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I-Média – Russie/Otan : la guerre des trolls de l’information

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’unanimité médiatique concernant la constitutionnalisation de l’avortement.

Le dossier du jour est une étude de la guerre hybride et informationnelle entre les russes et les occidentaux, avec l’usage des trolls, ces faux profils se diffusant sur internet.

Enfin, les pastilles de l’info abordent :

1) La pub de la semaine : Les résultats des Bobards d’Or
2) Les ciseaux de la censure : L’audition de CNews au Sénat
3) Le coup de gueule : L’affiche des JO sans la France
4) Le bon point mainstream : Le succès de la série Shogun
5) Carton rouge : Les clandestins de Mayotte ont la vie de château !
6) Le coup de chapô : Polémique avec Marion Maréchal, Boursorama ne faillit pas !

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Matthieu Lartot.

“L’IVG comme l’euthanasie participent d’une culture de mort.” “Il n’y a pas de liberté dans le mensonge”

Dans le JDD, Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, revient sur les dérives qui entourent la constitutionnalisation de l’avortement :

Sous la bannière de la liberté, toutes les lois sociétales sont aujourd’hui présentes et promues : la liberté garantie par la constitution pour pratiquer l’IVG, la liberté de (se) donner la mort avec l’euthanasie, la liberté de changer d’identité sexuelle… le libéralisme économique investit désormais l’anthropologie. La liberté devient une métaphysique, voire dictature puisqu’il lui revient de décider qui a le droit de vivre ou pas.

Principe d’humanité et droit fondamental, la liberté doit être en premier lieu formée par l’éducation dans son exercice grâce à la connaissance de soi-même et à la transmission de principes de socialité et d’humanité ; et en second lieu, bornée par le droit afin de respecter la liberté d’autrui et l’intérêt général. « Les rives sont la chance du fleuve pour qu’il ne devienne pas marécage » (Holderling). Sans ce cadre, la liberté personnelle peut devenir liberticide pour autrui et soutenir l’inconcevable de mettre fin à la vie d’autrui.

« La Vérité vous rendra libres », dit Jésus dans l’Evangile. Cette Vérité qu’incarne le Christ est celle de la charité. « L’amour est le contenu de toute liberté » (Nicolas Berdiaeff)sa finalité.

N’y a-t-il pas dévoiement de la liberté quand celle-ci justifie la mort de l’enfant à naître ou la liquidation de la personne fragilisée par l’âge ou la maladie ! La liberté génère le mensonge lorsqu’elle s’écarte de son fondement qui est l’amour.

La qualité morale d’une société se juge à l’aune de la place qu’elle offre aux plus vulnérables, et à la défense de la vie humaine depuis son commencement jusqu’à son terme. La liberté ne peut s’arroger le pouvoir de décider qui doit mourir et qui doit vivre. Il n’y a pas de liberté dans le mensonge et la négation de la vie.

Ce mensonge devient un voile épais qui recouvre les réalités de ces deux actes qui attentent à la vie : l’interruption volontaire de grossesse et l’euthanasie. Le refus de considérer les offenses à la vie s’érige alors en droit et taxe de délit toute remise en cause. L’IVG comme l’euthanasie participent d’une culture de mort.

Notre société moderne, toujours prompte à moraliser, se rend-elle compte de la dérive éthique qu’elle produit ? Que dit notre société au plus fragile, aux femmes isolées ou aux malades ?

Il n’y a pas de liberté dans le mensonge, qui veut faire croire que celle-ci transcende et gomme les réalités existantes. La liberté ne peut s’inscrire que dans un regard juste, exigeant, respectueux et compatissant sur ce qui existe. Le mensonge, lui, cache ou maquille le scandale pour le rendre acceptable.

La prétention d’agir librement ne doit pas laisser croire que les actes mortifères sont moralement bons. Si tant de lois sociales destructrices d’humanité sont d’actualité, c’est que notre monde sombre dans le désespoir et que la banalité de l’existence prévaut sur sa beauté.

Seule la vérité nous rendra notre liberté.

La vérité requiert d’abord un regard profond et juste sur ce qu’est la vie humaine, grâce à un œil compatissant sur les plus fragiles, les plus vulnérables et toutes les détresses. La vérité considère par principe que toute vie humaine est inaliénable.

La liberté n’est pas un symbole ou simplement une devise républicaine. Prétendre à la liberté ne suffit pas à la faire advenir. Elle constitue une exigence personnelle pour chacun de nous. Aucune liberté n’existe en dehors de notre disposition à agir pour ce qui est bien, juste, fondé sur la charité et le respect d’autrui.

Une telle liberté porte alors la vie comme une espérance. Comme le dit Charles Péguy, 

« L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Dans le futur du temps et de l’éternité. »

Que notre liberté soit exigeante pour admirer et respecter ce qui est. Que notre liberté serve la beauté de la vie et non sa destruction. Que notre liberté aime, protège et espère.

Que notre liberté soit !

Narcotrafic : terrible audition des magistrats du tribunal judiciaire de Marseille au Sénat

Intégralité :

Extraits :

Marion Maréchal : “Je suis l’archétype de l’enfant qui aurait dû être avorté”

Marion Maréchal a donné un entretien à Boulevard Voltaire :

Guerre en Ukraine : Macron, « l’ennemi de la France » (Général André Coustou)

Armel Joubert des Ouches, journaliste reporter au magazine Nexus, a interrogé le général (2S) André Coustou.

L’armée peut-elle désobéir à l’ordre d’un chef d’État ? Qui veut mourir pour l’Ukraine ? Le général André Coustou revient sur les récentes déclarations d’Emmanuel Macron. Le 27 février dernier, en effet, devant les représentants des 27 pays de l’UE, le chef de l’État n’excluait pas l’envoi de troupes françaises sur le sol ukrainien pour tenter de contrer l’avancée de l’armée russe. Cette déclaration avait provoqué un tollé au sein de l’Otan. Pour le général Coustou, cette question de l’envoi de troupes françaises pose la question de la légalité ou non d’une telle opération. C’est ce qu’il fait savoir dans une lettre ouverte publiée sur le site Place d’armes. Pour le général André Coustou, l’ennemi n’est pas Vladimir Poutine mais Emmanuel Macron…

La philosophie scolastique ou la véritable philosophie thomiste oubliée depuis 60 ans

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

A l’heure où l’on se rappelle des 750 ans de la mort de saint Thomas d’Aquin (7 mars 1274), il est important aussi de rappeler l’importance de la philosophie scolastique. Dans les milieux où l’on s’intéresse à la philosophie thomiste, surtout dans les milieux catholiques, il s’est produit un phénomène particulier dans les années 1940 ou 1950. En effet, une partie des philosophes se disant « thomistes » ont abandonné la pratique rigoureuse de cette philosophie, ce qui a causé de la confusion dans l’esprit de 2 ou 3 générations de gens intéressés par le thomisme.

Le but de ce texte est de mettre en garde contre les contrefaçons de philosophie thomiste qu’on pourrait présenter.

Quelle est la vraie nature de la philosophie aristotélico-thomiste ?

Depuis 900 ans, la philosophie aristotélico-thomiste et scolastique se présente sous forme systématique, avec des parties de base comme la logique qu’il faut étudier avant d’entamer le reste. Mais cette manière de présenter la philosophie inspirée d’Aristote est beaucoup plus ancienne et remonte même à Aristote.

En effet, après 3 ou 4 siècles de développement de la philosophie en Grèce, Aristote arrive à une définition précise de la philosophie qui est « la philosophie est la science des premiers principes et premières causes » (cf. Aristote, « Métaphysique », Livre A) et y distingue des parties pour lesquels il a consacré des livres entiers :

• Logique
• Métaphysique
• Psychologie
• Cosmologie
• Ethique
• Politique, etc.

Voici la liste complète des oeuvres d’Aristote :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92uvres_d%27Aristote

Cette définition et ces parties sont le résultat de 3 ou 4 siècles de réflexions philosophiques. Cela ne vient pas du hasard. Aristote a corrigé ce qu’il a pu chez ses prédécesseurs depuis Thalès de Milet jusqu’à Platon et a laissé pour la postérité un système assez complet, quoique bien sûr pas parfait. Et sa méthode de présentation est « scolastique », dans le sens où elle se présente de manière « scolaire ».

Après Aristote, et pendant 2300 ans, son système a été perfectionné, notamment par des philosophes comme Alexandre d’Aphrodise, Avicenne, Saint Albert le Grand ou Saint Thomas d’Aquin, pour ne citer que les plus importants.

Saint Thomas d’Aquin a aussi suivi l’ordre systématique car il a commenté la plupart des livres d’Aristote :

Après Saint Thomas d’Aquin, cette systématicité a toujours été pratiquée dans les milieux thomistes jusqu’au XXIe siècle.

Il y a deux manières d’étudier la scolastique : l’une professionnelle, et l’autre non-professionnelle. Pour être un professionnel de la scolastique, il faut de toute façon passer par l’université et étudier la philosophie grecque, médiévale, les autres philosophies non-thomistes et après la scolastique contemporaine. Pour ceux qui ne veulent pas devenir des professionnels de la scolastique mais qui en ont besoin pour leur métier, notamment la médecine, le droit et la théologie, il y a soit des cours dans des écoles et instituts, soit les fameux « manuels » de philosophie scolastique.

Que disent ceux qui s’opposent à la méthode scolastique ?

Depuis des siècles, malheureusement, on a critiqué cette méthode qu’on qualifie de « artificielle », « rigide », etc.

Ils affirment qu’avec le temps on se serait éloigné de ce que disaient vraiment Aristote, Thomas d’Aquin, etc. Alors ils proposent de « revenir » à Aristote ou à Saint Thomas d’Aquin, le tout, parfois, sans « tout lire », en suivant « l’esprit » de Thomas et d’Aristote… D’ailleurs souvent ils ne proposent plus d’étudier toutes les parties du système…

Peut-on éviter la présentation scolastique  et les manuels?

