En attendant le Motu Proprio
Les Supérieurs de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements ont demandé de diffuser le plus largement possible le message suivant :
"Un colloque a été organisé, à Paris, en octobre 2006, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’Institut Supérieur de Liturgie (ISL). Étant donné que le discours inaugural de Son Éminence Monsieur le Cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a été peu divulgué en France et dans les pays francophones, et qu’il est notamment absent du dossier que la revue La Documentation Catholique a consacré à ce colloque il vous est demandé de bien vouloir participer à la diffusion de ce discours."
C’est chose faite.
L’UMP en hibernation ?
C’est l’interprétation que fait le blogueur Authueil, insider de l’UMP, après l’annonce du nouvel organigramme du parti.
Nicolas Sarkozy semblait souhaiter qu’aucun rival ne puisse émerger de l’UMP […]. Arriver à plomber ainsi un parti, suffisamment pour le rendre inefficace, mais pas assez pour le couler sérieusement, c’est du grand art.
Cela peut aussi être dangereux : nous avions constaté, lors de l’affaire du CPE, le handicap pour le gouvernement de ne pas avoir de structure militante active sur laquelle s’appuyer, laissant à l’extrême-gauche le quasi-monopole de la rue.
Enquête romaine sur l’Université catholique de Louvain
Patrice de Plunkett nous l’apprend :
Motif : les pratiques qui s’y déroulent en laboratoire et qui ne seraient pas conformes à la pensée catholique, notamment en matière de biotechnologies.
L’Université pourrait perdre son "label" catholique. Commentaire d’un lecteur du blog de Plunkett :
[S]i l’agrément du Vatican est retiré à [Louvain], cela n’aura aucun effet sur ce centre de recherche. L’Université catholique de Louvain ne serait plus catholique, voilà tout. En revanche, les facultés de théologie et de droit canonique, elles, risqueraient gros puisque leurs diplômes n’auraient plus de reconnaissance canonique…
Rappelons qu’il n’y a pas qu’en biotechnologie qu’il se passe de drôles de choses à Louvain.
Droite religieuse américaine : le “mythe Falwell”
Lors de son décès récent, le pasteur fondamentaliste Jerry Falwell, fondateur de la Moral Majority dans les années 1970, a été présenté comme celui qui a réconcilié les Américains évangéliques avec la politique, en faisant un des piliers de l’électorat Républicain. Chiffres à l’appui, un spécialiste de la droite religieuse conteste cette version sur le blog de First Things : personnage haut en couleurs, le Rev. Falwell correspondait sans doute surtout à la caricature des évangéliques que la gauche laïciste aimait entretenir, et a vu son rôle sur-évalué par les médias.
Pour l’auteur, le vrai tournant a eu lieu dans les années 1990, avec la Christian Coalition sous Ralph Reed. Cette dernière a pris ses distances avec le fondamentalisme abrasif de Fallwell, nouant des contacts avec des protestants non-évangéliques et avec des catholiques, et a privilégié l’action de terrain à la présence dans les médias. C’est au cours de ces années que les évangéliques ont retrouvé le chemin des urnes : leur taux de participation aux élections a grimpé de 19 points, rejoignant celui du reste de la population. Pour le plus grand bien des politiques pro-famille et pro-vie.
Royaume-Uni : quatre des terroristes présumés étaient des médecins
Deux Indiens, un Irakien et un Jordanien. [Mise à jour : on en est à 7 médecins arrêtés]
Ce fait frappant révèle la très forte proportion d’étrangers parmi les médecins britanniques, résultat de la conjontion d’un numerus clausus dans les études médicales et d’un système sanitaire étatique encore plus centralisé qu’en France.
Résultat : Près de la moitié des médecins enregistrés avec le National Health Service ont été formés à l’étranger (128.000 sur 277.000) – chiffres cités par la BBC, via NRO.
The Independent rapportait en 2003 que les médecins formés à l’étranger avaient trois fois plus de chances de commettre des fautes professionnelles graves que leurs collègues formés au Royaume-Uni.
Le discours de politique générale du Premier ministre
… est résumé sur le site du Premier ministre.
