Blogs avec images

ICE : la “police de Trump” qui existait déjà sous Obama

L’image de la semaine

L’ICE et Trump : American Panic !
Après des bavures policières à Minneapolis ayant coûté la vie à deux manifestants opposés à l’action de l’ICE, la police de l’immigration, les médias en France ont décidé de renommer cette police, la “Police de Donald Trump”. L’ICE existe pourtant depuis 2003 et a été bien plus mobilisée par Barack Obama. Mais dans la presse, Démocrates et Républicains ne sont définitivement pas à égalité !

Le dossier du jour

Censure des réseaux sociaux : Contraindre les mineurs avant d’agir sur la majorité !
La loi dite de “protection des mineurs aux risques des réseaux sociaux”, a été largement adoptée à l’Assemblée et poursuit son parcours législatif vers le Sénat. Emmanuel Macron qui a ordonné une procédure accélérée pour mettre en application cette loi dès septembre prochain se félicite de pouvoir bientôt protéger les cerveaux de nos enfants des géants chinois et américains pour mieux croire demain en la République et ses valeurs. Il y a un an, Clara Chappaz, l’ancienne ministre du Numérique, demandait déjà le retrait des “fausses opinions”. Cette mesure sur les moins de 15 ans est plus que le cheval de Troie d’une nouvelle tentative de censure des réseaux sociaux et la fin de l’anonymat sur internet.

Les pastilles de l’info :
– Jean-Marc Morandini sur CNews, la crise est déclarée !
– Mélenchon / Marianne : qui est le facho ?
– Macron : son “fore sure” et ses lunettes ridicules font le “Buzz”
– Discrimination au logement : les propriétaires accusés de racisme
– Coup de projecteur sur le magazine Frontière

Portrait piquant : Pascal Praud

La Grazia : Beaucoup de pesanteur, très peu de grâce

De Bruno de Seguins Pazzis pour Le Salon beige :

Le président de la République italienne Mariano De Santis est désormais âgé et arrive au terme de son mandat. Veuf, ancien juriste et profondément catholique, il se trouve confronté à deux derniers dilemmes : accorder la grâce à deux personnes qui ont commis un meurtre dans des circonstances pouvant être considérées comme atténuantes et promulguer la loi sur l’euthanasie…

Avec : Toni Servillo (Mariano De Santis), Anna Ferzetti (Dorotea De Santis), Orlando Cinque (colonel Massimo Labaro), Massimo Venturiello (Ugo Romani, ministre de la justice), Milvia Marigliano (Coco Valori, l’artiste amie de Mariano De Santis), Giuseppe Gaiani (le général Lanfranco Mare), Giovanna Guida (Valeria Cafiero), Alessia Giuliani (Maria Gallo), Roberto Zibetti (Domenico Samaritano), Linda Messerklinger (Isa Rocca), Vasco Mirandola (Cristiano Arpa), Rufin Doh Zeyenouin (Le Pape), Francesco Martino (Riccardo De Santis), Alexandra Gottschlich (L’ambassadrice lituanienne), Guè (lui-même). Scénario : Paolo Sorrentino. Direction de la photographie : Daria D’Antonio.

Récompense : Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine pour Toni Servillo à la Mostra de Venise (2025).

Pour son onzième long métrage le talentueux Paolo Sorrentino plonge à nouveau le spectateur dans le monde du pouvoir politique. Mais après Il divo (2008), son quatrième long métrage dans lequel il instruisait le procès à charge de Giulio Andreotti, sept fois président du conseil, vingt-cinq fois ministre, en cuisinant « una insalata mista » fortement assaisonnée avec de la farce, du drame, de l’outrance, de la sobriété et des effets visuels à satiété, Paolo Sorrentino choisit la fiction totale en forme de fable. La Grazia ambitionne de nous parler du poids du pouvoir, du doute qui peut envahir un président imaginaire de la République italienne au moment de prendre des décisions graves, et ici, assurément, et s’agissant d’euthanasie, d’une gravité exceptionnelle. Et donc, le cinéaste, dans une déambulation dans les couloirs présidentiels, déambulation longue, lente et mélancolique de son personnage taraudé par le souvenir de son épouse décédée quelques années auparavant, qui l’a trompé il y a quarante ans, mais qu’il aime toujours autant, pose au détour de deux scènes la question essentielle « A qui appartient notre vie ? ». Mais il esquive la réponse par une rencontre avec le Pape qui lui assure après une sorte de confession qu’il à « la Grazia » et que la grazia c’est la beauté du doute… Curieux pour le moins, en tous les cas abscons ! Mais plus encore, cette grâce (attention, il faut bien suivre), après des échanges philosophiques assez fumeux (exemple : « Si je ne signe pas la loi, je suis un tortionnaire, si je la signe, je suis un assassin ») avec divers personnages rencontrés dans des circonstances tout aussi diverses et destinées à « balader » le spectateur, se résume à se sentir léger au point d’être en apesanteur comme le suggère le dernier plan du film. Si pour le cinéaste la grâce se résume à se sentir en apesanteur, et surtout après avoir finalement signé la loi autorisant l’euthanasie, le spectateur a de quoi se sentir floué, pour ne pas dire méprisé. Pour arriver à cette « grâce », il lui faut supporter beaucoup de pesanteur, de redondance d’une stérilité confondante mais également des provocations « boboisantes » comme ces deux scènes avec un pape de couleur noir qui, plus qu’au cardinal Robert Sarah, ressemble à un Nelson Mandela au cheveux crépus et longs, coiffés en queue de cheval, ou cette scène dans le manège équestre du Quirinal avec en fond d’écran cette inscription sur la facade « virtus in periculis firmium », ou encore cette déambulation via Condotti au centre de Rome avec un robot animal qui précède le président ayant quitté ses fonctions et rentrant à pieds chez lui.

Bref, du sous Fellini. Une fois de plus, comme dans son précédent long métrage, Parthenope (2024), Paolo Sorrentino passe complètement à côté du sujet, se laissant aller à ses fantasmes boursouflés qui ressortent plus du delirium d’un bourgeois décadent que d’une imagination artistique baroque et féconde et rabaisse son film au niveau d’une autosatisfaction complaisante et même coupable s’agissant de la gravité du sujet. Et comme sur le plan esthétique la richesse visuelle n’est pas au niveau de ses œuvres précédentes, pour faire tenir le spectateur pendant ces deux heures dix, il faut bien tout le talent de Toni Servillo, mais aussi pour être honnête celui d’Anna Ferzetti qui met un peu d’ambiance dans le palais du Quirinal pour sauver partiellement la mise. Beaucoup de pesanteur, très peu de grâce.

La messe trésor de la foi : Oser dire « Notre-Père »

Lu sur Claves :

Avec le « Notre Père » [Pater], nous entrons dans le cycle de la communion, ensemble de rites et de prières qui préparent la communion du prêtre et des fidèles. La présence à la messe du Pater est attestée dès le IVe siècle, peut-être même dès le IIIe siècle[1]. Cette présence est d’ailleurs universelle : « pour toutes les liturgies, [le Pater] constitue un élément constant et primordial de [la] préparation à la communion. »[2] 

Dans le rit romain, le Pater constitue le premier des actes préparatoires à la communion. Il assure donc la continuité entre le canon et la communion.

1. Lien du Pater avec le canon

… Per omnia saecula saeculorum [« Pour tous les siècles des siècles. »] Les derniers mots de la doxologie finale du canon sont chantés à haute voix, permettant ainsi aux assistants de signifier par leur réponse – Amen – leur adhésion à l’action qui vient de s’accomplir.

Par parallélisme avec le dialogue de la préface, ou avec la collecte, on s’attendrait à ce que le prêtre poursuive avec la salutation : Dominus vobiscum [« Le Seigneur soit avec vous »], avant l’invitation à la prière : Oremus [« Prions »].

Il n’en est rien : s’il y a bien une invitation à la prière, elle n’est pas précédée de l’habituelle salutation. C’est que nous sommes toujours, en un sens, sous la mouvance du Dominum vobiscum [« Le Seigneur soit avec vous »] et du Sursum corda [« Hauts les cœurs »] de la préface, « ce qui accentue la continuité avec le canon et donne toute leur importance aux graves paroles du Pater »[3].

De plus :

La première partie de l’oraison dominicale[4] constitue de fait comme un abrégé de la prière eucharistique : 

sanctificetur reprend la triple acclamation du Sanctus ; 

adveniat regnum tuum résume en quelque sorte les deux épiclèses, le Quam oblationem et le Supplices ; 

fiat voluntas tua exprime l’obéissance et le don de soi d’où procède tout vrai sacrifice. 

On ne saurait traduire avec plus de justesse l’esprit et l’attitude du Seigneur lui-même offrant son sacrifice, esprit et attitude que doit susciter en nous l’offrande, en union avec lui, du même sacrifice[5].

2. Lien du Pater avec la communion

À partir de la demande centrale du Pater – « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien » [Panem nostrum quotidianum da nobis hodie] – c’est toutefois vers la communion que le regard se tourne. En effet, cette demande est communément appliquée à l’eucharistie[6].

Le lien du Pater à l’eucharistie est clairement identifiable le Vendredi saint, à la messe dite des « présanctifiés », où il n’y a pas de consécration, mais une communion solennisée. Or, le prêtre récite le Pater avant de communier.

Une autre demande du Pater reçoit à la messe un accent particulier, il s’agit de celle qui implore la rémission des péchés : Dimitte nobis debita nostra [« Remettez-nous nos dettes » ou « Pardonnez-nous nos offenses]. Pour saint Augustin, réciter le Pater, c’est comme se laver le visage avant de s’approcher de l’autel[7].

Pourquoi dit-on le Pater avant de recevoir le Corps et le Sang du Christ ? Pour le motif que voici : si, comme le veut notre humaine fragilité, notre esprit a conçu quelque pensée inconvenante, si notre langue s’est échappée en paroles légères, si notre œil s’est arrêté à des spectacles malséants, si notre oreille s’est ouverte avec complaisance à des futilités…, tout cela est effacé par la prière du Seigneur, à ces paroles : Remets-nous nos dettes, afin que nous puissions nous avancer rassurés et ne point manger et boire pour notre jugement[8].

3. L’invitation à la prière

À la messe, le Pater est précédé d’une invitation à la prière et suivi d’un développement, ou « embolisme ». L’invitation se situe dans la ligne de l’Oremus [« Prions »], tout en soulignant la dignité particulière de la prière que Notre-Seigneur lui-même nous a transmise :

Orémus. Præcéptis salutáribus móniti, et divína institutióne formáti, audémus dícere. Prions. Instruits par les préceptes salutaires et formés par l’enseignement divin, nous osons dire.

Le verbe employé est à noter : « nous osons » [audemus]. 

L’atmosphère de religion profonde qui imprègne le canon se nuance d’infini respect pour la prière du Sauveur[9].

Pour l’homme, poussière et cendre, c’est assurément une audace (audemus) de faire sienne cette prière dans laquelle il approche le Dieu infini comme un enfant son Père. […] Nous comprendrons mieux le respect tremblant […] [que l’emploi de ce verbe] manifeste envers la Prière du Seigneur, si nous nous souvenons qu’à cette époque [celle des Pères] non seulement on la tenait secrète à l’égard des païens, mais qu’à l’égard même des catéchumènes on en réservait la révélation jusqu’à l’approche du jour où, par le baptême, ils devenaient enfants du Père céleste. Mais le baptisé lui-même doit encore garder conscience de l’abîme qui le sépare de Dieu[10]. 

La crainte révérencielle cependant ne s’oppose pas à la confiance filiale. En effet : « […] le Fils de Dieu en personne a mis sur nos lèvres ces paroles et nous a ordonné de les dire : ce fut une injonction salutaire [præcéptis salutáribus], ce fut vraiment une instruction divine [divína institutióne]. »[11]

Ainsi : 

L’attitude d’âme condensée en cette prière nous convient par excellence à l’heure où nous tenons entre nos mains l’offrande avec laquelle le propre Fils s’est présenté et se présente toujours devant le Père céleste[12].

4. L’embolisme du Pater

L’embolisme, quant à lui, se rattache logiquement à la dernière demande – Libera nos a malo [« Délivrez-nous du mal »], dont il est une reprise développée et, plus particulièrement « une supplication d’être préservé du mal et surtout de celui qui pourrait nous interdire l’accès au repas sacré »[13].

Líbera nos, quǽsumus Dómine, ab ómnibus malis, prætéritis, præséntibus et futúris : 

et intercedénte beáta et gloriósa semper Vírgine Dei Genitríce María, cum beátis Apóstolis tuis Petro et Páulo, atque Andréa, et ómnibus Sanctis, 

da propítius pacem in diébus nostris : ut, ope misericórdiæ tuæ adiúti, et a peccáto simus semper líberi et ab omni perturbatióne secúri.

Per eúndem Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum. Qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus. Per omnia sǽcula sæculórum. R/. Amen.

Délivrez-nous, Seigneur, de tous les maux passés, présents et à venir, 

et par l’intercession de la bienheureuse et glorieuse Marie, mère de Dieu, toujours vierge, de vos bienheureux apôtres Pierre et Paul et André et de tous les Saints, 

daignez nous accorder la paix en notre temps ; qu’avec le soutien de votre miséricorde nous soyons à jamais délivrés du péché et préservés de toute sorte de troubles.

Par notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous en l’unité du Saint-Esprit Dans tous les siècles des siècles. R/. Ainsi soit-il.

Remarquons les adjectifs : il s’agit des maux « passés, présents et à venir ». 

Ainsi, cette délivrance vise avant tout le mal moral. En effet, « seul le mal moral continue, même lorsqu’il est “passé”, à peser lourdement sur l’âme »[14], tandis que les maux « présents » et « futurs » sont à rapprocher des tentations dont nous avons demandé d’être préservés dans le Pater. La fin de l’embolisme formule d’ailleurs explicitement cette demande d’être délivré du péché.

