Les Anges Gardiens du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté
Cette année encore, face à l’affluence, les inscriptions pour le pèlerinage de Chartres ont été fermées, compte tenu des exigences liées à la logistique et à la sécurité de l’évènement. Il ne sera pas possible de s’inscrire sur place samedi matin.
Compte-tenu du nombre de marcheurs, des impératifs de circulation et de sécurité, l’association Notre-Dame de Chrétienté se trouve contrainte également de ne pas ouvrir les inscriptions à la journée pour le samedi et le dimanche.
En revanche, il est possible et louable de rejoindre les chapitres Anges-Gardiens (non marcheurs) et de vous inscrire pour bénéficier des méditations et vous unir ainsi au pèlerinage par la prière. Certaines paroisses organisent pour l’occasion des chapelets médités autour du thème du pèlerinage « Je veux voir Dieu ».
Par ailleurs, vous pourrez suivre en direct samedi matin, la messe d’envoi du pèlerinage, célébrée en l’église Saint-Sulpice à Paris par l’abbé de Labarre (FSSP).
La messe de dimanche, célébrée par le père Aubry, prieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, sera diffusée également en direct, sur CNews, ce qui ne vous dispense pas d’assister à la messe dans votre paroisse.
Enfin la messe du lundi à Chartres, célébrée par le cardinal Müller, sera également retransmise via Youtube.
Ne dîtes pas « islamiste », dîtes « conscientisés à forte religiosité »
Olivier Esteves, Alice Picard et Julien Talpin se sont intéressés aux Français musulmans qui partent s’installer à l’étranger. Leur « enquête sur la diaspora française musulmane » vient de paraître sous le titre La France, tu l’aimes mais tu la quittes. Ce n’est pas encore la remigration, mais Olivier Esteves, agrégé d’anglais, spécialiste en cultures et sociétés anglophones à l’université de Lille, explique dans Le Monde les raisons qui poussent certains musulmans de nationalité française à quitter la France, notamment pour le Royaume-Uni ou le Canada.
Le travail que vous publiez porte sur les Français musulmans qui décident de partir vivre à l’étranger. Sait-on combien ils sont ?
Ils sont probablement des dizaines de milliers, mais nous ne pouvons pas apporter un chiffre précis.
D’une part, on ne sait pas exactement combien de Français vivent à l’étranger puisqu’une part importante d’entre eux ne se font pas enregistrer sur les listes consulaires.
D’autre part, il n’existe pas en France de statistiques religieuses : on ne sait donc pas combien de Français sont musulmans. La question du « combien » n’était de toute façon pas celle qui nous intéressait le plus. Ce que nous voulions comprendre, c’est « pourquoi » ces Français musulmans quittent leur pays.
Justement, pour quelles raisons décident-ils de s’installer à l’étranger ?
Il s’agit avant tout de fuir « l’islamophobie d’atmosphère ». Dans nos entretiens, les enquêtés évoquent très fréquemment les médias et les discours politiques hostiles à l’islam et aux musulmans. Ce climat s’est exacerbé à la suite des attentats de 2015 et a entraîné une nette accélération des départs. […]
Votre enquête s’appuie sur un questionnaire que vous avez notamment diffusé par l’intermédiaire de réseaux militants, en particulier ceux du Comité contre l’islamophobie (CCIF) en France. Est-ce que cela ne génère pas un biais quant à la représentativité des réponses ?
Notre questionnaire a d’abord été diffusé sur Mediapart, après quoi il a été activement relayé dans des réseaux antiracistes comme le CCIF, en effet. Cela constitue indéniablement un « biais de sélection », mais ceux-ci sont monnaie courante dans les études quantitatives. De fait, on a affaire à des individus surdiplômés, souvent conscientisés, à forte religiosité. […] Ils se caractérisent par une forte religiosité. Celle-ci ne signifie pas nécessairement qu’ils se rendent régulièrement à la mosquée, mais passe souvent par le port du hidjab pour les femmes, par la consommation d’une nourriture halal ou encore par la récitation des cinq prières quotidiennes. Cette religiosité est en tout cas perçue comme frustrée, sinon découragée ou interdite, en France.
Vers quels pays se dirige cette diaspora musulmane française ?
On peut distinguer trois ensembles géographiques. La première zone de destination, ce sont les autres pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, qui est le premier pays d’accueil, et le Canada. Les pays du Golfe, Dubaï en particulier, constituent le deuxième ensemble. Enfin, la troisième zone de destination correspond aux pays du Maghreb et à la Turquie qui sont, le plus souvent, le pays d’origine des parents. […]
Des musulmans pratiquants diplômés, cela ressemble au profil des Frères Musulmans. A leur propos, une enquête révèle l’implication d’une association ayant des liens avec les Frères musulmans dans l’organisation des mouvements propalestiniens à Sciences Po : Student for Justice in Palestine, fondée dans les années 1990 par Hatem Bazian, un activiste palestinien connu pour sa proximité avec les Frères musulmans, aurait joué un rôle majeur dans le déroulé des manifestations. Elle en veut pour preuve la création d’une antenne de l’association dans la prestigieuse école le 11 octobre, soit quatre jours après les attaques du Hamas en territoire israélien.
« Students for Justice in Palestine est largement ancrée sur les campus aux États-Unis, ce n’est pas une nouveauté. Les étudiants américains de Sciences Po Paris participent à l’expansion de l’organisation en France. La sphère frériste qui dirige les associations propalestine se sert de la convergence des luttes pour obtenir le soutien des organisations de gauche et d’extrême gauche. Ils ne visent plus l’application des lois de la République, mais la mise en place de la charia ».
