2e nuit d’émeute à Firminy
Outre une dizaine de feux de poubelles,le bilan des incidents de la nuit est de huit voitures incendiées, ainsi que l'annexe désaffectée d'un centre social de la ville.
L’encyclique et l’Autorité mondiale (suite)
Après les §67 et 57, il convient de se pencher sur le §41 (et oui, la doctrine sociale est un tout) :
"L’économie intégrée de notre époque n’élimine pas le rôle des États, elle engage plutôt les gouvernements à une plus forte collaboration réciproque. La sagesse et la prudence nous suggèrent de ne pas proclamer trop hâtivement la fin de l’État. Lié à la solution de la crise actuelle, son rôle semble destiné à croître, tandis qu’il récupère nombre de ses compétences. Il y a aussi des nations pour lesquelles la construction ou la reconstruction de l’État continue d’être un élément clé de leur développement. L’aide internationale à l’intérieur d’un projet de solidarité ciblé en vue de la solution des problèmes économiques actuels, devrait en premier lieu soutenir la consolidation de systèmes constitutionnels, juridiques, administratifs dans les pays qui ne jouissent pas encore pleinement de ces biens. À côté des aides économiques, il doit y avoir celles qui ont pour but de renforcer les garanties propres de l’État de droit, un système d’ordre public et de détention efficaces dans le respect des droits humains, des institutions vraiment démocratiques. Il n’est pas nécessaire que l’État ait partout les mêmes caractéristiques: le soutien aux systèmes constitutionnels faibles en vue de leur renforcement peut très bien s’accompagner du développement d’autres sujets politiques, de nature culturelle, sociale, territoriale ou religieuse, à côté de l’État. L’articulation de l’autorité politique au niveau local, national et international est, entre autres, une des voies maîtresses pour parvenir à orienter la mondialisation économique. C’est aussi le moyen pour éviter qu’elle ne mine dans les faits les fondements de la démocratie."
Lénine et Mao honorés à Montpellier
Georges Frêche justifie ainsi son hommage à 2 grands criminels :
"je sais les erreurs de Lénine mais il a changé la face de l'Histoire. Sans la Révolution d'octobre, il n'y aurait pas eu de décolonisation. Je sais que Mao fut un piètre chef d'État mais il a rétabli la Chine sur la scène internationale."
Et Adolf Hitler, il a rétabli l'Allemagne sur la scène internationale, après son humiliation en 1919 par le Traité de Versailles ?
Un nouvel évêque auxiliaire à Lille
Le Saint-Père a nommé l'Abbé Gérard Coliche, Auxiliaire de l'Archevêque de Lille. L'Evêque élu, né en 1940 à Béziers et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même diocèse.
Et une nouvelle taxe
C'est la taxe carbone. Une taxe qui toucherait d'abord les familles.
Mondialisation, subsidiarité et Autorité mondiale
Extrait du § 57 de l'encyclique, à ne pas dissocier du § 67 :
"Le principe de subsidiarité, expression de l’inaliénable liberté humaine, est, à cet égard, une manifestation particulière de la charité et un guide éclairant pour la collaboration fraternelle entre croyants et non croyants. La subsidiarité est avant tout une aide à la personne, à travers l’autonomie des corps intermédiaires. Cette aide est proposée lorsque la personne et les acteurs sociaux ne réussissent pas à faire par eux-mêmes ce qui leur incombe et elle implique toujours que l’on ait une visée émancipatrice qui favorise la liberté et la participation en tant que responsabilisation. La subsidiarité respecte la dignité de la personne en qui elle voit un sujet toujours capable de donner quelque chose aux autres. En reconnaissant que la réciprocité fonde la constitution intime de l’être humain, la subsidiarité est l’antidote le plus efficace contre toute forme d’assistance paternaliste. Elle peut rendre compte aussi bien des multiples articulations entre les divers plans et donc de la pluralité des acteurs, que de leur coordination. Il s’agit donc d’un principe particulièrement apte à gouverner la mondialisation et à l’orienter vers un véritable développement humain. Pour ne pas engendrer un dangereux pouvoir universel de type monocratique, la «gouvernance» de la mondialisation doit être de nature subsidiaire, articulée à de multiples niveaux et sur divers plans qui collaborent entre eux. La mondialisation réclame certainement une autorité, puisqu’est en jeu le problème du bien commun qu’il faut poursuivre ensemble; cependant cette autorité devra être exercée de manière subsidiaire et polyarchique pour, d’une part, ne pas porter atteinte à la liberté et, d’autre part, pour être concrètement efficace."
