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L’Eglise face au monde moderne

De Cyril Farret d’Astiès sur L’Homme Nouveau :

[…]

C’est bien toute la démarche synodale sur la synodalité qui, par son processus lui-même, est une machine à mettre en œuvre une Église plastique, compatible avec la modernité, c’est-à-dire sans contenu (1). Et cette démarche synodale trouve sa source, puise son inspiration et sa légitimité dans le concile Vatican II.

Au-delà des questions d’herméneutique et de mise en œuvre du concile dont le pape a probablement conscience qu’il en est l’ultime garant (ne serait-ce que par le fait qu’il est le dernier pape contemporain du grand événement), il s’agit en réalité d’y puiser la caution du processus. Écoutons deux acteurs importants du concile nous préciser cette idée. Le père Gy, à propos de la liturgie (2)  : « La constitution sur la liturgie n’a pas fixé un équilibre, mais a créé un mouvement. »

Et le père Bernard Besret (OSB) dans une note (3) rédigée pour monseigneur Huyghe :

« Le Concile n’est ni la fin du monde, ni la fin de la vie dans l’Église. Il est une étape. À dépasser comme toutes les étapes. Il ne faut donc pas se figer dans les textes élaborés, sous peine de retomber dans une attitude identique à celle de l’avant-Concile, à savoir une attitude de repli, de sécurité, qui a justement nécessité la remise en question de tout par le Concile. L’Église est un corps vivant. Surtout qu’on ne la momifie pas dans les textes du Concile. C’est précisément pour éviter ce processus de momification que le pape a créé vos commissions : afin que l’Église ait non seulement des textes, mais encore des organes vivants d’interprétation et donc d’évolution. » 

La question fondamentale est donc la question du rapport à la modernité et, davantage encore aujourd’hui, à la post-modernité qui est le règne du désir et du sentiment. Est-il possible, comme nous y invite avec insistance le pape François de rejoindre la modernité et de faire chemin ensemble ? La modernité n’est-elle pas de nature si areligieuse que vouloir la rejoindre serait courir vers une noyade assurée ? 

Robert-Hugh Benson montre qu’il n’y a pas d’alternative : c’est l’apostasie ou le martyre. Mais c’est un roman. D’autres ont mis en garde contre la nature de la modernité qui ne s’est pas construite sans Dieu mais bien contre Lui.

Bernanos écrivait (4) : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »

Thibaud Collin pour sa part estimait récemment  que (5) « la postmodernité n’est pas un simple paganisme. Elle est foncièrement postchrétienne, c’est-à-dire qu’elle prétend avoir digéré les valeurs chrétiennes et en être l’aboutissement. Dès lors, vouloir annoncer l’Évangile en l’inculturant à un tel monde ne peut que l’altérer ».

Et l’abbé Barthe remarquait (6)  : « le fait est que la civilisation moderne s’est largement édifiée contre l’Église et le christianisme : on ne doit pas confondre les civilisations antérieures à la mission chrétienne et une civilisation d’un type nouveau, largement spécifiée par l’apostasie. » 

Faut-il aller chercher une caution définitive dans les Écritures ? Nous pourrions citer par exemple saint Jean : « moi, (le monde) me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises. » Mais les Évangiles parlent du monde en soi, pas spécifiquement du monde moderne même si ces mots prennent un relief encore plus vif à nos oreilles. Ailleurs saint Jean rapporte cette autre parole de Notre-Seigneur : « je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » Loin de nous donc l’idée de nous enfermer dans nos sacristies pour nous regarder le nombril en attendant la fin du monde. Nous aussi nous avons l’angoisse de la mission et de l’annonce à l’homme moderne.

Mais nous considérons que cet homme moderne est toujours le même homme. Si la modernité en tant que société est radicalement neuve avec sa technique, son étatisme, son relativisme obligatoire, son contractualisme, son artificialité, l’inversion totale et systématique du bien (pourchassé) et du mal (valorisé), l’homme, au fond, quant à lui, a toujours les mêmes aspirations au bonheur, la même tache originelle qui le pousse à faire le mal qu’il ne veut pas et à ne pas faire le bien qu’il veut.

Et que faut-il offrir à l’homme du XXIesiècle comme à ses devanciers des IIeou XIVe siècles sinon la splendeur de la Vérité ? Splendeur de l’Écriture sainte, qui parle avec une constante fraîcheur et poésie ; splendeur de la charité qui ne passe pas ; splendeur du dogme qui nous ouvre à la contemplation des mystères de notre foi ; splendeur de la liturgie qui déploie le culte que nous devons à Dieu et qui nous désaltère. […]

Neuvaine de Pentecôte du 11 au 19 mai : 9 jours pour goûter aux fruits de l’Esprit Saint

Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. Qui n’a pas rêvé de savourer ces fruits de l’Esprit Saint qui nous sont promis (Ga 5) ?

Impossible ? À la force du poignet, c’est évident ! Et pourtant, nous sommes bien appelés à vivre la vie nouvelle que décrit saint Paul. De même qu’on ne peut tirer sur une plante pour la faire pousser, on ne peut forcer les fruits de l’Esprit à éclore en nous.

Mais alors comment y goûter ?

Bonne nouvelle, ces fruits sont le fruit de notre relation à Dieu !

L’artiste Prénom Marlène vous propose 9 jours pour nous disposer à les recevoir, en approfondissant notre prière avec l’Esprit Saint, sur hozana.org

Le pape convoque une Année Sainte sous le signe de la Sainte Espérance

Voici le début de la bulle de l’année jubilaire 2025, publiée en ce jour de l’Ascension :

1. « Spes non confundit », « l’espérance ne déçoit pas » (Rm5, 5). Sous le signe de l’espérance, l’apôtre Paul stimule le courage de la communauté chrétienne de Rome. L’espérance sera également le message central du prochain Jubilé que le Pape proclame tous les vingt-cinq ans, selon une ancienne tradition. Je pense à tous les pèlerins de l’espérance qui arriveront à Rome pour vivre l’Année Sainte et à ceux qui, ne pouvant se rendre dans la ville des apôtres Pierre et Paul, la célébreront dans les Églises particulières. Qu’elle soit pour tous un moment de rencontre vivante et personnelle avec le Seigneur Jésus, “porte” du salut (cf. Jn 10, 7.9). Il est « notre espérance » (cf. 1 Tm 1, 1), Lui que l’Église a pour mission d’annoncer toujours, partout et à tous.

Tout le monde espère. L’espérance est contenue dans le cœur de chaque personne comme un désir et une attente du bien, bien qu’en ne sachant pas de quoi demain sera fait. L’imprévisibilité de l’avenir suscite des sentiments parfois contradictoires : de la confiance à la peur, de la sérénité au découragement, de la certitude au doute. Nous rencontrons souvent des personnes découragées qui regardent l’avenir avec scepticisme et pessimisme, comme si rien ne pouvait leur apporter le bonheur. Puisse le Jubilé être pour chacun l’occasion de ranimer l’espérance. La Parole de Dieu nous aide à en trouver les raisons. Laissons-nous guider par ce que l’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Rome.