GPA : « Où est la maman ? »
De Gérard Leclerc dans France catholique :
Pour avoir posé cette simple interrogation, Marion Maréchal s’est trouvée fustigée par une grande partie de la classe politique, y compris par la porte-parole du gouvernement, Prisca Thévenot. Il est vrai que cette intervention d’une responsable politique touchait un point extrêmement sensible au cœur des modifications d’ordre anthropologique nées du « mariage pour tous ». Dès lors que le mariage ne se définit plus comme l’union d’un homme et d’une femme destinés à engendrer une postérité, tous les repères deviennent flottants. Les enfants qui résultent d’une procréation médicalement assistée sont dorénavant référés à un parent 1 et à un parent 2. Ce qui signifie l’exclusion d’un père ou d’une mère, au profit de deux hommes ou de deux femmes.
Individualisme ravageur
Rien de scandaleux dans ce fait pour une large partie des prescripteurs d’opinion, qui ont érigé l’individualisme en norme universelle. Le droit à l’enfant s’est substitué aux droits de l’enfant, dans une logique rigoureuse. L’enfant n’a plus droit à un père et une mère, il est le pur objet du choix de parents qui, par la médiation médicale, obtiennent ce qui relevait autrefois de la seule union maritale.
L’ultime obstacle à ce choix était l’impossibilité pour les hommes de requérir à la seule procréation médicalement assistée. Il se trouve franchi par le recours à la GPA (gestation pour autrui) mais elle est pour le moment encore interdite par la loi et récusée en raison de sa nature marchande, qui fait du corps de la femme un objet de commerce.
Un marché considérable
Il n’est pas sûr du tout que cette interdiction se maintiendra longtemps. Déjà certains plaident en faveur d’une « GPA éthique », tel l’écologiste Yannick Jadot. Elle est d’ailleurs transgressée par ceux qui s’adressent à des mères porteuses au-delà des frontières, dans des pays où la GPA a été légalisée, ce qui est le cas de l’Ukraine, lieu d’un marché considérable.
C’est à propos d’un tel cas de GPA que Marion Maréchal est intervenue. Il est vrai que la candidate de Reconquête ne visait pas seulement une pratique illégale mais l’origine de la confusion anthropologique qui ne cesse et ne cessera de produire ses effets délétères sur la génération à venir. La négation de la différence sexuelle qui structure depuis toujours l’humanité a trouvé dans la théorie du gender son aboutissement inéluctable. Le gender n’est pas lié à la naissance d’un être sexué mais à la libre disposition de soi-même. « On ne naît pas femme, on le devient », disait déjà Simone de Beauvoir, sans en tirer encore toutes les conséquences. La logique de l’individualisme absolu mène du gender à la transidentité, qui est désormais non seulement à la mode mais le site actif de la militance progressiste.
De ce point de vue, la lecture du quotidien Libération s’avère particulièrement utile pour comprendre les cheminements intellectuels militants suivis par ceux qui se considèrent à l’avant-garde de l’émancipation de tout un passé patriarcal. Ainsi la tribune signée dans le numéro des samedi 27 et dimanche 28 avril par Paul B. Preciedo, philosophe – Beatriz Preciedo jusqu’en 2015 – constitue un manifeste qui, en dépit de son sabir assumé, nous renseigne sur les défis et combats à venir.
Dangereuse utopie
Tout ce qui s’oppose à ce type de militance est défini comme du fascisme (sans autre précision linguistique). Cet ennemi soit-disant fasciste est accusé de se réclamer « d’une nature féminine mythique dédiée uniquement à la reproduction nationale ».
C’est dire que ce supposé fascisme se signale en fait par son souci d’un bien commun, intéressé notamment à l’avenir généalogique de l’humanité. Ce qui est contraire à l’individualisme sans frein de la mouvance LGBT. « C’est l’utopie qui fait la différence entre le féminisme et le fascisme. » Une utopie qui se moque bien de l’alliance nuptiale immémoriale. Oui, vraiment, où est la maman ?
3ème édition de la Lejeune Académie : une réponse à l’actualité
Pour la troisième année consécutive, l’Académie Lejeune invite les jeunes pro-vie à venir se former une semaine pour mieux défendre la vie !
Quelle meilleure réponse à l’actualité que la formation de la nouvelle génération en vue d’un engagement efficace dans la protection de la vie ?
Notre société a besoin d’ambassadeurs de la vie. Chacun a son rôle à jouer pour porter le message du respect de la vie, de sa conception à la mort naturelle !
Mais on ne peut « foncer » tête baissée et seul dans ces sujets parfois si douloureux que sont l’avortement, l’euthanasie, et la manipulation de l’embryon. Nous voulons permettre aux jeunes, de 18 à 27 ans, de s’engager en connaissant les enjeux éthiques et politiques des atteintes à la vie humaine, et en trouvant leur manière personnelle de répondre à cette culture de mort.
Où ? Sées (61500)
Quand ? Du Dimanche 18 août (18h) au Samedi 24 août (10h)
Qui ? Les personnes âgées de 18-27 ans voulant s’engager
Etats-Unis : tentative d’attentat durant une messe de premières communions
En Louisiane, alors qu’une soixantaine d’enfants s’apprêtaient à faire leur première communion, un adolescent de 16 ans a fait irruption dans une église avec l’intention d’en massacrer les occupants, mais est stoppé net et désarmé par des fidèles.
USA
An anti Catholic terrorist was arrested after entering a Catholic Church with a rifle, intending to massacre children and families during a First Holy Communion ceremony in Abbeville, Louisiana pic.twitter.com/5MI36mq20t
— Catholic Arena (@CatholicArena) May 12, 2024
This happened in Abbeville Louisiana today, Thank God they stopped him pic.twitter.com/Gugni5nyjS
— Steve Wills (@SteveWi54640116) May 12, 2024
Personne. Le néant
Depuis longtemps maintenant, le concours de l’Eurovision est devenu le spectacle du mauvais goût, de la propagande LGBTQXYZ et même du satanisme décomplexé.
