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Le procès de Jeanne d’Arc se poursuit

Dans Le Figaro, 4 universitaires réagissent à un documentaire passé récemment sur Arte et qui remettait sur le plateau le mythe d’une Jeanne d’Arc d’origine royale qui ne serait pas morte brûlée. Extrait :

"Nous en avons assez de la théorie du complot comme explication universelle. Toutes les «contre-enquêtes» du monde n’empêcheront pas qu’il y ait en histoire un certain nombre d’événements et de faits dont il n’y a pas lieu de douter. C’est en les prenant en compte que les historiens doivent travailler. Réduire la vie de Jeanne d’Arc à un autre Da Vinci Code ne nous semble pas la meilleure façon de faire progresser la recherche."

Les impostures répandues périodiquement sur la Sainte de la patrie montrent que 600 ans après, elle continue de déranger. C’est bon signe.

Michel Janva

Italie : des médecins pro-vie font échec au crime de l’avortement

En Lombardie, près de 7 médecins sur 10 sont objecteurs de conscience et dans certaines régions du sud de l’Italie comme la Basilicata, ils sont 9 sur 10. Tous les mardis à l’hôpital Mariano Comese, une messe est dite dans la chapelle de l’établissement pour les âmes des enfants assassinés. Dans cet établissement de la périphérie de Côme, comme dans toutes les autres structures hospitalières publiques de cette province lombarde, tous les médecins refusent de pratiquer les avortements. Une animatrice du Planning familial s’inquiète :

"les médecins de la génération de 1968 en ont marre ou prennent leur retraite et, parmi les nouveaux diplômés, le pourcentage d’objecteurs est de plus en plus important".

Avorter devient de plus en plus difficile. L’IVG est légale dans les 90 jours après l’arrêt des menstruations. Au-delà, un avortement thérapeutique est possible, seulement en cas de péril «grave» pour la santé physique ou mentale de la mère. Et la loi 194 (Loi pour la tutelle sociale de la maternité et pour l’interruption volontaire de la grossesse) est désormais au cœur du débat électoral. Les législatives ont lieu dimanche.

Rf Elu depuis 15 ans à la tête de la Lombardie, Roberto Formigoni dirige Communione e liberazione. Il a la main sur le secteur de la santé qui, décentralisation oblige, dépend presque totalement des autorités régionales. Il n’y a plus aujourd’hui en Lombardie un seul patron d’hôpital public favorable à l’IVG. Avant d’obtenir le certificat pour une IVG, il faut impérativement faire une échographie pour que la femme puisse voir l’embryon qu’elle porte. Puis il y a un délai de réflexion de 7 jours. Les autorités lombardes ont en outre émis l’an dernier un décret imposant la sépulture des fœtus, ce qui implique de leur donner un nom.

Le Centre d’aide pour la vie (CAV), très actif dans les hôpitaux, est animé par des volontaires catholiques, et reçoit les femmes qui veulent avorter. Sur les 1 400 femmes reçues l’an dernier, 90 % ont finalement décidé de garder l’enfant. Le centre donne de 160 à 300€ à celles qu’il prend en charge, ainsi qu’une assistance durant un an après la naissance de l’enfant. Son budget (1,5M€ par an) est alimenté par des dons privés et, depuis un an, le centre reçoit des aides de la région et de la mairie.

Paola Bonzi, tête de liste du mouvement Aborto, no grazie (Avortement, non merci) lancé par Giuliano Ferrara, indique :

"Il n’est pas nécessaire d’abolir la loi 194 mais il faut l’appliquer dans son intégralité avec ce qu’elle prévoit d’aide à la maternité".

Paolo Sorbi, président milanais du Mouvement pour la vie et actif soutien du CAV, se félicite des résultats d’«un travail de fourmis» qui a permis de reconquérir «l’hégémonie culturelle».

Travail de fourmis et combat culturel, le combat pour la vie n’est pas seulement une affaire électorale.

