Le carême : un temps de réveil spirituel ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Marie FOURNET, metteur en scène « L’hôtel des sept »
- Don Louis-Hervé GUINY, auteur et prêtre de la communauté Saint-Martin
- Père Max HUOT de Longchamp
Terres de Mission : Les origines ténébreuses du lobby pro-euthanasie
Terres de Mission reçoit Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, à propos de la plaquette qu’il a récemment publiée sur “La promotion de l’euthanasie au XXème siècle”. Ce retour historique permet de mieux identifier les permanences et les évolutions du discours pro-euthanasie.
Puis Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la famille en Europe, évoque le 350eème anniversaire des apparitions du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial, en lien avec le centenaire, l’année prochaine, de l’encyclique Quas Primas sur la Royauté sociale du Christ – ces événements étant tous deux liés à l’idée que la sainteté personnelle n’est pas une réalité purement privée, mais doit avoir des conséquences dans la vie des familles et des nations.
Premier dimanche de Carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
En ce premier dimanche du Carême, toute la liturgie nous rappelle que ce Carême est un combat que nous allons avoir à mener pendant ces quarante jours pour parvenir à la victoire finale de Pâques. Dans ce combat nous avons des adversaires qui sont les mauvais anges ou démons, et des alliés qui sont les bons anges, nos anges gardiens. Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons Notre Seigneur s’enfoncer dans le désert pendant quarante jours pour lutter contre Satan, chef des démons et nous voyons les anges s’approcher de Lui pour le servir.
Les chants du propre de la messe de ce Dimanche présentent une particularité unique dans la liturgie, c’est qu’ils sont tous tirés du même psaume, le psaume 90 Qui hábitat in adjutório Altíssimi ; il chante la protection que le Seigneur nous accorde dans notre combat, et la certitude de la victoire grâce à cette protection si nous sommes fidèles. Les anges gardiens que le Seigneur nous envoie pour nous aider y sont explicitement mentionnés, nous le verrons au Graduel.
Le chant de l’Introït est emprunté aux derniers versets du psaume, dans lesquels Dieu lui-même prend la parole pour promettre la victoire, qu’il accordera à ceux qui se confient en lui, et la vie éternelle. Il est assez rare dans les Introïts que ce soit Dieu qui parle. Cela ne se produit que deux ou trois fois dans l’année.
Invocábit me, et ego exáudiam eum : erípiam eum, et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum.
Il m’invoquera et je l’exaucerai, je le délivrerai et je le glorifierai, je le comblerai d’une longue suite de jours.
On remarquera l’insistance sur le mot eum, qui revient après chaque verbe, ce qui montre bien l’attention que le Seigneur porte à chacun de nous. Comme il convient pour la parole de Dieu, la mélodie de cet Introït est très affirmative et pleine d’une calme assurance. Il est accompagné, bien entendu, par le premier verset du psaume 90 que nous retrouverons tout à l’heure au Trait :
Qui habitat in adjutorio Altíssimi, in protectione Dei cæli commorabitur.
Celui qui demeure avec le secours du Très-Haut restera sous la protection du Dieu du ciel.
Lisons un très beau commentaire de l’abbé Portier dans la revue Una Voce au sujet de ce chant d’entrée :
« Commencez votre Carême avec ardeur, continuez-le dans la ferveur, et si vous êtes inquiets, moroses, chantez de nouveau cet introït ; il vous mettre dans la joie profonde et vous acheminera sûrement à celle de Pâques, à cette glorification qui commence pour ne plus jamais cesser ».
Graduel : Ángelis suis….
Le texte du Graduel du premier dimanche de carême est tiré du psaume 90. Comme tous les autres chants de cette messe, et nous allons y trouver les versets de ce psaume qui parlent explicitement des anges Gardiens.
Ángelis suis mandávit de te, ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
Dieu a donné ordre à ses anges de te garder dans toutes tes voies.
Et le verset :
In mánibus portábunt te, ne únquam offéndas ad lápidem pedem tuum.
Ils te porteront dans leurs mains afin que ton pied ne heurte pas la pierre.
Bien entendu il faut entendre ce texte au sens spirituel ; les pierres que nos pieds peuvent heurter ce sont les tentations et toutes les embûches que l’ennemi diabolique sème sous nos pas. Le rôle des anges gardiens est essentiellement spirituel, comme notre combat de Carême dans lequel nous pouvons compter sur leur aide. La mélodie de ce Graduel est une mélodie type, c’est à dire qu’elle n’est pas seulement composée de diverses formules que l’on retrouverait ailleurs, mais qu’elle est la même d’un bout à l’autre dans un certain nombre de Graduels du répertoire. Elle est en particulier identique note pour note à celle du Graduel Requiem de la messe des défunts, et on remarquera comment ses vocalises s’adaptent avec une grande souplesse à des textes différents et à l’expression de sentiments divers, ici la tranquille sécurité que nous ressentons sous la protection des bons anges.
Trait : Qui hábitat…
Pendant le Carême, comme au temps de la Septuagésime, le Graduel est suivi d’un Trait. Celui de ce dimanche présente une particularité, c’est qu’il est d’une longueur tout à fait inhabituelle. Rares sont les chorales qui le chantent car son exécution intégrale dure près d’un quart d’heure. Il reprend la plus grande partie du psaume 90, treize versets sur seize, longue méditation sur la protection que le Seigneur nous accorde dans notre combat contre les esprits infernaux et leurs tentations. C’est le psaume dont tous les chants de cette messe sont tirés, mais il est aussi connu comme étant un des psaumes des complies du dimanche, car il convient tout à fait d’invoquer la protection du Seigneur et le secours des anges gardiens avant de s’endormir.
Les premiers versets chantent sous forme d’un dialogue la protection que le Seigneur accorde à ceux qui mettent leur confiance en Lui. Les versets suivants expriment cette protection divine avec de belles images que nous allons retrouver à l’Offertoire et à la Communion. Puis ils mentionnent les attaques perfides du démon qui est explicitement nommé et ses ténébreuses manœuvres auxquelles échappe celui qui met sa confiance en Dieu alors que les autres tombent à ses côtés.
V/. Qui hábitat in adjutório Altíssimi, in protectióne Dei cæli commorántur.
Celui qui habite sous l’assistance du Très-Haut demeurera sous la protection du Dieu du ciel.V/. Dicet Dómino : Suscéptor meus es tu et refúgium meum : Deus meus, sperábo in eum.
Il dira au Seigneur : Vous êtes mon défenseur et mon refuge. Il est mon Dieu ; j’espérerai en lui.V/. Quóniam ipse liberávit me de láqueo venántium et a verbo áspero.
Car c’est lui qui m’a délivré du piège du chasseur, et de la parole âpre et piquante.V/. Scápulis suis obumbrábit tibi, et sub pennis eius sperábis.
Il te mettra à l’ombre sous ses épaules et sous ses ailes tu seras plein d’espoir.V/. Scuto circúmdabit te véritas eius : non timébis a timóre noctúrno.
Sa vérité t’environnera comme un bouclier ; tu ne craindras pas les frayeurs de la nuit.V/. A sagítta volánte per diem, a negótio perambulánte in ténebris, a ruína et dæmónio meridiáno.
Ni la flèche qui vole pendant le jour, ni les maux qui s’avancent dans les ténèbres, ni les attaques du démon de midi.V/. Cadent a látere tuo mille, et decem mília a dextris tuis : tibi autem non appropinquábit.
Mille tomberont à ton côté, et dix mille à ta droite ; mais la mort n’approchera pas de toi.V/. Quóniam Angelis suis mandávit de te, ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
Car le Seigneur a commandé pour toi à ses anges de te garder dans toutes leurs voies.V/. In mánibus portábunt te, ne umquam offéndas ad lápidem pedem tuum.
Ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre la pierre.
V/. Super áspidem et basilíscum ambulábis, et conculcábis leónem et dracónem.
