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Première ordination au Laos depuis 40 ans

La première ordination en 40 ans sera célébrée le 12 décembre au Laos.

Ne pas s’accommoder d’un amour incapable de chasteté et de pureté

Benoît XVI a rencontré des dizaines de milliers de jeunes de l'Action catholique italienne (ACI) place Saint-Pierre, et leur a dit :

"Vous ne pouvez pas et vous ne devez pas vous accommoder d'un amour réduit à une marchandise d'échange, à consommer sans respect pour soi et pour les autres, incapable de chasteté et de pureté: cela n'est pas la liberté. Beaucoup de l'amour proposé par les médias et internet n'est pas de l'amour mais de l'égoïsme, de l'enfermement: il vous donne l'émotion d'un instant mais il ne vous rend pas heureux. Certainement, vivre l'amour d'une manière vraie nécessite des sacrifices. Sans renoncements, on n'arrive jamais sur ce chemin. Mais je suis sûr que vous n'avez pas peur de l'effort que représente un amour contraignant et véritable: c'est le seul qui à la fin du compte donne la vraie joie".

Outre des dizaines de milliers d'enfants (6-13 ans) et de jeunes (14-18 ans) de l'ACI, ont participé à ce rassemblement des évêques, des prêtres et des éducateurs en provenance de près de 200 diocèses de la péninsule.

La politique anti-familiale de Morano dénoncée à l’Assemblée

Lors du débat sur le projet de loi sur le financement de la sécurité sociale en 2011, les députés, y compris ceux de la majorité, ont décidé de supprimer une mesure du gouvernement, en l'occurrence le report du versement des 178 euros de la Prestation accueil du jeune enfant (Paje) au mois qui suit la naissance de l'enfant. Le secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, l'a mal accepté, mais elle a été recadrée lors du débat. Extraits :

"Mme Nadine Morano, secrétaire d'État. […] je veux quand même rappeler que la France consacre 100 milliards d’euros à sa politique familiale, soit 5,1 points de son PIB.

Mme Catherine Génisson. Tant mieux, mais ce n’est pas un argument !

Mme Jacqueline Fraysse. Non, ce n’est vraiment pas une raison !

M. Jean Mallot. Et ce n’est pas 100 milliards !

Mme Nadine Morano, secrétaire d'État. C’est le double de ce qu’y consacrent les autres pays européens. Dans une crise économique et financière comme celle que nous traversons, nous pourrions prendre des mesures d’ampleur dans le domaine de la politique familiale. Mais ce n’est pas le choix du Gouvernement. […] Notre choix politique, ce n’est pas de supprimer ou de diminuer des prestations familiales, d’en abaisser le plafond, ni de geler les allocations familiales. Nous avons souhaité prendre des mesures d’harmonisation…

M. Jean Mallot. Harmonisation ! Pas mal !

Mme Nadine Morano, secrétaire d'État.… comme pour les autres minima sociaux. En alignant le versement de l’allocation logement sur les minima sociaux, nous procédons à une mesure d’harmonisation…

M. Jean Mallot. Bref, c’est technique.

Mme Nadine Morano, secrétaire d'État. …comme c’est le cas pour l’AAH ou le RSA. Et, mesdames, messieurs de gauche, je vous le rappelle au passage, le RSA, c’est nous qui l’avons mis en place.

M. Jean Mallot. Ce n’est pas le sujet !

Mme Nadine Morano, secrétaire d'État. Vous nous parlez des familles modestes, mais le RSA, c’est nous qui l’avons créé ; c’est nous qui avons institué la prime exceptionnelle de 150 euros ; c’est nous qui avons modulé les allocations familiales…

M. Jean Mallot. Vous essayez de camoufler votre mauvaise conscience.

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L’étatisation de la Sécurité sociale par la gauche et la droite

Autre extrait du dossier de Yves Morel sur la Sécurité sociale dans Monde & Vie :

"L’impossibilité de revenir sur des acquis considérés comme intouchables a entraîné, pour assurer le financement de la Sécurité Sociale en période de croissance ralentie (de 5,1% de 1950 à 1973 à 2,1% depuis la fin des années 70), la hausse continue des prélèvements sociaux, ce qui n’a pas contribué à réduire le taux de chômage. L’impossibilité d’accroître indéfiniment les prélèvements sociaux a suscité de nombreux plans successifs de redressement de la Sécurité Sociale. Les mesures les plus marquantes ont été l’allongement des années de cotisation pour l’accès à la retraite à taux plein (de 37,5 en 1993 à 41 ans aujourd’hui), la limitation des dépenses et des remboursements (ticket modérateur, forfait hospitalier, franchise médicale) ; et surtout la création de la Contribution sociale généralisée (CSG) en 1990 par Michel Rocard, celle de la Contribution pour le remboursement de la Dette publique (CRDS) en 1995 par Alain Juppé et celle des lois de financement de la Sécurité sociale en 1996, également par Alain Juppé, qui ont conduit à une véritable étatisation de la Sécurité sociale. L’Etat est désormais prépondérant en matière sociale. […]

Aujourd’hui, le budget de la Sécurité sociale relève désormais largement du pouvoir politique. La logique de la solidarité nationale l’emporte nettement sur la logique d’assurance. En somme, la France a réformé son système de protection sociale par une intervention accrue de l’Etat, renforçant considérablement sa tutelle à l’inverse des autres pays européens, où les solutions libérales adoptées ont réduit le chômage et les déficits publics en étendant la précarité et la pauvreté sans espoir d’amélioration, même à long terme.

