux projet de loi sur la fin de vie. Le lobby de l’euthanasie s’en lamente, mais se prépare pour les législatives :

Chers amis,

Le président de la République a choisi de dissoudre l’Assemblée nationale hier, dimanche 9 juin. Il ne m’appartient pas de commenter une décision qui relève du jeu partisan.

Cette décision a pour effet d’arrêter de manière immédiate et définitive l’examen du projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie qui entamait aujourd’hui sa troisième semaine, avec un vote solennel fixé au 18 juin ; annulé, donc.

Je ne vous cache pas l’immense déception et l’immense sentiment de gâchis que je ressens et sur lequel, je n’en doute pas, nous nous retrouvons. Tout est à recommencer. Tout, puisque le texte en cours de lecture tombe automatiquement.

Parce que nous ne pouvons plus mépriser la demande de nos concitoyens pour une loi de liberté en fin de vie, parce que nous ne pouvons pas ignorer la séquence démocratique qui a débuté en octobre 2022 avec le lancement de la Convention citoyenne, dès aujourd’hui, je vais interpeller les chefs des partis afin de leur demander d’intégrer cette demande de la société dans leur programme et de s’engager très clairement, au nom des candidats qui seront élus, à faire voter, dans les meilleurs délais, une loi qui autorise chacun à rester maître de son parcours de fin de vie.

Très vite, nous mettrons sur notre site admd.net un outil d’interpellation des candidats aux prochaines élections législatives (30 juin et 7 juillet 2024).

Je vous assure de ma résolution absolue à porter notre revendication, celle pour laquelle nous travaillons d’arrache-pied depuis tant d’années et, plus encore, ces tout derniers mois.

A nous de faire élire des candidats hostiles à ce type de loi ou d’éliminer des candidats qui y seraient franchement favorables.

Marion Maréchal rencontrera Marine le Pen et Jordan Bardella au siège du RN

La presse annonce une réunion “secrète” qui n’a donc plus rien de secret aujourd’hui à 17h00 sur les approches stratégiques pour les prochaines élections législatives anticipées, prévues pour les 30 juin et 7 juillet.:

Les discrètes tractations avant, peut-être, la grande réconciliation (…) Une réunion secrète doit avoir lieu ce lundi après-midi, à 17 heures, au siège parisien du RN. Selon nos informations, Jordan Bardella et Marine Le Pen vont rencontrer Marion Maréchal (…) Les trois responsables comptent évoquer ensemble les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet prochains.

Est-ce le signe d’une future alliance de partis entre le RN et Reconquête, ou de personnes seulement, avec Marion Maréchal ? Une chose est certaine : Jordan Bardella accueille Marion Maréchal en tant que Marion Maréchal, et non en tant qu’émissaire d’Éric Zemmour. Ce sera une «simple discussion, précise une source. Elle ne vient pas en tant que représentante [de Reconquête]

Il semblerait que Reconquête soit à la croisée des chemin et que les rumeurs qui ont émaillé toute la campagne électorale sur des dissensions entre Eric Zemmour et Marion Maréchal vont très rapidement, peut-être même ce soir, aboutir à une clarification.

La prise de parole de Marion Maréchal hier soir, prenant l’initiative de proposer d’entrer en contact avec Marine le Pen, Jordan Bardella, Eric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan pour discuter de l’avenir, devant un Eric Zemmour visiblement surpris et n’applaudissant pas ce passage, contrairement à Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu, est déconcertante.

Il n’est pas possible de réclamer à corps et à cri l’union des droites et de ne pas tout faire lorsque l’occasion se présente. Si Marion Maréchal arrive à convaincre Marine Le Pen de concéder quelques circonscriptions à des membres de Reconquête en échange du soutien à un programme de salut public sur l’immigration, la fin de l’écologie punitive ou quelques mesures symboliques comme la privatisation de l’audiovisuel public comme proposé par Sébastien Chenu ce matin, cela va dans le bon sens.

Côté LR, Eric Ciotti semble refuser tout dialogue. Ils disparaitront encore un peu plus le 7 juillet prochain ou s’allieront avec Macron.

