« Les anges nous rappellent la beauté de notre nature humaine »
Don Pierre Doat, prêtre de la Communauté Saint-Martin et recteur du sanctuaire du Mont Saint Michel, est l’auteur d’un livre aux Editions Salvator « Le roman des anges », récapitulant ce que nous enseigne l’Église Catholique en France à propos de ces esprits.
Don Pierre Doat, de passage en Anjou pour une conférence et une dédicace répond aux questions de Thomas Cauchebrais de RCF Anjou :
#LibérezYona : Une jeune femme de 19 ans en garde à vue pour une simple pancarte
C’est l’une des deux jeunes femmes qui ont brandi des pancartes faisant le lien entre étrangers et violeurs pendant le défilé du carnaval à Besançon ce dimanche. Une militante du collectif d’extrême-droite Nemesis est en garde à vue pour provocation à la haine raciale. Il s’agit de Yona, une militante bien connue du collectif d’extrême-droite Nemesis.
Lundi, Anne Vignot, la maire de Besançon avait déposé plainte contre X pour incitation à la haine suite à ces pancartes.
Yona était venue pour rappeler que 46 femmes auraient pu être épargnées si les OQTF étaient appliquées comme le prévoit la loi. Demander à ce que les lois soient appliquées est devenu un délit. Et il y a même actuellement une perquisition en cours dans la maison des parents de Yona !
En 2021, le maire de Besançon Anne Vignot proposait d’accueillir des Afghans. En août dernier dans sa propre ville, une femme jeune était agressée sexuellement par l’un de ces réfugiés.


Marion Maréchal va-t-elle être placée en garde à vue pour avoir oser rappeler ce même chiffre sur CNews ?
Votre bilan migratoire @ValerieHayer ? En 2023, au moins 46 femmes, dont plusieurs grands-mères, ont été violées par des clandestins sous OQTF.#FaceÀFace #MarionVsHayer pic.twitter.com/wGeRqMVipO
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 9, 2024
« Pour les bobos comme Valérie Hayer, l’immigration leur sert à faire le sale boulot dans les cuisines, le ménage et être livreur»
Marion Maréchal (Reconquête) débattait hier face à Valérie Hayer (Renaissance) sur CNews. Extraits sur l’islam et l’immigration :
Immigration :
“Madame Hayer qui nous promet que dans deux ans, il n’y aura pas de Lampedusa fait partie du même gouvernement qui nous avait affirmé qu’ils appliqueraient 100% des OQTF, quelques années, après on est à 7%”@MarionMarechal, tête de liste Reconquête #LeFaceaFace pic.twitter.com/PgUWeUcvGu— Europe 1 (@Europe1) April 8, 2024
« Qu’est-ce que vous faites contre les Frères musulmans ?
L’Autriche a interdit les Frères musulmans.
Pourquoi vous laissez ces institutions ouvertes ? Pourquoi vous laissez ces mosquées ouvertes ? Quelle est la justification ?
La loi ça se change »#FaceAFace #MarionVSHayer pic.twitter.com/nvHSqyAym7— Damien Rieu (@DamienRieu) April 8, 2024
« Pour les bobos comme Valérie Hayer, l’immigration leur sert à faire le sale boulot dans les cuisines, le ménage et être livreur Uber Eats.
Faites plutôt en sorte que le travail paye mieux pour les Français. » Marion Maréchal#FaceÀFace #MarionVsHayerpic.twitter.com/Sj28zyIkXG— Génération Z | Grand Est (@GenerationZGE) April 9, 2024
On ne se bat pas pour restaurer ou imposer la démocratie. On ne peut tuer que pour la défense et la promotion des intérêts de la France
Chef d’état-major des armées de 2017 à 2021 et grand chancelier de la Légion d’honneur, le général Lecointre publie Entre guerres (Gallimard), un récit littéraire dans lequel il raconte son parcours militaire et ses dilemmes de soldat. Extrait de son entretien dans Le Figaro avec Eugénie Bastié :
[…] Il existe un modèle de guerre encadré par le droit international, un espace ritualisé où la guerre reste quelque chose d’atroce, puisqu’il s’agit de tuer, mais où on essaie d’éviter que l’animalité et la barbarie prennent le dessus. Je ne dis pas que c’est facile. Mais penser qu’on va annihiler la guerre conduit à nous priver de cet espace ritualisé de confrontation avec un ennemi de dignité égale à la vôtre. Transformer l’ennemi en criminel en infraction avec le droit n’humanise pas la guerre, bien au contraire. Lorsque vous êtes au combat, vous devez trouver en vous les ressources permettant de transgresser le tabou absolu qui consiste à donner la mort tout en contrôlant l’animalité qui est en vous. Les opinions publiques sont ignorantes de la tentation de violence extrême qui gît en chacun de nous, du traumatisme que cela crée. Elles pensent en toute bonne foi qu’ayant évacué la guerre et son cortège d’horreurs, on est dans son bon droit quand on poursuit un ennemi relégué au rang de criminel. Aussi j’ai toujours eu du mal avec l’expression « éradication du terrorisme » : cette surenchère verbale trahit le déni de la violence. Je parle dans le livre de cette conférence à la Sorbonne où je racontais cette tentation qui avait été la mienne d’exécuter un « interahamwe » (milicien rwandais), et j’ai senti dans le public un soutien à cette idée de vengeance, d’exécution sommaire. Ça m’a beaucoup frappé. On en oublie les principes qui sont au fondement de notre culture : l’habeas corpus, le respect de l’ennemi.
Votre première bataille fut la guerre du Golfe. En quoi cette guerre interventionniste diffère-t-elle de la conception traditionnelle de la guerre ?
C’est une guerre pour restaurer le droit et non plus pour défendre son pays. Je ne crois pas que nous ayons compris à ce moment-là ce que signifiait cette nouvelle légitimation de la guerre par le rétablissement du règne du droit. Les opérations de guerre allaient désormais être considérées comme des opérations de police. Il y aura ensuite la nouveauté de l’humanitaire : ce sera la Somalie, qui, moi, m’a surpris : pourquoi intervenir ici plutôt qu’ailleurs ? L’invocation du droit international est-elle suffisante ?
La défense de la démocratie est-elle un motif légitime pour une guerre ?
Non, ça n’a aucun sens. On ne se bat pas pour restaurer ou imposer la démocratie. Se battre, c’est tuer. La guerre, c’est, selon la définition de Gaston Bouthoul, une «lutte armée et sanglante entre groupes organisés».On s’y résout pour des raisons très supérieures. Je pense qu’on ne peut tuer que pour la France, pour la défense et la promotion des intérêts de la France. Je ne vois pas de raisons internationales de cette nature qui vaillent. L’intervention humanitaire, c’est encore autre chose : vous êtes engagé en tant que force d’interposition, ce qui vous contraint à n’agir qu’en situation de légitime défense, comme des policiers. Ces opérations humanitaires dénaturaient ce qu’était la guerre. […]
Etats-Unis : Le sénateur Mike McDonnell quitte le parti démocrate après avoir été blâmé pour sa foi catholique
Lors d’une conférence de presse annonçant son adhésion au Parti républicain, le sénateur du Nebraska Mike McDonnell a déclaré que les démocrates l’avaient puni parce qu’il était catholique et pro-vie.
