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Derrière les dérives sectaires, museler les critiques sur les mesures sanitaires

L’Assemblée nationale a adopté hier soir en première lecture le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires, notamment sur internet.

Son article 4 crée un nouveau délit visant à punir « la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique », passible d’un à trois ans de prison et de 30.000 à 45.000 € d’amende.

Cet article est censé viser les « gourous 2.0 ». Mais l’intervention d’Olivier Veran, qui a ciblé nommément le Pr. Raoult, montre clairement, s’il en était besoin, que cet article vise purement et simplement à interdire toute critique d’une politique « sanitaire » et toute proposition autre que le traitement imposé par la dictature gouvernementale. Et il ne s’agit pas seulement d’interdire toute contestation en cas de crise pandémique vraie ou inventée : la mention des « promesses de guérison du cancer par le jus de citron » indique qu’il sera interdit d’informer sur toute thérapeutique qui n’est pas dans les clous de la doctrine officielle. C’est un verrouillage absolu de la médecine telle que le gouvernement la définit, la médecine d’Etat fondée sur une science d’Etat à laquelle tout le monde doit croire.

De ce fait, en décembre, le Sénat avait rejeté l’article 4, tant est évident son caractère liberticide, mis en évidence par le Conseil d’Etat lui-même.

Mardi soir, l’Assemblée nationale l’a également rejeté. Mais le gouvernement a exigé un nouveau vote… Et hier soir il a été finalement adopté après avoir subi un amendement cosmétique.

Le texte va retourner au Sénat.

« Pour le Conseil d’État, être partial, c’est ne pas être de gauche »

Vice-président exécutif des Républicains et tête de liste aux élections européennes, François-Xavier Bellamy déclare au JDD :

[…] Le fond du problème est là : pourquoi une seule chaîne est-elle visée ? CNews est accusé d’avoir un parti pris, simplement parce que ce n’est pas le bon. Le Conseil d’État n’a jamais reproché un biais idéologique aux médias, nombreux, qui sont clairement engagés dans l’autre camp. Traduction : être partial, c’est ne pas être de gauche.

Et tout cela se fait au nom du “pluralisme”… Ces censeurs imposeront aux médias d’être “pluralistes” jusqu’à ce qu’ils ne le soient enfin plus. Dans la mission qu’ils se donnent, ils ont seulement oublié l’essentiel : les seuls juges de la qualité d’un média sont les Français qui décident, ou non, de leur prêter attention. En démocratie, l’État doit garantir que la presse respecte nos lois, et que chacun peut créer un média s’il le croit utile ; pour le reste, qu’il nous laisse décider de lire ou d’écouter ce que bon nous semble.

Mercredi matin, dans L’Heure des pros, Pascal Praud a mis en évidence cette aporie : comment répondre à cette exigence de pluralisme quand ceux qui vous reprochent d’en manquer déclinent systématiquement vos invitations ?

Une partie des responsables politiques semble avoir décidé qu’il y a des Français qui ne pensent pas assez bien pour qu’on daigne leur parler, et des journalistes qui ne sont pas assez proches d’eux pour accepter de leur répondre.

Si le Conseil d’État se préoccupait vraiment de pluralisme, il aurait pu se pencher sur le choix indécent de la patronne de la CGT, Sophie Binet, qui il y a quelques semaines a fait écarter, par les menaces de ses agents de sécurité, des journalistes de CNews d’une manifestation publique, organisée dans l’espace public. Ça, c’est habituellement la conception du pluralisme dans des régimes dictatoriaux… Mais je ne me souviens pas qu’on ait entendu RSF dénoncer cette atteinte grave et manifeste à la liberté de la presse !

Peut-être parce que RSF considère que CNews « n’est plus une chaîne d’information, mais un média d’opinion »… 

Ces procureurs associatifs, qui disent encore défendre le droit des journalistes, finissent par criminaliser ceux dont l’opinion supposée a le tort de leur déplaire. RSF a mené dans son histoire des combats essentiels pour la liberté des médias contre les pressions étatiques ; dans cette affaire, comme par sa mobilisation aberrante face aux évolutions qu’a connues le JDD, elle demande maintenant à l’État de prendre le contrôle de leur ligne éditoriale… Terrible retournement.

Il me semble que dans le rêve désespéré de cet abus de pouvoir, il y a paradoxalement l’aveu de faiblesse d’une gauche qui a perdu pied : moins on croit pouvoir parler pour convaincre, plus on est tenté de faire taire pour pouvoir vaincre malgré tout. […]

Gaspard Proust sur Christophe Deloire (RSF) « le garde champêtre de la liberté d’expression »

Les chrétiens massacrés au Nigeria, dans l’indifférence générale

Communiqué de Jean-Paul Garraud, Président de la délégation RN au Parlement européen :

Entre le 23 et le 25 décembre 2023, une vingtaine de villages chrétiens au centre du Nigeria ont été attaqués. Plus de 200 personnes ont été tuées, et plus de 300 blessées. Des images qui circulaient sur les réseaux sociaux ont montré l’horreur et la violence de ces attaques, avec des corps jonchant le sol, des bâtiments brûlés, des maisons pillées. Depuis plusieurs années, une grande partie de la population nigérienne vit dans la terreur des attaques des groupes islamistes et des bandes criminelles. Massacres, enlèvements, viols, torture constituent le quotidien des chrétiens locaux.

Le Nigeria détient le terrible record du plus grand nombre d’enlèvements de chrétiens dans monde : sur les 5 259 chrétiens enlevés en 2022, 4 726 étaient nigérians, d’après l’ONG Portes Ouvertes. Les prêtres, qui se déplacent beaucoup pour assurer leur ministère, sont particulièrement ciblés par les enlèvements. En 17 ans, 53 prêtres ont été enlevés, 16 tués et 12 attaqués au Nigeria, a indiqué en avril 2023 la conférence épiscopale nigériane. Au total, en 20 ans, plus de 60 000 chrétiens ont été tués et 5 millions déplacés.

Le 18 mai 2022, j’avais saisi le Parlement européen du sujet des massacres au Nigeria, demandant un débat sur ce thème, et la création d’un poste de coordinateur chargé de la lutte contre la christianophobie. Tout cela m’avait été refusé. L’Union européenne préférait s’occuper d’une pseudo islamophobie qui sévirait sur le sol européen, faux-nez de l’islamisme conquérant. Il semblerait que les choses évoluent puisque le Parlement a adopté cette semaine une résolution pour exprimer sa profonde indignation devant ces attaques horribles et manifester son soutien aux victimes. Notre Groupe Identité et Démocratie a tenu à rappeler que 360 millions de chrétiens sont persécutés tous les ans dans le monde. Des chiffres alarmants et en expansion constante. Nous nous réjouissons que le Parlement en prenne conscience, même si sa clémence à l’égard de certaines associations proches des Frères musulmans reste problématique. Ce double jeu ne pourra pas durer éternellement, car, si nous n’attaquons pas le mal à ses racines, il continuera de se répandre, et bientôt il sera trop tard pour l’arrêter.

Aujourd’hui le Nigeria, demain l’Europe. Les chrétiens, comme tous les Européens, peuvent compter sur nous pour les protéger. Nous continuerons de dénoncer l’islamisme conquérant, qu’il prospère sur notre continent ou ailleurs.

Mayotte : Le choc entre la pseudo-intello de salon parisien et l’élue de terrain qui connaît le réel

Un très bon résumé du problème français. Le député de Mayotte Estelle Youssouffa (membre du groupe LIOT) recadre Laure Adler : la situation à Mayotte est plus complexe qu’un essai littéraire :

Le même député reprend le député LFI François Piquemal :

« Je vous ai laissé débiter des âneries, j’ai rien dit. Donc vous allez supporter d’entendre des faits vérifiés »

40 Days for Life poursuit ses veillées de prière devant les usines d’avortement allemandes malgré les restrictions

L’organisation pro-vie 40 Days for Life continue à se réunir et à prier pacifiquement malgré les restrictions devant les usines d’avortement en Allemagne. Tomislav Cunovic, directeur général de 40 Days for Life International, écrit :

Même face à cette attitude discriminatoire et intolérante à l’égard des réunions de prière publiques et pacifiques, notre réponse reste la prière pacifique. Nous invitons donc toutes les personnes de bonne volonté et pacifiques à se joindre à notre mouvement de prière, “40 jours pour la vie”, que ce soit devant les cliniques d’avortement, à la maison ou dans les églises.

Le 24 janvier, le gouvernement allemand a présenté un projet de loi visant à interdire le “harcèlement de trottoir” des femmes devant les cliniques d’avortement. La loi vise les pro-vie qui prient devant les usines d’avortement et repose sur l’hypothèse infondée que certains d’entre eux “harcèlent” les femmes enceintes. Le gouvernement allemand a admis, dans une réponse récente à une enquête parlementaire, qu’il ne disposait pas de “données concrètes” sur le nombre de cas de “harcèlement” de femmes enceintes.

“La récente accusation de la ministre de la famille Lisa Paus (Parti vert) dans les médias, selon laquelle les manifestations représentent un danger pour les femmes enceintes, est fausse”. “Jusqu’à présent, il n’y a pas eu un seul incident lors de ces manifestations où des femmes enceintes ont été activement approchées, harcelées ou soumises à d’autres pressions. “Les autorités, la police et les tribunaux sont au courant de cette situation, qui est donc documentée”. “C’est pourquoi, l’année dernière, le tribunal administratif fédéral de Leipzig a déclaré illégale l’interdiction générale de prier et de se réunir à distance de vue de Pro Familia à Pforzheim, car elle interfère de manière disproportionnée avec le droit à la liberté de réunion des personnes qui prient.