Michel Janva (source : un article fielleux et pro-mort de Libération)

La collaboration des communistes aux crimes nazis

La première du film The Soviet Story aura lieu ce soir au Parlement européen. Ce documentaire du réalisateur letton Edvins Snore est une impressionnante récapitulation des crimes de masse du communisme, de la famine planifiée en Ukraine (7 millions demorts en 1932-1933) à l’extermination stalinienne des ennemis de classe (11 millions entre 1937 et 1941). Les archives révèlent aussi la collaboration à grande échelle entre nazis et soviétiques pour la «solution finale» du problème juif. The Soviet Story souligne l’impunité totale de l’Union soviétique, à l’abri dans le camp des vainqueurs de 1945. Nazisme et communisme ont fonctionné ensemble comme une ingénierie sociale infernale pour la fabrication d’un «homme nouveau». Pour les victimes du stalinisme, dit le film, il n’y a «ni réconfort ni justice».

Ce documentaire ouvrira-t-il les yeux de nos députés pour traiter les collabos du communisme avec la même détermination que les collabos des nazis ?

Michel Janva

Des malades contre l’euthanasie

Face à la pression médiatique, il convient de mettre en lumière ces opposants, tant médecins que malades, à l’euthanasie. Marie-Hélène Boucand, cofondatrice de l’Association française des syndromes d’Ehlers-Danlos (la maladie de Clara Blanc) est malade elle-même et sait les douleurs qu’il faut endurer. Pour autant, elle n’a pas l’intention d’entrer dans le débat sur le suicide assisté.

"Notre souci, c’est de pouvoir soulager les souffrances physiques et morales des malades."

Aidée pour tous les gestes de la vie quotidienne, cette femme dynamique ne nie pas les conséquences graves de ces syndromes : douleurs, très grande fatigue, luxations, nécessité de recourir au fauteuil roulant.

"Être en fauteuil, se faire aider pour manger, cela concerne beaucoup de personnes en France, comme tous les tétraplégiques par exemple. Faudrait-il légaliser le suicide assisté pour tous ces gens ?".

Gilles Bonnefond, président des Papillons de Charcot, une association qui représente les familles touchées par la sclérose latérale amyotrophique (la maladie de Jacqueline), déclare :

"une grande majorité des membres revendique avant tout le droit de vivre plutôt que celui de mourir dans la dignité. Il y a une immense énergie de vie chez les malades et leurs familles.[…] La sclérose latérale amyotrophique est très invalidante : la question du suicide assisté pourrait donc se poser puisque les malades ne peuvent mettre seuls fin à leurs jours. Et pourtant, ce n’est pas ce que demandent les patients que je côtoie, au contraire : ils veulent tout faire pour vivre dans les meilleures conditions possibles, être soignés à l’étranger, faire progresser la recherche… l’association fourmille d’exemples de vie ! Ce que nous demandons, ce sont des structures d’accueil, des aides psychologiques, matérielles, tout ce qui peut rendre le quotidien plus supportable."

Autrement dit, les malades exploités médiatiquement pourraient être soulagés comme leurs congénères, qui ont les même maladies et qui demandent à vivre.

Michel Janva

Les médecins contre l’euthanasie

Les médecins de sept sociétés réaffirment que le rôle d’un soignant ne pourra jamais être de donner la mort :

"Nous réaffirmons avec force que, quels que soient les choix que notre société pourrait faire dans le futur, donner la mort ne relève en aucune façon de la compétence du médecin et que nous, professionnels de santé, n’assumerons pas ce rôle. Cela entrerait en conflit de valeurs avec la mission fondamentale des soignants médicaux comme non médicaux, qui est bien de toujours soigner et prendre soin de l’autre et ce jusqu’au bout de sa vie.".

Parmi eux, on trouve des spécialistes des soins palliatifs ou de la douleur, des généralistes, des gériatres ou des médecins qui soignent des cancers ou des maladies hématologiques.

"Le tragique, l’effroyable vécu par une personne ne peut pas nous faire admettre que la mort donnée, même si elle est souhaitée, soit la solution"

L’année dernière, en pleine campagne présidentielle, ces professionnels ont réagit, sous l’impulsion de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, à la publication d’un texte signé par 2 000 médecins et infirmières affirmant avoir, «en conscience, aidé médicalement des patients à mourir… » Ces opposants à l’euthanasie ont lancé une «contre-pétition» : elle a été signé par 6 700 professionnels de santé.

"Mais c’est vrai qu’il n’a pas eu le même écho médiatique que le discours des pro-euthanasie. Peut-être parce que nous avons un propos moins simpliste sur ces situations de fin de vie, qui sont souvent d’une extrême complexité".

