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“Toutes les lois transgressives qui modifient notre rapport à la vie, et singulièrement celle à venir sur l’euthanasie, sont le produit de contre-vérités”

Le 8 novembre, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, a été invité par le député Olivier Falorni, président du groupe d’étude « fin de vie » de l’Assemblée nationale, à débattre face au Docteur Denis Labayle, président d’honneur de l’association Le choix et fervent défenseur de « l’aide active à mourir ». Une trentaine de députés et collaborateurs étaient présents. Gènéthique a retranscrit son intervention.

Monsieur le député, souffrez que je me permette, au préalable, une mise au point. Dans le débat qui a suivi la projection du film Mourir n’est pas tuer hier soir sur C8 (cf. Géraud Burin des Roziers enquête au cœur de la fin de vie dans son nouveau documentaire), vous avez commencé par mettre en cause la fondation Jérôme Lejeune et son président, absent du plateau, et sans d’ailleurs le citer nommément, mais dont vous avez lu une partie d’un éditorial pour le critiquer. Cette technique que vous avez utilisée, tout à fait au début de l’émission, n’avait pour but que de décrédibiliser le film en décrédibilisant son financeur.

S’attaquer au messager faute de pouvoir s’attaquer au message. Rester sur la forme pour éviter le débat de fond qui effectivement n’a pas eu lieu. Technique, classique au demeurant, mais que j’ai d’autant plus regrettée que vous m’aviez invité aujourd’hui, sans doute pour que je fasse cette mise au point, mais malheureusement sans public cette fois. J’en tire la conséquence que vos arguments en faveur d’une loi légalisant l’euthanasie ne sont peut-être pas si solides sur le fond. C’est ce que je voudrais développer maintenant.

Les « lois transgressives », le « fruit de contre-vérités »

Depuis près d’une trentaine d’années, j’assume la présidence de la fondation Jérôme Lejeune, institution reconnue d’utilité publique dans le domaine scientifique, médical et bioéthique. Année après année, je découvre que toutes les lois transgressives qui modifient notre rapport à la vie, et singulièrement celle à venir sur l’euthanasie, sont le produit de contre-vérités.

Pour réussir, le mensonge doit être énorme. C’est ainsi qu’aujourd’hui, ses promoteurs parviennent à faire croire que l’euthanasie ne tue personne. Autrement dit, depuis Hippocrate il y a 2400 ans, ce qui est un homicide, et donc un crime, peut devenir un soin, du jour au lendemain. On passerait donc des ténèbres à la lumière. A qui peut-on faire croire cela, à part à des interlocuteurs que l’on a accoutumés de longue date au mensonge ?

S’ils avaient fait leur travail d’investigation, au lieu de relayer la propagande gouvernementale, les médias auraient pu empêcher ce mensonge. Mais les médias ont été dans le sens du mensonge (cf. La promotion du suicide et de l’euthanasie en prime time sur le service public), notamment avec le documentaire de France 5 réalisé par Marina Carrère d’Encausse, la fiction de France 2 avec Line Renaud (cf. « Le prochain voyage » : quand le service public fait la promotion du suicide assisté), la publicité pour l’ADMD aussi bien dans le Figaro que dans Le Monde.

« Le travestissement de la réalité fait le lit de la légalisation de l’euthanasie »

Qu’est-ce que cela veut dire ? Fondamentalement, les citoyens considèrent que la vie est leur bien le plus précieux. Mais ils finissent par être d’accord avec les transgressions qu’on leur propose, ou qu’on leur impose au terme de manipulations devenues routinières.

C’est bien le travestissement de la réalité qui fait le lit de la légalisation de l’euthanasie comme du suicide assisté. A tel point qu’il est procédé, avant tout, à une euphémisation du vocabulaire décrivant la réalité pour bannir les mots qui gênent. Pourtant, qu’est-ce que l’euthanasie sinon un homme qui tue un autre homme ? Qu’est-ce que le suicide assisté sinon être complice d’un suicide ? Si l’on désignait simplement les choses par leur nom, nous ne serions pas là aujourd’hui parce qu’il n’y aurait pas de projet de loi. Mais le mensonge s’insinue à tous les niveaux, dans toutes les raisons invoquées, à l’appui de chaque argument.

« La première victime de l’euthanasie sera les soins palliatifs »

Ainsi en est-il de la notion de dignité préemptée par l’ADMD pour assurer sa notoriété. L’association a réussi à faire croire qu’on pouvait perdre cette dignité sous le coup de la dégradation physique, de la perte des capacités cognitives, de la dépendance. Combien de fois avons-nous entendu la comparaison de la personne en fin de vie avec « un légume ».

Pour reprendre pied, les partisans de l’euthanasie nous répondent que ce sont les conditions de fin de vie qui sont parfois indignes. Peut-être, mais si les conditions de vie indignes justifient l’euthanasie de ceux qui en sont victimes, alors il faut aussi supprimer les pauvres pour supprimer la pauvreté. Il s’agit bien d’un mensonge de dire que l’euthanasie aurait la moindre influence sur l’indignité de certaines situations de fin de vie. Au contraire, avec l’euthanasie, on peut être certain que ces conditions ne seront jamais corrigées à l’hôpital ou dans les EHPAD. La première victime de l’euthanasie sera les soins palliatifs.

On peut faire la même observation sur la souffrance. C’est le même mécanisme. Jamais la médecine n’a été plus capable de traiter la souffrance, qu’elle soit physique ou psychique. Et pour les souffrances réfractaires, direz-vous ? Il reste la sédation qui n’est en rien, je le rappelle, une invention de Jean Léonetti, mais que la médecine utilise de manière proportionnée depuis longtemps. L’euthanasie n’abrège pas la souffrance, elle tue celui qui souffre pour qu’il ne souffre plus. Tuer ne sera jamais un soin. C’est cela la vérité qu’on n’a plus le droit de dire.

« La loi qui autorisera l’euthanasie va ouvrir le temps de la méfiance de tous contre tous »

Enfin, arrêtons-nous sur la liberté, qui est probablement l’argument préféré des promoteurs de l’euthanasie parce qu’il figure au fronton de nos édifices publics. Cette liberté ultime n’oblige personne, dit-on. Mais de quoi parle-t-on ? La liberté de demander la mort pour certains, c’est l’obligation de la donner pour d’autres. Et je ne vois aucune raison d’imposer cette obligation de donner la mort aux médecins, aux soignants, aux prescripteurs, aux pharmaciens, aux directeurs d’hôpitaux, à l’assurance maladie, et finalement aux cotisants que nous sommes. Pour une liberté, cela fait beaucoup d’obligations tout de même, et pour beaucoup de personnes.

La liberté est un mot qui réclame surtout un contenu. A l’évidence, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, chacun en convient. D’ailleurs, le contrat social est basé sur la protection de la vie, et sur une invitation de chacun à restreindre sa liberté pour éviter la guerre de tous contre tous. Au contraire, la loi qui autorisera l’euthanasie va ouvrir le temps de la méfiance de tous contre tous. La liberté n’est certainement pas la valeur suprême, ni l’arbitre de l’intérêt général. Elle ne fonctionne qu’avec la vérité de l’acte posé, c’est à dire sa conformité au bien de la personne, qu’il s’agisse du patient ou du médecin, et sa conformité à l’intérêt général de la société.

