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Vaclav Klaus vs la France

Lu dans Présent :

"Le président tchèque Vaclav Klaus a souhaité que la Cour constitutionnelle ou le Sénat tchèques bloquent la ratification du traité de Lisbonne […]. Il a également dénoncé les tentatives de la France, qui préside l’UE pour six mois, de poursuivre le processus de ratification par les pays membres, malgré le rejet du traité par les électeurs irlandais."

MJ

Pourquoi l’Allemagne n’oblige-t-elle plus le mariage civil avant le religieux ?

Toujours sur le blog de Daoudal :

"Les Allemands pourront, à partir de l’an prochain, se marier religieusement sans s’être auparavant mariés à la mairie… mais ce mariage ne sera pas reconnu par l’Etat. […]

Comme les Eglises chrétiennes n’avaient rien demandé, il est probable qu’il s’agisse en fait d’une mesure destinée à satisfaire les islamistes. En France, les maires constatent que les couples musulmans qui se marient ne demandent presque jamais le certificat attestant qu’ils sont passés à la mairie. Cela veut dire qu’ils sont déjà mariés devant l’imam, en contravention avec la loi. Les Allemands abolissent cette loi, qui permettra aux musulmans qui rejettent le mariage civil laïque des « mécréants » de se marier seulement devant l’imam. Ceci implique naturellement que les affaires de divorce et autres affaires matrimoniales ne passeront plus par les juridictions civiles (puisque ces couples ne seront pas civilement mariés) mais par des tribunaux islamiques."

Michel Janva

La Bible lue à la télévision italienne

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

"Du 5 au 11 octobre, 1.200 personnes vont se relayer devant les caméras de la chaîne éducative de la RAI pour lire en direct et sans interruption les 73 livres de la Bible. Le pape Benoît XVI sera le premier lecteur. Son intervention sera transmise par RaiUno, la plus regardée des chaînes publiques, de même que la dernière, celle du cardinal Bertone, qui achèvera le cycle avec le dernier chapitre de l’Apocalypse. La lecture ne sera accompagnée d’aucun commentaire. Le pape « a été convaincu par ce projet qui se limite à une pure annonce de la Parole », a souligné Mgr Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la Culture."

MJ

La Belgique toujours dans l’impasse

Le premier ministre belge Yves Leterme a prévenu que les négociations entre Flamands et francophones sur la réforme des institutions belges étaient "dans une impasse presque totale", au risque de provoquer une crise majeure. La Flandre réclame une plus grande autonomie.

MJ

La présidence n’a que cela à faire

Une enseignante de CM1 a demandé à ses élèves un travail d’art plastique et d’expression corporelle sur les sentiments et les expressions du visage. Elle a demandé aux enfants de découper et de ramener de chez eux des portraits illustrant différentes expressions (joie, peur, surprise, douleur, fatigue, colère, méchanceté). En classe, les enfants devaient coller les portraits correspondants sur des panneaux. L’un a choisi une photo de Nicolas Sarkozy pour illustrer… la méchanceté ! Une fois fini, le travail a été affiché sur les murs.

Vendredi, la directrice de l’école a été informée par l’inspecteur d’académie qu’une enquête interne était en cours dans son école à la demande de la présidence de la République, via la voie hiérarchique. Une lettre signée (le ministère de l’Éducation nationale n’a pas souhaité faire connaître le nom du signataire), adressée directement à Nicolas Sarkozy, a dénoncé une atteinte à l’image du président sur une affiche accrochée dans l’école.

Michel Janva

Trois critiques du Livre Blanc de la Défense nationale

Liberté Politique nous offre trois réflexions sur le Livre Blanc :

"le livre blanc milite en faveur d’une armée utilisée quasi- exclusivement au sein d’organismes supranationaux. […] Cette idée d’une défense nécessairement intégrée paraît constituer pour les rédacteurs du livre blanc le présupposé absolu en matière de pensée militaire. Cela les conduit, sans doute par enthousiasme excessif, à une erreur. La ratification du traité de Lisbonne est en effet considérée comme un acquis. Selon le livre blanc, le traité de Lisbonne comporte ainsi des dispositions « qui devraient permettre à la politique étrangère de sécurité et de défense de l’Union de franchir un nouveau cap » (p. 84). Il s’agit d’une clause de solidarité et d’une clause d’assistance mutuelle. […] Si cette faute pouvait être isolée, elle serait sans importance. Mais elle constitue hélas, un révélateur de la tonalité générale du document : une armée toujours plus intégrée dont l’emploi échappe de manière croissante à la nation.

