Sarkozy pour l’alliance de la République et de la maçonnerie
E-deo rapporte une brève de L'Express :
"Sarkozy a tenu à saluer les franc-maçons du Grand-Orient à la veille de leur convent annuel (du 3 au 5 septembre). Dans une lettre au grand maître, Pierre Lambicchi, le président écrit :
"je sais la place qui est la vôtre dans notre histoire et la constructions de nos valeurs fondatrices. […] je serais (sic) évidemment attentif aux conclusions de vos travaux, aux réflexions de vos loges et à [vos] propositions",
avant d'ajouter, de sa main, "bien amicalement" au-dessus de sa signature."
Emeute musulmane à Besançon
Mardi, le commissariat a reçu à 17h10 un appel téléphonique d'une femme signalant une bagarre avec un couteau à proximité d'une 607 en stationnement. La patrouille de la brigade qui est à proximité s'y rend aussitôt. Pas de rixe à l'horizon mais un jeune, déjà connu de la police malgré ses 14 ans, qui se trouve près de la Peugeot indiquée. Un fonctionnaire lui demande s'il a vu quelque chose. Le garçon lui répond sèchement
« fait pas ch…, c'est ramadan ».
Réplique immédiate du fonctionnaire qui le saisit énergiquement par le bras. A cet instant, tout bascule dans une violence stupéfiante. L'adolescent sursaute et donne un violent coup de poing au visage du policier avant de se déchaîner, en proie à une fureur impressionnante. D'autres jeunes s'approchent et s'en mêlent. Le collègue de la victime alerte les renforts qui font diligence. Mais sur la place la confrontation tourne à l'émeute. Des dizaines d'adolescents, des hommes et même des femmes prennent les forces de l'ordre à partie. Des gifles claquent, des boites de boisson, pleines, volent sur la police qui fini par quitter les lieux non sans avoir interpellé le garçon à l'origine de tout. Un de ses complices, âgé de 16 ans, sera également arrêté dans la foulée. Bilan de la tentative d'interpellation, un policier sérieusement touché avec un doigt cassé, des points de suture et un arrêt de travail de 30 jours, deux autres plus légèrement touchés. Lorsque la mère du garçon et deux amies, particulièrement remontées, font irruption peu après dans le commissariat c'est pour exiger la remise en liberté des deux adolescents et proférer des injures contre la police en général. Décision est prise de les placer également en garde à vue.
Le Parlement de l’UE veut la liberté de la promotion de l’homosexualité
"Le Parlement européen s’est exprimé jeudi, par deux fois, dans une relative indifférence des médias français, sur une loi lituanienne de protection des mineurs jugée « homophobe ». […] L’Union européenne a ainsi imposé son diktat « anti-homophobe » contre une loi qu’elle exècre parce qu’elle pose le principe selon lequel toute « publicité pour les relations homosexuelles, bisexuelles et polygames» a «un effet négatif sur la santé psychique, le développement physique, intellectuel et moral des mineurs», tout comme chaque information qui «bafoue les valeurs familiales». […] le Parlement européen a officiellement dénoncé la loi lituanienne, appelant l’exécutif européen à la vigilance. […] Rappelons que ni le Parlement ni la Commission ne sont censés être compétents en matière de lois familiales."
Cette loi lituanienne interdit de faire la promotion de l'homosexualité dans les écoles et dans tous les médias accessibles aux enfants.
UE : le rouleau compresseur patine
Les députés allemands pensent avoir levé le dernier obstacle avant la ratification par le président du Traité de Lisbonne.
Mais Diether Spethmann, l'ancien PDG de Thyssen, qui avait été l'un des signataires du recours devant la Cour constitutionnelle, a déposé une nouvelle plainte, contre les lois qui viennent d'être votées.
C'est reparti pour un tour !
