Les parias de la télévision bobo
Hier, invité de l'émission "On n'est pas couché", Michel Drucker a déclaré (vers 9mn) qu'il refuserait d'inviter Marine Le Pen dans son émission "Vivement dimanche", comme il a toujours refusé d'inviter Jean-Marie Le Pen. Laurent Ruquier semblait se poser l'éventualité, bien qu'il refuse, pour le moment, d'inviter l'un ou l'autre.
Nouvelle crise au sein du quotidien Le Monde
Vendredi, 3 jours après la prise de contrôle du groupe de presse par le trio Bergé-Niel-Pigasse, une partie de la rédaction (76) du quotidien a mis en cause Éric Fottorino, son président du directoire et directeur de la publication.
«Nous sommes nombreux à avoir été heurtés par ton éditorial de mercredi. Tu y mets en cause le passé du Monde et notamment certains de ses choix éditoriaux».
Dans son éditorial publié à l'occasion de la recapitalisation du groupe Le Monde, Éric Fottorino avait épinglé «les carences de la gestion passée» et ses «écarts éditoriaux», notamment en prenant parti pour Édouard Balladur en 1995 ou Ségolène Royal en 2007. Son prédécesseur, Jean-Marie Colombani, a riposté jeudi :
"Éric Fottorino, que j'ai installé et promu, n'a eu de cesse d'approuver, durant ces longues années, la stratégie que j'avais mise en place. Il oublie de rappeler que c'est à lui que j'avais confié cette réforme (…). Tout cela est scandaleusement inouï."
Cette lettre coïncide avec la fin d'une époque pour Le Monde, celle où les journalistes avaient le contrôle du journal. Désormais, 64,5 % du capital est aux mains de l'homosexualiste Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.
Le Pape a consacré la Basilique de la Sainte-Famille à Barcelone
Benoît XVI consacre l'autel de la basilique de la Sagrada Familia. Autres photos.
Voyage du Pape : les crasses de Zapatero
Lu sur Benoît-et-moi :
"Le président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero a pris l’avion pour visiter les soldats espagnols en Afghanistan justement au moment où le Pape arrivait en Espagne. Sauf éléments dont nous n’aurions pas connaissance, ces militaires n’ont pas vu M. Zapatero sur ce théâtre d’opération depuis 2005, et notamment depuis après des affrontements très violents ayant entraîné de lourdes pertes de nationaux. Ils n’étaient donc peut-être pas à une journée près pour l’accueillir!
Par ailleurs les catholiques qui, tous les jours, depuis plus de 50 ans peuvent assister à la messe à la Basilique de la Vallée de « Los Caídos » (« Les Tombés », en français on dirait je pense des «Morts au champ d’honneur »), se sont vus interdire l’entrée de cet édifice religieux situé non loin de Madrid, alors même que le Souverain Pontife arrivait en Espagne. Cette Basilique qui a été édifiée, bien évidement à l’Époque de l’État Espagnol, l’a été en hommage à tous les morts de la Guerre Civile Espagnole et une congrégation religieuse y a été installée pour prier pour toutes les victimes de cette guerre fratricide."
La plus grande statue de Notre-Seigneur est en Pologne
Les ouvriers ont achevé aujourd'hui à Swiebodzin dans l'ouest de la Pologne la construction de la plus haute statue du Christ au monde, plus élevée que le Christ de Rio de Janeiro. Elle mesure 36 mètres, (33 mètres pour celle de Rio de Janeiro) et repose sur une butte de terre haute de 16 mètres. Les derniers éléments de la statue, la tête et les bras ont été installés à l'aide d'une énorme grue spécialement dépêchée sur place (voir les photos). Le poids total de la construction est estimé à 440 tonnes. Sylwester Zawadzki, curé de la paroisse de la Miséricorde divine à Swiebodzin, à l'origine de ce projet lancé il y a cinq ans, déclare :
"C'est l'oeuvre de ma vie. (…) Il sera le plus grand catéchiste. L'Europe a besoin de catéchistes comme le Christ".
Manifestation des avortueurs : bide et violence
70 associations pro-avortement ont rassemblé… 750 personnes environ à Paris. (et non 5000 comme tente de le faire croire l'AFP), emmenées par le député communiste de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet. Des pro-vie les ont interpellés à leur passage, mais les pro-mort n'ont répondu que par la violence (photo).
L’Alliance pour les Droits de la vie dénonce le faux-débat que ces associations tentent d'instaurer :
- Alors que chaque année, on compte en France 220 000 avortements pour 800 000 naissances, c’est-à-dire 1 avortement pour 4 naissances, comment oser dire que l’avortement est difficile d’accès ? Rappelons que de nouveaux prescripteurs de l’IVG médicamenteuse ont été ajoutés par l’actuelle législature (centres de planification et centres de santés).
- Comment la Ministre de la Santé peut-elle présenter comme solution la hausse de 50% du forfait versé par la sécurité sociale aux établissements pour réaliser une IVG, alors qu’un récent rapport de l’Inspection générale des Affaires Sociales (IGAS – février 2010), constatait un trop grand nombre d’avortements en France, et déplorait l’augmentation de 30% d’avortements chez les mineures entre 2001 et 2007 ?
