Une nouvelle retraite, pour mères de famille
Proposée par l’Œuvre des retraites (FSSP) du 27 au 31 octobre, il s’agit des retraites « mater laetitiae », destinées aux mères de famille ayant encore des enfants à élever, les enseignements étant axés sur la sanctification dans et par leur état d’épouse et de maman.
Ces retraites durent 4 petits jours, du vendredi soir au mardi en fin de matinée et sont prêchées par l’abbé Vernier qui organise régulièrement depuis son ordination des récollections pour femmes.
Ces retraites sont conçues comme un temps de ressourcement tant spirituel que physique, d’où un rythme allégé comparé à beaucoup d’autres propositions du même type.
Au programme, chaque jour: Trois enseignements de 55 minutes, messe, temps d’entretien personnel avec le prêtre, table ronde guidée sur des thèmes en lien avec le couple, la famille ou l’éducation.
Inscriptions et plus d’informations pour cette première édition, du 27 au 31 octobre, ici
Le député Caron scolarise son enfant à Versailles et se plaint des fermetures de classes à Paris
Le député Nupes Aymeric Caron, élu du 18e arrondissement de Paris, s’était plaint en février de la fermeture de classes à Paris :

On apprend cette semaine que c’est un peu de sa faute, puisqu’il scolarise son enfant à Versailles, où il se fait remarquer :
Pour la troisième fois depuis le début de l’année, le député de la 18e circonscription de Paris, Aymeric Caron s’est introduit de force dans l’école maternelle de son fils à Versailles pour y déposer son fils en retard. Malgré les injonctions de la directrice, l’élu s’est directement rendu dans la classe de son enfant, une pratique pourtant interdite par le règlement de l’école. Il s’agit du troisième incident de ce type depuis le début de l’année scolaire concernant l’élu Insoumis. Contactée par la directrice de l’école maternelle, la police s’est rendue dans l’école, mais le député avait déjà quitté les lieux. Le personnel déplore une pratique courante de la part du député LFI. L’année dernière déjà, Aymeric Caron s’était à plusieurs reprises introduit de force et illégalement dans l’école.
Secret pontifical : une tentative de contrôle du Synode ?
Nouvelle saison des émissions du Club des Hommes en noir :
Discrimination LGBT à Rennes
La municipalité de Rennes veut « simplifier » les attributions de subventions aux associations sportives… et elle a révisé ses calculs en pratiquant la discrimination LGBT :
« En ce qui concerne le critère des effectifs des pratiquants, la catégorie sexe a laissé place à une catégorie genre qui propose des cases « non-binaire majeur » et « non binaire mineur » en sus des traditionnelles « femme majeur », « femme mineur », « homme majeur » et « homme mineur ». Certains coefficients ont également été revus à la hausse permettant notamment d’attribuer des subventions plus conséquentes aux clubs qui inscriront des filles et des mineurs non binaire »
Les clubs qui déclareront des enfants « non binaires » bénéficieront de plus de subventions que ceux qui déclareront simplement des garçons ou des filles. Il s’agit donc d’une incitation à dire aux enfants de se déclarer « non binaire » et à leur rentrer dans le crâne qu’ils ne sont ni filles ni garçons dès leur plus tendre et innocente enfance.
Voici ce que déclare le conseiller municipal délégué aux sports Frédéric Bourcier :
« La non binarité est une réalité dans notre société, que est minoritaire, mais nous ne devons pas l’invisibiliser. Nous avons été interpellés par des représentants d’associations sur cette problématique, on sait qu’au niveau national, ça concerne environ 5 % de la population. Je vous propose d‘assumer dans la tranquillité cette discrimination positive sur des enfants. On ne fait pas ce choix par idéologie, on le fait par cohérence. Ça permettra aux structures de pouvoir mieux accueillir ces personnes. Il y aura adaptation des clubs en fonction de ce déclaratif. On se base globalement avec les clubs sur une relation de confiance. »
Les émeutes SRU : la loi Solidarité et renouvellement urbain est fondamentale pour comprendre la diffusion et l’implantation des émeutes
Conflits livre une analyse des émeutes de l’été 2023 :
Les émeutes de 2023 divergent de celles de 2005 sur au moins trois points : elles durèrent moins longtemps, mais furent beaucoup plus violentes ; elles furent le reflet des évolutions migratoires et des conséquences directes de la loi SRU ; elles trouvèrent, pour la première fois, un relais politique à l’Assemblée nationale (LFI) en s’insérant dans une cartographie du clientélisme électoral.
Conflits a décidé d’entreprendre une recherche approfondie sur les causes, le déroulement et les conséquences de cet épisode. Dans ce cadre, nous propose ici quelques réflexions préliminaires sur la base de données factuelles, ainsi que des hypothèses qui seront explorées dans un proche avenir.
Nanterre : un secteur de métropole globale épicentre des émeutes
Pour analyser les émeutes qui se sont produites en France entre le 27 juin (mort de Nahel Merzouk à Nanterre après un refus d’obtempérer) et la première semaine de juillet 2023, il a paru nécessaire de commencer les recherches en se concentrant, par une sorte d’effet de zoom, sur le lieu initial des violences.
Lieu du départ des émeutes et ville principale des affrontements initiaux, Nanterre n’est pas vraiment, aujourd’hui, une ville de banlieue au sens de territoire périphérique et déshérité. Bien au contraire. Située à 7 km de Paris et 10 mn en voiture (hors embouteillage), Nanterre est la préfecture des Hauts-de-Seine (92), département le plus riche de France avec Paris, et voit s’installer sur son territoire de nombreux bureaux et zones d’activités de l’économie mondialisée. C’est un fief du Parti communiste, la mairie étant tenu par le PCF depuis 1944 (le maire actuel, Patrick Jarry, communiste historique, est désormais classé divers gauche). Aux présidentielles de 2022, les résultats électoraux ont été marqués par une très forte abstention qui coïncide avec une très forte adhésion à Jean-Luc Mélenchon. C’est cette situation géographique, économique, sociale et politique qu’il faut avoir à l’esprit pour mieux comprendre le processus des émeutes de juin/juillet 2023.
La cité d’où sont parties les émeutes a été construite par Émile Aillaud entre 1973 et 1981. Elle est aujourd’hui classée comme « Architecture contemporaine remarquable ». Nommée cité Picasso en raison de la rue qui la traverse (par son histoire communiste Nanterre est aussi traversée par l’avenue Lénine et la rue Maurice Thorez), c’est un ensemble de tours disposées dans un espace vert, avec des jeux pour enfants et des terrains de sport. La cité jouxte le parc André Malraux, 25 hectares de verdure, d’espaces herbeux et forestiers, avec de nombreux oiseaux qui en font une réserve ornithologique. Nous sommes donc très loin d’un lieu déshérité et abandonné. Les tours Aillaud sont situées à 500 m à vol d’oiseaux du quartier d’affaires de La Défense, premier quartier d’affaires en Europe. Le Cnit[2] et l’Arena[3] sont accessibles à pied. À quoi s’ajoutent trois gares de RER, trois gares de train et deux stations de métro, qui relient ce quartier à Paris et à l’ouest de l’Île-de-France. D’autant que le quartier de la Défense connait depuis une dizaine d’années une extension vers le sud, si bien que Nanterre est désormais partie intégrante de celui-ci. La nationale qui borde la cité Picasso comprend des immeubles de bureaux et d’habitation, où sont présents de grands groupes internationaux. C’est là aussi que la ville de Puteaux a lancé le réaménagement du quartier des Bergères : les pavillons des années 1930 ont été rasés pour laisser place à des immeubles modernes, spacieux, ouverts, répondant aux dernières normes environnementales. Pour un investissement de 153 millions€.
La ville de Nanterre a annoncé, en février 2023, un réaménagement de la cité Aillaud pour un montant de 230 millions €, soit 70 000 € par appartement. En face d’elle, un théâtre et un complexe culturel sont en train d’être bâtis, pour une somme de 50 millions €. Parler de quartier déshérité ou défavorisé est donc contraire à la réalité de cet espace.
Les émeutes SRU
Peu connue du grand public, la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain, 2000) est pourtant fondamentale pour comprendre la diffusion et l’implantation des émeutes. Petit retour en arrière.
Nous sommes en l’an 2000, sous le gouvernement de Lionel Jospin. Le communiste Jean-Claude Gayssot est alors ministre de l’Équipement et du Logement. C’est lui qui fait écrire et qui défend la loi SRU, adoptée le 14 décembre 2000. Sous des couverts de solidarité et de mixité sociale, cette loi vise d’abord un objectif politique : s’assurer une masse critique d’électeurs dans des communes où la bascule gauche / droite est possible. La « gauche plurielle » (du nom de la coalition électorale de l’époque) est en effet convaincue que les populations des logements sociaux votent pour elle. Imposer 20% de logements sociaux aux communes de plus de 1 500 habitants en Île-de-France et de plus de 3 500 habitants en province, c’est imposer une population qui vote essentiellement pour la coalition au pouvoir. C’est donc garantir une réserve électorale indispensable pour gagner des communes qui sont tangentes. La loi est adoptée en 2000, avec son fameux article 55 qui impose 20% de logements sociaux. Les communes contrevenantes s’exposant à des amendes, au prorata du nombre de logements manquants. Conscients des enjeux démographiques pour l’équilibre politique de leur commune, beaucoup de maires décident de ne pas respecter ces contraintes urbanistiques, estimant qu’il est préférable de payer l’amende plutôt que de supporter les coûts sociaux et financiers d’un grand nombre de logements sociaux. En 2013, l’écologiste Cécile Duflot, alors ministre du Logement de François Hollande, modifie cette loi pour porter le nombre de logements sociaux à 25% du nombre de logements communaux. Elle modifie également les sanctions : les amendes sont relevées, devenant exorbitantes pour les communes et le pouvoir d’urbanisme est retiré aux maires pour être dévolu aux préfets, qui sont alors chargés des constructions. C’est ainsi supprimer une prérogative fondamentale des maires pour l’attribuer aux préfets et donc déroger au suffrage universel et à la volonté des citoyens des communes concernées, qui ne sont plus souverains sur leur urbanisme.
Cette loi pose plusieurs problèmes. Dans un grand nombre de communes, il est impossible de construire de nouveaux logements par manque de foncier disponible, à moins de raser des forêts ou de transformer des pavillons en immeubles. Pour beaucoup de villes situées en régions déprimées, des logements sociaux sont construits, pour répondre au critère des 25%, mais ils ne sont pas habités, ce qui crée un grand stock de logements vacants. Dans les zones tendues, le manque à gagner des logements sociaux est déporté vers les logements classiques, contribuant à amplifier la hausse des prix de l’immobilier, les propriétaires des logements non sociaux payant la location à perte des logements sociaux. La loi SRU est l’une des causes de la très forte inflation des prix du logement dans les métropoles, notamment à Paris et à Lyon. Cette loi est enfin décorrélée de la demande : en Île-de-France, 80% de la population est éligible au logement social. La loi SRU déséquilibre le marché du logement, détruit le micro-climat des communes, modifie le visage des centres-villes.