Une parole d’espérance

2. « Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. […] L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5). Nombreux sont les points de réflexion que saint Paul propose ici. Nous savons que la Lettre aux Romains marque une étape décisive dans son activité d’évangélisation. Jusqu’alors, il l’avait exercée dans la zone orientale de l’Empire, et maintenant Rome l’attend avec tout ce qu’elle représente aux yeux du monde : un grand défi à relever pour l’annonce de l’Évangile qui ne peut connaître ni barrières ni frontières. L’Église de Rome n’a pas été fondée par Paul. Il ressent le désir ardent de la rejoindre au plus tôt pour apporter à tous l’Évangile de Jésus-Christ mort et ressuscité, comme annonce de l’espérance qui accomplit les promesses, conduit à la gloire et, fondée sur l’amour, ne déçoit pas.

3. L’espérance, en effet, naît de l’amour et se fonde sur l’amour qui jaillit du Cœur de Jésus transpercé sur la croix : « En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie » (Rm 5, 10). Et sa vie se manifeste dans notre vie de foi qui commence avec le baptême, se développe dans la docilité à la grâce de Dieu, animée en conséquence par l’espérance toujours renouvelée et rendue inébranlable par l’action de l’Esprit Saint.

C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie. L’espérance chrétienne, en effet, ne trompe ni ne déçoit parce qu’elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? […] Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 35.37-39). Voilà pourquoi l’espérance ne cède pas devant les difficultés : elle est fondée sur la foi et nourrie par la charité. Elle permet ainsi d’avancer dans la vie. Saint Augustin écrit à ce sujet : « Quel que soit le genre de vie, on ne peut vivre pas sans ces trois inclinations de l’âme : croire, espérer, aimer ». […]

Ce qu’a fait le Hamas le 7 octobre n’est pas très différent de ce que le FLN a fait en Algérie.

Rima Hassan a publié ce week-end le tweet de la honte :

Non seulement Marion Maréchal lui répond mais elle défend la mémoire de son grand-père Jean-Marie Le Pen, contrairement à d’autres qui le renient pour gagner quelques voix

Quelques exemples de ce que faisait le FLN en Algérie :

« 28 mai 1957, Melouza, 200 km au sud d’Alger. Dans ce village de près de 350 habitants, une partie de la population soutient Messali Hadj, président du Mouvement national algérien (MNA) et opposant au FLN. Au matin du 28 mai, des troupes du FLN prennent le village d’assaut, assassinant la population à coups de fusils, de pelles et de pioches. Les femmes sont violées, les hommes abattus, les corps mutilés. Dans les fermes environnantes, tenues par des Français, ce sont les ouvriers agricoles, acquis aux idées du FLN, qui ont conduit les massacres. Ceux qui partageaient les labeurs et la vie quotidienne des Européens se sont retournés contre eux : bébés fracassés contre les murs, femmes enceintes éventrées, hommes abattus et émasculés » [source]

« Durant cette première purge, un conseiller général, dont le président du comité FLN m’avait dit à plusieurs reprises qu’il avait toujours eu l’estime de la population, même s’il avait, par conviction, toujours pris position pour la France, a été arrêté le 1er août — après avoir assuré les fonctions de maire jusqu’à cette date à la demande de l’ALN — et enterré vivant le 7 août, la tête dépassant et recouverte de miel, en compagnie de plusieurs autres détenus, dans le camp d’Aïn-Soltan, près de Bordj-Bou-Arreridj, devant ses 350 codétenus. Son agonie, le visage mangé par les abeilles et les mouches, dura cinq heures (…).

La population ne participa aux supplices que de quelques dizaines de harkis — promenés habillés en femmes, nez, oreilles et lèvres coupés, émasculés, enterrés vivants dans la chaux ou même le ciment, ou brûlés vifs à l’essence« … [source]

 

I-Média : Guerre dans l’audiovisuel public ?

Cette semaine dans « I-Média », Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur les manifs de transsexuels et leur traitement médiatique.

Le dossier du jour est consacré à la guerre qui sévit dans le service public entre l’extrême gauche et l’extrême centre après l’éviction de Guillaume Meurice de France Inter.

Les pastilles de l’info abordent :
1) Le bon point mainstream : Balladur se repent !
2) Le coup de chapô : Le PDG de Ryanair veut participer à la remigration
3) Le coup de gueule : Les restos sans cœur
4) Décryptage : Débat Bardella/Hayer, manipulation de BFM
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Christine Kelly, une journaliste professionnelle et charmante !

L’Ascension de Notre-Seigneur

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Pendant les quarante jours qui suivirent sa Résurrection, le Sauveur posa les fondements de son Église à laquelle il allait bientôt envoyer l’Esprit-Saint. L’Épître et l’Évangile de ce jour résument tous ces enseignements du Maître. Puis Jésus quitta cette terre et l’Introït, l’Oraison, l’Épître, l’Alléluia, l’Évangile, l’Offertoire, la Secrète, la Préface et la Communion célèbrent sa glorieuse élévation au ciel, où les âmes qu’il a délivrées des limbes lui font escorte (All.), et entrent à sa suite dans le céleste royaume où elles participent plus amplement à sa divinité (Préf.)

L’Ascension nous prêche le devoir d’élever nos cœurs vers Dieu. Aussi l’Oraison nous fait-elle demander d’habiter en esprit avec Jésus dans les régions célestes, où nous sommes appelés à habiter un jour corporellement.

Tous les chants du propre de la fête de l’Ascension, l’Introït, les deux Alléluias, l’Offertoire et la Communion ont un point commun : ils contiennent tous le verbe ascéndere, monter, d’où vient le nom de la fête.

Introït : Viri Galilæi

Le texte de l’Introït est tiré du livre des Actes des Apôtres, dans le récit de l’Ascension. Ce sont les paroles que les anges adressèrent aux apôtres après que le Christ se fut dérobé à leurs regards :

Viri Galilæi, quid admiramini aspicientes in cælum ? Quemadmodum vidistis eum ascendentem in cælum, ita veniet.
Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous stupéfaits à regarder le ciel ? Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra.

Dans le texte des Actes, Jésus est explicitement nommé. Ici il est seulement désigné par un pronom. Autre différence, le texte original dit quid statis ? Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? La liturgie a remplacé statis par admiramini, introduisant une nuance d’étonnement et même de stupéfaction. Les apôtres n’ont toujours pas compris ce qui se passait. Il faudra la descente du Saint Esprit dans dix jours pour les éclairer. Les Anges semblent s’adresser à eux avec une certaine condescendance pleine de gentillesse que la mélodie exprime d’une manière légère et assez calme. La deuxième phrase tourne autour des mêmes notes tout en progressant vers les mots ita veniet, il reviendra. Et après cette promesse pleine d’espérance le premier des trois Alléluias de la fin s’élève dans une belle envolée très joyeuse avant la paisible cadence finale.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 46, qui est par excellence le psaume de l’Ascension, principalement à cause du verset que nous trouverons au premier Alléluia et à l’Offertoire :

 Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples battez des mains, poussez des cris de joie pour Dieu.

Alléluia : Ascendit Deus

Les Alléluias de la fête de l’Ascension ne ressemblent pas à ceux des dimanches du temps pascal, dont nous avons constaté que le deuxième était plus long que le premier avec une mélodie très développée et un texte tiré du Nouveau Testament, le plus souvent de l’Évangile. Les textes de ceux-ci sont tous deux tirés des psaumes, et leurs mélodies sont toutes deux des mélodies types, que l’on retrouve dans un certain nombre d’Alléluias tout au long de l’année, et qui sont donc assez connues.