Hadopi 2 : le retour
Après la sanction par le Conseil constitutionnel, les sénateurs ont adopté mercredi après-midi la nouvelle mouture du texte anti-piratage. Le fond du texte n'a pas changé. Il s'agit toujours de faire planer la menace de coupure de la connexion internet au-dessus des pirates. Mais plusieurs changements ont dû être opérés à la hâte. Désormais, le gouvernement confie à la justice le soin de décréter la coupure de l'abonnement des internautes pris en flagrant délit de piratage. Dans la première version du texte, ce rôle était tenu par une autorité administrative, l'Hadopi. Mais le gouvernement a tout de même prévu une procédure judiciaire accélérée. Ainsi, la coupure pourra être décrétée grâce à une simple ordonnance pénale avec laquelle les automobilistes pris en excès de vitesse sont déjà familiers.
Les sénateurs ont réintroduit l'obligation de sécurisation de la connexion à internet. En clair, si l'adresse IP est détectée sur un réseau pirate, c'est l'abonné titulaire de la ligne qui sera exposé.
Pour que les mères ne s’occupent pas trop de leur enfant
Un rapport parlementaire a plaidé pour la mise en place d'un congé parental plus court et mieux indemnisé, comme proposé par Nicolas Sarkozy. Cette proposition figure dans un projet de rapport d'information sur la "Prestation d'accueil du jeune enfant" (PAJE), dans le cadre de la mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (Mecss). Le tout au nom de l'égalité entre les hommes et les femmes. L'intérêt de l'enfant, on s'en passera !
Le complément de libre choix d'activité est versé aux parents qui cessent de travailler ou exercent une activité professionnelle à temps partiel pour s'occuper de leur enfant. Sa durée varie de six mois à trois ans, en fonction du nombre d'enfants. Le rapport plaide pour un congé "mieux indemnisé mais d'une durée plus courte, qui pourrait être de l'ordre d'un an, et dont au moins une partie serait partagée entre le père et la mère". Pour autant, "les membres UMP de la mission ne sont pas favorables" à cette proposition, est-il précisé dans le document.
Travail dominical : un projet antichrétien
C'est ce que laisse entendre le député (PCF) Roland Muzeau :
"[T]out est fait pour nous présenter le dimanche comme une relique des temps anciens, une survivance catholique, voire monarchiste, que tout homme de progrès se doit de considérer avec dédain. Le rapport pour avis de notre collègue Bernard Reynès est à cet égard explicite. Il souligne, dès les premières pages, évoquant l'ordonnance de 1814 qui fixe les modalités des interdits dominicaux, que cette réforme rencontra «L'hostilité des républicains qui y voyaient une manifestation de l'ordre moral, des économistes libéraux et des ouvriers, pour qui cette journée chômée représentait un manque à gagner»."
Il manque quelqu’un sur la photo
En effet, Carla Bruni-Sarkozy n'a pas voulu accompagner les autres épouses des chefs d'Etat du G8, pour lesquelles les autorités italiennes avaient préparé un programme, dont un entretien privé avec Benoît XVI. Carla Bruni-Sarkozy est arrivée aujourd'hui dans l'après- midi, et elle sera la seule épouse à rejoindre les appartements des chefs de délégation. Elle y recevra pour un dîner privé, ce soir.
