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Un lycée catholique incendié à Roubaix

Vendredi vers 5h30 (via le FC), un incendie s'est déclaré au lycée Saint-Rémi, au centre de Roubaix. Le feu, d'origine criminelle, a été allumé à quatre endroits différents de l'établissement. Le sinistre est désormais sous contrôle mais une quarantaine de pompiers sont toujours mobilisés. Cet incendie criminel pourrait être lié à une série d'intrusions dont a été victime l'établissement durant les épreuves du baccalauréat. Centre d'examen, le lycée Saint-Rémi, a en effet été la cible de plusieurs reprises d'effractions visant à subtiliser les sujets du baccalauréat.

Une dizaine de salles aété endommagée par le feu. L'établissement catholique accueille 2300 élèves, du BEP à la classe préparatoire aux grandes écoles.

La question sociale est devenue anthropologique

Extrait du § 75 :

E "il faut affirmer aujourd’hui que la question sociale est devenue radicalement une question anthropologique, au sens où elle implique la manière même, non seulement de concevoir, mais aussi de manipuler la vie, remise toujours plus entre les mains de l’homme par les biotechnologies. La fécondation in vitro, la recherche sur les embryons, la possibilité du clonage et de l’hybridation humaine apparaissent et sont promues dans la culture contemporaine du désenchantement total qui croit avoir dissipé tous les mystères, parce qu’on est désormais parvenu à la racine de la vie. C’est ici que l’absolutisme de la technique trouve son expression la plus grande. Dans ce genre de culture, la conscience n’est appelée à prendre acte que d’une pure possibilité technique. On ne peut minimiser alors les scénarios inquiétants pour l’avenir de l’homme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la «culture de mort». À la plaie tragique et profonde de l’avortement, pourrait s’ajouter à l’avenir, et c’est déjà subrepticement in nuce (en germe), une planification eugénique systématique des naissances. D’un autre côté, on voit une mens eutanasica (mentalité favorable à l’euthanasie) se frayer un chemin, manifestation tout aussi abusive d’une volonté de domination sur la vie, qui, dans certaines conditions, n’est plus considérée comme digne d’être vécue. Derrière tout cela se cachent des positions culturelles négatrices de la dignité humaine. Ces pratiques, à leur tour, renforcent une conception matérialiste et mécaniste de la vie humaine. Qui pourra mesurer les effets négatifs d’une pareille mentalité sur le développement ? Comment pourra-t-on s’étonner de l’indifférence devant des situations humaines de dégradation, si l’indifférence caractérise même notre attitude à l’égard de la frontière entre ce qui est humain et ce qui ne l’est pas? Ce qui est stupéfiant, c’est la capacité de sélectionner arbitrairement ce qui, aujourd’hui, est proposé comme digne de respect. Prompts à se scandaliser pour des questions marginales, beaucoup semblent tolérer des injustices inouïes. Tandis que les pauvres du monde frappent aux portes de l’opulence, le monde riche risque de ne plus entendre les coups frappés à sa porte, sa conscience étant désormais incapable de reconnaître l’humain. Dieu révèle l’homme à l’homme; la raison et la foi collaborent pour lui montrer le bien, à condition qu’il veuille bien le voir; la loi naturelle, dans laquelle resplendit la Raison créatrice, montre la grandeur de l’homme, mais aussi sa misère, quand il méconnaît l’appel de la vérité morale."

Les médias ne sont pas neutres

Paragraphe 73 de l'encyclique :

