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Européennes : la numéro 2 LR prône la régularisation des clandestins

Céline Imart, numéro 2 sur la liste LR aux élections européennes, est favorable à la régularisation des clandestins pour l’agriculture :

 

Le combat suivant des pro-avortements : la clause de conscience des médecins

Emmanuel Macron convoque le Parlement en congrès dès lundi 4 mars pour inscrire l’avortement dans la Constitution, rejoignant ainsi le dictateur communiste Tito, seul chef d’Etat à avoir inscrit l’avortement dans sa Constitution. Mais les militants de l’avortement sont déjà orientés vers le combat suivant : faire tomber la clause de conscience des médecins. Il leur suffira pour cela d’invoquer le droit constitutionnel et les juges forceront les médecins récalcitrants à pratiquer des avortements :

Mgr Aupetit : “La France a touché le fond. Elle est devenue un état totalitaire”

Florilège de réactions :

 

Au Sénat, le RN a voté contre la garantie de la clause de conscience pour les médecins concernant l’avortement

Non seulement les 3 sénateurs RN (Aymeric Durox, Joshua Hochart, Christopher Szczurek) ont voté en faveur du texte constitutionnalisant l’avortement, mais en outre, lors de la discussion, ils ont voté contre l’amendement du sénateur Alain Milon visant à ajouter dans le texte :

et aux professionnels de santé de ne pas être tenus de la pratiquer ou d’y concourir

Il expliquait cet amendement :

En effet, si la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, il est indispensable d’y associer le fait que les professionnels de santé habilités à pratiquer ces interruptions volontaires de grossesse disposent d’une clause de conscience ; clause spécifique à l’IVG qui fut instaurée par la loi Veil, qui a légalisé l’avortement en France en 1975.

Ainsi, à l’instar de ceux qui pourraient contester le droit à l’IVG, certains pourraient également un jour contester la clause de conscience des professionnels de santé.

Le projet de loi vise à inscrire dans le Constitution la liberté des femmes à recourir à l’IVG, cet amendement prévoit d’y inscrire également cette clause de conscience.

50 sénateurs votent contre le projet de loi constitutionnelle sur l’avortement

Le Sénat a adopté ce soir le projet de loi constitutionnelle.

Voici les sénateurs qui ont voté contre :

LR : MM. Jean Bacci, Arnaud Bazin, Mme Catherine Belrhiti, M. Étienne Blanc, Mmes Christine Bonfanti-Dossat, Valérie Boyer, Anne Chain-Larché, MM. Alain Chatillon, Guillaume Chevrollier, Pierre Cuypers, Mmes Chantal Deseyne, Catherine Di Folco, Françoise Dumont, M. Laurent Duplomb, Mme Jacqueline Eustache-Brinio, M. Christophe-André Frassa, Mmes Laurence Garnier, Pascale Gruny, M. Daniel Gueret, Mmes Corinne Imbert, Micheline Jacques, Muriel Jourda, MM. Khalifé Khalifé, Daniel Laurent, Mme Christine Lavarde, MM. Dominique de Legge, Henri Leroy, Mmes Vivette Lopez, Brigitte Micouleau, MM. Alain Milon, Albéric de Montgolfier, Louis-Jean de Nicolaÿ, Mme Sylviane Noël, MM. Jean-Jacques Panunzi, Stéphane Piednoir, Mmes Kristina Pluchet, Frédérique Puissat, MM. André Reichardt, Bruno Retailleau, Bruno Sido, Philippe Tabarot

Union centriste : M. Michel Canévet, Mme Brigitte Devésa, MM. Alain Duffourg, Loïc Hervé, Mme Christine Herzog, M. Hervé Marseille, Mme Lana Tetuanui

Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants : M. Jean-Baptiste Lemoyne

Non-inscrit : M. Stéphane Ravier

Détail des votes

Les 3 sénateurs RN ont voté pour…

Mgr de Germay sur l’avortement : “le jour viendra où la lumière se fera sur cet angle mort de notre conscience collective”

Communiqué de Mgr de Germay, archevêque de Lyon :

Le 30 janvier dernier, l’Assemblée nationale a donc voté en faveur du projet de loi visant à inscrire dans la Constitution la liberté de la femme à recourir à l’IVG.

En 1975, Simone Veil obtenait que l’avortement soit dépénalisé, tout en reconnaissant qu’il demeurerait toujours un drame. Depuis, tout semble avoir été fait pour faciliter et banaliser l’IVG. Les résultats sont là : 2023 vient d’établir le triste record de 234 300 IVG en France alors que la tendance est à la baisse partout ailleurs en Europe.

Si la loi était adoptée, la France mettrait au même niveau l’égale dignité de toute vie humaine – principe à valeur constitutionnelle – et la liberté d’accès à l’avortement. Comment expliquer une telle contradiction ?

Une des explications est liée, selon moi, à la succession des lois dites sociétales votées en France depuis quelques dizaines d’années. Celles-ci, en effet, se focalisent sur des droits individuels en oubliant ou en sous-estimant leurs portées sociales. Or la cohésion sociale ne peut que se dégrader – n’est-ce pas ce à quoi nous assistons aujourd’hui ? – si on se contente de définir des droits individuels sans resituer la personne dans le jeu des relations qui la constituent.

Est-il juste de faire peser sur les seules épaules des femmes enceintes une question aussi grave ? Comment pouvons-nous reléguer à la seule sphère privée une option touchant au respect du plus fragile ? Cette option définit en effet, pour une part, le modèle de société que nous souhaitons, et engage notre avenir.

N’est-ce pas également la société tout entière qui devrait porter le souci des femmes enceintes dans des conditions difficiles, de celles qui ont besoin d’être soutenues dans leur maternité, ou encore de celles se retrouvant dans une douloureuse solitude après avoir fait le choix d’une IVG ?

Nous sommes en réalité tous concernés par la question de l’IVG. Mais le débat est-il encore possible ? Il devient difficile aujourd’hui de s’exprimer sur ce sujet sans prendre le risque de devenir une cible médiatique. Beaucoup de personnalités publiques ont d’ailleurs déserté le débat. Que deviendra ce dernier si la loi venait à être adoptée ? La liberté d’expression sera-t-elle garantie ? Et la liberté de conscience ?

Certains craignent que l’opinion publique sur l’avortement ne change. Verrouiller définitivement les choses pour anticiper une telle hypothèse, n’est-ce pas un déni de démocratie ?

J’ose croire, quant à moi, que le jour viendra où la lumière se fera sur cet angle mort de notre conscience collective. Telle est mon humble espérance !

Les résistants pour la vie

Tandis que les sénateurs viennent de rejeter l’amendement du sénateur Bas, la manifestation bâillonnée est en place près de Port-Royal contre l’inscription de l’avortement dans la constitution.

Pourquoi constitutionnaliser l’avortement ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’aliénation de la liberté des futurs législateurs

L’enjeu n’est pas du tout celui annoncé d’une protection de ce droit qui pourrait être à l’avenir menacé.

Au passage, cette constitutionnalisation à quelque chose de profondément anticonstitutionnel. Elle prive en effet les générations futures du droit d’exercer leur liberté fondamentale de faire la loi. Or faire la loi, c’est avoir la liberté d’instituer ce qui était interdit précédemment ou bien l’inverse. Les nationalisations et privatisations illustrent parfaitement ce droit fondamental du législateur de décider en toute liberté. La constitutionnalisation d’un droit ôte donc toute initiative future en la matière. Pour des progressistes qui ne cessent de vanter le droit de remettre en cause les lois du passé ; c’est étonnant, voire très conservateur. Ces derniers oublient que ce droit passera peut-être pour une loi païenne et rétrograde dans quelques décennies. N’oublions pas que les Romains acceptaient l’avortement et l’infanticide ; que la chrétienté détruisit ces droits au nom de la dignité et de la sacralité de la vie humaine. Ceci fut perçu pendant des siècles comme un progrès contre la barbarie païenne. Aujourd’hui, on congédie le christianisme au profit d’une nouvelle version d’un paganisme revisité. Le balancier de l’histoire peut encore bouger. C’est bien ce que craignent ces progressistes figés dans leur certitude.

La négation de la clause de conscience du médecin

Mais le sujet n’est pas là. Les médecins acceptant de pratiquer l’avortement se font de plus en plus rares. Des départements manquent de médecins acceptant de le pratiquer. Or, inscrire ce droit dans la constitution et prétendre le garantir, c’est en fait créer les conditions d’une obligation faîtes à des médecins de pratiquer contre leur conscience. C’est en fait préparer un coup de force contre la liberté de conscience du médecin. Et cela est très grave. Car l’Etat et les élus s’arrogent le droit d’imposer une pratique qui n’a de médicale que la contrainte technique, afin d’obliger des médecins, alors assujettis à ce droit constitutionnalisé, qui viendrait, au nom de la hiérarchie des normes, tenter de renverser l’ordre des choses, la liberté de conscience étant alors secondaire.