Tu marcheras sur l’aspic et le basilic, et tu fouleras au pied le lion et le dragon.V/. Quóniam in me sperávit, liberábo eum : prótegam eum, quóniam cognóvit nomen meum.
Parce qu’il a espéré en moi, je le délivrerai ; je le protégerai, parce qu’il a connu mon nom.V/. Invocábit me, et ego exáudiam eum : cum ipso sum in tribulatióne.
Il criera vers moi, et je l’exaucerai ; je suis avec lui dans la tribulation.V/. Erípiam eum et glorificábo eum : longitúdine diérum adimplébo eum, et osténdam illi salutáre meum.
Je le sauverai et je le glorifierai. Je le comblerai de jours et je lui ferai voir mon salut.
Offertoire : Scápulis suis…
Les deux derniers chants du propre de la messe du premier dimanche de Carême, l’Offertoire et la Communion, ont exactement le même texte, ce qui est encore une autre particularité de ce dimanche, unique dans la liturgie, mais la mélodie grégorienne peut donner à un même texte deux expressions différentes. Il s’agit des versets du psaume 90 qui traduisent la protection divine par de belles images :
Scápulis suis obumbrábit tibi Dóminus, et sub pennis ejus sperábis : scuto circúmdabit te véritas ejus.
Le Seigneur te mettra à l’ombre de ses épaules et sous ses ailes tu espéreras, sa fidélité t’entourera d’un bouclier.
La mélodie de l’Offertoire s’apparente à celle de l’Introït. Elle est pleine de calme et d’assurance paisible. C’est vraiment le sentiment de sécurité sous la protection du Seigneur qui domine.
Communion : Scápulis suis
Le texte de l’antienne de Communion du premier Dimanche de Carême est identique à celui de l’Offertoire. Scápulis suis obumbrábit tibi …
Mais alors que la mélodie de l’Offertoire était assez statique, pleine de calme assurance, celle-ci est plus dynamique ; on y sent passer un grand élan mystique, nécessaire pour triompher dans le combat qui est engagé.
La porte parole du gouvernement très mal à l’aise pour répondre sur le sabotage de Nordstream
Au moment où le président Macron engage la France sur le chemin de la guerre en octroyant 3 milliards d’euros à l’Ukraine dans le cadre d’un accord de défense (aide sur 10 ans jusqu’à l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN!), en plus des 8 milliards au titre de la dotation européenne (sur 50 milliards), un journaliste indépendant (comme in aimerait en voir face à Emmanuel Macron lors de ses shows médiatiques) pose de vraies questions sur le sabotage du gazoduc Nordstream II qui a surtout mis à mal l’économie européenne et allemande en particulier :
«Est-ce qu’il n’y a pas autre chose qui est en train de se jouer ?»
J’ai été demandé au gouvernement pourquoi l’UE se prépare à une hypothétique menace russe…
…mais demeure étrangement silencieux sur le sabotage de #NordStream.
Voici sa réponse : pic.twitter.com/VhIeo1c26o
— Frédéric Aigouy (@frederic_RTfr) February 15, 2024
Dans l’accord bilatéral de sécurité que viennent de signer Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, la France s’engage de débloquer “jusqu’à 3 milliards d’euros” d’aide militaire supplémentaire à l’Ukraine en 2024.
Paris chiffre son soutien à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023.
🔴 EN DIRECT
La France annonce "jusqu'à 3 milliards d'euros" d'aide militaire supplémentaire à l'Ukraine en 2024https://t.co/3uWMgauFYg pic.twitter.com/FQAttoEpUH— BFMTV (@BFMTV) February 16, 2024
La chasse au Raoult (et à la liberté d’expression) continue pour les macronistes
Dans la Macronie, la liberté d’expression et d’opinion aura été continuellement attaquée. De façon coordonnée ou non avec les dispositions prises par la Commission européenne (« en européens »). Au-delà, pour le plus récent, de la décision du Conseil d’Etat d’étendre le domaine de la loi de 1986 sur l’audiovisuel public en demandant le fichage des opinions et le contrôle des expressions de tous les intervenants diffusés sur les ondes, nous retiendrons comme petite gourmandise introductive l’annonce solennelle par l’impressionnant ministre français des Affaires étrangères de la fermeture de comptes internet accusé de propagander pour la Russie. Cela nous a permis de faire connaissance de l’organisme VIGINUM (service technique et opérationnel de l’État chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères).

Cet organisme a réalisé un travail certainement formidable apparemment un peu aidé par ces niais de propagandistes puisque
« les sources étant systématiquement affichées en pied d’article, VIGINUM a ainsi pu déterminer avec précision la nature des contenus diffusés par le site pravda-fr[.]com. »
Et VIGINUM de préciser dans son rapport que
« les articles diffusés servent principalement à la couverture du conflit en Ukraine en présentant d’une part positivement l’invasion russe aux populations occidentales et, en dénigrant d’autre part, l’Ukraine et ses dirigeants, régulièrement présentés comme « corrompus », « nazis » ou « incompétents ». Ces chaînes, publient également sur d’autres thématiques proches des sphères complotistes francophones, qui tendent à remettre en cause la parole politique, les médias ou encore les différentes décisions prises au sein des organisations internationales comme l’OTAN, l’ONU ou l’UE par exemple. ».
Bien sûr, si les Russes se mettent à diffuser des critiques concernant l’OTAN, l’ONU ou l’Union européenne, où va-t-on ? Le plus caractéristique de la Macronie est que cette fermeture a été annoncée par M.Séjourné dans un tweet du 13 février dans lequel il affirme :
« Nous sommes un pays libre, et la liberté en ligne est un principe essentiel. La censure n’a pas sa place chez nous. C’est donc à nous tous de s’informer » [sic !].

Un exemple d’une autre nature a été donné à l’Assemblée nationale les 13 et 14 février 2024 lors de l’examen du projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes.
C’est l’article 4 de ce projet de loi qui a été l’objet de toutes les attentions. Il avait pour objet de créer de nouvelles infractions de provocation à l’abandon ou à l’abstention de soins, ou à l’adoption de pratiques dont il est manifeste qu’elles exposent la personne à un risque grave pour sa santé. Et il faut être précis car il a été réécrit à l’occasion des débats.
La rédaction initiale était : Après l’article 223‑1-1 du code pénal, il est inséré un article 223‑1-2 ainsi rédigé :
« Art. 223‑1-2. – Est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptible d’entraîner pour elles, compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences graves pour leur santé physique ou psychique.
« Est punie des mêmes peines la provocation à adopter des pratiques présentées comme ayant une finalité thérapeutique ou prophylactique pour les personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifeste que ces pratiques les exposent à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente.
« Lorsque la provocation prévue aux deux premiers alinéas a été suivie d’effets, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
« Lorsque ces délits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. »
Le Conseil d’Etat, dans son avis sur le projet a tout d’abord remarqué que
« en dépit du titre choisi par le Gouvernement, visant seulement les phénomènes sectaires, le projet de loi appréhende en réalité des menaces et agissements très hétérogènes, dont la plupart de ceux qui émergent ne se réfèrent plus à des croyances ou des idéologies et tirent une large part de leur dangerosité du recours aux réseaux sociaux. Le Conseil d’Etat suggère de ce fait de modifier le titre du projet, en y ajoutant la « lutte contre les emprises gravement dommageables ».
Et plus particulièrement concernant l’article 4, il a estimé « ni la nécessité, ni la proportionnalité de ces nouvelles incriminations ne sont avérées ».
