L’abstention en hausse
Yves Daoudal contredit la version des médias, donnée hier soir :
"Hier, en début de soirée, on nous annonçait, pour les municipales, une participation comprise entre 68 et 70%, donc en hausse par rapport à 2001. Il ne s’agissait pas de sondages, mais d’estimations réalisées alors que la grande majorité des bureaux de vote étaient déjà fermés. C’est pourquoi aux informations de 20 h on continuait à nous dire que la participation était en hausse.
Or elle était en baisse. Elle s’est finalement établie à 61%. En 2001, elle avait été de 67%. Et c’était le plus faible taux depuis 30 ans. Le taux de 61% est donc un taux historiquement bas, et c’est de très loin le premier enseignement du scrutin."
Le Parisien en progression
Les comptes du journal sont positifs et la diffusion a augmenté de 3,5% à 530000 exemplaires.
MJ
Affrontements à Vélizy
Samedi vers 19h, une trentaine de personnes âgées d’une vingtaine d’années ont fait irruption au centre commercial de Vélizy 2, armés de couteaux, de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Après avoir volé un blouson à un client, ils ont commencé à se bagarrer avec des vigiles qui ont alerté la police. Une fois sur place, les fonctionnaires ont échangé avec eux des coups de pied et de poing. 3 gardiens de la paix souffrent de blessures au visage, aux mains et aux cuisses. 3 voyous ont été placés en garde à vue pour « outrages, rébellion et violence » sur policiers.
Elections : les résultats des ministres
14 des 23 ministres candidats aux municipales et aux cantonales ont été élus ou réélus :
- Michèle Alliot-Marie réélue à Saint-Jean-de-Luz
- Xavier Bertrand réélu à Saint-Quentin (Aisne)
- Eric Besson réélu à Donzère (Drôme)
- Jean-Louis Borloo réélu à Valenciennes
- Dominique Bussereau (Transports) réélu à Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime)
- Luc Chatel (Consommation) élu à Chaumont
- François Fillon réélu à Solesmes
- Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) élu à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine)
- Valérie Létard (Solidarité) élue à Valenciennes
- Hervé Morin réélu à Epaignes (Eure)
- Hervé Novelli (Commerce extérieur) réélu à Richelieu (Indre-et-Loire)
- André Santini (Fonction publique) réélu à Issy-les-Moulineaux
- Laurent Wauquiez (porte-parole) élu au Puy-en-Velay
- Eric Woerth (Budget) réélu à Chantilly
- Alain Marleix réélu conseiller général du canton de Massiac (Cantal)
En revanche, la lutte sera serrée à Périgueux pour le maire sortant Xavier Darcos (Education nationale), devancé de peu par un candidat PS. De même à Colombes, le maire sortant UMP Nicole Goueta, qui compte sur sa liste Rama Yade (secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme), aura du mal à conserver son poste. Mission impossible à Paris pour Christine Albanel (IVe) et Christine Lagarde (XIIe), toutes deux membres de listes très largement distancées par des listes PS. Jean-Marie Bockel (Francophonie) est en en ballottage légèrement favorable à Mulhouse, Rachida Dati est en ballottage très favorable à Paris (VIIe), Christian Estrosi (Outre-mer) est en ballottage favorable à Nice (35,8% face à Jacques Peyrat, 23%, le PS 22,3% et 4% pour le Front National), Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) est en ballottage légèrement favorable à Longjumeau (Essonne) et Christine Boutin est en ballottage favorable pour le siège de conseiller général du canton de Rambouillet.
Municipales : quelques résultats symptomatiques
Les résultats font le tour des médias et point n’est besoin de tous les recopier ici. En revanche, certains résultats méritent d’être relevés :
- La participation s’est élevée à 56%
- Les listes soutenues par le Parti socialiste, le Parti communiste, les Verts et divers gauche ont obtenu 47,5% des voix dans les villes de plus de 3.500 habitants, et les listes UMP et divers droite 40%
- Neuilly : le DVD Fromantin, soutenu par l’UMP devance le candidat UMP dissident (48% vs 32%), preuve que l’on peut réussir dans une grande ville sans être affilié à l’un des grands partis
- Lyon : l’UMP Perben s’écrase lamentablement (moins de 30%) face à la gauche.
