Blogs avec images

“Les conneries c’est comme les impôts, à la fin on finit toujours par les payer”

Laurence Ferrari répond au sinistre Pap Ndiaye :

Maine : des avortements sans limite ?

Actuellement, la loi de cet Etat interdit les avortements à partir du moment où « le fœtus est devenu viable en dehors de l’utérus », c’est-à-dire à environ 24 semaines de grossesse. Une exception est prévue si la vie de la patiente est en danger.

Le 6 juillet, l’Assemblée législative du Maine a approuvé un projet de loi visant à autoriser l’avortement à tout moment de la grossesse, si un médecin le juge « médicalement nécessaire ». Adopté par 20 voix contre 1, le texte a été transmis au gouverneur pour signature.

Pour l’heure, six Etats permettent aux médecins et à leurs patientes de décider d’un avortement sans aucune restriction. Il s’agit de l’Alaska, du Colorado, du New Jersey, du Nouveau-Mexique, de l’Oregon et du Vermont, ainsi que de Washington DC.

Dans le Minnesota, l’autorisation d’avorter sans limite est également entrée en vigueur en février dernier.

Les conséquences de la contraception sur la régulation du stress

Encore une conséquence de la pilule sur le corps des femmes :

Des chercheurs ont étudié la réaction au stress de 131 jeunes femmes, prenant la pilule contraceptive ou non. En mesurant les niveaux d’ACTH (hormone adrénocorticotrope), « l’hormone du stress », dans le sang de ces femmes, ils ont constaté que le niveau de stress des femmes sous contraceptif ne diminuait pas après « 15 minutes d’activité sociale », contrairement aux autres. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Behavioural Brain Research.

« Etre en compagnie d’autres personnes est l’un des moyens les plus efficaces de réduire le stress », affirme Michael Winterdahl, chercheur de l’université d’Aarhus et co-auteur de l’article. Les études précédentes se sont principalement concentrées sur les taux de cortisol, dans des circonstances extrêmes. L’ACTH change beaucoup plus rapidement que le cortisol, ce qui permet d’observer et d’analyser les changements rapides dans la réponse au stress.

Les chercheurs doivent encore expliquer pourquoi les utilisatrices de la pilule contraceptive ne ressentent pas la même réduction des niveaux d’hormones de stress. Leur hypothèse est qu’elle peut supprimer la production de progestérone par l’organisme. Or l’alloprégnanolone, un métabolite de la progestérone, « est impliquée dans un large éventail d’effets calmants et peut avoir une influence sur la réponse au stress ».

Le rôle du cycle naturel

Chez les femmes ne prenant pas la pilule, l’étude a révélé que la réponse au stress dépend de la phase de leur cycle menstruel. En effet, les activités de groupe visant à réduire le stress n’ont eu aucun effet sur les niveaux d’ACTH des femmes juste après la fin de leurs règles. Pendant cette phase, « les niveaux de progestérone sont très bas » précise Michael Winterdahl.

Le chercheur souligne que les femmes sont généralement « plus actives physiquement » à ce moment de leur cycle. « Ce qui pourrait être considéré comme une adaptation » : « la réponse au stress et le comportement changent en fonction du cycle ». Chez les femmes qui utilisent la pilule contraceptive, la réponse au stress est « déconnectée », « elle ne peut pas être adaptée à une situation donnée ».

Dans sa grande tolérance, la gauche voudrait interdire un chef d’orchestre de renommée internationale

Des associations ont protesté lundi contre la venue à Nice d’une femme, chef d’orchestre italien, dont le crime est d’être proche du chef du gouvernement italien Giorgia Meloni. Beatrice Venezi, fille de Gabriele Venezi, ancien dirigeant, au cours de la première décennie des années 2000, du parti Forza Nuova, est conseillère du ministre italien de la Culture Gennaro Sangiuliano.

La ville de Nice l’a invitée, à la tête de son Orchestre philharmonique, pour les traditionnels ballets de Noël et le Concert du Nouvel An.

Les gauchistes, réunis dans un collectif “Touscitoyens06”, ont indiqué leur “opposition” à la venue “d’une cheffe d’orchestre néofasciste” et ont demandé au maire de Nice Christian Estrosi et au directeur général de l’Opéra “d’annuler cet événement”. Ils dénoncent

un blanc-seing au néo fascisme italien.

Entre l’idéologie qui impose de porter aux nues les femmes chefs d’orchestre, et l’idéologie qui vise à interdire tout ce qui n’est pas de gauche, c’est la seconde qui prime.

Ecoutez cette musique de fâââsciiiste :

Il faut réduire au silence ceux dont on ne partage pas les opinions…

Une grosse Lagasnerie, mais c’est toute l’histoire de la gauche (Macron inclu) :

4e anniversaire de la mort de Vincent Lambert

À l’occasion du 4e anniversaire de la mort de Vincent Lambert mardi 11 juillet, et suite à la sortie d’un reportage sur l’affaire il y a quelques semaine, l’ECLJ à réalisé un entretien avec Me Jérôme Triomphe :

Avortement : Bras de fer américain sur la nomination de chefs militaires

Le mandat du commandant du corps des Marines américains arrive à son terme lundi 10 juillet, sans qu’un successeur lui soit désigné. En cause, le blocage généralisé des nominations de hauts responsables militaires, décidé par un sénateur républicain pro-vie.

Ce parlementaire, Tommy Tuberville, soutient qu’il continuera jusqu’à ce que le Pentagone fasse marche arrière sur sa politique d’assistance aux femmes de l’armée qui veulent se déplacer au sein des États-Unis pour obtenir un avortement.

Si le Sénat peut quand même approuver ces nominations au cas par cas en assemblée plénière, le blocage de cet élu, en tant que membre de la commission des forces armées, empêche de les entériner directement et de façon groupée au sein de cette commission.

Il empêche ainsi l’approbation plus de 200 nominations depuis des mois. Élu de l’Alabama, Tommy Tuberville juge illicite la politique du Pentagone de soutien aux militaires souhaitant avorter. En juin 2022, la Cour suprême des États-Unis a annulé l’arrêt Roe vs Wade, laissant le choix à chaque État de légiférer sur la question. Certaines militaires, basées dans les États où l’avortement est désormais illégal dans la plupart des situations, doivent désormais se rendre dans des États où la procédure est toujours légale.

Le ministre de la Défense Lloyd Austin a émis une directive afin que le Pentagone mette en place des mesures facilitant la prise de congés administratifs par les membres des forces armées dans le but de «recevoir des soins de santé reproductive non-couverts» et établissant des allocations pour aider ces militaires à couvrir les coûts de déplacement.

Tommy Tuberville a dénoncé mi-février un «projet radical visant à faciliter des milliers d’avortements chaque année grâce à l’argent du contribuable», raison pour laquelle il bloque les nominations au Sénat. L’élu de l’Alabama a déjà prévenu que sa position demeurerait inchangée «jusqu’à ce que le Pentagone respecte la loi ou change la loi». «C’est aussi simple que cela.»

Encore un plan de promotion des pratiques LGBT, avec nos impôts

Isabelle Lonvis-Rome, ministre délégué chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Diversité, présente le nouveau plan 2023-2026 du gouvernement pour lutter contre la haine envers les personnes homosexuelles et trans.

La première mesure de ce plan est le renforcement des centres d’information et d’accompagnement LGBT via une enveloppe de 10 millions d’euros. Cela permet ainsi de subventionner encore quelques associations et militants LGBT, qui vivent sur le dos des Français. Ces lobbys pourrons ainsi embaucher des salariés permanents et créer dix nouveaux centres d’ici 2027 pour atteindre l’objectif de deux centres par région.

Le plan comprend enfin une série de mesures sur la formation. En formation initiale, policiers et gendarmes auront notamment une session de 2 heures 30 organisée par FLAG!, l’association LGBT+ des agents des Ministères de l’Intérieur et de la Justice. En formation continue, une demi-journée de sensibilisation sur les LGBTphobies, l’accompagnement des victimes et les qualifications juridiques spécifiques pour mieux caractériser les faits sera rajoutée au programme.

Interrogé sur les émeutes, Pap Ndiaye s’en prend à… l’extrême-droite

Le sinistre de l’Education Pap Ndiaye s’est dit dimanche 9 juillet fermement opposé à une suppression des allocations familiales, mesure proposée pour répondre aux violences commises par des mineurs lors des émeutes. Le ministre a aussi jugé «anormal, injuste et mensonger» de «tracer des liens entre immigration et émeutes».

«Ça c’est le vocabulaire de l’extrême droite et hélas d’une partie de la droite».

Annoncé sur le départ sur fond de rumeurs de remaniement du gouvernement, Pap Ndiaye s’était peu exprimé sur les émeutes. Fidèle à son idéologie, il a repris une réthorique d’extrême-gauche.

Interrogé sur la montée en puissance du groupe Bolloré dans le secteur des manuels scolaires, Pap Ndiaye a estimé qu’il s’agissait d’une

« situation préoccupante car nous avons intérêt, pour ce qui concerne les manuels scolaires, à la plus grande diversité possible ».

« Avec Bolloré à la tête d’Hachette et compte tenu des interventions très musclées de son groupe et de son dirigeant dans les affaires des médias qu’il contrôle, il y a de quoi être préoccupé ».

Selon lui, CNews et Europe 1 sont devenus des médias « clairement d’extrême droite ».

« il faut soutenir la mobilisation du personnel du JDD ».

Pap Ndiaye estimé que « lutter contre l’extrême droite est une priorité » en France et que cela « peut se faire de toutes les manières possibles ». Même légales ?

Prières urgentes demandées pour un petit garçon [Add.]

Un prêtre ami nous demande de prier d’urgence pour le petit Emile, 2 ans, disparu depuis hier 17 heures, alors qu’il était chez ses grands-parents.

Addendum: La maman d’Emile demande que l’on prie la vénérable Benoîte Rencurel, voyante des apparitions toutes proches de Notre-Dame du Laus. Celle-ci était régulièrement emmenée par le diable dans la montagne, dont les anges la ramenaient.

Quel est le message des apparitions mariales ?

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Laurent TOUCHAGUES, spécialiste des apparitions de Fatima
  • Anne BERNET, historienne
  • Mgr Dominique LE TOURNEAU, auteur du Dictionnaire encyclopédique de Marie

Le footballeur international belge Thomas Meunier met le lobby LGBT en fureur

Il a osé publier un tweet : “Le monde part en cacahuètes, et à une belle vitesse”

L’article incriminé évoque l’approbation par le conseil des ministres belges de la loi transgenre, qui permettra de changer plusieurs fois de sexe et de prénom. La Libre Belgique estime que c’est le footballeur qui crée la polémique, et non les revendications délirantes des LGBT. Mais Thomas Meunier ne se laisse pas faire et répond aux critiques :

Il était “une foi”, un prêtre

C’est la nouvelle émission de Natalie Saracco, en riposte contre toutes les calomnies qui frappent l’Église :

Quand la revue Histoire s’interrogeait…

De Marion Duvauchel, Historienne des religions :

En 2005, le numéro 301 de la revue Histoire publiait une enquête signée Claude Askolovitch : « Y-a-t-il des sujets tabous à l’école » ? Le titre est euphémique mais l’article décrit ce qui se passe alors dans les écoles de France, en particulier l’ensemble des actes qui permettaient de saboter un cours. Édifiant par l’analyse qui en est faite : les élèves découvrent « l’ivresse de la censure, le bonheur d’avoir une opinion et donc le droit de l’imposer aux autres ». La crise se focalisait alors autour des « Beurs » et l’antisémitisme était à la source de leur comportement hostile. Hier comme aujourd’hui, il fallait pour comprendre la question, avoir une idée un peu nette de l’islam et du Coran, et donc avoir fait un peu d’histoire ancienne et d’anthropologie religieuse.