V Le vice français, pourtant, ne tient pas tant à l’intervention directrice de l’Etat qu’à l’état d’esprit et aux modalités qui y président. L’attachement au mythe d’un progrès indéfini et cumulatif de la sécurité et du bien-être grâce à l’Etat-providence a rendu impossible l’accomplissement d’une grande réforme nationale et consensuelle de notre système de protection sociale. Les réformes mises en oeuvre pour sauver ce dernier ont été décidées depuis trente-cinq ans par des gouvernements de droite et de gauche, qui sont allés dans le même sens sans s’unir autour d’un projet de salut public articulé autour d’un programme précis. Ainsi, la politique suivie depuis un tiers de siècle ne procède d’aucune unité de principe et de conception, mais se caractérise par une continuité inavouée. […]

La gauche, incapable de procéder à son aggiornamento faute de pouvoir renoncer à la sociale-démocratie des temps heureux et à la vieille idée de la lutte des classes, sait qu’elle ne peut lutter contre la toute-puissance d’un marché mondialisé. Elle assortit donc les réformes structurelles et les mesures d’austérité de palliatifs tels que les « minima sociaux» (RMI, devenu RSA, ou ASS), la CMU, ou les trente-cinq heures. La droite libérale, quant à elle, songe davantage à démanteler le système de protection sociale qu’à le sauver et trouve dans les contraintes de la mondialisation un argument puissant. Dès lors, les réformes successives ne résolvent nullement la crise, malgré leur continuité objective. La classe politique n’a pas osé, pour d’évidentes raisons électorales, remettre en question un système de Sécurité sociale centralisé et placé sous la tutelle du pouvoir politique, inadapté aux conditions économiques actuelles. S’interdisant donc d’opter pour la voie de la décentralisation, voire de la localisation de la protection sociale, comme au Royaume-Uni, au Danemark, en Suède ou en Allemagne, elle a choisi l’étatisation complète du système. Celui-ci se maintient donc, mais par une politique qui exige toujours plus de sacrifices pour la plus grande partie de la population et instaure une société duale, dans laquelle une partie de nos concitoyens, exclus du monde du travail, sont voués à une assistance perpétuelle, tandis que les autres sont de moins en moins aidés par un Etat endetté et défaillant."

A la source de la sécurité sociale de l’Etat-providence

Monde & vie consacre un long dossier à la Sécurité Sociale à la française. Extrait, sur la genèse de ce système :

S "L’Assemblée consultative se prononça [en 1945] pour un organisme co-géré par «les représentants des assurés et de l’Etat»  et divisé en trois caisses séparées, correspondant respectivement à l’assurance-maladie, l’assurance-vieillesse et les allocations familiales. Ce système de protection sociale, qui nous régit encore, fut institué par l’ordonnance fondatrice du 4 octobre 1945.

Singulier système, corporatif par le rôle dévolu aux syndicats dans sa gestion, mais placé sous la tutelle de l’Etat et devenant ainsi un formidable levier du parti communiste ! L’esprit qui y prévaut à l’époque n’est pas celui de la sécurité générale et systématique financée par l’impôt, comme en Grande-Bretagne, ni celui de la solidarité corporative assurancielle à l’allemande, ni celui de la redistribution sociale-démocrate scandinave, mais celui de la lutte politicienne pour la conquête ou la sauvegarde d’acquis catégoriels. L’acculturation du communisme joue ici un rôle essentiel. L’engagement de l’URSS aux côtés des Alliés et la part prise par les communistes à la Résistance réconcilie ces derniers avec la vision républicaine traditionnelle de l’histoire de France, les incitant à présenter l’avènement graduel du socialisme comme conforme aux principes de la Révolution française et à la réalisation concrète des promesses de la République. Leur progressisme jacobin tout neuf s’accorde avec celui du général de Gaulle, des partis politiques traditionnels et des hauts-fonctionnaires, tous convaincus en 1945 du rôle essentiel que doit jouer l’Etat dans la reconstruction et dans l’essor économique du pays. Un consensus se crée alors autour de la mission de l’Etat, consistant à assurer la prospérité de la nation et le bien-être de ses membres, et donnant lieu à l’idée d’un «pacte républicain» irréfragable. Le parti communiste, la CGT – son relais syndical prépondérant dans l’administration des Caisses de la Sécurité sociale –, voire la gauche dans son ensemble, jouent le rôle de garde-fou et de chien de berger contre les possibles dérives libérales ou restrictives du pouvoir politique. Les Français acquerront très vite la certitude – renforcée par la prospérité des Trente Glorieuses – d’un progrès indéfini du bien-être, ainsi que du caractère irréversible d’acquis sociaux en extension continue. Jamais autant qu’à cette époque, l’Etat-providence n’a si bien représenté la fin de l’histoire aux yeux des Français."

Marine Le Pen et la réforme des retraites

Autre extrait de Monde & Vie, avec Marine Le Pen :

"Que pensez-vous de l’actuel projet de réforme des retraites ?

M Cette question des retraites se trouve au confluent des grands problèmes français : l’effondrement des valeurs, la faillite de l’Education nationale, caractérisée par la dévalorisation des diplômes et l’allongement de la durée des études, mais aussi le niveau des salaires. La réforme en cours est profondément injuste et inefficace, imposée par les agences de notation et par le FMI de M. Strauss-Kahn afin de préserver l’euro, monnaie de l’hyper-classe qui profite à 1 % de la population et ruine les 99 % restant.