En réalité on ne peut pas éviter la scolastique. L’une des raisons est tirée de la comparaison avec d’autres disciplines, comme les mathématiques. A l’école, on ne penserait pas faire étudier aux élèves l’arithmétique et la géométrie à partir des textes d’Euclide. Pourquoi ? Parce que ce serait trop compliqué et parce que depuis plus de 2000 ans des manières plus simples et pédagogiques ont été développées… De plus, après Euclide il y a eu d’autres découvertes arithmétiques et géométriques. Il y a donc les fameux « manuels » d’arithmétique et de géométrie qui expliquent de manière méthodique en tenant compte des dernières découvertes. On peut dire la même chose de l’algèbre, car on ne lit pas à l’école les textes d’Al-khwarizmi… Cela n’êmpêche pas de lire Euclide et Alkhwarizmi après pour approfondir nos connaissances mathématiques.

Il en est de même en chimie, physique, droit, etc. La méthode « scolaire » est partout… pourquoi la philosophie échapperait-elle à cette règle ?

On peut lire Aristote, mais cela demande beaucoup de connaissances pour bien le comprendre et il faut des années d’études. Le texte d’Aristote est rude et, quoique assez organisé, contient plein de questions pas résolues. Après Aristote et avant Saint Thomas d’Aquin il y a eu 1300 ans de recherches aristotéliciennes pour interpréter et améliorer son système. Il a fallu plusieurs cultures pour le faire : des Grecs, de Romains, des Juifs, des Arabes. Pour introduire à la philosophie, on ne pouvait pas lire d’un seul coup toutes ces recherches, il fallait donc des manuels qui résument les point essentiels. Bien sûr, si on fait de la philosophie professionnellement, on doit lire aussi ces commentaires aux textes d’Aristote.

Après Saint Thomas d’Aquin, il y a eu encore 900 ans d’améliorations du système et, pour le présenter… il fallait comme ailleurs recourir à des manuels…

Tout ceci était assez naturel et acquis depuis deux millénaires, sauf bien sûr pour les humanistes et autres philosophes qui abandonnèrent complètement le thomisme dès le XVIe siècle. C’est seulement vers 1940 ou 1950 que, étonnement, certains thomistes ont affirmé que la scolastique était un « frein » au développement, qu’il fallait s’ »ouvrir », qu’il fallait « revenir à Aristote », etc… A cause de ces étranges affirmations, 2 ou 3 générations de gens intéressés par le thomisme ont cru qu’on pouvait faire de la philosophie thomiste sans méthode systématique… Ce qui a créé de la confusion chez nombre de gens.

Or, il est très important d’apprendre la philosophie thomiste dans l’ordre!! Sinon, c’est comme si on voulait étudier les mouvements des planètes sans mathématiques préalables…

Que dit le Magistère de l’Eglise Catholique ?

Jusqu’à présent je me suis basé sur des faits historiques et philosophiques que tout un chacun peut vérifier. Et en fait, le Magistère de l’Eglise, se basant aussi sur ces faits, rappelle aussi qu’il faut étudier le thomisme d’une manière systématique, en suivant des chapitres de base comme la logique, la métaphysique, etc. Vous pouvez lire par exemple « Fides et Ratio » de Saint Jean Paul II ou « Humani Generis »  de Pie XII pour les plus récentes.

Qu’arrive-t-il si l’on n’étudie pas la philosophie thomiste dans l’ordre ?

Malheureusement cela conduit à énormément de confusions. D’abord, si l’on n’étudie pas bien la logique au départ, qui explique comment faire des démonstrations, on aura de la peine à comprendre et à expliquer la métaphysique, l’éthique, etc.

Depuis les années 1960, une bonne partie des catholiques intéressés par la philosophie ou plus précisément par le thomisme ont eu une approche incomplète voir déformée de la philosophie. Elle a été allégée et on a fait croire à beaucoup qu’on pouvait l’apprendre sans systématicité.

Un exemple malheureux est le cas du Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de plusieurs congrégations et dont a beaucoup parlé ces dernières années à causes de certains abus. Il a eu aussi beaucoup d’influence dans le monde philosophique mais malheureusement il a rejeté la méthode scolastique (cf. Lafon M.-C., «Marie-Dominique Philippe – Au coeur de l’Église du XXe siècle», Desclée de Brouwer, https://www.exultet.net/eshop/media/ebooks_samples/L000403-01s.pdf) ce qui a créé énormément de confusion chez nombre de personnes intéressées par le thomisme.

Comment étudier la philosophie scolastique ? Le rôle des manuels :

Le fait le but des “manuels” est d’introduire à la philosophie aristotélico-thomiste à ceux qui étudient la philo de manière non professionnelle, tout en tenant compte des avancées des sciences de leur époque. Ils peuvent aussi aider ceux qui étudient professionnellement la philosophie thomiste. Une fois qu’on les a étudiés, comme le rappellent par exemple les pères Farges et Barbedette dans leur «Cours de philosophie scolastique», on peut toujours explorer les textes d’Aristote et de Saint Thomas d’Aquin, entre autres. Ces manuels sont pas, bien sûr, parfaits.

Pour ceux qui veulent apprendre la philosophie scolastique sans pour autant devenir des professionnels, il y a plusieurs manuels intéressants comme le “Manuel de philosophie thomiste” de Henri Collin.

Le “Manuale di Filosofia Sistematica” du Père Mondin est, à ma connaissance, le dernier manuel aristotélico-thomiste en date. Il a été écrit entre la fin des années 1990 et 2008 à peu près. Il présente le thomisme en tenant compte de la post-modernité, de la bioéthique, de l’informatique, de l’intelligence artificielle et même de la mécanique quantique. C’est une œuvre remarquable, malheureusement n’existant qu’en italien pour l’instant. Le Père Mondin a commencé à l’écrire vers l’âge de 70 ans, après une longue carrière où il a étudié le thomisme, les philosophies non-thomiste et les sciences particulières (exactes et humaines).

En ce qui concerne les manuels en français, les derniers datent d’il y a quelques décennies mais l’essentiel n’a pas changé pour la plupart des sujets: logique, métaphysique, psychologie, éthique, etc. Ils tenaient déjà compte de la science du XXe siècle. Vous pouvez donc encore les lire. Ils sont encore utilisés pour l’enseignement.

Il y a par exemple, en ligne, le Précis de philosophie; en harmonie avec les Sciences modernes de F.-J., Thonard, A.A

Conclusions :

Ce petit texte est là pour vous prévenir afin que vous ne vous fassiez pas avoir par des gens qui vous proposent des philosophies « thomistes » sans rigueur intellectuelle. Lorsqu’on vous propose de telles choses, renseignez-vous bien : si la personne est à la tête d’une organisation et propose de la « philosophie thomiste », a-t-elle vraiment étudié cela à l’université ? Et si oui, la pratique-t-elle de manière systématique ? Connaît-elle la logique, la cosmologie ?

Et même dans les milieux théologiques catholiques, quand on vous propose des « doctrines » et enseignements de type philosophique inspirées du thomisme, posez-vous et posez les mêmes questions…

Abbaye de Cîteaux : 1000 fromages en exclusivité chez Divine Box

Habituellement, à Cîteaux, les moines croulent sous la demande et n’arrivent pas à fournir tous leurs clients (restaurants et crèmeries spécialisées)… Mais ce mois-ci, ils ont quelques fromages en rab, et proposent donc exceptionnellement une vente en exclusivité chez Divine Box.

Objectif : 1000 fromages vendus en ligne, pour une livraison garantie avant Pâques !

Retrouvez les infos et précommandes (jusqu’au mardi 12 mars) sur le site de Divine Box. Vous pouvez aussi partager l’opération à vos proches grâce à ce lien WhatsApp (modifiable avant envoi).

Quelques infos sur le fromage de l’abbaye de Cîteaux

Le fromage de Cîteaux est un fromage 100% monastique, fabriqué par les moines trappistes au sein de leur abbaye, grâce au bon lait de leurs 80 vaches de race Montbéliarde (une des rares races à pouvoir fournir le lait pour les vrais reblochons AOP !).

C’est un fromage de type « Reblochon » (un peu moins gras), moelleux et crémeux, avec un bon parfum de lait et de beurre frais, et un fruité assez développé à dominante florale. L’affinage est de 2 mois minimum dans les caves de l’abbaye, mais les amateurs de fromages de caractère apprécient le laissent volontiers évoluer encore quelques semaines de plus à la maison !

Pour le déguster, il est parfait sur un beau plateau de fromage avec du pain aux noix (ou aux pistaches), ou bien en « Cîteauxflette » ! Et si vous cherchez un vin qui s’accorde parfaitement, on vous recommande le « Lux » blanc ou « Pax » rouge de l’abbaye du Barroux.

Le fromage de Cîteaux a été élu meilleur fromage au concours international de Tokyo, et a obtenu la médaille d’argent au Concours International de Lyon 2020. Bref, c’est du costaud !

Le fromage de l’abbaye de Citeaux “type Reblochon”.  © Divine Box

Quelques mots sur l’histoire de l’abbaye de Cîteaux

Tout commence en 1098, quand saint Robert fonde le monastère de Cîteaux, pour lancer une grande réforme monastique qui remet le travail manuel au centre de la journée du moine. Cîteaux, en latin, se dit “Cistercius” : c’est la naissance des… cisterciens ! Pour autant, au départ, c’est un échec…

Il faut attendre 1112 pour qu’arrivent enfin de nouvelles recrues, comme saint Bernard dont l’incroyable charisme suscite des vocations à la pelle. Ils sont ainsi 500 moines en 30 ans, et initient des fondations dans toute l’Europe !

Mais à la Révolution, l’abbaye est démantelée avant de reprendre vie en 1898, grâce à des moines de l’abbaye de Sept-Fons. La communauté devient alors “trappiste”. Aujourd’hui, ils sont 15 moines sur place, à vivre de prières et de travail manuel, avec évidemment la fromagerie à faire tourner et ce, depuis 1925 !