En parallèle de cette loi, les lois Borloo (2003 et 2004) prévoient notamment la destruction de grands ensembles, avec relogement des populations. Les personnes délogées sont relogées ailleurs, c’est-à-dire essentiellement dans les immeubles SRU construits dans les villes moyennes de la proche région parisienne. On assiste ainsi à une diffusion des populations dites « sensibles », qui quittent les banlieues de l’Île-de-France pour rejoindre les villes moyennes de province. Ces dispositions satisfont pourtant de nombreux maires. Confrontées à la désindustrialisation, ces villes voient leur population diminuer. L’arrivée des populations SRU est une aubaine car elle permet de maintenir le nombre d’habitants, ce qui conditionne les indemnités des élus, et assure aussi les subventions étatiques et les investissements publics. Raison pour laquelle très peu de maires s’y sont opposés. Cette diffusion spatiale des populations explique pourquoi ces émeutes ont touché des villes jusqu’à présent épargnées : Montargis, Laval, Auxerre, Maubeuge, Beauvais, etc. Une répartition spatiale que le Président Macron a dit vouloir poursuivre, estimant que cela était la solution pour déconcentrer les populations (essentiellement issues de l’immigration) et ainsi parvenir à leur « meilleure » répartition. Ce qui devrait faciliter, selon la pensée présidentielle, leur intégration. Répondant à la fois à un opportunisme politique et à un clientélisme électoral, la loi SRU est l’une des causes et des explications de ces émeutes qui ont ébranlé la France.
Les mortiers : l’arme prisée de 2023
C’est au mortier d’artifice que policiers et pompiers ont été accueillis par les émeutiers. Ce qui suppose que des stocks importants ont été constitués avant les émeutes, ce qui implique aussi des moyens financiers pour acquérir les pièces, des lieux pour les stocker, des réseaux pour s’approvisionner. Le mortier d’artifice n’est pas uniquement une arme par destination, il est aussi l’indication de réseaux et d’infrastructures rodés capables d’être mobilisés pour déstabiliser l’ordre légitime. Leur usage systématique suppose également un entraînement et une coordination qui sont extrêmement révélateurs d’un climat pré-insurrectionnel.
Entre le 28 juin et le 11 juillet, ce sont ainsi 4 tonnes de mortiers illégaux qui ont été saisies par la police, dans des magasins du 93, dont 2,7 tonnes saisies à Guichen près de Rennes et 54 000 pièces à Besançon. Les cartons viennent de Chine et d’Europe centrale et transitent par la Belgique pour des coûts de revente non négligeables : 500 € pour 10 mortiers pouvant tirer 380 coups et 100 € pour 10 mortiers pouvant tirer 8 coups. L’argent de la drogue est ici mobilisé pour s’équiper en armement.
Le nombre de saisies a d’ailleurs explosé : 146 kg en 2020 ; 354 kg en 2021 ; 1,5 tonne en 2022 ; 4 tonnes au 15 juillet 2023.
L’épuisement des stocks est l’une des causes de l’arrêt des violences. Les émeutiers n’ont pas basculé dans l’usage d’armes plus dangereuses : fusils à pompe et kalachnikovs, certes présents en grand nombre, mais qui ne sont pas encore utilisés de façon systématique dans les attaques des policiers et des pompiers. Jusqu’à quand ? Cette question est d’autant plus pertinente qu’une composante de « répétition générale » est probablement présente dans cet épisode.
Ces données permettent donc d’entamer une démarche indispensable, consistant à caractériser ces émeutes. Car à côté de la composante principalement criminelle de nombreux actes (pillages, dégradations diverses), un certain nombre d’actions revêtent un caractère évidement politique (attaques aux forces de l’ordre, incendies de mairies et de commissariats de police, etc.). Il est donc aussi capital de comprendre ces évènements dans une logique séquentielle qui partant de phénomènes anomiques (de l’ordre de la criminalité) tend à s’inscrire dans un processus insurrectionnel appelé sans doute à gagner en intensité au cours des prochaines années.
Les recherches que la rédaction de Conflits a engagées sur cet ensemble de faits, n’a donc pas un intérêt exclusivement théorique. Car c’est seulement en comprenant mieux la nature et la diffusion des récentes émeutes que l’on se mettra en état d’évaluer la menace concrète qui pèse sur la paix civile en France dans un avenir plus ou moins proche.
Jean Madiran, militant de la doctrine sociale authentique de l’Eglise
Notre ami Olivier Debesse, lui aussi infatigable militant de la doctrine sociale de l’Eglise, a rédigé sur ce sujet un article d’hommage à Jean Madiran à l’occasion des dix ans de la mort de ce dernier.
A l’occasion des dix ans de la disparition de Jean Madiran survenue le 31 juillet 2013, il est conforme à la piété filiale de lui rendre grâce pour son apport intellectuel et ses combats pour la défense de la culture et de la civilisation chrétienne dont nous sommes les héritiers. La culture ne peut se transmettre et la civilisation perdurer sans la société, sans des personnes qui agissent et s’organisent pour cela, quelles que soient leurs responsabilités individuelles et collectives, et à tous niveaux. Pas seulement au niveau politique, mais aussi dans tout groupe social (famille, école, association, entreprise, syndicat, paroisse, …). Encore faut-il avoir une idée juste de la vie sociale souhaitable, une idée juste d’une doctrine sociale authentique qui puisse servir de boussole. C’est tout le travail et l’immense mérite de Jean Madiran que d’avoir, à temps et à contre temps, rappelé les grands principes de ce que l’on appelle communément la doctrine sociale de l’Eglise.
Idéologie, enseignement social, doctrine sociale ou doctrine politique ?
Qu’est-ce qu’une idéologie ? Pour le pape Jean XXIII : « Les idéologies ne considèrent de l’homme que certains aspects » [1]. En pratique, une idéologie est un discours qui sert un intérêt.
Qu’est-ce qu’une doctrine ? Pour Jean Ousset : « Une doctrine est l’ensemble ordonné des notions, des principes généraux (universels) qui demeurent au-dessus des événements, quels qu’ils soient » [2].
Qu’est-ce que la doctrine sociale de l’Eglise ? Pour le pape Pie XII : « La doctrine sociale de l’Eglise [est celle] dont les points principaux sont contenus dans les documents du Saint-Siège, c’est-à-dire dans les encycliques, les allocutions et les lettres pontificales » [3].
Contrairement à « l’Enseignement social de l’Eglise » qui peut varier selon les lieux, les époques, les modes, pour Jean Madiran : « La Doctrine authentique de l’Eglise est une norme qui a vocation à rectifier cet enseignement s’il y a lieu » [4].
Il ajoute : « Même un ermite, qui n’a (presque) aucune relation sociale, a besoin lui aussi des points principaux de la doctrine sociale : il en a besoin pour la justesse du regard contemplatif qu’il porte sur la Création et pour la santé de sa vie intérieure, qui seraient débilitées ou ravagées par des idées fausses. C’est pourquoi la doctrine sociale fait partie des connaissances nécessaires au salut » 4 en citant Pie XII : « L’enseignement de la Doctrine Sociale de l’Eglise est claire en tous ses aspects, elle est obligatoire : nul ne peut s’en écarter sans danger pour la foi et l’ordre moral » [5].
Cette doctrine sociale ne se réduit pas à quelques recettes pour « vivre ensemble » : elle a pour but l’instauration sur la terre, comme au ciel, de la royauté sociale du Christ. Cela se trouve affirmé dans l’évangile de St Jean lors du dialogue avec Pilate où le Christ déclare sa Royauté : « Tu le dis, je suis roi » tout en affirmant « mon royaume n’est pas de ce monde ».
Cette affirmation : « mon royaume n’est pas de ce monde » veut dire que le royaume du Christ ne provient pasde ce monde, mais ne veut pas dire qu’il ne doit pas s’exercer sur ce monde. La royauté du Christ est affirmée dans le Notre Père : « Que votre règne arrive, que votre volonté soit faite, sur la terre comme au ciel » et dans ce qu’il dit aux apôtres au moment de l’Ascension : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé » (St Matthieu 28 18-19).
Une société n’est pas faite d’individus mais de familles, une bonne doctrine sociale doit donc considérer que la famille est la base de toute société et non l’individu. Jean Madiran, précise que : « si la société temporelle est une société de familles, l’Eglise, qui est une société spirituelle est une société de personnes. De ce fait, on ne peut pas organiser la société politique sur la forme et selon les normes de la société ecclésiastique car se serait méconnaître les nécessités naturelles qui fondent la société politique sans lesquelles celles-ci se décompose » [6].
La doctrine « sociale » de l’Eglise est aussi « politique ». « Elle ne se limite pas aux “questions sociales”, ainsi dénommées par distinction d’avec “la politique” ; elle est carrément politique, puisqu’elle traite de questions telles que le bien commun temporel, l’Etat, la communauté internationale, les droits de l’homme, le principe de subsidiarité (etc.). Mais elle a été nommée simplement “sociale” sans doute pour ne pas avoir l’air d’une provocation au regard du langage courant qui considère que l’Eglise ne doit pas “faire de la politique” » [7].
Il en résulte que l’action des laïcs chrétiens est spécifique et ne doit pas se limiter à la vie de la paroisse. Pour cela, les laïcs doivent être formés pour agir dans la société avec la boussole qu’est la doctrine sociale de l’Eglise.
La doctrine sociale de l’Eglise n’est plus enseignée
En 1977, un étudiant d’André Piettre [8] chargé d’un exposé sur le catholicisme social eut l’idée, pour sa documentation, d’aller frapper à la porte de l’archevêché de Paris, il lui fut répondu : « La doctrine sociale de l’Église ? Ça n’existe pas » [9].
Il y a une quinzaine d’années, lors d’un exposé de mon action syndicale à un groupe de parents chrétiens, j’avais parlé du principe de subsidiarité. Le prêtre qui accompagnait ce groupe m’avait répliqué que la « subsidiarité ne fait pas partie de la phraséologie de l’Eglise ».
Jean Madiran explique que l’Eglise catholique (du moins en France et au moment où il écrit), a renié sa doctrine sociale, qu’elle l’a ignorée pour devenir moderne. Il nous dit : « La preuve définitive que les encycliques sociales ne furent ni comprises ni vécues par les évêques, malgré tout le verbiage épiscopal sur ces questions, réside en ce fait constatable : ils ne les ont jamais appliquées à ce qui dépendait d’eux directement, leurs écoles, leurs journaux, leurs propriétés, leurs finances, leurs salariés » [10] expliquant qu’au lieu d’appliquer la doctrine sociale de l’Eglise, les évêques préféraient s’approprier la pensée moderne qui est une pensée antichrétienne par rejet de la loi naturelle (les dix commandements).