Pour sauver non seulement les retraites, mais l’ensemble de notre système de protection sociale, nous devons accomplir une vraie révolution économique, articulée sur trois axes : premièrement, restaurer nos frontières pour stopper la concurrence déloyale à laquelle nos entreprises sont confrontées et sauvegarder l’emploi. Pour lutter contre le chômage, il faut en finir avec le libre-échangisme et, comme le préconisait Maurice Allais, instaurer un protectionnisme et une taxation aux frontières, dont le produit alimenterait les caisses de retraite. Deuxièmement, rééquilibrer le capital et le travail, en taxant les stock-options et la spéculation. Troisièmement, réaliser des économies sur les gaspillages qui coûtent des centaines de milliards : la décentralisation anarchique, 4 milliards ; l’immigration, 60 milliards ; l’Union européenne, 20 milliards que la France débourse pour que lui soient imposées directives insupportables… Ou encore la Formation professionnelle, véritable pompe à fric dénoncée par la Cour des comptes. A ces trois conditions, les Français pourraient prendre leur retraite «à la carte», avec un taux plein au bout de 40 annuités, car ce sont en définitive les années de cotisation qui comptent, et non pas l’âge auquel on cesse de travailler. Mais pour cela, il nous faut sortir du système monétaire international de 1973, retrouver le contrôle de notre monnaie et réintégrer la Banque de France dans sa mission essentielle, qui consiste à prêter au Trésor sans intérêts."

Il manque tout de même un détail non négligeable : le réel problème des retraites est démographique. Sans relance de la natalité, les réformes techniques et fiscales risquent de n'être que des pansements sur une jambe de bois.

Le mondialisme : la religion nouvelle ?

A Journée de l'Action Familiale et Scolaire le samedi 6 novembre de 8h45 à 18h30 à l'ASIEM (6 rue Albert de Lapparent – 75007 Paris) sur le thème :

Après le communisme et le nazisme, Le mondialisme : la religion nouvelle ?

Programme :

  • 8h45    Messe selon la forme extraordinaire.
  • 10h00  Les origines du mondialisme aux XVIe et XVIIe siècles. Par Christian LAGRAVE
  • 11h30  Le mondialisme, de la Révolution dite « française » au 11 septembre 2001. Par Arnaud de LASSUS
  • 12h30  Déjeuner
  • 14h30 La spiritualité globale, apothéose du mondialisme. Par Pascal BERNARDIN
  • 16h 15 Le mondialisme, après le tournant du 11 sept. 2001 et notre attitude face à lui. Par Yann le COZ

On ne peut jamais voter pour quelqu’un qui favorise le droit à l’avortement

Le cardinal Raymond Leo Burke a déclaré :

B "On ne peut jamais voter pour quelqu'un qui favorise de manière absolue le droit au choix de la femme de détruire une vie humaine qu'elle porte en son sein, ou le droit à l'avortement procuré. En tant qu'évêque il est même de mon obligation d'exhorter les fidèles à remplir leur devoir civique en accord avec leur foi catholique (…) [Ils] ont une obligation morale très grave, lorsqu'ils votent, de porter leur voix pour les candidats qui défendraient la vérité de la loi morale, qui bien entendu sert également le meilleur bien de chaque personne dans la société".

Aux hommes politiques qui font publiquement la promotion de l'avortement, il a dit :

"Voici l'exemple parfait de catholiques qui trahissent leur foi dans la vie politique, en tant que législateurs, juges, ou quoi que ce soit, en conduisant d'autres personnes à croire que l'avortement ne doit pas être le grand mal qu'il est bien en réalité, voire que l'avortement est en réalité une chose bonne en certaines circonstances."

Le Planning familial au menu des subventions européennes

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"le Parlement européen vient d'adopter un amendement interdisant explicitement toute subvention européenne aux programmes de planning familial imposant l'avortement de manière coercitive ou obligatoire. Intégré dans la discussion sur le budget annuel de la Commission européenne, l'amendement a été adopté par 372 voix contre 279. Les choses vont même plus loin puisque le budget 2011 contient désormais […] des amendements permettant de dégager des fonds pour la lutte contre «l'avortement forcé, la stérilisation et même l'infanticide, utilisés en Chine par exemple pour imposer la politique étatique de planning familial». […]

Bonne nouvelle, donc, mais elle a son avers : le principe du financement de programmes de planning familial en ressort renforcé. On reste dans une logique de haine de l'enfant, et on permet le principe des programmes de financement de l'avortement et de la stérilisation «choisis»."

La communion entre catholiques

Experte au Synode sur le Moyen-Orient, Annie Laurent répond à l'Homme Nouveau :