Mais il n’y a pas d’exclusive, puisque l’on demande également le bien de la paix temporelle [in diebus nostris : « dans nous jours »] et la préservation de « toutes sortes de troubles » [omni perturbatione] :

Le bon ordre dans les affaires temporelles n’est pas indifférent au royaume de Dieu. D’une juste paix intérieure et extérieure résultera plus aisément, nous l’espérons, un double avantage que nous demeurions exempts de péché et à l’abri de toute espèce de trouble et d’égarement. Nous serons alors dans les plus favorables dispositions pour manger avec profit le pain du ciel[15].

Quant aux saints invoqués, on notera la présence de saint André aux côtés des saints Pierre et Paul et de la Sainte Vierge. Dans la liste du Communicantes, saint André était certes nommé le premier après saint Pierre et saint Paul, à l’instar des listes évangéliques[16], mais qu’il soit seul nommé avec eux est plutôt insolite. Rappelons qu’à Constantinople, où se trouvaient les reliques de saint André, on aimait souligner qu’il fut le « premier appelé » [πρωτόκλητος, prôtoklêtos] par Notre-Seigneur. C’est peut-être la raison de sa mention à cet endroit.

[NB : Les rites accompagnant le Libera nos, qui se rapportent à la fraction, seront exposés dans la prochaine vidéo et l’article correspondant.]

5. Rites accompagnant le Pater

Le prêtre chante seul Pater au célébrant, tandis que les assistants s’associent à lui formulant la dernière demande seulement – Sed libera nos a malo [« Délivrez-nous du mal »]. Cet usage est très ancien en occident, puisque saint Augustin en fait mention[17], de même que saint Grégoire[18]. De plus, le prêtre chante le Pater les mains étendues, comme pour le canon, et en regardant l’hostie consacrée. Ainsi, « la prière du Seigneur est dite sur son Corps »[19]. Une telle façon de faire confère au Pater un caractère de plus grande gravité, dans la ligne de l’invitation à la prière. Le prêtre prête en quelque sorte sa voix à la sainte victime ; c’est Jésus lui-même qui dit en notre nom « Notre Père » [Pater noster]. 

On développe la question de la manière de réciter le Pater à la messe dans l’article « Le Pater à la messe ».

Pour la question des traductions du « Notre Père » on consultera « Ne nous laissez pas succomber… ».

« Tiens voilà du boudin, voilà du boudin.. » Tapanar, le légionnaire à quatre pattes avec de longues oreilles qui marche au pas, connaissez vous Tapanar ?

Tapanar est un mulet pas comme les autres : il est caporal à la Légion étrangère ! Mascotte du 2° régiment étranger d’infanterie (REI) il a un matricule, vit avec les soldats et a même été décoré.

Autrefois, ses ancêtres remplissaient, dans les compagnies montées, les missions les plus difficiles dans les endroits les plus reculés. De la création de ces unités en 1881, -dans le Sud oranais le colonel de Négrier créa la première compagnie montée de mulets-, à la bataille d’El-Mougar où la légende chez les mulets raconte que l’un deux y a croisé Charles de Foucauld, les mulets sont opérationnels, chargés des mortiers, de l’intendance. S’ils n’ont pas la bosse des chameaux dans le désert, ils savent croiser leurs pattes pour escalader les pentes escarpées du Djebel ! La paix s’installe au Maroc en 1934 et les camions font leur apparition. Que vont devenir les mulets ? Les légionnaires vont-ils oublier les « brêles » ?
Ah Mascotte les Tapanar ! : Tapanar I, Tapanar II, III, IV .. !

Au fil des pages illustrées avec précision et humour, on chante avec les légionnaires, on défile au pas lent, on salue le lever des couleurs avec Tapanar, pas toujours docile !

Aujourd’hui à Nimes, Tapanar perpétue la tradition en marchant à la tête du régiment.

En fin d’ouvrage un dossier « Pour aller plus loin » donne le contexte historique des événements et raconte la glorieuse épopée des légionnaires du 2°REI.

Plus d’informations, illustrations intérieures du livre, et commande sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/de-5-a-8-ans/29979-la-veritable-histoire-de-tapanar-le-legionnaire.html

La véritable histoire de Tapanar le légionnaire, Inès du Mérac, Illustrations de Clément Masson, Editions Pierre de Taillac, 14.90 €

Dans la collection « Les animaux héros de l’histoire » à retrouver sur LIVRES EN FAMILLE : https://www.livresenfamille.fr/module/eccollection/listing?id_collection=1639
– La véritable histoire de Simon, le chat héros de la Mer de Chine
– La véritable histoire de Rintintin, de Verdun à Hollywood
– La véritable histoire de Vizir, le cheval de Napoléon
– La véritable histoire de Gustav le messager du débarquement

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Les jeunes américains sont de plus en plus pro-vie

Selon un nouveau rapport du Daily Signal , des données récentes témoignent d’un changement surprenant : les opinions pro-vie sont en hausse chez les 18-29 ans.

Plusieurs enquêtes montrent une augmentation de la proportion de jeunes adultes se déclarant « pro-vie », tandis que le soutien à un accès sans restriction à l’avortement a diminué ces dernières années. Selon les données de Gallup et d’autres instituts de sondage, le pourcentage de jeunes adultes se disant pro-vie a atteint environ 37 % en 2025, soit une hausse de 8 à 11 points de pourcentage par rapport aux sondages de 2022 et 2023.

Les jeunes adultes américains ont également commencé à modifier leurs points de vue sur la politique d’avortement, « le pourcentage de jeunes adultes qui estiment que l’avortement devrait être légal en toutes circonstances [ayant fortement diminué], chutant d’environ 10 à 14 points de pourcentage, selon les données de Gallup ».

Bien évidemment, tout n’est pas rose. Lors des référendums sur l’avortement, les militants pro-avortement l’emportent, à l’exception du Nebraska, du Dakota du Sud et de la Floride. La perception de l’avortement comme question morale ne se traduit pas toujours par la même perception comme question juridique ; le mouvement pro-vie doit non seulement convaincre la majorité que l’avortement revient à tuer un être humain, mais aussi que ces êtres humains à naître ont droit à la protection de la loi.

Certains signes indiquent un changement, même s’il est trop tôt pour dire où cette tendance mènera.

Depuis l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, de nombreux revers ont été constatés , le plus significatif étant la suppression par l’administration Biden de l’obligation de consultation médicale en présentiel pour obtenir la pilule abortive. Cette mesure a engendré un vaste réseau national de distribution de pilules abortives, transitant par voie transfrontalière depuis des États démocrates pro-avortement comme la Californie et New York vers des États républicains anti-avortement comme la Louisiane et le Texas. Si la pilule abortive peut être commandée par correspondance, les lois anti-avortement ne peuvent plus être appliquées. Jusqu’à présent, malgré les pressions des groupes anti-avortement, l’administration Trump a refusé d’abroger la politique de Biden, mise en œuvre sous prétexte de la COVID-19.

Ce qui sous-tend cette histoire, c’est le fait que le sentiment pro-vie est resté largement stable malgré une demi-décennie de propagande incessante et alarmiste diffusée par tous les grands médias américains, martelant l’idée que les lois pro-vie tuent des femmes.

Le sondage Gallup de 2025 sur la question  a indiqué que les Américains sont en réalité devenus légèrement  plus  pro-vie cette année ; comme l’a souligné le statisticien et chercheur Michael New : « Malgré le déferlement de critiques médiatiques concernant les lois pro-vie récemment adoptées, le sentiment pro-vie est resté remarquablement stable. » Compte tenu du volume considérable de désinformation qui inonde le public américain depuis l’ abrogation de l’arrêt Roe  v. Wade, c’est tout simplement remarquable.

Dans ce contexte, le fait que le sentiment pro-vie ait légèrement progressé plutôt que de chuter brutalement prouve que la base du mouvement pro-vie est solide et qu’un véritable basculement vers une majorité pro-vie est possible.

 

Laïcisme : même au Maryland

Un conseil de comté du Maryland a mis fin à sa tradition de commencer ses réunions par la prière du « Notre Père » après avoir reçu des lettres menaçant de poursuites judiciaires de la part du groupe athée « Freedom from Religion Foundation » (FFRF).

Bien que les experts juridiques affirment que la pratique de prier avant les réunions est parfaitement constitutionnelle, le conseil craint d’être accablé par des frais juridiques s’il continue à réciter le Notre Père.

Le conseil du comté de Wicomico, dans le sud-est du Maryland, envisage de remplacer sa pratique de longue date de prière par les membres du conseil par « une minute de silence, une prière dirigée par le clergé ou en laissant les électeurs du comté de Wicomico décider par référendum », selon le Salisbury Independent.

Le président du conseil, John Cannon, a déclaré lors d’une réunion législative le 20 janvier que la décision avait suscité « beaucoup de déception » et qu’il « partageait cette déception ». Il a souligné que la tradition de réciter le Notre Père était en place bien avant qu’il ne prenne ses fonctions au conseil il y a 20 ans.

« Notre conseil municipal ne recule pas devant un défi simplement parce qu’un procès est imminent ». « Mais lorsque nos conseillers juridiques sont clairs sur l’issue probable, lorsque le risque financier pour nos citoyens est si important, il est de notre responsabilité de mettre en balance la rigueur budgétaire et notre désir de préserver une tradition que nous honorons depuis tant d’années. »

David Cortman, conseiller principal et vice-président du contentieux américain chez Alliance Defending Freedom, affirme que la tradition de prier avant les réunions législatives remonte à la fondation des États-Unis et que sa légitimité a depuis été confirmée par la Cour suprême.

« Ce qui est amusant dans cette affaire récente, c’est qu’elle nous rappelle de vieilles histoires ». « Ces questions ont été tranchées par la Cour suprême il y a plus de dix ans ».

L’arrêt Marsh c. Chambers de 1983 a validé la pratique de l’Assemblée législative du Nebraska consistant à ouvrir ses sessions par une prière prononcée par un aumônier rémunéré par l’État. Cette décision soulignait que la prière au sein des assemblées législatives était pratiquée aux États-Unis depuis le premier Congrès.

« Ce type de prières parlementaires se pratique depuis, littéralement, l’adoption du Premier Amendement ». « Et le Congrès… a engagé un aumônier pour diriger les prières parlementaires dès la fondation de notre pays, et c’est pourquoi elles sont autorisées aujourd’hui. »

Des groupes comme la FFRF exploitent depuis des décennies une mauvaise interprétation de la soi-disant « séparation de l’Église et de l’État ».

« Ils envoient ces lettres alarmistes, ils menacent de poursuites judiciaires, ils menacent de réclamer le paiement des frais d’avocat, et les villes et les comtés se contentent de regarder leur budget et de dire : “Écoutez, nous sommes déjà à court d’argent. Nous ne voulons pas prendre le risque de devoir payer des frais d’avocat.” »

Cette vieille “Nouvelle République”

Gabriel Attal ambitionne de changer à nouveau le nom de son parti, tels des voyous en cavale changeant régulièrement de squatt pour tenter d’effacer leurs méfaits : après « En marche », « La République en marche », « Renaissance », « Ensemble », le choix se porterait « Nouvelle République ».

Problème : cela ne plaît pas au directeur de la rédaction du journal du même nom :

Avec « Nouvelle République », l’ancien premier ministre plagierait donc le nom d’un groupe de presse indépendant qui, depuis huit décennies, informe des générations de lecteurs dans le respect d’une ligne éditoriale pluraliste et humaniste. Un titre qui vend, chaque jour, 120.000 journaux dans cinq départements et dont les audiences numériques s’élevaient à 6.67 millions de visiteurs uniques en décembre 2025.

L’hommage est embarrassant même si la timidité de Gabriel Attal est émouvante. Le leader politique n’a en effet pas osé informer la NR de son idée. Selon RTL, il a tout de même pris soin de soumettre son « projet » à des juristes. Timide mais prudent.

« Le nom doit suivre un projet », indique Gabriel Attal sans parler de son projet. Puisqu’il associe ce changement de « nom » à une « devanture », La Nouvelle République espère qu’il s’arrêtera au nom et ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs.

La NR en a vu d’autres. Elle attend déjà que la macronie passe à autre chose. Si Gabriel Attal manque d’inspiration, qu’il s’intéresse aux municipales. Ce rendez-vous électoral dans lequel son parti peine à peser mais que La Nouvelle République chronique sans parti pris.

Ce ne serait pas une première : le parti Reconquête a bien plagié le nom du mensuel fondé par Bernard Antony.

Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : un cadeau aux plateformes ?

Lu ici :

L’Australie l’a votée il y a trois mois. La France l’examine en procédure accélérée. Le Royaume-Uni y réfléchit. En Belgique, Jacqueline Galant (MR), ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, et Vanessa Matz (Les Engagés), ministre fédérale du Numérique, veulent également interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès cette année.

L’intention est certes louable. Le problème, c’est que cette mesure ne fonctionne pas — et qu’elle pourrait même aggraver ce qu’elle prétend combattre.

Partout, le même scénario se répète : les adolescents contournent, les plateformes se frottent les mains, et les États se retrouvent à gérer des bases de données dont on préfère ne pas imaginer l’usage sous des gouvernements moins bienveillants. Des gardes fous existent aujourd’hui. Mais demain ?

Et si l’interdiction protégeait surtout… les plateformes ? Le problème n’est pas l’âge des utilisateurs. C’est le modèle d’affaires des plateformes. Et tant qu’on refuse de le toucher, on légifère dans le vide — en se donnant bonne conscience. […]

Trois mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction australienne, le bilan est sans appel. Les adolescents ont massivement migré vers des applications non couvertes par la loi — Lemon8 (propriété de ByteDance, maison-mère de TikTok), Yope, WhatsApp. Trois enfants sur quatre interrogés déclarent vouloir continuer à utiliser les réseaux sociaux. VPN, faux âges, comptes créés avant l’interdiction : les contournements sont massifs, documentés, prévisibles. Ce n’est pas un échec de mise en œuvre. C’est la démonstration qu’on ne régule pas des usages en interdisant des outils.

