Les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là
Aujourd’hui, Jean-Marie Le Pen tenait une conférence de presse à propos de la prochaine présidence française de l’UE. Extraits :
"La crise politique et institutionnelle, celle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne, est absolument évidente. Après les peuples de France et de Hollande qui avaient manifesté leur refus de la Constitution européenne en 2005, celui de l’Irlande s’est prononcé pour le NON au traité de Lisbonne, il y a quelques jours. Une fois de plus, il apparait clairement qu’une majorité de citoyens de l’union refuse le modèle de « l’EUROPE-TITANIC», celle d’institutions anti-démocratiques qui jouent contre les peuples […]. Le vote irlandais, c’est la victoire de la liberté et de la raison sur les projets oligarchiques et artificiels de la bureaucratie européenne. C’est aussi un coup d’arrêt politique et juridique définitif au traité de Lisbonne. François Fillon, Premier Ministre en droit sinon en fait, avait d’ailleurs clairement affirmé qu’en cas de refus irlandais, le traité serait caduc.
N’en déplaise au Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso ainsi qu’au secrétaire d’Etat aux Affaires européennes français, Jean-Pierre Jouyet, et à l’écrasante majorité de la classe politique franco-européenne, le traité de Lisbonne est mort. Il rejoint au cimetière des institutions utopiques la Constitution européenne. On me répondra que cela n’empêchera pas, comme d’habitude, les eurocrates de passer outre, ou de faire revoter l’Irlande dans 6 mois, sous la menace de sanctions officielles ou déguisées. Les fédéralistes n’en sont plus, il est vrai, à une forfaiture près. […] L’hypocrisie et le cynisme ont des limites […].
Dès lors, les choses sont claires : les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là. […] Si les européistes en doutent, je les mets au défi de soumettre le Traité aux peuples d’Europe par référendum. […] L’horizon est maintenant dégagé pour une nouvelle Europe des coopérations nationales. […] Celle-ci est d’autant plus nécessaire qu’un effondrement mondial progressif du système économique, monétaire, bancaire et financier est en cours. […] Il faut mettre en place un «bouclier anticrise » par une politique créatrice de valeur pour les peuples et rétablir une Europe socialement responsable et politiquement assise sur les nations souveraines. Nicolas Sarkozy en a la possibilité. Grâce aux pouvoirs exécutifs conférés par le Conseil Européen, il a toutes les cartes en mains."
Affaire Sébire : provocation au suicide
Le parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire pour "provocation au suicide", 3 mois après le décès de Chantal Sébire. Le magistrat, Jean-Pierre Alacchi, a déclaré
"L’enquête préliminaire a été ouverte le 20 juin dernier et confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Dijon".
Incidents en Israël
Les forces de sécurité ont précipitamment éloigné le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre israélien Ehoud Olmert lors de la cérémonie de départ de la délégation française à l’aéroport de Tel Aviv. On ignore encore pourquoi les responsables ont décidé de mettre fin abruptement à la cérémonie, et les médias israéliens avançaient des explications contradictoires. Un soldat israélien se serait évanoui sur le tarmac, faisant craindre qu’un coup de feu ait été tiré dans sa direction. La radio israélienne avançait le suicide d’un soldat israélien.
L’autre jour, la voiture du cortège officiel qui transportait le secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, qui accompagne Nicolas Sarkozy, est tombée en panne sur l’autoroute entre l’aéroport Ben Gourion et Jérusalem. Et c’est en taxi qu’il a dû terminer son périple pour rejoindre, avec trois quarts d’heure de retard, l’hôtel.
Le chiffre du jour
- L’élection présidentielle de 2007 a coûté 205 millions d’euros aux finances publiques, dont 44 millions de remboursements de dépenses aux 12 candidats,
- les élections législatives 148 millions.
La commission nationale des comptes de campagne a commenté :
"la démocratie n’a pas de prix mais a un coût".
Le Figaro réduit la voilure
80 personnes sur un total de 600 vont quitter le quotidien dans les mois qui viennent. Parmi eux environ 45 journalistes, sur une rédaction qui en compte 300.