- Paris : l’UMP n’a pas convaincu les électeurs pour faire chuter Delanoë
- Hénin–Beaumont : la liste de Steeve Briois, dans laquelle figure Marine Le Pen, réalise 29% face à la gauche (44%)
- Le Parti communiste est loin d’être mort…
- Tourcoing : Christian Vanneste a été battu dès le premier tour. Christian Baeckeroot (FN) n’a réalisé que 7,26%
- Montaigu : Philippe de Villiers a été réélu au 1er tour [errare : il s’agit d’une cantonale – NDMJ]
- Orange : Jacques Bompard a été réélu avec plus de 60% des voix
- Mulhouse : le FN est arbitre du second tour avec plus de 10% face à Bockel (40,35%), et le PS Freyburger (32,34%)
- Strasbourg : le Front national recueille 2,83% des voix (contre 8,09% au 1er tour de la présidentielle) et Robert Spieler de "Strasbourg d’abord" 2,17%.
- Noyon : la liste menée par Michel Guiniot (FN) n’arrive qu’en troisième position (16,98%), derrière le divers gauche Patrick Deguise (44,14%) et l’UMP François-Michel Gonnot (38,89%)
- Cluses : le FN Dominique Martin se classe en troisième position ex-aequo, avec un score de 23,6%.
- Colombes : le socialiste Philippe Sarre (43,56 %) devance le maire sortant UMP Nicole Goueta (42,46 %). Avant de passer à l’UMP en 2001, Colombes était un bastion communiste.
- Versailles : la liste de droite dissidente De Mazières est en tête avec 39% des voix, suivie de la liste UMP 23.96% des voix, de la liste PS (18.02%) et d’Henry de Lesquen avec 13,86%.
Autre résultat électoral
… à Malte : le parti du Premier ministre maltais sortant Lawrence Gonzi a remporté la victoire aux élections législatives avec une différence de 1.200 voix sur le parti travailliste.
MJ
Mauvaise nouvelle aux élections
… législatives en Espagne : les socialistes de José Luis Rodriguez Zapatero ont remporté une nette victoire. Le Parti socialiste va renforcer sa présence parlementaire. Selon les estimations, au Parlement, il y aura entre 168 et 171 députés socialistes contre 164 en 2004 (sur un total de 350).
Crise en Serbie, entre Kosovo et UE
Le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a dissous le gouvernement et a appelé à des législatives anticipées, refusant de gérer le pays avec des partenaires pro-européens après l’indépendance du Kosovo.
"Le gouvernement serbe n’a plus de politique unifiée sur une importante question liée à l’avenir du pays : le Kosovo. Un tel gouvernement ne peut plus fonctionner. C’est la fin du gouvernement, nous devons rendre le mandat au peuple. Le gouvernement serbe traverse une grave crise car la volonté de décider que la Serbie en tant qu’Etat ne peut devenir membre de l’UE que dans son intégralité, c’est-à-dire avec le Kosovo, n’existe pas".
Après la proclamation d’indépendance du Kosovo, l’orientation politique de M. Kostunica, chef du Parti démocratique de Serbie (DSS), est devenue incompatible avec la tendance pro-européenne du président Boris Tadic, même si comme tous les dirigeants serbes, le chef de l’Etat est lui aussi opposé à l’indépendance du Kosovo. Alors que M. Tadic souhaite accélérer l’intégration de son pays à l’Union européenne, M. Kostunica estime que la Serbie ne peut accepter aucun accord avec Bruxelles sans le Kosovo en tant que partie intégrante. M. Kostunica a été mis en minorité par le rejet d’une résolution prévoyant de geler tout rapprochement avec l’UE en raison de l’indépendance du Kosovo.
La sécularisation dénature l’Eglise
Benoît XVI a dénoncé le phénomène de la sécularisation devant l’assemblée plénière du conseil pontifical pour la Culture :
"La sécularisation envahit tous les aspects de la vie quotidienne et permet le développement d’une mentalité dans laquelle Dieu est rendu absent, en partie ou en totalité, de l’existence et de la conscience humaine.
[Elle] n’est pas seulement une menace extérieure pour les croyants, mais elle se manifeste déjà depuis quelque temps au sein même de l’Eglise. Elle dénature de l’intérieur et en profondeur la foi chrétienne, et, en conséquence, le style de vie et le comportement quotidien des croyants.