Pour l’Alliance pour les Droits de la Vie, les manifestations d’aujourd’hui sont passéistes lorsqu’elles présentent l’avortement, de façon idéologique, comme le symbole de la cause des femmes. L’Alliance déplore le silence sur l’impact psychologique douloureux de l’IVG. Elle appelle de ses vœux une politique qui aide les femmes à éviter l’IVG, notamment par une meilleure communication sur les aides publiques aux femmes enceintes et aux jeunes mères. L’Alliance a publié en mai 2010 Je suis enceinte, le guide de toutes les aides publiques aux femmes enceintes.
Addendum : voir le reportage d'Enquête&Débat. Il n'y a effectivement pas grand monde…
La famille comme cellule de base de la société est la grande question aujourd’hui
Benoît-et-moi a traduit les réponses du Pape aux traditionnelles questions des journalistes dans l'avion. Extraits :
"Quel sens peut avoir la consécration d'un temple comme la Sagrada Familia, au début du XXI e siècle? Et y-a-til certains aspects spécifiques de la vision de Gaudi qui vous ont frappé en particulier?
"En fait, cette cathédrale est aussi un signe pour notre temps. Je trouve dans la vision de Gaudi surtout trois éléments.
Tout d'abord, cette synthèse entre continuité et nouveauté, tradition et créativité. Gaudi a eu ce courage de s'insérer dans la grande tradition des cathédrales, d'oser à nouveau, en son siècle, avec une vision totalement nouvelle, cette réalité-cathédrale de rencontre entre Dieu et l'homme dans une grande solennité, et ce courage de rester dans la tradition, mais d'une créativité nouvelle, qui renouvelle la tradition et témoigne ainsi de l'unité et du progrès de l'histoire, c'est quelque chose de beau. […] Et enfin, […] cette cathédrale est née d'une dévotion traditionnelle du XIXe siècle: Saint-Joseph, la Sainte Famille de Nazareth, le mystère de Nazareth, mais justement cette dévotion d'hier, pourrait-on dire, est d'une très grande actualité, parce que le problème de la famille, le renouveau de la famille comme cellule de base de la société est la grande question aujourd'hui et nous montre où nous pouvons aller à la fois dans la construction de la société et dans l'unité entre foi et vie, entre religion et société. La famille est le thème de base qui est exprimé ici, disant que Dieu s'est fait lui-même fils dans la famille, et nous appelle à construire et à vivre la famille. […]
[L]'Église a été la mère des arts pendant des siècles et des siècles, le grand trésor de l'art, la musique, l'architecture, la peinture, est né de la foi dans l'Église. Aujourd'hui, il y a une certaine divergence, mais cela fait du mal à la fois à l'art et à la foi: l'art qui aurait perdu la racine de la transcendance n'irait plus vers Dieu, ce serait un art diminué, il perdrait sa racine vivante; et une foi qui n'aurait plus que l'art du passé, ne serait plus une foi dans le présent, et c'est aujourd'hui qu'il faut à nouveau l'exprimer comme une vérité qui est toujours présente. C'est pourquoi le dialogue, ou je dirais la rencontre entre l'art et la foi est inscrit dans la nature la plus profonde de la foi, nous devons tout faire afin qu'aujourd'hui encore, la foi s'exprime dans un art véritable, comme Gaudi dans la continuité et la nouveauté, pour que l'art ne perde pas le contact avec la foi. "
En ce moment, on voit les débuts du nouveau dicastère pour la nouvelle évangélisation. Et beaucoup se demandent si l'Espagne, avec le développement de la sécularisation et le déclin rapide de la pratique religieuse, est l'un des pays auxquels vous avez pensé comme objectif pour ce nouveau dicastère, ou même si elle n'est pas l'objectif principal …
Avec ce dicastère, j'ai pensé au monde entier en lui-même, parce que la nouveauté de la pensée, la difficulté de penser dans les concepts de l'Écriture, de la théologie, sont universelles, mais naturellement il y a un centre et c'est le monde occidental avec son sécularisme, sa laïcité, et la continuité de la foi qui doit essayer de se renouveler pour être la foi aujourd'hui et pour relever le défi de la laïcité. En Occident, tous les grands pays ont leur façon propre de vivre ce problème: nous avons eu par exemple les voyages en France, en République tchèque, au Royaume-Uni, où le même problème est présent partout, d'une manière spécifique à la nation, à son histoire, et cela vaut aussi d'une manière forte pour l'Espagne. L'Espagne a toujours été d'un côté un pays d'origine de la foi, pensons que la renaissance du catholicisme dans les temps modernes est en grande partie due à l'Espagne, des figures comme saint Ignace de Loyola, Sainte Thérèse d'Avila et saint Jean, sont des figures qui ont finalement renouvelé le catholicisme et façonné le visage du catholicisme moderne. Mais il est également vrai qu'Espagne est née aussi une laïcité, un anti-cléricalisme, un sécularisme fort et agressif comme nous l'avons vu dans les années 30, et ce conflit, plus, cette confrontation entre foi et modernité, toutes deux très vivaces, a encore lieu aujourd'hui en Espagne: ainsi pour l'avenir de la foi, la rencontre – pas la confrontation! […] entre la foi et la laïcité a un point central justement dans la culture espagnole! En ce sens, j'ai pensé à tous les grands pays occidentaux, mais en particulier à l'Espagne."