"ce livre blanc ne fait que la moitié du chemin sur nombre de questions graves. À leur habitude, les militaires ne se sont pas imposés lors de sa préparation, selon une conception très abusive du « devoir de réserve » à laquelle les politiques ne manquent jamais de les renvoyer pour conserver la main sur ces dossiers : l’armée en est logiquement la grande perdante. Si la défense et la sécurité de la France doivent vraiment susciter l’« adhésion de la nation » (p. 299 sq), cela ne se fera que dans un échange sincère et ouvert où les armées doivent prendre leur place."

"ce livre blanc consacre beaucoup d’espace à la réduction des effectifs, ce qui ne devrait être que la conséquence des réflexions sur les risques et les enjeux. Or les propos du ministre de la Défense sont inquiétants. Le 26 juin, Hervé Morin déclare sur France 3, que l’objectif est de copier la Grande-Bretagne (60% de forces de combat, 40% de forces de soutien). Si cet objectif paraît séduisant, il convient de rappeler que le Royaume-Uni a choisi une étroite collaboration avec les États-Unis, qui lui fournissent, en Afghanistan comme en Irak, le soutien logistique et les appuis. Autrement dit, les Britanniques fournissent « la chair à canon » à leurs alliés américains. Est-ce vraiment notre choix ? […] Il y après de vingt ans, j’écrivais que « les vrais choix stratégiques sont inscrits dans les budgets militaires, les budgets effectués et non pas les budgets annoncés ». Cela est toujours valable. […] nous avons un budget militaire d’État sous protectorat, et non plus indépendant."

Michel Janva

Ingrid Betancourt sera reçue par Benoît XVI

Ib Ingrid Betancourt a annoncé que le pape Benoît XVI la recevra la semaine prochaine au Vatican.

"Je n’ai pas encore de date fixée mais le Vatican a confirmé ma rencontre avec le souverain Pontife. C’est un rendez-vous que l’on ne peut pas manquer".

A cette occasion, elle a estimé que sa libération est un "miracle de la Vierge".

Le premier geste public d’Ingrid Bétancourt à sa descente d’avion, a été de se signer et de s’agenouiller longuement sur le tarmac de l’aéroport avec sa mère pour remercier le Seigneur de sa libération.

“Merci à Dieu et à la Vierge… Oui, ce moment dont j’ai tant rêvé, j’en rends grâces d’abord à Dieu et à la Très Sainte Vierge, que j’ai vraiment beaucoup priée pour ma libération… J’en rends grâces ensuite à vous tous, ici présents, parce que vous avez si longtemps prié pour moi et les autres prisonniers, comme je priais moi-même ce matin pour qu’une libération au moins soit possible aujourd’hui…”

Michel Janva

Les mères porteuses : une atteinte aux droits de l’homme

Emmanuel Sapin, chef de service de chirurgie pédiatrique et néonatale au CHU de Dijon et Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie, contestent la pratique des mères porteuses, qui est contraire à l’intérêt des enfants et à celui des femmes qui les auront enfantés sous contrat.

"La « gestation pour autrui » (selon le nom qu’on veut imposer) suppose de dissocier trois fonctions maternelles en les répartissant entre plusieurs femmes : la génitrice fournira ses gènes, la « gestatrice » enfantera et l’éducatrice élèvera. […] Le contrat de livraison du nouveau-né ravale la grossesse au rang de simple prestation de service sous l’autorité des titulaires du « projet parental ».

[…] comment ne pas voir qu’il est injuste de programmer, avant même la conception d’un être humain, la rupture de la relation mère-enfant qui s’établira pendant la grossesse ? Nier l’importance de la vie intra-utérine dans la construction d’une personne est absurde. Les découvertes scientifiques ne cessent de confirmer que chacun naît avec l’acquis des neuf mois durant lesquels sa sensibilité se forge par interaction avec son environnement. […]

Pour légitimer cette pratique, certains veulent l’assimiler à l’adoption. Mais l’adoption est organisée dans l’intérêt de l’enfant pour pallier un accident de vie, alors que la gestation pour autrui impose cet accident de vie à un enfant, objet d’un désir d’adultes. Dans un cas, on tente de réparer une rupture précoce, dans l’autre on la programme. […]

La mère porteuse subit elle aussi une atteinte à sa dignité en prêtant son corps pour une transaction intime. La maternité n’a rien d’un travail industriel ou artisanal ; elle inaugure une histoire familiale marquée par la responsabilité d’un adulte sur le destin d’un enfant. […] Au total, que de telles dérives soient autorisées dans quelques pays n’exonère pas la France de les considérer comme inhumaines. […] L’intérêt des enfants devrait-il s’effacer devant les souffrances des adultes ? Ce sont toujours des désirs mal régulés qu’ils soient légitimes ou non qui provoquent les atteintes aux droits de l’homme."