Les moines de l’abbaye de Cîteaux ! ©Ph Maupetit

Affaire Palmade : que cache-t-on derrière la « grossesse » que l’on « interrompt volontairement »

Dans le JDD, Charlotte d’Ornellas analyse le réquisitoire définitif du parquet de Melun dans l’enquête sur l’accident provoqué par Pierre Palmade. Le ministère public réclame le renvoi de l’humoriste devant le tribunal correctionnel pour y être jugé des faits d’« homicide et blessures involontaires aggravés ».

[… ] Dans la voiture brutalement accidentée par le comédien, il y a eu plusieurs personnes gravement blessées et une seule mort : celle d’un fœtus de six mois et demi. Ce fœtus qui d’habitude s’efface dans le débat sur l’avortement, derrière le seul droit des femmes à disposer de leur corps.

Mais derrière les discussions, il y a des vies : invisible dans le débat, cette réalité ne l’est certainement pas dans l’expérience de la plupart des femmes qui ont recours à l’avortement la mort dans l’âme, qui en pleurent ou se murent dans le silence parce que cette douleur ne trouve aucune oreille pour s’exprimer. Car ces femmes existent aussi, sans que personne s’en soucie jamais, en pensant pourtant les défendre.

Cette femme, victime de Pierre Palmade, n’a aucun doute : elle a perdu sa « fille ». Personne, dans ce moment de compassion et d’émotion, n’a eu l’idée de confondre ce petit être niché en son sein avec son propre corps de femme, personne n’a osé lui répondre qu’il n’y avait pas de vie, ou qu’elle venait de perdre un amas de cellules… Palmade lui-même n’élude pas cette réalité devant le juge d’instruction :

« Je suis responsable de la mort d’un enfant […] Mon accident a tué ce bébé dans son ventre. Qu’il soit mort avant ou après l’accouchement, le résultat est le même, c’est de ma faute. »

C’est sans doute la raison pour laquelle le parquet a décidé de poursuivre pour « homicide involontaire aggravé ». Au risque de provoquer des débats interminables. Parce que la défense de l’avortement exige une prudence terrible en matière de droit : une expertise médicale, réclamée pendant l’instruction, avait conclu à la mort de l’enfant in utero, avant l’accouchement que l’accident avait provoqué. Et cela le prive, au moins selon la jurisprudence actuelle, du statut juridique d’être vivant, et donc de victime potentielle d’homicide volontaire ou involontaire.

Le parquet le sait d’ailleurs, et le précise :

« en application de la jurisprudence de l’assemblée plénière de la Cour de cassation, l’incrimination prévue par l’article 221-6 du Code pénal et réprimant l’homicide involontaire d’autrui devrait être écartée. »

Mais le parquet insiste pourtant en évoquant la « viabilité » de l’enfant à naître, son poids, et le lien direct entre l’accident et la mort in utero de l’enfant.

« Les observations déposées par le conseil [de la mère] et relatives à l’octroi de la personnalité juridique à l’enfant viable, statut lui permettant d’être protégé par le droit pénal, méritent un débat devant la juridiction de jugement », développe en effet le parquet de Melun, faisant droit à une demande déposée par l’avocat des victimes, maître Mourad Battikh. Et de rappeler qu’un tribunal du sud de la France avait déjà condamné un chauffard pour homicide involontaire, dans les mêmes circonstances et malgré la jurisprudence de la Cour de cassation.

Si la décision finale sur la qualification des faits revient désormais à la juge d’instruction, le débat s’impose pourtant à chaque conscience. Et il n’est pas nouveau. Qu’est-ce que l’embryon ? Comment définir un fœtus ? Interrogée à ce sujet par une mère avortée par erreur, et contre son gré, la CEDH avait répondu en 2004

« qu’il n’est ni souhaitable, ni même possible actuellement de répondre dans l’abstrait à la question de savoir si l’enfant à naître est une “personne” au sens de l’article 2 de la Convention ».

À l’inverse, la Cour de cassation accorde depuis 2008 la possibilité de déclarer les fœtus nés sans vie à l’état civil, indépendamment du terme et de la viabilité. Mais qu’inscrit-on à l’état civil sinon une personne ? Un être ? Une vie ? Un être en puissance ? Une « pièce anatomique », comme le disait auparavant le droit ? Rien ? Quelque chose ?

La justice peine à répondre à cette mère avortée par erreur, à ces parents qui pleurent de l’inexistence de leur enfant après une fausse couche, à cette mère qui perd son enfant dans un accident de voiture, parce qu’elle sait que la réponse aura des conséquences. Si elle reconnaît l’homicide involontaire sur un fœtus, alors qu’est-ce que l’avortement ? La seule « viabilité » définit-elle une nature ou un degré de développement ? Peut-on raisonnablement parler de vie et de personne dans un cas, et nier leur existence dans l’autre ? Peut-on croire que la réalité biologique de ce qu’est l’embryon ou le fœtus dépend uniquement du désir de la mère sur lui ?

En 1975, Simone Veil a affronté cette réalité. C’est pourquoi elle parlait de « drame » qu’il fallait à tout prix « éviter », et qu’elle espérait que les « générations futures » se battraient pour choisir la « vie ». C’est pourquoi aussi, elle accordait une clause de conscience au personnel médical qui ne devrait « jamais » être obligé de poser un tel acte contre sa propre conscience. Au fil des années, la réalité du drame s’est effacée devant la revendication progressiste de l’émancipation de la femme : le drame est devenu droit, droit fondamental, droit constitutionnel.

Mais une question demeure, qui hante des consciences, affaiblit ou détruit des couples, indispose des médecins, épuise des gynécologues, blesse des infirmières, fait pleurer des mères : que cache-t-on derrière la « grossesse » que l’on « interrompt volontairement » ? Quelle différence fondamentale y a-t-il entre un fœtus de 12 ou de 14 semaines ? Voire de 15 ou 22 dans le pays d’à côté ? Pourquoi est-ce interdit d’avorter à 32 semaines, à moins qu’un handicap soit décelé ? Pourquoi est-ce émouvant de montrer une échographie à une future mère et maltraitant de le faire avec celle qui a décidé d’avorter ? Quelle différence de réalité ?

Est-ce vraiment libérer la femme que d’interdire ce débat et de la laisser seule en face d’une réalité que tout son être décèle pourtant ? Il est inutile de nous déclarer libres et fiers si nous sommes incapables d’affronter ces questions et d’y répondre comme des adultes : en assumant nos responsabilités.

“Tout le monde devra participer au redressement des comptes publics”, sauf les nantis du régime

“Tout le monde devra participer au redressement des comptes publics”, a assuré Bruno Le Maire à l’Assemblée nationale.

Tout le monde sauf…

  • l’Elysée qui va garder ses 11% d’augmentation pour cette année.
  • l’Assemblée nationale qui va conserver ses 6% de hausse.
  • le Sénat (+2%)
  • le Conseil constitutionnel (+34%)

Les députés et les sénateurs se sont récemment octroyés une rallonge mensuelle de 300€ et de 700€…

Une austérité “pour tout le monde” bien sélective tandis que les droits se réduisent et la précarité augmente.

La future légalisation de l’euthanasie entre dans cette logique d’économies…

Le député Véronique Besse porte plainte après avoir été insultée en raison de son vote sur l’avortement

Véronique Besse, élue divers droite en Vendée, a annoncé entamer une procédure judiciaire après un tweet injurieux concernant sa position contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), elle a expliqué les raisons de son vote. Parmi elle, «le droit à l’avortement n’est pas du tout remis en cause dans notre pays», ou encore «parce que la Constitution n’a pas vocation à inscrire l’ensemble des libertés dont on dispose dans la loi». Cette prise de position lui a valu cette remarque :

«Je dis pas que les guerres de Vendée ont été un franc succès, mais l’extinction de certaines lignées aurait été profitable».

 

«Il sous-entend que je n’aurais jamais dû naître», déplore auprès du Figaro la parlementaire. Elle se dit d’autant plus offusquée qu’elle s’est renseignée sur son identité. «On sait qui c’est. C’est un avocat fiscaliste». Ces propos, supprimés depuis par son auteur, vont conduire Véronique Besse à engager une action en Justice.

«La liberté d’expression, bien que droit inaliénable, doit se pratiquer dans le respect d’autrui et n’autorise en aucun cas les attaques personnelles dont les élus sont trop souvent victimes, ni les outrages qui bafouent notre mémoire collective».

«C’est un affront à la mémoire du génocide vendéen, qui est quand même une période douloureuse pour la Vendée». «On ne peut pas insulter la mémoire des Vendéens».

Les vieux ne comptent pas pour des prunes

Face au jeunisme ambiant, y compris dans l’Eglise, Natalie Saracco vient de publier un ouvrage sur cette dernière étape de la vie, celle où tout se joue.

Après les Tables de la Loi inscrite dans le marbre de la foi, voici “l’étable” de la fange inscrite dans la constitution d’une France qui renie Dieu. Petit problème, c’est qu’en voulant “tuer” Dieu, l’Homme s’assassine lui-même. C’est pourquoi il est essentiel que tous les chrétiens (et les hommes et femmes  de bonne volonté) soient solidaires pour défendre la vie coûte que coûte et cela, à toutes les étapes de l’existence : De l’embryon dans le ventre de la maman en passant par l’âge “adulte” jusqu’à la fin de vie. La défense de la Vie concerne chaque période de celle-ci. Aujourd’hui, il s’agit de l’avortement, “du massacre des innocents”, demain, ça sera l’euthanasie pour tous et particulièrement pour les vieux, les handicapés et tous ceux que la société fait passer pour être un poids au regard d’une humanité déshumanisée, désenchantée, complètement paumée. Une humanité qui se cherche à l’envers (ou plutôt, qui se fuit). Avec en prime, afin d’ “agrémenter la culture de mort”, le suicide assisté. Bref, “Dame Faucheuse” mange à tous les râteliers ! En protégeant nos ainés, c’est toute la chaine de la Vie que nous protégeons. En commençant par la fin. Ou plutôt, par “le commencement” : Sans papa, sans maman et sans pépé et mémé, nous ne serions pas.

Tous ensemble pour la Vie et contre l’hérésie du monde !

En avant les vieux et les pas vieux.