La liberté de conscience en question ?

De quoi s’agit-il ? La clause de conscience, c’est la faculté de refuser de pratiquer un acte médical ou de concourir à un acte qui, bien qu’autorisé par la loi, est contraire à leurs convictions personnelles ou professionnelles. La notion est introduite dans la loi “Veil” du 17 janvier 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse, envisageant la possibilité pour un médecin de refuser de réaliser une IVG.

Le code de la santé publique (CSP), en son article R4127-47 (pose le principe où tout médecin peut refuser de prendre en charge un patient, sans avoir en donner les motifs. C’est un rapport du CNOM du 16 décembre 2011 qui décrit bien la clause de conscience :

« C’est, sauf urgence pour le médecin, le droit de refuser la réalisation d’un acte médical pourtant autorisé par la loi mais qu’il estimerait contraire à ses propres convictions personnelles, professionnelles ou éthiques ».

L’Observatoire de la laïcité reprend cette définition en 2016 dans son guide Laïcité et gestion du fait religieux dans les établissements publics de santé. La clause de conscience est un aspect de la liberté de conscience qui est un droit pour tout médecin de refuser, sauf urgence vitale, de pratiquer un acte demandé ou nécessité par des conditions particulières qu’il estimerait contraire à ses propres convictions personnelles ou professionnelles.

L’IVG n’est pas une thérapeutique, mais une décision personnelle qui se constitue en un droit. C’est bien la raison d’une législation, prouvant par son existence même, qu’il ne s’agit pas d’un acte médical à proprement parlé. D’où l’importance de la clause de conscience qui s’applique toute particulièrement aux actes médicaux non thérapeutiques. Et le médecin est apte et libre d’apprécier les effets susceptibles d’entraîner une atteinte à l’intégrité ou à la dignité humaine.

Le code de la santé publique est très clair à cet égard. Le médecin peut refuser :

une demande de stérilisation, qui au passage est considéré à une échelle collective comme une tentative de génocide d’une population par stérilisation, essentiellement des femmes d’ailleurs :

« Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer cet acte à visée contraceptive mais il doit informer l’intéressée de son refus dès la première consultation. »

(Article L2123-1 CSP)

une interruption volontaire de grossesse (IVG)

« Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues à l’article L2212-2. ».

(Article L2212-8 CSP)

A cet égard, des députés ont déjà imaginé contester cette liberté, oubliant que le CNOM et le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) se sont opposés à la suppression de cette clause.  Ils négligent aussi le fait que personne ne peut agir sous contrainte pour effectuer une tâche qu’il réprouve. Le caractère totalitaire et intrusif du législateur est à cet égard très inquiétante.

la recherche sur l’embryon qui pose des questions éthiques majeures :

« Aucun médecin ou auxiliaire médical n’est tenu de participer à quelque titre que ce soit aux recherches sur des embryons ou sur des cellules souches embryonnaires autorisées en application de l’article L2151-5. »

(Article L2151-7-1 CSP)

En dehors de ces trois refus, les médecins ont liberté d’agir selon leur conscience dans de nombreux domaines : réaliser des soins jugés inappropriés ou risqués et en matière de fin de vie

L’enjeu de l’accès à l’avortement

Or, la situation se dégrade pour accéder à un avortement.  Dès 2010, le Conseil de l’Europe s’est penché sur cette question où s’oppose le refus d’une pratique par la clause de conscience et la revendication de l’accès à une intervention du fait de l’exercice d’un droit. La clause est remise en cause au nom de la liberté des femmes, avec pour effet d’aliéner la liberté des médecins ! Au lieu de s’interroger sur le bienfondé de la demande, de l’âge des personnes, des motivations parfois discutables du fait de la pression de l’environnement, sans réel assentiment de la femme demandant l’accès à l’IVG, le Conseil de l’Europe a imaginé pouvoir imposer l’accomplissement d’un acte non-thérapeutique à des praticiens.

En réaction, le CNOM a immédiatement réagi, dès le 7 octobre 2010 en s’inquiétant d’une menace pesant sur la clause de conscience, au passage, héritée d’Hippocrate. A cette époque, le Conseil de l’Europe cède sous la pression en réaffirmant l’autorité de la clause de conscience dans une résolution 1763 intitulée : Le droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux. Le texte dit :

« Nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l’objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d’aucune sorte pour son refus de réaliser, d’accueillir ou d’assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie, ou de s’y soumettre, ni pour son refus d’accomplir toute intervention visant à provoquer la mort d’un fœtus ou d’un embryon humain, quelles qu’en soient les raisons. »

Les praticiens éprouvent peu d’intérêt à l’accomplissement de cet acte, voire ils en mesurent aujourd’hui, plus qu’hier, les risques psychologiques et reproductifs futurs pour les personnes, dont la stérilité du fait de plusieurs avortements. Les associations de leur côté défendent le droit des femmes, mais ce droit peut-il contraindre le médecin sans briser un pilier constitutionnel : la liberté de conscience, la clause de conscience et l’objection ?

A l’évidence, le législateur cherche à contraindre ; mais comment imagine-t-il le faire ? Il y a là une intrusion du politique dans le champ médical inédit dans une société démocratique. Le droit des uns ne peut enfreindre la liberté des autres. Le législateur pourrait utilement interroger la dérive de l’usage à une époque où tant d’autres solutions existent. L’échec n’est-il pas là ?

Pierre-Antoine Pontoizeau

Il est encore temps d’écrire aux sénateurs

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, il est encore possible d’écrire aux sénateurs (qui débattent aujourd’hui en séance publique de la constitutionnalisation de l’avortement). C’est d’autant plus important que l’on ignore encore comment va pencher la majorité sénatoriale (dont nombre de ténors s’inquiètent à juste titre des dangers pour la clause des conscience des soignants). Vous pouvez, pour cela, utiliser les éléments mis en ligne par nos amis de la Fondation Lejeune. Comme ceux le disent:

CONSTITUTIONNALISER L’AVORTEMENT:

– UNE MESURE INUTILE

Inscrire l’IVG dans la Constitution est hors sujet parce que la Constitution n’est pas un catalogue de libertés individuelles. Elle est la Loi fondamentale qui fixe les normes institutionnelles organisant la société française : souveraineté du peuple, séparation des pouvoirs, rôle du président de la République….

– QUI MODIFIE DES ÉQUILIBRES IMPORTANTS

La constitutionalisation de l’IVG crée une hiérarchie entre des principes : la liberté de la femme d’avorter serait, de fait, érigée en un principe supérieur car inscrit dans le texte de la Constitution de 1958 tandis que la liberté de conscience des soignants et le respect de l’être humain en gestation, ne le sont pas. Ces derniers s’en trouveront fragilisés.

L’histoire politique des colonnes infernales (1)

Nous avons interrogé Jacques Villemain, à propos de son livre sur “L’histoire politique des colonnes infernales“:

Vous venez de publier une “Histoire politique des colonnes infernales”. Pourquoi parler de politique là où il semble n’exister que les exactions de soudards?

L’expédition des colonnes infernales c’est, sur le papier, une armée d’un peu plus de 100.000 hommes. En fait Turreau, général en chef de l’armée de l’Ouest, n’a que 40.000 hommes réellement armés et équipés, mais cela fait tout de même l’équivalent de 40 régiments d’infanterie. La nomination de Turreau comme général de cette armée est signée de Robespierre, Carnot, Billaud-Varenne et Collot d’Herbois. Aucun pouvoir politique, et surtout pas le gouvernement révolutionnaire dont le pouvoir repose plus que d’autres sur l’appareil répressif et donc sur l’armée, ne confie une telle masse humaine à un général sans lui donner d’instructions. On sait que ces instructions ont existé…mais on ne les retrouve pas :  le dossier du procès Turreau (1795) avait déjà été détruit en 1797et cela prouve seulement qu’on avait de bonnes raisons de les faire disparaître : Turreau n’en sera pas moins acquitté de ses crimes pour avoir obéi à ces instructions qui ont disparu. Cependant le Comité de salut public fait surveiller ses généraux par des « Représentants en Mission », commissaires politiques avant la lettre, qui sont des membres de la Convention sélectionnés par le Comité et mandatés par la Convention elle-même, pour vérifier qu’ils remplissent bien la mission pour laquelle on les a nommés. Le général Turreau est ainsi flanqué de Carrier, Hentz,, Garrau, Francastel et …..Louis Turreau qui est son propre cousin. Ces Représentants produisent une foule de correspondances et de rapports au Comité de salut public et à la Convention qui n’ignorent ainsi rien de ce qui se passent, et qui n’empêchent rien parce que ce qu’on fait, c’est ce qu’ils ont ordonné.