Aujourd’hui, pour éviter de voir son cours saboté, c’est simple, on ne fait plus cours du tout. Cela s’appelle « gérer ».

En 2001, l’historien Georges Bensoussan avait rassemblé des témoignages d’enseignants et en avait fait un livre publié sous le pseudonyme d’Emmanuel Brenner : Les territoires perdus de la République. Le livre a été oublié, dame, plus de vingt ans déjà, mais le terme est resté. La chose qu’il recouvre aussi…

Les conclusions avancées dans cet ouvrage avaient été mises en cause par Alain Gresh et Dominique Vidal,  journalistes au Monde diplomatique et par Ivan Segré dans l’organe du Parti des Indigènes de la République (ça ne s’invente pas). En 2018, paraît le livre Territoires vivants de la République, dirigé par Benoit Falaize. Il a été épaulé par Dominique Borne (on verra plus loin sa biographie) et se présente comme un contrepoids en positif mais il ne connut qu’un succès éditorial limité : 2 000 exemplaires vendus contre vingt cinq mille pour les Territoires perdus.

En 2004, Jean-Pierre Obin publiait un rapport sur l’antisémitisme dans les écoles. Un simple avis de Dominique Borne au nouveau ministre de l’Éducation, François Fillon aura suffi pour l’enterrer au motif que ce rapport tirait des conclusions générales d’une soixantaine de cas particuliers. Des fuites dans la presse entraîneront sa publication en mars 2005.

D’après Askolovitch, le rapport Obin décrivait «  une lutte idéologique entre l’école et un islam rétrograde, dont les Beurs étaient l’enjeu avant même d’en être les acteurs ». C’était vrai, à ceci près que la lutte ne se jouait pas entre un islam rétrograde et l’école mais entre l’islam tout court et une école dont le socle et l’histoire était encore chrétien.

Historiquement, et c’est le point que souligne l’article de la revue Histoire, les premières manifestations de l’hostilité des enfants du Maghreb se sont exprimées autour de la question de la Shoah. La Shoah, cela fait partie de l’histoire moderne, donc de notre « roman national ». Ce roman, dont Ernest Lavisse (l’instituteur national selon l’appellation de Jacques Le Goff) a été la figure tutélaire, ne se réduit pas à l’invention présumée de Vercingétorix. Tous ceux qui rêvent d’une histoire dénationalisée (et dépassionnée) pour citoyens du monde, sectateurs de l’ONU et de l’UNESCO sont de dangereux utopistes et détruisent la transmission. Quant aux bobos de la capitale, protégés par deux portes blindées successives, qui militent pour une histoire qui commencerait idéalement avec les Lumières – en oubliant l’épisode de la Terreur – et s’achèverait dans la douce lumière de la Planète bleue sauvée par des Terriens passant désormais leur temps à trier des déchets et à cultiver des navets bios, ils écoutent beaucoup trop les âneries de la suédoise illuminée qui roule aujourd’hui en berline. La Shoah fait partie de notre « roman européen » : c’est sa face tragique et c’est aussi le fruit de l’apostasie générale des pays européens, déchristianisés, cupides et sans honneur. Allemagne en tête. Quand, en 1898, Guillaume II entre fastueusement dans Damas , il apparaît en successeur de Nabuchodonosor, (revue Histoire, n° 301) c’est-à-dire en Assyrien. Et les Assyriens, ce sont les « hitlériens du monde antique » (René Grousset).

Depuis 2004, les choses ont évolué. Non seulement les jeunes Maghrébins n’ont pas cessé d’être un enjeu (les millions du Qatar dans les banlieues le rappellent), mais ils sont aussi devenus des acteurs : virulents, actifs, dangereux et radicalement hostiles à la France pour une bonne part. Ils veulent qu’on change les menus des cantines, qu’on mange tous hallal et qu’on se convertisse à leur  merveilleuse religion de paix et de tolérance universelle. On a tant à y gagner, surtout les femmes… Et le plus terrible c’est qu’on a consenti à leurs revendications les plus révoltantes, y compris en modifiant la réalité historique dans les programmes et surtout en faisant taire les voix qui s’élevaient pour dénoncer le danger.

Histoire n’est pas une revue de gauche pour rien. Askolovich parvient pourtant à un diagnostic presque juste quand il parle d’une « déchirure profonde de la société française ». Déchirure géographique, culturelle, sociale et peut-être ethnique et religieuse ? Ah, on y arrive.

Car il s’agit d’abord et surtout d’une déchirure religieuse : islam/judéo-christianisme. Le constat ne peut être nié et les musulmans convertis prennent la parole ou la plume pour décrire l’emprise de la religion qu’ils ont librement apostasiée, parfois au prix d’une persécution féroce (Le prix à payer, Joseph Fadelle). Nos églises imbues de l’idéologie de la gauche qu’elles ont transmises en lieu et place de l’Évangile sont tout aussi coupables que des pouvoirs publics indigents d’intelligence, de courage et de lucidité. Elles nous ont gavé, pape François en tête, de discours lénifiants sur la charité et l’accueil aux migrants, sur l’écologie intégrale, la solidarité universelle et autres billevesées issues en droite ligne des idéologies de l’esprit du temps.

La déchirure ethnique est d’abord liée au terme ambigu d’ « arabe ». Ethniquement, le Maghreb est berbère mais il s’est arabisé à travers la langue des conquérants, dans le moment califal, après l’islam des tribus. En islamisant toute l’Afrique du Nord, les Arabes venus de la Péninsule arabique mais aussi de l’Espagne islamisée ont coloré le sentiment ethnique des berbères de l’orgueil propre au musulman. Les Maghrébins expatriés dans les pays du Golfe découvrent, souvent avec stupeur, qu’ils sont tenus là-bas pour des « sous-musulmans ».

Claude Askolovitch souligne par ailleurs avec justesse le problème de « la fragmentation de l’histoire », de « sa transmutation en un supermarché dans lequel des élèves viendraient piocher au gré de leurs origines ». Il admet que ce n’est pas un progrès mais qu’il reste à inventer « un enseignement dans lequel tout le monde pourrait se retrouver ».

Il faut raison garder et ouvrir un manuel d’histoire de Cinquième (dont la période est le Moyen âge) pour analyser les deux premiers thèmes du programme : l’islam ? une brillante civilisation méditerranéenne qui n’a eu que des contacts et des échanges avec la chrétienté ; la traite africaine au Moyen âge (essentiellement musulmane) ? la question a été supprimée des programmes deux ans après y avoir été inscrite ; Al andalous ? une apogée ! La médecine et la science ? nous les devons au monde arabo-musulman, et non plus arabo-persan (voir mon article La science arabe, une équivoque à dissiper, on le trouve sur la Toile) ! L’empire carolingien ? deux pages incluses dans le paradigme géopolitique méditerranéen, alors que cette Europe médiévale est essentiellement ouverte vers le Nord.

Et surtout, les bornes traditionnelles du début et de la fin du Moyen âge (chute de Rome, chute de Byzance) sont subrepticement remplacées par l’avènement de l’islam et par la chute de Bagdad.

Ce n’est plus une histoire fragmentée, c’est une histoire travestie.

On connaît les itinéraires du sel, de l’or du Soudan et des esclaves ; on connaît les villes (parmi lesquelles Verdun) où les Juifs étaient spécialisés dans la fabrication d’eunuques pour les califats. En réalité, « l’admirable » civilisation urbaine arabo musulmane a été construite sur les réservoirs d’esclaves des mondes slaves et africains, sur l’oppression des paysans et  sur la spoliation.

En 1988, on nomma Dominique Borne, celui-là même qui enterra le rapport Obin, inspecteur général de l’Éducation : il devint doyen du groupe permanent et spécialisé d’histoire et de géographie. Il s’intéressa notamment à l’enseignement de l’histoire et du fait religieux dans le cadre de la laïcité. On trouve une photo de lui sur la Toile avec le sous titre : l’histoire de France n’existe pas. Il fera carrière. Le 12 décembre 2002 Luc Ferry, alors ministre de l’Éducation, le promeut doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale, poste qu’il occupa jusqu’en 2005 avant de devenir président du conseil de direction de l’Institut européen en sciences des religions, placé auprès de l’École pratique des hautes études jusqu’en 2013.

Dans un entretien d’une rare habileté, (par Marie Raynal, Diversité, n°142, 2005, “Education et religion”, pp. 141-146, sur le site Persée), Dominique Borne affirme que « l’approche du fait religieux n’est pas l’approche des croyances, mais du fait », autrement dit des « signes ».

Soit. Mais alors analysons les signes du religieux dans l’islam : des économies en berne, la soumission et la relégation des femmes, la haine des chrétiens (citoyens de seconde zone), la violence et le rejet de tout ce qui n’entre pas dans la « signalétique » de leur religion, en France des classes vides dans certains lycées au moment des fêtes de l’Aïd, et des jeunes que rien n’impressionne. Ils savent qu’il y aura impunité.

Mais voici le plus fascinant dans cet entretien mémorable :

« … le passage au monothéisme est une chose des plus fascinantes qui soit. Je travaille actuellement en tant que conseiller à une exposition à la Bibliothèque nationale de France sur les Livres: Thora, Bible et Coran. Pour comprendre les civilisations occidentales et méditerranéennes, ce passage au monothéisme des deux côtés de la méditerranée est fondamental. Cela devrait être un moment très fort de la compréhension culturelle »…

Le premier moment de la conquête musulmane n’est pas une affaire religieuse, la motivation principale, c’est la perspective du butin, esclaves compris. La cupidité et la promesse de razzier à volonté, voilà ce qui galvanisait les armées de Mahomet. Les musulmans d’alors n’ont pas de livre saint, ils ont ce qu’on leur raconte sur la révélation faite à Mahomet. Le passage au monothéisme des deux côtés de la Méditerranée est une formule clinquante et inappropriée. Entre le moment de la Révélation biblique et le moment Mahomet, il y a des millénaires. Le passage au christianisme du monde juif et de la Gentilité se peut se concevoir historiquement que dans la géopolitique d’un bassin méditerranéen unifié par le monde romain hellénisé. Les deux rives de cette Mare nostrum n’existent qu’à cause de et depuis la partition opérée par l’islam. L’Europe médiévale a pu devenir une chrétienté grâce au coup d’arrêt de l’expansion musulmane, par Charles Martel. Bataille qui a disparu des manuels d’histoire de la Cinquième. Et elle a pu ainsi devenir l’Europe tout court.

Faut-il rappeler la spécialité de Dominique Borne ?

Le poujadisme.