Michel Janva


La victoire d’Uribe marque l’échec de la diplomatie française

Lu dans Libération :

[Nicolas Sarkozy] n’était en réalité pas dans la confidence. Le président Alvaro Uribe, avec qui les relations étaient un temps devenues exécrables, l’a tout juste appelé mercredi soir […] Depuis l’échec de l’envoi d’un avion médicalisé pour rapatrier Ingrid Betancourt en avril 2008, la France, qui avait un temps joué la carte des Farc via le président vénézuélien Hugo Chavez, se contentait de maintenir la pression sur le gouvernement colombien pour éviter une opération militaire qui mettrait en danger la vie des otages. […] Nicolas Sarkozy se trouvait dans le XVIe arrondissement de Paris, chez son épouse Carla Bruni, lorsqu’il a appris mercredi vers 21 heures la nouvelle de la libération d’Ingrid Betancourt. Retour à l’Elysée en catastrophe pour monter une opération de communication de crise".

"Derrière la joie affichée transparaît un certain embarras des autorités françaises, qui depuis des mois avaient au contraire privilégié la négociation. Et notamment une médiation du président vénézuélien Hugo Chavez qui a l’oreille des Farc. Ce fut un échec […]. Le Français insistait sur une négociation, estimant qu’une opération militaire ne pouvait que mettre en péril la vie de l’otage. Le Colombien restait décidé à écraser les Farc, même s’il accepta en juin 2007, à la demande de Paris, de libérer Rodrigo Granda, «le ministre des affaires étrangères» de la guérilla. Peu après, Hugo Chavez entra en lice à la demande d’Uribe. Son territoire servait de base arrière aux Farc et il avait donc les moyens de s’en faire entendre. Paris veut tenter toutes les pistes. En novembre l’homme fort de Caracas est reçu à l’Elysée et, quelques jours plus tard, arrive enfin la «preuve de vie» demandée, une vidéo, la première depuis 2003. Le 5 décembre le président français s’adresse dans un message télévisé au vieux chef historique des Farc, mort depuis d’une crise cardiaque, qu’il gratifie d’un «monsieur Marulanda». Paris se dit prêt à accueillir des anciens des Farc qui renonceraient à la violence. Mais cette reconnaissance voire cette légitimation politique d’une guérilla considérée comme une organisation terroriste par Washington comme par l’UE, ulcéra Bogotá. «Les autorités colombiennes comme une bonne partie de l’opinion étaient choquées de voir leur pays traité comme un Etat en déliquescence», expliquait sur France Inter Daniel Pécaut, spécialiste de la Colombie.

Dès lors les relations se tendent encore plus entre Bogotá et Paris d’autant qu’en même temps le conflit latent entre Uribe et Hugo Chavez s’envenime autour de la question des otages. Un nouvel appel télévisé est lancé début avril par Nicolas Sarkozy à Manuel Marulanda. Une mission humanitaire est envoyée pour porter secours à l’otage que l’on croit mourante, mais les Farc restent intransigeantes. Tout semble bloqué. Puis il y eut le fait accompli de l’opération de mercredi soir sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré."

Michel Janva

La gendarmerie sous tutelle du ministère de l’Intérieur

Pour marquer son rapprochement avec le ministère de l’Intérieur, le nouveau directeur général de la gendarmerie, le général Gilles, s’installera Place Beauvau le 1er janvier prochain.

"Grâce à sa présence sur 95 % du territoire, la gendarmerie exerce elle aussi une précieuse mission de renseignement. Notre proximité unique avec le terroir nous permet de déceler les moindres vulnérabilités. Le terrorisme avance à couvert et la gendarmerie a toute sa place pour déceler ce que j’appellerai « les signaux de basse intensité », les comportements à risque précoces. Par son ancrage géographique, la gendarmerie écoute. Elle observe, elle récolte, elle exploite… […]

Aujourd’hui, je ne vois aucun signe objectif d’un prétendu malaise. Entrer dans le monde militaire, c’est en adopter les règles. En revanche, je défendrai toujours une concertation de qualité à tous échelons de la hiérarchie. Y a-t-il aujourd’hui un seul gendarme qui puisse me dire qu’il lui est impossible de me parler ? Je n’en connais pas !"