Comment peut-on être sûr que le massacre a bien été décidé par les autorités politiques alors qu’il n’en reste plus guère de preuves documentaires?

Si vous voulez parler d’un ordre écrit direct et général du gouvernement révolutionnaire, il est vrai qu’on n’en a pas. Mais que dirait-on d’un historien qui prétendrait que la Shoah n’est pas imputable à Hitler au motif qu’on n’a pas d’ordre écrit et signé de lui (et de fait on n’en a pas) ordonnant rafles, camps d’extermination etc ? En revanche on a une masse de documents qui mis bout à bout prouvent l’intention génocidaire. Mon ouvrage est en deux volumes, le second reproduisant sur plus de 300 pages les documents qui nous restent, et qui sont déjà très éloquents : il faut seulement relier les points qu’établissent ces documents pour voir se dessiner les contours des crimes de masse commis en Vendée. Les plus éclairants ne sont pas les plus solennels. Je ne vous en citerai qu’un, un simple arrêté du Représentant en Mission Laplanche pour la réquisition des charrettes qui doivent enlever toutes les récoltes et subsistances de la Vendée, à la fois pour y causer une famine et pour approvisionner Paris : « La Vendée va être traversée par douze colonnes formidables de républicains. Il faut en exterminer les infâmes habitants, en arracher toutes les subsistances, &  c’est par vos charrettes quelles doivent nous être apportées ».  Ainsi au détour d’un banal arrêté (qui a force de loi dès lors qu’il est pris par un Représentant en Mission, dépositaire en tant que tel de la totalité des pouvoirs de la Convention) de réquisition de charrettes  un représentant du gouvernement révolutionnaire dit crûment ce que Carnot et d’autres après lui essaieront de dissimuler ou de nier : le but était bien d’« exterminer les infâmes habitants » de la Vendée. Rien de moins. Et on a ainsi nombre d’autres documents parfaitement explicites  témoignent, obliquement mais incontestablement, de cette volonté génocidaire des autorités révolutionnaires parisiennes.

Vous parlez de crime contre l’humanité et de génocide, qualifications qui sont souvent refusées aux guerres de Vendée par les historiens. Comment justifiez-vous votre choix?

Ma démarche est une démarche de juriste en droit pénal international que j’ai dû pratiquer à haute doses pendant plusieurs années à titre professionnel. Crimes de guerre, crime contre l’humanité et génocide sont des infractions pénales définies internationalement seulement au XXème siècle, mais à partir d’une tradition juridique fondée sur le « droit des gens », le droit international coutumier, ainsi que les « lois et coutumes de la guerre », ce qui fait qu’on peut appliquer ces notions sans anachronisme à la période 1793-1794. J’y ai déjà consacré deux ouvrages, en 2017 et 2020, celui-ci est le troisième. La jurisprudence du XXème siècle, très abondante sur les crimes de masse, a permis de résoudre tout un tas de questions pratiques que les définitions théoriques laissaient dans l’ombre, en sorte que nous disposons à présent de tout un arsenal de raisonnement analytiques tout à fait performants. En appliquant ces définitions et ces raisonnements, toutes choses égales d’ailleurs bien sûr, on ne peut que conclure que les crimes de masse commis en Vendée en 1793-1794 s’encadrent dans ces définitions et que les responsabilités peuvent être déterminées de manière tout à fait raisonnable à partir des jurisprudences développées depuis 1945, à Nuremberg et Tokyo, mais aussi à propos des crimes commis au Rwanda, en ex-Yougoslavie ou par les Khmers Rouges au Cambodge en particulier.

Vous récusez l’idée que la Révolution soit un “bloc”, selon le mot de Clemenceau – et il semble assez évident que les horreurs perpétrées en Vendée sont uniques dans l’histoire de la Révolution. Mais ne peut-on pas, aussi, considérer que c’est au nom d’une certaine conception des droits de l’homme que le Comité de Salut public tenta de détruire la Vendée et d’exterminer tous ses habitants et qu’ainsi il pourrait y avoir une forme de continuité entre 1789 et 1793?

Les deux choses ne sont nullement contradictoires. La Révolution est une période qui commence avec Louis XVI, roi encore absolu au 14 juillet 1789, et qui se termine au 18 brumaire (9 novembre 1799) avec le coup d’Etat de Bonaparte contre le Directoire. Entre les deux on est passé par la monarchie limitée, la monarchie constitutionnelle, le gouvernement révolutionnaire, la Convention dite thermidorienne et le Directoire. Autant dire que la période n’est pas tout d’un bloc. Quant aux droits de l’homme, il y en a plus d’une interprétation : nous vivons en 2024 dans un régime politique qui se réclame de cette fameuse déclaration de 1789 : admettons que nous n’en tirons pas les conclusions qu’en tirait Robespierre ! Mais comme vous le dites, c’est bien d’« une certaine conception » des droits de l’homme qu’est née et la Terreur et qu’ont été commis ces crimes de masse en Vendée, et il s’agit d’une conception totalisante et même totalitaire de ces droits. Que Robespierre participe à l’élimination des Girondins, que plus tard il envoie à l’échafaud les hébertistes et les dantonistes, ou qu’il fasse massacrer les Vendéens, c’est toujours la même logique. « Vous n’avez plus rien à ménager contre les ennemis du nouvel ordre de choses et la liberté doit vaincre à tel prix que ce soit. » selon les mots de Saint-Just qui sera un des plus proches acolytes de Robespierre, exécuté avec lui. La Vendée, et pas seulement elle, mais elle plus que n’importe qui d’autre en France, a été victime de ce « quoi qu’il en coûte » révolutionnaire.

Histoire politique des colonnes infernales – Avant et après le 9 Thermidor

 

« J’ai eu l’impression de me rendre à l’abattoir »

Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ)a lancé une initiative. Du 27 au 29 février, l’organisation permet à douze femmes ayant subi un avortement de porter leur témoignage devant des parlementaires, afin de mettre en lumière les angles morts du débat sur l’avortement que sont le sort des enfants à naître, les causes et les circonstances sociales de l’IVG, ainsi que les conséquences de l’avortement sur les femmes elles-mêmes.

« J’ai été traumatisée par mon avortement, j’ai remis toute ma vie en question », confie Ophélie, 30 ans, cinq ans après avoir subi une IVG.

« J’ai beaucoup et peu de souvenirs à la fois de ce traumatisme ». « Je n’ai pas vécu l’IVG comme une liberté. Mon compagnon ne voulait pas de cet enfant et on ne m’a pas dit qu’il existait d’autres solutions. J’avais 25 ans et je ne me connaissais pas assez. Et puis, comme j’avais été attouchée plus jeune, j’avais l’habitude de n’être considérée que comme un corps-objet. »

« J’aurais aimé qu’on m’aide à garder cet enfant, ou au moins, entendre qu’une autre voie était possible. ». « j’ai dit que je n’avais pas les moyens de le garder. Alors que c’était faux, j’étais enseignante titulaire et j’avais un appartement, mais le psy n’a pas cherché à creuser. J’ai donc avorté à contre-coeur. J’ai eu l’impression de me rendre à l’abattoir ».

Virginie avait 19 ans quand elle s’est résolue à avorter. Elle était encore étudiante et décidée à assumer cette maternité. Mais son compagnon lui fait rapidement comprendre que c’est hors de question. Isolée, déboussolée et sous la pression de son compagnon, Virginie prend la pilule abortive le 5 septembre 2005.

« J’étais seule, sur les toilettes de l’hôpital pendant des heures. C’était horrible ».

« Comment peut-on parler de libération de la femme ? Ou même de droit fondamental ? Pour quelque chose qui cause une telle douleur… »

Depuis son avortement, Virginie reconnaît avoir souffert de dépression et de pensées suicidaires.

Sylvie avait 22 ans et était encore étudiante quand elle s’est résignée à l’IVG. Elle avait alors « un très gros emprunt étudiant et des parents absents ». Là encore, elle ressent l’envie de garder cet enfant mais le père n’est pas du même avis.

« J’ai vécu l’IVG par aspiration comme un viol ».

L’euthanasie, encore en hausse en Belgique

Le suicide se poursuit : 3423 euthanasies ont été recensées en 2023, selon les données de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie. Un chiffre en hausse de 15% par rapport à l’année précédente.

Passé de 2.699 en 2021 à 2.966 en 2022, le nombre d’euthanasies pratiquées en Belgique ne cesse d’augmenter, année après année.

