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Royauté sociale du Christ et État catholique

Du père de Blignières sur Claves :

Le droit à la liberté religieuse affirmé par la Déclaration Dignitatis Humanæ du concile Vatican II s’oppose-t-il à la royauté sociale du Christ sur les sociétés humaines ? Des théologiens et même des évêques l’affirment. Et un bon nombre de fidèles et de pasteurs semblent ne pas avoir d’idées claires à ce sujet.

La liberté religieuse à Vatican II

Le texte même de la Déclaration, comme les explications du magistère subséquent, s’opposent à cette herméneutique de rupture. Au n°1 de Dignitatis Humanae, il est dit que la doctrine exposée « ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle au sujet du devoir moral de l’homme et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ ». Le rapporteur du document, Mgr De Smedt, lors de la présentation du schéma final, avait même précisé qu’il s’agissait « des devoirs de la puissance publique envers la vraie religion » (Acta Synodalia, IV, VI, 719).

Le Catéchisme de l’Église Catholique et la liberté religieuse

Le Catéchisme de l’Église catholique traite de la liberté religieuse dans un paragraphe intitulé : « Le devoir social de religion et le droit à la liberté religieuse » (CEC, nn. 2014-2019). Il y précise que « le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l’homme individuellement et socialement ». Il demande aux chrétiens de « pénétrer d’esprit chrétien les mentalités et les mœurs, les lois et les structures de la communauté où ils vivent ». Il affirme « la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines ». Le CEC fait référence explicite aux grandes encycliques Quanta cura de Pie IX, Immortale Dei de Léon XIII et Quas primas de Pie XI. Il précise que le droit à la liberté religieuse « n’est ni la permission morale d’adhérer à l’erreur, ni un droit supposé à l’erreur » ; et, en se référant à Pie IX, qu’il « ne peut être de soi ni illimité, ni limité seulement par un ordre public conçu de manière positiviste ou naturaliste » ; enfin, que ses limites « doivent être déterminées selon les exigences du bien commun ».

L’enseignement de Jean-Paul II et Benoît XVI

L’encyclique Veritatis splendor de Jean-Paul II, redresse au n° 34 les interprétations relativistes de Dignitatis Humanae qui avaient malheureusement largement prévalu. Un grand controversiste traditionaliste a pu écrire que cette « interprétation rectifiée par rapport au soi-disant “esprit du Concile” » est « explicitement replacée (note 58) dans la perspective et le contexte de Grégoire XVI (Mirari vos), de Pie IX (Quanta cura) et de Léon XIII (Libertas). Les cinquante-huit passages de Vatican II, tels qu’ils sont cités et interprétés par l’encyclique, ne provoquent plus aucun dubium » (Jean Madiran, Itinéraires, décembre 1993).

Benoît XVI, dans l’encyclique Caritas in veritate au n° 55, affirme : « La liberté religieuse ne veut pas dire indifférence religieuse et elle n’implique pas que toutes les religions soient équivalentes. Un discernement concernant la contribution que peuvent apporter les cultures et les religions en vue d’édifier la communauté sociale dans le respect du bien commun s’avère nécessaire, en particulier de la part de ceux qui exercent le pouvoir politique. Un tel discernement devra se fonder sur le critère de la charité et de la vérité ».

La royauté sociale du Christ : rayonnement temporel de l’Incarnation

Que l’Incarnation du Fils de Dieu ait des conséquences jusque dans l’ordre social, c’est ce à quoi la foi et la raison pouvaient s’attendre. On ne voit pas comment un catholique pourrait écarter ce rayonnement temporel du mystère central du christianisme. Les hommes ont une dimension sociale, qui ne peut échapper au rayonnement du Christ. Dignitatis Humanae leur dit que « la plus importante des choses qui concernent le bien de l’Église et de la cité terrestre elle-même […]  c’est que l’Église jouisse de toute la liberté d’action dont elle a besoin pour veiller au salut des hommes » (n° 13). Ailleurs, le Concile ou le CEC leur demande de « faire reconnaître les dimanches et jours de fête de l’Église comme des jours fériés légaux » (CEC, n°2188) ; de travailler à ce que « le pouvoir civil considère comme un devoir sacré de reconnaître la véritable nature [du mariage et de la famille], de les protéger et de les faire progresser, de défendre la moralité publique et de favoriser la prospérité des foyers. » (Gaudium et spes, n° 52).

Agir ainsi, n’est-ce pas travailler à la réalisation d’une chrétienté ? N’est-ce pas, si ce travail est précédé et accompagné comme il se doit de l’évangélisation des personnes, se rapprocher – dans la mesure que permet la prudence politique – d’une « nation catholique » ?

La vraie notion de la liberté religieuse, affirmée par Dignitatis Humanae et précisée par le magistère après le Concile, ne soppose donc nullement à la royauté sociale du Christ.

Royauté sociale du Christ et État catholique

Il ne faut d’ailleurs pas limiter la notion de chrétienté à la forme exclusive de « l’État catholique ». Cette réalisation historique de la chrétienté suppose clairement une société très majoritairement catholique. Et il faut ajouter que, si la loi divine requiert le principe d’une reconnaissance sociale et communautaire de la vraie religion, elle n’exige pas une expression particulière de cette reconnaissance (par exemple dans des constitutions écrites ou des concordats). Dans une société qui ne jouit pas de l’unité de croyance dans la foi catholique, la loi divine exige que les chrétiens (et les hommes de bonne volonté) aient le souci de travailler à ce que la société civile honore la loi naturelle et qu’elle donne à l’Église la possibilité de prêcher l’ordre surnaturel, avec tous les bienfaits indirects qu’il entraîne.

Cela n’implique donc pas de « nostalgie d’un État catholique ». Mais cela implique aussi qu’on ne peut se satisfaire d’un Etat « neutre, passif et inengagé », car l’État ne saurait être neutre par rapport à la loi naturelle, ni indifférent par rapport à la dimension religieuse des hommes qui vivent dans la cité dont il a la charge. Jean-Paul II rappelait aux parlementaires européens la nécessité et le bienfait de « l’acceptation de principes et de normes de comportement imposés à la raison ou émanant de l’autorité de la Parole de Dieu, dont l’homme, individuellement ou collectivement, ne peut disposer à sa guise, au gré des modes ou de ses intérêts changeants » (Discours au parlement européen, 11 octobre 1988, n° 7). Vingt ans plus tard, Benoît XVI affirmait : « La raison a toujours besoin d’être purifiée par la foi, et ceci vaut également pour la raison politique, qui ne doit pas se croire toute puissante » (Caritas in veritate au n° 56).

Le Christ roi et l’évangélisation

Il n’y a là rien qui freine l’évangélisation. Au contraire cet effort de sage christianisation des structures est une forme importante de la charité chrétienne. « Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement » (Jean-Paul II, Messe d’intronisation du 22 octobre 1978, n. 5).

Messe de la Vigile de Noël

La messe de la Vigile de Noël est peu ou pas chantée dans les paroisses. Les cérémonies de la Nativité suivent le plus souvent le IVe dimanche de l’Avent. Mais quand Noël est un lundi, la veille, le dimanche, ce IVe dimanche de l’Avent doit céder la place à la messe de la Vigile. Ce fut le cas en 1989, 1995, 2000, 2006, 2017 et de nouveau cette année 2023.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique :

Enfin, dit saint Pierre Damien dans son Sermon pour ce jour,

« nous voici arrivés de la haute mer dans le port, de la promesse à la récompense, du désespoir à l’espérance, du travail au repos, de la voie à la patrie. Les courriers de la divine promesse s’étaient succédé ; mais ils n’apportaient rien avec eux, si ce n’est le renouvellement de cette même promesse. C’est pourquoi notre Psalmiste s’était laissé aller au sommeil, et les derniers accents de sa harpe semblaient accuser les retards du Seigneur. Vous nous avez repoussés, disait-il, vous nous avez dédaignés ; et vous avez différé l’arrivée de votre Christ [15]. Puis, passant de la plainte à l’audace, il s’était écrié d’une voix impérative : Manifestez-vous donc, ô vous qui êtes assis sur les Chérubins ! [16] En repos sur le trône de votre puissance, entouré des bataillons volants de vos Anges, ne daignerez-vous pas abaisser vos regards sur les enfants des hommes, victimes d’un péché commis par Adam, il est vrai, mais permis par vous-même ? Souvenez-vous de ce qu’est notre nature ; c’est à votre ressemblance que vous l’avez créée ; et si tout homme vivant est vanité, ce n’est pas du moins en ce qu’il a été fait à votre image. Abaissez donc vos cieux et descendez ; abaissez les cieux de votre miséricorde sur les misérables qui vous supplient, et du moins ne nous oubliez pas éternellement.

« Isaïe à son tour, dans la violence de ses désirs, disait : A cause de Sion, je ne me tairai pas ; à cause de Jérusalem, je ne me reposerai pas, jusqu’à ce que le Juste quelle attend se lève enfin dans son éclat. Forcez donc les deux et descendez ! Enfin, tous les Prophètes, fatigués d’une trop longue attente, n’ont cessé de faire entendre tour à tour les supplications, les plaintes, et souvent même les cris de l’impatience. Quant à nous, nous les avons assez écoutés ; assez longtemps nous avons répété leurs paroles : qu’ils se retirent maintenant ; il n’est plus pour nous de joie, ni de consolation, jusqu’à ce que le Sauveur, nous honorant du baiser de sa bouche, nous dise lui-même : Vous êtes exaucés.

« Mais que venons-nous d’entendre ? Sanctifiez-vous, enfants d’Israël, et soyez prêts : car demain descendra le Seigneur. Le reste de ce jour, et à peine la moitié de la nuit qui va venir nous séparent de cette entrevue glorieuse, nous cachent encore l’Enfant-Dieu et son admirable Naissance. Courez, heures légères ; achevez rapidement votre cours, pour que nous puissions bientôt voir le Fils de Dieu dans son berceau et rendre nos hommages à cette Nativité qui sauve le monde. Je pense, mes Frères, que vous êtes de vrais enfants d’Israël, purifiés de toutes les souillures de la chair et de l’esprit, tout prêts pour les mystères de demain, pleins d’empressement à témoigner de votre dévotion. C’est du moins ce que je puis juger, d’après la manière dont vous avez passé les jours consacrés à attendre l’Avènement du Fils de Dieu. Mais si pourtant quelques gouttes du fleuve de la mortalité avaient touché votre cœur, hâtez-vous aujourd’hui de les essuyer et de les couvrir du blanc linceul de la Confession. Je puis vous le promettre de la miséricorde de l’Enfant qui va naître : celui qui confessera son péché avec repentir, la Lumière du monde naîtra en lui ; les ténèbres trompeuses s’évanouiront, et la splendeur véritable lui sera donnée. Car comment la miséricorde serait-elle refusée aux mal-ci heureux, en cette nuit même où prend naissance le Seigneur miséricordieux ? Chassez donc l’orgueil de vos regards, la témérité de votre langue, la cruauté de vos mains, la volupté de vos reins ; retirez vos pieds du chemin tortueux, et puis venez et jugez le Seigneur, si, cette nuit, il ne force pas les Cieux, s’il ne descend pas jusqu’à vous, s’il ne jette pas au fond de la mer tous vos péchés. »

Ce saint jour est, en effet, un jour de grâce et d’espérance, et nous devons le passer dans une pieuse allégresse. L’Église, dérogeant à tous ses usages habituels, veut que si la Vigile de Noël vient à tomber au Dimanche, le jeûne seul soit anticipé au samedi ; mais dans ce cas l’Office et la Messe de la Vigile l’emportent sur l’Office et la Messe du quatrième Dimanche de l’Avent : tant ces dernières heures qui précèdent immédiatement la Nativité lui semblent solennelles ! Dans les autres Fêtes, si importantes qu’elles soient, la solennité ne commence qu’aux premières Vêpres ; jusque-là l’Église se tient dans le silence, et célèbre les divins Offices et le Sacrifice suivant le rite quadragésimal. Aujourd’hui, au contraire, dès le point du jour, à l’Office des Laudes, la grande Fête semble déjà commencer. L’intonation solennelle de cet Office matutinal annonce le rite Double ; et les Antiennes sont chantées avec pompe avant et après chaque Psaume ou Cantique. A la Messe, si l’on retient encore la couleur violette, du moins on ne fléchit plus les genoux comme dans les autres Fériés de l’Avent ; et il n’y a plus qu’une seule Collecte, au lieu des trois qui caractérisent une Messe moins solennelle.