MJ
Humanae vitae contre l’esclavage de la femme
Zenit a demandé à Pierre-Olivier Arduin, directeur de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, d’analyser le message de l’encyclique Humanae vitae, 40 ans après sa publication :
"Evelyne Sullerot, féministe historique et fondatrice du Planning familial en France, reconnaissait il y a peu de temps que « la véritable révolution de Mai 68 fut la dissociation de la sexualité et de la procréation ». La tempête contestataire de cette époque porta en effet au pinacle la libération sexuelle conduisant à une régression inédite des rapports entre l’homme et la femme à la pure corporéité. La pilule contraceptive sera le redoutable instrument technique qui rendra effective l’idéologie en marche. Résultat : la femme fut réduite à sa génitalité dans un assujettissement sans précédent. […] Or, en mettant le doigt sur la différence anthropologique fondamentale qui existe entre la contraception et le recours aux rythmes périodiques du cycle féminin, ce que Benoît XVI appelle « le respect des temps de la personne aimée », Humanae vitae heurte de plein fouet le modèle subversif de sexualité comme consommation. Les tenants de la révolution ne pardonneront pas à Paul VI d’avoir contrecarré leur projet. […]
On accuse en effet Humanae vitae d’avoir acculé les parents à faire le choix immoral de l’avortement alors que la conception d’un enfant non désiré aurait pu être évitée par une pratique contraceptive. Les faits eux-mêmes contredisent cette objection. La France est en effet championne du monde du recours à la pilule tandis que l’avortement est excessivement élevé […] La mentalité contraceptive, en refusant comme un mal absolu l’enfant non programmé, est le terreau culturel qui permet à l’avortement de se répandre inexorablement. […]
Sur le plan doctrinal, Humanae vitae apparaît comme l’acte fondateur de toute la réflexion morale du magistère sur les enjeux éthiques modernes. […] Concernant l’aspect scientifique, les recherches des docteurs Billings sur les méthodes de régulation naturelle des naissances ont confirmé de manière fulgurante l’analyse de Paul VI. La pilule, désormais rangée dans les cancérigènes de type I, enregistre des taux d’échec qui inquiètent les pouvoirs public. Si elle pollue le corps des femmes, des études révèlent que son rejet massif dans les eaux usées modifient de proche en proche les écosystèmes eux-mêmes. Quant aux conséquences annoncées par Paul VI sur la société elle-même, nous les avons aujourd’hui sous les yeux : explosion de la pornographie et des violences sexuelles, épidémie des divorces avec un mariage sur deux qui se brise en Europe. Humanae vitae n’a jamais été aussi actuelle pour comprendre notre époque et porter remède à ses dérives dramatiques."
Travail du dimanche : le gouvernement y tient !
Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation, a indiqué que le gouvernement était favorable à un assouplissement de la législation interdisant l’ouverture des magasins le dimanche, qualifiant même le cadre légal actuel d’"absurdité".
"Nous pensons qu’il faut laisser travailler ceux qui souhaitent travailler davantage. Il faut laisser faire du commerce à ceux qui veulent faire du commerce, créer de l’activité et de l’emploi".
Sauf que c’est faux, cela ne fonctionne pas ainsi : l’employé n’a pas vraiment de liberté face à l’employeur, ni le petit commerçant face au grand groupe.
Nicolas Sarkozy en Chine
Lu dans Présent :
"Contrairement à ceux qui pensaient que Sarkozy pourrait faire « ma Chine arrière », on peut vous annoncer que sa décision est prise : il se rendra à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin le 8 août prochain."
MJ
Nicolas Sarkozy : “moi, je”
Actuellement en Israël, Nicolas Sarkozy a été reçu à déjeuner à l’abbaye française d’Abou Ghoch avec Carla, Enrico Macias, Arthur, Régine et quelques autres. Le président y a déclaré :
"La communauté bénédictine a chanté pour nous dans l’église."
Le Bon Dieu, Lui, Il attendra.