Hervé Mariton propose un amendement pro-famille
Le député UMP Hervé Mariton plaide, avec 51 de ses collègues UMP, contre la suppression de l'avantage fiscal pour les jeunes mariés l'année de leur union, que le gouvernement a décidé de supprimer dans son projet de budget pour 2011. L'élu de la Drôme a annoncé avoir déposé un amendement qui vise à maintenir la disposition fiscale de la triple déclaration dont bénéficient les couples l'année de leur mariage et qui leur permet de réduire leur impôt sur le revenu.
L'amendement UMP sera débattu mardi en commission des finances de l'Assemblée avant son éventuel examen en séance publique le 15 novembre. M. Mariton souhaite rétablir cet avantage fiscal uniquement pour les mariés, donc ni pour les pacsés ni pour les divorcés.:
"Le mariage est une institution qui apporte de la solidité à la société : il est donc légitime qu'il présente des avantages, notamment par rapport au PACS […] la suppression reviendrait à aligner le droit du mariage sur le droit du PACS et marquerait une inflexion dans la politique familiale du gouvernement qui serait dommageable à la famille".
Le Pape exhorte les fidèles à professer leur foi dans leurs responsabilités
Parvenu au coeur de Santiago et entré dans la célèbre cathédrale, le Pape s'est d'abord rendu dans la chapelle du Saint Sacrement. Il a ensuite salué la foule des fidèles rassemblés sur la place puis il s'est rendu dans le sanctuaire de la basilique pour y vénérer les reliques de l'Apôtre Jacques. Après le salut de l'Archevêque, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée:
"Faire un pèlerinage ne veut pas dire simplement visiter un lieu quelconque pour admirer ses trésors naturels, artistiques ou historiques. Faire un pèlerinage signifie d'abord sortir de soi-même pour aller à la rencontre de Dieu là où il s'est manifesté, là où la grâce divine s'est montrée avec une splendeur particulière et a produit d'abondants fruits de conversion et de sainteté chez les croyants. En cette Année sainte compostellane, j'ai désiré venir comme Successeur de Pierre en pèlerinage dans la Maison du Señor Santiago, dont on célèbre le 800 anniversaire de la consécration, pour affermir votre foi et raviver votre espérance, et pour confier à l'intercession de l'Apôtre vos aspirations, vos efforts et votre travail pour l'Evangile. En embrassant sa statue vénérée, j'ai aussi prié pour tous les fils de l'Eglise, qui a pour origine le mystère de communion qu'est Dieu… L'Eglise est cette étreinte de Dieu dans laquelle les hommes apprennent aussi à étreindre leurs propres frères, découvrant en eux l'image et la ressemblance divine qui constituent la vérité la plus profonde de leur être et qui sont à l'origine de la vraie liberté. Or, il existe une relation étroite et nécessaire entre vérité et liberté. La recherche honnête de la vérité, l'aspiration à celle-ci, est la condition d'une authentique liberté. On ne peut vivre l'une sans l'autre. L'Eglise, qui désire servir de toutes ses forces la personne humaine et sa dignité, est au service des deux. Elle sert la vérité et la liberté. Elle ne peut y renoncer, car c'est l'être humain qui est en jeu, car elle y est poussée par son amour pour l'homme, lui qui est sur la terre la seule créature que Dieu ait voulue pour elle-même, et parce que, sans cette aspiration à la vérité, à la justice et à la liberté, l'homme se perdrait lui-même".
"Permettez-moi, depuis Compostelle, cœur spirituel de la Galice et, en même temps, école d'universalité sans frontières, d'exhorter tous les fidèles de ce cher diocèse, et tous ceux de l'Eglise en Espagne, à vivre en se laissant éclairer par la vérité du Christ, en professant leur foi avec joie, cohérence et simplicité, à la maison, au travail et dans leur responsabilité de citoyens... Puisse la joie de vous sentir fils aimés de Dieu vous inciter à avoir un amour toujours plus profond pour l'Eglise, en collaborant à sa mission de porter le Christ à tous les hommes."
Ensuite, le Pape a placé l'encens dans le célèbre Botafumeiro, l'encensoir géant balancé par huit hommes depuis la voûte dans le transept de la cathédrale pour les grandes occasions. Notons que Zapatero est en visite "surprise" en Afghanistan.
La désinformation de la presse française sur les Etats-Unis
En lisant la presse française à propos de la déroute électorale de Barack Obama, Henri Hude, actuellement aux Etats-Unis, n'en croit pas ses yeux :
"Si les choses continuent à aller dans le même sens, l’essentiel de l’information utile sur les USA (en France, ou plutôt à Paris) finira par se concentrer dans les blogs, et dans les agrégats de blogs […] Comme d'habitude quand il s'agit de près ou de loin du président Obama, la presse française vit dans un curieux déni de réalité. Veut-on un exemple de ce qu’écrit la presse américaine ? Dans le Washington Post, (4 novembre 2010, A 31), nous lisons que la majorité électorale qui avait porté Obama au pouvoir a éclaté. […]
Un premier article français, que je vais commenter dans cette lettre, et qui donne le ton, s’intitule : «La chambre aux Républicains mais pas le Sénat.» Commençons par le titre. Ce titre est matériellement exact. Mais il induit en erreur. Il efface le fait objectif de la débâcle électorale du parti démocrate. Il masque le fait objectif de la désaffection des Américains pour le Président Obama. Voici pourquoi il manque gravement de sérieux professionnel, et pas seulement dans son titre :
La politique familiale ne relève pas de l’assistance mais de l’échange
De Jacques Bichot sur Liberté politique :
"Il y a environ un siècle, l’un des « grands ancêtres » du mouvement familial, Simon Maire, lança le slogan «les familles créancières de la nation» […] : en élevant leurs enfants, les parents rendent des services à l’ensemble des citoyens, si bien que la communauté leur est redevable. Pour l’essentiel, la politique familiale ne relève donc pas de l’assistance, mais de l’échange. Ceux qui n’ont pas d’enfant, ou n’en ont qu’un, ont besoin des enfants des personnes plus fécondes : sans elles, ils n’auraient pas grand chose pour vivre après l’arrêt de leur activité professionnelle. Mais l’équité consisterait-elle à tout recevoir sans rien donner ?
