M. Darmanin, VRP zélé de l’islam en France
Exceptionnelle. M.Darmanin nous avait déjà offert beaucoup de séquences quasiment lacrymo-islamophiles, depuis le
« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »
jusqu’au fabliau du fameux général Abdallah… Mais celle de février-mars 2024 est vraiment exceptionnelle. M.Darmanin mouille vraiment sa chemise pour la réussite de l’islam en France, donc de son islamisation.
La séquence a commencé à mi-février, en guise d’apéritif, par une petite visite (d’allégeance envers un grand sage comme semble le suggérer la mise en scène de la photo ?) auprès de M.Al Issa.

M.Al Issa est secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM). M. Al Issa est saoudien. Il est même un ancien ministre de la justice de l’Arabie Saoudite et on sait que l’Arabie Saoudite est éminente dans deux domaines : la production pétrolière et son état de droit.
Aller parler de laïcité à la française et d’ingérence étrangère avec le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, c’est un peu comme discuter respect des frontières nationales avec Joachim von Ribbentrop ou fraternité humaine avec Leonid Brejnev : ça a du sens mais pas forcément celui qu’on souhaiterait.
Sautons de l’apéritif aux fromages et desserts : c’était les 20 et 21 mars et, pour M.Darmanin, la participation à deux repas successifs de rupture de jeûne en cette période de ramadan. Le 20 mars à la Grande mosquée de Paris, le 21 mars à l’Institut français de civilisation islamique de Lyon (celui-là même que M.Al Issa a inauguré en septembre 2019, financé en partie par fonds saoudiens, et dont la LIM reste partenaire).
A la grande mosquée de Paris, embrassades entre M.Darmanin et le recteur de la mosquée, M.Hafiz :

Puis dîner dont on ne sait pas s’il était privé (était présente l’épouse de M.Darmanin) ou public (puisqu’il y avait là préfet d’Île-de-France et de Paris, et préfet de police de Paris).
En tout cas, on y aura appris que M.Hafiz estime que « oui, le mois de ramadan renforce la citoyenneté des musulmans de France » ce qu’on a un peu de mal à comprendre sauf à considérer la France comme peut-être un pays déjà intégré à la LIM.
On y a aussi vu M.Darmanin serrer la pogne des imams de la mosquée : aura-t-il eu l’occasion de saluer l’imam Mamoun, celui-là même qui avait nourri cette séquence hilarante le 12 novembre 2023 : en feignant de découvrir qu’il y avait eu en France des actes antisémites commis depuis le 7 octobre 2023 alors même que la veille (11 novembre), il avait assisté à une visite de M.Darmanin à… la Grande mosquée de Paris (déjà) lors de laquelle M.Darmanin avait détaillé… les actes antisémites récents ?
Le lendemain 21 mars, M.Darmanin était donc à Lyon. Le président de l’institut, M. Kabtane (qui est aussi le recteur de la mosquée de Lyon) « a salué cet espace de dialogue et de réflexion comme un « bon modèle » pour permettre d’échanger avec les pouvoirs publics et d’avancer sur les questions affairant à l’organisation du culte musulman ».
Mais quels étaient donc les sujets de conversation pendant tous ces repas ? Ils avaient été expliqués par M.Darmanin lors d’un discours au FORIF (Forum de l’islam de France) le 26 février 2024, soit dix jours après sa visite à M. Al Issa.
Venons-en donc au plat de résistance, le discours de M.Darmanin au FORIF, trame des discussions dînatoires tant à Paris qu’à Lyon. Avec tout le déploiement de son arsenal de VRP de l’islam en France.
Déjà, le cadre : une session du FORIF, le Forum de l’islam de France, structure voulue par le macronisme pour tuer et remplacer le CFCM, ce qui fait que maintenant les deux structures coexistent. Comme indiqué dans le tweet du site musulman Mizane.info, le FORIF est une instance de discussion entre divers représentants du culte musulman. On peut se poser la question de la légitimité de la présence du ministre. Un peu comme si M.Darmanin participait à la Conférence des évêques de France à Lourdes ?

M.Darmanin, dans son discours de lancement, se fait tout miel, limite obséquieux. Il rappelle qu’il a déjà participé à la première session en 2022, commence par évoquer
« ce pas de deux entre l’islam de France et l’Etat [qui] donne le ton à une relation saine, stable et durable » et « témoigne de la confiance de l’importance du FORIF pour les musulmans de France et plus largement pour l’unité et la cohésion de la société française » !
Si le FORIF est vraiment un élément de cohésion de la société française, c’est que l’islamisation de cette dernière est encore plus avancée que ce qu’on peut croire.
A quoi cela sert-il le FORIF ? M.Darmanin le rappelle :
« pour organiser le culte, former les imams et nommer les aumôniers, construire des mosquées là où cela est nécessaire et créer des écoles là où des français musulmans souhaitent donner une éducation religieuse à leur enfant ».
C’est-à-dire participer à l’islamisation de la France. Et d’ailleurs, M.Darmanin rappelle à deux reprises qu’il souhaite le succès de ces initiatives :
« Je veux redire que j’ai confiance dans cette instance qu’est le FORIF parce que le FORIF est fait par et pour les musulmans de France, d’abord pour produire des résultats, concrets et utiles ».
Et, dans sa péroraison :
« En cette année 2024, je nous souhaite que le FORIF réussisse pleinement les chantiers entrepris pour cette deuxième session… Je crois que le FORIF a un rôle majeur à jouer pour asseoir la fraternité qui embarque tous les Français, de toutes les confessions et de toutes les origines dans la réalisation des promesses républicaines ».
Voilà donc le FORIF dépositaire de la réussite des promesses républicaines, via le succès de l’organisation du culte musulman, de la formation des aumôniers, de l’expansion des mosquées et autres écoles musulmanes !
M.Darmanin, dans tout son discours, déploie une sollicitude attentionnée. Déjà, comme à son habitude, il arrive à glisser (même si ce n’est pas vraiment de saison) un mot des soldats musulmans morts pour la France (« Le 11 novembre dernier, après avoir salué le sacrifice des soldats musulmans morts pour la France, j’ai eu l’occasion… »). Pour la Macronie, il y a deux catégories de soldats morts pour la France : les … soldats morts pour la France et, catégorie spécialement digne d’intérêt (électoral ?), les soldats musulmans morts pour la France.
La sollicitude darmaninesque vient aussi de nombre de félicitations pour une citoyenneté jugée impeccable. Par exemple, songez que « depuis son lancement en 2022, le FORIF a fait beaucoup, y compris pour répondre à des questions qui intéressent tous les cultes. Je tiens à dire que les responsables de l’islam de France ont été les premiers à s’efforcer [sic ! ] d’appliquer les règles de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République », loi qui avait été spécifiquement rendue nécessaire pour corriger des pratiques de l’islam en France.
Mais la sollicitude vient aussi du statut de victime très généreusement accordé par M.Darmanin aux musulmans dans leur ensemble. Le terme « victime » est utilisé quatre fois. Deux extraits :
« Régler les problèmes concrets, ce n’est pas les ignorer quand ils sont évidents et que nos compatriotes musulmans en sont les premières victimes » ;
« Les musulmans sont les premières [encore !] victimes des agissements et des paroles de quelques-uns qui tentent ainsi de les séparer de la France ».
Tellement victime que le ministre est tout fier d’annoncer
« la création avec le soutien de l’Etat de l’association de défense contre les discriminations et actes antimusulmans (ADDAM) [qui] a pour vocation une meilleure remontée auprès des autorités des actes antimusulmans qui sont manifestement encore sous-estimés ».
Commentaire de M. Louizi, attentif à l’islamisation de la France :

Ce tweet de M.Louizi pointait vers un article de Saphirnews : « « Nos concitoyens musulmans ont toute leur place dans la société, et doivent se sentir écoutés, pris en charges et protégés par notre République en cas de violation de la loi, de trouble à l’ordre publique, et lorsque nos valeurs sont mises à mal par celles et ceux qui font de la division, leur seul combat », affirme ADDAM ». Valeurs ? Il faut sans doute entendre « valeurs musulmanes » ?
La vie est dure pour les musulmans en France et donc, il faut tout améliorer. Tout y passe : les relations avec les banques, les assurances ; le soutien de l’Etat à la création de cette association musulmane pour la dénonciation des actes islamophobes, mais aussi la volonté de définition d’un statut de l’imam, de participer pour ce qui concernerait l’Etat à la formation des imams, bref la définition d’un véritable concordat entre l’Etat et les institutions musulmanes, soit l’exact contraire de la séparation d’un culte et de l’Etat.
Ajoutons deux particularités bien intéressantes :
Les carrés musulmans. Pensez donc, les pauvres musulmans, déjà discriminés, ne peuvent en plus pas être enterrés en France. Toujours M.Darmanin :
« Aujourd’hui, les musulmans de France sont nés en France, ont grandi en France, travaillent, vivent et élèvent leurs enfants en France, mais ils ont du mal à être enterrés en France, dans leur patrie, leur terre ».
C’est bien malheureux. Evidemment et rassurons les âmes sensibles, ce n’est pas que la place dans les cimetières manque. C’est uniquement parce que les musulmans veulent être enterrés entre eux, dans des carrés musulmans, qui sont interdits par la loi pour un principe tout bête de neutralité confessionnelle. Alors le ministre promet :
« Nous ferons en sorte que l’accès à une sépulture ne soit plus un sujet pour nos compatriotes quelle que soit leur religion et en respectant leurs demandes ».
Vous avouerez que c’est quand même ballot pour des adeptes forcenés du vivre-ensemble, comme le cher recteur de la mosquée de Paris, d’avoir besoin de coins spécialisés dans les cimetières pour mettre leurs morts et ne pas fricoter avec les morts ordinaires. Ce vivre-ensemble que souligne pourtant M.Hafiz dans le tweet ci-dessous :

Ou bien encore, dans son dernier Billet comme recteur :
« Des assertions telles que celles de Boualem Sansal, insinuant que l’islam fournit des outils d’une extraordinaire efficacité à l’extrémisme, ou les propos de Marion Maréchal Le Pen, déclarant que le mois sacré du ramadan est un indicateur de l’islamisation croissante de la société française, contribuent à stigmatiser des individus pour leur appartenance religieuse et une communauté de foi dans son ensemble, semant ainsi les graines de la division au cœur de notre pays. À l’opposé de ces discours toxiques, il est impératif de reconnaître et de saluer ceux qui refusent de faire de l’islam et des musulmans un fonds de commerce. En mettant en avant les voix qui prônent le dialogue, la compréhension et le respect mutuel, comme celles du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui présente ses vœux à l’occasion du mois de Ramadan, ou celle de notre frère, prêtre du diocèse de Lyon, le Père Vincent Feroldi, qui adresse ses chaleureux vœux à la communauté musulmane, à l’instar des responsables protestants, nous faisons un pas significatif vers la promotion d’un vivre-ensemble harmonieux au sein de notre société plurielle ».
Deuxième particularité : les imams détachés : on se rappelle l’annonce triomphale de M.Darmanin fin 2023 de l’arrêt de venue en masse d’imams des pays musulmans pour prêcher aux musulmans en France.

