La franc-maçonnerie milite pour l’euthanasie
La Grande Loge de France a envoyé sa propagande “humaniste” aux députés français pour les encourager à légiférer en faveur de l’euthanasie :

Le chant des cathédrales
Henri, le pèlerin des cathédrales, nous emmène à la découverte de ces bijoux architecturaux. Le premier volet de sa série documentaire a été diffusée vendredi dernier sur C8.
Malheureusement les audiences ne sont pas à la hauteur, notamment à cause de son horaire de diffusion. Pour s’installer de façon pérenne au sein du groupe Canal+, il faut que ses émissions soient vues par plus de téléspectateurs, en direct ou en rediffusion (disponible jusqu’à vendredi 23h59).
La dernière folie d’Ursula
D’Antoine de Lacoste pour la revue d’Histoire européenne :
Plus les affaires militaires de l’OTAN vont mal en Ukraine, plus l’Europe se lance dans une ahurissante fuite en avant pour intégrer à marche forcée un pays en guerre.
C’est bien sûr la Commission de Bruxelles qui est à la manœuvre, représentée par sa sémillante présidente, Ursula von der Layen. Elle n’est élue par personne, mais agit comme un véritable président d’une Europe qui n’en possède pas. Ne nous en étonnons pas, c’est le fonctionnement normal du « machin » où les élus du Parlement européen ne semblent pas servir à grand-chose et avalisent, quand on leur demande leur avis, les décisions concoctées par la toute puissante Commission. Les élections à venir changeront peut-être certains fonctionnements mais la Commission poursuivra son œuvre.
En agissant ainsi, et sans se faire contredire par les chefs d’Etat ou de gouvernement européens (hormis Viktor Orban), Ursula von der Layen commet plusieurs graves erreurs qui se révéleront au grand jour au fil des ans.
Tout d’abord, elle fait passer l’Ukraine devant d’autres pays des Balkans qui tendent la sébile depuis longtemps : Serbie, Monténégro, Macédoine du Nord, Bosnie-Herzégovine, Albanie. Certes, on ne peut qu’observer avec circonspection l’arrivée dans l’Europe de pays aussi pauvres et, hormis la Serbie, aux taux de chômage fort élevés. La Serbie qui n’est d’ailleurs pas vue d’un bon œil par la Commission, car elle n’accepte pas d’entrer dans la russophobie ambiante, sésame pourtant indispensable pour être accueilli avec le sourire. Le président Vukic vient en outre de remporter largement les élections législatives anticipées, et la tentative de révolution de couleur qui a suivi semble tourner court.
A quel titre accélérer l’examen de la candidature de l’Ukraine ? Il s’agit d’une posture purement idéologique qui ne trompe personne. Elle provoque logiquement une grande amertume chez des pays candidats en vain depuis des années et fait croire aux Ukrainiens qu’un avenir radieux les attend, contrepartie macabre de leur résistance sanglante face à l’armée russe. En réalité, leur candidature prendra de longues années et ne débouchera pas nécessairement sur une adhésion : le peuple ukrainien a-t-il conscience de ce marché de dupes ?
Accepter la candidature d’un pays en guerre est une autre erreur. C’est sans précédent et c’est surtout une décision qui n’intègre pas la défaite militaire de l’Ukraine. Celle-ci devient très probable maintenant et, en tout cas, il lui sera évidemment impossible de reconquérir le Donbass ou la Crimée. Dans ces conditions, poursuivre la guerre à tout prix défie l’entendement. L’Angleterre, agent américain avéré de l’Europe, qu’elle a pourtant quittée, veut la guerre jusqu’au bout, jusqu’au dernier ukrainien, selon l’expression consacrée. La France et l’Allemagne suivent docilement, contre toute raison. Pour quel résultat ? Le temps joue en faveur de la Russie et l’on veut se persuader du contraire. Le drame, c’est que nous n’avons plus de politique étrangère. Sous la houlette de Washington, nous sanctionnons de façon compulsive un pays qui a moins besoin de nous que le contraire.
Une autre erreur majeure de cet élargissement est l’absence de considération pour l’opinion des peuples européens. Dans leur grande majorité, ils ne veulent pas voir entrer l’Ukraine dans l’Union. Ils savent bien que le coût en sera exorbitant et que la France, déjà gros contributeur (21,6 milliards en 2024), verrait sa participation croître. Il n’y aura bien sûr plus de referendum sur le sujet, souvenir cuisant de nos si démocrates dirigeants.
Il y a également beaucoup à dire sur la corruption endémique qui sévit en Ukraine. De nombreux scandales ont éclaté et l’Europe préfère regarder ailleurs tout en sachant parfaitement ce qu’il en est.
L’Europe est un bateau ivre piloté par des commissaires et des fonctionnaires que personne n’a élus et que personne ne sanctionne. Et nous sommes prisonniers dans ce bateau.
Antoine de Lacoste
Présentation de la “Maison d’éducation Pauline Marie Jaricot”
Dans son émission sur Radio courtoisie, Thibaut de Chassey, assisté de Marie-Astrid, recevait Thérèse Madi, directrice pédagogique du collège et lycée Pauline Marie Jaricot, à propos de l’ouverture prochaine d’une école hors-contrat dans l’Ain près de Bourg en Bresse.
L’émission peut être écoutée ici.
Défense de la vie, la mère de toutes les batailles
Editorial d’Olivier Frèrejacques pour Liberté politique :
À l’heure des petites combinaisons politiques et des compromissions de toutes sortes, il est bon de hiérarchiser les combats. Au-delà de toutes considération partisane, quiconque vise le bien commun ne peut pas passer à côté de la défense de la vie. Alors que l’année 2024 pourrait être l’année de la légalisation de l’euthanasie en France, La Marche pour La vie organise le 21 janvier sa marche annuelle pour faire valoir une politique de défense du plus faible.
Dans un an, la République et les partis de toutes « obédiences » célèbreront les cinquante ans de la loi Veil, ouvrant la voie vers la légalisation de l’avortement. Cet « anniversaire » lugubre donnera lieu à un concert de louanges autour de Simone Veil et sa loi qui auront favorisé l’élimination de millions d’enfants dans le ventre de leur mère. Banaliser et généraliser la pratique de l’avortement n’était peut-être pas l’objectif principal du texte mais le résultat est là et si l’on peut expliquer la démarche du ministre de Valéry Giscard D’Estaing, elle ne peut en aucun cas être légitimée pour quiconque entend défendre la vie de sa conception à sa fin naturelle.
Là où le discours politique s’est « libéré » sur certains thèmes comme l’immigration, il semble n’avoir jamais été aussi tabou sur la question de l’avortement. En octobre 2023, sur les ondes de France Info le chef de fil du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau, censé incarner une forme de conservatisme à droite, s’est dit « totalement pour la loi Veil ».
Concernant la légalisation de l’euthanasie que le gouvernement entend mettre en place, les oppositions seront très limitées. Les Républicains seront divisés et le RN laissera au mieux une liberté de vote pour s’éviter une diabolisation tant honnie. On peut cependant légitimement se demander ce que vaudront les partis qui ne défendent pas une civilisation de la vie dans l’opposition une fois qu’ils seront au pouvoir. Pour les LR, on a déjà eu un aperçu, pour le RN, nous n’y sommes pas.