Dans un rapport du Conseil d’analyse économique, Évelyne Sullerot et Michel Godet indiquaient le coût en 2001 des enfants confiés à une famille d’accueil (1 250€ par mois) et à un établissement (2 500€ par mois). On peut compter aujourd’hui, neuf ans plus tard, environ 1 500 et 3 000€. Cela donne une idée de ce que représente l’apport des parents qui s’occupent eux-mêmes de leurs enfants. 1 500€ par mois pendant 20 ans, cela fait 360 000 €, le prix d’un logement en province. […]
Les hôtels arabes des Champs-Elysées
Le Crillon, hôtel de luxe parisien, a été vendu à des investisseurs saoudiens. Non loin du Crillon, le George V est détenu par le prince saoudien Al-Walid. Quant au Ritz, il est la propriété du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed. Le Meurice, comme le Plaza-Athénée, appartiennent au sultan du Brunei.
Principe de subsidiarité et étatisme
De Benjamin Guillemaind dans L'Homme nouveau :
"Dans son ouvrage L’État subsidiaire, Chantal Delsol présente les régimes corporatistes au XXe siècle, dont les déviances nuiront au courant tout entier. Elle épingle d’abord La Tour du Pin, un des chefs de file. Bien qu’il s’inspire fortement de la conception chrétienne des trois niveaux : personnes, État, corps intermédiaires, elle déplore que le «corporatisme» reprenne d’anciens vocables pour désigner des groupes que l’État crée lui-même ou suscite : associations professionnelles en France, corporations en Allemagne, corps d’État en Autriche et qu’il institutionnalise un système de monopole étendant l’obligation à tous. On s’éloigne de la conception initiale, où les créations résultent d’une volonté libre des individus, légitimées par l’État. La subsidiarité va devenir le paravent de l’étatisme. Rejetant le libéralisme économique et l’idéologie socialiste, le corporatisme devient la seule issue. La question du statut des corps intermédiaires et de la vraie subsidiarité est au coeur de la définition d’une «troisième voie».[…]
Deux courants tentent d’adapter la subsidiarité à un cadre libéral ou corporatiste. Pie VII, influencé par le courant industrialiste : «une organisation qui entrave à un si haut degré le génie de l’industrie ne paraît pas entrer dans le plan des réformes… pour le bien commun ; …aucune profession ne doit être privée de cette liberté qui seule peut être efficace… pour faire régner une émulation au profit des consommateurs et du peuple par la libre concurrence des ouvriers et des vendeurs». Face au désastre engendré par ce libéralisme sans limite, Pie IX rétablit le corporatisme comme objectif pour régler la question sociale. Léon XIII le confirmera avec Rerum Novarum en 1891. Ces divergences montrent la complexité d’une bonne application du principe de subsidiarité : plus ou moins d’État. La plus haute valeur humaine n’est plus la liberté, mais la dignité ; le recours à l’État subsidiaire relève de la justice et non de la charité. Le «personnalisme», qui introduit la notion de dignité de la personne humaine, tentera d’adapter la Doctrine sociale chrétienne à la modernité et d’atténuer l’individualisme libéral, sans pour autant refonder la société sur les corps intermédiaires. La concrétisation s’avère difficile."
Le Saint-Siège et l’ONU
Extraits d'un article de Christophe Dickès dans l'Homme nouveau :
"On sait que le Saint-Siège n’est pas membre de la fameuse organisation supranationale, mais qu’il y garde un statut d’observateur permanent depuis 1964. […] La présence du Saint-Siège dans les conférences internationales n’est pas nouvelle. Alors que le Saint-Siège n’avait pas souhaité participer à la Société des Nations après la Première Guerre mondiale, Pie XII se déclara publiquement en faveur d’une nouvelle organisation internationale dès 1944 […] Aussi, la création d’une «nouvelle institution universelle de paix» lui parut-elle nécessaire. Mais le Saint- Siège, qui étudia la possibilité d’une adhésion à travers la médiation du diplomate américain Myron Taylor, rencontra l’opposition de l’Union soviétique, mais aussi des milieux protestants, juifs et francs-maçons américains. Il faut attendre l’encyclique de Jean XXIII Pacem in terris puis la visite de Paul VI à New York en 1965 pour que soit établi un lien permanent entre les deux institutions. […] Par la suite, Jean- Paul II, bien plus encore que ses prédécesseurs, donna une importance singulière à la présence du Vatican au sein des instances internationales. L’observateur est même frappé par ces centaines de conférences annuelles auxquelles le Saint- Siège participe plus ou moins directement. Cependant, très récemment, dans son encyclique La Charité dans la Vérité, le Pape Benoît XVI a exprimé la volonté d’un renouvellement de l’institution. Il distinguait dans son discours la mondialisation du mondialisme et demandait le respect des États nations et du principe de subsidiarité.
