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La diabolisation : une technique de terrorisme intellectuel

Début d'une analyse de Polémia :

"La « diabolisation » est une technique de manipulation des esprits. Elle vise à interdire la description des faits ou l’expression de certaines idées en disqualifiant celui qui les rapporte, en l’accusant d’ « extrémisme », de « dérapage » ou de « provocation ». La diabolisation est l’arme majeure du terrorisme intellectuel. Arme régulièrement utilisée en France depuis quarante ans mais qui a aussi été employée avec succès ailleurs."

A la suite des exemples mentionnés depuis les années 1970, on trouve la diabolisation de Benoît XVI (après celle de Christian Vanneste) :

B "Il n’y a pas que les hommes politiques ou les intellectuels qui soient exposés à la diabolisation. Les hommes de Dieu aussi. Lorsque Jean-Paul II mourut, les médias mondiaux dressèrent le portrait robot du futur pape idéal : un Sud-Américain ou un Africain, progressiste, tourné vers les médias et attaché à une expression émotionnelle de la foi. Le Sacré Collège élut un cardinal allemand, intellectuel et philosophe, attaché à la raison et à la tradition. A partir de là toutes les occasions furent bonnes pour diaboliser le « pape allemand » :

  • – son discours de Ratisbonne, où il s’interrogeait sur la religion et la raison (et soulignait les différences entre le catholicisme et l’islam) ;
  • – ses propos africains sur le préservatif dont l’Eglise catholique peut pourtant difficilement… recommander l’usage.

Dans ces deux cas la technique de diabolisation fut la même : la mise en exergue d’une phrase sortie de son contexte. […] Enfin la reductio ad Hitlerum fut aussi utilisée lors du rapprochement de Rome avec les évêques traditionalistes, l’un d’entre eux, Monseigneur Williamson, ayant tenu des propos révisionnistes, propos, certes, condamnables au regard du droit français (mais non du droit britannique) mais propos ne relevant en rien du droit canon (à moins de changer les dogmes de l’Eglise catholique)."

En conclusion, Polémia montre comment combattre la diabolisation :

"Une précision d’abord : la diabolisation ne s’évite pas, sauf par le silence, la repentance et le reniement de convictions non conformes. Il ne sert à rien, non plus, de « hurler avec les loups » et de tenter de dénoncer ceux qui seraient encore plus diabolisables que soi. Là aussi c’est aller contre l’honneur et contre ses propres intérêts car cela revient à s’inscrire dans la logique des diabolisateurs. Alors, quand on refuse de suivre la pente dominante – à quelque niveau que l’on se trouve – il faut s’apprêter à faire face à la diabolisation. Avec lucidité et courage. Il n’est pas toutefois interdit d’être habile : défendre des idées non conformistes c’est comme une course d’arêtes, cela implique de ne tomber ni d’un côté ni de l’autre ; il ne faut céder ni à la facilité ni à l’excès. Mais il faut aussi faire face aux diabolisateurs : dévoiler leurs arrière-pensées et les intérêts qu’ils servent ; effectuer les rappels historiques nécessaires ; et se poser une bonne question : Qui dans l’histoire a laissé sa marque sans avoir, à un moment ou à un autre, été diabolisé par les intérêts du moment ?"

Bioéthique : les AFC ont écrit à tous les parlementaires

F Dans la perspective de la révision de la loi de bioéthique,les AFC viennent d'envoyer à tous les députés et sénateurs 8 fiches présentant leurs réflexions et leurs propositions, accompagnées d'un courrier exprimant leurs motifs de satisfaction et leurs inquiétudes concernant ce projet de loi tel qu'il a été déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale, parmi lesquelles :

– Les AFC regrettent le caractère réducteur de la définition de l'assistance médicale à la procréation, qui « s'entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro », c'est-à-dire des techniques qui contournent l'infertilité sans la soigner. Il existe pourtant d'autres techniques qui soignent l'infertilité et obtiennent des taux de réussite significatifs, tout en respectant le processus naturel de la procréation. Les AFC regrettent également l'assimilation du PACS au mariage pour l'accès à l'AMP.

– Concernant la question capitale de la recherche sur l'embryon, les AFC expriment leur vive inquiétude devant la banalisation croissante de cette recherche. Or, il est indiscutable que cet embryon est un être humain. Peut-on sacrifier des êtres humains à des fins de recherche ? Constatant le non-respect de l'encadrement inscrit dans la loi de 2004, les AFC s'inquiètent du fait que les conditions de la recherche sur l'embryon soient élargies. […] On s'engage donc dans une recherche sans limite sur l'embryon, sans en justifier le bien-fondé. A contrario, les résultats des recherches sur les cellules souches adultes, notamment sur le sang de cordon ombilical, respectant la dignité de l'être humain, semblent avoir déjà fait leurs preuves.

Noël : soutenez les chrétiens d’Orient

A Du 8 décembre 2010 au 8 janvier 2011, l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse) lance une grande opération online de soutien des chrétiens au Moyen-Orient, intitulée «cadeaux de Noël messagers» : il est proposé aux internautes de devenir messagers de paix auprès de leur entourage et des chrétiens du Moyen-Orient. Double objectif : une opportunité pour chaque internaute de creuser le sens profond de Noël en offrant des cadeaux messagers à son entourage, et une réponse concrète au Synode pour les chrétiens du Moyen-Orient qui s’est tenu en octobre dernier à Rome où le Saint-Père nous a demandé de prier et de soutenir les chrétiens du Moyen-Orient.

Les internautes peuvent faire trois cadeaux de Noël messagers :

Ce cadeau de Noël (don ou offrande de messe uniquement) pourra être concrétisé par l’envoi – sans surcoût – d’une carte-cadeau qui arrivera au pied du sapin ou directement dans la boîte aux lettres de la personne de son choix. Une belle façon de toucher au cœur son entourage ! L’AED souligne enfin qu’être messager est le devoir de tout chrétien, soucieux de suivre le Christ qui a dit : « allez dans le monde entier ».