Il est intéressant de noter que l’ultima ratio auquel vous avez recouru dans l’émission d’hier soir sur C8 pour défendre la liberté de demander l’euthanasie a été la liberté de demander l’avortement. Comme si l’avortement était la « clé idéologique » qui permettait d’ouvrir toutes les portes. C’est intéressant, parce que cela signifie que vous privilégiez l’idéologie à la réalité du terrain. Pas besoin de savoir si notre pays mérite une loi mortifère de plus. Il suffit de brandir le passeport de toutes les transgressions. Dans ces conditions, effectivement, on se passe de débat sur le fond, c’est plus facile.

Des conceptions « périmées »

En conclusion, il me semble que l’euthanasie est un projet qui est très « daté » des années 70 avec une conception « périmée » de la liberté, perçue comme le critère absolu l’emportant sur tous les autres. Il est interdit d’interdire. Mais, nous voyons bien que nous prenons le chemin inverse avec l’écologie. Il n’est pas question de faire ce qu’on veut.

Un projet qui a aussi une conception « périmée » de la technique souveraine qui offre une solution à tout. On le redécouvre aujourd’hui encore avec l’écologie. Il n’y a pas de solution technique à la folie des hommes. La médecine offre une réponse avant la mort, et cela s’appelle les soins palliatifs. Après la mort, il n’y a pas de « solution technique ». La devancer par l’euthanasie, en dépossédant l’individu de ce moment et en l’abandonnant à son désespoir, ne règle pas les inquiétudes suprêmes.

Enfin, un projet qui a une conception « périmée » de l’Etat-providence, qui distribue à l’envi des droits-libertés qui deviennent des droits-créances, mais dont l’Etat peine à s’acquitter car, par définition, une loi générale et impersonnelle ne peut répondre à toutes les situations, pas plus celle de l’euthanasie que les autres.

Une « inquiétude particulière »

Au titre de président de la fondation Jérôme Lejeune, qui a créé une consultation spécialisée pour les personnes porteuses de handicap mental de tous âges, j’ajouterai une inquiétude particulière.

La fondatrice et théoricienne de l’ADMD en France, Odette Thibault, avait écrit dans son livre La maîtrise de la mort, paru en 1975, que « tout individu ne possédant plus ces facultés [intellectuelles] peut être considéré dans un état sous-humain dans le cas du débile profond ». « Dès lors, beaucoup d’individus sont des morts-vivants bien avant la fin de leur vie organique». « Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus grandes atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine ». Voilà le fond culturel qui inspire la législation à venir.

« Aucune loi transgressive n’est restée dans les cadres qu’elle s’était fixés »

Il y a une grande différence entre mourir et être tué, entre le geste qui tue et le geste qui soigne. Nous avons tout à redouter d’un pays qui estompe cette ligne de démarcation. Je ne crois pas au fantasme de la régulation par la loi.

Mon expérience de 30 ans de lois bioéthiques m’a montré que la loi, en ces matières, ne régule rien, elle régularise. Il n’y a aucun contre-exemple. Prétendre que la loi ne sera qu’une exception, qu’elle ne s’appliquera ni aux enfants, ni aux malades psychiatriques, ni aux personnes porteuses de handicap est évidemment un leurre. Aucune loi transgressive n’est restée dans les cadres qu’elle s’était fixés. Parce qu’une loi qui transgresse un principe fondateur, par définition, n’a pas de limite.

Je n’ose pas penser que la loi sur l’euthanasie est un remède à la faillite des services publics, ni une solution économique au vieillissement de la population, ni une variable d’ajustement politique pour « réenchanter » les Français. Mais ce que je sais, c’est que la loi que vous allez voter n’est pas un progrès, elle est un catafalque social.

Crimes nazis : le « devoir de mémoire » des médecins pour leur apprendre à s’opposer à des directives posant des dilemmes éthiques

Lu sur Gènéthique :

Les efforts visant à renforcer la formation des professionnels de la santé et l’éthique médicale doivent s’appuyer sur « une solide compréhension du rôle de la médecine au sein du régime nazi », affirme un nouveau rapport de la Commission Lancet sur la médecine, le nazisme et l’Holocauste : Historical Evidence, Implications for Today, Teaching for Tomorrow [1]. Ces travaux sont le fruit du travail d’une vingtaine d’experts internationaux réunis pour la première fois afin d’aborder l’histoire de la médecine. Ils ont publié leur rapport dans The Lancet [2].

« En apprenant comment et pourquoi de telles atrocités ont été commises, les générations de médecins et de professionnels de la santé seront mieux à même de faire face aux dilemmes médicaux moraux et éthiques et à leurs propres préjugés, de s’opposer au pouvoir et de protéger les populations et les patients vulnérables », jugent les auteurs du rapport.

Des programmes eugénistes, d’euthanasie et des « expériences humaines brutales »

En effet, le corps médical a joué un « rôle central » dans les crimes des nazis, affirment-ils. « En 1945, de 50 à 65 % des médecins allemands non juifs avaient rejoint le parti nazi ». « Les crimes n’ont pas été commis uniquement par des médecins extrémistes » ou « sous la contrainte ».

Les programmes eugénistes, d’euthanasie et les « expériences humaines brutales » déployés dans un cadre médical ont causé « au moins 230.000 morts » de personnes handicapées, de patients juifs et de déportés. Parmi eux, on recense de « 7.000 à 10.000 enfants ». En outre, 300.000 stérilisations forcées environ ont été pratiquées.

Un « devoir de mémoire »

« Contrairement aux idées reçues », « la médecine dans l’Allemagne nazie n’était pas une pseudo-science » soulignent les auteurs du rapport. La « recherche nazie » a même pu devenir « partie intégrante du canon de la connaissance médicale ». Il en est ainsi par exemple de la compréhension actuelle des effets du tabac et de l’alcool sur le corps, qui a été alimentée par ces recherches.

En conséquence, les auteurs préconisent que ces faits historiques fassent partie des cursus de formation des professionnels de santé. Il est « souvent surprenant de constater à quel point leurs connaissances » sont « limitées aujourd’hui, hormis peut-être une vague notion des expériences de Josef Mengele à Auschwitz », notent-ils.

« Reconnaître l’humanité et la dignité de chaque patient »

Grâce à ce « devoir de mémoire » les médecins pourront « apprendre à s’opposer à des directives posant des dilemmes éthiques ». Parmi les problématiques, le rapport mentionne « les soignants encadrant les interrogatoires de terroristes », ceux pratiquant un tri dans les hôpitaux « lors d’afflux massifs de patients », ou encore les questions de fin de vie. « Un large éventail de débats que nous observons actuellement en médecine – de la question de savoir qui devrait recevoir des soins lors d’un événement catastrophique, aux soins de fin de vie et aux nouveaux développements en génétique, pour n’en citer que quelques-uns – montre à quel point la médecine et la science sont liées à la politique, aux croyances personnelles et aux facteurs socio-économiques, a déclaré le professeur Herwig Czech, de l’université médicale de Vienne, coprésident de la Commission. Les professionnels de la médecine et les chercheurs en sciences biologiques doivent être conscients de ces influences et de leurs multiples implications pour les patients et les participants aux études ».

« Nous devons nous élever contre l’antisémitisme, le racisme et les autres formes de discrimination, soutenir et défendre une médecine centrée sur la personne et fondée sur les droits de l’homme, protéger les personnes vulnérables, servir les personnes marginalisées et reconnaître l’humanité et la dignité de chaque patient », a appelé de son côté le Dr Hildebrandt, en résumant les conclusions des travaux de la Commission au cours des trois dernières années.