M.Darmanin le répète lors de la réunion du FORIF :
« Le président de la République a décidé de mettre fin au système des imams détachés qui ne correspondait plus aux besoins des fidèles ni aux aspirations de la société ».
Mais avec nuance, tout d’un coup : « La fin des imams détachés, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’imams étrangers ». Ah ? En fait, on s’en était aperçu en suivant le compte X du recteur de la Grande mosquée de Paris (tweet du 1/03/2024) :

Il n’y a plus d’imams détachés. Mais il y a des imams étrangers et qui reprennent les bonnes vieilles habitudes d’avant covid. Tout roule.
M.Darmanin souhaite des imams mieux formés et mieux rémunérés (pourquoi s’en mêle-t-il ? Y aurait-il quelque subventionnement ? ). Il souhaite des aumôniers musulmans plus nombreux et mieux pris en charge :
« Le FORIF a dressé le constat de la nécessité d’une aumônerie musulmane mieux organisée et mieux formée. Le Conseil national de l’aumônerie musulmane et sa concrétisation interviendra [sic] dans les mois qui viennent ce qui permettra la nomination aux postes d’aumônier national et la mise à disposition de ressources pour les aumôniers musulmans au service des détenus, des personnes hospitalisées ou des militaires ».
Pour ce qui concerne la formation, M.Darmanin veut prendre en charge la partie « offre de formation non-religieuse » dont on n’a pas très bien compris les contours.
« En 2023, deux nouvelles formations pour la cadres religieux musulmans se sont ajoutées aux 34 diplômes universitaires « laïcité, fait religieux et citoyenneté » ».
Enfin, la transcription officielle du discours de M.Darmanin se termine par « Merci à tous les musulmans de France de ce qu’ils apportent à la République ! » et on aimerait savoir ce que le fait musulman apporte à la République (on ne parle pas des personnes). Peut-être le séparatisme hallal, puisque, toujours grâce au recteur de la Grande mosquée de Paris, on trouve ce tweet qui en souligne l’importance (on sait que le monopole du commerce hallal avec l’Algérie est pour cette mosquée une source fort lucrative de business) :

On ajoutera que la conclusion de M.Darmanin lors de son premier discours au FORIF en février 2022 était encore plus dérangeante :
« Aux dénonciateurs de mauvaise foi et de tout bord, vous me permettrez de répondre – pour une dernière fois encore! – avec les mots de Napoléon, rapportés par Pujol : « On dira que je viens détruire votre religion, ne les croyez pas. […] Je viens vous restituer vos droits, punir les usurpateurs, et je respecte (…) Dieu, son prophète et le Coran».
« Je respecte Dieu, son prophète et le Coran » : ça ressemble en fait tellement à l’énoncé de la profession de foi musulmane et c’était simplement émis par le ministre de l’intérieur français.
La fédération Musulmans de France paraissait plutôt satisfait de la session 2024 du FORIF et on la comprend (petite référence Wikipedia qui vaut ce qu’elle vaut : « Musulmans de France dépend de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE ou FOIE) qui est assistée d’un Conseil européen pour la fatwa et la recherche, composé de 29 oulémas et présidé par Youssef al-Qaradawi, un théologien proche des Frères musulmans et réfugié au Qatar depuis son expulsion d’Égypte en 2014. Al-Qaradawi a été interdit de séjour en France en 2012 ») :

Vu par Saphirnews, c’était tout aussi satisfaisant :
« Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a félicité, lundi 26 février, la « très bonne dynamique » engagée dans l’organisation du culte musulman à l’occasion de la deuxième session du Forum de l’islam de France (Forif). Pour le lancement des travaux, le locataire de la Place Beauvau a fixé de nouvelles feuilles de route et a plaidé pour une structuration du Forif ».
Terminons par le commentaire d’une spécialiste de l’islam radical, Mme Bergeaud-Blackler (tweet du 26/02/2024) :

Le travail auquel participe M.Darmanin est efficace et l’islamisation de la France marche tellement bien qu’on a appris que le proviseur du lycée parisien Maurice Ravel, qui avait demandé à trois élèves musulmanes d’ôter leur voile islamique et qui avait ensuite reçu de nombreuses menaces de mort (se référer à l’article du Salon beige sur l’islam, un communisme juridico-religieux durable par l’usage de la menace et du meurtre), venait de décider de quitter ses fonctions pour des raisons de sécurité. Traduite par le rectorat, cette décision reflète des « convenances personnelles ».