L "Benoît XVI a insisté sur la nécessaire communion entre tous les catholiques qui vivent au Moyen-Orient (États arabes, Turquie, Chypre, Iran et Israël), comme l'énonçait l'intitulé du Synode : communion et témoignage. Certains de ces catholiques appartiennent aux sept Églises orientales sui iuris (de droit particulier), héritières des patriarcats de Jérusalem, Antioche, Alexandrie et Constantinople ; d'autres relèvent de l'Église latine qui est présente dans la région depuis les croisades et dont le centre est le patriarcat latin de Jérusalem. La dimension œcuménique, c'est-à-dire la recherche de l'unité entre tous les baptisés, est conditionnée par les progrès que feront tous les catholiques pour mieux se connaître et mieux s'aimer. De cette communion ad intra et ad extra dépendent la crédibilité et l'efficacité du témoignage chrétien auprès des musulmans et des juifs. Or le Synode, en offrant à tous les évêques catholiques du Moyen-Orient (coptes, maronites, grecs-melkites, syriens, chaldéens, Arméniens, latins du monde arabe, de Turquie et d'Iran) de se retrouver tous ensemble autour du Saint-Père – une première dans l'histoire de l'Eglise –, a permis de diagnostiquer les obstacles qui restent à surmonter pour atteindre une authentique communion. Il a, par exemple, été relevé qu'en certains lieux, la communauté dominante (maronite au Liban, melkite en Syrie, latine en Terre sainte) a tendance à favoriser ses membres au détriment de ceux des Églises plus petites. En outre, les catholiques orientaux entretiennent parfois des rapports complexés avec le Saint-Siège. C'est pourquoi certains Pères synodaux ont souhaité que les patriarches soient membres de droit des conclaves chargés d'élire le pape, même s'ils ne sont pas cardinaux. Mais par ailleurs, lorsqu'ils ne parviennent pas à résoudre les divisions qui peuvent surgir à l'intérieur de leurs Églises, comme lors de l'élection de nouveaux patriarches, les catholiques du Moyen-Orient recourent à Rome."

Céline Dion attendait des triplés

D Céline Dion attendait 3 enfants. C'est elle-même qui, en larmes, l'a dévoilé dans une émission enregistrée quelques jours avant son accouchement :

"Lors d'une première échographie on nous a dit que j'avais des jumeaux. Puis à l'échographie suivante, les médecins semblaient inquiets. On s'est dit peut-être qu'il n'y en a qu'un, finalement. En fait, il y en avait un troisième".

Mais ce troisième enfant n'a pas survécu :

"Son coeur s'est arrêté de battre cinq jours plus tard. Ce petit bébé a décidé de laisser la place aux deux autres. Et ça fait un choc… Au départ, je voulais juste être enceinte mais maintenant je resterais toujours avec cette interrogation… Moi qui souhaitais avoir une fille, je me demanderai toujours… J'ai gardé le placenta et je suis quand même habitée par trois petits bébés".

"Le médecin m'avait expliqué que lorsque les enfants se laissent partir au début de la grossesse, c'est qu'il y a quelque chose de pas correct".

"Mais tu l'aurais accueilli, lui rétorque la présentatrice. Oh mon Dieu, bien sûr, bien sûr !» répond la chanteuse.

Bruno Gollnisch ne souhaite pas un parti confessionnel

Monde & Vie a également interrogé Bruno Gollnisch :

"Monde et Vie est un journal catholique. Selon vous, quelle doit être la place du christianisme et du catholicisme en France?

G J’ai de la France une conception charnelle qui en fait remonter l’origine à l’alliance entre le fonds gallo-romain de notre peuple et les Francs dont nous tirons notre nom. Cette alliance s’est réalisée voilà 1 500 ans, par le baptême de Clovis à Reims et l’onction de saint Rémi, mystiquement le premier sacre des rois de France. Comme j’ai eu l’occasion de le dire devant 500 personnes à M. Eric Besson, ministre de l’immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, en prenant le contre-pied de sa déclaration de La Courneuve, je pense pour ma part que la France est un peuple, un territoire, une langue et une civilisation exceptionnelle, aussi tributaire du christianisme que la civilisation japonaise l’est du confucianisme, du Shinto ou du bouddhisme. Les valeurs chrétiennes ne se limitent pas à la France, elles sont universelles, mais elles ont fait la grandeur de notre civilisation. Je souhaite restaurer, non pas l’ordre surnaturel, qui est de la responsabilité du clergé, mais le socle des valeurs de droit naturel – la famille, le respect de la vie, l’acquisition légitime d’un patrimoine fondée sur le travail, les corps intermédiaires, le respect d’un véritable principe de subsidiarité aujourd’hui dévoyé par l’Union européenne, des organisations professionnelles affranchies de la subversion marxiste, etc. –, hors desquelles nous nous enfonçons dans une nouvelle décadence. Contrairement à ce qui a été prétendu, je ne souhaite pas pour autant que le Front national devienne un parti confessionnel. Je travaille en parfaite intelligence avec des patriotes d’autres religions, voire agnostiques."

Le contraire m'aurait paru étrange.

Il paraît qu’il y a des blogs qui ont une conception « confessionnelle » du FN

Marine Le Pen est interrogée dans Monde & Vie. Extraits :

"Vous vous référez à la laïcité. Qu’entendezvous par là et quelle place ménagez-vous au christianisme ?

M Certains titres de la presse nationale et blogs Internet, qui ont une conception confessionnelle du Front national [ah oui ? Et lesquels ? Cette déclaration semble bien gratuite. NDMJ], me reprochent de façon récurrente de me référer à la laïcité. Le Front national est attaché à la défense des racines chrétiennes de la France, mais cela n’en fait pas un parti confessionnel. Les mêmes me font le grief d’invoquer les valeurs de la République, dont on peut avoir différentes perceptions : si la France n’est certes pas née en 1789, elle a continué d’exister après la Révolution française. La liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité sont, à l’origine, des valeurs chrétiennes qui ont été sécularisées. Nous défendons les valeurs de la France."

Je sais que l'on ne peut pas tout lire, mais je ne vois quels blogs ont une conception confessionnelle du Front national.

Billère : la profanation est une « petite délinquance » selon le maire

Suite à l'indignation de Mgr Aillet, on note un article dans La République des Pyrénées, qui adhère à l'idée d'une profanation :

"Le tabernacle a été forcé, mais aucun objet de valeur n'a disparu, accréditant la thèse de la profanation."