L’année 2023 a été marquée par l’euthanasie d’une mineure de 16 ans atteinte d’une tumeur au cerveau.

Les affections psychiatriques sont « de plus en plus souvent avancées ». Elles ont représenté 1,4 % des euthanasies en 2023, soit 48 personnes.

La Commission fédérale de Contrôle et d’Évaluation de l’Euthanasie indique que 110 personnes ne résidant pas en Belgique ont été euthanasiées en 2023, dont 101 Français.

La Diocèse de Allentown empêche la tenue d’un spectacle de drag queen sur sa propriété

La Diocèse de Allentown en Pennsylvanie a empêché la tenue d’un spectacle de drag queen (A Night at Disney All Age Drag Show) sur l’une de ses anciennes propriétés après avoir menacé d’engager des poursuites légales contre les organisateurs de l’événement. Le lieu appartenait à l’ancienne église catholique Saint Pierre et Saint Paul, avant sa vente au Kelsey Theater. La diocèse a invoqué une condition qui avait été attachée à la vente du bâtiment en 2019, interdisant son utilisation pour des causes contraires à l’enseignement de l’Église.

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La Cour suprême et la censure des opinions conservatrices

La Cour suprême a entendu lundi des arguments oraux dans deux affaires où des géants de la “Big Tech” défient les lois anti-censure au Texas et en Floride. Le Texas et la Floride ont adopté ces lois pour protéger les droits à la liberté d’expression des conservateurs et des modérés après une intensification sans précédent de la censure en ligne par les grandes entreprises en début d’année. CBS a rapporté que dans ces deux affaires, le Texas et la Floride “soutiennent que les plateformes de médias sociaux devraient être traitées comme n’importe quelle entreprise et être restreintes dans leur capacité à supprimer des publications ou à bannir des utilisateurs de leurs plateformes en fonction de leurs opinions”. “Mais les géants des médias sociaux rétorquent que les lois empiètent sur leur discrétion éditoriale, affirmant qu’ils devraient être traités davantage comme des organes d’information”, ajoute CBS :

Alors que Trump a déposé un mémoire en faveur des lois de l’État, arguant que la “décision d’une plateforme de discriminer un utilisateur” n’est pas protégée par la Constitution, l’administration Biden a déposé un mémoire en soutien aux groupes technologiques.

Selon le journaliste Charlie Savage du Times, Paul Clement, l’un des avocats représentant les grandes entreprises de la technologie dans cette affaire, a soutenu que ses clients ne censuraient pas les utilisateurs ayant des opinions divergentes. Au contraire, Clement a affirmé que en bannissant des utilisateurs et en supprimant du contenu, les plateformes exerçaient leur “jugement éditorial”.

En novembre dernier, les républicains de la Chambre des représentants ont publié un rapport qui exposait l’ampleur présumée de la censure anti-conservatrice dans la période précédant l’élection présidentielle de 2020. “Le gouvernement fédéral et les universités ont exercé des pressions sur les entreprises de médias sociaux pour censurer des informations vraies, des plaisanteries et des opinions politiques, indique le rapport. Cette pression a été largement dirigée de manière à favoriser un camp politique : les informations vraies publiées par les républicains et les conservateurs étaient étiquetées comme “désinformation”, tandis que les informations fausses publiées par les démocrates et les libéraux étaient largement ignorées par les censeurs”.
Source

Mgr Pascal Delannoy nommé archevêque de Strasbourg.

Il était jusqu’à présent évêque de Saint-Denis.

Pays-Bas : vers une légalisation de l’euthanasie pour les plus de 75 ans

Un nouveau projet de loi aux Pays-Bas pourrait permettre aux personnes de plus de 75 ans de recourir à l’euthanasie, à condition qu’elles estiment que « leur vie est accomplie ». Proposée par le parti D66, et la députée Anne-Marijke Podt, cette loi est une version amendée d’un texte préalablement remanié par le Conseil d’État.

Le projet de loi introduit également un nouveau métier de “conseiller en fin de vie” (sic!). Cette profession implique d’évaluer si le souhait de la personne de mourir est “réfléchi, volontaire et durable”. Pour ce faire, le conseiller devra avoir au moins trois entretiens avec la personne concernée sur une période de six mois. Le conseiller aura également la responsabilité de se procurer les produits létaux en pharmacie et de les remettre à la personne concernée, qui devra elle-même les administrer.
Source

“Les prêtres et les fidéles attachés à la Tradition de l’Église ne sont ni des chiens, ni des rebelles, ni des mendiants, ni des « demeurés »”

De Jean-Pierre Maugendre :

L’article 1 du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021 avait le mérite de la clarté : « Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II conformément aux décrets du Concile Vatican II sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain. »  En d’autres termes : la célébration de la messe romaine traditionnelle a vocation à disparaître, les célébrations existantes pouvant perdurer en dehors des églises paroissiales et l’autorisation de nouvelles créations de lieux de culte traditionnels étant interdite. Cette mesure s’appliquait également à l’administration des sacrements selon le rituel antérieur au Concile Vatican II. Immédiatement une dérogation fut cependant accordée à la Fraternité Saint-Pierre par un décret du pape François en date du 11 février 2022.

Des applications très variables de Traditionis custodes

En fonction des situations locales et des convictions personnelles de chaque évêque diocésain ce motu proprio a été appliqué de manières extrêmement variables en France.

Le cas général semble être celui d’un gel de la situation antérieure particulièrement identifié dans les diocèses de Toulon, Bayonne ou Vannes. On note également l’ouverture d’un nouveau lieu de culte, le 19 mars 2023, desservi par un prêtre diocésain, à Saint-Germain-en-Laye (diocèse de Versailles) après près de 30 mois d’une messe dominicale célébrée, en plein air, devant la chapelle de l’ancien hôpital et une mobilisation de nombreux fidèles.

Dans plusieurs diocèses l’ordinaire du lieu, sans interdire la célébration de la messe traditionnelle dans les lieux déjà utilisés, y empêche cependant l’usage des rituels anciens pour la célébration des sacrements de confirmation, baptême ou mariage. (Rouen, Tours, Avignon, Paris, Pontoise, Chartres). Autre variante : selon une logique s’apparentant à la marginalisation d’une réserve d’Indiens, ne permettre la célébration des baptêmes ou des mariages selon l’usus antiquior que dans les lieux où se célèbre déjà la messe traditionnelle (Rennes, Dax, Limoges). Ce qui a valu les scènes pathétiques de jeunes fiancées demandant à leur évêque que la messe qui a été celle de leur jeunesse ou de leur conversion puisse aussi être celle de leur mariage dans une église de leur choix et pas à l’autre bout du département. Vous avez dit « accueil de l’autre » ?

Solution plus radicale, la suppression de messes comme à Paris ou à Belley-Ars. Ou plus subtil le remplacement de communautés ex-Ecclesia Dei par des prêtres diocésains avec exfiltration du lieu de culte en périphérie des grandes villes (Quimper, Grenoble). Dans ce cas les pédagogies traditionnelles de transmission de la foi sont radicalement remises en cause alors que comme le constate Jean-Marie Guénois, chroniqueur religieux du Figaro, dans son livre Pape François. La Révolution : « Le bilan est objectivement catastrophique : le catéchisme (moderne) conduit les enfants hors de l’Église ».

Tout cela crée un climat général de méfiance, de pressions et de conflits permanents certainement très préjudiciable à la sanctification de tous et au témoignage évangélique. Il convient également de ne pas négliger la pression sur certains évêques de leur presbyterium. Le développement, en particulier en ville, des apostolats traditionnels fait bien des envieux et des jaloux parmi leurs confrères ecclésiastiques plus démunis. Comme l’écrit un observateur averti de la vie de l’Église : « On ne comprend rien au monde ecclésiastique si on passe sous silence les ressentiments inexpiables que l’on y nourrit, pour la plus grande gloire de Dieu, bien entendu. » (C. Barthe in Trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?)

Un incompréhensible ostracisme

L’observateur impartial ne peut qu’être frappé par la nature et la violence de l’ensemble de ces mesures restrictives, en cherchant la justification, alors que dans un récent entretien à Famille chrétienne (12/02/2024) le sociologue des religions Guillaume Cuchet observait d’une part à propos de la pastorale moderne : « Passer de 25% de pratiquants au début des années 60 à 1,5% (aujourd’hui) ce n’est pas un succès » ; et d’autre part à propos des traditionalistes : « Il est certain que le catholicisme d’affirmation a le vent en poupe. » Taquin, il aurait pu s’interroger sur la pertinence de la déclaration de Jean-Paul II dans Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988) pour le 25e anniversaire de la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum concilium : « Les pasteurs et le peuple chrétien, dans leur immense majorité, ont accueilli la réforme liturgique dans un esprit d’obéissance et même de ferveur joyeuse »Pieuse reconstitution historique n’ayant qu’un lien ténu avec la réalité, ce dont a témoigné la suite des événements.