Parmi les principales annonces, on retient :
- Institutions : une réforme des institutions, avec une revalorisation du rôle du Parlement. "Les circonscriptions législatives seront redessinées, avec l’instauration possible d’une dose de proportionnelle."
- Syndicats : une refonte de la représentativité des organisations syndicales, qui « devrait reposer sans équivoque sur le critère de leur audience parmi les salariés ». C’est un point important (par exemple, il figurait parmi les 7 priorités électorales de Chrétienté Solidarité.)
- Enseignement supérieur : l’objectif de 50% d’une classe d’âge diplômé de l’enseignement supérieur.
- Education nationale : la généralisation du soutien scolaire et des études dirigées à l’école. En empiétant sur le rôle des familles ?
- Justice : la lutte contre la récidive des majeurs et mineurs. L’amélioration des conditions de détention dans les prisons – mesure salutaire, à condition qu’elle se fonde sur la construction accélérée de nouvelles prisons plutôt que sur la libération de criminels.
- Travail : réforme des heures supplémentaires, le projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat, et la mise en place d’un contrat de travail unique.
- Finances publiques : engagement à geler le budget de l’Etat et la dotation aux collectivités locales, hors inflation, à partir de 2008. Non-remplacement d’un fonctionnaire partant en retraite sur deux.
Le Conservateur note les interruptions perpétuelles du discours par les députés de gauche.
Le président tchèque contre l’hystérie environnementaliste
Le président tchèque Vaclav Klaus condamne les "environnementalistes", qui alimentent selon lui "l’hystérie" du réchauffement climatique avec une idéologie aussi dangereuse pour la liberté que celle des communistes. Economiste de formation, il vient de publier un ouvrage "Une planète bleue, pas verte" et sillonne le pays pour des séances de dédicaces, multiplie les conférences de presse, intervient à la télévision et publie régulièrement des tribunes dans la presse locale ou étrangère.
Au printemps, il a présenté son opinion devant le Congrès américain, en contrepoint de l’ancien vice-président Al Gore. La semaine dernière, il a présenté un documentaire intitulé "la Grande Escroquerie du Réchauffement Climatique" (The Great Global Warming Swindle) de Martin Durkin.
Il estime que les changements climatiques ont toujours existé et continueront à exister, indépendamment de l’homme. Et l’action des "environnementalistes" qui aspirent à modifier le conditionnement social de l’homme représente une "grave atteinte à la liberté".
Ces politiques qui nous font rire
Patrick Devedjian a obtenu le prix Press Club, humour et politique 2007, pour avoir lancé le 14 mai dernier:
"Je suis pour un gouvernement d’ouverture, y compris aux sarkozystes, c’est tout dire".
Le prix, décerné par un jury de journalistes et d’humoristes que préside Jean Miot, ancien PDG de l’AFP, récompense chaque année des propos volontairement ou involontairement drôles d’une personnalité politique. Le jury a également décerné un prix spécial à Pierre Lellouche, député UMP de Paris, pour sa phrase :
"La Royal a coulé la Marine".
M. Lellouche ironisait sur l’opposition de Ségolène Royal à la construction d’un nouveau porte-avions pour la Marine nationale.
Le responsable de l’UMP l’a emporté face à 14 concurrents dont François Bayrou pour cette phrase: "J’ai été longtemps un jeune conformiste. Et sans doute, formiste était-il de trop". Arno Klarsfeld avait été retenu pour avoir dit pendant la campagne législative à Paris : "Je ne suis pas un expert du XIIe arrondissement mais je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris". Arnaud Montebourg concourait pour : "Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut, c’est son compagnon".
Le traité “simplifié” au Parlement en 2008
François Fillon a précisé que le traité européen simplifié serait soumis au vote du Parlement début 2008.
MJ
La théorie de l’Evolution : une idéologie laïciste non-scientifique ?
"Contre l’obscurantisme : une seule réponse, la science, avec ses concepts et les faits".
"N’oublions pas que cette menace s’inscrit dans un mouvement plus profond […] qui vient de l’Ouest : le créationnisme porté par les évangélistes fondamentalistes américains selon qui l’Univers et donc la Terre ont été créés par une intelligence supérieure, un Dieu".