“Compte tenu de cette décision de justice actuelle de la plus haute juridiction administrative allemande, les zones tampons autour des organisations et cliniques d’avortement – telles que proposées dans le projet de loi du 24 janvier 2024 visant à modifier la loi sur les conflits de grossesse – seraient inadmissibles. En tant que telle, cette initiative législative est vouée à l’échec dans sa forme actuelle, car elle ignore de manière flagrante la situation factuelle et juridique existante.”

Que Notre Joie Demeure, le film en hommage au père Hamel

Cheyenne-Marie Carron prépare la sortie d’un film en hommage au père Hamel, ce prêtre qui a été tué par des islamistes à Saint-Etienne-du-Rouvray en 2016. Le film en hommage au père Hamel s’intitule Que Notre Joie Demeure.

Mgr Lebrun a vu le film :

Diffusions :

CINEMA LE VICTORIA ( Aix les Bains – 16 mars à 16H)

CGR VAL ARENA (Clermont Ferrand – date en cours pour avril)

CGR de MOULINS (Moulins – 16 avril à 18H)

CGR SAINT LOUIS (Pau – 2 avril 15 et 20H)

ERMITAGE (Fontainebleau – 24 avril à 20H00)

LE MELIES (Nemours – 26 avril à 20H)

MEGARAMA BESANCON BEAUX ART – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA LONS LE SAUNIER – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA AUDINCOURT – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA ARRAS – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA BOULOGNE SUR MER – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA CHALON SUR SAONE – le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA ANNECY : le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA DIEPPE : le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA ORANGE – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA BORDEAUX – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA ANGOULEME – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA SAINT ETIENNE le 16 mars à 18 h00

MEGARAMA GIVORS – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA CHAMBLY – 16 MARS à 18h00

MEGARAMA RAMBOUILLET – 16 MARS à 18H

The Kid (La Fléche)

Le Victoria (Aix les bains)

MEGARAMA (Rambouillet)

Ciné A. (21 mars à 19H – Amboise)

Cinéma Abel Gance (29 mars à 14H – Courbevoie)

Cinéma GAUMONT Comédie (19 mars – Montpellier) ils m’ont demandé d’avoir l’exclusivité sur Montpellier, j’ai accepté.

CGR Angoulême (Mars – date en cours)

Le Balzac (paris – 17 février)

Cinéma Dieppe scène National (Mars – date en cours)

Cinéma le centre (Belgique) (Mars – date en cours)

Cinéma Gérard Philippe de mers les Bain (18 mars à 20H30 – Mers-les-bains)

Cinéma Jean-Paul Belmondo de Nice (24 février )

Cinéma les Korrigans de Guingamps (16 mars à 18H00)

Cinéma Malouine de Saint Malo ( 10 mars à 18H00)

Gaumont Comédie de Montpellier (19 mars à 19H30)

Cinéma Senlis ( 31 mai à 20H00)

Cinéma le Rouge et le Noir de Saint Julien en genevois) (mars en cours)

Cinéma Hermine de Sarzeau (samedi 16 mars à 15H30)

Cinéma REX de Carnac (date en cours)

Cinéma Triskell de Luçon ( mars en cours)

New Vox de Langres (24 avril)

Clap ciné de carmeaux (24 avril)

Clap ciné de Leucate (24 avril)

Six n Etoile de Six fours les plages (24 avril)

Cinéma Le select de Granville (24 avril)

REX de Carnac (19 mars / date à confirmer)

Cinéma Le centre (à partir du 24 avril)

CGR de Pau (le 3 avril 15H et 20H)

Non croyant et amoureux du sacré : l’étrange chemin spirituel de Michel Onfray

Le père Danziec est interrogé dans l’émission Ligne Droite sur Radio courtoisie :

Aucun amendement déposé en Commission des lois du Sénat sur la constitutionnalisation de l’avortement

Le 14 février, la commission des Lois du Sénat a choisi de « ne pas s’opposer à la constitutionnalisation de la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse ». Désormais l’hypothèse d’un rejet pur et simple de la proposition de loi en séance public semble peu probable.

Le communiqué de la commission des Lois indique :

Lors du vote le 1er février 2023, la majorité des sénateurs s’est clairement exprimée en faveur de la constitutionnalisation de l’IVG.

La rédaction proposée par le projet de loi constitutionnelle se rapproche de celle adoptée par le Sénat mais s’en distingue notamment par l’ajout du terme “garantie”. L’ajout de ce terme interroge sur la portée juridique qui pourrait y être attachée et l’interprétation que pourrait en faire le Conseil constitutionnel, qui ne s’estime lié ni par l’avis du Conseil d’État ni par les débats parlementaires.

Se pose également la question de la liberté de conscience des professionnels de santé, qui était l’un des éléments qui faisait de la loi Veil une loi de compromis. Or, pas plus que la liberté de la femme de recourir à l’IVG, la liberté de conscience des professionnels de santé n’est aujourd’hui consacrée en tant que telle dans la Constitution. Il semble donc discutable de n’inscrire dans la Constitution qu’une seule de ces deux libertés.

Compte tenu de ces réserves, et dans l’attente des amendements qui pourraient être déposés pour la séance publique, la commission a pris acte du texte présenté par le Gouvernement.

De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est opposé au projet de loi constitutionnelle, affirmant que l’IVG n’est « pas menacée » en France et que la Constitution n’est « pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». Le président du groupe Les Républicains, Bruno Retailleau, a également fait part de réticences, tout en assurant qu’il n’imposerait « pas de ligne » politique à ses membres.

Alors que le projet de loi sera examiné en séance publique le 28 février, les réserves émises par les sénateurs laissent indécise l’issue du vote. Si le Sénat n’adopte pas dans les mêmes termes la formulation votée par l’Assemblée nationale, le projet devra repasser devant la chambre basse. Le texte doit en effet être adopté dans les mêmes termes à l’Assemblée puis au Sénat avant d’être présenté au Congrès.

La date du 5 mars prévue par l’exécutif pourrait donc être décalée. Emmanuel Macron n’y fait plus référence, expliquant qu’il souhaite convoquer le Congrès « dans les meilleurs délais ». Quant au garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, il a confirmé lors de son audition devant la commission des Lois du Sénat, le 13 février, que le gouvernement prendra « le temps qu’il faut ». Il ne souhaite mettre « aucune forme de pression » aux sénateurs, mais espère qu’un « consensus » se dégage.

Censure du site pro-vie des Survivants : un avant-goût de la constitutionnalisation de l’avortement?

Un des objectifs inavoués de l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution est d’empêcher tout discours pro-vie. La mairie de Paris vient d’obtenir la fermeture du site internet des “Survivants” suite à sa plainte contre eux en raison de la très belle et originale campagne de sensibilisation réalisée sur les Vélib. Notez bien que le site internet a été fermé alors même que la procédure n’en est qu’au niveau de la plainte :

Une première victoire pour la mairie de Paris. La Ville a obtenu la fermeture du site Internet du groupuscule anti-IVG « Les Survivants », a-t-elle annoncé ce mardi. Une décision en marge d’une bataille juridique qu’elle a engagée à l’encontre de ce collectif informel en novembre. « Les Survivants » se sont fait connaître au printemps dernier pour avoir, à deux reprises, mené des campagnes de dénigrement du droit à l’avortement en collant des centaines de stickers sur des Vélib’.

Dans un communiqué de presse, la municipalité s’est félicitée que « ses premières démarches », à savoir une plainte ainsi qu’une campagne d’information dans l’espace public parisien réaffirmant le droit à l‘interruption volontaire de grossesse comme un droit fondamental, aient abouti. Saisi, le bureau d’enregistrement du nom de domaine du site des Survivants a ainsi trouvé des « coordonnées fantaisistes » ayant conduit à sa clôture.

Pascal Praud recadre Christophe Deloire, secrétaire général de RSF

Magistral Pascal Praud ce matin face au censeur de RSF Christophe Deloire :

Conversio est de retour

Pour le Carême 2024, toute l’équipe Conversio est heureuse de vous proposer un nouveau parcours spirituel original. Au programme de cette montée vers Pâques : des propositions d’efforts concrets à vivre en groupe ou en binôme, des méditations sur les vertus pour tous, une série de podcasts inédits avec Famille Chrétienne pour les pères et mères de famille, et un partenariat avec le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac !

Téléchargez les applications sur les Apple et Google stores :

L’inversion des valeurs se retrouve parfaitement dans la méthode de Badinter

D’Olivier Frèrejacques, Président de Liberté politique :

Les hommages presque unanimes après le décès de Robert Badinter ne portent pas seulement la marque du conformisme. Ils rappellent combien l’intelligentsia et les castes politiques au pouvoir, ou désirant y accéder, sont imprégnées de l’idéologie anti-pénale du défunt ministre socialiste.