MJ (source : Présent)
L’école à la maison dans le collimateur
La Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a publié un guide pratique destiné aux agents des collectivités territoriales pour les aider à déceler le risque sectaire et à y faire face. Ce guide (pdf, 148 pages) rappelle le "principe fondamental" de la liberté de pensée de conscience et de religion. Pour chaque domaine, il donne les outils juridiques, pour protéger les éventuelles victimes, étayer toute décision et ne pas risquer de poursuites judiciaires de la part de mouvements ou associations visés. Il est destiné aux maires, aux associations de formation de fonctionnaires et aux agents des collectivités locales de plus de 10.000 habitants.
La Miviludes publie chaque année son rapport d’activité et produit régulièrement des guides thématiques; les derniers concernaient le satanisme et le risque sectaire en entreprise. Le prochain sera consacré à l’éducation à domicile (lire déjà pp59 à 69).
Giscard s’en prend aux sénateurs
L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing a qualifié aujourd’hui de "mauvaise chose" le vote des sénateurs supprimant l’obligation d’un référendum en France avant toute adhésion de la Turquie à l’Union europénne.
"Vous faites voter le Parlement (…) au début de l’année 2005 pour dire il y aura un référendum sur l’entrée de la Turquie en Europe. Les gens se sont dit très bien on nous demandera notre avis, c’est ça qu’ils ont retenu. Trois ans après (…) on demande aux mêmes qui l’ont voté de la supprimer, ça n’est pas raisonnable. Si on veut démolir la confiance de l’opinion publique on n’agirait pas autrement".
L’européiste forcené a par ailleurs ajouté, à propos du traité :
"l’objectif ce n’est pas la ratification, c’est l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne"
…laquelle serait, selon lui, inéluctable. Comme l’entrée de la Turquie ?
Dormez sur vos deux oreilles, la justice veille
Cinq trafiquants de drogue internationaux ont été remis en liberté aujourd’hui sur une erreur de procédure d’un juge d’instruction marseillais. Les magistrats du tribunal correctionnel de Marseille, qui s’apprêtaient à juger l’affaire, ont découvert que les faits reprochés dans l’acte d’accusation étaient inexistants. Les avocats de la défense ont aussitôt déposé des conclusions de nullité, tendant à l’annulation de la procédure, à laquelle le tribunal n’a pu que faire droit.
Les cinq hommes, des Marocains âgés de 19 à 43 ans, étaient tous détenus depuis le 30 juin 2007. Ils avaient été interpellés il y a un an à bord d’un "go fast", ces navettes rapides qui effectuent le transport de drogue maritime, entre les côtes marocaines et le sud de l’Espagne, avec quatorze ballots de résine de cannabis d’un poids total d’une demi-tonne.
De même, dans l’affaire du centre de rétention de Vincennes, 11 clandestins auraient été relâchés pour divers vices de procédure – comme le non-respect de la présentation devant un juge des libertés et de la détention.
Le château du Roi-Soleil s’obscurcit
Septembre verra la paix royale du château de Versailles troublée par un Américain excentrique. Alors que la Biennale des antiquaires célébrera le XVIIIe au Grand Palais, Versailles prend le risque d’ouvrir grand ses salles à l’art contemporain. Le premier de ces envahisseurs, Jeff Koons, est né en 1955, à York, en Pennsylvanie. Cet artiste règne sans partage sur les collections contemporaines les plus cotées. « Jeff Koons Versailles » sera sa première rétrospective en France. Elle comptera 16 pièces, dont 15 prendront place dans les appartements du Roi et ceux de la Reine, au risque d’horrifier les fidèles. Certaines sont monumentales, comme le miroir d’acier poli de Moon posé dans la galerie des Glaces. D’autres plus intimes, comme le bouquet de fleurs en bois polychrome dans la chambre de la Reine. D’autres carrément kitsch, comme Bear and Policeman, entre jouets géants et images BD, dans le salon de la Guerre… L’artiste dévoile sa schizophrénie en tentant de nous faire croire que son art rivalise avec celui du château, voire en se prenant carrément pour Louis XIV :
"Je recherche la connexion formelle la plus juste entre nos deux mondes, la place idoine pour chaque œuvre dont je connais l’impact visuel, la force dérangeante. Tout est question d’équilibre et d’interaction. […] Je veux capter l’harmonie du lieu, y insérer mes pièces avec un sens de la proportion et de l’homothétie. Créer une abstraction.