Le djihadisme sunnite est le seul terrorisme qui a tué en France ces dernières années

Dans un entretien au « Monde », Nicolas Lerner, directeur général de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis 2018, déclare :

La menace terroriste a baissé en intensité par rapport à la période 2015-2018 sous l’effet de différents facteurs, notamment l’action de la coalition sur la zone irako-syrienne, la déstabilisation judiciaire des réseaux en France et en Europe et la lutte acharnée contre la propagande, et un renforcement des moyens humains et financiers des services de renseignement. Elle se maintient cependant à un niveau très élevé du fait de la résilience de l’Etat islamique en Syrie et en Irak et de la dynamique de croissance d’autres groupes, en Afrique et en Afghanistan, au travers de l’Etat islamique au Khorasan. Du fait de ces dynamiques, le djihadisme sunnite, qui est le seul qui ait tué en France ces dernières années, reste la principale menace terroriste à laquelle notre pays est confronté, et ce durablement.

Malgré ce propos, la presse se focalise sur ces déclarations concernant… l’ultra droite :

Il ajoute :

Si leur capacité à envoyer chez nous des militants opérationnels reste limitée, les organisations terroristes en Syrie et, de plus en plus, en Afghanistan interagissent de nouveau avec des individus radicalisés résidant en Europe ou en Asie centrale et les invitent directement à passer à l’acte. Plusieurs menaces de cette nature ont été entravées ces derniers mois en Europe, par la DGSI en novembre à Strasbourg [arrêtés alors avec cinq autres personnes, deux jeunes radicalisés, un Russe et un Tadjik, ont été mis en examen et placés en détention provisoire en décembre 2022 à Strasbourg], mais aussi par nos partenaires en Suède ou aux Pays-Bas. C’est un phénomène que nous voyons croître depuis l’été dernier et sur lequel, en lien étroit avec la DGSE [direction générale de la sécurité extérieure], nous sommes particulièrement vigilants.

Au-delà de l’ultra droite évoquée également dans cet entretien, le patron de la DGSI souligne la violence croissante de l’extrême-gauche (au sujet de laquelle on attend la dissolution de LFI, du NPA, etc.) :

[…] L’ultragauche constitue en effet, d’abord et avant tout, une menace pour l’ordre public. Mais cette menace ne doit pas être minimisée. D’abord parce que certaines manifestations des derniers mois ont franchi un cap, et il n’est pas possible de se résoudre à ces déferlements de violence. Deuxièmement, plusieurs individus de la mouvance ont été mis en cause, fin 2020, dans une association de malfaiteurs en vue de commettre des infractions terroristes [sept prévenus, dont un ex-combattant anti-Daech au Rojava, seront jugés à l’automne pour « association de malfaiteurs terroriste » pour des projets d’attentats]. Troisièmement, les mouvances d’ultragauche, ces dernières années, se sont signalées par des actions clandestines particulièrement violentes, à travers notamment des campagnes incendiaires, comme celle qui a visé la caserne de Meylan [le 26 octobre 2017, un incendie vise plusieurs véhicules de gendarmerie d’une brigade située dans cette localité de l’Isère et se propage en partie au bâtiment d’habitation des familles de militaires. L’action est revendiquée par un groupuscule d’ultragauche].

D’autres actions clandestines de type saccage, destruction de biens me semblent aussi présenter une gravité très significative. Enfin, ce n’est pas parce que l’ultragauche n’est pas passée à l’acte terroriste ces dernières années que le risque n’existe pas. Nous sommes ainsi extrêmement préoccupés par la manière dont des groupuscules français sont influencés par des structures étrangères. En juin de cette année, un forum français d’ultragauche a par exemple salué l’action de militants grecs qui avaient placé un colis piégé devant le logement personnel d’un policier à Athènes. Aux yeux de ces militants, s’en prendre au système nécessite désormais de s’en prendre à ceux qui l’incarnent, pas seulement à ceux qui le dirigent.

Encore une église en feu

Le pignon de l’église Saint-Georges de Descartes, dans L’Indre-et-Loire, risque de s’effondrer. Le clocher s’est effondré. Le paratonnerre du sommet, avec les quatre points cardinaux, est à terre, calciné, ainsi que le coq. Cette fois il s’agirait de la foudre :

Se délivrer et de préserver des phénomènes diaboliques

Eglise universelle : Se délivrer et se préserver des phénomènes diaboliques

Auteur d’un ouvrage sur les phénomènes diaboliques : “Libère-nous du mal”, le père Jean-Christophe Thibaut répond aux questions que beaucoup se posent : comment savoir si le diable est un symbole ou une personne ? Comment les démons agissent-ils sur les hommes ? Dans le cadre d’un exorcisme, qu’est-ce qui fait qu’un démon part ou reste ? Il souligne l’intérêt d’un autre livre sur le sujet : “La formation d’un exorciste au Vatican” de Matt Baglio.

Eglise en France : Lejeune Académie au Barroux

Du 20 au 26 août aura lieu la seconde version de la Lejeune Académie à l’abbaye sainte Madeleine du Barroux. Marie-Lys Pellisier présente le programme de ce camp de formation pour la défense de la vie dans la société. De nombreux acteurs de la défense de la vie humaine innocente seront présents : Aude Dugast, Jean-Marie Le Méné, Cécile Edel, Nicolas Sévillia, Victoire De Jaeghere, Emile Duport, etc.

Eglise en Marche : Les inspections académiques dans les écoles indépendantes

Alors que l’échec de l’école publique est devenu une réalité tragique et indiscutable, le ministère de l’Education nationale mène une guerre sournoise contre les écoles indépendantes. Présidente de la FPEEI (Fédération des Parents d’Elèves des Ecoles Indépendantes), Elisabeth de Cottenson expose le cadre légal des inspections académiques dans les écoles indépendantes. Les situations sont très variables mais trop souvent ces inspections s’apparentent plus à la descente de police qu’à l’accompagnement bienveillant. De nombreux exemples étayent cette analyse.

Deux nouveaux cardinaux français

Le Pape a annoncé ce jour un nouveau consistoire. Il créera 21 nouveaux cardinaux dont 2 Français,

  • Mgr François-Xavier Bustillo, évêque d’Ajaccio,
  • Mgr Christophe Pierre, nonce apostolique.

Les 3 chefs de dicastères récemment nommés sont également créés cardinaux :

  • Mgr Robert Francis Prevost, préfet du dicastère pour les Évêques ;
  • Mgr Claudio Gugerotti, préfet du dicastère pour les Églises orientales,
  • Mgr Victor Manuel Fernández, préfet du dicastère pour la Doctrine de la Foi.

Liste des futures nouveaux cardinaux publiée par le Saint-Siège :

18 cardinaux électeurs

1- Mgr Robert Francis Prévost, préfet du dicastère pour les Évêques (États-Unis).
2- Mgr Claudio Gugerotti, préfet du dicastère pour les Églises orientales (Italie).
3- Mgr Víctor Manuel Fernández, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi (Argentine).
4- Mgr Emil Paul Tscherrig, nonce apostolique en Italie (Suisse).
5- Mgr Christophe Louis Yves Georges Pierre, nonce apostolique aux États-Unis (France).
6- Mgr Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem (Italie).
7- Mgr Stephen Brislin, archevêque du Cap (Afrique du Sud).
8- Mgr Ángel Sixto Rossi, archevêque de Córdoba (Argentine).
9- Mgr Luis José Rueda Aparicio, archevêque de Bogotá (Colombie)
10- Mgr Grzegorz Ryś, archevêque de Łódź (Pologne).
11-Mgr Stephen Ameyu Martin Mulla, archevêque de Djouba (Soudan du Sud).
12- Mgr José Cobo Cano, archevêque de Madrid (Espagne).
13- Mgr Protase Rugambwa, archevêque coadjuteur de Tabora (Tanzanie).
14- Mgr Sebastian Francis, évêque de Penang (Malaisie).
15- Mgr Stephen Chow Sau-Yan, sj, évêque de Hong Kong (Hong Kong).
16- Mgr François-Xavier Bustillo, ofm conv., évêque d’Ajaccio (France).
17- Mgr Américo Manuel Alves Aguiar, évêque auxiliaire de Lisbonne (Portugal).
18- Père Ángel Fernández Artime, s.d.b., recteur majeur des salésiens (Espagne).

3 cardinaux non-électeurs

19- Mgr Agostino Marchetto, nonce apostolique (Italie).
20- Mgr Diego Rafael Padrón Sánchez, archevêque émérite de Cumaná (Venezuela).
21- Père Luis Pascual Dri, ofm cap., confesseur au sanctuaire de Notre Dame de Pompei (Argentine).

Sixième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Introït : Dominus fortitudo

Comme c’est le cas pour la plupart des dimanches de ce temps, tous les textes des chants du propre de la messe du sixième dimanche après la Pentecôte sont tirés des psaumes, expression inépuisable des sentiments qui doivent animer l’âme chrétienne durant son séjour sur la terre. Nous retrouverons en particulier à la Communion le psaume 26 qui avait été déjà largement utilisé dans les chants des deux précédents dimanches.

Le texte de l’Introït est tiré, non du psaume 26, mais du psaume 27, qui lui fait suite dans le psautier, et qui est encore une prière suppliante, mais pleine de confiance, que David adresse au Seigneur après avoir reçu l’onction royale. Ce sont les deux derniers versets du psaume, où il élargit l’intention de sa prière à tout le peuple dont il a maintenant la charge :

Dominus fortitudo plebis suæ, et protector salutarium Christi sui est : salvum fac populum tuum, Domine, et benedic hæreditati tuæ, et rege eos usque in sæculum.
Le Seigneur est la force de son peuple et le protecteur qui donne le salut à son oint ; sauvez votre peuple Seigneur et bénissez ceux qui sont votre héritage et dirigez-les à jamais.

On aura peut-être reconnu dans la deuxième partie de cet Introït, à partir des mots salvum fac un texte que l’on retrouve dans le Te Deum, dont toute la fin, qui est une prière du matin, est formée de versets empruntés à différents psaumes. Ici l’oint du Seigneur, le roi d’Israël, est la figure du Christ, chef de l’Église, le peuple de Dieu, pour laquelle nous prions le Seigneur avec confiance, sachant qu’il ne l’abandonnera jamais. Cette prière confiante est exprimée par une mélodie calme et assurée assez peu étendue mais emprunte d’une certaine solennité. Si l’intonation est la même que celle de l’Introït du quatrième dimanche, la suite est différente, s’élevant beaucoup moins dans l’aigu. Cet Introït est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 27 :

Ad te Domine clamabo, Deus meus ne sileas a me : nequando taceas a me, et assimilabor descendentibus in lacum.
Vers vous Seigneur je crie, ne soyez pas sourd à ma voix. Si vous ne me répondez pas je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.

Graduel : Convertere Domine

Le texte du Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 89, qui est une magnifique méditation sur le temps et l’éternité, la brièveté et la précarité de notre vie humaine comparée à la pérennité de Dieu pour qui mille ans c’est comme un jour. Ce psaume est attribué par la bible à Moïse, ce qui en ferait le plus ancien du psautier. Nous trouvons le premier verset du psaume dans la deuxième partie du Graduel.