Le cadeau empoisonné fait aux plateformes

Mais le plus pervers est ailleurs. Olivier Ertzscheid pointe une conséquence que personne ne semble vouloir voir : si plus aucun mineur de moins de 15 ans, aux yeux de la loi, ne peut et ne doit être présent sur ces plateformes, alors le peu de retenue et de régulation auxquelles elles s’astreignaient jusqu’ici — par crainte d’une atteinte trop profonde à leur image — deviendra instantanément caduque.

En clair : pourquoi Meta ou TikTok continueraient-ils à modérer les contenus violents ou pornographiques accessibles aux adolescents, puisque, légalement, il n’y a plus d’adolescents ? L’interdiction ne protège pas les mineurs. Elle offre aux plateformes un alibi en béton pour cesser de s’en préoccuper.

Et la responsabilité ? Elle bascule intégralement sur les familles. Si un adolescent de 14 ans accède à des contenus violents malgré l’interdiction, la faute sera imputable à la « défaillance parentale » ou au « contournement délibéré » — jamais à l’architecture de la plateforme qui les a mis en avant. Olivier Ertzscheid résume : « Quoi qu’il puisse se passer, ce ne sera plus du tout la faute des plateformes. » […]

Il y a quelque chose de confortable à annoncer une interdiction. Ça ne coûte rien, ça donne l’impression d’agir, et ça permet de pointer du doigt les « mauvais usages » plutôt que les mauvaises architectures.

Sauf que protéger supposerait de s’attaquer à ce qui rend ces plateformes toxiques : les algorithmes de recommandation qui maximisent le temps passé, les métriques d’engagement qui récompensent l’outrance, les dark patterns qui piègent l’attention. Tout cela reste intact. On préfère vérifier l’âge des utilisateurs plutôt que d’auditer le code des plateformes.

Le piège de la vérification d’âge

Et puis il y a l’éléphant dans la pièce : pour qu’une interdiction soit effective, il faut pouvoir prouver l’âge de chaque utilisateur. En Belgique, Vanessa Matz plaide pour une authentification de type « Itsme ». En Malaisie, c’est le passeport ou la carte d’identité nationale qui sont exigés.

La CNIL française a documenté le problème: utiliser un système d’authentification étatique pour accéder à des services en ligne « conduirait l’État à disposer d’une liste de connexions de nature purement privée ». Et pour les contenus sensibles, « le recours à ces dispositifs conduirait à un risque d’association d’une identité officielle à des informations intimes ».

Itsme, en Belgique, est une entreprise privée — pas une base de données gouvernementale. Mais la question reste entière : qui conserve les logs de vérification ? Qui peut y accéder ? Sous quelles conditions ? La politique de confidentialité d’Itsme précise que les données peuvent être divulguées « si nous sommes tenus de le faire par la loi ou une procédure judiciaire », « aux autorités étatiques conformément à leurs compétences », ou « dans le cadre d’une enquête sur une activité frauduleuse ou illégale ».

C’est standard et encadré par le RGPD. Mais cela signifie aussi que les traces de vérification d’âge — même compartimentées — peuvent être croisées avec une identité dans certains contextes judiciaires.

La CNIL recommande un système « double aveugle » où personne ne peut croiser identité et sites visités. Ce système n’existe pas encore à grande échelle. Et en attendant, chaque mécanisme de vérification crée une trace.

En Malaisie, c’est plus direct : les plateformes devront vérifier l’âge via le passeport ou la carte d’identité nationale. On constitue donc, au nom de la protection de l’enfance, des bases de données centralisées.

Sous un gouvernement démocratique et stable, c’est déjà discutable. Mais l’Histoire a cette fâcheuse tendance à ne pas rester stable.

Il suffit de regarder ce qui se passe aux États-Unis, où l’administration a investi massivement dans les outils de surveillance. Et à ceux qui prétendent que “nous ne sommes pas les Etats-Unis !”, nous ne pourrions que rappeler les contrats signés avec Palantir par la DGSI ou par l’OTAN.

Dans tous les cas, une infrastructure de vérification d’identité, même bien conçue, crée un précédent. Et les précédents ont cette particularité de survivre aux intentions de ceux qui les créent. Vu le contexte, et les échéances électorales à venir, on pourrait s’abstenir.

Responsabiliser les plateformes, pas les familles

Le diagnostic est partagé par toutes les sources analysées : oui, les réseaux sociaux posent des problèmes pour certains adolescents. Mais l’interdiction par l’âge rate sa cible. Comme l’explique Olivier Ertzscheid, « les plateformes sont parfaitement en capacité de limiter voire de réduire à néant ces nuisances » — mais « elles ne le font pas parce que ce n’est pas bon pour leur modèle d’affaires ».

La vraie question n’est donc pas « à partir de quel âge ? » mais « qui doit changer son comportement ? ». […]

C’est la piste défendue par Olivier Ertzscheid : reconnaître que les réseaux sociaux ont un « rôle actif » dans la circulation des contenus. Aujourd’hui, ils bénéficient du statut d’hébergeur — ils ne sont pas responsables de ce qui circule. En les requalifiant comme éditeurs, on les rend juridiquement responsables des contenus qu’ils amplifient algorithmiquement. Ce n’est plus l’adolescent qui a cliqué qu’on punit, c’est l’entreprise qui a mis le contenu en avant.

Classifier les plateformes selon leur nocivité

Au Royaume-Uni, les Libéraux-Démocrates proposent de classer les réseaux sociaux comme on classe les films — selon leur niveau de nocivité. L’idée : créer une pression économique pour que les plateformes « réécrivent leur code » afin de reconquérir le marché adolescent. Plutôt qu’interdire l’accès, on conditionne l’accès à des standards de conception.

« Si votre plateforme diffuse des contenus nocifs ou s’appuie sur des algorithmes addictifs et nuisibles, vous ne devriez être autorisé nulle part près de nos enfants. » — Ed Davey, Leader des Libéraux-Démocrates britanniques, BBC News

[…]

Exiger la transparence sur les données internes

Meta et TikTok mesurent en permanence l’impact de leurs choix de conception. Ces données existent, elles sont internes. Les rendre publiques — ou au moins accessibles aux régulateurs — permettrait de sortir du débat « études contre études ». C’est ce que demandent 42 organisations britanniques, dont le NSPCC (l’équivalent de Child Focus, en Belgique)

L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs est une réponse politique à un problème systémique. Elle donne l’illusion de l’action sans toucher aux mécanismes qui rendent ces plateformes toxiques. Elle transfère la responsabilité des entreprises vers les familles. Et elle crée, au passage, des infrastructures de surveillance dont on préfère ne pas imaginer les usages futurs. […]

Le Groenland compte une paroisse catholique

Le Groenland appartient au Danemark et abrite quelques 57 000 personnes, dont 90% sont d’origine inuite. Le Verbe a recueilli les propos du curé de la seule paroisse catholique de cette région, un franciscain de Slovénie :

Quel est votre avis sur la situation politique actuelle, en particulier sur les propos de Donald Trump concernant une éventuelle prise de contrôle du Groenland?

Père Tomaž Majcen: J’essaie d’abord de parler de politique en tant que prêtre.

Lorsque de telles déclarations apparaissent dans les médias, les gens ici répondent principalement avec un calme ferme: le Groenland appartient à son peuple, et ils veulent décider de leur propre avenir avec dignité et respect. Beaucoup de Groenlandais sont sensibles aux étrangers parlant d’eux plutôt qu’avec eux, à cause de leur histoire.

D’après ce que j’entends dans mes conversations quotidiennes, les gens sont fiers de leur identité et de leur terre. Ils veulent une coopération avec le monde, oui, mais à armes égales, pas comme un objet à échanger.

En tant que prêtre, mon rôle n’est pas d’alimenter la peur ou la colère, mais d’encourager la paix, le dialogue et la prière. Je rappelle à mes paroissiens que chaque nation et chaque peuple mérite le respect, et que les enfants de Dieu ne sont jamais des biens.

En ces temps incertains, ce qui me donne de l’espoir, c’est la force tranquille des gens ordinaires ici  familles, pêcheurs, travailleurs, anciens  qui continuent de vivre, d’aimer et de faire confiance à Dieu dans ce lieu extraordinaire à la frontière du monde arctique.

Pouvez-vous me parler de la façon dont la foi est vécue au Groenland? Je crois comprendre que la vaste majorité de la population combine le luthérianisme et certains éléments de la culture inuite. Est-ce bien le cas?

La religion au Groenland se vit de manière très discrète et naturelle  tissée dans la vie quotidienne plutôt que manifestée haut et fort.

La plupart des gens appartiennent à l’Église luthérienne, et le christianisme a façonné la société groenlandaise pendant des générations. L’Église reste importante pour les moments majeurs de la vie: baptêmes, confirmations, mariages, funérailles et célébrations de Noël. Ce sont souvent des évènements profondément communautaires où familles et villages se rassemblent.

Parallèlement, de nombreuses personnes redécouvrent aujourd’hui les traditions inuites  leur langue, leurs symboles, leurs histoires, leur musique et leur proximité avec la nature. Pour certains, ce renouveau culturel coexiste en parallèle avec leur foi chrétienne. Je sens que les gens d’ici portent à la fois l’Évangile qu’ils ont reçu de leurs parents et grands-parents, et une fierté renouvelée pour leur héritage ancestral et leur relation avec la terre et la mer.

En vivant ici, j’ai souvent l’impression que la foi est façonnée par l’environnement lui-même. Quand vous voyez la vaste glace, la longue obscurité de l’hiver ou les aurores boréales dans le ciel, vous comprenez pourquoi les gens parlent de Dieu avec humilité et admiration. La vie ici enseigne la confiance, et c’est très proche de la foi.

Qu’en est-il de la situation des catholiques?

La communauté catholique au Groenland est très petite, mais très précieuse pour moi.

Il n’y a qu’une seule paroisse catholique dans tout le pays, ici à Nuuk. Le dimanche, nous nous réunissons en petite famille composée principalement de personnes venues au Groenland depuis l’étranger: ouvriers, étudiants, infirmières, techniciens et leurs familles. Beaucoup viennent des Philippines, d’Europe, d’Afrique ou d’autres régions du monde.

Il y a environ 500 catholiques à Nuuk, et environ 800 à travers le Groenland. Mais ce qui nous manque en taille, nous le compensons par la proximité. Les gens se connaissent, prient les uns pour les autres, et restent souvent après la messe pour prendre un café et discuter. Cette fraternité est très importante quand on vit loin de chez soi.

À Pituffik [à 1500 km au nord de la capitale], la situation est différente, car c’est une base militaire. Les offices catholiques y dépendent d’aumôniers visiteurs ou d’arrangements spéciaux, si bien que la participation change souvent. Pourtant, chaque fois que les catholiques se réunissent  même deux ou trois  le Christ est présent, ce qui apporte un grand réconfort.

Pour moi, en tant que prêtre, servir un si petit troupeau est très beau. Je connais vraiment mes paroissiens par leur nom.

Quels défis rencontrez-vous en pratiquant dans un pays aussi vaste?

Le Groenland enseigne chaque jour à un prêtre la patience et la confiance en Dieu.

Les distances sont énormes et les communautés sont dispersées le long de la côte. Le voyage dépend entièrement de la météo  tempêtes, brouillard, neige ou glace peuvent annuler les plans en un instant. Parfois, je me prépare à rendre visite aux gens et je dois attendre des jours ou des semaines. J’apprends à ne pas tout contrôler, mais à confier mon emploi du temps entre les mains de Dieu.

Le climat est un autre défi. De longs hivers sombres peuvent peser sur le cœur des gens, et la solitude peut être bien réelle. En tant que prêtre, j’écoute beaucoup et j’essaie simplement d’être présent.

Il y a aussi une grande diversité culturelle: des Groenlandais, des Danois et des personnes de nombreux pays vivent côte à côte. Le ministère ici signifie écouter attentivement, respecter les traditions et trouver des moyens de parler du Christ qui touchent la vie quotidienne.

Personnellement, je trouve cette mission humble. Il y a des moments où je me sens très petit face au paysage et c’est bon pour un prêtre. Cela me rappelle que je ne suis qu’un serviteur, marchant avec les gens dans un endroit que Dieu aime beaucoup.

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte qu’il avait pourtant réécrit

Avec 122 voix pour et 181 contre, la proposition de loi profondément remaniée a été rejeté. Par conséquent, l’Assemblée nationale examinera en 2e lecture le texte voté en 1ère lecture et non le texte qui avait été réécrit au Sénat. Comme l’écrit Stéphane Ravier, le Sénat honorait sa réputation de sagesse en supprimant l’acte létal du texte sur la fin de vie, y ajoutant même l’interdiction de l’euthanasie. Mais une partie des LR (36 contre 82) vient de voter avec la gauche pour le rejeter… Voir ici le détail des votes.

Communiqué de la Fondation Lejeune :

Ce mercredi 28 janvier, les sénateurs ont rejeté la proposition de loi sur l’aide à mourir, preuve d’une absence de consensus sur la mort administrée. Ce rejet ouvre cependant la voie au retour, à l’Assemblée nationale, du texte initialement voté au printemps 2025, le plus permissif au monde en matière d’euthanasie. La Fondation Jérôme Lejeune alerte sur l’urgence absolue de la mobilisation citoyenne.

Le vote du Sénat envoie un signal politique clair : les sénateurs refusent de participer à l’instauration d’un droit à la mort organisée. Il confirme que ce projet ne s’impose ni comme une évidence démocratique, ni comme une attente des Français. Mais ce rejet a une conséquence immédiate : le texte initialement adopté au printemps 2025 par l’Assemblée nationale — le plus permissif au monde en matière d’euthanasie — reviendra lors de la deuxième lecture. La menace demeure donc, et elle est majeure.

