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L’alliance des droites va-t-elle toucher la France ?

Paul-Marie Coûteaux dans Valeurs actuelles :

"Les élections suédoises du 19 septembre, qui ont vu l’entrée au Parlement du Parti démocrate (que nos médias s’obstinent à qualifier de “populiste”, alors que l’appellation de “démocrate”, qui fait tout au tant référence au dêmos, ne paraît pas illégitime), ont confirmé une tendance qui se révèle ailleurs en Europe : Pays-Bas, Belgique, Autriche, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Grèce, Italie, de tous côtés s’observe une lente radicalisation des droites.

D Cette tendance n’est pas moins sensible en France, comme l’ont montré le regain électoral d’un Front national que sa rénovation après le congrès de janvier 2011 pourrait encore doper, ainsi que les mouvements qui se manifestent à la droite de l’UMP : relance de La Droite libre, création de La Droite populaire rassemblant désormais plus de 40 députés UMP… En prononçant le discours de Grenoble, M. Sarkozy était à l’évidence à la manoeuvre ; mais il ne faisait que prendre en compte une évolution, voire une exaspération nette d’une large frange de l’opinion que relaient nombre de parlementaires. Or, tout porte à penser qu’une telle radicalisation va croître. […]

On ne peut donc pas écarter de profondes mutations de l’échiquier politique […] Observons pour finir qu’en Italie M. Berlusconi n’est majoritaire que par le renfort de plus en plus nécessaire de la Ligue du Nord – laquelle accéda à la présidence de plusieurs régions, sans bouleverser apparemment l’Italie, les affreux “populistes” se révélant plutôt bons gestionnaires…"

Ce propos, répété sur Radio courtoisie, a reçu l'assentiment de Christian Vanneste et Xavier Lemoine.

Emeute à Amiens

Le quartier nord de la ville d'Amiens a été le théâtre d'une émeute entre une dizaine de voyous et les forces de l'ordre, donnant lieu à 5 interpellations. Une douzaine de feux de poubelles ont été allumés et 8 voitures ont été incendiées. Plusieurs jets de projectiles ont également eu lieu contre un bus et des véhicules de police.

Près de 120 fonctionnaires de police ont été dépêchés sur place et ont réussi à ramener le calme vers 3 heures du matin.

Vivre dignement dans sa propre patrie est un droit humain fondamental

Ce matin, dans la Basilique Saint-Pierre, le Saint-Père Benoît XVI a célébré la Messe avec les Pères synodaux, à l’occasion de l’Ouverture de l’Assemblée Spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Évêques. Extraits de l'homélie :

B "La Célébration eucharistique, action de grâce à Dieu par excellence, est marquée aujourd’hui pour nous, réunis auprès de la Tombe de Saint Pierre, par un motif extraordinaire: la grâce de voir réunis pour la première fois au sein d’une Assemblée synodale, autour de l’Évêque de Rome et Pasteur universel, les Évêques de la région moyen-orientale. Cet événement si singulier démontre l’intérêt de l’Église tout entière pour la précieuse et bien-aimée portion du Peuple de Dieu qui vit en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. […]

Regarder cette partie du monde dans la perspective de Dieu signifie reconnaître en elle “le berceau” d’un dessein universel de salut dans l’amour, un mystère de communion qui se réalise dans la liberté et demande par conséquent aux hommes une réponse. Abraham, les prophètes, la Vierge Marie sont les protagonistes de cette réponse qui a toutefois son accomplissement en Jésus Christ, fils de cette même terre, mais descendu du Ciel. De Lui, de son Cœur et de son Esprit, est née l’Église, qui est pèlerine en ce monde, mais lui appartient pourtant. L’Église est constituée pour être, au milieu des hommes, signe et instrument de l’unique et universel projet salvifique de Dieu; elle accomplit cette mission en étant simplement elle-même, c’est-à-dire “communion et témoignage”, comme le rappelle le thème de l’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui et qui fait référence à la célèbre définition lucanienne de la première communauté chrétienne: “La multitude de ceux qui étaient croyants avait un seul cœur et une seule âme” (Ac 4,32). Sans communion, il ne peut pas y avoir de témoignage: le grand témoignage est précisément la vie de la communion. Jésus le dit clairement: “A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres ”(Jn 13,35). Cette communion est la vie même de Dieu qui se communique dans l’Esprit Saint, par Jésus Christ. Il s’agit donc d’un don, et non de quelque chose que nous devons avant tout construire nous-mêmes avec nos propres forces. Et c’est précisément pour cela qu’elle interpelle notre liberté et attend notre réponse: la communion requiert toujours la conversion, comme un don qui réclame d’être toujours mieux accueilli et réalisé. Les premiers chrétiens, à Jérusalem, étaient peu nombreux. Personne n’aurait pu imaginer ce qui s’est réalisé par la suite. Et l’Église vit toujours de cette même force qui l’a fait partir puis croître. La Pentecôte est l’événement originaire, mais est aussi un dynamisme permanent, et le Synode des Évêques est un moment privilégié dans lequel peut se rénover dans le chemin de l’Église, la grâce de la Pentecôte, afin que la Bonne Nouvelle soit annoncée avec franchise et puisse être accueillie par toute les foules.