Un synode des évêques orientaux
Benoît XVI a convoqué à Rome les patriarches des Eglises orientales catholiques, qu'il recevra en audience à Castel Gandolfo samedi. A cette occasion, le pape devrait annoncer la convocation d'un synode spécial sur le Moyen-Orient, probablement en octobre 2010, pour aborder la situation des chrétiens dans la région. C'est une première. Le Conseil des patriarches catholiques d'Orient rassemble les patriarches des différentes Eglises: copte, maronite, melkite, syriaque, chaldéenne et arménienne, ainsi que le patriarche latin de Jérusalem. En janvier, alors que les évêques irakiens étaient reçus au Vatican, Mgr Louis Sako, archevêque chrétien de Kirkouk, avait demandé la convocation d'un synode sur la situation des minorités chrétiennes en Afghanistan, à Chypre, en Iran, en Irak, en Israël, en Jordanie, au Liban, en Syrie et en Turquie.
Dans Présent d'aujourd'hui, Maroun Charbel rappelle un extrait de l'entretien accordé à la revue Oasis, en février dernier, par Mgr Sako, archevêque de Kirkouk (Irak) :
"Le risque que dans un futur proche il n’y ait plus de chrétiens au Moyen-Orient est un risque réel […] Nous sommes profondément préoccupés du fait que le destin des Chrétiens de ces pays puisse devenir le même que celui des Chrétiens de Turquie ou d’Iran, où désormais, ils sont très peu nombreux ; […] comment peuvent-ils vivre et témoigner de leur foi dans le contexte socio-culturel dans lequel ils sont immergés ? Comment devons-nous concevoir la présence même des chrétiens dans le domaine social et culturel du Moyen-Orient ?
[Il faut chercher] un nouveau langage avec les musulmans] qui ne soit pas apologétique ou polémique… L’Eglise doit prendre des initiatives sinon personne ne fera le premier pas… Les musulmans ne sont pas tous fondamentalistes ou terroristes, il y a beaucoup de braves musulmans et la coexistence avec eux est possible ; il faut trouver la façon juste pour se positionner par rapport à eux".
Les émeutes ont aussi cours en Belgique
Les mêmes causes produisent les même effets : 9 policiers ont été blessés à Molenbeek, où il a fallu faire intervenir un hélicoptère.
Mais que font les professionnels de la censure ?
Après l'affaire Tintin au Congo, Le Figaro se demande si certains classiques de la littérature ne risquent pas d'être censurés, comme Aragon et Victor Hugo. Il manque à la courte liste du Figaro, quelques auteurs. Voltaire, par exemple, qui a écrit, entre autres (voir ici, ici et ici), à propos des Juifs :
"que la terre soit purgée de cette race"
"la nation la plus détestable qui ait souillé la terre".
L’ONU doit être réformée
Dans la continuité de l'encyclique (n°67), l'observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York, Mgr Celestino Migliore, a déclaré :
"[I]l existe, indubitablement, la perception inquiète que sans une réforme précise de son mode de décision l'ONU pourrait glisser vers une dangereuse perte d'importance […] la question réside dans la volonté politique de chaque Etat membre de l'organisation, en particulier de ceux qui y exercent une plus grande influence politique, économique, militaire ou démographique, de savoir oser, autrement dit d'avoir l'audace de promouvoir ses propres intérêts nationaux dans le contexte et en fonction de la promotion du bien commun mondial […] Il faut faire des organisations internationales un lieu non de répartition du pouvoir, mais d'attention et de réponse efficace aux problèmes des populations".
"[I]l ne s'agit pas uniquement de penser à un élargissement à d'autres pays, mais surtout à la question du veto [qui] ne peut être vu en termes de privilège ou de puissance, mais par égard de justice et de solidarité face aux urgences internationales qui demandent une réponse immédiate".
"[L]es grandes questions économiques et financières sont débattues et réglées à l'intérieur de groupes restreints, que ce soit le G8 ou le G20, mais qu'il y aurait aussi le G192 que forme les Nations unies".