Dans son intervention du 29 septembre dernier, Mgr Mamberti a rappelé toute l’attention que le Saint-Siège et l’Église catholique portaient à l’institution des Nations unies. […] En jouant cette partition, les autorités de l’Église catholique se situent dans la vieille tradition médiévale de la Paix de Dieu. Elles savent par ailleurs la difficulté de la tâche et ne tombent pas dans une fausse naïveté sur les difficultés à surmonter. L’énumération par le prélat des conflits à travers le monde et la prise en compte des critiques dont font l’objet les Nations unies suffisent à se convaincre de l’ampleur des obstacles à surmonter."
Un ayatollah à l’origine du concept d’islamophobie
Dans Ces Maires qui courtisent l'islamisme, Joachim Véliocas, qui dirige l'Observatoire de l'islamisation, dresse la liste des courtisans de l'islam, qui financent les mosquées (pardon : "les centres culturels"). Au-delà des ambitions électoralistes, ces élus sont souvent paniqués à l'idée de passer pour des islamophobes. L'auteur explique pourtant :
"Si l'antisémitisme est bien un racisme envers le peuple juif, il est erroné de considérer les musulmans comme une ethnie. L'islam est une croyance, un système politico-religieux, dont on ne voit pas pourquoi la critique, même acerbe, aurait moins droit de cité que les attaques envers l'Eglise catholique ou le communisme, dorénavant bien banales. Ce galvaudage du mot "racisme" afin de diaboliser les personnes circonspectes devant l'humanisme supposé de l'islam, est un procédé qui ne prend plus. Lancé par l'ayatollah Khomeiny lors de l'affaire des "Versets sataniques" de Salman Rushdie, les procès en islamophobie commencent à dater, et l'identité de ses promoteurs n'élève pas ses partisans d'aujourd'hui."
Le relativisme et le multiculturalisme encouragent l’immigration
Benoît-et-moi a traduit un article d'un journaliste italien, Francesco Agnol. Extraits :
"Il me semble que la situation de l'Europe d'aujourd'hui ressemble terriblement à celle de la fin de l'Empire romain. Une grandeur passée, au milieu des ruines. Une civilisation qui se dissout lentement, sans même s'en rendre compte. On chante et on danse, comme sur le Titanic, sans comprendre ce qui va se passer. L'Empire romain s'est effondré, principalement pour des raisons internes: la corruption, l'éclatement de la famille, l'avortement de masse qui conduisit à une crise démographique dévastatrice. Des peuples sans terre se sont aperçus qu'ils pouvaient entrer, comme le couteau dans le beurre, dans un empire sans peuple, qui, souvent, avait été contraint de faire appel à eux en premier, ayant besoin de bras et de jeunes soldats. […]
Face à cette masse d'immigrants qui avancent, plusieurs positions sont possibles. Il y a d'abord l'attitude dominante, soutenue par la gauche. Selon cette vision, l'immigration massive est une bonne chose en soi: il ne faut pas s'alarmer, ni prendre la moindre mesure. Dans l'idéologie de gauche, qui hait la mentalité chrétienne, toutes les autres cultures sont les bienvenues et égales, au nom du relativisme. "Accueillir" signifierait "travailler pour la société multi-ethnique", sans y voir aucune inquiétude. […] Comme ennemie de l'identité historique et religieuse de l'Europe, la gauche prépare un avenir de ghettos et de conflits sociaux, parce qu'il est impossible que tant de gens, si différents, dans une ère de migration si massive, puissent se rencontrer au nom du néant. […]
La réponse chrétienne au problème de l'immigration est très différente. Elle présuppose avant tout un regard réaliste : l'Etat doit d'abord protéger ses citoyens, et ne pas confondre l'accueil avec l'octroi d'une licence déplorable. À l'époque de l'Empire en flammes, Saint Augustin invitait les Africains de son temps à accueillir fraternellement ceux qui fuyaient le nord de l'Empire. Il leur demandait d'être des frères de l'étranger, leur demandait des sacrifices matériels (qu'aujourd'hui nous ne savons plus faire), mais pas de sacrifier leur foi et leur culture (ce qu'aujourd'hui nous avons déjà fait). […]
À Dieu ce qui appartient à Dieu et à César ce qui est à César, soutiennent toujours, à mauvais escient, des personnalités de gauche. D'où le plan qualifiant d'"anti-chrétien" quand cela arrange, des gouvernements qui tentent simplement de faire leur devoir, régulant un phénomène, celui de l'immigration, qui est en soi toujours dramatique, pour ceux qui arrivent dans un nouveau pays, mais aussi pour ceux qui les reçoivent. L'ennemi le plus féroce de l'Europe, l'Attila d'aujourd'hui: l'idée relativiste et le mythe multiculturel, c'est-à-dire le principe selon lequel renoncer à ce qui est essentiel pour nous est la condition préalable pour rencontrer les autres."
