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Deuxième dimanche après l’Épiphanie – Les noces de Cana

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Dans le missel de 1962, les dimanches per annum situés après l’Épiphanie et avant la Septuagésime sont appelés dimanches après l’Épiphanie. Après les deux grandes fêtes de Noël et de l’Épiphanie, nos livres liturgiques comptent six dimanches dits « après l’Épiphanie » et qui constituent une sorte de transition entre les fêtes de Noël et le Carême. Le célébrant revêt des ornements verts. Ce IIe dimanche prolonge néanmoins la grande fête de l’Épiphanie puisque avec le 1er miracle de Notre Seigneur, aux noces de Cana, lu à l’Évangile, l’Église veut mettre encore en lumière devant le monde son « Épiphanie ».

► Introït : Omnis terra

Tous les chants du propre de la messe de ce deuxième dimanche après l’Épiphanie sont donc encore consacrés à l’adoration, la louange et la jubilation, acclamant la divinité et la royauté de Notre Sauveur, que nous contemplons encore petit enfant dans la crèche et qu’en même temps nous suivons déjà dans sa mission rédemptrice.

L’Introït est tiré du psaume 65, Jubilate Deo, qui est un grand cantique d’action de grâce du peuple d’Israël pour la délivrance d’Égypte et de la Mer Rouge, figure par excellence de la Rédemption, et pour tous les bienfaits dont Dieu l’a comblé. Après les bergers de Bethléem et les mages d’Orient, c’est toute la terre, c’est à dire tous ses habitants, qui est invitée à se prosterner devant l’enfant et à proclamer sa reconnaissance.

Omnis terra adoret te, Deus, et psallat tibi : psalmum dicat nomini tuo, Altissime.
Que toute la terre Vous adore, O Dieu, et qu’elle Vous chante, qu’elle dise un psaume à votre nom, O Très Haut.

On s’attendrait à une mélodie enthousiaste et triomphale ; nous la trouverons tout à l’heure dans l’Offertoire qui est tiré du même psaume. Celle-ci est, certes, solennelle mais assez calme et retenue avec un certain caractère contemplatif : c’est vraiment une adoration. Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 65 que nous retrouverons tout à l’heure à l’Offertoire :

Jubilate Deo omnis terra, psalmum dicite nomini ejus : date gloriam laudi ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, toute la terre, chantez un psaume à son nom, donnez gloire à sa louange.


► Graduel : Misit Dominus

Le texte du Graduel du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré du psaume 106, un des grands psaumes qui commencent par ” Louez le Seigneur car Il est bon, car sa miséricorde est éternelle “. Il relate en plusieurs épisodes les malheurs que les hommes se sont attirés par leurs infidélités, puis comment ils se sont tournés vers le Seigneur et comment dans sa bonté Celui-ci les a sauvés. Le verset qu’on trouve ici se rapporte à la guérison d’une grave épidémie, et il est suivi d’une acclamation de reconnaissance qui revient comme un refrain à la fin de chaque épisode :

Misit Dominus verbum suum, et sanavit eos : et eripuit eos de interitu eorum. Confiteantur Domino misericordiæ ejus : et mirabilia ejus filiis hominum.
Le Seigneur a envoyé sa Parole et Il les a guéris, et Il les a arrachés à la mort. Qu’ils proclament sa miséricorde et ses merveilles en faveur des fils d’Israël.

Le peuple d’Israël de l’Ancien Testament ne savait pas encore que cette parole toute puissante et agissante du Seigneur qu’ils célébraient était une personne, le Verbe, Fils de Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité, notre Rédempteur. C’est Lui qui est venu sur la terre pour nous sauver, et que nous adorons aujourd’hui sous les traits d’un petit enfant.

Nous retrouvons les mélodies habituelles des Graduels très voisines de celles de Noël et de l’Épiphanie, mais on remarquera particulièrement dans la deuxième partie des grandes vocalises des mots confiteantur et misericordiæ avec des motifs répétés qui indiquent une insistance très marquée.

► Alléluia : Laudate Deum

Les deux premiers chants du propre du deuxième dimanche après l’Épiphanie invitaient toute la terre et les hommes qui l’habitaient à louer le Seigneur. Dans l’Alléluia qui suit, ce sont les anges et toutes les puissances des cieux qui y sont invités à leur tour.

Laudate Deum omnes Angeli ejus : Laudate eum omnes virtutes ejus.
Louez Dieu tous ses Anges, louez Le toutes ses armées célestes.

C’est le début du psaume 148, un des derniers du psautier, qui passe en revue toutes les créatures, depuis les plus élevées dans les Cieux jusqu’aux plus humbles sur la terre, pour les inviter à cette louange du Créateur et Sauveur. La mélodie est encore une fois une mélodie type que l’on retrouve dans plusieurs Alléluias et que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent. Elle est douce et contemplative, pleine d’une joie légère comme il convient pour s’adresser à de purs esprits.

► Offertoire : Jubilate Deo

Nous retrouvons dans l’Offertoire du deuxième dimanche après l’Épiphanie le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 65 Jubilate Deo, mais ce sera vraiment cette fois une jubilation éclatante et triomphale et non pas, comme c’est souvent le cas à l’Offertoire, une méditation intérieure et contemplative. Cette pièce dépasse d’ailleurs par ses proportions et son amplitude les limites habituelles du répertoire : c’est vraiment un enthousiasme qui ne peut plus se contenir.
La première partie reprend le début du psaume :

Jubilate Deo universa terra : psalmum dicite nomini ejus.
Jubilez pour Dieu, terre entière, chantez un psaume à son nom.

La première phrase est répétée deux fois, et la reprise contient une vocalise assez extraordinaire qui s’élève en un immense crescendo du Do grave au Fa aigu. La deuxième partie reprend des versets de la fin du psaume, qui ont un caractère plus intime et plus personnel.

Venite et audite, et narrabo vobis, omnes qui timetis Deum, quanta fecit Dominus animæ meæ,
Venez, écoutez, et je vous raconterai à vous tous qui craignez Dieu ce que le Seigneur a fait pour mon âme.

La mélodie commence encore dans l’enthousiasme puis à partir du mot narrabo, elle s’apaise et s’adoucit progressivement pour se terminer dans une ambiance plus calme et détendue.

 Communion : Dicit Dominus

Le chant de Communion du deuxième dimanche après l’Épiphanie est tiré de l’Évangile du jour qui relate, rappelons le, le miracle des noces de Cana, la troisième des manifestations de la divinité de Notre Seigneur qui constituent son Épiphanie. Le texte est un résumé de cette page de l’Évangile.

Dicit Dominus : implete hydrias aqua et ferte architriclino. Cum gustasset architriclinus aquam vinum factam, dicit sponso : Servasti vinum bonum usque adhuc. Hoc signum fecit Jesus primum coram discipulis suis.
Le Seigneur dit : emplissez les urnes d’eau et portez-en au maître d’hôtel. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau changée en vin, il dit à l’époux : Tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. Tel fut le premier miracle que fit Jésus en présence de ses disciples.

La mélodie est un véritable petit tableau contrasté qui exprime à merveille les différents épisodes du récit. La parole du Seigneur au début est grave et souveraine. Puis l’étonnement du maître d’hôtel se traduit par une mélodie contournée jusqu’à ce qu’il éclate sur les mots servasti vinum bonum. La conclusion, on pourrait dire la morale de l’histoire, se traduit par une mélodie simple et dépouillée presque syllabique qui se termine d’une façon un peu abrupte.

Réédition de la Bible Crampon

Après 20 ans de travail, Téqui vient de publier… La Bible ! Avec de nombreuses notes explicatives.

Il s’agit de la révision prudente et fidèle de la fameuse traduction 1923 du Chanoine Crampon (qui fut longtemps la plus répandue en France), révision devenue nécessaire pour prendre en compte les évolutions de la langue française et des recherches bibliques (Découverte de Qumrân, etc.). Elle garde ses qualités qui en font une bible grand public, scientifique et complète :

  • Langue simple,
  • Traduction très littérale, donc fiable et fidèle au texte biblique originel hébreu, araméen ou grec, que le chanoine Crampon fut l’un des premiers à traduire directement en français à la fin du XIXe siècle.
  • Mention dans les notes des principales variantes des versions anciennes (Septante, Vulgate, Peshitta, etc.).
  • Notes explicatives nombreuses et éclairantes, à la fois scientifiques, spirituelles et accessibles. Elles ont toutes été revues et complétées. Elles font que la Crampon est connue comme « la Bible qui répond aux questions que ses lecteurs se posent ».

La révision a été menée par Bernard-Marie, ofs, docteur en philosophie et théologie et spécialiste de la Bible, diplômé d’hébreu, d’araméen et de grec bibliques à l’École des Langues Orientales Anciennes de l’Institut Catholique de Paris. Il a achevé le Nouveau Testament en 2004 (l’édition luxe est toujours disponible : reliée toilée rouge avec fer à dorer, tranchefile, signet et tranche dorée, cf ci-dessous), les psaumes en 2007 et l’Ancien Testament en juin 2023 (pour le centenaire), avec l’Imprimatur de la Conférence des évêques de France.

Mise en page par les bénédictins de Flavigny. Impression et reliure en Italie.

1 920 pages, format 11 x 17 cm, reliée cartonnée avec tranchefile et signet, 39,90 €.

La Bible (intégrale): Crampon 1923 – 2023

 

 

Philippines : près de deux millions de personnes ont participé à procession du « Nazaréen noir »

Lu sur Eglises d’Asie :

Le mercredi 9 janvier à Manille, près de deux millions de pèlerins et visiteurs ont participé à la « translation », la procession du « Nazaréen noir ». Cette statue du Christ en bois sombre, apportée aux Philippines depuis le Mexique au XVIe siècle par des missionnaires espagnols, est considérée comme miraculeuse, notamment pour avoir survécu à deux incendies, deux séismes et un bombardement, et pour ses vertus réputées de guérison. Habituellement, elle est organisée tous les ans après trois jours de festival. Les pèlerins accompagnent la statue depuis l’église de Quiapo. Mais c’est la première année que la grande procession a lieu depuis le début de la pandémie, d’où une participation massive après des célébrations plus discrètes l’an dernier.