Le racisme des associations anti-racistes
"La majorité des organisations antiracistes, chatouilleuses sur les bonnes manières, ne sont pas plus crédibles que la gauche hypocrite. Qui les entend, pour dénoncer l'antisémitisme qui monte dans des cités ou le racisme anti-"Gaulois" qui s'y affiche parfois. "Putain de Français, continuez à nettoyer notre merde !" ont pu entendre, selon Le Monde de mercredi, des employés municipaux de Cavaillon (Vaucluse), dans la cité du Docteur-Ayme. Personne ne trouve à y redire, ni même quand les Indigènes de la République qualifient les autochtones de "souchiens". […]
Ces idéologues de l'antiracisme qui, dans un bruit de casseroles, sortent l'artillerie lourde contre les uns en ignorant les autres, ne peuvent prétendre juger au nom de valeurs qu'ils piétinent quand il s'agit, le plus souvent, d'accabler des Blancs. Si Hortefeux a eu tort, au-delà de son éventuelle blague pataude, c'est de n'avoir su résister aux coupeurs de tête. C'est à eux qu'il avait offert, il y a peu, celle du préfet Paul Girot de Langlade. Alors que ce dernier jurait n'avoir rien dit d'offensant à propos d'une broutille, le ministre avait voulu croire, sans preuve, la parole des accusateurs. Cette faiblesse devant des intimidations n'a pas fini de le poursuivre. […]
Mais une question se pose : pourquoi craindre encore cet antiracisme falsifié et instrumentalisé au profit de minorités ? Au-delà de la déplorable réflexion de bistrot prêtée au ministre, il devrait être légitime de débattre des évidentes difficultés à intégrer non plus des individus, mais des communautés qui veulent conserver leur mode de vie et leur culture. Les interdits sont tels qu'ils empêchent la droite d'aborder ces enjeux autrement qu'en récitant, avec Besson : "La France est une terre d'immigration et de métissage."
À dire vrai, les palinodies d'Éric Besson, ex-socialiste passé à l'UMP, déroutent. Dimanche, il a dit, donc, n'être plus opposé à une loi contre le voile intégral, après avoir reçu des femmes venues le mettre en garde contre l'emprise islamiste. Mais qu'attend-il pour rencontrer aussi ceux qui vivent, dans les écoles, les hôpitaux, les quartiers, les tensions nées du communautarisme ?"
Le Pacs encore étendu
L'Assemblée nationale a adopté une série de mesures concernant la vie des détenus, dont une qui les autorise à se pacser. Les prisonniers pourront désormais se pacser, y compris avec un autre co-détenu. Jusqu'à présent, seuls les mariages étaient possibles en prison.
Pour Christian Vanneste, le projet de loi pénitentiaire "manque l’essentiel" :
"Il est d’abord évident que la loi est en contradiction totale, par la philosophie qui l’inspire, avec la politique de sécurité initiée par la majorité actuelle depuis 2002. L’obsession quant aux droits des détenus, l’affirmation sans cesse répétée de leur citoyenneté pleine et entière, à l’exception de l’emprisonnement, conduit à 2 conséquences fâcheuses. La première consiste à oublier totalement les victimes, et à faire des condamnés les victimes d’une administration toute puissante dont la stigmatisation est toujours soutenue par le rappel d’un taux de suicide particulièrement élevé.
La seconde résulte de la première. Le déplacement de la droite vers la gauche permet à celle-ci de triompher idéologiquement jusqu’à l’absurde. J’ai entendu un député socialiste dire qu’il faisait davantage confiance aux détenus qu’à l’administration pénitentiaire. A de nombreuses reprises, des députés de l’opposition et même certains de la majorité ont demandé au profit des détenus des droits que des personnes libres, et donc les victimes des détenus, ne possèdent pas forcément : la formation, l’apprentissage du français, le bureau de vote à domicile (il n’existe même pas dans les maisons de retraite !), le libre-choix de l’activité jusqu’à pouvoir la refuser totalement etc… Il était temps de réagir. […]
En fait, il y a dans ce projet de loi une grande hypocrisie. On évoque surtout le droit des condamnés pour faire accepter subrepticement l’accélération du flux des détenus comme solution à la terrible surpopulation carcérale. Si désormais, de moins en moins de gens iront en prison, et en sortiront de plus en plus vite, c’est parce que les lois répressives que nous avons votées pour réduire une délinquance et une criminalité qui avaient dépassé la barre des 4 millions de faits en l’an 2000, engendrent un taux d’incarcération que les programmes immobiliers et les budgets du Ministère de la Justice ne peuvent plus suivre."