Le gouvernement et la grande majorité des parlementaires transforment les essais de l’extrême gauche

Philippe Fontana, avocat au barreau de Paris, écrit dans Valeurs Actuelles :

Le symbole est la source productrice du pacte entre les vivants. Mais comment lui trouver une place dans un texte qui régit l’organisation des pouvoirs publics ? L’esprit originel de la Constitution de 1958, défini par le général de Gaulle, notamment dans sa conférence de presse du 31 janvier 1964, était « la nécessité d’assurer aux pouvoirs publics l’efficacité, la stabilité et la responsabilité ». Les objectifs de la Constitution semblent avoir aujourd’hui changé, notamment du fait de ceux qui en sont les gardiens. La finalité que lui assigne le Conseil constitutionnel sur son site l’illustre :

« La Constitution n’a pas pour unique objet de déterminer la forme de l’État, d’organiser les institutions et de déterminer les règles de production des normes. La Constitution est un acte fondateur par lequel une société se constitue une identité et décide de l’ordre sociétal voulu. »

À cette aune, la liberté d’avorter, voire le “droit à l’IVG”, trouve sa place dans une Constitution revisitée par l’air du temps. L’adoption à une écrasante majorité, le 4 mars 2024, par le Congrès (réunissant l’Assemblée nationale et le Sénat) du projet de loi constitutionnel sur l’IVG en est la preuve. L’article unique de ce texte ajoute à l’article 34 de la Constitution (qui énumère les matières réservées au législateur) que « la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Non avenu, le rapport sénatorial qui estimait cette constitutionnalisation « inopportune et inutile ». Évanouis, les propos du président du Sénat pour qui « la loi fondamentale n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». Oublié, le fait que Simone Veil, en sa qualité de présidente du comité de réflexion sur le préambule de la Constitution réuni en 2008, n’avait pas souhaité amender la Constitution en matière sociétale.

Qu’importe si aucun des partis politiques représentés au Parlement ne veut remettre en cause la loi de 1975. Celle-ci a été modifiée dans un sens toujours plus libéral par des majorités toujours plus conséquentes. En 2014, la notion de “détresse de la femme”, pilier du texte de 1975, disparaît. Depuis 2001, une mineure peut recourir à l’IVG sans l’autorisation d’un adulte. Son remboursement est total depuis 2013. Le délai obligatoire de réflexion d’une semaine est supprimé en 2016. Le délai de gestation au-delà duquel une IVG devient illégale est sans cesse repoussé : en 2001 il passe de dix à douze semaines ; en 2022, à quatorze semaines.

La formulation adoptée par le Congrès, malgré l’ambiguïté introduite par le mot “garantie” va beaucoup moins loin que les précédentes propositions de loi constitutionnelles, déposées par La France insoumise et les écologistes en 2022 et 2023, qui instituaient un droit inconditionnel à l’IVG. La liberté garantie à la femme de recourir à l’IVG devrait donc être conciliée avec les autres exigences constitutionnelles, notamment la clause de conscience des personnels soignants et la dignité de la personne humaine (laquelle interdit un avortement de convenance passé un certain stade de gestation).

La nouvelle disposition constitutionnelle consacre néanmoins la victoire du symbole. En ce sens, le gouvernement et la grande majorité des parlementaires transforment, en mars 2024, les essais de l’extrême gauche depuis deux ans.

L’OQTF du jour

Un passager du TER reliant Strasbourg à Bâle a agressé une femme au couteau, lui reprochant… les pleurs de son bébé (si l’Etat constitutionnalise l’avortement c’est pour éviter d’entendre les pleurs des bébés, n’est-ce pas ?). Un autre occupant, ayant voulu s’interposer lors de l’agression, a également été touché.

L’agresseur est un Palestinien de 54 ans en situation irrégulière. Il a été interpellé mardi 5 mars à proximité de la gare de Mulhouse et placé en cellule de dégrisement en attendant sa garde à vue.

Avortement : “malgré ce revers, nous avons encore beaucoup de choses à faire”

Discours de Jean-Frédéric Poisson à la manifestation contre la constitutionnalisation de l’avortement à Versailles :

L’Etat cherche à faire des économies mais augmente le tarif des avortements

Alors que le ministre délégué aux Comptes publics est venu à l’Assemblée nationale présenter l’annulation de dix milliards d’euros de crédits de l’Etat pour 2024 et a annoncé qu’en 2025 il faudra faire des économies d’« au moins 20 milliards d’euros », et non pas 12 comme envisagé jusqu’ici, le gouvernement s’est engagé « en même temps » à donner 3 milliards d’euros à l’Ukraine en 2024.

Par ailleurs, le ministre de la Santé a annoncé une augmentation de 25 % du tarif de l’avortement pour les soignants afin de les encourager à pratiquer cet acte qui n’a rien de médical. Un arrêté, publié samedi 2 mars, avait été signé pour revaloriser de 25 % les tarifs de l’IVG, remboursés par l’Assurance maladie. Ce pourcentage n’avait pas évolué depuis 2016.

Programme d’éducation sexuelle : les parents encore oubliés

Le syndicat pour la famille a analysé le projet de l’Education nationale :

Le projet rendu public par le Conseil supérieur des programmes ce 5 mars 2024 comporte des améliorations sur un sujet sensible et qui mérite la plus grande prudence. Cependant, pour lever le caractère ambigu du texte, l’implication renforcée du lien entre l’école et les familles sera indispensable pour respecter la mission d’éducation propre aux parents. Les Français y sont particulièrement attachés puisque, selon un récent sondage Ifop[1], 6 sur 10 estiment que c’est aux parents que revient d’abord la responsabilité de parler d’amour et de sexualité aux enfants. Seuls 8% des Français pensent que c’est le rôle de l’école.

Le projet de programme a le bon sens d’être progressif, en prévoyant une éducation affective et relationnelle du CP au CE2,avant d’y ajouter une éducation à la sexualité à partir du CM1.Cependant, cette distinction nouvelle ne précise pas suffisamment qu’aucun contenu sexuel stricto sensu ne doit être abordé jusqu’en fin de CM2. En outre, compte-tenu des étapes du développement de l’enfant et des différences importantes de maturité d’un enfant à l’autre, le CM1 est clairement trop précoce pour y commencer une forme d’éducation à la sexualité. 70% des Français considèrent de fait que la sexualité ne doit être abordé à l’école qu’à partir de 13 ans.

Le texte comporte néanmoins des notions constructives très importantes pour les élèves : respect de l’intimité, respect de soi et de l’autre, sens des corps féminin et masculin, acceptation des bouleversements lors de la puberté, capacités procréatives, réflexion sur les sentiments, distinction entre l’amitié et l’amour, sens des responsabilités, maîtrise de ses pulsions, etc. Enprolongeant et précisant la circulaire de 2018 sur l’éducation à la sexualité, le texte apporte donc des éléments positifs et réduit moins la sexualité à un simple exercice physique et des dangerssanitaires.

Les parents, grands oubliés du projet

Pour Le Syndicat de la Famille, les parents sont les grands oubliés. Leur rôle n’est qu’évoqué en quelques mots, alors même que l’éducation affective et relationnelle et à la sexualité est avant tout de leur ressort. Les parents sont les premières « personnes de confiance » pour les enfants. Ce sont eux qui disposent de l’autorité parentale qu’ils délèguent, en partie, à l’école.  Le code civil et le code de l’éducation rappelle à maintes reprises l’obligation du respect de l’éducation parentale. L’article 111-1 du Code de l’éducation, al. 1er, précise ainsi que « l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s’enrichit et se conforte par le dialogue et la coopération entre tous les acteurs de la communauté éducative ».

Assumer la différence des sexes

Il est en outre recommandé, dès la moyenne section de maternelle, d’expliciter « les assignations de rôle et les stéréotypes perceptibles ». Il est même demandé de faire « réfléchir sur leur possible inversion, en lien avec les modèles exprimés par les enfants »[2].

Au lieu de cette approche complexe et négative, potentiellement déstabilisatrice pour les tout-petits, il serait beaucoup plus efficace pour l’égalité des sexes, et bien moins caricatural et idéologique, de mettre en valeur les filles et les garçons, de s’en tenir à ce qu’ils ont en commun et à ce qui est différent, de valoriser chacun d’eux.

Hélas, la façon globale et systématiquement dénonciatrice d’aborder les stéréotypes de genre constitue une pression délétère sur la construction de l’imaginaire chez les tout-petits par sa condamnation de tous les signes extérieurs de féminité et de masculinité.

Cette approche contre-productive se retrouve malheureusement tout le long du projet de programme.

Eviter tout risque de dérives

Le Syndicat de la Famille s’inquiète également qu’une marge de manœuvre très importante soit laissée pour la mise en œuvre du programme : les acteurs (directeurs d’établissement, enseignants, CPE, infirmières scolaires, associations agréées…) ne sont pas des spécialistes du développement cognitif, affectif et psychique de l’enfant, autant de connaissances et compétences pourtant incontournables en la matière. Le projet de programme laisse la porte est ouverte à de graves dérives consistant à imposer aux élèves une vision et des préoccupations d’adultes et ce, par définition, sans leur consentement, puisque cette éducation affective et relationnelle et à la sexualité est obligatoire.

S’engager clairement contre la pornographie et ses ravages

En ce qui concerne les réseaux sociaux, dont l’impact négatif sur les enfants et les adolescents est relevé chaque jour davantage par le corps médical, Le Syndicat de la Famille salue un effort réel de ce projet de programme pour en dénoncer les dangers. En revanche, le désastre de la pornographie, son image avilissante de la relation amoureuse et de la femme, n’est abordé qu’en classe de 4e, beaucoup trop tardivement. Il est pourtant de notoriété publique que les élèves y sont confrontés nettementplus jeunes et que les scènes visionnées constituent un véritable traumatisme et abîment fortement leurs futures relations amoureuses.

Le catholique Tamás Sulyok élu président de Hongrie

L’Assemblée nationale hongroise a procédé à l’élection du président de la République, le lundi 26 février. Tamás Sulyok, proposé par le parti au pouvoir Fidesz, a obtenu le soutien de 134 députés présents. Les partis d’opposition s’étaient retirés, n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur un candidat.