Le pape a aussi dénoncé "la mentalité hédoniste et consumériste prédominante qui favorise, chez les croyants comme chez leurs guides, une dérive vers la superficialité et un égocentrisme qui nuit à la vie ecclésiale".
Prière pour les Juifs : Rome reste ferme
Le cardinal allemand Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, a déclaré que Benoît XVI n’a pas l’intention de modifier la prière controversée (modification, explication), appellant à la conversion des juifs :
"[Il] va laisser cette prière telle qu’elle est. De notre point de vue, elle est tout à fait correcte sur le plan théologique. C’est simplement difficile pour les Juifs de l’accepter".
Une délégation du grand rabbinat de Jérusalem se rendra la semaine prochaine au Vatican pour discuter de cette prière. A l’issue de cette rencontre le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, fera une déclaration pour clarifier la question.
Les relations entre la Chine et le Vatican
Les relations entre la Chine et le Saint-Siège seront évoquées au cours d’une réunion qui se tiendra du 10 au 12 mars. Feront partie de cette commission, "mise en place par le pape Benoît XVI pour étudier les questions relatives à la vie de l’Eglise en Chine", les responsables des dicastères de la Curie romaine et "plusieurs représentants de l’épiscopat chinois et des congrégations religieuses".
"Lors de cette première réunion seront examinées les réactions à la lettre que le pape a adressé aux catholiques chinois le 27 mai 2007".
Ces journées de travail seront présidées par le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone.
Il y a entre 8 et 12 millions de catholiques en Chine, qui sont restés fidèles au Saint-Siège et font partie de l’Eglise clandestine.
La réforme sur l’autonomie des universités
Hyacinthe-Marie Houard, ancien secrétaire général de l’Université catholique de l’Ouest, fondateur de l’IRCOM et des instituts associés, se déclare sceptique sur Liberté Politique :
"Le cadre présenté par Mme Pécresse laisse peu de place à l’autonomie véritable et donc à l’inventivité qui pourrait rajeunir le système. Peut-être convient-il aux établissements publics ? C’est leur affaire. Encore que ce soit surtout l’affaire de la France de demain et des contribuables d’aujourd’hui. Mais les établissements privés ? On peut d’autant plus s’inquiéter du sort qui leur est réservé qu’on n’en parle pas. Or ce serait un comble, avouons-le, de voir brimer la liberté des uns à l’occasion de l’autonomie des autres. […]
Aujourd’hui, la liberté des établissements supérieurs libres n’est pas très large, du moins est-elle garantie par l’État, réputé impartial : les étudiants du privé peuvent prétendre à des diplômes « nationaux » devant des jurys indépendants des établissements publics. Ils sont interrogés sur des programmes arrêtés dans les mêmes conditions que ceux de leurs camarades du public. Que l’État délègue ses pouvoirs à ses universités autonomes, c’est évidemment une menace. […] On voit mal un journal local obligé de passer une convention avec Le Monde pour continuer à paraître."
Première église catholique en Azerbaïdjan
Le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone a inaugué la première église catholique de la République d’Azerbaïdjan, à Bakou, pays majoritairement musulman.
L’euthanasie et “volonté” du patient
Extraits de la fin de l’entretien donné par Mgr Suaudeau :
"Dans la pratique de l’euthanasie, dans les deux pays où l’euthanasie est acceptée, l’euthanasie, ou le suicide assisté plutôt, est pratiqué par le médecin. Là il y a toute une question du rapport médecin-patient. Dans des pays comme le Canada ou l’Espagne, le médecin doit se plier à la volonté du patient : on y reconnaît le caractère contraignant, par exemple, des directives anticipées. En France, on en reconnaît la valeur, mais relative, car on sait très bien que les gens changent d’avis : ce n’est pas ce qu’ils ont écrit un jour qui est valable le lendemain. Dans ces cas-là, le médecin devrait se transformer en exécutant. Pratiquement, le malade demande à mourir, et le médecin devrait aller chercher le barbiturique et le lui donner. […]
La relation entre le médecin et le malade devrait aller au-delà du contrat et être une relation de confiance réciproque, et une relation dans laquelle le médecin aussi pose ses conditions d’emblée, en tant que médecin. Le médecin ne peut pas donner la mort : c’est le serment d’Hippocrate. C’est bien pour cela qu’on veut aujourd’hui changer les choses. Le médecin est fait pour la vie. Il n’est pas obligé de maintenir la vie à tout prix, mais il ne peut pas donner la mort."