"Cette offensive islamique appelle la réprobation dans nos contrées laïques […] L’Europe laïque, dont la France, se pensait à l’abri de ces controverses d’un autre âge. Erreur ! La laïcité s’est endormie et les premières attaques se concentrent sur les sciences, et particulièrement la théorie de l’évolution. […] Les avatars du créationnisme que sont la science créationniste et le dessin intelligent […] marquent le retour de forces dont le seul but est de saper la laïcité et d’installer de nouvelles formes de Théocraties."
Cet écrit ne fait que confirmer les propos du Cal Schönborn, selon lequel la science moderne est souvent de l’idéologie, pas de la science.
La carte du vote des Français de l’étranger
… au 2e tour de l’élection présidentielles – trouvée sur le site du Centre d’Etudes Transatlantiques(cliquer pour agrandir). Les libéraux s’expatrient plutôt aux Etats-Unis, les socialistes au Canada !
Henri Védas [Add. : l’agrandissement ne fonctionnait pas – c’est rétabli]
Un libéral mécontent de “la droite décomplexée”
L’économiste Jean-Louis Caccomo, sur son blog :
Puisque il devenu bon ton de citer des grands penseurs de gauche, permettez-moi de citer un grand spécialiste de psychologie…Coluche. Voilà comment Coluche décrit un homme complexé : "Avant je faisais pipi au lit et j’avais honte. Je suis allé voir un psy. Maintenant, je fais pipi au lit et je suis fier !".Il en est ainsi de la droite décomplexée. Avant la droite faisait une politique de gauche, et elle en avait honte. Aujourd’hui, la droite fait une politique de gauche, et elle en est fière.
Il n’y a plus d’immigration en France depuis 30 ans
C’est le président de l’Association française des anthropologues, chargé de recherche au CNRS, qui le dit. Voici ses propos rapportés par Bafweb :
En 1974, après la crise pétrolière, l’immigration a été stoppée. Il n’y a plus d’immigration depuis 30 ans, sauf de manière marginale, par le biais des regroupements familiaux, des demandes d’asile, des études, d’entrées pour des raisons touristiques, d’entrées clandestines, enfin. Les lois se durcissent sans cesse pour tenter d’empêcher cette immigration marginale.
Internet, un média “totalitaire”
C’est ainsi que le conçoit Patrick Devedjian, victime des nouveaux médias :
"la façon dont mes propos ont été diffusés et visionnés par des millions d’internautes pose quand même un vrai problème : si plus rien n’est privé, si tout doit être totalement transparent, le totalitarisme n’est pas loin et la liberté individuelle vraiment menacée".
Le Figaro rappelle à juste titre que la caméra de TLM qui a filmé la conversation de Patrick Devedjian n’était pas cachée. Mais il est vrai que, sans Internet, elle serait restée limitée à la région lyonnaise où elle émet. Cette réaction rappelle celle d’Alain Duhamel, également piégé par une vidéo diffusée sur Internet.
Au-delà des propos malheureux du nouveau patron de l’UMP, on peut se réjouir de l’importance croissante des nouveaux médias qui tendent à devenir incontournables dans le paysage médiatique français.
La surprenante interprétation du pré-traité de l’UE par le Président Sarkozy
Le Président de la République a prononcé hier à Strasbourg un discours sur l’UE, dans lequel il affirme que le pré-traité convenu lors du dernier Conseil européen est conforme à ses engagements de campagne – le présentant même comme "la synthèse entre l’Europe du « oui » et celle du « non » ", qui interdirait à l’UE de "devenir un super-Etat".
Pour appuyer sa thèse, il résume ainsi le projet :
Si tout va bien, dès 2009 l’Europe sera dotée d’institutions nouvelles avec un président stable du conseil européen, un Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, la reconnaissance juridique de l’Eurogroupe, un véritable contrôle des Parlements nationaux sur les propositions de la Commission pour faire respecter le partage des compétences entre l’Union et les Etats membres, le vote à la majorité qualifiée étendu à de nombreux domaines au lieu de la règle de l’unanimité forcément paralysante dans une Europe à 27, le renforcement du rôle du Parlement européen, qui fait de Strasbourg la capitale parlementaire de l’Europe,la double majorité, enfin, qui permettra de corriger les insuffisances du Traité de Nice et qui entrera en vigueur en 2014 et définitivement à partir du printemps 2017.