Entrons dans l’esprit de la sainte Église, et préparons-nous, dans toute la joie de nos cœurs, à aller au-devant du Sauveur qui vient à nous. Accomplissons fidèlement le jeûne qui doit alléger nos corps et faciliter notre marche ; et, dès le matin, songeons que nous ne nous étendrons plus sur notre couche que nous n’ayons vu naître, à l’heure sacrée, Celui qui vient illuminer toute créature ; car c’est un devoir, pour tout fidèle enfant de l’Église Catholique, de célébrer avec elle cette Nuit heureuse durant laquelle, malgré le refroidissement de la piété, l’univers entier veille encore à l’arrivée de son Sauveur : dernier vestige de la piété des anciens jours, qui ne s’effacerait qu’au grand malheur de la terre.

Parcourons en esprit de prière les principales parties de l’Office de cette Vigile. D’abord, la sainte Église éclate par un cri d’avertissement qui sert d’Invitatoire à Matines, d’Introït et de Graduel à la Messe. C’est la parole de Moïse annonçant au peuple la Manne céleste que Dieu enverra le lendemain. Nous aussi, nous attendons notre Manne, Jésus-Christ, Pain de vie, qui va naître dans Bethléhem, la Maison du Pain.

Hódie sciétis quia véniet Dóminus : et mane vidébitis glóriam eius. Sachez aujourd’hui que le Seigneur viendra ; et dès le matin vous verrez sa gloire.

Les Répons sont remplis de majesté et de douceur. Rien de plus lyrique ni de plus touchant que leur mélodie, dans cette nuit qui précède la nuit même où le Seigneur vient en personne.

A l’Office de Prime, dans les Chapitres et les Monastères, on fait en ce jour l’annonce solennelle de la fête de Noël, avec une pompe extraordinaire. Le Lecteur, qui est souvent une des dignités du Chœur, chante sur un ton plein de magnificence la Leçon suivante du Martyrologe, que les assistants écoutent debout, jusqu’à l’endroit où la voix du Lecteur fait retentir le nom de Bethléhem. A ce nom, tout le monde se prosterne, jusqu’à ce que la grande nouvelle ait été totalement annoncée.

LE HUIT DES CALENDES DE JANVIER.

L’an de la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre, cinq mille cent quatre-vingt-dix-neuf : du déluge, l’an deux mille neuf cent cinquante-sept : de la naissance d’Abraham, l’an deux mille quinze : de Moïse et de la sortie du peuple d’Israël de l’Égypte, l’an mille cinq cent dix : de l’onction du roi David, l’an mille trente-deux : en la soixante-cinquième Semaine, selon la prophétie de Daniel : en la cent quatre-vingt-quatorzième Olympiade : de la fondation de Rome, l’an sept cent cinquante-deux : d’Octavien Auguste, l’an quarante-deuxième : tout l’univers étant en paix : au sixième âge du monde : Jésus-Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant consacrer ce monde par son très miséricordieux Avènement, ayant été conçu du Saint-Esprit, et neuf mois s’étant écoulés depuis la conception, naît, fait homme, de la Vierge Marie, en Bethléhem de Judée : LA NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST SELON LA CHAIR !

Ainsi toutes les générations ont comparu successivement devant nous. Interrogées si elles auraient vu passer Celui que nous attendons, elles se sont tues, jusqu’à ce que le nom de Marie s’étant d’abord fait entendre, la Nativité de Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme, a été proclamée.

« Une voix d’allégresse a retenti sur notre terre, dit à ce sujet saint Bernard dans son premier Sermon sur la Vigile de Noël ; une voix de triomphe et de salut sous les tentes des pécheurs. Nous venons d’entendre une parole bonne, une parole de consolation, un discours plein de charmes, digne d’être recueilli avec le plus grand empressement. Montagnes, faites retentir la louange ; battez des mains, arbres des forêts, devant la face du Seigneur ; car le voici qui vient. Cieux, écoutez ; terre, prête l’oreille ; créatures, soyez dans l’étonnement et la louange ; mais toi surtout, ô homme ! Jésus-Christ, Fils de Dieu, naît en Bethléhem de Judée ! Quel cœur, fût-il de pierre, quelle âme ne se fond pas à cette parole ? Quelle plus douce nouvelle ? Quel plus délectable avertissement ? qu’entendit-on jamais de semblable ? Quel don pareil le monde a-t-il jamais reçu ? Jésus Christ, Fils de Dieu, naît en Bethléhem de Judée ! O parole brève qui nous annonce le Verbe dans son abaissement ! Mais de quelle suavité n’est-elle pas remplie ! Le charme d’une si mielleuse douceur nous porte à chercher des développements à cette parole ; mais les termes manquent. Telle est, en effet, la grâce de ce discours, que si j’essaie d’en changer un iota, j’en affaiblis la saveur : Jésus-Christ, Fils de Dieu, naît en Bethléhem de Judée ! »

Dans la Collecte, l’Église semble encore préoccupée de la venue du Christ comme Juge ; mais c’est la dernière fois qu’elle fera allusion à ce dernier Avènement. Désormais, elle sera toute à ce Roi pacifique, à cet Époux qui vient à elle ; et ses enfants doivent imiter sa confiance.

ÉPITRE.

Dans l’Épître, l’Apôtre saint Paul, s’adressant aux Romains, leur annonce la dignité et la sainteté de l’Évangile, c’est-à-dire de cette bonne Nouvelle que les Anges vont faire retentir dans la nuit qui s’approche. Or, le sujet de cet Évangile, c’est le Fils qui est né à Dieu de la race de David selon la chair, et qui vient pour être dans l’Église le principe de la grâce et de l’Apostolat, par lesquels il fait qu’après tant de siècles, nous sommes encore associés aux joies d’un si grand Mystère.

Si la Vigile de Noël tombe un Dimanche, on ajoute l’Alléluia avec son Verset, ainsi qu’il suit :

« Alléluia, alléluia. V/. Demain sera effacée l’iniquité de la terre, et le Sauveur du monde régnera sur nous. Alléluia. »

ÉVANGILE.

L’Évangile de cette Messe est le passage dans lequel saint Matthieu raconte les inquiétudes de saint Joseph et la vision de l’Ange. Il convenait que cette histoire, l’un des préludes de la Naissance du Sauveur, ne fût pas omise dans la Liturgie ; et jusqu’ici le lieu de la placer ne s’était pas présenté encore. D’autre part, cette lecture convient à la Vigile de Noël, à raison des paroles de l’Ange, qui indique le nom de Jésus comme devant être donné à l’Enfant de la Vierge, et qui annonce que cet enfant merveilleux sauvera son peuple du péché.

Pendant la Communion, l’Église se réjouit de goûter déjà dans le Sacrement Eucharistique Celui dont la chair purifie et nourrit notre propre chair, et elle puise dans la consolation que cet aliment divin porte avec lui, la force d’attendre jusqu’à ce moment suprême où les Anges vont l’appeler à la Crèche du Messie.

Jésus est-il né un 25 décembre ?

Par l’abbé de Massia (FSSP), sur Claves :

Les évangiles ne disent pas en quel mois est né Jésus : pourquoi cette date du 25 décembre fut-elle retenue ? Pour certains, le seul fondement de la fixation de la date de Noël – étendue à toute l’Église au IVe siècle – serait la christianisation d’une fête païenne. Qu’en est-il réellement ?

Fête chrétienne ou fête païenne : la fête du Sol invictus

La nativité était commémorée dans les premiers siècles – à Jérusalem et plus largement – au 6 janvier. Le choix de cette date, puis de celle du 25 décembre serait lié pour certains à la nécessité de christianiser ou de contrecarrer des fêtes païennes : une fête égyptienne du soleil début janvier, la fête romaine du Sol invictus (« soleil invaincu ») au moment de l’équinoxe d’hiver.

L’argument du Sol invictus, souvent entendu, semble séduisant : à l’équinoxe d’hiver les jours commencent à rallonger, l’instant a été vu par les anciens comme la « renaissance » du soleil, souvent considéré comme un dieu. Il semble cependant que la fête romaine du Sol invictus soit relativement récente, et même plus récente que la fixation chrétienne de la date de Noël : la célébration païenne semble être liée à l’empereur Septime Sévère et son fils Elagabal (218-222). Leur tentative maladroite d’imposer le soleil comme dieu suprême du panthéon impérial irritera le sénat et les notables, au point qu’Elagabal sera assassiné par les prétoriens. Ce culte restera modeste jusqu’au règne d’Aurélien (270-275), qui en fera une arme pour restaurer l’unité de l’empire et asseoir son pouvoir. Par décret impérial, Aurélien fit du soleil une divinité officielle de l’empire et lui fit construire un temple, solennellement dédicacé le 25 décembre 274. Cette célébration fut reprise par l’empereur apostat Julien (358-361) dans sa tentative de faire renaître un culte impérial concurrent de la religion chrétienne.

Est-ce pour concurrencer la liturgie impériale que les chrétiens fixèrent au 25 décembre la célébration de la nativité du Sauveur ?

Célébrait-on déjà Noël à l’époque de Septime Sévère et d’Aurélien ? L’officialisation et l’extension de la date de la fête sous Constantin ne signifie pas que la nativité n’ait pas été précédemment fêtée à la fin de décembre. Vers 202-204 l’écrivain ecclésiastique Hippolyte (175-235) donne déjà dans son commentaire sur Daniel les 25 décembre et 25 avril comme dates possibles pour la naissance et la mort du Christ. À la même époque Tertullien citait le 25 mars comme date de l’Incarnation (Annonciation). Certains suggèrent ainsi qu’Aurélien puis Julien fixèrent la date de la fête du soleil précisément au 25 décembre pour contrecarrer la célébration chrétienne de la nativité.

Un argument en faveur du 25 décembre : le calendrier sacerdotal de Qumran

Saint Luc nous apprend que le Christ est né 6 mois après son cousin Jean-Baptiste, dont la conception intervint peu après le service accompli par son père Zacharie, prêtre de la classe d’Abia, dans le Temple, où eut lieu l’annonciation de l’ange. En 1995, les chercheurs Shemaryahu Talmon et Israel Knohl publiaient une étude sur un calendrier liturgique retrouvé dans la grotte 4 du complexe de Qumran et numéroté 4Q321, identique à celui du premier livre d’Hénoch ou des Jubilés, deux écrits religieux juifs très répandus et influents au Ier siècle. Dans ce calendrier cyclique sur six ans, on trouve l’organisation du service au Temple des 24 classes sacerdotales dans les années 50-25 avant Jésus-Christ. Grâce à un autre rouleau publié en 2001 (noté 4Q328) on a découvert que la classe d’Abia était en charge au troisième trimestre de la troisième année du cycle, au mois de tishri (fin septembre – début octobre). La source correspond bien à la tradition, qui place la conception de Jean-Baptiste au 23 septembre et sa naissance neuf mois plus tard, au 24 juin.