Ils ont violé le traité de Lisbonne et ils en sont fiers

Lu sur le blog d'Yves Daoudal, cet aveu du ministre Christine Lagarde au Wall Street Journal :

L "Nous avons violé toutes les règles parce que nous voulions serrer les rangs et vraiment sauver la zone euro. Le traité de Lisbonne était très simple : aucun renflouement".

Les plans de sauvetage de la Grèce et de l’Irlande, et la création du fonds permanent, sont «des transgressions majeures» du traité. Christine Lagarde souligne que l’amendement au traité «n’accroît pas les compétences» de l’UE. Ce qui est faux selon le Wall Street Journal :

"Le Mécanisme Européen de Stabilisation, comme est appelé le nouveau fonds de renflouement permanent, ne donnera pas seulement à l'UE le pouvoir de sauver les Etats membres – ce que, après tout, il faisait déjà. Il donnera aussi les moyens à l'UE d’imposer “une stricte conditionnalité”, ce qui est une façon bureaucratique de dire qu’on vient dans un pays pour lui dire ce qu'il doit faire concernant les impôts, les dépenses et la politique économique, comme étant le prix pour être secouru."

Le Pape dénonce l’idéologie pédophile des années 1970

Ce matin s'est déroulée la traditionnelle rencontre du Pape avec le Sacré Collège, la Curie Romaine et le Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican pour l'échange des vœux de Noël. Passant en revue les principaux évènements de l'année, Benoît XVI a d'abord évoqué l'Année sacerdotale. Il a rappelé

C "une vision de sainte Hildegarde de Bingen qui décrit de façon surprenante ce que nous avons expérimenté cette année… Dans cette vision…le visage de l'Eglise était couvert de poussière, et c'est ainsi que nous l'avons vu. Son vêtement était déchiré à cause des prêtres. Nous l'avons vu cette année tel qu'elle l'a vu et exprimé. Nous devons accueillir cette humiliation comme une exhortation à la vérité et un appel au renouveau. Seule la vérité sauve. Nous devons nous interroger sur ce que nous pouvons faire pour réparer le plus possible l'injustice créée. Nous devons nous demander ce qui n'allait pas dans notre annonce, dans toute notre façon de configurer l'être chrétien pour qu'une telle chose puisse se produire… Nous devons prendre de nouvelles résolutions dans la foi et dans le bien. Nous devons être capables de pénitence. Nous devons nous efforcer de faire tout notre possible dans la préparation au sacerdoce pour qu'une telle chose ne puisse plus se produire."

Le Saint-Père a ajouté :

"Mais nous ne pouvons pas non plus passer sous silence le contexte actuel où il nous est donné de voir ces évènements. Il existe un marché de la pornographie concernant les enfants qui semble, en quelque sorte, être de plus en plus considéré par la société comme une chose normale. La dévastation psychologique des enfants dont l'humanité est réduite à l'état de marchandise, est un signe effrayant de notre époque".

[…] Pour s'opposer à ces forces, nous devons jeter un œil sur leurs fondements idéologiques. Dans les années soixante-dix, la pédophilie apparut comme une théorie conforme à l'homme et à l'enfant. Elle fait pourtant partie d'une perversion de fond du concept d'"ethos"… Rien ne serait en soi bien ou mal. Tout dépendrait des circonstances et de la finalité poursuivie… La morale est remplacée par un calcul des conséquences et cesse ainsi d'exister. Les effets de telles théories sont aujourd'hui évidents. Jean-Paul II, dans son encyclique Veritatis Splendor, a indiqué avec une force prophétique dans la grande tradition rationnelle de l'ethos chrétien, les bases essentielles et permanentes de l'action morale. Aujourd'hui, ce texte devrait être remis d'actualité comme chemin de formation de la conscience".

Il y en a qui doivent se sentir visés. Le quotidien Libération osera-t-il faire son mea culpa ?

Le cardinal Barbarin invite les chrétiens à s’engager en politique

Dans L’Église est une servante, le cardinal Barbarin lance un appel :

B "Il est trop facile, et surtout injuste de critiquer les hommes politiques avec des slogans qui sont plutôt des insultes. C’est souvent la jalousie qui s’exprime. Qu’on manifeste des exigences à l’égard de ceux qui exercent des responsabilités, c’est logique, car «à qui on aura donné beaucoup, il sera beaucoup demandé» (Lc 12, 48). Mais qu’on ne se mette pas à discréditer tout le corps des politiques à cause de quelques contre-exemples ou scandales. D’ailleurs, qu’on nous montre un corps social où rien ne soit «pourri» ! La politique est aussi une «bonne nouvelle», et nous sommes heureux de voir des disciples du Christ s’y engager, malgré les combats auxquels elle donne lieu. C’est un message à faire passer aux jeunes : «Si tu en as le désir et si tu t’en sens la force, n’hésite pas à t’engager dans la vie politique. Écoute les avertissements et sois conscient des dangers qui guettent ces responsabilités, mais sache que c’est un service nécessaire et un témoignage attendu.» Le service à accomplir, le bien de tous sont assez importants pour que l’on ne craigne pas d’affronter ces inévitables obstacles.

Le pape Pie XI a bien exprimé la pensée de l’Église en ce domaine, en disant de la politique qu’elle est la forme suprême de la charité. Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI ne manquent pas une occasion d’encourager les chrétiens à prendre des responsabilités dans la vie politique. Au chrétien qui s’engage sur cette voie, on montrera la dimension spirituelle de la vie politique. Les solutions à trouver et à mettre en oeuvre sont concrètes, humaines, financières… […] Sur toutes ces questions et dans tous ces domaines, il me semble que l’Église a offert un excellent instrument de travail en publiant il y a quelques années le Compendium de la doctrine sociale. Est-il connu, étudié, consulté ?"

Nicolas Dhuicq redéposera-t-il sa proposition de loi sur l’identification du mode d’abattage des viandes ?