Comment il dit, M.Darmanin ? « Merci à tous les musulmans de France de ce qu’ils apportent à la République ! » ?
La Cour suprême de Floride permet l’entrée en vigueur de la loi interdisant l’avortement après 6 semaines de grossesse
Le 1er avril, la Cour suprême de Floride a permis l’entrée en vigueur de la loi interdisant l’avortement après 6 semaines de grossesse.
Alors qu’elle avait été adoptée l’année dernière, la loi avait jusque-là été mise en suspens dans l’attente de la décision de la Cour. La haute juridiction ayant confirmé la légalité de l’interdiction de l’avortement après 15 semaines, actuellement en cours dans l’Etat, le texte entrera en vigueur à la fin du mois.
Les magistrats ont considéré que la protection de la vie privée prévue par la Constitution de Floride n’inclut pas l’avortement. Selon l’avis majoritaire, rédigé par le juge Jamie Grosshans, le texte « ne mentionne pas l’avortement et ne contient pas de mot ou de phrase qui l’incorpore clairement ». « Les définitions des dictionnaires de l’époque et les indices contextuels suggèrent que l’avortement ne s’inscrit pas naturellement dans les droits en question » précise-t-il. La Cour suprême de l’Etat de Floride a ainsi renversé une jurisprudence antérieure datant de 1989.
Le même jour, la Cour a également décidé à l’unanimité, dans une autre décision, qu’un amendement portant sur l’avortement pouvait être soumis au vote lors des élections de novembre prochain en Floride. L’amendement 4 prévoit d’inscrire dans la Constitution de l’Etat qu’« aucune loi ne doit interdire, pénaliser, retarder ou restreindre l’avortement avant la viabilité » du fœtus en dehors de l’utérus, soit généralement autour de 24 semaines de grossesse, ainsi que si le médecin considère que l’avortement est « nécessaire pour protéger la santé » de la mère.
En janvier, Floridians Protecting Freedom, qui est à l’origine de la proposition, a réuni près d’un million de signatures d’électeurs de Floride, ce qui a permis que le texte soit examiné par la Cour suprême. Pour que le texte soit inscrit sur les bulletins de vote, il faut qu’il soit clair, sans ambiguïté pour les électeurs, et qu’il ne traite que d’un seul sujet. Ashley Moody, le procureur général républicain de Floride, a demandé à la Cour de rejeter l’amendement, arguant notamment du fait que le terme « viabilité » peut être trompeur. Elle estime en outre que la mesure retirerait du pouvoir au Gouvernement.
Dans un avis, les juges ont rejeté ses arguments.
« Le fait que l’objectif principal de l’amendement proposé soit de limiter l’ingérence du Gouvernement dans l’avortement est clairement énoncé dans des termes qui reflètent clairement et sans ambiguïté le texte de l’amendement proposé ».
En Floride, les amendements constitutionnels doivent recueillir le soutien d’au moins 60 % des électeurs pour être approuvés. Si l’amendement est adopté, il pourrait mettre fin aux interdictions à l’avortement prévues par la loi.
Des mesures concernant l’avortement sont actuellement en préparation dans une douzaine d’Etats des Etats-Unis, comme l’Arizona et le Nevada.
Le président polonais pose son veto à la pilule abortive
Vendredi, le président polonais Andrzej Duda s’est opposé à un projet de loi visant à libéraliser l’accès à la pilule du lendemain. La coalition au pouvoir depuis le mois de décembre avait en effet adopté un texte « visant à permettre l’accès libre à la pilule du lendemain à partir de l’âge de 15 ans ». A l’heure actuelle, elle ne peut être délivrée que sur présentation d’une ordonnance médicale.
Le communiqué présidentiel précise que le chef de l’Etat « ne peut accepter des solutions légales permettant aux enfants de moins de dix-huit ans d’avoir accès à des médicaments à usage contraceptif sans contrôle médical et sans tenir compte du rôle et de la responsabilité des parents », en vertu des « normes de protection de la santé des enfants ».
Ainsi, le président polonais demande au Parlement de réexaminer la loi sur les produits pharmaceutiques. Toutefois, il a indiqué être « ouvert aux solutions envisagées par la loi en question, en ce qui concerne les femmes majeures (âgées de plus de 18 ans) ».
Face à ce veto, le Premier ministre, Donald Tusk, a annoncé « lance[r] le plan B ». « Un règlement est en dernière phase de consultations », a indiqué vendredi la ministre de la Santé, Izabela Leszczyna. « Cette pilule sera disponible sur prescription pharmaceutique », délivrée par un pharmacien, à partir du 1er mai, a-t-elle précisé.
Prêtre = pédophile ?
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Deux individus, parmi tant d’autres, en 2021, sur les réseaux sociaux, m’ont traité de pédophile. L’un a commenté un de mes tweets rejetant la théorie de l’évolution par ces mots : « Retourne toucher des gosses et tais-toi ! », et l’autre blâmait un autre de mes tweets critiquant la politique anti-covid par ces mots : « Vous me semblez plus calé en pédophilie qu’en virologie dans l’Eglise catholique. Chacun sa spécialité ! ». Avec l’appui de la valeureuse Alliance générale contre le racisme et le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), j’ai porté plainte pour « injure publique en raison de l’appartenance à la religion catholique ». Eh bien, quel jugement pensez-vous que le juge vient de porter ?
Au sujet de la première plainte, il estima que le prêtre catholique que je suis n’a pas été stigmatisé « à raison de son appartenance à la religion catholique mais [que N] le vise ici en ce qu’il est prêtre, donc en considération de l’office qu’il exerce et ainsi en ce qu’il appartient au groupe des hommes d’Eglise dont certains ont vu leur comportement dénoncé pour avoir abusé de leur pouvoir sur les enfants qui leur étaient confiés afin de les éveiller à la foi catholique. » Et pour la seconde, que les propos incriminés ne visent pas le prêtre catholique que je suis « en raison de son appartenance à la religion catholique, mais en ce qu’il est prêtre et ainsi appartient au groupe d’hommes d’Eglise dont certains ont vu leur comportement dénoncé pour avoir abusé de leur pouvoir sur les enfants qui leur étaient confiés afin de les éveiller à la foi catholique » en sorte que j’ai été débouté de mes plaintes avec l’AGRIF, et condamné à payer les frais du procès …
En suite de ce jugement il apparaît qu’il est possible dans la République française de considérer un prêtre catholique indépendamment de la religion catholique qui lui donne pourtant son identité … et cependant de le traiter publiquement de pédophile, indépendamment de toute culpabilité personnelle, au seul motif qu’il est … prêtre catholique !
Bien entendu, nous avons avec l’AGRIF, fait appel de ces jugements.
https://www.islam-et-verite.com/pretre-pedophile/
Poissons d’avril ?
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Voici un petit florilège de quelques annonces parues dans vos medias préférés. S’agit-il d’informations bien réelles ou sommes nous en présence de canulars et autres blagounettes bien à propos en ce jour de poisson d’avril ? Pas facile tant les actualités quotidiennes nous réservent leur lot habituel de surprises en tout genre, cortège d’incongruités parfois déroutantes…
Dur retour à la réalité parlementaire pour l’ex première ministre sévèrement bornée, dont le passage à Matignon a laissé un goût amer à nombre de députés reprochant à l’ex dame de fer (sans rien dire) son appétence trop marquée pour le recours systématique à ce désormais honni 49.3. Afin de lui éviter moultes interpellations au sein de l’hémicycle pouvant aller jusqu’à la vexation verbale, ces amis du parti Renaissance lui ont proposé de siéger au beau milieu de cette enceinte et éviter ainsi “les bordures insupportables à la frontière des Insoumis” en lieu et place de quelques volontaires appelés à subir les attaques de ces barbares situés au delà du monde connu et civilisé. Nous ne pouvons que saluer cette initiative audacieuse consistant à déplacer une borne sans changer de frontière.
Les finances publiques sont LA préoccupation majeure du gouvernement. Qu’on se le dise. C’est entre deux bons coups de fourchette arrosés d’une piquette élyséenne à bon marché (les temps sont durs pour tout le monde…) que le président du groupe Renaissance Sylvain Maillard, engoncé dans ces certitudes macroniennes, repu d’agapes et l’esprit probablement troublé par les vapeurs d’alcool, se serait distingué lors d’un dîner mondain à l’Elysée en soumettant à son maître une proposition pour le moins inédite, de nature à rétablir les comptes budgétaires, “simple, claire et nette : décréter une année blanche. Pas d’augmentation des pensions ni des prestations sociales, ce qui permettrait d’économiser 20 milliards d’euros.” Quelle audace ! Quelle connerie, aurait susurré le mentor des retraités rappelant à son invité débile l’intérêt de ménager électoralement le seul socle de voix prompt à suivre la Macronie dans ses délires, non rancunier après la période COVID : les vieux.
Sabrina AGRESTI-ROUBACHE a les dents longues, très longues et certainement la langue bien pendue. En charge de la Ville, de la Citoyenneté, elle va pouvoir exercer tous ses talents dans le cadre du programme Marseille en grand, elle, la locale de cette étape élyséenne d’un Tour de France des opérations anti-drogue. Madame sans gêne, c’est son joli et délicat surnom donné par les technocrates d’en haut qui voit en elle un loup dans la bergerie, inaugure prochainement un “Conseil National de la refondation pour la prévention de la délinquance”, énième comité Théodule ayant pour mission de “redonner ses lettres de noblesse à la prévention. qu’on enseignait autrefois à l’école et qu’on a laissé se perdre avec l’autorité.” Ca promet, au pays des dealers, trafiquants en tout genre, des kalachnikovs et autres balles perdues. En tout cas, on sera prévenu c’est déjà ça.
Le sarcasme est de mise, parfois, à l’Elysée. Le dernier brûlot pamphlétaire de Bruno L. M. (nous ne donnerons que son pseudo d’écrivain) a légèrement crispé l’allocataire en fin de droit élyséen qui s’est fendu d’une petite saillie verbale : “Il y a plein d’idées, dommage que l’auteur ne soit pas ministre de l’Economie.” Mais quel incompétent irresponsable a bien pu maintenir un pareil imbécile à ce poste ? aurait été tout aussi indiqué. Mais cela revenait certainement à désigner le coupable, la réponse étant dans la question…
Il est bon Jordan. Bon, parfois, ça dérape un peu sur les fiches. Normal, faut tout apprendre par coeur et disons le, quand on est jeune et qu’on n’a pas eu l’habitude de ce genre de mémorisation, l’exercice peut s’avérer compliqué. Surtout quand on ne maîtrise pas grand chose. Au cours de sa visite à la CPME, l’alter ego d’Attal s’est lancé dans une promesse qui a de quoi piquer les yeux : “si le RN arrive au pouvoir, je promets d’instaurer un délai de trois ans avant que les obligations liées au franchissement de seuil de 50 salariés s’imposent aux entreprises.” Bon. On lui dit ? Le délai en question est aujourd’hui de cinq ans… Suite à une loi de 2019… Que le RN n’avait pas voté… Aie. C’est dur la vie politique…
Amitiés patriotes
P.MAGNERON
www.place-armes-idf.fr
“La faillite programmée annonce le désastre final”
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] C’est qu’en avril les agences de notation Fitch et Moody’s vont publier leurs notations qui seront suivies en mai de celles de Standard & Poor’s. Impossible d’y échapper et les tours de passe-passe comme la fois précédente ne permettront pas de maintenir les apparences.
Le président rassemble ses équipes : il aime le style guerrier. C’est qu’il faut tenir jusqu’aux élections européennes de juin prochain. Car, dans cette panique, le plus important pour les autorités de l’État est cette échéance électorale qui s’annonce sous un si mauvais jour : démocratie oblige ! La guerre intestine va se doubler d’une guerre des chiffres. C’est de funeste augure. […]
Il joue avec la guerre, comme il joue avec les chiffres et avec les finances de la France ; il joue avec la dissuasion nucléaire qui ne lui appartient pas mais qui appartient à la France, alors qu’il est prêt à la livrer à une fausse souveraineté européenne. Il joue avec la sécurité des Français en faisant croire que par sa seule présence, à Marseille comme à Cayenne, il va éradiquer les trafics de drogue alors que plus aucune ville de France n’est à l’abri des malfrats qui se moquent ouvertement, en prison comme dans tous les quartiers, de ses vaines postures ; il joue avec les agriculteurs qu’il a livrés à l’Europe ainsi que les pêcheurs, comme il a joué avec l’industrie et le commerce français, mis à l’encan par ses fausses spéculations sur des marchés où les intérêts français sont systématiquement bafoués ; il joue avec le nucléaire qu’il prétend relancer après l’avoir préalablement ruiné pour satisfaire des lubies électorales ; il joue avec la justice qu’il laisse aux mains d’incompétents et de chimériques fanatiques, comme il joue avec l’École et l’Enseignement supérieur qu’il laisse aux désordres mentaux, moraux et intellectuels ; il joue avec la santé des Français, santé physique et santé morale, détruisant l’appareil des soins sur l’ensemble du territoire qu’il abandonne, en ce domaine comme dans le reste ; cependant il se réjouit d’avoir constitutionnalisé le meurtre de centaines de milliers de petits Français, et il s’apprête, à l’encontre de l’avis des meilleurs du corps médical, à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Et, dans le même temps, il joue avec l’immigration dont il s’arrange sournoisement à supprimer tous les contrôles. De la même manière il a joué avec le Covid en se mettant dans les habits d’un chef de guerre qui met au pas son peuple, comme précédemment il avait joué avec la révolte des gilets jaunes dont il s’était servi pour faire son malin avec un prétendu grand débat dont il était le seul animateur et organisateur. Il joue avec tout, avec les opportunités du moment, avec les peurs pour récupérer à son profit ce qu’on appelle l’effet « drapeau ». Le sens national ne lui sert qu’à valoriser son personnage. Ses postures ne sont que des impostures.