Domine refugium factus es nobis, a generatione et progenie.
Seigneur vous vous êtes fait notre refuge de génération en génération.

Tandis que les générations se succèdent, Dieu est toujours là pour nous secourir. Et la première partie du Graduel est une supplication qui commence la deuxième partie du psaume :

Convertere Domine aliquantulum, et deprecare super servos tuos.

Littéralement :

Tournez-vous, Seigneur, un peu de temps, c’est-à-dire : ” Tournez-vous, Seigneur, sans tarder, et écoutez les prières de vos serviteurs. “

Quelle que soit la brièveté de la vie, on trouve le temps long quand on est dans l’épreuve, et on supplie Dieu de ne plus faire attendre son secours. Ce mot aliquantulum est bien souligné par la mélodie, c’est même le seul passage original. Le reste de ce Graduel est fait de formules habituelles que l’on retrouve en particulier dans les Graduels de cette époque de l’année. Nous avons même déjà signalé que les mots servos tuos avaient identiquement la même mélodie que dans le Graduel du dimanche précédent où ils étaient empruntés à celui d’aujourd’hui.

Alléluia : In te Domine speravi

Le texte du verset de l’Alléluia du sixième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 30, qui est souvent utilisé dans la liturgie. C’est un des grands psaumes où David exprime sa confiance en Dieu au milieu des épreuves et son abandon à la divine providence. C’est le psaume de l‘In manus tuas. Par une curieuse coïncidence nous allons retrouver le Te Deum dont nous avions reconnu une phrase dans l’Introït de cette messe. On sait que ce cantique d’action de grâces se termine par le premier verset du psaume 30 par lequel débute justement ce texte :

In te Domine speravi, non confundar in æternum : in tua justitia libera me, et eripe me : inclina ad me aurem tuam, accelera ut eripias me.
En vous Seigneur j’ai mis mon espérance, que je n’aie jamais à en rougir ! Dans votre justice délivrez-moi et sauvez-moi, tendez vers moi l’oreille, hâtez-vous de me délivrer.

On voit que ce texte est assez long pour un verset d’Alléluia puisqu’il ne comporte pas moins de quatre phrases. Il commence par un chant d’espérance, et s’achève par une supplication ardente. La mélodie exprime ces sentiments par une grande ligne très développée, très chantante et pleine de ferveur mystique.

Offertoire : Perfice gressus meos

Comme il arrive souvent pour les dimanches de ce temps, l’Offertoire du sixième dimanche après la Pentecôte est repris à un autre dimanche de l’année, et c’est aujourd’hui celui du dimanche de la Sexagésime. Comme l’Introït et l’Alléluia, il est tiré d’un psaume de David, le psaume 16, encore une prière très suppliante mais pleine de confiance :

Perfice gressus meos in semitis tuis, ut non moveantur vestigia mea : inclina aurem tuam, et exaudi verba mea : mirifica misericordias tuas, qui salvos facis sperantes in te, Domine.
Affermissez mes pas dans vos sentiers, afin que ma démarche ne soit pas ébranlée. Tendez l’oreille et écoutez mes paroles, faites éclater vos miséricordes, vous qui sauvez ceux qui espèrent en vous Seigneur.

On voit que ce texte est voisin de celui de l’Alléluia, puisqu’on y retrouve même les mots inclina aurem tuam, mais qu’il y a quand même une nuance ;  ici c’est la prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. De plus il demande à être soutenu dans cette voie de fidélité. Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité, marquant l’assurance du juste dans l’observance de la loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.

Communion : Circuibo

Nous retrouvons dans la Communion du sixième dimanche après la Pentecôte le psaume 26 que nous avions déjà trouvé plusieurs fois les deux dimanches précédents. Et c’est aujourd’hui le quatrième psaume de David qui exprime sa confiance en Dieu, et plus particulièrement ici sa reconnaissance pour la protection que le Seigneur lui accorde sans cesse :

Circuibo, et immolabo in tabernaculo ejus hostiam jubilationis : cantabo, et psalmum dicam Domino.
Je me tiendrai assidûment dans le Temple et j’y présenterai mon offrande avec joie : je chanterai et psalmodierai pour le Seigneur.

Cette offrande que nous présentons joyeusement à Dieu est évidemment l’Eucharistie, et ce chant convient particulièrement bien au moment de la communion. La mélodie de ce chant d’action de grâces est joyeuse, paisible et légère avec un grand crescendo progressif qui s’élève jusqu’au mot hostiam. Puis la deuxième phrase est plus calme et intérieure, presque extatique.

Les belles figures de l’Histoire : saint Jean Eudes

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas :

L’immigration provoque la chute du Premier ministre néerlandais

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé vendredi la démission de son gouvernement de coalition, évoquant des différends «insurmontables» après des négociations entre les quatre partis au pouvoir autour de la politique d’accueil des réfugiés.

«Ce soir, nous sommes malheureusement parvenus à la conclusion que les différends étaient insurmontables. Pour cette raison, je vais prochainement présenter ma démission au roi au nom de tout le gouvernement».

Mark Rutte avait pris les rênes de sa quatrième coalition en janvier 2022 après un record de 271 jours de négociations.

Mais le chef du gouvernement a semé le trouble chez ses partenaires, en exigeant l’adoption d’une série de mesures autour de l’accueil des demandeurs d’asile. Mark Rutte exigeait l’instauration d’un quota du nombre d’enfants en provenance de zones de conflits pouvant obtenir l’asile. Les réfugiés déjà établis aux Pays-Bas ne seront plus autorisés à y être rejoints par leurs enfants si un quota mensuel de 200 enfants est déjà atteint. Mais deux partis sont opposés à ce projet.

Un immigré sous OQTF porte plainte contre Robert Ménard qui refuse de le marier

Robert Ménard a refusé de marier un OQTF algérien (connu de la police pour recel et vol avec violence) avec une Française mère de trois enfants qui a six ans de plus que lui.

Selon la Convention européenne des droits de l’homme, le droit au mariage est absolu, et deux décisions du Conseil constitutionnel ont souligné que la situation administrative des époux ne peut pas entrer en ligne de compte. La seule restriction est que pour éviter un mariage blanc les deux « fiancés » passent séparément un entretien à la mairie. Donc l’OQTF, qui aurait dû avoir quitté le territoire depuis longtemps, peut aller tranquillement dans un bâtiment de la République française s’entretenir avec un fonctionnaire de la République française sans être expulsé.

Le procureur a décidé que tout allait bien. Les « fiancés » ont décidé de porter plainte contre Robert Ménard… Ce dernier explique dans Valeurs Actuelles :

Dès 9h du matin, mon secrétariat m’a prévenu de l’arrivée de la mariée. Je l’ai reçue dans mon bureau, je l’ai écoutée. J’ai eu droit à un discours au vocabulaire très militant. Je lui ai répondu point par point, précisant n’avoir aucun problème personnel et affirmant que je n’allais pas marier quelqu’un qui est en situation illégale, qui a eu des problèmes avec la police et qui est frappé d’une obligation de quitter le territoire français depuis août dernier. Je ne vais pas marier quelqu’un dont la place est en dehors de France. Je me suis rendu compte qu’elle enregistrait clandestinement la conversation. Je lui ai demandé de quitter mon bureau. […] Peu avant 11h, heure à laquelle la cérémonie était initialement prévue, elle est revenue avec celui qui devait devenir son mari. Je suis sorti et leur ai redit en deux mots la même chose. La cérémonie n’a pas eu lieu. […]

En 2019, Emmanuel Macron annonçait vouloir « exécuter 100% des OQTF ». L’an dernier, seules 9,3% des 143 226 OQTF ont été exécutées. Derrière ça, je dois ramasser les pots cassés ? La justice dit qu’on doit le mettre en dehors de ce pays et ensuite, je suis obligé de le marier parce que l’Etat n’a pas fait son boulot. On se retrouve dans une situation ubuesque.

[…] l n’y aura pas de poursuites pour le marié qui est en situation illégale tandis que je vais avoir des emmerdes parce que j’ai juste fait un acte de bon sens que n’importe quelle personne peut comprendre. Je n’allais pas demander à quelqu’un d’autre de célébrer à ma place parce que je suis contre. A un moment donné, il faut dire stop. On arrête avec ces jeux de dupe, ou ce sont toujours les mêmes qui sont gagnants. Si j’ai eu raison de le faire ? Ça me parait tellement du bon sens, de l’évidence. […]

Mourir peut attendre

Lettre de Tout mais pas ça :

Madame Firmin Le Bodo, qui porte le projet de l’euthanasie semble de plus en plus isolée. La co-construction du projet de loi est critiquée par les parlementaires et les professionnels de santé. Les quelques lignes de cette infolettre suffisent à peine à lister toutes les oppositions récentes.

Après les fortes réticences du Ministre de la Santé François Braun, c’est désormais le Ministre de la Solidarité, Jean-Christophe Combe qui redoute une loi qui légaliserait l’euthanasie car

“une loi […] c’est aussi un message collectif adressé par la société à chacun. Une telle loi “risquerait surtout de nous faire basculer dans un autre rapport à la vulnérabilité. Le risque que nous devons éviter, c’est le message implicite qui pourrait conduire les personnes vulnérables à l’auto- effacement. La solidarité c’est le contraire, c’est de permettre aux personnes, quelles que soient leurs situations de vulnérabilité, de s’affirmer.”

Le Sénat au travers d’un rapport très remarqué, dit aussi non à l’aide active à mourir, une « réponse inappropriée et dangereuse ».

Pendant ce temps, les citoyens les plus fragiles, en première ligne, mais dont les voix ont été oubliées lancent un cri d’alerte au travers d’un « Manifeste des 110 » pour s’opposer à l’euthanasie. Nous vous invitons à le lire et à le diffuser largement puisque nous le soutenons activement.

Enfin, aujourd’hui même une centaine de professionnels de la psychiatrie pointent les angles morts d’un débat dont ils se sentent exclus dans un appel publié par l’Obs.

« voulons-nous construire une société fondée sur la toute-puissance de l’individu réclamateur ? ou sur l’accueil et la responsabilité vis-à-vis des grandes vulnérabilités ?

Jubilé de la Vendée

En septembre 1823, sur le Mont des Alouettes, la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, demandait la construction d’une chapelle du souvenir en l’honneur des soldats de la grande guerre et du martyre de la Vendée. A la demande de l’évêque de Luçon, l’association du « Souvenir Vendéen » achevait la chapelle en avril 1968 et conviait des milliers de personnes pour sa bénédiction.
Afin de commémorer cet événement historique, l’association « Jubilé de la Vendée », soutenue par plusieurs organisations attachées au maintien de la mémoire et à sa transmission dans les jeunes générations, tiendra le 2 septembre 2023 une journée de jubilé des 200 ans en présence de personnalités.
Le matin : cérémonies d’hommage à la duchesse d’Angoulême dans la chapelle Notre-Dame de la Vendée puis à son père devant la stèle qui lui est dédiée, messe et allocutions. L’après-midi : animations festives et familiales, rencontres avec des associations historiques et culturelles. En fin d’après-midi aux Herbiers : cocktail à l’espace Herbauges, puis concert spirituel église Saint Pierre.