J "Au développement technologique est liée la diffusion croissante des moyens de communication sociale. Il est désormais presque impossible d’imaginer que la famille humaine puisse exister sans eux. Pour le bien et pour le mal, ils sont insérés à ce point dans la vie du monde, qu’il semble vraiment absurde, comme certains le font, de prétendre qu’ils seraient neutres, et de revendiquer leur autonomie à l’égard de la morale relative aux personnes. De telles perspectives, qui soulignent à l’excès la nature strictement technique des media, favorisent en réalité leur subordination au calcul économique, dans le but de dominer les marchés et, ce qui n’est pas le moins, au désir d’imposer des paramètres culturels de fonctionnement à des fins idéologiques et politiques. Etant donné leur importance fondamentale dans la détermination des changements dans la manière de percevoir et de connaître la réalité et la personne humaine elle-même, il devient nécessaire de réfléchir attentivement à leur influence, en particulier sur le plan éthico-culturel de la mondialisation et du développement solidaire des peuples. Conformément à ce que requiert une gestion correcte de la mondialisation et du développement, le sens et la finalité des médias doivent être recherchés sur une base anthropologique. Cela signifie qu’ils peuvent être une occasion d’humanisation non seulement quand, grâce au développement technologique, ils offrent de plus grandes possibilités de communication et d’information, mais surtout quand ils sont structurés et orientés à la lumière d’une image de la personne et du bien commun qui en respecte les valeurs universelles. Les moyens de communication sociale ne favorisent pas la liberté de tous et n’universalisent pas le développement et la démocratie pour tous, simplement parce qu’ils multiplient les possibilités d’interconnexion et de circulation des idées. Pour atteindre de tels objectifs, il faut qu’ils aient pour objectif principal la promotion de la dignité des personnes et des peuples, qu’ils soient expressément animés par la charité et mis au service de la vérité, du bien et d’une fraternité naturelle et surnaturelle. Dans l’humanité, en effet, la liberté est intrinsèquement liée à ces valeurs supérieures. Les media peuvent constituer une aide puissante pour faire grandir la communion de la famille humaine et l’ethos des sociétés, quand ils deviennent des instruments de promotion de la participation de tous à la recherche commune de ce qui est juste."

Caritas in Veritate

L'encyclique est en ligne. Le texte se compose d'une présentation, de 6 chapitres et d'une conclusion. Le tout, sur 79 paragraphes. Extrait de l'introduction :

V "La charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Église. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l’amour qui, selon l’enseignement du Christ, est la synthèse de toute la Loi (cf. Mt 22, 36-40). L’amour donne une substance authentique à la relation personnelle avec Dieu et avec le prochain. Il est le principe non seulement des micro-relations: rapports amicaux, familiaux, en petits groupes, mais également des macro-relations: rapports sociaux, économiques, politiques. Pour l’Église – instruite par l’Évangile –, l’amour est tout parce que, comme l’enseigne saint Jean (cf. 1 Jn 4, 8.16) et comme je l’ai rappelé dans ma première Lettre encyclique, « Dieu est amour » (Deus caritas est): tout provient de l’amour de Dieu, par lui tout prend forme et tout tend vers lui. L’amour est le don le plus grand que Dieu ait fait aux hommes, il est sa promesse et notre espérance."

Extrait du §44 :

C "L’ouverture moralement responsable à la vie est une richesse sociale et économique. De grandes nations ont pu sortir de la misère grâce au grand nombre de leurs habitants et à leurs potentialités. En revanches, des nations, un temps prospères, connaissent à présent une phase d’incertitude et, dans certains cas, de déclin à cause de la dénatalité qui est un problème crucial pour les sociétés de bien-être avancé. La diminution des naissances, parfois au-dessous du fameux « seuil de renouvellement », met aussi en difficulté les systèmes d’assistance sociale, elle en augmente les coûts, réduit le volume de l’épargne et, donc, les ressources financières nécessaires aux investissements, elle réduit la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, elle restreint la réserve des « cerveaux » utiles pour les besoins de la nation. De plus, dans les familles de petite, et même de toute petite dimension, les relations sociales courent le risque d’être appauvries, et les formes de solidarité traditionnelle de ne plus être garanties. Ce sont des situations symptomatiques d’une faible confiance en l’avenir ainsi que d’une lassitude morale. Continuer à proposer aux nouvelles générations la beauté de la famille et du mariage, la correspondance de ces institutions aux exigences les plus profondes du cœur et de la dignité de la personne devient ainsi une nécessité sociale, et même économique. Dans cette perspective, les États sont appelés à mettre en œuvre des politiques qui promeuvent le caractère central et l’intégrité de la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, cellule première et vitale de la société, prenant en compte ses problèmes économiques et fiscaux, dans le respect de sa nature relationnelle."