Ces médecins regrettent que la problématique de la fin de vie ne soit abordée dans le débat public qu’à l’occasion d’affaires à forte charge émotionnelle. Ils sont membres de la Société française d’étude et de traitement de la douleur, la Société française de gériatrie et de gérontologie, la Société française d’anesthésie-réanimation, la Société française d’hématologie, le Groupe de réflexion sur l’accompagnement et les soins de support pour les patients en hématologie et en oncologie et l’Association nationale des médecins généralistes exerçant à l’hôpital local. Rien à voir avec les nervis incompétents.

Michel Janva

Le clandestin mort noyé avait déjà été arrêté

Le Conservateur nous apprend que le Malien décédé vendredi soir en fuyant un contrôle de police, avait déjà été arrêté deux fois. Et la justice l’avait déjà relaché deux fois. En conséquence :

"Ce serait donc la justice qui porterait la responsabilité de sa triste mort, en laissant sur le territoire une personne dont le statut est impossible, et qui constitue donc une proie idéale pour tous les trafics, du travail clandestin à la criminalité. Quand comprendra-t-on que le respect de la personne humaine commande l’application stricte mais raisonnable du principe d’expulsion commandé par la Loi, et un retour au pays qui seul leur assurera une vie de citoyen honnête dans leur environnement culturel ? Quand verra-t-on également que les clandestins ne sont pas des crétins, et que c’est notre laxisme qui les encourage à venir ? De l’Afrique à la Chine en passant par les montagnes de l’Afghanistan, les failles de nos systèmes d’immigration sont connues et exploitées sans vergogne. En ne pratiquant pas les expulsions systématiques, nous sommes responsables de cet odieux trafic des passeurs, des marchands de sommeil, des exploiteurs de clandestins, et des accidents qui surviennent".

Michel Janva

Les martyrs du XXIe siècle

Chiesa2 Benoît XVI est allé se recueillir en fin de journée devant le "mémorial des témoins de la foi au 20e siècle", dans l’église romaine St-Bartholomée, à l’occasion du 40e anniversaire de la communauté Sant’Egidio à laquelle Jean Paul II avait confié cette église. Après avoir évoqué "les chrétiens tombés sous la violence totalitaire du communisme, du nazisme" et sur tous les continents au 20e siècle, Benoît XVI a déclaré que

"le 21e aussi s’est ouvert sous le signe du martyr. Quand les chrétiens sont vraiment le levain, la lumière et le sel de la terre, ils deviennent aussi, comme Jésus, objets de persécution. La cohabitation fraternelle, l’amour, la foi, le choix en faveur des plus petits et des plus pauvres qui signent l’existence de la communauté chrétienne suscitent parfois une aversion violente. Comme il est utile alors de regarder vers le lumineux témoignage de ceux qui nous ont précédés".

Michel Janva

Exception d’euthanasie

Dans La Croix, le député Jean Leonetti avoue qu’il va travailler sur ce concept. Jacques Ricot, philosophe, estime pour sa part que

"la revendication actuelle n’est pas une revendication du droit à mourir dans la dignité, c’est une revendication du droit à se suicider ou d’être aidé dans son suicide".

Pierre-Olivier Arduin explique que la solution est toute trouvée : il faut sortir la France du marasme palliatif. Pour ce faire, il demande au député de :

  • formuler des propositions concrètes pour sortir la France du marasme palliatif. L’intelligence pratique ne manque pas dans ce domaine, il faut la mettre à l’honneur et écouter enfin ceux qui ont donné leur vie professionnelle à cet idéal. Le rapport Hennezel doit faire l’objet d’une lecture minutieuse et attentive.
  • rappeler sans cesse l’impératif de formation des professionnels de la santé aux contenus éthiques, déontologiques et juridiques de la loi. Pour avoir personnellement dispensé cet enseignement à des cadres de santé au sein d’un module de deux journées de sept heures, la satisfaction des soignants qui ne demandent qu’à approfondir leur réflexion sur les problématiques de fin de vie est inestimable. Ils deviennent rapidement des personnes ressources dans leurs services en entraînant leurs collègues à suivre leur démarche. La diffusion résolue et capillaire de cours spécifiques pendant les cursus universitaires et lors de sessions de formation continue, toutes catégories soignantes confondues, alliant l’aspect magistral à des staffs d’éthique, ne pourra que favoriser une culture médicale faisant échec aux revendications d’un autre âge du lobby pro-euthanasie.

Michel Janva

Peut-on discuter du réchauffement climatique ?