“J’ai demandé au parti démocrate du comté de Douglas de respecter le fait que je suis pro-vie, que je suis membre de l’Église catholique romaine. Mes convictions sont basées sur cela”.
Il a donné des précisions dans une déclaration écrite :
En 1984, je me suis inscrit comme démocrate. J’étais chrétien, membre de l’Église catholique romaine et pro-vie. En 2016, je me suis présenté en tant que candidat pro-vie pour le district législatif 5. Lorsque je me suis présenté pour ma réélection en 2020, j’étais pro-vie. J’ai demandé au Parti démocrate de respecter ma position pro-vie fondée sur la religion. Au lieu de cela, au cours de l’année dernière, ils ont décidé de me punir pour être Pro-Life. Les démocrates du comté de Douglas ont voté pour ne pas me nommer délégué et pour ne pas partager les ressources du parti avec moi parce que je suis pro-vie. Le parti démocrate de l’État a voté pour me censurer parce que je suis pro-vie. Être chrétien, membre de l’Église catholique romaine et pro-vie est plus important pour moi que d’être inscrit au parti démocrate. Aujourd’hui, je change mon affiliation au parti pour devenir républicain.
M. McDonnell étant passé de l’autre côté à la Chambre d’État du Nebraska, les républicains disposent désormais d’un nombre de voix suffisant pour surmonter une obstruction.
Le parti républicain du Nebraska (NEGOP) a déclaré dans un communiqué qu’il accueillait M. McDonnell comme “notre nouveau champion des valeurs conservatrices”.
“Le corps législatif monocaméral du Nebraska dispose désormais d’une majorité républicaine à l’épreuve de l’obstruction”.
À la suite de l’annonce de M. McDonnell, la présidente du Parti démocrate du Nebraska, Jane Kleeb, a déclaré :
“Le Parti démocrate du Nebraska continuera à défendre la liberté de reproduction et les droits de l’homme de la communauté LGBTQ”.
Les collège et lycée Frassati de Mandres-sur-Vair ont fêté leur saint patron
Le 4 avril, le collège et lycée Frassati de Mandres-sur-Vair ont fêté dignement leur saint patron, en écoutant une conférence donnée par leur professeur de lettres classiques sur la vie de Pier Giorgio Frassati.

Réunis dans l’église du village avec leur aumônier, l’abbé Garban de la Fraternité Saint-Pierre et l’administrateur diocésain venu pour l’occasion, ils ont ensuite chanté “Verso l’alto”, un cantique qu’ils avaient eux-même composé en son honneur, de vénérer une relique d’un morceau de vêtement envoyé par sa nièce, en l’honneur du premier établissement français à porter le nom du jeune bienheureux étudiant italien béatifié par Jean Paul II et donné comme modèle aux jeunes d’aujourd’hui.
Une messe solennelle et un verre de l’amitié a clôturé cette belle journée, en présence d’anciens élèves et de familles venus pour la circonstance.

Photos et détails de cette belle journée sur www.collegefrassati.com ou sur Facebook.
Marion Maréchal : “Je ne suis pas pour qu’il y ait d’envoi d’armes” à l’Ukraine
Marion Maréchal affrontait hier soir Marie Toussaint, tête de liste des Écologistes, dans un débat sur BFMTV. Marion Maréchal a une fois de plus clarifié sa position sur l’Ukraine, comme il y a quelques semaines (voir ci-dessous) et a affirmé être contre l’envoi d’armes à l’Ukraine, expliquant que cela nuisait à notre propre défense en affaiblissant nos armées.
Sur l’Ukraine, Marion Maréchal assume un constat nuancé loin des caricatures pro-russes mais également loin des va-t’en guerre d’aujourd’hui qui ont méthodiquement détruit l’outil de défense depuis au moins 3 quinquennats (Sarkozy, Hollande et Macron) avec la complicité de l’extrême gauche, en particulier les écologistes :
Après avoir voulu désarmer la France, les écologistes sont les plus bellicistes : pour Madame Toussaint, « l’armée quinoa » de ses rêves, c’est un porte-avions à voiles, des chars à panneaux solaires, des rations de combat végan.
Après avoir voulu désarmer la France, les écologistes sont les plus bellicistes : pour Madame Toussaint, « l’armée quinoa » de ses rêves, c’est un porte-avions à voiles, des chars à panneaux solaires, des rations de combat végan.#MarionVsToussaint #VotezMarion pic.twitter.com/eUTdgvXfKw
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 7, 2024

Mauvaise nouvelle pour l’UE en Slovaquie, bonne nouvelle pour l’Europe
L’allié du gouvernement Peter Pellegrini a remporté, samedi 6 avril, l’élection présidentielle en Slovaquie, face au diplomate pro-européen Ivan Korcok. Fort de 53,20% des voix, Peter Pellegrini a déclaré :
“C’est une grande satisfaction (…) Je veux être un président qui défendra les intérêts nationaux de la Slovaquie”.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a été un des éléments clés de la campagne, notamment depuis que le Premier ministre Robert Fico, allié du nouveau président, a remis en cause la souveraineté de Kiev et appelé à la paix avec Moscou. En place depuis octobre, l’actuel gouvernement composé du parti Smer-SD de Robert Fico, du parti Hlas-SD de Peter Pellegrini et du petit parti de droite SNS, a également interrompu son aide militaire à l’Ukraine.
Peter Pellegrini a été ministre dans les précédents gouvernements de Robert Fico. Pellegrini et Fico partagent les mêmes opinions souverainistes, anti-woke et contre toute aide à l’Ukraine contre la Russie.
« Le peuple slovaque a montré aujourd’hui qu’il reconnaît ce qui menace ce pays du côté des médias libéraux, des activistes, des ONG et des progressistes », a dit Fico.
Les eurobéats connaissent un lendemain de gueule de bois.
Norbert Röttgen, le principal expert en politique étrangère de la CDU, déclare :
« La Slovaquie doit alors décider si elle veut suivre M. Orbán ou rester dans l’UE. Quiconque se range du côté de l’agresseur n’a pas sa place dans l’UE. »
Quant au président de la commission des affaires européennes du Bundestag, Anton Hofreiter, il demande que l’UE suspende le versement des fonds européens qui sont dus à la Slovaquie :
« Il est important que le gouvernement slovaque reçoive un signal d’alarme clair de Berlin et de Bruxelles. »
Et si certains évêques s’occupaient de leurs diocèses plutôt que de produire des textes creux et tièdes ?
On reproche souvent au gouvernement français de créer des comités théodules ou des structures sur mesure pour recaser d’ancien ministres ou copains battus aux élections…avec nos impôts.
Nous, catholiques, ne pourrions nous pas faire savoir à certains de nos évêques qu’ils feraient mieux de s’occuper de l’évangélisation dans leurs diocèses respectifs plutôt que de publier des textes creux et sans aucun intérêt politique. D’autant plus que ces “travaux” se font dans des structures qui coûtent cher aux catholiques car financés par le denier du culte.