Michel Janva

Béatification des parents de Sainte Thérèse de Lisieux

Benoît XVI a signé le décret reconnaissant le miracle de l’enfant Pietro Schiliro qui permettra la Béatification des parents de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face.

Les corps de Louis (1823-1894) et Zélie (1831-1877) Martin, proclamés vénérables en 1994, avaient été exhumés de leur tombeau, situé au pied de la basilique de Lisieux, au cours d’une cérémonie privée à laquelle assistait Pietro, un enfant italien de 6 ans miraculé grâce à leur intercession.

L’annonce de leur béatification par le pape Benoît XVI pourrait intervenir le 13 juillet à l’occasion des célébrations du 150e anniversaire de leur mariage à Alençon, ville natale de sainte Thérèse (1873-1897). A cette occasion, le cardinal José Saraiva Martins précisera le lieu et le jour de la cérémonie de béatification.

MJ

Un réseau chrétien de téléphonie mobile

L’Eglise catholique en Pologne lancera à partir de septembre un réseau chrétien de téléphonie mobile. Il s’agira d’un opérateur virtuel utilisant les infrastructures d’Orange qui est l’un des quatre opérateurs de téléphone mobile en Pologne. Ce nouveau réseau aura pour vocation

"d’intégrer les médias catholiques et d’offrir l’accès à des journaux catholiques, agences d’information, radios et télévisions dans le monde chrétien".

Les utilisateurs du réseau, qui fonctionnera uniquement avec des cartes pré-payées, recevront par sms des extraits de prières, des citations de l’Evangile, ainsi que les programmes des radios et télévisions catholiques.

Michel Janva

La charia en Angleterre

Le chef de la magistrature d’Angleterre et du Pays de Galles, Nicholas Phillips, a estimé que la charia pouvait jouer un rôle au sein du système judiciaire britannique.

"Il n’y a pas de raisons pour lesquelles les principes de la charia, ou de tout autre code religieux, ne pourraient pas être le fondement d’une médiation ou d’autres formes alternatives de résolution des conflits".

MJ

Claude Guéant a été trop modeste…

Extrait du communiqué sardonique de Jean-Claude Martinez :

"Nous félicitons tous le Président Sarkozy qui, en dépit des "caisses vides" et de "la France en faillite", a pu permettre à Mélanie, son petit frère Lorenzo, leur petit cousin, leur tata et tous leurs amis, de ne pas avoir dû attendre huit heures interminables pour le départ quotidien de l’avion de ligne Paris – Bogota et d’avoir pu vite sauter dans un avion spécial de la France, pour aller retrouver leur maman dans la petite maison, enfin heureuse, de leur courageuse famille, membre du top des grandes fortunes et des oligarques latino-américains.

Nous, tous les Languedociens et Catalans, nous nous réjouissons que notre pays ait pu consacrer à la réalisation de cet événement émouvant une enveloppe budgétaire supérieure à celle qui vient d’être affectée aux milliers de nos vignerons en grande difficulté, pris en otage par le libre-échange planétaire. […]

Cette libération tant attendue de la maman de Mélanie, augure bien de la présidence française de l’Union européenne qui va pouvoir maintenant se consacrer à d’autres libérations, celles des millions de femmes et d’hommes à la vie et à l’avenir pris en otage par les politiques économiques malthusiennes stupides de l’Union européenne. Je pense à nos paysans, aux victimes des délocalisations, à nos compatriotes malades enfermés dans l’angoisse de nos hôpitaux sous-équipés, tout comme aux papies et mamies, oubliés dans des maisons de retraite de la honte, jusqu’à y être 14 803 à en mourir de soif en août 2003. Juste au moment où Ingrid Bétancourt recevait, elle, Dieu merci, de ses geôliers de l’eau pour s’hydrater et des dirigeants français le bénéfice d’une noble mobilisation, à 6 000 km de distance, pendant qu’ils oubliaient, en revanche, de s’intéresser à la vie de nos compatriotes âgés qui mouraient, eux, juste à leur côté."