La droite tient les promesses de la gauche
En 1975, c’est un ministre de « centre-droit » qui a légalisé l’avortement en France sous la présidence de Valéry Giscard D’Estaing. En 2024, c’est un ministre issu des rangs de la droite qui devrait être chargé de « faire le travail ». Spécialiste des retournements de veste, Catherine Vautrin, fraîchement nommée en janvier 2024, était opposée au mariage homosexuel avant de « rétropédaler » pour rester dans le sens du vent. En 2004, celle qui était secrétaire d’État aux personnes âgées évoquait « les démarches, inacceptables, d’euthanasie active ». Aujourd’hui elle devrait faire voter un texte en faveur de ces « démarches inacceptables » sans sourciller.
L’électeur de droite politisé et sensible à la défense de la vie devrait toujours garder à l’esprit les trahisons de son propre camp. Faute de faire gagner un candidat, au moins pourrons-nous tenter de faire perdre ceux qui ont trahi.
Défendre le plus faible, c’est défendre les nôtres
Les slogans proposés par la Marche pour la vie 2024 expriment très justement l’ampleur du combat à mener : « lutter pour ceux qui ne le peuvent plus », « donner une voix à ceux qui n’en ont pas » ou encore « marcher pour ceux qui ne le peuvent pas ». Défendre le plus faible et mettre en œuvre les moyens pour le protéger dépassent par ailleurs les seules questions de l’euthanasie et de l’avortement : cela implique de favoriser une politique de soutien aux personnes handicapées, une politique de promotion de la natalité et d’envisager l’aide aux personnes âgées de manières plus généreuse.
Sans faire la promotion de la famille naturelle et de la nécessaire solidarité entre les générations, il n’y a pas de défense de la vie possible.
L’échec des partis politiques en la matière est criant. Il convient cependant de poursuivre le combat en défendant des politiques sociales pour la famille, en luttant contre les lois iniques mais aussi en proposant, par l’exemple un mode de vie sain, heureux, tourné vers les autres et pas vers un hypothétique « bien-être ». Une autre forme de témoignage existe : la manifestation, c’est ce que propose la Marche pour la vie. Si cela ne changera pas la donne dans l’immédiat, marcher avec d’autres permet de montrer que l’on existe, de savoir que nous ne sommes pas seuls et de développer notre écosystème pro-vie.
Prier le rosaire durant la Marche pour la vie
En fin de cortège vous pourrez vous associer à SOS Tout-Petits pour prier pour la vie :

Natalité 2023 en France : la débâcle démographique
Communiqué des AFC :
L’INSEE vient de publier les chiffres du nombre total des naissances en France pour l’année 2023. Il est né 48 000 enfants de moins qu’en 2022. En 2022 déjà, il était né 100 000 enfants de moins qu’en 2012.
Nous entrons dans un “hiver démographique”.
L’enquête commandée par les AFC à l’IFOP (consultez ici) en juillet 2023 permet de mieux connaître les causes du renoncement au désir d’enfant et de se défaire des supputations. Par exemple, si la crise climatique est invoquée, elle n’arrive qu’en cinquième position dans le classement des raisons pour lesquelles les parents renoncent à avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent, alors que les deux premières tiennent aux modes de garde, trop chers ou inexistants, et aux problèmes d’emploi et de ressources financières.
L’UNAF vient de publier les nouveaux chiffres du désir d’enfant par foyer : 2,27 est le nombre d’enfant moyen souhaité dans l’ensemble de la population. Bien au-dessus des 1,68 enfants par femme en 2023.
Les AFC soutiennent donc la proposition de l’UNAF d’un congé court de 6 mois à 1 an, rémunéré à hauteur de 75% du salaire, comme en Suède, ce qui répondrait aux aspirations des parents et aux besoins des tout-petits et désengorgerait les modes de gardes. Elles encouragent aussi la liberté pour les pères ou les mères qui le souhaitent de prendre un congé jusqu’aux 2 ou 3 ans de l’enfant, congé indemnisé à hauteur de 1100 € par mois.
Le décrochage du nombre des naissances annuelles atteste d’une tendance inquiétante pour le modèle social français qui repose sur la solidarité intergénérationn
Les AFC attendent du nouveau gouvernement des mesures très fortes en matière de politique familiale. Celle-ci n’est pas une dépense supplémentaire mais un investissement déterminant pour l’avenir de notre pays.
Posez votre question à Emmanuel Macron
Le président est interrogé ce soir par plusieurs chaînes de télévision. Posez votre question via CNews.
Marche pour la vie, de Saint-Sulpice à Denfert-Rochereau
Le 21 janvier, la Marche pour la vie commencera à 14h place Saint Sulpice, et terminera à Denfert-Rochereau :

La Marche pour la vie se mobilise chaque année pour le respect de la vie de la conception à la mort naturelle.
Cette année, l’actualité l’amène à s’opposer à l’inscription de l’avortement dans la constitution qui sera présentée en commission des lois le 17 janvier et débattue en séance le 24 janvier.
La Marche pour la vie s’oppose également à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.
Voici les 10 propositions de la Marche :
1. Rejeter toute légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.
2. Déployer un grand plan pour que les soins palliatifs soient accessibles à tout Français qui en aurait besoin.
3. Faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020), et obtenir la création d’une mission d’études parlementaires sur ce sujet.
4. Mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.
5. Permettre le remboursement à 100% des actes liés à une maternité, alors qu’une prise en charge à 100% est déjà prévue pour une IVG.
6. Rendre obligatoire, dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permette d’entendre battre le cœur du fœtus.
7. Rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.
8. Encourager l’accouchement sous X pour permettre aux jeunes femmes en difficulté de mener leur grossesse à terme et de permettre ainsi l’adoption.
9. Défendre le droit absolu à l’objection de conscience des personnels de santé et protéger la clause de conscience spécifique.
10. Refuser la constitutionnalisation de l’avortement.
100 gestes d’amour en couple
Nous avions relayé l’entretien donné par Edouard et Anne-Sophie Guillaume, fondateurs de “Au cœur du Foyer” et créateurs de “100 gestes d’amour”, dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres.
Mariés depuis 8 ans, ils se sont engagés comme couple formateur dans la préparation au mariage de leur paroisse locale. Cette expérience les a poussés à créer un compte sur les réseaux sociaux @au_coeur_du_foyer sur Instagram et AuCoeurDuFoyer sur Facebook pour diffuser des conseils et des contenus sur le couple pratiques et quotidiens et surtout en cohérence avec leur foi catholique. Il existe aujourd’hui beaucoup de ressources pour les couples, de qualité et de nature différente. Mais entre les conférences qu’un couple n’a pas le temps d’écouter, les livres lus à moitié, les jeux qui restent au fond d’un placard, et les professionnels qui coûtent cher et qu’on réserve plutôt aux moments de crise, ils ne trouvent pas d’outil qui marie efficacité, régularité et simplicité. Au coeur du foyer propose un soutien qui correspond à la vision de l’Eglise, mais qui est aussi facilement appropriable et directement utile pour un public large. C’est ce qui a donné naissance à un coffret à destination des couples.
Cet outil, qui s’intitule “100 gestes d’amour en couple“, se présente sous la forme d’un jeu de 2 fois 52 cartes à piocher chaque semaine par le couple. C’est une réserve de gestes d’amour pour aider les couples à mieux s’aimer au quotidien. Les conseils proposés se veulent simples à réaliser et facilement appropriables. Il peut autant s’agir de petits gestes de tendresse que de conversations à lancer, ou encore de moments de qualité à organiser. Conçus à partir du quotidien de ce jeune couple avec plusieurs enfants en bas âge, ils restent tous très simples à mettre en place même dans un quotidien bien chargé ! Le principe est simple. Pas besoin de s’organiser ou de se donner rendez-vous. Chaque semaine, chacun de son côté pioche une carte, lit le conseil et applique l’idée proposée dans le courant de la semaine quand il le peut / le souhaite.