Crise politique en Espagne

Un lecteur nous informe que l’Espagne vit des jours noirs : le Premier ministre Pedro Sánchez est arrivé à un accord avec les indépendantistes catalans, pour réussir à se maintenir au pouvoir. Cela représente, d’après des associations de juges d’Espagne, la dissolution de l’état de droit.

Depuis lundi dernier et pour réagir à cela, les gens se rassemblent par milliers dans les rues de Madrid pacifiquement (il y a aussi des familles avec enfants et des personnes âgées). Les deux derniers jours, la police a jeté du gaz piment, des balles de gomme et a frappé les gens.

Hier, un attentat a visé le fondateur de Vox (Alejo Vidal-Quadras) d’une balle dans la tête. Heureusement il a tourné instinctivement la tête en voyant le pistolet et la balle a cassé la mâchoire.

Le président de Vox Santiago Abascal a déclaré :

« Une période noire commence dans l’histoire de l’Espagne, aujourd’hui un coup d’État contre la Nation a été lancé ».

Le ministre de l’Intérieur Fernando Malaska est accusé d’avoir férocement réprimé une manifestation organisée par Vox afin de protester contre l’amnistie des indépendantistes catalans dans le cadre d’accords électoraux qui devraient permettre au gouvernement socialiste de se maintenir au pouvoir. Le bilan de la soirée fait état de 29 blessés dont 19 policiers. Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont riposté à coup de grenades lacrymogènes. Mais la manifestation est loin d’être un cas isolé. Depuis une dizaine de jours, plusieurs milliers de personnes se réunissent devant les sièges locaux du Parti socialiste espagnol. Grenade, Séville, Santander, Madrid… sont le théâtre de manifestations dégénérant parfois en affrontements.

Dénonçant les accointances de Sanchez avec les indépendantistes basques (Bildu) et catalans (Junts per Catalunya), Santiago Abascal accuse le premier ministre de « fomenter un coup d’Etat ».

La liberté religieuse : un remède aux divisions mondiales

Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États et les Organisations Internationales, a déclaré lors d’une conférence en Australie que “la liberté religieuse n’est pas seulement un droit de l’homme, mais aussi une voie transcendante et pratique pour guérir les divisions, promouvoir le dialogue et forger une communauté mondiale plus paisible et harmonieuse”.

Selon lui, lorsque les individus sont libres d’adorer et de participer à des activités religieuses sans interférence, il devient plus facile pour les autres de constater que les différences religieuses ne font pas intrinsèquement de quelqu’un un ennemi. Cette allocution vient compléter, mettre en évidence ou rectifier les détails du discours originel.

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Des évêques appellent à la libération du militant pro-démocratie Jimmy Lai à Hong Kong

Une lettre signée par une dizaine d’évêques catholiques, dont deux cardinaux, provenant du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Lituanie, du Nigeria et de l’Inde, entre autres, appelle les autorités chinoises à libérer le militant catholique et homme d’affaires Jimmy Lai, emprisonné à Hong Kong.

Jimmy Lai, 75 ans, est un fervent partisan du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, écrivain, éditeur, et propriétaire du Apple Daily, autrefois le journal indépendant chinois le plus populaire de Hong Kong, désormais fermé de force par les autorités. Il est la cible répétée du Parti communiste chinois (PCC) et des autorités de la RAS de Hong Kong depuis 1990, lorsqu’il a lancé son entreprise de médias, avec une orientation pro-démocratie et anti-corruption.

Parmi les signataires de la lettre figurent l’évêque Robert Barron, évangéliste influent et apologiste de la foi, le cardinal Timothy Dolan de New York, l’archevêque Timothy Broglio, et l’évêque John Wilson de Southwark, dans le sud de Londres.

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Les évêques de l’Ohio face à la culture de mort

Alors que les électeurs de l’Ohio ont approuvé par 57% des voix contre 43% l’inscription de l’avortement dans la constitution de l’État, les évêques de l’Etat  ont qualifié cette journée tragique pour les femmes, les enfants et les familles de l’Ohio, et exprimé leur tristesse face à la duplicité d’une culture de mort qui occulte la dignité de la vie humaine. Ils ont promis de prier pour une conversion des cœurs et des esprits à l’évangile de la vie, tout en se réengageant à défendre les enfants à naître et à soutenir les femmes dans le besoin.
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Le canton de Zurich se prépare à interdire les “thérapies de conversion”

Le gouvernement du canton de Zurich a été chargé d’élaborer un projet de loi interdisant les “thérapies de conversion” dans un délai de deux ans. Cette motion a été adoptée le 6 novembre par 90 voix pour, 74 voix contre et 5 abstentions. Les partis favorable à cette interdiction comprennent tous les partis de la gauche jusqu’au centre. En revanche, les partis de l’UDC, de l’UDF et du PLR ont voté contre. Ils estiment qu’un processus législatif est déjà en cours au niveau fédéral, le Conseil national ayant adopté une motion pour interdire ces thérapies en décembre 2022. D’autres cantons, tels que Vaud, Genève, Berne et le Jura, ont également entamé ce processus. Le canton de Neuchâtel a été le premier à adopter une loi contre ces pratiques.

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17e centenaire de la basilique Saint-Jean de Latran

La basilique Saint-Jean de Latran, cathédrale du Pape, fête son 1700e anniversaire en 2024. Le cardinal Angelo De Donatis, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, a présenté dernièrement les événements qui se dérouleront pour cet anniversaire, visant à rappeler le rôle central de la basilique de Latran en tant que “mater et caput”, mère et guide de l’Église de Rome et de l’Église universelle. La basilique a été consacrée en 324 par le Pape Sylvestre Ier et fut le premier lieu de rassemblement de la communauté chrétienne de Rome.Les fidèles auront l’opportunité de recevoir l’indulgence plénière à cette occasion. L’objectif est d’ouvrir les portes de la basilique pour que les Romains puissent mieux la connaître et s’en approcher.

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Deux diocèses de l’Oklahoma devant la Cour suprême pour défendre la liberté religieuse

Deux diocèses catholiques de l’Oklahoma ont engagé une bataille devant la Cour suprême des États-Unis pour obtenir le droit de lancer une école catholique en ligne. Le procureur général de l’Oklahoma, Gentner Drummond, a récemment intenté une action en justice contre les archidiocèses de Tulsa et Oklahoma City afin de mettre un terme aux efforts visant à créer l’école virtuelle catholique Saint Isidore de Séville. Un organisme de la Faculté de droit de Notre-Dame University spécialisé dans La Défense de la liberté religieuse représente les diocèses dans cette affaire. Lancée dans le but de rendre l’éducation catholique largement accessible, en particulier aux membres des communautés défavorisées de l’État, l’école Saint Isidore de Séville devrait ouvrir à l’automne 2024. L’école fournira également des ressources supplémentaires aux élèves “qui trouvent l’école traditionnelle difficile” ou qui ont des difficultés d’apprentissage.

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Avortement dans la Constitution : les évêques de France appellent les élus à avoir le courage de faire avancer, par leur vote, la culture de vie

Déclaration des évêques de France, réunis en Assemblée générale à Lourdes, à propos de l’inscription dans la Constitution de la liberté d’accès à l’avortement :

Le Président de la République a annoncé récemment sa décision d’entamer le processus devant aboutir à l’inscription dans la Constitution de la liberté d’accès à l’interruption volontaire de grossesse. Évêques de France, nous voulons dire notre inquiétude devant ce que signifierait cette inscription. Nous le réaffirmons : toute vie est un don pour ce monde, un don fragile et précieux, infiniment digne, à accueillir et à servir depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle.