Le premier de ces deux Alléluias a pour texte le verset du psaume 46 qui en fait le psaume de l’Ascension par excellence :

Ascendit Deus in jubilatione, et Dominus in voce tubæ.
Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur, au son de la trompette.

Il s’agit dans le psaume de l’arche d’alliance, présence symbolique de Dieu au milieu de son peuple, qui monte sur la montagne de Sion pour entrer triomphalement dans le temple, figure du ciel. En ce jour de l’Ascension le fils de Dieu monte directement au ciel où il fait une entrée triomphale, mais il n’y a plus sur la terre ni acclamations ni trompette, seulement le silence un peu hébété des disciples. C’est pourquoi la mélodie de cet Alléluia, que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent ou au deuxième dimanche après l’Épiphanie, n’est pas triomphante mais douce et contemplative, traduisant ainsi l’ambiance un peu mélancolique de la séparation plutôt que la joie extérieure de ce qui n’en était que la figure.

Alléluia : Dominus in Sina

Dans le deuxième Alléluia de la fête de l’Ascension nous trouvons un autre psaume triomphal d’action de grâces après une grande victoire, le psaume 67, qui raconte l’entrée du peuple d’Israël dans la terre promise avec l’arche d’alliance à sa tête, depuis le Sinaï où lui fut donnée la Loi, jusqu’à la montagne de Sion, où sera bâti le temple de Jérusalem et où nous voyons de nouveau l’arche monter. Sur le chemin de nombreux ennemis ont été vaincus, aussi le peuple emmène-t-il une troupe de prisonniers avec lui ; ainsi le Christ monte-t-il aujourd’hui au ciel entraînant à sa suite les hommes qu’il a rachetés de la captivité du péché.

Dominus in Sina in sancto, ascendens in altum captivam duxit captivitatem.

 Ce texte n’est pas très facile à traduire. Il semble qu’il faudrait lire a Sina plutôt que in Sina ce qui donnerait littéralement :

Le Seigneur s’avance depuis le Sinaï, il monte dans le lieu saint sur la hauteur emmenant les captifs.

La mélodie est encore une mélodie type, celle de la messe de minuit de Noël, mais aussi du premier dimanche de l’Avent ou du troisième dimanche après l’Épiphanie. Elle est très joyeuse ; ici nulle trace de mélancolie. Nous pensons au ciel où, si nous sommes fidèles, nous monterons à notre tour, délivrés de la captivité du péché.

Offertoire : Ascendit Deus

Le texte de l’Offertoire de la fête de l’Ascension est le même que celui du premier Alléluia. C’est toujours le verset du psaume 46.

Ascendit Deus in jubilatione, Dominus in voce tubæ.
Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur au son de la trompette.

Mais la mélodie est totalement différente. Chose curieuse ce sont le plus souvent les Offertoires qui ont un caractère contemplatif, tandis que les Alléluias sont plus joyeux et exubérants. Ici c’est l’inverse. Nous avons vu que la mélodie du premier Alléluia était assez douce et évoquait la mélancolie de la séparation ; dans celle de l’Offertoire nous retrouvons les acclamations et la trompette, la joie de monter au ciel à la suite du Christ, avec une mélodie ample et solennelle, commençant par une grande montée très expressive sur les mots Ascendit Deus, et se continuant d’une manière assez mouvementée. Cependant l’Alléluia final s’étire longuement et doucement, retrouvant l’ambiance plus contemplative qui est généralement celle des Offertoires.

Communion : Psallite Domino

Le texte de l’antienne de Communion de la fête de l’Ascension est tiré du psaume 67, comme le deuxième Alléluia. C’est un des psaumes importants de cette fête, après le psaume 46 que nous avons trouvé au premier Alléluia et à l’Offertoire. Il célèbre aussi, mais de manière beaucoup plus développée, la royauté du Dieu d’Israël sur toutes les nations. Nous trouvons ici un verset pris à la fin du psaume :

Psallite Domino qui ascendit super cælos cælorum ad Orientem.
Célébrez le Seigneur qui s’élève au plus haut des cieux vers l’Orient.

Incontestablement ce passage évoque, par-delà le règne de Dieu sur tous les peuples, la grande théophanie du jugement dernier, quand Dieu viendra à l’Orient sur les nuées du ciel. On rejoint ainsi les mots ita veniet de l’Introït : de même il reviendra.

Comme celle de l’Offertoire, la mélodie est assez solennelle et commence aussi par une grande montée, mais plus étalée, culminant sur le mot super avant de redescendre au grave pour une cadence très expressive sur les mots ad Orientem.

Jeanne continue au Ciel la mission que Dieu lui a confiée

D’Elie Collin :

Que fait sainte Jeanne d’Arc dans la vie éternelle ? La question est moins oiseuse qu’elle n’y paraît, et sa méditation peut nous donner quelque précieuse lumière sur notre condition présente autant que sur notre avenir.

Sainte Jeanne est éternellement bienheureuse d’abord en tant qu’elle voit l’essence divine face-à-face, qui comble absolument son désir et la rassasie au-delà de toute mesure. Possédant Dieu, elle possède tout ce qu’elle peut vouloir et espérer, elle jouit de ce Bien infini et s’y repose. Toutes ses facultés sont saisies et comme saturées par la présence de l’Unique. Elle est tout à la fois purement passive, recevant tout de Dieu, accueillant le libre don que Dieu fait de lui-même, et parfaitement active, en tant que sa contemplation de l’essence divine est l’acte le plus intense et engageant qui puisse être. Elle jouit aussi bien sûr de la présence glorieuse du Christ qu’elle a tant aimé et si bien servi sur cette terre. Telle est sa béatitude essentielle. Elle est aussi en pleine communion avec les autres bienheureux, en particulier ceux qu’elle aima en sa vie, sa famille et ses compagnons d’arme – s’ils sont au ciel.

En outre, elle est au ciel la même que sur la terre. Rien de ce qu’elle fut et fit de bon ne s’est perdu, mais tout a été sauvegardé, purifié et pleinement accompli. Sa vie passée de jeune fille, chrétienne, lorraine, française, vierge, etc., demeure dans la gloire.

Tous ses actes de vertu et de charité sont manifestes et lui valent une grande gloire et c’est d’ailleurs cette condition glorieuse de sainte Jeanne que nous vénérons et admirons.

Ne croyons pas que la vision de l’essence divine, qui fait toute sa béatitude, lui interdit de se soucier de la terre. Au contraire, c’est parce qu’elle est totalement unie à Dieu qu’elle veut ce qu’il veut et peut collaborer activement et intensément, à la réalisation de son dessein de salut. Comme le dit le Catéchisme de l’Église catholique, « dans la gloire du ciel, les bienheureux continuent d’accomplir avec joie la volonté de Dieu par rapport aux autres hommes et à la création toute entière1». On peut même suggérer, avec Hans Urs von Balthasar, que la mission propre que les saints ont reçue de Dieu, ont accompli et qui leur vaut leur gloire dans le ciel, se continue sur un mode suréminent dans la vie éternelle, tant que l’histoire dont ils furent partie prenante continue. « Une mission commencée sur terre, si elle est réellement donnée par le Christ, ne s’interrompt pas avec la mort, mais s’épanouit au contraire dans la vie éternelle2». Suivant Adrienne von Speyr, « le sceau dont l’Esprit marque un individu est indélébile. Il est inconcevable qu’un être humain, par exemple Jeanne d’Arc ou la petite Thérèse, après avoir exercé un rôle déterminé sur la terre ne garde pas cette mission au ciel.