Où le nouveau ministre des affaires étrangères a-t-il été instruit ? A l’école publique ou privée ?
Quelle honte ! @steph_sejourne ne parle pas français :
– On ne dit « sur le point de vue » mais « du point de vue » ou « sur le plan » ;
– On ne dit pas « ce qu’ont besoin les Ukrainiens » mais « ce dont ont besoin les Ukrainiens » ;
– La France ne donne pas « un coup de main »… https://t.co/BS1q53DwLl— Gaullisme ☨ (@Gaullisme_Fr) January 14, 2024
Stephane Séjourné a dû sécher les cours de Français au collège :
– “ce qu’ont besoin les Ukrainiens”
– “les droits fondamentals”
– “Ce n’est pas moi qui décidera”(Merci https://t.co/0JyjhXPdfo)#StarAcademy l #Havre l #KCORP l #CAN2023 l #HACOL l #Mata l Marine Le Pen
➡️… pic.twitter.com/YZX2L9SKMb
— Kim Jong Un ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ (@KimJongUnique) January 14, 2024
Stéphane Séjourné a étudié le droit à la faculté de Poitiers. Enfin, quand il n’était pas en train de la bloquer, en 2006, avec ses camarades de l’UNEF.
Jordan Bardella appelle à l’union des droites avec LR
Alors que le régime d’extrême-centre a rallié Rachida Dati et Catherine Vautrin, Jordan Bardella, lors de ses voeux à la presse, a déclaré :
« J’appelle l’ensemble des adhérents, des militants, des électeurs proches des Républicains, qui ne souhaitent plus se ranger derrière Emmanuel Macron et le bilan qui est le sien, à venir travailler à nos côtés. »
Jordan Bardella a rappelé que les deux partis avaient « des valeurs qui sont proches », avant de citer des exemples comme
« le rétablissement de l’autorité, la maîtrise drastique de l’immigration, la paix fiscale dans notre société, la valeur travail ».
Selon Jordan Bardella, Les Républicains n’ont « pas d’autres issues que de se scinder en deux », étant donné que le parti est devenu « un syndicat d’élus sans incarnation ni projet pour le pays ». La tête de liste RN aux élections européennes a encore estimé que les électeurs LR étaient « orphelins d’un leader ».
« Par conséquent, je crois que la constance et la solidité, qui sont les nôtres, doit nous permettre de rassembler au-delà des frontières ».
Jordan Bardella: “J’appelle l’ensemble des adhérents, des militants, proches des Républicains […] à venir travailler à nos côtés” pic.twitter.com/CJ1inofFM4
— BFMTV (@BFMTV) January 15, 2024
Oui, les parents préfèrent le privé, dès qu’ils en ont les moyens
Réaction d’Anne Coffinier à la polémique lancée par le nouveau ministre de l’Education nationale :
J’oubliais @AOC1978 qui met utilement les pieds dans le plat. Oui, les parents préfèrent le privé, dès qu’ils en ont les moyens. Qu’attend-on pour établir l’ #égalité des chances loin de l’hypocrisie en finançant le libre choix de l’#ecole pour tous? @BFMTV @Europe1 https://t.co/FAulZvN7TH
— Anne Coffinier-Barry (@AnneCoffinier) January 12, 2024
Le sénateur LR Max Brisson demande au nouveau ministre de rétablir la liberté scolaire :
Madame la ministre @AOC1978 après les propos peu adéquats et très commentés sur l’établissement de vos enfants, on peut au moins espérer que vous reviendrez sur les mesures qui depuis Blanquer ont réduit la liberté des écoles hors contrat ou pour les parents de choisir l’#IEF. pic.twitter.com/ZHis0ErQrc
— Max Brisson (@max_brisson) January 13, 2024
De même, l’association Liberté éducation demande le rétablissement de la liberté pour les familles d’instruire leurs enfants :
Mme @AOC1978 ferez-vous respecter le choix de 75.000 parents d’une « solution différente » avec l’instruction en famille et refusé cette année à 40% par les académies, ce que condamne l’ONU au nom du droit des parents de choisir une alternative à l’école ?
— Liberté éducation ???????? (@Liberteducation) January 12, 2024
A la Santé, Catherine Vautrin fait allégeance à la culture de mort
Lors de son arrivée au ministère du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin a déclaré :
“En entrant ici, je veux immédiatement rendre hommage à l’une de mes prédécesseures (…), Simone VEIL”, au moment “où son texte fondateur doit être gravé dans le marbre de notre Constitution”.
Le projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse est attendu à l’Assemblée nationale dès mercredi en commission des Lois et le 24 janvier dans l’hémicycle.
Et ce n’est pas tout :
“Je n’oublie pas ce grand sujet de la fin de vie”.

Rendez-vous dimanche à 14 à Saint-Sulpice à Paris pour la Marche pour la vie.
“La fidélité n’est pas seulement question de morale, elle est affaire de sécurité”
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles à propos du débauchage de Rachida Dati par la macronie :
« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. » Cet argument facile, décoché en cour de récréation, finit toujours par perdre de sa superbe. En grandissant, la maturité aidant, on réalise que la sentence ne cherche qu’à masquer le mal-être de ceux-là même qui se comportent en girouettes. “Rester fidèle” ne signifie pas tant, cependant, de “rester figé”, au sens de “camper sur ses positions”. La fidélité n’a rien de statique, au contraire sa vocation est de transporter l’âme. “Vivre fidèlement” signifie avancer en cohérence avec ses principes.
Très vite les commentateurs, en évoquant le casting du dernier gouvernement avec notamment la prise remarquée de Rachida Dati à droite, ont parlé d’un “joli coup”. Voilà la réalité spectacle de la politique lorsqu’elle perd en noblesse et en profondeur. François-Xavier Bellamy voit juste lorsqu’au micro de France Inter, il affirme :
« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de savoir d’où viennent les ministres nommés par Emmanuel Macron mais de voir où ils vont et où ils emmènent le pays. C’est cela qui compte. »
La cause finale, « première dans l’intention et dernière dans la réalisation » selon la formule d’Aristote, possède en effet toute son importance. Elle est capitale. Or la finalité d’une politique se trouve étroitement liée à la fidélité aux principes qui la dirigent. Pour l’élu philosophe, ce qui s’avère terriblement désolant, c’est justement
« la confusion permanente que tout cela crée. L’écœurement que les citoyens doivent ressentir quand ils entendent les responsables publiques faire le contraire de ce qu’ils ont dit pendant des années. »
Assurément, la fidélité n’est pas seulement question de morale, elle est affaire de sécurité. Elle garantit la tenue d’un cap. Parce que la vertu de fidélité confronte chacun aux aléas du temps et de la durée, elle est gage d’assurance. Pour saint Thomas d’Aquin, elle est la vertu de la mémoire et ses deux petites sœurs sont la constance et la persévérance. A propos de mémoire, celle des réseaux sociaux est implacable. Peu après sa nomination, les archives d’interview politique de Rachida Dati livraient leur pesant d’ironie. En juin 2021, elle déclarait notamment : « En Marche, c’est quoi ? Des traîtres de gauche et des traîtres de droite. » Ce à quoi Bellamy répondra
: « Moi, je pense du macronisme la même chose que Rachida Dati avant qu’elle ne reçoive un coup de fil hier. C’est-à-dire que le macronisme, c’est la contradiction permanente qui se dissimule derrière le “en même temps” et qui emmène la France dans le mur. »
Si le ridicule ne tue plus, l’inélégance de l’infidélité continue d’abîmer le commun des mortels. « Moi c’est moralement que j’ai mes élégances », clamait Cyrano avant son duel. L’enseignement socratique a pris quant à lui toute son épaisseur lorsque le maître de la maïeutique a préféré boire la ciguë plutôt que de renoncer à ses convictions. « Prenez garde à ceci que le difficile n’est pas d’éviter la mort mais bien d’éviter de mal faire. Le mal, voyez-vous, court après nous plus vite que la mort », dira-t-il à ses juges.