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale scolarise ses enfants dans le lycée privé catholique Stanislas

Les quatre derniers ministres de l’Éducation nationale :

    • Jean-Michel Blanquer, ancien élève de Stanislas
    • Pap Ndiaye, scolarise ses enfants à l’alsacienne
    • Gabriel Attal, ancien élève de l’alsacienne
    • Amélie Oudéa-Castéra, scolarise ses enfants à Stanislas

Amélie Castéra est la nièce des journalistes Alain et Patrice Duhamel et Nathalie Saint-Cricq et la cousine de Benjamin Duhamel, journaliste de BFMTV.

Fort de cette expérience, le nouveau ministre de l’Education nationale devrait, par souci de cohérence, s’employer à abroger la carte scolaire, à réformer l’enseignement public et à donner plus de libertés à l’enseignement privé.

Dire du bien de ce qui est mal ?

Thibaud Collin décrypte les sophismes du cardinal Fernandez :

Josef Ratzinger n’a cessé de rappeler que l’Eglise primitive a fait le choix d’une part de la raison en quête de sagesse contre le mythe et, d’autre part, de la nature, objet du questionnement de la raison contre la coutume dominant à une époque. Ce choix originel a scellé le devenir de l’intelligence de la foi et fondé les liens étroits qui unissent la théologie et la philosophie.

La lecture de “Fiducia supplicans” suscite des questions dans l’esprit du lecteur philosophe. Comme le dit Boileau dans “L’Art poétique” (1674) « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Or les lectures attentives de la déclaration du 18 décembre et du communiqué du 4 janvier 2024 ne permettent pas de lever quelques confusions. Les propos qui suivent n’ont d’autre but que de contribuer à l’intelligence de ce texte.

La question centrale nous semble être : à qui Dieu est-il censé donner sa bénédiction quand le prêtre l’invoque sur les personnes qui lui en font la demande ?

Jusqu’au § 30 inclus, la déclaration, après avoir distingué différents types de bénédiction, envisage comme sujet récepteur de la bénédiction les individus. Puis soudainement au § 31 elle affirme que ces distinctions fondent la possibilité de « bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe. » Ce passage d’individu à couple n’est pas justifié alors qu’il est le cœur du texte, tout le monde admettant que Dieu peut bénir une personne humaine en tant que telle.

La déclaration affirme donc que le sujet récepteur d’une bénédiction, fut-elle informelle et effectuée en dix secondes, peut être « un couple irrégulier » ou « un couple de même sexe ».  Or bénir un couple, est-ce la même chose que bénir deux individus ? Ce qui amène à poser la question : qu’est-ce qui fait qu’un couple est un couple ?

Un couple est un tout qui est plus que la somme de ses parties, à savoir les deux individus. C’est une entité ayant sa consistance propre, un être relationnel distinct des deux termes en relation. Quel est le fondement de cet être si ce n’est le choix réciproque par lequel ces deux individus consentent ensemble à un même lien qui les oblige ? Bref, en droit naturel ce qui constitue un couple est le mariage.

Le mariage est une institution irréductible à une simple relation d’intersubjectivité car les deux conjoints assument un lien objectif que la nature humaine, la société et ultimement Dieu leur proposent. Les deux individus s’engagent l’un envers l’autre en tant qu’homme et femme et leur alliance est potentiellement le lieu de l’advenue à l’être d’un tiers, l’enfant. La notion de couple connote donc en elle-même la conjugalité qui, rappelons-le, a pour racine le joug, instrument distinct des deux bœufs qu’il relie. Dès lors, parler de « couple irrégulier » ou de « couple de même sexe » est lourd de sens car un tel usage reconnaît, au moins implicitement, que la relation entre ces deux individus participe analogiquement à l’ordre de la conjugalité. Telle est la logique laïque de certaines législations civiles qui considèrent le mariage comme dissoluble et sexuellement indifférencié. Telle n’est pas la logique catholique réaffirmée dans les § 4 et 11 de la déclaration.

Mais comment lire de manière logique le § 31 après les énoncés des § 4 et 11 ? Utiliser la notion de couple pour désigner la relation entre deux individus n’étant pas mariés signifierait-il que l’Eglise reconnaît désormais que la relation sexuelle est par elle-même suffisante pour que ces deux individus forment une entité à part entière, susceptible d’être le sujet récepteur d’une bénédiction de Dieu ? Et Dieu peut-il bénir une relation formant un « couple » dont l’élément constitutif est en contradiction avec son dessein de sagesse et d’amour envers les êtres humains ?

A cette question le § 31 semble répondre en disant que Dieu bénit « tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations ». Mais qui ne voit que bénir ce qui est bon dans une relation n’est pas bénir la relation elle-même ? Or la déclaration affirme bien que c’est le couple lui-même qui est censé être béni par Dieu. Le texte passe d’individu à couple comme sujet récepteur grâce à l’argument des éléments positifs qui sont engagés dans la relation. Dieu ne bénirait pas leurs relations sexuelles contraire à sa sage volonté mais les biens authentiques qui sont vécus et partagés ; Dieu bénirait alors leur relation en tant qu’elle est une amitié, relation dans laquelle chaque ami est affirmé par l’autre dans sa valeur même de personne et jamais réduit à ses valeurs sexuelles.

Faut-il en conclure que par cette déclaration, l’Eglise enseigne désormais que toute amitié crée un couple, alors que jusqu’à maintenant « être en couple » était une expression renvoyant à un lien exclusif contrairement aux liens d’amitié ? Cela paraît peu probable. Le sens des mots résiste donc à notre questionnement et nous conduit à formuler une hypothèse interprétative afin de saisir l’intelligence du texte.

De même que l’ouverture du mariage civil aux personnes de même sexe a modifié la nature même du mariage, de même la possibilité de bénir des « couples irrégulier ou de même sexe » change la nature de la bénédiction. De quoi cette nouvelle bénédiction serait-elle alors le nom ? Notre hypothèse est qu’elle devient synonyme de reconnaissance, en entendant dans ce terme toute la charge sémantique que les « minorités discriminées et éveillées » ont investi dans ce que l’on appelle « la politique de la reconnaissance ». En offrant la possibilité d’être béni en tant que « couple », “Fiducia supplicans” veut manifester à ces personnes en souffrance qu’elles sont aimées de Dieu. En qualifiant leur relation de « couple », elle autorise les prêtres à user de leur médiation sacerdotale pour attribuer de facto une certaine légitimité à leur situation relationnelle.

Si tel n’était pas le cas, il aurait suffi de dire que le prêtre peut bénir chaque individu et il n’y aurait pas eu besoin d’inventer un nouveau type de bénédiction. Le texte affirme qu’alors la bénédiction liturgique exige que ce qui est béni soit conforme à la volonté de Dieu (§ 9), la « simple bénédiction » n’exige pas de « conditions morales » préalables. Pourtant il est manifeste que le Rituel romain propose déjà de nombreuses bénédictions n’exigeant pas les mêmes dispositions individuelles que pour la réception des sacrements. Il faut donc envisager que l’expression « conditions morales » désigne ici des situations relationnelles (et non individuelles) contraires à la volonté de Dieu. Le nouveau type de bénédiction est pensé comme un geste pastoral censé signifier « la force inconditionnelle de l’amour de Dieu » (§ 12).

Posons dès lors la question sur ce que présuppose ici le texte. Quel est le type de bénédiction qui manifeste le plus l’amour inconditionnel de Dieu : la bénédiction conditionnelle (liturgique) ou la bénédiction inconditionnelle (spontanée) ? La réponse est dans la question ! La bénédiction liturgique discrimine-t-elle ? Oui, mais ce ne sont pas les personnes qui sont discriminées mais les situations relationnelles, certaines pouvant être bénies pas Dieu car étant conformes à sa volonté et d’autres ne le pouvant pas puisqu’elles lui sont opposées. Donc le critère de distinction entre les deux types de bénédiction est que la bénédiction liturgique discrimine les « couples irréguliers » et les « couples de même sexe » alors que la nouvelle bénédiction ne les discrimine pas.

Elle est donc la manifestation d’une volonté ecclésiale d’ « inclusion » (§ 19) que le texte justifie comme manifestant la miséricorde infinie de Dieu. Ainsi Dieu serait « inclusif » quand il bénit spontanément et non liturgiquement tous les « couples », et ceux qui refuseraient de bénir certains « couples » seraient des « juges qui ne font que refuser, rejeter, exclure » (§ 13) La logique inclusive refusant de différencier promeut une indifférenciation sémantique du terme couple. La logique liturgique et dogmatique, elle, distingue ; et à ce titre, elle est présentée dans le texte comme manifestant moins la bonté de Dieu. Mais alors que Dieu veut-il ? Peut-il vouloir d’une main ce qu’il refuse de l’autre ? Dieu peut-il dire du bien de ce qui contredit son sage et bienveillant dessein ?

Comment sortir de cette contradiction ? Soit en niant que Dieu puisse vouloir bénir des « couples irréguliers et des couples de même sexe » en tant que tels. Soit en remettant en cause le fondement sur lequel l’Eglise s’est appuyée jusqu’alors pour affirmer que Dieu ne peut pas vouloir bénir de tels « couples ».

D’où la question centrale : dans quelle mesure la déclaration “Fiducia supplicans” ne déconstruit-elle pas implicitement la doctrine morale et anthropologique fondant la pratique des bénédictions ? Si c’est le cas, elle ferait sienne une autre logique, celle de l’inclusion, justifiée au nom d’une pastorale présentée comme plus adéquate à la miséricorde divine.