En 2022, il y a eu 723 000 naissances en France et plus de 234 000 avortements. C’est un triste record dans l’Union européenne, un chiffre qui ne diminue pas et, même, augmente. Cette réalité dramatique dépasse la seule question d’un droit pour les femmes. Elle n’est pas un progrès. Notre société devrait y voir surtout le signe de son échec dans l’éducation, l’accompagnement et le soutien social, économique et humain de celles et ceux qui en ont besoin. Elle devrait s’inquiéter de son avenir en constatant la baisse prévisible de sa population.

Le commandement biblique « Tu ne tueras pas » inscrit dans toutes les consciences, au-delà de celles des seuls croyants, signifie que tout être humain est confié à la sollicitude de tous les autres. Nous ne devons pas affaiblir la force d’un tel repère. Ces enfants à naître, nous en sommes d’une certaine façon tous responsables. Ainsi, le vrai progrès réside dans la mobilisation de tous, croyants et non-croyants, pour que l’accueil de la vie soit davantage aidé et soutenu. La vraie urgence est d’aider au moins les couples ou les femmes qui, aujourd’hui, n’ont pas réellement le choix et estiment ne pouvoir garder leur enfant en raison des contraintes sociales, économiques, familiales qui pèsent sur eux ou sur elles, et trop souvent sur les femmes seules.

Nous reprenons les mots du pape François qui, toujours au côté des plus pauvres, écrivait en 2013 :

« cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré (…) dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. (…). Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (La joie de l’Evangile, 213).

Les droits des femmes doivent être davantage promus et garantis. La réelle égalité salariale, la protection contre les violences, dans la vie sociale et dans l’intimité des familles, le soutien social à leur rôle dans l’éducation des enfants, surtout pour les femmes seules, sont des progrès hautement désirables pour nos sociétés. Est-il légitime de mettre l’avortement sur le même plan que ces droits fondamentaux ? L’inscrire parmi les droits fondamentaux serait abîmer tout l’équilibre de ceux-ci.

Aux côtés d’autres croyants, d’hommes et de femmes de bonne volonté, les catholiques se sentent appelés à servir ces droits et cette dignité des plus faibles. Ils prient pour les couples et les femmes confrontés au drame de l’avortement. Nous redisons notre reconnaissance à celles et ceux qui se mobilisent pour écouter, accompagner, soutenir, consoler sans jamais juger, ainsi qu’à tous les élus qui auront le courage – par leur vote et leur engagement – de « faire avancer la culture de la vie » (Pape François, audience du 5/02/2017)

Des organes des Nations unies sur les droits de l’homme continuent de violer leurs mandats

Les experts des Nations unies en matière de droits de l’homme n’ont pas le pouvoir de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils modifient leurs lois. Mais ils le font. Et ils deviennent de plus en plus agressifs. Les récentes sessions de plusieurs organes de surveillance des traités des Nations unies relatifs aux droits de l’homme le démontrent, en particulier sur des questions telles que l’avortement, l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Le Comité des droits de l’homme, qui surveille le respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, a ordonné aux États-Unis de “fournir un accès légal, efficace, sûr et confidentiel à l’avortement” et d’harmoniser leurs lois et politiques avec les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’avortement.

La commission s’en est prise aux États-Unis pour les restrictions imposées au niveau des États sur les “soins de santé visant à affirmer le genre pour les personnes transgenres” et les discussions sur ces sujets dans les écoles, en particulier parmi les jeunes étudiants. Les soins de santé visant à affirmer le genre font référence à l’ablation chirurgicale des seins et des pénis sains.

Aucun des principaux traités des Nations unies relatifs aux droits de l’homme ne mentionne l’avortement, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, et toute référence à ces sujets aurait été rejetée car leurs textes ont été soigneusement négociés par les gouvernements du monde entier. Néanmoins, les organes associés à tous ces traités ont eu recours à d’autres comités pour réécrire des traités de droit contraignant qui ont été négociés par des États souverains. Par exemple, en ordonnant aux États-Unis de libéraliser leurs lois sur l’avortement, le Comité des droits de l’homme a fait référence à l’examen récent des États-Unis par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale. Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a fait part de son intention de devenir plus agressif en matière d’avortement. L’avortement ne figure pas dans ce traité.

Le Comité des droits de l’homme a également exercé récemment des pressions sur l’Iran, le Koweït et Trinité-et-Tobago en ce qui concerne l’homosexualité, et sur le Venezuela et la République de Corée en ce qui concerne l’avortement. Dix-neuf gouvernements ont été examinés par le comité en 2023. Tous, sauf un, ont fait l’objet de pressions sur les questions sexuelles.

Le Comité des droits de l’homme n’est pas le seul. Le comité chargé du suivi de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a demandé au Guatemala, qui est devenu la “capitale pro-vie de l’Amérique latine”, de légaliser l’avortement. Le Bhoutan, la Jamaïque, le Malawi, le Nicaragua et les Philippines ont également été invités à dépénaliser l’avortement. L’Uruguay a été invité à garantir que l’objection de conscience à l’avortement par les prestataires de soins de santé “n’empêche pas les femmes d’accéder à des services d’avortement sûrs” et à supprimer les exigences en matière de conseil pour les femmes souhaitant avorter. Même la France, dont le président Emmanuel Macron cherche à ajouter l’avortement à sa constitution, a été critiquée par le Comité CEDAW pour l’absence “d’un nombre minimum de professionnels de santé pratiquant des avortements dans certaines parties de l’État partie”.

Le Comité CEDAW a demandé à l’Albanie, au Bhoutan, au Guatemala et au Nicaragua de veiller à ce que les étudiants reçoivent une éducation sexuelle complète, et à l’Uruguay de rendre cette éducation obligatoire.

Sur les vingt-cinq pays examinés par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes en 2023, tous sauf deux ont subi des pressions pour libéraliser leurs lois sur l’avortement, et dix-sept ont subi des pressions sur les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre.

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a également conclu récemment une session au cours de laquelle il a demandé au Qatar de dépénaliser l’homosexualité, à la Palestine de dépénaliser l’avortement et au Brésil d’adopter des normes antidiscriminatoires complètes, y compris sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Contrairement aux textes des traités eux-mêmes, les communications des organes de traités ne sont pas juridiquement contraignantes.

La censure des conservateurs, une caractéristique de la conception et du développement de l’intelligence artificielle

Le président Biden a dévoilé de vastes projets de réglementations nationale et internationale de l’intelligence artificielle qui permettront de censurer les conservateurs.

Le décret “Safe, Secure, and Trustworthy Development and Use of Artificial Intelligence” (développement et utilisation sûrs et fiables de l’intelligence artificielle), signé par le président Biden la semaine dernière, définit en détail la manière dont les agences fédérales doivent utiliser et réglementer l’intelligence artificielle (IA), notamment en promouvant des normes mondiales pour modérer les contenus en ligne.

Les nouveaux outils destinés à réduire au silence les conservateurs sont créés sous la rubrique des “garanties” contre la discrimination, les préjugés et la désinformation et de la promotion d’approches “respectueuses des droits” dans les technologies numériques. Le décret indique :

“Les systèmes de renseignement déployés de manière irresponsable ont reproduit et intensifié les inégalités existantes, provoqué de nouveaux types de discrimination préjudiciable et exacerbé les préjudices en ligne et physiques”.

Il appelle à une “réglementation rigoureuse” aux États-Unis afin de responsabiliser les entreprises technologiques et les développeurs.