Le cas emblématique de l’encyclique Divini Redemptoris de Pie XI (1937)
Dans l’introduction de sa traduction de l’encyclique Divini Redemptoris, Jean Madiran dit qu’elle a été présentée par l’Episcopat français lors de sa parution en 1937 comme étant : « l’encyclique qui a condamné le communisme » [11]. Ce qui a eu pour effet que les catholiques ne l’ont pas lu au moment de sa publication puisqu’ils savaient déjà que l’Eglise condamnait le communisme.
Heureusement que l’Eglise n’avait pas attendu 1937 – 20 ans après la Révolution d’Octobre et 90 ans après le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels publié en 1848 – pour condamner le communisme. C’est pourquoi, l’encyclique commence par rappeler les condamnations antérieures dont la première date de 1846.
Et depuis la chute du mur de Berlin en 1989, beaucoup se disent que le communisme étant mort, la lecture de l’encyclique n’est plus d’actualité. Encore aujourd’hui, elle est souvent présentée comme celle ayant condamné le communisme, chose entendue lors d’une retraite spirituelle en 2018.
Divini Redemptoris conserve toute son actualité. Après le rappel de ce qu’est le communisme, l’encyclique expose en termes précis la doctrine chrétienne de la société. Pie XI : « La société ne doit pas être entendue à la manière des libéraux qui, en raison de leur doctrine individualiste, mettent la communauté au service de profits sans mesure pour les hommes pris isolément ».
Le bien commun
Cette notion majeure de la doctrine sociale de l’Eglise qu’est le bien commun revient souvent chez Jean Madiran. Trop souvent, le bien commun est présenté comme étant : « Cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’un façon plus totale et plus aisées » [12].
J’ai entendu une personnalité politique dire en 2019 à des chrétiens : « Souvent, les cathos ont une vision idéologique du bien commun. C’est quoi le Bien commun ? C’est l’ensemble des situations où l’homme peut faire son bonheur. Il n’y a pas de bien commun idéal : il est le meilleur bien possible ».
J’ai rarement entendu la définition donnée par Aristote : le bien commun est la cause finale d’une société, de tout groupe social, et pas seulement de la société civile. C’est le mérite de Jean Madiran de le rappeler : « Il y a le bien commun d’une famille, le bien commun d’une ville, le bien commun d’une entreprise, d’un métier, d’une école, d’une armée. A chacun de ces niveaux, le bien commun est le meilleur bien de la personne individuelle (meilleur pour elle que son bien particulier). Quand on dit le “bien commun” sans autre précision, il s’agit du bien commun dont l’Etat a la charge, le bien commun de la France qui, dans sa tradition capétienne, est un Etat-nation. Son bien commun est le but de la politique » [13].
L’action militante des personnes en faveur du bien commun de la société ou de tout groupe social, doit être restaurée, et ceci quel que soit son périmètre.
Le pape François l’a rappelé : « La politique tant dénigrée, est une vocation très noble, elle est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun » [14].
Comme dirait Jean Madiran, le bien commun dont il s’agit ici, comme cela n’est pas précisé, est celui de la Cité dont l’Etat à la charge. Qu’en est-il des biens communs de la profession, du métier, de l’entreprise ? Quelle institution peut les prendre en charge ? A condition qu’il soit restauré dans ses prérogatives, le syndicat peut prendre en charge ces trois corps économiques et au moins en avoir soin, exerçant lui aussi « une des formes les plus précieuses de la charité ».
Le syndicalisme chrétien
Pour cette évocation de l’œuvre de Jean Madiran, comment ne pas mentionner son intérêt pour le syndicalisme chrétien. En tant que directeur du quotidien Présent, il publie en mars 1984 un article de Claude Harmel intitulé : « De la CFTC à la CFDT, pourquoi et comment fut supprimé le mot chrétien » [15].
Voici ce que Jean Madiran avait écrit pour introduire cet article :
« Claude Harmel est généralement reconnu comme l’un des meilleurs historiens du syndicalisme. Je dirais volontiers le meilleur. Venu de la gauche (dont il n’est, sentimentalement, peut-être pas tout à fait détaché), il est un analyste rigoureux des affaires dites sociales et un spécialiste compétent des questions communistes. Il fut et il demeure l’un des principaux animateurs du bulletin Est et Ouest, ancienne et nouvelle série.
L’importante mise au point qu’il nous envoie montre – entre autres choses – que l’actuel effondrement doctrinal de l’épiscopat français et de ses organismes mandatés a été précédé depuis longtemps par une sournoise dérive de son noyau dirigeant : et cette dérive était déjà d’inspiration maçonnique ».
Deux points méritent d’être précisés :
- Au moment de la « scission » du congrès de 1964, les délégués porteurs des mandats majoritaires changent le titre de CFTC en CFDT et gomment dans l’article premier des statuts la référence à la morale sociale chrétienne pour que cette confédération syndicale devienne : « humaniste et démocratique ». Les minoritaires décidèrent de maintenir la CFTC. L’épiscopat français, relayé dans les paroisses, soutint la CFDT et nullement la « CFTC maintenue ».
- Il ne suffit pas à un syndicat, une confédération ou toute autre personne morale pour être chrétien, que le mot chrétien soit dans le titre, ce qui serait du nominalisme [16]. Surtout si les principes de la doctrine chrétienne ne sont pas appliqués en interne de l’organisation. De même qu’il ne suffit pas à une personne physique d’être baptisée pour être sauvée si l’agir n’est pas conforme à la doctrine (avec la nuance que la foi chrétienne n’est pas une loi).
Connaître la doctrine sociale de l’Eglise, notre boussole pour bien agir
Cela ne sert à rien d’avoir une boussole si on reste chez soi. De même, cela ne sert à rien de former les citoyens à la doctrine sociale de l’Eglise, si comme aurait dit Jean Madiran, cela se réduit à former des formateurs qui formeront d’autres formateurs. La doctrine sociale de l’Eglise doit être enseignée pour former les laïcs à bien agir dans leurs lieux de vie. C’est ce que dit Jean Madiran : « On retiendra peut-être de tout cela que les laïcs ont une vocation évidente à s’occuper du bien commun naturel, mais qu’ils ont besoin que le clergé se consacre plutôt à leur en rappeler la finalité surnaturelle » [17]. Pour accompagner les laïcs, le clergé doit comme eux connaître la doctrine sociale de l’Eglise et s’intéresser aux batailles qu’ils mènent dans le temporel pour leur rappeler la finalité surnaturelle.
Cela rejoint le message du pape François lorsqu’il a appelé les chrétiens à s’engager dans la cité :
« Nous sommes souvent tombés dans la tentation de penser que le laïc engagé est celui qui travaille dans les œuvres de l’Église et/ou dans les choses de la paroisse ou du diocèse, nous avons peu réfléchi sur la façon d’accompagner un baptisé dans sa vie publique et quotidienne ; sur la façon pour lui, dans son activité quotidienne, avec les responsabilités qu’il a, de s’engager comme chrétien dans la vie publique. Sans nous en rendre compte, nous avons généré une élite laïcarde en croyant que seuls ceux qui travaillent dans « les choses des prêtres » sont des laïcs engagés, nous avons oublié, en le négligeant, le croyant qui souvent brûle son espérance dans la lutte quotidienne pour vivre la foi » [18].
Dans les batailles que nous avons à mener, comment ne pas citer Charles Péguy que Jean Madiran aimait tant ? Ce sera ma conclusion.
« Celui qui fait jouer la prière et le sacrement pour se dispenser de travailler et d’agir, c’est-à-dire en temps de guerre pour se dispenser de se battre rompt l’ordre de Dieu même […] Autant il est permis […] de demander dans la prière le couronnement de fortune et ce sort des batailles qui ne réside que dans l’événement, autant il est stupide, et il est de désobéissance de vouloir que le bon Dieu travaille à notre place, et d’avoir le toupet de le lui demander. Demander la victoire et n’avoir pas envie de se battre, je trouve que c’est mal élevé » [19].
Eclairés par la doctrine sociale authentique de l’Eglise, redevenons militants !
[1] Jean XXIII, encyclique Mater et Magistra, 1961
[2] Jean Ousset, Fondements de la Cité, Club du livre civique, page 80, 1963
[3] Pie XII, 17 octobre 1953
[4] Quotidien Présent N° 6008, 21 janvier 2006
[5] Pie XII, 29 avril 1945
[6] Jean Madiran, Une civilisation blessée au cœur, Editions Sainte-Madeleine, page 38, 2002
[7] Quotidien Présent N° 6006, 19 janvier 2006
[8] André Piettre, 1907 – 1996, économiste français et écrivain catholique
[9] Le Monde, 28 juillet 1977
[10] Jean Madiran, L’hérésie du XXe siècle, Nouvelles Editions Latines, page 18, 1968 et 1987
[11] Jean Madiran, Divini Redemptoris l’encyclique sur le communisme de Pie XI, Nouvelles Editions Latines, 1986
[12] Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise $164, Editions du Cerf 2005, Gaudium et Spes N°26, 1965
[13] Quotidien Présent N° 7672, 25 août 2012
[14] Pape François, élu 13 mars 2013, Evangelii Gaudium §205, 24 novembre 2013
[15] Quotidien Présent, N° 538 et N° 539 du 1er et 2 mars 1984
[16] Selon le nominalisme, les idées générales ou les concepts n’ont d’existence que dans les mots servant à les exprimer
[17] Quotidien Présent, N° 7672 du 25 août 2012
[18] Pape François, lors d’une rencontre d’hommes politiques catholiques à Bogota, les 1er – 3 décembre 2017
[19] L’Argent suite (1913) in Œuvres en prose complètes, t. III, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de La Pléiade », 1992, p. 927 sq.
Aux sources du wokisme et du transhumanisme…
Basile Athanase est le pseudonyme d’un prêtre catholique qui vient de publier un passionnant petit essai sur lees idéologies contemporaines: Sagesse et Progrès. Nous l’avons interrogé:
Vous venez de publier un livre Sagesse et Progrès. Pourquoi ?
Ce qui m’a initialement incité à écrire cet essai a été le nouveau programme du baccalauréat de la spécialité intitulée « HLP ou Humanités, Littérature et Philosophie », en classe de Terminale. Après une lecture attentive de manuels scolaires, j’ai pu constater, avec un certain effroi, que ces ouvrages proposaient un condensé des principales formes idéologiques du progressisme. Tout y passe, de l’avenir radieux que suscitent les progrès techniques, tout en évoquant ses déboires au lendemain de la Seconde Guerre mondiale aux théories les plus en vue actuellement (théorie du genre, appelée « pudiquement » dans les manuels scolaires la « dysphorie du moi » au transhumanisme). L’apparent « débat d’idées », expression très à la mode dans nos sociétés démocratiques, présuppose toujours le dogme fondateur du « Progrès » : l’évolution.