Et il a ajouté un paragraphe un peu long mais néanmoins intéressant :
« Le Conseil d’Etat rappelle en deuxième lieu que lorsque les faits incriminés résultent d’un discours général et impersonnel, par exemple tenus sur un blog ou un réseau social, si l’objectif de protection de la santé, découlant du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, peut justifier des limitations à la liberté d’expression, il convient de garantir un équilibre entre ces droits constitutionnels, afin, notamment, de ne pas remettre en cause, par une incrimination de contestations de l’état actuel des pratiques thérapeutiques, la liberté des débats scientifiques et le rôle des lanceurs d’alerte. Il estime qu’en tant qu’elles viseraient à empêcher la promotion de pratiques de soins dites « non conventionnelles » dans la presse, sur internet et les réseaux sociaux, de telles dispositions constituent une atteinte portée à l’exercice de la liberté d’expression, protégée par l’article 11 de la Déclaration de 1789. Or une telle atteinte doit être nécessaire, adaptée et proportionnée à l’objectif poursuivi, y compris s’agissant de la libre communication des pensées et des opinions au moyen de services de communication au public en …/… Alors même que la légitimité de l’objectif poursuivi par le projet de loi est incontestable, le Conseil d’Etat constate qu’il ne lui a pas été loisible, dans le délai imparti pour l’examen du texte, d’élaborer une rédaction tenant compte de ces critiques. Il propose donc de ne pas retenir les dispositions en cause ».
Le projet de loi est porté par Mme Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État chargée de la ville et de la citoyenneté et par la rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, Mme Brigitte Liso ; dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas véritablement crevé l’écran. En tout cas, dans sa présentation liminaire, Mme Liso a déclaré explicitement viser les charlatans, les pseudo-praticiens et les gourous.
Le 13 février, lors de la discussion de cet amendement de rétablissement de l’article, M.Coulomme, député LFI, a assez bien résumé la position d’une partie de l’opposition :
« les commissaires aux lois de La France insoumise ont voté contre la réintroduction de l’article 4, dont l’objet, trop vague, menace nos libertés, la liberté d’expression, la liberté de chacun de choisir la thérapie qu’il souhaite, et le droit impérieux de critiquer les dérives pharmaceutiques pour les lanceurs d’alerte ».
Et, de façon inattendue, à la faveur de circonstances favorables liées aux présences et absences de députés des divers groupes, il se trouve que l’amendement présenté par la Commission des lois pour le rétablissement de l’article (voulu par le gouvernement) a été rejeté par 116 voix contre 108, provoquant, dit le compte-rendu sténographique :
« Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – Vifs applaudissements sur les bancs des groupes RN et LR dont de nombreux députés se lèvent pour applaudir ».
Mais les procédures parlementaires diverses et interprétables ont permis au président de la Commission des lois, M.Sacha Houlié de demander une deuxième délibération sur l’article 4. Entretemps, la rédaction de cet article a été modifiée par Mme Liso. En voilà la nouvelle rédaction supposée prendre en compte les objections des oppositions :
Article 4 Après l’article 223-1-1 du code pénal, il est inséré un article 223-1-2 ainsi rédigé :
« Art. 223-1-2. – Est punie d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende la provocation, au moyen de pressions ou de manœuvres réitérées, de toute personne atteinte d’une pathologie à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé de la personne visée alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptible d’entraîner pour elle, compte tenu de la pathologie dont elle est atteinte, des conséquences particulièrement graves pour sa santé physique ou psychique.
« Est punie des mêmes peines la provocation à adopter des pratiques présentées comme ayant une finalité thérapeutique ou prophylactique alors qu’il est manifeste, en l’état des connaissances médicales, que ces pratiques exposent à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente.
« Lorsque la provocation prévue aux deux premiers alinéas a été suivie d’effets, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
« Lorsque la provocation s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé et que les conditions dans lesquelles cette provocation a été faite ne remettent pas en cause la volonté libre et éclairée de la personne, les délits définis au présent article peuvent ne pas être constitués.
« Pour l’application du quatrième alinéa, lorsque la personne est placée ou maintenue dans un état de sujétion psychologique ou physique, l’information donnée est présumée ne pas permettre de garantir la volonté libre et éclairée de la personne.
« L’information signalée ou divulguée par le lanceur d’alerte dans les conditions prévues à l’article 6 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ne constitue pas une provocation au sens du présent article.
« Lorsque ces délits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. »
On remarquera l’ajout (mis en gras) de trois alinéas supposés restreindre les risques d’atteinte aux différentes libertés. On aura compris tout d’abord que la formulation « les délits peuvent ne pas être constitués » est juste une intention qui n’engage que ceux qui veulent y croire, et que d’autre part, la particularité des lanceurs d’alerte, c’est, au départ, de pouvoir ne pas être considérés comme des lanceurs d’alerte. Bref, tout reste possible dans l’univers macronien.
Et on a eu la démonstration de ces craintes par les références explicites et violentes faites au Professeur Raoult. A deux reprises.
La première, lors de la séance du 13 février, par M.Sacha Houlié. Deux fois, ce trentenaire juvénile, une sorte de frère de M.Attal, accuse M.Raoult d’avoir provoqué 17 000 morts en France par son traitement à l’hydroxychloroquine (et démontre aussi qu’il n’a pas abandonné la fantasmagorie du « Tous vaccinés, tous protégés » !). Verbatim :
Sacha Houlié:
Ce débat est presque amusant parce que nous revenons quelques mois en arrière, aux plus belles heures de l’examen des textes relatifs au covid. Certains d’entre vous n’étaient pas encore députés, mais ceux qui étaient présents dans cet hémicycle s’en souviennent avec une vive émotion. Monsieur Dupont-Aignan, vous avez dit qu’il n’y avait pas de science d’État. Il y a en revanche un mensonge politique que vous ne faites qu’entretenir année après année, mois après mois : vous étiez de ceux qui nous expliquaient qu’il fallait promouvoir l’hydroxychloroquine dont on sait depuis le début du mois qu’elle a causé peut-être 17 000 morts dans notre pays. (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe RE.)
Emeric Salmon :
Qui est allé rencontrer le professeur Raoult à Marseille ?
Sacha Houlié:
Si des gens incitent à abandonner des traitements ou à recourir à des traitements de charlatan, vous en êtes ici le fidèle relais. C’est peut-être pour cela que cet article vous gêne autant. Ce que dit cette nouvelle rédaction, c’est qu’il y aura des sanctions pénales fortes à l’encontre de ceux qui incitent à abandonner un traitement et mettent ainsi en danger la vie d’autrui.
…/… M. Marc Le Fur : Pasteur était minoritaire !
Sacha Houlié :
C’est ce que vous avez dit, monsieur Le Fur ! Je suis ravi que vous vous ralliiez au fait que le vaccin soit la meilleure façon de protéger nos concitoyens contre les maladies. Et peut-être étions-nous minoritaires au moment où il a fallu protéger les Français ; nous aurions bien aimé avoir votre soutien à ce moment-là, mais vous ne nous l’avez apporté que du bout des lèvres ! Voilà pourquoi nous avons besoin de dispositions législatives exigeantes, difficiles à faire adopter ; il faut un certain courage.
…/… La parole est à M. Nicolas Dupont-Aignan, pour un rappel au règlement.
Nicolas Dupont-Aignan :
M. le président de la commission des lois s’est livré à une caricature me visant, donc à une attaque personnelle. Et précisément, monsieur le président de la commission des lois, si vous aviez un peu de mémoire, vous vous souviendriez que j’avais dit, ici même, que le vaccin n’empêchait pas la transmission et qu’il ne justifiait donc pas un passe sanitaire. Or c’est le professeur Delfraissy qui, deux ans et demi après, a reconnu dans une grande émission de télévision qu’il avait, dès mars 2021, alerté M. Véran sur le fait qu’il était mensonger de dire que le vaccin empêchait la transmission. Cela prouve bien, monsieur le président de la commission des lois, que la vérité d’un moment peut devenir un gros mensonge. Alors c’est un peu facile ! Et votre admonestation prouve aussi que vous traitez de charlatans ceux qui ne pensent pas comme vous. Luttons contre les charlatans, oui, grâce à des diplômes et à des contrôles empêchant l’exercice illégal de la médecine.