Le décret ordonne au secrétaire d’État américain et à d’autres agences fédérales d’inciter les pays étrangers et les organismes internationaux à exporter ces mêmes normes afin de créer “des cadres internationaux solides pour gérer les risques et exploiter les avantages de l’IA”.

Le décret apporte un soutien au régime de censure déjà existant, qui a été mis en lumière aux États-Unis lors de la pandémie de COVID-19 et de l’élection de 2020. Les dossiers Twitter, en particulier, ont révélé l’existence d’un appareil complexe de contrôle social destiné à coordonner les messages et la censure entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des États, l’industrie privée, ainsi que les médias traditionnels et les nouveaux médias. Cet appareil couvre toutes les questions, y compris la santé, le climat et les élections. Une grande partie de ces activités est automatisée au moyen d’algorithmes. Tout cela se fait sous le couvert d’objectifs légitimes, notamment la lutte contre la “désinformation” et les “discours de haine”.

Le décret appelle à l’élaboration de “normes volontaires” internationales pour les entreprises technologiques afin de lutter contre la discrimination, les préjugés et la désinformation, sur le modèle des normes élaborées par l’administration Biden à huis clos avec des entreprises technologiques aux États-Unis. Cette directive s’inscrit directement dans le cadre des négociations en cours aux Nations unies en vue de l’élaboration d’un Pacte mondial pour le numérique (Global Digital Compact). L’administration Biden est à l’origine de plusieurs initiatives visant à faire de la censure des conservateurs une caractéristique permanente de la conception et du développement de l’IA par le biais de l’accord international attendu l’année prochaine.

Le dernier décret de Biden s’inscrit dans le prolongement des politiques précédentes d’Obama et de Biden. Un décret intitulé “Faire progresser l’équité raciale et le soutien aux communautés mal desservies par le gouvernement fédéral”, signé par Biden au début de l’année, ordonnait à toutes les agences fédérales de veiller à ce que leur utilisation de l’intelligence artificielle soit conforme aux politiques “interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre et les caractéristiques sexuelles dans tous les programmes fédéraux”.

En 2021, l’administration Biden avait publié un document intitulé “Blueprint for an AI Bill of Rights”, qui explique comment les entreprises technologiques ont l’obligation d’empêcher la “discrimination algorithmique”. De même, au début de cette année, l’administration a supervisé la publication d’un manuel sur le “cadre de gestion de l’intelligence artificielle”, qui décrit comment la discrimination et d’autres impacts de l’IA devraient être mesurés à un niveau technique. Un livre blanc de l’administration Obama sur le big data, les algorithmes et leurs implications pour les droits civils en 2016 a été le premier à suggérer cette possibilité.

Les évêques polonais s’inquiètent pour l’unité dans la foi

Le président de la Conférence des évêques polonais, Mgr Stanisław Gądecki, a souligné le désir des évêques polonais de “préserver l’unité dans la foi” lors d’une conférence de presse tenue le 8 novembre pour rendre compte de la session d’octobre du Synode des évêques. L’archevêque a déclaré que “l’enseignement de l’Église doit rester uni et ne peut pas différer d’un pays à l’autre”. Il a noté que la Conférence des évêques polonais avait répondu à la “Voie synodale” allemande par un document de 150 pages, envoyé à tous les membres du Synode, soulignant son incompatibilité avec l’enseignement catholique. Il a déclaré que les appels fréquents à une Église “inclusive” posaient problème car cette approche “implique une acceptation de la façon dont une personne se définit elle-même, comme si se définir soi-même était en conformité évidente avec la réalité, intrinsèquement incontestable et donc exigeant une affirmation”. Aleksander Banka, politologue polonais et délégué au Synode, qui a également pris la parole lors de la conférence de presse, a fait remarquer : “Les attentes des Églises d’Europe occidentale ne correspondent pas aux besoins des Églises dans d’autres parties du globe”.

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L’avortement a quasiment disparu du Kentucky

Le Kentucky a publié son rapport sur l’avortement dans l’Etat en 2022. L’avortement a été quasiment interdit en août 2022. Les quatre mois restants, il y a eu deux avortements, pour sauver la vie de la mère.

Par ailleurs, la cour d’appel des États-Unis pour le quatrième circuit a décidé qu’un photographe de mariages chrétiens ne peut pas être obligé de photographier des mariages de personnes de même sexe. Le photographe Bob Updegrove avait été condamné à 50.000 $ d’amende pour avoir refusé ses services, puis à 100.000 $ pour avoir récidivé. Mais le 30 juin la Cour suprême des Etats-Unis a décidé que le Premier Amendement protégeait le droit d’un webdesigner chrétien de ne pas créer de site de mariage pour des couples de même sexe. La cour fédérale d’appel a donc appliqué cette décision en faveur de Bob Updegrove. Décision qui fait jurisprudence sur tout le territoire des Etats-Unis, et va sans doute permettre aussi de revenir sur la condamnation du pâtissier qui avait refusé de confectionner un gâteau rose à glaçage bleu célébrant une « transition de genre ».

I-Média – Loi immigration : ils justifient la grande régularisation

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’examen du projet de loi immigration au Sénat. Après plus de 7 mois de retard sur le dossier, rien de neuf. Le gouvernement joue la carte du en même temps avec une petite cuillère de sévérité contre une grosse louche de laxisme. Les médias de leur côté n’y voient que du feu, ravis d’assister à ces tours de passe-passe, comme à leur habitude.

L’image de la semaine est très loin de toute cette agitation. Il s’agit des petits chanteurs à la croix de bois qui ont été filmés en train d’entonner “Douce France”, la célèbre chanson de Charles Trenet. Une jolie séquence qui aura fait le tour des réseaux sociaux.

Pour conclure, on n’oubliera pas les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Guillaume Meurice, l’humoriste de France Inter à l’humour douteux.

Espagne : le fondateur du parti anti-immigration VOX victime d’une tentative d’assassinat

L’ancien président du Parti populaire catalan et fondateur du parti Vox, Alejo Vidal-Quadras, a été la cible d’un tireur à Madrid, en Espagne. L’homme politique de 78 ans a été touché à la mâchoire, jeudi vers 13 h 30, à Salamanque, un quartier du centre de la capitale. L’individu à moto portait un casque noir et a pris la fuite. Les forces de police envisagent une attaque ciblée et préparée.

Alejo Vidal-Quadras a ensuite été transporté à l’hôpital dans un état grave mais conscient. Ses jours ne sont plus en danger. Le tireur n’a pour le moment pas été encore interpellé.

Le motif de l’attaque est inconnu pour l’instant. Des sources policières ont indiqué que le tireur est un professionnel qui a réalisé une action “planifiée” et qu’il a étudié les mouvements de sa cible.

Tout au long de la matinée, Vidal-Quadras avait assisté à la messe à Madrid où il a rencontré Rocío Monasterio, porte-parole de VOX dans la Communauté de Madrid. A 12h21, Vidal-Quadras a publié son dernier tweet sur

“Notre nation cessera ainsi d’être une démocratie libérale et deviendra une tyrannie totalitaire. Nous, Espagnols, ne le permettrons pas”.