Le martyr du criminel

L’inversion des valeurs dont il est souvent question dans notre époque, sans que celle-ci soit vraiment décrite, se retrouve parfaitement dans la méthode de Badinter. Il s’agit avant tout d’excuser, d’humaniser voire de réhabiliter le criminel. La victime est oubliée, on nie son existence et sa souffrance ainsi que celle de ses proches. Sorte de pardon chrétien devenu fou, le mécanisme de pensée de Robert Badinter rejoint celui de Victor Hugo dans Le dernier jour d’un condamné. L’écrivain prend soin de ne parler que de celui qui va être exécuté, pas de sa ou ses victimes. A-t-il violé une enfant ? Égorgé des innocents ? Peu importe, il faut sauver le criminel.

Ce renversement de situation au profit du coupable est non seulement une inversion des valeurs mais aussi un mécanisme relativiste qui profite à une confusion entre le bien et le mal. Sous couvert de valeurs chrétiennes, on absout ici-bas le pire au détriment des faibles : les victimes, en oubliant que sans justice, il n’y a pas de paix et que le pardon ne peut donc pas s’exprimer clairement. Celui qui contestera l’abolition sera considéré comme un paria, un arriéré.

L’échelle des peines

Il n’est pas ici question de faire un réquisitoire pour la peine de mort, quoique le simple fait que son abolition ait été faite contre l’avis de la majorité puisse être critiquable. La suppression de la peine capitale par le ministre Badinter a provoqué un désarmement judiciaire, alors même que les exécutions étaient devenues très rares ; on n’en comptera que six dans la décennie 70.

L’utilité de ce châtiment résidait d’ailleurs plus dans son existence que dans son application, puisqu’il permettait de fixer une échelle des peines.

La peine de mort comme peine suprême a été remplacée par la perpétuité… « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! ». La machine était lancée. En effet, pourquoi interdire la peine de mort au nom de l’humanité mais tolérer un enfermement à vie ? Cette peine pouvant être considérée comme certains pire qu’une exécution. Par ailleurs, des pourfendeurs de la peine de mort estiment que la réclusion à perpétuité est pire que l’exécution et qu’en cela elle est « une bonne chose ». Cet argument paraît dénué d’intelligence, la peine ne visant pas à infliger le pire mais à tendre vers la Justice et à protéger la société. Demain, les détenus pourront demander l’euthanasie pour détresse psychologique, ce qui rendra complètement caduque ce raisonnement.

Mouvements paradoxaux

L’idéologie anti-pénale dans laquelle se vautrent les gauches n’est cependant pas totale. La fameuse « envie de pénal » décrite par Philippe Murray a trouvé de nouveaux exutoires.
Les multiples dissolutions d’associations de droite, les interdictions de manifester et plus généralement les limitations à la libre circulation des citoyens attestent d’une volonté de restreindre les libertés pour certains et de les condamner s’ils viennent à s’opposer aux nouvelles « normes » ou injonctions. Pour nous l’arbitraire et le contrôle « a priori », pour les autres la tolérance extrême, jusqu’à la mort. En France, les violeurs sont relâchés et les agresseurs protégés mais les victimes, leurs familles et leurs représentants sont insultés par le Syndicat de la magistrature (Affaire du mur des cons). Étrange extrémité dans laquelle nous pousse la haine de soi.

Cet éditorial est librement et partiellement inspiré de la thèse défendue par le professeur Jean-Louis Harouel dans son ouvrage Libres réflexions sur la peine de mort paru en 2019 aux éditions Desclée de Brouwer. Vous pouvez retrouver un entretien avec l’auteur sur TV Libertés.

Proche de Mitterrand et de Giscard, l’ancien directeur de L’Express était un agent du KGB

C’est L’Express qui le révèle. Philippe Grumbach a renseigné les services secrets de l’URSS pendant trente-cinq ans. Il est décédé en 2003.

Philippe Grumbach fut intime de Pierre Mendès France, comme de François Mitterrand. Il fut proche du président de la République, Valéry Giscard d’Estaing. En octobre 1977, Le Canard enchaîné l’a décrit comme “l’un des conseillers les plus écoutés” du chef de l’Etat. VGE a failli l’imposer à la tête de RTL, après avoir pensé à lui pour Antenne 2.

Depuis 2014, les documents de Vassili Mitrokhine, archiviste en chef du service secret soviétique entre 1972 et 1982, sont entreposés à l’université de Cambridge, au Royaume-Uni. En 1992, à la chute de l’URSS, ce lieutenant-colonel du KGB fait défection au profit du Royaume-Uni. Il emporte avec lui toutes ses archives, des milliers de notes recopiées sur des opérations secrètes, des centaines de noms d’espions. La CIA a qualifié son exfiltration de “plus grande opération de contre-espionnage de l’après-guerre”, selon un rapport de la Chambre des communes britannique, en juin 2000. La volonté de Mitrokhine était de voir ses informations publiées. En 1999, Le KGB contre l’Ouest (traduit en France aux éditions Fayard) paraît, cosigné avec l’historien Christopher Andrew. Des dizaines d’espions sont mentionnés, seuls leurs noms de code sont généralement écrits, souvent pour préserver les enquêtes judiciaires. Les révélations de Vassili Mitrokhine provoquent de nombreux aveux, comme ceux de Robert Lipka, agent de la NSA américaine, ou de la fonctionnaire britannique Melita Norwood, espionne russe pendant quarante ans. Des commissions d’enquête parlementaires sont diligentées au Royaume-Uni, en Italie. L’authenticité des informations de l’archiviste est à chaque fois reconnue. “Rien de ce qu’a écrit Mitrokhine ne s’est avéré faux. Concernant les cas français, la DST détenait certaines informations secrètes que ses écrits ont à chaque fois confirmé”, indique Raymond Nart, chasseur d’espions russes de 1966 à 1998 à la DST, l’ancêtre de la DGSI, où il finira directeur-adjoint.

Grumbach fut recruté en 1946. Depuis les années 1970, Philippe Grumbach passait pour proche de l’UDF, après des années dans les arcanes de ce qu’on n’appelle pas encore la “gauche caviar”. Pendant la campagne pour la présidentielle de 1974, il reçut sur instructions personnelles d’Andropov [le directeur du KGB], les conseils prétendument donnés à Giscard d’Estaing par les Américains pour battre Mitterrand et Chaban-Delmas. Il a perçu, entre 1976 et 1978, 399 000 francs, l’équivalent de 252 000 euros de 2022, en tenant compte de l’inflation, selon les coefficients de l’Insee.

Il était entré au KGB pour des raisons idéologiques en 1946 puis avait commencé à travailler pour de l’argent quelques années plus tard pour améliorer ses revenus de journaliste et s’acheter un appartement à Paris. Dans ces années, Philippe Grumbach est politiquement très proche du Parti communiste. En 1948, il quitte l’AFP pour protester contre la politique du gouvernement sur la guerre d’Indochine et entre à Libération, dirigé par Emmanuel d’Astier de La Vigerie, député apparenté communiste. A partir de 1949, il s’envole pour l’université de Columbia, aux Etats-Unis, où il étudie le journalisme. En 1950, de retour d’Amérique, Philippe Grumbach débarque à Paris Presse, quotidien proche de la droite parlementaire, où il croise Jean-Jacques Servan-Schreiber. En 1954, JJSS le recrute à L’Express, comme rédacteur. Les deux journalistes sont extrêmement proches du député radical Pierre Mendès France, au point de s’immiscer, parfois, dans la conduite du pays.

Le 23 octobre 1959, Philippe Grumbach se trouve au centre d’un dossier tortueux : le faux attentat de l’Observatoire subi par François Mitterrand. René-William Thorp, le bâtonnier de Paris, le convoque dans ses bureaux. Grumbach y découvre le futur président de la République, en pleurs. L’attaque à la mitraillette dont il a été victime, la semaine précédente, est en passe de causer sa perte. Le 29 octobre 1959, L’Express publie la défense de François Mitterrand sur trois pages, avec le titre : “Ce que j’ai à dire”. L’opinion, qui moquait la fausse victime, se met à douter. L’agent du KGB a sauvé Mitterrand. Un service rendu pouvant servir.

VGE fait nommer Grumbach au Haut conseil de l’audiovisuel, l’ancêtre du CSA, ainsi qu’à la commission nationale du droit de réponse.

Blocage temporaire par les pro-vie de l’alliance entre l’OMS et les extrémistes de l’avortement

Lu sur C-Fam :

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a ajourné la décision d’inclure une organisation radicale pro-avortement dans ses relations officielles ainsi que le lancement d’une collaboration de trois ans. Le partenariat proposé avec le Centre pour les Droits Reproductifs (CDR) a attiré la critique aiguë d’une coalition de groupes pro-vie menée par C-Fam (éditeur du Friday Fax) qui a fait appel au Directeur Général de l’OMS pour reconsidérer cette  alliance.

La lettre faisait remarquer que nouer un partenariat avec le groupe litigieux sur l’avortement compromettrait l’intégrité de l’organisation de la santé des Nations Unies et l’exposerait à accroître le risque de retrait du financement des États-Unis sous une future  administration pro-vie. 

Le CDR a été au premier plan pour pousser à un droit international à l’avortement depuis les années 1990, et s’est attribué le mérite de la libéralisation des lois nationales en faveur de l’avortement en Irlande et dans d’autres pays. Après l’échec de ses tentatives pour créer un droit humain  international à l’avortement aux  importantes conférences internationales de 1994 et 1995,  le CDR a conspiré avec les agences des Nations Unies et des experts indépendants travaillant pour le bureau des Nations Unies consacré aux droits humains, pour instiller un droit à l’avortement dans les traités internationaux concernant les droits de l’homme. Aucun des neuf traités fondamentaux des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme ne mentionne l’avortement, ni directement ni par euphémisme.