Le député UMP Nicolas Dhuicq avait déposé fin novembre une proposition de loi, cosignée par 55 députés, pour exiger l'identification du mode d'abattage de la viande, suite à l'expansion de la viande halal. Le 30 novembre, je recevais un communiqué de ce député sur le sujet, annonçant :

D "Poursuivant son travail de réflexion, devant la demande de plusieurs parlementaires de rejoindre les positions défendues par sa proposition de loi et considérant la nécessité pour la France de faire entendre sa voix par rapport à l'Union Européenne au sujet de l'étiquetage alimentaire, Nicolas Dhuicq a décidé de suspendre le dépôt de sa proposition de loi afin d'effectuer de nouvelles auditions. Elle sera redéposée avant la fin de l'année ainsi enrichie."

Reprenant une information d'Al Kanz, Yves Daoudal estime que ce retrait s'est en fait effectué sur l'ordre de Nicolas Sarkozy, qui avait promis qu'on ne toucherait jamais à l'abattage casher… Pourtant, le député Dhuicq sa future proposition de loi dans le numéro de Minute du 15 décembre. Et sur son blog, rien n'indique un recul sur ce sujet.

Addendum 18h00 : On me précise par courriel que c'est Jean-François Copé qui a intimé l'ordre à Nicolas Dhuicq de retirer cette proposition de loi.

Lutter contre l’islamisation par la laïcité

Autre extrait de l'entretien donné par Marine Le Pen dans Présent, à propos de sa façon de voir la lutte contre l'islamisation :

M "Il n’y a pas cinquante moyens de lutter contre l’islamisation de notre pays. Il y a soit la laïcité, soit la croisade. Comme je ne crois pas beaucoup à la croisade, je pense qu’il faut user de la laïcité qui n’est pas le laïcisme comme je le rappelle, particulièrement à vos lecteurs. Certains me font le reproche de la laïcité. La laïcité bien comprise, cent ans après sa mise en œuvre – nous ne sommes plus dans les conditions de la loi sur la laïcité qui était une loi de guerre contre l’Eglise –, a permis une séparation qui permettait en même temps la liberté de culte. Or celle-ci est bouleversée aujourd’hui par les poussées des revendications politico-religieuses musulmanes. Il faut s’appuyer sur la laïcité, principe de la République française admis et aimé par les Français, y compris les croyants. L’immense majorité des Français est attachée à la laïcité même lorsqu’ils sont croyants. Ce qui est mon cas. C’est le seul moyen de refuser la suppression du porc dans les cantines. […]

Le problème aujourd’hui c’est l’avancée de revendications religieuses venues de musulmans radicaux politiques. Parce que les minarets, c’est une réclamation politique. La burka, c’est une réclamation politique. La multiplication des voiles aussi. Un certain nombre d’Etats étrangers subventionnent des familles pour que les femmes portent le voile. Il faut rétablir le principe de laïcité de façon extrêmement ferme. Pour éviter l’islamisation de notre pays. L’islamisation de notre pays est organisée aujourd’hui par l’Etat : financement public des mosquées, revendication d’interdits religieux partout. Y compris dans de petites écoles de village. Il suffit qu’il y ait une famille qui fasse ces réclamations pour que l’école laïque et républicaine se sente aujourd’hui obligée de s’y soumettre. C’est quelque chose d’insensé. Il ne faut pas confondre le principe de laïcité et la façon dont il a été dévoyé. La liberté ce n’est pas le libertarisme. L’égalité ce n’est pas l’égalitarisme. Et la fraternité, ce n’est pas nous obliger à nous sacrifier nous-mêmes pour pouvoirs prendre en charge toute la misère du monde.

La liberté, l’égalité et la fraternité sont des valeurs chrétiennes qui ont été dévoyées par la Révolution française. Dites-moi quelle autre religion que la nôtre fait la promotion de la liberté individuelle ? L’égalité est cette idée que chaque homme, quelle que soit sa naissance ou quelle que soit sa fortune, est égal à l’autre. C’est la chrétienté ! Et la fraternité c’est la charité. Mais oui. Je crois même que défendre ces valeurs-là, c’est nous donner la possibilité de rechristianiser en quelque sorte notre pays. Nous ne devons pas tomber dans le piège de refuser nos propres valeurs sous prétexte qu’elles ont été dévoyées. Je pense que c’est une erreur. La France n’est pas née en 1789 mais elle n’est pas morte non plus en 1789."

Marine Le Pen précise sa pensée sur l’avortement

Marine Le Pen est interrogée dans Présent de demain. Extraits :

"Vous avez dit récemment sur RMC, c’était chez Jean-Jacques Bourdin je crois, que vous ne reviendrez pas sur la loi Veil. Mais vous avez dit vouloir favoriser l’accueil de la vie. Vous n’avez pas pu en parler au cours de cette émission et j’aimerais que vous développiez.