Attention aux "résumés" trouvés dans la presse. Le mieux est encore de la lire.

La méthode Hénin-Beaumont : le travail de terrain

Méthode expliquée par Steeve Briois dans Minute :

B "Ça a été une campagne très courte et très longue à la fois. Très courte puisque entre la convocation des électeurs par le préfet et l’élection, il s’est passé à peine un mois. Très longue puisque nous sortions à peine des européennes et que nous repartions en campagne – mais nous sommes sans cesse en campagne : tous les mois ou tous les deux mois, nous distribuons des documents à travers la ville, nous sommes présents aux conseils municipaux, nous sommes présents sur les marchés, dans les quartiers, dans les associations, dans les fêtes, nous sommes présents partout sur le terrain. C’est ce travail de terrain qui a joué, je pense."

La distinction entre chrétiens-démocrates et catholiques sociaux

Lue dans Minute, sous la plume de Lionel Humbert, cette distinction à propos du changement de nom du Parti de Christine Boutin (du FRS au PCD) :

"Ce changement d’appellation nous amène à poser le problème de la distinction entre chrétiens-démocrates et catholiques sociaux. Si elle ne saute pas immédiatement aux yeux du profane, la différence est d’importance. Les catholiques sociaux sont les héritiers de La Tour du Pin ou d’Albert de Mun. Leurs héritiers ont été pour une part royalistes (l’école maurrassienne), pour d’autres gaullistes (Edmond Michelet, Jean Charbonnel ou De Gaulle lui-même, dont Michelet disait que «bien mieux que celle de Marx, le général De Gaulle connaissait l’oeuvre de La Tour du Pin»), pour d’aucuns républicains conservateurs.

S Les catholiques sociaux défendent les corps intermédiaires, l’organisation corporative et l’économie sociale. Les démocrates-chrétiens eux sont des progressistes, héritiers du Sillon de Marc Sangnier (photo), que l’on a retrouvé au MRP puis au CDS, et aujourd’hui au Nouveau Centre. Ce sont les héritiers de Jean Lecanuet et, sur le plan philosophique, des personnalistes. Ce qui prime pour eux, c’est l’individu et non la collectivité. Sur le plan économique, ils plaident pour l’économie sociale de marché, autrement dit le capitalisme rhénan qui, pour être moins débridé que celui qualifié d’ « anglo-saxon », n’en reste pas moins un capitalisme regardé avec méfiance par les chrétiens sociaux. La différence entre les deux courants est celle qui peut exister entre CDU (chrétiens démocrates) et CSU (chrétiens sociaux) en Allemagne, entre libéraux et conservateurs.

Cette mutation, si elle déconcerte plus d’un cadre boutiniste, en contente certains tel Jacques Lefort. Ce dernier, patron des jeunes du FRS-PCD, […] ne fait pas mystère de sa volonté d’y créer un courant « musulman » ni de sa volonté d’ouverture… aux minorités sexuelles !"

Suite de l’affaire SKF en Vendée

Jean Tournoux, PDG du géant suédois en France, réagit vigoureusement aux critiques de Philippe de Villiers, suite au projet de fermeture de l'usine de SKF en Vendée :

S "On peut se demander si cette campagne n'est pas de nature à décourager la venue des industriels en Vendée. D'autant qu'elle est fondée sur un certain nombre de contre-vérités. La décision prise par SKF n'a rien d'un brutal diktat financier. Depuis quatre ans, on a essayé d'adapter l'usine aux demandes du marché. Aujourd'hui, dans un contexte économique de fort repli, il faut tirer la leçon du fait que le seul critère de compétitivité, c'est le prix. Sur un marché du roulement à bille totalement banalisé – à moins d'un euro la pièce – Fontenay ne peut plus faire face à des compétiteurs, asiatiques en tête, qui sont pour certains 30 à 40% moins chers. […]

