Irlande : les européistes tremblent
A l'image de Jean Quatremer, qui voit l'éventualité d'une nouvelle victoire du non au référendum sur le Traité de Lisbonne :
"Un vote positif n’est nullement garanti lors du second référendum sur le traité de Lisbonne qui aura lieu le 2 octobre prochain. À un mois de cette consultation qui tranchera définitivement le sort du traité de Lisbonne signé en décembre 2007, un sondage TNS publié jeudi par le Irish Times montre que le « oui » est en perte de vitesse : il perd 8 points, à 46 % au profit des indécis (25 %, + 7 points) et du « non » (29 %, + 1 point). Cette évolution est inquiétante, la campagne en faveur du « non » n’ayant, contrairement à celle qui a mené au « non » du 13 juin 2008 (à 53,4 %), aucun héraut. Surtout, à trois semaines du scrutin, le « oui » était encore largement majoritaire, le non n’étant passé en tête qu’à 15 jours du scrutin…"
Alors déjà on prépare l'idée d'un 3e référendum en interprétant le sens du non (car le oui sera toujours un oui au traité) :
"il semble que les Irlandais soient tentés de se servir de ce référendum pour manifester leur défiance à l’égard de leur gouvernement tenu pour responsable de l’ampleur de la crise qui ravage l’île. Cette prise en otage de l’Union, pour des motifs de politique intérieure, par un pays qui pèse moins de 1 % de la population européenne, est désormais ressentie comme illégitime par les partenaires de Dublin."
Pire, l'idée de s'afranchir des règles de l'UE se fait jour :
"Une éventuelle crise irlandaise pourrait fournir l’occasion de passer outre cette règle paralysante [l'entrée en vigueur soumise à la ratification par l'unanimité des Etats. NDMJ], par exemple en décrétant que le traité de Lisbonne entre en vigueur entre les membres qui l’ont ratifié, l’Irlande se retirant temporairement ou définitivement du jeu. Cela serait un moyen de donner un sens au vote négatif des électeurs : ils gardent le droit de voter non, mais pas celui de bloquer les autres."
Benoît XVI dénonce les folies post-conciliaires
Benoît XVI a rencontré hier les évêques brésiliens, il leur a notamment déclaré (ici en v.o.) :
"[…] Bien chers frères, au cours des décennies qui ont suivi le concile Vatican II, certains ont interprété l’ouverture au monde non pas comme une exigence de l’ardeur missionnaire du Cœur de Jésus mais comme une transition vers la sécularisation, voyant en elle des valeurs d’une grande profondeur chrétienne, comme l’égalité, la liberté et la solidarité, et en se montrant disposés à faire des concessions et à explorer des domaines de coopération.
On a donc assisté à des actions de la part de responsables de l’Église dans les débats éthiques qui voulaient répondre aux attentes de l’opinion publique, mais qui cessaient de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme le péché, la grâce, la vie théologale et les fins dernières.
Inconsciemment, on est tombé dans une autosécularisation de nombreuses communautés de l’Église. Celles-ci, dans l’espoir de satisfaire ceux qui s’étaient éloignés, ont vus se distancer, frustrés et désabusés, ceux qui en faisaient déjà partie. Nos contemporains, quand ils nous rencontrent, veulent voir ce qu’ils ne voient nulle part ailleurs, c’est-à-dire la joie et l’espérance qui découlent du fait de demeurer avec Notre Seigneur ressuscité.
Actuellement, il existe une nouvelle génération née dans cet environnement ecclésial sécularisé qui, en plus d'être ouverte et engagée, voit dans la société un fossé de différences et d'oppositions au magistère de l'Église, de plus en plus profond, surtout dans le domaine éthique. Dans ce désert de Dieu, la nouvelle génération a soif de transcendance. Ce sont les jeunes de cette nouvelle génération qui frappent aujourd’hui à la porte du séminaire et qui ont besoin de trouver des formateurs qui soient de vrais hommes de Dieu, des prêtres totalement consacrés à la formation, qui donnent le témoignage du don de soi à l'Église, à travers le célibat et une vie austère, selon le modèle du Christ, le Bon Pasteur. De cette façon, les jeunes apprendront à être sensibles à la rencontre avec le Seigneur, par leur participation quotidienne à l'Eucharistie, en aimant le silence et la prière, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. […]"
Nouvelles ouvertures à gauche
Deux nouveaux conseillers venant des rangs de la gauche, Nathalie Kouyaté et l'écrivain Gaston Kelman, ont intégré le cabinet du ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, Éric Besson. Nathalie Kouyaté, qui devient conseillère en charge de la communication, a été secrétaire nationale du PRG (parti radical de gauche) et, notamment, candidate aux dernières élections législatives contre Éric Raoult, député-maire du Raincy (Seine-Saint-Denis).