Cette nouvelle pastorale serait la forme ecclésiale du “wokisme”, car elle engendrerait de facto une déconstruction de ce qui s’y oppose, l’ordre humain naturel jusqu’alors assumé par la doctrine catholique et jugé aujourd’hui par l’esprit du monde comme discriminatoire.

L’acteur américain Shia Labeouf s’est converti

Lu dans France catholique :

L’acteur, né juif, affirme avoir « trouvé Dieu » alors qu’il jouait le rôle d’un chrétien pieux dans le film de guerre Fury, en 2014. Il choisit le catholicisme lors des préparations dans un monastère pour le tournage d’un film consacré à saint Padre Pio (sorti en 2022). Il explique que c’est la forme tridentine de la messe qui l’a attiré vers le catholicisme.

Projection de “Remissio” à Angers – le 20 janvier à 17 h et 20 h

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’association Ermonia est heureuse de vous convier à la projection de Remissio qui aura lieu à Angers, au centre St Jean, le 20 janvier prochain, à 17h et à 20h. Ce sera l’occasion de rencontrer quelques membres de l’équipe et acteurs.

Lieu: Centre diocésain saint Jean, 36 Rue Barra, 49045 Angers

Remissio est un moyen métrage de 45 minutes qui relate une histoire vraie qui s’est déroulée au XIXe siècle : au cœur du 19e siècle, le monde militaire brille de faste et de superficialité. Entrant dans une église pour la première fois depuis longtemps, Joseph de Frénilly, jeune saint-cyrien plein d’ambition, fait le pari d’aller se confesser. Déjoué par le prêtre, il fait une promesse d’honneur qui ne sera pas sans conséquence…

Bande-annonce : https://youtu.be/N9_J0qJXvNc?si=2PTOLmtNAHO77w6v

Avec de faibles moyens et sans subventions, Remissio a déjà réuni 1000 spectateurs en salles et 17 000 en une semaine de projection sur TV Libertés sur YouTube.

Voici le lien de réservation (gratuite) : https://linktr.ee/Ermonia

Vous pouvez aussi aider Ermonia à atteindre son objectif sur Credofunding pour la distribution de son prochain film, “Magnificat”, ici : https://www.credofunding.fr/fr/ermonia

Fiducia Supplicans : bénédictions ou révolution ?

Plus que jamais, l’actualité de l’Église et la confusion qui s’installe en son sein nécessitent un regard ou des regards éclairés, comme nous le constatons dans notre émission de cette semaine consacrée à Fiducia supplicans, la déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sur les bénédictions des couples de même sexe et des couples en situation irrégulière.

Ce texte ambigu est analysé au micro du Club des Hommes en noir par l’abbé Grégoire Célier, l’abbé Claude Barthe, le Père Danziec et Jeanne Smits. Une émission de rentrée roborative, sans langue de buis ou de bois.

Disparition du ministère de la famille

Le ministère des Solidarités et des Familles a disparu du nouveau gouvernement. Aurore Bergé devient “chargée de l’Egalité femmes-hommes et de la lutte contre les Discriminations.” 

Pour le lobby LGBT, un Premier ministre homosexuel ne suffit pas !

Il n’y a jamais eu autant de ministres homosexuels ces dernières années (Olivier Dussopt, Sarah El Haïry, Franck Riester, Stéphane Séjourné, Gabriel Attal) sans compter ceux qui n’ont pas fait leur coming-out… Et même avec un premier ministre ouvertement homosexuel et la suppression du ministère de la Famille, le lobby LGBT s’inquiète de la résurrection de la Manif pour Tous à cause de la nomination de Catherine Vautrin, nouvelle ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, qui a pourtant renié ses anciennes convictions :

Pour les associations LGBT, le profil de Catherine Vautrin est particulièrement problématique, au regard de ses actions et positions passées sur le mariage pour tous. Car cette dernière avait voté contre la loi, finalement promulguée le 17 mai 2013. Et Catherine Vautrin ne s’était pas contentée de marquer son opposition aux urnes, puisqu’elle avait participé à la “Manif pour tous”, fort élan d’opposition au projet porté par Christiane Taubira, indique BFMTV.

La nomination de Catherine Vautrin a donc alarmé plusieurs associations LGBT, qui ont exprimé leurs inquiétudes par le biais de leurs représentants. “Ce n’est pas un signal positif, ça pose question”, a déclaré Maxime Haes, porte-parole de Stop Homophobie, rapporte BFMTV. De son côté, Joël Deumier, co-président de SOS homophobie, parle de “douche froide” en évoquant “l’entrée de figures ouvertement hostiles aux droits LGBT”. “On n’est pas dans un gouvernement où le combat contre les LGBTphobies et contre les discriminations est quelque chose d’important”, a-t-il également souligné.

“On pensait finie la manif pour tous. Et bien non, Macron a réussi à la ressusciter…”, a quant à lui regretté David Belliard, adjoint à la mairie de Paris. De son côté, Catherine Vautrin avait, en avril dernier, exprimé ses regrets sur sa position passée. “Il y a 10 ans, en ne votant pas le mariage pour tous, j’ai raté ce rendez-vous qui est aujourd’hui devenu une évidence”, expliquait-elle alors.

Les revendications du lobby LGBT ne cesseront jamais…

Handicap : Syndicats, professeurs et parents d’élèves s’opposent à l’école inclusive à tout prix

Comme sur de nombreux sujets (nucléaire, collège unique, uniforme à l’école, LPM), Eric Zemmour avait vu juste sur l’obsession pour l’école inclusive et le manque de places pour les enfants handicapés en structure spécialisée (IME, ITEP, foyers de vie). Pendant la campagne présidentielle, il avait été accusé de vouloir exclure et même déporter les enfants handicapés par toute la classe politique, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen alors même que le milieu du handicap, les professeurs et les parents concernés avaient multiplié les témoignages allant dans son sens (voir nos articles sur ce sujet ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici).

Une manifestation nationale aura lieu le 25 janvier 2024 à Paris à l’appel de syndicats, de parents d’élève et du milieu éducatif qui constatent que la politique de l’inclusion à tout prix ne fonctionne pas et, pire que cela, cause du tort à tous les enfants, handicapés et non handicapés. Situation détaillée dans un journal d’Indre-et-Loire :

L’exemple de Mathilde résume assez bien ce qui se passe dans presque tous les établissements. Enseignante en moyenne section à Tours, elle raconte : « Depuis la rentrée, je dois accueillir un enfant porteur de handicap dans ma classe. Parce qu’il a été décidé qu’il devait rejoindre une école “ normale ”. Cet enfant de 6 ans, qui marche, a été retiré de là où il était parce qu’il pouvait présenter un risque pour les autres enfants. Ce petit a le niveau d’un enfant de 18 mois. Il n’est pas propre et n’est pas capable de dire quand il a fait sur lui. Il est incontrôlable, sort tout le temps par la porte ou par la fenêtre. Malgré tous les efforts et la bonne volonté de son AESH, il est impossible de gérer cet enfant et le reste de la classe, qui compte également d’autres enfants ayant des besoins particuliers. À part faire chien de garde… »

Un exemple très représentatif de ce que dénoncent les syndicats confrontés aux effets de l’école inclusive à tout prix, déplore Jérôme Thébaud, secrétaire départemental du Snudi FO. « Ça fait des années qu’on dénonce la maltraitance. La maltraitance vis-à-vis de l’enfant porteur de handicap, la maltraitante envers ses camarades, la maltraitance envers les AESH, les enseignants. Aujourd’hui, peu de collègues sont épargnés. C’est le chaos. Et avec les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement, ça ne fera qu’empirer ! »

L’article précise la volonté du gouvernement de supprimer les établissements spécialisés comme nous l’avions indiqué en 2022, sous pression de l’ONU :

Et le secrétaire départemental d’enfoncer le clou. « Ils veulent supprimer les IME (Instituts médico-éducatifs), les Itep (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). Les collègues n’en peuvent plus. L’acte 2 de l’école inclusive, c’est la catastrophe », prévient-il, indiquant que « la grande majorité des arrêts de travail d’enseignants, ce sont des burn-out ».

L’union locale FO de Saumur et la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Saumur soulignent que 23 000 enfants attendent une place en établissement spécialisé. En attendant, ces enfants sont scolarisés avec les autres ou restent sans solution chez leurs parents :

“Ce sont encore 1 709 postes de l’Éducation nationale qui vont disparaître à la rentrée 2024, écrivent FO et la FCPE dans un communiqué. Qui peut encore croire, dans ce contexte où les écoles n’ont même plus les moyens de prendre en charge les difficultés ordinaires, que l’école dite « inclusive » va intégrer correctement les 23 000 élèves qui attendent une place dans un établissement spécialisé ?

Et de poursuivre :  Comme si cela ne suffisait pas, avec l’acte 2 de l’École inclusive, le gouvernement prévoit d’aller plus loin dans l’inclusion scolaire systématique, maintenant des milliers d’élèves et de familles dans le désarroi, laissant tous les salariés en charge de la gestion de l’enfance dans des situations extrêmement compliquées et précaires, et faisant craindre le pire pour l’avenir de toutes les structures spécialisées et adaptées

En 2022, suite à la polémique Zemmour, Fatiha Agag-Boudjahlat dénonçait cette politique en disant que : “L’inclusion est un piège à cons car elle sert aux hauts-fonctionnaires à réduire les coûts”, analyse partagée alors par Céline Pina qui déclarait que “le discours sur l’accueil inclusif a été un attrape-gogo et a servi à tous les gouvernements à se donner bonne conscience tout en laissant tomber la problématique du handicap“.