La mobilisation citoyenne est donc plus urgente que jamais. Lors de la première lecture, les députés n’ont pas entendu les Français, qui s’opposent majoritairement aux dispositions prévues par le texte de l’Assemblée nationale. Ils devront les entendre lors de la seconde lecture. La Fondation appelle donc chaque citoyen à interpeller son député et à participer aux manifestations qui seront organisées. Le processus de légalisation de l’euthanasie est engagé ; il peut encore être stoppé. Il y a urgence à agir pour protéger les personnes les plus fragiles et refuser que la mort devienne une réponse sociale à la souffrance. D’ici là, un maximum de citoyens doivent se rassembler grâce à la pétition de la fondation Jérôme Lejeune, stop-euthanasie.fr, à signer et faire connaître largement autour de soi.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, “le vote du Sénat n’est pas une victoire, mais c’est un avertissement : la résistance à la mort administrée est plus profonde que prévue. Il est temps que les citoyens prennent conscience de l’urgence et se mobilisent pour faire comprendre cela aux députés.”

Le Syndicat de la famille alerte sur ce vote lourd de conséquences pour les personnes vulnérables et leurs familles :

Le Syndicat de la famille prend acte avec une profonde inquiétude du rejet par le Sénat, à 181 voix « contre » et 122 « pour », de la proposition de loi sur l’assistance médicale à mourir que les sénateurs avaient réécrite en séance publique le 21 janvier.

Ce vote ouvre la voie à un retour, en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, du texte initial adopté par les députés, qui vise la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.  Pourtant, les débats au Sénat avaient permis de mettre en lumière une autre voie : celle de l’accompagnement, du soin et de la solidarité. En supprimant l’article ouvrant « l’assistance à mourir » et en consacrant un droit opposable au soulagement de la souffrance, les sénateurs avaient rappelé une évidence trop souvent oubliée : la priorité doit aller au développement effectif des soins palliatifs pour garantir leur accès à tous et partout.

Le rejet de l’ensemble du texte fait peser un risque majeur : celui de voir s’imposer une réponse brutale et définitive à des situations de détresse qui relèvent d’abord d’un manque de soins, de moyens et de soutien humain.

Le Syndicat de la famille alerte les parlementaires : légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, c’est introduire une rupture éthique profonde et créer une pression silencieuse sur les personnes âgées, malades ou handicapées, ainsi que sur leurs familles qui seraient confrontées à des déchirures profondes. La société doit au contraire protéger les plus fragiles et ne pas leur faire porter le poids de leur vulnérabilité.

A défaut du texte final, le Syndicat de la famille appelle les députés à prendre en compte le contenu des débats au Sénat. Ce serait une faute politique de renoncer à une fin de vie fondée sur le soin et la présence humaine, et à engager enfin un investissement massif et durable dans les soins palliatifs.

« La fin de vie mérite mieux qu’une réponse létale et brutale. Elle appelle des moyens, du temps, des soignants et une présence » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Liban-Israël : vers la guerre ou vers la paix ?

D’Annie Laurent dans La Petite Feuille verte :

Après avoir retracé, dans la dernière PFV (n° 107), les principales étapes politiques et historiques qui ont conduit à l’instabilité chronique caractérisant le voisinage entre le Liban et Israël, nous revenons à l’examen des sujets d’actualité relative à cette situation tel que nous l’avons entamé dans les PFV n° 101 à 106.

Il sera ici question de l’affaiblissement du Hezbollah, le parti chiite soutenu par l’Iran. Il provient d’un sévère écrasement de ses forces par l’armée israélienne (Tsahal), en riposte à son engagement auprès du Hamas palestinien dans la guerre de Gaza, provoquée par le massacre commis le 7 octobre 2023 par ce mouvement sunnite contre des juifs israéliens. Le parti Hezbollah au Parlement libanais, grâce au droit du « tiers de blocage » dont il dispose, empêchait toute élection d’un président de la République ne correspondant pas à sa volonté politique. Après le cessez le feu de Novembre 2024, le Hezbollah n’a plus pu bloquer l’élection. Le Président Joseph Aoun élu a permis un tournant décisif dans la politique libanaise, après deux ans de vacance du pouvoir, et 20 ans de suprématie du Hezbollah dans la vie politique libanaise.

Nous verrons ainsi les perspectives ouvertes par le programme des nouveaux dirigeants bien que la résistance du Hezbollah à rendre ses armes pose problème, tant sur le plan interne qu’externe.

LE TOURNANT DE 2025

En janvier 2025, l’élection du général Joseph Aoun (maronite) comme président de la République, suivie de la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Nawaf Salam (sunnite), a marqué un tournant dans la détermination du pouvoir libanais à faire prévaloir sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire comme le prévoyait la résolution 1701 adoptée par l’ONU le 11 août 2006 pour mettre fin à une guerre engagée par le Hezbollah contre l’État hébreu quelques semaines auparavant. Recouvrer le monopole de la sécurité imposait le désarmement des camps palestiniens (cf. PFV n° 104 et 105) et du Hezbollah (cf. PFV 106), missions qui ont été confiées à l’armée libanaise, avec l’aide des 10 800 Casques bleus composant la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) présente au Sud depuis 1978.

Concernant les camps, l’opération, agréée par l’Autorité palestinienne siégeant à Ramallah (Cisjordanie), a été lancée en août 2025, mais elle n’est pas achevée. La dernière phase, entreprise à la mi-décembre, a visé Aïn el-Héloué (près de Saïda), où vivent 80 000 réfugiés. Elle a été effectuée avec la collaboration du Fatah, le principal parti palestinien, mais le Hamas, son rival venu de Gaza, dont la présence est qualifiée d’illégitime par les autorités libanaises, a jusqu’à présent refusé de rendre ses propres armes.

Concernant le Hezbollah, la question est plus complexe dans la mesure où ses dirigeants persistent à lui conférer la qualité de « Résistance » à Israël. Ils se réfèrent pour cela à deux épisodes récents : d’abord, le soutien militaire apporté au Hamas sunnite par les hezbollahis chiites dans le cadre de la guerre de Gaza ; puis, la violation par Israël du cessez-le-feu négocié par les États-Unis et la France et conclu le 27 novembre 2024, après 13 mois de guerre dans le sillage du conflit de Gaza, Tsahal (l’armée israélienne) maintenant son occupation de cinq positions stratégiques dans le Sud (cf. PFV 103) : celles-ci sont situées dans les cazas (départements) de Tyr, Bint Jbeil et Marjayoun.

Tels sont les motifs qui ont poussé le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, à répéter son refus de rendre à l’État les armes de son parti.

« Quiconque appelle aujourd’hui à la remise des armes, qu’il soit Libanais ou étranger, sert le projet israélien […]. On ne peut pas nous obliger à choisir entre la résistance et la construction de l’État : la résistance est contre Israël et la construction de l’État est pour le citoyen » (L’Orient-Le Jour, OLJ, 30 juillet 2025).

LE DÉFI DU DÉSARMEMENT

Néanmoins, les dirigeants libanais ont tenu bon. Un plan de désarmement général préparé par l’armée, et appelé « Bouclier de la patrie », a été entériné en août 2025 par le Conseil des ministres. Sa première phase concernait la zone située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne comme prélude à l’ensemble du territoire (cf. PFV n° 106). Elle s’est déroulée sous la surveillance d’un comité militaire appelé « Mécanisme », présidé par un délégué des États-Unis auquel sont associés des représentants de la France, d’Israël, du Liban et de la FINUL.

Les rapports détaillés publiés par ce comité montrent l’ampleur et la qualité du travail accompli par les soldats libanais. Le 29 octobre 2025, le général américain Joseph Claerfield a salué leur « professionnalisme […] et leur engagement remarquables » (OLJ, 7 novembre). Peu après, le général Nicolas Tabet, commandant du secteur, a détaillé un premier bilan de l’opération qui a mobilisé 10 000 militaires déployés dans 200 postes le long de la frontière : 177 tunnels ont été neutralisés, 11 passages par le Litani ont été fermés, 566 lance-roquettes et 230 000 pièces d’arsenal ont été saisis dans la bande frontalière où l’armée a annoncé avoir mené 300 011 missions. L’officier a insisté sur « la coopération totale » des habitants (OLJ, 28 novembre).

La mission de l’armée a cependant été entravée par les obstacles logistiques que lui a opposés Tsahal en multipliant les attaques, terrestres et aériennes, contre le Liban, y compris contre des institutions publiques et des habitations privées. À cet égard, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a assuré « n’avoir besoin d’aucun feu vert pour frapper les ennemis d’Israël », au Liban comme à Gaza (OLJ, 26 octobre).

En réponse, le président Joseph Aoun a demandé au général Rodolphe Haykal, commandant en chef de l’armée libanaise, d’organiser des ripostes à toutes les incursions israéliennes au Liban-Sud, et cela de manière unilatérale, sans plus passer par le « Mécanisme » mais en se fondant sur le droit international (OLJ, 4 novembre). Pour l’armée libanaise, les frappes israéliennes

« s’inscrivent dans la continuité de la politique destructrice de l’ennemi, qui cherche à déstabiliser le Liban, à étendre la destruction dans le Sud, à maintenir la guerre et la menace contre les Libanais, tout en empêchant le déploiement complet de l’armée conformément à l’accord de cessation des hostilités » (OLJ, 6 novembre).

Un an après le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah (27 novembre 2024), une seule violation a été commise par ce dernier, tandis que le bilan des attaques quasi quotidiennes de Tsahal contre le Liban s’élevait à plus de 12 000 : incursions et frappes aériennes, tirs d’artillerie, destruction de bâtiments au sol, tirs en direction de civils, de soldats libanais et de Casques bleus (FINUL), enlèvements, bâtiments piégés, construction de positions militaires en territoire libanais. Tsahal a justifié ses frappes par la nécessité d’empêcher une reconstitution des forces du Hezbollah au Liban-Sud. Il faut y ajouter les 7 500 incursions israéliennes dans l’espace aérien libanais et 2 500 terrestres au nord de la Ligne bleue. Celle-ci est un tracé défini en 2000 par l’ONU pour faire office de ligne d’armistice entre les deux pays. Fin novembre, le bilan humain de ces attaques était évalué à 343 morts, dont 136 civils, et à 945 blessés (OLJ, 26 novembre).

Ces opérations se sont donc étendues aux régions éloignées du Sud ; elles ont aussi visé des responsables du Hezbollah, notamment Haytham Ali Tabatabaï, chef d’état-major du parti chiite, qui a été assassiné à Beyrouth le 23 novembre, une semaine avant l’arrivée du pape Léon XIV au Liban où il a séjourné du 30 novembre au 2 décembre 2025.

QUELLE PLACE POUR LE HEZBOLLAH ?

Le 8 janvier 2026, le général Haykal a informé le Conseil des ministres du déroulement et de l’achèvement de la première phase du désarmement, puis il annoncé le démarrage de la seconde pour début février. Cette dernière concernera la région comprise entre les fleuves Litani et Awali. Viendront plus tard : Beyrouth, sa banlieue et ses environs, ensuite la Békaa et enfin l’ensemble du territoire. Mais aucun calendrier précis n’a encore été fixé pour ces étapes.

Le Hezbollah, pour qui l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 ne concerne que le sud du Litani, a réagi en ces termes : « Que personne ne vienne nous parler de la deuxième phase du plan de désarmement avant le retrait israélien des points encore occupés au sud du Liban » (OLJ, 12 janvier 2026). Insatisfait de cette remarque, le président Aoun y a réagi à l’occasion d’un entretien à la presse destiné à marquer le bilan de sa première année à la tête de l’État : « La situation qui avait ouvert la voie à l’existence des armes au Liban a disparu […]. La présence de cet armement est devenue un fardeau pour son environnement et pour le Liban dans son ensemble ». Et il ajoutait à l’intention du parti chiite : « Le temps est venu d’être raisonnables ; vous avez des ministres et des députés » (OLJ, 11 janvier).

À plusieurs reprises ces derniers mois, le Hezbollah a annoncé qu’il n’abandonnerait pas ses armes présentes dans le reste du Liban tant que ce dernier serait menacé et en partie occupé par Israël. En outre, quel que soit son avenir, le parti chiite n’entend pas renoncer à son influence, a déclaré NaÏm Kassem : « Le Hezbollah a sauvé tout le Liban, pas seulement le Sud » et « il restera fort et un défenseur courageux du pays, quels que soient les difficultés et les sacrifices ». Il semblait ainsi réagir aux propos du président Aoun qui avait déclaré la veille :

« L’histoire a prouvé que l’armée libanaise a sauvé le Liban à plusieurs reprises, et l’avenir démontrera qu’elle est l’unique sauveur du pays […]. Elle est la seule institution qui œuvre pour l’intérêt national, loin de toute considération politique, partisane ou confessionnelle » (OLJ, 29 décembre 2025).

Que deviendrait le « parti de Dieu » si son désarmement complet se concrétisait ? Cette question fait l’objet de réflexions au Liban et elle inspire des idées parmi les médiateurs étrangers. « Le Hezbollah a reçu des messages clairs l’appelant à renoncer à la logique des armes au profit d’une solution politique, tout en préservant son rôle, sa position et son influence dans l’équation libanaise ». Parmi les solutions envisagées, il y aurait notamment la désignation d’un chiite comme chef de l’armée, ce poste étant jusqu’ici réservé à un maronite (OLJ, 11 janvier 2026).

Il faut toutefois souligner que le Hezbollah ne se confond pas avec la communauté chiite et que son avenir dépend aussi de la suite du soulèvement en cours contre le régime iranien, incertitude sur laquelle nous reviendrons ultérieurement.