MJ

La grande victoire militaire et médiatique d’Alvaro Uribe

Une fois n’est pas coutume, bravo au quotidien Le Monde (à l’exception de la fin, pernicieuse, que j’ai omis de citer…) :

"Alvaro Uribe vient de remporter une éclatante victoire. Ce président à poigne qui, depuis six ans, livre une guerre sans merci aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) a obtenu le plus prisé des trophées : Ingrid Betancourt, libérée par l’armée sans verser une goutte de sang. […] Alvaro Uribe a gagné contre les familles des otages et contre les comités de soutien à Ingrid Betancourt, qui le suppliaient de céder aux exigences des FARC pour négocier la libération des prisonniers. Il a donné raison à son armée, qui voyait dans le principe même de pourparlers avec la guérilla un renoncement. […]

Les familles des otages – les proches d’Ingrid Betancourt en tête – n’ont jamais ménagé leurs propos contre ce chef de l’Etat plus soucieux de triomphes militaires que d’accords humanitaires. "Je vous hais !", lui avait lancé Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt. Le désespoir l’avait même conduite à déclarer, récemment, qu’elle faisait "plus confiance aux FARC qu’au président de la République".

Alvaro Uribe triomphe également contre tous les intermédiaires qui se sont essayés à la médiation avec les FARC, et notamment la France qui, depuis six ans, n’a pas ménagé ses efforts – et probablement ses promesses – pour parvenir à la libération d’Ingrid Betancourt et n’a jamais rien obtenu de ces guérilleros intransigeants."

Michel Janva

Les médias, le Che, Chavez et Uribe

Christain Vanneste réagit au cirque médiatique subi depuis plusieurs années sur l’affaire Betancourt :

"C’est aussi la démonstration évidente de l’indigence de la bien-pensance “people” qui domine le monde médiatique français. J’ai même entendu un journaliste dire que, finalement et aux dernières nouvelles, URIBE était un Président élu et d’ailleurs social-démocrate. Il est un peu difficile d’avouer que le méchant URIBE, un homme de droite qui ne voulait pas négocier avec les si romantiques tortionnaires héritiers du Che a gagné contre leur héros, le gentil CHAVEZ qui s’est révélé être un personnage mussolinien, théâtral, et tout-à-fait inefficace, par ailleurs complice évident de la dictature castriste et des Farc."

Michel Janva

Betancourt : la France n’y est pour rien

Aveu de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée :

"Dans cette opération précise, les Français n’ont pas pris part […] nous n’avons pas été surpris, dans la mesure où l’idée de manoeuvre, comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois.

Il est vrai que nous ne l’attendions pas à ce moment-là. Ce dénouement, nous l’avons appris un quart d’heure avant que les dépêches de presse colombiennes ne commencent à émettre les informations".

MJ

Démissions dans l’épiscopat français

Mgr Jacques Faivre a démissionné de sa charge d’évêque du Mans en raison de son âge. Le pape Benoît XVI a accepté la démission.

Le 23 juin, on apprenait la démission, pour raisons de santé, de Mgr de Berranger, évêque de Saint-Denis-en-France. Son successeur devrait être nommé en septembre.

Michel Janva

« On ne négocie pas avec des preneurs d’otages, on les éradique »

Lu dans Présent de demain, sous la plume d’Alain Sanders :

"C’est la ligne Uribe – on ne négocie pas avec des preneurs d’otages, on les éradique – qui l’a finalement emporté là où des années de diplomatie rampante, de tractations, de reptations, avaient échoué. Avec ces derniers mois des danses du ventre indécentes devant le dictateur marxiste Chavez. C’est la force, la manière forte, le savoir-faire des Forces spéciales colombiennes (formées par les fameux Green Berets US), qui ont méthodiquement encerclé les FARC, les ont harcelés, dépecés, laminés et finalement réduits à quelques bandes égarées dans la jungle.

Alors s’il faut dire « merci » à quelqu’un pour cette libération d’otages qui ne doit rien aux turluttes diplomatiques, mais tout à la détermination anticommuniste de la Colombie, c’est au président Uribe. Face aux pressions internationales, face aux menaces de Chavez, face même à certaines déclarations peu amènes de la smala Betancourt, il a tenu bon. En 2002, quand Alvaro Uribe est arrivé au pouvoir, la guérilla tenait des villes, des campagnes, et menaçait Bogota. Aujourd’hui, elle est réduite à sa plus simple expression et finira de pourrir à sa vraie place dans les tréfonds de la forêt tropicale."