Ce n’est pas pour rien que des Malika Sorel, des Fabrice Leggeri rejoignent le Rassemblement national. Il y a vraiment quelque chose d’effrayant dans ce que trame un homme comme Macron. Les esprits éclairés, tels les anciens diplomates au talent reconnu – ils sont plusieurs à être malheureux de ce qui se passe, des Martin, des Gliniasty –, les chefs militaires maintenant retirés du service actif et qui ont la rigueur de la pensée et du jugement – ils sont nombreux à mettre en garde –, les banquiers et les financiers qui ont l’audace de s’exprimer en vérité au-delà des langages convenus, les analystes, les géopoliticiens, les journalistes libres – ça existe, la preuve dans ce journal –, les gens qui connaissent leur histoire et leur géographie et qui ne se laissent pas abuser par la propagande officielle et internationale, tout ce monde-là – et ce n’est pas rien ! – se demande avec effroi jusqu’où ira la folle aventure macronienne, sur quel écueil elle se brisera, lui qui se moque de tout, transgresse toutes les règles, sauf à présider des cérémonies pour imposer sa figure et sa parole, lui qui brave tous les interdits de la sagesse la plus élémentaire et même de la décence, en tout cas celle qui convient pour un chef de l’État et un président de la France. Oui, jusqu’où ira-t-il ?
Il ouvre volontairement les portes à la guerre civile qu’il entretient savamment, franco-française, partisane, et aussi bien islamico-sociale qu’il alimente sans cesse au risque de bouleverser toute la société ; sa République s’en nourrit comme d’une substance nécessaire à sa survie. De telles perspectives de guerre intestine larvée ou ouverte, ne lui suffisent pas ; il y ajoute maintenant les menaces extérieures sur des crises dont il est incapable de comprendre les causes et les conséquences, mais dont il fait son affaire. Égarement, mensonge et mort, voilà ce qui le définit.
Mais les chiffres sont là. Ils se dressent devant lui dans leur énormité. Il ne pourra les évacuer de sa route. Plus de 3000 milliards, en fait 3300 milliards de dettes ; 112 %, bientôt 116 % du PIB ; un déficit budgétaire 2023 à 172 milliards et un déficit public sur l’ensemble des comptes de la nation à 5,6 % du PIB, soit largement plus d’un demi-point que ce qui était prévu. La charge des intérêts de la dette va devenir sous peu le poste le plus important du budget, supérieur à tous les autres, 54 milliards en 2024, et qui ne cessera de s’aggraver, peut-être 80 milliards en 2027. En 2024, l’amortissement de la dette venant à échéance est évalué à 156 milliards, et l’impasse budgétaire à 144 milliards qu’il faut déjà prévoir à la hausse dans de futurs budgets rectificatifs. Le déficit commercial s’établit à 100 milliards, ce qui est une amélioration par rapport à l’année précédente mais qui prouve que la France ne cesse de s’appauvrir.
Concrètement, c’est une faillite. En 2007, Fillon déjà la pronostiquait. Aujourd’hui, les chiffres ont doublé et triplé. Résultat chiffré de politiques aberrantes qu’il va falloir payer. La faillite programmée annonce le désastre final.
17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire
De Bernard Lugan :
Un véritable scandale s’est produit jeudi 28 mars à l’Assemblée où, par 67 voix contre 11, seuls 78 députés sur 577 étaient présents, les 510 autres étant probablement dans d’« agréables ailleurs » – mais où étaient donc les 88 députés RN et les 57 députés LR ? – , fut approuvée une proposition de résolution qui « condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 1961 » au cours de laquelle Le Figaro ose écrire qu’entre une trentaine et plus de 200 manifestants « pacifiques » seraient morts, selon les « historiens ».
Le texte porté par l’écologiste Sabrina Sebaihi et la députée Renaissance Julie Delpech « souhaite » en outre « l’inscription d’une journée de commémoration de ce massacre » à « l’agenda des journées nationales et cérémonies officielles ».
Or il s’agit là d’un scandale mémoriel car les députés ont allègrement violé la vérité historique.
Un contexte volontairement passé sous silence
Le 17 octobre prochain, comme chaque année, les autorités françaises, les islamo-gauchistes et le « Système » algérien vont commémorer un massacre qui n’a pas eu lieu…
Sur ce blog, ayant périodiquement à la même date déconstruit l’histoire officielle de ce prétendu « massacre », je me contenterai de renvoyer au chapitre IX intitulé « 17 octobre 1961, un massacre imaginaire » de mon livre Algérie l’Histoire à l’endroit en ajoutant ici quelques éléments essentiels à la compréhension du montage culpabilisateur qui nous est imposé :
- La guerre d’indépendance algérienne se déroula également en métropole. Pour la période du 1er janvier 1956 au 23 janvier 1962, 10 223 attentats y furent ainsi commis par le FLN. Pour le seul département de la Seine, entre le 1er janvier 1956 et le 31 décembre 1962, 1433 Algériens opposés au FLN furent tués et 1726 autres blessés. Au total, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, en Métropole, le FLN assassina 6000 Algériens et en blessa 9000 autres.
- Face à ces actes de terrorisme visant à prendre le contrôle de la population algérienne vivant en France, le 5 octobre 1961, un couvre-feu fut imposé à cette dernière afin de gêner les communications des réseaux du FLN et l’acheminement des armes vers les dépôts clandestins.
- En réaction, le 17 octobre 1961, le FLN décida de manifester afin de montrer sa force, et pour tenter d’achever sa prise de contrôle des Algériens vivant en métropole.
- Assaillis de toutes parts, les 1 658 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non les 7 000 comme cela est trop souvent écrit, sont, sous la plume de militants auto-baptisés « historiens », accusés d’avoir massacré des centaines de manifestants, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.
Une manipulation politique
Or, cette version des évènements du 17 octobre 1961 à Paris relève de la légende et de la propagande. Tout repose en effet sur des chiffres inventés ou manipulés à l’époque par le FLN algérien et par ses alliés communistes. Jouant sur les dates, additionnant les morts antérieurs et postérieurs au 17 octobre, pour eux, tout Nord-Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961, est une victime de la « répression policière »… Même les morts par accident de la circulation comme nous le verrons plus loin !!!
Cette manipulation fut réduite à néant en 1998, quand le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission d’enquête. Présidée par le conseiller d’État Dieudonné Mandelkern, elle fut chargée de faire la lumière sur ce qui s’était réellement passé le 17 octobre 1961 à Paris. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque-là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière de la légende du prétendu « massacre » du 17 octobre 1961[1].
Le paragraphe 2.3.5 du Rapport intitulé Les victimes des manifestations est particulièrement éloquent car il parle de sept morts, tout en précisant qu’il n’y eut qu’un mort dans le périmètre de la manifestation, les six autres victimes n’ayant aucun lien avec cet évènement, ou ayant perdu la vie postérieurement à la dite manifestation dans des circonstances parfaitement détaillées dans le rapport.
La réalité
Quel est donc l’état des connaissances aujourd’hui ?
- Le 17 octobre 1961 à Paris, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation… et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ? L’enquête semble attribuer cette mort à des coups de crosse de mousqueton.
- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant « massacre » faisant des dizaines, voire des centaines de morts algériens, ni les hôpitaux parisiens, ni l’Institut Médico-Légal (la Morgue), n’enregistrèrent l’entrée de corps de « NA » (Nord-Africain dans la terminologie de l’époque). Ce qui ne veut naturellement pas dire qu’il n’y eut pas de blessés, mais mon analyse ne porte que sur les morts.
- À Puteaux, donc loin du périmètre de la manifestation, deux morts furent néanmoins relevés, or ils étaient étrangers à la manifestation. L’un d’entre eux deux, Abdelkader Déroues avait été tué par balle, quand le second, Lamara Achenoune, avait quant à lui été achevé par balle après avoir été étranglé.
- Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne était donc de 3 morts, pour rappel, Guy Chevallier, Abdelkader Déroues et Lamara Achenoune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des centaines de morts et de « noyés » auxquels la bien-pensance française rend annuellement hommage !!!
Conclusion : le seul mort algérien de la manifestation est donc un Français métropolitain…
Certes, postulent les accusateurs de la France, mais les cadavres des Algériens « massacrés » par la police furent reçus à l’IML, l’Institut Médico-Légal de Paris (la Morgue), les jours suivants.
Cette affirmation est également fausse. En effet, l’Annexe III du « Rapport Mandelkern » donne un décompte détaillé des 41 cadavres de Nord-Africains entrés à l’IML de Paris du 19 octobre au 4 novembre. Pour mémoire, le 17 octobre il n’y eut aucune entrée, et 2 le 18 octobre.
Sur ce nombre de 41 morts, 25, soit 13 corps identifiés et 12 corps non identifiés sont mentionnés sous la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ». Ceci fait que les 16 autres morts n’ont rien à voir avec la manifestation du 17 octobre.
En ce qui concerne les 25 morts restants, notons immédiatement que le sous-titre de l’Annexe III est singulier car la manifestation dont il est question eut lieu le 17 octobre et non les 19 et 20 octobre. De plus, ce titre est trompeur car il laisse sous-entendre que ces 25 décès auraient donc pu être causés par la police française, chiffre d’ailleurs régulièrement et péremptoirement transformé en morts avérés par certains auteurs ou journalistes. Or :
- Si ces derniers avaient pris la peine de lire le document en question dans son originalité et son intégralité, et non à travers ses recensions, ils auraient vu qu’en face de chaque corps est porté un numéro de dossier de la police judiciaire suivi de la précision suivante : « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire ».
- Or, grâce à ces « Indications relevées dans le dossier d’enquête de la police judiciaire », il apparait clairement que 17 de ces 25 défunts ont été tués par le FLN, la strangulation-égorgement, l’emploi d’armes blanches etc., n’étant pas d’usage dans la police française… D’autant plus que parmi ces 17 morts, quatre furent assassinés le 19 octobre, soit deux jours après le 17 octobre, à savoir un commerçant qui avait refusé de suivre la grève du 19 octobre décrétée par le FLN et deux autres ligotés et noyés par ce même FLN…
- Cela interroge donc sur le placement de ces morts dans la rubrique « Dossiers pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre ».
Voyons le détail de cette liste :
Corps Identifiés :
- 6 furent tués par le FLN (strangulation, arme blanche, arme à feu)
- 2 décès sur la voie publique (troubles mentaux et alcoolisme)
- 1 décès par crise cardiaque le 21 octobre
- 1 décès par accident de la circulation
- 1 mort à l’hôpital Boucicaut des blessures reçues le 17 octobre.
- 2 morts dont les causes ne sont pas élucidées.
Corps non identifiés
- 7 tués par le FLN (1 arme blanche, 2 noyades, 1 noyade nu, 2 armes à feu, 1 strangulation)
- 1 mort de blessures à la tête. Blessures reçues le 17 octobre ? Nous l’ignorons.
- 1 mort des suites de blessures reçues Place Saint-Michel
- 3 morts dont les causes ne sont pas élucidées.
Conclusion, sur 25 morts « pour lesquels les informations disponibles sur la date de la mort ou ses circonstances ne permettent pas d’exclure tout rapport avec les manifestations des 17-20 octobre », la Morgue n’en a reçu que deux décédés très probablement des suites de blessures reçues le 17 octobre. Une interrogation demeure pour l’un d’entre eux, mais sans aucune certitude.
Soit 2 ou 3 morts des suites de leurs blessures, aucun n’ayant perdu la vie durant la manifestation[2] laquelle n’a donc comme il a été dit plus haut, connu qu’un seul mort, le Français Guy Chevallier.
Nous voilà donc très loin des 50, 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains, et pour lesquels François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!
Mais, plus encore :
- Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », nous apprend que du 1er au 30 octobre 1961, 90 cadavres de « NA », furent reçus à l’Institut Médico-Légal. Or, selon les enquêtes judiciaires, chaque décès étant suivi d’une enquête, la plupart de ces morts étaient des musulmans pro-Français assassinés par le FLN !!!
- Pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, dont plusieurs dizaines de noyés. Or, toujours après enquête, il fut établi que la quasi-totalité de ces morts étaient des victimes du FLN (Harkis, partisans de la France, individus ayant refusé d’acquitter « l’impôt de guerre », membres du MNA etc.). Or, une des méthodes d’assassinat du FLN était l’étranglement ou l’égorgement suivi de la noyade…
Pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent donc un exemple extrême de manipulation de l’histoire.
Quand la liberté de penser sera rétablie dans cette Corée du Nord mentale qu’est devenue la pauvre université française, ils feront l’objet de thèses car ils seront alors étudiés comme un cas d’école de fabrication d’un mythe. Comme Katyn, comme les « charniers » de Timosoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak.
Mais, dans l’immédiat, sourds, aveugles ou simples agents d’influence, les butors continueront à ânonner la légende culpabilisatrice du « 17 octobre 1961 ». D’autant plus que, dans l’actuel contexte de tension franco-algérienne, Alger va faire donner ses affidés qui seront complaisamment relayés par ses habituels supplétifs de presse.
Un rapport parlementaire exige davantage de contrôles des établissements privés sous contrat
Mardi 2 avril, la commission des affaires culturelles et de l’éducation examinera le rapport de la mission d’information sur le financement public de l’enseignement privé sous contrat. Cette mission a pour objet de mesurer le montant et l’évolution de l’ensemble des financements publics des établissements d’enseignement privé sous contrat, d’évaluer la manière dont ces établissements sont contrôlés ainsi que d’estimer les effets de cette dépense publique sur le fonctionnement du système scolaire dans son ensemble, de manière à préconiser, le cas échéant, des pistes d’évolution.
Ce rapport est signé de deux parlementaires Christopher Weissberg, député Renaissance des Français de l’étrange, et Paul Vannier, député LFI du Val-d’Oise. Cet ancien prof d’histoire-géographie a rédigé une partie du programme sur l’éducation du candidat Mélenchon en 2022.
L’école privée sous contrat totalise 2 millions d’élèves répartis dans 7 500 établissements. L’enseignement y est quasi intégralement catholique (98 % des effectifs). Les rapporteurs souhaitent visiblement rallumer la guerre scolaire, à défaut de corriger les carences de l’enseignement public :
« Il faut remettre du contrôle et du pilotage dans le système privé. Sinon, on risque d’aboutir à une concurrence déloyale entre le privé et le public. »
« Quel est le montant total consacré aux établissements privés sous contrat ? Dix, onze, peut-être douze milliards d’euros… Personne n’en sait rien. C’est hors de contrôle, quasiment. C’est d’une grande opacité. »
« Depuis la mobilisation monstre sur l’école privée, sous François Mitterrand, plus personne n’ose demander de comptes au privé, voilà la raison profonde de cette étonnante situation ».
Paul Vannier prône un système de « malus » se traduisant par une baisse des dotations, s’il apparaît que la sociologie de l’établissement présente un écart notable avec ceux du public, situés à côté.
Le député LFI souhaite rétablir le contrat rompu avec le lycée musulman Averroès et remettre en question celui de l’établissement catholique parisien Stanislas…
L’enseignement catholique a organisé une conférence de presse, mercredi dernier, pour répondre par avance aux conclusions des deux députés. Philippe Delorme son secrétaire général évoque « un rapport parlementaire à charge, vu la façon dont a été posé le problème ». Ces accusations contre l’enseignement privé relèvent de la « caricature » et du « fantasme ». Il dénonce des « contre-vérités » sur son financement et son prétendu manque d’effort en termes de mixité scolaire.
« La majorité de nos établissements sont pauvres, 30 % d’entre eux ont une cotation d’aptitude financière (CAF) inférieure à 5 %. En outre, le bâti scolaire est un vrai souci, notamment en ce qui concerne la mise en conformité aux normes. »
Il a tenu à rappeler qu’un élève du privé coûtait deux fois moins cher à l’État qu’un élève du public…
« Si nous avons du succès, c’est parce que nous fonctionnons bien et que les familles nous font confiance ».
Par ailleurs, près de 100 000 élèves sont scolarisés dans plus de 2 500 établissements privés hors contrat, un chiffre en forte croissance, alors que, il y a dix ans, ils ne comptaient que quelques dizaines de milliers d’élèves.
Le numéro d’avril de Gloria, consacré à la divine Miséricorde
Le dossier explique ce qu’est la divine Miséricorde et pourquoi on lui consacre un dimanche.
Sainte Faustine : La rubrique vous présente la secrétaire et apôtre de la divine Miséricorde.
Qui est la veuve de Sarepta ? On vous présente la femme choisie par Dieu pour sauver le prophète Élie pendant la famine.
Qu’a enseigné le Christ ressuscité aux pèlerins d’Emmaüs ?
Du Père Renaud Silly, o.p., docteur en théologie, dans France catholique :
On aurait bien voulu être là ! Quel dommage qu’ils n’aient pas disposé d’un iPhone pour L’enregistrer – et Le filmer ! C’est la remarque que je me fais chaque fois en entendant que Jésus a expliqué « chez Moïse et les prophètes tout ce qui le concernait » (Lc 24, 27). Ma jalousie, je la partage avec tout fidèle, lecteur pieux de l’Écriture, exégète qui en scrute les profondeurs dans les pauvres limites de sa science, pasteur qui reçoit la mission redoutable d’en discerner le sens précis pour nourrir la foi de l’Église. Pensez ! Quel pédagogue surpassera celui-là ? Que d’énigmes cachées dans les replis secrets de nos Bibles ont dû être résolues !
Mais consolons-nous. Les disciples, déjà, abandonnaient les lieux où s’étaient produits les moments les plus sacrés de leur vie. La conversation avec le Christ a ressuscité la foi dans leur cœur déjà mort. La foi chrétienne, aujourd’hui comme hier, s’allume au foyer ardent de la lecture spirituelle de l’Ancien Testament : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24, 32). Or l’écho de l’entretien nous parvient à travers la grandiose composition du Nouveau Testament. En bon professeur, Jésus a fait mieux que communiquer seulement un contenu à ses élèves comme une oiselle donne la becquée à ses rejetons : il a rendu les disciples capables de L’imiter. Il a transmis la méthode et les principes : toute l’Écriture parle de lui, spécialement de sa Pâque. « Ignorer l’Écriture, c’est ignorer le Christ », disait saint Jérôme dans un adage que tout exégète chrétien installe méticuleusement dans sa propre lectio divina.
La science des Écritures
Or, s’il est impossible sans l’Ancien Testament de comprendre qui est le Christ, la réciproque aussi est vraie : la science possédée par Jésus, c’est la science des Écritures. Sa conscience humaine comme Christ s’est formée à partir d’elles. Déjà dans sa première parole à nous être parvenue : « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Écoutant et interrogeant les docteurs, dans le Temple de Jérusalem, Jésus occupe la position du fils sage, qui désire ardemment être instruit par la Torah, celle aussi du Fils de Dieu qui est Israël : « Écoute, mon fils, l’enseignement de ton père et l’instruction (torah) de ta mère » (Pr 3, 1). Avec une simplicité d’enfant, il comprend ce commandement d’une manière plus profonde que ses propres mère et père de Nazareth, pourtant zélés observants de la Loi, et il l’applique à la lettre dans la maison de son Père, à Jérusalem. Déjà aussi la fidélité à l’Écriture se révèle comme une mystérieuse nécessité : « Je dois être », ce qui anticipe « ne fallait-il pas ? » aux pèlerins d’Emmaüs (Lc 24, 26).
Intimité filiale
La mémoire scripturaire de Jésus se dévoile, combinant l’intimité filiale avec la nécessité de l’épreuve :
« Tu ne voulais sacrifice ni oblation, mais tu m’as fait un corps, tu n’exigeais holocauste ni victime, alors j’ai dit : “voici je viens”. Au rouleau du livre il m’est prescrit, ô Dieu, de faire ta volonté » (Ps 39/40, 7-9).
Faire la volonté du Père, c’est lui offrir le sacrifice d’amour jusqu’à l’extrême, et lui présenter une grande prière en faveur des pécheurs.
Octave de Pâques : Alléluia ! Apporter la joie pascale dans le monde (retraite du 2 au 9 avril)
Avez-vous déjà ressenti votre cœur s’enflammer à l’écoute de missionnaires partageant leurs expériences d’évangélisation ? Vous est-il arrivé de sentir naître en vous le désir de participer à cette noble mission de faire connaître Jésus, tout en vous demandant si vous en seriez capable ?
Dans la joie de la Résurrection du Seigneur, Hozana vous propose un parcours de 8 jours conçu pour raviver en vous la passion pour l’évangélisation et pour vous fournir tous les outils nécessaires à cela !
La fête de Noël décalée au 8 janvier 2025
Cette année, la fête de l’Annonciation, le 25 mars, tombait en même temps que le Lundi Saint. Par conséquent, le 25 mars est reporté au 8 avril. A l’Annonciation, l’archange Gabriel annonce à la sainte Vierge Marie qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils Jésus. Message auquel elle répond “Fiat”. Et 9 mois après le 25 mars, le temps de gestation de l’Enfant-Dieu, nous fêtons la Nativité.
Aussi, comme la fête de l’Annonciation a été décalée au 8 avril, cette année la fête de Noël est décalée en conséquence au 8 janvier, pour conserver la durée de 9 mois entre les deux.
« C’est trop invraisemblable pour être faux. »
Baptisé il y a un an, dans la nuit de Pâques, l’humoriste Gaspard Proust témoigne dans le JDD :
Qu’est-ce que l’Évangile sinon la voie de la douceur ; une main toujours tendue vers un homme trébuchant sans cesse ? Un jour, un curé m’a demandé : « Pourquoi le Christ ? » Je lui ai répondu : « Parce que c’est trop beau pour ne pas être vrai. » J’aurais aussi pu dire : « Parce que c’est trop invraisemblable pour être faux. »
Le corps du petit Emile retrouvé samedi 30 mars dans le Haut-Vernet
Communiqué :
Les restes mortels du petit Emile viennent d’être retrouvés.
Si cette nouvelle déchirante était redoutée, l’heure est au deuil, au recueillement et à la prière.
Marie et Colomban savent désormais en ce dimanche de la Résurrection qu’Emile veille sur eux dans la lumière et la tendresse de Dieu.
Mais la douleur et le chagrin demeurent et ils demandent aux journalistes de respecter leur deuil en ne se présentant pas chez eux et en ne cherchant pas à les contacter.
Les enquêteurs continuent leur travail dans le nécessaire secret de l’instruction pour que puissent être découvertes les causes de la disparition et de la mort d’Emile.
Marie et Colomban tiennent à remercier l’ensemble de ceux qui les ont aidés et soutenus ainsi que les juges d’instruction et les enquêteurs pour leur travail, leur professionnalisme, leur engagement personnel et leur humanité qui leur ont été d’un très grand réconfort ces derniers mois et en particulier en ce jour.
Il n’y aura pas d’autres déclarations.
Jérôme Triomphe
Avocat des parents d’Emile SOLEIL
Baptême d’adultes : la renaissance de Pâques
Dans En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit :
- Axelle, jeune baptisée
- Abbé Éric IBORRA, vicaire à la paroisse Saint-Roch à Paris
- Frère Jean-Thomas de BEAUREGARD, dominicain
Terres de Mission Le Christ est vraiment ressuscité : preuves et témoignages
Eglise universelle : Pâques, le Christ est bien ressuscité !
Auteur d’un ouvrage d’apologétique : “Et si c’était vrai ? – La foi chrétienne à la loupe”, Frédéric Guillaud nous expose les raisons rationnelles de croire à l’historicité de la Résurrection du Christ. Cette Résurrection étant une réalité physique et non un mythe ou une image.
Eglise en France : Cabrini, un film d’Alejandro Monteverde
Le réalisateur de “Sound of silence”, Alejandro Monteverde, a réalisé un nouveau film qui est la biographie d’une religieuse italienne canonisée en 1946, première sainte américaine : Francesca Cabrini. Présenté par Louis Ponsignon, de Saje distribution, ce film, sobrement intitulé “Cabrini” nous conduit à la suite de cette fondatrice des sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, à la fin du XIXème siècle, communauté originellement fondée pour porter assistance aux immigrés italiens aux Etats-Unis.
Eglise en Marche : La rose blanche. Des résistants chrétiens contre le nazisme
Guillotinés le 22 février 1943 à la prison de Munich aux âges respectifs de 21 et 23 ans, Hans et Sophie Scholl animaient depuis quelques mois le mouvement de résistance au nazisme : La rose blanche. Cette organisation regroupant de jeunes chrétiens, protestants et catholiques, concevait et diffusait des tracts dénonçant la barbarie du régime nazi. Auteur de “La rose blanche – Des résistants chrétiens contre le nazisme”, Henri Peter nous présente l’itinéraire spirituel de Hans et Sophie Scholl ainsi que la grande actualité de leur message contre toutes les formes de totalitarisme.
Ce n’est pas un mythe
De Gérard Leclerc dans France catholique :
[…] La foi dans le Christ mort et ressuscité ne se rapporte pas à un mythe religieux, si évocateur soit-il. Elle s’enracine dans le témoignage de ceux qui ont vu et dont l’existence a été bouleversée. Parmi eux, le cas de saint Paul est particulier, parce que sa rencontre sur le chemin de Damas intervient après l’événement de Pâques, du fait d’une attention dont il est le seul bénéficiaire. Contrairement aux spéculations de Nietzsche, la conversion du dernier des apôtres n’est pas issue d’un débat intérieur qui l’aurait amené à renier son attachement à la loi de ses pères. Elle est venue de la rencontre bouleversante du persécuteur des chrétiens avec celui qui répond à sa question : « Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus, celui que tu persécutes. » Cette gloire de Dieu sur la face du Christ s’est manifestée à lui d’une façon irrécusable. Et Paul ne cessera de le redire, comme aux Galates : « Sachez mes frères, l’Évangile que j’ai annoncé n’est pas à la mesure humaine : ce n’est pas d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par une révélation de Jésus Christ. »