Ainsi les évêques de l’Euregio, qui rassemble l’archevêché du Luxembourg, le diocèse de Trèves en Allemagne, les diocèses de Metz, Verdun, Nancy et Toul, et Troyes en France ainsi que les diocèses de Liège et Namur en Belgique, se sont rassemblé pour produire un long, très long texte. Les huit évêques concernés viennent en effet de publier une lettre pastorale en vue des élections européennes.
C’est long. Cela part dans tous les sens avec toujours le même vocabulaire compliqué, évasif, nuancé à l’extrême si bien, qu’à la fin, on ne bénéficie d’aucun éclairage pour voter. Nous sommes bien loin des points non négociables de Benoit XVI qu’il avait lui-même formalisés dans une “note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques” lorsqu’il était encore le cardinal Ratzinger.
On subit les poncifs habituels :
“Tout au long de l’histoire, les peuples de l’Europe se sont trouvés gratifiés de qualités remarquables”, “La construction européenne a permis une paix durable en Europe”, “L’islam a apporté l’algèbre, les chiffres arabes, l’ouverture à la culture arabe et la relation avec l’Asie par la Route de la soie”, “La construction européenne a aussi accompagné une évolution à la hausse de l’espérance de vie” [pas pour les bébés avortés], “Ces incertitudes engendrent le populisme, qui est aussi la conséquence de la crise économique, et qui critique le projet européen“, “La Méditerranée est devenue un cimetière où sont mortes plus de vingt mille personnes de tous âges qui rêvaient d’Europe. Des frères et sœurs migrants nombreux frappent à notre porte”, “Le chemin européen doit être un chemin d’entraide, de partage des richesses, de solidarité et de fraternité” [avec les migrants, bien sûr].
Le terme “frontière” n’est utilisé qu’une seule fois pour évoquer la culture : “pensons (…) aux œuvres musicales polyphoniques et symphoniques qui se diffusaient en se jouant des frontières“. Le mot “terrorisme” n’est pas cité. Subsidiarité, non plus. Fédéralisme, non plus. Démocratie, non plus. Avortement, non plus. Euthanasie, non plus. Suicide assisté, non plus. Respect de la vie, non plus…
La conclusion proposée est :
1) Choisir l’union dans la diversité
2) Choisir la personne dans la solidarité
Il se dit qu’une homélie ne doit pas dépasser les 7 minutes pour conserver l’attention d’un fidèle. Là, l’exercice est complètement raté…
Orange ne roule pas des mécaniques
Le standard téléphonique du centre médical de Pissevin, quartier de Nîmes, ne fonctionne plus suite à une panne du réseau fixe. Des centaines d’habitants du quartier sont également privés d’une connexion internet fixe. Un huissier a été dépêché pour constater la panne, mais la réponse d’Orange a surpris les habitants :
“pour garantir la sécurité de nos techniciens, il a été convenu avec la mairie, les forces de l’ordre et Orange, que plus aucune intervention ne se faisait dans le quartier Pissevin jusqu’à nouvel ordre“.
Le quartier est touché par le trafic de drogue. Armando Melim, le directeur d’Orange dans la région et chargé des relations avec les collectivités, expliquer qu’Orange “a pris la décision unilatérale de ne plus intervenir à Pissevin.” La faute au vandalisme, aux câbles arrachés et sectionnés, aux armoires détruites.
“On a compris que les trafiquants espéraient ainsi désactiver la vidéosurveillance du quartier, ce qui n’a pas été le cas“.
Après une vingtaine de plaintes et des centaines de milliers d’euros dépensés en réparation, l’opérateur a opté pour l’abandon.
C’est la France Orange mécanique.
Pour Donald Trump, la législation sur l’avortement relève de la liberté démocratique de chaque Etat
Donald Trump n’était plus président des États-Unis lorsque la décision d’abolir le droit fédéral à l’avortement a été prise par la Cour suprême en juin 2022. Mais il n’y est pas non plus complètement étranger car ce sont les nominations de juges qu’il a prononcées qui ont permis ce basculement. Il s’est d’ailleurs vanté dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social, d’être celui qui a ainsi facilité la fin de la garantie fédérale du droit à l’avortement.
Donald Trump a affirmé, lundi 8 avril, vouloir laisser chaque États américains légiférer sur l’avortement :
« Les États détermineront par vote ou par une loi, ou peut-être les deux. Quelle que soit leur décision, elle doit faire loi (…) Beaucoup (des Etats) aura un nombre de semaines différent comme limite de grossesse pour un avortement (…) Certains seront plus conservateurs que d’autres, et c’est comme ça. En fin de compte, c’est la volonté du peuple qui compte »
De son côté, Joe Biden a promis de rétablir le droit à l’avortement au niveau fédéral, c’est à dire dans la totalité des États américains.
Déclaration Dignitas infinita sur la dignité humaine
Rome publie aujourd’hui une déclaration sur la dignité humaine. Extraits :
L’avortement
47. L’Église ne cesse de rappeler que « la dignité de tout être humain a un caractère intrinsèque qui vaut depuis le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. C’est précisément l’affirmation de cette dignité qui est le préalable incontournable à la protection d’une existence personnelle et sociale, ainsi que la condition nécessaire pour que la fraternité et l’amitié sociale puissent se réaliser parmi tous les peuples de la terre ».[88] En se fondant sur cette valeur intangible de la vie humaine, le Magistère de l’Église s’est toujours prononcé contre l’avortement. À cet égard, saint Jean-Paul II écrit : « parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir contre la vie, l’avortement provoqué présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable. […] Mais aujourd’hui, dans la conscience de nombreuses personnes, la perception de sa gravité s’est progressivement obscurcie. L’acceptation de l’avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d’une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d’appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s’abuser soi-même. A ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20). Précisément dans le cas de l’avortement, on observe le développement d’une terminologie ambiguë, comme celle d’“interruption de grossesse”, qui tend à en cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l’opinion publique. Ce phénomène linguistique est sans doute lui-même le symptôme d’un malaise éprouvé par les consciences. Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses : l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance »[89]. Les enfants à naître sont ainsi « les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd’hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l’empêcher ».[90] Il faut donc affirmer avec force et clarté, y compris à notre époque, que « cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. La seule raison est suffisante pour reconnaître la valeur inviolable de toute vie humaine, mais si nous la regardons aussi à partir de la foi, “toute violation de la dignité personnelle de l’être humain crie vengeance en présence de Dieu et devient une offense au Créateur de l’homme” »[91]. L’engagement généreux et courageux de sainte Teresa de Calcutta pour la défense de toute vie conçue mérite d’être rappelé ici.