Travail dominical : des députés UMP rebelles
Jacques Myard et Lionnel Luca exigent que le volontariat soit la règle partout. Ils ont déposé un amendement en ce sens. S'il n'est pas adopté "il n'est pas sûr que je vote le texte", déclare M. Myard. Philippe Armand-Martin (UMP) veut lui aussi "s'assurer que le volontariat sera bien la seule règle applicable et qu'il n'y aura pas de +désignés volontaires+, de formes de chantage ou de pression". Guénhaël Huet (UMP)
"craint que les verrous ne résistent pas à l'épreuve du temps et aux pressions de l'économie".
Jean-Pierre Nicolas (UMP) voudrait lui que les dérogations "soient soumises à l'avis des conseils municipaux ou d'agglomérations" et pas du seul maire. Mosellans et Alsaciens se sont réjouis d'en être exclus, tout comme l'élu du Rhône, Bernard Perrut (UMP), car cela "aurait nuit aux commerces et à la vie économique de ce département".
Quant à Nadine Morano, elle a reconnu qu'il n'y avait "pas ou quasi pas de modes de garde adaptés" pour les enfants des personnes amenées à travailler le dimanche. Faudra-t-il ouvrir les crèches et forcer les assistantes maternelles au travail dominical ?… Ce projet se révèle vraiment ubuesque.
Mgr Aillet défend le repos dominical
Extrait d'un communiqué de l'évêque de Bayonne :
"Certains y verront peut-être un signe de la Providence : le jour même de la publication tant attendue de la première encyclique sociale du pape Benoît XVI, «Caritas in veritate», sur le développement humain intégral, qui propose des critères de réflexion susceptibles d’éclairer et d’inspirer les choix politiques en matière économique et sociale, l’Assemblée nationale entame l’examen d’une nouvelle proposition de loi relative aux dérogations au principe du repos dominical, que le gouvernement a souhaité faire inscrire à l’ordre du jour des travaux du Parlement réuni en session extraordinaire… […] Ce n’est pas la première fois qu’en France, le législateur affirme solennellement un principe, qu’il vide en fait de son contenu en autorisant des dérogations qui sont telles que la règle (en l’occurrence, le respect du repos dominical) ne tarde pas à devenir l’exception…
Fidèles à l’enseignement social de l’Eglise ainsi qu’à l’héritage des «catholiques sociaux» qui furent si souvent à l’origine des grandes lois sociales du XIXème et du début du XXème siècles, nous ne pouvons accepter une telle régression sociale, hélas caractéristique du «consumérisme» et du «primat de l’économie» qui tend à s’imposer au détriment de la personne humaine, de sa dignité et de ses droits. Comme le souligne précisément Benoît XVI dans « Caritas in veritate », «l’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux par la simple extension de la logique marchande. Celle-là doit viser la recherche du bien commun, que la communauté politique d’abord doit aussi prendre en charge» et le marché «ne doit donc pas devenir, le lieu de la domination du fort sur le faible» (c.f. n° 36).
Si le dimanche revêt en définitive une importance primordiale pour les chrétiens du monde entier qui célèbrent et sanctifient le jour du Seigneur, c’est aussi pour l’ensemble de nos concitoyens qu’il importe de défendre le principe d’un jour de repos qui soit le même pour tous, repos dominical si nécessaire à l’harmonie de la vie familiale et de la vie sociale."
L’encyclique expliquée par le Pape lui-même
A l'audience générale, le Saint-Père est revenu sur son Encyclique qui souligne combien la
"charité dans la vérité est la force qui favorise le vrai développement de la personne et de l'humanité… Eclairée par la foi et la raison, elle seule permet d'atteindre un développement doté de valeurs humaines. [Caritas in Veritate ne prétend pas] apporter de solutions pratiques aux grands problèmes sociaux de notre monde…mais veut rappeler les principes fondamentaux d'un véritable développement humain. C'est pourquoi il porte son attention sur la vie de l'homme, élément de tout véritable progrès, sur le respect de la liberté religieuse…et une vision prométhéenne de l'homme, considéré comme simple artifice de son propre destin".