Mgr Léonard entarté en pleine adoration
L’archevêque de l’archidiocèse de Maline-Bruxelles a été entarté en pleine adoration [et non pendant une messe comme je l'avais écrit au début] de la Toussaint (de 15h30) en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles.
On imagine le tollé si ce scandale avait eu lieu sur un imam dans une mosquée. Mais non : là rien.
Exhortation apostolique Verbum Domini
L'Exhortation Apostolique post-synodale de Sa Sainteté Benoît XVI « Verbum Domini », fruit de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques qui avait pour thème «la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise», 5-26 octobre 2008) sera présentée jeudi 11 novembre par le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Évêques, Mgr. Gianfranco Ravasi, Président du Conseil Pontifical de la Culture, Mgr Nikola Eterović, Secrétaire Général du Synode des Évêques et Mgr. Fortunato Frezza, Sous-secrétaire du Synode des Évêques.
On peut noter l'accent liturgique que le Saint-Père Benoit XVI a donné au titre du document, "Verbum Domini" étant l'acclamation liturgique, pendant la sainte messe, suite à la lecture de la Parole de Dieu.
Contraception et divorce
Vu sur cette étude de 2005 :
Paul VI avait vu juste en 1968 :
"par sa structure intime, l'acte conjugal, en même temps qu'il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. […]
On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée."
Le lien entre divorce et chômage
Deux chercheuses de l'Institut national des études démographiques (Ined) et une statisticienne de l'Insee ont tenté de savoir si les séparations conjugales influencent-elles les trajectoires professionnelles. Pour 100 mariages prononcés, le taux de divorce est passé de 11 à 45,1 % entre 1950 et 2008, sans compter les ruptures de couples non mariés, qui est actuellement la forme d'union la plus fréquente.
En observant la situation professionnelle l'année qui précède et les 2 années qui suivent la séparation, l'étude montre que les femmes inactives ont largement tendance à reprendre à un emploi. Cela s'explique par la baisse de niveau de vie qui suit généralement un divorce. Pour les hommes, la séparation accroit notamment les risques de chômage, au moins dans les deux ans qui suivent. Les couples dans lequel le mari est seul pourvoyeur de revenu sont les plus affectés par à une séparation.
Le divorce est une plaie : tout le monde le constate. Qui aura le courage de le mettre en cause ? Eric Zemmour, pour une autre conséquence calamiteuse :
Ils veulent tuer les bébés !
"Tuons les bébés !" C'est ce que pourraient clamer les 70 associations de défense de l'avortement qui appellent à manifester demain, dont l'ANCIC (Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception), la CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à la Contraception et à l’Avortement) et le Planning Familial (MFPF), dont le financement vient en grande partie des contribuables que nous sommes.
Selon ces associations (qui défileraient place de la République à 14h30), la loi Aubry de 2001 (allongeant le délai de 10 à 12 semaines, supprimant l'obligation d'autorisation parentale pour les mineures ainsi que l'entretien préalable obligatoire) n'a pas été ou est mal appliquée (avec 220 000 victimes par an !). De nombreux médecins refusent toujours d'effectuer des meurtres d'enfants à 12 semaines. Alors les associations veulent qu'ils y soient obligés. Ce que l'APCE n'a pas obtenu, ces militants pro-mort le réclament : la fin de l'objection de conscience.
Les associations estiment aussi que l'accessibilité à l'IVG est de plus en plus compliquée avec la fermeture de nombreux centres depuis 10 ans. La France comptait en 2000 729 centres IVG contre 624 en 2007. Soit une baisse de 14%, voilà qui est réjouissant.
Si l'avortement est remboursé en France par la Sécurité sociale depuis 1982, le montant forfaitaire payé aux médecins et aux hôpitaux serait insuffisant. Le ministre de la Santé a promis le 8 mars 2010 une augmentation du forfait de 50% pour juillet. Ce n'est toujours pas le cas. Pour une fois, saluons cette promesse non tenue. Mais le cabinet du ministre a affirmé que cette promesse sera tenue d'ici fin 2010. Néanmoins, selon les pro-mort, le prix du crime reste insuffisant : ils veulent le double. Selon le ministère de la Santé, le montant des dépenses d’assurance maladie au titre de la prise en charge des IVG en 2009 était d’environ 51 millions d'euros (le coût d'un avortement varie entre 190 euros et 275€). Voilà une bonne économie dans le budget déficitaire de l'Etat !
Il est probable que cette manifestation soit un bide, preuve que l'avortement, s'il reste un droit, n'est plus une cause à défendre. Voilà qui doit motiver les militants pro-vie, tant dans l'organisation des veillées du 27 novembre, que dans le militantisme quotidien, en vue de la marche nationale du 23 janvier 2011.
La curie romaine n’est pas bureaucratique
Lu sur Osservatore vaticano :
"A la fin de l’année 2009, la Curie romaine employait 2762 personnes (dont 1652 laïcs). La cité du Vatican, à elle seule, employait 1891 personnes (notamment pour la sécurité et pour les différentes institutions culturelle, dont les fameux musées du Vatican).
Pour donner un ordre de grandeur, la ville de Paris emploie quelque 40 000 personnes. Soit pratiquement 15 fois plus d’employés que le Vatican, alors que la planète compte à peu près 500 fois plus de catholiques que de Parisiens!"