À la place d’un des lustres, je suspendrai Lobster (une langouste en acier et aluminium peint, de 145 cm de long, hommage à Dalí qui imite un jouet gonflable, du même genre que la photo ci-dessus, NDMJ), comme un acrobate accroché à un trapèze, comme une vision incongrue sortie du Moyen Âge. […] Grâce à mon intuition de l’espace [sic], j’ai pu imaginer de New York l’accrochage, salle par salle, et évaluer le rapport d’échelle sur ordinateur. […] Avec mon Split-Rocker et ses 90 000 plantes qui vont s’épanouir en une sculpture vivante, haute de près de 12 mètres, devant l’Orangerie, aussi exubérante et démesurée que le rococo a pu l’être [re-sic]. […] Les fidèles du salon de Vénus ne verront peut-être pas Michael Jackson and Bubbles du premier regard. Ni Pink Panther dans le salon de la Paix (une Marilyn scotchée à la panthère rose, cf photo, NDMJ). Ces deux pièces renvoient à l’art de la porcelaine et de la dorure célébré partout à Versailles [re-re-sic], mais aussi à sa qualité sexuelle et à sa liberté magnifiée. La chambre du Roi abritera mon portrait en acier de Louis XIV. Le salon d’Apollon, mon autoportrait en marbre."
Le palmarès de la violence urbaine
Le Figaro publie l’état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20 000 habitants et plus, d’après les chiffres de la PJ, du moins ceux ayant abouti à une plainte (pdf : par département ; par taux de violence). Le pompon revient à la Seine-Saint-Denis, le fameux 93 : Saint-Denis, Aubervilliers, Stains, La Courneuve, Saint-Ouen, Bobigny, Aulnay-sous-Bois détiennent les plus fort taux de violence.
Si les actes crapuleux enregistrent une baisse de plus de 10 % sur les 12 derniers mois, avec un peu plus de 100 000 vols avec violence au total, les violences non crapuleuses, en revanche principalement les coups et blessures volontaires , ont encore augmenté de 3,8 % en un an, faisant près de 10 000 victimes supplémentaires, soit un total de 224 000 faits. Alain Bauer explique cette explosion de violence "gratuite" :
"les bandes veulent conserver le contrôle de leur territoire. […] L’augmentation de la violence entre individus peut signifier que les gens n’ont plus assez confiance dans les institutions et se font justice eux-mêmes, en réglant leurs problèmes physiquement. C’est la violence pure, celle qui trahit la dégradation du climat social. […] La hausse des violences physiques non crapuleuses se vérifie partout ou presque : en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Allemagne, surtout dans la partie orientale du pays, et même dans les pays nordiques. […] Partout en Occident, nous vivons avec des règles morales du XVIIIe siècle, un Code pénal du XIXe, une police du XXe et une criminalité violente du XXIe siècle. Nos réponses sont tout simplement inadaptées."
Turquie : les sénateurs confirment leur opposition au peuple
Les sénateurs ont supprimé ce soir en séance plénière l’amendement introduit dans la réforme des institutions rendant obligatoire un référendum pour une adhésion éventuelle de la Turquie à l’Union Européenne. Ils ont ainsi confirmé un premier vote en ce sens en commission des Lois lors d’un examen préparatoire du projet de loi il y a une dizaine de jours.
Et ceci par 297 voix contre 7. Seule le PCF a défendu un amendement réclamant des "consultations du peuple pour tout élargissement européen".
La suite lors de la deuxième lecture du texte à l’Assemblée nationale.
Pour les économies, on repassera
Le Teknival qui s’est déroulé du 1er au 4 mai sur l’ancienne base militaire de l’Otan à Crucey-Villages (Eure-et-Loir) a coûté 700.000 euros à la collectivité. Cette enveloppe n’inclut pas les moyens humains des forces de l’ordre, et des personnels d’Etat.