Sacha Houlié: Dix-sept mille morts !
Nicolas Dupont-Aignan :
Mais ce que vous faites, ce n’est pas ça, et vous l’avez prouvé par votre attaque : ceux qui ne pensent pas comme vous sont immédiatement traités comme les membres d’une secte ou comme des charlatans. C’est honteux !
La deuxième fois le 14 février, c’est M.Véran qui se distingue et démontre parfaitement les objectifs de l’article. Nouveau verbatim :
Olivier Véran : La France, c’est le pays des Lumières, de l’excellence scientifique, de la rigueur intellectuelle.
Philippe Lottiaux : Ça ne vaut pas pour vous !
Olivier Véran :
En France, la loi doit protéger les plus fragiles et condamner tous ceux qui prospèrent sur la peur, la misère et la mort. Avant de venir, j’ai tapé les mots « gourou » et « Raoult » sur Google. J’ai obtenu davantage de réponses qu’en tapant les mots « science » et « Le Pen ».
Jocelyn Dessigny : Quelle bassesse !
Olivier Véran :
Pendant la pandémie, il y a eu d’un côté les blouses blanches, au chevet des malades et dans les laboratoires, et, de l’autre, il y a eu Didier Raoult. Les premiers ont gagné notre estime et notre respect : le second a gagné de l’argent et des disciples. Les critères d’une dérive sectaire sont-ils ici réunis ? À tout le moins, il y a matière à débat. Nous avons assisté aux délires quasi messianiques d’un homme qui porte la blouse comme Raël porte la tunique, et dont le talent exceptionnel l’emporterait sur l’ensemble de la communauté scientifique internationale. Rappelons-nous des files ininterrompues de malades devant l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, en quête du précieux élixir. Combien de malades, en France, auront-ils refusé un vaccin protecteur, enfermés dans de fausses croyances en raison des propos ambigus du charlatan de la Canebière ? L’hydroxychloroquine mal utilisée a ôté bien plus de vies qu’elle n’en a sauvé, et Didier Raoult a vendu des dizaines de milliers de livres.
Mesdames et messieurs les députés, notre pays connaîtra d’autres crises sanitaires et d’autres gourous.
Bien sûr, cette fois-ci, l’amendement réintégrant l’article 4 dans sa nouvelle rédaction a été adopté (par 182 voix contre 137) et le projet de loi complet voté en première lecture.
Ajoutons quelques éléments de contextualisation comme disent les sachants
Le ministre en charge du projet et l’ayant défendu, Mme Agresti-Roubache, qui se trouve être marseillaise, non seulement a été soignée par le docteur Raoult contre le covid mais s’en est félicitée, a vanté à la télévision le traitement et, usant de ses relations, en aurait chaudement vanté les mérites auprès Mme Macron.

Puisque M.Véran a parlé de recherches sur internet, voilà le tableau associé au nom du Professeur Raoult sur le site research.com :

Et voilà celui associé au docteur Véran :

Il n’y a pas à dire, la Macronie, c’est une aristocratie : le gouvernement des meilleurs.
La France, ce nouveau pays du Tiers-Monde
À Guingamp vendredi 16 février, l’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant, a confirmé la capacité de son pays à envoyer des médecins cubains à Guingamp et notamment dans son hôpital où des services sont en difficulté. Le manque de personnel dans les professions médicales et les fermetures de services hospitaliers sévissent dans les Côtes-d’Armor.
Les hôpitaux de plein exercice restant se retrouvent ainsi en sous-effectif. Face aux fermetures de services et au manque de personnel, les patients sont obligés d’aller plus loin recevoir leurs soins ou subissent des conditions peu optimales. Le centre hospitalier de Lannion va fermer ses portes la nuit dès le mois de mars.
Selon les premières estimations, pour réduire la tension dans le secteur médical, un besoin de 3000 soignants est estimé à l’échelle nationale. En Bretagne, 75 médecins urgentistes sont nécessaires, soit environ un quart des postes.
L’Arcom demande l’aide de la droite pour pourrir la décision du Conseil d’Etat
Suite à la décision hallucinante du Conseil d’Etat contre CNews, un cadre de l’Arcom confie à Valeurs Actuelles :
“Chaque fois j’ai l’impression qu’ils creusent plus profondément dans la bêtise. Cette injonction, c’est ouvrir la boîte de Pandore”. “Maintenant, prenons notre pop corn et regardons comment ils vont se débrouiller avec des plaintes sur le pluralisme journalistique des chaînes publiques.”
“J’invite tous ceux qui défendent la liberté d’expression à réclamer l’application du principe de parallélisme. Ce qui est bon pour CNews devrait l’être pour les autres chaînes”. “Saisissez en masse l’Arcom sur son site quand une idéologie de gauche ou woke est portée par un chroniqueur sur une chaîne concurrente et n’hésitez pas à demander des comptes et des réponses rapides.”
“Il faudra beaucoup de ressources humaines pour assurer le classement et le fichage et ‘défrichage’ des chroniqueurs du PAF. L’Arcom ferait sûrement appel à l’IA qui nous le savons tous peut être orientée politiquement. Les Duhamel, Saint Cricq, Salamé, etc. devraient être en sueur. L’Arcom va devoir étiqueter tout le monde, quid du fichier vis à vis du droit. L’affaire Jean Messiha est édifiante. Il se plie à toutes les remarques de l’institution et reste néanmoins dans une liste divers droite. C’est quand même inquiétant et là c’est un traitement humain.”
Les Belles figures de l’Histoire : Saint Antoine, un géant de la sainteté
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le Père Jean-François Thomas :
En presque cinq ans de ministère, Robert Badinter aura transformé profondément le système judiciaire
De Nicolas Kinosky dans La Nef à propos de Robert Badinter :
[…] La peine de mort est la peine capitale, car elle est au sommet de la pyramide des peines. De celle-là se déclinent toutes les sanctions possibles en réponse à des crimes ou des méfaits. L’abolition de la peine capitale a ébranlé la pyramide des peines et des sanctions au point de désordonner l’ensemble, et de conduire à un tohu bohu dans la société où pour caricaturer, comme le chantait Jean Ferrat dans Tout Berzingue : « vole une pomme et tu es cuit, descend un homme, t’as du sursis ». Tous ces arguments : « la peine de mort n’est pas dissuasive », » elle ne fait pas réfléchir », « elle ajoute du sang sur du sang », ont leur part de vérité, si seulement le débat ne se situait pas là. Si l’on croit que la justice est une réparation par équivalence, il est normal qu’au meurtre de l’innocent, la justice se donne les moyens du monopole de la vengeance légitime pour empêcher toute haine et toute vengeance personnelle, pour réparer un crime et équilibrer la perte d’une vie face à un criminel dont l’enfermement lui assurerait, par moment, certains moments de bonheur alors qu’il a volé une vie. Et au de-là, n’y-a-t-il pas pire faillite de la justice et des beaux idéaux de monsieur Badinter quand un criminel réinséré replonge dans le crime, qu’un meurtrier prend à nouveau une vie, brise une famille qui ne s’en remettra pas, que la prison ne terrifie plus les mauvaises âmes habitées ? C’est à désespérer de la naïveté qui ne voit pas que l’homme est sur la pente glissante du mal. La justice de monsieur Badinter a causé de la souffrance et du mal chez les gens ; la société a été traumatisée par les affaires, victime de l’insécurité, démoralisée par les injustices, écœurée par la faillite de la justice. Cet idéal naïf et généreux a permis à des magistrats furieux et idéologues de laisser libre cours à leurs lubies et à des intellectuels dégénérés de se pignoler sur des criminels. La peine de mort avait son esthétique chez Montherlant, de Maistre et Baudelaire ; la crapule est devenue une idole de la contre-culture ; le théâtre interlope de ces années-là avait son Cid avec Roberto Succo.