Gestation pour autrui
48. L’Église prend également position contre la pratique des mères porteuses, par laquelle l’enfant, immensément digne, devient un simple objet. À cet égard, les paroles du Pape François sont d’une clarté unique : « a voie de la paix exige le respect de la vie, de toute vie humaine, à partir de celle de l’enfant à naître dans le sein de la mère, qui ne peut être supprimée, ni devenir objet de marchandage. À cet égard, je trouve regrettable la pratique de la dite mère porteuse, qui lèse gravement la dignité de la femme et de l’enfant. Elle est fondée sur l’exploitation d’une situation de nécessité matérielle de la mère. Un enfant est toujours un cadeau et jamais l’objet d’un contrat. Je souhaite donc un engagement de la Communauté internationale pour interdire cette pratique au niveau universel ».[92]
49. La pratique de la gestation pour autrui porte atteinte, en premier lieu, à la dignité de l’enfant. Tout enfant, en effet, dès sa conception, sa naissance et ensuite dans sa croissance en tant que garçon ou fille, jusqu’à devenir adulte, possède une dignité intangible qui s’exprime clairement, bien que de manière singulière et différenciée, à chaque étape de sa vie. L’enfant a donc le droit, en vertu de sa dignité inaliénable, d’avoir une origine pleinement humaine et non artificielle, et de recevoir le don d’une vie qui manifeste en même temps la dignité de celui qui la donne et de celui qui la reçoit. La reconnaissance de la dignité de la personne humaine implique également la reconnaissance de la dignité de l’union conjugale et de la procréation humaine dans toutes leurs dimensions. Dans ce sens, le désir légitime d’avoir un enfant ne peut pas être transformé en un “droit à l’enfant” qui ne respecte pas la dignité de l’enfant lui-même en tant que destinataire du don gratuit de la vie.[93]
50. La pratique de la maternité de substitution porte atteinte, en même temps, à la propre dignité de la femme qui y est contrainte ou qui décide librement de s’y soumettre. Avec une telle pratique, la femme se détache de l’enfant qui grandit en elle et devient un simple moyen asservi au profit ou au désir arbitraire d’autrui. Ceci est en contradiction totale avec la dignité fondamentale de tout être humain et avec son droit à être toujours reconnu pour lui-même et jamais comme l’instrument de quoi que ce soit d’autre.
L’euthanasie et le suicide assisté
51. Il existe un cas particulier d’atteinte à la dignité humaine, plus silencieux mais qui gagne beaucoup de terrain. Il a la particularité d’utiliser une conception erronée de la dignité humaine pour la retourner contre la vie elle-même. Cette confusion, très répandue aujourd’hui, apparaît au grand jour lorsque l’on parle d’euthanasie. Par exemple, les lois qui reconnaissent la possibilité de l’euthanasie ou du suicide assisté sont parfois appelées “lois sur le droit de mourir dans la dignité” (“death with dignity acts”). L’idée que l’euthanasie ou le suicide assisté sont compatibles avec le respect de la dignité de la personne humaine est largement répandue. Face à ce constat, il faut réaffirmer avec force que la souffrance ne fait pas perdre à la personne malade la dignité qui lui est propre de manière intrinsèque et inaliénable, mais qu’elle peut devenir une occasion de renforcer les liens d’appartenance mutuelle et de prendre conscience de la valeur de chaque personne pour l’ensemble de l’humanité.
52. Il est certain que la dignité de la personne malade dans un état critique ou terminal exige de chacun les efforts appropriés et nécessaires pour soulager ses souffrances par des soins palliatifs appropriés et en évitant tout acharnement thérapeutique ou toute intervention disproportionnée. Ces soins répondent au « devoir constant de comprendre les besoins du malade : besoins d’assistance, soulagement de la douleur, besoins émotionnels, affectifs et spirituels ».[94] Mais un tel effort est tout à fait différent, distinct, et même contraire à la décision d’éliminer sa propre vie ou la vie d’autrui sous le poids de la souffrance. La vie humaine, même dans sa condition douloureuse, est porteuse d’une dignité qui doit toujours être respectée, qui ne peut être perdue et dont le respect reste inconditionnel. En effet, il n’y a pas de conditions sans lesquelles la vie humaine cesse d’être digne et peut donc être supprimée : « la vie a la même dignité et la même valeur pour tous : le respect de la vie de l’autre est le même que celui que l’on doit à sa propre existence ».[95] Aider la personne suicidaire à mettre fin à ses jours est donc une atteinte objective à la dignité de la personne qui le demande, même s’il s’agit de réaliser son souhait : « nous devons accompagner les personnes jusqu’à la mort, mais ne pas la provoquer ni favoriser aucune forme de suicide. Je rappelle que le droit aux soins et aux traitements pour tous doit toujours être prioritaire, afin que les plus faibles, notamment les personnes âgées et les malades, ne soient jamais écartés. En effet, la vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants ».[96] Comme cela a déjà été dit, la dignité de chaque personne, même faible ou souffrante, implique la dignité de tous.
La mise au rebut des personnes handicapées
53. L’un des critères permettant de vérifier l’attention réelle portée à la dignité de chaque individu est, bien entendu, l’attention portée aux plus défavorisés. Notre époque, malheureusement, ne se distingue guère par une telle attention : une culture du déchet est en train de s’imposer.[97] Pour contrer cette tendance, la condition de ceux qui se trouvent dans une situation de déficit physique ou psychique mérite une attention et une sollicitude particulières. Cette condition de vulnérabilité particulière,[98] si présente dans les récits évangéliques, interroge universellement ce que signifie être une personne humaine, précisément à partir d’un état de déficience ou de handicap. La question de l’imperfection humaine a également des implications évidentes d’un point de vue socioculturel, dans la mesure où, dans certaines cultures, les personnes handicapées souffrent parfois de marginalisation, voire d’oppression, étant traitées comme de véritables “déchets”. En réalité, tout être humain, quelle que soit sa condition de vulnérabilité, reçoit sa dignité du fait même qu’il est voulu et aimé par Dieu. Pour ces raisons, l’inclusion et la participation active à la vie sociale et ecclésiale de tous ceux qui sont, d’une manière ou d’une autre, marqués par la fragilité ou le handicap, devraient être encouragées autant que possible.[99]
54. Dans une perspective plus large, il convient de rappeler que la « charité, cœur de l’esprit de la politique, est toujours un amour préférentiel pour les derniers qui anime secrètement toutes les actions en leur faveur. […] “Prendre soin de la fragilité veut dire force et tendresse, lutte et fécondité, au milieu d’un modèle fonctionnaliste et privatisé qui conduit inexorablement à la ‘culture du déchet’. [… Cela] signifie prendre en charge la personne présente dans sa situation la plus marginale et angoissante et être capable de l’oindre de dignité” On crée ainsi, bien entendu, une activité intense, car “tout doit être fait pour sauvegarder le statut et la dignité de la personne humaine” ».[100]
Théorie du genre
55. L’Église souhaite avant tout « réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste” et particulièrement toute forme d’agression et de violence ».[101] C’est pourquoi il faut dénoncer comme contraire à la dignité humaine le fait que, dans certains endroits, de nombreuses personnes soient emprisonnées, torturées et même privées du bien de la vie uniquement en raison de leur orientation sexuelle.