Margaret Thatcher hospitalisée
Agée de 82 ans, l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher a été hospitalisée hier pour subir des examens médicaux "à titre de précaution". A son propos, on pourra (re)lire son fameux "Non, non, non" au projet fédéraliste européen, en 1990… On voit que, moins de 20 ans après, le fédéralisme poursuit son objectif.
Apaisement en Amérique du Sud
Le sommet du Groupe de Rio a scellé, hier à Saint-Dominigue, une réconciliation générale entre l’Equateur, la Colombie et le Venezuela. A l’issue de débats parfois très vifs, M. Correa, président de l’Equateur, a déclaré :
"nous pourrions considérer comme dépassé ce grave incident qui nous a fait tant de mal".
M. Uribe s’est aussitôt levé pour aller serrer la main de son homologue, sous les acclamations des autres dirigeants, qui se sont tous mis debout pour célébrer l’événement. Le président colombien a également serré longuement la main de son homologue vénézuélien Hugo Chavez. A l’issue du sommet, qui réunissait une vingtaine de chefs d’Etat d’Amérique latine et des Caraïbes, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, un des représentants de la gauche anti-américaine animée par M. Chavez, a annoncé la reprise de ses relations diplomatiques avec la Colombie.
"C’est logiquement que le Nicaragua fait marche arrière après la rupture des relations avec la Colombie. Avec le président Uribe, nous avons exprimé la volonté d’oeuvrer, avec une commission du Groupe de Rio, pour la baisse des tensions".
Le chiffre du jour : 345 252€
C’est le salaire annuel de Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne. Les 6 membres du directoire de la BCE touchent au total 2 207 000 euros bruts par an. Mais ce n’est pas tout : à ces sommes s’ajoutent une indemnité de résidence et une indemnité pour frais de représentation. Pour ce qui concerne le président, un logement de fonction appartenant à la BCE est mis à sa disposition, à la place de l’indemnité de résidence. Les membres du Directoire ont droit à des allocations scolaires, de foyer et pour enfant à charge, en fonction de leur situation individuelle".
Le Président de la Commission touche 280608€ par an auxquels s’ajoutent une indemnité de résidence de 42091 euros et 16800 euros d’indemnité de représentation.
La Poste, sans coeur ou sans humour ?
Pour le deuxième anniversaire de la mort de sa mère, Anaïs (13 ans), inconsolable, a décidé d’envoyer une lettre à sa maman qui lui manquait tant. La jeune fille avait posté alors symboliquement une lettre dans une commune de Saône-et-Loire, avec le nom et le prénom de sa mère et comme adresse, "rue du Paradis au Ciel", sans toutefois l’affranchir. 2 jours plus tard son courrier lui est revenu avec la mention "n’habite pas à l’adresse indiquée" et une taxe d’1,35€.
Prière pour les Juifs : explications
Suite à la modification de la prière du Vendredi Saint pour les Juifs, Rome explique, par l’intermédiaire de la revue catholique Civiltà Cattolica, qui n’est imprimée qu’après un contrôle, ligne par ligne, de la secrétairerie d’état du Vatican :
"Dans le climat actuel de dialogue et d’amitié entre l’Eglise catholique et le peuple juif, il a semblé juste et opportun au pape [de faire cette modification], pour éviter toute expression qui pourrait présenter la moindre apparence d’offense ou déplaire d’une façon quelconque aux juifs".
La nouvelle formulation de la prière :
"n’a rien d’offensant pour les juifs, car l’Eglise y demande à Dieu ce que saint Paul demandait pour les chrétiens, c’est-à-dire que ‘le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ […] daigne donner un esprit de sagesse’ aux chrétiens d’Ephèse pour qu’ils puissent comprendre le don du salut qu’ils ont en Jésus-Christ (cf. Ephésiens 1,18-23). L’Eglise croit en effet que le salut n’est qu’en Jésus-Christ, comme il est dit dans les Actes des Apôtres (4,12). D’un autre côté, il est clair que la prière chrétienne ne peut être que ‘chrétienne’, c’est-à-dire fondée sur la conviction – que tous n’ont pas – que Jésus est le Sauveur de tous les hommes. C’est pourquoi les juifs n’ont pas de raison de s’offenser si l’Eglise demande à Dieu de les éclairer pour qu’ils reconnaissent librement Jésus, unique Sauveur de tous les hommes, et qu’ils soient eux aussi sauvés par Celui que Shalom Ben Chorin appelle Mon Frère Jésus".