Il m’a donc semblé important de proposer une réflexion philosophique sous la houlette de la pensée sapientiale traditionnelle, encouragée par l’enseignement de l’Église. Je profite, d’ailleurs, de cet entretien pour mentionner le travail perspicace, dans un esprit catholique, effectué par le Cours privé Saint Dominique Savio et Sainte Maria Goretti.
Il y a également un second motif, d’ordre plus général. Nous pouvons constater que, malgré de nombreux essais qui mettent en garde contre les idéologies progressistes, les travaux, fort intéressants, limitent généralement leurs approches à une analyse descriptive. Celles-ci sont souvent historiques, sociologiques et/ou psychologiques. Sans nier la valeur d’une telle analyse, il m’a semblé qu’il demeurait, dans ce type d’approches, un écueil.
En effet, depuis une cinquantaine d’années, la parcellisation et la spécialisation des savoirs autour des sciences humaines et sociales semblent omettre ce regard général et profond que porte la science philosophique, plus précisément la métaphysique traditionnelle. Or, seule la métaphysique est en mesure de définir les éléments fondateurs des idéologies actuelles comme celle du wokisme, du transhumanisme et autres. Au moyen de cette approche, il est plus aisé de mettre en lumière le mode de fonctionnement du principe « fondateur » et commun des idéologies actuelles qui affectent et empoisonnent l’Occident : le progressisme. C’est ce que notre essai aborde, de manière progressive, afin de ne pas rendre la lecture trop fastidieuse. D’ailleurs, il est urgent de rappeler, en dépit de l’idée contemporaine et fausse qu’il n’y a que des vérités subjectives, qu’il incombe, encore plus aujourd’hui, que les catholiques apprennent à décrypter la réalité objective en prenant un peu d’hauteur pour ne pas être emportés par le relativisme ambiant. Cela est d’autant plus vrai que les perspectives progressistes du « synode de la synodalité » nous laissent perplexes…
Enfin, aux dires des premiers retours de lectures de l’ouvrage, il en ressort que notre essai est avant tout une réflexion préparatoire d’ordre apologétique, une défense à la fois des capacités de l’intelligence naturelle à saisir la réalité et de celle de la foi catholique.
Ainsi, le fil conducteur de notre essai est de conduire le lecteur à comprendre et à se prémunir des dangers du progressisme, sous toutes ses formes, au moyen de la sagesse naturelle, salvatrice, à condition qu’elle soit sous le joug de la Sagesse chrétienne…
La sagesse traditionnelle vous semble-t-elle encore pertinente dans le monde contemporain qui semble reposer sur des principes radicalement opposés à ceux d’Aristote ou saint Thomas ?
En réalité, et c’est une autre ligne directrice de notre essai, la multiplicité des sagesses que développe la pensée humaine à travers le temps, initialement dans la littérature antique puis en philosophie vont être unifiées, épurées et assimilées par la Sagesse chrétienne. Saint Thomas d’Aquin considéra, à juste titre, mais non exclusivement, qu’Aristote s’inscrit dans la tradition sapientiale, dans la continuité d’une sagesse commune qu’il s’agissait d’épurer de la mythologie. Le génie d’Aristote a été de poser les principes fondamentaux anthropologiques que l’intelligence naturelle était en mesure de découvrir par elle-même. Toute l’œuvre philosophique et théologique du Docteur angélique (saint Thomas) repose sur ce principe clef selon lequel la philosophie (sagesse naturelle) est la servante de la théologie (Sagesse par excellence). C’est cette unité, ce continuum entre le naturel et le surnaturel qui fonde la sagesse authentique, traditionnelle, et permet l’épanouissement de la personne humaine tant à titre individuel que collectif, indépendamment de l’époque.
Or, le monde contemporain rejette tout enracinement spirituel et même charnel et ceci au nom de l’évolutionnisme progressiste.
La quête de la vérité, celle qui fait la grandeur, notamment de la sagesse dite socratique (Socrate, Platon et Aristote), est une exigence inhérente à notre nature dans l’ordre de la création, et ceci depuis la nuit des temps. Cette recherche est intimement liée à la question philosophique : « qui suis-je ? » Dans cette optique, la sagesse philosophique traditionnelle mène inéluctablement à la réponse révélée : l’homme est à l’image et à la ressemblance de Dieu.
A contrario, la déconstruction progressiste, entamée à la fin du Moyen-âge avec le nominalisme, se refuse à tout enracinement et continuité. Ennemie de la sagesse, elle est une insatiable course au changement et à la « nouveauté ». L’Homme contemporain et les sociétés artificielles dans lesquelles il est censé s’épanouir est victime de cette « fuite » en avant que promeuvent les idéologies progressistes, épuisant les êtres, annihilant toutes perspectives qui viendraient nuire à la satisfaction de « besoins » artificiels, produits du progressisme.
De la mondialisation au projet mondialiste, il est de plus en plus évident que L’Homme moderne s’apparente à un être déraciné, en quête de sens, pour lequel le mot même de « sagesse » se réduit, dans le meilleur des cas, à un idéal considéré comme dépassé par la société moderne.
Enfin, nous abordons également le principal fruit pourri du progressisme qu’est le relativisme. Celui-ci infecte, notamment par le biais du droit positif, notre société et ceci au nom du Progrès. Ainsi, constatons-nous que le mot même de « moral » se substitue et se confond, avec celui de « légal », mû non pas par la loi naturelle, expression élémentaire de la sagesse traditionnelle, mais par le progressisme ayant, nous le disions, comme moteur l’évolutionnisme.
Le progressisme semble avoir “du plomb dans l’aile” depuis l’effondrement des totalitarismes et la découverte que la science et la technique pouvaient être utilisées pour détruire l’homme. Y a-t-il encore un sens à le combattre ?
Nous nous efforçons de montrer dans notre essai qu’en réalité le principe progressiste est celui des « ruptures » puisqu’il y a un rejet de tout enracinement et donc de Tradition.
L’idée d’évolution avait été suggérée par les Anglo-saxons au XVIIIe siècle, en particulier par le philosophe Spencer pour qui le genre humain est appelé à une sorte d’évolution perpétuelle qui inclut une transformation. Ce principe, d’abord philosophique, sera ensuite théorisé par Darwin qui l’appliqua à sa théorie de l’évolution biologique de l’espèce humaine (je vous invite à lire les excellentes études de Dominique Tassot, philosophe). Au « dogme » progressiste d’évolution, s’ajoute le projet de René Descartes pour qui les hommes sont appelés à se « rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ».
Or, les progrès techniques des XIX et XXe siècles ont montré, particulièrement durant la Seconde Guerre mondiale, combien la course à la performance technique pouvait être destructrice quand celle-ci servait une idéologie. Rappelons aux lecteurs que le communisme, comme le nazisme, avait comme idéal commun (ce n’est pas le seul) que les progrès des sciences expérimentales étaient en mesure de garantir le bonheur de l’humanité…
Pour autant, est-il vrai de dire que l’expérience des totalitarismes du XXe siècle montre les limites de l’idéologie progressiste ?
Nous démontrons dans notre essai que celle-ci n’est pas morte, mais est, au contraire, au cœur des évolutions sociétales contemporaines.
En sens inverse, la sagesse traditionnelle partageait avec la modernité un certain principe de réalité qui semble s’évaporer, pour ainsi dire, dans la postmodernité (même quelque chose d’aussi évident que la différence sexuelle semble désormais une convention arbitraire). Cette postmodernité n’est-elle pas plus agressive encore contre la sagesse traditionnelle que la modernité ?
En fait, la « postmodernité » s’inscrit dans une continuité plus logique que chronologique de la modernité. De la même manière que nous distinguons le fond de la forme pour un écrit, la postmodernité use de nouvelles formes, mais demeure fidèle au principe immuable du progressisme évolutionniste. D’ailleurs, au point de vue sémantique, le mot « Progrès » prend le nom, de plus en plus usuel, de « déconstruction ».
Pour résumer le mouvement d’ensemble qui permet de distinguer uniquement les formes du progressisme, au point de vue idéologique, nous pouvons différencier trois périodes parfaitement liées les unes aux autres. Chacune est marquée par des ruptures définies comme des rejets successifs et progressifs de la sagesse traditionnelle :
La première, que j’appelle avec le philosophe Rémi Brague la « pré-modernité » débute à la fin du XIVesiècle avec le nominalisme. Celle-ci s’organise, les siècles suivants, autour de l’idée d’humanisme. Le mouvement d’ensemble au point de vue philosophique consiste d’abord à séparer le monde naturel du monde surnaturel pour progressivement mieux nier le surnaturel au profit du naturel. Au cœur de la réflexion intellectuelle de cette époque se place l’Homme, c’est l’anthropocentrisme, prémisse d’une révolte de la créature à l’endroit du Créateur. Au XVIIe siècle, un second renversement anthropologique s’opère au point de vue psychologique avec le philosophe français René Descartes qui sépare le corps de l’âme humaine. L’unité anthropologique est rompue. Cela conduit irrémédiablement au matérialisme et au contractualisme (les hommes vivent en société au moyen d’un « contrat » et non en raison de leur nature) des Lumières.
La seconde est la « modernité » à proprement parler. Elle partage l’optimisme des Lumières, croit que l’Homme est naturellement bon, que Dieu est un sentiment (romantisme), que les progrès scientifiques révéleront la toute-puissance de l’Homme. C’est par excellence l’ère dite de la rationalité qui rejette toute métaphysique, toute unité du naturel et du surnaturel réduisant et ramenant l’Homme à lui-même.
La dernière est la « postmodernité ». Tout en s’appuyant sur l’idée partagée avec la modernité de la toute-puissance de l’Homme par la technologie, elle projette un dépassement de l’ordre naturel par l’artificialisation. C’est ici que peut être introduit le substantif de « posthumanisme ». Il s’agit pour cela de dépasser la Nature et ses lois, de « créer » une nouvelle humanité « co-responsable » (écologisme). La déconstruction entamée à la modernité doit s’ouvrir à un Nouveau Monde « meilleur » dépassant l’ancien qu’il s’agit de juger et de falsifier (wokisme)…
Si notre essai n’aborde que partiellement ces trois « mouvements » tout en dégageant le principe commun, c’est parce qu’il nous a semblé pertinent de poser les fondements métaphysiques du progressisme avant d’aborder ces questions dans une prochaine publication…
En fait, si la postmodernité est plus agressive que la période précédente c’est tout simplement parce qu’elle bénéficie du travail de déconstruction de la modernité. Livré à lui-même, l’Homme postmoderne, « sans Dieu », travaille à artificialiser à la fois les êtres et les sociétés et espère, un jour, peut-être, maîtriser les défauts et les insuffisances de la nature humaine. Cette chimère est une reprise du rêve prométhéen, de cette démesure qui affecte le « Nouveau Monde ». Elle est ce mal commun, dénommé par la doctrine catholique sous le vocable du Péché originel.