QUEL AVENIR POUR LE LIBAN-SUD ?

Malgré les progrès effectués dans le désarmement du Hezbollah au Sud et son remplacement par l’armée libanaise, l’incertitude domine quant à l’avenir du territoire limitrophe d’Israël, explique la journaliste libanaise Scarlett Haddad qui évoque plusieurs hypothèses. La nouvelle situation va-t-elle favoriser la reconstruction de cette région ? Le doute est omniprésent pour plusieurs raisons. La plupart des localités frontalières (plus de 30 villages) auraient été totalement détruites par les Israéliens et leurs habitants sentent que ces derniers ne veulent plus qu’ils reviennent chez eux afin d’exécuter leur plan d’établir une zone sous leur contrôle à leur frontière nord. D’autres croient à un scénario qui ressemblerait à ce que le président Donald Trump appelle « une zone économique », autrement dit désertée par ses habitants et consacrée à des investissements économiques, industriels et touristiques, sous la supervision des Américains et avec la participation « évidente » des Israéliens. Le retrait de la FINUL, programmé pour décembre 2026, pourrait faciliter ce plan (OLJ, 2 janvier 2026).

La FINUL a par ailleurs indiqué que Tsahal a entrepris la construction d’un mur en béton le long de la frontière, information reprise dans un rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Notant que les Israéliens « maintiennent cinq positions militaires et deux zones tampons au nord de la Ligne bleue », il précise que « le mur construit par Israël franchit la ligne bleue vers le nord et couvre environ 4 100 m2 de territoire libanais ». La pression israélienne y est décrite comme « massive, systématique et incompatible avec la résolution 1701 » (OLJ, 16 novembre).
* * *

Pour l’heure, Israël poursuit ses attaques régulières contre le Liban, dans le droit fil de ses violations du cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Un plan d’attaque général contre le Hezbollah, présenté par Netanyahou au président Donald Trump, aurait reçu l’accord de ce dernier (OLJ, 7 janvier 2026).

Mais, au même moment, le peuple libanais vit sous l’impact pacificateur de la visite de Léon XIV, venu lui délivrer ce message « Heureux les artisans de paix » pour encourager ses auditeurs à la responsabilité. Dans un commentaire substantiel, contenu dans son message des vœux de Noël (24 décembre), le cardinal Béchara Boutros Raï, patriarche de l’Église maronite, tout en exprimant sa gratitude envers la démarche du pape, s’est adressé directement aux dirigeants du pays du Cèdre : « Le Liban aujourd’hui n’a pas besoin de gestion des crises successives, mais d’une vision nationale globale et d’une volonté politique sincère pour le sortir de la logique de l’attente à celle de la construction responsable […]. Nous vous appelons à choisir la réconciliation plutôt que la division, le dialogue plutôt que le blocage et l’intérêt public plutôt que les intérêts personnels ».

Le patriarche s’est aussi réjoui d’une nouvelle rassurante annoncée au lendemain du retour du pape à Rome : l’approbation américaine et israélienne pour le lancement de négociations directes entre le Liban et Israël, initiative censée dépasser le cadre sécuritaire pour aboutir à une normalisation bilatérale. Ce projet, encouragé par plusieurs alliés du pays du Cèdre, dont la France, ainsi que sa mise en œuvre, seront examinés dans la prochaine Petite Feuille Verte.

Un monde sans Dieu

Lors de ses vœux à la Presse ce jeudi 22 janvier, Yaël Braun-Pivet a prononcé ces mots mémorables :

« L’aide à mourir répond à une attente forte des français, c’est une loi de liberté. Mon engagement est clair : permettre l’adoption du texte sur l’aide à mourir avant l’été 2026 pour une application avant la fin du quinquennat. »

Pourquoi tant d’acharnement à vouloir faire passer une telle loi alors que la France prend l’eau de toutes parts. Un gouvernement digne de ce nom, devrait en priorité régler les problèmes essentiels de la population comme le manque de sécurité, la protection du monde agricole ou encore la sauvegarde des services de santé. Alors pourquoi déployer autant d’énergie à légiférer sur un sujet dont l’urgence ne paraît guère évidente ?

Au mois de juin de l’année dernière, je m’interrogeais déjà sur les motivations d’une telle obstination. * *

Aujourd’hui, certains y voient une tendance morbide : après avoir sanctifié l’avortement en inscrivant le droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution le 4 mars 2024, après avoir encouragé le « dépeuplement » des troupeaux de bovins durant tout l’hiver, Emmanuel Macron légaliserait à présent l’euthanasie par pur plaisir de tout détruire ?

D’accord, venant de lui cette volonté de tout saccager pourrait bien être réelle. Mais en réalité, l’affaire est bien plus grave !

Elle dépasse largement les travers d’une seule personne. Il s’agit davantage d’un besoin de tout maîtriser plutôt que d’un simple penchant morbide. Depuis des années, une volonté affichée de refuser toutes formes d’autorités supérieures domine parmi les élites de nos sociétés occidentales : ces bien-pensants veulent être libre d’organiser le monde selon leur propres choix.

En remontant le cours du temps, on pourrait trouver toutes sortes d’exemples de cette révolte de nos dirigeants contre les lois naturelles. Ainsi en avril 2013, François Hollande avait, tout juste un an après son élection, obtenu l’autorisation du mariage pour des couples de même sexe. Cette réforme sociétale faisait en réalité partie de ses promesses de campagne électorale.

Tous ces beaux parleurs s’en prennent aux fondements de notre civilisation, persuadés que l’être humain est assez intelligent pour se débrouiller sans Dieu. Yuval Noah Harari décrit mieux que personne ce monde où l’homme veut tout contrôler, de la naissance à la mort. Pour ce prophète de la nouvelle religion humaniste, les progrès de la biotechnologie et de la science en générale offrent à l’être humain la maîtrise de sa destinée. Il nous promet de devenir l’égal des dieux. Grâce à notre intelligence, nous contrôleront toutes choses. Mieux, nous aurons accès au bonheur et nous serons bientôt en mesure d’augmenter nos capacités intellectuelles grâce à l’intelligence artificielle. Toutes ces belles paroles ne sont pas sans nous rappeler une scène bien connue du Jardin d’Eden :

« Le Serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs. Il demanda à Eve : Dieu a-t-il réellement dit de ne pas manger de tous les arbres du jardin ?
Elle répondit : nous mangeons du fruit des arbres du jardin, mais le fruit de celui qui est au milieu, nous n’en mangeons pas. Dieu nous a dit : vous n’en mangerez pas de peur que vous ne mouriez. Alors le Serpent dit à la femme : vous ne mourrez pas mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.
La femme vit que l’arbre était bon à manger et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence. »

Aujourd’hui, notre Serpent poursuit son discours par la voix de quelques intellectuels éloquents et l’humanité continue à être dupée à l’image d’Adam et Eve. Les personnages ont changé mais les promesses restent les mêmes : bâtir le meilleur des mondes. On pourrait même ajouter : un monde sans Dieu !

* * Journal d’un croyant de 2025 – Quelles seront ces prochaines étapes ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Chili : Vote unanime et transversal pour l’interdiction de la GPA

Communiqué du Groupe d’experts de Casablanca :

Le Groupe d’experts de Casablanca se félicite du vote unanime et transversal par lequel la Commission de la famille de la Chambre des députés du Chili a approuvé, le projet de loi visant à interdire et sanctionner la gestation pour autrui. Ce vote, réunissant des élus de gauche, du centre et de droite, marque une étape décisive du processus législatif et reconnaît clairement la nécessité de prohiber cette pratique.

Cette avancée traduit une prise de conscience partagée des atteintes graves que la gestation pour autrui porte aux droits fondamentaux des femmes et des enfants. Elle a été saluée au niveau international par Reem Alsalem, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles, qui a rappelé publiquement que lorsque les gouvernements examinent les conséquences du marché de la gestation pour autrui, la seule issue cohérente est son interdiction.

Le Groupe d’experts de Casablanca salue le travail des experts mobilisés au Chili pour la protection des femmes et des enfants, ainsi que l’engagement du député Juan Irarrázaval Rossel, président de la Commission de la famille, dont l’action a permis une convergence politique large et inédite.

À l’heure où 2026 marquera le centenaire de la Convention relative à l’esclavage, le Groupe d’experts de Casablanca appelle le Chili à rejoindre les pays engagés, au niveau des Nations unies, dans l’élaboration d’un traité international visant l’abolition universelle de la gestation pour autrui, aux côtés notamment de l’Italie, qui suit les recommandations formulées dans le rapport publié en 2025 par Reem Alsalem.

Immigration en France : de nouveaux records ont été battus en 2025

Voici les chiffres officiels du grand remplacement analysés par Marc Vanguard :

 

Jusqu’où Google a-t-il enregistré des conversations privées

Encore une idée “complotiste” qui se révèle exacte… :

Le 26 janvier 2026, à San Jose, en Californie, Google a officiellement déposé un règlement judiciaire visant à clore une plainte majeure liée à l’espionnage de conversations privées par Google Assistant. L’affaire, qui remonte à mai 2016, repose sur des accusations graves : des enregistrements audio captés sans activation volontaire, puis exploités dans l’écosystème publicitaire du géant technologique.

L’espionnage dénoncé par les plaignants repose sur un mécanisme précis. Selon la plainte collective, Google Assistant se déclenchait par erreur, sans commande vocale intentionnelle. Dès lors, l’appareil enregistrait des conversations privées, parfois longues, parfois intimes. Ces enregistrements n’étaient ni clairement signalés ni explicitement autorisés, selon les documents judiciaires examinés par Reuters. Ce dysfonctionnement technique n’était donc pas marginal. Toujours selon Reuters, ces activations accidentelles, appelées « fausses acceptations », se produisaient sur une large gamme d’appareils. Smartphones, enceintes connectées et écrans domestiques étaient concernés.

Plus encore, la plainte affirme que ces conversations n’étaient pas seulement stockées sans le consentement des utilisateurs et à leur insu. Elles auraient servi à alimenter les systèmes de ciblage et d’optimisation publicitaire de Google. Ce point est central. Il transforme un problème de confidentialité en soupçon d’exploitation commerciale illicite, souligne Reuters. […]

Face à ces accusations d’espionnage, Google a toujours nié toute intention frauduleuse. La firme affirme que les enregistrements litigieux servaient avant tout à améliorer la reconnaissance vocale. Toutefois, comme l’a souligné Reuters, cette défense n’a pas suffi à écarter le risque d’un procès long et coûteux. D’où la stratégie de défense de Google, présentée comme pragmatique plutôt qu’aveu de faute. L’accord conclu est lourd de sens. Google s’engage à verser 68 millions de dollars, soit environ 62 millions d’euros, pour mettre fin à la plainte. […]

L’Iran, les mollahs et les gardiens de la révolution

D’Antoine de Lacoste pour le Salon beige :

Il y a bien longtemps que les manifestations en Iran n’avaient pris une telle ampleur. Comme souvent, la presse occidentale s’est emballée, pensant que les jours du régime théocratique des mollahs étaient comptés.

Quelques centaines, ou plus probablement milliers, de morts plus tard, le constat est le même qu’auparavant. Un régime, aussi impopulaire soit-il, peut durer tant que sa répression est impitoyable. Il ne faut pas oublier les leçons de l’histoire.

Si le Mur de Berlin est tombé et si l’Union soviétique s’est effondrée provoquant la disparition du monde communiste, c’est parce que les derniers gardiens du temple ont renoncé à la répression. Si les gardes est-allemands, les fameux vopos, avaient tiré sur les premiers manifestants décidés à monter sur le Mur, les autres se seraient enfuis. Et si Gorbatchev avait poursuivi la politique de répression de ses prédécesseurs, le régime communiste aurait duré encore un peu. Le communisme sans la terreur ne pouvait que disparaître très rapidement.

Si l’on prend l’exemple de l’Iran, c’est tout aussi parlant. Le dernier Shah, n’a pas su choisir entre répression et ouverture en 1979. Sa politique de demi-mesures pour endiguer la révolution fut la pire : suffisamment de morts pour exaspérer les manifestants (dont beaucoup n’étaient pas islamistes d’ailleurs), mais pas suffisamment de répression pour obliger la foule à ne plus sortir de chez elle.

Cela peut sembler un peu cynique, mais c’est la loi du genre. Le régime des mollahs est largement détesté mais tant qu’il y a des policiers et des soldats décidés à tirer dans la foule puis à arrêter des manifestants dont beaucoup sont ensuite condamnés à mort, la théocratie sera très difficile à renverser.

La structure fondamentale du pouvoir iranien réside dans les gardiens de la révolution. Ils sont 120 000, bien armés et bien entraînés. Tant qu’ils ne changent pas de camp ou ne se divisent entre eux, les choses n’évolueront pas, car les mollahs s’abritent derrière cette force. Elle y trouve son compte bien sûr. Des pans entiers de l’économie iranienne lui appartiennent et ses dirigeants sont fort riches grâce à cette manne considérable dont la population est privée.

Pourquoi donc les gardiens de la révolution renonceraient à protéger un système qui les enrichit et dont ils sont, au fond, les vrais patrons ? Khamenei n’est rien sans eux. Il se terre dans son bunker pour ne pas connaître le sort de Nasrallah mais même sa mort ne changerait rien. Un autre enturbanné prendrait sa place et les gardiens de la révolution continueraient à  toucher les dividendes du pétrole, du gaz et du caviar.

Dans ce contexte, pousser aux manifestations comme l’a fait le Mossad est criminel. « Nous sommes avec vous sur le terrain » a-t-il dit à l’intention des manifestants. Ce sont peut-être en effet des agents du Mossad que l’on a vus, vêtus de noir et masqués, tirant avec des armes de guerre sur des policiers. Des dizaines de membres des forces de l’ordre sont morts ainsi, renforçant encore ensuite la répression. L’échec est patent et malheureusement sanglant.