M J’ai toujours tenu ce même discours. Je suis d’ailleurs, je crois, dans la droite ligne du Front national, puisque je rappelle à vos lecteurs qu’en 1986 le groupe de 35 députés à l’Assemblée nationale ne propose pas la suppression de la loi Veil. Ils font une proposition de loi de déremboursement. Et ils ne vont pas plus loin que cela. Ça a toujours été la ligne du Front national [pas tout à fait : le FN a été, sur le fond, abolitionniste, et, dans les faits, attaché à la politique des petits pas comme tout pro-vie, NDMJ]. Je pense que le Planning familial est en contravention avec la loi initiale de 1976 [en fait l'action du Planning familial est en accord avec les lois Aubry de 2001, qui garantissent la promotion de l'avortement mais interdisent l'inverse. NDMJ]. Cette structure est une structure d’incitation à l’avortement. Rien n’est fait dans notre pays pour donner le choix aux femmes de ne pas avorter. Aucune information sur un autre choix que celui-là ne leur est donnée. Aucune aide sociale ne leur est proposée pour pouvoir garder et élever leur enfant dans de bonnes conditions. Je pense donc qu’il faut mettre en place de manière vigoureuse et massive des aides à la famille de manière générale. Parce que la famille est la grande oubliée des politiques actuelles. Je pense à des priorités d’accès aux logements sociaux, à la revalorisation des allocations familiales parce que celles-ci sont très inférieures au coût réel d’un enfant dans notre société. Il faut tout de même admettre que les situations financières dans lesquelles se débattent un certain nombre de familles sont absolument dramatiques. Concernant l’avortement, l’adoption prénatale doit faire l’objet d’une information auprès des femmes qui prennent des renseignements en cas de grossesse non désirée. Les soutiens sociaux, les priorités à l’emploi, aux logements sociaux, doivent être mis en place pour leur permettre de garder cet enfant. Je crois surtout qu’il faut leur donner l’information que cet acte n’est pas un acte anodin. Or le planning familial évoque l’avortement comme un acte anodin, une espèce d’opération chirurgicale sans conséquences physiques ni psychologiques. De manière générale, la société française doit à nouveau se tourner vers le respect de la vie. Aujourd’hui la vie est, elle aussi, traitée de façon anodine. Ce que je reproche à certaines structures catholiques et c’est peut-être un peu le défaut de notre famille de pensée, c’est d’être toujours en train de mener la bataille perdue d’hier. Alors qu’il y a des batailles à mener aujourd’hui et que si nous ne les menons pas, nous allons les perdre aussi. C’est la bataille de l’euthanasie, c’est la bataille de la bioéthique. Plutôt que de s’attaquer à une guerre perdue, celle de l’avortement, il y a maintenant 35 ans, il faut s’attaquer de manière organisée et intelligente aux problèmes bioéthiques.

Mais 200 000 avortements par an, comment peut-on s’y résoudre ?

C’est parce que c’est présenté comme un acte anodin.

Vous pensez que vous ferez baisser ce chiffre par vos mesures politiques ?

Bien sûr ! C’est tout l’objectif qui est le mien : faire baisser ce chiffre pour tenter de le ramener jusqu’à zéro si c’est possible. On a aussi le droit d’essayer d’être malin quand on fait de la politique. Il faut reposer le problème du respect de la vie dans notre société qui est un problème de civilisation. J’ai dit à un de mes amis qui est catholique traditionaliste : «Vous savez, parfois, dans votre manière de faire, vous me faites penser à ces vieilles dames qui achètent du pain tous les jours. Tous les jours elles achètent du pain frais et tous les jours elles terminent d’abord le pain rassis de la veille. Toute leur vie elles mangent du pain rassis.» C’est-à-dire qu’à force de lutter pour des batailles qui ont déjà été perdues, des batailles d’avant, on rate systématiquement les batailles actuelles. Et on se retrouve en permanence en train de mener des batailles d’il y a 35 ans ou des guerres qui ont été perdues.

Il ne faut pas pouvoir dire parfois : «Je ne mange pas de ce pain-là ?»

D’accord. Mais parfois il faut aussi savoir contourner le problème. On a besoin de mettre en place un accueil de la vie. Il faut recréer ce contexte pour être entendu. Si on dit aux femmes : «On va supprimer la loi Veil», il est évident que cette mesure ne pourra pas être mise en œuvre. On verra des femmes aller avorter à 12 km de la frontière. Ce n’est pas notre but. J’essaie de me battre avec des armes qui portent. J’aimerais que ceux qui ont à cœur ces combats-là ne s’arrêtent pas à une de mes positions qui serait caricaturée, mais essayent d’écouter le discours qui est derrière.

Vous êtes pour le salaire maternel ?

Oui absolument. Je suis pour le droit des femmes de choisir de ne pas travailler pour élever leurs enfants. Je pense que c’est essentiel à la structuration de notre société de leur donner ce choix-là. D’autant que plus la situation économique s’aggrave, plus certaines femmes sont obligées de travailler alors qu’elles n’en ont pas le désir. Y compris lorsqu’elles ont des familles nombreuses. Il y a de plus en plus de femmes de trois enfants, de quatre enfants, qui continuent à avoir une activité professionnelle. Si elles le font parce qu’elles le désirent, très bien. Mais si elles y sont forcées, je crois que c’est mauvais pour notre société. On doit mettre en place la possibilité pour les femmes de pouvoir choisir. Elles doivent avoir un salaire maternel, une retraite et tous les avantages d’un travail salarié. […]"

« La France manque d’immigrés »

R Dixit Dominique Reynié directeur de la Fondation pour l’Innovation politique, un « think tank » créé en 2004 par Jacques Monod, ami de Jacques Chirac. Le Président du conseil de surveillance de cette fondation n’est autre que Nicolas Bazire, proche de Nicolas Sarkozy.

Il ne faut pas que l’arrêt de la CEDH oblige l’Irlande à lister les cas où l’avortement serait légal

Suite à l'arrêt de la CEDH, reconnaissant qu'il n'y a pas de droit à l'avortement, des organismes pro-vie ont relevé que cette mesure condamne une absence de législation précisant les cas où l'avortement n'est pas poursuivi, et que par conséquent l'Irlande risque d'être contraint de légiférer en énumérant des cas où les femmes pourraient demander l'avortement. C'est pourquoi l'association Choisir la vie encourage l'Irlande à n'accepter aucune dérogation à l'interdiction de ce crime. Jeanne Smits écrit :

"les pro-vie ont raison de se méfier et de s'insurger. Car dire par voie législative quels sont les cas où l'avortement est dépénalisé, fussent-ils très rares, c'est déjà reconnaître que la vie de l'enfant peut être considérée comme secondaire par rapport à celle de la mère, alors que le principe constitutionnel irlandais exige «autant que possible» la protection de la vie de l'enfant et, par conséquent, le déploiement d'un maximum d'efforts pour sauver les deux patients, la mère et l'enfant. L'Irlande est au demeurant le pays au monde qui présente le taux de mortalité maternelle le plus bas. C'est une épine dans le pied des sectateurs de l'«IVG» pour sauver la vie des mères, comme ils disent.

