Le chiffre du jour : 400
C’est le nombre d’immigrés régularisés "au cas par cas". C’est moins rapide qu’une "massive" mais on finit par arriver au même résultat.
MJ
Le Non irlandais doit être respecté !
C’est ce que demande le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin. S’exprimant en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, il a rappelé que le "non" irlandais était "une décision démocratique du peuple irlandais", ajoutant qu’il était encore trop tôt pour "commencer à proposer des solutions".
Les nouveaux statuts du Chemin Néocatéchuménal
Suite aux rappels à l’ordre, le Chemin néocatéchuménal a du mofidier ses statuts. Ceux-ci ont été approuvés définitivement vendredi par décret. Les initiateurs du Chemin néocatéchuménal, Kiko Argüello et Carmen Hernández, ainsi que le P. Mario Pezzi, ont rencontré le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les Laïcs. Au cours de la cérémonie, le Cardinal a donné trois orientations particulières aux membres des communautés néocatéchuménales :
- l’obéissance aux évêques,
- la reconnaissance du rôle du prêtre,
- la fidélité aux textes liturgiques de l’Eglise.
Dans le même temps, Kiko Argüello a expliqué que le Saint-Siège étudiait les textes des catéchèses du Chemin afin qu’elles puissent être rendues publiques.
Un communiqué de presse du Vatican note que cette approbation finale des statuts est une étape importante dans la vie de cette réalité d’Église née en Espagne en 1964. En ce qui concerne les célébrations de l’Eucharistie le samedi soir, selon une pratique du Chemin NC, les nouveaux statuts précisent qu’elles devront impérativement s’insérer dans la pastorale liturgique des paroisses et être ouvertes à tous les fidèles.
Enfin, selon selon l’article 1 de ses statuts, le Chemin NC est défini comme un moyen de formation catholique : son rôle est donc de proposer une instruction et l’on ne peut pas le considérer à proprement parler comme une association de personnes bénéficiant d’un statut de mouvement ecclésial.
Mgr Simon répond au Père Delorme
Suite à la scandaleuse tribune écrite par le prêtre à propos des chrétiens en Algérie, l’évêque de Clermont réagit :
"le dialogue interreligieux […] suppose, pour être durable et fructueux, que l’on se situe dans le cadre d’un Etat de droit. Lorsque des croyants de confessions différentes dialoguent entre eux, ils ne doivent pas oublier ceci : ce qu’ils ont en commun ce n’est pas d’abord le fait de croire, car la religion justement les différencie, ce qu’ils ont en commun, c’est la citoyenneté. Puisque nous sommes identiquement citoyens, nous pouvons nous respecter dans nos différences religieuses ou philosophiques, même si elles sont opposées. Nous pouvons nous respecter infiniment, à la mesure même de la force de nos convictions. Dès lors, il est clair que contrairement à ce que son adjectif pourrait laisser penser, la liberté religieuse n’est pas un problème religieux mais bel et bien un problème politique. Et lorsque des croyants sont inquiétés pour leurs convictions religieuses, il ne faut pas pleurer seulement sur le sort de ces croyants. Il faut s’interroger d’abord sur les libertés civiques, celles de tous les citoyens. Il faut en particulier regarder le sort des militants politiques et syndicaux, ainsi que la situation faite, entre autres, aux journalistes. […]
J’entends parfois des chrétiens dire que nous devrions exiger la réciprocité : puisque nous acceptons que des musulmans manifestent leur foi dans nos pays européens, il serait simplement normal que des chrétiens puissent manifester la leur dans les pays musulmans. Cette approche n’est pas fausse, mais elle ne fait pas complètement droit à la justice. Il ne s’agit pas seulement de demander la réciprocité entre croyants, il s’agit de demander l’universalité des droits. C’est pourquoi je me dis que les procès récents intentés à des chrétiens en Algérie, tout infondés qu’ils me paraissent, auront au moins ceci d’utile qu’ils ont soulevé une campagne d’opinion dans la presse algérienne non gouvernementale. Et j’espère que tous les citoyens qui sont attachés à un Etat de droit accepteront de reconnaître que le fait de lire la Bible ou de se réunir dans une maison privée pour y célébrer un office religieux ne devrait plus être considéré, nulle part, comme un délit."