Par conséquent, le but de cette Assise synodale est principalement pastoral. Même en ne pouvant pas ignorer la délicate et parfois dramatique situation sociale et politique de certains pays, les Pasteurs des Églises au Moyen-Orient désirent se concentrer sur les aspects propres à leur mission. […] La vie ecclésiale, ainsi corroborée, verra se développer des fruits très positifs dans le chemin œcuménique avec les autres Églises et Communautés ecclésiales présentes au Moyen-Orient. Cette occasion est également propice pour poursuivre de façon constructive le dialogue avec les juifs auxquels nous lie de manière indissoluble la longue histoire de l’Alliance, tout comme celui avec les musulmans. Les travaux de l’Assise synodale sont en outre orientés au témoignage des chrétiens aux niveaux personnel, familial et social. Cela requiert le renforcement de leur identité chrétienne par l’intermédiaire de la Parole de Dieu et des Sacrements. […] Malgré les difficultés, les chrétiens de Terre Sainte sont appelés à raviver la conscience d’être des pierres vivantes de l’Église au Moyen-Orient, auprès des Lieux saints de notre salut. Mais vivre dignement dans sa propre patrie est avant tout un droit humain fondamental: c’est pourquoi il faut favoriser des conditions de paix et de justice, indispensables pour un développement harmonieux de tous les habitants de la région."

Les Religieuses de l’ICRSP, exclues pour n’être pas aux normes de l’UE ?

Mère Caroline Marie de la Trinité, Supérieure des Adoratrices du Coeur Royal de Jésus-Christ Souverain Prêtre (liées à l'ICRSP), appelle:

A "Dieu ayant donné par les mains de Son Eminence le Cardinal Canizares, préfet de la Congrégation du Culte divin à Rome, l’habit à trois novices, et six soeurs venant de prononcer leurs premiers voeux, c’est une préoccupation plus prosaïque certes, mais non moins pressante, qui se présente à nous. C’est pourquoi, en tant que Supérieure des Adoratrices, je me permets de vous lancer un Appel Spécial étant donnée la situation dans laquelle nous nous trouvons à Gricigliano.

Voici les faits : Nos voisins, qui sont en train de construire une résidence sur l’un des terrains proche du couvent, ont demandé la mise aux nouvelles normes de toutes les fosses septiques des environs. En tant qu’établissement public ou assimilé, (c’est-à-dire hébergeant un certain nombre de personnes comme les écoles, pensionnats et maisons religieuses), notre couvent de Gricigliano est concerné par cette mesure. Notre maison est ancienne et notre installation sanitaire date en grande partie du XVIIIe siècle. Tout cela n’est évidemment pas aux normes actuelles, (normes de l’Etat et de la Communauté européenne !) ; or comme vous le savez l’administration est très sévère sur cette question, surtout pour des maisons comme la nôtre… Nous sommes donc obligées d’entreprendre des travaux très importants, avec notamment l’installation d’une station d’épuration des eaux usées ! Le montant des travaux est excessivement important pour notre budget déjà en équilibre précaire à cause de la restauration de la maison, et en particulier des infiltrations d’eau par les fenêtres et les toits. Mais aujourd’hui, c’est une somme de plus de 40.000 € (260.000 F) que nous devons absolument réunir dans un délai de 2 mois pour satisfaire l’administration communale sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au refus d’autoriser l’hébergement des soeurs de la maison…"

Les catholiques face à Sarkozy : la visite au Vatican ne suffira pas

L'émission C dans l'air de vendredi sur France 5 était consacré au "divorce" entre les catholiques et Nicolas Sarkozy. En voici un extrait, reportage chez une petite famille profondément déçue par la politique menée depuis mai 2007 :


Merci à ce couple, par ailleurs fidèle lecteur de ce blog.

Au-delà de la droite et de la gauche, le combat commun des catholiques

Dans Monde & Vie, l'abbé de Tanoüarn estime que les concepts de droite et gauche sont dépassés pour les chrétiens, qui peuvent désormais s'allier sur un certain nombre de plans :

M "Comment pourrait-on caractériser un programme commun des catholiques français, en quelques points?

  • A droite et à gauche, les catholiques français ont conscience de défendre une culture de vie, fondée sur l’amour, sur la famille, sur l’accueil et le respect de la vie depuis sa conception.
  • A droite et à gauche, les catholiques français ont conscience de défendre ce que Pie XI a appelé le principe de subsidiarité : l’idée que contre le gigantisme financier il faut défendre l’initiative privée et les entreprises, que contre les délocalisations, il faut défendre nos industries, que contre le magma bruxellois que l’on appelle Union européenne, il faut défendre la responsabilité et la culture des nations, ces « grandes institutrices des peuples » dont l’identité est en péril.
  • A droite et à gauche, les catholiques français prennent une conscience toujours plus aiguë du devoir où nous sommes tous de respecter la nature, don de Dieu, en mettant des limites à la consommation effrénée, qui détourne les hommes des vraies valeurs – celles de l’esprit.
  • A droite et à gauche, les catholiques français prennent conscience des dangers d’une mondialisation sauvage, organisée par une petite « élite » au nom du « laisser faire, laisser passer », c’est-à-dire au nom d’une liberté devenue folle.
  • A droite et à gauche, les catholiques français prennent conscience du fait que la catholicité de leur Eglise est la seule réponse chrétienne adéquate à ce qu’Alain Minc appela «la mondialisation heureuse» ou «l’ivresse démocratique». 

