Nouveau scandale autour de Frédéric Mitterrand ?
Lu sur Bakchich :
"Abdellah Taïa [est né] en 1973 à Hay Salam, quartier populaire de Salé [au Maroc] […]. Ce garçon, qui revendique son homosexualité comme un élément identitaire – ce qui a provoqué un scandale au Maroc –, n’a-t-il pas signé deux livres en compagnie de deux Français qui comptent, Frédéric Mitterrand et François-Marie Banier ? Maroc 1900-1960, un certain regard, écrit à quatre mains avec Mitterrand, contient beaucoup de photos et ne dit que du bien de la monarchie. Pour Banier, Taïa préface Grandes chaleurs, encore un livre d’images qui, sous son titre, «cache un côté coquin», dixit Banier.
Et c’est certainement par hasard que, le 30 décembre 2009, le jeune Marocain est nommé membre de la commission d’avances sur recettes au CNC, le Centre national du cinéma (lire encadré). Désigné par son coauteur, Frédéric Mitterrand, qui, en tant que ministre, dispose ici d’un droit régalien, Abdellah est aussi coopté par Florence Malraux, la présidente de la commission. Notons que, parmi les huit membres chargés de distribuer la manne publique afin de financer les projets de films, Abdellah est le seul à n’avoir ni références ni compétences reconnues en matière de cinéma… Pas grave.
Mais grave quand, le 8 juillet 2010, la commission, dont Abdellah Taïa est membre, accorde une avance à un certain Taïa Abdellah. Le film promis sera sûrement formidable, et son titre est prometteur : Sans toi, sans ton amour, sans ton corps, sans ton sexe."
Le rôle des catholiques en politique
Lu sur Catholiques en campagne :
"La visite du Pape en Grande-Bretagne a relancé la question du rôle des catholiques en politique. Des journaux comme La Croix ont même écrit : «assurément, ce voyage est politique». […] le chef de l’Eglise a tenu à rappeler aux nombreux catholiques britanniques venus l’écouter, et à travers eux à tous les catholiques, le rôle qu’ils ont à tenir dans la société. Une piqure de rappel qui en chatouille désagréablement plus d’un en France. La séparation de l’Eglise et de l’Etat y a été proclamée, c’est bien pour confiner la religion à un espace strictement privé !
Est-ce voler la part de César que de vouloir que les catholiques participent à la vie politique ? Non et Benoît XVI a affirmé que «La tradition catholique soutient que les normes objectives qui dirigent une action droite sont accessibles à la raison, même sans le contenu de la Révélation, a-t-il expliqué.» Si, certes, ce n’est pas aux prélats de diriger un pays, appuyer le gouvernement sur des principes solides et objectifs ne peut qu’aider les dirigeants à donner des lois plus justes. Comme l’a fait remarquer le Pape, la religion «n’est pas un problème que les législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue national». Oui, les catholiques ont un rôle à jouer en politique, n’en déplaise à certains !"
Des homosexualistes aux élections des parents délégués au « conseil d’école »
Lu sur Catholiques en campagne :
"Aujourd'hui, nous vous invitons à exercer votre vigilance sur des élections plus discrètes mais importantes, les élections des parents délégués au "conseil d'école" qui se tiennent cette année le vendredi 15 ou le samedi 16 octobre. Des militants homosexuels en profitent pour faire cheminer le non-sens de l'homoparentalité. "Dans les écoles que mes enfants fréquentent, une maman vit avec une femme, qui souhaite non seulement voter, mais aussi se présenter et être élue." témoigne une maman d'élève à Catholiques en Campagne. Aujourd’hui, ne peuvent se présenter et voter que les parents ou tuteurs ayant l’autorité parentale. "Pour le moment, la loi est claire, pas d’autorité parentale, pas de voix." fait remarquer cette personne. Pour le moment. […]
Beaucoup hésitent à prendre position par rapport à l’homoparentalité. Peur du politiquement correct, du qu’en dira-t-on, manque d’arguments ? Il est pourtant primordial d’avoir une position claire sur ce problème : pas d'autorité parentale, pas le droit de voter et encore moins de se présenter. C'est une cause d'annulation des élections et nous vous invitons à écrire au service juridique de l'inspection de votre académie pour demander le respect de la loi. Avec une fermeté courtoise et charitable."
Le chiffre du jour
Elle concerne l'Aide Médicale D'Etat, qui assiste les immigrés hors-la-loi :
Depuis deux ans, la facture de la couverture médicale des sans-papiers s'envole. Son rythme de progression est trois à quatre fois supérieur à celui des dépenses de santé de tout le pays: + 13% en 2009 (530 millions d'euros pour 210.000 bénéficiaires) et encore + 17% au début de cette année. De toute évidence, l'enveloppe de 535 millions d'euros prévue en 2010 sera largement dépassée. Pour l'an prochain, ce sont 588 millions d'euros que Bercy a mis de côté pour l'AME. Soit, à peu de chose près, le montant des recettes fiscales que le gouvernement veut récupérer sur les mariés/pacsés/divorcés, ou encore le coût global du bouclier fiscal.
Laurent Lantieri, le grand spécialiste français de la greffe du visage, a confié son agacement :
«Soigner les étrangers en cas d'urgence ou pour des maladies contagieuses qui pourraient se propager me paraît légitime et nécessaire. En revanche, je vois arriver à ma consultation des patients qui abusent du système.»
L'AME permet ainsi de couvrir le tourisme médical aux frais du contribuable. Claudine Blanchet-Bardon, spécialiste des maladies génétiques de la peau, voit débarquer des patients AME venus du bout du monde :
"Ils arrivent clandestinement ici, restent tranquilles pendant trois mois et débarquent à ma consultation avec leur attestation AME, accompagnés d'un interprète. L'interprète, lui, ils le payent."