Comme c’est noté dans la lettre ouverte, un document de  stratégie interne du CDR, divulgué à C-Fam, a mis en évidence les intentions de l’organisation d’utiliser les mécanismes et agences de l’ONU en faveur des droits de l’homme pour faire pression sur les pays en matière d’avortement, en dépit du fait que l’Assemblée Générale a de façon répétée, refusé à l’avortement le caractère de droit humain.

La lettre de la coalition a rassemblé une variété de mouvements pro- vie et conservateurs qui travaillent à la fois au niveau national et international. La lettre argumente que le CDR, « s’est montré incapable de fournir une juste information légale et a de façon répétée compromis toute preuve scientifique dans les supports de ses plaidoyers visant à obtenir des résultats pour ses politiques privilégiées. »

Cependant, la collaboration du CDR avec l’OMS n’est pas nouvelle. Dans le document ébauchant le partenariat officiel proposé, le conseil exécutif de l’OMS crédite le CDR, de « l’avancée du travail de l’OMS sur la santé et les droits reproductifs », par l’accomplissement d’actions de défense des droits « en alignement avec les recommandations, normes et messages de santé publique de l’OMS. »

L’alignement du CDR avec les recommandations de l’OMS n’est en rien une coïncidence. Quand l’OMS a publié sa directive sur l’avortement en 2022, celle-ci a reconnu au directeur adjoint du CDR une mobilisation mondiale, en tant que « conseiller aux droits de l’homme » du groupe de travail sur la directive. Le président du groupe était le directeur médical adjoint d’une filiale de Parentalite  Planifiée, prestataire d’avortement et groupe de pression.

À la suite de la sortie de la directive, le Centre Européen pour le Droit et la Justice a indiqué le nombre d’activistes en faveur de l’avortement qui ont été impliqués dans l’élaboration du guide de l’OMS, travaux qu’ils continueraient ensuite d’utiliser dans leur travail de pression. Des  préoccupations similaires sont soulevées au sujet d’une prochaine directive de l’OMS sur la médecine transgenre, où de nombreux activistes sont connus pour faire la promotion de positions extrêmes sur le groupe de travail.

Pour l’OMS, formaliser cette collaboration avec le CDR serait seulement la dernière étape dans son alignement avec  les activistes les plus radicaux en matière de droits sexuels.

Le CDR plaide également, pour d’autres questions controversées en dehors de l’avortement, incluant l’idéologie de genre et l’éducation sexuelle complète, et ses membres ont usé de la même stratégie qui consiste à utiliser les experts et agences des Nations Unies  dédiés aux droits de l’homme pour promouvoir leurs propres enjeux sous la bannière des droits de l’homme.

Le conseil exécutif de l’OMS a repoussé sa décision sur le CDR à sa réunion du mois de mai 2024.

Les migrants étrangers régularisés à Mayotte pourront partir allègrement en France métropolitaine

Bernard Antony, président de l’AGRIF, directeur de la revue Reconquête, communique :

C’est tout bonnement à la recherche d’un effet d’annonce que Monsieur Gérald Darmanin s’est livré en annonçant vouloir en finir avec l’application du droit du sol à Mayotte.

Rappelons que ce droit, à effet très négatif, qui est en vigueur partout en France, fait que tout enfant naissant sur le sol français bénéficie ipso facto de la nationalité française quelle que soit celle de ses parents.

Dans un premier mouvement, les Français, confrontés au déferlement migratoire et en particulier à une massive islamigration, pouvaient se réjouir du projet de monsieur Darmanin.

Mais ce dernier, en parfait adepte du principe macronien de « l’en même temps » décidait simultanément de programmer une mesure totalement contraire, à savoir l’abandon du « visa territorialisé » qui jusqu’ici interdit heureusement à ses détenteurs de se déplacer dans un autre département français.

Avec la deuxième réforme projetée par M. Darmanin, les migrants étrangers régularisés à Mayotte – et il en est, issus de plusieurs pays de l’Afrique orientale – pourront partir allègrement en France métropolitaine ; l’archipel des Comores devenant ainsi une étape sur la route de Marseille ou autre lieu de débarquement.

À le bien considérer, le projet Darmanin de suppression du droit du sol pour le seul département de Mayotte accompagné de l’abandon du visa territorial est une parfaite entourloupe politicienne destinée à égarer les Français.

L’AGRIF, qui s’est toujours battue pour la préservation de l’identité française, et notamment chrétienne, considère que c’est partout en France que le droit du sol doit être supprimé et que c’est aussi à Mayotte que doit être maintenu le visa territorialisé.

La censure, l’arme qui leur reste pour tenter d’empêcher d’être balayés

Au bout du monde, RSF défend les journalistes en tant que contre-pouvoir. En France, en tant que caste, les journalistes partagent le pouvoir et RSF opprime Cnews qui incarne le contre-pouvoir.

Christine Kelly révèle que le quotidien “Le Monde” a appelé la salle Gaveau pour stopper son partenariat avec elle suite à l’organisation de plusieurs conférences par la journaliste de CNEWS dans ce lieu :

 

« Vivement qu’une telle attention soit portée sur tous les autres médias », tacle Laurence Ferrari

 

Le pluralisme politique au Conseil d’Etat, c’est pour quand ?

Et Pascal Praud ne compte pas s’aplatir :

 

Pourquoi lire la Bible ?

Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez encore rejoindre le parcours CARÊME40 préparé par la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, comme plus de 50000 personnes, afin de recevoir chaque jour du carême, une vidéo de 10 minutes sur la Bible, un texte de méditation pour soutenir votre prière, un effort de carême à accomplir.

Voici la vidéo de ce jour :

Documentaire sur les saints martyrs coptes

Le 15 février 2015, une vidéo de l’État Islamique montrait l’assassinat de 21 chrétiens : 20 coptes d’Égypte venus travailler en Libye, et un Ghanéen. Originaires pour la plupart du village d’Al-Our, anciennement Al-Nour (« La Lumière »), situé à 250 km du Caire, dans la région de Minieh, ils avaient émigré en Libye dans la province de Syrte, comme ouvriers. Enlevés par des miliciens du groupe « État Islamique en Libye », ils ont été tués en raison de leur fidélité à leur foi chrétienne. Dans la vidéo envoyée par les terroristes, on les voit, vêtus d’une combinaison orange, avant leur exécution sur une plage. Le 7 octobre 2017, après l’interrogatoire des combattants djihadistes capturés à l’issue de la bataille de Syrte, les corps des 21 martyrs sont retrouvés et rapatriés en Égypte dans leur village natal. Au-delà de l’humiliation, de la souffrance et des larmes, se dévoile un resplendissant témoignage de foi, de confiance et d’amour.

A voir sur KTO, mercredi 14 février à 20h35 ou les jours suivants en rediffusion.

Mercredi des Cendres

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des pièces grégoriennes. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Les chants de la Quinquagésime étaient empreints de joie et d’espérance car, avant d’aborder les pénitences du Carême, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale de la Résurrection qui en constitue le but. Les trois jours qui nous séparent du mercredi des Cendres étaient autrefois des jours de grandes réjouissances, parfois même d’excès. Il avait même été institué dès le XVIe siècle la prière des 40 heures, une adoration au Saint Sacrement pour réparer ces débordements et ces désordres. Les festivités du Carnaval durent donc jusqu’au mardi, dit Mardi gras, veille du mercredi des Cendres, jour d’entrée en Carême.

Le Carême commence le mercredi des Cendres ainsi appelé parce qu’en ce jour on bénit des cendres que l’on impose en forme de croix sur le front des fidèles. Les cendres, comme la poussière, sont l’emblème de la fragilité et de la destruction des choses d’ici-bas, du néant et de la mort de l’homme, de la douleur et de la pénitence. La cérémonie des Cendres est un vestige d’une ancienne pratique qui ouvrait le Carême. Pendant l’imposition des Cendres, le chœur peut chanter plusieurs antiennes dont celle-ci :

Immutémur hábitu, in cínere et cilício…
Changeons de vêtement, couvrons-nous de cendres et du cilice, jeûnons et pleurons devant le Seigneur, car Dieu, tout miséricordieux est prêt à nous remettre nos péchés.

Les paroles ne sont pas à proprement parler dans l’Écriture mais on les trouve en divers livres, notamment en Joël. La mélodie est pénétrée de confiance et de paix.

Continuons avec une autre antienne qui peut être chantée lors de l’imposition des Cendres : Juxta vestíbulum

Entre le vestibule et l’autel se lamenteront les prêtres et les lévites du Seigneur et ils diront :
Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple et ne fermez pas la bouche de ceux qui chantent vos louanges.

C’est l’ordre donné par Joël pour la pénitence. La mélodie commence par une plainte sombre puis se transforme en une prière très suppliante.

Achevons la cérémonie de l’imposition des Cendres avec le répons Emendémus dont le texte s’inspire de nombreux passages d’Esther et de Joël :

Réparons par une vie meilleure les péchés que, dans notre ignorance, nous avons commis ; de peur que soudain préoccupés, le jour de la mort, nous cherchions le temps de la pénitence sans pouvoir le trouver.

Et voici la dernière phrase qui est reprise comme refrain après les versets, et dont le texte tiré du prophète Baruch est aussi le refrain d’un chant populaire du Carême que nous aurons l’occasion d’écouter prochainement :

Atténde Dómine et miserére, quia peccávimus tibi
Soyez attentif, Seigneur,  et ayez pitié, car nous avons péché contre Vous.