Dédicace de la Sagrada Familia par Benoît XVI
Benoît XVI effectuera un voyage apostolique à Saint-Jacques de Compostelle, à l'occasion de l'année sainte, et à Barcelone les 6 et 7 novembre, où il consacrera le "Templo Expiatorio de la Sagrada Familia" (temple expiatoire de la sainte Famille) (photo) en basilique. Il s'agit d'une église dont l'ouvrage colossal entamé en 1882 pourrait prendre fin dans une quinzaine d'années. Sitôt achevée la visite du pape commencera la construction de la sacristie et d'une salle qui servira de base au clocher central, puis le clocher lui-même, dédié à Jésus-Christ et surmonté d'une croix, qui culminera à près de 180 mètres. Il sera alors temps de s'attaquer à la façade principale, la "façade de la Gloire". La basilique sera à terme surmontée de 18 clochers, dont 8, ornés à leur sommet de mosaïques vénitiennes, s'élèvent déjà au-dessus de Barcelone.
Elle est l'oeuvre de l'architecte catalan Antoni Gaudi, dont le procès en béatification a été ouvert en 2003. Gaudi a travaillé intensément sur cette église jusqu'à sa mort accidentelle en 1926. Gaudí avait de solides connaissances liturgiques, sur lesquelles il a pu appuyer ses réflexions pour définir une nouvelle architecture religieuse. Le plan au sol de l’édifice au-dessus de la crypte est une croix latine classique comprenant une nef de 5 vaisseaux (vaisseau central flanqué d’un double collatéral de part et d’autre) ouvrant sur un transept à 3 nefs, et une abside dotée d’un très grand déambulatoire. Celui-ci s’ouvre sur 7 chapelles rayonnantes polygonales et 2 escaliers en colimaçon donnant accès aux chœurs qui entourent l’abside.
La longueur intérieure est de 90 mètres depuis la façade de la Gloire jusqu’à l’abside. Le transept fait 60 mètres entre les façades de la Passion et de la Nativité. Les nefs mesurent en tout 45 mètres. Cette largeur est la somme des 15 mètres de la nef centrale plus 7,5 mètres pour chaque collatéral. Les dimensions principales du temple sont des multiples de la largeur entre les colonnes, c’est-à-dire multiples de 7,5 mètres. Au pied de l’église sont situées les grandes chapelles circulaires des baptêmes, celles des pénitents et des vertus théologiques : Foi, Espérance, et Charité. Gaudí s'est s’inspiré principalement de L’année Liturgique de Dom Prosper Guéranger.
Pour Gaudí, la Sagrada Família est un hymne à Dieu dans lequel chaque pierre est une strophe. L’extérieur du temple représente l’Église, à travers les apôtres, les évangélistes, la Vierge et Jésus. La tour principale Lui est dédiée et symbolise le triomphe de l’Église. L’intérieur est une adulation à l’Église universelle. La croisée du transept est une vénération à la Jérusalem céleste.
A l'intérieur, la nef centrale de 60 mètres de haut, achevée cette année, est bordée d'étonnants alignements de colonnes divisées à leur sommet en ramifications qui figurent des branches d'arbre. La lumière envahit l'église à travers des vitres transparentes et des ouvertures en forme de sablier. Dimanche, l'orgue de 1.492 tuyaux, trois choeurs et 800 voix accompagneront la messe.
Le rythme du chantier s'explique par son financement, basé uniquement sur les dons et les billets d'entrée (12€). La Sagrada Familia est visitée chaque année par 2,5 millions de personnes.
Messes pour les chrétiens d’Irak
Dimanche 7 novembre, une messe sera célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris à 18h30 en mémoire des victimes de la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Bagdad, en Irak. À la paroisse Saint-Éphrem des syriaques catholiques de Paris (17, rue des Carmes, Paris Ve, métro Maubert-Mutualité), la messe du dimanche 7 novembre à 11 heures sera également célébrée en mémoire des victimes. Le Père Pascal Gollnisch, nouveau directeur de l’Œuvre d’Orient, rappelle que
"ce n’est pas le premier geste anti-chrétien : depuis 2003, des dizaines d’églises ont été attaquées, des prêtres et de nombreux fidèles ont été assassinés, des chrétiens sont enlevés et/ou violentés quotidiennement… "Si vous ne connaissez pas l’enfer, venez chez nous !" disait tout récemment Mgr Sako, archevêque chaldéen de Kirkuk.[…] Mais qui en parle ? qui demande :
– que la sécurité, la pleine citoyenneté, la liberté religieuse des chrétiens en Irak soient l’objet d’un débat au Conseil de Sécurité de l’ONU.
– que les puissances influentes dans la région, en particulier la France, soutiennent les autorités irakiennes afin d’assurer à la communauté chrétienne les conditions d’un avenir durable.
– qu’une enquête permette d’établir les conditions de l’assaut donné à la cathédrale Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours."
Le Père Pascal Gollnisch
"appelle à la mobilisation des médias et de toutes les bonnes volontés à faire entendre la vérité, force de la paix. Il est de notre devoir d’aider les chrétiens irakiens – et plus largement tous les chrétiens d’Orient – à vivre, chez eux, en sécurité et dans le respect des droits de l’homme. Cette action bénéficiera à l’ensemble de la population, par delà les différences de religions."