Il faut reconnaître que le pape Benoît XVI a fait beaucoup, en particulier dans son encyclique Caritas in veritate pour acclimater des thèmes nouveaux dans la réflexion des chrétiens en politique. Le moment est venu sans doute, en particulier à gauche, de reconnaître que la doctrine sociale est bien aujourd’hui ce qu’elle a été a toutes les époques : la synthèse antilibérale dont nous avons besoin pour ne pas perdre nos âmes. Parmi d’autres petits signes encourageant à une union alternative de la Pensée chrétienne sociale, la publication aux éditions de L‘Homme nouveau du livre de Joseph Pearce, Small is toujours beautiful (sic), semble indiquer que l’union des catholiques ne se fera pas par le centre (comme le voudrait Sarkozy en bon politique électoraliste) mais par les deux ailes réconciliées dans un même refus des abus de la liberté sans règle."

Différences entre la COMECE et le CCEE

Daoudal Hebdo décrit la différence entre la COMECE et le CCEE :

C "La COMECE est la Commission des épiscopats de la Communauté européenne. Fondée en 1980 (à la suite des premières élections européennes), elle est composée d'évêques délégués par les conférences épiscopales des Etats membres de l'Union européenne et elle a son secrétariat permanent à Bruxelles. Elle est théoriquement un organe de dialogue entre les évêques et les institutions européennes. Mais elle est en fait d’un européisme béat, et ne manifeste de rares critiques, toujours très mesurées, que de façon très ponctuelle, quand une décision est diamétralement et violemment opposée à la doctrine de l’Eglise. La COMECE comprend 24 évêques. Le représentant français est Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg. Il s’est fait remarquer en soutenant la proposition de loi du député-maire de Woippy, François Grosdidier, visant à inclure l’islam dans les religions reconnues par le concordat. Il fut aussi l’un des dix évêques «de l’Est de la France» qui signèrent un communiqué, en octobre 2006, où ils dénonçaient «l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe» et voulaient «faire part au Saint-Siège» de leurs «inquiétudes».

Cc Le CCEE est le «Consilium conferentiarum episcoporum Europae» : conseil des conférences épiscopales d’Europe. En font partie les 33 conférences épiscopales des pays européens (y compris la pauvre conférence épiscopale de Turquie…), ainsi que les archevêques de Luxembourg et de Chisinau (Moldavie), sans référence à l’Union européenne. Son siège est du reste en Suisse. L’Assemblée constitutive du CCEE a eu lieu en 1971 à Rome. Selon ses statuts, le CCEE est

«un organisme de communion entre les conférences épiscopales d’Europe, qui a pour but, dans un monde qui tend vers une plus pleine unité, la promotion et la défense du bien de l’Église. Et en particulier :

  • l´exercice de la collégialité dans la communion hiérarchique “cum et sub romano pontifice” ;
  • la pratique d’une communication et coopération plus étroites entre les évêques et entre les Conférences épiscopales d’Europe, dans le respect de la fonction et des compétences propres à chacun, pour promouvoir et inspirer la nouvelle évangélisation au niveau européen;
  • la promotion de la communion avec les Conseils des Conférences épiscopales des autres continents;
  • le soutien à la collaboration oecuménique en Europe, pour rétablir l’unité des chrétiens;
  • le témoignage ecclésial dans la société européenne.»

Son assemblée plénière est annuelle ; elle réunit les présidents des conférences épiscopales et quelques autres personnalités ecclésiastiques (notamment du Saint-Siège).

Contre le laïcisme et l’islam, le légitime communautarisme

Dans son dernier ouvrage, Ni laïques ni musulmans, Rémi Fontaine montre que le laïcisme et l'islamisation  menacent, l'un et l'autre, le coeur de notre civilisation. Et, coincés entre le marteau et l'enclume, nous ne pouvons pas choisir l'un contre l'autre :

L "La question est celle, éminemment politique, de la vie en commun et de la concorde dans une société quelque peu divisée par les croyances. Elle est faussée en ce que le laïcisme fait primer l'égalité et la liberté sur la vérité, contrairement à la loi (morale) naturelle. Il en résulte cette dissociété laïciste, Janus à deux visages cadavériques (monoculture ou pluriculture de mort) : aporie dont on ne peut sortir que par ce que nous avons également appelé un sain et légitime communautarisme (national et catholique) opposé aux communautarismes malsains et illégitimes engendrés par le laïcisme (y compris celui aujourd'hui dominant  de l'islamisme).

Il s'agit tout bonnement de la juste préférence communautaire, qu'elle soit familiale, nationale, religieuse, en termes de vérité historique, philosophique et théologique. […] Et quand, sous l'effet du laïcisme (ou/et de l'islamisme conquérant), l'état de la société est tel qu'on ne peut affirmer politiquement cette préférence légitime ? Raison de plus pour revendiquer et vivre plus modestement, bon gré mal gré, ce sain communautarisme au sein de notre dissociété, comme autant d'anticorps luttant pour la survie d'un organisme malade du laïcisme et peut-être un jour sa guérison. […] [N]ous ne demandons pas le repos dominical, le maigre le vendredi, la liberté familiale, économique, scolaire, religieuse… pour défendre des intérêts particuliers, corporatistes ou communautaristes au sens étroit et fermé de ces termes, mais dans la mesure où ces revendications qui servent assurément nos intérêts et nos familles, servent aussi l'intérêt et le bien commun national."