La mission et le charisme propre d’un individu peuvent être élargis et prolongés, mais jamais supprimés : le rôle demeure1». De même que Thérèse promettait de « passer son ciel à faire du bien sur la terre », Jeanne, dont la mission fut si rapidement brisée, ne cesse sans doute pas de la poursuivre au ciel. Jeanne d’Arc est Jeanne d’Arc pour l’éternité, et elle n’arrêtera jamais de se soucier du bien politique et religieux de la France, et de remplir cette mission qu’elle avait reçue du Seigneur. Sa vie n’est pas qu’un souvenir passé, un exemple glorieux dont nous pourrions nous inspirer et qu’il nous faudrait imiter. Ce qu’elle fit, elle continue de le faire, auprès de Dieu, et même d’autant mieux que sa condition est plus parfaite. Notre lien avec elle n’est pas coupé par sa mort, mais au contraire, il est renforcé, dans la communion des saints2.

De plus, elle peut prier Dieu pour nous d’autant mieux qu’elle lui est plus proche et qu’elle le connaît et l’aime davantage.

Le Père Garrigou-Lagrande remarquait que « comme ils sont si près de la source de tout bien, ils [les bienheureux] nous comblent de bienfaits. Ils puisent en Dieu pour nous ce que sa bonté veut nous donner. Leur amour pour nous, loin d’être diminué, est transformé.1» C’est dire que Jeanne aime désormais qu’elle est au ciel, la France et les Français d’autant plus et mieux. Parvenue pleinement à elle-même, elle soutient de sa prière fervente et de sa charité incessante notre pays, qu’elle n’a jamais oublié. De ce fait, comme Jacques Maritain le suggérait, il vaudrait mieux prier les saints pour leurs propres intentions, plutôt que pour les nôtres, « pour l’accomplissement de leurs dessein à eux et de leurs désirs à eux touchant les choses d’ici-bas, pour qu’ainsi la volonté du ciel s’accomplisse davantage sur la terre2». N’est-ce pas ce que nous faisons en priant sainte Jeanne pendant cette neuvaine de neuf années ? Que notre volonté soit aussi la sienne, pour que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel !

Élie Collin

La pensée et l’action de Pierre Simon, promoteur de la culture de mort

Pierre Simon est une référence incontournable pour qui veut comprendre l’idéologie de la maitrise de la vie qui sous-tend la valorisation de l’euthanasie, de l’avortement ou de la procréation artificielle. Le Dr Pierre Simon (1925-2008) se présente lui-même comme la figure de proue en France de tous les combats menés dans la seconde moitié du XXe siècle pour la légalisation de ces pratiques. Pour lui, tous ces combats n’en forment qu’un : celui du renversement de la morale traditionnelle et de la prise de contrôle rationnel de la sexualité et de la procréation en vue du progrès biologique et moral de l’humanité dans une perspective évolutionniste, et finalement transhumaniste.

Début des débats parlementaires pour légiférer sur la mort

De l’équipe de Tout mais pas ça :

Lundi prochain, l’Assemblée nationale ouvre les débats parlementaires sur le projet de loi visant à légaliser le suicide assisté et l’exception d’euthanasie en France. 70 parlementaires réunis en commission spéciale vont amender le texte issu du Conseil des ministres pendant une semaine, avant de le soumettre à l’ensemble de leurs pairs lundi 27 mai.

Un texte déséquilibré

Il est loin le temps où le gouvernement se targuait d’un texte « équilibré » en trois parties pour révolutionner les soins palliatifs, renforcer les droits des malades et légaliser ce qu’il appelle « l’aide à mourir ». Le texte compte 4 articles sur la notion informe des « soins d’accompagnement » pour 17 articles détaillant le dispositif de la mort provoquée. Un déséquilibre notoire qui manifeste l’absence de volonté politique pour développer les soins palliatifs mais aussi l’instrumentalisation de cette thématique pour mieux faire passer le droit de mort à la demande.

Un calendrier à marche forcée au service de contingences politiques

Serait-ce un hasard de calendrier que cette 1ère lecture du projet de loi à l’Assemblée nationale se déroule en parallèle des élections européennes ? A n’en pas douter il s’agit d’un opportunisme électoral à peine dissimulé. Preuve en est, l’ingérence du gouvernement dans le calendrier prévisionnel du Parlement qui avait prévu le 27 mai une semaine dédiée à l’Assemblée nationale. Une inversion commandée de cette semaine avec celle du gouvernement a suffit pour tenir les 15 jours de débat juste avant les élections et un vote solennel le 11 juin.

Près d’un an de travail parlementaire à venir

Le 13 mai la représentation nationale ouvre une longue période de travail parlementaire. Près d’un an de discussion. Dans cette course folle à l’amendement, qui reste assez opaque pour les citoyens non-initiés, il est nécessaire d’être bien informé, endurant, et d’user des moyens mis à disposition pour sensibiliser étape après étape son député puis son sénateur.

Pour remplir cette objectif, Gènéthique, site d’information bioéthique, suit pour vous tous les débats.

Si vous ne l’avez pas encore fait, interpellez votre député pour cette 1ère lecture. Il est essentiel qu’ils sachent que les citoyens ne veulent pas de cette « aide à mourir » qui tue les autres et la société. Il est essentiel d’encourager ceux qui vont se battre courageusement contre cette mesure suicidaire.

Pour une Europe qui protège la vie et la dignité humaine

Communiqué de One of us, fédération de cinquante ONG en Europe, dont la Marche pour la Vie, qui poursuit résolument la mission de protéger la vie et la dignité humaine.:

Après l’inscription de la liberté d’avorter dans la Constitution française le 4 mars 2024, Emmanuel Macron a renouvelé sa demande d’inscrire l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Le 11 avril dernier, le Parlement Européen a voté une résolution en ce sens. Ce vote est symbolique car la résolution n’est pas pour l’instant contraignante. Elle nécessiterait le soutien des 27 États membres pour être incluse dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Néanmoins cette résolution ouvre une nouvelle brèche et seuls deux députés français présents s’y sont opposés, Mathilde Androuët et Nicolas Bay.

Aucune loi ne devrait pouvoir briser le destin d’une vie humaine innocente, de sa conception à son dernier souffle ! Chaque vie mérite une protection infaillible en toute circonstance.

Dans ce contexte, la Marche pour la Vie, membre de la Fédération One Of Us, invite à signer et relayer largement son Appel, lancé pour défendre les valeurs qui sont particulièrement menacées à l’échelle européenne.

« On ne peut comprendre la rage diabolique des colonnes infernales si on ne se penche pas sur le Sacré Cœur de Jésus »

Voici l’homélie prononcée par le père Argouarc’h, lors du pèlerinage aux Lucs sur Boulogne le 27 avril dernier.

Samedi 27 avril 2024

Les Lucs sur Boulogne

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

EX ORE INFANTIUM DEUS ET LACTENTIUM

« De la bouche des enfants et des hommes tu t’es fait une louange »

C’est l’Introït de la messe des Saints Innocents.

Saint Jean dans une très belle  vision a vu les enfants martyrs, les enfants massacrés par Hérode qui suivaient partout dans le ciel l’Agneau

L’agneau sans tache

L’Agneau sacrifié sur la Croix.