Délocaliser, c'est aller fabriquer ailleurs pour revendre en France. Or, l'usine de Fontenay exporte à 85% sa production. Ses clients sont déjà ailleurs. Pour les garder, il faut s'installer au plus près d'eux. Certains produits seront abandonnés. Pour le reste, la production sera réalisée en Asie et en Europe. […] Alors, qu'on arrête de nous traiter d'exploiteur. Et que M. de Villiers se penche d'un peu plus près sur les raisons qui font du sud Vendée une zone industriellement sinistrée. […] Le débat est clos. Tom Johnstone ne rencontrera pas M. de Villiers. Je suis le responsable de SKF en France. Une nouvelle rencontre n'est pas prévue, on verra bien. Mais je dois préciser que M. de Villiers a menti. Il m'a prêté, concernant notre dernière rencontre, des propos que je n'ai pas tenus."

Plaintes en cascade à Hénin-Beaumont

Hier, Pierre Ferrari, candidat malheureux du PS au premier tour, a porté plainte auprès du procureur de Béthune, contre le futur maire Daniel Duquenne (DVG), élu dimanche. En raison de tracts et déclarations du candidat divers gauche qui, selon Pierre Ferrari, l'associent «à la gestion de l'ancien maire Gérard Dalongeville, aujourd'hui placé en détention», le candidat du PS dépose plainte "pour calomnies et injures". Il fustige la «malhonnêteté intellectuelle» du candidat divers gauche et des «attaques de caniveau».

Dimanche soir, le Front National avait annoncé qu'il déposerait plainte devant le tribunal administratif, invoquant des tracts de Daniel Duquenne prédisant l'annulation des subventions de l'Etat, de la région et du département en cas de victoire de Steeve Briois. 

La lâche indifférence des politiques

D'Ivan Rioufol, suite à la victoire du "front républicain" contre le FN à Hénin-Beaumont :

"Pour ma part, je persiste à penser que les bouleversements qui ébranlent la société française (sans parler de l'état de l'Occident) ne peuvent se contenter de débats sur le travail dominical, la taxe carbone, la loi Hadopi, l'âge de la retraite ou l'emprunt national, pour ne retenir que les thèmes qui font l'actualité, et pour ne pas m'attarder sur la pipolisation de la politique, cet autre attrape-nigauds. L'ensauvagement, la déculturation, le panurgisme sont les symptômes autrement plus préoccupants d'une société vulnérable. Je suis de ces Français qui ne comprennent pas la lâche indifférence des politiques sur, notamment, l'état de l'école, des cités, du "vivre ensemble" et qui redoutent une radicalisation des excédés."

La Conférence des évêques de France défend le repos dominical

De Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France :

P "L’Église catholique n’a pas attendu des projets de loi pour dire son attachement profond au dimanche, au nom de l’équilibre d’une société, du ressourcement de l’homme. Le dimanche est un don à ne pas gaspiller. Dans une société marchande et mobile, il ne faut pas ôter aux hommes ces occasions rares de reprendre souffle. Nous sommes extrêmement vigilants face au débat en cours, notamment en ce qui concerne la définition des zones touristiques. Nous ne voudrions pas qu’il y ait là un engrenage. Un véritable dialogue social doit être mené avec tous les partenaires concernés. Nous regrettons que cette question soit trop souvent considérée sous le seul angle économique. Les enjeux du dimanche sont plus profonds."

Le concept de personne est en danger d’extinction

M Un professeur de l'université pontificale du Latran de Rome, Jarek Mereski, s'est exprimé le 30 juin durant le 1er congrès international de philosophie qui s'est déroulé à Grenade du 30 juin au 3 juillet. Dans son intervention, intitulée Europe et christianisme, le professeur Mereski a rappelé

"la grande tentation du rationalisme moderne, à partir des Lumières, de donner à la vie quotidienne une base pour faire abstraction de la religion".

Il a affirmé qu'avec la législation sur l'avortement et sur l'euthanasie, le concept de personne – «selon lequel tout homme est une personne, indépendamment de son âge, de ses facultés, de sa capacité à faire valoir ses droits» – , «introduit dans la culture européenne du christianisme», «est en danger d'extinction».