Le danger d’une place excessive à l’histoire contemporaine
Benoît XVI a reçu le Comité pontifical des sciences historiques. Dans son discours, Benoît XVI a affirmé qu’aujourd’hui, c’est
"l’historiographie elle-même qui traverse une crise profonde et qui doit lutter pour sa survie dans une société imprégnée de positivisme et de matérialisme. Ces idéologies, qui ont conduit à un enthousiasme excessif pour le progrès, déterminent la conception de la vie d’amples secteurs de la société. Le passé n’est présenté que comme une période de ténèbres contre lesquelles resplendissent des promesses d’avenir trompeuses".
"Le désintérêt pour l’histoire est typique de ce courant, qui pousse à marginaliser les sciences historiques… Ceci favorise l’avènement d’une société oublieuse de son passé et dépourvue des critères acquis par l’expérience, d’une société qui n’est plus en mesure d’assurer la convivialité et la coopération nécessaire à bâtir l’avenir. Ce type de société est extrêmement vulnérable vis-à-vis de la manipulation idéologique".
Benoît XVI a indiqué que le danger s’accroît avec l’excessive place réservée à l’histoire contemporaine,
"d’autant plus que les recherches y sont conditionnées par une méthodologie inspirée par le positivisme et la sociologie…et qui fait l’impasse sur des pans entiers de la réalité historique, jusqu’à des périodes entières".
Conflit au sein de l’islam en France
La Fondation pour les oeuvres de l’islam, installée en octobre 2007, doit rationaliser le financement de l’islam en France. 4 mois après, le bilan est maigre : la Fondation, dotée à l’origine d’1M€ de fonds privés, s’est contentée de verser 150 000€ au Conseil français du culte musulman pour son fonctionnement. Les antagonismes entre les représentants officiels de l’islam paralysent son démarrage. Présidée par le président du CFCM, Dalil Boubakeur, représentant de la Fédération de la Mosquée de Paris, elle doit passer aux mains de Fouad Alaoui, vice-président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) dans 2 ans. Les hommes, tous deux candidats à la présidence du CFCM, sont concentrés sur la bataille en cours et n’ont pas pris la peine d’avancer sur les chantiers dévolus à la Fondation. Les cadres de l’islam, imams, aumôniers, formateurs, sont rémunérés inégalement. Chaque année, l’Algérie et la Turquie envoient des dizaines d’imams, rémunérés par leur pays d’origine.
Euro fort : le double langage de Nicolas Sarkozy
Selon Henri Védas, le discours sarkozien de mise en cause de la BCE et de l’euro fort serait surtout à usage interne.
MJ
Un nouveau chef des Farc tué
Les forces de sécurité colombiennes pensent avoir tué un des principaux commandants des FARC, José Juvenal Velandia, alias Ivan Rios. Un des commandants du directoire des FARC, il aurait été tué au cours d’une opération militaire conjointe armée-police dans une région montagneuse de la province de Caldas, au nord-ouest de Bogota. Si sa mort est confirmée, il s’agirait du deuxième haut responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie abattu par les forces colombiennes en moins d’une semaine.
MJ
Mgr Michel Sabbah démissionne
Le patriarche latin de Jérusalem Michel Sabbah prend sa retraite le 19 mars et sera remplacé par son coadjuteur Mgr Fouad Twal. Nommé par le pape Jean-Paul II en décembre 1987, il était le premier patriarche de Jérusalem d’origine palestinienne depuis les Croisades. Il a écrit pour l’occasion une lettre pastorale :
"Comme tous les habitants de cette terre, les chrétiens, palestiniens et israéliens, sont partie prenante du conflit. En aucun cas ils ne peuvent rester des spectateurs alors que les autres paient le prix de la liberté à recouvrir et acceptent les sacrifices requis pour cela. Comme tous les Palestiniens, nous avons à payer le prix pour retrouver notre liberté politique, économique, et sous certains aspects religieuse, en ce qui regarde l’accès aux lieux saints et à Jérusalem même".
Il a préconisé "une résistance qui rentre dans la logique de l’amour chrétien", "non violente mais capable d’amener les deux peuples à jouir d’une manière égale de leur liberté, de leur souveraineté et de leur sécurité".