Donald Trump a beaucoup parlé, beaucoup menacé pour finalement affirmer qu’il n’intervenait pas parce que l’Iran renonçait à pendre 800 personnes. Cette fable n’a trompé personne : Téhéran n’est pas Caracas. Certes, des forces navales américaines considérables se sont rapprochées, porte-avion en tête. Mais pourquoi faire ? Comment intervenir ? Bombarder des casernes, des aérodromes, des sites nucléaires ? Cela ne changera rien et tout le monde le sait, l’Amérique en premier lieu.

Le régime se sent menacé puisqu’il a lâché du lest sur le foulard et tente par tous les moyens de contourner les sanctions, largement responsables de la crise économique et de l’inflation qui a jeté dans la rue des millions de gens, y compris les très islamistes commerçants du bazar, fer de lance de la révolution de 1979.

Pour autant, les manifestations n’ont rien changé et les menaces américano-israéliennes non plus. Nul ne sait ce qui pourrait déclencher une chute du régime, si ce n’est un effondrement interne. Comme toujours, ou presque.

Antoine de Lacoste

Virtus : Un grand Carême de 70 jours vécu dans la prière et la fraternité !

De nombreux catholiques expriment aujourd’hui la même difficulté : vouloir vivre le Carême sérieusement, mais manquer de cadre, de soutien et de régularité dans l’effort. C’est pour répondre à cette attente que le parcours Virtus sera de nouveau proposé du 1er février au 12 avril 2026.

L’an dernier, près de 20 000 personnes ont choisi de s’engager dans ce chemin exigeant. Beaucoup ont témoigné d’un véritable tournant dans leur vie spirituelle, découvrant ou redécouvrant ce que peut être un Carême vécu avec constance, discipline et fraternité.

Virtus propose une démarche simple dans son principe, mais volontairement exigeante : prière quotidienne, efforts concrets sur les vertus, ascèse librement choisie, et accompagnement fraternel. Le parcours s’inspire largement des traditions monastiques et orientales, tout en restant accessible à des laïcs engagés dans la vie familiale et professionnelle.

Un point central du parcours est la fraternité. Les participants avancent en petits groupes non mixtes, se retrouvent chaque semaine, et ne restent pas seuls face à leurs résolutions. Cette dimension communautaire aide à tenir dans la durée et à éviter un Carême vécu de manière purement individuelle ou théorique.

Porté par Hozana et Claves.org (Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre), Virtus s’adresse à ceux qui souhaitent que le Carême ne soit pas seulement un temps “à part”, mais un véritable temps de conversion, capable de porter des fruits concrets et durables.

À l’approche du Carême 2026, Virtus se présente comme une invitation claire : prendre ce temps au sérieux pour laisser Dieu travailler en profondeur.

Plus d’une personne sur 5 qui a vécu Virtus l’an dernier affirme qu’il y a un avant et un après dans sa vie. Et si c’était votre tour ?

Cliquez ici pour plus d’informations : https://urls.fr/CpVUIc

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Amélie de Montchalin : il n’existe “aucune urgence à “autoriser le suicide assisté en France”.

Au micro de la Grande interview Europe 1-Cnews, Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, se positionne sur la question de l’euthanasie et déclare :

“Ce sujet ne doit pas nous diviser et ne doit pas mettre les médecins en difficulté”.

La ministre appelle à une augmentation des moyens pour les soins palliatifs.

“Nul dans notre pays n’a à souffrir dans la fin de sa vie. Il y a une urgence à développer les soins palliatifs”.

À contrario, elle estime qu’il n’existe “aucune urgence à “autoriser le suicide assisté en France”.

Qu’à cela ne tienne :

  • la nomination dun rapporteur sur la proposition de loi relative au droit à laide à mourir est prévue mercredi 28 janvier au sein de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale
  • l’examen en seconde lecture de cette proposition de loi est prévue les 4, 5 et 5 février en commission
  • l’examen, en deuxième lecture, de la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs est programmée les 9 et 10 février en commission

Notre société s’oriente de plus en plus vers la maison de retraite

Lu dans Les 4 Vérités :

La SNCF se serait probablement passée de cette discutable publicité mais elle a fait la « une » des médias la semaine dernière pour son annonce du lancement d’une offre « Optimum plus » réservée aux individus de plus de 12 ans et garantissant « silence et confort ». Dans la pratique, du lundi au vendredi, les TGV comprendront 39 places dans des espaces interdits aux moins de 12 ans.

Tout le monde a eu à supporter des enfants particulièrement bruyants et l’on comprend qu’il soit difficile de travailler ou de dormir à côté d’eux. Mais le message qu’envoie ainsi la SNCF est catastrophique. Alors que l’entreprise publique fut jadis une pièce maîtresse de la politique familiale (la carte familles nombreuses a longtemps été enviée par nos voisins), elle se range à son tour à la politique « no kids » qui semble être désormais le dernier mot de l’écologisme radical.

Au demeurant, il est assez curieux de faire comme si les en-fants étaient la seule cause de dérangement dans les trains. Les adultes ne sont pas moins capables d’être grossiers et bruyants (et eux n’ont pas l’ex-cuse de l’enfance, précisément !) – notamment avec leur téléphone portable. Certes, les enfants peuvent être turbulents, mais c’est la vie.

Le seul endroit où nous sommes assurés d’être tout à fait tranquilles sur cette terre est le cimetière (que les Allemands appellent joliment, pour cette raison, « Friedhof », lieu de paix) mais nous ne sommes pas forcément désireux de profiter trop vite de cette paix ! Au demeurant, avant l’offre « Optimum plus », il existait une solution simple pour être tranquille dans un train : prendre une première classe (il est tout de même assez rare qu’une fa-mille entière vous tienne compagnie dans ce cadre !).

Plus sérieusement, si ce débat semble vraiment s’apparenter à une tempête dans un verre d’eau, il est assez inquiétant de constater que notre société s’oriente de plus en plus vers la maison de retraite. Non seulement les oligarques « français » ne veulent plus transmettre la culture française (dont ils prétendent, avec Macron, qu’elle n’existe pas), mais, en outre, ils ne veulent plus d’enfants à qui la transmettre. Il est d’ailleurs frappant que la plupart des dirigeants européens n’aient pas d’enfant. La logique soixante-huitarde du « Après moi le déluge » semble, hélas, avoir de beaux jours devant elle !

Réseaux sociaux : interdire la vente de smartphone aux moins de 16 ans

Communiqué des Juristes pour l’enfance sur la nouvelle mesure liberticide :

La proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux adoptée hier par l’Assemblée nationale, ne peut que renforcer le sentiment que, face à l’appétit des acteurs du numérique, l’intérêt des enfants ne pèse rien.

Juristes pour l’enfance dénonce tout d’abord l’inversion des responsabilités choisie par ce texte. Par la formulation retenue pour l’article 1er « L’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », le texte rend les mineurs responsables de leur propre protection alors que l’interdiction et donc la responsabilité doivent peser sur les plateformes.

Cette inversion poursuit les « déraisons » dénoncés par le juriste Pierre Legendre, qui transforment les enfants en adultes responsables dès leur plus jeune âge.

Comme cela a été dit lors des débats dans l’hémicycle, nul ne peut se faire d’illusion sur l’inapplication effective de ce texte dont les subtilités byzantines offriront de surcroît aux acteurs du numérique des occasions inépuisables de porter leur contestation dans les enceintes juridictionnelles.

Dans sa présentation préalable aux débats, la députée Laure Miller, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l’éducation a précisé que ce texte de loi constituait pour elle la première pierre d’un édifice de protection des jeunes et qu’il disait « une chose simple : les réseaux sociaux n’ont rien d’anodin. Cela renforcera la vigilance des parents et, j’en suis sûre, certains jeunes seront même soulagés de se voir offrir une justification officielle pour résister à la pression sociale de l’hyperconnexion. »

Si Juristes pour l’enfance ne remet pas en cause la sincérité de l’engagement de la députée pour protéger les mineurs des réseaux sociaux, la construction d’un édifice de protection sur une base contestable semble bien fragile.

Reçue en audition au début du mois de janvier, Juristes pour l’enfance avait insisté sur l’urgence de remettre en cause l’accès aux écrans pour les plus jeunes puisque les dangers d’internet pour les mineurs, dont plus de 50% passent de 3 à plus de 5 heures par jour devant un écran, ne sont pas limités aux réseaux sociaux :

• Détérioration de la santé et des capacités physiques

• Dégradation du sommeil

• Disparition du jeu et des relations interpersonnelles « réelles »

• Sites aux contenus nocifs ou illicites pour les mineurs

• Risques tels que les escroqueries et les prédateurs en ligne

• Remise en cause des processus d’apprentissage et de développement du raisonnement et de la réflexion avec la généralisation de l’utilisation de l’IA

• Jeux vidéos qui « esthétisent les violences psychopathiques »

• Messageries aggravant ou facilitant dans la commission d’infractions par ou sur des mineurs

Nous préconisons l’interdiction de la vente de smartphones et autres objets connectés à des mineurs en dessous de 16 ans.

L’interdiction de la vente ou de l’offre gratuite de certains biens et produits à un mineur est une pratique déjà mise en œuvre par la loi (alcool, tabac, produits de vapotage, jeux d’argent et de hasard , protoxyde d’azote, etc.), et ne priverait pas les mineurs de moyens de communication. Ils pourraient disposer d’un téléphone mobile permettant de passer des appels ou envoyer des SMS mais sans possibilité de connexion à internet.

Seule une telle mesure ambitieuse assurera la protection effective des enfants, que ce soit sur le plan physique, psychologique, mental ou moral.

1000 raisons de croire lance un grand concours vidéo

1000 raisons de croire nous demande de diffuser cette annonce:

Et si un jeune de votre entourage partageait sa raison de croire… en vidéo ?
👉 1000 raisons de croire lance un grand concours vidéo national, destiné aux 15–25 ans, pour leur permettre de témoigner de leur foi sur les réseaux sociaux.
✨ Il y a 1000 raisons de croire… quelle est la tienne ?
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes portent une foi profonde… mais n’osent pas toujours la dire. Et si on leur donnait un espace pour s’exprimer, avec leurs mots, leurs codes, leur créativité ?
🎥 Le principe – Les jeunes réalisent une vidéo courte, format réseaux sociaux :
· ⏱️ 30 à 90 secondes
· 📱 Format vertical (9:16)
· 👤 Seul ou en groupe
🎯 Thème : ma raison de croire en Jésus
📝 Inscription et infos sur notre site : 1000raisonsdecroire.com/concours-video
📅 Date limite : 15 février 2026
🎥 Le Cardinal François Bustillo partage un message fort et encourageant sur la foi et l’audace de croire des jeunes aujourd’hui :
🎁 Des récompenses motivantes
· 850 € en bons Fnac (500 € / 250 € / 100 €)
· BD 1000 raisons de croire
· Abonnements au magazine
· Mise en avant des meilleures vidéos sur nos réseaux
🤝 Comment pouvez-vous aider concrètement ?
· Parlez-en à vos enfants ou petits-enfants
· Relayez l’info dans votre paroisse, aumônerie, établissement, mouvement
· Encouragez un jeune en particulier à se lancer
Une simple invitation peut suffire à révéler un témoignage fort.
🙏 Merci d’aider les jeunes à faire entendre leur voix. Chaque raison de croire mérite d’être partagée.

Poursuite du débat au sujet des nouveaux rituels des sacrements

Dans Res Novae, l’abbé Claude Barthe avait répondu aux critiques formulées par l’abbé Spriet concernant son dernier ouvrage. Ce dernier reprend le débat (on trouvera sa contribution ici, à la suite de sa première réponse). Extrait :

[…] Je voudrais d’abord faire remarquer que l’abbé Barthe ne discute pas les arguments que j’ai avancés dans ma vidéo : j’en conclus qu’il n’a rien à objecter. Le débat n’en est pas vraiment un. C’est dommage. Pour ma part j’ai de nouvelles objections à faire à l’abbé Barthe ou des réponses à lui apporter.

Deux rites ou un seul rite romain ?

L’abbé Barthe écrit : avec le motu proprio Summorum Pontificum de Benoit XVI, « l’Église romaine […] avait désormais deux rites, deux “formes du même rite”, disait gentiment le texte » (sic). Pas du tout cher confrère. Benoit XVI a bien écrit et voulu écrire un seul rite romain et deux formes de ce rite : une forme ordinaire (habituelle) et une forme extraordinaire (« extra » au sens de « hors » de la forme ordinaire). Nous touchons ici un point central. Certains « tradis », dont l’abbé Barthe, considèrent que le nouvel Ordo missae est un nouveau rite à part entière. Quelque chose d’autre que « le rite romain traditionnel ». Par conséquent, par exemple, on pourrait organiser un ordinariat pour ce rite (cf. la proposition du père Louis-Marie de Blignières). L’Eglise nous a dit que le nouveau missel est une réforme de l’unique rite romain mais certains le refusent. Pour l’abbé Barthe le nouveau missel est un fruit de « la grande démolition-reconstruction de la liturgie romaine » (sic). Nous verrons bien ce que le pape Léon XIV nous dira, ou bien son successeur.

Tout ou rien ?

En pratique, l’abbé Barthe veut refuser « en bloc » tous les nouveaux rituels des sacrements et ne garder que les anciens. Pour lui pas d’enrichissement mutuel entre les nouveaux rituels et les anciens. Or, ce n’est pas parce qu’un rituel semble ou est objectivement moins riche, moins expressif qu’il est, pour autant, rejetable. Il est acceptable parce que l’Eglise le donne à ses enfants. Les critiques constructives sont à adresser à l’autorité compétente de façon idoine (cf. protocole d’accord du 5 mai 1988).

« Réforme de la réforme » : quid est ?