56. En même temps, l’Église souligne les points fortement critiques présents dans la théorie du genre (gender). À cet égard, le pape François a rappelé que « la voie de la paix exige le respect des droits humains, selon la formulation, simple mais claire, contenue dans la Déclaration Universelle des Droits Humains dont nous venons de célébrer le 75ème anniversaire. Il s’agit de principes rationnellement évidents et communément acceptés. Malheureusement, les tentatives tentées ces dernières décennies d’introduire de nouveaux droits qui ne sont pas pleinement importants par rapport à ceux initialement définis et pas toujours acceptables, ont suscité des colonisations idéologiques, parmi lesquels la théorie du genre joue un rôle central, qui est très dangereuse parce qu’elle efface les différences dans la prétention de rendre tous égaux ».[102]
57. En ce qui concerne la théorie du genre, dont la consistance scientifique fait l’objet de nombreux débats au sein de la communauté des experts, l’Église rappelle que la vie humaine, dans toutes ses composantes, physiques et spirituelles, est un don de Dieu, qui doit être accueilli avec gratitude et mis au service du bien. Vouloir disposer de soi, comme le prescrit la théorie du genre, sans tenir compte de cette vérité fondamentale de la vie humaine comme don, ne signifie rien d’autre que céder à la tentation séculaire de l’être humain se faisant Dieu et entrant en rivalité avec le vrai Dieu d’amour que nous révèle l’Évangile.
58. Un deuxième aspect de la théorie du genre est qu’elle cherche à nier la plus grande différence possible entre les êtres vivants : la différence sexuelle. Cette différence fondatrice est non seulement la plus grande que l’on puisse imaginer, mais aussi la plus belle et la plus puissante : elle réalise, dans le couple homme-femme, la plus admirable réciprocité et est donc à l’origine de ce miracle qui ne cesse de nous étonner, à savoir l’arrivée de nouveaux êtres humains dans le monde.
59. En ce sens, le respect de son propre corps et de celui d’autrui est essentiel face à la prolifération et à la revendication de nouveaux droits avancés par la théorie du genre. Cette idéologie « laisse envisager une société sans différence de sexe et sape la base anthropologique de la famille ».[103] Aussi est-il inacceptable que « certaines idéologies de ce type, qui prétendent répondre à des aspirations parfois compréhensibles, veulent s’imposer comme une pensée unique qui détermine même l’éducation des enfants. Il ne faut pas ignorer que “le sexe biologique (sex) et le rôle socioculturel du sexe (gender), peuvent être distingués, mais non séparés” ».[104] Par conséquent, toutes les tentatives visant à masquer la référence à la différence sexuelle inéliminable entre l’homme et la femme doivent être rejetées : « nous ne pouvons pas séparer le masculin du féminin dans l’œuvre créée par Dieu, qui précède toutes nos décisions et nos expériences, où il y a des éléments biologiques évidents ».[105] Ce n’est que lorsque chaque personne humaine peut reconnaître et accepter cette différence dans la réciprocité qu’elle devient capable de se découvrir pleinement, avec sa dignité et son identité propres.
Changement de sexe
60. La dignité du corps ne peut être considérée comme inférieure à celle de la personne en tant que telle. Le Catéchisme de l’Église Catholique nous invite expressément à reconnaître que « le corps de l’homme participe à la dignité de l’“image de Dieu” ».[106] Une telle vérité mérite d’être rappelée, surtout lorsqu’il s’agit de changement de sexe. L’être humain est en effet inséparablement composé d’un corps et d’une âme, et le corps est le lieu vivant où se déploie et se manifeste l’intériorité de l’âme, y compris à travers le réseau des relations humaines. Constituant l’être de la personne, l’âme et le corps participent ainsi à cette dignité qui caractérise tout être humain.[107] À cet égard, il faut rappeler que le corps humain participe à la dignité de la personne, dans la mesure où il est doté de significations personnelles, en particulier dans sa condition sexuée.[108] C’est en effet dans le corps que chaque personne se reconnaît comme engendrée par d’autres, et c’est à travers leur corps que l’homme et la femme peuvent établir une relation d’amour capable d’engendrer d’autres personnes. Sur la nécessité de respecter l’ordre naturel de la personne humaine, le pape François enseigne que « la création nous précède et doit être reçue comme un don. En même temps, nous sommes appelés à sauvegarder notre humanité, et cela signifie avant tout l’accepter et la respecter comme elle a été créée ».[109] Il s’ensuit que toute intervention de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception. Cela n’exclut pas la possibilité qu’une personne présentant des anomalies génitales qui sont déjà évidentes à la naissance ou qui se développent plus tard, choisisse de recevoir une assistance médicale afin de résoudre ces anomalies. Dans ce cas, l’opération ne constituerait pas un changement de sexe au sens où on l’entend ici.
Mila : “La police des mœurs agit en toute impunité (…). On n’est jamais assez musulmane”
L’interview de Mila est à écouter en intégralité. Elle ne parle à aucun moment d’islamisme mais toujours de la religion musulmane. Elle refuse de faire une différence entre “islam” et “islam” selon sa propre expression, et reconnait qu’elle a été forcée à débiter des éléments de langage il y a trois ans pour passer chez Quotidien.
Le final sur les pseudo féministes de gauche est succulent. Quand allons-nous ouvrir les yeux ?
Je suis époustouflé par le courage et la lucidité de @milafique ce matin chez @apollineWakeUp. Elle est libre, elle dit les mots, elle ne recule pas devant l’islam. Hors des chapelles et des partis, elle fait honneur à toutes les femmes françaises. https://t.co/PAoB0pILdj
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) April 8, 2024
On pourra également écouter son interview sur Boulevard Voltaire :
Contrairement à la promesse du gouvernement, il n’y aura pas de réforme de l’AME
Seulement des ajustements mineurs. Les étrangers en situation irrégulière du monde entier pourront continuer à se faire soigner gratuitement en France. Nous attendons la réaction de LR, qui avait exigé contre son vote de la loi immigration permettant essentiellement la régularisation de 10 000 clandestins en plus chaque année (et donc d’environ 50 000 étrangers grâce au regroupement familial)…
📺 Selon le ministre de la Santé Frédéric Valletoux, « il n'est pas question de toucher à l'AME [aide médicale d’État], qui n'est pas du tout ce que certains nous disent, de gabegie, d'un dispositif inutile »pic.twitter.com/hvLdDYIBdi
— TVL (@tvlofficiel) April 8, 2024
Le successeur du porte-avion Charles de Gaulle serait le “Simone Veil” ou le “François Mitterrand”
Le lancement du chantier industriel en vue de la construction du Porte Avion Nouvelle Génération (PANG) a été entériné en mai 2023 avec le vote de la loi de programmation militaire 2024-2030. Dans le budget de 413 milliards d’euros alloué à la défense pour cette période, un premier montant de cinq milliards sera consacré au PANG. Il faudra que la prochaine LPM alloue à nouveau 5 autres milliards pour boucler un projet estimé à 10 milliards.