Vidal-Quadras est une figure fondamentale de la droite espagnole des dernières décennies. Il a été président du Parti populaire de Catalogne de 1991 à 1996 et député européen de 1999 à 2014, période pendant laquelle il a également occupé le poste de vice-président du Parlement européen. Ses relations difficiles avec la direction de Gênes, alors dirigée par Mariano Rajoy, en raison de la politique liée au mouvement indépendantiste catalan et de la fin de l’ETA, l’ont amené à rompre avec le populaire et à faire partie de l’équipe fondatrice de Vox, en 2014, parti dont il fut le premier président. Un an plus tard, il a renoncé à sa réélection après s’être présenté comme tête de liste pour les élections européennes de 2014 et n’avoir pas obtenu de représentation. Santiago Abascal, jusqu’alors leader de Vox, l’a remplacé.

Nashville : la femme coupable d’un massacre dans une école est une activiste woke transsexuelle

En mars dernier, une femme qui se prend pour un homme avait attaqué une école de Nashville (Tenessee), mitraillant trois enfants et trois adultes avant d’être abattue par les forces de l’ordre. Cette femme se revendiquait comme transgenre, et son profil LinkedIn indique qu’elle voulait être désignée comme un homme.

Elle avait laissé un manifeste mais les associations LGBTXYZ demandaient à ce que celui-ci ne soit pas diffusé. Certains conservateurs, comme le représentant républicain du Tennessee Tim Burchett, ont appelé à la publication du document, arguant que cela donnerait au public des informations critiques sur l’état d’esprit de l’auteur.

Le manifeste indique que le tireur visait spécifiquement les étudiants ayant des “privilèges blancs” et était “prêt à mourir“.

Hale : “Je n’arrive pas à croire que je fais ça, mais je suis prête… J’espère que mes victimes ne le sont pas.”
Hale : “J’espère que j’aurai un grand nombre de morts.”
Hale : “Tuez ces enfants !!!”
Hale : “qui vont dans des écoles privées huppées avec ces kakis huppés + ces sacs à dos de sport avec leurs papas mustangs + cabriolets.”
Hale : “Je veux tuer tous les petits crackers (équivalent de “nigga” pour les blancs) !!! Bande de petits pédés avec vos privilèges de blancs”

Une association de sport de combat interdit aux hommes transgenres de combattre contre des femmes

Une association américaine de sport de combat, la NAGA (North American Grappling Association), a interdit aux hommes s’identifiant comme des femmes de concourir contre des femmes lors de ses compétitions. La nouvelle règle de la NAGA stipule que “les athlètes transgenres masculins vers féminin qui ont traversé la puberté masculine sont exclus de la compétition dans la division féminine” lors de leurs événements officiels. Dans un article pour le Media Research Center (MRC) mercredi, Evan Poellinger a écrit qu’un “certain nombre de pratiquantes féminines de Jiu-Jitsu brésilien (BJJ) ont été contraintes de combattre des concurrents transgenres lors de compétitions de la NAGA, ce qui les a amenées à quitter les tournois en réponse”. Poellinger a donné plusieurs exemples, dont celui de Taelor Moore, qui “a été opposée à James McPike, un homme biologique transgenre qui avait un avantage de 65 livres en poids”. Poellinger a également expliqué que deux concurrentes féminines lors d’un tournoi NAGA en juillet, Jayden Alexander et Ansleigh Wilk, ont été mises en compétition contre des adversaires transgenres biologiquement masculins. Ni Alexander ni Wilk n’ont eu la possibilité de se désister de leurs matchs. Alexander s’est retirée en larmes de plusieurs compétitions en raison de son expérience “horrible et effrayante”. “Le simple fait est que des hommes qui s’inscrivent dans un sport de combat pour combattre des femmes est absolument inacceptable. J’étais absolument dans un état de combat ou de fuite”, a-t-elle déclaré : « Nous ne méritons pas de nous auto-exclure des compétitions pour éviter de combattre des hommes. Nous méritons que des règles et des réglementations soient mises en place pour nous protéger et nous prévenir de ces situations en premier lieu ». “Ils se sentaient tellement forts”, a confirmé Wilk. “Je pensais que je ne pouvais pas les renverser”. Il a aussi été rapporté que le lutteur masculin Corissa Griffith a remporté quatre médailles d’or dans les compétitions féminines.

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L’Union européenne contre les établissements religieux de Rome

La Conférence épiscopale italienne (CEI) a récemment envoyé une lettre aux évêques italiens les informant que les établissements religieux de leurs diocèses pourraient être confrontés à des demandes de recouvrement d’impôts fonciers impayés pour la période 2006-2011, suite à une récente décision de l’UE annulant les exemptions accordées par la loi italienne.
Bien que les chiffres précis soient difficiles à obtenir, une estimation courante est que le montant total des impôts fonciers impayés que le gouvernement italien est théoriquement tenu de recouvrer pourrait se situer entre 3,7 et 11,6 milliards de dollars.
Cependant, les entités affectées par la décision ont la possibilité de faire appel, et il n’est pas non plus clair dans quelle mesure le gouvernement conservateur actuel de l’Italie, traditionnellement favorable aux avantages fiscaux de l’Église, tentera d’appliquer les recouvrements.
Pendant la période 2006-2011, la législation italienne stipulait que les entités gérées par l’Église, telles que les hébergements en bed and breakfast, les maisons d’hôtes, les restaurants, les magasins et même les cinémas, étaient exemptées de l’impôt foncier à condition qu’une partie de l’établissement soit dédiée à des fins religieuses, telles que le logement de prêtres ou de religieux ou l’accueil d’une chapelle.
Une décision de la Commission européenne de 2012 a jugé cette disposition contraire aux règles européennes sur les aides d’État, mais en a suspendu l’application en raison du système d’inscription fiscale obsolète de l’Italie qui rendait le recouvrement impossible. Une décision différente en 2018 a annulé cette décision, ouvrant la voie à l’émission récente d’un édit visant à demander le paiement pour la période de 2006 à 2011.
Mgr Giuseppe Baturi, secrétaire général de la CEI, a insisté sur le fait que l’Église ne cherchait pas à éviter les obligations fiscales. Cependant, il a fait valoir que dans de nombreux cas, ces établissements ne sont pas simplement des opérations à but lucratif, mais cherchent plutôt à générer des revenus pour soutenir des activités caritatives.
“Il y a un risque de perdre des services importants pour les plus faibles d’entre nous”, a déclaré Baturi, soulignant que les exemptions prévues par la loi italienne ne concernent pas seulement l’Église catholique, mais également d’autres groupes sans but lucratif, notamment scolaires, caritatifs et sportifs.

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La “justice” anglaise ordonne la mise à mort d’un enfant malgré les suppliques de ses parents

La haute cour d’Angleterre a ordonné le retrait de l’assistance médicale à Indi Gregory, condamnant ainsi à mort cet enfant de 8 mois malgré les suppliques de ses parents et une offre du gouvernement italien et du Vatican de fournir des soins gratuits. La cour a jugé que la mort était dans “l’intérêt supérieur” de l’enfant, qui souffre d’une maladie mitochondriale rare. En réponse aux appels urgents de ses parents, le gouvernement italien a offert la citoyenneté à ce petit enfant et l’hôpital Bambino Gesù du Vatican a offert des soins. La cour a rejeté ces offres.

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Un activiste pro-vie attaque le Département américain de la Justice

Mark Houck, activiste pro-vie, intente un procès au Département de la Justice pour “poursuites malveillantes et répressives”, réclamant plus de 4 millions de dollars de dommages et intérêts. Les agents du FBI avaient arrêté Houck à son domicile lors d’une perquisition à l’aube, et le Département de la Justice a porté des accusations qui auraient pu lui valoir une peine de 11 ans de prison. Houck a été acquitté de toutes les charges… et ne compte pas en rester là!