« Le système est simple : nous avons une justice de liberté ». En presque cinq ans de ministère, Robert Badinter aura transformé profondément le système judiciaire : suppression de la cour de sûreté de l’état, la fin du texte « Sécurité et liberté », réforme du code pénal napoléonien ; il a œuvré pour la réinsertion des criminels, a supprimé les Quartiers de haute sécurité, tout en se conformant au droit européen. A la fin de sa vie, il en est venu à penser que la prison était une torture. L’homme comme concept n’est pas coupable, si l’on pense volontiers que la liberté définit l’homme, alors, on ne peut pas non plus l’enfermer. A l’insécabilité de ce dernier succède son « inclosubilité ». Abolissons les prisons ! Vaste programme !
« De toute les épreuves qu’un avocat puisse connaître, on avait quarante-cinq minutes pour sauver la vie d’un homme, c’est le plus effrayant vertige qu’un être humain puisse avoir ». Soit. Mais alors, pourquoi n’avoir jamais écrit une ligne, ne s’être jamais arrêté sur le sort, juste ou injuste, là n’est pas la question, de Bastien-Thiry, Degueldre et Claude Piegt ? Jean Dutourd, bête noire du monde germanopratin, a un début de réponse : la peine de mort ne serait jamais supprimée pour les ennemis politiques. Ce même Badinter, alors qu’on lui demandait s’il aurait voté la mort du roi, a répondu qu’« il fallait que la tête du roi tombe pour que le peuple soit souverain ». Voilà. S’il fallait trouver encore une incohérence dans l’ensemble de son œuvre, on vient de la trouver.
L’Union européenne est incapable de mettre un terme à son « élargissement »
De Pierre Manent dans La Nef :
[…] Ce qui est le plus délétère dans ce double mouvement que j’essaie de cerner, c’est que, vers l’extérieur comme vers l’intérieur, il obéit à un principe d’illimitation. On n’aura jamais fini d’abolir les frontières, comme on n’aura jamais fini d’émanciper les minorités. On n’aura jamais fini de déconstruire ce que l’animal politique a construit, de défaire ce qu’il a à grand-peine ordonné.
Nous ne nous serions peut-être jamais engagés dans une aventure aussi stérile si nous n’avions pas cru que l’effacement des frontières nationales promettait une « nouvelle frontière », la « frontière extérieure » de l’Europe, ou que l’effacement du « commun » national promettait le « commun » nouveau de l’Union européenne. La preuve que cette promesse était illusoire, c’est que l’Union européenne est incapable de mettre un terme à son « élargissement ». Or chaque progrès en ce sens a signifié un affaiblissement politique de l’Europe, à la fois en accroissant son hétérogénéité intérieure et en diminuant sa capacité de se rapporter judicieusement à l’extérieur. Cette compulsion d’élargissement ignore que plus on s’étend, plus on entre en contact avec des contextes nouveaux et des difficultés inédites, réclamant toujours plus de capacité de délibérer, de décider et d’agir – ce qui manque à l’Europe depuis les commencements. Ainsi, l’Union européenne, loin de substituer sa force à la faiblesse des nations qui la constituent, ne fait que confirmer et rendre irréversible l’abandon de la république représentative, qui fut le régime dans lequel nos pays, la France particulièrement, ont trouvé à l’époque moderne cette alliance de la force et de la justice qui est la finalité même de l’existence politique.
Un calvaire en Dordogne tagué par l’inscription « islam » et un croissant de lune
Dans le petit village de Saint-Pantaly-d’Excideuil en Dordogne, un calvaire affiche le tag «Islam», écrit avec une bombe noire le long de sa croix, depuis le 24 décembre, ainsi qu’un croissant de lune. Le propriétaire du terrain où a été élevé ce calvaire dans les années 1800 déplore :
«C’est méprisable, écœurant, puéril… Et c’est le reflet de la société d’aujourd’hui. Tout le monde se moque de tout. Je passe outre le sacrilège et je ne vais pas entrer dans des discours haineux, mais ceux qui ont écrit ça sont des imbéciles qui ne respectent pas la religion de nos aïeux»
Pour restaurer ce calvaire sans en abîmer ni la pierre ni son calcin, il faudrait utiliser un produit spécial et onéreux. Un chantier que l’association S.O.S Calvaires envisage d’endosser si le propriétaire l’accepte.
Fiducias Supplicans : les interprétations ne font qu’élargir la confusion
Dans un entretien accordé au Register, le 29 janvier à Rome, le cardinal Müller a réagi aux retombées de la déclaration du 18 décembre autorisant les bénédictions non liturgiques “pastorales” et “spontanées” des personnes ayant des relations homosexuelles ou d’autres “relations irrégulières”.
Votre Éminence, lors d’une récente séance plénière du Dicastère pour la doctrine de la foi, le pape a réitéré que les bénédictions de relations irrégulières devraient être spontanées, non liturgiques et ne pas exiger de perfection morale, qu’il s’agit de la bénédiction d’individus, et non de l’union. Mais si tel est le cas, un tel document était-il nécessaire, puisque de telles bénédictions individuelles sont déjà autorisées ?
Ce document n’était pas nécessaire, mais maintenant les interprétations ultérieures se relativisent elles-mêmes et ne font qu’approfondir, élargir la confusion. Elles ne peuvent pas expliquer quelle est la différence entre une bénédiction liturgique et une bénédiction privée. Elles avancent une idée floue au lieu de dire ce qui est absolument clair dans l’Évangile, la parole de Jésus-Christ, qui nous est transmise dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Comment oserions-nous, en tant que serviteurs de Jésus-Christ, rendre cet enseignement divin flou par de simples artifices humains ?
Certains commentateurs affirment que ce document était nécessaire pour empêcher l’Église allemande, en particulier, de procéder à des bénédictions liturgiques à grande échelle de personnes de même sexe, et qu’il contribuera à empêcher qu’une telle chose ne se produise. Que répondez-vous à cela ?
Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes des évêques allemands par ces manœuvres diplomatiques. Nous devons dire la vérité : que c’est un blasphème, que c’est un péché. On peut se trahir soi-même, on peut trahir les autres, mais personne ne peut trahir Dieu. Nous devons dire la vérité, non pas parce que nous sommes des saints et que les autres sont des pécheurs. Si je prêche l’Évangile, je suis sous le jugement de l’Évangile. Le prédicateur lui-même doit être un modèle pour tous. Il doit faire de grands efforts pour donner de bons exemples, pour souligner la foi avec la crédibilité des prédicateurs. Mais il doit dire la parole de Dieu, qui nous rend libres, et ne pas se présenter comme plus libéral et plus tolérant que Dieu, qui a offert son propre Fils pour le salut du monde.
Que répondez-vous à l’opinion selon laquelle, dans notre culture sexualisée à outrance, où beaucoup sont blessés par les conséquences tragiques de la soi-disant révolution sexuelle, un tel document était nécessaire parce qu’il n’y avait pas d’autre moyen d’atteindre ces personnes, de les ramener à l’Église ?
Ce n’est pas en relativisant la vérité et en dépréciant la grâce que l’on ramène ces personnes à l’Église, mais par l’Évangile pur du Christ. Compte tenu de la faiblesse de l’homme, en particulier dans le domaine de la sexualité, Jésus n’a pas montré de sympathie pour l’adultère, mais a dit que quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère dans son cœur, c’est-à-dire qu’il a déjà transgressé le sixième commandement de Dieu dans le Décalogue et a donc rejeté la vie de Dieu et sa vérité (Matthieu 5:28).
Une autre critique du document porte non seulement sur son contenu, mais aussi sur ce qu’il ne contient pas. Il ne mentionne pas, par exemple, le péché des relations sexuelles hors mariage ou des actes homosexuels, l’importance de la repentance et l’objectif ferme de l’amendement, ou l’exhortation de la personne à revenir au Christ.