L’idéologie du genre bientôt obligatoire dans l’Education nationale ?

Hélène Périvier, coresponsable du Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre à Sciences Po Paris, se fait négatrice de la nature, dans la pure filiation révolutionnaire :

"Il y a le sexe biologique et, à côté, il y a des identités féminines, masculines, qui sont construites par la société, par l'environnement culturel, par un certain nombre de choses ancrées dans l'histoire des rapports entre les sexes."

A l'heure où l'on parle de respecter l'environnement et donc la nature, cette dissociation entre le sexe biologique et l'identité sexuelle est absurde. Sciences Po a décidé de rendre obligatoire un cours consacré aux différences sexuelles :

P "Ce qui va être proposé à la rentrée 2011, pour les étudiants de deuxième année, c'est une offre pédagogique large sur les questions liées au genre et aux inégalités entre les sexes, dans l'ensemble des grandes disciplines majeures de Sciences Po. C'est-à-dire histoire, droit, économie, sciences politiques et sociologie. Dans l'ensemble de ces majeures sera proposé aux étudiants un grand cours sur ces questions. D'une certaine façon, il sera donc difficile aux étudiants sortant du collège universitaire de Sciences Po de ne pas avoir eu un enseignement sur ces questions, quelle que soit l'approche disciplinaire. […] c'est un enjeu majeur de nos sociétés modernes. Les rapports et les inégalités entre les sexes concernent l'ensemble de la population. Il est donc important à la fois de sensibiliser les étudiants de Sciences Po à ces questions et de diffuser les savoirs produits par l'ensemble des disciplines de sciences humaines à un public très large."

Mais l'idéologue ne veut pas s'arrêter là : elle souhaite que ce type d'enseignement soit proposé à tous les niveaux :

"C'est donc davantage une formation du corps professoral qu'il faut mettre en place, de sorte qu'en général, dans l'ensemble du cursus scolaire, de la maternelle jusqu'au lycée, les professeurs soient vigilants et sensibilisent au jour le jour leurs élèves à ces questions et au respect des garçons et des filles. […]

Le ministre de l'éducation nationale essaie d'agir par le biais d'une convention qui cherche à diffuser auprès des académies la question de l'égalité entre les filles et les garçons à l'école. C'est un point essentiel, parce que c'est le point de départ de toutes les inégalités de sexe que l'on retrouve plus tard."

Sur cette idéologie, on relira avec intérêt l'éclairage de Mgr Bagnard.

Présentation du synode sur le Moyen-Orient

Par le secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic. Conclusion :

E "L'Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient offre une occasion heureuse de présenter la richesse des Églises orientales catholiques au monde entier, surtout aux chrétiens, afin qu'ils soutiennent de plus en plus, aussi bien spirituellement que matériellement, leurs frères et soeurs au Moyen-Orient, en particulier ceux qui vivent dans des situations difficiles en raison de la violence, y compris le terrorisme, l'émigration et la discrimination. Les chrétiens au Moyen-Orient sont souvent artisans de la paix et partisans du pardon et de la réconciliation, ô combien nécessaire dans la région. Ils souhaitent vivre en paix avec leurs voisins juifs et musulmans dans le respect mutuel des droits, y compris le droit fondamental de la liberté de religion et de conscience.

En communion avec le Saint-Père Benoît XVI, tous les chrétiens sont invités à prier afin que l'Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient puisse atteindre les finalités prévues. Une telle invitation s'adresse surtout aux membres de vie consacrée et, en particulier, aux monastères de clôture. La prière renforcera les liens de foi, d'espérance et de charité entre les croyants de la sainte Église de Dieu afin que puisse se réaliser, de la meilleure façon possible, l'idéal de la communauté primitive dans laquelle la multitude des croyants "n'avait qu'un coeur et qu'une âme" (Ac 4,32)."

Parmi les membres de l'Assemblée synodale, on trouve les Français Mgr.Philippe Brizard, Directeur général émérite de L'Oeuvre d'Orient, l'Archimandrite Nicolas Antiba, Eglise melkite de Paris, Mgr.Claude Bressolette, Vicaire général de l'Ordinariat  pour les fidèles de rite oriental et Annie Laurent, bien connue sur ce salon.

La voix du sang des enfants avortés crie de la terre jusqu’à nous

Jeanne Smits est à Rome au Congrès mondial de prière pour la vie organisé par Human Life International. Elle raconte :

B "La présence de plusieurs cardinaux et de chefs de dicastères [voir les participants, NDMJ] qui honorent ces journées de leur passage indique clairement combien ce combat pour la vie et pour le salut de tous ceux qui participent de près ou de loin à l'avortement est crucial aujourd'hui dans le monde. Hier après-midi, lors de la messe célébrée à Saint-Pierre de Rome par le cardinal Comastri, archiprêtre de la basilique vaticane, ce prince de l'Eglise a rappelé que dès le premier meurtre commis dans l'histoire de l'humanité, Dieu dit à Caïn :  «La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.» Et de faire le lien avec les innombrables victimes de l'avortement et des manipulations. Nous avons régressé vers les temps païens où l'on sacrifiait des enfants aux idoles et où le père de famille avait droit de vie et de mort sur leurs enfants, a souligné le cardinal, priant pour que nous trouvions le « courage des martyrs » pour témoigner de l'Evangile de la Vie et pour civiliser de nouveau notre temps."