Emphases inutiles, punchlines faciles, buzz immédiat pour ensuite se contredire ? A quoi tout cela nous mène ? La société actuelle a pris l’habitude de se moquer de la fidélité comme de sa première chemise. C’est pourtant l’une des vertus qui permet à chacun de se construire. Mur porteur qui empêche de déserter son idéal comme le soulignait le Général Mac Arthur dans son texte fameux Etre jeune :
« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme. »
Deux ans avant son rappel à Dieu, fin novembre 2011, Hélie de Saint-Marc était fait Grand-Croix de la Légion d’honneur à l’âge de 89 ans par le président de la République Nicolas Sarkozy. Avec la hauteur de vue que lui donnait la sagesse d’une vie cabossée et fidèle, il commentera ainsi ce geste non sans humour : « La Légion d’honneur, on me l’a donnée, on me l’a reprise, on me l’a rendue… » La mystique de la fidélité finit toujours par payer. Dans ce monde ou dans l’autre. Tout comme la trahison. Mais les traîtres l’oublient souvent. Hélas.
Pilule et dépression
Selon un sondage IFOP, six femmes sur dix (60%) s’accordent à dire que la pilule est un moyen de contraception contraignant et près de huit sur dix (79%) reconnaissent qu’elle n’est pas sans danger et peut provoquer de graves problèmes de santé.
Une étude menée en Suède et mentionnée par le New York Post, basée sur des données recueillies auprès de 264 000 femmes, les équipes de recherche ont pu établir un lien entre la pilule et les risques de dépression. Ainsi, les personnes qui ont commencé à prendre la pilule dès l’adolescence présentent un taux de dépression de 130 % plus grand que la normale.
Ces nouvelles données viennent renforcer des travaux dans le même sens qui avaient déjà montré une corrélation entre l’usage de la pilule contraceptive et celui de médicaments anti-dépresseurs. De plus, les adolescentes qui prennent la pilule seraient plus susceptibles à des troubles de l’humeur et du sommeil que d’autres femmes du même âge.
L’affiche du 42e pèlerinage de Chartres
Le thème du prochaine pèlerinage de Pentecôte, les 18, 19 et 20 mai prochains, est “Je veux voir Dieu. Les fins dernières, de la cité terrestre à la cité céleste”.
Et pour ceux qui veulent s’engager auprès du millier de bénévoles de ce pèlerinage, il suffit de contacter rh@nd-chretiente.com

Après une absence de plus de 700 ans, des moines catholiques sont revenus à Munkeby, en Norvège
En Norvège, comme dans tous les pays nordiques, le Moyen Âge est considéré comme une période catholique. Alors que le pays figure aujourd’hui parmi les nations les moins religieuses du monde, les nombreuses ruines d’abbayes et de monastères catholiques détruits lors de la Réforme protestante continuent de témoigner silencieusement du riche héritage et de l’histoire catholiques du pays. Les ruines de l’abbaye de Munkeby ne font pas exception. Situées au nord du sanctuaire de Saint-Olav à Trondheim, où repose la dépouille de Saint-Olav, saint patron de la Norvège, les pierres usées de l’ancien monastère cistercien ont résisté aux rigueurs du climat nordique et continuent de raconter une histoire que la nature a refusé de laisser s’effacer.
Selon les archives, l’abbaye de Munkeby a été fondée entre 1150 et 1180, alors que la christianisation de la Norvège était sur le point de s’achever. “Alors que la Suède a été principalement évangélisée par l’Allemagne et la France, nous savons que la chrétienté est arrivée en Norvège par l’Angleterre et l’Irlande”, explique l’évêque Varden.
“Ce qui s’est probablement passé à Munkeby, c’est que les moines anglais de l’abbaye de Lyse se sont rendus à Trondheim, probablement en tant que pèlerins de la cathédrale de Nidaros, pour prier sur la tombe de saint Olav, et ont décidé de fonder une autre abbaye près de Stiklestad, le lieu de la mort de saint Olav.
Avec sa création, l’abbaye de Munkeby est devenue la fondation cistercienne la plus septentrionale du monde.
En 1999, plus de 500 ans après la dissolution de cette abbaye norvégienne, les moniales trappistines de l’abbaye Notre-Dame du Mississippi dans l’Iowa ont décidé de créer une fondation-fille près des ruines de l’abbaye de Tautra. La première pierre du premier établissement cistercien permanent en Norvège depuis la Réforme a été posée par la reine Sonja de Norvège le 23 mai 2003.
De la même manière, l’abbaye trappiste de Cîteaux en France a décidé en 2007 d’établir un nouveau monastère trappiste à Munkeby (connu localement sous le nom de Munkeby Mariakloster), près des ruines de l’ancienne abbaye, ce qui en fait la première nouvelle fondation issue directement de la toute première maison de l’ordre en 500 ans. En 2009, l’abbaye a envoyé quatre moines à Munkeby, dont ses deux frères les plus jeunes et les plus récemment profès.
Bien que le nouveau monastère ne puisse pas être reconstruit sur les ruines de l’ancienne abbaye pour des raisons pratiques et de préservation historique, les moines ont rapidement trouvé un emplacement adéquat à quelques pas de celles-ci. L’église du monastère a été consacrée le 5 décembre.

Le travail, c’est la santé !
De Christian Baeckeroot , ancien député, pour le Salon beige:
J’étais en retard dans la lecture de la presse , mais tant pis, je découvre – avec retard donc – la nomination de Catherine Vautrin au gouvernement
Je reprends à mon tour le titre de la chanson de Henri Salvador , en espérant que Catherine Vautrin, ministre de la Santé et du Travail, rétablira aussi le plein emploi – en oubliant la suite de la chanson de l’humoriste: « ne rien faire , c’est la conserver » .
Pour l’heure , sa première sortie avec le nouveau Premier ministre Gabriel Attal ne peut que nous inquiéter. Naguère, sans remonter au « toucher royal » qui guérissait les écrouelles avec la formule « le Roi te touche , Dieu te guérit » mais avait disparu avec les « Lumières », la Révolution française et la société sans Dieu, nos Eminences se penchaient au chevet des malades quand elles s’aventuraient dans le monde de l’hôpital.
Aujourd’hui, le Premier ministre et le Ministre de la Santé se penchent au chevet de l’hôpital.
C’est plutôt inquiétant pour notre système de santé qui était, paraît-il, le meilleur du monde… et tout aussi inquiétant pour les patients !