Dans nos gros médias, il est clair que c’est non. C’est pourquoi la webtélé-libre lance un appel à venir débattre sur le réchauffement climatique ! Elle a déjà reçu un reportage. Idéologues s’abstenir.

MJ

Dignitas, association de tueurs à but lucratif

L’association suisse à but non lucratif qui aide les gens à se suicider est épinglée par la presse à propos de ses comptes. En 4 ans, le prix d’un suicide accompagné est passé de 2000 à 11 000 francs suisses. Une ancienne employée dénonce :

"Dignitas est devenue une machine à fric. Ça n’a plus rien d’humain [sic]. Avant, le processus d’accompagnement durait deux semaines, maintenant, ça se passe de manière express, parfois en un jour.

Le prix d’un suicide aurait-t-il été multiplié par cinq pour faire du profit ? Dignitas tire notamment ses ressources des cotisations des 5000 membres, qui paient entre 80 et 500 francs par année. A cela s’ajoutent des dons et le prix des morts accompagnées. Sur les 11 000 francs que coûte chaque suicide, environ 7500 serviraient à faire tourner l’association. Pour ses 200 accompagnements annuels, Dignitas touche donc environ 1,5 million de francs. Le secrétaire général Ludwig Minelli affirme qu’il ne reçoit aucun salaire de son association. Il vivrait de sa fortune personnelle, acquise suite à un héritage. Un aperçu des derniers comptes de Dignitas indique des frais de 95 000 francs dévolus à la publication d’une revue, qui paraît 4 fois par année. Le fascicule de quelques pages, tiré à 5800 exemplaires, est rédigé par Ludwig Minelli lui-même.

Michel Janva (merci à FG)

Nouvelle profanation d’un cimetière

Des actes de profanations et des dégradations ont été commis dans la nuit de samedi à dimanche sur plusieurs sépultures du cimetière de Saint-Eloi à La Rochelle. Le procureur de la République du tribunal de grande instance de La Rochelle indique

"Une trentaine de croix ont été déplacées et retournées et l’une d’entre elles a été cassée. Plusieurs inscriptions à caractère satanique ont été faites sur le sol devant plusieurs chapelles. Les intérieurs de six chapelles ont été noircis par des feux allumés à l’aide de détritus ou pots en plastique […] la fosse commune des enfants a subi des dégradations".

Cette ignominie provoquera-t-elle autant d’indignations que celle d’Arras : enquête judiciaire, condamnation de ces actes "racistes" (la religion serait-elle une race ?) par les instances du pays : du chef de l’Etat aux partis, en passant par les ministres (le Premier, de l’Immigration, de la Justice, le secrétaire d’Etat aux anciens combattants), le MRAP, le CRAN, le Grand Rabbin de France, l’évêque diocésain, le CFCM (qui appelle à un rassemblement multiconfessionnel)… ?

Michel Janva

La flamme est éteinte !

Les forces de l’ordre escortant la flamme olympique sur son parcours parisien ont décidé de l’éteindre en raison du nombre important de manifestants, et de l’évacuer vers un endroit inconnu à bord d’un bus. L’incident a eu lieu au bord de la Seine, peu après le départ de la flamme de la Tour Eiffel, aux mains du premier relayeur, Stéphane Diagana.

MJ

Qui a dit ?

Il faut

"recréer un esprit de famille" ?

Michel Janva

Bravo à Bertrand, il s’agit effectivement du trotskiste Julien Dray, parlant du PS. Espérons qu’il souhaite pour le PS ce qu’il pourrait aussi souhaiter pour la famille française.

Et merci à Serval.

Nouvel effet bénéfique de Summorum Pontificum

Dans sa lettre Aletheia, Yves Chiron nous informe que la Transalpine Congregation of the Most Hooly Redeemer, plus communément appelée «Rédemptoristes Transalpins» et dont la maison-mère est installée au nord de l’Ecosse, ordre religieux ami de la FSSPX, a annoncé sa volonté de régulariser sa situation avec le Saint-Siège. Le Père Michael Mary, vicaire général, a annoncé :