Marche pour la vie à Lyon
C’était aujourd’hui. Voici les photos et le compte-rendu :
"500 personnes ont défilé de l’Hôtel Dieu à Fourvière avec beaucoup de recueillement, en récitant le Rosaire. Sur l’esplanade de la Basilique devant la statue dorée de Notre Dame, qui avait été déposé en mai, toutes les familles avec leurs enfants se sont consacrées à elle. Merci à tous ceux qui ont œuvré pour le bon déroulement de cette première Marche."
Les coptes en appellent à Moubarak
Le conseil ecclésiastique copte a exhorté dimanche en termes rares le président Hosni Moubarak à se porter garant de la sécurité des chrétiens d’Egypte après une violente attaque contre un monastère. Le communiqué en six points, signé par l’évêque Bichoï, secrétaire du conseil, en l’absence du pape Chenouda actuellement hospitalisé aux Etats-Unis exige l’arrestation des agresseurs, et la libération des coptes emprisonnés.
Le conseil ecclésiastique presse le président égyptien d’empêcher "de nouvelles attaques armées contre des moines" et que "la croix soit insultée".
L’avant-projet de loi sur le statut du beau parent est sorti
Un projet de loi sur le statut de beau-parent visant à "reconnaître des droits au tiers qui vit avec un des parents et l’enfant" est en préparation, par le ministère de la Justice.
"L’idée de la réforme est de reconnaître sous certaines conditions des droits au tiers qui vit avec un des parents et l’enfant, il n’est pas question de porter atteinte au droit du parent qui ne vit plus avec l’enfant".
Une phase de concertation en collaboration avec le ministère du Travail et de la Famille, et le secrétariat d’Etat chargé de la famille a commencé vendredi. Aucun calendrier n’est fixé pour ce texte qui n’est "absolument pas définitif". L’Inter-LGBT se réjouit de ce texte qui permettra aux homosexuels de se faire parents, au mépris de l’enfant. C’est d’ailleurs la première association a avoir été informée de la sortie de cet avant-projet de loi. Tout un symbole. L’Inter-LGBT a été reçue vendredi matin au Ministère de la Justice, par les cabinets de Rachida Dati, Xavier Bertrand et Nadine Morano.
Le document intitulé "avant projet de loi sur l’autorité parentale et les droits des tiers" offre la possibilité pour les deux parents d’autoriser en commun un tiers à effectuer des actes importants de l’autorité parentale (santé, éducation, droits fondamentaux). Le texte propose notamment :
- la possibilité pour un parent de donner mandat à un tiers pour les actes « de la vie quotidienne » de l’enfant ;
- la possibilité pour les deux parents d’autoriser en commun un tiers à effectuer des actes « importants » de l’autorité parentale (santé, éducation, droits fondamentaux) ;
- la possibilité de partager l’exercice de l’autorité parentale avec un tiers par simple homologation par le juge, et non après une procédure de jugement comme aujourd’hui.
Le gouvernement a voulu montrer sa bonne volonté à l’égard du lobby gay, quelques jours avant la Gay Pride de Paris (28 juin). Sans s’apercevoir que cette information paraîtrait deux jours avant la fête des pères…
Une autre Europe est-elle possible ?