Nous savons, si nous voulons le voir, que la seule issue du cauchemar progressiste est l’illusion d’un bonheur prochain, toujours plus désincarné et individualiste qui conduit l’humanité à la mort. Seul un retour à la Source de tout bien peut nous faire sortir de cette perspective mortifère…
Sagesse et Progrès: Nature et fondements des idéologies contemporaines
Fin de vie : les médecins n’ont pas une opinion mais une compétence, ignorée par le gouvernement
Le projet de loi sur la fin de vie devrait être présenté au président de la République d’ici quelques jours. Les derniers arbitrages restent à faire, mais on sait déjà que le texte s’articulera en trois parties :
- accès aux soins palliatifs,
- « aide active à mourir »
- droits des patients.
Les soignants déplorent les conditions dans lesquelles a eu lieu le débat et continuent de s’opposer à ce texte.
Mardi, le collectif de treize sociétés savantes et organisations de professionnels de santé opposées à l’euthanasie s’est réuni à Paris, à l’hôpital Saint-Anne. Plusieurs députés, Astrid Panosyan (Renaissance), Yannick Neuder (LR), Dominique Potier (PS), Pierre Dharréville (PCF), et l’ancien ministre Jean Leonetti étaient aussi présents. Bruno Dallaporta, médecin à la Fondation santé des étudiants de France, souligne :
« Au départ, il se disait que ce débat allait être comme le “Mariage pour tous”, avec une mobilisation des catholiques. Mais ce sont les soignants qui se sont exprimés. Le gouvernement nous a baladés car il redoutait cette parole des soignants. Les professionnels de santé portent les valeurs du soin, de la démocratie. Des valeurs fortes. Ce qui nous importe, c’est notre responsabilité à l’égard de la vulnérabilité ». « Dans ce débat, les médecins n’ont pas une opinion mais une compétence ».
Les professionnels de santé dénoncent la façon dont les consultations ont été menées par Agnès Firmin Le Bodo. Ségolène Perruchio, vice-présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), déplore :
« Nous avons souvent été invités par le gouvernement, c’est vrai, mais toujours pour des auditions, jamais pour des échanges ». « Nous n’avons jamais avancé dans la discussion car nous n’avons jamais eu de retour sur nos interventions. On est très loin de la co-construction ». « Dans ces réunions, il n’y a pas d’ordre du jour. On ne sait pas qui est invité et à quel titre. Les intervenants ne se présentent pas tous »
Olivier Falorni, député MoDem, reconnait lui-même qu’on ne peut pas parler de « co-construction ». « La “co-construction” se fera au Parlement ! » selon lui. « Il ne s’agissait pas d’un échange mais uniquement d’une information descendante », note de son côté le député LR Philippe Juvin. « Nous avons écouté des exposés techniques à rallonge permettant d’éluder le débat de fond. Il n’y avait aucune volonté de trouver un point de convergence ». D’autres reproches sont aussi relevés : longues présentations « qui limitent les prises de paroles », ajout d’intervenants en faveur de l’euthanasie mais ne représentant aucun Ordre, échanges abrégés sur le fond du texte, …
Les deux derniers rendez-vous des soignants avec Franck Chauvin, en charge du plan décennal sur les soins palliatifs, et le cabinet d’Agnès Firmin Le Bodo n’ont pas apaisé la situation alors qu’ils portaient sur les soins palliatifs. « On enfonce des portes ouvertes sur notre réalité et on nous fait des propositions hors sol, comme le développement de l’activité physique adaptée » s’exaspère Sophie Chrétien, membre de l’Association des infirmiers en pratique avancée (Anfipa).
François Bertin-Hugault, membre du Conseil national professionnel de gériatrie, déclare :
« Porter ce projet de loi dans le contexte actuel des établissements de santé est assez scandaleux. La première chose à faire est que la qualité du soin permette de faire un choix réellement libre sur la fin de vie ».
Les soignants dénoncent une « manœuvre politique », un « enfumage » du Gouvernement. Ségolène Perruchio s’inquiète :
« Comment des députés pourraient voter contre ce magnifique projet de développer des soins palliatifs dans lequel on a glissé aussi le sujet moins consensuel de l’aide active à mourir ? » « On n’a pas besoin d’une loi sur les soins palliatifs, on a besoin de moyens, de formation ».
Source : Gènéthique
L’Australie-Occidentale élargit l’avortement jusqu’à 23 semaines de grossesse
Le 20 septembre, avec 25 voix contre 6, le Parlement d’Australie-Occidentale a rejeté le projet de loi sur l’avortement « Babies Born Alive » et adopté de nouvelles mesures afin d’aligner sa législation sur celles des autres Etats australiens.
L’avortement est désormais dépénalisé même si le fait pour une « personne non qualifiée » de pratiquer ou d’aider un avortement restera un délit. Par ailleurs, les femmes qui souhaitent avorter ne seront plus obligées de se référer à l’avis d’un médecin avant d’y avoir recours. De plus, l’exigence d’un conseil obligatoire et d’une approbation ministérielle et collégiale pour les avortements tardifs a été abolie. Dans ces cas, l’avortement sera possible jusqu’à 23 semaines de grossesse contre 20 auparavant.
Enfin les nouvelles mesures autorisent les médecins à faire valoir leur clause de conscience pour refuser de pratiquer un avortement. Dans ce cas, ils sont tenus de transférer le dossier de la patiente vers un autre praticien ou de l’orienter vers un lieu où elle pourra recourir à l’avortement.
Source : Gènéthique
“La démarche du pèlerin est celle de l’éternité”
Henri d’Anselme a été interrogé dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres. Extraits :
Henri vous avez commencé en mars dernier à faire le tour des cathédrales de France à pied. Racontez-nous comment est née cette démarche ?
Il s’agit d’un rêve depuis le lycée. J’ai en quelque sorte grandi à l’ombre de la cathédrale de Chartres, puisque j’y allais tous les ans avec le pèlerinage. Ses vitraux me fascinaient, et j’avais envie de découvrir toutes les autres merveilles de pierre et de verre à travers la France. Au-delà d’une démarche certaine de foi, il y a aussi un besoin d’aventure, comme une sorte de rite initiatique à la sortie des études. D’ailleurs je ne suis pas le seul, beaucoup d’amis partent un ou deux ans dans des projets fous avant de s’installer dans un travail. Il y eut surtout l’incendie de Notre Dame de Paris à l’origine de ce tour de France. Je me sentais comme un devoir de rendre hommage à toutes nos cathédrales, mais surtout montrer qu’il y en a beaucoup, toutes très belles, et qui souffrent ! Toutes ne profitent pas du même budget d’entretien et de restauration que Notre Dame de Paris. Le patrimoine religieux est le premier patrimoine menacé de France. En allant visiter les cathédrales, qui en sont l’emblème et le symbole, je cherche à attirer l’intérêt des gens sur ce patrimoine, et à l’entretenir en lui rendant d’abord sa vocation ! […]
Vous n’en êtes pas à votre premier pèlerinage et vous connaissez bien celui de Notre-Dame de Chrétienté, depuis combien de temps le faites-vous ? Dans quelle région avez-vous été chef de chapitre ?
Depuis que j’ai 7 ou 8 ans je pense ! Depuis suffisamment longtemps pour que je ne m’en rappelle plus. J’ai commencé avec les chapitres enfants, puis famille, et enfin adulte. J’ai eu aussi la chance de diriger quelques années de suite le chapitre Missio dans la région Paris Nord. Mais j’ai hâte de pouvoir revenir au pèlerinage et de relancer le chapitre Sainte Elisabeth dans les Yvelines, plus beau chapitre du monde ! Je me souviens aussi avoir rendu service une année dans la logistique avec les routiers. Le pélé, ça me connaît ! […]
Un message pour les pèlerins de Chartres ?
Ne rechignez jamais à venir sur les chemins de campagne en direction de Notre Dame de Chartres. Tous les ans, cette aventure marque un peu plus ceux qui la vivent et ceux qui la regardent. La démarche du pèlerin est celle de l’éternité. Nous sortons du temps et de l’utile pour venir d’abord nous nourrir l’âme. C’est le prémisse de toute action féconde dans le monde.
Que le président rende à Dieu ce qui appartient à Dieu
D’Aymeric Pourbaix dans France Catholique :

La messe traditionnelle est missionnaire
Témoignage d’une convertie qui interviendra lors du colloque samedi :
Édouard Philippe a évoqué l’idée d’une «forme de concordat» pour l’islam
Dans son dernier livre, « Des lieux qui disent », Edouard Philippe écrit qu’il faudra peut-être prévoir « un droit et une organisation spécifique aux musulmans ». Interrogé sur France-Inter le 13 septembre, il indique que la loi de 1905 « n’est peut-être pas en mesure de traiter la spécificité de l’islam ». Il pense qu’un jour cette question d’une organisation spécifique, « avec des obligations particulières imposées aux fidèles et aux responsables des communautés musulmanes », sera posée. Ainsi il se dit certain que l’idée de proposer une forme de concordat reviendra sur la table.
Ces gens pensent l’islam comme une religion comparable au catholicisme, avec son catéchisme, son culte, sa hiérarchie… alors qu’il n’en est rien. L’islam est avant tout politique, ainsi que l’avait compris Charles Maurras, lors de la construction de la grande mosquée de Paris :
la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. J’aperçois, de-ci de-là, tel sourire supérieur. J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager trop loin d’ici par des haut-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère. Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse.
Et Charles de Foucauld allait plus loin :
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?
Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du mehdi, il n’y en a pas ; tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le mehdi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; « l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s ’il se tient tranquille, il se retrouve intact le jour de la libération », disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle : mais d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du mehdi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du mehdi (…)
Le bac hors-contrat ouvre grand les portes de l’enseignement supérieur
Selon une enquête de la Fondation pour l’école :
L’augmentation du nombre d’écoles libres hors contrat est un phénomène reconnu aujourd’hui.
Mais ses détracteurs, perplexes ou envieux de ce succès, reprochent à ces écoles trop d’amateurisme, pas assez de rigueur, trop de liberté vis-à-vis des programmes officiels… Autant de critiques qui méritent de se pencher sur la réalité plutôt que les préjugés : que deviennent les lycéens qui sortent d’un lycée libre hors contrat avec leur bac en poche ? Qu’en est-il réellement ?