Il y aurait beaucoup à dire sur ces lignes (par exemple sur le prétendu "véritable contrôle des Parlements nationaux"). Mais surtout, le Président oublie de citer les éléments sans doute les plus lourds de conséquences: la personnalité juridique donnée à l’UE et la valeur contraignante donnée à la Charte des droits fondamentaux.
Le texte complet du discours est ici, sur le site de l’Elysée. Mais peut-être ce texte n’est-il pas à jour, car on n’y trouve pas ce passage relevé par Le Monde – un passage intéressant, puisqu’il laisse entendre que la France va tenter d’obtenir de l’UE le droit de dépasser le 3% de PIB de déficit autorisé par le Pacte de stabilité :
"On ne peut pas appliquer à quatre ou cinq pays, qui assurent la défense de tous les autres, les mêmes règles de déficit que les autres alors que nous n’avons pas le même budget de défense."
Nicolas Sarkozy, non sectaire ?
Le Président de la République poursuit son ouverture à gauche. Il vient de confier à Jack Lang une réflexion sur les institutions, en commun avec Edouard Balladur et l’ex-président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud. Au même moment, l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a confirmé avoir accepté de rédiger un «rapport sur la mondialisation» pour le chef de l’Etat.
Nicolas Sarkozy se justifie ainsi :
"En devenant président de la République, je me suis libéré de toute attache partisane. [O]n ne gagne jamais un combat en ayant un esprit sectaire. [L]a France déteste l’esprit de chapelle."
Il a dit cela avant un discours sur l’Europe à Strasbourg. Or, justement, sur l’Europe, Nicolas Sarkozy s’est réjouit d’avoir dépassé la division en relançant le débat institutionnel avec le traité dit "simplifié". Pour autant, nous attendons toujours une ouverture vers des personnalités qui ont défendu le non à la Constitution européenne. Force est de constater que, actuellement, seule la "secte" du oui est représentée.
“Les crédits, c’est l’aspirine de L’Education Nationale !”
"…Ça calme la douleur un moment, mais ça ne guérit pas le mal qui nous taraude."
Un prof écrit à Gérard Gachet.
HV
Euthanasie : (dés)information judiciaire
Le procureur de la République de Besançon a annoncé avoir ouvert une information judiciaire pour "empoisonnement de patients en fin de vie" sur des cas d’euthanasie au CHU de Besançon. Sur 18 cas de patients décédés au service de réanimation chirurgicale entre 1998 et 2001, 14 ont fait l’objet d’euthanasie.
L’expertise avait conclu à l’époque que sur ces 14 patients, dont l’état se situait "au-delà de toute ressource thérapeutique", 4 avaient subi une euthanasie "directe" par injection de produits ayant pour objet d’entraîner la mort. Les 10 autres décès procédaient d’euthanasie "indirecte", résultant de l’administration de substances antalgiques, pouvant soit avoir un simple effet calmant, soit provoquer une dépression respiratoire aboutissant à la mort.
Le procureur, qui a ouvert l’information judiciaire, distingue les crimes :
"La loi actuellement ne distingue pas celui qui empoisonne son conjoint pour s’en débarrasser et celui qui agit pour des motifs humanitaires".
Autant dire que la procédure judiciaire est mal partie si le travail du juge consiste à distinguer l’assassinat pour "suppression" de l’assassinat "à motif humanitaire".
La famille plutôt que l’immigration
Le Métropolite Kirill, chef des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a estimé que le problème démographique de la Russie devait être plutôt résolu par une politique familiale et nataliste que par une politique d’immigration.