Ces découvertes récentes permettent ainsi d’apporter une confirmation à la formation à la fixation de la date de la nativité au 25 décembre.

Datations d’après la tradition

La liturgie témoigne de la pertinence des dates retenues par la tradition pour la célébration des mystères de l’Incarnation : du 23 septembre (conception de saint Jean-Baptiste) au 25 décembre. On peut y ajouter une raison supplémentaire, parfois rapportée par les Pères de l’Église.

À l’autre extrémité de la vie du Christ, on a essayé de déterminer la date de la crucifixion, soit le 14 Nisan (veille de la Pâque), qui aurait pu correspondre à un vendredi 25 mars. Les Pères ont aimé penser que le Christ aurait vécu un nombre parfait d’années (33 selon la tradition), serait mort un 25 mars, et aurait par conséquent été conçu un 25 mars dans le sein virginal de Marie, et serait né un 25 décembre.

“Il y a toujours de l’espoir : avec les Français, tout est toujours possible”

Emission Face à Philippe de Villiers :

La Quête de la Musique Perdue

La famille Soodt se lance dans le long métrage.

Nous sommes en 1915, Jean, Henri et leurs cousines doivent enquêter pour retrouver un mystérieux musicien… Située entre le réel et le rêve, cette épopée familiale “à la Narnia” entraine le spectateur à la suite d’intrépides enfants pendant plus d’une heure dans une aventure fraîche et cocasse en Beaujolais, en Mâconnais, dans l’Ain et dans le Nord… dans l’esprit de Noël !

 

Le Cardinal Burke n’a pas le droit à la trêve hivernale

Selon Cardinalis Magazine, le prélat américain a officiellement été sommé de quitter son logement au plus tard en février 2024.

Le cardinal Burke, comme une majorité de cardinaux présents à Rome, dispose de son appartement de fonction depuis plusieurs années. Le cardinal Burke est sommé de quitter son appartement au plus tard à la fin du mois de février 2024.

Il lui serait toutefois permis d’y demeurer, à la seule condition de payer personnellement un loyer. Il semble toutefois y avoir une certaine incohérence à demander à un cardinal de payer un loyer si on lui ôte en même temps le salaire qui lui permettrait de le faire.

Des collégiens restaurent avec leur professeur de menuiserie un autel pour leur oratoire

Le collège Notre Dame de l’Aurore grandit et connaît cette année une augmentation des effectifs de 30% !

Tout cela ne serait pas arrivé sans la générosité des donateurs qui comprennent plus que jamais l’enjeu de l’éducation catholique dont les campagnes françaises doivent aussi pouvoir bénéficier. Le collège les en remercie chaleureusement.

En cette veille de Noël voici le témoignage des collégiens ayant restauré avec leur professeur de menuiserie un très bel autel pour leur oratoire. Bien sûr, Notre Dame de l’Aurore a encore besoin de dons pour rester un collège indépendant au coeur de la campagne lauragaise. Il est encore temps pour défiscaliser !

La véritable joie chrétienne c’est de tout recevoir de la main de Dieu

Voici l’homélie prononcée par l’abbé Courtois (FSSP), dimanche dernier, juste après la lecture par le Chancellier de l’évêque de la lettre annonçant l’expulsion de la FSSP du diocèse de Quimper. En ces temps troublés et à l’approche de Noël, cette homélie sur la joie chrétienne nous rappelle que la paix ne vient pas du monde :

Chers fidèles,

Il est bien difficile de prêcher sur la joie après la lecture de cette lettre. Mais cela nous donne l’occasion d’approfondir la notion de joie chrétienne.

Elle n’est pas d’abord une joie qui nous donne un certain plaisir une certaine satisfaction, un certain enthousiasme. Elle peut l’être, mais ce ne serait alors que l’écorce visible. Elle serait d’ailleurs vide de sens si elle était purement extérieure. Un peu à la manière d’une écorce sans tronc ni sève.

La joie chrétienne est d’abord intérieure. On peut la trouver dans le cœur, là où siègent nos affections. Nous pouvons le voir, par exemple dans les familles unies, où tout le monde se porte une vraie affection qui fait grandir l’amour filial et l’amour fraternel. Vous voyez le lien qu’il y a entre la joie profonde et l’amour du prochain. Il faut aussi la relier à la paix, « qui est la tranquillité de l’ordre » nous dit saint Augustin. Cette véritable paix du cœur car toutes ces affections y sont en ordre pour un bien supérieur qui nous dépasse : le bien de la famille. Et ce bien mérite que certaines choses, que nous affectionnons peut-être plus, passent au second plan afin de préserver ce bien. Ainsi une mère n’hésitera pas à se lever la nuit pour aller nourrir son nourrisson ou lui apporter du réconfort, plutôt que de rester dormir, ce qui est légitime. Un père de famille n’hésitera pas à faire un travail pénible, pour pouvoir loger et nourrir sa famille. Des grands-parents n’hésiteront pas à changer leur programme pour venir en aide à leurs petits-enfants en difficulté. Et plus largement, un chrétien n’hésitera pas à sacrifier son confort, et même ce qui lui est nécessaire, à l’exemple du bon samaritain, pour s’occuper de celui qui git au bord du chemin.

J’accomplis devant Dieu en premier ce qu’Il me demande pour le pour le bien de la famille et de la communauté, et non ce qui me plait davantage. Voilà l’ordre véritable qui m’apporte la paix du cœur. Et ma conscience est dans la joie d’avoir fait ce que j’avais à faire. Je peux me retourner et me dire que j’ai bien fait et que c’est pour un plus grand bien que ma satisfaction personnelle. Voilà la joie intérieure du chrétien.

Mais il y une joie du chrétien qui est encore plus profonde, c’est celle qui vient de la sève de l’arbre. Une joie surnaturelle qui se trouve dans l’âme. Parfois seulement dans la plus fine pointe de l’âme. Cette joie que « personne ne vous enlèvera », nous dit Jésus Jn 16,22. Cette joie vient de ce que Jésus vit en mon âme, que Dieu a voulu vivre dans ma pauvre âme, la faire sienne, et qu’il prend de la joie à vivre en moi. « J’ai trouvé mon Ciel sur la terre puisque le Ciel c’est Dieu, et Dieu est en mon âme » disait Elisabeth de la Trinité. Cette joie de la présence de Dieu en mon âme est toute surnaturelle, c’est le commencement de la béatitude éternelle. Savoir que Dieu est en moi et que c’est mon plus grand bien.  Cette joie est d’ordre surnaturelle et seul Dieu peut nous la donner. C’est cette joie surnaturelle qui habitait Jésus en sa Passion : dans la fine pointe de son âme humaine, il vivait de cette union à son Père et au Saint-Esprit, cette béatitude infinie. La joie surnaturelle de l’union à la sainte Trinité, Jésus veut la donner à tous. Du moins à tous ceux qui veulent la recevoir. Même dans l’épreuve cette joie demeure.

Écoutez ce que raconte saint Alphonse de Liguori au sujet du père Jean Tauler, dominicain du XVIème siècle, dans son petit livre que je vous recommande la volonté de Dieu :

« Le père Jean Tauler rapporte ce trait arrivé à lui-même. Depuis des années, il priait le Seigneur de lui envoyer quelqu’un qui lui enseignât la vraie vie spirituelle. Un jour, il entendit une voix qui lui disait : « Va-t-en à telle église, et tu trouveras celui que tu cherches. » Il obéit et, à la porte de l’église, il rencontra un mendiant nu-pieds et couvert de haillons. « Bonjour, mon ami », lui dit-il en le saluant. « Maître, répond le pauvre, je ne me souviens pas d’avoir jamais connu un jour mauvais. » Le père reprend : « Que Dieu vous donne une vie heureuse. » « Je n’ai jamais été malheureux », dit le mendiant. Et il ajoute : « Écoutez, mon père : ce n’est pas sans motif que je vous ai dit n’avoir jamais eu de jour mauvais ; car, lorsque j’ai faim, je loue le bon Dieu ; quand il neige ou qu’il pleut, je le bénis ; si on me méprise, si on me chasse, si j’éprouve quelque autre disgrâce, je ne manque pas d’en rendre gloire à mon Dieu. Je vous ai dit aussi que je n’ai jamais été malheureux, et cela encore est vrai, car j’ai coutume de vouloir tout ce que Dieu veut, sans aucune réserve : aussi, ce qui m’arrive, que ce soit doux ou amer, je le reçois de sa main avec joie, comme étant le meilleur pour moi ; et c’est là ce qui fait mon bonheur. – Et si jamais – qu’à Dieu ne plaise ! – il voulait que vous fussiez damné, que diriez-vous ? – Si Dieu voulait cela ? J’ai deux bras avec lesquels je l’enlacerais : l’humilité et l’amour ; et je le serrerais si fort que, voulant me précipiter en enfer, il serait forcé d’y venir avec moi. Or, il me serait bien plus doux d’être avec lui en enfer, que de jouir sans lui de toutes les délices du ciel. – Où avez-vous trouvé Dieu ? – Je l’ai trouvé là où j’ai laissé toutes les créatures. – Mais qui êtes-vous donc ? – Je suis roi. – Où est votre royaume ? – Dans mon âme, où je tiens tout en bon ordre : les passions soumises à la raison, et la raison à Dieu. » Enfin, Tauler demanda au mendiant ce qui l’avait conduit à une si haute perfection. « Le silence, répondit-il, – le silence avec les hommes pour m’entretenir avec Dieu – et l’union avec mon bien-aimé Seigneur : en lui j’ai trouvé la paix, et je la trouve à jamais. » En somme, c’est grâce à son union avec la volonté divine que cet indigent devint ce qu’il était ; et il était, assurément, plus riche, dans son dénuement, que les plus opulents monarques » et plus heureux, dans ses épreuves, que ne le sont, avec leurs jouissances, les mondains les plus fortunés. »

Voilà donc mes biens chers amis où se trouve la véritable joie chrétienne : c’est de tout recevoir de la main de Dieu. Les premiers chrétiens allaient au martyre en chantant en priant pour ceux qui leur faisaient du mal. Nous chanterons donc à la fin de la messe, comme nous l’avions prévu car nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, un Te Deum, cette hymne d’action de grâce à la Sainte Trinité qui appliquera un baume sur nos âmes. « Qu’en tout chose Dieu soit glorifié. » était la devise de saint Ignace.

Peut-être certains penseront que nous sommes fous. Nous répondrons comme saint Paul aux Corinthiens « Nous sommes fous à cause du Christ »

Mes Frères : Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute circonstance faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

Terminons en répétant la prière de la collecte que l’Eglise met sur nos lèvres aujourd’hui : Seigneur, prêtez l’oreille à nos prières : et quand vous nous ferez la grâce de venir parmi nous, apportez votre lumière dans l’obscurité de nos âmes.

Abbé Courtois

Secourisme à l’envers et inversement des valeurs

L’équipe Tout mais pas ça !  de la fondation Jérôme Lejeune :

“Aide à mourir”, “Secourisme à l’envers”, “recensement des volontaires”, le pré-projet de loi qui a fuité récemment intègre des notions et des procédures tragiques et caricaturales. Cette inversion des valeurs aurait pu justifier la démission de bien des Ministres de la Santé voulant assurer la médecine d’Hippocrate, mais M. Rousseau est parti pour d’autres raisons.