Côté Reconquête, il faut espérer qu’Eric Zemmour et Sarah Knafo qui représentent une intelligence, une vision et une force politique inédite depuis plusieurs dizaines d’années, comprennent les enjeux et ne passent pas à côté de cette initiative lancée par Marion Maréchal au prétexte que ce n’était pas leur stratégie initiale.

Mais cette stratégie a fait ses preuves. Comme le dit Marion Maréchal, Reconquête a fait 4% aux législatives en 2022 ce qui rend le score du 9 juin très honorable avec une augmentation de 300 000 électeurs. C’est la première fois qu’une liste de droite nationale concurrente du RN obtient des élus. Oui, c’est un exploit.

Au final, Reconquête est sauvé au moins provisoirement grâce à l’élection de cinq députés au parlement européen et de deux fois plus d’assistants parlementaires. Eric Zemmour a encore un rôle à jouer, notamment pour la présidentielle de 2027 où Marion Maréchal ne pourra pas affronter sa tante. Il pourra représenter une ligne politique malheureusement absente de l’échiquier politique.

Jean Messiha, que l’on dit avoir été imposé à Marion Maréchal, sur sa liste est de cet avis :

« La coalition, on l’appelle de nos vœux dès le premier tour » des législatives, a indiqué Jean Messiha, en 8e position sur la liste des européennes. « Il faut avoir l’intelligence de faire dans le camp national ce que Mélenchon a fait dans le camp de la gauche », a-t-il estimé. « Si le RN veut être en mesure de gagner en 2027 » lors de la prochaine présidentielle, « il faut un accord électoral » dès ces législatives qui réservera « un ou deux portefeuilles ministériels » à Reconquête !, a-t-il ajouté.

Eric Zemmour semble déjà sur cette ligne :

 

Un prêtre enlevé au Nigéria

Renaissance tente de soudoyer Les Républicains en vue des élections législatives

Vincent Trémolet, directeur délégué de la rédaction du Figaro, estime que la décision d’Emmanuel Macron est sidérante et qu’elle crée une jurisprudence malheureuse. Entre l’Euro de football et les Jeux Olympiques, il n’est pas certain que la nouvelle assemblée nationale connaisse une meilleure stabilité :

 

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a déclaré que Renaissance et ses alliés «ne présenteront pas de candidats» contre des députés sortants «faisant partie du champ républicain».

Message envoyé par une source de la majorité présidentielle aux Républicains peu après l’annonce de la dissolution :

« Partout où il y a un sortant du champ républicain (PS-LIOT-LR) on étudiera au cas par cas avec le sortant pour savoir s’il accepte nos conditions pour ne pas avoir de candidats face à lui. Nos conditions : 1. Voter les 3 prochaines budgets 2. S’apparenter à un groupe de la majorité. »

De son côté, Éric Ciotti a affirmé qu’il était «hors de question de rentrer dans une forme de collaboration avec ce gouvernement». «Pas d’alliance, pas de coalition».

Mediapart découvre le poids de la Manif pour Tous en France et en Europe

En juin 2013, Mediapart évoquait

La lente dislocation du collectif “Manif pour tous”. Que reste-t-il de la “Manif pour tous” ?

En juin 2024, Mediapart souligne cette fois :

Parmi les membres d’Agenda Europe figuraient, selon l’EPF, d’autres Français, comme Ludovine de La Rochère, qui présidait La Manif pour tous, devenue Le Syndicat de la famille, après avoir été chargée de communication de la Fondation Jérôme Lejeune, ou encore Émile Duport, également ancien de La Manif pour tous et créateur du mouvement anti-IVG « Les Survivants ».

C’est compliqué de suivre l’actualité avec Mediapart :

Auparavant rassemblés sous l’organisation Agenda Europe, née en même temps que La Manif pour tous, les mouvements antichoix se multiplient en Europe. Dans la ligne de mire de cette galaxie chrétienne conservatrice, le droit à l’avortement et les personnes LGBT+.