Un cancérologue raconte :
«Nous avons des patients qui vivent en Algérie et qui ont l'AME. Ils viennent en France régulièrement pour leur traitement, puis repartent chez eux. Ils ne payent que l'avion…»
C'est ainsi que des femmes sans-papiers peuvent faire valoir leurs droits à des traitements d'aide médicale à la procréation. Chaque tentative de fécondation in vitro (FIV) coûte entre 8000 et 10.000€. Sans parler du trafic de Subutex.
Les seules conditions requises pour obtenir l'AME étant 3 mois de résidence en France et des ressources inférieures à 634€ par mois. Les demandeurs étant hors-la-loi, le calcul des ressources relève de la fiction. Et la CPAM délivre le sésame.
Motu Proprio sur la nouvelle évangélisation
Aujourd'hui a été publié le motu proprio Ubicumque et semper, instituant le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Extraits :
"L'Eglise a le devoir d'annoncer l'Evangile partout et toujours… Au long de son histoire, cela a revêtu des formes et des modalités différentes, selon les périodes, les contextes et les lieux. Aujourd'hui elle doit faire face au phénomène d'abandon de la foi qui grandit dans les sociétés et les cultures imprégnées depuis des siècles du message évangélique… […]
En reprenant les préoccupations de mes prédécesseurs, j'ai considéré opportun d'offrir une réponse adaptée à la question afin que l'Eglise toute entière, régénérée par l'Esprit, se présente au monde forte d'un élan missionnaire capable de propager cette nouvelle évangélisation".
"Dans certaines régions, malgré la progression de la sécularisation, la pratique chrétienne fait encore montre d'une belle vitalité et d'un bon enracinement populaire… D'autres malheureusement se trouvent presque totalement déchristianisées, et la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés. Ces régions, qui ont besoin d'un re-évangélisation de base sont, sous bien des aspectes, particulièrement réfractaires au message chrétien… A la base de toute évangélisation, il n'y a pourtant aucun projet expansionniste, mais seulement le désir de partager le don inestimable que Dieu nous fait, celui de prendre part à sa vie même".
Drogue : les militants de la dépénalisation sont moins nombreux
"29% des personnes interrogées par Les Inrockuptibles se déclarent "plutôt favorables" à la "dépénalisation" du cannabis, contre 66% "plutôt défavorables". Contre respectivement 34% et 64% en 2001. Et 26 et 67% en 1996. 59% des sympathisants de gauche se disent aujourd’hui plutôt hostiles à la "dépénalisation" des drogues dites "douces" [ce qualificatif est mensonger, NDMJ] contre 74% des sympathisants de droite. Pas de quoi faire changer d'avis la majorité de nos hommes politiques…
En 2001, 53% des 18-34 ans se déclaraient plutôt favorables à la "dépénalisation" des drogues dites "douces". Ils ne sont plus que 30% aujourd’hui. Contre 35% des 50-64 ans !"
Il vaut mieux agresser des filles que se défendre chez soi
Lu sur Fdesouche :
"Une jeune femme de 23 ans, Charlotte, a été agressée sexuellement par son voisin à Asnières dans les Hauts-de-Seine. L’homme vit encore tout près, la mesure d’éloignement n’ayant pas été prononcée par le tribunal.
L’homme, déjà condamné à trois ans de prison dont un ferme pour trois autres agressions dans le métro, a reconnu les faits devant les policiers. Le 30 septembre, en comparution immédiate, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis"
Et pendant ce temps, René Galinier est en prison. Cherchez l'erreur. Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, s’est déclaré choqué par le maintien en détention de René Galinier.
Une église profanée à Bazas
Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des individus sont entrés par effraction dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Bazas. Passés par la salle de l’oratoire, les malfaiteurs ont coupé à la meuleuse les grilles de protection, avant de briser les vitraux, pour faciliter leur intrusion. Une fois à l’intérieur, ceux-ci ont fracturé le tabernacle. Le prêtre, le Père Sylvain Arnaud, très choqué, le vit comme «un sacrilège, une profanation«."
Avortement : Marine Le Pen reprend le programme de 2007
E-deo a retranscrit les propos tenus hier par Marine Le Pen au sujet de l'avortement, face à Henry de Lesquen sur Radio courtoisie :
"J'ai déjà à de multiples reprises, y compris sur votre antenne, répondu sur l'avortement en vous disant que je considérais que l'avortement était un drame et que le fait que l'avortement n'ait pas diminué dans son nombre devait profondément remettre en cause le système. En réalité, on est quasiment dans l'incitation à l'avortement aujourd'hui, c'est à dire que le Planning familial qui au départ, au départ hein, devait normalement servir à proposer aux jeunes femmes toute une série de choix, évidemment celui de garder son enfant dans des structures avec des aides économiques, éventuellement proposer l'adoption prénatale, en réalité a contribué, et croyez-moi je trouve ça terrible, à provoquer à l'avortement, à inciter à l'avortement en présentant cela comme une mesure qui n'avait aucune conséquence autre qu'un acte médical. Bon, tout cela est à changer, c'est-à-dire qu'il faut réintroduire dans la société française le respect de la vie de manière générale et il faut à nouveau donner aux femmes, et ne subventionner peut-être que cela, les structures qui donnent le choix aux femmes française et eux jeunes filles françaises de conserver leur enfant soit pour l'élever soit éventuellement pour le faire adopter compte tenu du fait qu'il y a dans notre pays des milliers de couples qui attendent d'adopter un enfant et il y a très peu d'enfants à adopter. En l'occurence, ces lois sur l'adoption sont à revoir.
En revanche je pense que la suppression pure et simple de la loi Veil est absolument inapplicable en l'état. Il faut d'abord tourner la société française vers le respect de la vie, donner la possibilité aux femmes française qui le désirent de conserver leur enfant alors même que pour un grand nombre, hélas elles ne le font pas, pour des raisons économiques. Je sais que c'est triste à dire. Qu'on va me dire que la vie passe au-delà de l'économie. Bien sûr, c'est facile à dire sauf quand on est une femme avec 3 enfants et qu'on tourne le dos au 4ème parce qu'on n'a pas les moyens, parce qu'on n'a pas le logement, parce qu'on n'a pas d'emploi ou parce que son mari n'en a pas, ou parce qu'on a été abandonnée ou parce qu'on a été quittée ou pour mille autre raisons.