Une espérance
L’apôtre des nations sait qu’il n’est pas le premier à avoir reçu cette révélation. Comment oublier que le premier témoin de la Résurrection est une femme ! Marie-Madeleine, ce personnage prodigieux dans l’Évangile, dont Jésus a dit que la postérité garderait toujours la mémoire (Mc 14, 9). Et le chant liturgique si beau du Victimæ paschali laudes le fait retentir dans les cœurs : « Dis-moi Marie ce que tu as vu en chemin… J’ai vu le tombeau du Dieu vivant et la gloire du Ressuscité. »
Avant Paul, Marie-Madeleine est donc à l’avant-garde des témoins de ceux qui ont transmis une espérance qui ne cesse de transformer la face du monde. Car la mort est vaincue. Christ est ressuscité !
Pâques : Dominica Resurrectionis
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des pièces grégoriennes. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Les chants la messe du Dimanche de Pâques vont exprimer l’allégresse des nouveaux baptisés, et plus généralement l’action de grâce des rachetés. Cependant, c’est seulement dans le Graduel et l’Alléluia que cette joie va éclater.
De tempore paschali : Le temps pascal s’étend du début de la messe de la vigile pascale jusqu’à none du samedi dans l’octave de la Pentecôte, inclusivement.
Ce temps liturgique comprend :
- tempus Paschalis, le temps de Pâques, qui court du début de la messe de la vigile pascale jusqu’à none de la vigile de l’Ascension, inclusivement.
- tempus Ascensionis, le temps de l’Ascension, qui commence aux Ires vêpres de l’Ascension et se poursuit jusqu’à none de la vigile de la Pentecôte, inclusivement
- octavam Pentecostes, l’octave de Pentecôte, qui part de la messe de la vigile de Pentecôte et va jusqu’à none du samedi suivant, inclusivement
Introït : Resurrexi
L’Introït du Dimanche de Pâques surprend par sa douceur et sa mélodie en demi-teinte. Ici nous sommes au ciel et c’est le Christ ressuscité qui s’adresse à son Père, lui exprimant de manière très intime son bonheur de le retrouver et sa reconnaissance :
Resurrexi et adhuc tecum sum. Posuisti super me manum tuam. Mirabilis facta est scienta tua.
Je suis ressuscité et je suis toujours avec vous. Vous avez mis sur moi votre main, votre sagesse s’est montrée merveilleuse.
Ce texte est formé de trois versets du psaume 138, qui ne se suivent pas dans le psaume et ont été réunis ici. Mais dans le psaume il n’est pas question de résurrection ; il chante la présence universelle de Dieu, toujours auprès de nous, qui connaît toutes choses et qui nous guide. Le début de psaume est chanté comme verset de cet Introït :
Domine probasti me et cognovisti me, tu cognovisti sessionem meam et resurrectionem meam.
Seigneur vous m’éprouvez et vous me connaissez, vous savez quand je me couche et quand je me lève.
Mais en ce Dimanche de Pâques ces paroles doivent être mises dans la bouche du Christ ; Sessionem meam et resurrectionem meam ce n’est plus seulement le coucher et le lever, c’est la mort sur la croix et la résurrection, et le mot resurrexi prend tout son sens. Le mot adhuc (encore, toujours), c’est l’éternité bienheureuse, où le Fils retrouve son Père après avoir accompli sa mission sur la terre, mission dans laquelle la main de Dieu l’a toujours guidé, et où sa sagesse infinie s’est vraiment montrée admirable.
Comme dans tous les chants du temps pascal ce texte est ponctué d’Alléluias à la fin de chaque phrase. La mélodie presque immobile et immatérielle est vraiment céleste. La joie et l’amour qu’elle exprime transcendent tous les sentiments humains.
Graduel : Hæc dies
A partir de dimanche prochain, et durant tout le temps pascal, le Graduel sera remplacé par un Alléluia ; il y aura donc à la messe deux Alléluias qui se suivent. Mais en ce dimanche de Pâques et durant toute la semaine, il y a encore un Graduel, dont la première partie est reprise chaque jour ; elle est également chantée à la place de l’hymne à toutes les heures de l’office. C’est vraiment le refrain de la fête de Pâques exprimant la joie inépuisable des chrétiens :
Hæc dies quam fecit Dominus, exultemus et lætemur in ea.
Voici le jour que le Seigneur a fait, passons-le dans la joie et l’allégresse.
Ce texte est un verset du psaume 117, le grand cantique pascal d’action de grâces, dont nous trouvons le début dans la deuxième partie du Graduel :
Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in sæculum misericordia ejus.
Louez le Seigneur car il est bon, car sa miséricorde est éternelle.
La mélodie de ce Graduel est une mélodie type que nous avons déjà souvent rencontrée, et dont les vocalises souples et légères conviennent parfaitement pour exprimer la joie de Pâques. Elle comporte en plus quelques formules particulières, et surtout dans la deuxième partie, sur les mots quoniam bonus, une grande envolée vers l’aigu d’un enthousiasme extraordinaire.
Alléluia : Pascha nostrum
En ce dimanche de Pâques nous retrouvons l’Alléluia, qui avait été supprimé durant le temps de la Septuagésime et du Carême, et remplacé par un Trait.
Le texte du verset de cet Alléluia est très court ; il est tiré de la première Épître de saint Paul aux Corinthiens qu’on lit en ce jour :
Pascha nostrum immolatus est Christus.
Notre agneau pascal qui a été immolé c’est le Christ.
Ici c’est la mélodie qui est reine et qui exprime la joie de Pâques avec exubérance. On notera toutefois un contraste entre l’Alléluia lui-même, qui reste encore grave et assez retenu, et le verset, surtout la grande vocalise du mot immolatus qui s’élève et plane dans les hauteurs avec une légèreté presque immatérielle.
Séquence : Victimæ paschali
À la fin du verset Pascha nostrum de l’Alléluia du dimanche de Pâques, on ne reprend pas le mot Alléluia comme d’habitude après le verset, car il est suivi d’une Séquence. C’est une des cinq séquences qui ont été conservées dans la liturgie romaine parmi toutes celles qui avaient été composées au Moyen-Âge.
Celle-ci date probablement du XIe siècle ; elle est entièrement syllabique et relativement courte puisqu’elle ne comporte que huit strophes. Le texte est une profession de foi en la résurrection au milieu de laquelle s’insère un petit dialogue très vivant entre les apôtres et Marie-Madeleine, et la mélodie en souligne parfaitement toutes les inflexions :
Victimæ paschali laudes immolent Christiani. Agnus redemit oves : Christus innocens Patri reconciliavit peccatores.
Mors et vita duello conflixere mirando : dux vitæ mortuus regnat vivus.
Dic nobis Maria, quid vidisti in via ?
Sepulcrum Christi viventis, et gloriam vidi resurgentis : Angelicos testes, sudarium, et vestes. Surrexit Christus spes mea : præcedet suos in Galilæam.
Scimus Christum surrexisse a mortuis vere : tu nobis, victor Rex, miserere.
À la victime pascale les chrétiens offrent leur louange. L’Agneau a racheté les brebis : Le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec son père.
La mort et la vie se sont affrontées en un duel fantastique : le maître de la vie est mort, mais vivant il règne.
Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?
J’ai vu le sépulcre du Christ vivant et la gloire du Ressuscité. – Les Anges ses témoins, le suaire et les linges. – Il est ressuscité le Christ, mon espérance : il précède les siens en Galilée.
Nous croyons que le Christ est vraiment ressuscité des morts, et vous roi victorieux ayez pitié de nous.
Offertoire : Terra tremuit
Après les débordements de joie du Graduel et de l’Alléluia, nous retrouvons dans l’Offertoire du dimanche de Pâques l’ambiance calme et contemplative de l’Introït. Et pourtant le texte est grandiose : il est tiré du psaume 75, qui est un chant d’action de grâces après une grande victoire due à l’action divine :
Terra tremuit et quievit dum resurgeret in judicio Deus.
La terre a tremblé, puis s’est tenue en repos lorsque Dieu s’est levé pour le jugement.
Dans le psaume, la terre c’est le pays et tous ses habitants, les peuples qui voulaient asservir le peuple d’Israël. Ils ont tremblé devant l’intervention divine puis se sont tenus en repos définitivement vaincus. En ce jour de Pâques il faut y voir également une allusion au tremblement de terre du vendredi saint, au repos du samedi saint, et à la résurrection qui a entraîné le jugement et la défaite définitive de l’ennemi infernal.
Dans les deux premières phrases, la mélodie part du grave et s’élève en un crescendo plein de mouvement, avant de redescendre d’une façon calme et paisible tout en restant dans une ambiance de joie intérieure et mystique. La troisième phrase est un Alléluia. Comme nous l’avons remarqué à l’Introït, les chants de ce jour sont ponctués d’Alléluias, mais ils sont généralement courts. Celui-ci au contraire est assez long ; il se déroule avec souplesse et sans grands intervalles, comme une vision extatique qui ne veut pas finir.
Communion : Pascha nostrum
Nous retrouvons dans la Communion du dimanche de Pâques, le texte de saint Paul d’où était tiré le verset de l’Alléluia, mais ici la citation est plus longue :
Pascha nostrum immolatus est Christus : itaque epulemur in azimis sinceritatis et veritatis.
Notre agneau pascal qui a été immolé, c’est le Christ : aussi festoyons avec les azymes de la sincérité et de la vérité.
Dans le contexte, saint Paul oppose ces azymes, c’est-à-dire ces pains sans levain, de sincérité et de vérité, au vieux levain de malice et de fourberie. C’est le symbole de la vie nouvelle à laquelle nous sommes nés dans la fontaine baptismale, rejetant toutes les œuvres mauvaises dont nous avons été lavés par le sang de l’agneau. C’est cette joie et cette pureté de nouveau-né qu’exprime la mélodie d’une simplicité, d’une fraîcheur et d’une légèreté délicieuses.
Exultet !
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La Semaine sainte s’achève normalement par la Vigile pascale célébrée dans la nuit même de la Résurrection. Inaugurée dans l’enthousiasme en 1951, la Vigile pascale sombre, hélas, aujourd’hui dans l’indifférence ; elle a disparu de nombreuses églises et même de certaines cathédrales… Raison de plus pour vous l’exposer et la faire revivre ! Et tout particulièrement l’Exsultet, longue prière chantée au tout début de cette Vigile.
Après la triple exclamation : Lumen Christi ! Deo gratias, qui salue le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, le diacre (ou le prêtre) chante l’invitation à la joie de la Résurrection. C’est le diacre qui en est chargé, dans la pénombre, au pied du Cierge pascal. Ce faisant, il commence par s’adresser à la foule afin qu’elle entre dans la prière, ce qui classe ce chant dans la catégorie des exordes, qui sont des discours d’entrée en matière destinés à capter l’attention.
La longueur de la pièce est exceptionnelle et son style syllabique (quasiment une syllabe par note) la rend comparable au chant de l’Évangile, ce qui se vérifie aussi au plan liturgique puisque le diacre demande la bénédiction du prêtre avant de chanter.
De tous les récitatifs liturgiques, l’Exsultet est celui où le lyrisme atteint sa plus haute puissance d’expression. Le fond n’est rien d’autre que le chant solennel de la Préface. Mais, sans jamais nuire à la ligne mélodique ni à la sobriété du ton primitif, l’artiste qui a conçu ce chef-d’œuvre a su introduire des variantes, la plupart du temps minimes, mais suffisantes à traduire la nuance de solennité ou de joie voulue.
L’Exsultet proprement dit est suivi d’une longue Préface, introduite par le dialogue habituel, qui chante toute l’histoire de la chute et de la Rédemption que symbolise le contraste entre la nuit et la lumière. Oui, Jésus a acquitté à son Père la dette contracté par Adam ; il a délivré son peuple de la servitude d’Égypte ; il a brisé les liens de la mort et il sort victorieux de son tombeau !
Le style musical est donc dépouillé à l’extrême, loin de la richesse habituelle du chant grégorien. La récitation sur une note relativement haute confère au diacre un rôle d’animateur, puisqu’il incite l’assemblée à méditer et prier, et convient à sa situation, face à la flamme du Cierge pascal, donc face à la lumière du Christ pour l’instant encore ignorée par le monde.
O admirable condescendance de la bonté divine ! Pour racheter le serviteur coupable, Dieu a sacrifié son propre Fils ! O péché d’Adam, en quelque sorte nécessaire puisque racheté par la mort du Fils de Dieu. Et la sublime Liturgie, perdant la tête dans l’excès de son enthousiasme, va jusqu’à s’écrier : O felix culpa quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem ! O heureuse faute, qui nous a mérité d’avoir un tel, un si grand Rédempteur ! Ce qu’il nous faut traduire : O ineffable amour, qui d’un si grand mal a su retirer un merveilleux remède !
La Vigile pascale se poursuit ensuite avec la lecture de la création du monde en Genèse 1,1-31 et 2, 1-2, comme pour remettre toute chose à sa juste place. Car alors que nous étions chassés du Paradis originel, que le récit biblique nous rappelle, la victoire du Christ sur la mort nous ouvre les portes d’un Paradis incomparablement supérieur à l’ancien.
Les 4 phénomènes inexplicables du linceul de Turin
Dans son numéro de Pâques, Paris Match consacre sa Une au Saint-Suaire de Turin avec notamment un entretien avec Jean-Christian Petitfils. Extraits :