Aujourd'hui, des explosifs ont été découverts sur un détenu à Meaux à l'occasion d'une fouille.
Bruno Gollnisch défend la vie au Parlement de l’UE
Extrait de son allocution prononcée après le discours inaugural du président du Parlement européen :
"[N]ous ne sommes pas appelés à donner au monde des principes et des lois, d'autant plus qu'il existe pour cela des organisations, comme l'Organisation des Nations Unies, d'autant plus qu'il y a beaucoup à faire en Europe même, où contre le droit à la vie, nous organisons l'élimination de nos propres enfants, où contre la liberté d'expression, nous faisons passer une dictature morale, médiatique, politique et judiciaire de ce que l'on appelle le "politiquement correct". Des formations politiques qui expriment comme les nôtres les souffrances et les espoirs de millions d'Européens sont discriminées, pourchassées, parfois même dissoutes, comme l'a été le Vlaams Blok en Belgique, scandale absolu qui n'a pas suscité la moindre protestation dans cette Assemblée. Si cela s'était passé en Afrique ou en Amérique latine, on aurait entendu, sans doute, un autre son de cloche. Les députés non-inscrits que nous sommes n'ont pas les mêmes droits que les autres, c'est évident, et ils n'ont toujours pas, comme nous vous l'avons dit hier, de représentants à la Conférence des présidents. Enfin, des millions d'Européens sont privés, par l'effet des modes de scrutin, de la possibilité d'être représentés dans les organes législatifs de leur pays, qui sont censés représenter le corps électoral dans sa diversité."
Les laïcs doivent exprimer la doctrine sociale de l’Eglise dans la vie publique
Le Saint-Père a reçu ce matin un groupe d'évêques brésiliens achevant leur visite Ad Limina, devant lesquels il a développé la question des rôles au sein de l'Eglise:
"Face à celle des laïcs, l'identité propre aux fidèles ordonnés relève de la différence essentielle entre sacerdoce ministériel et sacerdoce commun. Il faut donc éviter la sécularisation des prêtres et la cléricalisation des laïcs… Dans cette perspective, les laïcs doivent exprimer la vision anthropologique et la doctrine sociale de l'Eglise dans la vie publique, y compris en politique, tandis que les prêtres doivent y être étrangers. Leur mission est de favoriser l'unité et la communion des fidèles en étant une référence pour tous".
Puis Benoît XVI a dit que "la carence en prêtres ne peut justifier une plus grande participation des laïcs" en substitution. Evoquant ensuite le 150 anniversaire de la mort du Curé d'Ars, le Pape a rappelé qu'il demeure un modèle pour le prêtre d'aujourd'hui,
"surtout dans un célibat vécu comme exigence et don de soi, manifestation de la charité pastorale que le Concile Vatican II décrit comme coeur de l'être et de l'action du prêtre".
Jésus II sort au printemps
Bon d'accord, le titre est un peu osé. Mais c'est pour dire que le second tome du "Jésus de Nazareth" écrit par le pape Benoît XVI sortira en librairie au printemps 2010, a annoncé jeudi le père Federico Lombardi, porte-parole du pape.
Retrouvez ici des extraits du premier tome.
Cauchemar à l’école
Nouveau témoignage accablant pour l'Education Nationale : à 28 ans, ce professeur de Lettres démissionne.
La Halde promeut le lobby gay
La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité a reconnu la faute de la mairie de Metz pour avoir refusé le passage en centre-ville de la "Marche des fiertés" organisée en 2004 par une association gay et lesbienne. En 2004, l'ancien maire de Metz, Jean-Marie Rausch (divers droite), avait refusé que les chars de la gay pride traversent le centre piétonnier, invoquant des raisons de sécurité. Dans une décision rendue mardi, la Halde indique qu'
"il convient de relever, qu’à la date des faits, la Marche des fiertés a été traitée différemment de certaines manifestations de la CFDT, de la CGT, de Miss France et du défilé de la Saint-Nicolas".