Côté français, on note aussi la présence de l'abbé Le Coq, de la Fraternité Saint-Pierre ainsi que d'un représentant de plusieurs associations du collectif "En Marche pour la vie", qui organise la marche annuelle de janvier à Paris. Samedi prochain, aura lieu la marche de prière organisée par Renaissance catholique.

Le Tea Party sonne-t-il le glas des grands partis ?

De Daniel Hamiche à propos des Tea Party :

T "Ce mouvement, je le rappelle, est un mouvement de base spontané qui ne dispose pas d’une direction centralisée comme les “grands” partis, et est réparti en plusieurs branches ou groupes qui n’ont pas une doctrine commune, sinon que tous sont d’accord pour un État moins tentaculaire et une diminution des impôts et des taxes. Globalement, les “membres” du Tea Party sont des conservateurs sociaux mais pas vraiment des libertariens.

Sur les questions religieuses et morales, 80 % des sondés se disent chrétiens, et 47 % de ces 80 % se considèrent comme des chrétiens conservateurs. Une autre enquête faite au début de cette année par le National Review Institute, avait découvert que 28 % des partisans du Tea Party se disaient catholiques : un pourcentage considérable qui semblerait montrer qu’avec le Tea Party on a aussi affaire au mouvement de base le plus profond jamais enregistré chez les catholiques. Quant à savoir si toutes les revendications exprimées par le Tea Party sont compatibles avec l’enseignement catholique, cela est une autre histoire, sur laquelle j’aurai sans doute l’occasion de revenir.

63 % des supposés adhérents au Tea Party estiment que l’avortement devrait être illégale dans la plupart des cas. On comprend qu’une grande partie du mouvement pro-vie américain soutienne le Tea Party. 80 % des adultes sont également opposés à la légalisation du mariage entre personnes de même sexe. Et 45 % de ces 80 % sont même opposés à toute reconnaissance légale de telles unions, alors que 35 % se disent favorables à une union civile (l’équivalent, plus ou moins, du Pacs à la française…)."

L’AGRIF s’oppose à l’exposition des photos de Larry Clark

L’AGRIF demande au Procureur et à la Justice d’agir contre l’obscène et abominable exposition pornographique de Larry CLARK mettant en scène des mineurs :

A "Les organisateurs ont cru se protéger d’une interdiction judiciaire et même de poursuites pénales, en se fondant sur le seul article 227-27 du Code pénal, issu de la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance qui réprime les messages à caractère violent ou pornographique s’ils sont « susceptibles d’être vus par un mineur ». D’où l’interdiction aux moins de 18 ans dont plusieurs bonnes consciences se sont d’ailleurs émues. Cependant, ils n’ont tenu aucun compte de l’article 227-23 du Code pénal modifié par la même loi du 5 mars 2007 sur la protection de l’enfance qui punit de la peine de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 € d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit, l’image ou la représentation d’un mineur à caractère pornographique. Dans n’importe quel État civilisé, cette exposition eût été interdite. Dans n’importe quel État de droit, les pouvoirs publics feraient fermer cette exposition séance tenante et engageraient des poursuites pénales. C’est pourquoi l’AGRIF, qui constate qu’elle est encore bien seule, a chargé l’un de ses avocats de porter plainte pénale entre les mains du Procureur et d’engager toute action judiciaire pour que cesse immédiatement le scandale de ces gravissimes infractions pénales commises dans la capitale."

Le vote « catho » : un enjeu électoral déterminant

Lu sur le blog d'Isabelle de Gaulmyn :

V "Le vote catho ? C’est un paradoxe: à l’heure où le nombre de pratiquants dans les églises diminue, et où les «messalisant» (ceux qui vont à la messe) ne représentent guère plus de 5 % de la population, jamais on n’aura autant parlé de leurs options politiques, scrutées à la loupe par les sondeurs. […] Paradoxe, donc, qu’au moment où justement elle devient minoritaire, une communauté de croyants se retrouve au centre d’un tel enjeu politique. C’est que, à l’époque où les catholiques se confondaient avec la majorité des Français, le vote catho n’avait guère de signification en soi. Ou plutôt, c’était le vote des Français… Et on avait pris l’habitude de considérer qu’on ne pouvait bâtir, en France, une victoire électorale sur cet électorat-là: il n’était ni isolable, ni pertinent. Au contraire, aujourd’hui, ces catholiques pratiquants, minoritaires, forment un bloc compact et homogène. Peu nombreux, mais plus cohérent. Ils pèsent désormais les 5 % qui peuvent faire, dans toute démocratie, basculer la victoire électorale d’un côté ou de l’autre. 5 % qui, à l’échelle politique, valaient donc bien une messe… romaine!"