Gaston Kelman, né au Cameroun, ancien du PS qui a rejoint le mouvement de la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, a été nommé le 1er septembre chargé de mission au cabinet d'Éric Besson. Né au Cameroun, militant de la cause des Noirs, il a fait des études d'urbanisme avant de diriger l'observatoire urbain de la Ville nouvelle d'Évry. Il a écrit plusieurs livres comme "Je suis noir et je n'aime pas le manioc", "Au-delà du Noir et du Blanc" ou, plus récemment aux études du Crif, un opuscule "Juifs et Noirs dans l'histoire récente : convergences et dissonances". Il a été membre des Blacks Panthers.
Qu’est-ce qu’un catholique modéré ?
Voici ce qu'on peut lire dans La Croix, qui se fait le promoteur d'un prochain blog animé par des catholiques :
"On voulait donner un peu plus de visibilité aux cathos “mainstream”, dans la mesure où, quel que soit le sujet, les plus présents sont toujours les plus extrêmes sur Internet. La présence des catholiques modérés est à ce jour presque inconsistante dans la blogosphère, alors qu’ils représentent la majorité des catholiques français".
Cete dialectique, "modéré" vs "extrémiste", est has been. Et pour un catholique, elle est typiquement hors-sujet. Le catholique se définit par rapport à la vérité, car comme le dit un texte très célèbre, la charité se vit dans la vérité :
"Un Christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n’ayant qu’une incidence marginale. Dans ce cas, Dieu n’aurait plus une place propre et authentique dans le monde. Sans la vérité, la charité est reléguée dans un espace restreint et relationnellement appauvri."
Addendum 08/09 : voir la note de Polydamas sur ce sujet.
Addendum 09/09 : l'abbé d'Harcourt, vicaire à la paroisse Ste Odile à Paris, qui participera à ce nouveau blog, se démarque de l'article de La Croix.
La taxe du jour
Pour compenser la suppression de la taxe professionnelle, Bercy réfléchit à une taxe de 1 000 euros par antenne de téléphone mobile. Orange, SFR et Bouygues Telecom ont déployé environ 50 000 antennes sur tout le territoire. Est-il utile de préciser que les opérateurs de téléphonie répercuteront ce surcoût sur leurs clients ?
« Les Nations marcheront à sa lumière » (Apocalypse 21, 24)
Hier, a été rendu public le message du Pape pour la journée mondiale des missions, qui aura lieu le 18 octobre. Extraits de ce texte, dont le titre a été repris pour ce post :
"Le but de la mission de l’Eglise est en effet d’éclairer, par la lumière de l’Evangile, tous les peuples sur leur chemin historique vers Dieu, pour qu’ils aient en Lui, leur pleine réalisation et leur plein accomplissement. Nous devons ressentir le désir profond et la passion d’éclairer tous les Peuples, par la Lumière du Christ, qui resplendit sur le visage de l’Eglise, pour que tous se rassemblent dans l’unique famille humaine, sous la paternité aimante de Dieu.
C’est dans cette perspective que les disciples du Christ, répandus dans le monde entier, agissent, travaillent durement, et gémissent sous le poids des souffrances, et donnent leur vie. Je réaffirme avec force tout ce qui a été dit à plusieurs reprises par mes Vénérés Prédécesseurs : l’Eglise n’agit pas pour étendre son pouvoir, ou pour affirmer sa domination, mais pour apporter à tous le Christ, Salut du monde. […] L’humanité entière, en vérité, a la vocation radicale de retourner à sa source, qui est Dieu, dans Lequel seulement elle trouvera son accomplissement final par la restauration de toutes les choses dans le Christ. […]
Je veux «de nouveau confirmer que le Mandat d’évangéliser tous les hommes, constitue la Mission essentielle de l’Eglise» (Evangelii Nuntiandi, 14), tâche et mission que les profonds et vastes changements de la société actuelle rendent plus urgentes encore. Ce qui est en question est le salut éternel des personnes, la fin et l’accomplissement même de l’histoire humaine et de l’univers. […] L’Eglise entière doit s’engager dans la ‘Missio Ad Gentes’ tant que la souveraineté salvifique du Christ ne sera pas pleinement réalisée. «Actuellement, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis» (Hébreux 2, 8) […]
En cette Journée consacrée aux Missions, je rappelle dans la prière ceux qui ont fait de leur vie une consécration exclusive au travail d’évangélisation. Une mention particulière s’adresse à ces Eglises locales et à ces missionnaires hommes et femmes qui ont à témoigner et à répandre le Royaume de Dieu dans des situations de persécution, avec des formes d’oppression qui, vont de la discrimination sociale jusqu’à la prison, à la torture et à la mort. Ils sont nombreux ceux qui, actuellement, sont mis à mort à cause de Son Nom."