Le psychodrame politique et médiatique généré par le vote de la loi sur l’immigration va-t-il contrarier le calendrier des promoteurs de l’euthanasie ? Le seul changement à ce jour laisse penser le contraire puisque Mme Firmin Le Bodo, membre du gouvernement le plus engagé pour légaliser la mise à mort à la demande, vient d’être désignée pour assurer l’intérim du ministre de la santé.

Les deux étapes qui vont marquer l’amorce du parcours conduisant à la légalisation de l’euthanasie seront franchies avant l’été :

  • le projet de loi sera présenté en conseil des ministres en mars, après avoir été dévoilé par le président de la République en  février
  • le débat au Parlement débutera en juin, après les élections européennes.

C’est pourquoi il est important que chacun demeure attentif : le combat pour la vie sera à mener en 2024.

Ne laissons pas la ferveur (et la torpeur qui peut suivre) des jours festifs à venir atténuer la motivation pour une mobilisation d’ampleur : nous devons assurer le maintien de l’interdit de tuer protecteur des plus vulnérables, mur porteur des valeurs humanistes qui nous font vivre ensemble.

Le report du projet dans le temps nous conduit à décaler l’interpellation des élus de quelques semaines, c’est pourquoi nous vous proposerons un outil en ligne en janvier.

En revanche, sans attendre la fin de l’année, mobilisez vos proches, familles, amis : pour faciliter cette urgence nous offrons à tous l’accès au documentaire « Mourir n’est pas tuer – Enquête au cœur de la fin de vie ». Vous le trouverez sur notre chaîne Youtube « Tout mais pas ça ! ». Organisez des soirées, diffusez l’information, faites circuler le lien : ce documentaire donne les repères pour comprendre l’enjeu de l’euthanasie.

Heurt

Une erreur s’est glissée dans ce titre d’Aleteia. Saurez-vous la débusquer ?

Bravo ! il aurait évidemment fallu écrire pour être juste : « Comment recevoir une conviction qui vient heurter le Magistère ? »

On perçoit depuis quelques jours le grand trouble qui se répand chez les catholiques encore fidèles. La volonté pourtant farouche d’éluder les difficultés successives et cumulatives vient tout de même se briser sur ce nouvel épisode de déconstruction et d’extinction des lumières.

Fiducia supplicans n’est pourtant que la suite logique, effroyablement logique et fortement prévisible d’une révolution qui est à l’œuvre depuis longtemps. Et le Bon Dieu, qui se sert de tout, se sert de cette nouvelle péripétie pour déciller le regard de nombre de ses enfants.

Pourtant, d’autres mettent toujours autant d’énergie à ne pas voir, à ne pas vouloir voir, à ne pas laisser voir.

Mais il est de plus en plus difficile de faire croire que toutes ces lubies pseudo pastorales, amourachées du monde, ont le moindre lien avec le Magistère authentique ou les Saintes Écritures elles-mêmes.

Il faut à présent en tirer les conclusions : comment recevoir une conviction qui vient heurter le Magistère ?

Cyril Farret d’Astiès

Et maintenant les évêques du Cameroun et de Pologne

Les évêques du Cameroun ont à leur tour pris position avec une fermeté renouvelée contre les bénédictions accordées aux couples homosexuels. Dans leur déclaration, les évêques soulignent la sacralité de l’identité sexuée homme-femme, évoquant les principes bibliques de la création de l’homme et de la femme à l’image de Dieu. Ils réitèrent l’enseignement de l’Église sur la différence fondamentale entre les sexes et l’importance du mariage comme fondation de la famille.

Les évêques soulignent également que l’homosexualité est considérée comme une falsification de l’anthropologie humaine, détournant la sexualité, le mariage et la famille de leur essence originelle. Ils insistent sur le fait que cette pratique va à l’encontre des valeurs traditionnelles et historiques de la société africaine, la considérant comme une violation flagrante de l’héritage ancestral. La déclaration met l’accent sur la conception chrétienne du mariage en tant qu’union entre un homme et une femme, soulignant que l’union homosexuelle ne peut être considérée comme un mariage authentique, mais plutôt comme une distorsion de cette institution sacrée. En déclarant que l’homosexualité est contraire à la loi naturelle et en rejetant toute forme de bénédiction accordée aux couples homosexuels, les évêques affirment leur position conforme à l’enseignement traditionnel de l’Église catholique.

De son côté, la Conférence des évêques de Pologne corrige Fiducia Supplicans en disant non à la bénédiction des couples homosexuels.

Quel rapport entre le planning familial et le choix d’un chef d’orchestre ?

Le Planning Familial 06 s’associe à une série d’associations d’extrême-gauche comme Attac 06 ou le Comité antifasciste 06 pour s’opposer à la venue de Beatrice Venezi à l’Opéra de Nice pour les traditionnels ballets de Noël et concert du Nouvel an.

Le tort de Béatrice Venezi n’est pas d’être une piètre musicienne, mais elle serait proche de Giorgia Meloni. En outre, elle porte la haine dans ses gênes car elle est la fille de Gabriele Venezi, l’ancien dirigeant du parti Forza Nuova…

Gérald Darmanin, à quand la dissolution du Planning familial ?

Signez l’appel pour des peuples libres dans une Europe libre!

Les élections européennes se rapprochent (elles auront lieu normalement le 9 juin 2024) et c’est une occasion pour les Français attachés à leurs racines et à leur civilisation de prendre enfin conscience des graves problèmes que pose “cette Europe-là”. Avant de proposer des solutions plus ou moins radicales (du Frexit à la politique de la chaise vide en passant par mille propositions d’alliances), peut-être serait-il opportun de s’accorder sur le constat que “Bruxelles” est puissamment hostile à l’Europe historique, aux nations qui la composent et aux libertés des citoyens.

C’est le sens de l’appel que nous avons lancé avec une vingtaine de personnalités – y compris des personnalités politiques comme Jean-Frédéric Poisson, président de Via, Bruno North, président du CNI, et Laurence Trochu, présidente du Mouvement conservateur: Des peuples libres dans une Europe libre.

Si vous aussi, vous pensez que les élections européennes de juin sont une excellente occasion de mettre enfin le sujet sur la table, signez l’appel.

Le choc des photos et l’effet Streisand

Des journalistes bien pensants protestent parce que cette semaine l’hebdomadaire Paris Match a mis une couverture scandaleuse.

Une crèche ! Une crèche à quelque jour de la saint Carrefour ! Quel scandale, quelle atteinte à la société de consommation.

D’habitude je n’achète pas Paris Match, mais là ils m’ont convaincu.

Effet Streisand

Le Salon beige condamné en première instance

Chers amis lecteurs,

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je tenais à vous annoncer sans tarder une mauvaise nouvelle : l’abbé Pagès et moi-même avons été condamnés en première instance dans le procès qui nous opposait au lobby LGBT.

Pas condamnés à de la prison comme l’avait requis le parquet, mais condamnés tout de même.

Je note à ce propos que l’une des causes de l’effondrement de la société française réside précisément dans le « deux poids, deux mesures » qui sévit trop souvent dans l’institution judiciaire – qui devrait être, au contraire, garante de l’impartialité de l’Etat.

Quand nous constatons que tant de crimes sont directement liés au laxisme de certains juges qui libèrent sans aucune précaution des terroristes, j’avoue qu’il est assez consternant d’entendre un procureur affirmer sans rire que l’article de l’abbé Pagès menace la société et que, pour diminuer cette menace, la prison, pour l’abbé et pour moi, serait une peine appropriée !

Dans cette affaire, l’Etat a choisi de soutenir une ultra-minorité puissante et donc de faire peser tout son poids sur la religion qui, non seulement a littéralement façonné la France, mais demeure tout de même, que je sache, la religion de la majorité des Français (et, avec elle, un paquet d’autres personnes car, sur cette question, les chrétiens sont loin d’être seuls à penser ce qu’ils pensent!). Affirmant lutter contre une prétendue « homophobie » (le mot même ne veut rien dire puisqu’il désigne étymologiquement la peur du semblable, alors qu’en règle générale, c’est plutôt du différent que nous risquons d’avoir peur – et d’ailleurs il est idiot d’imaginer qu’une peur devrait être sanctionnée par la loi pénale), le procureur a manifesté une bien plus réelle détestation du christianisme.

Et c’est précisément parce que deux principes chimiquement purs pour ainsi dire s’opposent dans cette affaire (le lobby LGBT veut faire censurer la Sainte Ecriture et réformer l’enseignement de l’Eglise, tandis que nous, nous réclamons la liberté pour les chrétiens et spécialement pour les prêtres de dénoncer le péché pour amener les pécheurs – que nous sommes tous – au salut) que nous avons choisi de faire instantanément appel.

Je ne connais pas encore le calendrier de la suite mais, naturellement, dès que j’en saurai davantage, je vous tiendrai au courant. Puis-je vous demander sans attendre de prier pour nous, tout spécialement pour notre avocat, le cher et si pugnace Jérôme Triomphe, pour que le Saint-Esprit nous donne la force et la sagesse pour dire sans peur la vérité ?

En attendant, je vous souhaite à tous de saintes fêtes de Noël.

Certes, j’aurais aimé trouver « sous le sapin » un verdict plus favorable, mais, quand nous contemplons la sainte Famille, nous ne pouvons que continuer !

ON NE LACHE RIEN, JAMAIS!

Guillaume de Thieulloy

PS : Bien sûr, votre soutien matériel nous est, lui aussi, plus précieux que jamais. Vous pouvez faire un don ponctuel ici ou rejoindre le Club café avec un don mensuel là.

Ukraine : Emmanuel Macron belliqueux et totalement déconnecté de la réalité militaire du conflit

Emmanuel Macron vient de déclarer devant les soldats français qu’il fallait continuer (seuls?) à soutenir l’Ukraine, quoi qu’il en coûte :

“Vous qui savez ce qu’est le rapport de forces, vous mesurez ce que l’on ne peut laisser faire et combien nous ne pouvons laisser la Russie gagner. Quel serait le lendemain pour nous Européens ? Nous continuerons donc à aider les Ukrainiens, ce que nous faisons, même si cela nous coûte“.

Le fait de faire cette déclaration aux militaires français n’est pas anodin, comme pour leur faire comprendre qu’on allait encore davantage les dépecer de leurs moyens opérationnels et leur demander de former des soldats ukrainiens plutôt que de s’entraîner…

Et pourtant les Français sont lassés et commencent à comprendre qu’on les a intoxiqués (comme pour le Covid) par un matraquage médiatique à sens unique. Cette prise de conscience s’explique sans doute par le virage à 90 degrés de certaines chaînes d’information, comme LCI, qui sont bien obligées d’effectuer un réajustement pour coller un peu mieux à la vérité. Leurs mensonges commençaient à se voir un peu trop… Ainsi, concernant l’aide apportée à l’Ukraine, un récent sondage montre que :

39 % des sondés indiquent qu’ils souhaitent arrêter ou réduire celle-ci : 20 % se prononcent pour l’arrêt immédiat des aides, 19 % pour une réduction progressive”

Voici l’analyse de Caroline Galactéros à propos de la posture belliqueuse du président français :

Sur le dossier ukrainien en revanche, c’est un désastre. Emmanuel Macron semble totalement déconnecté de la réalité militaire du conflit et de ses perspectives comme de l’évolution de la tectonique géopolitique globale.Il nous explique que la sécurité de l’Europe exige qu’on aide encore l’Ukraine et ne laissions pas la Russie gagner … mais la Russie a déjà gagné ce conflit ! Seul Paris semble encore l’ignorer. C’est la capitulation en rase campagne qui se profile, pas une négociation sur de bonnes bases « permettant à l’Ukraine de recouvrer son intégrité territoriale ».