"Pour résister, obtenir justice et faire la paix, il faut en outre que la victime ne se laisse pas transformer en oppresseur ou en terroriste".
Le successeur du Mgr Sabbah, Mgr Fouad Twal, est né le 23 octobre 1940 à Madaba en Jordanie dans une tribu chrétienne bédouine. Ordonné prêtre à Jérusalem en 1966, il a fait des études à l’Académie pontificale ecclésiastique. Docteur en Droit Canon (jurisprudence ecclésiastique), il est affecté pour une première mission diplomatique au Honduras en 1975. Il travaillera également quelques années comme diplomate au Caire, à Bonn et à Lima. En 1992, il est nommé par Jean-Paul II évêque de Tunis.
Un monastère bénédictin à Cuba
La congrégation bénédictine d’origine bavaroise de St. Ottilien prévoit de fonder un monastère à Cuba d’ici fin 2008. Ce sera une première historique à Cuba, qui vit sous le régime marxiste depuis 1959. Parmi les 4 frères missionnaires qui seront envoyés sur l’île pour ouvrir le monastère, un seul sera issu de l’abbaye de St Ottilien (Bavière), les autres provenant d’autres monastères de cette congrégation présente sur les cinq continents. Le projet a reçu l’aval de Fidel Castro il y a plus d’un an, bien avant son retrait du pouvoir le 24 février, a précisé le porte-parole.
Le FRS vs le Planning (anti)familial
Le FRS réagit à l’énormité de la demande de création d’un centre d’IVG et :
"La plate-forme vie du FRS réagit aux propos tenus par Claudine Sigur, infirmière bénévole au Planning Familial d’Agen, «dans le journal la Dépêche», qui demande la création en urgence d’un centre d’IVG départemental. […] le constat fait par cette infirmière n’est absolument pas surprenant au regard de son engagement militant. Cette revendication s’inscrit dans la lignée de la stratégie du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF), qui a développé depuis 30 ans une rhétorique incitative sur l’accès à l’IVG et la généralisation des moyens contraceptifs. Pourquoi s’étonner de l’engorgement des services au Planning quand tout est fait précisément pour favoriser le recours à l’IVG ? Le FRS […] dénonce clairement l’échec de cette stratégie, qui malgré des moyens considérables déployés en terme de communication, de publicité et de lobbying politique, n’a pas réussi à enrayer la hausse des IVG en particulier chez les mineures.
Par ailleurs, il paraît logique de s’interroger sur l’ouverture d’un nouveau centre : En quoi cela va pouvoir résoudre les problèmes soulevés ? Le FRS estime que la seule réponse envisageable se situe à la fois dans la prise en compte de l’échec individuel et collectif que représente le recours à l’avortement. Ainsi que dans l’éducation, l’écoute, et enfin dans un véritable soutien apporté aux femmes enceintes en détresse pour les amener vers des solutions de vie respectueuses de leur dignité."
Que le malade puisse vivre sa mort
Extraits de la suite de l’entretien de Mgr Suaudeau à propos de l’euthanasie :
"Les lobbies sont en relation les uns avec les autres. Mais disons que finalement, l’euthanasie est tellement portée par la culture que les lobbies n’ont qu’à accentuer ce qui est déjà présent. Comme l’avortement qui était porté par la culture, la politique des lobbies est toujours de prendre un cas limite difficile (il y en a toujours) pour généraliser. […] Le mouvement euthanasique refuse la réalité, la souffrance, la mort. Il fait la mort à la mort. […] La réponse de l’Eglise catholique à l’euthanasie est de dire que la personne en fin de vie doit être aidée humainement. […]
L’initiative des soins palliatifs est excellente. Mais il faut quand même être conscient d’un danger, qui consiste à dire : on a organisé les soins palliatifs et donc on n’a plus à s’occuper de la personne mourante, car l’Etat la prend en charge. Non ! L’assistance au malade, au mourant, doit concerner tout le monde. On ne peut déléguer cette tâche à travers les soins palliatifs. Les soins palliatifs ne sont pas une panacée. La mort idéale, c’est en effet la mort chez soi, dans sa famille, avec l’accompagnement spirituel et humain correspondant. […]
Pie XII […] a souligné qu’il n’était pas du tout obligatoire de souffrir ses souffrances jusqu’au bout. […] l’Eglise insiste sur la nécessité d’un certain moment de lucidité : qu’on laisse au mourant au moins une certaine conscience pour que le malade puisse vivre sa mort. […] Il faut donc qu’on puisse ménager au malade des moments de non-douleur, de non-souffrance et de lucidité pour que le malade soit relativement libre et que ces derniers moments, il ne souffre plus. Quand vous souffrez, vous n’êtes pas libres : vous êtes sous la domination de la douleur et ne pouvez plus penser. Or la tendance aujourd’hui est de voler la mort aux personnes âgées en particulier, par la pratique d’analgésie terminale. On dit : la personne souffre, on va lui donner un petit produit pour calmer sa douleur. Mais on ne ménage plus la phase de lucidité et de conscience qui lui est nécessaire. […] Pas de dolorisme, pas de recherche de la souffrance pour la souffrance, vouloir vivre sa mort tout à fait".