De Bruno Larebière dans Le Choc du Mois :
"Il faut en finir avec un mythe, tenace, un contresens, une approche erronée qui fausse toutes les analyses sur cette construction européenne : l’Union européenne, telle qu’elle a été conçue et telle qu’elle fonctionne, n’est pas fédérale, elle est jacobine. Elle est centralisatrice, elle est uniformisatrice. Elle reproduit, à l’échelle européenne, le comportement qui n’a cessé d’être celui de l’Etat-nation en France. C’est peut-être ça le pire : cette Europe est française. Elle est française, modèle 1789 et siècles suivants, dans son obstination à éradiquer tout ce qui est particularisme. Elle est française dans son approche de la notion d’égalité. Elle l’est aussi dans la remise, résignée, défaitiste et pour tout dire lâche, du pouvoir décisionnel aux technocrates et aux bureaucrates, une spécificité de notre pays […]
Un demi-siècle après la signature du traité de Rome, cette Europe-là a pris tellement de mauvaises habitudes qu’elle n’est plus réformable. Alors en refonder une autre ? Oui, car il existe une civilisation européenne, dont l’organisation politique est seule à même de permettre aux peuples européens de conserver leur identité et de faire bloc face au rouleau compresseur de la mondialisation. Oui, car nous vivons dans un monde qui s’apprête à être multipolaire, et qu’apparaît l’impérieuse nécessité de bâtir une Europe-puissance. Oui, mais en s’inspirant du modèle impérial et en s’engageant dans une voie fédérale, soit l’exact opposé du chemin pris par la construction européenne depuis cinquante ans, fonctionnant réellement selon le principe de subsidiarité, souvent évoqué, jamais appliqué, lequel préserverait les autonomies nationales et les particularismes locaux. Il ne s’agit en aucun cas de créer une « nation européenne », mais une Europe unissant les peuples qui la composent dans le respect de leurs identités et des histoires nationales, avec non seulement le droit mais le devoir, pour chacun, de prendre les décisions qui feraient de cet ensemble non pas une masse uniformisée, mais un corps vivant et diversifié, uni face au reste du monde dans une communauté de destin."
Des membres du FN au CNI ?
Lu dans Minute :
le CNI [qui vient de rompre avec l’UMP] pourrait bientôt s’agrandir. On parle de 17 conseillers régionaux du… FN prêts à quitter Le Pen avec armes et bagages ! Une bonne partie viendrait du Nord-Pas-de-Calais. D’autres d’Alsace, du Sud et peut-être de Bourgogne. On donne un nom : François Dubout. Puis un autre. Un grand blond. Philippe Bernard. Tous deux hostiles à la vice-présidente exécutive du FN et candidate quasi naturelle du parti à la présidentielle de 2012, Marine Le Pen. Et Christian Baeckeroot, qui avait affronté Christian Vanneste aux municipales à Tourcoing ? « Il n’en a pas été question pour l’instant. » […]
Joint lundi par « Minute », François Dubout, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, confirme des contacts avec le CNI, où il a « d’excellents amis ». A l’en croire, ce n’est pas lui qui serait demandeur, mais eux. « Ils m’ont fait des appels du pied. » Et alors ? « Il n’y a rien de fait. » Ils se voient, ils discutent… En mars dernier, François Dubout avait été suspendu du FN après avoir décidé de retirer sa liste du second tour des élections municipales à Calais alors que son score du premier tour, 12,35 %, lui permettait de se maintenir. Pour faire battre le maire sortant communiste, il avait appelé à voter pour la liste de l’UMP. Laquelle l’a emporté. Depuis, François Dubout, qui est en contact avec le CNI depuis le mois de mars, a fait un bout de chemin avec la Nouvelle Droite populaire (NDP), initiée par le conseiller régional d’Ile-de-France, Jean-François Touzé, puis s’en est retiré pour des raisons personnelles, assure-t-il, liées à ses activités actuelles. Celles-ci sont-elles compatibles avec une adhésion au CNI ? Dubout, ancien du Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua, semble tenté. « Il a un positionnement qui correspond bien au “i“ de indépendant. Et puis c’est ce qu’il y a de plus à droite à part le FN. » A quand la décision ? On en saura plus à la fin du mois.
[…] Contacté lui aussi par « Minute » lundi, Philippe Bernard assure réfléchir à l’hypothèse. « L’important est de trouver le vecteur le plus utile pour faire passer nos idées. Est-ce que c’est la mouvance identitaire ? Je ne le crois pas. Est-ce que c’est la mouvance souverainiste ? Elle est éclatée. Est-ce que c’est la droite de la majorité parlementaire ? La question mérite d’être posée. » Philippe Bernard est-il en pourparlers avec le CNI ? S’il ne le dit pas franchement, la réponse est oui. Y a-t-il trouvé la réponse à ses interrogations ? « Je n’ai pas encore tous les éléments de réponse et les éléments que j’ai ne sont pas tous satisfaisants. » De toute façon, explique-t-il, il ne veut pas agir seul. Au conseil régional Nord-Pas-de-Calais, où le groupe FN est présidé par Carl Lang, ces questions, affirme-t-il, « taraudent une douzaine d’entre nous » sur les dix-huit élus du groupe : « Il n’y a rien de pire que l’inertie. On ne sert plus à rien. On est allés dans le mur et on fait comme si de rien n’était. Aucun scénario n’est exclu. » Y compris l’adhésion au CNI ? « Peut-être. C’est une démarche qui en tente beaucoup. Nous devons encore nous concerter et procéder à une réflexion globale. Puis la décision viendra. Peut-être pas d’ici aux vacances mais en tout cas rapidement. »"
Emeute dans la Marne
Une soixantaine de véhicules ont été incendiés cette nuit lors de heurts entre des voyous de Vitry-le-François, dans la Marne, et des gendarmes. Les violences ont débuté dans la soirée après la mort d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, tué par balle, et l’arrestation de son agresseur présumé.