MJ

Les perspectives thérapeutiques du retard mental

Extrait du portrait dressé par Valeurs Actuelles de Jean-Marie Le Méné :

"Jean-Marie Le Mené est d’abord et surtout, pour ceux qui le connaissent, président de la Fondation Jérôme-Lejeune. Cette fondation scientifique et médicale, reconnue d’utilité publique, porte le nom de son beau-père, qui découvrit en 1959,avec Raymond Turpin et Marthe Gautier, l’anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21.

«J’ai eu l’immense bonheur de connaître Jérôme Lejeune. C’était un homme hors du commun, extrêmement intelligent, extrêmement bon, qui vous élevait à la hauteur de sa science. C’est la marque des grands.»

Celle d’un savant chrétien, fondateur de la génétique moderne, dont le procès en béatification est ouvert au Vatican. À sa mort, les enfants trisomiques qu’il soignait se sont sentis orphelins.

«Avec ses proches, nous nous sommes dit qu’il fallait poursuivre l’oeuvre de Jérôme Lejeune, non pour lui dresser un mausolée mais pour chercher, soigner et défendre les plus faibles, comme il l’a fait toute sa vie.»

Près de 4000 patients fréquentent la consultation de la Fondation. « Nous pouvons soigner certaines pathologies associées à la trisomie 21, explique Jean-Marie Le Méné, qu’il s’agisse de la sphère ORL, de problèmes orthopédiques ou de troubles du comportement, de sorte que la personne s’insère mieux dans la vie sociale. » L’espérance de vie des patients augmente: les plus âgés ont 70 ans.

Grâce aux dons qu’elle collecte, la Fondation Jérôme-Lejeune finance les travaux de nombreux laboratoires publics et privés sur le retard mental, dans une perspective thérapeutique. Elle s’est récemment associée à un laboratoire de l’université de Newcastle, dirigé par le PrMcGuckin, pour créer Novussanguis, un consortium international de recherche sur les cellules souches de sang de cordon ombilical et les cellules souches adultes."

Michel Janva

Halte au feu

Extrait de la tribune de Frédéric Pons dans Valeurs Actuelles :

"Monsieur le président, vos propos révèlent un étonnant état d’esprit à l’égard des militaires. Jamais, à l’exception sans doute des journalistes, vous ne vous êtes exprimé avec une telle force en direction d’une corporation. […] Les armées, autant que les enseignants, les infirmières, les paysans ou les pêcheurs, ont droit au respect du chef de l’État, même si elles n’ont pas de syndicats pour se défendre et riposter. On ne traite pas des hommes et des femmes prêts à sacrifier leur vie pour les autres comme des petits voyous de banlieue.

Halte au feu, Monsieur le président ! La défense de la France mérite plus de considération. Pour la énième fois depuis vingt ans, le pouvoir politique impose aux armées une réforme majeure, à cause, vous le savez bien, des promesses budgétaires jamais tenues qui ont dégradé l’outil militaire. Pourquoi condamner cette communauté, pourtant prête à relever le défi, ce qui ne semble pas être le cas d’autres secteurs de la société que vous vous gardez de brocarder aussi vigoureusement."

Michel Janva

La fermeté de Lech Kaczynski

Le président polonais Lech Kaczynski a déclaré à l’AFP :

"Même si je heurte de front les autres pays de l’UE, il faut répondre à la question de savoir, que doit être l’UE dans l’avenir ? Une Union dominée par les plus grands où les moins grands ne jouent qu’un rôle complémentaire, ou bien une Union démocratique de 27 pays et davantage dans l’avenir ?"

Donc non au Traité de Lisbonne c’est non. Et si l’UE exerce des pressions sur l’Irlande, le principe de l’unanimité reste bafoué. Et sans unanimité, pas de Traité ! CQFD.

Michel Janva

Dhimmitude bancaire

Christine Lagarde a annoncé hier :

"J’ai demandé à mon administration d’apporter les clarifications fiscales et juridiques nécessaires pour faciliter l’émission de sukuks, et permettre la structuration d’opérations immobilières de finance islamique, sans frottements fiscaux concernant en particulier les droits d’enregistrement".

Dans la finance issue de la charia, les sukuks sont des obligations qui n’ont pas de taux d’intérêt, mais rapportent à celui qui y souscrit une part des bénéfices générés par les actifs ainsi financés.

"Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l’innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique".