On pourra également relire la tribune d’Agnès Marion, mère d’un enfant handicapée (Reconquête!) dans Valeurs actuelles :

Les enseignants qui s’élèvent contre l’inclusion forcée d’élèves lourdement handicapés, dans des conditions parfois scandaleuses, ne sont pas des monstres sans cœur, ni des incapables. Ce sont des professionnels qui refusent, au nom de beaux principes, de nier la réalité du terrain et de promettre ce qu’ils ne peuvent tenir.  

La réalité du terrain, ce sont des professeurs abandonnés face à des élèves ingérables dans leur classe, des élèves qui nécessitent des soins, une attention de tous les instants, et des structures adaptées.  

Dans certains cas, l’inclusion à marche forcée peut être d’une violence inouïe pour tout le monde : l’élève en situation de handicap, l’enseignant dans sa classe, les autres élèves, les parents d’élèves. 

Contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire, la véritable bienveillance n’est pas d’accueillir en « milieu ordinaire » tout le monde à tout prix mais bien d’accueillir dans de bonnes conditions. Quand elles ne sont pas réunies, l’inclusion relève de la maltraitance, maltraitance envers l’élève concerné mais également envers l’enseignant qui en a la charge, envers ses collègues ainsi qu’envers les autres élèves de la classe, voire de l’école.  

Il faut avoir le courage de le dire : l’insertion d’un seul élève revient parfois à sacrifier la scolarité de toute une classe. En l’absence de la qualification adéquate, et souvent des moyens matériels correspondants au handicap de l’élève, l’école devient alors une garderie et abandonne sa mission première, sa raison d’être : l’enseignement.  

Face à un égalitarisme impossible, qui a déjà conduit notre école au désastre avec son dogme du collège unique, Éric Zemmour défend le principe de l’inclusion des élèves en situation de handicap dès lors qu’il peut être mis en œuvre dans des conditions satisfaisantes pour les élèves inclus, pour les autres élèves de la classe et pour les enseignants. 

Dans le cas contraire, il faut reconnaître la réalité de la situation de handicap lourd de certains élèves, et les scolariser dans des structures spécialisées, au sein de l’école publique, afin de leur faire bénéficier d’un enseignement adapté à leurs besoins, et de l’assistance de professionnels spécialisés – orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs spécialisés, neuropsychologues, soignants – pour lesquels de trop nombreux parents, désarmés face à la détresse de leur enfant, dépensent aujourd’hui des fortunes.  

L’idéologie égalitariste détourne l’égalité pour nier les cas particuliers, et refuse de comprendre que chaque enfant est unique et qu’il faut lui apporter la solution qui lui correspond. Contre la tyrannie de la normalité, il faut au contraire adapter les parcours des élèves en situation de handicap pour que l’école soit véritablement bienveillante, et bienfaisante. 

 

L’Allemagne politique est dans un cul-de-sac et elle s’enfonce dans la crise

Manifestations monstres à Berlin et en Allemagne, crise de l’énergie, fragilité de l’industrie, menaces de fermeture, de multiples crises touchent l’Allemagne. Quelle en est l’origine et comment le pays peut-il en sortir ? Samuel Furfari, professeur en politique et géopolitique de l’énergie à l’École Supérieure de Commerce de Paris, ancien haut fonctionnaire à la Direction générale énergie de la Commission européenne, a été interrogé dans Conflits :

Pourquoi la première puissance de l’Europe est-elle frappée par une telle crise ?

L’Allemagne a succombé à l’idéologie. Il ne faut pas oublier que les Allemands sont d’abord des pacifiques du fait de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont associé guerre et nucléaire. Les pacifistes allemands sont donc antinucléaires aussi concernant la production d’énergie. Le deuxième élément est que les soviétiques d’Allemagne de l’Est ont convaincu les Allemands de l’Ouest que le nucléaire n’était pas nécessaire. L’URSS voyait que l’occident prenait un trop grand avantage avec le développement du nucléaire, il fallait stopper cet élan. Ces causes ont convaincu l’Allemagne d’être majoritairement antinucléaire. À partir de ce moment-là, il a fallu trouver autre chose pour produire de l’électricité.

Le pays a toujours beaucoup consommé de charbon, il possède la septième réserve mondiale de charbon essentiellement sous forme de lignite. Pour le maintenir tout en prenant une ligne écologique, les Allemands ont donc souhaité développer l’énergie renouvelable. Et après tout, pourquoi pas ? C’était logique d’essayer, l’Union européenne ayant développé ces technologies depuis les chocs pétroliers des années 1970. Mais, c’est un échec, le renouvelable ne produit pas assez d’énergie et coûte très cher pour un impact minime sur la planète. La grosse partie de l’énergie éolienne en Allemagne est produite en terre. Le pays doit maintenant développer celle en mer, car les espaces sur terre sont presque saturés. Or, si les éoliennes en terre sont délicates, en mer, elles le sont encore plus. Elles tombent souvent en panne à cause des embruns. Et les coûts de maintenance et de réparations sont énormes. Plus l’Allemagne construit d’éoliennes en mer, plus l’énergie coûte cher. C’est l’une des causes de l’augmentation du prix de l’énergie. Mais aujourd’hui, le gouvernement a fait passer l’augmentation de ces prix au travers de subsides directs c’est-à-dire que ce sont les taxes des Allemands qui payent le surcoût de l’électricité renouvelable.

Devant les échecs, il faut ouvrir les yeux, mais l’Allemagne politique ne veut pas admettre qu’elle est dans un cul-de-sac, et elle s’enfonce dans la crise.

Quand a commencé cette politique du renouvelable ?

L’idée existe depuis les années 1970-1980. Ce n’est pas à cause du changement climatique que l’on a privilégié les énergies renouvelables, mais pour répondre aux chocs pétroliers. Mais c’est surtout à partir des années 2000 que les Allemands ont commencé à croire fermement au renouvelable avec une stratégie appelée EnergieWende que nous avons traduit par transition énergétique. En 2005, Mme Merkel a demandé au président de la Commission européenne de développer une feuille de route pour imposer les énergies renouvelables, pour obliger tous les pays européens de s’y mettre. J’ai personnellement travaillé sur ce dossier. L’UE avait proposé un paquet climat-énergie, avec la promotion des énergies renouvelables et la réduction des émissions de CO₂ que la France a interprété comme « nucléaire ».

L’adoption politique de la directive date de décembre 2008, sous Nicolas Sarkozy, qui a lui-même négocié cette directive. Il défendait une politique fondée sur le nucléaire alors que les Allemands misaient sur le renouvelable. Ce fut un grand marchandage. Sarkozy a été abusé, car les Allemands ont maintenu leur opposition au nucléaire. L’Allemagne a entraîné toute l’Europe dans sa voie.

Face à la crise de l’énergie, comment le gouvernement Scholz réagit-il ?

Le gouvernement est complètement coincé dans sa politique. Dans son analyse « Besoins de financement pour la production d’électricité jusqu’en 2030 », l’Institut pour l’économie de l’énergie de l’université de Cologne estime les investissements nécessaires pour l’énergie éolienne à environ 75 milliards d’euros et pour l’énergie solaire à 50 milliards d’euros. À cela s’ajoute le coût du remplacement et de la maintenance des éoliennes et des panneaux solaires existants, qui devront être remplacés au cours des prochaines années. Personnellement, je n’accorde que peu d’attention aux prévisions chiffrées, car je sais comment elles sont établies. Beaucoup plus importante est l’affirmation des auteurs selon laquelle il ne faut pas s’attendre à ce que ces nouvelles centrales puissent financer leurs coûts d’investissement sur le marché de l’électricité. Ils ne le disent pas, mais c’est parce que le prix de l’électricité en Allemagne est déjà trop élevé par rapport au reste de l’UE. Le gouvernement va accorder des subventions, c’est-à-dire qu’il va taxer !

Une taxe sur le CO₂ de 30 € la tonne existait déjà, à partir de début janvier, elle passe à 45 €. Pour les familles, cela fait une augmentation de 100 € par an, ce qui est peu, mais à l’échelle d’un pays c’est beaucoup.

Si c’est généralement surmontable pour un foyer, tout l’enjeu est à l’échelle macroéconomique. Multiplié par plusieurs dizaines de millions de foyers et d’entreprises, l’impact représente un poids énorme pour l’économie du pays. On annonce des chiffres qui concernent les particuliers, omettant toujours de parler des coûts pour l’ensemble du pays. Le pire, c’est que tout cela est inutile. Si, en payant un peu plus leur énergie, les Allemands avaient un impact sur le climat, cela pourrait avoir un sens. Mais, le résultat est dérisoire, et les gens commencent à comprendre qu’on les a trompés. Depuis que l’Allemagne s’est lancée dans l’EnergieWende, les émissions mondiales de CO₂ ont augmenté de 61 %. C’est grâce à cette prise de conscience que 2023 est un tournant, un vrai pas comme le Wende de l’énergie. Quand on se rend compte que les belles paroles n’ont aucun effet réel sur planète, et qu’elles rendent la vie plus dure, les gens finissent par bouger.

Les fermiers ont dernièrement exprimé leur mécontentement. Le gouvernement allemand, dans son budget 2024, avait décidé d’augmenter les taxes sur le carburant des agriculteurs. Ces derniers se sont rassemblés dans de grandes manifestations (7 000 tracteurs à Berlin), car la conséquence sur leur portefeuille est très importante. Le gouvernement a eu peur et vient d’annoncer qu’il renonce à une des mesures décidées :  « Contrairement à ce qui était prévu, l’avantage fiscal sur les véhicules pour la sylviculture et l’agriculture est maintenu« , indique un communiqué de presse du gouvernement.

Mais les agriculteurs ne décolèrent pas et veulent l’abandon de toutes les mesures décidées à leur encontre. Le 8 janvier, une manifestation d’envergure contre le prix de l’énergie aura lieu en Allemagne, et une grosse partie de la classe ouvrière compte s’y joindre, ce qui va embêter le chancelier Scholz dont le parti SPD est proche des syndicats. Et une autre est annoncée pour le 15 janvier.