Il y a quelques années, le vainqueur de l’eurovision était Conchita Wurst, que les Guignols de l’info avaient surnommé Zizi Impératrice. Cette année, c’est un Suisse qui se dit non binaire et se fait appeler Nemo. Autrement dit : personne. Selon Libération :
A 24 ans, iel devient la première personne non-binaire à obtenir la victoire à l’Eurovision. […] iel, habillé.e d’une jupette rose pâle, de collants et d’une veste à froufrous, a mêlé le chant lyrique avec le rap. […] Nemo a en outre été le seul artiste à ne pas défiler, en ouverture de la soirée, avec son drapeau national, mais en brandissant la bannière de la fierté non-binaire.
En Suisse, on ne parle plus de Guillaume Tell mais de Guillaume T.iel.
Après avoir tenu la récompense à bout de bras et l’avoir brandi devant les caméras et la foule, Nemo, qui se trouvait à genoux, a voulu la reposer sur la scène. Et il a brisé son trophée…
13 mai : une grande journée de prière pour la vie
De L’Evangile de la vie :
Le 13 mai 1981, comme à son habitude, le Pape Jean Paul II fait le tour de la Place en papamobile afin de permettre à tant de pèlerins, de fidèles, de curieux, de voir Pierre. C’est un mercredi, jour de l’Audience Générale, jour de l’enseignement de Pierre aux foules venues sur la Place. Un peu après 17 heures, un tireur vise le Pape en plein abdomen. La soutane immaculée du Pape est tachée de rouge. Il verse son sang. Place Saint-Pierre.
C’est aujourd’hui, 13 mai 1981, la fête de Notre-Dame de Fatima. Au coeur du Message de Notre-Dame à Fatima, se trouve la vie et la famille. (Cf homélie de Benoit XVI le 13 mai 2010). Ce 13 mai 9181, Le Saint-Père devait annoncer lors de l’Audience, la création du Conseil Pontifical pour la Famille et la fondation de l’Institut International Jean Paul II pour le Mariage et la Famille.
Le Pape n’a pas pu annoncer par les paroles ces fondations en faveur du Mariage et de la Famille. Il l’a fait en versant son sang. Comme du côté transpercé de Jésus sur la Croix, Jean Paul II signait par son sang versé, combien la vie, le mariage et la famille était au coeur de son pontificat. Ne dira-t-il pas le 14 février 2000 « Je considère l’Evangile de la Vie comme étant le document central de mon Pontifict ». Et aussi, à un autre moment, il disait : « je voudrais qu’on se souvienne de moi comme ayant été le Pape de la vie et de la famille ».
Le sang du successeur de Pierre. Le sang de Pierre. Le sang versé par Jean Paul II signifiant tant d’attaques contre la Vie et la Famille. Les larmes du peuple chrétien, les larmes de tant de etant de personnes à travers le monde, suppliant pour le Pape. Qui ne se souvient que l’horloge du temps a semblé s’arrêter ce 13 mai 1981 !
Le 29 mai 1994, Jean Paul II dira lors du plus émouvant Angelus de son Pontificat, sortant de son texte prévu, laissant déborder son coeur :
« Comprenez pourquoi le Pape souffre ! Le Pape devait souffrir, de même qu’il a dû souffrir il y a 13 ans, de même a-t-il dû souffrir cette année. J’ai médité, j’ai repensé à nouveau à tout cela pendant mon hospitalisation. Et j’ai compris que je dois faire entrer l’Eglise du Christ dans le troisième millénaire par la prière, par différentes initiatives, mais j’ai vu que cela ne suffisait pas : il fallait l’y faire entrer avec la souffrance, avec l’attentat d’il y a treize ans et avec ce nouveau sacrifice. Pourquoi maintenant, pourquoi en cette année, pourquoi en cette Année internationale de la Famille ? Précisément parce que la famille est menacée, la famille est agressée. Le Pape doit être agressé ; le Pape doit souffrir, pour que chaque famille et le monde entier voient que c’est un Evangile supérieur, dirais-je : l’Evangile de la souffrance, avec lequel il faut préparer l’avenir, le troisième millénaire des familles, de chaque famille et de toutes les familles »
Le 13 mai 2024, nous nous tournons vers Notre-Dame de Fatima, lui confiant toutes les intentions concernant la vie humaine depuis sa conception, jusqu’à son terme naturel et son entrée dans la Gloire. Les intentions de la Famille. Demandant à Notre-Dame une protection spéciale pour chaque famille et la conversion des âmes. Surs que son Coeur Immaculé nous exauce en peu de temps ! (Faisons célébrer des Messes pour la vie, prions le chapelet en famille, vivons une procession en l’honneur de Notre-Dame de Fatima).
Neuvaine à sainte Rita, patronne des causes désespérées, du 14 au 22 mai
Rien n’est impossible à Dieu……et avec l’intercession de la sainte patronne des causes désespérées, Rita : tout est possible !
Sainte Rita est une femme dont la vie a été marquée par de multiples rebondissements et de nombreuses épreuves.
Mariée par obligation familiale à un homme rude, elle perdra ensuite cruellement ses deux enfants et son mari avant de rentrer au monastère et d’entrer en profonde communion avec Dieu. Elle y recevra d’ailleurs, dans la prière, un stigmate de la couronne d’épines.