La mélodie de cette phrase s’enfonce dans le grave sur le mot miserére d’une façon très expressive.

Ce répons comme c’est généralement le cas comporte deux versets dont le 2e est le Glória Patri. Le texte du 1er est pris dans le psaume 78 ; c’est un refrain du temps de Carême, que l’on retrouve dans le Trait de la messe de ce mercredi des Cendres.

Adjúva nos, Deus salutáris noster : et propter honórem nóminis tui, Dómine líbera nos…
Venez à notre secours, ô Dieu qui opérez notre salut, et pour l’honneur de votre nom, délivrez-nous, Seigneur.

 Ainsi nos méditations de Carême doivent-elles porter en nous des fruits de conversion, de zèle et de charité accrus. Après un grand élan vers l’aigu à l’intonation, la mélodie redescend calmement pour se terminer dans une ambiance contemplative.

Après le répons Emendémus chanté pendant l’imposition des cendres aux fidèles ce Mercredi des Cendres, passons à quelques chants du propre de la messe qui suit cette cérémonie. Elle commence par un nouvel introït plus développé que celui qui précédait la bénédiction des Cendres : le texte vient du livre de la Sagesse, et plus précisément d’une grande prière de louange à Dieu pour sa miséricorde toute puissante :

Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti,
Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez aucun de ceux que vous avez créés ;

Dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam, et parcens illis quia tu es Dóminus Deus noster.
Vous dissimulez les péchés des hommes à cause de leur repentir et vous leur pardonnez car vous êtes le Seigneur notre Dieu.

Il s’agit donc d’une affirmation de la miséricorde divine, et de notre certitude d’être pardonnés si nous nous reconnaissons humblement pécheurs. Elle s’exprime par une mélodie expressive, d’abord calme et grave, puis s’élevant dans la 2e phrase en un grand crescendo vers le mot pæniténtiamle repentir, avant de retrouver dans la dernière phrase une affirmation calme et solennelle.

Cet introït est accompagné par le 1er verset du psaume 56, que nous allons retrouver au graduel. C’est une prière suppliante, faisant appel à cette miséricorde divine que nous venons d’affirmer :

Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea.
Ayez pitié de moi, mon Dieu, ayez pitié de moi, car mon âme met en vous sa confiance

Après l’introït de la messe du Mercredi des Cendres, en voici maintenant le graduel, où nous retrouvons exactement, dans la 1re partie, le 1er verset du psaume 56 qui accompagnait l’introït.

Ce psaume est une des nombreuses prières suppliantes de David dans un grand danger et le mot miserére répété deux fois montre l’intensité de cette supplication. Mais celle-ci reste pleine de confiance, et la 2e partie du graduel reprend un verset suivant du psaume qui est déjà une action de grâces pour la délivrance entrevue :

Misit de cælo, et liberávit me :
Il a envoyé du ciel son secours et m’a délivré ;

dedit in oppróbrium conculcántes me.
Il a couvert d’opprobre ceux qui me foulaient aux pieds.

La mélodie est dans l’ensemble calme et douce. Le 1er miserére se tient humblement dans le grave, et le 2e s’élève en un beau crescendo, toute la suite se déroulant en souples ondulations.

Le graduel du Mercredi des Cendres est suivi d’un Trait, comme c’est le cas pour les dimanches de ce temps liturgique, mais celui-ci n’est pas propre à cette messe et n’en faisait pas partie primitivement, les messes des féries de Carême ne comportant d’abord qu’un  chant après la 1re lecture ; il a été rajouté par la suite à toutes les messes des lundis, mercredis et vendredis de Carême. C’est vraiment un refrain de ce temps liturgique.

Le texte est un peu hétéroclite puisque les trois versets qui le composent sont empruntés à deux psaumes différents. Le premier modifie d’ailleurs quelque peu un verset du psaume 102, grand cantique de louange pour les merveilles de la création et les bontés dont le Seigneur nous comble. Le texte affirmatif du psaume chantait les bienfaits du pardon divin. Il est ici mis à la 2e personne transformé en prière de demande :

Dómine non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos :
Seigneur ne nous traité pas selon les péchés que nous avons commis : ni selon nos fautes.

Les deux autres versets sont pris littéralement dans le psaume 78, dans lequel le peuple d’Israël vaincu et envahi reconnaît dans ses malheurs le châtiment de ses péchés et supplie le Seigneur de les pardonner.

Seigneur ne vous souvenez pas de nos fautes d’autrefois. Que vos miséricordes s’avancent vite au devant de nous, car nous sommes devenus très malheureux. Secourez-nous, ô Dieu notre sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous, pardonnez-nous nos péchés à cause de votre nom.

On voit que ce texte insiste beaucoup sur le nom du Seigneur, ce qui est dans la bible, nous l’avons vu à l’introït de ce dimanche, une manière de lui rappeler ses promesses. Traditionnellement on se met à genoux durant le chant de ce 3e verset ce qui accentue encore son caractère suppliant.

Le texte de l’offertoire de cette messe du Mercredi des Cendres est formé des 1ers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David, délivré des périls qui l’entouraient. Nous entendrons de nouveau  cette pièce car elle a été reprise au XIe dimanche après la Pentecôte.

 Exaltábo te Dómine, quóniam suscepísti me,
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens.

 Nec delectásti inimícos meos super me Dómine clamávi ad te
Seigneur j’ai crié vers vous

Et sanásti me.
Et vous m’avez guéri.

L’abbé Ferdinand Portier a longuement décrit cet offertoire dans un numéro d’Una Voce de 2001. Il s’adressait toujours à des chantres. Écoutons-le commenter, Sanásti me – vous m’avez guéri :

Ce dernier mot sanásti me, malgré ses tristrophas ne semblera point long ni à vous, ni à ceux qui vous entendront. En effet vous avez tant de remerciements à adresser au Seigneur, que, de vous-même, vous ne serez nullement pressé d’en finir et vous serez heureux que toutes ces valeurs longues se présentent à vous pour redire à Dieu votre merci sans fin. Il en est ainsi quand la contemplation se joint à la reconnaissance. Les neumes se prolongent sans même qu’on s’en aperçoive tellement le cœur est attaché à Celui qui lui a porté secours.

Ainsi « la prière chantée de l’Église » doit développer en nous de vrais sentiments de piété et de reconnaissance ! Redites dans cet esprit les neumes répétés qui sont indiqués sur votre livre à sanásti et vous terminerez, sans terminer, car le Seigneur est toujours à nos côtés pour nous secourir. Sa miséricorde est sans limite.

L’antienne de communion de cette messe est extraite du psaume 1 :

Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, dabit fructum suum in témpore suo.
Celui qui médite jour et nuit la loi du Seigneur donnera son fruit en son temps.

La mélodie est un beau mouvement de joie, simple et alerte au début, puis plus intérieure dans sa dernière partie.

Citons derechef feu l’abbé Ferdinand Portier qui a commenté durant de nombreuses années des pièces de grégorien dans la revue Una Voce et qui achevait ainsi, à propos de cette antienne :

Chantez cette communion pour mieux accorder votre âme à la Divinité et continuez votre méditation, jour après jour, pour vous hausser sans cesse et mériter de nouvelles grâces d’union.

Quand il s’agit des choses humaines nous savons bien nous dépenser, à fortiori devons-nous le faire avec une plus grande joie quand il s’agir d’aimer un Amour qui ne cesse de se donner pour nous !

Carême : un temps de pénitence publique

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

À Lourdes, quelques jours après la première apparition du 11 février, la même demande a été faite, à trois reprises, par la Vierge Marie à Bernadette : « Pénitence, pénitence, pénitence ! » Ce à quoi Notre-Dame ajoute, dans une époque marquée par l’athéisme : « Priez Dieu pour les pécheurs ! » Il s’agit donc d’une mission de service public…

Plus de 160 ans plus tard, la pénitence n’a pas vraiment bonne presse dans notre société de jouissance matérielle. Elle évoque une dévotion d’un autre âge, une religion qui insiste sur la culpabilité. Comment croire pourtant qu’il s’agisse d’un plaisir sado-masochiste dans cette demande d’une Mère compatissante aux malheurs de son peuple ?

Lors de l’imposition des Cendres, le 14 février, le prêtre prononcera ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile », ou bien : « Souviens-toi que tu es poussière… » Dans les deux cas, il s’agit du rappel de notre condition de pauvres pécheurs, que seule la Passion du Christ pourra sauver de l’éloignement définitif de Dieu. Pourquoi ne pas entendre cet appel du divin médecin de nos âmes, le Christ, à reconnaître notre mal, à se tourner vers sa miséricorde, et à l’implorer également pour notre pays tout entier ?

Pénitence ou repentance ?

« Au Cœur très saint de Jésus, la France pénitente, fervente et reconnaissante. » Cette inscription figure en latin au bas de la mosaïque monumentale de la basilique de Montmartre, déclarée d’utilité publique par une loi du 24 juillet 1873. Elle exprime bien les sentiments des promoteurs du Vœu national, au vu des malheurs de la France après la défaite de 1870 : un esprit de pénitence et de foi qui demande à Dieu le pardon des péchés – alors que la repentance n’est qu’un acte de reconnaissance morale. C’est le même esprit que le prophète Jonas prêcha à la ville corrompue de Ninive. Et Ninive s’est convertie… Une source d’espoir pour aujourd’hui ?