Le gouvernement est en grande difficulté, car le 15 novembre 2023, la Cour constitutionnelle a annulé le « fonds de transition énergétique » de 60 milliards d’euros, destiné à subventionner les énergies renouvelables. Berlin devra trouver cette somme supplémentaire, tout en respectant l’obligation de « frein à l’endettement » inscrite dans la Constitution. […]

Quel sera l’impact de la crise énergétique sur l’industrie allemande ?

L’industrie allemande, surtout l’industrie chimique, a bénéficié durant des années d’un prix de l’énergie relativement bas grâce au gaz russe fourni par Gazprom. N’oublions pas que les hydrocarbures ne sont pas uniquement une source d’énergie, mais également la matière première de l’industrie chimique, industrie si importante en Allemagne. Les hauts salaires allemands étaient compensés par le bas prix du gaz. Ce gaz n’étant plus disponible, l’avantage a été perdu. Il en découle une crise économique d’envergure. L’industrie chimique allemande est la plus touchée et s’organise pour délocaliser. Le gouvernement allemand a finalement choisi de réagir et vient de signer un accord d’approvisionnement en gaz avec la Norvège pour 50 milliards d’euros. C’est une entreprise allemande d’État, la SEFE (ex-Gazprom Allemagne nationalisée), qui a passé le marché parce que l’Allemagne a besoin de stabilité. Les Allemands commencent donc à comprendre que le pays a besoin de gaz et de charbon pour fonctionner, et que le tout renouvelable qu’ils financent abondamment est une utopie. On leur a menti en disant que tout allait être renouvelable, propre et bon marché, mais à présent le gouvernement court comme une poule sans tête pour trouver du gaz là où il peut, quel que soit le prix. Les Allemands ont compris.

Si les entreprises commencent à délocaliser à cause du prix de l’énergie, le taux de chômage va bondir, et le mécontentement sera encore plus fort. Comme toujours en économie, tout se tient. […]

Les papes et la France : triomphe de la papauté sur le Saint-Empire romain germanique

Voici le sixième épisode de la saga du père Viot. Dans cet épisode, le père Viot s’intéresse aux liens conflictuels entre les différents empereurs du Saint-Empire germanique et les papes. Les papes définissent au cours des XIII et XIVème siècles les limites du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Plusieurs empereurs seront excommuniés alors que plusieurs papes seront forcés de se réfugier en France, pour terminer par le retour à une forme d’équilibre où la papauté trouve toute sa place.

 

L’avortement, première cause de décès dans le monde

Selon les statistiques compilées par Worldometer, le nombre d’avortements dans le monde en 2022 dépasse les 73 millions, ce qui en fait la première cause de décès – 52% sur un total de 140 millions de décès – et dépasse ainsi toutes les autres causes additionnées. Worldometer est une organisation indépendante qui recueille et publie des données reçues de gouvernements et diverses organisations, et établit des estimations et des projections basées sur ces chiffres.

Si l’on compare les chiffres de l’avortement à d’autres causes de décès, notamment le cancer, le VIH/sida, les accidents de la route et le suicide, on constate que les avortements sont bien plus nombreux que toutes les autres causes.

En 2022, on estime que

  • 10 millions de personnes dans le monde sont mortes du cancer,
  • 6,2 millions de maladies liées au tabac,
  • 2 millions du VIH/sida
  • 17 millions d’autres maladies.
  • Des milliers de personnes sont mortes du paludisme et de l’alcool.

Le nombre total de décès s’élève à 140 millions de personnes :

  • 73 millions dus à des avortements provoqués
  • 67 millions à d’autres causes

Ce qui signifie que les avortements représentent près de 52% des décès dans le monde en 2022. Mais pour les militants des sacrifices humains, ce n’est toujours pas assez.

L’Afrique réagit à la nomination d’un Premier ministre ouvertement homosexuel

Gabriel Attal n’est soi-disant pas un activiste du lobby LGBT. Dont acte. Mais il n’aura échappé à personne que son ex-compagnon, Stéphane Séjourné, a été nommé comme ministre des affaires étrangères. Si ce dernier point a été souligné dans le Béninois libéré, c’est un article publié au Sénégal, plus complet et argumenté, qui a attiré notre attention car il est assez proche de l’analyse publiée récemment par le général (2S) Marc Paitier à propos de la France, l’Afrique et l’homosexualité.

Voici des extraits de l’article intitulé “Gabriel Attal, chef de gouvernement : le lobby homosexuel prend le pouvoir en France : Le regard de l’Afrique sur un Premier Ministre gay” publié dans Dakar Times :

Le jeune Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre de France à l’âge de 34 ans. Le nouveau Chef du Gouvernement français est l’une des rares autorités de ce pays à avoir reconnu publiquement son homosexualité. Comment les Africains dans leur écrasante majorité homophobes, apprécieront la nomination du Premier ministre homosexuel ?

Lorsqu’en France, l’accent est mis sur la jeunesse du nouveau Premier Ministre et sur certains caciques du régime qui se seraient opposés à sa nomination, en Afrique, c’est un autre regard que les Africains ont de Monsieur Gabriel Attal homosexuel assumé. En Afrique, l’homosexuel est très mal vu. D’ailleurs, plusieurs pays ont refusé de dépénaliser le délit de l’acte contre nature malgré la pression des ONG et des lobbies. Le Sénégal en est un exemple confirmé. L’ancien président américain Barack Obama avait attendu le refus catégorique, du président sénégalais de dépénaliser ce délit.

En Afrique, les homosexuels se cachent parce qu’ils sont rejetés par la société. Ils sont mal vus. Et ils sont souvent victimes de violences physiques. D’ailleurs, des archevêques africains avaient unanimement rejeté la bénédiction des couples homosexuels en Afrique à la suite de la sortie du Pape sur la question. Donc dans le continent, les élites politiques, religieuses et coutumières bannissent l’homosexualité sous toutes ses formes.

Alors, il est évident que les prochaines visites de Gabriel Attal en Afrique susciteront de vives polémiques. Certains Chefs d’Etat et de Gouvernement éviteront de l’accueillir de peur de subir les critiques de leur opinion publique locale. Les autorités politiques africaines qui accepteront de recevoir en visite officielle Monsieur Attal pourraient être accusées d’être des promoteurs des LGBT ou d’être homosexuels tout simplement. Car l’opinion publique africaine est très souvent frivole et téméraire. Voilà pourquoi, la nomination de Attal à la tête du Gouvernement pourrait provoquer un coup de froid dans les relations franco africaines, s’il était mis en avant. Les Africains sont systématiquement réfractaires à l’homosexualité.

D’ailleurs, dans son rapport numéro 1841 intitulé : «Relations entre la France et l’Afrique » réalisé par la commission des affaires étrangères (M. Bruno Fuchs et Mme Michèle Tabarot), des mots importants ont été prononcés sur la question des LGBT en Afrique, et son impact négatif dans les relations entre la France et l’Afrique.

La commission des Affaires étrangères avait pourtant bien cerné la question. Le rapport a fait remarquer que, «la France multiplie les initiatives qui peuvent être interprétées, aujourd’hui encore, comme une tentative de prolonger son emprise sur l’Afrique, en faisant la promotion de la démocratie tout en défendant ouvertement des régimes équivoques ou encore en cherchant à exporter ses standards, son modèle de société et ses valeurs ». Comme exemple, le rapport a rappelé que «récemment, l’ambassadeur français en charge de la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) n’a fait que renforcer ce sentiment. Sa visite prévue au Cameroun du 27 juin au 1er juillet 2023 pour discuter de la situation des personnes LGBT dans ce pays où l’homosexualité est criminalisée a dû être annulée après que l’ambassadeur a été déclaré persona non grata, le gouvernement camerounais y voyant une initiative peu respectueuse des lois et des valeurs locales et lui refusant finalement la délivrance d’un visa ». Qu’en sera-t-il lorsque le Premier Ministre homosexuel décidera de se rendre dans ce pays ? Gabriel Attal aura-t-il le privilège d’être reçu avec tous les honneurs dans un palais africain où l’homosexualité est criminalisée ? Ne soyez pas surpris que de jeunes africains lancent des pétitions pour déclarer Attal persona non grata en Afrique. La résistance féroce de l’opinion publique africaine face à ce sujet, est sans commune mesure. Même les acteurs politiques évitent d’aborder ce sujet en public, sauf pour le dénoncer.

Selon toujours, le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, «la question de l’orientation sexuelle est à l’origine d’une autre incompréhension » entre la France et les pays africains.  Le rapport a rappelé que «l’homosexualité est interdite dans de nombreux pays du continent et passible de lourdes sanctions pénales ; au Soudan, en Somalie ou en Mauritanie, la peine de mort peut être requise pour homosexualité ; en Tanzanie, elle est passible d’une peine de prison de trente ans ; au Tchad, d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans » (…)

«Les homologues diplomatiques du continent critiquent l’approche française de promotion des droits des personnes LGBT+, jugée intrusive et parfois contre-productive » a indiqué le rapport. Revenant sur l’incident au Cameroun, les auteurs du rapport ont souligné que «la tenue de cette conférence dans un pays où l’homosexualité est passible de six ans d’emprisonnement a été considérée, dans toute l’Afrique, comme une provocation ». Les députés ont d’ailleurs précisé «qu’il ne s’agit nullement d’accepter cette situation ni de renier nos valeurs, bien au contraire », mais il faut plutôt, «adapter nos pratiques et nos discours aux contextes locaux pour les rendre audibles et acceptables par les populations locales, afin de ne pas agir, à l’étranger, comme si nous étions en France ».