“Il faut enfin avoir le courage de briser le monopole du ministère de l’Éducation en s’inspirant de la réussite du privé”
Lisa Kamen-Hirsig, professeur et auteur de « La Grande garderie », réagit dans le JDD à la polémique sur la scolarisation des enfants du ministre de l’Éducation dans le privé :
Ces ministres se présentent comme des ministres de l’école publique et non pas de toutes les écoles. L’argent public est monopolisé par l’Éducation nationale – un ministère qui entretient uniquement les écoles publiques ou privées sous contrat –, mais ne finance pas les initiatives privées et ne donne pas aux Français la possibilité d’inscrire leurs enfants là où ils le souhaitent. Pourtant, entre 50 et 60 % des Français souhaiteraient mettre leurs enfants dans une école privée s’ils le pouvaient. La ministre fait un choix qu’une majorité de Français aimeraient pouvoir faire. Hélas, beaucoup ne peuvent se permettre un tel sacrifice financier.
Pour se justifier, Mme Oudéa-Castéra a invoqué le non-remplacement des professeurs absents dans le public. Est-ce une réalité ?
Emmanuel Macron et le gouvernement avaient promis la présence d’enseignants devant chaque classe lors de cette rentrée 2023-2024. Force est de constater que ce n’est pas le cas. Le non-remplacement des enseignants s’explique par le manque d’attractivité du métier lié au statut de fonctionnaire. On ne peut pas négocier son salaire ni sa localisation géographique et il n’existe pas de passerelles du public au privé ni de l’école primaire au secondaire. L’autonomie doit être totale et concerner aussi bien la gestion des établissements scolaires, les personnels éducatifs et la pédagogie qu’ils souhaitent mettre en place dans le respect de l’hygiène, de la sécurité et de l’ordre public.
Pourquoi oppose-t-on toujours en France l’autonomie des établissements scolaires à l’idéal républicain, selon lequel « uniformité » signifie « égalité » ?
Depuis le début du XXe siècle, l’État estime que c’est à lui d’éduquer les enfants pour fabriquer de bons petits républicains et non pas pour former des individus libres. On a commencé par interdire aux ordres religieux d’enseigner. Puis, récemment, on a abaissé l’âge de la scolarité obligatoire à trois ans et interdit de fait l’instruction en famille. Plus le temps passe, plus l’État met la main sur l’éducation des petits Français avec cette idée que seul l’État est capable d’instruire. Or, j’estime que le rôle de l’État n’est pas de transmettre les « valeurs républicaines », mais de former l’intelligence en inculquant les savoirs fondamentaux.
Justement, Amélie Oudéa-Castéra a indiqué vouloir poursuivre le travail de son prédécesseur, qui a tenu une position ferme sur la question de la maîtrise des savoirs fondamentaux…
Certes, mais cela ne fonctionnera pas tant que l’on fera du jacobinisme et de la centralisation la seule réponse à nos problèmes. Il faut enfin avoir le courage de briser le monopole du ministère
de l’Éducation en s’inspirant de la réussite du privé : supprimer la carte scolaire, mettre en concurrence les établissements et ouvrir les écoles libres aux plus modestes par un financement public type chèque scolarité ou défiscalisation.
Vocations : remettre le prêtre au centre du village ?
Aymeric Pourbaix reçoit :
- Ingrid D’USSEL, essayiste
- Père Thierry-Dominique HUMBRECHT, dominicain
- Père Luc de BELLESCIZE, prêtre de Paris
Comment vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est plus – Terres de Mission
Eglise universelle : Après la chrétienté
Les Actes de la XXIIème Université d’été de Renaissance catholique ici présentés par Jean-Pierre Maugendre, interrogé par Martial Bild, s’efforcent de répondre, en particulier, aux questions suivantes : Qu’est-ce que la chrétienté ? La fin de la chrétienté est-elle un bienfait ou un méfait ? Comment rester chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Conférences et tables rondes portent les contributions de : François-Xavier Bellamy, Aymeric Chauprade, Michel De Jaeghere, et bien d’autres.
Eglise en Marche : Les Petits Chanteurs de Saint Joseph
Directeur du chœur des Petits Chanteurs de Saint Joseph, l’abbé Eric Péron présente l’histoire, les activités et le répertoire du chœur dont il a la responsabilité dans le cadre de l’école de garçons de Saint Joseph des Carmes. Cela à l’occasion de la sortie d’un nouveau CD de chants de Noël : “Hodie”, aujourd’hui, premier mot de l’antienne de “Magnificat” des vêpres de Noël.
Projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’IVG : 7 députés courageux
Le projet de loi visant à ajouter l’avortement dans la constitution de la Ve République est actuellement en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. 110 amendements ont été déposés pour l’examen prévu mercredi 17 janvier à partir de 9h.
4 députés ont déposé des amendements de suppression de l’article unique : Emmanuelle Ménard (non inscrite), et les LR Xavier Breton, Thibault Bazin et Patrick Hetzel.
Par ailleurs les députés LR Philippe Gosselin, Anne-Laure Blin et Fabien Di Filippo se mouillent aussi avec des amendements visant à réduire la portée du texte.
Le RN brille par son absence.

20 janvier : veillée de prière pour la vie à la paroisse Saint-Roch à Paris
Cette année encore, à la veille de la grande marche nationale pour la vie, la Marche pour la Vie organise une veillée pour la vie qui aura lieu le samedi 20 janvier à 20h en l’église Saint Roch, à Paris.
Nous y confierons toutes les personnes impliquées dans notre combat, les enfants, les malades et les personnes âgées victimes de la culture de mort.
Nous confierons également les médecins, les mamans, les papas, tous ceux confrontés de près ou de loin à des acceptations parfois douloureuses.
La Marche Pour La Vie débutera le 21 Janvier à 14h Place St Sulpice à Paris. Nous marcherons jusqu’à la Place Denfert Rochereau. Plusieurs personnes viendront sur l’estrade témoigner et s’exprimer sur les sujets de l’avortement et de l’euthanasie. La fin de l’évènement est prévue vers 18h.

La culture du rejet imprègne certains choix politiques, qui ne mettent pas au centre la dignité de la personne humaine
Message du Pape pour la Journée Mondiale du Malade 11 février 2024 :
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18). Dès le début, Dieu, qui est amour, a créé l’être humain pour la communion, en inscrivant dans son être la dimension des relations. Ainsi, notre vie, modelée à l’image de la Trinité, est appelée à se réaliser pleinement dans le dynamisme des relations, de l’amitié et de l’amour réciproque. Nous sommes créés pour être ensemble, et non pour être seuls. Et c’est justement parce que ce projet de communion est inscrit si profondément dans le cœur de l’homme que l’expérience de l’abandon et de la solitude nous effraie et est douloureuse, voire inhumaine. Elle l’est encore plus dans les moments de fragilité, d’incertitude et d’insécurité, souvent provoqués par l’apparition d’une maladie grave.
Je pense, par exemple, à ceux qui se sont retrouvés terriblement seuls durant le Covid-19 : les patients qui ne pouvaient pas recevoir de visites, mais aussi les infirmiers, les médecins et le personnel de soutien, tous débordés et enfermés dans des salles d’isolement. Et bien sûr, n’oublions pas ceux qui ont dû affronter l’heure de la mort tout seuls, soignés par le personnel de santé mais loin de leurs familles.
En même temps, je partage avec douleur la détresse et la solitude de ceux qui, à cause de la guerre et de ses conséquences tragiques, se retrouvent sans soutien ni assistance : la guerre est la plus terrible des maladies sociales et les personnes les plus fragiles en paient le prix le plus élevé.