S’adressant à des investisseurs venus du Golfe, elle a dit :

"Nous allons développer à la fois sur le plan réglementaire et fiscal tout ce qui est nécessaire pour rendre vos activités aussi bienvenues ici à Paris qu’elles le sont à Londres et sur d’autres places. L’Autorité des marchés financiers a déjà mis en place des règles compatibles avec le développement de fonds d’investissement qui remplissent les principes de la charia".

Le président de l’association de promotion de la place financière parisienne, Gérard Mestrallet, a annoncé :

"La loi française offre déjà la meilleure flexibilité et la capacité d’adaptation pour accueillir des opérations de finance islamique. Néanmoins, de nouvelles mesures sont actuellement en préparation, avec l’installation d’un nouveau cadre pour les instruments de gestions d’actifs compatibles avec la charia par l’Autorité des marchés financiers. Des mesures incluant des incitations fiscales sont en voie d’être publiées, visant à faciliter la banque islamique et les produits sukuk ainsi que l’assurance takaful".

Michel Janva

Bigeard : « Nous sommes en guerre »

A 92 ans, le général Marcel Bigeard, officier le plus décoré de l’armée française, évoque la démission spectaculaire du général Cuche et le malaise des armées :

"Faut le faire ! Les généraux, quand ils ont deux étoiles, ils en veulent trois puis quatre. En principe, on ne démissionne pas comme ça. Je crois qu’il faut un certain courage, d’autant plus qu’il avait un job prévu : gouverneur des Invalides. Je dis : c’est bien. Je salue le panache même si je comprends les deux. Le président de la République a assez de travail, il est débordé, alors une affaire comme ça, ça ne l’arrange pas. A Carcassonne, il est arrivé certainement en colère et leur a dit : « Vous êtes des amateurs. » C’était le mot de trop ! Le général a entendu ça. Il est parti et c’est bien. Mettez-vous à sa place. […]

Mais, moi, je le dis : nous sommes en guerre. C’est une guerre subversive qui frappe où elle veut, quand elle veut. Ils ont frappé l’Amérique, l’Angleterre, l’Espagne, pourquoi pas demain la France ? L’ennemi, ce sont tous ces mouvements subversifs, dirigés par Al-Qaïda, et qui travaillent dans l’ombre et peuvent décider de descendre Bigeard cette nuit. C’est le terrorisme islamique avec des gens qui ont un idéal et sont prêts à se faire tuer, à tirer sur la foule ou n’importe quoi… […]

Vous savez, j’en ai vu des réformes au cours de ma vie ! J’ai 92 ans. J’en ai vu des livres blancs et ce ne sera pas le dernier. Quand on a vécu tout ce que j’ai vécu, tout cela fait mal. Je le dirai dans mon nouveau livre : « Mon dernier round face à la vieillesse ». Ce qui me permettra de sortir d’une façon correcte. On dira : il est mort en donnant un dernier coup de plume !"

Michel Janva

Référendum sur la Turquie : retour à la case départ

Hier, la commission des lois de l’Assemblée nationale a considéré que le «plus sage» était de ne rien changer au dispositif, adopté en 2005, qui prévoit de soumettre à référendum obligatoire toute demande d’adhésion à l’Union européenne postérieure à celle de la Croatie. Ce qui permet l’abandon de l’idée d’un référendum d’initiative populaire spécifique aux questions d’adhésion. C’est un sérieux camouflet pour le Premier ministre.

Affaire à suivre.

Michel Janva

Libération de Bétancourt : succès de la méthode Uribe

Ingrid Betancourt a déclaré quelques heures après sa libération par l’armée colombienne :

"Je veux d’abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie. L’opération a été absolument impeccable."

De son côté, le Président colombien, Alvaro Uribe, a déclaré :

"Cette opération qui s’est déroulée à la lumière du Saint Esprit et a été placée sous la protection de notre Seigneur et de la Vierge est une opération d’intelligence comparable aux plus grandes épopées épiques de l’histoire de l’humanité. Sans qu’une goutte de sang ait été versée, sans qu’une seule balle ait été tirée, il y a 15 otages libérés, Ingrid Betancourt, les trois citoyens nord-américains et onze autres compatriotes [J’ai agit avec] toute la prudence nécessaire (…) pour obtenir un succès. Jamais nous n’avons improvisé".