MJ
Le chauffard de Berrwiller
… avait été expulsé de la fête traditionnelle de Humpafascht par le service d’ordre en raison de son comportement agressif. Il avait ensuite effectué un premier passage devant la foule en faisant crisser les pneus de sa 205 rouge. C’est seulement ensuite qu’il a foncé délibérément dans la foule (1 mort et 13 blessés).
Abdelkader Gridda, 22 ans, a été mis en examen et écroué pour "assassinat et tentatives d’assassinat" ainsi que pour conduite en état d’ivresse.
MJ
Un homosexuel contre la gay pride
"Cette année encore, je ne participe plus à la Gay Pride, rebaptisée "Marche des fiertés". J’en suis non seulement soulagé, mais très satisfait, car ce retrait volontaire me restitue l’estime d’être moi-même comme je l’entends désormais : sans tapage, sans marquage, de nouveau à la marge. Parlons franc […] : que gagnons-nous à devenir chaque solstice d’été le zoo préféré des médias et les histrions de notre propre folklorisation corporatiste ? […]
[L]a liturgie de "notre" fête nationale, la mise en scène hystérique de "notre" credo ne sont plus supportables. […] S’il existe une "culture homosexuelle" – ce dont je doute fort -, c’est en tout cas ce jour-là, en soulevant le voile, qu’elle se livre sous son vrai jour : une subculture érotique […].
Je propose deux remèdes drastiques : la suppression d’une manifestation devenue […] surannée et inintelligible […]. Et l’abandon des néologismes aussi inappropriés que datés. Oui – latinisme ou anglicisme – basta, les mots ! Hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, métrosexuel, übersexuel… qu’on déclare ces vocables vieillots, usés, grotesques".
Votre téléphone portable vous trahit
Des chercheurs ont révélé qu’ils avaient utilisé les signaux émis par les téléphones mobiles des abonnés de Telecom Italia pour comptabiliser le nombre de supporters venus accueillir leur équipe vainqueur de la Coupe du monde de football. Le principe de la géolocalisation n’est pas nouveau : dans certaines enquêtes criminelles, la justice a recours aux services des opérateurs téléphoniques pour identifier et localiser les portables des suspects. Mais jamais une foule entière n’avait été suivie à la trace, comptée, et même qualifiée, puisque les signaux téléphoniques permettent tout de même de distinguer les numéros locaux et étrangers.
Cette technique est susceptible d’intéresser une multitude d’acteurs économiques : une chaîne cherchant les lieux les plus courus pour implanter ses magasins, des afficheurs urbains soucieux de connaître l’affluence réelle devant leurs panneaux… Cela permettrait aussi de régler les différends entre forces de l’ordre et organisateurs concernant le nombre de manifestants.
Mais cette innovation ne peut-elle pas déboucher sur un outil gigantesque de surveillance, digne de George Orwell, alors que près de 3 milliards d’individus sur la planète sont équipés de téléphones portables ? Les opérateurs sont techniquement capables de savoir d’où est émis un appel, où il est reçu, la durée et l’heure à laquelle a été passée la communication. Même lorsqu’il est en veille, il est possible de localiser la puce d’un appareil.
Des millions de fonctionnaires
En 2005, l’Etat rémunérait 5,1 millions de fonctionnaires et pensionnait 2 millions de fonctionnaires à la retraite.
MJ
L’idéologie laïciste est contraire à la liberté religieuse
Le Pape a reçu ce matin les Evêques de Porto Rico qui ont conclu leur visite Ad Limina :
"Ces dernières années beaucoup de choses ont changé dans le domaine socio-économique mais aussi religieux, entraînant soit l’indifférence religieuse soit le relativisme moral. Ceci a une influence sur la pratique chrétienne et affecte indirectement aussi les structures de la société. […]
[L]a diffusion d’une mentalité inspirée d’un certain laïcisme, plus ou moins consciemment, porte petit à petit à déprécier ou ignorer le sacré, reléguant ainsi la foi à la sphère strictement privée. C’est pour cela, qu’une juste conception de la liberté religieuse n’est pas compatible avec cette idéologie, qui parfois se présente comme la seule voix de la rationalité. […]
"L’indifférence religieuse déjà mentionnée et la tentation d’une facile permissivité morale, ainsi que l’ignorance de la tradition chrétienne influencent beaucoup les nouvelles générations. La jeunesse a le droit d’être éduquée dans la foi. C’est pour cela que la complète éducation des jeunes doit comprendre l’enseignement religieux, même à l’école".