Il faut cependant souligner que même dans les pays qui jouissent de la paix et de ressources plus importantes, le temps de la vieillesse et de la maladie est souvent vécu dans la solitude et parfois même dans l’abandon. Cette triste réalité est avant tout une conséquence de la culture de l’individualisme, qui exalte la performance à tout prix et cultive le mythe de l’efficacité, devenant indifférente et même impitoyable lorsque les personnes n’ont plus la force nécessaire pour suivre le rythme. Elle devient alors une culture du rejet, dans laquelle
« les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont pauvres ou avec un handicap, si elles “ne servent pas encore” – comme les enfants à naître –, ou “ne servent plus” – comme les personnes âgées » (Enc. Fratelli tutti, n. 18).
Malheureusement, cette logique imprègne également certains choix politiques, qui ne mettent pas au centre la dignité de la personne humaine et ses besoins, et ne favorisent pas toujours les stratégies et les ressources nécessaires pour garantir à chaque être humain le droit fondamental à la santé et à l’accès aux soins. Dans le même temps, l’abandon des personnes fragiles et leur solitude sont également favorisés par la réduction des soins aux seuls services de santé, sans que ceux-ci soient judicieusement accompagnés d’une “alliance thérapeutique” entre médecin, patient et membre de la famille.
Cela nous fait du bien de réentendre cette parole biblique : il n’est pas bon que l’homme soit seul ! Dieu la prononce au tout début de la création et nous révèle ainsi le sens profond de son projet pour l’humanité mais, en même temps, la blessure mortelle du péché, qui s’introduit en générant soupçons, fractures, divisions et, donc, isolement. Il affecte la personne dans toutes ses relations : avec Dieu, avec elle-même, avec les autres, avec la création. Cet isolement nous fait perdre le sens de l’existence, nous prive de la joie de l’amour et nous fait éprouver un sentiment oppressant de solitude dans tous les passages cruciaux de la vie.
Frères et sœurs, le premier soin dont nous avons besoin dans la maladie est une proximité pleine de compassion et de tendresse. Prendre soin de la personne malade signifie donc avant tout prendre soin de ses relations, de toutes ses relations : avec Dieu, avec les autres – famille, amis, personnel soignant –, avec la création, avec soi-même. Est-ce possible ? Oui, c’est possible et nous sommes tous appelés à nous engager pour que cela devienne réalité. Regardons l’icône du Bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37), sa capacité à ralentir son rythme et à se faire proche, la tendresse avec laquelle il soulage les blessures de son frère souffrant.
Rappelons-nous cette vérité centrale de notre vie : nous sommes venus au monde parce que quelqu’un nous a accueillis, nous sommes faits pour l’amour, nous sommes appelés à la communion et à la fraternité. Cette dimension de notre être nous soutient particulièrement dans les moments de maladie et de fragilité, et c’est la première thérapie que nous devons adopter tous ensemble pour guérir les maladies de la société dans laquelle nous vivons.
À vous qui vivez la maladie, qu’elle soit passagère ou chronique, je voudrais dire : n’ayez pas honte de votre désir de proximité et de tendresse ! Ne le cachez pas et ne pensez jamais que vous êtes un fardeau pour les autres. La condition des malades nous invite tous à freiner les rythmes exaspérés dans lesquels nous sommes plongés et à nous redécouvrir.
Dans ce changement d’époque que nous vivons, nous, chrétiens, sommes particulièrement appelés à adopter le regard compatissant de Jésus. Prenons soin de ceux qui souffrent et qui sont seuls, peut-être marginalisés et rejetés. Avec l’amour mutuel, que le Christ Seigneur nous donne dans la prière, en particulier dans l’Eucharistie, guérissons les blessures de la solitude et de l’isolement. Et ainsi, coopérons pour contrer la culture de l’individualisme, de l’indifférence, du rejet, et pour faire grandir la culture de la tendresse et de la compassion.
Les malades, les fragiles, les pauvres sont au cœur de l’Église et doivent aussi être au centre de nos attentions humaines et de nos sollicitudes pastorales. Ne l’oublions pas ! Et confions-nous à la Très Sainte Vierge Marie, Santé des malades, pour qu’elle intercède pour nous et nous aide à être des artisans de proximité et de relations fraternelles.
Rome, Saint-Jean-de-Latran, 10 janvier 2024
Ces “différentes raisons” qui les obligent à mettre leurs enfants dans l’enseignement privé
Le député PS Jérôme Guedj fustige le ministre de l’Education Oudéa-Castera, qui a mis ses enfants dans une école privée, avant de justifier “pour différentes raisons” qu’il a mis son fils également dans le privé… :
Interrogé sur le passage de son fils dans l’enseignement privé, Jérôme Guedj reconnaît cette décision, “pour différentes raisons” pic.twitter.com/DCzMZifpyt
— franceinfo (@franceinfo) January 13, 2024
De quelles origines sont ces “différentes raisons” ?… C’est comme la raison avancée par Madame Oudéa-Castera pour mettre ses enfants dans le privé.
Nous avons vu des paquets d’heures pas sérieusement remplacées, on en a eu marre
Pourquoi les heures d’éducation ne sont pas remplacées ? Parce qu’il manque des professeurs. Pourquoi manque-t-il des professeurs? Parce que les étudiants se détournent du métier de professeur par crainte d’être affectés dans les cités de l’immigration.
Immigration : la Corse se rebelle
A Bastia, plusieurs centaines de personnes rassemblées hier pour une mobilisation intitulée “Racailles fora”. Le frère du jeune homme victime d’une agression de la part d’une bande d’individus dans une zone commerciale de la région bastiaise a pris la parole :
“Nous sommes très en colère car nous n’aurions jamais pensé nous retrouver en insécurité dans notre propre ville. Il faut que ça s’arrête. Ça commence à devenir très anxiogène. On ne se sent plus en sécurité. Cette histoire pourrait arriver à chacun d’entre vous.”
L’association identitaire Palatinu, représentée par Nicolas Battini et une grande partie de ses membres, a déployé une banderole. Nicolas Battini a pris la parole pour décrire
“l’expression du peuple corse, pas celle de fascistes. Il s’agit principalement de défendre la famille et la victime. Nous sommes là pour les accompagner. Mais il ne s’agit pas seulement de ça. Il s’agit de parler sans stigmatiser la population d’un quartier. Les familles qui viennent de témoigner de leur solidarité, ce ne sont pas eux, les violents. Il s’agit de dénoncer ces comportements. Nous voulons pointer un certain nombre de responsabilités politiques. Le discours public de la majorité territoriale a décidé d’évacuer les questions et les réalités politiques qui nous touchent tous ici. Nous voulons être les porte-parole de ces gens, ces ouvriers et travailleurs, qui pâtissent des conséquences de ces réalités. Nous avons le droit d’être attachés à notre peuple. Les questions migratoires et sécuritaires doivent trouver des solutions pour protéger notre peuple.”
Nicolas Battini déclarait au mois de novembre :
“Il est évident que la communauté de destin peut apparaître comme un concept tout à fait pertinent dès lors que 95% de la réalité démographique de la Corse est une réalité autochtone, c’est-à-dire que la Corse est peuplée essentiellement par des Corses (…) Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je pense que la plupart des acteurs politiques du nationalisme, mais pas seulement, s’accordent sur le fait que les Corses sont en passe de devenir minoritaires, et dès lors qu’on est minoritaires, nous n’intégrons plus, pire on tend à s’intégrer à ce que les dynamiques démographiques nous imposent”.
Un musulman ne peut pas devenir un Corse ?