Pour cela, il faut des
"hommes justes en politique comme en économie, avant tout attentifs au bien commun".
L'économie
"a besoin de l'éthique pour fonctionner correctement, mais aussi du principe de gratuité et de la logique du don dans une économie de marché où le seul profit ne peut être la règle. Ceci n'est possible que par un effort commun, des économistes et responsables politiques, des producteurs et des consommateurs, et une formation des consciences pour recourir à des critères moraux dans tout projet politique ou économique… Il faut également un mode de vie nouveau pour l'humanité entière, avec des devoirs correspondant à des droits qui respectent l'environnement et la personne dans sa relation aux autres".
Face aux graves problèmes du moment, une
"autorité politique mondiale est nécessaire, qui respectera les principes de subsidiarité et de solidarité, en mesure d'orienter positivement le bien général dans le respect des grandes traditions morales et religieuses de l'humanité".
Référendum irlandais le 2 octobre
L'Irlande organisera son référendum sur le traité de Lisbonne le 2 octobre. Et la campagne pour le 'oui' commence par un mensonge.
Le repos du dimanche est nécessaire à l’homme
Le député Véronique Besse a défendu hier le repos dominical à l'Assemblée. Extraits :
"Cette 4ème version souffre d’ailleurs d’un paradoxe que les Français ont tout de suite perçu : c'est-à-dire que tout en réaffirmant le principe du repos dominical, elle vide ce repos dominical de toute sa substance. En réalité, cette proposition de loi va venir rayer d’un trait de plume près de 17 siècles d’histoire de notre civilisation européenne. Depuis le règne de l’empereur romain Constantin au IVème siècle, le jour du dimanche est en effet considéré en Europe comme un jour de repos. Remis en cause à plusieurs reprises, ce principe du repos dominical fut réaffirmé en France en 1906 dans l’intérêt des salariés et de leurs familles. Vous le savez, traditionnellement, le dimanche est consacré aux activités familiales. C’est également un jour privilégié pour l’éducation des enfants. Le dimanche est particulièrement propice à la transmission des valeurs familiales et des valeurs de notre société. […]
Nous ne devons pas nous tromper de débat. Le travail du dimanche n’est pas un tabou. Contrairement à ce que l’on a pu entendre, il ne l’a même jamais été. Les Français n’y sont tout simplement pas favorables. Cette proposition de loi que nous examinons aujourd’hui est surtout l’occasion, pour nous, de nous interroger sur les fondements de notre société. Cette proposition de loi sur le travail du dimanche pose la question de ce que nous voulons, pour notre avenir. Le repos du dimanche n’est pas qu’un simple héritage de l’histoire, il est nécessaire à l’homme. Tout d’abord parce que c’est un jour qui rythme l’ensemble de la société sur un même tempo. Au moment même où l’individualisme se développe et devient une véritable menace pour notre société, conserver de manière pérenne une journée de repos commune, y compris dans les zones touristiques, c’est-à-dire principalement les grandes agglomérations, est une nécessité."
Changements pour la Commission Ecclesia Dei
Le Cardinal Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a été nommé comme prévu à la tête de la Commission Ecclesia Dei. Mons. Guido Pozzo (photo) a été nommé secrétaire de cette Commission. La Commission Ecclesia Dei a été réformée, comme cela avait été annoncé, par le Motu Proprio Ecclesiae Unitatem, en vue du dialogue avec la Fraternité Saint Pie X.:
"Le Successeur de l'Apôtre Pierre a le devoir de veiller à l'unité de l'Eglise, en soutenant de manière opportune les vocations que la grâce a accordé aux uns et aux autres. Il est la référence visible permanente et le fondement de l'unité des pasteurs comme des fidèles. […] Les questions devant désormais être traitées avec la Fraternité étant essentiellement doctrinales, j'ai décidé, 20 ans après le Motu Proprio Ecclesia Dei et comme je m'étais réservé de le faire, de refondre la Commission Ecclesia Dei en la reliant étroitement à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Elle se composera désormais d'un Président en la personne du Préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi, assisté d'un Secrétaire et d'Officials. Secondé par le Secrétaire, le Président soumettra les cas et sujets éminemment doctrinaux à l'étude et au jugement des instances ordinaires de la Congrégation, avant d'en soumettre les résultats aux dispositions du Souverain Pontife.