Des figurines en forme de fœtus envoyées par courrier, ou prises en photo, au creux d’une main, et diffusées par mail à l’ensemble des député·es europée·nnes. L’appel au visionnage d’une vidéo, affichant près de 10 000 vues depuis le 22 mars, dans laquelle trois femmes anonymes témoignent de leurs avortements traumatisants, qui auraient été « subis », la société n’ayant « rien prévu pour les protéger des pressions ». Ou encore, pas plus tard que le 15 mai, l’invitation à une rencontre entre des parlementaires et « un collectif de femmes » ayant avorté.Telles sont certaines des méthodes du Centre européen pour le droit et la justice (European Centre for Law & Justice, ECLJ), une ONG accréditée aux Nations unies et association de droit local, catholique conservatrice, pour tenter, tour à tour, d’empêcher la constitutionnalisation de l’IVG en France ou le vote d’une résolution pour inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Issu du très influent American Center for Law and Justice (ACLJ), organisation américaine chrétienne et conservatrice, l’ECLJ fait aujourd’hui partie des principaux groupes de pression anti-IVG en Europe, qui se fédèrent depuis une dizaine d’années et gagnent en influence.

En 2013, le directeur de l’ECLJ, Grégor Puppinck, faisait partie du réseau « Agenda Europe » (selon un rapport du Forum parlementaire européen sur la population et le développement, l’EPF) qui s’attache à améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs. Soit d’un groupe « inspiré par le Vatican » ayant pour but de « restaurer l’ordre naturel ». Autrement dit, de faire reculer l’accès à la contraception, à l’avortement, mais aussi les droits des personnes LGBT+.

À sa création, le manifeste de l’organisation établissait cinq priorités : déployer des stratégies contre l’euthanasie, pour la liberté de religion, pour le mariage et la famille, contre la législation antidiscrimination et contre la gestation pour autrui (GPA). L’auteur, anonyme, y défendait notamment « la réintroduction de lois réprimant l’homosexualité » face aux « effets dangereux de la décriminalisation de la sodomie », ou encore que « l’acceptation des relations homosexuelles, lesbiennes et (finalement) pédophiles semble donc une conséquence logique de l’acceptation de la contraception artificielle ».

Un lobbying antidroits humains qui a porté ses fruits dans certains pays, selon l’EPF, les membres d’Agenda Europe ayant réussi à freiner l’avancée des droits LGBTI en Croatie en 2013 puis en Slovénie en 2015 via des pétitions. En septembre 2016, la proposition de loi « Stop à l’avortement » portée par la fondation privée Ordo Iuris, dont le président et le conseiller juridique appartenaient à Agenda Europe, a été présentée en séance plénière au Parlement polonais.

En 2019, cette même organisation était également à l’origine d’une « Charte des droits de la famille », signée par de nombreuses collectivités locales dites « sans LGBT ». À l’échelle européenne, le Slovaque Ján Figeľ, qui était aussi membre d’Agenda Europe, était nommé en 2016 par la Commission européenne premier « envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion et de conviction en dehors de l’Union européenne ».

Parmi les membres d’Agenda Europe figuraient, selon l’EPF, d’autres Français, comme Ludovine de La Rochère, qui présidait La Manif pour tous, devenue Le Syndicat de la famille, après avoir été chargée de communication de la Fondation Jérôme Lejeune, ou encore Émile Duport, également ancien de La Manif pour tous et créateur du mouvement anti-IVG « Les Survivants ».

Interrogée à ce sujet, Ludovine de La Rochère assure qu’elle « ne connaît pas du tout les membres de cet Agenda Europe », et raconte avoir simplement reçu, entre 2016 et 2019, « une dizaine de mails » provenant de cette organisation. Grégor Puppinck n’a quant à lui pas répondu. Car si Agenda Europe n’existerait aujourd’hui plus sous cette forme, selon Neil Datta, directeur exécutif de l’EPF, ce réseau conservateur catholique a continué de tisser sa toile.

