Il y a quelques jours, nous apprenions que les services de l’Etat pouvaient être hackés par un adolescent de 15 ans.
Ce week-end, les Français ont découvert que 30 000 personnes peuvent envahir un terrain militaire français… sans aucune réaction de l’Etat.
Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi matin près de Bourges pour une free party sur un terrain militaire rendu «très dangereux» par la présence potentielle de munitions non explosées, a déclaré à l’AFP le préfet du Cher ce vendredi matin. Vers 9h, les autorités avaient déjà dénombré 2300 véhicules, soit environ 8000 personnes, réunies sur le Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l’armement, a expliqué Philippe Le Moing Surzur. Les organisateurs de l’événement ont fait savoir à la préfecture «par un contact indirect» attendre 30.000 personnes.
Après l’évènement, le quotidien Le Monde a publié un article titré :
“Free party près de Bourges, l’évènement aux 20 000 participants se poursuit sans incident majeur”
Sauf que 4 personnes se sont retrouvées “en urgence absolue”.
A posteriori, Le Monde a réécrit le titre de l’article :
“Le « teknival de Bourges », une free-party, réunit toujours des milliers de personnes sur un terrain militaire”
Il aurait été plus juste d’écrire un second article informant sur les urgences absolues.
Et l’Etat a finalement réagi : les participants ont été verbalisés à la sortie… 19636 contrôles ont été opérés à la date du lundi 4 mai, au matin, 8776 véhicules contrôlés, 3578 procès-verbaux, neuf interpellations et cinq gardes à vue. 87 personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont quatre en urgence absolue. Deux obus ont été découverts au cours du week-end à proximité du rassemblement.