Agé de 67 ans, le nouveau président est diplômé en droit. Ne pouvant à l’époque devenir juge sans rejoindre le Parti socialiste ouvrier hongrois (MSZMP), il devient conseiller juridique. Après le changement de régime, il devient avocat. En 2000 il est nommé consul honoraire d’Autriche à Szeged. En 2014 il est nommé juge à la Cour constitutionnelle. En 2020, Tamás Sulyok est élu président de la Cour de cassation. Deux ans plus tard, il est élu président de la Cour constitutionnelle en novembre 2016 pour 10 ans.

Dans son discours le nouveau chef de l’Etat a voulu

« exprimer que nous, Hongrois, sommes un peuple fier, européen, déterminé à faire valoir nos droits par tous les moyens, et que nous pouvons le faire avec conviction, émotion et humour ».

Il a évoqué la perte du concept d’Etat de droit et sa transformation dans l’approche politique actuelle de l’Europe, qui est purement utilitaire. Il a déclaré vouloir une Europe où les valeurs sont plus importantes que les intérêts. Il a expliqué qu’il n’existe pas de valeurs européennes indépendantes des Etats membres, mais qu’un système de valeurs européennes peut se développer à partir des valeurs constitutionnelles des Etats membres, communes à tous.

Pour le nouveau président, la souveraineté est conceptuellement indivisible et, par conséquent, les Etats membres de l’Union européenne, y compris la Hongrie, ne transfèrent pas de souveraineté à l’Union, mais des compétences, et ils le font parce que l’exercice conjoint de ces compétences est plus efficace que si elles étaient exercées par les États membres eux-mêmes.

« Je suis également fermement convaincu qu’il n’existe pas actuellement de nation politique européenne unique, mais que seules les nations politiques des Etats membres peuvent être considérées comme des facteurs de construction de l’Etat. « C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Union européenne n’est pas un Etat. »

« Dieu, patrie, famille et travail »

Au Portugal, les élections législatives auront lieu le 10 mars. Le parti Chega (ça suffit), dont le slogan est « Dieu, patrie, famille et travail », avait obtenu 1,3% des voix et un élu en 2019, 7,8% et 12 élus en 2022, et il est aujourd’hui dans les sondages entre 17 et 20%. Extrait d’une interview de son président André Ventura :

Pour changer le Portugal, j’ai décidé d’entrer dans le domaine du politiquement incorrect. Je n’ai pas eu peur de m’engager dans cette voie, et d’autres m’ont finalement rejoint. J’ai été élu en 2019 comme le seul député de Chega. L’opposition principale étant laxiste, j’ai pris la tête de l’opposition au Parti socialiste. Ce n’était pas facile, mais c’était faisable.

Les Portugais ont reconnu l’efficacité de cette opposition et, lors des élections de 2022, 12 députés de la Chega ont été élus, ce qui représente une augmentation considérable. À 12, nous avons continué à mener l’opposition à la majorité absolue du Parti socialiste. Cela n’a pas été facile, mais nous l’avons fait. Une fois de plus, les Portugais ont reconnu notre travail, une réalité qui s’est reflétée dans tous les sondages. (…)

En bref, le courage politique de Chega et notre détermination à empêcher la gauche de détruire le Portugal, face à la passivité lâche et collaborative du centre-droit, ont encouragé de nombreux Portugais qui voient en nous la voie d’un véritable changement. Nous ne savons pas si le 10 mars sera une nouvelle étape décisive sur la voie du renouveau du Portugal et des Portugais. Nous l’espérons. Nos ennemis font tout ce qu’ils peuvent pour que ce ne soit pas le cas. Jusqu’au 9, c’est entre nos mains. Le 10, c’est entre les mains de Dieu.

“Une journée éprouvante, où la droite et le RN se sont couchés devant la gauche la plus radicale”

Culture de mort : le projet de loi sur la fin de vie à l’Assemblée début juin

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, “attend fermement avant l’été” le projet de loi sur l’euthanasie. Après la constitutionnalisation de l’avortement

“Il est temps que le Parlement se saisisse de ce sujet, il est temps que le projet de loi soit présenté au Conseil des ministres pour que les parlementaires puissent en délibérer”.

“Il ne faut pas être en procédure accélérée, il faut que chaque chambre puisse prendre le temps de réunir ce qu’on appelle une commission spéciale, qui va réunir un certain nombre de parlementaires pour qu’ils puissent faire des auditions, qu’ils puissent réfléchir à l’évolution du texte.”

“Les parlementaires vont faire leur travail et il faut qu’ils puissent le faire sereinement, calmement, respectueusement”. “Ce que je souhaite, c’est qu’à la fin de cette mandature, avant 2027, nous ayons pu adopter une législation sur l’aide active à mourir en France. Il est temps, il est grand temps”.

D’après nos informations, le texte devrait arriver à l’assemblée la semaine précédent les élections européennes, soit entre le 3 et le 7 juin.

Et maintenant ils veulent inscrire l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE

A peine l’encre de la Constitution française révisée est-elle en train de sécher que la présidente du groupe LFI à l’Assemblée Mathilde Panot, déjà à l’origine de la première proposition de loi sur la constitutionnalisation de l’IVG, a annoncé que La France Insoumise allait déposer un nouveau texte. Celui-ci va enjoindre au gouvernement de faire inscrire le droit à l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

Déposé lundi soir, ce texte devrait être examiné “très bientôt”, a-t-elle informé ce 5 mars au matin.

Cette proposition de résolution, qui n’aura pas de valeur contraignante en cas d’adoption, appelle le gouvernement à “se mobiliser diplomatiquement auprès des États membres de l’Union et de la Commission européenne afin que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantisse le droit à l’avortement”.

La sénatrice écologiste Mélanie Vogel a également plaidé pour porter ce droit au niveau européen. Une proposition soutenue par les sénateurs socialistes.

Et il ne faudra pas compter sur les élus RN pour s’y opposer.

Emmanuel Macron a adhéré à ce projet.

Ne m’appelez plus jamais pharmacien…

Témoignage d’un pharmacien pour les lecteurs du Salon beige (il avait déjà témoigné il y a quelques années) :

Est-ce que nous avons tous droit à la conscience ? Oui. Qu’est-ce que cela apporte ? La liberté, la paix, l’identité et le bonheur. Pourquoi ? Par dignité pour soi et pour ses contemporains. Et Dieu dans tout cela ? Essentiel.

Cet article s’articule en trois parties : la conscience, la vie intérieure et la joie de la fécondité.

Pourquoi cet article ?

Il trouve sa source dans ma vie professionnelle et personnelle : mon chemin de discernement quant à la conscience d’un pharmacien en France au début du XXIème siècle. Qui a fait ses études par amour de la vie et qui se retrouve malgré lui à délivrer pilules, abortifs et euthanasiants. Au gré de ma prise de conscience, j’ai appris que le bonheur c’est le lien authentique entre les êtres mais aussi l’alignement des actes et des valeurs. Guidé par un prêtre, j’ai pris la décision de décrier de l’intérieur, au sein même de la profession, le manque cruel de possibilité d’exercice d’une clause de conscience. Puis devant un tollé, j’ai décidé de ne plus exercer cette belle profession de santé, souillée par l’absence de conscience nécessaire à son exercice : que l’on pourrait synthétiser par un « délivre et tais-toi ». Je m’en suis délivré. Ce fût rude ; tant mieux ! La belle aventure de vie pouvait à cinquante ans commencer. Je témoigne que bien qu’étant au XXIème siècle en France, l’homme est homme et la liberté de conscience est un combat non pas violent mais courageux – souvenez-vous du discours de Soljenitsyne à Harvard de 1978 sur le déclin du courage ! C’est parallèlement un témoignage de foi car la foi implique la raison et la raison en l’occurence implique la morale qui est de ne pas faire ce qui est mal et d’aligner ses actes et les valeurs : c’est là le sens de la vie. A notre époque nihiliste, matérialiste et individualiste et surtout imbibée par des automatismes de pensée et d’action, le sens de la vie est la chose la plus importante à trouver, à discerner dans un mouvement de l’intérieur de soi à l’extérieur et inversement ; une respiration logique s’opère alors : du conseil intime, au jugement jusqu’à la décision selon la suite logique de la pensée décrite par saint Thomas d’Aquin. Pour moi, il s’en est modestement dégager trois mots : conscience, acte et cohérence.

L’avantage de cette cohérence en actions : la rencontre avec les difficultés forge le caractère et grandit ; l’alignement des actes avec ses valeurs ; le bonheur dorénavant d’exercer un métier en toute liberté, c’est à dire, d’être disposé au bien : l’épanouissement désiré, l’aspiration de tout homme pour son travail, je pense, un travail qui libère et non pas qui enferme.

Songez un instant au désavantage d’être de l’autre camp – celui de ne pas désirer exercer publiquement sa conscience, en l’occurence d’aller lentement mais surement dans le sens du climat général, de l’air du temps. Cela mène au retrait, au désengagement, qui conduit au désenchantement, qui aboutit à la tristesse et à la dépression, pour focaliser sur les biens secondaires au fait d’être, et d’être heureux : l’argent, le pouvoir, les expédiants et autres loisirs funestes.

L’avantage de partager avec vous le sujet de la clause de conscience, c’est que c’est universel. Cela m’a touché en tant que pharmacien mais cela touche tout le monde. Le maître mot pour éviter d’aller là où l’on ne veut pas, par automatisme, est responsabilité. Responsabilité doublée d’une vie intérieure. La responsabilité de la conception de l’IA et son utilisation. Le recours aux robots et la responsabilité de ces derniers. L’interface homme-machine, qui est responsable ? La question de l’euthanasie et de la vie à son commencement, après une loi, qui décide ? Le législateur, la société, le médecin ? Chacun de nous avons des clauses de conscience à exercer dans notre vie quotidienne : cela touche tout le monde. Cela passe par la responsabilité courageuse : amenons nos enfants, nos proches, nos collaborateurs à prendre des responsabilités, c’est éthique et moral. Engageons nous nous-même sur cette voie d’exaltation. Voyons large, élargissons au maximum le débat, enrichissons nous mutuellement, portons haut les couleurs de la France catholique : Courage, audace et responsabilité. Foi, culture et raison. Liberté de faire le bien, don généreux dans l’abnégation, enthousiasme d’être au monde en don.