"Nous sommes en train de travailler à une réconciliation. Si nous restons dans une ”communion imparfaite” nous deviendrions éventuellement une organisation complètement séparée. […] Nous avons été des hommes de conscience exclus par nos frères catholiques et nos supérieurs les plus élevés parce que nous étions cramponnés à la ”Foi de nos Pères” et à la Sainte Messe ”malgré le feu et l’épée”. Dans cette époque troublée, nous avons continué et nous avons joyeusement payé le prix pour cela. Mais maintenant Pierre a parlé. Il a parlé à tous et il a parlé pour nous. Le Vicaire du Christ veut faire savoir que l’ancienne Messe n’a jamais été abrogée. Il demande que l’on nous autorise à la célébrer librement. Il nous dit : ”notre cœur est ouvert pour vous…” Oui je veux aller vers lui et parler avec lui par l’intermédiaire de ses représentants. C’est le Pasteur. C’est le gardien du Troupeau. C’est notre Père commun : nous sommes ses enfants."

Le P. Michael Mary reconnaît :

"Oui, il y a encore des problèmes sur l’œcuménisme et la collégialité, mais les problèmes ne sont pas nouveaux dans l’Eglise et nous pourrons les traiter si nous avons la Messe."

Michel Janva

Mai 68 : le regard de Patrice de Plunkett

Le journaliste a rédigé l’introduction de l’ouvrage collectif Liquider Mai 68 ? sous la direction de Chantal Delsol et Matthieu Grimpret. et auxquels ont contribué Denis Tillinac, Christophe Durand, Jean Sévillia, Jean-Marie Petitclerc, Paul-Marie Coûteaux, Sarah Vajda, Antoine-Joseph Assaf, Jacques Garello, Ludovic Laloux, Elsa Godart, François Grimpret, Jean-Louis Caccomo, Pierre Guénin, Steve Frankel, Michelle d’Astier de La Vigerie, Ioanna Novicki, Dominique Folscheid, Ilios Yannakakis. Extraits :

68 "Fausse révolution, vraie pulvérisation. Transformation de la société en une dissociété : le tout-à-l’ego. Mutation de l’homme « familial enraciné » en « individu dans la foule », sans attaches ni foyer stable… Mai 68 a lancé l’idée que toute stabilité était « fasciste », et cette diabolisation du durable a fleuri en tous domaines. L’économique y a vu son intérêt. Le capitalisme s’y est reconnu. […] Alors que son idéologie prétendait «contester la société de consommation», 68 a préparé le terrain au triomphe absolu de cette société. Car le centre nerveux de l’esprit de 68 n’était pas idéologique, mais psychologique, sous la forme d’un double rejet :

  • le rejet du familial […] ;
  • le rejet du spirituel […]

Or ce rejet soixante-huitard du spirituel et du familial, est aussi le centre nerveux de la société consumériste. Celle-ci réduit le monde humain à la consommation matérielle individualiste (une fuite en avant égocentrique : une vie réduite à l’insatisfaction acheteuse). Elle ampute l’existence de dimensions qui sont les clés de la condition humaine. Là est l’imposture de Mai 1968 : s’être présenté comme l’ennemi de la société de consommation, alors qu’il anéantissait tout ce qui freinait le triomphe de celle-ci. L’esprit de 68 a vomi tout ce qui n’était pas le caprice individuel (d’où le célèbre slogan : « il est interdit d’interdire »). Il ouvrait ainsi la voie au matérialisme mercantile. Celui-ci allait se substituer à tout, en installant : 1. le caprice individuel comme ressort du marketing ; 2. le marketing comme seul lien du vivre-ensemble… […]

l’heure vient de réparer l’un des pires dégâts collatéraux de Mai : avoir pollué l’exercice du débat dans ce pays. L’esprit de 68 ajoute en effet à ses caractéristiques celle d’être futile et manichéen en même temps. Il brandit la dérision, mais il voit le monde en noir et blanc. Camp du Bien contre camp du Mal ! Dans ce climat, les nuances disparaissent et l’échange d’idées devient impossible : il n’y a que des imprécations, des anathèmes contre les horreurs ultimes et les abominables relents dont on affuble l’adversaire."

Michel Janva

Mais que raconte Rama Yade ?

Interrogée dans Le Monde, elle pose des conditions à la participation de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Puis, elle a immédiatement démenti avoir utilisé le mot "condition". Bernard Kouchner a corrigé dès samedi soir :

"Ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions".

L’Elysée et Matignon auraient peu apprécié la sortie de Rama Yade. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a répondu non à propos d’éventuelles «conditions».