Ils l’évitent. Pour eux, ces personnes ne se trouvent dans des situations difficiles qu’en raison de leur faiblesse, et ils nient donc l’existence du péché en tant que volonté de faire le mal et d’agir à l’encontre de la sainte volonté de Dieu : Ce ne sont que des pauvres, et nous devons les aider. Mais qu’est-ce que l’aide de Jésus-Christ ? C’est l’aide de la grâce ; c’est le renouveau de la vie. Tout le monde est appelé au royaume de Dieu. Oui, tout le monde est appelé. Mais le salut, c’est la vie nouvelle en Jésus-Christ, c’est être libéré du péché, et non pas seulement respecter une norme morale comme un idéal fixé par une élite, ou des règles établies par la société, mais le faire selon la sainte volonté de Jésus. C’est le sens de la sanctification, et c’est un vrai bonheur qui va dans le sens de Dieu. C’est cela le vrai bonheur – et non pas la répétition systématique des péchés.
Et cela n’est pas mentionné dans le document.
Non. Jamais mentionné. Il n’y a pas d’anthropologie claire, de doctrine claire : Qu’est-ce que la grâce ? Qu’est-ce que le péché ? Qu’est-ce que le péché originel ? Quels sont les péchés personnels ? Que faire de sa propre volonté et de la coopération de son libre arbitre avec la grâce ? Le Concile de Trente contient un grand document sur la justification et le péché originel. Il y est dit : “Si quelqu’un affirme que, même avec l’aide de la grâce, il n’est pas capable d’éviter le péché, il est anathème et exclu de la pleine communion de l’Église”. Ce qu’il faut, c’est se détourner réellement du péché et se convertir pleinement au Seigneur.
Pensez-vous donc, compte tenu de ces faiblesses et de ces erreurs qui, selon vous, se trouvent dans Fiducia Supplicans, que ce document devrait être retiré et, comme certains l’ont demandé, que le cardinal Fernández devrait démissionner ?
C’est une question qui relève du pape et de sa responsabilité. Mais je pense qu’avec toutes ces interviews et ces interprétations de l’interprétation des interprétations, les choses ne s’améliorent pas. Il faut revenir à la clarté de la parole de Dieu et à ce qui est dit dans le Catéchisme de L’Eglise Catholique, et ne pas s’incliner devant cette idéologie LGBT et “woke” absolument erronée. Ce n’est pas moderne, c’est un retour à l’ancien paganisme. On le voit dans le vieux monde païen grec, romain et perse : Tout le monde, partout, autorisait les actes homosexuels et les relations sexuelles avec des mineurs, et ils n’avaient pas ce haut niveau de moralité donné dans les Dix Commandements. Mais d’un autre côté, St Paul dit que même les païens sont capables, à la lumière de leur raison et de leur conscience, de comprendre ce qui est écrit dans leur cœur (c’est-à-dire la loi morale naturelle).
“Le Conseil d’État viole la loi dont il se réclame”
Emission Face à Philippe de Villiers sur CNews, hier soir, largement consacrée à la liberté d’expression :
Inhumation des fœtus décédés avant 6 mois de grossesse
Le 15 février, le gouvernement wallon a adopté, en dernière lecture, une modification du décret « funérailles et sépultures » permettant de faire inhumer dans un caveau familial, ou de faire incinérer, les fœtus décédés avant 6 mois de grossesse, et de récupérer une urne avec les cendres afin de les mettre au columbarium ou chez soi.
Jusque-là, les fœtus sans vie, entre le 106e jour et le 180e jour de grossesse, ne pouvaient être inhumés que dans les « parcelles des étoiles » créées dans certains cimetières. Les parents pouvaient aussi y disperser les cendres sur la pelouse.
Ces changements n’ont pas d’incidence sur les critères nécessaire pour pouvoir enregistrer le fœtus à l’état civil. Les parents peuvent demander une inscription au registre à partir de 140 jours de grossesse. À partir de 180 jours, cela devient une obligation.
Source : Gènéthique
« Le droit à l’avortement est supérieur à la liberté de conscience »
C’est ce que déclare Mathieu Lefèvre, député Renaissance de la 5e circonscription du Val de Marne :
#IVG dans la Constitution : “Il est indispensable” de le faire, estime @MathieuMlefevre, qui ne comprend pas le “scepticisme” de la majorité de droite sénatoriale sur le texte et appelle à un “vote conforme”.#ParlementHebdo #DirectAN pic.twitter.com/7aPEX8CEQD
— LCP (@LCP) February 16, 2024
A bon entendeur…
Meylan (Isère) : le maire voulait illégalement fermer l’école libre
Le maire divers gauche de Meylan, en Isère, a pris un arrêté municipal le 12 février pour fermer l’école hors contrat Saint-Pierre-Julien-Eymard, qui existe depuis 1992. L’édile justifie cela par un manquement à la sécurité du public et une absence de réponse de la part de la direction depuis la mise en demeure délivrée en janvier dernier.
Un arrêté « gravement illégal », répond l’avocat de l’établissement. Dans un courrier envoyé le 13 février, Me Hugues de Lacoste-Lareymondie dénonce une décision « prématurée », décrétée avant les trente jours impartis pour répondre à la mise en demeure reçue le 13 janvier et prise sans avoir réuni une commission de sécurité. « On a répondu dans les temps à la mairie, signifiant que les travaux étaient réalisés », confie à Valeurs actuelles l’abbé Jean-Marie Salaün (FSSPX), le directeur de l’école. L’école a diffusé une lettre de l’avocat concernant les abus commis par le maire.
Philippe Cardin est finalement revenu sur sa position en milieu de matinée. Un équipage de la police municipale s’est rendu à l’école Saint-Pierre-Julien-Eymard pour y remettre un nouvel arrêté, abrogeant le précédent.
Par ailleurs, le maire tente de s’opposer au projet de construction d’une église pour la FSSPX, sur le terrain jouxtant l’école. En 2023, la cour d’appel de Lyon a rejeté un recours en annulation du permis de construire.
Selon le député Caroline Fiat, mourir ne peut plus attendre
Caroline Fiat (député NUPES) a interrogé le gouvernement mercredi à propos de la loi sur l’euthanasie :
Monsieur le Premier ministre, quand allons-nous enfin légiférer sur la fin de la vie ? Depuis près de deux ans, vous multipliez les promesses sans lendemain. La convention citoyenne s’est prononcée, le comité d’éthique s’est prononcé, nous recevons chaque jour des témoignages de personnes qui réclament de pouvoir mourir dans la dignité et de nombreux rapports parlementaires démontrent la nécessité de faire évoluer la loi. Que vous faut-il de plus ?
Fabien Di Filippo : Il faudrait peut-être déjà appliquer la loi sur les soins palliatifs !
Marc Le Fur : Là encore, vous pourriez citer M. Badinter !
Mme Caroline Fiat : Après des semaines de discussions transpartisanes, de réunions avec les soignants et de déplacements auprès des malades, nous avions enfin fait aboutir un avant-projet de loi avec Mme la ministre Agnès Firmin Le Bodo, un texte équilibré, entre un renforcement des soins palliatifs et le nouveau droit à l’aide active à mourir – des mois de travail pour que la ministre soit finalement remerciée ! Le projet de loi sur la fin de vie sera-t-il remercié lui aussi ? Nous sommes très inquiets. Car nous voilà aujourd’hui avec une ministre de la santé qui s’est déjà prononcée contre une aide active à mourir, son ministre délégué qui semble opposer soins palliatifs et aide active à mourir, et un Président de la République qui préfère consulter les cultes et prendre son temps. Or nos concitoyens n’ont pas le temps, leurs souffrances n’ont pas le temps, leur peur de ne pas pouvoir choisir leur mort n’a pas le temps. Pendant que vous reportez indéfiniment, il y a des histoires de vie douloureuses que vos errements ne pourront jamais réparer. Il y a urgence. Les patients ne peuvent plus attendre. Pourtant, vous n’avez pas dit un mot sur ce sujet dans votre interview sur le calendrier des réformes.