Dégât collatéral à l’ObamaCare

Lu sur Americatho :

"le Mercy Hospital de Scranton (Pennsylvanie), un établissement hospitalier catholique fondé en 1917 par les Sistsers of Mercy, ferme ses portes et est à vendre ainsi que ses établissements satellites dans l’État : le Mercy Tyler Hospital de Tunkhannock et le Mercy Special Care Hospital de Nanticoke. Pourtant le groupe Mercy Health Partners, qui posède ces trois établissement, se portait financièrement fort bien, mais selon la direction l’ObamaCare va exiger plus de dépenses et donnera lieu à moins de remboursements pour les établissements. Conclusion : on ferme. Merci qui ?"

Le dogme de la mixité ébranlé

Dans l'Homme Nouveau, Jean-Michel Beaussant revient sur 2 ouvrages récents :

M "Après Michel Fize, sociologue, ancien conseiller auprès du ministre de la Jeunesse et des sports, chercheur au CNRS, avec Les Pièges de la mixité scolaire, c’est à Jean-Louis Auduc notamment, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, de mettre en garde contre la cohabitation juvénile avec Sauvons les garçons ! […]. Nos deux spécialistes de l’éducation ne sont pas particulièrement des disciples de Pie XI et de son encyclique Divini illius magistri (1929). Mais par voie d’enquête et investigation scientifiques, ils en arrivent cependant à la même conclusion de prudence élémentaire.

Déjà périlleuse en elle-même à un âge délicat, la mixité le devient doublement et même triplement, quand elle se vit sous la conjonction de deux autres tabous de l’école républicaine : le laïcisme avec son nivellement égalitaire et le soi-disant antiracisme avec les effets de l’immigration massive et de ses moeurs venues d’ailleurs. Si nos auteurs n’osent s’en prendre encore à ce dernier tabou, ils s’attaquent largement au mythe égalitaire bousculé aujourd’hui par le poids de l’islamisme. La mixité pose, en effet, deux grandes questions : celle de la qualité des relations entre les sexes qu’elle réalise effectivement, concrètement ; et celle de l’efficacité des performances scolaires qu’elle permet d’atteindre pour chaque sexe : «Vient-elle à bonifier l’une et à augmenter l’autre et l’on peut dire qu’à coup sûr elle est bienfaisante. Si elle n’atteint pas ces objectifs, comment encore la défendre ?» (Michel Fize). […] Loin d’amener à leur connaissance et à leur respect mutuels, la fréquentation des sexes s’est surtout traduite par du sexisme, des incivilités, de l’indiscipline et même maintenant des violences sexuelles. Loin d’une saine émulation permettant aux garçons et aux filles de se dépasser, la coéducation n’a fait qu’altérer les rapports et les possibilités des uns et des autres. À tel point que de plus en plus de parents et de professeurs s’interrogent sur le bien-fondé de cette mixité scolaire considérée un peu vite comme un acquis définitif et intouchable de l’école républicaine, un dogme de la laïcité.

[…] La mixité n’est pas toujours forcément un échec, mais elle exige forcément beaucoup plus de surveillance, de sollicitude, d’attention, de discipline et surtout d’amour vrai des enfants, de la part d’enseignants qui soient aussi des éducateurs ayant le sens de cette altérité naturelle, outre celui du bien et du mal, du péché originel. Tout ce que l’Éducation nationale est bien sûr incapable de fournir aujourd’hui par elle-même avec sa funeste laïcité. Sans rigueur pédagogique et doctrinale, la mixité, forcément dangereuse, ne peut qu’aboutir à favoriser certaines dérives. Si des expériences de séparation se multiplient à l’étranger, où elles sont notamment revendiquées pour améliorer les résultats scolaires et mettre les filles à l’abri des violences sexuelles, la France reste, hélas, prisonnière de ses tabous idéologiques jusque dans l’Enseignement catholique. À part quelques options modulaires proposées dans de très rares établissements (Saint-Jean de Passy, Stanislas…), seul le privé hors contrat développe des classes non mixtes."

Conférence sur l’amour et la vie face à l’épreuve

M Dominique Morin donnera une conférence, organisée par les AFC Paris, sur :

"Comment croire à l’amour et à la vie dans le monde actuel et face à l’épreuve ?"

Le mardi 12 octobre 2010 à 20h30 en l’église Saint Honoré d’Eylau, 66 bis avenue Raymond Poincaré dans le XVIème arrondissement de Paris.

Dominique Morin, malade du Sida, dénonce régulièrement la désinformation sur ces sujets : salles de shoot, Sidaction, préservatif.

Conférence sur l’Eglise et l’immigration

L'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon organise une conférence sur l’immigration la charité chrétienne ou la pensée sociale l’Eglise confrontée aux réalités de l’immigration.

Samedi 23 octobre 2010 de 9h00 à 12h00 à Hyères, salle Familia (derrière l’église saint Louis). Entrée libre. Avec la participation du Pr. Jacques Bichot, université Lyon 3, Gilles rebêche et de l'Abbé David Biziou, prêtre du diocèse de Fréjus-Toulon.

Le discours de Nicolas Sarkozy à Rome. A quand des actes ?