La sécurité de l’Europe ne peut exister sans la neutralité de l’Ukraine. Ce n’est pas un scoop mais nous avons voulu le nier et persistons encore devant l’évidence du fiasco consécutif. Il faut revenir au plus tôt à cette exigence indépassable. Les États-Unis sont en train de lâcher Kiev et le président de la République nous explique que ce serait aux Européens de prendre le relais, et de payer pour une guerre perdue que nous n’avons pas directement voulue. Sauver l’Ukraine semble consister selon lui à faire durer le conflit et le massacre inutile d’un peuple sacrifié par ses propres gouvernants pour une chimère américaine : abattre et dépecer la Russie. L’architecture de sécurité en Europe a été détruite par les États-Unis et leurs puissances vassales européennes. La Russie, cible ultime des néoconservateurs américains – dont le président Macron ose se féliciter « qu’ils aient été à nos côtés » dans cette crise (sic!)-, a été poussée à la faute, l’a commise, mais l’emporte sur tous les tableaux. Elle n’a jamais varié dans ses préoccupations sécuritaires fondamentales et les poursuivra aussi longtemps que nécessaire.

Quand va-t-on se réveiller, sortir du mode “inversion accusatoire” et arrêter le désastre ? Ce morceau lyrique et même onirique de l’intervention présidentielle témoigne tragiquement du complet alignement grégaire de la France sur une politique pourtant suicidaire pour elle comme pour l’Europe …dont Emmanuel Macron feint hypocritement d’appeler à l’autonomisation grandissante ! Au delà du « en même temps », c’est proprement schizophrénique. Nous n’avons jamais été aussi faibles ni isolés et moqués dans un jeu mondial auquel nous persistons à ne rien vouloir comprendre.

Hausse des euthanasies en Espagne

En 2022, 288 personnes ont eu recours à l’euthanasie en Espagne, 576 demandes ayant été enregistrées.

Au second semestre 2021, après l’entrée en vigueur de la loi espagnole sur l’euthanasie le 25 juin 2021, 75 personnes avaient été euthanasiées après les 173 demandes recensées.

Ces chiffres sont issus du rapport annuel d’évaluation 2022, publié le 20 décembre par le ministère de la Santé. Le rapport précise que 14% des demandeurs ont également donné leurs organes, ce qui a conduit à 135 transplantations.

Les personnes demandant l’euthanasie étaient âgées, en majorité, de 60 à 80 ans. La plupart d’entre elles souffraient de maladies neurologiques ou de cancers.

Source : Gènéthique

Jean-Frédéric Poisson : “Malgré la foule innombrable de ceux qui revendiquent la victoire, tout le monde a perdu”

Extrait de la tribune de Jean-Frédéric Poisson (VIA) à propos de la loi immigration :

La comédie à laquelle nous assistons depuis quelques jours autour de la loi immigration nous montre une seule chose : malgré la foule innombrable de ceux qui revendiquent la victoire, tout le monde a perdu.

On peut faire beaucoup de reproches à la gauche, mais il faut lui reconnaître cette vertu, unique en l’espèce. Elle est la seule à reconnaître qu’elle a été défaite. La virulence avec laquelle elle le dit est significative. Son long hurlement à la mort indique qu’elle a perdu, au moins sur ce point, le magistère moral qu’elle exerçait sans concurrence depuis quarante ans (…). On passera sur les délires type « retour du IIIe Reich » et le déni de réalité qui sous-tendent cet aveu de débâcle.

Le Rassemblement national prétend qu’il a gagné la partie. En fait, il l’a perdue lui aussi. D’abord parce qu’il a voté un texte légalisant des situations qu’il avait lui-même fixées comme des lignes rouges infranchissables : la régularisation des travailleurs clandestins. Ensuite, un vote contre du groupe du RN aurait entraîné le rejet du texte, et donc des conséquences politiques lourdes. Au moins la démission d’Élisabeth Borne, au plus une dissolution de l’Assemblée nationale. Seraient-ce de si mauvaises nouvelles ? Le RN a fait le choix de soutenir l’exécutif, ainsi renforcé dans sa capacité à continuer de détruire la France pour les quarante-deux mois à venir. En tout cas, il sera désormais plus difficile de s’opposer au gouvernement, sur ce sujet à tout le moins.

Les Républicains ont perdu. Le texte qu’ils ont présenté et voulu soutenir du Sénat à l’Assemblée nationale présente, aux dires même du gouvernement, de lourdes difficultés constitutionnelles. Que restera-t-il de ce texte, une fois que les « sages » du Conseil constitutionnel puis les instances européennes l’auront passé à la moulinette, sinon un formidable coup de main au président de la république et son Premier ministre, une fois de plus ? Sans doute pas grand-chose. À la fin du compte, ce texte ne changera rien à notre politique migratoire, alors qu’elle devrait être revue en profondeur. Qu’auront gagné les Républicains dans cette affaire ? Quelques jours passés au centre de l’échiquier politique dont plus personne ne se souviendra à la Chandeleur.

À la fin du compte, le peuple français est encore le grand perdant de cette histoire. Il réclame à cor et à cri non pas la contention de l’immigration illégale mais l’arrêt de l’immigration légale (…) La Commission de Bruxelles impose, ces jours-ci, aux pays de l’Union européenne une politique migratoire qui rend à peu près inutile toute disposition ou toute posture qui ne nous débarrasserait pas de la tutelle de l’Europe sur la France. Une fois de plus, le Parlement français s’est trompé de combat et notre exécutif a déserté le vrai champ de bataille. Tout le monde a effectivement perdu.

Inspections commandos dans les écoles libres : la réponse du ministre

En juin, le député LR Patrick Hetzel avait interrogé le ministre de l’Education nationale sur les scandaleuses inspections qui s’étaient déroulés dans les lycées libres. La réponse du ministre a été publiée en ligne.

Texte de la question

M. Patrick Hetzel interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les conditions dans lesquelles sont parfois effectuées les inspections par les services académiques dans les écoles hors contrat. Ainsi, il est rapporté à M. le député que, contrairement aux écoles sous contrat, les inspections ont souvent lieu sans annonce préalable et peuvent durer toute une journée. Il serait même arrivé qu’il y ait dix inspecteurs pour une école de quatre-vingt-dix élèves. Est-il possible que certains inspecteurs se soient autorisés à fouiller dans les affaires personnelles des élèves comme celles du personnel ? Il arrive de plus en plus souvent que les inspecteurs imposent de se retrouver seuls avec les élèves pour s’entretenir avec eux et refusent la présence de toute personne de l’école pour assister aux entretiens. Une directrice qui a tenté de s’y opposer s’est vue menacée de voir son école fermée. Les questions posées sont vécues par les élèves comme une intrusion dans la vie privée des familles : accès internet à la maison, présence ou non d’une télévision, conversation sur la sexualité en famille, lieux de scolarisation des autres enfants de la fratrie… Alors que les écoles hors contrat sont déclarées légalement et connues des services de l’éducation nationale, les inspections devraient permettre aux établissements par des échanges de progresser. Or ces inspections sont vécues, de plus en plus souvent, par les élèves, les équipes pédagogiques et les familles comme une épreuve traumatisante. Aussi, il lui demande ce qu’il prévoit pour créer un cadre propice aux échanges constructifs et éviter toute forme de dérive.

Texte de la réponse

Depuis 2018, le régime juridique relatif aux établissements d’enseignement privés hors contrat a été profondément rénové : en premier lieu par la loi nº 2018-266 du 13 avril 2018 visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements d’enseignement privés hors contrat ; puis par la loi nº 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance ; et enfin par la loi nº 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. La refondation des modalités de contrôle de l’ouverture et de l’activité des établissements privés hors contrat, quel que soit le caractère propre qu’ils revendiquent, permet désormais une action efficace de la puissance publique en la matière. Ainsi, ce régime juridique tend aussi bien à promouvoir le droit à l’éducation qu’à garantir la sécurité des élèves accueillis au sein de ces établissements. La compétence de l’autorité académique pour assurer ce contrôle trouve son fondement dans l’article L. 442-2 du code de l’éducation ; ce contrôle vise un double objectif. D’une part, vérifier dans quelle mesure ces établissements permettent à leurs élèves de maîtriser, à l’issue de la période de l’instruction obligatoire (de 3 à 16 ans), l’ensemble des exigences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. D’autre part, il s’agit de s’assurer que les conditions de fonctionnement de ces mêmes établissements ne portent pas atteinte à l’ordre public et qu’elles offrent des garanties suffisantes en matière de prévention sanitaire et sociale, comme de protection de l’enfance et de la jeunesse. Conformément à l’article L. 241-4 du même code, un mandat est donné en ce sens par l’autorité académique aux équipes chargées de l’inspection des établissements d’enseignement privés hors contrat. Un guide pratique relatif au régime juridique applicable à l’ouverture, au fonctionnement et au contrôle des établissements d’enseignement privés hors contrat, librement accessible sur Internet, est par ailleurs diffusé depuis mars 2022 (v. https://www.education.gouv.fr/bo/22/Hebdo18/MENF2209703A.htm). C’est dans ce cadre que les inspecteurs inscrivent leur action. Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse porte une attention toute particulière à l’organisation et au déroulement de contrôles réguliers des établissements privés hors contrat.

Le nombre de contrôles est en augmentation constante, tout comme le nombre d’établissements privés hors contrat ouverts et les effectifs d’élèves qui y sont scolarisés. Ainsi, au cours de l’année scolaire 2021-2022, 650 inspections ont été menées et tous les établissements nouvellement ouverts ont été contrôlés. Le directeur de l’établissement peut être préalablement informé de la date du contrôle et de ses modalités. Toutefois, le contrôle peut aussi être effectué sans délai et de manière inopinée. De même, l’autorité académique peut décider si l’inspection sera réalisée par les inspecteurs de l’éducation nationale ou s’il apparaît pertinent d’y associer d’autres services de l’État afin de procéder aux contrôles relevant de leurs compétences. Ainsi, en pratique, la taille des équipes chargées de l’inspection de ces établissements peut être différente d’un établissement à l’autre, les inspecteurs de l’éducation nationale étant exceptionnellement en nombre supérieur à trois ou quatre. Les inspections constituent également des temps d’échange permettant aux établissements de progresser et de délivrer un enseignement toujours plus qualitatif aux élèves. Au demeurant, les inspections, dans leur grande majorité, conduisent à des rapports positifs, parfois accompagnés de conseils d’amélioration. En revanche, dans les cas où des manquements sont constatés, une mise en demeure est adressée à l’établissement assortie de recommandations pour permettre à l’établissement de remédier aux manquements dans les délais qui lui sont fixés. Dans ce cas, l’établissement fait l’objet d’une nouvelle inspection permettant de s’assurer qu’il a mis en œuvre les actions nécessaires. Ces pistes de remédiation sont toujours fournies dans le respect de la liberté pédagogique des établissements privés hors contrat. L’administration centrale du ministère accompagne les services académiques dans la mise en œuvre de ce cadre rénové de contrôle de ces établissements. Non seulement il existe le guide pratique mentionné plus haut, mais des formations sont également proposées aux académies pour rappeler ce cadre ainsi que les pratiques à observer lors des inspections. Elles sont plus particulièrement destinées aux inspecteurs de l’éducation nationale et aux services administratifs, dans une optique d’amélioration des processus d’instruction des demandes d’ouverture et d’inspection des établissements privés hors contrat.