D’ici sa livraison définitivé, espérons qu’une majorité de droite arrive au pouvoir et qu’elle soit assez courageuse pour éviter les noms envisagés aujourd”hui, selon Le Monde, qui sont le symbole de la France socialiste et de la culture de mort. Pauvres armées françaises !
D’ici là, son nom aura été dévoilé. Richelieu a été écarté, comme la pionnière de l’aviation Marie Marvingt un temps évoquée. Les derniers pronostics penchent pour Simone Veil. A moins que les partisans de François Mitterrand ne l’emportent.
La mutation des services de police
Le Premier ministre Gabriel Attal a publié un arrêté permettant à des services de police à faire usage d’une identité d’emprunt ou d’une fausse qualité, dans le cadre de missions relatives à la défense et à la sécurité nationale.
Parmi les services relevant du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, il s’agit d’abord de la direction du renseignement de la préfecture de police, sous l’autorité du préfet de police, Laurent Nuñez, mais aussi de la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et de ses représentations locales, sous l’autorité du directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux.
La sous-direction de l’anticipation opérationnelle, relevant de la direction des opérations et de l’emploi, sous l’autorité du directeur général de la gendarmerie nationale, Christian Rodriguez, aura les mêmes prérogatives.
Ainsi que le service national du renseignement pénitentiaire relevant du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti, sous l’autorité du directeur de l’administration pénitentiaire.
La palette des opérations concernées est vaste : indépendance nationale, intégrité du territoire et défense nationale ; mais aussi
- « les intérêts majeurs de la politique étrangère, l’exécution des engagements européens et internationaux de la France et la prévention de toute forme d’ingérence étrangère »,
- « les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France »
- « la prévention du terrorisme ».
- « la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des actions tendant au maintien ou à la reconstitution de groupements dissous »
- « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ».
- « prévention de la criminalité et de la délinquance organisées »
- « la prévention de la prolifération des armes de destruction massive ».
Quand l’agent dûment autorisé se fera passer pour un autre, il ne sera pas pénalement responsable de cet usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité. Il échappera donc aux articles 50 à 52 du Code civil qui sanctionnent d’ordinaire de tels abus.
Selon Jean-Yves Le Gallou, cet arrêté accorde les mêmes pouvoirs d’infiltration que ceux de la Stasi. Les « RG » et la gendarmerie ont longtemps été des services de police avec information ouverte et contacts humains avec des responsables politiques, économiques et sociaux. Leur mutation en services spéciaux est préoccupante pour les libertés.
Le biais de BFM
Hier se tenait un débat pour les élections européennes entre Marie Toussaint (EELV) et Marion Maréchal (Reconquête) :
Il y a aujourd’hui à l’école une offensive islamique concertée, organisée et vos élus, par clientélisme ou par idéologie, laissent prospérer cette offensive.#MarionVsToussaint #VotezMarion pic.twitter.com/GiHiYj059V
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) April 7, 2024
Chaque candidat a eu droit à une colométrie spécifique :
C’est quoi cette colorimétrie à la con derrière les candidates ? Qui a décrété que le gris / noir était la couleur de @Reconquete_off ? Y a un comité qui attribue ? C’est quoi les critères objectifs ? Pourquoi ce biais ? @BFMTV on peut savoir ? pic.twitter.com/Fkzhz87P1H
— Olivier Ubéda (@UbOliver) April 7, 2024
Qu’en pense l’ARCOM ?
Darmanin confie au Qatar une mission de répression des émeutes en France
L’État du Qatar et la France ont signé un certain nombre d’accords visant à renforcer la coopération en matière de sécurité entre les deux parties.
Dans ce cadre, les deux pays ont signé un accord administratif de coopération en matière de sûreté dans le cadre de la sécurisation des Jeux olympiques d’été (Paris 2024), qui se tiendront du 26 juillet au 11 août 2024. En vertu de cet accord, les Forces de sécurité du Qatar apporteront leur contribution à la couverture sécuritaire des Jeux olympiques de Paris grâce à la participation d’officiers aux patrouilles à pied, aux activités du Centre national des opérations, aux opérations de cavalerie, à l’utilisation de drones, à la neutralisation des explosifs et munitions, au soutien d’analystes en cybersécurité, à la détection d’explosifs par des chiens, à la lutte contre le terrorisme et à la maîtrise des émeutes.
Les Forces de sécurité du Qatar seront également concernées par la gestion de la sécurité civile lors d’événements sportifs internationaux, en assurant le contrôle des véhicules, les premiers secours et les opérations de recherche et de sauvetage. À cet égard, une équipe qatarie s’est rendue à Paris pour se familiariser avec les dispositions logistiques, les lieux, les affectations et autres dispositions.
Tout le monde a déjà oublié le nom du maire d’Avallon, mais pas celui de Macron…
En 2021, Emmanuel Macron saluait la passation de pouvoir de Jean-Yves Caullet à Jamilah Habsaoui, maire d’Avallon, chez laquelle ont été retrouvés 20 lingots d’or, 60 kg de cannabis, un kilo de cocaïne et des armes.
#Avallon (89) : Le message d’Emmanuel Macron, en 2021, lors de la passation de pouvoir de Jean-Yves Caullet à Jamilah Habsaoui, chez laquelle ont été retrouvés 20 lingots d’or, 60 kg de cannabis, un kilo de cocaïne et des armes.pic.twitter.com/IXK1JOTBbT
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 7, 2024
En 2022, elle apportait son soutien à Emmanuel Macron et exprimait sa détestation pour le Rassemblement national :
#Avallon (89) : quand Jamilah Habsaoui, la maire chez laquelle ont été retrouvés 20 lingots d’or, 60 kg de cannabis, un kilo de cocaïne et des armes, apportait son soutien à Emmanuel Macron et exprimait sa détestation pour le Rassemblement national pic.twitter.com/tCPUVlYLDF
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 7, 2024
Le spectacle tragique de la chrétienté s’effondrant
La Lettre de Rastignac dans Valeurs Actuelles :

Marche pour la vie à Lyon
Tandis que certains estiment que l’on ne pourra pas lutter contre l’avortement sans remettre en cause le système politique, la Constitution, et sans doute le ralliement de l’Eglise à la République, les militants pour la vie poursuivent leur témoignage en faveur de la vérité. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce dimanche à Lyon contre l’euthanasie et l’avortement.
Sur les banderoles, on pouvait lire «Euthanasie serment d’hypocrite» ou encore «L’avortement est aussi une violence faite aux femmes». Le diocèse de Lyon soutenait cette Marche pour la vie :
«Depuis 40 ans, la marche pour la vie s’engage avec détermination dans la défense du droit à la vie» et vise à «rappeler la dignité et la valeur de chaque vie humaine».
Essentielle pour défendre le droit à la vie auprès du grand public.
Essentielle pour soutenir et encourager les associations dévouées à cette cause.
Essentielle pour assurer la transmission de ces valeurs à toutes les générations.