Sciences-Po ou Sciences-Peau ?
Des étudiants de Sciences-Po ont créé une revue érotique par et pour les jeunes. Ce projet a été très bien reçu par la communauté éducative de Sciences-Po.
Comme c'est beau la politique.
La presse régionale est aussi en crise
Les quatre grands de la Presse Quotidienne Régionale que sont le groupe Est Bourgogne Rhône-Alpes (EBRA), Ouest-France, GHM et Sud-Ouest sont lourdement endettés : environ 350 millions d'euros pour EBRA, 150 millions pour GHM, une centaine pour SIPA-Ouest-France et Sud-Ouest. Le chiffre d'affaires de la PQR est réalisé à 60% par les ventes et 40% par la publicité et les petites annonces.
« Confirme tes frères »
Paroles du Pape, hier :
"Je suis venu au milieu de vous pour vous encourager et pour vous confirmer dans la fidélité au Christ, comme l'indique bien aussi le thème que vous avez choisi : 'Confirme tes frères » (Lc 22, 31)'. 'Confirme tes frères' : cette invitation du Seigneur, je la ressens aujourd'hui comme adressée à moi avec une singulière intensité. Priez, chers frères, et sœurs, pour que je puisse toujours exercer ma mission de Pasteur de tout le troupeau du Christ avec fidélité et avec amour (cf. Jn 21, 15 ss)".
Les liens entre l’ETA et les Verts
On lit ici qu'il y aurait de nombreuses relations entre le groupe terroriste basque ETA et les Verts de Cohn-Bendit à José Bové.
Cela n'est pas très étonnant, quand on se souvient que les deux organisations militent pour le même but : le démembrement des Etats au profit de régions.
United colors of politiquement correct
Au Royaume-Uni, une douzaine d’organismes semi-publics ont banni certaines phrases et expressions pouvant offenser ou choquer certains individus. La Commission des droits de l’homme d’Irlande du Nord a adopté par exemple l’expression «jour malheureux» pour remplacer «jour noir». L’adjectif «noir» pose aussi problème dans plusieurs expressions négatives comme «le mouton noir», «la marque noire» et «l’air noir». Dans le même ordre d’idée, «plus blanc que blanc» ne devra plus être utilisé.
Echec de la Gay Pride en Hongrie
Malgré des "renforts" venus de Vienne, la participation a été bien inférieure aux années précédentes.
Copé songe à une ouverture encore plus à gauche
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale estime qu'«il y a peut-être de quoi discuter» entre l'UMP et les Verts. Jean-François Copé n'est toutefois pas le seul à chercher à élargir le socle de la majorité présidentielle. Nicolas Sarkozy se place en première ligne, comme en témoigne la réception hautement médiatique de la patronne des Verts Cécile Duflot à l'Elysée jeudi dernier. Un second entretien en deux mois après une entrevue au palais présidentiel, accompagnée par Daniel Cohn-Bendit, au lendemain du succès des listes Europe Ecologie aux européennes.
UE : perte d’influence de la France
Jean Quatremer s'inquiète de la perte d'influence de la France au sein des instances européennes, au profit des Allemands, des Britanniques et des Irlandais.
Guerre des bandes dans le Vaucluse
Un homme de 22 ans a été poignardé hier au Pontet, dans le Vaucluse. Il a voulu s'interposer, après plusieurs rixes entre des jeunes Turcs et des jeunes Maghrébins, à cause semble-t-il d'un vol d'autoradio, qui daterait d'il y a plus de deux mois. Deux autres personnes auraient été blessées.
Elections partielles
On votait hier à Nice pour une cantonale partielle. L'UMP – Nouveau Centre arrive largement en tête avec 40,54% des votants, suivi par le Parti Socialiste, en deuxième position avec seulement 15,38% des voix, les Verts avec 8,18%. Le Front National récolte 7,82 %, tandis que les Identitaires (Nissa Rebela) obtiennent 7,68 %. La gauche communiste arrive derrière avec 7,62 % des votants. Le grand vainqueur reste l'abstention : 79%.