Une cinquantaine de personnes, des jeunes forts violents et des moins jeunes ont participé aux violences. Deux pompiers, deux gendarmes et cinq habitants ont été blessés lors de l’émeute qui a duré jusqu’au petit matin dans une zone "d’entrée de ville", le quartier Haumois. Des poubelles ont été également incendiées et des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre.
Georges Bush au Vatican
La visite a été relatée par Daniel Hamiche. Voici un extrait du communiqué de presse officiel :
"Ce matin, le président des États-Unis, George W. Bush, a été reçu en audience par Benoît XVI. Pour répondre au chaleureux accueil offert au Souverain Pontife lors de sa visite aux États-Unis, l’audience s’est déroulée selon un protocole sans précédent (…) Lors du dialogue cordial, le Saint Père a avant tout renouvelé au président sa gratitude pour l’accueil chaleureux et exceptionnel qu’il a reçu aux États-Unis et à la Maison Blanche lors de sa visite en avril dernier, et pour l’engagement [du président] dans la défense des valeurs fondamentales. [Les deux interlocuteurs] ont abordé les principaux sujets de la politique internationale : les relations entre les États-Unis et l’Europe, le Moyen-Orient et l’engagement pour la paix en Terre Sainte, la mondialisation, la crise alimentaire et le commerce international, et l’application des objectifs du Millénaire [Millenium Development Goal de l’Organisation des Nations Unies]"
MJ
Festival satanique à Clisson : réaction de Mgr Soubrier
L’évêque de Nantes s’interroge :
"Ce festival ne laisse pas les chrétiens sans questions."
Mgr Soubrier juge cinq ou six groupes « agressifs vis-à-vis de la foi chrétienne ». Notamment Rotting Christ (pourriture de Christ) ou encore Impaled Nazarene (le Nazaréen empalé)…
"L’Église catholique demande que sa foi soit respectée dans l’intégralité des concerts qui auront lieu. »
Les partisans du festival satanique se défendent en estimant qu’il ne s’agit pas là de satanisme mais de simple provocation. Imaginons simplement une provocation avec des termes comme "Juif" ou "Mahomet". Non seulement le festival serait interdit, mais ses organisateurs croupiraient déjà en prison, après un défilé de ministres tous plus outrés les uns que les autres.
Résultats du 15e concours de légendes !
Voici la photo qu’il fallait légender :
Merci pour vos très nombreuses réponses et les messages d’encouragement qui les accompagnaient souvent. Voici les résultats:
1. "Angela Merkel, s’adressant aux militaires : « Silence, les irlandais votent ! »
Nicolas Sarkozy, regardant vers l’Irlande : « Oh, là, là, c’est mal parti : Ils nous ont vus… » "
JB
2. "Visite de la Brigade Franco-Allemande
Lui : Pourquoi ont-ils des treillis de couleurs différentes ces allemands ?”
Elle : ” Ne dites pas que vous êtes Français, il risque de dissoudre le régiment” "
LR
3. « Vos gueules la muette ! »
BR
4. "Angela Merkel: Silence dans les rangs !
Nicolas Sarkozy (Hi, hi…Tu parles, demain, des rangs, il y’en a plus…)"
AL
5. "l’Europe Avance Masquée
Angela : Vous allez voir ça va passer….
Nicolas : Mouais…. Bin faudrait pas que les Irlandais prennent exemple
sur les Français, sinon sympa la Présidence…"
AA
Et bravo à JB ! Et aux Irlandais aussi.