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Le cardinal Sarah et la crise de l’Eglise

Dans une intervention donnée le 26 octobre à Rome lors du lancement du nouveau livre de Mgr Athanasius Schneider “Credo: Compendium of the Catholic Faith” (Sophia Press, 2023), le cardinal Robert Sarah a affirmé que la crise de l’Église est entrée dans une nouvelle phase: celle du magistère.

Selon le cardinal guinéen, “une véritable cacophonie règne aujourd’hui dans l’enseignement des pasteurs”. Les évêques et les prêtres semblent se contredire, imposant leurs opinions personnelles “comme s’il s’agissait d’une certitude”. Le résultat, dit le cardinal, “est la confusion, l’ambiguïté et l’apostasie. Une grande désorientation et des incertitudes dévastatrices ont été inoculées dans l’âme de nombreux croyants chrétiens”.

Cependant, le cardinal Sarah a insisté sur une distinction cruciale: “Lorsque nous parlons d’une crise dans l’Église, il est important de préciser que l’Église, en tant que corps mystique du Christ, continue d’être ‘une, sainte, catholique et apostolique’. L’Église, en tant que continuation et extension du Christ dans le monde, n’est pas en crise. Ce sont nous, ses enfants pécheurs, qui sommes en crise”.
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Selon que vous serez de gauche ou de droite, le Conseil d’Etat confirmera votre dissolution

Le Conseil d’État confirme, ce jeudi 9 novembre 2023, la dissolution du groupe identitaire angevin l’Alvarium. Elle avait été actée en conseil des ministres le mercredi 17 novembre 2021. En revanche, le Conseil d’Etat a annulé la dissolution des Soulèvements de la Terre. Le 21 juin 2023, le gouvernement avait prononcé la dissolution du collectif les Soulèvements de la Terre sur le fondement de l’article L.212-1 du Code de la sécurité intérieure disposant que « Sont dissous, par décret en Conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait […] : qui provoquent à des manifestations armées ou à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens ». Ce 9 novembre, le Conseil d’Etat a donc annulé la dissolution des Soulèvements de la Terre en jugeant qu’ils ne pouvaient être tenus pour responsables de violence envers les personnes et que les provocations à des agissements violents à l’encontre des biens ne pouvaient justifier sa dissolution, laquelle ne constituait donc pas une mesure adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des troubles susceptibles d’être portés à l’ordre public.

Communiqué de l’Alvarium :

Nous apprenons à l’instant la confirmation de notre dissolution par le Conseil d’Etat, tandis que malgré des violences nombreuses et avérées les Soulèvements de la Terre obtiennent gain de cause. Jusqu’alors discrets sur la procédure qui s’est déroulée depuis 2 ans, nous reviendrons prochainement en détails sur ce simulacre de Justice qui foule aux pieds l’Etat de droit dont se réclame sans cesse le régime.

Lors de la première audience en septembre 2022, le rapporteur public concluait à l’annulation du décret de Gérald Darmanin. Point par point, il réfutait que l’Alvarium était une organisation commettant des provocations incitant à la haine ou à la violence justifiant sa dissolution.

De manière rarissime, une note en délibéré du Gouvernement n’ajoutant rien de nouveau au dossier avait provoqué une seconde instruction. Et là, comme par miracle, le même rapporteur public a conclu en octobre 2023 à la validité du décret de Darmanin, se basant sur une “note des services de renseignement” à laquelle la défense n’a pas eu accès ; en bon français on appelle cela céder à une pression politique.

La décision du Conseil d’Etat publiée ce jour ne vise ni le contenu de la première audience, ni la note en délibéré, ni la note de renseignement : rien. Elle se contente de dire que notre dénonciation de l’immigration “excède les limites de la liberté d’expression politique” alors que lors de son existence aucun communiqué de l’Alvarium ni aucune campagne n’ont donné lieu à une quelconque condamnation. En clair, c’est la dénonciation du lien (fait par Darmanin lui-même !) entre immigration et insécurité qui est ici criminalisée. Décrire le réel est officiellement interdit. Demain la dissolution du RN, de Reconquête, et même du parti présidentiel ?

Cette grave dérive liberticide confirme que le pouvoir macronien ne tolère aucune contestation en dehors des violences caricaturales de l’extrême-gauche et de la mascarade électorale à laquelle 1 français sur 2 refuse désormais de participer.

Le silence des partis patriotes censés nous représenter démontre leur soumission inconditionnelle au politiquement correct et leur mépris des français. Qu’ils prennent garde : les motifs invoqués pour notre dissolution pourront être utilisés demain contre eux.

Dans les jours à venir, la communauté de l’Alvarium se réunira pour décider des suites politiques, pécuniaires et judiciaires à donner à cette décision inique.

GPA : Marion Maréchal dénonce le double jeu de LR au parlement européen

Dans une publication sur X, Marion Maréchal dénonce la trahison de LR :

Le Parlement européen s’apprête à imposer à tous les États la reconnaissance de la “parentalité” par GPA… et le groupe PPE, auquel appartiennent Les Républicains, a voté pour ! Encore une trahison…

François-Xavier Bellamy a beau lui répondre que tout cela est faux, Marion Maréchal est contrainte de préciser toutes les subtilités de ce qui se passe au parlement européen chez les députés LR, très loin des français :

“Cher François-Xavier,
Je ne doute pas de tes convictions mais les faits sont là. Le mardi 7 novembre à Bruxelles, il y a eu au Parlement européen un vote en commission des affaires juridiques sur la proposition d’un règlement qui, de facto, imposera à tous les pays de l’Union européenne une reconnaissance de la GPA.
Comment ? En obligeant tous les pays membres de l’UE à reconnaître la parentalité, y compris par GPA, qui aurait été établie par un autre État membre. Si ce texte n’aboutit pas à l’obligation de légaliser la GPA pour les pays membres, c’est néanmoins l’objectif final, par la méthode insidieuse du “petit pas”. Tu le sais tout comme moi. Ce règlement a eu seulement 4 votes contraires provenant des députés ECR et ID, zéro abstention et 14 votes favorables provenant aussi du groupe PPE.
Le même PPE s’est également déclaré favorable à ce texte, à l’occasion du vote en commission des Libertés civiles. Le PPE est le groupe de LR et toi, tu es le chef de la délégation des LR au sein du PPE, donc l’un des dirigeants les plus importants du PPE.
Par ailleurs, je note qu’aucun des LR membres de ces commissions n’ont manifesté leur opposition à ce texte. J’en conclue donc que ta position est isolée à l’intérieur de ton parti, de ta délégation et de ton groupe politique européen.
C’est pourquoi je pense, plus que jamais, que tu devrais en tirer toutes les conclusions sur le parti que tu as choisi et dont tu veux être la tête de liste pour les élections européennes à venir.”

Emmanuel Macron sait-il discerner ?

François Bert, auteur d’un ouvrage sur le discernement, est interrogé sur TV Libertés. Qui n’a jamais été hanté par la mauvaise décision ? Comment prendre la meilleure décision au regard des circonstances et du but à atteindre ? Grâce au discernement, précise François Bert dans son ouvrage “Le discernement à l’usage de ceux qu’être intelligent suffit pour décider“. En s’appuyant sur des exemples concrets, l’auteur, ancien élève de Saint-Cyr, donne la mesure de ce qu’est le discernement, en le distinguant du savoir pur, du raisonnement, du consensus ou de l’analyse technique. Il nous donne les clés intérieures pour exercer cette notion fondamentale dans un monde complexe, mouvant, perpétuellement dans l’urgence et qui a oublié la sagesse des anciens. Le discernement est pourtant à la portée de tous : aussi utile pour les puissants qu’à hauteur de nos propres responsabilités. Il est LA vertu des temps de crise qui fait grandir notre intelligence des situations et notre capacité à bien décider.