Le germe de cet article est de rendre grâce pour le don de la vie et remercier tout ceux que j’ai rencontré pour arriver à cet instant, mais plus profondément encore, de témoigner que la vie intérieure et son corollaire heureux, la paix intérieure, quelque soit notre intelligence et connaissance est le sommet, le champ et l’océan de la vie catholique. Cette vie intérieure est une bascule. C’est une conquête, un espace et un territoire qui appartient à Dieu même. N’est-ce pas là qu’il évolue, qu’il y fait ses délices ? Je ne suis ni militaire, ni politicien mais un modeste scientifique et homme d’affaires auquel s’adjoint ce qui constitue un tant soit peu chacun, un philosophe : je vais vous faire une promesse : le monde sera toujours en guerre, en crise et en épidémie mais vous, par la vie intérieure, en paix. Demandez conseil à vos ainés sur ce chemin de la vie intérieure pour progresser toujours plus !

En ouverture, je vous livre un extrait d’un poème improvisé de Pierre BOVET, gérant de la libraire la Procure d’Annecy :

« Amour, maitre mot, cherche serviteur sans cesse. Par les mots l’amour avance en promesse d’une terre à venir »

Soyons à notre avenir par l’exercice de notre conscience, la responsabilité et l’amour. Ceci est aussi un appel a une régénération profonde de notre civilisation qui aujourd’hui cherche une nouvelle ère où s’épanouir. Cela passe par l’instauration en chacun d’une vie intérieure, d’avoir accès à la Parole dans la profondeur de notre être en toute joie et simplicité. Nous avons tous à y gagner à aller à cette source ! Pour qui parle de civilisation parle des générations futures. L’essentiel de cette vie intérieure c’est qu’elle soit dirigée vers la fécondité et la fécondité la plus évidente, c’est la natalité de notre pays. La natalité doit être la priorité numéro une des politiciens devant l’armement, l’éducation et l’économie : c’est la base et cela passe par les familles. La vie intérieure doit être tournée vers la vie. Qu’on le veuille ou non, la famille est le coeur du réacteur de l’amour et de la génération. A ce titre elles doivent être sacralisées, protégées et promues. Les familles ont des difficultés, des secrets, des défauts mais elles sont l’unique source de la vraie puissance d’une nation comme la France et l’Europe catholique.

Voilà qui en dit long sur Judith Butler

Fanatique de l’idéologie du genre, Judith Butler était invitée dimanche aux tables rondes d’un collectif d’associations indigénistes, décoloniales, antisionistes, ainsi que du NPA. Elle a qualifié l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait plus d’un millier de morts et au cours de laquelle environ 200 otages ont été enlevés, de «soulèvement». Elle a ajouté que les exactions du Hamas ne sont ni «une attaque terroriste», ni «une attaque antisémite», mais «un acte de résistance armée».

Trois députés de la France insoumise étaient présents : Thomas Portes, Danièle Obono et Younous Omarjee. Au cours de cet échange, Judith Butler a développé :

«Nous pouvons avoir des positions différentes sur le Hamas comme organisation politique, ainsi que sur la résistance armée. Mais je pense qu’il est plus honnête, et plus correct historiquement, de dire que le soulèvement du 7 octobre était un acte de résistance armée. Ce n’est pas une attaque terroriste, ce n’est pas une attaque antisémite : c’était une attaque contre les Israéliens. Et vous le savez, je n’ai pas aimé cette attaque, je l’ai dit publiquement. […] Toutefois je serais vraiment stupide si je décidais que la seule violence dans cette région est à l’encontre du peuple israélien.»

«La violence contre les Palestiniens a lieu depuis des décennies. [Le 7 octobre] était un soulèvement qui résulte d’une situation de soumission, et contre un appareil d’État violent. Maintenant, soyons clairs : on peut être pour ou contre la résistance armée, pour ou contre le Hamas, mais mettons-nous au moins d’accord sur le terme de ’résistance armée’, et ensuite on peut débattre de la question de savoir si c’est juste, s’ils ont fait ce qu’il fallait faire, ou s’il y a d’autres stratégies.»

Avortement : la mort programmée de la liberté de conscience

Ils préfèrent déjà les esprits à la phase suivante. Le député des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard (LFI) a déclaré :

«Inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution c’est fondamental, mais ensuite la bataille continue pour faire en sorte que ce droit soit effectif».

Et de demander «la suppression de la clause de conscience» des professionnels de santé.  Manuel Bompard estime que la double clause de conscience constitue

«une entrave à faire en sorte que ce droit [à l’IVG], qui est désormais reconnu dans la Constitution, puisse être effectif».

Pour étayer son propos, l’Insoumis s’appuie sur une statistique :

«Aujourd’hui, vous avez une femme sur quatre qui est obligée de changer de département quand elle veut avoir recours à l’IVG parce qu’il n’y a pas suffisamment de praticiens.»

En 2022, 17% des avortements ont été réalisés en dehors du département de résidence des patientes, d’après une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Quel poids aura cette clause de conscience ? « Éric Dupond-Moretti nous a assuré que la liberté de conscience des soignants ne serait pas remise en cause, mais il parle en son nom. Que se passera-t-il quand il ne sera plus là ? » interroge le Dr Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France, tout en rappelant les offensives régulières menées à l’encontre de cette liberté par le biais d’amendements législatifs.

La liberté de conscience garantie fera-t-elle le poids face à cette nouvelle liberté expressément qualifiée, elle, de « garantie » d’avoir recours à l’IVG ? Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, analyse :

« Ce mot [garantie] jette le trouble, . Comme le relève le sénateur Philippe Bas, nous aurons dans la Constitution des “libertés garanties” et d’autres qui ne le seraient pas. Quelle serait la différence entre les unes et les autres ? Le garde des Sceaux a précisé que le mot “garantie” ne faisait pas de la liberté de recourir à l’IVG un droit opposable. “Garantie” ou pas, cette liberté devra être conciliée avec les autres droits et libertés comme avec les autres exigences constitutionnelles telles que la dignité de la personne humaine, la clause de conscience et le droit à la vie. »

Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), opposé à l’avortement, estime que

« le juge constitutionnel pourrait considérer que cette liberté de conscience est parfaitement respectée au motif que le médecin ou la sage-femme peut exercer une autre spécialité ou un autre métier puisque c’est ce qu’a estimé la CEDH en 2020, en privant deux sages-femmes suédoises de la garantie de leur droit à l’objection de conscience face à l’avortement ».

Le docteur de Rochambeau ajoute :

« Qui peut dire que les médecins n’ont pas à avoir de conscience ? Le jour où on la leur supprimera en leur ordonnant de pratiquer tel ou tel acte, nous aurons changé de statut. D’un pays libéral à l’avant-garde des droits sociaux, nous serons passés à un état totalitaire. »

Le Rassemblement National devient fanatique de l’avortement

Hier, au Congrès à Versailles, le RN reprochait aux macronistes de ne pas être assez sectaires envers les “anti-IVG” au parlement européen :

 

Si 11 députés RN se sont courageusement opposés au texte, nous pouvions déplorer l’absence remarquée de Laure Lavalette et l’abstention de Caroline Parmentier. Il est certain que ces élus subissent une pression certaine, mais qu’ils sachent que, si le RN arrive un jour au pouvoir, la pression sera alors bien supérieure. Par conséquent, s’ils ne parviennent pas à défendre leur conviction aujourd’hui, ils y parviendront encore moins demain.

Après le vote, le député RN Sébastien Chenu ajoutait sur France 5 : le vrai problème pour lui, c’est qu’il n’y ait pas suffisamment de femmes qui puissent y recourir:

 

Aujourd’hui c’est la campagne des européennes qui prend un tournant pro-avortement :

Avec ce type de discours, que le RN ne s’étonne pas si certains élus et cadres le quittent ou si certains électeurs préfèreront se tourner vers Marion Maréchal.

A mesure que le RN devient plus pro-avortement, il devient moins anti-immigration et la polémique entre Marine Le Pen et l’AFD sur la remigration ne fait que le confirmer.

Avortement : le génocide français dans la Constitution

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté Solidarité et de Bernard ANTONY, fondateur de Chrétienté-Solidarité et directeur de la revue Reconquête :

Soixante-douze. Il n’y aura eu que 72 parlementaires pour s’opposer à l’inscription de l’avortement dans la Constitution de la Ve République (on ne s’étendra pas sur les 50 Ponce-Pilate qui se sont abstenus pour se donner bonne conscience).

Le Congrès a donc offert à Emmanuel Macron, plus qu’une victoire : un triomphe. Un triomphe au goût de mort.

On retiendra la lamentable volte-face de la majorité LR au Sénat. Par quelle espèce de sortilège ésotérique ces sénateurs ont-ils été retournés ? On a parlé de pression des filles, des femmes ou des mères de sénateurs. Et pourquoi pas des maîtresses ? Qui peut croire à cette fable ?

L’honneur du Sénat aura été sauvé par le sénateur (non-inscrit, Reconquête) des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier, qui a porté la voix du bon sens et de la vie.

Le RN s’est quant à lui couvert de honte, notamment par ces propos incohérents de Marine Le Pen.

« Nous voterons pour la constitutionnalisation de l’IVG même si personne en France ne met en danger son accès. Cette constitutionnalisation est peut-être la seule “victoire” qu’Emmanuel Macron aura à mettre sur son bilan au bout de dix ans. »

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet.

La journaliste Gabrielle Cluzel est plus cruelle : « La bête immonde s’est muée en caniche ».

Le groupe RN a donc voté majoritairement pour offrir cette victoire à Macron. Après la défaite politique du soutien à la loi immigration (dont Darmanin avait annoncé qu’elle serait une loi de régularisation), voici une défaite morale, par soumission apeurée à l’idéologie ambiante.

Il faudra s’en souvenir.