L’avenir nous appartient

Au lieu de s’interroger sur les raisons du développement de ces lieux de culte traditionnels, trop d’évêques, dans un stupéfiant déni de réalité, restent arc-boutés sur des principes idéologiques au demeurant parfaitement incohérents. Dans le même article Guillaume Cuchet note : « On a beaucoup parlé d’œcuménisme à la suite du concile Vatican II. Avec les protestants, les orthodoxes… c’est une très bonne chose mais je pense qu’il faut aussi pratiquer cet œcuménisme en interne. » Cela d’autant plus que la dynamique traditionnelle semble irrésistible, ce dont témoigne le succès du pèlerinage de Pentecôte à Chartres ou l’afflux de nouvelles personnes dans les lieux de culte – toutes « familles » traditionalistes confondues – où la beauté de la liturgie, la transcendance, le surnaturel, l’exigence, le silence, l’adoration, etc. sont les maîtres-mots. Sans oublier la part chaque année croissante dans l’ensemble des ordinations en France des séminaristes ordonnés pour la célébration de la messe romaine traditionnelle. À cela s’ajoute la cohérence avec un enseignement catholique authentique dans des établissements scolaires dans lesquels la transmission de la foi n’est pas une option mais au cœur du projet pédagogique. Comme le note Paul Airiau, historien des religions, dans un article paru dans Ouest-France, « premier quotidien francophone au monde » par le tirage, les 27 et 28 janvier à l’occasion d’une enquête en trois volets sur le traditionalisme : « Certes si on compare avec le nombre total de catholiques les traditionalistes restent clairement minoritaires. Mais on ne peut contester une hausse spectaculaire de fidèles ces cinq dernières années. Et cette tendance n’est pas près de s’interrompre. »

Les prêtres et les fidéles attachés à la Tradition de l’Église ne sont ni des chiens, ni des rebelles, ni des mendiants, ni des « demeurés ». Ce sont des baptisés qui ont conscience que le salut, pour eux et pour leurs enfants, n’est pas d’abord un acquis mais un enjeu. Ils ne peuvent que regretter de n’être jamais entendus ni même écoutés, paradoxe à l’heure de la prétendue synodalité. Ainsi une rencontre le 21 février 2023 entre des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et NNSS Lebrun, archevêque de Rouen, et Jordy, archevêque de Tours, mandatés à cet effet par la CEF, a donné lieu à la remise d’un mémorandum destiné à Mgr de Moulins-Beaufort comportant cinq demandes : la messe et tous les sacrements pour les fidèles qui le demandent, l’autorisation des mariages et des obsèques dans tous les diocèses, la liberté d’enseignement du catéchisme traditionnel, le respect de l’apostolat des prêtres des instituts traditionnels, la reconnaissance des écoles indépendantes fondées par des familles catholiques. Un an plus tard, ce mémorandum n’a toujours pas reçu d’accusé de réception !

Ainsi se fait chaque jour plus judicieuse la réflexion de Dom Gérard Calvet, futur abbé du Barroux, dans une lettre à son frère Hubert le 11 juin 1969 au cœur des débats sur la promulgation du nouvel ordo de la messe :

« Le fond du problème c’est qu’on est en Révolution. Et en Révolution on ne fait pas de réforme. On tient les positions. Toute réforme entre dans le processus révolutionnaire. En accueillant la réforme tu fais marcher la Révolution. »

Avortement : Manifestation silencieuse à Port Royal 

Mercredi 28 février, à l’occasion du vote au Sénat sur la constitutionnalisation de l’IVG, la Marche pour la Vie organise une manifestation silencieuse à Port Royal, de 18 heures à 20 heures, pour défendre la liberté de conscience, la protection des enfants à naître et encourager les sénateurs à voter contre ce projet de loi constitutionnelle.

37 écoles candidates pour le Prix Étincelle de la Fondation pour l’Ecole

Voici les deux films réalisés par des élèves du Cours Saint-Martial, qui concourt à la 1ère édition du Prix Etincelle de La Fondation pour l’école. Le thème de ce concours était : « La place de l’oral et de l’art oratoire ». 84 écoles indépendantes ont candidaté à ce projet et le Cours Saint-Martial fait partie des 37 écoles en France à avoir rendu un dossier complet.

La prochaine étape aura lieu le 29 février, jour où le jury se réunira pour choisir les 10 nominés qui participeront à l’étape finale !

Le Cours Saint-Martial a choisi, pour correspondre à son thème d’année “Le Grand Siècle”, de s’inspirer d’écrivains et orateurs fameux du XVIIème siècle. Ainsi, les filles ont écrit puis déclamé une lettre à leur Bonne-Maman décrivant leur joie d’aller au collège et ce qui leur plaît le plus dans leur établissement, travail épistolaire à la manière de la Marquise de Sévigné.

Les garçons ont, pour leur part, suivi le bel exemple de Bossuet, à travers un exercice d’éloquence illustrant les bienfaits d’une bonne et saine éducation : ils sont pour cela montés en chaire !

“Un élève du privé coûte deux fois moins cher au contribuable qu’un enfant du public”

Suite aux polémiques visant le groupe scolaire Stanislas, le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Philippe Delorme, s’exprime enfin dans Ouest-France :

Pourquoi prendre la parole seulement aujourd’hui ?

Le temps est venu de réfléchir à quel projet nous voulons pour l’école. Il y a eu ces affaires autour de « Stan », et entretenir cette polémique me semblait inutile. J’aurais été inaudible. L’Enseignement catholique a été caricaturé. On s’est servi de quelques exemples pour généraliser quelques dysfonctionnements, qui peuvent exister, bien sûr, dans notre institution. Nos communautés éducatives ont été blessées, y compris celle de Stanislas.

Que savez-vous de l’enquête portant sur des dérives à Stanislas ?

Une inspection a été diligentée. La conclusion du rapport académique, c’est qu’il n’y a ni dérive homophobe, ni sexiste ou autoritaire, comme cela a pu être écrit. Les gens ne sont pas masochistes : il y a une forte demande pour entrer à Stanislas – plus que l’offre proposée – et les jeunes y sont heureux. En revanche, il y a eu des propos d’une personne bénévole, scandaleux et inadaptés. Elle a été remerciée. Dès septembre, un travail entre le rectorat de Paris et l’établissement s’est engagé pour prendre en compte quatorze recommandations qui figurent dans le rapport académique.

Le fait de contourner Parcoursup, par exemple, pour certains élèves qui ont poursuivi en prépa en formulant un seul vœu ?

Oui, mais les trente-huit élèves concernés figuraient parmi les meilleurs dossiers. Lorsque Parcoursup a été mis en œuvre, nous avons veillé à ce que notre liberté soit respectée, ce qui nous a conduits à signer une charte. Nos établissements doivent d’ailleurs la respecter, il n’y a pas de place pour la triche.

Quels sont les clichés que vous dénoncez ?

Les réalités ne sont pas les mêmes d’un territoire à l’autre. La Bretagne, où près de 40 % des élèves sont scolarisés dans le privé, ce n’est pas la région parisienne avec, c’est vrai, quelques établissements huppés. Il y a une plus grande mixité sociale dans nos établissements de l’Ouest. On nous fait aussi passer pour des très riches. Or, nos moyens financiers sont faibles.

Vous êtes financés à 75 % par des fonds publics.

Certes, mais il faut relativiser. On estime qu’un élève du privé coûte deux fois moins cher au contribuable qu’un enfant du public, car les subventions sont très limitées. Les familles qui nous choisissent bénéficient aussi de moins d’aides sociales, notamment pour compenser le coût de la restauration scolaire. Je veux bien évidemment accueillir davantage de boursiers, mais encore faut-il que ce soit possible financièrement pour leur famille.

Vous avez signé un protocole avec l’ex-ministre Pap Ndiaye, pour augmenter la mixité scolaire dans vos rangs. Où en êtes-vous ?

On s’était engagé à produire un annuaire de nos établissements, disponible l’an prochain, pour détailler le coût pour les familles, les subventions possibles, etc. On travaille, actuellement, à la mise en œuvre du protocole, sur les contributions différenciées (les frais d’inscription, N.D.L.R.) en fonction du revenu des familles, notamment. À vrai dire, c’est plutôt du côté du gouvernement, avec plusieurs changements de ministre de l’Éducation depuis juillet, que ça n’avance pas beaucoup. […]

Restauration d’une des plus anciennes écoles à Beyrouth

En 1880, le Liban est sous domination ottomane. Marie Geahchan, une religieuse grecque-orthodoxe, fonde à Beyrouth l’association Zahrat El-Ihsan (« la visitation ») dans le but d’offrir une éducation de qualité aux jeunes filles de sa communauté et ainsi améliorer leurs perspectives.