Les monts, lieux d’élévation spirituelle
C’est sur le mont Moriah, en Judée, que Dieu demande à Abraham le sacrifice de son fils pour éprouver sa fidélité. C’est sur le mont Sinaï, en Egypte, que Dieu s’adresse à Moïse dans un buisson ardent pour lui révéler qui Il est, et qu’Il lui transmet par la suite les dix commandements. C’est du haut d’une montagne, près du lac de Tibériade, que Jésus proclame les béatitudes : « Heureux les doux car ils recevront la terre en héritage… ». C’est au Mont Tabor, près de Nazareth, que Jésus manifeste sa divinité par la Transfiguration…
Bien des sommets constituent, après les efforts nécessaires pour les atteindre, des lieux d’élévation de l’esprit qui permettent de contempler et de méditer face aux horizons qui se découvrent, sous un ciel qui semble plus proche. Des lieux où l’homme peut découvrir sa juste mesure, devant l’immensité de la création manifestant la puissance du Créateur. Dans la Bible, la montagne est ce lieu où l’homme rencontre Dieu, une sorte de lien entre Ciel et Terre, où l’homme s’élève vers Dieu, et où Dieu se penche vers l’homme.
De nombreuses régions ont leur « colline inspirée », selon l’expression de Maurice Barrès qui introduit dans son roman éponyme la Colline de Sion, en Lorraine. La Normandie a le Mont Saint-Michel, recevant en 966 des moines bénédictins traduisant les textes d’Aristote, et tournant leur âme vers l’archange qui combattit les démons par ce cri d’humilité « Qui est comme Dieu ? ». La Provence à la colline de la Garde, à Marseille, où fut érigée au XIIIe une chapelle dédiée à la Vierge Marie, protectrice des marins, puis au XIXe siècle la basilique Notre-Dame de la Garde. Cette région a aussi le massif de la Sainte-Baume, en haut duquel se trouve la grotte où vécut Sainte Marie-Madeleine.
Paris a le mont des martyrs, Montmartre, où Saint-Denis fut décapité vers l’an 250, avant de rejoindre plus au nord le lieu où fut érigée la basilique Saint-Denis, sanctuaire des rois de France. Paris a aussi la Montagne Sainte-Geneviève, où Clovis et son épouse Clotilde firent élever un monastère que fréquentait Geneviève, et où Louis XV fit construire l’église Sainte-Geneviève à la gloire d’un Dieu fait homme, devenue aujourd’hui Panthéon, à la gloire d’hommes qui se voudraient un peu comme des dieux.
Et la Vendée a le Mont des Alouettes !

Au Mont des Alouettes : fidélité à l’histoire
A l’origine mont nourricier par ses sept moulins produisant le froment, il devint dans la tourmente de 1793 mont protecteur, véritable observatoire, et messager prévenant par les ailes de ses moulins, comme des sémaphores, les campagnes environnantes des mouvements des Bleus.
Le 17 septembre 1823, il y a juste 200 ans, Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, est reçue avec beaucoup d’émotion dans la ville de Bourbon-Vendée, aujourd’hui la Roche-sur-Yon. Le 18 septembre, au Mont des Alouettes, elle honorait plus de 12 000 anciens combattants, et exprimait le désir de voir ériger une chapelle du Souvenir à la mémoire des soldats ayant combattu pour Dieu et pour le roi.
Le 6 juillet 1828, Marie-Caroline de Bourbon, duchesse de Berry, épouse du fils de Charles X, par la suite héroïne de la dernière guerre de Vendée de 1832, est venue se recueillir dans ces contrées. Elle y reçut un accueil triomphal, et, entre Madame de Charette et Madame de la Rochejaquelein, décora de nombreux vétérans de la « Grande Guerre ».
En avril 1968, à la demande de l’évêque de Luçon l’association du Souvenir Vendéen achevait la Chapelle du Souvenir, et conviait des milliers de personnes pour sa bénédiction, puis pour une Grand-messe. Laissé depuis 1830 à l’abandon, le monument de pierres vide, ouvert à tous vents, aurait pu disparaître. En protégeant l’autel consacré par des vitraux évocateurs, et par un portail surmonté de l’inscription : « 1793, la Vendée fidèle », la chapelle dédiée à Notre-Dame de la Vendée ressuscite. C’est aussi un peu toute la Vendée, fidèle à ses traditions, qui renait.
En mai 1993, devant plus de 10 000 personnes, eu lieu la bénédiction d’une stèle dédiée au roi Louis XVI, suivie d’une Grand-messe, prières aux intentions du roi martyr et de toutes les victimes de la Grande Guerre, dans un esprit de réconciliation. La stèle présente avec la figure du roi ses dernières paroles de charité : « Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis ». Face au calvaire de la mission de 1920, encadré par les deux moulins, le souvenir du père et de la fille se trouve ainsi rassemblé.
Philippe de Villiers, signant l’avant-propos de son dernier livre « La valse de l’adieu » au Mont des Alouettes, révèle que dans sa jeunesse, en route vers ce mont, ses parents rappelaient le souvenir de “la Hussarde” qui introduit son livre, jeune héroïne de la Vendée revêtue d’un uniforme pris sur un hussard. Le père Argouarc’h, de la Sainte Croix de Riaumont, commence son livre « Passion de la Vendée » par une évocation intime : « J’ai toujours aimé m’arrêter au Mont des Alouettes, en ces moments mon cœur bat un peu plus vite ». Livre à la mémoire du « corps mystique de la Vendée sanctifié par sa passion », demandant la béatification des enfants martyrs des Lucs-sur-Boulogne.
La déclaration du poète de la Vendée, Jean Yole, gravée au pied d’un moulin du Mont des Alouettes, est éloquente : « C’est le rôle de chaque génération de recueillir ce que la tradition retient de sages leçons, d’énergies accordées, pour ensemencer les réalités futures. La tradition c’est le pied mère, le progrès c’est le greffon ». Rien n’est plus moderne et riche de promesses que cet enracinement, la Vendée le prouve aujourd’hui.
Un jubilé de la Vendée tourné vers l’avenir
Le 2 septembre sera une journée d’unité, sous l’égide d’une association « Jubilé de la Vendée », faite pour rassembler dans un esprit non pas d’oubli mais de pardon, Vendéens natifs ou Vendéens de cœur, tout homme de bonne volonté soucieux du bien commun. Journée joyeuse et familiale, fondatrice, regroupant de nombreuses personnalités, autour d’une jeunesse sans complexe, fière de son histoire. Journée de témoignage, malgré toutes les difficultés, d’une espérance pour l’avenir de notre maison commune, notre patrie, la France. François Athanase Charette dans ses derniers jours déclare à l’officier bleu le conduisant : « Monsieur, rien ne se perd jamais ». A nous de le démontrer par notre mobilisation ce jour-là.

Une nouvelle « Église synodale » sape l’Église catholique

Réflexion de Mgr Athanasius Schneider :

De nombreuses questions ont été soulevées au sujet de l’actuel  » processus synodal  » et, par conséquent, afin de rendre service au troupeau du Christ, je voudrais aborder certains points importants de l’Instrumentum Laboris pour la session d’octobre 2023 du Synode sur la synodalité. Ce document de travail ou Instrumentum semble saper la constitution divine et le caractère apostolique de la vie et de la mission de l’Église catholique, en leur substituant une « Église synodale » inventée, inspirée principalement par des catégories protestantes, sociales et anthropocentriques. Les principaux sujets de préoccupation sont décrits ci-dessous.

La constitution divine de l’Église est sapée

L’autorité épiscopale est sapée par l’Instrumentum Laboris de deux manières principales. Premièrement, en appelant « à une plus grande implication de tous les fidèles et donc à un exercice ‘moins exclusif’ du rôle des évêques » (B 2.5, c), et en encourageant un « processus de discernement communautaire » (B 3.2.7). Deuxièmement, en rendant l’autorité épiscopale dépendante et responsable vis-à-vis d’organes consultatifs non hiérarchiques, à la suite d’institutions publiques. (Cf. B 3.3.8).

L’autorité papale est sapée de deux manières principales. Premièrement, en suggérant que « la convergence de plusieurs groupements d’Églises locales (Conseils particuliers, Conférences épiscopales, etc.) sur une même question » devrait « engager l’Évêque de Rome à la prendre en charge pour l’Église universelle ». (B 3.4) Deuxièmement, en suggérant que les « institutions locales » dans les différentes régions peuvent « adopter des orientations différentes » de celles de l’évêque de Rome, ce qu’il devrait accepter. (B 3.4.)

• Mais l’affirmation magistérielle suivante reste valable : « Le Successeur de Pierre est le roc qui garantit une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu contre l’arbitraire et le conformisme ».[1]

La structure hiérarchique de l’Église est minée par une utilisation ambiguë du mot « ministère », qui est attribué de manière peu utile à la fois aux personnes ordonnées et non ordonnées, comme lorsqu’elle tente de  » favoriser dans l’Église une compréhension de la ministérialité qui ne se réduise pas aux ministères ordonnés « . (B 2.4, 6).

• Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : « Il faut reconnaître que le langage devient incertain, confus et donc inefficace pour exprimer la doctrine de la foi chaque fois que s’estompe, de quelque manière que ce soit, la différence ‘d’essence et non seulement de degré’ entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ordonné. »[2] « Ce n’est qu’en vertu de l’Ordination sacrée qu’il [le ministère] obtient la plénitude et l’univocité de sens que la tradition lui a toujours attribuées ».[3]

La structure hiérarchique de l’Église est également sapée par l’imposition de « facilitateurs » qui « accompagneront les communautés (…) à tous les niveaux de la vie ecclésiale » (§ 42) ; et en faisant de ce qui suit une priorité :  » aborder la question de la participation des femmes à la gouvernance, à la prise de décision, à la mission et aux ministères à tous les niveaux de l’Église ». (B 2.3. 3)

• Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : « Il faudra aussi veiller à ce qu’à tous les niveaux – dans le langage, dans l’enseignement, dans la pratique pastorale, dans les choix de gouvernement – le ministère sacré soit présenté dans sa spécificité ontologique, qui ne permet pas la fragmentation ou l’appropriation indue ».[4]

L’unité du sacrement de l’Ordre sacré est sapée par le fait d’ »appeler » l’Église à « réexaminer la question » de l’ordination diaconale des femmes : « demandent que la question de l’accès des femmes au diaconat soit réexaminée ». (B 2.3, 4)

• Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : « L’Église n’a aucune autorité pour conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et ce jugement doit être définitivement maintenu par tous les fidèles de l’Église »,[5] et parce que le sacrement de l’ordination est un, les femmes ne peuvent pas du tout être sacramentellement ordonnées.

La loi morale divinement révélée est sapée de trois principales manières

Premièrement, il y a de graves omissions par l’absence de toute discussion sur le péché, les Dix Commandements et la vertu de chasteté.