Quand le “service public” confond chrétiens d’Orient et musulmans…

Lu sur le blogue de Bernard Antony:

Allah Akbar ! « Une devise clamée aussi par les chrétiens orientaux » (sic !)

C’est la stupéfiante contre-vérité, à faire hennir les constellations, comme aurait dit Léon Bloy, proférée ce dernier samedi dans un débat sur France-Inter, par une de ces aussi arrogantes qu’ignorantes commentatrices qui se croient autorisées à parler sur tout alors qu’elles ne savent à peu près rien sur l’essentiel des sujets sur lesquels elles pérorent.

Tantôt transcrit « Allah Akbar », tantôt « Allahouakbar » à la façon d’Houria Bouteldja (la fanatique islamo-gauchiste algérienne habitant en France et idéologue du racisme antiblanc), cette formule est fréquemment utilisée comme un slogan de manifestation islamiste. Elle est appelée « akbir », signifiant « magnification », c’est-à-dire la proclamation de la grandeur de Dieu, « akbar » signifiant « le plus grand » ou encore « au-dessus de tout ».

Notre ami, le professeur toulousain en islamologie, Dominique Urvoy(1), enseigne que pour le croyant qui prononce « Allah Akbar » la formule signifie non seulement « Dieu est le plus grand » mais « Lui seul est grand ». Son origine est dans le Coran (sourate XVII, verset 111) : « Louange à Dieu ! Il ne s’est pas donné de fils ; il n’a pas d’associé en la royauté. Il n’a pas besoin de protecteur pour se défendre contre l’humiliation ». Ce takbir est récité par deux fois lors des appels à la prière, puis au cours des cinq prières quotidiennes et des prières non obligatoires.

Mais la plupart des islamologues notent que la formule était déjà un cri de guerre du temps de Mahomet qui l’aurait lui-même lancé lors de la bataille de Badr en 624. Il faut être d’une totale ignorance sur la teneur de l’islam et la personnalité de son prophète pour n’y voir qu’une réalité de religion pacifique.

Ajoutons enfin que l’expression figure sur nombre de drapeaux de pays musulmans (Irak, Iran, Afghanistan…) et aussi sur bien des armoiries et insignes militaires.

Je n’ai, pour ma part, jamais entendu clamer « Allah Akbar » dans quelque liturgie ou rassemblement de chrétiens orientaux, que ce soit à Paris, au Liban, en Israël, en Jordanie, en Irak et cela n’est mentionné dans aucun ouvrage. Et, d’ailleurs, cela ne serait pas toléré par quelque islam que ce soit, sunnite ou chiite, islamiste ou dit modéré. Car leur Allah n’est évidemment pas le Dieu trinitaire des chrétiens, tous coupables de l’impardonnable péché d’associationnisme.

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Une messe perturbée par un «Allah Akbar»

Une messe célébrée par un prêtre dans l’église Saint-Éloi à Dunkerque, dimanche 5 novembre, a été perturbée par un individu qui a crié distinctement «Allah Akbar» à deux reprises.

L’individu a crié au moment du «Notre Père» puis à la fin de la messe.

Une enquête a été ouverte lundi 6 novembre afin d’identifier l’auteur.

Actualité de l’Eglise, en Chine et aux Etats-Unis

Deux études viennent d’être publiées dans la presse étrangère, et relayées sur Riposte catholique.

L’une concerne la Chine, avec des chiffres plutôt inquiétants :

L’accord ratifié en 2018 entre Rome et Pékin sur la nomination des évêques a créé plus de problèmes que de solutions jusqu’à présent. Sur les 99 diocèses aux frontières redessinées par le régime, un tiers est encore privé d’évêque et les deux dernières nominations ont été décidées unilatéralement par les autorités communistes, mettant le Pape devant le fait accompli. Et ce n’est pas tout.  À la tête de deux diocèses stratégiques, celui de Pékin et celui de Shanghai, le régime a aujourd’hui à son service deux évêques qui sont par ailleurs respectivement le président de l’Association patriotique des catholiques chinois et du Conseil des évêques chinois, c’est-à-dire les deux organismes à travers lesquels le parti communiste contrôle et gouverne l’Église. Au synode qui s’est tenu à Rome en octobre, ces deux évêques envoyés pour représenter la Chine continentale ont reçu leur laissez-passer pour Rome – valide pour une dizaine de jours seulement – avec cette formule éloquente et humiliante :

« L’Église locale, en accord avec les autorités, a présenté deux noms et le Saint-Père les a insérés dans la liste des membres nommés par lui ».

[…] le nombre de séminaristes dans les séminaires chinois est passé de 2400 séminaristes en l’an 2000 à 420 en 2020. De manière plus générale, le catholicisme en Chine ne semble pas être en expansion, bien au contraire. La croissance est fortement bridée par l’interdiction absolue de s’affilier à quelque religion que ce soit avant d’avoir atteint les 18 ans accomplis et par l’interdiction d’enseigner le catéchisme aux mineurs, partout et de quelque façon que ce soit.

L’autre concerne les Etats-Unis, et c’est plutôt réjouissant :

[…] lorsqu’il a été demandé aux prêtres de décrire leur vision théologique sur un spectre allant de “très conservateur/orthodoxe” à “très progressiste”, aucun de ceux qui ont été ordonnés après 2020 ne s’est décrit comme “très progressiste”. Ce rapport comprend un graphique montrant que la proportion de prêtres se déclarant “plutôt progressistes” ou “très progressistes” est passée de près de 70 % parmi les prêtres ordonnés en 1965-1969 à moins de 5 % parmi ceux ordonnés en 2020 ou plus tard. Les chercheurs ont constaté une dérive similaire du libéralisme politique vers des positions “modérées” et “conservatrices”. En d’autres termes, la proportion de nouveaux prêtres qui se considèrent comme politiquement “libéraux” ou théologiquement “progressistes” n’a cessé de diminuer depuis le Concile Vatican II et a pratiquement disparu aujourd’hui”, indique le rapport. […]

Alors que 52% des prêtres interrogés se décrivent comme politiquement “conservateurs” ou “très conservateurs”, 44% se disent “modérés”. Mais les auteurs précisent que “le milieu ‘modéré’” s’est effondré en ce qui concerne les opinions théologiques. 85 % de la cohorte la plus jeune se décrit comme “conservatrice/orthodoxe” ou “très conservatrice/orthodoxe” sur le plan théologique, et seulement 14 % (le plus faible pourcentage de toutes les cohortes) se décrivent comme “au milieu du chemin””, ont-ils déclaré. Les prêtres théologiquement “progressistes” et “très progressistes” représentaient autrefois 68 % des nouveaux ordinands. Aujourd’hui, ce nombre est presque nul”. […]

Prier pour les âmes du Purgatoire

L’abbé Billot (IBP) nous prie de publier ce message:

Du 9 au 30 novembre, 21 jours pour les âmes du purgatoire. Participation soit à distance en recevant les  enseignements par mail, soit en présentiel  au centre Saint-Paul (Paris).  Informations et  programme : [email protected]

Centre Saint-Paul, 12 rue St Joseph 75002 Paris (Métro Sentier ou Bonne Nouvelle)

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