«Il faut ainsi reconnaître que le mode opératoire diplomatique de la France n’est pas efficace. En Angola, une tribune engagée, publiée par un diplomate étranger sur ce sujet, a conduit à des arrestations dans la communauté LGBT+, démontrant que l’ingérence n’était pas de mise dans ce pays. C’est là une réalité qu’il faut pleinement prendre en compte » rappellent les auteurs du rapport parlementaire.

Il faut reconnaitre que, face à cette tendance forte des autorités françaises à promouvoir des valeurs occidentales vues, comme des contrevaleurs en Afrique, la normalisation des relations entre la France et certains pays africains, n’est pas pour demain. Attendons de voir la première visite de Gabriel Attal en Afrique…

Les papes et la France : triomphe de la papauté sur le Saint-Empire romain germanique

Voici le sixième épisode de la saga du père Viot. Dans cet épisode, le père Viot s’intéresse aux liens conflictuels entre les différents empereurs du Saint-Empire germanique et les papes. Les papes définissent au cours des XIII et XIVème siècles les limites du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Plusieurs empereurs seront excommuniés alors que plusieurs papes seront forcés de se réfugier en France, pour terminer par le retour à une forme d’équilibre où la papauté trouve toute sa place.

 

Un dirigeant de lobby LGBT tombe pour crimes sexuels

L’ancien président de l’organisation de la fierté nationale du nord de la Colombie-Britannique est accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants. Sean Gravells, 39 ans, a été retiré du conseil d’administration de la North Peace Pride Society après les accusations portées contre lui à la fin du mois de décembre. Il a été arrêté et accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants de moins de 16 ans, selon le service des poursuites de la Colombie-Britannique. Les charges retenues comprennent l’attouchement d’une personne de moins de 16 ans à des fins sexuelles, l’interférence sexuelle d’une personne de moins de 16 ans, la possession de pornographie juvénile et l’importation ou la distribution de pornographie juvénile.

M. Gravells était président du conseil d’administration de la North Peace Pride Society (NPPS) depuis 2018.

Michel Onfray, tourmenté par Jésus-Christ

L’abbé Paul Roy (FSSP) a lu laThéorie de Jésus de Michel Onfray. Un ouvrage contrasté et tourmenté. Extraits :

[…] La thèse « mythiste » est simple, presque sommaire : puisque l’on n’a « aucune preuve » de l’existence de Jésus, il ne peut être qu’un personnage conceptuel, savamment composé et élaboré pour répondre aux attentes et aux prophéties de l’Ancien Testament – correspondance qui représenterait une « preuve » de sa réalité mythique.

Quant aux traces écrites, Onfray avance que l’on n’a « aucune preuve positive » depuis deux mille ans : il récuse ainsi la chronique de Flavius Josèphe comme un faux absolu, et considère que les témoignages de Pline le Jeune, Tacite et Suétone ne concernent pas le Christ mais les Chrétiens. En définitive, selon lui, seuls les Évangiles affirment l’existence historique de Jésus, or leurs auteurs sont juges et partie, donc disqualifiés. Les premiers manuscrits du Nouveau Testament sont en outre rejetés comme tardifs.

Relevons ici déjà une double erreur : en dépit de ce qu’affirme l’auteur, les plus anciens manuscrits des Évangiles ne datent pas du « début du IIIe siècle », ce qui correspondrait (sic) à « plus de deux cent cinquante ans après la vie de Jésus » (en fait 210 – 30 = 180 ans environ), mais du début du IIe siècle (le papyrus P52, retrouvé en Égypte et daté de la première moitié du IIe siècle – soit moins d’un siècle après la vie de Jésus – contenant deux passages de saint Jean).

Quant aux preuves concrètes, elles auraient toutes été inventées par sainte Hélène et les chrétiens post-Constantiniens, car la supercherie de l’existence de Jésus ne daterait que du IVe siècle : auparavant il n’est qu’un Logos, un discours. Le linceul de Turin et ses 600 000 heures de recherche scientifique sont bien entendu balayés d’un revers de main, les autres reliques textiles subissant le même sort. […]

Que retenir de ce grand fatras de considérations dénigrant l’idée « jésuschristique » ? Qu’il est plus difficile qu’il n’y paraît de montrer l’absurdité du christianisme. À vouloir démontrer les contradictions de Jésus, on risque fort d’exposer les siennes. Que l’on nous permette ici quelques questions respectueuses…

  • Si Jésus est un « personnage de papier, » pourquoi vouloir à toute force nier la virginité de Marie et lui donner des frères de sang ? Pourquoi s’employer à réhabiliter un concept sans existence réelle : Judas l’Iscariote, unanimement dénoncé par les auteurs des textes saints ?
  • Si Jésus n’a pas existé, comment peut-on affirmer que les Évangiles ont été rédigés bien après sa vie ? Et si les Évangiles canoniques sont inauthentiques, pourquoi s’appuyer sur les apocryphes pour dénoncer le manque de réalisme de la biographie du Christ ? N’est-ce pas finalement confirmer la justesse du choix de l’Église ?
  • Si Jésus est une composition littéraire, pourquoi une complexité telle que l’on ne puisse le résumer, même après deux mille ans d’interprétation, sans faire face à d’insurmontables paradoxes ? Les premiers chrétiens auraient-ils volontairement composé l’image d’un Jésus schizophrène ?
  • Si le Nouveau Testament est une simple invention, pourquoi tant de maladresses d’écriture et d’apparentes contradictions ? Un narrateur omniscient n’aurait-il pas pu harmoniser les récits pour leur donner plus de crédibilité ?
  • Et si l’œuvre est purement fictive, pourquoi se donner tant de mal à montrer comment s’y accomplit et incarne l’Ancien Testament ? Quant à la Bible hébraïque, est-elle également à ranger au rang des fictions ? N’est-ce pas repousser la question d’un cran ?
  • L’utilisation constante de références vétérotestamentaires n’est-elle pas un indice de la rédaction des Évangiles dans le contexte juif du premier siècle ? Cette culture juive était largement perdue dans les années de l’Empire constantinien où notre auteur place la rédaction finale des biographies du Christ.
  • Lorsque Jésus en croix prie les premiers mots du psaume 22 (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »), est-ce une preuve que toutes ses paroles sont une composition littéraire, ou au contraire le réflexe naturel d’un mourant qui jette vers le Ciel les prières de son enfance ? Les prêtres et les professionnels de santé en sont les témoins chaque jour.
  • Ces nombreuses références à l’Ancien Testament, le fond culturel fondamental des Juifs du premier siècle, sont-elles une preuve de la non-existence de Jésus ? Ne faisons-nous pas de même avec les figures de notre littérature, qui sont les références primordiales de notre culture ? Et que dire de notre auteur lui-même, qui prend plaisir à citer Flaubert pour railler les croyants : est-ce une preuve de sa non-existence ?
  • Si Jésus est un « mythe » à l’instar d’Apollon ou d’Osiris, pourquoi noircir tant de papier à en démontrer l’inexistence ? Où trouve-t-on tant de pages consacrées à déconstruire une divinité païenne ?

L’utilisation même de la notion de mythe mériterait par ailleurs une réflexion plus approfondie : tout mythe n’est pas une fable, et la correspondance d’une réalité à un archétype n’implique pas nécessairement sa non-existence : Jésus affirme justement « avant qu’Abraham fut, je suis ».

Pour en finir…

On termine donc la lecture de cette Théorie de Jésus avec un goût d’inachevé : une argumentation souvent à l’emporte-pièce derrière des formules rhétoriques, des interprétations contrastées, font pressentir la prégnance mais aussi le paradoxe du questionnement religieux de l’auteur, dont l’athéisme professé urbi et orbi ne parvient pas à se débarrasser de la figure du Christ. Le Logos qu’il semble vouloir sauver en niant son Incarnation pourrait bien être la pierre d’achoppement sur laquelle l’auteur bute inlassablement. Souhaitons-lui de dépasser les pauvres apories regroupées dans ce volume, pour connaître un jour en pleine lumière le Jésus de chair et d’os qui donna un jour son corps et son sang pour nous sauver.

“Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui”

Leo Kelly, arrêté pour s’être trouvé au Capitole le 6 janvier 2021, est incarcéré dans une prison fédérale du Minnesota depuis plus de deux mois. Le 18 août 2023, le juge Royce Lamberth de la U.S. District Court a condamné Leo Kelly, alors âgé de 38 ans, à 30 mois de prison fédérale pour ses actions du 6 janvier. Il avait notamment pénétré dans le bâtiment du Capitole et dans la salle du Sénat. Kelly a récemment envoyé à LifeSiteNews une lettre ouverte d’encouragement à ses “camarades J6” par l’intermédiaire de son père.

A mes camarades du J6 et aux familles et amis qui souffrent avec vous,

Je m’appelle Leo. Je viens de Cedar Rapids, dans l’Iowa, et j’en suis à deux mois et demi d’une peine de 30 mois dans une prison de basse sécurité à Rochester, dans le Minnesota. Mon histoire n’a pas été aussi difficile que la plupart des vôtres, [et] je salue ceux qui ont été incarcérés depuis le début, ainsi que le reste de ceux qui ont ressenti la main particulièrement lourde du système.

Je parie que vous partagez ma frustration à l’égard du gouvernement et de son refus de remplir la mission qui lui a été confiée par Dieu, à savoir protéger vos libertés. Si votre esprit est comme le mien, il vous rappelle souvent que le SEUL objectif autorisé pour le gouvernement dans la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 est de protéger les droits inaliénables dont les citoyens ont été dotés par leur Créateur. Il est facile d’être exaspéré par la rébellion pure et simple de Washington DC contre la loi légitime des États-Unis d’Amérique. Le système de Washington DC règne désormais en lieu et place de la loi des États-Unis d’Amérique.