En revanche lorsqu'à nouveau on aura refait une grande politique nataliste, à nouveau on aura mis en place des aides pour la famille qui sont absolument essentielles, on aura mis en place au niveau régional comme nous l'avons réclamé à de multiples reprises au FN des aides au niveau des régions pour les jeunes femmes qui sont dans cette situation et qui sont en difficulté, alors il sera temps de faire un référendum sur ce sujet, ce qui a toujours été la position du FN sur ce sujet. (…) Entre 1986 et 1988, le Front national avait un groupe à l'Assemblée nationale, ce groupe a déposé une proposition de loi. Dans ce groupe il y avait des gens que vous connaissez bien comme Bruno Gollnisch, comme George-Paul Wagner (…) et cette proposition de loi ne visait pas à revenir sur la loi Veil, cette proposition de loi visait à supprimer le remboursement de l'avortement, et c'est tout ! Voilà, donc je ne crois pas trahir en l’occurrence la ligne du Front national, je suis exactement dans la ligne du Front national, et ce depuis 25 ans".
Dans le programme du FN de 2002 (pdf 187 pages), on trouve ceci :
"l’avortement, mettant en cause un tiers, l’enfant à naître, ne peut être tenu pour légitime ; quant à la Nation, elle doit pourvoir à sa continuité dans le temps. Allant donc contre le Bien commun de notre pays, les lois sur l’IVG seront abrogées."
Dans le programme de 2007, le FN a introduit l'idée de lois pro-natalité et pro-famille suivies d'un référendum sur le sujet, sans indiquer clairement (comme si cela allait de soi), que le FN militerait alors pour l'abrogation des lois sur l'IVG. Nous avions alors proposé une réflexion sur le sujet. Elle s'avère toujours actuelle.
On juge un chef d’Etat à ses actes et non à ses discours
Dans Sed Contra, Hugues Kéraly explique comment il faut juger l'action de Nicolas Sarkozy :
"Il ne faut pas juger un chef d’Etat sur ses paroles, comme l'étonnant et pieux discours prononcé le 8 octobre dernier au Vatican, ni sur les contradictions flagrantes entre ses professions de foi et sa vie privée, mais sur ses actes de gouvernement. Un exemple : la conviction que le contrat de travail, sa durée hebdomadaire et sa rémunération relèvent d’une négociation directe entre la direction des entreprises et leurs salariés, protégée des abus par les minima légaux, nous paraît excellente à tous les points de vue. C’est une vision conforme au droit naturel, sur un registre où la liberté d’entreprendre, d’embaucher, d’être meilleur, de réussir et de gagner de l’argent n’a cessé de se voir combattue par les technocraties de droite et de gauche depuis près de soixante ans [toutefois, la libéralisation du travail dominical ne va pas dans le sens d'une vision conforme au droit naturel, NDMJ]. […]
Personne ne saurait dire aujourd’hui si Nicolas Sarkozy trouvera un jour la force d’appliquer la même logique et la même énergie à la réhabilitation des autres libertés fondamentales et des principes vitaux qui en permettent l’épanouissement : protection de la vie, choix de l’école, promotion des familles et de l’autorité parentale, sécurité des personnes et des biens, autonomie et responsabilité des corps intermédiaires entre l’individu et l’Etat, défense de la langue, de la culture et de l’identité nationale, etc., etc., etc. Je dis seulement que nous avons un critère tout simple pour juger de sa politique, celui du droit naturel. Un droit bafoué dans l’offensive d’hier contre le dimanche, et la si médiocre reconnaissance concédée aujourd’hui aux mères de famille dans le calcul des droits à la retraite."
Pour notre part, nous avons jugé sa politique en regard des principes non-négociables. Force est de constater qu'il a aggravé la situation.
Désinformation autour du traitement d’un patient par des cellules embryonnaires
Des médecins américains ont réalisé une première mondiale en traitant un patient avec des cellules souches embryonnaires humaines dans le cadre d'un essai clinique approuvé par les autorités.
Ce que ne dit pas le rapport de cet essai c'est :
- l'efficacité d'un tel traitement (et pour cause, il s'agit d'évaluer la sûreté et la tolérance du patient à ces cellules dérivées de cellules souches embryonnaires)
- combien d'embryons ont été massacrés pour obtenir ces cellules souches.
Avortement : Bruno Gollnisch veut changer la loi
Toujours dans Minute, Bruno Gollnisch répond à la question :
Vous souhaitez interdire l’avortement ?
Je ne suis pas favorable à un retour à une situation qui faisait que des femmes, souvent en situation de grande détresse, répondaient seules devant les tribunaux du fait d’avoir avorté. Mais je considère que la législation actuelle, qui a organisé la suppression de millions de vies – 200000 enfants à naître chaque année en France, sans compter les avortements clandestins qui se poursuivent –, doit évidemment être changée. Tout est fait, aujourd’hui, pour favoriser l’avortement. Ce n’est même plus l’avortement comme «moindre mal» – par rapport à quel mal pire que de supprimer une vie innocente, d’ailleurs? –, c’est l’avortement comme unique «remède» proposé aux parents en difficulté. Il faut absolument promouvoir la culture de vie, apprendre aux jeunes Français à aimer la vie qu’ils donnent, expliquer aux jeunes Françaises qu’elles doivent être fières et heureuses de donner la vie, et les aider, bien sûr, moralement et financièrement."
Invitée hier sur Radio Courtoisie, Marine Le Pen a répondu à une question similaire. Sa réponse sera en ligne dès que possible (si un lecteur peut me la retranscrire, ce sera encore plus rapide : le sujet se situe dans la 2e demi-heure environ).