Loin d’être inutile, cette Marche soutient un certain nombre d’associations exemplaires qui, avec détermination, œuvrent pour la défense du droit à la Vie. La Marche veut être porte-parole de ces associations qui œuvrent tous les jours dans l’ombre et qui jouent un rôle essentiel dans la préservation de la dignité de chaque vie humaine
Notre-Dame : vers la résurrection ?
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :
- Stéphane BROSSEAU, auteur
- Frère Charles DESJOBERT, dominicain, architecte du patrimoine
- Henri d’ANSELME, animateur du «chant des cathédrales» sur C8
70kg de cannabis découverts au domicile de Jamilah Habsaoui, maire socialiste d’Avallon
Ce dimanche 7 avril, les forces de l’ordre ont découvert environ 70 kg de cannabis au domicile familial du maire d’Avallon, Jamilah Habsaoui (en photo derrière Macron).
Son frère et son père y habitaient. C’est son frère qui aurait entreposé la drogue dans la maison. Il est bien connu des services de police et a été condamné il y a dix ans pour trafic de stupéfiants.
A quand l’opération “place nette” à l’Elysée ?
La France au bord de l’abîme
Economiste, André-Victor Robert vient de publier un ouvrage sur La France au bord de l’abîme. S’appuyant sur les chiffres officiels, il décrit la situation de notre pays en matière économique et démographique. Les statistiques présentées sont toutes disponibles en ligne, sur les sites Internet de l’Insee, de l’Ined, d’Eurostat, de l’OCDE et des principaux instituts de statistiques des pays européens. Les liens pour y accéder sont tous présentés. Publié en février 2024, ce livre n’a pas été publié par Bruno Le Maire, plutôt branché sur l’érotisme, ce ministre de l’Economie depuis 2017 qui semble découvrir aujourd’hui l’étendue des dégâts de sa politique budgétaires.
Pour donner une vraie signification aux chiffres, l’auteur présente les évolutions temporelles des grandeurs considérées et des comparaisons avec les autres pays développés. Le lecteur peut ainsi mieux évaluer la situation particulière de la France, gouvernée par des incompétents. “Le Mozart de la finance” se révélant être un tocard ne sachant ni compter ni dépenser. Le bilan qui se dégage est très sombre et l’urgence de mettre en oeuvre des changements radicaux apparaît dans toute sa crudité. Serait-il déjà trop tard ? La Ve République pourra-t-elle survivre à cette crise économique ? Il est permis d’en douter. Mais alors, après l’effondrement, que restera-t-il debout ?
Terres de Mission: Multiplication des profanations de cimetières et calvaires
Eglise universelle : Jeanne d’Arc – Une jeune sainte pour notre temps
Il y a tout juste un an, dans la nuit du 31 mars (20h) au 1 avril (8h) 2023, se déroulait à l’ICES à La Roche-sur-Yon, devant 150 étudiants, une Nuit de l’histoire consacrée à Jeanne d’Arc. Les interventions de cet événement ont été rassemblées dans un numéro Hors-Série double de L’Homme Nouveau : “Jeanne d’Arc – Une jeune sainte pour notre temps” que nous présente Jacques Trémolet de Villers, auteur par ailleurs de “Jeanne d’Arc – Le procès de Rouen”.
Eglise en France : Multiplication des profanations de calvaires et de cimetières
Dans la nuit du 11 au 12 mars, le cimetière de Clermont-d’Excid
Eglise en Marche : Le Messie de Haendel avec l’ensemble Sequentiae
Aujourd’hui composé de 30 choristes et 25 instrumentistes,
Dominica in albis In Octava Paschæ
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Le premier dimanche après Pâques est appelé dimanche de Quasimodo, du premier mot de l’Introït, ou dimanche in albis c’est-à-dire in albis depositis, le dimanche des vêtements blancs retirés, car c’était le premier jour où les nouveaux baptisés de la vigile pascale paraissaient sans les robes blanches qu’ils avaient gardées toute la semaine.
Introït : Quasi modo
Les chants du propre de la messe présentent une particularité unique dans l’année liturgique, c’est qu’ils sont tous tirés du Nouveau Testament, généralement de l’évangile, sauf l’Introït, qui est pris dans la 1re épître de saint Pierre, et s’adresse précisément à ces nouveau-nés à la vie de la grâce.
Quasi modo geniti infantes, rationabiles sine dolo lac concupiscite.
Le texte de cet Introït tel qu’il figure au missel porte bien rationabiles, mais le texte de l’Épître de saint Pierre tel qu’il a été lu à la messe d’hier, samedi in albis, porte rationabile, cet adjectif s’accordant ainsi avec lac et non avec infantes ce qui se comprend mieux ; nous traduisons donc :
Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la doctrine sans fraude.
Ce texte est, comme toujours au temps pascal, ponctué de joyeux Alléluias. A travers les nouveaux chrétiens, saint Pierre s’adresse à nous tous, si cette fête de Pâques nous a vraiment renouvelés et fait redevenir comme de petits enfants, ainsi que nous le demande l’évangile. La mélodie exprime parfaitement cet esprit d’enfance que nous devons retrouver, fait de simplicité de joie légère et gracieuse, de paisible abandon à la volonté divine, comme un petit enfant entre les bras de sa mère. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 80, invitation à célébrer une grande fête pour le Seigneur :
Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob.
Alléluia : In die resurrectionis
À partir de ce dimanche de Quasimodo et durant tout le temps pascal, c’est-à-dire jusqu’à la Pentecôte, le chant du Graduel de la messe est remplacé par un Alléluia, et par conséquent chaque messe comporte deux Alléluias qui se chantent à la suite. Les textes des versets de ces Alléluias sont le plus souvent tirés de l’Évangile, et c’est le cas en particulier pour ceux d’aujourd’hui. À vrai dire le texte du premier Alléluia est plutôt une paraphrase de l’Évangile de la résurrection. Dans celui-ci c’est l’Ange qui s’adresse aux saintes femmes et leur dit :
” Il est ressuscité, allez dire à ses disciples qu’il les précède en Galilée. “
Ici les paroles sont mises dans la bouche du Christ lui-même :
In die resurrectionis meæ, dicit Dominus, præcedam vos in Galilæam.
Au jour de ma résurrection, dit le Seigneur, je vous précéderai en Galilée.
La mélodie, souple et joyeuse, met très en évidence les mots præcedam vos, qui se développent tout à fait à l’aigu, alors que le reste se déroule dans une tessiture moyenne. Après le chant du verset on ne reprend pas le mot Alléluia, comme c’est généralement le cas, car on enchaîne directement le deuxième Alléluia, et il en est ainsi durant tout le temps pascal.
Alléluia : Post dies octo
Le deuxième Alléluia du dimanche de Quasimodo qui précède directement la lecture de l’Évangile à la messe, a son texte tiré de cet Évangile, ce qui est souvent le cas au temps pascal. On sait qu’aujourd’hui l’Évangile relate l’épisode de saint Thomas incrédule puis croyant :
Post dies octo, januis clausis, stetit Jesus in medio discipulorum suorum, et dixit : Pax vobis.
Huit jours après, les portes étant closes, Jésus se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous.