L De son côté, Jean-Yves Lalanne, maire PS de Billère (cet ancien de la LCR avait fait parler de lui en construisant un "mur des expulsés", effacé depuis), s'est rendu sur les lieux et a déclaré :

"C'est une incivilité, un acte de petite délinquance. Il est déplorable et malheureux qu'un ou des individus cassent la porte d'un tabernacle. Conformément à ce qu'a demandé le curé, nos services techniques répareront les dégâts".

Un jugement contraire aux droits de l’enfant, en faveur d’homosexuelles en rupture de Pacs

E Un juge a reconnu, à Briey (Meurthe-et-Moselle), des droits familiaux à une homosexuelle en conflit avec la mère biologique de l'enfant avec laquelle elle avait été pacsée. Le juge des affaires familiales a imposé à la mère biologique, inséminée artificiellement en Belgique, de confier à son ex-compagne, "mère sociale" de l'enfant, un droit de visite d'un week-end sur deux et la moitié des vacances. La "mère sociale" doit verser une pension de 100 euros.

Le juge a motivé son avis sur l'article 371-4 du code civil, qui dispose que

"si tel est l'intérêt de l'enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l'enfant et un tiers, parent ou non".

Le problème des Français est d’ordre moral et sociétal avant d’être économique

Lu ici :

B "les questions sociétales sont absolument centrales et incontournables dans le combat national. Les réponses qu’on y apporte révèlent la structure fondamentale d’une pensée politique et induisent une vision profonde de la société et de ses fondements. En dernière analyse, toute politique repose comme sur son socle sur une vision de l’homme et de sa place dans la société. Ne pas le comprendre, c’est refuser de percevoir les causes profondes du malaise social actuel, et c’est donc se contenter d’une lecture superficielle des problèmes auxquels les français sont aujourd’hui confrontés.

Considérez l’homme comme un sujet moral, et vous subordonnez la politique à la morale, et l’économie au politique, car vous savez que le bien commun consiste dans une certaine perfection morale, plus haute dimension qui habite la personne humaine. Au contraire,ôtez à l’homme sa dimension morale, voire spirituelle, et vous sombrez dans un matérialisme qui ravale l’homme à n’être qu’un consommateur ou un producteur […] Absence de politique familiale et nataliste, promotion de l’avortement considéré comme un service, entraînent mécaniquement des lacunes éducatives et affectives, une difficulté démographique, les problèmes des retraites, une immigration de substitution, une crise par conséquent tout à la fois culturelle, identitaire et morale. […]

Sans famille française, il n’y a plus de France pérenne, et là où le poison libéral sème l’égoïsme consumériste et tue le sens du bien commun et des intérêts supérieurs, c’est l’âme française qui se consume à petit feu. En un mot, il ne peut y avoir de politique qui ne soit pourvue de sens et qui ne s’enracine dans la morale. Le problème auquel sont confrontés les Français est un problème plus profond que ce que certains suggèrent: il est d’ordre moral et sociétal, avant d’être économique. Ce qui en jeu, c’est la survie d’une civilisation. […]

Prenons l’exemple du PACS: la majorité s’y oppose lors du vote à l’assemblée, puis elle s’y raccroche, et enfin elle entend poursuivre son amélioration. Quels sont donc les principes sous-jacents à l’action de la droite parlementaire? Il semble que, à l’instar des progressistes de gauche, ces gens de droite souscrivent à une vision évolutive des valeurs et des principes de la morale et de la politique. En dernier ressort, ces références sont culturelles et peuvent ainsi évoluer au gré des consensus : il n’existe aucune échelle objective des valeurs. Ce faisant, ces faux conservateurs de droite qui ne veulent en réalité rien conserver, sont simplement en retard sur la gauche. Pourtant, la question du PACS ou du mariage homosexuel entraîne, selon les réponses qu’on y apporte, des conceptions très divergentes du bien commun, deux structures de pensée, deux rapports à la société absolument incompatibles. Car d’une part, oui ou non la famille se fonde-t-elle sur l’altérité sexuelle et l’accueil de la vie pour devenir la cellule de base de la société, le socle sur lequel repose l’édifice social qu’elle inscrit ainsi dans la pérennité ? D’autre part, oui ou non la loi doit-elle être ordonnée exclusivement au bien commun ? Ou bien peut-elle être confisquée par les lobbies au profit d’intérêts catégoriels ? Si nous répondons positivement à ces deux interrogations, il est inutile de suggérer une législation, à quelque degré que ce soit (pacs ou mariage), en vue de reconnaître publiquement l’union homosexuelle. Car la loi doit être tournée vers l’intérêt de la société – et donc reconnaître, protéger et stabiliser la cellule familiale, nécessaire à sa survie – et non détournée en vue de satisfaire des intérêts individuels ou communautaires. Il y a là une position de principe."

Anne Brassié ouvre son blogue

Elle le présente ainsi :

B "Ce blog veut très simplement vous donner le titre et le résumé des livres présentés dans les émissions de Radio Courtoisie que j’anime depuis 23 ans. Ainsi vous aurez toujours sous les yeux l’information pour vous même et pour choisir vos cadeaux. Bien sûr tous les salons du livre qui favorisent la rencontre entre l’écrivain et son lecteur vous seront annoncés.