L’UE impose les éléments retirés du Traité constitutionnel
Bruno Gollnisch, comme d'autres parlementaires européens, a refusé de se lever lors de la diffusion de l'Hymne à la joie de Beethoven, pour la journée contre la peine de mort. Il se justifie dans Minute :
"j’en ai assez qu’on nous impose l’hymne européen à chaque fois qu’il y a une séance solennelle […] La diffusion de cet hymne est évidemment un pas vers la constitution d’un super-Etat européen, ce que je ne suis pas seul à refuser, puisque nous avons été quelques dizaines de personnalités à rester ostensiblement assis. Comme je protestais courtoisement par un rappel au règlement, en faisant observer qu’on nous réintroduisait dans la pratique du Parlement un hymne qui avait été retiré du traité ratifié après le rejet du traité constitutionnel européen par les peuples français et néerlandais, on m’a coupé la parole. Joseph Daul, qui préside le groupe du Parti populaire européen (PPE) dans lequel siègent les élus français de l’UMP, a prétendu que je n’étais pas «respectable» en excipant de cet argument qui est pourtant juridiquement imparable et il a osé dire qu’il faudrait que je sois privé de mon indemnité de parlementaire!"
Le Traité de Lisbonne est en effet le même que le Traité Constitutionnel, moins quelques éléments, dont l'hymne à la joie ou le "ministre des affaires étrangères de l'UE", devenu "haut-représentant"…
Benoît XVI parle des hommes et des dieux
Lors de l'ouverture du Synode des évêques sur le Moyen-Orient, le Pape est intervenu. Le Saint-Père a notamment fait référence au psaume 81 (c'est de ce psaume qu'est tiré le titre du film de Xavier Beauvois "Des hommes et des dieux"). Dans ce psaume, a-t-il expliqué, l’on voit, dans une vision prophétique, une réduction et une chute des dieux qui perdent leur caractère divin. Cela correspond également à la transformation du monde et à la connaissance du vrai Dieu ; la réduction des forces qui dominent la terre.
Tout ceci est un processus de douleur, qui n’a jamais pris fin. Il passe de la Croix du Christ et se poursuit dans les communautés chrétiennes qui naissent. C’est un processus de transformation qui coûte de la souffrance aux témoins du Christ. Encore aujourd’hui, le Seigneur doit naître dans le monde avec la chute des dieux, avec la douleur et le martyre des témoins, contre les divinités d’aujourd’hui :
- capitaux anonymes qui réduisent les hommes en esclavage,
- violence terroristes perpétrées au nom de Dieu, "mais ce n'est pas Dieu, ce sont de fausses divinités qui doivent être démasquées parce qu'elles ne sont pas Dieu"
- idéologies,
- drogue, "ce pouvoir qui comme une bête vorace met ses mains sur la terre et la détruit"
- nouveaux modèles de vie, "où les valeurs comme la chasteté ou le mariage ne comptent plus, n'ont plus d'importance".
Toutes ces "fausses divinités doivent tomber", a poursuivi Benoît XVI, il doit se réaliser ce qu'annonce Paul dans la lettre aux Éphésiens : les dominations tombent et deviennent des sujets de l'unique Seigneur, Jésus-Christ. "Nous sommes dans une lutte contre les faux dieux qui détruisent le monde". Menacés par notre comportement, a dit le Pape, les fondements extérieurs vacillent parce que vacillent les fondements intérieurs. C’est la foi, surtout celle des simples, le vrai fondement et la vraie sagesse, outre à la vraie force de l’Église.
"le Livre de l'Apocalypse au chapitre 12, parle, avec une image mystérieuse, pour laquelle, je crois, cependant, qu'il existe plusieurs belles interprétations. Il est dit que le dragon met un grand fleuve d'eau contre la femme en fuite pour la submerger. Il semble inévitable que la femme sera noyée dans ce fleuve. Mais la bonne terre absorbe ce fleuve et il ne peut pas nuire. Je pense que le fleuve est facile à interpréter: ce sont ces courants qui dominent tous, et qui veulent anéantir la foi de l'Eglise, laquelle ne semble plus avoir sa place devant la force de ces courants qui s'imposent comme la seule rationnalité, la seule façon de vivre. Et la terre qui absorbe ces courants est la foi des gens simples, qui ne se laisse pas emporter par ces fleuves et sauve la mère et le Fils."
Le marché lucratif de la fécondation in vitro
Le Pr. Jacques Testart, acteur majeur dans la conception du premier bébé-éprouvette français, dénonce le "business" de la fécondation in vitro tel qu’il se développe, dans les cas où la stérilité du couple est due à une infertilité masculine. Si la fécondation in vitro fut inventée pour pallier les stérilités féminines, elle concerne aujourd’hui des problèmes masculins. La technique de l’IMSI permet ainsi de sélectionner un spermatozoïde sans défaut. L’expérimentation de cette technique est menée en France où les actes biomédicaux nécessaires à la FIV sont tous remboursés.Pourtant, des biologistes japonais viennent de démontrer que l’IMSI n’a aucun intérêt sauf
"pour le marché des microscopes, la concurrence entre les équipes et la "confiance en la médecine" des patients".
Jacques Testart s’interroge :
"On peut se demander pourquoi l’autorité régulatrice (Agence de la biomédecine) n’exige pas une démonstration de l’avantage, et aussi de l’innocuité, pour cette technique expérimentale qui, logiquement, va se répandre tant il est difficile pour une équipe de ne pas adopter une innovation utilisée par le voisin…et déjà réclamée par des patients anxieux…"
Il note que la France avait déjà été terrain d’expérimentation d’AMP il y a 20 ans quand plusieurs multinationales pharmaceutiques avaient lancé des molécules à des prix exhorbitants et remboursées par la Sécurité sociale. Ces produits s’imposèrent ensuite pour la programmation des actes de FIV. Et Jacques Testart de conclure : "les marchés prospèrent !"