Epuration médiatique en Pologne

Le Premier ministre Donald Tuska a limogé l’équipe dirigeante des médias publics. Imaginez une seconde que cela se passe en Hongrie ou en Russie…

Le gouvernement polonais licencie l’équipe dirigeante des médias publics. La diffusion de la chaîne généraliste polonaise TVP a été brusquement interrompue après l’annonce du limogeage de l’équipe dirigeante des médias publics du pays.

La nouvelle coalition au pouvoir en Pologne avait fait voter la veille par le Parlement une résolution appelant à la “restauration de l’ordre légal, l’impartialité et la crédibilité des médias publics.” Marek Rutka, membre du conseil de la télévision publique, de la radio et des agences a souligné :

“Il va y avoir un changement dans les équipes de direction et le conseil d’administration (des médias publics), un changement dans les équipes qui créent les programmes, les journalistes ou plutôt les pseudo-journalistes. Tout simplement, la télévision publique sera rendue au peuple.”

Le Premier ministre Donald Tusk et sa coalition pro-européenne accusaient les médias publics d’être le relais de l’ancien gouvernement et son parti Droit et Justice.

L’ancien Premier ministre Mateusz Morawiecki dénonce la reprise en main des médias comme “le premier pas vers une dictature.” Une fois au pouvoir, la gauche ne s’embarrasse pas.

I-Média : Ces femmes qui dénoncent la réalité de l’immigration

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur la Une de Libération suite au vote de la loi immigration, l’occasion de revenir sur les rouages de cette opération politique.

Puis le dossier du jour se penche sur les femmes dans les médias et le rôle crucial qu’elles jouent sur les plateaux pour dénoncer l’immigration et décrire le réelle que bien souvent elles subissent en première ligne :

  • Alice Cordier, la présidente de Némésis, un mouvement féministe identitaire,
  • Thaïs d’Escufon, influenceuse politique,
  • Claire, cette jeune femme violée par un clandestin sous OQTF,
  • Marion Maréchal, engagée chez Reconquête.

Phénomène médiatique nouveau, leur parole semble avoir enfin tout le poids qu’elles méritent, même si cela ne plaît pas à tout le monde !

Sans oublier les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM, consacré à Thomas Legrand ou l’incarnation du journaliste bobo de gauche.

47 % des séminaristes diocésains ont fréquenté régulièrement ou occasionnellement une paroisse ou communauté traditionaliste

La Croix a réalisé une étude pour cerner le profil des près de 700 séminaristes de France. Cette enquête est fondée sur un questionnaire adressé aux 673 candidats à la prêtrise au sein des 25 séminaires français. Les séminaristes des instituts traditionalistes ne font pas partie de l’enquête. Le taux de réponse est de 64 % (434 répondants).

  • 72 % viennent d’une famille catholique pratiquante qui se rendait à la messe chaque dimanche, et pour 62 %, leurs parents sont les premières figures déterminantes de leur itinéraire spirituel.
  • 36 % des répondants disent avoir envisagé la prêtrise pour la première fois avant l’âge de 10 ans.
  • 61 % citent en premier la transmission familiale comme meilleure modalité pour partager la foi.
  • 59% ont été servants d’autel pendant de nombreuses années
  • 56% ont été scouts, dont 34 % parmi les Scouts d’Europe.
  • Trois quarts ont participé aux Journées mondiales de la jeunesse
  • Plus d’un tiers a fréquenté régulièrement une communauté nouvelle.
  • 47 % a fréquenté régulièrement ou occasionnellement une paroisse ou communauté traditionaliste.
  • 34 % expliquent ne rien avoir contre la messe traditionnelle
  • 7 % préfèrent la messe traditionnelle et espèrent la célébrer régulièrement
  • 14 % apprécieraient de célébrer selon les deux formes.
  • Benoît XVI est le pape qui les a le plus marqués (39 %)
  • 17 % sont peu ou pas en affinité avec le pape argentin.
  • Pour 70 %, le cœur de leur mission sera d’abord la célébration des sacrements, loin devant la prédication ou la transmission des Écritures.
  • Près des trois quarts envisagent de porter la soutane, au moins occasionnellement, la moitié régulièrement.

La venue de l’antéchrist

Dans son parcours de l’Avent, 24 jours pour aimer l’Eglise, la Fraternité Saint-Vincent Ferrier a abordé la question de l’antéchrist. L’Église connaîtra, vers la fin de son parcours terrestre, un destin semblable au Christ et à sa Passion. À l’approche de la fin, se lèvera un dernier ennemi de l’Église, le plus redoutable de tous, que la tradition appelle « l’antéchrist ». Le Père Albert en parle en une dizaine de minutes :

Fiducia Supplicans : l’Afrique en route vers un bouclier pastoral continental ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le Président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (le cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa en RDC) a demandé officiellement à toutes les Conférences épiscopales du continent de se prononcer sur Fiducia Supplicans, en vue d’émettre une “déclaration pastorale” servant de “ligne directrice” sur le continent. Les avis de chaque conférence épiscopale sont attendus pour mi-janvier au secrétariat de ce Symposium.

Les positions des conférences épiscopales de nombreux pays (Malawi, Zambie, mais aussi Nigéria, Kenya, Togo et Ghana) exprimées publiquement ces derniers jours vont toutes dans le même sens : impossible de bénir des couples de même sexe. A noter que ces conférences épiscopales les plus courageuses sont toutes anglophones…

On peut tout à fait conjecturer une position commune africaine rejetant les bénédiction des couples de même sexe, agissant comme un bouclier pastoral continental contre les folies dans lesquelles le pape François et le cardinal Fernandez s’aventurent. Cela ouvrirait bien des perspectives pour les conséquences risquées du Synode sur la synodalité, synode qui va fracturer de manière toujours plus visible notre pauvre Eglise déjà bien meurtrie.

Il y a exactement 50 ans, Notre-Dame avertissait à Soeur Agnès à Akita (Japon) :

“Si les hommes ne se repentent pas et ne s’améliorent pas, […] l’oeuvre du diable s’infiltrera jusque dans l’Eglise de telle sorte que l’on verra des cardinaux s’opposer à d’autres cardinaux, des évêques à d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. Les églises et les autels seront saccagés ; l’Eglise sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera beaucoup de prêtres et d’âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.”

Fiducia supplicans : des évêques contre la confusion (suite)

Après les évêques du Malawi et du Kazakhstan, les évêques du Ghana, du Nigéria, du Zambie, du Togo (lire ici) ont interdit ces bénédictions :

Les évêques d’Ukraine :

Le cardinal Ambongo, président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), a envoyé une lettre aux présidents des conférences épiscopales locales leur demandant leur avis sur la Déclaration sur les Bénédictions en vue d’élaborer une réponse commune « valable pour toute l’Église en Afrique » :

En Suisse, Mgr Eleganti :

La Confraternité Britannique du Clergé Catholique, qui représente plus de 500 prêtres et diacres en Grande-Bretagne :

Le cardinal Napier :

Il manque un mot essentiel au débat sur la « Fiducia Supplicans ». Pourtant, cette parole fut la première sur les lèvres de Jésus lorsqu’il prononça son tout premier enseignement : « Repentez-vous et croyez à l’Évangile ! » Par la suite il sélectionne deux pêcheurs Simon & Andrew afin d’en faire des pêcheurs d’hommes !

Cardinal Müller : “Bénir les couples homosexuels constitue un acte sacrilège et blasphématoire contre le plan du Créateur”

Le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a quitté ses fonctions en 2017, vient de diffuser auprès de nombreux médias un texte très critique de la déclaration Fiducia Supplicans, qui ouvre la porte aux bénédictions pour les couples irréguliers, et appelle les prêtres et les évêques à éviter de telles bénédictions :

Avec la Déclaration Fiducia supplicans (FS) sur la signification pastorale des bénédictions, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) a fait une affirmation qui n’a pas de précédent dans l’enseignement de l’Église catholique. En effet, ce document affirme qu’il est possible pour un prêtre de bénir (non pas liturgiquement, mais en privé) des couples qui vivent une relation sexuelle en dehors du mariage, y compris des “couples” de même sexe. Les nombreuses questions soulevées par les évêques, les prêtres et les laïcs en réponse à ces déclarations méritent une réponse claire et sans équivoque.

Cette déclaration ne contredit-elle pas clairement l’enseignement catholique ? Les fidèles sont-ils obligés d’accepter ce nouvel enseignement ? Le prêtre peut-il pratiquer ces nouvelles pratiques qui viennent d’être inventées ? Et l’évêque diocésain peut-il les interdire si elles avaient lieu dans son diocèse ? Pour répondre à ces questions, voyons ce que le document enseigne exactement et sur quels arguments il s’appuie.

Le document, qui n’a été ni discuté ni approuvé par l’Assemblée générale des cardinaux et évêques de ce dicastère, reconnaît que l’hypothèse (ou l’enseignement ?) qu’il propose est nouvelle et qu’elle s’appuie principalement sur le magistère pastoral du pape François.

Selon la foi catholique, le pape et les évêques peuvent mettre certains accents pastoraux et relier de manière créative la vérité de la Révélation aux nouveaux défis de chaque époque, comme par exemple dans le domaine de la doctrine sociale ou de la bioéthique, tout en respectant les principes fondamentaux de l’anthropologie chrétienne. Mais ces innovations ne peuvent aller au-delà de ce qui leur a été révélé une fois pour toutes par les apôtres comme Parole de Dieu (Dei verbum 8). En effet, aucun texte biblique, aucun texte des Pères et des Docteurs de l’Eglise, aucun document antérieur du magistère ne vient étayer les conclusions de FS. De plus, ce que nous voyons n’est pas un développement mais un écart doctrinal. Car on ne peut parler de développement doctrinal que si la nouvelle explication est contenue, au moins implicitement, dans la Révélation et, surtout, ne contredit pas les définitions dogmatiques. Et un développement doctrinal qui atteint un sens plus profond de la doctrine doit s’être produit graduellement, à travers une longue période de maturation. En fait, la dernière déclaration magistérielle sur ce sujet a été émise par la Congrégation pour la doctrine de la foi dans un document publié en mars 2021, il y a moins de trois ans, et elle a catégoriquement rejeté la possibilité de bénir ces unions. Cela vaut tant pour les bénédictions publiques que pour les bénédictions privées destinées aux personnes vivant dans des conditions de péché.

Comment FS justifie-t-il le fait de proposer une nouvelle doctrine sans contredire le document précédent de 2021 ?

Tout d’abord, FS reconnaît que tant le document de 2021 que l’enseignement traditionnel, valide et contraignant sur les bénédictions ne permettent pas de bénir dans des situations qui sont contraires à la loi de Dieu, comme dans le cas d’unions sexuelles hors mariage. Cela est clair pour les sacrements, mais aussi pour d’autres bénédictions que FS appelle “liturgiques”. Ces bénédictions “liturgiques” appartiennent à ce que l’Église a appelé les “sacramentaux”, comme en témoigne le Rituale Romanum. Dans ces deux types de bénédictions, il doit y avoir un accord entre la bénédiction et l’enseignement de l’Église (FS 9-11).

Ainsi, pour accepter la bénédiction de situations contraires à l’Evangile, le DDF propose une solution originale : élargir le concept de bénédiction (FS 7 ; FS 12). Cela se justifie comme suit : Il faut aussi éviter le risque de réduire le sens des bénédictions à ce seul point de vue [c’est-à-dire aux bénédictions “liturgiques” des sacrements et des sacramentaux], car cela conduirait à attendre pour une simple bénédiction les mêmes conditions morales que celles qui sont exigées pour la réception des sacrements” (FS 12). En d’autres termes, un nouveau concept de bénédiction est nécessaire, un concept qui va au-delà des bénédictions sacramentelles afin d’accompagner pastoralement le cheminement de ceux qui vivent dans le péché.