Michel Janva

Le groupe ID va-t-il disparaître du Parlement européen ?

C’est le risque, suite à un projet de réforme du règlement du PE, qui envisage de faire grimper le seuil de constitution des groupes à 30 députés issus de 7 pays différents. Le groupe eurosceptique Identité et Démocratie ne compte que 24 membres membres issus de 6 pays.

MJ

Rébellion en prison

Des incidents ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche au centre de rétention administrative de Vincennes. Vers 01H00, puis vers 05H30, des retenus se sont rebellés. C’était au moment où les policiers venaient réveiller un retenu qui devait prendre un vol pour le Mali. Des matelas ont été incendiés, des portes brûlées, des plaques d’égouts descellées et jetées sur les policiers, des poubelles et des plaques de béton ont été utilisées contre les fonctionnaires.

Michel Janva

Bouclages à Padoue

Le roman de Vladimir Volkoff deviendrait-il réalité ? A Padoue, la maire de centre-gauche a bouclé la via Anelli, dans les quartiers est de la ville : une palissade destinée à répondre à la colère des habitants qui ne supportaient plus le bruit, les trafics de drogue et les bagarres entre clans. Depuis, les immigrés ont été déplacés. Les six immeubles de la via Anelli, qui ont accueilli jusqu’à 600 personnes, sont vides, en attente d’être détruits. Les familles en situation régulière ont été relogées dans des quartiers de la ville. Les dealers se sont éparpillés. Le mur est resté : 3 mètres de haut et 80 de long.

L’adjointe communiste au maire explique :

"Un régime mafieux régnait via Anelli. Les dealers s’échappaient et se réfugiaient dans les maisons des riverains. Nous sommes intervenus après une bagarre à la hachette entre bandes tunisienne et nigériane."

A 500 mètres, Gisela Scarferla, figure populaire, femme au foyer, a recueilli des signatures pour ériger une autre enceinte via Luciano-Manara :

"Entre la prostitution et la drogue sous mes fenêtres, je ne parvenais plus à dormir, alors j’ai dit "basta". J’ai commencé à hurler […] Les barrières sont des palliatifs. Pour finir, la ville risque d’être emmurée et nous vivrons comme dans une prison. En Italie, on ne fait pas respecter la loi et les extracommunautaires ne veulent pas s’intégrer."

Les travaux de déblaiement ont déjà débuté. Padoue est un résumé des défis posés à tout le pays : en quelques années, un flux massif d’immigrés est venu fournir en main-d’œuvre les entreprises d’une région vieillissante. Aujourd’hui, les étrangers en situation régulière représentent 10% de la population de Padoue. Le secrétaire local de la Ligue du Nord, Fabrizio Borron, affirme :

"Avec le mur, le maire ne va parvenir qu’à nous créer des ghettos. La solution, c’est de renvoyer les étrangers en situation irrégulière. Ceux qui travaillent peuvent rester. Ils ne posent pas de problèmes. Le soir, ils sont fatigués de leur journée et vont dormir."

Michel Janva

Législative partielle en Vendée

Le candidat DVD soutenu par le MPF et l’UMP, Dominique Souchet, affrontera le socialiste Daniel David au second tour de l’élection législative partielle dans la 5e circonstription de Vendée. Dominique Souchet est arrivé en tête avec 53,34% des exprimés mais seulement 22,30% des inscrits alors qu’il lui aurait fallu franchir la barre des 25% des inscrits pour être élu et remplacer Joël Sarlot, démis par le Conseil constitutionnel et inéligible pour un an.

Sandra Cappi (MoDem) a enregistré 7,45% des exprimés, Philippe Terroire (DVG), 5,29%, et Jean-Marie Dieulangard (FN), 2,58% des voix. Proche de Philippe de Villiers, Dominique Souchet avait présenté sa candidature comme "celle de l’indignation et de la continuité" en soutien à Sarlot, député depuis 1993 et élu dès le premier tour le 10 juin 2007.

Michel Janva

L’islam autorise-t-il la liberté religieuse ?

Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, s’interroge :

"L’islam accepte-t-il qu’un musulman qui change de religion puisse continuer à mener sa propre vie sans danger ? Dans l’islam, quitter sa religion est-il passible de mort ?" Si la question est ramenée à sa plus simple expression, c’est que bien des faits jettent le doute quant à la réponse.