Nicolas Sarkozy a prononcé un discours à l'ambassade de France près le Saint-Siège, en présence du cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat. Extraits :

P "La France n'oublie pas qu'elle a avec l'Église 2000 ans d'histoire commune et qu'elle partage avec elle, aujourd'hui, un trésor inestimable de valeurs morales, de culture, de civilisation qui sont inscrites au cœur de son identité. L'Église avec les moyens spirituels qui lui sont propres, la République française avec les moyens politiques qui sont les siens, servent un grand nombre de causes communes. […] Elles n'ont pas les mêmes responsabilités mais elles ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine. C'est le devoir de l'Église envers tous les hommes. C'est le devoir de la France envers tous les peuples. Alors pourquoi ne réuniraient-elles pas leurs efforts ?

Je crois à la distinction du spirituel et du temporel comme un principe de liberté. Je crois à la laïcité comme un principe de respect. Mais l'Église ne peut pas être indifférente aux problèmes de la société à laquelle elle appartient en tant qu'institution, pas plus que la politique ne peut être indifférente au fait religieux et aux valeurs spirituelles et morales. Il n'y a pas de religion sans responsabilité sociale, ni de politique sans morale. […] Le moment est crucial. De crises économiques et financières en crises écologiques, de crises identitaires en crises sociales et politiques, nous courons au désastre si nous ne faisons rien. Soyons bien conscients qu'il ne s'agit pas seulement d'un problème d'économie ou de finance. Dans toutes ces crises, il y a une dimension intellectuelle et morale. […]

Les mesures que nous devons prendre, les changements que nous devons opérer dans nos comportements, dans nos choix, doivent être une réponse à cette crise si profonde des valeurs qui est la cause de tout. Réparer l'injustice faite au peuple palestinien qui a le droit d'avoir un État et garantir au peuple juif qu'il puisse vivre en sécurité dans ses frontières, c'est un impératif moral ! […] Réformer la gouvernance mondiale […] c'est un impératif moral ! Réguler la finance […] c'est un impératif moral ! Stabiliser les marchés de matières premières […] c'est un impératif moral ! Conditionner la liberté du commerce […] c'est un impératif moral ! Réguler internet […] c'est un impératif moral ! Lutter contre l'immigration illégale […] c'est un impératif moral ! […] C'est dans cet état d'esprit que la France présidera le G8 et le G20 à partir de la fin du mois de novembre. […]

Permettez-moi pour conclure de citer Péguy : «La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est l'espérance (…) Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout» L'espérance nous en sommes tous comptables. La rendre à tous ceux qui aujourd'hui l'ont perdue, voilà notre devoir commun. […] Au milieu des difficultés de toutes sortes, c'est en nous-mêmes d'abord qu'il nous faut faire vivre l'espérance. C'est depuis toujours la vocation de la France. C'est depuis toujours la mission de l'Église."

Si c'est pour garder Roselyne Bachelot, Nadine Morano, Bernard Kouchner, Frédéric Mitterrand… dans son gouvernement, ce n'était pas la peine de faire tout ce foin.

Un prêtre français arrêté à Riyad

D'Yves Daoudal :

"On apprend par l’ambassade… des Philippines en Arabie saoudite que le prêtre arrêté pour avoir dit la messe dans un hôtel de Ryad est un prêtre français. Pas un mot sur le site de l’ambassade de France, où l’on apprend en revanche que « le Roi est rentré hier à Riyad, venant de Djedda », ce qui est en effet d’une importance capitale.

Serbie : une Gay-Pride pour entrer dans l’UE

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

D "Le prétendu « ambassadeur » de l’UE à Belgrade, le Français Vincent Degert, a déclaré qu’il participerait à la gay pride dimanche prochain dans la capitale serbe. Diverses ambassades ont déclaré qu’elles enverraient des représentants, selon l’organisateur de « l’événement », Lazar Pavlovitch. La dernière fois que la gay pride a été organisée à Belgrade, c’est en 2001. Elle s’était terminée en émeute. Entre 3.000 et 5.000 policiers seront mobilisés, soit au moins trois policiers par manifestant attendu. Lazar Pavlovitch souligne que si le gouvernement serbe autorise cette année la gay pride, c’est notamment pour avoir une bonne image à Bruxelles et faciliter les négociations pour l’adhésion de la Serbie à l’UE. Le ministre des droits des minorités est également attendu dans le cortège.

Mettre l’avortement au coeur du débat politique : l’exemple brésilien

Lu sur Osservatore vaticano :

M "Marina Silva, candidate écologiste brésilienne, avait clairement annoncé son attachement à la défense de la vie. Elle en a remporté une première victoire: empêcher la candidate « officielle » Dilma Rousseff de l’emporter dès le premier tour. Elle vient d’en remporter une deuxième, en forçant Dilma Rousseff à revenir sur sa défense de l’avortement. Un message du Parti des travailleurs circule actuellement sur internet affirmant :

"Il est faux que le Parti des Travailleurs (PT) et Dilma défendent l’avortement."

Et la candidate favorite des sondages et des médias a avoué: qu’elle avait négligé «le réveil des forces conservatrices» et que la question «des valeurs religieuses [avait] été [son handicap] le plus grave». Comme on le voit, défendre ses convictions fermement peut contraindre l’adversaire à adoucir son opposition."