« Force est de constater qu’on retrouve dans chaque événement organisé autour de ces questions les mêmes organisations religieuses, les mêmes acteurs. C’était par exemple le cas au sommet sur la démographie à Budapest. Même s’ils n’ont plus une structure uniforme, ces associations ultraconservatrices existent encore », observe Amandine Clavaud, codirectrice des études à l’Observatoire de l’égalité femmes-hommes de la Fondation Jean Jaurès.

Organisé à l’initiative du premier ministre hongrois Viktor Orbán, ce « sommet démographique » sur la famille  accueillait, en septembre 2023, la première ministre italienne Giorgia Meloni, les présidents serbe et bulgare, Aleksandar Vučić et Rumen Radev, mais également des présidents d’organisations internationales profamille et conservatrices comme la présidente de Family Watch International, le directeur de l’International Federation for Family Development (IFFD) Ignacio Socías, le directeur exécutif d’Alliance Defending Freedom (ADF) Paul Coleman, ou encore l’ancienne présidente hongroise Katalin Novák, du parti d’extrême droite Fidesz.

Un de leurs nombreux points communs ? La plupart sont cité·es dans un autre rapport de l’EPF, nommé « La partie émergée de l’iceberg », qui liste cette fois les financements antigenre. Paul Coleman comme Sharon Slater, de Family Watch, faisaient en outre partie des membres actifs d’Agenda Europe, listés par l’EPF.

Chaque année ou presque, on retrouve peu ou prou ces mêmes protagonistes au Congrès mondial des familles. En 2019, son édition italienne, à Vérone, était sponsorisée par Generazione Famiglia, « La Manif pour tous » italienne, ou encore CitizenGO, « un des groupes de lobby chrétien les plus importants aujourd’hui à l’ONU », selon Jeanne Hefez, chargée de plaidoyer pour l’ONG Ipas, qui œuvre pour faire progresser l’accès à l’avortement et à la contraception dans le monde.

À propos du poids politique de ces groupes, Amandine Clavaud alerte : « Certaines de ces organisations sont accréditées aux Nations unies. Elles bénéficient du statut Ecosoc, alors que des associations de la société civile féministes ont parfois du mal à l’obtenir. » Parmi les organisations disposant d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU figuraient en 2022, outre l’ECLJ de Grégor Puppinck, la Fondation Jérôme Lejeune, SOS Éducation, Alliance VITA, l’association conservatrice Juristes pour l’enfance, composée d’anciennes de LMPT et… La Manif pour tous elle-même.

Interrogée à ce sujet, sa présidente, Ludovine de La Rochère, affirme que son mouvement « intervient à l’ONU depuis 2015 », et ce « sur la question de l’exploitation reproductive, notamment à travers des prises de parole ».

À un niveau transnational, sont aussi accrédités l’Alliance Defending Freedom (ADF), qui a récemment soutenu la procédure judiciaire d’élus d’extrême droite, dont Éric Zemmour, à la suite de l’annulation d’une conférence à Bruxelles, mais aussi le groupe de pression espagnol anti-IVG, antimariage pour toutes et tous et anti-euthanasie HazteOir, qui a fondé CitizenGO, et qui figure également dans la liste des principaux bailleurs de fonds anti-genre en Europe.

À l’échelle européenne, certaines de ces organisations se retrouvent dans l’« initiative citoyenne européenne » (ICE) One of us « pour la défense de la vie et de la dignité humaine ». En premier lieu la Fondation Jérôme Lejeune et l’ECLJ, mais aussi l’Alliance VITA, les Associations familiales catholiques (AFC), HazteOir et CitizenGO. Rejetée par l’Union européenne, One of us s’est depuis transformée en fédération.