B Au nom de l'Eglise catholique, le cardinal Sean Brady a déjà fait savoir qu'à son avis il ne fallait rien changer à la loi, contrairement au ministre de la Santé, Mary Harney […]: «L'Eglise catholique nous enseigne que ni un enfant qui n'est pas encore né, ni sa mère ne peut être délibérément tué. La destruction directe d'une vie humaine innocente ne peut jamais être justifiée, quelles que soient les circonstances», rappelait le cardinal Brady.

Toute cette affaire soulève finalement le cas des avortements pratiqués «pour» sauver la vie de la mère, qui ont fait couler beaucoup d'encre […] soit on pose le principe du refus de porter directement atteinte à la vie de l'enfant à naître, qu'il en soit au stade embryonnaire ou déjà plus développé, soit on s'autorise des aménagements. C'est le cas des grossesses ectopiques (extra-utérines) qui mettent directement en péril la vie de la mère. Les directives du service de santé des évêques américains répond en ce cas que l'ablation d'une partie de la trompe, où s'implante l'embryon dans ces grossesses pathologiques, est autorisée, dans la mesure où il s'agit d'un organe malade de la mère, mais non la destruction directe, médicamenteuse ou opératoire, de l'embryon qui risque de faire éclater la trompe. […]

Ce qui est demandé, au travers de l'arrêt, c'est finalement l'établissement d'une liste de situations prédéfinie où l'avortement est en tant que tel présenté comme la solution correcte et même inévitable. De là à la négation de l'objection de conscience, le pas est vite franchi. C'est sans doute pour cela que le Planning familial a choisi de monter en épingle le cas de « C ». Timidement, mais réellement, la porte est ainsi ouverte à l'avortement légal en Irlande. Heureusement, A, B, C contre Irlande n'établit aucunement un droit à l'avortement, et il faut à tout prix éviter de le laisser exploiter en ce sens."

L’agriculture est l’une des questions centrales du XXIe siècle

G En novembre, lors de la tenue du G20, Benoît XVI affirmait qu'il fallait réévaluer l'agriculture comme une ressource indispendable pour l'avenir. Ce matin dans Ouest-France, Luc Guyau, vendéen et président de la FAO, l'agence des Nations unies chargée de l'agriculture, de l'alimentation et de la pêche, estime que la faim n'est pas une fatalité :

"On peut nourrir le monde. Encore faut-il le vouloir."

Tout, selon lui, contribue à faire de l'agriculture l'une des questions centrales du XXIe siècle. Les paysans vont devoir nourrir une humanité plus nombreuse. Aujourd'hui, 30 à 40% des récoltes produites

"ne terminent pas dans la bouche du consommateur. Dans les pays du Sud, elles pourrissent faute de moyens logistiques adaptés. Plus au Nord, on les gaspille".

Témoignage de rue: crèche vivante à Grenoble du 18 au 23 décembre

C Dans le Diocèse de Grenoble-Vienne, des laïcs catholiques épaulés par quelques prêtres ont décidé cette année de témoigner du sens de Noël auprès des passants. Une équipe de bénévoles a donc monté en plein centre-ville une crèche vivante afin d'y accueillir la Sainte Famille (avec un véritable bébé!) ainsi que des pâtres et leurs bêtes. Acteurs et animaux, (sans oublier les indispensables ballots de paille) prennent donc place dans une étable reconstituée.

G Dans le même temps, des "bergers" interpellent les passants alentours à l'aide de tracts. Mettant en regard la vacuité d'une fête consumériste et la plénitude du Salut apporté par l'Enfant-Dieu né sur la paille, ces tracts invintent chacun à s'interroger sur le vrai sens de Noël.

Pour concrétiser l'appel, les horaires de messe de Noël sont indiquées au dos du support. La force de cette crèche vivante est aussi de proposer aux promeneurs affairés de se faire acteurs de cette nativité plus que simples spectateurs distraits. L'animatrice de cette initiative suggère donc aux passants de revêtir pour 5, 10 voire 30 minutes un costume d'ange ou de pâtres. Cette originalité remporte un grand succès pour la plus grande joie des grands et des petits. Instrument pour remetttre la Nativité au centre des préoccupations de Noël, et moyen d'amorcer des discussions sur la Foi, cette reconstitution reste aussi une animation gratuite et bon-enfant en pleine ville.

Les prochaines crèches vivantes à Grenoble auront lieu Place Notre-Dame (Parvis de la Cathédrale), les Mercredi 22 et Jeudi 23 Décembre de 14h à 20h. Vous pouvez rejoindre l'équipe.

(merci à Bernard)

La neige n’en finit plus de tomber : peut-on être CO2-sceptique ?

N Evidemment, il y a ceux qui, devant les intempéries que nous connaissons depuis plusieurs semaines, répètent que cela ne signifie rien et que la logique du réchauffement global-dû-à-l'homme est quasiment irréversible si l'on ne prend pas des mesures drastiques. Sauf que.

En 2000, dans un article du quotidien de centre-gauche britannique The Independent, titré "Les chutes de neige font maintenant partie du passé", on pouvait lire :

"D'après le Dr David Viner, un chercheur de haut rang à l'Unité de Recherche Climatique de l'Université d'East Anglia, dans quelques années les chutes de neige en hiver seront "des événements rares et enthousiasmants"."Les enfants ne sauront tout simplement plus ce qu'est la neige", a-t-il ajouté."

Sic. Il y a un an, il neigeait déjà beaucoup. Et ce matin, c'est la galère. Alors : est-il simplement permis d'être sceptique devant les affirmations passées de David Viner ?