Le Salon Beige
Les scénarii européistes
Pour faire entrer en vigueur ce traité de force, les européistes ont maintenant plusieurs options :
- Faire revoter l’Irlande rapidement : C’est l’option préconisée par la France, qui prendra la présidence de l’UE au 1er juillet. Comme pour le traité de Nice, les Irlandais pourraient dans les prochains mois, peut-être début 2009, revoter sur un texte légèrement aménagé.
- Poursuivre avec le Traité de Nice : C’est l’option du statu quo.
- Renégocier le Traité constitutionnel : impensable.
- L’Irlande se retire de l’UE : Cette option consisterait à négocier avec l’Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l’Union économique et monétaire (l’euro). C’est un peu ce que le Danemark a fait après son "non" au traité de Maastricht en 1992, puisqu’il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc. Personne n’envisage un retrait pur et simple de l’Irlande de l’UE.
- Un noyau de pays vont de l’avant : une Union restreinte de pays approfondiraient leur coopération…
- Rouvrir le grand débat européen : Beaucoup reconnaissent que le "non" irlandais témoigne d’un fossé entre les citoyens et l’élite européenne. Certains veulent donc remettre tout à plat, quitte à convoquer une nouvelle Convention pour s’assurer du soutien de la population à la poursuite de la construction européenne.
Va pour la dernière solution : il faut changer d’Europe. Comme le rappelait Benoît XVI mercredi en évoquant le saint irlandais Colomban, qui
"mit toutes ses énergies dans l’alimentation des racines chrétiennes de l’Europe naissante. Par son énergie spirituelle et sa foi, avec son amour de Dieu et du prochain, il est devenu l’un des Pères de l’Europe qui continue de nous montrer ce que sont les racines d’où le continent peut renaître".
Il y a bien un chef d’Etat qui estime le traité fini
Et nous retrouvons le sympathique président tchèque, Vaklav Klaus.
Sinon, voici les chiffres définitifs : le non l’a emporté avec 53,41 % des votants (soit 862.000 voix contre 752.000) et une participation de 52,92 %, ce qui pour un référendum irlandais, une forte participation.
MJ
Le retour des dictateurs
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent passer outre le "non" irlandais. Dans un communiqué commun, le président français et la chancelière allemande ont appelé à la poursuite de la procédure de ratification du traité de Lisbonne. L’appel à la poursuite de la ratification traduit la volonté de Paris, comme de toutes les capitales, de continuer malgré tout sur la voie du traité. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel font valoir que
"le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’Etat ou de Gouvernement des 27 Etats membres [et que] la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays".
"Nous espérons donc que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification […] les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique [sic] et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens.
Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet a méprisé publiquement les Irlandais :
"Nous sommes déçus mais (…) l’Europe n’est ni en panne ni en crise, c’est un incident. Nous sommes tristes surtout pour nos amis irlandais mais je crois qu’on va aller de l’avant."
L’option qui semble privilégiée par Paris consiste donc à renégocier avec Dublin des adaptations au traité, avant de leur demander de revoter. Comme pour le traité de Nice en juin 2001. Et s’ils votent encore non ? Les dictateurs eurocrates trouveront bien une autre solution. Peu importe leurs manigances : ce soir c’est fête !
Coup dur pour les ayatollahs de l’eurocratie
Extrait d’un communiqué de Jacques Myard :
"Le Traité de Lisbonne, qui n’est en rien un « mini traité » mais le copié-collé du traité constitutionnel rejeté par les peuples français et néerlandais par référendum est ainsi rejeté pour la troisième fois. Est-ce que les ayatollahs de l’eurocratie vont enfin prendre la mesure de leur échec et des réalités sociologiques et politiques ? Ce nouveau NON est une chance à saisir pour remettre à plat la construction européenne afin de la réconcilier avec la volonté des peuples. […] arrêtons cette boulimie technocratique : il est urgent d’appliquer le principe de subsidiarité, de placer la Commission sous le contrôle étroit du Conseil, afin de réaffirmer la primauté des Etats, c’est-à-dire des peuples."