Deuxièmement, le mouvement dit LGBTQ est implicitement promu, ce qui inclut la promotion de l’activité homosexuelle et de l’actuelle « idéologie du genre » totalitaire à l’échelle mondiale. Ainsi, l’ Instrumentum Laboris déplore que « les groupes de personnes qui ne se sentent pas acceptés dans l’Église (…) comme les les personnes LGBTQ+ » (B 1.2 a) … et il appelle l’Église à accueillir « ceux qui se sentent exclus de l’Église en raison de leur statut ou de leur sexualité (par exemple…) » les personnes LGBTQ+, etc. (B 1.2, 6)

• Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : « Les principes de respect et de non-discrimination ne peuvent être invoqués pour soutenir la reconnaissance légale des unions homosexuelles. … Le fait de refuser le statut social et juridique du mariage à des formes de cohabitation qui ne sont pas et ne peuvent pas être matrimoniales n’est pas opposé à la justice ; au contraire, la justice l’exige ».[6]

Troisièmement, l’immoralité concernant le mariage est implicitement encouragée lorsque le document déplore ceux  » qui ne se sentent pas acceptés dans l’Église, comme les divorcés et les remariés, les personnes vivant dans des mariages polygames  » (B 1.2 a) ; et lorsqu’il appelle l’Église  » à accueillir ceux qui se sentent exclus … en raison de leur statut ou de leur sexualité  » (B 1.2 b) en raison de leur statut ou de leur sexualité (par exemple, les divorcés remariés, les personnes polygames, etc.) (B 1.2, 6)

• Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : « En ce qui concerne la sphère sexuelle, nous connaissons la position ferme que [Jésus-Christ] a prise pour défendre l’indissolubilité du mariage (cf. Mt 19,3-9) et la condamnation prononcée également contre le simple adultère du cœur (cf. Mt 5,27-28). Est-il réaliste d’imaginer un Christ « permissif » dans le domaine de la vie conjugale, en matière d’avortement, de relations sexuelles pré-maritales, extra-maritales ou homosexuelles ? Il est certain que la communauté chrétienne primitive, enseignée par ceux qui avaient connu le Christ personnellement, n’était pas permissive. (…) Les nombreux passages des lettres pauliniennes qui abordent cette question (cf. Rm 1,26 ss ; 1 Co 6,9 ; Ga 5,19) (…) ne manquent certainement pas de clarté et de rigueur. Et ce sont des paroles inspirées d’En-Haut. Elles demeurent normatives pour l’Église de tous les temps ».[7]

“Il n’est pas licite de bénir des relations ou des partenariats, même stables, qui impliquent une activité sexuelle en dehors du mariage (c’est-à-dire en dehors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en elle-même à la transmission de la vie). La bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite. En effet, elles constitueraient une certaine imitation ou analogie de la bénédiction nuptiale invoquée sur l’homme et la femme unis dans le sacrement du mariage, alors qu’en fait  » il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille » (Pape François, Exhortation apostolique Amoris laetitia, n. 251).[8]

La vie et la mission de l’Église sont sapées

Le caractère apostolique et surnaturel de la vie et de la mission de l’Église est sapé de trois principales manières.

Premièrement, il y a de graves omissions du fait de l’absence de discussion sur l’adoration eucharistique, la Croix du Christ et la fin de l’homme dans l’éternité.

Deuxièmement, il y a une bureaucratisation mondaine de l’Église, la promotion d’une sorte d’hérésie néo-pélagienne de l’action par une augmentation des structures et des sessions de réunion, avec les mots clés « recherche de consensus » et « prise de décision » utilisés comme si l’Église était une entreprise centrée sur l’homme.

Troisièmement, il y a une « pentecôtisation » subjectiviste de la vie de l’Église en attribuant présomptueusement au dialogue humain, aux prières non officielles et à l’échange mutuel de points de vue une vague qualité spirituelle telle que la « conversation dans l’Esprit » (cf. § 32-42), « appelée par l’Esprit Saint », « le protagonisme de l’Esprit ».

• Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : L’Église « est, par sa nature même, une réalité différente des simples sociétés humaines » et que, par conséquent, « il est nécessaire d’affirmer que la mentalité et la praxis existant dans certains courants culturels et sociopolitiques de notre temps ne peuvent pas être automatiquement transférées à l’Église elle-même ».[9]

D’autres graves préjudices sont commis

Tout d’abord, la loi apostolique du célibat sacerdotal dans l’Église latine est mise à mal en appelant à  » ouvrir une réflexion sur la possibilité de revoir, au moins dans certains domaines, la discipline sur l’accès au presbytérat d’hommes mariés « . (B 2.4, 9)

Deuxièmement, une idéologie matérialiste de l’écologie est promue en donnant la priorité au « soin de la maison commune » (§ 4), et en affirmant que « le changement climatique (…) exige l’engagement de toute la famille humaine  [pour] le soin de la maison commune ». (B 1.1. b)

• Mais l’affirmation suivante du Magistère reste valable : « Si le droit à la vie et à une mort naturelle n’est pas respecté, si la conception, la gestation et la naissance humaines sont rendues artificielles, si les embryons humains sont sacrifiés à la recherche, la conscience de la société finit par perdre le concept d’écologie humaine et, avec lui, celui d’écologie environnementale (…) Nos devoirs envers l’environnement sont liés à nos devoirs envers la personne humaine, considérée en elle-même et en relation avec les autres ».[10]

Conclusion

L’Instrumentum Laboris pour la session d’octobre 2023 du Synode sur la synodalité promeut essentiellement, bien que de manière plus sophistiquée, les mêmes idées hétérodoxes mises en avant par le Chemin synodal allemand.

Il remplace l’Église une, sainte, catholique et apostolique par une « Église synodale » fantaisiste, mondaine, bureaucratique, anthropocentrique, néo-pélagienne et hiérarchiquement et doctrinalement vague – tout en masquant ces caractéristiques derrière des expressions onctueuses telles que « conversation dans l’Esprit ».

Mais nous ne croyons pas – et personne ne donnerait sa vie pour – une « église synodale ». Nous croyons en l’Église une, sainte, catholique et apostolique fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, et nous tenons fermement à sa vérité divine immuable, pour laquelle d’innombrables martyrs catholiques ont versé leur sang.

29 juin 2023 – Solennité des Apôtres Saints Pierre et Paul

+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astana


[1] Citation complète : “Le Pontife Romain est soumis – comme tous les fidèles – à la Parole de Dieu, à la foi catholique, et il est le garant de l’obéissance de l’Église; et, en ce sens, il est servus servorum. Il ne décide pas selon son bon plaisir, mais il exprime la volonté du Seigneur qui parle à l’homme dans l’Écriture vécue et interprétée par la Tradition. En d’autres termes, «l’episkopè» du Primat a des limites qui viennent de la loi divine et de la constitution divine inviolable de l’Église, telle qu’elle est contenue dans la Révélation (33). Le successeur de Pierre est le Roc qui, contre l’arbitraire et le conformisme, garantit une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu; s’ensuit aussi le caractère «martyrologique» (de témoignage) de sa primauté” (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, La primauté du successeur de Pierre dans le mystère de l’Église, 31 octobre 1998, n. 7).

[2] (Jean-Paul II, Discours aux participants à la rencontre promue par la Congrégation pour le Clergé, 22 avril 1994). Citation complète : « Pour parler donc de la « participation des fidèles laïcs au ministère pastoral des prêtres », il faut avant tout réfléchir attentivement au terme « ministère » et aux différents sens qu’il peut revêtir dans le langage théologique et canonique. … Il faut reconnaître que le langage devient incertain, confus, et donc inutile pour exprimer la doctrine de la foi, chaque fois que, de quelque manière que ce soit, la différence « d’essence et non seulement de degré » qui existe entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ordonné (cf. Lumen Gentium, 10). En même temps, à ne pas distinguer clairement, même dans la pratique pastorale, le sacerdoce baptismal du sacerdoce hiérarchique, on court aussi le risque de dévaloriser le « proprium » théologique des laïcs et d’oublier « le lien ontologique spécifique qui unit le prêtre à Christ, Souverain Prêtre et Bon Pasteur » (Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, 1). » (Jean-Paul II, Discours aux participants à la rencontre promue par la Congrégation pour le Clergé, 22 avril 1994, n.7).”

[3] Jean-Paul II, Discours aux participants à la rencontre promue par la Congrégation pour le Clergé, 22 avril 1994, n. 4.

[4] Jean-Paul II, Discours aux participants à la rencontre promue par la Congrégation pour le Clergé, 22 avril 1994, n. 6.

[5] Jean-Paul II, Ordinatio Sacerdotalis, 22 mai 1994, n. 4.

[6] Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations sur les propositions de reconnaissance légale des unions entre personnes homosexuelles, 3 juin 2003, n. 8.

[7] Pape Jean-Paul II, Rencontre avec les jeunes a Amersfoort, Pays-Bas, 14 mai 1985.

[8] Citation complète : « Pour être cohérent avec la nature des sacramentaux, lorsqu’une bénédiction est invoquée sur certaines relations humaines, il est nécessaire – outre l’intention droite de ceux qui y participent – que ce qui est béni soit objectivement et positivement ordonné à recevoir et à exprimer la grâce, en fonction des desseins de Dieu inscrits dans la Création et pleinement révélés par le Christ Seigneur. Seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées à servir ces plans sont donc compatibles avec l’essence de la bénédiction donnée par l’Église. Pour cette raison, il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c’est-à-dire hors de l’union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2357.) La présence dans ces relations d’éléments positifs, qui en eux-mêmes doivent être appréciés et valorisés, n’est cependant pas de nature à les justifier et à les rendre ainsi légitimement susceptibles d’une bénédiction ecclésiale, puisque ces éléments se trouvent au service d’une union non ordonnée au dessein du Créateur. En outre, les bénédictions sur les personnes étant liées aux sacrements, la bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite, car elle constituerait en quelque sorte une imitation ou un renvoi analogique à la bénédiction nuptiale (la bénédiction nuptiale renvoie en fait au récit de la création, dans lequel la bénédiction de Dieu sur l’homme et la femme est liée à leur union féconde (cf. Gn 1, 28) et à leur complémentarité, cf. Gn 2,18-24) invoquée sur l’homme et la femme qui s’unissent dans le sacrement de mariage, étant donné qu’ « il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille » (François, Exhort. ap. Amoris laetitia, n. 251)» (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Responsum de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

à un dubium au sujet de la bénédiction des unions de personnes du même sexe, 15 mars 2021).

[9] Jean-Paul II, Discours aux participants à la rencontre promue par la Congrégation pour le Clergé, 22 avril 1994, n. 3.

[10] Pape Benoît XVI, Encyclique Caritas in veritate, 51.

Le film The sound of Freedom dénonce l’ampleur du trafic sexuel d’enfants dans le monde

Il a été réalisé il y a cinq ans par Alejandro Monteverde, avec en vedette Jim Caviezel. Il est sorti aux Etats-Unis le 4 juillet. Voici la traduction par Yves Daoudal d’un article publié sur le site Orthodox Reflections :

Dans l’excellent film The Sound of Freedom, l’acteur Jim Caviezel, qui incarne l’ancien agent spécial Tim Ballard, prononce l’une des plus belles répliques jamais prononcées au cinéma. À un autre personnage qui lui demande pourquoi il lutte contre le trafic sexuel d’enfants, Caviezel répond : “Les enfants de Dieu ne sont pas à vendre”. C’est une réplique dévastatrice. On pouvait entendre des dizaines de personnes dans la salle se mettre à pleurer lorsqu’il l’a prononcée. Vous pouvez voir cette réplique environ 30 secondes après le début de la bande-annonce officielle.