Ce Carême 2024 est ainsi l’occasion de s’interroger sur la place que nous laissons à Dieu dans la société tout entière. Car ne pas vouloir que le Christ règne, non seulement sur les cœurs, mais aussi sur les familles et les sociétés, c’est laisser la place à l’erreur, à la corruption et aux désordres – et en fin de compte au démon – dont nous constatons chaque jour les méfaits dans l’actualité, en particulier au sein des institutions qui font tenir un pays.

Quand la France s’apprête à légiférer sur le début et la fin de vie et étendre le règne de la mort et du mal sur les esprits, comment se fait-il que la parole des clercs sur ce point ne soit pas plus tranchante sur ce qui départage l’erreur de la vérité ? Là se trouve aussi la mission de l’Église. Elle est politique au sens noble du terme. « Je suis homme, dit le poète latin Terence, et rien de ce qui est homme ne m’est étranger. » Cette parole s’applique au vaste domaine public, le plus haut lieu d’exercice de la charité selon Paul VI.

Dans son Message de Carême, le pape François indique justement que les Dix commandements, donnés à Moïse au désert sur le mont Sinaï, sont une loi de liberté pour sortir de l’esclavage de l’Égypte : « Nous les appelons « commandements », pour souligner la force de l’amour avec lequel Dieu éduque son peuple. Il s’agit en effet d’un appel vigoureux à la liberté. » Et à l’amour vrai. Puisse cet appel retentir de nouveau.

Des parcours de Carême originaux sur Hozana

Voici venu le temps de nous mettre en chemin, de marcher à travers le désert pour rejoindre Celui qui nous a tant aimés. Hozana propose divers parcours afin de profiter de ces 40 jours pour laisser derrière nous les habitudes qui nous coupent de Dieu, faire pénitence et arriver avec un coeur aimant à Pâques.

Voici les parcours phares d’Hozana pour grandir spirituellement pendant ces 40 jours au désert :

  • Avertissements d’un prêtre exorciste

Le père Henri Forestier, prêtre exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon, nous livre ses conseils pour identifier les ruses et résister aux manœuvres du Tentateur dont l’ultime but est de nous éloigner de Dieu en nous poussant vers le péché !

Avec une thématique par semaine (connaître ses faiblesses, les sacrements, l’esprit du monde, etc.), vous recevrez chaque jour une méditation en format texte et audio;

Le lien pour s’inscrire à ce parcours de Carême 

  • 40 jours pour méditer “L’Imitation de Jésus”

L’application Meditatio vous propose de vivre ce Carême au plus près du cœur de Jésus en méditant pendant 40 jours “L’Imitation de Jésus-Christ”, livre le plus imprimé au monde après la Bible.

Chaque semaine, vous recevrez 2 méditations audio guidées (10 minutes ) et 4 méditations écrites.

Sortez de votre confort pour vivre une expérience spirituelle forte avec Dieu ! Le lien pour s’inscrire à ce parcours de Carême 

  • L’effort de Carême Rosario : Prier une dizaine de chapelet chaque jour

1. Si vous ne l’avez pas déjà, téléchargez l’application Rosario en cliquant ici !

2.Rejoignez un groupe de chapelet vivant en choisissant l’option “j’ai un code d’invitation”

3.Rentrez le code “DEFICAREME2024

4.Cliquez sur “Continuer”

5.Priez chaque jour votre dizaine, pour préparer vos cœurs à Pâques !

CNews sous surveillance

Saisi par l’association d’extrême-gauche Reporters sans frontières, le Conseil d’État, dont le président est Didier Tabuteau, ex-conseiller du cabinet de Martine Aubry, juge que l’Arcom doit prendre en compte la diversité des courants de pensée et d’opinions représentés par l’ensemble des participants aux programmes diffusés sur CNEws, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités, et pas uniquement le temps d’intervention des personnalités politiques. Le Conseil d’État juge également que l’Arcom doit s’assurer de l’indépendance de l’information au sein de la chaîne en tenant compte de l’ensemble de ses conditions de fonctionnement et des caractéristiques de sa programmation, et pas seulement à partir de la séquence d’un extrait d’un programme particulier. Faute d’avoir examiné tous ces aspects, l’Arcom devra réexaminer sous 6 mois la demande de mise en demeure à l’encontre de CNews, formulée par l’association, en tenant compte des précisions apportées par le Conseil d’État sur la portée des obligations prévues par la loi.

La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication impose aux chaînes de télévision d’assurer l’honnêteté, le pluralisme et l’indépendance de l’information et fait de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) la garante du respect par les chaînes de ces obligations. Estimant que CNews ne respectait pas ces exigences, l’association Reporters sans frontières a demandé à l’Arcom de mettre en demeure cette chaîne de les respecter. Face au refus de l’Arcom de prononcer une telle mise en demeure, Reporters sans frontières a saisi le Conseil d’État.

Par sa décision du 13 février 2024, le Conseil d’État écarte d’abord les critiques générales adressées par Reporters sans frontières au cadre législatif français au regard tant de la Constitution que de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

L’association critiquait ensuite la diversité insuffisante des points de vue exprimés à l’antenne de CNews, notamment à l’occasion des débats sur des questions prêtant à controverse. Face à cette critique, l’Arcom a estimé qu’elle ne devait prendre en compte, pour apprécier le respect du pluralisme de l’information, que l’équilibre des temps de parole accordés aux personnalités politiques, et elle a conclu que la plainte de l’association ne permettait pas de mettre en évidence un manquement de CNews à ses obligations en la matière.

Toutefois, le Conseil d’État juge que, pour assurer l’application de la loi, l’Arcom ne doit pas se limiter au décompte des temps de parole des personnalités politiques. Suivant des modalités qu’il lui appartient de définir, l’Arcom doit veiller à ce que les chaînes assurent, dans le respect de leur liberté éditoriale, l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinions en tenant compte des interventions de l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités.

L’association Reporters sans frontières faisait également valoir que CNews ne respectait pas, en raison des interventions de son principal actionnaire, son obligation d’indépendance de l’information. L’Arcom lui avait répondu qu’elle ne pouvait se prononcer sur cette question que sur la base d’exemples précis, dans des séquences données, que l’association ne fournissait pas. Le Conseil d’État juge toutefois que l’indépendance ne s’apprécie pas seulement au regard d’extraits d’une émission spécifique mais aussi à l’échelle de l’ensemble des conditions de fonctionnement de la chaîne et des caractéristiques de sa programmation. Il appartient donc à l’Arcom de se prononcer à nouveau en procédant à cet examen.

Le Conseil d’État a en revanche écarté l’argumentation de Reporters sans frontières sur les autres points en litige. Il a considéré que la place des émissions de débat dans la programmation de CNews ne remet pas en question son format de service consacré à l’information. S’agissant des séquences pointées par Reporters sans frontières comme manquant à l’honnêteté de l’information, le Conseil d’État a retenu, selon les cas, que l’Arcom avait déjà adressé des mises en garde à la chaîne ou que les éléments apportés par l’association étaient insuffisants.

Pour ces raisons, le Conseil d’État enjoint à l’Arcom de réexaminer dans un délai de six mois le respect par la chaîne CNews de ses obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information.

Par cette décision, le Conseil d’État ne se prononce pas sur le respect par les programmes de la chaîne CNews des exigences de pluralisme et d’indépendance de l’information. Il précise les principes applicables au contrôle que l’Arcom doit exercer sur le respect de leurs obligations légales par l’ensemble des chaînes et rappelle que, dans le respect de ces principes, le régulateur dispose d’un large pouvoir d’appréciation dans l’exercice des prérogatives qui lui sont conférées par la loi.

Et les autres chaînes ? Et les interventions de Patrick Cohen, Léa Salame et tant d’ autres? Logiquement, le Conseil d’État doit exiger que pour chaque média, le temps de parole de tous les chroniqueurs ou intervenants soit décompté selon leur orientation politique supposée. En commençant par le service public bien sûr… Qui jugera ? Selon quels critères ?

Vers la collectivisation de la propriété privée ?

Lu dans Les 4 Vérités :

L’INSEE publie une revue trimestrielle intitulée « Économie et Statistique ». Officiellement, les articles n’engagent que leurs auteurs et non l’État, ni même l’INSEE. Dans la pratique, il est assez vraisemblable que cette revue soit régulièrement utilisée pour « tester » des idées qui courent dans les couloirs de Bercy. Dans le dernier numéro (541), un long article signé de Montserrat Botey et Guillaume Chapelle s’intitule:

« La non-imposition des loyers imputés : un cadeau pour Harpagon? Une estimation dans le cas de la France ».

Comme le titre le laisse clairement comprendre, il s’agit de ce serpent de mer que diverses institutions para-étatiques tentent de promouvoir depuis des années : l’imposition des loyers imputés, c’est-à-dire « les loyers que les propriétaires occupant leur logement devraient payer s’ils étaient locataires de leur bien ». Le simple fait de songer à une telle imposition indique une forme de perversion. Tout se passe en effet comme si les promoteurs de cette idée supposaient que les propriétaires bénéficiaient d’un avantage indu en ne payant pas de loyer – ignorant qu’ils ont évidemment fait l’effort d’épargner pour cette propriété (eux ou leurs parents). Les auteurs parlent aussi de « dépense fiscale ». Car ne pas pouvoir taxer ces loyers inexistants « coûterait », paraît-il, à l’État entre 9 et 11 milliards d’euros par an. Comment dire plus clairement que l’on estime que tout appartient à l’État, qui veut bien, dans son immense bonté, nous laisser utiliser notre maison, mais certainement pas nous en laisser la propriété? Il est vrai que Bruno Le Maire (pourtant décrit comme un « libéral » par la plupart des gazettes) a osé déclarer que « c’est Bercy qui finance la transition climatique » – comme si l’argent sortait de sa poche et non de celles des contribuables !