“Je pense que les individus peuvent devenir ce qu’ils veulent. En revanche, dès lors qu’on parle de communauté et de grands mouvements de masse, c’est plus délicat. Dites-moi s’il est possible pour des masses issues d’autres logiciels civilisationnels de chanter le Dio Vi Salvi Regina ou de partager avec vous un bout de figatellu ?”
“Quelle société voulons-nous vraiment construire ? J’illustre mon propos par un certain nombre d’autonomistes qui se servent de l’autonomie pour faire passer la théorie du genre, l’écriture inclusive et la volonté d’installer des réfugiés en Corse (…) Exemple : les parrainages de Jean-Luc Mélenchon par un certain nombre de conseillers territoriaux, dont le député Jean-Félix Acquaviva, le vote à la mairie de Bastia, le 5 mars 2021 du rapport numéro 16 qui entérine l’établissement d’une politique faisant la promotion, dans le cadre de la politique municipale de la ville, de la théorie du genre et de l’écriture inclusive (…) C’est d’autant plus révoltant que cela n’a jamais été validé par le suffrage universel. C’est bien finalement la grande raison de notre rupture, nous décelons au sein de l’autonomisme, sous prétexte d’établir des partenariats qui permettront d’obtenir l’autonomie, un certain nombre de de glissements vers le wokisme et vers l’islamo gauchisme.”
Les Belles figures de l’Histoire : saint Rémi
Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas pour évoquer l’évêque de Reims :
Deuxième dimanche après l’Épiphanie – Les noces de Cana
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Dans le missel de 1962, les dimanches per annum situés après l’Épiphanie et avant la Septuagésime sont appelés dimanches après l’Épiphanie. Après les deux grandes fêtes de Noël et de l’Épiphanie, nos livres liturgiques comptent six dimanches dits « après l’Épiphanie » et qui constituent une sorte de transition entre les fêtes de Noël et le Carême. Le célébrant revêt des ornements verts. Ce IIe dimanche prolonge néanmoins la grande fête de l’Épiphanie puisque avec le 1er miracle de Notre Seigneur, aux noces de Cana, lu à l’Évangile, l’Église veut mettre encore en lumière devant le monde son « Épiphanie ».
► Introït : Omnis terra
Tous les chants du propre de la messe de ce deuxième dimanche après l’Épiphanie sont donc encore consacrés à l’adoration, la louange et la jubilation, acclamant la divinité et la royauté de Notre Sauveur, que nous contemplons encore petit enfant dans la crèche et qu’en même temps nous suivons déjà dans sa mission rédemptrice.
L’Introït est tiré du psaume 65, Jubilate Deo, qui est un grand cantique d’action de grâce du peuple d’Israël pour la délivrance d’Égypte et de la Mer Rouge, figure par excellence de la Rédemption, et pour tous les bienfaits dont Dieu l’a comblé. Après les bergers de Bethléem et les mages d’Orient, c’est toute la terre, c’est à dire tous ses habitants, qui est invitée à se prosterner devant l’enfant et à proclamer sa reconnaissance.
Omnis terra adoret te, Deus, et psallat tibi : psalmum dicat nomini tuo, Altissime.
Que toute la terre Vous adore, O Dieu, et qu’elle Vous chante, qu’elle dise un psaume à votre nom, O Très Haut.
On s’attendrait à une mélodie enthousiaste et triomphale ; nous la trouverons tout à l’heure dans l’Offertoire qui est tiré du même psaume. Celle-ci est, certes, solennelle mais assez calme et retenue avec un certain caractère contemplatif : c’est vraiment une adoration. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 65 que nous retrouverons tout à l’heure à l’Offertoire :
Jubilate Deo omnis terra, psalmum dicite nomini ejus : date gloriam laudi ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, toute la terre, chantez un psaume à son nom, donnez gloire à sa louange.
► Graduel : Misit Dominus
Le texte du Graduel du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 106, un des grands psaumes qui commencent par ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “. Il relate en plusieurs épisodes les malheurs que les hommes se sont attirés par leurs infidélités, puis comment ils se sont tournés vers le Seigneur et comment dans sa bonté Celui-ci les a sauvés. Le verset qu’on trouve ici se rapporte à la guérison d’une grave épidémie, et il est suivi d’une acclamation de reconnaissance qui revient comme un refrain à la fin de chaque épisode :
Misit Dominus verbum suum, et sanavit eos : et eripuit eos de interitu eorum. Confiteantur Domino misericordiæ ejus : et mirabilia ejus filiis hominum.
Le Seigneur a envoyé sa Parole et Il les a guéris, et Il les a arrachés à la mort. Qu’ils proclament sa miséricorde et ses merveilles en faveur des fils d’Israël.
Le peuple d’Israël de l’Ancien Testament ne savait pas encore que cette parole toute puissante et agissante du Seigneur qu’ils célébraient était une personne, le Verbe, Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité, notre Rédempteur. C’est Lui qui est venu sur la terre pour nous sauver, et que nous adorons aujourd’hui sous les traits d’un petit enfant.
Nous retrouvons les mélodies habituelles des Graduels très voisines de celles de Noël et de l’Épiphanie, mais on remarquera particulièrement dans la deuxième partie des grandes vocalises des mots confiteantur et misericordiæ avec des motifs répétés qui indiquent une insistance très marquée.
► Alléluia : Laudate Deum
Les deux premiers chants du propre du deuxième dimanche après l’Épiphanie invitaient toute la terre et les hommes qui l’habitaient à louer le Seigneur. Dans l’Alléluia qui suit, ce sont les anges et toutes les puissances des cieux qui y sont invités à leur tour.
Laudate Deum omnes Angeli ejus : Laudate eum omnes virtutes ejus.
Louez Dieu tous ses Anges, louez Le toutes ses armées célestes.
C’est le début du psaume 148, un des derniers du psautier, qui passe en revue toutes les créatures, depuis les plus élevées dans les Cieux jusqu’aux plus humbles sur la terre, pour les inviter à cette louange du Créateur et Sauveur. La mélodie est encore une fois une mélodie type que l’on retrouve dans plusieurs Alléluias et que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent. Elle est douce et contemplative, pleine d’une joie légère comme il convient pour s’adresser à de purs esprits.
► Offertoire : Jubilate Deo
Nous retrouvons dans l’Offertoire du deuxième dimanche après l’Épiphanie le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 65 Jubilate Deo, mais ce sera vraiment cette fois une jubilation éclatante et triomphale et non pas, comme c’est souvent le cas à l’Offertoire, une méditation intérieure et contemplative. Cette pièce dépasse d’ailleurs par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire : c’est vraiment un enthousiasme qui ne peut plus se contenir.
La première partie reprend le début du psaume :
Jubilate Deo universa terra : psalmum dicite nomini ejus.
Jubilez pour Dieu, terre entière, chantez un psaume à son nom.
La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise assez extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie reprend des versets de la fin du psaume, qui ont un caractère plus intime et plus personnel.
Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ,
Venez, écoutez, et je vous raconterai à vous tous qui craignez Dieu ce que le Seigneur a fait pour mon âme.
La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo, elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus calme et détendue.
► Communion : Dicit Dominus
Le chant de Communion du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré de l’Évangile du jour qui relate, rappelons le, le miracle des noces de Cana, la troisième des manifestations de la divinité de Notre Seigneur qui constituent son Épiphanie. Le texte est un résumé de cette page de l’Évangile.
Dicit Dominus : implete hydrias aqua et ferte architriclino. Cum gustasset architriclinus aquam vinum factam, dicit sponso : Servasti vinum bonum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discipulis suis.