Vous trouverez aussi une rubrique film. J’ai pu mesurer avec bonheur combien nos goûts étaient semblables, depuis 23 ans…

Vous trouverez une rubrique exposition, concerts et pièces de théâtre. La vie d ‘artistes n’est pas facile dans un monde qui préfère l’art comptant pour rien, le laid ou le scato. Les artistes d’aujourd’hui nous sont nécessaires, nous devons les aider à se faire connaître.

Vous trouverez une rubrique manifestation. La manifestation, qu’on le veuille ou non, est devenue une arme dans notre monde médiatique. La gauche le fait depuis des années. […]

Vous trouverez une rubrique religieuse avec des informations sur les messes et pèlerinages du moment. […]

Vous trouverez enfin une rubrique intitulée Retour au réel rédigée par Stéphanie Prévot avec qui j’ai mené le combat contre Murakami. Ingénieur, Stéphanie dirige, trois jours par semaine, une exploitation agricole dans le Brionnais, nourrit ses vaches et taille ses haies."

Le projet de loi bioéthique prévoit d’autoriser la congélation d’ovules

De Pierre-Olivier Arduin sur Liberté politique :

O "Les médecins de la reproduction ont obtenu gain de cause, le projet de loi du gouvernement relatif à la bioéthique a prévu un dispositif pour autoriser la pratique de la congélation ultrarapide – ou vitrification – des ovules […] L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et le ministère de la Santé ont jusqu’à présent rejeté toutes les demandes d’autorisation déposées par les équipes françaises. Une décision conforme à la législation puisque cette nouvelle technique implique une expérimentation indirecte sur l’embryon humain […]. le gouvernement déverrouille le système en permettant à de nouvelles techniques d’AMP, vitrification en tête, d’être testées au risque de contourner l’interdiction légale de créer des embryons pour la recherche. 

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La Toussaint, une fête qui se dresse devant les modernes oublieux des fins dernières

D'Hélène Bodenez dans Liberté politique :

T "Admettons-le, malgré sa forte identité chrétienne, la fête de tous les saints résiste plutôt bien, n’a pas encore eu trop à subir les assauts des laïcistes. Les tombes fleuries et les églises remplies de fidèles, ne leur en déplaise, ne relèvent pas entièrement du folklore ou de la naïveté. Les faits sont têtus : l’homme «sait qu’il meurt» (Pascal) […]. L’on n’ignore plus que des dirigeants politiques faisant état publiquement de leur athéisme, ont dans l’idée de supprimer des jours chômés issus de fêtes chrétiennes, comme l'Ascension ou la Pentecôte. Certains veulent les remplacer par d’autres fêtes religieuses non chrétiennes au premier rang desquelles certaines fêtes musulmanes, au nom de l'égalité des religions dans une France pas assez laïque à leur goût. Mais ce n’est pas encore fait. En Europe aussi les fêtes chrétiennes sont menacées. Pour proclamer une fête internationale de l’Europe chômée dans toute l’Union, il faudrait toucher au patrimoine des États membres, donc supprimer un jour férié existant… Fragile lundi de Pentecôte, tes jours sont-ils comptés ? […]

Les fêtes non chrétiennes — osons l’affirmer — ne remplaceront jamais les fêtes célébrées par un christianisme qui «a absorbé l’héritage des religions du monde, un héritage purifié et illuminé dans le culte du Dieu unique» (J. Ratzinger). […] La fête de la Toussaint révèle le génie du christianisme de manière éblouissante avec son cortège de bienheureux, sa «foule immense» dont fait état l’Apocalypse […]. Comme toutes les fêtes, la Toussaint est mesure du temps de l’homme, mesure de sa vie. Le futur pape avertissait : «Les dates des grandes fêtes chrétiennes ne sont pas interchangeables à volonté. Le calendrier liturgique nous fait participer au rythme de la création, qui est aussi celui de l’économie divine.» […] La fête de la Toussaint, communion avec ceux qui vivent le dimanche qui n’aura pas de fin, se dresse plus essentielle que jamais devant la face des Modernes oublieux de leurs fins dernières."

Le Parlement lituanien résiste au lobby gay

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

L "Le procureur général de Lituanie avait demandé au Parlement lituanien de lever l’immunité de deux députés qui avaient participé à la manifestation (2.000 personnes) contre la gay pride (300 participants) en mai dernier, qui avait donné lieu à quelques incidents, au cri de “A bas les homo-nazis”… Les deux députés ont fait valoir auprès de la commission d’enquête parlementaire que leur action avait pour but de défendre les valeurs lituaniennes telles qu'on les trouve dans la Constitution. Le Parlement a voté contre la levée de leur immunité parlementaire par 56 voix contre 35."

La Poste fuit les quartiers sensibles

La CGT de La Poste en Seine-Saint-Denis déclare que la Poste ne livre pas de colis dans certains quartiers de Clichy-sous-Bois, de Montreuil, Aubervilliers, La Courneuve, et d’autres encore.

P "Dans certains endroits où il y a des problèmes, comme des agressions, le facteur laisse seulement un avis de passage dans la boîte aux lettres. Les gens doivent ensuite aller chercher le colis au bureau de poste. […] Lorsque le livreur monte pour apporter le colis, il peut se faire voler son véhicule pendant ce temps. Si c’est juste la camionnette, ce n’est pas encore trop grave parce qu’elle est assurée, mais c’est problématique pour tous les colis qui sont à l’intérieur. […] Dans le règlement, il est mentionné que les agents ne doivent pas être mis en danger dans l’exercice de leurs fonctions. Après, ce sont les directions des bureaux de poste qui prennent les décisions. Elles s’appuient sur les ZUS – zones urbaines sensibles – définies par la préfecture."