Le phénomène Ch’tis : fiers d’être Français
Le succès du film Bienvenue chez les Ch’tis fait écrire à Jacques Duquesne "Nous sommes tous des Ch’tis". Si le film connaît un tel engouement, c’est peut-être parce qu’il met "en valeur les qualités d’une région" française. Contrairement au dernier Astérix, qui subit un échec, sans doute parce qu’il ne met en valeur que la jet-set française… Et cette catégorie sociale n’attire pas, ne rejoint pas, ne comprend pas le Français.
Ne faut-il pas voir dans le succès des Ch’tis l’attachement des Français à leur identité ? Au cours de l’émission Cdans l’air du 5 mars, le sociologue de gauche Michel Wievorka (nommé par Sarkozy à la tête d’une «mission d’études sur la diversité dans l’enseignement », auteur d’ouvrages sur le racisme, dont “La France raciste” et président du conseil scientifique du CRAN), a critiqué le film, le jugeant trop franchouillard. Voici ce qu’en dit Duquesne :
"il fait rire. […] Et c’est un rire dont personne n’a secrètement honte, parce que ses auteurs et ses interprètes ne tombent pas dans la vulgarité, les plaisanteries graveleuses, les sous-entendus obscènes. Il fait rire et il met en valeur le courage. […] Et si les Français, tous les Français, de Marseille à Strasbourg ou à Brest, font un tel succès à ce film, c’est qu’ils se reconnaissent dans ces hommes et ces femmes, c’est qu’ils se sentent meilleurs qu’on ne le dit, meilleurs qu’ils ne le croient eux-mêmes bien souvent et capables de faire mieux. Fiers d’être Français en somme. Avec le sourire."
Le Pape en France du 12 au 15 septembre
Un émissaire chargé des préparatifs de la visite de Benoît XVI arrive dimanche à Paris. Le Pape effectuera du 12 au 15 septembre son premier voyage en France, à Paris puis à Lourdes. Le Pape arriverait à Paris le vendredi 12 septembre au soir et «souhaiterait si possible rendre visite au président de la République dès son arrivée».
Le Pape devrait ensuite célébrer une messe à Paris le 13 septembre au matin, sans que l’on sache encore si elle se déroulera à Notre-Dame ou ailleurs. Dans l’après-midi, Benoît XVI s’adresserait «au monde de la culture». Là encore, les lieux ne sont pas choisis. L’archevêché de Paris penche pour le couvent des Bernardins, mais un télégramme signale «l’intérêt manifesté par Benoît XVI pour aller s’exprimer sous la coupole» de l’Académie des sciences morales et politiques dont il est membre depuis le 13 janvier 1992.
Le soir même, Benoît XVI s’envolerait pour le sanctuaire de Lourdes à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions. Dans un intervalle de 24 heures, Mgr Jacques Perrier souhaite placer une célébration en plein air, une autre pour les malades et une rencontre avec les évêques. L’hypothèse d’une visite au Mont-Saint-Michel a été abandonnée.
Le Père Pascal Ide à la Congrégation pour l’éducation catholique
Le Saint-Père a nommé aujourd’hui Mgr Pascal Ide, Chef de bureau près la Congrégation pour l’éducation catholique. Le Père Ide est notamment l’auteur de Le Zygote est-il une personne humaine ? et il a écrit une belle défense du film de Mel Gibson, La Passion du Christ.