Par cette mesure, j'ai voulu, en particulier, montrer ma sollicitude paternelle envers la "Fraternité Saint Pie X" afin de parvenir la pleine communion avec l'Église."
Addendum 17h40 : Emission spéciale sur KTO ce soir à 19h40. Philippine de Saint Pierre reçoit l’abbé Bruno Le Pivain pour un décryptage de 26 minutes :
- Quelle continuité avec les précédents gestes de Benoît XVI en direction de la Fraternité Saint Pie X ?
- Quel contexte particulier désormais pour les discussions doctrinales entre Rome et Ecône ?
- Quelle place pour les instituts « Ecclesia Dei » dans cette nouvelle organisation ?
Rediffusions ce soir à 21h45, le 9 juillet à 11h30 et 18h10, le 10 juillet à 17h.
Le travail dominical, contraire à la « politique de civilisation »
Extrait de l'intervention du député Dominique Souchet, hier à l'Assemblée nationale :
"le gouvernement avait sagement renoncé à légiférer sur l'extension du travail dominical, notamment après s'être heurté à la résistance courageuse d'un groupe consistant de députés de la majorité en phase avec la majorité de l'opinion. Mais non : avec une obstination, un acharnement, un entêtement surprenants, alors que personne ne lui demande rien, ni les Français, ni même les grandes chaînes commerciales (il suffit d'écouter Michel-Edouard Leclerc), le gouvernement revient à la charge en nous présentant, au coeur de l'été, une nouvelle version prétendue « light » de la proposition du mois de décembre, une proposition, un projet de loi, on se sait plus très bien, dont le titre est tellement contourné et la sémantique si finement retravaillée qu'ils éveillent comme mécaniquement le soupçon.
La contradiction semble criante entre l'objectif d'une politique qui se présente comme une « politique de civilisation » et ce qui apparaît comme le détricotage d'un repère essentiel permettant précisément de distinguer une société civilisée d'un simple agglomérat d'individus. Lors du récent Congrès à Versailles, le Président de la République a particulièrement insisté sur l’importance qu’il attachait au modèle social français. Il serait, et nous partageons cet avis, notre meilleur bouclier face à la crise. Mais le repos dominical et ce qu'il permet ne sont-ils pas précisément un des éléments constitutifs du modèle français ?
[…] Ce n’est en aucun cas une réponse crédible à la crise économique, ni un mode de vie décent à proposer. […] La raison qui a présidé à l’élaboration de cette proposition de loi est d’ « accroître l’activité » pour « libérer la croissance ». Pourtant, aucune étude économique ne présente des évaluation probantes. Au mieux, les nouvelles dispositions permettront donc un transfert d’activité, c’est-à-dire un transfert d’emploi et un transfert d’achat sur des jours habituellement non-ouvrables. Car ouvrir plus longtemps ne fait pas consommer plus. […] En définitive, cette proposition de loi me paraît inadaptée aux besoins actuels de notre pays. […] Au total, ce que nous redoutons, c'est la mise en place d'un enchaînement, d'une contagion, d'un engrenage, c'est un effet domino, un effet boule de neige à partir d'une brèche législative porteuse d'un élargissement potentiellement sans fin de dérogations. Cet élargissement progressif pourrait bien, au terme du processus, aboutir à transformer en exception la règle elle-même que la proposition de loi est censé réaffirmer : celle du repos dominical."