Brésil : le second tour de la présidentielle se joue autour de l’avortement
Marina Da Silva a réussi son pari du premier tour. Elle est en train de réussir le second tour auquel elle ne participe pas. En effet, elle a mis l'avortement au coeur de la campagne. On sait que les instances internationales font pression pour que le Brésil légalise le meurtre de l'enfant à naître. Lula n'avait pas pu réaliser cette horreur, face à la résistance de l'Eglise catholique notamment.
La campagne présidentielle brésilienne s'est durcie devant la remontée du social-démocrate José Serra face à Dilma Rousseff (photo), la dauphine de Lula, arrivée en tête au premier tour et qui accuse son adversaire de brandir l'épouvantail de l'avortement. La question morale domine la campagne du second tour, mettant en difficulté la candidate du Parti des Travailleurs (PT, gauche) et favorisant l'ancien gouverneur de Sao Paulo.
Sur internet comme dans de nombreux temples évangéliques ou églises, Mme Rousseff a été attaquée pour sa position en faveur de la légalisation de l'avortement. Au cours des derniers jours, Mme Rousseff a donc du faire appel aux électeurs pro-vie en se disant "avant tout en faveur de la vie". Lors du premier débat télévisé dimanche soir, M. Serra a accusé d'emblée Mme Rousseff d'avoir "deux visages": "Vous étiez en faveur de la légalisation de l'avortement en 2007 et plus maintenant" (ce qu'avait révélé Jeanne Smits). Elle a répliqué en accusant son adversaire de mener une campagne de "mensonges et de calomnies" contre elle.
Les Arabes chrétiens, entre le marteau musulman et l’enclume israélienne
Sa béatitude Fouad Toual, patriarche latin de Jérusalem, déclare au Figaro :
"Nous souffrons de deux côtés. Les Israéliens nous considèrent comme des Arabes palestiniens à 100% et nous infligent le même traitement qu'aux musulmans. Les musulmans fondamentalistes nous identifient avec l'Occident chrétien, qui d'ailleurs ne l'est pas toujours tellement, et voudraient nous en faire payer le prix. Nous devons avoir le courage d'accepter d'être arabes et chrétiens, et d'être fiers de cette identité. Notre belle mission est d'être un pont entre l'Orient et l'Occident, pour aider au dialogue. […]
Je souffre avec mes fidèles de l'injustice de cette violence qui se déploie autour de nous, et je souhaite une vie normale. Se réveiller le matin normalement, aller travailler, aller à l'hôpital, aller visiter les Lieux saints. Prier comme tous les pèlerins. Ce n'est pas possible pour les chrétiens palestiniens. C'est triste et tragique. Nous avons toute une jeune génération de chrétiens qui ne savent pas où se trouve le Saint-Sépulcre. C'est aussi un problème pour l'avenir: quelle nouvelle génération préparons-nous si nous devons un jour vivre ensemble, Israéliens et Palestiniens, en bon voisinage?"
L’UE à la tête des homosexualistes
Lu sur le blog de Daoudal :
"Le chef de la délégation de la Commission européenne en Serbie, le Français Vincent Degert, a ouvert hier la gay pride de Belgrade, qui a réuni un millier de personnes entourées de 5.000 policiers anti-émeute. «Nous somme ici pour célébrer cette très importante journée… pour célébrer les valeurs de tolérance, de liberté d’expression et de réunion», a-t-il dit. Il y avait là aussi l’ambassadeur des Pays-Bas, le vice-ambassadeur d’Allemagne, et des diplomates des ambassades d’Autriche, d’Espagne, de Suède et du Royaume-Uni, le représentant spécial du secrétaire général du Conseil de l'Europe Constantin Yerocostopoulos, le ministre serbe des Droits de l'Homme et des Minorités, Svetozar Ciplic."
Les Serbes n'ont pas voulu de cette Europe-là et la manifestation a tourné à l'émeute. En fin d'après-midi, on dénombrait près de 150 blessés, dont 124 dans les rangs de la police, qui a dû faire intervenir les blindés pour reprendre le contrôle de la situation. 250 personnes ont été interpellées. Des hélicoptères survolaient le cortège. Les contre-manifestants ont incendié le siège du Parti démocratique (DS), le parti de centre-gauche au pouvoir. Ils ont également attaqué le siège de la télévision d'État, la RTS, ainsi que celui du Parti socialiste de Serbie (SPS), partenaire de coalition du DS.
La lutte contre l’islam, à la source du succès des droites nationales en Europe
Le Monde s'inquiète des alliances entre les partis de droite et de droite nationale en Europe, figure de ce qui pourrait se passer en France :
"Après l'entrée des populistes au Parlement suédois, le 19 septembre, la poussée de l'extrémisme enveloppe désormais une large frange d'Etats, des Pays-Bas à la Hongrie en passant par le Danemark, la Norvège et l'Autriche. […] Mais il est un thème, nouveau, qui fédère la plupart des partis qui la représentent : le rejet de l'islam. […]
Lorsque les mouvements d'extrême droite électoralement forts étaient l'exception en Europe, les pressions qui s'exerçaient sur les partis de droite étaient puissantes. Assez, en France, dans les années 1990, pour dissuader leurs directions nationales (mais non pas certains élus locaux) de faire alliance avec le Front national. […] Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au Danemark, le gouvernement libéral-conservateur serait privé de majorité sans le soutien du Parti du peuple danois. La Ligue du nord gouverne avec Silvio Berlusconi. Aux Pays-Bas, les libéraux et les chrétiens-démocrates passent un contrat de majorité avec Geert Wilders sans susciter de réactions. A dix-huit mois des élections présidentielle et législatives françaises, ce sont autant de bonnes nouvelles pour le Front national."