MJ
Salon du mariage et du Pacs : l’importance de la réaction
Suite à mon post sur le salon du mariage et du Pacs, un lecteur a écrit à l’organisation de ce salon :
"C’est avec un profond regret que j’ai constaté que les mots "et du pacs’" ont été ajoutés à l’intitulé de votre salon. Cela suffit à mes yeux à en avilir la nature et à me rendre profondément antipathique cet événement à l’égard duquel je nourrissais jusque là un sentiment favorable. Veuillez accepter Monsieur l’expression de mon vif désappointement."
Suite à quoi, il a reçu à son domicile un coup de téléphone très aimable de la Commissaire générale du Salon, Madame CRESSON, avec laqueelle il a conversé pendant près de vingt minutes :
"Elle m’a indiqué que ma lettre l’avait touchée, et qu’elle tenait à connaître les raisons de mon indignation. Je lui ai dit mon attachement à la famille traditionnelle, et son rôle social essentiel.
Mon interlocutrice m’a dit qu’elle voyait dans le PACS une espèce de période de fiançailles prolongées qui pouvaient très bien déboucher sur le mariage. Elle m’a indiqué être catholique pratiquante et avoir consulté, avant de changer la dénomination de son événement, les représentants des religions à son salon (y compris la religion catholique) qui n’auraient formulé aucune objection. L’entretien s’est clos très courtoisement.
J’ai l’impression que Madame Cresson est de bonne volonté. Elle m’a dit son intention de ne pas organiser un événement uniquement mercantile, mais de lui donner un contenu moral. Peut-être serait-il possible de lui demander de mettre l’accent sur la beauté d’un mariage stable, sur le plaisir durable qu’il y a à surmonter les épreuves en commun ?
Bref, il s’agit là d’un dialogue difficile, où nous n’obtiendrons jamais tout ce que nous voulons, mais où il est peut-être possible de "sauver quelques meubles" en mettant l’accent sur certains principes moraux essentiels."
Michel Janva (merci à RD)
Les chiffres du soir
…nous sont rapportés par Bruges-Europe : 80% – 1,9%
Le premier chiffre, c’est la part estimée de l’UE dans les lois édictées dans les pays membres. Le second, c’est sa part aux JT de TF1.
Nouveaux remous au sein de l’AGSE
Gwënael Lhuissier, nouveau président de la branche française des Scouts d’Europe, communique :
"Ce samedi 21 juin, le conseil d’administration de notre association s’est réuni selon son calendrier fixé pour l’année.
Suivant l’ordre du jour, il a fait le bilan de la dernière assemblée générale et des mois qui l’ont précédée, ainsi que de leurs conséquences. Suite aux discussions qui ont eu lieu, la résolution ci-dessous a été soumise au vote des administrateurs : "le conseil d’administration renouvelle sa confiance aux commissaires généraux et les confirme dans leurs fonctions."
A l’issue de ce vote, il ressort que la majorité des administrateurs n’a pas renouvelé sa confiance à Marie-Hélène Morel et à Jean-Michel Permingeat. Par conséquent, le conseil d’administration a désigné de nouveaux commissaires généraux : Marie-Camille Borde comme commissaire générale guide et Edouard Colin comme commissaire général scout."
Cette décision est contestée par Éric Radenac, commissaire de Province Ile-de-France, qui appelle à faire sécession, et Bertrand Bouchend’Homme, qui manie l’ironie facile et les accusations gravissimes.
Les bolchéviques de la Commission européenne
Réaction de Mourad Kahoul, président du syndicat des thoniers méditerranéens, suite à une rencontre avec les commissaires européens, qui ont décidé l’arrêt de la pêche au thon en Méditerranée :
"La Commission est arrivée avec un dossier creux. Ils n’ont aucune donnée scientifique fiable, ils n’ont que des suppositions. Même les contrôles de la marine française, c’est du pipeau pour eux. Eux ils n’ont rien, nous on a des preuves et on passe pour des menteurs. On tue des familles sur des suppositions. Nous avons affaire à des bolcheviques, ici c’est pire que dans les années 40."