A Carcassonne, il s'agissait d'une élection municipale. La liste du député PS Jean-Claude Pérez est arrivée en tête, avec 45,91%, face au maire sortant UMP Gérard Larrat (39,65%), dont l'élection avait été invalidée à la suite d'irrégularités. En mars 2008, M. Larrat l'avait emporté avec seulement 56 voix d'avance. Le Conseil d'Etat a annulé l'élection le 29 mai, estimant que le scrutin avait été altéré par des "manoeuvres" sur les procurations et les listes électorales. Le candidat du Front national Robert Morio arrive en troisième position avec 5,60%, devant Gilles Entajean (Les Verts, 5,42%) et Laurent Posocco (MoDem, 3,43%). On compte 42,31% d'abstentionnistes.
De même à St Cyprien, on élisait l'équipe municipale. Thierry Del Poso, soutenu par le Nouveau Centre et Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), a obtenu 38,62%, suivi de la candidate de l'UMP, Claudette Guiraud, à 16,68%. Le PS obtient 16,54%, suivi du divers droite Jean Roméo, à 14,60%, du centriste Bernard Beaucourt, à 9,65%, tandis qu'un autre divers droite, Claude Valdès, ferme la marche à 3,91%.
Pour compenser le trou de la sécu
Xavier Darcos a confirmé dimanche que le gouvernement allait augmenter le forfait hospitalier :
"Ce qu'il faut, c'est le rapporter à son prix final, nous étions à 16 euros, nous passons à 20 euros ou quelque chose comme ça. Evidemment, cela peut paraître une somme importante, mais pour tenir l'objectif de dépenses de santé, on est obligé de faire cet ajustement. Cela peut paraître important, mais je le répète, relativement, c'est une somme modeste par jour pour être accueilli dans un établissement".
De son côté, le ministre du Budget Eric Woerth a reconnu qu'une forte hausse du forfait hospitalier était une "piste parmi d'autres" pour renflouer la Sécu.
Une piste parmi d'autres… Donnons-lui une autre piste : stopper le remboursement de l'avortement, remettre en cause le monopole de la sécu.
Chez les jeunes de l’UMP…
Au Campus de Seignosse (Landes), Frédéric Mitterand se taille un franc succès alors que l'ouverture vers Philippe de Villiers ne semble pas séduire….
Recife : nouvel éclairage sur les faits
Dans La Croix du 22 août dernier, Joël-Benoît d’Onorio, président de l’Union internationale des juristes catholiques, revient sur l’affaire de Recife. Voici ce qu'en retient Génétique :
"Il semblerait en effet que l’intégralité de cette polémique repose sur des faits rapportés par une dépêche d’agence et que personne ne se donna jamais la peine d’aller vérifier.
Dans la réalité, les parents, bien que séparés, étaient dès l’abord opposés à l’avortement de leur fille. Ils avaient été entourés et soutenus tout au long de leur épreuve par le curé de la paroisse et la Caritas locale qui fit prendre la fillette en charge par l’Institut maternel et infantile du Pernambouc. Le directeur du service leur avait assuré que ni la santé ni la vie de la jeune mère ne seraient en danger si sa grossesse était attentivement surveillée (…)
Ce sont donc des travailleurs sociaux, activistes de l’avortement, qui ont circonvenu la mère, analphabète, en lui faisant faussement redouter le pire pour son enfant. Ils ont ainsi obtenu, à l’insu du père, le transfert de la fillette vers une clinique d’avortements de Recife où lui fut administré un produit chimique visant à l’expulsion des fœtus gémellaires. Cette méthode est pourtant hautement contre-indiquée au-delà de sept semaines de grossesse en raison des risques importants pour la patiente. En l’occurrence, celle-ci en était à quinze semaines.
L’affaire de Recife n’a été qu’un avortement forcé et instrumentalisé pour des raisons idéologiques et non compassionnelles. Il n’y a donc eu nulle maladresse de la part de Mgr Sobrinho qui n’a fait que rappeler la réalité d’une excommunication qui tombe de facto sur les avorteurs et leurs complices conscients (ce qui exclut donc la mère)."