Qu’à cela ne tienne : une autre initiative citoyenne européenne a été enregistrée en 2015 auprès de la Commission européenne « pour protéger le mariage et la famille ». Nommée « Mum, dad and kids » et rappelant le slogan principal de LMPT, celle-ci est portée par une dizaine de personnes, parmi lesquelles encore Ludovine de La Rochère et Grégor Puppinck. […]

“La seule solution pour imposer un débat sur les vrais enjeux pour l’avenir de la France est de bâtir un bloc souverainiste unitaire”

Jean-Frédéric Poisson et Florian Philippot (qui ont obtenu 0,93%) lancent un appel au rassemblement des souverainistes :

3 semaines : c’est la durée extrêmement courte qu’Emmanuel Macron laisse aux Français pour décider de leur avenir après la dissolution de l’Assemblée nationale. À l’évidence, le président de la République cherche à escamoter le débat démocratique alors que les risques de 3ème guerre mondiale, encouragée par une Union européenne de plus en plus folle, augmentent chaque jour.

Dans ce contexte, la seule solution pour imposer un débat sur les vrais enjeux pour l’avenir de la France est de bâtir un bloc souverainiste unitaire aux prochaines élections législatives.

C’est pourquoi Florian Philippot, président des Patriotes, et Jean-Frédéric Poisson, président de VIA | la voie du peuple, lancent un appel conjoint au rassemblement de tous les souverainistes, en partant du socle de leur alliance déjà formée aux élections européennes avec Génération Frexit et le Cercle Aristote. Cet appel est notamment lancé à Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, François Asselineau, président de l’UPR, et Georges Kuzmanovic, président de République Souveraine.

Face aux manœuvres du président Macron qui méprise la démocratie en ne laissant que 20 jours au peuple français pour débattre de son avenir, chacun doit désormais être à la hauteur des événements historiques qui s’annoncent.

Marine Le Pen : « Il est nécessaire d’unir tous ceux qui souhaitent l’après-Macron »

Suicide de Genève

Alors qu’avec la dissolution de l’Assemblée nationale, la France vient de jeter à la poubelle le projet de loi sur l’euthanasie, en Suisse la population genevoise a largement soutenu dimanche l’aide au suicide que le Grand Conseil avait supprimé dans la loi. Plus de 76% des votants estiment que cette possibilité d’en finir avec la vie doit continuer à être mentionnée dans la loi.

La majorité de droite du Grand Conseil avait estimé en septembre dernier qu’il n’était plus nécessaire de conserver cette option dans la loi. L’association Exit Suisse romande avait lancé un référendum contre cette suppression pour continuer de défendre l’euthanasie.

Marion Maréchal entre au Parlement : 5 élus pour Reconquête

Marion Maréchal appelle à une union des droites avec le RN et LR pour construire une alternative :

le bloc national est à près de 40%. La coalition des droites à laquelle j’aspire apparaît plus que jamais nécessaire

 

Au Parlement européen, le groupe ECR auquel appartient Reconquête compterait 73 élus, contre 184 pour le PPE (LR) et 58 pour ID (RN).

Eric Zemmour appelle aussi à cette union des droites pour gouverner face à la gauche et à l’extrême-centre :

Elections européennes, les droites nationales en progression dans l’UE

Outre la France, où la droite anti-immigration arrive largement en tête, les droites nationales ont connu une forte poussée. La composition provisoire du nouveau européen est à découvrir ici.

En Allemagne, les sociaux-démocrates du chancelier allemand Olaf Scholz sont arrivés derrière les conservateurs et droite nationaliste de l’AFD. Le SPD d’Olaf Scholz a obtenu 14% des suffrages, tandis que les conservateurs (CDU et CSU) sont arrivés premiers avec 29,5-30% et la droite AfD, en seconde place, avec 16,5-16%.

En Italie, le parti de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, est arrivé en tête avec au moins 27% des suffrages. Le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principal parti d’opposition, arrive en deuxième position avec plus de 23%, suivi du Mouvement 5 Etoiles dirigé par l’ancien premier ministre Giuseppe Conte avec environ 11%, selon ces projections réalisées pour les principaux médias italiens, la RAI, Mediaset, et La7. Les deux partenaires de coalition de Mme Meloni, la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia et le parti conservateur fondé par Silvio Berlusconi et membre du Parti populaire européen (PPE), sont crédités respectivement de 8% et de 10%.