Mgr Jean-Paul James nommé évêque de Nantes
Contrairement à ce que croyait certains, ce n'est pas Mgr Papin, mais Mgr Jean-Paul James qui est nommé évêque de Nantes. Agé de 56 ans, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis, il est licencié en sciences économiques et en théologie morale, a été chapelain de Saint-Louis-des-Français à Rome, professeur de théologie morale au grand séminaire de Rennes, responsable du Service diocésain des vocations, prêtre accompagnateur de la communauté de l'Arche, recteur du séminaire interdiocésain Saint-Yves à Rennes. Il avait été nommé en 2003 évêque de Beauvais, Noyons et Senlis. Mgr Jean-Paul James est membre de la Commission doctrinale de la Conférence des évêques de France. Il est également évêque accompagnateur des communautés de l'Arche en France, et de Foi et Lumière.
Une « Autorité politique mondiale » n’est pas un « super-Etat mondial »
Les médias s'étant longuement arrêtés sur le §67 de l'encyclique, voire n'ayant retenu que celui-ci, il convient de s'y pencher. Benoît XVI ne réclame pas un gouvernement mondial, ni la fin de l'autorité des nations… Il y écrit notamment, après avoir réclamé une réforme de l'ONU :
"il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale […]. Une telle Autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité, être ordonnée à la réalisation du bien commun, s’engager pour la promotion d’un authentique développement humain intégral qui s’inspire des valeurs de l’amour et de la vérité. Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux. En l’absence de ces conditions, le droit international, malgré les grands progrès accomplis dans divers domaines, risquerait en fait d’être conditionné par les équilibres de pouvoir entre les plus puissants. Le développement intégral des peuples et la collaboration internationale exigent que soit institué un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation et que soit finalement mis en place un ordre social conforme à l’ordre moral et au lien entre les sphères morale et sociale, entre le politique et la sphère économique et civile que prévoyait déjà le Statut des Nations Unies."
C'est une critique à peine voilée -au moment où s'ouvre le G8- de la confiscation et l'utilisation des organes internationaux par quelques uns. Voici ce qu'en écrivait le pape Jean XXIII dans Pacem in Terris (§145), cité en note de la nouvelle encyclique :
"Nous désirons donc vivement que l'organisation des Nations Unies puisse de plus en plus adapter ses structures et ses moyens d'action à l'étendue et à la haute valeur de sa mission. Puisse-t-il arriver bientôt, le moment où cette Organisation garantira efficacement les droits qui dérivent directement de notre dignité naturelle, et qui, pour cette raison, sont universels, inviolables et inaliénables."
A l'heure actuelle, on sait que différents organes de l'ONU tentent de garantir plutôt le crime de l'enfant à naître ou le délitement de la famille… Contrairement à ce que semblent penser les médias, l'idée d'une Autorité mondiale n'est pas nouvelle, elle existe déjà dans le Compendium de la DSE [§ 441 à 443], également cité en note de l'encyclique de Benoît XVI, ce qui permet d'expliciter ce qu'entend le Pape :
"Il est essentiel que cette autorité soit le fruit d'un accord et non d'une imposition, et qu'elle ne soit pas comprise comme « un super-État mondial ». […] Il n'appartient pas à l'autorité de la communauté mondiale de limiter l'action que les États exercent dans leur sphère propre, ni de se substituer à eux. Elle doit au contraire tâcher de susciter dans tous les pays du monde des conditions qui facilitent non seulement aux gouvernements mais aussi aux individus et aux corps intermédiaires l'accomplissement de leurs fonctions, l'observation de leurs devoirs et l'usage de leurs droits dans des conditions de plus grande sécurité".