Nous entrons avec Charles Péguy dans le Mystère des Saints Innocents.

Nous entrons avec l’Eglise notre mère dans le Mystère des Saints Innocents de Vendée.

L’Eglise appelle les enfants martyrs de Bethleem « Fleurs de Martyrs »

Salvete flores martyrum « Salut fleur de martyr »

Les petits enfants des Lucs dont certains n’avaient  que quinze jours ne sont-ils pas la fleur des martyrs Vendéens.

Avec Charles Péguy nous pouvons dire :

Le dimanche de l’OCULI  n’est que pour eux parce qu’ils voient.

Le dimanche de LAETARE  n’est que pour eux parce qu’ils se réjouissent.

Le dimanche de la PASSION  n’est que pour eux parce qu’ils ont vécu la Passion, les mystères douloureux.

Le dimanche des RAMEAUX  n’est que pour eux parce qu’ils sont les rameaux qui portent tant de fruits. Ils sont « palmes de martyr »

Et le dimanche du jour de PÂQUES  n’est que pour eux parce qu’ils sont RESSUSCITES

Le dimanche IN ALBIS  n’est que pour eux parce qu’ils sont blancs comme la neige !

 

Les soldats de la République qui montèrent sur cette colline pour massacrer les femmes et les enfants dirent eux-mêmes qu’ils brandissaient les images du fanatisme. Nous le savons ce sont des chapelets et des Sacrés cœurs. En transportant les petits corps l’Abbé Barbedette a retrouvé les marques de la Foi, il y avait aussi des scapulaires, des petits cœurs en plomb qui servaient de colliers.

La Vendée a donné pour la cause de Dieu ce qu’il y avait de plus cher, de plus innocent, ses enfants, même ceux qui n’étaient pas encore nés parce que le Christ a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants »

Saint Thomas dit que l’effusion du sang pour le Christ a toute l’efficacité du baptême.

La grâce baptismale rayonne sur l’enfant. Dans l’Eglise nous savons que les enfants sont les préférés de Notre Seigneur Jésus Christ.

C’est vrai le Golgotha repose sur Bethleem.

« La malédiction des malédictions qui pèse sur la convention et sur les bourreaux s’inscrit dans le geste de la mère déchirée de douleur qui tend vers le ciel  le corps de son enfant massacré »

Les Papes se sont intéressés à la cause de béatification des enfants martyrs des Lucs.

A ceux qui consultaient Pie XII et qui disaient qu’il n’y avait pas de précédents dans l’histoire de la glorification des Saints Pie XII réplique :

« Vous vous trompez et les Saints Innocents de Bethleem ? » 

A un capucin qui précisait son origine (il était natif des Lucs)  le Pape avait dit :

« Ah vous êtes du pays des petits martyrs. Vous êtes donc l’enfant des martyrs et l’enfant de Notre Dame des Martyrs »

Une clameur s’est fait entendre non de Rama mais des Lucs, des lamentations et des sanglots sans fin ce n’est pas Rachel qui pleure mais les mamans des Lucs qui pleurent et ne seront pas consolées tant que leurs enfants ne seront pas béatifiés !

On ne peut comprendre la rage diabolique des colonnes infernales de Cordelier, de Crouzat et de Martincourt si on ne se penche pas sur le Sacré Cœur de Jésus. Il faudrait avoir l’amour de Saint Jean adolescent pour entendre battre le cœur du Christ. Saint Jean a reposé sa tête sur le cœur du Christ au moment de la trahison de Judas ! Il a ressenti l’amour du Christ pour chacune de nos âmes !

L’amour du Sacré cœur était si fort que les Vendéens et surtout ceux des Lucs auraient pu dire comme Saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi ». N’oublions pas qu’un des apôtres de Saint Louis Marie Grignon de Montfort habitait ici.

On a retrouvé sous les décombres de l’église des Petits Lucs des ossements d’enfants avec des Sacrés Cœurs, des chapelets entre les doigts…… Ils ont été mis dans la tombe de l’Abbé Prouteau, le postulateur « Sanguis martyrum, semen christianorum »,  Le sang des martyrs est une semence de chrétienté.

Combien de vocations religieuses et sacerdotales ont germé d’ici. Comme à la Fossière la métairie de mon grand- père où le petit Ardouin est devenu Père Abbé du monastère de Ganagobie, ici même j’ai trouvé des germes de ma vocation religieuse.

 

Oui, « la Vendée est la terre sainte de l’Europe aux Lucs sur Boulogne » a rappelé Alexandre Soljenitsyne.

Avec nos scouts de Riaumont nous sommes venus tellement de fois ici pour chanter la complainte des Lucs

« Habitants de cette terre n’entendez- vous pas la rumeur d’une prière monter sous vos pas. Tous les échos de vos rues sont pleins de sanglots, laboureurs, sous vos charrues dorment des héros »

Je pense souvent à ce petit chausson retrouvé par le docteur Coubard, président du Souvenir Vendéen, ce petit chausson retrouvé lors des fouilles dans le puits de Clisson.

Je pense au nombre d’enfants cloués sur les portes comme à La Rabastelière.

Aux enfants brandis au bout des sabres et des baïonnettes.

Aux bébés jetés dans les puits

Comme prêtre je dois dire la vérité.

Monseigneur Cazaux avait pour devise : « La Vérité dans la Charité » (veritatem in caritate)

Monseigneur Cazaux est à l’origine de centaines de vocations religieuses et sacerdotales. La Vendée, notre chère Vendée, notre Vendée chérie a regorgé de vocations parce qu’elle était imprégnée du sang des martyrs.

L’Abbé Auguste Billaud, mort dans un accident de voiture,  disait : « Plantaverunt ecclesiam dei in sanguine suo », ils ont planté l’Eglise de Dieu dans le sang des martyrs.

Le père Monnereau évoquera « La fabrique des prêtres » ! Avec presque 40 ordinations par an pour la Vendée, les autres diocèses, pour l’Afrique et l’Orient.

Selon la pensée de Saint Augustin « La sanglante agonie du Christ se perpétue dans l’Eglise et la sueur de sang de Gethsémani ne cesse de couler dans le monde par les blessures de tous ceux qui souffrent pour la justice «  (T37 p. 1206)

Bernanos disait que le démon redoute par-dessus tout l’Esprit d’Enfance, cet Esprit, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus en a fait une spiritualité… Aujourd’hui elle nous jette des roses sur notre pèlerinage.

La Vendée est comme le Saint Suaire de Turin pleine de stigmates. Qui embaumera les stigmates ? Qui essuiera le visage de la Vendée ? Comme celui du Christ par Marie Madeleine et Sainte Véronique. Qui relèvera la Croix comme Symon de Cyrène.

Face au déluge de sang, les Vendéens choisirent le Sacré Cœur comme l’arche du déluge.

Saint Louis Grignon de Montfort disait que :

« Le Sacré Cœur est la ville du refuge où l’on n’est jamais outragé et la vraie arche du déluge où l’on n’est jamais submergé ».

Les disciples du Père Mulot, apôtres de Louis Marie, les Mulotins ont préparé la Vendée à entrer dans les mystères douloureux « Nous sommes tous des  vendéens » disait le Cardinal Sarah, nous sommes tous des vendéens !

Tout petit je suis venu au Petit Luc, maman me tenait la main, je suis grâce à elle un des enfants des Lucs, les Lucs, terre sainte de l’Europe.