Or, en réalité, cette extension au-delà des sacrements se fait déjà à travers les autres bénédictions approuvées dans le Rituale Romanum. L’Église n’exige pas les mêmes conditions morales pour une bénédiction que pour la réception d’un sacrement. C’est le cas, par exemple, d’un pénitent qui ne veut pas abandonner une situation de péché, mais qui peut humblement demander une bénédiction personnelle pour que le Seigneur lui donne la lumière et la force de comprendre et de suivre les enseignements de l’Évangile. Ce cas ne nécessite pas un nouveau type de bénédiction “pastorale”.

Pourquoi, alors, est-il nécessaire d’élargir le sens de ” bénédiction “, si la bénédiction telle qu’elle est comprise dans le Rituel romain va déjà au-delà de la bénédiction donnée dans un sacrement ? La raison en est que les bénédictions envisagées par le Rituel romain ne sont possibles que sur ” des choses, des lieux ou des circonstances qui ne contredisent pas la loi ou l’esprit de l’Évangile ” (FS 10, citant le Rituel romain). Et c’est ce point que la DDF veut dépasser, puisqu’elle veut bénir des couples dans des circonstances, comme les relations entre personnes de même sexe, qui contredisent la loi et l’esprit de l’Évangile. Il est vrai que l’Église peut ajouter de “nouveaux sacramentaux” aux sacramentaux existants (Vatican II : Sacrosanctum Concilium 79), mais elle ne peut pas en changer le sens de manière à banaliser le péché, surtout dans une situation culturelle idéologiquement chargée qui induit également les fidèles en erreur. Et ce changement de sens est précisément ce qui se produit dans le FS, qui invente une nouvelle catégorie de bénédictions au-delà de celles qui sont associées à un sacrement ou à une bénédiction tels que l’Église les a compris.

FS dit qu’il s’agit de bénédictions non liturgiques qui appartiennent à la piété populaire. Il y aurait donc trois types de bénédictions :

a) Les prières associées aux sacrements, demandant que la personne soit en état de recevoir les sacrements, ou demandant que la personne reçoive la force de se détourner du péché.

b) Les bénédictions, telles qu’elles sont contenues dans le Rituel romain et telles que la doctrine catholique les a toujours comprises, qui peuvent être adressées à des personnes, même si elles vivent dans le péché, mais pas à ” des choses, des lieux ou des circonstances qui … contredisent la loi ou l’esprit de l’Évangile ” (FS 10, citant le Rituel romain). Ainsi, par exemple, une femme qui s’est fait avorter pourrait être bénie, mais pas une clinique d’avortement.

c) Les nouvelles bénédictions proposées par FS seraient des bénédictions pastorales, et non des bénédictions liturgiques ou rituelles. Par conséquent, elles ne seraient plus limitées aux bénédictions “rituelles” ou de type “b”. Elles pourraient s’appliquer non seulement aux personnes en état de péché, comme dans les bénédictions “rituelles”, mais aussi aux choses, lieux ou circonstances qui sont contraires à l’Évangile.

Ces bénédictions de type “c”, ou bénédictions “pastorales”, sont une nouveauté. N’étant pas liturgiques mais plutôt de “piété populaire”, elles ne compromettraient pas la doctrine évangélique et n’auraient pas à être cohérentes avec les normes morales ou la doctrine catholique. Que peut-on dire de cette nouvelle catégorie de bénédiction ?

Une première observation est qu’il n’y a aucune base pour ce nouvel usage dans les textes bibliques cités par FS, ni dans aucune déclaration antérieure du Magistère. Les textes proposés par le pape François ne fournissent pas non plus de base pour ce nouveau type de bénédiction. En effet, la bénédiction selon le Rituel romain (type “b”) permet déjà à un prêtre de bénir quelqu’un qui vit dans le péché. Et ce type de bénédiction peut facilement s’appliquer à quelqu’un qui est en prison ou dans un groupe de réinsertion, comme le dit François (cité dans FS 27). La bénédiction “pastorale” innovante (type “c”), en revanche, va au-delà de ce que dit François, car on pourrait donner une telle bénédiction à une réalité qui est contraire à la loi de Dieu, comme une relation extraconjugale. En fait, selon le critère de ce type de bénédiction, on pourrait même bénir une clinique d’avortement ou un groupe mafieux.

Cela nous amène à un deuxième constat : il est hasardeux d’inventer de nouveaux termes qui vont à l’encontre de l’usage traditionnel de la langue. Une telle procédure peut donner lieu à des exercices de pouvoir arbitraires. Dans le cas présent, le fait est qu’une bénédiction a une réalité objective propre et ne peut donc pas être redéfinie à volonté en fonction d’une intention subjective contraire à la nature d’une bénédiction. C’est là que la célèbre phrase de Humpty Dumpty dans Alice au pays des merveilles me vient à l’esprit : “Lorsque j’utilise un mot, il signifie ce que je choisis de signifier, ni plus ni moins. Alice répond : “La question est de savoir si l’on peut faire en sorte que les mots signifient autant de choses différentes.” Et Humpty Dumpty de répondre : “La question est de savoir lequel est le maître, c’est tout.”

La troisième observation porte sur le concept même de ” bénédiction non liturgique ” qui n’est pas destinée à sanctionner quoi que ce soit (FS 34), c’est-à-dire une bénédiction ” pastorale ” (type ” c “). En quoi diffère-t-elle de la bénédiction envisagée par le Rituel romain (type ” b “) ? La différence ne réside pas dans la nature spontanée de la bénédiction, qui est déjà possible dans les bénédictions de type “b”, puisqu’elles n’ont pas besoin d’être réglementées ou approuvées dans le Rituel romain. La différence ne réside pas non plus dans la piété populaire, puisque les bénédictions selon le Rituel romain sont déjà adaptées à la piété populaire, qui demande la bénédiction d’objets, de lieux et de personnes. Il semble que la bénédiction “pastorale” innovante soit créée ad hoc pour bénir des situations contraires à la loi ou à l’esprit de l’Évangile.

Ceci nous amène à une quatrième observation concernant l’objet de cette bénédiction ” pastorale “, qui la distingue de la bénédiction ” rituelle ” du Rituel romain. Une bénédiction “pastorale” peut inclure des situations contraires à l’Évangile. Remarquez que ce ne sont pas seulement les personnes pécheresses qui sont bénies ici, mais qu’en bénissant le couple, c’est la relation pécheresse elle-même qui est bénie. Or, Dieu ne peut pas envoyer sa grâce sur une relation qui lui est directement opposée et qui ne peut pas être ordonnée à lui. Les relations sexuelles hors mariage, en tant que relations sexuelles, ne peuvent pas rapprocher les personnes de Dieu et ne peuvent donc pas s’ouvrir à la bénédiction de Dieu. Par conséquent, si cette bénédiction était donnée, elle aurait pour seul effet de troubler les personnes qui la reçoivent ou qui y assistent. Elles penseraient que Dieu a béni ce qu’il ne peut pas bénir. Cette bénédiction “pastorale” ne serait ni pastorale ni une bénédiction. Il est vrai que le cardinal Fernandez, dans des déclarations ultérieures à Infovaticana, a dit que ce n’est pas l’union qui est bénie, mais le couple. Mais c’est vider un mot de son sens, puisque ce qui définit un couple comme couple, c’est précisément le fait qu’il soit une union.

La difficulté de bénir une union ou un couple est particulièrement évidente dans le cas de l’homosexualité. En effet, dans la Bible, la bénédiction est liée à l’ordre que Dieu a créé et qu’il a déclaré bon. Cet ordre est fondé sur la différence sexuelle de l’homme et de la femme, appelés à être une seule chair. Bénir une réalité contraire à la création n’est pas seulement impossible, c’est un blasphème. Encore une fois, il ne s’agit pas de bénir des personnes qui “vivent dans une union qui ne peut en aucune façon être comparée au mariage” (FS, n. 30), mais de bénir l’union même qui ne peut être comparée au mariage. C’est précisément dans ce but qu’un nouveau type de bénédiction est créé (FS 7, 12).

Plusieurs arguments apparaissent dans le texte pour tenter de justifier ces bénédictions. Tout d’abord, la possibilité de conditions qui réduisent l’imputabilité du pécheur. Cependant, ces conditions se réfèrent à la personne, et non à la relation elle-même. On dit aussi que demander la bénédiction concerne le bien possible que ces personnes peuvent réaliser dans leurs conditions actuelles, comme si demander une bénédiction constituait déjà une ouverture à Dieu et à la conversion. Cela peut être vrai pour ceux qui demandent une bénédiction pour eux-mêmes, mais pas pour ceux qui demandent une bénédiction en tant que couple. Ces derniers, en demandant une bénédiction, cherchent implicitement ou explicitement à justifier leur relation elle-même devant Dieu, sans se rendre compte que c’est précisément leur relation qui les éloigne de Dieu. Enfin, on prétend qu’il y a des éléments positifs dans la relation et qu’ils peuvent être bénis, mais ces éléments positifs (par exemple, que l’un aide l’autre dans une maladie) sont secondaires par rapport à la relation elle-même – dont la caractéristique déterminante est le partage de l’activité sexuelle – et ces éléments ne changent pas la nature de cette relation, qui ne peut en aucun cas être orientée vers Dieu, comme l’a déjà noté le Responsum 2021 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Même dans une clinique d’avortement, il y a des éléments positifs, depuis les anesthésistes qui évitent la douleur physique jusqu’au désir des médecins de protéger le projet de vie de la femme qui se fait avorter.

Une cinquième observation concerne l’incohérence interne de cette bénédiction “pastorale” innovante. Est-il possible de donner une bénédiction non liturgique, c’est-à-dire une bénédiction qui ne représente pas officiellement l’enseignement du Christ et de l’Église ? La clé de la réponse à cette question n’est pas de savoir si les rites sont officiellement approuvés ou plutôt spontanément improvisés. La question est de savoir si celui qui donne la bénédiction est un prêtre, un représentant du Christ et de l’Église. FS affirme qu’il n’y a pas de problème pour le prêtre de s’associer à la prière de ceux qui se trouvent dans une situation contraire à l’Evangile (FS 30), mais dans cette bénédiction, le prêtre ne s’associe pas simplement à leur prière, mais invoque plutôt la descente des dons de Dieu sur la relation elle-même. Dans la mesure où le prêtre agit en tant que prêtre, il agit au nom du Christ et de l’Église. Prétendre que l’on peut séparer le sens de cette bénédiction de l’enseignement du Christ, c’est postuler un dualisme entre ce que l’Église fait et ce qu’elle dit. Or, comme l’enseigne le Concile Vatican II, la révélation nous est donnée par des actes et des paroles, qui sont inséparables (Dei Verbum 2), et la proclamation de l’Église ne peut séparer les actes des paroles. Ce sont précisément les gens simples, que le document souhaite favoriser en promouvant la piété populaire, qui sont les plus susceptibles d’être trompés par un acte symbolique qui contredit la doctrine, puisqu’ils saisissent intuitivement le contenu doctrinal de l’acte.