Le Pape confie tous les pasteurs à St Joseph

Lors de l'Angélus, Benoît XVI a déclaré :

J "Chers amis, je désire confier à saint Joseph, patron universel de l'Eglise, tous les pasteurs, les exhortant à offrir « aux fidèles chrétiens et au monde entier l'offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ » (Lettre d'indiction de l'année sacerdotale). Puisse notre vie adhérer toujours plus à la Personne de Jésus, justement parce que « Celui qui est le Verbe assume lui-même un corps, il vient de Dieu comme un homme et attire à lui toute l'existence humaine, la porte dans la Parole de Dieu » (Jésus de Nazareth, Milan 2007, 383). Invoquons avec confiance la Vierge Marie, la pleine de grâce « ornée de Dieu », afin que, pour ce Noël désormais très proche, nos yeux s'ouvrent et voient Jésus, et que notre cœur se réjouisse de cette admirable rencontre d'amour."

Jacqueline de Romilly, RIP

Le père Mansour Labaky raconte :

R "Jacqueline de Romilly est venue me rencontrer dans un Salon du livre de Paris. “J’emporte avec moi Socrate, Platon et vos livres !” m’a-t-elle dit. J’étais abasourdi. Par la suite, nous nous sommes revus, nous sommes devenus amis. Un jour, je lui ai demandé : “Madame, je vais vous poser une question embarrassante : où en êtes-vous dans votre foi ? Excusez-moi pour cette question, je sais qu’un prêtre français n’agirait pas de la sorte… mais je suis libanais.” Elle m’a répondu : “Mon père, je suis au seuil. – N’y a t il pas moyen de franchir ce seuil ? – Cela va être difficile. Je me suis fait baptiser en 1940… et puis c’est tout.” Plus tard, elle m’a téléphoné pour me dire : “Père, pouvez-vous passer chez moi, je voudrais que vous me parliez du christianisme.” Nos échanges étaient très libres et pleins d’humour. Elle s’est confessée. Le jour de sa première communion, son regard était celui d’une enfant de 10 ans. Elle m’a appelé plus tard pour me dire, avec malice : “Père, vous êtes chargé de mon âme, désormais. Or, vous savez que je ne suis pas confirmée.” Nous avons donc poursuivi ce cheminement ensemble. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de lui donner la communion. Après sa confirmation [à 95 ans, NDMJ], elle disait volontiers : “Je suis maronite, maintenant.” C’était une femme d’une éthique imperturbable. Elle ne trichait pas. »

Du communisme à l’islam : les ressemblances des totalitarismes

Le discours d'Oskar Freysinger lors des Assises sur l'islamisation est en ligne. En voici un extrait :

F "l’opposition entre le modèle totalitaire soviétique et le modèle islamique n’est qu’apparente. Il n’y avait pas de laïcisme en URSS: on divinisait les dirigeants et les maîtres à penser, de Marx à Staline, et l’on posait le « grand soir » comme un événement eschatologique, comme la fin des temps de l’Evangile. En Islam aussi, le royaume qu’on bâtit est purement de ce monde. On n’a aucun contact avec Allah, tout est immanent, y compris le paradis qui n’est qu’une version « cinq étoiles » de la vie sur terre. Le socialisme réel est donc moins matériel et l’islamisme moins spirituel qu’ils ne semblent. Les deux sont des systèmes dogmatiques et collectivistes, allergiques à la liberté individuelle.

Le communisme ayant fait long feu, c’est sans hésitation et sans être encombré par le moindre doute que l’Islam occupe le vide de la modernité de son trop plein de dogmes et de règles en justifiant religieusement sa prise de possession matérielle, psychologique et territoriale du monde immanent. Son système de croyance passe nécessairement par une prise de pouvoir sur tous les secteurs de la vie et sur tout le territoire disponible, et non seulement sur les consciences. […]

l’avancée de l’islam n’est que le révélateur de notre vide intérieur. Si nous avions une vie spirituelle propre, équilibrée, une profondeur — une âme ! — l’islam n’exercerait aucune emprise. Ni comme séduction ni comme intimidation. Une âme critique et libre ne tiendrait pas une minute sous ce ritualisme et cette contrainte. Lorsqu’on porte l’impératif de la liberté au fond de soi, on peut affronter toute l’armée perse à trois cents hommes, comme Léonidas ! Or, dans notre société matérialiste, l’élévation n’a plus le droit d’être. Nous vivons le diktat de l’horizontalité, de la « socialisation », du carpe diem, du copinage et du bavardage généralisés. Nous ne construisons plus de temples dans l’invisible et emprisonnons l’imaginaire dans des jeux vidéos. Le monde est devenu désespérément plat. A force d’éliminer toute barrière, tout obstacle, nous avons détruit les perspectives, « effacé l’horizon », comme écrit Nietzsche."

Les taxes du jour

Un lecteur nous informe que :

  • le Sénat a créé une taxe de 15 % sur les contrats de garantie de loyers impayés (GLI), pris par les propriétaires pour s'assurer.
  • les sénateurs ont instauré une taxe sur les sacs plastiques pour 2014 et une taxe de 75 € par an pour les personnes habitant dans des caravanes et mobil-homes.

Vos trois crèches favorites

Concours creches Merci à tous les participants à notre compétition amicale - et bravo aux auteurs des trois crèches et photos primées (sur 1162 suffrages exprimés – résultats):

1. La "crèche provençale de Claude Rochefort" (162 voix), qui remporte un Agenda Benoit XVI, offert, comme les autres prix, par les éditions Terra Mare.

Crêche provençale en Normandie

2. La crèche de la famille Vallet (135 voix), qui remporte un exemplaire des Lettres aux Capitaines.

Famille vallet

3. La crèche de la famille Mauchauffée (93 voix), qui remporte une bande dessinée Hugues Capet.

Creche 7 garcons
 
Bien entendu, ces résultats ne sont pas le plus important : ce petit concours n'avait pour but que de mettre en valeur une belle et pieuse tradition. Et laissons le dernier mot à Benoît XVI (pdf):

"En voyant les rues et les places des villes décorées par des illuminations resplendissantes, rappelons-nous que ces lumières évoquent une autre lumière, invisible aux yeux, mais non au cœur. Alors que nous les admirons, alors que nous allumons les bougies dans les églises ou l'illumination de la crèche et de l'arbre de Noël dans les maisons, que notre âme s'ouvre à la véritable lumière spirituelle apportée à tous les hommes de bonne volonté. Le Dieu avec nous, né à Bethléem de la Vierge Marie, est l'Etoile de notre vie !"