Etats-Unis : les pro-mort paniquent
Jeanne Smits revient pour Présent sur les élections américaines :
"Et voilà une leçon pour ceux qui pensent qu’on ne revient jamais sur la législation de l’avortement ! Le retour en force des républicains dans le paysage politique américain après les législatives de mardi – et plus précisément, grâce à la pression des Tea Parties, de personnalités pro-vie – est tel que dès jeudi, plusieurs responsables associatifs défendant les «droits des femmes», en particulier le «droit» à l’avortement, craignent de voir la possibilité de tuer les enfants à naître au moins réduite. Les pro-mort paniquent !
«Nous nous trouvons face à une majorité anti-avortement et un président de la Chambre qui vont tenter de revenir en arrière sur des sujets pour lesquels les femmes ont âprement combattu», a déclaré Terry O’Neill, présidente de la principale organisation féministe américaine, la National Organization for Women (NOW). Mme O’Neill a rappelé que le futur président probable de la Chambre, le républicain John Boehner, «ne cache pas qu’il est anti-avortement».
Les républicains ont gagné 60 sièges à la Chambre, qui en compte 453, et au moins 49 de ces nouveaux élus sont opposés à ce que les femmes puissent choisir librement d’avorter, selon le Center for Reproductive Rights. Les républicains ont pour l’heure aussi gagné six sièges supplémentaires au Sénat, qui en compte 100, mais sans réussir à renverser la majorité, pro-avortement. […]
La reconfiguration politique dans de nombreux Etats américains annonce aussi de nouvelles victoires possibles dans la lutte contre le massacre des tout-petits. Rien que l’an dernier, plus de 600 propositions de loi visant à restreindre l’accès à l’avortement ont été déposées dans les différents Etats. Or, plusieurs gouverneurs qui les avaient bloquées ont été battus mardi."
Nicolas Bay soutient Marine Le Pen, notamment pour son discours sur la vie
Nicolas Bay, ancien secrétaire général du MNR et actuel secrétaire régional FN de Haute-Normandie, soutient Marine Le Pen. Extraits :
"De façon récurrente et avec un manque singulier d’honnêteté intellectuelle et d’imagination, certains font griefs à Marine de vouloir «brader nos fondamentaux»… L’accusation est généralement si peu argumentée qu’il est difficile d’y répondre. Les innombrables discours, émissions de télévision ou de radios et communiqués de Marine montrent s’il en était besoin qu’elle n’a, par exemple, rien lâché sur l’identité de la France ou encore sur la défense de la famille et de la vie.
Sur ce dernier point, les positions du FN sont claires et connues. Pour autant, ces questions ne peuvent être évoquées vis à vis du grand public sans prudence, sans prendre en compte l’état de l’opinion et de la législation en vigueur depuis 35 ans. Sinon, on risque d’aggraver plutôt que de résorber les dérives actuelles de notre société. Sur la défense de la vie, Marine s’en est d’ailleurs récemment expliqué dans une émission : «je pense que la suppression pure et simple de la loi Veil est absolument inapplicable en l'état. Il faut d'abord tourner la société française vers le respect de la vie, donner la possibilité aux femmes française qui le désirent de conserver leur enfant. […] En revanche lorsqu'à nouveau on aura refait une grande politique nataliste, à nouveau on aura mis en place des aides pour la famille qui sont absolument essentielles, […] alors il sera temps de faire un référendum sur ce sujet». Cette position concilie la prise en compte de la réalité sociale française et la notion du moindre mal possible qui a servi depuis 40 ans de base de réflexion et d’action à tous les mouvements en faveur de la famille et de la Vie, en Europe et dans le monde. Par son humanité et son réalisme de mère et de femme, Marine formule des propositions qui répondent aux exigences de respect de la vie de la conception à la mort et de la morale naturelle auxquelles sont particulièrement attachés autant ceux qui croient que ceux qui ne croient pas, mais qui ont à coeur la dignité de l’être humain en société."
Une question demeure : pourquoi la citation de Marine Le Pen ne se termine-t-elle pas par "alors il sera temps de remplacer les lois abortives par des lois pro-vies", ce qui serait plus conforme à l'objectif clairement revendiqué par "tous les mouvements en faveur de la famille et de la Vie, en Europe et dans le monde". C'est en effet ce but clairement revendiqué qui stimule les mouvements pro-vie, notamment aux Etats-Unis. En soi, le référendum n'est pas condamnable, s'il peut permettre de briser le tabou médiatique sur l'avortement, mais il demeure un moyen et non la fin.
Addendum 16h25 : une ambiguïté aggravée par certains articles, dont le dernier, paru dans Paris Match, disant que Marine Le Pen est "favorable au Pacs et à la loi Veil", ce qui mériterait un démenti officiel, si c'est faux.
Caillassage dans une église de Carcassonne : plainte déposée
Voici tout ce que la presse française a pu rapporter sur le caillassage dans l'église de Carcassonne (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Le curé, visiblement choqué, parle de profanation. Le procureur de la République prend l'affaire au sérieux et va auditionner tous les fidèles. Les suspects sont deux adolescents d'origine nord-africaine.
Mgr Vingt-Trois réélu
Président de la Conférence des évêques de France.
Ses deux vice-présidents, Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, et Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, ont également été réélus pour trois ans.