Alors que la mairie de Metz arguait du caractère traditionnel de la fête de la Saint-Nicolas pour justifier cette différence, la Halde répond que
"fonder des différences de traitement sur la tradition, sans en définir précisément les contours, peut conduire à des situations inégalitaires et discriminatoires".
La décision intervient après un jugement du tribunal administratif de Strasbourg du 22 octobre 2008 qui déboutait l’association de sa requête contre la mairie. Une audience devant la Cour d’appel administrative de Nancy, initialement prévue ce jeudi, a finalement été renvoyée. Néanmoins, le nouveau maire de Metz, Dominique Gros (PS), a repris l’argumentaire de son prédécesseur.
Nous avons besoin d’un père spirituel
Hier lors de l'audience consacrée à Syméon le Nouveau Théologien (949-1022), Benoît XVI a demandé :
"Le jeune Syméon lui-même, comme on l'a dit, avait trouvé un directeur spirituel, qui l'aida beaucoup et dont il conserva une très grande estime, au point de lui réserver, après sa mort, une vénération également publique. Et je voudrais dire que l'invitation à avoir recours aux conseils d'un bon père spirituel, capable d'accompagner chacun dans la connaissance profonde de soi, et de le conduire à l'union avec le Seigneur, afin que son existence se conforme toujours plus à l'Evangile, demeure valable pour tous – prêtres, personnes consacrées et laïcs, et en particulier les jeunes. Pour aller vers le Seigneur, nous avons toujours besoin d'un guide, d'un dialogue. Nous ne pouvons pas le faire seulement avec nos réflexions. Et trouver ce guide est également le sens du caractère ecclésial de notre foi."
L’UKIP et la Ligue du Nord utilisent bien l’argent de l’UE
Ces députés réunis au sein du parti ELD au Parlement de l'UE ont réalisé une brochure (pdf 7 pages)sur le traité de Lisbonne, qui est envoyée ces jours-ci à tous les foyers irlandais, pour leur expliquer pourquoi ils doivent voter non. L'argent qui doit servir à la propagande européiste est retourné contre l'européisme.
L’Organisation des Nations Unies pour la population exclut les pro-vie
Au début du mois, l'Organisation des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le gouvernement allemand ont tenu une conférence à Berlin pour promouvoir la «droits sexuels et génésiques». Les organisateurs de la conférence ont admis avoir délibérément empêché la participation de toute personne des medias ou de la société civile qui ne serait pas en accord avec les « droits génésiques » à l’ordre du jour.
L’Armée organise le pèlerinage à La Mecque
Les musulmans de l’armée française qui se rendent en pèlerinage à la Mecque cette année n’auront pas besoin de prendre de vols commerciaux pour s’y rendre ni de loger avec le commun des mortels. Rompant la tradition, le ministère de la défense va affréter un avion pour les envoyer en Arabie Saoudite, et organisera également leur séjour. Les soldats et officiers de police qui se rendront à la Mecque grâce à l’armée devront débourser 3 000 euros, soit moins que ce qu’ils auraient à payer en voyageant avec la plupart des agences de tourisme privées.
Pour Mohamed-Ali Bouharb, capitaine de gendarmerie et "aumonier" musulman qui a organisé la semaine dernière les derniers préparatifs pour le pèlerinage, cela constitue un pas de plus vers la «banalisation» de l’islam à l’instar des autres religions :
"L’armée est toujours en avance sur la société. Et elle est imperméable à toutes les questions sociales et au débat de l’extérieur."
L'Armée française sert désormais des repas halal, et met à disposition lorsque c’est possible, des salles de prières. La semaine dernière, l’aumônerie musulmane a publié la première édition de son magazine, pleine de photos de mosquées et de recettes pour le repas de fin de Ramadan. La France a la plus importante population musulmane en Europe, estimée entre cinq et sept millions d’individus, en d’autres termes entre 7 à 10% de la population française.