Hozana propose une neuvaine de 14 au 22 mai, jour de sa fête, pour lui confier nos peines, nos difficultés les plus grandes, nos désespoirs les plus profonds, à elle, qui est aussi la sainte patronne des familles et des couples en difficultés ! Confions-lui aussi les épreuves de ceux qui nous entourent et de ceux que nous aimons.
Se former pour éviter la guerre civile
Les jeunes de la formation au bien commun Polis nous prie de publier cette annonce:
Eric Werner avait publié en 1998 un livre prémonitoire intitulé L’avant-guerre civile dans lequel il suggérait que le système politique pouvait voir d’un bon ordre toute forme de désordre social dans la mesure où celle-ci venait justifier et renforcer l’augmentation du contrôle social. On pense évidement à la pandémie mais également au terrorisme et à l’insécurité. Aujourd’hui le sentiment s’est installé que cette avant-guerre civile est une réalité, qu’elle soit ouverte ou larvée. Tout le monde a en tête l’immigration et les émeutes. Mais il faut comprendre que le système politique moderne est fondé sur l’organisation de la guerre civile. Pour mieux comprendre comment la démocratie organise la division et la lutte des pouvoirs, pour appréhender le développement de cette logique délétère qui fait vivre et qui fera périr la démocratie, nous invitons les étudiants et jeunes professionnels la prochaine formation Polis qui aura lieu le 15 mai prochain 10 rue Rosenwald à 20h00 (www.formation-polis.com et Facebook Polis)
La Chrétienté
Dans la postface de l’ouvrage Chartres t’appelle, Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté qui organise le pèlerinage vers Chartres, écrit :
[…] Notre-Dame de Chrétienté est souvent critiquée pour son attachement à la chrétienté, à l’enseignement du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Combien de fois n’ai-je pas entendu que nous déguisions ainsi une tentation politique bien éloignée de la marche pieuse d’un pèlerinage ? Le pape François répond à ce reproche en rappelant la noblesse de la politique :
« La politique tant dénigrée, est une vocation très noble, elle est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun. Nous devons nous convaincre que la charité « est le principe non seulement des micro-relations : rapports amicaux, familiaux, en petits groupes, mais également des macro-relations : rapports sociaux, économiques, politiques ».
Notre pèlerinage de chrétienté s’appuie sur la doctrine sociale de l’Eglise qui ne craint pas d’être politique, à la recherche du bien commun. L’encyclique Quas Primas (1925) dont nous célèbrerons le centième anniversaire en 2025, est citée dans la charte de Notre-Dame de Chrétienté. Elle reste d’une grande actualité pour nos sociétés sans Dieu. Nos fondateurs l’avaient bien compris en 1982, quelques années après le vote de la loi Veil, dans la fidélité aux enseignements classiques de l’Eglise et en réponse à l’appel de saint Jean-Paul II de 1980. […]
Restaurer les croix des calvaires pour transmettre le Christ
Alexandre Caillé, directeur général de l’association SOS Calvaires, après avoir travaillé dans la finance, domaine qu’il a quitté, raconte dans cet ouvrage intitulé Que la croix demeure !, d’émouvantes et savoureuses histoires de restauration des calvaires de France et d’ailleurs, jusqu’en Irlande et au Portugal.
Le socle est au calvaire ce que la croix est à la chrétienté : le fondement, l’expression physique d’une réalité verticale, qui nous conduit du plus profond de la terre jusqu’au plus haut des cieux. Le socle, fondation ancrée dans la terre, incarne les racines du calvaire qui assurent la pérennité de l’édifice. Les calvaires sont les piliers du ciel sur la terre. Ainsi, le plus long dans la réfection d’un calvaire, le moins gratifiant mais le plus important, c’est le socle. Comme les fondations d’une bâtisse, il s’agit d’un travail en profondeur, un travail de l’ombre qui, s’il est bien fait, permet à la croix de traverser les siècles. En revanche, s’il est mal drainé et mal réalisé, le socle fera pourrir la croix et elle tiendra péniblement une décennie.
Mais au-delà de ces oeuvres de restauration, l’association souhaite ancrer la croix dans les âmes des habitants :
Notre mission est de reconnecter les habitants à leur patrimoine. Une croix délabrée n’est plus un simple vestige d’un passé poussiéreux et désuet. Une fois restaurée avec les concours des habitants, elle devient vivante, active, et témoigne à la fois d’un travail de nos pairs pour la mémoire de nos pères et la gloire de notre Père. Notre but est donc à la fois de restaurer ce patrimoine, mais surtout de rassembler les habitants autour de la Croix. Une fois la restauration terminée, nous enjoignons les personnes présentes à lever les yeux vers celui qui y est crucifié : ici s’arrête notre tâche et commence le travail de celui qui y est crucifié.
Beaucoup de nos bénévoles viennent pour la croix, pour le patrimoine, pour la beauté de leur village ou la grandeur de la France. Et nombreux sont ceux qui repartent avec le Christ. Chez SOS Calvaires, nous restaurons le matériel pour transmettre l’immatériel, nous restaurons la Croix pour transmettre le Christ.
Samedi prochain, l’association SOS Calvaires érigera un nouveau calvaire sur la chemin du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté.
L’incroyable popularité du Padre Pio
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent
- Père Clément BONOU, franciscain de l’Immaculée
- François BRUNATTO, petit-fils spirituel de Padre Pio
Près de 2000 amendements pour recadrer la loi sur l’euthanasie
D’Elisabeth Caillemer dans le JDD :
Au total, 1 869 amendements sur le projet de loi relatif à la fin de vie ont été enregistrés, la moitié provenant des députés LR et RN, et les trois quarts se focalisant sur la question de l’aide à mourir.