"Cette idée de personne survivra difficilement si, dans le cœur des européens, cet amour pour le Christ qui l'a fait naître n'existe plus".

Travail dominical : la majorité s’affole

T A la veille de son examen à l'Assemblée, plusieurs mesures ont été introduites au texte sur le travail du dimanche afin de tenter de rassurer la majorité et désamorcer la polémique sur une généralisation du dispositif. Le texte prévoit de régulariser, avec contrepartie pour les salariés, le travail dominical dans trois grandes agglomérations (Paris, Lille, Marseille) et de l'étendre, sans contrepartie obligatoire, à tous les commerces de détail des communes et zones touristiques.

Pour limiter plus strictement le nombre de communes concernées, un premier amendement propose de faire référence à des "communes d'influence touristique" (?) et non plus "communes touristiques", terme qui donne lieu à des interprétations contradictoires.

Un deuxième amendement proposera que dans les communes touristiques, une négociation soit engagée entre organisations de salariés et organisations patronales, afin de prévoir des contreparties pour les salariés.

Un troisième amendement devrait exclure du dispositif l'Alsace et la Moselle qui bénéficient déjà de règles propres et dont de nombreux parlementaires étaient vent debout contre la proposition.

Le président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), présentera également un amendement afin de créer un comité chargé de veiller au principe du repos dominical. Visiblement, c'est déjà mal parti pour la 4e mouture du texte, sachant que 55% des Français se disent contre le travail le dimanche et 86% estiment que le dimanche est «un jour fondamental pour la vie de famille».

Couvre-feu

Le maire de Mazamet, dans le Tarn, a interdit aux enfants de moins de 14 ans non accompagnés d’un adulte de sortir dans les rues du centre ville entre 22h30 et 06h00 du matin.

Travail dominical : le mythe de l’exception

Rémi Fontaine décrypte la loi sur le travail dominical. Extraits :

"le deuxième volet du projet, qui vise les communes et les zones touristiques et thermales, élargit bien en fait et en droit les possibilités de dérogations. Dans ces communes ou parties de communes (zones), qui pourront être classées « touristiques » par le préfet à la demande d’un maire (et du préfet à Paris), les dérogations deviennent, d’après le texte, « de droit » pour tous les commerces et de manière permanente (non liée à la saison touristique). Aucune contrepartie n’est prévue, ni volontariat ni doublement de salaire. La disposition ouvre en tout cas une brèche par rapport à la version précédente. […]

Oui, la version d’exception qu’on nous présente n’est pas celle qu’on nous dit, donnant subrepticement le primat à l’économie, marchandisant un peu plus le dimanche, faisant allègrement fi de son caractère sacré. L’intention du législateur n’est évidemment pas celle affichée par les Guaino, Bertrand, Darcos et Cie, suppôts de Sarkozy. On nous a déjà fait le coup du « restrictif » dans la transgression, en avouant par derrière : « En modifiant celle-ci [la loi], vous pouvez modifier fondamentalement le modèle du comportement humain… cela me fascine » (Simone Veil pour la transgression soi-disant assumée de l’« IVG »). Même chanté faux, le refrain est connu…"

Aveuglement étonnant

Lue dans La Nef, cette remarque de Jacques de Guillebon :

"oui, il n’y a pas de signes aujourd’hui que Nicolas Sarkozy puisse revenir sur les législations attentatoires à la vie sous toutes ses formes. Mais il n’y a pas de signes non plus qu’il aggrave cette situation."

Sans déjà préjuger de la prochaine révision des lois sur la bioéthique (le militantisme de Nadine Morano -reconduite dans ses fonctions- en faveur des mères porteuses est pourtant un 'signe' éloquent), le gouvernement Sarkozy a déjà à son actif l'autorisation donnée aux sages-femmes de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse, un arrêté contraignant les médecins et les sages-femmes à proposer le dépistage à toutes les femmes enceintes (pour mieux avorter les bébés 'non-conformes'), l'intense promotion de la contraception…

Sans parler des atteintes à la famille, en France comme à l'international.