M. Maxime Minot : Pas faux !
Mme Caroline Fiat : Ne reste qu’une promesse – encore une –, celle, dans votre déclaration de politique générale, d’examiner ce projet de loi avant l’été. Alors ma question est simple : allez-vous enfin respecter cette promesse ?
Réponse du ministre du travail, de la santé et des solidarités, Catherine Vautrin :
Je pense que nous serons d’accord pour dire que la notion de fin de vie est liée à une pathologie et non à un âge. Je tiens à le rappeler car c’est un point important qui nous réunit. Vous avez évoqué les différents travaux qui ont été menés. L’un des constats du premier d’entre eux, qui portait sur la douleur, est l’impérieuse nécessité de prendre en charge la douleur grâce à une stratégie décennale de soins palliatifs. M. le Premier ministre l’a évoquée dans une interview et l’a fait figurer dans ma feuille de route. C’est la première brique sur laquelle je voulais insister.
Le deuxième point est bien sûr l’aide à mourir. Là encore, les travaux menés – j’en profite pour rendre hommage à votre collègue Mme Firmin Le Bodo – ont permis de consulter et d’avancer sur des points très concrets. Le premier critère est évidemment la situation du patient : il faut savoir si son pronostic vital est engagé, de façon irréversible, et s’il subit une souffrance physique réfractaire. S’y ajoutent deux conditions très importantes : le patient doit disposer encore de sa faculté de discernement et l’équipe médicale doit donner son accord. Le Président de la République s’est engagé précisément sur cette question.
Mme Elsa Faucillon : La réponse !
Mme Catherine Vautrin, ministre : Oui, des consultations ont encore lieu. Celle de jeudi dernier, par exemple, a réuni des professionnels et des représentants de différents courants de pensée. Nous travaillons également avec les élus, avec le Parlement. Je serai fière de défendre ce texte. Il sera prêt dans les semaines qui viennent et sera ensuite soumis au Conseil d’État. Nous serons alors en mesure d’en discuter, à la fin du printemps et probablement cet été. Voilà le calendrier et voilà notre engagement.
Caroline Fiat : J’entends que nous légiférerons sur ce texte avant le début de l’été. Un avant-projet de loi, rédigé de manière transpartisane, avait abouti lorsque Mme Firmin Le Bodo était ministre. Ma question est simple : ce texte sera-t-il celui que nous verrons arriver dans l’hémicycle ?
L’interdiction de l’avortement, bénéfique sur la natalité et la santé des femmes
Un récent rapport fédéral sur l’avortement aux Etats-Unis tend à montrer qu’il a diminué de 8% dans les Etats qui l’ont restreint ou supprimé après l’abrogation de l’arrêt Roe vs Wade le 24 juin 2022. Quatorze Etats sur cinquante ont complètement interdit l’avortement – principalement dans le sud du pays et le Midwest – et d’autres en ont plus ou moins réduit la pratique.
Les données pour l’année 2022 montrent qu’il y a eu 424.242 IVG légales au sein de trente-deux Etats, qui représentent une diminution estimée à 31.951 d’avortements par rapport à 2021, soit une baisse de 8% environ.
Les Etats s’étant engagés en faveur d’une législation pro-vie ont une augmentation de 32.000 naissances.
Autre fait que les médias américains n’ont pas ou peu évoqué, les rapports fédéraux qui viennent d’être publiés soulignent qu’en restreignant ou interdisant l’avortement, certains Etats connaissent une baisse très sensible des complications médicales liées à un avortement. C’est le cas en Arizona où seuls huit cas de femmes ayant éprouvé des problèmes de santé dus à un avortement ont été signalés, contre plus de 400 en Pennsylvanie, Etat dans lequel l’avortement est légal jusqu’à vingt-quatre semaines.
Le rapport fédéral qui vient d’être publié, en montrant l’influence bénéfique de l’arrêt Dobbs vs Jackson sur la natalité et la santé des femmes américaines, arrive à point nommé, alors que l’avortement est l’un des enjeux de l’élection présidentielle qui doit se tenir en novembre prochain.
La Grèce dénature le mariage et la famille
Le 15 février, la Grèce a adopté une loi autorisant le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par des couples de même sexe. Après deux jours de débats, 176 députés ont voté pour, 76 contre, et deux se sont abstenus, sur les 254 présents au parlement.
L’Eglise orthodoxe désapprouve ces changements. « Les enfants ont un besoin inné et donc le droit de grandir avec un père de sexe masculin et une mère de sexe féminin » rappelle le Saint-Synode.
L’essentiel du débat a concerné la question de l’homoparentalité. Certains regrettent que le projet de loi n’autorise pas la gestation par autrui (GPA) pour les homosexuels.
La banalisation d’un magistère quotidien
Dans le nouveau numéro de Cardinalis, un cardinal signe une tribune sur les moyens modernes de communication, qui ont permis aux papes d’être entendus par les fidèles catholiques du monde entier :

Mais cette immédiateté n’est pas sans risque :


“L’Arcom doit mettre fin à l’entre-soi du service public”
Suite à la décision du Conseil d‘État concernant CNews, le président du Rassemblement national Jordan Bardella interpelle l’Arcom. Il explique dans le JDD :
[…] Si ce contrôle renforcé est exercé sur CNews, il doit aussi l’être pour le service public. On ne peut pas imposer un contrôle strict à une chaîne privée, et dans le même temps laisser le service public dans un entre-soi permanent qu’aujourd’hui personne ne peut contester. L’Arcom doit mettre fin à l’entre-soi du service public.
Chaque jour, les antennes de l’audiovisuel public, télé et radio, diffusent des programmes sans aucune forme de pluralisme, et cela n’inquiète personne. Pire, certaines émissions font du combat politique leur leitmotiv avec l’argent des contribuables, et ce même en période d’élections, se jouant de toutes les règles électorales et déontologiques. […]
Aujourd’hui, il y a une hypocrisie totale. Il y a un manque de pluralisme toléré, celui des rédactions et des programmes composés de toutes les nuances de gauche, du rose pâle, au rouge en passant par le vert, sur le service public notamment. Et une accusation de manque de pluralisme dès que cet entre-soi n’a plus l’exclusivité de la parole dans une rédaction ou un programme : dès que la gauche, minoritaire dans le peuple mais majoritaire dans les rédactions, n’a plus le monopole de l’information, elle cherche à censurer, à diaboliser, à bâillonner. Il y en a assez de ces vigies du politiquement correct qui veulent faire taire toute voix dissonante. Le règne de la pensée unique, c’est fini. S’il doit y avoir une nouvelle régulation, posons tout sur la table, et regardons dans quels médias le pluralisme est réel. […]
La culture de mort dans la Constitution
Extrait de l’émission du Libre journal de Radio courtoisie du 10 février 2024: “Plaidoyer pour la vie humaine” avec Philippe Pichot-Bravard et Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ.
La belle histoire du jour
À cause des taxis qui bloquaient l’aéroport de Nantes mercredi, une religieuse a raté son avion pour Toulouse où elle se rendait pour donner un rein à son frère. Un chauffeur de taxi s’est proposé pour l’emmener en voiture jusqu’à Toulouse et la course a été offerte par l’ensemble des grévistes.
“J’ai pris la route pour Toulouse sans réfléchir parce que son frère était programmé au bloc et il attendait sa sœur arrive pour qu’elle donne son rein.” “Elle m’a dit que c’était un miracle”.
Tous les grévistes se sont cotisés pour payer la course.
“Ils ont lancé une cagnotte”. “Mais même si je ne rentre pas dans mes frais, ce n’est pas grave. On peut faire des gestes de temps en temps, on est humain. Notre première mission, c’est de rendre service aux gens et après il y a l’aspect financier bien sûr”.