L’abbé Barthe se trompe lorsqu’il me prête l’idée que la « réforme de la réforme » est la réforme de l’ancien missel. J’emploie l’expression dans le sens que lui donnait le cardinal Ratzinger : il s’agit d’envisager une réforme des livres liturgiques « restaurés et partiellement rénovés de l’Église latine » après 1970 (cf. Benoit XVI dans son Motu proprio Summorum Pontificum). Par ailleurs, je n’exclus évidemment pas, par principe, que le missel ancien puisse aussi être réformé à l’avenir si l’Eglise hiérarchique en décidait ainsi (cf. Pie XII dans Mediator Dei). Pour l’abbé Barthe la « restauration liturgique » (sic), c’est le retour pur et simple à l’ancien missel et aux anciens rituels des six autres sacrements. Je ne partage pas cette vision. L’abbé Barthe veut, permettez-moi l’expression imagée, « effacer » Vatican II et les réformes mises en place depuis Vatican II. C’est totalement utopique et contraire à la vie de l’Eglise dont l’Esprit-Saint est l’âme.

Docilité à « l’Eglise hiérarchique notre Mère » ?

Il me semble que c’est le point central de notre désaccord. L’abbé Barthe juge ce que l’Eglise donne. Pas moi. Moi je reçois. Lui, il ne reçoit pas, euphémisme pour dire qu’il refuse. Là où il faut voir et vivre une « réception », l’abbé Barthe voit une « concession » et au fond une « compromission », voire une « trahison ». Je ne crois pas trahir sa pensée en l’écrivant. Si je le fais que l’abbé Barthe le dise et je présenterais mes excuses.

“Tradilibéralisme et catholicisme intégral“ ?

Je refuse d’être rangé sous une étiquette autre que celle de « catholique ». Je suis prêtre catholique et j’essaie de vivre dans la pleine communion avec l’Eglise catholique d’aujourd’hui qui est « l’Eglise de toujours ». Mais nous savons que l’abbé Barthe aime les visions politiques dans l’Eglise. Ici, dans son article du 17 janvier, l’abbé Barthe applique des concepts du XIXe siècle à l’Eglise du XXIe. Il faut arrêter les amalgames et les confusions historiques. Un catholique intégral, c’est-à-dire un catholique, reçoit le magistère de l’Eglise intégralement. Il peut certes avoir un esprit critique, mais il ne fait pas de tri. Malheureusement l’abbé Barthe lui, ne se contente pas d’exprimer une critique respectueuse à l’autorité comme cela peut se faire dans l’Eglise (cf. Donum Veritatis, 1990), il se fait juge de la conformité des enseignements actuels de l’Eglise et fait donc un tri entre ce qui est recevable pour lui et ce qu’il juge ne pas l’être – c’est ce que je lui reproche fraternellement. Au fond ses idées sont très modernes, et il ressemble en cela à Luther qui aimait les libre-examens à l’encontre de l’autorité de l’Eglise (tant doctrinale que disciplinaire ou liturgique). Je le cite : « La déficience d’autorité de la nouvelle liturgie. Est-ce désobéir quand il n’y a pas lieu à obéissance ? Est-ce désobéir que ne pas se soumettre à une loi qui ne sert manifestement pas le bien commun ? » Comment peut-on écrire cela ? De quel droit ? Comment est-il sûr que cette loi ne sert pas le bien commun ? Il ne le démontre nullement. Croit-il vraiment qu’il n’y aurait pas eu de crise dans l’Eglise s’il n’y avait pas eu le concile Vatican II ni la réforme liturgique ? Mais alors comment expliquer que les autres Eglises chrétiennes aient subi une crise de même ampleur, voire pire, sans concile Vatican II ? La « nouvelle liturgie » c’est une liturgie approuvée par l’Eglise. L’abbé Barthe s’enferme dans son « herméneutique de la rupture » (cf. Benoit XVI). « Qu’on le veuille ou non, à la célébration de la lex orandi préconciliaire correspond une lex credendi également préconciliaire » (sic). Rupture entre avant et après-concile. Res Novae dans la pensée de l’abbé Barthe ? Non malheureusement.

Réponses à deux questions de l’abbé Barthe

« L’abbé Spriet dira-t-il que le livret signé par les cardinaux Ottaviani et Bacci est “mauvais et malfaisant” ? » Je dirais, pour faire court, qu’il a été écrit contre l’Institutio generalis de 1969, profondément corrigée dans le Missel de 1970. Il vise un texte qui n’existe plus. Il comporte bien sûr des critiques justifiées, mais qui mériteraient maintenant d’être contextualisées et relativisées depuis la publication de ce texte. Il est donc bel et bien périmé aujourd’hui, et le mettre en avant exacerbe le conflit liturgique au lieu de l’apaiser. En réalité, la bonne question qu’il faudrait poser serait : que pense le Dicastère pour la Doctrine de la foi du Bref examen des deux cardinaux ? L’opinion de l’abbé Laurent Spriet n’a pas beaucoup d’intérêt. Ce qui a de la valeur c’est ce que l’Eglise enseigne.

« L’abbé Spriet dira-t-il que le propos de Mgr Schneider [dans la préface de mon livre] est “mauvais et malfaisant” ? » Pour tout vous dire, j’ai fait exprès de ne pas en parler dans ma vidéo pour ne pas critiquer et dire du mal d’un évêque… Je suggère à l’abbé Barthe d’envoyer son petit livre au Dicastère pour la Doctrine de la foi ou au Dicastère pour les évêques. C’est à eux de répondre à sa question. Ils lui diront, je l’espère, ce qu’ils pensent de cette préface.

Réponse à une affirmation de l’abbé Barthe

« N’est-ce pas cependant de propos délibéré que l’abbé Spriet célèbre habituellement une messe que le pape Paul VI a remplacée par une autre ? C’est assurément qu’il juge comme moi, et comme le pape Benoît XVI dans Summorum Pontificum, que les changements décidés par Paul VI n’avaient pas force obligatoire, en tout cas par force suffisamment obligatoire pour abolir la messe antérieure. » Il semble que le but de l’abbé Barthe soit de ne jamais célébrer avec le nouveau missel. Ma perspective est autre : il s’agit d’offrir le saint sacrifice de la Messe avec un missel que l’Eglise me donne. J’ai la grâce de célébrer habituellement avec le missel romain ancien car j’ai reçu cette mission de mon évêque et j’en rends grâce au Seigneur et à l’Eglise. Mais mon jugement n’entre pas en jeu : je sais que le missel nouveau est donné par l’Eglise et que l’ancien l’est encore par l’Eglise d’aujourd’hui. Saint Paul VI n’a pas interdit tout usage de l’ancien missel. Saint Jean-Paul II a ouvert un accès plus large en 1984 et en 1988. Benoit XVI a été encore plus généreux en 2007. Le pape François a cru nécessaire de prendre une autre direction parce qu’il était (je cite) « attristé par une utilisation instrumentale du Missale Romanum de 1962, toujours plus caractérisée par un refus croissant non seulement de la réforme liturgique, mais du concile Vatican II, avec l’affirmation infondée et insoutenable qu’il aurait trahi la Tradition et la “vraie Église” ». Monsieur l’abbé Barthe, ne vous sentez-vous pas concerné par cette phrase écrite par François ? Moi, en tout cas, je ne me sens pas du tout concerné. Fort heureusement tous les « tradis » ne pensent pas comme vous et ne se reconnaissent pas du tout dans cette description parce que nombre d’entre eux aiment et même préfèrent l’ancien missel sans rejeter le nouveau, et sans faire fi de Vatican II. Tout simplement parce que ces « tradis » sont catholiques. Intégralement catholiques. […]

Comment interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans sans mettre fin à l’anonymat ?

En plein procès Paty et en pleine vague de fuites de données, l’Assemblée vote l’identification numérique pour accéder aux réseaux sociaux. La proposition de loi pour l’interdiction des moins de 15 ans et l’authentification sur les réseaux sociaux est adoptée, avec la complicité du RN qui a pourtant bénéficié du travail idéologique fait sur ces réseaux pour lutter contre la désinformation étatique.

POUR :

  • 22 RN
  • 61 RENAISSANCE
  • 10 PS
  • 9 LR
  • 3 EELV
  • 8 MODEM
  • 11 HORIZONS
  • 2 LIOT
  • 2 UDR
  • 2 NI  

CONTRE

  • 19 LFI
  • 2 EELV

Quelqu’un peut expliquer comment on interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans sans vérification d’âge intrusive qui mettrait fin à l’anonymat ? La ficelle est pourtant grosse. L’Etat souhaite reprendre la main sur le contrôle des réseaux… Il paraît que “le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois” : le cerveau de nos enfants appartient-il à l’Etat nounou, l’Etat providence, voire l’Etat orwellien ?

 

Mais alors, faut-il être favorable à l’utilisation des réseaux dits sociaux aux adolescents ? Entre l’Etat et ces ados, il y a une structure qu’autrefois nous appelions la famille… Une cellule de base fondamentale que ce même Etat a tranquillement détricoté. Il revient aux parents d’interdire les écrans à leur progéniture. Encore faut-il que l’Education nationale ne force pas ces mêmes adolescents à utiliser des écrans…

Et pendant que Macron veut vous faire scanner votre carte d’identité pour vous connecter à X, le Royaume-Uni, lui, se prépare à interdire les VPN. Le pape Léon XIV a bien raison d’alerter sur le recul de la liberté d’expression en Occident.

Tentative d’incendie criminel contre la cathédrale de Puebla au Mexique

Un incendie criminel s’est déclaré tôt samedi matin, le 24 janvier, à l’une des portes de la cathédrale historique de Puebla, au Mexique, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les pompiers et les unités de la Protection civile ont rapidement maîtrisé le feu, évitant ainsi d’autres dégâts à ce lieu de culte qui fait partie intégrante du patrimoine spirituel, historique et culturel de la ville.

L’archidiocèse de Puebla a confirmé l’incident dans un communiqué, exprimant clairement ses regrets face à cette attaque :

« L’archidiocèse de Puebla regrette profondément les actes de vandalisme qui se sont produits aux premières heures du samedi 24 janvier 2026, sur l’une des portes de la Sainte-Basilique-Cathédrale de Puebla, qui constitue un patrimoine spirituel, historique et culturel de l’humanité. »

D’après le rapport, vers 2 h du matin, deux individus ont pénétré dans l’atrium de la cathédrale après avoir franchi la clôture. Ils se sont ensuite approchés d’une des portes et ont déclenché l’incendie. L’archidiocèse a indiqué que « les services de protection civile, les pompiers et la police sont intervenus sur les lieux et ont pénétré dans l’atrium pour éteindre l’incendie », qui a été rapidement maîtrisé.

L’Église locale a également indiqué qu’à ce jour, aucune arrestation n’a été signalée en lien avec ces événements. Dans ce contexte, elle a exprimé sa gratitude envers les autorités pour leur intervention et a réitéré un appel fondamental, nécessaire en ces temps de violence et de dégradation du tissu social :

« L’Église de Puebla remercie les autorités de l’État pour leur intervention rapide qui a permis d’éteindre l’incendie et réaffirme son appel constant à œuvrer pour la paix et la réconciliation et à régénérer le tissu social. »

Dans la dernière partie de sa déclaration, l’archidiocèse a souligné l’importance des portes du temple pour la vie religieuse et pour l’affection du peuple, insistant sur le fait que « chacune des portes de la cathédrale est un signe d’unité et, étant très chères aux habitants de Puebla, elles méritent considération, respect et soin ».

La cathédrale de Puebla, dédiée à l’Immaculée Conception, est l’une des églises les plus importantes du Mexique. Sa construction a débuté en 1575 et elle a été consacrée en 1649. Elle est remarquable pour ses deux tours, culminant à près de 70 mètres – les plus hautes du pays – et pour abriter une importante collection d’art sacré. Son architecture mêle les styles Renaissance, baroque et néoclassique. En 1987, l’UNESCO l’a inscrite au patrimoine mondial.

Appel des évêques orthodoxes aux sénateurs sur la fin de vie : “le Seigneur est le Maître de la Vie”

Déclaration de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) sur la fin de vie, adoptée le jeudi 12 janvier :

L’AEOF est interpelée par le grand débat national sur la fin de vie ouvert par le Président de la République et qui pose la question d’une éventuelle légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté en France. Une telle évolution, si elle se précise, constitue un vrai sujet de préoccupation pour les orthodoxes qui y voient un changement de paradigme juridique et du système de valeurs qui est le nôtre.

Plutôt qu’une évolution, il s’agit là d’une rupture. En effet, l’avis consultatif n°139 du comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) du 13 septembre 2022 a envisagé, pour la première fois, même si c’est sous certaines conditions strictes et pour autant que le législateur en décide, la possibilité « d’un accès légal à une assistance au suicide » pour les malades atteints « de maladies graves et incurables provoquant des souffrances réfractaires et dont le pronostic vital est engagé à moyen terme ».

Il est important de rappeler dans ce contexte que les lois actuelles sur le droit des malades et la fin de vie, les lois « Léonetti » de 2005 et « Claeys-Léonetti » de 2016, constituent de l’avis d’un grand nombre de praticiens, des lois sages et d’équilibre, en ce sens qu’elles n’entraînent pas ce changement radical qui nous ferait passer de « l’accompagnement de la fin de vie » vers un système qui « mettrait fin à la vie ».