Il faudra se souvenir de ce vote commis dans une France en pleine chute démographique, où les avortements pèsent 235.000 vies éliminées par an.

Il faudra se souvenir de ce vote, lorsque le Conseil Constitutionnel fera sauter la clause de conscience des médecins parce qu’elle est devenue contraire à la Constitution. Il faudra s’en souvenir lorsque, pour les mêmes raisons, l’on interdira les démarches de soutien aux mères en difficultés visant à les dissuader d’avorter et que l’on fera dissoudre les fondations ou associations qui œuvrent en ce sens.

Il faudra s’en souvenir lors des prochains scrutins pour ne pas donner ses voix aux parlementaires du génocide français, pour refuser la confiance à des responsables politiques qui ont prouvé leur manque de courage et leur soumission à l’idéologie dont meurt la France.

IVG : Dont acte !

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le constat est sans appel. Dont acte !

Seuls 8% des parlementaires, en charge de la destinée légale de la Nation, ont une vision profondément humaine de ce que nous sommes. Seule une minorité a su engager son âme et son esprit dans la défense de la vie et des plus faibles. Seuls ces quelques justes ont soutenu l’enfant à naître, et à travers ce petit d’Homme toute la grandeur d’une nation. Seuls ceux-là portent la dignité humaine.

Inutile de parler d’eschatologie, puisque 92% n’y comprennent rien et se complaisent dans une approche nihiliste et matérialiste de la vie, où après tout, un enfant ne vaut pas grand-chose, c’est une bouche à nourrir, un coût pour la société. C’est pour eux une contrainte qui vient bouleverser le confort, et dont l’on doit pouvoir se débarrasser sans autre forme de procès. Mais ne nous y trompons pas, la liberté du « corps des femmes », au détriment du corps de l’enfant, n’est ici qu’un prétexte, un écran de fumé.

En ce 4 mars, la France, déjà égarée dans les plaines du Mordor, est devenue Sodome.

Même nos évêques ont manifesté leur désapprobation, certes du bout des lèvres, mais, au moins, contrairement au Covid, ils l’ont fait ! A quand l’excommunication officielle (car dans les faits ils le sont) de tous ces parlementaires, comme l’ont fait les évêques américains ?!

Fondamentalement, le neo-féminisme, qui est le nez rouge d’un système capitaliste débridé et révolutionnaire, fait de la vie humaine un bien commercial comme un autre. Nous le savions déjà depuis 1789, 1793, 1905, et 2013 avec la loi du « mariage homo » et son corollaire qu’est la PMA. Quand certains d’expliquer que ce changement de paradigme sociétal aurait des conséquences…

Quelles sont donc les prochaines étapes comme prévu dans les loges maçonniques (qui ne s’en cachent plus !) ? L’euthanasie, la GPA, la légalisation du cannabis, l’extension de la durée légale d’avortement, la légalisation de la « transition de genre » sans consentement des parents, le contrôle numérique des personnes.

Pour le moment…

Tout cela emmène dans un train infernal notre civilisation vers un suicide collectif. Dont les prémices se font déjà sentir : chute de la natalité, explosion des maladies mentales, perte de repère de nombreux jeunes, fuites des élites, chômage de masse, chute des capacités intellectuelles, etc.

La France post-révolutionnaire va bientôt mourir… Pour mieux renaître ! Là est l’espérance.

Le processus initié en 1789 (en fait avant, mais simplifions…), nous amène à boire le calice jusqu’à la lie, et nous ne sommes pas encore à la lie ! Les politiques aux commandes, maçons, nihilistes, lucifériens, et pour une majorité tout simplement carriéristes et lâches, vont mettre la race des Francs chrétiens à genoux. Et c’est alors que le vrai combat commencera. Il y aura des larmes, du sang et de la souffrance. Nous sombrerons dans le désespoir, nous crierons notre déréliction, comme ce fut le cas pour nos ancêtres de 1793. Et, comme eux, nous nous relèverons pour éclairer le chemin à toute une humanité perdue.

Le combat des Chouans et des Vendéens (mais aussi de nombre d’autres régions de France d’alors) de 1793 ne s’est pas arrêté en 1796. Non ! Il est toujours d’actualité… Et c’est là que nous, peuples catholiques, devons-nous tenir. Faisant preuve de charité, priant pour nos ennemis, annonçant le Royaume. Mais aussi, les armes à la main, sans haine, si les légions ennemies ne nous en laissent pas le choix. La notion de guerre juste telle que définie par l’Eglise s’appliquera. Mais le temps n’est pas encore venu, le signe ne nous a pas encore était donné. Nous nous devons donc de rester présents, au milieu de nos ennemis, ne pas leur laisser la place, investir la cité, ne pas fuir.

Frères et sœurs, en cet instant pleurez en souvenir de ce sombre 4 mars de l’Histoire de France qui restera comme un jour d’infamie.

Prions pour ces millions d’âmes innocentes légalement supprimées avant d’avoir pu être baptisées.
Prions pour ces femmes, souvent laissées seules face à ce drame, qui sombreront dans la dépression.
Prions enfin, pour tous ceux qui se réjouissent d’une telle erreur et dont l’âme se voit corrompue par la marque d’un péché mortel.

Etroite est La Porte !

Mais, une fois le deuil fait, c’est bien l’espérance qui doit nous guider. Tout reste à faire. Aucune constitution n’est éternelle ! La folie de quelques-uns n’est pas indélébile. Par notre exemple et nos enseignements, la suppression d’enfant au sein même de leur mère peut diminuer indépendamment de toute loi.

Chassons les marchands du Temple, qui font de nos corps, temple divin, une marchandise. Soyons un exemple parmi les nations, de droiture, d’espérance et de force. « Et l’Eternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d’eux. »

Que Dieu bénisse la France.

Jacques Laurentie, écrivain.

Un autre sont de cloche (https://www.librairietequi.com/A-69058-un-autre-son-de-cloche.aspx)
Face aux miracles (https://www.librairietequi.com/A-70210-face-aux-miracles.aspx)
Climat de peur (https://www.librairietequi.com/A-70787-climat-de-peur.aspx)

Affiche des JO : le jeu des 7 erreurs

Sur l’affiche officielle des JO de Paris2024, non seulement il manque les rats, les racailles et les poubelles qui polluent Paris, mais en plus la croix du dôme des Invalides a été remplacée par une flèche :

Fakenews, réseaux sociaux, vérité, quel est le problème ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Récemment, une pétition¹ a été publiée pour dénoncer l’existence de la Viginum. La “VIGINUM est le service technique et opérationnel de l’État chargé de la vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères.”²

Le journaliste dénonce notamment des projets de lois qui visent à « mettre au pas les réseaux sociaux contre les soi-disantes “fake news” ». Selon lui, le pire est la fermeture d’une vingtaine de comptes Telegram Russe.

Doit-on mettre sur le même plan la censure d’un média tel que CNews et la censure des réseaux sociaux ? Autrement dit, doit-on donner autant la parole à des instances journalistiques qu’à des utilisateurs de réseaux sociaux ? Enfin, est-il légitime de se protéger contre les ingérences étrangères ?

La problématique soulevée est complexe. Il est important de se poser, de prendre du recul et d’élever le débat pour bien définir ce que nous voulons défendre, les principes auxquels nous voulons rester attaché, sans se prendre dans les filer des menaces réelles qui pèsent sur le pouvoir médiatique contemporain.

Il y a en effet, aujourd’hui, une véritable guerre de l’information qui se mène au niveau mondial, impliquant toutes les grandes puissances ayant des capacités numériques importantes. “La guerre de l’information au sein du cyberespace fait dorénavant partie intégrante de toute stratégie militaire. La lutte informatique d’influence (L2I) désigne les opérations militaires conduites dans la couche informationnelle du cyberespace pour détecter, caractériser et contrer les attaques, appuyer la StratCom, renseigner ou faire de la déception, de façon autonome ou en combinaison avec d’autres opérations.”³

La guerre d’influence est donc une guerre militaire qui s’opère sur Internet. Le concept est simple : se battre pour proposer de l’information à certaines populations de gens pour être à la fois plus visible et plus impactant. En d’autres termes, maximiser l’impact de l’information véhiculée afin que l’adhésion du lecteur à l’idée présentée soit maximisée.

Pour être efficace, les services militaires (ou apparenté) peuvent compter sur les algorithmes de recommandation des GAFAM, et autres réseaux sociaux intrusifs. Ces réseaux sociaux espionnent depuis des années leurs utilisateurs, ce qui leur ont permis de construire des modèles précis des personnalités de chaque utilisateur. De ce fait, le ciblage de l’information peut être extrêmement précis et efficace.

Mais la lutte d’influence ne s’arrête pas là. Elle va aujourd’hui beaucoup plus loin en développant des frappes chirurgicales. Le but est de cibler à un très petit nombre de personnes des informations créées spécifiquement pour ce petit groupe, de telle sorte que son impact soit maximal. Pour cela, les « fabricants de contenu » peuvent s’appuyer sur l’IA, et automatiser les tâches de génération de contenu et d’envoi (et donc ciblage) des messages. Le but : manipuler les personnes pour lui faire changer d’avis, le plus rapidement et efficacement possible.

Y a-t-il un problème lié aux ingérences étrangères ? Oui. Car ils cherchent à nous manipuler. Il semble très juste de combattre ces mouvements informationnels.

Mais en réalité, le problème est double. Il y a un problème soulevé par les manipulations étrangères, mais aussi le problème soulevé par le fonctionnement même des réseaux sociaux. Si la manipulation marche aussi bien, c’est bien parce que les populations utilisent ces outils intrusifs comme moyen de s’informer. Or, un outil qui cible les informations et qui est capable de manipuler est-il un bon outil pour s’informer ? Bien sûr que non.

Ainsi, la situation a beaucoup changé entre la propagande des années 1930 et celle d’aujourd’hui. Avant, la propagande n’était pas ciblée, elle n’était pas instantanée, elle ne se propageait pas par réaction des utilisateurs. Et surtout, la propagande ne ciblait pas des individus et ne manipulait pas. Elle influençait, tout au plus.