Les retours d’Alain Juppé et de Michel Rocard

Nicolas Sarkozy a demandé à ces 2 anciens Premiers ministre, qui ont accepté, de présider "une commission chargée de réfléchir aux priorités" du futur emprunt national.

"Cette commission procèdera à de larges consultations et formulera avant le 1er novembre 2009 des propositions sur le choix des priorités que le gouvernement arrêtera ensuite".

En matière d'emprunt, Alain Juppé s'y connaît, lui qui avait été condamné pour des emplois fictifs.

Le dimanche du Très précieux Sang

Extrait de l'Angélus de Benoît XVI hier :

P "Dans le passé, le premier dimanche de juillet se caractérisait par une dévotion au Très précieux sang du Christ. […] Le thème du sang, lié à celui de l'Agneau pascal, est de première importance dans l'Ecriture Sainte. L'aspersion avec le sang des animaux sacrifiés représentait et établissait, dans l'Ancien Testament, l'alliance entre Dieu et le peuple, comme on peut le lire dans le livre de l'Exode : «Moïse, ayant pris le sang, le répandit sur le peuple et dit : ‘Ceci est le sang de l'Alliance que Yahvé a conclue avec vous moyennant toutes ces clauses'» (Ex 24,8).

C'est à cette formule que Jésus se référa explicitement lors de la Dernière Cène, quand, offrant le calice aux disciples il dit :  "Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés" (Mt 26,28). Et effectivement, à partir de la flagellation, jusqu'au transpercement du côté après la mort en croix, le Christ a versé tout son sang, celui du véritable Agneau immolé pour la rédemption universelle. La valeur salvifique de son sang est affirmée expressément dans de nombreux passages du Nouveau Testament. Il suffit de citer, en cette année sacerdotale, la belle expression de la Lettre aux hébreux :

«Le Christ… entra une fois pour toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle. Si en effet du sang de boucs et de taureaux et de la cendre de génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, les sanctifient en leur procurant la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par un Esprit éternel s'est offert lui-même sans tâche à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant» (9,11-14)."

Avortement et grossesse futures

Avorter est dangereux pour les enfants futurs. C'est ce que vient de démontrer une équipe médicale hollandaise. Un avortement augmente le risque d'avoir un bébé prématuré de 20%. Avec deux ou trois avortements, le risque monte à 90%, et le risque de bébé très prématuré (avant 34 semaines) double.

La loi sur le travail dominical : un cheval de Troie

Lu dans Ouest-France :

D "Sous le prétexte d'une […] adaptation de la règle du repos dominical dans les communes et zones touristiques, le gouvernement enfourche un véritable cheval de Troie. […] Les arguments économiques paraissent tirés par les cheveux. Le pouvoir d'achat ? Les quelques milliers de salariés payés double gagneraient plus, d'accord. Mais les quelques millions de consommateurs, qui ont déjà l'Internet pour faire des achats le dimanche, dépenseraient plus. Consommer, que l'on sache, n'a jamais créé de pouvoir d'achat !

L'emploi ? Il s'en créerait un peu dans les zones dérogatoires. Mais, à pouvoir d'achat constant, il en disparaîtrait autant dans les magasins voisins, dans les petites boutiques surtout. Consommer soutient l'économie ? Franchement, si l'appétit consumériste est à ce point inassouvi, ouvrons déjà tous les magasins le lundi. […] Encourager des rythmes de vie dissociés risque d'accentuer le délitement des relations familiales. On sait trop à quoi conduit la dégradation du lien familial, l'éloignement subi des couples, l'espacement des relations amicales, l'émiettement du temps collectif. […]

Personne n'aura la naïve illusion de croire qu'un refus, même légal et motivé, de travailler le dimanche n'entraînera jamais de discrimination à l'embauche ou à la promotion. Personne ne pourra justifier que, à deux kilomètres de distance, les règles de la concurrence diffèrent. Personne ne pourra défendre le droit de Pierre à gagner le double de Paul, parce qu'un préfet aura tracé une ligne entre leurs lieux de travail. Personne ne pourra prétendre qu'il existe une seule région qui ne mérite pas, pour un motif ou un autre, d'être classée «zone touristique».