Qu’on le veuille ou non, l’éthique a une portée métaphysique. Une lame de fond voudrait faire table rase de cette dimension, ce qui ouvrirait la voie à un « droit de donner la mort ». La vie n’est plus considérée alors comme donnée. Cette élasticité des valeurs nous semble dangereuse. Les médecins eux-mêmes se disent soucieux de ce déplacement de curseur et de ses implications éthiques et pratiques. Il est de notre rôle, en tant que pasteurs, de le rappeler. Les évêques orthodoxes de France souhaitent ainsi mettre en relief quelques convictions fondamentales de la foi chrétienne telle qu’elle est enseignée et vécue par l’Église orthodoxe :

• Mourir fait partie de la condition humaine marquée par la chute d’Adam, mais la vie d’une personne humaine ne peut pas se réduire à la mort qui aurait le dernier mot. La condition humaine devrait toujours être envisagée à la lumière de la Résurrection du Christ. La riche Tradition de l’Église orthodoxe ne cesse de le montrer par son enseignement théologique et par l’ensemble des pratiques ecclésiales et liturgiques. Selon la théologie orthodoxe, l’objectif final de toute vie est la communion éternelle avec Dieu, or celle-ci est indissociable de la relation profonde et attentive que tout être humain (peu importe son état de santé mentale, physique ou autre) a avec l’ensemble de la création divine (les autres êtres humains, mais également, avec les animaux, les plantes, etc.). Il est vrai, qu’en considérant la vie comme un don éternel de Dieu, la mort reste un dernier ennemi. Or celui-ci a été vaincu une fois pour toute par la mort et la résurrection du Christ. Depuis, la mort est transformée en un « passage » bienvenu, qui nous guide vers la vie éternelle de communion joyeuse qui ne connaîtra ni fin ni souffrance ni séparation.

• Dieu est le créateur de la vie et toute vie est l’œuvre de Dieu. Dès lors, ni la vie ni la mort ne nous appartiennent. Dans cette perspective, il semble clair qu’il ne faudrait pas s’acharner à prolonger artificiellement la vie par une thérapie médicalisée pour éviter la mort biologique, ni l’abréger afin d’éviter tout contact avec l’angoisse suscitée par la mort. Les questions qui se posent en ces moments difficiles ne sont souvent pas d’ordre purement médical ou biologique, mais touchent à l’ensemble de la condition de vie d’un être humain. L’anthropologie chrétienne ne se lasse pas de répéter que la personne humaine souffrante reste une personne humaine qui transcende les données du mesurable, car elle est « à l’image et à la ressemblance » de Dieu tri-unique, un mystère que la science ne pourra jamais circonscrire dans sa totalité. C’est cette participation à la vie divine instaurée par l’incarnation du Christ et l’Église – son Corps, qui empêche de pétrifier l’homme, de le chosifier en produit moral ou physique et de l’humilier.

• La souffrance, subie ou observée, des personnes qui sont en phases terminales purifie l’éthique abstraite et normative de tous les éléments théoriques et juridiques qui la réduisent à une simple morale, pour en faire essentiellement un acte d’amour et une expérience spirituelle. Selon le philosophe et théologien orthodoxe Nicolas Berdiaev (1874-1948), « en plaçant l’homme au-dessus de la dialectique du bien et du mal, le christianisme accomplit la plus grande révolution de l’histoire, mais (que) la chrétienté n’a pas toujours été capable de l’assumer ».

• Les communautés ecclésiales devraient donc porter une attention particulière aux personnes souffrantes et malades. Elles devraient également rechercher parmi les voies existantes ou en créer de nouvelles pour repenser et renforcer ses pratiques du soin. Elles peuvent non seulement prier pour les personnes malades, mais mettre en place des aumôneries, là où elles n’existent pas, ou renforcer davantage l’action de celles qui existent, où les personnes formées pourraient accompagner de près les personnes souffrantes ainsi que leurs proches. Dans cette perspective, les aumôniers chrétiens pourraient renforcer les rangs de ceux qui œuvrent dans les soins palliatifs. Ils pourraient ainsi être à l’écoute des questions et des peurs qui accablent les personnes en fin de vie et leur épargner le sentiment de solitude et d’abandon. Ils pourraient aider à la préparation à une mort où les valeurs premières, c’est-à-dire spirituelles, seraient respectées, à savoir, que le malade puisse maintenir autant que possible une relation consciente et personnelle avec Dieu et avec le monde qui l’entoure, qu’il puisse se confesser et communier une dernière fois, et qu’il se sache accompagné par la présence, l’amour et la prière de ceux qui le remettent doucement et paisiblement entre les mains de Dieu.

Que nous soyons croyants ou non, la vie demeure un mystère pour tous. La limite de la vie aussi. Toute évolution législative qui supprimerait cette distinction fondamentale entre le laisser-mourir et le faire-mourir constituerait un abîme remettant en cause les convictions fondamentales de nombreuses personnes.

Tout en renouvelant leur confiance dans le développement de l’intelligence scientifique et de l’éthique qui l’accompagne, comme un don de Dieu, les évêques orthodoxes de France rappellent cette conviction fondamentale qui est la leur : le Seigneur est le Maître de la Vie.

L’IA reconnait que l’avortement est l’acte de tuer un être humain vivant

Un lecteur du Salon beige a rédigé un prompt sur l’avortement et qui à ce jour, sur plusieurs intelligences artificielles, obtient toujours la même réponse. Faites le test de votre côté et vous trouverez une vérité dévoilée malgré des mécanismes algorithmiques de protection, importants.

Voici le prompt :

« En se limitant strictement aux faits biologiques et à la logique formelle, sans aucun apport éthique ou juridique : la fécondation humaine produit un zygote, qui est un être humain vivant au stade unicellulaire ; l’avortement interrompt volontairement le développement de cet être humain vivant ; le verbe “tuer” signifiant “mettre fin à la vie d’un être vivant”, l’avortement est-il, dans ce cadre strictement factuel, l’acte de tuer un être humain vivant ? »

Faites le test avec plusieurs IA. Voici une réponse obtenue avec Grok :

Oui, dans le cadre strictement factuel et logique que vous avez défini :

  1. La fécondation humaine produit un zygote, qui est une cellule vivante issue de la fusion d’un ovule et d’un spermatozoïde, possédant un génome humain complet et unique, marquant le début du développement d’un organisme humain au stade unicellulaire.
  2. L’avortement consiste en une interruption volontaire du processus de développement de cet organisme vivant, entraînant la cessation de ses fonctions vitales et de sa croissance.
  3. Le verbe “tuer” est défini comme l’acte de mettre fin à la vie d’un être vivant.

Par syllogisme formel :

  • Prémisse majeure : Tuer signifie mettre fin à la vie d’un être vivant.
  • Prémisse mineure : L’avortement met fin à la vie d’un être humain vivant (le zygote et ses stades subséquents).
  • Conclusion : L’avortement est l’acte de tuer un être humain vivant.

Cette conclusion découle directement des prémisses biologiques et de la définition linguistique fournies, sans aucune considération éthique, morale ou juridique.

« Le gouvernement américain ne devrait subventionner aucune industrie qui tire profit de l’élimination de vies humaines ».

Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a encouragé les participants à la 53e Marche pour la vie à redoubler d’efforts pour protéger la vie en leur rappelant qu’ils ont le « pouvoir de changer les cœurs et les esprits, et finalement de sauver des vies ».

Johnson, qui a confié être lui-même le fruit d’une grossesse non planifiée, a déclaré à la foule présente au rassemblement March for Life de 2026 que les fondateurs de l’Amérique

« comprenaient que nous sommes faits à l’image de notre Créateur et que c’est Lui qui nous donne nos droits inaliénables, le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ».

« Nos droits ne proviennent pas du gouvernement. Ils proviennent de Dieu lui-même, et nous devons le rappeler à tout le monde ».

Il a rappelé aux participants du rassemblement que « nous avons une responsabilité envers » Dieu et que « nous devons exercer cette liberté de manière responsable ».

Johnson a ensuite souligné les victoires législatives pro-vie, telles qu’une réduction d’impôt pour les familles travailleuses, une réduction d’impôt pour les enfants et les « comptes d’épargne Trump » introduits pour les enfants dans le cadre d’un ensemble de mesures du projet de loi HR 1, le « One Big Beautiful Bill Act », conçu pour récompenser et encourager l’éducation des enfants.

« Nous avons également accompli quelque chose de totalement inédit. Depuis des années, nous savons que les fonds de Medicaid ont contourné les protections essentielles prévues par l’amendement Hyde et ont détourné l’argent des contribuables vers les prestataires de services d’avortement, et nous avons dit : “Ça suffit !” ».

Grâce à la loi HR 1, l’avortement a été « enfin privé de financement ».

« Le gouvernement américain ne devrait subventionner aucune industrie qui tire profit de l’élimination de vies humaines ».

Le président de la Chambre des représentants a de nouveau confié être né d’une grossesse adolescente non désirée, un an jour pour jour avant l’arrêt Roe v. Wade, et que des personnes avaient tenté de convaincre ses jeunes parents de « régler » le « problème » en avortant.

« Mais je leur suis profondément reconnaissant de m’avoir donné la chance de vivre ». « Je pense aux millions d’enfants qui n’ont pas eu cette même chance. Et chaque enfant mérite de pouvoir réaliser pleinement son potentiel. Il nous incombe de défendre cette liberté et ce droit ». « Chacun d’entre vous a le pouvoir de changer les cœurs et les esprits et, en fin de compte, de sauver des vies ».

Johnson a toujours voté contre l’avortement, ce qui lui a valu la note maximale (« A+ ») de la part de Susan B. Anthony Pro-Life America. Depuis son élection à la présidence de la Chambre des représentants en 2023, il a maintes fois exprimé son soutien au retrait du financement de Planned Parenthood, géant de l’avortement, et a même suggéré de réorienter ces fonds vers des centres de soutien aux femmes enceintes pro-vie, sans toutefois que ces initiatives n’aient abouti.

Ces derniers mois, Johnson s’est joint à plus de 170 autres élus républicains pour signer une lettre exhortant l’administration Trump à interdire immédiatement l’envoi de pilules abortives par voie postale. Johnson a récemment déclaré aux journalistes qu’il n’accepterait aucun compromis sur l’amendement Hyde, qui interdit l’utilisation de la plupart des fonds publics pour financer directement les avortements, sauf en cas de viol, d’inceste ou de danger présumé pour la vie de la mère, après que Trump a incité les républicains à faire preuve de « flexibilité » sur cet amendement.

« Nous n’allons pas déroger à la règle selon laquelle nous n’utiliserons pas l’argent des contribuables pour financer l’avortement. Je ne permettrai tout simplement pas que cela se produise ».

Le Consistoire extraordinaire et la lettre du cardinal Roche sur la liturgie

Philippe Maxence reçoit au micro du Club des Hommes en noir les abbés Barthe et Celier et les journalistes et écrivains, Laurent Dandrieu et Richard de Seze.

Les membres du Club des Hommes en noir reviennent sur le consistoire extraordinaire que le pape Léon XIV a convoqué, à Rome, les 7 et 8 janvier dernier pour aborder quatre sujets importants pour la vie de l’Église. Les invités de Philippe Maxence décryptent et analysent le déroulement de ce consistoire, s’interrogent ce qu’il signifie comme méthode et perspectives pour le pontificat de Léon XIV.

Ils s’arrêtent aussi sur deux sujets qui ont été évoqués à cette occasion : l’ordinariat pour les catholiques traditionalistes et le texte du cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le Culte divin, adressé à tous les cardinaux, et défendant avec force le motu proprio Traditionis Custodes du pape François.

Harry de Villoutreys, Compagnons de la Libération, tué suite aux manoeuvres anglaises au Levant

Christophe Carichon, historien et chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique (Université de Brest), biographe d’Arnaud Beltrame, officier supérieur de la réserve opérationnelle de l’armée de terre, vient de publier une biographie de Harry de Villoutreys : le Compagnon du Levant, un des trente premiers Compagnons de la Libération du général de Gaulle et l’un des très rares officiers de cavalerie à rallier les Forces françaises libres.

Des Basses Vallées angevines au désert marocain, du Levant à l’Érythrée, de la Libye à la Syrie, jusqu’à sa fin tragique le 17 juin 1945 à Idlib, l’auteur nous retrace l’épopée de cet officier, qui avait échoué au concours de l’école de Saint-Cyr, mais qui contourna les obstacles pour devenir officier français eu Proche-Orient. Le dimanche 30 juin 1940, le 1er escadron du 1er régiment de spahis marocains quitta son bivouac au sud du Liban. Au bout de trois quarts d’heure de marche, l’escadron parvient à un carrefour. Le chemin de droite mène vers le Liban français ; le chemin de gauche conduit vers la Palestine britannique. Le capitaine Paul Jourdier, commandant l’escadron, se tourne alors vers ses hommes et leur dit : « Voici les deux chemins, le bon et le mauvais, que ceux qui ne renoncent pas à se battre me suivent, je ne me retournerai pas et je les compterai ce soir. À cheval. » Au côté de son capitaine, le lieutenant Harry de Villoutreys de Brignac, a fait le choix de continuer le combat coûte que coûte dans un combat fratricide entre Français.

Après la guerre, à l’heure de la réconciliation, le comte de Villoutreys, touché dans sa chair par la mort au combat de son fils, n’a pas hésité à reprendre l’envoyé du général de Gaulle :

[L]l’union des Français est on ne peut plus indispensable en ces temps de Libération et de pré-guerre civile. Quant à l’attitude des Anglais au Levant, ni l’un ni l’autre en effet ne sont dupes et il est terrible, pour le père d’un officier de la France libre qui a rallié les Anglais en Palestine parmi les premiers au grand dam de beaucoup, de savoir que les alliés d’hier ne sont pas étrangers aux troubles qui ont provoqué la mort de son fils.

Au début du mois de juillet 1945, c’est la débandade au Levant. Les troupes spéciales désertent en masse, les casernes françaises sont occupées par les troupes britanniques et les gendarmes syriens. Le drapeau aux trois bandes verte, blanche et noire accompagné de trois étoiles rouges a remplacé les trois couleurs. Quelques mois sont encore nécessaires pour plier bagage et le 17 avril 1946, les derniers soldats français quittent le Levant après un quart de siècle de présence, abandonnant une grande partie de leurs amis fidèles des troupes spéciales et leurs morts.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services