Le rédacteur de l’Express propose de prêter le Sacré-Coeur aux musulmans
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"J’ai toujours trouvé que Christophe Barbier, le rédacteur en chef de L’Express, disait n’importe quoi, beaucoup plus souvent qu’à son tour. Mais il s’est surpassé en déclarant sur Canal Plus, à propos des musulmans qui investissent la rue Myrha chaque vendredi :
«Pourquoi, dans un geste œcuménique, on ne partagerait pas le Sacré-Cœur qui n’est pas loin et où à certaines heures, notamment le vendredi après-midi dans le culte catholique, il ne se passe pas grand chose ?»
Ce qui est amusant est que cette sortie a été dénoncée… par les musulmans d’oumma.com, qui parlent de «fausse générosité» et d’«œcuménisme de façade», et la replacent «dans la lignée de ses divagations islamophobes». Sic. Pourquoi ? Parce le dernier numéro de L’Express porte en titre «L'Occident face à l’islam» («le retour de la menace terroriste, la poussée des fondamentalistes, l’échec de l’intégration, les forces politiques qui en profitent»), et montre un minaret éclairé, avec en arrière-plan un clocher dans l’ombre…"
Le rédacteur en chef de l'Express, qui fait bien souvent sa une sur les franc-maçons, pourrait aussi proposer de partager le 16 de la rue Cadet à Paris…
Pour Christine Boutin, la visite au Vatican ne suffit pas
Interrogée dans Direct Matin, la présidente du PCD déclare :
"Le malaise de l’électorat catholique est une réalité et cette visite ne suffira pas. D’autant que plusieurs messages provoquent une déception : la fin de l’avantage fiscal pour les jeunes mariés […]. S’il n’y a pas de gages par rapport aux valeurs fondamentales comme la famille […], nous aurons un candidat en 2012, vraisemblablement moi, à côté du candidat de la majorité.
Le chef de l’Etat a-t-il commis une erreur en annonçant son remaniement au printemps ?
Nicolas Sarkozy est un fin politique. Mais par expérience je sais qu’après ce genre d’annonce, l’efficacité gouvernementale est diminuée. Ce gouvernement sera un gouvernement de combat pour 2012. Si le PCD y est représenté, cela signifiera que des garanties auront été apportées sur le programme du futur candidat."
L’avenir démographique de l’Europe préoccupe les évêques
Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a déclaré :
"J’ai participé à Zagreb, la semaine dernière, à une rencontre d’évêques européens où nous avons réfléchi sur l’avenir démographique de l’Europe et la situation des familles. Cet avenir est préoccupant. Certains ont pu d’ailleurs parler à ce sujet d’ «hiver démographique». En effet, le taux de natalité dans l’ensemble de l’Europe est de 1, 5 enfant par femme. Et encore dans ce chiffre est compris l’apport des femmes immigrées présentes dans nos pays. […] Cette évolution démographique pose trois séries de problèmes auxquels il faudra nous confronter de façon impérative dans un futur proche. Tout d’abord, le problème social massif de l’avortement : 3 millions d’avortements, chaque année, sur 8 millions de naissance pour toute l’Europe, ce qui n’est pas rien. Deuxième problème : le soutien social, financier et éducatif apporté aux familles, aux femmes qui travaillent mais qui voudraient avoir un enfant. […] Le troisième problème est celui des mentalités : sans doute faut-il réhabiliter la maternité, le travail d’éducation des enfants, l’attention à la vie familiale dans des sociétés qui risquent de ne donner du prix qu’à ce qui relève de la rentabilité financière."
Jean-Louis Borloo Premier ministre ? Ce serait une mauvaise nouvelle
La presse n'en finit plus d'ergoter sur le nom du successeur de François Fillon. Le nom de l'actuel ministre de l'écologie revient le plus souvent.
Rappelons que le président du parti radical (et vice-président de l'UMP, lequel a été aussi l'un des co-fondateurs de Génération Ecologie avec Brice Lalonde et Noël Mamère), le parti le plus maçonnique de France, se voyait déjà succéder à Villepin en 2006.
Parmi les mesures qu'on lui doit, il y a le fameux bonus-malus, qui a le désavantage de pénaliser les familles, qui possèdent généralement un véhicule spacieux.
En 2004, alors ministre de la cohésion sociale, il avait échoué à imposer le CV anonyme.
En 2006, Jean-Louis Borloo avait expliqué benoîtement que l'avenir de la France est dans les banlieues, parce que le taux de fécondité y est le double qu'ailleurs. La même année, il avait fait une blague antireligieuse façon "Canal+".
En octobre 2007, Jean-Louis Borloo s’est déclaré pour le mariage gay.
En 2009, il s'est montré hostile au retour du MPF dans la majorité UMP. Il est vrai qu'il préfère la compagnie de Daniel Cohn-Bendit.
L’objection de conscience doit être étendue aux pharmaciens
Choisir la Vie se réjouit du vote à l'APCE :
"Choisir la Vie ne peut maintenant qu'appeler de ses vœux l'élargissement de cette reconnaissance du droit à l'objection de conscience aux pharmaciens pour lesquels, rappelons-le, la Cour européenne des droits de l'homme refuse encore de reconnaître un tel droit pour la vente de produits abortifs."
Substituer à la mentalité de l’avortement, la culture de vie
Mgr Pelegrina, archevêque de Séville, écrit à ses fidèles :
"Le 4 juillet dernier est entré en vigueur en Espagne la loi dite de Santé Sexuelle et Reproductive et d’Interruption Volontaire de Grossesse, qui en réalité n’est pas autre chose qu’une libération totale de l’avortement considéré comme un droit de la femme, tandis que sont violés les plus élémentaires droits de l’enfant qu’elle porte en son sein. Son caractère légal ne lui confère pas le sceau de la moralité, car tout ce qui est légal n’est pas forcément moral. L’avortement est toujours une immoralité, un mal objectif ; il n’est pas progrès mais régression. En réalité c’est un «crime abominable», comme l’a qualifié le Concile Vatican II (GS 51), pour être l’élimination volontaire et voulu d’un être humain, à la demande de ses géniteurs, avec le concours des médecins, les premiers, qui à côté des parents, devraient protéger la vie naissante.