Pour revenir à la non-imposition des loyers « imputés », les auteurs parlent même de « subvention qui favorise les propriétaires occupants ». Il est vraiment extravagant que l’on imagine de taxer ces loyers fictifs. Mais il est plus extravagant encore que l’on prétende volontiers que l’actuel président est un « ultra-libéral » – quand ce qui se passe sous son gouvernement n’est rien d’autre que de la collectivisation de la propriété privée. Au vrai, socialisme et libéralisme ne veulent plus rien dire puisque, désormais, c’est le forum de Davos (supposé, lui aussi, « ultra-libéral ») qui pousse à l’abolition de la propriété privée (« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux ! »).

Récuser par principe que la foi ait une dimension sociale et politique est un leurre

De Thibaud Collin dans L’Homme Nouveau :

On se souvient de la réponse que Mgr de Moulins-Beaufort avait faite, le 2 décembre dernier, au séminariste qui lui demandait si l’Église de France avait un problème avec les traditionalistes :

« Oui, sans doute en raison de notre histoire mouvementée depuis la Révolution. S’il y a une question centrale, c’est une question de théologie politique et de rapport au monde. Le décret de Vatican II sur la liberté religieuse est très clair. Le Christ n’est pas venu bâtir des nations catholiques mais il est venu fonder l’Église. Ce n’est pas la même chose. À force de traîner la nostalgie d’un État catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. »

Pour mesurer les réels enjeux d’une telle réponse, il peut être intéressant de la relier à la récente polémique qui a eu pour objet le collège Stanislas, accusé l’an dernier par le site d’extrême gauche Mediapart d’être « homophobe, sexiste et autoritaire ». Alors même que le rapport diligenté par l’Inspection générale n’a pas confirmé de telles accusations, la publication dudit rapport, comportant en sa conclusion des recommandations discutables, a donné lieu à un débat qui est révélateur de l’esprit de notre société post-chrétienne.

Plusieurs questions essentielles sont posées. Reprocher à Stanislas d’être «  opposé aux valeurs de la République » signifie-t-il que désormais professer la foi catholique dans l’intégralité de ses implications anthropologiques et morales est s’opposer à la loi républicaine ? Dès lors, le contrat d’association avec l’État implique-t-il de nier le caractère propre de l’établissement ? Cela engendre une autre question : le caractère propre de l’établissement catholique se limite-t-il à dispenser des cours d’instruction religieuse aux seuls volontaires ? Il y a plusieurs voies pour répondre à ces questions. La première est prudentielle et exige de revenir au texte de la loi Debré (1959) pour estimer les marges de manœuvre actuelles. Dans son article 1, on lit : « Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l’État. » Comment comprendre l’expression « soumis au contrôle » ? Pour répondre, continuons notre lecture : «  L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants sans distinction d’origine, d’opinions ou de croyance, y ont accès. » Que signifie la phrase : « L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement » ? Soit cela signifie que l’école catholique est reconnue dans sa liberté de transmettre selon une modalité qui lui est propre les programmes en vigueur ; soit cela signifie que le caractère propre, encore une fois, ne concerne que la catéchèse facultative et que les programmes sont enseignés dans l’école catholique exactement de la même manière que dans les écoles publiques. On mesure l’énorme divergence des conséquences pratiques de ces deux interprétations ! […]

Dans cette perspective, revenons à la réponse que l’archevêque de Reims a donnée au séminariste. Jésus, dit-il, n’est pas « venu bâtir des nations catholiques mais fonder l’Église ». Elle semble ignorer que la foi est appelée à s’incarner dans l’épaisseur de la vie humaine, notamment dans ces communautés naturelles voulues par Dieu dans sa sagesse créatrice que sont la famille et la communauté politique. Autrement dit, la chrétienté n’est certes pas ce que Jésus est venu fonder mais la logique profonde de la vie chrétienne est de pénétrer la totalité du substrat naturel et humain. La foi et la vie chrétiennes ne se déploient pas hors sol. Elles sont soit encouragées soit découragées par des conditionnements mentaux et sociaux qui ne sont jamais neutres. Soit ils sont porteurs, même imparfaitement, d’un ordre naturel et moral qui dispose à la vertu, soit ils sont porteurs d’une logique de déconstruction du même ordre, au nom d’une volonté illimitée et indéterminée. Récuser par principe que la foi ait une dimension sociale et politique en pensant que l’on pourra ainsi préserver sa dimension anthropologique et morale est un leurre dont on voit les effets depuis plus de cent trente ans. Cette illusion est fondée sur une mécompréhension de l’esprit moderne et postmoderne dont on voit pourtant de plus en plus la logique essentiellement spirituelle, nommée par Péguy et par Weil décréation. Penser que la déchristianisation de nos institutions sociales et politiques a pu engendrer un État neutre est méconnaître la dynamique profonde du monde humain et des forces spirituelles opposées qui l’animent.

[…]

Le règlement climatique, c’était quand ?

Agrégé de mathématiques, Benoît Rittaud, enseignant-chercheur, vient de publier un ouvrage sur les Mythes et légendes écologistes.  Il y a constate que depuis 50 ans l’effondrement écologique est pour demain. Curieusement pourtant, ces 50 dernières années ont vu l’humanité progresser en nombre, en espérance et en qualité de vie à des niveaux inédits dans l’histoire.
Loin d’être l’expression d’un consensus scientifique, les totems que sont la « crise climatique » ou la « sixième extinction des espèces » émanent d’un cartel de recherche qui interdit la
dissidence et ne tolère pas la nuance. Benoît Rittaud montre que la science sert désormais d’outil de censure au profit d’une idéologie qui, sous couvert de sauver la planète, installe ses rituels, ses légendes et ses prescriptions toujours plus exigeantes au cœur de notre société. Mélange de paradis perdu et de fin du monde, la mythologie écologiste postmoderne n’a rien d’une vision naïve et bien intentionnée. Derrière son sympathique imaginaire de façade se cache en réalité un projet totalitaire qui combat l’aspiration même à un monde plus prospère et plus libre.

Prenons le cas du “dérèglement climatique”. Le terme même de dérèglement contient en creux l’idée d’une règle antérieure (un “règlement climatique”, raille-t-on parfois), c’est-à-dire d’un ordre cosmique dont les hommes, comme d’habitude, n’auraient pas su se montrer dignes. Se pose donc la question de l’époque où régnait cet ordre cosmique. Le fondement mythique de la croyance permet de comprendre pourquoi cette question n’est jamais posée. On tourne autour de la question en datant le début de nos péchés à la révolution industrielle, mais sans jamais dire s’il faudrait alors considérer le climat du XVIIIe siècle comme préférable au nôtre. Le bon vieux temps du paradis climatique originel ne se situe pas dans le passé, mais dans une ligne de temps alternative, mythique.

Saint Pierre de Colombier : la justice autorise la reprise des travaux

La Cour d’appel de Nîmes a rendu justice à la Famille Missionnaire de Notre Dame en cassant le jugement de 1ère instance qui avait suspendu les travaux début novembre 2023.

Ces travaux avaient été interrompus en octobre 2023 par des activistes écolos et des anticléricaux qui avaient envahi le chantier, commettant des violences contre les religieux, qui cherchaient à défendre pacifiquement la pelleteuse installée sur leur terrain privé. Après plusieurs jours où les gendarmes avaient été passifs devant ces violences, sans doute sur ordre de la préfecture, ils avaient été déployés plus nombreux début novembre pour sécuriser les abords du chantier. Jusqu’à ce qu’un juge suspende les travaux, alors qu’il n’était visiblement pas compétent pour le faire !

Une fois de plus, le harcèlement judiciaire des opposants leur est bénéfique : ils ont gagné trois mois dans l’avancée des travaux (…)  Honte à ce juge du tribunal de Privas qui, en novembre 2023, n’a donc pas jugé selon le droit mais sous influence des arguments fallacieux de la partie adverse et sous la pression de l’extrême gauche locale (…)

Voici le communiqué rédigé conjointement par la FMND et les deux principales entreprises concernée par la phase des travaux suspendus. Bravo à ces deux entreprises qui montrent ainsi un véritable courage !

“(…) Dans son arrêt rendu ce jeudi 8 février 2024, la Cour d’Appel de Nîmes a logiquement annulé la décision du juge des référés de Privas : « Le principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires s’oppose à ce que le juge judiciaire substitue sa propre appréciation à celle que l’autorité administrative [a] apportée, dans l’exercice de ses pouvoirs de police spéciale relatifs aux espèces protégées, ce qui serait le cas dans le présent litige. » (…)

Cet arrêt confirme, une fois encore, la totale légalité des travaux à Saint Pierre de Colombier. Désormais, les travaux doivent pouvoir reprendre. Ils seront contrôlés et encadrés par le bureau d’études environnemental qui continuera à veiller attentivement à la préservation des espèces protégées quelles qu’elles soient. Il faut souligner la difficulté des entreprises à s’adapter sans cesse, surtout dans un contexte économique difficile. Elles aspirent à travailler à ce projet qui est une opportunité pour la région et son développement (…)”

Il faut noter que le contexte économique met les entreprises de BTP dans une situation très difficile. Notre collectif défend le développement économique de la vallée de la Bourges et insiste depuis plus de trois ans sur l’aubaine que représente ce chantier pour les entreprises locales qui ont travaillé ou vont travailler sur ce projet.