26 collégiens à l’Angélus

Le Berry Républicain a consacré vendredi un article à l'institution l'Angélus, près de Bourges. extraits :

A "Alors que de nombreuses écoles du nord du Cher ont fermé leurs portes ces dernières années, voilà qu’un nouvel établissement vient de se créer, en septembre, à Presly. Il s’agit de l’Institution l’Angélus. Mais cette école n’est pas comme les autres. Il s’agit d’un collège catholique privé, traditionaliste, rattaché à l’Institut du Bon Pasteur (qui dépend du pape). À sa tête, on trouve l’abbé Régis Spinoza, trente-neuf ans. Il a été notamment missionnaire en Afrique et a enseigné auprès d’adolescents difficiles dans le nord de la France. L’école compte vingt-six élèves, uniquement des garçons, de la sixième à la quatrième. […] Dès l’année prochaine, une classe de troisième ouvrira, ainsi qu’une école primaire. À l’avenir, il y aura même un lycée. Les élèves portent tous un uniforme. Le prix de l’inscription est fixé à quatre cent cinquante euros par mois pour les internes. L’Angélus veut mettre oeuvre une pédagogie différente des autres écoles : «Le but est d’avoir des petits effectifs pour un suivi personnalisé, souligne l’abbé Spinoza. Nous voulons essayer de nous mettre au service du jeune et de  le faire en tenant compte des ses talents.» Les cours ont lieu du lundi après-midi au vendredi matin. Le matin est réservé aux cours, l’après-midi aux activités sportives, manuelles et artistiques. Ainsi, les élèves enregistrent actuellement un CD.

[…] La messe y est célébrée tous les jours en latin. Le dimanche matin, cinquante personnes y assistent. L’Angélus cherche désormais à s’ouvrir à l’extérieur. Les collégiens ont participé à la cérémonie du 11 novembre, à Presly. Un tournoi de football devrait être organisé entre les élèves de l’Angélus et les onze-treize ans de l’association sportive de La Chapelle d’Angillon, Ivoy et MéryèsBois."

« Lumière du monde » dans le Libre Journal de Daniel Hamiche

L Invités sur Radio courtoisie jeudi soir avec Jeanne Smits (Présent) et Eric Letty (Monde & Vie), nous avons commenté le dernier livre du Pape. Vous pouvez réécouter l'émission (durée : 57mn) :

Radio Courtoisie

Marmoutier : le paganisme maçonnique contre Saint Martin

F J'ai déjà évoqué cette horreur qui pourrait être installée près de l'abbaye de Marmoutiers. Il faut comprendre c'est un enjeu de civilisation : à saint Martin, apôtre des Gaules au IVème siècle, fondant à Marmoutier le premier monastère de l’Occident, les cathophobes tentent d'opposer le retour d'une divinité païenne.

Le projet de la statue de la Femme-Loire – au symbolisme païen évident – porté par une bonne partie du monde économique et politique local vient signifier que Tours la catholique s’est effacée devant Tours la maçonnique.

La pétition mise en place par les catholiques a déjà rassemblé près de 3000 signatures en quelques jours… Devant la tournure des événements et à l’approche des élections cantonales, la mairie de Tours, propriétaire du terrain d’accueil, chercherait un emplacement de secours pour héberger cette statue géante de femme nue de 20 mètres de haut.

Concours de crèches: en attendant les résultats…

Concours crechesEncore quelques heures pour voter (la "compétition" sera close, et les résultats proclamés, aujourd'hui à 18h) – mais en attendant, nous souhaitons partager avec vous d'autres photos de crèches qui nous sont parvenues après le début des votes. 

D'abord, une lectrice nous a envoyé cette photo de crèche, et son histoire émouvante :

Crèche provençale Leclere 2 "Une année, quelques jours après Noël notre belle crèche a brulé.Les bougies allumées pour la prière familiale ont mis le feu à la mousse déjà un peu sèche. Il ne nous restait plus que que 3 santons un peu noirci mais grâce au ciel les dégats n'étaient que matériels. 

"Pendant 4 ans nous avons racheté un ou deux santons chaque année.
 
"Un jour quelques temps avant Noël, mon mari médecin faisait une visite à domicile chez une de ses patientes qui venait de perdre pour la 2ème fois un fils (adulte) dans des conditions dramatiques.
Ce ménage faisait chaque année une magnifique et grandiose crèche provençale, constituée année après année, de plus de 150 santons . Mon mari s'étonna de ne pas voir cette année là, la crèche comme chaque année.
 
"Alors, Monsieur et Madame X. lui dirent: Docteur, nous n'avons plus le courage de faire notre créche, nous sommes trop tristes. Vous avez beaucoup d'enfants, nous vous offrons notre crèche.
 
"C'est ainsi qu'aujourd'hui nous avons une immense et magnifique crèche provençale qui fait la joie de notre famille ainsi que de toutes les familles amies qui viennent l'admirer."

Ci-dessous, les autres photos qui nous ont été envoyées – merci à tous leurs auteurs : 

[Lire plus]

Assises contre l’islamisation : pas pour l’avortement

Z Anne Zelensky, membre de Riposte laïque, fut avec Simone de Beauvoir une des fondatrices de la Ligue du droit des femmes. Elle est intervenue lors des Assises de l'islamisation. Mais, alors qu'elle rappelait son rôle dans la lutte pour l'avortement, elle a été plus huée qu'applaudie.

Oskar Freysinger, l’Astérix helvète

F Oskar Freysinger, conseiller national de l'UDC en Suisse à l'origine de l'interdiction des minarets et invité vedette des Assises sur l'islamisation, a déclaré voir dans l'islam "un socialisme perfectionné", "l'URSS plus Dieu".