Pas de démocratie sur Twitter
"Twitter permet de se sentir membre du «village mondial». On a des « amis » virtuels partout, avec qui on communique très rapidement… Mais on organise aussi une fête «dans le monde physique», pour «affirmer cet “être ensemble”». C’est le «Twestival local». Un tel Twestival était organisé à Paris le 10 septembre dernier. Au coeur du projet, une tombola destinée à aider une association humanitaire. Dix candidats s’étaient présentés. Il y a eu 1461 votes. La Fondation Jérôme Lejeune a obtenu 579 voix, suivie de près par l’Institut Pasteur (493). Il a donc été annoncé que la soirée serait au profit de la Fondation Lejeune. Celle-ci a aussitôt réagi pour remercier et pour préciser que l’argent récolté lui permettrait «de faire avancer le programme de recherche Cibles 21, destiné à développer un traitement améliorant les facultés intellectuelles des personnes porteuses de trisomie 21».
Mais alors une cabale s’est montée sur internet, pour clamer qu’il était scandaleux de soutenir une association qui est contre l’avortement. Celui qui a lancé la fronde n’hésitait pas à parler d’une association «dont la principale activité ces dernières années a été de menacer de mort les médecins pratiquant l’avortement». Sic. Ce qui est bien pire qu’un mensonge, pire qu’une calomnie : c’est une immonde ignominie. Les plus modérés la dénonçaient comme «un relais très idéologique du lobby anti-IVG comme le fut Lejeune lui-même» et, bien entendu, «proche du Front national»… La soirée serait-elle «gangrenée par l’extrême droite?», s’interrogeait un blogueur, tandis qu’un autre publiait un diaporama pour appeler la communauté Twitter de Paris à réagir. Certains évoquaient de prétendus liens entre la Fondation Lejeune et l’Opus Dei (comme si l’Opus Dei était une effroyable secte…).
[…] Les organisateurs ont tenté de riposter […] Mais rien n’y a fait. […] Et le tollé a pris de telles proportions que les organisateurs ont renoncé à organiser la fête. Et dans un message intitulé «Tombé de rideau», Juliette [qui s’occupait du Twestival] écrivait :
"A tous ceux qui n’ont pas voté et protestent aujourd’hui, je dis bravo. Vous avez gagné. Vous avez su montrer qu’aujourd’hui encore on ne peut parler de démocratie, que la parole de peu de gens d’influence pouvait prendre le dessus sur des centaines d’autres qui se sont exprimés. Vous avez su montrer que la délation était une arme puissante et efficace. Belle leçon personnelle, belle leçon pour la communauté Twitter. Traitez-moi de manipulatrice, d’incompétente ou de ce que vous voulez, je n’ai pour ma part rien à me reprocher si ce n’est d’avoir eu la naïveté de croire que les gens pouvaient avoir du discernement et de défendre une cause en laquelle je crois."
Les évêques irlandais critiquent le Traité de Lisbonne
Dans Daoudal Hebdo, on apprend que dans le mensuel gratuit Alive («Vivant») de septembre, réalisé par les dominicains de Dublin, une critique du Traité de Lisbonne a mis en fureur la classe politique européiste :
"En effet, ce qui frappe dans le numéro de septembre de Alive, […] c’est ce titre de une: «Les évêques britanniques : la loi européenne est en train de devenir un “instrument d’oppression”». Ce titre renvoie à un article de la page 5, qui rapporte leur virulente critique de la directive antidiscrimination, qui «menace la liberté de religion et la liberté d’expression», et aussi de la Cour européenne de Justice, qui transfère des pouvoirs à l’Union européenne sans demander leur avis aux Etats. Dans le cours de l’article, on apprend, en passant, qu’un évêque irlandais, Mgr Leo O’Reilly, a lui aussi «vivement critiqué» la directive. Les évêques irlandais sont muets sur le référendum. […] Mais ils donnent carte blanche à Alive, par exemple. Et dans ce numéro de septembre, il n’y a pas que l’article sur les évêques anglais. Il y a aussi… une page entière de Cóir, qui rebondit sur le jugement des évêques britanniques: «L’UE utilise “un instrument d’oppression”» et ajoute en sous-titre: «Nos valeurs et notre foi sont attaquées. Il ne nous reste que quatre semaines pour vaincre Lisbonne.»