Et pour vous, qui suis-je ?
En la solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul, le Pape a présidé la messe, concélébrée avec 46 Archevêques auxquels il a remis le Pallium. A l’homélie, le Saint-Père a parlé de la confession de Pierre :
"[P]ar la double question Que dit-on du Fils de l’homme ? et Pour vous, qui suis-je ?, Jésus invita les disciples à être conscients de cette différente perspective. Les gens pensent alors que Jésus est un prophète. Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas suffisant. C’est inexact, il faut aller jusqu’au bout et reconnaître le caractère singulier de la personne de Jésus de Nazareth, sa nouveauté".
"C’est ce qui se passe encore aujourd’hui. Nombreux sont ceux qui s’approchent de Jésus, en apparence. De grands experts reconnaissent sa grandeur spirituelle et morale ainsi que son influence dans l’histoire de l’humanité, le comparant à Bouddha, Confucius, à Socrate et à d’autres sages et grands de l’histoire. Cependant ils n’arrivent pas à le reconnaître dans son unicité".
"[T]rop souvent, Jésus est également considéré comme un des grands fondateurs de religions, de ceux dont on peut prendre quelque chose pour former sa propre conviction. Comme alors, aujourd’hui encore "les gens" ont différentes opinions sur Jésus. Et comme alors, Jésus nous répète sa question, à nous disciples d’aujourd’hui : Et pour vous, qui suis-je? […]
Aujourd’hui, comme au temps de Jésus, il n’est pas suffisant d’avoir la juste confession de foi. Il faut toujours mieux apprendre du Seigneur qu’Il est le sauveur et le chemin que nous devons suivre. […] Il est difficile d’accepter le fait qu’Il prétend être non seulement un des prophètes mais aussi le Fils de Dieu qui revendique la même autorité de Dieu".
Benoît XVI face à la sécularisation de l’Europe
Le Vatican a confirmé le voyage du pape Benoît XVI en Autriche du 7 au 9 septembre à l’occasion du 850ème anniversaire de la fondation du sanctuaire de Mariazell, un sanctuaire marial proche de Vienne. Ce sanctuaire attire des pèlerins d’Autriche mais aussi de Bosnie, Croatie, Hongrie, Pologne, Slovaquie, Slovénie et République Tchèque.
Le père Federico Lombardi a précisé que le souverain pontife évoquerait "la sécularisation de la société européenne d’aujourd’hui, où Dieu ne fait plus partie de la réalité".
Le pape arrivera le 7 septembre à Vienne. Il se rendra le lendemain à Mariazell pour y célébrer une messe et les vêpres.
Le dimanche 9 septembre, il célèbrera la messe en la cathédrale Saint-Etienne de Vienne, suivi de l’angelus vers midi sur le parvis, et se rendra l’après-midi à l’abbaye cistercienne de Heiligenkreuz, au sud de la capitale autrichienne, avant de regagner le Vatican dans la soirée.
La dette de l’Etat ne cesse de croître
Après le dérapage dans les comptes de l’assurance maladie et l’aggravation du déficit de l’assurance vieillesse, c’est au tour de la dette des administrations publiques françaises d’augmenter : 33,7 milliards d’euros au premier trimestre 2007. Fin mars, elle a atteint 1 175,9 milliards d’euros (contre 1 142,2 milliards fin 2006), soit environ 65 % du produit intérieur brut. En progression de 31,1 milliards d’euros, la dette de l’Etat contribue largement à cette hausse et "retrouve un profil comparable à celui de 2005", année qui s’était soldée par un endettement record.
MJ
Benoît XVI toujours 2e
Jésus de Nazareth est entré au classement des meilleures ventes de l’Express, et se maintient à cette position pour la 4e semaine consécutive – et toujours derrière La Femme Fatale, une chronique de la campagne de Ségolène Royal.
HV