En Espagne, les conservateurs sont arrivés légèrement en tête devant le Parti socialiste du premier ministre Pedro Sánchez. Le Parti Populaire (PP, droite) remporterait de 21 à 23 sièges (32,4% des voix), devant les socialistes avec de 20 à 22 sièges et 30,2% des voix. Le parti de droite nationaliste, Vox, remporterait pour sa part 6 ou 7 sièges (10,4% des voix) tandis qu’une nouvelle formation baptisée «La fête est finie» (Se acabo la fiesta) ferait son entrée au Parlement européen avec de 2 à 3 sièges (3,9% des voix).

L’opposition socialiste a remporté les élections européennes au Portugal, devançant légèrement la coalition gouvernementale de droite modérée qui avait gagné de justesse les législatives anticipées de mars dernier. Le parti de droite nationaliste Chega arrive en troisième position, avec 9,8% des voix, un score nettement inférieur à celui des législatives (18%). Il est suivi de très près par la formation libérale qui avait déjà fini à la quatrième place en mars.

Le parti de droite du premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, est arrivé en tête avec entre 28 et 32% des voix. Le parti de gauche Syriza, dirigé par Stefanos Kasselakis, un ancien trader longtemps installé aux États-Unis, arrive en deuxième position avec 15,2% à 18,2% des voix. Derrière lui, le parti socialiste Pasok obtient entre 10,9% et 13,9% des suffrages. Le parti nationaliste Eleniki Lysi (Solution grecque) décroche entre 7,6% et 10% des voix, derrière le parti communiste KKE (7,9% à 10,3%).

Contrairement à la Grèce, à Chypre, les conservateurs de Disy (PPE) et les communistes de Akel (groupe de Gauche) sont donnés à 23,80% et 23,10%. Le candidat antisystème Fidias Panagiotou obtiendrait 14,70, tandis que la droite nationaliste de Elam récolterait 10,40%. Ces deux partis obtiendraient chacun un élu. Le dernier élu irait aux sociaux-démocrates de Diko.

En Pologne, le parti pro-européen du premier ministre Donald Tusk est arrivé devant le parti Droit et Justice (PiS), mais celui-ci conserve un score élevé et la droite nationaliste de Konfederacja, très eurosceptique, n’enverra pas moins de 6 eurodéputés à Strasbourg.

Le parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, qui avait qualifié les élections européennes d’«historiques», est arrivé dimanche en tête mais a enregistré un net recul. Son parti Fidesz a recueilli plus de 43% des voix, contre 52,5% au précédent scrutin de 2019.

Le parti de droite nationaliste FPÖ est arrivé en tête en Autriche, avec 25,7% des voix, suivi de près les conservateurs de l’ÖVP (24,7%), actuellement au gouvernement, puis les sociaux-démocrates du SPÖ (23,2%). Les Verts affichent un score de 10,7%.

Aux Pays Bas, l’alliance de gauche entre les Verts et le Parti travailliste devance la droite nationaliste avec 21,6% des suffrages et huit sièges à l’issue du scrutin. Le Parti de la liberté (PVV), la formation de Geert Wilders, enregistre toute de même une forte progression. Le mouvement devrait envoyer sept élus dans l’hémicycle après avoir recueilli 17,7% des votes. Le VVD, le parti libéral du premier ministre sortant Mark Rutte, obtient 11,6% des suffrages.

En Croatie, le parti de droite HDZ l’emporte avec 33,4% des votes. Le parti envoie 6 élus au sein du Parlement européens. La coalition de gauche SDP arrive en deuxième place avec 27,81% des voix, ce qui lui rapporte 4 sièges.

En Bulgarie, le parti de droite du Gerb (PPE) obtiendrait 26,20% des voix et aurait 5 élus. La coalition du PP («Continuons le changement») prendrait, elle, la deuxième place avec 15,70% des voix.

En Slovaquie, le parti du premier ministre slovaque Robert Fico, Smer (Direction), arrive en deuxième position avec 24,8% des voix selon les premières estimations. Le parti Progresivne Slovensko (PS), parti libéral de la présidente slovaque Zuzana Čaputovà, membre du groupe Renew au Parlement européen, remporte de son côté 27,8 % des suffrages. Le parti de droite Republika arrive enfin en troisième position, avec 12,5 % des voix.