[…]

Le blasphème de Joe Biden pour Pâques
Après avoir convoqué un gala de levée de fonds le soir du Jeudi Saint avec tout le gratin pro-avortement, le catholique-Joe-Biden a proclamé le dimanche de Pâques, Résurrection de Jésus-Christ, « Journée de visibilité transgenre ».

Parallèlement, la Maison Blanche a interdit aux enfants de proposer des œufs de Pâques à thème religieux lors de l’événement annuel organisé pour les familles de militaires. La tradition du Easter Egg Roll a lieu lundi dans le cadre d’un événement qui remonte à 1877. Cette année, la tradition du lancer d’œufs de Pâques est axée sur la “célébration de nos familles militaires” et comprendra la présentation d’œufs aux motifs festifs peints par les enfants des troupes de la Garde nationale. Toutefois, les familles de la Garde nationale qui participeront à l’événement traditionnel ne verront pas leurs dessins pris en compte s’ils comportent un “contenu douteux”, notamment des “symboles religieux, des thèmes ouvertement religieux ou des déclarations politiques partisanes”.
Saint Dismas, le bandit crucifié et sauvé
Aymeric Pourbaix reçoit le Père Jean-François THOMAS :
Démission du proviseur du lycée Ravel : le phénomène Attal s’est déjà dissipé
Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews :
“Libre réponse à Michel Onfray – NON le Christ n’est pas un mythe” de Matthieu Lavagna – Pourquoi ce livre est incontournable !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Pourquoi ce livre est incontournable ?
Matthieu Lavagna ne se contente pas de répondre aux thèses parfois farfelues de Michel Onfray, il lance une contre-attaque fulgurante contre toutes les assertions anti-chrétiennes, colportées depuis des décennies. Armé de faits, il avance les preuves historiques avec une logique sans faille.
Et en ces temps de relativisme, il est de notre devoir de chrétiens de nous former aux arguments solides nécessaires à la justification de notre foi. Ce livre préfacé par Jean-Christian Petitfils, qui se dévore comme un roman, balaie les calomnies sur les croisades, sur le rôle du Vatican pendant la Shoah, sur la politique africaine de Jean-Paul II… C’est un appel à se réapproprier l’histoire de l’église avec confiance et fierté !
Jean-Christian Petitfils nous donne un aperçu de ce travail remarquable et dans une belle préface :
On peut difficilement reprocher à Michel Onfray de manquer de suite dans les idées, même si, parfois, elles sont franchement creuses ! Reprenant une thèse déjà exposée dans son Traité d’athéologie (2005), puis dans Décadence, vie et mort du judéo-christianisme (2017) et dans Anima (2023), voici qu’il vient de récidiver dans sa Théorie de Jésus, biographie d’une idée, parue en novembre 2023. Non, il n’en démord pas, le personnage historique de Jésus de Nazareth n’a jamais existé ! Ce ne serait qu’un être fictif, symbolique, fantasmé, mythologique, créé « par truquage intellectuel », à partir de l’attente messianique des Hébreux et de quelques passages de l’Ancien Testament. « Notre civilisation tout entière, écrit-il dans Décadence, semble reposer sur la tentative de donner un corps à cet être qui n’eut d’autre existence que conceptuelle. » Jésus ? Un simple Père Noël, clame-t-il, en provocateur patenté, dans sa Théorie de Jésus. Par voie de conséquence, le christianisme, religion de l’incarnation d’un Dieu fait homme, mort sur la croix pour le salut de l’humanité pécheresse, devrait s’écrouler comme un château de cartes.
Quelques auteurs avant lui – Charles-François Dupuis à la fin du XVIIIe siècle, David Friedrich Strauss, Bruno Bauer au XIXe siècle, Arthur Drews, Prosper Alfaric ou Paul-Louis Couchoud au début du XXe siècle –, qu’on désigne sous le nom générique de « mythistes », s’étaient déjà aventurés dans cette voie irrationnelle et sans issue, sous le regard affligé des authentiques chercheurs – universitaires, historiens, biblistes, exégètes ou archéologues –, qu’ils fussent chrétiens, juifs, agnostiques ou libres-penseurs. Déjà en 1827, six ans après la mort de l’Aigle à Sainte-Hélène, pour se moquer de ceux qui niaient l’existence de Jésus, et notamment du très sceptique Charles-François Dupuis, auteur d’une Origine de tous les cultes (1795), le bibliothécaire de la ville d’Agen Jean-Baptiste Pérès avait publié une satire intitulée Comme quoi Napoléon n’a jamais existé. Le vainqueur d’Austerlitz ne serait en effet qu’une personnification allégorique du Soleil ! Canular bien mérité ! À la vérité, ce qui était déjà une opinion insoutenable au temps des premiers mythistes devient absurde et loufoque au XXIe alors que des progrès considérables ont été accomplis dans la quête du Jésus de l’Histoire.
Ce qui frappe dans la théorie d’Onfray, condensé de clichés éculés et de raccourcis simplificateurs, s’appuyant sur une bibliographie périmée, vieille d’au moins un siècle, c’est la méconnaissance profonde de l’exégèse moderne, qui a montré, par exemple, l’importance du pesher dans la critique néo-testamentaire, pratique consistant à actualiser les textes de la Bible ancienne afin d’y lire les paroles et les actes du Christ, c’est aussi l’ignorance totale des dernières découvertes archéologiques en Terre sainte, pourtant fort nombreuses et fort instructives. Un de ses arguments est de dire que le village de Nazareth, en Basse Galilée, ignoré de l’Ancien Testament, n’a jamais existé au Ier siècle : preuve imparable que Jésus de Nazareth lui-même n’aurait eu aucune existence réelle ! Qu’il se renseigne donc avant de proférer pareille fadaise sur les remarquables travaux de l’archéologue britannique Ken Dark, que celui-ci vient d’exposer en détail dans un livre paru cette année !
Professeur du christianisme ancien, normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Jean-Marie Salamito avait déjà pointé en 2017 la prose belliqueuse, emplie d’élucubrations fébriles, d’un Michel Onfray totalement égaré par la passion antichrétienne et qui se déconsidérait lui-même en invectivant ses contradicteurs universitaires. « Ce livre, écrivait ce grand spécialiste des débuts du christianisme au sujet de Décadence, ne témoigne d’aucune compréhension, d’aucune sérénité, mais plutôt d’une lancinante hostilité, combinée avec d’innombrables ignorances. »
Conférencier, mathématicien, diplômé de philosophie et de théologie à l’Institut Docteur Angélique, auteur d’un brillant travail d’apologétique, Soyez rationnel, devenez catholique ! paru récemment, Matthieu Lavagna a repris l’ensemble du dossier dans le présent ouvrage, alignant posément, calmement, mais non sans vigueur intellectuelle, les arguments en faveur de la vérité historique. Son travail est clair, méthodique, exhaustif, convaincant. Il lui a fallu beaucoup de patience pour récuser une à une les accusations outrancières, caricaturales, falsificatrices, parfois délirantes, de Michel Onfray. L’auteur insiste sur sa stupéfiante pauvreté argumentaire, qui se contente d’aligner approximations gratuites, affirmations péremptoires et contre-vérités manifestes, utilisées comme autant de munitions de guerre afin d’anéantir le christianisme.
Indépendamment des sources chrétiennes (particulièrement l’Évangile d’un exceptionnel témoin oculaire, Jean), Matthieu Lavagna montre naturellement que l’existence de Jésus se trouve attestée par plusieurs sources extérieures au christianisme extrêmement fiables : Tacite, ancien gouverneur de la province d’Asie, Pline le Jeune, proconsul de Bithynie au début du IIe siècle, Suétone, chef du bureau des correspondances de l’empereur Hadrien, etc. Un texte capital est celui d’un écrivain juif romanisé du Ier siècle, Flavius Josèphe, qui avait connu à Jérusalem les premières communautés chrétiennes : il parle d’un « sage » nommé Jésus qui fit un grand nombre d’adeptes. « Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. Mais ceux qui étaient devenus ses disciples continuèrent de l’être. Ils disaient qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant : ainsi, il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles » (texte débarrassé des interpolations chrétiennes, trouvé dans les écrits de l’historien Agapios de Manbij).
Réceptacle des anciennes traditions juives, le traité Sanhédrin du Talmud de Babylone évoque également son nom : « La veille de la Pâque, on pendit (à la croix) Yeshû ha-notsri (Jésus le Nazaréen) parce qu’il a pratiqué la sorcellerie, a séduit et égaré Israël. » Il aurait été tellement plus facile aux rédacteurs juifs de dénoncer, à la manière d’Onfray, l’inexistence de ce personnage encombrant ! Même le philosophe platonicien Celse (IIe siècle), impétueux polémiste qui exécrait le Christ, ne contestait nullement son existence historique.
Dans sa détestation du christianisme, Onfray ne se contente pas de nier l’existence terrestre de Jésus ou de piétiner la crédibilité historique des Évangiles canoniques, il accuse ce Jésus mythique d’être antisémite et – on mesurera l’énormité ! – le précurseur d’Adolphe Hitler quand il chasse à coups de fouet les marchands du Temple : « Comment, écrit-il dans Décadence, ne pas songer que ce Christ-là annonce Hitler qui se donne pour tâche lui aussi de chasser les marchands du Temple, juifs, afin de réaliser la parousie d’un Reich millénaire ? » Ahurissant ! Pitoyable ! Complètement hors sol !
Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, le polémiste soumet saint Paul à une psychanalyse de bazar (névrose, haine du corps, de la sexualité, passion pour la mort), écrase de sa morgue les Pères de l’Église aux raisonnements pourtant si pénétrants, accuse le Vatican d’antisémitisme systémique, accable Pie XII d’être un pape nazi (alors qu’aujourd’hui certains en Israël réclament pour lui le titre de « Juste parmi les nations » pour avoir sauvé avec discrétion de nombreuses vies juives !), et reprend naturellement, sans nuance ni bien entendu rigueur historique, tous les clichés éculés de la légende noire : les croisades, l’Inquisition, la misogynie de l’Église, sa complicité avec la colonisation et l’esclavage, sa persécution de la science depuis l’affaire Galilée…
Il va jusqu’à affirmer que la croyance religieuse – oui, vous avez bien lu, toute croyance religieuse ! – relève de la « pathologie mentale », sans pour autant d’ailleurs être capable d’esquisser la moindre argumentation philosophique contre l’existence de Dieu. Ses charges sont d’une violence d’autant plus inouïe qu’elles ne sont étayées par aucune construction intellectuelle. Nul doute que s’il suffisait d’alterner allégations douteuses et invectives venimeuses, Michel Onfray serait un grand philosophe, reconnu non seulement dans l’univers médiatique où il excelle à se mouvoir, mais par les authentiques savants, historiens, biblistes et archéologues. Malheureusement, ses diatribes ne s’élèvent guère au-dessus de la prose de La Calotte, le journal de l’anticléricalisme primaire… »
Lisez donc le beau livre de Matthieu Lavagna, relisez-le, inoculez-le-vous, et à haute dose, tel un efficace contrepoison, Non, le Christ n’est pas un mythe !
Commandes sur LIVRES EN FAMILLE, vous y retrouverez les différentes recensions, critiques, vidéo d’argumentation et commentaires sur cet ouvrage.
Libre réponse à Michel Onfray – NON le Christ n’est pas un mythe, Matthieu Lavagna, Préface de Jean-Christian Petitfils, Editions Artège, 258 pages, 18.90€.
L’État islamique au Khorassan est une nébuleuse, une milice mercenaire à la disposition de différents acteurs
Daniel Dory, docteur en géographie, chercheur et consultant en analyse géopolitique du terrorisme, est interrogé dans Conflits, suite à l’attentat à Moscou. Extrait :
[…] Depuis la perte de son assise territoriale vers 2017, l’État islamique en déliquescence est devenu, tout comme al-Qaïda d’ailleurs, une sorte de force supplétive plus ou moins mercenaire. Et particulièrement dans le cas de la branche État islamique au Khorassan, qui est très clairement un instrument au service d’intérêts très peu islamiques, et comprend plutôt des gens qui font des attentats de type mercenaire (notamment en Iran…). Et puis maintenant ils apparaissent à Moscou.
Alors, qu’ils soient impliqués, il ne fait pas de doute. Qu’ils le soient via des acteurs tadjiks est déjà plus intéressant. Il y a des Tadjiks depuis très longtemps impliqués dans différentes entreprises de mercenariat plus ou moins terroristes dans la zone. En grande partie parce qu’il y a une minorité tadjike en Iran et que c’est donc utile pour déstabiliser ce pays. De la même façon que les services « occidentaux » ont gardé avec l’État islamique au Khorassan un moyen de nuire et donc de négocier avec les talibans ; c’est un caillou dans la chaussure que l’on maintient face au nouveau régime afghan.
Dans ce contexte-là, l’attaque de Moscou est à regarder avec une grande prudence. Que ce soient des Tadjiks liés à cette nébuleuse, parce que l’État islamique n’est pas un régiment d’infanterie prussien, mais plutôt une nébuleuse gluante et visqueuse comme une méduse, est significatif. Et que cette nébuleuse-là soit impliquée dans l’affaire de Moscou n’est pas douteux. De la même façon que des islamistes et des mercenaires liés à al-Qaïda ont été mis sur le front du côté ukrainien très tôt en 2022-23, avant d’être sans doute décimés par les gens de Wagner. Ils ont ensuite probablement été rapatriés vers la Turquie qui était leur point de départ. La Turquie, d’ailleurs, où au moins deux des terroristes de Moscou se trouvaient très récemment, selon des informations concordantes. Il est tout de même bon de rappeler que l’on est là sur du territoire OTAN.
Donc ça c’est le point important. Plus le battage médiatique de tous les moyens d’information et de désinformation « occidentaux », en commençant par les États-Unis, qui ont signalé quand les cadavres étaient encore chauds (là, au sens littéral), que ce n’était surtout pas les Ukrainiens qui avaient commandité l’attentat.
Alors que pour des attaques comme le Nord Stream, le 11 septembre, et une série d’attaques plus récentes comme les attentats de Paris, on a encore beaucoup de mal à comprendre vraiment les tenants et les aboutissants. Mais ici, l’idée que c’est l’État islamique, comme si l’État islamique était une entité hostile monolithique, est imposée à l’opinion publique dans une campagne qui ressemble beaucoup à de la désinformation tant que des faits solides ne seront pas présentés.