À noter tout d’abord, les nombreuses propositions qui en contestent le principe même, rappelant qu’un meilleur accès aux soins palliatifs permettrait d’éviter une telle législation. Des élus de tous bords ont par ailleurs demandé une clarification des termes employés dans ce texte, réclamant l’utilisation explicite des expressions « suicide assisté » et « euthanasie ». Figurant parmi les cinq conditions d’accès à l’aide à mourir, le « pronostic vital engagé à moyen terme » a fait l’objet de nombreuses demandes de suppression. Certains font valoir qu’il est impossible à définir médicalement, et que l’aide à mourir doit en conséquence être réservée aux patients en phase terminale. D’autres estiment que ce critère exclut injustement les personnes atteintes de maladies neurodégénératives à évolution lente et sans pronostic vital engagé, et préconisent de ne retenir que le critère d’une « affection grave et incurable ». Parmi les autres propositions : le respect des directives anticipées du patient, y compris dans l’hypothèse où il deviendrait inconscient, la collégialité de la décision médicale octroyant le recours à l’aide à mourir et une « clause de conscience collective » permettant à des établissements entiers de ne pratiquer ni l’euthanasie ni le suicide assisté. Enfin, des élus veulent faire interdire l’administration de la substance létale par une tierce personne.
Les 71 membres de la commission spéciale étudieront ces amendements à partir de demain, lundi 13 mai. […]
Les étrangers représentent environ un tiers des bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)
En voulant dénoncer un « gros raccourci » exprimé par Jordan Bardella et Marine Le Pen, la rubrique de France Info Le Vrai du faux fait cette révélation :
Les étrangers représentent environ un tiers des bénéficiaires de l’Aspa, comme le précise la Cour des comptes dans un rapport publié en 2021. En tout, 512 000 personnes touchaient l’Aspa en 2022, d’après les calculs de la Drees. Mais le taux de non recours est élevé : de nombreuses personnes ne demandent pas cette allocation auprès de leur caisse de retraite. Une personne éligible sur deux ne touche pas le minimum vieillesse, notamment les étrangers, qui ne connaissent pas tous leurs droits.
« Les étrangers, qui ne connaissent pas tous leurs droits »…
« J’aurais aimé qu’on me dise: « ne va pas au Planning familial, on t’incitera à avorter »
Ces histoires bien réelles et choquantes montrent qu’il est nécessaire et possible de prévenir l’avortement. Merci à ces trois femmes d’avoir accepté de témoigner des pressions subies pour les forcer à avorter. Pour les raisons expliquées dans la vidéo leur visage n’est pas montré et leurs voix ont été modifiées.
« Je veux voir Dieu »
D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :
« Qu’avez-vous à regarder le Ciel ? » Voilà une interrogation paradoxale, celle de l’ange après l’Ascension de Jésus : qu’a fait d’autre le Christ pendant les 33 ans de sa vie terrestre, sinon exhorter ses contemporains, et nous-mêmes à leur suite, à élever le regard vers la Patrie céleste, vers le Père éternel ?
Bien sûr, les vénérables commentateurs diront qu’en attendant le retour du Christ en gloire, il s’agit d’une invitation à regarder le réel tel qu’il est, à ne pas vivre dans l’illusion. Et de fait, l’exigence de vérité n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui, à l’heure où les moyens de communication sont démultipliés, au point de nous détacher de la vérité des relations, des personnes et des idées. « La vérité, disait saint Thomas d’Aquin, est l’adéquation de l’intelligence à la réalité. » Nous en sommes loin, quand les discours politiques et médiatiques font de la victime un bourreau, de l’agresseur un agressé… Au point que désormais, un effort soit requis pour « voir ce que l’on voit », comme le soulignait Charles Péguy.
Mais cette ascèse nécessaire pour ne pas vivre dans des idées abstraites, sans ancrage dans la réalité, ne doit pas non plus nous engluer dans un matérialisme sans issue, sans cette élévation vers les hauteurs où l’âme peut espérer étancher sa soif du beau, du bon et du vrai.
Soif des jeunes générations
À la suite de Péguy, ils seront ainsi près de 18 000 à s’élancer vers la cathédrale de Chartres, le week-end de Pentecôte, répondant à un appel pressant, celui du thème de ce pèlerinage : « Je veux voir Dieu ! » Et il n’est pas anodin que dans cette longue cohorte, la moyenne d’âge dépasse à peine 20 ans. Car ce qui les attire avant tout – et que nous approfondirons dans notre édition de la semaine prochaine –, c’est justement cette quête de vérité, mais de la vérité tout entière, qui ne se réduit pas aux choses visibles. Celle qui réside dans Celui qui a dit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. »
« Je veux voir Dieu », c’est d’abord le cri de sainte Thérèse d’Avila enfant, qui explique à ses parents qu’elle veut partir convertir les Maures, quitte à mourir martyre : « Je voudrais mourir, écrit-elle, pour jouir des grands biens du Ciel. » Mais ce désir de voir Dieu est aussi chez elle celui de l’union mystique, du mariage spirituel de son âme avec Dieu, dès cette terre ! Ce cri de « Je veux voir Dieu », c’est donc bien l’expression d’une soif inextinguible présente en chacun, qu’on en soit conscient ou non.
La bonne nouvelle est que cette soif ressurgit au grand jour parmi les jeunes générations, après des décennies où elle a été travestie sous les atours trompeurs de la sexualité débridée, de l’argent fou et de l’ivresse d’une liberté sans limites.
Mais il ne suffit pas de « dénuder la soif », comme y exhortait Gustave Thibon. Encore faut-il l’orienter vers la seule issue véritable, qui se situe après la mort : cette « joie sans fin d’une âme irradiée de lumière et d’amour » dont parlait le Père Gaston Courtois à la fin de sa vie. Là où « il n’y aura plus ni pleurs, ni souffrance, ni ignorance, ni malentendu, ni jalousie, ni mépris, ni mesquinerie, mais action de grâces filiale à l’égard de la Sainte Trinité ». Et ce grand éducateur ajoutait : c’est cette pensée du Ciel, après la mort, qui constitue « la meilleure pierre de touche du réel ».