La mélodie s’apparente à celle de l’Alléluia précédent, avec sur le mot Alléluia une grande vocalise souple et joyeuse. Le verset comporte d’abord deux phrases qui se répètent exactement avec une courbe en arc, montée et descente, puis les mots pax vobis prononcés par le Seigneur s’élèvent solennellement avant la reprise de la vocalise de l’Alléluia
Offertoire : Angelus Domini
Si les textes des Alléluias et des Communions sont assez souvent tirés de l’Évangile, surtout au temps pascal, c’est extrêmement rare pour les Offertoires. Il n’y a guère que deux cas dans toute l’année, l’Ave Maria du quatrième dimanche de l’Avent et celui de ce premier dimanche après Pâques, qui était d’ailleurs déjà celui du lundi de Pâques, et qui est emprunté à l’Évangile de la résurrection.
Angelus Domini descendit de cælo et dixit mulieribus : Quem quæritis surrexit sicut dixit.
L’Ange du Seigneur descendit du ciel et dit aux femmes : Celui que vous cherchez est ressuscité comme il l’a dit, Alléluia.
La mélodie procède par grandes ondulations très élégantes où l’on peut voir le vol de l’envoyé céleste, passant de l’extrême grave à l’extrême aigu avant de conclure par une affirmation très joyeuse de la résurrection suivie d’un Alléluia enthousiaste
Communion : Mitte manum tuam
Comme celui du deuxième Alléluia, le texte de la Communion du premier dimanche après Pâques est tiré de l’Évangile du jour. Ce sont les paroles du Christ à saint Thomas :
Mitte manum tuam et cognosce loca clavorum, et nobi esse incredulus sed fidelis.
Mets là ta main et reconnais l’emplacement des clous, et ne sois plus incrédule mais croyant.
La mélodie rappelle beaucoup celle de l’Introït Quasimodo ; en grande partie syllabique, elle est pleine de simplicité et de légèreté et exprime cet esprit d’enfance qui fut nécessaire à saint Thomas pour croire, lui l’intellectuel raisonneur. Comme toujours chaque phrase est ponctuée de joyeux Alléluias.
Alexis Gruss, RIP
Alexis Gruss, directeur de cirque et roi de l’art équestre, est décédé à la suite d’« un accident cardiaque » à l’âge de 79 ans. Il avait soutenu (ici et là) à plusieurs reprises la Fondation Jérôme Lejeune.
Il avait été reçu sur Radio courtoisie, TV Libertés et CNews.
Le grand remplacement chez les autres
La Une de Libé :

La rédaction de Libé :

Commune de Paris : le chemin de croix du bienheureux Père Planchat
Aymeric Pourbaix reçoit le Père Philippe Mura, religieux de Saint-Vincent de Paul :
Il y a 25 ans, l’OTAN bombardait la Serbie
D’Antoine de Lacoste pour la Revue d’Histoire européenne :
Les Américains sont des professionnels de la guerre. Lorsqu’elles sont déclarées légales par l’ONU (c’est rare mais cela peut arriver, comme en Corée en 1950), ils organisent l’intervention souhaitée avec un mandat en bonne et due forme. Le plus souvent, ce n’est malheureusement pas le cas et c’est alors l’OTAN qui organise l’attaque contre la cible choisie. Il y a un savoureux stade intermédiaire qui consiste à obtenir un mandat de l’ONU sur la base d’un but de guerre précis qui est modifié en cours de route. Le cas de la Libye en est le plus bel exemple de ces dernières années.
Pour l’affaire du Kosovo, il fallut bien se passer de l’ONU, car comment justifier l’attaque d’un pays qui n’avait agressé personne mais luttait contre une guérilla séparatiste ?
Rappelons les faits. Le Kosovo était une province serbe majoritairement peuplée d’albanophones. Mais auparavant, il fut longtemps ottoman, tout comme une bonne partie des Balkans d’ailleurs. L’évolution démographique fatale aux chrétiens se produisit au XIXe siècle. Le grand reflux de l’Empire ottoman aboutit à l’indépendance de la Serbie en 1878. Mais le Kosovo resta ottoman jusqu’à le Première guerre mondiale. De nombreux émigrés musulmans d’origine albanaise quittèrent cette Serbie devenue chrétienne pour s’installer dans ce Kosovo resté musulman.
Ce mouvement vint compléter un premier qui s’était produit du XVe au XVIIe siècle lorsque qu’une partie des Serbes, ne voulant plus vivre dans un Kosovo aux mains des Turcs, le quittèrent pour s’installer en Autriche-Hongrie. Ajoutons à cela une démographie hélas plus dynamique chez les musulmans que chez les chrétiens et, en cette fin de XXe siècle, les albanophones étaient nettement plus nombreux au Kosovo que les Serbes de souche.
Profitant du chaos né de l’éclatement de la Yougoslavie orchestré par Washington, une insurrection fut déclenchée par un mouvement terroriste, l’UCK. Ce mouvement, dirigé par Hashim Thaçi se lança dans une guérilla sanglante contre les militaires mais aussi les civils serbes.
L’armée serbe prit le dessus sur l’UCK au grand dam des occidentaux qui employèrent alors les grands moyens en organisant ce qu’ils savent très bien faire : un faux massacre.
Plusieurs dizaines de cadavres furent mis en scène à Racak le 15 janvier 1999. Les photos les représentant allongés les uns à côté des autres, furent diffusées dans toute la bonne presse habituelle, et l’on dénonça, horrifiés, le massacres de villageois par l’armée serbe. En réalité, ces cadavres étaient ceux de combattants de l’UCK tués au cours d’un accrochage. Personne ne s’étonna qu’il n’y eût ni femmes, ni enfants, ni vieillards parmi les victimes ce qui, pour un massacre de villageois, fait un peu désordre.
Une équipe médicale envoyée par l’Union européenne confirmera les faits mais sa responsable, la Finlandaise Helena Ranta, avouera plus tard : [le diplomate américain] « William Walker voulait que je déclare que les Serbes étaient derrière afin que la guerre puisse commencer ».
Une formidable opération de désinformation se déclencha dans la foulée. On parla de « génocide », de meurtres de « 100 000 à 500 000 personnes », de match de football « avec des têtes coupées », de fœtus arrachés puis grillés, bref du grand art. Le ministre allemand des affaires étrangères alerta enfin sur la préparation d’une opération de nettoyage ethnique appelée « fer à cheval ».
Tout était faux comme le démontreront les enquêtes ultérieures de Der Spiegel ou du Wall Street Journal.
Mais l’OTAN avait son prétexte en entreprit une campagne de bombardements sur la Serbie qui dura 78 jours. Des milliers de civils serbes furent tués et la Serbie accepta de se retirer du Kosovo. L’ONU l’administra jusqu’à son indépendance en 2008.
Les Américains ont ensuite mis la main sur le pays où ils ont construit la grande base (7000 hommes) de Bondsteel. Cette vaste manipulation a ainsi pris tout son sens.
Le Monde Diplomatique d’avril 2019 eut le mot de la fin : « Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle ».
Antoine de Lacoste