À la lumière de ce qui précède, un catholique fidèle peut-il accepter l’enseignement de FS ? Étant donné l’unité des actes et des paroles dans la foi chrétienne, on ne peut accepter qu’il soit bon de bénir ces unions, même de manière pastorale, que si l’on croit que ces unions ne sont pas objectivement contraires à la loi de Dieu. Il s’ensuit que tant que le pape François continue d’affirmer que les unions homosexuelles sont toujours contraires à la loi de Dieu, il affirme implicitement que de telles bénédictions ne peuvent être données. L’enseignement de FS est donc auto-contradictoire et nécessite donc une clarification supplémentaire. L’Église ne peut pas célébrer une chose et en enseigner une autre car, comme l’a écrit Saint Ignace d’Antioche, le Christ est le Maître “qui a parlé et cela s’est fait” (Éphésiens 15:1), et on ne peut pas séparer sa chair de sa parole.

L’autre question que nous avons posée était de savoir si un prêtre pouvait accepter de bénir ces unions, dont certaines coexistent avec un mariage légitime ou dans lesquelles il n’est pas rare que les partenaires changent. Selon FS, il pourrait le faire avec une bénédiction “pastorale” non liturgique et non officielle. Cela signifierait que le prêtre devrait donner ces bénédictions sans agir au nom du Christ et de l’Église. Mais cela signifierait qu’il n’agirait pas en tant que prêtre. En fait, il devrait donner ces bénédictions non pas en tant que prêtre du Christ, mais en tant que personne qui a rejeté le Christ. En effet, par ses actes, le prêtre qui bénit ces unions les présente comme un chemin vers le Créateur. Il commet donc un acte sacrilège et blasphématoire contre le plan du Créateur et contre la mort du Christ pour nous, qui avait pour but d’accomplir le plan du Créateur. L’évêque diocésain est également concerné. En tant que pasteur de son église locale, il est tenu d’empêcher ces actes sacrilèges, sinon il s’en rendrait complice et renierait le mandat qui lui a été donné par le Christ de confirmer ses frères dans la foi.

Les prêtres doivent proclamer l’amour et la bonté de Dieu à tous les hommes et aider, par le conseil et la prière, les pécheurs et ceux qui sont faibles et ont des difficultés à se convertir. Cela est très différent du fait de leur indiquer, par des signes et des mots inventés par eux-mêmes mais trompeurs, que Dieu n’est pas si exigeant à l’égard du péché, cachant ainsi le fait que le péché, en pensée, en parole et en acte, nous éloigne de Dieu. Il n’y a pas de bénédiction, non seulement en public mais aussi en privé, pour des conditions de vie pécheresses qui contredisent objectivement la sainte volonté de Dieu.

Et ce n’est pas une preuve d’une saine herméneutique que les courageux défenseurs de la doctrine chrétienne soient taxés de rigoristes, plus intéressés par l’accomplissement légaliste de leurs normes morales que par le salut de personnes concrètes. C’est en effet ce que Jésus dit aux gens ordinaires :”Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et je vous donnerai du repos.Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger”. (Mt 11, 28-30). Et l’apôtre l’explique ainsi : “Et ses commandements ne sont pas pénibles, car celui qui est engendré par Dieu conquiert le monde. Et la victoire sur le monde, c’est notre foi. En effet, qui est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?” (1 Jn 5,3-5). À une époque où une fausse anthropologie sape l’institution divine du mariage entre un homme et une femme, avec la famille et ses enfants, l’Église devrait se souvenir des paroles de son Seigneur et Chef : “Entrez par la porte étroite ; car la porte est large et le chemin spacieux qui mène à la perdition, et ceux qui entrent par cette porte sont nombreux. La porte est étroite et le chemin qui mène à la vie est étroit, et ceux qui le trouvent sont peu nombreux. Et ceux qui le trouvent sont peu nombreux” (Mt 7, 13-14).

Jean-Yves Le Gallou : “Il faut inscrire le principe de la préférence nationale dans la Constitution!”

Jean-Yves Le Gallou, qui dirige la fondation Polémia, a écrit un essai intitulé “La Préférence nationale : Réponse à l’immigration” en 1985 alors qu’il allait devenir un membre éminent du Front national, notamment en raison de cet apport intellectuel. Cet essai est disponible gratuitement en PdF en suivant ce lien. La préférence nationale va plus loin que la priorité nationale car, comme écrivait Eric Zemmour dans sa dernière tribune :

Merci à eux de m’avoir fait comprendre pourquoi ils avaient troqué la préférence nationale, défendue jadis par le FN, en « priorité nationale » : les Français sont prioritaires, mais les étrangers restent bénéficiaires. Contrairement à eux mais comme la majorité des Français, je ne souhaite plus que les étrangers bénéficient de notre générosité : cela s’appelle la préférence nationale.

Jean-Yves Le Gallou propose de constitutionnaliser la préférence nationale, seul moyen d’échapper au Grand remplacement :

De mon point de vue, il faut en revenir à la formule du général de Gaulle « la seule cour suprême, c’est le peuple » et donc briser – j’emploie le terme à dessein – le pouvoir que se sont accaparé les juges : Conseil constitutionnel, Conseil d’État, Cour de cassation qui font la pluie et le beau temps sur les questions d’immigration et de sécurité.

En proposant aux Français par référendum – au titre de l’article 11 comme le général de Gaulle en 1962 – une réforme constitutionnelle en deux points principaux :

Le cantonnement du rôle du Conseil constitutionnel au strict contrôle formel des lois et à leur respect des SEULS articles de la Constitution à l’exception d’une interprétation des textes généraux des préambules ; ce que voulait le général de Gaulle et ce qui fut le cas jusqu’au coup d’État constitutionnel de 1971 (lorsque le Conseil constitutionnel s’arrogea unilatéralement et arbitrairement le droit de contrôler le fond des lois).

La reconnaissance de la supériorité des traités et des accords internationaux sur les seules lois ANTÉRIEURES à leur ratification ou approbation (les lois nouvelles s’imposant sans contestation possible).

Vous le voyez, juridiquement c’est facile : une simple et courte révision des articles 55 et 61 de la Constitution.

D’autres dispositions doivent évidemment être prises. En particulier l’article premier de la Constitution pourrait être ainsi complété : « Elle [La France] sauvegarde et promeut son patrimoine historique et ses racines européennes et chrétiennes. Elle assure aux nationaux français la priorité dans l’accès aux droits civiques, civils, économiques et sociaux (emploi, logement et prestations sociales de toute nature). » Bref inscrire dans la Constitution, le principe de préférence nationale. Et celui de préférence de civilisation.

Que de temps perdu depuis 1985…

Eric Zemmour sur la loi immigration : “Quelle indécence de parler de victoire idéologique!”

Le Figaro a publié une tribune d’Eric Zemmour où il critique la loi immigration, qui ne traite absolument pas le risque du grand remplacement :

La loi immigration, pire que rien!

Les lampions sont éteints. La fête est finie. La sarabande des caméras a cessé. Les bouteilles de champagne vides jonchent le sol du Palais Bourbon. De Gérald Darmanin à Marine Le Pen, en passant par Elisabeth Borne, Olivier Marleix et Éric Ciotti, ils ont tous célébré leur victoire. Mais contre qui ont-ils tous gagné ? Le peuple français.

Que savons-nous de manière certaine et définitive sur cette loi ? Qu’elle ne supprime pas le droit du sol. Elle ne supprime ni le regroupement familial, ni l’immigration familiale. Elle ne supprime pas l’AME, ni les prestations sociales pour les étrangers extra-européens, qui sont les pompes aspirantes de l’immigration. Elle ne permet pas l’expulsion des délinquants, criminels et fichés S binationaux. Elle ne concernera aucun Algérien, puisque les ressortissants de ce pays bénéficient toujours des privilèges migratoires de l’accord de 1968. Elle continuera donc de laisser entrer, chaque année, 100.000 étudiants étrangers, 150.000 demandeurs d’asile et 100.000 personnes venues au titre de l’immigration familiale.

Derrière les cris de victoire, dès l’année qui vient, 500.000 nouveaux étrangers pourront donc encore débarquer sur le sol français avec la bénédiction de cette « loi immigration » qui porte si bien son nom : elle confirme que l’immigration est la loi.

Nous savons également que les étrangers continueront de bénéficier de notre générosité, après un petit « délai de carence », que LR et le RN font mine de prendre pour une avancée colossale. Rappelons à ces génies parlementaires que c’est ce qui existe déjà pour le RSA. Merci à eux de m’avoir fait comprendre pourquoi ils avaient troqué la préférence nationale, défendue jadis par le FN, en « priorité nationale » : les Français sont prioritaires, mais les étrangers restent bénéficiaires. Contrairement à eux mais comme la majorité des Français, je ne souhaite plus que les étrangers bénéficient de notre générosité : cela s’appelle la préférence nationale.

Cette loi, en vérité, est dans la lignée des vingt-neuf qui l’ont précédée depuis trente ans : une digue de sable pour arrêter une vague gigantesque. Prenons l’exemple censé résumer la fermeté de cette loi : pour faire venir sa famille, un étranger devra désormais avoir résidé 24 mois sur notre sol. Auparavant, c’était 18. Six mois d’écart, qu’est-ce que cela pèse à l’échelle du grand remplacement qui nous menace ?

Les plus candides diront : « c’est mieux que rien ». Hélas, non. Je dis que cette loi est encore pire que rien, car elle n’est pas seulement inutile, elle est également nuisible. Elle permet toujours plus de régularisations de travailleurs clandestins. Il faut écouter Darmanin remercier ironiquement le RN « d’avoir voté pour 10 000 clandestins régularisés de plus ». Mais il faut dire la vérité jusqu’au bout : ces 10 000 régularisés auront ensuite le droit de faire venir leur(s) femmes, leur(s) enfants, leur grand-mère, leurs cousins. La famille, c’est sacré ! Cela s’appelle le regroupement familial.

Par ailleurs, cette loi interdit désormais la rétention des mineurs délinquants : une manière juridique de dire que l’impunité sera désormais totale pour ces fameux « mineurs isolés », qui ne sont, pour la plupart, ni mineurs ni isolés, mais qui pourrissent bel et bien la vie des gens, coûtent une fortune aux départements, et encombrent les tribunaux. Merci pour eux et leurs futures victimes. Dans ce contexte, quelle indécence de parler de victoire idéologique. Ces mesures signent au contraire une terrible défaite pour les Français. La classe politique ne parvient même pas à retarder ce qu’elle devrait empêcher : notre Grand Remplacement. Elle remet à plus tard la lutte contre l’immigration, elle durcit les mauvaises décisions prises par le passé, elle en invente de nouvelles tout aussi néfastes et, au passage, elle offre un cirque politique grotesque.

La Macronie se déchire sur des mesurettes. La gauche fait semblant de s’offusquer d’un texte qui fait semblant d’être ferme. Chez LR et au RN, on se félicite d’une fantastique victoire, alors qu’on n’a même pas fait de mal à une mouche, et alors, surtout, que ce texte prévoit toujours plus d’immigration. Victoire à la Pyrrhus. Et cerise sur le gâteau : le Conseil constitutionnel attend son heure. On peut compter sur lui pour annuler les petites mesures « qui allaient dans le bon sens ». C’est le Président de la République lui-même qui saisira le juge constitutionnel, pour être bien sûr qu’il ne restera rien d’autre dans ce texte que la régularisation de nouveaux clandestins.

La brume parlementaire va bientôt se dissiper. Cet épisode va passer. Son inanité sera bientôt visible aux yeux de tous. Tous ceux qui ont voté cette loi en seront comptables devant le peuple français. On pourra alors passer aux véritables mesures à adopter. Elles existent et sont simples à mettre en application. J’insiste : simples. C’est le peuple qui doit en décider, par référendum, pas le cirque parlementaire. Je ne veux nullement doucher les espoirs des rares à y avoir cru. Simplement, je crois en l’espérance. Et l’espérance ne se nourrit jamais d’illusions.

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