La différence entre la manipulation et l’influence est complexe. D’un côté, il semble que l’influence est le fait de proclamer un discours dans le but de convaincre la personne. Tandis que la manipulation proclame un discours de façon à l’imposer insidieusement à l’auditeur. Ainsi, dans le premier cas, c’est la personne qui choisit d’adhérer à l’idée exposée, d’abord par un travail de l’intelligence, puis de la volonté (adhésion à l’idée). Tandis que dans la manipulation, la personne choisit de suivre un mouvement parce que quelqu’un d’autre à su jouer sur des leviers psychologiques et cognitifs pour lui imposer ce changement. Ainsi, le discours ne cherche pas à s’adresser à l’intelligence, mais à la volonté.

En d’autres termes, l’influence est le résultat d’un discours dont l’intention est d’éclairer l’intelligence, et la manipulation est le résultat d’un discours dont l’intention est de modifier la volonté.

Ainsi, l’influence est quelque chose de naturel. Nous sommes influencés par tout, de l’environnement où nous vivons aux discussions que nous avons avec la famille et les amis. Mais la manipulation est quelque chose de contre-nature.

De ce fait, les réseaux sociaux qui reposent sur une forme de manipulation de masse sont mauvais. Nous ne devons pas utiliser ces outils comme moyen de suivre l’actualité. Si nous voulons trouver un moyen simple de suivre l’actualité, il existe des moyens adaptés à cette fin : les flux RSS. Les agrégateurs de flux RSS (comme FlymDesSync, Feeder, NewsFlash) vous permettent de suivre n’importe quel blog compatible (la quasi-totalité). Il n’y a aucun pistage ni aucun ciblage. Et l’information qu’on y trouve est bien plus souvent développée, argumentée, constructive. De nombreux experts ont leur propre blog et publient leurs réflexions liées à leur domaine de compétence. Réflexion qui sera développée et argumentée. Ce que ne fait absolument pas – ni ne permet – eXitter⁵.

Mais le problème de fond que soulève l’action de la Viginum, ce ne sont pas les réseaux sociaux ni la manipulation étrangère – ce sont d’autres problèmes… Le problème, c’est la vérité !

Dans les circonstances actuelles, nous ne devrions jamais parler des questions de manipulation et de censure sans évoquer la question de la vérité.

Vouloir s’opposer à la Viginum parce qu’elle veut défendre la France contre les manipulations étrangères est une mauvaise posture, car cette action est légitime. Il n’est pas possible de justifier son opposition à la Viginum par la suppression des comptes Telegram de réseaux de manipulation russe⁶. Des études ont été faites au préalable et ont montré que ces réseaux se basaient sur des blogs ou des chaînes qui publiait des articles générés automatiquement (jusqu’à plusieurs centaines d’articles par jour, parfois avec des erreurs de traduction). De plus, des informations techniques permettaient de localiser les serveurs et d’observer que les différentes sources étaient en réalité gérées par la même entité. Ainsi, la clôture des comptes Telegram semble très légitime.

De plus, dans le contexte actuel, il faut voir le cyberespace, matérialisé par les réseaux sociaux, comme un terrain de guerre où la cible sont nos cerveaux. De ce fait, nous sommes entrés dans un monde extrêmement complexe où le pouvoir doit légitimement nous défendre, y compris dans le champ psychologique et cognitif.
Il semble donc juste de s’opposer à cette désinformation étrangère. Ainsi, il n’y a pas de raison de s’opposer à une instance gouvernementale qui se chargerait de combattre dans le cyberespace les manipulations.

Le problème soulevé par Guy de la Fortelle – auteur de la pétition – sur la Viginum est en conséquence plus difficile à cerner qu’une simple opposition à son existence. Car une partie de l’action de la Viginum est légitime (notamment la clôture des comptes Telegram russe). Mais le problème sont les dérives – évidentes – qui tendent à interdire les opinions non conformes à la vérité définie par le pouvoir en place.

Il faut en effet une sacrée d’ose d’humilité et d’honnêteté pour savoir respecter une opposition forte, sans chercher à la manipuler – malgré l’accessibilité des moyens. Or le pouvoir en place ne semble pas avoir ces qualités.

Dans cette situation, il n’y a en réalité qu’une seule victime : la vérité. Que ce soit côté russe ou côté occidental, le problème, c’est que ni l’un ni l’autre ne cherchent – ni ne défendent – la vérité objective. C’est-à-dire, ce qui est conforme à la réalité.

Nous devons nous battre pour avoir le droit de chercher et de connaître la vérité objective… qui n’est ni chez les Russes, ni chez les occidentaux, ni dans la droite, ni dans la gauche, ni chez les climato-sceptiques, ni les climato-alarmistes, ni dans le complotisme, ni dans la parole officielle. Ce qui est commun à tous ces groupes, c’est la manière dont l’information est proposée : le sujet est clivant, et les arguments, peu développés, cherchent davantage à s’opposer qu’à exposer des raisonnements. Rien d’étonnant quand le but n’est pas de défendre la vérité ! On ne cherche pas à savoir ce qui Est, mais à être dans l’opposition !⁷

Par exemple, analysons l’affaire des Macron Leaks évoquée dans la pétition. L’affaire, comme tous les évènements depuis des années maintenant, a été traitée de la même manière : d’un côté, des robots et des utilisateurs diffusent l’information massivement ; de l’autre les médias esquivent le vrai débat. Dans le premier cas, les robots excluent totalement le jugement humain censé discerner le vrai du faux. Pour les utilisateurs, l’interface est conçue pour qu’ils réagissent plutôt que pour fournir un effort intellectuel pour se former, et limite ainsi le temps pris pour discerner le vrai du faux. De l’autre, les médias ne détaillent pas le contenu, mais les méthodes utilisées pour véhiculer l’information.

Que ce soit d’un côté comme de l’autre, qui des deux a agi par adhésion à la vérité ? Le robot ? L’utilisateur qui repartage après avoir (au mieux) lu le tweet (c’est-à-dire moins de 400 caractères), mais sans avoir pris connaissance d’une analyse complète, développée et argumentée des mails dévoilés ? Ou les médias qui ont subtilement esquivé la question de fond : quels sont les problèmes soulevés par le contenu des mails du Macron Leaks ?

La situation actuelle nous amène à une triste réalité : nous sommes dans l’ère de la post-vérité. La post-vérité, c’est l’indifférence des personnes face à la vérité objective. Dans l’exemple précédent, il est évident que la majorité des personnes ont réagi plus qu’elles n’ont fait un travail pour comprendre la vérité.

Face à cela, nous devons tenir une seule position : rechercher et s’attacher à la vérité objective !

Nous devons retrouver la vérité non dans l’opposition, en adhérant à ce qui s’oppose à autre chose, mais uniquement en adhérant à ce qui est conforme à la réalité. La vérité est subtile, nous la trouverons bien plus dans les livres que les réseaux sociaux. Et surtout, nous ne pouvons la trouver que dans le temps de la réflexion !

Le débat n’est pas de savoir si on peut dire tout ce que l’on veut ou non, si la liberté d’expression peut être légitimement encadrée. Et de ce fait, ce que nous avons le droit de dire ou non, de lire ou non. Si notre argumentaire repose sur le libertarisme de l’expression, alors pourquoi voudrions-nous interdire la pornographie ?

Le vrai débat, c’est d’avoir le droit de réfléchir, de chercher et d’adhérer à la vérité objective. Cela implique une juste diversité d’opinion dans les médias et les sources journalistiques, mais aussi d’interdire les réseaux d’information manipulateurs pour défendre les médias qui ont pour objectif d’informer avec honnêteté – malgré les erreurs du métier et la diversité des points de vue.

Ce que nous devons donc attendre de la Viginum, c’est qu’elle combatte tous les réseaux de manipulation qui existe, qu’il soit russe, américains, chinois, indien, israélien, allemand, anglais, … et même français. Qu’ils agissent sur les réseaux sociaux, dans les médias officiels et même dans les pouvoirs en place (entreprise, politique, état).

Nous ne voulons pas de manipulation, quelle qu’elle soit. Nous avons défini ce terme plus tôt – conformément à notre attachement à la vérité. Ainsi, si le but d’une chaîne d’information est bien d’informer et non de manipuler, il est totalement injuste de s’y attaquer. De même, si un état tente de réguler les médias dans le but de manipuler sa propre population, celui-ci doit être condamné.

En somme, nous ne devons pas demander à ce qu’aucune source de manipulation soit combattue, car elles sont aujourd’hui dangereuses pour les individus qui y sont exposés, dû aux avancées en guerre cognitive. Mais nous devons demander et nous assurer que la Viginum et toutes les instances de régulation médiatique de l’état soit fait dans l’unique but de défendre la recherche et l’accès à la vérité.

Concrètement, ce que nous pouvons faire à notre niveau :

  • quitter les réseaux sociaux : le but est d’éviter de se faire manipuler par les groupes dit « d’influence », nous y sommes malheureusement tous confrontés. De très nombreux blogs vous permettront de vous informer constructivement et exhaustivement.
  • chercher la vérité : se former, plus que s’informer ! C’est elle qui est le centre de nos maux !
  • mener le bon combat : ne pas s’opposer par principe, mais bien par conviction après un réel exercice de l’intelligence pour discerner si l’opposition est justifié ou non.

¹ https://www.tocsin-media.fr/stop-censure-transcript/
² https://fr.wikipedia.org/wiki/VIGINUM
³ https://www.defense.gouv.fr/comcyber/nos-operations/lutte-informatique-dinfluence-l2i
⁴ https://vienumeriqueprivee.fr/suivre-lactualite-sans-compromettre-sa-vie-privee-grace-aux-flux-rss/
⁵ Contraction de “X (ex Twitter)”. À prononcer [exciteur]
⁶ https://www.sgdsn.gouv.fr/files/files/20240212_NP_SGDSN_VIGINUM_RAPPORT-RESEAU-PORTAL-KOMBAT_VF.pdf
⁷ Cf Jean Ousset, Marxisme et révolution – En finir avec le marxisme.

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