Et que pouvons-nous faire nous chrétiens devant le drame de l’avortement […] ? Une première possibilité consiste à ce que nous nous sensibilisions à ce thème vraiment le plus important, et que nous essayions de sensibiliser nos concitoyens, dont beaucoup acceptent presque sans le moindre froncement de sourcils la réalité de l’avortement au nom du progrès et de la liberté de la femme. L’acceptation sociale de l’avortement est une réalité fatale, comme l'a reconnu le philosophe Julián Marías il y a quelques années, la qualifiant d’un des évènements les plus graves survenus au XXème siècle. […]
Dans ce sens je vous invite tous à diffuser dans vos milieux, vos foyers, vos lieux de travail et à toute occasion, également dans la catéchèse et la formation religieuse scolaire, l'Évangile de la Vie, c'est-à-dire, la valeur sacrée de toute vie humaine depuis la fécondation jusqu’à sa fin naturelle, de sorte que peu à peu nous substituions à la mentalité de l’avortement et à la « culture de mort » une culture qui accueille et fasse la promotion de la vie. […]
Une forme simple de nous impliquer dans la défense de la vie humaine c’est de prier. La prière privée et publique est l’âme de toute pastorale. C’est aussi la défense de la vie, don de Dieu dont personne arbitrairement ne peut disposer."
Maître Eolas défend René Galinier
"Monsieur G… a ouvert le feu à une seule reprise sur chacune des jeunes femmes. Il est allé recharger, aurait donc pu les achever, mais il n’en a rien fait. Il a même provoqué les secours avant même d’ouvrir le feu. Alors d’où diable le parquet sort-il des indices graves et concordants de l’existence d’une telle intention ? […] Si ces jeunes femmes survivent, ce qui semble devoir être le cas, Dieu merci, on sera plutôt en présence du crime de violences aggravées (par usage d’une arme) ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente […]. Et là, la légitime défense pourra être invoquée.
Certes, certes, dans toute la rigueur du droit, la légitime défense n’est pas débattue dans le cadre de la détention, puisque […] les détenus provisoires sont présumés innocents. Néanmoins, envoyer un ou deux ans en prison une personne qui va peut-être bien bénéficier d’un acquittement pose problème. […] De nombreuses investigations restent à faire ? Je n’en doute pas. Nécessitent-elles la détention de monsieur G… au point que seule celle-ci permet de les mener à bien ? La lecture de l’arrêt permet d’en douter. Il précise qu’il manque l’état descriptif des blessures de la deuxième victime, qu’une expertise médicale sera nécessaire, et qu’il faut s’assurer de l’identité exacte de la deuxième victime. C’est sagesse. Mais en quoi monsieur G… laissé en liberté pourrait-il interférer dans une expertise médicale, ou gêner pour identifier une jeune femme dont lui-même ignore l’identité ?
La protection du mis en examen est mentionnée en creux, puisqu’il dit craindre des représailles. C’est donc pour lui rendre service qu’on l’a incarcéré. J’espère qu’il a dit merci, et qu’on lui présentera la note d’hôtellerie. Plus sérieusement, se fonder sur le danger ressenti par monsieur G… pour le placer en détention, alors qu’on a refusé de prendre en compte ce même danger ressenti sur la légitime défense me paraît franchement discutable. Et quand la cour prend la peine de préciser un peu plus loin que les faits ont eu lieu dans un village qui n’est pas un lieu habituel de délinquance violente, on se demande si on rêve.
Reste l’argument du trouble à l’ordre public. Le liberty killer. C’est un argument génial. Pour le parquet, il marche à tous les coups. Et comme personne ne sait ce que c’est, on peut lui faire dire n’importe quoi. Et d’ailleurs, la cour ne s’en prive pas. “Le trouble exceptionnel à l’ordre public résulte encore de la gravité des blessures infligées aux victimes et décrites ci-dessus, qui affectent la partie basse de l’abdomen”. Pour ne pas troubler l’ordre public, merci de viser la tête. “L’affaire a soulevé une émotion considérable, laquelle se manifeste par des prises de position publiques nombreuses, contradictoires et passionnées”. Heureusement que le législateur a pris le soin de préciser en 2007, à la suite de l’affaire d’Outreau, justement, que “Ce trouble ne peut résulter du seul retentissement médiatique de l’affaire”.
Quant à l’argument final, selon lequel le maintien en liberté sous contrôle judiciaire “serait perçu comme un signe de tolérance à l’égard de semblables agissements et entraînerait au contraire de nouveaux troubles ; que seule l’importance symbolique attachée à la mesure de détention provisoire est de nature à ramener l’ordre et à rappeler que l’exercice de la violence légale est le monopole de l’État républicain”, on objectera à la Cour que c’est à l’État républicain d’assurer la protection des personnes et des biens, que ce soit la maison de monsieur G…, ou sa personne face à un risque de représailles, qui serait une violation du monopole de la violence légale. Et que la légitime défense est une violence légale, l’État républicain admettant que ses citoyens se défendent eux-même quand il n’est pas en mesure d’y pourvoir. Il devient urgent de supprimer purement et simplement cet “objectif” lié au trouble à l’ordre public qui n’a rien d’objectif. Cette affaire le démontre encore si besoin était.
Monsieur G… n’est ni un héros ni un salaud. […] Peut-être mérite-t-il une condamnation pénale pour ce qu’il a fait. On verra. Mais ce placement en détention me paraît totalement infondé, aucun des arguments me paraissant tenir la route. Ce n’est pas là de la bonne justice."