Drame
Vendredi à Saint-Étienne-de-Fougères (47), Abdelhak Saddiki, 43 ans, a égorgé son ex-épouse Catherine Bosc, 47 ans. Le couple était séparé depuis le mois d’avril, et avait 4 enfants – trois filles et un garçon âgés de 8 à 22 ans. Au cours d’une dispute, l’homme a poussé violemment son ex-compagne, qui perd conscience. C’est à ce moment qu’il s’est dirigé vers la cuisine pour récupérer un couteau, alors que la femme restait inanimée dans la chambre. Avec cette arme, il lui a tranché la gorge.
MJ
Le divorce devant notaire : projet enterré ?
Les membres de la commission Guinchard, chargés par Rachida Dati de remettre à plat l’ensemble des contentieux, ne veulent pas transférer la procédure de divorce du juge au notaire. La possibilité pour les époux, d’accord sur une démarche amiable, de se rendre chez le notaire pour mettre un terme à leur mariage ne figure pas parmi les propositions que la commission s’apprête à remettre cette semaine à la garde des Sceaux. L’idée de dériver du juge vers le notaire était une idée de Nicolas Sarkozy, en quête d’économie. Le contentieux familial représente près de 65% de l’activité des tribunaux de grande instance. Le projet a toutefois réveillé la fronde des avocats, et suscité les réserves de beaucoup de magistrats.
La Chancellerie n’a pas renoncé à toute simplification pour autant. Plusieurs alternatives sont à l’étude : le juge pourrait par exemple prononcer un divorce par consentement mutuel sans convoquer les deux époux, s’il ne décèle pas de difficulté dans le dossier. Le prononcé du divorce pourrait ainsi intervenir plus rapidement. Par ailleurs, la garde des Sceaux réfléchit à la généralisation du recours à la médiation et à la conciliation dans le contentieux familial. Le juge n’interviendrait alors qu’en cas d’échec.
Ajoutons que le divorce est une plaie pour l’ensemble de la société : contre-nature pour les époux, déstabilisant pour les enfants, le divorce crée des problème de logement, d’environnement…, bref, sa nocivité n’est plus à prouver.
Défense : la France n’est pas crédible
Un officier français, bon connaisseur des états-majors atlantiques, déclare :
"Le Président annonce notre retour dans l’Otan et, le même jour, une réduction du format de 54.000 hommes. Ce n’est pas comme cela que les Américains nous prendront au sérieux. Quant aux Anglais, ils rigolent !"
Ce que confirme l’éditorial du Financial Times :
"Le problème fondamental vient de la condition que M. Sarkozy a imposé aux auteurs du Livre blanc: qu’il n’y ait pas d’augmentation des crédits de la défense au delà de 2% du PIB. Ce péché originel compromettra la capacité de la France à projeter des forces. Elle n’aura qu’un seul porte-avions, indisponible un tiers du temps et une armée rétrecie dans une époque où les opérations militaires montrent que la technologie ne peut remplacer les hommes sur le terrain".
Un centre de rétention de clandestins détruit
Les deux bâtiments du centre de rétention administrative de Vincennes, le plus grand de France, ont été détruits dimanche dans un incendie provoqué par des personnes retenues dont une cinquantaine ont profité de la confusion pour s’enfuir. 18 personnes ont été hospitalisées.
Tout a commencé après le décès samedi d’un Tunisien clandestin de 41 ans, mort d’une crise cardiaque. Sa mort a entraîné un rassemblement d’un collectif vers 15H00, et des retenus ont mis le feu à des matelas.
N’y a-t-il pas une certaine injustice à régulariser certains clandestins et pas tous ? Comment ces immigrés peuvent-ils comprendre le "cas par cas" ? Cette politique de gribouille ne serait-elle pas à la source de cette mutinerie ?
“C’est la guerre aux Buttes-Chaumont”
L’agression d’un juif dans le 19e arrondissement de Paris, samedi soir, révèle la communautarisation de ce quartier, en proie à une islamisation progressive. Le week-end, «c’est la guerre aux Buttes-Chaumont», résume un jeune juif du XIXe. Alors que les actes antisémites diminuent en France depuis 2007, le XIXe arrondissement de Paris reste un point noir.