L’année suivante, grâce au soutien financier de Mme Zarifé Sursock, Sœur Marie inaugure l’école Zahrat El-Ihsan qui devient la première école pour jeunes filles orthodoxes. L’établissement se développe rapidement. En 1897, Sœur Marie crée à côté le Couvent de Sainte Catherine pour les Sœurs enseignantes, suivi en 1908 par la construction d’un orphelinat pour les élèves vulnérables.

Aujourd’hui, située au cœur du vieux Beyrouth, l’école Zahrat El-Ihsan accueille 936 élèves et 162 enseignants et personnels de toutes confessions. L’école promeut les valeurs universelles de tolérance, d’humanisme, d’égalité des chances, et encourage la curiosité intellectuelle et le développement de l’esprit critique.

Du point de vue patrimonial, l’école Zahrat El-Ihsan, construite en 1880-81, est un bâtiment monastique avec une église typique du style orthodoxe grec du Moyen-Orient. Bien que des extensions en aient altéré l’authenticité, des éléments d’origine persistent, comme certaines portes et fenêtres. En 1974, lors de travaux d’extension, la charpente d’origine est détruite. En août 2020, l’école a subi des dommages importants lors de l’explosion du port de Beyrouth.

Dès le 5 août 2020, le bureau Liban de L’Œuvre d’Orient et l’Archevêché Grec-Orthodoxe de Beyrouth collaborent pour restaurer l’école. Ils sollicitent alors l’aide de la Direction Générale des Antiquités du Liban (DGA) et de la Fondation ALIPH spécialisée dans le patrimoine en zone de danger. Ce partenariat a permis de redonner son éclat aux bâtiments historiques endommagés.

Suite à la restauration des bâtiments, le groupe a décidé de reconstruire la charpente d’origine du couvent Sainte Catherine de Beyrouth pour préserver les locaux des étages inférieurs et restaurer l’aspect historique du bâtiment. Les travaux ont été confiés à l’entreprise SIGHT Engineering. Le projet a également reçu le soutien de Hungary Helps, le fonds national hongrois d’aide au développement.

Les travaux ont débuté en novembre 2022 et se sont achevés en un an. Malgré des événements imprévus tel le tremblement de terre en Turquie en février 2023 qui a retardé l’acheminement des matériaux, le projet a été mené à bien. L’inauguration de la toiture de l’école aura lieu le mardi 5 mars 2024.

La charpente a été totalement reconstruite à l’identique en bois de cèdre. Ce chantier de restauration de l’école du patriarcat grec orthodoxe, porté par L’Œuvre d’Orient, a nécessité les compétences d’experts internationaux et a été financé avec le soutien, entre autres, de fondations comme l‘Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPHet Hungary Helps. Aujourd’hui, l’école Zahrat El-Ihsan accueille 936 élèves.

Le cerveau des hommes distinct de celui des femmes

Un algorithme développé par des chercheurs américains a réussi à déterminer le sexe des personnes à partir de l’analyse de leurs résultats d’IRM. Ainsi le cerveau de l’homme fonctionne différemment de celui de la femme. Il y aurait donc des différences entre l’homme et la femme. Nos idéologues du genre vont en avoir le cerveau tout retourné…

Récemment, une équipe de neurologues américains de l’université de Stanford en Californie s’est emparée de la question en misant sur l’intelligence artificielle. Et ils trouvent bien une différence cérébrale entre les hommes et les femmes. Il n’y aurait plus aucun doute sur l’existence d’un dimorphisme sexuel du cerveau. Après avoir entraîné l’algorithme, il a été capable de dire, quasiment sans faute, si les IRM cérébrales qu’on lui présentait appartenaient à un cerveau d’homme ou de femme.

L’équipe a tout d’abord « entraîné » l’IA en la nourrissant avec 800 IRM fonctionnelles, des imageries cérébrales qui permettent de visualiser de façon dynamique l’activité neuronale des différentes régions du cerveau, c’est-à-dire la façon dont elles communiquent et se synchronisent. Pour chaque IRM, les chercheurs ont indiqué à l’algorithme si elle appartenait à un participant de sexe masculin ou féminin. L’algorithme a ainsi pu apprendre à associer chaque image cérébrale en trois dimensions à un sexe, sans qu’aucune autre information ne lui soit fournie.

Vient ensuite la partie où les neurologues ont mis l’IA à l’épreuve. Ils lui ont demandé si elle était capable de ranger dans la case «homme » ou « femme » 200 autres IRM issues d’autres individus. Un défi que l’algorithme a relevé avec succès : dans 90 %, des cas il a réussi à dire si l’IRM correspondait à un cerveau d’homme ou de femme.

Reste la question des différences identifiées par l’IA. Elle s’est principalement fondée sur l’activité de trois types de réseaux neuronaux intimement liés au traitement des émotions.

Cela pourrait signifier que nous aurions un mode de traitement des informations différent selon notre sexe, qui pourrait notamment s’observer sur le plan comportemental mais aussi dans certaines pathologies par exemple. Grâce aux études observationnelles, on sait effectivement que certaines pathologies cérébrales touchent plus un sexe que l’autre, sans que les scientifiques ne sachent véritablement pourquoi.

Les politiciens qui ont voté en faveur de la loi sont excommuniés

Un synode extraordinaire s’est tenu le 22 février dans le diocèse orthodoxe du Pirée pour discuter des conséquences de l’adoption de la loi sur le mariage homosexuel en Grèce. Il a été décidé d’excommunier les politiciens qui ont voté en faveur de la loi.

Le chef de l’Eglise orthodoxe, Jérôme II d’Athènes, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce depuis 2008, a déclaré que cette mesure « corromprait la cohésion sociale de la patrie ». Le métropolite du Pirée, Séraphim, a réagi en réunissant un synode pour dénoncer la tentative de mise en œuvre de « l’agenda woke, qui vise à déconstruire la doctrine, l’éthique et la culture chrétiennes ». A la suite d’un débat, une résolution a été décidée : le synode a décrété que ceux qui ont soutenu le « renversement de l’ontologie et de la physiologie humaines en tant que bien juridique, et institué un sentiment négatif contre-nature » doivent être considérés par l’Eglise comme des « complices coupables de l’archétype du serpent », c’est-à-dire de Satan.

Le synode a donc décidé d’excommunier ceux qui ont voté contre la loi divine, c’est-à-dire qu’ils ne pourront participer à aucune liturgie ou cérémonie de l’Eglise orthodoxe ni recevoir les sacrements, au moins jusqu’à ce qu’ils se repentent vraiment.

Sénat: résister pour exister

De Roland Hureaux, haut fonctionnaire et essayiste, pour le Salon beige:

Le Sénat doit se prononcer sur le projet  gouvernemental d’inscription d’un « droit à l’avortement » dans la constitution. Un tel sujet est pour les sénateurs fort embarrassant.

Au fond d’eux-mêmes, une majorité de sénateurs, sans être hostiles à la loi Veil, est hostile à cette inscription  dont ils mesurent l’absurdité juridique. La société moderne a instauré de nombreux droits  qui n’étaient pas reconnus autrefois : logement, minimum vital, santé, sécurité sociale etc. Pourquoi ne pas les inscrire tous dans la constitution ?  Le droit à l’avortement est-il une urgence au moment précis où la natalité vient de s’effondrer dans notre pays à un étiage  jamais atteint jusqu’ici et où de plus en plus de jeunes, obsédés par le climat , se  demandent s’il est encore utile d’avoir des enfants.

Pourtant  les sénateurs sont soumis à une pression sans précédent de la part des lobbies favorables à l’avortement – et à qui la situation juridique actuelle de la France sur ce sujet (de la France pourtant très ouverte) ne suffit pas. Les médias  et les relais   d’opinion les plus divers répandent partout que cette inscription (qui n’ a pourtant  aucun précédent dans les pays avancés) est dans le sens de l’histoire que, si le  Sénat la bloquait, il ferait une fois de plus la preuve qu’il est dépassé, ringard, hors de son temps. Ce genre de considération se substitue presque toujours au débat de fond.

C’est là précisément ce que craint la Haute Assemblée,  déjà contestée par les « modernistes »  de tous bords qui se demandent à quoi elle  sert.