Est-ce que la situation actuelle de la guerre en Ukraine a profité aux groupes terroristes ?
Je ne pense pas que cela ait profité de façon décisive. Il est simplement vraisemblable qu’il y ait eu, dans le cadre des opérations clandestines, une utilisation des gens de la mouvance État islamique tadjik pour faire un coup. Et ces acteurs ont d’ailleurs été attrapés dans des circonstances bizarres. Parce que ça, c’est quand même aussi à signaler. Mais enfin, on les a capturés. Et le discours qu’ils tiennent, c’est qu’ils ont été payés ou qu’ils allaient être payés un demi-million de roubles [environ 5 000€] (ce qui n’est quand même pas très cher payé, pour faire cette tuerie) et qui ne correspond pas du tout avec le profil des djihadistes habituels de l’État islamique, qui généralement essayent de mourir sur place, et ne préparent pas de façon aussi évidente leur fuite. Donc ils ont un profil qui est typiquement mercenaire et différent du djihadiste pur et dur qui se bat pour autre chose qu’un demi-million de roubles.
Je voulais revenir avec vous sur l’organisation islamique au Khorassan. Quelles sont ses revendications et comment se profile son expansion territoriale ? Quel est son véritable projet?
C’est un groupe qui est destiné, comme je viens de le dire, à déstabiliser surtout les talibans et à permettre de négocier, par l’intermédiaire de la menace terroriste, des points sur lesquels les Occidentaux ont besoin de négocier. L’État islamique au Khorassan, c’est une entreprise multinationale dont on a beaucoup de mal à comprendre le lien avec l’État islamique “central”, dont les restes de résidus se trouvent principalement dans le nord-ouest de la Syrie, où les califes successifs ont été éliminés.
Et donc la situation est telle que l’on a beaucoup de mal, bien sûr, à cerner la réalité de l’État islamique au Khorassan. C’est-à-dire qu’il fait des attentats en Afghanistan, il fait des attentats en Iran, il en fait quelques-uns ailleurs, et c’est un faux-nez parfait. C’est par ailleurs une entité qui existe tout en étant nébuleuse, mais c’est un faux-nez parfait pour des opérations qui sont commanditées par différents États ou services, etc. Comme le terrorisme moyen-oriental en général.
C’est d’ailleurs une caractéristique du terrorisme moyen-oriental que d’être mis en œuvre par un ensemble de milices et de groupes qui dépendent de façon fluctuante de différents États qui les financent, qui les maintiennent en perfusion et qui les font disparaître le moment venu.
Là, on a affaire à une milice mercenaire qui est à la disposition de différents acteurs. Et donc, je pense que lorsque les services russes regardent vers l’Ukraine, ce n’est pas de la paranoïa ; cela relève du bon sens, mais ne veut pas dire que ce soit absolument vrai. En tout cas, c’est quelque chose qui présente une très grande probabilité. Et il y a des indications, des signaux faibles qui ont déjà été donnés depuis quelques semaines là-dessus, et que l’enquête en cours devra élucider. […]
L’Amérique va-t-elle lâcher l’Ukraine ?
D’Antoine de Lacoste pour Politique magazine :
Pour l’Amérique, seule l’Amérique compte. Les innombrables guerres auxquelles l’Empire a participé, qu’il a favorisées, soutenues ou déclenchées, doivent toujours être analysées sous ce prisme, assez naturel somme toute mais poussé à l’extrême. Toutefois, un second constat doit compléter le premier, l’Amérique ne sait que rarement comment conclure ses initiatives belliqueuses. Sans dresser ici la liste complète de ses guerres directes ou indirectes, il est intéressant, à travers quelques exemples, d’observer que l’Amérique semble très douée pour la phase initiale, beaucoup moins pour la phase finale.
La phase initiale c’est par exemple de voler au secours de la Corée du sud en 1950 alors qu’elle est agressée par la Corée du Nord communiste. A la tête d’une coalition internationale, les Etats-Unis vont fort bien réussir le début de leur guerre en bloquant les forces communistes. Mais, forte des soutiens soviétiques et chinois, l’armée nord-coréenne résista. La situation semblait figée et Washington mit fin au conflit. Un match nul dont on ne sait pas encore s’il correspondait au but de guerre initial.
La guerre du Viêt-Nam est plus emblématique. Le scénario coréen se transposa au Viet-Nam mais cette fois l’Amérique fut seule. Elle mit des moyens considérables dans ce conflit, portant le Sud-Vietnam à bout de bras et subit de nombreuses pertes. Pire, elle se livra à un de ses exercices favoris consistant à renverser le président en place, Ngô Dinh Diem, pour offrir le pouvoir à des militaires corrompus. Le peuple américain se lassa de cette guerre sans fin que Washington ne savait pas comment terminer. L’armée plia bagage en 1973 et le monde assista, sidéré aux chutes successives de Saïgon, Pnom-Penh et Ventiane. Le triomphe communiste était complet. Tout ça pour ça.
Des buts de guerre incompréhensibles
En Irak, la pièce se déroula en deux actes. En 1991, Sadam Hussein envahit le Koweit, croyant bénéficier d’un accord américain implicite après la guerre ruineuse déclenchée contre l’Iran à la demande de Washington. George Bush se fâcha et détruisit l’armée irakienne dans le désert. Sadam n’avait plus de chars mais resta au pouvoir. En 2003, George Bush junior décida de « finir le travail ». A la tête de l’OTAN, l’armée américaine envahit l’Irak et renversa facilement Sadam qu’elle laissa pendre. Mais une guérilla islamiste se déclencha, doublée d’une guerre civile entre sunnites et chiites. Daech (L’Etat islamique) était né et infligera plusieurs milliers de morts à la tendre armée américaine qui finit, là aussi, par plier bagages. Le pays était détruit, l’Amérique avait menti sur les armes de destruction massive de Sadam et quitta un Irak en pleine anarchie.
Cette guerre absurde fut un échec total. L’Amérique s’est ridiculisée et l’on se perd en conjectures sur la finalité de l’histoire. Mettre la main sur le pétrole irakien, détruire une menace potentielle pour Israël, instaurer le chaos pour mieux contrôler la région ? Peut-être un peu de tout cela à la fois en ajoutant le goût morbide de la guerre dont les néo-conservateurs ont fait leur doctrine. Une des têtes pensantes de ce brillant dossier, ce ne pouvait être George Bush junior, fut son vice-président, Dick Cheney. Il est intéressant de noter que sa fille Liz, quoique républicaine, est une ennemie acharnée de Trump. Cela lui a coûté son mandat mais elle poursuit sa croisade. Les néo-conservateurs n’aiment pas le seul président de l’après-guerre qui ne fut pas belliciste.
Les buts de guerre en Libye en 2011 sont encore plus incompréhensibles. Il est vrai que Washington n’était pas très emballé mais Nicolas Sarkozy et James Cameron forcèrent la main d’Obama par Hillary Clinton interposée. La Libye fut détruite, son dictateur assassiné comme il se doit et ce sont aujourd’hui la Russie et la Turquie qui tirent les ficelles d’un pays en plein chaos. Cette promenade militaire a permis en outre de créer une nouvelle route des migrations vers l’Europe, ce dont nous avions sans doute un besoin urgent. L’intervention américano-européenne en Libye demeure rationnellement inexplicable mais personne n’a émis le moindre regret. Pourquoi les Américains ont-ils voulu participer au renversement de Kadhafi avec qui ils s’étaient réconciliés ? Le mystère reste entier.
Dans la foulée des printemps arabes, si mal nommés, de 2011, c’est la Syrie qui va subir l’intérêt américain. Cette fois, pas d’intervention directe dans un premier temps. La CIA fut à la manœuvre pour aider les islamistes à renverser l’alaouite Bachar el-Assad. Les services secrets anglais, français et allemands participèrent à cette brillante stratégie anéantie par l’intervention russe de 2014.
Les buts de guerre américains étaient cette fois plus lisibles. Faute de pouvoir envahir l’Iran ou d’éradiquer le Hezbollah du sud du Liban, le renversement du régime alaouite (donc un peu chiite) aurait permis de rompre l’axe chiite est-ouest au profit du renforcement d’un axe sunnite nord-sud. La Qatar aurait pu faire passer un gazoduc terrestre à travers la Syrie puis la Turquie pour alimenter l’Europe. C’est pourquoi les islamistes furent largement financés par la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite où MBS n’était pas encore aux affaires. Bien sûr, le nouveau régime aurait été islamiste et les chrétiens massacrés, mais cela fait partie des « dégâts collatéraux » qui ne doivent pas entraver les intérêts de l’Amérique.
Depuis, les Américains occupent le nord-est de la Syrie confisquant les puits de pétrole pour les donner aux Kurdes. Trump trouva la situation si absurde qu’il ordonna au Pentagone de quitter la Syrie. Celui-ci refusa tout simplement d’obéir. Les méandres du pouvoir sont plus complexes qu’on ne le croit aux Etats-Unis (de moins en moins unis d’ailleurs). Accessoirement, l’armée américaine a construit une base au sud de la Syrie lui permettant, paraît-il, d’observer les mouvements entre l’Iran et le Hezbollah.
Que faire maintenant que l’allié islamiste a été vaincu ? Partir, c’est reconnaître la victoire russe, rester ne sert pas à grand-chose. Trump se fera peut-être obéir s’il est élu en novembre.
La touche finale fut afghane. Le sémillant Joe Biden ordonna en 2021 un départ précipité, sans préparation sérieuse, abandonnant du jour au lendemain ses alliés. L’armée afghane, entraînée depuis des années par les conseillers américains, s’effondra immédiatement. Ses cadres furent supprimés par les talibans revenus au pouvoir. Deux mille milliards de dollars pour ça.
Cette fois le Pentagone avait obéi à son président, probablement parce que c’est lui qui souhaitait sortir de ce bourbier sans fin. L’affaire ukrainienne allait arriver, sans compter le dossier chinois en cours de préparation. Il ne s’agissait plus de disperser son énergie.
Alors maintenant que l’armée russe prend le dessus en Ukraine et que la Chambre des représentants américain bloque toute nouvelle aide malgré les relances incessantes de Zelensky, quelle sera la décision de l’Empire ?
En annonçant à plusieurs reprises que l’Ukraine allait adhérer à l’OTAN, Washington, Antony Blinken en tête, savait que c’était la ligne rouge que la Russie ne pouvait accepter. L’Amérique a soigneusement préparé ce conflit qu’elle a voulu rendre inévitable. L’offensive ukrainienne en préparation dans le Donbass a été la touche finale d’un scénario très au point côté américain. Poutine est l’agresseur. Ensuite, la Russie envahira sûrement les pays baltes, la Pologne et pourquoi pas la France. L’Europe occidentale baisse la tête, demande pardon pour ses liens avec la Russie à qui elle n’achètera plus de gaz pas cher.
Donc tout allait bien. Mais l’économie russe ne s’est pas effondrée et son armée démontre que l’Ukraine ne gagnera pas. Tout ce qu’elle peut faire, c’est retarder l’inéluctable échéance au prix de pertes absurdes. Pire : l’armée russe a acquis une expérience unique et renforce son armement de façon impressionnante, au contraire de l’occident qui a vidé ses stocks et ne sait plus très bien quoi faire à part gesticuler comme Emmanuel Macron.
Alors que faire ? Une fois de plus, comment finir cette guerre ? Une fois de plus, partir ou rester dans un bourbier ? La réponse sera peut-être donnée en novembre ou peut-être un peu avant.
Antoine de Lacoste
Eric Zemmour tente de rassurer
Le Point annonçait une adversité entre Éric Zemmour et Marion Maréchal. Eric Zemmour a voulu rassurer son électorat :
« Il n’y a aucune concurrence ». « Nous sommes d’accord sur le fond, et c’est déjà essentiel »
Néanmoins, il confirme qu’il « peut y avoir des débats sur la stratégie, sur le tactique, sur ce qu’il y a à faire ».
Dans son enquête, l’hebdomadaire faisait référence à sa forte présence médiatique au détriment de la tête de liste du parti.
« Elle a toute l’autonomie qu’elle désire ». « J’ai connu beaucoup de chefs de parti qui ne soutenaient pas leurs lieutenants et qui les regardaient de loin en se disant : « S’ils perdent, chic ! chic ! on se frotte les mains », moi, je ne suis pas comme ça ».
Si Éric Zemmour reconnaît qu’il mène quand même des « débats animés » avec des échanges « parfois vigoureux » avec Marion, il souligne qu’il n’existe pas de concurrence :
« Évidemment qu’elle n’a pas la même liberté que moi par rapport à sa tante, au parti d’où elle vient ». « L’important, c’est le fond, et les désaccords que Marion Maréchal a avec le Rassemblement national sont aussi les miens ».
Le Point soulignait aussi les critiques à l’encontre de Sarah Knafo, la compagne de Zemmour. D’ailleurs sera-t-elle numéro 3 de la liste ? Affaire à suivre.
Le Général Lecointre recadre le débat sur la guerre en Ukraine
L’ancien Chef d’Etat major des Armées était interrogé par la commission de la Défense :
Vente d’une chasuble du pape saint Pie X
A l’occasion de l’importante vente d’objets liturgiques, l’Hôtel des ventes d’Alançon organise une conférence par Guy MASSIN LE GOFF, conservateur honoraire des Antiquités et Objets l’art de Maine-et-Loire, Fondateur de l’association Europea Thesauri, et grand spécialiste de l’art sacré et des objets liturgiques.
L’objet est uniquement culturel.

Concernant la vente du 6 avril, on y trouve cette pièce :
Porte un vélin gouaché aux armoiries de sa Sainteté Saint Pie X indiquant “Chasuble dont s’est servi notre très Saint père le pape Pie X durant l’année 1908”, cachet de cire aux chiffres du pape Saint Pie X. Provenance : Monastère des Sœurs de la Charité de Nevers, vente publique vers 1990. Émouvante et très importante relique de contact de sa Sainteté Saint Pie X et dépendant de son vestiaire personnel et porté à plusieurs reprises pour le Saint Sacrifice, offert par le très Saint père à la fois à l’occasion du jubilé d’or de son ordination ainsi que de l’anniversaire du cinquantenaire des apparitions de Lourdes. Évènement capital aux yeux du Saint père qui ainsi a voulu honorer la mémoire de Sainte Bernadette par ce présent inestimable.