Et il y a encore, et surtout peut-être, une page sur le traité de Lisbonne, et il s’agit cette fois d’un article de la rédaction du journal : «Traité de Lisbonne : vous avez le droit de savoir». […] Et la suite de l’article est une liste, claire, de tous les (vrais) arguments contre le traité. C’est cela que ne supportent pas les europhiles. Ils se sentent trahis par l’Eglise : les évêques ne disent rien, mais les curés distribuent un journal qui a l’aval de la hiérarchie et qui est un véritable pamphlet contre le traité de Lisbonne…
ObamaCare : Barack Obama a effectivement menti
C'est ce qu'avait lancé un sénateur, créant un scandale pendant le discours du Président. Les évêques américains avaient pris bonne note de la promesse d'Obama de ne pas financer l'avortement par son système de santé (mais ils s'opposent toujours au projet). Mais c'était faux et c'est ce qui va coûter le non-ralliement d'une partie des républicains.
Le président de la commission des Finances du Sénat, Max Baucus, a dévoilé hier un plan de réforme de la couverture santé d'un montant de 856 milliards de dollars. M. Baucus a passé plusieurs semaines avec un groupe de 5 autres sénateurs, 2 autres démocrates et 3 républicains, pour tenter de forger un compromis.
Mais dès mardi, le républicain Charles Grassley (photo), l'un des négociateurs, a annoncé qu'il n'entendait pas approuver le plan Baucus. Pour lui, certains points sont encore à négocier. Il s'oppose notamment à une disposition finançant l'avortement dans certains cas. Les deux autres sénateurs républicains qui participaient aux négociations, Olympia Snowe et Michael Enzi, ont également fait part de leur opposition mercredi.
L’école à la maison : une réelle liberté en restriction
Le Monde (version papier) consacre un article à l'école à la maison et apporte ces précisions :
"Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas l'école, mais l'instruction que Jules Ferry a rendue obligatoire. Pour enseigner en famille, il suffit, à chaque rentrée scolaire, de faire une déclaration au maire de sa commune et à l'inspecteur d'académie. Le phénomène reste marginal mais tend à se développer. Selon le ministère de l'éducation nationale, 3 240 enfants de 6 à 16 ans étaient instruits à la maison par choix des familles en 2007-2008, soit une hausse de plusieurs centaines d'élèves par rapport à la précédente étude, conduite en 2000-2001. […] Un élève de 9 ans témoigne :
"à l'école, on a une maîtresse pour trente enfants. On prend une journée pour faire ce qu'on fait en deux ou trois heures à la maison. Moi, je peux aller au musée, faire des sorties l'après-midi."
Quant à la fameuse socialisation de l'enfant, un psychiatre indique :
"Si les parents sont attentifs à ce que leurs enfants aient une vie sociale avec d'autres référents adultes, il n'y a aucune raison qu'ils développent une quelconque pathologie […]. On peut se socialiser en dehors de l'école, avec la famille, les cousins, ou au travers des activités sportives et culturelles."
Mais cette liberté non négociable est compromise :
"Craignant dérives sectaires et maltraitances, soucieux d'unifier les enseignements, l'Etat, depuis dix ans, a renforcé les contrôles des enfants instruits en famille, au grand agacement des parents. La loi du 18 décembre 1998 donne priorité à l'école et les enfants font l'objet d'une enquête sociale tous les deux ans et d'un contrôle annuel des connaissances par un inspecteur de l'éducation nationale. Très peu d'enfants font l'objet d'une obligation de rescolarisation. […] Le 5 mars, un décret est venu imposer aux enfants instruits à la maison de maîtriser, à l'issue de la scolarité, le socle commun de connaissances et de compétences prévu par la loi sur l'école d'avril 2005.
Une mère déplore ainsi :
"L'instruction en famille est considérée comme un sous-choix. Nous n'avons plus de réelle liberté dans nos enseignements."
En février 2007, le gouvernement a interdit à plus de 2 familles de s'associer pour effectuer ce mode d'instruction (en fait, l'instruction est interdite pour les enfants d'une autre famille, cf commentaire de Jeann Smits).