Le premier ministre grec exige l’annulation de la reconversion en mosquée de l’église Saint-Sauveur-in-Chora
Deux jours avant sa visite officielle à Ankara en Turquie, le courageux premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a indiqué qu’il allait demander au président turc Recep Tayyip Erdogan d’«inverser la décision» de la reconversion en mosquée de l’ancienne église orthodoxe Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul.
La décision de la reconversion de cette église emblématique avait été prise en 2020 par Ankara «mais le fait que sa mise en œuvre coïncide avec ma visite me permettra certainement de soulever cette question et de voir s’il y a une possibilité d’inverser cette décision», a indiqué Kyriakos Mitsotakis.
Lundi dernier, les premiers fidèles musulmans avaient prié à l’intérieur de l’église byzantine, qui avait rouvert ses portes en tant que mosquée après quatre années de restauration.
Recep Tayyip Erdogan, qui a célébré depuis Ankara sa réouverture, avait ordonné sa reconversion en août 2020, un mois après la réouverture au culte musulman de l’ancienne basilique historique de Sainte-Sophie.
Le ministère grec des Affaires étrangères avait dénoncé lundi une «provocation» de la part d’Ankara, estimant que la reconversion de Saint-Sauveur-in-Chora «altère son caractère et porte atteinte à ce monument du patrimoine mondial de l’Unesco appartenant à l’humanité».
Outre son histoire millénaire rivalisant avec celle de Sainte-Sophie, l’église de la Chora est surtout connue pour ses magnifiques mosaïques et fresques datant du XIVe siècle, dont une monumentale composition du Jugement dernier.
Terres de Mission : Une église restaurée à Mossoul
Terres de Mission reçoit Benjamin Blanchard, directeur général de l’association SOS Chrétiens d’Orient, qui vient nous annoncer la bonne nouvelle de la reconstruction de l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours à Mossoul, ainsi que d’une école attenante. L’église avait été détruite et profanée par l’Etat islamique lors de la prise de Mossoul.
Puis, le jeune Paul nous présente Polis, une ambitieuse formation au bien commun et à la vision chrétienne de la politique à laquelle il participe, en partenariat avec L’Homme Nouveau.
Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture : « Cher Benoît XVI » d’Alexia Vidot (Emmanuel), journaliste récemment convertie au catholicisme ; « La liturgie dans l’histoire » de Marcel Metzger (DDB) ; « Le bien commun, joie commune », par le RP Jean-Dominique, op (Chiré) ; et « Entrer en religion au XVIIème siècle » de Marie-Claude Guillerand-Champ
Solennité de sainte Jeanne d’Arc, Vierge, Patronne secondaire de la France
Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que l’Église décrétât l’héroïcité des vertus de la Pucelle d’Orléans. C’était en 1904, quand saint Pie X invita solennellement la France à son culte et qu’il la béatifia en 1909. Et c’est son successeur, Benoît XV qui la canonisa en 1920. Mais les problèmes politiques intérieurs de la France à l’époque notamment avec l’Action Française contribuèrent à ce qu’elle ne fût point déclarée martyre mais seulement vierge.
De façon étonnante, c’est la Chambre des députés qui décréta à la même date, la fête de Jeanne d’Arc la fête du patriotisme, fixée au 2edimanche de mai. La loi n’a jamais été abolie et le décret est toujours en vigueur, même si personne n’en tient plus compte.
La fête fut dotée d’une messe et d’un office propre.
Tentative d’assassinat raciste du 3 février Gare de Lyon : l’Agrif demande communication du dossier
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
L’AGRIF partie civile demande à nouveau selon son droit la communication du dossier.
Apprenant la triple tentative d’assassinat à l’évidence motivée par le racisme antifrançais, perpétrée à Paris le 3 février dernier au moyen d’un couteau et d’un marteau par le ressortissant malien S. Kassogue, l’AGRIF s’était naturellement aussitôt portée partie civile.
Ce 9 mai 2024 il apparaît que la presse, et notamment BFMTV, a obtenu communication d’éléments essentiels du dossier et notamment les déclarations du mis en examen devant le juge d’instruction. De même qu’en plusieurs affaires on ignore l’auteur de cette « fuite ». Toujours est-il que BFMTV a pu communiquer plusieurs éléments de la personnalité de l’agresseur : ce dernier, né le 1 janvier 1992 au Mali, aurait souffert de problèmes psychiatriques sans que des diagnostics aient alors été posés.
Pendant ces années passées au Mali, le jeune homme se serait rapproché de son grand-père qui lui aurait raconté son enrôlement de force par la France et les violences qu’il aurait subies lors de la deuxième guerre mondiale. Son grand-père décédé, l’assaillant présumé de la gare de Lyon a déclaré avoir vécu en Italie de 2016 à 2024 où il aurait été interné à trois reprises en raison de dégradations de son état de santé. Plusieurs diagnostics sont alors posés : bouffée délirante avec syphilis, état maniaque atypique avec syphilis traité tardivement et trouble dissociatif.
En 2018 le suspect tente en vain de se rendre en France. Il y parvient enfin le 1° février dernier muni d’un titre de séjour émis en 2019. La veille des faits, préméditant son geste, il se procure un couteau et un marteau. Il entend alors perpétrer une attaque pour se venger de la politique française au Mali. On lit dans ses déclarations, non sans un certain culot, que les Maliens vivant en France ne sont pas en sécurité.