Enfin, le texte fait également référence à l'encyclique de Jean-Paul II Sollicitudo rei socialis (§42) où l'on peut notamment lire (mais le reste du § est également à lire) :
"Les Organisations internationales, selon de nombreux avis, semblent se trouver à un moment de leur histoire où les mécanismes de fonctionnement, les frais administratifs et l'efficacité demandent un réexamen attentif et d'éventuelles corrections. Evidemment un processus aussi délicat ne peut être mené à bien sans la collaboration de tous. Il suppose que l'on dépasse les rivalités politiques et que l'on renonce à la volonté de se servir de ces Organisations à des fins particulières, alors qu'elles ont pour unique raison d'être le bien commun. Les Institutions et les Organisations existantes ont bien travaillé à l'avantage des peuples. Toutefois, affrontant une période nouvelle et plus difficile de son développement authentique, l'humanité a besoin aujourd'hui d'un degré supérieur d'organisation à l'échelle internationale, au service des sociétés, des économies et des cultures du monde entier."
Emeute près de Saint-Etienne
Des heurts entre les forces de l'ordre et des bandes ont éclaté cette nuit à Firminy, à la suite de la tentative de suicide de Mohammed Benmouna, gardé à vue pour une affaire de tentative d'extorsion de fonds, aujourd'hui dans le coma. Peu après 3h30 mercredi matin, des poubelles flambaient encore, au sol s'amoncelaient des déchets et des cailloux, et on pouvait encore sentir l'odeur de pneus brûlés, témoins des incidents ayant éclaté mardi soir.
Tout a commencé vers 20h. Les jeunes se sont révoltés, c'était une grosse émeute, qui a duré quatre à cinq heures.
La CEDH contre la soupe au cochon
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a déclaré irrecevable, dans une décision rendue publique lundi, la requête de l'association Solidarité des Français, déposée contre l'annulation en décembre 2006 par la préfecture de Paris de distributions de repas contenant du porc. L'arrêté du préfet, suspendu en référé par le juge administratif, avait été confirmé en appel par le Conseil d'Etat. Pour la CEDH, le préfet
Les magouilles se poursuivent au Parlement européen
Lu dans les Coulisses de Bruxelles :
Sur le fond, en revanche, chaque partenaire de la coalition gardera sa liberté de vote. Mais il est clair que la reconduction de l’accord technique favorisera la recherche de compromis qui resteront nécessaire si le Parlement veut imposer sa volonté au Conseil des ministres (l’organe législatif où siègent les États) : rappelons encore une fois que seuls les amendements ayant obtenu la majorité absolue des membres du Parlement s’imposent à lui. L’accord de coalition ouvre aussi la voie à un vote sur l’investiture de Barroso dès la session du 14 septembre"
Une presse sous influence
La presse française reçoit plus de 400 millions d'euros en subventions directes de l'Etat, et 500 millions en déductions fiscales. Une presse qui
dépend à ce point du bon vouloir des politiciens au pouvoir pour sa
survie même peut-elle se permettre d'être indépendante ? Est-elle aussi
libre de critiquer qu'elle le voudrait ?
Profanations en cascade
Un jeune d'une quinzaine d'années a été reconnu coupable de dommages à la propriété et d'atteintes à la paix des morts par l'Autorité tutélaire du district de La Chaux-de-Fonds (Suisse). Il avait profané des sépultures dans la nuit du 4 au 5 octobre 2008 au cimetière de La Chaux-de-Fonds. Une trentaine de monuments funéraires en pierre avaient été renversée ou détruite par le jeune homme.
Conservées dans une crypte depuis des siècles, les reliques de la patronne des gitans ont été volées durant le week-end. Aux Saintes-Maries de la Mer, le reliquaire qui contenait les ossements de Sainte-Sara a été fracturé et une partie des reliques, datant du 1er siècle, dérobées. Ce sont l'humerus et l'omoplate de "Sara la noire" qui ont disparu, mais il reste toujours une partie du crâne, les deux fémurs et quelques petits ossements. Il semble déjà probable que le vol a été commis avec préméditation car un outil a été utilisé pour forcer l'arrière du reliquaire.