Maurice Allais, RIP
Le prix Nobel d'économie Maurice Allais, seul Français à avoir obtenu cette distinction, est mort samedi à l'âge de 99 ans. Ce fils de commerçants s'était vu décerner le prix Nobel d'économie en 1988. Major de Polytechnique (1933), ingénieur du corps des mines, et ingénieur-docteur de l'université de Paris, il avait été professeur d'analyse économique à l'Ecole nationale supérieure des mines de Paris se 1944 à 1988, professeur d'économie théorique à l'Institut de statistique de l'université de Paris (1947-68), et à l'Institut des hautes études internationales de Genève (1967-1970). A partir de 1970, il a dirigé le centre Clément-Juglar d'analyse monétaire de l'université de Paris-X. Il était parallèlement directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) à partir de 1954.
Ses travaux ont essentiellement porté sur le développement de l'économie mathématique, notamment dans le domaine de la théorie de l'équilibre général, de la théorie du capital, de la théorie des choix, et de la théorie monétaire. Pionnier des analyses monétaires macrodynamiques, l'économiste, qui dénonçait les excès du libéralisme, notamment l'endettement, a fait autorité pour ses études théoriques du risque, illustrées par son célèbre paradoxe : "moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient".
Les leçons à tirer du 5e Congrès mondial pour la vie
L'abbé Le Coq était à Rome où il représentait Notre Dame de Chrétienté au 5° Congrès mondial de Prière pour la Vie. Il raconte :
"Vous savez que le thème de notre prochain Pèlerinage de Pentecôte est « l’Evangile de la Vie ». Par ses trois jours de marche et de prière, par toute sa préparation spirituelle et par tous ses fruits dans les âmes et en résolutions pratiques, le Pèlerinage de Pentecôte est bien au cœur de la prière pour la vie et c’est pourquoi Notre Dame de Chrétienté a tenu à participer à ce Congrès mondial.
Ce Congrès à Rome a été une illustration vivante de la catholicité, de l’universalité du message de l’Église. Il a réuni pendant 5 jours 400 participants venus du monde entier. La présence, pour les conférences et pour les Messes, de nombreux cardinaux de la curie et responsables importants des dicastères romains (citons en particulier les Cardinaux Antonelli [photo], Canizares, Comastri, Mgr. Burke …) était le signe le plus frappant du soutien affiché du Saint Père pour cet évènement et pour le thème de la vie : un enjeu majeur auquel le Pape consacre beaucoup d’efforts. La Basilique Saint Pierre a été spécialement limitée aux visiteurs pour une procession émouvante depuis l'autel du Bernin jusqu'à la tombe du Pape Jean Paul II et pour une Messe célébrée par le Cardinal Comastri.
Ce Congrès m’a permis de nombreuses rencontres avec des personnalités internationales en pointe dans les combats pour la vie dans leurs pays respectifs. Leurs exemples dans tous les domaines (charité, aide effective aux situations de détresse, communication, unité autour du thème de la vie, mobilisation de la hiérarchie catholique et des paroisses) sont autant de leçons à tirer pour nous. Les responsables du Congrès ont tenu à me faire savoir qu’ils étaient touchés de la présence de l'aumônier général de l'association Notre Dame de Chrétienté. Au nom de tous les pèlerins de Chartres je les ai remerciés pour leur action."
Forte progression du FPÖ en Autriche
Les sociaux-démocrates du SPÖ et le maire sortant de Vienne ont perdu à l'élection régionale/municipale leur majorité absolue en sièges, alors que la droite nationale est en très forte progression. Sur 42,70% des votes dépouillés, le SPÖ recueillerait seulement 44,4% contre 49,1% à l'élection de 2005, soit une perte de plus 4 points, tandis que le FPÖ progresserait à 26,9% (14,83% en 2005), soit un bond de plus de 12 points.
Les sociaux-démocrates devront s'allier soit, comme pour diriger le pays, avec les démocrates-chrétiens de l'ÖVP, soit avec les Verts, dans l'opposition au niveau national. La critique immédiate du FPÖ à l'encontre d'un tel scénario dénonce "une coalition de perdants", car, outre le SPÖ, les démocrates-chrétiens sont encore plus nettement en recul que les sociaux-démocrates avec leur plus mauvais résultat historique à Vienne (13,1% contre 18,77% en 2005), de même que les Verts (12,2% par rapport à 14,63%).
Le Synode du Moyen-Orient sous la protection de N-D du Rosaire
Lors de l'Angélus, le Pape a demandé de prier pour le Synode sur le Moyen-Orient :
"dans ces Pays, malheureusement marqués par de profondes divisions et déchirés par de vieux conflits, l'Église est appelée à être un signe et un moyen d'unité et de réconciliation, sur le modèle de la première communauté de Jérusalem, dans laquelle «la multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme» comme le dit Saint Luc. Ce devoir est ardu, dès l'instant où les chrétiens du Moyen Orient doivent souvent supporter des conditions de vie difficiles, tant sur le plan personnel que familial et qu'en communauté. Mais cela ne doit pas décourager : c'est vraiment dans ce contexte que résonne encore plus nécessaire et urgent l'éternel message du Christ : «Convertissez-vous et croyez dans l'Évangile». Lors de ma récente visite à Chypre j'ai délivré l'Instrumentum laboris de cette Assemblée synodale ; maintenant qu'elle est commencée, je vous invite tous à prier en invoquant de Dieu une abondante effusion des dons de l'Esprit Saint.
Le mois d'octobre est dit le mois du Rosaire. Il s'agit, pour ainsi dire, d'une «intonation spirituelle» donnée de la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire, qu'on célèbre le 7. […] Chers amis, nous savons combien la Vierge Marie est aimée et vénérée par nos frères et sœurs du Moyen Orient. Tous regardent vers Elle comme Mère attentionnée, proche de toute souffrance, et comme Étoile d'espérance. Confions à son intercession l'Assemblée synodale qui s'ouvre aujourd'hui, pour que les chrétiens de cette région se renforcent dans la communion et donnent à tous un témoignage de l'Évangile de l'amour et de la paix."