Je rends hommage à toute la Vendée catholique. Reynald Secher, historien, a été mis en dehors de l’université pour avoir dénoncé le génocide.  La Vendée est victime d’un mémoricide. Il faut réveiller la Vendée !

Prière de Madame Dieulangard  pour la France

 

« Par le cœur immaculé de Marie nous vous demandons

O divin cœur de Jésus votre pardon

Et votre miséricorde pour la France.

Nous vous offrons en réparation de

Ses erreurs et de ses fautes

Nos deuils, nos angoisses et  nos peines

Nous vous supplions d’accorder à notre Patrie

Les conditions nécessaires

Pour que le règne de votre amour

Y assure enfin le Salut et la Paix »

 

Oui, je demande à la congrégation pour la cause des Saints  « Gongregatio de causis sanctorum », où se trouve l’Instruction « sanctorum mater » que les enfants des Lucs soient béatifiés.

Je remercie l’Abbé Poulailleau qui représente les prêtres de Vendée autour de Monseigneur Jacolin, Évêque de Luçon.

Nous sommes dans l’ESPÉRANCE !

Que la Vendée se régénère, qu’elle se vivifie, qu’elle soit belle sous le regard de Dieu, des Saints, des Martyrs et des enfants des Lucs…! »

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Père Jean-Paul Argouarc’h

Sainte Croix de Riaumont

Emmanuel Macron découvre qu’un enfant a besoin d’un papa et d’une maman !

Dans un entretien dans le magazine Elle, Emmanuel Macron déclare qu’il faudrait instaurer un devoir de visite des pères.

«Je veux qu’on puisse ouvrir ce débat, qui est au fond à la fois un débat sur la parentalité et un débat sur l’égalité entre les femmes et les hommes, qui est celui d’instaurer un devoir de visite, un devoir d’accompagnement jusqu’à l’âge adulte, des enfants».

«Quand il y a un père, il faut qu’il exerce tous ses devoirs et que la maman, quand elle est dans cette situation-là, puisse exiger des visites régulières».

«C’est un devoir d’être parent et c’est un devoir qui ne s’arrête pas au moment du divorce ou de la séparation». «Y compris pour l’enfant, c’est mieux. Parce qu’un enfant qui ne voit jamais son père, c’est un enfant qui se sent abandonné» et «dont le développement affectif et éducatif n’est pas le même».

Il faudrait qu’il songe à faire abroger la loi Taubira, qui prive de facto des enfants de père ou de mère, ainsi que l’extension récente de la PMA… On se souvient de sa réponse à la présidente des AFC :

Aya Nakamura c’est pour les ploucs. Xi Jinping a droit au folklore français

Deux étudiantes poursuivies pour avoir collé des affiches pro-vie

Au mois de mars, Jeanne et Amélie, étudiantes à Toulouse, ont été surprises par une équipe de policiers, alors qu’elles étaient en train en train de coller un message contre l’avortement.

Elles ont été convoqués il y a 3 semaines et ont été auditionnées au commissariat. La mairie a porté plainte. Et elles doivent participer à une session de formation citoyenne afin de se réformer aux idées de la république…

Deux nuits plus tard, leur message a été recouvert par les militants pro avortement, qui eux n’ont évidemment pas connu le même sort.

Une cagnotte a été ouverte pour soutenir la défense les étudiantes poursuivies.

Réaction de Laissez les Vivre SOS Futures Mères :

Venant d’apprendre par la lecture du Salon Beige la condamnation à un stage de formation citoyenne de ces deux étudiantes toulousaines, l’association s’insurge contre des méthodes de lavage de cerveau dignes du Goulag et bien incompatibles avec ce qu’il reste de dits droits de l’homme dans notre pays. Si le fait de coller des affiches pro-vie expose à une condamnation c’est l’ensemble des manifestants des Marche pour la Vie qui pourrait être raflé. Dictature, dictature quand tu nous tiens.

Projet de loi sur l’euthanasie : combien d’opposants à gauche ?

Quelques rares élus de gauche dénoncent le projet de loi sur l’euthanasie, un texte «libéral», et estiment que certains patients pourraient préférer écourter leur vie pour ne pas faire porter le coût des soins à leur entourage.

Parmi les récalcitrants au progressisme morbide, Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône :

«On nous dit que le suicide assisté est une idée de gauche. Je considère que cela est tout à fait discutable. Il faut ouvrir le débat».

Deux autres élus du PCF, Soumya Bourouaha et le président du groupe André Chassaigne, deux socialistes, Dominique Potier et Cécile Untermaier, et une écologiste, Lisa Belluco voient un risque pour les patients les plus précaires, qui pourraient précipiter leur mort pour limiter le coût des soins pour leur entourage et pour la société.

«Il ne faudrait pas qu’au regard du coût pour la famille que peut représenter une place en Ehpad, une personne soit privée de son envie légitime d’aller jusqu’au bout de sa vie»

«Comment peut-on être de gauche et défendre une loi aussi libérale? Si c’est ça le progressisme, je veux bien être conservateur»

Ces quelques députés ont organisé une «discussion» à l’Assemblée nationale le mardi 9 avril : «La fin de vie et la gauche, entre certitudes et malentendus. Députés de gauche, prenons le temps d’en parler». Quatre spécialistes opposés au texte ont été auditionnés : Isabelle Lorand, chirurgienne, Sara Piazza, psychologue, Julien Auriach, professeur de philosophie et Pierre Jova, journaliste à La Vie. Une petite vingtaine de députés sont venus, parmi lesquels Boris Vallaud, le président du groupe socialiste, Sandrine Rousseau, députée écologiste, François Ruffin, député Insoumis…

Universités prises en otage : François-Xavier Bellamy se rend à Sciences Po

La messe du dimanche de Pentecôte du pèlerinage de Chartres retransmise sur CNews

Le 19 mai à midi, CNEWS diffusera la messe du dimanche de la Pentecôte, en direct depuis le pèlerinage de Chartres, organisé par Notre-Dame de Chrétienté, en partenariat avec France Catholique.

France Catholique propose chaque jour un article sur son site autour de ce sujet. À partir du 13 mai et jusqu’à la Pentecôte, découvrez la richesse de ce pèlerinage :

  1. Le pèlerinage de Chartres, une balise pour la jeunesse (13 mai).
  2. Charles Péguy, pèlerin par excellence (14 mai).
  3. Auprès du voile de la Vierge à Notre-Dame de Chartres (15 mai).
  4. Le pèlerinage de Chartres, remède à la décivilisation ? (16 mai)
  5. Revoir l’émission « En Quête d’esprit » spécial Chartres (17 mai).
  6. Quand la Sorbonne se mettait en marche (18 mai).
  7. Le miracle de la Pentecôte (19 mai).

De son côté, Notre-Dame de Chrétienté diffusera en direct sur Youtube les messes d’envoi à Saint-Sulpice samedi matin, et de clôture lundi après-midi depuis Chartres.

Cartographie de l’extrême-gauche

Livre Noir a réalisé une cartographie de l’extrême-gauche et de ses satellites. 400 entités sont répertoriées, mais ce n’est qu’un début. L’objectif est d’en recenser 1000 d’ici 3 mois. Parmi les médias, on retrouve évidemment L’Humanité, Libération, mais aussi France Inter et Mediapart :

Un rapport explosif sur la TNT

La majorité des 30 membres de la commission d’enquête parlementaire sur la TNT, qui devait remettre mardi 7 mai son rapport au gouvernement, refuse de signer le texte en l’état, étant en désaccord avec les conclusions du rapporteur, le député La France insoumise Aurélien Saintoul.