La révision du traité de Lisbonne se confirme : passera-t-elle par les peuples ?

R Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont donné hier leur accord à la préparation d'une révision limitée du traité de Lisbonne dans le but de créer un mécanisme permanent de gestion des crises réclamé par Paris et Berlin. Les dirigeants des Vingt-Sept se sont mis d'accord pour donner au président du Conseil européen Herman Van Rompuy le mandat de sonder les Etats membres sur cette possibilité et à la Commission européenne celui d'en étudier les aspects techniques.

Les Etats membres envisagent par ailleurs de recourir à l'article 48 du traité qui permettrait de ne pas faire recourir au Parlement européen, et ainsi d'éviter un processus trop long et potentiellement dangereux. La Commission s'est ralliée à l'idée d'une réforme du traité, qu'elle juge périlleux moins d'un an après sa douloureuse entrée en vigueur. 

Au Parlement européen, aucune position officielle n'a encore été définie mais plusieurs groupes demandent que les eurodéputés soient pleinement impliqués dans la réforme. Certains d'entre eux souhaitent d'ailleurs en profiter pour y glisser d'autres sujets qui leur tiennent à coeur comme la révision du système électoral, ce que souhaitent absolument éviter les Etats membres. Quant aux peuples, il est fort probables qu'on ne leur demande pas leur avis.

Alliance avec le FN : Christian Vanneste provoque le débat à l’UMP

E 32% des sympathisants de l'UMP souhaitent un rapprochement avec le Front national aux élections locales, selon un sondage IFOP pour le Nouvel Observateur. 68% des sympathisants du Front national se disent favorable à ce rapprochement.

En 1998, 5 présidents de région avaient été élus avec le concours du FN: Jacques Blanc (DL, Languedoc-Roussillon), Charles Baur (FD, Picardie), Charles Millon (DL, Rhône-Alpes), Bernard Harang (DL, Centre) et Jean-Pierre Soisson (app. UDF, Bourgogne). Ils avaient été sanctionnés. Le principe du «cordon sanitaire», mis en place par Jacques Chirac, est resté la règle à l'UMP.

Si Christian Vanneste n'est pas sanctionné par l'UMP, ce serait la marque d'un changement par rapport à la chiraquie : le débat pourrait déjà exister au sein de l'UMP. Pour le moment, quelques seconds couteaux ont joué les vierges effarouchées. Mais qu'en pense la direction du parti ? Avec le tiers de leurs sympathisants favorables à cette idée, difficile de balayer le sujet. Eric Besson, qui assure que Nicolas Sarkozy n'est pas sectaire (mais uniquement avec la gauche), refuse de poser cette question. Néanmoins, ils se la posent : difficile de rallier les électeurs sans passer des accords avec le FN.

La politique familiale, complètement absente du sujet des retraites

A Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a déclaré ce matin sur RTL :

"Les Français sont parmi ceux qui ont la plus longue espérance de vie : seules les mesures d'âge peuvent donc permettre d'équilibrer le système de retraite, c'est-à-dire de pouvoir payer les retraites."

Et les mesures incitant les couples à avoir un ou plusieurs enfant(s) en plus ? (Source)

Washington vu des Etats-Unis, c’est un peu comme Bruxelles vu de France

Henri Hude évoque la campagne aux Etats-Unis :

U "Le président Obama, malgré une campagne électorale étourdissante, n’a pas réussi à renverser la tendance. Sa loi sur l’assurance maladie et l’augmentation énorme de la dette et de la dépense publique ont polarisé non pas l’opposition parlementaire, mais l’opposition de la société, qui ne veut tout simplement pas d’une social-démocratie à l’européenne. En outre, Washington est à peu près aussi aimé, aux États-Unis, que l’est Bruxelles en France ou en Angleterre. Il faut imaginer un doublement de la « Sécu » et son transfert à Bruxelles pour avoir une idée des hurlements de fureur aux États-Unis. Les articles du Figaro que j’ai lus sur le sujet récemment ne m’ont pas paru éclairants."

Saint-Jean Espérance et la drogue

Alors que certains militent pour ouvrir des salles de shoot, Valeurs actuelles fait un reprotage sur l'association Saint Jean Espérance, liée à la Communauté St Jean, qui accueille des drogués :

B "Depuis 1987, les frères de Saint-Jean ont accueilli dans cet ancien orphelinat près de 1 200 jeunes drogués en période de sevrage psychologique. […] Coupée de la ville et de ses attraits consuméristes, la dizaine de pensionnaires qui occupe les lieux – un bâtiment d’un étage tout en longueur, flanqué d’une ferme, d’une chapelle et d’un modeste prieuré – vit au rythme du travail et de la prière. «Il s’agit ici de reconstruire sa tête et son coeur tout autant que son corps», explique frère Ambroise. […]

«Ceux qui viennent frapper à notre porte ont touché le fond», dit frère Ambroise. Qu’ils soient de la campagne ou de la ville, d’un milieu huppé ou populaire, la plupart ont commencé la drogue très jeunes […]. Sevrages physiques à répétition, cures dans des centres à peine clos où certains passent du cannabis à la cocaïne, séjours en hôpital psychiatrique… Ils ont tout essayé, souvent plusieurs fois, avant d’échoir plus ou moins par hasard aux Besses ou à la Bretèche, l’autre maison des frères, située près d’Angers.