Les gens ont pleuré parce que c’est absolument vrai. Tous ces enfants qui disparaissent. Ceux dont nous entendons parler, et ceux dont nous n’entendons pas parler. Ceux qui sont kidnappés par des étrangers et ceux qui sont vendus par leur propre famille. Ceux qui sont violés et violentés. Ceux qui sont prélevés pour leurs organes. Ceux qui sont forcés de travailler dans des conditions épouvantables. Tous ces êtres précieux sont des enfants de Dieu.

C’est une belle phrase et un noble sentiment – les enfants de Dieu ne sont pas à vendre. Seulement, ce n’est pas vrai. Comme le film et le monde qui nous entoure le montrent clairement, les enfants de Dieu sont à vendre et nous ne faisons rien pour y remédier.

Nous ne connaissons peut-être pas tous les faits, mais chacun d’entre nous sait que cette abomination existe. Nous ne savons peut-être pas que la traite des êtres humains représente un chiffre d’affaires de 150 milliards de dollars par an (34 milliards de dollars pour les seuls enfants), qu’elle est plus importante que le commerce illégal des armes et qu’elle dépassera bientôt même les drogues illicites. Pourtant, nous savons tous que l’esclavage rapporte beaucoup d’argent. Nous savons tous qu’Epstein a dirigé pendant des décennies, au vu et au su de tous, un réseau de trafic sexuel lucratif destiné à une clientèle d’élite corrompue. Nous savons qu’il est mort dans des circonstances mystérieuses qui n’ont jamais fait l’objet d’une explication ou d’une enquête sérieuse. Nous savons que sa partenaire, Ghislaine Maxwell, a été condamnée pour trafic de mineures pour…. personne. Aucun client n’a été officiellement identifié ou poursuivi. Nous savons qu’une enquête menée conjointement par des universitaires et le Wall Street Journal a montré que les algorithmes d’Instagram favorisaient les réseaux de comptes partageant du matériel pédopornographique. Tout le monde a vu cette histoire.

La plupart des Américains ne savent pas que jusqu’à 60% des mineurs non accompagnés qui traversent la frontière américano-mexicaine sont vendus à des cartels comme travailleurs du sexe ou esclaves, après avoir été relocalisés à l’intérieur des États. Et pourtant, qui ne sait pas que la frontière entre les États-Unis et le Mexique est une plaque tournante de la traite des êtres humains ? Même les reportages bâclés des médias traditionnels vous le diront.

Même si nous manquons peut-être de détails, nous connaissons tous au moins quelques-uns des faits fondamentaux de la traite des êtres humains. Il y a eu des documentaires, des articles de presse, et même quelques cas très médiatisés. Jusqu’à présent, la prise de conscience généralisée de l’existence d’un problème de grande ampleur n’a rien changé. La liste des clients d’Epstein est toujours protégée par la police fédérale. Les ressources consacrées à la lutte contre la traite des êtres humains sont toujours aussi insuffisantes. Tim Ballard, qui a inspiré ce film dans la vie réelle, a dû quitter son emploi au ministère de la sécurité intérieure pour poursuivre une opération de sauvetage d’enfants victimes de la traite. On laisse cette horreur s’étendre et s’étendre, sous nos yeux qui se détournent.

De toute évidence, les faits ne suffiront pas à changer les choses.

Mais ce film peut le faire. Ce film vous montre l’humanité des enfants derrière les faits. Vous voyez et entendez les petits enfants pleurer alors qu’ils sont enfermés dans un conteneur, expédiés dans un pays étranger et vendus comme esclaves sexuels. Le film vous place dans la même pièce qu’une petite fille qui, recroquevillée sur un immense lit, attend d’être violée par un touriste sexuel américain ivre. Vous voyez la peur terrible sur son petit visage. Vous voyez le dédain et la cruauté avec lesquels le pédophile la regarde. Le pire, c’est qu’elle est minuscule et vulnérable par rapport à l’homme adulte qui s’apprête à utiliser son petit corps pour une satisfaction sexuelle perverse. Cette scène est plus déchirante que tout ce que j’ai pu voir dans un film.

Ce film utilise un récit pour vous faire découvrir les souffrances des enfants victimes de la traite des êtres humains d’une manière impossible à montrer dans les émissions d’information. Vous n’oublierez pas ce que vous verrez. Le film vous brise le cœur. Mais il vous donne aussi de l’espoir, car au moins quelques héros ont été appelés par Dieu à faire quelque chose pour sauver les victimes de ces crimes innommables.

Très peu d’entre nous ont les compétences et les moyens financiers nécessaires pour trouver et sauver les enfants victimes de la traite. Cela ne signifie pas pour autant que nous devrions nous contenter de baisser les bras en signe d’impuissance. Voici ce que je vous demande de faire dès maintenant.

1 Voir le film

Vous devez voir ce film sur grand écran. C’est le meilleur moyen d’assimiler pleinement le message du film. Dans ce cas, il n’y a pas de substitut à l’expérience cinématographique. Tout le monde devrait voir ce film au moins une fois au cinéma.

De plus, plus ce film aura de succès financier, plus il attirera l’attention sur ces crimes horribles. Le film a rapporté 14 millions de dollars au box-office le 4 juillet, premier jour de sa sortie. C’est plus d’argent que le nouveau film Indiana Jones le même jour, bien qu’il ait été projeté dans plus de 2.000 cinémas de plus. Ce succès financier crée un véritable engouement autour d’un film au budget modeste et qui n’a bénéficié d’aucune publicité. La cause de l’aide aux enfants victimes de la traite des êtres humains a besoin de ce succès pour continuer. Allez donc voir le film !

Il n’y a pas d’excuses.

Vous ne pensez pas avoir les moyens d’acheter des billets ? Des personnes concernées ont acheté des billets pour vous les offrir gratuitement. Allez sur ce lien et demandez vos billets gratuits dès aujourd’hui. Vous avez peur que le film vous bouleverse ? C’est une bonne chose. Vous avez besoin d’être bouleversé par le trafic sexuel des enfants. Vous êtes déjà bouleversé par ce cauchemar et vous pensez savoir ce qu’il faut savoir ? Vous êtes loin d’être assez bouleversé. Il faut que vous voyiez cela par vous-même. Les images, les critiques, les clips, les articles – rien de tout cela ne remplacera jamais le fait de s’asseoir dans une salle de cinéma et de voir ce film. Vous n’aimez pas les films chrétiens ringards ? D’accord, mais ce film n’en est pas un. Ce film est de premier ordre. Le scénario, le jeu des acteurs, la cinématographie, la bande-son et l’intrigue sont tous excellents. Il a obtenu 87% de critiques sur Rotten Tomatoes et 99% des spectateurs. Ce film vaut largement la peine d’être vu.

Peut-être faites-vous partie de ceux qui pensent que toute l’histoire du “trafic sexuel d’enfants” est une théorie du complot exagérée. C’est très bien. Allez quand même voir le film. Vous pouvez même y aller gratuitement. Ensuite, faites toutes les recherches possibles pour démystifier tout cela en tant que conspirations Q Anon. J’ai hâte de lire le résultat de vos efforts.

Oubliez les excuses et allez voir le film.

2 Faites un don

Si vous en avez les moyens, soyez l’un des Anges qui font profiter les autres de leur expérience. Allez sur ce lien pour acheter des billets pour d’autres personnes qui n’ont pas les moyens, mais qui ont besoin de voir ce film aussi. Tant que nous ne serons pas suffisamment nombreux à comprendre l’énormité de la situation à laquelle nous sommes confrontés, rien ne changera.

3 Faites la promotion de ce film

Si ce film avait pour but d’arrêter des terroristes ou de sauver des otages adultes, Hollywood en ferait la promotion sans relâche. Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit d’un film sur le trafic sexuel d’enfants. L’industrie du divertissement est un nid démoniaque de prédateurs sexuels. Les pervers ne veulent pas que des histoires comme celle-ci soient racontées.  Le film a été réalisé il y a 5 ans et a été mis de côté pendant tout ce temps. Si un petit studio n’était pas intervenu vaillamment, ce film n’aurait peut-être jamais atteint le public.

Nous ne pouvons pas laisser cette histoire mourir dans le silence. Pour qu’elle ait l’impact que Dieu veut et dont les enfants ont besoin, nous devons être la campagne de marketing qu’Angel Studios ne peut pas se permettre. Publiez une critique du film sur les médias sociaux. Encouragez vos amis à voir le film. Mieux encore, invitez-les à y aller avec vous. Parlez-en à votre pasteur, à votre groupe de jeunes, à votre classe d’école du dimanche. Demandez à votre pasteur de parler du film dans son sermon ou de l’annoncer. Parlez-en à l’heure du café après la liturgie. Organisez une soirée pour aller voir le film en tant qu’église.

Faites tout ce que vous pouvez pour amener les gens à voir ce film. Nous avons besoin que chacun prenne conscience du mal qui nous entoure.

4 Prier pour les victimes

Nous devons prier avec ferveur pour les enfants (et les adultes) qui sont soumis à l’esclavage. Bien que nous nous soyons concentrés jusqu’à présent sur l’esclavage sexuel, le thème prédominant du film, il n’y a pas que cela. L’ancien agent spécial Tim Ballard, dans de multiples interviews, a raconté les cas sur lesquels il a travaillé, impliquant le travail d’esclaves, le prélèvement d’organes et les meurtres rituels sataniques. Toutes ces victimes méritent et ont besoin de nos prières.

Dans l’Église orthodoxe, Saint-Nicolas le thaumaturge de Myre et de Lycie est connu comme le “protecteur des enfants”. Saint Nicolas est un bon choix pour prier pour le salut et la protection des enfants. La très sainte Théotokos est un bon choix de prières pour toute personne, quel que soit son âge. Elle est notre mère à tous et son amour ne connaît pas de limites. Implorons la Sainte Trinité pour la protection et le salut de tous les esclaves détenus n’importe où dans le monde, pour quelque raison que ce soit.

Pour l’instant, nous devons faire nos propres prières du mieux que nous pouvons. Espérons que nos prêtres et nos évêques, une fois pleinement conscients des grands besoins de toutes ces victimes, rédigeront des prières que nous pourrons dire tous ensemble.

5 Enseigner le Christ à tous

Dans cette lutte contre la traite des êtres humains, en particulier des enfants, les chrétiens ont la plus grande responsabilité. Ce que la plupart des gens, même les chrétiens, ont tendance à oublier, c’est que la “morale” classique (gréco-romaine) était un enfer pour les femmes, les enfants et les esclaves.  Les femmes étaient considérées comme inférieures aux hommes. Le sexe était une question de domination, la violence, le viol, la pédérastie et la pédophilie étant considérés comme normaux. Les enfants non désirés étaient ouvertement assassinés par abandon ou étouffement. La promiscuité galopante (du côté des hommes) était normale. Les abus sexuels sur les esclaves de tout âge étaient parfaitement acceptables.