Afin de lever ces critiques et ces doutes, la Fondation pour l’école a enquêté auprès des directeurs des 400 lycées hors contrat de France qui présentent chaque année pas moins de 4000 élèves au baccalauréat. Nous leur avons demandé quel parcours ceux-ci suivaient dans l’enseignement supérieur.
Les résultats sont surprenants et éloquents : Sur les réponses obtenues, 99% des bacheliers trouvent une place dans un établissement d’enseignement supérieur et choisissent des cursus très variés.
- 24% sont admis dans les classes préparatoires aux grandes écoles ;
- 31% s’inscrivent en licence ;
- 15% entrent en BTS ou en BUT ;
- 10% font une école de commerce ou d’ingénieur postbac ;
- 10% choisissent médecine ou d’autres métiers de la santé ;
- Les 9% restant se répartissent dans divers métiers tels que ceux d’architecture, hôtellerie, petite enfance, musique, art, etc.
En résumé, les lycées libres hors contrat permettent à leurs élèves de trouver leur voie, quels que soient leur niveau et leurs aptitudes. Bien plus, le pourcentage des lycéens admis en classe préparatoire aux grandes écoles – CPGE – est très largement supérieur à la moyenne nationale, les meilleurs élèves intégrant, par ailleurs, les meilleures « prépas ».
Finalement, les parents qui hésitent parfois à y inscrire leurs enfants, craignant que les portes de l’enseignement supérieur ne se ferment, n’ont pas d’inquiétude à avoir.
Le baccalauréat imposé aux lycéens du hors-contrat, sans bénéfice du contrôle continu, semble finalement tourner à leur avantage. En effet, l’obligation pour ces élèves de passer toutes les épreuves du bac est logiquement considérée par les établissements d’enseignement supérieur comme un gage de sérieux et de réussite pour la suite de leurs études.
Si l’écart continue de se creuser avec le public, le bac du hors-contrat deviendra sans aucun doute le bac de référence.
En plébiscitant les 2600 écoles libres hors contrat, ses 120 000 élèves et leurs familles ne s’y trompent pas : les établissements libres hors contrat, loin d’être un second choix, permettent, au contraire, aux lycéens d’assurer avec sérénité et succès leur avenir dans l’enseignement supérieur et la vie professionnelle.
Natalité : même François Bayrou s’inquiète
Ce brave homme, après avoir soutenu la culture de mort, s’y prend un peu tard pour s’inquiéter :
“L’effondrement de la natalité que nous sommes en train de vivre (…) est probablement la plus mauvaise nouvelle que notre peuple pouvait recevoir de lui-même”. “Ce n’est pas dans l’immigration que la solution se trouve”. “Tous les autres pays dans le monde peuvent accepter une baisse de la natalité (…) parce qu'(ils) vivent selon la règle du ‘chacun pour soi'”. En France, “nous vivons selon la règle du ‘tous pour un'”. “Si tous ceux qui cotisent, apportent des ressources à notre système social (…) deviennent de moins en moins nombreux, alors notre contrat social est insoutenable”.
Encore un prix pour Le Puy du Fou
Nos gauchistes vont en faire un malaise. Le Mime et l’Étoile, nouveauté 2023 du Puy du Fou, a été récompensé du « Meilleur spectacle 2023 » aux Golden Ticket Awards par Amusement Today, un mensuel américain dédié au monde des parcs d’attractions. La revue remet chaque année, depuis 1998, des prix dans vingt-trois catégories à des parcs du monde entier.
« Les Golden Ticket Awards sont le résultat direct de votes exprimés partout dans le monde, indique le média sur sa page internet. Plus de 500 voyageurs expérimentés, répartis à parts égales entre le pays et l’international, ont reçu des bulletins de vote. Depuis 2019, les journalistes du secteur et les fournisseurs de manèges disposent également de catégories consacrées à des sujets professionnels. »
Le spectacle raconte le rêve d’un réalisateur. Le récit du Mime et l’Étoile se déroule à la Belle Époque. Le Puy du Fou y a investi plus de 20 millions d’euros et met en scène 120 rôles. La construction d’un théâtre dédié à cette création a nécessité 140 tonnes de décors.
🎬Le nouveau spectacle du Puy du Fou : Le Mime et l’Étoile vient d’être récompensé aux Golden Ticket Awards par @amusementtoday du “Meilleur spectacle 2023” le 9 septembre à Dollywood !#PuyduFou #Awards #LeMimeetlEtoile #Récompense pic.twitter.com/47tMshMbO5
— Puy du Fou (@PuyduFou) September 20, 2023
I-Média – Lampedusa : les images qu’ils vous cachent
Cette semaine dans “Le nouvel I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le débarquement de migrants à Lampedusa. Les images de ce déferlement sur l’Europe, les discours politiques et médiatiques, les effets d’annonces, la censure et les mensonges, tout est passé au peigne fin dans ce dossier exhaustif.
Pour l’image du jour, nous nous intéressons à une “Une” de Libération sur le drame du Maroc. Une “Une” qui s’est transformée en Bobard Intégrale suite à la diffusion d’une vidéo qui remet en situation la photo qu’ils ont employée… L’occasion d’évoquer également le nouveau camouflet diplomatique de la France vis-à-vis du Maroc !
Enfin, la météo de l’info sonnera comme un réveil, sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Denis Olivennes !
Accident provoqué par Pierre Palmade : le seul mort n’existe pas
Le 10 février, Pierre Palmade a percuté un véhicule faisant trois blessés graves au sein d’une même famille: un homme de 38 ans, son fils de 6 ans et sa belle-sœur de 27 ans, enceinte de six mois, qui a perdu son bébé.
Un collège d’experts (un médecin légiste, un pédiatre et un médecin néonatalogue agrées par la Cour de cassation) vient de conclure que l’enfant de la victime n’était pas vivant à la naissance. Les spécialistes estiment que l’enfant était viable à la naissance. En revanche, il ne présentait pas de vie extra-utérine:
«L’état clinique observé chez l’enfant immédiatement après son extraction du corps utérin maternel est clairement et indiscutablement celui d’un état de mort constituée : pas de réactivité motrice, pas de mouvement spontané réflexe de respiration (…) » «L’enfant n’a à aucun moment présenté de signes de vie extra-utérine après sa naissance.»
Depuis l’arrêt du 30 juin 1999, la Cour de cassation considère qu’une infraction d’homicide volontaire ou involontaire ne peut concerner qu’une «personne juridique». Et le fœtus n’en a pas : en droit pénal, il n’existe pas, puisqu’il fait partie du corps de sa mère et ne possède pas d’existence autonome. Législation qui permet de confirmer le “droit” à l’avortement…
Cette législation s’est vue confirmée par un arrêt du 29 juin 2001, qui impose le principe d’interprétation stricte de la loi pénale, et ne prévoit pas que la mort du fœtus puisse être qualifiée de mort d’autrui. Celle-ci, lorsqu’elle intervient dans des accidents de la route ou des accidents médicaux, ne peut donc être qualifiée «d’homicide involontaire».
Dans ces conditions, Palmade ne pourrait plus être poursuivi pour «homicide et blessures involontaires par conducteur ayant fait usage de produits stupéfiants en état de récidive légale» mais pour «blessures involontaires».
Il est néanmoins intéressant de noter que les commentateurs sous l’article du Figaro sont généralement choqués. Il y a encore du bon sens.
Il faut dénoncer le contrat gazier honteux qui lie l’UE à l’Azerbaïdjan
Intervention de François-Xavier Bellamy en réunion spéciale de la commission des affaires étrangères du Parlement européen :
Chers collègues,
Nous sommes à l’heure terrible des conséquences.
Et ces conséquences, elles sont payées par le peuple arménien aujourd’hui, qui, dans le Haut-Karabakh, est victime d’une opération militaire, parce que le silence de l’Europe et du monde occidental au cours des derniers mois, malgré toutes les transgressions de l’Azerbaïdjan, n’a fait qu’inciter Aliyev à aller encore plus loin. Personne ne peut nier qu’aujourd’hui, ce qui est violé, c’est le droit international le plus élémentaire, le droit humanitaire.Personne ne peut faire comme si l’essentiel n’était pas en jeu.
Et maintenant, il est temps de sortir de cette passivité, quand l’Azerbaïdjan prétend mener une opération antiterroriste et est en réalité en train de tuer des enfants, des femmes, des civils innocents. Il est absolument nécessaire que nous passions des condamnations – unanimes ici, et c’est tant mieux – à l’action.
Il faut des sanctions contre le régime d’Aliyev. Pas dans une semaine, pas dans quelques jours. Maintenant. Dans les heures qui viennent.
Il faut dénoncer le contrat gazier honteux qui nous lie à l’Azerbaïdjan. Pas dans quelques jours. Maintenant.
Et cela seul peut empêcher que le pire se présente à nous. Car le pire, c’est l’épuration ethnique qu’Aliyev veut organiser, qu’il a dit vouloir organiser. Chers collègues, l’Union européenne est née sur l’expérience d’un génocide. Le peuple arménien a déjà subi un génocide. C’était en 1915 et aujourd’hui, ceux qui sont en train de s’attaquer au Haut-Karabakh ne mènent pas seulement une guerre territoriale : ils attaquent un peuple qu’ils veulent faire disparaître, qu’ils veulent rayer de l’histoire. Et pourquoi ? Parce que ce peuple est lié à la civilisation européenne, par son héritage, par sa culture.
Est-ce que nous allons rester silencieux ? Est-ce que nous nous contenterons de grandes déclarations ? Est-ce que nous allons voir, à nouveau, le Conseil et la Commission poursuivre une forme d’aveuglement volontaire, mettre les deux parties sur le même plan ? Si nous continuons ainsi, chers collègues, nous serons responsables devant l’histoire de ce que nous aurons laissé commettre.
Et ce sera la trahison la plus grave que l’Europe puisse faire contre elle-même.
Les vacances sont terminées pour les Hommes en noir
Le Club des Hommes en noir revient ce vendredi avec une émission spéciale transmise en direct à 18h30 sur leur chaîne YouTube.
Au programme : « Secret pontifical : une tentative de contrôle du Synode ? » en compagnie du Père Danziec, de l’abbé Grégoire Célier, de l’abbé Marc Guelfucci et de Jean-Pierre Maugendre.
Tous ceux qui le souhaitent pourront poser leurs questions en direct via le fil de discussion, lors de l’émission.