« Modernistes », c’est-à-dire partisans sur tous les sujets de  l’idéologie dominante  fondée sur une histoire supposée à sens unique, sur le « sens de l’histoire ».

Idéologie, sens de l’histoire, cela veut dire que certains sont en avance, d’autres en retard. Comme il est de fait que  toute idéologie s’éloigne du bon sens, sont en « arrière » les gens normaux, les gens de bon sens, les raisonnables, les sages.

Ceux qui, parmi les sénateurs, ont une vue trop courte  des choses s’imaginent qu’en cessant d’être normaux, en abandonnant le bon sens pour suivre l’air du temps, ils seront mieux tolérés, qu’ils achèteront, eux qu’on croit dépassés,  un droit de survie. Ils s’imaginent aller de sursis en sursis, de concession en concession, encore un peu plus loin. « Encore une minute, Monsieur le bourreau. »

Or dans la vie, c’est l’inverse.  Ce sont les feuilles sèches, celles qui, apparemment, ne servent plus à rien qui  tombent de l’arbre et s’envolent.

Pour exister, il faut résister.

Ceux qui résistent à l’air du temps seront vilipendés.  Ils seront l’objet de décri public,  de haine, de mépris , surtout de nos jours où l’intolérance des woke passe toute mesure,  mais ils manifesteront qu’ils existent qu’ils ne sont qu’une institution  coûteuse et sans objet .  Qu’ils plaisent ou non, on ne pourra  pas dire qu’ils ne servent à rien . Et le jour venu, on les respectera . Si quelqu’un veut supprimer le Sénat, il se trouvera assez de monde pour apprécier ses prises de position et faire du bruit. Sinon, il n’y aura plus personne pour le défendre et personne ne s’apercevra de sa disposition.

Pour parler comme Pascal, suivre l’air du temps est le fait des demi-habiles, lui résister  est le fait des habiles.

D’autant qu’aux niveaux invraisemblables de discrédit qu’atteint l’actuel gouvernement de la France , sans doute sans précédent, tout ce qui s’oppose à lui, quel qu’en soit le sujet, même ceux sur lesquels il est approuvé,   recueille l’appui de l’opinion.

Eperons que là majorité sénatoriale qui s’oppose à la constitutionnalisation de l’avortement le comprendra.

Avortement : un grain de sable au Sénat ?

En réunion de groupe Renaissance le président Sylvain Maillard a annoncé qu’en cas de vote conforme au Sénat, ce mercredi, sur la constitutionnalisation de l’avortement, un congrès pourrait être réuni lundi 4 mars.

Toutefois, le sénateur LR Philippe Bas, ancien collaborateur de Simone Veil, a remis une pièce dans la machine en déposant un amendement pour modifier la rédaction du seul article du projet de loi constitutionnelle. Alors que le texte stipule que

“la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”,

l’élu souhaite supprimer le mot “garantie”, qui pourrait créer un droit opposable dont “on ne connait pas les conséquences”, selon Agnès Canayer, qui votera l’amendement.

Philippe Bas était l’auteur, l’année dernière, d’un amendement ayant permis au Sénat de voter une première fois l’inscription de l’avortement dans la Constitution. A l’époque, sa démarche solitaire avait suscité de l’incompréhension dans la majorité sénatoriale, assez peu encline à accepter cette réforme. Si la rédaction Bas était adoptée, le texte serait renvoyé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, ce qui retarderait d’autant la convocation du congrès à Versailles pour adopter définitivement la loi.

Philippe Bas est soutenu par le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau. Ce dernier ne votera pas pour la constitutionnalisation de l’IVG, continuant d’estimer comme le président du Sénat Gérard Larcher, que ce droit n’est « pas menacé » en France. Retailleau souhaite également que la clause de conscience des médecins soit aussi inscrite dans le texte.

Sénatrice du Morbihan, Muriel Jourda votera de nouveau contre le texte :

Je pense que c’est un travail législatif dépourvu de sens, qui cache les vraies difficultés relatives à l’IVG. Quand on modifie la loi constitutionnelle, on doit y avoir réfléchi longuement et poursuivre un but qu’on juge nécessaire. Là, on ne réfléchit pas, on réagit à une décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a estimé qu’elle n’était pas compétente et que chaque État devait prendre sa décision à son niveau. Mais cet ordre juridique est très différent du nôtre, il n’y a pas lieu de comparer. Cela aurait du sens s’il y avait, chez nous aussi, un vrai débat politique et de société sur le recours à l’IVG. Ce n’est absolument pas le cas. Depuis 1975, tous les textes qui ont modifié la loi Veil ont facilité le recours à l’IVG.

Certains considèrent qu’il faut évacuer le sujet rapidement et passer à autre chose“, remarque le sénateur Agnès Canayer, tout en rappelant que “légiférer sous la contrainte n’a jamais été bon“. Mais c’est une erreur car le lobby de l’avortement ne compte pas passer à autre chose. Présidente du planning familial, Sarah Durocher suit attentivement le sujet  :

« Le plus important est que l’IVG entre dans la Constitution ».

Et ensuite, elle compte bien aller plus loin :

« Dans certains départements, l’accès à l’IVG tient à un ou deux professionnels de santé. Et quand ils ne sont pas là, les femmes doivent faire des dizaines de kilomètres pour les trois rendez-vous : la demande, l’IVG et la consultation de contrôle… »

234 000 avortements en un an, ce n’est sans doute pas assez pour le Planning Familial.

Le matérialisme borné et athée répond presque toujours « à côté ». L’avortement légalisé en est un triste exemple

Communiqué de Jacques Bay, Vice-président de SOS Tout-Petits :

Ce n’est pas en promouvant une mentalité athée plus ou moins égoïste qu’on répond à l’aspiration au bien qui est inscrite au coeur de l’Homme.

Que d’occasions manquées !

A la Russie de 1990, en désarroi après plus de 70 ans de collectivisme athée déshumanisant et cruel, pionnière de l’avortement légal dès 1920, a t’on proposé l’aide et l’exemple qui avait si bien réussi à la France, de services publics importants et bien commandés avec une économie mixte où l’Etat prenait en charge les grands enjeux comme le nucléaire ? Non !

Poussée vers un libéralisme débridé, inadapté à ses moeurs et venant d’Amérique, la Russie a sombré dans le désordre et l’accaparement par les oligarques, pour retourner finalement à ses vieux démons…

Aux agriculteurs en détresse on répond par beaucoup de paroles et « plus d’Europe », ce qui ne veut rien dire. Pendant des millénaires, la vie paysanne a apporté nourriture et souvent prospérité par le travail et l’autonomie du cadre familial et patriarcal, protecteur de la maternité. Les agriculteurs n’aspirent à rien d’autre que de retrouver un peu de cette dignité, qu’il suffisait de ne pas détruire par une concurrence mondiale artificielle, effrénée et déloyale.

La femme enceinte en difficulté ne demande rien d’autre qu’un peu d’attention humaine et de sollicitude, avec les secours correspondants, pour mener à bien son exaltante mission ! Au contraire on promeut le désordre par l’incitation à la débauche et par la mise à mort légale et discrétionnaire du petit être humain qu’elle porte qui ne demande qu’à être protégé !

La “condition de détresse” qu’on avait soulignée à l’envi ne servit que de paravent comme argument majeur pour faire pression et obtenir le vote de la loi d’avortement de 1975. Aussitôt négligée et traitée pour rien, cette condition fut supprimée en 2014 ! Cela a permis au passage le terrible scandale de l’avortement discrétionnaire hors de toute détresse !

Qu’attend-on, devant les misères sociales actuelles, pour promouvoir une importante prime de naissance qui pourrait être de 7000 €, diminuée en considération de la tranche marginale de l’impôt sur le revenu pour ne pas trop enrichir les riches ? Elle coûterait un peu plus de 5 milliards d’euros par an et sauverait des milliers de petits êtres humains innocents qu’on massacre aujourd’hui. 

Elle arriverait là où il faut, au coeur des familles, en particulier celles, éprouvées, des agriculteurs, des chômeurs et des SDF, et au profit de classes moyennes prolétarisées, et elle combattrait ainsi une inquiétante dénatalité.

Le coût de ce résultat incomparable serait modeste devant les gâchis budgétaires actuels ( personnels improductifs et pléthoriques de l’Etat gérant mal des complications inutiles, normes absurdes et pénalisantes, prétendument écologiques, avec des aides coûteuses mal ciblées, le tout facteur de dégradation du niveau de vie…).

L’institution d’une telle prime de naissance vaudrait mieux que de déshonorer la France en « plantant » dans la Constitution un prétendu droit fondamental pour les femmes, hélas discrétionnaire et extensif, de massacrer leur progéniture dans un délai de gestation qui ne cesse de s’accroître. Il est en contradiction avec les véritables droits humains qui vont tous, heureusement, en sens inverse, et que la législation d’avortement bafoue depuis près de cinquante ans !