Par exemple, combien de musulmans devenus chrétiens ont-ils été obligés de quitter leur pays d’Algérie, pour mener leur vie en sécurité ? Il n’y a pas si longtemps, un prêtre catholique a été condamné en Algérie à deux ans de prison, "pour avoir prié hors d’un lieu de culte" officiellement reconnu. On ne compte pas les chrétiens agressés en Irak, et cela bien avant l’assassinat de l’archevêque chaldéen de Mossoul, Mgr Rahho. […] Le Père Henri Boulad, Recteur des Collèges jésuites au Caire, explique que dans aucun des 57 pays musulmans, la liberté religieuse n’existe. "L’islam est un système englobant, à la fois religion et idéologie ; si l’islam accepte de séparer le religieux du social, il ne sera plus l’islam". Voilà qui met en évidence une structure de fond de la religion musulmane, comme un de ses principes régulateurs."

Michel Janva

Jean Arthuis quitte François Bayrou

L’hémorragie du Modem se poursuit. Et le Nouveau Centre n’en profitera pas pour autant.

MJ

Le silence de Philippe de Villiers

Son mauvais score en Vendée à la présidentielle (11,28 % des voix, 2 fois moins qu’à la présidentielle de 1995) a poussé Philippe de Villiers a conclure un accord électoral avec Sarkozy dans son département en vue des législatives, en contradiction flagrante avec le discours tenu lors de la campagne : il n’a subordonné cet accord à aucun engagement de l’UMP sur les thèmes chers au MPF. Ses 2 députés sortants ont obtenu le label de la «majorité présidentielle» et ont été réélus sans avoir de candidats UMP contre eux. Rallié à Sarkozy, Villiers s’est montré depuis lors très modéré à son égard. Soucieux de ne rien dire qui puisse entraîner des représailles de l’UMP et compromettre sa réélection à la tête du conseil général, l’élu souverainiste s’est presque abstenu de toute déclaration publique contre le traité de Lisbonne.

Conforté dans son fief lors des cantonales, Philippe de Villiers peut-il aujourd’hui, enhardi par la chute de popularité du chef de l’État et la défaite de l’UMP aux municipales, ambitionner encore un rôle national ? L’un de ses barons vendéens confie :

"Il a envie de crier aux électeurs de droite : “Je vous l’avais bien dit !”".

Villiers envisage de faire sa rentrée nationale en réalisant un coup médiatique le 29 mai, 3 ans après le NON du 29 mai 2005. Mais Philippe de Villiers est confronté à la concurrence de Nicolas Dupont-Aignan. Autant le créateur du Puy-du-Fou a été contraint de ménager Sarkozy, autant le fondateur de Debout la République tire sur lui à boulets rouges. Séduits par le gaullisme intransigeant de Dupont-Aignan et sa campagne contre le traité de Lisbonne, certains militants du MPF ont quitté Villiers ces derniers mois pour rejoindre le député de l’Essonne.

Michel Janva

Résistance pro-vie fructueuse au Chili

Le Tribunal constitutionnel chilien s’oppose à la promotion par le gouvernement de la distribution gratuite de la pilule du lendemain à des adolescentes de 14 ans et plus. Il s’agit d’un camouflet politique pour la présidente Michelle Bachelet. La plus haute juridiction du pays a cassé vendredi un décret signé par Mme Bachelet il y a plus d’un an, qui autorisait la distribution gratuite de ce contraceptif à des jeunes de 14 ans minimum disposant d’une ordonnance du médecin mais pas forcément de l’accord de leurs parents.

La pilule du lendemain est accessible au Chili depuis six ans mais le gouvernement de Bachelet voulait la rendre gratuite afin que les pauvres puissent y accéder plus facilement. Des opposants de droite avaient saisi le Tribunal constitutionnel, estimant que l’usage de cette pilule équivalait à un avortement, ce qui est interdit au Chili.

Michel Janva (merci à ED)

Ben Hur est mort

Bh L’acteur américain Charlton Heston, qui incarna au cinéma les plus grands rôles épiques du cinéma hollywoodien, de Moïse à Michel-Ange, est décédé samedi soir à l’âge de 84 ans. L’acteur, lauréat d’un Oscar en 1959 pour son interprétation de Ben Hur, s’était distingué après sa carrière à l’écran en prenant la tête de la National Rifle Association, le lobby américain des armes à feu, un engagement sujet à controverse. Cas rare dans le milieu du cinéma, il fut marié 64 ans à la même femme, Lydia Clarke, jusqu’à son décès.