Le soleil a fortement tapé sur certains députés
Bientôt il sera interdit de mettre en doute le réchauffement ou le dérèglement climatique (mais qu’est-ce qu’un climat réglé ?) :
«Accepterait-on que quelqu’un vienne affirmer sur un plateau qu’une tisane peut guérir du cancer ?», s’indigne Nicolas Dufrêne, directeur de l’Institut Rousseau, qui a mis en forme la proposition de loi. → https://t.co/17N8HORkll pic.twitter.com/9OghnaZ61l
— Le Figaro (@Le_Figaro) September 21, 2023
Le Mouvement Politique Chrétien Européen s’agrandit
Le Mouvement Politique Chrétien Européen (European Christian Political Movement, ECPM) compte un 5e député européen, avec l’adhésion du député conservateur hongrois Márton Gyöngyösi. Ce mouvement, présidé par le Roumain Valeriu Ghiletchi, défend la vie innocente, la famille naturelle et, de façon générale, les valeurs chrétiennes.
Au cœur de l’invasion
Erik Tegnér, était le premier journaliste français à s’être rendu sur l’île de Lampedusa pour suivre l’invasion migratoire que subit la petite île pour Livre Noir. Récit :
Le parti-pris gauchiste du FBI en débat
Le représentant américain Jeff Van Drew (Républicain) a eu une confrontation tendue avec le procureur général Merrick Garland, mercredi, au sujet de la façon dont le ministère de la Justice de l’administration Biden a traité les catholiques traditionalistes comme des “extrémistes violents”.
En février, une note de service du Bureau fédéral d’enquête (FBI), citant une étude du Southern Poverty Law Center (SPLC), un groupe d’attaque d’extrême gauche, a identifié les catholiques traditionalistes comme des “extrémistes violents à motivation raciale ou ethnique”. Le FBI a rapidement dénoncé cette note, que M. Garland a par la suite désavouée en la qualifiant d'”épouvantable”, mais les inquiétudes concernant l’intolérance religieuse au sein de la bureaucratie fédérale chargée de l’application de la loi étaient loin d’être dissipées. Cet été, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a obtenu des documents révélant que, contrairement à ce qui avait été affirmé, de nombreux bureaux locaux du FBI étaient impliqués dans l’espionnage des communautés catholiques.
“Le système de justice à deux niveaux est clair et il est clair pour le public américain”, a déclaré M. Van Drew à M. Garland mercredi.
“Et la responsabilité s’arrête à l’homme en charge. Cet homme, c’est vous. Les actions du ministère de la justice sont de votre ressort. Le déclin de la confiance des Américains dans les forces de l’ordre fédérales est de votre fait. La militarisation politique du ministère de la justice est de votre ressort. Monsieur le procureur général, j’ai besoin d’un simple oui ou non à la question suivante. Un simple oui ou un simple non, car nous n’avons pas beaucoup de temps. Êtes-vous d’accord pour dire que les catholiques traditionnels sont des extrémistes violents, oui ou non ?”
M. Garland a d’abord déclaré qu’il ne comprenait pas bien “ce que signifie le terme traditionnel”, mais il s’est offusqué de “l’idée que quelqu’un qui a des antécédents familiaux comme les miens puisse faire preuve de discrimination à l’égard d’une religion”, qu’il a qualifiée de “tellement scandaleuse” et “tellement absurde”.
“Monsieur le procureur général, c’est votre FBI qui a fait ça ! a rétorqué M. Van Drew.
“C’est votre FBI qui envoyait – et nous avons les mémos, nous avons les courriels – qui envoyait des agents infiltrés dans les églises catholiques.
“Le directeur du FBI et moi-même avons dit que nous étions consternés par ce mémo”, a déclaré M. Garland. Pressé de questions, il a fini par reconnaître que “les catholiques ne sont pas des extrémistes, non”.
M. Van Drew a ensuite demandé si des personnes impliquées dans la rédaction du mémo avaient été licenciées. “Je ne connais pas la réponse à cette question”, a déclaré M. Garland.
L’hostilité du ministère de la justice à l’égard des groupes défavorisés, alors qu’il traite avec beaucoup plus de modération les délits commis par des partis idéologiquement alignés, est l’une des caractéristiques des années Biden, qu’il s’agisse de qualifier de dangereux les parents qui critiquent l’endoctrinement gauchiste dans les salles de classe ou de poursuivre de manière disproportionnée les manifestants du 6 janvier pour des délits non-violents. Les exemples les plus flagrants concernent les Américains pro-vie.
L’an dernier, l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade par la Cour suprême des États-Unis a suscité une vague de menaces et d’actes de vandalisme à l’encontre d’églises et de centres de grossesse, mais les auteurs de ces actes sont pour la plupart restés impunis et les enquêtes ont été abandonnées, M. Garland invoquant la difficulté supposée de rassembler des preuves.
Le ministère de la Justice a annoncé l’inculpation de 34 personnes pour avoir bloqué l’accès à des cliniques d’avortement ou les avoir vandalisées, alors qu’il y a eu plus de 81 attaques signalées contre des centres de grossesse et 130 attaques contre des églises catholiques depuis la publication de l’arrêt Dobbs, et que seuls deux individus ont été inculpés, a déclaré le sénateur Mike Lee en mars dernier.
En revanche, l’année dernière, le gouvernement fédéral a non seulement accusé le militant pro-vie Mark Houck de violer la loi fédérale sur la liberté d’accès aux entrées des cliniques pour une altercation survenue en 2021 avec un agitateur pro-avortement violent qui avait déjà été résolue au niveau local, mais il l’a également arrêté lors d’un raid armé à son domicile le matin. M. Houck a été acquitté en janvier, mais les responsables de son traitement n’ont pas été démis de leurs fonctions ; en juillet, le directeur du FBI, Christopher Wray, a déclaré qu’il ne “remettrait pas en question le jugement des agents de carrière sur le terrain” qui ont orchestré le raid.
«On m’a traité de facho parce que je voulais enquêter sur l’islamo-gauchisme»
Jacques Cardoze, l’ancien présentateur du magazine d’investigations de France 2 «Complément d’enquête» et qui vient de rejoindre l’émission de Cyril Hanouna, révèle dans Le Figaro :
[…] En revanche, il y a des choses que les gens ne savent pas. Il y a des attaques d’une partie de la presse et des médias contre une autre partie de la presse et c’est quelque chose que je n’accepte pas. Il n’y a pas les bons et les mauvais publics, ceux qui ont le droit de faire l’info et les autres. Qu’est-ce qu’on lui reproche à Cyril Hanouna ? D’avoir réussi à faire de bonnes émissions pendant la campagne électorale ? C’est la pire des humiliations pour le service public de ne plus avoir de bonne émission politique.
« Complément d’enquête » a tout de même le droit d’enquêter sur Cyril Hanouna…
Oui et je ne sais rien du contenu de cette enquête. J’entends des bruits, de gens de France Télévisions qui me disent des choses… Tous ceux qui sont là-bas ne défendent pas forcément ce qui se fait et notamment les émissions d’investigations, les moyens utilisés, le côté inquisiteur et procureur.
C’est ce que vous reprochez aujourd’hui à « Complément d’enquête » ?
Ce que je peux vous dire, c’est que dans le « Enquête de complément » qu’on fera avec Cyril en janvier ou février, ce sera de l’info, tout sera vérifié. Et il se dira des choses que les gens ne savent ou ne soupçonnent pas. On expliquera comment il peut y avoir des dérives.
De quelles dérives parlez-vous ? En avez-vous été témoin ?
Oui. Vous savez, à France Télévisions, ce n’est pas tout beau, tout rose. Ils n’ont pas toujours eu de bonnes attitudes.
Pour quelles raisons êtes-vous parti d’ailleurs en 2021 ?
Parce que durant ma troisième année, le rédacteur en chef de l’émission, m’a un peu dépossédé de « Complément d’enquête ». Je ne pouvais plus travailler. Le lendemain de tournage, il allait couper ce qui avait été validé la veille. Il y a eu des prises de becs très violentes devant témoins. Et puis, on m’a traité de facho parce que je voulais faire une enquête sur l’islamo-gauchisme [en décembre 2020, «Complément d’enquête» avait diffusé un numéro intitulé «Islamisme : la République a-t-elle fermé les yeux ?»] et montrer que sur certaines listes en banlieues, La France Insoumise pouvait draguer un certain nombre de personnalités issues du monde arabo-musulman. Pour être respecté dans ce métier, il faut pouvoir taper aussi bien du côté droit que du côté gauche. « Complément d’enquête » est une émission qui penche un peu trop d’un côté et moins de l’autre. À l’époque, je voulais faire une enquête sur Jean-Luc Mélenchon, on me l’a refusée et on m’a dit : “tu comprends, La France Insoumise nous donne tellement de dossiers, on ne peut pas travailler contre eux”. Je suis tombé de l’armoire.
Qui témoignera dans « Enquête de complément » ? Des anciens membres de la production de « Complément d’enquête » ?
Non, je suis en train de travailler avec des journalistes qui sont totalement indépendants et qui ont envie de s’attaquer au service public. Les Français payent une redevance, je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas une enquête transparente sur le service public. Je ne suis pas en guerre contre les journalistes de « Complément d’enquête » et je ne m’attaquerai pas aux journalistes eux-mêmes et à la qualité de ce qu’ils fabriquent. Je suis simplement contre le fait qu’on veuille s’attaquer à une télévision populaire. Il y a une petite musique qui ne me plaît pas du tout. Je vais raconter tout ça. […]
Suite à cet entretien, France Télévisions a fait valoir un droit de réponse auprès du Figaro… La guerre entre le sévice public et le groupe Bolloré aura bien lieu…
En 2020, «Complément d’enquête», présenté par Jacques Cardoze, a diffusé une émission intitulée «Islamisme : la République a-t-elle fermé les yeux ?». L’un des reportages «Gauche : le piège du communautarisme» interrogeait notamment le rôle de certains élus LFI, accusés de complaisance vis-à-vis des islamistes. Après la diffusion de cette émission, LFI avait annoncé saisir le CSA qui n’avait cependant pas relevé de manquement. Au sujet d’un prétendu «refus» d’une enquête sur Jean-Luc Mélenchon : le magazine «Envoyé Spécial» venait de diffuser un portrait de Jean-Luc Mélenchon juste avant l’arrivée de Jacques Cardoze à la tête de «Complément d’enquête». «Complément d’enquête» est un magazine d’investigation qui enquête sur tous les sujets de société. L’émission diffuse régulièrement, depuis sa création, des portraits de personnalités venant du monde de l’économie, de la culture ou de la politique, issues de tous bords. Ont été diffusés entre autres des enquêtes consacrées à Anne Hidalgo, Eric Dupond-Moretti, Sandrine Rousseau, Edouard Philippe, Eric Zemmour… Le 5 octobre prochain, l’émission diffusera «Sophia Chikirou, la dame de pique des Insoumis».