Jacques Bay

Vice-président de SOS Tout-Petits

Prochain Rosaire public de SOS Tout-Petits à Paris le 9 mars à 14 h. 30  (RER B Port Royal) près de la maternité Port Royal ((au croisement Saint Michel-Montparnasse). Nous protesterons publiquement et prierons le Rosaire pour que toutes ces horreurs cessent.

Avortement : le dogme intouchable du progressisme moderne

Communiqué de Yann BALY, président de Chrétienté-Solidarité

Ce dimanche 25 février 2024, lors de l’émission « En quête d’esprit » consacrée à l’avortement, la chaine CNEWS a présenté un tableau comparatif des causes de mortalité dans le monde.

Loin devant le cancer (10 millions de morts) et la tabagisme (6,2 millions de morts), l’avortement y est présenté comme la cause de 73 millions de morts.

Scandale ! Horreur ! Cette vérité là, cette dure réalité n’est pas bonne à dire. Le dogme de l’avortement, qui fait désormais figure de rite sacrificiel de la liturgie progressiste, ne doit pas être touché. On ne doit pas rappeler que ce sacrifice est sanglant et qu’il tue. Pas même sur une chaîne qui met pourtant en avant cette « liberté d’expression qui n’a jamais fait autant parler ».

Devant ce blasphème qui a fait vaciller, le temps d’un dimanche, ce consensus autour de l’avortement « droit inaliénable », les journalistes de CNEWS, en particulier les femmes, spécialement celles dont on pensait qu’elles avaient un certain esprit de liberté, certaine ayant même écrit sur la nécessité de remettre le sacré au cœur de nos sociétés matérialistes, ont dû, dès lundi, se plier à des déclarations de repentance fleurant bon les autocritiques des pires régimes communistes.

Parmi les éléments du génocide français, dans notre pays, le tabou de l’immigration de masse est tombé. A l’inverse, celui de l’avortement, qui élimine 234.000 enfants à naître chaque année, est de plus en plus intouchable. Son inscription dans la Constitution risque même de faire disparaître ce qui reste de la clause de conscience pour les professionnels de santé et ouvre la voie à une pénalisation de la contestation de ce crime légal, voire même des initiatives d’accompagnement de femmes hésitant à franchir le seuil fatal.

Rappelons que CNEWS n’a fait que dire le chiffre des enfants à naître supprimés par voie d’avortement dans le monde. Voilà le scandale !

Nul ne doit savoir qu’un avortement, c’est la suppression d’une vie humaine et l’on ne doit pas dire le nombre de vies ainsi supprimées. La réalité fait elle si peur aux partisans de l’avortement ? La terreur est-elle si terrible qu’émettre une réserve sur le sujet peut faire craindre à des journalistes, pourtant libres en apparence, de passer au broyeur de la bien-pensance ?

Cet unanimisme dogmatique autour de l’avortement, cette incapacité même à en parler librement montrent à quel point les sociétés européennes sont malades. Aux Etats-Unis, pourtant si décriés dans certains milieux, l’avortement peut être discuté ou contesté. En Europe et en France, cette liberté va disparaître.

La cabale contre Cnews montre clairement que c’est la liberté de conscience qui est menacée

Depuis deux jours, nous assistons au matraquage du « politiquement correct » sur l’avortement. L’émission « En quête d’esprit », animée par Aymeric Pourbaix sur Cnews, ayant eu le malheur d’évoquer le nombre de morts par avortement (73 millions par an dans le monde, tout de même !), a déchaîné les passions et entraîné toutes sortes de courbettes de la chaîne. Selon “Le Monde“, le très “respectable” quotidien officieux du régime, la chaîne aurait déclaré: “L’avortement est un droit fondamentale et pas une cause de mortalité” (comme si l’on ne pouvait pas dire aussi: L’avortement est un drame et pas un droit!).

On aurait voulu montrer les conséquences de la constitutionnalisation du prétendu « droit à l’avortement » qu’on n’aurait pas pu mieux faire : il est désormais impossible de dire que nous avons quelques objections à la généralisation de l’avortement. Je ne parle même pas d’utiliser l’expression de Vatican II : “crime abominable” ; je parle simplement d’une petite hésitation devant le fait qu’il soit merveilleux d’assassiner 73 millions d’innocents chaque année.

Au passage, je précise qu’une comparaison n’est évidemment pas une similitude : quand on compare, on met logiquement en relation deux faits de nature différente. Et, oui, bien sûr, il est parfaitement légitime de comparer les totalitarismes entre eux, ou les causes de mortalité entre elles. Je ne vois vraiment pas au nom de quoi on s’interdirait de comparer le nombre de morts de l’avortement par rapport à une autre cause de mortalité. Pour ceux qui tremblent à cette idée, je rappelle que Jean-Paul II qui, en tant que Polonais, avait été aux premières loges des totalitarismes nazis et communistes, et n’était pas vraiment du genre à nier leur cruauté, n’avait pas hésité à comparer l’avortement à d’autres génocides. Les médias avaient hurlé, déjà à l’époque. Pourtant, personne n’imagine aujourd’hui que Jean-Paul II ait été un négationniste des crimes nazis ou communistes. Il considérait simplement – et cela me semble tomber sous le sens – que les crimes des uns n’excusent pas les assassinats des autres.

Pour ce qui nous intéresse, nous, Français, aujourd’hui, cette cabale contre Cnews me semble extraordinairement symbolique. Nous disions depuis quelques semaines que le problème de la constitutionnalisation de l’avortement était la liberté de ceux qui s’opposaient à l’assassinat de l’enfant à naître. Avant même que ce soit un « droit constitutionnel », nous y sommes : il est violemment reproché à un journaliste d’avoir eu le front de dire que l’avortement faisait des morts (et même plus de morts que n’importe quelle maladie). Comment croire, dans ces conditions, que les médecins conserveront longtemps leur liberté de conscience pour refuser de participer à un avortement (ou, bientôt, à une euthanasie) ?

Si la gauche et l’extrême gauche totalitaires avaient voulu indiquer que cette réforme constitutionnelle n’avait qu’un but : supprimer la liberté de conscience de ceux qui ne sautent pas de joie à chaque avortement, elles ne s’y seraient pas prises autrement.

Mesdames et Messieurs les sénateurs, si vous aviez le moindre doute sur le fait que la liberté de conscience était menacée par cette réforme, je suppose que cette cabale vous a renseigné !

Il n’est pas question de droit, il n’est pas question de liberté ; il n’est question que d’interdiction de s’opposer. Merci pour cette illustration, juste avant le vote décisif des sénateurs !

Guillaume de Thieulloy

L’école libre, bienfaitrice de la nation!

D’André Rosa, père de famille et contribuable, pour le Salon beige:

D’Utopie, ce vingtième jour du mois de février

Chers parents, chers contribuables,

Relevez la tête ! Vous êtes peut-être bienfaiteurs de la nation. Peut-être méritez-vous les félicitations, des remerciements, une médaille.

En effet, si vos enfants sont scolarisés dans un ou plusieurs établissements privés sous contrat, d’une part ils coûtent globalement un peu moins cher que les élèves de l’enseignement public, d’autre part les pouvoirs publics dépensent beaucoup moins pour eux. Votre voisin, votre député, vos élus départementaux et régionaux ne le savent peut-être pas : grâce à vous, c’est au moins 30% d’impôts économisés.

Et si vos enfants sont scolarisés dans un ou plusieurs établissements privés hors contrat, ils ne coûtent rien aux autres Français: les impôts de votre voisin, et les vôtres, ne sont pas sollicités, et vous soulagez de beaucoup la dette de la France. De plus, dans les écoles indépendantes, le coût global par élève est souvent nettement inférieur à celui des autres écoles. Ainsi, les ressources sont mieux allouées, on gaspille moins d’argent, on en garde davantage pour d’autres projets : un cercle vertueux s’enclenche… Faites-le savoir à votre maire, à chaque rentrée.

Enfin, si vous instruisez vos enfants à la maison, votre comportement économique est encore plus vertueux car l’Instruction en famille est le système le moins cher. Par ailleurs, en évitant les coûteux et polluants transports scolaires, vous êtes aussi les plus écologiques de tous les citoyens.

Et en nourrissant vos enfants à la maison, vous ne participez pas au gaspillage alimentaire des cantines. Ne méritez-vous pas une médaille ?

Faites-le savoir. Ayez le front de le dire, de l’argumenter, de l’expliquer, de le prouver, de le répéter.

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