En attendant, à force de dérogations, c'est la règle qui devient l'exception. En élargissant les zones géographiques et les secteurs commerciaux susceptibles d'ouvrir le dimanche – ce qui suppose des transporteurs, des banques, des services publics… – on enclencherait un engrenage qui changerait la société. Souhaiter que les autres travaillent le dimanche aboutirait à ce que l'on travaille soi-même.

Les soixante députés chrétiens et sociaux de droite qui s'étaient opposés, en plus de la gauche, à la première mouture du projet feraient bien de regarder si cette version dite allégée n'est pas un coup de ciseaux dans notre pacte social."

Qu'en pense Jean-Frédéric Poisson, qui a signé cette nouvelle proposition de loi ?

Sécurité : restriction de la tolérance

R Non, il ne s'agit pas de la fin de la tolérance envers les voleurs et les voyous qui remplissent les chroniques de la violence ordinaire. Il s'agit de la tolérance routière : depuis le 23 juin, un arrêté modifie les règles existantes. Pour les portions de routes où la limitation de vitesse est inférieure à 90 km/heure, la tolérance passe de 5 à 3 km/h. Pour les routes sur lesquelles la limitation est supérieure à 100 km/h, la tolérance qui était de 5% passe à 3%. Bonnes vacances.

Addendum 17h40 : interpellé par l'association 40 millions de consommateurs, le ministère précise que l'arrêté est destiné à réduire la tolérance pour les radars et non pour les automobilistes.

Barack Obama et le respect de la vie

Le président américain déclare que "la tradition catholique a eu une grande influence sur [sa] vie". Mais visiblement pas sur sa conception du respect de la vie.

Tibéhirine : l’aveu qui accuse l’armée algérienne

L'armée algérienne patrouillait en hélicoptère entre Blida et Médéa dans le cadre d'opérations anti-islamistes. Au cours d'une de ces missions dans cette zone désertée par la population, ils ont aperçu un bivouac qui ressemblait à un groupe djihadiste armé.

«Ils ont donc tiré sur le bivouac. Ils se sont ensuite posés (…). Une fois posés, ils ont découvert qu'ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles.»

T Le père Armand Veilleux, procureur général de l'Ordre cistercien trappiste, aujourd'hui partie civile dans le dossier, avait exigé de voir les dépouilles afin de les identifier. Il a alors rencontré de nombreuses résistances et a dû insister auprès de l'ambassadeur de France pour obtenir gain de cause. Ce dernier lui a expliqué, sous le sceau du secret, que seules les têtes avaient été retrouvées. À l'hôpital, le père Veilleux a fait ouvrir les cercueils pour identifier les religieux. Il a constaté qu'il n'y avait que les têtes. Les corps des moines auraient-ils été mutilés pour maquiller la bavure ? Et les autorités françaises ont-elles couvert les militaires algériens ?

Ce témoignage a été recueilli par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic le 25 juin dernier. Dans sa déposition, un général français, aujourd'hui à la retraite, révèle sous serment que ces «assassinats» seraient, en fait, le résultat d'une terrible bavure. Cet officier de l'armée de terre, attaché de défense à Alger au moment du drame, avait alerté sa hiérarchie, mais on lui avait intimé de garder le silence pour ne pas nuire aux relations entre la France et l'Algérie. Au bout de treize ans, l'homme a décidé de briser le secret.

Tout ça pour ça

C Ils ont tout fait pour empêcher Jean-Marie Le Pen de présider, en tant que doyen, la séance inaugurale du Parlement européen. Il leur a fallu modifier le règlement. Patatras : ce n'est pas le chef du FN le plus âgé du Parlement !