Ce malien, rendant responsable l’ensemble des Français de cette insécurité pour ses compatriotes et coreligionnaires musulmans, aurait voulu être reçu par Emmanuel Macron pour lui expliquer les souffrances du peuple malien occasionnées par la politique française dans son pays.
Il a alors considéré qu’un attentat était le seul moyen pour que son message parvienne au gouvernement français. Il a déclaré avoir ciblé pour son attaque uniquement les « vrais Français », à savoir les personnes à la fois de nationalité française et d’origine française. Étant de confession musulmane et pratiquant, il soutient ne pas être passé à l’acte pour un motif religieux. Peu après son arrestation, il a déclaré aux enquêteurs regretter de ne pas être parvenu à tuer quelqu’un. Il a ajouté être le seul membre de sa famille à avoir une telle animosité envers la France mais il est convaincu que ses proches seraient fiers d’apprendre ce qu’il a fait.
L’avocat de l’AGRIF, maître Jérôme Triomphe, a communiqué : « Il serait parfaitement anormal qu’une partie civile habilitée par la loi et dont la constitution de partie civile est parfaitement recevable n’ait pas le droit d’avoir communication du dossier alors que la presse en bénéficie illégalement.
Il est rappelé qu’aux termes d’un arrêt en date du 2 novembre 2016, pourtant soumis au greffe, la Cour de cassation a rappelé que :
«Aucun texte n’interdit au juge d’instruction de délivrer à l’avocat d’une partie civile, avant l’audition de celle-ci, dont la constitution n’a pas été contestée par le ministère public, une copie de la procédure »
Cass. crim. 2 nov. 2016 n° 16-83778
Il est donc à nouveau demandé à Madame le juge d’instruction de donner l’accès immédiat au dossier instruit sous le numéro 214/24/05 et sa communication immédiate au conseil de l’AGRIF. »
GPA et abus sexuels
Pas besoin de faire des amalgames, les faits sont là :
L’homme à l’origine d’un empire de GPA opérant dans 9 pays est un pédophile condamné qui a abusé sexuellement de plusieurs enfants.
José Prados, qui s’est lancé en affaires avec l’un des garçons qu’il a violés, fait maintenant l’objet d’une enquête pour trafic de bébés.
La GPA… https://t.co/DcXtF35KsW
— Olivia Maurel (@maurel_olivia) May 11, 2024
2 d’entre eux sont ajd ses associés ds le business de la GPA. Jose Prados, qui détient également une société spécialisée dans le « lavage » des réputations en ligne (appelée « Eliminalia »…) a changé de nom à sa sortie de prison et se ferait désormais appeler « Diego » 2/….
— Navarre (@Navarraise) May 11, 2024
Son partenaire BioTexCom, une des plus grandes cliniques de FIV au monde, est également au coeur d’une enquête criminelle, certains de ses employés étant accusés d’utiliser des programmes de « surrogacy » pour dissimuler un trafic d’enfants 4/…
— Navarre (@Navarraise) May 11, 2024
En 2021 cette nouvelle société, Interfiv, a fait l’objet d’une perquisition de la police ukrainienne à partir de soupçons de trafic d’êtres humains (en particulier, des bébés auraient été remis à des parents qui n’en étaient pas les commanditaires, etc) 6/…
— Navarre (@Navarraise) May 11, 2024
Andorre fait un pas vers la culture de mort
Le chef du gouvernement de l’Andorre, Xavier Espot, a annoncé que l’avortement, lorsque pratiqué à l’extérieur de la petite principauté où il est encore interdit, serait dépénalisé et couvert par la sécurité sociale andorrane d’ici 2027. Son gouvernement souhaite instaurer «un système qui permette de dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse» (IVG), «même si l’avortement ne peut pas être pratiqué sur le territoire andorran», a-t-il déclaré lors d’une réunion sur l’accord d’association négocié avec l’Union européenne.
L’Andorre, dont le co-prince est un évêque catholique, fait partie des Etats où l’avortement est illégal.
Inscrite dans l’article 108 de la Constitution andorrane, la «protection de la vie dans toutes ses phases» est l’une des «lignes rouges» que souhaite préserver le co-prince, Mgr Joan-Enric Vives.
L’abbaye de Saint-Pierre sur Dives profanée
👉 L’Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) a été profanée dans la nuit du 8 au 9 mai 2024. Une plainte a été déposée. pic.twitter.com/Shqw1RHxYR
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) May 10, 2024
L’Église est-elle crédible ?
L’Église est-elle crédible ? En posant cette question, et en tentant d’y répondre, le Club des Hommes en noir de cette semaine pose aussi un regard sur la nécessité de l’apologétique, ce qu’elle est, ce qu’elle apporte et son actuel renouveau dans un monde de plus en plus déchristianisé.
Au-delà de cette question, c’est aussi un appel à retrouver les raisons de croire qu’évoquent les invités de cette semaine, le père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Fe
Congé parental réduit à 3 mois : sortie de route pour le « réarmement démographique » d’Emmanuel Macron
Communiqué du Syndicat de la famille :
En précisant dans son interview accordée à Elle les contours de la réforme du congé parental, Emmanuel Macron confirme les inquiétudes exprimées par Le Syndicat de la Famille dès l’annonce de ce projet en octobre dernier. Le nouveau congé parental serait de seulement 3 mois pour le père et pour la mère au lieu de 3 ans (2 ans pour l’un et 1 an pour l’autre). Cette quasi-disparition du congé parental est en contradiction avec les objectifs de natalité d’Emmanuel Macron, l’état des finances publiques, la réalité du terrain et le rapport « Les 1000 jours » qui soulignait l’importance du temps passé par les parents avec leur enfant durant ses premières années de vie. Avec la réforme Macron, les 1000 jours vont se transformer en quelques mois. Le Syndicat de la Famille appelle à une révision en urgence de ce projet.