Système anti-viol…
Face au “sentiment d’insécurité”, les mairies équipent les enfants :
Seine-Maritime: dans cette commune, des kits de sécurité distribués aux collégiens et lycéens pic.twitter.com/RwrZyg272M
— BFMTV (@BFMTV) February 15, 2024
La doctrine de l’Église catholique en matière d’homosexualité
Claves propose les éléments du riche article publié à l’automne dernier par Mgr Kruijen dans Sedes Sapientiae. Cette première partie introduit la réflexion de Mgr Kruijen sur l’approche « équilibrée mais pas inclusive » de l’Église. L’article peut être retrouvé dans son intégralité dans Sedes Sapientiae, revue de formation théologique et spirituelle de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier. Rappelons d’abord les trois numéros consacrés à l’homosexualité dans le Catéchisme de l’Église catholique :
2357. L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que « les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (CDF, décl. Persona humana, 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
2358. Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.
2359. Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.
Voici l’article de Mgr Kruijen :
Église et homosexualité : une approche équilibrée
Dans le cadre du « synode sur la synodalité », certains catholiques réclament un changement de l’enseignement de l’Église concernant l’homosexualité, ce qui appelle quelques réflexions critiques. Commençons par dire que, dans notre monde, la manière d’aborder le phénomène de l’homosexualité (et, plus largement, de la mouvance dite LGBTQI+) semble osciller entre des extrêmes. S’il existe toujours des pays où les personnes concernées risquent jusqu’à la peine capitale, dans les pays sécularisés, au contraire, le phénomène en question est non seulement largement toléré, mais bien plus, promu publiquement comme un signe de liberté et d’affirmation de soi (il suffit de penser au « mois des fiertés »), voire de progrès moral. De la sorte, de fortes pressions s’exercent aujourd’hui à l’encontre de quiconque ose remettre en question ce discours libertaire (que l’on pense simplement aux pâtissiers traînés devant les tribunaux pour avoir refusé, pour des motifs de conscience, de confectionner des gâteaux « arc-en-ciel » à l’occasion d’unions de personnes de même sexe).
Loin de ces extrêmes, la doctrine authentique de l’Église catholique en matière d’homosexualité promeut une approche équilibrée alliant le respect de la dignité des personnes et la fidélité à son enseignement moral[2]. Il est d’autant plus déplorable qu’un nombre croissant de membres de la hiérarchie ecclésiastique en vienne à présent à critiquer publiquement cette doctrine, pourtant fondée sur la Révélation.
L’objectif de la présente contribution n’est pas de proposer une étude un tant soit peu complète de l’enseignement de l’Église catholique concernant la thématique sensible et complexe de l’homosexualité[3]. Nous nous limiterons ici pour l’essentiel à extraire quelques propositions, aujourd’hui promues par un nombre croissant de catholiques, en les faisant suivre d’un commentaire critique[4]. Puis nous proposerons d’élargir notre réflexion dans une ouverture suivie d’une conclusion.
Proposition 1 : « Tout le monde a sa place dans l’Église. »
Contre l’« inclusion » illimitée prônée de nos jours tel un mantra au sein de l’Église, plusieurs remarques s’imposent.
En premier lieu, on relèvera le caractère illusoire de ce slogan, d’autant plus que ses plus fervents promoteurs sont en général prompts à vilipender et à ostraciser ceux qui ne pensent pas comme eux. En réalité, dans tout groupe social, y compris dans l’Église, il existe au moins une catégorie qui n’est pas la bienvenue (que l’on pense, par exemple, aux fidèles attachés à des formes liturgiques traditionnelles[5]). De nos jours, ceux qui se bornent pourtant à maintenir certains éléments de la doctrine catholique concernant, notamment, l’homosexualité ou les conditions pour accéder aux sacrements, se voient ainsi régulièrement taxés de pharisiens rigides qui lancent des pierres contre les autres, si ce n’est d’appartenir à « des franges traditionalistes, voire intégristes ».
En second lieu, il apparaît évident que toute communauté humaine a besoin de critères d’appartenance et de limites (idéologiques ou doctrinales, comportementales, etc.), sans lesquelles elle perd son identité, se fragmente ou se dissout dans l’informe. C’est ainsi que, dès l’ancienne Alliance, il existait une espèce de sentence d’excommunication consistant à « retrancher de son peuple » le coupable d’infractions graves (voir par exemple Ex 31, 14 ; Lv 19, 8).
Le Nouveau Testament, s’il invite – à l’image du Maître – à l’amour du prochain, même gravement pécheur, ne rompt cependant pas radicalement avec cette logique d’une inclusion conditionnelle. Mt 18, 15-17 invite ainsi à considérer « comme le païen et le publicain » le frère qui refuse obstinément de se corriger. Il existe également toute une série de passages invitant à se tenir à l’écart de certaines personnes (notamment parmi les « frères », voir 1 Co 5, 11), par exemple « tout frère qui mène une vie désordonnée », les « débauchés » ou « l’homme hérétique », sans toutefois les considérer comme des ennemis[6]. De la sorte, il serait totalement erroné de confondre la morale évangélique avec un modèle libertaire, selon lequel il serait possible d’être un fidèle chrétien quelle que soit la manière de vivre et de croire.
De fait, Jésus a énoncé des conditions sans lesquelles on ne peut être son disciple, comme de prendre sa croix ou de renoncer à tous ses biens (cf. Mt 10, 38 ; Lc 14, 33). De son côté, Paul avait livré communautairement « à Satan » un croyant incestueux (1 Co 5, 4-5) afin qu’il se convertisse. On relèvera, pour terminer, que ces éléments exclusivistes se retrouvent également sur le plan eschatologique. Jésus affirme ainsi que, lors du jugement, il dira « en face » à « beaucoup » : « Écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Mt 7, 23). Enfin, le dernier livre du canon des Écritures ne s’achève pas sans cette sentence d’exclusion sans appel : « Dehors les chiens et les magiciens, les impudiques et les meurtriers, les idolâtres et quiconque aime ou pratique le mensonge ! » (Ap 22, 15 TOB)
Le “Renouveau démocratique”…
Le journaliste Frédéric Aigouy, ancien de la chaine censurée RTFrance, a interrogé le porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot sur le sabotage de NordStream :
«Est-ce qu’il n’y a pas autre chose qui est en train de se jouer ?»
J’ai été demandé au gouvernement pourquoi l’UE se prépare à une hypothétique menace russe…
…mais demeure étrangement silencieux sur le sabotage de #NordStream.
Voici sa réponse : pic.twitter.com/VhIeo1c26o
— Frédéric Aigouy (@frederic_RTfr) February 15, 2024
Prisca Thévenot est aussi « ministre déléguée chargée du Renouveau démocratique » (sic).
C’est Le Monde qui servira de référence pour ficher journalistes et chroniqueurs
Aveu de François Jost, l’auteur du rapport de Reporters sans frontières contre CNews :
François Jost, l’auteur du rapport de Reporters sans frontières contre #CNEWS reconnait que c’est la presse de gauche qui servira de référence pour ficher journalistes et chroniqueurs pic.twitter.com/WiXAaOxWwm
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 15, 2024
I-Média : CNews menacée de censure : qui sera le prochain ?
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le traitement médiatique de la mort de “Saint” Robert Badinter, avec l’hommage obligatoire qui lui est consacré.
Le dossier du jour est un décryptage de la censure de CNews par le Conseil d’Etat qui avait été saisi par Reporters sans frontières.
Enfin, les pastilles de l’info :
- Décryptage : l’arrivée des migrants de Mayotte en métropole !
- Les ciseaux de la censure : dissolution de La Citadelle et arrestation arbitraire après un hommage à Brasillach
- Ça décoiffe : Trump – Poutine, la guerre de l’influence et des médias
- Carton rouge : Dati, ministre de l’inculture
- Le bon point mainstream : annulation d’un “spectacle” de Drag-queens à des enfants
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Pascal Praud, pour rendre hommage au présentateur vedette de CNews, qui permet un peu de pluralisme sur les ondes.