Chronique de la cathophobie

C A Leers (Nord), un conseiller municipal d’opposition exige le retrait de la crèche municipale. Il menace de traîner en justice le maire si celui-ci persiste à installer une crèche pour Noël dans le parc du centre medico-social, une structure qui appartient et qui est gérée par la ville. L'Observatoire de la christianophobie appelle à l'action.

La branche britannique de la Croix-Rouge a décidé cette année de supprimer toute référence à la fête de Noël et aux symboles qui s’y rapportent, du sapin à la crèche et même la mention de Noël, « Christmas » en anglais – « la messe du Christ » de ses 430 centres de collecte.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale a ordonné à la banque d’une petite ville de l’Oklahoma d’enlever les signes et les symboles religieux de son établissement.

Le sapin de Noël : un symbole de la lumière apportée par Notre-Seigneur

Benoît XVI a remercié la délégation venue lui apporter l'immense sapin qui ornera cette année la Place Saint-Pierre :

S "Cette année, le sapin sur la place Saint-Pierre vient de la pittoresque Luson non loin du Sass Putia, dans les immenses Dolomites. La beauté de ce paysage nous invite à reconnaître la grandeur de notre Créateur, dont l'amour brille incessamment dans son œuvre merveilleuse de la nature, pour illuminer le cœur de l'homme et le combler de paix et de joie.

Ce soir, après la cérémonie officielle, en présence du cardinal Giovanni Lajolo, Président du Gouvernorat, les lumières qui ornent l'arbre seront allumées. Recueilli à une altitude de 1.500 mètres et coupé sans nuire à la vie de la forêt, il restera à côté de la crèche jusqu'à la fin des festivités de Noël et sera admiré par les nombreux pèlerins et touristes de partout dans le monde, comme un symbole significatif de la lumière que le Christ par sa naissance, a apporté à l'humanité. Lui, le Messie, s'est fait homme et est venu parmi nous, pour dissiper les ténèbres de l'erreur et du péché, accomplissant "d'une manière incomparable la condescendance de Dieu" (Exhortation apostolique. Verbum Domini, 11). Ayez foi en Lui signifie accueillir en soi-même la lumière qui est Jésus-Christ.

L'arbre de Noël enrichit la valeur symbolique de la crèche, qui est un message de fraternité et d'amitié; une invitation à l'unité et la paix; une invitation à faire dans nos vies et dans la société, une place à Dieu, qui nous offre son amour omnipotent à travers la figure fragile d'un enfant, parce qu'il veut qu'à son amour nous répondions librement par notre amour. La crèche et l'arbre apportent donc un message d'espérance et d'amour, et aident à créer le climat propice pour vivre dans la juste dimension spirituelle et religieuse le mystère de la naissance du Rédempteur."

Valoriser l’art de la crèche : un acte d’identité culturel

Alors que vous avez encore jusqu'à demain après-midi pour voter pour les meilleures crèches des lecteurs du Salon Beige, Benoît-et-moi a traduit un entretien de Corrado Gnerre, professeur d'histoire de la théologie à l'Université Européenne de Rome, sur le sujet. Extraits :

C "La crèche est étroitement liée à la particularité du christianisme et, en particulier, au mystère de l'Incarnation, réalité historique humainement inconcevable, à travers laquelle Dieu n'apparaît pas comme un homme, mais se fait vraiment homme. Le christianisme, ainsi, n'est pas une religion spiritualiste, mais, au contraire, accorde une attention au caractère charnel et concret des signes. Saint Bernard de Clairvaux affirmait que, puisque nous sommes charnels, le Seigneur fait en sorte que notre être se manifeste aussi dans les choses.
Le Moyen Age, époque où est né l'art de la crèche, se caractérise par une culture marquée par le caractère charnel: qu'on pense au culte des reliques. […] En ce qui concerne la crèche, il est connu que la première représentation de la Nativité a été construite par saint François à Greccio, en 1223. Un collègue de Saint François avait demandé s'il était juste d'observer l'abstinence de viande, vu que cette année-là, le 25 Décembre tombait un vendredi. La réponse du saint patron de l'Italie fut sans équivoque: "Aujourd'hui, même les murs doivent manger de la viande, doivent être recouverts de viande."

La culture séculariste tend à dévaloriser l'art de la crèche. Quelles en sont les causes?

C'est un phénomène typique de la mentalité protestante qui rejette à la fois la représentation symbolique du sacré et la dévotion mariale. La Vierge Marie est un protagoniste essentiel de la crèche. En fin de compte, le catholicisme, s'articulant sur la dévotion mariale, est en harmonie avec la psychologie féminine qui attribue de l'importance à la valeur des signes et des symboles concrets, alors que la mentalité masculine est plus portée à l'abstraction.

Pourquoi, encore aujourd'hui, est-il bon de valoriser la crèche?

D'abord, parce que l'art de la crèche est un signe d'identité culturelle qui se manifeste publiquement: le christianisme n'est pas destiné à être confiné dans les profondeurs de notre conscience. La mentalité séculariste d'aujourd'hui tend, au contraire, à effacer la valeur publique de l'expérience chrétienne et à transformer le christianisme en un mythe.
En second lieu, la crèche peut aider à retrouver l'essence même de la théologie catholique, c'est-à-dire la théologie du regard. Regarder un objet, c'est confronter l'intelligence à la réalité que nous observons. Le regard aide à connaître la réalité sans pour autant prétendre à la comprendre pleinement, en gardant l'élément de surprise, typique de l'enfance. Ce n'est pas par hasard que Jésus dit: «Si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des cieux" (Mt 18, 3).
[…]

Dans quelle mesure la crèche peut-elle devenir un instrument de dialogue interreligieux et d'apostolat dans une société multiraciale et multiculturelle?
La société multi-raciale est une réalité, tandis que la société multiculturelle est dangereuse, comme prélude et symptôme du relativisme. Par conséquent, valoriser l'art de la crèche peut aider à récupérer l'affection pour notre culture et à renforcer notre identité, évitant que la société multi-raciale ne dégénére en société multiculturelle.
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