La raison d’être du congé parental est de permettre aux parents qui le souhaitent d’entourer leur enfant pendant ses premières années. Ce dispositif est hélas très mal indemnisé avec une enveloppe de 429 € mensuels pour le parent qui prend ce congé. Il s’agit d’un non-sens économique pour les finances publiques puisqu’une place en crèche coûte 2000 € par mois, soit 5 fois plus que l’allocation Prepare. Les finances publiques seraient donc gagnantes si le congé parental était suffisamment élevé pour que les parents soient plus nombreux à prendre ce congé et ce, en maintenant sa durée.
Dans son interview accordée à Elle, le Président de la République a indiqué que le congé passerait de 3 ans à deux fois 3 mois : un trimestre pour la mère et un trimestre pour le père. C’est une réduction beaucoup plus forte que ce qui circulait dans les couloirs où on évoquait un congé de 6 mois pour chaque parent.
« Soit c’est une erreur et elle traduit l’impréparation d’une réforme pourtant essentielle pour les familles et la démographie, soit c’est une volonté délibérée qui s’apparente à une nouvelle provocation à l’endroit des familles. Dans tous les cas, c’est une erreur, voire une faute politique dont les conséquences seraient désastreuses pour la natalité » dénonce Albéric Dumont, Vice-président du Syndicat de la Famille.
La France travers un grave hiver démographique, avec une baisse historique des naissances l’an dernier. L’écart entre le désir d’enfant et le nombre d’enfants mis au monde se creuse année après année. Pour accompagner les familles à traduire leur désir d’enfant, le congé parental doit être mieux rémunéré et sa durée maintenue. Avec la réforme Macron, tous les parents devront trouver un mode de garde au plus vite. Vu les très grandes difficultés rencontrées, depuis des années, pour créer suffisamment de places de crèches, de nombreux couples vont s’attendre à des problèmes majeurs et renoncer davantage à avoir un enfant. Après le décrochage de 2015 lié au changement des conditions du congé, ce sera un nouveau décrochage, et sans doute encore plus important.
Les fruits empoisonnés de Fiducia Supplicans
Le site Catholic News Agency repris par le National Catholic Register et par d’autres médias, rapporte une cérémonie accomplie par un prêtre de l’archidiocèse de Chicago, le P. Joseph Williams, responsable de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul qui est administrée par les prêtres de la Congrégation de la Mission (CM) ou Lazaristes.
Cette cérémonie a des allures franches de mariage, mais les deux personnes impliquées sont des femmes : Kelli Beard et Myah Knight, la seconde ayant été pendant 14 ans pasteur de communautés méthodistes unies autour de Chicago.
Contacté par OSV News le prêtre a reconnu être le célébrant visible sur la vidéo, et que la bénédiction, qu’il dit avoir donnée sur rendez-vous à la demande des intéressées, s’est tenue dans la paroisse Saint-Vincent-de-Paul. La scène a été filmée à l’aide d’un téléphone portable. L’église semble vide, mais le prêtre porte une aube et une étole.
Le prêtre s’adresse aux deux femmes et leur demande :
« Vous engagez-vous à nouveau librement à vous aimer comme de saints époux et à vivre dans la paix et l’harmonie ensemble pour toujours ? »
– « Nous le faisons, je le fais », répondent-elles. Le P. Williams poursuit :
« Dieu d’amour, augmentez et consacrez l’amour que Kelli et Myah ont l’un pour l’autre. »
Bien qu’il n’y ait pas échange d’anneaux, le prêtre déclare :
« Que les anneaux qu’ils ont échangés soient le signe de leur fidélité et de leur engagement. Qu’ils continuent à prospérer dans votre grâce et votre bénédiction. Nous vous le demandons par le Christ notre Seigneur. »
Il conclut en traçant le signe de croix, disant : « Que la bénédiction de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit descende sur vous ».
Dans sa réponse à OSV News, le père Williams a justifié le port de l’aube et de l’étole :
« C’est ainsi que je procède. Lorsque je vais chez quelqu’un pour bénir sa maison, je porte une aube et une étole. (…) C’est ce que je fais en tant que prêtre. Cela fait partie de mon vêtement. »
Quant à Fiducia Supplicans, il a expliqué que son geste découlait de sa « compréhension du texte ». Il ajoute que
« le Saint-Père a dit que les couples de même sexe peuvent être bénis tant que cela ne reflète pas une situation de mariage (…) tant qu’il est clair qu’il ne s’agit pas d’un mariage. »
Il se défend d’ailleurs. Lorsque Mme Knight a demandé la bénédiction, le P. Williams lui a dit :
« Veuillez comprendre qu’il ne s’agit en aucun cas d’un mariage, d’un mariage tout court, ou de quoi que ce soit de ce genre. Il s’agit simplement d’une bénédiction de personnes. »
Toutefois, il a encore expliqué à OSV News que l’utilisation du terme « saints époux » dans la bénédiction qu’il avait rédigée, était destinée à signifier « couple ». – On croit rêver… « saints époux » pour des personnes dans une situation de péché objectivement grave !
OSV News s’est montré assez pugnace en envoyant un lien de la vidéo à l’archidiocèse de Chicago pour commentaire ; ainsi qu’au cardinal Victor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) qui a commis Fiducia supplicans, pour avoir un avis sur cet acte.
La situation continuera à pourrir et les cérémonies deviendront explicitement des « mariages ». Il n’y a pas trente-six manières pour arrêter cette dérive monstrueuse : supprimer la dérive initiale, c’est-à-dire la déclaration elle-même.