Mais permettez-moi de vous rappeler que le Créateur qui vous a donné vos droits a mis de côté ses droits (qui sont bien plus grands que les vôtres) et a volontairement donné sa vie d’une manière humiliante, nu sur une croix, afin d’acheter ces droits pour vous. Si le chemin du Créateur vers la victoire est passé par la souffrance et la mort, êtes-vous prêts à emprunter le même chemin pour vous et votre nation ? Vous êtes issus de la souche de Valley Forge ; allez-vous reculer maintenant que Dieu vous a appelés ?

Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui ; veillez à ne pas vous retrouver en train d’errer ailleurs. Le juge qui a présidé votre tribunal kangourou sera confronté au Juge éternel. Les procureurs américains qui ont utilisé les armes de la loi pour vous cibler sont mis en accusation par Dieu. Les agents du FBI qui vous ont piégé sont dans le collimateur de Dieu.

Si vous voulez être libre, laissez de la place pour la vengeance de Dieu : elle est assurée. Votre meilleure stratégie consiste à pardonner, à faire du bien à ceux qui vous ont maltraité et à aimer Dieu de toutes vos forces.

Il t’a honoré d’un rôle clé dans le combat pour cette nation ; veille à t’acquitter fidèlement de ta tâche !

Leo Kelly

Un dirigeant de lobby LGBT tombe pour crimes sexuels

L’ancien président de l’organisation de la fierté nationale du nord de la Colombie-Britannique est accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants. Sean Gravells, 39 ans, a été retiré du conseil d’administration de la North Peace Pride Society après les accusations portées contre lui à la fin du mois de décembre. Il a été arrêté et accusé d’avoir commis des crimes sexuels sur des enfants de moins de 16 ans, selon le service des poursuites de la Colombie-Britannique. Les charges retenues comprennent l’attouchement d’une personne de moins de 16 ans à des fins sexuelles, l’interférence sexuelle d’une personne de moins de 16 ans, la possession de pornographie juvénile et l’importation ou la distribution de pornographie juvénile.

M. Gravells était président du conseil d’administration de la North Peace Pride Society (NPPS) depuis 2018.

« Changer de paradigme dans la manière dont nous soignons les mourants »

Dans une tribune pour le journal La Croix, le Dr Claude Grange, expert en soins palliatifs de la Fondation Clariane, et Stanislas de Zutter, cofondateur de Santé Académie, appellent à « changer de paradigme dans la manière dont nous soignons les mourants ».

« Arrêtons de considérer la fin de la vie comme un échec thérapeutique », « plaçons la médecine au service des souhaits du patient et construisons des projets de soins personnalisés en fonction des dernières volontés de chacun ».

« Ce changement de paradigme doit avoir lieu en dehors du monde médical, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat ». « Il suffit de consulter les nombreuses études économiques et scientifiques sur le sujet de la cancérologie, souvent basées sur le nombre d’années de vie des populations, pour comprendre qu’on privilégie la quantité de vie à sa qualité pour les patients en phase terminale ».

« Médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, auxiliaires de vie… tous les professionnels médicaux et paramédicaux doivent bénéficier de connaissances équivalentes pour acquérir des compétences et accompagner les patients mourants, qu’ils soient à l’hôpital ou en ville, et une coordination interdisciplinaire est essentielle ».

« Les professionnels de santé sont trop peu à s’intéresser aux sujets de l’accompagnement à la fin de vie, quand bien même ils en auraient la possibilité ».

« Il en va de l’honneur de notre pays de développer la médecine palliative pour permettre à chacun de quitter sa vie de façon paisible, entouré de ses proches comme de professionnels de santé compétents et bienveillants ». « N’oublions pas qu’une société se juge aussi à la façon dont elle s’occupe de ses morts ! »

Des associations dénoncent les accointances d’experts sélectionnés par l’OMS avec le militantisme LGBT

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) réunira en février un collège d’experts pour élaborer une liste de recommandations pour «améliorer l’accès des personnes transgenres à une offre de soins de qualité, et respectueuse». L’OMS a communiqué les noms et biographies de ses 21 experts, précisant que ceux-ci ont été sélectionnés parmi les chercheurs dont l’expertise est la plus pertinente, mais aussi parmi les représentants des professions de santé concernées, et parmi les usagers, c’est-à-dire les trans et les associations qui les représentent.

Or la communication de cette liste d’experts a fait réagir plusieurs autres associations qui militent pour une approche plus prudente des questions liées à la transition de genre. La Society for Evidence-based Gender Medicine (SEGM), association internationale réunissant une centaine de médecins et chercheurs dénonçant le manque de garanties scientifiques entourant les interventions hormonales ou chirurgicales à destination des personnes trans, déplore la «composition biaisée» du collège d’experts de l’OMS, mais aussi une consultation publique menée dans un délai trop court et donc, en définitive, «un processus d’élaboration de recommandations précipité». Dans un courrier adressé à l’OMS, les médecins et chercheurs regrettent que le vocabulaire employé par l’OMS ne soit pas neutre, car le but avoué du travail des experts est de faciliter l’accès aux transitions de genre, et d’encourager les États à permettre «l’autodétermination de l’identité de genre».

Des cliniciens britanniques et irlandais ont écrit à l’OMS dans le même sens, sous l’égide d’un réseau de médecins préoccupés par ces questions, le Clinician Advisory Network on Sex and Gender. En France, en Belgique et en Suisse, ces spécialistes ont été rejoints par l’Observatoire de la petite sirène, un collectif présidé par la pédopsychiatre Caroline Eliacheff et la psychanalyste Céline Masson, qui a également écrit à l’OMS. Une pétition internationale rassemble à ce jour plus de 11.000 signatures d’associations ou de personnalités inquiètes par l’initiative de l’OMS. Caroline Eliacheff observe :

«Sur les 21 experts choisis par l’OMS, 7 sont des personnes trans. Et au total, 16 sont des militants transactivistes, tandis qu’aucun n’est porteur d’une voix critique sur l’approche trans-affirmative du sujet. Ce collège d’experts ne représente pas l’état des controverses actuelles soulevées par cette approche. Surtout, aucun des pays qui ont opté pour des voies alternatives à l’approche trans-affirmative n’est représenté dans ce groupe !»

Alors que la radio perd des auditeurs, Europe 1 est en croissance

Les chiffres d’audience d’Europe 1, rachetée par le groupe Bolloré, de novembre et décembre, publiés jeudi par Médiamétrie, indiquent qu’elle gagne, en un an, 234 000 auditeurs (105 000 depuis la rentrée).

La progression de la station se remarque d’autant plus que le média radio continue de perdre des auditeurs (moins 600 000 en un an, mais en légère remontée par rapport à septembre) et que, par ailleurs, les rapports de force se maintiennent : France Inter reste la première radio de France (à 12,5 % d’audience cumulée), devant RTL (9,6 %).

Mal en point il y a quelques mois, Europe 1 séduit de nouveaux auditeurs, alors que son rapprochement avec la chaîne CNews, du même groupe, se poursuit.

“Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui”

Leo Kelly, arrêté pour s’être trouvé au Capitole le 6 janvier 2021, est incarcéré dans une prison fédérale du Minnesota depuis plus de deux mois. Le 18 août 2023, le juge Royce Lamberth de la U.S. District Court a condamné Leo Kelly, alors âgé de 38 ans, à 30 mois de prison fédérale pour ses actions du 6 janvier. Il avait notamment pénétré dans le bâtiment du Capitole et dans la salle du Sénat. Kelly a récemment envoyé à LifeSiteNews une lettre ouverte d’encouragement à ses “camarades J6” par l’intermédiaire de son père.

A mes camarades du J6 et aux familles et amis qui souffrent avec vous,

Je m’appelle Leo. Je viens de Cedar Rapids, dans l’Iowa, et j’en suis à deux mois et demi d’une peine de 30 mois dans une prison de basse sécurité à Rochester, dans le Minnesota. Mon histoire n’a pas été aussi difficile que la plupart des vôtres, [et] je salue ceux qui ont été incarcérés depuis le début, ainsi que le reste de ceux qui ont ressenti la main particulièrement lourde du système.

Je parie que vous partagez ma frustration à l’égard du gouvernement et de son refus de remplir la mission qui lui a été confiée par Dieu, à savoir protéger vos libertés. Si votre esprit est comme le mien, il vous rappelle souvent que le SEUL objectif autorisé pour le gouvernement dans la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 est de protéger les droits inaliénables dont les citoyens ont été dotés par leur Créateur. Il est facile d’être exaspéré par la rébellion pure et simple de Washington DC contre la loi légitime des États-Unis d’Amérique. Le système de Washington DC règne désormais en lieu et place de la loi des États-Unis d’Amérique.

Mais permettez-moi de vous rappeler que le Créateur qui vous a donné vos droits a mis de côté ses droits (qui sont bien plus grands que les vôtres) et a volontairement donné sa vie d’une manière humiliante, nu sur une croix, afin d’acheter ces droits pour vous. Si le chemin du Créateur vers la victoire est passé par la souffrance et la mort, êtes-vous prêts à emprunter le même chemin pour vous et votre nation ? Vous êtes issus de la souche de Valley Forge ; allez-vous reculer maintenant que Dieu vous a appelés ?

Jésus sauve, Jésus libère et Jésus justifie. Votre victoire est assurée en Lui ; veillez à ne pas vous retrouver en train d’errer ailleurs. Le juge qui a présidé votre tribunal kangourou sera confronté au Juge éternel. Les procureurs américains qui ont utilisé les armes de la loi pour vous cibler sont mis en accusation par Dieu. Les agents du FBI qui vous ont piégé sont dans le collimateur de Dieu.

Si vous voulez être libre, laissez de la place pour la vengeance de Dieu : elle est assurée. Votre meilleure stratégie consiste à pardonner, à faire du bien à ceux qui vous ont maltraité et à aimer Dieu de toutes vos forces.

Il t’a honoré d’un rôle clé dans le combat pour cette nation ; veille à t’acquitter fidèlement de ta tâche !