Cette libération a été réalisée grâce à l’infiltration de la guérilla par l’armée colombienne. Des soldats se sont présentés comme les membres d’une ONG fictive censée transporter les otages par hélicoptère vers un camp pour y rencontrer le nouveau chef des FARC, Alfonso Cano. Ces faux humanitaires portaient des T-shirts à l’effigie de Che Guevara. Ingrid Betancourt raconte :

"Les hélicoptères sont arrivés, et des personnages surréalistes en sont sortis (…) Ils ont parlé avec les chefs, le commandant Henrique, le commandant Cesar. Ils avaient des T-shirts de Che Guevara et je me suis dit : ‘Ça, c’est des FARC’."

Les otages sont montés menottés dans un hélicoptère.

"C’était très humiliant (…) Quand nous somme montés dans l’hélicoptère, très frustrés, je ne voulais même pas parler aux personnes qui étaient là. L’hélicoptère s’est envolé, et tout à coup quelque chose s’est passé, je ne me suis pas bien rendu compte de quoi et tout à coup j’ai vu le commandant qui pendant tant d’années avait été si cruel et si humiliant, je l’ai vu au sol, les yeux bandés. […] le chef de l’opération a dit : ‘Nous sommes l’armée colombienne, vous êtes libres’ et l’hélicoptère est presque tombé ! On a sauté, on a crié, on s’est embrassé, on pouvait pas le croire, c’est un miracle."

Michel Janva

Addendum 11h35 : Lire le récit en français de l’opération Echec et mat sur le site de l’Armée nationale de Colombie.

Ingrid Betancourt a été libérée

Lu ici.

Ingrid Betancourt, les trois otages Américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l’armée colombienne, a annoncé à Bogota le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

MJ

Une communauté proche de la FSSPX se rapproche de Rome

La communauté des Rédemptoristes Transalpins, qui vit depuis 1999 sur la petite île de Papa Stronsay, au nord de l’Ecosse, proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par Mgr Marcel Lefebvre et qui suit la règle de saint Alphonse de Liguori, avait déjà fait savoir qu’elle allait obéir au pape en ce qui concerne la modification de la prière du Vendredi Saint pour les Juifs dans le missel de 1962.

Dans un communiqué du 1er juillet, leur vicaire général, le Père Michael Mary, annonce une levée des sanctions canoniques et l’établissement de la pleine communion avec Rome. La demande formelle de reconnaissance a été déposée le 18 juin à Rome devant la Commission pontificale Ecclesia Dei, présidée par le cardinal Castrillon Hoyos. Le 26, la réponse positive est arrivée.

La prochaine étape sera d’obtenir l’érection canonique de la communauté.

Michel Janva

Saint Paul, l’homme des 3 cultures

A l’occasion de l’audience générale, le Saint-Père est revenu sur la figure de l’Apôtre des gentils. Deux facteurs ont favorisé l’action de Saint Paul : la diffusion de

"la culture hellénistique, devenue après Alexandre le grand patrimoine de la Méditerranée orientale et du Proche orient [et] la structure politique et administrative de l’empire romain. La conception universelle qui lui est propre donna sans nul doute une impulsion fondamentale à la foi en Jésus-Christ… La situation historique et culturelle et le milieu d’où il venait influèrent sur ses choix et son projet".

Puis le Saint-Père a rappelé que Paul a été appelé "l’homme des trois cultures", regroupement de ses origines juives, de la langue grecque et de son statut de citoyen romain, dont témoigne son nom latin Paul. On trouve aussi dans sa formation intellectuelle la philosophie stoïcienne, dominante à son époque, porteuse "de hautes valeurs humaines et morales qui seront inclues par le christianisme". Et puis, c’était un moment agité par une crise de la religion traditionnelle, principalement sous ses aspects mythologiques ou sociologiques.

Michel Janva

Rome-FSSPX : il se pourrait que les relations s’améliorent

C’est du moins ce qu’on est en droit de penser lorsqu’on lit l’article – pardon : le brûlot d’Henri Tincq dans Le Monde. C’est tellement grossier que l’on sent derrière la plume acérée la déprime maladive du journaliste anticlérical, horrifié de la tournure prise par la situation. Voici juste la conclusion, rien que pour vous mettre l’eau à la bouche :

"Aujourd’hui, un néoconservatisme règne à Rome, encouragé moins par le pape que par des groupes qui n’ont jamais fait leur deuil de l’Eglise autoritaire et repliée de jadis. Le retour à une liturgie plus traditionnelle, la réintégration des schismatiques risquent de se faire au prix d’un grignotage des acquis de quarante ans. Ce serait le triomphe posthume de Mgr Lefebvre."

Oui, il y a vraiment des raisons de penser que les relations vont dans le bon sens entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X.

Michel Janva