Le drapeau irlandais flotte sur le paquebot du FN
Communiqué de Jean-Marie Le Pen :
Le Front National salue la magnifique victoire du peuple irlandais qui a rejeté le traité de Lisbonne malgré les pressions, menaces et chantages de toutes sortes émanant tant des autorités nationales qu’européennes. Une fois de plus la valeureuse Irlande a démontré que lorsque les peuples s’expriment directement, ils déjouent tous les pronostics et défendent leurs intérêts nationaux. Le Traité constitutionnel est désormais caduc et la forfaiture de Nicolas Sarkozy, faisant revoter le Congrès français sur un texte identique à celui rejeté par le peuple français, est effacée.
Avec cette victoire du NON, nous commençons la campagne européenne de juin 2009 de belle façon. Que tous les nationalistes d’Europe trouvent dans ce résultat le courage et la détermination pour combattre les eurocrates bruxellois et les tenants du nouvel ordre mondial, ennemis déclarés des Nations et des peuples d’Europe.
Ce soir, nous sommes tous des Irlandais ! Plus que jamais, Nationalistes de tous les pays, unissez-vous !"
De son côté :
"Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN, exprime sa profonde reconnaissance au peuple irlandais qui en votant massivement NON, est devenu le porte-parole des centaines de millions d’Européens rejetant les politiques totalitaires et anti-nationales de Bruxelles.
Cette victoire éclatante du Non démontre que l’Europe ne peut se faire contre les peuples et les Nations qui la composent. Après les NON Français et néerlandais en 2005, le rejet par les Irlandais du traité européen de Lisbonne, doit mettre fin à la construction d’une Europe supra nationale et mondialiste qui ne respecte pas l’identité, la souveraineté, les libertés, et la prospérité des peuples européens.
Le peuple irlandais vient de surcroît de donner une cinglante leçon de démocratie à Nicolas Sarkozy futur président de l’Union européenne."
Quant à Bruno Gollnisch :
"Le NON au referendum irlandais sur le traité de Lisbonne est une victoire historique d’un peuple héroïquement attaché à ses libertés, contre les manoeuvres des Euro-mondialistes de Bruxelles. Des faussaires qui pensaient pouvoir recycler la Constitution européenne au mépris des referendums français et hollandais de 2005. Et ceci a été obtenu en dépit d’une campagne déséquilibrée et parsemée de mensonges, d’intimidations et de sous-entendus insultants pour les Irlandais.
A la veille de la présidence française de l’Union européenne, M. Sarkozy doit enfin prendre acte de cette décision souveraine, et revenir au respect du « non » clairement exprimé par le peuples français et néerlandais il y a trois ans. Le NON irlandais exprime une volonté : voir la construction européenne prendre une orientation radicalement différente celle d’une Europe des nations, fondée sur la coopération entre des pays libres et souverains, liés par une histoire, une culture, une géographie et des intérêts communs, s’accordant la préférence mutuelle et la légitime protection de leurs nations.
Il faut transformer cet essai démocratique lors des élections européennes de 2009, que le Front National mènera avec d’autres formations partageant les mêmes convictions en Europe. Les patriotes français doivent se mobiliser en faveur du seul parti de France qui n’a jamais trahi, ni menti sur les réelles intentions des Euro-mondialistes."
Référendum irlandais: premières réactions
La probable victoire du non provoque déjà de nombreuses réactions:
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale
«Il est grand temps de comprendre qu’il faut réconcilier l’Europe et les citoyens. Combien de référendums faudra-t-il perdre pour enfin comprendre le message des citoyens?»
Dermot Ahern, ministre irlandais de la Justice
«Nous devons attendre la confirmation des résultats complets, mais il semble que ce soit le non» qui l’emporte. «C’est évidemment décevant.» Même si la victoire du «non» était confirmée «il est plus que probable que» les 26 autres pays de l’Union européenne «vont poursuivre leur propre processus de ratification».
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France
«Le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français» en rejetant cette «Constitution bis». «C’est pourquoi je dis que nous sommes tous des Irlandais.»
Declan Ganley, homme d’affaires irlandais, figure des «nonistes»
«C’est une grande et belle journée pour tout Irlandais et tout Européen. C’est un grand jour pour la démocratie.» «Ce serait la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n’a pas de comptes à rendre.»
Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et président de Debout la République
«Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l’Europe». Le «non» montre qu’ils «rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace».
Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen
«Le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l’Europe tout entière». «Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde: les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale».
Rappel: Marche pour la Vie à Lyon ce dimanche 15 juin
Rappel pour nos lecteurs de la région Lyonnaise et des environs:
- rassemblement le dimanche 15 Juin à 15h devant l’hôtel-Dieu, quai Jules Courmont dans le deuxième arrondissement de Lyon, l’un des centres d’avortement les plus importants de la région (2.000 par an) ;
- montée à Fourvière par la place Bellececour et la cathédrale St Jean en méditant un rosaire pour la vie ;
- consécration des Familles à Notre Dame.
Venez nombreux en famille!
De l’amour désordonné de la nature à la haine de l’homme
Lu dans Présent sous la plume de Jeanne Smits :
"Alors que le Royaume-Uni s’apprête […] à légiférer contre les méchants gaz à effet de serre, on a pu lors des débats parlementaires constater que la haine de l’homme progresse. Barry Gardiner, élu travailliste à la Chambre des communes, s’est livré à ce propos, sans l’ombre d’une pudeur, à l’éloge de la Chine. La Chine communiste. Celle qui impose la politique de l’enfant unique.
"Les gens sont prompts à accuser la Chine, comme nous l’avons entendu au cours de ce débat, en raison de leurs centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces personnes ne pensent pas à applaudir l’initiative politique qui a conduit à ce que 400 millions de personnes ne naissent pas et soient donc empêchées d’emblée de laisser une empreinte carbonique. » Et d’ajouter : « Nous devons prendre au sérieux la question de la population"
Irlande : ce serait NON !
Lu sur le filnews de LCI et sur l’Observatoire de l’Europe.
Le non l’emporterait avec une large avance.
La télévision irlandaise annonce 56% de non. Les observateurs politiques estiment que l’Irlande a rejeté le Traité.
A Dublin, le OUI l’emporte (60 %) dans certaines circonscriptions. Mais a CORK (deuxieme ville d’Irlande) le NON l’emporte aussi 60 %.
MJ
42% de participation pour un non ?
Ce sont les premières estimations du référendum irlandais. Cette faible participation de l’électorat pourrait profiter au camp du "non", plus mobilisé. Une première indication du résultat sera donnée en fin de matinée par les "contrôleurs" engagés par les partis politiques pour surveiller le dépouillement avant les résultats définitifs attendus en fin d’après-midi.
Un peu plus de trois millions d’électeurs étaient appelés aux urnes hier pour cet unique référendum tenu sur le traité de Lisbonne dans un pays européen. La perspective d’un rejet du traité par 4,2 millions d’Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d’Européens, ne serait pas sans rappeler celui de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d’un référendum en 2001 en Irlande.
France Info vient d’annoncer la victoire du NON. A confirmer.
La “nouvelle conjugalité” célébrée par l’UMP
Christian Vanneste a envoyé un courrier aux députés de la majorité pour les avertir de l’inquiétante tournure prise par le projet de loi sur la modernisation de l’économie :
"Lors de la présentation d’un amendement après l’article 5 du projet de loi de Modernisation de l’Economie, ouvrant l’accès au statut de « conjoint collaborateur » aux partenaires d’un PACS, Hervé NOVELLI, par ailleurs excellent Ministre, a célébré « la nouvelle conjugalité » et la nécessité de lui permettre le bénéfice de l’égalité avec les conjoints unis par le mariage. Sans insister sur cette nouvelle mesure, marquée en plus par un revirement de ton à l’égard d’une disposition imposée par la gauche et que nous avons combattue, je voudrais attirer votre attention sur trois points.
Premièrement, l’instauration du PACS visait à offrir une solution à des couples pratiquant un comportement sexuel d’ordre privé et sur l’intérêt social duquel chacun devrait pouvoir s’exprimer. Le résultat de cette mesure est proprement catastrophique puisqu’elle a torpillé le mariage et contribué à la précarité des unions hétérosexuelles et à l’indispensable solidité des familles pour la cohésion de notre société. Les chiffres sont éloquents […] Si en 1999, 42% des PACS étaient des unions homosexuelles, celles-ci ne sont plus que 7% en 2006. L’augmentation des dissolutions de PACS entre 2006 et 2007 est de 31,86% avec 13 474 dissolutions en 2007. Parallèlement, le nombre de mariages est en 2006 à son plus bas niveau depuis 1995 […]. Il est aisé de comprendre qu’en raison d’un coût plus faible et d’une dissolution plus facile, le PACS tend à être choisi par beaucoup de couples qui anticipent la précarité de leur union, et ne favorisent pas ainsi la création d’une famille.