La commission d’enquête a auditionné les responsables des groupes audiovisuels, dont Vincent Bolloré, ainsi que des journalistes et présentateurs comme Pascal Praud (CNews), Cyril Hanouna (C8) et Yann Barthès (TMC). Des auditions scrutées par le régulateur des médias, l’Arcom, qui devra décider en fin d’année si C8 et CNews gardent leur fréquence.

Les députés membres du Rassemblement national excluent de valider le rapport, considérant que la commission était ouvertement hostile à Vincent Bolloré. De leur côté, 16 députés Renaissance, Modem, Horizons et Les Républicains, eux, tentent le compromis et vont demander au rapporteur de la commission, le LFI Aurélien Saintoul, de retirer 19 de ses 43 propositions. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils ne signeront pas et le rapport sera enterré, les conclusions partiront aux Archives pour 25 ans. Dans ce cas, cette commission se serait donc tenue pour rien, et les 45 auditions seraient inutiles.

Parmi les préconisations rejetées figurent notamment

  • l’interdiction pour les chaînes d’information d’avoir des éditorialistes à l’antenne,
  • la fin de la TNT payante (qui comprend cinq chaînes dont Canal+)
  • le bannissement des dessins animés avant l’école,
  • la fin de la gratuité de l’émission d’émettre (les éditeurs devraient payer une redevance assise sur leur chiffre d’affaires).

Des propositions que les parlementaires estiment inacceptables voire dangereuses pour la liberté de la presse et l’avenir de la télévision numérique terrestre. D’autres propositions sont même jugées hors sujet, comme le renoncement au projet de holding de l’audiovisuel public.

Les parlementaires de la majorité présidentielle comptent faire leurs propres recommandations. Ils veulent par exemple

  • imposer un quota de reportages dans les programmes des chaînes d’information,
  • instaurer une nouvelle grille de sanctions que pourrait infliger l’Arcom
  • le renouvellement anticipé d’une fréquence dès qu’un certain nombre de sanctions a été prononcé contre une chaîne.

Le défenseur des trans et du monde à l’envers

Dans un avis au Parlement, publié le 6 mai, Claire Hédon, Défenseur des droits, émet un avis négatif à la proposition de loi visant à encadrer les pratiques médicales mises en œuvre dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre, déposée au Sénat le 19 mars 2024 :

La Défenseure des droits s’inquiète des effets de cette proposition de loi, de nature à porter atteinte aux droits et à l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle souhaite rappeler à l’occasion de cet avis l’importance d’une approche s’appuyant sur une conception non pathologique de la transidentité et d’une stratégie nationale pour la pédopsychiatrie prenant en compte les besoins de l’ensemble des enfants en santé mentale, et réitère ses recommandations concernant le respect de l’identité de genre à l’école et la nécessaire mise en place de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle tout au long de la scolarité.

Alors que la Société européenne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent vient de mettre en garde contre l’idéologie du genre, la Défenseure des droits considère que

la présente proposition de loi, en interdisant les bloqueurs de puberté, les traitements hormonaux et certaines opérations chirurgicales aux seuls mineurs transgenres, introduit une différence de traitement entre mineurs transgenres et cisgenres, susceptible de constituer une discrimination à raison de l’identité de genre au regard des droits interne et international, notamment l’article 2 de la CIDE.

Chronique des cinglés : Eurostrans

La société Eurostar s’abaisse à promouvoir l’idéologie des invertis :

Il y a 70 ans, Diên-Biên-Phu tombait

Dans L’Incorrect du mois d’avril, Jean-Pax Méfret rappelle :

Vol et profanation de l’église Notre-Dame de Livry-Gargan (93)

Communiqué de l’évêché de Saint-Denis :

Dans la nuit du dimanche au lundi 6 mai, l’église Notre-Dame de Livry-Gargan (93) a fait l’objet de vol et de dégradations.

Située au 25 rue de l’église à Livry-Gargan, cet édifice est ouvert chaque jour de 8h00 à 18h00.

Dimanche 5 mai, le père Joseph Zhao, curé de la paroisse, a fermé l’église à 14h00. Le lendemain, il l’a ouverte vers 8h00, et a constaté que le tabernacle avait été descellé du mur et dérobé, ainsi que les hosties consacrées qui se trouvaient à l’intérieur. Une table a également été brisée. Aucune des portes de l’église n’a pourtant été fracturée.

Composé de marbre et de fer, le tabernacle, installé en l’église depuis seulement un an et demi, pèse plus de 250 kg.

Cette profanation fait suite à des dégradations survenues précédemment dans cette même église, comme, notamment, la destruction du système de sonorisation quelques semaines auparavant et une tentative d’effraction au soir du Jeudi Saint (détectée par une patrouille de police).

En fin de matinée, la police scientifique a analysé les lieux. Le curé de la paroisse a déposé une plainte contre X auprès de la police. Une enquête est en cours.

Vers 15h30, la police a retrouvé le tabernacle abandonné sur un trottoir de la ville, sans que les malfaiteurs n’aient réussi à le fracturer. Il a été restitué à la paroisse.

Une messe de réparation sera célébrée mardi 7 mai, à 9h00, par le père Bertrand Collignon, délégué de l’administrateur diocésain, P. Eugène Doussal.

La Société européenne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent met en garde contre les hystériques du genre

La Société européenne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, dans sa revue du même nom éditée par le groupe allemand Springer, met en garde les médecins contre les traitements « transgenres » auprès d’enfants et d’adolescents souffrant d’un « trouble du genre ». Elle les appelle à

« ne pas promouvoir des traitements expérimentaux et inutilement invasifs dont les effets psychosociaux ne sont pas prouvés et, par conséquent, à adhérer au principe Primum non nocere (d’abord ne pas nuire) ».

Elle souligne

« le manque de fiabilité et l’instabilité d’un diagnostic de dysphorie de genre chez un enfant donné au fil du temps » et « les effets possibles des décisions de bloquer la puberté ou d’empêcher la transition médicale sur le développement psychosocial de l’enfant ».

Le document rappelle les quatre principes éthiques fondamentaux qui doivent être respectés, le premier étant le « principe de non-malfaisance : ne pas utiliser des interventions expérimentales ayant des effets potentiellement irréversibles ou des interventions dont les conséquences à long terme sont inconnues »…

Le Royaume Uni, le Danemark et la Suède se sont déjà éloignés du « modèle affirmatif de prise en charge » des mineurs « souffrant de dysphorie de genre ». Et la France ?

Le projet européen de Macron/Hayer, c’est moins d’Européens

Le camp présidentiel a dévoilé ce matin son projet en vue du scrutin du 9 juin, sur le thème de “l’Europe puissance”. Trois grands chapitres organisent 48 propositions :

  • “Une Europe puissance sûre et indépendante”,
  • “Une Europe puissance économique, écologique et sociale”
  • “Une Europe fière de son modèle et de ses valeurs”.

Le troisième chapitre intègre notamment le droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’UE.