E Dès son arrivée, le nouveau venu est confié à un pensionnaire plus ancien : son “ange gardien”, avec qui il fait chambre commune. L’un et l’autre vont s’épauler lors des moments de tentation qui sont inévitables, et souvent constructeurs. Ils vont aussi découvrir qu’ils ne sont pas seuls à souffrir. L’important est de rompre leur solitude. […] «C’est un peu comme au bac, plaisante frère Ambroise : on a 80 % de réussite dans la mesure où le jeune reste jusqu’au bout.» Jusqu’au bout, c’est-à-dire dix-huit à vingt-quatre mois en moyenne. […] Sans être dure, la vie à Saint-Jean Espérance est austère. Et très régulière : lever à 6 h 30, travail de 8 h 30 à 17 h 30, coupé par le repas pris à la même table. Extinction des feux à 22 heures. Peu de temps libre seul. Pas de télévision, mais un film par semaine. Et encore, ce sont les frères qui le choisissent. Pas de téléphone personnel. Pas de musique en dehors de celles autorisées. Pas d’alcool, bien sûr. Pas de filles. Les cheveux ni trop longs ni trop courts. Pas plus de dix cigarettes par jour […]"

Christian Vanneste vs Rama Yade

Sans complexe :

V "Manifestement, Rama Yade a un besoin quasiment pathologique d'exister médiatiquement […] c'est bien de toujours vouloir surfer sur les médias mais qu'il y a un moment où le caractère superficiel de ses interventions nuit à son action politique. Et puis, on n'aime pas beaucoup qu'une mouche vienne perturber des conversations intelligentes. Les interventions vibrionnantes et sans fond de Rama Yade sont celles d'une femme qui n'a aucune connaissance, aucune culture et qui vient d'arriver. C'est agaçant…

Présidentielle au Brésil : le pape demande aux clercs d’intervenir dans le combat pour la vie

Le pape a déclaré devant des évêques brésiliens à l'approche du second tour de la présidentielle, que :

"Lorsque les droits fondamentaux ou le salut des âmes l'exigent, les pasteurs ont le devoir d'exprimer un jugement moral, y compris en matière politique. Lorsqu'ils doivent émettre de tels jugements, il leur faut tenir compte du poids de préceptes négatifs et moralement inacceptables afin d'agir en faveur de la dignité humaine. Cela ne peut être adapté selon telle ou telle bonne intention…

B "Toute défense des droits de l'homme sur les plans politique, économique et social serait totalement erronée et illusoire si elle ne prenait pas en compte la défense énergique du droit à la vie de la conception à la mort naturelle".

"Quand les projets politiques envisagent, ouvertement ou de façon dissimulée, de décriminaliser l'avortement ou l'euthanasie, l'idéal démocratique, qui n'est une réalité que lorsqu'il reconnaît et protège la dignité de toute personne humaine, est trahi dans ses fondements mêmes".

"nous ne devons pas craindre l'opposition et l'impopularité, refusant tout compromis et toute ambiguïté qui se conformeraient à l'opinion mondiale".

"Dieu a sa place dans la sphère publique, en particulier dans la dimension socio-culturelle, économique et politique".

Les évêques brésiliens ont recommandé de choisir des candidats "engagés en faveur du respect inconditionnel de la vie". C'est valable en France aussi.

Hosties profanées : Mgr Aillet dénonce le climat malsain entretenu par des médias

Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

B "Informé par M. l’abbé François Mata, nouveau curé de la paroisse Sainte Marie de Billère, de la profanation survenue vendredi 22 octobre 2010 dans l’Eglise de Saint-Laurent de Billère, où le tabernacle de l’Eglise a été forcé et des hosties consacrées éparpillées à même le sol, je tiens à faire part aux fidèles du diocèse, de ma profonde stupéfaction et de mon indignation. A l’évidence, aucun lieu de culte n’est aujourd’hui à l’abri de tels agissements. En 2009, la très officielle «Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les mouvements sectaires» (Miviludes) dénombrait 226 actes de profanation dont 216 actes de profanations antichrétiennes, 6 profanations antimusulmanes et 4 profanations à caractère antisémite. En d’autres termes, plus de 95% des profanations recensées dans notre pays visent des lieux de culte ou des cimetières catholiques, et celles-ci ne font hélas qu’augmenter d’année en année.

A cet égard, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la responsabilité morale de certains médias qui entretiennent dans la société française, un climat d’anticatholicisme particulièrement malsain, et passent quasiment sous silence les actes de profanation ou de vandalisme lorsque ceux-ci n’ont pas pour cible nos frères juifs ou musulmans.

Les autorités politiques et les organisations antiracistes ont-elles suffisamment pris la mesure de la gravité de telles profanations, qui sont pour la plupart, la manifestation d’une forme de haine antireligieuse et antichrétienne à propos desquelles nous ne pouvons demeurer silencieux ?"

Addendum 29/10 : en commentaire, l'abbé Mata, curé de cette paroisse, précise qu'un acte de réparation au Sacré Coeur de Jésus a été fait ainsi qu'une messe de réparation.

Mgr Jacques Habert nouvel évêque de Séez

Le Pape a nommé l’abbé Jacques Habert, jusqu’ici vicaire épiscopal du diocèse de Créteil pour les séminaristes et pour les secteurs pastoraux de Nogent-sur-Marne et de Fontenay-sous-Bois. Il est né le 2 mai 1960 à Saint-Malo. Il est titulaire d’une maîtrise de droit public (1983) et d’une licence canonique de théologie (1990). Il a été ordonné prêtre le 30 septembre 1989.