Dommage que certains journalistes catholiques peu prudents aient exploité cette affaire pour tenter de discréditer les plus fervents défenseurs de la Vie et laisser penser que l'Eglise pourraient désormais accepter les avortements thérapeuthiques…
L’union des traditionalistes et de la génération ‘Jean-Paul II’
Du père Michel Gitton, à propos de l'ouverture de discussions entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X :
"[I]l faut bien se rendre à l’évidence que l’aile « traditionaliste », dans sa forme « ralliée », comme dans sa forme dure, continue de marquer des points. Que ce soit au plan des vocations religieuses et sacerdotales, au plan de l’éducation et de la vitalité des communautés, on ne peut plus soutenir qu’il s’agit là de quelques attardés en voie de disparition. Certes, il ne faut pas s’illusionner, là non plus tout n’est pas rose, la solidité affichée cache bien des faiblesses, mais on ne saurait quand même nier que la transmission de la foi aux jeunes générations y a souvent mieux réussi qu’ailleurs, malgré les trésors de pédagogie déployés dans les parcours de la catéchèse officielle.
Nous voilà donc ramenés à l’humilité et c’est mieux ainsi. Cela nous permet peut-être d’entendre ce qu’ont à nous dire les disciples de Marcel Lefebvre, malgré le côté désagréable et souvent exagéré de leurs critiques. Au fond, ils nous alertent sur les faiblesses possibles de ce que nous croyions définitivement admis et que nous tenons toujours pour des progrès indiscutables : la valeur de la réforme liturgique, le dialogue interreligieux, la collégialité épiscopale, une vision dynamique de la tradition de l’Eglise. Il ne s’agit pas de brader tout cela dans un nouvel opportunisme aussi idiot que le précédent, mais la moindre chose est d’accueillir les questions, de reconnaître que tout n’a pas fonctionné parfaitement jusqu’ici chez nous et qu’il y a peut-être lieu de revoir sur certains points notre copie, surtout d’approfondir ce que nous avions trop vite conclu. Nos amis peuvent nous y aider, comme nous pouvons les aider à sortir de certains blocages, qui ne peuvent mener qu’à des impasses.
Car eux aussi doivent reconnaître que les choses ne se sont pas passées comme ils l’attendaient. L’« apostasie de l’Eglise » devait aboutir à une crise apocalyptique, où Dieu reconnaîtrait les siens dans le naufrage général. Or, sans qu’ils osent toujours se l’avouer, ils voient bien que l’Eglise de Jean-Paul II et de Benoît XVI continue à vivre et à rayonner, le Veau d’or n’est pas installé dans le sanctuaire, la foi est enseignée et les sacrements dispensés, peut-être pas tout à fait comme ils le souhaiteraient, mais il est quand même difficile de nier la continuité. Alors que faire ? Tenir indéfiniment dans cette position paradoxale d’être catholiques sans Rome, ou saisir la main tendue ?
Il ne s’agit pas ici de politique, mais d’abord de la vérité. N’empêche qu’on se prend à rêver de la force qui serait celle d’une Eglise ayant réussi à résorber un schisme et qui parviendrait à atteler à la tâche de l’évangélisation les combattants pugnaces de la « messe de toujours » et les enfants de la génération Jean-Paul II !"
Un conseiller d’Obama démissionne
Van Jones était le conseiller spécial du président Barack Obama pour les questions de l'environnement.
Chronique de la violence ordinaire loin des discours ministériels
Tandis que le ministre de l'Intérieur (celui que l'on n'entend jamais lorsqu'une église a été prise pour cible) pérore sur la "tolérance zéro", 3 voyous de 20 à 25 ans, dont l’un était armé, ont pris pour cible un bus de la ligne 258 à Nanterre. Une femme a été blessée. Les trois individus n’ont pas été retrouvés. Le tireur a visé la porte du bus et deux fenêtres d’un appartement. Ses trois tirs ont légèrement blessé une passagère du bus, une jeune femme de 33 ans, touchée par les bris de glace.
Que les chrétiens n’aient pas peur de s’engager en politique
Benoît XVI a exhorté les chrétiens à ne "pas avoir peur" de s'engager sur le plan politique, dimanche lors d'une messe en plein air à Viterbe, localité au nord de Rome.
"N'ayez pas peur de témoigner votre foi dans les différents cercles de la société, dans les multiples situations de l'existence".
Il a rappelé la vocation des chrétiens "à vivre l'Evangile", soulignant que cela correspondait justement à "l'engagement social, à l'action politique" permettant un "développement humain complet".
Afghanistan : l’un des soldats blessés décède
L'un des soldats français blessés en Afghanistan par l'explosion d'une bombe qui a fait un mort et huit autres blessés parmi ses camarades, est décédé dimanche à Ramstein (centre de l'Allemagne) des suites de ses blessures.