Qu’est-ce qu’un danger grave et imminent ?
Lu sur Veille-éducation :
"Jérôme Maufras, professeur d’histoire géographie au collège «ambition réussite» «Louise Michel» [Clichy-sous-Bois] publie un témoignage dans le «nouvel observateur». Parmi d’autres aventures, huit bombes à l’acide chlorhydrique explosent en une journée et le lendemain l’inspecteur d’académie déclare que l’incident ne représentait pas un «danger grave et imminent»."
L’Eglise a besoin d’évêques saints et crédibles
C'est ce qu'a expliqué le cardinal Tarcisio Bertone, en célébrant mardi matin une messe, à la Basilique Saint-Pierre, avec les évêques ordonnés ces douze derniers mois. Cette messe marquait le lancement des travaux du congrès organisé tous les ans pour les nouveaux évêques par la Congrégation pour les évêques à l'université pontificale « Regina Apostolorum » de Rome.
"Le peuple chrétien a besoin de voir des témoins crédibles et d'être guidé par de saints pasteurs."
Puis il rappelé les paroles que le pape a prononcées samedi dernier dans son homélie à l'occasion de l'ordination de cinq nouveaux évêques, réaffirmant que la fidélité, la prudence et la bonté sont les trois caractéristiques du service épiscopal.
S’occuper de ses enfants doit aussi être un libre choix
Liberté Politique revient sur le projet de réduction du congé parental proposé par le gouvernement Sarkozy et indique :
"Cette réforme du congé parental n’est qu’une préconisation parmi d’autres du rapport Tabarot, dont l’objet est la mise en place d’un « droit de garde renforcé », et où l’on peut notamment lire cette phrase éloquente :
"La politique d’accueil de la petite enfance s’appuie en France sur le principe de libre choix : le libre choix est d’abord celui, pour les femmes, de s’intégrer au marché du travail."
Or assurer en vérité un «libre choix» consiste non seulement à aider les femmes à travailler dans de bonnes conditions, mais également à aider les femmes qui souhaitent s’occuper de leurs enfants à le faire dans de bonnes conditions. À moins, comme pourrait le laisser penser la récente remise en cause de la retraite des mères de famille, que l’on considère que ce travail n’est pas utile à la société ?"
Sondage trompeur
Les Français se déclarant catholiques divorcent autant que la moyenne de leurs compatriotes (17%) et se remarient dans les mêmes proportions (5%), selon un sondage. Les catholiques pratiquants réguliers (qui vont au moins une à deux fois par mois à la messe) divorcent moins (13%).
Le sondage ne se centralise pas sur les catholiques qui vont à la messe tous les dimanches. Dommage.
La chiffre du jour concerne le trou de la Sécu
Selon Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes,
"le déficit de l'année 2009 se promènerait entre 20 et 25 milliards et 2010 ne sera pas non plus une année facile".
En 2008, les déficits ont continué de se creuser par rapport à 2007. La branche vieillesse, notamment, a vu son déficit plonger à 5,6 milliards d'euros contre 4,6 milliards en 2007. En 2008, la branche famille est devenue déficitaire (– 0,3 milliard d'euros). Seul le déficit de la branche maladie, qui s'établit en 2008 à 4,4 milliards d'euros, se réduit de 0,2 milliard par rapport à 2007.
Le gouvernement cherche le moyen de faire des économies. Après l'instauration des franchises médicales en 2007, et la taxe d'un milliard d'euros sur le chiffre d'affaires des mutuelles en 2008, plusieurs pistes sont à l'étude : augmentation du forfait hospitalier, baisse du taux de remboursement de certains médicaments, baisse de tarifs des professionnels de santé, remise à plat des affections longue durée (ALD).
Suggérons d'autres idées : stopper le remboursement des 220 000 avortements annuels et des différentes pilules contraceptives et abortives…
La loi qui empêche la dissolution de la Scientologie
… a été votée dans l'indifférence générale. Preuve, selon Yves Daoudal, que les députés ne font pas leur boulot à l'Assemblée nationale : les uns votent pour, les autres votent contre.