Avant le christianisme, les enfants étaient considérés comme des non-personnes. Les hommes adultes pouvaient en faire ce qu’ils voulaient. Ce que nous appelons aujourd’hui le crime de pédophilie était parfaitement licite pour les anciens :

Et le moyen le plus rentable pour un petit enfant esclave de gagner de l’argent était de devenir un esclave sexuel. Les maisons closes spécialisées dans l’esclavage sexuel d’enfants, en particulier de garçons, étaient des entreprises établies, légales et florissantes dans la Rome antique. Une source rapporte que les relations sexuelles avec des garçons castrés étaient considérées comme particulièrement délicates, et que les enfants trouvés étaient castrés dès leur plus jeune âge à cette fin. Bien entendu, les riches n’avaient pas à se préoccuper des maisons closes : ils avaient tous les droits d’abuser de leurs esclaves (et même de leurs enfants) comme bon leur semblait. Et, là encore, c’était parfaitement licite.

C’est dans cette misère païenne que les apôtres sont venus apporter la Bonne Nouvelle du Christ. Les enseignements du Christ, par l’intermédiaire de son Église, ont créé le statut de personne. Dans le christianisme, chaque personne (indépendamment de son statut, de son sexe, de sa race, de sa tribu, de sa nationalité ou de son âge) est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. Le Christ, bien que Dieu, est venu sur Terre en tant que bébé. Il a grandi en passant par toutes les étapes de l’enfance. Son exemple signifie que les enfants sont créés à l’image de Dieu au même titre que les adultes. Par conséquent, chacun a une valeur infinie, même le plus faible et le plus petit d’entre nous.

Jésus avait également dit : “Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez pas, car c’est à eux qu’appartient le royaume des cieux”. Les enfants étaient accueillis aux pieds de Notre Seigneur. Dans l’Église, même les bébés étaient baptisés et communiaient avec les adultes. Les enfants n’étaient plus des biens dont on pouvait disposer selon la volonté du père de famille. Ils avaient la même valeur que les adultes.

En vivant selon cet enseignement, les chrétiens se distinguaient radicalement de leurs voisins païens. Les couples chrétiens s’aimaient et se chérissaient. La domination et la brutalité du monde environnant étaient remplacées par le respect mutuel. Les couples chrétiens élevaient avec amour tous leurs enfants, hommes et femmes, car l’Église interdisait l’avortement et l’abandon des nourrissons. En fait, les couples chrétiens étaient connus pour adopter les bébés non désirés rejetés par les païens. L’Église conseillait aux maîtres chrétiens de bien traiter leurs esclaves. Les abus étaient interdits, en particulier les abus sexuels. Finalement, le christianisme a fourni le fondement moral de l’abolition totale de l’esclavage. Sur le plan juridique, bien sûr.

La révolution sociale chrétienne a connu un tel succès, pendant tant de centaines d’années, que même les non-chrétiens considèrent la plupart de nos préceptes moraux comme allant de soi. Cela inclut l’idée qu’il est mal d’utiliser des enfants pour la gratification sexuelle d’adultes. Même les non-religieux rejettent la demande des pédophiles d’être considérés comme une “orientation sexuelle” parmi d’autres.

Malheureusement, ce consensus chrétien est en train de s’estomper. Le paganisme réaffirme sa laideur dans le monde. Le paganisme est synonyme de pouvoir et de domination comme base de la société. Il n’y a pas de Dieu à l’image duquel nous sommes créés. Les êtres humains n’ont donc pas de valeur intrinsèque. Les êtres humains, y compris les enfants, deviennent des marchandises à acheter et à vendre. Le sexe n’est plus qu’une question de satisfaction personnelle. Les faibles servent les forts, qui prennent ce qu’ils veulent. Les âmes deviennent grossières et corrompues, incapables de bonté, d’amour, de charité ou d’empathie.

Il y aura des débats politiques sur la manière de lutter contre la traite des êtres humains. Il faudra faire pression sur le Congrès pour obtenir plus d’argent, plus de ressources, des restrictions plus sévères aux frontières et d’autres réformes nécessaires. Il faudra faire des dons aux organisations caritatives qui luttent contre la traite des êtres humains. Il faudra faire du bénévolat pour ces organisations caritatives. Tout cela est nécessaire. Tout cela est bon.

Mais rien de tout cela n’aura d’importance si nous laissons notre société glisser si profondément dans un paganisme démoniaque que personne n’est choqué par les images d’hommes adultes violant des enfants. En gagnant des âmes au Christ, nos ancêtres chrétiens ont transformé les sociétés païennes. Nous devons le faire à nouveau.

Regardez le film. Exposez l’horreur. Prêchez le Christ.

Nicholas – membre du vicariat de rite occidental, qui fait partie de l’archidiocèse chrétien orthodoxe d’Antioche en Amérique.

Proposer une solide base doctrinale

L’abbé Paul Roy, FSSP, a été interrogé dans France Catholique, à propos de l’application Claves. Extrait :

Encore une église qui brûle

À Drosnay, dans la Marne, une église historique à pan de bois a été détruite par un incendie ce vendredi 7 juillet. Les causes ne sont pas encore connues.

Le feu a pris en fin de matinée, dans cet édifice classé au patrimoine historique.

Seul le porche n’est pas tombé. Parmi les objets mobiliers à l’intérieur de l’église, il y avait 10 objets protégés au titre des monuments historiques, dont 4 statues (du 17e au 19e siècles), un maître-autel (mêmes périodes), un autel (18e siècle), des verrières (2e quart du 16e siècle, 2e moitié 19e siècle), des bans et des menuiseries (18e siècle).

Texas : une loi pro-vie a sauvé près de dix mille enfants

Des chercheurs de l’Université Johns Hopkins ont constaté que les politiques pro-vie du Texas ont probablement entraîné 9 799 naissances supplémentaires entre avril 2022 et décembre 2022. Alison Gemmill, l’une des chercheuses principales de l’étude, a souligné :

« On a beaucoup spéculé sur l’impact des politiques restrictives en matière d’avortement sur le nombre de naissances ». « Bien que notre étude ne détaille pas les raisons de ces naissances supplémentaires, nos résultats suggèrent fortement qu’un nombre substantiel de femmes enceintes au Texas n’ont pu surmonter les obstacles à l’accès à l’avortement. »

Joe Pojman, directeur exécutif de Texas Alliance for Life, a déclaré :

« Nous sommes ravis de constater que les lois protectrices mises en place par le Texas en 2021 fonctionnent : Les avortements sont en baisse spectaculaire et les naissances sont en hausse ». « Ces enfants sont les bienvenus au Texas, qui fournit de vastes ressources aux femmes ayant des grossesses non planifiées qui mènent leurs enfants à naître à terme, accouchent et les gardent ou les placent en vue d’une adoption ». « Le Texas compte plus de 300 centres de grossesse, maternités et agences d’adoption, ainsi que d’innombrables ministères religieux qui s’occupent des mères et des bébés pendant les années qui suivent leur naissance. »

Kimberlyn Schwartz, porte-parole de Texas Right to Life, a ajouté :

« nous louons Dieu pour chaque bébé sauvé par la loi Texas Heartbeat ». « Cela va au-delà de la réalité de voir l’impact historique et salvateur de notre loi pro-vie et le rôle unique que Texas Right to Life a joué dans son adoption ». « Cette nouvelle étude met en évidence le pouvoir de notre mouvement : près de 10 000 enfants sont aujourd’hui en vie alors qu’ils auraient pu être avortés. Mais notre travail ne s’arrête pas là : nous sommes impatients d’aider les mères et les familles de notre Etat à s’occuper de leurs enfants par l’intermédiaire de notre mouvement. »

La marche vers la sécession

Pierre Brochand, ancien directeur général de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) de 2002 à 2008, ainsi qu’ambassadeur de France, notamment en Hongrie et en Israël, a été interrogé par Eugénie Bastié dans Le Figaro. A défaut de fermeture des frontières, d’assimilation ou d’intégration des étrangers, nous en arrivons à la séparation et à la création de diasporas :

[…] La «séparation» n’est que le résultat de ce bilan insatisfaisant. Ce qui n’est guère surprenant, puisque la partition est la pente naturelle de toute société «multi», où chacun vote avec ses pieds et se recroqueville auprès des siens. Je ne connais pas d’exception à cette règle d’airain, en particulier quand les appartenances relèvent de civilisations différentes. Règle qui se borne, d’ailleurs, à acter l’effondrement de la confiance sociale, proportionnel à la «diversité» ambiante.

C’est ainsi que se constituent les «diasporas», noyaux durs, ni assimilés, ni intégrés, à tendance non coopérative, véritables poches du tiers-monde, où se développe une double dynamique de dissidence, sans corde de rappel. D’un côté, la pression sociale que génèrent ces entités, en faveur des mœurs, croyances et modes de vie d’origine, les écarte de plus en plus de ceux du pays d’accueil: d’où un phénomène de divergence générationnelle, jamais vu auparavant, mais que les troubles actuels valident sans discussion. D’un autre côté, ces enclaves ne cessent de s’auto-engendrer, en «boule de neige», grâce à un taux d’accroissement naturel élevé et un engrenage d’aspiration juridique par le biais, entre autres, du regroupement familial.

Cette marche vers la sécession a tétanisé nos élites, qui en ont vite perçu le potentiel explosif. Mais, au lieu de la bloquer, puis de mener une stratégie patiente de roll back, elles se sont contentées d’un containment à court terme, à coups de subventions et reniements clientélistes, enrobés dans un discours fumeux de dénégation ou d’euphémisation, visant à acheter la paix sociale au jour le jour.

Mais tant va la cruche à l’eau qu’elle se casse. Quand les diasporas, en gonflant démesurément (au bas mot 5 millions d’admissions supplémentaires depuis 2005), atteignent une masse critique qui les rend confusément conscientes de leur force irrésistible, quand les compromissions et les concessions unilatérales deviennent autant d’aveux de faiblesse appelant à la transgression, quand ces contre-sociétés portent l’audace à s’ériger en souverainetés concurrentes sur un même espace «un et indivisible», eh bien, le couvercle de la Cocotte-Minute finit par sauter, dès que l’occasion se présente.

En 2005, une première éruption en chaîne avait servi d’avertissement. Hors la tentative d’apaisement budgétaire par la «politique de la ville», il n’en a été tenu aucun compte. Le déchaînement des jours derniers, d’une tout autre envergure, n’est que l’aboutissement de cet aveuglement. […]

En termes d’amplitude, les statistiques officielles donnent à penser – aux historiens de le vérifier – que rien de comparable ne s’est produit dans les villes françaises depuis la Révolution de 1789 ou, au minimum, les semaines ayant suivi la Libération. En particulier, on ne peut être qu’effaré par l’extraordinaire prolifération de la dimension délinquante, sorte de jaillissement paroxystique de la surcriminalité endémique des diasporas. Malheureusement, ces informations taisent le nombre de protagonistes, que l’on peut évaluer très approximativement entre 100.000 et 200.000 personnes (en appliquant le ratio optimiste de 1 % aux effectifs appréhendés chaque nuit). Estimation au doigt mouillé, mais qui permet, au moins, de mettre en doute le cliché rassurant de «l’infime minorité». […]

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services