Ce soldat du 3e Régiment d'infanterie de marine, le caporal Thomas Rousselle âgé de 30 ans, avait été rapatrié en Allemagne dans la nuit de vendredi à samedi par un avion militaire américain et hospitalisé sur la base américaine de Ramstein. Trois autres blessés, les plus grièvement touchés par l'explosion, avaient été rapatriés de la même manière et cinq sont toujours hospitalisés à Kaboul.
RIP
Conversions aux Etats-Unis
Dans le diocèse de Baltimore, un couvent épiscopalien de religieuses s'est converti, chapelain compris, après un travail de discernement de sept ans (via le FC).
La dignité du sacerdoce
A l'occasion de l'année sacerdotale, Mgr Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, publie un ouvrage intitulé sobrement Le Prêtre, afin d'éclairer sur ces hommes qui répondent à l'appel du Christ, qui donnent leur vie pour guider nos âmes. En voici un court extrait :
"Un jour, on signala au pape Jean-Paul II que l'on venait d'identifier, près de la place Saint-Pierre, un prêtre devenu mendiant. Au terme d'une vie d'errance et de déchéance, gagné par l'alcoolisme, ce prêtre avait quitté le ministère presbytéral. L'information une fois vérifiée, Jean-Paul II fit alors rechercher dans toute la ville de Rome ce pauvre hère. Il l'accueillit dans ses appartements, puis le pape se confessa à lui. Dans ce geste prophétique, Jean-Paul II venait ressusciter en cet homme la dignité perdue de son sacerdoce. Il l'aidait à retrouver l'inaltérable beauté que Dieu avait scellée en lui au jour de son ordination, il venait réveiller la vertu de son premier appel : être instrument de la grâce."
L’inauguration du mur des expulsés
… hier à Billère, a été perturbée par des militants du Bloc identitaire (voir aussi le journal régional de France3).
Les idéologues s’attaquent à l’orthographe
Lu sur Hermas, suite à des récents articles demandant la réforme de l'orthographe et de la grammaire :
"On reproche encore à l’orthographe et à la grammaire, et c’est là que nous touchons au fond de l’idéologie politique, son caractère anti-démocratique. Elles seraient discriminatoires, et nous savons la connotation socialement infâmante de ce terme aujourd’hui, du plateau de télévision au code pénal. Il y a ceux qui savent, qui comprennent, qui maîtrisent [plus ou moins quand même, mais c’est une limite qui ouvre sur des enrichissements et des découvertes toujours nouveaux], et ceux qui ignorent, qui ne maîtrisent pas et qui massacrent la langue commune, et cette différence n’est pas tolérable. Alors, selon la pente quotidiennement parcourue de l’éducation nationale, qu’il ne s’agit jamais de monter, plutôt que de travailler à hausser les esprits dans la connaissance et la maîtrise, on se propose de les uniformiser par la médiocrité. […]
Pourquoi ne pas le dire ? A cet argument tiré de la discrimination s’ajoute, naturellement, la pression générée par des immigrations massives de populations qui ne maîtrisent peut-être pas même leurs propres langues d’origine. “L’élitisme” supposé attaché à la complexité de la langue, en laquelle on se refuse a priori à reconnaître une règle structurante pour l’esprit, et donc un moyen de promotion et d’enrichissement pour l’intelligence et le jugement, est ainsi vu, par le bas, comme un obstacle à l’intégration sociale.
Eglise rasée au Kosovo
Le diocèse de Ras et de Prizren de l'Église serbe a souligné le mauvais état du patrimoine spirituel et culturel au Kosovo-Métochie. Le cas de l'église de la Sainte Trinité à Djakovica a été mis en exergue. Le site de cet ancienne église a été transformé en parc et il n'y a plus aucune trace de l'édifice.
C’est encore de notre faute
Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a mis en garde les pays qui s'opposent à son entrée dans l'UE en soulignant que cela sème "le doute" dans l'esprit des Turcs et freine les réformes dans le pays :
"Les voix négatives que nous entendons toujours de la part de certains pays de l'UE répandent le doute parmi nos concitoyens et nuisent à nos efforts pour poursuivre les réformes".
Il a cité la liberté religieuse ou d'expression, l'abolition de la peine de mort ou l'autorisation d'émissions de radio en kurde. Voilà que cela va être de notre faute si la Turquie est un Etat totalitaire.