Visite de Nicolas Sarkozy au Vatican

En début d'après-midi, la Salle-de-Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant:

S "Ce matin, le Pape a reçu le Président de la République Française, M.Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat, et Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. Au centre des échanges cordiaux ont été des sujets de politique internationale, tels que le processus de paix au Moyen Orient, la situation des chrétiens dans plusieurs pays et l'élargissement de la représentativité des régions du monde dans les organismes multilatéraux.

Par ailleurs, l'importance de la dimension éthique et sociale des problématiques économiques, dans la perspective proposée par l'encyclique Caritas in Veritate, a été soulignée. Après avoir évoqué le voyage apostolique du Saint-Père à Lourdes et à Paris en 2008 ainsi que la visite du Président Sarkozy l'année précédente, les parties ont réaffirmée leur volonté de maintenir un dialogue permanent aux différents niveaux institutionnels et de continuer à collaborer de manière constructive dans les questions d'intérêt commun."

Comment empêcher la contestation de construction de mosquées

Lu sur Media-France libre :

M "Le 22 septembre dernier, le Tribunal de grande instance de Marseille a condamné la Ligue du Sud [dirigée par Jacques Bompard, NDMJ] à 4.000 € d’amende pour avoir diffusé sur son site internet et sur des tracts une image du projet de grande mosquée extraite du permis de construire au motif que cela violerait les droits de propriété intellectuelle des architectes du projet !"

Pourtant, l’image incriminée se trouve facilement en ligne sur internet auprès de très nombreux sites, souvent favorables, il est vrai, à la grande mosquée.

Loi anti-blasphème au Pakistan : rendez-vous au Quai d’Orsay

Communiqué de l'Aide à l'Eglise en Détresse :

A "Vous êtes 10 386 à avoir signé notre pétition pour soutenir Mgr Coutts dans son travail pour l’abolition de la loi anti-blasphème au Pakistan. 7307 d’entre vous se sont engagés à prier pour lui et son action. […] Un immense MERCI. Votre signature a une valeur inestimable, elle vient s’ajouter aux milliers d’autres signatures pour cette cause dans le monde. Elle donne du poids au patient travail de Mgr Coutts, artisan de paix respecté au Pakistan pour son sens du dialogue avec la communauté musulmane. […]

En tant que directeur de l’AED, j’ai donc pris RDV le 11 octobre prochain avec M. Olivier Poupard, conseiller des affaires religieuses au Quai d’Orsay, et Mme Annie Evrard représentant la section Asie et Océanie, pour lui remettre vos signatures (sans vos coordonnées personnelles), et parler de la situation des chrétiens au Pakistan, de leurs souffrances et persécutions quotidiennes. D’avance je confie cet entretien à votre prière."

Un dissident communiste chinois devient Prix Nobel de la Paix

L Le prix Nobel de la paix 2010 a été attribué ce vendredi au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo «pour ses efforts durables et non-violents en faveur des droits de l’homme en Chine».Pékin s’était officiellement déclaré opposé à l’attribution du Nobel à cet intellectuel emprisonné pour ses convictions démocratiques. Liu Xiaobo, 54 ans, est une ancienne figure de proue du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989. Il purge actuellement une peine de 11 ans de prison pour «subversion du pouvoir de l’Etat» après avoir été l’un des auteurs de la «Charte 08», un texte réclamant une Chine démocratique. Auparavant, il avait déjà été emprisonné à plusieurs reprises pour ses idées et ses critique du régime communiste.

En 1989, de retour des Etats-Unis, où il avait enseigné à la Columbia University de New York, cet enseignant de l’Université normale de Pékin participe au mouvement démocratique de la place Tiananmen, déclenchée par les étudiants. Arrêté après la répression du mouvement, il passera un an et demi en prison sans jamais avoir été condamné.

Il a de nouveau des ennuis avec le régime et est envoyé dans un camp de rééducation «par le travail» entre 1996 et 1999 pour avoir réclamé une réforme politique et la libération de ceux toujours emprisonnés pour avoir participé au mouvement de juin 1989.

Objection de conscience : il faut maintenant respecter celle des pharmaciens

Communiqué de l'Alliance pour les droits de la vie :

O "L’Alliance pour les Droits de la Vie salue la décision des parlementaires du Conseil de l’Europe, qui ont rejeté le projet de résolution et de recommandation visant à «réglementer le droit à l’objection de conscience» dans le domaine médical. […]

L’Alliance reste cependant vigilante, car, en France, la clause de conscience est déjà largement théorique : nombreux sont les professionnels de santé qui connaissent des discriminations à l’embauche, ou des brimades dans l’exercice de leur activité, parce qu’ils veulent exercer leur clause de conscience. L’association rappelle qu’il ne sera jamais juste de forcer une personne à poser un acte que sa conscience réprouve. L’Alliance pour les Droits de la vie plaide pour que le vote de ce jour soit l’occasion de réaffirmer solennellement, en France, la liberté de conscience des soignants. Elle rappelle l’importance que ne soit plus remis en question le droit à la liberté de conscience des professionnels de santé, notamment à l’embauche. Très concrètement, elle demande que, lors des entretiens de recrutement, les établissements de santé ne s’autorisent plus à poser aux candidats la question de leur clause de conscience."

Rappelons que la Cour européenne de droits de l’homme a refusé d’admettre l’existence d’un droit à l’objection de conscience pour les pharmaciens pour la vente de produits abortifs.