Le Champ-de-Mars, zone de non-droit ?
Le sénateur centriste du VIIe arrondissement parisien Yves Pozzo di Borgo suggère d'installer des barrières autour du site à la nuit tombée pour éviter les incidents dans une lettre au maire de Paris.
La Préfecture de police rappelle qu'environ 150 hommes s'y relaient pourtant de jour comme de nuit.
Traité de Lisbonne : l’aveu du Conseil d’Etat
Le Conseil d’État, dans son rapport annuel, révèle au détour d’une phrase que le gouvernement lui a donné 24 heures, en janvier 2008, pour se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne. Un délai beaucoup trop court pour un texte aussi important et complexe. Maniant la litote, le Conseil d’État regrette donc dans son rapport annuel que ce projet de loi essentiel ait dû être examiné «trop rapidement».
A l’intention des laïcistes
Voici le §56 de l'encyclique :
"La religion chrétienne et les autres religions ne peuvent apporter leur contribution au développement seulement si Dieu a aussi sa place dans la sphère publique, et cela concerne les dimensions culturelle, sociale, économique et particulièrement politique. La doctrine sociale de l’Église est née pour revendiquer ce «droit de cité» de la religion chrétienne. La négation du droit de professer publiquement sa religion et d’œuvrer pour que les vérités de la foi inspirent aussi la vie publique a des conséquences négatives sur le développement véritable. L’exclusion de la religion du domaine public, comme, par ailleurs, le fondamentalisme religieux, empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l’humanité. La vie publique s’appauvrit et la politique devient opprimante et agressive. Les droits humains risquent de ne pas être respectés soit parce qu’ils sont privés de leur fondement transcendant soit parce que la liberté personnelle n’est pas reconnue. Dans le laïcisme et dans le fondamentalisme, la possibilité d’un dialogue fécond et d’une collaboration efficace entre la raison et la foi religieuse s’évanouit. La raison a toujours besoin d’être purifiée par la foi, et ceci vaut également pour la raison politique, qui ne doit pas se croire toute puissante. A son tour, la religion a toujours besoin d’être purifiée par la raison afin qu’apparaisse son visage humain authentique. La rupture de ce dialogue a un prix très lourd au regard du développement de l’humanité."
Le travail dominical sera voté le 15 juillet
Les députés se prononceront par vote solennel mercredi 15 juillet sur le travail dominical, dont l'examen a commencé mardi à l'Assemblée. Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a par ailleurs ajouté que les députés pourraient éventuellement siéger lundi 13 juillet si l'examen du texte n'est pas terminé d'ici là. Au besoin, les députés ont déjà prévu de siéger samedi 11 juillet, en plus de mardi, mercredi, jeudi et vendredi de cette semaine sur la proposition de loi Mallié, qui ne comprend qu'un article unique. Mais pas dimanche… 331 amendements ont été déposés : 29 UMP, 25 Nouveau centre, 44 GDR (Verts et PCF), 15 non-inscrits et 218 PS.
Au §63 de la nouvelle encyclique, on peut lire :
"Que veut dire le mot «décent» lorsqu’il est appliqué au travail? Il signifie un travail qui, dans chaque société, soit l’expression de la dignité essentielle de tout homme et de toute femme: un travail choisi librement, qui associe efficacement les travailleurs, hommes et femmes, au développement de leur communauté ; un travail qui, de cette manière, permette aux travailleurs d’être respectés sans aucune discrimination ; un travail qui donne les moyens de pourvoir aux nécessités de la famille et de scolariser les enfants, sans que ceux-ci ne soient eux-mêmes obligés de travailler; un travail qui permette aux travailleurs de s’organiser librement et de faire entendre leur voix ; un travail qui laisse un temps suffisant pour retrouver ses propres racines au niveau personnel, familial et spirituel ; un travail qui assure aux travailleurs parvenus à l’âge de la retraite des conditions de vie dignes."