Les Démocrates de Suède, qui soutiennent le gouvernement, enregistrent le premier recul (-2,1 points à 13,2%) de leur histoire à une élection. Le parti anti-immigration, qui espérait devancer le parti des Modérés du premier ministre Ulf Kristersson, échoue et arrive même en quatrième position.

En Finlande, le parti l’Alliance de gauche réalise une percée avec 17,3% des suffrages, soit quatre points de plus qu’en 2019. Le parti va donc avoir trois des 15 sièges réservés à la Finlande au Parlement européen, contre un seulement lors du précédent scrutin. La Coalition nationale (centre droit) du premier ministre Petteri Orpo consolide ses gains avec près de 25% des voix, en hausse de près de quatre points. Le Parti des Finlandais, formation de droite nationaliste qui participe à la coalition gouvernementale, recule à 7,6%, soit une chute de 6,2 points. Il n’obtiendrait qu’un seul siège.

Au Danemark, le Parti populaire socialiste est arrivé en tête et en nette progression de 4,2 points par rapport à 2019, avec 17,4%. Le Parti social-démocrate, à la tête de la coalition de gouvernement, recule à 15,6%, en fort recul de 5,9 points. Les deux partis devraient emporter chacun trois des 15 sièges danois.

A Malte, le Parti travailliste obtient 44,67% des voix, soit 3 sièges, contre 42,52% des voix pour la droite du parti nationaliste. Les conservateurs obtiennent, eux, trois élus.

« L’amère est dans le pré »

La séquence de communication pro-GPA qui instrumentalise un petit bébé né en Colombie rappelle une nouvelle fois l’impunité de ceux qui contournent l’interdiction de la loi française et ses insuffisances pour protéger toutes les femmes. L’écho donné à une histoire personnelle par M6 à travers son émission « L’amour vu du pré » est une insulte pour les femmes dont la dignité, qui n’a pas de frontière, est bafouée par cette pratique contraire à leurs droits.

A la suite de leur rencontre dans L’Amour est dans le pré, Mathieu et Alexandre se sont mariés avant de divorcer deux ans plus tard alors qu’ils avaient passé un contrat pour obtenir un bébé par l’exploitation d’une femme en Colombie. “Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse autant aimer” : les mots de Mathieu Ceschin sont provocateurs. Comment oser parler d’amour à propos d’un petit enfant objet d’un contrat financier et arraché à sa mère juste après sa naissance ? Comment oser affirmer être « fait pour être pama (papa et maman à la fois) » ? C’est une insulte pour les femmes victimes d’une exploitation et pour tous les couples en attente d’un enfant. Ces propos provocateurs nient la différence et la complémentarité évidente de la mère et du père pour un enfant.

Le Syndicat de la Famille regrette qu’une chaîne comme M6 contribue à la banalisation de la GPA en donnant un large écho médiatique à cette histoire individuelle où l’amour aura un goût bien amère. Comme le rappelait Manuel Valls, lorsqu’il était Premier ministre, « il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. »

Ce nouvel épisode de la propagande pro-GPA appelle à une réaction politique pour renforcer l’interdiction de la GPA et de sa promotion dans le débat public.

Emmanuel Macron dissout la macronerie… et annonce la fin de vie du projet de loi sur la fin de vie

Suite aux résultats des élections européennes, à retrouver sur le site du ministère de l’intérieur, le chef de l’Etat dissout l’assemblée nationale.

Le 1er tour des élections législatives aura lieu le 30 juin et le second le 7 juillet.

1ère conséquence appréciable : le projet de loi sur l’euthanasie est suspendu !

Le sacré-cœur : un message d’amour ?

Aymeric Pourbaix
reçoit :

  • Père Edouard MAROT, prêtre à Bruxelles, ancien recteur de Paray-Le-Monial
  • Anne BERNET, spécialiste d’histoire religieuse
  • Alice BEAUVISAGE, née au Salvador

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