Leo Kelly

Catherine Vautrin et Rachida Dati nommées au gouvernement : s’opposeront-elles à l’euthanasie ?

Catherine Vautrin a été nommée ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités dans le gouvernement de Gabriel Attal. Cette Marnaise de 63 ans est présidente du Grand Reims depuis 2014. Catherine Vautrin a participé à une Manif pour Tous et s’est opposée à la dénaturation du mariage, puis elle a renié cet engagement. Elle devient ministre de la Santé : va-t-elle accélérer sur l’avortement et l’euthanasie ?

Quant à Rachidat Dati, présidente du Conseil national des Républicains, elle est nommée à la culture. En 2017, elle s’exprimait contre l’euthanasie :

Gardera-t-elle cette ligne ? Voici ce qu’elle disait aussi d’En Marche :

Alors que Stéphane Séjourné va être nommé au Quai d’Orsay tout en conservant la direction du parti Renaissance, son entourage tient à préciser que

«M. Séjourné et M. Attal ne sont plus ensemble depuis deux ans. Leur PACS a été rompu à ce moment là.»

Faut-il être rassuré pour autant ?

Une synthèse des positions des différentes Conférences épiscopales africaines sur Fiducia supplicans

Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, président du Secam (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar), intervient par une lettre publique sur les bénédictions “extraliturgiques” proposées dans la Déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui – rendue publique le 18 décembre dernier – ouvre la possibilité de bénir des couples en situation “irrégulière” au regard de la morale catholique, y compris ceux formés par des personnes de même sexe, mais en dehors de toute ritualisation et imitation du mariage.

La lettre diffusée aujourd’hui par l’archevêque de Kinshasa se veut “une synthèse” des positions des différentes Conférences épiscopales nationales et inter-territoriales du continent africain sur cette Déclaration qui, dit-elle, a généré

“une onde de choc, a semé la confusion et l’inquiétude dans l’âme de nombreux fidèles laïcs, de personnes consacrées et aussi de pasteurs, et a suscité de vives réactions”.

Le message, écrit le cardinal dans son introduction, a reçu

“le consentement de Sa Sainteté le pape François et de Son Éminence le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi”.

Il y est d’emblée précisé que les Conférences épiscopales de toute l’Afrique réaffirment “avec force” leur communion avec le pape François :

“Dans leurs différents messages, les Conférences épiscopales de l’Église Famille de Dieu en Afrique commencent par réaffirmer leur attachement indéfectible au Successeur de Pierre, leur communion avec Lui et leur fidélité à l’Évangile”.

Cependant, les mêmes pasteurs

“estiment que les bénédictions extraliturgiques proposées dans la Déclaration Fiducia supplicans ne peuvent être mises en œuvre en Afrique sans s’exposer à des scandales”.

“Les conférences épiscopales préfèrent généralement – chaque évêque restant libre dans son diocèse – ne pas donner de bénédictions aux couples de même sexe. Cette décision découle d’une préoccupation concernant la confusion et le scandale potentiels au sein de la communauté ecclésiale”.

S’adressant au clergé, aux communautés religieuses et à tous les croyants, le cardinal Ambongo, au nom des évêques, rappelle, comme le souligne clairement Fiducia supplicans, que ” la doctrine de l’Église sur le mariage chrétien et la sexualité reste inchangée “. Et c’est pourquoi les évêques africains ne jugent pas “opportun” pour l’Afrique de bénir des unions ou des couples de même sexe “parce que, dans notre contexte, cela créerait de la confusion et serait en contradiction directe avec l’éthique culturelle des communautés africaines”.

“Le langage de Fiducia supplicans reste trop subtil pour être compris par les gens simples. De plus, il reste très difficile de convaincre que des personnes de même sexe vivant dans une union stable ne revendiquent pas la légitimité de leur statut”.

Toutefois, le même document réaffirme que “l’Église en Afrique, en tant que Famille de Dieu, réaffirme son engagement à poursuivre la pastorale pour tous ses membres”. En effet, le clergé est encouragé à “fournir une pastorale d’accueil et de soutien, en particulier aux couples en situation irrégulière”. Les Conférences épiscopales africaines soulignent que “les personnes ayant des tendances homosexuelles doivent être traitées avec respect et dignité” ; cependant, il leur est rappelé

“que les unions homosexuelles sont contraires à la volonté de Dieu et ne peuvent donc pas recevoir la bénédiction de l’Église”.

À cet égard, le Catéchisme de l’Église catholique est cité, qui définit ces actes comme “intrinsèquement désordonnés” et “contraires à la loi naturelle”, et la grande majorité des évêques fondent leurs interventions – selon le message d’Ambongo – sur la Parole de Dieu “qui condamne l’homosexualité”. Outre les “raisons bibliques”, le contexte culturel africain, “profondément enraciné dans les valeurs de la loi naturelle concernant le mariage et la famille”, complique encore l’acceptation des unions homosexuelles, car “elles sont considérées comme contradictoires avec les normes culturelles et intrinsèquement mauvaises”.

“Sa Sainteté le Pape François, écrit le cardinal, fortement opposé à toute forme de colonisation culturelle en Afrique, bénit de tout cœur le peuple africain et l’encourage à rester fidèle, comme toujours, à la défense des valeurs chrétiennes”.

I-Média – Gabriel Attal : un produit du système Davos ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur l’opération de communication d’Emmanuel Macron avec la nomination de Gabriel Attal à Matignon.

Le dossier du jour est consacré à la grande dissimulation des médias de l’affaire Epstein et de la colère des agriculteurs en Allemagne, deux phénomènes relativement passés sous silence.

Pastilles de l’info :

  • Le top trois des plus gros succès de “I-Media” lors de l’année qui vient de s’écouler.
  • Moscovici et la dissimulation de la Cour des comptes.
  • Le nouveau téléphone Tesla connecté à Starlink.
  • La dissimulation des éléments sur l’immigration par Moscovici.
  • Dussopt qui veut de la main d’œuvre pas chère pour lui servir son café.
  • Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Renaud Dély qui vient de sortir un livre sur l’historien méditatif Dominique Venner.

Les catholiques français en ont assez de la langue de bois de la conférence épiscopale [ADD.]

Jean-Marie Guénois du Figaro rappelle à juste titre qu’un évêque n’a “pas de compte à rendre à une conférence épiscopale selon le droit canonique“. On se demande donc à quoi sert cette conférence épiscopale des évêques de France au moment où la déclaration Fiducia Supplicans sur la bénédiction des couples en situation irrégulière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi sème le trouble chez les catholiques.

Ainsi, le conseil permanent de l’épiscopat vient de publier un communiqué à propos de la déclaration Fiducia Supplicans, communiqué digne du “en même temps” macronien où chacun peut y trouver ce qu’il cherche, comme en témoignent ces deux publications opposées :

Isabelle de Gaulmyn, catholique progressiste qui sévit dans la Croix y voit avec satisfaction

« un accueil large et inconditionnel à la bénédiction des couples de même sexe“.

Jean-Marie Guénois préfère illustrer son article par la photo de Mgr Aillet, qui a clairement rejeté la possibilité de bénir des “unions” homosexuelles. Mais son analyse est différente dans la mesure où il constate que le communiqué parle de bénédiction des personnes et non de “couples” :

Dans un premier temps, les évêques de France justifient leur mise au point par « le retentissement certain dans l’opinion publique » de ce sujet « sensible ». Ils évoquent « l’accompagnement dans l’Église des personnes homosexuelles vivant en couple » mais aussi des « personnes divorcées engagées dans une vie de couple ».

Le mot « couple » disparaît dans la suite du communiqué pour ne laisser place qu’à celui de « personnes » qu’ils « encouragent à bénir généreusement », au nom de l’Église, dès lors qu’elles « demandent humblement l’aide de Dieu » pour découvrir « l’appel de Dieu » sur un « chemin de foi ».

Au final, aucun catholique français ne sera vraiment éclairé par ce communiqué qui s’apparente une fois de plus  à de la langue de bois. On se demande combien de temps il faudra aux évêques français pour comprendre que les fidèles ont besoin de pasteurs courageux, aux prises de position claires et nettes. Une conférence épiscopale n’est pas là pour brosser dans le sens du poil chaque sensibilité, tout en évitant de froisser tel ou tel.

L’année 2024 va demander beaucoup de courage aux évêques puisque des sujets hautement sensibles comme la  constitutionnalisation de l’avortement ou la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sont au programme…sans même parler de la GPA qui progresse de plus en plus dans les esprits.

Les fidèles catholiques espèrent que leurs évêques seront aussi courageux que leurs pairs africains, américains, hongrois ou polonais. Sinon, comment s’étonner et déplorer ensuite que le denier du culte ne rentre pas et que les fidèles se tournent de plus en plus vers des communautés nouvelles plus courageuses ou vers les traditionalistes ?

Addendum : Preuve que ce communiqué manque de clarté (il n’y a qu’à lire les commentaires contradictoires ci-dessous), Mgr Rougé, membre de la CEF, a été interrogé par Camille Delmas. Donnant plutôt raison à Jean-Marie Guénois, il apporte des précisions dont on se demande pourquoi elles ne figurent pas dans le communiqué :

Dans ce communiqué, vous encouragez les bénédictions en général mais n’évoquez pas les bénédictions pour les couples de personnes homosexuelles ou divorcées. Recommandez-vous les bénédictions des personnes, et non les couples ?

En tout cas, nous insistons sur le fait que les bénédictions sont pour les personnes, pour les aider à avancer sur leur chemin. Toute personne peut s’ouvrir aux bénédictions du Seigneur et il est bon que les ministres ordonnés n’hésitent pas à accompagner par la bénédiction de Dieu tous ceux qui sont en chemin vers lui.

 

Grand remplacement : mutation de la natalité française et poursuite de l’immigration massive

Dimitri Pavlenko explique sur CNews :

 

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