En second lieu, il me semble assez dangereux que la majorité actuelle laisse entendre par son évolution sur les questions sociétales que celles-ci sont la chasse gardée de la gauche qui dans ce domaine a toujours raison, puisqu’elle prend à son compte le « progrès naturel », comme si ce progrès ne correspondait pas, en fait, à un effondrement lent mais néanmoins certain de nos sociétés, comme si cet affaiblissement de nos structures sociétales pouvaient aller de pair avec un progrès et une solidité de notre économie.
Enfin, nous nous faisons de plus en plus une spécialité du domaine économique et certains de nos adversaires prétendent même nous rejoindre dans notre libéralisme. Il est à craindre que le libéralisme qu’ils évoquent soit davantage le libéralisme sociétal que le libéralisme économique."
En attendant le résultat du référendum irlandais
Yves Daoudal démonte l’opération de propagande destinée à nous faire croire que 18 pays ont déjà ratifié le traité constitutionnel européen. En effet, les européistes confondent adroitement vote par le Parlement d’une loi autorisant la ratification et ratification officielle par le chef de l’Etat. Si, dans 18 pays, les Parlements ont ouvert la voie à la ratification, bon nombre de chefs d’Etat n’ont pas encore ratifié le document.
"le chef de l’Etat, en Pologne, n’a toujours pas apposé sa signature. Et il en est de même en Allemagne. On rappellera du reste que l’Allemagne n’avait toujours pas ratifié la Constitution européenne au moment des référendums en France et aux Pays-Bas. Pour l’heure, on sait que le traité a été ratifié en Slovénie, au Portugal, en France, au Luxembourg, en Slovaquie, à Malte. Outre l’Allemagne et la Pologne, il n’est pas ratifié en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas (avec l’Allemagne, ce sont quatre des six pays fondateurs), au Royaume-Uni, en Espagne, en Autriche, à Chypre, en République tchèque…"
L’Elysée veut faire connaître les soins palliatifs
L’Élysée ne serait pas favorable à une évolution de la loi Leonetti sur la fin de vie. L’entourage du chef de l’État indique :
"On ne peut pas changer les lois de la République et faire évoluer notre socle de valeurs fondamentales simplement pour régler des problèmes particuliers".
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy doit présenter un plan sur les soins palliatifs (2008-2012), qui vise à multiplier par deux l’offre, notamment en les développant dans les maisons de retraite. A l’occasion d’un déplacement à Bourges, il présentera le détail de ce plan doté de 229 millions d’euros ayant pour objectif de faire passer en 5 ans de 100 000 à 200 000 le nombre de Français accompagnés, chaque année, par des spécialistes de la fin de vie.
Une des principales mesures est de renforcer les moyens dans les hôpitaux de court séjour. Des unités des soins palliatifs seront créées dans tous les établissements de santé où sont comptabilisés au moins 600 décès par an et qui ne disposent pas encore d’unité à ce jour.
L’ambition est de «faire sortir les soins palliatifs des murs» de l’hôpital, de «développer la culture palliative» dans les unités de soins de longue durée, les hôpitaux locaux ainsi que les maisons de retraite.
Instrumentum laboris
Le document de travail pour la XIIe assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, présenté hier, est accessible en ligne. Du 5 au 26 octobre, les évêques se retrouveront à Rome autour du Pape pour discuter de "La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise".
Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des évêques, a souligné que ce document de travail de la prochaine assise synodale en rappelait son caractère avant tout pastoral et missionnaire. Ses deux repères seront le Synode précédent sur l’Eucharistie et l’Année paulinienne qui s’ouvre le 28 juin. L’évocation de l’Apôtre des Gentils ne pourra que relancer l’engagement missionnaire de l’Eglise au bénéfice de toute l’humanité, la célébration eucharistique dominicale étant au coeur de cette dynamisation.