Scouts d’Europe : le soutien des anciens

Face à la tentative malhonnête des Scouts de France avec la complicité de deux anciens commissaires de l'AGSE, d'anciens hauts responsables des Scouts d'Europe ont signé une motion de confiance à l'égard de l'équipe actuelle de l'AGSE :

S "En effet une ancienne commissaire générale et un ancien président et commissaire général adjoint des Guides et Scouts d’Europe en fonction jusqu’au printemps 2008, ont cru bon de mettre leur expérience au service des Scouts et Guides de France (SGDF) où ils ont été nommés « chargés de mission » auprès du Délégué Général pour « accompagner le processus d’accueil » des unités de l’Association des Guides et Scouts d’Europe au sein des Scouts et Guides de France… Ces nominations reflètent nettement un projet de détournement d’un mouvement catholique par un autre mouvement catholique.

Et ce qui nous attriste le plus est qu’il semble bénéficier d’une approbation de la Commission Episcopale pour la pastorale des enfants et des jeunes alors qu’on serait en droit d’attendre de celle-ci une neutralité bienveillante à l’égard de tous. Dans ce contexte, nous avons jugé opportun de sortir de notre réserve et d’assurer la nouvelle équipe dirigeante de notre soutien et de notre confiance."

Des tomates pour la Commission européenne

Concombres tordus, carottes difformes et autres poireaux disgracieux font leur retour à compter du 1er juillet sur les étals européens. La Commission européenne en a décidé ainsi en éliminant de la législation communautaire une série de normes liées à la taille et à la forme des fruits et légumes commercialisés sur le territoire de l'UE.

Jusqu'à maintenant, les normes européennes définissaient tailles et formes pour 36 fruits et légumes; 26 d'entre eux retrouvent donc leur liberté. Il s'agit notamment des abricots, des aubergines, des cerises, de l'ail, des petits pois, des épinards, des pastèques et des poireaux.

Dix restent en revanche réglementés : pommes, kiwis, oranges et autres fruits de la famille des citriques, pêches, poires, raisin de table et tomates, soit environ 75% du commerce transfrontalier de fruits et légumes en Europe.

Ni de gauche ni de droite, nous sommes catholiques

L'humeur de Pasquin dans L'Homme Nouveau :

"Quand nos enfants, nos petits-enfants, travailleront le dimanche par obligation légale, par pression de l’entreprise, ou par nécessité de carrière. Quand ils ne pourront plus, à la différence de leurs aînés, depuis des générations en chrétienté, aller à la messe le dimanche, au bistrot ou à la kermesse, être en famille ou entre amis. Quand notre vie sera centrée sur la rentabilité personnelle et sur le chiffre généré. Nous serons alors les seuls responsables. Depuis trop longtemps nous votons « utile », depuis trop longtemps croyant sauver la morale nous favorisons le libéralisme, croyant sauver la chrétienté nous facilitons le relativisme, croyant servir la libre entreprise nous servons le super-capitalisme. Croyant voter à droite nous votons UMP ! Parce que nous croyons, par naïveté pour certains, par confort mondain pour d’autres, que droite veut dire défense de nos valeurs, défense de la nation, et défense de la liberté d’entreprise, contre une gauche marxiste collectiviste. Or aujourd’hui, la droite c’est Bruxelles et sa technocratie liberticide, c’est le monopole de grands groupes, forme de collectivisme marchand, contre la liberté d’entreprendre locale. Ce sont nos valeurs, portées par Bachelot, Kouchner, Veil ou Frédéric Mitterrand, pendant que Boutin, caution et grand joker des « sarko cathos », se fait virer du gouvernement ! Ça ne fait pas plaisir ni à dire ni à écrire, mais sur ce thème, nous préférons entendre : «Nous demandons le respect du dimanche pour que chacun, croyant ou non croyant, puisse le consacrer à son ouverture aux autres, à toutes les activités non marchandes, qui font la grandeur de notre société.» Même si c’est Martine Aubry qui le dit ! Certes, nous ne sommes pas de gauche, mais nous ne sommes pas de droite non plus. Nous sommes catholiques et il ne peut y avoir de systématisme ni de déterminisme dans nos votes…"