Le Seigneur dit : emplissez les urnes d’eau et portez-en au maître d’hôtel. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : Tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. Tel fut le premier miracle que fit Jésus en présence de ses disciples.
La mélodie est un véritable petit tableau contrasté qui exprime à merveille les différents épisodes du récit. La parole du Seigneur au début est grave et souveraine. Puis l’étonnement du maître d’hôtel se traduit par une mélodie contournée jusqu’à ce qu’il éclate sur les mots servasti vinum bonum. La conclusion, on pourrait dire la morale de l’histoire, se traduit par une mélodie simple et dépouillée presque syllabique qui se termine d’une façon un peu abrupte.
Deuxième dimanche après l’Épiphanie – Les noces de Cana
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Dans le missel de 1962, les dimanches per annum situés après l’Épiphanie et avant la Septuagésime sont appelés dimanches après l’Épiphanie. Après les deux grandes fêtes de Noël et de l’Épiphanie, nos livres liturgiques comptent six dimanches dits « après l’Épiphanie » et qui constituent une sorte de transition entre les fêtes de Noël et le Carême. Le célébrant revêt des ornements verts. Ce IIe dimanche prolonge néanmoins la grande fête de l’Épiphanie puisque avec le 1er miracle de Notre Seigneur, aux noces de Cana, lu à l’Évangile, l’Église veut mettre encore en lumière devant le monde son « Épiphanie ».
► Introït : Omnis terra
Tous les chants du propre de la messe de ce deuxième dimanche après l’Épiphanie sont donc encore consacrés à l’adoration, la louange et la jubilation, acclamant la divinité et la royauté de Notre Sauveur, que nous contemplons encore petit enfant dans la crèche et qu’en même temps nous suivons déjà dans sa mission rédemptrice.
L’Introït est tiré du psaume 65, Jubilate Deo, qui est un grand cantique d’action de grâce du peuple d’Israël pour la délivrance d’Égypte et de la Mer Rouge, figure par excellence de la Rédemption, et pour tous les bienfaits dont Dieu l’a comblé. Après les bergers de Bethléem et les mages d’Orient, c’est toute la terre, c’est à dire tous ses habitants, qui est invitée à se prosterner devant l’enfant et à proclamer sa reconnaissance.
Omnis terra adoret te, Deus, et psallat tibi : psalmum dicat nomini tuo, Altissime.
Que toute la terre Vous adore, O Dieu, et qu’elle Vous chante, qu’elle dise un psaume à votre nom, O Très Haut.
On s’attendrait à une mélodie enthousiaste et triomphale ; nous la trouverons tout à l’heure dans l’Offertoire qui est tiré du même psaume. Celle-ci est, certes, solennelle mais assez calme et retenue avec un certain caractère contemplatif : c’est vraiment une adoration. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 65 que nous retrouverons tout à l’heure à l’Offertoire :
Jubilate Deo omnis terra, psalmum dicite nomini ejus : date gloriam laudi ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, toute la terre, chantez un psaume à son nom, donnez gloire à sa louange.
► Graduel : Misit Dominus
Le texte du Graduel du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 106, un des grands psaumes qui commencent par ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “. Il relate en plusieurs épisodes les malheurs que les hommes se sont attirés par leurs infidélités, puis comment ils se sont tournés vers le Seigneur et comment dans sa bonté Celui-ci les a sauvés. Le verset qu’on trouve ici se rapporte à la guérison d’une grave épidémie, et il est suivi d’une acclamation de reconnaissance qui revient comme un refrain à la fin de chaque épisode :
Misit Dominus verbum suum, et sanavit eos : et eripuit eos de interitu eorum. Confiteantur Domino misericordiæ ejus : et mirabilia ejus filiis hominum.
Le Seigneur a envoyé sa Parole et Il les a guéris, et Il les a arrachés à la mort. Qu’ils proclament sa miséricorde et ses merveilles en faveur des fils d’Israël.
Le peuple d’Israël de l’Ancien Testament ne savait pas encore que cette parole toute puissante et agissante du Seigneur qu’ils célébraient était une personne, le Verbe, Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité, notre Rédempteur. C’est Lui qui est venu sur la terre pour nous sauver, et que nous adorons aujourd’hui sous les traits d’un petit enfant.
Nous retrouvons les mélodies habituelles des Graduels très voisines de celles de Noël et de l’Épiphanie, mais on remarquera particulièrement dans la deuxième partie des grandes vocalises des mots confiteantur et misericordiæ avec des motifs répétés qui indiquent une insistance très marquée.
► Alléluia : Laudate Deum
Les deux premiers chants du propre du deuxième dimanche après l’Épiphanie invitaient toute la terre et les hommes qui l’habitaient à louer le Seigneur. Dans l’Alléluia qui suit, ce sont les anges et toutes les puissances des cieux qui y sont invités à leur tour.
Laudate Deum omnes Angeli ejus : Laudate eum omnes virtutes ejus.
Louez Dieu tous ses Anges, louez Le toutes ses armées célestes.
C’est le début du psaume 148, un des derniers du psautier, qui passe en revue toutes les créatures, depuis les plus élevées dans les Cieux jusqu’aux plus humbles sur la terre, pour les inviter à cette louange du Créateur et Sauveur. La mélodie est encore une fois une mélodie type que l’on retrouve dans plusieurs Alléluias et que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent. Elle est douce et contemplative, pleine d’une joie légère comme il convient pour s’adresser à de purs esprits.
► Offertoire : Jubilate Deo
Nous retrouvons dans l’Offertoire du deuxième dimanche après l’Épiphanie le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 65 Jubilate Deo, mais ce sera vraiment cette fois une jubilation éclatante et triomphale et non pas, comme c’est souvent le cas à l’Offertoire, une méditation intérieure et contemplative. Cette pièce dépasse d’ailleurs par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire : c’est vraiment un enthousiasme qui ne peut plus se contenir.
La première partie reprend le début du psaume :
Jubilate Deo universa terra : psalmum dicite nomini ejus.
Jubilez pour Dieu, terre entière, chantez un psaume à son nom.
La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise assez extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie reprend des versets de la fin du psaume, qui ont un caractère plus intime et plus personnel.
Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ,
Venez, écoutez, et je vous raconterai à vous tous qui craignez Dieu ce que le Seigneur a fait pour mon âme.
La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo, elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus calme et détendue.
► Communion : Dicit Dominus
Le chant de Communion du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré de l’Évangile du jour qui relate, rappelons le, le miracle des noces de Cana, la troisième des manifestations de la divinité de Notre Seigneur qui constituent son Épiphanie. Le texte est un résumé de cette page de l’Évangile.
Dicit Dominus : implete hydrias aqua et ferte architriclino. Cum gustasset architriclinus aquam vinum factam, dicit sponso : Servasti vinum bonum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discipulis suis.
Le Seigneur dit : emplissez les urnes d’eau et portez-en au maître d’hôtel. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : Tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. Tel fut le premier miracle que fit Jésus en présence de ses disciples.
La mélodie est un véritable petit tableau contrasté qui exprime à merveille les différents épisodes du récit. La parole du Seigneur au début est grave et souveraine. Puis l’étonnement du maître d’hôtel se traduit par une mélodie contournée jusqu’à ce qu’il éclate sur les mots servasti vinum bonum. La conclusion, on pourrait dire la morale de l’histoire, se traduit par une mélodie simple et dépouillée presque syllabique qui se termine d’une façon un peu abrupte.