 

Diocèse de Quimper : les catholiques attachés à la messe traditionnelle décidés à maintenir leur mobilisation

Communiqué des catholiques attachés à la messe traditionnelle, qui ont manifesté hier à Quimper :

Plus de 300 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 5 mai devant l’évêché pour demander le rétablissement de la convention signée entre l’Evêque de Quimper et la Fraternité Saint Pierre. Familles, jeunes, parents ont récité un chapelet et chanté durant une heure devant la porte de l’évêché, qui est restée close. Le diocèse tente de minimiser les conséquences de cette décision: circulez il n’y a rien à voir ! Les fidèles sont décidés à ne pas en rester là et vont maintenir leur mobilisation.

En juin 2023, Monseigneur Dognin a visité personnellement la communauté de Quimper, rassemblant des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Il a salué son dynamisme et confirmé la mission des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre qui la desservent. Six mois plus tard, en décembre 2023, il a publié un communiqué annonçant que les fidèles de Quimper devront quitter l’église Saint Mathieu et qu’il chasse les deux prêtres du diocèse, tout en reconnaissant par écrit qu’il n’a aucun reproche à leur faire personnellement. Il a justifié sa décision par la publication d’articles critiques à l’égard du diocèse sur un blog traditionaliste, n’ayant aucun lien avec la Fraternité Saint-Pierre. « C’est un faux prétexte », affirme Louis, un des manifestants de dimanche,

« L’Evêque a voulu nous imposer cette décision en nous envoyant deux courriers au mois de décembre dernier. Mais ses explications se contredisent d’un courrier à l’autre, c’est injuste et incompréhensible… ».

Le diocèse affirme que les messes continueront d’être assurées après le départ du diocèse des prêtres de la Fraternité Saint Pierre. Toutefois, aucune garantie n’a été apportée aux fidèles à propos des baptêmes ou des mariages selon l’ancien rite, alors que onze adultes ont été baptisés au sein de la communauté de Saint Matthieu ces dernières années et que de nombreuses familles fréquentent cette église, comme en témoigne la jeunesse des manifestants rassemblés ce dimanche.

« Le diocèse communique sur le maintien de la messe en latin par des prêtres diocésains le dimanche. Mais nous voulons la messe, pas seulement le dimanche, ET la doctrine traditionnelle. Ce n’est ni un caprice, ni un affront. C’est une conviction pour le bien de nos âmes et pour le bien de l’Eglise!” explique encore Louis « Nous ne faisons de tort à personne! Nous refusons d’être des catholiques de seconde zone ! ».

Les fidèles demandent que leur évêque écoute le Pape François quand celui-ci affirme : « Nous ne devons pas craindre la diversité des charismes au sein de l’Eglise ». Ils attendent toujours d’être reçus par Monseigneur Dognin et veulent obtenir le maintien de la convention signée entre le diocèse et la Fraternité Saint Pierre depuis huit ans. Le succès de la manifestation de dimanche est un encouragement.

« Notre mobilisation se poursuivra tant que nous n’aurons pas été entendus mais surtout écoutés. Nous annonçons la récitation du chapelet pour l’unité de l’Eglise, du Diocèse et de nos communautés tous les mardis, à 19h, sur le trottoir de l’évêché ! » affirme Joseph, un des organisateurs.

Pourquoi voter ? Pour qui voter ?

De Philippe Mesnard dans Politique Magazine :

Mais faut-il voter ? Et pour qui ? Il faut d’abord croire au vote, ce qui est beaucoup exiger. Qui peut croire qu’une mystérieuse suite d’opérations permet de déléguer utilement sa parcelle de souveraineté nationale floue à une entité supranationale qui souhaite s’affranchir des nations et étend toujours plus loin et profond son empire sur les droits nationaux ?

Il faut aussi examiner soigneusement ce que voter signifie : voter pour un parti, est-ce assumer toutes les actions de ce parti ? Les décisions qui furent prises, celles à venir, les renoncements passés, les compromissions de demain, les calculs d’hier, les volte-face de tout à l’heure… Mon sentiment est qu’il ne faut pas pécher par scrupule. Si voter est endosser personnellement la responsabilité des faits et gestes du parti qu’on a gratifié de sa voix, tous les évêques européens sont mal barrés, on ne peut pas le dire autrement. Considérons que voter obéit à des règles morales d’une souple casuistique et qu’un chenapan, un traître ou un criminel peut recevoir votre suffrage sans vous éclabousser de sa boue.

Les Français peuvent, affectueusement, emmerder Macron

On peut aussi voter pour de mauvaises raisons, la plus satisfaisante étant d’humilier la majorité présidentielle, avec affection, comme Macron lui-même nous l’expliquait en 2022. À ce compte-là, tous les votes se valent, même en faveur du parti animaliste (« L’Union européenne a ainsi le pouvoir de réorienter l’agriculture vers une végétalisation massive de notre production et de notre consommation grâce à la réallocation des subventions ») ; mais autant voter pour faire mal : je recommande de voter PS ou LR, car vous redonnerez vigueur à des partis que Macron croyait avoir siphonnés et aplatis, grosse piqûre d’amour propre, un prophète déteste les relapses. Bien sûr, voter RN et LFI permettra de faire courir de délicieux frissons dans l’échine des éditorialistes prêts à tartiner d’épaisses couches sur la montée des extrêmes. Il est bien entendu qu’on se moque de l’efficacité européenne réelle du vote et que seul compte l’effet national, ce qui est un peu faire le jeu de Macron, d’ailleurs.

Vous pouvez aussi vous dire que voter pour un parti qui défend des thèses souverainistes serait malgré tout utile ET énervant : ça enverrait un signal, comme on dit, signal aussi efficace que tous les précédents, mais quand même, à force que de force, on peut rêver, des mesures pourraient être prises : tenez, le Pacte sur la migration et l’asile, par exemple ; non, c’est un mauvais exemple… Mais vous voyez l’idée. Si on s’accroche à cette idée, autant que ce parti appartienne à un groupe actif au Parlement européen et qu’il propose des députés qui travaillent.

Si vraiment on veut bien faire

Il est bien entendu qu’il n’y a pas de vote utile, dans ces élections-là, puisqu’elles sont à la proportionnelle, ce qui est la règle dans quasiment toutes les démocraties au monde sauf en France, qui est un phare pour l’humanité, c’est certain, mais qui ne peut, bien sûr, éclairer sa propre base : tragique et glorieux destin qui mérite bien qu’on souffre les scrutins les plus injustes puisqu’ils permettent à notre président de fanfaronner en postillonnant ses projets à la face de toutes les nations – mais c’est un autre sujet.

Reprenons notre raisonnement : on peut voter pour ennuyer Macron, la meilleure manière de l’ennuyer tout en travaillant un peu au bien commun est de voter pour un souverainiste, comme le scrutin est proportionnel, aucune raison de sacrifier au vote utile, un bon parti souverainiste appartient à une alliance qui pèse, et pèserait encore plus, au Parlement européen, et un bon parti envoie des bons députés, c’est-à-dire des députés qui travaillent, discutent, débattent et votent. Il ne reste plus grand monde pour qui voter, alors. C’est le moment où nous vous laissons seuls avec vos trébuchets.

Angers : le Mouvement chouan dénonce le laxisme de la justice française

Hier à Angers, le Mouvement chouan a dénoncé la responsabilité écrasante et l’hypocrisie des magistrats de gauche dans l’insécurité qui gangrène notre pays :