A force de promouvoir la culture de mort, le système de santé périclite
Christophe Bentz, député RN de la 1ère circonscription de la Haute-Marne, alerte sur la situation haut-marnaise, symptôme de la désertification médicale et de la déconnection de l’État :
Partout en France, les services publics de proximité reculent et la métropolisation s’accélère, au détriment de la ruralité. La situation du centre et sud Haute-Marne est malheureusement un avant-poste de la désertification médicale de la France et un grave symptôme du recul des services publics de santé dans les territoires ruraux.
En Haute-Marne, la situation est explosive. Les habitants, élus locaux et soignants sont en colère vis-à-vis des récentes annonces de réorganisation de l’offre hospitalière par l’ARS du Grand Est. Déjà en juin 2022, 2 200 personnes avaient manifesté à Langres (7 500 habitants) pour sauver les services de santé du territoire. Une nouvelle grande manifestation aura lieu ce samedi 23 septembre.
Le député Christophe Bentz manifestera samedi pour soutenir le seul projet médical de territoire qui soit crédible et viable : celui du collectif « Egalité Santé » pour une réorganisation équitable de l’offre hospitalière dans le centre et sud avec un plateau technique unique à Rolampont, au cœur du bassin de vie. Seul ce projet répondra aux attentes et besoins de la population qui mérite de véritables services de santé de proximité. Ce projet a été construit avec la communauté médicale, les élus locaux et concerté avec la population sur le terrain.
L’ARS et les pouvoirs publics restent totalement sourds aux attentes de notre territoire, s’entêtent et s’enlisent dans un projet hospitalier dont les Haut-Marnais ne veulent pas.
Très engagé sur les sujets de santé publique depuis son élection, auteur d’un rapport sur la désertification médicale en France avec un focus sur le centre et sud Haute-Marne (Avis n°364 – Tome I – 16e législature – Assemblée nationale), le député alerte le Gouvernement depuis plus d’un an sur ce sujet critique (Questions écrites, interventions orales dans l’hémicycle, groupes d’études, etc.) et souhaite alerter la presse nationale intéressée par les sujets liés à la santé publique.
Le gouvernement met son énergie à promouvoir l’avortement et à légaliser l’euthanasie. Pendant ce temps, le pays réel souffre du système de santé, délaissé par les idéologues de la culture de mort.
Chronique du grand remplacement : imposer les immigrés dans les communes
Tandis que Gérald Darmanin soutient mordicus sur toutes les chaînes que la France n’accueillera pas les immigrés qui envahissent actuellement Lampedusa (encore 900 hier), le Délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des immigrés réfugiés diffuse un livret visant à “orienter et accompagner tout élu”, notamment face aux habitants récalcitrants :


Record d’affluence attendu pour le pèlerinage Feiz e Breizh les 23 et 24 septembre
Communiqué de l’Association « Feiz e Breizh » :
La 6e édition du pèlerinage « Feiz e Breizh » se déroulera les samedi 23 et dimanche 24 septembre.
950 : C’est à ce jour le nombre de pèlerins inscrits venant de toute la Bretagne et de plusieurs endroits de France pour marcher vers sainte Anne.
« Sainte Anne, modèle d’espérance » sera le thème de cette sixième édition qui s’annonce exceptionnelle avec d’ores et déjà, à quelques jours de la messe de lancement, une affluence exceptionnelle, puisque l’organisation annonce déjà plus de 950 inscrits, soit le double des marcheurs de la cinquième édition. Le pèlerinage « Feiz e Breizh » devient ainsi le plus grand pèlerinage catholique de Bretagne.
Au cours de ces deux jours de marche les pèlerins honoreront la mère de Marie et aïeule du Christ : gardienne du pays, protectrice des familles et patronne de nos cœurs. Elle qui se manifesta à un modeste laboureur breton, il y a quatre cents ans en 1623. Deux jours d’amitié pour enrichir notre enracinement : approfondir la foi de nos pères, se réapproprier l’héritage qui conduit à notre sanctification, fortifier l’espérance dont la chrétienté militante a tant besoin aujourd’hui !
En l’église de Pluméliau, le samedi 23 septembre à 8h15 sera célébrée la messe d’envoi du pèlerinage, selon le rit Tridentin, par Monsieur l’Abbé Raphaël d’Anselme, prêtre du Diocèse de Vannes, curé-doyen de Locminé et conseiller religieux de l’association organisatrice. La prédication (homélie) sera faite par l’Abbé André Guillevic, recteur de la basilique Sainte-Anne-d’Auray pendant 21 ans.
Au terme de 22 kilomètres de marche, à travers les chemins creux de la Bretagne, rythmés par des chapelets, des enseignements et des chants, la colonne arrivera à Bieuzy-Lanvaux pour le bivouac, où les pèlerins pourront se restaurer, se reposer et vivre une veillée bretonne traditionnelle qui se terminera par une retraite aux flambeaux et le Salut au Saint Sacrement ainsi qu’une nuit d’adoration.
Dimanche 24 septembre, au petit matin les pèlerins s’élanceront vers Sainte-Anne-d’Auray où ils arriveront après 20 kilomètres pour la célébration de la Messe de clôture dans la Basilique qui sera célébrée à 15h30 par le Père Danziec, en l’honneur de Sainte Anne, selon le rit Tridentin. L’arrivée triomphale de la colonne à Sainte-Anne-d’Auray et les processions d’entrée et de sortie de la Messe seront accompagnées par le plus grand bagad catholique : Feiz ha Sevenadur.
Les pèlerins auront à cœur de prier pour l’Eglise Catholique et ses dirigeants, ainsi que pour tous les baptisés, qu’ils soient fidèles aux promesses de leur baptême et de porter les intentions qui leur seront confiées.
Retrouvez la cohorte des pèlerins de la sixième édition du pèlerinage « Feiz e Breizh » qui se déroulera les samedi 23 et dimanche 24 septembre 2023 sur les chemins de Bretagne invoquant la miséricorde de Dieu par l’intercession de Sainte Anne !
Intron santez Anna, pedit evidomp ! Madame sainte Anne, priez pour nous !
Bombardements meurtriers sur l’Artsakh : SOS Chrétiens d’Orient appelle à l’intervention immédiate des puissances internationales
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Les 120 000 Arméniens du Haut-Karabagh (appelé Artsakh par les Arméniens) viennent de passer leur première nuit sous les bombes. Trois ans après la guerre des 44 jours, l’Azerbaïdjan lance une nouvelle offensive militaire contre l’enclave du Haut-Karabagh. On dénombrerait déjà près de 29 morts, dont 2 civils, et plus de 200 blessés, selon les autorités de l’Artsakh. SOS Chrétiens d’Orient appelle à l’intervention immédiate des puissances internationales pour arrêter cette invasion meurtrière.
Soumis à un blocus sévère depuis le 12 décembre 2022 par l’Azerbaïdjan, les 120 000 Arméniens d’Artsakh se retrouvent sous les bombardements depuis hier. La capitale Stepanakert, Martouni, Mardakert et les villages des différents districts sont bombardés par les forces de l’armée azerbaidjanaise. Cette nouvelle agression de l’Azerbaïdjan témoigne de sa stratégie d’intimidation et de d’épuration ethnique à l’égard des Arméniens d’Artsakh qui, au péril de leur vie, ont choisi de rester vivre sur leurs terres.
SOS Chrétiens d’Orient est présente en Arménie depuis le début de la guerre de 44 jours, en septembre 2020. Depuis, de nombreux projets ont été menés en Arménie et en Artsakh, notamment auprès des déplacés fuyant le conflit.
En 2022, SOS Chrétiens d’Orient a financé la rénovation d’une école à Martouni, inaugurée par Aznavuryan Saryan, le maire de la ville. SOS Chrétiens d’Orient vient d’apprendre sa probable mort sous les bombardements, elle s’associe à la douleur de ses proches et prie pour le repos de son âme. Selon les autorités d’Artsakh, on déplorerait déjà 29 morts, dont 2 civils, et près de 200 blessés.
Il y a encore quelques jours, SOS Chrétiens d’Orient recevait Son Eminence Révérendissime le Cardinal Raymond Burke. Voici les mots qu’il a tenu à adresser au peuple arménien :
« Disons haut et fort ce que Notre Seigneur inspire dans nos cœurs au nom de nos frères et sœurs arméniens, afin que tous puissent l’entendre. Élevons sans cesse vers Notre Seigneur des prières ferventes pour le peuple arménien. Nous aussi, venons à leurs côtés. Apportons-leur nourriture et boissons. »
SOS Chrétiens d’Orient exhorte à vous joindre à ses prières et appelle à l’intervention immédiate des puissances internationales pour stopper l’épuration ethnique des 120 000 Arméniens d’Artsakh.
Géochroniques, un blogue de synthèses et d’analyses
Notre ami Antoine de Lacoste ouvre son blogue :
Après des années de rédaction d’articles pour différents sites, blogues ou revues, il me semble utile de créer mon propre blogue de géopolitique.
Bien qu’ayant suivi de près les évènements internationaux pendant des décennies, avoir tenté de comprendre les engrenages des guerres balkaniques, avoir observé les agressions occidentales contre la Serbie, l’Irak, la Libye entre autres, c’est la guerre en Syrie qui m’a poussé à me lancer dans l’écriture d’articles et l’organisation de conférences.
Cette guerre, qui n’avait rien de spontanée, était fondamentale. En cas de victoire des islamistes, rebaptisés « rebelles modérés » par les médias, c’est tout le Proche-Orient qui basculait avec en prime la disparition inéluctable des chrétiens d’Orient. Les islamistes et leurs mentors ont finalement été vaincus et la Russie est revenue sur le devant de la scène.
La marche du monde en a été bouleversée et l’univers unipolaire américain battu en brèche. Une autre Histoire commençait et continue en Ukraine.
Sur ce blogue, la liberté d’écriture et d’analyse est totale.
Il est le réceptacle des différentes chroniques que je rédige afin de mieux faire comprendre les évolutions géopolitiques de notre monde.
Les conférences que je donne régulièrement sont disponibles lorsqu’elles ont été filmées ou enregistrées et le visiteur est informé du calendrier.
Une rubrique Voyage est également consultable. Le lecteur peut découvrir mes impressions d’un pays visité en lien avec son importance patrimoniale, historique et géopolitique bien sûr.
Des conseils de lectures complètent l’information de tous ceux qui viennent consulter ce blogue.
Certains articles continuent cependant à être publiés au préalable par des revues qui me font l’amitié de me solliciter : Politique Magazine, La Nouvelle Revue Universelle, Fideliter, La Revue d’Histoire Européenne entre autres. Des blogues amis continueront, je l’espère, à relayer mes chroniques : Le Salon Beige, La Faute à Rousseau, Je suis Français-La faute à Rousseau, Libertés politiques notamment.
J’espère que vous serez nombreux à découvrir ce blogue puis à vous y attacher. Son objet est simple : rendre compte des évènements géopolitiques de façon claire et synthétique.
Antoine de Lacoste