Il fit campagne pour les candidats démocrates à la présidentielle (Adlai Stevenson contre Dwight Eisenhower puis John Kennedy contre Richard Nixon) avant de basculer dans le camp républicain en 1972 puis de soutenir son vieil ami et acteur Ronald Reagan dans sa conquête de la Maison blanche. En 2003, le président George Bush le décora de la médaille présidentielle de la liberté, l’une des plus grandes décorations civiles des Etats-Unis.

RIP

Michel Janva

Yannick Noah disjoncte

Yannick_noahYannick Noah donnait un concert à Bruxelles mardi soir. La première partie s’est déroulée sans problème. Après une pause, le chanteur revient en reprenant des titres phares de grands groupes français et internationaux, puis chante La Bonne du curé… Le temps passe et le public commence à partir. Yannick Noah refuse de quitter la scène. Les reprises sont de plus en plus longues et de moins en moins fortes. A minuit et demi, les lumières se rallument. La sécurité s’impatiente.

Yannick nargue alors tout le monde et exige qu’on éteigne les lumières. Devant le refus des techniciens, il s’énerve, devient insultant et vulgaire. Victimes de gestes obsènes devant un public où il y a encore des jeunes enfants, les techniciens obtempèrent pour calmer le jeu. Et "l’artiste" reprend avec des chansons paillardes… Eméché, le chanteur refuse de quitter la scène, lançant des "Ta gueule !" à la sécurité venue lui demander de s’arrêter là. Les musiciens quittent alors l’artiste après avoir salué le public, avec un air complètement désolé. Yannick Noah terminera son concert contraint et forcé, à 1h du matin, sous le regard menaçant des membres de la sécurité.

Michel Janva

Faire une retraite au milieu des touristes…

Montsaintmichelabbaye Avec ses 3 millions de visiteurs annuels, le Mont Saint Michel peine aujourd’hui à conserver son caractère spirituel. Il subsiste au cœur de l’abbaye une petite communauté de moines et moniales qui assure quotidiennement la présence du religieux : la Fraternité Monastique de Jérusalem. Ils veillent notamment à accueillir les retraitants, qui souhaitent se retirer temporairement du monde. Or depuis des années, ces derniers sont logés dans des hôtels de la ville au milieu des touristes. Cette situation difficilement compatible avec une retraite spirituelle est en passe de changer. Un événement exceptionnel s’est récemment produit : une maison à été mise en vente et a pu être rachetée au profit de la communauté.

Michel Janva

Un prêtre assassiné à Bagdad

Un prêtre orthodoxe a été assassiné aujourd’hui par des inconnus en plein centre de Bagdad. Des hommes armés non identifiés circulant en voiture ont ouvert le feu sur le prêtre qui sortait de son domicile. Le prêtre est mort sur le coup. Yousef Adel était prêtre de l’Eglise syriaque orthodoxe. Il officiait dans la paroisse Saint Pierre, dans le quartier de Karrada.

Michel Janva

Les évêques de France face à la culture de mort

Mgr Pierre d’Ornellas, président du groupe de travail des évêques sur la bioéthique, indique :

"notre groupe de travail a souhaité attirer l’attention des évêques sur quatre points : premièrement, il nous faut établir un dialogue avec tous ceux que ces questions intéressent parce que, tout simplement, le principe de la dignité intangible de la vie humaine est accessible à la raison humaine.

Deuxièmement, le statut de la loi civile : celle-ci ne peut pas contredire des valeurs de la démocratie. Or, si des législateurs autorisent la suppression de la vie, cela veut dire qu’ils ne croient pas en l’homme et en ses ressources devant la souffrance. […]

Le troisième point d’attention concerne précisément la souffrance : celle de la stérilité, du handicap, de la vieillesse, de la maladie […]. Car ceux-là se sentent parfois jugés, insultés par le discours ambiant. […]

Le dernier point, c’est la recherche, la question étant de savoir comment aider les chercheurs à être libres et responsables, à vivre selon la dignité humaine. De fait, la recherche est aujourd’hui le lieu d’une immense tentation : celle de vouloir percer le mystère. Connaître le commencement, ce n’est pas maîtriser l’origine. La vulnérabilité et la limite sont constitutives de la dignité humaine."

Michel Janva

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