Un des entrepreneurs qui va construire les bâtiments d’hébergement, José Ferreira, le confirme dans le Dauphiné :

“L’entrepreneur général, José Ferreira abonde dans ce sens : « La justice a fait son travail et le droit a été appliqué. Dans la conjoncture actuelle, on a vraiment besoin de ce travail. On est fatigués de cette situation. Ce chantier, qui a été lancé il y a 4 ans maintenant, représente 20 % à 25 % de notre chiffre d’affaires des deux prochaines années. » Il l’affirme, ses équipes sont prêtes à reprendre le travail dès que possible.”

Toutes ces procédures n’ont qu’un seul but : épuiser la FMND et intimider les entrepreneurs.

Ces procédures coûtent cher et il faut également faire face à des dépenses imprévues pour sécuriser le chantier. Une cagnotte a été ouverte pour venir en aide à la FMND. Vous pouvez y participer en suivant ce lien. L’objectif est presqu’atteint ! Merci pour eux.

Interpellez vos élus : ne votez pas le projet de loi sur l’euthanasie qui vous sera soumis

De la Fondation Jérôme Lejeune :

Il est de notre devoir d’interpeller nos élus et de leur enjoindre de ne pas voter ce projet de loi qui leur sera soumis avant l’été !

L’année 2024 serait celle de « nos valeurs » a proclamé le premier ministre Gabriel Attal dans son discours de politique générale le 31 janvier 2024 au Sénat. « Permettre à chacun de mourir dans la dignité » en est une, explique-t-il avant de rentrer dans le détail de l’« en même temps »,  « d’une part nous déploierons plus d’unité de soins palliatifs – une par département, au moins. D’autre part, nous examinerons avant l’été, un projet de loi sur l’aide active à mourir ».

Ce discours réamorce l’offensive euthanasique qui semblait fragilisée en janvier 2024. Le changement de gouvernement n’y était pas pour rien : sortie de la ministre déléguée à la santé Agnès Firmin le Bodo qui portait avec ardeur le projet de loi depuis son origine; nomination de Catherine Vautrin à la tête d’un vaste ministère (Travail Santé Solidarités). Cette ancienne sarkoziste s’est sentie obligée d’exposer une forme d’approbation vis à vis de la mort administrée : « je n’ai pas de difficulté à aborder ce sujet [mais il faut] légiférer d’une main tremblante ». Elle vient de se voir attribuer un ministre délégué à la Santé : le député Frédéric Valletoux.

Le député Valletoux signait en juillet dernier une tribune dans Le Monde affirmant très justement « La fin de vie c’est encore la vie », mais l’avis du député sera-t-il celui du ministre délégué à la Santé nouvellement nommé ? On voit mal comment l’intention déterminée, plusieurs fois réitérée de sa ministre de tutelle pourrait changer. Il ne peut ignorer qu’il a intégré un gouvernement piloté par un exécutif favorable à la légalisation de l’euthanasie.

Dans ce contexte, les promoteurs de l’euthanasie se sont employés à « mettre la pression ». Tribune de députés supporters de la mort maîtrisée, mobilisation de l’ADMD et exposition de leur égérie, Line Renaud, sur le plateau de 7 à 8 pour diffuser gaiement son message mortifère.

Face à ce lobbying qui n’a que la mort à offrir aux Français accablés par la hausse du taux de suicide des jeunes ; Face aux exemples étrangers qui ne cessent de prouver qu’une légalisation de la mort administrée augmente le nombre de suicides et étouffent les soins palliatifs ; on ne peut baisser les bras.

Il est de notre devoir d’interpeller nos élus et de leur enjoindre de ne pas voter ce projet de loi qui leur sera soumis avant l’été. Leur sensibilisation à la vie humaine, au respect des plus dépendants, malades, en fin de vie, commence maintenant. Contactez vos élus pour leur donner votre point de vue (de vie ) : Tout mais pas ça !

Contactez vos parlementaires grâce à notre outil d’interpellation en ligne

Suicide français

En France, le recours à la vasectomie a été multiplié par 15 entre 2010 et 2022, selon les auteurs de l’étude menée en commun par l’Assurance maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cette méthode de stérilisation définitive consiste à sectionner les canaux déférents qui conduisent les spermatozoïdes des testicules vers la prostate, bloquant leur arrivée dans la verge.

Alors qu’en 2010, 1 940 hommes y ont eu recours, 30 288 opérations ont été comptabilisées en 2022. Entre janvier et juin 2023, 21 000 opérations ont été enregistrées.

« Des évolutions aussi rapides sont peu fréquentes en épidémiologie » note le docteur Noémie Roland qui a conduit l’étude. En douze ans, l’incidence chez les hommes de 20 à 70 ans est passée de 9,8 vasectomies pour 100 000 habitants à 149,5. C’est dans les régions Pays de la Loire et Bretagne que la tendance est la plus élevée, avec respectivement 331 vasectomies pour 100 000 hommes et 271 pour 100 000. A l’inverse, l’Ile-de-France recense 58 vasectomies pour 100 000. Concernant l’âge moyen des hommes qui y ont recours, il est passé de 44 ans à 41 ans.

Du côté des femmes, le nombre d’opérations de stérilisation féminine, comme la ligature des trompes ou la pose d’un implant, a en revanche baissé. « Le nombre de stérilisations féminines a été divisé par deux entre 2013 et 2022 », passant « de 45 138 stérilisations en 2013 à 20 325 en 2022 », précisent les chercheurs. En 2022, on comptabilisait 2 stérilisations féminines pour 3 stérilisations masculines.

Source : Gènéthique

Euthanasie : Emmanuel Macron organise un nouveau dîner à l’Elysée

Le 8 février, le président de la République a reçu à l’Elysée différents acteurs pour évoquer le projet de loi sur la fin de vie. En mars 2023, un même dîner avait déjà été organisé.

Aux côtés d’Emmanuel Macron et de Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, qui s’est déclarée en faveur de cette loi, une trentaine de personnes étaient conviées :

  • les cinq représentants des cultes, protestant, orthodoxe, catholique, bouddhiste et juif,
  • Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE),
  • l’ancien député Alain Claeys, membre du CCNE.
  • François Blot, médecin réanimateur au centre Gustave Roussy de Villejuif,
  • le docteur Laurent Montaz, chef de l’unité de soins palliatifs du CHU de Poitiers,
  • François Arnault, nouveau président du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM)
  • Fabrice Gilz, directeur adjoint de l’Espace éthique d’Île-de-France
  • la journaliste Anne Carrère d’Encausse, auteur d’un documentaire en faveur de la légalisation de l’euthanasie  Fin de vie : pour que tu aies le choix était elle-aussi présente.

Frédéric Valletoux, nouvellement nommé ministre délégué à la Santé, était en revanche absent.

Au cours de la soirée, aucune annonce n’a été faite par le président de la République qui n’est « pas rentré dans le détail » du projet de loi attendu. « Il semble toujours tâtonner » indique un participant qui précise :

« notre sentiment est que le président n’a pas de plan préétabli mais qu’il lançait un nouveau round de consultations, comme un remake ».

Emmanuel Macron a écouté ses interlocuteurs durant plus de deux heures. Il s’est à la fois montré « très à l’écoute » et « prudent », qualifiant à plusieurs reprises la fin de vie de « sujet intimidant ».

Le docteur Laurent Montaz indique :

« Il n’est pas paru évident que le sujet soit complètement tranché même s’il apparaît à peu près certain que les choses vont bouger ». « S’agissant de l’aide à mourir, j’ai l’impression qu’on s’oriente plutôt vers le suicide assisté que vers l’euthanasie »

Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France, ajoute :

« Le président ne veut ouvrir ni un droit, ni une liberté, mais un possible ».

Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et représentant de la Conférence des évêques de France, déclare :

« Il est sur une voie de crête philosophique dont on ne voit pas encore comment cela se traduira dans un texte de loi », « il repositionne la jauge ». « Le président semble chercher à prendre en compte les enjeux de ce sujet très grave ».« Après s’être beaucoup interrogé, il veut avancer vers un mode, de son point de vue assez restrictif, d’exception à la législation actuelle. Avec, c’est notre objection majeure, une ouverture de l’aide active à mourir, aussi restrictive soit-elle ». « Quand on prétend encadrer une aide active à mourir dite restreinte, comment ne pas ouvrir une porte impossible à refermer vers toutes sortes de remises en cause de la dignité des personnes fragiles ? » « Si le gouvernement veut définir des cas d’exception, nous regarderons cela de près, avec vigilance et il faut bien le dire de profondes réticences. Car ultimement, c’est l’interdit social fondateur de la mort provoquée qui est en jeu »

Alors que d’« ultimes arbitrages » sont attendus courant février, Emmanuel Macron aurait indiqué qu’un projet de texte leur serait adressé et qu’ils pourraient faire part de leurs interrogations.

Contrairement à ce qui avait été indiqué début janvier, le président a toutefois indiqué que le projet de loi ferait l’objet d’un seul texte.

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