L’arrondissement compte près de 150 lieux de culte juifs. Certains y sont aussi venus pour fuir l’hostilité des banlieues où ils vivaient auparavant, notamment de la Seine-Saint-Denis toute proche. Mais, après quelques années de répit, ils sont à nouveau confrontées «à des regards hostiles, des insultes».
Ce que la presse ne dénonce pas, c’est l’islamisation de ce quartier, cause de cet antijudaïsme croissant. Le 19e est l’endroit où fut démantelée une filière irakienne (voir ici).
Faits divers
Ceux-là n’ont pas provoqué autant d’indignation que le fait précédent.
Vendredi soir, 5 000 à 7 000 lycéens s’étaient rassemblés sur les pelouses du Champ de Mars afin de fêter la fin des épreuves du baccalauréat. Mais la fête a tourné au drame. Des voyous venus des Yvelines et du Val-d’Oise, le visage dissimulé sous des capuches, des foulards ou des casques, avaient pour seul but était d’agresser et de dépouiller les lycéens de leur argent, téléphone portable, MP3… Vers 1 h 30, devant la multiplication des agressions et des bagarres, l’ordre est donné d’évacuer les lieux. Si les lycéens se plient tant bien que mal aux injonctions policières et aux gaz lacrymogènes, il n’en est pas de même pour 300 récalcitrants : ceux-ci vont affronter une heure durant les policiers – deux d’entre eux seront légèrement blessés par des projectiles – qui feront usage de leurs flash-balls et procéderont à une trentaine d’interpellations. Repoussés vers le podium qui doit accueillir la fête de la Musique près de l’Ecole militaire, quelques dizaines d’irréductibles déboulent ensuite rue du Commerce et s’attaquent aux vitrines. Le déploiement de deux escadrons de gendarmes mobiles mettra fin aux hostilités. Aucun bilan chiffré n’était disponible samedi soir quant au nombre d’agressions et de vols. Vingt-deux personnes étaient toujours en garde à vue pour des faits de violence, vols ou recel. La PJ a aussi été saisie d’une plainte pour viol déposée par une jeune fille de 18 ans. Bertrand Delanoë, Rachida Dati se sont émus.
Samedi soir, en marge de la Fête de la Musique, 91 personnes ont été interpellées durant cette soirée pour violences, vols, dégradations et atteintes aux personnes, et 80 d’entre elles ont été placées en garde à vue.
Fait divers
Une agression dans un quartier parisien : rien que de très banal dans notre société hyper-violente. Un juif de 17 ans a été agressé hier soir dans le 19e. Il souffre de plusieurs côtes cassées, de fractures au crâne, et a été hospitalisé en réanimation à l’hôpital Cochin. Placé en coma artificiel, il est dans un état stationnaire. Voilà de quoi provoquer l’indignation de nos médias et politiques, jusqu’au président, occupé en Israël, qui a fait part de sa "profonde indignation" et renouvelé "sa totale détermination à combattre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme".
Cinq mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue. Les associations confessionnelles juives parlent d’une agression antisémite d’une personne isolée. Au contraire, des sources policières qui n’ont pas souhaité être identifiées évoquent un scénario différent, celui d’un passage à tabac consécutif à plusieurs échauffourées entre groupes de jeunes gens juifs et d’origine africaine.
Selon le porte-parole du ministère de l’intérieur Gérard Gachet, le mobile est clairement l’antisémitisme. François Fillon, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, l’UMP et le PS, tous parlent d’une agression raciste. L’UEJF et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme soulignent que le parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement, est le théâtre habituel de bagarres ou d’invectives opposant des groupes de jeunes de la communauté juive à des jeunes d’origine africaine ou maghrébine.
Il n’est jamais trop tard
Agé de 80 ans, Pierre Mauroy vient d’être placé en examen pour "détournement de fonds publics" quand il était président de la communauté urbaine de Lille, à propos d’un emploi fictif présumé de Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe du maire de Paris.
Un Marocain à la tête du CFCM
A la tête de "l’islam de France" a été élu Mohammed Moussaoui, vice-président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Marocain de 44 ans en cours de naturalisation.
Scandale
Le Salon du mariage devient "Le salon du mariage et du pacs". A boycotter.
MJ

